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Accueil Forums Forum général L’intervention de Houria c’est 10/10

  • Ce sujet contient 167 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Mohammed Ferry, le il y a 3 mois et 3 semaines.
Vous lisez 28 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #114411 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      on en voit peu des intellectuelles qui sentent aussi bien le monde

    • #114412 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      Bien rentre dedans et précis comme j’aime

    • #114413 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      Et pourtant d’une sensibilité monstre

    • #114447 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      nishen

    • #114448 Répondre
      nefa
      Invité

      à 1h 25mn 20s
      Houria :
      « je voudrais conclure en disant que lorsqu’on se dit militant révolutionnaire, qu’on a cette prétention assez folle de vouloir changer le monde, il faut cultiver sa sensibilité, comme jean luc godard
      rester sensible aux choses de la vie devient une qualité capitale
      une sensibilité que je voudrais distinguer très fortement de la sensiblerie
      en d’autres termes pour devenir ce militant ou cette militante, il faudrait presque avoir une sensibilité de poète et se méfier de toutes sortes de sensibilités outrées et affectées… »
      voilà une boussole
      peut-être que sa rencontre avec un auteur le 27 juin 2025 ne fut pas considérée par elle, sur le moment, comme une chose de la vie

      • #114449 Répondre
        Tony
        Invité

        En effet ce passage sur la sensibilité et la sensiblerie est superbe.

      • #114463 Répondre
        Seb H
        Invité

        Elle sait y faire… Je suis conquis

      • #114491 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        en tout cas il semble que les pages dudit auteur sur la nécessité de refroidir le sensible pour monter en politique ne soient pas considérées par elle

        j’aime cependant beaucoup cette fin
        un peu moins la première moitié, jalonnée de coup de force sur le réel

        • #114493 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Le plus important des coups de force, le plus redoutable, le plus retors, et le plus constitutif puisque le QG décolonial ne cesse de le décliner depuis des années : le contenu donné au terme progressisme. Ou plutot l’absence de contenu précis, qui permet d’y mettre un peu tout et son contraire et de servir une contrebande conceptuelle et politique.
          Ici par exemple, voir les deux anecdotes augurales, destinées à mettre en scène une opposition entre les intérets du progressisme et les intérets décooniaux-sociaux : sont ainsi amalgamées, assez dégueulassement je ne vois pas d’autre mot, la croisière-partouze pour riches dégénérés et la LGBT pride de banlieue. Amalgame qui en dit long sur la composante réactionnaire de la critique décoloniale du progressisme. Je laisse chacun en peser toutes les implications.
          Si j’essaie de donner un contenu sérieux à ce que Houria ici et ailleurs appelle progressisme, eh bien en fait il ne s’agit ni plus ni moins que de ce que le marxisme appelle depuis mille ans la social-démocratie. C’est à dire une gauche qui, sans anticapitalisme, est du jardinage ou du développement personnel ou un séminaire moral pour cadres (et à la fin impuissante, voire contre productive – bien fait pour sa gueule)
          Mais Houria ne dit pas social-démocratie : elle dit progressisme pour pernicieusement mettre dans la charrette social-démocrate toutes les émancipations dites sociétales qu’au fond elle réprouve. Elle dit progressisme et puis elle dit libéralisme, deux grands mots creux qu’il devient facile d’amalgamer. Manoeuvre que j’ai de longue date identifié comme la manoeuvre théorique et verbale centrale des intellectuels autoridentitaires (voir les lignes sur Chantal Delsol dans Notre joie).
          On comprendra donc que je ne sois pas confit d’enthousiasme en suivant cette conférence par ailleurs brillante, poétiquement et rhétoriquement brillante.

          • #114524 Répondre
            nefa
            Invité

            après le milieu des années quatre vingt, on appelait les socialistes : les progressistes
            ça servait à les désigner
            aussi à piquer
            nous on était les révolutionnaires
            j’ai participé à la mise en place de cette habitude parce que c’était comme ça qu’on parlait
            en ce qui me concerne, dans le métro, partout
            par contre j’ai pas vu le passage à l’utilisation du terme progressisme
            ce qui me vient : que font les progressistes ? du progressisme
            et dès qu’il y a isme, ça pense
            alors on a pensé le progressisme
            avec sans doute derrière la tête encore un désir de piquer

            • #114527 Répondre
              Alphonse
              Invité

              Y a dix ans, sur l’île d’Ouvéa, un vieux militant anti indépendantiste me frappe de stupeur en me citant, d’entrée, la Bible – et en m’expliquant que sa tribu, c’est comme je sais plus quel peuple d’Israël. Je le savais pourtant encarté dans le syndicat le plus à gauche de l’archipel, marxiste. Alors quand il me demande d’où je viens, politiquement, j’hésite, je crains de l’effrayer et de me voir mis à la porte. Alors je bafouille, je tourne autour du pot et pour me tirer de mon embarras, il me dit : ouais, t’es progressiste. Je dis non non non, j’explique que je suis vraiment de gauche, je laisse tomber quelques mots clefs (aliénation, exploitation) avant de comprendre que c’est pour lui une catégorie qui rassemble à peu près tout le monde qui soutient l’indépendance de Kanaky. Il aurait presque pu en faire un synonyme de copain. Alors j’ai dit ok, progressiste.

              • #114534 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                bel exemple du fourre tout
                progressisme finissant par vouloir dire : tout ce que je n’aime pas
                renotons que c’est le mot repoussoir préféré des Eugenie Bastié et compagnie
                puisque stratégie est le mot-TOC de PDH, est ce stratégique de partager un fétiche négatif avec des droitards islamophobes?

                • #114536 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  C’est étonnant ce retournement car pour moi le progressiste s’oppose initialement au réactionnaire, c’est un mot connoté positivement initialement jusqu’à ce que Muray and co s’en moque en ironisant sur le progrès très relatif vendu par les progressistes.

                  • #114538 Répondre
                    Bruno
                    Invité

                    Aujourd’hui, progressiste est aussi une manière détournée pour certains (à gauche) de dire « woke »
                    Toutes les luttes sociétal bourgeoises, libéral, socdem ect, on peut le formuler comme on veut ça reviens au même.
                    Il y a de ça chez PDH, à questionner, car au fond malgré les exemples concret j’ai l’impression que ça fait inventé, une menace imaginaire ou pris trop au sérieux pour pas grand chose.

                  • #114568 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    à la même époque, il y avait trois groupes
                    les fascistes (réactionnaires), les copains, les staliniens (fourre-tout dans lequel on retrouvait tOus les communistes et tOut ceux de la cgt).
                    pour les socialistes (copains) qui eux même se désignaient ainsi (réformistes), et parce qu’il y avait un consensus à gauche par rapport aux fascistes, l’ennemi était le stalinien (voilà le retournement)
                    à noter, les trotskyste, qui faisaient partie des copains, en publique affichaient leur alliance avec le ps contre le pc, et à coté, en privé ça ne les gênaient pas d’utiliser ironiquement le terme réformistes
                    mention spéciale quand même aux anars – les seuls que je trouvais pas dupes de la redistribution, ni chauds, bref taquins – que je côtoyais et qui se nourrissaient de la factualité des ag
                    comme la presse était entre leurs mains, on avait droit aux visites de david assouline, ceux de la lcr, avec cette constante : « putain, vous abusez ! »
                    troisième note, mélanchon à chasser le stalinien n’était pas le dernier

          • #129289 Répondre
            Mohammed Ferry
            Invité

            À partir du moment où Houria Bouteldja donne aux mots qu’elle emploi des contours aussi foireux que « la blanchité c’est un statut, ça n’a rien à voir avec la couleur de peau, même s’il y a des rapports », faut-il véritablement s’étonner que « progressisme » n’ait aucun contenu précis dans ses discours ? Mieux vaut en rire en se disant que la colonisation n’a rien à voir avec le fait que « Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures », même s’il y a des rapports.

    • #114454 Répondre
      BIOGRAPHIE
      Invité

      Houria c’est un peu comme le château de Disney, de loin ça peut impressionner mais quand tu te rapproches et que tu fais toctoc tu ne peux qu’être déçu en faisant le constat que ça sonne drôlement creux.

      • #114464 Répondre
        Monami
        Invité

        Le château de Disney sonne creux ? Je ne comprends pas, tu peux m’expliquer ?

        • #114468 Répondre
          BIOGRAPHIE
          Invité


          .
          C’est du faux en vrai, rien que du toc.

      • #114472 Répondre
        Maxianus
        Invité

        Biographie c’est un peu pareil, de loin c’est creux et quand tu te rapproches il est toctoc

        • #114474 Répondre
          BIOGRAPHIE
          Invité

          Maxianus: Elle est bonne.

    • #114502 Répondre
      Bruno
      Invité

      Ce que je retient c’est: un gâchis.
      Dommage, pourquoi gâcher une telle puissance réthorique et politique pour des non-combats politique comme ceux la, au lieu de se concentrer sur les combats important, ils se concentrent sur des luttes d’arrière garde, et futile en plus de ça, vraiment futile, parce que concrêtement la pride des banlieues et autres féministes anti-macho critiques des émeutes, quel poids on t’il dans le réel ? Que dalle.
      Si ils ne se reconnaissent pas dans ces luttes, si ils estiment que ce ne sont pas les leurs, qu’ils les ignorent ! Pour se concentrer sur la Palestine, sur les luttes sociales, anticoloniales et antiracistes, personne ne les oblige à s’y intéresser.
      L’argumentaire est excellent mais le combat mené est stupide, on les a connu plus pertinent.

