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Accueil › Forums › Forum général › Trump et le système

  • Ce sujet contient 31 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Urdanivia, le il y a 1 semaine et 6 jours.
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    • #159553 Répondre
      jd1950
      Invité

      Je regardais un de tes entretiens sur Mizane TV où tu parlais du fait que les élections ne servaient qu’à renouveler le système. Macron semble en effet un exemple type de ce phénomène. Mais Trump? Il ne semble pas vraiment suivre les codes du système et la classe politique dominante l’a même rejeté en majorité, ainsi que la bourgeoisie urbaine. Est-ce une exception à la règle? Est-ce simplement la manifestation d’une mue encore plus radicale du système? Si j’avais à deviner je dirais que tu privilégierais la deuxième option, et dans ce cas je demanderais: pourquoi est-ce que le système l’a choisi et pourquoi est-ce que l’ancien modèle n’était plus viable? Faut-il s’attendre aux mêmes changements en France?

    • #159555 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Pour ma part(mais la question ne m’est pas directement adressée) il me paraît que Trump n’est ni hors système ni une mue de celui-ci mais une radicalisation d’une tendance qui existe au moins depuis les années 80 et la « révolution conservatrice », …de ce point de vue il serait un aboutissement d’un mouvement au moins commencé avec la paire Tatcher – Reagan…bien entendu on peut trouver différents aspects qui l’on éloignent comme ce qui est qualifié de populisme…mais il s’agit toujours ici d’un populisme au service des classes les plus aisées….

      • #159628 Répondre
        jd1950
        Invité

        Certes mais qu’en est-il de ses codes qui rompent complètement avec ceux du système?
        Quant à la révolution conservatrice, c’est vrai du point de vue économique mais certainement pas sur l’immigration.

        • #159738 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Je ne parle jamais, ou par mégarde, de « système ». C’est parce que tu es dans le flou de ce mot que ton interrogation devient possible, et que tu peux prendre pour subversif quelque chose qui ne l’est pas.
          Ce qui structure l’ordre social est le capitalisme. Trump, grand capitaliste lui même, et fier de l’être, et très habile à faire fructifier son passage à la Maison Blanche (voir son enrichissement depuis qu’il y est, et les marchés offerts à ses proches et partenaires, dans a grande tradiction des présidents américains), est, de ce point de vue, parfaitement au coeur du « système ».
          Quant aux « codes » dont tu parles, il faudrait les spécifier. En tout cas ce qui ma parait etre ses « codes » c’est à dire son discours et ses postures (concentre toi plutot sur ce qui est FAIT vraiment, et moins sur les mots), ils me semblent en parfaite continuité avec un certain populisme américain aussi vieux que l’Amérique (que les EU) : parler-vrai, virilisme, argot, cow boy, rodeo, casquette, et on n’aime pas les tapettes. C’est d’un classicisme républicain-midwest parfait.
          Sur l’immigration, qui a l’air de t’intéresser, là encore il n’y a qu’intensification (très largement discursive aussi d’ailleurs) de l’immémoriale brutalité des forces de police américaines.

    • #159631 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Ils peuvent creer une nouvelle aristocratie au US
      En France gangrène des boomers et post-boomers
      Éduqués dans le christianisme
      Puis dans le marxisme culturel

      • #159638 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        En france meme les patrons boomers du medef
        Ils sont marxistes culturels
        Ils ricanent avec les marxistes
        __
        Regarde cette chaine là youtube
        Pour voir la new right americaine
        Qui reprend la nvl droite francaise

      • #160102 Répondre
        thierry
        Invité

        Ça fait pas loin d’une pige que j’ai pas mis les pieds ici pour cause d’apparition de bébé et je tombe sur le millième même post stupide de toi déjà lu mille fois. T’en as pas marre ? Pour ce qui est de Trump, c’est l’emballage qui diffère, cest tout. Là où on avait l’habitude d’avoir des motifs qui varient d’un président à l’autre, ici c’est un nouveau matériau. Ça fait bizarre mais ça reste le vernis. Et vraiment pas besoin de gratter bcp comme l’ont dit d’autres pour constater que Trump est et a tjs été un gros capitaliste (le plus gros?). Et j’ajouterais, au risque de passer pour un pédant qu’il faut vraiment avoir mauvais goût pour se laisser séduire par cet emballage orangé moite et vulgaire. Autant surprenant qu’il soit au premier abord.

