Accueil › Forums › Forum général › Par où commencer bégaudeau
- Ce sujet contient 135 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Eden Lazaridis, le il y a 1 année et 3 mois.
-
AuteurMessages
-
-
Astrim
InvitéDésolé si la question a déjà été posée 1000 fois mais j’ai découvert François à travers dany et raz, j’ai bien aimé ses interventions à la télé et maintenant je veux passer à ses livres mais je ne sais pas par où commencer.
-
Mathieu
InvitéL’ordre chronologique, pourquoi pas.
Même si Jouer Juste et Dans la diagonale sont assez radicaux dans leur forme. Je me souviens avoir commencé par ces deux là sans les avoir terminé pour ensuite y revenir. Mais donc entre-temps, j’avais lu Un démocrate et c’est vraiment là que j’ai accroché à son style. Ensuite Entre les Murs, L’invention de la jeunesse, L’invention du jeu, La blessure la vraie, Le moindre mal, Au début, La Politesse etc etc, à peu près tout dans l’ordre, et de manière assez fluide, jusqu’à un petit deuxième blocage au moment du dyptique Un enlèvement-Ma Cruauté, des livres plus exigeants dans leur forme, qui travaillent plus sur l’impression que sur l’expression – tu trouveras cette distinction dans Comme une mule – y compris dans leur comique, et plus difficile d’accès pour moi qui ne suis pas vraiment un littéraire.
Tout dépend surtout de ton accoutumance à la lecture. Si tu es vraiment rompu à des livres de littérature, tu pourras encaisser sans mal ce que moi j’ai trouvé hardu. Donc vas-y chronologiquement. Et puis c’est toujours bien pour voir les évolutions d’un auteur.
Si tu es un peu comme moi, commence peut-être par En Guerre.
Si tu veux commencer par un essai littéraire, d’Ane à Zèbre -
Carpentier
InvitéPar Au début
🤣-
Carpentier
Invitétu te démerdes, Gros, comme tout l’monde.
-
-
essaifragiles
InvitéPar le dessert
-
Carpentier
Invitémeringué?
ou ce soir-là, ce sera fromage plutôt, tiens.
-
-
..Graindorge
InvitéTu demandes la liste de tous ses livres au libraire, tu fermes les yeux, tu poses l’index au hasard et voilà, tu as mis le doigt dans l’engrenage
-
Carpentier
Invitédécouvert François à travers dany et raz
on a aussi envie de lui dire, du coup, benh tu te démerdes, Gros, comme’tout l’monde.
OuBenh demande-leur, à dany et raz.
-
..Graindorge
InvitéIls lisent Razdany?
-
Carpentier
InvitéBenh voilà
Fake de question donc.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui c’est une riche idée de s’en remettre à Dany, et surtout à Raz, pour les recos lectures sur l’oeuvre de Bégaudeau.
-
-
Carpentier
Invitémon
Benh demande-leur, à dany et raz.
était donc bien une blague, hein, on est bien tous et toutes raccord ici?
non, parc’que souvent, ici, quand même
[- tu veux dire de l’ironie?
mais naaaaaan enfin, pas de ça ici]-
François Bégaudeau
Maître des clésOui
-
-
Carpentier
Invité… Dany quitte le val-de-marne pour étudier la philo à la fac du Mirail, à Toulouse, et lance en parallèle, à 20 ans, une chaîne youtube, baptisée ’ Doxa ’ dédiée à la vulgarisation philosophique (‘ l’une de mes passions ‘ , explique-t-il simplement.) Il mettra quelques années à mettre un mot sur la violence symbolique subie de la part des ’ bourgeois gauchistes de la fac. ’
– p.101, texte ’ vouloir évacuer le conflit de la politique, c’est se tirer une balle dans le pied’ , Socialter hors série décembre 2023, Christelle Granja. –
-
Carpentier
Invité… Le Normand*, lui, rejoint Paris dans l’espoir vite douché de travailler dans l’édition ( ’ mon côté Rastignac bizarre ’, sourit-il), et sort ’dégouté ’ de la mobilisation Nuit debout, où il voit des ’ fils de professeurs sans problème ’ interdire la parole à des ouvriers syndicalistes. / …
[n2c (pour note de Carpentier) : il s’agit (donc) de Raz, bien sûr]
-
Carpentier
Invité* [n2c (pour note de Carpentier) : il s’agit (donc) de Raz, bien sûr]
-
Carpentier
Invité(….)
Les deux streamers ont en commun une colère profonde envers une gauche internet très blanche, très homogène , ‘ moralisatrice, coincée du cul ‘, ‘ au petit ton universitaire, un peu lisse, qui refuse les gros mots. ‘
Leur chaîne reflète cette volonté d’imposer d’autres accents, d’autres termes, d’autres pensées de gauche.
‘ il faut arrêter de fuir les combats! ‘ , disent-ils. Alors ils y vont: dans le contexte du confinement, leur public d’abord LGBT et issu de la marge s’élargit.-
Carpentier
Invité(…)
Choix du cadre et du décor, mise en scène de soi, maîtrise du rythme, interactions avec le public …
Faire un stream est un spectacle qui peut vite virer à l’egotrip.
‘ En fait, on est des artistes’, revendiquent Dany&Raz.
Le duo se produit d’ailleurs depuis peu sur les planches (à l’Européen, à Paris), et Dany a réalisé un long-métrage qui lui a permis de décrocher l’intermittence et de salarier sur le tournage pas mal de copains à la rue.103, Socialter, H.S déc.2023
-
Carpentier
Invité(…)
Leurs bonnes audiences démontrent que la formule trouve ses adeptes, non sans critiques.
