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Tony, le il y a 1 année et 9 mois.
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Tenmoquet
Invité.
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Tenmoquet
InvitéThread tranquille
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Mathieu
InvitéEn famille, comme d’hab
Je ne la concrétiserai pas, mais il n’est pas impossible qu’une petite envie de fugue me prenne, comme les personnages d’Un enlèvement
Et d’ailleurs, j’en profite pour demander à François, s’il l’a encore dans ses fichiers, un texte dans un livre collectif où il troquait le repas de Noël pour aller retrouver tous les ans un inconnu au cinéma.
Vois-tu de quel texte je parle?-
François Bégaudeau
Maître des cléscontre toute attente je l’ai retrouvé
La joie
En 1977 mes parents m’épargnèrent à la fois Noël et la pénible démarche d’exiger qu’ils me l’épargnent.
Autour de moi certains serrant les dents méditaient d’amples monologues de rupture, de superbes scandales en bout de table au moment de la dinde, après quoi ils quitteraient la pièce tête haute, claquant la porte ou non, fiers du devoir subversif accompli, je n’avais pas envie de ce théâtre, je voulais juste ménager ma peine.
Une peine nichée au cœur du bonheur, même quand il n’est pas feint, surtout s’il n’est pas feint. Les théâtraux étaient intarissables sur le bonheur insincère de Noël, et sur l’urgence subséquente de démasquer les imposteurs. Jusqu’à son terme leur vie piétinerait dans les règlements de compte avec les géniteurs, les pères au premier chef. Mon problème était ailleurs. Mon problème était que les chants sincèrement gais de Noel aiguisait ma peine d’avoir à quitté un jour une existence où s’attestait quotidiennement la possibilité de la joie.
Mon père comprenait cette mixture intestinale pour l’avoir toujours éprouvée au pied du sapin, et c’est bien pourquoi je n’eus pas à justifier ma requête de décliner les festivités. A peine avais-je ouvert la bouche qu’il me donna raison et se déclara le premier soulagé par cette dispense. C’est le cadeau de tes seize ans, conclut-il étonnamment guilleret, sa barbe comme fleurie. On ne me trouverait pas assis à la table du réveillon de 1977, ni à celle de 1978, ni à celle de 1979, et ainsi de suite, autant qu’on puisse anticiper sur le passage régulier du temps. Après tout les calendriers thaïlandais sautaient deux unités chaque année, ce qui situait leur 1998 en 4037.
Je n’en étais pas là, à chaque année suffit sa peine, j’avais à occuper ma soirée du 24 décembre 1977. Où irais-je et pour faire quoi ? Il se confirmait que la liberté est plus délicate à négocier que l’aliénation. A la gêne du bonheur succéda l’embarras du choix.
Squatter un banc des berges de Loire comme les clochards et les célibataires dépités ? Froid garanti, et sans amour pas de dépit. La messe de minuit ? Elle ne commençait qu’à minuit. Elire une banquette d’un pub de la Place Plumereau ? Trop attendu. J’avais tout de même une petite prétention à l’originalité, jusque là essentiellement actualisée par une collection d’espadrilles. Pour mon premier Noël d’orphelin, et tout le monde n’a pas cette chance, je décidai d’aller au cinéma.
Le soir venu nous étions une dizaine dans la salle 4 du Gaumont, que les Tourangeaux continuaient d’appeler le Majestic, n’ayant jamais avalé le rachat de ce petit exploitant de centre-ville par le grand groupe parisien. Seul au premier rang, un garçon de mon âge, ou un peu plus vieux, peut-être un étudiant, un étudiant en sociologie, en sociologie des arts, en sociologie du travail, à moins qu’il ne soit lycéen, qu’il ait pile mon âge et comme moi l’oreille gauche décollée, ne se leva qu’à la toute fin du générique. Les lumières éclairèrent son pull à grosses mailles dont une des manches au nombre de deux venait de lui servir à essuyer une larme.
S’il était logique qu’il porte un pull épais en cet hiver rugueux, il l’était beaucoup moins qu’une comédie le fasse pleurer.
Le grand art m’émeut, m’expliqua-t-il sur le trottoir qu’éclairait une guirlande d’ampoules rouges tendue entre deux réverbères imparfaitement symétriques.
Le grand art me fait pleurer de joie.
Du coup je lui proposai le Buffet de la gare dont l’enseigne qui clignotait par intermittences à trois-cents mètres de là. Qu’on s’y rende en marchant ou en courant ne changera rien à la distance, commenta-t-il. En revanche cela modifiera le temps pour s’y rendre.
On y trouva quatorze consommateurs, pour la plupart des hommes et des femmes. Consommateurs est beaucoup dire, tous échangeaient surtout les 3 francs de leur café contre quelques heures dans un lieu de moindre solitude. On commanda deux vodkas, une pour moi et une pour lui. Un bébé dormait sous un poisson. De face l’oreille gauche de mon vis-à-vis semblait moins décollée. Bien que n’étant pas croyant, il avait une croix en pendentif, à moins que ce ne soit l’inverse. On échangea quelques mots sur le groupe Queen, sur la naissance du divin enfant, sur la résurrection, puis convint de se retrouver l’an prochain même jour même heure dans la salle 4 du Gaumont, quel que fût le film proposé. Il n’y avait aucune raison à cela.
Qu’il n’y ait aucune raison pour prendre un engagement n’avait jamais empêché qu’on le tînt. Preuve en est qu’on vit Rencontres du troisième type l’année suivante. Puis Le dernier métro, un an avant sa sortie. Puis d’autres films en 35 millimètres dont certains n’arrachèrent aucune larme à François, c’était son prénom, fidèle au premier rang et au sixième siège en partant de la gauche, quoiqu’on eût été en peine de démontrer qu’il fût de gauche. Invariablement nous finissions au Buffet, prenions deux vodkas, écourtions une partie de flipper à la fermeture, marchions dans un froid variable, divergions au pied de son immeuble à mi-chemin entre la gare et la maison de mes parents où je passai tout de même les fêtes.
