Accueil › Forums › Forum général › premier geste en vous levant ?
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AuteurMessages
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paulb
InvitéAprès l’inévitable et terrifiant check des notifications, c’est :
-ouverture d’un bouquin
ou
-écriture
?
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Cyril
InvitéScrolling sur l’appli Le Monde, tous les matins…
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Carpentier
Invitéil est quelle heure ?
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Tocard
InvitéC’était drôle.
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deleatur
InvitéJe m’élève.
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Claire N
InvitéEt je te bouscule…..
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deleatur
InvitéOh purée !! Merci merci merci
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Mélanie
InvitéÇa réveille
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Carton de Lait
InvitéMon ordinateur, malgré que ce soit un desktop, est positionné de telle manière que je puisse l’utiliser depuis mon lit et la première chose que je fais c’est me redresser dans mon lit et attraper mon clavier et ma souris….. oui, je suis bel et bien un enfant de l’ère informatique (dans les premiers en fait vu que j’ai quand même 45 ans…) Après qu’est-ce que je fais exactement sur mon ordinateur, plusieurs choses, aucune réellement constructive ou digne de mention.
Pour moi l’écriture c’est dans les dernières heures de la journée avant le sommeil. Je ne peux pas écrire tant que je n’ai plus aucune responsabilité pour la journée sinon je serai mentalement distrait. J’écris mieux (j’ai pas dit bien) quand je suis à la lisière de la fatigue de toute manière, probablement parce que j’ai moins d’inhibitions alors, je sais pas.
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Dr Xavier
InvitéPerso mon premier geste pour me lever c’est de m’appuyer sur les accoudoirs, mais chacun sa technique, je juge pas.
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oxi
InvitéEn ce moment, tu veux dire ?
Parce que moi, les habitudes, c’est sans moi. Tout dépend où je suis, ce que je vis.
En revanche, je kiffe grave les habitudes temporaires.
Et en ce moment, si tu tiens vraiment à savoir, c’est réveil brutal et en manque dans des draps trempés de sueurs à 5 h 47 pétante.
Vite ! une gorgée d’eau pour humidifier ma bouche directement suivie par ma prise quotidienne de 8 mg en sublingual de Libroxar (marque grecque de buprénorphine).
Faute de grives, on enfile des perles.
Et puis, en évitant bien d’avaler ma salive durant dix minutes, on attend que ça fonde sous la langue et que ça fasse effet ; soulagement qui déboulera une heure plus tard.
En attendant, on reste allongé, on souffre en scotchant le plafond tout en jonglant avec l’idée de suicide. Avec l’idée, j’ai dit, l’idée seulement.
En tant qu’idée, t’as rien de plus réconfortant que le suicide : savoir que je peux me flinguer à tout moment m’a toujours sauvé la vie.
Après tout, qui sait, l’enfer se trouve peut-être ici-bas. La porte reste ouverte, quoi.
Et enfin, on se lève, on va pisser, café-clope face à la mer sur la terrasse au soleil, et on essaie de continuer d’exister.
Elle est pas belle, la vie, hein ?-
deleatur
InvitéJe me caresse. Puis je m’élève.
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oxi
InvitéSalut !
Je me caresse ? Connotation sexuelle, voire masturbatoire ?
Si c’est le cas, c’est justement pas le cas.
Pour info, l’héroïne (et les opioïdes en général) à forte dose opère en général une castration chimique : ta libido chute au niveau zéro et ta bite s’absente de ton cerveau.
Fini, voilà le souci définitivement réglé, tu peux enfin te concentrer sur d’autres activités bien plus excitantes.
Je rigole, mais je suis super sérieux.
Contrairement aux idées reçues, les opioïdes recèlent d’innombrables vertus, certains affirment même qu’ils prolongent l’espérance de vie.
Déjà, ils allègent dépression & anxiété, ces deux maladies structurelles du capitalisme que chacun subit à des degrés différents.
De plus, ils s’avèrent quasiment inoffensifs pour l’organisme, à la différence de l’alcool et de la nicotine, qui eux relèvent du massacre.
Leur seul inconvénient reste la dépendance qu’ils induisent, mais pas forcément l’addiction (la différence entre « dépendance » et « addiction » est essentielle ici).
Non, c’est pas l’héroïne elle-même qui assassine le junkie, mais la marginalisation de celui-ci engendrée par la prohibition des drogues : style de vie interlope, isolement, stigmatisation, maladies virales, ferveur pour le PSG, indigence, malnutrition, came frelatée, etc.
Même les overdoses se révèlent en fait souvent une cause indirecte de cette prohibition.
Mais pardon, on croirait entendre un marchand de savon.
Cependant, les termes « toxico » et « junkie » s’emploient à tort et à travers par des gens qui ne comprennent strictement rien aux usages de drogues, en particulier concernant l’héroïne.
Rien de grave, je me suis réapproprié ces noms d’oiseaux avec fierté, bien que je préfère qu’on me traite d’« héroïnomane », vocable auréolé d’un certain aristocratisme.
Question déconstruction, un chantier reste à entreprendre en France concernant « la drogue » : sujet complexe, éminemment politique et moral, qui semble absent des réflexions de la gauche radicale, ce qui m’a toujours étonné, car l’usage de drogues englobe la plupart des problèmes du capitalisme.
Parfait exemple : la mal-nommée « crise des opioïdes » qui ravage les États-Unis depuis maintenant deux décennies, apothéose d’un système économique inhumain.
Aparté dominical terminé. Si t’as une idée comment marchent les interlignes sur ce forum, je suis preneur.-
Tocard
InvitéTu veux dire que Requiem for a Dream est un mensonge?
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oxi
InvitéOui et non.
Selby expose l’addiction en général, pas l’héroïne en particulier. Ses romans nous parlent que du capitalisme.
Quant au film, n’oublie pas que ce bon Darren Aronofsky nous a pondu une pelletée de pubs anti-drogues bien pourraves et farcies de clichés éculés avant de le tourner.-
Tocard
Invitéoxi: Je parle du film et le film fait effectivement une super page de pub contre l’héroine. Du coup comme je te vois raconter que tout le monde se trompe au sujet de l’héro et de ses usagés je me pose des questions, je me demande ce qui te semble problématique dans tout ça. Parce que moi je me suis toujours cantonné au joint et je me rends bien compte qu’une partie de la population à la tête complètement pourrie de préjugés foireux du coup pourquoi pas moi? J’en sais rien. Je sais juste que de toutes façons c’est toujours mieux de s’en tenir à ce que vous pouvez avoir à dire en tant qu’usagés pour penser les choses.
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riviere
InvitéPost intéressant, merci. Tu es médecin ? Je demande car j’essaie de me faire une idée sur l’usage des drogues et j’ai dans mon entourage des médecins qui semblent avoir un point de vue droitier/moral sur le sujet.
Pour les interlignes, c’est pas possible à ma connaissance. Tu peux faire une ligne de tirets par exemple.-
oxi
InvitéNon, je suis pas médecin. Dieu m’en préserve.
« Y en des biens », mais j’exècre cet « Ordre » qui m’a littéralement pourri l’existence, en particulier les psychiatres.
Pire que les profs et les flics, c’est te dire.-
oxi
Invité(« Y en a des biens »)
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