Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurMessages
-
François Bégaudeau
Maître des clésà mai 68
François Bégaudeau
Maître des clésla prochaine chronique de Socialter fera un sort à « déconnecté »
François Bégaudeau
Maître des clésGlucksmann était à Quotidien avant hier. Cela donnera une idée du degré de subversion de ce qu’il dit
Pourquoi n’est ce pas subversif? Parce que RG moralise-individualise. Il désigne des individus pas bien qui font affaire avec la Russie. A aucun moment il n’ira dans la causalité structurelle d’un tel phénomène – la vie des affaires, le business as usual. Pour RG, il n’y a pas de « as usual », il n’y a pas de structures, il y a des gens qui dérapent parce qu’ils manquent de vertu. Tout ceci aboutissant au mot clé de la pensée libérale, qu’en toute logique RG partage avec JB : la corruption.François Bégaudeau
Maître des clésOù David Lynch fait son coming out naturaliste
François Bégaudeau
Maître des clésJe regrette, du coup, de ne pas avoir glissé une entrée Tiers lieu dans Boniments. C’eût été judicieux.
François Bégaudeau
Maître des clésétrange question. parce que des « personnalités de la gauche radicale », y en a pas ou presque pas
donc on se contentait de besancenot et laguiller
du reste Jean-Luc, à, l’époque, était un socialiste, ministre de Jospin – c’est seulement en 2008 qu’il prend le créneau gauche radicale (gauche radicale avec marseillaise en fin de meeting, odes à mitterrand, et Manuel Bompard au dessert, c’est pas encore folichon.)autre chose serait de se demander si des intellectuels de gauche radicale avaient accès aux chaines mainstream
je n’ai pas ce souvenir
je me souviens d’Aguiton qui passait souvent à la télé – membre d’AttacFrançois Bégaudeau
Maître des clésLe fléau « vivre-ensemble » est survenu il y a bien quinze ans, et d’abord dans la langue des politiques. Je l’avais moqué dans la petite pièce qui s’appelle La devise, en 2015
Je ne mettrai pas sur le même plan les périphrases adoucissantes comme « “personnes en situation de handicap” ou « personnes non-voyantes ». Là on se retrouve au coeur de l’ambivalence que j’essaie de décrire dans des entrées comme Piéton. Car pour une part ces expressions participent d’une sorte de pacification des rapports, et d’un élargissement du spectre des personnes respectables. Il y a là un progrès, qu’il faut savoir relever.
Comme l’institution de « normes handicap » dans les espaces publics, et d’un pourcentage obligatoire de salariés handicapés dans une entreprise, sont des progrès, qu’il faut savoir relever. Des handicapés que leur handicap excluait de l’emploi peuvent désormais aspirer à l’emploi et gagner en autonomie. Ce qui n’empêche pas de relever, comme je le fais dans Inclusion, que cette inclusion revient à rendre les invalides productifs.
Sous couvert d’inclusion, on a là un genre modéré d’eugénisme : tu ne seras acceptable que si tu es productif.
L’un n’excluant pas l’autre.François Bégaudeau
Maître des clésc’est une des meilleurs de l’album en effet
6 avril 2023 à 9 h 52 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5993François Bégaudeau
Maître des clésj’y vais
6 avril 2023 à 8 h 42 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5987François Bégaudeau
Maître des clésLe nouveau blog de Lordon pour le diplo vient à point pour préciser les termes.
Par exemple ceci : « Mais l’on pourrait faire référence à Pierre Bourdieu également, dont tout le travail a visé à sortir de l’antinomie navrante entre « les individus » et « les structures », et dont le concept d’habitus a été expressément pensé pour faire passer les unes dans les autres. »6 avril 2023 à 8 h 18 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5986François Bégaudeau
Maître des clésMerci de noter que je ne suis tout de même pas si con.
6 avril 2023 à 8 h 16 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5985François Bégaudeau
Maître des clésLa notion de « problèmes personnels » est d’obédience libérale
Pour un sujet intégralement intégré à un corps social, quel problème pourrait être personnel?
Les problèmes avec papa? Mais papa n’est-il pas lui même un sujet social?Par exemple la grand mère de ma mère était « dépressive » – ma mère dit plus classiquement « déprimée ». Et pourquoi donc l’était elle? Secrétait-elle de la dépression? Sans doute. Mais il se trouve qu’elle avait commencé à déprimer après la mort de son mari. Lequel mari, il se trouve aussi, était mort dans les tranchées à 26 ans.
ici comme en toute chose il faudrait prendre des cas.
6 avril 2023 à 8 h 12 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5984François Bégaudeau
Maître des clésJe le crois un peu
La pensée structurelle doit établir des rapports
La pensée libérale, quant à elle, s’aligne sur le vieux bon sens, la bonne vieille morale : quand on veut on peut. Les individus sont responsables de leurs actes. Qu’ils agissent bien et ils seront récompensés, qu’ils agissent mal et ils seront punis (par la justice, par des déconvenues sociales ou les deux – dirait Alain Burger)
C’est pourquoi penser structurellement est rare.5 avril 2023 à 19 h 34 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5955François Bégaudeau
Maître des clés« mais je suis persuadé que pour changer une société, il faut commencer par soi »
Marx appelle ça une robinsonnade.
On peut travailler sur soi, et même il le faut, mais qu’on ne prétende pas par là changer la société.5 avril 2023 à 19 h 33 min en réponse à : Critique de la thérapie individuelle vs critique de la société #5954François Bégaudeau
Maître des clés« une société est un ensemble d’individu donc si l’on modifie les individus on modifie la société »
Ceci est l’équation constitutive d’une pensée libérale.
Une pensée sociale, pose que l’individu et la société sont intriqués. Que l’individu est une créature sociale. Et qu’il ne distinguer sa transformation et la transformation de l’environnement social qui l’affecte, le façonne, le forme, le déforme.
(autant, pour quelqu’un qui se noie, tacher de se sauver en se tirant par les cheveux) -
AuteurMessages