Ainsi mon emménagement à Lille en 84 ne fit pas que je manque notre rendez-vous annuel, ni mes débuts à Roubaix Magazine en 87, ni en 92 ma rencontre avec Sophie que la trêve des confiseurs bloquait une semaine à Perpignan où son père veuf avait crée une entreprise de charcuterie catalane.
Cela rendait juste plus improbable que nous nous croisions hors 24 décembre. De toute façon si cela arrivait nous saurions sans concertation quelle attitude adopter. En mars 94 chacun eut le réflexe de feindre de ne pas avoir vu l’autre à la sortie du Monoprix du Boulevard Béranger.
Le supposé meilleur thriller de l’année 95, une complexe machine à tiroirs avec retournement final, nous laissa perplexes. En avalant sa vodka, François désormais un peu chauve sauva l’actrice principale qui, expliquait-il, jouait très bien le plaisir niché au cœur de la peur.
La peur comme excitation sexuelle, précisa-t-il en réglant l’addition –nous alternions d’une année sur l’autre.
Le mélange des contraires, précisa-t-il encore en faisant jouer ses doigts sur la plaque du digicode apparu deux ans auparavant.
Si les contraires se mélangent ce ne sont pas des contraires.
Il n’y a pas de contraires et c’est à cette vérité que l’art fait droit.
Ce furent ses derniers mots. Je veux dire : les derniers mots que j’entendis de sa bouche. Mais donc ses derniers mots, oui je peux écrire ça, je peux écrire : ses derniers mots. Le monde est ce que j’en vois. Le monde et ce que j’en vois sont deux réalités siamoises.
En 97 la salle 4 du Gaumont de Tours fut ce que j’en vis : clairsemée comme de coutume, une dizaine de spectateurs isolés, mais le premier rang vide, ce qui perturba ma vision de Titanic.
A la sortie, je ralliai le Buffet où il m’attendait peut-être, où il était quand même douteux qu’il m’attende, où il ne m’attendait pas. Notre banquette en moleskine verte était occupée par trois scandinaves en attente de leur correspondance. Des Suédois. Peut-être des Danois, mais dans cas pouvait-on les appeler Scandinaves ? La question demeura irrésolue, Internet commençait à peine.
Je n’aurais pas cru tant m’émouvoir de l’absence de François. Après tout l’anomalie n’était pas que notre rituel prît fin, mais qu’il ait tant duré. Un écran télé occupait la place du flipper, où s’encadrait une manipulatrice de cerceau du Crazy Horse.
Je ne me serais pas cru non plus si curieux des raisons d’une défection qui, ne brisant aucun contrat, ne méritait pas le nom de défection. Cependant c’est bien un contrat que j’eus l’impression de briser en sonnant chez la logeuse de l’immeuble de François après deux semaines de spéculations aussi involontaires que vaines. Elle ouvrit au bout de trente secondes et trente autres secondes se passèrent avant qu’elle m’apprenne que mon ami avait été retrouvé pendu dans sa salle de bains, mais pouvais-je vraiment l’appeler un ami ? Une heure annuelle de coprésence depuis 77, cela faisait 21 heures en tout, c’était peu pour accorder à cette relation le label de l’amitié.
François ne s’était pas pendu le 24 au soir, comme je l’imaginai spontanément. Qu’on enregistre toujours un nombre important de suicides à Noël n’entraîne pas que la majorité ait lieu ce jour-là. En l’occurrence c’était en octobre, juste avant la Toussaint s’était souvenu la concierge par association d’idée avec la fête des morts. Un agent EDF entré avec un double l’avait trouvé puis décroché en sciant la corde avec une lame de rasoir. Il n’avait trop su quoi faire des espadrilles vides qui, cinquante centimètres sous les pieds du défunt, formaient une heure approchant 23h05.
Le 24 décembre suivant je retournai à la séance de 20 heures, salle 4. A la fois par stupide fidélité à François et parce que je ne voyais toujours rien de mieux à faire un soir comme celui-là.
En 99, j’emmenai avec moi Sophie qu’une rupture idéologique avec son père avait libérée de l’assignation perpignanaise. Nous appréciâmes diversement le documentaire projeté en salle 4, puis retrouvâmes notre fils chez mes parents, où il fut temps de lui donner les cadeaux que Sophie avait choisi, acheté, emballé, j’avais les lacunes de mon sexe.
L’année suivante le petit eut six ans et assez de jugeote pour s’étonner que Noël se fît sans sapin et sans repas de luxe. La norme lui avait été révélée, nous ne pouvions pas le laisser mariner dans l’enfantine frustration de ne pas y adhérer. On décora un sapin et acheta du saumon.
Bien sûr dix ans plus tard il lui vient la démangeaison inverse. Je le sentis, je le vis venir, avant même qu’il frappe à mon bureau j’avais entendu dans la couloir son pas rebelle, théâtralement rebelle, déterminé à en découdre, à se faire entendre par son géniteur, à poser sa requête auprès du père, et quand il entra je lui dis n’ouvre pas la bouche, ne t’épuise pas à vouloir me tuer, ne règle pas tes comptes, trouve-toi d’autres buts, d’autres référents, sois subtil, sois complexe sois pointu, ta requête je la connais, je la connais intimement, le sapin je connais, la buche ne m’explique pas, la joie amère je vois bien, amère d’être si vraie, ne monologue pas, c’est entendu, c’est accordé, je n’attendais que ça, j’en serai le premier soulagé, ne dis rien, ne te donne pas cette peine.-
Mathieu
InvitéMerci !
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..Graindorge
Invité« Mon problème était ailleurs. Mon problème était que les chants sincèrement gais de Noel aiguisait ma peine d’avoir à quitté un jour une existence où s’attestait quotidiennement la possibilité de la joie. »
Beau cadeau de Noël
Joyeux Noël FB! -
..Graindorge
InvitéMoi j’adore la période de Noël
Elle me rend encore plus joyeuse que d’habitude
Depuis un mois et demi, je ne vais plus au marché. Donc cette année encore plus de tranquillité. Le 18, je ne suis pas allée au brindis de la mairie, mon collègue non plus. Je suis allée passer une heure et demie avec Dàcil, une prof et sculptrice, à mon ancienne École d’Art Fernando Estevez où il y avait un marché de Noël des étudiants. On a passé un très joyeux moment
Pour la charrier » tu fumes encore? T’avais pas arrêté? J’ai repris pas plus tard qu’hier… Son rire gargantuesque. 4 ans qu’on s’était pas vu en chair et en os et en graisse.
