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Accueil Forums Forum général Lordon ou l’art de parler pour ne rien dire

  • Ce sujet contient 96 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Samuel Grosgeek, le il y a 18 minutes.
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    Messages
    • #142694 Répondre
      Rigolus
      Invité

      Le vrai talent de Lordon n’est pas de découvrir. C’est de maquiller. Il prend des banalités robustes du salariat, dépendance matérielle, peur du déclassement, absence de sortie propre, puis les passe dans une lessiveuse spinoziste pour leur donner l’air d’un drame philosophique. Le salarié reste parce qu’il a un loyer, des gosses et aucune porte de sortie convenable ? Trop simple, trop pauvre, trop terrestre. Chez Lordon, il faut que ce soit du conatus enrôlé dans le désir-maître. La galère salariale, repoudrée à la métaphysique. La fiche de paie, promue tragédie.
      C’est brillant comme un emballage de parfum autour d’un bidon d’eau tiède.
      Une fois retiré le décor, il reste quoi ? Une idée que n’importe quel DRH de province, n’importe quel coach en entreprise et n’importe quel sociologue du travail connaît déjà. Les boîtes ne veulent pas seulement des bras qui obéissent, elles veulent aussi des têtes qui s’impliquent. Merci, Frédéric. Il fallait bien le CNRS pour nous apprendre que les entreprises préfèrent des salariés motivés à des salariés hostiles. Encore un effort et l’on découvrira que le patron aime aussi les gens ponctuels.
      Tout le tour de passe-passe est là. Complexifier assez pour donner au banal le prestige du profond. Lordon ne creuse pas. Il épaissit.
      Le plus commode, c’est que sa thèse ne peut jamais perdre. Le salarié adhère ? Désir capté. Il craque ? Affect joyeux retourné. Il se désengage ? Rapport affectif dégradé. Il résiste ? Toujours pris dans le jeu des affects. Il démissionne ? Encore une figure du désir sous contrainte. Le système est magnifique. Il avale tout, digère tout, recrache tout en confirmation. Une théorie pareille a le confort des horoscopes. Quoi qu’il arrive, elle avait raison.
      Le concept de désir, chez Lordon, fonctionne comme un sac-poubelle de luxe. On y jette la peur, l’habitude, la nécessité, la fatigue, la dépendance, la discipline, l’intérêt, l’inertie, la honte, puis on referme le tout avec un nœud philosophique. Ensuite on appelle ça une pensée subtile. Ce n’est pas subtil. C’est pratique. Le concept ne découpe plus le réel. Il le recouvre comme une bâche sur un chantier.
      Le réel, lui, a la vulgarité de ne pas parler spinoziste. Il parle découvert, échéances, horaires, fatigue nerveuse, crédit, menace de chute. Le salarié ne reste pas parce que son âme a été saisie dans une chorégraphie des affects. Il reste parce que sortir coûte trop cher. C’est moins noble. C’est surtout plus vrai.
      On nous dira que le néolibéralisme tient par l’adhésion, l’identification, la capture interne. Très bien. Alors regardons les endroits où cette capture est censée triompher, management, culture d’entreprise, mission, autonomie, storytelling permanent. On y trouve quoi ? Burn-out, cynisme, retrait, déliaison, quiet quitting, cadres qui hochent la tête en réunion et cherchent la sortie sur LinkedIn entre deux slides de “vision partagée”. Si le capital avait vraiment conquis les âmes, il n’aurait pas besoin de séminaires humiliants en forêt, ni de slogans de kermesse sur les murs des open spaces. Une domination sûre d’elle ne mendie pas l’enthousiasme à coups de post-it colorés.
      Lordon prend donc un phénomène local, certaines techniques d’enrôlement dans certaines fractions bavardes du capitalisme contemporain, puis le gonfle jusqu’à en faire la loi du système. Vieille fraude intellectuelle. Prendre la partie la plus visible, la plus verbeuse, la plus narcissique du monde salarial pour le cœur universel du salariat. L’open space n’est pas le monde. Le salarié d’Amazon, le livreur sous algorithme, l’intérimaire d’entrepôt, le caissier sous procédure, eux, on les tient beaucoup moins par “désir” que par minute chronométrée, planning imposé, notation, précarité et peur du découvert. Là, le conatus ressemble surtout à quelqu’un qui serre les dents.
      L’ironie devient franchement savoureuse quand on regarde d’où parle Lordon. Un intellectuel protégé, payé à vie ou presque, installé dans l’une des positions les plus sûres du paysage français, vient expliquer aux gens dépendants ce qu’est leur dépendance. Très bien. Mais cette position ne produit pas seulement un angle mort. Elle produit un style. Quand on n’est presque jamais sanctionné par le réel immédiat, on peut se permettre d’épaissir, de totaliser, d’abstraire tout ce qui passe. Là où le salarié simplifie pour survivre, l’intellectuel sanctuarisé complexifie pour conserver son magistère. Le jargon n’est pas ici un accident. C’est un revenu complémentaire de prestige.
      Il faut appeler les choses par leur nom. Ce n’est pas une pensée difficile parce que le réel serait difficile. C’est une pensée artificiellement alourdie parce que sa position sociale récompense l’alourdissement. Plus l’idée de départ est simple, plus il faut lui ajouter de la tuyauterie conceptuelle pour qu’elle ressemble encore à une révélation. Lordon ne vend pas seulement une thèse. Il vend la sensation de profondeur.
      Et c’est là que l’imposture commence. Qu’a-t-on appris, au fond ? Que le capitalisme aime les salariés investis, que certaines entreprises cherchent à obtenir plus que l’obéissance nue, que le langage managérial sert parfois à maquiller la domination. Félicitations. Nous voilà revenus, après trois détours par Spinoza, à des évidences que n’importe quel employé blasé de bureau connaît déjà avant son deuxième café.
      Lordon n’éclaire pas le capitalisme. Il lui met un filtre dramatique. Il ne découvre rien. Il recouvre tout. Il prend la dépendance, lui met une cravate philosophique, puis la présente comme un continent nouveau.

    • #142702 Répondre
      Rigolus
      Invité

      version courte

      Gallup indique qu’en France seuls 8 % des salariés sont réellement engagés au travail en 2025. Si le capitalisme contemporain tenait principalement par adhésion interne, ce chiffre devrait être massif. Il ne l’est pas. La thèse de Lordon ne tient donc pas.

      • #142735 Répondre
        Gerard Manfroy
        Invité

        Alors, finalement, ce qu’on a abordé la dernière fois, c’est le tout début de la question, à mon avis la plus difficile dans toute l’œuvre de Foucault, à savoir : qu’est-ce qu’un énoncé ? Et ce qu’on a dit, et, là-dessus, donc, je vois, ça semble être clair, puisqu’il n’y a pas de question, on a vu – il faut procéder très doucement – on a vu un premier thème de Foucault à savoir : l’énoncé, les énoncés d’une époque – puisque les énoncés renvoient à des formations historiques, ça on l’a vu dès le début – et bien les énoncés d’une époque ne sont jamais cachés… Et pourtant. Et pourtant. Les deux doivent être tenus l’un avec l’autre. Et pourtant ils ne sont jamais immédiatement donnés. C’est compliqué déjà comme idée. Les énoncés ne sont jamais cachés. On l’a vu en effet, je ne reviens pas là-dessus puisque tout va bien, toute époque dit tout ce qu’elle a à dire. Toute époque dit tout ce qu’elle peut dire. Elle ne cache rien, ou, du moins, ce qu’elle cache est tout à fait secondaire, au sens où jamais l’histoire ne s’est faite par des secrets d’État. Le secret d’Etat, c’est vraiment une petite chose par rapport au mouvement de l’histoire. En gros nous pouvons dire qu’une époque dit tout ce qu’elle a à dire. Bon, ça on l’a vu, on l’a beaucoup développé, donc je suppose que vous me l’accordez ou plutôt que vous l’accordez à Foucault. Mais ça n’aurait aucun sens s’il n’ajoutait pas aussi : mais attention, ça ne veut pas dire que les énoncés soient immédiatement donnés, c’est-à-dire soient immédiatement lisibles. Alors ça se complique ça. A la fois non secrets, non cachés et pourtant non immédiatement lisibles ou visibles. Non immédiatement lisibles. Ça veut dire quoi ? On comprend vaguement, si vous voulez, mais encore très vaguement, on comprend que Foucault est en train de nous dire : les énoncés ne sont jamais cachés, mais attention ! Vous n’y atteindrez que si vous vous élevez jusqu’à des conditions qui permettent de les extraire. Mais ça, ça lance un problème : les extraire de quoi ? Je dis, comprenez, c’est pour ça que l’on va très très doucement. Je dis : les énoncés ne sont jamais cachés, mais ils ne sont pas immédiatement donnés parce qu’il faut les extraire.

        En effet : l’énoncé va être une notion originale formée par Foucault. Il faut les extraire, encore une fois : de quoi ?

        Toute époque énonce tout ce qu’elle a à énoncer. Mais, si vous ne vous élevez pas jusqu’aux conditions de l’énoncé à une époque, vous ne risquez pas de les trouver. En d’autres termes : encore faut-il savoir lire. Mais qu’est-ce que c’est que lire pour Foucault ? Une époque ne cache rien… oui : pour l’archéologue qui sait lire les énoncés. L’énoncé doit être lu, c’est-à-dire, dans ce cas, extrait de quelque chose. Extrait de quoi ? Il faut bien vous pénétrer de ce problème. Peu importe si vous êtes d’accord avec ce problème ou pas. Peu importe : ce n’est pas notre question. Il faut faire comme si vous étiez d’accord un certain moment. Quitte à revenir sur votre accord. Mais, je veux dire, peut-être sentez-vous : c’est là que ça commence à être intéressant. Pour moi c’était déjà intéressant parce que Foucault nous disait : vous savez toute époque dit tout ce qu’elle a à dire. C’était un principe d’étude d’histoire, d’étude historique très intéressant : il n’y a pas de secret. Mais le « Il n’y a pas de secret » est immédiatement complété par : si vous ne savez pas lire les énoncés, vous ne les trouverez jamais. Il faut les extraire.

        Et l’archéologie ce sera : l’extraction des énoncés d’une époque, l’extraction des énoncés d’une formation historique en tant qu’ils ne sont jamais immédiatement donnés, en tant qu’ils ne sont jamais immédiatement lisibles.

