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  • Ce sujet contient 23 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Carpentier, le il y a 4 jours et 2 heures.
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  • Auteur
    Messages
    • #17212 Répondre
      MM
      Invité

      Cher François, ton Boniments m’a plu (L’Amour aussi). Comme toujours ça déconstruit, ça pense.
      On se marre aussi. Ah le lycée Caro Fourest.
      Comme j’aimerais que tu fasses un stage dans les entreprises de service numérique dont la vision est « le numérique responsable au service de l’humain », tu pourrais nous révéler avec joie le sens de toute cette comédie.
      Chaque jour son « batch » d’absurdités, son « pipe » de mots managériaux qui sont autant d’injonctions à obéir, à être plus productifs.
      Soyez agile! : comprendre cessez de procrastiner et pensez au ROI de nos actionnaires.
      Développez vos softskills : des compétences c’est le minimum vital, augmentées de qualités humaines utiles aux projets c’est mieux = soyez des esclaves consentants et enthousiastes.
      Vous n’exercez plus un métier ou une fonction mais un « rôle ». Etc..

    • #17216 Répondre
      Ostros
      Invité

      Vous n’exercez plus un métier ou une fonction mais un “rôle” : vous n’êtes plus un salarié vous êtes un de nos « talents »

    • #17307 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je n’avais pas aperçu cette vogue du « role » mais maintenant ça me frappe oui

      • #150972 Répondre
        Shiva
        Invité

        Bizarre, chacun joue un rôle où qu’il soit; son propre rôle.

        • #159286 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Possible qu’il y ait aussi une importation anglophone, il me semble que « role » (de type « organizational role ») est le terme d’usage depuis longtemps. Et nous évidemment on est à la traîne, on veut pas le changement, pas le bon mindset tout ça.
          @Shiva – C’est un référence à Erving Goffman et son bouquin – plutôt pas mal d’ailleurs – La mise en scène de la vie quotidienne ?

    • #150950 Répondre
      graindorge
      Invité

      « La langue du capitalisme ne doit pas être démasquée, elle doit être passée au crible implacable de la précision. »

    • #159283 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Hier, m’ont échappées dans un topic, certes plutôt inapproprié, quelques lignes sur un tic de langage rencontré cet été et qui semble s’installer dans le langage oral, pour l’instant
      il s’agissant de
      – possiblement, pour peut-être.
      Et comme je me dis que ça pourrait être plus adapté ici, je propose aujourd’hui:

      . c’est pas un sujet
      une élégante pirouette rhétorique fake pour dire:
      – c’est pas un problème
      – je ne veux pas en parler
      – c’est pas d’actualité
      – tais-toi
      On est passé d’un ‘ c’est pas le sujet ‘ là, ici, tout de suite, là on discute d’un autre point
      à
      C’est pas UN sujet –
      ah carrément, quoi.
      Pourquoi pas (me) dire plutôt ‘ je ne veux pas parler de ça ‘ ?
      Moi je le trouve ni plus vivre-ensemble, ni poli, ni élégant, ni bienveillant ce ‘ c’est pas un sujet ‘
      Ce ‘ ça m’intéresse pas, d’y penser, d’en parler et surtout de t’écouter en parler ‘ est tout sauf bienveillant.
      Et ça sent l’outil filé vite fait aux nouveaux jeunes managers frais-arrivés qu’on moule encore à la sauce du moment.
      Je préfère, et de loin comme Alain, oui – un ‘ ça m’emmerde ton truc ‘ ou c’est bon, ça m’intéresse pas.

      ‘ C’est pas un sujet ‘ : un fait de la gue bien corporate +++++ ( si toutefois on dit encore ‘ corporate ‘ dans les boîtes/les groupes de plus de 4 personnes ; )

      • #159285 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        La bonne Nouvelle, en 2016, relevait le remplacement de « problème » par « sujet », notamment dans la sphère manageriale. Depuis il s’est définitivement installé, jusqu’à meme se radicaliser en : « là on a un sujet » (là on a un problème). Voire : »en banlieue il y a un sujet de précarité, il y a un sujet d’insécurité ». Le grand remplacement lexical est en cours.
        quant à l’euphémisation au passage, je crois que tout le monde la voit

        • #159289 Répondre
          Carpentier
          Invité

          hier soir encore, l’avocate des plaignantes dans l’affaire bruel, à la journaliste qui disait avoir invité la première la plaignante qui a re-déclenché et déposé en justice, et pas anonymement cette fois,

          – il faudra que je lise (ou revois, si ça se remet en scène au théâtre, cette pièce – j’ai donc zappé complet ce passage, c’était tellement dense)
          Toutefois, voudra bien noter qui aime la précision, un changement dans l’emploi du terme tout de même, puisqu’il est aujourd’hui parfaitement intégré au langage quotidien; Ainsi ta piece Un deux, Un deux elle-même, l’intégrerait peut-être si tu l’écrivais aujourd’hui,
          ‘ il faut qu’on parle
          – c’est pas un sujet ‘
          Bon, là, Carpentier pousse le bouchon un peu loin et oui, elle a aussi bouffé toutes les Danette choco.
          ps: encore oublié sur le précédent message une lettre à mon adresse mail et oui, décidement, ce bleu me va bien.