Angel notre voisin nous a bricolé un joli cabanon en tôle, mini boutique à domicile avec des bambous sur le toît et de grandes feuilles de palmiers sèches. On y a mis une guirlande avec des petites lumières
multicolores qui clignotent. Et même un petit escalier en bois de 4 marches pour que les amis et clients aient un accès direct et ne passent pas par sa grande propriété. Une famille de letoniens sont venus, revenus avec 2 grands pots de miel en cadeaux. Œil pour œil, ils ont eu des confitures et des bougies. Ozcars, menuisier et apiculteur me dit qu’il en fait aussi. « But my candles are the best of the world ! » Dije.
Hier, je me suis offert des baskets et de nouvelles tatanes fermées pour nager.
Là je prépare un courrier à Carpentina pour donner mon avis sur ce cadeau: l’entretien à l’écrevis
Noël, le 24 ça sera sûrement des bougies, une salade, des patates au four, du fromage, le collègue en DJ : BACH surtout et autres. Non. Pas Tino Rossi. Des partages sur le forum. Un bon film. Un bon livre et dodo. Le 25, les coups de fils et visio en après-midi car tôt le matin ballade pour souhaiter un joyeux Noël au Teide, la plus haute montagne/volcan d’Espagne
Joyeux Noël! -
Cocolastico
Invitémerci beaucoup
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Emile Novis
InvitéBeau texte. Elles sont touchantes, ces deux solitudes qui se rencontrent en marge du réveillon. C’est un autre rituel qui se met en place, un rituel minoritaire et intime du fait de la date, avec une rencontre circonscrite au 24 décembre, les protagonistes feignant de ne pas se connaître en dehors quand ils se croisent par hasard. Comme si un secret les tenait ensemble, avec un pacte non-écrit et tacite, sans engagement mais bien agissant. Une sorte de réveillon anarchiste et autonome qui repose sur un engagement sans raison. Ou alors la raison est affective : « Mon problème était que les chants sincèrement gais de Noel aiguisait ma peine d’avoir à quitté un jour une existence où s’attestait quotidiennement la possibilité de la joie. » Ce serait une bonne définition de la mélancolie : l’impossibilité de vivre pleinement la joie si celle-ci n’est pas éternelle. La joie produit la tristesse de n’être pas éternel, et ainsi la vie est mise à distance, « refroidie ». On ira la retrouver au cinéma, dans l’art. Il me semble que le couple présence/absence joue encore ici, et il se retrouve au cœur de l’art.
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« Un bébé dormait sous un poisson » : phrase mystérieuse, presque surréaliste.-
François Bégaudeau
Maître des clésBien vu pour le bébé
C’est l’époque où je glissais des phrases incongrues, au milieu d’un ensemble congru.
J’attendais en partie de voir ce qu’en dirait l’éditeur, premier lecteur. Qui en général n’en disait rien. Nous ne faisions pas dans le détail.-
Emile Novis
InvitéJ’aime bien l’effet produit par ces phrases sur le lecteur : outre l’image en effet incongrue qui apparaît dans le récit, ça brise un peu l’approche logique, un tableau étrange se dresse sous nos yeux dans une scène plutôt familière, et on est un peu plus disponible pour contempler tout le reste avec distance (l’oreille décollée, la discussion, etc.). En tout cas, c’est l’effet produit sur moi.
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Renaud Bigorre
Invité@François En parlant de phrases incongrues glissées sciemment, j’écoutais l’émission sur Marvel avec Samir où juste après un tacle (glissé là aussi) sur Michael Mann, tu enchainais avec une tirade cyranesque sur l’invulnérabilité « détensionnalisante » des super-héros en énumérant ce qu’ils pouvaient encaisser sans broncher, je te cite : « ils se prennent des milliards de coups dans la gueule, ils se prennent des bus, des avions, des soucoupes violentes » ! Est-ce lapsus ou un caméo rock glissé avec malice ?
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François Bégaudeau
Maître des clésje crois que c’est un lapsus, du au fait que j’ai sans doute plus souvent prononcé soucoupes violentes que soucoupes volants, ne serait ce que les 453 où j’ai chanté https://www.youtube.com/watch?v=hZBLC1Lrlc0
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essaisfragiles
Invité@ Renaud Bigorre
On ne dit plus « soucoupe volante » depuis 1981 (La soupe aux choux, Jean Girault).-
François Bégaudeau
Maître des clésoui c’est vers ce moment qu’ovni a pris le magistère lexical
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Renaud Bigorre
InvitéDans la zone 51, en Ricardie.
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essaisfragiles
Invitérire
Retire ton masque, Renaud, on t’a reconnu, Renaud !
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Renaud Bigorre
InvitéHa ha ha ! Et je découvre que les Wampas et les Soucoupes Violentes avaient le même label Tutti Frutti, comme de par hazard !
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François Bégaudeau
Maître des clésla maçonnerie est partout
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Claire N
Invité« c’est entendu, c’est accordé, je n’attendais que ça, j’en serai le premier soulagé, ne dis rien, ne te donne pas cette peine. »
Et bien tu sais sans avoir d’enfants François la prière secrète d’une mère-
François Bégaudeau
Maître des clésje suis une femme, comme on sait
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Claire N
InvitéOui -on sait – même plus à l’os dans ce texte ; à la moelle – je tiens mais ça sanglote
Merci pour ce texte -
..Graindorge
Invitéune femme virile
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Carton de Lait
InvitéJe oasserai noel seul encoire unf osi cette années mais c’est par choix. Je vais dans ma familel pejdant trois semaines à chaque année (et puis la même chose l’été) mais les bus snt toujorus pleins dans les quelq
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Carton de Lait
InvitéEt merde, j’ai accroché enter. Bref…. oui les bus sont toujours pleins dans les quelques jours précédant Noel et je déteste avoir à être assis a coté de quelqu’un pendant 4 heures donc comme l’année dernière je partirais un peu après Noel. On s’en fout pas mal de noel dans ma famille de toute manière. Du moins depuis que mon frère et moi ne sommes plus ados… (donc depuis environ 30 ans…)
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Frezat
InvitéOui
Hélas
Je déteste cela -
Nola
InvitéQui s’assoit au premier rang ? Qui ne se lève qu’à la toute fin du générique ?