        Mais alors qu’est-ce qui est immédiatement donné ? On va peut-être avancer si on se demande : qu’est-ce qui est immédiatement donné ? La réponse de Foucault ce serait : ce qui est immédiatement donné, c’est des mots, des phrases et, à la rigueur – je préciserai tout à l’heure ce « et à la rigueur » – des propositions. Mais Foucault nous dit : attention, ce que j’appelle « énoncé », ce que j’éprouve le besoin d’appeler « énoncé », ne se réduit ni aux mots, ni aux phrases, ni aux propositions, ni aux actes de parole. Et, en effet, c’est en ce sens que, je vous rappelle que le concept d’énoncé chez Foucault est si original qu’il aurait pu aussi bien inventer un mot nouveau pour désigner cette chose-là. Puisqu’il ne nous cache pas que selon lui, ce qu’il appelle « énoncé » ne correspond à rien de ce dont les linguistes ou les logiciens nous ont parlé jusqu’à maintenant. Donc il se réclame d’une originalité radicale du concept d’énoncé qu’il nous propose.

        Et sa thèse générale ce sera : l’énoncé ne se ramène ni aux mots, ni aux phrases, ni aux propositions, ni aux actes de parole.

        • #142780 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          @Gerard Manchot,
          Ce texte de Foucault sur « Qu’est-ce qu’un énoncé » se trouve bien dans « L’archéologie du savoir » ? Et si ma mémoire ne me joue pas de tour, un moment il cite une phrase surréaliste, absurde, il y a même la couleur vert dans la phrase, genre un ciel vert ou quelque chose du genre. Démonstration sémiologico structurale pour dire que la cohérence de l’énoncé se passe de référent (référence au réel). Sur ce, si c’est bien ce texte dans L’archéologie du savoir, il a toujours été considéré comme hermétique. Un de ses plus pertinents commentateurs, Eric Marty, disait de ce texte, « Foucault passe son temps à nous dire ce que l’énoncé n’est pas, sans jamais nous dire vraiment ce qu’il est ».
          Perso il faudrait que je le relise, mais L’archéologie du savoir et La volonté de savoir sont un moment charnière où il va surprendre bon nombre de ses lecteurs. C’est sa période américaine, d’ailleurs « acte de parole » renvoie au performatif anglo-saxon. Bref, on va pas débattre des phases foucaldienne mais « Les mots et les choses » est une meilleure porte d’entrée à la compréhension de :
          « puisque les énoncés renvoient à des formations historiques »
          Si bien sûr tu ne l’as pas encore lu.
          Encore un conseil du professeur Belkekett.

    • #142703 Répondre
      Claire N
      Invité

      Super – donc place a l’action
      Maintenant qu’on a tout dit
      On te jugera plus jamais responsable de ce que l’espoir nous souffle
      Tu peux peut-être commencer par organiser un vide grenier pour une association ?

      • #142729 Répondre
        lesiourd
        Invité

        Et dis moi, est-ce que tu entends souffler chaque fois qu’un commentaire t’inspire un haïku ?

    • #142713 Répondre
      Zorglub
      Invité

      Rigolo le droitardé qui nous pond un pavé césar sur Lordon.
      Pourquoi? Pour faire diversion; ne vous laissez pas distraire par ce freluquet.
      La mise en récit de ce godelureau est bien huilée et veut fabriquer du conflit.
      ===
      Le rigolo n’est qu’un sous marin de l’extrême droite .
      RÉVÉLATIONS SUR LES LIENS ENTRE LE PATRONAT ET L’EXTRÊME DROITE

      Et à la fin c’est nous qu’on gagne !

    • #142762 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Alors… Essayons de répondre à Rigolus à partir des arguments de Rigolus.
      Déjà :
      « Les boîtes ne veulent pas seulement des bras qui obéissent, elles veulent aussi des têtes qui s’impliquent. Merci, Frédéric. Il fallait bien le CNRS pour nous apprendre que les entreprises préfèrent des salariés motivés à des salariés hostiles. Encore un effort et l’on découvrira que le patron aime aussi les gens ponctuels. »
      Pourtant c’est bien à l’idée de stratégie que Lordon se référe. Stratégie néolibérale qui n’a pas toujours eu lieu et se renforce progressivement courant 2010 environ.
      Entretiens d’embauche où moi, il fut un temps, comme de nombreux autres avons eu la surprise de se voir poser les questions suivantes « Êtes-vous prêts à vous investir dans la préparation de fêtes dans l’entreprise ? Pensez-vous pouvoir vous impliquez dans des fêtes de fin de semaine dans le lieu de travail ? Ici nous concourons pour le meilleur employé de la semaine chaque semaine et le ou la recompensons… ». Cette façon que le système libéral a de s’immiscer jusque dans la vie privée, jusque demander à des commerciaux de recruter pendant les jours off.
      Rigolus encore :
      « Si le capital avait vraiment conquis les âmes, il n’aurait pas besoin de séminaires humiliants en forêt, ni de slogans de kermesse sur les murs des open spaces. Une domination sûre d’elle ne mendie pas l’enthousiasme à coups de post-it colorés. »
      Une domination sûre d’elle même ne se pose pas de question sur sa supériorité, elle déroule son programme substantiel qui est l’innovation. Car en pays capitaliste l’innovation est la règle du jeu. Le choix de l’innovation à tel moment donné est un risque que l’entrepreneur choisit en humant la conjoncture. Il n’est pas inutile d’en rendre compte. Il faut creuser les évidences pour voir clair dans le jeu de l’adversaire. Aussi :
      « Le salarié d’Amazon, le livreur sous algorithme, l’intérimaire d’entrepôt, le caissier sous procédure, eux, on les tient beaucoup moins par “désir” que par minute chronométrée, planning imposé, notation, précarité et peur du découvert. Là, le conatus ressemble surtout à quelqu’un qui serre les dents. »
      C’est demander à Lordon s’il fait la différence entre un employé, un cadre ou un prolétaire.
      Pour le prolétaire nul besoin d’une stratégie de séduction quelconque. La seule différence historique est prolétaire ouvrier et néo prolétaire employé de base.
      Quant à la posture de Lordon et sa position dans le social.
      « C’est une pensée artificiellement alourdie parce que sa position sociale récompense l’alourdissement. »
      En matière de pesanteur théorique et ce malgré un style que je te reconnais plein de légèreté réthorique cher Rigolus, on peut dire que l’alourdissement intellectuel demande chez toi une catharsis de légèreté stylistique dans un processus qui te dépasse.
      « Lordon ne vend pas seulement une thèse. Il vend la sensation de profondeur. »
      Là tu n’aurais pas tort, sauf que je ne crois pas que Lordon cherche la profondeur. Du moins ce n’est pas précisément ça qui le caractérise.
      Ta conclusion :
      « Lordon n’éclaire pas le capitalisme. Il lui met un filtre dramatique. Il ne découvre rien. Il recouvre tout. Il prend la dépendance, lui met une cravate philosophique, puis la présente comme un continent nouveau. »
      Pointer l’évidence oui, peut-être le fait-il trop, quoi que encore, creuser les évidences permet d’en tirer quelque chose. Et si Lordon présente un continent nouveau, c’est une approche théorique que tu n’as pas même esquissé. Par exemple un sens de l’intérêt et de la morale qui se démarque largement d’une gauche à bout de souffle. En revanche je doute de sa conception de la pulsion qui m’apparaît comme une grosse simplification. De même pour son association avec Lucbert envers laquelle j’émets un gros doute. Pour son spinozisme, même si je n’en suis pas fan, il est difficile de le lui reprocher en quelques lignes. Faire la part des choses entre le pertinent et le non pertinent en matière d’économie politique spinoziste demande un effort bien supérieur à nos petites crottes respectives. Bref, comme disait le marquis de Sade, Rigolus ! Encore un effort pour être vraiment républicain.

      • #142851 Répondre
        Rigolus
        Invité

        Le chiffre Gallup (8 % d’engagement réel) pose déjà un problème simple : si le système tenait principalement par adhésion, ce chiffre serait élevé. Il ne l’est pas. Rien que ce chiffre suffit à tuer son livre.
        Mais surtout, ce n’est même pas le pire.
        Le vrai problème, c’est que la théorie de Lordon est infalsifiable :
        faible engagement → désir dégradé
        fort engagement → désir capté
        Dans tous les cas, elle a raison.
        Donc elle ne teste rien. Elle ne tranche rien. Elle reformule.
        Un chercheur propose une hypothèse qu’on peut mettre en défaut. Ici, il n’existe aucun cas clair qui invalide la thèse.
        Et c’est précisément là que tu ne réponds pas : tu ajoutes des exemples et des nuances, mais tu ne réponds pas frontalement à mes objections principales.
        Donc te répondre point par point ne changerait rien au problème de fond. Je veux bien le faire mais qu’elle serait l’intérêt ?

        • #142889 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Effectivement il n’y a nul intérêt à me répondre point par point. Comme moi de lire ta version longue, alors que j’aurais dû m’en tenir à la seule version courte.
          Surtout qu’il y a Gallup, si Gallup il y’a alors je n’ai plus qu’à m’incliner.
          Gallup tire « 8 % des salariés sont réellement engagés au travail en 2025 » de ses conclusions.
          C’est bien là que je perçois chez toi un cartésianisme lourd et une Poppérisation théorique systématique et mal venue.
          L’adhésion désirante c’est l’image que la société de consommation renvoie, le monde du travail par contre c’est une adhésion par TINA, mais dire que l’enthousiasme est réel et profond ça c’est moins sûr.
          « Le vrai problème, c’est que la théorie de Lordon est infalsifiable :
          faible engagement → désir dégradé
          fort engagement → désir capté »
          Je résumerai ça de la façon suivante :
          Fort engagement et faible engagement sont les 2 faces d’une même pièce. Celle de l’adhésion par TINA. L’engagement au travail n’étant qu’un pont vers les libertés désirées que promet et promeut le capitalisme.
          Capito ?

          • #142892 Répondre
            Rigolus
            Invité

            Tu ne réponds pas au 8 %.

            Tu ne dis pas qu’il est faux, ni pourquoi il ne contredirait pas la thèse.
            Tu dis simplement que tout rentre dans “TINA”.