    • #159634 Répondre
      Eleonore
      Invité

      T’es un disciple de Spandrell LB ?

    • #159751 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      j’avais commencé a le lire mais laissé pour diverses raisons:

      L’heure de l’irrationnel

      • #159818 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Un peu dommage que Cassirer s’attache à expliquer le nazisme sous ce titre et pas le régime soviétique (ou même les « démocraties »). Parce que ça fait quand même un sacré angle mort d’une démonstration sur ce que serait le « mythe de l’Etat ». Mais peut être la composante juive du second régime était-elle gênante à observer pour l’auteur , non ? Un petit côté partisan pour cet immeeeeense intellectuel peut-être ?..

    • #159752 Répondre
      Elmo
      Invité

      J’en parlais cet été avec un pote, s’il devait y avoir une sorte de Trump à la française, donc un type un peu self made man bravache, popu dans le mauvais sens du terme, bien intégré dans le système contrairement à qq postures et manières, puissant et influent financièrement, possiblement assez chargé en ego pour que ça lui prenne l’envie un de ces quatre, nous est venu un profil : Xavier Niel. A l’époque ça aurait été bien sûr Bernard Tapie.

      • #159753 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        self-made man Trump ?
        nous n’avons pas les mêmes informations biographiques

        • #159754 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          d’ailleurs la notion même de « self-made » est peut etre ce qu’on peut imaginer de plus antagonique à la pensée sociale

          • #159756 Répondre
            Urdanivia
            Invité

            Trump est plus proche de Patrick Bateman dans American Psycho de B. E ELLIS que Lincoln ou Rockefeller(pour nommer deux américains exemples typiques-je ne discute pas si c’est juste ou non- de SMM) ou Don Draper(qui peut-être montre bien qu’il faut s’épargner les questions éthiques pour en devenir un)

          • #159854 Répondre
            Gérard Manfroy
            Invité

            Aux States, c’est une légende très répandue : Andrew Carnegie, David Rockfeller, Henry Ford, Walt Disney, Donald Trump, Bill Gates, Steve Jobs, Elon Musk…. Au cinéma : Citizen Kane, Scarface, Le loup de Wall Street…
            Pas pour dire que c’est une réalité sociale pleinement concrète hein, juste que c’est une légende qui les fait rêver, même sans y croire vraiment. Comme disait Zizek à propos de l’idéologie « ça marche sans qu’on y croie ». Ayn Rand est l’idéologue du self-made man, mais du peu que je sache même aux States elle est perçue comme un peu fofolle.

            • #159859 Répondre
              Gérard Manfroy
              Invité

              Et n’oublions pas toutes les stars de la pop qui dans leurs légendes sont toutes des self-made man and women.

        • #159776 Répondre
          Elmo
          Invité

          Non je sais qu’il est un héritier, j’aurai du dire simplement businessman quoi

      • #159793 Répondre
        brisemenu
        Invité

        @elmo
        Oui , X.Niel , aurait un peu ce profil à la Trump mais sur l’autre versant. Si on reprenait les catégories politiques américaines , ce serait plutôt un démocrate californien ou New-Yorkais, donc immigrationniste. On le voit pas du tout courtiser l’électorat « redneck » d’Hénin-Beaumont ou de Montargis , et même pas celui de Vitré ou Fougères. Pour lui , la ruralité c’est la Villa Montmorency , une oasis urbaine. Il ferait de bons résultats en Seine-Saint-Denis je parie , il aurait juste à recruter quelques bougnoules de service pour renvoyer LFI au niveau de Lutte Ouvrière.
        .
        Et puis , ce qui différencie aussi Trump de Niel est que ce dernier doit , comme son beau-père du reste , la majeure partie sa fortune à des faveurs accordées par des politiques. Donc il est tenu par une oligarchie qui ferait s’effondrer son empire si elle brisait l’omerta auprès du grand public , et , pourquoi pas , aurait les moyens d’engager des poursuites judiciaires. Il ne peut être « anti-système » car il est le système.
        .
        C’est cocasse de comparer les deux quand on y pense , on a d’un côté un pays constitué d’immigrants qui serait anti-immigration et de l’autre un pays d’autochtones qui se jette dans l’immigrationnisme forcené. L’époque est manifestement au grand n’importe-quoi.

