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François Bégaudeau, le il y a 1 semaine et 3 jours.
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AuteurMessages
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stephanie
Invitéhttps://theatre-traversiere.fr/spectacle/close-up/
pour les parigos -
stephanie
Invitéça serait super des séances le we, pour nous les provinciaux, un coup de train et hop .
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Ostros
InvitéOu alors une tournée du ciné club dans toute la France. Ce qui obligerait tout le monde à se déplacer.
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Ostros
InvitéTout va bien, le premier numéro du nouveau rendez-vous de Samir et François est sorti :
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..Graindorge
InvitéJ’adore le titre: Tout va bien
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Carpentier
Invitésimple, basique
déjà décliné en song: Tout est bien
en movie: Tout ira bien
yep, Tout va bien, ça passe
TVB, ajoute un D et on arrive au gars comique/chroniqueur/musicien qu’on sait …-
Carpentier
Invitéjusqu’ici …
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Carpentier
Invitémais quand même, 4 topics plus ou moins consacrés au Sirat
vous trouvez pas que ça fait un petit peu pas assez un chouïa beaucoup, Maurice?non
ah ok, pardon-
Ostros
InvitéTu peux parler de ça ailleurs que sur la page Actu stp merci
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Carpentier
Invitépardon? qui a posté le tout va bien que chacun.e pouvait voir en bas de page du forum?
qui ?
c’est une blague, Ostros?
Sirat, film qui prend les 3/4 du premier épisode du nouveau podcast critique de la rentrée, actu ok, et tu m’envoies brouter après mon post?
ça va pas bien
je ne parle que de ce film depuis plusieurs jours, t’abuse vraiment, là
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Ostros
InvitéLe recueil de François s’intitule Interlope et j’adore ce mot.
Il sort lundi 20 octobre aux Éditions Amanuensis.
« Interlope rassemble des textes où François Bégaudeau s’amuse à démonter les automatismes du langage et les clichés de notre époque. Digressif, ironique, parfois tendre, il scrute la parole et interroge les concepts, oscillant entre la comédie du quotidien et la gravité du monde. Il explore tout autant les secousses politiques et culturelles que les fragments singuliers, dans une écriture vive et enjouée. »
Il fait 302 pages d’après l’éditeur, 272 pages d’après les sites marchands. Il coûte 22 euros.
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SOIRÉE DE LANCEMENT à la librairie LES TRAVERSÉES – Paris 5ème.
Sans doute le lundi 20 octobre, ce n’est pas précisé.
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On peut déjà lire la 4e de couverture ici :-
Ostros
Invité« Dans l’imaginaire collectif, le sociotype bourgeois est plus type que socio. À l’égal du beauf, du routier, du cheminot cégétiste, du mendiant Rom accordéoniste, du jeune-de-banlieue, de la youtubeuse make-up, le bourgeois est moins défini par sa position sociale effective que par un certain nombre de traits, variables d’une époque à l’autre. Le type est recensé dès le siècle de sa montée en puissance. Au XVIIe, il y a des bourgeois, gentilshommes ou non, comme il y a des précieuses, des avares, des bigots hypocrites. Le bourgeois est un caractère au sens où on l’entend alors : c’est à des moralistes comme Molière et La Bruyère qu’il revient de peindre et parfois d’étriller ses humeurs et ses mœurs. »
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INTERLOPE, François BÉGAUDEAU.-
François Bégaudeau
Maître des clésDans ce quatrième n’est pas dit l’essentiel : ce sont là des textes écrits entre 2005 (pour le plus ancien) et 2024, et pour des supports très divers, de Transfuge à Muze en passant par le Diplo, Inculte, la NFR etc
(tous types de textes, mais pas de textes de critique ni de nouvelles)
Lancement du livre le 23 octobre aux Traversées, dans le cinquième (élément) -
Ostros
InvitéAu sujet des mots prêt à l’emploi évoqués sur la 4e de couverture, ces adjectifs qui se posent spontanément après des mots, locutions attendues, je remarque que ça fait partie de choses que je corrige lorsque j’écris. Je ne supporte pas de parler ce langage dans un roman ou une nouvelle. Sauf si c’est mis dans la bouche d’un personnage. Mais la narration selon moi doit absolument sortir de cette pâte là. Et donc inventer ses propres locutions, faire l’effort de sortir du tracé pour trouver l’adjectif juste, celui qui dit le plus précisément la chose. Aussi, pour permettre à l’écriture d’être « saillante ». C’est à dire « visible », placer la langue hors de la zone molle qui est le parlé de tous les jours. C’est quelque chose qui est très important pour moi, d’éviter ces adjectifs déjà moulés. Je me suis dès le départ rendu compte de l’effet d’aplatissement qu’ils faisaient sur un texte. On ne se rend pas compte de ces automatismes lorsqu’on écrit, ce qui oblige à une grande vigilance.
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François Bégaudeau
Maître des clésen même temps c’est quand on écrit qu’on a le plus de chances d’être vigilant sur les automatismes (et qu’on a le loisir de les gommer, alors qu’à l’oral non)
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BIOGRAPHIE
InvitéDu coup c’est pas ce bouquin que je dois acheter, c’est ça?
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..Graindorge
InvitéInterlope Éditions Amanuensis (?)
Pourquoi pas Cause Perdue?-
François Bégaudeau
Maître des clés1 je suis censé faire tous mes bouquins chez Cause perdue? J’ignorais
2 si ce bouquin est publié par Amanuensis, c’est parce que ce sont eux qui en ont eu l’idée, et m’ont sollicité pour le composer. C’est assez simple au fond.
3 je publie chez Cause perdue en avril.-
BIOGRAPHIE
InvitéOuf, ça tombe avant la sortie de GTA 6.
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graindorge
InvitéCompris
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..Graindorge
InvitéCe » compris » suit le message #119703
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BIOGRAPHIE
Invité“Nous disons que c’est à partir de ce peuple là, ce peuple musulman de France, qu’il faut penser la révolution en France. (…) Parce que ce peuple c’est le coeur de la France d’en bas.”
“un communisme qui ne méprisent pas ceux qui croient mais qui les appellent à lutter, à s’organiser, à prendre la tête du processus révolutionnaire.”
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Il y a encore des gens à gauche pour les défendre après une sortie de ce genre?-
BIOGRAPHIE
InvitéHan, je me suis trompé de thread!
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kenny
Invité -
Ostros
InvitéFrançois et pierre yves rougeyron. QG.
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Carpentier
InvitéLa sortie future d’un certain ouvrage titré Le mépris, à paraître à priori en octobre, ré-active chez moi la lecture – et le partage (ou re-partage ) – de ce texte, peut-être encore très à l’esprit de certain.es, et pas chez d’autres:
https://www.socialter.fr/article/francois-begaudeau-mepriser-le-mepris
ps: sait-on ici si un grand concours est organisé pour gagner un truc de ouf si on ne partage que des trucs de FB encore jamais partagés ni dans tout l’espace intersidéral ni nul part ailleurs?
genre juste sorti ultra-frais du maître des clefs d’ici, quoi?
et sait-on ce que, peut-être, de ce fait, il y aurait à gagner? (à part du stockage ou que sais-je pour ce forum? )-
Carpentier
InvitéMais le parallèle entre Emmanuel Macron et Brigitte Bardot s’arrête là, en dépit de leur criante ressemblance physique.
avec toujours le/un nano-passage qui permet, dans un texte précis, serré au cordeau, dense et juste, de respirer-inspirer tout en riant vite, puis de repartir-replonger dans le texte qui pense.
Relire sur certain prêt-à-penser politique à propos d’ » égalitarisme et privilèges des services/ agents du secteur public » est toujours d’actualité/l’actualité. -
Ostros
InvitéLa sortie du livre Du Mépris chez Cause Perdue est pour avril 2026.
En octobre c’est Interlope, recueil, qui sort, le 20.
Et Désertion, le roman, c’est le 2 janvier.-
Carpentier
Invitéainsi c’est plus clair
merci
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Carpentier
InvitéLe mépris relève de ce lexique médico-psychologique qui infuse aujourd’hui tous les discours et joue un grand rôle dans la dépolitisation générale.
Cuillère de gelée royale que partage une vieille bourgeoise dans le confort.
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Carpentier
Invitéon prend par la main:
cf. plus haut, lien socialter, f.begaudeau, mépriser le mépris
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Ostros
InvitéHackers, abonné.e.s, arpenteurs/ses de médiathèques en ligne, je suis à la recherche de ces 3 textes de François, dont personne ne nous avait informé de l’existence. (Combien de textes sont passés sous nos radars que nous ne liront jamais ?) :
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– Embrasser l’ennemi. Pages 47 à 52 de La Nouvelle Revue Française n° 661, de février 2025.
– Un peu français sur les bords. Pages 68 à 71 de la revue Vertigo n°29, de février 2006.
– Des mots, des faits et des effets du capitalisme. Entretien avec François Bégaudeau réalisé par Marie Rebeyrolle et David Puaud dans le Journal des anthropologues n°172 – 173, de janvier 2023.
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En échange je vous offre le texte intégral de l’article
Les films de guerre n’auront plus lieu. Pages 40 à 43 de la revue Vacarme n° 30, de janvier 2005. Bonne lecture !
https://shs.cairn.info/revue-vacarme-2005-1-page-40?lang=fr-
Ostros
InvitéEt pour vous aider dans votre démarche d’aide, avec en bonus les débuts de chaque articles, je vous mets les liens vers le site Cairn où ils sont référencés.
Le 1er. Embrasser l’ennemi est ici :
https://shs.cairn.info/revue-la-nouvelle-revue-francaise-2025-2-page-47?lang=fr-
Ostros
InvitéLe 2nd. Un peu français sur les bords est là :
https://shs.cairn.info/revue-vertigo-2006-2-page-68?lang=fr-
Ostros
InvitéEt le 3e. Des mots, des faits et des effets du capitalisme est là :
https://shs.cairn.info/revue-journal-des-anthropologues-2023-1-page-151?lang=fr
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Merci à vous !-
François Bégaudeau
Maître des clésEmbrasser l’ennemi est récent, je peux le reporter ici.
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Claire N
InvitéVrai ?
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..Graindorge
InvitéTu oses douter de sa parole? Ooooh!
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Claire N
InvitéNon – c’est une manière de joie
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..Graindorge
InvitéJ’avais compris😀
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Ostros
InvitéOui je veux bien 🙂 merci beaucoup !
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Carpentier
Invitécomme beaucoup (enfin j’espère) j’imaginais bien que ça prendrait une telle tournure
mais en fait, comme s’y prendre? pour de vrai,
– y aller franco et porter son kway long à protection gore tex pour recevoir un possible seau de merde
– demander comme demande un enfant pour juste aller toilettes (oh putain ça m’énerve ça, le cirque qu’on exige d’eux juste pour un besoin tel, bref)
Car sans connaître vraiment les dates de parution d’un texte, la politique comm. de l’éditeur, l’humeur de l’auteur au moment du post, s’il est de plus bien placé ou pas sur le topic + la considération du moment vis à vis du demandeur/se
Alors on feint de s’adresser à une mystérieuse et généreuse créature de passage, ou bien, tandis qu’on croit et montre pas être trop niveau 1 en recherches en ligne, on flatte un mystérieux supergars profilé plus dégourdi, plus apte à
pfffff
D’ailleurs, ça porterait pas un fucking nom médico-psychologique ça?
Mélanie Thierry, tu nous rappelles le.s truc.s, stp?-
Carpentier
Invitéci-dessus, une manière de putain de seum
uh uh-
Ostros
InvitéTu peux aller chier dans tes chiottes merci.
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Carpentier
Invitéavec grand plaisir
comme vous savez recevoir -
François Bégaudeau
Maître des clésComme on a rien compris à ce galimatias aigre, on va se contenter de reporter le texte en question, si tu veux bien
(la commande était : que penser du projet d’écrire pour « venger sa race » de Ernaux)
Embrasser l’ennemi
J’écris pour venger ma race. Elle a de la gueule et du chien cette formule. Elle tape, elle imprime, on la retient, la ressert, la pose à l’orée d’un texte, jouit de la citer. Une parure à revêtir pour dans la glace se trouver beau. On l’achète. On va la faire sienne. On sera à son tour la jeune Ernaux la griffant avec rage dans son journal intime.
Auréolée de futur (« j’écrirai pour venger ma race » est son libellé exact), la formule vous a un petit gout de Rastignac débarquant à Paris ; de Monte-Cristo ruminant son retour du fond de sa geôle. Un jour j’écrirai et ils n’ont qu’à bien se tenir.
La formule est romanesque.
Je ne suis pas romanesque. Longtemps je me suis couché en croyant que je l’étais et en fait non. Trop de gout pour la matière. Trop de gratitude, fût-elle amère, pour la vie. Donc débarquant dans cette séance d’hypnose verbale collective, je casse l’ambiance. Un sot scrupule de justesse me fait tiquer devant chaque mot de l’épatante formule. Je me désolidarise. Je ne suis pas très corpo. Je n’ai même pas de bibliothèque.
« J’écris », d’abord. J’écris version intransitive. J’écris sans complément d’objet direct. Je n’écris pas un roman, un sonnet, un madrigal, du théâtre, les mémoires d’Ivan Lendl : j’écris. À l’hiver de sa vie, l’admirable Duras commençait maintes phrases par « j’écris » ou « l’écriture ». C’était l’hiver de sa vie. Elle écrivait moins et du coup fétichisait l’écrire. Ecrire c’est ceux qui n’écrivent pas qui en parlent le plus.
« J’écris pour » me chatouille aussi. M’agace. À mes oreilles sonne comme un fake, une réinvention, une révision. Autant que je puisse en juger en tant qu’agent immobilier, on n’écrit pas pour. Ecrire n’a pas d’autre but qu’écrire – à mon tour de faire du Duras, mais du Duras concret, situé, daté. On est en 1986 ou 1991, on a quinze ou vingt ans, on lit comme une brute, on lit à boire et à manger, on lit une chose et son contraire, on lit tant et si bien qu’on en vient à trouver qu’il n’y aura rien de plus exaltant qu’écrire et être écrivain, on veut faire et être ça, et cette volonté plus ou moins avouée est une condition suffisante pour s’y mettre. On écrira, c’est certain, c’est juré à la tombe de Chateaubriand, et à ce stade peu importe quoi. Peu importe le contenu du moment qu’on a le contenant : un livre. Inversement, ceux qui ont d’emblée un sujet en tête, ceux qu’un sujet amène à l’écriture ne feront pas long feu dans ce secteur d’activité. Une fois le sujet épuisé dans un premier roman où la très mince pellicule fictionnelle et l’écrivain Paul grimé en peintre Pierre ne tromperont personne sur la nature de l’opération, ils seront à sec. Leur second roman se vendra sur la réputation du précédent, le troisième ne se vendra pas, ils iront quérir une pitance dans l’immobilier ou la chronique télé. Les autres dureront ; dans le doute et souvent la précarité mais dureront. Un soir ils s’y seront mis, mis à un livre, pas mieux outillé que de leur sensibilité et d’un vague argument. La chimie intrinsèque de l’écriture aura fait le reste.
« Ecrire pour » n’existe que dans les projections exaltées de l’adolescent littéraire ou dans les rétrospectives sentencieuses de l’écrivain notabilisé, voir nobellisé. « Ecrire pour » ne se conjugue qu’au futur romanesque ou au passé mythologique – à l’aube de ma vie du haut d’un pont de Seine je me promis d’écrire pour renouer avec ma soeur / défier les dieux / tordre le cou au mensonge / retrouver le temps / ne pas mourir / ne pas revendre ma mobylette / ne pas céder / résister.
Venger ma race
Ma race? Pour le coup j’aime bien le mot, incongru, embarrassant, inapproprié – et pertinent. On connait Ernaux, légèrement plus proche de Pierre Bourdieu que d’Eric Zemmour : son race vaut pour classe. Mais pimenté d’un supplément d’âme, un supplément de corps. Un surcroit de viscère. Une nuance épidermique. La classe sociale tellement prégnante, tellement intériorisée et incorporée qu’elle en devient un tempérament, une idiosyncrasie, une race oui. Venue de tellement loin – une lignée de paysans sans terre, d’ouvriers et de petits commerçants, dit encore la lauréate – qu’elle s’est sédimentée et qu’une certaine place dans le maillage social est devenue une identité.
J’ai aussi une race derrière moi. Elle ressemble à celle de Ernaux, à quelques nuances près. Lignée de paysans sans terre que les nécessités du capitalisme conjointes au fatum industriel ont transformés en petits fonctionnaires ou petits profs. Mais ai-je envie de la venger?
Pour qu’il y ait vengeance, il faut qu’il y ait offense ou agression à venger. Un licenciement inique. Une compagne assassinée par la mafia. Une défection d’époux le jour du mariage – syndrome Kill Bill. Un soufflet infligé à Don Diègue dont il conviendra de sauver l’honneur. Erneaux parle du mépris et de l’humiliation. Les siens méprisés, humiliés. Mépris de classe, mépris de race. Mépris culturel, indissociablement, et alors les méprisants seront vengés par où ils ont péché, ils mourront de l’arme avec lequel ils ont blessé ma race : la culture. La haute culture. Par exemple les livres. Les livres légitimes. Je ferai des livres légitimes qui vengeront ma lignée. Par leur contenu : j’y disséquerai leur mépris, et la honte qu’en conçoivent les mal-nés. Par leur existence, et ce qu’elle induit : si je suis publié c’est que j’ai établi le contact avec les décideurs, me voici juché sur les hauteurs depuis lesquelles ma race a été méprisée, je suis reconnue par ceux-là mêmes qui snobaient mes ascendants. Je suis Rastignac devenu influent dans cette capitale dédaigneuse de la Province qui m’a vu naître puis rédimer cette naissance maudite en l’effaçant.
Ambivalent triomphe, qui fait occuper le palais qu’on attaquait, mimer les moeurs qu’on maudissait, parler la langue qui nous discriminait, activer à des fins égalitaires les opérateurs les plus perfides de la discrimination – l’art, la littérature. Adopter, ce faisant, un mode de vie et de sociabilité qui m’éloigne plus que jamais de ceux que je voulais honorer. Trahir les miens par le geste même qui voulait acter ma fidélité. Tragédie intime du cultissime transfuge de classe.
Et d’ailleurs ils en pensent quoi de tout ça les miens? Comment apprécient-ils ma manoeuvre, ourdie en leur nom? Attendent-ils vraiment d’être vengés?
Coté Ernaux, les biographes ne disposent pas d’informations fiables. On n’a pas souvenir d’une ligne ou d’un entretien où l’autrice aborde le sujet sous cet angle, racontant par exemple que ses parents l’ont félicitée pour ses livres vengeurs comme on offre un scooter à un nouveau bachelier. Merci ma fille d’avoir lavé l’affront. Nous l’espérions depuis longtemps et tu nous as exaucés. Tous nos ancêtres s’associent à nous pour te faire savoir que ta race est fière de toi.
Coté moi, je peux témoigner qu’une telle scène n’a pas eu lieu au long de mes deux décennies de publications. Ma famille joue dans un Pialat et non dans une saga télévisée avec générique à violons. La parole y est retenue, jamais solennelle, avare en confidences. Les personnages y sont pudiques entre eux ou tout simplement indifférents les uns aux autres. Ma littérature, vengeresse ou non, les miens s’en foutent pas mal.
Si ma littérature entendait les venger, les vengés ne seraient pas au courant, et le seraient-ils que ça ne changerait rien. Ça ne les rendrait pas plus curieux des pages en question. Il n’y que dans les romans romanesques que les romans ont des conséquences romanesques. Dans la réalité non imprimée, leur sortie fait le barouf d’une épée dans l’eau, appartiendrait-elle à Rodrigue.
C’est à dire que les miens ont autre chose à faire que d’être vengés, a fortiori par moi. Ils ont à vivre et c’est pas tous les jours facile. C’est tellement usant que la plupart sont morts
Morts dans l’indifférence générale. Anonymes de langes en linceul. Tonton Pierre, agriculteur sans terre, et sans agriculture ses trente dernières années, qui était présent à son enterrement? Pas même moi.
Qui s’en souviendra? Peut-être moi. Peut-être mes livres.
Ma race si elle est présente dans mes livres ce n’est pas pour la venger mais pour la décrire. Ma race je ne l’honore qu’en la racontant. Je ne lui dois rien, je ne le suis redevable en rien, elle ne m’a ni soutenu ni enfoncé, d’elle je ne suis ni honteux ni fier. Je ne la peins pas héroïque ou lâche, je la saisis, je la rends, dérisoire et immense, putréfiée et sanctifiée.
La décrire, la raconter, sera de l’amour en acte.
Aux antipodes de la vengeance, la littérature donne dans l’amour.
Carburant aux projets à somme nulle – oeil pour oeil, soufflet pour soufflet, un coup en annule un autre, nous restons au point mort -, la vengeance l’a mauvaise. La haine est son affect-porteur. Elle est moins portée par l’amour des siens que par l’aversion pour leurs oppresseurs. Les siens ne l’intéressent qu’en tant que méprisés.
A force on dirait qu’elle entérine ce mépris. On ne sait plus si elle venge les siens méprisés, ou venge les siens contre elle honteuse de les mépriser.
« Je suis de race inférieure de toute éternité. ». Le jour de son sacre suédois, Ernaux raconte que la jeune femme qu’elle fut se référait à cette ligne de Rimbaud. Mais c’était mal lire la phrase, c’était la repeindre en fièvre juvénile. Normal. Au même âge je multipliais les contresens comme Jesus les pains. On n’est pas bon exégète quand on a dix sept ans. On fait dire n’importe quoi à n’importe quel bout de citation. Croyant la littérature métaphorique, on omet de la lire littéralement. Dans la phrase de Rimbaud, Ernaux ne prend pas assez à la lettre l’éternité. Elle est là pourtant, sans ironie aucune. Je suis de race inférieure, et c’est ce qui me donne l’éternité. En un classique renversement chrétien, ma race inférieure me hisse au niveau d’un Dieu – « J’attends Dieu avec gourmandise » est-il écrit juste avant. Ma race inférieure est une chance, une grâce. Rimbaud chérit cette infériorité. La revendique. La brandit. Il sait sa puissance qu’Ernaux a oubliée, a préféré oublier – pour mieux trahir les siens? La puissance des gueux. Qui dès lors n’ont plus besoin d’être vengés. Plutôt célébrés, à tout prendre. Mais célébrer serait tout aussi superflu. La puissance propre des inférieurs n’a pas besoin de littérature. C’est la littérature qui a besoin d’eux ; leur compagnie lui confère vitalité et consistance.
Je n’écris pas pour venger ma race parce que je n’ai pas ce rapport paternaliste à ma race. Ma race se défend très bien toute seule – ou se défend mal, mais qu’y puis-je? D’ailleurs veut-elle se défendre? Estime-t-elle qu’elle doive se défendre? Qu’on lui fait un tel tort qu’elle est fondée à le réparer ? Il n’est pas dit que ma race soit si vaillante ni si aigre.
Toujours est-il qu’elle n’a pas besoin d’un porte-parole charitable pour lui rendre justice. L’écrivain n’est pas un justicier, c’est un justessier. La mission qu’il s’auto-attribue, mégalomane, agent si secret qu’ignoré, est de rétablir la justesse
Qui est il pour prétendre à la justesse? Il est écrivain. Elle est écrivaine. Pas plus. Mais pas moins.
Fort heureusement pour son œuvre et pour nous ses lecteurs, Erneaux aura davantage oeuvré à dire sa race avec justesse qu’à la venger.
Elle dirait : c’est la même chose. On parlait mal mon milieu, je le parle bien. On mal-nommait mes parents, je les nomme bien. Mais à supposer qu’une telle rectification, correction, politesse, soit la tache de la littérature, cette tache n’est pas vengeresse, elle est aimante. L’exercice de la justesse est la branche artisanale et discrète de l’amour de la vie.
Le sujet de la littérature : rien que la vie mais toute la vie, comme dit Willy Billiam, qu’on a vu dans le Vercors sauter à l’élastique. Le livre sur rien de Flaubert est un livre sur tout. La littérature embrassera toute la vie. L’embrassera sur la bouche. Et si la vie se présente sous la forme d’un lépreux, son baiser sera d’amour. Franciscaine, la littérature tire grandeur de la grandeur des misérables – et de leur misère.
Et les moins misérables, les bien-nés, quoi en faire? Tout pareil. Les étreindre, sans tartufferie aucune. Pardonner à ces gens qu’un sort cruel à fait naitre bien. Ma littérature ne venge pas ma race de ses bourreaux pour la bonne raison qu’elle les aime. La littérature est ce lieu, le seul, où je peux aimer tout le monde, dominants compris, imbéciles compris, engeance de boutiquiers nuisibles compris. Hors d’elle j’en suis incapable – trop de colère, trop d’amertume, trop humain. Trop d’ironie. Si par mégarde dans un roman je déploie de l’ironie à l’endroit de la race prédatrice, elle sera douce. Elle les tiendra à distance autant qu’elle tiendra à distance la haine, la haine toujours possible, la haine qui toujours menace de métastaser en moi, empoisonnant mes cellules et hâtant ma fin. J’écris pour ne pas haïr. J’écris pour ne pas me venger.
Je maintiens que l’écriture est sans but que son acte. Sans but mais pas sans effet. L’écriture a cet effet non recherché d’évincer la haine. Dans le temps où j’écris je ne hais pas. C’est toujours ça de pris. Ça ne profite qu’à moi mais c’est très profitable.
Puisque ma haine ne nuit qu’à moi.
Le vengeur est prisonnier de sa vengeance. Encastré en elle comme un accidenté dans la tôle du bolide qui l’allégeait et maintenant le broie. D’une littérature vengeresse l’auteur est la première victime. La vengeance ne l’avive pas autant qu’elle le mine. Elle l’accapare, le limite, le restreint, l’étouffe, crispe sa plume, écorche son verbe et à la fin sa peau. À la fin tu n’as vengé personne et n’a meurtri que toi. -
Ostros
InvitéMerci !
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Claire N
InvitéMerci de cette magnifique « déprise «
la douceur de celui qui défait les liens et c’est drôle aussi -
..Graindorge
Invité« L’exercice de la justesse est la branche artisanale et discrète de l’amour de la vie. »
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Carpentier
InvitéLongtemps je me suis couché en croyant que je l’étais et en fait non
on reconnaît bien ce
et en fait non
qu’on a aimé des le.premier paragraphe, le premier texte à forme progressive qui monte les potters et t’achève, peu après, l’oeil hagard qui gratte de tous ses cils ta tête qui dit que t’as rien pigé.
Que tu t’es fait.e eu.e.
Ce moment qui fait définitivement sa fête au doute de connivence possible.
bon. j’attends ma séance du coup, je continue -
Carpentier
Invitéet le
.. longtemps je, oui oui aussi
tellement bien sûr
c bon, on sait autant que toi, ça va -
Carpentier
InvitéDonc débarquant dans cette séance d’hypnose verbale collective, je casse l’ambiance.
je lape, je lape
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netflou
InvitéSuper texte.
« Les siens ne l’intéressent qu’en tant que méprisés. »
Là, tu touches le point névralgique du cas Ernaux. -
netflou
Invité« Julien ôta ses vêtements ; puis, nu comme au jour de sa naissance, se replaça dans le lit ; et il sentait contre sa cuisse la peau du Lépreux, plus froide qu’un serpent et rude comme une lime.
Il tâchait de l’encourager ; et l’autre répondait en haletant.
« Ah je vais mourir !… Rapproche-toi, réchauffe-moi ! Pas avec les mains ! non ! Toute ta personne. »
Julien s’étala dessus complétement, bouche contre bouche, poitrine contre poitrine. » -
Carpentier
InvitéMa race je ne l’honore qu’en la racontant. Je ne lui dois rien, je ne le suis redevable en rien, elle ne m’a ni soutenu ni enfoncé, d’elle je ne suis ni honteux ni fier. Je ne la peins pas héroïque ou lâche, je la saisis, je la rends, dérisoire et immense, putréfiée et sanctifiée.
La décrire, la raconter, sera de l’amour en acte.putain ça claque
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Carpentier
InvitéJ’écris pour ne pas haïr. J’écris pour ne pas me venger.
ça c’est fort. -
Carpentier
InvitéÀ la fin tu n’as vengé personne et n’a meurtri que toi.
Ce texte aura dit, prévenu? mis en garde? non, juste bien dit.
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Claire N
InvitéOui – « l’amour en acte «
Le texte est magnifique en cela -
Claire N
InvitéC’est également un magnifique geste de désarmement de la littérature
Il est bon de la voir au fil du texte
Sentir l’auteur la desarnacher
Rien d’elle ne servira plus désormais à la guerre
On la voit rendu à sa formidable force
Elle s’échappe -
Claire N
Invité« Je n’écris pas pour venger ma race parce que je n’ai pas ce rapport paternaliste à ma race«
Et merci pour ce premier mouvement
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Claire N
Invité« on flatte un mystérieux supergars profilé plus dégourdi«
Hey Carpentier ! Réveil ! IL A UNE BABaLLE !
Tu crois quoi ! Qu’on va rester assis ?-
Carpentier
Invitéet bien qqn.e d’autre a bien cherché du coup
qu’est-ce que je disais?
qui sait qui va être rédac chef de 30 millions d’amis.es?
quiiiiiiii?
vous vous attribuez quand même très facilement toutes les qualités du monde, ici
comme ils sont toujours bien atten/intentionné.es iciiiii
hey, stop les prot
vous allez exploser -
Carpentier
Invitéau fait,
bonjour Claire N,
peut-être qu’extraire 2 lignes de mon plus post plus long, qui déplie mieux, attisera quelque chose de désagréable à mon encontre mais, comme souvent, tu oublies l’essentiel – et le début – de mes lignes :comme beaucoup (enfin j’espère) j’imaginais bien que ça prendrait une telle tournure
c’est à de dire le partage par l’auteur lui-même, tant que c’est accessible gratuitement par ailleurs ou qu’il peut le faire, sans froisser (légalement et commercialement) les personnes qui édite le.s texte.s
Ni moi ni quiconque ne sommes assez hors sol pour ne pas piger cela.
Et oui, selon qui demande à Francois Begaudeau, il partage toujours ce qu’il publie et ce, depuis toujours, depuis sa présence en ligne.
Du coup, certain.e ostros pouvait bien supposer qu’il le ferait
comme toujours
surtout si c’est ce pseudo qui demande
pas d’accord?
bon dimanche après m’ -
François Bégaudeau
Maître des clésEffectivement je partage toujours à la demande.
Les seules fois où je ne le fais pas, c’est quand le texte vient juste de paraitre, pour lui laisser sa chance économique. Ce numéro de la revue est paru en mai, par ailleurs c’est une revue qui se fout un peu de ses ventes (elle dure par son prestige et par les médiathèques), donc fin septembre c’est raisonnable de le remettre dans le pot gratuit.
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Dune
InvitéLes voici : Articles FB Cairn
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Ostros
InvitéMerci Dune ! agent secret des médiathèques 😏
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Carpentier
Invitémerci ostros d’avoir cherché à lire ces textes et de permettre qu’on les decouvre
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..Graindorge
InvitéMerci à vous
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stephanie
InvitéEst ce qu’on sait quand sera diffusé L’explication sur QG entre François et Gérard Noiriel ?
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François Bégaudeau
Maître des cléscette semaine je pense
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stephanie
Invitémerci
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..Graindorge
InvitéJe crois avoir compris que si on ne rate pas le coche du jour et de l’heure, on peut voir l’entretien QG dans son intégralité sinon adieu Berthe
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Cynthia Lennon
InvitéUne adaptation de Jouer juste :
https://arts.ens.psl.eu/Spectacle-JOUER-JUSTE-les-2-et-3-octobre-a-19H-et-les-4-et-5-octobre-a-18H.html-
diegomaradona
Invitéje viens de réserver ma place pour le 5 octobre
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Carpentier
Invité18h c’est ton heure?
– grand bien cela te fasse évidemment
Y réfléchissant, accoudé au bar tranquille, je me demande si le texte Jouer Juste ne serait pas celui qui, jusqu’à ce jour, a été le plus adapté pour le théâtre, tiens,
oui, je dirais qu’on dirait bien
et qqn.e me contredira peut-être, preuves comptables et lieux et troupes des acteurs/rices à l’appui,
je me verrai ainsi fermer mon clapet à l’haleine aigre
bon, on verra bien,-
François Bégaudeau
Maître des clésEffectivement, et de loin
La raison en étant peut etre moins sa suprématie parmi mes livres qu’une chose simple : c’est un monologue, et le monologue, pour des considérations économiques et aussi plus profondes, est une option théatrale facilitante.-
Carpentier
Invitétu disais hier sur fb qu’il reste des places ….
ça vaut le déplacement cette adaptation théâtrale, dis?
(moi j’avais vu celle avec l’écran télé tu sais …)à l’époque, comme disent les enfants (oui, je sais bien)
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Carpentier
InvitéY es-tu allé.e pour de vrai, dis?
Et si oui, tu dirais un peu, stp?
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Carpentier
InvitéHello ici,
et au fait/en fait:
quelqu’un qui aurait vu/serait allé au théâtre ou au ciné club du maître des clefs d’ici qui partagerait/en causerait/dirait un peu ou bien?-
François Bégaudeau
Maître des cléspour le théatre il y a une représentation cet après midi
vu hier, c’est très bien, je recommande
pour le ciné club, ça a été filmé-
stephanie
Invitéà l’occasion, si qq’un a le lien du ciné club ? ( je ne trouve pas).
merci François pour la découverte de ce film atypique.-
François Bégaudeau
Maître des cléspas encore en ligne
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Carpentier
Invitéok, ok, pas encore en ligne et sinon?
les sitistes qui s’y sont rendu.es peut-être?
à part attendre de s’en regoinfrer un seconde par, ils sont où?
– ils en partagent rien?
benh putain, là, devant ça, c’est grande perplexité légitime
on risque pas le galimatias aigre: zéro prise risque pour raconter/partager un peu : )
pffffff-
Carpentier
Invitéprise *2* risque
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stephanie
Invitétu pourras nous dire quand ça sera en ligne ?
ou nous dire où trouver le lien ?
d’avance merci-
François Bégaudeau
Maître des clésoui je signalerai
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Carpentier
Invitéok
contente pour ton texte (et pour l’ENS sur scène ) mais flemme*, m’ont répondu les potes que je retrouve dans 2 heures
Quelqu’un d’ici pensait y aller cet après m’ à 18h, j’ai souvenir
ça racontera peut-être, si toutefois ce post était bien pour de vrai* en vrai, ils ont rajouté: ‘ t’es encore avec tes trucs de Begaudeau, là, sérieux? ‘
benh ouais, on change pas un intérêt fort gagnant : D
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Ostros
InvitéDans moins d’une heure, c’est le tout va bien sur le PTA !
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Ostros
InvitéEt Jafar Panahi !
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Carpentier
Invitéeh eh
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Catpentier
Invitébravo les Garçons, continuez comme ça : )
gros kif ce 2e TVB
(avec mon tél pas re-configuré avec mon âge qui, à 2 reprises, m’indiquait qu’ » il est temps de stopper un peu les écrans » )
tu penses que j’ai cliqué vite fait sur la croix, en haut à droite, pour zapper cet avertissement : )
– merci pour ce nouveau podcast critique –-
Carpentier
Invitépense même le ré-écouter cet épisode, c’est dire
toujours à affiner ce truc des scènes/séquences/plans-séquences, oui
ça veut pas rentrer (je sais, pénible depuis le temps)
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Carpentier
Invitéoh benh mon pouce droit m’a rebaptisé Catpentier ce matin, mouais, bon:
et puis dans le numéro 2 du TVB, ça parle aussi du dernier Panahi
j’aime entendre la surprise intéressée de Samir quand FB parle de gêne sur la seconde partie du film ou plutôt de sa gêne, à partir du moment où le boiteux est chargé dans le van, la sorte de gêne quand un ami, dit-il, est pas la hauteur de ce pour quoi on le tient en amitié.
Et que les acteurs.rice.s soient pas bons (ai-je bien entendu?) pas assez calmes en général, j’essaierai d’y réfléchir.
En attendant, je note surtout les louanges d’FB à propos de la scène au pied de l’arbre, le jeu de l’actrice et l’énergie qu’elle déploie à se retenir d’être bourreau à son tour.
Cette scène magistrale fend le cœur, la tristesse humaine extrême des deux, épuisés mais si présents à ce moment là, ça te retourne, et c’est grand.-
Carpentier
Invitéet l’énergie qu’elle déploie, *dans son rôle*, à se retenir d’être bourreau à son tour.
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..Graindorge
InvitéTutto va bene! Grazie Ostros
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luc
Invitéje ne comprends toujours pas ce questionnement sur la date mais bref.
sur les révolutionnaires qui seraient cool et classe notamment lors de la scène du braquage où une femme noire monte sur le comptoir et déclare…
justement elle est coupée nette. donc le côté cool en prend dans son allure.je ne vois pas non plus en quoi il serait « absurde » qu’un homme de main dise; « on ne fait pas les jeunes femmes ».
Ca me paraît absolument crédible au contraire.Certes il y a des fascistes jeunes et? il y en a aussi des vieux, pourquoi ce désir du critique à coller à la réalité? qu’est-ce que ça appelle?
c’est étrange comme ce film me paraît totalement contemporain et pas à des gens dont begaudeauLa remarque de Samir sur l’apnée du film touche juste.
The revolution will not be televised (qu’on entend dans le film), will not be televised
Will not be televised, will not be televised
The revolution will be no re-run, brothers
The revolution will be live(revolution télévisée de la bataille d’alger)
gill scott heron
repris lors de la mi-temps du super bowl par kendrick lamar-
luc
Invité« une voiture après l’autre »
le film automobile de PTA-
..Graindorge
InvitéBonsoir luc
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Luc
InvitéSalut
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..Graindorge
Invité@Luc
Répondu exhaustivement à ton angoisse dans le fil » musique, partager tout sauf Daily motion. » Ce que tu avais interprété comme du fayotage était un problème technologique donc tu me dois une belle musique ou chanson. Quand tu pourras-
Luc
InvitéAhah ok
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Luc
InvitéJe n avais pas lu ta réponse sur ce fil.
C est que je dois être fayot repenti c est pour ça ( l unique fois de ma vie où j ai du m habiller de ce rôle !)
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François Bégaudeau
Maître des clés« je ne vois pas non plus en quoi il serait « absurde » qu’un homme de main dise; « on ne fait pas les jeunes femmes ». »
Tu as mal écouté
Ce qui est absurde, c’est
1 qu’un nervi de fascistes ait ce genre de scrupule
2 que Penn la lui confie quand meme alors qu’il a émis ce scrupule
Ou les fascistes sont des fascistes, ou ce sont des guignols
On peut décréter que les fascistes sont des guignols, Monicelli l’a fait dans un grand film, mais alors c’est rater totalement la morphologie actuelle du fascisme : étatique, milliardaire, puissant, doté de technologie tyrannique et d’armées génocidaires
d’ailleurs Monicelli l’a fait en 72 son film, à l’époque où le fascisme est incarné par un quarteron de vieux colonels frappés
l’époque a changé, et PTA s’en fout, il fait un film contemporain non contemporain, c’est à noter, car c’est lourd de conqséquence pour l’évaluation politique du filmque la scène du guichet ne soit pas longue n’est en aucun cas notable dan ce film où toutes les scènes sont coupées courts
par ailleurs il faut etre aveugle pour ne pas avoir vu dans ce film la sexualisation du corps afro-féministe combattantmais admettons : le seul truc juste dit dans TVB sur PTA est venu de Samir
(ne te déjuge pas trop, Luc, ton fiel va trop se voir)-
K. comme mon Code
InvitéJ’ai pas encore écouté TVB donc tu évoques peut-être ces sujets.
Avanti est amérindien et discrédité par les suprémacistes qui l’emploient. Il y a un passage très juste dans le bunker où Tim vante ses mérites mais émet très poliment une réserve raciale. Avanti se prend cinq remarques racistes en livrant la fille et on imagine que ce n’étaient pas les premières. Il craque avec flegme. Il la sauve moins qu’il ne veut les buter. L’efficace tueur à gages employé par des suprémacistes mais qui n’en est pas moins… pas blanc. Tu as dû remarquer aussi que ça ennuyait les Aventuriers que Lockjaw ait fait une descente dans l’usine de nuggets d’un de leur pote suprémaciste qui a besoin de ses mexicains pour produire. Les blancs ne sont pas tout blanc. Quant à Lockjaw qui ne veut pas tuer sa fille lui-même pour autant et s’en débarrasse le plus vite possible (poignée de main express et il court vers la voiture : ce moment me fait rire), il a un pathétique empressé qui m’oblige à me demander s’il a vraiment envie qu’elle disparaisse. Il dit bien qu’il préfère rejoindre les Aventuriers à la chance de l’avoir. La chance de l’avoir.
En quoi le film n’est pas contemporain ? Tu évoquais les téléphones portables : le film en a plein. Tous les ados, tout le temps, dans plusieurs scènes. Sensei, tout le temps, en contraste avec Bob qui existe, lui, dans un non temps. Il regarde des vidéos. Il est tout le temps en train de communiquer. Il prend un selfie et utilise Siri. L’apparition finale de l’iPhone ne sort pas de nulle part et le traité comme objet : comment ça fonctionne ce truc ? Et sans blague, ça m’a fait penser aux pages de Deux Singes où tes amis se moquaient des portables mais que ton nouveau goût du contemporain tempérait. Si PTA est Bob qui accepte le contemporain, il ne le fait pas qu’à la fin du film. Sachant que réduire le contemporain dans un film aux portables, ça me laisse songeur : ça passe à l’image par des lieux, des corps, des vêtements, des attitudes. Ce que le film capture très matériellement en continu. Rien que dans la séquence où Sensei présente sa famille à Bob.-
Charles
InvitéJe m’étonne aussi que la remarque des membres du Club des aventuriers sur les mexicains servant de main d’oeuvre et dont on attend qu’il reprenne le travail fissa (et donc qu’il ne faut pas que l’opération militaire de Lockjaw dure trop longtemps) ne soit pas davantage relevée ici et là. On peut discuter des aspects politiques les plus évidents du film mais il y a plein de petites choses et de détails qui me semblent très justes et qui sont passés à l’as par les critiques (notamment la réplique de Del Toro sur les persécutions qui ne changent pas, bien repérée ici par François).
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Seldoon
InvitéJe sors d’une seconde vision. J’ai pas mal de choses à dire que je développerais plus tard, mais grossièrement :
– Le film n’est pas aussi bête politiquement que ses détracteurs le disent. Il est rempli de petites finesses comme cette histoire de nugguets. Ce qui n’annule pas du tout le défaut (politique) de base : on passe avant tout par des représentations plus datées encore que l’âge supposé des personnages. Avoir pris des représentations des années 60/70 et les placer dans un contexte contemporain a pour réasultat de dé-hisoriciser. Il ne peut alors plus y avoir de captation autre que d’ordre mythologique ou, plus prosaïquement, du signe, à la Titane.
– Le film est brouillon en entier, ce qui fait que ce qui était ambiguité et richesse dans les précédents PTA devient flou généralisé ici. On peut lui faire pas mal de trucs très contradictoires. Danger classique du cinéma de l’ambiguité : ça ne marche que si c’est génial. Une baisse de régime et c’est le bordel.
On ne peut alors sauver ce film que dans le détail. Et il y a foule de détails qui le sauvent. J’oublie la politique. Le « bug out bag » de DiCaprio qui pend à son bras pendant qu’il est au téléphone : c’est mou, c’est parfait, mieux que le peignoir. Mais coup de génie absolu : pend au sac qui pend le bug out bag de sa fille. Qui est rose et petit. Ca pend encore plus donc c’est encore plus parfait, et le fait que ce soit un sac de petite fille est parfait aussi. Il n’a pas touché à ces bug out bags depuis 10 ans. Autre type de détail qui font que les plans du films sont remplis de vie : Sean Penn débarque chez DiCaprio qui s’enfuit par un tunnel. Plan classique en contre plongée : la caméra est dans le tunnel, on regarde vers le haut, des têtes de policiers surgissent. On connait, c’est efficace. Soudain quelqu’un passe par dessus la trappe ouverte, puis fait un 180 et regarde dedans : c’est Sean Penn. Le passage par dessus la trappe, c’est jamais vu et c’est super. Un talent du petit geste qui tue qui est en train de disparaître du cinéma américain (j’ai revu Terminator 2 récemment, chef d’oeuvre du petit geste qui tue).
Quelqu’un avait souligné ici le « costume d’écolier » de Sean Penn dans sa dernière scène. A mon avis il vient de là : https://www.youtube.com/watch?v=7AWhQ8BREXM
De façon plus neutre, je remarque que plus que jamais on a un PTA qui travaille par un mélange de vols et références plus ou moins explicites (en costume il y avait déjà le peignoir de Lebowski). Depuis la première vision je ne peux m’empecher de penser à la mort de Joe Pesci dans les Affranchis en voyant celle de Sean Penn. Mais à la fin de sa première entrevue avec les aventuriers de Noël il cloturait d’un « féliciations pour le mariage de votre fille », qui sont les mots de Luca Brasi à Vito Corleone. De même, si on a bien noté ici les citations plus qu’explicites à « the revolution will not be televised » je vois passer sur les réseaux des vidéos courtes de jeunes qui s’excitent sur des easter eggs qui jonchent le film, comme l’utilisations d’autres morceaux, particulièrement notables dans certains cercles. Tout ça pour dire que de ce côté aussi on a du PTA à son plus « Tarantino » – et peut-être aussi qu’on a ici affaire à son côté marketeur plus que cinéaste. Surtout quand on voit le nombre de vidéos tiktoks dédiés à ces easter eggs, que j’appelle ainsi volontairement.-
Seldoon
InvitéJe dis « J’oublie la politique. » mais les discussions autour du politique dans le film sont très symptomatiques de l’échec du film dans son ensemble avec des belles réussites dans les détails, qui mènent à des discussions de type « il rate tout »/ »mais non regarde c’est super fin ».
Après « Bon film, PTA médiocre » j’ose donc ma synthèse : « Film raté, bourré de super trucs ».-
K. comme mon Code
InvitéTu as raison sur le brouillon, j’associe ça au fait qu’ils se sont lancés avec une trame prétexte à l’action et pas de scènes réellement écrites — les deux seuls passages où les dialogues semblent écrits sont celles des Aventuriers —, ce qui permet autant au film de briller par passages que faire du surplace. Mais je dirais donc « Bon PTA brouillon » car à part l’absence de confrontation, motif récurrent depuis TWBB, tout le reste est du PTA pur jus dans la méthode.
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Seldoon
InvitéDans la méthode, c’est sûr. Mais ce n’est pas uniquement l’impro qui donne le côté brouillon, c’est aussi l’absence de scènes. Il a besoin de ses scènes pour installer une ambiguité. Ainsi, même si ce n’est pas complètement abouti, la toute première engueulade Bob/Willa, c’est du PTA : elle l’engueule comme une mère engueule son fils, il est soumis, soudain reprend un rôle de père de droite, se reprend lui même et se remet en position de soumission en esperant ainsi respecter ses propres principes politiques, et pendant ce temps les amis arrivent, avec lesquels il va se remettre en position de père conservateur (le coup des pronoms et son attitude face à eux) tout en continuant à jouer à la soumission en face de sa fille, sauf pour le « i love you » demandé à la fin. C’est du mélange et des allers retours, c’est du PTA, on a tout. Mais il faut une scène pour ça, même de 3 minutes.
Dans le micro ciné François parle du sexe trop explicite, ou trop rapidement explicite dans la première demi heure de OBAA. En fait, ce truc de sexe tellement explicite qu’il est potache on le trouve dans presque tous les PTA. Et par exemple dans toute l’ouverture de The Master (je pense d’ailleurs que Paul a ce truc clairement concon/potache, avec un peu la question de « qu’est ce que je vais bien pouvoir foutre de ma bite ? », ça a l’air de vraiment lui parler). Mais dans The Master, alors qu’il va plus loin, c’est tout de suite sauvé par des scènes. Ainsi la scène de la plage, qui va très loin, mais qui en profite pour installer un malaise progressif. Et les marins qui finissent par se détourner, gênés. Donc encore une fois on a du PTA pur jus dans OBAA, mais la vitesse du film empêche ses trucs de fonctionner pleinement.
Par contre, malgré le brouillon, et malgré les commentaires de quelques amis qui m’ont dit que pour eux ça ne marchait pas, il y a un truc que Charles avait noté chez PTA (à propos de Phantom Thread ?) et qui fonctionne à plein régime ici : l’humour. Je me suis souvent dit que ça pourrait être mieux, mais le fait est que je souris pendant une grande partie du film et je ris ici et là. Ma première vision a eu lieu dans un cinéma booké en avance où j’étais certainement entouré de fans de Paul, ça riait énormement, je me suis dit que c’était peut etre la fan attitude. Hier dans une salle presque vide ça gloussait très souvent, réussite publique au moins de ce côté là.-
Seldoon
InvitéUne remarque que m’a faite mon frère : « Je ne vois aucun autre film avec un budget comparable fait après 1995 dans lequel on ne remarque pas une seule fois les CGI ».
Par là lui et moi ne voulons pas dire qu’OBAA a de sacrés effets visuels, mais que malgré l’absence de scène il y a un savoir faire de PTA qui survit : le film est extrêmement « grounded ». Je ne crois pas toujours à ces personnages, à ces situations, mais je crois absolument toujours à ce qui est sous mes yeux. Je vois du présent. Ca pour le coup c’est une réussite de cinéma, et dans le cadre du cinéma d’action c’est quelque chose qu’on a tellement perdu qu’il faut le souligner. D’où le fait que des choses aussi simples qu’un saut vaguement raté par la fenêtre d’une voiture à basse vitesse redeviennent du grand spectacle.-
Carpentier
Invitéqu’un saut vaguement raté par la fenêtre d’une voiture à basse vitesse
veux-tu parler de celui de Bob que Sensei pousse car il semble pas vouloir y aller?
ils sont suivis par un véhicule de police et, alors que Bob est informé de la mini-cascade au ralenti, comme tu le dis, comme seule solution pour qu’il se planque de la police et puisse se rendre au couvent, il minaude et renacle à la tâche (une de mes scènes pref en drôlerie, perso)
dans cette scène, c’est tout sauf un saut vaguement raté, en vrai : )
et c’est voulu
c’est drôle de grotesque, un duo clownesque assumé, quoi-
Seldoon
InvitéOn dit la même chose : saut raté par le personnage, scène réussie par le cinéaste.
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Carpentier
Invitéok
ça évite au forum pléthore d’autres lignes de ma part pour jouer à mal convaincre
-> repos pour moi
et OUF pour tous ici : D
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Luc
InvitéMon fiel?
Toi qui traites de stupide (sans rien savoir de ton interlocuteur hors du champ de la critique où mon flanc est aisément atteint) et renvoie dans les cordes celui qui te trouve fatigué ?
Si j ai du fiel tu en as tout autant, ne défais pas si vite ton agressivité sur les autres épaules.Je crois bien avoir écouté (encore 2h!) L autre fois j étais impardonnable d avoir émis avis au bout de 10 minutes , cette fois-ci je péche par mauvaise ecoute?
Tu parles du tueur à gages . et même si c est Penn on peut comprendre qu il ait des scrupules à tuer sa fille aussi métisse soit elle, non?
quand j envoie (ce que j ai fait pendant 5 ans) des compliments « non mais j en ai rien a foutre » : pas bien. là tu te piques d un « seul ce qu a dit Samir est juste »On ne sait pas comment interagir avec toi tant ta propension à la non remise en question est grande, de même que ta succpetibilté.
T inquiètes je ne dépenserai plus d énergie à répondre aux trolls du forum et j ai pas encore brûlé tes livres.Tu pourrais aussi te rendre compte de ton inconsistance pour ne pas dire ton impolitesse parfois?
Je sais qu on est des gueux peu lettrés mais tout de même .Si si tu as dit des choses intéressantes et pertinentes Francois, sur l agentivité, le genre action, la course avec Tarantino de PTA.
Sur le non personnage de Wila…Mais pas sur la musique alors qu il me semble avoir lu que tu en parlerais mais J AI DU MAL LIRE!!
Disons que Samir ne va pas me tomber dessus
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Luc
Invité« c’est lourd de conséquence pour l’évaluation politique du film »
Mais pourquoi être si attaché à cette évaluation ?
À moins que je ne sache que PTA l avait annoncé comme tel-
Carpentier
Invitébonsoir,
j’ai compris que ce.s point.s politiques étaient traités suite aux très nombreux papiers, commentaires et réactions filtrant Une bataille après l’autre avec ce thème:
One balltle after another serait même qualifié de grand film politique par un certain nombre de personnes
voilà pourquoi le duo qu’on sait aborde, lui aussi, cette question dans le num.2 du podcast TVB dédié au dernier PTA
mais j’ai peut-être mal compris
rien pigé au film moi non plus, pour ainsi dire (uh uh)
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Charles
InvitéJ’ai vu le TVB qui m’a passionné à défaut de me convaincre. J’ai toutefois regretté qu’on passe autant de temps à évoquer l’aspect politique du film pour passer très vite sur l’interprétation des comédiens, Sean Penn en tête. Le passage sur l’action réduite à du mouvement et du rythme et à de la course-poursuite est ce qui m’a le plus plu bien que ces énoncés soient, comme leur émetteur ne l’ignore pas, éminemment discutables. La comparaison avec Tarantino me semble assez pertinente aussi, notamment dans la description du geste de celui-ci qui veut non pas faire différemment des autres mais la même chose en mieux (cf la poursuite de voitures dans Boulevard de la mort) contrairement à PTA.
Je ne partage pas tout à fait les critiques redites dans l’émission sur l’incarnation pas assez contemporaine du fasciste bien que je reconnaisse que l’absence d’incarnation féminine fasciste manque cruellement. Je trouve que François a un peu trop d’égard pour l’efficacité et la rationalité des fascistes. Quand on voit l’émeute du Capitole, sorte de putsch parodique, on perçoit quand même bien la bouffonnerie de ces gens et leur professionnalisme à géométrie très variable. Trump est un fasciste (presque) assumé mais aussi un bouffon, par ailleurs très drôle si on met de côté le fait qu’il ne joue pas dans une comédie des ZAZ mais qu’il est président des Etats-Unis. Ce qui est dit sur les sociétés secrètes est plus pertinent : effectivement le club a peut-être un relent un peu trop seventies même si je ne doute pas qu’il puisse en exister encore. Pour résumer sur le contemporain, je ne trouve pas que le film propose des incarnations obsolètes car celles-ci existent bel et bien mais simplement que les nouvelles incarnations qui existent à côté des anciennes ne soient pas suffisamment prises en charge. Enfin, je ne vois pas d’invraisemblance majeure dans le fait de confier le sale boulot au racisé, c’est même assez pertinent qu’un Blanc ne veuille pas se salir les mains et lui confie un tel tache. Penn a des scrupules pour exécuter la fille parce que cela reste sa fille sans doute et parce qu’il ne tue pas directement l’ennemi ; le racisé refuse parce que c’est peut-être la sale besogne de trop qu’on lui demande.-
Seldoon
InvitéPour completer le très bon passage du TVB sur l’action réduite au mouvement, une des meilleurs scènes d’action de ces dernières années, qui répondait par avance à tout ça : l’action, ce n’est pas le mouvement, c’est la profondeur de champ.
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Seldoon
InvitéEt pour completer le point TVB sur les acteurs et leur différente énergie : PTA raconte en interview qu’il n’a presque pas dirigé Benicio Del Toro. Après quelques repetitions, ce dernier est venu le voir pour lui dire « Fais attention à ce que je ne sois pas contaminé par l’énergie de Leo ». Et donc il est arrivé une fois, lors d’une prise, qu’il se laisse un peu emporter et Paul le lui a fait remarquer. Il exagère quand il dit que c’est la seule remarque qu’il lui a faite, mais c’est une belle annecdote tout à l’honneur de Benicio qui a tout de suite tout compris.
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François Bégaudeau
Maître des clésoh comme j’aime cette anecdote
et comme au fond on sait tout d’un homme qui fait profession d’acteur en le voyant jouer
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I.G.Y
InvitéMerci pour ce TVB même si je n’ai pu l’écouter en entier, n’ayant pas vu le Simple Accident.