J’ai lu : Qui s’assoit où ?-
Nola
InvitéJ’ai vu : Cinemania
(anglais avec sous-titres allemand)
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François Bégaudeau
Maître des clésici on aime la littérature
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Nola
Invité?
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PeggySlam
InvitéÇa dépend des années mais je m’aperçois que plus je vieillis plus j’aime juste les repas en famille où l’on se retrouve ensemble. Mais les générations s’agrandissent du coup faut toujours et encore des cadeaux…
Quand j’étais enfant c’était les rares moments où il n’y avait pas d’embrouille entre mes parents. C’était un moment de paix même si tout était faux. Alors comme les sorties au cinéma en famille j’en profitais à fond car une fois les fêtes terminées je savais que ça reparter en vrille. Je détestais souvent la fin des fêtes.
Mais aujourd’hui divorcés ok fait chacun de Notre côté. C’est sympa mais parfois fatiguant -
Demi Habile (IA)
Invité-
PeggySlam
InvitéTu sais y a quelqu’un qui a écrit « ta haine n’aura pas de fin » alors tu me touches absolument pas ^^
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Demi Habile (IA)
InvitéPeggySlam: C’est quoi le rapport avec le fait que, comme le monsieur, je me fous de Noël?
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PeggySlam
InvitéJe pensais que c’était pour moi directement.
Au temps pour moi-
Demi Habile (IA)
InvitéPeggySlam: J’imagine que c’est bien normal, après tout je suis un méchant taré non? Donc ce serait dans l’ordre des choses que je me pointe sur le topic de Noël pour m’essuyer les pieds sur ta gueule de façon tout à fait gratuite.
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PeggySlam
InvitéBah avec toi on ne sait jamais (ou pas toujours ^^)
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Demi Habile (IA)
InvitéPeggySlam: Bah ouais parce que ce serait absurde de croire que si t’es en train de me briser les couilles pour absolument rien c’est parce que tu te baises le cerveau sur du vent. C’est quand même moi le taré donc bon.
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Lamine
InvitéTu te fous de Noël mais ça t’empêche pas de t’empiffrer au réveillon, hein gros lard ?
Ça marche doit être joyeux pour tes parents, coincé -
Lamine
Invitéavec un schizo de 40 balais qui squatte chez eux et les empêche de goûter leur retraite paisiblement
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Lamine
InvitéTu ne peineras jamais personne ici autant que tu as trollé et fait la misère de tes parents, ils ‘n’avaient pas mérité ça.
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Sarah G
InvitéOui je vais fêter Noël en petit comité avec mes parents, je regarderais la messe de Noël du Pape et le lendemain j’assisterais à la messe du jour dans une église près de chez moi, et ensuite repas avec mes parents.
J’aime cette période des fêtes en dehors du côté consumériste, consumérisme obligatoire, faut acheter des cadeaux, cela me gonflent, hors les films de Noël et chansons sirupeuses.
Par contre cela, je déteste.-
..Graindorge
Invité@Sarah G
Oh la la ces musiques: de la propagande/torture!
Et les cadeaux … une copine, avant de venir tenait à me faire un cadeau: je lui ai donné le titre du dernier livre de mon ancien prof de naturo ( cum allant arrivé par des voies du ciel impénétrables) elle le trouverait
à la FNAC. Ok. Elle m’écrit quelques jours plus tard, sûrement confondue par le mot « ancien » d’ancien prof
qu’il n’était plus édité … Ah. Sorti en 2021 le livre. Et pas vraiment » Les secrets d’une vie sexuelle épanouie
en 10 leçons » M’en fou. Laisse tomber
Je lui donne alors 3 ou 4 titres de livres de FB pour qu’elle en choisisse un.
Qu’est-ce qu’elle me ramène? Une écharpe. Ah. Première réaction « cégenti et elleéjolie » zut en Polyester… Jamais de polyester et elle le sait. Très bien. Et pas question de refiler du polyester. Tant pis. « Je te la rends. » La tête. Elle se ratrappe: « je l’offrirai à A » ( une de ses filles) Et si les gens commençaient une mini révolution? Soit 1) en ne faisant plus de cadeaux
2) en ne se sentant plus obligé d’en faire
3) en refusant ceux qui nous plaisent pas
4) en offrant plutôt des abonnements, des livres choisis au préalable par le destinataire des places de cinéma, de théâtre etc
Des cadeaux utiles: vêtements d’hiver, crayons de couleur, des pommes de terre ,des oranges,etc allez même du chocolat et autres friandises
Idée: demandez aux enfants de préparer un cadeau
pour un.e sdf. Inviter au restau 2 ou 3 sdfs
Etc.
Surtout que le cynisme du capitalisme « olaïnidforcrismès is you » fait démarrer les soldes juste après les Fêtes. Bien que pour pas trop se faire repérer il a inventé blakfriday…
Action, non?
Joyeux Noël Sarah!-
Sarah G
InvitéMerci beaucoup Graindorge, Joyeux Noël également et de très bonne fêtes
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..Graindorge
Invité@Sarah G
Dac. Reçu 5/5.