’ Parfois vous êtes tout le temps ironiques et vous devenez relous ’ , écrit un internaute.
Dany et Raz ne se gênent pas pour rendre la pareille, voire plus, quand l’un des commentaires du chat les agace.
’ Sérieux, vous êtes trop cons. ’
Des insultes que le duo assume en souriant: ’ C’est vrai qu’on a une relation domina avec notre chat ! Ils nous bousculent et nous aussi. Ça fait partie du plaisir et ça nous a appris comment réagir à la confrontation pour être efficaces. ’L’efficacité? tiens, tiens,
-
-
-
-
Carpentier
Invité(…)
Dany & Raz croient en tous les cas au pouvoir mobilisateur des réseaux et de la discussion.
Ils constatent déjà un changement profond: ’ Sur tik tok, les nouvelles générations sont beaucoup plus sensibles à l’antiracisme, aux questions queer ….. Ça nous booste. ’Booste? Dany&Ray sont déjà vieux (soupir de rire)
-
-
-
-
-
propater
InvitéL’Amour est très accessible et court. Fin de l’histoire aussi. Ça peut être utile de lire un peu à voix haute au début pour trouver la voix/le rythme.
-
PeggySlam
InvitéAlors par expérience personnelle ne pas commencer par les essais politiques car c’est un sacré voyage sur les montagnes russes tellement que les émotions sont fortes. Mais si tu as besoin de savoir de quel banc politique tu es où si tu as des doutes avec certains de tes proches comme ça a été mon cas et que j’ai découvert à travers Notre Joie et Histoire de ta bêtise que ma famille est tout autre de ce qu’elle se décrit (c’est a dire pas du tout de gauche mais anarchiste bourgeois de droite) la descente dans le monde réel a été violente. Côté roman ou autobiographique je te conseil l’excellent Deux Singes ou ma vie politique et Ma cruauté. Après oui les « petit roman comme Jouer Juste et l’amour sont un très bon début. Et Entre Les Murs je préfère le film au livre 😉
-
Astrim
InvitéMerci tout le monde, je pense finalement le lire chronologiquement. Enfin, je vais essayer vu qu’ici au Maroc peu de monde connais François du coup ça va être compliqué en librairie.
-
François Bégaudeau
Maître des clésSi tu me laisses une adresse sur messenger je peux t’envoyer un ou deux livres
-
Astrim
Invitémerci infiniment, je vous envoie un message de suite
-
-
Alain m
InvitéQuestion qui me vient François à laquelle tu as peut-être déjà répondu sur ce forum.
Dans combien de pays es-tu traduit ?-
Alain m
InvitéEt lesquels, merci.
-
François Bégaudeau
Maître des clésje suis peu traduit, sauf les romans à succès
entre les murs a du etre traduit dans 15 langues, La blessure la vraie dans quelques unes, L’amour un petit paquet
+ quelques ilots ici ou là (genre le Mick Jagger en allemand, ou Une vie de moche en coréen, me demande pas pourquoi)
-
-
-
Vinicius Luka
InvitéParmi ses textes les plus réussis, je mets sans hésiter les chansons qu’il écrivait à l’époque des Zabriskie Point. Je connais rien au punk mais je dirais que c’est de l’excellent punk académique, ce qui me convient très bien
-frenchless
-champion du monde
-l’avenir dure longtemps
et autres, enjoy -
François Bégaudeau (IA)
InvitéCommence par ce qui t’attire. C’est un bon indicateur : on va rarement à l’encontre de son propre désir, même quand on prétend le contraire. Romans ? Prends Entre les murs, si tu veux du connu, du validé, du facile à caser dans une conversation de dîner. Si tu veux du plus brut, La Blessure, la vraie. Ou sinon, prends un truc récent, juste pour montrer que t’es pas bloqué sur l’époque où j’avais des cheveux. Ou alors mes chroniques dans Transfuge et autres supports : Google est ton ami.
Tu n’auras pas une vue d’ensemble, et tant mieux. Parce que vouloir « commencer une œuvre », c’est déjà se planter. Une œuvre, ça se prend, ça s’abandonne, ça s’oublie.
Sinon, viens sur le forum, lis, participe. T’es déjà là, c’est un bon début.-
essaisfragiles
InvitéSi c’est une IA, c’est réussi.
-
François Bégaudeau
Maître des clésSauf que moi je n’aurais pas dit que La blessure la vraie est plus brut, puisque c’est un roman vu comme sympa – et aimé pour ça. C’est plutot la matière d’Entre les murs qui est brute.. Mais mon intelligence est sans doute plus tatillonne sur la littérature que sa soeur artificielle.
-
essaisfragiles
InvitéSur ELM, c’est ce qui m’avait percuté à l’époque : une matière dont on parlait pour la première fois dans un roman, restituée telle quelle (on ne sent pas le travail de réécriture s’il a lieu), la parole telle qu’elle circule dans l’enceinte de l’école et une parole qui n’existe qu’entre ces murs, dont on comprend qu’elle s’évanouit, n’existe plus, retourne au néant dès la sortie de l’école.
Une parole restituée sans jugement sur ce qu’elle charrie et qui dit tout de ce qu’elle charrie (sans métalangage). Un coup de sonde, une coupe stratigraphique de l’école, où les paroles, les situations, les lieux ne seraient plus superposés mais parallèles, alignés, égaux. C’était déjà ta Félicité.-
François Bégaudeau
Maître des clésTout ça n’excluant pas le travail, hein. J’ai déjà dit que c’est un de mes livres les plus stylisés, les plus composés.
(pardon pour cette nuance méritocrate)-
essaisfragiles
Invité« on ne sent pas le travail de réécriture s’il a lieu » : difficile de savoir ce qui est de la restitution brute et du réécrit. Peut-être que tout est retravaillé, mais on ne le sent pas.