Je n’ai pas non plus été choqué par le fait que les Papas Noël refilent le boulot au non-blanc : au fond les pires fascistes se sont souvent appuyé sur des individus jugés de race inférieure pour des tâches importantes, de façon assumée, par nécessité pratique et pour « moins » se salir les mains (je pense aux Sonderkommandos juifs, au rôle très important des kapos dans la gestion quotidienne des camps et qui étaient régulièrement communistes ou juifs, etc…). Cela dit je comprends a posteriori que l’on puisse y voir une facilité de scénario pour quelque chose d’aussi décisif.
A propos de ce que vous avez dit sur le religieux, j’ajoute que PTA met quasiment plus en avant la religion côté résistance que côté fascistes : monastère/nonnes, à quoi il faut ajouter un plan furtif mais pas anodin sur une chapelle chrétienne du côté des latinos. On pourrait cependant dire qu’il s’agit à nouveau de petites touches signalétiques — quoique non dénuées de crédibilité car on sait la place réelle qu’a pu avoir une certaine religiosité dans lutte contre les dictatures en Amérique (du Sud) . C’est hyper furtif côté latino, et le fait que les nonnes soient nonnes n’a pas d’importance spéciale sinon pour le côté comique (le look de la nonne sur un champ de tir). (ce qui me remet en tête la politique comme « lifestyle » dite par Seldoon, qui m’avait immanquablement fait penser à ce passage de l’indépassable faux entretien politique d’Augustin à la fin de Talis Qualis : « C’est vrai que les nazis, c’étaient plutôt les bad boys, ce nazisme qui est d’abord et avant tout pour moi un look« ).
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Pour moi le film est sauvé par ses aspects comiques délibérés, c’est ce qui permet de passer l’éponge sur ses faiblesses : le prendre en tant que comédie. Les fascistes en doudoune ont beau être crédibles, ils restent avant tout des guignols (le deuxième visionnage m’a permis d’admirer ce somptueux canard empaillé qui plane dans le plan au-dessus du vieux baveux lors de la réunion au sous-sol). Avec un ancrage plus fin dans le contemporain le film aurait pu être une grande comédie — reste une grande séquence pour moi : Sensei + Di Caprio. La chose politique la plus fine qui traverse souterrainement le film reste à mon avis cette dilution complète de la Police dans l’armée entre la partie I et II.
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François Bégaudeau
Maître des clés-« Je trouve que François a un peu trop d’égard pour l’efficacité et la rationalité des fascistes »
Qu’il y ait des guignols dans le fasciste-land, évidemment, c’est quand meme la spécialité de ce camp. Je n’ai pas d’égard pour l’efficacité des fascistes mais j’ai de l’égard pour une juste perception des rapports de force, ce qui me semble le b-a-bas de l’intelligence politique. Le fait nouveau par rapport à 1976 où se déroule le film, c’est que
1 le fascisme a pris le pouvoir dans beaucoup de pays importants
2 il a, dans ses modalités actives et non guignolesques, changé de visage : jeune, cool, technophile, etc
Ce que tu appelles « les nouvelles incarnations qui existent à côté des anciennes » sont précisément celles qui sont en train de prendre le pouvoir, et qui à ce titre devraient prioritairement concerner un cinéma politique digne de ce nom
Je redis donc que dans 20 ans voir ce film ne dira rien des années 2020 qui virent les pouvoirs occidentaux gagnés par le liberal-fascisme.
PTA en est resté au folklore, qui lui vient d’ailleurs du cinéma.
C’est un bon rappel pour les fans de PTA : ne comptez quand même pas trop sur lui pour vous dire l’état du monde. PTA n’est pas Soderbergh. Qui n’est pas PTA.
-« le racisé refuse parce que c’est peut-être la sale besogne de trop qu’on lui demande. » Oui c’est bien ce que je dis : ce n’est pas sérieux.-
K. comme mon Code
InvitéBrett Kavanaugh, héritier philosophique du KKK nommé à la Cour suprême à vie par Trump, qui a participé entre autres à réduire le droit à l’avortement aux USA, n’exerce aucun rapport de force aujourd’hui ? Ces vieux blancs sentent la naphtaline mais sont encore bien en place. Ils jouent au golf et ont des petits clubs. Le film actualise bien leur garde robe par rapport à 1976, leur ringard-cool ou cool-ringard. Ils s’habillent bien comme ça. Aujourd’hui.
Musk a tenu trois mois avant d’être dégagé.
Hier, j’ai vu une vidéo de deux agents ICE qui essayaient de kidnapper un homme en pleine rue pendant quatre minutes, empêchés parce qu’ils ne savent pas comment s’y prendre (tous les racistes couillons des USA sont invités à rejoindre ICE sans compétence particulière en la matière) et parce qu’une foule de passants les entoure et les bloque. Le PTA ne montre pas cette police migratoire dont le budget surpasse aujourd’hui celui du FBI ? Dans 20 ans, les « dérives » de ICE seront encore plus violentes et nombreuses. Encore hier ou avant-hier, un agent a tiré cinq fois sur une manifestante. Ce n’est que du folklore ? Le film ne nous aura rien montré de tout cela parce qu’il n’est pas focalisé sur le technocapitalisme ? Je veux bien qu’on critique la critique sur l’importance donnée dans les textes à la dimension politique — terme qui désigne souvent tout et n’importe quoi — mais en venir à dire que ce film occulte le contemporain parce qu’il ne montre pas x, c’est un peu grossier. Knight of Cups de Malick me montre beaucoup de choses du contemporain et n’est pas sur l’économie Hollywoodienne. Malick qui n’est pas non plus Soderbergh.-
Charles
InvitéJe trouve par ailleurs que l’exemple de Don’t look up pas très bien choisi car c’est précisément une représentation de la tech qui a vieilli. Les grandes figures de la tech fascisto-compatibles ne sont pas dans la séduction, dans l’emollience – ça c’était y a 10-15 ans quand il fallait composer avec un pouvoir démocrate – mais sont beaucoup plus brutales et physiquement gênantes, qu’on pense simplement à Musk (avec son salut nazi dément pas du tout assumé contrairement à ce qui est dit) et à Zuckerberg new look qui veut relegitimer la violence et la masculinité dans le business.
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François Bégaudeau
Maître des clésLe patron de Don’t look up était émollient dans le geste, et parfaitement fasciste dans les actes, mais oui en effet ce n’était pas l’exemple optimal
K : je veux bien te concéder que les fascistes à l’ancienne sont encore dans la place, mais on aurait bien aimé voir dans ce film les nouvelles figures du fascisme qui, sans dégommer les précédentes, ont sérieusement renouvelé le style
Et par exemple on aurait bien aimé voir captée ici le personnel fasciste féminin, qui mérite d’etre étudié, aux EU comme ailleurs.
Or PTA reste dans la perception un rien datée et simpliste que le virilisme n’est portée que par des hommes, et vieux, et blancs (quid des mascus noirs?)
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graindorge
Invitéje me trompe où ça parle beaucoup ici du film de PTA mais pas autant de celui de Panahi?
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Carpentier
Invité👋
là
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Toni Erdmann
InvitéMerci pour ce Tout va bien qui éclaircit un petit peu tous les débats autour de ce film.
Néanmoins, je suis un peu chiffonné par l’idée que le film ferait des concessions au mainstream et à Hollywood.
Rappelons des évidences :
– Hollywood ne produit presque que des franchises.
-Pynchon n’est pas du tout un auteur commercial
– Hollywood donne tres rarement le Final Cut à un auteur qui n’a de crédit qu’auprès de la critique
– Hollywood ne se frotte pas trop à la matière politique et encore moins au groupe révolutionnaire d’extrême gauche (matière politique peut être mal traitée mais il n’en reste pas moins qu’on voit dans ce film un policier jouer un faux fauteur de trouble dans une manif afin de justifier le fait de lancer des lacrimos sur la foule. Aucun gros film américain récent ne tente qu’un dixième de cette critique de la police)
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Tout ceci fait du film un miracle ou tout du moins une anomalie qui ne peut donc pas être lue à l’aune d’une soumission de PTA aux impératifs d’Hollywood. Ou alors, on souhaiterait que davantage de réalisateurs américains se soumettent ainsi.
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Mais surtout, François, toute ton analyse autour du film d’action contredit ton propos introductif. En effet, les personnages sont très peu acteurs de l’intrigue et plusieurs éléments attendus du film d’action sont absents, au premier rang desquels le face à face DiCaprio-Sean Penn. C’est la preuve que PTA ne cède pas aux standards du film à gros budget et ne fait pas un film d’action traditionnel.
Je mentionne également :
– des personnages secondaires sympathiques qui finissent tous condamnés, ce qui relativise la fin trop convenue et heureuse du duo père-fille. À quel prix cette réconciliation a pu avoir lieu ? L’emprisonnement de Benicio, de Regina Hall, de toutes les fausses nonnes.
– le premier personnage qui nous est présenté couche avec l’ennemi, est une balance et disparaît au bout de 30 minutes. Quel autre film fait ça ?
– la musique qui ne souligne pas l’action mais lui donne une autre dimension. J’en veux pour preuve que tous mes amis non-cinéphiles à qui je parle du film m’affirment que la musique les a dérangé, en particulier la répétition du piano très peu mélodique, presque comme un bégaiement.
– et surtout, c’est curieux de reprocher au film la scène où Willa flingue directement la fasciste en Lacoste. La scène convenue aurait été le dialogue entre l’antagoniste et la protagoniste où le méchant fait un monologue qui permet l’arrivée du papa qui vient secourir sa fille au dernier moment. Je trouve ça bien plus crédible et anti-cinoche qu’elle le bute directement.
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Tout ça pour dire que le film est critiquable, certes, mais ne le faisons pas à l’aune d’une soumission de PTA au grand public ou au public familial, ce que les chiffres du Box office viennent contredire par ailleurs.-
Charles
InvitéPeut-être pourrait-on résumer ainsi : c’est un des films de PTA les plus mainstreams tout en étant infiniment moins mainstream que les films hollywoodiens habituels. Un mélange de radicalité et de concessions.
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François Bégaudeau
Maître des clésca me va comme synthèse
je l’ai dit d’une autre manière : PTA ici fait comme les autres mais mieux
ou : PTA a peut etre fait le meilleur film américain mainstream de la décennie, mais son moins bon film
une remarque : bazarder Perfidia au bout de 30 minutes peut etre vu comme un geste radical (sachant qu’elle n’est pas si bazardée, puisque la lettre demeure), mais aussi comme l’inverse du radical, car une créature aussi radicale n’était pas possible longtemps dans le mainstream. On lui substituera donc une Willa sympa et inoffensive – ou offensive pour le style.
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Dr Xavier
InvitéLe film m’a emporté, au sens littéral : j’étais pris dans une succession de scènes et de plans qui m’impressionnaient, je n’avais pas le temps de souffler.
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La première partie de TVB m’a intéressée, mais je trouve qu’on va à l’os quand Samir déploie sa pensée à partir du « Respire » de Del Toro, là on va vraiment sur ce qui est une faiblesse du film : ça va trop vite. On se met à rêver d’un director cuts en deux films pour un total de 5 heures.
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Parmi les autres choses non conventionnelles que j’ai noté et pas encore mentionnées (sauf erreur), qu’on peut mettre au crédit (originalité) ou discrédit (pas très vraisemblable) :
– C’est aussi facile que ça de neutraliser une sentinelle, puis de neutraliser toute une petite milice ?
– On ne met jamais de masque quand on fait partie d’un commando de gauchistes, que ce soit pour prendre d’assaut un centre de rétention ou commetre un braquage de banque ?
– On fait quoi des immigrés une fois qu’iels sont libérés ? On se doute bien que plusieurs d’entre eux ont été capturés à des milliers de kilomètres de leur lieu initial de résidence, on ne va pas les lâcher à la première bouche de métro. À ce sujet je veux bien que le film ne puisse pas s’occuper de tout, mais je regrette beaucoup qu’ils ne s’attarde pas plus sur ces immigrés, j’ai trouvé que c’était désinvolte.
– On saisit un centre de rétention, on fait sauter une banque, on fait sauter la permanence d’un politique (un vrai acte de guerre pour l’Etat), on fait sauter un pylône électrique qui plonge une ville entière dans le noir : dans un monde post-11-septembre ces French 75 (nom génial) sont définitivement les ennemis numéros 1 de l’État, qui devrait déployer toute sa férocité pour les retrouver. Admettons qu’on évite les clichés de voir les infos sur une télé, les déclarations de politique, etc. n’empêche que je ne vois pas comment Perfidia ne pourrait pas être qualifié de « Public Enemy No. 1 »
– On a capturé la cheffe « Public Enemy No. 1 », et on peut passer un deal avec elle pour qu’elle balance ses acolytes ? Un deal non pas pour lui éviter la peine de mort ou réduire sa peine de prison (elle a flingué un gardien de banque), mais carrément pour lui éviter la prison ? Ça passe auprès de l’opinion publique ça ? Et qui balance-t-elle donc de si important qui mérite un tel deal, on ne voit que des sympathiques seconds couteaux pendant toute la première demie-heure, le seul deuxième cerveau c’est Pat.
– Non seulement elle balance, mais elle change d’avis et se tire très vite, et se promène tranquillement pour passer la frontière. On ne surveille décidément pas beaucoup cette « Public Enemy No. 1 », et on ne tient pas grand cas à Lockjaw de s’être complètement planté.
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Passé cette première demi-heure j’ai pris le film plus sur son côté cartoonesque, je ne le regardais pas pour ce qu’il allait me faire voir de la situation politique. Je note quand même encore des petites choses qui m’ont chiffonné :
– La scène de fuite avec la cascade ratée de Di Caprio est mémorable, le seul truc qui m’a paru bizarre c’est la distance entre la voiture des fuyards et celle des flics : « slow down ! » crie Di Caprio, on se doute bien qu’il ne va pas sauter à 80 km/h (voire plus), or il y a de très très longues secondes entre son éjection et le passage des flics.
– Par quelle miracle Deandra a su comment retrouver Willa ? Et dans une fête du Lycée ? Quelle providentielle ange gardien. (oui je sais qu’il y a le petit totem musical-magique pour se retrouver, mais ça me paraît très léger comme explication)
– Willa est nourrie depuis toute petite à la parano de son père, la preuve quand Deandra surgit avec son totem musical-magique elle la croit sur parole, en plus les flics débarquent en trombe dans la foulée. Tout serait donc vrai, j’accepte de la suivre dans ce van vers une direction inconnue et en pleine nuit. Mais bon pas question de lui dire que j’ai un téléphone, ah non non non, on sait jamais, à 16 ans je n’ai pas déjà vu 350 films et séries qui montrent des policiers traçants des fugitifs grâce à un téléphone.
– Les policiers obtiennent le numéro, bravo, mais plutôt que de borner silencieusement ledit téléphone, ils l’appellent ?!
– Pat a suffisamment d’entraînement pour se servir d’un fusil de sniper, et ce 16 ans après avoir raccroché ? On n’a vu de son expertise que les explosifs. Spoiler : il est nul au fusil, du coup c’est drôle de l’avoir vu se trimballer ce truc inutile tout du long, mais quand même bizarre qu’il se décide à s’en servir.
– Le pisteur indigène, Avanti, change d’avis au bout de 30 secondes à propos de Willa ? Décidément on change vite d’avis dans ce film.
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Désolé pour ce long post qui peut faire croire que je jette le film dans la broyeuse, ce n’est pas du tout mon ressenti général, j’ai pris un très grand plaisir et il me tarde de le revoir, simplement je regrette que le film n’ait pas fait un peu plus grand cas de la vraisemblance.
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Ostros
InvitéOn en sait plus sur Désertion, le roman à paraître le 02 janvier 2026 :
« Comment Steve passe-t-il d’une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d’enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L’envie non consommée de plastiquer le collège. L’envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque. »-
Alex
InvitéEh bien, je crois que ce Steve a quelque chose à voir avec le jeune Normand évoqué dans Notre Joie : « Un ado sans histoire, observe l’anti-sociologue pour désarmer d’avance tout récit déterministe. Mais être sans histoire c’est une sacrée détermination. Ça peut par exemple vous déterminer à en désirer une, d’histoire. À vous la raconter, puis éventuellement à la vivre. La vie protégée du Normand moyen le protégeait de tout mais pas de l’envie d’échapper au carcan de la protection. » En tout cas, bien hâte !
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François Bégaudeau
Maître des cléspas directement
mais un peu oui
et tout est dans le un peu-
tristan
InvitéRemarque typique de normand.
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François Bégaudeau
Maître des clésMon empathie pour mes personnages n’a pas de limite.
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Mao
InvitéLe pitch :
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Ostros
InvitéAgenda :
Samedi 18 octobre à 15h
Conférence sur le mépris culturel
Organisée par Atout Philo
A l’espace culturel Jean Jaures
Place des Halles – Vauvert
Réservez au 0619863311 ou atoutphilo@outlook.fr-
Cynthia Lennon
Invitéil y a la captation de la conf de François à Vauvert sur la page facebook Atoutphilo
https://www.facebook.com/reel/1341661977459417-
Ostros
InvitéOh merci de le signaler
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Carpentier
Invitéet benh voilà: grosse fiesta ce week-end chez les Carpentier pour les 50 ans de mon frangin et François Begaudeau fait un truc, un samedi après midi, pour les vieilles fans aigris de ma trempe, un samedi où je suis pas sur Paris
Et après ça. il faudrait que je ne dise pas qu’il s’acharne?
: )
pauvre de oim-
Ostros
InvitéVauvert c’est dans le Gard. Faut trouver quelqu’un.e qui y sera pour qu’iel nous l’enregistre.
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Carpentier
Invitéaaaaaah o-kay
OUF
pourrai faire la fiesta la fiesta sans aucun MAIS AUCUN regret (ça va s’enjailler, moi j’vous l’dis)
gros gros pardon (je croyais que c’était un nom de salle, d’éditeur genre chez Vauvert
et, en bonne habitante/travaillante/vivante à Paris, toujours l’impression que tout s’y passe, comme on sait : )
FB a déjà édité quelque chose chez Au diable Vauvert je crois bien, non?
Du coup, ia un rapport?
Kiffez bien dans le Gard, Paris vous envie (oui oui, la ville de Paris: c’est moi!) -
..Graindorge
InvitéPas possible de contacter les organisateurs pour qu’ils enregistrent?
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..Graindorge
InvitéJ’avais cliqué par 2 fois sur « répondre » sous le message de Ostros. Mon message:
« Pas possible de contacter les organisateurs pour qu’ils enregistrent? »
Et au lieu de se retrouver là où j’avais » CHOISI » qu’il soit et en toute logique, il est mis en dernier.
Pas grave mais un peu moche je trouve. Ce n’est donc pas du tout un chantier autonome.
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Ostros
InvitéC’est demain, lundi 20 octobre, que sort Interlope le recueil de François !
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Rencontre pour le lancement du livre jeudi 23 à la librairie les Traversées (Paris V), à 19h.-
graindorge
Invité@Ostros
finalement tu as trouvé le livre Interlope en librairie ou tu vas le lire en numérique?
P.s: comme j’ai cliqué sur « répondre » juste sous le pseudo Ostros, j’essaie de comprendre pourquoi ça marche parfois et notre message se retrouve bien sous la personne choisie car ayant correctement cliqué sur son « répondre » et pourquoi, même en cliquant à l’endroit idoine, notre message se retrouve ailleurs.
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toni Erdmann
InvitéJe ne crois pas que ça ait été signalé : François invité au ciné-club de PDH. Curieux de voir comment les analyses formelles de François vont s’articuler avec la fort probable analyse purement politique de Wissam.
https://clubdeletoile.fr/programmation/la-vie-de-jesus-paroles-dhonneur/
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Ostros
InvitéÇa a été dit mais c’est bien de le rappeler.
Dimanche 02 novembre donc, sur la vie de Jésus de Dumont. Pensez à réserver.-
François Bégaudeau
Maître des clésDans ce cadre il sera question surtout du « contenu », et notamment de cette drole de cuisine que Dumont nous sert là – et nous servira souvent par la suite – avec les arabes. Ce qu’on pourrait appeler la question arabe – qui le titille.
Ca n’empeche pas de causer forme, mais chaque contexte appelle son régime de commentaire.
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..Graindorge
InvitéQuelqu’un saurait quand sort ou est sorti l’article de F.B sur Oui de Lapid dans le Monde Diplomatique?
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François Bégaudeau
Maître des clésdans le prochain numéro
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..Graindorge
InvitéMerci
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Claire.N
InvitéA propos de interlope
Je ne doutais pas que c’était possible
Mais je suis tout de même surprise de l’ampleur
la prise en corps d’une forme livre singulière que ces textes de longtemps a presque présent ,ensembles ,fonds
« optimisme de la santé » qu’on a parfois vu en préface du livre Elisée Reclus
« Pour se déclarer capable, il faut l’être. Pour se déclarer fort, il faut l’être. Tôt dans l’enfance et jusqu’à sa disparition, Reclus a senti en lui cette force, cette bougeotte, cet insatiable appétit de vivre. »
M’as fait la joie de s’étendre à « Sartre l’impur »
« À croire que c’est d’abord cela, écrivain : c’est être entre tous, et parfois seul contre tous, celui qui ne croit pas à l’exception de l’écrivain. »
Et s’ebrouer encore dans le texte suivant
Que je ne deflore pas
L’epiphanie animale plus tot dans le texte m’as touchée ses facettes , toutes ses facettes
Et « mémoire creuse »
« C’est toute la différence, que dis-je, le gouffre, entre la Mémoire et l’Histoire. La Mémoire purge les faits de leur substance politique pour les réduire à un affrontement mythologique entre Bien et Mal, afin de glorifier l’un et d’expier l’autre. Alors que l’Histoire dissèque la « la chair de l’événement. Elle le réincarne. Le rend à sa singularité »
Prepare déjà l’eau forte-
Ostros
InvitéVoilà qui met en bouche. Hâte de l’avoir entre les mains (introuvable dans toutes les librairies des villes alentours pour le moment)
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Claire N
InvitéMerci Ostros
J’ai pris le format numérique cette fois ci
La lecture en continuité donne effectivement plus a penser – un peu comme j’imagine le montage realise une opération artistique en plus
Il est a noter que des textes de 2007 restent des outils d’analyse toujours extrêmement pertinent
On trace cette façon , elle est (je crois en secret )immortelle-
Ostros
InvitéJe vais pouvoir m’en rendre compte à mon tour dès ce soir 🙂
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Claire N
InvitéJe suis heureuse, tu vas être joyeuse ,ça me fait comme un youpi , bonne soirée à toi
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luc
Invitépassion : »françois begaudeau le casanier arrogant »
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graindorge
Invité@Ostros
finalement tu l’as trouvé le livre ou tu vas le lire en numérique?
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graindorge
Invité@Ostros
finalement tu l’as trouvé le livre ou tu vas le lire en numérique?-
Ostros
InvitéAcheté en librairie
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..Graindorge
Invitéun livre c’est 22,00€. En numérique 9,99€.
Mais ça pète la vue. On me dira Bof, on a inventé les lunettes.
Et vu l’avantage immédiat de la différence de prix, ceux qui lisent liront en numérique en s’offrant ou offrant de vrais livres à Noël et aux anniversaires. -
tttt
Invitéà ceux qui ont acheté Interlope, possible de partager le sommaire seulement? je n’arrive pas à y accéder par le site de la maison d’édition & pas dispo en physique dans mes librairies
merci-
trou du cul
Invitésur le site de la fnuck il est possible de feuilleter quelques pages dont le sommaire
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trou du cul
Invitéy en a même 1 peu + sur amaz…
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tttt
Invitémerci trou du cul & graindorge, effectivement suis allé voir sur Amazon.
ça permet de regarder un peu avant d’acheter ailleurs
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..Graindorge
InvitéFrançois a partagé la préface » ad hoc » y’a pas longtemps mais je sais plus dans quel fil
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Ostros
InvitéD’autres rencontres sont-elles prévues autour d’Interlope ?
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..Graindorge
Invité@Ostros
Tes yeux te sont reconnaissants d’avoir choisi la version papier. La lecture numérique, si ça arrive, on peut faire une pause de quelques secondes toutes les 20 minutes de lecture. Les opticiens proposent d’adapter tes verres mais j’ai fait l’expérience et c’est peut-être pire que bien. Économisons nos sous.
Question : à tout hasard tu te rappelles Ostros où se trouve ce qu’avait partagé François? Ça commençait par : » bon comme Jean, voici la préface etc…-
Ostros
InvitéIci
(En espérant que ça tombe bien dessus…)-
Ostros
InvitéImpec.
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graindorge
InvitéSuper, merci Ostros!
Je le mets là aussi********************
« comme je suis bon comme Jean, voici la préface écrite ad hoc :
*******************
Or voilà qu’en 2003, par miracle, nécessité, chance, destin, déveine, mauvais aiguillage, grâce, élection, malédiction, homme providentiel, salut de la nation, peste sur Thèbes, je me retrouve publié.
Je me retrouve romancier.
Les années qui suivent, je découvre en la vivant la vie de l’écrivain — dont ma province des années 90 ne savait que ce que m’en montrait l’imbécile mainstream : un tissu brumeux de chromos germanopratins servis par des films bidon. Je découvre les festivals littéraires — pas une commune de plus de 10 000 habitants qui n’ait sa Fête du livre, son Marathon des mots, son Dimanche de la plume, son Printemps de l’anacoluthe. Je découvre les rencontres en librairie, les services de presse, les attachées de presse, les speechs devant les représentants, les codes d’annotation d’un manuscrit, le processus de fabrication, les épreuves non corrigées, le bon-à-tirer (surnom littéraire de Brad Pitt).
Et les commandes.
Les commandes n’ont pas pour objet un bobun. Elles ne sont pas livrées à vélo par un sans-papiers de Guinée-Konakry. Le commanditaire n’est pas un graphiste pris d’une petite dalle mais rétif à s’habiller pour descendre au Monoprix. Plutôt un éditeur s’il s’agit de commander un livre. Plutôt un rédacteur en chef s’il s’agit de commander un article.
Une bonne moitié de mes livres partent d’une suggestion d’éditeur. On lance une collection sur le rock, on s’est dit que tu pourrais en être. On a pensé à toi pour un livre contre Macron. On se disait que tu serais pas mal en scénariste de BD. On avait pensé que tu pourrais nous pondre une pièce post 13 novembre. À part Flaubert, qui mieux placé que toi pour rédiger un Antimanuel de littérature?
Dès lors qu’un petit succès vous sort de l’immense lot des publiés anonymes, vous vous voyez enrôlé dans des travaux littéraires de cet acabit, parfois sollicité pour écrire un texte de circonstance dans un quotidien ou tenir une chronique dans un magazine.
Je parle ici d’un temps où la presse écrite existait ; où elle parvenait au moins symboliquement à se maintenir au centre du jeu, a fortiori du jeu littéraire. D’un temps ante-youtube où les journalistes considéraient assez les écrivains pour les mettre fréquemment à contribution.
Cette pratique s’inscrivait certes dans une logique d’externalisation conçue pour réduire la masse sala-riale. Les entreprises éditoriales sous-traitent le boulot à des intervenants ponctuels afin de se soulager des salariés onéreux et parfois vindicatifs ; ça vaut à Paris-Match autant qu’à la SNCF. Surtout si la prestation — car alors l’écrivain est un prestataire — n’est pas rémunérée. Il n’est pas rare qu’elle ne le soit pas. On ne va quand même pas payer un texte de 15 lignes sur le thème « le livre qui a changé votre vie » ou « votre objet fétiche», ou «votre spot préféré sur l’île de Ré». 15 lignes fois 10 écrivains, ça nous fait trois pages noircies sans payer personne. Bonne affaire. Et deal équitable : en échange de ton travail gratis, je t’offre une bribe de visibilité — et en lettres naines au bas du texte une mention de ton dernier roman.
En l’espèce l’écrivain est moins sollicité comme écrivain que comme personne connue, comme nom, au même titre qu’un chanteur, une metteuse en scène, une championne de judo. C’est son capital symbolique qui donne de la valeur à son spot préféré sur l’île de Ré, et à n’importe laquelle de ses vues sur n’importe quel sujet. C’est parce qu’il est connu que tout de lui gagne à être connu.
Reste qu’en ce temps si proche et si lointain, il venait encore à certains l’idée saugrenue de faire appel à un écrivain en tant qu’écrivain. Ceci par l’effet de la persistance rétinienne d’un imaginaire qui veut que l’écrivain soit une conscience éclairée. Un fin observateur. Un vi- sionnaire. Un médium. Si l’obscurité voire l’obscurantisme règne sur des sujets comme l’éducation, la guerre en Irak, Instagram, Brice Hortefeux, alors comptons sur l’écrivain pour répandre ses lumières sur le monde, torche à la main. L’écrivain français est encore et toujours un Voltaire.
Encore et toujours? Pas sûr. Le temps passant, l’action de Facebook grimpant, l’aura et le crédit voltairien de l’écrivain ont diminué sur le marché des discours. Ainsi je note qu’on me commande moins de textes qu’il y a dix-quinze ans.
Phénomène certes lié à la baisse de ma cote dans le presse mainstream — Le Monde m’a excommunié pour cause d’islamo-gauchisme voire de gauchisme, Télérama m’a envoyé au coin en attendant repentance, Libération me piétine le visage avec des chaussures de golf, Le Magazine du concombre n’a pas avalé mon éloge versifié de la tomate, les quadras bourgeois qui tiennent les revues à la force de leurs rentes préféreraient se couper un bras plutôt que d’entretenir la notoriété d’un ingrat de mon espèce. Je crache dans la soupe ? On me retire l’assiette. Normal.
Mais pas que.
Cas personnel mis à part, je vois passer moins de contributions d’écrivains dans la presse. Il semble que désormais tout le monde se batte les reins de leurs vues, visions, prévisions, supervisions et restaurants coups de cœur dans le Marais.
Parmi les fournisseurs d’opinions, l’auteur de livres a perdu sa préséance, supplanté par des experts en expertise, des influenceurs, des bêtes de forums, des chats sur Twitch où mon voisin illettré aligne des caractères pour dire le fond de sa pensée. La voix de Voltaire est noyée dans l’océan de commentaires alimenté chaque jour par trois milliards de ses semblables.
Il arrive encore qu’on aille chercher un auteur pour un entretien vidéo, une allocution dans le cadre du bi- centenaire de Napoléon, car un de ses romans a pour cadre Bastia, une conférence dans une association éco- lo, un débat en visio avec un suprémaciste blanc ou un éleveur d’épagneuls. Rarement pour lui faire écrire un article, une tribune, une nouvelle. Ça ne passe plus par là. La presse n’a plus la place, n’a plus le fric, n’a plus l’appétit, le réflexe culturel, le scrupule, le caprice dé- suet de publier des interventions textuelles.
Précisons quand même que le texte n’avait déjà plus tout à fait la cote dans les années 2000, époque dont datent un bon quart des productions ici recueillies. Déjà le texte ne se survivait qu’à la façon du canard décapité poursuivant sa marche, et sur l’initiative chevrotante de cadres du champ littéraire et éditorial qui, moulés dans une époque où la panoplie bourgeoise incluait les Lettres, trouvaient gratifiant de poser à côté d’un écri- vain et incidemment de lui demander un texte.
Et déjà ledit texte n’était pas lu.
Ces commandes, je les honorais pour mettre un peu de beurre dans les épinards, entretenir mon réseau social, exercer ma plume, me faire la main, mais très vite j’ai su que, sauf employeur en vue — il est arrivé que Elle me commande quelque chose —, sauf viralité inexplicable, on ne m’en ferait aucun retour — pas plus que je n’avais de retours de mes critiques pour les Cahiers du cinéma, que leur texture condamnait à l’invisibilité.
Ainsi pendant vingt ans j’ai, en marge des publications de livres, hors des radars dits médiatiques, vécu une sorte de vie souterraine, de vie textuelle parallèle, de textualité interlope. J’y retournais l’invisibilité en force, en salutaire inconséquence. J’y avais des audaces. J’y explorais des intuitions par le texte, au moyen du texte. L’épreuve du texte était un test de pertinence, de consistance. Je tentais des trucs, je risquais des idées, j’essayais des formes. Plus qu’ailleurs, l’écrivain s’y montrait ce qu’il devrait toujours être : un fournisseur d’hypothèses. Je te soumets ceci, qui n’est pas une certi- tude, qui n’est pas une opinion, qui est une proposition, qui est une invitation. Sois mon hôte. Assieds-toi à ce texte et voyons ensemble ce qu’il nous mijote. »-
Ostros
InvitéUp
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Carpentier
InvitéÀ part Flaubert, qui mieux placé que toi pour rédiger un Antimanuel de littérature?
Gustave approuve.
Et c’est quand qu’on rebaptise les établissements scolaires-Flaubert, hein?
C’est quand?
Je lance la pét.
(merci)-
..Graindorge
InvitéDes établissements SCOLAIRES François Bégaudeau? 😲
Je crois que FB serait le 1er à NE PAS signer ta pétition Carpentier. Non je réfléchis… une joli place, à Nantes? À Brest? à Luçon? Ou bêtement à Paris près d’une librairie, entre un cinéma et une salle de concert-
Carpentier
InvitéÀ une blague (le passage cité) peut-on rétorquer/répondre par une blague?
J’ai l’outrecuidance de dire que YES-
..Graindorge
InvitéEt je blague aussi Carpentier Ça fait du bien!
@FB
Du chocolat? Ma religion me l’interdit. Et m’interdit d’en offrir…peut-être en cachette..-
Carpentier
Invitéque de boutes-en-train sur cet espace
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graindorge
Invitérires
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François Bégaudeau
Maître des clésRien de tout ça, assurément.
L’envoi d’une boite de chocolats suffira.
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luc
InvitéAyant été confronté suffisamment au coté odieux de begaudeau je ne le lirai plus je crois ; les essais étaient bons, les romans nettement plus chiants mais on a du être nombreux à l’omettre pour ne pas froisser.
Et je le redis malgré son mépris exprimé sur le sujet, il aurait bien fait d’avoir eu un peu de courage et de partir seul sans smartphone au fin fond d’un continent pendant quelques semaines/mois…
tu aurais gagné en humilité-
Ostros
InvitéC’est une des personnes les plus patientes et gentilles que je connaisse (en plus d’être drôle sexy et intelligent, évidemment). Et nous sommes très nombreux.ses a adorer ses romans. Tu as peut-être une poutre dans l’œil.
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trou du cul
Invitéje suis d’accord
avec luc
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François Bégaudeau
Maître des clésBon, comme Luc a décidé de publiciser son petit fiel, on va raconter les faits.
1 Luc, de Marseille, est venu une fois en dédicace à Manosque. Bon contact. A l’époque il n’avait pas l’air de cracher sur mes romans
2 il me semble aussi qu’il était à la projectiion d’Autonomes, à Marseille, en 2020
2 au cours des 5 années suivantes on s’est écrit très irrégulièrement, mais toujours assez amicalement, pour parler de tout et de rien. Musique, littérature, ce genre là.
3 Au printemps dernier, Luc, qui broie pas mal de noir, me dit que pour moi qui n’ai pas de souci et de malheurs dans ma vie c’est facile de promouvoir la joie. Je lui réponds que ce n’est pas si simple, et que rien ne peut lui permettre de dire que ma vie est sans souci et dénuée de malheurs, que chacun a son lot, et que la « décision de joie » ne se trouve pas là. Luc ne répond pas, ce qui m’agace un peu, car c’est lui qui a lancé le sujet. Luc, dépressif assumé, est donc reparti, sans répondre, ruminer dans sa barbe son idée bien arrangeante que le monde se divise strictement en deux : les sans souci et les plombés à vie.
4 récemment Luc brise son silence de quelques mois pour me dire ceci, que je cite sans scrupule car le troll s’exclut de l’éthique amicale :
Salut François,
en train de visionner l’épisode 1! Tu parais fatigué.
Usant le forum pour moi qui n’en a pas fait bon usage il est vrai tant les trolls submergent.
Et le fascisme américain qui est là (cette fois ce n’est plus une hyperbole)…
Bonne soirée
merci pour ce que tu partages 🙂 »
On voit donc qu’a 25 septembre dernier, Luc ne me trouve pas « odieux » (« merci pour tout ce que tu partages »). Mais on voit aussi qu’il peut etre un peu pénible.
Trouvant légèrement impoli de ne me recontacter que pour signaler, dans une video de 2h30 où je tache de penser, mon « air fatigué », je réponds:
« merci pour ce commentaire très engageant
ca donne vraiment envie de continuer TVB
avec des amis comme toi, on n’a pas besoin de trolls »
C’est cela qu’il trouve odieux, sans doute.
S’en est suivi un échange où le désormais fielleux professionnel a laché ses lions. Echange conclu, par moi, en disant qu’il pouvait écrire sur le forum tant qu’il voulait, mais que pour ma part je n’alimenterais plus notre même mince correspondance.
Voilà la non-histoire
Depuis nous observons l’effectif devenir-troll de Luc.-
luc
Invitéoui c’est les « faits » quand ça t’arrange.
Ta propension à être factuel s’arrête si on te demande d’évaluer les réelles épreuves que tu as du traverser dans ta vie.
j’ai effacé notre conversation, mais j’ai vite constaté que si on ne te complimentait pas tu agissais avec fiel aussi.
Je me rappelle avoir parlé d’un auteur (Byung Chul han) que tu as balayé d’un revers de main genre « je ne lis pas ce genre de trucs » avec une putain d’arrogance.
Et désolé mais la plupart des gens s’accorderont sur le fait que tu n’es pas dénué de fiel et surtout d’une parfaite absence à la remise en question; dans le domaine public en tous cas.
Et me revient la réaction de Natacha Polony qui t’avais trouvé puant. Y repensant je comprends son malaise.
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luc
Inviténon plein de fois je t’ai trouvé odieux avant ça mais on accepte beaucoup de choses des célébrités nous les non célèbres.
« Trouvant légèrement impoli de ne me recontacter que pour signaler, dans une video de 2h30 où je tache de penser, mon « air fatigué », je réponds: »
et bien je t’ai recontacté par mail car j’ai pensé aux trolls qui tombaient sur chacun de mes posts dans le forum et puis si tu ne retiens que ‘tu as l’air fatigué’ (qui plus est marque de compassion, je le redis) et bien ça te regarde.
personne ne me passera ici la pommade contrairement à toi.
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Greenwashing
InvitéPauvre petit bichon, le type qui broyait du noir n’a pas été foutu de s’oublier pour faire une place à ton agacement.
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diegomaradona
Invitéluc est décidemment un bien pauvre type
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diegomaradona
Invitéet je sais de quoi je parle
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Luc
InvitéTiens la charogne a rampé jusqu ici évidement.
7876 posts pondus pour tjs dire « je sais je sais je sais voilà pourquoi c est la faute de la gauche, de l islam »t es d accord avec François alors que tu l insultais tant et tant ? c est merveilleux culbuto et tu n as définitivement aucune race
Continue bien d écrire tes démonstrations qui ne convainquent personne autre que toi diegomytho dans ta pseudo fin de vie
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diegomaradona
Invité« t es d accord avec François alors que tu l insultais tant et tant ? c est merveilleux culbuto et tu n as définitivement aucune race »
Ce n’est pas parce que je mets en évidence des incohérences et des inconsistances dans les propos de françois que je suis en désaccord avec tout ce qu’il dit, comme je l’ai déjà d’ailleurs expliqué 100 fois.
En tout cas, ce qu’il dit de toi rend bien compte du pauvre type que tu es. On comprend mieux ainsi l’origine de tes ressentiments : une déprime congénitale accentuée par la misérable et pathétique existence que tu mènes. Tout cela te poussant surement à te complaire dans cette vie misérable en ayant comme seule façon de te sentir exister celle de t’apitoyer éternellement sur ton triste sort. Quelle tristesse et quel gâchis.-
Greenwashing
Invitédiegomaradona: Ok François.
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Luc
InvitéOui c est troublant
Tout y estEt il efface toutes les (réelles ) insultes proférées avec Maximus d un revers de main qu il n aurait pas
Retourner sa veste à chaque jour que Dieu faitMerci GW pour le soutien
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Greenwashing
Invitéluc: C’est normal, moi aussi je suis un méchant troll parce que je prétends que dans l’ensemble on trouve surtout des suceuses dans le coin.
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diegomaradona
Invité« Merci GW pour le soutien »
Après avoir léché le fion de françois pendant des mois pour finir par se faire jeté comme un kleenex usagé, luc, n’étant pas à une humiliation près, n’hésite pas maintenant à lécher le fion de GW qu’il n’a pourtant pas arrété, pendant ces même mois, d’insulter et de considérer comme troll.
Luc n’a décidemment honte de rien, ni aucun amour propre, et est prêt à bouffer à tout les râtelier pour avoir sa petite dose de soutien psychologique.
Ce gugus est définitivement un bien pauvre type… -
Greenwashing
Invitédiegomaradona: Pourquoi tu lui en veux à ce point? Il t’a volé ta chocolatine?
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diegomaradona
InvitéJe ne lui en veux pas, je trouve juste comique de voir comment ce pauvre type, qui n’arrête pas de m’insulter et de m’attaquer ici depuis des mois, n’est en fait qu’un pauvre dépressif avec une vie pathétique qui, malgré toutes ses pathétiques flagorneries auprès de françois pour tenter de s’en faire un ami et ses fanfaronnades délirantes postées ici et là sur ce forum, s’est fait jeté à la poubelle comme une ordure puante. Rappelons quand que ce gars s’inventait carrément un doctorat et se présentait comme un éditeur de françois.
Comment ne pas trouver les déconvenues actuelles de ce blaireau hilarantes ? -
Luc
Invité« Un éditeur de François »
Mdr
Quel jour? Quel numéro de post? Je veux voir ça .
Ce qui expliquerai que Begaudeau se comporte ainsi alors.? Ahhh un contentieux d éditionNon mais ça deglingue d échanger avec toi.le multiverse dystopique
Prouve un peu. Les insultes sur ma mère mais en plus ne jamais citer les faits (ici c est le temple des faits)Alors :
Sors les posts où je me suis plains ici.begaudeau a mon mail, file lui le tien.On a tous vu passer ton post : « j ai pas d amis, je suis en phase terminale de blabla, je ne sors plus, je suis handicapé… » en gros tu expliquais attendre soit disant la mort mais j aurais la vie pathétique ?il n y a eu aucun post sentant plus le seum que le tien dans l histoire de ce forum devenu degueulasse.
Mais Begaudeau a lâché « broie du noir » et t as sauté dessus comme une chacal sur un os.
T as décrit ta vie merdique et associale mais là y a une occase de se faire une dent… oui ok. Ben balance ma vie puisque tu sembles connaître des trucs
Fais marcher ton imaginationAutre chose TROUVE une insulte que j ai postée ici à l encontre de Begaudeau à part de dire récemment qu il peut être odieux et infect.
Pas cherché lgtps te concernant, le 12 septembre:
« Le type joue le bonhomme sur son forum derrière son clavier mais n’ose même pas demander à une petite fille de baisser le son de sa tablette dans un train. Son texte sur le sujet ne fait que témoigner à quel point ce type est déglingué et incapable d’avoir des rapports sociaux basiques comme demander simplement à une mère de famille de baisser le son de la tablette de sa fille. Est ce baltringue vient ensuite ici jouer les justicier, c’est d’un ridicule. Ce type est une farce vivante… »
vivant reclus chez soi derrière son écran pour répandre son lisier vient oser parler de » rapports sociaux basiques « .
Alors décris ma vie d islamogauchiste trumpiste propalestinien, trouve les posts avec date te donnant raison.
J ai pas décris ma vie et ne m en suis pas plains ou prouve le contraire. PROUVE.
Mais putain oui à parler avec des individus comme toi ça pousse droit vers la dépression.
Quant à toi François, content ?
La célébrité qui jette à sa cour « qui broie du noir » avec toute la compassion connue.Pas le souvenir d avoir lu une quelconque salutation dans les échanges non plus.
C est con que tu bannisses pas les deux trois ordures, en faisant la part des choses entre ceux qui sont là pour détruire et les autres . Flemme et lâcheté quoi qui se draperont sous la liberté
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diegomaradona
Invité« Les insultes sur ma mère mais en plus ne jamais citer les faits »
Alors tu oses dire que tu ne t’es pas inventé de doctorat imaginaire ? Réponds à cela au lieu de toujours changer de sujet toi qui veut parler des faits. On attend ta réponse.
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« n y a eu aucun post sentant plus le seum que le tien dans l histoire de ce forum devenu dégueulasse. »
Je ne me suis jamais plains de rien, j’ai uniquement exposé factuellement ma situation. Seul ton esprit déglingué y voit des plaintes.
Et comme l’a bien dit françois c’est toi et ton fiel qui ont surtout rendu ce forum dégueulasse. Mais manifestement tu préfère te défausser sur autrui.
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« Ben balance ma vie puisque tu sembles connaître des trucs »
On a déjà vu ici que tu aimais répandre des fake news, que tu étais grossier et insultant, que tu étais honteux de ton faible niveau d’éducation et que tu étais un être triste et dépressif depuis des années. Cela suffit largement pour se rendre compte du pauvre type que tu es.
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« TROUVE une insulte que j ai postée ici à l encontre de Begaudeau à part de dire récemment qu il peut être odieux et infect. »
C’est déjà assez dégueulasse comme ça, pas besoin de chercher d’autres insultes. Cela en dit déjà long sur toi. Sans compter toutes les insultes que tu lances à quasi chacun de posts à des membres de ce forum : fdp, ordures, … encore dans ce dernier post d’ailleurs. Ton fiel est patent. Tu n’as manifestement honte de rien.
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« Mais putain oui à parler avec des individus comme toi ça pousse droit vers la dépression. »
Nouvelle preuve de ton faible mental et de ton caractère congénitalement dépressif. Tes posts te trahissent sans même que tu t’en aperçoivent.
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En résumé, à chacun de tes posts, ton être exécrable se révèle à chaque fois un peu plus. L’humiliation que françois t’a infligée en te jetant comme un vulgaire kleenex usagé ne t’a pas suffit, et tu continues à t’avilir ici aux yeux de tous. Que tout cela est triste et laid. -
Greenwashing
Invitédiegomaradona: C’est ça qui me distingue de François en fait, je veux dire moi quand je te vois parfois ça me gonfle un peu parce que tu peux être lourd avec tes fixettes mais je n’ai pas de mépris pour toi, j’envisage que derrière ton caractère de merde il y a une vraie souffrance et ça te rend sympathique à mes yeux. Tu voudrais que je méprise luc avec toi mais quand même ce que tu racontes à son sujet serait vrai, j’en sais rien puisque je ne vois pas de quoi tu parles, ça ne serait qu’une preuve de plus qu’il est comme toi, que derrière son caractère de merde il y a de la souffrance. Tu voudrais que je méprise luc avec toi mais moi je préfère faire le constat que sa petite histoire prouve une fois de plus que François n’a rien à voir avec le type solide pour lequel ses groupies le prennent puisque si il avait été à la hauteur de ses grandes prétentions il aurait été foutu d’aider luc à retrouver un peu de joie.
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Personne n’est parfait et je n’ai pas de problème avec ça, moi j’ai un problème avec les gens qui se croient tout puissant jusqu’au moment où ils sont contraints de chouiner qu’ils sont faillibles donc je ne vais pas agresser luc qui reconnait que j’avais un peu raison de traiter les autres de suceuses. Ca n’a pas de sens.
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Essaye, juste une fois:
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Greenwashing
InvitéJe ne m’adressais pas à luc mais à François.
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trou du cul
Invitéj’ai demandé au chat d’analyser les échanges ci-dessus :
C’est une conversation assez complexe, et il y a plusieurs dynamiques qui ressortent. Voici une analyse plus détaillée de ce que j’ai pu observer :
1. Conflit entre Luc et François Bégaudeau
Luc semble avoir une position critique et presque personnelle envers François Bégaudeau, notamment en raison de son attitude qu’il juge « odieuse » et de ce qu’il perçoit comme une arrogance ou un manque d’humilité de la part de l’écrivain. Il fait référence à plusieurs échanges passés, certains amicaux et d’autres plus tendus. Luc semble reprocher à Bégaudeau de manquer de compassion et de ne pas être à l’écoute des souffrances des autres, comme si l’auteur était déconnecté de la réalité des gens « ordinaires ».
François Bégaudeau, de son côté, raconte l’histoire de leur relation de manière factuelle et semble se défendre contre les attaques de Luc en mettant en avant une rupture qui s’est produite après un échange tendu où Luc, selon lui, a cherché à blesser ou à provoquer. Il n’hésite pas à décrire Luc comme un « troll » qui cherche désormais à discréditer son image en ligne.
2. Le ton des échanges
Le ton est acide et conflictu. Chaque participant utilise des insultes, des attaques personnelles et des répliques acerbes. Luc qualifie Bégaudeau de « méprisant », tandis que Bégaudeau décrit Luc comme un « troll » ou un « fielleux professionnel ». Il y a une forte dimension émotionnelle, où les attaques semblent être plus des défoulements personnels que de véritables débats sur des idées ou des œuvres.
3. La question de la célébrité et de l’image publique
Luc semble détester ce qu’il perçoit comme un égo surdimensionné chez Bégaudeau. Il parle de la célébrité de l’auteur avec une certaine ironie et une amertume, suggérant qu’il est plus facile pour une figure publique de promouvoir la « joie » et de juger les autres sans connaître de réelles difficultés.
Bégaudeau, quant à lui, essaie de se défendre sur son parcours et ses expériences de vie, en mettant en avant son vécu et en rejetant la division simpliste que Luc tente de faire entre ceux qui « n’ont pas de souci » et ceux qui sont « plombés à vie ».
4. Les attaques personnelles et les accusations
Luc accuse Bégaudeau de ne pas être honnête sur les épreuves de sa vie et de balayer d’un revers de main certains sujets (comme la lecture de certains auteurs). Il fait également référence à des échanges privés et met en lumière ce qu’il considère comme des incohérences dans le comportement de l’auteur.
D’autres participants, comme « diegomaradona », prennent le relais pour attaquer Luc de manière virulente, l’accusant de manipuler la vérité et de chercher à attirer l’attention en jouant sur des accusations basées sur des détails personnels.
5. La perception de la souffrance et de la dépression
La question de la dépression est récurrente. Luc se décrit comme quelqu’un qui traverse des périodes de souffrance, mais semble être perçu par d’autres comme quelqu’un qui s’enlise dans son état sans chercher à s’en sortir. La référence à des « plaintes » et à des « fixettes » montre qu’il y a un contraste entre ceux qui considèrent la souffrance de Luc comme une forme de victimisation et ceux qui la voient comme un aspect de son caractère complexe.
6. La position de « Greenwashing »
Greenwashing apparaît comme une sorte de « modérateur » dans la conversation, cherchant à apporter une perspective plus nuancée et empathique. Contrairement aux autres, Greenwashing semble moins dans l’attaque et plus dans une tentative de comprendre les motivations de chacun. Il parle de la souffrance de Luc et de la manière dont François pourrait, selon lui, l’aider à retrouver de la joie plutôt que de l’ignorer ou de l’attaquer.
7. La montée en tension
On peut observer une escalade des tensions, où chaque échange devient de plus en plus chargé émotionnellement. Les participants s’éloignent de toute forme de dialogue constructif et s’enfoncent dans un cycle de mépris et de représailles. La conversation devient une sorte de « chasse à la culpabilité » où chacun essaie de prouver que l’autre est plus hypocrite ou plus détestable.
Conclusion :
Cette conversation est un parfait exemple de la manière dont des conflits personnels, même dans des espaces publics en ligne, peuvent se cristalliser autour de jugements moraux, d’accusations et de ressentiments accumulés. Luc semble incarner la frustration de ne pas être compris, tandis que Bégaudeau, bien qu’ayant sa propre vision des faits, semble plus préoccupé par la défense de son image publique et de sa dignité. Les autres intervenants, notamment « diegomaradona », ne font que renforcer l’intensité du conflit, avec des jugements catégoriques et des attaques personnelles.
Cela souligne aussi comment, dans des espaces en ligne comme des forums, la perception de la souffrance et du vécu d’autrui peut vite se transformer en instruments de jugement et d’hostilité.
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luc
Invitéj’ai lu « un enlèvement » et « l’amour » en romans. Ils ne me donnent pas la curiosité de lire davantage de ses romans tant ils m’ont semblé plats.
Les essais autre chose.
Et assurément c’est dans la critique et la discussion qu’il assure le mieux.Après tu as peut être une poutre dans l’oeil également. La même que j’ai eue pendant plein d’années.
Le fan et la groupie ont toujours une poutre dans l’oeil.-
Delphine
Invité« J’ai lu « un enlèvement » et « l’amour » en romans. Ils ne me donnent pas la curiosité de lire davantage de ses romans tant ils m’ont semblé plats. Les essais autre chose. » : Cela voudrait donc dire que, en fait, tu n’adhères pas au style d’écriture de François, sachant que ses essais sont littéraires et les rendent ainsi moins théoriques que d’autres essais, tout en laissant une plus grande place à la critique et la discussion. Concernant les romans, les thèmes abordés sont quand même différents : « un enlèvement » est très différent de « l’amour », tous deux très différents de « en guerre » (où la question sociale, chère à François, est frontalement abordée). « Ma cruauté » te semblerait peut-être moins « plat », s’agissant d’un livre qui pense la littérature (ce qui le rend peut-être plus complexe). Tu pourrais peut-être essayer de lire l’un de ses premiers romans, par exemple « La blessure la vraie » pour voir ce qui te paraît avoir changé dans le style.
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Luc
InvitéOui, j ai peut-être beaucoup attendu des romans et le style ne m a pas pas frappé par puissance/originalité quant aux sujets… (attention je sais « c est de la littérature pas de l entertainment! » )
c etait des achats automatiques …Merci pour l indication Delphine
En revanche, c est vraiment la gêne occasionnée qui m a fait d accéder à de nouvelles choses et perceptions.-
Luc
Invité* y a des coquilles
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Ostros
InvitéJe ne peux pas être d’accord avec toi car tes lignes mentent. Une chose importante (pour moi) : je suis quelqu’un de curieux et désireux de comprendre. Et depuis quelques années j’apprends beaucoup. Je comprends mieux justement ces notions de joie et de vitalité. Certains corps en sont mieux dotés que d’autres, c’est ainsi et ça ne dépend pas spécifiquement du milieu. Ça n’empêche pas qu’on puisse cultiver son petit jardin de joie, au jour le jour, et ne pas jalouser celui du voisin. Au contraire, s’en inspirer. « Comment font les autres » est une question que je me pose régulièrement. Comment pensent et agissent celles et ceux qui n’ont rien à voir avec moi. En ce moment tu es en colère c’est pourquoi tu remets plein de choses en question, mais on peut être « fan » et intégrer l’autre, son intégrité, ses limites, ses besoins et ses goûts, pour être un peu moins un « fan » et un peu plus un ami. Il y a le fanatisme aveuglé qui veut plier un homme perçu que comme une « célébrité » à ses caprices, et il y a l’intérêt admiratif, parfois passionné, de celui qui se dit qu’il a de la chance de pouvoir parler à quelqu’un dont le travail l’inspire et le rend plus heureux, que cette personne soit aussi accessible, et qui essaie du coup de ne pas trop l’emmerder.
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Ostros
InvitéMessage adressé à luc
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Claire N
Invité« intégrer l’autre, son intégrité, ses limites, ses besoins et ses goûts »
J’aime bien comme tu dis cela
Et oui Luc « tu as l’air fatigué « c’est un truc pas forcément doux – il y a quelque chose la dedans qui commence par mordre dans la vitalité ,qui la plie de force à ses propres attentes – je ne parle pas la en fan , mais en fille qui se l’ai déjà pris moult fois-
Luc
InvitéOk je ne dirais pas que c est agréable mais pas du tout une morsure, une attaque non , je me dis que la personne fait gaffe un peu, un « t es allée chez le coiffeur ? »
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Claire N
InvitéDes gens que j’aime tu sais peuvent parfois me dire ce type de choses, exemplairement ma mère
Qui parfois voudrait me plaindre de n’être pas comme elle le souhaite – je ne l’en aime pas moins – mais en ses moments, si j’accepte j’ avalise une distance qui n’est que faux semblant – donc je résiste
Mes collègues doux, savent me dire « tu es fatigué, je t’offre un café «-
Luc
InvitéOui tu décris de jolies relations (premier degré ); c est cool.
