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- Ce sujet contient 98 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Alphonse, le il y a 2 mois et 4 semaines.
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AuteurMessages
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Vami
InvitéSi vous deviez faire un top 10 d’auteurs français contemporains (disons XXIᵉ siècle), vous mettriez qui ?
Pas forcément classé.
(si vous avez envie, dites un livre par auteur ou pourquoi il/elle est là brièvement)Je suis surtout curieux de voir :
– les noms qui reviennent
– ceux qui divisent
– ceux qu’on oublie ou sous estime -
..Graindorge
InvitéLe top 10 de Vami??
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Charles
InvitéEchenoz, Bergounioux, François B., Julia Deck, Carrère jusqu’en 2010 à peu près, Michon, Pierre Senges.
Après ce sont des auteurs qui sont apparus au XXeme.-
Charles
InvitéJe rajoute Bellanger pour ses premiers romans quand même.
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MA
InvitéLe Carrere apres 2010 vaut tout de meme un detour avec sa grande oeuvre, Le royaume.
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Charles
InvitéOui c’était une borne chronologique approximative, le royaume est son dernier bon livre.
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perove
Invitétu pense au quel ?
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perove
Invité(de bellanger)
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Stéphanie
InvitéCharles, je ne connais pas Bergounioux, plus de 100 livres! Tu me conseillerai un ?
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Charles
InvitéCatherine, son meilleur (qui date de 1984!). Faut un peu s’accrocher par contre.
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Stéphanie
InvitéOk, merci.
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Alphonse
InvitéJe m’incruste un peu parce que je surkiffe Bergou. Je ne partage pas l’avis de Charles. Catherine, comme tous ses premiers romans vaguement autofictionnels, me tombent un peu des mails. Je préfère de beaucoup ses courts récits-essais à partir de 92 ou 93, et notamment Miette, La Ligne ou La Notice. Et je confesse me repaitre des Carnets de note.
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Stéphanie
InvitéMaylis de Kerangal, Marie Ndiaye, N.Quintane,J.Bennameur, V.Despentes, S.Lucbert, Michèle Lesbre, C.Angot
J.Echenoz, E.Chevillard, F.Begaudeau.-
perove
Invitéchevillard c’est bien ?
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stephanie
InvitéOui. A vrai dire je n’ai lu que 2 livres mais je sais que j’y revendrai : Mourir m’enrhume et Au plafond.
Au plafond m’a beaucoup marquée, assez fou de prime abord, il passe du coq à l’âne , de l’humour beaucoup, un style simple, fantaisiste, j’adore, petit à petit on devine l’intention magnifique de ce livre celle d’ accepter la différence et là la profondeur de son écriture m’a touchée, complétement. Je ne sais pas si j’en parle bien, en tout cas, ce bouquin m’a bouleversée après coup.
Je sais que Chevillard est un grand auteur , inclassable , discret, à côté.
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Toni Erdmann
InvitéJ’ajouterais Nicolas Matthieu et Ferrari aux auteurs déjà mentionnés au-dessus.
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jeanne marie
InvitéGuillaume Musso
Joël Dicker
Katherine Pancol
Mélissa Da Costa
Marc Levy
Marie-Bernadette Dupuy,
Sarah Rivens,
Valérie Perrin
Michel Bussi et
Morgane Moncomble-
Ostros
InvitéMes pref, merci
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jeanne marie
InvitéMépris des goûts populaires.
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Ostros
InvitéÇa m’amuse parce que je viens juste de percevoir qu’accuser quelqu’un de mépris c’est lui accorder qu’il te domine.
Quelqu’un positionne l’autre dans la posture de dominant et se sent logiquement méprisé par cet autre qu’il a lui-même placé haut. Avec toutes les réactions que ça peut susciter de crainte, d’agressivité, pour faire valoir contre l’image mentale erronée créée par soi, sa propre valeur (même veine que le sentiment de légitimé en fait)
Je répondrais deux choses à ce type d’accusation si elle m’était faite
La première : tu m’accordes plus de pouvoir que j’en ai en réalité. C’est très flatteur mais ça a ses limites.