      • #114504 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        C’est de l’homophobie intellectualisée. Fixette personnelle d’Houria qui déteint sur les autres étant donné son statut de cheffe à défendre, alors que, bon, tout le monde a l’air de s’en foutre. Il me semble que PDH va (enfin) débattre avec les racisés LGBT, les organisateurs de la Pride des banlieues en particulier, histoire de parler concrètement des personnes concernées et de ce qu’elle font et pourquoi. Il est vraiment drôle qu’une stratège autoproclamée s’époumone pour séduire les racistes et méprise à ce point certains racisés. Pas très stratégique. Irrationnel, même, dirait-on.

        • #114541 Répondre
          Bruno
          Invité

          Je ́ne pense pas que houria sois homophobe, par contre je suis persuadé qu’elle déteste le « folklore » homosexuel, ça saute aux yeux, elle aime pas que ça se voit, elle nous dis soyez homosexuel mais clandestinement.
          Et apparement ça s’étend a tout ce qui est de l’ordre de la sexualité, soyez libertin mais caché.
          J’extrapole peut être.

          • #114543 Répondre
            kenny
            Invité

            « elle nous dis soyez homosexuel mais clandestinement »
            alors mon oncle n’est pas non plus homophobe
            puisqu’il n’a « rien contre les pédés tant qu’ils s’enculent chez eux »

            • #114544 Répondre
              Bruno
              Invité

              J’essaye d’apporter de la nuance pour mieux comprendre le « cas houria », de détailler, par exemple elle fait mention d’auteurs homosexuel radical anti-état dans la conférence (sans citer leurs nom) qu’elle a sûrement lu, ce que t’on oncle n’a sans doute pas fait, voila le point, jamais elle n’ira ratonner des pédés, je hiérarchise tout bêtement.
              Je pense que c’est fortement lié a son desir de maintient de la structure familiale, structure patriarcal (les féministe ne doivent pas s’en prendre à la masculinité du père et du frère, leurs virilité sert a protéger le foyer), et au puritanisme (on ne parle pas de sexe à la maison), le fil a dérouler est ici.

              • #114546 Répondre
                Bruno
                Invité

                (Et le fils pédé doit se cacher pour pas nuire à la réputation de la famille.)

            • #114545 Répondre
              kenny
              Invité

              ce que n’aime hb en premier lieu c’est l’usage fait de cette notion de progressisme
              un usage disciplinaire, de soumission, etc
              la démonstration a été faite depuis longtemps par les décoloniaux
              cette critique est pertinente
              le risque, comme souvent, c’est le glissement de la critique de l’usage à la critique du contenu lui-même

              • #114547 Répondre
                Bruno
                Invité

                « ce que n’aime hb en premier lieu c’est l’usage fait de cette notion de progressisme
                un usage disciplinaire, de soumission, etc »
                Bien d’accord avec ça mais:
                1. Je pense que l’instrumentalisation est exagérer, elle est beaucoup moins importante en vérité et qu’ils cible pas du tout ceux qui instrumentalise mais des « progressistes sincère »
                2. J’ai l’intuition que pour Houria c’est plus douteux et obscur que ça

      • #114528 Répondre
        Alphonse
        Invité

        « Si ils ne se reconnaissent pas dans ces luttes, si ils estiment que ce ne sont pas les leurs, qu’ils les ignorent ! » Bien dit. Phrase clef, qu’on ferait bien de resservir dans tous les contextes de lutte. On est trop peu nombreux pour se tirer comme ça dans les pattes. Ya de la place pour tous les combats, pour toutes les formes de lutte, pour toutes les énergies.

    • #114510 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      « Il me semble que PDH va (enfin) débattre avec les racisés LGBT, les organisateurs de la Pride des banlieues en particulier, histoire de parler concrètement des personnes concernées et de ce qu’elle font et pourquoi »
      C’est à dire?
      (en tout cas j’aimerais bien)

      • #114521 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Lu aujourd’hui :

        Pride des Banlieues : Bon. Ca fait plusieurs semaines que ca parle bcp de nous sans nous. On va pas faire une réponse sur twitter. Si vous voulez qu’on débatte de la pertinence stratégique de la pride des banlieues, invitez-nous on en parle comme des grands. Surtout que pas mal de choses qui ont été dites sont fausses ou mal renseignés. @ParolesDHonneur @WXelka @CassCendre @QDecolonial @raaz404 @TroublanteAcide @HouriaBouteldja On attend votre invitation.
        Quelqu’un : @ParolesDHonneur
        Franchement bonne idée, ça enterrera les versions déformées et montrera aussi les convergences
        Wissam : Yep !

        Si rien n’advient, encore une fois, on pourra parler de malhonnêteté intellectuelle.

        • #114523 Répondre
          Vinicius Luka
          Invité

          Si ça se produit ça sera un échange intéressant c’est certain

          • #114583 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Réponse d’Houria.

            « La Pride des banlieues interpelle PDH suite à un extrait de l’université d’été décoloniale qui circule et où il est effectivement question de la Pride. Il se trouve qu’en juin, PDH prévoyait une émission spéciale sur le sujet avec des « concernés » mais celle-ci a eté reportée à la rentrée (à cause de questions de disponibilités) ainsi qu’une vidéo complète qui retrace notre pensée relative aux identités sexuelles et à leur politisation (qu’on peut faire remonter à 2013/2014). Lorsque ces deux programmes auront été diffusés, ce sera avec plaisir que nous accueillerons la Pride pour en débattre « comme des grands » car des extraits ou des passages hors contextes ne peuvent pas se substituer à la cohérence d’une démonstration inscrite dans une tradition de pensée. J’ajoute, s’il en était besoin, que la question sexuelle contrairement aux apparences n’est pas très importante. Ce qui compte et qui est au fondement de notre préoccupation, c’est notre devenir Individu. C’était le sens de mon intervention ici: https://www.youtube. com/watch?v=yQQYWe69Llw&t=3468s
            Donc, à la rentrée pour en débattre « comme des grands ».
            « . En attendant, on ne perd pas le sens des
            priorités. Et la priorité c’est Gaza. »

            Sans surprise, ça encule des mouches : quand PDH aura sorti une vidéo avec des concernés qui était prévue en juin mais a dû être reportée — tout comme une autre vidéo retraçant leur pensée complexe — alors la Pride des Banlieues sera invitée. Je rappelle aussi que l’extrait en question a été diffusé par PDH eux-mêmes. Ce n’est pas un découpage malhonnête. Bref. On lui souhaite une longue vie entre Bastille et République à fantasmer les banlieues et les campagnes.
            C’est triste qu’en France, à cause d’un groupe et leur gourou, les racisés LGBT — doublement précarisés et souvent en tête de ligne des luttes qui sont chères à Houria, et souvent plus conséquents qu’elle… — soient pointés du doigt comme des diversions manipulés par le pouvoir tandis qu’elle s’acharne à séduire tous les racistes de France. Personne pour la regarder droit dans les yeux et lui dire que les racisés savent très bien ce que c’est le pinkwashing, et que s’il y a une prise en banlieue, c’est justement aussi pour se décentraliser aussi ? Non. Il ne faudrait surtout pas blesser l’ego du gourou charismatique.
            Tout ça parce qu’elle avait honte de ses parents à l’aéroport quand elle est partie en voyage scolaire à New York et qu’il faut maintenant à tout prix se racheter de cette culpabilité. C’est triste.

            • #114584 Répondre
              Bruno
              Invité

              K. Comme mon code ton bashing à l’air provoquer par une animosité plus vieille envers la personne de Houria et envers sa ligne politique, d’ou les éléments de sa vie personnel divulgué, dommage ça gâche ton propos de fond et ça rend ton message un peu minable.

              • #114586 Répondre
                K. comme mon Code
                Invité

                Elle l’écrit elle-même dans son premier livre. Que j’ai lu, et que j’aime bien par ailleurs car justement elle est transparente sur ces questions.

                • #114588 Répondre
                  Bruno
                  Invité

                  D’accord mais ça ne résout pas le manque de nuance de ton message, en sachant que si tu relis la conversation tu verra que je suis le premier a être très critique mais il faut savoir aussi faire la part des choses.

                  • #114591 Répondre
                    K. comme mon Code
                    Invité

                    Quel manque de nuance ? Elle intellectualise son homophobie pour créer des divergences inutiles entre racisés tout en passant son temps à vouloir intégrer les symboles des identitaires français à son projet politique. On est obligé de psychologiser, à ce stade. Ce sont spécifiquement les racisés LGBT qui la répugnent et qu’elle continue à dénigrer avec des arguments farfelus. Tout comme elle a du mépris pour les couples racisés qui s’embrassent à la mairie (elle l’a dit). Sa culpabilité lui fait défendre une vision étriquée de ce que doit être un sujet arabe digne (spoiler : ne pas faire honte à papa et maman). Il faut arrêter de se contorsionner pour trouver de la « nuance » là-dedans. Je ne suis pas dans le jugement moral sur l’homophobie, c’est l’intellectualisation, le discours politique derrière, que je trouve d’une stupidité attristante. L’émancipation n’est pas son souci.
                    L’animosité dans mes message est surtout dirigée envers les autres personnes de PDH.