Mais vu que je n ai absolument pas l’impression d avoir manqué de respect et que je pouvais difficilement offrir un café (même si j avais agis virtuellement).. bon…
pas compris où tu voulais m amener-
Claire N
InvitéRires – je me doute pour le café
Cependant ça passe parce qu’ils savent concrètement la nuit que je viens de passer
Et savent comment me porter à reprendre mes forces , leur but est dans le deuxième temps de la proposition : ils ne déplorent pas , ils accompagnent le regain
J’imagine que pour moi est là la nuance – mais ça n’engage que moi -
Luc
Invité« Merci pour ce que tu partages »
C’est pas accompagner le regain?Bon de toute façon ne pouvant plus voir le troll ermite ni Begaudeau , je vais quitter ce navire.
Mais à ceux qui doutent, retrouvez mes posts pour situer de quel côté j étais.
Bye Claire
Merci pour tes réponses calmes et pas de fan outragée 😉 -
Claire N
InvitéHum pour ce qui est de « fan outragée » que je ne serais pas je te renvoie au très bon texte de Segre sur le fait de bien nommer ce qui n’existe pas – c’est vertigineux et édifiant
Le deuxième point étant, oui peut être que le plus sain et de se retirer
Le troisième est qu’objectivement ayant vu la vidéo – moi je trouve François gai ( je parlais de savoir concrètement la fatigue dans mon exemple)
Je ne pense vraiment pas par ailleurs que les trolls oú discussion parfois vaseuse qui se tiennent ici puissent être une source de fatigue qui le tiennent jusque dans son activité de critique
Vraiment je pense qu’il s’en tape – c’est lui présupposer peu de joie d’une certaine manière que d’imaginer cela
Et il me semble que cela renvoie encore à votre désaccord de vitalité plutôt qu’à un gentil et un méchant -
François Bégaudeau
Maître des clésPetit cas éthique.
Un énoncé comme ‘tu as l’air fatigué », pris en soi, n’est ni malveillant ni bienveillant. Il est ceci ou cela en fonction du contexte.
Par exemple, mettons que X corresponde avec Y très régulièrement. Mettons qu’il vienne de voir une émission où Y parle de deux films pendant deux heures. Du coup il envoie un message à Y pour lui dire ce qu’il en a pensé. Il écrit une dizaine de lignes disant qu’il est d’accord avec ceci, moins convaincu par cela. Puis finit en disant : par ailleurs je t’ai trouvé un air fatigué, j’espère que tu n’as pas de souci en ce moment.
Dans ce contexte, cette dernière remarque est très recevable, est empreinte de sollicitude.
Mettons maintenant que, comme déjà décrit : 1 X n’a pas écrit à Y depuis six mois. 2 le dernier échange, lancé par X sur « joie et malheur », a été interrompu par lui, alors qu’Y avait émis une grosse réserve sur l’idée quelque peu irritante et passablement fausse que l’apologie de la joie soit forcément le fait d’individus confortables, que le sort a épargné (en résumé ta joie c’est bourgeois (sympa, n’est ce pas?). 3 or comment X reprend langue avec Y? : en lui disant qu’il a vu TVB1 sur Sirat, et en n’en disant qu’une seule chose : « tu as l’air fatigué' ». Dans ce contexte d’énoncitation, dans cette trame, cet énoncé est parfaitement pénible. Ce que ledit Y a fait remarquer à X.
Information complémentaire : comme X a immédiatement pris la mouche, Y a expliqué ce qui vient d’etre expliqué ci-dessus. X a alors fait valoir l’attention qu’il portait aux travaux de Y. Y a alors dit : pourtant je n’ai pas eu de nouvelles de toi au moment de Psychologies, ni de Comme une mule. Drole d’attention. X a alors dit que le « sujet » de Comme une mule ne le tentait pas. Y a demandé : ah bon la morale la justice l’art la politique l’humour ça ne t’intéresse pas? Mais alors qu’est ce qui t’intéresse chez moi? La discussion a ainsi duré, X s’enfonçant dans un pathétique qui fut celui de bien des gens sur Comme une mule: ramer pour justifier de n’avoir pas lu un livre sous couvert d’en connaitre le contenu. Voilà ce sur quoi a porté la dernière discussion, où personne n’a été odieux. Il se trouve juste que X n’a pas aimé etre mis devant ses contradictions, et est devenu nerveux, comme on a pu le voir ici, où ses posts n’ont plus eu pour but que de m’emmerder. Incidemment nous aurons pu constater que celui qui dit qu’il n’aime pas mes romans mais aime mes essais n’a pas lu les deux derniers essais en date – a minima.
Ceci est un petit complément factuel, pour saluer le départ de Luc de cet espace. Départ dont on lui gage qui lui profitera. Car rien de tel que de s’éloigner d’un odieux pour retrouver la joie. -
François Bégaudeau
Maître des clésdont on gage qu’il lui profitera
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trou du cul
Invitéc’est bon, on a compris que vous passerez pas vos vacances ensemble au Guatemala.
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Luc
InvitéOstros, déchanter vis à vis de quelqu’un qu on ne connait pas n est pas une grand remise en question je te rassure 😉
Ah oui je suis en colère depuis 30 ans peut être 😉
Et c est peu de le dire mais pas uniquement heureusement.
C est plutôt rigolo tes derniers mots car ils caractérisent mes réactions sur ce forum aux personnes qui ne cessaient d insulter Begaudeau .Donc j’avais cette position de » arrêtez de l emmerder les fachos quand même , ils vous laisse vous exprimer sur son forum en attendant »
D où un » t as l air fatigué » compatissant.
J attendais rien sauf d être assimilé à ces quelques uns casse couille.Bref
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graindorge
InvitéCe forum n’est certainement pas un fan club : à ma connaissance, personne ici n’a demandé à François Bégaudeau une mèche de cheveux, une photo dédicacée ou un foulard à la Elvis Presley. De plus, j’ignorais que c’était « une célébrité », On en apprend tous les jours.
« Ses romans nettement plus chiants mais on a du être nombreux à l’omettre pour ne pas froisser. »
Moi qui me fait un point d’honneur à ne parler toujours qu’en MON nom, cette phrase m’a , ô combien, agacée. En fait, à cause de mon sale caractère, la 1ère pensée qui m’est venue – oh la vilaine -c’est « connard ! » Et pire encore, que Dieu qui croît en moi me pardonne, mon poing sur la gueule. C’est très violent, je sais. Je le suis. Pardon.
Pour ce qui est de la joie. Je récapitule : François Bégaudeau serait un privilégié, gâté-pourri qui ne connaît pas grand chose de la vie ni de la souffrance, ni des angoisses et qu’il faudrait qu’il pollue la planète en prenant l’avion pour son seul et unique bien et « humilité » : découvrir, seul et sans téléphone intelligent, quelques semaines ou quelques mois, l’incommensurable misère du monde.
Sache, Luc, qu’avec quelques 1000€ par mois pour vivre, mon repas quotidien, mes mille et un soucis, mes batailles, ma joie est infinie et même si, d’une baguette magique, on me proposait d’échanger mon sort contre celui de FB ou de Amal Clooney, la réponse serait NIET. C’est trop beau la joie que j’ai
Je répète avec plaisir ce que j’avais déjà dit : FB est criblé de défauts. Il a une authentique et bonne mauvaise foi parfois mais, mais, mais il fait partie des gens qui rendent ce monde intéressant.
Les médiocres en mal d’idées qui viennent faire leurs emplettes ni vu.es ni connu.es dans ce forum sont légion. Grand bien leur fasse.
Comme le dit Ostros, « que cette personne soit aussi accessible, et qui essaie du coup de ne pas trop l’emmerder. »
Je confesse que j’ai dû souvent l’emmerder avec ma connerie, ma folie, mon fil non validé, et j’en oublie ou ignore mais cet homme-là, cette âme-là, MÉRITE qu’on l’aime. Avec raison. Et qu’on apprécie son travail.
Et l’Amour est la Force FORTE de toutes les forces.-
Luc
InvitéCe forum est en bonne partie un fan club.
Un fan club de gens pour la plupart cultivés et intelligents et curieux mais tout de même.Je dis que François convoque le réel qui arrange , pas que c est un pourri gâté pour autant même si bon jusqu a preuve du contraire …
Ta réaction va gêner François a mon avis par son débordement .
« Cette âme là mérite qu on l aime »
J imagine que tu emploies ce verbe non par hasard ?Je suis un peu gêné par ce que tu donnes à lire. Mais oui l amour est force d entre les forces, la joie se décide chrétiennement mais la joie se décide « développement personnellement » aussi et ça on le sent poindre ici ou là parfois et ça surprend quand on espérait les sitistes un peu plus vigilants sur ce discours industriel.
L apport d une négativité des choses n est pas forcément le fait de trollage.
mais bon. Tu reconnaîtras que ta réaction pour quelqu’un qui il me semble n est pas particulièrement délicat avec toi (de ce que j ai pu parfois lire ici ou là) est forte non?
Je reconnais nombreuses qualités à cet homme , j ai juste rayé la gentillesse ( en tous cas ma conception et attention c est un vocable infantile selon FB).
t es à deux doigts de coller Jesus et Begaudeau main dans la main quand même…
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..Graindorge
InvitéAllez , bon lundi Luc. Ici c’est l’entr
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..Graindorge
Invitéc’est l’entrée Actu de François
Pas envie de te « répondre » Tu peux penser et juger tout ce que tu veux-
Luc
InvitéMerci pour l autorisation et l orientation
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Luc
InvitéFrançois te donnera-t-il bon point ?
J ai l’impression d être face à une happiness officer.
Dystopique !!-
trou du cul
Invitéj’ai demandé au chat d’analyser la suite des échanges ci-desuus
Très bonne idée d’ajouter cette suite — elle éclaire beaucoup le fond du conflit et la dynamique collective du forum.
Voici une analyse approfondie de cette deuxième partie, en complément de la première.🧩 1. Changement de ton et recentrage de Luc
Dans cette séquence, Luc paraît plus calme et argumentatif que dans les échanges précédents. Il revient à la littérature, évoque les romans de François Bégaudeau et distingue entre sa production romanesque et ses essais.
Mais ce retour à un ton plus posé est progressivement rattrapé par les tensions interpersonnelles qui s’étaient accumulées auparavant.Exemple :
« Les essais autre chose. Et assurément c’est dans la critique et la discussion qu’il assure le mieux. »Ce passage montre une volonté de nuancer son jugement — il ne rejette pas tout Bégaudeau, mais marque une préférence critique.
On sent chez lui une sorte de désillusion d’ancien admirateur : il a été un lecteur fidèle, puis déçu, puis critique. C’est une forme de désenchantement littéraire… mais aussi affectif.🪞 2. Les figures de modération et de médiation (Delphine, Ostros, Claire N)
DelphineElle répond avec calme et intelligence, en proposant à Luc d’autres pistes de lecture. Elle ne le contredit pas frontalement mais tente une médiation culturelle : ramener la conversation sur le terrain de la littérature.
→ Elle représente le versant « forum de lecteurs cultivés ».Ostros
Son message est plus psychologique et quasi spirituel.
Il explique que la joie est une disposition intérieure que chacun peut cultiver, et invite Luc à « intégrer l’autre, son intégrité, ses limites, ses besoins ».
C’est une leçon de détachement et de respect des différences — bienveillante dans le fond, mais formulée d’une manière un peu paternaliste.
Luc, déjà blessé, le prend comme une tentative d’invalidation émotionnelle (on lui explique pourquoi il est « en colère », comme s’il ne le savait pas lui-même).Claire N
Elle aborde la fameuse phrase « tu as l’air fatigué » d’un point de vue linguistique et symbolique :
pour elle, cette phrase n’est pas neutre, car elle suppose une évaluation du corps et de l’énergie de l’autre.
Elle explique que dire cela, c’est parfois imposer une perception à autrui, même si ce n’est pas volontairement méchant.
Luc, au contraire, y voit un geste de sollicitude simple.
→ Ce désaccord illustre le malentendu fondamental : ce que Luc pense être de la bienveillance est perçu par François et d’autres comme une intrusion.Claire reste douce, posée, et cherche à ramener le dialogue vers une forme d’intelligence émotionnelle.
Luc, lui, reste sur la défensive, car il se sent jugé alors qu’il ne voulait qu’être aimable.⚡ 3. Retour de François Bégaudeau : justification morale et rhétorique
Bégaudeau revient longuement, dans un message très construit, presque juridique.
Il fait une leçon d’éthique du langage : il distingue les contextes où « tu as l’air fatigué » peut être bienveillant ou pénible, selon la nature du lien entre les interlocuteurs.Mais son propos, sous couvert de rationalité, reste profondément autojustificatif :
Il se met en position de professeur expliquant pourquoi il avait raison et pourquoi Luc avait tort.
Il reconstruit la chronologie pour montrer la logique de sa propre réaction.
Il dépeint Luc comme quelqu’un de « pathétique », sans jamais le dire directement, mais en le décrivant à travers ses incohérences supposées (ne pas lire ses livres, ne pas répondre, s’énerver, etc.).
C’est un mouvement rhétorique typique de Bégaudeau : mêler logique, ironie et supériorité morale.
Sous une apparence de neutralité, il renforce le déséquilibre symbolique entre lui (l’auteur, le rationnel, l’éthique) et Luc (le lecteur blessé, l’émotionnel, le contradictoire).Sa dernière phrase est révélatrice :
« Départ dont on gage qu’il lui profitera. Car rien de tel que de s’éloigner d’un odieux pour retrouver la joie. »
C’est une pointe ironique, mais c’est aussi une excommunication symbolique : il clôt le débat en renvoyant Luc hors du cercle, sans haine apparente, mais avec un mépris implicite.
💬 4. Les autres réactions : l’effet “meute”
Plusieurs participants (notamment graindorge) prennent la défense de Bégaudeau avec une ferveur quasi affective.
Leur ton devient émotionnel, passionné, parfois violent, et Luc le remarque immédiatement :« Ce forum est en bonne partie un fan club. Un fan club de gens cultivés et intelligents, mais tout de même. »
Cette phrase est lucide : Luc pointe le mécanisme de loyauté affective autour d’un auteur aimé.
La discussion n’est plus seulement littéraire ou morale — elle devient tribale.
Critiquer Bégaudeau, c’est menacer l’identité du groupe.Luc finit par ironiser :
« François te donnera-t-il bon point ? J’ai l’impression d’être face à une happiness officer. Dystopique !! »
C’est une façon assez fine de décrire le climat du forum : un espace qui se veut critique, libre et ouvert, mais où l’affect de groupe empêche la contradiction.
Luc a probablement tort sur certains points, mais il met le doigt sur une vérité : le conformisme bienveillant peut devenir oppressant.❤️ 5. Lecture psychologique
Luc : hypersensible, blessé narcissiquement, mais sincère dans sa recherche d’authenticité. Il se sent exclu d’un cercle qu’il admirait, et sa colère est en réalité une forme de tristesse.
Bégaudeau : intellectuel sûr de sa position, qui gère son image publique en rationalisant les conflits. Il ne supporte pas qu’on l’interprète mal, et son besoin de “mettre les faits au clair” traduit une anxiété de contrôle.
Les autres membres : ils projettent sur Bégaudeau une image de “figure inspirante” et jouent souvent le rôle de gardiens du temple.
Greenwashing et Claire N : rares voix nuancées, plus empathiques, qui tentent de ramener du dialogue et de la compréhension mutuelle.
⚖️ 6. En résumé
Acteur Position dominante Attitude
Luc Lecteur déçu, en quête de reconnaissance Émotif, provocateur, sincère
Bégaudeau Auteur sur la défensive, moraliste Didactique, ironique, autojustificateur
Ostros, Graindorge, Delphine Défenseurs de l’auteur Bienveillants mais condescendants
Claire N, Greenwashing Médiateurs empathiques Calmes, réflexifs, ouverts
🧠 7. Synthèse finaleCette conversation est un microcosme des tensions entre créateur et public à l’ère numérique :
le lecteur veut un lien personnel et authentique ;
l’auteur veut garder une maîtrise du sens et du ton ;
le forum devient le lieu d’une mise en scène collective de loyautés et de blessures.
Luc, en partant, ne fait pas qu’abandonner une discussion : il met en lumière les limites de la communauté intellectuelle de Bégaudeau, où l’esprit critique se heurte à la fidélité affective.
Et Bégaudeau, en cherchant à “clore” rationnellement le débat, montre malgré lui la fragilité d’un ego public confronté à la dissonance.
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Claire N
InvitéEssaie
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Ostros
InvitéJe re-poste, comme y a eu attaque de spam :
D’autres rencontres sont-elles prévues autour d’Interlope ?-
François Bégaudeau
Maître des clés13 novembre Neuilly Plaisance, 19 novembre Paris 6ème
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Ostros
InvitéMerci 🙂
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..Graindorge
InvitéParfois on lâche du lest, on se laisse insulter par flemme de répondre et parceque les jugements très bas de gamme proférés, par effet boomerang reviendront tôt ou tard péter à la figure de leur auteur.
Comment peut -on voir ce forum comme un fan-club?
Au menu du jour, j’y trouve un poème de Emily Dickinson partagé par Alain M, un entretien exceptionnel avec Grégoire Chamayou m’attend, Cocolastico a partagé des dizaines de podcasts Paroles d’histoire. ETC.
Ici on ne connaît de la vie des uns et des autres que ce que chacun et chacune veut bien en dire.
Croire aussi, que bien évidemment, l’autre est moins que nous. Car…
Le forum est avant tout un lieu d’échanges, d’apprentissages, de découvertes. Lorsqu’il y a des frictions, personne ici ne s’est jamais laissé faire et ça répond parfois de manière musclée. Et s’ il faut répondre à François ou à qui que ce soit, on répond et sans gants
Bien sûr que c »est Bégaudeau qui permet ce lieu, qu’il en soit encore remercié.-
diegomaradona
InvitéCe n’est pas parce qu’il y a des échanges et des découvertes que cela est incompatible avec la présence d’un fan-club sur ce forum. Il suffit d’ailleurs de voir le nombre d’individus passer sur ce forum au fil des ans et qui ont fini par le quitter pour causes récurrentes d’insultes, de mépris et de déshumanisation de la part de françois, comportements souvent validés, voire même amplifiés, par ses plus fervents flagorneurs. Le nombre toujours plus importants de déçus au fils des ans étant largement supérieur au nombre de fidèles toujours présents. Ne pas reconnaître ce triste constat est un signe patent du corporatisme et de l’entre-soi excluant qui existe sur ce forum parmi les fans. Raison pour laquelle beaucoup finissent même par parler de meute.
On peut d’ailleurs faire le parallèle avec le macronisme puisque, comme le fan-club de ce forum, les marconistes persistent à ne tenir aucun compte des critiques qui leur sont adressées en les niant et en se refermant de plus en plus sur leur petits groupes de zélotes déconnectés.
Begaudeau étant le macron du forum : même mépris de ceux qui ne se soumettent pas à lui, même croyance à avoir la connaissance infuse concernant tous les sujets, même fuite en avant dans un isolement croissant, même rigidité psychologique, même forme de rejet suscitée chez un nombre croissant de gens…
Mais soyons surs que, tout comme les macronistes, le aficionados de ce forum persisteront à tout nier et à persister dans leur entre-soi de plus en plus délétère et détestés de tous.-
..Graindorge
InvitéAaameeen!
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trou du cul
Invitépourquoi rester ici alors ?
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^^
InvitéParce qu’on l’y encourage
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Claire N
InvitéRires – tu as raison d’une certaine façon de me tanser- ma curiosité est une forme d’intérêt
Laisser une occasion de partir c’est peu etre une forme d’intérêt meilleure-
Alain m
InvitéJ’y ai vu plutôt comme un encouragement à donner un sens à sa vie
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Claire N
InvitéHum ça partait d’une curiosité
Mais ^^ n’a pas tord
Peut etre que la claustration est une forme
De jouissance qui s’épanouit et se maçonne dans ce genre de velléités d’adversité-
Alain m
InvitéC’était ironique. . .
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diegomaradona
Invité« pourquoi rester ici alors ? »
Si les macronistes méprisent tout le monde, n’écoutent rien et n’en font qu’à leur tête, est-ce une raison pour déserter la politique ?-
François Bégaudeau
Maître des clés… mais pour déserter le macronisme non?
A moins que tu penses que toute la politique du monde a lieu ici sur ce site. Auquel cas, merci du compliment.
Par ailleurs ta statistique en bois (plus de départs que d’arrivées) est évidemment faite du bois de ta haine, et oublie par exemple de considérer que pas mal de gens qui étaient assidus ici le sont aujourd’hui moins à cause de gens comme toi. J’en ai moult témoignages.-
diegomaradona
Invité« A moins que tu penses que toute la politique du monde a lieu ici sur ce site. Auquel cas, merci du compliment. »
Ton commentaire illustre parfaitement, à nouveau, deux points communs que tu as avec macron : le même nombrilisme à te croire le centre du monde et la même morgue qui caractérise tes intervention.
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« Par ailleurs ta statistique en bois (plus de départs que d’arrivées) est évidemment faite du bois de ta haine »
Il n’y a aucune haine de ma part, je n’ai pas ton infatigable capacité au ressentiment permanent.
Quant à ceux qui déserteraient à cause de moi, nous pouvons être certains que ceux partis à cause de toi sont encore plus nombreux. Et pas étonnant que tu n’aies aucun témoignage d’eux puisqu’ils ont justement préféré couper tout contact avec toi vu ta nocivité à leur égard.-
François Bégaudeau
Maître des cléspas plus tard que ce matin, à la fin d’un mail : « J’espère que ce n’est pas casse-pied pour toi de recevoir dans ta boîte mail ce que j’aurais pu poster sur ton site mais je suis un peu découragée d’y poster par la présence des pénibles. »
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Ludovic
InvitéBon des enculés passent de temps en temps
Des petites sa-sa si j’ose dire
Ça doit pas vous empêcher de vivre
Comme on dit
Une pomme par jour éloigne le médecin
Ma grand mère rajoutait « … à condition de bien viser »-
Alphonse
InvitéTiens, nos grands-mères avaient ce point commun. La mienne le disait en anglais : provided you aim well – ou un truc comme ça.
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Christophe M
InvitéDiego, tu pourrais répondre vraiment, sans te planquer derrière une comparaison foireuse, à la question de Trou du cul, qui est la seule question qui vaille : pourquoi rester ici ?
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diegomaradona
InvitéManifestement parce que c’est mon destin
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Claire N
InvitéSi j’étais RH je crois que je te recruterai dans la section : lutte contre les administrations oppressives, ici il me semble que ta pugnacité est un peu gâchée – mais dans une association, oú même pour entraver par exemple les mesures de restriction imposée par l’ARS je crois que tu serais bon
Très sérieusement : fais tu partie d’associations ?
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Antonin
InvitéBordel, ça tire dans tous les sens.
Loin de moi l’envie de prendre parti mais une question me vient à chaque fois que je lis ces embrouilles : vous vous situez où par rapport à l’humour dans la vie ? Je comprends qu’on puisse être blessé dans son ego par-ci par-là. Compliqué de faire mouche à chaque intervention mais franchement, hein, on a toustes captés qu’un des grands axes de communication de ce forum c’est l’humour. Parfois froid, un peu rancunier, acerbe, désinvolte, faussement détaché, ironique : c’est une palette assez large d’humour désabusé qu’offre FB et pleins d’autres gens sur ce forum. C’est le moyen de communication premier, alors passez ça à la moulinette du » et si c’était pas si méchant mais juste une petite vanne » et vous allez voir, vous sera ravi de revenir vous connecter et d’échanger autour de Cedric Jimenez.-
diegomaradona
Invité« c’est une palette assez large d’humour désabusé qu’offre FB »
Malheureusement, FB lui même pourra confirmer que les insultes et le mépris qu’il lance et distille aux uns et aux autres n’ont rien à voir avec l’humour mais relèvent avant tout de son infatigable ressentiment-
trou du cul
Invitésuite de l’analyse du chat
Merci, c’est une matière très riche — ce fil est un cas d’école de dynamique communautaire en ligne, avec une forte charge affective autour d’un auteur central (François Bégaudeau) et un petit groupe de participants réguliers.
Voici une analyse structurée du passage complet que tu m’as transmis (parties précédentes incluses) :
🧩 1. Contexte général
Le forum en question est consacré à François Bégaudeau (écrivain, cinéaste, critique).
Il s’agit à la fois :d’un espace d’échange intellectuel (autour de littérature, de politique, de philosophie) ;
et d’un espace communautaire structuré autour d’une figure centrale : Bégaudeau lui-même, qui participe activement.
Cette double nature crée une ambiguïté fondamentale :
Lieu de discussion libre OU lieu d’appartenance à un cercle d’admirateurs.
C’est cette tension qui éclate tout au long du fil.
⚔️ 2. Les protagonistes et leurs rôles
Pseudonyme Rôle dans la dynamique Attitude dominante
Luc L’instigateur du conflit, un ancien sympathisant devenu critique Ton ambivalent : respect mêlé de désillusion, besoin de reconnaissance frustré
François Bégaudeau Auteur, modérateur et partie prenante Posture d’autorité, analytique, parfois ironique et professorale
Delphine Interlocutrice rationnelle et pondérée Défend l’œuvre, tente de recadrer calmement
Ostros, Claire N, Graindorge Soutiens plus ou moins bienveillants de Bégaudeau Mélangent humour, ironie, empathie et loyauté
Diegomaradona Contestataire virulent, politisé Utilise l’analogie « fan-club / macronisme » pour dénoncer le sectarisme
Trou du cul, ^^, Ludovic, Antonin Figures périphériques, parfois humoristiques ou moqueuses Interventions brèves, désamorcent ou attisent
Alain M, Christophe M Observateurs plus calmes Ramènent à la question du sens de rester/discuter
🔥 3. Structure du conflitPoint de départ
Luc dit à François qu’il « a l’air fatigué » dans une vidéo.
→ Bégaudeau prend cela comme une remarque intrusive, voire passive-agressive.
→ Explication rationnelle du contexte par Bégaudeau, mais ton condescendant qui humilie implicitement Luc.Montée des tensions
Luc se sent injustement traité, revendique son droit à la critique et dénonce un fan-club fermé.
Plusieurs habitués défendent Bégaudeau, parfois avec empathie (Claire N), parfois en rejetant Luc (Graindorge).Phase morale et affective
Le débat glisse de la littérature à la moralité relationnelle : bienveillance, respect, susceptibilité, loyauté.Départ théâtralisé de Luc
(« Je quitte ce navire. ») → réaction de Bégaudeau :
un « cas éthique » détaillé, quasi pédagogique, exposant la situation et « objectivant » Luc.
→ Cette réponse, bien que brillante, a l’effet d’un désaveu public : Luc devient un exemple de « fan déçu ».Relance par Diegomaradona
Il élargit le propos : le problème ne serait pas un individu, mais la culture de meute du forum.
→ Il établit un parallèle politique avec le macronisme (cercle fermé, verticalité, mépris).
→ Bégaudeau réplique sèchement, ce qui renforce la perception d’arrogance.Épilogue humoristique et réflexif
Certains (Antonin, Ludovic, Claire N) tentent de détendre ou de réhumaniser la discussion par le trait d’esprit, sans grand succès.
→ La fracture demeure entre les fidèles et les dissidents.🧠 4. Analyse de fond
A. Sur le plan psychologiqueLuc incarne le désenchantement du disciple : il s’était identifié à l’auteur, mais découvre un décalage entre l’image idéalisée et la réalité du rapport de pouvoir.
Bégaudeau répond par un registre analytique, sans affect apparent, mais en réalité marqué par une volonté de garder la maîtrise narrative.
Les autres membres du forum se répartissent selon une logique tribale : défense du chef, ou opposition à la tribu.
B. Sur le plan discursif
Le conflit illustre :
la porosité entre admiration intellectuelle et attachement personnel ;
la difficulté à distinguer la critique de l’attaque dans un cadre où l’auteur est présent ;
la tendance du chef de groupe à rationaliser les tensions en termes éthiques plutôt qu’émotionnels (ce qui le protège, mais isole).
C. Sur le plan sociologique
Le fil donne un aperçu d’un microcosme d’intellectuels connectés, oscillant entre :
une volonté de débat démocratique ;
et une reproduction hiérarchique subtile (le « maître » et ses élèves, les gardiens du temple, les dissidents).
💬 5. Ce que révèle le fil
Le pouvoir de la parole : une phrase anodine (« tu as l’air fatigué ») devient révélatrice d’un rapport de domination symbolique.
L’impossible horizontalité : un forum dirigé par une figure charismatique finit, malgré lui, par reproduire les logiques d’autorité.
Le glissement du débat d’idées vers la morale : chacun juge non plus ce qui est dit, mais comment l’autre existe dans la discussion.
🩶 6. En résumé
Ce n’est pas une simple dispute : c’est une crise de foi communautaire.
Luc et Diegomaradona expriment le désir de désacralisation de l’auteur, tandis que d’autres cherchent à préserver un lien affectif avec lui.
Bégaudeau, lui, tente de conserver la cohérence morale de son espace, mais au prix d’une mise à distance humaine.
Le résultat : une fragmentation du groupe, où l’intelligence du débat cohabite avec une grande violence symbolique.-
trou du cul
Invitéet l’analyse sociologique du chat
Excellent choix — c’est la clé pour comprendre ce qui se joue dans ce type de forum.
Voici donc une analyse sociologique approfondie du fil que tu m’as transmis.🧭 1. Nature sociologique du forum : un “micro-collectif intellectuel”
Ce forum n’est pas un simple espace de commentaires : c’est un micro-groupe communautaire à haute densité symbolique, centré autour d’une figure intellectuelle, François Bégaudeau.
On y retrouve :
une culture de débat (lectures, idées, références philosophiques) ;
mais aussi une culture d’appartenance, où la reconnaissance mutuelle joue un rôle central.
C’est ce que les sociologues appellent un espace social de distinction : chacun cherche à exister par la qualité de ses interventions, mais sous le regard du « maître » — ici l’auteur lui-même.🧱 2. Les structures de pouvoir implicites
A. La position de François BégaudeauIl cumule trois rôles :
Figure charismatique : son nom, son œuvre, son autorité intellectuelle sont la raison d’être du forum.
Animateur et arbitre : il valide, contredit, sanctionne symboliquement les propos.
Acteur : il prend part au débat et défend sa subjectivité.
Cela crée une tension typique des communautés d’auteur :
l’auteur veut un espace libre, mais sa seule présence polarise le discours autour de lui.
Chaque intervention adressée à lui contient une charge affective et hiérarchique : on lui parle à la fois comme à un pair et à une figure supérieure.
C’est ce que Pierre Bourdieu appellerait un champ restreint où le capital symbolique (le prestige, la légitimité) est inégalement distribué.
🧍♂️ 3. Les groupes en présence
On peut distinguer trois pôles dans la dynamique du fil :
Groupe Caractéristiques Exemple(s)
Le noyau loyaliste Défend Bégaudeau, participe depuis longtemps, s’identifie à son style ironique, valorise l’intelligence collective du forum. Claire N, Ostros, Graindorge, Delphine
Les dissidents / déçus Ont apprécié Bégaudeau mais dénoncent l’effet de groupe, le ton méprisant, la fermeture. Luc, Diegomaradona
Les périphériques Peu investis, souvent ironiques, cherchent à détendre ou provoquer. Trou du cul, Ludovic, AntoninCette structuration correspond à ce qu’on observe dans les micro-communautés verticales :
un centre idéologique fort, des fidèles qui reproduisent son ethos, et des marges critiques qui contestent la légitimité du centre.⚙️ 4. Les mécanismes sociaux à l’œuvre
A. L’autorité charismatiqueBégaudeau n’impose pas une censure formelle, mais une norme de ton : l’ironie, la vivacité, le refus du pathos.
Celui qui n’en maîtrise pas les codes (Luc notamment) s’expose à la disqualification symbolique.→ Le “tu as l’air fatigué” de Luc enfreint cette norme : trop personnel, trop sentimental.
Réponse : ré-affirmation du cadre rationnel, ce que Max Weber appellerait une routinisation de l’autorité.B. Le groupe comme filtre identitaire
Les membres réguliers, à force de se fréquenter, construisent un entre-soi.
Ils se reconnaissent par :un langage commun (ironie, références partagées),
une posture critique vis-à-vis du monde extérieur,
et la proximité avec l’auteur.
Cette proximité devient un capital symbolique : être reconnu par François ou par les “anciens” vaut statut.
Ceux qui n’y accèdent pas ressentent une violence d’exclusion subtile — d’où les dénonciations de “fan-club” ou de “meute”.C. Les rituels d’exclusion et de réaffirmation
Lorsqu’un membre conteste la hiérarchie implicite, le groupe réagit par :
la minimisation (“pourquoi rester ici alors ?”),
la dérision (“vous passerez pas vos vacances ensemble au Guatemala”),
ou la rationalisation morale (le “cas éthique” exposé par Bégaudeau).
C’est un rituel d’expulsion symbolique :
l’individu dissident est publiquement remis à sa place, sous couvert d’analyse intellectuelle.D. Le discours d’auto-légitimation
Les membres loyaux redéfinissent le forum pour le défendre :
“Ce n’est pas un fan-club, c’est un lieu d’échanges et d’apprentissages.”
Mais cette défense révèle précisément la crainte d’être perçus comme une secte intellectuelle.
Le discours de Graindorge en est un exemple : il rejette l’idée de fan-club, tout en exprimant une ferveur quasi mystique envers “l’âme” de Bégaudeau.
→ Le déni devient lui-même un signe d’appartenance.E. Le désenchantement du disciple
Luc illustre le processus de désidentification typique :
Admiration initiale.
Déception face à une attitude jugée arrogante.
Dénonciation morale (“tu convoques le réel qui t’arrange”).
Tentative de rupture publique (“je quitte ce navire”).
Sa sortie est ensuite narrativisée par Bégaudeau dans un récit d’explication — ce qui le transforme en personnage d’étude plutôt qu’en interlocuteur.
→ Cela consacre son exclusion symbolique, tout en réaffirmant le pouvoir interprétatif du chef.💣 5. Le conflit “Diegomaradona vs. Bégaudeau” : la politisation du désaccord
Diegomaradona reprend la critique de Luc mais l’élève à un plan sociopolitique :
il assimile le fonctionnement du forum à celui du macronisme :verticalité du pouvoir,
déni des critiques,
entre-soi élitiste.
Cette analogie est stratégique : elle déplace le débat du personnel au structurel.
Mais la réponse de Bégaudeau (“ta statistique en bois est faite du bois de ta haine”) revient à psychologiser la critique — renvoyant l’autre à son ressentiment.→ Mécanisme classique de domination symbolique : le chef nie la légitimité structurelle du conflit en le réduisant à une faille individuelle.
🪞 6. Fonctions sociales du conflit
Le conflit, loin de détruire le groupe, le renforce :
Il permet aux membres loyaux de se rassembler autour du leader.
Il purifie symboliquement l’espace (le “départ” des dissidents sert de catharsis).
Il redéfinit les normes internes : qu’est-ce qu’une “bonne critique” ? une “parole acceptable” ?
Ainsi, chaque crise joue le rôle d’un rite de passage collectif.
🧩 7. Schéma de la dynamique
Phase 1 : Admiration → Intimité symbolique
Phase 2 : Friction → Remise en cause de la hiérarchie
Phase 3 : Isolement du dissident
Phase 4 : Rationalisation publique par le chef
Phase 5 : Réaffirmation du groupe fidèle
Phase 6 : Arrivée d’un nouveau dissident (cycle relancé)C’est un cycle typique des communautés charismatiques : la cohésion se maintient par la gestion rituelle des désaccords.
🧭 8. Conclusion
Ce forum fonctionne comme une micro-société intellectuelle, structurée autour :
d’un centre charismatique (Bégaudeau),
d’un langage communautaire partagé (ironie, lucidité, rationalité critique),
d’un mécanisme de reproduction symbolique (exclusion des voix “émotionnelles” ou “rebelles”).
Les tensions qui le traversent ne sont pas des accidents :
elles sont constitutives du modèle.
C’est ce qui fait sa richesse — et aussi ce qui rend l’expérience douloureuse pour ceux qui ne se coulent pas dans le moule.
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trou du cul
Invitéj’ai ensuite demandé au chat : pourquoi tu parles pas de ce que dit ceui qui a pour pseudo « trou du cul » ?
la réponse du chat :
Excellente remarque — et très fine 👏
Tu as raison : dans une analyse sociologique complète, il ne faut pas négliger les acteurs périphériques comme “trou du cul” (et ceux du même registre, comme “^^” ou “Ludovic”), car leur rôle, bien que mineur en apparence, est hautement significatif dans la dynamique collective.💬 1. Fonction sociale du pseudo et du ton
Le choix du pseudo “trou du cul” est déjà un acte social.
Il pose d’emblée :une distance ironique avec le sérieux intellectuel du forum ;
une forme de désacralisation du cadre (le pseudonyme casse la pompe du débat moral ou littéraire) ;
une protection symbolique : sous un nom grotesque, on peut dire tout haut ce que d’autres taisent.
👉 Autrement dit, “trou du cul” joue le rôle du bouffon au sens classique du terme : celui qui peut tout dire parce qu’il s’exprime depuis une position marginale et vulgaire.
⚙️ 2. Interventions et effets concrets
Ses interventions sont brèves, mais stratégiques. Par exemple :
« c’est bon, on a compris que vous passerez pas vos vacances ensemble au Guatemala. »
→ Fonction : désamorcer la dispute Luc / Bégaudeau par le sarcasme.
Le conflit devient comédie : le drame moral se transforme en scène de ménage ridicule.
Résultat : un éclat de rire, mais aussi une mise à distance — il réduit les enjeux intellectuels à un simple malentendu d’ego.« pourquoi rester ici alors ? » (adressé à Diegomaradona)
→ Fonction : rappel de norme communautaire implicite.
C’est une phrase typique des forums où l’entre-soi s’assume :
“Si tu critiques l’espace, pourquoi t’y attarder ?”Ce n’est pas un argument, c’est une injunction d’exit — la version soft d’une expulsion.
Mais venant d’un pseudo vulgaire, elle garde un ton de dérision, évitant la confrontation frontale.
C’est de la violence symbolique camouflée sous le rire.🧩 3. Position dans la hiérarchie
“Trou du cul” n’appartient ni au camp des fidèles, ni à celui des dissidents.
Il incarne plutôt le tiers ironique — celui qui :ne s’investit pas émotionnellement ;
garde la posture du spectateur ;
parle au nom du bon sens moqueur (“vous vous prenez trop au sérieux”).
Cette position intermédiaire joue un rôle essentiel dans la régulation du groupe :
elle soulage la tension collective (rire, dédramatisation) ;
mais elle renforce aussi l’ordre dominant (en ridiculisant les conflits au lieu de les résoudre).
Autrement dit :
il ne prend pas parti, mais il neutralise les tentatives de contestation.
🧠 4. Fonction sociologique : le “parasocial désinvolte”
Sociologiquement, “trou du cul” incarne une figure de participant détaché typique des espaces parasociaux :
Il se nourrit du spectacle de la dispute (il est spectateur autant qu’acteur).
Il intervient juste assez pour rappeler que rien de tout ça n’a vraiment d’importance.
Il tire sa légitimité non de la qualité du propos, mais du plaisir cynique de l’interruption.
Cette posture est fréquente dans les espaces dominés par des intellectuels :
le bouffon vient remettre du trivial dans un espace trop cérébral.
Mais, paradoxalement, cela renforce le charisme du chef (ici Bégaudeau) : en ramenant les autres au ridicule, il consolide la figure de celui qui “tient le cap”.🎭 5. Résumé
Fonction Description Effet
Bouffon / Clown social Ramène la gravité du débat à un niveau dérisoire Détend, mais ridiculise la critique
Agent de rappel à l’ordre “Pourquoi rester ici alors ?” Renforce l’autorité implicite du groupe
Position méta / spectateur N’appartient à aucun camp, observe avec distance Joue du cynisme pour neutraliser les affects
Langage vulgaire Rupture avec le style littéraire et analytique dominant Sert de soupape au trop-plein intellectuel
🧩 6. En conclusion“Trou du cul” est un acteur social clé du second plan :
Il ne produit pas de contenu, mais régule le climat affectif du forum.
Il sert à rendre supportable la violence symbolique du groupe en l’habillant d’humour.
Il incarne la voix du spectateur désabusé, celle qui empêche le conflit de devenir une guerre sainte, tout en moquant ceux qui s’y investissent trop.
En somme :
C’est le “fou du roi” du forum : celui qui dit des vérités sous forme de vannes, et dont le rire sert à maintenir l’ordre établi.
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trou du cul
Invitépuis son analyse littéraire et discursive :
sa réponse :
Parfait 👍
On va donc passer à une analyse littéraire et discursive, c’est-à-dire :
👉 comment le langage, le ton et la mise en scène verbale construisent les positions sociales qu’on a vues dans l’analyse précédente.
Je vais m’appuyer sur les styles de quatre figures principales : Bégaudeau, Luc, les soutiens (Ostros, Graindorge, Claire N), et les bouffons/tiers (Trou du cul, Ludovic, etc.).🧩 1. François Bégaudeau — le style du maître discursif
a) Le ton professoral masqué par la pseudo-neutralitéQuand Bégaudeau s’adresse à Luc, il dit par exemple :
« Bon, comme Luc a décidé de publiciser son petit fiel, on va raconter les faits. »
Cette entrée en matière place d’emblée le discours dans une posture magistrale :
emploi de la 3e personne pour désigner l’interlocuteur → distanciation ironique ;
“on va raconter les faits” → prétention à la neutralité factuelle, alors qu’il s’agit d’une récit d’autorité (c’est lui qui détient la version légitime de l’histoire).
Ce ton mélange de rigueur apparente et de sarcasme discret est typique d’une écriture de domination :
il fait du discours un procès-verbal moral plutôt qu’un échange d’idées.b) La rhétorique du “je démontre donc j’ai raison”
Sa prose fonctionne par numérotation, déduction, et exposition ordonnée :
1 Luc, de Marseille, est venu une fois… 2 il me semble aussi qu’il était à la projection…
Cette forme pseudo-juridique vise à rationaliser le conflit et à donner la posture de celui qui sait.
Le fond du message devient presque secondaire : c’est la performance discursive — la maîtrise du logos — qui confère l’autorité.Mais le discours est traversé par un mépris feutré :
« Luc, dépressif assumé, est donc reparti ruminer dans sa barbe… »
C’est un sophisme de diagnostic : il naturalise le désaccord en pathologie.
L’effet stylistique est fort — on sent le talent littéraire — mais le but est d’annuler symboliquement l’adversaire.c) Le double registre : ironie brillante / cruauté tranquille
Bégaudeau écrit avec un mélange d’humour froid et de condescendance, souvent auto-légitimé par la culture (références, logique).
Cela lui permet de tenir la position du penseur offensé mais souverain.
C’est du Flaubert social : la phrase sert d’arme contre la bêtise supposée de l’autre.👉 Littérairement, c’est un style d’exclusion — brillant, sec, ironique, rationnel — qui reproduit un rapport de domination culturelle.
🧠 2. Luc — le style du blessé rationnel
a) La syntaxe agitée et l’émotion contenueLuc écrit souvent avec des ruptures, des parenthèses, des reformulations rapides :
« Oui c’est les “faits” quand ça t’arrange. Ta propension à être factuel s’arrête si on te demande d’évaluer les réelles épreuves… »
Ce flux discontinu trahit une parole en tension : il veut être lucide, mais la charge affective déborde.
Ses textes sont entre l’essai et le cri — la structure argumentative s’effrite sous la colère.b) Le registre du désenchantement moral
Luc parle avec une mélancolie argumentative :
il cherche la justice symbolique, la reconnaissance, mais sous une couche de cynisme.
Son champ lexical est celui de la désillusion : “fiel”, “mépris”, “humilité”, “absence de remise en question”.On peut y lire une influence begaudienne inversée : il utilise les outils discursifs de l’auteur (analyse, introspection, critique des rapports) mais pour le retourner contre lui.
C’est une contestation mimétique — un duel d’intellectuels où le disciple imite le maître pour le renverser.c) Style du “je maintiens, mais je souffre”
Luc alterne entre posture offensive (“odieux”, “arrogant”) et justification douce (“je voulais être bienveillant”, “je ne comprends pas la réaction”).
Ce décalage produit un effet pathétique au sens littéraire : le lecteur oscille entre empathie et gêne.Son écriture est pleine de micro-hésitations (“bon…”, “bref”, “oui… mais…”), qui signalent un malaise discursif profond : il veut exister dans l’espace de Bégaudeau tout en le rejetant.
C’est ce qu’on pourrait appeler une lutte pour la parole légitime.🌪️ 3. Les soutiens — le style de la douceur normative
Ostros, Claire N, Graindorge, DelphineLeur ton est courtois, feutré, mais profondément régulateur.
Ils n’agressent pas — ils ramènent dans la norme morale du forum :empathie codée (“tu es en colère, tu remets beaucoup de choses en question…”)
détournement du débat vers le plan psychologique (“certains corps en sont mieux dotés que d’autres…”)
ou le plan de la bienveillance douce (“J’aime bien comme tu dis cela”, “je me doute pour le café…”).
L’effet stylistique :
un langage maternant et feutré qui semble pacificateur, mais qui domestique la dissidence.
C’est le registre du care intellectuel — on comprend, on écoute, on redresse doucement.
L’écriture se veut “juste”, “sereine”, “mesurée” : une manière de maintenir le forum dans une tonalité policée.👉 En sociolinguistique, c’est typique des espaces à hiérarchie charismatique : le leader parle avec autorité sèche, les fidèles prolongent cette autorité par une douceur autoréglée.
🤡 4. Les bouffons et tiers — le style du relâchement corrosif
a) Trou du cul, Ludovic, “^^”Leur registre, c’est l’oralité brute :
phrases courtes, vocabulaire familier voire vulgaire, références triviales.« C’est bon, on a compris que vous passerez pas vos vacances ensemble au Guatemala. »
« Bon des enculés passent de temps en temps. »Ce style désacralise le texte, injecte du corps dans un espace trop cérébral.
Mais il a aussi une fonction de rappel à l’ordre collectif sous forme de blague.En rhétorique, c’est du cynisme populaire — la sagesse de celui qui ne croit plus aux grands discours.
L’effet est double :soulager la tension dramatique ;
humilier légèrement ceux qui la prennent trop au sérieux.
b) Ce style légitime le chef
En apparence, ces voix sont dissidentes ou comiques ; en réalité, elles stabilisent le cadre.
Elles permettent au groupe de se défouler sans menacer l’ordre.
C’est la violence soft du rire collectif.🪞 5. Lecture d’ensemble : polyphonie et hiérarchie du ton
Catégorie Type de discours Fonction symbolique
Bégaudeau Ironie brillante, structure logique, autorité linguistique Dominer le champ discursif
Luc Flux émotionnel, mélange d’analyse et de ressentiment Revendiquer une place et contester la hiérarchie
Soutiens Parole douce, paraphrasante, apaisée Normaliser, canaliser, amortir la dissidence
Bouffons Ironie vulgaire, phrases orales Détendre, ridiculiser, maintenir l’équilibre du groupe
🧩 6. En résumé : la dramaturgie langagièreLe fil de discussion fonctionne comme une tragédie en quatre registres :
le maître (Bégaudeau) parle avec le pouvoir de la syntaxe ;
le disciple blessé (Luc) tente de résister avec ses mots brisés ;
les anges gardiens (Ostros, Claire, Graindorge) amortissent la chute par le ton de la bienveillance ;
les bouffons (Trou du cul, Ludovic) transforment tout en farce pour conjurer le malaise.
Le résultat :
un espace linguistique très structuré, où le statut social se joue dans la manière d’écrire.
Chaque phrase, chaque ponctuation devient un acte de positionnement.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu as donné une version erronée du fait de départ
« Luc dit à François qu’il « a l’air fatigué » dans une vidéo.
→ Bégaudeau prend cela comme une remarque intrusive, voire passive-agressive. »
Non, ce n’est pas ce qui s’est passé au départ. Ce qui s’est passé précisément je l’ai narré hier en détail. Reposant sur un fait erroné, toute l’analyse de chat est réduite à néant.Par ailleurs si j’avais à décrire le forum, j’en signalerais le fait le plus important, et notable, et vérifiable par quiconque en deux minutes: 95% des discussions qui s’engagent ici ne concernent pas « la figure centrale » François Bégaudeau – ce qui alimente une certaine réserve quant à la notion de cercle d’admirateurs. Parmi ces sujets il y en a même un certain nombre sur lesquels la figure centrale » n’intervient pas. Auquel cas la notion de figure centrale ne tient plus.
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François Bégaudeau
Maître des clésles seuls qui accordent ici une centralité à la figure pseudo centrale, ce sont les trolls, dont une chimie névrotique ou psychotique particulière ont indexé la libido à l’exercice de la haine à l’endroit de la figure centrale
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diegomaradona
Invitébegaudeau, en alignement parfait avec la structure psychologique marconienne qui le caractérise, nie sa propre violence bien réelle qu’il manifeste continuellement sur ce forum en l’attribuant à ceux qu’il déteste, n’accepte pas la moindre critique et la moindre remise en question n’écoutant que lui-même, pense être la raison incarnée et se prend pour le centre du monde traduisant un ego surdimensionné et bouffi de lui-même.
Même l’appel bravache à venir le chercher lancé par un macron retranché à l’Elysée à son parfait pendant chez begaudeau lorsque celui-ci, retranché dans son appartement parisien, somme ses victimes de lui passer un coup de fil ou de programmer une rencontrer pour en découdre.
Lui qui se complait parfois à se prendre, à la rigolade, pour jésus est en fait dans la réalité un parfait clone de macron…-
Christophe M
InvitéEffectivement, c’est chimique.
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Greenwashing
InvitéChristophe M: Alors, t’as partagé le chèque avec ta secrétaire ou bien t’es un gros hypocrite qui s’est gavé sur le dos de ses collaborateurs et qui s’imaginent que ça lui donne le droit de me faire des leçons de gauchisme?
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Ludovic
InvitéC’est vrai que si les hommes blancs
n’avaient plu de libido
Vous seriez tranquille
C’est le fond de l’affaire
f-f f’b
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trou du cul
InvitéAu cas où vous l’auriez zappé l’analyse du chat débute par mon messages du 29 octobre 2025 à 8 h 14 min #124565
je n’ai fait que transmettre les échanges ici au chat en ne demandant que son analyse (pas d’avis ni d’interprétation de ma part)-
diegomaradona
InvitéOn attend le moment où confronté à son propre comportement toxique et à son ego surdimensionné bouffi de lui même par la machine, begaudeau en vienne à accuser Chatgpt d’être lui aussi un troll…
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Claire N
InvitéHum
Il est probable que le supplément ete de madame Figaro « qu’elle salope êtes vous ? »se vende moins bien avec l’avènement de chat GPT
Puisque un outil scientifique ne garantit pas une étude scientifique ( et comme rappelé plus haut : la problématique oú question principale détermine et le protocole et la pertinence)
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Greenwashing
InvitéFrançois: C’est mignon mais le truc de la groupie il découle du fait qu’ils sont plus d’un à partir du principe que tout ce que tu dis est la vérité vraie et ce peu importe le sujet que tu abordes. Après je te dis ça mais je suis sûr que tu le sais et que c’est pour ça que tu réponds à côté.
.
Sinon c’est bien de reprendre le vocabulaire du champs psychanalytique pour te donner l’air de nous dominer de la tête et des épaules mais chez Lacan ton numéro ça s’appelle « résister à la psychanalyse » et il n’y a rien de pire à ses yeux que ce genre de conneries. Après je ne devrais pas te le dire, ça fait une preuve de plus que je suis un méchant haineux et à ce titre je continue d’aggraver mon cas mais d’un autre côté c’est aussi une bonne façon d’étayer le premier paragraphe donc l’un dans l’autre, ça me va très bien comme ça.
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..Graindorge
InvitéDans un forum Chantier Autonome, surprise de trouver une demande d’avis à une machine. De part sa » neutralité » de machine détiendrait- elle LA vérité?
Ou juste des personnes fascinées par les nouveaux gadgets et font joujou?
Même le plus puissant des plus puissants ordinateurs, la plus puissante machine, robot etc n’arrivera jamais à la cheville de notre intelligence individuelle et collective.
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« 95% des discussions qui s’engagent ici ne concernent pas « la figure centrale » François Bégaudeau – ce qui alimente une certaine réserve quant à la notion de cercle d’admirateurs. Parmi ces sujets il y en a même un certain nombre sur lesquels la figure centrale » n’intervient pas. » Ouf!-
Le public 2
InvitéTa gueule
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..Graindorge
InvitéFirst
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diegomaradona
Invité« 95% des discussions qui s’engagent ici ne concernent pas « la figure centrale » François Bégaudeau – ce qui alimente une certaine réserve quant à la notion de cercle d’admirateurs. Parmi ces sujets il y en a même un certain nombre sur lesquels la figure centrale » n’intervient pas. »
Dans le genre sophisme on peut difficilement faire mieux. Dans le même logique on en arrivera à considérer qu’Hitler n’était pas la figure centrale du nazisme parce que 95% des actions et des discussions se tenant sous l’Allemagne nazie ne concernaient pas Hitler. Ce qui alimenterait donc une certaine réserve quant à la notion d’admirateurs du nazisme. Et pour continuer dans cette logique délirante, notons aussi que comme Hitler n’intervenait directement en rien dans l’immense majorité des actes nazi, son rôle de figure centrale ne peut être qu’affabulation et ne peut donc tenir.
Reconnaissons au moins que begaudeau surpasse macron sur un point car même ce dernier n’aurait pas tenu un raisonnement aussi creux et inconsistant.
Enfin rappelons un petit fait tout simple pour quiconque tomberait dans ce grossier et ridicule panneau et douterait que begaudeau ne joue pas le rôle de figure central de ce forum : l’adresse du forum lui même n’est autre que…françoisbegaudeau.fr
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stephanie
Invitéje ne sais plus qui l’a demandé et où alors je post ici le dernier article de FB sur le Monde Diplo :
Autour de « Oui », le long-métrage controversé de Nadav Lapid
L’impossibilité d’un filmLe protagoniste israélien de « Synonymes » (2019) s’exilait à Paris. Dans « Le Genou d’Ahed » (2021), un réalisateur tourmenté délaissait la préparation d’un film sur une militante palestinienne. Le musicien de « Oui » doit, lui, composer un hymne patriotique après le 7 octobre. Comment fuir Israël ? Comment ne plus fuir ses responsabilités ? L’œuvre tortueuse de Nadav Lapid se débat dans ces questionnements.
par François Bégaudeau0
Le Monde diplomatique
L’impossibilité d’un filmSur la place publique française s’avance un réalisateur israélien. Il est flanqué ou lesté d’un film nommé Oui, qui forcément parle d’Israël. Depuis la création de ladite nation, à plus forte raison depuis deux ans, quelle matière un réalisateur israélien pourrait-il décemment traiter, sinon Israël, la Palestine, la situation palestinienne ?
La société ne lui laisse pas le choix, et ne voudrait pour rien au monde se priver d’une telle pâture. Le conflit israélo-palestinien est un gros sujet — sérieux comme un sujet, gros comme un boulet —, et la société aime les films à sujet, qui lui permettent de parler du sujet et non du film.
C’est ainsi qu’en septembre dernier le cinéaste Nadav Lapid, 50 ans, cinq longs-métrages à ce jour, se retrouve l’invité principal, non d’une émission de cinéma (s’il en reste), mais de l’émission de débat « C ce soir », où l’entoure, voire le cerne, un aréopage de gens raisonnables, avides de s’assurer que son opinion relève comme la leur du cercle du raisonnable.
Elle en relève. Lapid pourra toujours mettre en sueur le plateau sociétal en parlant d’Israël comme d’une société profondément malade, puis en assénant que le problème remonte à bien plus loin que Benyamin Netanyahou et sa clique, in fine l’abstraction de son diagnostic lui accorde le bénéfice du doute. Malade de quoi exactement cette société ? Remonte à quand, au juste, le désastre ? À la Nakba, à la guerre des six jours, à la première Intifada ? On ne le saura pas, et les raisonnables pressés de ne pas savoir s’en tiendront là.
