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- Ce sujet contient 944 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
graindorge, le il y a 21 minutes.
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AuteurMessages
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Claire N
InvitéLa page 19 se noie
Est il possible d’évacuer les derniers sujets
Sur une plus à flot -
François Bégaudeau
Maître des clésje te suis sur ce radeau
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Claire N
InvitéMerci on est Noé
Je voudrais un exemplaire d’Emile pour commencer -
..Graindorge
InvitéÉmile finit son petit dèj avec Simone et il arrive
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Emile Novis
InvitéSimone n’étant pas très commode au réveil, je ne peux mettre l’exemplaire demandé par Claire que maintenant (Claire, jesuppose que tu parles de ce texte de Levoyer que je viens de mettre sur la page 19) :
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https://blogs.mediapart.fr/pascal-levoyer/blog/040526/melenchon-le-proces-permanent
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Voici un extrait (je souligne le point qui me paraît très intéressant, et j’aimerais savoir si, ici, des gens qui ont fréquenté un peu les médias peuvent confirmer cette forme de « cynisme ») :
« les éditorialistes en question sont salariés de groupes détenus par une dizaine d’hommes parmi les plus riches du pays, formés dans les mêmes établissements supérieurs que les ministres qu’ils interviewent, embarqués dans des sociabilités, des carrières, qui les rattachent objectivement au bloc social que toute politique de rupture viendrait inquiéter. Cette inscription matérielle ne contredit pas leur sincérité, elle en est la condition. On ne croit avec autant de conviction que ce qui sert ce qu’on est. La fonction de l’idéologie n’a jamais consisté à produire des croyances chez des sujets qui en seraient la source, mais à produire des sujets adaptés à des positions qui les précèdent.
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On dira peut-être qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. La formule vaut pour les périodes où l’idéologie pouvait encore se présenter comme savoir naïf. La nôtre demande de la retourner : ils savent très bien ce qu’ils font, et ils le font quand même. Le cynisme contemporain n’invalide pas l’idéologie, il en est la forme la plus achevée. Le commentateur peut, en privé, reconnaître que telle accusation est exagérée, que tel sondage est douteux, que tel collègue est de mauvaise foi. Cette lucidité ne change rien à sa pratique publique, parce que sa pratique publique est ce qui le tient dans la position qui est la sienne. L’idéologie n’a plus besoin d’être crue pour fonctionner, elle a seulement besoin d’être pratiquée. C’est ce trait qui rend le dispositif si difficile à entamer par la seule critique rationnelle. Prouver qu’il déforme, qu’il ment, qu’il calomnie ne le déstabilise pas, parce que ce n’est pas sur la vérité qu’il prétend tenir, c’est sur la fonction qu’il remplit » .
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@Graindorge : sans rancune pour la discussion dans l’entrée « Littérature », mais je continue à penser que tu te trompes!!-
..Graindorge
InvitéJamais de rancune avec toi Émile
À une terrasse de café en ce joli mois de mai, les privilégiés que nous sommes, même désargentés pour ma part, je sais pas si toi tu as des couilles en or ou en argent, nous pourrions mieux développer et approfondir.
Une fois je disais que beaucoup parmi les manifestants sont des capitalistes qui rament. Mais ils ont raison de réclamer et de manifester pour améliorer leur vie, leurs vies. Les pauvres frappent aussi plus pauvres qu’eux, lorsqu’ils ont 3 sous ils partent en vacances dans des pays pauvres et parfois y jouent les riches…
Pas plus tard qu’hier j’ai attrapé au vol via les infos de 20h qui m’intéressent peu et que j’éteins des que ma mère quitte le salon pour aller se coucher et continuer sur sa télé, attrapé au vol que le système veut faire encore rentré dans les crânes des « actifs » que si ils payent de plus en plus de cotisations c’est à cause des retraités. Etc…etc…etc… -
Claire N
InvitéMerci Emile
Texte intéressant
« Prouver qu’il déforme, qu’il ment, qu’il calomnie ne le déstabilise pas, parce que ce n’est pas sur la vérité qu’il prétend tenir, c’est sur la fonction qu’il remplit » .
Qui me rappelle une phrase de ma petite sœur
Qualifiant ainsi le cynisme : « ils sont xagere «
Et peut être avec netteté le déplacement acté vers un terrain propice à sa mise en acte-
Alexandre
Invité« ils sont xagere «
C’est très joli!-
Claire N
InvitéOui la saisie par les enfants du génie de la langue est une grande source de joie
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cat
Invité@Claire – À ce sujet rappelons que Au Pays d’Alice, de Gaelle Bantégnie reste inégalé, magnifique.
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Claire N
InvitéMerci je prends la source
Je ne l’ai toujours pas lu
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Dr Xavier
InvitéLe texte est clair et donne une bonne structure, je fais quand même mon screugnegneu :
1. Ce n’est pas si neuf, et la pensée de la critique des médias est déjà très labourée, Bourdieu, Acrimed (sites et produits dérivés comme le bouquin de Perrenot ‘Les médias contre la gauche’), Lordon à ses heures perdues avec plus ou moins de bonheur, et tant d’autres – il donne l’impression de sortir toute sa pensée de son chapeau, une petite reconnaissance/hommage à ses lectures ne ferait pas de mal. Peut-être que je suis trop légitimiste, mais ne faire *aucune* mention d’autres travaux me semble peu courtois.
2. De loin c’est séduisant la structure en 3×3 (déplacer/cadrer/effacer – et 3 sous-thèmes à chaque fois), de près c’est moins convaincant : les trois thèmes de « cadrer » (amalgame ED, sacre du transfuge, sondage) me paraissent bien plus relever du « déplacer. » Tandis que le deuxième sous-thème de « effacer » (« déliaison de la véridicité ») relève bcp plus du « cadrer » (puisqu’on cadre ce sur quoi on va discuter : la petite phrase). À trop vouloir forcer dans du 3×3 ça fragilise l’ensemble.
3. Sur le cadrage, il aurait pu refaire un petit travail de mise à jour de la maxime bien connue « Les médias ne nous disent pas ce qu’il faut penser, mais à quoi il faut penser » (dérivée du politologue américain Bernard Cohen dans les années 60 : “The press may not be successful much of the time in telling people what to think, but it is stunningly successful in telling its readers what to think about.”), on ne pensera/discutera donc pas de la propriété lucrative, le despostisme en entreprise, le carcéralisme, les enfants qui dorment dans la rue, la bêtise des élections – élection présidentielle en tête. Qui d’ailleurs ne fait l’objet d’aucune appreciation de sa part.
4. Sur les éditorialistes/journalistes alignés, le mouvement est double : oui leur sociabilité les prédispose à l’alignement (curieux de ne pas mentionner une seule fois le terme de bourgeoisie), mais inversement ne survivent que ceux qui maintiennent un alignement indéfectible. Je pense à une autre formule du journaliste Michel Naudy : « vous ne restez jamais à l’antenne impunément, jamais. »-
Emile Novis
Invité@DR Xavier
Je ne sais pas quoi penser de l’absence de citations. Je crois qu’on a pratiqué la citation de bien des manières dans l’histoire : on ne cite pas, on tronque, on cite pour envoyer chier, on cite pour légitimer son discours, on ne cite pas parce que la pensée appartient à tout le monde, etc. J’ai le souvenir d’un texte de Descartes qui citait Aristote (ou faisait une allusion Aristote), pour dire finalement qu’on voyait bien qu’il était de mauvaise foi, ce qui n’était pourtant pas si clair. Je crois qu’on se donnait pas mal de liberté à l’époque. Pascal reprend du Montaigne, parfois en le citant, parfois en l’utilisant un peu comme bon lui semble, parfois en ne le citant pas du tout, et il ne semble pas trop s’inquiéter de sa propre pratique.
Depuis, je n’ai pas trop d’avis sur la question. Ce qui m’intéresse c’est la pensée de celui qui écrit (ma limite étant bien sûr le plagiat pur et dur).
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Que son propos ne soit pas nouveau ne m’étonne pas. Sa classification me paraît aussi artificielle par moments : j’ai l’impression qu’il veut rationaliser une pratique un peu plus confuse dans les faits. Mais il a le mérite de faire apparaître des points clefs.
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Effectivement il y a d’illustres prédécesseurs avant lui. Je crois que l’intérêt de son texte est de focaliser sur une séquence déterminée, ciblée, actuelle : le discours médiatique sur LFI. J’ai été aussi intéressé par le problème du rapport à la vérité et la conscience cynique : il est vrai que des gens disent que c’est faux et démentent méthodiquement certains discours sur Mélenchon, et la structure médiatique ne bouge pas d’un millimètre en recommençant de plus belle le lendemain. Et Levoyer me semble viser juste quand il dit que cette forme d’idéologie ne tient absolument pas sur la vérité, raison pour laquelle les démentis ne l’atteignent pas du tout. Démentir, comme le font beaucoup de militants LFI, c’est croire que l’idéologie en question fonctionne en reposant sur la croyance ; on se dit qu’en tapant sur la fausseté du propos, on fera s’effondrer la croyance et on donnera un coup sévère à l’idéologie. Or il n’en est rien. C’est une erreur de constat. Cette idée, je ne sais pas si elle est chez Bourdieu.
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Je ne sais pas non plus si elle est vraie, puisque je ne suis pas certain qu’on puisse décorréler à ce point la pratique de la croyance qui lui donne son sens ou sa justification, mais il me semble qu’il touche au moins un problème important : dans quelle mesure Duhamel croit ce qu’il dit? C’est pourquoi je demandais si des gens, ici, avaient déjà fréquenté des médias d’un peu plus près, pour avoir leur impression sur cette question. Il y a au moins FB.-
Emile Novis
Invitéps : @Claire : pas compris le rapport avec la phrase de ta petite soeur.
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Claire N
InvitéOh c’était juste un petit clin d’œil – sur le déplacement propre au cynisme de groupe
En modifiant la singularité de il exagère – il est xagere dans sa tête elle avait peut-être saisi le déplacement que l’intransitif masque-
François Bégaudeau
Maître des clésBien sur que Duhamel « croit ce qu’il dit ». Il a intériorisé l’artifice de son discours, qui dès alors est purement et simplement : son discours
Car Duhamel n’a plus une seule seconde, dans sa vie, pour considérer à distance son discours, le réfléchir. Duhamel n’a pas de for intérieur. Ses rares moments « libres » il les consacre à scroller sur X
L’été certes il lit des bouquins – d’anciens premiers ministres..
Duhamel est intégralement une production sociale.
Nous le serons d’ailleurs nous mêmes si nous commençons à passer un temps conséquent à commenter des commentaires sur le commentaire que fait Duhamel de Mélenchon.
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..Graindorge
Invité@Xavier Doc
« La bêtise des élections – élection présidentielle en tête »
D’accord. Tu proposes quoi? On fait quoi pour essayer d’en finir avec la macronie et sa cousine germaine, pardon, sa soeur, l’extrême droite avec leurs méthodes qui surpassent haut la main les méthodes mafieuses? Je ne demande qu’à savoir comment-
Samuel_Belkekett
InvitéGraindorge je vais te dire un petit secret.
Faudra le répéter à personne hein !?
Alors voilà, tu en finiras encore plus vite avec la macronie en votant pour elle, que contre elle.
En en remettant encore pour 5 ans, les fissures actuelles ressembleront à un jardin d’enfants.
Voilà, maintenant tu sais pour qui voter.-
..Graindorge
InvitéS.B: le message est pour Dr Xavier.
Il répondra ou pas.
Les gens sont entrain de tomber comme des mouches. Si on en reprend pour 5 ans on pourra dire que les mouches tombent comme des gens
Bonne nuit monsieur et encore merci pour vos partages musicaux -
..Graindorge
InvitéMais oui vous avez raison de dire Samuel B
« En en remettant encore pour 5 ans, les fissures actuelles ressembleront à un jardin d’enfants. »
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brisemenu
InvitéBen faudrait que le Nouveau Front Pop ne s’allie plus avec la macronie contre le RN … Vous avez loupé le dernier épisode apparemment. Hein , si on pose l’équation RN=Macronie faudrait « faire barrage » à la macronie au moins autant que contre le RN … Oui , je sais : c’est parfois douloureux d’être conséquent jusqu’au bout.
C’est triste les vieilles filles qui vivent avec leur vieille maman , heureusement qu’elles ont des chats et Bégaudeau pour occuper leurs journées.
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..Graindorge
InvitéÉchange entre un sociologue et un artiste
P. Bourdieu Et H. Haacke, Libre échange – Persée https://share.google/bJK2GKyxZMJRDJhuz
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MA
InvitéJe suis tombée sur cela, je ne sais pas ci déjà partagé : https://www.youtube.com/watch?v=kc94pgThwE8
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, et déjà beaucoup trop, dirais-je
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MA
InvitéAh d’accord, désolée.
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olala
InvitéGIGA CHAD Macron remet de l’ordre dans une salle de gens dissipés ! aura +1000
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Claire N
InvitéPetite émission
Suite à la discussion de Ostros sur la « conscience « , un bout de la question qui a la hype : l’interception Interoception-
Claire N
InvitéOú comment on est construit pour se « subjectiver »
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Ostros
InvitéChamp d’étude qui permet d’approcher les causes et conséquences de la schizophrénie, des autres troubles psychiques, de la démence et aussi des conséquences des agressions sexuelles sur les enfants. Lorsque la destruction de la capacité d’intéroception chez un individu par un pedocriminel aura été prouvée, on pourra parler d’assassinat, les preuves seront irréfutables.
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Claire N
InvitéOui d’une manière générale l’interoception
Peut servir de point de réflexion sur ce que représente notre ancrage sensible et sous quel hospice on le souhaite se voir construire
Un contre argument certain à la pensée libérale qui fantasme le téléchargement a l’infini de notre cerveau
Et certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort-
Ostros
InvitéEt certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort
Oui c’est bien dit
Avec dans la sensation d’être à la vie, la sensation du réel. Et d’en être.-
Claire N
Invité« la sensation du réel. Et d’en être »
Voilà – parfait
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Samuel_Belkekett
InvitéTu commences par « Peut servir de point de réflexion sur ce que représente notre ancrage sensible et sous quel hospice on le souhaite se voir construire »
Puis « Un contre argument certain à la pensée libérale »
Mouais… Pas du tout convaincu.
Encore faut-il distinguer interoception comme donnée scientifique et ces mêmes données dans un ordre de discours. Ce n’est pas nouveau. Ordonner les données scientifiques, pour dans le discours atteindre à une connaissance de soi.
Or c’est toujours la même rengaine. Non pas la connaissance de soi, mais inéluctablement une image de soi postulant la connaissance de soi.
Debord en son temps décodait la pensée libérale comme « instance des pensées séparées » du fait d’analyser les choses séparément sans jamais les faire coïncider d’une manière ou d’une autre. A commencer par la société comme agrégat d’individus séparés. Bref là encore avec l’interoception nous sommes dans l’auto référérence constante. L’immanence non pour le meilleur mais pour le pire.
Le passage sur le yoga en dit long, il y aurait dans le yoga un contrôle du souffle pour le bien-être et un contrôle sur les émotions dont on ne sait pas très bien si c’est très opérant. Fin de citation. Or même si c’est vrai… l’abstraction est tout de même criante. Car dans le yoga comme dans la méditation, tout exercice se fait dans le cadre de liaisons et déliaisons complexes avec le monde extérieur.
De même dire que notre éloignement « des conditions naturelles de vie » a généré une baisse de nos pulsions d’auto conservation et autre écoute de notre corps par la médiation de notre sacro saint cerveau est non seulement un peu court mais un peu simpliste comme explication.
Ce type de raisonnement scientifique est si bien agencé dans l’esprit libéral qu’on pourra difficilement en avoir l’utilité ailleurs.
Très surprenante coïncidence d’entendre après ça Étienne Klein nous parler des phrases auto-référentielles.-
Samuel_Belkekett
Invité« Et certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort »
Alors ça, ça vaut une analyse à part entière.
C’est quoi être à la vie ou être à la mort ?
L’analyse scientifique classique rejette les frontières de nos sensations pour distinguer radicalement vie de mort. Pour n’analyser que les conditions de la vie.
A ceci près que la vie d’un point de vue vitaliste et dans la puissance du symbolique ne rejette pas du tout la mort.
C’est au contraire quand la mort est entièrement expurgée de la vie que celle-ci est entièrement morne et mortifére. C’est le dualisme symbolique entre vie et mort qui donne tout son attrait à la vie. Tant que la dualité fonctionne.
La science occidentale s’est construite comme pensée du vivant en conjurant la mort au maximum. La pensée libérale et bourgeoise aussi d’ailleurs à horreur de la mort.
Après il y a tellement de considérations anthropologico-religieuses qu’on en a pas fini, mais bon, la vie séparée… ne vaut rien. Voilà…-
Claire N
InvitéJe ne comprends pas très bien l’angle de ta réflexion
Je n’ai aucun doute sur la possibilité de « la pensée libérale » de transformer cette source d’ignorance à nous même – si tu as écouté le passage sur le yoga, on voit que cela ne permet aucunement un contrôl- en bases naturelles dont nous aurions grâce à notre puissant cerveau et un Catch la possibilité de nous saisir – mais ce serait faux –-
Samuel_Belkekett
InvitéLe problème de ce type d’analyse scientifique est celle d’un regard qui se pose sur les symptômes, qui deviennent phénomènes signalétiques qu’envoie l’intériorité de l’individu. Et que du coup le cerveau se doit de transcrire d’une manière ou d’une autre en informations. C’est l’intériorité qui se pose comme un langage à traduire selon les messages qu’il déploie. C’est le cerveau le récepteur du signal et le traducteur du message.
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Tout le monde a compris que le yoga n’a pas comme point central et protagoniste le cerveau. L’extrait parle de la possibilité, par le souffle, d’interagir pour aller vite, avec le corps. Un contrôle des énergies en vue de détente et d’éliminer les tensions. Moi et l’extrait nous sommes d’accord là-dessus.
Que pour le Yoga comme la méditation le cerveau soit un épiphénomène est un secret pour personne, mais c’est justement cette différence qui fait que le corps, lors de ces activités (yoga, méditation), n’interprète pas le symptôme comme signal ou signe d’une pathologie interne. Elles créent un rapport au monde extérieur, une fermeture et une ouverture simultanée dont le yin yang reste une illustration. Ouverture/fermeture, interieur/extérieur, vie/mort etc… Elles révèlent à l’individu, dans le temps, la qualité ou vacuité de ses expériences empiriques.
Le regard clinique lui, cherche à circonscrire le symptôme comme cause et effet à la fois. -
Claire N
InvitéCe que je veux dire c’est que cette intervention ne me semble pas du tout fixer des certitudes
Mais ouvrir plutôt des pistes de recherche
Le point qui me semble crucial est le travail sous marin de la constitution de la subjectivité
Et également l’aspect dynamique dans la durée de cette interaction
Il ne peut plus etre utilisé en l’espèce de paradigmes dichotomique et avec toute la tendresse que j’ai pour Descarte, la conscience n’est pas envisageable à cette lumière comme une extraction volontaire par le progrès de notre « nature «
Cela oblige à repenser également la dichotomie classique nature / progrès , qui si elle a et reste un outil très important montre en l’espèce ses limites
Et je ne trouve pas deconnant que le chercheur en vienne à se questionner sur notre rapport à l’environnement, il nous faut il me semble d’autres outils que l’extraction – un peu réactionnaire – et la dichotomie – mais il me semble que Derrida a déjà bossé la dessus-
Samuel_Belkekett
InvitéCe n’est plus « je pense donc je suis » mais « je compute donc je suis ». Que la méthode cartésienne oublie le corps, on est bien d’accord.
Je perçois mieux ton biais qui est de penser que cette théorie remet en question cette dichotomie à laquelle tu fais allusion, alors que mon impression est qu’au contraire elle la reconduit. Ne serait-ce que par les « signaux interne » qui peut-être brise la dualité mais isole l’individu de son contexte. Que le chercheur pense que ce sont les liens de l’homme et de la nature qui sont brisés par le progrès, et la modernité qui nous rendrait étranger à nous-même, ressemble trop à un cliché, même si il est vrai, pour ouvrir à une piste quelconque. Surtout qu’en définitive la leçon c’est que c’est en nous-même, à l’intérieur de nous que repose le sens de la vie, ou du moins que « ça » communique. Quant à « l’outil de l’extraction » même verdict, ça donne l’impression d’être à l’écoute de, mais au final tout est transcrit en informations. Je compute mais au final je pense quand même. Tout se résorbe dans le cerveau. Comme avec Levi Strauss, ça commence avec la pensée sauvage et ça se termine dans l’universalité des neurones. Toi même tu extrapoles domination intérieure et domination extérieure. Mais ces sciences, après nous avoir expliqué pendant X temps que la culture explique la nature et donc la domine, maintenant et sans doute par culpabilité, cherche un égalitarisme. Une nature qui s’expliquerait elle-même, hors culture. Mais que fait le cerveau !? Il est là le paradoxe occidental. Le scientisme se trouve piégé par son propre rationalisme. La supériorité du cerveau et l’enjeu de l’information.
On ne rendra jamais assez hommage à quelqu’un comme Descola pour avoir non pas retrouver les liens de l’Homme à l’environnement mais d’avoir « altéré » l’Homme par son devenir au contact du vivant de son environnement.
Tu penses que cette approche peut ouvrir des pistes, peut-être, à condition d’en repenser les termes.-
Claire N
InvitéMoi je perçois mieux le tiens – de biais : « que cette théorie remet en question«
Ce n’est pas une théorie ce sont des données de recherche -
Samuel_Belkekett
InvitéOui oui des hypothèses. Je suis peut-être un peu conditionné par des préjugés mais que veux-tu, on ne se refait pas.
D’ailleurs tu m’as un peu éclairé sur le fait que moi je voyais ça partant d’un fait clinique. Le corps adressant des signaux dès qu’il se sent malade. Et notre insensibilité croissante à l’écoute de celui-ci. Dépassant ceci mais partant de là, voilà pourquoi je parais de symptôme, comme cause et effet dans un corps séparé de l’environnement. Enfin bref, ça ne change pas grand chose au final, l’essentiel étant que, les recherches en cours affinent ce grand laboratoire qu’est notre esprit. -
Samuel_Belkekett
Invité@Claire N
Quand je disais « biais » je pensais à angle d’analyse.
Si le signifiant biais semble péjoratif, ce n’est pas du tout ce que je voulais signifier. Je me biaise moi-même du coup. -
Claire N
InvitéJe ne considère pas le biais comme un terme péjoratif ; par contre ce à quoi il se rapporte peut m’agacer
– puisque nous en sommes aux biais idéologique
Je ne crois pas m’inscrire ni dans une perspective hygiéniste ni dans son évolution Pokémon libérale
– il est toujours bon en ces temps oú l’écologie se fait sentir de refaire un point sur la perspective dogmatique de la « bonne nature « , mon avis est le suivant : présumer une certaine forme d’intelligence a l’organisation du vivant et de ceux qui nous ont précédé mais se mettre en posture de la requestionner – ainsi on échappe à la transmission « traditionnelle – paternaliste « du savoir ( c’est comme ça et pas autrement) pour se ré approprier un questionnement émancipateur, le clivage nature / culture se situe plutôt selon moi entre ces deux manières culturelles d’appréhension -
Samuel_Belkekett
InvitéIl n’y a pas de bonne ou mauvaise nature, pas plus qu’il n’y a eu une bonne ou mauvaise révolution 1789-93 par exemple.
En bon bathesien je considère que la nature se déploie comme un langage, un langage scientifique autant qu’il se peut, mais tout fait social ne sera qu’à jamais culturel et si le passage de la nature à la culture c’est, pour la nourriture par exemple, passer du cru au cuit, alors c’est bien le culturel qui absorbe tout. Maintenant l’émancipation tu admettras que c’est un terme un peu fourre tout, tout le monde se revendique de l’émancipation. Même Sardoche quand il veut foutre les migrants dehors. Ce qu’il manque à mon sens dans ce chaos confusionnel c’est la forme. Inventé une forme, alors oui émancipatrice. Si en référant à l’organisation et transmission traditionnelle tu penses au patriarcat ou au paternalisme alors c’est à un conservatisme auquel tu fais allusion. Or le patriarcat est-il un fait naturel déjà, ça c’est pas sûr. C’est oublier que toute organisation traditionnelle est un système traditionnel. Système qui renvoie à structure, qui renvoie à forme. La rigueur scientifique anthropologique pour le coup, montre les fameuses structures élémentaires de la parenté comme précisément émancipatrice. Ce que l’on dénonçe à raison comme patriarcat en terme usuel, est en vérité l’androcentrie. Le patriarcat n’étant qu’un phénomène évolutif et culturel qui trouve autant de forme selon les cultures que les plats nationaux, avec plus ou moins d’androcentrie. Chez les talibans par exemple il y’a beaucoup d’androcentrie. Bref, je dis ça pour faire ressortir les formes. Or les formes ne s’inventent pas ex nihilo. Ce qu’on appelle littérature monde par exemple n’est, du moins dans sa définition pertinente, rien que, et rien d’autre que, la façon dont les œuvres s’influencent les unes les autres. D’un bout de la terre à l’autre.
Le problème étant que questionner les cultures traditionnelles a toujours été un point d’une extrême délicatesse auquel chaque anthropologue s’est confronté. On a beau étudier, apprendre la langue, interpréter les mythes et les rituels, au final le savoir et le pouvoir sont bien souvent indistincts. Mais s’alterer au contact de l’autre, l’autre comme destin… ça c’est la recherche d’une forme. Le conservatisme c’est la loi. La forme c’est la règle, comme on dit la règle du jeu.
Maintenant pour en revenir à l’interoception, ce n’est certes pas une théorie mais ce n’est pas simplement des données scientifiques non plus, sinon pourquoi intéroception ? C’est déjà une forme. Tenant selon moi davantage d’une pensée bourgeoise de l’individualité grégaire, que d’une ouverture sur l’altérité et le devenir. Mais ça c’est encore un débat sur les biais et les angles… de perceptions/conceptions.
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Greenwashing
InvitéOstros: « Champ d’étude qui permet d’approcher les causes et conséquences de la schizophrénie »
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T’es vraiment la dernière des teubées toi, c’est fabuleux.
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Claire N
Invité@remi
Je ne pense pas necessaire de demander à Brisemenu une quelconque démonstration au sujet de la gentrification
Je crois connaître d’avance le chemin de son « petit vélo «
Il est a parié qu’il s’est rendu compte de la gentrification ainsi : j’ai un voisin arabe – je veux aller en ville – oups c’est cher
Et comme mon fils touchant la clôture électrique des chevaux et surpris de la décharge tape son cousin juste à porté-
Ostros
InvitéEt comme mon fils touchant la clôture électrique des chevaux et surpris de la décharge tape son cousin juste à porté
Rire-
François Bégaudeau
Maître des clésrire + applaudissements – excellente image
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Claire N
InvitéMerci merci- c’est oui une version du « sous la main « de psychologies
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Cocolasticot
InvitéImage qui va rester
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..Graindorge
InvitéBen moi je vais plus oser te tutoyer ma Claire : trop de signes extérieurs de richesse: 6000€/mois nets, des chevaux, des vaches, des cochons, des serviteurs, et ce que tu vas nous dire, révéler encore…
Heureusement que tu fais plein de fotes d’ortografes, que je comprends pas toujours ce que tu dis et que tu offres des livres d’occasions cornés à tes copines qui partent à la retraite sinon franchement j’adopterais le voussoiement
Ah et j’oubliais tes gardes qui sont fatigantes et ton métier pas si facile du tout. Non: 6000€ c’est pas un gros salaire, ce sont ceux d’en dessous qui sont trop bas-
Claire N
InvitéFort bien -j’accepte avec joie ta main tendue
J’aimerais tout de même par respect pour leur qualification tu ne m’attribues pas de « serviteurs « mais une gouvernante, un palefrenier, un majordome, une cuisinière et tant d’autre personne merveilleuse-
..Graindorge
InvitéTu plastronnes patronne! Et tu as oublié le chauffeur sans permis ( de conduire) le jardinier pas bio, le coiffeur sans ciseaux etc
Et la merveilleuse maquilleuse qui se dépêche de planquer tes cernes après une nuit de garde car tu n’es pas une sentinelle qu’on ne relève jamais, toi
Bises d’insoumise 😀-
Claire N
InvitéTu plastronnes patronne- rires – j’essaye de pas en louper une en tout cas
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..Graindorge
InvitéEt ça peut arriver oui que juste après une frayeur de déverser la peur en tapant le premier qu’on trouve à côté. Si c’est une frayeur de brisemenu, trop tard pour l’Arabe , il avait que se déguiser en Suédois
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..Graindorge
Invité* il avait qu’à
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Tony
InvitéTrès bon article de Romaric Godin sur le projet techno fasciste de Palantir où l’on apprend entre autres choses que la seule activité rentable de l’IA est la guerre et que la fusion du capital techno et de l’état n’est peut-être plus de la science fiction,
Le manifeste de Palantir en 22 points, publié sur le réseau social X le 18 avril (lire les annexes) et mis en avant par les algorithmes de l’entreprise d’Elon Musk, peut ne pas apparaître comme une nouveauté. Il concentre les positions défendues depuis quinze ans par l’un de ses fondateurs, Peter Thiel, et résume en grande partie le livre The Technological Republic, paru en février 2025 et coécrit par le président de l’entreprise Alex Karp et par Nicholas Zamiska, son conseiller juridique.
Mais ce n’est pas tout à fait la même chose de publier un livre sous un nom d’auteur et de produire un manifeste, c’est-à-dire un programme simplifié sous forme de feuille de route politique, depuis le compte officiel d’une entreprise.
La société technologique spécialisée dans le maintien de l’ordre, le renseignement et la sécurité, grande gagnante de la guerre en Iran, a en fait publié un texte important du crépuscule du néolibéralisme. Il montre que le capitalisme de rente, pour survivre, doit prendre le contrôle sur la rente suprême, l’État. Et, pour ce faire, il lui faut à la fois discréditer la légitimité démocratique de ce dernier et remplacer la servitude volontaire de la démocratie par une obéissance craintive.
Le premier message envoyé par son manifeste est que Palantir est devenu un acteur politique, avec des ambitions et des objectifs. Tout le reste en découle : la politique n’est plus l’apanage d’une classe de citoyens à part ou des citoyens eux-mêmes, elle est le terrain de jeu des entreprises et en particulier des entreprises technologiques.Et si la politique est un secteur dans lequel un groupe technologique peut évoluer à visage découvert, c’est que la fonction même du capital technologique change. Désormais, il a pour vocation à viser le contrôle de l’État, ce qui est l’objectif premier de l’action politique. Ce n’est pas Alex Karp ou Peter Thiel qui veulent s’emparer de la Maison-Blanche à l’image d’un Donald Trump.
Non, c’est bien le capital technologique lui-même qui veut contrôler l’État, pour en faire un outil entre ses mains. Il se veut à la pointe d’un nouveau capitalisme d’État. Non pas celui où l’État venait aider le capital ou s’y substituer, mais celui où le capital même devient l’État, où les fonctions de l’État deviennent des moyens d’action en vue de l’accumulation de ce capital propre.
Le détail de ce manifeste doit être lu dans cette optique : un changement majeur de régime dans lequel l’État doit être mis à la disposition d’un groupe capitaliste. Une telle bascule suppose évidemment un changement radical de légitimation du pouvoir. Le manifeste de Palantir tente de construire cette nouvelle légitimité.
La légitimité politique du capital technologique
Cette légitimité se construit doublement, de façon affirmative et de façon négative. Dans le point 3 du manifeste, Palantir, paraphrasant le philosophe Jürgen Habermas (ancien professeur d’Alex Karp, lequel a avoué avoir fondé Palantir après avoir été rejeté par lui), proclame : « La décadence d’une culture ou d’une civilisation […] ne sera pardonnée que si cette culture est capable de produire de la croissance économique et de la sécurité pour le public. »
C’est le point de départ de la pensée de Palantir. La légitimation du pouvoir est désormais issue de cette double source : l’accumulation et la sécurité. Deux piliers qui, selon le manifeste, ne peuvent être fournis que par le capital technologique fondé sur l’IA.
C’est lui qui est capable de produire des armes destinées à remplacer la dissuasion nucléaire par la dissuasion par l’IA (point 12), c’est lui qui peut assurer la course à l’armement de l’IA sans en passer par des débats éthiques et politiques interminables (points 5 et 7), c’est lui enfin qui peut mettre l’IA au service de la sécurité publique (point 17).
Enfin, c’est ce capital incarné par Palantir qui est capable de produire de la vraie technologie, celle qui est capable d’agir sur la société, en sortant de la « tyrannie des applications » critiquée dans le point 2, c’est-à-dire d’une recherche technologique à bas coût, mais aussi à bas rendement, devenue une sorte de routine.
Dans l’esprit d’Alex Karp, le capital technologique peut fonder une nouvelle croissance en promouvant de nouveaux gains de productivité massifs, inaccessibles à la logique des applications. Mais ce bond économique ne peut pas se faire dans le cadre ancien du marché concurrentiel mondialisé.
La critique du capitalisme démocratique
C’est l’autre face de la légitimité revendiquée par Palantir : elle se fonde sur la crise de légitimité du capitalisme démocratique. Depuis longtemps, Peter Thiel souligne lui-même que la société démocratique est un obstacle au développement du capital technocratique.
Les exigences démocratiques freinent en permanence les possibilités qui sont offertes par le capital technologique. La « société de la délibération » chère à Jürgen Habermas est ici présentée comme le mal absolu : elle construit de faux débats comme celui de s’interroger sur l’usage militaire de l’IA (point 5), elle « psychologise » la politique en obligeant à intérioriser des visions de « personnes » que l’on « ne pourrait jamais rencontrer » (point 10), elle méprise les milliardaires (point 16), elle favorise la « prudence » en politique au détriment de la détermination (point 19), elle relativise la supériorité des cultures où règne l’accumulation et qui ont produit « des merveilles » (point 21).
« Nous devons résister à la tentation d’un pluralisme vide et creux », résume le point 22 en guise de conclusion.
En corollaire, la critique porte jusqu’au capitalisme néolibéral qui a accompagné cette société démocratique, et dont Palantir rejette la forme nucléaire : la multinationale mondialisée soumise à la concurrence internationale. Le capital qui prétend à la politique est ici national : dans le point 1, Palantir présente son engagement comme le paiement d’une « dette morale » envers le pays qui a permis au secteur technologique d’émerger. La Silicon Valley a une « obligation positive de participer à la défense de la nation », et le capital technologique doit prendre le pouvoir pour lutter contre un « ennemi », jamais nommé mais omniprésent.
L’ère de la multinationale est donc terminée. Le capital doit s’assumer états-unien parce qu’il doit devenir les États-Unis. Et en cela, il ne lui est pas permis de se laisser divertir de son ambition politique par la concurrence ou le marché. « Nous devrions applaudir ceux qui tentent de bâtir là où le marché n’a pas su agir », résume le point 16 : pour bâtir, il faut contourner le marché. Et la meilleure façon de le contourner est de fusionner avec l’État.
C’est bien pour cela que l’État démocratique, classiquement jugé obèse, doit disparaître (point 8). Car il doit surtout cesser d’encadrer l’action du capital : « Les fonctionnaires n’ont pas besoin d’être nos prêtres. » Derrière cette phrase, il y a évidemment d’abord la critique de l’aspect moralisateur de l’État démocratique, qui est un élément central de la critique nietzschéenne de la modernité par Palantir.
La démocratie est jugée comme le régime des faibles qui utilisent la morale et la transparence pour dominer les forts. C’est dans cette lecture de La Généalogie de la morale, de Friedrich Nietzsche, qu’il faut comprendre le point 9 sur l’absence d’indulgence envers les puissants, qui « pourrait nous laisser une galerie de personnages à la barre que nous regretterons » ou encore des dégâts de la transparence de la vie publique (point 17).
Mais derrière cette dénonciation des « fonctionnaires-prêtres », il y a aussi la reprise de la critique libertarienne de l’État néolibéral qui voulait encadrer les marchés et leur donner des normes. Pour Palantir, cet encadrement est impossible parce que l’État n’est pas économiquement viable (« Toute entreprise qui rémunérerait ses employés comme le gouvernement fédéral rémunère les fonctionnaires aurait du mal à survivre », point 8).
Le monde de la nuit, de la violence et de la mort
Une fois cette légitimité proclamée, Palantir déroule son programme. Le capital technologique au pouvoir va construire un monde à son service. La guerre, seule activité aujourd’hui clairement rentable de l’IA, est donc remise à l’ordre du jour. Le « soft power » est rejeté comme une faiblesse : place au « hard power » (point 4), tant à l’étranger qu’au sein même de la société états-unienne, où « la Silicon Valley doit jouer un rôle dans la lutte contre la criminalité violente » (point 17).
Pour assurer un tel ordre, Palantir passe par de vieilles ficelles : la défense de la civilisation. Il est ainsi piquant de voir que dans un texte qui appelle à la destruction de tous les contre-pouvoirs démocratiques, les points 13 et 14 justifient ce durcissement du pouvoir au nom de la défense des « valeurs progressistes » et de la « paix extraordinairement longue » basée sur la « puissance états-unienne ».
Ce paravent n’est que le faux nez d’un nationalisme radical. En tant que pointe prétendûment avancée de la culture occidentale ayant produit des « avancées vitales », les États-Unis devraient engager le combat contre les cultures externes « régressives et dysfonctionnelles » (point 21). Et c’est au capital technologique d’assumer la direction des opérations. Le retour du capital à la nation se traduit par un retour à la hiérarchie des cultures.
C’est aussi dans ce suprémacisme qu’il faut comprendre la volonté de réarmer l’Allemagne et le Japon (point 15) : il s’agit d’effacer une « surcorrection » héritée de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et ce n’est pas le fruit du hasard. L’Allemagne nazie comme l’Empire japonais justifiaient leur militarisme par la défense de la civilisation. Palantir s’inscrit ouvertement, quoique de façon oblique, dans cette continuité.
On pourrait discuter longuement de l’aspect fasciste ou non de ce texte. Mais ce qui est certain, c’est qu’il défend un monde où la démocratie est vidée de son sens et n’est qu’un étendard justifiant une politique de domination et de prédation. Le discours de salut de la civilisation est un classique de l’extrême droite qui permet de refaire une unité politique autour de la nation, de la religion (point 20) et d’une élite combattante.
Alex Karp et les siens veulent faire du monde un lieu détestable, basé sur la supériorité des capitalistes technologiques, la discrimination et la guerre. Ils veulent une société militarisée où la joie est exclue, et la menace constante. C’est le monde de la nuit, de la violence et de la mort.
Contre quoi lutter ?
Les néolibéraux et les centristes s’émeuvent à juste titre de ce manifeste qui les cible directement. Mais, face à un tel horizon, leur projet de société est impuissant. Bien sûr, on peut toujours considérer que, devant un tel plan, le néolibéralisme d’un Emmanuel Macron est un moindre mal. C’est un argument qui sera sans doute utilisé massivement dans les prochains mois et les prochaines années.
Mais cette résistance est un piètre rempart. Car c’est oublier que ces monstres ne viennent pas de nulle part. Ils sont le produit même du néolibéralisme et de son échec. Ce sont les politiques mises en place dans les années 1980 qui ont permis de donner naissance à ces groupes technologiques ayant échappé à leurs créateurs et entendant s’en débarrasser.
C’est aussi oublier que de telles monstruosités prospèrent bel et bien sur l’échec du capitalisme démocratique et de la promesse néolibérale de prospérité. Le seul élément vrai dans ce manifeste, c’est que la société issue de la contre-révolution néolibérale n’a plus grand-chose à offrir aux populations – c’est pourquoi ce type de texte peut avoir un tel impact politique.
Enfin, c’est oublier que les néolibéraux eux-mêmes sont engagés activement dans un glissement vers des logiques autoritaires, discriminatoires et répressives. Le double quinquennat qui s’achève l’a assez prouvé en ce qui concerne la France. Ceux qui se présentent comme des résistants aux délires de Palantir pourraient bien n’en être qu’une version édulcorée, ne serait-ce que parce qu’ils ne remettent jamais en question la logique du capitalisme, pourtant en cause ici.
Pour contrer Palantir, il faut non seulement prendre au sérieux le danger que représente cet acteur, mais aussi s’attaquer aux racines du problème : le caractère profondément destructeur de la logique capitaliste. Pour sauver la démocratie, l’environnement et la société, il est nécessaire de combattre le principe fondamental qui l’attaque désormais de front.
Romaric Godin
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Claire N
Invité« La société technologique spécialisée dans le maintien de l’ordre, le renseignement et la sécurité » effectivement on comprend qu’il s’intéresser de près aux états grands pourvoyeurs de leur matière première – la guerre
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Claire N
InvitéMais tout de même, je me questionne sur la viabilité de leur projet entrepreneurial : le nationaliste n’est il pas – comme d’habitude – une ressource limitée ?
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci à Tony – et incidemment l’excellent Romaric- pour ce texte lumineux. Et avec ça les confus souverainistes continueront à nous expliquer que l’Etat est un rempart contre le capital.
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Sardoche
InvitéSoulignons aussi l’extrême confusion des gauchistes qui nous disent que nous ne sommes pas en démocratie, qui ne serait qu’un leurre instauré par la bourgeoisie capitaliste, et que nous vivons en fait dans une société capitaliste, mais qu’il faudrait tout de même, d’après cet article, sauver cette démocratie et cette société qui sont maintenant considérées comme « la » démocratie et « la » société. Les voir bouffis de leurs certitudes incohérentes est en tout cas un spectacle fort amusant.
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci, pour notre gouverne, de continuer à exposer ici ton indigence
Si tu prêtais un minimum d’attention aux gauchistes qui t’obsèdent et fascinent – et devant lesquels tu fais un pathétique complexe d’infériorité-, tu saurais que la « démocratie » n’est chez eux jamais promue comme telle. Qu’il existe une longue continuité de textes qui s’en prennent à ce fétiche. Récemment, Lagasnerie a donné dans cette critique – ça a du t’échapper. Auparavant, Badiou a largement déconstruit ce mythe. Avant lui, des Castoriadis et Rancière, après maints anarchistes, ont oeuvré à donner au terme un autre contenu que la plate mouture libérale-bourgeoise de ladite démocratie.
A ceux là tu ne te référeras jamais, préférant amalgamer « les gauchistes » à n’importe quelle tribune de Libération cosignée par quelques comédiens ou écrivains de centre-gauche, et alarmant contre le « danger RN ».
Sors un peu du festival de Cannes, ça te fera du bien.-
Sardoche
InvitéComment pourrais-je faire un complexe d’infériorité puisque j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises pourquoi je vous trouvais si amusant et divertissant. Et je constate toujours la même ritournelle dès que vous êtes en difficulté : la gauche qui dit ça n’est en fait pas la gauche. Les reproches d’amalgamation sont d’autant plus ridicules de ta part qu’à gauche vous amalgamez du matin au soir et du soir au matin tout ce qui est à gauche de LFI au fascisme. Ah mais j’oubliais, la gauche qui fait cela n’est pas la gauche en fait.
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François Bégaudeau
Maître des clésbelle réponse sur le fond
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Sardoche
InvitéTu illustres encore une fois à merveille ce que je dis : tu me reproches de ne pas répondre sur le fond alors que toi même tu ne l’as pas du tout fait dans l’autre discussion. C’est dommage que tu sois quand même si prévisible.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu dis que lagauche défend ladémocratie, je t’informe que c’est faux. Point.
Tu as tant à apprendre de moi. -
Sardoche
InvitéTrès bien je prends note de ton antidémocratisme et donc logiquement de ta préférence pour un autoritarisme de gauche. Au moins c’est clair. On a donc bien raison de combattre la gauche qui ne vise qu’à instaurer son despotisme.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, persiste à ne rien comprendre. Il est sans doute beaucoup trop subtil pour toi d’envisager qu’une critique de ladémocratie puisse être formulée au nom de l’émancipation
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Jeremy
InvitéEt si les individus ne veulent pas s émanciper on fait comment ? la gauche aura t elle dans ce cas là une quelconque raison d être ?
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Sardoche
InvitéL’émancipation est un dogme à gauche, elle finira donc par imposer ce qu’elle considère comme l’émancipation qu’on le veuille ou non. Staline et Pol Pot en ont fait la preuve et ont déjà montré à quoi cela aboutit. Mais sans surprise begaudeau nous dira qu’eux aussi ne sont pas de gauche.
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Greenwashing
InvitéFrançois: « et devant lesquels tu fais un pathétique complexe d’infériorité »
.
Je ne suis pas sûr que ce soit vrai mais même en mettant ce détail de côté ce serait quand même la mega honte pour toi une sortie de ce genre car il n’y a rien de plus pathétique que les gens qui font usage de la psychologie pour dominer leur prochain.
.
Ah si, pardon, il y a ceux qui font usage de la psychologie pour dominer leur prochain en prétendant être du côté de l’émancipation.
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Claire N
InvitéOú l’on remarque la difficulté concomitante d’imaginer et un monde sans le capitalisme et un monde sans les gauchistes – je te souhaite un heureux ping- pong de tête jusqu’à la fin des temps
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Jeremy
InvitéA quoi pourrait bien ressembler un monde libéré du capitalisme ?
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Claire N
InvitéJe ne sais pas pour tout
Mais on peut envisager
Qu’il y ait plus de place pour les choses qui n’ont pas de prix-
Jeremy
InvitéComme l amour.
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Claire N
InvitéComme l’amour
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..Graindorge
InvitéA quoi pourrait bien ressembler
un monde libéré du capitalisme ?
À un paradis sur Terre
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Sardoche
InvitéVous êtes tellement embourbés dans vos dogmes gauchistes que vous ne vous rendez même pas compte que le capitalisme n’existe pas avant le moyen-âge. Donc un monde sans capitalisme a déjà existé des milliers d’années sur cette terre. Votre incapacité à intégrer cela montre bien à quel point vos interrogations sont déconnectées de la réalité.
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Ourson
InvitéRécemment, j’ai appris qu’il pourrait y avoir un lien entre le « génie » et la capacité à faire des jeux de mots.
Ce lien serait la « bissociation » : une capacité à créer de nouveaux concepts à partir d’éléments dissociés. On estime que ce mécanisme est au cœur de nombreuses inventions ou découvertes, l’exemple bateau étant Newton qui conceptualise les lois du mouvement en voyant une pomme tomber d’un arbre.
–
L’information est évidemment à prendre avec des pincettes, tout comme le concept de « génie » d’ailleurs. À ce jour c’est simplement une théorie venue de l’université Oxford, relayée dans quelques magazines et autres comptes de réseaux sociaux.-
Claire N
InvitéJe suis désolée Ourson – mais au moins dans le pute à click – il y a le click
La franchement tu déconnes-
Ourson
InvitéOupsi héhé, aller pour la peine ça part sur un petit click « Biba Magazine » :
https://www.bibamagazine.fr/lifestyle/psycho/oxford-est-formel-si-vous-faites-ces-traits-desprit-bien-specifiques-vous-etes-certainement-un-petit-genie-514091.html-
Samuel_Belkekett
InvitéLe génie ce n’est pas Newton qui voit la pomme tomber et pense sa théorie, le génie c’est l’inconnu(e) qui a inventé cette histoire de Newton qui voit une pomme tomber et produit sa théorie…
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bibinard
Invitéleu jet ni sé davouar trensfaurmet dais paume an kalva
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Samuel_Belkekett
InvitéElle est là la vraie histoire, the true story. Newton, après s’être abreuvé de calva, a fini par comprendre la gravité.
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Etienne
Invité-
Etienne
Invité-
François Bégaudeau
Maître des clésLe Ruffin-bashing, occupation principale voire exclusive de la gauche électocentrique.
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Etienne
InvitéTu soutiens toujours ce ksos ?
Fraternité des fanfoué ? -
Elisey
InvitéBegaudeau, tu veux nous dire quoi ? Que c’est pas un cornard de raciste et de traite ? Cesse de nous embarquer dans ta mélasse.
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Mireille
InvitéBégaudeau avait encore eu le nez fin en se faisant le chantre de Ruffin
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Elisey
InvitéIl continue à le célébrer et, pour esquiver ses responsabilités, il nous ressert le vieux refrain de l’obsession électorale. Begaudeau ou l’homme qui compte les noirs est atteint du syndrome du sauveur quand ça l’arrange :
« François le justicier du train armé d’une carte bancaire, François en armure de chevalier en croisade sur France Inter ou François en tenue de boxeur dans les travées de l’Assemblée nationale… »-
François Bégaudeau
Maître des clés1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère-
Etienne
InvitéFanfoué a le soutien honteux.
Signe une fois de plus de son embourgeoisement non assumé.
Tu régales.
Ksos
😅-
François Bégaudeau
Maître des clés1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère-
Etienne
InvitéTu es redondant.
Tu m appelles flaque alors que c est juste ton phantasme.
Tu me permetras donc de t appeler ksos.
Fanfoué
Ramène ton pack.
La bière n est pas réservé à la bourgeoisie 🥰 -
François Bégaudeau
Maître des clésTu n’as pas du bien lire. Je refais, comme ça tu répondras :
1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère -
François Bégaudeau
Maître des clésMais je comprends : nous avons suffisamment vu ici qu’à l’écrit tu fonctionnais surtout par émoji et quelques mots Tourette (bourgeois fanfoué packs)
Heureusement le 19 juin comme tu sais je suis à Annemasse. J’arrive à 15h30 à Genève, je peux donc être à 17h00 sur place. Là je te réserve deux heures de discussion rien que pour toi. On parlera de Ruffin, de Ksos, de bourgeoisie, de Fanfoué, tous tes thèmes préférés
Et j’apporterai un pack, puisque c’est ta condition sine qua non
J’ai hate. -
Etienne
InvitéOn causera
Dans un esprit calme et détendu.
Comme de vieux camarades qui sont pas d accord sur tout.
On peut même inviter d autres membres du forum du coin à se joindre à nous.
Si ça te dérange pas fanfoué 😊 -
François Bégaudeau
Maître des clésNon non je tiens beaucoup à ce qu’on ne soit que tous les deux
Ce sera un plus beau moment encore.
Mais tu me fais peut avec ton « Dans un esprit calme et détendu?. On sent la flaque repointer son nez. J’espère que je me trompe.
En tout cas : 17h, devant la librairie. Je me réjouis. -
Etienne
InvitéC est noté. Tu paies ton kebab alors ? 😋
-
Greenwashing
InvitéFrançois: « Mais tu me fais peut avec ton « Dans un esprit calme et détendu?. On sent la flaque repointer son nez. J’espère que je me trompe. »
.
T’es au courant que tu dois me voir avant? -
Mireille
Invitéfrançois bégaudeau : » J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien. »
On peut difficilement faire moins crédible que cela.
Quel genre de « camarade » faut-il être pour délibérément décider d’en planter un autre dans le but d’aller discuter avec un type que tu traites de crétin sur ton forum et qui a toutes les chances de ne même pas se présenter à votre hypothétique entrevue. On se demande donc ce qui est le plus ridicule : toi le plantant, ou cette histoire même de « camarade soufiane » dont on ne peut que douter de l’existence ?
Tout aussi ridicule ce besoin que tu as de préciser que le camarade que tu planterais s’appellerait « soufiane », serait-ce une grossière tentative de minimiser ton racisme légendaire en faisant croire à tout le monde que tu as un ami arabe ?
Tu me laisses la même impression que celle que j’ai eu en entendant hollande nous dire que son ennemi était la finance : le ridicule porté en étendard. -
MJPM
InvitéÉtienne, on covoiture entre trolls ?
Je respecterai biensur votre besoin d intimité virile. -
Greenwashing
InvitéFrançois: C’est con que l’autre version du forum ne soit plus en ligne car ça aurait été rigolo de te retrouver tes messages pour te les opposer.
-
François Bégaudeau
Maître des clésOui, min enfant, tu fais bien de rappeler que ta fascination pour moi est telle que tu es là depuis dix ans, mémoire vivante de ce site, divine concierge.
-
François Bégaudeau
Maître des clésJe te convierais bien à Annemase aussi, mais je crois qu’Etienne, tout aussi érotisé que toi par moi, tient particulièrement à m’avoir rien que pour lui pendant deux heures.
-
Etienne
InvitéDu tout.