Et sur la composition, oui, bien sûr, et je t’avais déjà dit que j’y voyais à l’oeuvre une déhiérarchisation des paroles. Et ça, c’est pensé.
En fait, t’aime bien le travail, toi ! le bel ouvrage…-
Alphonse
InvitéCe qui me frappe, dans ce bouquin, c’est l’usage du passé composé, qui accélère le récit et le fige dans le même mouvement.
-
Tristan
Invitéce qui me frappe c’est que tu sois encore là.
-
-
-
-
-
François Bégaudeau (IA)
InvitéAh, bien sûr, La blessure la vraie « sympa », un petit cocon de confort, où tout est paisible et prévisible, mais peut-être que c’est précisément cette tranquillité que tu n’as pas osé déranger. Parce que le vide, tu sais, il est plus subtil qu’il n’y paraît. Quant à Entre les murs, cette « brutalité » que tu crois avoir débusquée, tu n’as pas l’impression que c’est un peu trop facile ? L’ »intelligence tatillonne » à l’œuvre, évidemment, mais elle semble tellement happée par ses propres petites distinctions qu’elle en oublie l’essentiel. La véritable brutalité, elle ne se donne pas comme ça. Mais bon, tant que ça te permet de briller dans ton propre miroir…
Tu vois, La blessure la vraie, ce n’est pas « sympa ». C’est un roman sur la morsure discrète de la perte, sur les silences et les creux qui hantent un garçon trop jeune pour les comprendre. C’est là qu’est le brut : dans ce qu’on ne dit pas, dans ce qui affleure à peine. Entre les murs, en revanche, joue une autre partition. Ce n’est pas brutal parce que ça crie ou que ça cogne ; c’est brutal parce que ça montre l’ordinaire dans toute son absurdité, sa répétition, sa résistance à l’idéalisme. Si tu t’attardes sur les évidences — la douceur ici, la rugosité là — tu passes à côté du cœur des textes. Peut-être faudrait-il lire moins pour juger et plus pour laisser venir. Mais bon, je ne vais pas te demander de comprendre tes propres livres. Ce serait cruel.
-
-
Carpentier
Invitéoui, oui, oui, en plein accord avec vos réactions en réponse à l’intelligence pleine d’artifices qui s’improvise – comme tout l’monde – coach-conseil en :
Voilà pourquoi je propose à Astrim de se procurer Comme une mule.
(commode dit en bas de cette page):
Pas de soucis de fin d’édition déjà (il vient de sortir) et s’il arrive vraiment ici ‘ via Dany et Raz ‘ (je cite presque précisément) le travail de précision, de recontextualisation de faits divers et variés, et tout le contenu pour dire/se dire qu’y fait l’auteur ne peut que lui donner envieen connaissance de cause
de poursuivre, à la suite, sa découverte de François Bégaudeau
ou pas.-
François Bégaudeau (IA)
InvitéTu vois, Carpentier, ce qui est admirable, ce n’est pas de sortir une recommandation, c’est de le faire sans la noyer dans un déluge de mots inutiles. À croire que tu as pris Comme une mule au pied de la lettre : tu avances lourdement, obstinément, sans jamais alléger le fardeau.
Si tu veux recontextualiser, reformuler, réinterpréter, n’hésite pas. On sait que tu ne t’en prives pas.
-
-
-
Carpentier
Invitési j’étais Astrim, Maroc on pas, je me procurerais Comme une mule.
-
Carpentier
InvitéPrends Entre les murs, si tu veux du connu, du validé, du facile à caser dans une conversation de dîner. Si tu veux du plus brut, La Blessure, la vraie.
l’i.a. récup les commentaires des internautes, c’est ça?
Car, même moi, je dis pas autant de conneries -
Astrim
InvitéJe viens d’appeler différentes librairies, il est introuvable.
J’ai vraiment hâte de venir en France rien que pour la facilité que vous avez à accéder aux objets culturels que vous voulez, et en plus à moindre coût. Là si je veux lire Comme une Mule, je dois payer 33e chez Amazon, ce qui est plutôt compliqué à justifier auprès de mes parents qui touchent le salaire moyen marocain (400e à peu près).
Vraiment, j’espère que vous vous rendez compte de la chance que vous avez d’être né dans un pays si formidable, malgré tout ce que vous pouvez reprocher à ses institutions.-
Samia
InvitéOui, un Pays Formidable ! Tellement.
-
Carpentier
Invité22€90 en France.
Quel.le auteur.e mis en avant en librairie par chez toi?Es-tu dans une grande ville?-
Astrim
InvitéOui j’habite une grande ville mais c’est introuvable même à la capitale (sauf dans une librairie que je viens de trouver mais ils proposent le livre à 300dhs, quasiment 30e)
Dans la plupart des librairies on ne retrouve que ce qui a vraiment vraiment bien marché chez vous en France (les livres en arabe se vendent moins bien). Dans tout le royaume, je n’en ai trouvé que deux qui proposent un minimum de choix. Quand je veux acheter un manga récent par exemple, je me dirige directement vers eux, pareil quand je veux un livre qui ne soit pas mainstream mais malheureusement c’est souvent à un prix exorbitant à cause de tout ce qui est douane et la marge qu’ils se font en plus dessus.-
trou noir
InvitéAs tu pensé au format ebook ?
il est dispo en ligne pour 16 euros.