                    • #114592 Répondre
                      Bruno
                      Invité

                      J’ai dit plus haut que la source réactionnaire de Bouteldja était sa volonté de préserver la structure familiale:
                      « Je pense que c’est fortement lié a son désir de maintient de la structure familiale: famille patriarcal (les féministe ne doivent pas s’en prendre à la masculinité du père et du frère, leurs virilité sert a protéger le foyer), puritanisme (on ne parle pas de sexe à la maison), homophobie (Le fils pédé doit se cacher pour pas nuire à la réputation de la famille), le fil a dérouler est ici. »
                      Donc je suis d’accord avec toi sur le « papa et maman » finalement.

                      • #114593 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je suis d’accord avec K ou plutôt convaincu par lui car je connais nettement moins ses livres que lui.
                        Je trouve de surcroît absurde ses contorsionnements sur les risques d’instrumentalisation, de récupération par le pouvoir blanc alors même que la lutte LGBT ne nuit en aucun cas aux autres luttes, dont celle contre le génocide de Gaza (lutte moins immédiate de par son éloignement et la prise tout à fait relative qu’on peut avoir sur cette question, ce qui ne veut pas dire qu’on ne doit pas manifestée ou protester). Il est par ailleurs étonnant qu’elle soit aussi pusillanime et circonspecte sur cette lutte alors qu’elle est beaucoup plus audacieuse sur des choses bien davantage acrobatiques (le patriotisme stratégique, la séduction des beaufs etc.). Et pour le coup, par son discours elle entrave, dans les idées, cette lutte LGBT, contrairement à cette dernière qui à ma connaissance ne tombe dans le piège de chier sur les propal en soutenant qu’à Gaza on n’est pas exactement pro LGBT (ce que la droite ne cesse de répéter).

                      • #114594 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        La Pride des banlieues est pro palestinienne, oui. Son problème, c’est qu’elle se reconnaît en eux et ça la gêne personnellement d’imaginer décevoir papa et maman, d’où le discours lunaire derrière pour les dénigrer. L’argument qu’on ne devrait pas manifester si une autre manif est interdite n’est pas très solide. Il devient d’autant plus absurde quand on sait qu’il y a eu des manifs pour Gaza en banlieue. Il y a convergence et solidarité naturelles. C’est le principal. On traverse une accentuation islamophobe très pénible en France et j’ai une idée sur qui mène des combats inconséquents.

                      • #114618 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Il est par ailleurs étonnant qu’elle soit aussi pusillanime et circonspecte sur cette lutte alors qu’elle est beaucoup plus audacieuse sur des choses bien davantage acrobatiques (le patriotisme stratégique, la séduction des beaufs etc.).  »
                        Je lui ai dit une chose strictement semblable lors de notre échange du 27 juin.

                      • #114625 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Et qu’a-t-elle répondu? Vois-tu encore un intérêt à échanger avec elle ?

                      • #114685 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Elle a nié qu’il y ait là contradiction, et contesté l’intuition que j’en déduisais
                        Je vois un intéret à échanger avec elle s’il y a échange, ce qui ne fut pas vraiment le cas ce soir là.

    • #114603 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      Bon il semblerait que même Norman Ajari désapprouve la fameuse sortie sur la pride des banlieues, aie aie aie
      Curieux de voir la suite

    • #114617 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Il aura fallu donc Norman Ajari pour que tu commences à te dire que cette intervention que tu trouvais parfaite ne l’est pas?
      Cela ne te frappait pas par toi-même?

    • #114623 Répondre
      Starfoulard
      Invité

      “L’intervention de Houria c’est 10/10”
      Vraiment pas, de très loin, son fond réactionnaire ré-émerge de temps en temps pour nous le rappeler. Je connais pas de militant ou militante hormis deux trois personnes hors-sol et la clique PDH qui ne déteste pas Houria. Et je parle pas de twittos cancelleurs fous, hein, mais de gens sérieux, formés, sensibles. Les lgbt, notamment, ont depuis longtemps senti “dans leur corps”, comme on aime à dire ici, à quel point Houria est leur ennemie. Par ailleurs, et contrairement à ce que certains de ses suiveurs affirment, elle n’est pas l’inventrice de tout ce qu’il y a de cohérent et de juste dans les deux bouquins d’elle que j’ai lus. On se fait un peu arnaquer sur la fameuse rupture au sein de l’antiracisme: les PIRistes aiment prétendre que c’est parce que le reste (pourtant composé entre autres d’anti-impérialistes très sérieux) est asservi au progressisme blanc. La réalité montre qu’il n’en est rien.

      • #114649 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Il semble décidément difficile de parler calmement de Houria. Mais sans doute sa personnalité, n’admet que le tout ou rien
        (ça me rappelle quelqu’un).
        Je crois cependant possible d’éviter, la concernant, les trucs comme « Je connais pas de militant ou militante hormis deux trois personnes hors-sol et la clique PDH qui ne déteste pas Houria ».
        Je crois qu’on peut aller au-delà du commentaire de video.
        Je crois aussi que le ressenti à son égard des LGBT est certes une information – la sensibilité est importante- mais ne suffit pas à plier le jeu sur ce sujet. On ne va pas se contenter de : ele est homophobe puisque les LGBT la ressentent telle.
        Je crois qu’il est possible, comme chez tout penseur ou toute penseuse, de prendre chez Houria ce qu’il y a de fort, et de calmement pointer ses violences faites au réel, ses falsifications, ses zones réactionnaires obscures

        • #114660 Répondre
          Starfoulard
          Invité

          J’ai été un peu hyperbolique, mais je confesse être assez agacé par la sortie sur la pride des banlieues. Pour cette histoire de ressenti des militants, c’est quand même un indicateur, même si ce n’est pas le seul (en tout cas moi ça m’a mis la puce à l’oreille): le fait que des gens qui partagent l’avis d’Houria sur beaucoup de sujets et qui ne peuvent pas être taxés de mauvaise foi ou de sympathies sociales-démocrates lui soient si farouchement et viscéralement opposés.

          • #114662 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            Disons qu’elle est très décrédibilisée — pas détestée. Après, les concurrences de champ avec Norman Ajari et compagnie, c’est autre chose. C’est du bruit. On rigolait avec une amie sur le fait que si l’État français voulait un agent de déstabilisation au sein des milieux racisés, Bouteldja serait parfaite. Une électoraliste qui véhicule des préjugés racistes (sans la police, violences physiques en banlieue contre les pédés !) dont les discours sont « nuancés » par des universitaires racisés admiratifs, ou alors critiqués mais légitimés par des penseurs blancs (le cirque avec Lordon qu’elle n’a évidemment jamais lu et qui l’intéresse seulement en tant que figure politique). En tout cas, le commentaire de Seb H qui explique cela par « défendre son bifteck » est parfaitement le genre de pensée que la droite a tout intérêt à rendre prégnante : ces décoloniaux ne pensent qu’à leur cul. Absurdité. Là, Bouteldja parle spécifiquement de racisés LGBT qui sont pour la plupart eux-mêmes décoloniaux et qui justement se distinguent des franges réactionnaires de la Pride officielle. Je répète qu’on discute d’une rhétorique homophone hors sol qui est la fixette personnelle d’une personne.

            • #114665 Répondre
              Seb H
              Invité

              C’est peut être mon vocabulaire du biftek qui donne l’impression que c’est une pensée réactionnaire, mais le fond en lui même c’est pas vraiment ça….
              Ça peut expliquer le pourquoi Dany cohn bendit est devenu réac, alors qu’il commençait 68 ard… C’est parce que ses petits intérêts de classes, de ses multiples appartenances à différentes bulles sociales se terminent dans le petit calcul que c’est mieux de défendre son status quo…

              Si je parle du christ, c’est pour demander, et implorer au monde qu’il soit possible pour quelqu’un, quelque part, de défendre quelqu’un ou quelques personnes, contre son intérêt personnel.
              Beaucoup de gens sont de gauche parce qu’ils ont grandi dans une famille de gauche, ou alors ils sont amoureux de quelqu’un de gauche, ou parce que ça leur donne une appartenance sociale… En soi, ce n’est pas mal, si la finalité est la libération des corps, même libération hypocrite est libération… Un peu comme ce faut débat qui visait à discalifier Rima hassan et thunberg… Je ne cherche pas à disqualifier Houria et si matériellement mon commentaire participe à faire gagner une pensée réactionnaire je m’en excuse (quoi qu’il sera lu par 3 pélos tout au plus donc sans intérêt)

              Cependant, quoi que j’abbhore le romantisme en idée j’en suis un de fait, et quoique je hais l’idéalisme j’en suis un, et oui ça m’attriste que l’homme ne soit pas désintéressé comme le christ…

              • #114668 Répondre
                Seb H
                Invité

                Sagesse de boulogne

                C’est pas la rue mais l’être humain qui m’attriste
                Comment leur faire confiance, ils ont tué le Christ

                • #114672 Répondre
                  K. comme mon Code
                  Invité

                  J’avais bien compris Seb, je ne te critiquais pas. ce que je voulais dire c’est que le cas Houria ne représente qu’Houria : cet amour désintéressé dont tu parles est bien répandu. Le fait qu’en tant de figure médiatique on parle d’elle, explique ses positionnements comme tu le fais, donne une impression négative sur des personnes/mouvements qu’elle représenterait. Ça fait partie de ma blague sur Houria en tant qu’agent de déstabilisations du Quai d’Orsay.