            Donc le chiffre ne compte plus.

            C’est exactement mon point : même un fait contraire est absorbé sans discussion.

            Donc la théorie ne teste rien. Donc lordon n’apporte rien.

            • #142893 Répondre
              Gerard Manfroy
              Invité

              Les sondages, c’est pour que les gens sachent ce qu’ils pensent.

              • #142899 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Gallup, glop glop disait pifou…
                8% engagés dans leur travail. Qu’en est-il des autres ?
                Tu dis : « Si le capitalisme contemporain tenait principalement par adhésion interne, ce chiffre devrait être massif… »
                Mais c’est toi seul qui dis que ce chiffre tient lieu de preuve de l’adhésion ou non. Tu prétends faire la pluie et le beau temps avec un syllogisme à la con.
                Ce que j’essaie de te dire c’est que le capitalisme n’a qu’un but. La reproduction sociale. En d’autres termes QUE TOUT LE MONDE JOUE LE JEU.
                Par conséquent oui tout se résorbe dans Tina et oui les chiffres ne comptent plus. Par contre « Donc la théorie ne teste rien. Donc lordon n’apporte rien »
                Là c’est plus du cartésianisme ni de la Poppérisation. C’est du pète couilles grandeur nature. C’est toi qui teste la théorie à l’aune de tes fantasmes.
                Toi au moins, l’histoire du con qui dit non, c’est sûr que tu la connais.

                • #142906 Répondre
                  Rigolus
                  Invité

                  Tu parles de “syllogisme”, mais ce n’est pas ce que je fais.

                  Je ne dis pas que le chiffre Gallup prouve tout. Je dis qu’il pose un test simple. Si le système tient principalement par adhésion, on devrait observer un engagement élevé. Ce n’est pas le cas.

                  Tu pourrais répondre à ce point. Mais tu ne le fais pas. Tu dis que “les chiffres ne comptent plus”.

                  Donc tu abandonnes tout critère empirique.

                  Et derrière, tu dis que tout se résorbe dans TINA, que tout le monde joue le jeu. Très bien. Mais ça ne répond pas, ça recouvre.

                  Dire “tout le monde joue le jeu” n’explique rien. C’est justement ce qu’il faut expliquer.

                  Et si tout comportement, fort engagement ou faible, confirme la même thèse, alors elle ne distingue rien.

                  Donc on revient au point simple que tu évites. Qu’est-ce qui pourrait montrer que cette théorie se trompe ?

                  Si la réponse est “rien”, alors ce n’est pas une explication, c’est une position qui a toujours raison.

                  À partir du moment où ton premier message était déjà à côté de mes objections principales, il fallait savoir arrêter les frais.

                  • #142995 Répondre
                    Samuel_Belkekett
                    Invité

                    Bon… C’est un défi que de te répondre. Mais je me lance malgré une mauvaise foi ou bien des certitudes indéboulonables de ta part.
                    « Je ne dis pas que le chiffre Gallup prouve tout. Je dis qu’il pose un test simple. Si le système tient principalement par adhésion, on devrait observer un engagement élevé. Ce n’est pas le cas. »
                    Je ne cesse de parler de l’ambivalence du terme « engagement » élevé ou pas élevé l’engagement étant la condition sine qua none pour rester dans le jeu. L’adhésion n’est donc pas « engagement » il est par défaut, les 8% y croient vraiment les autres adhérent sans y croire vraiment mais par manque de toute autre conviction. Le TINA c’est le sédiment de tous dans l’adhésion générale.
                    « Et si tout comportement, fort engagement ou faible, confirme la même thèse, alors elle ne distingue rien.
                    Donc on revient au point simple que tu évites. Qu’est-ce qui pourrait montrer que cette théorie se trompe ? »
                    Mais quelle these ? Quelle théorie ? Pour réfuter ce que dit Lordon en général il faut y opposer une autre rationalité. Celle d’un capitalisme généreux et bienveillant qui offre à tout le monde la possibilité d’une vie. Et même dans un système où tout le monde a les mêmes chances et chacun la possibilité d’arriver en haut, de l’affiche ou de la pyramide. Si on s’en donne la peine. Et peut être même que tout le monde sans exception peut y arriver. Toi j’ai l’impression que tu crois qu’il faut rester dans le système rationnel de Lordon pour, par je ne sais quelle torsion, le réfuter. Rigolus, encore un effort pour être vraiment popperrien.
                    « Dire “tout le monde joue le jeu” n’explique rien. C’est justement ce qu’il faut expliquer. »
                    L’évidence là-dedans c’est que la reproduction sociale demande des stratégies multiples et variées du capital. Lordon peut l’expliquer par ses « pulsions » qui moi ne me convaincs pas, en revanche la notion de « technostructure » de Galbraith par exemple me semble indispensable. Mais bon, là n’est pas l’essentiel. L’important pour moi est que Lordon ne part pas de la conscience et prise de conscience du sujet mais de la manière dont il est affecté. Conatus ou pas, spinozisme ou non, ce ne sont là que des moyens, des expériences de pensées pour rendre compte des structures, envahissantes et totalitaires dans le sens de totalité. Là où je me distancie de Lordon c’est que lui pense que c’est à partir d’affects opposés à ceux qu’impose le capitalisme que la voie va s’ouvrir. Ça moi je ne crois pas.
                    Je crois plutôt aux formes mais ce débat là, je ne crois pas cher Rigolus, que c’est avec toi que je l’aurai.

                    • #143001 Répondre
                      Rigolus
                      Invité

                      Donc récapitulons.

                      Les 8 % adhèrent vraiment.
                      Les autres adhèrent sans y croire.
                      Et avec TINA, tout le monde adhère quand même. Ah oui quand même !

                      Autrement dit, l’adhésion inclut aussi bien croire, ne pas croire, subir et rester faute de choix.

                      À partir de là, le mot ne distingue plus rien. Il devient juste un synonyme de “être dans le système”. Tu le vois l’absurdité dans ta position ?

                      Et c’est exactement mon point : tu ne réponds pas au chiffre, tu changes le sens du mot pour qu’il ne pose plus de problème.

                      Même chose avec TINA. Tu remplaces le désir par la contrainte. Donc au final, tu expliques simplement que les gens restent parce qu’ils n’ont pas le choix.

                      Pas besoin de toute cette construction pour dire ça.

                      Résultat : ton cadre fonctionne dans tous les cas, puisqu’il absorbe tout.

                      Et une explication qui fonctionne dans tous les cas ne démontre rien.

                      Donc je repose la seule question sérieuse :

                      qu’est-ce qui, concrètement, ne rentrerait pas dans ton modèle, celui de Lordon que tu sembles défendre au prix de faire des erreurs de logique assez importante.

                      • #143015 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        « ton cadre fonctionne dans tous les cas, puisqu’il absorbe tout. »
                        Ha ça pour absorber, toi c’est bien certain que tu absorbes.
                        Absorbator, toi c’est surtout Gallup que tu as absorbé. Après que lui t’ai absorbé.
                        « tu changes le sens du mot pour qu’il ne pose plus de problème »
                        Ha ça les mots ça te plaît, c’est ton terrain de jeu. Tu manies les mots comme le pistolero son colt.
                        Je te fais une confidence, moi c’est le rapport du signifiant au signifié qui m’intéresse.
                        Là je distingue adhésion de engagement. Alors que pour toi ces 2 mots ont la même signification.
                        Adhérer, comme la colle contact à une paroi. Tout le monde adhère au capitalisme ! Tu en connais toi qui n’adhère pas ? Ils sont de moins en moins nombreux ceux-là. Surtout qu’avec un RSA tu ne vis pas, donc d’une manière ou d’une autre quasiment tout le monde y adhère. Mais plus ou moins. C’est ce plus ou moins qui est signifié par le signe engagement. Capito ?
                        Dans ta version courte tu dis
                        « Gallup indique qu’en France seuls 8 % des salariés sont réellement engagés au travail en 2025. »
                        Puis TOI tu rajoutes :
                        « Si le capitalisme contemporain tenait principalement par adhésion interne… »
                        pas Gallup. Gallup lui ne parle que d’engagement. Pas d’adhésion parce que ça m’a pas de sens pour lui. 8% s’engage le reste s’engage moins ou pas, mais tous, à savoir les 100% adhérent. Comprends-tu ce que je veux te dire ?
                        Plus haut tu dis :
                        « Si le système tient principalement par adhésion, on devrait observer un engagement élevé. Ce n’est pas le cas. »
                        La phrase correcte devrait être « Si le système tient principalement par engagement, on devrait observer un taux d’engagement élevé. Ce n’est pas le cas. » rapport du signifiant au signifié. Tu piges ?
                        Ailleurs tu dis encore :
                        « Le vrai problème, c’est que la théorie de Lordon est infalsifiable :
                        faible engagement → désir dégradé
                        fort engagement → désir capté
                        Dans tous les cas, elle a raison. »
                        Ben oui, au sein de l’adhésion il y’a un fort et un faible engagement. Ton problème à toi c’est que tu refuses de voir qu’il n’y a aucune différence entre ce que dit Lordon et Gallup. C’est toi qui crée une mise en scène. Gallup aussi dit qu’il y a un désir capté et un désir dégradé. La différence est dans l’appréhension morale. Le capital dit que le désir dégradé est anormal et constitue la fainéantise et Lordon dit le contraire, que le désir dégradé est la moindre des choses. Donc tu vois que c’est à ce niveau là que la réfutation se joue. Pareil pour TINA. Le capital et toi disent TINA c’est TINA puis c’est tout, il faut en tirer partie. Positivement s’il vous plaît. Puis Lordon et moi nous disons non, réfutation ! Nous pouvons aspirer à autre chose. Pour ça les gars va falloir desserrer l’étau. Eux répondrons non, réfutation ! On peut rien dessérer du tout, d’ailleurs on comptait reserrer encore plus. Etc, etc, etc…
                        Tu oses même dire :
                        « Tu remplaces le désir par la contrainte. »
                        Moi je ne remplace rien du tout. Je replace les choses comme elles sont. Le désir et la contrainte sont en perpétuelle tension au sein de l’engagement par adhésion de tous.
                        Bon, il n’est jamais trop tard pour apprendre, le tout est de rester humble, du moins de toi à moi.
                        En revanche là où je te donne raison c’est la pertinence de la discussion à laquelle nous faisons référence. Moi je n’ai jamais dit que c’était super pertinent. Je donne banalement raison à Lordon ce qui ne veut pas dire que je l’ai trouvé génial.
                        Capito ?