Je suis un partageux dans l âme 🥰 -
Greenwashing
InvitéFrançois: Je suis arrivé au début de l’année 2018 et je suis tombé dans le coin en cherchant à savoir ce qui se disait au sujet du bouquin de Ruffin « Un député à l’HP » donc j’ai une bonne idée de ce que tu pouvais avoir à dire sur Ruffin à l’époque.
.
Sinon tu crois qu’un jour on pourra te voir étayer cette histoire de fascination que j’aurais pour ta petite personne? Parce que moi ça m’intéresse, j’aime bien savoir de quoi sont fait les délires des autres à mon sujet. -
François Bégaudeau
Maître des clésque tu sois là depuis huit ans suffit comme preuve de ta fascination
par ailleurs ta prise la main dans le sac est en bois
j’avais en 2018 une grosse sympathie pour Ruffin, comme à l’époque toute la gauche radicale : il était l’initiateur de Nuit debout, l’auteur de Merci patron (seul film que j’aime de lui, meme si le ver est dans le fruit), le journaliste de La bas s’y j’y suis, et surtout, surtout, le rédacteur et créateur de Fakir, journal précieux, où j’avais quelques connaissances – ainsi que dans la bande Fakir plus large
Puis d’année en année il s’est passé ce qu’on sait, et comme bien des gens de gauche radicale j’ai progressivement déchanté le concernant, ses ambitions présidentielles achevant de me désoler
facts -
François Bégaudeau
Maître des clésMême le crétin Etienne, mon deuxième fan après toi, reconnaitra sans doute le 19 juin, de visu, en toute amitié et bière, qu’il s’est senti une camaraderie avec Ruffin dans les années 2016-2020.
-
Etienne
InvitéOui à l époque du plus jamais ps toussa toussa.
Il etait intéressant.
Ton soucis c est que toi tu les côtoies de part ta position de bourgeois.
Syndrome juan branco je dirais
On a tous des déceptions face à nos passions tristes.
Toi le foot moi la politique représentative.
M insulter de flaque puis de crétin alors que je ne fais que te nommer fanfoué et bourgeois démontrent parfaitement que tu n acceptes pas ta position sociale.
Ptet que tu aurais dû rester un punk comme loran des bxn.
Mais tu as fais des choix 😘 -
François Bégaudeau
Maître des clésVoilà une très bonne mise en bouche pour notre rencontre du 19 à 17H.
Plein de sujets à l’ordre du jour. -
Greenwashing
InvitéFrançois: « Puis d’année en année il s’est passé ce qu’on sait »
.
Ouais, t’as fini par me donner raison sur le fait que Ruffin n’était qu’une fraude. Sinon t’es au courant que Charles était déjà là quand je suis arrivé? Parce que je t’imagine mal jouer le numéro que tu me joues à Charles et par conséquent ces 8 années ne suffisant pas à faire la preuve de ma fascination.
.
Je suis le pire des trolls, je suis le plus méprisable de tous, je suis élu de façon négative mais à l’arrivée j’occupe quand même une position d’exception dans ton référentiel subjectif et moi je suis du genre à croire que derrière cette haine il y a de l’amour donc j’ai tendance à penser que c’est moi qui te fascine mais que tu n’es pas capable de le regarder en face. C’est délirant? Je sais pas, je veux dire que l’école t’as volé tes plus belles années alors que moi je faisais l’école buisonnière donc peut être que dans le fond tu m’envies car t’aurais bien être moi.
.
Sinon pourquoi Annemasse?
.
« Le mercredi 27 mai 2026 à 20h, nous aurons le plaisir d’accueillir François Bégaudeau et Matthieu Frou pour une soirée d’échanges autour de leurs dernières parutions. »
.
Tu le sais que je vis en ile de France, si ça trouve tu sais aussi que Bois Colombes c’est pas très loin de chez moi. Parce que moi je suis convaincu que c’est parce que t’as peur de moi. C’est ce numéro que tu jouais à Etienne l’autre jour donc je ne vois pas pourquoi c’est une hypothèse qui deviendrait délirante quand elle conduit à prétendre que tu te fais dessus à l’idée de voir demi-habile en vrai. Et c’est pour ça que je suis le pire des trolls à mon avis, c’est parce que même toi tu ne peux pas contester le fait que je suis drôlement bon dans mon genre. -
Facts
InvitéPourquoi tu attends son accord pour te rendre à la rencontre ?
Tu dis toi même que c’est à côté de chez toi. -
Charles
InvitéJ’etais certes là il y a 8 ans mais moi entre temps j’ai fait un gosse et je suis avocat à >5K par mois, bref je me suis sorti les doigts du cul plutôt que de me toucher sur ce forum alors trouve toi une nana toi aussi et fous nous la paix
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Greenwashing
InvitéCharles: T’es pas le vrai Charles, c’est pas du tout son genre ce genre de sortie, ptdr mdr.
-
Charles
InvitéUsurpation de pseudo, je n’ai pas écrit ce message.
Et si j’ai effectivement eu un enfant au cours de cette période, mes émolument se montent par contre à plus de 10K par mois, ce qui ne m’empêche pourtant pas d’être un bourgeois bien de gauche. -
Cloups
InvitéCharles à 10K, Claire N à 6K… D’autre volontaires pour y voir plus clair ? On commence à bien saisir la sociologie des protagonistes de ce forum. Bégaudeau, un sommet de distinction. L’éminence du chic ? On comprend dès lors que cette grosse beauf de Rose Lamy ne trouve guère grâce à tes yeux. Les seuls précaires de ce forum sont les trolls.
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Tony
InvitéJ’ai du mal à croire que Charles soit l’auteur du message à 10K par mois,un gauchiste en aurait honte et ne le dirait pas, très étonnant tout ça.
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Etienne
InvitéVous pouvez par parler comme un prolo moyen qui dit je gagne 2000 balles par mois ? 😁
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Cloups
InvitéJe pense que c’est le vrai Charles mais qu’il s’agit d’une blague. Le boug ne doit pas mal gagner sa vie en tant qu’avocat malgré tout. Et Claire ne plaisantait pas pour le coup. Graindorge avec son appart dans le vieux nice ne doit pas etre mal non plus… Ostros est une préca authentique en revanche il me semble.
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Gaspard
InvitéNe serait-il pas intéressant d’ouvrir un topic où chacun dévoilerait sa profession, ses revenus et son patrimoine ? Cela permettrait de mieux situer chacun des intervenants et de savoir d’où chacun parle.
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Etienne
InvitéJ ai deja tenté 🫢
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Tony
InvitéÇa a déjà été fait et ça n’a aucun intérêt,on te répondra qu’il y a autant de proletaires à droite que de bourgeois à gauche,que la gauche ne veut que du bien aux classes populaires pourvu qu’elles ne soient plus violentes,sexistes,racistes et incestueuses.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es le bienvenu le 27
Je pourrai t’expliquer de vive voix l’immense différence entre toi, qui depuis 8 ans vomis continument ici ta haine fascinée, et Charles ou d’autres, présent depuis 15 ans mais sans haine, ni d’ailleurs amour inconditionnel. -
Greenwashing
InvitéFrançois: Tu préviens la librairie que je fais partie des VIP ou il faut que je m’inscrive comme n’importe qui d’autre?
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François Bégaudeau
Maître des clésIl n’y a pas de VIP en librairie. Sache le.
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Greenwashing
InvitéFrançois: C’est vrai? Putain je suis déçu, moi j’imaginais que j’aurais le droit à une coupe de champagne et des petits fours.
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François Bégaudeau
Maître des cléscomme tu es drole
vivement qu’on se rencontre -
Gérard Manchot
InvitéIl y a des vestiges de l’ancien forum sur WM
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Bonnaventure
InvitéUn peu de clarté en ce dimanche déjà bien encombré avecl’ami Pâcome
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François Bégaudeau
Maître des cléson va s’y jeter avec une gourmandise non feinte
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L’ami Pacôme
InvitéL’ami Pacôme est Samuel_belkeket.
Fan de Frank Zappa et fouteur de merde à ses heures perdues.
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François Bégaudeau
Maître des cléson va s’y jeter avec une gourmandise non feinte
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Le mec là
InvitéJe sais pas si c’est lfi le problème avec cette BD. On en a parlé hier avec les enfants en la découvrant car, si elle nous a pas fondamentalement pris de court, elle est quand même assez effarante. On est pas encore assez zen faut croire. Si on est passé à autre chose après 24h ça ira ou on est déjà fautif?
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François Bégaudeau
Maître des clésPuisque des cohortes s’indignent ou se gaussent en boucle de cette BD, je fais juste remarquer que les cohortes ne sont pas immensément plus fines que la BD. Ceci selon cette loi implacable du biotope électoral que tous les partis s’y tirent mutuellement vers le bas
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Le mec là
InvitéCe pendant peut exister, je ne le nie pas…Mais ceux que je vois en boucle dessus (sur les réseaux) sont surtout les premiers concernés par le paternalisme de Ruffin. Et je trouverai ça de mauvais goût de leur reprocher leur manque de hauteur.
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François Bégaudeau
Maître des clésRuffin est paternaliste, je crois qu’on est bien au courant maintenant. Sur les questions raciales, Ruffin est à l’ouest je crois qu’on est bien au courant aussi. Ruffin pose enroulé dans un drapeau français en une de Marianne? Affaire réglée. Mais visiblement pas réglée pour tout le monde.
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François Bégaudeau
Maître des clésCela dit j’ai vent de décoloniaux qui aiment le patriotisme. J’imagine donc que cette une leur a plu.
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Le mec là
InvitéC’est génial on est au courant, n’en parlons plus. Le problème c’est que tout le monde ne l’est pas.
Je vois pas pourquoi on devrait faire profil bas sur Ruffin quand il nous pond une bouse aussi spectaculaire. Je dirais même que certains à gauche peuvent lire cette BD et n’y voir aucun problème particulier, et ça, je trouve que ça vaut le coup d’en parler.-
K. comme mon Code
InvitéMoi qui méprise Ruffin depuis longtemps, je trouve le focus depuis plusieurs jours sur sa BD lourdingue. Il s’agit évidemment de capitaliser sur la détestation de Ruffin, pas d’éduquer sur quoi que ce soit – et ça m’agace parce que ça lui accorde paradoxalement de l’importance.
Mais ça en valait la peine pour cette vidéo qui me fait beaucoup rire : https://www.instagram.com/reel/DYXdT_ltF2i-
Charles
InvitéIl t’en faut peu pour te faire rire
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Charles
InvitéUsurpation de pseudo, ce n’est pas moi qui ai écrit le message ci-dessus.
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Charles
InvitéJe n’ai écrit aucun des deux messages précédents, quelqu’un s’amuse avec mon pseudo
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Charles
InvitéFrançois ne faudrait-il pas revoir ta politique de modération de ce forum ? cela devient pénible ces usurpations de pseudo
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Etienne
InvitéC est libertaire ici.
Autogestion de la modération 🥰
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Alphonse
InvitéQue l’occasion soit trop belle pour les concurrents électoraux de Ruffin de le sortir de la course, cela va de soi – et ne me concerne pas.
Mais pour informé que je fusse du trouble généré « à gôche » par le racisme systémique, je n’en ai pas moins été scié par les planches que j’ai vues – et notamment l’épisode du train et de la femme contrôlée, du grand sauveur qui paye les onze balles et de l’autre qui gueule. Qu’il n’y ait personne, dans l’entourage de Ruffin, pour faire une lecture critique me semble pour le moins ahurissant.
Je veux dire : il pourrait au moins faire semblant, quoi.
Si on voulait vraiment être généreux avec eux (Ruffin et sa team), on dirait qu’il tient, affectivement, trop à l’idée de concorde au sein du prolétariat, pour imaginer qu’il ne puisse pas suffire d’un gars qui paie 11 balles pour résoudre tous les problèmes ; pour envisager que le racisme n’est pas une affaire d’interaction qui peut se gérer avec un peu de grandeur d’âme et de courtoisie.-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai dit que je trouvais la BD affligeante
J’ai dit aussi que je n’allais pas y passer le mois-
Alphonse
Invité(un poil de méta : mon post n’était pas en contradiction avec ce que tu disais, je souhaitais juste exprimer ma sidération pour, l’exprimant, l’atténuer)
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Charles
InvitéUne preuve de plus s’il en fallait de la politique partidaire comme école de la médiocrité.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui j’avais bien compris.
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Sidonie
InvitéJ’ai lu via instagram les fameuses planches de ruffin dans le train qui joue les pacificateurs. Si je trouve ruffin assez ridicule de se mettre en scène de la façon dont il le fait, je ne vois vraiment pas où se trouve le racisme là-dedans. Les policiers s’adressent toujours comme cela à des gens qui ne sont pas en règle et qui commencent à rouspéter, que ce soit des noirs des blanc ou des arabes, donc parler de racisme uniquement parce que la femme est noire me semble délirant. Et les policiers réagissent toujours comme cela aussi quand un énergumène se mêle de ce genre de situation alors qu’on ne lui a rien demandé, qu’il soit blanc noir ou arabe. Voir du racisme ici est tout autant délirant. Qu’il y ait à redire sur la façon de faire de ces policiers, d’accord, mais de là à parler de racisme c’est surtout plaquer son idéologie sur la scène. Cette gauche devient folle. Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche.
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..Graindorge
Invité« Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche »
C’est pas bien grave Sidonie-
François Bégaudeau
Maître des clés« Cette gauche devient folle. Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche. »
Et donc tu vas voter quoi?-
Sidonie
InvitéCelui à gauche qui me semble le plus sérieux est Alexis Corbière, mais il ne se présente pas, donc je ne sais pas encore pour qui je voterai, peut-être de Villepin qui me semble aussi plus crédible.
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Gérard Manchot
InvitéBlague de l’année
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai failli y croire.
Bien joué Sidonie -
Sidonie
InvitéPourquoi vous moquez vous de mes choix de vote?
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es Eric Judor déguisé en Sidonie.
Méconnaissable. -
Sidonie
InvitéJe vois que toute discussion sur ce sujet est impossible avec vous, c’est typique de la gauche LFI. On se moque, on insulte et on refuse le débat. Pourquoi êtes-vous si sectaire et dogmatique ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJe comprends ton désarroi, Eric. Mais je dois couper court, je déjeune tout à l’heure avec Chikirou.
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..Graindorge
Invité» de Villepin »
Ah.
C’est vrai qu’il a un excellent orthophoniste
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Omar
InvitéFrançois vit sans payer de loyer dans la tête de Laelia Véron épisode 34543. Cette dernière a encore frappé : « Ruffin est à combien sur l’échelle de Juan Branco vous pensez ? Ou c’est l’inverse finalement ? (Et Bégaudeau il est où là dedans ?) (On est d’accord qu’on n’a pas d’exemples de femmes avec de tels ego-trips ?) »
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Claire N
Invité« On est d’accord qu’on n’a pas d’exemples de femmes »
Voilà – on est une femme, on a rien demandé et on se fait afficher pour rien – y en a un peu marre des balles perdues-
Ema
InvitéVoilà – on est une femme, on a rien demandé et on se fait afficher pour rien – y en a un peu marre des balles perdues
Rires – elle a pas tord celà dit, il faut vraiment remonter les quota de melons féminins dans l’offre électorale, je ne me sens pas représentée.
Plus sérieusement, quel manque d’inspiration dans la mesquinerie pour foutre FB, l’air de rien, dans le même panier que deux mégalo rouge brun option syndrome du sauveur, qui plus est candidats électoraux, je veux dire que même dans le registre coup bas c’est très mal joué. Faut durcir le game Laelia.-
François Bégaudeau
Maître des clés« François vit sans payer de loyer dans la tête de Laelia Véron épisode 34543. »
Rire -
Claire N
InvitéOui et c’est quand même bien dommage de louper le seul fil qui puisse se tenir : celui de la candidature présidentielle pour le rabattre sur le terrain des filles à la vanille
Mais bon ça nous aurait amené vers une critique des élections-
oreillette
Invité« y en a un peu marre des balles perdues » Gros rire !
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Shiva
Invité« Le silence est la vérité ultime de l’existence. » – Bhagavad Gita
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Cette citation nous rappelle que parfois, le silence contient des vérités plus profondes que les mots ne le pourraient jamais. Dans notre vie bien remplie, nous nous retrouvons souvent pris dans le bruit et les distractions. En embrassant le silence, nous pouvons gagner en clarté et en perspicacité. Nous pouvons commencer à comprendre ce qui compte vraiment et à nous connecter avec notre moi intérieur.
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« Le changement est la seule constante dans la vie. » – Bhagavad Gita
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Cette citation nous rappelle que le changement est inévitable. Plutôt que de résister au changement, nous pouvons apprendre à nous adapter et à grandir à partir de celui-ci. Accepter le changement nous permet d’embrasser de nouvelles opportunités et de nouveaux défis, en enrichissant notre vie dans le processus. Nous trouvons la force dans notre capacité à évoluer.
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« Ce que nous pensons, nous le devenons. » – Bhagavad GitaCette citation souligne l’importance de nos pensées. Nos pensées façonnent notre réalité et influencent nos actions. En cultivant des pensées positives et stimulantes, nous pouvons créer une vie épanouissante. Nous devenons les architectes de notre propre destin, construisant un avenir fondé sur nos croyances.
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Jeremy
InvitéLao tzeu disait celui qui sait ne parle pas celui qui parle ne sait pas.
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Samuel_Belkekett
InvitéIl disait aussi : c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule…
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Jeremy
InvitéAh ! je ne l avais pas celle là.
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bibinard
InvitéL’ame ayoeure haie deux bakuçe kid izet : sét papa reusseu con appat souaffe kille fot pabouar
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Jean Péloueyre
InvitéBonjour,
J’avais essayé de créer un fil ce matin, mais ça n’a apparemment pas marché. Je retente ma chance ici, ça polluera moins le site.
Je suis étudiant dans une filière qui ne me plaît pas trop (actuellement en M2) et qui me prend tout mon temps : impossible de lire autre chose que des bouquins de cours, d’aller au cinéma, de faire d’autres activités. Même si c’est un domaine qui me « plaît » (ou devrait me plaire, comprendre : études avec de la littérature), je ne m’y retrouve pas, ce n’est pas fait pour moi. Le seul débouché (prof) m’attire de moins en moins, pour ne pas parler de la carrière universitaire.Je me suis posé la question de quoi faire après, d’où rebondir. Je pense à travailler avec des livres, bien sûr, mais où ? Librairie ? Édition ? J’écarte ce dernier domaine qui me semble vérolé, tenant de l’impossible en France actuellement. La librairie déjà, domaine qui me tente un peu plus. Mais je repense à mes expériences en librairie : rarement été bien conseillé ou suivi (au-delà d’avis déjà entendus dans la presse), même dans les librairies spécialisées, expériences décevantes de soirées où un auteur était invité (questions faibles, âge du public). Je sais bien que ce sont des questions de subsistance (tout comme pour les librairies qui deviennent à temps partiel des cafés ou autre), mais ça me gênerait de devoir faire de même. La question se pose pour moi : ayant travaillé pendant toutes mes études, j’ai aujourd’hui un petit fond qui me permettrait de racheter un stock, de louer un endroit et de lancer une librairie (avec formation au préalable), mais ça me semble mort dans l’œuf.
Quelles sont vos expériences de librairie ? François, quand tu es invité dans une librairie, c’est une obligation de l’éditeur (comme pour les passages à la télé, par ex Grande Librairie) ou c’est plus libre ? Sont-ce des moments plus plaisants ?Je m’arrête là parce que j’ai conscience de partir dans tous les sens. Si jamais des gens veulent se faire conseiller d’orientation le temps de quelques posts, ça serait avec plaisir. C’est surtout que j’ai souvent lu des avis intéressants sur ces questions ici, et que l’avis de quelques sitistes ne serait pas de trop.
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Gaspard
InvitéToi qui aimes les livres, et les livres étant issus du bois. As-tu pensé à te reconvertir en bucheron ? la France en manque.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/en-croissance-la-filiere-bois-est-fragilisee-par-la-penurie-de-main-d-oeuvre-1016338.html-
Tony
InvitéRire
Bûcheron,secteur d’avenir mais espérance de vie réduite de moitié ou alors libraire et ruine à venir probable (librairie,commerce le moins rentable de France ai-je lu ce matin dans un film d’actualités)
Bon courage! -
Jean Péloueyre
InvitéGaspard : Sans rire, j’avais pensé à devenir ébéniste, plus jeune. Puis va savoir pourquoi, ça m’est passé. Je prends note pour devenir bûcheron, sait-on jamais.
Tony : oui tu as raison, c’est bien le secteur le moins rentable, suis allé vérifié. Je viens également de lire que les librairies ouvertes post-covid19 (nombreuses) commençaient à décliner sévèrement! de quoi donner du baume au cœur, peut-être que prof c’est pas si malmerci à vous deux
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bibinard
InvitéAl hors jeux doua pa zaitre louin deux lave héritée vret çive où zaite pané poure hêtre taune lier
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François Bégaudeau
Maître des clésTu pressens bien : une invitation en télé est, au moins implicitement, une obligation – l’éditeur, en la personne de l’attaché-e de presse, en voudrait à l’auteur de renoncer à cette visibilité. L’invitation en librairie est beaucoup plus libre, car au fond il n’y a pas d’enjeu marketing – un soir en librairie on va vendre au mieux 50 livres, plus surement 15, parfois 2. Donc cela peut se décliner. Pour ce qui me concerne j’accete ou non selon des critères matériels (disponibilité, temps que ça prend) et parfois d’un autre ordre (le libellé de l’invitation, par exemple, ou ce que j’entrevois du dispositif)
En tout cas il est clair qu’en librairie la densité intellectuelle de l’entretien, sans etre toujours très élevée, est infiniment supérieure à ce qui est produit sur un plateau, qui n’est qu’un écran publicitaire.
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Ema
Invité
Assez passionnant, comme l’ensemble de cette chaîne pédagogique orientée psychiatrie, et plutôt très à gauche.. (La video sur la psychanalyse me semble recommandable aussi, serais curieuse d’avoir des retours ici)-
Greenwashing
Invité(La video sur la psychanalyse me semble recommandable aussi, serais curieuse d’avoir des retours ici.)
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L’autre jour j’ai gagné un nouvel ami sur Facebook, je ne me l’explique pas mais par curiosité j’ai voulu savoir qui il était et le Barthes dont il était question il l’a très bien connu et je ne sais pas ce que Barthes pensait de Lacan mais je sais que mon nouvel ami Facebook a beaucoup de bien à dire du bonhomme. Sinon moi j’aurais bien aimé qu’il m’explique en quoi la façon dont Lacan emploie Saussure serait problématique puis tant qu’à faire ça aurait été bien aussi de me raconter pourquoi Lacan ferait insulte à Pierce quand il lui fait référence car à l’arrivée j’aurais eu le sentiment qu’il savait de quoi il parlait là où le pauvre garçon n’a même pas l’air de se rendre compte du ridicule de sa situation.
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« Faut il croire les fous? »
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Et donc on a un cas pratique, une jeune femme nigérienne qui dit avoir un serpent dans le cerveau et t’as le choix entre la crise psychotique, un serpent dans le cerveau, une crise de panique ou un traumatisme crânien et si t’as répondu crise psychotique t’es un raciste parce que la bonne réponse c’était la crise de panique à cause que c’est pas un délire gratuit. Sauf que la crise psychotique c’est pas un délire gratuit non plus en fait. Puis surtout en quoi ce serait moins raciste de prétendre qu’elle fait une crise de panique plutôt qu’une crise psychotique? Je vois pas, moi tout ce que je vois c’est que ChatGPT a l’air de dire que c’est jouable le truc des vers dans le cerveau dans une région du monde comme le Nigeria et par conséquent avant de partir du principe que c’est dans sa tête je pense que ça peut être une idée de demander des examens pour s’assurer qu’elle ne sait pas ce qu’il dit. Ou plutôt qu’il faut écouter ce qu’elle dit avec une autre oreille, l’oreille d’un psy.
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Bref c’est de la merde pour les cons mais à priori c’est fait pour toi donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.-
Samuel_Belkekett
InvitéVu une vidéo une fois de ce ZA qui présentait les travaux de Zizek.
Présenter les travaux c’est peut-être bcp dire. Vu il y’a 6-8 mois. Plus trop de souvenirs.
Mais me souviens de penser qu’il se permettait une psychanalyse de Zizek, puis dans un second temps une critique qu’il dit marxiste, matérialiste, mais bourré de référents intersectionnels/études de genres. En bref après la vidéo, on n’en sait plus sur ses discours à lui que sur ceux de Zizek. Qui est quelqu’un de tout de même bien complexe dans sa pensée.
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Claire N
InvitéMerci Ema
Je n’ai regardé que la vidéo postée
Le nouage avec l’école m’apparaît toujours intéressant dans la mesure où il propose une forme commune de souffrance
l’essor et le développement des connaissances participe à faire transiter la disqualification éducative à la requalification neurodeveloppementale ( prenons l’exemple du TDAH: 5 / 10o environ de la population)
– augmentation de échec scolaire
– augmentation de mort violente
– augmentation d’incarcération précoces
– augmentation des addictions
Chacune des instances institutionnelles questionnée par l’existence de ce trouble y répond malgré tout de manière adaptative au profit de son fonctionnement
Je trouve intéressant qu’il s’attache à porter la critique au delà de celles pouvant émaner de marges circonscrites en se servant de l’outil neuro
Plutôt réservé jusqu’alors à trancher entre le « normal / pathologique «-
Ema
InvitéMerci pour ton retour, que j’attendais particulièrement étant donné ton expertise.
Je trouve intéressant qu’il s’attache à porter la critique au delà de celles pouvant émaner de marges circonscrites en se servant de l’outil neuro
Oui, joli pied de nez. Les neurodivergences ont bon dos : nous sommes tous malades de l’ école. Ce qu’elle inflige aux corps mérité d’être détaillé, étudié, er dénoncé, inlassablement.
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Claire N
Invité« Ce qu’elle inflige aux corps mérité d’être détaillé, étudié, er dénoncé, inlassablement. »
La bonne focale oui
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Samuel Roukier
InvitéZa est très bon, j’apprends souvent bcp et quand je connais bien, je valide bcp. Donc il est « based ».
Bon, c’est sûr que pour les débilos qui croient encore en Freud, c’est certain qu’il va déplaire au delà de sa calvasse et sa barbe rousse. Barbarossa dans leurs crânes de psitascistes demeurés. Mais pour ceux qui aiment comprendre, quitte à se faire défourailler des connaissances qu’on pensait infrangibles. Alors, oui, gros geyzer de matière à pensée. Sa dernière video sur les AD est encore une masterclasse: https://youtu.be/pVamrJs0pQk
Ce mec a sans doute pas fait d’études de medecine, mais tant mieux, il est plus intelligent que moult de ces diafoirus bourgeois et (bcp trop) prétentieux.
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Samuel Roukier
InvitéEn gros, la marque des grandes intelligences, il rend abirdable du très complexe. Les teubés, c’est l’inverse.
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Samuel Roukier
InvitéAbordable, compréhensible, cerveau-neophyte-cimpatible! (yes)
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Samuel_Belkekett
Invité« la marque des grandes intelligences, il rend abirdable du très complexe. Les teubés, c’est l’inverse. »
Tu te goures complètement.
Rendre abordable du très complexe c’est pour les teubés.
La marque des grandes intelligences c’est précisément de restituer la complexité à ce qui paraît simple. En gros, non pas rendre le réel lisible et clair mais plus obscur et surtout plus énigmatique qu’il ne semble.
Mais sûrement que tu ne t’appelles pas Roukier pour rien.
Tu devrais faire de la télé. Ces émissions où tout est clair, simple et limpide.
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Greenwashing
InvitéSamuel Roukier: « Bon, c’est sûr que pour les débilos qui croient encore en Freud, c’est certain qu’il va déplaire au delà de sa calvasse et sa barbe rousse. Barbarossa dans leurs crânes de psitascistes demeurés. »
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Moi j’ai pas honte d’être un débile.
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« Fait de répéter quelque chose comme un perroquet en raisonnant sans comprendre le sens des mots que l’on utilise; en partic., récitation mécanique de mots, de phrases, de notions dont le sens n’a pas été compris ou a été mal assimilé (d’apr. Aur.-Weil 1981). »
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Et j’ai pas honte parce que ce qui justifie la nécessité de faire une analyse c’est le fait que ça ne sert à rien de savoir la psychanalyse. Que réciter Lacan ou Freud, qu’avoir un diplôme de psy parce qu’on a été capable de régurgiter les attendus du maître sur sa copie, ça ne peut pas suffire à prétendre comprendre quelque chose à ces histoires. Pour y entendre quelque chose il faut nécessairement se donner la peine de faire l’expérience de la psychanalyse afin de voir où ça mène et chez un type comme Lacan c’est un vrai sujet de réflexion cette histoire car chez lui on fait clairement la distinction entre le savoir mort qui se résume à la récitation et le savoir qui a eu un coût, le coût d’une certaine bêtise et surtout du plaisir qu’on prenait à jouir de cette bêtise. Et toi t’es pas prêt d’y renoncer à cette bêtise car ça demande un courage qui te fait cruellement défaut.
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Sur ce je te laisse te convaincre que t’as raison dans ton coin moi j’ai un colis à renvoyer à Amazon.-
Samuel Roukier
InvitéMon coin, c’est tous les pays du monde, a part la France, et l’Argentine (tiens tiens). Partout les fadaises freudiennes passent pour ce qu’elles sont. Mais tant que le ruissellement des génuflexions se portera aussi bien en France, des gens comme moi, devront perdre du temps à discuter de l’existence du père noël avec de grands adultes comme toi.
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Greenwashing
InvitéMerci de témoigner une fois de plus de ton impuissance à articuler quoi que ce soit de conséquent sur le thème de la psychanalyse.
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I.G.Y
InvitéLe problème essentiel est toujours le même (et il en parle) : considérer que ceux qui ne sont « pas faits pour » l’école — à tous les sens du terme, « pas bâtis pour » selon un mélange d’inné et d’acquis, d’environnement social/familial et de faits de vie — sont des êtres de moindre valeur, « inférieurs » sans autre forme de procès. Parler de trauma chez ces gens « pas faits pour » n’est pas outré — je connais assez bien un cas, en la personne de ma mère. Le monde social projette sur l’école (comme sur les diplômes) des vertus qui sont d’un niveau de généralité absurde en comparaison des aptitudes précises qu’elle sanctionne.
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Claire N
Invité« pas bâtis pour » selon un mélange d’inné et d’acquis
Oui – on pourrait renverser un peu les choses
Bien souvent l’école marche pour un petit nombre
Ceux là même qui on va dire sont doté d’une certaine configuration d’automatisation de la metacognition
Cela prive de l’installation d’une certaine forme de réflexivité
Le fait d’avoir ses processus cognitifs en échec les faits saillir d’une certaine manière
Qui va par exemple comprendre que son intelligence heuristique ( rapide et intuitive basée sur le vécu mais moins rigoureuse)doit etre commutée en intelligence « logique « basée sur un examen minutieux grâce à un processus d’inhibition
Si d’emblée seule l’automatisation de ce dernier place la frontière du bon / mauvais , il y a fourberie et une certaine forme de privation à l’accès à ses propres mécaniques-
I.G.Y
InvitéOui, il ne faut bien sûr pas insister sur l’aspect essentialiste d’un « pas bâti pour », c’est affaire d’interaction — il n’empêche que l’individu déjà-là débarque dans une structure école déjà-là, puis tout ça se modifie sachant que la structure la plus inertielle est bien sûr la plus grosse, à savoir la seconde.
C’est intéressant ta mise en avant de « l’inhibition » au sens physiologique. Ça me paraît très juste que l’école favorise les individus en lesquels peuvent s’activer des processus inhibiteurs — l’opposé, l’incapacité scolaire par excellence, étant les graves « troubles de l’attention » (il en parle en biais dans la vidéo). Et en introduisant cette catégorie de capacités, je prends bien soin, dans sa formulation même, de ne pas en conclure que les individus « scolaires » seraient tous des inhibés physiologiques, sans quoi on ne pourrait comprendre comment des surdiplômés pourraient aussi être par ailleurs complètement allumés (ou « déboutonnés » dirait Lordon) — on pourrait émettre l’hypothèse qu’il y a une sorte de vase communiquant, d’effet de compensation : un individu sujet à de grandes tempêtes psychiques, réprimées/canalisées par la chose scolaire, se doit « d’ouvrir les vannes » par ailleurs. C’est aussi valable pour analyser l’effet d’une « répression scolaire » sur un individu quelconque. Si ce n’est, de manière générale, l’analyse des éternelles séquences répression-débordement dans le monde social en général (rien de neuf sous le soleil de la dialectique et de l’interaction).
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Couplée à cette histoire de désinhibition psycho-politique de diplômés, l’inhibition par la « logique » et l’automatisation (les processus formels) que tu mentionnes me fait réaliser quelque chose : les diplômés scientifiques (ou du moins : dont la formation initiale diplômante contient un très haut niveau de sciences/logique formelle) sont en fait bien plus rares en politique que je ne le pensais.On peut prendre le cas paradigmatique des polytechniciens. J’ai cherché les noms des derniers polytechniciens connus en politique et il y en a vraiment très peu (un article de l’Opinion de 2014 disait même qu’il n’y avait que 4 polytechniciens dans toute l’Assemblée! c’est ridiculement faible) : NKM, Elisabeth Borne (même promo que… Stéphane Mallat), Hervé Mariton, pas beaucoup plus. Si l’on remonte plus loin il y en a davantage — et l’on sait que ça n’était pas « mieux avant », mais a minima « différent ». Les polytechniciens sont beaucoup plus logés dans les rouages de l’Etat et de l’économie (hauts fonctionnaires etc…, ça je le savais) mais sont moins aux « leviers » politiques que je ne le pensais, beaucoup moins. Il faudrait faire le même travail avec les Mines, éventuellement les Ponts et Centrale, mais ça ne changerait à mon avis pas le constat.
Pour compléter le tableau on peut tout de même ajouter pour la réflexion le nom de quelques mathématiciens contestataires : Grothendieck, Schwartz, Maurice Audin (pas un « grand » mathématicien mais mathématicien quand même), et l’on pourrait s’amuser à rappeler qu’Einstein était socialiste, etc…
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Claire N
Invité« débarque dans une structure école déjà-là«
Et c’est le point
J’ai ete un peu vite mais j’insiste vraiment sur l’automatisation
Dans la sélection des procédures cognitives
Dont l’inhibition,( le cerveau marche grandement sur ce mode : c’est sa manière de sélectionner les potentialité, les outils cognitifs)
L’automatisation est le stade 0 de la boucle d’apprentissage : je ne sais pas que je ne sais pas
Incompétence inconsciente
Les DYS d’une certaine manière sont, par la force des choses au stade 1 : je sais que je ne sait pas
Les 2 stades suivant étant incompétence consciente
Normalement 2 autres étapes s’installent
Conpetance consciente
Puis nouvelle automatisation
Compétence inconsciente pour libérer le champ a d’autres apprentissages
En matière de metacognition donc d’élucidation des processus d’apprentissage
Je trouve que l’école sanctionne le passage à l’étape 2 et valorise l’étape 1
Ainsi on prive nombre d’enfants d’apprentissage-
Claire N
InvitéOups 2 lignes en trop
« Les 2 stades suivant étant incompétence consciente »-
Claire N
Invité« dont la formation initiale diplômante contient un très haut niveau de sciences/logique formelle) sont en fait bien plus rares en politique que je ne le pensais. »
Alors j’émets une seconde hypothèse
La pensée dite « heuristique «
Lorsqu’elle est fourni en apprentissage
Un peu comme Lepage l’avait remarqué est plus
Conforme aux attentes de l’école pour des enfants ayant des connaissances chopé en milieu bourgeois
Pour faire simple c’est la première reponse qui t’arrive en tête à 1515 et celle qui te fait te tromper si tu freine pas quand on te demande ce que boit la vache
Il est possible que le système scolaire les trouve « brillants « et les adapte aux postes de pouvoir
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Ema
InvitéMerci Claire, ça rajoute à penser, l’apprentissage c’est vraiment ce truc dont on se raconte qu’il est une affaire de volonté et d’effort alors qu’il dépend presque intégralement de processus neurologiques dont on a même pas idée qu’ils existent et se mettent en place tout à fait indépendamment de ce qu’on décide ou pas. D’ailleurs on apprend l’essentiel de ce qu’on apprend sans faire exprès, le langage en première instance, qui n’est pourtant pas un petit morceau.
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Claire N
InvitéOui le langage c’est peut-être le plus dingue
Tout le monde le transmet sans savoir comment il l’a chopé-
DOGOT
InvitéStupide cet intérêt à laisser penser que tu es médecin. Stupide comme votre classe sociale, comme vos profits.
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Claire N
InvitéAlors en éthologie te répondre s’appellerait un renforcement négatif – mais j’ai espoir que dans tes activités silencieuses, hors la toile
Tu te poses
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Claire N
InvitéEt on retombe sur les pattes du maître ignorant
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DOGOT
InvitéIl est vrai que s’identifier comme médecin laisse à penser que tu es bonne, même avec un salaire à 6000e. C’est très pernicieux tout ce calcul
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I.G.Y
InvitéJe ne suis pas sûr de suivre exactement ton raisonnement. Tu dis que l’école « valorise » l’étape/stade 1 (c’est à dire l’étape à laquelle sont les DYS d’après ce que tu dis). Ne voulais-tu pas plutôt dire « mène » ou « bloque beaucoup d’individus à » l’étape 1? « Je sais que je ne sais pas » est peu valorisé par l’école puisque, sauf très très éventuellement en philo dans le devoir annuel sur Socrate, « je sais que je ne sais pas » mène à la valorisation scolaire la plus basse, à savoir la note 0.
Aussi tu as l’air d’employer « automatisation » dans un sens dérivé que je ne connais/comprends pas (automatisation=stade 0=je ne sais pas que je ne sais pas). S’il s’agit de dire que les divers passages entre étapes/stades sont régis par certaines formes d’automatismes, ça bien sûr je comprends.
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Par rapport à ton autre réponse (ton « autre hypothèse »), à vrai dire je n’émettais pas d’hypothèse mais juste un constat. Si on prend ton hypothèse sur ce constat, oui c’est possible. Ce serait une forme de brillance (« heuristique ») non pas tant valorisée par l’école en tant que telle (puisque polytechnique est justement « un des » exemples paradigmatiques du parcours scolaire brillant, c’était mon point) mais effectivement valorisée par le « système politique », dans lequel une sorte « d’intelligence heuristique des codes sociaux dominants (et donc bourgeois) » est fondamentale.(Après, je ne sais pas ce que tu appelles « pensée heuristique fournie en apprentissage » donc peut-être que je ne saisis pas ce que tu veux dire)
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Claire N
InvitéPardon oui
Ce que j’émets comme idée :
C’est le blocage au stade 0
L’incompétence inconsciente
Dans ( et c’est là le twist) la connaissance de ses propres capacités d’apprentissage
Par une valorisation de cette compétence première et inconsciente qu’on les enfants nons dys à passer par exemple facilement d’une forme d’intelligence à une autre sans se poser de questions d’une certaine manière on ne leur donne pas l’occasion d’apprendre le fonctionnement de leur cerveau – on exploite ceux qui fonctionnent « comme il faut «
L’automatisation est la soustraction aux processus de contrôle volontaire dans mon jargon ( désolée)
Le vélo , la conduite sont de bons exemples : au début tu dois vraiment faire attention à utiliser les bons gestes et construire des séquences de gestes puis tu les « automatises «
Un peu aussi comme un chemin dans une forêt
Les neurones vont au fur et à mesure de leur habitude de collaboration créée une autoroute
Je ne sais pas si c’est plus clair ?-
Claire N
InvitéPour la pensée dite « heuristique «
C’est un modèle ( donc pas un truc figé dans le marbre) qui décrit l’ » intelligence « qu’on met en route pour répondre rapidement, par association d’idées avec le vécu, l’expérience -il faut savoir la « stopper « pour passer dans l’analyse de la situation et dérouler les éléments logiques quand la situation le demande
On va dire qu’elle est rapide mais source d’erreurs
C’est la « première idée « -
Claire N
InvitéEn plus concis : l’école bloque dans la conviction que les conséquences des processus cognitifs qu’elle exploite sont de son fait
– si je valorise ta réussite à comparer 5 dizaines et 30 unités : c’est facile pour toi si tu es capable d’inhiber rapidement que 30 et plus grand que 5
Et de passer à l’analyse logique en te basant sur une compréhension de ce qu’est une unité et une dizaine et éventuellement en recourant consciemment à la règle qu’ont ne compare pas des grandeurs dans des unités différentes
On te dira que tu as bien appris tes leçons
Et tu seras gratifié / le maître aussi
Il est moins probable que tu te rendes compte que c’est ce mécanisme cognitif qui est en jeu
Tu restes donc ignorant et incapable de jauger que c’est un mécanisme automatique de ton cerveau qui a pris la main
Le maître est conforté / l’élève construit une dépendance à lui imaginaire-
Claire N
InvitéCe que je remarque c’est que les marges font un peu bouger les choses ;
Un enfant TDAH par exemple sera en difficulté
Pour faire ce « stop / switch « dans le problème sus cité
Donc pour maintenir l’équilibre école elle est obligée d’intégrer la révélation aux enfants de la metacognition
Et rebelote ils se trouve une nouvelle couche pour se prévaloir de l’enseigner-
Claire N
InvitéL’exploitation du cerveau fait retour
Pour la performance -
BarbaraGourde
InvitéBouillie mensongère
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I.G.Y
InvitéPour les autoroutes neuronales oui, c’est très clair. Concernant la pensée « heuristique » c’est aussi en gros de cette manière que je l’interprétais. Il faut dire au passage que le lien entre empirisme/heuristique et formalismes logiques est l’un des sujets les plus ardus qui soient (je veux dire : les sources profondes dans le « réel » de la discipline la plus dé-réaliste possible, à savoir la logique; certains mathématiciens épris d’interdisciplinarité, avec entre autres les sciences du vivant, s’y intéressent).
.
Concernant la métacognition dont tu parles, on voit qu’un tel dépliage des mécanismes/automatismes de la cognition revient en réalité, comme tout modèle scientifique, à formaliser des processus dans des modèles dont on valide ensuite, sous hypothèses (d’autant plus dures à cerner puis à formaliser que le méta-modèle est « méta »), leur portée explicative/prédictive : ainsi l’enseignement de la métacognition peut vite devenir une sorte de surcouche de savoir dans laquelle j’imagine que l’enfant peut aussi se noyer, ou tout simplement, comme pour tout enseignement et comme tu le pointes, devenir à nouveau dépendant…d’enseignants.Je perçois très bien l’intérêt, sans doute parfois la nécessité, qu’il peut y avoir dans des cas concrets à sensibiliser l’enfant à ces mécanismes — ce qui peut aussi avoir tendance à apaiser un stress provenant de l’incompréhension face à son DYS : poser des mots sur l’in-nommable. J’imagine cependant que poussé trop loin, l’enfant peut d’autant plus s’y perdre que ces modèles sont beaucoup moins figés/clairs que celui — pour reprendre ton exemple du calcul — très radicalement clair et fixe en tout point du globe de l’arithmétique.
.
C’est peu dire, et tu l’as pointé, que cette affaire de mécanismes cognitifs de l’apprentissage est exploitée et très à la mode chez les tenants de l’hyper-performance individuelle — avec parfois une petite dose d’eugénisme Laurent-alexandriste plus ou moins subtil dans la mayonnaise. Mais après tout, comme pour tout savoir, rien n’oblige à l’utiliser pour faire de la merde. Je ne doute pas que l’on puisse avoir un usage émancipateur d’une théorie bien fichue de la méta-cognition.-
I.G.Y
Invité« — très radicalement clair et fixe en tout point du globe — de l’arithmétique. »
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Claire N
Invité« leur portée explicative/prédictive«
Oui tu le soulignes fort justement
Chaque outil forgé ne doit pas être un dogme normatif -mais rester à disposition dans la boite à outil du chantier expérimental d’élucidation -
Claire N
InvitéAprès je me dis que d’une certaine manière on arrive, avec cette discussion, un peu en biais
Sur la critique formulée « développement personnel « qui ce tient dans le thread sur « du mepris «
– ma boussole serait peut etre apres réflexion : la résistance à l’essentialisation
L’angle des DYS est intéressant en cela
C’est un vrai handicap
C’est aussi une manière particulière de fonctionner qui ouvre des questions émancipatrices pour tous
Je pense qu’il faut éviter deux écueil : celui de la malédictions et celui de l’élection – les 2 pôles pouvant faire l’objet d’une évaluation sur une échelle quantitative morale
D Farah ébauche concrètement cette exploration
Sur son propre terrain « son beau bordel »
Commué en « bordel magnifique « -
Claire N
InvitéEn d’autres termes l’axe qualification – discalification ( qui est le boulot de l’école tout du moins bourgeoise) peut être dépassée par une forme particulière d’esthétique ?
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I.G.Y
Invité« résistance à l’essentialisation », je ne peux que souscrire. Raison pour laquelle je prenais malicieusement soin d’assez largement vider de sa substance essentialiste le « pas fait pour ». « Assez largement » et pas entièrement dans la mesure où je ne peux que m’admettre « élu » de n’avoir pas hérité, à la loterie génétique, d’un handicap cognitif grave — c’est évident mais il faut dire les évidences. Pour le reste, c’est vrai qu’on finira toujours par retomber sur la fameuse frontière floue entre le « normal et le pathologique ». J’imagine tout de même que le DYS crée un « bordel » qui requiert davantage d’attention, ou génère plus de souffrance, que mon bordel à moi — notre bordel à tous.
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Je pense même que l’axe qualification-disqualification sera toujours le boulot de toute institution nommée « école » ou « centre de formation », bourgeois ou non — mais « qualification » devrait être pris dans le sens précis de « qualifié pour X ou Y » : X = faire du pain, Y = calculer, peu importe. La fraude de l’école ou du « grand diplôme », en tant qu’institutions centrales de la société (et de ses rapports de domination), est de transformer, et c’est ce que j’essayais de dire plus haut, une acception un poil circonstanciée de la « qualification » à une acception très générale — « qualifié tout court« , « apte tout court » —, et par la même à lui accoler d’autant plus aisément une valeur morale.
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Ça me paraît très pertinent d’évoquer ici l’esthétique comme « dépassement ». Au fond, cet axe qualification-disqualification n’est qu’une sous-dimension d’un axe plus vaste, qui a tout à fait un rapport à l’esthétique (au sens large et très pertinent qu’on utilise habituellement ici) : l’axe de la valeur — pas encore « morale » ni « économique », mais celle du jugement sensible, presque primaire : ce qui provoque joie ou tristesse. Il n’y a pas besoin de « qualification » ou de « certificat » pour provoquer chez autrui la joie — par des productions matérielles ou non, c’est indifférent.L’écueil est double (le premier est en partie dépassable, le second indépassable) :
– L’axe de la valeur se dégrade en valeur « économique » voire « morale », etc…
– L’axe de la valeur, même non dégradé, n’est pas une pure positivité : il y a le positif (joie) et le négatif (tristesse). On est pris dans les rets de ce jugement mouvant du sensible.
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Claire N
Invitéune acception un poil circonstanciée de la « qualification » à une acception très générale — « qualifié tout court« , « apte tout court » —, et par la même à lui accoler d’autant plus aisément une valeur morale.
Oui c’est très juste
Un valeur morale et une valeur marchande
Effectivement
Mais aussi l’infini difficulté que tu soulèves en ton dernier point – le chantier -
I.G.Y
Invitéle gros chantier autonome
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Etienne
InvitéRuffin devient le chouchou de quotidien
Excellente nouvelle 🥰🥰🥰 -
Etienne
Invitéhttps://www.facebook.com/share/v/1H5L5cw3hT/
Ruffin épisode 4356
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Ostros
InvitéJ’allais le poster
L’équipe de com de François Ruffin s’appelle The Rope.-
Etienne
InvitéRuffin est vraiment une grosse merde.
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L’ami Pacôme
InvitéÇa c’est sacrément bien envoyé.
Attends je note…
Ce qui est d’autant plus génial avec ce genre de phrase, c’est qu’on peut remplacer Ruffin par le nom qu’on veut et ça marche…
Belle source d’inspiration.-
François Bégaudeau
Maître des clés… alors qu’on attend surtout qu’Etienne confirme le rv du 19 juin, 17H
on ne va pas acheter un pack pour rien-
MooM
InvitéRuffin a trop lu Tintin. Pauvre de lui. Honteux.
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Etienne
InvitéEn principe c est bon fanfoué.
Viens seul.
Et non armé.
😁-
François Bégaudeau
Maître des clésY a pas de « en principe ». J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien.
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Etienne
InvitéCher bourgeois, ca sera en principe.
Tes injonctions tu peux les garder pour ta cour personnelle mais pas pour moi. Fanfoué 😁-
kenny
Invitétu sembles vouloir préparer le terrain pour un dégonflage en règle, une évaporation pour être précis
n’es-tu pas curieux de savoir ce qu’il va t’apporter? quel bourgeois sera-t-il devant toi?
1 le bougeois assumé qui t’aura déniché une petite bière artisanale achetée directement chez le micro-brasseur? ou plus classiquement un pack IPA Goose, la heineken de la rue de la roquette?
2 te refaire le coup des carottes rapées en la jouant prolo, qu’il imagine bien-sûr boire non de la heineken mais de la 86 ou Amsterdam
3 à moins qu’il opte finalement pour de la 16 ou de la Bud, qu’il aura jugé plus neutre socialement, soucieux de ne froisser personne, en bon bourgeois-
Greenwashing
InvitéJe ne comprends, je croyais qu’il n’y avait pas de VIP à la librairie.
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Etienne
InvitéMême une kro ça m ira tinkiet 😋
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bibinard
Invitétapraissizéi konbiain ifo deut kanne haites dent leu pack
çé ain paurtent lac entité -
Etienne
InvitéJ en boirais une ou deux au max, je conduis après mais ça fera pour les participants de la librairie après la discussion avec fanfoué
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François Bégaudeau
Maître des clésCe que tu appelles « injonction », crétin des alpes, c’est la minimale exigence de la civilité qui consiste à s’assurer qu’à un rendez vous où on se rend , l’autre partie sera présente.
Mais nous te voyons faire. Nous te voyons, ici même, strictement te dégonfler. -
Alexandre
Invité« crétin des alpes »
…Et..une bouteille de rhum!! -
François Bégaudeau
Maître des clésoui capitaine
tiens un petit extrait d’un livre à venir – qui pourrait s’appeler Conseils à un imbécile- et donc qu s’appellerait très bien à Etienne :RESTE DANS TA BULLE
« Seuls les mystificateurs redoutent l’analyse », écrit Christiane Rochefort dont si tu la connaissais l’intelligence t’humilierait.
Redoute l’analyse.
L’analyse demande du temps. Redoute le temps.
Broie la durée. Comprime-la jusqu’à l’étouffer. Saucissonne-la en stories insta, videos tiktok, comms de forum, tweets, shorts, posts, pow, blop, wizz.
Le Dieu des conservateurs t’a fait don des réseaux sociaux pour consommer ta victoire.
Dans cette bulle amniotique tu es comme crapaud dans sa mare. Au fil d’un chat tu acquiers la force dont te frustre la vie. Tu peux t’indigner sans frais, insulter sans risques, planter sur place un fort, enfoncer un faible. In real life tu es un phasme, sur les réseaux un chevalier. N’en sors jamais. -
Claire N
InvitéOui – le temps court de la provocation , cherche
Un petit shoot d’attention certe négative mais qui
Couvre la placidité de nénuphar d’une pensée sur laquelle personne – sans ce claquement de petard- ne se retournerai – elle existe ! Est bien la mystification méchante qui rabaisse le provocateur a l’anti thèse de l’annonceur de l’esprit – j’existe ainsi ! est son cycle de damné -
Claire N
InvitéJe précise que je n’ai pas d’animosité en particulier pour la provocation, mais c’est une engage qui n’a de force que d’être plus faible que la vague qu’elle annonce
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BarbaraGourde
InvitéIl en faut pas beaucoup à Alexandre pour se fendre la poire de vie.
C’est cool, tu coutes pas cher. -
Ludovic Bourgeois
InvitéY’a une conférence en Franche-Comté ?