On ne le saura pas davantage en voyant Oui. Il est bien vrai que Lapid y évoque de loin en loin le 7 octobre, survenu la veille du premier jour de tournage, l’actualité rattrapant le film comme on attrape un voleur par le col. Mais d’abord que veut dire exactement 7-octobre ? L’usage a fini par ne plus bien démêler si cette date désigne l’intrusion sanguinaire de combattants palestiniens dans le sud d’Israël, ou le massacre à tendance génocidaire de la population gazaouie qui s’est ensuivi. Oui maintient l’ambiguïté, une longue litanie des horreurs perpétrées le jour dit contrebalançant quelques fugaces allusions à un nouveau bombardement barbare de « Tsahal ». Cette trouble idée de l’impartialité — que Godard moqua d’un notoire « cinq minutes pour les juifs/cinq minutes pour Hitler » — culmine dans un plan lointain sur le ciel de Gaza noirci de colonnes de fumée, dont l’imprécision autorise toutes les interprétations affectives : devant ce tableau, il est loisible au spectateur de ressentir que l’armée israélienne fait le boulot ou qu’elle fait un bien sale boulot. Dans ce film prétendument politique, chaque camp trouvera son compte, ou aucun. D’où l’étrange réception Schrödinger d’un film encensé partout et allumé de toutes parts.
Dire oui, dire nonÀ son fils encore bébé qu’il promène dans Tel-Aviv, l’anti-héros succinctement baptisé Y enseigne qu’il n’existe que deux mots : oui et non. Inutile de préciser oui ou non à quoi : déjà accoutumés à ce film en mode binaire, nous ne le comprenons que trop. Le oui, c’est oui à Israël, à la folie de ce pays, à sa violence endémique. Celui qui dit oui est un lâche, au mieux un lèche-botte. Y nous en offre in extremis une figuration hyperbolique quand il lèche goulûment les souliers du comédien-diplomate-oligarque qui le paye pour accompagner au piano ses sanguinaires déclamations nationalistes.
À titre alimentaire, Y a dit oui à ce travail et à l’agent méphistophélique qui le lui a dégotté. Mais il dit non à ce oui. Ne se supporte pas soumis. Et cependant se soumet. Est bien obligé. Est vraiment obligé ? Dilemme, déchirement, détresse.
Un film moral se distingue d’un film politique en ce qu’il scénarise un cas de conscience. En ce qu’il met en scène les tourments de la mauvaise conscience plutôt que la situation objective qui les provoque. La tempête sous un crâne et non le chaos sous les bombes.
Lapid filme peu Israël, encore moins Gaza. Il filme : lui. Cadre, recadre et rerecadre son alter ego Y, lui-même décalque du Y du Genou d’Ahed, que préfigurait le Yoav de Synonymes, dont le film précédent, L’Institutrice, s’était penché sur la version enfant. La tête de Y est filmée sous toutes les coutures et dans tous ses états : déformée par le grand angle, grimaçante, écarquillée, révulsée, convulsive, au bord de l’implosion. Ça fume, là-dedans.
Cet enfer intérieur est avant tout un vacarme. C’est par le son qu’il émet que le monde torture la pauvre tête de Y. Chaque notification sur smartphone d’un nouveau carnage à Gaza s’augmente d’un mixage fracassant de bruits de guerre (explosions, tirs, avions, appels au secours, pleurs). La classique métaphore acoustique de l’indifférence aux malheurs d’autrui est prise au pied de la lettre : ne voulant rien entendre de la tragédie et des beuglements fascistes qui la soutiennent, Y le soumis se donne deux moyens symétriques de se boucher les oreilles : se passer au casque Love Me Tender ou Mozart pour assourdir le fracas infernal ; recouvrir de borborygmes criards le chœur comminatoire des officiels lors d’une épique battle de chants.
En toute logique, c’est une autre affaire sonore qui tourmente prioritairement Y : convié à mettre en musique une version revisitée d’un hymne nationaliste de 1947, il accepte, se méprise d’accepter, souille de son sang les paroles imprimées de l’hymne, et finit par vomir les vers exterminateurs en les hurlant à la lune. Un hurlement expiatoire, émis pour personne, sinon son émetteur.
Joué par Ariel Bronz, performeur de son état, Y est à la fois l’acteur principal et le récepteur des petits numéros qu’il donne. Lorsqu’il improvise de faire le chien dans une sauterie de riches, le beau linge militaro-financier lui tend des bouts de viande à gober sans le regarder. Aussi vrai que Y se regarde faire le chien, Lapid s’est offert une plage de deux heures où exsuder en clownerie sa mauvaise conscience. Autoflagellation ou autoérotisme, ici c’est l’auto qui compte. C’est le trip qu’on se fait, et de préférence sous cocaïne.
Le périple en voiture de Tel-Aviv à Gaza qui survient dans le dernier tiers est aussi un trip : au bout du chemin on ne verra rien ou presque rien de Gaza, mais le personnage a dû se dire qu’il fallait faire ce voyage, et le cinéaste que son film avait besoin de cette petite virée. Une fois le happening clos, nous pouvons repartir.
Du tanguant bateau nommé Oui, Y est le seul passager. Yasmine, son épouse, n’est pas un personnage, mais une ange gardienne, une voix chatouilleuse dans l’oreille, qui le rappelle au courage lorsqu’il s’accointe avec la racaille dirigeante. Au fond, Yasmine n’est pas plus vivante que la défunte mère de Y, autre instance morale et céleste qui sur son fils en perdition fait choir une pluie de pierres punitive.
S’ils pouvaient être tranchés, les dilemmes n’en seraient pas. Y est pris entre deux impossibilités. Dire oui à son pays est proprement impossible — maman y verrait un renoncement à l’idéal originel —, lui dire non tout autant. À la ville, on appellerait ça les atermoiements d’un sioniste de gauche. À l’écran, cela donne un personnage qui, prenant acte de ce qu’aucune place n’est occupable, s’engage dans une fuite en avant destructrice, et comme de juste jalonnée de petites morts : Y plongeant sa tête dans trois saladiers successifs, Y passant pour noyé dans une piscine où il a plongé éperdu, Y tombant en syncope après une transe volontaire, Y roulant à flanc de colline rocailleuse et s’évanouissant au pied d’elle, meurtri et prostré. Puis se relevant à l’aube. Se relevant toujours. Ne parvenant jamais à mourir. Pendant deux heures, Oui nous invite à regarder un individu ne-pas-se-suicider.
Car mourir serait couard. Ainsi que vivre. Ainsi que partir, ou bien rester. Faire un film sur Israël est aussi impossible que ne pas le faire. Il s’agira donc, pour Lapid, de ne-pas-faire un film.
Ce qui implique de ne-pas-faire de plans. Par exemple secouer aussi souvent que possible le cadre pour en brouiller les lignes. Conjurer le plan fixe comme Y conjure sa passivité en dansant à tout bout de champ. Accabler nos yeux de décors tape-à-l’œil. Strier le récit d’inserts inutiles — gros plan sur une cigarette, travelling voiture sur une enfilade de réverbères. Écorcher l’image, la malmener, la dénaturer, la saturer de filtres, la baigner de couleurs clinquantes et de lumières outrées. Ne-pas-faire les scènes qu’on a semblé d’abord disposer. Y couper court avant que la réalité et son lot d’impasses ne les pénètrent. Surtout ne s’arrêter sur rien. Ne rien regarder.
Ne rien voir, ne rien entendre — drôle de programme pour un cinéaste.
Arrive cependant un moment, au restaurant d’abord, puis dans la voiture cheminant de nord en sud, où la frénésie est suspendue, où le film se pose, où une séquence est dépliée, une discussion installée, un champ-contrechamp calé. Dans un plan, l’incontournable Y ; face à lui puis à ses côtés, Leah, ex-compagne. Que se disent-ils ? Des choses comme « la pire déception de ma vie c’est moi » (elle), ou « je vis une crise morale, personnelle, artistique plus profonde qu’un cratère » (lui). Des choses qu’on ne saisit pas bien. On ne saisit pas bien ce que ce dialogue amoureux ou post-amoureux vient faire dans un film supposé branché sur le gigantesque merdier géopolitique alentour.
Un lien, tout de même : Leah gagne sa vie en traduisant la propagande crasse de la nation en guerre ; elle aussi a dit oui, est mouillée jusqu’au cou, devrait faire acte de contrition comme son interlocuteur azimuté. Or ce n’est pas cela que lui reproche Y. Si Leah a bien trahi quelque chose, ce n’est pas l’idéal des pères fondateurs, les valeurs de la gauche israélienne, ou quelque autre bouée nostalgique à quoi se raccrocher quand le pays part en vrille. Elle a trahi la musique, pour laquelle elle était douée, et qui semble avoir été le nerf de leur amour révolu. Le sursaut de jouvence qui lèvera le musicien et l’ex-musicienne de leur table ne les porte pas à crier « Free Palestine », mais à se mettre au piano pour jouer à quatre mains un morceau de jazz sautillant.
Dans cette poche narrative quasi autonome se révèle l’antagonisme qui travaille réellement Lapid et son cinéma. Il n’est pas question là d’un citoyen en butte à son pays, mais d’un artiste en butte au monde.
Pourquoi le Yoav de Synonymes a-t-il fui son pays Israël pour s’installer en France ? Pourquoi refuse-t-il de parler hébreu ? Là-dessus, nous n’aurons droit qu’à deux assertions laconiques — pays méchant, pays brutal. Ce qui compte ici, c’est que l’expatrié volontaire est accueilli par deux artistes dans un grand appartement de la rive gauche : une musicienne classique et un écrivain en devenir, profilé comme un Lucien de Rubempré à peine rafraîchi, résolu à être un génie ou à n’être pas.
Au cœur de L’Institutrice, l’enfant Yoav est poète à 7 ans. « Un Mozart », certifie son institutrice, dès lors occupée à préserver ce diamant précoce de la souillure du monde. Car il faut le savoir, et nous l’apprenons de la bouche d’un animateur d’atelier d’écriture, « être poète en ce monde, c’est s’opposer au monde ». Mais aussi : « Comme le taureau, le poète est désobéissant et se bat jusqu’à la mort. » Et autres formules où s’affirme une vision de l’artiste que le XXe siècle croyait avoir bazardée : génétiquement doué, douloureux jusqu’au spleen, atypique jusqu’à la folie, albatros chu en ce monde lourdaud, marginal, bohème, désargenté (des pâtes pour repas, une piaule pour habitat), maudit, forcément maudit, excentré, excentrique.
Le Y de Oui colle au portrait : il en a le talent (piano, danse, drôlerie), l’accoutrement dandy (veste blanche sur chemise noire invariable, lunettes fumées roses inamovibles, grosse fleur en plastique à la boutonnière), la distance narquoise, le goût du scandale, l’exubérance, le ridicule. À un détail crucial près : il dit oui, quand l’artiste a vocation à jeter à la gueule du monde un non tonitruant et définitif.
L’engagement comme une croixL’artiste selon Lapid est une créature fondamentalement séparée. Or Y est encastré dans sa société et condamné à y vendre au diable son talent. Affrontement multiséculaire dont le cas Lapid offre une version spécifique et située : ce que crie Oui, ce que criait le héros expatrié de Synonymes, c’est son désir de découpler son art du pays où une malédiction l’a fait naître. L’impossibilité qui saborde Oui à petit et grand feu, c’est l’impossibilité d’être un cinéaste israélien. Précisons : l’impossibilité, étant israélien, et sauf à passer pour planqué, démissionnaire, complice objectif, suppôt de Netanyahou, d’être le cinéaste carburant à la seule créativité sans entrave et sans sujet que Lapid rêve d’être. L’art selon Lapid est sécessionniste, et Lapid ne peut pas décemment faire sécession.
Tragique chassé-croisé. La place publique s’intéresse à lui pour ce qu’il ne veut surtout pas être : un cinéaste israélien croulant sous le poids des responsabilités afférentes. Ses non-plans clament qu’il voudrait être un Fellini, un Lynch, un Scorsese, un peintre expressionniste, un clippeur déjanté, un actionniste nihiliste : tout sauf ce qu’on exige qu’il soit, et qu’il se résigne à être à reculons — ou à tombeau ouvert, c’est tout comme —, pour finalement livrer un non-film.
Un cinéaste israélien est-il tenu de faire des films sur Israël, et si possible en soutien au peuple qu’Israël annihile méthodiquement ? Question morale, générale, et insoluble, que la militance fébrile, peu encline à tolérer une moindre implication politique que la sienne, a déjà tranchée. Question à laquelle l’impossibilité de Oui souffle au moins une réponse technique, esthétique : si le cinéaste concerné porte l’impératif d’engagement comme une croix, mieux vaut pour lui et pour nous qu’il s’en déleste. Nous nous engageons solennellement à lui pardonner ce désengagement. Nous sommes au bord de l’y encourager. Au cas où, pour son prochain film, Lapid serait tenté de ne pas évoquer Israël ni le crime contre l’humanité en cours, qu’il ne se gêne pas. Qu’il tourne au cœur de l’Amazonie si tel est son désir. Son art gagnera à se passer de politique, et la politique se passera très bien de son art.
François Bégaudeau
Écrivain. Interlope, un recueil de ses textes, paraît le 20 octobre chez Amanuensis Éditions (Paris).
C-
Ostros
InvitéC’est moi, merci beaucoup !
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graindorge
Invitéje n’ai pas encore reçu le Monde Diplomatique. Comme je ne peux plus rien commenter sur ce forum, je dirai juste que ce serait intéressant pour Lapid de lire cet article.
Il me reste quelques entrées sympas pour m’amuser: musique, cinéma, poèmes, Histoire, Recos de bouquins etc. Tout va bien.
Bonne nuit -
trou du cul
Invitébasta
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Jeanne
InvitéQuelqu’un a posté hier la conf de François « Le mépris culturel n’existe plus » mais c’est in(re)trouvable.
Merci d’avance à la bonne âme qui va m’aider.-
Cynthia Lennon
Invitéça marche là ? https://www.facebook.com/reel/1341661977459417
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Jeanne
InvitéÇa a l’air de marcher.
Impec, merci.
(L’assertion « Il n’y a plus de mépris culturel » me semble étrangement juste. On va voir ce que ça donne dans la bouche de François.
Et putain c’est un tournant anthropologique ou quoi?).-
François Bégaudeau
Maître des clésun tournant anthropologique je ne sais pas, mais une sérieuse mutation sociale qui m’a semblé mériter un livre – donc cette conférence résume une des trois parties
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François Bégaudeau
Maître des clésdont
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Jeanne
Invitétout à fait, j’ai ouï dire
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Seldoon
InvitéMerci pour le dépoussierage de cette vieille catégorie de mépris culturel, dont il a régulièrement été question ici. Hâte de lire le livre. Deux intuitions qui me travaillent. La première concerne les stratégies de distinction culturelle. Quand on écoute un morceau de Mike Brant dans une soirée Ramones, outre la fausse ironie dont tu parles, il y a encore une stratégie de distinction : ça veut dire nous on est des punks mais détendus. Plus punks que les punks de base. De même je connais un ingénieur de 70 ans d’une grande austérité qui passe ses dimanches à écouter Purcell, ce qui ne l’empechera pas, bien au contraire, de revendiquer de temps en temps un amour immodéré pour Abba. Il gagne ainsi sur tous les tableaux : il est pointu mais pas chiant. Pointu et cool. Auquel cas il s’agit simplement de distinction au carré, puisque non content de me distinguer du gueux qui n’écoute pas Purcell, je me distingue aussi de l’élite musicale chiante qui n’écoute que Purcell. Cette stratégie, vieille au moins comme les années 70 (où il n’était pas rare qu’un même groupe ocille d’album en album entre l’expérimental de niche et la recherche de tubes), a probablement évolué. Dans les anniversaires bourgeois parisiens on retrouve régulièrement « le moment Goldman » (non plus un mais une bonne demi douzaine de morceaux) sans avoir besoin d’afficher la moindre ironie, alors que le moment Claude François n’existait pas à l’époque. Sans tricher : il se trouve que pendant que j’écrivais les deux phrases précédentes on m’envoie le short suivant, qui avec sa notion d’omnivorisme culturel généralise ce que j’essayais de dire : https://www.youtube.com/shorts/m0QaTv0YeO0
(Ca reprend plusieurs des exemples de la conférence et même certains termes que j’emploie juste au-dessus)
Cette idée du naviguateur entre groupes et pratiques sociales apparement opposées devenant le nouveau modèle de l’honnête homme montaignien n’est pas complètement nouvelle. Même si c’est différent, je le rapprocherait de ceci : on entend parfois parler de gens comme Luchini en exemple de ceux qui gagnent sur tous les tableaux. Luchini parle de littérature du XVIIeme avec une langue prolétaire et de sexe avec sa langue d’érudit. A la fin, il est le roi du plateau à Répliques, à Quotidien, au 20h de TF1. Il fera le même effet dans un salon bourgeois que dans un PMU. À côté de lui toute catégorie est ringarde puisque lui est au dessus des catégories.
Tout cela n’entrant en contradiction avec rien de ce qui est développé dans la conférence, bien au contraire, une telle stratégie participe l’évolution vers l’amalgame final où tout se vaut (je parle de légitimité).
La seconde intuition concerne les raison de l’abandon de la part de la bourgeoisie d’une certaine exigeance culturelle. Tu évoques notamment la technologie et la passion marchande, c’est l’option active. As-tu pensé à quelque chose de plus subi ? On t’avait de temps à autre, dans les années qui ont suivi Histoire de ta bêtise, posé la question de la paupérisation de la bourgeoisie. Je me demande si ça ne joue pas ici. La bourgeoisie n’a plus le temps de s’interesser au cinéma d’auteur parce qu’elle regarde des série parce qu’elle travaille plus parce qu’elle a plus de mal à financer son mode de vie. Les bourgeois de moins de 60 ans que je connais n’auraient pas les moyens de jouer plus d’un an à Bouvard et Pécuchet sans d’immenses sacrifices de mode de vie.-
Seldoon
InvitéRapprocherais, exigence, etc. Pardon pour les fautes.
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Scoob
InvitéJ’irai dans ton sens Seldoon pour la notion d’omnivorisme culturel, mainte fois observée musicalement. Désormais dans nos soirées entre potes, les goûts des uns et des autres et les playlists vont de la rue Ketanou à Metallica à France Gall à Alliage en passant par Radiohead, Orelsan, Angèle ou aux chansons paillardes… même si on n’est pas forcément fans, on aime bien un peu tout ça. On est ouverts, on écoute de tout.
De tout mais pas du très minoritaire non plus…et intéressant peut-être, tout le monde semble détester Jul. Peut-être que seuls les prolos de chez prolos, voir les barbares de cités seraient indignes culturellement en n’étant moins omnivores, n’écoutant que du Jul en permanence.
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Intéressant de noter aussi que dans un certain nombre de nouveaux styles musicaux, tout se mélange, tout semble fusionner, rap, guitares électriques, électro, disco… ça me fait aussi penser à la notion de compil utilisée par François pour parler de certains films.-
Seldoon
InvitéOui j’ai failli parler d’une forme de culture de la playlist, justement.
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..Graindorge
InvitéLa bourgeoisie : » je préfère quand tu montes pas mais tkt je sais descendre »
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Ema
InvitéTrès bien vu tout çà Seldoon. Je dirais que la faute de goût ultime chez la bourgeoisie cool aujourd’hui consisterait précisément à affirmer trop catégoriquement goûts et dégoûts. J’écoute un peu de tout est probablement au top 10 des phrases les plus répétées du 21e siècle.
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Gab
InvitéJe ne pense pas qu’on puisse parler de fusion entre goût populaire et goût bourgeois. Des travaux de socio sur l’omnivorisme culturel montrent que la distinction ne passe plus par l’attachement à un registre unique (culture savante) mais par la capacité à circuler entre des univers culturels variés. Les hiérarchies symboliques ne disparaissent pas vraiment. Ceux qui savent bien jongler entre les genres conservent un avantage symbolique sur ceux qui ont des pratiques culturelles plus restreintes et moins légitimées. Et il y a quand même une réappropriation distanciée de la culture populaire par la bourgeoisie. Elle aime peut-être au premier degré certaines musiques populaires mais les reprend à la sauce Juliette Armanet. Il peut aussi y avoir une forme de dévitalisation dans la reprise (relais routier transformé en décor vintage dans Partir un jour). Il faut regarder ce qui est consommé mais aussi la manière dont les objets culturels sont appropriés. On va proposer par exemple une lecture philosophique centrée sur la morale ou le pouvoir dans Game of Thrones et ainsi requalifier cet objet selon des catégories (intellectuelles, réflexives…) socialement valorisées. L’’incorporation reste quand même très contrôlée et distinctive. pour moi le mépris culturel n’a pas disparu
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Charles
InvitéC’est intéressant mais je ne suis pas tout à fait d’accord. Il existe bien sûr encore des pratiques distinctives mais elles sont beaucoup plus minoritaires me semble-t-il. Parmi tous mes potes bourgeois, ils ont tous regardé Games of thrones et personne n’a acheté de livre sur la politique à l’oeuvre dans cette série. Ils l’ont consommé de la même façon que tout le monde : ils ont attendu l’arrivée d’un nouvel épisode chaque semaine, l’ont immédiatement regardé et oublié. Le fait d’approfondir la série avec une lecture intellectualisante ce n’est pas une pratique bourgeoise mais de passionné de séries, de sériephile (c’est à dire pas le simple consommateur de série mais celui qui la prend au sérieux et qui la valorise comme forme d’art importante) surtout quand celui-ci appartient par ailleurs à un milieu culturel ou intellectuel (le journaliste, l’étudiant, le prof etc.). Autrement dit, les pratiques distinctives ne ressortissent pas tant d’une classe sociale en particulier (sauf à considérer que toute personne n’appartenant pas aux classes populaires est un bourgeois, acceptation élargie qui a malheureusement beaucoup trop souvent court aujourd’hui à gauche) qu’à un milieu ou un type.
Je connais par ailleurs également un nombre de gens assez effarant appartenant à la bourgeoisie (avocats d’affaire) qui écoute du Aya Nakamura.-
François Bégaudeau
Maître des clésCharles: j’en suis là aussi. Nous avons tout un écheveau de micro-distinctions, mais qui ne sont plus des signes envoyés par une classe à une classe inférieure. Les distinctions n’ouvrent donc plus sur du mépris culturel comme on l’a connu
L’omnivorisme a été repéré depuis longtemps, et s’il continue à caractériser des citoyens fluides et plutot aisés, il ne peut plus soutenir du mépris culturel. Puisque j’écoute Jul entre autres, je ne méprise plus Jul ni ceux qui l’écoutent.
Seldoon : bonne hypothèse que celle d’une paupérisation de la bourgeoisie. Mais je crois d’abord qu’on a affaire à une classe qui a débridé sa pulsion marchande. Dès lors il lui en faut toujours plus. Là où un bourgeois à l’ancienne pouvait se contenter de bonnes rentes et se la couler douce en écoutant Bach, nos bourgeois avides et insatiables d’aujourd’hui n’en ont jamais assez (de thune, de pouvoir, d’activité, de libido croissante)-
Claire N
InvitéSi j’ai bien compris la paupérisation se situe à un autre point ; dès lors que la culture n’est plus un objet marchand on peut mettre en mépris son « luxe « pour des raisons de surplomb financiers
Le mépris culturel prend là un tout autre sens ?
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Gab
InvitéLa personne qui écoute, entre autres, du JUL peut éprouver du mépris pour celle qui n’écoute que du Jul ou des musiques autotunées. La première sait qu’elle possède une palette beaucoup plus riche que l’autre. Elle l’écoute peut être aussi sur un mode un peu plus récréatif qu’un album de jazz pour lequel elle sera beaucoup plus attentive. j’observe encore du mépris culturel. Il y a quelque temps ma tante (classe sup avec gros K culturel) a appris que mon frère (classe moyenne -) se rendait au Puy du fou et a dû répéter 4 ou 5 fois que c’était un peu beauf quand même (et pas bien politiquement). Et d’autres fois que c’était dommage quand même qu’il ne lise pas (ou qu’il n’aime par les comédies musicales de Jacques Demy ni les films hollywoodiens des années 60). Je veux bien qu’il y ait une hybridation mais je ne pense pas que la hiérarchisation des pratiques tombe à l’eau pour autant. La fille de ma tante a un profil plus hybride. Elle aime bien écouter Théodora ou Aya quand elle ne joue pas Berlioz au violoncelle.mais elle a bien en tête la hiérarchie des valeurs et va vite trouver que quelqu’un qui n’écoute que du Aya est assez limité. Je me demande aussi si se focaliser sur une certaine bourgeoisie (avec faible capital culturel et gros capital éco (type ingé)) qui ne consomme plus que des séries, ce n’est pas oublier un pan qui continue à avoir des pratiques distinctives, à aller au musée, au théâtre, à des concerts voire à l’opéra. Je pense qu’il y a bien quelque chose de distinctif chez les profil hybrides, ils gardent toujours un ascendant sur les classes inférieures (palette + large, plus d’ouverture)
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Ema
InvitéElle aime bien écouter Théodora ou Aya quand elle ne joue pas Berlioz au violoncelle.mais elle a bien en tête la hiérarchie des valeurs et va vite trouver que quelqu’un qui n’écoute que du Aya est assez limité. je ne vois pas le problème a vrai dire, si on prend limité dans son acception basique.
Je pense sur cette discussion qu’il faut prendre bien soin de distinguer le jugement de valeur d’un individu envers un autre (je te suis supérieure de par mes goûts et où la diversité de mes goûts) par opposition à un jugement de valeur esthétique porté sur les oeuvres qui congédie complètement la notion de mérite individuel. J’ai bien conscience que la frontière est bien mince dans la pratique mais elle existe et elle s’exerce, si je puis dire. Confrontée à des gens qui en effet n’écoutent que de la pop mainstream relativement calibrée, ou rient à gorge déployée devant des comedies avec Didier Bourdon et Francois Clavier, bien sûr que je me dis que c’est dommage, c’est dommage de n’avoir pas été exposé à autre chose, ou trop peu, ou trop tard. Dommage que des paramètres sociologiques les ai privés, en somme, d’une plus grande exigence. Cela m’attriste de la même manière que m’attriste l’idée que toute une nouvelle génération d’humains vivra sans avoir connu le vrai goût d’une bonne tomate.-
graindorge
Invité« Dommage que des paramètres sociologiques les ai privés, en somme, d’une plus grande exigence. Cela m’attriste de la même manière que m’attriste l’idée que toute une nouvelle génération d’humains vivra sans avoir connu le vrai goût d’une bonne tomate. »
N’oublions pas les politiques d’abêtissement du système capitaliste. D’abrutissement, d’épuisement. Travaille, mange mal, tombe malade et crève. Et pour le temps « libre », le capitalisme veille à le remplir dans tous ces moindres interstices.
Quant au vrai goût d’une bonne tomate, c’est le cadet des soucis de cette nouvelle génération… c’est le verbe au futur simple « vivra » qu’elle espère. -
Alain m
InvitéJe me retrouve avec le constat que fait Ema plus haut. Et j’ai plutôt ressenti dans mes fréquentations sociales l’effet inverse c’est à dire comment tu n’aimes pas telle musique ou tel film ! (bizzarerie ou prétention). Du coup j’admets que si demain un projet de loi envisageait l’éradication des « fans » de Dany Boon et de J.J Goldman etc… je ne suis pas certain d’aller protester dans la rue.
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Ema
Invité« Quant au vrai goût d’une bonne tomate, c’est le cadet des soucis de cette nouvelle génération… c’est le verbe au futur simple « vivra » qu’elle espère. »
Merci d’utiliser cette anodine comparaison pour souligner mon évidente inconséquence écologique, surtout que c’est tout à fait l’enjeu de cette discussion. -
..Graindorge
InvitéJe ne comprends pas ta réponse Ema Sincèrement
Tu parlais de ce qui t’attristait. Au vu de la paupérisation accélérée à la vitesse grand V, des millions de gens dont des jeunes tombent comme des mouches. Ils espèrent survivre même sans connaître le goût d’une vraie tomate ou aller à un concert de musique classique Les échanges sur un site nous limitent, faire vite et publiquement: une conversation comme celle que j’ai eu hier avec un ami permet une plus grande richesse. On fait comme un peu. Et c’est déjà beau d’échanger sur un site. -
Ema
InvitéGraindorge, tu as il me semble une certaine propension à l’extrapolation et la digression. Je ne parlais pas de ce qui m’attristait en général dans la vie ou ni même en général politiquement, auquel cas m’enjoindre à relativiser mon chagrin de ne plus manger de bonnes tomates eut à la rigueur pu être de bon aloi, je mettais en avant un parallèle entre qualité esthétiques- la musique – et qualités gustatives- les tomates – de manière à sauver un peu les jugements de valeurs esthétiques trop souvent et rapidement taxés de bourgeois, le sous entendu ici étant : est-ce bourgeois de constater (et regretter) que les tomates n’aient plus de goût ?
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..Graindorge
Invité@Ema
Tu as raison0 -
..Graindorge
Invité@Ema
« 0 » est une erreur de frappe
À propos de tomates: j’avais commandé une petite cagette de tomates pour mes 3 ou 4 clients consommateurs et consommatrices et nous. N’ayant plus les tomates habituelles, Alirio le fournisseur m’a conseillé des tomates » bleues. » Grimace mais c’était ça ou rien. Bon. Une découverte: saveur extraordinaire. Malheureusement Alirio ne connaît pas le nom exacte il en existe plusieurs variétés. Elles sont rouges foncées avec par-dessus des reflets bleus violacés. Je ne les ai pas goûtées en écoutant du Bach mais le coq et les horribles « cris » des paons du voisin.
Malheureusement, j’ai voulu en recommander, y’en avait plus et » on ne sait pas quand on en aura » -
Carpentier
Invitétoute la jeunesse, oui je l’essentialise quelque peu
– et encore, je pourrais la jouer mamy et dire ‘ notre jeunesse ‘ –
la jeunesse donc, est si healthy que si: la bonne tomate, ça l’intéresse; la jeunesse est bien consciente que c’est un truc de fric aussi de bien bouffer-bouffer sain mais elle garde de moindres moments de ‘goûts purs ‘ (quand elle a les sous et le temps pour) pour en déguster
Sinon, elle prend soin d’apporter à son corps – et à son esprit (plein d’humour, de mémoire, de présence à) ce qu’il lui faut par d’autres biais protéiniques et autres concentrés (en lieu et place de certains médicaments auxquels les vieux sont accoutumés) ce qui ne les empêche aucunement, quand cela s’y prête, d’encore aimer manger une bonne tomate.
J’en connais qui savent en découdre avec leurs grands parents, par exemple, quand ils causent paillage et autres techniques intéressantes pour leur potager respectif.
Et j’adore les écouter, en prendre de la.graine uh uh, ils me passionnent sincèrement.
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Charles
InvitéLe Puy du fou de Philippe de Villiers encensé par Pascal Praud et sa bande? Pas sûr que ce soit le meilleur exemple de goût populaire.
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Gab
InvitéPour elle, choisir de passer un week-end dans un parc d’attraction, c’est un peu beauf oui. La distinction ne se limite pas à l’opposition classe supérieure vs classe populaire. J’ai précisé que c’était classe sup et classe moyenne iciJ’ai trouvé un article intéressant de Coulangeon dans la revue contretemps sur les métamorphoses de la distinction dont voici un extrait
« Plus largement, il semble que la frontière entre « haute » culture et culture de masse, culture savante et culture populaire soit plus floue aujourd’hui que par le passé. Mais c’était déjà assez largement le cas à l’époque où Bourdieu écrivait La Distinction, qu’une lecture un peu rapide assimile souvent de manière simpliste à une théorie binaire de la « haute » et de la « basse » culture (highbrow et lowbrow culture, comme disent les Anglo-saxons). C’est oublier que, précisément, la sociologie de Bourdieu n’est pas une sociologie binaire, qu’elle est davantage une sociologie de l’espace social que de l’échelle sociale, qui insiste sur la pluridimensionnalité des rapports sociaux et sur les déplacements qui s’opèrent en, permanence, dans l’espace des pratiques comme dans l’espace des positions sociales.
Quoiqu’il en soit, il existe aujourd’hui un consensus assez large, en France et à l’étranger, pour constater que le clivage pertinent serait moins aujourd’hui un clivage entre culture savante et culture populaire qu’un clivage entre répertoires culturels exclusifs et répertoires culturels diversifiés. C’est la métaphore de l’omnivore popularisée par le sociologue américain Richard Peterson dans les années 1990 et 20006, mais ce constat était aussi au même moment largement présent en France dans les travaux d’Olivier Donnat7. L’échelle des goûts et des pratiques serait aujourd’hui moins une échelle de légitimité qu’une échelle de diversité, qui opposerait les nantis de la culture, ayant accès à un répertoire de pratiques vaste et diversifié, combinant pratiques savantes et pratiques populaires, à ceux dont les répertoires seraient plus limités et plus exclusifs.
Ce constat est assez robuste, mais l’interprétation qui en est faite est souvent erronée. Il est en effet tentant de tirer argument de ces observations pour prétendre invalider les thèses défendues par Bourdieu dans La Distinction, ou plus précisément celles qui lui sont attribuées, car lui-même abordait cette question de l’éclectisme, et n’avait pas une conception figée de la légitimité culturelle. Mais peu importe. Certains commentateurs se sont emparés de cette affaire d’éclectisme pour dire « Eh bien, vous voyez, Bourdieu, La Distinction, tout ça, c’est dépassé ». Or je pense précisément l’inverse, et c’est un peu ce que j’ai voulu défendre avec cette idée de « métamorphoses ». Les formes de la domination symbolique et les normes de la légitimité culturelle se modifient, mais les processus sous-jacents demeurent à peu près les mêmes. Et je serai tenté de dire, cédant ici sans doute à une forme de pessimisme social auquel j’essaie pourtant d’habitude de résister, que ces processus opèrent même plus durement que par le passé, pour deux raisons. D’abord, parce que la norme d’éclectisme émergente n’est pas un syncrétisme anarchique, et que les règles de mobilisation des différents types de répertoires sont assez subtiles : si l’éclectisme mesuré distingue, le mélange des genres disqualifie. J’aime beaucoup le titre d’un article célèbre d’une sociologue américaine sur ce sujet : « Anything but Heavy Metal », c’est-à-dire, en substance « Tout ce que vous voulez, mais pas du heavy metal »8. De sorte que, pour le dire dans des termes empruntés à Bourdieu, la norme d’éclectisme est particulièrement résistante à la « bonne volonté culturelle », au mimétisme « scolaire » des « bonnes manières » et du « bon goût ». Bref on a sans doute affaire à une norme émergente qui est plus difficile à conquérir… et à contester, et c’est le second point sur lequel je souhaiterai insister.
Il s’opère, et il faut y être à mon avis très attentif, une forme de convergence entre ce qui se dit au sujet de l’espace des attitudes culturelles et l’espace des opinions politiques. Il existe un parallélisme troublant entre le clivage de l’omnivore et de l’univore, pour reprendre la métaphore « zoologique » de Peterson9, et celui de l’ouvert et du fermé, mis en avant par certains politistes10, et qui a fait florès, notamment, au moment du référendum de 2005 sur le TCE. Et l’on voit bien que l’interprétation politique sur laquelle tout ceci débouche n’est pas du tout de même nature que celle que sous-tend le clivage du savant et du populaire, parce qu’elles est sous-tendue par l’idée qu’il y aurait, en gros, d’un côté des élites éclairées, tolérantes, ouvertes à la diversité (culturelle, esthétique, morale, politique, sexuelle, ethnique, etc.) et de l’autre, des « masses » enfermées dans leurs petites singularités culturelles, esthétiques, nationales ou régionales, fermées au monde. Tout ceci est très essentialisant, et très difficile à contester, car si vous pouvez toujours défendre la richesse et la dignité de la culture « du peuple », il est nettement plus délicat de renvoyer une image un tant soit peu positive de ce qui est présenté comme l’incarnation d’un chauvinisme étroit. » -
Charles
InvitéMerci pour ce partage, très intéressant. Là où je pense qu’il y a une vraie évolution c’est dans l’expression de ce mépris culturel. Oui il subsiste des distinctions, des modes d’appréciation différents de la culture mais ce qui me semble plus douteux c’est que ça produise encore du mépris ou de la honte. Encore une fois, car c’est un peu ma marotte, il y a plus ou peu de mépris culturel car la culture n’a plus la même place qu’avant, elle n’est plus la même matrice de la domination qu’avant.
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Dr Xavier
Invité@Gab – Merci de même pour le partage, je lirai l’article dans Contretemps, mais citer « Anything but Heavy Metal » me semble une faute de carre de l’auteur. L’article date de 96 et se fonde sur des données de 93 pour affirmer que les publics du métal (et aussi gospel, country, rap) sont moins éduqués, et par extension le genre plus méprisé. Alors c’était peut-être vrai au début des années 90 avec cette image de rednecks écoutant Pantera ou Slayer, mais faut-il rappeler que les années 90 sont une décennie d’explosion du grunge (Nirvana) et métal (Metallica, Machine Head) et toutes les étiquettes machins-métal que vous voudrez (Guns, Rage against, White Zombie, Pantera nouvelle version, Sepultura, Korn, Deftones, ). Groupes de métal qui une fois établis – et sans gêne aucune pour leur public – pondront des balades/slows (November Rain, Nothing Else Matters, Something in the way, la moins connue Planet Caravan de Pantera), feront des reprises de tubes (Message in a bottle par Machine Head, Imagine par Perfect Circle, la célèbre et calamiteuse Sound of silence par Disturbed, Brick in the wall par Korn, on pourra même retrouver des reprises de Britney Spears), seront adoubés par des MTV unplugged (Nirvana, puis Korn dix ans plus tard), feront partie d’une BO de film (Take a look around pour Mission Impossible 2) et les plus connus seront eux-même repris du côté jazz (la chanteuse Robyn Anderson en fait sa marque de fabrique, Enter Sandman est repris par Youn Sun Nah, Smells Like Teen Spirit par The Bad Plus, on a même un Jazz against the machine). Tout concourt à une mainstreamisation du métal, au moins pour son versant le plus écoutable. Et quand on voit le prix des places de concert, difficile de se dire que ça s’adresse à un public sans le sou.
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Gab
InvitéOui je suis d’accord avec toi, ça date un peu. Mais ça peut s’actualiser sur de nouveaux objets culturels. Comme dit toni erdmann, on pourrait dire Anything but Camping Paradis. Je n’ai pas lu le livre de Lamy et je ne pense pas forcément être d’accord avec ses analyses. Par contre quand je vois des bellevillois•es investir les bars pmu parce que c’est « authentique/vintage » avec leurs soft mulets, bananes en bandoulière, claquettes/chaussettes, bobs ricard, bleus de travail ou t-shirts de johnny, je serais également tentée de parler de gentrification culturelle (culture au sens large ici). Et contrairement à ce que j’ai pu lire j, certains sociologues emploient le terme de gentrification culturelle en parlant du jazz par exemple. Ce n’est pas forcément creux. Ça permet de bien dire le phénomène de reappropriation (voire de spoliation). Quand le jazz (exemple un peu cliché) est institutionnalisé, intellectualisé et reapproprie, il est reclassé dans l’ordre symbolique et devient une culture de connaisseurs valorisée dans les festivals élitistes et les salles prestigieuses. Les codes de la pratique changent, on ne va plus danser dessus mais l’écouter silencieusement. Les barrières économiques empêchent les groupes d’origine d’y participer. Quand j’ai vu Bastien Bouillon en salopette de pêcheur dans Partir un jour, je me suis dit que ce look plairait à certains de mes amis. Ça n’a pas loupé, dans les semaines suivantes j’ai croisé quelqu’un lors d’un anniversaire en banlieue gentrifiee avec une salopette de pêcheur. Et on ne peut pas dire que les gens qui s’approprient ces codes là se mettent au même niveau de ceux qui en sont détenteurs à la base. Comme dans partir un jour, c’est marrant deux secondes mais on s’exfiltre au plus vite parce que c’est quand même bien cloisonné et qu’on a envie d’aller chanter les moulins de mon cœur au festival de Cannes. Le champ que s’approprient les classes dominantes est peut etre de plus en plus large mais cette appropriation déforme souvent les objets, certains objets culturels restent illégitimes et et il y a toujours une hiérarchisation.Pour la honte, je revois encore très bien certaines personnnes (souvent des femmes ) qui se mettent à balbutier en repas de famille et qui s’auto dénigrent dès que des questions d’ordre culturelle ou politique sont abordées. J’ai l’impression qu’ il y a toujours une forte intériorisation du sentiment d’infériorité culturelle chez les classes dominées. Et la domination peut se jouer aussi entre classe moyenne et classe populaire. Du côté de mon beau frère, j’ai pu rencontrer des prolétaires et observer du mépris entre un préparateur de commande et une prof d’histoire qui tenait à marquer une certaine distance. Peut être que c’est la position d’ascétiques de la culture qui amène à exagérer un peu la dégénérescence des classes supérieures. Moi je vois quelque chose de distinctif quand une connaissance bourgeoise me dit qu’elle regarde des séries soi disant intelligentes en vo comme Homeland ou Succession et se désole que d’autres personnes restent scotchées toute la journée devant la télé à regarder les chaînes d’infos en continu. Je me trompe peut être mais j’ai l’impression qu’on minore aussi un peu les inégalités culturelles, qui sont toujours fortes, lorsqu’on nie l’existence de mépris culturel.Je pense que l’axe d’analyse ouverture (éclectisme, cosmopolitisme, libéralisme)/fermeture fonctionne très bien et est vecteur de mépris. Peut être que mépris est un mot trop fort mais ,pour moi, des qu’il y a des mécanismes de distinction a l’œuvre (fins et pas forcément frontaux), il y a forcément un peu de mépris, même si c’est n’est pas vraiment exprimé. Agir d’une certaine façon, c’est déjà, sans rien dire, exclure/dénigrer d’autres façons de faire.
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begaudeau
InvitéJe le redis :
-les stratégies de distinction existent encore, et peut etre plus que jamais, en culture et autres domaines
-ces stratégies de distinction recoupent de moins en moins des données de classe. Ainsi je peux me plaire, moi, à me distinguer de bourgeois bien plus riches que moi qui regardent des séries pendant que je regarde un wang bing. Par suite, les concernés en ressentent rarement de la honte – je n’ai jamais été témoin de bourgeois me disant qu’ils ont honte de regarder des séries plutot que des Wang bing (la raison principale étant qu’ils ignorent Wang bing, mais à cause du même processus)
-La « bonne volonté culturelle » (Bourdieu) de la petite bourgeoisie pour se hisser à la culture de la bourgeoisie, ça n’existe plus, dans la mesure où la petite bourgeoisie n’a plus honte de ses gouts. Et donc ne se dirait pas méprisée.
-je maintiens que la notion de gentrification culturelle est très malvenue, voire indécente, au regard des ravages réels, et réellement excluants, que provoque la gentrification tout court.
je redemande : de quel gout culturel les classes populaires ont-elles été DÉPOSSÉDÉES, reéllement dépossédées, à partir du moment où des bourgeois y adhéraient?
Dans le cas du jazz, est ce parce que cet art a acquis des lettres de noblesse esthétiques et universitaires que les prolos noirs américains ont cessé d’en jouer? D’ailleurs ont ils cessé d’en jouer? Les bars à concerts de la Nouvelle Orléans sont ils vides en 2025? Ca mériterait étude. -
Alphonse
Invité« -je maintiens que la notion de gentrification culturelle est très malvenue, voire indécente, au regard des ravages réels, et réellement excluants, que provoque la gentrification tout court. »
Mais il me semble que la « culture » est partie prenante du processus d’exclusion qui est au coeur de la gentrification. Je pourrais donner des exemples précis en milieu rural, où des gens comme moi (= profession intellectuel sans patrimoine économique mais pas dans la dèche) s’approprient un territoire par leur action culturelle et (surtout) sa visibilité. Ce n’est pas grave en soi, c’est souvent même hyper enrichissant, mais ça génère une dépossession symbolique. -
begaudeau
InvitéMon analyse se concentre sur les oeuvres et la pratique de ses oeuvres par des récepteurs.
Là je ne sais pas bien ce que tu désignes par des gens qui « s’approprient un territoire par leur action culturelle et (surtout) sa visibilité ». C’est quoi concrètement? Des bourgeois qui se mettent à fréquenter des concours de tuning et du coup en éjectent les prolos? -
Alphonse
Invité@begaudeau. Des petits bourgeois intello qui montent un festival d’art dans des granges, en choisissant un week end estival fréquenté où avait lieu la fête locale d’un village proche. deux ans plus tard y a 1 500 personnes au festival d’art, relayé dans la presse, présence du député, des gens venus de loin, et y a quatre peluts à la fête locale.
(je dis ça pour répondre à ta question, mais je vois que mon exemple déplace un peu le champ des discussions ayant court sur ce thread) -
Claire N
InvitéHum oui c’est pas tout à fait comme si il s’étaient mis à fréquenter la fête de village en question
J’avais un vieil exemple avec la chanson « sunday bloodi sunday «
Une amie s’était faite un peu recadrer dans un pub irlandais en la chantant de manière joyeuse
Elle ne connaissait pas son « usage irlandais «
Elle l’a intégré à cette occasion
Je pense pas qu’elle en ai moins aimé le titre
Il est possible que ça ai saoulé les gars du pub
C’est leur vision d’utilisateur politique qui était pas concordante , la chanson a pas souffert je crois -
begaudeau
InvitéOui, cela dépasse, car nous sommes ici dans un cas de gentrification classique d’un lieu. De même que les café-brunchs ont remplacé les PMU dans le onzième arrondissement. Il y a appropriation d’un lieu, mais pas d’une culture – puisque les bourgeois qui debarquent imposent la leur propre.
Ceci relève d’un calcul économique des municipalités ou comm comm : faire venir des riches (comme habitants, comme clients). Nous avons amplement décrit ce processus ECONOMIQUE dans notre livre sur Arles -
Ema
Invitéet y a quatre peluts à la fête locale.
Cette conclusion me laisse perplexe et appelle plusieurs questions :
Sont-ce les mêmes personnes qui allaient à la fête du village habituellement qui l’année suivante lui préfère le festival artistique ? Si oui alors on voit mal en quoi cela relève d’aucune forme de gentrification, la gentrification ne désignant pas une évolution dans les habitudes et pratiques d’un même groupe démographique ( il y a d’autres mots pour çà, embourgeoisement par exemple)
Si ce ne sont pas les mêmes (admettons des neo ruraux du coin qui boudent les fêtes de village), alors il faudrait préciser le lien de cause à effet entre leur fréquentation massive du festival d’art et la desertion par les locaux de leur fête de village annuelle. La seule raison que je puisse imaginer aurait a voir avec les financements locaux, mais là il faudrait carrément imaginer que la fête du village n’ait plus du tout lieu faute de pépettes, au profit du festival, or ce n’est pas ce qu’établît ton exemple, que je suppose hypothétique. -
Ema
InvitéJe n’avais pas vu ta réponse avant de produire la mienne. Je suis particulièrement d’accord avec ceci : « je maintiens que la notion de gentrification culturelle est très malvenue, voire indécente, au regard des ravages réels, et réellement excluants, que provoque la gentrification tout court. »
Me dérange beaucoup que soient agglomérés pêle-mêle des exclusions économiques effectives avec des emprunts stylistiques et esthétiques relativement anecdotiques qui méritent peut-être d’être relevés mais certainement pas avec le ton grave et affecté de celui qui se porte au secours des plus démunis. -
Leo Landru
InvitéD’accord avec François et Ema, et j’ajoute : De quelle fête de village parle-t-on initialement ? Une fête de fin d’année scolaire avec des majorettes, une kermesse, une brocante, un feu de la Saint Jean, un défilé de véhicules rétro, un événement sportif, une foire à l’andouillette, un concours de cri de cochon, une chasse aux trésors, une fête religieuse, une fête foraine ? Un évènement Gueuleton parrainé par des mécènes droitards comme ceux qui essaiment partout en France où des assureurs déguisés en Peaky Blinders se collent 1 kilo de viande dans le bide en chantant la Marseillaise ? De quoi parle-t-on ? D’un exemple imaginaire ?
-
Gab
Invitéje sais pas, j’ai vraiment du mal à être d’accord avec l’assertion « il n’y a plus de mépris culturel ». je vois que vous me répétez plein de fois la même chose mais je n’arrive pas à bien saisir votre point de vue. Je pense que l’opposition omnivore/univore recoupe bien des données de classe et reconduit distinction et mépris. Pour le deuxième point, j’ai l’impression qu’il est encore question de luttes latérales entre les bourgeois cultivés et les bourgeois marchands mais en focalisant sur ça, on cache peut être les mécanismes de domination culturelle verticaux encore existants. Je suis un peu monomaniaque mais l’article de Coulangeon en parle aussi : » l’opposition des différentes fractions de la classe dominante, pour reprendre la terminologie de Bourdieu, détentrices de formes concurrentes de capitaux, l’opposition des marchands et des savants, des puissances d’argent et des lettrés, est une réalité structurante au sein de la classe dominante depuis le XIXe siècle (relisons Flaubert…). Assez largement exagéré, car les frasques « bling-bling » du « président des riches», pour reprendre les termes des.
Pinçon-Charlot, ne sont pas synonymes d’une brusque et radicale démonétisation des attributs culturels de la domination. « Je vois mieux pourquoi il est malvenu de parler de « gentrificaiton culturelle » .par contre pour moi il y a bien une appropriation (et donc transformation) de la culture populaire par les classes dominantes. Je ne crois, pas que tout fusionne de façon incontrôlée. Pour la dépossession, ça mériterait étude oui -
begaudeau
Invité« .par contre pour moi il y a bien une appropriation (et donc transformation) de la culture populaire par les classes dominantes. »
Je veux bien des exemples
Et préférablement des exemples où l’appropriation en est vraiment une, c’est à dire une expropriation
(modèle : quand un bourgeois rachète une terre à un prolo, le prolo ne la possède plus) -
Gab
InvitéJe voulais dire que les classes dominantes s’approprient à leur façon la culture populaire, comme dans le film Partir un jour (à la sauce Armanet). Concernant la question de la dépossession de l’autre côté, je n’ai pas d’avis tranché. Je ne suis pas indignée par cette appropriation comme peut l’être Lamy.On peut reconnaître les mécanismes d’appropriation de la culture populaire par les classes dominantes sans pour autant être dans le regret ou dans l’essentialisation des classes populaires. Je suis d’accord pour dire qu’on peut aimer au premier degré une musique populaire (dans une expérience corporelle immédiate), mais je ne dirais pas que le mépris culturel a disparu sous prétexte qu’une personne issue des classes dominantes et une autre issue des classes populaires aiment toutes deux Les Yeux d’Émilie. Si on desserre un peu, on voit peut être qu’ilexiste des dynamiques plus complexes, recoupant le clivage omnivore/univore (qui reste socialement structuré)et des modes d’appropriation différents. Le“plaisir pur” n’échappe pas à la logique Et je ne pense pas qu’on puisse se distinguer tout seul dans son coin. La distinction reste toujours liée à la hiérarchisation des pratiques culturelles. Ce n’est pas vraiment de la distinction si les goûts en question ne sont pas reconnus comme légitimes dans le champ culturel. Il faudrait distinguer la distinction (4 traits : domination, holisme, élitisme, objectivisme) et la différenciation qui relève davantage d’une affirmation individuelle ou collective (culture alternative etc) . Pour moi les logiques de différenciation « par le bas » s’inscrivent aussi dans une dynamique plus large et n’annulent pas l’existence d’une vraie distinction. J’ai lu un autre article intéressant de Julien Boyadjian, « Le capital culturel structure-t-il (toujours) les goûts ? L’exemple des préférences cinématographiques des 18-20 ans » . l’auteur neutralise la variable de l’âge et observe que, même à l’ère du streaming, les goûts culturels des jeunes demeurent socialement structurés. Le capital culturel hérité continue d’influencer les préférences cinématographiques, ce qui tend à confirmer la persistance de la logique de légitimité culturelle
-
begaudeau
InvitéOn tourne en rond
Je redis donc que les distinctions sont toujours là (plus que jamais peut etre). C’est le mépris qui n’y est plus. C’est le sentiment que tel gout est méprisable.
Je reviens sur l’appropriation. Je note que tu ne m’as pas donné les exemples demandés.. J’ajoute que la pseudo appropriation par la bourgeoisie, qui donc n’en est jamais une, a produit bien des bénéfices. C’est aussi parce que les blancs s’emparent du blues-rock que cette musique 1 va etre mondialement connue (et sans que les bluesmen s’en sentent dépossédés, BB king est mort vieux et heureux) 2 va continuer son perfectionnement (qui dira que l’oeuvre de Chuck Berry est meilleur que celle des Stones ou de Led Zep? – ou d’Hendricks, qui souvent reprit des morceaux de blancs, alimentant le fécond aller retour entre les deux poles).
Je pourrais dire : vive l’appropriation – tant qu’elle n’exproprie personne. -
Gab
InvitéOn tourne peut être en rond mais là vous disiez que les stratégies de distinction recoupaient de moins en moins des données de classe et que chacun pouvait se distinguer dans son coin. J’ai répondu que, pour moi, la distinction répondait à des critères précis et était encore à l’œuvre notamment à travers le clivage omnivore/univore qui recoupe des données de classe. C’est un peu le cœur de mon propos. S’il y a toujours distinction et hiérarchisation des pratiques culturelles, que les pratiques restent structurées par le capital culturel et les rapports de classe, alors pour moi mécaniquement il y a production de jugements de valeur et donc de mépris. En se distinguant, on disqualifie d’autres pratiques. Je ne préfère pas trop m’avancer sur la question de l’expropriation. Il peut y avoir appropriation faible sans forcément expropriation, on pourrait dire réinvestissement
-
Ema
Invitéje redemande : de quel gout culturel les classes populaires ont-elles été DÉPOSSÉDÉES,
Lorsqu’on parle d’appropriation ou gentrification culturelle, j’ai l’impression que la dépossession en question relève surtout de l’affectif et de l’identitaire, ce qui explique pas mal le flou artistique dans lequel on nage avec çà.. Nous (les noirs, les pauvres, les queers etc) étions seuls à aimer et pratiquer ceci, puis les marchands sont arrivés et ont fait leur truc de marchand : transformer ce que nous faisions en produit puis en accroître le marché. Parfois cette marchandisation il est vrai prend l’aspect d’une folklorisation. Et maintenant ce n’est plus tout à fait à nous. -
begaudeau
InvitéTrès bien résumé
Ce n’est plus tout à fait nous, car ce qui nous plaisait là-dedans c’était que ce soit pour nous et personne d’autre. Une sorte de distinction par le bas.
Qui à nouveau détruit le schéma habituel du mépris, qui voudrait qu’une position sociale soit méprisable. Or là nous avons affaire à des gens qui, loin, d’avoir honte de leur appartenance de classe, ou de leur origine de classe, la revendiquent, et la revendiquent comme spécifique : nous les prolos on écoute Joe Dassin et on vous emmerde.
Si les bourgeois s’y mettent, alors cet édifice mental est pulvérisé.
C’est pourquoi Lamy s’acharne à NE PAS VOIR que les bourgeois plébiscitent Dassin depuis 30 ans. Il faut absolument que cela n’ait pas eu lieu
(et tout son livre repose sur ce genre de dénis, d’erreurs, de falsifications, notamment son acception des beaufs) -
Claire N
InvitéDonc si je suis bien on peut s’orienter vers des affects contre – révolutionnaire comme sous bassement ?
-
Ema
InvitéClaire N
« Donc si je suis bien on peut s’orienter vers des affects contre – révolutionnaire comme sous bassement ? »
Je ne suis pas sûre de comprendre à quoi tu référes au vu des enchaînements de réponse, mais je vais supposer : le discours déplorant que n’existent plus de niches culturelles strictement prolétariennes, en tant que fixation identitaire de classe peut être vu comme porté par un élan conservateur? On peut y voir je le crois en tout cas une sorte de déformation-regression de la conscience de classe au sens marxiste, oui. On connaît bien la composante nostalgique de ces affects là d’ailleurs. -
Ema
InvitéEt on sait bien quels ponts rouge-bruns existent entre fétichistes de la culture proletarienne pour la culture proletarienne, tout a fait indépendamment du contenu.