                  • #114673 Répondre
                    Seb H
                    Invité

                    Bah pardonne ma bêtise alors

    • #114643 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #114658 Répondre
      Seb H
      Invité

      Est ce que l’homophobie de Houria ne vient pas simplement de ce qu’on ne défend jamais que son bifteck et qu’elle n’aura jamais aucun intérêt à défendre cette cause, qu’elle n’est pas subversive par charité comme le christ, et que bon voilà?
      On est pas différents, certains lgbt se foutent des immigrés, d’israel etc… parce que c’est pas dans leurs intérêts… Qui n’a jamais défendu autre chose que son petit profit?
      Enfin jveux dire je l’aime bien, mais rien ne va changer…

      • #114664 Répondre
        Bruno
        Invité

        Il y a une différence entre l’indifférence et l’attaque

        • #114686 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          des homos qui luttent contre l’homophobie me semblent faire autre chose que « défendre leur petit profit »
          ou alors en effet la politique ne consiste jamais qu’à défendre son petit profit, et c’est très bien comme ça – je préfère toujours quelqu’un qui songe à son émancipation à quelqu’un qui clame de grands principes désintéressés (et souvent par là même désincarnés, et donc aussi par là-même réversibles : ainsi tel qui en 1973 défendait le maoisme abstraitement (grandes idées, grand altruisme désintéressé) se retrouvera en 2002 néo-conservateur, défendant des lubies tout aussi abstraites (la croisade de l’Occident en faveur du Bien)

          • #114703 Répondre
            Seb H
            Invité

            Je répond à cette interprétation de mon post plus haut, en faisant la même référence auxdits maoistes de la préhistoire

          • #114709 Répondre
            brisemenu
            Invité

            On ne voit pas trop où serait l’incohérence d’agents d’influence US. En 1973 , c’est l’alliance de Nixon avec la Chine contre l’URSS. Sa déclinaison en France : les maos contre le PCF.
            Tout le monde n’a la chance d’avoir eu des parents communistes. Cette culture familiale , bien trop terre-à-terre, j’en conviens , vous fait manifestement défaut.

            • #114717 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              J’ai des parents communistes, je n’ai donc pas comme toi le pli idéaliste-complotiste de ramener tout phénomène au Un.
              Que la CIA et autres aient pu voir dans le maoisme une bonne façon de diviser les troupes communistes, c’est certain. Que la maoisme soit réductible à cela, et surtout les parcours individuels des maoistes français, il n’y a qu’un idéaliste-fasciste pour se plaire à le croire (mu par sa passion autoritaire de mise en ordre du chaos qui le blesse – voir Notre joie, où mon interlocuteur réduisait pareillement mai 68 à la CIA (vous avez du fréquenter les mêmes sites))

    • #114670 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      L’euro-scepticisme
      Pourrait tous vous rejoindre
      Vous pourriez faire des sortes
      De farandoles eurosceptiques

    • #114674 Répondre
      Ema
      Invité

      Homophobie potentielle mise à part, Houria semble ici botter en touche face à la complexité intersectionelle. Ou plutôt, parce-ce qu’elle refuse de complètement botter en touche et capituler face à la dite complexité ( elle pourrait s’en tenir à admettre qu’elle ne voit pas bien comment articuler ces luttes entre elles et donc renoncer à le faire), elle s’efforce de sur-intellectualiser le truc, ce qui produit quelques énormités comme la fausse équivalence pride-croisière déjà relevée plus haut. Son rejet, et son histoire d’ « agenda differé » (differé à quand d’ailleurs ?) des luttes, trahît peut-être un désir de garder le contrôle intellectuellement, via l’hypothèse du continuum total, perspective plus rassurante pour le militant que d’admettre que des trucs puissent en partie échapper à sa grille analytique. Le continuum prenant ici la forme de la réthorique de l’instrumentalisation : si les racisés queer organisent une Pride, ça ne peut résulter que de leur adhésion au modèle blanc, et donc hop, on retombe sur ses pattes decoloniales.

      • #114721 Répondre
        Claire N
        Invité

        « Houria semble ici botter en touche face à la complexité intersectionelle. Ou plutôt, parce-ce qu’elle refuse de complètement botter en touche et capituler face à la dite complexité »
        Oui c’est vrai
        On dirait moi quand j’essaie de daronner mes gosses

    • #114677 Répondre
      Ema
      Invité

      En clair elle cherche à justifier une incapacité ou un refus un peu trouble ( car sans doute moral la concernant) par une caution politique stratégique

      • #114687 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        bien résumé
        et bien dit : « agenda differé » (differé à quand d’ailleurs ?) »
        c’est la même militantissime notion d’agenda différé qui fit que les marxistes pur jus négligèrent longtemps les oppressions de genre et de race
        (négligence que leur reproche Houria – enfin la négligence sur l’oppression de race, car l’autre elle s’en fout)

        • #114740 Répondre
          Ema
          Invité

          « c’est la même militantissime notion d’agenda différé qui fit que les marxistes pur jus négligèrent longtemps les oppressions de genre et de race »
          La comparaison s’impose en effet, même si j’ai un chouia plus de compassion vis a vis de la situation d’Houria.

          • #114744 Répondre
            Rémi
            Invité

            Pourquoi ?

            • #114756 Répondre
              Ema
              Invité

              Je te renvoies à la très bonne analyse de V plus bas, qui synthétise plutôt assez ce que je pourrais répondre à ce sujet. Autrement je dirais aussi tout simplement : le PIR 2025 n’est pas le PC des années 60-80, en terme d’implantation populaire, et institutionnelle, en terme de solidité, stabilité, et prestige.

              • #114761 Répondre
                nefa
                Invité

                « le PIR 2025 n’est pas le PC des années 60-80, en terme d’implantation populaire, et institutionnelle, en terme de solidité, stabilité, et prestige. »
                on sent comme un désir que ce le soit à nouveau

                • #114764 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  De ma part? Non du tout. Je tenais juste a souligner qu’en tant qu’organe politique le PIR étant infiniment plus petit et fragile que le PCF à son apogée (mais peut-être n’etait ce pas exactement à celui ci que Francois référait quand il parlait des marxistes pur jus d’antan), mon jugement est forcément un peu plus indulgent. Rien de plus.

                  • #114765 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    Je regrette au contraire la mégalomanie d’Houria, je sens très fort chez elle et ses collaborateurs qu’ils se vivent comme la grande avant-garde intellectuelle et politique decoloniale seule à même de produire une rhétorique émancipatrice.

                  • #114769 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    pas de ta part
                    de celle de PIR

    • #114682 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      Bonjour à tous,

      Je recherche activement le débat du 27 Juin 2025 entre Houria Bouteldja et François Bégaudeau. Est-ce que quelqu’un saurait où le trouver ?

      Merci d’avance,
      Eden Lazaridis.

      • #114688 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je redis 1 qu’il n’est pas encore en ligne, 2 qu’on s’expose à une grande déception en l’attendant avec ferveur

    • #114746 Répondre
      V.
      Invité

      Je ne suis pas forcément en désaccord avec ce qui a été dit ici. Néanmoins il me semble utile d’insister sur certaines points
      Déjà, il me semble regrettable dans cette histoire qu’on soit peu à se saisir de son intervention pour penser un affect qui, en plus d’exister, peut être un frein à la politisation des quartiers populaires. Il s’agit de ce que HB appelle « l’homophobie soft » – soft au sens où cette homophobie ne prend pas un tour directement politique. Et que HB soit porteuse de cet affect ne fait pas trop de doutes. Je crois qu’elle est même au clair avec cela, elle qui tient tant à conserver cette part de barbarie en elle. Dans son premier livre, elle scrute sa satisfaction trouble à l’écoute d’Ahmadinejad niant avec aplomb, face à l’Occident, l’existence d’homosexuels en Iran. C’est précisément cette mauvaise foi qui doit être saisie et dépassée politiquement.
      Maintenant, ceux qui connaissent un peu sa pensée et ses écrits savent qu’elle pose une problématique importante : ce qu’on peut identifier comme un fond conservateur (peut-être inhérent à la condition des classes populaires en général) ne doit pas devenir un moteur pour se greffer aux forces réactionnaires. Ce risque existe bel et bien. A titre d’illustration, dans le rap français des années 90-2000, les insultes homophobes étaient légion. Aujourd’hui, pour tout un tas de raisons, l’homophobie y est moins présente. Seulement, lorsqu’elle l’est, on remarque qu’elle prend justement ce tour politique, avec des rappeurs de premier plan qui reprennent les paniques morales de l’extrême-droite sur les LGBT – voir Dosseh, 404Billy ou encore Booba qui a même été jusqu’à reprendre un tweet de Zemmour sur le sujet. Pour ceux que ça intéresse, je renvoie à la sociologue Emmanuelle Carinos.
      Je crois donc comprendre le sens des propos de HB : plutôt que de s’en tenir à une incantatoire « convergence des luttes », il faut acter une centralité et des temporalités propres à chacune d’elles. Et de ce point de vue, la pride des banlieues pose question. Même si je n’irais pas jusqu’à parler « d’impérialisme sexuel » et qu’ils ont tort de la critiquer comme s’il s’agissait d’une simple transposition de la Pride à Paris, cette forme de visibilisation auprès de gens relégués dans la société peut être reçue comme une initiative descendante – et les soutiens à Gaza n’y font rien. D’expérience on sait que seule la matérialité des luttes, le faire-ensemble, crée des déplacements d’affects – tout le monde connaît l’exemple en Grande des LGBT partis souvenirs la grève des mineurs sous Thatcher. Et en ce sens, HB ne s’opposerait pas à ce que des membres de la pride des banlieues rejoignent une manifestation contre les violences policières à Cergy ou Aubervilliers.
      Maintenant, tout ceci étant posé, ça peut aussi devenir du race-first et frayer avec l’essentialisme. La réflexion stratégique d’HB la met sur une ligne de crête, et la soumet à des militants qui n’attendent qu’un dérapage pour la discréditer – ce qui est facile avec quelqu’un se laissant beaucoup trop aller à sa pente provocatrice. En plus, l’appel à la mobilisation de quartiers est peut-être un peu trop spéculatif – ils ont pour l’instant assez peu d’échos.
      Reconstituons le travail comme centrale pour nous aider à sortir de ces situations indémerdables.