La seconde : tu as ta propre valeur et tu n’as pas besoin d’être validé.e pour jouir de ce qui te plaît.-
Ostros
InvitéPrécipité issu du mélange des deux réponses ci-dessus : je peux donc te charrier sur tes goûts autant que toi sur les miens.
Sinon à part ça qui m’offre mon teckel à poil long moi ?-
Cunigonde
InvitéJe me permets d’intervenir, pardonnez moi. Dire d’une personne qu’elle est méprisante, ce n’est pas la mettre au dessus de soi, c’est lui rappeler qu’elle se pense superieure, de façon indue. Ici on parle de mépris de classe de surcroît, c’est à dire de la condescendance globale d’une classe. C’est peu personnel. Mais c’est toujours une surestimation de sa valeur, ici par la classe bourgeoise.
Et le teckel à poil long est assez évocateur…
Berk.
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jeanne marie
InvitéJe ne garde que les mots qui me plaisent : « jouir de ce qui Me plaît. »
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Luc
Invitéa te lire, on sent pourtant souvent un besoin de validation mais anyway…
Balek-
Ostros
InvitéJe demande souvent avis, conseils et si mes réflexions sont bonnes dans un désir d’apprendre et de partager. Et je sais que je ne sais pas énormément de choses et que j’ai besoin aussi de travailler ma façon d’organiser mes réflexions et plein d’autres trucs
C’est un plaisir pour moi d’apprendre.
Tu dénatures mon propos plus haut. Je disais que l’accusation de mépris mettait dans les mains de celui qu’on accuse un pouvoir sur soi, sur la légitimité de ses propres goûts, etc. Dès lors que tu te sens rabaissé par quelqu’un demande toi d’abord si tu n’es pas en train d’accorder plus de valeur au point de vue de personne qu’à toi-même. Pourquoi tu te traites avec aussi peu d’intérêt. Pourquoi tu te vois si fragile face à des mots.
C’est ça que je disais
Avec l’accusation de mépris on est dans les mêmes eaux que la jalousie
Le jaloux va sur-valoriser / idéaliser le jalousé et la relation qu’entretient l’objet de son désir avec le jalousé.
Alors qu’en réalité l’homme envié et la relation sont d’une banalité toute à fait banale comme souvent nos vies.-
jeanne marie
InvitéOn peut très bien demander souvent avis, conseil…. et avoir besoin de validation.
L’un n’empêche pas l’autre et
vice et aussi versa.-
Ostros
InvitéJe parlais situé
rapport à nos goûts
Et dans un rapport à un autre qu’on jugerait méprisant.
Il y a dans ce jugement en mépris un soubassement
Qui est une attente ou une demande faite à l’autre
Que son jugement sur nos goûts ou sur nous tout entier à travers l’expression de nos goûts, soit bon
Soit tape dans le dos affirmative
Validé / rassuré
Le côté pile qui va avec face l’accusation de mépris
Rapport à papa ou maman (autorité plaquée sur l’interlocuteur qui n’en demandais pas tant).
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Après quand tu es dans l’étude de qqch oui c’est bien d’avoir des gens plus calés que toi à qui tu peux demander.-
François Bégaudeau
Maître des clésPlutot que de brasser dun vent, pourrais tu, Jeanne-Marie, nous expliquer ce qui te plait tant chez Melissa da Costa (la seule de ta liste que j’ai lue, c’est pour ça). Parlons un peu de la chose même.
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jeanne marie
InvitéÇa tombe bien c’est mon écrivaine préférée, elle a pour moi, détrôné Musso, que j’adorais jusqu’à e que je découvre Melissa.
Je parlerai de mon livre préféré Tenir debout qui est un roman ample et éprouvant, qui explore avec finesse la rupture brutale entre une vie choisie et une vie subie. À travers le destin de François, devenu paraplégique du jour au lendemain, l’auteur interroge la solidité des liens amoureux face au handicap et à la perte. Le récit, parfois long, prend le temps de l’introspection et de la reconstruction, au risque de quelques lenteurs. Mais cette durée sert une immersion profonde dans le bouleversement intérieur du personnage. C’est un roman exigeant, profondément humain, qui fait de la résilience son véritable moteur. -
Ostros
InvitéToi tu vas adorer la fêlure
Ainsi que ton compte Chatgpt -
jeanne marie
InvitéJe n’ai pas compris, désolé
Si tu veux bien reformuler -
Cunigonde
InvitéElle se moque veulement de vous. Certes, c’est bête et vil, mais humain, très humain.