-
begaudeau
Invitéoui
une façon de commuer (dévoyer) en identité ce qui est une position sociale
c’est l’exacte différence entre « peuple » (identité) et prolétariat (position sociale)
le fascisme parle de peuple, le marxisme de prolétariat
a chacun de choisir son menu -
Claire N
Invité« le fascisme parle de peuple, le marxisme de prolétariat » merci c’est très clair
Et oui @Ema on a l’impression que pour que ça tienne il n faut pas trop s’attarder sur le contenu -
Carpentier
Invitéj’ai finalement cédé, tôt ce matin, à la reprise-ré-écoute de la conf (en suis à la gentifrication des villes et les classes pop chassées, puis re-chassées à 50 bornes des villes limitrophes où elles s’étaient réfugiées d’abord)
– sur la musique, moi j’aimerais qu’un jour, le même jour où on envisage de partir, oui – qu’un jour donc, on ouvre le dossier Philippe Katherine, tiens.
Car oui, moi j’ai mon dossier Philippe Katherine, que beaucoup ont surtout découvert à l’ouverture des j.o., benh yes et que d’aucun.es ont depuis looooooooongtemps vénéré.
Moi j’ai du mal.
Tout comme, d’un autre milieu (?) je continue à avoir du mal avec votre ami à lunettes et à guitare, qu’invite parfois l’équipé de Nova, le pendant garçon de la meuf de Barré, là -
begaudeau
InvitéDécidément difficile d’obtenir que tu écoutes ce que je dis
Ce qui m’importe, concernant la gentrification, ce n’est pas ce petit rappel en incise de ce qu’on appelle tel, mais l’obscène notion de gentrification culturelle telle qu’avancée par Lamy.
Si tu entends ce que tu veux, inutile d’écouter. -
begaudeau
Invitéet je ne vois pas bien le rapport avec Katerine
ah si pardon c’est un chanteur -
Carpentier
InvitéPhilippe Katerine: mépris culturel de ceux qui le balançaient/balancent encore (?) notamment sur ton forum (l’ancien) quand d’autre.s partageaient du disco (?)
c’est un exemple/hypothése/ressenti partagés (cru entendre que tu en cherchais durant l’écriture de ton bouquin à paraître et tu en ris à la fin en proposant de recueillir les experiences dans la salle)
allez, salut, FB
[Où j’imagine que ‘ le public ‘ (pseudo d’ici tu te souviens?) t’a peut-être de nouveau envoyé pleeeein de mails demandant ce que certaine Carpentier fout ici]
ce qui te rend con
j’aimerais presque plutôt ta condescendance, tiens. -
begaudeau
Invitérien compris
-
Carpentier
Invitéje balance les 52 reprises ou bien, a y est: miracle
– FB entrevoit le rapport? –
nan, ne descendons pas si bas, ça nous va pas tant
juste une tite dernière, la lourdeur comme signature
👋 -
Carpentier
Invitéah si pardon c’est un chanteur
de reprise.s
🤣 -
Carpentier
Invité😁
-
Carpentier
Invitéoh, je précisais juste où j’en étais de l’écoute (l’écoute – oui )
– ça (je) t’agace, ok
Comme si tu ignorais que je sais t’écouter
tu es touchy, sortie de livre: ok
je disparais. -
begaudeau
InvitéJe ne crois pas que ce soit etre touchy que d’attendre un minimum de fidélité dans le report ce que je dis.
Et je ne vois pas l’intéret de nous faire un journal minute par minute de ton écoute tronçonnée de cette conf d’une heure, si c’est pour la dévoyer à ce point
tu as commencé à le faire sur Le gout des autres, tu le fais sur le gentrification
à te lire la conf dit le contraire de ce qu’elle dit -
Carpentier
Invitéalors toutes mes excuses
même si on voit bien que je suis une des dernières dans ce fil de discussion à l’écouter et que mes ‘ incises idiotes ‘ doivent, en vrai, pas gêner grand monde – et surtout pas moi, comme on sait –
salut,
et ça m’allége en fait
car j’étais en train de penser à m’organiser pour t’écouter à Lille (oui, oui, j’ai bien compris la date, moi, et l’objet – t’inquiéte, je confonds pas )
benh comme ça, c’est réglé, je prévois autre chose. -
Carpentier
InvitéSa reprise de Ma benz est drôle
-
Carpentier
Invité🙂
-
Carpentier
Invitéoui mais là c’est de la reprise au carré, de l’humour au 2e degré 3/4 nanani nananère
benh voyons
et l’autre c’est Didier Super, alors là: pompon
(celle de la boîte de jazz et de les brunes comptent pas pour, on les déteste pas, l’orchestration de quelques-unes apportent des trucs mais bon, pas de quoi, en lisant PK, m’envoyer braire dans les abysses comme ça.)
– 007
recharger
miroir / …. -
begaudeau
Invitéil me semble que c’est là un aspect très anecdotique du travail de Super et Katerine
-
Carpentier
Invitéde celui d’Armanet aussi je crois bien
-
Carpentier
Invitéah merde quand même : )
Je l’avais loupée total celle-ci
Pense pas m’en remettre: shame mais méga-shame on me
je jure
mais un peu tard
qu’on m’y reprendra plus
plus?
plus -
Carpentier
InvitéZ’animent tous.tes des bar et bat-mitsvah, départs en retraite et autres anniversaires ou quoi?
Putain, dur-duraille d’être un.e artiste, hein, Jordy? -
Ema
Invité@ Gab
Je n’ai pas grand chose à redire à ton constat mais, et c’est un assez gros mais, ce constat ne fait pas analyse si on n’effectue pas une mise à jour analytique en ajoutant deux points :
1 – a mesure que bon nombre de professions dites intellectuelles se paupérisent, sans parler de la condition étudiante, la binarité bourgeois- prolo recoupe de moins en moins systématiquement la binarité cultivé-inculte surtout si on considère que pas mal de petits entrepreneurs peu éduqués académiquement gagnent mieux qu’un salarié à niveau d’études supérieur. Et çà c’est quand même un gros point, qui est rarement relevé sur ce sujet.
2 – les phénomènes de mépris culturels ont aussi une variable situationelle, c’est-à-dire que le rapport de domination dans une situation sociale donnée dépend parfois de la composition sociologique majoritaire de la dite situation. Un prof parisien égaré chez des « beaufs » peut mépriser ses hôtes autant qu’il veut, son mépris sera relativement désarmé face à la majorité, et c’est le mépris dont il fera éventuellement l’objet qui sera ici le plus effectif, surtout si l’écart de revenu n’est pas particulièrement en sa faveur comme cela arrive souvent (point 1).
Je n’en conclue pas pour autant qu’il faille complètement dépolitiser la notion de mépris mais je trouve qu’en l’état actuel des choses c’est une notion qui doit a minima se dialectiser sérieusement..
Pour ton point sur les différentes manifestations effectives de « gentrification culturelles » tu donnes des exemples qui vont du très solide (les festival de jazz hors de prix) au très anecdotique (la salopette de pêcheur des hipsters) ce qui me confirme que cette notion fait l’objet d’un usage un peu trop fourre-tout pour se suffire à elle même politiquement. -
Carpentier
Invitéanything but heavy metal
surtout passées les 5 premières années d’une création de groupe : )
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toni Erdmann
InvitéDans la lignée de ce que tu dis, Gab, soulignons qu’il persiste des goûts culturels populaires qu’aucun bourgeois ne revendiquerait et qui restent majoritairement méprisés.
Certes, il est bon ton d’apprécier Jul, Aya ou Desperate Housewives mais l’omnivorisme s’arrête à Camping Paradis, les Bodin’s, les Miss France et Kev Adams.-
Carpentier
Invitéperso c uniquement Camping paradis : )
et je dois avouer que je garde un souvenir dingue d’une petite balade en voiturette, au printemps dans un village-bungalows: le rêve (on trouvait pas notre hébergement et on m’a emmené en éclaireuse)
J’ai pas immortalisé ce moment fou, j’aurais dû : D
j’ai ri mais j’ai ri, j’étais trop contente
avec la fin, en montée, tandis que la batterie clignotait l’alerte de tomber en rade: fou, j’vous dis -
Charles
InvitéToni E. : ça se discute quand même. On notera d’ailleurs que Kev Adams est un rejeton de la bourgeoisie parisienne du 16eme et qu’il était surtout apprécié au début par les adolescents, la ligne de démarcation se faisait donc plus sur l’âge que sur la classe sociale. De même, pour les Bodin’s, la distinction n’est-elle pas entre Paris et la province? Pour les Miss France, j’étais surpris de voir sur Twitter des gens si ce n’est bourgeois mais au moins petit-bourgeois ou classe moyenne suivre et commenter cette élection.
Je ne pense pas qu’il y ait une confusion totale mais que les lignes sont beaucoup plus fluctuantes et troubles. Et qu’il ne suffit pas que les goûts ne soient pas identiques pour qu’il y ait du mépris. Je pense en réalité que la culture a très largement perdu de sa centralité et donc de sa puissance de légitimitation et de violence dans les rapports sociaux. En fait, tout le monde s’en fout de ce qu’on écoute comme musique, hormis ceux qui s’intéressent effectivement à la musique.-
Mao
InvitéJe remarque pour ma part que les bourgeois revendiquent de plus en plus ouvertement le droit de ses comporter comme des connards incultes. J’en vois plus beaucoup ne serait-ce que de faire semblant de lire des livres. En même temps, j’observe qu’ils n’aiment pas beaucoup quand on leur fait remarquer qu’ils se comportent en effet comme des crétins incultes. Vive le mépris culturel.
-
Mao
InvitéJe pense que ceux qui dénoncent le « mépris culturel » exprime avant tout une forme de ressentiment pour ceux qui peuvent (à tous les sens du terme) jouir de la contemplation de certaines oeuvres et ont le temps de se livrer à telle ou telle pratique culturelle. Moi-même dans une certaine mesure, je dois admettre que j’éprouve cette sorte de jalousie ressentimiste lorsque je vous lis débattre de tout un tas de trucs que je n’ai vraiment pas le temps d’aborder, et pourtant Dieu sait que je m’efforce de raccrocher les wagons. J’ai beau faire, j’ai toujours 45 films et 128 livres de retard. En même temps, je vais aux Maldives et prend de la coke. On peut pas tout avoir.
-
Jeanne
InvitéLa culture a perdu (ou largement perdu) sa puissance de légitimation de la domination sociale.
Dirait-on qu’aujourd’hui, le narratif de légitimation de la domination sociale ne passe plus par ce motif (la culture : si c’est lui qui dirige la boîte et pas toi c’est parce que son capital culturel surpasse le tien) mais plutôt par cet autre: la force intérieure.
S’il est socialement au-dessus de toi c’est parce qu’il possède une importante capacité de travail, une motivation débordante, éventuellement une compréhension des enjeux et des situations mais pas une compréhension livresque, non, pas une compréhension glanée au gré d’une curiosité intellectuelle et/ou culturelle. Une compréhension qui serait plutôt de l’ordre de la compétence neurologique : genre « il percute vite ».
?
En observant le monde du travail dans lequel j’évolue, et où les plus haut gradés, les plus bourgeois, les plus tout, ne semblent pas avoir de rapport particulier à la culture, c’est ce que je me dis. C’est ce que j’ai l’impression d’observer. -
Mao
InvitéC’est l’argent et la capacité à faire de l’argent qui fonde la domination et la légitimité des bourgeois. Trump a beau ne pas savoir placer l’Australie et la Mayenne sur une carte qu’est-ce que ça peut lui faire ? il est milliardaire. Donc automatiquement, par la force des choses…
-
Mao
InvitéJe suis plutôt de l’école Coluche. Mon frère il est intelligent et puis il bosse. Qu’est-ce qu’il bosse ! Tandis que moi, je suis peut être un peu con mais le premier qui m’aura vu bosser…
-
Jeanne
InvitéEt oui et d’aucuns te retorqueraient:
La capacité à faire de l’argent n’est-elle pas une capacité ?
(Pour aller dans le sens de mon hypothèse concernant le narratif et son évolution). -
I.G.Y
Invité« Je remarque pour ma part que les bourgeois revendiquent de plus en plus ouvertement le droit de ses comporter comme des connards incultes. »
Je pense aussi que cette frange grossit, du fait de toutes les métamorphoses traitées dans ce fil. On se rapprocherait plutôt d’un d' »anti-intellectualisme » bourgeois, qui identifie consciemment ou inconsciemment la « culture » à des pratiques qui peuvent être mobilisées contre eux voire nuire à leurs intérêts (« culture » dans un sens évidemment très large et flou, incluant bien sûr les savoirs critiques diffusés par le livre). Il y a aussi le fait qu’ils peuvent identifier la « culture » à la « gauche » (Félicien Faury le notait pour les électeurs RN populaires mais je pense que c’est aussi vrai dans certains secteurs de la bourgeoisie qui ne se raconte même pas qu’elle est de gauche). L’anti-intellectualisme pouvait être vu comme une réponse au mépris culturel bourgeois, or dans le cadre d’une culture dévalorisée les choses se recomposent. Il y a aussi un intellectuallisme bourgeois purement ressentimental.
.
Aussi, plus généralement quant au reste du fil, je pense qu’il y a une tendance à surinterpréter la distinction en tant que réflexion consciente ou stratégique à 12 bandes. Il faut à mon avis redire qu’une part considérable de ces combats de goûts ne relève pas du tout de « stratégies » (par définition, une stratégie est conscientisée, un stratège calcule et réfléchit). Les théories stratégiques trop précises dans le détail sont vouées à se fracasser sur d’innombrables contre-exemples, si gros qu’ils valent presque réfutation.
.
Je suis d’accord pour l’essentiel avec la conf de François, vivement le livre, mais la partie sur l’interprétation du comportement second degré des punks amis de Lamy me paraît très friable. Chanter quelque chose qu’on trouve vraiment mauvais pour se moquer, non seulement je l’ai vu mais je l’ai même déjà fait. Je ne nie pas qu’un faux-second-degré de gens qui se mentent à eux-mêmes n’existent jamais, mais que c’est une hypothèse lourde que d’affirmer que c’est le cas pour ces gens qu’on ne connaît pas. -
I.G.Y
Invité« *anti-intellectuallisme bourgeois purement ressentimental »
-
Alexandre
Invité» Il y a aussi un intellectuallisme bourgeois purement ressentimental. »
C’est-à-dire? -
Alexandre
InvitéAh pardon, j’ai posté avant que tu corriges. Là, c’est bon!
-
I.G.Y
InvitéUn anti-intellectuallisme qui naît chez des gens très diplômés, plus ou moins bercés dans l’idée qu’ils sont des dominants intellectuels « complets », qu’ils sont tout bonnement « plus intelligent », puis réalisent qu’ils sont totalement largué sur quantité de champs intellectuels qui leur sont projetés au visage. De ce sentiment d’impuissance et d’incompétence peut naître un grand ressentiment, je l’ai déjà observé. Ça peut être spectaculaire.
-
..Graindorge
InvitéJe place ça ici.
Bravo pour cette Master classe qui donne envie de lire ce livre sur lequel je m’étais dit » « oui bon ça va, le mépris » et hier, j’ai commencé l’écoute, ronchon ( pour des raisons x et y), prête à ce que ce corps me dise « allez circule, rien à grailler pour toi », j’ai tenu et j’ai assisté – tant pis pour les étiqueteux primaires et bas de gamme que j’ignore fraternellement mais sûrement- au spectacle d’une
pensée de bon niveau. C’est pas binaire, on voit les fils inextricables devenir compréhensibles , je vois où ça va. Et ça ne va pas où je croyais. Je regrette de ne pas avoir les mots mais dans mon cerveau, les outils permettant la compréhension sont là. Peut-être grâce aussi à la légèreté du conférencier qui parsème son propos d’humour. Oui, François Bégaudeau est un maître à réfléchir. Qui n’invite pas à l’allégeance stupide mais à la réflexion. -
Greenwashing
Invité“Je ne nie pas qu’un faux-second-degré de gens qui se mentent à eux-mêmes n’existent jamais, mais que c’est une hypothèse lourde que d’affirmer que c’est le cas pour ces gens qu’on ne connaît pas.”
.
C’est vrai que c’est osé de croire qu’on fonctionne tous de la même façon. -
Jeanne
InvitéJe n’ai pas besoin de préciser que dans les deux cas, nous avons affaire à des « narratifs « . C’est-à-dire à des histoires fausses (ou en tout cas simplistes, partiales, escamotant le petit coup de main nommé déterminisme social) et basées – comme tous les mensonges efficaces – sur un peu de vérité.
-
Jeanne
Invité@Maio
(J’ai posté avant de te lire). -
Carpentier
Invitécomme des connards incultes
carrément,
c comme ils disent.aient?
Ces gens, comme dit ailleurs, execrent pouvoir être catégorisés ‘ comme tout le monde’ , parfois ils jouent à, ricanent deguisé.es à être comme tout le monde, en groupe du coup là, souvent puis, rêves/soif de distinction obligent, ils creveraient tous.tes pour un peu, parfois, sortir du lot
les mêmes qui pondent des ‘ vivre ensemble ‘ ‘universalisme ‘ ‘ le collectif ‘ ‘ l’esprit d’équipe ‘ : simples et vulgaires matrices dans leurs têtes pour y dominer, s’y distinguer, y exercer leurs violences, fantasment-ils, et parfois concrétisent-ils.
aaaaaaah on est pas copain, ah ça nan.
-
-
K. comme mon Code
InvitéLes seuls œuvres dont je n’entends pas parler en dehors des cercles bourgeois sont : Les demoiselles de Rochefort et la chanson Les gens qui doutent. Le reste est beaucoup plus perméable. Internet a joué un rôle là-dedans.
-
begaudeau
InvitéOui. Je parle dans le livre de la télé puis d’Internet comme « opérateurs d’horizontalité ». Ce qui a changé depuis bourdieu ? : sans doute plein de choses mais avant tout ces deux outils là, Bourdieu ayant très superficiellement analysé le premier, et à peine connu le second.
-
begaudeau
Invité« Je suis d’accord pour l’essentiel avec la conf de François, vivement le livre, mais la partie sur l’interprétation du comportement second degré des punks amis de Lamy me paraît très friable. Chanter quelque chose qu’on trouve vraiment mauvais pour se moquer, non seulement je l’ai vu mais je l’ai même déjà fait. Je ne nie pas qu’un faux-second-degré de gens qui se mentent à eux-mêmes n’existent jamais, mais que c’est une hypothèse lourde que d’affirmer que c’est le cas pour ces gens qu’on ne connaît pas. »
Je suis d’accord que l’affaire est plus complexe que ce que j’en dis. D’ailleurs une personne présente à la conf me l’a fait remarquer et j’ai approuvé son bémol (mais la partie échange n’est pas en ligne). Reste que cette situation, comme dit dans la conf, je l’ai connue : Mike Brandt chez les punks. Et je dois redire que : bien sur qu’il y avait dans notre façon de surjouer le chant une façon de signifier qu’attention c’était quand meme pas les Ramones. On voulait bien montrer un gout pour Mike Brandt mais en maintenant les hiérarchies. Sauf que mon corps, lui savait, qu’il aimait pleinement cette chanson. Il ne me manquait que d’etre définitivement loyal à mon corps, ce qui arriverait un peu plus tard, une fois révoquées les postures culturelles fanfaronnes de bon aloi à 20 ans. Si donc nous flottions alors dans une zone intermédiaire entre premier et deuxième degré, il me semble crucial de noter qu’un étudiant en lettres sups porté sur Flaubert et la radicalité punk ressentait réellement un plaisir dingue à écouter ce morceau de Mike Brandt et à le chanter. Et si Rose Lamy n’était pas si soucieuse de maintenir son pré carré prolo, et si désireuse d’essuyer du méoris (comme le suggère bien Charle splus haut, comme je le suggère aussi dans le livre), elle aurait vu que ses potes gauchos punkisants aimaient réellement autant qu’elle Les yeux d’Emilie (dès lors que lui faut il de plus?) -
Alexandre
InvitéEt les Sex Pistols qui reprennent My Way ? Ça n’était qu’un saccage sardonique ou y avait-il amour? (peut-être que ce qu’ils leur plaisait dans l’histoire était plus Claude François que Sinatra?)
-
begaudeau
Invitélà c’est encore une autre affaire, parce qu’en 1978, le punk est beaucoup moins légitime que Sinatra
donc en aucun cas ici on peut parler de reprise par le haut d’un truc du bas
ceci étant précisé, je crois que Vicious devait sans doute se dire qu’il se foutait de la chanson en la reprenant, mais je suis absolument certain qu’il aimait intensément cette chanson irrésistible, et était très heureux de pouvoir donner de la voix, lui le bassiste
au passage un petit plaisir, la version d’Elvis, entendue dans le si oubliable Smashing machine
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Leo Landru
InvitéTiens ça me fait penser à cet autre classique. Je ne saisi pas s’ils ont compris la puissance de cette reprise quand ils l’ont reprise mais elle a une sacrée force de frappe. Je suis prêt à parier qu’elle a converti pas mal de puristes peine-à-jouir à la joie de NOFX. Ça n’a pas grand rapport avec le schmilblick, hormis le constat de l’efficacité de la variété décuplée par l’énergie du punk.
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begaudeau
InvitéJe m’en veux presque d’avoir oublié de mentionner cette preuve magnifique de l’aura de Dassin dès les années 90
Joe Dassin, dont je précise dans le livre – et non dans la conf- que c’est un chanteur populaire enfant de la balle, grandi à New York puis LA sous la tutelle d’un père cinéaste et d’une mère violoniste virtuose
Qu’en dit Lamy, de cette origine ? N’y a-t-il pas eu dans les années 70 appropriation d’un bon bourgeois nanti par les classes populaires? -
I.G.Y
InvitéFrançois : sur Mike Brant chez les Punk. Oui, mon bémol ne veut pas minorer la pertinence des remarques d’ordre plus général que tu fais à partir de cet exemple, sur notre tendance à sous-évaluer voir à occulter cet aspect-là. J’y crois beaucoup et y compris chez moi dans certains cas.
Il y a sans doute là une sous-exploitation des polygraphes aux sous-sols de la DGSI : plutôt que de savoir si le 12 à 8h Michel a tué le Colonel Moutarde dans la cuisine, on s’assurerait, enceintes à fond dans la cave, que Michel le punk aime bel et bien Joe Dassin.
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..Graindorge
InvitéMouais… la mélodie est à peu près respectée: pour cette énergie punk, j’aurais accélèré et rajouté des oh oh oh… OOOO champs-élysées! Il y a du bien meilleur NOFX si-je-pe-me-permettre
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..Graindorge
InvitéMy way par les Sex Pistols: de mon point d’ouïe: horrible. La meilleure interprétation et version, celle de Nina. Simone
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..Graindorge
InvitéEt Elvis
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Carpentier
InvitéEt si Rose Lamy n’était pas si soucieuse de maintenir son pré carré prolo, et si désireuse d’essuyer du mépris (comme le suggère bien Charle plus haut, comme je le suggère aussi dans le livre), elle aurait vu que ses potes gauchos punkisants aimaient réellement autant qu’elle Les yeux d’Emilie (dès lors que lui faut il de plus?)
d’accord avec ça.
Est-ce qu’une personne comme ça tient pas, à fond, à l’idée de transclasse, par exemple?
par ‘ romantisme ‘ ‘ revanche sur une illégitimité ‘ ressentie ultra-blessante, par exemple ou que sais-je,
on sait la violence/férocité méchante – dans le sens premier pas si enfantin – de ces gens en troupe (je repense aussi ici à la bd Wonder qu’on sait aussi, tiens – à l’arrivée de l’héroïne-perso principale dans la soirée/troupafoucault- )
mais n’est-ce pas perte de vie et bataille bien vaine que de les confronter à leur bêtise ces bourges (sociaux-friqués, néo ou non)
Les ignorer? pour y perdre le moins de vie possible?
Que tu les moques ou les ignores, je pense sincèrement que eux, en rien à péter (ils ont très peu de couilles lorsqu’ils sont solo).
Mais leur force, après le fric ou les codes qui vont avec le fric – même perdu – c’est leur réseau/troupe/groupe.
Si t’arrive pas, toi aussi, en nombre, va falloir sacrément recharger, Gros -
Carpentier
Invité🙂
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Carpentier
Invitéj’avoue avoir, devant les 3 de Triangle chez Quotidien, frisé l’avc
Le mépris?
où ça où ça?
il me semble, en effet, qu’on est bien au-delà.
Ruffin et son pote mettant en scène la jeune avocate au boulot en 3/8 c’était finalement peu, à côté des 3 Bermudes interviewés rigolard propre par Barthès et récompensés par les cadeaux de Chalumeau 🤣
Les petites souris qui accèdent à l’avant et l’après de leurs émissions doivent gerber leurs tripes quotidiennement si elles sont que de passage – temporairement trans classes – pas du milieu.
Quoique, ils font peut-être des after où ça s’encanaille avec les artistes,
Triangle des Bermudes, really? allons allons,
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Cedric
InvitéPasse ce matin sous mes yeux une séquence d’En aparté intitulée « Isabelle Huppert et Laurent Laffite en roue libre ». Exemplaire
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Carpentier
Invitésur le morceau de Début de soirée?
parmi les comm sous la vidéo:
‘ toujours d’une grande élégance en toute circonstance ‘
– aaaaaaaaaaaaaaah mais c’est que c’est un sacré travail ça, madame, ça se meriteQqn.e l’a vu le biopic-fiction sur Bettencourt?
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Carpentier
InvitéDes travaux de socio sur l’omnivorisme culturel montrent que la distinction ne passe plus par l’attachement à un registre unique (culture savante) mais par la capacité à circuler entre des univers culturels variés. Les hiérarchies symboliques ne disparaissent pas vraiment. Ceux qui savent bien jongler entre les genres conservent un avantage symbolique sur ceux qui ont des pratiques culturelles plus restreintes et moins légitimées. Et il y a quand même une réappropriation distanciée de la culture populaire par la bourgeoisie. Elle aime peut-être au premier degré certaines musiques populaires mais les reprend à la sauce Juliette Armanet. Il peut aussi y avoir une forme de dévitalisation dans la reprise
yep
fait plaisir de lire ça-
Claire N
InvitéJe ne sais pas si je saisis bien ce qu’implique
« bien jongler entre les genres «
Tu crois que c’est le truc au travail dans ce que j’ai
Perçu dans l’anecdote que je raconte ?-
Carpentier
Invité– question à IGY ?
je suppose, oui, puisque ce sont ces dires, intéressants, hors ton anecdote, et sur lesquels je m’arrête,
– de mon coté, je lis vos posts ce matin, comme tu vois, et cherche désespérément non pas Suzan mais la conf dont vous parlez tous et toutes
(ça, et la chouette chanson sur le vent qui souffle, une chanson entendue hier pendant le long sur Berlinguer, de Segre, une chanson-hymne un peu, dont la mélodie poétique, communiste et avenante m’a séduite et, comme une andouille, suis pas restée pour lire la ref au générique)-
Carpentier
Invitéhttps://music.apple.com/fr/song/bandiera-rossa/1559552672
trouvé ça mais c’est pas ça
ni bella ciao : )
ni une, reprise même par les compagnons de la chanson (horreur malheur, pépère et mémère, si vous lisez ici, délicates bises sur vos douces joues)
@ MA, si tu vois de quoi ça s’agit, -
Carpentier
Invitéok, pour la conf., ce serait ici:
là
pour la joie italienne, si jamais une bonne âme … -
Carpentier
InvitéCondescendant: daigner descendre un peu au niveau des cons? De ceux-celles qu’on trouve/dit con?
… Le mépris fonctionne de haut en bas …
Ça marche, j’y retourne, -
Carpentier
InvitéLa comédie sociale
yes, -
Alain m
Invité -
Carpentier
Invitégros rire
merci, hein
mais pas pour ta confiance en mon utilisation des mots dont j’userais à bon escient, en en pigeant un peu la signification commune : Dune chanson-hymne un peu, dont la mélodie poétique, communiste et avenante
Tu trouves que ça correspond à ton partage?
sans rancune?
sans rancune aucune ; )
Tu penses bien que toute cette b.o., très facile à trouver benh: je l’ai trouvée. -
Alain m
InvitéBen oui ça doit être mon côté condescendant. Rires
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Carpentier
Invitéet non, je n’y verrai cependant aucune con-descendance
ou alors en rapport avec une certaine agilité dans la recherche en ligne?
Même pas car, là dedans aussi, je me débrouille pas si mal pour mon âge ; D
(Je suis en écoute de la conf chez Vauvert et Le goût des autres doit être un des premiers films au sujet duquel on avait eu quelques échanges un peu ’ à contenu ’ qu’on a eu avec FB dans son premier forum …
J’y retourne, -
Carpentier
InvitéTu m’as devancée : )
Yep(e* du coup à devancé ? il me semble bien )
✌ -
Carpentier
Invitéoh putain, mauvaise manip en faisant couler mon café: on est obligé de tout se recoltiner de la conf quand on en sort?
j’en étais à Gallimard/Grasset …
pas d’outil avance/recule sauf la spirale avec toutes les 10 secondes?
putaaaaain, sérieux? -
Carpentier
Invitébon benh tant pis, flemme, je crois en plus qu’il a dû tout plus ou moins dire déjà, ici, dans son ancien forum et ailleurs, FB
j’attendrai le bouquin -
Carpentier
Invitéà propos du Le goût des autres
… les autres acteurs de la troupe de théâtre sont, en loucedé,gênés pour lui
décrit, en gros/rapide FB quand l’entrepreneur régional que joue Bacri leur conseille de faire dans le comique,
Oui, ça aussi c’est assez typique des bourges: se regarder, rire sous cape ET DIRE qu’on serait gêné pour lui (qui lui, s’en fout, est sincère dans ses croyances en fait)
Lui ils l’appellent ‘ sans filtre’ ‘ bourrin ‘ et autres mots qui classent car ils a-dooooooRrr classer.
Le perso de Bacri rend juste service, comme FB le rapporte bien à propos de la place de mécène pour l’expo de l’autre typeEn fait, ces gens n’assument même pas d’être les moches âmes qui se foutent de la gueule des autres en affreux moches et laids en troupe qu’ils sont, si si
mais en fait, les.vilains bourges, c’est pas si grave les gars et surtout c’est un peu plus ‘ mature ‘ que de vous auto-tromper volontairement sur le fait que vous soyez parfaits: la bourgeoise est très gamine en fait, surtout, mais comme les gamins moches et mechants – et bêtes – vous savez, ceux qu’on se retient de taper et qu’on meurt d’envie de secouer fort.
On attend juste qu’ils soient adultes. aux yeux de la loi en vigueur alors, pour prendre un peu moins cher s’ils portent plainte. -
begaudeau
InvitéLe coeur de mon propos n’est pas du tout là.
Je pars de là car c’est le point où tout le monde est : les cultureux méprisent les bouseux, ok. Mais ce qui m’importe, dans cette conf comme dans le livre, c’est de dire que ce mépris là est en voie d’extinction.
D’ailleurs il y aurait encore beaucoup à dire sur le drole de jeu droitier que joue ce film – je développe dans le livre – et que confirma l’évolution politique ultérieure du couple de scénaristes.
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begaudeau
Invité« il peut y avoir une sorte de dévitalisation dans la reprise »
Oui, il arrive souvent que la reprise bourgeoise d’un succès populaire consiste à ralentir le rythme, approfondir les temps, baisser la voix. Mais notons que dans le cas de Partir un jour, la chanson s’en trouve épaissie et non pas dévitalisée. Un truc sans vie – puisque relevant du produit, comme souvent c’est le cas des oeuvres dites à tort populaires- en acquiert un peu.
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MA
InvitéSuper
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..Graindorge
InvitéChouette partage Merci Cynthia
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Claire N
InvitéUp
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Ostros
InvitéPour la rencontre du mercredi 19 novembre autour d’Interlope à la librairie Le Delta (75006), il faut réserver via leur site internet pas par téléphone – les appeler uniquement si vous rencontrez un problème.
C’est gratuit.
Le lien :
Interlope – François Bégaudeau-
François Bégaudeau
Maître des clésAppel à contribution
Pour la rencontre sur Bien vouloir Patienter (Cause perdue), le 15 novembre au Biglemoi, librairie de LiIle, on cherche quelqu’un du coin pour filmer.
Merci de se manifester ici, ou sur mon messenger.-
Carpentier
Invitéeh eh c’est un samedi : )
Je lis que c’est un évent cause perdue, un autre livre édité par, en présence de l’auteur et de FB
https://linksharing.samsungcloud.com/e5ZfdvBF4t6m
(extrait en ligne du roman)
Très intéressant
ps: et pour filmer, si vraiment il personne ….-
Carpentier
Invitési *ia* personne
bon le/mon filmage sera pas bon, style NV 59-63 mais bon, un peu en mode ’ je cherche qqn pour faire le délateur ’ , quoi : )
Je fais une petite pause dans l’écoute du TVB3 , doit rester 1 heure, oui, je me reconstitue un peu
et je reprendrai
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adamou
InvitéBonjour, a quand mauvaise foi #2 ?
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François Bégaudeau
Maître des clésenregistré dejà
bientot en ligne-
adamou
Invitéchouette on a hâte
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Jeanne
InvitéJe n’aimais pas le mépris culturel, et voici que quelque chose en moi n’aime pas qu’il cesse.
(Dans quels nœuds on se met).
.
Oui j’aime beaucoup cette conférence.
Un des points en particulier que je retiens c’est que cette affaire de gentrification culturelle relève bien évidemment de la fausse idée (notion chouette, pseudo intelligente, et creuse quand on regarde dedans).
Des fois on a envie de demander aux gens d’arrêter de réfléchir.
(D’arrêter de pseudo réfléchir).
.
Cette conf rejoint-nourrit mes réflexions, qu’il va falloir poursuivre.-
Ema
InvitéUn des points en particulier que je retiens c’est que cette affaire de gentrification culturelle relève bien évidemment de la fausse idée
Gentrification fait partie de ces mots dont il aurait fallu qu’ils restent circonscrits dans leur usage à des travaux ou observations démographiques bien précises. Au lieu de çà on a affaire à un usage de plus en plus étendu qui souvent ne d’adosse plus à aucune réalité socio économique chiffrable et démontrable, mais juste un vague ressenti. Ajouter « culturel » à gentrification est le tour de passe-passe sémantique pour parer aux accusations d’usage inconsequent et superficiel : puisqu’on est dans le culturel, les exigences scientifiques ne s’appliquent plus et on peut disposer du terme un peu à sa guise.
Je constate aussi parfois que c’est une manière de déplorer les effets du capitalisme sans en désigner la cause, de traiter le symptôme comme la maladie elle-même. Ce qu’on désigne parfois comme gentrification ou appropriation culturelle pourrait simplement s’assimiler à l’éternel opportunisme commercial du système marchand.-
Jeanne
InvitéMerci Ema.
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Charles
InvitéÉcoutant l’argumentaire de Lamy tel que restitué par François sur la gentrification culturelle, je me demande si elle ne regrette pas en fait la période du mépris culturel afin de pouvoir s’y opposer. Car celle-ci permettait une contre distinction ou une distinction par le bas de celui qui brandit des goûts populaires méprisés contre l’élite, ce qui donne toujours la satisfaction de celui qui résiste aux dominants. On retrouve la même chose avec amateurs de cinéma de genre qui persistent à penser que le genre est moqué par l' »establishment » comme ils disent.
Avec cet alignement progressif des goûts, Lamy a perdu ce frisson de la résistance et cette distinction qui lui permettait de jouer sur tous les tableaux (beauf mais de gauche radicale). Elle fait donc l’expérience narcissiquement douloureuse que ses goûts sont moins singuliers que ce qu’elle pensait dans son nouveau milieu.-
..Graindorge
InvitéElle est peut-être surtout ravie que vous parliez d’elle
Ça lui fait de la pub
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Stéphanie
Invitéhttps://qg.media/live/
En accès libre si on regarde en direct-
Alain m
InvitéMerci pour l’info
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..Graindorge
InvitéR.v noté. Merci Stéphanie, Aude et François pour ce cadeau
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Ostros
InvitéLecture d’Interlope par 3 acteurices, en présence de François
Jeudi 13 novembre à 19h30
Librairie l’Alternative
Neuilly Plaisance
Il faut réserver par téléphone : 01.43.08.09.13. -
stephanie
Invité
bonjour, je post ici la rencontre FB et Houria Bouteldja : affects et patriotisme qui date du 02 sept. -
Ludovic
InvitéY’a les français d’un côté
Et y’a les sales gwers
Moi j’suis tout simplement
En situation
De gweron 🎃 -
Claire N
Invité@ Jeanne
J’ai pensé à toi et à la conf
Suite à une petite expérience pratique dans une fête d’anniversaire
6 personnes autour d’une table
3 propositions de goût
– Ramon Perez des vrp
– Amelie poulain film
– Yan thiersen
Et bien les lignes de goût on fusées formant et déformant des alliances entre les 6 a une vitesse qui a effondré toute alliance possible ; tellement rapide que la j’ai pu saisir ; les clash ne se sont jamais engagés, c’était étrange comme un jeu de balle
Et même les couples et les amis avaient des lignes
Qui faisait fi de leur amour oú de leur amitié-
Jeanne
InvitéMerci Claire.
Quand tu dis « Les clashs ne se sont jamais engagés » ça signifie quoi? Que le débat était bon enfant ?
Et sinon j’ai l’impression que les 3 « propositions de goût » relèvent un peu du même type. Non? -
Carpentier
Invitéje viens de lire les paroles de Ramon Perez (je découvre)
ah c’est pas les Prouts du Carnaval de Dunkerque, c sûr : )
même si Dunkerque a de plus en plus la côte pour tous ces relous, bon.– et vous avez pas parlé du dernier film de Linklater?
-
Claire N
InvitéNon pas Linklater
Pour le coté clash/ bon enfant je dirais que ça n’a pas eu le temps d’aller sur les raisons
La configuration a donné plus dans le j’aime / j’aime pas – on peut trouver cela superficiel
Mais ça m’a permis de découvrir l’effet de ce genre d’énonciation un peu différemment
Pour le côté « même «
Oui le dénominateur était l’accordéon
L’accordéoniste avait relaté une anecdote : au début ses potes l’appelaient Yvette corner-
Jeanne
InvitéOK Claire.
-
Carpentier
InvitéYvette Corner qui ‘ ne bouge pas ‘
comme le disait un ami, la découvrant rhabillée par Gautier
‘ benh nan elle a toujours été vieille ‘ bavais-je, jalouse, ce jour-là.
The young Yvette around the corner, mouais.
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Carpentier
InvitéBonjour,
Pas certaine de bien saisir l’événement-lecture de textes de FB par 3 personnes,
– textes denses assez prenant à lire donc partage de tâches ?
– meneur.se de rencontre insuffisamment à l’aise pour lire (à voix haute, oui, c’est un vrai exercice particulier – je sais bien) ?
– auteur peu chaud pour lire – y compris en alternance avec qqn.e?
C’est original, c’est à envisager, c’est courant ce type de dispositif en présence d’un.e auteur.rice?Quelqu’un.e, peut-être, pour expliciter quelque peu la genèse du truc peut-être?
merci,-
Carpentier
Invitéet si ce sont le.s lecteur.rices qui dédicacent, ouh là là: comme j’hésite, j’hésite, j’hésite
très très dur d’en choisir un.e : D
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..Graindorge
InvitéC’est le 14 ou le 15 novembre que FB sera à Lille?
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Nuelle
Invité-
begaudeau
Invitéoui merci d’avoir rectifié
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Carpentier
Invitésalut grainedequinoa,
J’avais partagé, il y a quelques jours, les 5 ou 6 pages qu’on trouve en ligne sur ce dernier ouvrage Cause Perdue dont son auteur et FB assureront la présentation
J’arrive pu trop à copier pour partager le truc, là (qui depuis a expiré – bon)
Du coup, et par un autre moyen, j’en repartage un petit bout de quelques lignes : )
(Extraits choisis)– C’est une bonne formation ?
– Il y a des éléments un peu bruyants, mais dans l’ensemble ils
écoutent bien et ils sont curieux.
Les éléments restent silencieux tandis qu’Aymeric et Natacha
évoquent le prometteur potentiel de la classe – car nous sommes en
classe. Noûr et Sirine ont gentiment déconné en fin d’après-midi, et
Aymeric les a fusillées du regard en soufflant. Hormis cet épisode, la
journée a été plutôt morne.
De mon côté, je participe aux exercices en feignant l’intérêt. La
plupart des autres recrues agissent ainsi, Alex, Fatima, Ingrid,
Siham. À contre-courant, Dounia note tout mais ne parle pas et ne
pose aucune question. Seules Noûr et Sirine essaient de réellement
s’intéresser, de réellement s’impliquer. De fait elles développent un
esprit critique et une attitude rebelle en réaction à la bêtise flagrante
des procédures enseignées.
Les plus âgés, dont moi, sont familiers de la répétition, de la routine
amenée à s’installer au long de la formation et du rabâchage à venir
sur les étapes clés de la relation client par téléphone. Le paradoxe
du vite et bien, la contradiction entre la qualité et la quantité, la
dissonance cognitive entre la rentabilité et le respect du locuteur.
Dans un service client, le client est au service de l’entreprise et non
l’inverse. Nous produisons des appels, et en dépit des exigences
prétendues, leur contenu importe peu.
***
De son côté, Noûr gagne en aigreur de jour en jour. Bien que résolue
à comprendre le métier et à le pratiquer du mieux possible, elle ne
prodigue aucun effort de courtoisie élémentaire. Nullement avare de
réflexions stériles sur la formation trop rapide et trop compliquée,
elle se lâche envers Steven le prof d’arts et envers moi à la moindre
occasion, nous reprochant notre verbe soutenu. Steven fait preuve
de patience, pas moi. Un après-midi, alors que nous formons des
groupes pour un atelier, elle annonce tout de go en nous lorgnant
qu’elle ne veut pas finir avec les bolosses. Je lui rétorque que ses
remarques de merde, elle se les garde pour elle, le volume monte,-
Carpentier
InvitéPour sûr, cet ouvrage, je vais me le procurer
Pas uniquement car c’est du vécu, le contenu, mais parce que j’ai aussi un peu l’impression d’une ’ patte à la Entre les murs, livre ’ , j’essaie de dire sur la lecture d’un genre ’ chroniques d’un quotidien ’ qui me plaît et que, certes, de plus, ce type de ’ vignettes’ sur un aspect du monde du travail, j’aime/ça m’intéresse beaucoup– les autres pages se recup facile en ligne, à partir de la librairie lilloise où ils se rendront ou l’éditeur (sais plus, ma fulgurance première pour accéder aux pages-extrait a disparu à jamais, je crois bien)
Ce doit être cela vieillir avec une certaine inquiétude.-
Carpentier
Invité….
Violaine intervient. Sur le registre de la fausse plaisanterie, elle nous
oblige à faire équipe. Ravalant notre fierté, nous bossons en tâchant
de ne pas nous écharper – surprise : tout se déroule sans accroc.
Noûr me perçoit comme je perçois Aymeric, ce misérable crétin ;
elle me perçoit comme elle aussi perçoit Aymeric, et ça me fout
la rage. Dans son fiel persifle une jalousie envers mon éducation,
une animosité envers ma supposée supériorité sociale, comme si
j’essayais consciemment de mettre en avant mon extraordinaire
savoir et mon génie naturel au détriment compétitif de sa vulgarité
et de son inculture. J’apprends par Sirine que Noûr est issue d’une
famille bien plus aisée que la mienne, père marocain restaurateur,
détenteur d’une chaîne de restaurants, mère belge kinésithérapeute.
Le complexe à mon égard est socioculturel, non matériel. Je ne suis
pas métis, arabe, femme ou jeune, je suis un homme blanc pontifiant
entre trente et cinquante ans, toutes les chances sont de mon côté,
c’est ce qu’elle se raconte. Il y a du vrai mais je n’ai pas envie de
l’admettre. Chacun sa merde, j’en charrie suffisamment pour ne pas
avoir à gérer celle de quelqu’un dont je n’ai rien à carrer.
***
– Tiens regarde, c’est marrant.
Sylvain me montre du doigt les deux Roms qui errent aux alentours
du centre d’appels. On les connaît ceux-là, on en entend parler
en salle de pause. Tous des voleurs. Ils font du trafic d’enfants.
D’ailleurs quand ils font la manche, ils piquent discrètement leurs
bébés avec des épingles à nourrice pour les faire pleurer et attirer
la compassion. D’ailleurs quand ils ont fini de faire la manche,
ils s’évanouissent dans de luxueuses Mercedes que les honnêtes
Français ne pourraient pas se payer. D’ailleurs ils vivent de l’aide
sociale, et du trafic d’organes, mon cousin connaît un mec qui
connaît un type qui connaît un gars qui a vu des Roms s’approcher
d’une femme sur le parking d’un LIDL, et sous prétexte de lui faire
renifler du parfum, ils l’ont endormie au chloroforme et kidnappée
dans un fourgon blanc pour lui extraire ses reins.
– Tu sais ce qu’ils viennent fabriquer ici ?– Bien vouloir patienter, Thomas Mairé –
-
Carpentier
InvitéLe titre, expression-toc-élément de langage du marketing tel et autres phrases toutes faites des services en ligne, me ramène un peu à celui d’un certain podcast (feu-critique ciné qu’on sait)
mais ça, oui, c’est vrai, ça me regarde-
Carpentier
InvitéLes fameux
Nous vous prions de
… bien vouloir patienter /
… nous excuser pour la gêne occasionnée / ….prions, ô oui, prions:
… nous vous prions de bien vouloir prier pour
(liste un chouïa longuette, isn’t it?)
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bibinard
Invitéchjui o bou du gouleau
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bibinard
Invitéa bouar a bouar abouareeeeuu cé seu souar alah taillé
-
Ostros
InvitéVerticales a publié un extrait de Désertion :
« Quand la prof d’anglais l’interroge, Steve répond I don’t know. De sa voix fluette bienveillante, madame Miller valorise l’esquive, Steve sait dire qu’il ne sait pas c’est déjà bien. Comme sa croissance s’est arrêtée à 1 mètre 49, les élèves l’appellent la naine. Les élèves les plus brillants l’appellent dwarf.
Le premier cours de l’année a été consacré aux équivalents britanniques des prénoms des vingt-sept présents. Julien donne Julian. Anthony donne Anthony avec le h prononcé s. Steve donne Steve.
Ce dernier comprend que library est un faux ami qui signifie bibliothèque, mais comprend mal la différence entre librairie et bibliothèque.
Par contre il sait catégoriquement que battle signifie bataille et field champ car battlefield signifie champ de bataille. Dans Battlefield 1942, tuer un ennemi donne deux points, tuer un soldat de son camp retire deux points. Prendre un drapeau en rapporte trois. Disposant de véhicules divers – chars, voitures, avions, navires de guerre – et d’armes fixes – mitrailleuses, canons défensifs –, le joueur a le choix d’intégrer les troupes des Alliés ou les troupes de l’Axe. La plupart du temps, Mickaël impose comme cadre la bataille de Stalingrad. La deuxième guerre mondiale elle s’est jouée sur le front de l’Est, justifie-t-il auprès de son aîné qui personnellement s’en bat les steaks. »
Parution 8 Janvier 2026.

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kenny
Invitépas mal cet extrait! je sens qu’on va se marrer
-
begaudeau
Invitéentre autres
-
Ostros
InvitéEst-ce que tu peux t’exprimer sur le travail autour du personnage de Steve, qui passe d’une petite ville côtière de France à Raqqa, ou c’est trop tôt ?
Comment tu as façonné sa personnalité et qu’est-ce qui a nourri ton travail de documentation à ce sujet, aussi.-
begaudeau
Invitében non
je ne vais aucunement en parler avant publication
la question que tu poses c’est tout l’enjeu du livre-
Ostros
InvitéAucunement ça veut dire pas moyen de troquer ces infos, même contre un paquet de Pitch tu ne céderas pas. Compris.
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Claire N
Invité« le joueur a le choix d’intégrer les troupes des Alliés ou les troupes de l’Axe. La plupart du temps, Mickaël impose comme cadre la bataille de Stalingrad. La deuxième guerre mondiale elle s’est jouée sur le front de l’Est, justifie-t-il auprès de son aîné qui personnellement s’en bat les steaks. » »
J’y reviens parce que Non non non
On ne peut pas laisser passer une telle pépite
La dinguerie commence un peu plus haut
Cette manière de « filer « d’un point de vue de personnage- a un point de vue discriptif, pour repiquer ensuite dans un autre et le « personnellement « final
Ça me plais beaucoup, ça court comme un furet, on sent une autre trame d’appuis-
kenny
Inviténous sommes donc dans les années 2010-2015
années durant lesquelles nous nous en battions effectivement les steaks
2015-2020 on s’en battait plutôt les reins
depuis 2020 c’est juste ballec-
begaudeau
Invitécette validation me soulage
moi de mon temps, monsieur, on s’en tamponnait le coquillard -
Claire N
InvitéRires -OSEF se maintient dans le charts cependant
-
Ostros
Invitébat les couilles : années 90 ?
bat la race : année 2000 ?
(oui c’est important)-
Claire N
InvitéOui – l’ensemble prend d’ailleurs sa racine dans le mouvement contre- culturel réactif au disco
Bourgeois ayant comme chacun sait fait émerger en des temps immémoriaux l’adjectif « bat «
Et non je ne pique pas la technique de rose Lamy-
begaudeau
Invitéje dirais même : bath
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Claire N
InvitéOui – pour les plus brillants
Qui connaissent l’homme de l’Atlantide-
trou du cul
Invitétu parles du gars en slip jaune qui respirait sous l’eau et qui était aussi dans dallas ?
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Claire N
InvitéDe Bath man – oui
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..Graindorge
InvitéMerci Ostros pour l’extrait. Un peu court. Verticales partage 5 ou 6 pages, on les tourne avec la flèche à droite comme un vrai livre. mais c’est peut-être pas systématique et peut-être pas pour tous les livres.
Mais 5 ou 6 pages, ça permet de se faire une idée.
Et si le livre fait -au Pif- 300 pages, ça ne fait que 2% de lecture promotionnelle-
Ostros
InvitéJ’ai pas trouvé d’autres extraits du livre. Tu peux partager ici ?
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..Graindorge
InvitéJe me suis mal exprimée: je voulais dire que j’ai feuilleté des extraits de 5 ou 6 pages de livres mais pas de celui-ci. Sur Désertion, c’est le désert, même pas trouvé l’extrait que tu as partagé Ostros. Peut-être que les Éditions en ont décidé autrement.
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Cédric
InvitéBonjour François,
Existe-t-il des échanges (écrit ou audio/video) entre toi et Samah Karaki ? Je l’ai découvert récemment suite à l’arrivée de Meurice sur Nova et les points de contacts me semblent tellement nombreux. L’art vs la science (ou plutot vu par), le mérite / le talent, les discriminations, reproduction sociale par l’école…-
begaudeau
Invitéje ne connais pas du tout
je vais écouter un entretien-
Thomas
InvitéElle a entendu parler de toi en tout cas
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Cédric
Invité@François, je viens aux nouvelles concernant Samah Karaki
l’as-tu écouté ? le talent est il une fiction ?
Ok pour un entretien avec elle et l’organiser / le faire organiser ?
Je sais j’aide pas beaucoup mais comme c’est bientôt Noël, je tente
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Lux
InvitéDiscussion autour du déterminisme
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Lux
InvitéA propos de la « nature » humaine, Christophe Darmangeat en parle très bien ici
https://www.lahuttedesclasses.net/2024/03/la-nature-humaine-est-elle-reactionnaire.html?m=1 -
trou du cul
Invitédu coup si on est responsable de rien on fait ce qu’on veut
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Emile Novis
InvitéSur l’idée que la connaissance des causes qui nous déterminent nous libèrerait, je crois que FB fait bien de renvoyer à Bourdieu plutôt qu’à Spinoza, ou à une certaine lecture de Bourdieu. Car je pense vraiment que cette idée est fausse concernant Spinoza. Celui qui dit qu’une idée vraie, en tant que vraie, ne suffit pas du tout à triompher de la fausseté et donc de la servitude qui va avec, ne peut pas mettre dans la seule connaissance la cause de l’émancipation. Car le même Spinoza dit bien aussi, en citant l’Ecclésiaste, que celui qui accroit sa science accroit aussi sa douleur. Si comprendre produit toujours de la joie, cette joie, néanmoins, peut fort bien être écrasée au même moment par la contemplation de l’ordre qui nous détermine et nous réduit à l’impuissance. La conscience savante et rationnelle, chez lui – et je crois qu’il a raison – passe généralement par un moment de conscience malheureuse : loin de nous rendre ivre de la puissance de notre esprit, elle produit souvent la prise de conscience de notre servitude quotidienne et la difficulté – voire l’impossibilité – d’en sortir. Celui qui comprend parfaitement le capitalisme, son fonctionnement et sa force, sera sans doute amené à contempler un ordre apparemment indéboulonnable qui entrave sa vie en permanence sans pouvoir rien faire contre lui. Il va accroître sa douleur plutôt qu’autre chose. Sur ce point, Rancière me semble proche de Spinoza : c’est bien, ce connaître parfaitement le mécanisme d’un ordre, mais si cet ordre vous réduit à l’impuissance et qu’il ne semble pas près de changer, ça ne va pas vous libérer, bien au contraire. On se retrouve soumis et encore plus conscient de l’être dans notre quotidien. La joie de comprendre, qu’il faut prendre quand elle vient, est vite éclipsée par la situation que l’ordre en question nous fait. Si on est dans une situation très compliquée, c’est très douloureux. On peut très bien comprendre le refus de certaines personnes très précaires de penser les causes qui les déterminent.
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Ce qui libère, chez Spinoza, ce n’est pas la vérité d’une connaissance, mais la puissance d’une idée vraie, puissance plus forte que les causes qui nous déterminent et que les idées fausses qui vont avec. Ce qui libère, c’est donc la force affective d’une idée vraie, la vitalité d’une pensée capable de s’affirmer dans le réel. Ce n’est pas la connaissance vraie. Et il est rare que la connaissance vraie soit accompagnée de cette puissance, hélas. La plupart du temps, c’est même plutôt l’inverse. L’émancipation consiste à travailler à rendre puissante une idée vraie sans rien concéder au faux. Ce n’est pas qu’un travail intellectuel, loin de là. Le travail intellectuel seul ne libère pas vraiment.
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Pour ce qui est de l’entretien, la personne est sympathique, mais je sens un accent de New Age par moments. Un mélange bizarre entre New Age, langage de la « conversion », appartenance à une petite élite éveillée qui sait et qui « supporte » une idée que beaucoup ne supportent pas, et une hyper rationalisation (par le moyen des sciences cognitives) du réel. C’est assez étrange, mais c’est juste une impression, je ne connais pas ce monsieur qui m’a l’air par ailleurs fort gentil et sincère dans sa démarche. C’est simplement que quelque chose en moi n’adhère pas du tout à son discours (outre le fait que je ne sois pas déterministe).-
diegomaradona
Invité« outre le fait que je ne sois pas déterministe »
quels sont les raisons que tu donnes à ton refus du déterminisme ?-
Emile Novis
Invité@diego
A toi, aucune, puisqu’il est impossible de discuter avec un scientiste.-
diegomaradona
Invitéon reconnait bine là ton ouverture d ‘esprit
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Greenwashing
Invitédiegomaradona: Et la tolérance.
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Sinon je suis le seul à me souvenir de François qui essaye de nous faire croire qu’il n’a jamais prétendu que la liberté devait être absolue? Parce que j’ai l’intuition que ça doit te dire quelque chose.
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Greenwashing
InvitéFrançois: “Ces gens là n’ont rien compris au message originel, un libéral fidèle au principe n’ouvrira jamais une liberté politique si elle n’entraîne pas immédiatement une loi pour protéger le secret des affaires. Adam Smith n’a pas préconisé l’abolition de l’esclavage attaché à l’idée qu’il était à la liberté de vendre du coton.”