      • #114747 Répondre
        V.
        Invité

        Pardon pour les coquilles, j’ai peu dormi cette nuit.

        • #114758 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          « Déjà, il me semble regrettable dans cette histoire qu’on soit peu à se saisir de son intervention pour penser un affect qui, en plus d’exister, peut être un frein à la politisation des quartiers populaires. »
          Tu dis bien dans ton deuxième paragraphe quelle analyse politique Houria fait de l’homophobie dans les quartiers populaires : elle souhaite la conserver car elle la chérit comme l’un des socles identitaires des « indigènes ». On en parle. Il n’y a rien d’autre à dire. Si l’homophobie n’existait pas, il n’y aurait pas de Pride.
          Elle n’est même pas en train de cyniquement préserver ces affects par calcul politique. Elle les partage.
          En quoi

          « Je crois donc comprendre le sens des propos de HB : plutôt que de s’en tenir à une incantatoire « convergence des luttes », il faut acter une centralité et des temporalités propres à chacune d’elles. Et de ce point de vue, la pride des banlieues pose question. Même si je n’irais pas jusqu’à parler « d’impérialisme sexuel » et qu’ils ont tort de la critiquer comme s’il s’agissait d’une simple transposition de la Pride à Paris, cette forme de visibilisation auprès de gens relégués dans la société peut être reçue comme une initiative descendante – et les soutiens à Gaza n’y font rien. »

          Tu te perds. La Pride des Banlieues est défendue en tant que telle. Le fait qu’il y ait convergence entre les luttes politiques des racisés queers et celles d’Houria, ça rend ses interventions à charge encore plus douteuses. Le propos en question, c’est : « vous devriez par solidarité avec nous avoir honte de faire vos trucs de pédés défendus par l’impérialisme blanc pendant que nos combats, eux, sont subversifs ». On peut ajouter la mégalomanie à l’homophobie.

          Si l’idée de convergences paraît utopique, on peut tout simplement parler de coexistences, si ça peut éviter les hiérarchisations — sauf que dans les faits, convergences, il y a aussi. Ça enrichit la gauche. Ça enrichit tout le monde. Il n’y a rien d’indémerdable ici, juste une rhétorique fumeuse de la part d’une figure médiatique influente.

          • #114759 Répondre
            K. comme mon Code
            Invité

            (j’ai oublié de finir une phrase : En quoi l’homophobie des quartiers serait à traité comme différente de l’homophobie d’autres milieux ?)

            • #114771 Répondre
              V.
              Invité

              « (j’ai oublié de finir une phrase : En quoi l’homophobie des quartiers serait à traité comme différente de l’homophobie d’autres milieux ?) »
              Je ne pense pas ça. Et pour ma part, j’estime que les prides en banlieue devraient être soutenues inconditionnellement. Ce qui n’empêche en rien de les penser, dans le prolongement de l’intervention d’HB – qui pose une problématique selon moi, mais je ne partage pas son assertion.
              .
              «Tu dis bien dans ton deuxième paragraphe quelle analyse politique Houria fait de l’homophobie dans les quartiers populaires : elle souhaite la conserver car elle la chérit comme l’un des socles identitaires des « indigènes » »
              C’est une totale caricature de son propos. Elle souhaite conserver des aspects de son identité, aussi peu reluisants soient-ils, dans le cadre d’un certain rapport de force. Elle ne plaide pas politiquement leur conservation. Et c’est du fait de cette ambiguïté qu’elle pourrait trouver sa puissance dans la littérature comme le dit FB (beaucoup plus que dans des réfléxions stratégiques).

              • #114783 Répondre
                K. comme mon Code
                Invité

                « Elle souhaite conserver des aspects de son identité, aussi peu reluisants soient-ils, dans le cadre d’un certain rapport de force. »
                Tu vois bien que son rapport de force ici est surtout contre tout racisé qui ne correspond pas à son idée très idéalisée du bon sujet indigène. La différence entre une personne qui se défend contre l’assimilation républicaine et Houria qui se risque en public à des arguments illogiques défendant l’invisibilisation des queers racisés est claire.

                • #114788 Répondre
                  V.
                  Invité

                  Tu n’ignores pas que, pour les hommes racisés, l’homosexualité peut être une modalité de l’assimilation républicaine, sans laquelle ils seraient infrahumanisés et assignés à une identité barbare.
                  Cet énoncé est valide sous un certain rapport et ne change rien au fait que l’homosexualité demeure une sexualité subalterne – et donc politique. Et ne change pas plus le fait qu’un homosexuel (ou autre minorité) dans un quartier doit être défendu en tant qu’il est opprimé.
                  Mais il se joue autre chose dans le cadre d’une pride en banlieue – ce qui, encore une fois, ne la rend pas illégitime, loin s’en faut. On trouve la même ambiguïté au sujet du féminisme.
                  Tout cela donne matière à penser car des contradictions se présentent – lesquelles sont tout à fait solubles, pour peu qu’on pose correctement le problème. Ne pas prendre en compte cette donnée, c’est tomber dans l’écueil d’un universalisme abstrait et faire fi de la réalité des rapports sociaux.
                  En cela je crois qu’il ne sert à rien de sermonner HB sur ce sujet, tant elle me semble symptomatique d’une situation plus globale. Mais si elle n’est pas le problème, son intervention montre qu’elle n’est pas non plus du côté de la solution. Car en disant qu’elle « s’interdirait » d’organiser une pride, elle empêche effectivement tout dépassement dialectique.

        • #114762 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          On aimerait bien revenir au premier degré du sujet. C’est à dire au degré R comme réel.
          Du coté de R question principale est : les LGBT sont-ils moqués, marginalisés, persécutés, silenciés, etc, en banlieue?
          Si la réponse est oui, alors en aucun cas une pride des banlieues peut etre vue comme le débarquement impérial du centre dans la périphérie. Ce n’est pas une manif de forts, c’est une manif de faibles. De faibles sociaux que d’autres faibles sociaux emmerdent. En cela elle doit etre soutenue.
          Si la réponse est non, que ce soit dit clairement.

          • #114774 Répondre
            V.
            Invité

            Je suis d’accord avec tout ça. Je ne vois pas ce qui laisse penser l’inverse.

            • #114803 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              cela ne se voulait pas une objection à toi
              juste une façon de sortir de la rhétorique à 8 bandes des décoloniaux sur certains sujets, car à la fin ca fait de noeuds qui les ligotent eux mêmes

              • #114804 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                « Ne pas prendre en compte cette donnée, c’est tomber dans l’écueil d’un universalisme abstrait et faire fi de la réalité des rapports sociaux. »
                C’est Houria que je trouve, sur ces sujets, bien abstraite
                D’où mon invitation à revenir au plan R comme réel.

                • #114818 Répondre
                  Martin
                  Invité

                  « Ce n’est pas une manif de forts, c’est une manif de faibles. De faibles sociaux que d’autres faibles sociaux emmerdent. »
                  Oui mais d’habitude les manifs visent les forts et symboliquement ont lieu dans le centre de l’empire, cf la pride dans le centre de Paris. Concernant la pride des banlieues, je pense qu’Houria interroge la pertinence de viser la périphérie, où certes l’homophobie existe, mais qui n’est pas le centre de production premier de l’hétérosexisme. La question est donc: pour s’émanciper, les LGBT racisés vivant en banlieue ont-ils intérêts à utiliser les mêmes modalités d’actions que les LGBT blancs qui visent d’habitude le centre de la production hétérosexiste ? Que produit une pride sur les habitants des banlieues qui savent très bien que le défilé est une critique dirigée directement contre eux, et pas seulement contre l’hétérosexisme de manière générale? N’est-ce pas une nouvelle fois leur exposer en pleine face leur laideur alors que le centre s’en charge déjà quotidiennement?
                  Si je la rejoins sur la modalité pride, ce qui me parait plus problématique en revanche chez Houria c’est lorsqu’elle affirme que les LGBT de banlieue ne devraient pas du tout politiser leur sexualité car ce serait demander l’égalité dans un cadre blanc dans lequel les indigènes n’ont rien à gagner. Là, je suis d’accord, on part dans un coup à 8 bandes où personne ne sort gagnant.