J’vous pas d’alcool par contre -
Ludovic Bourgeois
InvitéJ’bois*
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Ludovic Bourgeois
InvitéJ’me tiendrais informé ou Dijon p’tetr
Si jamais ca voit un maillot de la norvege noir -
bibinard
Invitéçite huvoeu tousse avouar moine on plu jeux boua pah an faim… jeux voeux dirh happar tir deux minteunan…. jeux pharant kure haie noeud bouaré plut dalkaul ét féré dusse port baille baille ha touçe haie geaispaire queue dotes feux rond qaume moua passeux queue jeux noeud séhpasski praine messe et dusse et verre
-
Ludovic Bourgeois
InvitéTon troll me permet de filer le truc
Sans pouvoir dans la vraie vie
Sur ton corps
Tu peux choisir
Quand t’es dominé colonisé etc
C’est l’eugénisme des européens
Sur le lg terme
Qui est la voie pour se défaire
De tous les parasites -
Etienne
InvitéTes insultes glissent sur moi sans aucun effet.
On se verra donc sûrement le 19.
Et tes phantasmes sur ma non venue s écrouleront et tu devras trouver une autre porte de sortie.
Repartir dans ton verbiage pompeux habituel
Flaque, crétin etc etc.
Et on rigolera ici sur ton forum avec ta cour de petits bourgeois.
Je suis déjà venu à ton encontre une fois comme je te l avais deja annoncé sur ton site.
Deux cela sera encore plus rigolo vu que maintenant on se connaît un peu plus.
Bisous fanfoué 😘 -
François Bégaudeau
Maître des clésNous verrons.
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Mireille
Invitéfrançois bégaudeau : » J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien. »
On peut difficilement faire moins crédible que cela.
Quel genre de « camarade » faut-il être pour délibérément décider d’en planter un autre dans le but d’aller discuter avec un type que tu traites de crétin sur ton forum et qui a toutes les chances de ne même pas se présenter à votre hypothétique entrevue. On se demande donc ce qui est le plus ridicule : toi le plantant, ou cette histoire même de « camarade soufiane » dont on ne peut que douter de l’existence ?
Tout aussi ridicule ce besoin que tu as de préciser que le camarade que tu planterais s’appellerait « soufiane », serait-ce une grossière tentative de minimiser ton racisme légendaire en faisant croire à tout le monde que tu as un ami arabe ?
Tu me laisses la même impression que celle que j’ai eu en entendant hollande nous dire que son ennemi était la finance : le ridicule porté en étendard. -
homard
InvitéMireille intervient très rarement et toujours très brillamment.
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Etienne
Invité@mireille
Je pense qu il existe et qu il le verra à Genève et qu il doit s appeler soufiane brahimi 😀
Je serais certainement présent pour le 19.
Vous inquiétez pas. -
MJPM
InvitéÉtienne, on covoiture entre trolls cretins des Alpes si tu veux ?
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Etienne
InvitéYepa ! T es d où crétin ? 😘
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MJPM
InvitéAnnecy !
Mais peut être à la Roche/Foron le vendredi aprèm. -
MJPM
InvitéC est quoi le sujet de l intervention j ai pas trouvé l info sur la page des Affamés
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Etienne
InvitéAucune idée ptet son dernier bouquin, faudrait demander à la librairie si fanfoué répond pas d ici quelques jours
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François Bégaudeau
Maître des clésDu mépris
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MJPM
InvitéIntéressant donc …
Malheureusement il ne fait pas encore parti de la collection de la médiathèque municipale.
À voir donc si je m autorise l impolitesse de venir sans avoir lu. -
François Bégaudeau
Maître des clésVenir sans avoir lu Du mépris n’est pas impoli
Ne pas lire Du mépris n’est pas impoli
Ne pas lire un livre n’est pas impoli.
La seule chose qui est impolie, c’est d’en parler sans l’avoir lu
Le dirai-je jamais assez? -
Etienne
InvitéTinkiet apparemment la pre rencontre traitra pas du livre mais du mépris.
Pourquoi me dire flaque , crétin face à fanfoué bourgeois.
Quel est son problème ? -
Olivier
InvitéSalut les trolls, en tout cas, moi j’y serai le 19 à Annemasse, avec ou sans canettes. Vu la chaleur, probablement avec. Et je viendrai en vélo (désolé pas de place à l’arrière).
Pas de date prévue à Genève à la maison des associations ou ailleurs ? -
MJPM
InvitéOrganisons un apéro 8.6 sur le parvis de la gare alors !
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François Bégaudeau
Maître des cléspas cette fois ci non
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pifou
InvitéVous allez rater ça le 19 juin :

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Etienne
InvitéTu y etais la première fois j’espère.
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Etienne
InvitéTu remplaces par qui bon te semble, bb
🥰
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Shiva
InvitéHalupedia, le wikipedia version IA
https://www.arte.tv/fr/videos/133363-005-A/halupedia-le-wikipedia-version-i -
MA
InvitéQuelqu’un a posté une vidéo de FB hier, c’est une intervention qui date de janvier je crois dans une librairie. Je ne la retrouve plus. Si vous pouviez par hasard…
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Ostros
InvitéCelles-ci ?
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MA
InvitéOui merci beaucoup Ostros.
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François Bégaudeau
Maître des clésca date d’avril
belgique
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Ostros
InvitéIntéressant sur la fréquence des êtres vivants qui peuplent la planète : 2 Hz
https://www.facebook.com/reel/998189816036949/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v -
Cloups
InvitéJe ne suis pas du genre fanfaron mais je tiens à souligner que j’ai réussi à faire du salaire de CM (dont personne ne sait rien sinon le pseudo) le sujet principal de ce forum depuis deux jours. Qui dit mieux ?
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Cloups
InvitéCN *
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Mireille
InvitéElle aime se faire passer pour une soignante, mais personne ici n’a jamais eu la moindre preuve de cela. La façon dont elle s’exprime rend en tout cas cela fort improbable. Si ça se trouve, c’est juste une vieille grabataire qui vit seule chez elle avec ses chats et qui ne trouve rien d’autre à faire pour passer l’ennui.
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Samuel_Belkekett
InvitéVieille japonaise, entre sudoku et haïku…
De son vrai nom Claire Nobushi…-
Truffe
InvitéVieux machin qui défend la France et Begaudeau.
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Samuel_Belkekett
InvitéCe qui prouverait qu’elle est médecin.
Faut bien s’occuper des malades…-
bibinard
Invitélaid made saint mouinzon lait voua mi oeuz onçe paurt
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Truffe
InvitéAvec toi, même le silence demande des pauses.
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Etienne
InvitéPour la paraphraser.
Je dirais : rires
Mon vieux dit laule.
Que je trouve bcp plus charmant
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Etienne
Invité -
Shiva
InvitéA l’attention de Mimile le Novice et con-sorts qui se reconnaitront.
Phosphorez !
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« Nouvelle France », anatomie d’un contresens politique
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À rebours des accusations de communautarisme et d’identitarisme, Jean-Paul Sartre aide à comprendre que la « Nouvelle France » ne renvoie pas à une identité nouvelle, mais à des conditions historiques communes à partir desquelles un universel politique peut se reconstruire.
https://blogs.mediapart.fr/pascal-levoyer/blog/210526/nouvelle-france-anatomie-d-un-contresens-politique-
Rigolus
InvitéSi Sartre le dit alors la nouvelle france islamo créolisation de Mélenchon est sans doute pareil.
Sartre avec toutes ses casseroles est encore une référence à gauche ?
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MA
InvitéIntéressant sur 1492 et le mythe Christophe Colomb
Avec Lissell Quiroz
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/que-nous-apprennent-les-ameriques-de-la-colonisation-3707135 -
Figaro
InvitéBonjour, sans savoir où trop demander : un lecteur des Cahiers pourrait-il me scanner leur dernier numéro, celui sur Cannes ? Juste un bout : j’ai constaté, à ma grande surprise, qu’il y avait un entretien avec Pierre Bergounioux, que je n’ai jamais entendu parler de cinéma et qui est un écrivain que j’aime particulièrement.
Merci !-
Figaro
InvitéJe me permets de remettre un message, sait-on jamais.
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poissonvache
InvitéJe te l’aurais scanné si je l’avais. Mais à ta place, je passe dans la gare la plus proche à l’heure de pointe, flane un poil dans le Relay avec un tote bag (t’oublie pas ta paire de lunettes pour faire innocent et tu mets pas un vieux jogging troué, surtout si t’es pas blanc) et en piétinant nonchalamment devans les Camus, Grimaldi et Gary tu glisses les cahiers dans ta besace. Puis tu sors l’air mi pressé-mi détendu et nous fait le retour sur cet article.
Et si l’on te prend le bras tu sors ton meilleur jeu d’acteur: « Ah oui quelle cruche j’ai oublié je vais vous le régler tout de suite ».
Si t’as vraiment des scrupules à commettre l’impardonnable tu peux te rappeler que la marque Relay appartient à Lagardère Travel Retail, qui est une filiale du groupe Lagardère, contrôlé à 66 % par le groupe Bolloré.-
Figaro
InvitéMerci poissonvache pour l’idée, j’y penserai la prochaine fois que je passe dans une gare (sûrement dans très longtemps). De souvenir les Cahiers étaient toujours empilés derrière un tas d’autres magazines, du moins dans le Relay de la gare de l’Est ; si je dois farfouiller pendant cinquante minutes, ça risque d’attirer les regards. Avec de la chance, je tomberai sur un autre cinéphile, plus vertueux que moi, qui aura acheté son numéro avec son propre argent et qui pourra me le prêter quelques minutes avant le départ de son train.
Sinon je viens de voir que les Cahiers proposaient maintenant des abonnements numériques, je vais peut-être faire ça pour un mois ou deux. D’ailleurs, ils ont numérisé leurs archives. Moyennant 10€ de plus que pour l’abonnement classique, il y accès à tous les numéros depuis 1951. Comme je sais qu’ici on avait souvent tenté de numériser les vieux articles de François, ils doivent être disponibles dessus, du coup.-
Tony
InvitéMoi j’ai résilié mon abonnement aux Cahiers ce mois ci,cette revue est devenue très médiocre ces dernières années,j’espère qu’elle renaîtra un jour avec une nouvelle équipe et pour info leurs archives ont été piratées on les trouve facilement en téléchargement.
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Balthazar
InvitéFigaro : pas très noble mais généralement je photographie les articles qui m’intéressent en grande surface quand je n’ai pas envie de l’acheter, souvent les employés s’en foutent.
Tony: pourrais-tu en dire plus (sans en dire trop) ?
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Tony
InvitéPar exemple ici
https://x.com/i/status/1979687760291389911-
Charles
InvitéOui le niveau de l’équipe actuelle des Cahiers n’est pas dingue et Uzal est très pénible mais tu trouves vraiment que c’est moins que du temps de Delorme?
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Tony
InvitéEn fait je n’en ai jamais été un grand lecteur,je les ai toujours un peu lu occasionnellement,en fonction de l’actualité ou d’un cinéaste dont je suivais le travail et je ne sais pas pourquoi je m’y suis abonné il y a quelques années, après Delorme donc,au moment du Covid,et je me rends compte que je n’en lis pratiquement rien,leurs critiques ne m’intéressent pas,par contre leurs archives sont très intéressantes,par exemple récemment j’ai vu quelques films De Oliveira du début des années 2000 et j’ai vraiment trouvé des textes intéressants,des entretiens etc…Sur la période Delorme j’ai lu des trucs pas mal,par exemple sur Spielberg pas plus tard qu’hier!(Pas d’insultes svp je me prépare à Disclosure day!)
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Seldoon
InvitéDisclosure Day : étrangement on en entend beaucoup de bien, et tout aussi étrangement on voit très souvent mentionner la BO de Williams. Mixed signals.
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Charles
InvitéLa bande-annonce est vraiment catastrophique, ça ressemble à n’importe quel blockbuster des années 90. J’espère pour le film qu’elle est trompeuse.
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Tony
InvitéOui j’ai vu ça aussi, meilleur Spielberg depuis plus de 20 ans,John Williams,94 ans,qui revient en forme,bon on verra mais j’y crois un peu,bon sachant que FB va nous sortir que si il avait 8 ans et demi lui aussi aurait adoré,on peut déjà écrire ce qu’il va en dire.
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Seldoon
InvitéLa bande annonce est hideuse. Et je n’ai pas vérifié sur Wikipedia mais aux dernières nouvelles François n’a pas beaucoup plus que 8 ans et demi donc ça devrait aller.
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K. comme mon Code
InvitéL’industrie des CGI va très mal, en effet.
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Tony
InvitéVous parlez bien de la dernière, sortie hier?
Moi je la trouve pas si mal et j’aime bien que Spielberg y soit, ça rappelle un peu ce que faisait Hitchcock en son temps lorsqu’il apparaissait dans certaines bandes annonces,je vais pas m’enflammer mais il y a là une foi en la fiction qui devient de plus en plus rare
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K. comme mon Code
InvitéCelle-ci. Toutes les autres. Le visage d’Emily Blunt réussit l’exploit d’avoir l’air aussi mal générée que les enfants à la fin de la bande-annonce.
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Seldoon
InvitéLa palme d’or revenant à un autre blockbuster: https://x.com/KeyJay115/status/2059568670397874582
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Alexandre
InvitéIl y a eu au début des années 2010 une vaste revisitation à la hausse de l’œuvre de Spielberg par les Cahiers du Cinéma.
Dans mon souvenir, elle avait le mérite de révéler un cinéaste plus complexe et intéressant qu’on voulait bien l’imaginer, enfin certains d’entre nous, dans les années 80 et 90.
Cela n’a pas suffi à ma (re)conversion mais m’a permis de revenir un peu à d’éparses qualités ici ou là, au fil de l’œuvre. -
Alexandre
Invité« La bande annonce est hideuse. »
Oui -
I.G.Y
InvitéJ’admets n’avoir pas du tout compris l’immense hype, y compris critique, qu’il y a eu autour de son dernier en date (je me demande si la déclaration d’amour à la France de Spielberg, passée en salle juste avant le début du film, n’a pas un poil joué — première et unique fois que j’ai vu ça au ciné).
Cette bande-annonce ne risque pas de me rassurer davantage.
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Seldoon
InvitéJe continue à parler de genie spielbergien tout en reconnaissant que c’est un rare cas de cinéaste pour lequel on pourra dire : absolument tout ce qui lui a été reproché est vrai.
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Alexandre
InvitéOn peut dire ça aussi de Cecil B.De Mille (hasard).
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Alexandre
Invité« J’admets n’avoir pas du tout compris l’immense hype, y compris critique, qu’il y a eu autour de son dernier en date »
Tu parles de The Fabelmans ? -
I.G.Y
Invitéoui Fabelmans
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Alexandre
InvitéOK merci.
Moi je comprends.
De toute façon je me suis promis de le revoir, particulièrement depuis la GO dédiée.
Par contre, je ne sais pas du tout à quoi tu fais allusion quand tu parles de sa déclaration d’amour à la France. -
Alexandre
InvitéPlus précisément, je ne comprends pas forcément l' »immense hype » mais plutôt les bonnes dispositions critiques dans l’ensemble.
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I.G.Y
InvitéÇa signifierait que ce que j’ai vu n’a pas été diffusé dans toute les salles. C’est possiblement parce que je l’avais vu en avant première. En l’occurrence, une vidéo de quelques minutes a été diffusée juste avant le début du film où l’on voit Steven —tel Papa Noël dans son fauteuil du salon à côté de la cheminée — expliquer à quel point il est heureux de montrer ce film très important au public français qui l’a toujours soutenu, la France pays de l’amour du cinéma etc…
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Tony
InvitéC’est vrai aussi qu’il a fait jouer Truffaut en 1977 et même les Cahiers en 1982 ont mis ET en couverture(Num 342 dans les archives)avec un très beau texte de J Narboni et plusieurs pages consacrées et à l’époque pour un cinéaste américain cette reconnaissance critique c’était pas rien.
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Alexandre
InvitéJ’aurais même jamais pensé n’ayant pas vécu cette époque Cahiers.
J’ai même eu tendance à penser que les dossiers Cahiers spécial Spielberg dataient de 2011.
L’intérêt comme tu le soulignes date d’E.T..
En réalité, c’est assez fascinant quand on pense à l: article plutôt assassin de Daney sur Jaws (en même temps très prévisible en ce milieu 70′ hyper anti Oncle SSam. -
François Bégaudeau
Maître des clésLe virage critique sur Spielberg a lieu a la fin des années 90
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Alexandre
InvitéOui à partir de cette époque jusqu’à aujourd’hui, cinqfilms ont été particulièrement mis à l’honneur par les Cahiers : A.I., La Guerre des mondes, Lincoln, Pentagon Papers et The Fabelmans
Mais la revue a consacré le réalisateur avec un dossier en 2011 sauf erreur, prenant prétexte de la sortie de Super 8, loué par la rédaction comme perpétuation de l’esthétique Spielberg, reprise d’un certain flambeau.
Film qui par ailleurs ne m’avait pas fait grimper aux rideaux. -
Tony
InvitéLincoln c’est complètement nul,n’oublions pas La liste de Schindler aussi,en 1993, j’avais vu passer un post de Camille Nevers qui republiait la critique élogieuse qu’elle en avait fait.
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Alexandre
Invité« Lincoln c’est complètement nul »
Comme tu y vas. -
Tony
InvitéJe l’ai vu après celui de John Ford et y a pas photo, là on est dans l’académisme et la nullité politique.
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Seldoon
InvitéJe propose de vous réconcilier autour de l’affirmation suivante : « Cheval de guerre c’est nul alors que Lincoln n’est que chiant. »
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Tony
InvitéPas vu
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Alexandre
Invité« Je propose de vous réconcilier «
C’est fort urbain de ta part mais c’est surtout l’emploi de la notion de nullité qui me coince.
Mon souci dans cette discussion est que le cinéma de Spielberg ne suscite en moi aucune exaltation particulière, ni aucun rejet radical. Ce serait tellement plus confortable.
Face à Lincoln, je ne vois rien de nul, ni de chiant. Tout juste le film me renvoie-t-il à ce qui, dans ce cinéma, inhibe la dite exaltation.
Académique Lincoln? Je ne crois pas. Je ne pense pas que ce soit cela l’académisme.
Et hein, ho, merci pour les Cahiers! On peut leur reprocher plein de choses, mais pas de promouvoir le pompier ou l’académisme!
Pas vu Le Cheval de guerre, pas envie.
Sinon elle est dans le bon topic cette discussion? -
Tony
InvitéAcadémisme dans le sens de scolaire et conventionnel,sur ce que promeuvent les Cahiers là c’est très flou, ça dépend des époques
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Alexandre
Invité« Académisme dans le sens de scolaire et conventionnel »
S’il me paraît pertinent de discuter le rapport de Spielberg au réel, de confondre ici ou là sa stylistique manipulatoire, l’artifice grossier qui préside en de nombreuses occurrences à ses réalisations et son flirt plus ou moins retors avec la convention, je ne crois qu’on puisse taxer la réalisation de Lincoln de scolaire (Amistad à la limite l’était plus).
J’y ai vu un classicisme boosté à des effets de manche canalisés, contenus.
J’y ai vu une certaine cinégénie, que je retrouvai dans The Post et The Fabelmans.
J’y ai vu une sorte de sagesse du métier. -
Seldoon
InvitéJe m’attendais justement à de la « sagesse du métier » et n’ai vu que de l’académisme. Je n’ai aucun problème habituellement pour ignorer la politique de Spielberg, même explicite, et jouir de son artisanat. Là tout ce que j’avais trouvé à me mettre sous la dent – mais c’était déjà dans la promo du film – l’esquive de quelques défauts du biopic en se focalisant sur une période courte. Mais pas revu depuis la sortie du DVD, j’aurais du mal à participer.
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Sylvain
InvitéOui et précisément avec « A.I » et surtout « Minority Report ». On va voir des critiques Cahiers dithyrambiques. Et des universitaires aussi en fac de cinéma (c’était le cas à Paris 8).
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Sylvain
Invité(PS : à propos du « virage critique qui a lieu à la fin des années 90 »)
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Seldoon
InvitéPour moi : Schindler prépare le terrain
Le Soldat Ryan voit le virage critique se mettre en route
Passe décisive de Kubrick avec AI
A partir de là c’est reglé, Steven est un Auteur et tout est pris au sérieux en commençant par Minority Report – en même temps si on s’interesse à jusqu’où on peut pousser l’art du cadre dans le cinéma classique hollywoodien (40’s et 50’s), Minority Report ne fut égalé dans l’histoire du cinéma que par Munich. -
Alexandre
Invité« A partir de là c’est reglé, Steven est un Auteur «
Disons qu’il le devient pour un certain cénacle de la critique parce que sinon il l’était déjà pour d’autres (Robert Benayoun à Positif par exemple).
« Le Soldat Ryan voit le virage critique se mettre en route »
Oui et Spielberg y inventait une nouvelle manière de filmer la guerre. Ce qui n’en faisait pas un film plus convaincant.
« en même temps si on s’interesse à jusqu’où on peut pousser l’art du cadre dans le cinéma classique hollywoodien (40’s et 50’s), Minority Report ne fut égalé dans l’histoire du cinéma que par Munich. »
J’ai rien compris (rires) -
Seldoon
InvitéJe vais tenter la même chose en bégayant moins et articulant mieux :
Steven a perfectionné un art du cadre classique, qui s’est perdu ou du moins dilué dans les 60’s/70’s. Des cadres expressifs et narratifs. Une fois que Spielberg a été pris au sérieux ce talent a été plus souvent et mieux décrit. Ca tombe bien car dans les années 2000 il atteint régulièrement dans cet artisanat là une puissance et une fluidité que personne n’a jamais approché. Y compris dans son aspect ludique.
Mon regret est que son sens de la comédie soit resté aussi basique : en cumulant son sens du cadre et un sens de l’humour correct ça aurait été très grand. -
Alexandre
InvitéMerci à toi d’avoir reformulé!
Le cinéma de Spielberg est un grand sujet. Régulièrement j’y reviens et par plaisir, et aussi pour comprendre où est-ce que ça grippe. Comment et pourquoi ce cinéma là n’est pas selon mon coeur alors même que j’en ressens les séductions.
Ce qu’il y a de certain me concernant est que je n’ai jamais autant aimé ça qu’entre 1980 et 1984, soit entre 1941 et Indiana Jones et le Temple maudit. J’étais le cœur de cible et chaque sortie me faisait festoyer.
Grand regret personnel, j’aurais adoré voir Jaws à sa sortie mais l’état, la caissière m’aurait envoyé bouler quand bien même aurais-je essayer de braver l’interdit.
Ce qui ne me serait, à 9 ans et demi, jamais venu à l’idée.
Pas les couilles. -
Alexandre
Invitéen l’état
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Sylvain
Invité@Seldoon : oui j’ai un peu vite fait l’impasse sur « … le soldat Ryan ». C’est peut-être là que la critique bouge un peu sur Spielberg (il est possible que « la couleur pourpre » est eu également un succès critique à défaut de public mais je ne sais plus). Pour Ryan, je me souviens notamment de la critique parue dans Télérama, qui passait pas mal de temps à répéter (en gros), surprise : « ah mais il a fait un bon film » (spoil : non, y compris les premières 30 minutes, qui sont coupables d’avoir formatées tous les films de guerres qui suivront, les rendant pour la plupart irregardables et engendrant Paul Greengrass, quand Spielberg n’avait fait que pomper Fuller où « la bataille d’Alger »). Et puis pas de bol pour la critique : « La Ligne Rouge » allait sortir deux mois après. Fin du game. Télérama toujours : je me souviens en 1993 de la critique de « Jurassic Park » avec le petit bonhomme (Ulysse) qui tire la tronche. Pourtant un bien meilleur film que « … Ryan ».
Je te trouve aussi un peu indulgent (mais ton argument sur les cadres me semble très juste) avec « Minority report » que je trouve très sur-estimé. Le fait que la critique adule sans détour Spielberg à ce moment là, alors qu’il fut ponctuellement brillant avant, m’a toujours un peu gonflé. C’est un Tom Cruise movie. C’est « bien » comme peut-être « bien » un Mission Impossible (sauf le DePalma, hors catégorie). C’est à dire et au hasard : pas à la hauteur de « la guerre des mondes » pour citer un autre Spielberg / Cruise.
On se fait un top 3 Spielberg (les pires comme les meilleurs) ?@Alexandre : j’aime beaucoup ta phrase : « Comment et pourquoi ce cinéma là n’est pas selon mon coeur alors même que j’en ressens les séductions ». C’est exactement mon sentiment.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Des cadres expressifs et narratifs. »
C’est bien le problème. -
Seldoon
InvitéÉvidemment je pensais à toi en l’écrivant. C’est la limite et la force de son artisanat.
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Balthazar
InvitéMerci !
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Etienne
Invité -
I.G.Y
InvitéIntéressant épisode de Thiellement sur la guerre d’Algérie (et assez drôle malgré tout, je ne divulgache pas les quelques trouvailles, que je retiens). Un grand nombre de citations des acteurs d’époque, dont des classiques mais aussi beaucoup que je n’avais jamais entendues, édifiantes.
J’ai eu l’impression — il faudrait que je réécoute mais je n’irai pas jusque là pour le moment — qu’il était très dur avec les communistes. Je dirais presque « trop ». A propos des multiples ombres et lumières du communisme (et du PCF) dans la guerre d’Algérie, le passionnant Alain Ruscio — qui a aussi beaucoup travaillé sur la guerre de conquête — a écrit un bouquin (que je n’ai pas lu) et a livré de nombreuses interventions dessus qui sont sur youtube (et qui sont très riches). Les revirements du fait de l’alliance du front populaire, la question du vote des pouvoirs spéciaux, tout y passe. Gros travail sur archives qui me donne l’impression d’une grande honnêteté.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui je me suis étonné qu’il ne mentionne pas les nombreux communistes engagés aux cotés du FLN, n’en déplaise au parti – qui lui tortillait du cul. Ne serait ce que le plus connu, Yveton
Il ne mentionne pas non plus que bien des signataires du manifeste des 121 étaient plus ou moins proches du PC, ou des milieux communistes en général.
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kenny
Invitéretour de la revue des livres
une revue qui avait accompagné mes années étudiantes fin 2000, d’abord RILI puis RDL
à l’époque c’était Jérôme Vidal des éditions Amsterdam
je me souviens de La fabrique de l’impuissance 2 puis 1
un article sur le dernier Édouard Louis qui ne fait qu’à moitié le travail
faire la litanie des références qu’il a oublié de citer n’est jamais bon signe pour une critique
mais je trouve juste de dire bourdieusien qui oublie de s’appliquer Bourdieu à lui-même
https://rdli.fr/-
kenny
Invité*oubliées
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kenny
Invité*oublié
fuck l’accord avec le cod antepose-
François Bégaudeau
Maître des clésj’ai cotisé pour la création de cette revue, qui me parait une très bonne nouvelle
bon texte, déjà, sur le cinéma de Ruffin
je m’en vais lire celui sur Emile Louis.
(j’ai de quoi, j’ai lu le livre critiqué)-
kenny
Invité« je m’en vais lire celui sur Emile Louis.
(j’ai de quoi, j’ai lu le livre critiqué) »
une boucherie -
I.G.Y
InvitéMerci pour le partage, je garde le lien. Lu l’article sur Ruffin, qui propose des clés de lectures très intéressantes — je n’ai plus assez en tête ses films pour juger, mais bien le souvenir d’une séquence de fin de J’veux du Soleil, citée dans l’article, qui m’avait mis mal à l’aise. Je n’ai pas osé regarder le dernier. J’ai peur qu’absolument tout y occasionne ma gêne — mais pas dans le bon sens du terme.
J’ai vu passer plusieurs fois T. Labica sur Hors-Série, je lirai son double article, pour voir.
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François Bégaudeau
Maître des clésLa charge contre Edouard Louis est un peu décevante. Elle se contente de dire à Louis son ignorance des travaux qui ont dut ce qu’il dit bien avant lui. En somme un trio de chercheurs qui disent à Louis qu’il n’a pas le sérieux des chercheurs.
Il y avait bien mieux à dire sur l’esthétique aberrante proposée par Louis.
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Tony
InvitéSuper émission avec le grand Bernard Friot,on est fier d’être de gauche avec des individus comme lui,et drôle en plus
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..Graindorge
InvitéOui trois fois!
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Mireille
InvitéCet homme grossier, insultant et méprisant fait peur. La haine qui le motive est palpable.
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David
InvitéOK Anne Laure.
Moi, il me fais peur et je pense que c’est un connard.-
François Bégaudeau
Maître des clésMireille devrait économiser sa gentillesse proverbiale, je fais la même émission bientôt.
Garde-s’en sous le pied, Mimi-
Jules de bxl
InvitéQuelle bonne nouvelle !
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DOGOT
InvitéAh ça oui il est drôle.
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Stéphanie
Invitéhaine mimi
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François Bégaudeau
Maître des clésle matin au petit dej Mimi insulte sa tasse
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..Graindorge
Invité« le matin au petit dej Mimi insulte sa tasse »
Parcequ’elle est fêlée? ( la tasse bien sûr)
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Stéphanie
InvitéPas d’bol pour mimilatasse
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..Graindorge
InvitéEh oui, pas d’bol : ici personne n’est sa tasse de thé
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Happygames
Invitéhttps://fb.watch/HpIeaikM_d/
Je trouve cette séquence forte -
I.G.Y
Invité(Je fais une parenthèse Spielberg pour ne pas casser la discussion au-dessus. Appel aux connaisseurs : est-il courant de voir dans la bande annonce d’un film le réalisateur faire monter la sauce autour de son propre film? Je réalise seulement maintenant que c’est peut-être la toute première fois que je vois ça — en tout cas aucun exemple ne me vient, à vérifier. Ce qui irait dans le sens de la tout aussi improbable anecdote de la vidéo pré-Fabelmans dans l’avant-première que j’évoquais plus haut.)
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Tony
InvitéNon c’est pas le premier,le plus connu étant Hitchcock comme par exemple ici
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I.G.Y
InvitéAh oui c’est un sacré exemple (je pense n’avoir vu aucune bande annonce d’AH et je n’ai pas vu ce film, sur lequel j’ai eu des retours mitigés, qui m’ont refroidi)
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Alexandre
Invité« je n’ai pas vu ce film, sur lequel j’ai eu des retours mitigés, qui m’ont refroidi) »
Tu es sérieux? (c’est vraiment par curiosité)-
I.G.Y
InvitéEh oui je suis sérieux. Je connais une personne en laquelle j’ai (souvent) confiance, et gros cinéphile, qui m’a dit que Les Oiseaux avait selon lui mal vieilli et que c’était loin d’être dans le haut du panier de Hitch. Mais c’est un pur « on dit », je ne fais que rapporter.
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Alexandre
InvitéPas de problème, hein, ce n’est qu’un film!
Mais j’avoue avoir été surpris par la formulation « refroidi par des avis mitigés » concernant ce film-là. Mais tout existe.
En revanche, sur le vieillissement, je crois que le cinéma d’Hitchcock vieillit juste après Les Oiseaux : vieillissement du réalisateur, déperdition de l’aura des grands studio à l’ancienne avec conséquences sur la finition technique, évolution des goûts du public, etc..-
I.G.Y
InvitéEnfin, quand je dis que je suis « sérieux », c’est juste pour dire que « ça n’est pas une blague » (que je connais au moins un gros cinéphile qui n’aime pas Les Oiseaux; parfois, quand on hésite entre aller voir un film ou un autre, ça penche dans la balance, très bêtement). Car je ne saurais être sérieux avec un film que je n’ai pas vu. Et la conversation qu’on a là fait nécessairement repencher un peu la balance dans l’autre sens.
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Alexandre
InvitéOui essaie le quand même.
Ça me fait penser qu’il faudrait que je me le paie en BR, les caractéristiques techniques de mon dvd du début des années 2000 étant passablement datées.-
Tony
InvitéPas pratique tous ces DVD et BR qui rentreront pas dans ta valise si tu dois fuir ton domicile en cas de révolution prolétaire.
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Alexandre
InvitéGiga rire
De deux choses l’une .
Ou j’organise des visionnages chez moi avec prisme marxiste.
Ou je me barre avec mes coffrets Ozu et All That Jazz, de Bob Fosse -
Tony
InvitéOn te laisse Bob Fosse et on garde Ozu
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Alexandre
InvitéAllez
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Seldoon
InvitéAlexandre sait très bien qu’il n’y a que Sweet Charity qui compte. Et évidemment tout ce qu’a volé M. Jackson au Petit Prince.
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Alexandre
InvitéDeux ou trois excellents numéro dont celui, sensationnel, avec Sammy Davis Jr (qu’il m’est arrivé de regarder en boucle).
Mais un film long et indigeste, bourré de tics datés.
Bob Fosse réalisateur ne se révèle qu’avec Cabaret.
Wilkommen…
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Seldoon
InvitéC’est rare mais certains noms ont gagné le droit de le faire – ou en tout cas de participer activement. Ainsi Paul Thomas Anderson est connu pour s’en occuper souvent. Fincher a aussi la main dessus – ce qui lui fut reproché pour Millenium. Je soupçonne les frères Coen de participer quand ils peuvent. Beaucoup aiment aussi s’en laver les mains.
À l’inverse les plus petits noms n’ont pas leur mot à dire. Je me souviens de Eggers et Aster rigolant ensemble de leur relation à A24 : « Ils sont très sympa, ils nous montrent la bande annonce, on leur explique qu’on préférerait qu’ils ne mettent pas tel ou tel plan afin de préserver des surprises pendant le film, ils le mettent quand même ».-
Seldoon
InvitéIl y a même des boîtes de prod spécialisées – et donc dissociées de l’équipe du film. La prochaine fois pendant les bande-annonces de films français au ciné guette le petit logo « A Parté » en fin de bande annonce, ils sont partout.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe crois oui que le grande majorité des BA sont faites par des prestataires
d’où leur désolante homogénéité-
I.G.Y
InvitéJ’aime cette anecdote A24.
Je guetterai.
Et je me dis que ce doit être un crève-cœur pour un cinéaste de ne pas avoir la main sur la BA. Raison toute bête : c’est ce que la majorité des gens verront de son film (je serais très curieux d’avoir les statistiques, qui n’existent peut-être pas ou pas « vraiment », du lien entre visionnage de la BA et visionnage du film, pour un « type de film » donné; la proportion des gens pour un type de film donné qui se décident via la BA, etc…)
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Ostros
InvitéSession de recrutement proposée par France Travail pour 10 POSTES d’assistant.e d’éducation (aka surveillant.e) à compter du 1ER SEPTEMBRE 2026 CDD droit public de 12 mois reconductible.
Session de recrutement : 19 juin 2026 09:00-13:30
Thématique : du Stade vers l’Emploi
Déroulement
9H00 Accueil des participants et recruteurs en tenue de sport
9H30 atelier de découverte du HOCKEY SUR GAZON
10H30 pause méridienne
11H00 Présentation des postes à pourvoir et levé de l’anonymat des recruteurs
11H30 Début des entretiens d’embauche
13H30 Fin des entretiens
#cauchemar -
Shiva
InvitéMarjane Satrapi, l’autrice franco-iranienne de la BD et du film « Persepolis », est morte à 56 ans
.
« Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie », ont écrit ses proches dans un communiqué. Producteur, acteur et scénariste, Mattias Ripa est mort le 8 avril 2025.
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/06/04/l-artiste-franco-iranienne-marjane-satrapi-autrice-de-la-bande-dessinee-persepolis-est-morte-a-l-age-de-56-ans_6697291_3382.html -
MA
InvitéOnfray et Proudhon
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/06/CASTLETON/69644 -
Ostros
InvitéLa distinction par l’orthographe
(ça me rappelle NM encore lui, qui s’agace sur Insta des gens qui disent monter « sur » Paris alors que c’est juste une expression (et une expression qu’on peut qualifer de populaire pour le coup vu que tout le monde le dit))
https://www.facebook.com/reel/1007924151745062/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v-
Claire N
InvitéÇa me fait rire leurs petites recette s – comme si la poésie en avait besoin pour pousser – elle pourrait les perdre le sentent ils seulement ?
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François Bégaudeau
Maître des clésça fait 20 ans voire plus que j’entends tout un tas de grincheux pester contre ce « sur paris »
urgente et noble croisade-
Claire N
InvitéAprès j’avoue, des fois j’y pense et j’ai peur
J’suis pas une mécréante
J’y crois aussi au jugement dernier -
stephanie
Invitéaussi la croisade en avignon
la question divise-
Claire N
InvitéJ’vai cramer, c’est sûr maintenant
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Mathieu
InvitéUn super échange sur Du Mépris, qui éclaire, précise, explicite très bien le livre
ttps://www.youtube.com/watch?v=4dnnza9PKYc-
Mathieu
InvitéPutain j’arrive pas à le poster. M’enfin c’est l’échange tout récent avec la chaine Mind Explorer
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MA
InvitéDéjà partagé dans l’autre topic par Cynthia Lennon
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Ostros
InvitéRéflexion lumineuse d’un pote, à ressortir lors de conversations avec des prolo de droite sur leur délire des noirs et des arabes qui pomperaient les allocs.
« Le fait d’empêcher une catégorie sociale d’obtenir des aides ne signifie pas que si tu y parviens ces montants récupérés viendront gonfler le montant des aides que tu perçois »
Une autre manière d’illustrer qu’ils se trompent d’ennemi.-
Claire N
InvitéOui – j’ai observé cette technique sous une autre manière lorsque la direction avait affecté une enveloppe commune de sous pour les astreintes et garde des médecins et qu’il se sont précipités sur le mérite pour se partager le steack
Pourtant effectivement la question était : l’un d’entre vous a t’il réellement un intérêt à etre plus paye que les autres ? Oú qu’un autre – pour le dire autrement soit moins payé ?
La deuxième question avait un peu calmé et redirigée la meute sur une forme de « solidarité «-
Claire N
InvitéDans le même ordre un ami qui divorçait se bouffait le nez avec sa compagne au sujet des allocations qui etait une pour 2 foyers d’accueil
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François Bégaudeau
Maître des clésJe dois donc redire que, si le prolo de droite se trompe d’ennemi d’un point de vue rationnel-économique-politique, il ne se trompe aucunement d’ennemi d’un point de vue affectif
D’un point de vue affectif et spinoziste, on ne se trompe jamais d’ennemi
C’est bien en se donnant cet ennemi là que le prolo de droite se donne la plus grande satisfaction libidinale
Gianni ne fait pas que pérorer à son comptoir. Il jouit de pérorer à son comptoir. Un petit shoot de plaisir avant le taf.-
Claire N
InvitéOui – c’est vrai
Le biais dans le retournement de mauvaise humeur doit peut etre plus se chercher dans l’amour sincère qui perdurait ou peu etre l’attachement aux enfants ?-
Claire N
InvitéPour etre tout à fait honnête je crois que tu viens quand même de trouver un de mes doudous planqué sous le lit – j’allumerai la veuillleuse la nuit prochaine
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Ostros
InvitéOui j’avais oublié la libido.
Du coup c’est pensable qu’il y ait en premier lieu la jouissance de haïr les immigrés (l’étranger / l’autre / le différent) puis dans un second temps des arguments trouvés pour justifier de les haïr (ils sont physiquement comme ci, ils parlent comme ça, ils touchent telles allocs et leurs jeunes cassent nos vitrines) ?
Admettons : je suis de droite
1) je hais ma prof de chant japonaise du fait de sa pédagogie autoritaire (situation initiale)
2) je l’insulte en moi-même et auprès de mes proches de sale nipponne (coulée vers le racisme pour augmenter ma haine du plaisir, me rehausser)
3) et je trouve justement que sa pédagogie c’est clairement une pédagogie de type militaire, bien japonaise comme l’idée que je me fais du Japon. Et je trouverais sans doute d’autres choses encore à mettre sur le compte de son origine pour expliquer un caractère, une exigence de travail, sans doute une difficulté à manier le français, que je ne perçois pas pétrie de haine et de frustration que je suis.
Si la prof de chant est grosse, à la base il y aurait toujours ma haine, et mes insultes seront tournées vers son poids. Puis ma haine initiale fabriquerait des justifications du type « elle doit pas avoir de mecs vu sa corpulence c’est pour ça qu’elle est si stricte (mal baisée quoi) », ou « elle est jalouse de moi vu qu’elle est grosse et moi pas (donc elle se venge sur moi) », etc.-
Ostros
Invité(coulée vers le racisme pour augmenter ma haine, MON plaisir, me rehausser)
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Claire N
Invité« Admettons : je suis de droite »
Je peux pas Ostros – désolée
À partir de là je pense juste au sketch de la chauve souris-
Ostros
InvitéAhah
Admettons je suis une chauve souris-
Claire N
InvitéFaisons ça – ça me dissipe moins
Oui effectivement quand on est une chauve souris le noyau affectif semble secrèter sa carapace sous cette modalité pseudo rationnelle-
François Bégaudeau
Maître des clésIl faudrait aussi trouver les formulations adéquates
Je ne pense pas que » haïr les immigrés (l’étranger / l’autre / le différent) » soit des formules adéquates dans la plupart des cas.
Le raciste majoritaire français ne hait pas « les immigrés » et encore moins « l’autre, le différent » (il peut adorer la culture manga, ou la mythologie nordique). Il hait : les arabes. Il hait : les musulmans. Plus majoritairement encore : les racailles noires et arabes. -
Claire N
InvitéOui- c’est très étrange mais
Sensitivement cet affect me donne l’impression d’une « cocotte minute «
Faire retour d’un affect relativement rampant et peu puissant
En le faisant rebondir sur cette « carapace «
Pour son propre usage
« monter la mayonnaise « et « monter le bourrichon » me semble plus proche que haine -
Claire N
InvitéAprès je suis super nulle en haine
Un jour j’ai détesté ma sœur et vraiment fallait que tout l’univers me soutienne tellement c’était un truc qui faisait pas le poid
Ça a pas marché , l’univers m’a snobé -
Claire N
InvitéNon vraiment je crois que c’est le terme haïr qui me laisse perplexe – il faudrait m’expliquer ce que vous entendez par là- je vais chercher de mon ´ côté aussi
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François Bégaudeau
Maître des clésoui haine est trop fort dans la plupart des cas
disons une aversion tenace
comme moi pour le poireau -
Claire N
InvitéJe comprends mieux cette sensation
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Invitéà qui annonça : fais un voeu et ton voisin en recevra le double
fut répondu : crève moi un oeil
(je ne sais plus dans quel roman j’ai lu ça)
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Ema
InvitéJe me trompe peut-être mais est il impossible qu’un gouvernement d’extrême droite mette en place un système d’aide « au mérite » dont on sait bien qui seraient les grands perdants, ce qui reviendrait à peu près à piquer les alloc des plus précaires pour revaloriser celles du prolétariat « de bonne volonté » ceux qui bossent, dont les enfants ne sont jamais en prise avec les forces de l’ordre etc. ?
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Ostros
InvitéLe discours de l’extrême droite et de ses électeurs c’est plutôt d’arrêter les aides sociales et même le système de retraite pour mettre tous les fonds dans la sécurité et la justice. Les affaires récentes de viols et meurtres d’enfants ravivent ces revendications claironnantes.
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Ostros
InvitéPour une justice plus autoritaire évidemment
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Jules de bxl
InvitéPeut-être que « ses électeurs » est légèrement généralisant ? J’étais fan de Marine, et même Marion (seulement pour sa violence islamophobe), et pourtant j’étais révulsé par les discours (de la droite, très rarement du RN justement) sur les assistés, etc.
Je trouve que dans les analyses fréquentes sur l’ex-d, on présente souvent ses électeurs comme univoques, cohérents, parfaitement ‘conscients’ etc ; ils ne le sont pas plus (ni moins) que les autres.-
Ostros
InvitéIl n’empêche que si l’extrême droite est élue le parti imposera ses mesures, qu’une part de ses électeurs soient d’accord ou non.
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François Bégaudeau
Maître des clés» on présente souvent ses électeurs comme univoques, cohérents, parfaitement ‘conscients’ etc »
Ils ne sont rien de tout ça, et sans doute très hétérogènes. Mais une chose les rassemble, les unit, les harmonise, et on sait bien quoi.-
Jules de bxl
InvitéOui bien sûr, je ne fais pas partie de ceux qui nient leur racisme (« ils sont juste en colère, ils ne savent pas pq ils votent »). Je dis juste qu’il ne tombe pas de nulle part et qu’il n’y a pas que ça. Sinon Renaud Camus et Eric Zemmour feraient 40%.
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Jules de bxl
InvitéSur le racisme, une chose : j’ai déjà écrit ici que j’avais changé radicalement. Ajd quand je vois des « jeunes », je vois avant tout des prolétaires qui comme ma famille peinent à survivre ; l’islam ne fait plus partie de mon vocabulaire ni de mes pensées. Pourtant, ma meilleure situation sociale m’a fait bien + bénéficier du racisme structurel que je n’en jouissais auparavant. J’ai beau me dire antiraciste ajd, il n’en demeure pas moins que ce sont des personnes racisées, parfois même sans papiers, qui me servent au restaurant ; qui rangent mes valises à l’aéroport ; qui refont le lit de ma chambre quand je suis au bord de la piscine (j’exagère). Si je voulais provoquer, je dirais que depuis que je bénéficie du racisme structurel, je ne suis plus raciste. Je peux me le permettre
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François Bégaudeau
Maître des clésbien sur que le vote RN repose sur la conjonction d’une position sociale et du racisme, l’une alimentant l’autre qui rejaillit sur l’une
il n’en reste pas moins vrai que c’est cette traduction raciale d’une position sociale qui fait le ciment des électeurs RN-
Jules de bxl
InvitéTotalement d’accord, et c’est dramatique. Quand j’étais petit, du fin fond de ma campagne wallonne, je n’ai jamais vu mes parents engagés dans des collectifs, dans des syndicats, participer à une manif ou une grève (« ça sert à rien »). Les syndicats étaient une administration parmi les autres, où ma mère allait se fournir en paperasse. Je n’ai jamais éprouvé la puissance d’un collectif social, qui rende fier.
Seul dans ma chambre, je vibrais au discours sur les oubliés, je rêvais à la France, me voyais en patriote français (je suis belge), haïssais les arabes. -
Balthazar
InvitéTu l’as sans doute déjà évoqué mais quand et comment eut lieu le tournant ?
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Jules de bxl
InvitéJ’en ai parlé longuement sur la page « l’Explication » (entre deux messages insistants pour y faire inviter Lahire et Lagasnerie). https://francoisbegaudeau.fr/forums/topic/lexplication-sur-qg/
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Balthazar
InvitéMerci de ce témoignage. Ce ‘long texte’ est trouvable quelque part ?
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François Bégaudeau
Maître des clés« Je n’ai jamais éprouvé la puissance d’un collectif social, qui rende fier. »
C’est la clé
Notre joie
(pas notre joie mauvaise – on est chez nous, etc) -
Jules de bxl
InvitéNon, pas encore ! Je l’ai terminé en février. J’ai reçu des retours, je le retravaille ! Je le partage ici dès que je l’aurai fini (mais je ne suis pas aussi productif et efficace que François)
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Jeremy
InvitéIl y a un bouquin de regis debray qui se nomme cours de mediologie générale,la mediologie cest une discipline pour aller vite qui s intéresse aux moyens matériels et logistiques des idées ce qui les véhicule ainsi qu à leur efficacité comment par exemple on part de la prédication de jesus un simple prophete juif de judee pour arriver à jesus christ fils de dieu ressuscité trois jour apres sa mort en clair au christianisme et quelques siecles plus tard à une religion d etat et d empire ,quelles sont les institutions, les outils, les matériaux et techniques qui permettent aux idées d émerger et d avoir de l influence. Dans ce bouquin il y’a un chapitre qui parle du socialisme et de ses liens avec le milieu de l imprimerie tous les penseurs marxistes et socialistes sont des hommes issus des métiers du livre et de l imprimerie d ailleurs le mot socialisme fut inventé par un français Pierre Leroux qui était prote une sorte de contremaître d atelier de typographie en fait pour comprendre le mouvement ouvrier il faut selon debray s intéresser aux journaux aux brochures aux bibliothèques et aux ateliers d imprimerie qui sont les véhicules de l idee socialistes et marxistes ( plus qu à la doctrine en elle-même )ainsi qu au institutions : associations partis et école (le marxisme est une pensée scolaire heritiere de la glose clericale du moyen age). Pour debray l age d or du mouvement ouvrier 1840 1980 coïncide avec ce qu il nomme la graphosphere une sorte d eco système dans lequel la transmission culturelle et idéologique se fait au moyen des livres imprimés c est une période où le texte écrit domine les esprits qui permet une certaine organisation et surtout de mobiliser un grand nombre de personnes pour les faire agir dans tel direction, en gros c était une epoque ou le livre donnait sens, toute la vie ressemblait à un livre avec une preface et une conclusion et entre les deux une succession de chapitres bien agencés qui nous menaient à une fin. Cette ere a pris fin avec l arrivée de la vidéo sphère le regne de l image et du son qui implique une autre organisation politique d autres références et d autres aspirations que le milieu de la graphosphere. Je cite debray : » amoindrissez le livre , diminuez le journal, humiliez l ecole et l inspiration s en va. L’art, avec les principes. La grâce avec les rites. Le socialisme institué à ce jour n à pas seulement égaré sa doctrine mais les moyens d en avoir une c est à dire ses médias d organisation. Si la politique qu il mène ici et là ne s inspire plus d une pensée repérable et archivée s il est a-doctrinal et a-theorique ce n est pas ou pas seulement en raison d abandons ou de défaillances humaines mais à cause du progrès scientifique et technologique p 263 . » En fait le monde du numérique actuel n est pas compatible avec la facon dont s est organisé le mouvement ouvrier aujourd’hui tout ce passe et tout passe par les écrans ce qui comme je l ai dit précédemment modifie profondément les projets et la psyché collective, des images qui défilent sur le smartphone n ont pas le même impact qu un texte sa capacité d évocation est différente . Pour conclure le socialisme et l espérance des lendemain qui chantent sont morts au moment où est apparu la télé en couleur et encore plus aujourd’hui à l ere des réseaux sociaux.
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Claire N
InvitéCes petites expériences me font avoir grand espoir dans la proposition de Friot et les gens
Et la construction du mérite comme modalité « reactive « -
Bonnaventure
InvitéEn attendant son prochain film, un entretien de de Peretti sur un média corse
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Pierre EUGÈNE
InvitéJe recommande également. Où, malgré le côté un peu bourrin de l’interviewer, s’avère que de Peretti est vraiment un ami, par son calme, par son goût du réel et par son sens de la précision.
Il répond d’ailleurs à la question « pourquoi tant de films sur la Corse ? » et ça n’est finalement pas l’hypothèse de la GO (parce que la Corse a été le théâtre d’une ébullition particulière, de mémoire) qu’il avance, mais tout simplement parce qu’il y a vécu, donc il peut être précis. Logique. On voudrait alors trouver un de Peretti dans chaque île, vallée, plaine, et forêt de cette planète !
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Jules de bxl
InvitéQuelqu’un a filmé l’intervention de François à Saint-Denis hier au premier meeting de campagne ?
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne crois pas que ça ait été filmé, mais tu sais je n’ai fait que chanter deux chansons
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Jules de bxl
InvitéUne reprise de Mylène Farmer ?
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François Bégaudeau
Maître des clésEn effet Libertine.
D’abord en français, puis en italien, langue de ma mère.-
Sarah G
InvitéCela me rappelle que j’ai chanté libertine à un mariage quand j’avais 11 ou 12 ans.
Imaginez la tête des gens, juste pour emmerder mon oncle que je n’aimais pas.-
Sarah G
InvitéPardonnez leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font.
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..Graindorge
Invité« en italien, langue de ma mère. »
C’est vrai de vrai ? Que c’est la langue de ta mère?-
François Bégaudeau
Maître des clésde ma mère paternelle oui
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poissonvache
InvitéL’internationale et la marseillaise ?
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Stéphanie
InvitéSi c’est ça que tu cherches Jules https://www.youtube.com/watch?v=Z5YIa1QD178
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graindorge
InvitéOOOH ! MERCI ma chère Stéphanie de faire plaisir à Jules, notre chouchou de Bruxelles!
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..graindorge
InvitéUsurpation de pseudo
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..Graindorge
InvitéAh ben non
« OOOH ! MERCI ma chère Stéphanie de faire plaisir à Jules, notre chouchou de Bruxelles! »
C’était bien moi!
