Toutes mes réponses sur les forums
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François Bégaudeau
Maître des clésbizarrement je sens que ce jeu là ne va pas m’amuser longtemps
comme quoi mon humour n’est pas si illimité que je le prétendsFrançois Bégaudeau
Maître des clésMais y-a-t-il de bons livres adossés à des choses joyeuses et solidaires?
Décidément, Carpentier, there »s no return from 2006François Bégaudeau
Maître des clésLe thème est trop général pour moi. Et je ne vois pas bien ce qui fait que, partant de ce thème, on arrive à moi. La lettre à D d’André Gorz est un très beau livre mais il n’est pas de moi. Il est d’André Gorz.
Je vais donc passer mon tour.François Bégaudeau
Maître des clésMais qui fait l’amalgame?
Qui manque de discernement dans ses attaques?François Bégaudeau
Maître des clésIl me souvient qu’à sa sortie quelqu’un, pas loin d’ici, avait dit que le réel que je décrivais était américain et pas français
L’article montre que soit il se trompait, soit j’étais visionnaire, anticipant la vague trois ans à l’avance
Ma cruauté n’était évidemment pas visionnaire. Avant d’écrire (2019-20-21) J’avais eu vent de pas mal de choses de ce genre, notamment dans deux épicentres, science po et la FemisFrançois Bégaudeau
Maître des clésj’avais commencé à regarder mais je ne voyais pas bien l’enjeu
tu en donnes unFrançois Bégaudeau
Maître des clésLe personnage m’intéresse, et le peu que je connais de sa musique m’intéresse encore plus.
Je vais écouter YeezusPour le punk tu peux écouter
-en français : Accident numéro 7, Justine
-en anglo-saxon, beaucoup de choses mais par exemple ça : https://www.youtube.com/watch?v=_ZuDcyT7yCs&list=PL_NLwTxJegDAmZX75jF2zUd210ykcTymo&index=1François Bégaudeau
Maître des clésMême humoristiquement formulée, ta question n’est pas bête. Loin de là.
Il est évident que ma position structurelle fait fi de tout ce qui peut arriver entre une série et un spectateur – mon seul doute étant que la forme même de la série fait qu’il ne peut rien arriver, mais c’est évidemment excessif de le dire comme ça ; aucune forme n’est à ce point verrouillée qu’il ne puisse rien se passer en l’appréhendant.
Tu notes une différence réelle entre rock et série (et donc entre critique du rock et critique de la série) : une série ne peut pas se fabriquer dans un garage. Dans la continuité de cette différence effectivement importante il faut en noter une autre : au moment où Clouscard se répand contre le rock comme musique du capitalisme, le rock n’a pas encore accédé à la culture légitime. Je veux dire qu’il se trouve encore très peu de gens pour considérer le rock comme un art, encore moins comme un art important (ça ça viendra dans les années 80 et surtout 90). Je l’ai souvent dit : je n’aurais peut-être pas commis une seul ligne sur la série si elle n’avait pas été si vite (années 2000) légitimée, adoubée, et portée aux nues par la critique. Si elle n’était pas devenue le genre dominant, et le plus célébré. C’est ici que j’interviens. Non pas pour dire que les gens qui consomment des séries sont des abrutis – j’en regarde moi même- mais pour dire que les critiques qui placent cette forme au sommet de l’art audiovisuel se trompent.
Pour le dire autrement : ceux qui m’accusent de produire là une attaque aristocratique contre un genre populaire inversent le rapport de forces.26 février 2023 à 19 h 23 min en réponse à : Pourquoi la gauche délaisse-t-elle le terrain de « l’entrepreneuriat » ? #3321François Bégaudeau
Maître des clésun classique
sur une lutte elle même devenue un classiqueFrançois Bégaudeau
Maître des clésje m’associe à la demande
François Bégaudeau
Maître des clésalors que celui de Ricky Gervais et Steve Carell, si
François Bégaudeau
Maître des clésIl faudrait que j’en voie davantage
Je crois que je bloque un peu sur Seinfeld lui même. Je veux dire que son jeu ne me passionne pas.François Bégaudeau
Maître des clésJe crois que la « scène » de boite de nuit n’existe pas. C’est une scène mentale. Dans la nuit du temps, une fille « part à la recherche de son père », c’est à dire le tire du puits du passé (il est sans doute mort). La dispositif est analytique (quand je vous dis que c’est une religion, je pèse mes mots) : cette jeune femme a du faire le deuil (sic) de son père pour pouvoir se construire (sic), et faire sa vie – laquelle vie semble vouloir conjurer le male, l’hétéro, et le blanc, trois traits constitutifs de ce père toxique (sic)
Un film parfaitement de son temps, jusqu’au chic visuel, et donc dument primé.A noter cependant : un plan de cinéma génial – qui m’a fait croire qu’on tenait là quelque chose comme une Michel Franco écossaise.
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne connais pas ce livre là de Chloé Delaume. Ca parle de quoi?
François Bégaudeau
Maître des clés« Il est assez étonnant qu’on en apprenne aussi peu sur la cinéphilie du jeune Spielberg, sur ce qui lui plait au cinéma dans sa jeunesse. A part le premier film plus ou moins traumatique on ne sait pas ce qu’il voit, ce qui est pour le moins bizarre pour le récit d’un apprenti cinéaste et ce qui rend la scène finale avec Ford un peu incongrue et artificielle, arrivant comme un cheveu sur la soupe. »
J’ai ma petite idée là dessus. C’est à dire que je pense qu’au fond il n’y a là rien d’étonnant. Que c’est parfaitement logique par rapport auj reste.Lettre d’amour à soi : c’est tellement ça.
Sur les répliques des soeurs, je crois que là encore c’est pas bien compliqué (rien n’est compliqué avec Spielberg) : ce monsieur a toujours injecté dans ses films répétitifs des variables qui puisent dans les tendances de l’époque. Lui qui se fout du féminisme comme de sa première caméra, injecte ici quelques éléments de langage de l’époque. Spielberg, c’est sa limite, c’est sa lacheté, ne veut facher personne.
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