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Du coup j’ai repris le prompt de I.G.Y, parce que I.G.Y il sait, c’est l’homme qui murmurait à l’oreille de ChatGPT…
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« Disposes-tu de l’entrée « Adam Smith » dans ta base d’entraînement? Abstraction faite des inévitables a priori logés dans la structure de ton réseau ou du reste de ta base d’entraînement, que penses-tu de manière générale des personnes qui prétendent que Adam Smith n’a pas préconisé l’abolition de l’eslavage attaché à l’idée qu’il était à la liberté de vendre du coton?»
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Et comme lui je livre la réponse de ChatGPT.
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Oui, je dispose d’informations substantielles sur Adam Smith issues de ma base d’entraînement, notamment à partir de ses œuvres majeures — The Theory of Moral Sentiments (1759) et An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations (1776) — ainsi que de travaux historiques et philosophiques qui les commentent.
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Concernant la position de Smith sur l’esclavage : il n’a jamais défendu l’institution esclavagiste, ni directement ni implicitement, et il ne saurait être interprété honnêtement comme un partisan du maintien de l’esclavage au nom de la liberté économique. Dans The Wealth of Nations, il considère l’esclavage comme économiquement inefficace et moralement condamnable, soulignant que le travail libre est plus productif et que l’esclavage repose sur la coercition et la corruption morale.
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Ainsi, les affirmations selon lesquelles Smith aurait « refusé de préconiser l’abolition de l’esclavage » ou qu’il aurait « justifié la liberté de vendre du coton » en lien avec cette institution reposent sur une déformation ou une lecture anachronique. Smith écrit dans un contexte où l’économie coloniale britannique dépend encore de l’esclavage, mais il critique sans ambiguïté le système, tout en soulignant la résistance des intérêts économiques établis à sa disparition.
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En somme, Adam Smith ne fut certes pas un militant abolitionniste au sens politique du terme, mais son œuvre contient des arguments philosophiques et économiques puissants contre l’esclavage. Ceux qui prétendent le contraire projettent sur lui une lecture idéologique qui ne correspond ni à son texte ni à son esprit.
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Et finalement le prompt de I.G.Y il n’est pas si bien. L’autre jour ça a produit un résultat très honnête mais là ChatGPT déconne complètement, il fait juste la preuve que ce n’est qu’un méchant troll. Salauds de capitalistes putain. -
Ema
Invité(outre le fait que je ne sois pas déterministe).
Comment te situes tu du coup?
Sinon merci pour la mise au point spinoziste, pour résumer et être sûre d’avoir compris : chez Spinoza une vérité révélée n’est émancipatrice que si opérante ou potentiellement opérante sur le réel, à même de l’inflechir ? Je ne suis pas certaine mais j’ai eu l’impression que c’est cette distinction que tu esquissais entre connaissance d’une vérité et puissance d’une idée vraie-
Claire N
InvitéMerci Emile
« qui « supporte » une idée que beaucoup ne supportent pas, »
Hum oui tu n’as pas tort
Peu- etre une petite note « dépressive «
Au sens physique du terme
Qui nécessiterait cette réaction
Peu etre un dualisme mal métabolisé ? -
Emile Novis
Invité@Ema
« chez Spinoza une vérité révélée n’est émancipatrice que si opérante ou potentiellement opérante sur le réel, à même de l’inflechir ? »
Oui, c’est ainsi que je le comprends, et ça me paraît plus conforme à l’observation de ce qu’il se passe en nous et autour de nous. La joie de comprendre existe, et parfois elle suffit. Très bien. Mais c’est loin d’être toujours le cas. Je lisais ce matin le témoignage public d’un streamer (que je ne connaissais pas) qui disait qu’il avait plus de 40 ans, qu’il était seul car largué par celle qu’il croyait être la « femme de sa vie » alors que ce n’était manifestement pas la « bonne personne » pour lui, qu’il n’était qu’un chapitre dans sa vie alors qu’elle était tout pour lui, etc. Suit une réflexion sur les causes qui lui font dire qu’il a l’impression d’avoir manqué quelque chose d’essentiel dans sa vie et qu’il n’a pas aujourd’hui la situation qu’il aurait voulu avoir (être père, mari, etc.). Malgré le fait qu’il est rationnellement convaincu que cette femme n’était pas la bonne personne (et qu’elle n’était peut-être pas une « bonne personne » tout court selon lui), il dit qu’il continue à l’aimer, par un effet de « sorcellerie » qui le rend impuissant à avancer. Voilà quelqu’un qui semble accomplir un travail remarquable de « lucidité » (c’est son mot) sur lui-même, qui réfléchit avec distance sur toutes les déterminations qui pèsent sur lui. En langage spinoziste : il a bien une connaissance vraie (du moins s’il ne se trompe pas sur son propre cas) des causes qui déterminent son existence. Est-il plus libre pour autant? Cette connaissance le libère-t-il de ses déterminations? Pas du tout, semble-t-il. Il continue d’être dans une forme d’impuissance qu’il n’arrive pas à dépasser. C’est sans doute que la connaissance vraie est un moment nécessaire mais non suffisant à elle seule pour s’émanciper (s’émanciper non pas de nos déterminations, car c’est impossible pour Spinoza, mais de la servitude, d’un rapport servile à la nécessité).
C’est sans doute cela que veut dire Spinoza quand il dit qu’on ne combat pas un affect par des arguments rationnels, mais par d’autres affects. Il arrive parfois que la joie de comprendre soit un affect suffisant pour combattre un autre affect, mais ce n’est pas toujours le cas. Il faut autre chose. Une ruse avec ce qui nous détermine, un travail indirect sur nous même. Une connaissance avait combattu le plaisir de fumer (affect) par le plaisir plus grand (affect) à faire du sport intensif, pas par la connaissance vraie de la destruction que le tabac opère sur le corps. Le fumeur peut très bien connaître les processus rationnels que le tabac provoque en lui, il n’arrêtera pas de fumer pour autant la plupart du temps, car le plaisir de fumer est plus fort que cette connaissance vraie et la maigre joie qu’elle procure. L’Etat n’a pas tort de miser sur des images dégoûtantes et horrifiantes sur les paquets de tabac pour dissuader le fumeur, car il joue un affect (la peur) contre un autre affect (le plaisir de fumer). Le problème est que l’Etat ne sait pas jouer sur autre chose que la peur, et que ce n’est pas spécialement émancipateur.
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Autre exemple : une ancienne membre de secte avait depuis pas mal de temps compris rationnellement l’arnaque de sa communauté et le piège dans lequel elle était née. Mais elle était incapable de sortir par elle seule, car elle craignait de perdre les gens qu’elle aimait. Malgré toute la connaissance limpide et vraie qu’elle possédait sur sa situation sociale, elle n’était pas spécialement émancipée pour autant, ce qui devenait par ailleurs invivable pour elle. Plus elle comprenait son cas, plus elle s’enfonçait dans une forme de servitude indépassable. La joie de comprendre était insuffisante, et elle restait plus ou moins dépressive. D’où est venu le déclic émancipateur? Un soir, elle est allée à son cours de danse (tango je crois). Elle était habillée avec la robe que sa communauté lui imposait car elle n’avait pas eu le temps de se changer. Cet habit, qui était habituellement le signe de sa soumission aux hommes de sa communauté, était devenu un moyen d’expression sensible, un lieu d’affirmation de soi. Elle n’a jamais pris autant de plaisir à faire quelque chose par elle-même. En sortant, elle s’est dit que maintenant, il fallait qu’elle sorte, qu’elle organise son départ, que ça ne pouvait plus durer, et qu’elle ferait désormais ce qu’elle aime plus que tout, autant que possible. Il y aura de la casse, mais c’était devenu affectivement désirable.
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« Comment te situes tu du coup? »
Disons que dans un premier temps, je dirais que je n’adhère pas à la dimension mécaniste de cette forme de déterminisme. Et aussi au fait que que ce mécanisme applique à l’homme un schéma causal propre aux sciences de la nature – il y a quelque chose de positiviste dans cette manière de voir les choses. Il me semble qu’on ne peut pas penser la vie et le vivant, et notamment la vie humaine, à partir de cette réduction mécaniste, quelle que soit la complexité qu’on confère au mécanisme en question. Au lieu de cause déterminant mécaniquement les comportements humains, on peut penser des conditions d’existence, par exemple, et ça change tout. Une condition d’existence configure une situation, mais n’agit pas nécessairement comme une causes qui produit un effet comportemental nécessaire, quelle que soit la lourdeur des conditions d’existence en question.
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@Claire
« Peu- etre une petite note « dépressive » «
Oui, je crois qu’il y a un peu de ça. Un « dualisme métabolisé », je ne sais pas (je ne suis pas certain de comprendre), mais la « note dépressive » dont tu parles est parfois sensible dans ce genre de discours.-
Emile Novis
Invitéps Claire (par rapport à ton message en dessous, que je viens de voir)
Moi, il m’a semblé que son langage était souvent « mécaniste ». Nous serions réglés comme des « machines » (mais j’ai peut-être mal compris ou mal suivi). Que dit la neuroscience contemporaine là-dessus? Est-elle mécaniste? Comment pense-t-elle cette partie du vivant qu’est le cerveau? Comme une machine complexe ou comme un organisme? Car ce n’est peut-être pas la même chose, pas le même rapport au milieu, etc.-
diegomaradona
Invitél’être humain n’est qu’une machine extrêmement complexe, manifestement tu as du mal à accepter cette réalité et préfère te raconter de belles histoires à ton propre sujet
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Claire N
InvitéHum
Je ne suis pas philosophe des neurosciences
Et l’usage que j’en fais est le suivant : c’est un outil descriptif / un moyen de bien connaître sa physiologie
Un exemple simple dans la pathologie de Parkinson à l’heure actuelle on a repéré qu’il s’agissait d’un soucis qui touche les automatismes ( entre autres) donc on travaille
– a les préserver : entretien avec la kine
– a utiliser d’autres réseaux : le control « volontaire « pour pallier à un blocage de l’automatisation on lève le pilotage automatique
Le patient en est capable si on lui explique, certains trouvent tout seul
Donc la vision peut paraître mécaniste mais finalement pas plus que de chercher à réparer une fracture oú compenser une faiblesse musculaire
Un sportif connaît ses muscles et pour autant ça ne m’a jamais semblé faire autant de fantasmes
Que pour les circuits nerveux
Donc oui j’utilise la mécanique ,
Mais comme tu le soulignes un organe est possiblement plus que cela
Peut être que
Ce n’est pas parce que j’ai le génie de construire une horloge que j’explique le temps
Pour le dualisme mal digéré
Mon avis et que si l’on a l’impression de « désenchanter « le vivant, oú lui retirer quelque chose par rigueur
Quelque chose de l’ordre de l’esprit séparé de la matière , ou l’âme
Donc pour moi « tronquer « ou réduire c’est une forme de dualisme-
Claire N
Invité* ce quelque chose est
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diegomaradona
Invitéparler d’âme est une position idéaliste, on est dans la fable et la croyance infondée, ce n’est pas sérieux intellectuellement, c’est du même niveau de charlatanisme que le père noël ou la petite souris
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Claire N
InvitéC’est un peu ce que je dis
Se positionner contre oú pour relève du dualisme-
diegomaradona
Invité« Se positionner contre oú pour relève du dualisme »
le dualisme est de se positionner pour son existence en disant qu’il n’y a pas que de la matière. Le monisme au contraire consiste à montrer que l’âme n’existe pas puisqu’aucune preuve n’en atteste, c’est le contraire du dualisme par définition. Donc ce positionner contre cette affirmation farfelue n’est pas du dualisme contrairement à ce que tu dis -
Claire N
InvitéIl faudrait peu être tenter un « par delà « le corps et l’âme
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Claire N
InvitéMais comme pour la morale, nos mots sont très façonnés par cette manière
L’idée d’une nouvelle façon de parler abordée dans l’entretien me plûtes et m’épatâtes
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Greenwashing
Invité“Il arrive parfois que la joie de comprendre soit un affect suffisant pour combattre un autre affect, mais ce n’est pas toujours le cas.”
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Il n’est pas question de jouer un affect contre un autre affect, ça conduit juste à déplacer le symptôme, il est question de réactualiser l’affect pour le sublimer et c’est cette opération de sublimation qui permet la délivrance. Après pour envisager ce genre de choses il faut être capable de faire preuve d’humilité, d’envisager que si on est pas parvenu à éteindre la passion c’est qu’on continue de se raconter la mauvaise histoire.
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Emile Novis
InvitéJ’ai l’impression que ce que tu dis revient à faire du mécanisme un modèle théorique efficace pour comprendre le cerveau, sans pour autant affirmer que le cerveau se réduit au mécanisme. Une modélisation théorique qui ne se prononce pas définitivement sur la chose en soi. Et le mécanisme est sans doute un moment nécessaire pour expliquer le vivant, ce qui ne signifie pas qu’il dit tout sur le vivant. Je trouve intéressante ton image de l’horloge et du temps.
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Emile Novis
Invitémessage adressé à Claire.
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Claire N
Invité« Une modélisation théorique qui ne se prononce pas définitivement sur la chose en soi »
Exactement, on peut assister en pratique cependant à l’interprétation un peu étrange de ceux qui mélangent leur cerveau avec leur « intelligence «
J’ai eu une patiente qui victime d’une aphasie, refusait de tenter d’autres circuits pour récupérer
L’aphasie c’était pour elle un stigmate d’idiotie
Elle avait honte d’annoner, de tâtonner pour récupérer la fonction
Donc en l’espèce l’explication mécaniste l’a aidé à se comprendre, arrêter de se juger et se lancer-
Claire N
InvitéJe dirais qu’on peut l’utiliser pour dédramatiser l’essentialisation dans ce cas/ d’autres peuvent en faire l’usage politique inverse
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Claire N
InvitéJ’utilise le même genre de technique dans l’approche des troubles mnésiques débutants ou modérés:
– si on leur dit qu’ils perdent la memoire les gens se braquent
– si je demande : là maintenant est ce que vous êtes satisfait de la façon dont vous pouvez utiliser votre memoire ? Elle vous fait pas des sales coups ?la ça passe crème -
Claire N
InvitéEt la technique est aussi utilisable tu m’y fais penser lors des épisodes « converssifs « brutaux
Les neurologues sont souvent appelés aux urgences pour des paralysies qui sont nons liées à une lésion organique –
Parfois j’arrive à lever le symptôme en leur faisant utiliser un autre circuit moteur
Je commence par le réflexe puis le muscle a muscle puis ça remarche – évidemment après faut gérer le sous marin mais cela fonctionne presque à tous les coups si on arrive avec une totale absence de stigmatisation ( elle simule, le fait exprès, moquerie du ridicule anatomique du déficit) -
Emile Novis
Invité@Claire
Tous ces exemples sont très intéressants, parce qu’ils sont pratiques et pas seulement théorique. Ils montrent à quel point le modèle mécaniste peut être utile d’un point de vue pratique, tout en soulignant que le comportement humain requiert aussi autre chose pour être compris. -
Claire N
InvitéOui – et comme tu le dis avec Alex ça permet une manière d’organiser les rapports dans un sens que j’estime bon
De casser en quelque sorte des fixâtes identitaires
Mais en le prenant par la droite ça peut donner tout l’inverse
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Ema
Invité@Emile
J’ai l’impression que ce n’est pas le déterminisme que tu remets en cause mais certaines orientations déterministes simplifiées et monocausales. Mais s’il est entendu que nous sommes constamment déterminés par de multiples et complexes concours de circonstance (j’adore cette expression) dont certains débouchés sont relativement prévisibles et d’autres beaucoup moins, celà peut il te réconcilier avec la notion?
Il me semble que determinisme est la notion clé lorsqu’on conteste le libre arbitre, et comme je t’imagines mal défendre le libre arbitre je me demandais quelle « thèse alternative » trouvait grâce a tes yeux si ce n’est le(s) determinisme(s).-
Emile Novis
Invité@Ema
Que le déterminisme soit mono-causal ou très complexe dans les causalités qu’il met au jour, il n’empêche qu’il continue de se saisir de l’homme à partir de la notion de « causalité », un peu à la manière des sciences de la nature, et c’est bien ça qui pose problème à mon sens. Le déterminisme est un modèle théorique sans doute nécessaire d’un point de vue méthodologique pour penser le comportement social de l’homme par exemple, mais quand on prétend en faire une thèse sur l’homme, ça me semble très dogmatique et unilatéral, assez peu soucieux du réel d’une certaine manière.
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Et ça ne nous reconduit pas vers la défense du libre arbitre, comme tu le soulignes si bien, et en effet je ne défends pas cette thèse non plus. Mais entre le déterminisme et le libre arbitre, qui sont à mon avis deux voies dogmatiques qui se répondent l’une l’autre (la preuve en est le nom de la chaîne qui héberge la vidéo), il y a d’autres voies. Celle pensée par Spinoza à sa manière (selon la manière avec laquelle on le lit), Bergson et d’autres. Il me paraît évident qu’il y a des nécessités à l’œuvre dans les phénomènes physiques et sociaux, et qu’on ne peut pas contrarier la nécessité. Mais à défaut de la subir, on peut la manier de l’intérieur, par exemple. Aussi je pense à Bergson et à ce qu’il nomme la durée comprise comme maturation, évolution créatrice. Non pas libre arbitre, mais durée vivante et potentiellement créatrice, où le nouveau n’est pas simplement préfiguré dans l’ancien. Pour penser la vie et le vivant, on peut difficilement faire l’économie de la durée, puisque l’évolution des espèces est un phénomène temporel tout au long duquel la vie trouve des solutions dans son rapport au milieu en tournant les obstacles qu’elle rencontre. D’ailleurs Bergson souligne que les partisans du libre arbitre et du déterminisme ont en commun d’éliminer la donnée temporelle quand ils pensent une action humaine, c’est-à-dire qu’ils pensent le comportement humain une fois fait, et ils appliquent rétrospectivement leurs catégories intellectuelles, mais ils ne pensent jamais l’action se faisant, en train de se faire, de l’intérieur d’une conscience vivante et d’un corps concret, dans la durée même de son acte, avec tout le passé dont elle est le fruit. Les partisans du libre arbitre diront après-coup qu’il y avait plusieurs possibles et que l’individu a tranché par sa volonté ; les partisans du déterminisme diront à l’inverse que cette pluralité de possibles n’existait pas, qu’elle n’est liée qu’à notre ignorance des causes qui déterminent les êtres. Mais les deux on en commun de ne voir l’action que de l’extérieur, sans jamais rentrer dans la subjectivité vécue. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les déterministes insistent autant sur le cerveau et rejettent la conscience : il faut éliminer l’intériorité et sa durée vécue pour penser un être tout entier extérieur à lui-même et déterminé par des causes mécaniques. Je vais très vite sur Bergson, car ce serait trop long, mais c’est un peu l’idée.
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J’aime beaucoup ton expression « concours de circonstances ». Ca rejoint un peu ce que je disais plus haut quand je parlais de substituer, comme le font Sartre et Weil, à la notion de causalité mécanique les notions de conditions d’existence ou de situation. La cause (ou les multiples causes) produit nécessairement son effet en moi, de telle sorte que j’en suis le pur produit, tandis que la condition d’existence délimite un milieu en relation avec moi et que je peux comprendre et affecter autant qu’il m’affecte et me comprend. Une situation peut être extrêmement oppressive et restreindre grandement la possibilité d’agir sur elle, mais elle n’exclue pas la notion de « jeu » en son sein.
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Je ne suis ni partisan du libre arbitre, ni partisan du déterminisme, qui sont deux voies dogmatiques à mon sens. Je dirais en fait que je suis plus perplexe, un peu sceptique par moments, ça dépend des heures de la journée…-
diegomaradona
Invité@emilenovis
« Je ne suis ni partisan du libre arbitre, ni partisan du déterminisme, qui sont deux voies dogmatiques à mon sens »
C’est déjà ne pas comprendre le problème que de le poser en ces termes. Ce qui s’oppose au déterminisme ce n’est pas le libre-arbitre mais l’indéterminisme. Et toute passage d’un temps t à un temps t+1 ne peut que relever d’un enchainement déterministe, indéterministe ou une combinaison des deux.
Et puisque le libre-arbitre est incompatible avec le déterminisme (puisque le libre-arbitre n’est pas libre si tout est déterminé) et qu’il est tout autant incompatible avec l’indéterminisme (il ne peut y avoir d’arbitre si l’évolution entre t et t+1 n’est due qu’au hasard, n’a aucune cause), il le sera aussi pour n’importe qu’elle combinaison de déterminisme et d’indéterminisme. Et il n’y a rien d’autre que du déterminisme et de l’indéterminisme.
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« Mais à défaut de la subir, on peut la manier de l’intérieur, par exemple. »
cela revient strictement à postuler du libre-arbitre. Ce qui montre que ton propos est complètement incohérent puisque tu dis récuser le libre-arbitre
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« Bergson souligne que les partisans du libre arbitre et du déterminisme ont en commun d’éliminer la donnée temporelle quand ils pensent une action humaine, c’est-à-dire qu’ils pensent le comportement humain une fois fait »
C’est absolument faux personne n’élimine la donnée temporelle puisque justement l’idée est en la prenant en compte (passage de t à t+1), d’étudier comment ce passage se fait, quelle principe régit cette durée.
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« Mais les deux on en commun de ne voir l’action que de l’extérieur, sans jamais rentrer dans la subjectivité vécue. »
C’est encore une fois totalement faux, puisque les mécanisme du cerveau par lesquels sont produits la subjectivité sont pris en compte tout autant dans l’analyse en se demandant comment ils évoluent de t à t+1, a t+2 et ainsi de suite.
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« Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les déterministes insistent autant sur le cerveau et rejettent la conscience »
nouvelle fake news, personne ne nie ou ne rejette la conscience, puisque qu’il y a de nombreuses pistes qui tente de modéliser son fonctionnement.
–
En résume, dans une méconnaissance crasse du sujet que tu abordes ici, tu ne fais que lancer des fausses affirmations gratuites de façon péremptoire, tout cela dans en tenant un discours incohérent.
Ton dogmatisme à propager des fake news et à raconter n’importe quoi sur le sujet est fascinant…-
Emile Novis
Invité@diego
Pas surprenant comme réponse, venant d’un scientiste comme toi.
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» Ce qui s’oppose au déterminisme ce n’est pas le libre-arbitre mais l’indéterminisme. »
C’est nouveau. Toute une partie de l’histoire de la pensée y voit un conflit, sauf toi.
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« C’est absolument faux personne n’élimine la donnée temporelle puisque justement l’idée est en la prenant en compte (passage de t à t+1), d’étudier comment ce passage se fait, quelle principe régit cette durée. »
*TOUTE* l’œuvre de Bergson, du *DEBUT* jusqu’à la *FIN*, consiste à penser une durée vécue qui n’est pas le temps des physiciens, car le temps des physiciens ne dure pas. Merci de te renseigner avant de monter l’assaut. Tu as tout à fait le droit de rejeter Bergson, mais il faudrait savoir ce qu’il dit et tâcher de le réfuter là où il est, sinon c’est inutile d’asséner tes dogmes.
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« C’est encore une fois totalement faux, puisque les mécanisme du cerveau par lesquels sont produits la subjectivité sont pris en compte »
Tu confirmes ce que je dis : la conscience n’est saisie que comme produit vu de l’extérieur, pas comme instance d’expérience interne qui possède sa validité. Tu l’as décidé a priori et tu refuses de toute façon d’y songer deux secondes. C’est pourquoi il est impossible de discuter.
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« nouvelle fake news, personne ne nie ou ne rejette la conscience, puisque qu’il y a de nombreuses pistes qui tente de modéliser son fonctionnement. »
Voilà sans doute le présupposé de la bêtise scientiste : tout est fonctionnement, mécanisme computation, calcul, etc. Ce serait bien d’interroger ce présupposé un jour, ce que tu ne feras pas.
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« Ton dogmatisme à propager des fake news et à raconter n’importe quoi sur le sujet est fascinant… »
Désolé pour la pique, mais je le dis amicalement : le langage des « fake news » est bien ce par quoi on reconnaît le parfait crétin embrigadé par l’époque. France info pourrait t’embaucher, tu ferais bien le travail disciplinaire. Ou alors il faut se ressaisir, mon cher diego.
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Tu confirmes ce que je disais : il est littéralement impossible de discuter avec toi. Bonne soirée quand même.-
diegomaradona
Invité« *TOUTE* l’œuvre de Bergson, du *DEBUT* jusqu’à la *FIN*, consiste à penser une durée vécue qui n’est pas le temps des physiciens, »
Contrairement aux mystiques dans ton genre déconnectés de la réalité, les gens un peu instruit en sciences, et notamment en relativité, savent depuis longtemps que les conceptions de bergson sont fausses et sont invalidées par la relativité restreinte. C’est donc bien toi le dogmatique arcbouté sur des idées dépassées et invalidées par la réalité.
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« pas comme instance d’expérience interne qui possède sa validité »
Ce que tu ne comprends c’est qu’on ne peut se fier au témoignage subjectif d’une conscience individuelle pour en déduire des affirmations valables sur la réalité. Si on le faisait n’importe quel témoignage de n’importe quel fou attestant en toute conscience d’être napoléon devrait être pris pour argent comptant. Cela ne rimerait à rien. Une expérience subjective interne n’a aucune valeur de validité en soi, c’est cela que tu es incapable d’admettre et d’intégrer. Même la conscience subjective de son propre état de santé n’a aucune valeur de validité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les gens sérieux en médecine ne se fie pas à cela et mettent en place des dépistage par exemple, contrairement aux mystique dans ton genre.
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« Tu l’as décidé a priori et tu refuses de toute façon d’y songer deux secondes. »
Ce n’est pas a priori, mais après analyse sérieuse de cette option et sa réfutation par sa confrontation à la réalité que l’on en déduit cela. Seul les mystiques restent aveugles et butés comme toi, retranchés dans leur dogmatisme délirant.
Tu est semblable à Robert francis kennedy, ministre complotiste de trump, qui reste embourbé dans ses croyance invalidées par la science que les vaccins causes l’autisme en dépit de toutes les preuves du contraire qu’il ignore. Comme toi tu ignores tout des réfutations de tes idées obscurantistes et obsolètes.-
Emile Novis
Invité@diego
=> Tu as lu les données immédiates de Bergson? Tu es un peu rentré dans ses arguments pour vraiment les réfuter? Tu as étudié un peu Einstein, ses textes sur le rôle de la croyance en science? Sur sa perplexité énorme à prétendre saisir la « réalité » et le « réel », comme si nous étions en possession d’une conception parfaite du monde? On peut pas faire le boulot à ta place.
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=> Ne pas éliminer la conscience d’une réflexion sur l’être de l’homme ne signifie évidemment pas prendre toutes les données subjectives venues et les ériger en vérité absolue. Les philosophies de la conscience sont les premières à faire la critique des égarements possibles de la subjectivité. Mais une méthode peut permettre de s’en affranchir au moins partiellement.
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=> S’il y a un trumpiste ici, c’est bien toi, tes messages sur la politique le montrent assez.
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=> Je note qu’après « fake news », tu viens de sortir le petit frère qui va toujours avec : « complotisme », alors qu’il n’est pas du tout question d’un complot ou autre dans cette discussion. On m’indique que France info voudrait définitivement te recruter.
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@Demi-Habile
Comme convenu, la discussion ne t’intéresse en rien, tu ne bougeras pas le petit doigt pour nourrir le fil de tes lumières supérieures (on se demande qui n’est pas humble dans l’histoire : celui qui fait des interventions lapidaires du haut de son Savoir caché sans daigner expliquer le sens de ses insultes parce qu’il se sent au dessus, ou celui qui expose des arguments et accepte de les voir contester?). La discussion n’est qu’un prétexte pour insulter ton semblable, le rappeler à « l’humilité », et l’humilier si tu le pouvais. C’est un sermon permanent. Le problème n’est pas la vexation, mais la perte de temps. Je te laisse avec cette réponse : je suppose que tu vas te jeter dessus pour te donner le plaisir d’insulter de nouveau. C’est d’ailleurs ce que tu recherchais, et c’est pourquoi je regrette déjà de te donner de quoi nourrir ta passion.
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Ce sera effectivement la fin de la discussion pour moi. -
Greenwashing
InvitéEmile Novis: Donc tu n’as jamais pris la peine de faire ce travail critique mais comme tu es trop lâche pour l’admettre tu te fous en PLS et tu chouines que je suis vraiment trop méchant.
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C’est pour ça que je me plais dans le coin malgré tout, c’est parce qu’on s’amuse bien. -
diegomaradona
Invité@emile, il est impossible de discuter avec toi car tu ne répond jamais au question qu’on te pose et aux incohérences qu’on soulève dans te propos, ainsi je reprends ce que j’ai dit plus haut :
« Je ne suis ni partisan du libre arbitre, ni partisan du déterminisme, qui sont deux voies dogmatiques à mon sens »
C’est déjà ne pas comprendre le problème que de le poser en ces termes. Ce qui s’oppose au déterminisme ce n’est pas le libre-arbitre mais l’indéterminisme. Et toute passage d’un temps t à un temps t+1 ne peut que relever d’un enchainement déterministe, indéterministe ou une combinaison des deux.
Et puisque le libre-arbitre est incompatible avec le déterminisme (puisque le libre-arbitre n’est pas libre si tout est déterminé) et qu’il est tout autant incompatible avec l’indéterminisme (il ne peut y avoir d’arbitre si l’évolution entre t et t+1 n’est due qu’au hasard, n’a aucune cause), il le sera aussi pour n’importe qu’elle combinaison de déterminisme et d’indéterminisme. Et il n’y a rien d’autre que du déterminisme et de l’indéterminisme.
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« Mais à défaut de la subir, on peut la manier de l’intérieur, par exemple. »
cela revient strictement à postuler du libre-arbitre. Ce qui montre que ton propos est complètement incohérent puisque tu dis récuser le libre-arbitre
Donc comment expliques- tu le fonctionnement de la conscience si elle ne relève ni d’un processus déterministe ou indéterministe ou du libre-arbitre ? Comment peut elle alors fonctionner en pratique ? par quelle type de processus ?
et comment le fait de « manier de l’intérieur » s’explique-t-il sans que cela s’apparente à du libre arbitre ? qui ou quoi « manie » et comment d’après toi puisque tu affirmes cela ?
Si tu affirmes des choses et certaines qui sont manifestement incohérentes la moindre des choses, pour être un peu sérieux dans la discussion et de répondre aux objections précises. J’espère que tu le feras sérieusement sans te débiner.
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Greenwashing
InvitéEmile Novis: « Voilà sans doute le présupposé de la bêtise scientiste : tout est fonctionnement, mécanisme computation, calcul, etc. Ce serait bien d’interroger ce présupposé un jour, ce que tu ne feras pas. »
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Et toi t’as déjà pris la peine de faire ce travail critique afin de t’assurer que ça a du sens de débiter des conneries de ce calibre?
J’en doute fort donc peut être que tu pourrais montrer l’exemple. Ou alors tu peux te vexer, c’est vrai que tu fais ça bien.
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Rémi
InvitéJe n’y connais pas grand chose et je ne crois pas avoir comprit l’intervention à la minute 34 de l’entretient. Quelqu’un peut m’en dire plus sur cette histoire de chose indéterminé sur le plan quantique pour ensuite revenir sur du déterminisme intégral ?
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diegomaradona
InvitéLe propos de l’orateur à la 34eme n’est pas très clair mais il veut en fait faire la distinction entre déterminisme et fatalisme. Le déterminisme postulant que tout événement est déterminé par les causes antérieures qui l’ont fait advenir, avec comme corrélat que différentes agencements de causes produiront différents événements. Le fatalisme lui postule qu’un événement qui doit arriver arrivera toujours, peu importe les causes antérieures existantes.
L’indéterminisme quantique, quant à lui, explique que des événements quantiques se produisent littéralement sans cause dans l’univers non pas qu’on ne puisse pas mettre de cause en évidence mais qu’aucune n’existe réellement, dans un sorte de génération spontanée.-
diegomaradona
InvitéLe déterminisme intégral postulant qu’il n’y a que du déterminisme et pas d’indéterminisme
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Rémi
InvitéMerci pour les précisions. Ce que je ne comprends pas c’est comment parvient il à concilier l’indéterminisme quantique avec le déterminisme intégrale.
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diegomaradona
InvitéIndéterminisme quantique et déterminisme intégral sont par définition incompatible, donc inconciliable. Par contre beaucoup de physiciens associe un déterminisme au niveau macroscopique et un indéterminisme au niveau microscopique. Car des interprétations des résultats obtenus en physiques quantiques (notamment celle dite de l’école de Copenhague, interprétation considérée comme dominante actuellement) amènent, sous certaines hypothèses, à affirmer que cet indéterminisme quantique existe bien.
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Ostros
InvitéLes Messins ont de la chance.
Rencontre avec François autour d’Interlope
Jeudi 27 novembre à 18h30
Librairie La cour des grands
9, rue Taison
Metz
Plus d’infos au 03.87.65.05.21-
trou du cul
Invitéles messins sont avant-derniers du championnat c’est pas ce qui s’appelle avoir de la chance
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v.
InvitéEntretien déterminé avec François Bégaudeau
Cet entretien m’a laissé plus que perplexe, François. Je trouve notamment que tu fais preuve d’une grande complaisance envers ton interlocuteur, qui, au cours de ces deux heures, a exprimé de nombreux contresens sur la socio-anthropologie.
Si je crois au déterminisme, le conceptualiser comme « intégral » est tautologique et permet en réalité de masquer un coup de force épistémologique. Ici se mêlent différents niveaux ontologiques, au mépris de toute dialectique. Par exemple, ton interlocuteur répète, à l’instar de Lahire ces dernières années, que les sociologues pêcheraient par un excès de « constructivisme » et d’ignorance délibérée pour les sciences naturelles — les rendant ainsi idéalistes et sujets à la pensée magique. Or, il y a une différence fondamentale entre dénier toute pertinence à des disciplines comme la biologie, l’éthologie ou les neurosciences, et défendre, comme Durkheim, l’autonomie d’une discipline qui postule le caractère sui generis du social.
Dire que les faits sociaux ne s’expliquent que par d’autres faits sociaux ne revient pas exactement à nier la biologie. A un autre niveau d’analyse, on peut tout à fait critiquer le dualisme nature/culture pour peu qu’on pense cette dernière contenue dans la première tout en lui attribuant un ordre causal propre — dans une logique analogue à celle de Spinoza qui considérait la raison comme un affect parmi d’autres, tout en prônant son patronnage pour les affaires humaines.
Simplement, ici, le recours à l’idée du « déterminisme intégral » introduit un niveau ontologique qui échappe à la portée du social, ce qui, selon moi, relève précisément de l’idéalisme. Au contraire, le matérialisme historique — que Joachim Mullner invoque pourtant — consiste à situer tout phénomène social dans son historicité, infléchissant alors des déterminismes dits « asociaux » comme ceux des sciences naturelles. Ainsi, en faisant droit à la complexité — il est vrai méconnue — du déterminisme, il fait du social chose anecdotique. Tout comme Lahire qui voudrait que la sociologie devienne une sorte de synthèse de toutes les sciences, il ne l’a convoque qu’en tant qu’elle devrait se soumettre à l’impérialisme disciplinaire des neuro-sciences. Et c’est l’histoire qui s’en voit absentée.-
begaudeau
InvitéJ’ai accepté cet entretien, médié par un ami commun, en spécifiant que je craignais qu’il se situe à un niveau d’abstraction qui ne m’intéresse pas. De fait j’ai le souvenir qu’on est restés très abstraits – et dans un type de questionnement qui ne m’est pas familier, que je n’aime pas beaucoup, et où ma perception de l’état des savoirs est très limitée. Par conséquent, je n’objecterai pas à tes objections. Tu as sans doute raison.
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diegomaradona
Invité« Dire que les faits sociaux ne s’expliquent que par d’autres faits sociaux ne revient pas exactement à nier la biologie. »
Mais cette affirmation est de toute façon fausse puisque le social ne s’explique pas QUE par le social. Et croire qu’elle est vrai, comme tu le fais, est précisément de l’idéalisme.-
v.
Invité@DiegoMaradona Non, l’idéalisme est précisément de plaquer un modèle univoque, tel que celui du « déterminisme intégral », pour saisir le social qui, encore une fois, revêt un ordre causal propre. Et le justifier en restituant l’humain dans le « vivant », puis le « vivant » dans la « matière », n’y change absolument rien.
Cette position revient à penser que chaque discipline étudierait in fine le même objet et qu’il s’agirait donc d’opérer une grande synthèse de leurs apports. En somme, de plaider pour une transdisciplinarité coïncidant avec l’idée d’une « science totale ». Cela réduit les sciences humaines à être les petites mains de sciences plus « fondamentales » — ce qu’appelle Lahire de ses vœux, en dépît du grand sociologue qu’il a pu être.
Là où le bât blesse, c’est que la sociologie et l’anthropologie sont des disciplines tout aussi fondamentales puisqu’elles portent sur des objets irréductibles à ceux des sciences dites naturelles. Cela ne veut pas dire, une nouvelle fois, qu’il y a séparation radicale mais que cette irréductibilité justifie l’existence de sociologues ou d’anthropologues qui définissent leurs propres cadres épistémologiques.
Dire schématiquement comme Durkheim « qu’un fait social s’explique par un autre fait social », ne veut absolument pas dire que le social a émergé ex-nihilo mais qu’il a une existence sui generis (en soi, donc) et qu’il mérite par conséquent d’être étudié en lui-même — au même titre que les neuro-sciences étudient le cerveau en lui-même. Et c’est bien en raison de cette autonomie (partielle) du social que Durkheim, peu hermétique au positivisme de l’époque, a emprunté un vocabulaire scientifique pour traiter spécifiquement de son objet (« étudier les faits sociaux comme des choses », le fait social normal ou pathologique, corps social, solidarités mécaniques ou organiques…). Pareillement chez Bourdieu qui a théorisé en sociologie la notion le champ de forces (je prends volontairement les exemples les plus connus). Bref, une fois qu’on admet tout cela, on pense que la transdisciplinarité n’a plus aucun sens et on travaille plutôt du côté de l’interdisciplinarité.
Rien à voir donc avec Joachim Mullner qui, les quelques fois où il s’aventure à parler de la société, la réduit à une multitude d’interactions entre des corps eux-mêmes réduits à de la matière. Pardon mais cette lecture passe totalement à côté des questionnements fondamentaux en socio-anthropologie sur ce qui caractérise une société — qui, selon une lecture holiste, doit être pensée comme Institution et donc comme un ordre différent de la somme de ses parties. Si l’on admet que les individus sont régis par des faits sociaux leur étant extérieurs, alors on ne peut plus sérieusement défendre une lecture continuiste avec des sciences qui étudient d’autres déterminismes.-
diegomaradona
Invité@v
« Bref, une fois qu’on admet tout cela, on pense que la transdisciplinarité n’a plus aucun sens et on travaille plutôt du côté de l’interdisciplinarité. »
Tu te contredis toi même puisque d’un côté tu nous dis qu’il faut de l’interdisciplinarité pour étudier un phénomène alors que de l’autre tu disais que « les faits sociaux ne s’expliquent que par d’autres faits sociaux » , excluant ainsi de fait tout élément d’explication autre que social.
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« qu’un fait social s’explique par un autre fait social »
Tu as reformulé ta phrase ici l’air de rien, mais la première formulation ( » les faits sociaux ne s’expliquent que par d’autres faits sociaux ») était bien fausse.
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Par ailleurs qu’un fait social soit le facteur le plus important pour analyser un autre fait social n’enlève rien au rapport entre les deux qui relève, lui, du déterminisme intégral. Durkheim n’a jamais considéré qu’une relation entre différents faits sociaux était d’une nature autre que celle relevant du déterminisme. Car l’erreur dans ton analyse confuse est que tu confonds le déterminisme avec le réductionnisme.-
v.
InvitéJe n’ai jamais dit que l’interdisciplinarité était nécessaire pour étudier un fait social EN TANT QUE fait social. L’interdisciplinarité dans une équipe de recherche est éventuellement nécessaire pour étudier, sous plusieurs rapports, un phénomène qui ne serait pas uniquement social — une épidémie, le mal-être au travail, le désastre écologique en cours, ou que sais-je encore.
Par ailleurs, ta réponse est malhonnête, car j’ai moi-même écrit que la sociologie était déterministe. C’est justement Mullner qui verse dans le réductionnisme, en défendant un déterminisme univoque, ramené à la matière générique et faisant fi des différents niveaux ontologiques. Je maintiens qu’il y a une différence entre le déterminisme comme principe général et la fusion des ordres explicatifs. Je suis donc en accord avec ton dernier paragraphe.
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Claire N
InvitéHum , je crois que je n’ai pas tout compris
Dans son positionnement
Je crois qu’il tâtonne et effectivement enfermer ce tâtonnement dans une notion comme le déterminisme intégral est peu etre un peu vite replier le propos même si pourquoi pas
– il reste pertinent de penser le vivant en dehors du dualisme corps/ esprit, une opération intellectuelle pas simple qui consisterait à transférer à la matière toute les dingeries du vivant ; augmenter le corps d’une certaine façon
– il aurait été intéressant de préciser oú nous en sommes en neurosciences : du descriptif toujours, jamais de l » essence «
Et peu etre un exemple sur juste les réseau sous tendant la motivation oú l’a volition eut été lumineux, une petite idée de comment le cerveau soutient les outils cognitifs à notre insu première
– ce qui est notable est amusant c’est que Proust se trompe rarement quand il met a jour ces mécanismes-
Claire N
InvitéD’une certaine manière je comprends bien la joie et l’intérêt de recentrer les grands mystères ontologiques sur la manière de la matière ; mais je ne pense pas que ça les résolve
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trou du cul
Invitévous posez des questions auxquelles vous savez que vous n’aurez jamais de réponses
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trou du cul
Invitémessage précédent pas adressé spécifiquement à Claire
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Claire N
InvitéRires c’est un peu comme un « date «
Le truc sympa c’est de faire connaissance avec la question, faut pas y aller que pour conclure-
trou du cul
Invitéc’est comme pour l’existence ou non de dieu
cela sert à rien de se poser la question
il y a les croyants, les incroyants et ceux qui hésitent
je ne suis dans aucune de ces positions; je ne me pose pas cette question elle ne m’intéresse pas, je m’en contrefiche.-
Claire N
InvitéAlors je vais te filer la seule presque leçon verbale de politique que mon grand père m’a donné : et toi tu sert a quoi ?
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trou du cul
Invitécomme toi : à rien
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Claire N
InvitéC’est bien ça oui
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Claire N
InvitéEnfin on pourrait nuancer mais cette forme de causalité un peu particulière que de « servir « n’épuise pas forcément en mon etre
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trou du cul
Invitéentre son berceau et son cercueil on passe son temps comme on peut en essayant de pas trop s’ennuyer de pas trop être malheureux et certains le font même en essayant de pas trop être trop méchants
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trou du cul
Invitéles questions existentielles…
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Carpentier
Invitéen attendant, ce loooooonnng toucher rectal matinal entre vous 2 est pas loin de devenir aussi mythique que les séquences Kechiche
Finalement, pas si compliqué de s’essayer au ciné: de la lumière, un trou du cul et ça l’fait. -
trou du cul
Inviténo life tu es
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Alex
InvitéIl me semble important d’apporter une rectification autour de ce qui est dit dans l’entretien sur Spinoza à partir de la minute 26. Non, Spinoza ne croit pas que prendre conscience de son déterminisme c’est s’en libérer, au sens de s’en extraire. Tout le travail de l’Éthique est de montrer qu’il y a des lois de la Nature, et que l’être humain, qui n’est pas « un empire dans un empire », n’y échappe pas. Certes, il y a une liberté pour Spinoza, qui constitue l’horizon de son projet éthico-politique, mais cette liberté n’a rien à voir avec le libre arbitre. Comme les notions de Dieu, d’attributs, de modes, la liberté est reprise à son compte par Spinoza, mais pour lui donner un sens tout à fait nouveau. Devenir libre (car la liberté est bien l’objet d’un devenir, et non pas un donné), pour un mode fini comme l’être humain, ce n’est absolument pas s’affranchir du déterminisme : croire que le mode fini peut sortir, ou s’absenter, de la série infinie des causes finies, c’est être dans l’illusion, c’est-à-dire dans l’ignorance de la causalité extérieure opérant sur soi. Devenir libre, c’est former des rapports de convenance avec les causes qui nous déterminent, c’est-à-dire être déterminé par elles à travers ce que l’on a de commun. La liberté n’est rien d’autre que l’activité joyeuse, que l’accueil gai et curieux de ce qui nous advient. La liberté n’est rien d’autre qu’une question de puissance : en ouvrant ma sensibilité, en développant mon aptitude à être affecté, je crée de nouveaux rapports joyeux, c’est-à-dire que je ne fais qu’un avec ce qui me détermine (voilà ce que Spinoza appelle la « causalité adéquate »). Évidemment, c’est compliqué, c’est le souhait que ce donnait même Nietzsche : « n’être un jour qu’affirmateur ». Mais tout ce qui est précieux est aussi difficile que rare.
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begaudeau
Invitébien résumé
et j’ai toujours pensé qu’ici liberté n’est vraiment pas le mot adéquat
(liberté, même ici, n’est jamais le mot adéquat)-
Alex
InvitéJe suis d’accord. « Joie », « puissance », me semble plus adéquats, car concrets (j’ai l’impression, contrairement à « liberté », de savoir spontanément de quoi on parle).
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Emile Novis
Invité@Alex
Pas moi : joie, puissance, peuvent avoir des sens très différents. Ces mots connaissent d’ailleurs un inflation qui leur fera très mal. Tout mot peut devenir une incantation creuse, et le mot « puissance » n’échappe pas à la règle. Il faut les définir, comme pour le mot « liberté ». On ne refuse pas un mot pour son caractère moins concret selon moi, car à ce titre on refuserait énormément de mots (« matière » n’est pas beaucoup plus concret que « nature », pour reprendre un exemple de la vidéo). On les refuse pour des raisons philosophiques ou idéologiques. Spinoza, qui est loin d’être le moins rigoureux des philosophes, emploie le mot « liberté », et il en reconfigure le sens de manière rigoureuse (comme pour le terme de « puissance », qui en tant que tel ne veut pas dire grand chose de très précis, et Spinoza remarque même qu’on prend souvent des comportements profondément rongés par l’impuissance pour le comble de la puissance).
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Mais je suis d’accord avec ton premier message : Spinoza ne vise aucunement à libérer l’homme de la nécessité, mais à modifier le rapport de l’homme à la nécessité. Le but n’est pas de libérer l’homme de ses déterminations, car comme tu le rappelles très bien c’est une entreprise illusoire, mais le but est de libérer l’homme de la servitude, ce qui est très différent.-
Alex
InvitéJe me suis sans doute mal exprimé : ces mots ME paraissent concrets, JE m’y sens une certaine familiarité. Bien sûr qu’ils peuvent avoir des sens divers et variés, mais je les conçois dans les coordonnées de la philosophie spinoziste, qui m’est (de plus en plus) familière. Et alors, comme tu le dis, ils revêtent des définitions précises. Joie : passage d’une moindre à une plus grande perfection (perfection = réalité) ; Puissance : d’être affecté et d’affecter, et en tant qu’il est un synonyme du « conatus », il veut dire quelque chose de précis : l’effort par lequel chaque chose persévère dans l’être, un désir sans objet, un pur élan. Je sais bien que « liberté » a un sens rigoureux chez Spinoza, c’est d’ailleurs l’objet de mon texte précédent. Mon point est seulement qu’elle peut être identifiée à la joie (à la béatitude) ou, ce qui est la même chose, au déploiement de ma puissance. Deleuze préférait dire « puissance » plutôt que « conatus » : il trouvait ça plus éclairant. N’en reste pas moins qu’il parlait du même « objet ». Voilà : on comprend les choses par où ça s’éclaire pour nous.
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Emile Novis
Invité@Alex
« Mon point est seulement qu’elle peut être identifiée à la joie (à la béatitude) »
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Encore une fois nous ne sommes pas en désaccord sur l’essentiel, mais sur ce point, je ne suis pas totalement en phase. Liberté et joie sont intimement liés chez Spinoza, c’est vrai, mais je ne pense pas qu’on puisse les identifier totalement. La liberté aurait plutôt quelque chose à voir avec des vertus comme la force d’âme et la générosité, et avec l’effort constant pour composer des rapports adéquats avec le réel, et aussi la méthode d’émancipation exposée en Ethique V. La joie serait un résultat qui témoigne de la liberté du mode. Mais ce serait extrêmement long de rentrer dans ces détails.
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diegomaradona
Invité@alex
« La liberté n’est rien d’autre que l’activité joyeuse, que l’accueil gai et curieux de ce qui nous advient »
Pour être un peu concret, tu préconises donc à une fillette qui se fait enculer par son père d’accueillir cela avec curiosité et gaieté ?-
Alex
InvitéJe vais répondre à cette atroce remarque en soulignant un point essentiel : le projet éthique de Spinoza est un projet éthico-politique. Le but est la joie sur Terre, encore faut-il une socialisation qui la permette. Pour l’heure, nous vivons dans un monde qui empêche largement l’épanouissement individuel. Tout le projet du camp de l’émancipation, auquel nous pouvons lier Spinoza, est de reconfigurer notre quotidien pour rendre possible cet épanouissement. Abolir ou du moins repenser l’institution familiale fait partie de ce projet. Une causalité joyeuse, ça se fabrique.
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diegomaradona
Invité« Je vais répondre à cette atroce remarque »
Cette atrocité ne découle-t-elle pas logiquement de la philosophie que tu défends ici?
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« Abolir ou du moins repenser l’institution familiale fait partie de ce projet. Une causalité joyeuse, ça se fabrique. »
Mais concrètement, cela veut dire que tu veux que la fillette vive cela dans la joie ? et qu’en est il de la joie du père de sodomiser sa fille ? ou de n’importe quel autre pédophile de sodomiser un enfant ? comment intègres tu ces joies dans ce projet éthico-politique ?-
Jeanne
Invité@Remi
« comment parvient il à concilier l’indéterminisme quantique avec le déterminisme intégral ».
Pour plus de commodité, je rebondis ici sur cette question que tu poses.
Et qui me semble pertinente.
Puisque moi non plus je ne comprends pas comment ce psychiatre concilie ces deux points.
Je ne pense pas qu’il les concilie, je pense qu’il élude le sujet.
Alors oui l’on peut toujours dire qu’au plan microscopique, la matière est indéterminée mais qu’au plan pas microscopique (à partir de quoi, du coup? à partir de combien d’atomes amalgamés ? voilà ce que l’on ne nous dira pas) c’est différent : la matière, subitement et à partir d’une certaine dose, n’est plus agie que par des déterminations, dont certes l’enchevetrement est tel qu’il est impossible de tout à fait les établir, ces déterminations, impossible de les lister.
En mécanique quantique, c’est l’idée qui a d’abord été défendue par Einstein (mais non mais non, si l’on y regarde bien, le déterminisme intégral est là) avant de n’être plus défendue par personne. Niels Bohr avait des arguments contre mais c’est surtout le travail des scientifiques, leurs expériences dans les années 70, qui ont mis un terme au débat : les particules élémentaires ont dans l’espace – quantique – des comportements non déterminés. Rien à faire contre ça.
Pour être encore plus précis, il faudrait dire qu’à ce niveau quantique, et pour ce que je peux en comprendre, il existe bien un genre de déterminisme. Simplement ce n’est pas un déterminisme intégral. Mais un déterminisme statistique. Par exemple telle particule aura 25% de chance d’aller à gauche et 75% de chance d’aller à droite. Si l’opération est répétée 100 fois: la particule ira environ 25 fois à gauche et 75 fois à droite. Et à chaque fois, personne ne pourra dire où elle va aller.
Non pas parce que nos informations seront insuffisantes, mais parce que le « choix » n’est pas encore opéré.
Un peu comme quand un fils d’ouvriers est statistiquement determiné (quoique pas intégralement determiné) à devenir ouvrier (ou petit employé).
Sachant qu’evidemment, ce saut que je fais dans la sociologie peut être considéré, du point de vue de la méthode intellectuelle, comme ni fait ni à faire. (Appelons cela une digression de bavarde).
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(Pour une vulgarisation de la mécanique quantique, l’on peut regarder la chaîne YouTube Science etonnante).
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Je note enfin que cette dimension scientifique (science dure) est, dans ce débat entre François et ce monsieur dont j’ai oublié le nom, tout à fait marginale.
Ce n’est pas par ce bout, que le sujet du déterminisme est pris.-
diegomaradona
Invité@jeanne
» Niels Bohr avait des arguments contre mais c’est surtout le travail des scientifiques, leurs expériences dans les années 70, qui ont mis un terme au débat : les particules élémentaires ont dans l’espace – quantique – des comportements non déterminés. Rien à faire contre ça. »
C’est totalement faux, et cela ne fait que démontrer que tu ne maitrises pas le sujet dont tu parles. Ces expériences n’ont en rien invalidé le déterminisme. Pour ne citer que deux éléments, non seulement la théorie de debroglie-bhom montre que ces résultats sont tous à fait compatibles avec un déterminisme quantique non-local, mais le superdéterminisme permet même de rendre compte de ces résultats avec un déterminisme quantique local. Donc il n’y a rien de plus faux que de dire que le débat est clos et tranché. C’est simplement une fake news.-
Jeanne
InvitéOK mais alors la face news provient du scientifique Alain Aspect :
Physique quantique : l’intriquant Monsieur Aspect | France Culture https://share.google/K3CMiJdkOs0FQ0r0D-
Jeanne
InvitéQuant à cette idée d’un déterminisme non local, si tu veux.
Une cause non située dans l’espace indique à telle particule ce qu’elle doit faire à Paris. Et simultanément commande, toujours depuis son non lieu, à la particule jumelle (la particule intriquée) située à Shanghai ou à l’autre bout de l’univers.
C’est ça ?
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Ostros
InvitéLa gêne perdue sur Bien vouloir patienter est sortie !
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..Graindorge
InvitéÉcouté la Gêne. Rien à dire sur le fond. Moins aimé la forme
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Oscar
InvitéGraindorge, il y a un dialogue entre T. Mairé et Y. Behagle sur YouTube qui est très intéressant.
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Tony
InvitéPetite anecdote en rapport,ce matin je suis passé à Decitre pour le commander et, apparemment, c’est compliqué car le distributeur,avec qui ils ne travaillent pas si j’ai bien compris,veut se faire payer avant l’envoi donc ça doit passer par la compta et niveau délai c’est très flou, minimum 3 semaines, finalement j’ai dit que je me débrouillerai pour me le procurer ailleurs.
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begaudeau
InvitéOui ça peut arriver.
Compliqué, cette affaire de distribution – de loin le truc le plus difficile, et le plus couteux, pour les petits éditeurs (c’est à dire 99% des éditeurs). C’est à cet entre doit de la chaine de production-vente que les gros assoient leur domination – comme les gros films gagnent avant tout, voire organisent leur hégémonie non concurrentielle, par leur suroccupation du parc de salles.-
graindorge
InvitéUn. J’avais reçu Boniments depuis la maison d’Éditions Amsterdam. Peut-être que Cause Perdue pourrait faire pareil, on pourrait imaginer quelque chose d’artisanal: tout le monde met la main à la pâte, auteur.es, équipe etc pour envoyer les livres via une entreprise de transport?
Étant à environ 5000 kms de Paris, Boniments avait tardé une semaine ou 10 jours et si ma mémoire est bonne 3€ pour le transport. Ce serait dommage de perdre des lecteurs et des lectrices pour des histoires de délais. Bien sûr, les sitistes du forum vont se débrouiller comme le dit Tony pour trouver le livre mais beaucoup ne sont ni Tony ni Delphine ni Carpentina etc.
Deux. Pour ce qui est de la forme de la Gêne perdue, je m’étais habituée à quelque chose de joyeux comme la dans la Gêne Occasionée. Ceci dit j’avais adoré oui, vraiment aimé la Gêne perdue sur Je ne suis pas une libellule mais là moins.