          • #159291 Répondre
            Carpentier
            Invité

            quant à l’autre pièce, tu la titrerais donc peut-être
            Le sujet,

            • #159308 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              « hier soir encore, l’avocate des plaignantes dans l’affaire bruel, à la journaliste qui disait avoir invité la première la plaignante qui a re-déclenché et déposé en justice, et pas anonymement cette fois, »
              Quoi donc?

              • #159343 Répondre
                Carpentier
                Invité

                quoi donc?
                – elle aussi avait l’flc num.2 en bouche:
                … la justice aurait très bien pu interdire les concerts, maintenir la possibilité d’enregistrer en studios, la production d’albums, à la limite, iavait pas d’sujet / ….
                c’était juste un autre exemple,
                bon, vais devoir y retourner
                pffff

                • #159350 Répondre
                  bibinard
                  Invité

                  t’hume har shakoua ?

                  • #159363 Répondre
                    Samuel_Belkekett
                    Invité

                    Au début je me disais, au moins Carpentier la charpente elle a son style.
                    Mais obliger de reconnaître que quand ça traîne en longueur on n’est pas loin de l’insupportable.

                    • #159383 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      t’aimes pas qu’on te vole un peu la vedette, jolie kekett?

    • #161065 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Et on a une idée sur la temporalité?
      Tempiralité pour
      – délai, durée, date limite, le temps consacré à, quoi
      en gros

      Ce qui donne des phrases très ampoulées d’un coup alors que l’essentiel de leur construction est très ordinaire et la problématique, l’échange, tout autant.
      Moi, jusqu’ici, ça me fait bien rire et les journalistes se roulent ce temporalité délicieusement en bouche eux aussi d’ailleurs
      (sous peu ça va me gonfler, je le crains)

      – Et sous quelle temporalité? demandait le tiers, en poste relai juste créé, alors qu’il est attendu un gros débarrassage d’une salle, afin de jauger l’espace pour l’aménager entièrement pour un autre usage.
      Cela a donné les 2 autres personnes qui se sont regardées ahuries et l’une a traduit pour l’autre:
      – on pourrait donner un délai? tu penses que le directeur aura débarrassé sa partie dans combien de temps?
      Comme on en savait rien, on a mailé qu’on voyait tout ça rapidement et qu’on préciserait bientôt quel jour je démarrerais ma mission (encore assez impossible en fait, oui, mais bon.)
      Qu’est-ce qu’on rigole, c’est fou.

      • #161066 Répondre
        Carpentier
        Invité

        *tempOralité, hein
        vous avez bien noté, / tempiralité / c’est quand ça empire ou quand tu te dis: bon benh tant pis : )

    • #161477 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je le connaissais pas celui là
      C’est tres adultes, rien à dire
      On marque bien la différence avec «  c’est quand qu’on mange « 
      J’en profite pour soumettre un archeo – boniments : «  je suis dur au mal « 
      Celui là des que je l’entends, clef de langue jusqu’à ce que la personne lache son arme

      • #161485 Répondre
        Titouan R
        Invité

        « Clef de langue » – on aime

        • #161486 Répondre
          Claire N
          Invité

          Merci – Titouan R
          Moi aussi j’aime bien ces trucs
          Mais à petite dose
          Je crois que ce serait abominable dans un texte long
          Un peu comme être coincé dans un ascenseur avec une même trop parfumée

          • #161488 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ces trouvailles, quelqu’un se souvient peut-être du petit nom que François Begaudeau leur avait donné dans feu-son observatoire des faits de langue?
            Les dugommier et les?

            • #161489 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Rizzly!
              Rizzly il me semble,
              il y a une famille pour laquelle le recensement m’était bien plus délicat d’ailleurs, j’ai souvenir

              – clef de langue, oui, c’est parlant

              Moi j’aurais sans doute, mécaniquement premier degré bien lourd, imaginé la langue qu’on bloque avec un serre-joint, ce genre de truc
              Suis pas assez arts martiaux faut dire,
              il faudra,

              • #161492 Répondre
                Claire N
                Invité

                ? C’est une marque de bonbons il me semble
                Les trucs là acidulés qui crépitent au contact de la salive en sachet ?

                • #161494 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Ouiiiii
                  c’était Rizzani
                  ça me revient maintenant
                  (merci, j’étais sur la route, j’avais juste besoin que qqn y soit aussi)
                  bonne journée à toi,

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