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jeanne marie
InvitéAh d’accord, ce n’est pas grave, c’est de la bêtise crasse.
Elle peut se moquer de mes goûts et lire également Bourdieu.
On n’est plus à une contradiction près. -
Cunigonde
InvitéC’est encore pire que cela, j’en ai peur. C’est une hypocrisie himalayenne. D’une femme, au delà de sa beauté, on en cherche une qui soit bonne, qu’elle ait bon coeur. Ici on a un combo de scélératesse et de cire-pompe assez vomitif. A+
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Carpentier
Invitébourdieu?
ah, uniquement avec le consentement de dieu, alors
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Cunigonde
InvitéComme si la jalousie avait à voir avec la réalité, objective, mesurable, certifiée ISO. Mon dieu.
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jeanne marie
InvitéJ’ai du mal à comprendre les messages sous mon commentaire.
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graindorge
InvitéDes auteurs que j’ai lu et d’autres dont les extraits partagés m’ont vraiment plu
Hélène Frédérick
Guillaume Poix
Gwenaël David
Echenoz bien evidemment
François Bégaudeau pour son En guerre jusqu’à la page 273 et pas que
Nathalie Quintane
Neige Sinno
Julia Deck
Michon
Michel Pastoureau le meilleur
Carrère pour l’adversaire-
jeanne marie
InvitéAu moins premier de la promo 1993 de l’Ecole du Rire.
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..Graindorge
InvitéLe premier c’est toi
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jeanne marie
InvitéSans aucun doute
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Luc
InvitéNe lisant pas tant de romans que ça ni spécialement francophone…:
Je n’ai lu qu’un livre d’eux mais j’ai aimé:
Jaenada
pourchet,
Gaudé
Mauvigné
Vuillard
Ferrari,
MabanckouYannick Haennel que j’ai plus lu et qui brille.
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Alphonse
InvitéAgréable name dropping de pages amies. Je me joins à la ronde en sautillant.
Sans originalité, je commence par les patrons, François Bon, Michon, Echenoz, Bergounioux. J’ajouterais, par souci de distinction, Quignard, parce que quand même. Même si.
Dans un autre registre : Quintane. Dans un autre encore : Bellanger, Begaudeau, Mathieu (les Balzac, Flaubert, Zola de notre temps, dans cet ordre).
Et Pourchet, qui écrit des histoires dont j’ai à peu près rien à foutre mais dans une langue qui me renverse.
Et Marie Hélène Lafon pour terminer la dizaine, parce que sa langue ciselée est une petite binette bien aiguisée, qui sarcle à petits pas, à bas bruit, la cruauté du monde (social). Gordana, je sais pas si vous connaissez ça, mais ça m’a marqué.
Presque tous les autres noms cités ont écrit des livres qui m’ont plu. Mais ces dix là comptent d’une manière singulière. J’ai connement l’impression de faire quelque chose d’important quand j’ouvre un de leur bouquin.-
Alphonse
Invité(zut, erreur de manip, je répondais pas spécifiquement à Luc, même si nous partageons Pourchet parmi les pages amies !)
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Luc
InvitéAlphonse ne partage pas Haennel?
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Alphonse
Invitépas lu
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François Bégaudeau
Maître des clésDeux questions ouvertes, Alphonse
-il me semble que Fançois Bon n’a plus écrit d elivres forts depuis au moins quine ans, je me trompe?
-Marie-Hélène Lafon tu trouves ca vraiment ciselé? Je trouve sa langue au bout du compte assez pauvre – et surtout sa palette très mince.-
François Bégaudeau
Maître des clésje la réécris avec un peu plus de café dans le ventre :
Deux questions ouvertes, Alphonse
-il me semble que François Bon n’a plus écrit de livres forts depuis au moins quinze ans, je me trompe?