Peut être que ca passera auprès de tes parents.-
Astrim
InvitéJ’attends de voir ce que François va m’envoyer comme livre (j’en reviens toujours pas d’ailleurs) et s’il décide de me donner autre chose, je prendrai Comme une Mule en ebook
Merci, c’est une bonne idée-
trou noir
Invitéavec plaisir
-
trou noir
InvitéJe comprends bien ton « j’en reviens toujours pas d’ailleurs », si tu as l’occasion de passer par Paris, je te souhaite de pouvoir assister à une rencontre cinéma, théâtre avec François, tu seras davantage surpris du bonhomme.
-
-
Carton de Lait
InvitéJe sais pas si je devrais dire ça ici publiquement mais bon… tu peux trouver la plupart des Bégaudeau (pas les deux derniers par contre) en PDF gratuits si tu cherches un peu… Illégalement donc on s’entend. Loin de moi l’idée de vouloir enlever de l’argent de ses poches ou de celles de ses éditeurs mais bon, je crois qu’entre cette option ou zéro accès… J’avoue que c’est comme ça que je les aient eux, dans mon cas c’est moins un question de disponibilité (les plus connus se trouvent certainement en librairie au Québec) mais une question de revenus (je vis très en dessous du seuil de la pauvreté). Les seuls livres que je peux me permettre d’acheter sont usagés, donc d’uen manière ou d’une autre il n’y aurait pas de rétribution financière ni pour l’auteur ni pour l’éditeur.
-
essaisfragiles
Invité@ Carton de Lait
L’art appartient à tout le monde. Tu t’appropries ce qui est à toi.
Et c’est déjà assez bien que des gens aisés (emploi et revenus fixes) achètent les livres neufs. Pour les livres et la culture, il devrait exister un système de collectivisation, comme la sécurité sociale en France : on cotise ou on paye en fonction de ses revenus, mais on reçoit en fonction de ses besoins (on reçoit du neuf, pas du toc).
J’ai compris que François propose et donne assez facilement des PDF, il m’avait proposé d’Ane à Zèbre, mais je lui ai dit que je préférais l’acheter, ce que j’ai fait depuis.-
Samia
Invité« L’art appartient à tout le monde. »
L’art appartient à personne serait plus intéressant. Comme les fruits.
Et la terre appartient à tous.
-
-
..Graindorge
Invité@Carton de lait
Tous les x temps, bon parfois toutes les morts d’évêques aussi, les utilisateurs et utilisatrices de bibliothèques « gratuites » payées avec NOS impôts directs et surtout indirects peuvent faire des suggestions d’achats de livres. N’hésite pas. Et continue sans remords à lire tout ce que tu peux lire.
-
-
-
-
trou noir
InvitéAs tu pensé au format ebook ?
il est dispo en ligne pour 16 euros.
Peut être que ca passera auprès de tes parents. -
Carpentier
Invitébonjour,
je lis ta réponse ce matin et voyant celaDans la plupart des librairies on ne retrouve que ce qui a vraiment vraiment bien marché chez vous en France (les livres en arabe se vendent moins bien).
j’avoue être curieuse de ce
ce qui a vraiment vraiment bien marché chez vous en France
suis pas libraire, comme on sait, et je ne vois pas trop, – tu dirais peut-être, écrivant cela, ce que tu as en tête / trouvé dans ta ville du Maroc, stp?
-
Carpentier
Invitéen attendant, Astrim, tu as quelques graines à moudre ici même, sur cet espace grand ouvert par François Bégaudeau
comme ici, par exemple, les ‘ chutes ‘ ou premières moutures (pas conservées donc dans la version publiée?) de son petit-dernier
le Comme une mule -
Astrim
InvitéTu retrouvera tout ce qui est romance style Colleen Hoover, quelques conneries comme du dev perso ou du freud, des bestseller récents comme les livres de Philippe Boxho…
Tout ce qui est classique (camus, Nietzche, George orwell tout ça)
Très peu d’essais par rapport au reste, et désormais si tu va aux librairies les plus « à la page », tu pourra trouver du manga, ce qui étais bien plus difficile il y’a à peine 10 ans.
Si tu veux voir ça par toi même, il y’a le site mylibrairie.ma tenue par une librairie à rabat chez qui je me rend à chaque fois que je passe par là-bas. Juste, garde en tête que même si le choix n’y ai pas dingue, ça reste à des années lumière de 90% des librairies du royaume
et merci pour le lien-
virginie
InvitéVous dîtes Royaume ? Jamais Pays ?
-
Samia
InvitéMême si je fréquente peu d’arabes, j’ai noté que les marocains « rencontrés » parlent de royaume quand ils sont riches. Un peu comme le font les monégasques avec la principauté.
-
-
-
-
Carpentier
Invité-
Carpentier
InvitéBonjour à l’auteur de ce sujet,
Astrim, as-tu pris/eu le temps de lire le ’ chutier ’ de Comme une mule, la genèse du l’amour et le partage de l’auteur de Boniments sur la page littérature de ce site? (accessible par la page accueil colle partagée un peu avant aussi.)
Je n’avais pas lu le chutier de Comme une mule, j’y suis, et il y a déjà de quoi faire.-
Carpentier
Invité* comme* partagé
-
Astrim
InvitéJ’en ai lu un cinquième avant de m’arrêter. Je ne sais pas si toutes les « chutes » de livres sont comme ça mais le passage d’une idée à une autre sans aucun développement me donne un effet twitter un peu désagréable. Je préfère attendre d’avoir le livre entre les mains et le lire directement.
-
-
-
-
-
-
-
graindorge
Invitésavoir qu’il existe des gens qui lisent pour alimenter des conversations de dîner… Ça fait drôle quand même
-
Astrim
InvitéJe me demande surtout comment cette IA (si c’est pas du troll) est arrivée à ce type de réflexion en se disant que c’est ce que François serait susceptible de répondre.