                  • #114820 Répondre
                    Starfoulard
                    Invité

                    Je crois que la pride sert aussi à dire “on existe”, et les lgbt de banlieues existent effectivement bien

                  • #114824 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    « mais qui n’est pas le centre de production premier de l’hétérosexisme. »
                    Je ne crois pas qu’Il y ait de « centre de production  premier » de l’hétérosexisme. L’heterosexisme et l’hétéronormativé sont il me semble des constantes anthropologiques diffuses, aux formes d’expression plus ou moins violentes selon les regions et les époques, variabilité en partie liée au degré d’imprégnation religieuse d’une population donnée (mais pas que sans doute). Houria très évasivement semble suggérer une gestion différente et « créative » de l’homosexualité en territoire moyen-oriental, on attend donc la démonstration de cette gestion alternative supérieure, qui justifierait l’inutilité de la visibilisation et des manif pour les racisés homo.
                    Cette phrase semble à demi-mot suggérer que les indigènes LGBT devraient manifester leur existence et leur ras le bol de l’homophobie dans les centre-villes ou je ne sais où ailleurs, plutôt que là où ils vivent et donc la subissent prioritairement. Ça ne tient pas la route.
                    Pour ton deuxième point, je comprends bien ou tu souhaites en venir, mais soyons sérieux : sur quelle perception de la Pride par les habitants des quartiers, la réponse est absolument la même qu’elle le serait pour n’importe quel autre lieu de vie au sein duquel circuleraient des valeurs masculinistes et conservatrices : probablement mauvaise. Et donc? La politique réelle commence avec la conflictualité, les premieres gay pride n’ont pas exactement toutes été accueillies où elles passaient par des haies d’honneur. Et probablement plein de prolo hetero globalement dominés socialement se sont sentis désagréablement pris a partie. Si on a peur du grabuge et des frictions on ne fait pas de manif, a part le 1er mai. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun militant decolonial de reprouver l’organisation d’une manif anti raciste par peur d’être mal perçu par les prolo blancs du coin qui se sentiraient « visés ». Pas que je saches en tout cas.

    • #114753 Répondre
      Malice
      Invité

      Hello, je m’incruste pour partager le podcast de la pride des banlieues : https://open.spotify.com/show/1zmiZEfle5VNQQfuQ5gGEk

    • #114790 Répondre
      Hd
      Invité

      Pour résumé le problème de Bouteldja:

      • #114826 Répondre
        Starfoulard
        Invité

        Hahahahahahaha
        Je connaissais pas mais c’est goldé
        Merci

        • #114841 Répondre
          Hd
          Invité

          Gilles Dor un vrai camarade, musicien très engagé a l’extrême gauche, qui nous a pondu un bon nombre de classique sur tout les sujets, son plus connu:

    • #114857 Répondre
      Jean François
      Invité

      Ce qu’il m’a semblé comprendre de ce qu’elle dit , c’est que lorsque l’on se prétend progressiste , on a pas le droit a l’erreur . Parce que toutes les erreurs seront utilisées . Ce qu’elle fait et ne dit jamais .

    • #114879 Répondre
      SHB
      Invité

      François pour le côté réactionnaire d’Houria il me semble qu’elle a fait nombre de passages chez la ZawaProd composée d’homosexuels et de trans…

    • #114880 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Soupir
      Inspiration par le nez
      Expiration
      1 le coté réactionnaire de Houria ne fait pas d’elle une homophobe ou transphobe
      2 allez discuter à la zawa ne valait pas adhésion à leurs combats sur ses questions, qu’elle trouve au mieux secondaires, au moins bien superflus, au pire nuisibles (car objectivement complices de l’impérialisme blanc). Sujets sur lesquels les zawa auraient été bien inspirés de la brancher, ce qu’ils n’ont pas fait, car l’heure était à faire alliance « stratégique »

      • #114882 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Je pense aussi qu’ils étaient 1. profondément séduits, 2. attirés par le côté sulfureux non politiquement correct de ses affirmations troubles, 3. dans des calculs tactico-affectifs qu’ils ont évoqué depuis.
        Il faut reconnaître que c’est déstabilisant et séduisant de découvrir la parole post-coloniale ou décoloniale. Il y a un temps nécessaire d’ouverture et d’accueil (pour soi). Ils ont eu le temps de s’en remettre et ne sont pourtant pas prêts de la cuisiner sur la question.

        • #114883 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Pourquoi à ton avis ? Si tu ne prends pas trop de risques en répondant, bien sûr.

          • #114884 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Aujourd’hui il y a trop de liens (Wissam…), alors même que la Zawa est isolée. Il se rejoue en fait exactement ce qui s’est joué au début : Dany et Raz étaient isolés, beaucoup de portes se fermaient à cause des accusations qui ont récemment éclaté au grand jour. PDH/Houria leur ont ouvert la porte. Lien tactico-affectif entre deux groupes ostracisés. Relativement récemment Dany (ou Raz ? Dany je crois) a dit que par la suite pas mal d’opportunités avec de bien plus gros médias sont tombées à l’eau parce que la Zawa soutenait Houria et qu’ils ont refusé de la lâcher. Je n’ai pas plus de détail.

      • #114887 Répondre
        SHB
        Invité

        Je me rappelles qu’ils en avaient parlé.
        .

        • #114888 Répondre
          Seldoon
          Invité

          De mémoire ils avaient fait semblant d’en parler, avec connivence, de type « on est bien d’accord que c’est ridicule de te chercher des poux là dessus ».

      • #114891 Répondre
        SHB
        Invité

        le coté réactionnaire de Houria ne fait pas d’elle une homophobe ou transphobe
        .
        Tu manies avec brio l’art du sous-entendu

        • #114894 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Tu as déjà du mal à entendre ce que je dis, essaie de ne pas te noyer dans les sous-entendus.
          Je vais préciser (sans espoir) ce que je dis : plutot que réactionnaire, il faudrait pointer chez Houria le tropisme autoritaire-viriliste, adossée à son gout pour une certaine tradition. L’un entrainant l’autre qui entraine l’un.
          Donc oui pour elle les combats LGBT c’est 1 un peu un truc de chochottes 2 un peu un truc de bourgeois oisif ( je redis que la comparaison entre la croisière-partouze et la pride des banlieues est décisive pour comprendre son imaginaire)

          • #114896 Répondre
            Bruno
            Invité

            J’ai personnellement résumer ça a un tropisme plus englobant: la famille.

            • #114897 Répondre
              Bruno
              Invité

              La tradition familial:
              Virilité du père, puritanisme et frère homosexuel qui doit rester au placard pour pas faire honte et mettre une mauvaise réputation sur son foyer.

          • #114912 Répondre
            SHB
            Invité

            pour elle les combats LGBT c’est 1 un peu un truc de chochottes 2.
            .
            Merci François c’est littéralement ce qui s’appelle de l’homophobie……

            • #114914 Répondre
              SHB
              Invité

              adossée à son gout pour une certaine tradition.
              .
              On aimerait bien savoir laquelle. La même tradition qui entraine des promos blancs a renier leur fils homo? Cette tradition la?

          • #114916 Répondre
            SHB
            Invité

            Loin de moi l’idée de vouloir faire chier mais d’après ce que tu décris la ligne semble très fine avec l’homophobie.

            • #114934 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              SHB, je te conseille le CBD cet été.

        • #114899 Répondre
          Maxianus
          Invité

          SHB manie avec brio l’art de se faire plus bête qu’il ne l’est

    • #116445 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Salut, j’ai écouté la dernière émission du 7 juin de la Pride des Banlieues (PDB) du podcast suggéré par Malice plus haut, j’ai trouvé ça intéressant mais un peu « lisse ».
      En furetant je suis tombé sur le podcast Contre-nature et cet épidose « Être LGBTQ+ en banlieue », avec trois intervenants/militants proches de la PDB qui témoignent de leurs conditions de vie, des difficultés qu’iels rencontrent, etc. Le passage sur leur coming out (dont un outing) m’a bouleversé, les témoignages sont recueillis dans un silence total, j’ai ressenti une forme de grâce. C’est l’épisode 19 de la saison 1.

      Pour info je découvre que l’épisode est aussi visible en vidéo sur Youtube, pour ma part je suis content de ne l’avoir écouté qu’avec le son, on est encore plus concentré sur les voix.

      • #116447 Répondre
        Malice
        Invité

        Merci je vais écouter

        • #116449 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          merci aussi

        • #116453 Répondre
          Malice
          Invité

          C’est toujours bon de rappeler qu’il y a une autre façon de faire du mal à son enfant lgbt : ne pas entendre son coming out.

          • #116454 Répondre
            Malice
            Invité

            « je vois que tu vas mal mais je vais m’autoriser à ne pas savoir pourquoi »

    • #117930 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Le net et le flou. Lettre à Houria Bouteldja


      Lucbert répond à Bouteldja

      • #117936 Répondre
        Tony
        Invité

        Merci pour le partage,texte très intéressant, ça fait réfléchir.

      • #117941 Répondre
        Starfoulard
        Invité

        Merci! Je serais très curieux d’entendre ce qu’Houria pourrait bien avoir à répondre à ça.
        J’ajouterai que créditer le PIR et Houria du déplacement de la gauche blanche sur les questions décoloniales, c’est aller un peu vite, comme si la pensée antiraciste de gauche en France, ce n’était qu’eux

        • #117957 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Je rajoute qu’on est en septembre et que PDH va très probablement oublier de faire une émission avec les membres de la Pride des Banlieues — sans doute encore une question d’emploi du temps. J’ai écouté le podcast partagé plus haut : c’est assez évident, les entendant, que, oui, la structure familiale est le terrain principal de l’homophobie. Le gars qui dit avoir appris à ses potes qu’il était gay au collège, car c’était un non-sujet pour lui, puis qui avoue qu’il n’avait rien dit à ses parents. Ou la fille dont les parents s’occupent tout en niant ce qui la rend suicidaire — eux. Cette violence est insupportable.

          • #118077 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « la structure familiale est le terrain principal de l’homophobie. »
            Dit comme ca c’est très simple et pourtant c’est lumineux
            Même si je crois que l’homophobie à l’école c’est quelque chose. Moins maintenant, mais tout de même. Enfin ca dépend où. Ce qui nous ramènerait peut etre à Houria versus Sandra.

