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- Ce sujet contient 8 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
lamartine, le il y a 1 année et 6 mois.
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Leo Landru
InvitéConférence d’Annie Lacroix-Riz (que j’apprécie beaucoup).
Je lisais Orwell quand j’étais adolescent, dans une courte frénésie de lectures dystopiques/S-F incluant Huxley (meilleur) puis Bradbury (bien meilleur) puis Kafka – qui supplanterait les autres, se situant bien au dessus de toute classification. Lisant 1984, je me rendais compte de l’effet qu’Orwell me procurait : je m’ennuyais mais je me sentais coupablebde m’ennuyer. Je me convainquais que j’aimais le livre, et que mes envies de le reposer étaient non-naturelles, que je devais me forcer pour m’ébahir devant ce goût de la liberté exalté dans le sinistre monde de Big Brother. Je devais lire Orwell et surtout je devais aimer Orwell.
Je ne comprenais pas l’enjeu anticommuniste. J’espère trouver ici de quoi penser. -
lamartine
InvitéC’est une nouvelle conf de ALR ?
Tu t’es vraiment ennuyé durant la lecture ?
Je me demande si moi je n’avais pas adoré et de ce fait apprécié avoir vu le film quand j’étais ado.-
Leo Landru
InvitéOui ça vient de sortir du café marxiste. Orwell dépeint par ALR semble l’opposé d’un camarade.
Oui je me suis ennuyé en lisant 1984 mais à la décharge de Georges, je n’ai pas essayé de le relire à l’âge adulte. Pas vu les films mais il semble d’après ALR que la fascination pour Orwell soit surtout posthume : on aime pouvoir vomir sur l’URSS avec le concours de la littérature surtout si l’auteur n’est plus convocable.
À rapprocher de Soljenitsyne qui n’ayant pas eu la bonne idée de mourir jeune ne laissa aucun doute sur l’amitié qu’il portait aux dictatures capitalistes. En revanche j’ai aimé Une journée d’Ivan Denissovitch et je tenterai L’Archipel du goulag si je vis assez longtemps. D’Orwell je ne relirai pas 1984 mais peut-être que j’essaierai Hommage à la Catalogne pour voir.-
lamartine
InvitéJ’ai pris le temps de regarder une partie. Ce qui me fascine chez elle, c’est sa marque de fabrique dans l’archivage de pointe.
Oui, je te rejoins sur la côte d’Orwell aujourd’hui.
J’avais 15 ans en 1984, le livre et le film m’ont paru grands et ils venaient conforter la politique familiale. J’ai beaucoup aimé la ferme des animaux, lu en anglais car très simple. De Soljenitsyne, je n’ai lu que Ego.
Je te glisse un line qui peut t’intéresser https://agone.org/orwell-grevin-4-2/
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François Bégaudeau
Maître des clésComme d’habitude Annie est factuelle – parfois trop factuelle, et c’est moi qui le dis – même si elle passe beaucoup trop vite sur la guerre d’Espagne où elle tient absolument à défendre les staliniens. Mais nous voyons bien quel genre d’homme était Orwell. Un autoritaire. Aujourd’hui largement célébré comme tel (sous couvert de gauche)
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Titouan R
InvitéBel attelage Polony-Michéa
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François Bégaudeau
Maître des cléseh oui
et d’autres gens plus à droite encore
mon M évidemment adorait Orwell, dont il n’avait à peu près rien lu, comme de moi, mais où il reniflait un cousin autoritaire
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Alain m.
InvitéPour un peu ALR nous démontrerait que les anti-staliniens Orwell, Souvarine, Serge etc… sont les ordonateurs des procès de Moscou, les créateurs de la famine en URSS et des différents massacres des opposants au régime et autres joyeusetés… Quand à la défaite en Espagne il est clair que c’est la faute au P.O.U.M et aux anarchistes…
Je précise juste que je ne considère pas Orwell comme un héros ou modèle de quoique ce soit.-
François Bégaudeau
Maître des clésIl est tout à fait vrai que le propos d’Annie est partial, et partiel. Un biais stalinien.
Retenons donc juste quelques éléments biographiques livrés par elle.
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