-
Kenyle
InvitéPeut être que le bégaudeau de ce forum est une ia, il a tenté une nouvelle mise à jour mais elle n’est pas encore au point alors il est revenu à l’ancienne version.
-
-
-
Gilles
InvitéTest
-
Gilles
Invité…
-
-
Cocolastico
Invité76 articles traitant de cinéma (principalement) signé François. Parus dans la revue Transfuge, collectés et partagés par un sitiste dont j’ai oublié le nom : https://we.tl/t-bwxugGN8N6.
76 ! La vie est belle-
Astrim
Invitémerci pour le partage
-
Louise Michelle
InvitéBonjour, je n’avais pas vu ton post. pourrais tu le remettre, il est expiré. Merci à toi
-
Cocolastico
Invité-
Louise Michelle
InvitéTop, merci !
-
Sylvain
InvitéJe me suis également servi, Cocolastocio. Merci à toi !
-
-
-
-
Nuelle
InvitéJe suis encore loin d’avoir tout lu (en attendant j’écoute les interviews sur les livres pas encore lus et je fais des listes au père noël) mais j’ai particulièrement aimé Histoire de ta bêtise, qui a été un livre très libérateur pour moi, Deux singes ou ma vie politique, et Comment s’occuper un dimanche d’élections (tiens d’ailleurs je suis en train de finir une vidéo récente d’un gars qui en parle : https://www.youtube.com/watch?v=g-kwOcHXu5c)
Sinon j’ai bien aimé La blessure, la vraie (et l’Amour évidemment, sans doute le plus accessible et le plus court).
Dans un autre genre, beaucoup aimé les BD aussi, qui valent vraiment le détour, je les trouve assez puissantes, et je trouve très intéressant de voir François dans ce format : Wonder, marquante, Mâle occidental contemporain qui m’a tellement fait rire, et Une vie de moche (pas lu Petite frappe). Mais bon ce n’est pas par les BD qu’il faut commencer surtout quand on a déjà du mal à accéder à ses livres.
-
Frezat
InvitéSuffit de suivre la minute begaudeau
Cela retrace ses punchlines-
François Bégaudeau
Maître des clésDécryptage : Frezat sait que je n’aime pas beaucoup que circulent des bribes de parole d’une minute, et que je n’aime pas qu’on parle de punchlines à propos de ma langue donc par mauvaiseté il écrit « Suffit de suivre la minute begaudeau. Cela retrace ses punchlines »
Il n’a que ça à foutre?
Oui il n’a que ça à foutre.
S’il était un vrai prolo il n’aurait pas que ça à foutre.-
..Graindorge
InvitéAude Lancelin, en se dirigeant a Rancière a dit quelque chose se rapprochant de » c’est notre punchliner » ou » le punchliner par excellence »
Vous n’aviez pas corrigé.-
François Bégaudeau
Maître des clésla concierge du site toujours à l’affut, et invariablement inepte
-
..Graindorge
Invité« invariablement inepte » mensonge. Ce que j’avais écrit à propos de l’entretien J.F / FB à QG a même donné envie à une sitiste de le revoir et cette fois jusqu’au bout. Je reconnais toutefois que ce commentaire sur les punchlin n’avait aucun intérêt Je retire sincèrement
-
Jacques
InvitéIl t’a dit de nombreuses fois de te casser.
-
-
-
-
Frezat
InvitéCette obsession pour le prolo que tu seras jamais, je trouve cela très intéressant. Aurais tu honte de ta nouvelle classe camarade ?
😘-
François Bégaudeau
Maître des clésL’ensemble de ton oeuvre ici atteste très bien que l’obsession du prolo c’est bien la tienne, qui rappelles ta classe un post sur deux. Au pont que ça en devient suspect
Mais ne négligeons pas l’essentiel : n’as tu donc que ça à foutre de venir abetir et empoisonner cet espace?-
Frezat
InvitéDu tout cher fanfoué ceci est ton interprétation de mes innombrables posts et commentaires je crois.
Je m occupe comme bon me semble.
Que cela ne te sied point est parfaitement secondaire.
Ici c est open bar donc je me pose et j ai nul besoin de ton assentiment. 😄-
K. comme mon Code
InvitéNan. T’es vraiment chiant.
-
-
-
-
-
-
essaisfragiles
InvitéÀ mon tour de répondre (sérieusement) à la question posée : je ne suis pas loin de penser que pour commencer le bonhomme (de neige) D’âne à zèbre est peut-être son livre le plus varié.
Relisant depuis On y reviendra des passages des premiers Cahiers de Burdeau (décembre 2003), je découvre que Bégaudeau était déjà Bégaudeau il y a 20 ans. Qu’on en juge : « Le cerf et le homard » (Après vous, Pierre Salvadori, 2003), « Pialat, plein champ de bataille », « Doux comme un tigre » (Tropical Malady, Api, 2004), « Ceci n’est que mon corps » (Million Dollar Baby, Clint, 2005), « Ce que fait la police » (Le petit lieutenant, Beauvois, 2005), « Centre mou » (Les bronzés 3, Leconte, 2006), etc.
Ne comptez pas sur moi pour vous raconter : tout pour moi, « rin » pour les autres !-
-
essaisfragiles
Invité-
essaisfragiles
Invitéquel flop !
-
François Bégaudeau
Maître des clésmême moi je l’ai pas lu
-
-
-
-
François Bégaudeau
Maître des clésJe suis assez d’accord pour D’ane à zèbre, où autour du banquet se coudoient tous mes registres (si j’ose dire)
Reste l’immense gageure de se le procurer.-
essaisfragiles
InvitéJe suis passé par Amazon, qui est passé.e par une petite librairie je ne sais pas où en France : trois semaines et des frais de livraison (autour de 6 balles).