            • #118084 Répondre
              Jules
              Invité

              Ce qui est terrible, c’est la conjonction de l’homophobie à l’école et à la maison. Souvenir d’entendre dans la cour de récré (en primaire) des moqueries à mon égard (tapette, tafiole, pourquoi tu parles comme ça)… puis au détour d’une conversation, d’une dispute (parfois violente), j’entendais les mêmes choses à la maison. A qui se plaindre, à un si jeune âge, d’une chose aussi ‘honteuse’ ? Les ennemis étaient partout en quelque sorte. D’où la nécessité de politiser (qui n’est pas un luxe !), pour ne plus avoir honte ni rester seul.
              Houria qui ne cesse de rappeler son attachement à la famille devrait reconnaître la douleur d’en être éjecté pour quelque chose que l’on n’a pas choisi.

              • #118085 Répondre
                Jules
                Invité

                Mention spéciale pour les réactionnaires de tous bords, qui disent : laissez les enfants tranquille ! (Contre les cours d’éducation sexuelle, de genre, etc). Quelle hypocrisie : précisément, on ne laisse pas les enfants tranquille. On ne m’a pas laissé être un enfant tranquille, avec sa voix fluette, ses mains sur les hanches, ses goûts ‘de fille’

                • #118091 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Très bien dit. Qui ne laisse-t-on pas tranquille?
                  Quant à la défense de la famille, elle n’est pas sérieuse si elle occulte le caractère fatalement oppressif d’une famille.
                  On pourrait en dire autant de la communauté.

                • #118108 Répondre
                  diegomaradona
                  Invité

                  @jules
                  tu jouais à la poupée et t’habillais en rose ?

      • #118099 Répondre
        Ema
        Invité

        J’aime beaucoup cette réponse de Lucbert, intraitable et exhaustive. C’est honorable et très charitable de continuer à prendre Houria sur son flan rhétorique sur ces questions là, mais je crois qu’il va falloir pour la gauche radical se faire une raison : les réticences d’Houria envers le « progressisme » ne sont pas réellement d’ordre stratégique, militant, elles sont d’ordre morales et affectives. Il serait bienvenu qu’Houria l’admette une bonne fois pour toute, quitte à s’aliener une partie de ses soutients, elle en trouvera d’autres en retour.

    • #117975 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Le texte de Lucbert est un chef d’oeuvre du genre
      Il est d’une justesse absolue.

      • #117996 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Très bon texte, oui. Et la réponse de Bouteldja prouve qu’elle s’en fiche et jouit surtout de l’importance qu’on lui accorde : « Woody Allen a dit un jour : « Avec la célébrité, les femmes qui me disent non sont plus jolies qu’autrefois ». Ben, moi aussi (le comique de la citation en moins)! Les gens qui me critiquent sont plus stylés qu’avant. Fierté. 🥹 »

        • #117998 Répondre
          kenny
          Invité

          magistral ce texte
          analytique, précis, rigoureux, le tout sans s’énerver
          aussi, il y avait déjà un problème dans cette phrase:
          :
          Beaufs et Barbares : « On ne trouvera dans les lignes qui suivent aucune trace du primat de la race sur la classe (ou sur le genre) »

      • #118009 Répondre
        Morgane
        Invité

        ce texte reprend tous les poncifs reprochés à Boutedja depuis 15 ans, poncifs qui n’ont jamais su répondre aux idées qu’elle développe dans ses (nombreux) textes.
        est-ce qu’en 2025 on doit encore lire des choses comme « tu as ajouté la race à la classe, qu’est-ce qu’il manque ? » svp un peu de sérieux… depuis au moins Kergoat et l’idée de consubstantialité on ne parle plus en ces termes… Bouteldja ne « manque » pas quoi que ce soit, de même qu’elle n’a jamais « ajouté » récemment la classe, pour la bonne raison que lorsqu’elle parle de race, depuis toujours, elle parle de classe et de genre. Ce genre de commentaire illustre surtout que depuis 15 ans, Lucbert n’a absolument rien compris au travail accompli par le mouvement décolonial, qu’elle réduit à un simple apport de thèmes nouveaux (islamophobie, Palestine) dans le logiciel gauchiste habituel.
        On va pas se mentir, la plupart des gens qui interviennent sur ce débat n’ont à peu près aucune connaissance des débats internes au féminisme sur ces questions, débats tels qu’ils sont menés depuis l’Amérique du Nord autour de l’intersectionnalité, ou depuis l’Argentine ou l’Etat espagnol à travers le transféminisme par exemple. JAMAIS on ne vous voit partager le moindre texte ou la moindre référence issue de ces discussions, rien n’est jamais incorporé dans votre rhétorique, mais il suffit que Bouteldja dise quelque chose, et tout d’un coup tout le monde devient expert de ces débats.

        • #118011 Répondre
          kenny
          Invité

          « ce texte reprend tous les poncifs reprochés à Boutedja depuis 15 ans »
          n’importe quoi, lecture militante typique
          quant à fameux textes en provenance d’argentine ou de l’état espagnol, il ne tient qu’à toi de combler notre ignorance de profanes en les partageant

          • #118022 Répondre
            Seldoon
            Invité

            J’imagine que ce sont ceux justement cités par Lucbert ?

            • #118025 Répondre
              K. comme mon Code
              Invité

              On est dans un cas exemplaire de c’est celui qui dit qui l’est. On peut aussi lire le post Facebook de Morgane Merteuil, plein de seum, qui accuse Lucbert de l’avoir, le seum.

              • #118029 Répondre
                kenny
                Invité

                le post facebook est gratiné!
                mais pourquoi tant de zèle morgane?

                • #118036 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  est ce que Morgane est Morgane, d’abord?

                  en tout cas je maintiens : le texte de Lucbert est un chef d’oeuvre, et appelle une réponse sérieuse de Houria. Puisque les objections qui lui y sont faites lui sont faites depuis quinze ans, eh bien Houria ne devrait pas avoir de mal à l’écrire.

              • #118042 Répondre
                Benoît
                Invité

                Pas facebook ici. Peux-tu poster la réponse de Merteuil ? Merci, ça m’intéresse !

                • #118049 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Ci-dessous, citation in extenso :
                  ah ça y est, ils sont contents, ils l’ont ! leur texte intersectionnel qui critique Houria, MAIS depuis une camaraderie revendiquée, depuis un « plan de gratitude ». C’est que ça ne se fait plus trop de ne la critiquer que depuis le plan du seum, les idées défendues il y a 15 ans et ayant alors provoqué ledit seum ayant depuis fait leur chemin (le seum cependant est toujours là).
                  Le plan de la gratitude, donc. C’est que c’est bien de cela, à la fin des fins, dont il s’agit : nous les gauchistes blancs, on a fait l’effort de s’intéresser à vos trucs d’arabes. Venez sur notre terrain maintenant, allez quoi soyez pas ingrats ! on vous a montré le chemin (je dirais même, construit des routes !)
                  Mais l’ingrate Houria, toute de son ingratitude vêtue (tu devrais d’ailleurs te dévêtir un peu et te mettre au kamasutra, tu vois le cul c’est pas qu’un truc de blanc ! #EtToc #NiquéeSurSonPropreTerrain) refuse non seulement de se dévêtir, mais aussi d’additionner les couches !
                  Il faut quand même noter cette courte phrase, qui résume mieux que n’importe quel sarcasme le mépris que devrait mériter ce texte : « Depuis quelque temps, tu te dis « communiste décoloniale». Soit : chercher les moyens d’instaurer un ordre collectif qui ait en tout l’égalité pour principe régulateur. Précisant « communisme », tu as ajouté les rapports de classe aux rapports de race. Qu’est-ce qui manque ? »
                  Mais à qui parle Sandra Lucbert ? Pourquoi a-t-elle tant l’air de vouloir apprendre à Houria à compter jusqu’à 3 ? Quand la vraie question est plutôt : qu’a-t-il manqué à Sandra Lucbert pour n’avoir pas compris que lorsqu’Houria parle de race, depuis toujours, elle parle – aussi – de genre, car la réalité de la race, en particulier dans nos sociétés postcoloniales occidentales, est inséparable de son traitement genré (cf cours sur le fémonationalisme, années 2010).
                  Alors certes, à l’époque où elle en était là de ses réflexions, vous en étiez encore à chanter en plein Paris « debout femmes esclaves », en vous adressant à vous-mêmes, femmes blanches de la petite bourgeoisie. Ce qui est d’ailleurs reproché ici à Houria, avec ce ton de maitresse d’école, c’est en fait ce qui est reproché à plein d’élèves par les dits profs lorsqu’un élève parvient à trouver une solution sans avoir utilisé LA méthode du prof. Ainsi Bouteldja, étant arrivée bien avant le reste de la classe à un niveau avancé de la résolution du problème (de l’articulation entre race, classe, genre) se voit recalée de l’examen, pour ne pas avoir formulé cette résolution dans les termes utilisés lors de la leçon !
                  Et quels étaient-ils, ces termes attendus ? à vrai dire, cela reste flou… « vive les luttes des queers racisés ! » ? Je ne vois pas que les tenants de l’intersectionnalité soient allés beaucoup plus en avant dans la leçon… (et on l’a compris, on n’aime pas quand Houria prend de l’avance sur le cours). S’il s’agit de passer du flou au net, il conviendrait dès lors de préciser ce que l’on voit, dans ce net, et notamment que signifie « ne pas mettre le genre sous le primat de la race » ? à quoi ça ressemble, concrètement, nettement ?
                  Je reconnais pour ma part ne pas avoir eu une vision bien nette d’où étaient les habitants du quartier Verlaine, lors des 2 dernières pride des banlieues qui arrivaient au milieu de leur quartier ? sous quel primat ont-ils été alors mis ?
                  Sandra Lucbert critique la mise côte à côte des deux saynètes que sont la croisière orgiaque et la pride des banlieues. Alors voici, en guise de 2e tentative de mise au point de la lunette intersectionnelle, deux nouvelles saynètes – une est en fait presque la même, en version mise à jour, comme demandé par la consigne :
                  – 13 mars 2024, le jeune Wanys, 18 ans, habitant de la Courneuve, est tué par la Police à Aubervilliers.
                  – 22 juin 2024, La Courneuve : les manifestants de la pride des banlieues arrivent d’Aubervilliers, escortés par la police.