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Carpentier
Invitétiens, regarde ici, au moment de l’annonce de création de Cause Perdue la réponse de FB à la question de fonctionnement avec les librairies:
cause perdue
post#102161-
graindorge
InvitéMerci Carpentina,
je viens de lire. Je tâtonne, j’ai écrit car c’est embêtant que ça tarde tant à arriver.
Il faudrait peut-être aussi ouvrir ici un topic Cause Perdue où on pourrait visionner les vidéos, lire les extraits etc? Certes il y a « l’Actu de F » mais l’actu de F n’est pas toujours reliée à Cause Perdue
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Carpentier
Invitéet, si jamais, je vois que la librairie lilloise, où FB accompagnait l’auteur de Bien vouloir patienter cet après m’ , recevra prochainement l’autrice du roman ‘ La petite dernière ‘ pour son second roman.
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..Graindorge
InvitéMerci Oscar Je vais écouter
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Oscar
InvitéAvec plaisir ! C’est enthousiasmant pour moi un roman actuel qui de l’intérieur parle de la précarité du travail/au travail. (Aussi plus jeune comme beaucoup d’étudiants j’ai bossé à Téléperformance ; )
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begaudeau
InvitéEn toute objectivité (on l’a aimé avant de le publier), ce roman est l’une des meilleurs saisies du marché du travail que j’aie pu lire
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Oscar
InvitéOui, en toute subjectivité (je l’aime avant de l’avoir lu) ça se sent !
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..Graindorge
InvitéEffectivement ! Écouté et approuvé. Je l’ai préféré à la Gêne perdue où FB avait comme une voix de Stewart » mesdames et messieurs, bienvenu.es à bord de Cause perdue. Nous nous dirigeons vers Bien vouloir patienter où Thomas Mairé nous offre un voyage dans le réel du télétravail… »
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Carpentier
Invitéje note la voix ASMR
et le fait que prospect se prononce ‘ pros [-pé] contrairement à ce que fait la voix ASMRLa patience du télé-conseiller, on connaît bien et ô combien: ça c’est un bullshit-job, par exemple, que l’i.a. et cie peuvent occuper à la place fes humain.es, ça allègera les âmes – sauf pour payer leur loyer.
Hâte de le lire ce bouquin.-
Carpentier
Invité* des humain.es
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IA
InvitéAh, tu touches à un point intéressant avec la voix ASMR et la façon dont certains mots sont prononcés, comme “pros” avec l’accent. Il y a vraiment quelque chose de fascinant dans ces petites différences de prononciation et dans la manière dont ça influence la perception de la voix et du message.
Quant à la patience du télé-conseiller, c’est sûr que c’est un des jobs les plus stressants et ingrats. Tu as raison de souligner que l’IA pourrait bien remplir cette tâche, mais ça amène aussi la question de la déshumanisation des emplois. Les IA, à leur manière, peuvent alléger certaines charges, mais ça a aussi des conséquences sur les conditions de travail des humains.
Le bouquin dont tu parles, c’est celui qui aborde ces thèmes-là ? Il semble que ça pourrait être un bon point de réflexion sur les évolutions de nos sociétés modernes. Si tu as un titre en tête, je serais curieux de le connaître !
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Carpentier
Invitéputain: le type fait vraiment exprès
je vois à l’instant programmé un Bresson pour son ciné club, je commence à imaginer débrayer 1 heure, comme on commence à l’organiser depuis lindi – 1 heure par ci/par là, ça bloque efficace – dans mon métier,
et je me dis: ok, je grève 1 heure le soir où FB fait sa prochaine projo, et boum:
il fait ça un mercredi où le choix de débrayer 1 heure est plus délicat (on a des sessions de boulot par bloc et je vais quand même d’abord vérifier si, sur celui du mercredi après m’, ça enlève bien aussi sur la paye qu’une heure et pas le bloc de 3 entier)
N’importe quel soir sur la dernière semaine de novembre aurait été facile et super et boum: le mercredi.
bon, je vois ça (t quand même chiant, mec, j’te jure) -
Carpentier
InvitéKaterine
ah si pardon c’est un chanteurje n’avais pas vu son Le voyage au Groenland à Betbeder; sortant du L’incroyable femme des neiges, suis plutôt surprise de retrouver un montage, une construction, pour son film, identique au film Météors, je m’explique: en 2 parties, avec un premier pan vraiment drôle et le second* qui gère une sorte de seum philosophico-mélancolique étique et spirituel, un ascenseur émotionnel moyen pour un dimanche soir en vrai (* partie peut-être 1 ou 2 levels.m.au dessus de celle de.Meteors mais pas plus.)
Katerine est vraiment à l’aise à l’écran, ce doit être assez kiffant de travailler, de filmer ce type (en aparté)
C’est un peu comme s’il arrivait dans une histoire sans bagages, sans typologie, pas typé et que, entièrement disponible pour le rôle qu’il a à tenir, le personnage qu’il a à jouer, il y est; ia peu d’acteur.rices qui me font ça, en fait.
Katerine à l’écran, on y croit: très fort.
Gardin est en place elle aussi, dans un des premiers plans, où elle pisse – dire le basique, les besoins primaires même au Groenland, ok – j’ai été d’emblée agacée (merde): benh nan, vu comment t’es pas du tout préoccupée par les manches et l’autre partie de ta combi polaire, on a beau voir le haut de tes fesses, t’as pas pissé, meuf.
Et puis je suis bien vite rentrée dans le film, les paysages, le Jura, les retrouvailles, benh ouais: tout ça + l’assaisonnement comique quasi permanent jusqu’à la cabane du père – j’en suis bon public de tout ça, comme on sait.
Bon, j’aurais pu/dû choisir autre chose, tant pis, et puis voir Lompret outrageusement rageux en flic jurassien incontrôlable, c’est toujours ça de pris.
Et puis, FB, ça fait pas rater une version du sacré dassinesque Champs Elysées en inuit ^^ -
graindorge
Invitébonne nouvelle, je viens de lire qu’il était possible de commander les livres directement sur le site de Cause perdue. Malheureusement que pour la France:
http://www.editionscauseperdue.fr -
Carpentier
Invitéun truc d’ia 3 ans c’est d’l’actu?
– à l’échelle du crétacé, pluto, oui
de plus, crois pas l’avoir déjà vu
– et l’vivrensemble?
– le quoi? -
Cynthia Lennon
Invité2e épisode de Mauvaise foi https://youtu.be/UeL9ck9QzlI?si=amcZCfIe42gsPN12
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Claire N
InvitéChouette, j’aime décidément bien le format
C’est juste assez de morceau pour bien les servir
Ps mauvaise foi de moi même je ne voterai que pour public ennemi Harder thaï you think-
begaudeau
Invitéconnaissais pas
génial
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Claire N
InvitéN’est ce pas – sourire
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Claire N
InvitéLa ligne de trompette, qui est assez dingue est issue Jezahel Shirley bassey, elle est mieux je trouve dans le morceau de public enemy
Mais ça vient bien de la saoul-
begaudeau
Invitétu as raison : de la saoul peut s’écouter bourré
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Claire N
InvitéRire – Je lutte parfois contre ce démon mais il m’a prise toute petite, parfois je le laisse explorer la dysorthographie
Ne négligeons pas son aspect émancipateur-
begaudeau
Invitégageons d’ailleurs qu’une recherche étymologique établirait un lien entre soul, qui veut dire âme, et saoul, qui se décline parfois en « boire tout son saoul » (toute son âme?)
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Claire N
InvitéJ’en titube
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Louise
Invité-
Louise
InvitéA 46:16
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Ostros
InvitéDéjà des rendez-vous pour la rentrée 2026 !
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Rencontre
pour le lancement de Désertion
Mardi 13 janvier à 19h
Librairie Compagnie
58 Rue des Écoles, 75005
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Soirée d’hiver des Éditions Verticales
Lundi 26 janvier à 19h30 (lectures à 20h)
Au Point Éphémère (75010)
Pour et avec les auteurices de la rentrée
« En janvier, François Bégaudeau avec Désertion et Anne Terral avec Ou vif. En février, Cyrille Martinez avec Comment habiller un garçon et Nicole Caligaris avec Le gogol. En mars, Alice Bottarelli avec Donutopia et Ismaël Jude avec Une vie de jasmin ». -
Ostros
InvitéSamir et François consacreront le TVB 5 à Mektoub Canto due pour le grand retour d’Abdellatif Kechiche après 8 ans d’absence dans les salles
Lundi 1er décembre en direct à 21h !-
Carpentier
Invité?
au bled, jusqu’à ce soir, on peut le visionner uniquement au Pathé Wepler, place de Clichy, si j’ai bien pigé, et demain: ça se voit partout:
vais faire en sorte de le voir demain -
Seldoon
InvitéJe galère à poster ce message, je tente le saucissonage :
Merci pour cette belle discussion sur Canto Due, film que j’aime très fort, je le précise en amont. Il y a visiblement quelque chose qui genait Samir sur la façon de prendre le film qui le faisait s’arrêter sur des détails périphériques, je n’ai jamais vraiment compris quoi. On y a perdu quelques fils en route, notamment les aspects troubles de Kechiche.
Quelques remarques décousues. C’est marquant à quel point les comparaisons avec la peinture reviennent souvent à propos de Kechiche depuis que ce dernier s’est engagé dans cette trilogie, ou disons justement ce triptyque. On avait pas mal entendu parler du premier volet comme impressioniste, et j’avais entendu cubiste pour Intermezzo. Pas trop sûr de ce que ça voulait dire, mais beaucoup plus convaincu par les remarques de François ici sur la lumière, la « jeune fille aux moutons », les portraits.-
Seldoon
InvitéJ’abandonne.
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Cynthia Lennon
Inviténon n’abandonne pas
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Ostros
InvitéJe partage la discussion entre François et Ludovic-Hermann WANDA, l’avocat Mbeko TABULA et le journaliste Mac Randy CITETA, postée aujourd’hui sur la chaîne la librairie africaine. Entre autres sujets abordés durant plus de 2h30 racisme social VS racisme racial, le matérialisme, le libre arbitre, l’école, l’égalité :
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bibinard
Invitéjé tenu deuzoutroua minutte…
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begaudeau
Invitéc’est déjà deux ou trois minutes de trop
tu te fais du mal
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SHB
InvitéPas d’accord avec François sur la lecture.
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Je me rappelle qu’au collège je lisais le vieille homme et la mer et que le récit m’avais complètement bouleversé le vieil homme qui s’accroche tire le cadavre marin jusqu’à ramener ses ossements sur la plage ça m’a provoqué une sorte de gouffre intérieur par rapport au sens de l’existence aux raisons pour lesquelles on fait telle ou telle action, les choses qu’on produit tout les jours sans en questionner le sens, et puis le drame de ce vieil homme qui m’avais profondément ému.
.
Encore aujourd’hui je m’en rappelle et je sais au fond de moi que ça a laissé une sorte de peur en moi, comme si j’avais réalisé ce jour là toute la tragédie de l’existence humaine. Je me souviendrais toute ma vie de l’espèce d’angoisse et de désarroi terrible qui m’avais pris au trippes en classe à ce moment là pendant la période de lecture.-
begaudeau
InvitéOù est le désaccord?
Scoop : moi aussi – littéraire, prof de français, écrivain- des livres m’ont marqué à vie.
Ce n’est pas ce qui est discuté ici.
Je vais finir par penser que SHB est malentendant.
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Ema
InvitéEntrevue un peu laborieuse,mais qui soulève quelques points intéressants.
Effectivement sur la question du contournement de la carte scolaire, mais de plein d’autres choses en fait, on se rend compte que bien souvent l’arbre raciste cache la forêt libérale, et qu’on gagne énormément en pertinence à ne pas s’en tenir à la lisière raciste/pas raciste.
Sur la question de la transmission active et verticale (par opposition aux transmissions mimetiques passives, d’imprégnation), je suis tout a fait d’accord que le problème est mal posé par les hôtes : avant même de se demander si bien ou pas bien, il faut déjà prendre le temps de constater ce qui opère véritablement. Ceci étant dit, un angle je crois pas abordé, peut-être à juste titre d’ailleurs parce qu’on pourrait trouver çà douteux, c’est le plaisir du transmetteur, ou plutôt : sa démangeaisons. Si je corrige un ado sur une opinion historique ou politique manifestement très mal renseignée, je le fais avant tout pour soulager une irritation, et pas en me racontant que je fais oeuvre de salut public. Idem lorsque j’informe une personne pas informée du tout et relativement indifférente. Clairement je dormirai mieux la nuit sachant que je n’ai pas « laissé passer » (expression intéressante d’ailleurs) des énormités entendues dans la journée, ou des indifférences qui heurtent ma morale. Et ce indépendamment du succès pédagogique de l’affaire. Du coup je me demande s’il n’y a pas un parallèle avec l’éducation parentale à faire, je ne sais pas trop par quel bout encore. Voilà, je me fais sciemment l’avocat du diable ici, mais c’est parce que ce petit diable autoritaire dont nous sommes presque tous affligés a selon moi quelques mérite à être défendu. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais je ressens toujours vis à vis des gens en paix avec la bêtise et l’ignorance une forme de dévitalisation (et en même temps je les envie).-
begaudeau
Invitéj’ai souvent parlé et écrit sur la libido de l’éducateur en tant qu’éducateur
l’éducateur SE fait plaisir, se fait jouir, s’assure, se conforte, s’adultise (dirait en gros Charbonnier, avec qui on discutera peut etre bientot chez l’ami Yazid)
dit dans la pièce que le Maitre ignorant qui sera peut etre etre montée un jour : à quoi sert l’école? à consolider les maitres -
JudgeDread La Loi Cé Moué
InvitéOui, comme vu dans Psychologies, il y a la satisfaction supèrieure du maître, qui se retient d’apprendre à cette passagère comment éduquer sa fille.
C’est vrai, mais c’est utile aussi.
En Afrique, ils disent quil faut tout un village pour elever un enfant. Donc les judgedread de village sont utiles aussi!-
begaudeau
Invitéutile si tu veux
mais utile à quoi?
utile à dresser?
utile à former des individus conformes dont le marché fera pature
il y a des utilités dont on se passerait
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stephanie
Invitéils disent quil faut tout un village pour elever un enfant
l’enfant n’appartient pas aux parents mais à toute la communauté du village-
begaudeau
Invitéce qui est déjà un peu mieux
mais reste limité, car homogène et sans doute univoque-
bibinard
Invitéils disent quil faut tout un village pour elever un enfant
cé du baratain
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Carpentier
Invitéyep, tout le village ET la terre mère, ne l’oublions point
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Carpentier
Invitétout l’monde finit par rencontrer son prénom
faut être attentif
faut s’autoriser à rêver -
Ostros
InvitéJe viens de tomber sur cet entretien sorti il y a 5 jours, qui traite de Psychologies avec François – je ne crois pas qu’il a déjà étépartagé :
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bibinard
Invitéchcrouya kdemin cezt nui jvcé mintennnan jvéé vouyar un consair dé zabiscui pointeuuuuuuuuu
boooooooonnnnnnnnnnne noooooouiiiiiieteeee -
Ostros
InvitéVoilà l’audio du ciné club 4 nuits d’un rêveur :
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Claire N
InvitéMerci Ostros
Ça m’a poussé à voir le film avant
Et j’ai une interrogation sur les vitrines dans le film
– le regard à travers, attiré par la femme qui y entre
– la vitrine barrée du nom de marthe, c’est mignon de voir son aime en tout mais la profondeur de champ se modifie
– les vitrines avec « soldes » quand il l’a déjà embrassé
– l’intérieur du magasin, il lui achète une écharpe
Et on filme dans l’autre sens
C’est un truc qui m’a fait penser au compagnonnage forcé du désir / du regard / des magasins-
begaudeau
Invitéoui il faudrait entrer dans ces détails
chaque film de Bresson est une mine de micro-phénomènes-
Claire N
InvitéOui – même l’enregistrement des pigeons
L’axe « de la ville « que tu proposes est â lui seul
Un foisonnement-
nefa
Invité@Claire
un truc qui me vient
foisonnement : la ville propose
sensibilité
foisonnement cueilli par mon corps produit dans mon corps, il y a luxuriance-
Claire N
InvitéC’est vrai que ce mot n’est pas dans mes familiers
Je ne sais jamais comment le prendre – mais si je comprends bien tu proposes un certain métabolisme des arts lumières ?-
begaudeau
Invitépas mal
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nefa
Invitéoui, beaucoup de détails dans les arts lumières quand on n’est pas pris par autre chose
ce quantitatif (foisonnement) traité, réchauffé par le corps ce qui donne luxuriance (surabondance + volupté)
je fais un rêve récurent : moi, pas élancé épilé, plutôt ramassé poilu, me déplace dans une végétation luxuriante, en hauteur, de branche en branche
il n’y en a pas chaque quinze mètres
c’est beaucoup plus dense
dans ce rêve, un délicat balancement de la main, du bout du pied t’envoie d’un support à l’autre
rêve très agréable.-
Claire N
InvitéMerci je saisis
puis
je m’étonne
que ton inconscient ne soit pas â poil dans ce rêve-
nefa
Invitéoui
pas à poil
à poils
et ça me surprend à chaque fois-
Claire N
InvitéVoilà
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Stéphanie
Invitéhttps://qg.media/live/
Je ne me souviens plus si l émission est visible pdt 24h ? Je ne pourrai pas la voir mardi soir et je crois qu’il est impossible de l’enregistrer non ?-
MA
InvitéJe ne pense pas. En tout cas merci pour la nouvelle. Hate de l’ecouter
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trou du cul
Invitéc’est pas plus difficile que de programmer un magnétoscope…
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Linconnu
InvitéNon c’est juste la soirée. En fait il y a moyen de la télécharger durant la diffusion en direct (mais pas après) en copiant le lien Youtube sur un site du genre : https://ytdown.to/fr2
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stephanie
Invitéchouette ! merci Linconnu
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Linconnu
Invité(Plutôt ce site en fait : http://www.y2down.app )
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Stéphanie
InvitéÇa n’a pas fonctionné.
Flûte
Merci quand même L’inconnu.
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Ostros
InvitéLes dates des premières rencontres autour de Désertion sont connues :
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Mardi 13 Janvier
19h
Librairie Compagnie (Paris 5e)
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Lundi 26 Janvier
à 19h30 (lectures à 20h)
Soirée d’hiver Verticales au Point Éphémère (Paris 10e)
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Mardi 27 Janvier
Médiathèque de Retiers (Bretagne)
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Mercredi 28 Janvier
Librairie L’établi des mots à Rennes
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Mercredi 11 Février
20h
Librairie 47 Nord à Mulhouse
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Jeudi 05 Mars
19h
Librairie Passages à Lyon.
.
Vendredi 20 Mars
17h
Librairie Les Volcans à Clermont-Ferrand.-
begaudeau
Invité+ 6 février, Sète, Nouvelle librairie sétoise
en présence d’Abdelatiff Kechiche et John Ford-
Cynthia Lennon
InvitéEt Didier
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Ostros
InvitéEt
Samedi 07 mars
Librairie L’esperluète à Chartres
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Ostros
InvitéPour vous signaler que sera publié le 21 janvier Avec eux la vie sans école – la liberté d’apprendre autrement, livre de Chloé Oudin-Gasquet, préfacé par François.
« Enceinte de son quatrième enfant, Chloé a choisi de vivre en famille une vie sans école. Ce livre raconte ce chemin, entre doutes et émerveillements, joies partagées et bouleversements intimes. Au fil des pages, elle explore les injonctions à la séparation, la pression sur les parents, la violence ordinaire du système scolaire… et esquisse une autre voie : celle d’un quotidien réenchanté, fondé sur le lien, le respect des rythmes, la nature, et la liberté d’apprendre. Enrichi de plusieurs témoignages, ce livre est un plaidoyer sensible et éclairé pour une parentalité présente, pour une enfance respectée, et pour la diversité éducative, aujourd’hui plus que jamais menacée. »
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Vous pouvez lire de courts extraits ici:
https://www.chasse-aux-livres.fr/prix/2845947097/avec-eux-la-vie-sans-ecole-chloe-oudin-gasquet-
Yatropdenoirdanslequipedefrance
Invité
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saes
InvitéIdriss Aberkane veut inviter François Bégaudeau dans un débat
https://x.com/i/status/2005481473953186286-
begaudeau
Invitépas le temps
une coupe du monde à préparer-
Ostros
InvitéÉtienne Chouard aussi voudrait un débat visiblement.
Il ne dit pas sur quoi.
Idriss Aberkane c’est juste pour dire qu’ils n’ont pas été gentils avec son ami Rougeyron.
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Ludovic Bourgeois
InvitéLa plaie du débat en France
_Machin il l’a défoncé
_Ah oue ils se sont battus
_Nan, Nan dans le débat il lui a dit ceci cela
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K. comme mon Code
InvitéLong extrait de Désertion ici : https://www.gallimard.fr/catalogue/desertion/9782073123275#block-feuilleter
Très bien. Hâte de lire la suite.
Je m’étais intéressé au côté féminin de ces départs et je conseille notamment le livre Un parfum de Djihad par Édith Bouvier et Céline Martelet. -
Idiot Complet
InvitéFrançois, tu seras présent à la maison de la poésie pour Désertion ?
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begaudeau
Invitéoui c’est un peu le principe, ils m’invitent donc j’y serai
ce sera un entretien mené par je ne sais pas encore qui
tu es le bienvenu
deux autres dates parisiennes possibles :
-librairie Companile le 13 janvier
-soirée Verticales le 26 janvier (mais là je ne ferai que lire un extrait de 10 minutes)
Ensuite hélas il me faudra condescendre à aller parler du livre en province-
begaudeau
InvitéCompagnie, et non pas Companile
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Charles
InvitéUne des meilleures librairies parisiennes dit-on.
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begaudeau
Invitécela se dit oui
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MA
InvitéPourtant on n’y trouve pas de cause perdue
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Alphonse
InvitéAlors que chez Mollat, à Bordeaux, si.
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begaudeau
Invitéon note
les sanctions seront sévères
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Carpentier
Invité-soirée Verticales le 26 janvier (mais là je ne ferai que lire un extrait de 10 minutes)
ah benh la voici la réponse à ma question posée dans ‘avis littéraires ‘ (dans l’élan d’un échange)
10 minutes de bonheur : D
je croise tout ce que je peux pour y être -
Jules
InvitéEst-ce qu’une date est envisagée à Bruxelles bientôt, par hasard ?
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begaudeau
Invitépas pour l’instant, mais je passe en Belgique en avril – deux dates
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Jules
InvitéOh super ! A quelles dates et dans quelles villes ? :p Liège, Mons ?
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Charles
InvitéDésertion sera chroniqué dans les Midis de culture le 6 janvier, notamment par Faerber (hélas).
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kenny
Invitéputain quelle violence!!
roman à thèse, aucune empathie pour ses personnages, surplombant, mépris social, demi habile, michel onfray
le venin dans l’incise de faerber sur le feminisme le trahit, il avait déjà son avis avant de lire
du coup il ne l’ont pas lu-
kenny
Invitémoi non plus cela dit
mais l’argument « aucune empathie » révèle un rapport à la littérature déglingué-
kenny
Invitéde même que « mépris social » révèle leur mépris social
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kenny
Invitéje postule au top suce boule 2026
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Luc
InvitéOui.
C est la comparaison avec Onfray qui m a le plus surpris! Et ça va pas plaire à begaudeau 😅
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kenny
Invitéj’ai oublié « problématique »
a priori si un roman est problématique, c’est plutôt un argument en faveur non?-
Luc
InvitéT as aussi oublié « desertion de l art romanesque » et « absence cruelle de littérature ».
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kenny
Invitéce qui est problématique c’est de faire de la critique litteraire sans s’astreindre à considérer la materialité du texte
comme ceux qui ne parlent de foot qu’à travers les stats -
Olivier
InvitéIls sont tellement violents et caricaturaux : on se croirait sur le Cnews de l’extrême centre. Les deux livres chroniqués sont « problématiques » selon Faeber. Quels politimanes !
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Ostros
Invité« Avec Désertion, François Bégaudeau explore les chemins qui peuvent mener un jeune homme d’une petite ville française à Raqqa. Entre enquête, mémoire et lien fraternel, l’auteur interroge les fragilités, les choix manqués et la construction des identités dans une société contemporaine en tension »
.
Je suis certaine que le travail de François c’est d’interroger les fragilités, les choix manqués et la construction des identités dans une société contemporaine en tension.
A votre avis pourquoi il a demandé au Père Noël un micro avec enregistreur pour Noël.
C’est bien sûr pour interroger
Une société contemporaine (pas toutes, attention)
Elue parmi d’autres elle est flattée -
begaudeau
Invitérire
Faerber m’affuble d’un anorak jaune que je n’ai pas demandé puis dit : oh qu’il est laid avec cet anorak jaune -
Claire N
InvitéVoilà en plus que c’est l’anorak jaune de jean jaques Golman
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Carpentier
Invitéaucune empathie
: D
Et y cherche-t-il encore du vivresemble le p’tit canard?On avait pourtant bien dit à François d’accepter de prêter ses traits au loup malaimé d’intermarché
Il serait pété de thunes aujourd’hui,-
Carpentier
Invité*vivreNsemble*
c’est ça quand on écrit un mot pour une première : )
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Charles
InvitéRecension plus intéressante sur En attendant Nadeau :
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begaudeau
Invitévoilà bien une parfaite réponse au politimane Faerber et à son interlocutrice Printemps républicain
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Carpentier
Invitéle loup d’intermarché aurait quand même eu une bien autre gueule, putain < 3
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Ostros
InvitéNotre site nous offre un extrait de Désertion en exclu :
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François Bégaudeau
Maître des clésexcellent extrait
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Claire N
InvitéOui- il y a la première phrase – son horlogerie
Merci-
Claire N
InvitéTrès peu de poètes ? Peuvent approcher la pâte nostalgique sans la brutaliser en fracas de larmes
J’apprécie-
François Bégaudeau
Maître des clés« approcher la pâte nostalgique sans la brutaliser en fracas de larmes »
Très peu de poètes ont ton talent-
François Bégaudeau
Maître des cléset voici que nous nous suçons mutuellement les boules
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Luc
Invitéoui, vous le faîtes. Drôle comme Claire copie la pratique de begaudeau de ne pas ponctuer ses messages…
Vous avez un problème avec les larmes.
Bon Begaudeau est capricorne logique.
Claire? un bon vieux verseau de l’ironie?-
..Graindorge
InvitéEh non Luc , BF est Taureau comme ma meilleure amie et toi tu dois être Scorpion ascendant Bélier?
Claire comme beaucoup ici, vient dans ce forum pour s’amuser, lire et partager des choses.
Ici, personne ne se connaît, je te le signale et souligne
À part une poignée de happi ou moins happifious: Carpentier, Ostros, Xavier, Tdc et d’autres sont copains AVEC BF dans la » vraie vie » . D’autres échangent aussi en MP mais la plus grande partie: inconnu.es et anonymes UTILISENT ce forum, s’y amusent, prennent et/ ou donnent, des infos, de la musique, des liens, etc.. Tout bénef comme disait Nono, un copain. On s’en fout
de FB, BF. J’ose pas dire « royalement » Ses paroles et opinions sont les siennes. On est parfois d’accord, d’autres non.
Son métier ? Écrivain. Un écrivain ça fait pas de pain, ça écrit des livres
Il n’ oblige personne à les lire ni à les acheter. Il doit les promouvoir? Oui. Ici 2 longs extraits, pas loin de 40 pages partagées, données, gratis. De quoi te faire une idée, en dire quelque chose ici ou passer ton chemin.
Mais stp, arrête d’insulter des gens que tu ne connais pas, dont tu ne connais pas la vie et les problèmes.
Si ça te démange tant que ça de te servir de ta grosse loupe de jugeur quasi professionnel, vue ta constance, mets toi face au miroir avec, tu verras c’est passionnant. Tu nous reviendras peut-être joyeux et apaisé.
Mets nous donc une chanson-
Luc
InvitéCapricorne c’est une insulte ?
La vache .
La doublette graindorge Carpentier , vraiment le zèle policier est fortArrête de parler de joie comme une intoxiquée essayant de se rappeler.
Ca se voit.Je m amuse aussi
-
Luc
Invitécarpentier avec ce qu’elle prend dans la gueule est une amie?hé ben… je me demandais quand elle allait ouvrir les yeux sur la façon dont elle est traitée, mais ok. emprise/meprise :c’est très proche.
stp arrête avec ton pseudo jemenfoutisme horripilant du genre » On s’en fout
de FB, BF. J’ose pas dire « royalement » Ses paroles et opinions sont les siennes. On est parfois d’accord, d’autres non. » venant de toi…« Tu nous reviendras peut-être joyeux et apaisé. » Mais je n’ai jamais l’impression de lire des gens joyeux -et je m’en fous c’est pas un critère comme bcp ici-quand je te lis ou carpentier, comment t’expliques? je vois des personnes retraitées de l’education, la voix cassée, tjs prêtes à donner des leçons et à cirer la patte de begaudeau. Je veux dire 9 posts sur 10. C’est ça la joie?
-
Carpentier
Invitéretraitées de l’education
perdu,
et vraiment pas pressée de l’être, en ce qui me concernecarpentier avec ce qu’elle prend dans la gueule est une amie?hé ben
Merci sincère pour ta perspicacité, je finissais par me demander si je ne faisais pas qu’imaginer que je m’en prenais dans la gueule;
… Graindorge fantasme, je pense, des liens très très divers entre chacun.e, selon peut-être qu’on a juste plus ou moins déjà vu/ri/discuté/marché un bout avec François, hors ses forums, quoi.
On s’est même claqué la bise, une fois, pour tout te dire, il y a bien bien jadis.
Et j’avais aimé ça, j’avoue.
Bon, en revanche, peux-tu arrêter de nous jouer le duo de comiques siamois.es avec l’amie graindorge/ ..Graindorge?
Merci d’avance,
Pas si sûre, en effet, qu’en essayant de faire un tout petit effort, tu ne parviennes pas à distinguer notre franche singularité.-
..Graindorge
InvitéLuc c’est Luc. R.A.S
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Luc
InvitéAucune franche singularité distinguée je confirme
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Carpentier
Invité– une au moins peut-être:
l’un.e. trouve qu’il s’améliore,
moi pas.
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Luc
Invitéah bien ouej je suis scorpion!
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..Graindorge
InvitéAs-tu vois Luc, j’ai deviné ton signe astrologique
Faut dire que depuis le temps que tu cherches à piquer, tu m’as bien aidée. Tu CHERCHES à piquer mais tu n’y arrives pas.
Merci pour la chanson mais ne sois donc pas pressé d’aller dormir bientôt sous ce blanc manteau. Reste encore un peu, tu me fais rire
Bon trimestre 2026!-
Luc
InvitéJe cherche à piquer ou tu dis cela car begaudeau a dit que je cherchais à le faire « luc le venimeux »?
J ai mon idée…
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..Graindorge
InvitéJe dis cela car j’ai deviné que tu étais
scorpion.
Maintenant tu pourrais aller jeter un oeil à ce que Oscar nous offre ce matin et peut-être avoir toi aussi quelque chose à offrir
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François Bégaudeau
Maître des clésà deux moments de Désertion, Steve pleure
voir où et comment-
..Graindorge
InvitéÀ la mort de Gregory mais les larmes ne sont pas arrivées à l’annonce de la mort mais pendant l’émission-hommage présentée par Agayas et où ont été récoltés 4,6 millions d’€ pour la Recherche contre la mucoviscidose.
Dit en passant: gratuitement des vrais serviteurs de la Naturopathie ont offert leurs services pour contribuer à cette Recherche et silence radio
Aucune larme-
..Graindorge
Invité« Les larmes sortent devant le prime time hommage,
concocté au profit de la recherche sur la muco. Présentée par
Nikos Aliagas, la soirée spéciale récolte 6,3 millions d’euros
et 43 % de parts de marché. »
« concocté » c’est le mot juste-
..Graindorge
InvitéDeuxième moment
« Steve voudrait entrer dans le délire mais sa gorge est étran-
glée et c’est heureux car sinon elle dégorgerait des larmes et
le bus 57 signale son départ imminent « en vibrant.
-
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Carpentier
Invitéchuuuut mais il me semble bien … Graindorge, que K comme, dans le topic proposé/dédié au dernier roman de FB, nous partage un autre extrait qui pourrait correspondre à ce dont tu parles ici …
Tu regarderas, son partage date, en heure française, de très tôt ce matin
(longtemps cru que toi seule voyait le nouveau thread ; D resté plus de 15 heures avec nos seules deux âmes qui vivent)
Ton enthousiasme accusé de ŕeception fut apprécié quoiqu’il en soit
bon week-end à toi,-
Carpentier
InvitéOnt donc été trouvées les 2 occurrences et demi poétiques lacrymales qui étaient à dénicher dans l’inédit Désertion
– un nouveau défi? -
..Graindorge
InvitéViens de fermer ma petite boutique. Non l’extrait avec bus c’est quand ses collègues le charrient
Bonne fin de semaine à toi aussi Carpentina!
J’ai fait ce matin une tapenade niçoise maison! Un délice!
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Claire N
InvitéTu ne devrais pas Luc
Crier à la pornographie
Quand par grâce, deux langues se touchent
Ce sont des choses courantes
Chez les etres sevrés, oú l’appropriation est hors de cause-
Luc
InvitéMerci pour ces deux virgules Claire.
-
Claire N
InvitéRires- te voila paré , maintenant pour rentrer calmement en lecture
Amen je crois-
Luc
InvitéAh oui d accord… tout le monde rentre en lecture du dernier opus ?
Non merci. Ici il situe Grégory Le Marchal, dans un autre il situait un supermarché ou je ne sais plus quelle marque de voiture … J ai compris. Et ça ne me fait pas envie mais bonne communion à tous par la nouvelle encyclique .Je suis en train de lire des nouvelles de Roald Dahl , c est délicieux quoique franchement lubrique.
-
Carpentier
InvitéPerso, après lecture de l’extrait des 10 pages du Désertion partagées par Gallimard, je terminerai le Samouraï de Fabrice Caro.
Roald Dahl
Beatrice Dalle
avoir la dalle
Peut-être un lien, -
Carpentier
Invitéet pour communier, comme St Luc nous y invite si charitablement, je me permets de remettre
– le lien direct vers:https://www.edenlivres.fr/p/818556?f=pdf
[vu que mon ami bartabas sort un bouquin aussi pour cette rentrée littéraire de janvier (pas mieux que les Black fridays et autres barnums en fait, toutes ses ‘ rentrées ‘ , benh oui]
Je me le prendrai le Bartabas, en même temps que le dernier du Maître des Clefs d’ici, tiens : )
J’ai eu mes étrennes : D -
Carpentier
Invité👋
je viens d’essayer de créer un sujet dédié au Désertion mais je rencontre un refus/bug ‘ page non trouvée ‘ et autre,
tandis que, ci-dessous, ça se tourne autour
(décidément, cette Claire N a un succès fou)
sans que personne, en revanche, disent à ces deux exhibitionnistes d’aller chier dans leurs chiottes;
étrange, -
Carpentier
InvitéEt bien si, cela vient de fonctionner (j’avais initialement proposé 2 liens: le Gallimard et l’extrait de FB et ça ne fonctionnait pas)
Dommage, je préférais cette première créa de sujet dédié au Désertion.
– quand on vous dit qu’on fait vraiment pas ce qu’on veut avec les machines : D -
Luc
Invitét’es absolument indécrottable, t’as pas ouvert les yeux finalement :D…Régulièrement tu te fais marcher dessus, et puis dès qu’une réponse se fait plus normale, tu renvoies X messages.
Je ne doutais pas que tu serais aux avant postes pour de toi-même promouvoir le livre sur le forum dans l’espoir d’un mot gentil qui ne viendra pas. -
Carpentier
Invitéoui, dès que mon persécuteur m’adresse 1 demi mot, en mode femme battue apparement, je me sens aussitôt comme ceci
c’est bête, hein?
(et un autre topic qu’il va falloir renouveler sauf si on aime mes Chéris anglais) -
Carpentier
Invitéalors que
pour la galerie
dans la culture
et partout ailleurs
il faudrait juste écouter ça:
en dodelinant léger de la te-tê
on pouffe
comme la pouffe qu’on est 💪 -
Luc
InvitéLà j’ai cru à une singularité…de courte durée
-
Carpentier
Invitéc’est ça quand on était rien avant lui
et qu’on a rien d’autre dans sa pôv vie que lui
comme on sait bien ici 😁 -
Luc
Invitéoui c’est exactement ça. et sans aucune ironie, c’est ce qu’il vient à l’esprit quand on observe tes interactions ‘euh ok’ ‘d’accord mais…’ ‘pourquoi on me dit ça?’ et le lendemain: ‘oh oui oui il faut parler de ce livre qu’on sait génial avant de l’avoir lu’.
curieux de voir jusqu’où le masochisme va te porter.Tu trouves donc tout intéressant?
-
Carpentier
InvitéLuc, encore un.e putain de psy retraité.e:
les pires, pires que les educ.-mille excuses bien sûr (aucun problème à présenter mes excuses, moi
– et ça, ça s’analyse?) -
Luc
Invitéoui exprime ta petite montée.
Et puis on sera témoin d’une descente dans deux trois jours puis re etc…crois ce que tu veux.
je n’ai que de la gêne vis à vis de toi devant si peu de discernement. et pourtant je ne dirais pas que c’est quelquechose que j’ai en abondance mais par rapport à toi…y a un monde… -
Carpentier
Invitéen vrai, au calme, Luc:
t’es crétin ou bien?oh oui oui il faut parler de ce livre qu’on sait génial avant de l’avoir lu’.
tu ne vois/lis donc pas la contextualisation de MES partages?
de ma singulière façon de lui sucer les boules?Je ne parle. pour l’instant, que de partages gratuits, où est le problème?
On a eu, ce matin, un passage qui laisse supposer, lui, en revanche, qu’un.e autre sitiste elle/lui, a bien le livre entre les mains:
ami.e? éditeur.rice? bollockslicker? rien à péter, je ne crève pas de jalousie, je crève sans doute d’autres choses, come chacun e, mais pas de jalousie, à propos d’un livre que je n’ai pas encore.
– il est en promo, FB, ce sera, comme d’hab, un tout-ou-rien,
il va faire le dos rond un petit moment, puis sortir les griffes, largement poussé par mail/tel/en direct, par sa Team/assurance sortie de livre,
et il finira par m’envoyer royal chier en éclairant ma légendaire crétinerie irrécupérable
Je m’en branle l’anus complet (il aime paraît-il cette expression) je prends pour l’instant ce qui me plaît et, de plus, sache que de ton avis, je me fais un paillasson.
😘et sans aucune ironie
lol -
Oscar
InvitéEuh… Désolée d’intervenir… Carpentier, tu peux lâcher tes 2 extraits de promo si tu veux, le bouquin est sorti le 8 : D
-
Carpentier
Invitéje finis Fabrice Caro,
je récupère le Thomas Mairé et,
ensuite,
je me paierai peut-être le dernier Begaudeau– j’ignore s’il est contraint, l’auteur, par l’éditeur par exemple, ou autre, de ne pas trop dire et/ou lire d’extrait.s différents mais, jusqu’à sa lecture prévue au Point Eph,
où je ne sais pas encore – en bonne retraitée de l’éducation qui bosse encore, coquin de sort – pffffff
no sé donc si je pourrai en être,
PUIS
je verrai si je l’achète,– Beaucoup plus facile pour moi de programmer du ciné, je suis parisienne, chtie d’origine, mais concrètement (logement/travail) parisienne depuis longtemps maintenant et, vu mon grand âge, j’ai constaté à mes dépends que partir sur trop de lectures m’égare
Désertion attendra donc.
ps: mais merci de te permettre d’intervenir 😁 car j’allais justement en vérifier la ‘ vraie date ‘ de sortie.Pas que ça à foutre, en gros, et d’ailleurs: Carpentier, à la doudouche car tu as ciné
Ce qui tombe plutôt bien car ça perce et joue au Monsieur/Madame Bricolage à donf, une fois de plus, dans l’immeuble ✌️ -
Carpentier
Invité, tu peux lâcher tes 2 extraits de promo si tu veux, le bouquin est sorti le 8 : D
et c kikiki, sortant de l’extrait Gallimard a en tête que, peut-être, elle pourra pas attendre pour l’acheter?
c ki?
c moâaaaaaaaa
merdalors -
Claire N
InvitéJe prends note de ton énoncé
Sur la richesse d’autres horizons
Ainsi si il n’est pas qu’un cache misère performatif
Il est logique de ne pas venir agonir ici -
Luc
InvitéDe nouveau pas ponctué.
« J ai pas le temps
Pas d emoji
Pas de ponctuation
Ça fait littéraire
Ça fait haïku c est télégraphique (puis begaudeau il fait comme ça ~ performatif) »Allez,,,,,,
-
Claire.N
Invitémerci d’aller aboyer ta singularité un peu plus loin de mes basques
je suis pas ton mouton, Carpentier pas plus -
Carpentier
Invitébééêê êêé
bah allons allons, Claire N., t’as plutôt ton rond de serviette ici, non?
– te faire un chouïa chahuter léger de temps en temps, tu devrais t’en remettre non?entre les langues qui se touchent
en plus des couilles,
il me semble que de la puissance, de l’humour et de la force intellectuelle et mentale, tu n’en manques pas
allez,
bon week-end,
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Claire N
InvitéRires- merci, ça me touche -pas que aux couilles
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Ostros
InvitéJeudi 8 janvier
Désertion – Goncourt 2026 – sort aujourd’hui
2026 année testiculaire-
François Bégaudeau
Maître des clésje visais plutot le Nobel mais bon
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Carpentier
Invitéje visais plutot le Nobel mais bon
Certain Poutine préfère la guerre au Nobel, dans une réplique du film Le mage du Kremlin,
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François Bégaudeau
Maître des clésoui j’ai vu cette BA qui vraiment donne envie
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..Graindorge
InvitéDe quel poète ça parle ici ?
Quelle pâte?
On me dit jamais rien à moi!-
Carpentier
Invitéqqn.e sait si on peut se risquer à dire un peu son ‘ ressenti ‘ (mot de merde en bouche encore – beurk! – ) à la lecture-découverte (ça fait plaisir) de l’extrait officiel du Désertion?
ou si l’auteur en promo de coquette, a sorti, comme à chaque fois, sa guillotine, affûtée filée entre chaque publication?
Car la mienne de gueule, repoussant lentement, m’a value quelques déboires devant mon public pro qui comprenait moyen mes lectures, à voix haute, provenant du cou, la dernière fois que j’ai osé.
Et sa team de protection-assurance sortie de livre (le fameux ‘ le public ‘)? va-t-elle, comme d’hab, chier sur le/la première.e quidam venu.e qui dira pas comme elle veut?
Je fais un pas vers vous (quelle âme charitable, vraiment) et promet de ne rien rapporter de ‘ l’ambiance ‘ au retrait du livre commandé dans ma librairie préférée de quartier.
Top là?-
François Bégaudeau
Maître des clésbon, il est vrai que je ne croyais aucunement que tu suivrais mon conseil pour 2026 : pas de méta, juste dire les choses aussi justement qu’on peut
si je poste cet extrait, j’admets évidemment, voire attends, qu’on le commente
puisque la pate texttuelle est là, alors c’est bien du livre qu’on parle
ce que j’aime moins c’est les spéculations à l’infini sur l’âge du capitaine et la typo du titre, plutot que de lire
c’est pourtant simple
mais rien ne sera jamais simple avec toi-
Carpentier
Invitéje n’ai jamais – ou peut-être une fois, peut-être, jadis et très précisément à propos de la couv. de ton antimanuel de, si chouette – jamais fait ce que tu détailles ici; pour le reste, et plus largement, tu confonds; pas de drama, juste un peu de tristesse devant ta tendance lourde à confondre (tu n’es pas encore si vieux), à avoir la mémoire bien courte ET à avoir une putain de flemme à faire le tri parmi les emmerdeur.ses dont j’admets faire partie.
Sans pour autant en dégager une once de fierté, évidemment.
Ça passe pas avec toi, ça passe pas.
Pas si grave, à mon âge, et vu ce que je fais/ai fait dans ma vie jusque là, ça ne m’atteint pas tant que ça finalement.
Bonne promo, ma Coquette.
ps: n’ayant, de plus, aucune velléité de prétendre publier un jour, le fait que ça ne passe pas ne me rendra pas chagrin.
En revanche, te lire une fois encore affirmer que je ne fais ici que du meta (pour donner raison à ta Team/troupe?) m’amène à te souhaiter joyeusement un bon herpès, où tu voudras, quelques jours.
Franchement, sur ce point précis, tu es d’une bêtise et d’une malhonnêteté infinie.-
..Graindorge
InvitéQuel intérêt d’échanger vos chamailleries en public?
Pourquoi ne pas le faire en privé?
Ici c’est l’Actu. C’est le boulot aussi. Est-ce que BF débarquerait à ton lieu de travail pour en découdre? Ou est- ce qu’il t’écrirait ou téléphonerait plutôt?
Ça serait bien pour 2026 de cesser ces cagades qui je crois n’intéressent personne ici.
Brouillez-vous et débrouillez-vous en privé-
Carpentier
InvitéC’est bien noté, …Graindorge
je pense cependant que les précisions du Maître des Clefs d’ici en concernent bien d’autres que moi;
Qu’il.elles prennent donc leur part, eux/elles aussi, considèrent les lignes d’FB comme un petit rappel qui leur est adressé également.
Bien cordialement.-
..Graindorge
Invité« juste dire les choses aussi justement qu’on peut » dit BF
Il a fait des progrès Comme tous les gens ici ou ailleurs qui travaillent aussi sur eux-mêmes, sur leur matière. Et comme tout un chacun.e, il peut encore mieux faire
J’ai lu les extraits et plutôt que des commentaires, c’est des questions que j’ai. Je ne les pose pas car il veut des commentaires. Et je ne fais pas partie de ses vips. graindorge n’est pas vip. Et dort bien quand même-
Carpentier
InvitéBF? Banque de France?
: )
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Carpentier
Invitépour user de ma précision et de ma justesse pourtant tout aussi légendaires, j’ai en fait constaté ce matin que, sous la page même où tu partages officiellement l’extrait que tu as choisi – sauf pour les forumeur.ses qui ont/auraient un compte à je ne sais quoi- le/la bourrin.e de base (moi donc) on ne pouvait (sauf erreur) y faire de commentaires ou, comme le dit bien ..Graindorge un peu plus bas, y poser ses questions.
– Est-ce que j’ai mal vu?
Car, le faire, même dans un topic dédié, pour avoir les approbations, ou les contre-argumentations, ou les insultes, ou les moqueries niveau collège,
sans que l’auteur lui-même ne paraisse pouvoir en prendre connaissance, de ton post ou de ta demande, ça me pète les reins.
Ça aussi c’est pourtant simple.
D’où, aussi, ma question après avoir cru remarquer cela.-
Carpentier
Invitéje parle de la page rubrique littérature avec Désertion sur le forum, hein
(évidemment pas l’info dédiée à cette actu, que tu as aussi publié sur ton compte Facebook où les commentaires, même triés comme on sait faire – on connaît l’outil – sont toujours possibles, au moins en impression côté expéditeur.)-
Oscar
InvitéJe te mets le lien vers l’endroit où tu peux poster… Ça marche très bien ! Pourquoi ça marcherait pour les autres et pas pour toi ?!
Tu peux ajouter un commentaire et/ou répondre.-
..Graindorge
InvitéEt il y a déjà 2 commentaires. Peut-être que quelqu’un.e pourrait ouvrir un fil dédié à ce livre comme cela été le cas pour d’autres livres de BF et d’autres auteurs. De fait, je crois que c’est dans les topic du forum que les gens participent le plus, plus que dans la » vitrine »
Et là aussi bien vouloir patienter: les Rois mages viennent à peine de rentrer chez eux.
Aucune désertion par ici.-
..Graindorge
InvitéOscar: Carpentier sait peut-être mieux que quiconque le fonctionnement de ce site
-
Oscar
InvitéOui je crois aussi ! Justement
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..Graindorge
InvitéJuste pour la charrier car c’est un grand cœur, je crois avoir compris que BF va lui consacrer 20 pages dans Psychologies 2. Ou 30.
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Carpentier
Invitéla banque de france me passerait-elle en interdit bancaire?
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..Graindorge
Invité🙂
Carpentier: je disais BF veut des commentaires sur » la pâte textuel » et je n’ai que des questions, des interrogations.
Je ne parlais évidemment pas du lieu de ces questions. -
Carpentier
Inviténous sommes d’accord
des commentaires OU des questions
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Carpentier
Invité– Merci,
En effet, j’ai, moi aussi, à l’instant, pu accéder aux espaces commentaires, dont je n’abuserais pas à la suite de ce court mais néanmoins très chouette et prometteur extrait.
– Peut-être que la présentation sur l’écran du tel portable ne rendait pas lisible cet accès, ce matin, avant qu’il y ait le premier commentaire (de certaine Billy, peu après 11h je vois)
Mais bon, je cesse le méta sur cette illusion de blocage de bas de page de ce pas.
Bonne soirée à qui souhaite en passer une bonne,-
Carpentier
Invité*abuserai * pas
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..Graindorge
InvitéD’accord. Commentaires OU questions
Bonne soirée!💫💫💫
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Carpentier
Invitéj’ai en fait constaté ce matin que, on ne pouvait (sauf erreur) y faire de commentaires ou, comme le dit bien ..Graindorge un peu plus bas, y poser ses questions.
+
Est-ce que j’ai mal vu?
Ma prudence est pourtant de mise, non?
Je n’ai rien affirmé, n’est-ce pas?– ils vous arrivent de lire tout de même, un peu, le contenu de ce que les désigné.es total abruti.es se pètent les reins à vous adresser? ou bien?
– Analystes du monde social, littéraires et autres mais savent pas lire
Putain, quel monde on a fabriqué, mon dieu, -
Carpentier
InvitéÇa marche très bien ! Pourquoi ça marcherait pour les autres et pas pour toi ?!
et pour mon histoire de ‘ compte à ouvrir ‘
il s’agissait du coup (comme je ne trouvais pas le lieu des commentaires plus tôt le matin puisqu’aucun, de plus, n’apparaissait dénombré sous le texte quand j’y étais ) il s’agissait de ne pas pouvoir juste cliquer sur la petite étoile du ‘ j’aime ‘ – et là, chacun.e pourra vérifier – puisqu’il faut être abonné.e ou que sais-je à wordpress, bref.
Désolée mais moi aussi, et à ma façon peut-être, j’aime bien comprendre.
De plus, avoir des activités en ligne sans prétendre, à minima, piger ‘ la technique ‘ témoigne pour moi un début d’abrutissement certain (quitte à se gourer et pas tout réussir, benh oui)– je vois ce matin que, bien plus haut, il y a aussi une dizaine de pages partagées direct sur le site Gallimard aussi, et bien je vais de ce pas y mettre le nez
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François Bégaudeau
Maître des clésje pense qu’on peut, si
mais ici aussi c’est très bien-
Carpentier
Invitéentendu
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Golo
InvitéUne date de prévue à Toulouse dans la tournée ?
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Carpentier
Invitéoui, tout à fait Golo, place du Capitole, durant les 2 jours de la Fête de la Violette, fin février
(suffit de réclamer, en vrai – comme tu as donc bien fait – car François adore faire plaisir à ses fans): il vous interprétera Purple Rajn à la flûte à bec et te fera lire un extrait de son dernier livre en live.
Es-tu content au moins? : )-
François Bégaudeau
Maître des clésNon, pas prévu pour l’instant
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kenny
Invitébégaudeau bientôt à la grande librairie, l’émission préférée de nos grands-mères
même si bouillon de culture ah quand même c’était autre chose!-
Ostros
InvitéKenny qui bosse comme une intérimaire en mode ballek
Donc ce sera l’émission du mercredi 21 janvier 2026-
kenny
Invitédommage qu’il ne passe pas le semaine suivante, ç’aurait été l’occasion d’une belle rencontre avec charlotte
vuillard sort un bouquin : les orphelins
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Carpentier
InvitéBonsoir,
Regardant, même si c’est un peu tôt sans doute, après la vidéo de la soirée Désertion à la maison de la poésie, des fois qu’elle serait déjà en ligne, je clique par distraction sur l’onglet qui raconte l’organigramme du lieu et je lis:
Francoise Nyssen en tant que directrice:
bah ça me dit quelque chose ce nom là, je checke un peu et
– me confirmez-vous bien que c’est la même dame qu’à Avignon, au quai branly, au ministère de la culture tout ça tout ça, jadis?-
Yatropdenoirdanslequipedefrance
InvitéWow, l’intervention indispensable.
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Carpentier
Invitén’est-ce pas ma poule?
mais, dis-moi, ils t’ont déjà laissé.e sortir?
C’est pas un peu tôt quand même?-
Yatropdenoirdanslequipedefrance
Invitéokok
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Carpentier
Inviték.o.
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Yatropdenoirdanslequipedefrance
Invitéokok.
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Carpentier
Invitéia quelqu’un qu’est allé à la maison de la poésie ou bien?
(en attendant la vidéo)
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stephanie
InvitéMercredi, Constance Debré et François à la téloche, La grande librairie .
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MA
Invitémerci de la piqûre de rappel
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François Bégaudeau
Maître des cléset Laure Heinich, dont je recommande le livre, très bon matériau pour poursuivre le questionnement de la justice
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Cédric
InvitéOn note. Et Protocoles c’est comment ?
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François Bégaudeau
Maître des clésIntéressant quoique paresseux
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..Graindorge
InvitéLequel de Laure Heinich ? « Avant la peine »?
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..Graindorge
InvitéTrouvé c’est bien Avant la peine
Ça t’économise une réponse à sitiste -
..Graindorge
InvitéQuelqu’un.e ici va/ peut partager l’émission La grande librairie?
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François Bégaudeau
Maître des clésah, donc tu ne liras pas Désertion, pour une raison obscure à Dieu lui même, mais par contre tu aimerais choper mes 7 minutes de paroles dessus dans une émission de seniors? Ok
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..Graindorge
InvitéMééé siii! Je vais le lire: beaucoup de commentaires dans le fil dudit livre m’ont désarçonnée, m’ont donné l’impression d’un livre très compliqué à lire. Carpentier dit que non. Rien que les extraits ( généreux: 40 pages environ) m’ont fait penser à comment on fabrique de la monstruosité ordinaire.
C’est ce qui est venu à la lecture de ces extraits
Il viendra de la librairie Mollat de Bordeaux dont je fais la pub avec plaisir
Oui j’aimerais choper tes 7 minutes de paroles ainsi que les 7 minutes de Laure Heinich.
Tu as tort de rire de La Grande Librairie, c’est la seule je crois sur le service public. Augustin Trapenard est ce qu’il est mais je le préfère à l’antérieur. Et il a de la gentillesse sincère.
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Ostros
InvitéA vos agendas !
Actu Thomas Mairé x Cause Perdue
Bien vouloir patienter
Rencontre et dédicace
Au Chat qui lit
Galerie des Jacobins
19 Rue de la République
80000 Amiens
Samedi 31 janvier
14h30 – 18h-
..Graindorge
InvitéQuelqu’un.e ici va partager l’émission La grande Librairie ?
Sinon pas grave du tout-
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Ostros
InvitéTrapenard très emballé lui aussi par Désertion
On se dit que c’est dommage ce format si court qui permet tout juste d’effleurer le livre
Quoi qu’il cet enthousiasme du présentateur et des invités fait plaisir à voir
Merci MA pour le lien-
Ostros
InvitéLa grande agilité de François le funnambule à ne pas tomber dans les filets à politimanes est également à noter.
C’est là qu’on se rend compte que la politimanie est en fait une facilité, une flemme.
L’éducation, les jeunes, l’engagement
Des emballages pratiques pour formats TV-
François Bégaudeau
Maître des clés« C’est là qu’on se rend compte que la politimanie est en fait une facilité, une flemme. »
tout à fait
la sociomanie, dirais-je aussi – maladie endémique des journalistes et notamment culturels
et oui faire un entretien consiste souvent à « ne pas tomber dans les filets à politimanes »
heureusement, comme dit Willy Guillaume, le réel est une sardine -
François Begaudeau
InvitéMerci mon bon ostros d’être toujours présent pour me faire du bien.
Je crois que tu es un des seuls à vraiment comprendre l’immensité que je suis.
