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14 février 2023 à 13 h 15 min en réponse à : Infos-questions sur les livres et conf de François B #2334
François Bégaudeau
Maître des clésOui je pense qu’on peut a minima dire que ce livre mérite attention, et mène de front pas mal de chantiers.
François Bégaudeau
Maître des clésc’est l’axe Pagani-Clouscard qui dit ça, et ça s’entend
Même si Pagani et Clouscard considèrent que ce qui n’est pas Marx est contre Marx.François Bégaudeau
Maître des clésun des très bons albums de HFT
j’aime beaucoup celle là, érotique à souhaitFrançois Bégaudeau
Maître des clésJ’ai été témoin de l’échange sur facebook, et je crois que ton interlocuteur, qui ne parle que par injures ou métaphores pataudes, ne mérite pas qu’on s’y arrête
En revanche oui le jeu d’acteur il faut s’y arrêter. On ne s’y arrete pas assez souvent, alors que la question est centrale. Je crois que j’ai un peu donné dans ce domaine (récemment encore le texte sur « jouer l’ivresse », publié ici par j’ai oublié qui.) Une chose sûre: le jeu d’acteur porte un rapport au monde, on pourrait dire une éthique. Peut etre simplement un ethos. C’est pourquoi c’est une affaire sérieuse.François Bégaudeau
Maître des clésvoire non-publiées
François Bégaudeau
Maître des clésMerci
Oui à terme je mettrai toutes les non-publiés.13 février 2023 à 20 h 42 min en réponse à : Infos-questions sur les livres et conf de François B #2323François Bégaudeau
Maître des clésCe que tu décris du roman est loin d’etre hors de propos, à ceci près que tu en occultes un aspect qui est pourtant central, et annoncé comme tel dès la première phrase : le rire. Ce qu’observe le collégien, floué par son camarade, c’est que la découverte de cet odieux mensonge (je suis atteint d’une tumeur) lui arrache un rire. Il ne comprend pas ce rire sur le coup, et s’empresse de l’oublier pour pouvoir donner cours à la jouissance morale du justicier dans son bon droit. Le narrateur, lui, ne l’oublie pas, et engage une enquête sur ce rire, qui le reprend de loin en loin pendant son existence, et qu’il finira par élucider au moment où, pris au piège à l’hotel, c’est à nouveau un rire qui lui vient. Il l’élucide dans la rue. En gros : ce piège, c’est sans doute une humiliation, sans doute une promesse d’emmerdes et de destitution, peut-être de prison, mais c’est de la vie en plus. Advient là une morale vitaliste, qui ne connait qu’un critère, orthogonal aux critères du bien et du mal : ce qui arrive est ce de la vie en plus ou de la vie en moins?
Cette morale vitaliste, il ne fait pas d’efforts pour y accéder. Elle lui tombe dessus. Ou plutot : elle se révèle à lui, elle remonte à sa conscience. Car au fond elle était là depuis le début, avéré par ce rire collégien, avéré par sa jouissance devant la perfection du tableau produit par la lionne et le gnou. Comme elle est présente en chacun, présente dans l’excitation des juges du Comité – mais inconsciente d’elle-même car recouverte par la morale courante. Présente aussi en Julie, si elle voulait bien gratter son épaisse couche de morale aidante, et c’est cela qu’il est venue l’inviter à faire : gratter cette couche, pour qu’elle réalise la vivante qu’elle est.François Bégaudeau
Maître des cléstu me vois démuni
13 février 2023 à 13 h 07 min en réponse à : Infos-questions sur les livres et conf de François B #2308François Bégaudeau
Maître des clésmais j’y reviendrai
13 février 2023 à 13 h 06 min en réponse à : Infos-questions sur les livres et conf de François B #2307François Bégaudeau
Maître des clésJe ne peux pas répondre en large, pas le temps
Juste une chose : les derniers mots de Ma cruauté sont « ma bonté’. Par là une équivalence est posée entre cruauté et bonté. Equivalente certes problématique, mais tout le livre se tient dans l’espace de ce problème, et dans l’hypothèse de cette équivalence contre-intuitive.
La cruauté est donc une morale, une sagesse. Tu la présentes vraiment sous le moins bon jour (celle d’une sorte d’indifférence), tu l’amalgames à une sorte d’erreur de jeunesse (Tolstoi), alors que dans le roman elle est l’objet d’une quête. Le narrateur ne commence pas cruel. Il commence classiquement moral. La cruauté il y accédera, et ce sera une grâce. Ce sera l’accès à la bonté.
J’ai donc l’impression que tu prends Ma cruauté à l’envers.Pour le reste, je ne suis pas sûr au fond que le mot romantisme, qu’on l’endosse ou le repousse, nous aide vraiment à élucider les choses, et par exemple nous aide à élucider mon cas.
13 février 2023 à 7 h 40 min en réponse à : Comment s opposer à la réforme des retraites de manière efficace #2292François Bégaudeau
Maître des clésBien sur qu’on est nombreux à, bon an mal an, s’en accommoder.
Qui jetterait son ordinateur?Perdre de l’argent n’enchante certes pas ces gens Mais n’oublie pas que cette réforme annonce pour eux des gains Une semaine de blocage, dans la balance, c’est pas grand chose
François Bégaudeau
Maître des clés« Que l’on mange riz et curry comme tu l’imagines »
Pourquoi ce vers?« Fêtent le carnaval comme toute la Caraïbe
Que nos piments sont redoutables »
même questionFrançois Bégaudeau
Maître des clésOui j’aime bien cette sorte de théatralité dans l’interprétation. Chez lui ça marche.
François Bégaudeau
Maître des clésle fameux humour africain
à conjoindre avec le rythme africain, le sourire africain, la dette africaine
charmes infinis de l’AfriqueFrançois Bégaudeau
Maître des clésma préférée d’eux
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