-Marie-Hélène Lafon tu trouves ca vraiment ciselé? Je trouve sa langue au bout du compte assez pauvre – et surtout sa palette très mince.-
Benoit
InvitéIl est plutôt occupé à en lire
https://youtube.com/@fbon_perso?si=g3GBKxdedXkt895E-
..Graindorge
InvitéFrançois Bon conseillé ici par l’ami deleatur
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François Bégaudeau
Maître des clésMa question demeure
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Idiot Complet
Inviténon françois bon ajd n’est plus écrivain, il se concentre surtout (je crois) sur la traduction de Lovecraft & aussi plus récemment la traduction de kenneth goldsmith (chouette essai sur la question numérique et littérature)
et concentré sur son site et ses ateliers … pas sûr qu’écrire des livres rapporte autant
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Alphonse
InvitéPour Bon, ton énoncé est parfaitement exact : pas de livre fort. Mais du texte, de la littérature, si. Et ta volonté de le salir pour rester le seul Vendéen à écrire des livres forts n’y pourra rien.
Tel que je comprends le truc, Bon a déserté le monde littéraire et ses institutions, pour se glisser dans d’autres espaces. Ces espaces m’intéressent de manière diverse, mais je me nourris beaucoup des textes qu’il met sur son site. Des textes brefs, des fragments, dont beaucoup, précisément, sont forts. Je me souviens de séries sur les bars et les bistrots, sur les ronds points, sur la Défense … Je dis ça alors que je suis pourtant gêné par la lecture sur écran, qui marque beaucoup la manière dont je lis tout ça. Mais je dirais qu’il reste, pour moi, un auteur contemporain.
Réponse dont l’honnêteté n’est que partielle : la présence de Bon dans la liste que je me suis amusé à constituer tient surtout à ses livres dont beaucoup me semblent des chefs d’oeuvre, et, dans une moindre mesure, à la sympathie que m’inspire ce qu’il a mis en place depuis trente ans, et qui concourt vu de loin, à une dissolution de l’auteur. Lepetit gros à lunettes, le fils du garagiste, a bien tourné, finalement.
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Pour Lafon, faudrait que je remette le nez dedans. Qu’entends tu par palette, ou plutôt : que mets-tu dessus, la palette ? des images, des mots, des mondes évoqués ..-
François Bégaudeau
Maître des clésLafon : palette thématique, géographique, sociale, psychologique, narrative, et surtout formelle. En gros : un peu toujours le même livre
Ok pour Bon. Mais puisque tu tournes au verre à moitié plein son parcours, je vais faire, toujours par sauvage lutte pour la suprématie vendéenne, la moitié vide : son parcours, qui est en fait un abandon du roman, ne témoigne-t-il pas d’une impasse, d’un blocage, qui peut etre était contenu dans l’oeuvre elle même?
Cela témoigne aussi peut etre de ce qui pend au nez de tous les romanciers, et que parfois je vois arriver, bien qu’étant jeune comme le tigreau : la fatigue. Plus de jus pour repartir dans ce labeur long du roman. D’où : formes courtes.
Quant à « déserter le monde littéraire et ses institutions », passons, pas le sujet – je ne suis pas davantage que lui dans « le monde littéraire et ses institutions »-
Alphonse
InvitéLafon : « un peu toujours le même livre », c’est pas faux. Mais c’est très vrai de Bergounioux, pour le coup. D’ailleurs, il le dit dans ses Carnets des années 90, ça : il commence un nouveau texte et puis, merde, je reviens sur le terrain déjà arpenté … Me tarabuste autrement ce que tu disais de son écriture : ciselée, vraiment ? J’irai voir.