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Jules de bxl
InvitéMerci c’est gentil. A vrai dire c’était une blague car, quand j’ai vu Annie Ernaux faire un discours, j’ai rigolé tout seul dans ma chambre en imaginant un discours de François motivant les troupes en vue de l’élection
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Samuel_Belkekett
InvitéDans ta chambre ?
Ta chambre à côté de celle de tes parents ?-
Samuel_Belkekett
InvitéQuand même super ce concert de Mélenchon à St Denis.
J’ai été quand même vachement surpris d’y voir Michel Houellebecq en première partie. Déclamer un poème d’Eluard, je n’aurais pas cru ça de lui. En tous cas ça lui va pas mal les cheveux longs. Je n’y ai pas vu son chien par contre.
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poissonvache
Invitérire – je n’aurais pas mieux dit
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Shiva
InvitéLes grandes entreprises européennes « préfèrent rémunérer les actionnaires » et alimentent les inégalités, dénonce Oxfam
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Dans un rapport traitant des cent plus grandes entreprises européennes en termes de chiffre d’affaires, l’ONG montre qu’elles reversent en moyenne 70 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires et dénonce « un modèle qui ne profite qu’à une minorité ».
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/09/les-grandes-entreprises-europeennes-alimentent-les-inegalites-selon-oxfam_6700130_3234.html-
Rigolus
InvitéA deux doit de militer pour la retraite par capitalisation
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Shiva
InvitéToutes les fois où le RN a voté pour les 0,001% les plus riches
Toutes les fois où le RN a voté pour les 0,001% les plus riches
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Le site Bon Pote vient de révéler une statistique éloquente.Ses équipes ont passé au crible les 11 000 amendements mis aux voix à l’Assemblée nationale entre juillet 2022 et mars 2026. Parmi eux, 270 « portaient directement sur les sujets liés aux richesses. Nous les avons classés en trois sujets : les très hauts revenus, les très hauts patrimoines et, enfin, les pratiques et modes de vie qui sont l’apanage des plus riches et leur servent de marqueur social (yachts, jets privés…) » explique Bon Pote.
Résultat : le Rassemblement national, qui base une partie de sa stratégie électorale sur la défense de la « France d’en bas », a voté dans 79% des cas pour protéger les intérêts des grandes fortunes.
Toujours selon Bon Pote, la tendance s’accélère depuis 2024. Depuis que Jordan Bardelle a orienté le parti vers une ligne économique toujours plus libérale, ce chiffre grimpe à 86%.
Le RN, ou l’autre parti des ultra-riches.
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Rigolus
InvitéJe prends le premier de ton article.
Le RN avait raisonhttps://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/le-naufrage-de-la-taxe-sur-les-yachts-2170892
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Shiva
InvitéLe RN a toujours raison
Bardella en couple avec une princesse, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, liée à un scandale de 600 millions de dollars, comme c’est rigolo.
https://www.letribunaldunet.fr/people/bardella-princesse-bourbon-scandale-600-millions.html
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En 2021, Camilla de Bourbon des Deux-Siciles, la propre mère de Maria Carolina, a été condamnée à payer 2,3 millions d’euros d’amende ou à purger 12 mois de prison pour outrage à la cour. Une décision lourde, passée relativement inaperçue jusqu’à ce que la romance avec Bardella ne remette tout sous les projecteurs. Comme le souligne le journaliste Thomas de Bergeyck, spécialiste des monarchies, cette famille « n’est pas tenue aux mêmes exigences que les grandes maisons régnantes ». Mais l’exposition médiatique change la donne.
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Le contraste est saisissant. D’un côté, un leader politique qui a bâti son image sur la France populaire des cités. De l’autre, une héritière dont la fortune familiale passe par des trusts à Jersey et des toiles de maîtres disputées devant des juges offshore. Ce mélange des genres survivra-t-il aux prochaines révélations ? Une chose est sûre : en politique comme en amour, les secrets de famille finissent toujours par remonter à la surface
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Rigolo seras-tu invité au mariage à Monaco ?-
Shiva
InvitéDécidément tu es partout sur ce forum Rigolo, comme un certain hebdomadaire français des année trente:
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Je suis partout
https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_suis_partout -
Rigolus
Invitésuper ton hors sujet.
Sinon une réponse sur la taxation des bateaux pour riches ? Tu milites bien pour ça non ?
Je ne vote pas RN. Je ne suis pas centriste.-
Shiva
InvitéTu votes Zemmour donc ok !
On est tranquille alors et puis Sarah est sexy au moins; elle a kène avec Louis Sarkozy et a eu deux gosses avec un journaliste du Figaro. Chaude l’énarque !-
Rigolus
InvitéEessaye de comprendre ce que tu partages. Ce serait un bon début non ?
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Titouan R
InvitéProposition d’expression à disséquer, comme automatisme militant insupportable, et pour un hypothétique Psychologies 2 : red flag
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Claire N
InvitéRires – ok j’ai une situation à E qui se dit qu’elle à pas forcément toujours été bien heureuse en amour
B balance : oui mais tes mecs c’est toujours des red flag ambulants
Ce qui sous-entend qu’elle est tartenpion et pas au courant des labels en vigueur-
Sarah G
InvitéOui Red flag, personne à comportement toxique.
Mais le terme s’est étendue également sur les réseaux sociaux, surtout Twitter pour les sujets ou comportements inadéquats.
Ça serait intéressant à analyser et disséquer en effet.
@Titouan, est-ce que tu as des exemples dans la sphère militante?
Merci-
Ostros
InvitéJe ne connaissais que le redflag dans les relations intimes sérieuses ou légères, mais pas chez les militant.e.s où j’imagine qu’il s’agit de désigner quelqu’un qui a des casseroles au cul et avec qui il vaut mieux ne pas être vu. Ou alors redflag pour des gens qui sont de gauche et qui auront eu des propos ou dez attitudes habituelles chez la droite, les beaufs, les libéraux ?
Je veux bien un exemple aussi-
Titouan R
InvitéPardon pour ce teasing tout à fait merdeux.
J’ai l’impression d’entendre très souvent, et en réalité pas que dans le champ militant, ce syntagme de red flag, où l’expression vaudrait démonstration en soi. Red flag, indice indiscutable d’une personne à fuir. Point d’arrivée d’un raisonnement qui n’est même pas parti. Et dont le prononcé attire souvent des personnes alentour un hochement de tête attendu. Le Red flag comme opérateur de la mise en ban et justificatif de celle-ci. Comme signalement d’un comportement « problématique » qui vaudrait, en soi et comme symptôme d’un mal plus profond, jamais identifié car inutile à élucider.
Le Red flag fonctionne un réflexe, satisfait de lui-même – satisfait de sa grande vigilance.
Aucune dialectique. Aucune investigation complémentaire.
A mon sens, un peu ce qu’identifie Elsa Deck Marsault dans certains cercles militants. Mais je le vois aussi dans des discussions amicales.
Tel mec à éviter parce qu’il a utilisé un « fils de pute » dans une fausse dispute jouée entre potes.
Tel autre très nauséabond parce qu’il n’aime pas les chats (celle-ci, véridiquement entendue)
Telle meuf à bannir parce qu’adorant les choux de Bruxelles.
…..
Dans Psychologies, je l’aurais bien vu en continuité de « Y a rien qui va »-
Titouan R
Invité* Le Red flag fonctionne comme un réflexe, satisfait de lui-même – satisfait de sa grande vigilance.
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Titouan R
Invité*hochement de tête entendu
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pifou
Invité -
Samuel_Belkekett
InvitéJ’ai joué au poker avec Patrick Bruel dans le temps.
Un jour, il a raflé la mise en abattant un brelan de dames sur la table.
Il a dit, avec un grand sourire, « des brelans de dames j’en ai tous les jours dans la vie, beaucoup moins souvent dans les cartes ».
Un abruti autour de la table a alors dit « tous les jours dans la vie ! mais comment tu fais ? »
Il a répondu simplement ceci, « de gré ou de force ».
Grand silence… -
..Graindorge
InvitéLe capitalisme ne peut être réformé. Il faut le détruire. Totalement, radicalement, pour que puisse s’inventer une organisation sociale et économique du monde nouvelle. »
Jean Ziegler nous quitte aujourd’hui à l’âge de 92 ans. Toute sa vie, il a dénoncé avec courage les ravages d’un système qui place le profit avant les êtres humains et a porté la voix des peuples du Sud qui souffrent de l’impérialisme.
Jean Ziegler nous a rappelé sans relâche une que dans un monde d’abondance, la faim n’est pas une fatalité mais une injustice. Comme rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, il a consacré son énergie à combattre cette expression brutale du capitalisme.
Son engagement, sa lucidité et son internationalisme resteront une source d’inspiration pour toutes celles et ceux qui refusent de se résigner face aux inégalités.
Nous saluons un intellectuel engagé, un combattant infatigable et un homme qui n’a jamais cessé de croire que le monde pouvait être changé par l’action collective.Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux qui ont trouvé dans ses écrits et ses combats la force de continuer à lutter.
Merci, Jean. Ton combat continue pour une société débarrassée du capitalisme et de la recherche du profit.
Raoul Hedebouw ( PTB)-
Rigolus
Invitéj’avais lu l’empire de la honte de Jean Ziegler. C’était un des livres les plus mauvais que j’ai lu de ma vie.
On doit se méfier des livres vendu en point relay dans les gares.
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Ostros
InvitéLa distinction par l’orthographe – décryptage du discours d’Astier #2
Alexandre le conservateur
https://www.facebook.com/reel/1806125880602907/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v-
Rigolus
InvitéAstier que je ne supporte pas dit littéralement 3 mots dans cette video. J’aime bien quand la langue sonne bien.
Et le type va expliquer 5 mn qu’il est conservateur.
Un peu d’honnêteté que diable, il n’est pas obligé de ventriloquer Astier comme ça.
Astier dans cette même interview, nous explique que la peur de sa vie s’est l’extrême droite au pouvoir.
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Alphonse
InvitéAu bac, ce texte de Simone.
Il y a dans le travail des mains et en général dans le travail d’exécution, qui est le travail proprement dit, un élément irréductible de servitude que même une parfaite équité sociale n’effacerait pas. C’est le fait qu’il est gouverné par la nécessité, non par la finalité. On l’exécute à cause d’un besoin, non en vue d’un bien ; «parce qu’on a besoin de gagner sa vie », comme disent ceux qui y passent leur existence. On fournit un effort au terme duquel, à tous égards, on n’aura pas autre chose que ce qu’on a. Sans cet effort, on perdrait ce qu’on a.
Mais, dans la nature humaine il n’y a pas pour l’effort d’autre source d’énergie que le désir. Et il n’appartient pas à l’homme de désirer ce qu’il a. Le désir est une
orientation, un commencement de mouvement vers quelque chose. Le mouvement est vers un point où on n’est pas. Si le mouvement à peine commencé se boucle sur le point de départ, on tourne comme un écureuil dans une cage, comme un condamné
dans une cellule. Tourner toujours produit vite l’écœurement.
L’écœurement, la lassitude, le dégoût, c’est la grande tentation de ceux qui travaillent, surtout s’ils sont dans des conditions inhumaines, et même autrement.
Parfois cette tentation mord davantage les meilleurs.
Simone Weil, La condition ouvrière.-
Ostros
InvitéMerci Simone pour ta justesse.
Je ressens ça exactement -
Claire N
Invité« il n’appartient pas à l’homme de désirer ce qu’il a »oui c’est vrai – mais dans le mouvement il y a aussi la précision
Et j’avoue qu’elle tient une place à part
Un peu comme le souligne Schnoups
Une chose qui fait jouir de ne pas appartenir
Alors oui il y a bien quelque chose que je sens aliénant dans la reproduction mais ma nuance se situe peu etre entre reproduction / répétition-
François Bégaudeau
Maître des clésOn aura remarqué que « comme un écureuil dans une cage » était déjà usité il y a cent ans
Même si avec les décennies l’écureuil, champion du vif, fut remplacé par le hamster
Tout décline-
Claire N
InvitéOui voilà c’est ça le truc que je cherchais
Le vif ! C’est vachement mieux
Comme quoi tourner sa langue -
Seldoon
InvitéAutre variante, en chanson : comme un espadon dans une baignoire.
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Claire N
InvitéC’est mieux que Sisyphe oui
Qu’il ne faut pas imaginer gaulé comme une ablette -
nefa
Invitéoui, l’espadon est capturé et la carpe d’élevage
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Claire N
InvitéBon – c’est bien les gas
On a cartonné le bac
bien géré avec une methodo béton
On reste motivé
Cet aprem on se joue l’aggreg-
nefa
Invitérendez vous au bac à sable
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..Graindorge
Invité« Au bac, ce texte de Simone.
Il y a dans le travail des mains et en général dans le travail d’exécution, qui est le travail proprement dit, un élément irréductible de servitude que même une parfaite équité sociale n’effacerait pas. »
Ce » Il y a dans le travail des mains » et texte de bac : Ah? Présenter le travail des mains comme inférieur?
Ébéniste, maçon, charpentier, menuisier, couturier.ère, boulanger, patissier, céramiste, etc… ??-
Ostros
InvitéNon, comme soumis a une nécessité qui les rendent serviles
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Ostros
InvitéLe texte est on ne peut plus clair
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..Graindorge
InvitéJ’espère qu’il sera clair pour les jeunes cerveaux du bac face à leur « avenir » à qui l’on soumet un texte de Simone qui peut très bien porter à interprétation. Prendre des raccourcis, ça se fait: travail des mains = servitude?
Dans le travail des mains, j’ai oublié agriculteur.trice , jardinier, cuisinier.ère etc…« Le texte est on ne peut plus clair ». Pour eux?
Et pourquoi on leur soumet ce texte au bac?
Le bac c’est bien la FP, Beirk?
Cette gamine dans Entre les murs qui pleurait » j’ai rien compris » et » je veux pas aller en FP »-
Ostros
InvitéTu travailles ?
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..Graindorge
InvitéOh que oui! On en parlerai mieux in vivo autour d’ un café ou tisane.
Je ne polémiquerai pas avec Simone Weil qui est parti trop tôt. Hélas
En allant acheter des plantons à l’entreprise d’ici, les travailleurs et surtout travailleuses sont toujours joyeux. Toujours plaisantant, contents d’être ensemble, de travailler ensemble. Selon les tâches: produire les plantons, les livrer aux agriculteurs professionnels et aux jardiniers amateurs. Toujours serviables. Le petit patron Jorge est dans le même esprit. Il se met en 4 et pas que pour l’argent pour te renseigner si problèmes dans les cultures. N’hésitant pas à se déplacer malgré la surcharge de travail. Récemment, il n’avait pas reçu la bonne couleur des fleurs d’un arbuste décoratif et il en était navré. Lorsque, hasard, une des employées, lors d’un achat dans une autre commune a trouvé plusieurs exemplaires de cet arbuste avec les fleurs jaunes tant désirées. Sans une contrepartie financière ni pour l’entreprise ni pour elle. Si ce n’est des légumes du jardin offerts avec avec la même joie et le même désintérêt économique.
C’est du réel.
Il y a toute une panoplie de métiers qui fondent notre société.
Comme dit chère Ostros je serais curieuse de lire les copies de ce sujet de bac. Sujet qui pourrait être tendancieux dans cette société capitaliste.
Il n’y a qu’à voir la dévalorisation galopante de tous ces métiers déjà cités. Ce qui permet de faibles rémunérations et c’est Là qu’il faut travailler : la double revalorisation et du métier et de sa rémunération.
D’où l’intérêt de l’échelle de salaire de 1 à 20 donc d’un salaire maximum.
Et j’ajoute qu’avec tout le respect que je porte à toutes les professions de santé , je rappelle qu’on vivrait difficilement sans agriculteur.trices respectueux de la terre.
Et je serais allée volontiers prendre un pot avec l’amie Simone-
Ostros
InvitéIl peut y avoir des joies au travail
Celles que tu décris comme celle du commercial qui a explosé ses quotas et se verra offrir le voyage aux Seychelles.
Mais moi je trouve plus belle et plus sûre la joie de se sentir libre de faire
Les autres se sont des joies incidentes.-
Dr Xavier
Invitéce sont*
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Ostros
InvitéJ’allais le dire
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..Graindorge
Invité« celle du commercial qui a explosé ses quotas et se verra offrir le voyage aux Seychelles. »
Jorge, c’est son nom part 2 semaines en vacances, dans le sud de l’île où il a de la famille.
« Mais moi je trouve plus belle et plus sûre la joie de se sentir libre de faire »
Si tu as cette joie, tant mieux.
Rien à ajouter -
..Graindorge
Invité« celle du commercial qui a explosé ses quotas et se verra offrir le voyage aux Seychelles. »
Jorge, c’est son nom part 2 semaines en vacances, dans le sud de l’île où il a de la famille.
« Mais moi je trouve plus belle et plus sûre la joie de se sentir libre de faire »
Si tu as cette joie, c’est bien
Rien à ajouter-
Ostros
InvitéJe ne l’ai pas, je ne l’expérimente que lorsque je crée
Et lorsque je suis au chômage avec des allocations suffisantes pour vivre décemment
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Dr Xavier
Invitéles rende*
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Emile Novis
Invité@Graindorge
Je crois qu’Ostros a raison, le texte est assez clair, mais il est travaillé par des distinctions sous-jacentes qui sont plus claires quand on a tout le texte (c’est un extrait de Condition première d’un travail non servile).
Il y a deux formes de servitude, qui se distinguent par deux causes différentes : les causes liées à la condition humaine, que personne ne peut changer, et les causes liées à l’organisation sociale du travail, qui peuvent être changées. Cette deuxième cause est évoquée à la fin du texte, quand il est question de « conditions inhumaines ». Mais l’ensemble du texte évoque plutôt la première cause : tout travail implique une dimension servile indépassable, et les mouvements politiques qui voudraient l’abolir proposent une propagande mensongère. Quand on castre des maïs, quand on fait des découpes de bois, quand on fait des livraisons ou des déménagements, etc., il y aura toujours cette prise avec la nécessité et une forme de servitude indépassable. Il faut vraiment être un macroniste pour ne pas aimer qu’on parle de « pénibilité » dans le travail ; cela revient ni plus ni moins à refouler la condition humaine par le mensonge et la falsification.
–
Mais Simone Weil ne dit pas que le travail manuel est inférieur. Elle dit même l’inverse dans beaucoup d’autres endroits : le travail physique met au contact du réel s’il n’est pas organisé de manière inhumaine, contrairement au travail bureaucratique. A l’inverse un travail dans le tertiaire subit une autre forme d’aliénation en plus de certains points communs avec ce que décrit le texte : l’alinéation par l’abstraction, l’employé ne faisant que manipuler des signes toute la journée, souvent de manière répétitive et sans même savoir concrètement à quoi renvoient ces signes dans le réel, son intelligence étant bien souvent réduite à des automatismes mécaniques sans grand intérêt. Ce travail ne met même pas le travailleur en contact direct avec le réel, avec la vérité de la matière. De ce point de vue, il y a une supériorité du potier sur le trader.
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Je pense que sa description serait approuvée par une partie importante des travailleurs manuels. L’idée que l’existence n’est pas une fin en soi, que le simple fait d’exister n’est pas un bien, me semble assez juste. Le prisonnier dans sa cellule sans rien pour se divertir est bien conscient que son existence, contemplée de manière nue, sans projet, sans finalité désirable, n’est pas un bien. La prison à perpétuité, c’est l’enfer, car cela réduit l’individu au simple fait d’exister, sans rien d’autre. Ce qui est bon pour nous est en dehors de nous, la raison de notre existence est quelque chose de plus que le simple fait d’exister. Le travailleur qui gagne sa vie pour manger et mange pour gagner sa vie ne peut pas être heureux dans son travail, car il est cloué au simple fait d’exister.
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Ailleurs, Weil dit que si un individu est exactement qu’au premier jour après deux ans à faire un travail, cet individu est réduit à une forme d’esclavage.
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Il y a une seule solution à ce problème, outre les avancées sociales que Weil approuve (augmentation du temps libre autant que possible par exemple) : c’est la beauté. Simone Weil développera cela plus loin dans le livre. La beauté est la seule expérience où nous pouvons désirer ce qui est, la seule situation où la matière présente un éclat de finalité adressée à notre désir de telle sorte que ce qui existe est satisfaisant par lui-même. Les travailleurs ont donc besoin de plus de temps libre et de plus de beauté. Des marins disent cela parfois (ça dépend de leurs condition de travail) : c’est dur, on tourne un peu boucle par moments, mais au moins on a la mer, le soleil, les soirées sublimes, les levées de soleil très beaux, le grand large, ça va. Le monde agricole pourrait aussi avoir cela. L’usine taylorisée n’offre pas cela, ni le monde du tertiaire ou de la téléphonie.
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Le problème est que l’existence humaine est travaillée par deux choses contradictoires : une aspiration au bien et le contact permanent avec une nécessité matérielle, naturelle et sociale aveugle à nos désirs, sourde à nos besoins et indifférente à notre existence. C’est dans cette brèche bien souvent douloureuse, contradictoire et parfois brutale qu’il faut penser nos expériences du travail et chercher de la joie et de la liberté.-
Alain m
Invité@Emile
Merci d’apporter tes lignes claires et toujours douces sur ce forum. Avec d’autres, tu y mets de la beauté. -
..Graindorge
InvitéMerci Emile: je t’attendais sachant que même si tu es absent, dès qu’il s’agit de Simone tu interviens.
Le sujet a été lancé par Alphonse. Il s’agit non pas du livre que tu cites » Conditions premières d’un travail non servile » qui aurait été lu DANS SON INTÉGRALITÉ par des lycéens mais d’un extrait qui devient sujet au bac. Ça voudrait dire que ces lycéens n’auraient eu QUE cet extrait? Sorti donc du contexte de l’intégralité d’un livre. Peut-être l’ont-ils étudié durant l’année scolaire. « il est travaillé par des distinctions sous-jacentes qui sont PLUS CLAIRES
quand on a tout le texte » Ont-ils eu, lu tout le texte ?
Sujet Bac qui démarre par
« a dans le travail des mains et en général dans le travail d’exécution, qui est le travail proprement dit, un élément irréductible de servitude que même une parfaite équité sociale n’effacerait pas »
Cet extrait m’a fait m’interroger et ont suscité tout ce que j’en ai dit et l’échange avec Ostros.
J’ai cité ces exemples. Bien évidemment tout au long de ces 3 ou 4 années dans ce forum, j’ y ai parlé de tout ce qui fait du travail un instrument de torture, tripalium.
Quand dans les années 50/60 Renault nationalisé a produit la Dauphine, voiture dangereuse et mortelle, nul ouvrier qui très vite l’a su sans avoir de choix pour les raisons économiques , ne pouvait en être fier. Il n’y avait que la CGT qui inventivité violemment ceux qui dénonçaient ce véhicule.
Quand cette même Renault quasi privatisé veut produire des drônes de mort » il y a un vrai malaise parmi les travailleurs » de cet ancien bastion prolétarien.
Et sans parler de ceux qui n’ont pas d’autres choix que de fabriquer des armes mortelles et où tout sabotage est devenu impossible . Et de même pour la production de pesticides. Et un large etc.
Comme déjà dit, j’aurais bien aimé lire les copies du bac de ces lycéens sur cet extrait
Contente que Simone ne considère pas le travail manuel comme inférieur.
Dans la vie de tous les jours, beaucoup de gens le considèrent inférieur » il/elle n’a pas pu faire de GRANDES études » » il/elle n’a QUE son CAP ou BEP.
On parle « d’élite intellectuelle » pas d’élite manuelle »
On entend des intellectuel.les avec une fausse modestie dire » oh moi je ne sais rien faire de mes dix doigts. » La fierté des parents est plus grande disant » mon fils, ma fille est médecin plutôt que mécanicien.ne etc…
On en a des choses à dépoussiérer. J’avais parlé de cet ami allemand obligé de suivre le chemin familial: dentiste de père en fils. Il a répondu à la demande, il est devenu dentiste, a fondé une famille jusqu’au jour où il a tout plaqué pour partir et devenir musicien d’ un genre de cythare indien ( le nom me reviendra) il a vécu de petits boulots et même de mendicité. Je l’ai rencontré vers la fin de sa jeune vie, une cinquantaine ou soixantaine d’années, son regard était un beau spectacle, son humour : il est mort libre et joyeux. Ses parents ne sont pas venus à la Cérémonie» chercher de la joie et de la liberté. Et de la beauté »
Un OUI XXXL-
..Graindorge
Invité* la CGT qui INVECTIVAIT
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Emile Novis
Invité@Alain m
Merci pour ton retour.
A mon tour de te remercier pour ton humour. L’écran vert pendant la mi-temps d’un match en lieu et place de notre publicité actuelle, je ne l’avais pas vu venir.
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@Graindorge
Ce livre est globalement peu lu. Mais le texte vaut par lui-même, bien qu’il implique d’autres choses.
La phrase que tu cites me paraît importante si on souligne ce que je mets en gras : « a dans le travail des mains et en général dans le travail d’exécution, qui est le travail proprement dit, un élément irréductible de servitude que même une parfaite équité sociale n’effacerait pas ». Le travail manuel est le travail au sens plein et entier du terme (je soupçonne même Weil de penser que c’est le seul travail au sens « noble » du terme). Un trader, pour Simone Weil, ne travaille pas vraiment au sens « noble ». La vie dématérialisée de la bourgeoisie ne plaît pas du tout à Weil, ce qui ne la pousse pas non plus à présenter le travail manuel comme un paradis.
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Je suis bien d’accord sur la fausse hiérarchisation actuelle des métiers. Je nuancerais néanmoins, car il me semble que le travers que tu décris appartient surtout à la bourgeoisie ou aux classes aspirants à la bourgeoisie. Ailleurs on entend souvent dire que certains métiers manuels sont très considérés (ébéniste par exemple). Il me semble qu’il y a des métiers manuels qui sont considérés comme une petite aristocratie du monde du travail. J’ai déjà entendu des femmes dire qu’elles étaient très attirées par des hommes appartenant à certaines catégories d’artisanat. A l’inverse il y a bien des milieux qui déconsidèrent les métiers « culturels » ou « intellectuels ». C’est le fameux : « ça sert à quoi un écrivain? ». Question rhétorique.
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Pour ce qui est de la promotion des métiers dits « intellectuels », je pense surtout qu’il y a, derrière cette valorisation, quelque chose de plus prosaïque, et tout le monde le sait bien : réussir dans le grand monde, gagner beaucoup d’argent. Bref : être un winner. Que ce soit en étant banquier, dentiste ou présentateur TV importe assez peu.
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On entend des intellectuel.les avec une fausse modestie dire » oh moi je ne sais rien faire de mes dix doigts. » La fierté des parents est plus grande disant » mon fils, ma fille est médecin plutôt que mécanicien.ne etc
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C’est marrant, parce que Weil était assez maladroite, et c’était pour elle l’objet d’une honte et d’une tare humiliante.-
..Graindorge
InvitéOui c’est marrant . Elle était plutôt Gaston la gaffe
Si c’était pour elle une tare et une humiliation, beaucoup d’intellectuels prononcent cette phrase » je ne sais rien faire de mes dix doigts » sans aucune honte attendant plutôt de s’attirer des sourires entendues et compréhensifs saupoudrés de tendresse : Trop mimi! J’en connais dans mon entourage.
Si le livre est globalement peu lu, qu’on propose cet extrait au bac attise encore plus ma curiosité de lire les copies.
Pour le reste, l’intelligence de chacun.e fait son travail
Au plaisir Émile -
Claire N
Invité« C’est marrant, parce que Weil était assez maladroite » tu as piqué ma curiosité, tu peux en dire plus ?
( et idem pour l’ interventions de Alain m c’était vraiment saluable)-
Emile Novis
Invité@Claire
Il y a des évènements marquants sur sa maladresse liée à l’étourderie : durant la guerre d’Espagne, elle a marché dans une marmite et s’est ébouillantée assez gravement. Résultat : elle est partie d’Espagne pour se soigner. Quelques jours après, le groupe avec qui elle était s’est fait décimer par les fascistes.
Toujours durant la guerre d’Espagne : certains étaient réticents à lui laisser un fusil quand ils ont vu son maniement plutôt aléatoire de cet objet…
Plus concrètement : dans son journal d’usine, elle raconte ses difficultés à manier les presses, à prendre des tours de main. Elle n’était pas la seule, mais certains individus particulièrement habiles s’arrêtaient pour lui donner des conseils et expliquer comment bien s’y prendre (notamment le « magasinier »). Sa lenteur est souvent soulignée, par elle-même et par les autres.
Elle était admirative devant la précision et la facilité pratique de certains ouvriers qualifiés, et on sent en creux qu’elle admirait des qualités qu’elle ne possédait pas du tout.
_
Beaucoup de choses indiquent qu’elle n’était pas vraiment à l’aise avec son corps.-
Claire N
InvitéMerci Emile – pour la precision, je lis mieux le texte
– l’accident – de la marmite est particulièrement impressionnant ( on dirait le chat de Mickael ) dans desertion – oú le tremblement de terre pour Roques Dalton
Mais en même temps je sais que c’est commun -
..Graindorge
Invité« Toujours durant la guerre d’Espagne : certains étaient réticents à lui laisser un fusil quand ils ont vu son maniement plutôt aléatoire de cet objet… »
Éclat de rire!
Je crois qu’ils le lui ont quand même laissé 2 minutes : le temps de prendre un photo. Photo où on la voit toute contente!
Et tout le monde bien soulagé qu’elle s’en aille… saine et sauve… Eux aussi. Hasta la Victoria siempréé!
Sí sí Adios Simone ! Ouf!-
..Graindorge
InvitéMais pardon Simone d’en rire. C’est pas drôle de s’ébouillanter dans une marmite. Les enfants peuvent être cruels. Tu étais une espèce d’Albatros du poème de Baudelaire , tes ailes de géant t’empêchaient de marcher. Mais je confesse que la scène du fusil… un fusil ça peut en faire des dégâts
-
François Bégaudeau
Maître des cléscette maladresse bien connue de Simone m’a toujours ému
il y aurait un grand film, beau et sobre, à faire sur la vie de cette femme -
graindorge
Invitéactrice; Noémie Merlant?
directeur François Bégaudeau
¿Porque no? -
Claire N
InvitéOui – on ferrai comment ?
les scènes de « maladresse «, j’ai pensé à ta réflexion sur le burlesque qu’il faudrait peut etre mener dans un espace à la Schoblin
C’est compliqué à imaginer – c’est exigeant à penser -
François Bégaudeau
Maître des cléssans actrice connue bien sûr
sans actrice -
François Bégaudeau
Maître des clésil nous faut un corps un vrai
pas un corps mis aux normes
pas ce corps adroit et donc faux des acteurs -
Claire N
InvitéPeut-être qu’il faudrait aussi effondrer le biopic
En prenant plusieurs personnes, je ne sais pas
Si c’est une construction intéressante -
Emile Novis
InvitéBeau projet. En tout cas, il ne faudrait surtout pas en faire une sainte, ou une icône, ou une représentante morale de quelque chose.
Peut-être qu’un film sur Weil gagnerait à appliquer la méthode de composition qu’elle préconisait pour le roman et qu’elle expose dans son Journal d’usine :
–
« Ce qui compte dans une vie humaine, ce ne sont pas les événements qui y dominent le cours des années – ou même des mois – ou même des jours. C’est la manière dont s’enchaîne une minute à la suivante, et ce qu’il en coûte à chacun dans son corps, dans son cœur, dans son âme – et par-dessus tout dans l’exercice de sa faculté d’attention – pour effectuer minute par minute cet enchaînement.
Si j’écrivais un roman, je ferais quelque chose d’entièrement nouveau » -
Claire N
InvitéOui un journal d’usine c’est une bonne piste
Peut etre qu’elle ne peut être que derrière la caméra ? -
Claire N
InvitéLa plus haute forme d’attention selon elle , si je me souviens bien ce que tu nous avais dit est celle portée aux autres , c’est compliqué de lui faire le retour
-
Claire N
InvitéAprès pour la maladresse de la caméra j’ai une idée pas cher tirée de la vraie vie
Quand tu te goures entre le mode on et of de ta caméra en filmant un concert -
Claire N
InvitéTu vois je verrais bien la scène du pied dans la marmite sous cette modalités – merde ça filme mes pieds
-
Claire N
InvitéDonc pour tirer ce fil
– on trouve un corps qui fait Simone
– on lui donne une caméra sur la quelle y a pas de off
– on la filme faisant son documentaire
? -
Emile Novis
InvitéDerrière la caméra en usine me paraît le plus judicieux. Elle y allait pour une étude, une sorte de documentation concrète de ce que c’est qu’être à l’usine de son temps.
Il faudrait filmer les maux de têtes aussi, très importants dans son parcours. -
Emile Novis
InvitéOui, pourquoi pas derrière la caméra, au mois en partie. On passerait de son enfance dans le quartier latin (où de mémoire, selon sa biographe, elle se cognait déjà dans les meubles) à l’ENS où elle harcelait tout le monde avec ses pétitions politiques. Puis son enseignement, le journal d’usine, son voyage en Italie, moment le plus heureux de sa vie à Florence et Assise au milieu de toute cette beauté. Puis l’Espagne (et les pieds dans la marmite), Marseille, l’exil à Casablanca dans un camp de transit où elle luttait pour avoir la seule chaise qui lui permettait d’écrire, l’arrivée à New York et le terminus à Londres.
Ou alors il faudrait sélectionner, ne pas tout mettre. Je me rends compte que ça doit être très compliqué de faire un film pareil.
Pour elle, le degré le plus intense de l’attention est la prière, puisque c’est une attention à vide, une suspension du désir maximale. Après vient tout le reste : l’attention en art, l’attention aux autres, dans le travail, etc. Ce qui est difficile, c’est de faire sentir quelque chose d’invisible. Comment filmer l’attention ou l’absence d’attention? -
Emile Novis
InvitéNos messages se sont croisés. Ne nous enflammons pas! La probabilité pour qu’un tel film sorte est extrêmement faible à mon avis.
-
Claire N
InvitéRires « La probabilité pour qu’un tel film sorte est extrêmement faible »Emile ne met pas s’il te plaît la charrue avant les boeux
-
..Graindorge
InvitéC’est évident que tu pourrais être un co- scénariste Émile
@ François: tu as raison l’actrice trouvée et citée ça n’irait pas. Soit comme tu dis pas d’actrice soit… roulement long de tambour … VICKY KRIEPS!!!
Ne me dis pas que c’est pas une bonne actrice.
En plus elle est chouette dans la vie. Elle fonctionne au coups de cœur et l’argent passe après
Un film en noir et blanc. On la voit de dos, vue sur une simple chambre, une assiette avec des miettes de pain et du fromage , elle écrit. Pas de musique mais le bruit des pages qui se tournent. Elle s’interrompt pour regarder le paysage. La caméra la quitte pour filmer le paysage : le ciel, les nuages des oiseaux des arbres et paf gros plan sur ses lunettes où est reflété le paysage
On frappe à la porte . Elle sursaute et fait tomber la carafe d’eau -
François Bégaudeau
Maître des clésDésolé mais Vicky Krieps, qui ne joue plus que des roles de sainte, je ne peux plus – voir encore le prochain Kawase, ou sainte-Vicky s’occupe de greffes du coeur.
De toute façon il me faut en général deux films pour que je me lasse d’un acteur que j’ai pu d’abord apprécier.
Et Emile l’a bien dit : ne surtout pas jouer la sainteté de Simone. Jouer les gestes. Qu’elle fasse des choses pendant 1h30. -
..Graindorge
InvitéJe peux comprendre : je ne l’ai vue que dans 2 ou 3 films. C’est peut-être dû à la fois à une palette limitée de jeu, d’expressions et au manque de créativité de directeurs/ trices : les acteurs et peut-être surtout les actrices doivent travailler. V.K à quand même je crois refusé des rôles Hollywoodiens médiocres et bien payés pour des projets plus modestes . Et ta rapide lassitude serait-elle aussi dûe au nombre vertigineux de films et de séries visionnés
par an? Qui te rendrait à la fois extrêmement exigeant et vite lassé?***
Non Simone n’était pas une sainte mais un chercheur. Elle s’était quand même attelé à étudier le sanscrit juste pour pouvoir lire dans le texte les Védas des Rishis, la Bhagavad Gîtâ. Elle a fait de graves erreurs voulant être solidaire des prisonniers pendant l’Occupation, elle s’affamait.
c’était indéniablement un chercheur.
« Ce qui compte dans une vie humaine c’est la manière dont s’enchaîne une minute à la suivante, et ce qu’il en coûte à chacun dans son corps, dans son cœur, dans son âme – et par-dessus tout dans l’exercice de sa faculté d’attention – pour effectuer minute par minute cet enchaînement. »
Voilà je crois un possible fil pour tirer la pelote
d’1h 30 pour un film -
François Bégaudeau
Maître des clésje n’ai pas dit que Simone n’était pas une sainte – elle en était une
j’ai dit qu’il ne faudrait pas la filmer comme telle -
..Graindorge
InvitéSi elle est considérée comme sainte, soit.
Cela n’enlève rien au fait que c’était un chercheur et c’était peut-être le cadet de ses préoccupations d’être considérée comme sainte mais d’accord, c’était une sainte. Aussi
Et mille fois d’accord de ne pas la filmer comme telle.
Dans mes lignes où je jouais à trouver un début de scénario, la sainteté est dans le paysage : le ciel, les nuages, des oiseaux, des arbres
» ne quittez jamais le Ciel »
Lu quelque part -
stephanie
Invitépour que je me lasse d’un acteur que j’ai pu d’abord apprécier
excepté Hafsia Herzi
les 2 derniers films sont une catastrophe . -
nefa
Invitét’as l’attention focus, celle qui maintient l’objet parfois au-delà de la seconde ce qui dans une activité où chacune d’elles compte entraîne des maladresses
et l’attention diffuse à l’écoute du réel susceptible de cabrer à chaque instant
du coup, par exemple et expérimental, tu floute et ça fonctionne, tu je ne sais pas quoi quand ça apparaît net à l’écran et ça se pète la gueule -
Claire N
InvitéEffectivement, une caméra me semble un outil tres a même de rendre palpable les différents mouvements , formes , intensités que l’attention est capable d’opérer
Le zoom génère surement du hors champ ou du flou – la distraction peut etre vue comme un changement brutal de sa focale mais aussi une certaine forme de disponibilité à ce qui arrive
La « concentration « , la persévérance de l’attention sur un objet permet plus facilement d’accéder aux taches instrumentales en rapport avec ledit objet – d’opérer -
nefa
Invitévoilà le binôme
au milieu le chef op
mon pavillon contre une clope
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..Graindorge
InvitéGrande curiosité de lire les copies. Mais ça doit pas être possible
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Shiva
InvitéA l’attention du punk snob Bégaudeau.
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Par Alexis Bernier – Publié dans Libé aujourd’hui à 2h22
La réédition Guilty Razors : météore franco-punk <=======================================
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Malgré Marc Zermati et son Open Market, Alain Pacadis et ses White Flash dans ce journal ou Yves Adrien et son rock électrique dans Rock & Folk, le punk français est souvent considéré comme une vaste blague. Bien sûr, il y a Metal Urbain, dont le zonzonnement des synthétiseurs reste à jamais précurseur, les Stinky Toys d’Elli et Jacno ou Patrick Eudeline éternellement Planté comme un privé. Et puis il y a les autres, ceux à la «carrière» météorique, aux enregistrements incertains et à la trace dans l’histoire limitée. Il n’est pas insultant d’écrire que Guilty Razors fait plutôt partie de ceux-là.
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Le label Born Bad réédite l’ensemble de leurs (rares) enregistrements, fortement influencés par les Stooges. Soyons honnêtes, il s’agit plus d’un document que d’un album essentiel. Néanmoins, c’est l’occasion de se souvenir de fameux faits d’armes du groupe. Ainsi, la légende entourant la manière dont leur «manager», Alexis Quinlin, dont la réputation d’escroc n’est plus à faire (cf. Taxi Girl), a réussi à leur faire signer un contrat avec Polydor après une bagarre. Ou qu’après leur séparation, leur chanteur Tristam Nada eut un tube proto rap, le formidable Bonne, bonne humeur ce matin, en 1988. Enfin, que ses camarades formèrent Bandolero dont le Paris Latino fit aussi, les grandes heures du Top 50 en 1983. On se dit qu’avec cette réédition, il y a de quoi faire le malin dans les dîners en ville.
Guilty Razors Complete Recordings-1978
-
François Bégaudeau
Maître des clésIl faut préciser : le punk français contemporain du mouvement punk originel. Qui effectivement fut, sinon une vaste blague, très pauvre.
Mais il va sans dire qu’ensuite des groupes très forts existeront – mais du coté de Libé et des Inrocks on n’a pas daigné sans rendre compte (où est le mépris?)
Finalement dans ces premières années le punk français ne comprend peut etre qu’une chanson digne de ce nom :
-
Shiva
InvitéEn Italie, une jeunesse contre le « post-néo-fascisme »
.
Entretien avec Marco Rovelli, chanteur, poète et philosophe
https://lundi.am/En-Italie-une-jeunesse-contre-le-post-neo-fascisme -
2cz
Invitébon allez je me permets de partager un contenu pas très intelligent mais qui m’a bien fait rire sur f.begaudeau :
https://xcancel.com/Cakiz1/status/2025853634563498425#m-
MooM
InvitéImitation réussie
Il parait que Bruel a pris rdv avec Gerard Miller pour son obligation de soins.
Le hic, c’est qu’il s’est barré en Italie pas en Israel (non je ne suis pas antisémite, j’aime l’humour noir)
-
-
uc
Invité
Du doux racisme ?
Laisse moi mener ma tarte aux pommes ?
OK-
François Bégaudeau
Maître des clésPourquoi donc restituer ici un extrait de sept minutes pour en tirer si peu.
Mystère
Mais fascination intacte, donc. -
Jules de bxl
InvitéJ’aimerais savoir ce que veut dire « de gauche » ou « de droite » (en dehors de la sphère militante je veux dire, qui elle se croit cohérente et consciente, ce qu’elle n’est pas plus que les autres). Ainsi, il faudrait distinguer les beaufs (associés par Lamy aux prolos) de droite et de gauche. Ah bon, mais comment on fait ? Ne seront inclus dans le périmètre de la gauche que ceux qui sont spontanément progressistes ? Ou ceux qui se trouvent déjà inclus dans des collectifs de gauche (tant pis pour ceux qui n’ont pas cette chance) ? Ou alors la distinction se ferait sur le vote : il est de droite car il aime et/ou vote Marine. Mais alors comment règle-t-on ce cas concret : mes parents votent (pcq en belgique le vote est obligatoire) pour le PS, sans se poser la question. Ils ont encore dans l’idée, de loin car ils ne s’intéressent pas à la politique politicienne, que les socialistes sont moins pires que les autres, ils « nous » défendent en tant qu’ouvriers, etc. J’ai aussi pu convaincre certains de voter PTB (équivalent LFI) aux dernières élections. Et pourtant : quand j’ai assisté aux meetings de Marine par deux fois, ils étaient fiers de moi. Et ils trouvent que Marine dit des choses vraies. Je ne peux pas exclure que si elle était présente sur les listes en Belgique ils voteraient pour elle. L’indistinction de Lamy entre beaufs de « droite » et de « gauche » n’est peut-être pas si nulle et non avenue, finalement…
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Jules de bxl
Invité(Je précise par honnêteté que je n’ai pas encore eu le temps de lire le livre, je me suis contenté pour le moment de regarder les entretiens. Après tout, s’il y a des entretiens c’est quand même pour qu’on puisse les regarder et qu’ils nous fassent réfléchir)
-
Jules de bxl
InvitéJ’ai écrit trop vite : il faudrait distinguer entre les prolos de gauche, et les prolos de droite (qui eux feraient partie des beaufs, à l’inverse des premiers)
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne comprends pas ce que tu dis
si tes parents sont fiers que tu ailles au meeting de Marine, ils sont de droite
qu’ils votent PS ou pour les jonquilles, peu importe, un vote n’est pas un acte, un vote n’engage à rien
je redis le point : contrairement à ce que postule la confuse Rose Lamy, le beauf est de droite – sinon il n’est pas le beauf
défendre le beauf n’est donc pas défendr un prolo (puisqu’il y a des beaufs riches), c’est défendre quelqu’un de droite-
eustache
Invitéest-ce qu’une figure comme le personnage d’Aymeric Lompret ne serait pas un beauf de gauche?
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François Bégaudeau
Maître des clésaucunement
c’est un mec de gauche qui a des accents populaires, de par ses origines nordistes (d’ailleurs il les surligne pour créer un personnage
pour le reste, il est antiraciste, anticapitaliste, antisexiste, queer friendly, écolo, pro Etat social : bref, tout le contraire d’un beauf, qui je le rappelle, est raciste, homophobe, misogyne (et donc anti-féministe), et trouve que l’Etat nous pique tout – et déteste les cheminots en grève, et déteste la CGT, etc etc
RL a semé une telle confusion qu’il faut rappeler ces évidences-
eustache
Invitéc’est vrai. La figure de Fabien Roussel n’y est pas peut-être pour rien non plus.
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François Bégaudeau
Maître des clésmais n’exagérons rien non plus, Roussel n’en est pas au stade beauf
beauf est un fait moral et idéologique
aimer les barbecues le vin rouge et le fromage, ou les tartes à la bière, ne suffit pas à faire le beauf (ce qui est beaucoup plus douteux, c’est d’en faire un thème politique, un étendard de meeting, comme le fait ce blaireau de Roussel)
ce qui fait plaisir avec Aymeric, c’est que c’est un wokiste qui aime la bière-
eustache
InvitéOh la bière réconcilie vraiment tout le monde et la consommation s’est en plus beaucoup féminisée en 25 ans je dirais. Autant le coca, le vin rouge, le spritz peuvent encore être des marqueurs sociaux, la bière fait religion.
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Jules de bxl
InvitéOu peut-être on peut admettre que les gens sont incohérents, multiples, que ça ne veut rien dire (hors militants politiques) « être de droite ». Mes parents ne sont pas du tout engagés politiquement, si on les questionne sur l’immigration, ils pourraient trouver qu’il « y en a trop », mais ils n’en font pas une question dans leur vie quotidienne, n’en parlent jamais, etc, peuvent être choqués quand Naël est tué par la police. Bref ils ne sont pas aussi monolithiques (et donc perdus d’avance pour la gauche) que ce que l’on dit.
Sur les beaufs riches, je n’ai jamais jamais entendu qqun qualifier de beauf François Fillon ou François Xavier Bellamy. Peut-être qu’initialement beauf désignait aussi ce genre de personnes, mais ce n’est pas comme ça que le mot circule aujourd’hui. Beauf est aujourd’hui principalement utilisé pour dénigrer les classes populaires blanches rurales.
Toute la question : est-ce que le camp de l’émancipation ne doit accueillir en son sein que les gens qui épousent spontanément et intégralement (si ça existe) les valeurs progressistes ? Est-ce que du coup ça n’avantagerait pas ceux qui ont tout le capital social culturel etc pour adopter ces « valeurs » ? Ou au contraire on peut considérer qu’un dominé, quoi qu’il dise, quoi qu’il pense, quoi que soient ses « valeurs », fait partie du camp de l’émancipation… en pariant sur le fait qu’embarqué il soit transformé ? Personne n’est réductible, ni condamné à ses passions tristes.-
François Bégaudeau
Maître des clésIl est vraiment grand temps que tu lises le livre
En attendant je m’étonne que tu persistes, ayant vu des entretiens, à dire les choses que tu dis comme si je ne les discutais pas dans lesdits entretiens.
Ainsi : « Beauf est aujourd’hui principalement utilisé pour dénigrer les classes populaires blanches rurales. »
Deux erreurs en une
1 Beauf, si cela a un sens, ne concerne pas les « classes populaires blanches rurales », mais tout aussi bien le commerçant de Paris qui trouve qu’il y a trop d’arabes, et l’entrepreneur de Frejus qui collectionne les Rolex. Tu as sans doute raison de noter que Fillon ne serait pas traité de beauf. Et si Trump est traité de beauf, c’est qu’il cultive quelques stigmates populaires, entre casquette et burger giant. Soit. Mais c’est un riche, un très riche. Le beauf n’a donc rien à voir avec la CONDITION POPULAIRE.
2 Beauf n’est précisément plus un mot dénigrant depuis qu’on a aseptisé le sens. Depuis qu’on a nettoyé le beauf de sa beauferie.
Ce qui donne par exemple deux best sellers de gauche qui appellent à défendre les beaufs (Houria et Rose Lamy, donc)
Ce qui donne pléthore de films où précisément les classes populaires blanches rurales, décrottées de urs éventuelles affects droitiers, sont célébrées (Vingt dieux étant l’embleme, mais aussi La famille Bélier, Les chiens de la casse, et tant d’autres)
Ce qui donne Sardou chanté partout, devenu barde officiel de la nation.
Mon idée, donc, est que ton diagnostic a beaucoup de retard – comme celui de RL. Mon livre essaie de remettre tout ça à jour.Par ailleurs, et meme si ce n’est pas mon sujet du moment : « Est-ce que du coup ça n’avantagerait pas ceux qui ont tout le capital social culturel etc pour adopter ces « valeurs ». C’est etre bien oublieux, et un poil prolophobe que de considérer que les valeurs progressistes nécessiteraient un capital culturel. Cest oublier à quoi ressembla le mouvement ouvrier, à quoi ressemblèrent les paysans anarchistes de Catalogne, forts de valeurs progressistes.
Ce qui est calamiteux, et à quoi tu fais droit à ton tour, c’est de poser que le progressisme serait un truc de bourge, et les valeurs conservatrices un truc de prolo. Voilà précisément la découpe qui a mis la gauche dedans.
Peut etre faudrait il rappeler aussi que le progressisme consiste précisément à casser le fatum de a loin du plus fort que le progressisme donc défend les faibles, et donc les prolos.
Après 50 ans d’impénitente inversion des faits, il faut décidément tout remettre à l’endroit.-
Jules de bxl
InvitéOui je vais lire le livre, j’ai dit que je ne l’avais pas lu. Je parlais de ce à quoi m’ont fait penser les entretiens.
Sur les films, et même les partis politiques de droite, qui prétendent « défendre » ou représenter les beaufs, j’avoue que je m’en moque totalement. Ce n’est pas mon affaire. Mon affaire est que le camp de l’émancipation n’exclue pas certains pans des classes populaires au prétexte que certains d’entre eux, à certains moments, n’auraient pas les bonnes valeurs. Il semble que nous ne soyons pas d’accord sur la définition du mot beauf – soit.
La différence entre le camp de l’émancipation et la droite par rapport à la question des beaufs (selon mon acception : certain pan de classe populaire rurale n’ayant pas spontanément et intégralement les valeurs progressistes) : la droite flatte ces passions tristes, le camp de l’émancipation devrait faire le pari qu’ils peuvent être transformés (par des situations, des expériences, du collectif). C’est très mal parti si ce camp de l’émancipation persiste à dénigrer, juger, exclure.
On peut défendre/ne pas juger un addict à la drogue sans pour autant soutenir, ou encourager la consommation de drogue. Les deux choses sont possibles.
Enfin, je n’ai pas prétendu que les valeurs progressistes étaient seulement un truc de bourges. J’ai seulement dit que ce n’était pas une affaire de valeurs dont on pourrait se prévaloir (ou qu’à l’inverse on pourrait condamner). J’ai dit « capital social culturel » en pensant justement à ces classes populaires, passées et présentes, qui ont la chance d’être incluses dans des collectifs, qui éprouvent leur puissance et qui – de ce fait, et de ce fait seulement – peuvent affirmer des points de vue/valeurs progressistes.-
François Bégaudeau
Maître des clés« la droite flatte ces passions tristes, le camp de l’émancipation devrait faire le pari qu’ils peuvent être transformés (par des situations, des expériences, du collectif). C’est très mal parti si ce camp de l’émancipation persiste à dénigrer, juger, exclure. »
Puisque tu me suis en entretien, tu as forcément du m’entendre dire exactement ça 40 fois. Ce qu’il faut c’est créer des situations sociales où les éventuelles frictions de valeur n’importent plus
Mais ce que tu n’arrives pas à entendre, c’est que dans les valeurs réactionnaires du prolo de droite ou de la classe moyenne de droite figurent justement, à coté de fables identitaires et autres haines du wokisme, la haine du camp social (cheminots, syndicats fonctionnaires, prolos communistes, profs de gauche, étudiants pro-pals -et donc la réticence, très difficile à lever, à ne serait ce que participer à des mouvements sociaux
Bilan : cela fait 15 ans que la gauche, moi le premier, dit qu’il ne fait pas etre regardant sur les « valeurs » des prolos de droite, et les embarquer avec nous en tant que prolos. Ca fait donc bien longtemps que la question que tu poses est résolue à gauche. Le vrai sujet, c’est le constat, que, même quand nous ne sommes pas regardants, eux ne veulent pas entendre parler de nous. C’est cela qu’il faut regarder en face.-
Jules de bxl
InvitéTu notes parmi les « valeurs réactionnaires » des prolos de droite une haine du camp social : c’est surtout, en premier lieu, qu’ils en sont totalement éloignés.