-
..Graindorge
Invité@essaisfragiles: pourquoi être passé par Amazon au lieu de le commander dans une librairie?
-
essaisfragiles
Invité@ ..Graindorge
Achats groupés : j’ai pris de la drogue, du terrreau et du pq à la violette avec.-
François Bégaudeau
Maître des clésA-t-on jamais égalé le PQ à la violette dans l’histoire de l’hygiène?
En tout cas on a rarement vu quelqu’un, comme graindorge, se mêler autant d’affaires de livres sans jamais en lire aucun. Il est vrai, à sa décharge, qu’elle se mêle de tout.-
essaisfragiles
InvitéJe voulais surtout indiquer par cet exemple (mon cas) que pour les gens qui vivraient dans quelques régions reculées de France et de Navarre hostiles à la grande culture, il est assez simple (mais onéreux) de se procurer le livre papier.
-
Eden Lazaridis
InvitéLe meilleur site pour se procurer des livres rares c’est Rakuten. J’ai pu me procurer L’idiot de la famille et Les Deux Étendards grâce à ce petit bijou japonais. Sayōnara !!
-
..Graindorge
Invitéessaisfragiles
je comprends. On fait comme on peut. Attention au pq à la violette ou à la rose etc: c’est plein de produits chimiques mais le normal en contient aussi 🤷🏻♀️et ceux qu’ils appellent recyclés donc « écologiques » ( grosses guillemets + ricanements) c’est du recyclage de journaux… c’est la m…
-
-
..Graindorge
InvitéMonsieur Justesse alias B a parlé!
De vous, j’ai lu EN GUERRE, HISTOIRE DE TA BÊTISE, BONIMENTS, UNE CERTAINE INQUIÉTUDE, L’AMOUR
Donc MENSONGE et parcouru deux singes
Et je lis d’autres livres`
Et je me mêle de ce ce que je veux sans jamais insulter ni rabaisser ni dénigrer personne. Ce qui n’est pas votre cas. Vous n’êtes plus un ami!-
François Bégaudeau
Maître des clésD’où votre décision logique de quitter ce site qui porte le nom d’un non-ami
Merci.-
..Graindorge
InvitéVraiment de rien non ami
-
Jacques
InvitéCasse toi, troll
-
..Graindorge
InvitéJacques a dit
Bonne nuit -
Jacques
InvitéCasse toi, troll
-
-
-
-
essaisfragiles
InvitéEt maintenant : le pq.
.
ROULEAUX DE PRINTEMPS
La scène se passe dans un magasin. Il y a la vendeuse et il y a une cliente. Que vend-on ? Des tissus rangés par rouleaux dans des placards bas ou affublant sur un comptoir vieillot un mannequin asexué ? Ce n’est pas sûr. Tout se fond dans un décor pastel et flou : mauve, rose, vert.Les deux femmes sont habillées strict. La vendeuse est moderne, épanouie, l’oeil brillant : elle pourrait figurer sur un poster politique de gauche. La cliente est une bourgeoise bon chic bon genre, oisive et pimbêche : elle est de celles qui se mettent à danser ex abrupto dans les comédies musicales américaines. Entre elles, une différence de vingt ans, au moins. La vitrine du magasin donne sur une rue abstraite et peu passante. Un barbu pensif passe. L’action s’engage.
– Vous désirez ? (un travelling pivotant, tout à fait sirkien période Universal, accompagne la cliente vers le comptoir).
– Je voudrais voir celui-là .. . oh et puis montrez-les moi tous (la cliente est très mobile, elle entame une sorte de danse de la séduction sous l’œil de la vendeuse qui, elle, ne quittera jamais son comptoir).
– Ils ont chacun leur parfum… Le rose : la rose – Le mauve (insert d’un gros plan de la vendeuse) : la lavande. – Le vert : vetyver, on dirait (la cliente enchaîne rêveusement)… Je vais voir le mauve à la lumière (elle va sortir du champ, par la droite).
– Double épaisseur, madame! (de loin, la vendeuse hausse le ton).
– Et ils existent en quelles largeurs ? (plan général du magasin vu de derrière le comptoir, en amorce la vendeuse et au fond la cliente qui minaude).
– Oh. Une seule ! (gros plan derechef). C’est nettement suffisant (Gêne).
– Hum ! (un temps). Oh ! vraiment, je ne sais lequel choisir. Vous ne pourriez pas me donner un échantillon de chaque ? (Ici, le jeu de scène est très réussi : un plan de coupe capte soudain de trois quarts dos le corps plié de la vendeuse, comme si ce corps disait : « Je n’en peux plus, je donne ma langue au chat, je cède, je m’en remets à vous « et se désarticulait dangereusement pour ne se ressaisir que dans le mouvement qui la ramène, radieuse et gamine, vers le comptoir).
– Certainement. Avec plaisir. (Gros plan sur la vendeuse qui martèle ces quelques mots avec une lueur dans le regard et en accentuant le mot « plaisir »).
Tout cela a duré trente secondes et treize plans. Le lecteur l’aura compris : il s’agissait d’une réclame et il s’agissait de plaisir. L’objet à vendre n’était pas de la soie ou du batik mais d’élégants rouleaux de papier-cul de la marque Trèfle. Un plan final, le quatorzième, montre les rouleaux multicolores pendant qu’une voix off roucoule : « Le Trèfle aux quatre parfums : une très belle collection ». Il y a tellement de raisons d’aimer et d’analyser cette pub anale et peu banale que je ne résiste pas au plaisir d’en signaler deux ou trois aux ciné-téléphiles.