Sur Bon :
– « abandon du roman, impasse, contenu dans l’oeuvre » : ça donne envie de relire Sortie d’usine, L’Enterrement ou Mécanique, pour creuser l’hypothèse « contenu dans l’oeuvre ». Je prendrai pas le temps, mais on croiserait, à le faire, un grand moment, celui du passage de Minuit à Verdier, dans son parcours éditorial, Verdier qui a accueilli Bergounioux au moment où, précisément, il abandonnait, explicitement, la fiction narrative pour la forme souple qui tient du récit et de l’essai (une forme pour le coup qui tient davantage de Proust que de Faulkner que Bergou tient pour maitre), au moment où, enfin, Michon arrivait lui aussi dans la maison jaune. Dans les années 90, s’est joué quelque chose de similaire dans le parcours de ces trois là, à la fois formellement, génériquement et éditorialement. Bon dit quelque part que sa rupture avec Lindon a été violente pour lui, Lindon ayant refusé L’Enterrement au motif (dit Bon) que ce n’était pas un roman. De là incompréhension réciproque. Les Carnets de Bergou témoigne aussi de ce que Bon a attiré Bergou et Michon chez Verdier. Y a donc réseau de copains, mais aussi une conjonction formelle, une rencontre entre des pratiques d’écriture qui évoluaient dans une même direction. Non ?
– Fatigue du « labeur long du roman ». Alors là j’en sais rien. Tu veux dire fatigue au sens physiologique ? Parce qu’il écrit beaucoup, encore, en réalité (Michon, lui, est une grosse feignasse qui « attend le texte »). De ce point de vue, ce qu’il fait ressort moins des formes courtes que du fragment. Je crois plutôt que qu’il a clairement perdu foi dans le roman : perdu la croyance que la forme romanesque puisse accueillir ce qu’il avait à faire. Dans la langue de Bon, on sent très tôt que rien que la syntaxe est une pâte trop dure pour lui, un carcan trop étroit. Faire tenir cinquante lignes avec cette langue tordue comme la vie est déjà une prouesse. -
François Bégaudeau
Maître des clés« e crois plutôt que qu’il a clairement perdu foi dans le roman : perdu la croyance que la forme romanesque puisse accueillir ce qu’il avait à faire. »
Oui. Mais en bon matérialiste je ne dissocie pas perte de foi et fatigue, les deux s’alimentant, jusqu’à peut etre à la fin ne faire qu’un
Mais tu as tout à fait raison, je crois, de pointer que parfois l’exigence stylistique, qui triture la phrase, ne peut plus s’accommoder du récit long, qui des phrases en contient 10000.
Dans l’Enterrement je me souviens avoir repéré quelques tics, quelques manières qui à l’époque étaient courantes chez Minuit – Mauvigner en a hérité de certaines.
Mais je n’oublie pas Sortie d’usine
Je n’ai pas lu ses bios rocks, ça vaut le coup? -
François Bégaudeau
Maître des clésOui Lafon ciselé je veux bien des exemples
Prétendant moi même avoir un bon ciseau.
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Joe
InvitéTu conseilles quoi de Pierre Michon pour commencer, pas un trop ancien si possible ? et de François Bon ? Merci
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MA
InvitéEmisiion interessante qui donne un premier acces a son noeuvre https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/etcetera/etcetera-du-samedi-24-mai-2025-5093227
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Alphonse
InvitéJe dirais, pour débuter Michon, La Grande Beune, publié dans les années 90 et republié il y a peu avec une sorte de suite ou de prolongement sous le titre Les Deux Beune. Seule la Grande est grande, à mes yeux.
Pour Bon, pourquoi pas Sortie d’usine, premier texte publié, chez Minuit. -
Charles
InvitéSon meilleur et son plus accessible demeure à mes yeux Vies minuscules.
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..Graindorge
InvitéAaaah merci Charles! Celui-là je l’avais trouvé à la bibliothèque Universitaire: lu et approuvé!
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Alphonse
InvitéAh tiens. J’avais pas réussi à le lire, quand je m’y étais mis, et j’avais commencé par La Grande Beune, trouvé par hasard, avant d’y revenir. Son meilleur, sans doute, le plus abouti, le plus ample. Mais les petites choses que sont Abbés, Mythologies d’hiver, en vrai, j’y trouve mieux mon compte.
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Christophe M
InvitéFrançois Bégaudeau, Ma cruauté,
Julia Deck, Propriété privée.
