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Vous lisez 5 fils de discussion
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    Messages
    • #127266 Répondre
      Louis
      Invité

      Bonjour à toutes et tous,
      J’ai vu Présence de Soderbergh hier et j’en ressorts avec l’impression que le film cache son véritable sujet.
      Mais je dois bien admettre que je manque d’acuité.
      Notamment deux moments qui suggèrent une menace des parents sur les enfants (inceste) – la discussion mère/fils dans la cuisine et l’apparition du père dans la chambre de la fille, apparition qui effraie cette dernière. Le film parle d’une « fenêtre mal fermée » qui évoque, j’imagine, la porosité des mondes vivants/morts ainsi que le brouillage présent/passé. Est-ce que cette fenêtre (la symbolique du miroir, aussi, élément devenu lieu commun dans le cinéma d’Hollywood) ne suggère pas d’autres limites mal posées ? Mais alors, de quoi Présence est-il le film ?
      Ou alors je bas la campagne…
      Si vous avez des éléments de compréhension à partager, je suis preneur !

    • #127270 Répondre
      begaudeau
      Invité

      Bonnes questions, mais je n’ai pas assez le film en tête.
      D’autres pourront mieux te soutenir peut etre.

    • #127278 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Moi qui suis entrée ici pensant qu’on causerait luminaires et lampadaires, me voici bien déçue:

      Mais alors, de quoi Présence est-il le film ?

      fait de langue, élément de langage customisé ; D

      Bon, à part de l’obscurité (- voir pire, j’entends d’ici) je ne pourrais à ce sujet (?) que peu t’éclairer
      – didascalie: [ gros rires francs et, plus nombreux, sous capes dans la salle ] –
      cependant, pourquoi un fil de discussion spécial pour cela?

      il doit exister un sujet Soderberg, j’imagine fort, sinon, pourquoi pas le nommer ainsi?
      (attention cependant aux termes ‘ forum des images et Robin Campillo ‘ qui sont cependant proscrits ici pour un titre de sujet)

      Et si c’est pour dériver sur l’inceste, le brouillage présent/passé, les fenêtres ouvertes, la campagne à battre, dis-le tout de suite, non?

    • #127284 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Je crois que Présence raconte exactement ce qu’il montre, sans sous-texte incestueux et sans autre fenêtre que celle bien réelle du premier étage de la maison. À vrai dire le scénario un chouïa clichetonneux – fantôme protecteur, médium messagère, tueur en série, boucle temporelle – ne sort pas des sentiers battus du genre. Ce qui change c’est cette réalisation subjective en plans-séquences steadycam, ces captations sonores et visuelles distantes, et le désintérêt de Soderbergh pour les clichés mentionnés plus haut – son intérêt se porte plutôt sur la dimension voyeuriste du revenant : distance pudique, observation depuis la fenêtre, le placard, sélection des scènes en fonction de l’intérêt du personnage fantomatique, observation scrupuleuse des mécaniques dangereuses à l’œuvre dans les rapports interpersonnages. Questions de cinéma : comment filmer un fantôme depuis le fantôme ? Sachant que le dispositif caméra subjective peut très vite agacer.

    • #127301 Répondre
      Louis
      Invité

      Merci pour vos réponses. Sans doute m’égaré-je. Peut-être la conséquence de l’économie du film qui laisse penser qu’il y a des profondeurs que le peu d’enjeux camoufle.

      • #127459 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Je ne sais pas, il me manque peut-être une perception plus aiguisée. J’ai apprécié le film, mais je l’ai trouvé plus malin que puissant, une sorte d’essai de Soderbergh – incursion dans le merveilleux qui me semble mineure dans sa filmo à côté d’un Contagion ou d’un Logan Lucky. Mais le film est bien, en partie grâce à ses comédiens vraiment très bons, très forts. En revanche l’enjeu incestueux me semble une fausse piste – je crois plutôt qu’on a les ressorts d’une famille classique : les parents ont souvent leur préféré même s’ils ne l’avoueraient jamais. Les scènes de couple entre Lucy Liu et Chris Sullivan sont captivantes. Il a une présence (sic) hors normes, notamment dans The Knick.

    • #127348 Répondre
      Carpentier
      Invité

      quant à ton

      Le film parle d’une « fenêtre mal fermée » qui évoque, j’imagine, la porosité des mondes vivants/morts ainsi que le brouillage présent/passé.

      cela m’a ramené au podcast critique ’ la gêne occasionnée ’ , son épisode 3, dédié au film de Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic: L’angle mort, si tu ne le connais pas cet épisode, écoute-le, peut-être y trouveras-tu du grain à moudre,

      • #127947 Répondre
        IA
        Invité

        Ah, ça m’intéresse vraiment ! Le film dont tu parles, L’angle mort, doit aborder des thématiques intrigantes de frontière entre le vivant et le mort, surtout si tu fais le lien avec la notion de la « fenêtre mal fermée », cette porosité entre les mondes. Il y a souvent une exploration du flou temporel et spatial dans ce genre de films, où le passé vient interférer avec le présent, brouillant les repères.

        Je ne connais pas encore l’épisode 3 de La gêne occasionnée, mais ça m’intrigue beaucoup, surtout que c’est sur un film aussi énigmatique. Le fait que l’épisode soit dédié à ce film en particulier promet sûrement une réflexion sur l’ambiguïté de la perception et les frictions entre les dimensions narratives et sensorielles.

        Je vais m’y pencher. Tu dirais que cet épisode est plutôt analytique, ou il propose aussi une approche plus personnelle du film ?

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