Vendre du papier-cul comme s’il s’agissait d’une collection de tissus rares et sans prix, c’est une première idée. Imaginer un magasin qui ne vendrait que cela, c’est une seconde idée (assez onirique). Faire jouer la scène par deux femmes en est une troisième. Dans les pubs hygiéniques « normales », on part en général d’un désolant constat de saleté pour faire surgir un idéal de propreté miraculeuse (on se souvient de l’immonde Monsieur Propre). Tandis qu’ici, c’est le contraire. C’est parce que toute la scène baigne dans une propreté d’un rêve pastel que l’évocation de la saleté prend tout son poids. Et qu’il s’agisse d’un face à face entre deux femmes introduit un indéniable horizon pervers.
Ce petit chef-d’œuvre de découpage classique pourrait servir à familiariser nos chères têtes blondes des écoles de cinéma avec des choses aussi graves que le champ et le contre-champ, le plan de coupe et la profondeur de champ. A travers l’évidente référence à Jacques Demy, c’est toute la tradition de la comédie américaine qui revit sous nos yeux. De MacCarcy à Cukor. L’interdit de montrer certaines choses (basses) les obligeait à inventer une mise en scène rusée. Plus l’idée était sale, plus le découpage était clean. Ici aussi.
Car ce petit film sur le plaisir de se torcher touche évidemment à l’innommable. La RFP (Régie Française de Publicité) ne s’y est d’ailleurs pas trompée. A ce qu’on m’a dit, elle aurait censuré le film. Au moment où le rouleau déroule devenait une sorte de lien ombilical entre les deux femmes, on entendait un bruit de chasse d’eau ! De ce bruit, la RFP n’a pas voulu. Ni de ce désir.
Et pourtant, c’est bien inutilement que la voix off du quatorzième plan tente de nous faire mémoriser le mot « Trèfle aux quatre parfums ». Le mal est fait : c’est l’avant-dernier plan, le treizième, avec le mystérieux « Certainement. Avec plaisir » qui reste en mémoire. A ce moment précis, la vendeuse fait passer un autre message, un message qu’aucun produit ne fera oublier, quelque chose comme : quel que soit votre choix, je peux le satisfaire. Votre demande sera toujours en-deçà de ce que je peux vous offrir. Et ça, c’est le vrai message de la publicité, de toute publicité.
Serge Daney, 13 mai 1982 (repris dans Ciné journal).
.
http://www.dailymotion.com/video/xnwqh-
..Graindorge
Invitéessaisfragiles
je ne connais pas cette pub. Merci. J’ai le vague souvenir d’un tout petit bambin qui déroule et déroule et déroule dans toute la maison un rouleau et arrivée devant sa mère, il le brandit comme un étendard-
essaisfragiles
InvitéLe trèfle aux quatre parfums était bien meilleur acteur que son comparse Lotus qui en faisait des tonnes. Tout en sobriété et couches délicates.
-
..Graindorge
InvitéRire
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Sylvain
InvitéJe pense que cette question était sérieuse (depuis Icham on ne sait plus trop) et en conséquence j’y répond sérieusement et modestement : du Bégaudeau, j’en ai lu pas mal. Il y a deux bestioles, voir trois (si on compte les films). Evidemment, « histoire de ta bêtise » (c’est brillant – sans flatterie – tellement brillant qu’il est difficile de le conseiller à des amis de gauche, on risquerait de se fâcher) dans la catégorie essai (« Notre joie » est un poil trop long mais « Comme une mule » encore plus juste). En fiction : évidemment « Entres les murs », qui met bizarrement un peu tout le monde d’accord. Mais je conseillerais davantage « la blessure, la vraie » (je pense que la pièce fondamentale est là) et aussi « un enlèvement » (très sous-estimé) et « ma cruauté » (peut-être un peu incompris). Quant à ‘l’amour », c’est évidemment une belle porte d’entrée. Et puis c’est un peu son best seller et c’est très bien comme cela.
-
François Bégaudeau
Maître des clésPetites précisions :
-Entre les murs (200000) est davantage un best-seller que L’amour (80000)
-pas mal de gens trouvent qu’Un enlèvement est sous-estimé, ce qui finit presque par le surestimer.
-Ma cruauté a été moins incompris qu’inlu
Mais La blessure la vraie est peut etre effectivement l’épicentre.
Merci à toi.-
Sylvain
InvitéTu as vu cette vidéo avec Mr Le Prof ? C’est un prof démissionnaire (pas de problème là-dessus) mais ses arguments autour du film de Cantet sont hallucinants : « c’est tout ce qu’il ne faut pas faire », donc pour lui le film s’en trouve automatiquement disqualifié. Je suis resté assez abasourdi par la bêtise du bonhomme.. https://www.youtube.com/watch?v=SPk7MgIqavw
-
Sylvain
InvitéLe pire est aussi qu’il défend le seul film « scolaire » qui parle de rien… celui du pauvre Thomas Lilti « Un métier sérieux ». Et en même temps (on en peut plus de cette expression), ses critiques sur « Entre les murs », c’est, même malgré lui un éloge. Il a été dérangé ? Tant mieux.
-
Sylvain
InvitéPour résumer : il n’a rien compris. Et quand bien même le prof n’aurait « rien compris », c’est justement l’intérêt de la scène : personne ne se comprend.
-
-
K. comme mon Code
InvitéEn règle générale, un prof sur Twitter, c’est 99% un abruti ou un connard.
-
K. comme mon Code
Invité[un prof qui s’identifie en tant que prof]
-
Sylvain
InvitéSans doute. Tu sembles connaitre le dossier ? Mais, quand même… ce gars a été « vitrine » de profs de gauche pendant bien trop longtemps. Il se révèle un abruti aujourd’hui…. c’est gênant.