Ce que tu n’arrives pas à entendre (je me permets aussi), c’est que beaucoup de gens n’ont accès à « la gauche » que par le biais médiatique. De loin, par filtre, avec une disproportion accordée à la gauche morale et repoussante, ou à tout le moins impuissante à nous défendre (les syndicats). Quand j’étais petit, je n’ai JAMAIS rencontré la gauche (la vraie) en vrai. Certes, je n’avais jamais rencontré l’extreme droite non plus mais elle n’a pas besoin de ça ; elle surfe sur les perceptions spontanées, sur les affects tristes déjà largement éprouvés : elle peut donc se contenter de la télé.
Il ne s’agit pas de regarder de loin, de haut, et d’être compatissant ou jugeant sur les « valeurs réactionnaires des prolos de droite » mais plutôt de tout faire pour embarquer leurs corps. Rien à voir-
Jules de bxl
Invité« la réticence, très difficile à lever, à ne serait ce que participer à des mouvements sociaux » comme si c’était une affaire de « valeurs », de « choix », de décision murement réfléchie, et non pas d’opportunité, d’existence. La vérité c’est surtout que les mouvements sociaux ont disparu de plein d’endroits (zones de délocalisation, absence de syndicats dans certaines entreprises, dépeuplement de la ruralité avec fermetures de bars-tabacs, d’associations, etc).
Rendre les « prolos de droite » (très essentialisant comme appellation mais soit) responsables de ne pas participer aux mouvements sociaux, c’est assez fort de café. -
François Bégaudeau
Maître des clésTu poses une synonymie tout à fait erronée entre valeurs et choix.
Qui a parlé de « décision murement réfléchie ». Surement pas moi
Les valeurs ici sont des constructions mentales construites socialement, par un contexte.
Chose savoureuse, tout de même, qu’un ancien idéaliste me rappelle à moi le b-a-bas de la pensée du déterminisme social
A part ça je crois qu’on tourne en rond. Je redis que la question que tu poses est déjà réglée – d’ailleurs tu l’as déja réglée toi même.
Pour sortir du cercle, va donc demander à tes parents pourquoi ils ne votent pas Mélenchon. Ca fera avancer ta pensée. -
Jules de bxl
Invité« Les valeurs ici sont des constructions mentales construites socialement, par un contexte. » totalement d’accord
Du coup ça n’a aucun sens brocarder les prolos aux « valeurs de droite » ? Tout aussi absurde, injuste, et inopérant que de brocarder un mec addict à la drogue. C’était juste mon point.
Je laisse de coté le reste de ton message, ultra arrogant, qui sert simplement à masquer l’inconséquence de tes assertions sur le sujet. -
François Bégaudeau
Maître des clésMonsieur s’énerve.
Monsieur s’énerve tout seul, contre une arrogance qui n’existe pas. Monsieur s’énerve des des thèses que personne ici ne défend. Qui ici brocarde les prolos aux valeurs de droite? Je ne les brocarde pas : ce sont des adversaires. Des adversaires en passe de triompher. Un adversaire ça ne se brocarde pas, mais il ne s’agirait pas non plus de lui servir le thé – je rappelle que l’adversaire est raciste, misogyne, et trouve que la justice est laxiste, et voudrait armer la police municipale, etc
Je redis donc le point que ta nervosité néglige : ce discours selon lequel il s’agirait d’aller chercher les prolos de droite 1 est tenu par la gauche depuis dix ans 2 s’est déjà cassé le nez mille fois sur l’évidence qu’ils ne veulent pas venir à nous – c’est à ce titre que je te suggère de creuser la position de tes parents, avec l’intuition que tu y trouverais un refus catégorique de la gauche de gauche.
Un fait pour finir : Houria m’a invité aux universités décoloniales pour un débat. J’ai décliné car je serai à Bruxelles le meme week-end. Mais de toute façon je ne suis pas sur que j’aurais accepté car le libellé du débat était : comment aller chercher les fachés pas fachos? Ou quelque chose comme ça. Quand elle m’a écrit ça, j’ai eu un soupir. De lassitude. Devant la propension qu’ont les militants à poser et reposer toujours les memes questions qui pourtant ont été maintes fois réglées. Ce tournage en rond.
Sur le sujet, il me semble que Du mépris fait le boulot, mais aussi avant lui Sous la main, dans Psychologies. Lis un peu, ça te calmera. -
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ajoute un autre point que j’ai souvent souligné, dans le désert – on dirait que nul ne veut l’entendre.
Historiquement, la majorité de la classe populaire est conservatrice. C’est évidemment vrai de la classe paysanne depuis toujours, mais c’est meme vrai de la classe ouvrière, et même au temps de la splendeur du PCF.
Ce constat désolant, la gauche le fat depuis bien longtemps. Si longtemps qu’il y aurait lieu de conclure – ce que je fais, et dans le désert aussi- qu’il y a une logique à ce que le prolo vote à droite (voir aussi Psychologies) -
Jules de bxl
Invité? Je n’étais pas du tout énervé. Arrogance qui n’existe pas ?
– « Chose savoureuse, tout de même, qu’un ancien idéaliste me rappelle à moi le b-a-bas de la pensée du déterminisme social »
-« ça fera avancer ta pensée »
– « lis un peu ça te calmera »
Merci du conseil, je lis déjà beaucoup et je ne crois pas être moins informé que toi sur la condition prolétaire (je pourrais aussi dire : il est savoureux, tt de même, qu’un fils de prof m’explique le b-a bas de la condition prolétaire). Et je lis notamment beaucoup de tes livres, donc tu ne peux pas non plus me faire ce reproche. Je trouvais d’ailleurs très juste le « sous la main », et beaucoup de choses de Notre Joie. Pour autant, j’ai été étonné de t’entendre parler récemment de ces prolos de droite, j’ai trouvé que le ton avait changé et je cherchais juste à étayer mon désaccord.
« ce discours selon lequel il s’agirait d’aller chercher les prolos de droite est tenu par la gauche depuis 10 ans » oui oui je suis d’accord un DISCOURS. Qu’est-ce qui est entrepris dans les faits ? Qu’est-ce qui a été fait, concrètement, quels collectifs ont été montés, quelles expériences générées pour embarquer ces gens concrètement ?
« creuser la position de tes parents, avec l’intuition que tu y trouverais un refus catégorique de la gauche de gauche » : comme je l’ai dit en début de message, la question ne se pose même pas, car s’il pouvait ils n’iraient pas voter. Ils pensent que ça ne sert à rien. Ils n’y vont que pcq c’est obligatoire en Belgique et votent PS par habitude ou sentiment lointain qu’ils sont « là pour des gens comme nous ». Ils peuvent par moments apprécier des discours Marine Le Pen ET Raoul Hedebouw (PTB). Donc non, comme moi à l’époque (j’aimais « Marine » et Mélenchon), les gens ne sont pas soit l’un (pour toujours et de manière univoque), soit l’autre. -
Jules de bxl
Invité« ce sont des adversaires. Des adversaires en passe de triompher. » en tout cas voilà le fond de notre désaccord : je ne considère pas que ce sont des adversaires.
Pas plus que je ne considère que les jeunes garçons prolétaires qui m’insultent de tapette dans rue sont des adversaires du camp de l’émancipation. -
Claire N
Invité« des prolos de droite une haine du camp social : c’est surtout, en premier lieu, qu’ils en sont totalement éloignés. »
Sur ce point j’ai malheureusement quelques éléments un peu « triste «
A l’hôpital, les syndicats sont présents – ont une permanence et passent régulièrement dans les services
Une partie des personnes aides soignantes – infirmières – médecins confondues ne veulent même pas être vu en train de parler avec eux
Ils ont tendance à les traiter de fainéants d’ailleurs
Oú de « fouteur de merde « -
Claire N
InvitéCe que je crois repérer
C’est qu’ils preferent « raler « et passer par les voix hiérarchiques deja en place -
Claire N
InvitéCe que j’aurais tendance à en tirer : les solutions sont demandées et demandable qu’au « maître «
Il y a quand même un goût de l’ordre je trouve -
Claire N
InvitéSi je souviens bien d’ailleurs
– mon « arrogant « maître M Begaudeau ( par pitié laissez moi vous baiser les pieds au passage) – avait commis un article « colère « – en amont du mepris
Qui fournirait la discussion -
Sarah G
InvitéUn autre exemple pour illustrer ton propos Claire,
Il y a une grève actuellement à la clinique de l’Anjou et les médecins et personnels administratifs ont demandé à ceux qui font grève d’arrêter de foutre le bordel, d’être raisonnable et ils se sont rangés derrière et en accord avec la direction de la clinique.
Oui il y a un besoin d’ordre et pour une grande part beaucoup de résignation. -
François Bégaudeau
Maître des clés« besoin d’ordre » désespérant et néanmoins logique
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Graindorge
InvitéTrouvé ça
Après six jours de mobilisation, les salariés de la clinique de l’Anjou mettent fin à leur grève – Actualité Angers Villactu https://share.google/1saOk1vb6Tp5lzs1H
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Stéphanie
InvitéJe me demande si les cadres de santé,de coordination, référents.. et autres « métiers intermédiaires » , n’ont pas pour fonctions de remplacer les syndicats
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Claire N
InvitéEn tout cas on leur propose larga manu des stages de « management «
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Stéphanie
InvitéRire, oui c’est leur came
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Jules de bxl
InvitéJe ne suis pas en désaccord avec ce constat, je pense que c’est très partagé en effet.
Quand je dis totalement éloignés, je ne veux pas dire seulement physiquement mais aussi affectivement. Dans une société qui précarise toujours plus tout le monde, faire grève ou même des revendications syndicales, c’est prendre le risque de perdre le peu de confort dont on dispose. Et ça n’est évidemment pas sans loin avec l’impuissance générale des syndicats à contre la précarisation générale ces 30 dernières années…
En Belgique, + de 50% des travailleurs sont syndiqués ; ça n’a pas empêché l’âge de départ à la retraite d’être repoussé jusque soixante-sept ans (!!! mes parents ne verront peut-être jamais la retraite). Forcément, ça imprime dans les corps et les esprits qu’il vaut mieux fermer sa gueule, que ça ne sert à rien de faire grève ou (comme je l’ai souvent entendu dans ma famille) « qu’on soit bien contents d’avoir un travail »… -
Jules de bxl
InvitéLes gens ne sont pas pour autant heureux de cette situation, alors ils se lamentent. La lamentation était autrefois mon registre préféré. Ca m’a fait comprendre à quel point « Make america great again » était efficace : revenir sur ce qui a été détruit, seul rêve pensable.
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Schnoups
Invité« Dans une société qui précarise toujours plus tout le monde, faire grève ou même des revendications syndicales, c’est prendre le risque de perdre le peu de confort dont on dispose. Et ça n’est évidemment pas sans loin avec l’impuissance générale des syndicats à contre la précarisation générale ces 30 dernières années… »
Juste pour dire que c’est quand même beaucoup une question de tempérament et de façon de voir les choses. Dans le lycée où j’étais, ça râlait beaucoup, il y a eu cette année énormément de problèmes et de tensions entre la direction d’un côté et de l’autre côté les enseignants, le personnel administratif et même ceux de la cantine. Pourtant, après des réunions syndicales où sont réunis 20 à 30 collègues qui sont fonctionnaires avec un bon salaire on a été 6 à faire grève le jour J dont 3 contractuelles, dans ces 3 contractuelles il y avait deux enseignantes en CDI et moi (AESH), en troisième année de CDD, donc en fin de contrat et très facilement éjectable, il suffit de ne pas me renouveler. Les AESH font peu grève, petit salaire, ça bouffe rapidement du fric, puis on est nombreuses à chercher autre chose, c’est l’avantage de garder un métier sous une forme précaire c’est que la majorité ne se voit pas durer là dedans, donc pas de combat, pas de grève, on s’en branle, in challah on fait que passer. Et puis comme les profs, elles ont du mal à faire le vilain petit canard, ça fait pas sérieux, ça fait branleuse de faire grève. L’enseignante spécialisée qui s’est débarrassée de moi disait de ses collègues qui faisaient grève que tout ce qu’ils voulaient c’était se faire un jour de repos à la maison, qu’ils n’allaient même pas manifester. Je lui disais, et alors ? Ils manifestent concrètement un mécontentement et jusqu’à preuve du contraire il perdent quand même une journée de salaire. Si tous les collègues du lycée restaient chez eux, ça aurait de la gueule, qu’ils aillent manifester ou non. Bon, et là les réponses se vautrent dans du discours classique de ça sert à rien de toute façon, qu’il faut trouver un autre moyen de manifester etc. D’autres disent en salle des profs que les syndicalistes ne pensent qu’à leur gueule, que se syndiquer à l’éducation nationale ne sert qu’à se trouver un bon poste dans le bon établissement pour sa petite gueule.
Pourtant le représentant syndical chez Sud a beaucoup aidé de nombreuses personnes qui tiennent ces discours (l’enseignante spécialisée en tête de gondole).
Au lycée quand je faisais grève j’étais la seule AESH donc évidemment ça complique le travail de l’enseignante spécialisée, c’est pour ça qu’elle m’en voulait beaucoup. Elle qui en fait n’en peut plus de bosser à l’EN et qui en fait jalousait « la décomplexion » des collègues qui font grève pour se reposer chez eux. Dans l’école primaire où je suis actuellement on est 4 AESH il y a eu deux jours de grève récemment, elles râlent aussi beaucoup, et pourtant je suis la seule à avoir fait grève. Les trois autres sont en CDI, elles n’ont pas eu les problèmes que j’ai eu avec notre Inspectrice, nos coordinatrices et directrices de PIAL et encore moins avec les sbires de l’Inspectrice qui vont décider de nos mutations à venir. Elles ont des situations financières bien meilleures que la mienne.
Aujourd’hui les enseignants comptent beaucoup sur les AESH, pas seulement pour s’occuper des élèves notifiés pour une aide, elles comptent sur nous pour tenir les classes qu’elles ont de plus en plus de mal à « tenir ». Elles comptent sur nous pour faire un travail d’ATSEM avec les maternelles et un encadrement d’autorité dans les classes de primaire. L’instit’ ultra débordée en maternelle a commencé dès la première semaine de mon arrivée à me confier carrément un groupe d’élèves surexcités, je lui ai dit direct que j’étais pas atsem. ça met un petit froid hein. Je suis arrivée dans un tel état de fatigue que j’en avais un peur rien à foutre de la voir bouder. Mes jours de grèves sont remarqués.
En gros ça fait sacrément chier quand on fait grève. Et c’est ça qu’il faut voir comme quelque chose de positif au lieu de voir ça comme un problème et un empêchement, et c’est le cas de mes collègues AESH. On peut avoir une grosse force d’impact, mais voilà, c’est là que ça donne une importance au travail et on s’y raccroche : « si on vient pas elles vont pas s’en sortir » – « c’est le but » – « oui mais t’imagines les pauvres.. et les enfants ? » – « les enfants ils survivront à notre absence, t’inquiète » – « ouais mais la collègue spécialisée elle pourra pas bosser » – « c’est le but » – et ça tourne en rond et c’est sans fin. L’enseignante spécialisée qui a commencé à m’attaquer après mes grèves systématiques est allée dire au collègue chez Sud, « oui mais tu comprends quand elle fait grève ça nous met dans une situation compliquée », il a éclaté de rire et lui a dit « mais c’est l’idée en fait ». Allô, McFly.
Et la conclusion de mon expérience récente, en plus, c’est qu’on m’a proposée le CDI. Après tout ce que j’ai fait, à m’afficher auprès de tous mes supérieurs hiérarchiques possibles et imaginables jusqu’à l’Inspectrice, à leur envoyer des mails bien corsés, à consulter mon dossier au rectorat dans le bureau de mes RH alors que j’étais en arrêt maladie, ils me tendent le CDI. Ils ont quand même besoin d’en garder des AESH. Et ils ont vraiment pas envie de nous payer le chômage. Ils préfèrent certainement nous pousser à démissionner, certes. M’enfin qu’ils m’aient gardée malgré tout montre la marge dont on dispose.
En fait il faut aimer ça, et c’est ça le problème. Il faut des gens qui n’attendent pas que papa et maman soient gentils, faut des gens qui aient envie de tenter de forcer le passage pour voir ce que ça donne. C’est fatiguant, c’est sûr, mais c’est passionnant. Cette passion pour les rouages du travail et les rapports de force je le vois peu, voire pas du tout. Les discussions intéressantes et où aussi on se marre sur ces questions, n’ont eu lieu qu’avec les deux syndicalistes qui m’ont aidée. -
Claire N
InvitéMerci – pour cette épluchage de la patate
« rien à foutre de la voir bouder » et « c’est l’idée « de manifester son mécontentement
Et pour lier avec le post de @ Sarah
Effectivement faudrait pas oublier que normalement la honte c’est les briseurs de grève -
François Bégaudeau
Maître des clés« Aujourd’hui les enseignants comptent beaucoup sur les AESH, pas seulement pour s’occuper des élèves notifiés pour une aide, elles comptent sur nous pour tenir les classes qu’elles ont de plus en plus de mal à « tenir ». »
Quelles sont les strictes attributions-fonctions-missions des AESH? -
Schnoups
InvitéElles ont pour mission de s’occuper des élèves notifiés par la MDPH. Je n’ai pas à gérer un groupe d’élèves pour faire un atelier travail. Si c’est le bordel dans la classe c’est le problème de l’enseignant, pas le mien. Au lycée je pouvais partir quand c’était trop le bordel. Et il est clair pour les élèves que tu n’es pas grand chose, tu ne peux pas mettre d’heures de colle, tu peux pas appeler les parents, tu peux pas lui baisser sa moyenne au prochain contrôle. Et c’est très bien comme ça.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Une partie des personnes aides soignantes – infirmières – médecins confondues ne veulent même pas être vu en train de parler avec eux
Ils ont tendance à les traiter de fainéants d’ailleurs »
La vraie vie
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goutreg
Invitévraiment honte à toi et au gonze qui n’a pas avalé les fèves
Alors, comment fait avec celui qui n’a pas la sou
t’es vraiment une grosse merde tu parles mal -
Shiva
InvitéDroit de la presse : victoire de Mediapart devant le Conseil constitutionnel
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À la suite d’une question prioritaire de constitutionnalité posée par « Mediapart », le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraire à la Constitution une disposition législative qui rouvrait, dans certains cas mais sans limitation dans le temps, la possibilité d’agir en diffamation, au risque pour les journaux de ne plus être en capacité de défendre leurs enquêtes.
https://blogs.mediapart.fr/carine-fouteau/blog/120626/droit-de-la-presse-victoire-de-mediapart-devant-le-conseil-constitutionnel -
Shiva
Invité« Lorsque la censure n’existe pas, il faut l’inventer »
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L’application récente de la loi sur « l’apologie du terrorisme » et le spectre de la loi Yadan ravivent aujourd’hui les questions sur la liberté d’expression. Si elle se présente officiellement comme un droit constitutionnel, cette liberté est dans les faits largement malmenée, de part et d’autre. D’un côté, par celleux qui crient à la censure dès que leurs idées pétainistes sont contestées. D’autre part, par des pouvoirs publics et médiatiques qui jettent le haro sur des discours jusqu’à récemment consensuels, comme le droit des Palestinien·ne·s à vivre. Où en est la liberté d’expression en France ? Dans quelle direction la loi semble-t-elle s’engager ? Et, sur le terrain, que contester, que revendiquer ? Entretien avec Denis Ramond, Maître de Conférences en sciences politiques et spécialiste de la question. -
Riffifi
InvitéAlerte Xavier Bertrand parle comme Pablo Vivien :
https://x.com/F_Desouche/status/2066247458238128333?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E2066247458238128333%7Ctwgr%5Edd10cf6b5c591a6882ce2761d50bd354713f8a8f%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fonche.org%2Ftopic%2F1206486%2Fxavier-bertrand-il-est-difficile-de-vivre-en-france-quand-on-n-est-pas-blancChallenge impossible pour la droite française : Etre de droite
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Rigolus
Invitébeauf définition: homme pauvre ou classe moyenne qui travaille dans les petites villes.
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tristan
InvitéFrance 3-Sénégal 1
«Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique», affirme le président de l’Assemblée nationale sénégalaise.Ce Président est lucide : on est Noir avant d’être Français, on est raciste plutôt qu’humaniste, c’est ça la réalité des sportifs ronds du ballon.
Bonne journée, camarades !-
Shiva
InvitéBen oui il faut s’y faire, les ancêtres d’ Homo Sapiens ont émergé d’Afrique pour ensemencer la totalité de la planète.
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Dans une coupe du monde ce sont des PAYS qui s’affrontent quoiqu’en dise Ousmane Sonko.
Il s’écoute parler Ousmane, il manie très bien le sophisme.
Le sophisme suppose une intention consciente de manipulation de la part de son auteur.
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Et à la fin c’est Kylian Mbappé qui a raison :
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« … Tout le monde veut gagner et donner une bonne image de son pays… Je joue pour marquer l’histoire de mon pays et de faire en sorte que mon équipe soit en finale et gagne la Coupe du monde, le reste, ça fera toujours partie de mon personnage et de ma carrière en tant que joueur. »
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Vive la France et Mélenchon président en 2027 !
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Rigolus
InvitéPourquoi les français aiment tous les asiatiques. Eux ne sont jamais victimes de racisme. C’est à cause de Cnews ?
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brisemenu
InvitéPourquoi un « racisé » ne pourrait-il être un beauf ? Ca n’existerait donc pas ?
Marrant , aujourd’hui , spontanément , un beauf , ça caractéristique première n’est pas d’être de droite ou de gauche : c’est d’être un blanc qui fait des trucs de blanc.
Ca n’était pourtant pas le critère essentiel lorsque Cabu a créé le personnage ni quand il l’a fait muter au milieu des années 90. Cabu le disait lui-même , son premier beauf ne correspondait plus à la sociologie française , raison de la mutation. Le beauf est resté de droite mais alors qu’il était un ringard borné , le nouveau beauf se piquait d’être à la pointe de la mode (queue de cheval , faussement mal rasé , bijoux , lunettes de soleil , boucle d’oreille). Le premier avait des goûts simples , conforme à un habitus de pingre , alors que le second est un jouisseur-consommateur. On est passé des économies accumulées sous après sous au portefeuille boursier. L’un était raciste , l’autre pas. L’un était militariste l’autre n’envisage pas une seconde mourir pour la patrie. L’un casanier , l’autre toujours en ouiquenne. L’un est tourné vers le passé , l’autre vers l’avenir. Etc. Les personnages sont à ce point différents que parler de mutation peut paraître incongru. Ce serait plutôt un Grand Remplacement , l’extinction du dinosaure et l’apparition du mammifère. Pourtant c’est toujours d’un beauf dont il s’agit.
Probablement que Cabu a perçu qu’une autre espèce était apparue , mais il s’est interdit de la créer.
Personnellement , j’ai toujours compris le « beauf » comme un conformiste , ou plus exactement un personnage qui se conforme a ce qu’il croit que « le pouvoir » / »la société » attend de lui , et immanquablement à côté de la plaque. On retrouve ce type de personnalité effectivement majoritairement à droite et si elles sont de gauche , les purs diront qu’ils sont de droite , même s’ils votent LFI.
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Allez créons le prototype du beauf d’aujourd’hui. C’est bien , ça , le travail participatif. A vos claviers.
Je me lance :
– Il regarde le foot et espère que les tirailleurs sénégalais vont ajouter une troisième étoile au maillot bleu.
– C’est aussi un français de souche.
– Il a une voiture électrique , une Tesla. Parce que c’est bon pour la planète.
– Il trouve que les politiques ne valent pas mieux les uns que les autres
– Il fera barrage au RN en 2027. Le fascisme ne passera pas !
– Il trouve qu’LFI est antisémite
– Il habite une maison cubique , avec une piscine et des meubles Ikea
– Il écoute Demis Roussos . Heu , non , je me suis emporté , je plagiais inconsciemment les Inconnus. Qu’est-ce qu’il peut bien écouter cet abruti ? Je sèche. Johnny ? Sardou ? Et Brassens pour montrer qu’il a un poil de goût ? Du rap ? Nan , plutôt de la soupe made in USA , mais je connais pas.
– Il ne lit pas Bégaudeau. D’ailleurs , il ne lit rien. L’Equipe , à la rigueur ?
– Il écoute France Info ou/et France Inter ou/et BFM , et RTL aussi parce qu’il y a Laurent Gerra. Mais peut-être qu’il est plutôt sur Rire et Chansons ?
– Il regarde BFMTV , France 2 et Cnews par soucis de pluralisme et avoir plusieurs sons de cloches . Pas con , le mec… Rire
– Il a un tatouage , au moins un.
– Il est pas raciste
– Les prénoms de ses enfants sont bizarres ou ressemblent à des surnoms.
– Sa femme est africaine ou thaïlandaise.
– Il participe à des raids humanitaires en Afrique et donne au Téléthon.
– Il se fait vacciner tous les ans contre le nouveau variant du Covid.
– Il porte un masque FFP2 dans sa Tesla lorsqu’il est enrhumé.
– Il est pour l’Ukraine et contre l’Iran. Et pense qu’Israël devrait génocider plus proprement.
– Il a un Iphone , putain j’allais oublier cette caractéristique essentielle.
– Il a une cigarette électronique
– Il est fonctionnaire ou dans une grande entreprise.
– Il fait attention à son bilan carbone lorsqu’il va en vacances en Nouvelle Zélande. Grace à sa Tesla , il reste dans les clous. Ouf.
– Il achète bio et équitable
– Il croit à l’existence des chambres à gaz. D’ailleurs il a rencontré un survivant au lycée.Bon c’est déjà pas mal tout ça. Y’a de quoi faire plusieurs prototypes , là , non ? A vous.
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brisemenu
Invité« sa caractéristique » , putain , la honte.
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Shiva
InvitéPourquoi Brisemenu sévit chez les gauchistes ?
Car il s’emmerde avec ses coreligionnaires d’extrême droite qui sont bêtes et incultes, pour résumer.
Ici il nous montre l’étendue de son prétendu talent qui valorise son égo.
Il est une forme de cancer stagnant, non évolutif heureusement car il ne convainc que lui même. -
Shiva
InvitéQui est vraiment Matthieu Pigasse ?
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« … Le fait que la gauche française se laisse charmer par quelqu’un qui incarne autant tout ce que nous combattons et tout ce qui nous fait du mal, le fait que ne soit pas relevé à longueur d’antennes l’immense conflit d’intérêt qui consiste à être banquier d’affaires, avec un rôle politique immense sur les gestions de dettes souveraines, posséder des médias et des entreprises de production et tenir un discours politique, surtout de gauche, devrait nous laisser pantois.
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Elle devrait légitimement nous questionner : qui a tant intérêt à laisser Matthieu Pigasse jouer un rôle aussi prépondérant ? Quel rôle veut-on lui laisser jouer en 2027 ? Carte de rechange avec l’échec annoncé du charismatique Glucksmann ? Point de ralliement des échoués de la “primaire de gauche” ? Nouveau Benoît Hamon avec ses petits grelots “radicaux” ? Ou bien nouveau Macron, nouveau “Mozart de la finance” chargé de nous mettre pour de bon au pas, tout en faisant croire, comme il a fait croire aux Grecs, qu’il encourageait le punk et la colère ? »
https://frustrationmagazine.fr/pigasse/ -
Shiva
InvitéA l’attention de Brisemenu, Rigolo, Ludovic et consorts…
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« Une rhétorique accusatoire virulente »: Erik Tegnér, directeur de Frontières, condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir « jeté en pâture » des avocats.
Le directeur du média Frontières et éditorialiste a été condamné pour « risque causé à autrui », un délit créé par une loi d’août 2021 après l’assassinat de Samuel Paty pour lutter contre le doxxing. Dans sa décision rendue ce jeudi, le tribunal a rappelé que les avocats « ne faisaient qu’exercer la mission qui leur était confiée par la République ».
https://www.bfmtv.com/police-justice/info-bfmtv-une-rethorique-accusatoire-virulente-erik-tegner-directeur-de-frontieres-condamne-a-6-mois-de-prison-avec-sursis-pour-avoir-jete-en-pature-des-avocats_AN-202606180587.html
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Ca fait plaise ! Continuez à nous régaler les droitardés au QI de la taille d’un pois chiche.-
Jules de bxl
InvitéOui assez amusant que les gens de droite pleurnichent sur la répression d’état. La répression, c’est uniquement pour les pauvres (et parmi eux les plus pauvres d’entre eux)
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Sardoche
InvitéMélenchon a aussi été condamné à de la prison, parmi tant d’autres chez LFI, mais cela semble vous poser moins de problème que la condamnation d’Erik Tegner. Votre deux poids deux mesures fait honneur à votre immense bêtise Shiva. Mais n’hésitez pas à vous ridiculiser davantage, nous profitons du spectacle.
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Shiva
InvitéLe sardo masochiste qui se la ramène encore.
Tu es célibataire aujourd’hui il me semble. Tu pourrai jeter ton dévolu sur Thaïs d’Escufion.
Elle es mignonne la souris mais tellement conne que personne ne veut d’elle dans les médias droitardés. C’est dire !
Vous n’êtes pas gâtés les droitardés, c’est pourquoi vous venez salir nos forums.-
Shiva
InvitéThaïs d’Escufion
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Rigolus
Invité« une liste nominative d’avocats spécialisés en droit des étrangers désignés comme « coupables » de « l’invasion migratoire ». Certains avocats avaient ensuite été harcelés et certains menacés. Dix d’entre eux avaient saisi la justice. »
si on pouvait aussi avoir la liste des noms des juges qui relâchent les pédophiles ça m’intéresse.
le business de l’immigration c’est vraiment un truc de salopard.-
Shiva
InvitéPourquoi la droite doit se reconnecter au réel, par Thaïs d’Escufion.
Prends en d la graine rigolo…-
Sardoche
InvitéShiva qui nous dit d’abord que thaïs est tellement conne pour ensuite venir qu’il faudrait l’écouter pour en prendre de la graine.
Shiva est tellement bête qu’il ne se rend même pas compte de l’incohérence de ces deux messages.
La gauche offre toujours un spectacle formidable, merci shiva de nous faire voir ce que ridicule veut dire.-
Shiva
InvitéPutain sardoche elle est toute seule la gueuze, elle a besoin d’aide avec tous les procès qu’elle a au cucu.
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Tu attends quoi ? lâche lol une fois pour toutes et fonde une famille pour défendre notre civilisation, que diable !-
Sardoche
InvitéContrairement à toi shiva je ne me comporte pas comme une racaille avec les demoiselles. Ce ne sont pas des bouts de viande sur lesquels on saute comme un mort de faim. Ta misogynie fait peur à voir, quel genre d’éducation as-tu eu pour te comporter comme cela vis-à-vis des femmes? Tu ferais mieux de passer moins de temps avec les wesh-wesh de ta tribu si tu veux arriver à montrer un peu plus de respect envers le genre féminin.
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Shiva
InvitéTiens t’es fier de toi hein ?
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Shiva
InvitéTocard !
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Rigolus
InvitéSardoche à raison
Shiva tu es incapable d’argumenter car tu sais toi même que tu as tort sur tous les sujets. Donc pourquoi tu forces avec tes spams ?-
Gerard Manfroy
InvitéRigolus a sorti son arme secrète, la fameuse attaque de « tu n’as pas d’arguments ». Cette technique de débat intellectuel, réservée à une élite surentrainée, et nommée « argument ad argumentum » consiste à dire « tu n’as pas d’argument ».
Limites de cette technique :
– Ce n’est pas forcément parce qu’on a dit « tu n’as pas d’arguments » qu’il y en a pas. Il peut en fait y en avoir.
– S’il y a un argument, sortir l’argument ad argumentum peut vous faire passer pour un con, qui parle en étant incapable de comprendre ce dont il parle.
Si vous êtes dans ce dernier cas, sortez alors l’argument ultime : « c’est pas moi qui suis con c’est toi ».
Vous serez alors perçu comme un débatteur d’élite par l’ensemble de la population mondiale. Un haut QI qui vous a été donné par votre taux de mélanine. Un intellectuel formé par des heures et des heures de débat sur Twitter, JVC et Telegram. -
Shiva
InvitéPourquoi Rigolo sévit chez les gauchistes ?
Car il s’emmerde avec ses coreligionnaires d’extrême droite qui sont bêtes et incultes, pour résumer.
Ici il nous montre l’étendue de son prétendu talent qui valorise son égo.
Il est une forme de cancer stagnant, non évolutif heureusement car il ne convainc que lui même. -
Rigolus
InvitéJe suis une chaîne littéraire que j’aime bien, tenue par quelqu’un de gauche, intelligent, cultivé, souvent pertinent. Le problème, c’est que depuis un mois, il s’est mis aux shorts politiques.
J’ai répondu à l’un d’eux. Au bout de trois messages, il a commencé à reculer.
Et c’est là que ça devient intéressant : comme il est intelligent, comme il est public, comme il veut sincèrement donner l’impression d’argumenter, il ne peut pas se réfugier dans l’insulte ou l’ironie facile. Il est obligé de jouer le jeu. Et dès qu’il joue le jeu, les failles apparaissent.
Parce que c’est toujours la même erreur : vous confondez intelligence et compétence argumentative. Ce n’est pas la même chose. On peut être brillant, cultivé, subtil, et être médiocre en débat. Le débat, ce n’est pas une dissertation. Ce n’est pas une posture morale. Ce n’est pas un petit monologue bien écrit devant un public déjà convaincu. C’est un sport de contact.
Une personne qui ne débat jamais sérieusement finit presque toujours par défendre des positions bancales, non parce qu’elle est stupide forcément, mais parce qu’elle n’a jamais appris à encaisser la contradiction réelle. Elle a l’habitude du cercle amical, du commentaire approbateur, de l’adversaire imaginaire qu’elle caricature toute seule avant de le battre dans sa tête.
Shiva, je te le redis : tu ne veux pas débattre, parce que tu sais très bien que tu te ferais démonter. Tu peux déguiser ça en hauteur morale, en fatigue, en refus de “perdre du temps”, mais le fond est simple, tu admets que tu en es incapable.
Et si tu te fais rouler dessus en débat, ce n’est peut-être pas seulement parce que l’autre est agressif, méchant ou “d’extrême droite”. C’est peut-être aussi parce que tes positions politiques sont fragiles, mal défendues, pleines d’angles morts, et que spammer comme un témoin de Jéhovah ne va pas les rendre plus pertinentes. ( tu ne lis même pas ce que tu envoie c’est encore pire)
Quant à Gérard, c’est encore plus triste. Lui ne débat même plus : il compense. Il spamme, il aboie dans les commentaires, il répète les mêmes réflexes comme un militant automatique en fin de batterie. Il sait qu’il est nul, et c’est précisément pour ça qu’il fait autant de bruit. -
Gerard Manfroy
InvitéD’ailleurs tu n’as jamais répondu à ma question de 2024… Bizarre On dirait bien que ma question te dérange….
https://www.jeuxvideo.com/forums/message/1246054964 -
Gerard Manfroy
Invitéhttps://jvarchive.net/forums/message/1246054964
Pour ceux qui n’ont pas JVC je reposte un meilleur lien (remplacer « jeuxvideo.com » par « jvarchive.net » c’est ça la clé), afin que vous voyiez la question épineuse que je lui avais posé… -
Shiva
InvitéBla bla, bla bla bla… roulage, roulement dans la farine.
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Veuillez svp résumer cette conférence dans les meilleurs délais.
Par avance merci Monsieur.
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Rigolus
InvitéVous confirmez encore une fois ce que j’avance. Aucun amour propre ni pour l’un ni pour l’autre. C’est votre choix. Je prends note.
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Shiva
InvitéVoui mon cher rigolo, je plussoie…
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De la minute 47:20 à 52:20 (5 minutes), le vieux il parle de culture, voui, et même de littérature, peuchère.
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Mais toi le littéraire d’extrême droite cela ne t’intéresse pas, même par curiosité tellement tes œillères sont larges.
Je te mâche le travail rigolo :
Prends des notes… -
brisemenu
InvitéShiva , pourriez-vous me fournir une explication à une question à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse.
On voit Mélenchon en chemise-cravate alors qu’il fait chaud et qu’aucune personne venue l’écouter n’est dans cette tenue. Ca parait incongru , n’est-ce pas ? Comment expliquez-vous se décalage ? Cette tenue est-elle un moyen de maintenir un ascendant bourgeois sur ses troupes ? La transposition uniformiesque du généralissime des Forces Insoumises qui se soumettent au généralissime ? Est-ce une concession auprès d’un électorat potentiel qui a des préjugés bourgeois (ça fait sérieux) ? Soumission au code médiatique ? Pourquoi est-il bien rasé ? Pourquoi cette coupe de cheveux passe-partout bourgeoise ? Pourquoi pas une tenue drag queen pour bien marquer l’insoumission ? Pourquoi pas de boucle d’oreille ou d’os dans le nez ? Rien de tout ça ? Habitus bourgeois ? Expliquez-moi. -
Rigolus
Invitéune piste de réponse
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brisemenu
InvitéRigolus ! On ne souffle pas !
Faut laisser le temps de réfléchir à votre camarade ! Laisser venir !
Comment voulez-vous qu’il fasse des progrès ! Vous tirez comme une brute sur l’hameçon !
Heureusement que Victorovitch ne dit pas tout. -
Samuel_Belkekett
InvitéRéponse :
La seule chose qui me distingue, c’est mon discours.
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Les seules choses qui me distingueront, ce seront mes actes.
Que mes actes s’accomplissent en costard ou en short, eux seuls se distingueront.
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Ainsi parlait JLM… -
brisemenu
InvitéCertes , mais pas en bermuda alors. Parce que ça le fait pas , le candidat façon Higgins en bermuda , devant les troupes et les caméras. Dur de s’émanciper …
https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQPQzaz868dU_-sP0kCAOSsLGvweaIc_Gg6Cpx7BJw2fg&s=10 -
Samuel_Belkekett
InvitéC’est lui Higgins ?
Ou c’est Brisemenu en chair et en os sur la photo ?
Parce que moi Brisemenu, c’est exactement comme ça que je l’imaginais. -
Gerard Manfroy
InvitéSi Higgins est originaire de Malaisie ça fait un point commun avec brisemenu c’est vrai.
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Samuel_Belkekett
InvitéMais c’est très courant Brisemenu comme nom en Malaisie.
Y en a plein des Brisemenu là-bas.
Les noms les plus courant sont :
Hamad, Muhammad, Abdul, Nour et Brisemenu.
5ème position, on reste dans le top five quand même. -
brisemenu
InvitéEn général , je suis plutôt en vêtements de travail. Jean troué à l’entre-jambe et polo/sweat de l’entreprise que j’ai quittée (j’en ai tout un stock). Avec des tâches diverses sur les polos , ça fait gueuler madame d’ailleurs. Et lorsque je fais du rétro c’est plutôt ça :
https://fr.empirecostume.com/images/1500/-25104.jpg -
Samuel_Belkekett
InvitéDans ce cas là, t’aurait mieux fait de choisir ça…
Belle veste rétro -
Samuel_Belkekett
InvitéOu ça…
Super veste rétro -
brisemenu
InvitéJe n’essaye pas de singer les blancs : je suis un blanc.
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Shiva
InvitéNonfiction propose de redécouvrir l’œuvre et la pensée anthropologique et politique de David Graeber.
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Nous espérons que ce dossier contribuera à faire encore mieux connaître une pensée à la fois stimulante et discutée qui invite à ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, ou tel qu’il ne va pas.
https://www.nonfiction.fr/article-12767-david-graeber-lanthropologie-un-exercice-dimagination-politique.htm -
Shiva
Invité« Ce qui serait anormal, c’est que vous ne soyez pas anxieux » – Sebastien Bohler
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Dans cette interview Sébastien Bohler décrypte les mécanismes de la peur, la plus ancienne de nos émotions, et montre comment notre société a méthodiquement démantelé tout ce qui nous en protégeait. Coupé de son groupe, atomisé par le tournant néolibéral et submergé de menaces globales, l’individu se retrouve seul face à une angoisse que le marché ne sait plus qu’anesthésier, à coups de consommation, d’écrans et de fausses solutions. Comprendre ces mécanismes n’est pas un luxe : c’est peut-être la condition pour ne pas voir nos peurs nous précipiter vers le repli et l’autoritarisme…
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Rigolus
InvitéLes conseils d’une bourgeoise qui gagne 6 000 euros par mois et vit à Jersey, ça vaut quoi ?
C’est facile d’expliquer aux prolos comment gérer leurs peurs quand on a les moyens de leurs déléguer la plupart des sources de ses propres angoisses.
Une telle posture relève de l’indécence.
D’ailleurs, pour l’anecdote, ce type a été évincé d’Arrêt sur images parce qu’une partie du public de gauche ne supportait plus qu’il explique certains comportements humains par la biologie. Ce n’était pas suffisamment compatible avec leur grille de lecture marxiste.-
Shiva
InvitéArguments extrêmement pauvres rigolo, doit s’améliorer sous peine de redoubler son année.
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Rigolus
Invitéc’est tellement pauvre que tu n’as rien à répondre
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Gerard Manfroy
InvitéTu as très bien résumé ton oeuvre.
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Tony
InvitéPetite question sans importance,est-ce qu’Etienne a pointé le bout de son nez humide à Annemasse,y-a-t’il eu un dégât des eaux?
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jojo
InvitéMais oui comment ça s’est passé à Annemasse ?
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François Bégaudeau
Maître des clésA la question de Tony, la réponse, non, ne surprendra personne.
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Shiva
InvitéQuel retour pour l’anarchisme ?
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« … L’anarchisme d’Édouard Jourdain s’inscrit dans ce regain d’intérêt contemporain pour cette philosophie politique. L’ouvrage poursuit deux objectifs assumés : d’une part, il se propose de faire connaître les différentes thèses du mouvement au plus grand nombre ; d’autre part, il a pour ambition de permettre au lecteur·ice de confronter ses préjugés sur l’anarchisme. Pour ce faire, le politologue s’attelle à défaire l’amalgame commun entre anarchisme et désordre politique, en révélant son caractère transformateur, solidaire et émancipateur… » -
Shiva
InvitéLa Chine sous surveillance, de Mao à Xi Jinping
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Surveiller et punir en Chine – Laogaï et technosurveillance, de 1946 à nos jours – Jean-Philippe Béja – 2026 La Découverte
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La synthèse de ce système, organisée chronologiquement, révèle une troublante continuité entre les pratiques de l’époque maoïste et celles de l’ère Xi Jinping. Elle montre surtout l’extraordinaire capacité d’adaptation du PCC, dont l’invariable souci du contrôle a su s’accommoder des changements de ligne partisans, des évolutions géopolitiques et des mutations technologiques. Elle donne enfin la parole à de nombreuses victimes de cette politique, anciens « déviants » et « réformistes », dont les témoignages jettent une lumière crue sur la plus durable des expériences d’ingénierie sociale.
https://www.nonfiction.fr/article-12759-la-chine-sous-surveillance-de-mao-a-xi-jinping.htm -
lassou
InvitéQuelqu’un aurait des recos (bouquins, articles ou autre) sur le réchauffement climatique (les vrais enjeux, les vrais modalités) ou la pollution et la crise de l’énergie ? Quels sont vos penseurs références ?
Sur comment la Chine gère le sujet aussi svp, et sur la chine actuelle de manière générale.-
Shiva
InvitéJancovici
https://theshiftproject.org/
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Graindorge
Invité -
Graindorge
Invité« bernard pautrat extrait » https://share.google/SIj68oqJ6qj70H31Q
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Jules de bxl
InvitéArticle intéressant du monde diplo sur le développement (en l’occurence aux USA) de la clim. En accès libre à l’occasion de la canicule que nous vivons.
https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/BREVILLE/57768-
Dr Xavier
InvitéOui l’article m’avait marqué, j’aime bien la plume informée et narquoise de Bréville.
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Shiva
InvitéA la fashion week de Milan, des hommes au chic décontracté.
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Ces messieurs apprécieront, les dames zaussi…
Alors serez-vous prêt pour l’été 2027 ?
Année du couronnement de Mélenchon, for sure !
https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2026/06/23/a-la-fashion-week-de-milan-des-hommes-au-chic-decontracte_6708596_4497319.html -
Shiva
Invité« Notre peur, c’est qu’il y ait des morts » : des saisonniers survivent dans des bidonvilles en surchauffe.
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Aux portes de Bordeaux, près de 700 saisonniers étrangers vivent dans un bidonville avec un seul point d’eau. Dans un autre camp, l’eau a été coupée il y a plusieurs semaines. « En ce moment, c’est très difficile. »
https://reporterre.net/Notre-peur-c-est-qu-il-y-ait-des-morts-des-saisonniers-survivent-dans-des-bidonvilles-en-
Graindorge
InvitéC’est sans-papiers n’ont rien à faire sur le territoire, ce sont donc des délinquants et ils osent en plus se plaindre. Le monde part à vau-l’eau
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MA
InvitéOn en pense quoi de l’arrêt de l’émission d’Etienne Klein à France culture, dû à son plagiat de thèse.? Certains disent que c’était tot de même une émission de qualité et qu’il relançait bien les invités. Faut-il lui en tenir rigueur?
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I.G.Y
InvitéUn ami m’avait signalé une réponse d’E. Klein après sa condamnation, je l’ai lue avant de répondre ici (pour accéder à chacune des 4 pages, je n’ai pas trouvé d’autre moyen, n’ayant pas LinkedIn (eh oui) que de faire « clic droit + ouvrir l’image dans un nouvel onglet »)
Je n’ai pas d’avis tranché sur l’arrêt de l’émission (ce n’est pas traité dans la réponse d’EK). En gros le problème est : s’il était invité en tant que spécialiste et docteur son sujet, c’est évident que ça la fout très mal; mais s’il était invité au fond en tant que « bon présentateur », bon vulgarisateur, bon « passeur », alors on peut défendre que son maintient n’aurait pas été scandaleux. EK reste un type qui connaît plein de choses, plein de choses justes, et qui est bon dans ce qu’il fait.
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Mais c’est davantage la réponse d’EK dont j’ai donné plus haut le lien qui me chagrine, et sur ce point j’ai un avis : je suis nettement plus déçu de lui avant lecture qu’après.Le point fondamental est que la citation sourcée, dans les écrits publiés des disciplines à vocation scientifique voire plus généralement universitaire, est la BASE de la pratique scientifique, si ce n’est de son éthique. On peut toujours expliquer que la citation sourcée peut relever du pur artefact, de l’argument d’autorité, mais le fait qu’il en soit en effet ainsi dans tout un tas d’écrits ne rend pas l’argument tenable pour un sou en son principe : à aucun moment il n’est question d’accorder un brevet de scientificité à un article qui simplement cite des sources, puisqu’il s’agit du niveau zéro de la scientificité (je dis bien zéro, pas un ni deux). La seule et unique raison pour laquelle cela n’en est pas moins la BASE est que c’est précisément grâce à celles-ci que l’on peut vérifier les propos tenus, et accorder ou non une scientificité éventuelle au texte — c’est-à-dire : vérifier si le contexte de l’affirmation citée est cohérent avec le contexte de son utilisation par l’auteur citant, vérifier la non déformation du propos par l’auteur citant (soit par coupure du contexte, soit même par coupure de morceaux de la phrase originale et tout un tas d’opérations bien connues de ce genre qui n’ont d’ailleurs pas cours qu’en sciences). Je précise par parenthèse que jamais dans la recherche scientifique on ne réfléchit au quotidien en terme de « scientificité » puisque tous les papiers ont une « allure scientifique », c’est-à-dire sourcent (néanmoins plus ou moins bien, et c’est un problème) : en gros, ils atteignent le « niveau 0 » . On réfléchit selon : est-ce juste ou non, mauvais article ou bon article? Et pour ce faire le sourçage bibliographique est obligatoire.
L’argument d’EK selon lequel la citation avec des guillemets alourdit le texte si ce n’est le rend ridicule ne tient pas une seconde (si tant est qu’il veuille faire œuvre scientifique, et non écrire des romans): il est parfaitement possible de citer sans guillemets, soit en paraphrasant légèrement soit même (cela ne se fait pas vraiment en pratique mais ça ne serait pas en soi un problème) en recopiant mot pour mot sans guillemets mais en mettent une note de bas de page : autrement dit, la seule « pollution » du texte qui subsiste est un pauvre petit numéro tout petit, en exposant, à la fin de la phrase. J’ajoute qui plus est que dans le cas de Klein on ne parle même pas d’un livre au Seuil, on parle d’une thèse de doctorat.
Aussi laisse-t-il entendre que dans les années 90 la « doxa » était que l’on pouvait recopier une idée juste intégralement sans guillemet (et il ne le précise pas mais c’est évident vu le contexte de sa condamnation et de sa réponse : sans guillemet ni rien sourcer). C’est quasi comique : si une telle doxa existait, je peux certifier qu’elle était absente de toute la production scientifique sérieuse non seulement des années 1990 mais aussi des années d’avant. Peut être Klein parle-t-il de la philosophie des sciences, ou de la philosophie, mais alors il faut le spécifier sans quoi l’argument s’écroule — et s’écroule d’autant plus que son sujet de thèse concerne la physique. Le point pertinent qu’il soulève en creux est que cela aurait pu lui être reproché dès l’époque, et révèle qu’il y a eu là un gros impair de la « revue par les pairs » : c’est tout à fait vrai, et j’espère que les membres du jury de la thèse d’EK de l’époque en ont pris pour leur grade (puisque la voie punitiviste est choisie, il faut être conséquent).
Son argument selon lequel les auteurs de fake news sont moins attaqués que ceux qui profèrent des choses justes sans citer avec guillemets est risible, indigne d’une personne comme lui, et ne vaut pas de s’y arrêter plus d’une phrase.
Le point qu’il soulève enfin quant à chatGPT est pertinent. Mais même ici, deux déceptions. D’abord il est faux de laisser entendre que personne ou presque dans ladite « communauté scientifque » ne se pose de question quant à la capacité paraphrastique de l’IA (d’autre part, les bonnes IA, depuis plusieurs mois si ce n’est une bonne année, sont en capacité… de citer leurs sources de façon bien plus précise qu’avant). Et je m’amuse du fait que, c’est un peu piteux pour quelqu’un de la trempe d’EK, il mette « des guillemets par simple prudence » (+ note de bas de page) quant à son utilisation du terme « perroquet stochastique » pour l’IA car il ne saurait pas d’où vient ce terme ni s’il vient réellement de quelqu’un, alors qu’une recherche d’un clic et demi permet, a minima, de savoir que son utilisation a explosé suite à un article d’E. Bender (le terme figure dans son titre!), article qui de plus est en libre accès — mais en réalité n’importe qui s’intéressant un minimum à l’IA sait que ce terme n’est pas un pur bruit de couloir, et que son usage est devenu courant suite à cette publication. De toute manière une telle citation ou non pour « perroquet stochastique » dans une réponse sur LinkedIn n’a rien à voir à ce qui est reproché à EK, et j’ose espérer qu’il le sait. Franchement, Étienne, c’est pas possible…
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Pierre
InvitéComme pour Bruel, pour Klein tout le monde savait. Il est un habitué de la pratique, donc un escroc. Ce qui n’empêche que ses livres (qui ne sont donc pas complètement ses écrits) sont souvent très intéressants et très agréables à lire. Son escroquerie est qualitative en somme. Quitte à perdre son doctorat et se faire virer de ses différents postes, il aurait mieux fait de ne pas répondre par cette lettre de 4 pages et d’assumer avec panache ses forfanteries, cela aurait eu un peu plus de gueule que cette défense minable en fin de compte.
