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Accueil Forums Forum général Organisation sociale dans le roman

  • Ce sujet contient 22 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Jeanne, le il y a 1 année et 3 mois.
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  • Auteur
    Messages
    • #99861 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Chers sitistes
      Je suis à la recherche de romans qui mettent en scène une communauté humaine (pas très grande) dans un lieu (île, bateau, vaisseau…) et qui explorent la thématique de l’organisation sociale (ou : du travail).
      Comme par exemple Sa majesté des mouches, de William Golding.
      Si vous aviez quelques idées voire me les donniez, ce serait formidable.
      Merci.

    • #99864 Répondre
      Lionel Delamessi
      Invité

      Voilà donc une question efflorescence qui permet une recherche nyctalope pour vous répondre adroitement !!
      Voyons voir… il existe beaucoup de belles oeuvres visuelles limpides dont on se délecte de manière abrute.
      Je peux émettre une idée intéressante qui est la cinématographie « High-Rise » en 2015 par Ben Wheatley qui peut paraître imbroglio mais la musicalité derrière est tout bonnement férule et se greffe à l’auteur.

      • #99901 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Ben Wheatley a réalisé du bon avant de dériver vers du beaucoup moins bon. Happy new year, Colin Burstead et Touristes sont ses deux meilleurs (Down Terrace est le seul de lui que je n’ai pas vu, il se dit qu’il est bien).
        Pour High-Rise, comme il y a un aspect dystopique-satirique, ça peut ne pas coller ? Je n’ai jamais lu le livre de JG Ballard. Mais le film se regarde bien, malgré sa misanthropie.

    • #99870 Répondre
      Malice
      Invité

      « Le poids de l’eau » Anita Shreve évoque des immigrés norvégiens aux Etats-Unis sur une île où ils espèrent vivre ( mieux) de la pêche; pas mal de descriptions précises de la vie quotidienne, notamment le confinement hivernal où les familles sont quasiment enfermées toute la journée dans leur cahute;
      « Narcisse noir » de Rumer Godden : des nonnes cherchent à créer une communauté religieuse en Inde, tentent d’organiser l’enseignement, la culture de la terre sur le monastère

    • #99873 Répondre
      Sylvain
      Invité

      Salut Jeanne,
      En te lisant ma réaction première est la même que la tienne : « Sa majesté des mouches ».
      J’en ai un autre (ne pas s’attendre à de la grande littérature, mais je ne pense pas que cette question soit essentielle dans ton message) : évidemment « La Plage » de Alex Garland.
      J’ai lu ça à 20 ans, ça m’avait plu (c’est en tous cas bien plus consistant que le film – qu’il ne faut pas voir).
      Avec toujours cette histoire, pour résumer et aller vite : comment on a transformé un beau projet en enfer ? Et n’était-ce pas au fond inéluctable ?

      • #99877 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Merci déjà à vous trois.
        (Lionel, je cherche des romans).
        Je précise une chose: Ayant nommé Sa majesté des mouches, je ne suis néanmoins pas focalisée sur les œuvres occupées à montrer combien la sociabilité est chose fragile et susceptible de rapidement s’écrouler. Genre Walking Dead, pour donner un autre exemple. Le vernis social est prompt à s’écailler, les structures sociales sont là pour empêcher la mauvaiseté (ultime vérité des êtres) de se faire jour. Ce genre de motifs.
        Ils m’intéressent, mais je m’intéresse aussi aux approches plus exploratoires, moins affirmatives, moins morales (d’une certaine manière), moins sensationalistes, plus ouvertes, moins sombres, éventuellement, comment dire?
        L’histoire des révoltés du Bounty par exemple (déclinée dans plusieurs œuvres): une petite communauté humaine dans un bateau et se battant contre l’oppression.
        Grand merci encore pour votre attention.

        .

        .
        Je serais plutôt

      • #99882 Répondre
        netflou
        Invité

        Je pense à la dernière partie de Ferdydurke, quand Jojo se réfugie dans le manoir de son cousin. Il y a là tout un petit monde social clôt, réduit, où les positions hiérarchiques de chacun jouent, se renversent, se confortent, explosent. Enfin, c’est un souvenir lointain.

