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Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 9,406 à 9,420 (sur un total de 9,439)
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    Messages
  • en réponse à : Recos de bouquins #752
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    C’est Houellebecq et non pas Onfray qui s’exprime à bas bruit
    (Onfray c’estg plutot à haut bruit)

    en réponse à : Recos de bouquins #751
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Il n’y a pas « un monde » parce qu’il y a un gros point commun : l’opinion. Le langage comme expression d’opinions. Le langage comme expression tout court. Or la parole muette n’exprime pas, elle imprime.

    Très logiquement cette époque hyperexpressive a plébiscité un écrivain d’opinions comme Houellebecq. – et d’opinion de droite, ce qui, à notre époque, ne gâte rien. L’oeuvre de Houellebecq c’est, à longueur de pages, un narrateur, toujours mêmement profilé, qui délivre des opinions sous couvert de roman, et de fiction.
    D’où la continuité entre le roman et l’entretien. Un dialogue avec Michel Onfray pour Front populaire est en parfaite continuité rhétorique avec les romans – ou prétendus tels.
    Effectivement Onfray s’exprime plutot à bas bruit ; ca ne s’exclame pas comme chez Celine – dont les points d’exclamation me fatiguent, quelque opinion qu’ils soient voués à exprimer. Grace soit rendue à son anémie (qui est le ressort de sa facherie contre la vie – et de sa littérature jugeante)

    en réponse à : forum principal #750
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    « d’ailleurs son sujet n’est pas tant les tirailleurs sénagalais en 14 que la relation entre un père et son fils. »
    Ça c’était un rien prévisible.

    « la lecture manichéenne et simpliste d’opposition colons/colonisés qui lui pendait un peu au nez. »
    Le premier réflexe est de s’en réjouir en effet. Mais a-t-on raison? N y a-t-il pas un manichéisme objectif de la situation à laquelle il s’agirait de faire droit en étant manichéen soi-même? Toujours se méfier de ses préjugés libéraux-sceptiques. (sinon, comme dit Jean-Luc : un plan pour les nazis / un plan pour les juifs)

    en réponse à : forum principal #749
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    merci pour la lecture
    bienvenue dans les 10% de happy few

    Pièce féministe en effet. L’Histoire comme pulsion masculine.

    Les comédiens pour qui j’ai écrit la pièce étaient pour la plupart musiciens. Ce qui m’avait donné envie d’écrire des chansons, sachant qu’ils sauraient les mettre en musique. Ce qu’ils avaient fait avec grand talent – notamment pour « Mais la queue ma foi » dont j’ai en encore en tête la mélodie.
    Tout le reste parti dans l’espace.

    en réponse à : forum principal #743
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    ce mode critique là est encore assez politique. En général ce n’est pas en ces termes que le billet d’humeur s’écrit

    en réponse à : forum principal #742
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    eh bien ca reste un mystère. ne serait-ce pas que le « tu » est l’élément littéraire de ce titre?

    en réponse à : Recos de bouquins #729
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    en effet, cette conception de la littérature et de l’art n’engage que moi
    mais je pourrais l’objectiver en demandant quel registre est le plus en exception du régime discursif majoritaire
    où trouve -t)on de l’opinion, de l’expression, du jugement tonitruant? Partout (et de plus en plus). Où trouve-t-on de la « parole muette »? Dans la littérature et nulle part ailleurs. Si la littérature est un régime verbal spécifique, c’est dans ce registre qu’il s’impose, et pas dans celui qu’on trouve partout ailleurs.

    en réponse à : Recos de bouquins #727
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    ce qui n’est pas du tout la même chose
    là il se situe du coté du récepteur d’art

    en réponse à : Recos de bouquins #719
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    ce serait simplificateur si j’avais parlé d’un affect droitier. Or je n’ai fait qu’observer, dans la littérature de droite de ces années, l’omniprésence du registre pamphlétaire. Ce que confirme très bien l’analyse qu’en a fait Berthelier.
    Sachant que ce registre n’ a pas le monopole de l’ironie, ni même de l’ironie cinglante (ce n’est pas quelqu’un qui vient de sortir Boniments qui prétendra le contraire). La différence est vraiment dans le volume. Le pamphlet parle fort , le pamphlet tonne. L’ironie joycienne, l’ironie de toute la littérature, est beaucoup plus calme, placide. Littéraire. Michaux, ce n’est pas du pamphlet.

    en réponse à : Recos de bouquins #718
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    eh bien ce serait celle de l’art..
    l’art qui ne juge pas
    l’art qui prend et comprend

    Ce qui d’ailleurs nous mène à Nietzsche. Finalement je lui ai consacré peu de travaux frontalement. J’avais fait une conf sur Ecce homo mais elle n’a pas été filmée. Il y a bien deux livres de moi qui sont sous nette influence nietzschéenne. Deux livres qui d’ailleurs se font écho, bien que l’un soit un roman et l’autre ressortisse plutot à l’essai : D’âne à zèbre et Ma cruauté.
    D’âne à zèbre est dur à trouver, si tu me files un mail je peux t’envoyer le PDF

    en réponse à : forum principal #704
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    la « modération » est levée
    Les posts seront publiés instantanément

    en réponse à : forum principal #693
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    ca c’est bien embetant

    en réponse à : Recos de bouquins #692
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    j’ajoute que dans la littérature je ne cherche pas des « réflexions nietzschéennes ». Je ne cherche même pas de réflexions tout court. Nous croulons sour les réflexions. Et pour les nietzschéennes, j’ai Nietzsche.

    en réponse à : Recos de bouquins #691
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    Sur l’ancien forum, j’avais dit avoir apprécié les deux critiques de cinéma de Rebatet découvertes à cette occasion. En revanche je ne vois rien, dans ces lignes, susceptibles de déclencher l’enthousiasme. D’abords, noter des écrivains, c’était peut etre très original à l’époque, mais c’est devenu la norme aujourd’hui – ou des classifications approchantes (aujourd’hui les écrivains on les classe beaucoup plus qu’on ne les lit) . Ensuite on retrouve dans ces lignes cette pente irrépressible de la littérature de droite (et totalement hermétique à la pente inverse qu’est en train d’adopter le plus fort de la littérature de l’époque – de Joyce à Robbe Grillet en passant par Faulkner et Woolf) : la pente pamphlétaire. Cette indécrottable intrication entre style et sarcasme. Le style se gagne toujours par hyperbolisation de l’animosité. Et alors apparait naturellement le jalon de cette littérature droitière : la formule.
    Certes les lignes sur Proust et Colette rattrapent un peu l’affaire. Mais au fond ne disent rien du génie de l’une et de l’autre.
    Il ne serait pas neutre, et probablement source d’emmerdes, de consacrer une première gene littéraire patrimoniale à un écrivain collaborationniste. C’est une audace que je m’autoriserais peut-etre si sa littérature m’était vraiment amicale . Ce n’est pas le cas, et je crois que c’est une grande erreur que de croire que cette hystérie de la plume vaut littérature.

    en réponse à : TESTS – pour éviter de polluer les autres sujets #673
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    on note tout ça

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