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Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 9,249)
  • Auteur
    Messages
  • en réponse à : Du mépris #147807
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Oui si tu veux
    Mais je te vois bizarrement obstiné à estampiller « masculin » tout ce que je produis. L’humour absurde aussi, donc. Bon.
    Peut etre faudrait il dire que, les hommes ayant monopolisé la parole publique et donc l’humour depuis 400000 ans, il est fatal que toute production publique soit encore marqué « masculin ».

    en réponse à : Actu de François #147786
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    et un peu le Farhadi

    en réponse à : – Désertion #147785
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    on t’écoute

    en réponse à : Du mépris #147784
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    « Parce qu’on vit encore sous patriarcat, et que donc, les femmes sont plus souvent socialement dominées, et donc, ont moins tendance à pouvoir se permettre la trivialité publique.
    Je pourrais décliner l’affaire en invoquant le rapport à la légitimité. D’après mes observations, les femmes s’appuient plus sur la légitimité universitaire que les hommes (et je comprends aussi pourquoi : elles sont davantage soupçonnées d’illégitimité, ont davantage à devoir prouver leur légitimité intellectuelle). »
    Ces deux aspects sont évoqués dans Comme une mule
    Par ailleurs tu fais bien de signaler mon gout de l’absurde, qui est précisément un humour non-performant.
    Mais je crois qu’on a fait le tour.

    en réponse à : Du mépris #147759
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    je vois que l’argumentation promet d’etre raffinée

    en réponse à : Du mépris #147757
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    ben voyons
    mais pas grave : tu viendras à montreuil le 5
    y a même pas à s’inscrire

    en réponse à : Du mépris #147756
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    J’ai bien noté que tu l’as aimé. ce n’est pas le sujet. J’essaie juste de te faire voir le gap stylistique (et donc le gap tout court) entre cet individu et moi.

    en réponse à : Du mépris #147755
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Pour revenir à notre sujet, je trouve que ta vision de mon humour est assez réductrice. Tu le restreins à la pique ironique. Or je crois que mon registre est plus large
    Que feras tu par exemple d’une phrase comme : « Oui j’ai eu ma période moutarde »

    en réponse à : Du mépris #147753
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Plus loin : « Mon post n’est peut-être pas un symptôme du patriarcat tout entier, mais, plus bêtement, de ma misogynie » (que je dé-moraliserais ici en disant : d’un dégagement plutôt codé masculin quant à la bienséance). Et « Mon hypothétique misogynie ne s’incarne pas dans des actes, je suis bien trop éduqué pour ça. Elle s’incarne exclusivement dans des blagues à l’intention d’amies solides ou de l’aimée, qui consciencieusement m’encourage dans cette voie en riant que je suppute que son sang menstruel atteste son essence démoniaque, ou quand la nomination de Elisabeth Borne m’inspire la pensée que ce n’est pas encore une fois qu’on aura un premier ministre femme ».
    Je crois qu’il faut ressaisir le statut énonciatif de ces lignes qui sont très largement ironiques, voire humoristiques. Ici je me mets dans la peau de mes accusatrices, c’est du style indirect libre. je parle d’ailleurs de mon hypothétique misogynie – pour la raison simple que, catégoriquement, je ne suis pas misogyne (ou alors si je le suis tout le monde l’est et le mot n’a plus de sens). Partant, on ne saurait prendre ces lignes comme matière pour notre discussion. Même s’il est vrai que l’aimée aime les blagues misogynes de son aimé. Serait-elle alors sous emprise? Cette question est aussi posée dans CUM, qui ne recule devant aucune question.
    Un peu la même chose pour: « LB n’écrit pas : me la foutre au cul. C’est moi qui parle comme ça. Des deux le cochon c’est moi. A l’heure de ma chute, je m’accroche au moins à cette préséance ». Ici c’est de l’humour, je m’amuse à m’auto-accabler. Même s’il est vrai que j’aime la trivialité. Mais est ce masculin, la trivialité? Je crois que non. A voir.
    Plus sérieux : « Et où tu identifies le clivage entre toi et Bantigny comme, entre autres, un clivage masculin/féminin » Mais selon une certaine acception SOCIALE de ce clivage. Ce que j’essaie d’élucider c’est que dans l’idiote rage de LB intervenait peut etre (mon livre émet des hypothèses) une lassitude vengeresse quant à la domination des hommes dans le champ où elle évolue (le champ intellectuel, le champ intellectuel-de-gauche). Là encore, rien à voir avec notre réflexion. Je ne crois pas qu’il y ait dans son attitude générale quelque chose de viscéralement féminin, mais quelque chose qui tient à la position des femmes dans le corps social.

    en réponse à : Forum page 20 #147714
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    La charge contre Edouard Louis est un peu décevante. Elle se contente de dire à Louis son ignorance des travaux qui ont dut ce qu’il dit bien avant lui. En somme un trio de chercheurs qui disent à Louis qu’il n’a pas le sérieux des chercheurs.
    Il y avait bien mieux à dire sur l’esthétique aberrante proposée par Louis.

    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Shiva, exemple de politimanie aigue, n’est aucunement Carpentier, qui elle avait ce grand défaut de s’intéresser davantage à l’art qu’à la politique partisane.

    en réponse à : Les dernières pages dans les livres de François #147712
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    La fin de Notre joie était narrative aussi. Mais racontait une expérience édifiante. Et une mutation affective. Il y avait là un petit événement : le saut hors de la peur. La fin de Comme une mule est volontairement plus plate.

    en réponse à : Ce qui arrive à Ruffin #147703
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Je rappelle aux distraits que Rigolus s’était engagé à ne plus polluer cet espace, puis a trahi sa promesse en revenant le polluer, sa fascination érotique pour les gauchiasses qu’il brocarde étant irrépressible. Et qu à ce titre la justesse-justice consiste à ne pas lui répondre.

    en réponse à : Les dernières pages dans les livres de François #147701
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Emile : des devoirs envers soi-même en effet. Je ne dis qu’une chose : tu te dois à ta puissance – ce qui induit en permier lieu, que tu la connaisses. Et donc d’abord : connais ta puissance. Sache là où tu « brilles un peu »
    Sylvain : le rapprochement avec Un enlèvement me parait très pertinent. Une sorte de déclaration d’autonomie
    J’ai dit récemment ici que mes fins me laissent des sentiments divers, parfois mitigés. A ce jour ma préférée est celle de Comme une mule, car elle est moins déclarative qu’effective. Elle ne dit pas ce qu’il y a à faire, elle le fait. Que fait elle? Elle raconte. Elle décrit. C’est une sortie effective hors du discours, une échappée hors du dire, mais qui précisément ne propose pas une envolée, un décollement, mais le contraire : l’ici bas, le terre-à-terre, un fait après l’autre comme on dit un pas après l’autre. J’a faim je passe chez l’épicier, j’ai soif je prends un pack d’eau, le pack coute tant je paye cette somme, etc.

    en réponse à : Ce qui arrive à Ruffin #147700
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    L’élection est un marché. Il faut y gagner des parts. Des parts de marché
    Ruffin prends des parts aux Insoumis. Les Insoumis doivent donc détruire cette concurrence. Ruffin les y aide bien.
    Je n’ai rien d’autre à en dire.

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