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François Bégaudeau
Maître des clés« Pour quelqu’un qui parle de promouvoir le style féminin »
Tes formulations sont trop lourdes. Je n’ai pas « promu le style féminin ». J’ai tenté de dire, avec moult précautions, dans Comme une mule, que la littérature était peut etre fondamentalement féminine. Plus surement je disais, ailleurs, que s’engager dans la littérature, c’était, pour un homme, s’engager dans un devenir-femme. Ce qui ne veut pas dire qu’on devienne une femme. C’est un devenir, quoi. C’est un déplacement, une torsion.
Mais restons à cette idée que mes romans seraient féminins, et mes essais masculins. Cette idée me va. Surtout si on s’entend pour dire que c’est le genre essai tout entier qui est masculin. Et que partant de là il me semble que je travaille à le féminiser.François Bégaudeau
Maître des clés« Des cadres expressifs et narratifs. »
C’est bien le problème.François Bégaudeau
Maître des clésOui assurément
Même si son amour avait l’air bien friable. N’oublions pas qu’il engage le dialogue avec moi sur une énormité, qui témoigne d’une attention très relative à ma personne.François Bégaudeau
Maître des clésUn entretien est toujours très lacunaire. Que je ne parle pas de théatre d’improvisation dans celui ci ne vaut pas avis sur le sujet.
Dans Du mépris je parle de cinéma, de musique, de littérature, de peinture, un peu de théatre, mais pas du théatre d’improvisation il est vrai – ce qui ne vaut pas avis sur le sujet non plus
Intuitivement je suis d’accord avec toi : on tient là sans doute une forme populaire. Ce qui ne veut pas dire que je la prise. Au théatre, peut etre par point de vue d’auteur de théatre, j’aime que le texte soit pesé. L’écriture au plateau, et tout ça, je n’ai rien contre, mais comme auteur ça me laisse un peu sceptique. Et ce n’est pas du mépris, hein, c’est juste que j’aime l’écriture théatrale, et que je trouve qu’elle demande beaucoup de minutie.
Il serait d’ailleurs intéressant de comprendre pourquoi l’écriture au plateau s’est à ce point développée depuis trente ans.François Bégaudeau
Maître des clésPauvre Erner, qui se démène dans sa betise
François Bégaudeau
Maître des clésNon
François Bégaudeau
Maître des clésJe crois qu’on n’est pas « susceptible » quand on est persuadé de l’absurdité d’une attaque subie.
Je maintiens donc qu’il y a, à l’oeuvre, une trop faible estime soi (ou disons plus justement : une mauvaise estimation de soi, au sens on estime le prix d’un tableau)François Bégaudeau
Maître des clésJe rappelle aux distraits que Rigolus s’était engagé à ne plus polluer cet espace, puis a trahi sa promesse en revenant le polluer, sa fascination érotique pour les gauchiasses qu’il brocarde étant irrépressible. Et qu à ce titre la justesse-justice consiste à ne pas lui répondre.
François Bégaudeau
Maître des clésok on note
François Bégaudeau
Maître des clésLe virage critique sur Spielberg a lieu a la fin des années 90
François Bégaudeau
Maître des clésle matin au petit dej Mimi insulte sa tasse
François Bégaudeau
Maître des clésNon, pas indifférent à soi même
Quand X méprise Y, il l’infériorise. Quelqu’un qui se méprise s’infériorise. Se met plus bas qu’il est. Se fait plus faible qu »il est.
En se vexant si vite d’une pique sur son intelligence, Colin trahit le peu de considération qu’il en a.François Bégaudeau
Maître des clésMireille devrait économiser sa gentillesse proverbiale, je fais la même émission bientôt.
Garde-s’en sous le pied, MimiFrançois Bégaudeau
Maître des clés» S’il n’y avait plus que cette atrocité dans le monde, on serait plutôt peinard surtout »
J’aime.
L’anti-wokisme est la dernière trouvaille de la betise droitière.François Bégaudeau
Maître des clésil n’y pas d' »empathie choisie »
ou alors le critère du choix n’est pas celui que tu crois – ou que tu entrevois
si je raconte ces deux affections là, c’est parce que je les trouve intéressantes à creuser et riches -
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