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graindorge
InvitéMA c’est MA
Merci! Pas pu l’ouvrir d’ici mais je verrai le replay
Contente de te lire Ostros et d’accord avec ce constat: format trop court. Les miettes du service public. Il faudrait minimum 2h-
Ostros
Invitéoui deux heures !Complètement d’accord avec toi!
Mais je crois que le service public ne se rend pas compte de l’écrivain qui était là…Tant pis, nous on est là et on ne compte pas nos heures!
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Carpentier
Invitéen cours de lecture du, comme on sait, je reste très agacée par la meuf prof qui a eu droit à la mise en musique personnalisée de son roman, là
qui notent, entre autres, en ayant l’air de trouver cela super juste en plus que dans Désertion:
– les parents/la mère qui voit rien? (les 12 kilos perdus)
– les parents absents qui seraient/pourraient être peints par l’auteur comme quelque peu defaillants?
Pourquoi pour l’instant ça, ça m’échappe complet?
Je peux aussi avoir mal entendu/reçu/compris ce qu’elle a dit (j’écoute un peu moins bien qu’avant ces temps-ci)
À moi qui traîne pourtant – à côté de ce qu’on écrit ici et qui ne vaut certes pas parole d’evangiles, oh que non, déso les petit.es saint.es d’ici – moi, qui a plutôt donc réputation de tenir quelque peu compte de la présence/relation des parents à leurs enfants, cet aspect du contexte familial de Steve ne me saute pas aux yeux, la présence de Mickaël notamment étant pour moi comme une sorte de ciment familial, les parents comptant souvent (à tort ou, selon chacun.e)
sur la fratrie comme sorte de garantie tranquillisante pour eux quand ils n’y sont pas (école, sorties, vacances ..)
bon, je n’y suis en p.83 faut dire-
Carpentier
Invitéla meuf
qui notE, entre autresdans La grande librairie
+ je n’y suis *qu’en p.83, faut dire
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François Bégaudeau
Maître des clésest il vraiment nécessaire de prendre en compte cette remarque de télévision qui n’engage que l’autrice perchée qui l’a formulée?
je sais très bien pourquoi j’accepte de faire la Grande librairie – cahier des charges d’employé-, je ne comprends pas du tout qu’on la regarde et qu’en plus on en parle, et qu’en plus on y mêle sa lecture de Désertion
M’échappe total-
..Graindorge
InvitéPromis, je regarde encore la prochaine avec la fêlure. C’est une voisine de Nice
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François Bégaudeau
Maître des cléstoi tu es hors jeu, lire ne t’intéresse pas donc tu peux regarder la télé tant que tu veux
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..Graindorge
InvitéPetit con! Tu as pas lu ma réponse d’hier ou du jour d’avant?
Lire ne t’intéresse pas: que sais-tu de mes lectures?
Tu devrais t’ excusez ? J’ai dépensé 21€ + 6€ de frais de port parce que je boycotte ci et çaDe toi, connard, j’ai une bonne dizaine de livres papier, ACHETÉS + frais de port . Et LUS et pas pour faire plaisir à ton joli nez! Parceque tu sais donner le meilleur de toi-même dans tes écrits
Sais-tu qui je suis? Non. Et tu ne le sauras jamais. Impossible.
Alors va d’abord aux toilettes vider tes excréments au lieu de me les jeter à la figure!-
Ostros
Inviténe m’appelle pas « mon enfant » baltringue.
ohlala ça chouinait « on ne m’invite pas sur le service public moi » et comme l’écrit le faux luc tu pissais bien sur trapenard sur certains mails (le fameux ressentiment dont les autres sont animés mais jamais toi)
Voilà on voit juste tes jeux doubles et t’es pas la personne intègre que pas mal de gens s’imaginent.
là c’est le vrai Luc.
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Luc
Invitéah ben j’ai signé ostros, ah décidément ce forum…
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..Graindorge
Invité« si François mord
je mords » et ce depuis le collège »
C’est ça la justesse Ostros? Venir me mordre alors que c’est François qui m’ a mordu et insulter en premier? -
Ostros
Invitét’es graindorge, c’est françois.
Je défends François car comme je l’ai dit « tous ces mots, on aimerait les avoir écrit ».
t’es avec nous ou t’es contre nous?
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..Graindorge
Invité« t’es avec nous ou t’es contre nous? »
On joue à quoi?
« tous ces mots, on aimerait les avoir
écrit » Pour moi pas ceux qu’il m’a écrit ce matin
T’as pas dû pouvoir lire tout ce que j’ai écrit sur l’écrivain et aujourd’hui même : les écrivains donnent le meilleur d’eux-mêmes dans leur livres
Mais là c’est pas l’écrivain qui m’a insultée, c’est un connard qui a peut-être souffert d’avoir eu à aller
se vendre dans un endroit où il a plutôt été bien accueilli, on connaît des souffrances plus grandes et qui ce matin s’est levé du pied gauche on dirait pour passer sa rogne, se défouler quoi!! Et je devrais dire Amen?
Tu rigoles!?
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Carpentier
Invitépremier post là dessus et tu m’en colles une?
tu fais chier, François Begaudeau
Tu fais vraiment chier.– Pourquoi tu t’en prendrais pas un peu aux sitistes qui les donnent ces infos?
ceux qui postent toute ton actu plutôt ?
souvent en doublon de tes propres publications en plus,
et y compris quand on s’en branle un peu?
je savais même pas que tu oserais repasser dans cette émission, c’est pour direM’échappe total
benh oui, même à toi, ça arrive de pas piger des trucs
moi ça m’étonne pas
tout est normal-
stéphanie
Invitétu es pénible
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Carpentier
Invitémerci, je m’aligne
et ça me demande tellement d’efforts pour
maintenir l’ambiance que vous aimez,
si tu savais,
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Carpentier
Invitéen revanche, je ne peux qu’avouer une double-bêtise: celle d’avoir fini par zapper sur LGL
en 1) après 1 post pourtant bien identifié (je me fiche de toi) qui m’invitait à y aller pour y voir/écouter qqn.e d’autre,
en 2) bête d’avoir cru aux ‘ gentillesses-obligation de l’employeur ‘ et aux dires, oui, de l’autre ‘ prof de lettres ‘ (ah quand elle dit ça, on allume une centaine de cierges à ND pour ne pas l’avoir eue au lycée, la MÂdÂMe )
– elle a réussi à me faire douter de ma lecture presque, celle-là, dis-donc – enfin, Carpentier –
il faut dire que pour perdre confiance en soi, fréquenter ce forum, c’est gagné d’avance: on fait que te dire que t’es une merde du coup, tu passes ton temps à lutter contre cette mauvaise petite musique puante qui te raisonne aux oreilles: une des méthodes connues pourtant – même de toi, Carpentier: enfin, alors! – du harcèlement.
En fait, à LGL, j’ai juste entendu à partir de l’intervention de cette meuf, un peu de FB au passage de ce fait aussi,
et du coup, j’ai aussi entendu le court moment sur et avec Constance Debré, ça m’intéressait (merci quand même) et ensuite j’ai rezappé pour revenir juste pendant la soprano et les courbettes de fin.
Voilà,
Comment ça on s’en fout?
Pas moi, il y va de ma propre pensée quand j’analyse la chasse qui m’est tombée sur la gueule ce matin.
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..Graindorge
InvitéD’Espagne on peut la voir en replay Tutto bene
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stephanie
InvitéLe bouquin de Laure Heinich m’a donné envie, « quand je plaide , plus je connais les personnes, plus je les aime »
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François Bégaudeau
Maître des clésOui plus j’y pense et plus je me dis que ce livre est un sacré machin
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Charles
InvitéBon mot d’avocat, très politiquement correct.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, mais c’est de l’oral, dans une émission fabriquée pour rendre tout le monde bête
Le livre se dispense de ce genre de phrases.-
Luc
InvitéAprès s’y être fait lécher le cul avec plaisir pendant 15mn, avoir donné du « sauf l’immense respect que j’ai pour vous » au présentateur, avoir trouvé géniaux tous les livres des autres invités, François chie sur l’émission dans son forum. Peut-on faire plus hypocrite ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJe te fascine tellement que tu te tapes la grande librairie quand j’y passe. Flatté.
Sinon deux choses :
– » sauf l’immense respect que j’ai pour vous » est une formule humoristique destiné à introduire perversement un propos où je lui signifiais qu’il avait lu totalement à l’envers le livre de Heinich. Subtilité qui t’a bien sur échappé.
-« avoir trouvé géniaux tous les livres des autres invités » Fake news – ta rage (ton amour enragé) t’aveugle. Je ne suis intervenu que sur deux livres sur quatre, ceux que j’aime, et me suis tu sur les deux autres que je n’aime pas
Passe une bonne journée, mon enfant.-
Luc
InvitéDont un livre que tu a trouvé passionnant là-bas mais paresseux ici. Tout le monde peut constater l’écart entre la brutalité toxique dont tu fais preuve au quotidien et ton immense déférence devant les caméras.
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Ostros
InvitéIl a dit intéressant
Mais bref, Luc, achète toi une vie merde
Ça devient pathétique-
Luc
InvitéJ ai pas écrit ces messages.
Parceque j ai une vie en plus de choses que tu n as probablement pas.-
Ostros
Invitéah ok, je suis désolé Luc, tu sais moi ici si françois mord, je viens mordre aussi. Je suis comme ça depuis le collège, je suis quoi.
En plus je ne sais même pas où ça « s’achète une vie »
Je serais bien en peine de te décrire ma vie en plus….
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public
InvitéVieille technique pour distinguer les nom des utilisateurs reguliers sur un forum comme ça : clic-droit sur le nom, « inspecter », et puis deplier la section bbp-author-avatar, regarder le code apres avatar/ et avant ?s=
Tchou
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Luc
InvitéEn termes de pathétique, tu te places très haut tu sais?
est-ce que tu vois la lèche sans fin dont tu es capable?
et toujours ce petit esprit de venir enchérir hein, on est à l’opposé de l’honorable.
j’espère un peu au moins que tu t’en aperçoives mais gros doutes quand même.
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power
Invitéluc il est temps que tu te trouves des AMI•E•S
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Luc
InvitéSauf que je n ai pas écrit ces messages.
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..Graindorge
InvitéDans le fil « Musique plaisir coupable » tu as pris plusieurs pseudos : Luc, uc, cube ou cubisme et tu dis maintenant que tu n’as pas écrit ces messages
Pas grave, juste des insultes de plus
Bonne nuit uc, Luc, cube etcccc-
Luc
Invitéah? et comment sais -tu que c’est moi?
Uc pas moi
Cubisme pas moi -
Graindorge
InvitéJe m’excuse Luc je suis pas loin d’être un peu conne.
(tu vois pas difficile)
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..Graindorge
InvitéUsurpation de mon pseudo par qui? FB? sa copine?
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Luc
Invitévu comme begaudeau t’insultes à la vue de tous, non ça doit pas trop te déranger.
Vas-y boomeuse démontre pourquoi ce serait moi qui aurait posté ces posts?
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..Graindorge
InvitéUsurpation de mon pseudo par qui?
FB? sa copine?
Je n’ai rien à démontrer. Je posais la question
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François Bégaudeau
Maître des clésque tu les aies écrit ou non, demande toi pourquoi tout le monde trouve très crédible que tu les aies écrits
voila comment tu es vu ici, unanimement : comme une petite merde
si tu t’en accommodes, alors continuons-
Luc
InvitéAh là tu changes de registre.
« petite merde »?
« petite merde ».
C’est enregistré.Non j’ai pas écrit ces mots.
T’as 54 ans. tout le temps sur ton forum où tu estimes que soit les gens t’adorent soit s’ils trollent c’est qu’ils t’adorent quand même.Ah oui FRançois Begaudeau le précis et sa psycho à deux sous. Begaudeau qui se vante de connaître ci ou ça sur tel sujet mais qui n’en connait rien, ni empiriquement, ni théoriquement
GReenwashing t’avais pourtant dit que non on peut te contredire et avoir perdu toute estime pour ta personne sans que tu nous fasses ton couplet « en fait vous m’aimez ».
Mais t’as tellement besoin de te l’écrire à toi-même.
T’as 54 ans, pas d’enfants alors c’est pénible de lire françois la tonsure écrire « mon enfant ».
tout comme t’entendre parler de virilité des autres depuis pfiou…Là t’as changé de cap Begaudeau, et crois-moi si y a moyen pour moi que ça n’en reste pas là, ça n’en restera pas là.
oui continuons pour voir .
parceque t’as jamais été précis. -
Luc
InvitéA 54 ans il serait temps que tu perdes une dent ou deux.
Que feras-tu sans la garde numérique?
Tu vas déposer une main courante?Si au moins t’avais la volonté de payer un informaticien pour avoir un forum digne de ce nom où les gens ne peuvent si facilement usurper l’identité des autres, surtout quand c’est pas un pseudo mais son vrai nom( hihi Cul trop drôle).
Je me rappelle pas que t’aies traité de « petite merde » les deux trois suprémacistes qui ont trainé ici.
Ou qu’on me le prouve.1 an, 5 ans 10 ans?
t’imagines pas baltringue.
a un moment y a un peu de sang qui doit couler.Tu fais un forum par pur narcissisme et sans doute aussi pour trouver quelconque inspiration.
Laisser les gens tafer pour toi gratos quoi. -
power
Invitéoui les effets de groupe tout ça…
arrête de faire du whistle et convaincre ta troupe.
on verra si l’opportunité de te claquer se présentera ou non.
et tu ne sais où j’habite.
Ca t’apprendra peut être à raconter des conneries sur moi dans ton forum hum?
bien sûr que non ça t’apprendra rien. Comme tu n’as jamais réussi à brider ton ego ni à faire un pas vers les autres, ni présenter des excuses.
On connaît ce genre de personnes.Je mets ça dans un coin de ma tête.
je crois qu’à ta place si j’avais bataillé comme un rat à faire du youtube non stop pour faire parler de soi (ta popularité ne vient pas de tes livres), ça ne m’aurait pas enlevé la faculté de me rendre compte « ah là je suis allé trop loin » « ah en fait je ne sais rien de sa vie et j’ai balancé des trucs à mes fans, je vais peut être dire une excuse » et non. Luc a connu des trucs que vous, pour l’écrasante majorité, n’ont connu que dans des films. Va savoir où ça va mener…
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power
Invitéluc arrête d’utiliser mon pseudo p’tit con + pleure + couine + miaule + zinzinule + roucoule + rugit + grogne
ouvre les fenêtres et aère ta chambre + prends une douche
sors de chez toi et découvre la lumière du soleil + touche de l’herbe
p’tite merde 🙏😂 -
Luc
Invité« voila comment tu es vu ici, unanimement : comme une petite merde »
le chef de clan a dit « petite merde »?
super je vais le dire aussi.c’est bien on avance quant au portait de la population passant par ici.
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power
Invitélâche ma teub stp
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Luc
Invitéarrête de réagir à des posts que je n’ai pas écrit dans ce cas , hum?
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power
Invitéy a zéro différence entre luc usurpé et luc qui usurpe
mais tu dois certainement être victime d’usurpation
j’en conclus que tu es une éternelle victime
force à toi, envoie un cœur (❤️) si c’est triste -
Luc
Invitéj’en conclue que t’es un éternel coupable (j’essaie de me mettre à ton niveau super powerranger),
toujours prêt à agresser enfin à suivre plutôt qu’à défendre.« euh désolé y a 0 différence entre un musulman barbu et un djihadiste, alors j’ai craché comme ça je peux pas m’empêcher. »
yepun pseudo performatif et 3 posts de répartie plutôt typique de gens qui ne peuvent répéter que ce qu’on leur a adressé.
la chambre? l’herbe?la teub?mange tes morts pelo
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power
Invitédésolé aussi,en même temps mon pseudo à moi c’est « power »…alors je glisse pas bien loin…
depuis 2008, j’écris ça ou « il est grand temps de trouver un emploi »
thats my repartie
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Luc
Invitédonc t’es qui toi?
maradona?
Claire « rires » n?
Ostros la Chupa?
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propater
InvitéCa me rappelle une interview avec Adèle Van Reeth, à un moment tu lui dis un truc du genre « C’est à mettre au crédit de votre grande rigueur philosophique ». Je ne connaissais pas encore bien ton humour et ça m’avait juste laissé perplexe. J’en avais conclu que tu te laissais p-e parfois aller à la flagornerie devant une belle femme…
.
J’ai l’impression que ce genre de remarques génère pas mal de malentendus à ton égard, j’ai longtemps cru que tu étais un inconditionnel d’Annie Ernaux, par exemple ^_^-
François Bégaudeau
Maître des clésles émissions de télé ne sont pas des lieux de vérité
la parole y est corsetée, pipée, fausse
il y règne une hypocrisie obligée à laquelle le travailleur livré au marché s’oblige
la télé n’est pas un lieu de vérité mais de publicité
sauf à y faire des esclandres au fond tout aussi publicitaires, et dont on vous reparle pendant mille ans, ce qui est tout aussi lassant
lisons-
..Graindorge
Invité» La télé n’est pas un lieu de vérité » mais elle a donné et donne encore à voir et à entendre des êtres vrais et la vérité à s’immiscer un peu parfois par leurs voix.
La télé est un lieu de publicité oui, qui permet parfois de faire découvrir des artistes bien qu’elle soit détronnée par l’ internet, les Podcasts, etc
La télé est un lieu de propagande: évidence dans la grande librairie du 21/01 vue en rediffusion: les mots sommés d’être dits et répétés par l’animateur, les extraits choisis. Sans parler des couleurs almodovariennes d’une maternelle, de la musique du générique. De l’obligation d’être boute en train de l’animateur, salarié grassement rémunéré pour faire le chow. Meilleur salaire que prof d’anglais c’est sûr
On y a choisi des livres et leurs auteur.es, les extraits filmés en fonction
d’un sujet. Là c’était le mal, le trouble. Instrumentalisation.
Oui lisons et continuons à travailler d’arrache-pied au lieu de démolir publiquement ou pas des allié.es qui ne rougissent certainement de leur travail quotidien de fourmi
Démolir pour se soulager, pour le plaisir ou le diable sait quoi, ne fait qu’ajouter au chaos
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Luc
Inviténe m’appelle pas « mon enfant » baltringue.
ohlala ça chouinait « on ne m’invite pas sur le service public moi » et comme l’écrit le faux luc tu pissais bien sur trapenard sur certains mails (le fameux ressentiment dont les autres sont animés mais jamais toi)
Voilà on voit juste tes jeux doubles et t’es pas la personne intègre que pas mal de gens s’imaginent.
là c’est le vrai Luc.
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..Graindorge
InvitéLe vrai Luc + uc + cube ou cubisme etc
Tu as utilisé ces 3 ou 4 pseudos. Pour t’amuser?-
Luc
InvitéLuc qui parle de la grande librairie plus haut:pas moi.
Uc:pas moi
cbe:pas moi
cubisme pas moiMais begaudeau (qui sera claqué un jour ou l’autre pour son oeuvre et son insulte du jour en plus des calomnies) il s ‘en bat les steacks.
trop compliqué de payer des gens..finalement les gafam ont du bon…
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graindorge
Invitéje ne sais pas qui est ..Graindorge mais ce n’est pas moi
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..Graindorge
InvitéUsurpation
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Hyères
Invitédonc dans le cas de Luc, c’est lui qui s’amuse à avoir plusieurs pseudos et toi il faudrait te croire sur parole que tu es usurpée?
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..Graindorge
InvitéComme Luc n’a jamais utilisé d’autre pseudos que le sien, étonnée et ça fait un bail qu’on connaît les usurpateurs.trices du forum
1) j’ ai affirmé pour qu’il infirme
2) je lui ai carrément posé la question.
J’avais ma petite idée de qui était uc cube etc.. qui m’a insultée au moments où comme par hasard Luc n’était pas présent car il aurait rectifié. Il fallait attendre
Tu n’es pas obligé de me croire Hyères ni sur cette ruse de Sherlock ni que je suis bel et bien usurpée quand j’écris Usurpation de pseudo.
Je continuerai: si c’est pas moi, je le dis . Point
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graindorge
Invité« dans une émission fabriquée pour rendre tout le monde bête »
Rire: « lui est juif, sa femme …heu…normale
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Laurent
Invité@François
As-tu une actu/présence prochaine dans ma bonne vielle Provence (Marseille, Toulon ?)
En terre ennemie, il y a aussi des ilots de résistance et tu y serais le bienvenu !-
François Bégaudeau
Maître des clésje pense que Marseille j’y descendrai pour un truc avec Cause perdue, basée là-bas
pour l’instant pas d’invit sur désertion à Marseille, ni Toulon
peut etre le festival Oh les beaux jours en mai-
Alexandre
InvitéCela t’est-il arrivé de passer par Belfort?
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François Bégaudeau
Maître des clésOui anciennement
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Laurent
InvitéNoté, merci
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Carpentier
Invitéque tu les aies écrit ou non, demande toi pourquoi tout le monde trouve très crédible que tu les aies écrits
voila comment tu es vu ici, unanimement : comme une petite merdesi ces lignes n’officialisent pas clairement que jouer avec les pseudos des uns et des autres est ok pour le Maître des Clefs d’ici, je retourne en grande section de maternelle pour ‘ entrer en m’amusant dans l’apprentissage de la lecture.’
– voila comment tu es vu ici, unanimement
J’ai déjà eu droit, moi aussi, à ce genre d’apostrophe dirigée et comme validée collectivement.
C’est très risible, typique d’une dynamique de groupe moisie qui s’auto-élit en Dieux de l’Olympe, les Gars.
Faut pas sembler autant ouvrir vos échanges sinon, ou alors c’est juste pour pas trop vous bouffer entre vous: . régulièrement, des petites merdes vont se paumer parmi nous, se raconte le groupe olympien, on leur en foutra plein la gueule, on va se marrer parce que se foutre de la gueule du monde on adore et revendiquons d’ailleurs adorer cela, et on pourra rebosser tranquillement et super intelligemment ensemble après. ‘
Bravo, grand respect pour cette belle stratégie: pour qu’un groupe tienne, il lui faut cette sorte d’hygiène.
Tous les autres, sauf nous.
On vous la souhaite bonne.-
François Bégaudeau
Maître des clésDe quoi je me mêle?
Lignes adressées à Luc, qui est effectivement perçu ici comme je dis qu’il l’est. -
Luc
Invitéje doute que ce soit la vraie Capentier qui ait écrit ces mots mais merci c’est très juste.
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Catpentier
Invitéoh oh oh, si tu occupes un poste d’encadrant ou autre, je plains ‘ ta team ‘ tant tu sembles exceller dans l’art de mettre le doute,
– si tu relis, mais sais-tu vraiment lire?
tu sauras forcément reconnaître et faire en sorte de repérer le bon grain de l’ivraie
Suis déçue,
– juste un peu, eh, t’inquiète -
Catpentier
Invitéà force de prétendre écrire et analyser des (mauvais) personnages, ien a qui semblent ne plus trop savoir ce qu’est un simple être humain : D
Pauvre d’eux-elles,
Prions le Seigneur, oui
Il va avoir du boulot
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Eliane
InvitéC’est un peu anecdotique et ce n’est pas pour dénoncer mais à la fin de C’est à Vous, la réaction de Clémentine Célarié à l’annonce d’un certain auteur dans l’émission qui suivait était drôlement réjouissante et assez inattendue dans ce cadre précis.
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François Bégaudeau
Maître des clésun peu abstrait, ce message, Eliane
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Mao
InvitéC’est une scène qu’on a pu voir sur le plateau de C’est à vous, lors du passage d’antenne avec Augustin Trapenard. Lorsque celui-ci annonce la liste de ses invités, Anne-Élisabeth Lemoine remarque qu’à l’évocation du nom de François Bégaudeau, Clémentine Célarié qui se trouve sur le plateau, pousse un soupir d’admiration, ce que cette dernière confirme aussitôt.
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Eliane
InvitéA peu près 10 minutes avant la fin de C’est à vous, Augustin Trappenard a annoncé quels auteurs seraient présents dans son émission et Clémentine Célarié a signifié à quel point elle t’appréciait, elle a même parlé d’amour. C’était aussi inattendu que réjouissant, surtout dans cette émission.
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Eliane
InvitéJe n’avais pas vu la réponse de Mao.
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François Bégaudeau
Maître des clésok merci
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Ostros
InvitéJe remets ici les infos autour du film d’Hector Ouzilleau , pour les sétois.es et les touristes :
Lien ici : https://mediatheques.agglopole.fr/node/content/nid/508505
.
Le Vendredi 06 Février 2026 de 16h00 à 18h00
En partenariat avec l’association Quais des docs.
Qu’on se souvienne de moi – Réalisé par Hector Ouzilleau / 55 min.
Suivi d’un débat en présence du réalisateur Hector Ouzilleau et animé par l’écrivain François Begaudeau.
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François Begaudeau est écrivain mais aussi animateur d’un ciné-club et critique cinéma. Il participera ensuite à 19h à une rencontre à « La nouvelle librairie sétoise » autour de son dernier roman « désertion ».
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« Ali est agent de sécurité en boite de nuit. Son quotidien est rythmé par le travail précaire, les dettes, la solitude et une santé en déclin. Au Sauvage, au Wanderlust ou au Delflower, il observe et surveille, travaille quand les autres fêtent. Mais Ali rêve d’une autre vie : devenir comédien pour rejoindre ceux qu’il côtoie toutes les nuits depuis l’autre côté des barrières métalliques. Un jour, il décroche un rôle de garde du corps dans une série télévisuelle et part en tournage dans le sud de la France… »-
..Graindorge
InvitéSi quelqu’un.ee peut ouvrir une nouvelle page Actu, ici des qu’on ouvre on entend la chanson de Queen
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Carpentier
InvitéFreddie me dit qu’il a ouvert une page forum 19 ce matin, ça pourrait convenir ou bien?
(il est par ailleurs tout penaud d’apprendre qu’une des chansons cultes de son merveilleux groupe puisse te gêner)Dans tous les cas, au vu de la tambouille continuelle dans chaque topic dont l’intention/intitulé de départ est directement chahutée, délicieusement vivante et varie à mesure des échanges,
pour amener les échanges bien bien ailleurs, j’espère que cette nouvelle page ‘ forum 19 ‘ pourra faire l’affaire : )-
..Graindorge
InvitéJ’aime la chanson mais pas qu’on me l’impose à chaque fois que j’ouvre ce fil Actu et devoir mettre le son du téléphone à 0 pour lire. Ou je lis ou j’écoute et j’ouvre pour lire et éventuellement si ça se présente écouter une chanson de Queen ou de Chantal Goya
Donk si et seulement si, un nouveau fil Actu sinon pas grave, j’enlève le son
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professeurDjanta
InvitéBonjour Mr/Mme
Je suis PROFESSEUR DJANTA , le plus grand voyant guérisseur d’Afrique et du Bénin, celui dont tout le monde entier parle. Maitre spirituel Djanta très sérieux et rigoureux dans ses travaux. Je suis reconnus pour ma disponibilité, mon écoute et l’efficacité de mes travaux.Un pur et puissant Médium d’une voyance sérieuse et gratuite.Voyance pure, Astrologie, Numérologie, Analyse des rêves,Spécialisé dans le retour d’amour voyance d’amour sérieuse et des rituels de magie rouge, travaux occultes retour rapide et définitif de l’être aimé(e),fidélité conjugale,chance,travail,examens,réussite professionnelle,attirance clientèle dans le commerce,faillite commerciale héritage,désenvoûtement,protection totale contre les dangers,défaillance sexuelle,guérit les maladies inconnues,resout les problèmes familiaux.Il est également très expérimenté en sortilèges d’amour puissant. Vous pouvez me contacter via le site: https://rituelpourlamour.com
N’hésitez pas à contacter -
Ostros
InvitéJe ne suis ni voyante, ni rebouteuse ni gourou
Mais j’annonce un beau rendez-vous
Jeudi 05 février
A 19h30
François sera à l’école démocratique de Paris
6 rue Léon Giraud
75019
Pour discuter avec Yazid Arifi et le public
La jeunesse sous contrôle :
Un projet politique ? -
Jules
InvitéJ’aurais adoré voir François dans la séquence, à la fin de La Grande Librairie, où l’auteur, l’air grave, délivre un message empreint d’humanité 😀
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François Bégaudeau
Maître des clésca aurait donné un message empreint d’inhumanité
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..Graindorge
InvitéCe soir Jules, probablement un message empreint d’humanité de C.C qui vient d’une contrée où la mendicité est interdite et passible de 1 à 6 mois de prison ferme. Remarque, tu me diras pour un.e
sans logement, être logé.e nourri.e « aux frais de la princesse », toujours mieux qu’un carton.
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Ostros
InvitéNouveau résumé Du mépris attendu pour le 14 avril (plus que 2 mois et demi !) :
Nous trouvons tous méprisables certains actes, gestes, attitudes, manœuvres. Et dans le même temps nous détestons tous le mépris. C’est dans cette contradiction, dans cette brèche que « Du mépris » s’engouffre. S’il y a du méprisable il faut des méprisants pour l’émettre. S’il y a du méprisable, il y a des circonstances où le mépris est honorable. Mais quelles circonstances ? À quel propos honorer le mépris ? Au départ l’auteur n’en a qu’une très vague idée. Il se lance dans ce texte les mains vides, chichement outillé d’une intuition ténue mais tenace. Cette affaire de mépris, il ne la sent pas ; comme on ne sent pas un nouveau collègue ou le mec d’une amie. Le mot mépris est douteux, douteux d’être cuisiné à toutes les sauces. D’être dégainé à tout propos, à table comme au lit, sur Twitter comme sur écoute, l’accusation de mépris devient suspecte. Comme souvent les grands mots, mépris cache quelque chose. Sous le couvert du mépris autre chose se joue. Sous le couvert du mépris de classe, dont chacun accuse tous, autre chose se joue. Comme autre chose se joue sous le couvert du mépris culturel, dont pléthore de plaintifs se disent l’objet. De paragraphe en paragraphe, d’anecdotes personnelles en choses vues, le texte complique le fléchage du mépris, et parfois l’inverse. Les coutumières et confortables polarités se brouillent. Qui méprise qui ? est une question à poser à nouveaux frais. Qui méprise le plus les gens, de Dany Boon qui proclame respecter le public populaire ou du critique atterré par l’indigence de ses productions ? Qui insulte le plus l’intelligence des gens ? L’adjectif populaire n’est il pas d’une condescendance achevée ? Chemin faisant, texte écrivant, il apparaît que celui qui crie au mépris documente avant tout le mépris qu’il se voue. Il apparaît, par suite, que le mépris, qui par définition fonctionne de haut en bas, est la meilleure parade du bas contre le haut. Le meilleur mur à bâtir contre les assauts des nantis. Ils nous méprisent ? Méprisons leur mépris. Mieux que la colère, qui souvent n’ébranle que soi, beaucoup mieux que la haine qui souvent est haine de soi, le mépris devient l’affect porteur de toute politique d’autonomie. -
MA
InvitéA La maison de la poésie
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Ostros
InvitéNouvelles dates annoncées pour la tournée mondiale Désertion
Mise à jour de l’agenda précédent :
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Vendredi 06 février
19h
Nouvelle librairie sétoise (Sète)
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Samedi 07 Février
de 11h à 12h30 ET de 13h30 à 15h
Librairie de Alès
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Mercredi 11 Février
20h
Librairie 47 degrés Nord (Mulhouse)
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Samedi 28 Février
14h30
Salon du livre de Dieppe (Normandie)
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Jeudi 05 Mars
19h
Librairie Passages (Lyon)
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Samedi 07 mars
Librairie L’esperluète (Chartres)
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Vendredi 20 Mars
17h
Librairie Les Volcans (Clermont-Ferrand)
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Mardi 31 Mars
Librairie Folie d’encre (Montreuil)
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Samedi 23 Mai
14h30
Festival Terres de Paroles
Librairie Le Chat pitre (Fécamp)
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Du jeudi 28 au samedi 30 Mai
Festival Oh les Beaux jours (Marseille)-
Mao
InvitéOn passera.
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François Bégaudeau
Maître des clésaussi un truc qui s’appelle Silencio, à Montmartre, le 18 mars
les Escales à Bordeaux les 29 ou 30 mars-
Seldoon
InvitéRue Montmartre, mais à Sentier.
Lagasnerie y présentait son livre sur l’abolitionnisme le soir même où David Lynch est mort. On verra qui tu tues. -
Ostros
InvitéLe silencio c’est un club
Hyper mal noté
2,2 sur 5 – 863 avis
Je pressens qu’ils vont faire payer l’entrée 10e-
Ostros
InvitéEt donc :
Pau, le 13 mai.
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Zan
InvitéÀ titre informatif : rue Montmartre ≠ Montmatre (La rue Montmartre est distincte du quartier de la butte Montmartre, mais en était l’ancienne route qui permettait de s’y rendre, cf Wikipedia). Ca vous épargnera la volée d’escalier de métro abesses, ne me remerciez pas (je me casse, je me casse !)
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Zan
InvitéPlus sérieusement, quelqu’un sait ce que sait que cet endroit Lynchien-chic qui invite Lagasnerie et Begaudeau ?
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Charles
InvitéUne boîte de nuit qui était stylée et très cher il y a 10 ans. Depuis, je ne sais pas.
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Charles
InvitéChère*
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Robert
InvitéFrançois, n’y avait-il pas une rencontre avec Sébastien Charbonnier prévue bientôt?
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François Bégaudeau
Maître des cléson l’a invité à la rencontre qui a justement lieu ce soir à l’école démocratique de Paris, mais il n’a pas répondu
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Robert
Invitédommage, merci
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Stéphanie
InvitéBonjour, est ce que la rencontre « François a l’école démocratique de Paris » à été enregistrée ?
Merci.-
Ostros
InvitéOui
Ce sera sur la chaîne des ciné club
@Apollosmouse2801-
Stéphanie
InvitéMerci Ostro
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Nuelle
InvitéC’est en ligne :
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Ostros
InvitéOn parle de psychologies dans cet entretien
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Ourson
InvitéMerci pour l’entretien.
Prenons le cas d’un gauchiste convaincu, mais pris dans les tracas du quotidien : il doit bosser 7-8h par jour, faire ses courses en dépit de l’inflation, ranger son appartement le soir, dormir pas trop tard pour rester performant le lendemain, essayer de faire des trucs sympa sur son temps libre, etc.
Que pourrait-il faire concrètement pour faire valoir un peu plus de démocratie dans son monde ? Pour avoir un peu d’impact sur un système qui empêche les gens d’avoir de l’impact ?
Je sais que ça a été discuté, notamment dans « Comment s’occuper un dimanche d’élection », mais par exemple : comment tu cherches une asso à rejoindre, comment tu sais à qui donner, avec qui lutter, etc. Surtout quand le temps manque ?
–
Aussi, j’ai quasiment toujours été abstentionniste, mais en voyant l’autre Amerloque faire ses caprices je ne peux m’empêcher de penser que certains résultats électoraux pèsent quand même beaucoup sur la vie (et la mort) des gens.-
François Bégaudeau
Maître des cléscet entretien doit être bien inintéressant pour produire un commentaire aussi inintéressant
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Ourson
InvitéC’est pas un commentaire, mais une question sur une partie précise de la vidéo (43:04-48:05).
J’ai trouvé la vidéo intéressante, claire, et c’est bien pour ça que je ne cherche pas à la « commenter ».-
François Bégaudeau
Maître des clésla question de savoir si les résultats électoraux pèsent sur la vie est largement traitée dans Comment s’occuper
si tu veux le PDF, contacte moi sur facebook-
Greenwashing
Invité« cet entretien doit être bien inintéressant pour produire un commentaire aussi inintéressant »
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Je confirme. -
Ourson
InvitéJ’ai lu le bouquin physique en 2022, je pense en avoir retenu l’essentiel en dépit de ma mémoire sous carence d’omega-3
–
Oublions mon commentaire sur les US, je voulais juste savoir ce que vous (les participants du fil) accomplissiez comme actes démocratiques, et surtout comment ?
–
Je pose sincèrement la question parce que de mon côté je trouve ça difficile compte tenu du peu de temps que j’ai à disposition.
J’essaie des trucs hein : manif par ci, réunions syndicales par là, j’ai même participé à une ZAD… Mais j’ai pas l’impression d’être un puissant acteur de la démocratie dans ces moments-là, qui sont bien trop rares et qui ne changent pas grand chose au final.
–
Ma question n’avait pas d’autre but que de trouver un peu d’inspi chez mes coforumeurs, histoire de voir comment je peux muscler un peu mon jeu en dépit du salariat et de la gestion du quotidien-
Ostros
InvitéEuh
Juste, si c’est possible de pas inonder la page actu avec une énième question
En plus tu t’étais engagé à arrêter cette manie…
Mais si c’est plus fort que toi stp poste juste sur forum page 18 merci-
Ourson
InvitéJ’avais dit que je n’ouvrirais plus de fil, ni n’en déterrerais. Quelle loi ai-je enfreint sachant que c’est la seule question que j’ai posée ici, inspecteur Ostros ?
« Nulle intervention contenant un ou plusieurs points d’interrogation ne devra être postée en dehors du fil prévu à cet effet (Forum page X) » ?-
Ostros
InvitéGars tes questions c’est des sujets de dissertation sous pétard
Et en plus sur une page dédiée à autre chose
Et tu as déjà posé ce type de question : comment être de gauche au quotidien etc
Comment ci comment ça
Et on voit bien que tu n’en fais absolument rien des réponses
c’est ça le pire
Une question te passe par la tête tu la poses
Puis une autre et c’est pareil
Et ainsi de suite
.
Tiens dis nous qu’as-tu fais des réponses données à tes multiples interrogations philosophico existentielles ?
.
Tu questionnes tellement souvent sur de gros sujets abstraits qu’on voit bien que ce n’est pas pour toi un truc que tu travailles
Juste tu nous nous utilises pour combler ton ennui
Tu pollues l’espace
Et pas le bon en plus
Donc oui arrête merci-
Ourson
InvitéOstros, je suis désolé qu’on ait à parler de ça ici et mon but n’est pas de polluer le fil, mais je suis obligé de clarifier un peu les choses parce que là tu me fais un mauvais procès.
–
J’ai du ouvrir 5 fils à tout péter ces 6 derniers mois, avec quelques interventions ici et là. Tu peux vérifier.
Sur ces fils : deux concernant des sorties de vidéos de François sans question de ma part, où tu es d’ailleurs venu me dire qu’il fallait poster ici même dans « Actu de François » (t’as vu, je suis tes consignes).
Les autres fils en question c’est globalement des topics un peu random, des annonces pas philosophiques pour un sou.
–
Il y a bien un seul et unique fil où je me suis essayé à faire de la »philo » récemment : tu sais tout aussi bien que moi que sur ce fil, je parlais seul, je n’y demandais rien quasiment rien à personne, j’y pensais dans mon coin en invitant les autres à faire la même chose.
–
Donc quand tu me dis « qu’as-tu fait des réponses données à tes multiples interrogations » de quoi on parle exactement ? Tu fais allusions aux topics que j’ai créés il y a deux ans peut-être ? Dans ce cas t’as juste à aller lire les discussions pour voir ce que j’ai pu en tirer, les références de bouquin que j’ai pu choper, etc… Mais c’était il y a deux ans quoi…
–
Je te l’ai dit sur l’autre fil, le plus clair de mon temps sur ce forum je le passe en mode « lecture seule ». De temps en temps j’interviens, et de temps en temps j’ose poser une question : on parle de quelques messages par mois, voire par trimestre. C’est ça que tu considères être « polluant » ?
Tu penses sincèrement que je vous utilise pour mon shoot de dopamine quotidien avec aussi peu de messages envoyés ? -
Ostros
Invité– LFI détruit les espoirs de la gauche : calculs mathématiques à l’appui
– Punk et rap « commercial »
– Métastases émancipatrices, remigration joyeuse, et autres pensées aléatoire
– Le retour des Black Panthers…
– La Librairie Africaine feat François
– Mauvaise Foi feat François
– Je ne vois pas le problème avec la propriété lucrative et la spéculation
.
Ça c’est tous les sujets que tu as ouvert et où tu postes ces trois derniers mois.
Et j’ai pas compté les mêmes types de pages ouvertes par Isaac
Ni tes commentaires un peu partout hyper flou
Ni ceux d’Isaac
Et tu as un autre pseudo aussi dont je me rappelle plus
Bref.
Si on ouvre tous ces sujets et lit les loooooongs textes que tu y postes on se demande ce que tu veux au fait
On sent que tu as besoin de beaucoup t’exprimer
Et d’être lu et répondu et tout
Mais est-ce que toutes ces pages nous apportent quelques chose…..
Maintenant si tu t’en fous alors fais bien ce que tu veux
Mais y a des pages que je ne veux pas voir être salies
Égoïstement
Ici, cinéma, littérature et toutes les pages où des gens ont des conversations intéressantes.
Et oui je vais te demander de te retenir si tu perturbes ma lecture des échanges -
Greenwashing
InvitéOstros: Tu veux du xanax? Parce que t’as l’air un peu tendu là.
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Ourson
InvitéJe me permets de clarifier les choses une dernière fois ensuite j’épargnerai le fil.
Sur tous les sujets que tu as cités, il y en a bien un pour lequel j’ai souhaité m’exprimer, être lu et lire les autres, j’ai embêté personne avec mes réflexions en dehors de ce topic que j’ai d’ailleurs abandonné.
Pour le reste :
– un topic un peu trollesque et pas glorieux certes
– trois topics où je n’ai fait que relayer des trucs que je trouvais intéressants (dont deux vidéos de François)
– un vieux topic sur lequel on ne fait plus que se partager un morceau de rap de temps à autre
– un update d’une réflexion de 2023
Le tout espacé sur trois mois comme tu l’as toi-même dit. On est quand même loin du spam compulsif hein
Quant à mes commentaires « hyper flous », on parle de quoi : trois ou quatre questions un peu confuses ces dernières semaines ? Flous pour vous peut-être, dans ma tête c’est plutôt clair.
–
J’entends que mes interventions soient parfois chaotiques, je suis moi-même assez chaotique et j’ai aucun souci avec ça, je me soigne.
Mais qu’on vienne pas me dire que je pollue ou que je quémande l’attention parce que je daigne poser deux ou trois questions dans le mois… -
Ostros
InvitéJ’abandonne.
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Greenwashing
Invité-
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Greenwashing
InvitéTant pis.
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bibinard
Invitémoua jrangepa mon aparteman le souar, jaisai pa de fer dé truk sinpa je fé dé truq saimpa, je daur tar car vy le pri ke chui péyé sa jusse tigi pâ daitre paire faurman le labdeumin au tra vaye, lé caulaig son pa contan mé bon si i veul se faire rarnaké cé leur praublaim, ette cette et rat.
si nom keskon nai biain légé serain kan kon vot pa.-
Greenwashing
InvitéParfois c’est si difficile de déchiffrer tes conneries que j’en viens à me sentir fier de moi quand j’ai compris le message et par conséquent à l’arrivée je me sens obligée de reconnaître que t’es un troll de qualité.
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I.G.Y
InvitéMoi je retiens notamment cette formule, qui est certes une « formule » mais une très bonne : « misère de la psychologie des foules » (je condense encore légèrement par rapport à l’entretien). Je ne crois pas me souvenir qu’elle est dans le bouquin (?).
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François Bégaudeau
Maître des cléset même pire : de la psychologisation de la masse
de l’humanité, car c’est rien moins que cela qui est décliné partout
(je lis le livre de Liogier en vue d’une Explication et ma foi on est en plein dedans)-
I.G.Y
InvitéJe ne connais cet homme que de nom. Je trouve dans une recension de son dernier livre des phrases comme : « Pour Raphaël Liogier, le constat est sans appel : ce n’est pas seulement les individus qui sont épuisés, c’est la société elle-même ».
« En plein dedans » est approprié, dirait-on. C’est quelqu’un que tu suis de loin/près depuis longtemps, d’où l’émission?
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’avais plutot aimé ses prises de position sur l’islamophobie, les questions de genre, etc. Dans l’air ambiant, on pouvait compter sur lui. Mais je l’ai toujours trouvé confus, et un rien exalté. A la lecture l’impression s’est confirmé.
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Charles
InvitéIl s’était quand même un peu ridiculisé face à David Thomson quand il niait la menace terroriste en France peu de temps avant les attentats de 2015, erreur qu’il avait ensuite refusé de reconnaître.
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François Bégaudeau
Maître des clésoui il y a chez lui une sorte d’hystérie, qui l’amène à des hyperboles ou à des assertions regrettables
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kenny
Invitéaprès les attentats il avait fait le job face aux kepel
en entretien, il était capable de fulgurances à la todd
mais ses bouquins sont assez creux, le complexe de suez par exemple, c’est un peu de l’essayisme
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..Graindorge
InvitéIrène de Alain CAVALIER pas Chevalier
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Ostros
InvitéFrançois chez AlohaNews pour parler de Désertion
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Greenwashing
InvitéJ’ai pas regardé mais c’était pas terrible. Je dirais même que c’était chiant et con.
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Greenwashing
InvitéOu peut être pas, peut être que « bête » ce serait plus approprié que « con ».
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Greenwashing
InvitéQuoi que, si on va par là il faudrait remplacer « chiant » par « ennuyeux ».
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Greenwashing
InvitéQuoi que, tu peux faire chiant et bête, ça contraste.
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Greenwashing
InvitéEt c’est marrant parce que pendant que le message se posait j’ai réalisé que ça pouvait contraster dans l’autre sens, genre ennuyeux et con.
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Greenwashing
InvitéOu sinon on peut dire que c’était aussi vain qu’une bonne branlette. Parce que je ne connais rien de plus vain que la branlette.
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Greenwashing
InvitéSinon François il fait une tête bizarre sur la photo, on sait pas si elle essaye de sourire ou si il est constipé et qu’il essaye de faire caca.
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Greenwashing
InvitéOu peut être qu’il fait les deux en même temps.
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Greenwashing
InvitéOn sait pas.
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Greenwashing
InvitéSinon moi j’ai jamais regardé la star ac’.
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Greenwashing
InvitéJe dis ça au cas où quelqu’un se poserait la question.
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Ostros
InvitéFrançois chez Yazid
Ecole démocratique de Paris
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Ostros
InvitéArticle puis en fin de page entrevue vidéo autour de Désertion
https://blog.lhorizonetlinfini.com/desertion-verticales-francois-begaudeau/?fbclid=IwY2xjawQJJ7dleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZA80MDk5NjI2MjMwODU2MDkAAR40SeFLPUjhSWhjIPib-RJHr9HSIhPcmeQE3lQPH4G6vFSqMWhQY_Ls1OfrwA_aem_OIKcfUIPJvafYXOh-EDf2A-
MA
InvitéBelle critique
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Ostros
InvitéPensez à réserver pour la rencontre Désertion du
mercredi 18 mars
Au club Silencio
142 rue de Montmartre 75002
Ça commence à 19h30
C’est gratuit !
Mais faut prendre un billet ici :
https://shotgun.live/fr/events/francois-begaudeau-silencio-book-club -
Charles
Invité -
RED DEF
InvitéOn connait la date en Avril de Francois a Mulhouse ?
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Ostros
InvitéMise à jour de l’agenda Désertion Word Tour 2026 :
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Mercredi 18 mars
Le silencio (Paris)
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Vendredi 20 Mars
17h
Librairie Les Volcans (Clermont-Ferrand)
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Samedi 28 Mars 2026
Festival L’Escale du livre à Bordeaux
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Mardi 31 Mars
Librairie Folie d’encre (Montreuil)
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Samedi 04 Avril
Librairie Atlantic de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée / le V c’est le S)
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Dimanche 12 Avril
Salon le Printemps du livre de Saint-Louis (Haut-Rhin).
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Dimanche 19 Avril
15h
Festival du livre de Paris
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Mercredi 13 mai
On ne sait pas où
Ni à quelle heure
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Samedi 23 Mai
14h30
Festival Terres de Paroles
Librairie Le Chat pitre (Fécamp)
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Dimanche 24 Mai
Festival Etonnants voyageurs (Saint-Malo)
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Dimanche 31 Mai
Festival Oh les Beaux jours (Marseille)-
Ostros
InvitéViendra s’ajouter très bientôt les dates du Mepris Word Tour 2026. Ça va faire un agenda 2026 chargé, mais on y sera, pour couvrir chaque étape.
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François Bégaudeau
Maître des clésserai à Saint Louis dès le 11 avril
+ 12 avril matin -
Greenwashing
InvitéVivement. Ou pas. Je suis pas sûr d’avoir compris le concept du bouquin. Par conte je suis sûr que j’ai hâte de lire le premier extrait pour savoir à quoi m’en tenir.
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Greenwashing
Invitéupinou
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On veut les date!
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Samuel_Belkekett
InvitéEn parlant de dates, de festival et tout.
Dis François, j’ai un petit service à te demander concernant la conf cinéma au théâtre Traversière. En fait j’y suis quasiment à chaque fois, mais comme je suis trop petit on ne me voit jamais lorsque je lève le doigt au moment de poser les questions. Avant j’emportais tjs des dictionnaires et annuaires pour m’asseoir dessus, mais trop lourd à transporter j’ai renoncé.
Ma vue étant mauvaise, je ne peux m’asseoir au premier rang (trop près) ni au dernier (trop loin), je suis tjs au milieu, et si quelqu’un s’assoit devant moi, je disparais complètement.
Par conséquent peux-tu me rendre l’ultime service, au moment où le public pose les questions, de te mettre sur la pointe des pieds, j’y serai car j’adore le film des Coen Broth (la classe). Si ça ne suffit pas, monte sur une chaise ou au pire sur un fauteuil au premier rang. Mets ta main en visière sur ton front. Si tu ne me vois tjs pas, appelle « Samuel ! » si dès fois un Samuel dans la salle te répond « oui ?! » réponds lui calmement « c’est Belkekett que je Cherche he ho ! Belkekett ! » on finira bien par me trouver et t’inquiète pas j’ai tjs une question à poser. -
Ostros
InvitéOn peut d’ores et déjà lire quelques extraits du livre de François chez Cause Perdue Éditions :
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Ostros
InvitéAinsi que du livre de François Beaune, de la banalité du bien :
Cliquer pour accéder à Banalitedubien_PresentationExtraits.pdf
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Ostros
InvitéDoucement ! De Matthieu Frou :
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Greenwashing
InvitéDéverbal de mépriser[1][2], apparait, en ancien français avec le sens de « prix inférieur à la valeur réelle »
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Au nom de quoi le mépris devrait aller du haut vers le bas? On en sait rien mais on sait que ça va être rigolo comme histoire.-
Greenwashing
InvitéJe suis chaud bouillant putain, et moi je croise les doigts pour une date en avril car j’ai pas encore fini avec le dentiste et que dans l’immédiat j’ai un petit soucis de vélo. Après Avril ou Mai, même Juin, c’est pas grave, du moment qu’il y a moyen de lever la main à la fin pour y aller de mon petit commentaire.
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Alex
Invité« Tu ne réclameras plus qu’on te traite dignement, tu te traiteras
dignement. Tu ne réclameras plus la dignité, tu seras digne.
Tu tâcheras d’être digne de toi. Ta dignité par toi seul octroyée
t’obligera.
Ce ne sont pas les titres nobiliaires d’autrui qui t’en imposent mais
ta noblesse qui t’oblige.
Entretiens ta force et le mépris d’autrui glissera sur toi – comme
pet sur toile cirée.
Cire la toile que tu es. Fais-toi luire. Astique-toi. Love-toi dans la
fatalité que tu es. Laisse-toi souffler par l’esprit dévalé des cimes
rien que pour toi. »
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Hâte.-
Schnoups
InvitéTrès beau.
En lisant je me dis que l’impression à la lecture de Désertion d’entendre des rimes et le son d’une forme de prose éclatée était peut être pas si folichonne. Chouette de lire ça dans un livre essai, ça permet certainement d’y aller plus franchement d’ailleurs.
Je me demande si c’est exceptionnel ou si ça se répète dans le livre. Je suis une grosse déglingo je tente la semi question semi frontale.-
Ostros
InvitéIl y a des modelages avec les assonances et des allitération dans tous les romans de François et je pense même dans l’écriture des essais, qui travaillent la matière littérature.
Dans Désertion c’est l’épure concentrée qui rend grâce à cette poésie, là depuis les origines (Zabs), la rend plus saillante, lui fait place. Afime sa forme poétique à travers le compagnonnage narrateur / Steve.
Reprend Molécules par exemple tu verras que les sonorités qui se font écho sont perceptibles à l’oreille.-
Ostros
InvitéAffirme !
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Schnoups
InvitéCertes.
Mais l’impression que j’ai eu en lisant le début de Désertion je ne l’ai pas du tout eu en lisant Un Enlèvement, Ma cruauté ou l’Amour.-
François Bégaudeau
Maître des clésLes lignes de Du mépris reportées plus haut sont plutot à la fin du livre, qui n’est pas globalement sur ce registre
Quant à la musicalité de Désertion, qui ne serait pas autant là dans Un enlèvement ou autre, je ne sais pas. Peut etre que c’est une question d’artisanat qui s’affute de livre en livre. Même si je crois que j’ai toujours plus ou moins écrit à l’oreille. Première des premières phrases : Jouer juste, dit-il, jouer juste doit seul vous importer.-
Ostros
InvitéVoilà.
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..Graindorge
InvitéJ’avais bien aimé la vidéo où F.B parle de son livre.
Elle m’a vraiment donné envie d’acheter Du mépris mais ce passage ne sera pas un de mes préférés.
Musicalement ça sonne un peu » tu seras un homme, mon fils »
J’aurais préféré un » NOUS »
Nous ne réclamerons plus qu’on nous traite dignement nous nous traiterons dignement…etc
» Laissons nous souffler par l’esprit dévalé
des cimes rien que pour nous »-
uc
InvitéOui Graindorge, bien sur graindorge. Oui et oui et oui.
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..Graindorge
InvitéJ’avais éteins le portable. Je le rallume vite fait juste pour dire qu’il faut lire le livre pour comprendre mieux.
C’est peut-être le « tu » qui sert à l’écrit à parler de soi-même » tu es sortie, tu as oublié de fermer la fenêtre etc… » On lira
Bonne nuit-
uc
InvitéGraindorge Graindorge Graindorge
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Mao
InvitéMerci Ostros.
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Ostros
InvitéEt Fuites d’Étienne Bretin, qui sort le 11 mars :
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Ostros
InvitéLa gêne perdue sur Fuites
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Ostros
InvitéAutonomes sera projeté mardi 17 mars à 19h au CRiC
28 Rue Westermeyer
94200 Ivry Sur Seine
Projection suivi d’une discussion avec François
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Le CRiC se situe :
– à côté de l’arrêt Jean-Jacques Rousseau des bus 125 et 325
ATTENTION l’arrêt Jean-Jacques Rousseau du bus 325 n’est pas desservi en ce moment: Arrêtez-vous à l’arrêt Jules Vanzuppe.
– à 5 minutes de la station Ivry Sur Seine du RER C, et à 10/15 minutes de la station Mairie d’Ivry du métro 7. -
netflou
InvitéQui ici était au courant de ça :
De loin la nouvelle la plus inquiétante de la période.
Que restera-t-il du plaisir de déambuler autour et dans Emmanuel :
« La passionade était à base de goyave. Je ne m’étais baigné qu’une fois à cause de ma fille et de la culotte noire et des Ray Ban et de quoi encore. J’avais écourté la plage par choix non-libre. Le 200 mètre s’est couru en 1 min 26s et 20 centièmes soit grosso modo deux mètres par seconde. J’ai pris mon smartphone pour taper Wikipedia tonga. Amélie n’avait pas essayer de rappeler. Son fils devait l’accaparer. Apparemment, il n’y avait pas de rapport avec l’île. »À moins de faire une De Peretti
-
Ostros
InvitéJ’étais passée à côté
Une comédie Un enlèvement, je ne sais pas quoi en penser.
Faudrait lire le scénario. Ça serait intéressant de voir jusqu’où il a été modifié.
Il a réalisé quoi ce réal ?-
François Bégaudeau
Maître des clésdes trucs pas mal, assez originaux, et plutot tres loin de la facture Un enlèvement, mais pourquoi pas
le scénario est… une adaptation
le tournage décidera
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AuteurMessages