Eric Chauvier, Un lac inconnu
Sophie Divry, La condition pavillonnaire,
Eric Vuillard, La guerre des pauvres,
Joy Sorman, Le témoin,
Grégoire Bouillier, L’invité mystère,
Nathalie Quintane, Chemoule un chat français,
Jean Echenoz, Envoyée spéciale
Maria Pourchet, Champion-
MA
InvitéGregoire Bouillier dont j’ai termine recemment son dossier M : une somme. Meme si un peu long sur la fin.
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I.G.Y
InvitéL’invité Mystère est un de mes livres préférés. J’ajoute deux auteurs dont je n’ai lu qu’un livre, mais un très bon : Édouard Levé et Bertrand Belin (+ un souvenir très amusé de Clara Stern d’Eric Laurrent)
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Luc
Invité« Chemoule un chat français »
Ce titre m’intrigue bien! 🙂
Je ne connais pas du tout-
Oscar
InvitéIl y a un très bon échange (de cet été) avec Quintane et Bertina sur la Politique des récits, qui pourrait te donner envie de les lire. Je mettrai le lien. Dans le bon fil ; )
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..Graindorge
InvitéSalut Oscar: Quintane a été aussi partagée par Stéphanie dans le fil Bonnes Nouvelles
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..Graindorge
InvitéPas de top 10 de BeguoF? Oooh! Peut-être que toi
Vami, tu pourrais nous donner ton top 10 et
contribuer ainsi à l’enrichissement de tous.tes-
Vami
Invitéje n’aisans doute pas assez lu pour que mon propre top 10 soit très intéressant.
Justement, ce fil est aussi pour moi une manière de voir quoi lire en priorité et de découvrir des auteurs que je connais mal ou pas du tout et voir ce que ça en pense ici.Cela dit, parmi ceux que j’ai lus et que j’aime vraiment beaucoup, je dirais quand même :
Julia Deck, Sorman, Echenoz, François Bégaudeau.
Mais je préfère rester en position d’écoute.
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Christophe M
InvitéUn chat qui a un avis pertinent sur la délivrance des permis de construire.
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Idiot Complet
Invitéon voit quand même que ça aime pas trop la poésie, par ici
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..Graindorge
InvitéDans ce forum 3 entrées dédiées à la poésie Idiot Complet mais c’est vrai qu’en lisant Top 10 d’auteurs, tout le monde n’a pensé qu’aux écrivains.
Quel serait ton top 10?-
Carpentier
InvitéBonjour,
et si on repostait genre un recueil, récent du coup, à propos du joli travail du cultissime Arthur Rimbaud?pour voir si on nous re-foutrait pas au visage qu’on fayote des fois? -
Idiot Complet
InvitéJe ne suis pas un grand adepte des classements. Je ne savais pas que les écrivains écrivaient seulement des romans. Sur la question de l’invisibilisation de la poésie et des poètes, je suis bien d’accord. Mais n’oublions pas qu’une grande partie des romanciers français contemporains loués ici ne sont pas beaucoup plus visibles. Le grand jeu des récompenses joue beaucoup, à voir avec Mauvigner cette année ou encore Michon qui, avant d’être déclaré classique, tirait à quelques centaines d’exemplaires. Historiquement, la poésie s’est toujours mal vendue : trop chère, trop difficile, pas assez médiatisée, etc. Mais il y a des réseaux assez solides, peut-être plus que pour le roman.
Ce qui m’étonnait, c’est de voir que dans un lieu où l’on fait souvent des efforts pour découvrir des romanciers peu connus, on ne le faisait pas souvent pour la poésie — c’est peut-être que le maître des clefs en parle un peu moins lui-même.-
..Graindorge
InvitéJe répète: 3 entrées consacrées à la poésie dans ce forum. Le dernier: Poèmes 3
On s’en fiche que le propriétaire du site en parle ou pas. Il y est allé jeter un œil et commenter à l’occasion.
Il n’en a jamais partagé.
Cette histoire de classement c’est pas du 1 degré!