                  • #118050 Répondre
                    Dr Xavier
                    Invité

                    Le post de Merteuil est difficile à suivre, si je dois aller à l’os je retiens ceci : « Ce qui est d’ailleurs reproché ici à Houria, avec ce ton de maitresse d’école, c’est en fait ce qui est reproché à plein d’élèves par les dits profs lorsqu’un élève parvient à trouver une solution sans avoir utilisé LA méthode du prof. »
                    Puisque ce post nous fait descendre dans la cour de récré : et Houria qui fait la leçon aux LGBT racisés parce que lesdits LGBT n’appliquent pas la méthode Bouteldja, ça passe crème ?

                    • #118054 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      La France n’a sans doute jamais été aussi autoritaire et xénophobe que depuis 30 ans et la gauche décoloniale vient encore fantasmer une prétendue gauche blanche radicale en la personne de Lucbert qui passerait pour une gauchiste à enfermer d’urgenceaux yeux du reste de la population s’il savait qui c’était. Faudrait se réveiller un peu.

                      • #118059 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Le poste de Merteuil est typiquement militant :
                        -il ne répond sur aucun des points, précis et pointus, qu’avance Lubert
                        -il fait du billard, commentant et étiquetant le positionnement de Lucbert plutot que son contenu : dire ça c’est se situer là (gauche blanche), faire le jeu de ça, etc.
                        -il commente le ton (maitresse d’école, comme on dit à toute objection qui fait chier, je connais bien) et non le contenu
                        -pour seule réponse il assène : « lorsqu’Houria parle de race, depuis toujours, elle parle – aussi – de genre ». En somme objection de Lucbert : le genre est un angle mort dans la pensée de Houria, réponse Mertueil : le genre n’est pas un angle mort dans la pensée de Houria. Ceci ne sera pas étayé, ni démontré. On devra s’en tenir à ce mystérieux, expéditif, asserti,f en un mot militant « lorsqu’Houria parle de race, depuis toujours, elle parle – aussi – de genre » (ce qui, je crois, ferait bien rire Houria)

                      • #118138 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: « Il commente le ton (maitresse d’école, comme on dit à toute objection qui fait chier, je connais bien) et non le contenu »
                        .
                        T’as pris le temps de lire sa copie avant de réagir? Parce que la nana en est quand même arrivé à « petit 24 » quand elle a rédigé le plan de son commentaire et par conséquent elle tend clairement le bâton pour se faire battre.
                        .
                        Tu connais bien? Ouais, je suis un peu au courant.

                  • #118096 Répondre
                    Benoît
                    Invité

                    Merci !

                  • #129296 Répondre
                    Mohammed Ferry
                    Invité

                    « Sandra Lucbert critique la mise côte à côte des deux saynètes que sont la croisière orgiaque et la pride des banlieues. Alors voici, en guise de 2e tentative de mise au point de la lunette intersectionnelle, deux nouvelles saynètes – une est en fait presque la même, en version mise à jour, comme demandé par la consigne :
                    – 13 mars 2024, le jeune Wanys, 18 ans, habitant de la Courneuve, est tué par la Police à Aubervilliers.
                    – 22 juin 2024, La Courneuve : les manifestants de la pride des banlieues arrivent d’Aubervilliers, escortés par la police. »

                    Peut-on envisager une image plus dangereusement glissante que celle qui juxtapose l’attitude de la police vis-à-vis de deux publics distincts ?

                    Je propose de placer innocemment, à côté la saynète constituée d’un empilement de saynètes précédemment décrite, la saynète suivante :
                    En Angleterre, durant les émeutes de l’été 2024, la police a protégé les mosquées tout en matraquant les émeutiers et en procédant à de nombreuses arrestations qui ont elles-mêmes conduit à de nombreuses condamnations. Chacun déduira de ces juxtapositions de saynètes ce que lui inspira sa sensibilité. Pour ma part, comme le dit si bien Houria, « jusqu’ici, je vais me garder de tout jugement ».

                    • #129298 Répondre
                      begaudeau
                      Invité

                      pas compris

                      • #129426 Répondre
                        Mohammed Ferry
                        Invité

                        La police maltraite des gens et en protège d’autres. C’est un message fort dans le cadre d’une stratégie décoloniale.

    • #118073 Répondre
      Claire N
      Invité

      Je relis l’article et je comprends bien qu’elle centre son discours sur «  la paix factice « obtenue au prix d’un coucouche panier qui peut oui révolter
      Mais il y a tout de même un angle mort pour les lgbt qui ne sont pas juste des outils
      Ça ne me choque pas qu’on explicite ce point
      Ça m’embête qu’on l’évacue
      Je trouverai dommage qu’il se transforme en point de fixation

      • #118076 Répondre
        Claire N
        Invité

        Je répondais à Morgane
        En essayant de défixer sur la tournure de personnification que prend le débat

        • #118092 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          oui c’est un autre aspect de la rhétorique militante : on personnifie
          (sans parler bien sur de la concurrence type « sous-la-main » qui opère ici)

          • #118112 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui – sans parler mais quand même

    • #126720 Répondre
      toni Erdmann
      Invité
      • #126723 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        begaudeau et lucbert se font bien remettre à leur place de blanc par houria. le tartuffe begaudeau qui se vit et se pense comme non blanc se prend une belle fessée par houria

        • #126726 Répondre
          Charles
          Invité

          François se vit et se pense comme non-blanc? Où a-t-il dit ou écrit ça?

          • #126727 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            François ne se vit et ne se pense pas comme non-blanc? Où a-t-il dit ou écrit ça?

            • #126779 Répondre
              Ostros
              Invité

              Je n’ai jamais dit que je n’étais pas un stewart d’Amérique du sud, de fait : j’en suis un.
              Par contre François, lui, a toujours écrit qui il était socialement. « Qui est Je ». Suffit de lire ses livres.
              Et je ne réponds plus à dédé pendant les 10 prochaines années.

          • #126729 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            @charles
            Si par ailleurs, tu avais besoin d’une preuve que ce que je dis est faux, il suffirait que tu demandes à françois qu’il vienne écrire que, contrairement à ce que je dis, il se vit et se pense comme blanc. Mais je prédis que cela n’arrivera pas. Pourquoi ? parce qu’il ne le pense pas. CQFD

            • #126767 Répondre
              Louise Michelle
              Invité

              @diegomaradona
              Moi je prédis que tu liras Entre les murs et que tu te raviseras.
              Je prédis que tu t’en iras d’ici, honteux de ton erreur. Tu t’en iras loin, loin, sur la planète déserte de Fantasmagora. Où tu créeras ton propre blog.
              Adieu.

              • #126780 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                la meute se manifeste, il n’aura pas fallu longtemps…

        • #129428 Répondre
          Mohammed Ferry
          Invité

          « Vous êtes blancs ». C’est effectivement ce qu’a dit Houria. Elle a même consacré beaucoup d’énergie à le dire. Il faut croire qu’après avoir dit ça elle n’avait plus d’énergie car elle n’a rien dit d’autre.

      • #126778 Répondre
        Tellyfee
        Invité

        Faut admettre que cette réponse de Houria Bouteldja à Sandra Lucbert défouraille. Même si j’étais d’accord avec cette dernière. Je suis encore plus d’accord avec Houria Bouteldja. Mais de rien.

    • #126735 Répondre
      Christophe M
      Invité

      – diegomaradona : le tartuffe begaudeau qui se vit (sic) et se pense comme une courgette se prend une bonne fessée.
      – Charles : François se vit et se pense comme une courgette ? Où a-t-il dit ou écrit ça?
      – diegomaradona : François ne se vit et ne se pense pas comme une courgette ? Où a-t-il dit ou écrit ça?
      – diegomaradona : si par ailleurs, tu avais besoin d’une preuve que ce que je dis est faux, il suffirait que tu demandes à françois qu’il vienne écrire que, contrairement à ce que je dis, il se vit et se pense comme une courgette. Mais je prédis que cela n’arrivera pas. Pourquoi ?
      – moi : parce qu’il ne va pas s’abaisser à te répondre.

      • #126737 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        @christophe
        « moi : parce qu’il ne va pas s’abaisser à te répondre. »
        qu’il réponde ou pas importe peu. Les faits sont là comme le démontre la lettre d’houria. Sa réponse est clairement une critique du fait que Bégaudeau et Lucbert se vivent et se pensent comme “hors blanchité”, comme non blanc. Elle le démontre et leur met la fessée.
        Mais sans doute n’as tu même pas lu sa réponse et encore moins l’as tu comprise.

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