                      • #143056 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Tu fais encore des erreurs de logique comme l’autre topic, ou je t’ai corrigé. Pour commencer, tu peux multiplier les effets de style, ça ne change rien : tu ne réponds pas.

                        Tu dis distinguer adhésion et engagement. Très bien. Mais ta définition d’adhésion est précisément le problème : tu la réduis au simple fait d’être dans le système, même sous contrainte.

                        Donc avec ta définition, 100 % des gens “adhèrent”.

                        Mais dans ce cas, tu ne décris plus une adhésion. Tu décris une contrainte.

                        Et tout ton édifice sur le désir devient inutile.

                        Ensuite, tu affirmes qu’il n’y a aucune différence entre Gallup et Lordon. C’est faux. Gallup décrit un niveau d’engagement. Lordon prétend expliquer les comportements par des mécanismes de désir et d’affects. Confondre une mesure et une explication, c’est une erreur de base.

                        Et non, Gallup ne parle pas de “désir capté” ou “désir dégradé”. Ça, c’est toi qui plaques Lordon sur les données pour faire croire que tout colle.

                        Sur le fond, tu confirmes exactement ce que je dis depuis le début :

                        engagement fort → ça valide
                        engagement faible → ça valide
                        contrainte → ça valide
                        TINA → ça valide

                        Donc quoi qu’on observe, ton cadre reste vrai.

                        Et une explication qui reste vraie dans tous les cas ne distingue rien.

                        Enfin, ton point sur TINA achève le raisonnement : si les gens restent parce qu’ils n’ont pas le choix, alors la contrainte matérielle suffit à expliquer la situation. Il n’y a rien à ajouter avec le “désir”.

                        Donc tu ne renforces pas la théorie, tu la rends redondante.

                        Le reste sur la morale est hors sujet.
                        Capito ?

                      • #143058 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Je n’arrive pas à finir de lire ton post. J’en ris à gorge déployée. Je reprendrai plus tard…

                      • #143090 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        « Tu fais encore des erreurs de logique comme l’autre topic, ou je t’ai corrigé. »
                        A quoi fais-tu allusion ? Quel topic si ça peut se retrouver ?
                        Est-ce celui-ci ?
                        « Que l’AHH puisse te permettre de spamer en slip, tant mieux pour toi.
                        Mais essaye juste d’être intelligible un minimum. »
                        Sinon je ne vois pas. Une piste ?

                      • #143093 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Celui sûr Onfray

                      • #143121 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Avant d’aller voir celui d’Onfray, je voudrais terminer avec l’affaire Lordon, ou le Lordon en devenir.
                        Ce sera l’occasion de revoir 2 concepts distincts.
                        Celui de répétition et celui de réitération. Michel Foucault avait lors d’un vieil entretien je crois, dit une chose qui m’a marqué « L’histoire se répète mais ne se réitère jamais ». Or ce que nous faisons toi et moi Rigolus, c’est de la réitération. Par conséquent, au jeu « du premier qui lâche l’affaire » eh bien tu as gagné. Par abandon. Je jette l’éponge comme on dit. Félicitations.
                        Aussi, pour ne pas finir sur une note trop humiliante pour moi, je cherche un point d’accord entre nous, quelque chose qui fait qu’avec Lordon, nous serions tous les 3 d’accord. Un court mais clair moment de réconciliation.
                        Depuis que je te lis cher Rigolus, je ne doute pas un instant que si quelqu’un t’énerve à te donner des boutons, c’est bien cette crapule d’Etienne Chouard. Je t’imagine, après avoir bien ri en l’écoutant, te pousser une montée d’adrénaline devant cet idiot abatardi par toute sorte d’idéologies auxquelles il ne comprends que dalle. Cette substantielle tête à claques que je pourrais gifler si je le croisais au coin d’une rue. Ce bougre d’âne doublé d’un bougre d’andouille, il fut un temps tellement sûr de lui, qu’il s’est permis quelques envolées lyriques dont il a pu goûter le retour de flamme, mais laissons cela de côté.
                        Sa fameuse partition de la participation suffit à elle seule à bien rigoler.
                        Je suppose que tu partages avec moi, tout le mal qu’il y a à en dire ?

                      • #143142 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Étienne Chouard, justement parce qu’il refuse de courber l’échine devant les petits procureurs comme Matthias Enthoven ou Denis Robert, ne peut que m’être sympathique et tu le sais très bien. À l’inverse, toute cette gauche qui renie ses propres principes pour mendier quelques miettes auprès des barbues de la nouvelle France m’inspire un mépris légitime.
                        Lordon, lui, n’apporte presque rien. . Son talent n’est pas d’éclairer le réel, mais de donner l’illusion de la supériorité à ceux qui croient avoir franchi un cap simplement parce qu’ils ont déchiffré quelques mots savants comme autopoïétique. . On croit entrer dans une pensée haute ; on découvre surtout un fond maigre, gonflé par le style et protégé par le jargon.

                        C’est exactement le genre d’intellectuel qui impressionne les petits que les grands mots intimident, comme certains hommes se mettent à bégayer devant une belle femme. Sauf qu’ici, une fois le charme verbal dissipé, il ne reste pas grand-chose. Défendre ce type comme tu l’as fais n’est plus une erreur d’appréciation ; c’est une compromission. On va se dire que c’est par esprit de joute plus qu’un réellement respect des travaux de se ringard.

                        D’ailleurs le CNRS qu’il représente, est à son image: beaucoup d’apparat, beaucoup de subventions, beaucoup de respect automatique, et trop peu de pensée réellement utile. Il l faudrait une commission sérieuse pour examiner comment est dépensé l’argent public, et pour mesurer enfin ce que les Français financent vraiment : de la recherche, ou la reproduction subventionnée d’une caste. Et j’espère que comme moi tu rêves de le fermer avec France TV.

                      • #143157 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Ouais bon là on s’égard. Je voulais clore l’affaire Lordon et switcher sur Chouard et toi tu replies sur Lordon en chantant les louanges de Chouard.
                        A ceci près concernant Lordon, que ça ne concerne plus le dialogue initial qui a ouvert la discussion avec ton argument Gallup mais l’homme et son œuvre si je comprend bien :
                        « On croit entrer dans une pensée haute ; on découvre surtout un fond maigre, gonflé par le style et protégé par le jargon.
                        C’est exactement le genre d’intellectuel qui impressionne les petits que les grands mots intimident, »
                        Alors si tu veux passer à une critique supérieure d’accord mais il faudrait au moins avoir lu quelque chose, d’autant que ce n’est pas le genre à squatter les studios télé à longueur de temps. Donc sur quoi te bases tu ?
                        De plus, puisque ses écris sont surtout théoriques, il va falloir argumenter un peu plus que tes arguments d’autorité sur une pensée dite jargonante, ou un ou deux mots compliqués.
                        Concernant Chouard c’est intéressant car tu dis, que la gauche renie ses principes,
                        « pour mendier quelques miettes auprès des barbues de la nouvelle France »
                        Donc si je te suis bien, ces principes dont tu parles, ce sont ceux de Chouard et de la sainte démocratie participative et/ou directe ? C’est bien ça ?
                        Donc toi tu trouves plus noble et fidèle à ses principes une gauche qui prône l’organisation sociale entre tous, incluant les barbus, au mépris de toute élite quelle qu’elle soit, élue démocratiquement ? C’est bien ça ? Ou alors plus intéressant encore, tu penses qu’une politique digne de ce nom, une politique que tu approuves, de droite et même d’une droite éclairée, trouverait dans les principes chouardien de quoi satisfaire ton enthousiasme ? Après tout il n’est pas impossible que la majorité des français de souche désirent renvoyer les migrants paître ailleurs et rester entre bien blancs. Chouard serait alors l’idiot, bon ça on le sait qu’il est idiot, mais l’idiot utile de l’extrême droite ? Et cela en flirtant avec un populisme bas de plafond. Est-ce là le fond de ta pensée ?

                      • #143254 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        On rêve. J’ai pris Lordon, l’une des idoles de la gauche radicale française, sur ce qui passe pour son texte le plus fort, et en vingt lignes je l’ai démonté. Alors mon soit disant argument d’autorité, tu le ranges.

                        Je compte maintenant lire James C. Scott, qui est anarchiste, mais qui, lui, est sérieux. La vraie question est donc simple : parmi les milliers de livres solides qui existent, pourquoi perdre encore du temps avec des auteurs médiocres ?

                        Concernant Chouard, je n’ai pas de mal à le dire : il a remis la Constitution et la démocratie directe au centre du débat public. Rien que pour cela, je refuse de lui cracher dessus. Et le fait qu’il n’ait pas cédé devant les inquisiteurs médiatiques l’honore. Le courage me plaît plus que la soumission.

                      • #143259 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        CHOUARD NE PAS LE LAISSER CHOIR
                        « il a remis la Constitution et la démocratie directe au centre du débat public. »
                        Quel débat public ?
                        « le fait qu’il n’ait pas cédé devant les inquisiteurs médiatiques l’honore. »
                        Exactement comme :
                        Soral,
                        Reynouard,
                        Ryssen,
                        Faurisson,
                        n’ont jamais cédé devant les inquisiteurs médiatiques.
                        Je vois…
                        Plutôt que James C. Scott, tu ferais mieux de lire Sir Roger Vernon Scruton.
                        Cela te sièra mieux…

                      • #143261 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Le débat public sur la démocratie est aujourd’hui important, sur les réseaux sociaux comme dans ma sphère privée. Et on le doit en partie à Chouard.

                        Pourquoi je devrais lire que Scruton et non Scott ?