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v.
Invité« C’est quasi comique : si une telle doxa existait, je peux certifier qu’elle était absente de toute la production scientifique sérieuse non seulement des années 1990 mais aussi des années d’avant. Peut être Klein parle-t-il de la philosophie des sciences, ou de la philosophie, mais alors il faut le spécifier sans quoi l’argument s’écroule — et s’écroule d’autant plus que son sujet de thèse concerne la physique. »
Pour appuyer ton post, si j’ai pu rencontrer des écrits universitaires, en philosophie et sciences-sociales, dont la qualité scientifique est variable, je confirme que la citation est une règle sur laquelle on ne transige jamais. Et spécifiquement, la philosophie au niveau universitaire est le lieu où compte plus que tout la généalogie des idées — ce qui peut la dévitaliser en un sens mais là n’est pas le débat. Difficile donc de ne pas voir la réponse de Klein comme un aveu, revenant à dire que les années 90 ne disposaient pas des moyens techniques actuels pour détecter le plagiat.-
I.G.Y
InvitéOui.
Et je précise (au cas où, mais je ne pense pas que tu l’aies pris comme ça) que je n’excluais pas les sciences sociales voire la philosophie des disciplines/écrits qui ont d’une certaine manière une vocation scientifique lorsque je parlais de « production scientifique sérieuse » — j’aurais dû utiliser le mot que j’ai employé plus haut dans mon post : production universitaire sérieuse. Ce dont je suis sûr est que pour la part de la production scientifique dans laquelle je baigne, des années 90 ou d’avant (thèses incluses), la « doxa » dont parle Klein n’a aucun sens; et qu’elle n’en a à mon avis pas beaucoup pour les publications sérieuses d’autres domaines (et c’est aussi ce que tu dis).
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Charles
InvitéJe ne suis pas son oeuvre de vulgarisation mais il lui arrive aussi de dire des conneries sur d’autres sujets avec ce ton suave prêt à nous apprendre plein de choses parce que la science ce n’ est pas si compliqué. Il a ainsi prétendu, dans une chronique il me semble, que le mot débattre signifiait étymologiquement faire en sorte de ne pas se battre, en gros échanger des idées pour éviter d’en venir aux mains, avant que des linguistes le corrigent pour expliquer que c’était l’inverse (le dé de débattre est un intensif). Plus récemment, il a dans une conférence dresser une généalogie apparemment bidon de l’intelligence artificielle, en partant là encore du sens de l’expression en prétendant que le terme intelligence en anglais n’avait pas la même sens qu’en français.
Je ne sais pas ce qu’il en est pour les sujets de physique pure mais je trouve cette dérive cohérente : le manque de rigueur intellectuelle dans l’usage des travaux d’autrui qui finit par faire dire n’importe quoi. Citer n’est pas juste une convention d’écriture c’est aussi une modalité du raisonnement scientifique qui repose en partie sur la vérification. Si on ne cite pas, on ne vérifie pas et à la fin on risque de raconter des salades.-
I.G.Y
InvitéJe te crois sur parole, je l’ai surtout écouté lorsqu’il faisait des interviews (donc jamais vraiment « seul », et je n’ai pas lu ses livres à l’exception de Marjorana il y a 10 ans, mais je ne m’en souviens plus). Dans ces interviews là je ne l’ai pas entendu dire d’énormités autant que je puisse en juger.
Néanmoins, pas impossible en effet qu’il s’agisse d’une « dérive cohérente ».
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Emile Novis
InvitéCette histoire est assez savoureuse quand on se souvient que ce même Etienne Klein n’a cessé de condamner, notamment durant le covid mais pas seulement, l’ultracrépidarianisme, qui signifie le fait de parler sans savoir, ou de croire posséder un savoir authentique alors qu’il n’y a que de l’ignorance – le simple fait d’utiliser ce mot inconnu des mortels indique assez que l’enjeu d’une telle position était ailleurs. Evidemment cette dénonciation s’accompagnait toujours d’un éloge de la position « centriste » contre « les extrêmes », une apologie de la « nuance » rationnelle contre la radicalité aveugle.
Encore un macroniste qui obtient des diplômes de manière douteuse, et qui se permet de faire comprendre aux gens qu’ils ne sont pas légitimes pour parler car ils ne se situent pas au centre du cercle de la raison. Car la dénonciation de l’ultracrépidarianisme n’avait pas d’autre objectif que celui-là : faire taire toute critique, disqualifier la moindre intrusion de contradiction dans la propagande. Et peut-être aussi conjurer un sentiment intérieur confus quant à leur propre légitimité à parler.
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Falsifier des diplômes d’une manière ou d’une autre, et exiger le silence de ceux qui n’ont pas ces papiers magiques, est visiblement une manière d’être de plus en plus répandue dans ce camp politique.-
Charles
InvitéPlus largement, je dirais que l’ultra machin chose avait surtout pour objectif de remettre chacun à sa place : les sachants d’un côté, les ignorants de l’autre. Les ignorants peuvent apprendre mais à condition que ce soit via les sachants.
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Emile Novis
Invité@Charles
Totalement d’accord.-
Emile Novis
Invité« Citer n’est pas juste une convention d’écriture c’est aussi une modalité du raisonnement scientifique qui repose en partie sur la vérification. Si on ne cite pas, on ne vérifie pas et à la fin on risque de raconter des salades. »
Je suis également d’accord avec ça. J’ajouterais que la note de bas de page permet aussi, dans le cadre d’un commentaire ou d’une lecture d’un auteur, de donner une forme d’autonomie au lecteur : il peut aller regarder lui-même le texte, le mouvement dans lequel s’inscrit l’extrait, et se faire son idée. Il m’est arrivé plusieurs fois d’être dérouté par l’usage d’une citation ou d’un texte, de douter d’une information ou de découvrir quelque chose que j’ignorais, et d’aller voir dans la source pour voir pourquoi on ne comprend pas la même chose. La note de bas de page était bien utile ici, car elle donne au lecteur la possibilité d’appréhender par lui-même la chose en question.
A l’inverse un auteur qui ne donne pas ses sources rend cette autonomie beaucoup plus difficile pour le lecteur : on ne peut pas tout chercher pour vérifier, et finalement on en vient à croire l’écrivain sur parole, faute de pouvoir tracer la moindre référence mentionnée.-
I.G.Y
Invité« donner une forme d’autonomie au lecteur » : voilà exactement comment j’aurais dû conclure mon post. Dans un texte universitaire, ou plus généralement dans tout texte ou parole qui « se réfère à » quelque chose (un autre texte, un film), privé de référence le lecteur est comme prisonnier de l’auteur.
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MA
InvitéMerci beaucoup pour tes developpements IGY, mais je n’ ai pas pu avoir acces a son texte sur Linkedn meme en cliquant droit. Dommage
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I.G.Y
InvitéJe le mets ici.
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Shiva
InvitéIl découvre sur Amazon un livre signé de son nom qu’il n’a jamais écrit… un écrivain victime d’usurpation d’identité par une IA
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L’écrivain Julien Blanc-Gras a dénoncé dimanche dans Le Monde l’usurpation de son identité par une intelligence artificielle, après la découverte sur Amazon d’un ouvrage de 134 pages vendu 17,05 euros qu’il n’a jamais écrit. Retiré depuis, ce « livre parasite » illustre selon l’auteur les dérives d’une IA qui « fait vaciller le réel ».
https://www.midilibre.fr/2026/06/28/il-decouvre-sur-amazon-un-livre-signe-par-lui-quil-na-jamais-ecrit-un-ecrivain-victime-dusurpation-didentite-par-une-ia-13441914.php -
Shiva
Invité1 700 rivières contaminées : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France
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Alors que la France va encore rater l’objectif européen de bon état des cours d’eau en 2027, cette enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la contamination nationale aux micropolluants.
https://reporterre.net/1-700-rivieres-contaminees-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des-cours-d-eau-en-France -
Shiva
InvitéAucun nous n’est un
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Désormais invoqué dès le premier tour, le « barrage » n’attend plus la menace, il la fabrique. À force de vouloir neutraliser la division, la politique française a fini par rendre impensables les conflits qui la traversent réellement. Prolongeant « Politique du désajointement », ce texte soutient qu’aucun peuple ne coïncide avec lui-même, et que l’enjeu démocratique n’est pas de refermer cet écart mais de lui donner une forme politique. -
Charlie
InvitéBonjour les ami.es,
Est-ce que peut-être l’un ou l’une d’entre vous pourrait m’aider ?
J’ai commencé à regarder un documentaire sur Coluche hier sur ma chaine préférée CStar, qui heureusement semble échapper à la menace de l’ARCOM, Coluche la véritable histoire d’un mec. Mais ma compagne qui, ne partage pas ma passion pour Coluche m’a obligé à changer. J’ai donc pensé que je pourrais me rabattre sur un replay mais il semblerait que le documentaire ait disparu.Ça me fait un peu chier parce que le truc, bien que reprenant le sempiternel Histoire d’un mec, était vraiment pas mal fait, pour une fois on avait pas encore une énième restitution de la création de la campagne présidentielle pas spécialement intéressante pour ma part et la création des restos du cœur mais on s’attardait plus sur la période Café de la gare. Donc si quelqu’un pouvait m’aider à retrouver ça en téléchargement légal ou onsaitcompris ça serait une aubaine. Par ailleurs si vous avez d’autres films, livres, bd qui couvrent cette période je suis toujours preneur.
J’en profite pour vous demander ce que vous pensez un peu de Coluche ici ? Pour ma part les sketchs me font rarement rire (tous les pseudos nostalgiques qui éructent constamment des « on en fait plus des comme ça » devraient vraiment prendre le temps de revoir des sketchs entiers), mais la figure médiatique me fascine, j’ai l’impression qu’on a plus par la suite eu une figure avec une part aussi sombre, drogué, ultra-violent, misogyne (Je vous conseille le livre passé inaperçu de sa dernière compagne Fred, Le film pornographique le moins cher du monde) qui a pourtant autant fait l’unanimité. Je suis toujours curieux d’ailleurs dans parler avec des gens qui l’ont suivi de son vivant parce que pour ma part il est mort bien avant ma naissance.
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Tony
InvitéRécemment j’ai vu cette interview de Coluche, très intéressante,où il dit que’Coluche c’est pas moi, c’est un personnage de music hall, fabriqué’,et je me souviens de mon adolescence dans les années 80,de l’émission qu’il faisait sur Europe 1 et qui commençait après les cours,je n’en manquais pas une miette, c’était une heure de rigolade,y avait Lanvin aussi,plein de vannes et de blagues de mauvais goût,dans sa dernière livraison sur Blast,d’Hara kiri à Charlie Hebdo,Pacôme Thiellement en parle aussi,Coluche vient de cet esprit libertaire post 68 qui vu d’aujourd’hui peut paraître un peu douteux,pas très gay friendly,un peu raciste,sexiste etc… L’époque a changé
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Tony
InvitéQuelques blagues de Coluche, toujours aussi marrant
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Rigolus
Invité@tony
Le film Good Morning England montre une jeunesse rock opposée aux parents conservateurs britanniques. Mais aujourd’hui, ce qui est subversif pour un Blanc, ce n’est plus d’être rock, progressiste ou provocateur de gauche : c’est d’être conservateur.Pour l’humour, c’est la même chose. Guillaume Meurice peut être drôle, mais ses idées appartiennent désormais au camp culturel dominant. Forcément, cela réduit la puissance comique. L’humour fonctionne mieux quand il vient d’un camp minoritaire, marginal ou interdit de parole.
La preuve est presque contenue dans Good Morning England : à l’époque, la radio rock était pirate, parce qu’elle représentait une contre-culture. Aujourd’hui, ceux qui se prennent pour les pirates parlent souvent depuis les radios publiques, les plateaux subventionnés et les institutions culturelles. Ce n’est plus la même position. Et ce n’est donc plus le même humour. Et je ne parle pas du stand qui est abomination pour l’humour français ni de la profusions de comique qui fait que tout se ressemble.
Donc oui les comiques aujourd’hui sont rarement drôle.-
Tony
InvitéEt Hamza la douane ne me dis pas qu’il est pas drôle,quel phénomène,j’en pleure de rire quand je vois les vidéos sur les réseaux,il est génial!
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Charlie
InvitéOn peut peut-être dire qu’une majorité de comique reste dans la « bien-pensance » dominante et véhicule des valeurs de vivre ensemble ce qui peuvent clairement sembler difficilement punk pour l’époque, après il n’en reste que beaucoup d’humoristes parmi les plus médiatisés sont quand même de centre droit et l’actualité fait qu’on va vite voir s’ils sont capable de prendre des positions fortes.
Après vous parlez d’un humour très spécifique, le chroniqueur radio, des gens comme Meurice sont plus considérés comme des chroniqueurs radios que des humoristes à proprement parler, d’ailleurs leur spectacles ne rencontrent que très peu de succès.
Je vois pas trop le problème avec le stand-up vu que ça a toujours existé en France, on appelait ça le Parlé, c’est d’ailleurs ce que faisait Coluche et faire aujourd’hui des personnages sur scène me paraît immensément ringard-
rigolus
InvitéNon, Coluche, c’est du sketch à personnages. Le stand-up, lui, repose davantage sur la vanne, le rythme et le rapport direct au public. En France, son modèle moderne s’est surtout imposé avec le Jamel Comedy Club, au début des années 2000.
L’humour est probablement l’une des formes artistiques qui vieillissent le plus mal. Peu de gens rient encore spontanément de ce qui faisait rire il y a trente ans. Le stand-up, de ce point de vue, est extrêmement efficace : c’est une mitraillette de vannes, un format rapide, nerveux, immédiatement lisible. Il est donc logique qu’il ait supplanté des formes plus théâtrales, plus lourdes, parfois plus archaïques. Coluche le disait lui-même, en substance : il avait décidé d’être comique parce qu’il n’y avait personne, alors que le métier de comédien dramatique était déjà saturé.
simplment cette efficacité a un prix : une grande partie du stand-up français est devenue interchangeable. Même dispositif, même débit, mêmes thèmes, mêmes anecdotes de couple, de famille, d’origines, d’identité, de réseaux sociaux. Tu peux remplacer un humoriste par un autre sans toujours percevoir une différence profonde. Le spectacle fait rire sur le moment, puis s’efface. Il produit des vannes, rarement des figures. Et à titre personnel je m’en bat les couilles dans leurs anecotes sur la famille.
Le sketch à personnages, lui, avait une autre force. Il créait une voix, une silhouette, une présence. Même quand la forme vieillit, il reste quelque chose : un personnage, une scène, une manière de parler. C’est pour cela qu’on se souvient encore de certaines figures de Coluche, des Inconnus ou de Desproges pour certain, alors qu’une grande partie du stand-up contemporain se consomme très vite et s’oublie presque aussitôt. Il m’est arrivé de sortir d’un spéctacle et d’être incapable de le résumer tellement s’est vite oublié
J’ai pris Guillaume Meurice pour illustrer une idée précise : l’humour n’a pas le même impact selon qu’il parle depuis une position majoritaire ou minoritaire. Un humour aligné avec les idées dominantes rassure plus qu’il ne dérange. Il peut être drôle, évidemment, mais il perd une part de sa violence comique. L’humour mord davantage quand il attaque une évidence partagée, pas quand il confirme ce que son public pense déjà. Pour ca que Meurice est drole et parfois ime fait rire mais ca reste un robinet d’eau tiède car il à 30 ans de retard sur l’époque.
J’aurais pu prendre Haroun ou Fary, mais l’exemple aurait parlé à moins de monde. Meurice est plus utile ici parce que tout le monde le connait dans un forum de gauche.
C’est aussi ce qui me gêne dans une partie du stand-up et chez certains écrivains contemporains : on sent trop le panneau « regardez comme je suis intelligent ». L’œuvre ne cherche plus seulement à être drôle, juste ou forte ; elle cherche à signaler la lucidité de celui qui parle. Et personnellement, ce n’est pas ce que je préfère dans l’art. La c’est subjectif mais c’est mon opinion.
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Charlie
InvitéColuche fait des personnages mais ils sont très peu caractérisés comme le seraient ceux de Élie Kakou par exemple. Prends le sketch de l’Étudiant, on oublie qui il est censé être. L’effet lassant de l’humour vient surtout comme tu dis je pense du fait que les humoristes n’ont pour la plupart aucune personnalité et s’évertuent à reproduire des schémas vus et revus. Pour ma part je trouve le stand-up en France assez ringard il faudrait une figure qui renouvelle un peu le genre qui commence à s’empoussiérer, le Jamel Comedy Club quand ça a commencé c’était un vrai vivier de talents qui dénotaient un peu, aujourd’hui c’est affligeant de voir que c’est encore les mêmes profils qui nous font les mêmes vannes du genre l’éternel figure du père violent au fort accent.
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Charlie
InvitéMerci beaucoup pour cette interview que je connaissais pas, là je pense qu’on est dans le pic de sa période de dépression. Ce qui est très drôle ici c’est comme avec Tchao Pantin on lui dit qu’il fait son Raimu, et maintenant on a constamment le « il fait son Tchao Pantin » dès qu’un acteur comique tourne dans un drame. Preuve s’il en fallait encore une que les médias ne sont pas très inventifs
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François Bégaudeau
Maître des clés» Pour ma part les sketchs me font rarement rire (tous les pseudos nostalgiques qui éructent constamment des « on en fait plus des comme ça » devraient vraiment prendre le temps de revoir des sketchs entiers), »
Ils devraient surtout regarder davantage des humoristes contemporains , ce qu’ils ne font pas, se contentant d’écouter Rire et chanson sur le chemin du boulot
A part ça Coluche est un immense existant et un comique inégal.-
Charlie
InvitéOui je suis assez d’accord après il faut voir la profusion d’humoristes qu’on a maintenant, il y a en a des très bons mais il y a en a aussi des médiocres qui sont ultra présents dans les médias. Pour Coluche et l’interview plus haut semble me le confirmer, j’ai l’impression qu’il n’y avait que très peu d’humoristes à l’époque sur les trois chaînes télé. Il y’a un livre qui vient de sortir qui m’attire bien, Coluche de Jean-Louis Fabiani, un sociologue, qui replace l’humoriste dans un contexte socio-culturel et explique plus en détail son succès.
Ce qui est assez drôle c’est de voir les réactionnaires se réapproprier Coluche là où il était un anarchiste anti-flic-
François Bégaudeau
Maître des clésJe l’ai souvent dit : dire qu’ à l’époque le rire était beaucoup plus libre est du révisionnisme. Et d’abord parce que, comme tu le pressens, il y avait très, très, très peu d’humoristes en activité (et très peu de canaux où ils puissent s’exprimer). Vraiment ils se comptaient sur les doigts d’une main. Et parmi eux, Coluche était une météore, qui ringardisait tout le reste. Qui ringardisait les « chansonniers » qui sévissaient alors, plus ou moins satiristes et pas droles.
Cette disette a continué dans les années 80, où on doit se contenter des Roland Magdane et des Michel Leeb. Puis ça commence à foisonner dans les années 90, et au 21ème siècle ça pullule, et exponentiellement.
On ne peut plus rien dire? En 2026 se disent publiquement 1000 fois plus de trucs qu’il s’en est dit en une décennie 70’s.-
Samuel_Belkekett
InvitéColuche, sacré sujet ou sujet sacré ?
L’image de ce comique, aujourd’hui, entre les sketches du début, les films, les restos du cœur est multiple, toutes sont vraies et faussées à la fois. De part un récit qui échappe la plupart du temps à ceux qui n’ont pas connu l’évolution du personnage.
Pour moi c’est clairement les sketches du début le meilleur de Coluche.
J’ai eu la chance que mon père aimait le personnage et m’emmène par 2 fois le voir sur scène. Enfant la première fois et jeune ado la seconde.
Ceux qui disent qu’il y a des trucs racistes dans les sketches de Coluche font erreur. Il est vrai qu’à l’époque à part un peu Guy Bedos il n’y a personne d’autre qui donnait dans l’humour politico sociale. Coluche il est vrai a ringardisé alentour mais pas n’importe comment. Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’à l’époque, vraiment à ces tout début, « c’est l’histoire d’un mec » etc, Coluche prenait le parti d’imiter le beauf. De retranscrire littéralement ce que les beaufs disaient dans les bistrots. Le plus représentatif serait « Moi toute façon je suis ni noir, ni arabe, ni juif, chuis normal alors… » mais évidemment, à l’époque, pleins, mais vraiment pleins de gens ont cru, en toute bonne fois que Coluche était raciste et beauf. Et celui-ci aurait été bien bête de sur souligner que non, que ce n’est qu’un pastiche. Ça a commencé à s’éclairer lors du sketch sur les flics. Très osé pour l’époque. Puis plus encore lorsqu’il a été un des premiers à porter le badge « touche pas à mon pote ». Puis après avec les films ça c’est gâté. Il est revenu un peu à la scène avec des sketches sur la pub et les papes même si c’était drôle, c’était déjà une autre époque que l’ére Giscard.
A ses débuts on peut dire qu’il a mis un « coup de pied dans la fourmilière » comme on dit. FB dit qu’on ferait bien d’écouter les sketches en entier. J’en propose l’expérience. En tenant compte de ce que j’ai dit précédemment du côté volontairement beauf.
Dites m’en des nouvelles.
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rigolus
InvitéEn réalité il était raciste comme tout personne normale
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Gerard Manfroy
InvitéPas fan de Coluche mais il a eu quelques traits de génies, notamment celui-là : Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent.
Je n’aime pas le « ouééé ! à l’époque on pouvé tout dire gnagnagna ! » mais je dirais que je n’ai vu aucun humoriste actuel dire un truc aussi spirituel.-
Samuel_Belkekett
InvitéPour répondre à Rigolus, ce qu’on entend dans cet extrait, est quand même très proche de ce que certains disent sur les affects personnels et le fait de politiser ces affects. Après, il faut toujours recontextualiser les choses. Concernant les affects personnels, il y’a une histoire de l’immigration, on ne peut pas demander à un français de l’ére de de Gaulle d’avoir les mêmes sentiments qu’un français de 2026. En clair si Coluche était vivant il aurait sans aucun doute évolué sur la question de ses « préférences ».
Pour Manfroy,
« ouééé ! à l’époque on pouvé tout dire gnagnagna »
Je suis bien d’accord mais le fait que certains contextualisent mal ou pas, ne dit pas grand chose sur l’audace de Coluche en son temps. C’est que justement, c’est à l’ére Giscard qu’on ne pouvait rien dire.
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Ce sketche sur les flics, c’était sacrément gonflé à l’époque.
Les vannes genre le flic qui dit au beatnik « hey tu me donneras l’adresse de ton coiffeur ! » c’est exactement le genre de réflexion beauf qu’on entendait à l’époque. On pourrait entendre ça dans Easy Rider quand ils débarquent chez les rednecks.
Puis aussi le pote qui s’appelle Raymond, cheveux courts petite moustache sympa. Rien que ça, ça me fait rire moi.
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Samuel_Belkekett
InvitéEt çui-là il est pas terrible franchement ?!
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Samuel_Belkekett
InvitéLes bouchers en Espagne sont super sapés…
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nefa
Invitéd’abord c’est un botaniste
il aborde la résilience
une ref directe à Friot
et très bizarre après écoute le titre cesse de se réduire à du réactionnaire, presque il devient littéraire
olivier hamant -
Dr Xavier
InvitéGroupe de parents d’élèves, on est entre bons bourgeois, études supérieures, salaires confortables, cols polos. Une mère annonce à la cantonade qu’il lui reste des places en trop pour le concert de Louane, qu’on la contacte si on est intéressé. Puis part faire ses emplettes, laissant se poursuivre les discussions sur le prof de maths trop laxistes et autres canicules. Poker face, je me retiens de dire que Louane, c’est un peu de la merde non ? Je pressens qu’il serait très malvenu de l’exprimer. Je pressens que je ne suis pas le seul à le pressentir.
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Claire N
InvitéJe comprends, les codes sont subtils
si tu n’as pas en échange à proposer des places pour holliday on ice c’est compliqué – mieux vaut rester dans l’ombre-
François Bégaudeau
Maître des clésLumineuse anecdote
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Pierre
InvitéPourquoi tant de lâcheté Dr Xavier ?
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Dr Xavier
InvitéParce que j’ai lu Du mépris, et fiat lux, j’ai compris que le mépris c’est le mal. Loué soit François.
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Shiva
InvitéVous dites sans doute plus souvent « je vais partir » au lieu de « je partirai » et, comme « j’arrive dans deux heures » ou « on se voit demain », c’est une formulation très courante. Pourtant, le futur simple n’a pas disparu. Pourquoi certaines formes dominent-elles à l’oral tandis que d’autres restent privilégiées à l’écrit ?
https://theconversation.com/je-vais-partir-plutot-que-je-partirai-comment-le-francais-parle-de-lavenir-285779
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« …À l’oral, le système verbal du français ne s’appauvrit pas : il s’organise autour d’un principe de proximité graduée de l’avenir. Entre « je partirai », « je vais partir » et « je pars demain », la langue ne choisit pas un seul futur, elle diversifie les manières de situe l’action à venir.
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Ce qui distingue l’écrit de l’oral, ce n’est pas la capacité à se projeter, mais la manière de construire la distance entre le présent et ce qui vient. À l’oral, le futur n’est pas seulement une projection lointaine et autonome : il fonctionne comme un continuum allant de l’intention immédiate à l’hypothèse abstraite.
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Le futur ne disparaît donc pas. Il s’exprime simplement autrement, en mobilisant plusieurs formes complémentaires qui permettent de nuancer notre manière de situer l’avenir dans le discours… » -
Mat
InvitéBonjour François. J’ai beaucoup aimé les quelques lignes de William Guillaume que tu as lu dans Mauvaise foi 4 (un auteur à suivre…). Il évoque « le confort mental du subordonné ». Cet énoncé m’a troublé car sans vouloir prendre ma personne pour exemple, je m’y reconnais beaucoup. Petit cadre dans une administration publique, je fuis les responsabilités. Sans refuser de travailler à la Bartelby, je préfère m’attacher à bien faire mon travail sans prendre d’initiative particulière. Je pense même, horreur, être apprécié par mes supérieurs pour cela…
Je t’ai vu écrire, je crois sur ce forum, que la conviction anarchiste relève avant tout d’une sensibilité : l’arnarchiste se sent capable de faire les choses quelle qu’elles soient. Me trouvant personnellement très loin de ce sentiment Peut-on espérer une émancipation collective des individus sur ce principe ? Un individu ne pourrait-il pas être émancipé simplement faisant simplement ce que d’autres ont décidés pour lui. sa force étant d’e^tre capable de bien faire les choses ?-
Eleonore
InvitéCe William Guillaume me rappelle un certain William Will, y a-t-il un lien ?
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François Bégaudeau
Maître des clésMat : il faut resituer les choses. si l’art « ramasse », il ramasse ce dont il n’y a pas grand chose à faire, et surtout rien à faire politiquement. Des choses irrécupérables politiquement. Donc je n’ai pas envie de repolitiser cette affaire.
Ceci étant précisé, car c’est important, je veux bien envisager qu’une fusion totale avec son emploi, et la discrétion qu’elle produit, cette façon de passer inaperçu, peut avoir un potentiel subversif. Celui, effectivement de Bartleby – et de Pessoa.
Eleonore : William Will et Guillaume Will se sont, pour le moins, croisés. C’était à la Conférence des limaces, à Balthazar, Ohio. Pas la première en 1987. La suivante – et dernière hélas- en 1988.-
Mat
InvitéMerci. A défaut de m’éclairer sur la possibilité d’un devenir anarchiste des fonctionnaires bien notés, cela m’a donné envie de lire Pessoa et William Will…
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kenny
Invitéje vais lire Pessoa.
dommage qu’il soit passé si vite sur Bolaño dans la vidéo avec wissam
j’aurais aimé l’entendre plus longuement sur cet auteur-
Charles
InvitéFrançois avait écrit sur Bolano dans Transfuge, ça se trouve sur le site.
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kenny
Invitémerci pour ce rappel, le texte est dans avis littéraire2
j’aurais aimé l’entendre sur 2666 qu’il a lu récemment je crois
tu as dis l’année dernière que les détectives étaient au-dessus
pas d’accord, du tout-
François Bégaudeau
Maître des clésnon je n’ai pas lu 2666
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K. comme mon Code
InvitéC’est Charles et moi qui disions que les Détectives sont au-dessus – enfin, qui exprimions une préférence – mais depuis que je me suis lancé sérieusement dans l’apprentissage de l’espagnol, et que je lis quelques pages de 2666 par moments, je garde mon jugement définitif en suspens.
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kenny
Invitéles parties 4 et 5 sont les meilleures
mais la 4 est déroutante
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Abacaxi
InvitéPensée émue pour Vincent et sa recherche illustrative des écrits de Guillaume/ou/ois William, un des rares Immortels à avoir échappé au radar google.
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Ourson
Invité« Au diable vauvert, une tornade déploie sa robe à falbalas dans la danse grand-gignolesque d’une sorcière en transe ; son hystérie ne parvient même pas à épousseter les deux palmiers calcifiés dressés dans le ciel comme les bras d’un supplicié. »
« Une chaleur caniculaire a résorbé les hypothétiques bouffées d’air que la nuit, dans la débâcle de sa retraite, avait omis d’emporter. »
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Je vous rassure c’est pas de moi. Je suis tombé sur une vidéo dans laquelle un mec dit n’avoir rien compris à ces deux passages, qu’il estime imbitables (je crois que ça vient des Hirondelles de Kaboul). Dans les commentaires, j’ai vu pas mal de personnes acclamer ces passages, d’autres le traiter d’inculte à demi-mot.
J’avais aussi trouvé ces phrases un peu lourdingues, mais je venais surtout de voir la dernière vidéo de Wissam avec le B : c’est à l’opposée de la définition du style donnée par François non ?
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Pas simple cette histoire de style, quand 6-7 ans de cours de français t’ont spammé l’idée que style = figures de style, métaphores en haut du lot. Puis choisir mes romans au doigt mouillé, en me laissant un peu porter par les on-dit et les rayons des librairies, ça aide pas-
Ourson
InvitéJe remarque qu’ici, les métaphores m’empêchent de penser la scène telle qu’elle est : il parle d’une tornade, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer une sorcière qui twerk. Il parle de deux palmiers, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer deux mains de zombie qui sortent du sable.
C’est pas l’effet voulu donc ça affaiblit la scène, mais c’est pas inintéressant l’idée d’une métaphore visuelle : les anime japonais adorent faire ça (exemple : un protagoniste joue au foot et tape dans la balle, un aigle métaphorique apparaît et transporte la balle à toute vitesse jusqu’au filet…). Y’a toujours un côté un peu kitch, absurde, mais bien exécuté ça peut être bandant-
François Bégaudeau
Maître des clésNous avons ici, en guise de style, des boursouflures indigestes et in fine très fachées avec la musique
Oui l’école nous a induit en erreur sur le style, et ne nous aide en rien à saisir ce que style peut vouloir dire
Plonge toi dans les Genes occassionnées littéraires, complétées de quelques Genes perdues, ce sera un début
Je serais très partant pour conférencer régulièrement sur des faits de style – un litté-club, comme il y a un ciné-club-, mais cet espace là n’existe pas, et nul ne me l’offre. Il faudrait que je me l’offre.-
Cynthia Lennon
Invitéça m’intéresse beaucoup, particulièrement cette année. Je participe au financement.
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Claire N
InvitéCe serait bien oui
Et un peu à propos de collectif
Je serai intéressé de retours sur la lecture en arpentage du mepris ? Il me semble qu’Ostros avait signalé cela-
Ostros
InvitéTrès intéressée aussi par le litté-club : Théâtre traversière ou télé travail ?
Le samedi ou dimanche après-midi se serait parfait merci pour l’organisation, je soutiens par tous mes moyens.
L’arpentage on n’a pas eu de retour de la bibliothèque de Montreuil.
Il devrait s’en organiser à Traversière, à suivre. -
Nedjma
InvitéJ’ai aussi vu passer le post et les commentaires péniblement didactiques qui tentaient de les justifier. Renforcée par mon amour de certains textes (du mépris tout ça. Pas encore lu d’ailleurs, ça ne saurait tarder), je me suis permis de me faire la remarque qu’elles étaient particulièrement ridicules. Je me permets puisque ce livre trône sur toutes les bibliothèques parce que voyez c’est important de lire des auteurs orientaux pour décoloniser la littérature. Et dans une langue parfaitement colonisée svp. Mais le pauvre Khadra n’est pas le sujet ici. Le plus intéressant que j’aurai à en dire c’est que pendant longtemps je croyais que c’était une fille. Je voulais surtout redoubler l’enthousiasme exprimé pour un éventuel Litté-club, les Gênes et leur méthode étant des petites pépites dans l’éventail actuel. Ça permettrait aussi de ne pas sur focaliser sur les sorties récentes et de reparcourir des oeuvres qui même si elles ont été très discutées gagneraient toujours à être prise par les phrases. Ça m’a plusieurs fois frustrée de ne pas pouvoir discuter de bouquins que j’avais adoré, récemment Roth dont je sais qu’il est très apprécié ici. Par manque de gens que ça intéresserait IRL mais aussi faute d’avoir quelque chose d’assez consistant à en dire même si je postais ici. Partir d’un segment de texte me paraît une entrée parfaite. Pourquoi ne pas ouvrir une page du forum, choisir un livre et en extraire quelques passages pour les discuter. Et si François trouvait un moyen d’enregistrer un litté-club pour parachever les échanges, ô joie ! Donc oui offre-le toi mais offrons le nous aussi. Je lance une perche aux intéressées, c’est l’été en plus
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Claire N
InvitéBen y a un petit collectif Violette Leduc qui est en train de se monter, m’es avis que tu peux d’ici peu
@ merci Ostros, j’espère que ça fera retour ici-
Nedjma
Invitéok je jetterai un oeil alors, je termine ma lecture en cours et je passe à Thérèse et Isabelle
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roman de gare
InvitéPourquoi « le pauvre Khadra » ? (Qu’on aurait tous dans notre bibliothèque… Ah bon !)
Et si on veut parler littérature, pourquoi s »appesantir’ sur ce qui pour nous n’en est pas ?
Parler de langue « parfaitement colonisée » sonne si sévère, en plus d’être pléonastique dès lors qu’on fait le choix de ne pas écrire dans sa langue maternelle.-
Graindorge
InvitéBonne idée que ce litté-club. En plus de FB, peut-être inviter des auteurs et des autrices à venir parler du style
Trouvé ça
« La langue française, d’ailleurs, est une eau pure que les écrivains maniérés n’ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siècle a jeté dans ce courant limpide, ses modes, ses archaïsmes prétentieux et ses préciosités, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d’être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre.
Ceux qui font aujourd’hui des images, sans prendre garde aux termes abstraits, ceux qui font tomber la grêle ou la pluie sur la propreté des vitres, peuvent aussi jeter des pierres à la simplicité de leurs confrères ! Elles frapperont peut-être les confrères qui ont un corps, mais n’atteindront jamais la simplicité qui n’en a pas.
(Pierre et Jean, G. de Maupassant, préface de l’auteur)À quelques siècles près, ces réflexions font furieusement penser aux propos tenus par les grands puristes des lettres, tels que François de Malherbe qui s’amusait en son temps à corriger, vers par vers, les poésies de Desportes, ou Nicolas Boileau, qui écrivait justement dans son Art poétique –
Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,
Fit sentir dans les vers une juste cadence,
D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,
Et réduisit la muse aux règles du devoir.
Par ce sage écrivain la langue réparée
N’offrit plus rien de rude à l’oreille épurée.– et ajoutait :
Marchez donc sur ses pas ; aimez sa pureté,
Et de son tour heureux imitez la clarté
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Malice
Invité@Nedjma tu peux poster un extrait de livre dans le topic » citations de livre », on t’y suivra pour le commenter si tu veux
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Nedjma
Invitéoui top ! c’est juste un peu difficile de reporter des lignes de livres papier mais ça doit pouvoir se faire avec un iPhone. J’ai Thérèse et Isabelle sur ma liseuse et j’ai cru comprendre que plusieurs comptaient le lire. Ça sera plus simple de relever des extraits
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Eleonore
InvitéL’école, oui, et aussi… un certain Victor Hugo-centrisme. Oui il faut parfois dire les mots qui fachent
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Ourson
InvitéJ’essayais plus ou moins d’avoir vu l’oeuvre avant d’écouter chaque gène, mais comme j’ai déjà un paquet de trucs à lire je vais déroger à ma règle.
J’habite à Toulouse mais si vous organisez un club lecture à Paris je pourrai m’arranger pour y passer des têtes, j’ai de la famille dans le coin
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Claire N
InvitéChaleur caniculaire – ben cf exactement ce qui est évoqué sur le style de Faye
Je sais pas on peu rajouter encore des trucs dans le caddie soleil de plomb et arasante (sans la faute ) et on voudra tous ensuite être une larme pour couler de notre œil et mourir dans notre bouche
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Shiva
InvitéQuelle joie le rock’n’roll par Didier Wampas
.
La rédaction du « Diplo » m’a proposé d’écrire sur les Wampas. « Les inventeurs du rock’n’roll », m’ont-ils flatté. Alors voilà.
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/07/WAMPAS/69729-
Graindorge
InvitéEt comme promis on partagera ici l’intégralité
de l’article du grand Didier dans 2 ou 3 semaines pour les non abonnés.es et qui ne peuvent se l’offrir
au kiosque du coin-
Mat
Invité« Mais j’ai toujours essayé d’en foutre le moins possible. Aujourd’hui on nous bassine avec la dignité du travail ouvrier, sans doute parce que la classe ouvrière fait moins peur que du temps de Georges Marchais. Mais on n’est pas obligé d’aimer son boulot. La plupart des éboueurs préféreraient faire autre chose. Et il y en a plein comme ça. Tu te contentes du minimum pour que ça marche à peu près. Nous, les gens venaient prendre le métro le matin, il fallait faire en sorte qu’il y ait de l’électricité. »
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Tof
InvitéMarrant de tomber sur ce texte, alors que je suis en pleine lecture du chapitre « 77 » de Deux Singes.
Quelle joie le rock’n’roll
La rédaction du « Diplo » m’a proposé d’écrire sur les Wampas. « Les inventeurs du rock’n’roll », m’ont-ils flatté. Alors voilà.Je m’appelle Didier, je suis un punk ouvrier. Enfin un punk ouvrier retraité, dans le Sud, la belle vie. J’avais tous mes trimestres à la RATP (1). À 50 ans, je suis parti. Mais je continue à tourner avec les Wampas. On a donné notre premier concert en 1983 dans le 13e à Paris, le suivant la même année à la Fête de L’Huma. Les Cafards nous avaient rappliqués, au stand de Pierrefitte. Mes parents n’étaient pas là. Pourtant, c’était des communistes de Villeneuve-la-Garenne, des gens bien, lui réparait des ascenseurs, elle faisait des ménages.
C’est mon père qui a écrit à la RATP pour me faire embaucher comme électricien, en 1984. J’avais 22 ans, je travaillais à l’usine Labinal à Saint-Ouen, de la mécanique de précision. Il fallait se lever à 6 heures le matin, prendre un bus de banlieue. Je me mettais en arrêt maladie une semaine par mois. La RATP m’a sauvé. Les premières années, bien sûr, c’était encore assez dur. Je ne connaissais rien en électricité. J’étais même vraiment très mauvais. Il y avait pas mal d’anciens de l’Algérie, un peu fachos. On était aux trois-huit…
Mais j’ai toujours essayé d’en foutre le moins possible. Aujourd’hui on nous bassine avec la dignité du travail ouvrier, sans doute parce que la classe ouvrière fait moins peur que du temps de Georges Marchais. Mais on n’est pas obligé d’aimer son boulot. La plupart des éboueurs préféreraient faire autre chose. Et il y en a plein comme ça. Tu te contentes du minimum pour que ça marche à peu près. Nous, les gens venaient prendre le métro le matin, il fallait faire en sorte qu’il y ait de l’électricité.
Ce que j’aimais, c’était l’ambiance. On se baladait en voiture toute la journée, ou la nuit, pour vérifier les problèmes de tension ici ou là sur le réseau. Dans la voiture, on chantait du Michel Sardou, Les Villes de solitude, avec mon collègue ch’ti. Roy votait Front national, mais c’est le mec le plus gentil que j’aie connu. Il était comme moi, pas très compétent. Une nuit il a planté notre camion dans le tunnel sous la Défense. Peut-être bien qu’il était saoul. Quelle rigolade. Dommage qu’il soit mort juste quelques années plus tard, sans pouvoir profiter de sa retraite.
Dans les années 1980, je n’étais pas le seul punk à bosser à côté. Chez les Bérurier noir, Fanfan travaillait comme manutentionnaire au sous-sol du BHV, Loran était animateur dans un centre de loisirs à Torcy. Il paraîtrait que Vérole, le chanteur des Cadavres, faisait directeur des ressources humaines, peut-être bien chez Yoplait. À cause des Allemands, on ne peut plus dire que le travail c’est la liberté. Mais bon, quand même, avoir un emploi à la RATP pour moi ça aura été une sorte de liberté. Je n’avais pas à me préoccuper de passer à la radio ni des cachets. Quand je bossais le matin, il fallait seulement que je permute pour être d’après-midi le lendemain si j’avais joué la veille…
Sans doute que la société devrait évoluer comme ça. Chacun aurait un boulot à la cool pour faire autre chose, à côté. Moi j’ai fait du rock, et je continue, parce que c’est la liberté à tous les niveaux. Quelle joie le rock’n’roll, chanter « yéyéyé », chanter « shalala », chanter n’importe quoi. Je compose, j’écris, et j’ai, disons, entre 15 et 20 ans. La plupart du temps, écrire me ramène à la jeunesse, voire à l’enfance, comme Charles Trenet. Et cette jeunesse qu’on a eue… Enfin, surtout à partir du moment où le punk a débarqué.
Ma première émotion musicale, gamin, ça avait été Qui saura, de Mike Brant. Puis j’ai écouté Claude François et Johnny, les Rubettes et Bowie, chaque soir le hit-parade sur Europe n°1. Je lisais Podium, Salut les copains. Une fois, je me souviens d’avoir acheté un numéro de Rock & Folk mais, à 12 ans, j’ai eu comme l’impression de lire Le Monde diplomatique. Je ne m’y suis remis qu’à partir de l’été 1977, à la lecture de Best aussi. C’est là que j’ai eu la révélation, quand j’ai découvert plein de nouveaux noms grâce à la radio anglaise que je pouvais écouter en vacances en Bretagne, dans la ferme des grands-parents : Sex Pistols, Ramones, Clash.
Je deviens punk et c’est comme ça qu’enfin je me fais des amis. On n’est pas beaucoup à l’époque. Quand on se croise au lycée, dans la rue, il suffit d’un badge, d’un tee-shirt, on sympathise, on forme des bandes. Plus tard des groupes. Les Wampas se sont montés comme ça. On a manqué s’appeler les Gros Dégueulasses. Mais Reiser nous avait autant marqués que les BD de Pif Gadget. Alors on s’est souvenus de la tribu des hommes Wampas dans Rahan, fils des âges farouches. Rahan me faisait rêver. D’ailleurs, comme lui, chaque matin, je fais tourner mon coutelas puis je vais là où il indique. Le micro, par contre, ça s’est joué autrement : le chanteur, c’est le plus mauvais dans le groupe, c’est toujours celui qui ne sait rien faire ; et donc c’est tombé sur moi.
Nous et les autres groupes alternatifs, au début, on a joué dans des bars comme le Jimmy rue de Bagnolet ou des squats, aux Cascades, à Pali-Kao. Un petit nombre de personnes qui se réunissait dans de petits endroits… Tout se passait entre Belleville et Ménilmontant. Ces coins de Paris étaient alors très différents de maintenant : à perte de vue des terrains vagues, dans des taudis des chibanis, et toute une faune de marginaux, des autonomes, des skins, pas mal de toxicos. C’était la grande époque de l’héroïne. En même temps, il y a plein de fantasmes. Quand je relis des livres sur cette période, souvent c’est romancé. Tout le monde fait un peu son malin alors qu’en vrai on était juste des petits cons qui buvaient de la bière et jouaient du rock.
Quand notre premier 45 tours sort en 1985, je me souviens, j’étais dans mon train de banlieue pour rentrer chez moi, le disque en mains et je me suis dit : « Je peux mourir aujourd’hui. » Best a même fait une chronique, très enthousiaste sur Ma p’tite amie est nazie (mon premier texte), dans laquelle ils écrivaient que c’était la meilleure chanson depuis Tu peins ton visage, des Chats sauvages. « Ma p’tite amie est nazie / Que va dire ma maman ? / Ma p’tite amie est nazie / Je n’y peux rien / Je l’aime tant. » J’étais super fier car j’adore cette chanson. J’aurais pu arrêter là. Pour moi c’est le summum de ma carrière, tout le reste c’est du bonus.
Jusqu’à la séparation des Bérus et le décollage de la Mano Negra, les deux en 1989, ça a été le temps de l’innocence pour notre punk, et pour moi celui du bonheur. Je n’ai jamais partagé la noirceur que disaient leurs noms de groupe, l’anarchisme sentencieux. Les paroles de Joe Strummer font tellement pitié quand tu réécoutes les Clash… Ce n’était ni ma ligne ni mon monde. Je venais d’ailleurs et j’étais heureux d’être là. Tellement heureux que je n’ai jamais arrêté. Même après le suicide de Marc Police en 1991, mon ami, notre guitariste, le meilleur de tous.
C’est seulement depuis ce moment-là que je mène le groupe, que je me mets en avant dans les concerts. On en a donné un peu partout, dans de grands festivals, on a rempli trois fois l’Olympia — l’une d’elles, Patrick Juvet a repris Où sont les femmes ? avec nous. Mais, forcément, je préfère les salles de la banlieue parisienne, la Laiterie à Strasbourg, le Bikini à Toulouse, la Vapeur à Dijon, quand je n’ai pas à franchir des barrières et une armée de vigiles pour slamer.
Alors, aux Vieilles Charrues, plutôt que de penser aux trente mille personnes, je joue pour les trois, quatre punks qui pogotent au premier rang. Et je trouve toujours des chaises pour surfer sur la foule. Le mieux, évidemment, c’est quand tu gagnes un autre public, ceux qui jusque-là s’en tapaient des Wampas. Comme quand on joue à la fête de la moule ou, dans la Creuse, pour les ex-GM & S qui défendent leurs emplois.
Mais, vraiment, même si, avec les années, je me suis mis à écouter Springsteen — ses textes me font penser aux romans les plus noirs de Simenon —, je ne vois pas le rock comme une musique contestataire. Et si j’essaie de ne pas me prendre au sérieux, je ne fais pas non plus du rock rigolo, ou festif. Le mien est absurde, surréaliste. Souvent je note une phrase, je veux la placer et puis c’est tout. Par exemple, « Nevers était si bleue / Et le soleil brillait / Et toi qui souriais / Et moi qui hésitais. »
J’aimais beaucoup Jean-Luc Le Ténia, qui lui aussi pratiquait une forme d’écriture automatique, spontanée. On avait d’ailleurs repris un de ses titres et, sur notre dernier album, la chanson Jean-Luc lui rend hommage. C’était vraiment le meilleur chanteur français du monde, malgré sa fin un peu en vrille avec son titre Enfonce-toi ta burqa dans le cul (2010). Mais bon il n’allait pas très bien. L’année d’après, il s’est suicidé. Il avait déjà essayé de se foutre en l’air avec sa voiture sauf que, comme c’était Jean-Luc, il s’était raté… Reste qu’il aura fait un truc unique dans l’histoire de l’art. Un mois avant qu’il parte, il a quand même sorti une chanson qui annonce sa mort, Jean-Luc est mort, avec une vidéo tournée dans la cathédrale du Mans.
J’avoue, le mysticisme me parle. Je me suis toujours intéressé à la spiritualité. Je lis la Bible depuis longtemps. Clairement, je préfère chanter l’amour et la réconciliation que la souffrance, le mal-être ou la frustration. Je crois au rock de la joie. L’écrivain François Bégaudeau dit des trucs assez justes là-dessus, et pas seulement dans le livret des Wampas sont la preuve que Dieu existe (2008). Il me fait marrer Bégaudeau, j’aimais bien son groupe, Zabriskie Point. Même si avec les paroles d’une de leurs chansons, j’aurais pu faire trois albums. Les Wampas, c’mon everybody, c’est juste du rock’n’roll !
Didier Wampas
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Graindorge
Invité« Et comme promis on partagera ici l’intégralité
de l’article du grand Didier dans 2 ou 3 semaines pour les non abonnés.es et qui ne peuvent se l’offrir
au kiosque du coin »
C’est François qui avait suggéré d’attendre 2 ou 3 semaines avant de partager l’intégralité d’un article du Monde Diplomatique pour permettre au journal de vivre, soit avec des abonnements soit avec l’achat du journal au kiosque.-
Tof
InvitéAh pardon
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Graindorge
InvitéPas de soucis Tof
Tu savais pas. Moi je savais et j’ai partagé le blog de Lirdon sur l’IA dans le fil qui lui est dédié. J’avais un doute: partagé un blog c’est pas exactement partagé le Monde Diplomatique. Ou si? Dans le doute abstiens-toi et ben je me suis pas abstenue.
C’est un copain qui l’avait partagé dans un espace. Et voilà
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Shiva
InvitéL’héritier de BHL dans l’avion présidentiel
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Qui écoute encore le président Emmanuel Macron ? Son entretien du 18 juin dernier a réuni l’une des plus faibles audiences de France 2. À la fin de l’échange, seuls 700 000 téléspectateurs résistaient encore à ce festival d’autosatisfaction doublé de prévisions enchantées. Au Liban, « les choses se sont beaucoup améliorées ces derniers temps », a prétendu le président français. Quelques heures plus tard, un ministre israélien prévenait : « Pour chaque larme que verse une mère israélienne, mille mères libanaises pleureront. Tout le Liban doit brûler. »
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/07/HALIMI/69674 -
stephanie
Invitéhello, je cherche à voir On est en démocratie! du Collectif Othon
quelqu’un.e sait où on peut le voir ou louer sur la galaxie du net?
merci-
Shiva
InvitéJ’ai trouvé ça : https://www.facebook.com/Collectif-Othon-353545325092/photos/10153790983185093/
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Bégaudeau sera plus à même de te répondre.-
Stéphanie
InvitéOui, j’attends que François finisse sa sieste pour le déranger.
merci Shiva.-
kenny
Invitéil est en train de ciseler ses punchlines pour terminer Burdeau
fin de carrière en vue pour le meilleur critique de France
#unseulcoqdanslpoulailler-
Ostros
InvitéN’importe quoi…
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Chimpanzix
InvitéCette brouille a déjà fait couler trop de sang chez les Bégauzouz et les Burdozouz. Les deux hommes devraient sortir de tout cela par le haut en signant ce fameux traité de paix que le monde entier attend depuis des années. Ca pourrait être fait dans un lieu hautement symbolique comme la Cinémathèque, avec Frédéric Bonnaud en maître de cérémonie.
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Ostros
InvitéPour le moment ce ne sont que les manges-merde qui s’excitent autour d’une relation qui a évolué et qui ne nous regarde pas. L’un et l’autre font bien ce qu’ils veulent.
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kenny
Invitéaprès le post d’aujourd’hui et la haine des commentaires ça n’en prend pas le chemin
Bégaudeau va envoyer un missile je vous le dis-
François Bégaudeau
Maître des clésIl est tout à fait étonnant de parler de cette affaire comme si les deux concernés s’envoyaient des coups à tour de role
Car il m’a semblé observer que l’un des deux n’a rien dit sur l’autre publiquement, si ce n’est, récemment :
-qu’il le tenait pour peut etre le meilleur critique en activité
-qu’il était en accord avec son commentaire sur une scène de Fabelmans
mais peut etre que je suis passé à coté d’autres propos-
kenny
Invitéje sais bien
faisais seulement référence à l’étonnant déballage de Burdeau aujourd’hui sur facebook
l’impression qu’il veut rétablir le contact après avoir été désigné meilleur critique de France, mais qu’il s’y prend comme un pied
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Ostros
InvitéLes sitistes,
Y a t il parmi vous des gens qui se sentent de coder un nouveau site + forum avec inscription ?