    • #159865 Répondre
      Gérard Manfroy
      Invité

      Et pour la question sur Trump, je crois que c’est en effet le phénomène Bernard Tapie : on le sait que c’est un escroc, mais c’est un escroc qu’on va aimer voir nous escroquer. Et puis le mensonge et l’escroquerie, c’est ce qu’il reste à l’instinct de défendre ses intérêts.
      Finalement le débat Tapie-Lepen n’était pas aussi insignifiant.

      • #160065 Répondre
        Gérard Manfroy
        Invité

        L’anti-système de Trump, c’et comme quand on parlait de « populisme » vers les années 2010. C’est un mot creux comme l’a dit François dans les Grandes Gueules. Dans ONPC vers 2015 ou 16-17, j’ai un vague souvenir Léa Salamé qui demande « est-ce qu’on est pas dans un moment populiste de méfiance des élites », mais avec un ton un peu songeur du genre « et le populisme ? tiens… si on essayait ? ».
        « Et si on arrêtait de jouer les technos, les well-educated des bonnes écoles qui ne se permettent pas de mal parler, qui sont compétents, et calmes. Et si on se mettait à dire des conneries, à afficher crânement son ignorance, d’être au sommet de la montagne de stupidité de Dunning-Kruger. ? »
        Ça va de pair avec ce que dit François sur les beaufs au pouvoir.
        Mais aussi, avec ce que disaient d’autres observateurs de gauche sur Trump, c’est que « cruelty is the point », et dans un effet pervers, plus les minorités et les gens de gauche se plaignaient, plus ça sonnait comme une bonne raison de voter.
        La victoire de 2016 a été un grand moment de jouissance des droittardés sur JVC, je m’en souviens j’en avais été très surpris.

        • #160086 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « C’est un mot creux comme l’a dit François dans les Grandes Gueules. »
          Soupir

          • #160119 Répondre
            Gérard Manfroy
            Invité

            Mes excuses maitre, c’était dans France Inter, mais dans les GG je me souviens que vous en avez demandé la définition aux deux animateurs, qui n’ont pas su répondre. https://www.youtube.com/watch?v=WxHPU4xObr0

            • #160132 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Non c’était bien dans les GG
              Le soupir ne portait pas là dessus
              Et voyant que tu ne comprends pas ce premier soupir il m’en vient un deuxième.

              • #160133 Répondre
                Gérard Manfroy
                Invité

                Alors tant pis, jetez donc la clé dans la mer père Fouras.

                • #160138 Répondre
                  brisemenu
                  Invité

                  Soupir …

                  • #160139 Répondre
                    Gérard Manfroy
                    Invité

                    OdolamX. L’Homme qui voulait être spirituel.

          • #160121 Répondre
            brisemenu
            Invité

            Plutôt qu’un mot creux , je le qualifierais de mot valise dans lequel chacun met un peu ce qu’il veut. Des mots comme cela , il y en a plein , ils nous font croire qu’on peut se comprendre et nous permettent malgré tout d’échanger sur un demi-malentendu. Ils ont l’avantage de faire un raccourci , d’alléger nos propos , de fluidifier notre sociabilité tout en faisant perdre en pertinence et en précision. Doit-on pour autant les bannir ? Je pense pas , mais il faut savoir les tenir à distance et surtout éviter l’écueil de les fétichiser.
            Tiens , deux autres mots « creux » : droite , gauche.
            Surtout « gauche radicale » , vous savez , ce truc qui fait fuir tout le monde lorsqu’on demande aux premiers intéressés de quoi il retourne.

            • #160158 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Concernant le mot populisme, certes la solution la plus facile est de dire que c’est un mot creux. Cependant jamais un mot nouveau n’apparaît sans désigner quelque chose. Seulement comme la pensée est toujours en retard sur l’événement, la pensée a du mal à choisir les mots pour définir le phénomène.
              Grossièrement populisme est bien ceux d’en bas contre ceux d’en haut. Mais pas forcément dans une vue gauchisante.
              Moi, cela m’a aidé à qualifier le mouvement Maga.
              Une lutte des classes… de droite.

    • #160737 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Les tenues voulues par D. T pour la UNITED SPACE STATE FORCE(STAR WARS + SSs)
      https://www.nytimes.com/2026/09/08/style/trump-space-force-uniforms-starship-troopers.html

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