                      • #143292 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Moi au départ je ne te posais qu’une seule question concernant Chouard celle de ce que tu appelles toi-même :
                        « la Constitution et la démocratie directe »
                        Donc si je comprends bien, à la différence de Lordon, moi et d’autres, toi tu penses que c’est important. Peut-être même capital, sans jeux de mots.
                        Aussi, je relance puisque c’est toi qui insistes sur :
                        « le fait qu’il n’ait pas cédé devant les inquisiteurs médiatiques l’honore. »
                        Donc moi, je ne vois aucune différence avec
                        Soral,
                        Reynouard,
                        Ryssen,
                        Faurisson, qui
                        n’ont jamais cédé devant les inquisiteurs médiatiques.
                        Pour bien sursouligner au cas où tu ferais semblant de ne pas comprendre.
                        N’a jamais cédé devant les inquisiteurs médiatiques non pour ses sujets de démocratie directe, qui par ailleurs ont plutôt séduit les dits inquisiteurs médiatiques. Mais pour des sujets tout à fait analogues aux personnes citées ci-dessus.

                      • #143294 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Encore une fois tu es confus.
                        Ou est ce que j’ai dit que à  » la différence de Lordon, moi et d’autres, toi tu penses que c’est important » ? Non. C’est toi qui interprète.
                        Est ce que j’ai dis que sa position sur la démocratie directe avait un rapport avec son histoire de Mediapart ? non plus.
                        Essaye de ne pas boire quand tu me réponds. Merci

                      • #143299 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        C’est toi qui es confus.
                        C’est moi (Belkekett) et Lordon qui pensons que cette histoire de constituante et de démocratie directe vue par Chouard est une connerie. En revanche j’ai bien compris que pour toi elle l’est, importante.
                        De plus ce n’est pas mediapart mais le média. Avant que Denis Robert ne parte chez Blast. Reste concentré stp.
                        Je n’ai jamais dit que l’histoire démocratie directe et Le média était liée. Ou que tu le penses. Je dis juste que c’est toi qui insistes sur l’aspect :
                        « le fait qu’il n’ait pas cédé devant les inquisiteurs médiatiques l’honore »
                        Mais peut être cherches tu à éviter le sujet maintenant que je te pousse un peu dans tes retranchements ?

                      • #143303 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Non. Tu as le droit de penser que la démocratie directe n’est pas importante. Simplement, cela ne veut pas dire que je te fais dire, à toi ou à Lordon, que ce n’est pas important. Je ne connais pas votre position sur le sujet. La différence est importante.

                        Ton premier message parle d’un retour de flamme lié à certaines positions de Chouard. Moi, je dis seulement qu’il est courageux de ne pas se plier devant les inquisiteurs.

                        Je n’évite aucun sujet. Lequel ?

                      • #143308 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        « le fait qu’il n’ait pas cédé devant les inquisiteurs médiatiques l’honore. »
                        Donc moi, je ne vois aucune différence avec
                        Soral,
                        Reynouard,
                        Ryssen,
                        Faurisson, qui
                        n’ont jamais cédé devant les inquisiteurs médiatiques.
                        Pour bien sursouligner au cas où tu ferais semblant de ne pas comprendre.
                        N’a jamais cédé devant les inquisiteurs médiatiques non pour ses sujets de démocratie directe, qui par ailleurs ont plutôt séduit les dits inquisiteurs médiatiques. Mais pour des sujets tout à fait analogues aux personnes citées ci-dessus.
                        C’est laborieux pour te le faire comprendre.
                        CAPITO ???

                      • #143311 Répondre
                        Samuel EpaulesLargesGlandEnorme
                        Invité

                        Chouard est d’abord connu pour s’être tapé tt le projet de la nvlle cstt eur. en 2005 et avoir démontré l’absolue nécessité de dire non. Le non a gagné, mais le traite de Lisb. est passé, disant au bon peuple, tu as mal voté, on reprend le volant, mais continue de croire que tu as un poids qqcq ds ce systeme, continue de viter cretin des alpes. Macron a confirmé la bonne santé de notre « démocratie » l’an dernier.

                        Chouard a démontré par A+ B, « notre cause commune », comme Francis Dupuis Déri: nous n’irons plus aux urnes, la giga arnaque de notre aristocratue elective.
                        Chouard n’est pas antisemite, et ce n’est pas son sujet.

                      • #143313 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Et donc ?
                        tu penses ce que tu veux.

                      • #143316 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        C’est dingue cette aptitude à éviter les sujets.
                        Je n’ai nul besoin de Chouard le grand pour avoir su voter non en 2005 après la campagne orchestrée par Chirac et les siens du « dites oui au oui ».
                        De plus ma question était précisément sur la pertinence de cette démocratie directe.
                        Aussi, la question n’est pas de savoir si Chouard est antisémite ou non.
                        Mais de comprendre qu’elle stratégie a été la sienne ?
                        Ce n’est pas tant qu’il ait résisté comme tu dis, à Le média que le fait qu’il en a remis une couche dans un entretien, après une longue absence, où il a été jusque dire qu’il s’était informé sur ce sujet, qui n’était pas le sien, et que maintenant il savait que ce sujet, dont maintenant il était informé… était, je le cite : CLIVANT. Pour cela il a scrupuleusement cité et à plusieurs reprises une étude poussée de Valérie Igounet, historienne du négationisme. Et ceci pour prouver que le sujet est clivant. Or ce gros con n’ignore pas que Valerie Igounet est une chercheuse sérieuse et qui n’a jamais de sa vie prétendu que le sujet est clivant. En revanche un inculte en la matière comme toi et des milliers d’autres qui n’ont jamais entendu le nom de Valérie Igounet ont pensé en entendant Chouard le grand, que cette chercheuse devait être une sceptique concernant… Les camps.

                      • #143318 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Non. Ce n’est pas parce que tu es un gros malin et que d’autres n’avaient pas besoin de Chouard pour voter non en 2005. Il était pertinent.

                        De la même manière, les gens sont aujourd’hui beaucoup plus critiques à l’égard de la démocratie grâce à lui.

                        « Négationnisme » ne veut rien dire. On dit « révisionnisme ».

                        Arrête de reprendre des néologismes à la con si tu veux être pris au sérieux.

                      • #143319 Répondre
                        Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
                        Invité

                        La question posée par Chouard dans « notre cause commune », ou Francis Dupui-Déri dans « nous n’irons plus aux urnes », n’est pas une question à prendre à la légère, elle détermine tout. Les anathemes puants faits pour orienter le regards des débilos vers le messager, oui, on connait.

                      • #143320 Répondre
                        Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
                        Invité

                        Lordon est invité chez Elucid: https://youtube.com/watch?v=Yu-wqYCyInU&is=9la4L7MH3SNGDrEw

                        Belkekette va plutot te relire un G Dantec, et faire tourner les tables pour lui demander si il etait anti-sémite. (yes)

                      • #143327 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        C’est tout de même curieux cette manie.
                        Il suffit de dire, même juste une fois « antisémite » pour être pris pour un flic de la pensée morale. Il suffit de dire « racisme, ou anti raciste » pour passer pour un humaniste. Mais j’y reviendrai.
                        Dantec, il y a suffisamment à lui reprocher pour ne pas en inventer encore.
                        Si le non a gagné en 2005 ce n’est pas grâce à Chouard, qui n’a pu convaincre que les électeurs FN, ça je te le garantis.
                        Je l’ai vu Lordon sur elucid, merci et j’espère que tu l’as regardé toi zaussi.

                      • #143330 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        M’enfin, c’est beau l’amitié tout de même.
                        La fidélité inconditionnelle que ça suscite.

                      • #143331 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        À quelques années près, ça aurait pu se produire avec un certain… Jean Luchaire

                      • #143332 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Si le référendum à été gagné c’est aussi grâce au électeurs FN.
                        Donc même si Chouard n’avait convaincu que le FN ce qui est complètement faux c’est suffisant.
                        Encore un problème de logique.

                      • #143335 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        La logique chez toi, elle se joue beaucoup dans les constructions verbales.
                        Circulaires et auto persuasives…

                      • #143336 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Démontre le

                      • #143338 Répondre
                        Samuel Grodard Penche pr les crises point fr
                        Invité

                        Bien entendu, et je te crois sur parole, je passais ma vie en boite en 2005. Encore une fois, ces événements sont intéressants par ce qu’ils révèlent, plus qu’en eux mêmes. A fortiori pour les hommes. OSEF de Dupuis-Déri, Chouard, Mirbeau, ou Bégaudeau (faut que lise son bouquin sur l’inanité du vote). Que disent il? Est ce pertinent?

                      • #143339 Répondre
                        Samuel EpaulesLargesGlandEnorme
                        Invité

                        Cornelius Castoriadis, Franck Lepage, même un bleu-bite comme Clement Viktorrovitch a compris l’enfilade.
                        Mais ces personnes sont des chemins pour faire accoucher nis esprits engourdis, le précieux est la meilleure compréhension des choses sûon en retire, pas eux. Tu parles des dingueries qu’on tolère d’une personne par amitié, plus bas, c’est vrai, mais le fanboyisme est encore pire, pour un ecrivain, ou autre, leurs féaux défendent becs et ongles des gens qui ignirent leur existence.
                        Ainsi bavassait Sam, le poseur de masque spermatique par toutes saisons, en tous lieux, a tous moments.

                      • #143394 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        @circoncis
                        Rappel de quelques personnalités ayant appelé à voter « non » au référendum de 2005:
                        – Fabius
                        – Mélenchon
                        – Buffet
                        – Besancenot
                        – Laguiller
                        – Bové
                        Ces personnes avaient elles plus de poids que l’obscur Chouard en 2005 ? Ont-elles poussé les sympathisants FN à voter « oui » ? Question.
                        .
                        Votre problème , et ça peut se comprendre , est qu’, avant d’examiner ce que dit un type , vous voulez savoir s’il est antisémite ou non. Chouard , lui , s’en fout , probablement parce qu’il est français , lui. Chouard s’est fixé une ligne simple : avant d’avoir un avis sur quelque chose , quelle qu’elle soit , il faut examiner cette chose , honnêtement , et à partir de tous les arguments. Son problème n’est pas de savoir si c’est bien ou mal , mais si c’est vrai ou faux. Et ce n’est qu’après cet éclairage qu’il est raisonnable d’avoir une opinion . Alors évidemment , questionner une chose à ce point tabou qu’il est légalement puni de la questionner , qu’elle vous met le pouvoir à dos , ça fait réfléchir pas mal de monde , notamment le petit bourgeois qui tient à son petit confort , et le tabou reste tabou. Le projet de loi Yadan est à ce titre un projet d’extension du domaine du tabou. Le tabou est un des outils du pouvoir, le contester est une démarche révolutionnaire , et même seulement se questionner sur celui-ci l’est. C’est pour cela que Chouard a été piégé par le Merdia : perçu comme dangereux car incontrôlé , il fallait le mettre hors système. Hier gibt es kein « was » !
                        Le problème qui se pose à la LFI et consorts , c’est de se revendiquer comme révolutionnaires. Et en tant que tels , il ne peuvent , s’ils sont sincères , qu’être inéluctablement conduits à affronter le tabou (« le mooooonde va changer de baaaaseu ») . Le plus drôle est que ce tabou reste pour eux un tabou qu’ils ont profondément intériorisé , popcorn.