On le sait bien. Ça permet de découvrir, de noter des auteur.es inconnu.es de nous etc…
Tu pourrais Idiot Complet partager si et seulement si tu veux bien -
Charles
InvitéMême le moins connu des romanciers cités est plus médiatisé que le plus connu des poètes français. Je trouve des livres à lire à partir de Libé, En attendant Nadeau, les émissions de France cul et parfois les recommandations amicales. Or de fait ces espaces parlent à 90% des romanciers. J’ai lu Ocean Vuong grâce et Roubaud grâce à France cul mais on ne peut pas dire que ce dernier, pourtant reconnu, soit très médiatisé. Mais au lieu de nous faire la leçon, pourquoi tu ne donnerais pas des noms?
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Idiot Complet
InvitéÉtrange de se sentir agressé, « au lieu de nous faire la leçon » : je n’ai pas cette prétention. Il faudrait arrêter de se sentir méprisé pour un rien. Pour information, je viens d’aller sur EaN et dans les cinq premières entrées du site deux poètes apparaissent. Je m’en fiche que les gens lisent de la poésie ou non, je m’interroge juste de la présence écrasante des romanciers sur ce fil. Mais je suis d’accord Charles, les poètes ne sont plus beaucoup médiatisés. Le dernier qui me vient en tête est Maulpoix, médiatisé pour violences sexuelles plutôt que pour ses poésies. Sinon me vient surtout en tête Valérie Rouzeau que j’ai beaucoup lu. Il me semble que les derniers poètes contemporains s’éteignent petit à petit : Roubaud, Bonnefoy, Hocquard, etc. Dernièrement j’ai lu les poésies d’Ivar Ch’Vavar dont le projet est assez fascinant. Le plus grand encore en vie Dominique Fourcade. Le plus connu Houellebecq ? Seulement, je ne lis pas beaucoup de poésie contemporaine non plus (figure toi que je préfère les romans), mais il me semble qu’en cherchant un peu on peut trouver. Et que ceux qui n’aiment pas la poésie ne creusent pas, pas mon problème. Mais on pourrait aussi sur ce fil s’interroger sur l’absence des dramaturges et de plein d’autres choses.
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Charles
InvitéJe n’ai pas parlé de mépris. Mais disons que commencer une intervention par « on n’aime pas la poésie ici » puis enchaîner par » je ne savais pas que les écrivains n’écrivaient que des romans », ça sent un peu le surplomb pas très sympathique. Je note les noms. Je n’ai pas beaucoup aimé Roubaud (Quelque chose noir), Bonnefoy beaucoup plus. Je jetterai un œil à Fourcade.
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..Graindorge
InvitéPatience d’ange: plutôt 3 fois qu’une, nous en sommes ici dans ce forum au 3ème fil poésie ouvert. Des centaines de poèmes d’auteurs des 4 coins du globe.
Merci pour tes partages, je vais aller faire connaissance. Si le cœur t’en dit, envoie donc un ici ou dans le fil Poème 3
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Charles
InvitéOu plutôt qu’on lit peu de poésie française du XXIème siècle, ce qui est très différent et explicable moins par un désintérêt que par son invisibilisation.
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Luc
InvitéJ ai lu un recueil de Cécile Coulon… ne m’a pas bouleversé
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..Graindorge
InvitéOui je crois qu’il faudrait créer pour s’amuser un top 10 de nos poètes et poétesses mais au niveau mondial et de tous temps
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Luc
InvitéC est Topito ici ou…?
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..Graindorge
InvitéTopito oui, si tu veux Luluto
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stephanie
InvitéNathalie Quintane est une poétesse
et je déclare poète et poétesse Eschenoz, De Kerangal, Bennameur & Co-
MA
InvitéBertrand Belin
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..Graindorge
InvitéBelin, si et seulement si tu nous partages ici même quelque chose de lui MA
Stéphanie: je viens d’avoir au bout du fil Echenoz et tous les autres: c’est un NON sans appel. À chacun sa louange. Le plus véhément a été Co!
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Delphine
InvitéJe trouve que la démarche adoptée par Jean Teule était assez originale : partir d’un fait historique et se le reapproprier pour en faire un livre. Parmi ses livres, j’ai lu « Mangez-le si vous voulez », qui m’avait assez impressionnée (dans le sens où l’histoire et son dénouement ne m’avaient pas laissée indifférente), et le livre sur Rimbaud, où l’humour était plus visible.