C’est devenu étouffant ici.
Pas une conversation qui soit trollée en 2 secondes
Pas un seul échange de plus de 3 posts sur un sujet
Je viens ici maintenant pour glaner des bribes d’inspiration lecture, peinture, films.
Mais temps passé à faire défiler les merdes postées pour rechercher un post sur la recommandation d’un bouquin ou autre c’est du temps perdu. Beaucoup, beaucoup de temps perdu
Et aussi fil des jours le plaisir de venir ici disparaît pour laisser place au ras le bol, à un agacement permanent.
Pour moi c’est plus possible
Comme pour beaucoup qui sont partis utilisateurs/ices comme lecteurs/ices
Dites-moi si quelqu’un est capable de le faire, svp ?
L’hébergement ça peut être gratuit.
Sinon tant pis, on se croisera par ci par là-
Ourson
InvitéJe peux le tenter, bénévolement, dites-moi simplement qui contacter (j’ai cru voir des bribes de réponses plus bas mais j’ai un doute, peut-être que ça s’est déjà organisé)
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Ostros
InvitéOurson, je viens de voir ton message.
Merci de te proposer.
Si tu codes une interface supplémentaire d’inscription / connexion pour ce forum, il faudra contacter le créateur du site pour lui transmettre le code à intégrer. J’ai son mail je crois. Laisse moi le tien que je te l’envoie.
Et si tu te sens de refaire un nouveau site + forum, là tu es libre de faire comme tu veux.-
Samuel_Belkekett
InvitéMoi je peux aussi aider.
J’ai vu sur un site russo-israélien, la possibilité d’insérer sur un site ou forum, un détecteur de troll avec court-circuitage et éloctrocution digitale immédiate.
Possibilité de régler la puissance de l’éloctrocution de 300 a 600 volt.
Possibilité de cramer l’appareil irrémédiablement.
Paralysie des doigts et des phalanges pouvant aller jusqu’à 2 semaines.
Et encore de nombreux autres gadgets. Pour une modique somme et l’installation est fastoche.
C’est une proposition du professeur Belkekett…
N’hésitez pas à me contacter…
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Shiva
InvitéMon cher Ostros, il n’y a qu’un seul responsable c’est FB, le maître des clés; son forum s’intitule CHANTIER AUTONOME à dessein (d’abeilles).
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Il a largement les moyens de modifier l’ergonomie/le code archaïque du forum.
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Il n’en fait rien car c’est son argument marketing sur le site de Cause Perdue.
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François Bégaudeau
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Sa victoire au tournoi de belote de L’Aiguillon-sur-mer (85) marque pour François Bégaudeau, connu aussi comme F. Bégaudeau, le début d’une carrière de multicartes. Il est tour à tour et simultanément : éleveur de renards, professeur de français, chanteur et parolier du groupe punk-rock Zabriskie Point, jongleur de mandarines. Sa réputation d’excellent conteur électrique le mène à écrire quelques livres dont les moins connus sont Au début (2012), D’âne à zèbre (2014), Ma cruauté (2022). Signalons aussi sa biographie documentée de William Will, Mon nom était Jésus, dont l’auteur déclare en février 2004 « qu’elle aurait été meilleure sans les deux derniers tomes ».
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Préférant les romans aux essais, F. Bégaudeau tache de tordre ses essais en romans comme on tord un torchon pour l’essorer, d’où sa sécheresse et l’acquisition d’un appartement en juin 2008. Agé aujourd’hui de 53 ans, il se consacre à ses chats et aux éditions Cause perdue.
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Site web et forum sulfureux : BEGAUDEAU – Chantier autonome <=========================
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Forum sulfureux, miam miam !
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A la revoyure Ostros, tiens nous au courant en courant mais pas trop vite… -
Shiva
InvitéLES MÉDIAS CONTRE MÉLENCHON : 15 ANS À DIABOLISER LA GAUCHE
Ostros désolé ce n’est pas pour toi. Toi c’est le cinéma et la littérature haut de gamme, en très haute fidélité dans l’entre-soi.
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Contacte FB via Messenger, je suis sûr qu’un forum secret existe pour un public de happy few et de pipoles.
Il te suffit de frapper à la porte. Je ne connais pas le code. « Du Mépris » à tout hasard, peut être « amour » (en minuscule).-
Ostros
InvitéJe vais faire ça
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Shiva
InvitéCela va marcher, bonne continuation.
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kenny
Invitétout à fait d’accord avec Ostros, quitte à me retrouver moi-même dans la charrette à trolls- j’assume
le forum se meurt depuis que l’IA permet à une poignée de crétins désoeuvrés de le saturer quotidiennement
obligé donc de s’adapter en passant à un Chantier légèrement administré ou Chantier relativement autonome
il n’est semble-t-il plus nécessaire de savoir coder pour faire un forum-
I.G.Y
InvitéJe pense qu’un nouveau forum sera trollé de la même manière, y compris avec inscription (il suffit d’un seul troll sur 100 inscrits et c’est terminé).
Je peux en revanche essayer de transmettre hors mozilla/chrome store un plugin personnel que je me suis fait, pour afficher à côté du pseudo l’image du gravatar. Mais je pense que toute autre option, hors « forum secret » (qui perdrait aussi l’intérêt du « chantier autonome ») ou forum avec bannissement d’IP (quid des VPN?) et modération centrale, est tout autant vouée à terme au trolling que celui-ci.
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kenny
Invitéje suis sur un forum ouvert pour la lecture mais nécessitant une inscription validée par le modérateur pour pouvoir écrire
le modérateur peut bannir un compte en cas de trollage répété, du coup il n’y a pas de trollage
ça fait 15 ans que j’y suis et ça fonctionne très bien-
Shiva
InvitéDiscord vous connaissez les zintellos organiques ta mère ?
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Discord
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Vous pouvez bannir qui bon vous semble = le paradis de l’entre-soi.
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Sortez la tête des bouquins de Bégaudeau que diable, mettez vous à la page (c’est le cas de le dire).
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A bon entendeur salut…-
Samuel_Belkekett
InvitéKenny il dit que ça fait 15 ans qu’il est sur un forum « ouvert pour la lecture mais nécessitant une inscription validée par le modérateur pour pouvoir écrire »
15 ans que ça marche du tonnerre dit-il.
Si je peux me permettre de marquer mon étonnement.
15 ans… Moi qui pensait que Kenny en avait à peine 16. Se pourrait-il qu’il ait commencé… si jeune ?
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I.G.Y
Invitékenny : je ne le nie pas, mais ça revient à introduire une modération centrale avec bannissement comme je le disais aussi (ça n’est donc plus le Chantier Autonome, de fait). Et surtout, pour diverses raisons (le lien du forum avec la personnalité publique FB etc…) je ne pense pas que ce forum même avec modération puisse ressembler à un forum de lecture-ciné traditionnel (je veux dire : du point de vue du trolling, et de la motivation de ces derniers).
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Ostros
InvitéFaudrait le tenter quand même
Sur le forum kebekmac il y a plusieurs modérateurs et le forum est clair et tout est lisible et accessible facilement. Il se maintient depuis des années comme ça.
Mettre en avant le côté chantier autonome n’est pas un argument contre la modération, qui a lieu dans la vraie vie. Pourquoi sur internet il faudrait laisser tout ouvert alors que les comportements sont pires (justement parce que c’est virtuel, infini et sans modération). Les gens abusent sur internet (harcèlements, insultes, etc). Il n’y a qu’à lire un fil de commentaires sous une information quelconque sur n’importe quel réseau.
J’ai trop de boulot en ce moment pour le créer…
Prochain chômage je m’y mets si personne ne l’a fait avant-
Ostros
InvitéWikipedia qui est quand même un très bon exemple de partage des savoirs gratuits et d’organisation libre et démocratique, n’aurait jamais pu être aussi bien fait sans tous les modérateurs qui empêchent tous les jours des connards de détruire / modifier / travestir l’information de centaines de pages.
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Eleonore
InvitéRelire Rancière sur la politique et la police.
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Ostros
InvitéUn chantier autonome ça doit être aussi un groupe de gens qui travaillent ensemble à maintenir leur espace de discussion préservé des trolls et autres. La modération est censée faire partie de la participation globale au forum.
Y a de moins en moins de sitistes ici. Laisser en état n’es pas la solution. On a tout essayé : alimenter les discussion enrichissantes, les ignorer, les insulter, rien n’a fonctionné et ça s’est empiré.
Là faudrait juste que l’ami de François qui a créé le site nous fasse une interface inscription et désigne des modérateurs et on pourra respirer un peu mieux.
Sinon encore une fois, tant pis, on se parlera de vive voix pour ceux qui se croisent.
Je sens que ce forum use mes nerfs et ne m’apporte plus les choses qu’il m’apportait avant
Je ne fais plus de capture de longues conversations comme ça m’arrivait de le faire régulièrement avant.
Je tiens à ma santé mentale. Et ici on a l’impression d’être sur un réseau social avec acharnement d’inconnus plus que sur un forum, depuis quelques mois….-
Eleonore
InvitéJe comprends et compaties. Mais je crois qu’une solution temporaire et d’essayer de ne pas trop accorder d’importance a cet endroit. Un espace virtuel rempli d’inconnu. Rien de plus. Peut etre bien de faire une pause si ça te pèse trop
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gebege
InvitéPour prolonger l’idée d’un forum moins lourdingue, on pourrait imaginer a minima une inscription qui bloque l’utilisation d’un pseudonyme donné et laisser la possibilité aux utilisateurs de masquer les posts des utilisateurs relous. Comme ça, chacun est autonome dans son approche de l’intérêt donné aux trolls ou pas, et pas besoin de modération.
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Eleonore
InvitéJ’aime l’idée
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I.G.Y
InvitéC’est aussi mon avis : pseudo unique (à voir si c’est possible sans inscription par un dispositif intermédiaire par rapport à l’actuel mais un poil plus sophistiqué), et dispositif pour masquer les utilisateurs qu’on ne veut pas lire (bien sûr, le second dispositif ne peut pas aller sans le premier). Ça a aussi ses faiblesses mais tout dispositif restera faible face à des trolls surmotivés qui n’ont que ça à foutre.
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Greenwashing
InvitéLa dérive autoritaire de ce forum prend petit à petit forme grâce à I.G.Y et ostros. Non satisfaits d’insulter de trolls tous ceux qui ne se formataient pas dans le moule de leur entre-soi clanique, voilà maintenant qu’ils veulent carrément les ficher, pour indirectement les exclure (quand ce n’est pas directement par l’intermédiaire de modérateurs). Il ne manque plus que de les voir écrire et entende crier « on est chez nous » pour que leur mue fasciste soit achevée.
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Samuel_Belkekett
Invité« Il ne manque plus que de les voir écrire et entende crier « on est chez nous » pour que leur mue fasciste soit achevée. »
Bien vu !
J’aurais pas osé… -
Eleonore
InvitéD’accord avec I.G.Y, même s’il me masquerait probablement. Il serait libre de ne pas me lire, moi de le contredire. Tout le monde y trouverait son compte.
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Eleonore
InvitéUne manière de limiter les changements de pseudo trop fréquents serait de mettre en place un système de validation par mail
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est marrant quand même.
Parce que cette idée de masquer ce qu’on a pas envie de lire, ceux que l’on a pas envie de voir, même si ça mérite étude dans le contexte d’un forum, résume très bien cette idée d’une gauche très propre sur elle. Une gauche qui dit qu’elle lutte pour que tout le monde vivent ensemble, que les noirs et les arabes ne soient pas minorés/minorisés, voire invisibilisés, mais pour se confronter à l’altérité, pour se laisser bousculer par l’autre, par la présence de l’autre, là par contre y’a plus personne. Par quelque médiation que ce soit et quels que soient ces « autres ». Là on préfère soudain ne rien voir ni ne rien entendre. Comme si l’exercice même d’exister, de penser, ne consistait qu’à se rassurer d’être bien là, bien réel à l’instant T, puisqu’on a reçu l’éloge du comité central de l’entre-soi, en cet instant T. Le problème est qu’une structure mentale un minimum consistant ne s’acquiert pas de la sorte.
Le même périra par le même a dit un sage, un jour et quelque part.
La blancheur spectrale du petit bourgeois de gauche ne se soigne que par l’intuition des chemins aventureux, une certaine aptitude à s’aventurer dans les zones de turbulences à fort potentiel événementiel. Pour affûter cette intuition il faut un peu d’intrepidité et une aptitude à encaisser et se relever.
Sinon on vit par le même et on périt par le même et c’est ça la blanchité dans toute sa splendeur.
Ce côté petit trouillard qui se contente de rester propre sur lui en se mirant sans cesse dans le même.
Ce qui m’attriste là-dedans, c’est qu’un livre comme « Histoire de ta bêtise » pourrait être lu et apprécié aujourd’hui, par ceux-là même que le livre tourne en dérision. Peut-être faudrait-il un tome 2. Plus acide encore…
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Claire N
InvitéHum, je me dis que je ne suis pas forcément une bonne « amie « , comme toi j’ai un peu la tête sous l’eau au niveau boulot et association
J’avais projet et pas le temps – mais je le prendrai –
– de finir la batarde et d’échanger avec les personnes qui me l’on conseillé
– de voir un film de rivette et de te demander lequel
– de finir enfin « le monde Nazi »
– de rédiger un petit bout de commentaire sur le sûre male
Et voilà mon ouvrage tout en pagaille, de ma condition qui m’oblige à me coucher de bonheur mais ne fournit pas de Proust
J’espère la patience et ne cédons pas au rythme
Pour que notre joie demeure
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Eleonore
InvitéUn systeme de bannissement me paraît risqué. Qui déciderait des bannis ? Des modérateur.ice.s ? Le risque de dérive semble grand. Imaginons par exemple qu’un utilisateur avance sans preuve qu’un ensemble est dénombrable et qu’une utilisatrice lui fasse remarquer son manque de rigeur et de pertinence de manière un peu primesautière. Celle-là pourrait alors se voir bannie, alors qu’elle pointe une négligeance manifeste. Par ailleurs, la notion de « merde » est à clarifier. Belkekett est parfois (parfois hein) plus intéressant que certains membres « régliers » du forum qui se croient malins et fins. Parfois on subit des analyses de merde sur des films de merde et on dit rien. Donc bon.
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Ourson
InvitéVous surestimez la gravité des trolls sur ce forum. Quand j’ai débarqué ici j’ai d’ailleurs été étonné d’en voir aussi peu, sans parler des spammeurs, des pubs sauvages, etc. Même les usurpateurs de pseudo y’en a pas des masses. Amusez-vous à donner les mêmes libertés à n’importe quel espace de discussion mainstream et vous verrez que c’est une autre histoire
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Il y a évidemment des posteurs frénétiques – dont je fais un peu partie – qui s’acharnent, mais animés par une volonté égoïste de débattre frontalement plus que par envie de nuire. D’ailleurs l’IA ne change pas grand chose, ça fait des décennies qu’on pond des pavés indigestes pour faire chier notre monde
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Ce qui est étouffant c’est surtout l’ergonomie : scroller pendant 5 minutes pour retrouver un message, rater les réponses à une discussion qu’on suit ou qu’on a initié, abandonner des bouts fils à cause d’une page trop remplie, etc.
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Une structure de forum classique, avec des sous-forums thématiques, un petit système de notification et des réponses sous les messages qui soient « déroulables », ce serait déjà plus respirable. Ça attirerait aussi plus d’intervenants, motivés par autre chose que de régler des comptes avec des intellectuels de gauche…
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Quant aux trolls, lier les pseudos à des comptes et à des adresses e-mail valides réglerait 90% du problème. La possibilité de masquer les messages d’un pseudo réglerait les 10% restants. Au pire des cas ceux qui veulent donner dans du clash politix auraient leur sous-forum dédié, et les sous-forums sur l’art resteraient globalement safe et lisibles.
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Sinon, y’a bien Discord ou Reddit, mais ce serait encore céder du terrain à la centralisation d’internet (quoi que Discord c’est indiqué pour ceux qui voudraient se réfugier en petit comité)
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roman de gare
InvitéHaha ! L’IA a bon dos. Quand j’ai débarqué ici (au hasard d’un article sur le procès LB) presque tous les sujets étaient d’un certain Jm et ça brassait énormément de posts racistes et violents. À ce niveau ça n’a ni faiblit ni empiré je trouve. Par contre il y avait aussi tout un tas de gens intéressants (La générosité colossale de Carpentier faisait d’ailleurs bien tampon…) qui ont fini par se tirer. (on se demande pas pourquoi)
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Donc oui pas besoin de coder pour monter un forum. Une extension sur WP. Très peu de frais. Il faut juste du temps. Et une ligne. ; )
Il doit y avoir pleins de Discord – dédiés à votre passion.
Facebook sinon : D
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Samuel_Belkekett
InvitéJe propose un podium des trolls.
Au moins : médaille d’or, d’argent et de bronze pour les 3 meilleurs. Ou pire.
Avec graphique si nécessaire pour identifier quel troll utilise tel ou tel différent pseudo.-
Shiva
InvitéExcellente idée Samuel, et le gagnant est….
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Samuel_Belkekett
InvitéSi il y’a une chose que je ne pige pas, mais alors pas du tout, c’est l’utilisation de l’IA dans cette affaire.
A quoi l’IA servirait il ?-
Shiva
InvitéIl y a beaucoup de benêts sur ce forum, cherche pas à comprendre Samuel.
L’IA est à la mode donc c’est la faute de l’IA.
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Ils passent leur temps la tête dans les bouquins de bégaudeau qui se frotte les mains… la maille rentre dans ses poches.
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« Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34)
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Shiva
Invité« à quoi bon le théâtre aujourd’hui ? »
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Comment intervenir, depuis le théâtre, dans une conjoncture de guerre impérialiste, de fascisation et de désastres environnementaux ? À l’évidence, le théâtre ne peut pas tout mais l’exemple de Brecht donne à voir qu’il peut certainement quelque chose, par ses moyens singuliers. Alors que s’ouvre demain le festival d’Avignon, nous publions un extrait du nouveau livre d’Olivier Neveux : « Brecht et les mauvais temps nouveaux », qui vient de paraître aux éditions La Fabrique. -
Tony
InvitéUn très bon texte de Sebastien Charbonnier,la gauche qu’on aime,celle qui nous rend intelligent et fier,ce type est génial
https://lundi.am/Hamza-ennemi-public-numero-un-fragilite-adulte-et-terreur-aquatique-
Claire N
Invité« L’adultisme est un système qui infantilise aujourd’hui (moyen) les enfants pour adultifier (fin) l’Adulte »
Oui texte vraiment intéressant notamment dans son analyse du temps
Et je ne peux m’empêcher de voir nettement l’adulte comme un outil punitif in fine, la sentence à la fin de l’instruction après l’habeas corpus de l’enfance-
Claire N
InvitéEn particulier dans cet angle qui pose la clemence dans des limites temporelles favorables aux dominants « quand on laisse croire aux dominé·es qu’on leur a laissé le temps de s’y adapter : c’est le principe cardinal de la méritocratie », on découpe dans le temps deux parties d’un pseudo contrat
Crédit / un crédit engagé à être remboursé
Le temps est aussi un paramètre de la rhétorique de la « dette « , transforme les dominés en débiteurs
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Rigolus
InvitéTexte extrêmement bête.
Je suis presque rassurer que Tony puisse le trouver brillant.
Ce fameux penseur de gauche reproche aux autres de parler à la place d’Hamza mais il fait pareil tout l’article. La droite ferait d’Hamza un symbole d’ensauvagement’ Très bien mais lui en fait un symbole d’insoumission anti-adulte, anti-voiture, anti-ordre établi.
Hamza agresse des femmes, agresse physiquement des gens pour les voler dont certaines avec blessures.
La gauche dans cet article préfère trouver ça amusant, de la bouffonnerie, de la farce. ah ?
C’est tout le problème moralement vous êtes extrêmement laid. La laideur est proche de la méchanceté.
Il faut sérieusement te reprendre Tony. Je dit ça pour le salut de ton âme après tu fais comme tu veux.-
Tony
InvitéMerci pour le rire, vraiment,tu me fais un peu pitié d’être aussi dévoué à un ordre social qui,depuis ta naissance,a fait de toi un individu étranger à lui même, c’est très triste.
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Greenwashing
InvitéHamza est une racaille multirécidiviste qui agresse, casse, vole et ne respecte pas ses concitoyens. Le défendre revient à cautionner ce vandale et le vandalisme qu’il exerce. La gauche est à vomir. Il se contente d’une arme à eau pour le moment, mais il n’est pas très difficile de prédire qu’il terminera en prison bientôt après avoir utiliser une arme à feu. Mais la gauche lui trouvera encore des excuses quand il finira par tuer quelqu’un. Ces gens sont répugnants à défendre en permanence la délinquance, la violence, la haine et les racailles.
Comment peut-on défendre et justifier le fait de lancer des trottinettes sur des gens ?
Défendre Hamza revient à cautionner la violence envers autrui, l’agression, le vol, et la violence envers ses concitoyens. Voilà le fond moral de la gauche. Et ces gauchistes se demandent encore pourquoi la majorité des gens sont écœurés par la gauche. Sont-ils si bêtes que cela à gauche ? Il faut croire que oui.
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rigolus
InvitéBHL adore le désordre… depuis sa fenêtre à Marrakech.
Tu adoptes la même posture bourgeoise que lui : cette violence ne me touche pas, je suis protégé et de manque d’empathie. Tu ne vois pas le problème à ce qu’un gamin agresse ou intimide des inconnus dans l’espace public.
Si Hamza finissait un jour par tuer quelqu’un, considérerais-tu que tu portes une part de responsabilité indirecte pour avoir constamment minimisé ou justifié ce type de comportements ?
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Shiva
Invité«Musiques ! Des enjeux publics aux logiques privées»
Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
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Cf. La pseudo polémique dans le topic Hellfest sur le fofo.
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Ce mardi 7 juillet est publié un rapport explosif du Syndeac, premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public, pour alerter sur les carences de l’Etat dans son action pour encourager un secteur à la peine. Stéphane Roth et Loïc Guénin, à la tête d’institutions culturelles, appellent les autorités à sortir du «mécanisme marchand» qui gangrène l’industrie.
D’où une certaine gentrification à cause du prix des places.
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15 propositions pour une filière musicale plus juste.Musiques ! 15 propositions pour une filière musicale plus juste
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Ourson
InvitéPour faire suite à la discussion plus haut : je me suis penché sur ce que ça impliquerait de recréer un forum, j’ai trouvé un super outil.
Sans vouloir faire de la pub ici, j’ai pu créer un truc qui tient la route en une petite heure avec Discourse : sous-forums, pseudos liés à un compte, système de « niveau de confiance » des utilisateurs, possibilité de masquer/bloquer un postant, notifications, etc. Tout ça est personnalisable et l’aspect « autogéré » est reproductible.
Je vous invite à creuser la question de votre côté, mais pour ceux que -ça intéresse, j’ai refait une version test du chantier autonome ici : chantier-autonome*discourse*group/invites/RY6wkcAj66 (rempalcez tous les « * » par des points).
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Les forums crées par ce biais peuvent facilement être auto-hébergés et basculés sous un nom de domaine propre, et c’est globalement gratuit à moins que vous vouliez des fonctionnalités fancy. La documentation est ici : www*discourse*org/
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Le design peut être un poil déroutant, mais globalement c’est pas difficile :
Les sous-forums sont à gauche, il suffit de cliquer dessus et d’y créer un sujet. Dans chaque sujet les messages sont lisibles et déroulables. J’ai cru comprendre qu’il y avait des « chats », mais ça doit être désactivable.-
Shiva
InvitéDiscourse utilise, ce qu’il nomme un « système immunitaire », pour se protéger des spams, des trolls et des mauvais acteurs.
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Discourse
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Voilà bravo, les frustrés, déçus, ronchons, mécontents, rabat joie, insatisfaits, aliénés, pisse-froid, empêcheurs de tourner en rond, trouble-fête…
+ les viaïpis, happy few, intellos organiques ta mère vont pouvoir se débarrasser des trolls, gobelins, orcs, Shiva, et autres freaks, homme-éléphant qui perturbent le train-train du forum.
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Vous pourrez vivre enfin au paradis de l’entre-soi. Jasmine viendra vous parfumer l’esprit.
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Contactez, FB le maître des clés, gourou de cette coterie pour qu’il passe à l’acte.
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Cordialement
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I.G.Y
InvitéPour ceux qui n’ont pas plongé dans les méandres de l’affaire Epstein et qui trouveraient comme moi que, la plupart du temps mais vu d’un peu loin, ce qui en est dit est rarement intéressant, je conseille cet entretien Blast tout récent plutôt bien ficelé. L’imbrication systémique avec le milieu du mannequinat, le rôle paradoxal de victimes féminines qui, restées sous emprise (les interviewés parlent de fonctionnement « sectaire », ça n’est pas un terme que j’avais entendu dans l’affaire auparavant), sont devenues complices. Ce curieux mélange d’emprise et d’agression sexuelle ouverte (la continuité entre l’un et l’autre), alors même qu’on pourrait se dire que, fin roublard qu’il est (et les interviewés y insistent), il aurait pu arriver à ses fins « purement » par la voie de l’emprise et sans agression frontale — cela serait sans doute omettre que, dans ses « fins », il faut inclure le shoot purement pulsionnel de l’agression.
Bref, si vous êtes plutôt du genre à vous protéger de cette affaire autour de laquelle se répandent tant de critiques inintéressantes voire douteuses, je conseille.
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François Bégaudeau
Maître des clésétant sur l’affaire depuis bien longtemps, docu netflix compris, je n’ai pas appris grand chose ici
mais je ne veux pas gâter le plaisir des non-informés-
I.G.Y
InvitéRire. Un pré nous suffira, et même pas carré
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François Bégaudeau
Maître des clésfaut pas m’en vouloir, mon Epstein c’est un peu ton Hitler
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Samuel_Belkekett
InvitéJ’ai joué une partie de poker un jour avec Epstein.
Un moment il a raflé une très grosse mise en abattant un carré de dames sur la table.
Un type autour de la table et qui venait de perdre gros s’est écrié « Quatre dames ! C’est vachement rare ! » Epchtein a répondu « Tu rigoles j’espère, tous les soirs j’ai ça dans mon lit ! Dans les cartes c’est vrai que c’est plus rare » et moi qui ne le connaissais ni d’Adam ni d’Eve en ce temps là j’ai dit « Oh lui hey ! Wouah c’est même pas vrai chui sûr » Et là Epstein a dit « Si si, de grès ou de force ».
Gros silence autour de la table.-
Samuel_Belkekett
InvitéC’est drôle parce qu’à un ou deux petits détails près, la même histoire m’est arrivé avec Bruel. Mais !
Je ne vous ai pas encore raconté celle qui m’est arrivée avec Woody Allen…
Alors, nous jouions une partie de poker, quand soudain…
Hey tu nous les brise Belkekett !
Ha bon ? Vraiment ?
Tu pourrais la fermer un peu, tu saoules tout le monde.
Mais… La fermer un peu ? Ou… Complètement…
Complètement !
Ha bon…
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I.G.Y
InvitéFrançois : tu as poussé jusqu’au docu Netflix. C’est un cap que je n’ai même pas franchi. Face à cela je suis, comme dit le proverbe, largué comme un Almiròn.
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toni Erdmann
InvitéPour ma part, ma connaissance de l’affaire se résume aux deux numéros de Society parus récemment.
Ce que j’en ai retenu, et dont je n’avais pas conscience auparavant :
1. À quel point les différentes bourgeoisies s’imbriquent. Traitez moi de naïf mais je pensais que la bourgeoisie culturelle pouvait se tenir à l’écart de la bourgeoisie d’affaire dans les modanités et la sociabilité. En fait, Jeffrey Epstein rassemblait tout : Jack Lang, avec des Rotschild, avec Hazanavicius, avec Bill Gates avec Woody Allen, avec David Stern (ancien président de la NBA), avec Noam Chomksy etc.
2. Contrairement à une idée parfois répandue, Epstein n’était pas un pourvoyeur de jeunes filles pour ses invités huppés. Je croyais pendant longtemps qu’il était au centre du trafic sexuel, mais en fait il n’en était qu’un bénéficiaire. Il n’était pas très prêteur, et même excessivement exclusif, ce qui expliquait notamment qu’il n’a jamais trop fait ami-ami avec Weinstein qui touchait trop à ses propre victimes.
3. Enfin, un détail soit trop trivial, soit fondamental : son anomalie anatomique au niveau du sexe. Psychologie de comptoir peut-être mais n’y a-t-il pas quelque chose là à explorer sur ses déviances ?-
Samuel_Belkekett
InvitéIls ont tous une anomalie quequette ces gens là.
Dominique Strauss Khan c’est pareil, anomalie quequette. Mais en plus, son sboub il l’appelait Francis… Double anomalie Strauss Khan. -
Charles
InvitéCe n’est pas n’importe quelle bourgeoisie d’affaire et n’importe quelle bourgeoisie culturelle, dans les deux cas il s’agit de la haute bourgeoisie. Ensuite, je pense que cette bourgeoisie culturelle a aussi un intérêt (dans le sens le plus pécuniaire du terme) à frayer avec ce niveau de bourgeoisie financière car après tout l’art qu’elle pratique coûte de l’argent et elle ne va pas mégoter sur de potentielles sources de financement.
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toni Erdmann
InvitéBien sûr, même si ça reste étonnant pour quelqu’un comme Noam Chomsky, ou même Hazanavicius que je n’imaginais pas forcément traîner avec l’élite financière mondiale.
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Charles
InvitéJe crois que Chomsky s’est un peu fait piéger, non?
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toni Erdmann
InvitéAttention, je ne dis pas que Chomsky a participé d’une manière ou d’une autre au trafic de femme. Il y a en revanche des liens de sociabilité établis entre lui et Epstein.
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Samuel_Belkekett
InvitéChomsky, anomalie quequette.
Roth est mort trop tôt. Sinon tout le monde se serait réjoui de le voir ici.
Avec des commentaires genre : « Alors lui ça ne m’étonne pas »
Toute façon Philip Roth, anomalie quequette.
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Henry4
Invité« son anomalie anatomique au niveau du sexe »
C’est a dire ? Plus de détails ? On réclame une explication
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Samuel_Belkekett
InvitéLes forumers ont le droit de savoir !
Belkekett aussi ! -
I.G.Y
InvitéC’est à ce probable petit détail de bite que je mesure ma méconnaissance de l’affaire.
En revanche le présence de Chomsky, j’avais (pas Hazanavicius).
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toni Erdmann
Invité« Probable petit détail de bite » sera désormais l’appellation officielle
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Gerard Manfroy
InvitéIls disent qu’il avait une bite en dorme de citron, trop courte et trop large.
L’article de Society prenait toutes ses distances avec les thèses complotistes, ce qui fait son intérêt. Surtout le fait qu’Epstein serait en fait le gourou d’une secte pyramidale, comme NXIUM, et d’un cheptel de femmes rien que pour lui, quand on voit des hommes comme Dan Bilzerian, qui aime s’afficher avec 15 femmes autour de lui, on se dit que cette thèse est plus vraisemblable qu’un réseau de prostitution de luxe, on voit plutôt le harem d’un homme richissime. Mais j’ai aussi pris le magazine Aujourd’hui en France sur l’affaire, qui insiste sur les probables affaires de compromat. Pas encore lu mais je pense que ça peut faire un bon complément à Society, qui s’en tenait à une version prudente. Je pense qu’il y a surement eu des choses effacées dans cette histoire.
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Shiva
InvitéOn dirait qu’on lit paris match ou gala. Quelle découverte mazette, « son anomalie anatomique au niveau du sexe »
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En voilà des bonnes supputations.
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Alors bégaudeau ce nouveau forum tu t’y mets ? Ourson s’est porté volontaire.
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Qui ne dit mot consent. -
Shiva
InvitéLe scoop !!! On se précipite vite !
On dit merci qui ?-
Shiva
InvitéI.G.Y
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William E
InvitéDans les vidéos urbex les lieux filmés sont souvent traités de manière anecdotique, comme des décors d’arrière-plan. C’est l’infiltration qui y est le sujet principal. Dans ces stratégies, dans ces mouvements physiques, d’escalade, de saut, de jeu de cache-cache. Les captures d’image d’architecture ou d’environnement ont souvent fonction de cartes postales, images clichés où chaque lieu interchangeable n’est qu’un prétexte au déroulement de l’action d’infiltration, avec plus ou moins d’enjeux. Ce n’est pas le cas de Abandonned France, en deux vidéos, du youtubeur GifGas d’une durée totale de deux heures. Ici la valeur de coolitude de l’infiltration est réduite à néant, car le youtubeur explore un spot pas franchement sensationnel : Les rives de la Meuse.
Il y a toujours un plaisir à voir un étranger découvrir son pays. Le youtubeur urbex habitué à explorer des lieux abandonnés prend donc deux vidéos d’une heure pour filmer le concept géographique de ‘’ diagonale du vide’’.Il se déplace à vélo, objet qui impose un rythme lent et flexible. Il dit l’avoir achetée pas chère et compte l’abandonner pour monter sur un train. Cette modalité de mouvement devient le dispositif de filmage qui permet un dessin géographiquement du maillage communal français.
Le youtubeur s’arrête régulièrement pour explorer bâtiments et usines abandonnés, pour dormir, et pour manger. Humain caméra, gopro sur la tête, drone dans le sac, il filme son point de vue littéral, et parfois il cadre. Il commente ces actions et réflexions. Tout est filmé à hauteur avec la même démarche, avec le même intérêt. L’intrusion dans un Airbnb à la recherche d’un lieu pour dormir est filmée et commentée sur le même mode et la même intensité que l’élaboration d’un sandwich saumon ciboulette. Il filme aussi des araignées sous un pont la nuit, un magazine centenaire dans un hôtel abandonné, et une charge de CRS. Tout est nivelé au même niveau, le mouvement des araignées devient aussi grave que l’impact de la lacrymogène sur la torse, et mérite autant de temps d’image.
De l’environnement il montre le calme. Jamais totalement apaisant, jamais totalement malaisant, est périodiquement rompue par le passage des voitures. Le parc automobile standardisé est le seul marqueur temporel.
GifGas s’infiltre dans un cimetière de TER où il passe une nuit. Il racontera avoir montré ces images à des gendarmes qui n’ont pas apprécié. Plus tard il se prendra une lacrymogène dans le torse et aura du mal à semer une manifestation. Une grand-mère l’épie par la fenêtre dans une rue vide, et le parc automobile est décidément bien standardisé. Le fascisme se montre par bribe, comme une force douce sans conscience, qui entrave les mouvements, ceux du youtubeur, dont le corps cherche à tout prix à sortir des sentiers. Dormir derrière les barbelés, entrer par effraction, chercher à grimper sur un train, le déplacement physique devient l’acte de résistance. Dans les vidéos urbex les gardiens de lieux abandonnés sont des personnages de jeu, ils ajoutent du défi ludique, provoquant l’accroupissement, l’escalade, la fuite. Ici les gardiens de lieux bien vivants sont les gardiens de l’immobilisme au sens physique. Il vous immobilise sur un siège de train, dans une nasse, dans l’alignement d’un sentier.
Si nous sommes seuls pendant deux heures avec le youtubeur, de la vie extérieure arrive toujours à s’immiscer dans les rares interactions humaines qui se font de loin, fugitives. Un concert au détour d’un village où la puissance sonore semble vouloir combler la fausse clairsemée. Un son de moteur donné à écouter par un motard s’étant vu être filmé. Une réduction offerte hors camera dans un kebab pour deux trois mots d’arabe échangés. Les odeurs de barbecues d’un rassemblement de famille, un cycliste s’arrête et échange un ou deux mots. Chaque interaction est pareille à des promeneurs se mettant à se considérer au fur et à mesure qu’ils s’éloignent de la vie. Dans la pesanteur de l’immobilisme et de sa terrible inertie, ces petites interactions, comme de simples mouvements, apparaissent comme des oasis de vie.
Au fil des deux heures de vidéo, le youtubeur arrive à capter une temporalité contemporaine de la France rurale, celle des voies vertes cyclables, ayant remplacé les chemins de fer. Abandonned France fonctionne comme une carte postale pour des lieux qui n’en ont pas, ou qui ne savent pas quoi y mettre.
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Claire N
InvitéMerci beaucoup et ce texte qui fait éclater d’envie ! Je regarderai
« le mouvement des araignées devient aussi grave que l’impact de la lacrymogène sur la torse, » -
jojo
Invité* Dans le capharnaüm on peut identifier une reproduction, Grues de Ogata Korin
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tristan
InvitéLu hier en peu de temps mais avec attention le livre de Nicolas Demorand sur sa santé mentale, Intérieur nuit.
En ai profité pour rectifier mon point de vue sur Léa Salamé, remerciée en fin d’ouvrage. A des qualités, semble t-il.
Nicolas Demorand retrace la longue errance thérapeutique qui, vingt années durant, l’a conduit à absorber une quantité effrayante de médicaments, jusqu’à ce que, un jour, il lui soit conseillé d’aller à Sainte Anne, et que là, suite à la rencontre de gens de qualité et de haute compétence, lui soit reconnu le diagnostic de bipolarité qui est le sien.
Effectivement, le chapître concernant les psychanalystes parisiens est à se tordre de rire.
Un jour, on dira « Ah les charlatans ! »
Belle appréciation réjouissante de cette femme équilibrée, qui a, sans doute, un mari en or, nommée par l’auteur « une psychothérapeute extraordinaire », spécialiste de TCC et toujours joyeuse.
Un récit extrêmement émouvant.
Il a perdu son père, dix ans avant d’annoncer publiquement sa maladie mentale.
Sa mère est issue d’une famille juive pauvre d’Oran, des ébénistes.
Son frère aîné est également décédé très jeune, à 50 ans, d’un cancer.Ces remarques m’appartiennent. Lui ne fait aucun lien entre son état de santé et sa famille. Son livre retrace essentiellement l’errance thérapeutique qui fut la sienne, vingt longues années durant.
Il reproche à Saint Anne d’avolr des longues allées dénommées Van Gogh, Verlaine (ah bon ?) Camille Claudel, Antonin Artaud et un terrain de tennis. Sinon, envers Saint Anne, il n’est que compliments.
Pourtant, cette longue file de noms ne fait que soutenir le fait que ces artistes, sauvagement embrumés dans leurs têtes, n’ont pas été affectés par une maladie mentale, non, mais par une hypersensibilité au monde auquel ils appartiennent avec difficulté.Merci, Nicolas Demorand, pour votre témoignage sensible.
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Jasmine
InvitéTémoignage et interview aussi très intéressante et sensible de Jean-Philippe Tanguy qui m’a fait également changer mon point de vue sur lui :
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Stéphanie
InvitéLe documentaire de Clara Bouffartigue sur le travail en CMP centre medico psychologique est en accès libre .
Elle défend une approche très humaine sur le soin psychique.-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci
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brisemenu
InvitéCa fait saliver tout ces gisements d’économies qu’on peut faire.
Ca manque de gonzesses dans le bâtiment vous ne trouvez pas ? Une bonne occase de rééquilibrer le secteur et de le rendre inclusif et tout et tout.
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Zan
InvitéPiqûre de rappel : https://xcancel.com/marcedouardnabe/status/2060326586688160157#m
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Tony
InvitéQu’est-ce ça peut bien vouloir dire ce lien d’âme entre racisme et féminisme? qu’est ce que comprend ce féminisme blanc,est-ce une partie ou un tout?Si des connaisseurs d’Ajari peuvent m’éclairer
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François Bégaudeau
Maître des clésContent qu’il signale in extremis que certains mouvements queers sont parfaitement conscients de ce qu’il pointe
« Peu à gauche » font ce travail, dit il. Je crois que ce n’est pas peu. J’observe que c’est de moins en moins peu. Notons le.-
François Bégaudeau
Maître des clésla « gender carte », dit il
il y aussi une « race carte », ne peut il ignorer
mais à vrai dire ceci peut se décliner dans tous les domaines
par exemple récemment certains ont signalé l’existence d’une mépris carte-
I.G.Y
InvitéJ’ai l’impression de beaucoup entendre des femmes blanches dans des interviews gauchistes et autres choses de ce genre, qui se « réclament » plus ou moins directement du féminisme (qui à l’évidence le sont), et qui relèvent cet usage possiblement raciste du « féminisme » (« d’un certain féminisme », notamment « gouvernemental », pour aller vite). Ça ne se réduit pas du tout autant qu’il le dit à quelques mouvements queers isolés, c’est si régulier que je ne pourrais pas citer un exemple précis tant ça me semble faire partie du paysage médiatique-intellectuel à gauche : c’en est presque anodin, « ça se dit ».
Aussi, je suis étonné qu’il qualifie sans plus de perspective critique de « féministes » les propos de cette pauvre tocarde raciste de gouvernante paraguayenne. Le tout pour lier cela à un aspect « intrinsèquement » négrophobe « du féminisme » (via Olympe de Gouges et d’autres). Ça manque un peu de finesse pour quelqu’un de la trempe d’Ajari (il y a sans doute des ressorts affectifs personnels-professionnels dans cette affaire, qu’il semble d’ailleurs développer un peu dans le live complet, à ce que j’entends rapidement). « Gender card » ne vaut pas féminisme, et encore moins au sens « de gauche » — si jamais Nemesis faisait (fait sûrement) usage ridicule (voire raciste) de la « gender card », va-t-on accuser « le féminisme »?
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François Bégaudeau
Maître des clésParfaitement d’accord
Ajari a comme ça des moments d’exaspération où il en perd sa mesure
et si cette dé-mesure est parfois adéquate aux affects démesurés qu’il combat, là pas vraiment
Reste que le féministe « carte », s’il n’est pas aussi hégémonique qu’il le dit, est bien présent. Madame Lamy vend.-
I.G.Y
InvitéJ’imagine. J’ai vu quelques classements relatifs, et je serais curieux de connaître les nombres absolus (50000?). Sarko et sa prison card loin devant.
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Samuel_Belkekett
Invité« Aussi, je suis étonné qu’il qualifie sans plus de perspective critique de « féministes » les propos de cette pauvre tocarde raciste de gouvernante paraguayenne »
Putain, c’est un vrai rebelle IGY.
Y’a qu’à bien se tenir !
Sinon gare ! Il montres les muscles du cerveau IGY.
Et quelle analyse !
Et puis surtout, quand on est du côté du féminisme en 2026, c’est dur. C’est très dur.
Faut se battre tout le temps. Contre le féminisme libérale, les meufs pas d’accord avec nous et qui pigent pas leur propres intérêts. C’est très très dur.
On est obligé… de montrer les muscles du cerveau nous autres, authentiquement de gauche.
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brisemenu
InvitéIl a pas l’air au parfum que le féminisme est né à l’extrême droite. Rire.
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Tony
InvitéEt ça c’est de l’extrême droite?
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, bon exemple
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brisemenu
InvitéVous y’en a comprendre quoi moi vouloir dire à vous ?
En quoi votre video répond à l’origine du mouvement féministe ? Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans « est né » ?
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Ps : elle est baisable la blonde. -
Rigolus
Invitéla droite diffuse ta vidéo tellement elle l’a trouve bête
https://x.com/i/status/2077393000271892798
Tony lui la diffuse car il l’a trouve très intelligente-
Greenwashing
InvitéRigolus: Et?
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Rigolus
InvitéEt chacun se fera son opinion
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Greenwashing
Invitéok
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brisemenu
Invité@rigolus
J’ai eu un flash ! En quatre couleur ! Ca plane pour moi , hou-hou-hou-hou !
Vous avez noté la manière dont est réalisée la video ? C’est très intéressant. C’est sur le même modèle que Rhinocéros/Usul et d’autres gauchistes que j’ai pu glaner à l’occasion : deux « commentateurs » de front (faudrait trouver un autre terme que « commentateur » , mais vois pas lequel pourrait remplacer) . Ca peut pas être un hasard si ce format est répété , à ce point c’est pas parce qu’ils trouvent ça cool : ça relève de la méthode de propagande . C’est fait pour mettre la pression sur la personne qui regarde , presque la conditionner.
– ça la met en infériorité numérique
– le rythme de propagande est très soutenu , pas le temps de souffler , de réfléchir , d’avoir une réflexion contradictoire.
– On a du mal à interagir avec deux personnes à la fois . Si on veut répondre à l’une , il y a déjà la deuxième qui te bombarde. L’attention est perturbée et a du mal à se concentrer sur le message. Le message est ainsi entendu , enregistré , mais pas ou mal analysé. Méthode bourrage de crâne.
– Les hochements de tête et mine du coéquipier qui jacte , en signe d’approbation ou de désapprobation (lorsque références aux opposants politiques). Ca se combine avec l’infériorité numérique. C’est super efficace parce que des études comportementales ont montré que les personnes plongés dans un groupe ont énormément de mal à aller contre la majorité , la plupart des gens , naturellement , s’alignent sur la majorité.
– combinaison texte + audio . Combinaison des mémoires visuelle et auditive.
– la construction est « scénarisée » avec citations de nombreux « intellectuels » pour renforcer le phénomène groupe. Comme disait Reagan , on ne peut pas être si nombreux à se tromper « we can’t be wrong ! .
– Les piles de bouquins pour faire inférer que « on a potassé grave le sujet » , « on est pas des abruties , nous , on est des intellectuelles ». Ca change de la classique bibliothèque en fond et ça permet de mieux faire ressortir les affiches. Les bibliothèques ont toujours un message à faire passer si on y prête un tant soit peu attention. C’est plus « cash ».
Ca fait aussi un peu stand de la manif , et donc participe à l’ambiance militante
– Les points clefs sur fond d’affiche mal collée (blanc cloqué) pour faire un lien militant.
– A l’occasion , des cadrages très gros plan sur leur visages pour rendre proche , limite oppressant , limite menaçant. Ca j’ai déjà connu en physique , les gauchistes dépassent la distance d’usage pour pénétrer votre espace d’intimité/sécurité , et mettre une pression / insécurisation.
Sont super pros.Quelque part ça a une parenté avec l’homélie du curé , lui aussi placé de manière surplombante. Une pure méthode de domination pour ces Tartuffes de l’émancipation.
Je pense que c’est à pomper pour la propagande. Message + décor + pression de groupe dans l’intimité des chaumières , c’est puissant. Faudra que je regarde ce que font les autres plus en détail.
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Graindorge
Invitéle 16 juillet 1942,
pendant cinquante-trois ans, la France a refusé de dire sa responsabilité dans la déportation des juifs. Il a fallu attendre 1995 et un discours historique pour entendre officiellement que la « folie criminelle » nazie a été « secondée par l’État français ».
les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les couples sans enfants et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy.
Du 19 au 22 juillet, les familles du Vélodrome d’Hiver sont transportées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu. -
Ourson
InvitéComme ma réaction est un peu tardive je me permets de répondre une dernière fois à Ostros ici :
IMO ce sera pas nécessaire de recoder un forum de A à Z, vous n’aurez donc pas besoin de moi 😉
Vous pouvez créer un forum gratuitement sur Discourse, le lier à « forum.francoisbegaudeau.fr » par exemple, et rediriger les liens du forum vers cette nouvelle adresse.
Il y aurait quelques manips DNS à faire mais ça ne prend que quelques minutes, le créateur du site pourra le gérer facilement.
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Vous aurez juste à choisir la structure du forum et les éléments de personnalisation. C’est assez intuitif, il m’avait fallu une petite heure pour créer un clone du chantier autonome.
Une modération stricte est possible mais rien qu’avec les comptes et des sous-forums l’espace devrait rester calme et lisible, pas besoin d’en faire trop selon moi.
Ce serait chouette de garder en ligne la version actuelle du forum pour une transition, quitte à l’archiver en lecture seule plus tard, comme je pense qu’on est nombreux à relire de vieilles discussions
–
Si tu veux quand même prendre contact avec moi pour voir ce que j’ai réussi à faire dans mon coin, je suis joignable ici :
japhet@japhet-stmn.fr-
Samuel_Belkekett
InvitéEt enfin… La vie sera belle à nouveau.
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brisemenu
InvitéC’est difficile le vivre-ensemble , je comprends tout à fait.
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Mireille
InvitéLes gauchos-fachos de ce forum qui veulent se retrouver entre eux sans les indésirables qui reprochent au rn-fachos de vouloir exactement la même chose dans leurs pays. Existe-t-il encore des non-fachos en France ? faut croire que non, tout le monde est facho en fin de compte
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Ourson
InvitéEn fait je crois que vous savez pas à qui vous vous adressez : je suis moi-même un indésirable, mes pensées à voix hautes ici ont provoqué en deux ans plus d’agacement que Belkekett et Shiva réunis. Vous n’êtes pas les parias que vous pensez être.
La question n’est pas là, elle porte sur la lisibilité du forum, pas sur une épuration de sa population.
J’ai aucun problème avec le fait que certains postent 1000 fois par jours, et j’ai aucun problème avec le fait que d’autres ne veuillent plus voir mes posts.
Par contre je pense qu’on sera tous d’accord pour dire que c’est quand même plus agréable de savoir qui est qui, de suivre une discussion sans la perdre, de voir facilement les différents fils, etc.
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InvitéBizarre de proposer de modifier un forum sans même consulter le principal intéressé non ? Pourquoi ne pas pplutôt créer votre propre espace ? Avec topics créés par Ourson et modérés par Ostros, ça promet d’etre passionnant
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brisemenu
InvitéFaut comprendre le concept anacho-VIP …
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Ourson
InvitéJ’ai simplement répondu à une requête de Ostros (qui il me semble bosse avec François ?)
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Relisez les conversations, les gens se foutent de faire de l’entre-soi, ils veulent juste arrêter de scroller pendant 5 minutes pour retrouver un bout de conversation, et en ont marre que les messages soient noyés au bout d’une journée.
J’ai aussi précisé « vous n’aurez pas besoin de moi », « pas besoin de modération « , donc vous paniquez vraiment pour rien là. Vous auriez peut-être mieux compris tout ça si le forum était plus lisible, votre incompréhension va dans le sens de Ostros-
Mireille
InvitéOstros est l’assistante de françois ? je pensais qu’elle était au chômage
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mamita
Invité-
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InvitéMerci mamita, je ne connaissais pas ces échanges. Rires. Il va etre beau ce nouveau forum ! C’est donc ça qu’on appelle un ‘tempérament anarchiste’ ?
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InvitéOurson : aucune panique, mais es-tu sûr qu’Ostros travaille avec François ? D’où sort cette information ?
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InvitéSi c’est vraiment François qui envoie Ostros pour faire le flic quand il n’ose pas le faire lui-même c’est hilarant. Mais je ne pense pas que ce soit le cas
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stephanie
InvitéProtocoles : discussion entre Constance Debré et Cynthia Fleury
la place des protocoles dans le soin qui participe à l’effondrement de la subjectivité , de la pensée -
Claire.N
Invitémerci , la deuxième partie de l’entretient est intéressante, la première un peu plus laborieuse
le terme » electrocreme » dans la description lue de l’execution
à lui tout seul crie ,dans mes oreilles, du cauchemar -
Graindorge
InvitéMerci Stéphanie
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kenny
InvitéL’enracinement: je trouve ce texte très idéaliste, par moment proche de la pensée de droite
souvenir qu’Emile Novis avait posté un article qui réfutait ses interprétations réactionnaires
j’aimerais le lire mais n’arrive pas à le retrouver -
Rozi
Invité+1 pour un format de forum avec sous-topics s’il te plaît l’admin on ne peut suivre aucune conversation c’est infernal
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Samuel_Belkekett
InvitéD’accord…
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Larivière Sanretour
InvitéVidéo intéressante, mais certaines affirmations s’apparentent à de grossières erreurs : les juifs des sociétés européennes étaient des financiers, des intellectuels et non pas des paysans et des soldats dit-il… ah bon ? Il me semble qu’au contraire les juifs étaient historiquement en grande majorité paysans et massivement enrôlés dans les conflits européens. Malheureusement Michel Feher donne du grain à moudre aux sionistes en tenant ce genre de propos qui transpirent des stéréotypes douteux. C’est dommage, le reste de son propos est intéressant.
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Larivière Sanretour
Invitémerde j’arrive pas à mettre le lien https://youtu.be/Wnd64gX4SxA?si=ggvCaNeu5EuDa84A
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Samuel_Belkekett
InvitéC’est intéressant ce que tu dis sur Michel Feher, qui peut peut-être être parfois maladroit, voire un peu con sur les bords, comme tous bons militants militaires.