                      • #143412 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Pauvre raclure innatentive.
                        « avant d’examiner ce que dit un type , vous voulez savoir s’il est antisémite ou non. »
                        Jamais de la vie. Ô grand jamais !!!
                        Dans le dialogue lunaire que j’ai eu avec un dénommé Rigolus, j’ai bien Précisé, concernant Chouard, dès le début, que ce n’était pas le problème. Ou plutôt un problème secondaire. C’est l’idée de démocratie directe que je souhaitais mettre en avant mais mon interlocuteur a tellement insisté sur les inquisiteurs du Média, que j’ai fini par m’engouffrer dans la brèche. Mais toi, bourré d’aprioris concernant « les youpains et les bougnoules » tes amis les circoncis. Tu te permets de penser pour eux.
                        A cette époque du référendum 2005, je ne connaissais Chouard ni d’Adam ni d’Eve. Je pense qu’à cette époque, une toute petite poignée de rouge-bruns le connaissait. De plus il était, en 2005 déjà convenu que l’Europe qu’on nous préparait s’avererait ultra libérale, si le terme existe.
                        Donc inutile d’écouter qui que ce soit de ta liste, probablement chopée sur Wikipedia.
                        Maintenant Chouard, le projet Yadan, les juifs, Israël, les camps d’extermination, on emballe tout ça… C’est pesé et on transforme en barquette.
                        Le problème est que tu ne sais même pas de quoi tu parles. Le tabou… Le tabou, mais tu ne sais même pas ce que c’est qu’un tabou ! Déjà il y’a un problème.
                        Tu sembles vraiment penser que je suis juif ?
                        Pourquoi pas, je n’en vois pas le problème. Le souci avec toi c’est que, automatiquement ça renvoie à une communauté à laquelle chaque juif s’identifie. Puis avec Israël auquel chaque juif s’identifie de la même manière. Bref, tu perds ton temps à t’égosiller alors que tu devrais sagement APPRENDRE.

                      • #143450 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        @Grodard et @Epaules…
                        Vous avez écrit ça en rentrant de soirée les 2 Samuel ?
                        C’était avant ou après avoir vomi dans la cuvette des chiottes ?
                        Pour « Dupuis-Déri, Chouard, Mirbeau, ou Bégaudeau » je dirais, ne pas confondre les torchons et les serviettes.
                        Heu… non pas Bégaudeau, quand même pas. Fo pas exâgérer quand même. D’ailleurs ce que dit sieur Bégaudeau sur le vote, je le tiens pour… mais alors sensass ! Je préfère écrire sensass que mettre un emoticon le pouce levé. Je suis comme ça moi, je ne fais que frôler le mauvais goût.
                        Quant à « Cornelius Castoriadis, Franck Le page » faut être sacrément bourré pour mettre 2 noms comme ça l’un à côté de l’autre. Ça c’est encore une preuve de mauvais goût. Quoi que Franck Lepage a son originalité. Il m’a parfois bien fait marrer, mais déborde souvent sur des sujets qu’il maîtrise mal, l’art, le beau, des trucs comme ça. Et même si c’est un pote de Chouard, on lui pardonne plus facilement sa naïveté qu’à d’autres. Castoriadis lui est clairement placé haut dans les sommets pour moi, plus pour le respect qu’il m’inspire que par la connaissance que j’en ai (Ho lala, la prise de risque une phrase pareille !).
                        Pas trop la gueule de bois le lendemain ?

                      • #143451 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        @Rigolus
                        Dis-moi… ton dernier post dans ce fil, suite à une formule de ma part, dérisoire et de dérision sur ta logique, tu m’as répondu « démontre le ».
                        Bah en guise de démonstration, toi qui considères Lordon comme un nul, dans le sens étymologique de néant, de vide en terme de significations.
                        Je suppose que tu as vu son dernier entretien à elucid ? Sur la crise financière à venir…
                        Donc je te propose, en terme de démonstration, que tu nous convaincs de la nullité des arguments de cette vidéo. Avec bien entendu un effort critique un peu plus élaboré qu’une phrase ou deux accompagnées d’un chiffre, comme tu t’es contenté jusque là en disant que tu démontais son livre, je n’ai par ailleurs jamais compris lequel. Bref, je te propose 2 points au moins.
                        1) Critique de l’argument central de la crise financière, sans négliger la périphérie que constitue la colonne vertébrale de sa structure théorique, à savoir le crédit privé, la bulle de L’IA, l’impact de la guerre en Iran, au moins.
                        2) Ses hypothèses sont-elles réfutables ? Si oui comment ? Si non pourquoi ?
                        Si en passant tu peux exprimer ton point de vue et tes divergences sur l’intrication de l’économique et du financier, je serai heureux d’avoir ton avis éclairé, et surtout éclairant.

                      • #143463 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        ou pas

                      • #143470 Répondre
                        Samuel Grosgeek
                        Invité

                        Le Samuel au gros chibre n’est pas sectaire, ne vous en déplaise, et je parle de leur point commun quant à la réalisation de l’arnaque qu’est notre oligarchie non-représentative, vous comprenez le concept?
                        Lepage, un mec comme toi ne lui arrive pas à la plante des pieds, hein, il faut le savoir.

                      • #143473 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        6N7

                      • #143511 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Ha la fidélité en amitié. L’essentiel étant que ce que je disais, si tu lisais, c’est que Lepage et ses pieds puants, n’arrive pas à l’orteil d’un Castoriadis.
                        Sinon j’ai entendu Lepage dans ses contorsions comiques parler de l’art et du beau, bien oui, là il ne m’arrive pas à la cheville.
                        Comme quoi l’aspect militant politique reste héroïque quoi que certains en disent.

                      • #143517 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        @RIGOLUS
                        Du moins celui avec lequel j’ai discuté sur ce fil.
                        La critique en 2 points sur la vidéo de Lordon, elle vient ou tu vas te dégonfler… comme une grosse merde !

                      • #143593 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Le CNRS est dysfonctionnel. Lordon coûtera au total environ 4 millions d’euros à l’État pour produire des livres inutiles. Que tu me dises ensuite : “Regarde son passage chez Berruyer, il est bon”, cela ne change rien au fond. Peut-être qu’il est bon pour commenter l’actualité économique, mais pas davantage que son ancien mentor Sapir, ni même qu’un Marc Touati.
                        Donc inutile de gaspiller ta salive à me demander d’analyser les passages de Lordon. Cela ne change strictement rien au sujet et ne démontre en rien le caractère circulaire et auto-persuasif que tu m’attribue. Tu parles de toi là.
                        Au passage, Chouard était bien suivi à gauche : Usul lui a même consacré une vidéo.

                      • #143596 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Je commence par la fin de ton post, Chouard.
                        Ce que j’ai essayé de te dire mais la mayonnaise n’a pas pris, c’est que j’ai, du moins je pense, de très bonnes raisons de penser que cette histoire de démocratie directe, pour des raisons il est vrai profondes et qui nous emmèneraient loin, a au final autant de chances sinon plus, de séduire les poujadistes réacs qui de surcroît se pensent subversifs et contestataires, que des mous du bulbe d’extrême gauche. Le fait de contester le vote en ce système n’est pas forcément en accord avec les principes de la démocratie directe. Je préfère de loin faire jouer un principe de démocratie représentative contre un autre. Pour Usul, d’une part il a regretté aussitôt son éloge, même si c’est pour d’autres raisons que les miennes je lui donne raison pour ce revirement, et d’autre part, j’ai à peu près autant d’accords avec Usul que de désaccords, donc je ne sais si c’est très parlant,
                        Pour Lordon, 4 millions d’euros à l’état ne me parle aucunement. Chiffre qui sert plus à impressionner qu’à réfléchir quoi que ce soit. De toute manière Lordon n’est pas millionnaire à ce que je sache. Aussi, comment en pensant à Lordon on en vient à penser Marc Touati ? Cela prouve la mauvaise foi. J’en viendrais presque à penser que tu règles tes comptes avec lui, comme si tu l’avais fréquenté dans le passé. Maintenant à la question, a-t-il une personnalité théorique qui le distingue d’un Sapir ou autre, la réponse est mille fois oui. Les articles et quelques livres que j’ai lu de lui me le confirment. A commencer par « L’intérêt souverain ». Aussi, comme j’ai eu l’occasion de te le dire, je ne le suis (du verbe suivre) pas sur tous les points. Mais très loin de moi la conclusion de l’inutile et incertain.

                      • #143598 Répondre
                        Samuel EpaulesLargesGlandEnorme
                        Invité

                        Si t’arrêtais de nous parler de democratie directe, c’est juste des propositions. Il y a aussi le tirage au sort, faire ecrire la constitution par des gens qui ne vivront pas de l’etat, des mandats impératifs (revocatoires), etc, etc.
                        Mais tu ne comprends rien à rien car tu n’as rien lu. Nous ne sommes pas en democraties. Les peres de nitre constitution avaient une sainte horreur du peuple, et ne voulaient lui donner aucun pouvoir. C’est mi-xix eme que le terme democratie est revenu, pour faire penser au peuple qu’il avait du pouvoir. Comle un plan social, n’est pas un plan social. C’est du pur gaslighting. Mais comme tu préfères te toucher sur des noms, plutot que de chercher a comprendre la structure du souci.
                        Ainsi parlait Samuel le Matutinal.