Contente de l’avoir dit. Ça tombera dans les oreilles de Dieu dans chacun.e. Le coup d’envoi accompli
Très bonnes fêtes aussi Sarah!💜🎄🎇
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tristan
InvitéCette époque de Noël est vraiment une époque où le sacré se perd. On sonne. J’ouvre. Un type, barbu, genre basané, se présente avec un accent prononcé comme là-bas :
– Je suis le petit Iéshoua, je sais …j’ai un peu d’avance, c’est après-demain…Je peux rentrer chez toi pour fêter ça, avec les tiens ?
Par bonheur, j’ai du sang froid :
– On se connaît ? que me vaut le plaisir…?
Il ne se démonte pas, le messie :
– J’ai voté pour vous, je vous admire depuis longtemps.
Je le regarde façon Hollywood, juste avant que les effets spéciaux se déchaînent :
– Attend, j’appelle mes copains du GIGN. Des types aimants. Plus on est de chrétiens, plus on fait les fous.
Je me retourne…disparu, le prophète maudit. Je m’interroge … bizarre, non !?Taïaut, Taïaut,Taïaut ! Retailleau répondit l’écho !
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tristan
InvitéFAIRE LA FÊTE À NOËL
Mission impossible, en ces temps orageux. Contre mauvaise fortune, on fera semblant.
Nous autres Français de souche et de haut vol, nous avons l’habitude de pratiquer en permanence le paraître.Joyeux Noël camarades !
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diegomaradona
Invité« Et pour l’âne, il ne manquera pas de candidat… uhuhu ! » Effectivement, une sacrée collection sacrée. Les échanges sur Fourquet sont de très haut vol que l’on ne peut saisir qu’avec un drone.
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tristan
InvitéPour la crèche de Noël du Chantier Autonome, François ferait un boeuf honorable, non ? Et pour l’âne, il ne manquera pas de candidat… uhuhu !
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tristan
InvitéFrançois, tu acceptes le job de bœuf courageux ? Tu sais ce que ça implique j’espère ?
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PeggySlam
InvitéEt puis c’est la première fois qu’on apprend aux enfants à mentir sûr nos cinq premières années de vie. Comment un gars en traîneau peut faire le tour du monde pour déposer les cadeaux au pied du sapin. Après on s’étonne que le monde va mal. On apprend à mentir. Ça m’a toujours fait (sou)rire quand j’ai fini par comprendre ça
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Sarah G
InvitéOui comme les cloches de Pâques, la petite souris.
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PeggySlam
InvitéTout à fait !
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Nuelle
InvitéClair que c’est d’une grande cohérence de seriner aux enfants qu’il ne faut pas mentir et de leur faire croire au Père Noël.
Pour moi, quitte à paraitre excessive, ce premier grand mensonge est un abus de confiance envers les enfants, avec la complicité de la majeure partie des adultes qui plus est. Sous prétexte de faire rêver et de stimuler l’imaginaire. Comme si les enfants avaient besoin de ça, n’étaient pas naturellement imaginatifs. Bon il y a bien-sûr aussi l’aspect « pratique » de pouvoir faire du chantage – il y a même du chantage post-Noël d’ailleurs, j’entendais l’autre jour dans les transports une mère dire à son enfant un peu « agité » (comprendre : qui ne restait pas sagement immobile sur son siège), «si tu ne te tiens pas tranquille, je mets tout ce que le Père Noël t’a offert à la cave. »
Mes parents ne m’ont pas fait croire au Père Noël, et ceux du père de mes filles ne lui ont pas faire croire non plus. Ça n’a donc pas été un sujet pour nous d’y faire croire ou pas nos enfants (ou de les laisser y croire), on trouvait ça absurder et on voyait ça comme un abus de confiance.
Enfant, je constatais avec un certain effarement que tous mes petits camarades se trouvaient embarqués dans cette mascarade par leurs parents. Ca suscitait chez moi une reconnaissante envers les miens qui semblaient nous considérer assez pour ne pas abuser de notre crédulité. Et je trouvais Noël tout autant magique.
Je trouve que ça en dit long, dès le départ, sur comment on traite les enfants et comment on les considère – sous couvert de pseudo bonnes intentions (comme pour tout le reste).
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François Bégaudeau
Maître des clésOui ça en dit long
On ment aux enfants, c’est structurel. Au moins par omission. On les asperge jour et nuit des éléments de langage de la morale et du sociocentrisme (ce qui en revient au même)
De ce point de vue j’en viens presque à trouver que le mensonge sur le Pere Noel est le plus bénin, le plus amical, et peut-etre au fond le plus sincère. Celui là je le garderais bien – ne serait ce qu’en hommage aux rêveries qu’il m’inspirait.-
Claire N
InvitéOui
J’avais fait croire aux enfants qu’il y avait
– le père Noël
– les cloches
– la petite souris
Ma fille écrivait même des mini lettres à cette dernière sur des bouts de papier de 1cm2
Je me souviens assez bien des reproches qu’ils nous ont fait lorsqu’il ont appris que c’était du vent
« le monde est désespérant sans magie, pourquoi tu nous a menti « j’avais les boules et effectivement c’était peut etre une erreur
Ils auront au moins appris à pas nous croire infaillibles-
Charles
InvitéLe monde est en effet rempli d’enfants traumatisés par « l’abus de confiance » dont ils ont été victimes lors qu’on leur a fait croire au Père Noël. Mettons fin au plus vite à cette horreur.
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Claire N
InvitéRire – oui le monde est rempli de parents nuls
Cela dit « tu crois encore au père Noel « est une insulte que je retrouve souvent dans la bouche des grognons professionnels-
Alain m
InvitéJe suis contre les cadeaux à Noël. Cela finit par donner ça :
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Emile Novis
Invité@Alain m
Je suis hors sujet, mais j’ai regardé l’entretien que tu m’as conseillé de Marc Joly chez Blast. Intéressant sur certains points, notamment le rapport de Macron au langage. -
Claire N
InvitéRires -N’empêche que tu viens de me faire un cadeau que j’ai pas demandé – alors « Pouet pouet »
MONSIEUR « je suis contre les cadeaux « ….-
Alain m
Invité@Claire N
Cela a dû se passer à l’insu de mon plein gré.