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Delphine
InvitéParmi les livres écrits par les amies de François, je trouve que le roman de Gaelle Bantegnie « Au pays d’Alice » allie descriptions au plus près du réel et analyse des ressentis des corps (mère, enfant) pendant les premières années de la maternité et de la cohabitation mère / enfant.
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Mao
InvitéUn top 10 d’auteurs français contemporains ? A part François Bégaudeau ? Un top 10 d’auteurs français contemporains qui perpétuerait la grande tradition de la culture française ? Alors… parmi les écrivains là, lequel je vais vous citer… Bon, à titre personnel, bon euh…. J’en ai quelques uns, on va commencer par Asencio, on va commencer par Juan, par exemple.
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kenny
Invitédonc toi aussi tu te remates l’extrait à chaque coup de mou
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essaisfragiles
InvitéBelle discussion sur l’autre FB, l’autre François B.
Pour l’avoir beaucoup suivi sur YT il y a une dizaine d’années (quand il animait encore des ateliers d’écriture à l’école d’art de Cergy), après l’avoir lu depuis 30 ans, il me semble que c’est moins la forme roman que Bon a abandonnée que la forme « livre », la publication des livres par des maisons d’édition, pour se tourner vers d’autres formes « d’écritures », dont la vidéo, le numérique, le fragment et l’autoédition. Il est clair qu’il ne voit plus l’avenir de l’écrit dans l’écriture de « livres édités » (dont je pense qu’il a toujours très mal vécu), mais dans des formes hybrides, mouvantes — il ne cesse par exemple de réactualiser d’anciens textes (dont ses Notes sur Balzac), de les enrichir grâce à ce que permet le numérique et l’autoédition. Son goût et son appétit pour l’écrit sont intacts, mais il les cherche ailleurs que dans la « publication de livres » — son travail avec des musiciens et des plasticiens y est sans doute pour beaucoup, il s’est tourné vers « l’écriture vidéo ». Tout cela, il l’a thématisé dans Après le livre. Sa démarche est donc tout à fait cohérente, et en phase avec l’époque — autoproduction, chaîne YT, monétisation de contenus, recherche d’autres moyens (flux) d’expression que les « canaux historiques », etc.
Donnée matérielle à ne pas négliger : c’est un « retraité » dont la pension de retraite et les droits d’auteur seuls ne lui permettraient pas de vivre, il a dû se tourner vers d’autres revenus complémentaires (autoédition, animation d’ateliers d’écriture). Son travail, je crois, n’a jamais cessé, mais il s’est déplacé, a gagné une forme d' »autonomie » dans le monde de l’édition. L’écrit l’habite toujours, mais il a choisi un autre devenir-écrit ou devenir-littérature. Je m’arrête là de dire des platitudes. J’invite à l’écouter (ou à le regarder), et à continuer à lire et relire ses livres publiés ici ou là. Je recommande un livre dont je crois personne n’a parlé ici : Autobiographie des objets.-
..Graindorge
InvitéOoooh essais! Justement hier j’écrivais » F.Bon, c’est deleatur qui nous en parlait! Bienvenu
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai lu Autobiographie des objets, qui m’a plus sans m’euphoriser
Très intéressant cet « Après le livre ». Dont il faudrait voir s’il a été voulu ou subi ou les deux et alors quelle part des deux?
Subi parce que plus de viabilité éditoriale, subi parce que panne de livre
Grosse perplexité sur « »livre édités » dont je pense qu’il a toujours très mal vécu) ». Il s’est donc fait beaucoup de mal pendant vingt ans.
Piste : incapacité à faire littérature du monde contemporain (ce « passéisme » étant très présent dans le livre susmentionné)
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Yatropdenoirdanslequipedefrance
InvitéT’as regardé le match, t’as pas trouvé qu’y avait trop de noirs ?
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Tony
InvitéOn est tous noirs ce soir,vive le Sénégal!
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Yatropdenoirdanslequipedefrance
InvitéEt oui c’est comme ça vous arrange. Sacrés blancs !
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