                      • #143718 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        @SamuelEpaules…
                        Je n’ai rien lu et rien compris certes, mais toi tu ne lis même pas correctement mes posts, pas un seul je suis sûr. Je n’ai jamais dit d’une manière ou d’une autre que nous étions en démocratie. Faire jouer une démocratie représentantative contre une autre est apparemment quelque chose qui te dépasse. Tu veux jouer au plus radical mais le problème est que tu ne te pose pas bcp de questions. Quand je dis « démocratie directe » c’est générique et bien entendu que ça regroupe et tirage au sort et la constituante. Et quand je dis que ça nous emmène loin dans la réflexion. Ducon la chouardise, c’est que ça va jusque l’ontologie. A savoir la nature sociale de l’individu. La question de la nature sociale de l’individu. Et toi qui apparemment a tout lu et tout compris, je vois bien que tu rapportes comme un pur littéraire ce que tu lis à la forme de séduction que ça t’inspire. Surtout si in fine ça dégouline de bons sentiments. Au lieu de rapporter ta lecture à une structure de pensée. Comme fait Lordon par exemple. Or pour toi la nature sociale de l’individu est d’emblée résolue sans même la questionner. Moi j’en reviens également à la question ontologique de Marx, sur le travail et la production, qui lui fera dire comme Hegel que l’essence de l’homme c’est le travail. Mais toi, ducon la chouardise, tu es bien au-dessus de ça. Tu es bien trop intelligent pour ce genre de structure de pensée et Chouard est ton prophète. Or je ne sais si tu as compris mais je me distingue de Marx sur ce point, ce qui ne veut pas dire que je m’en distingue sur tout, loin de là. Bref face à un plouc de la pensée un minimum structurée comme toi, je ne vois pas pourquoi je me donnerais du mal.

                      • #143735 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        C’est la réponse que j’ai faite à @SamuelEpaules…
                        Qui compte ! #143718

                      • #143755 Répondre
                        Ranciere Fait Du Cherry Picking
                        Invité

                        Chouard est courageux, mais je le redis pour papy Sam à la retraite, le nègre négrifié par l’IA, le ghostwrite ghosté par l’artificielle raisonnement, je me fous des personnes.

                        Ni Dieu, Ni Personne. Tous égaux. Dieu aussi, si il veut rentrer dans la sarabande*, surtout Junon ou Aphrodite, je leur mettrais bien une cartouche.

                        D’accord.

                        Ta position sur la sociabilité de l’homme m’interresse… Tu n’y crois pas?

                        *: dédidace au taulier qui semble avoir beaucoup d’Amour pour lui.

                      • #143986 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        @RancièreFaitDuCherryPicking
                        « Ta position sur la sociabilité de l’homme m’interresse… Tu n’y crois pas? »
                        .
                        Sûrement pas un hasard si le nom de Rancière apparaît dans le pseudo.
                        Il est intéressant de noter que partant d’une idée, celle de démocratie participative (tirage au sort, constituante…), 2 personnes telles Chouard et Rancière vont l’habiter. Rancière homme de gauche par excellence et Chouard que perso j’ai instantanément vu comme rouge-brun et que Brisemenu à l’air d’apprécier tout particulièrement.
                        Maintenant rentrons dans le vif du sujet.
                        Partir de l’idée d’une égalité des intelligences me semble digne d’intérêt. Cependant on peut observer chez Rancière, cette habitude de tjs très vite ramener ce sujet à des principes démocratiques. Or on peut aussi s’intéresser à la voie existentielle, empirique. Étant très attaché à l’idée de « parcours initiatique », je remarque que, parmi cette égalité des intelligences, chez un inculte il se peut très bien que, si l’on suit ses raisonnements attentivement, ceux-ci nous mènent à la complexité, tandis que parfois, même souvent, chez un éduqué cultivé, leurs raisonnements ne nous amènent que du compliqué, autrement dit, de la simplification. Le vécu étant la base essentielle de certains, l’enjeu sera de se réapproprier ce vécu par l’esprit. L’éduqué lui, devra se réapproprier le savoir via l’expérience empirique. Cela pour dire qu’il y a autant de parcours que d’individus pour les vivre, et que la formule « L’existence précède l’essence » ne peut mieux formuler. Tenant compte de cela, le thème de l’altérité semble inhérent à toute démarche existentielle et politique, le cœur du « parcours initiatique ». Le visage de l’autre, comme disait Levinas, n’apparaît pas tout bonnement. C’est un processus, une dynamique, une praxis. Au départ l’autre me chasse de mon paradis. Si l’enfer est avant tout soi-même et qu’il faut apprendre à composer avec l’autre, ceci fait partie du parcours. À l’origine, si toutefois il y’a pertinence à pointer une « origine » celle-ci est le lieu du rien. Au commencement l’expérience. La « socialité » est encore un niveau au-dessus de l’altérité, le social et conflits sociaux s’appréhendent d’abord par la reconnaissance des structures, structures renvoyant à une vaste odyssée renvoyant à la classe et conscience de classe qui demandent déjà d’évaluer non seulement la doxa, mais la position du sujet dans la structure actuelle. Parcours qui n’est pas donné. Or demander, voire exiger d’un individu une participation à un tirage au sort sera d’emblée et pour beaucoup une forme d’oppression imposée par certains sur d’autres. Une autre façon d’imposer la politique, l’organisation sociale, la responsabilité, un impératif catégorique moral, un devoir que beaucoup se feront une joie de considérer comme une forme de tyrannie. Rancière pense que l’individu est capable de…, mais ce n’est pas une question de capacités, c’est une question de vouloir, or la volition est l’émergence de l’expérience. Le tirage au sort ne peut s’envisager positivement que dans le contexte d’une « nature » sociale. Une essence que nous nous réapproprierions. Hypothèse facile. Trop belle pour être vraie.
                        En revanche face à l’organisation syndicale, qui est une expérience éducative de longue durée, il y’a les poujadistes en chef, ceux-là même qui considèrent que l’individu est davantage capable que les « tous pourris ». Rancière du côté syndical et Chouard du côté poujadiste. Chouard faisant du poujadisme comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
                        Aussi, je pourrais renforcer mon raisonnement, artificiel dis-tu ? par l’ontologie de Marx mais j’ai déjà été bien long.
                        Pour résumer ma position, si Rancière pense le tirage au sort, il l’idéalise mais l’énonce dans un cadre descriptif, celui de l’égalité des intelligences non affecté par les structures en cours, c’est un apprentissage théorique. Chouard opére dans un cadre prescriptif, c’est pragmatiquement qu’il s’adresse à tous ceux qu’il peut convaincre dans l’immédiat, indépendamment des structures et de la position des sujets dans ces structures.

                      • #144021 Répondre
                        Samuel Grosgeek
                        Invité

                        Tssss.

                      • #143617 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Frédéric Lordon est un révolutionnaire qui veut abattre l’État bourgeois, mais il est intégralement financé par cet État bourgeois. Il vit de l’impôt prélevé sur une économie capitaliste qu’il juge condamnable et moribonde. Il joue les rebelles tout en bénéficiant de la sécurité maximale offerte par le système : salaire de directeur de recherche au CNRS, retraite garantie, protection statutaire. Il gagne 3,5 fois le SMIC. Entre payer une crèche et subventionner les lectures spinozistes complètement rincées de Lordon, le choix est vite fait. De mon temps libre, j’ai écrit un essai qui n’est pas fini, mais qui est intellectuellement à des années-lumière de lui. Je ne serai jamais édité ; lui, non seulement il est édité, mais en plus je le finance avec mes impôts. Quant à Chouard, les partisans des assemblées constituantes sont en majorité des gauchistes. Ce que tu dis est faux. Usul tu le dis toi même les raisons sont différentes…

                      • #143720 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Trop de conneries à chaque ligne.
                        Critique typique du droitier de base. C’en est caricatural.
                        Les impôts, les éditeurs, le refus de mes manuscrits, la crèche contre la recherche, les bons chercheurs et les mauvais, l’état bourgeois, le CNRS. Oin ouin, ouin ouin, ouin ouin…
                        « Frédéric Lordon est un révolutionnaire qui veut abattre l’État bourgeois, mais il est intégralement financé par cet État bourgeois. »
                        Etc, etc etc. Bah oui et alors ? On le sait et ça fait des décennies que c’est comme ça. C’est une critique de Lordon que tu fais ou une critique du système dans lequel Lordon est inéluctablement impliqué ?
                        Bref, TU ME FATIGUES…

                      • #143724 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        c’est tout un gloubiboulga sans aucun sens ? ok noté
                        La critique de lordon je l’ai fait c’est même le thème du topic
                        Je n’ai plus rien à prouver.

                      • #143731 Répondre
                        Gerard Manfroy
                        Invité
    • #142777 Répondre
      Greenwashing
      Invité

      J’ai rien lu.

      • #142779 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Ça c’est du commentaire !!!

        • #142782 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          On ne saurait commenter ce qu’on ne lit pas

          • #142840 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Ho lala lala !!!
            Quel esprit ! Veni vidi vaindi catif

            • #142844 Répondre
              Greenwashing
              Invité

              Moi j’ai mangé de la chantilly avec des petits bouts de fraise et une petite montagne de sucre et c’était chouette.

              • #142848 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                D’accord.
                Et t’as pété foireux après ?

                • #142850 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  Si tu veux tout savoir hier je suis resté bloqué une heure dans l’ascensseur en rentrant chez moi.

                  • #142884 Répondre
                    Samuel_Belkekett
                    Invité

                    D’accord.
                    Mais ça c’était avant ou après ta chantilly fraises aux sucre ?

                    • #142895 Répondre
                      Greenwashing
                      Invité

                      Avant.

                    • #142911 Répondre
                      Greenwashing
                      Invité

                      Ce soir c’est pâtes à la bolognaise et c’est pas mal non plus. C’est comme les escaliers, c’est pas mal non plus. C’est moins facile que l’ascenseur mais au moins il n’y a pas de risque de rester bloqué.

                      • #142915 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        C’est un escalier de service ou un bel escalier d’immeuble ?
                        Tu as prévu un dessert ? Lequel ?
                        Tu as prévu du fromage ? Lequel ?
                        Soit précis stp…

                      • #143016 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        Si j’ai bonne mémoire j’avais un fondant chocolat pour dessert. C’était un truc Carrefour qui se passe au micro onde et c’est pas aussi bon qu’un vrai fondant mais franchement ça passe drôlement bien.
                        .
                        Pour la bolognaise par contre c’était du parmesan, on se refuse rien, et c’était vraiment bon.
                        .
                        Concernant l’escalier on va dire que c’est un escalier d’immeuble mais que j’ai connu des escaliers de service plus sexy. Après c’est propre et franchement la cage d’escalier c’est pas le premier truc que je regarde dans un immeuble donc ça va.