    • #99878 Répondre
      cat
      Invité

      @ Jeanne, Lu il y a longtemps le classique L’île de Robert Merle, lu plus récemment le best-seller Dans la forêt de Jean Hegland, conseillé par une ado L’île de Vincent Villeminot. Peut-être Arcadie de Emmanuelle Bayamack-Tam correspond aussi à ta recherche.

    • #99902 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Edward Bunker a été traduit par Freddy Michalski chez Rivages, il a écrit des romans quasi-autobiographiques sur la prison américaine. Je te recommande La Bête contre les murs (The Animal factory), ou même le reste de son œuvre, bien qu’inégale, qui explore les rapports de domination et la grégarisation. Les relations entre Blancs, Noirs, Hispaniques sont souvent soulignées. Bunker était un pilier de la Fraternité Aryenne tout en étant extrêmement critique du racisme utilisé comme moyen de contrôle dans les prisons. À la fois acteur, instrument et analyste, son œuvre permet d’appréhender les organisations criminelles carcérales avec une certaine distance. Il faut séparer les romans sur la prison de ses purs polars, même si ces derniers sont souvent empreints de politique et de conscience sociale.

      • #99924 Répondre
        Malice
        Invité

        J’avais dévoré « La bête contre les murs » quand le film de Buscemi était sorti, première fois de ma vie que j’avais sous les yeux autant de détails concrets sur la vie en prison. Les autres romans valent moins le coup alors?

        • #99933 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je les ai tous aimés. Je ne l’ai pas lu depuis des années mais quand j’ai découvert cet auteur j’ai tout lu d’une traite. J’y reviendrai. Michalski était un très bon traducteur aussi.

        • #99934 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Je te conseille L’éducation d’un malfrat, plus ou moins assumé autobio. Il y raconte comment il devient détenu dès l’enfance quasiment. Hélas le livre se conclut sur la promesse non tenue d’un deuxième tome.

          • #99937 Répondre
            Malice
            Invité

            merci je vais l’ajouter à ma pile

    • #99903 Répondre
      Carpentier
      Invité

      dans la diagonale, de François Begaudeau

    • #99913 Répondre
      Dune
      Invité

      Je ne saurais le présenter aussi clairement que l’éditeur (une lecture vieille de +10 ans) mais ta demande m’a immédiatement fait songer à Casa de campo de José Donoso :

      https://www.calmann-levy.fr/livre/casa-de-campo-9782702103456/

    • #99914 Répondre
      toto
      Invité

      Chez les enfants, Deux ans de vacances de Jules Verne, un groupe de collégiens fait naufrage sur une île et ils s’organisent pour vivre/survivre.

      • #99916 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Vous êtes fantastiques. Merci.
        (François, I’m waiting for you)

    • #99917 Répondre
      Cynthia Lennon
      Invité

      C’est typiquement le genre de questions à poser à https://www.eurekoi.org/ (un réseau de bibliothécaires).
      Mais sans les avoir encore lues, je suis sûre que les réponses d’ici sont très bien.

    • #99918 Répondre
      Cynthia Lennon
      Invité

      Eloge des bâtards d’Olivia Rosenthal

    • #99942 Répondre
      Mao
      Invité

      Les naufragés du wager, David grann.

    • #99947 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Plage de Manacorra 16h30 de Philippe Jaenada : une famille part en vacances au bord de la mer , un incendie se déclare, panique devant la mort. Écrit avec humour et autodérosion, des réflexions exprimées en pensées avec de très nombreuses parenthèses et digressions devant le drame qui arrive. Un livre drôle , fin et plein d’humanité.

      • #100093 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        L’ile des esclaves, Marivaux
        Les pages sur l’abbaye de Thélème chez Rabelais
        Le bocage à la nage, Maulin (communauté tendance droitière, mais drole)

        • #100097 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Merci beaucoup Mesdames Messieurs
          Je vais puiser dans tout ça avec grand intérêt

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