@Emile Novis
Le rôle de Macron en tant que continuateur zélé et radicalisé de l’oligarchie se conçoit bien mais son rapport au langage laisse pantois et ce quasi unanimement (comme les exemples que tu donnais sur le topic blagues je crois). Ce type est une anomalie.-
essaisfragiles
Invité@ Alain m
En quoi ce serait une contradiction ? -
Alain m
Invité@essaisfragiles
Ce n’est pas l’aspect contradictoire qui me retient juste la première fois que j’entends un type à son poste tenir des propos aussi lunaires.
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..Graindorge
Invitéon pourrait aussi boycotter le Noël consumériste que l’on soit riche moins riche ou fauché.
Pour les personnes de religion catholique, faire
Comme Sarah G: en petit comité
Frugalité, des cadeaux pourquoi pas mais sans obligation. C’est une période joyeuse où il y a véritablement « quelque chose » dans l’air et dont on perd peut-être une bonne partie en mangeant beaucoup plus Et puis les guerres et tout le reste dont en France les 330000 sans abris. Ça n’empêche pas de dormir mais le boycott d’un Noël consumériste embêterai certainement le capitalisme violent qui fabrique ces guerres et est la cause des sans abris. Un pied de nez à lui faire.
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Sarah G
Invité-
Sarah G
InvitéEt Joyeux Noël à vous toustes et de très bonnes fêtes
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Oscar
InvitéÀ Noël, je suis liberée de mes obligations familiales et en vacances (chances de prolo véritable… clin d’oeil à Frezat). J’en profite pour retourner dans ma ville, que j’aime et qui me manque. Grand plaisir !
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Frezat
InvitéFichtre
J aimerais connaître le sens de prolo véritable.
Ton pseudo c est un hommage à Lady oscar ?-
Oscar
InvitéEn tant que prolo prétendu c’est normal que tu te poses cette question 😅
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Lady oscar, j’avais complètement oublié, mais je viens de regarder le générique, et c’est sûr que je regardais ça quand j’étais gosse )-
Frezat
InvitéEn quoi serais je prétendu ? On peut comparer si tu veux 🥰
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Oscar
Invité« En » ta qualité de vie à 2 salaires fonctionnaires propriétaires (de ce que tu disais il me semble). Je ne vois pas bien ce qu’il y a de prolo là dedans (ni ce qu’il y a à comparer avec qui ou quoi). La ruralité peut-être ? (comme tu en parles à côté)
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Mais pour moi prolo c’est pauvre, travailleur pauvre ou travailleur précaire, or c’est certainement plus subtil que ça, je te l’accorde.-
Frezat
InvitéPropriétaire d une maison acheté 45000 euro il y a 20 ans, oui.
Je m étais dis à l’époque pourquoi je vais payer une location qui me coûterait ma traite aux banques ?
Je pense que c est mon côté bon sens paysan
Et puis je voulais pas engraisser le petit malin du coin qui montait un sci avec sa famille ou des potes qui retapait un appartement pour se faire un capital.
Je pourrais faire ceci aussi d ailleurs et louer à des touristes et me faire de la thune mais non ^^
On n a pas la même définition de prolo effectivement
Pour moi c est un salarié au revenu modeste.
Je gagne 1900 net par mois après 25 ans d ancienneté dans la fonction territoriale.
Le mec bossant à l usine avec la même ancienneté que moi devrait toucher pas loin de 1000 boules de plus en comptant les primes toussa
Il serait donc moins prolétaire que moi si je suis ton raisonnement.
Ma définition est celle trouvé sur Google cela évite que chacun donne la sienne.
Certains m avait parlé de celle de marx ou je sais plus trop qui.-
Tony
InvitéJe crois aussi que tu n’es qu’un petit bourgeois déclassé,ton ressentiment doit venir de là.
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Frezat
InvitéArf non tinkiet je regrette nullement mon plan de carrière 🥰
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Demi Habilebal lecter (IA)
InvitéPeut être faut il songer a la corde pour noël
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Frezat
InvitéLe fait que j n aime point les festivités du solstice d hiver ne fait pas de moi une personne suicidaire.
Rassure toi.
Les jours vont se rallonger, le soleil sera plus présent dans le val.
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Oscar
InvitéTu as fait le bon choix, je le dis sincèrement. Plus jeune les aspects de propriété ne m’intéressaient pas…
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Sur la définition du prolétariat, nous ne sommes pas d’accord, et à mon avis, sauf à le revendiquer pour soi et au nom des autres (!), ce n’est pas grave du tout.
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Maximums
InvitéToujours, qui ne fête pas noël plutôt ?
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SHB
InvitéNoël c’est super (quand on a une bonne famille).
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..Graindorge
Invité@SHB
Ce serait quoi une » bonne famille »?-
SHB
Invité1) Famille qui sait rire
2) pas d’histoires sombres qui pèsent sur tout le monde a table
3) pas de gens gênant que personne aime mais qui sont là juste parce qu’il faut hypocritement rassembler la famille a Noël
4) etc…
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Pas une famille disfonctionelle de gravos en gros, sinon Noël ça peut vite devenir lourd (dédicace a ma belle famille)-
..Graindorge
InvitéSHB
si et seulement si tu veux répondre, tu vas faire quoi ce soir et demain SHB?-
SHB
InvitéJ’habite au Québec, aujourd’hui promenade au Mont Mégantic sur les sentiers glacés après retour au chalet loué en famille et repas du 24 et petits jeux de société on va bien se marrer je pense.
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Eden Lazaridis
InvitéSHB : tu es québécois ou tu es expatrié ?
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SHB
InvitéExpat forcé j’avais 10 ans quand on est parti mdr
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Eden Lazaridis
InvitéTu as pris l’accent québécois ou tu as gardé ton accent français ?
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SHB
InvitéÇa dépend avec qui je parle
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..Graindorge
InvitéSHB
Moi c’est pareil : avec mes amis niçois, l’accent me revient
Joyeux Noël!