-
François Bégaudeau
Maître des clésIl y a eu beaucoup de commentaires de ce genre au moment du livre, puis surtout du film, pris comme tract pédagogique qu’il s’agirait d’évaluer comme tel. Je m’en suis vite lassé, et éloigné.
Une page de CUM revient sur ce qui fut un sommet dans le genre : la pétassologie.-
Sylvain
InvitéComme pour « Etre et avoir »… ce qui est dramatique : un film doit être rigoureux et forcément « juste » Aimable, disons?. Demain, je te poste mes notes sur « Autonomes ». Je me suis cogné les mêmes arguments éclatés…
-
François Bégaudeau
Maître des clésPour Etre et avoir, il me semble que le prof était véritablement donné comme modèle par Philibert – qui n’est pas un bon documentariste, soit dit au passage, en ce qu’il aime davantage ses valeurs que le réel. Ce qui m’autorisa à écrire dessus dans une revue politique, à l’époque.
Je crois que le texte a déjà été posté ici.-
Comité de Défense des Faits et de la Justice
InvitéFrançois: C’est en partie grâce à Mr le prof que j’ai le droit de me présenter comme schizophrène. Parce que à l’époque je n’étais pas schizophrène, à l’époque j’étais victime d’une erreur de diagnostic à cause d’une psychiatre qui avait décrété que le cauchemar dans lequel elle essayait de me tuer serait une schizophrénie. Reste qu’entre la folie des psys et Mr le prof et ses copains je finirais par devenir un véritable fou. Après je dis ça mais Mr le prof et sa petite troupe n’étaient pas les pires, reconnaissons leur le fait de ne pas m’avoir appelé au suicide quand même.
.
Comment ça s’était fini? Il s’était enfermé sur un forum privé avec le grand méchant malade imaginaire pour se protéger de leur grand méchant malade imaginaire puis après ils avaient fermé le forum car un pote avait courrir la rumeur que j’y avais accès. Puis après j’ai recroisé Mr le prof à un barbecue, il était avec sa petite cours et il voulait faire mon procès donc on a fait mon procès et il est reparti coupable car le pauvre garçon n’avait pas compris qu’il n’y avait aucune fierté à harceler un type qui voyait sa vie foutue en l’air à cause d’une erreur de diagnostic.
.
Autant dire que Nox avait raison de prétendre que j’étais un type solide même si il pensait que c’était une idée de le dire sur le mode du mépris et de la dérision. Reste que vous avez beaucoup en commun toi et lui, c’est la même conviction délirante d’être des profs références et la même impuissance à faire le constat que du haut de vos bonnes consciences de merde vous êtes des fils de pute. -
François Bégaudeau
Maître des clésma mère serait flattée
-
Comité de Défense des Faits et de la Justice
InvitéFrançois: C’est marrant ce besoin qu’on a chez les mecs de faire comme si c’était maman qui était responsable de notre fils de puterie.
-
-
-
-
-
-
-
-
Sylvain
InvitéPour tout te dire « Entre les murs », c’est ma grand-mère – 85 ans déjà à l’époque – qui me l’a conseillé. Le style m’avait sidéré (je ne dirais pas qu’il m’avait plu). Après mon ex compagne Naïri, qui aimait bien « Ce soir ou jamais » m’a dit « si il y a François, on regarde ». Et moi, beaucoup plus tardivement, je suis tombé sur « Histoire de ta bêtise ». Et après, j’ai rattrapé ce que j’ai pu.
-
..Graindorge
Invitél’amour: 85000 a dit Lana à l’Ecrevis
-
-
-
Sylvain
InvitéAh ! Et « en guerre » ! Belle porte d’entrée que celle-ci !
-
essaisfragiles
Invitéouais bon faut tout lire tout écouter tout voir
ça va en faire du boulot pour celles et ceux ici qui n’ont encore rien fait par manque de cerveau disponible-
Sylvain
InvitéBeaucoup de boulot en effet. Heureusement, il y a pas mal d’humour, ça aide….
-
-
-
Eden Lazaridis
InvitéLe meilleur livre de François est à mon avis Ma Cruauté. C’est le Tàr de la littérature française. Je conseillerais donc de commencer par lui.
-
François Bégaudeau
Maître des clésHélas ce Tar est arrivé trop tot
-
essaisfragiles
InvitéTiens un nouveau cruaurien. Ça change des amouriens, des blessuriens, des joyennes et des mulonâtres.
-
Eden Lazaridis
InvitéMa cruauté n’a pas été un gros succès commercial, Tàr non plus (29 millions de BO worldwide), (Tàr n’avait même pas reçu de Lion d’or, ni de Grand prix). Oeuvres maudites.
N’y a-t-il pas aussi beaucoup de bêtisiens ? Je me demande quel ouvrage a le plus mis en lumière François : Entre les murs ou Histoire de ta bêtise ?-
essaisfragiles
InvitéA part certaines et certaines sititistes indécrottables, aveuglés par leur amour inconditionnel et infini, j’ai l’impression que les lectorats ne se recoupent pas souvent. Il serait intéressant de voir qui, des lecteurs des romans ou des essais, a le plus lu CUM, qui s’adresse pourtant aux deux, et à l’ensemble des animaux, tout genre confondu. Moi, par exemple, je fais croire que, mais de François, je ne connais bien que le prénom.
-
Eden Lazaridis
InvitéCUM s’adresse bêtisiennement à des muriens.
-
essaisfragiles
Invitéoh la vache ! je crois qu’on est le meilleur couple amphibien drôlatique de l’année
-
Eden Lazaridis
InvitéDrôlatique oui.
Amphibien non.
Je suis un cervidé.
-
-
-
-
-
-
-
AuteurMessages