    • #142793 Répondre
      Claire N
      Invité

      Comme le topic musical est saturé
      Je m’adapte
      Ok hockey

      • #142794 Répondre
        Claire N
        Invité

        La voix qui déraille sur
        «  j’ai le regard qui traine « 
        C’est parfait

        • #143464 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          ça c’est de la pochette

          • #143467 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui – le chat de bas de page/ cadre – toujours mettre de quoi accéder aux sources

    • #143026 Répondre
      Zorglub
      Invité

      Lordon ou l’art de parler pour ne rien dire.
      ===
      Démonstration (deuxième degré)
      ===
      « … Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique. Nous avons même celui de contrarier sérieusement une ou deux personnes. Alors oui, du moment où les chefs éditocrates s’apercevront que nous ne voulons pas aller dans l’impasse où ils nous dirigent, leur bienveillance apparente pourrait connaître quelques altérations. Ils nous diront sectaires, comme ils disent sectaires ceux qui refusent d’aller dans leur secte. Car s’il y a bien une secte malfaisante en France depuis 30 ans, c’est la leur : la secte de l’oligarchie néolibérale intégrée. Alors il faut s’y préparer et ne pas redouter ce moment. Ce sera peut-être même un assez bon signe : le signe que nous commençons vraiment à les embêter. Car je pose la question : a-t-on jamais vu mouvement sérieux de contestation de l’ordre social célébré d’un bout à l’autre par les médias organiques de l’ordre social ? Et pour terminer là-dessus, je voudrais dire à ceux qui peuvent être fascinés par le mirage de l’unanimité démocratique, que d’après leur propre projet même : refaire le monde, c’est prendre le risque de déplaire à ceux qui ne veulent pas du tout que le monde soit refait. Et qui ont même de très puissants intérêts à ce qu’il demeure identique… »
      ===
      PS/ Lors d’un discours aux Nuits Debout.

      • #143047 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Entièrement d’accord… Nuits debout, qui est à l’époque complètement passé sous mes radars je ne sais pourquoi, était basé sur les 1% contre le reste du monde. Donc d’emblée c’est pas très intéressant. Lordon en est revenu de ça.
        Il est vrai qu’il est avant tout motivé par la théorie. Puis maintenant il se fait de plus en plus militant, ce qui est de toute façon moins intéressant et de surcroît lui réussit peu.
        Maintenant je crains qu’il ait un tournant je dirais pragmatique. Il aurait décidé de passer à la vitesse supérieure, sous entendu à la pratique concrète, qu’il tient comme d’une nécessité. Il pense presque d’un devoir que de s’investir concrètement dans le jeu politique. Lordon fait donc mine d’oublier que par le passé il y eut quelques expériences de ce genre. Philosophes comme conseillés du prince ou dernièrement Ferry Luc entrant dans un gouvernement et que jamais il n’y eu rien de concluant. Lordon est possiblement entré dans une voie régressive. L’avenir contredira ou affirmera.
        Ainsi parlait Belkekett…

    • #143265 Répondre
      Zorglub
      Invité

      A l’attention de Rigolo, le sous marin de l’extrême droite sur ce forum.
      ===
      Comprendre le monde par le roman. Avec Yasmina Khadra | Entretiens géopo
      ===

    • #143273 Répondre
      Zorglub
      Invité

      Tiens voilà du boudin Rigolo !
      ===
      QUELQUE CHOSE DE GROS SE PRÉPARE AVEC LA FINANCE : la bombe que personne ne voit – Frédéric Lordon

    • #143698 Répondre
      brisemenu
      Invité

      Ce que dit Lordon est intéressant mais n’est pas aussi important qu’il le fait croire. En fait , comme il explique un mécanisme sans vraiment entrer dans le détail , on pourrait avoir l’impression qu’il va y avoir des ardoises de trillions de dollars , or ce n’est pas le cas. En plus il maintient la confusion habituelle , comme le font tous les maquignons de la phynance et des media , sur le terme d' »inflation » qui peut s’entendre comme hausse de l’IPCH (à tort) ou augmentation de la masse monétaire , ce qui est très différent , et donc induit en erreur sur la politique de taux que les banques centrales pourraient avoir.
      .
      Dans le cas du private credit , les banques prêtent aux organismes qui en font surtout pour des raisons de liquidités de ceux-ci , mais elles ne « transfèrent » pas les prêts risqués qu’elles auraient pu faire comme Berruyer le dit en faisant le parallèle avec les subprimes sans que Lordon le contredise (pénible d’ailleurs ce ton mélange de ricanements et de complicité). Surtout , le private credit n’est pas un actif pourri comme les subprimes lesquels finançaient l’accès au rêve américain de nègres insolvables. Les montants moyens prêté via le private credit sont de l’ordre de 300 millions de dollars , clairement pas le financement du boulanger du coin , et concerne surtout le financement d’opération de private equity. Ca n’a rien à voir avec des entreprises « subclaquantes » comme le dit malhonnêtement Lordon , c’est plutôt un outil d’acquisition et de restructuration des moyennes entreprises fournissant les grandes entreprises du grand capital. On reste dans une logique de concentration.
      On pourrait dire que ces prêts bancaires sont l’équivalent pratique de fonds de roulement et d’équivalent fonds propres pour les organismes prêteurs. Si ces organismes sont mis en faillite , ce sont surtout ceux qui y ont mis des fonds qui se mangeront leur perte. Les banques , si tous ces fonds font faillite , ce qui est improbable , récupéreraient leur fonds par les garanties sur les actifs (donc les investisseurs des fonds) en plus des créances de ces fonds. Les investisseurs des fonds sont en outre principalement des fonds de pension , des assureurs et des zinzins , ce sont eux et pas les banques qui portent le risque de crédit. Faudrait voir les contrats de toutes les parties (prêts aux entreprises ou aux fonds et leurs garanties , droits des fonds déposés auprès des organismes prêteurs , prêts de banques aux organismes prêteurs , fonds propres des organismes prêteurs), les encours de prêts , la qualité et maturité de ceux-ci , et les aspects juridiques pour avoir une vision plus claire.
      Tout ça pour dire que le private credit , au fond , c’est ni plus ni moins qu’une sorte de SICAV obligataire destinée à l’activité de prêt , avec une liquidité contrainte et qui dépend plus de la solvabilité des fonds de pension que des entreprises emprunteuses.
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      Pour l’IA , je sais pas trop. C’est un saut technologique donc il peut y avoir retour sur investissement. En tout cas , c’est très différent de la bulle des dotcoms parce que les investissements sont colossaux, il y a donc peu d’acteurs , donc possibilité de cartel , surtout avec la loi antitrust. Je vois vraiment pas OpenAI exploser en plein vol vu qu’au conseil d’administration il y a un général 4 étoiles ancien directeur de la NSA. On est clairement pas dans la mythologie du petit génie dans son garage. Probable que ceux qui vont payer l’addition ne soient pas les investisseurs de l’IA mais ceux qui se feront remplacer/déqualifier par icelle (ça leur fera les pieds). J’ai le pressentiment que cette révolution va passablement démonétiser les baratineurs jusqu’ici très surcotés.
      .
      On comprend bien l’excitation que peut susciter d’entrevoir « la crise finale du capitalisme » mais va plutôt falloir se tourner davantage vers la fin du système dollar et les limites de déficit budgétaire des Etats pour cerner ce qui va vraiment être douloureux pour les occidentaux. Sans compter les tensions internes dues à l’hétérogénéité des populations de ces Etats , plus l’effondrement démographique.

      • #143889 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Là on a une sacré piste, Brisemenu travaille dans une banque.
        Trader ça m’étonnerait mais employé dans une petite banque de province ça oui. Il passe son temps à conseiller les vieux pour des placements peu risqués et quand il place de l’assurance vie bim! Une prime pour le p’tit Brisemenu. Moi perso savoir si Lordon est pertinent dans sa démonstration est bien au-delà de mes capacités, en revanche je retiens quelques points dignes d’intérêt sur les signes d’alerte et autres ramifications, mais l’avenir nous dira dans quelle mesure il est visionnaire ou non. Ce n’est pas cet entretien qui me ferait me précipiter sur ses livres. Si j’avais découvert Lordon avec cette vidéo j’aurais juste retenu son nom.
        Sinon quand tu reçois des non blancs dans ton bureau ça te stress pas trop ? Ta cordialité prend le dessus. Tu te laves juste les mains après leur avoir serré la pogne je suppose ?

        • #143960 Répondre
          Samuel Grosgeek
          Invité

          Mdr

        • #143968 Répondre
          brisemenu
          Invité

          Tout faux. Je ne suis salarié de qui que ce soit. Je ne serre pas les mains de mes clients , sauf s’ils me présentent la leur.
          Et je n’ai jamais travaillé dans une banque.
          Maintenant , lorsque vous verrez des types qui se présentent comme des « économistes » et qui vous demandent de cotiser à leur chaine youtube , posez-vous la question de savoir pourquoi ces types qui ont tout compris à l’économie et qui pontifient sur le sujet n’arrivent pas à se financer par eux-mêmes. La spéculation est à portée de clic de nos jours.
          .
          Dans cet entretien , Lordon en dit trop ou pas assez. Si une méga-giga-crise sous stéroïde est imminente , la moindre des choses est de détailler un peu et pas de survoler. Vous comprenez : c’est quand même giga-important une giga-crise sous stéroïdes …
          La , il nous fait un vulgaire recyclage des subprimes alors que les banques n’ont aucune chance de sauter dans l’histoire parce que ce ne sont pas elles qui prêtent et qui portent le risque de crédit. Ceux qui pourraient morfler , en revanche , ce sont ceux qui touchent leur retraite via un fond de pension. Et là , la France , de par son système par répartition , serait hors crise.

          • #143984 Répondre
            Gerard Manfroy
            Invité

            Notre système de répartition bien-aimé… Nous protégeant… De Gaulle veille encore sur nous… N’en déplaise aux gauchistes…
            Bardella nous protègera de Jean-Luc Mélenchon…

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