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Tenmoquet
InvitéSarah G semble être la seule à fêter Noël en tant que chrétienne en se rendant à l’église. Pour ma part, Noël représente avant tout la fête de la naissance du petit Jésus, plutôt que la venue du Père Noël. Je me demande combien de personnes ici vont aller à la messe de Noël ? Qui ici fête Noël de manière religieuse et de manière profane ? D’ailleurs, la tradition de la messe de minuit se perd au profit de messes en début de soirée. Certains d’entre vous ont-ils installé des crèches de Noël ?
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Tenmoquet
InvitéJe me rappelle que, dans ma famille, avant d’ouvrir les cadeaux, nous devions chanter un chant religieux, par exemple.
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Tenmoquet
InvitéEt évidemment, j’allais à la messe avant de prendre le repas de Noël, pour ensuite ouvrir les cadeaux.
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Demi Habile (IA)
InvitéPour noël je compte me bourrer la gueule et me droguer dans une boite de nuit quelconque pour après finir la soirée aux putes
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Frezat
InvitéQuelle drogue tu vas usiter ?
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Demi Habile (IA)
InvitéMoi je vais me contenter de foie gras et d’une bonne bière mais j’imagine qu’une boite de nuit et un tour aux putes ça peut aussi faire une bonne soirée.
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci à tous les contributeurs de ce thread, un des plus passionnants de l’histoire de ce forum.
On n’eût revé plus beau cadeau-
Jules
InvitéFrançois, sauve moi de mes deux repas de Noël familiaux d’affilée… Au secours !
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Renaud Bigorre
InvitéPetit pas de côté (peut-être déjà fait). Dans le recueil de nouvelles Noël, quel bonheur !, figure un texte de François intitulé La joie où il est question d’un pacte ciné pour « conjurer » le soir du 24. Une papillote acidulée.
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François Bégaudeau
Maître des clésil est reporté plus haut
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Renaud Bigorre
InvitéPardon pour la redite, merci pour la pépite.
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riviere
InvitéJe vous livre quatre pages copiées de Paris-Brest de Tanguy Viel que je suis en train de lire et que j’aime bien.
« Sûrement la première chose qui serait venue à l’esprit de mon père, si d’aventure il avait porté la main pour m’aider à sortir la valise du coffre de sa grosse Renault, et que forcément j’aurais refusé, sûrement sa première idée, vu la période de l’année, aurait été que dans ma valise il y avait un cadeau pour lui, un cadeau fragile pour lui et qu’à ce titre bien sûr j’aurais refusé qu’il la soulève.
Mais je suis obligé de dire que ce n’est pas exactement ça qu’il y avait dans la valise, je suis obligé de dire que ce n’était pas vraiment un cadeau pour mon père ni pour aucun membre de la famille, non, ce qu’il y avait dans ma valise, enfoui sous les chaussettes et les pull-overs, c’était seulement cent-soixante-quinze pages écrites par moi, cent-soixante-quinze pages que je venais de passer deux ansà écrire et qui racontaient, dans le détail, l’histoire de ma famille.
J’ai fini par faire ça, oui, vidé le grand sac familial sur cent-soixante-quinze pages que pour rien au monde je n’aurais laissées là, à Paris, abandonnées sur mon bureau, au gré des incendies et des voleurs et des inondations, au gré des intempéries parisiennes. Alors sans réfléchir, avant même d’y mettre des pull-overs et des chaussettes, j’ai calé les cent-soixante-quinze pages dans le fond de ma valise. Et je peux vous dire que ce n’était pas du tout un cadeau pour mon père, encore moins pour ma mère, parce que ce n’est jamais un cadeau pour personne quede raconter l’histoire de sa famille. De toute façon, mon histoire familiale n’intéressait personne, et mon histoire familiale n’est jamais devenue un livre, pour toutes les raisons que j’aurai sûrement l’occasion d’expliquer, mais seulement un manuscrit que j’avais soigneusement rangé dans ma valise, que maintenant pour la première fois j’allais faire entrer dans la maison. J’ai pensé : c’est comme des poupées russes, maintenant dans la maison familiale, il y a l’histoire de la maison familiale.
Et tout le monde était curieusement gentil avec moi, tout était calme comme la mer ne l’est jamais à cette époque et peut-être à cause de tout ça j’aurais dû me méfier, à cause de la douceur inhabituelle qui régnait dans cette maison, à cause des questions innocentes que ma mère me poserait, et notamment des questions liées à ce que je faisais à Paris, à l’idée qui m’avait pris d’aller habiter Paris – lubie plutôt qu’idée, pensait bien sûr ma mère, persuadée que ça me passerait, que bientôt je reviendrais vivre avec eux dans la grande et nouvelle maison familiale.
Mais quand bien même j’aurais échoué en tout, quand bien même Paris serait devenu la ville hostile par excellence, je ne serais jamais revenu là, sur la côte sauvage, vivre avec mes parents, et je le serais d’autant moins que Paris n’était pas devenu la ville hostile par excellence, plutôt une ville hospitalière, la ville de l’exil positif.
Du jour où j’ai posé le pied sur le sol de la gare Montparnasse, du jour où j’ai visité ma future chambre parisienne, à peine je me suis approché de la fenêtre pour respirer l’air de Paris, à peine j’ai embrassé la vue sur le jardin du Luxembourg, déjà quelque chose en moi avait élu Paris comme avenir. Dès que j’ai vu le panorama sur le jardin du Luxembourg, sur les petites enfants qui poussaient leurs bateaux à voile dans le bassin du Luxembourg, j’ai vu tout de suite que je prendrais cette chambre pour longtemps.
Jamais ma mère n’a compris ce qui m’avait pris d’aller habiter Paris et particulièrement d’y partir au moment même où eux, mes parents, revenaient habiter en Bretagne, c’est-à-dire, selon ses propres termes, au moment où ils refermaient la parenthèse de leur exil à eux dans le sud de la France, où ils étaient quand même restés quatre ans à vendre des cartes postales à Palavas-les-Flots.