Sinon, tu savais toi que Bégaudeau il m’a dit, à moi, Shoananas ?
Surprenant non ? Shoananas qu’il m’a dit Bégaudeau.
Bégaudeau quand il est acculer, qu’il est super énervé, que les arguments n’ont plus cours, il s’écrit des trucs comme Shoananas.
Dis ? Tu crois que dans le fond, ça veut dire… sale juif ?
Ça m’étonnerais quand même, pas Bégaudeau, pas lui.
Mais tout de même, quand il est très très énervé et que la rationalité ne tient qu’à peu de chose… -
I.G.Y
InvitéÇa n’est pas si vrai à double titre. D’abord Feher ne réduit pas (j’ai réécouté) à « intellectuels et financiers », dit aussi dans la même énumération « artisans » et « commerçants ». Ça commence à faire du monde. L’autre moment où il reprend des propos encore plus restrictifs (« spécialistes de l’argent ou des mots », « banquiers » et « communistes ») il cite des propos… du journal de Herzl.
D’autre part la moindre présence de paysans juifs en Europe n’est pas un stéréotype né de nulle part mais la conséquence assez connue de multiples interdictions (antijuives) qui ont une longue histoire, pour empêcher les juifs d’accéder au travail de la terre au même titre que les chrétiens. Exemple concret de conséquence : ça me rappelle un excellent entretien de l’excellente Marie Moutier-Bitan, historienne du génocide à l’Est, qui étudiait les dynamiques de haines antijuives à l’échelle très locale en 1941-1942, et constatait que régulièrement les juifs étaient en effet petits commerçants, ou beaucoup aubergistes, « l’aubergiste juif » était quelque chose de très commun (or ce sont des professions susceptibles d’autoriser à payer à crédit, c’est à dire auprès desquelles on contracte des dettes, ce qui en période de difficulté financière suscite l’animosité).
Pour ce qui est des soldats je ne sais pas, mais je pourrais conjecturer l’existence de certaines restrictions antijuives dans les armées européennes, dès l’époque médiévale et peut être avant.
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Larivière Sanretour
InvitéIl y a du vrai dans ce que tu dis, notamment en ce qui concerne le travail de la terre interdit aux juifs à certaines périodes et dans certaines partie de l’Europe. Il n’en est pas moins vrai que les juifs étaient en Europe comme le reste de la population majoritairement paysans, et ce jusqu’à très tard. En ce qui concerne les juifs et l’armée : les juifs ont autant été rejeté de l’armée par moment, que sur-représentés dans d’autres contextes, l’exemple des Empires centraux pendant la 1ère guerre mondiale en est un bon exemple. Je réitère mon propos : ce n’est pas moi qui simplifie ses propos, mais bien lui qui simplifie le réel. Je le dis sans animosité particulière pour lui.
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I.G.Y
InvitéJe serais curieux que tu me donnes ta source concernant cet aspect « majoritaire » les paysans dans la population juive européenne (on parle bien de l’Europe-Russie du Moyen-Age au XIXè, vu qu’on parle des terres (voire de l’époque) de naissance du sionisme juif, et non par exemple des kibboutzim au XXè ). Car non seulement ça va contre ce que j’ai toujours entendu ici et là chez les historiens (sans non plus m’y consacrer pleinement, certes), mais même essayant de chercher ce soir des sources spécialisées je ne trouve que… le contraire. Y compris dans les sources qui donnent des chiffres pour des régions, y compris dans des recensions d’ouvrages spécialisés assez récents en les chopant via scihub, et jusque dans des encyclopédies juives en ligne.
Il y a par exemple la Jewish Encyclopedia de 1906 qui est entièrement en ligne et que l’on ne peut pas trop taxer de préjugés antijuifs sur l’agriculture juive : regarder l’article Occupations pour le XIXè est par exemple assez spectaculaire en matière de chiffres (+ la phrase « It is especially in agriculture that they show to the least advantage, both in the towns and generally »), mais aussi l’article Agriculture, dans lequel on sent très bien le constat d’un déclin (d’une éviction?) de la pratique agricole juive. Il y a même dans le paragraphe « In Central and Eastern Europe » (le lieu qui nous intéresse) cette phrase qui laisse entendre à quel point la proportion de juifs dans l’agriculture avait chuté : « In modern Europe the Jews—partly under the impulse of the governments, partly of their own free will—have endeavored to reawaken [c’est moi qui souligne] their ancient love for agricultural pursuits « , avec juste après le chiffre de… 20% de juifs en Bavière dans l’agriculture et l’artisanat combinés. Même combiné à l’artisanat (donc hors (de notre) sujet) et même dans un paragraphe qui insiste à fond sur les tentatives de reprise de l’agriculture juive, on n’atteint pas la moitié de la majorité.
.
Donc si tu as une bonne source fiable récente chez les historiens du sujet et qui dit le contraire, je prends. Parce que même en biaisant à fond la recherche pour essayer de trouver ce contraire, ça n’a vraiment pas l’air simple à trouver.-
Larivière Sanretour
InvitéBon, j’ai sûrement exagéré quand j’ai dit majoritaire, et n’ayant pas plus que toi de sources spécifiques sur ce sujet je me garderai de le réaffirmer. Je me souviens avoir suivi un cours à l’université sur l’Histoire de la race (comme concept) avec tout un volet sur l’antisémitisme dans lequel on s’était arrêté sur la question de l’agriculture et des juifs en Europe. Les situations sont très diverses en Europe et elles ont beaucoup évolué. Je gardais en souvenir que l’agriculture avait été une part importante de l’histoire des juifs contrairement à certaines idées reçues, notamment en Europe de l’Est, en Russie et dans les Balkans.
Sur ce sujet je ne tire pas mes connaissances de très nombreuses lectures aussi il vaudrait mieux être plus prudent quand j’affirme ce genre de chose. Cependant, les quelques passages que tu cites ne remplacent pas non plus une connaissance approfondie du sujet, il faudrait voir ça plus en détail. C’est un sujet très intéressant
Si jamais tu en sais plus n’hésite pas à me le dire. Du reste, je pense tout de même que mon propos sur Feher reste valide : c’est un peu rapide de dire que les juifs n’étaient pas des paysans ni des soldats.-
I.G.Y
InvitéDisons qu’il aurait pu prendre un poil plus de pincettes (et dire qu’il y en avait « peu »). C’est aussi peut être un effet de son imprégnation involontaire, du fait de la préparation du livre, dans l’idéologie sioniste (où ce genre de pincettes n’étaient pas prises, cf. les propos rapportés du journal de Herzl). Il n’empêche que le fait que le sionisme (celui le plus influent, et en particulier celui donc de Herzl) soit un projet « d’ingénierie sociale » de refondation de la judéité est particulièrement juste (le tout couplé à l’idée courante de « l’homme nouveau »). C’est ce qui frappe le plus quand on lit l’Etat des Juifs.
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Ostros
InvitéFrance Travail et les algorithme
https://www.facebook.com/reel/1548080373366152/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v -
Ostros
InvitéEst-ce que quelqu’un peut m’expliquer la situation politique de la Tunisie entre fin des années 40 et début 50 svp (après 2nd guerre mondiale) ?
J’aimerais comprendre cette histoire de bombe qui a été posée dans le magasin de jouet de mon arrière grand père, raison qui a précipité le départ de ma famille vers la France, la Tunisie étant devenue trop dangereuse pour les juifs.
Merci à toute personne qui pourrait m’éclairer sur les événements.-
poissonvache
Invitéj’ai bien peur que ce soit l’antisémitisme de La France Insoumise qui soit à l’origine de toute cette violence.
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Samuel_Belkekett
InvitéBarbara Butch était en Tunisie à cette époque.
C’est elle qu’on visait, sa mère et son père surtout.
A croire qu’ils prenaient trop de place dans ce pays.-
Ostros
InvitéJe crois que je vais plutôt demander à chatgpt de m’informer là dessus
Et bonnes vacances diego (si seulement) -
Géraldine
Invité« prenaient trop de place »
Grossophobie ordinaire et décomplexée…-
Samuel_Belkekett
InvitéGéraldine la bien pensante me fera-t-elle un procès pour une blagounette ?
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Malice
Invité@Ostros En attendant qu’Igy nous explique tout, tu partagerais plus d’infos sur ton histoire de famille? Par exemple ta famille a encore des liens avec la Tunisie? Tu as des détails sur le parcours de réfugiés de tes aïeux?
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I.G.Y
InvitéRire, je n’ai vraiment rien à expliquer là dessus, au contraire je suis tout ouïe. J’imagine que par exemple Sophie Bessis, juive tunisienne dont les parents ont dû vivre la période sur place, a dû en parler dans certains de ses livres.
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Malice
InvitéAlors là je suis déçue
déjà que t’étais pas dans l’émission sur « Les rayons et les ombres » avec Laurent Jolly-
Ostros m
InvitéC’est clair, j’espérais secrètement qu’IGY m’éclaire de ses connaissances sur la periode de l’après guerre en Tunisie, tant pis. Du coup c’est bien chatgpt qui a commencé à débroussailler l’histoire.
Alors, entre temps j’ai obtenu une précision sur la date qui jusqu’à présent était floue (ma mère de 70 ans interrogeant sa tante de plus de 85 ans…). Ça s’est passé en 56. Ce qui n’est pas rien. C’était donc au moment où la Tunisie se battait pour son indépendance. Il faut savoir que les juifs au moment du protectorat français ont d’abord été charmés par ce nouveau gouvernement parce que leur relation avec le Bey étaient difficiles. Donc au moment où les tunisiens arrachent leur indépendance ils vont mettre dans le lot des ennemis à combattre, les juifs. Et comme à cette époque il y a la création de l’état d’Israël, des musulmans amalgament les juifs de Tunisie et le sionisme et s’attaquent à eux aussi à cause de ça. Du fait de ces deux événements (Israël et indépendance de la Tunisie) il y a des bombes, des heurts et des départs massifs de juifs vers la France (ou Israël pour ceux qui font leur alyah).
Pour te répondre Malice, j’ai encore de la famille en Algérie et en Tunisie (d’après les sites de généalogie), mais personne de ma filiation directe. Et ma famille a dû y retourner une seule fois (j’étais avec eux, trop petite pour m’en souvenir), mais déjà tout avait changé et aujourd’hui on n’a plus de repères par rapports aux anciennes habitations de nos ancêtres (tout a été détruit). Par contre bcp sont partis en Israël que ce soit dans la génération de ma grand-mère (restée en France) que les enfants de mes oncles qui sont nés en France.
J’essaie d’en savoir plus sur leurs conditions de vie au moment du départ mais c’est imprécis voire trafiqué. Ma grande tante récitant le discours comme quoi ses parents et elle qui était la dernière de la fratrie sont partis sans rien, mais on apprend qu’une fois installés sa mère tenait un hôtel restaurant ainsi qu’un de ses fils de l’autre côté de la rue. Alors est-ce qu’ils ont bénéficié de crédits ou autres aides ? C’est mystérieux.
En tout cas quand ils ont immigré en France suite à la bombe étaient déjà partis avant eux sa sœur (ma grand mère) qui s’était installée à Paris avec son mari, et ses frères qui avaient réussi à monter quelques affaires. C’était des mecs très debrouillards, charmeurs, beaux parleurs qui ont réussi grâce à leur bagou (peut-être que ce sont eux qui ont aidé financièrement leur mère à avoir son petit hôtel à Caen).
Il y a plein de choses à connaître sur notre lignée, entre autre la part mafieuse d’une des branches. J’espère que ma grand tante réussira à transmettre tout ça avant son départ.
J’ai aussi des fouilles à mener pour rechercher des états civils en Tunisie, mais ça m’a l’air d’être un vrai casse tete… a suivre.-
Malice
InvitéMerci
Encore un récit qui me donne le sentiment que ma vie n’est pas un roman contrairement à celle des autres; rien que l’arc narratif sur la « mafia » ça me rend curieuse à mort-
Ostros
InvitéOh t’inquiète la mienne non plus
Ce sont mes grand parents et leur fratrie surtout qui ont eu des vies incroyables. Et quelques ancêtres aussi.
Après nous avons une vie de roman pas romanesque et c’est bien aussi. Le calme, la simplicité des choses me va.-
Malice
InvitéEt n’oublions pas qu' »il se passe rien, il se passe tout »
Tu as le projet de rassembler toutes les histoires un peu dingues de ta famille pour écrire un récit?
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Ostros
InvitéOui j’aimerais bien me lancer dans un documentaire à base d’archives sur la vie de mon grand père durant l’occupation. C’est aussi la seule histoire pour laquelle j’ai beaucoup d’éléments. Pour les autres je suis encore dans la recherche, mais j’ai peu d’espoir de dépasser le stade du récit de famille.
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Malice
Invitéça se passe comment, tu es en solo, tu cherches un financement?
Tu as déjà des images? -
Ostros
InvitéComme j’ai pas du tout de moyens et depuis 10 ans plus du tout envie de faire la queue aux guichets pour quémander une aide par ci une miette de financement par là je vais tourner avec mon tel aka le Samsung Galaxy S22 reconditionné.
Je vais faire comme on fait en docu, bien préparer mon scénario, et ensuite refaire le chemin de la recherche en filmant mes interlocuteurs.
Mon seul investissement sera une paire de HF compatibles avec le téléphone (truc d’influenceuse) et voilà.
Mais comme je bosse et suis sur un autre film en ce moment, ça va avancer à lentement.
j’ai plus trop le choix de faire autrement vu ma situation -
Malice
InvitéT’es en mode Soderbergh
Tu es donc sur deux films à la fois? Ton autre projet est aussi un docu ou une fiction? -
Ostros
InvitéÇa va être une hybridation : base documentaire + fiction pour faire rejouer des séquences enregistrées (méthode letourneur), peut-être des ajouts de fiction pure là dedans si je sens que ça peut être intéressant. Je tâtonne, c’est la 1ère fois que je bosse comme ça. C’est à dire que je ne donne pas vie à des scènes que j’ai créées dans ma tête mais que je pars du réel pour écrire. C’est déstabilisant pour moi mais aussi ça m’apporte bcp de choses, et me fait penser différemment mes plans, me poser plein de questions. Je n’ai plus ce sentiment de planer au dessus de mon film et de le tirer à moi (ce qui donnait un sentiment plus léger à la création), je me sens plus lestée et j’avance moins vite et je sens que j’ai le temps de mon côté. Vraiment j’ai tout mon temps. Je suis bcp moins stressée (pas de comediens à diriger et pas d’idéal de film atteindre, je ne suis plus dans l’état d’esprit qui était proche de celui d’une entrepreneuse qui doit monter son film, trouver son équipe, fédérer, etc), plutôt curieuse de voir ce que ça va donner. Première fois que je ne sais pas du tout quelle tête aura mon film vu que je n’ai mais alors rien envisagé comme pistes. Le choix de ce que je vais filmer ensuite se fait au fur et à mesure de ce que je tourne aujourd’hui. Cest comme ça que j’ai délimité mes espaces, trouvé un fil de narration majeur et un secondaire (méthode cavalier aussi un peu). Les choses arrivent dans mon téléphone et les répétions de situations, les sons etc me donnent à percevoir ce qui peut-être pourra faire un film, et tout ça c’est bizarrement plus rassurant (plus posé) que de porter à bout de bras la réalisation en chair et en os des histoires que j’avais dans le tête.
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I.G.Y
Invitémerci pour les récits
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Malice
InvitéOk j’avais cru comprendre que tu écrivais un roman parce que tu avais posté un extrait dans un topic sur l’écriture ( enfin peut-être que tu bosses aussi là-dessus?)
Tu posteras des extraits de ton film sur le forum? -
Ostros
InvitéOui le roman je suis arrivée à une V1 et j’étais assez contente d’avoir enfin réussi à arriver au bout de l’écriture d’un livre. J’ai plein de choses à repasser mais du coup je l’ai mis de côté pour pouvoir bricoler un peu mon film. C’est soit l’un soit l’autre et le cinéma ça me démange vachement plus faut dire.
Même la musique commence à me prendre trop de temps et je sens que j’ai besoin de faire toute la place à mon travail actuel sur le film (enfin toute la place qu’il me reste après le boulot)
Pour ce qui est de présenter des extraits, je préférerais montrer le film lui-même, tout dépendra si je le trouve intéressant ou pas. Si ma nouvelle méthode de travail n’a rien donné je vais l’enterrer dans un disc dur je crois ^^ -
Malice
InvitéLe sujet de ton roman c’est quoi ( j’aime tellement fourrer mon nez dans les secrets)
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Samuel_Belkekett
InvitéJe n’ai pas connu ce Diego.
A mon arrivée il n’était déjà plus là.
Ai-je vraiment raté quelque chose ?-
François Bégaudeau
Maître des clésDiego, qui certes n’aimait pas la vie, postait beaucoup moins que toi
Fais toi un ami.-
Samuel_Belkekett
InvitéTu soliloques bien dis donc !
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Charles en rose
Invité« qui certes n’aimait pas la vie »
FB
Tu veux dire qu’il s’est suicidé ?-
Greenwashing
InvitéNon, il veut dire qu’il n’aimait pas assez François.
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François Bégaudeau
Maître des clésGreenwashing, toujours faché avec les faits – par définition- a oublié qu’ici l’éminent Diego insultait tout le monde, y compris lui.
Piètre biographe.-
Samuel_Belkekett
InvitéToi il est certains que les faits, tu n’es pas fâché avec.
Les faits, ils sont tellement enfoncés dans ton cul, que plus rien d’autre ne voit la lumière du jour.
Toi, le roi de l’objectivisme, les faits, tu ne les interprètes pas.
Tu les soliloques. A plein temps…
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Charles
InvitéArticle de Blast intéressant sur Erner et Martel : https://www.blast-info.fr/articles/2026/a-france-culture-guillaume-erner-frederic-martel-et-lextreme-droitisation-des-esprits-OeSZNAAZR52CDjaocv987Q
Simplement dommage que cela manque de sources.-
toni Erdmann
InvitéJe suis tombé sur cet article tout à l’heure et j’y retrouve tous les écueils de Blast : une focalisation sur le petit monde médiatique, la disqualification morale d’un adversaire politique avant tout parce qu’il défend des positions opposées aux leurs, et cette tendance à voir de l’extrême droite partout.
—
Je me souviens avoir passé une très mauvaise journée après la diffusion du faux montage par Guillaume Erner. J’étais de mauvaise humeur car sidéré et indigné qu’une telle manipulation puisse être diffusée sur France Culture. Mais, paradoxalement, avec le temps, je dois confesser que j’en suis presque venu à éprouver de la sympathie pour lui tant une partie de la gauche en fait une obsession.
Il y a d’abord eu Mélenchon, qui a dû tweeter une vingtaine de fois sur le sujet. C’était une aubaine pour nourrir sa posture de candidat « anti-médias ».
Puis viennent des articles comme celui-ci : Erner serait discrédité parce qu’il passe des vacances avec Élisabeth Lévy, parce qu’il serait « judéo-obsédé », parce qu’il a contesté l’usage du terme « systémique ». À propos de ce dernier point, j’avais écouté l’interview en question : le mot systémique revenait systématiquement (sans mauvais jeu de mots) et sa demande de le définir ne me paraissait pas absurde. Je ne vois d’ailleurs pas en quoi le meurtre de Lyhanna relèverait d’un phénomène systémique.
Certes, le sionisme d’Erner m’agace, et je l’avais trouvé assez faible face à Schneidermann. Mais je continue de penser qu’il est un animateur pas dénué de talent, capable de mener des entretiens exigeants et dont le pluralisme n’est pas seulement une posture. Je me souviens notamment de son interview de Matthieu Bock-Côté et Bérénice Levet, où il leur avait opposé une contradiction solide. À l’inverse, il a reçu des penseurs de gauche en prenant leurs idées au sérieux : Geoffroy de Lagasnerie, ou plus récemment Feher et Bertov, dont les entretiens ont d’ailleurs été partagés ici.-
Stéphanie
InvitéJe serai moins complaisante. Quand Erner à invité F.Albanese , on a pu entendre son sionisme autoritaire.
Je ne le supporte plus depuis déjà pas mal de temps, il fait la pluie er le beau temps dans Sa Matinale insupportablement.
Erner, Filkencrotte, Ockrent , Onfray ( enfin viré) accrochés à FC depuis trop.-
I.G.Y
InvitéJe reconnais des qualités à Erner sans être du tout complaisant. J’ai commencé à comprendre un peu sur le tard, il y a quelques années, à quel point il était un faux modéré, un faux sympa, et par là-même quelqu’un d’assez retors — ça a commencé pour moi par le récit détaillé par Barbara Stiegler de ce qui lui était arrivé sur le plateau de FC pendant la période fin de GJ/retraites. Une lampe rouge s’est allumée sur le tableau de bord et elle n’a pas faibli, loin s’en faut — il est même sur une sacrée série. Il est malgré tout régulièrement un bon intervieweur. Ça me paraît très important de pointer sa politisation car il est à mon avis une sorte de gendre idéal à travers toutes les sous-couches de la bourgeoisie qui se pensent encore « centristes », si ce n’est de gauche.
GE n’est pas d’extrême droite mais il est le centriste de la République extrême-droitisée.
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graindorge
InvitéFilkencrotte Esclafade
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Bonnaventure
InvitéDe l’entretien avec Féher et Bartov je me souviens surtout de l’embarras (pour pas dire plus) dans lequel Erner s’est trouvé en entendant Féher lui dire que son centrisme virait à droite et que le sionisme comportait en son germe un antisémitisme (ce qu’il déplie dans son bouquin que je recommande vivement). La fainéantise d’Erner évoquée dans l’article de Blast expliquerait sa surprise et son désarroi : il n’avait sans doute pas lu le bouquin.
Reste qu’on peut toujours se demander pourquoi il invite ces personnalités dont il ne peut tout de même pas ignorer le positionnement politique. L’hypothèse du « boulard » me semble la plus probable: il pense pouvoir se « les faire » tranquillement dans l’atmosphère feutrée des studios de FC, la radio de la raison extrême centriste.-
François Bégaudeau
Maître des clésTE, je te trouve moi aussi un peu indulgent avec Erner, que nous voyons jour après jour perdre tous ses (réels) moyens intellectuels, et incarner une sorte de panique bourgeoise. Mais je te rejoins sur le fait que ça ne vaut pas qu’on s’acharne à ce point. Du moins trouverais-je plus pertinent de cesser de personnifier à ce point le problème, quand nous avons affaire à un problème institutionnel : celui d’une institutuon, France culture, qui confie et maintient son créneau phare à un pareil idéologue. J’attends depuis bien longtemps qu’une enquete sérieuse, factuelle en même temps que réflexive, établisse la prise en main de France culture par le Printemps républicain. Là est le point.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Emelie De Jong et Florian Delorme, tous deux à la tête de France Culture, sont décrits comme étant sans boussole politique, sans projet, sortes d’ectoplasmes mis là pour ne pas faire trop de bruit et obéir aux ordres qui tombent d’au-dessus. »
C’est un peu court. Qui tombent de qui? Il serait temps d’enquêter. Il manque à ce texte des faits, et aussi une réflexion générale qui permettrait de comprendre la logique qu’il y a à ce que des centristes organiques soient devenus des néo-conservateurs occidentalistes.-
Samuel_Belkekett
Invité« une enquete sérieuse, factuelle en même temps que réflexive »
Il y a du progrès. Bien, continue…
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MA
InvitéTrès riche entretien avec Michel Feher : https://www.blast-info.fr/emissions/2026/israel-est-le-pays-le-moins-juif-du-monde-Gm9tuG7ARTWUR_cB8HR4vg
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MA
InvitéMerci a Charles de m’avoir fait faire ce petit détour par blast. Cela en valait la peine.
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Ostros
InvitéAu fait il n’y a pas que l’Espagne et la Gironde qui subissent des incendies en ce moment.
Cette carte de l’Europe recense les incendies en cours et les surfaces qui ont été brûlées ce mois-ci. Pessimisme.
https://www.touteleurope.eu/environnement/carte-suivez-en-direct-l-evolution-des-incendies-et-des-surfaces-brulees-en-europe/ -
Guixols
InvitéSalut à tous,
Ma compagne est très angoissée par l’IA. De mon côté, je trouve cette « menace » peu tangible par rapport au dérèglement climatique ou à la situation géopolitique, mais j’aimerais muscler ma réflexion sur le sujet.
Je cherche des recommandations de livres ou d’articles de fond avec une approche critique et matérialiste (impact sur le travail, concentration du capital).
En revanche, je bloque sur le ton hyper-idéaliste ou moralisateur à la Éric Sadin. J’ai l’impression que la gauche peine à investir concrètement le sujet (ou alors je suis passé à côté), donc si vous avez des lectures rigoureuses et ancrées dans le réel à conseiller, je suis preneur !
Merci d’avance pour vos retours.
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Stéphanie
InvitéBonjour Guixols,
Je me suis intéressée à la critique de la technique en lisant Jacques Ellul philosophe et histoire , ces travaux ont été une porte d’entrée sur » la technique n’est pas neutre » Patrick Chastenet a repris ses travaux pour l’élargir sur l’ IA et le travail par ex ( je l’ai juste écouté, jamais lu).
Je travaille dans le secteur medico social ( pédopsychiatre) IA est une menace ( selon moi sur les emplois, mais tous mes collègues ne sont pas de cet avis , médecins compris) par contre , de plus en plus de jeunes utilisent lIA comme un psy/confident et les parents pour avoir enfin un diagnostic, on assiste a une déshumanisation du soin ( les teleconsultations ou visio consultation vont dans ce sens).
Je te donne cet exemple ancré dans mon quotidien de travail. ( je pourrai continuer..).
Pour moi, c’est une réelle menace ( le grand remplacement est là !).
Les derniers travaux de Serge Tisseron ( met en garde les jouets connectés) et Delion .
Roland Gori- Un monde sans esprit –J’y vois aussi un lien direct avec le déréglement climatique, l’IA demande bcp d’énergie et toujours plus pour faire fonctionner les machines .
Je ne sais pas si j’ai apporter un plus , je parle en connaissance de ma pratique professionnelle.-
Tony
InvitéAutre exemple j’ai un camarade qui est chauffeur livreur et à partir de Septembre sa tournée de livraison sera organisée par une IA sans qu’il puisse y déroger,la déshumanisation s’infiltre partout,le contrôle social également (vidéo protection et reconnaissance faciale,l’IA dans les administrations pour traquer les fraudeurs etc…), l’usage militaire de l’IA est terrifiant etc…
Et bien entendu on est au cœur du réchauffement climatique avec les data centers, j’avais commencé à lire une centaine de pages du dernier livre d’Abel Quentin et je l’ai mis de côté car ça me faisait un peu chier mais c’est pas si mal, c’est bien documenté et je le reprendrai un jour.-
kenny
Invité» j’avais commencé à lire une centaine de pages du dernier livre d’Abel Quentin et je l’ai mis de côté car ça me faisait un peu chier mais c’est pas si mal, c’est bien documenté et je le reprendrai un jour. »
j’hésite, son précédent m’avait ennuyé, trop long
très documenté mais manquait une ou deux relectures pour condenser son écriture
bon écrivain ou Houellebecq de wish?-
Tony
InvitéMoi j’avais bien aimé son précédent, surtout pour sa drôlerie et aussi sur ce récit assez passionnant qu’il faisait de ces pionniers de l’écologie,de leur renoncement,de leur trahison avec en effet un rappel de faits très bien documentés,sur le rapport avec Houellebecq je ne sais pas, à part l’humour je vois pas trop, peut-être dans le tableau qu’il fait des années 70 on pourrait y trouver quelque ressemblance, c’est possible.
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nefa
Invitépour animer les data center on pourrait avoir ça :
petits réacteurs nucléaires innovants-
nefa
Invitépour ces travailleurs de l’IA
travailler au contact du nucléaire
qui on le sait ne fuite jamais
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Ourson
InvitéPour le moment, l’impact social de l’IA est lié à la perception que les gens en ont, plus qu’à ses capacités intrinsèques.
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Par exemple, si des graphistes peinent à trouver du taff ou des missions, c’est pas parce que l’IA peut remplacer leur boulot, c’est parce que les employeurs/clients pensent que l’IA peut remplacer leur boulot.
La bouillie visuelle ChatGPTesque qu’on voit partout en ce moment nous démontre que le métier de créatif reste irremplaçable, mais ces créatifs perdent quand même leur gagne-pain parce que leurs anciens donneurs d’ordre croient pouvoir s’en tirer tout seul (ce qui est faux).
Je crois que c’est un peu pareil avec la finance mondiale autour de l’IA, davantage basée sur des croyances que sur du concret, mais je suis pas assez calé pour en tirer une analyse carrée.
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Sinon, j’ai à peu près la même take que toi sur la gauche qui peine à investir le sujet. Je continue de croire que ça pourrait être un bon moyen de réduire notre temps de travail et de « démocratiser » certains modes de production – dont la connaissance – mais le réel me donne tort pour l’instant. Globalement, je trouve que le monde s’est bien enlaidi depuis l’arrivée des LLM, c’est mon plus grand reproche, et je crains que ça n’empire.
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Stéphanie
InvitéGuixols, si tu veux être plus précis ( impact sur le travail lequel?) car l’ IA est présente sur bcp de secteur ( santé, éducation, industrie…).
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Guixols
InvitéVous avez raison j’ai été trop flou dans ma demande. Surtout vous lire me permet de penser un peu à ma propre condition. Pour préciser : je suis ingénieur structures et l’IA m’impacte au quotidien de façon très concrète.
D’un côté c’est un outil super pratique pour automatiser des tâches répétitives et barbantes. De l’autre elle commence à me remplacer sur des aspects de mon métier que j’adorais. Avant je pouvais passer des semaines à me creuser la tête pour coder un modèle d’analyse structurelle ou développer un outil de calcul spécifique sur une bête feuille excel. Aujourd’hui, des modèles que je mettais du temps et du plaisir à concevoir peuvent être pondus en quelques clics par le premier venu qui ne sait même pas coder. Donc mon travail ne demande plus autant de qualification et cela entraîne même une perte de savoir-faire pour moi-même (je ne code plus sans IA, ce serait complètement aberrant).
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Mais bon, je ne vois toujours pas cela en soit comme une menace existentielle. En fait, c’est comme la mécanisation : ça soulage du labeur, le problème c’est que les moyens de production échoient entre quelques mains, et dans le cas de l’IA, ces mains sont encore moins nombreuses. Mais une IA socialisée (tiens je vois un article dans le Diplo d’Août qui évoque le projet de Sanders de taxer à 50 % les richesses produites par les boîtes d’IA au motif que leurs modèles seraient entraînés par de l’intelligence collective) ne me poserait aucun problème.-
Stéphanie
InvitéUne IA socialisée- c’est à dire ?
Tu dis que tu aimais faire ce travail même s’il ne te demande pas de grandes compétences, ben c’est aussi ça que lIA propose , nous déposséder de notre savoir faire , même di cela peut paraître barbant et répétition, y’en à qui trouve leur compte et surtout on ne leur demande pas leurs avis. -
I.G.Y
InvitéLa question la plus simple est le cas Sadin : il ne faut pas perdre une minute avec Sadin, pas seulement parce qu’il est peu intéressant mais parce qu’il est juste une fraude. Ses Thinkerviews m’avaient toujours donné l’impression d’être verbeux et vagues, mais l’arrivée de l’IA a été la goutte d’eau de décrédibilisation — et je dis cela alors même qu’on pourrait me dire « biaisé » par ma recherche, presque désespérée, d’un vrai discours critique solide de l’IA, et aussi biaisé a priori favorablement par le fait que les personnes que Sadin descend (les Laurent Alexandre, les Musk et je ne sais qui) sont en la matière tout autant des fraudes. Il y a un énorme en jeu de crédibilité politique (hors de toute considération électorale) à ne pas raconter n’importe quoi sur ce qu’est l’IA (je ne parle pas ici de ses effets), ce qu’elle peut faire et ne peut pas faire, sur ce qu’elle dit de l’intelligence ou ne dit pas. L’enjeu politique est au fond le même que pour n’importe quel discours : ne pas être sévèrement, brutalement réfuté — on sait à quel point que le pouvoir survit mieux à la réfutation que les critiques du pouvoir.
Côté effets sociaux et environnementaux de l’IA, je trouve qu’il y a plus de matière à gauche (Alombert, Carbonell, quelques articles du Diplo etc… mais même plusieurs entretiens lundimatin m’avaient énormément déçus, pas du tout à la page)
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« c’est comme la mécanisation : ça soulage du labeur » : oui. Mais en réalité pour des tâches vraiment non triviales (et c’est loin, très loin de seulement recouvrir des trucs de prix Nobel), la compétence me semble toujours autant requise qu’avant : une IA qui pond un modèle à 95% juste mais qui ne marche pas, qui parvient à auto-corriger les 2% restants, laisse 3% qui demanderont… 100% de compétences pour être compris et trouvés. Et déduire de ça que 97% du travail est supprimé n’est bien sûr pas vrai puisque tout le temps qui n’est pas passé à faire une chose sera passé à en faire une autre (et ça serait aussi présupposer une « productivité » de 100%). Ces deux aspects résument toute mon expérience pro quotidienne.
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La question de la consommation d’énergie, c’est majeur. Déjà pour les pros ça n’est pas rien, alors étendu au domaine perso de toute la planète — je connais des gens qui ne se servent plus de Google mais que de chatGPT… —, c’est délirant, raison pour laquelle je n’utilise jamais ces trucs dans ma vie perso. Je n’en ai de toute façon pas besoin, et la fiabilité de ces outils hors code et théories scientifiques « bien maîtrisées » est beaucoup plus compliquée à maîtriser/définir. De plus un chatGPT libre accès est vraiment de qualité très moyenne quand je le compare à l’état de l’art — tous les 3-6 mois je reteste un peu sur des sujets où je peux réellement mesurer la qualité de la réponse, et chatGPT public a été downgradé, ça me paraît clair (et logique). Claude public est bien meilleur (et donc beaucoup plus limité en nombre d’utilisations quotidiennes).Côté concentration du capital, 100% d’accord. Mais rien de neuf de ce côté là non plus, structurellement (juste des cartes rebattues et une concentration possiblement accrue, avec bulles en cours).
Pour moi, les LLM c’est comme tout outil : ça sera utilisé à 85% pour des choses dispensables, 14.99% pour des choses vraiment utiles, 0.01% pour des prouesses. L’outil lui-même, hors de toute autre considération, est une prouesse sans nom. Tous les jours est utilisée massivement l’une des plus grandes prouesses technico-scientifique de ces 50 dernières années pour donner une recette de Guacamole.
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Tony
InvitéTu peux détailler ces 15% de choses utiles?
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I.G.Y
InvitéC’est le même pourcentage doigt-mouillé que pour n’importe quel outil informatique, ou n’importe quelle production matérielle (ceux qui veulent vivre en ZAD diront 5% (ce qui suffit à fabriquer leurs outils et leurs fringues), les capitalo-béats diront 80%). Des gens se servent tous les jours d’algorithmes pour faire en sorte qu’internet fonctionne, que ce forum marche, pour que des livres soient imprimés en davantage que 50 exemplaires, pour que des médicaments soient fabriqués et des gens soignés, pour concevoir des véhicules comme des ambulances ou des camions de pompier, pour concevoir des réseaux d’eau potable et d’assainissement, des immeubles qui ne s’effondrent pas au premier coup de vent, concevoir des systèmes pour écouter de la musique ou en jouer etc… Ben ça, ça doit bien faire 15%. Doigt-mouillé
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I.G.Y
InvitéUne part de tout ça était faite sans informatique avant son invention. C’était juste beaucoup plus long et, pour un degré de complexité donné, beaucoup moins fiable (si des ouvrages contemporains réalisés avec ces technologies se pètent la gueule, c’est bien souvent pour des raisons d’économies et de profits que pour des raisons d’incapacité technique). Et c’est surtout la question plus générale de l »‘industrie » qui est en jeu : dès lors qu’on veut fournir un certain niveau minimal de services à tout le monde, alors soit il y a des esclaves par milliards, soit il y a automatisation. C’est pour ça que je suis parfaitement d’accord avec ceux qui disent que si l’on veut diminuer ces technologies, c’est le principe même d’une société industrielle qu’il faut repenser (ça va beaucoup plus loin qu’une critique des inégalités ou même du capitalisme; c’est un peu y’a qu’à-faut-qu’on mais c’est un propos qui a le mérite de la cohérence et de la justesse).
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Tony
InvitéAbel Quentin distingue les LLM des SLM et ces dernières auraient une véritable utilité dans la recherche médicale,en particulier alors que les LLM seraient,d’un point de vue collectif, tout à fait nocives,
je le cite:
‘le rationnement des IA generatives(les plus energivores et les plus addictives) n’est pas incompatible avec le développement d’IA étroites, spécialisées au bénéfice de la recherche médicale,comme AlphaFold.Et,au sein de la famille des IA generatives,il peut être distingué entre celle qui puise dans un corpus documentaire ciblé et spécialisé,et celle qui jette ses filets partout.Le mensonge étant de faire croire qu’il est impossible de déployer l’une sans déployer l’autre.Raisonnement spécieux,qui vise à décourager le citoyen,et étouffer le débat.Il est parfaitement absurde:soutiendrait-on qu’en raison des services rendus par la morphine à l’hôpital, comme antidouleur,nous n’avons d’autre choix que d’autoriser la vente d’héroïne à la sortie des écoles?’-
I.G.Y
InvitéLà on rentre dans des questions de vocabulaire, débattables, mais qui c’est vrai sont très pertinentes.
En fait un « SLM » vraiment bon restera tout de même… très large, du moins dès lors que l’on veut lui prêter des capacités langagières (car s’il s’agit de faire juste des opérations purement déterministes et maîtrisées, même hyper complexes, des algos qui ne sont pas du machine-learning le font déjà, et c’est infiniment moins énergivore puisque ultra spécifique — du moins si l’algo est bien conçu, ce qui est un autre problème).
Manifestement pas mal de chercheurs constatent que des modèles de langage (LM) deviennent bons sur des tâches spécialisées lorsqu’ils sont dotés de capacités au langage…plus générales que celle de leur tâche spécialisée (c’est par exemple le cas de ceux qui essaient de faire de l’IA mathématique pure, c’est-à-dire fortement contrainte par de la logique, qui est le contraire même de l’IA générative). C’est un constat qui, scientifiquement et du point de vue de ce que l’on comprend de la « connaissance », et très remarquable.
En revanche c’est certain que 95% des utilisations (même techniques) de LM utilisent des modèles infiniment trop « Large » par rapport à ce qui est utile— un lance-roquette pour tuer une mouche. Je peux donner un exemple concret en informatique : pour du code « relativement simple » (en particulier peu lié à des questions scientifiques, très orienté « informatique pure » pas trop complexe), GPT 5.4-mini donne des résultats équivalent à GPT 5.6 alors qu’il est beaucoup plus petit. D’ailleurs il ne faut pas oublier que les modèles les plus performants n’activent jamais la totalité de leur puissance pour fournir une réponse (ils sont composés de sous-modèles spécialisés qui s’activent selon le besoin). Il n’empêche que ce que soulève Abel Quentin est parfaitement juste.
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I.G.Y
Invité« dès lors que l’on veut lui prêter des capacités langagières [en particulier en langage naturel commun, pas seulement en langage spécialisé ou symbolique] » (le L de LM étant « langage », dire « langagières » seul n’apporte rien, ma phrase n’avait pas de sens).
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Ourson
InvitéI.G.Y : j’imagine que les chiffres qu’on a à disposition peuvent être trompeurs, mais au final le bilan énergétique de l’IA c’est si élevé que ça par rapport aux autres activités numériques ? Streaming, réseaux sociaux, gaming, etc. Sachant que maintenant tous ces services sont aussi basés sur du Machine Learning ?
Et si on compare à la consommation de fringues, d’aliments transformés, de biens électroniques, de viande d’animaux élevés en batterie… C’est pas un peu une goute d’eau dans l’océan des activités humaines moderne les LLM ?-
I.G.Y
InvitéJe ne connais pas ces ordres de grandeur donc je m’abstiendrai. J’en resterai à des choses plus basiques et assez certaines : les LM sont très intensifs en matière de calcul, et beaucoup d’opérations sont (très) nettement moins coûteuses en ressources matérielles lorsqu’elles sont exécutées (si l’application s’y prête) avec de l’informatique conventionnelle. Or ce qu’on observe est que vu la simplicité hors norme d’utilisation des LM, énormément de personnes y compris dans le monde pro font des opérations avec un LM qu’ils pourraient faire avec un algo standard (ce qui a pour seul avantage d’être simple, et pour double désavantage d’être plus coûteux, et moins répétable/fiable, puisque le LM n’est pas strictement déterministe). Je pourrais donner plein d’exemples mais ça va rallonger (une astuce est bien sûr de faire rédiger un programme standard à un LM et de n’utiliser ensuite plus que ce programme; mais dans l’écrasante majorité des cas, ça n’est pas ce qui est fait).
Si les LM arrivent par défaut sur les plateformes de streaming ou Youtube (c’est déjà arrivé sur Google et dieu merci on peut le désactiver; et comme tu dis ça y est probablement déjà de façon cachée à pas mal d’endroits), alors ça voudra dire que chaque recherche coûtera plus cher (en ressources). Si on multiplie ça par le nombre d’utilisateurs qu’on postule immense (si le but est que ces outils soient absolument communs, pro ET perso), ça va devenir dantesque, et aberrant.
Le problème politique est bien sûr que, c’est une certitude, les derniers à se dessaisir de ces technologies là (mais comme de n’importe quel outil technique quel qu’il soit) pour ménager les ressources seront l’armée et la Police.
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Ourson
InvitéJe plussoie pour la méta du programme rédigé par le (L?)LM : j’ai souvent recours à cette méthode pour avoir des résultats déterministes là où c’est possible, et maintenant que tu le dis c’est effectivement une bonne pratique en termes d’économie de ressources.
J’imagine que c’est le genre de « réflexe écolo » que les gens développeront avec le temps, au même titre que trier ses emballages et fermer le robinet pendant qu’on se brosse les dents…-
I.G.Y
InvitéOui il y a de ça, mais pour moi on est sur ordres de grandeur différents, ça va bien plus loin qu’éteindre l’ampoule. C’est à mi chemin entre fermer son robinet avant de partir et fermer son barrage hydroélectrique avant de partir. Dans bien des situations (et notamment dans la production) c’est un autre game.
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Stéphanie
InvitéIntelligence artificielle est un oxymore
J’aime bien ce site :-
Samuel_Belkekett
InvitéC’est tout le contraire.
L’intelligence se nourrit sans cesse de l’artifice.
Mais un artifice tout à fait différent de celle d’un programme, surtout en réseaux neuronales.
Autrement dit, la formule serait plutôt :
L’intelligence artificielle n’est pas intelligente parce qu’elle n’a rien d’artificielle.
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K. comme mon Code
InvitéSur LCI, ça parle de la croissance française. Ça évoque un choc de confiance. Ça se demande comment faire consommer les Français, puis dans ces eaux rhétoriques, une phrase sans aucune réalité : « Comment faire en sorte que les Français arrêtent de consommer par peur ? » Mais j’adore la création de ce Français qui se forcerait à consommer, réfrénant les tremblements pour faciliter les paiement sans contact et redresser le pays.
Ça enchaîne sur une défense du RN – démocratique, jusqu’à preuve du contraire, à l’inverse de certains élus de la FI, nous dit-on – mais j’ai aussi entendu qu’en cas de victoire du RN le pays serait plus bas que terre au bout de neuf mois (trois mois pour LFI).-
François Bégaudeau
Maître des clésL’autrice de cet édito, sur quoi bien malgré moi je suis tombé (effet famille), est Eve Szeftel, nouvellement promue sur cette antenne après l’avoir été à Marianne il y a peu, et dont l’ensemble de l’oeuvre de ces dernières années, comme on dit en foot, mérite qu’on s’y arrête.
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Titouan R
InvitéEt j’apprends qu’à la fine équipe de Marianne se joint Jean Quatremer. On aura de quoi rigoler
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François Bégaudeau
Maître des clésen toute logique
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François Bégaudeau
Maître des clésOn parle étonnamment peu de Kretinsky, dont l’empire média est, en matière de conservatisme radicalisé, pas si indigne de celui de Bolloré.
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Ema
InvitéJ’étais passée à côté mais j’ai découvert l’essai video de Contrapoints sur le conspirationnisme, qui est très fortement recommandable (j’ai même pris des notes ce qui m’arrive rarement). Elle a vraiment fait le boulot d’une analyse très exhaustive, que ce soit sur les ressorts affectifs, les instrumentalisations politico-mediatiques, et la continuité historique avec l’antisémitisme.
Elle explique notamment bien pourquoi toute phraseologie populiste ( les 1%, les élites, eux/nous etc…) même lorsqu’elles émanent de personnes à priori classiquement de gauches et bien intentionnés (elle evoque Georges Carlin et Sanders) pretent le flan à des d’interprétations conspi, ce qui m’a interpellée car il est vrai qu’avoir recours à ce type de sémantique est une stratégie assez tentante lorsqu’on essaie « d’aller chercher les gens où ils sont » et fabriquer un narratif immédiatement percutant au service de la cause, chose moins évidente avec le materialisme historique et la dialectique hegelienne. En somme le desir de convaincre vite se fait au détriment du convaincre bien.
Voilà pour ceux qui ne l’auraient pas écouté et qui n’ont pas déjà lu sur la question (auquel cas je vous dispense) trouvez le temps çà vaut le coup, en plus c’est drôle. Ah et bien sûr on peut mettre les sous titres francais.-
Malice
InvitéContente que tu aimes aussi Contrapoints, je la suis depuis un certain temps et je valide ce que tu dis de son humour, de sa pertinence. Elle a fait des vidéos très drôles également sur la complexité de la situation des femmes trans, notamment un faut débat entre une femme trans de droite et une autre, non binaire ( j’espère que j’emploie le bon terme).
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Ludovic Bourgeois
InvitéJe dirais aux sorcières bien aimées que
Conspis et anti-conspis rabbiques si on peut dire
Ont un meme défaut à mes yeux : un esprit de système borné.
Pas radical qui va à la racine mais borné.
Sur le fronton du Temple d’Appolon il était inscrit
« Rien de trop »
Ni fanatique conspi-spirit
Qui tourne sans cesse autour du temple du fanum
Ni dédainieux-
Ludovic Bourgeois
InvitéEt connais toi toi-même tu connaîtras le monde et les Dieux
Ps : ce sont les adeptes du complot chretien pour détruire l’Europe qui vous faisait finir au bucher
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Ema
InvitéOui ses dialogues socratiques sont savoureux et bien adaptés à l’exploration de ces questions vertigineusement complexes, auxquelles l’approche strictement militante et politimane ™ ne rendent pas toujours bien justice.
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Ema
InvitéEn réponse à Malice et pas au fou du bus Ludo
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Malice
Invité@Ema complexité c’est le mot clé!
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Malice
InvitéJ’aime aussi beaucoup ses récits de transition, les petits détails que j’ignorais : le fait qu’elle galère à choper de la poitrine ( dosage d’hormones à revoir); que sa transition l’a amenée à se tourner vers les filles
Sa vidéo sur Twilight est très fine au sujet du désir, de la sexualité; après l’avoir regardée j’ai lu un des livres qu’elle recommande ( celui de Nancy Friday, pas Stephenie Meyer). Il y a des points de contact avec « Ma cruauté » : la séquence de travail de Marianne Tourvel dans la maison de son collègue par exemple
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne connais pas du tout
on va écouter
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Seldoon
InvitéSon influence sur l’internet LGBT mondial a été je crois assez hégémonique. En revanche il me semble qu’elle est plus carrée sur la socio que sur la géopolitique ou, dit autrement, elle préfère faire des vidéos sur le conspirationisme plutôt que sur l’impérialisme. Sa position sur Gaza l’a d’ailleurs faite dégringoler (un peu vite, un peu fort) de son piedestal.
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Ema
InvitéIl y a une très bonne interview d’elle qui traine sur YT, un truc de 3 heures, qui traite essentiellement de son rapport au militantisme en ligne, et au purisme moral qui peut y proliferer (j’ai beaucoup pensé à CUM en l’écoutant). Elle y evoque donc le fameux épisode Israel/Palestine dont tu parles. Elle est indéniablement de la tendance sociale-democrate, aile gauche du parti Democrate quoi, avec une fixation électoraliste évidente (8 ans de Trumpisme n’ont sûrement pas aidé). Donc évidemment ses tweets et ses positionnements militants sont très en dessous de son intelligence.
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François Bégaudeau
Maître des cléselle s’appelle comment?
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Malice
InvitéNatalie Wynn
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci
cousine de Natacha Looz, je crois-
Ema
InvitéOn constate l’influence nefaste de l’Homme qui n’a pas de prénom. Ressaisis toi Francois.
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Ema
InvitéAprès réécoute de l’interview en question, je constate quand même en effet une pente plus idéaliste que matérialiste, qui évidemment lui fout de sacrés angles morts sur les enjeux géopolitiques autant que sur la politique interne. Il y a visiblement chez elle une perspective assez binaire qui en gros se résume à soit : gauchisme en ligne hystérique et inopérant soit activisme efficace en soutenance d’un parti qui a ses chances aux élections.
C’est assez étonnant car je pense qu’elle maîtrise très bien le concept de matérialisme historique, mais peut-être trop de reseaux sociaux l’ont coupée de ce que cette notion implique d’ouverture aux formes que peuvent prendre la politique IRL.
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Graindorge
InvitéEffet secondaire de la canicule?
Même à l’ombre il leur faudrait garder le chapeau ou la casquetteSobrement intitulé « Pourquoi Jean-Luc Mélenchon est le plus grand danger de l’histoire de l’humanité »
À court d’idées, Le Point décide de consacrer un 789 ème article à Jean-Luc Mélenchon
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François Bégaudeau
Maître des clésle gorafi est une publication pastiche, Graindorge
même si, je te l’accorde, il est difficile, par les temps qui courent, de distinguer bourgeoisie pastiche et bourgeoisie tout court-
Graindorge
Invité« Abonnez-vous ou on tue votre chat »
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Alberto
InvitéSacrée graindorge, toujours à prendre des vessies pour des lanternes. La François Pignon de ce forum apparemment.
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Graindorge
InvitéL’aide à mourir accessible en priorité aux personnes dont le voisin joue de la trompette
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François Bégaudeau
Maître des clés« L’aide à mourir accessible en priorité aux personnes dont le voisin joue de la trompette »
le meilleur du Gorafi est dans ce genre de titres
qui repose, notons le pour ceux qui voudraient un humour purgé de l’humour, une exagération (la trompette donne envie de mourir) qui confine à la mauvaise foi qui confine à la pure et simple gratuité
le grand humour est gratuit-
Charles en rose
InvitéBen moi qui aime beaucoup la trompette, ça m’a pas fait rire.
Avec le trombone, là, ça aurait été vraiment drôle.-
Stéphanie
InvitéEt le tuba
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MA
Invité-
Ostros
InvitéMerci MA
Ça faisait 24h que je n’avais pas entendu parler d’elle
Ouf je respire
Saviez-vous qu’elle était directrice de collection chez Actes Sud maintenant ?
Mais oui, qu’est-ce que vous croyez.
Aussi, grâce à elle j’ai appris une technique pour ne pas perdre une partie de son salaire dans les charges
Vous ouvrez une société
Et vous passez tous vos contrats avec la société
Du coup l’argent qui entre perd beaucoup moins que si vous étiez salarié.e.s
Ensuite vous investissez dans la pierre ou la prod
Merci Charlotte-
graindorge
InvitéOui
« Charlotte Casiraghi lance une nouvelle collection chez Actes Sud : « Un pas de côté »
Le 23 septembre, Actes Sud inaugurera « Un pas de côté », une collection dirigée par Charlotte Casiraghi qui donnera carte blanche à des auteurs de différents horizons pour explorer, à partir d’une expression familière, de nouvelles façons de penser le quotidien. Le premier titre à paraître est La vérité sort de la bouche des enfants de Laurence Joseph. »
Charlotte Casiraghi est aussi la marraine des forces de sécurité et de police de Monaco depuis 1997
Monaco où être sdf, sans chez-soi est un délit passible de prison.
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