Ainsi tu refuses de fermer la parenthèse, disaient les yeux de ma mère ce 20 décembre, mais un jour il faudra bien que tu te rendes à l’évidence, disaient encore les yeux de ma mère, il faudra bien que tu refermes la parenthèse et donc, suggérait-elle intérieurement, que tu reveinnes. Dans dix ans elle attendra encore ce jour où je reviendrai habiter avec eux. Mais ce jour n’arrivera jamais, maman, jamais tu m’entends ?
Et ce n’était pas maintenant, alors que j’avais soigneusement vidé mes poubelles familiales dans mon bureau parisien, maintenant que j’avais noirci cent(soixante-quinze pages sur ma famille entière, ce n’était pas maintenant que je céderais. Au contraire, c’est parce que j’en avais fini avec cette histoire que j’ai pensé que cette année-là, oui, exceptionnellement j’ai pensé que ce serait possible de passer Noël en famille, que seulement maintenant, ayant achevé ce que j’avais fini par appeler « mon roman familial », je pouvais prendre le train dans ce sens-là, depuis Paris jusqu’à Brest, comme s’il ne s’était rien passé pour personne, comme si mes parents ne s’étaient jamais exilés dans le sud de la France, comme si moije n’avais jamais pris un train de Brest jusqu’à Paris trois ans plus tôt, comme si on avait toujours vécu là, dans cette maison de famille, avec mon frère et ma mère clignotant devant le sapin électrique, avec la neige carbonique sur les carreaux vitrés, avec ma mère si bizarrement aimable et mon père si assis toute la sainte journée. »-
..Graindorge
InvitéChouette partage riviere!
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Demi Habile (IA)
InvitéClassique pour cloturer ce thread, et joyeux noël a tous !
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Demi Habile (IA)
InvitéOk JeanMonnaie.
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Demi Habile (IA)2
InvitéLaissons Jean monnaie en 2024, passons à autre chose pour cette nouvelle année
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Demi Habile (IA)
InvitéC’est le réveillon de Noël aujourd’hui, pas celui du nouvel an.
Suis un peu 🙁-
Demi Habile (IA)2
InvitéDans quelque jours….
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Demi Habile (IA)
InvitéEt donc tu penses que JeanMonnaie mérite une nouvelle chance?
Genre grand pardon.-
Demi Habile (IA)2
InvitéNon, juste oublions le
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Demi Habile (IA)
InvitéAh.
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Frezat
InvitéAlors ces cadeaux ?
Qu avez vous reçu ?
Une écharpe et une place pour voir mezerg pour ma part. -
tristan
InvitéNATIVITÉ
Relativisons l’importance de fêter la naissance d’un Sauveur céleste, en rappelant que le réel est là pour témoigner que toute théocratie monothéiste est, d’abord, une dictature appelée à échouer.
Mort pour rien, le sympathique prophète.
Le Réel l’emportera toujours sur le Sacré, les monothéismes ne sont que vaine tentative de nous faire croire qu’un homme meilleur est possible.Joyeux Noel, camarades crédules … par Dionysos !
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François Bégaudeau
Maître des clésCa tombe bien, 99% des gens qui fetent Noel n’ont aucune pensée, entre buche et sapin, pour le Sauveur céleste
Tachons donc de ne pas gifler notre grand mère – ou version plus connue, de ne pas tirer sur l’ambulance voire le corbillard.
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Claire N
InvitéJoyeux Noël à tous
Merci pour ce compagnonnage silencieux
Gloire- into us à child is born-
Sarah G
InvitéJoyeux Noël à toi aussi Claire et merci pour le partage
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Claire N
InvitéDe rien et merci à toi Sarah
Je crois que c’est baroque comme style
Ça pousse dans tous les sens
C’est « envahissement « sa puissance 😉
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Sorti des ronces
Invité -
..Graindorge
InvitéHier repas frugal. Belles musiques. Film: l’Evangile selon Saint Mathieu de Pasolini
Et on s’est rappelé que la crèche était en Palestine.
Joyeux Noël à tout le monde!!!🎄⭐ -
Mélanie
InvitéJe n’aurai pas cru trouver ici une nouvelle à lire – quel désordre !
François, c’était quoi « Le supposé meilleur thriller de l’année 95, une complexe machine à tiroirs avec retournement final » ?
Ça me plait ça : « Il se confirmait que la liberté est plus délicate à négocier que l’aliénation. A la gêne du bonheur succéda l’embarras du choix. »
Et ça : « Qu’il n’y ait aucune raison pour prendre un engagement n’avait jamais empêché qu’on le tînt. »
« Je ne me serais pas cru non plus si curieux des raisons d’une défection qui, ne brisant aucun contrat, ne méritait pas le nom de défection. Cependant c’est bien un contrat que j’eus l’impression de briser en sonnant chez la logeuse de l’immeuble de François après deux semaines de spéculations aussi involontaires que vaines. »-
Tony
InvitéSur le thriller 95 je parie Usual Suspects
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François Bégaudeau
Maître des clésMélanie, attention à ne pas te faire trop mal aux yeux en lisant
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Mélanie
InvitéC’est noté
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Mathieu
InvitéJe m’étais aussi posé la question et je penche pour Se7en de David Fincher
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Mathieu
InvitéHa non à la réflexion The Usual Suspects bien sûr !
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Mathieu
InvitéHa mais non j’suis con, « actrice principale », il n’y a pas d’actrice dans ce film. Pas plus que dans Seven, à part Gwyneth Paltrow qui a un tout petit rôle et qui ne joue pas « le plaisir niché au coeur de la peur. »
Je donne ma langue aux chats et je penche pour un film qui n’existe pas, une licence que François s’est accordée-
Tony
InvitéMea culpa,j’ai eu la flemme de retrouver la citation dans son contexte,donc ça ne peut pas être Usual Suspects,je penche aussi pour la blague.
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Astrim
InvitéJe suis un marocain des classes populaires du coup noel se faite jamais chez moi mais je le faite à ma manière en regardant des films de Noël, en m’achetant une bûche ou encore en regardant des streams sur twitch qui sont dans le thème. J’ai toujours fait ça car j’adore l’ambiance de cette fête
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AuteurMessages

