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- Ce sujet contient 1,027 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
,, le il y a 12 mois.
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AuteurMessages
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Nox
InvitéNouvelle page pour favoriser la respiration des discussions sur la précédente.
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Nox
InvitéJe up ce topic pour annoncer fièrement que j’ai pré-commandé Comme une mule sur le site Vivlio en e-book pour le lire day one.
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Mathieu
InvitéEt un entretien musical de plus! C’est la fête! Celui-là je le poste sans l’avoir encore regardé mais je ne doute pas qu’il sera intéressant.
Je me demande si l’entretien tout récent avec la chaine de jazz a été posté également sur un fil du forum. Si non une bonne âme pourra le faire, c’était également un bon entretien.
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Carpentier
Invitépas une bonne âme mais une mouche,
sérénité jusqu’à la fin de nos jours
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PeggySlam
InvitéIl a la forme François, plus avec le retour de La Gêne Occasionnée ça fait plaisir à voir (même si ça me met un peu la pression pour nous lundi ^^)
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Carpentier
Invitépenser ciné avec FB: ça a tout d’un truc réussi d’avance, t’inquiète ^^
et on pourra enfin dire ‘ super comme un lundi ‘ : D-
PeggySlam
InvitéMerci 😏
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Carpentier
InvitéLa reprise de la gêne o., oui, où on apprend avec délice un prochain biopic sur Tino Rossi.
Grosses révélations sur le petit papa noël à ce qu’il paraît, pas qu’innocent dans les affres de certain abbé.-
Carpentier
Invitéoh benh je retombe sur cette mention de Tino Rossi qui, par ailleurs, chante dans Le royaume de Julien Colonna, tiens
sur-ce, à toute, j’ai ciné
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PeggySlam
InvitéJe trouve qu’il a la même voix que L’homme qui n’a pas de prénom son interlocuteur
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PeggySlam
InvitéC’est pour Mathieu la remarque
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Mathieu
InvitéAh c’est pas faux, mais l’hqnpdp fait quand même plus jeune
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Carpentier
Invitéde ouf
pas mal d’intonations en commun
mais je vote tout d’même pour celle de l’hqnpdp en top one-
Carpentier
InvitéJ’ècoute ce matin: si, si, Peggy, la façon de poser la première question, c ouf, le ’ alors, François, ’ … et si c’était juste un truc de matériel, de distance au micro ou qui’sais-je, ça qui différencie un peu les 2 ? naaaaan, c’est le même gars?
Il ponctue quand même les dires de FB exactement de la même façon.
Bon et bien, on sait maintenant à quoi il ressemble 🙂-
PeggySlam
InvitéIl met encore plus de suspens ce sacré homme qui n’a pas de prénoms (rire) en tout cas même ressenti que toi Carpentier. La même façon de parler. Avec l’intonation. Il manque juste les jeux de mots ^^
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essaisfragiles
InvitéN’importe quoi ! L’homme qui n’a pas de prénom s’appelle Alexandre Bégaudeau.
C’est le fils de François tout simplement, et de Roselyne B. Mais comme il a honte de l’un et de l’autre, il préfère qu’on ne l’appelle pas.-
PeggySlam
InvitéGros rire !
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essaisfragiles
InvitéUne étude très sérieuse de l’institut suédois de la démographie, le Stockholm University Demography Unit (SUDA), conclut, après une investigation de près de 4 ans, et à 41 voix contre 2, que l’homme qui n’a pas de prénom est pour de vrai la soeur de François Bégaudeau, qu’elle s’appelle Linnéa Stefansson-Lindström, et qu’elle est surnommée Lina par ses proches et au bar PMU du quartier.
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PeggySlam
InvitéAu début c’est drôle mais tu comptes en faire beaucoup ? Car ça devient un peu lourdingue là
…-
essaisfragiles
InvitéJ’ai ri. Je ne demande pas plus.
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I.G.Y
InvitéAh quelle belle découverte que ce morceau de The Feelies. Pour ceux qui souhaiteraient retrouver la ref à partir de la description de la vidéo youtube : ce n’est pas Oak records mais Ork records, pour la compile sur Numero Group.
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Carpentier
Invité🤾♂️
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Carpentier
InvitéMerci Mathieu, c’est grâce à ta précision/invitation à le chercher et le poster (le 2e) que j’ai eu connaissance, l’autre jour, de ‘l’entretien jazz ‘ que je viens de finir.
Conséquent, amical, riche, le Maître des clefs d’ici livre ses moments intenses , amis/musique en particulier, et la puissance que ça lui a donné/donne ainsi qu’à ses groupes d’amis.es.
J’aime bien la ‘ question trac ‘ d’ailleurs, il ne l’a pas – c’est une chance dit-il – sauf quand il lui a fallu, il y a 30 ans (?) fredonner sa première compo devant ses copains.
Jusqu’ici, le secret était pourtant bien gardé puisque, comme on sait, Didier ne chante pas Ne dites pas aux copains que j’ai écrit une chanson mais Les Wampas sont la preuve que Dieu existe.
Et qu’on l’aime plus que tout.-
Carpentier
InvitéL’y écoutant dire à propos d’Orelsan, de sa sorte de flemme artistique et créatrice à mesure de son succès confortable dont il pourrait par exemple parler, dit-il, qu’il pourrait narrer, mettre en musique au moins, j’ai repensé à cette chanson de Macklemore, Glorious:
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Carpentier
Invitéà 52 »
FB:donc il s’appelle The feelies?
Hqnpdp: ouais album éponyme, sort en 83 je crois
FB: c’est ça
Et une autre théorie de FB verifiée.
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..Graindorge
InvitéJe vais écouter demain dimanche.
« Quand j’écoute de la musique, j’ai l’impression que quelque chose se règle » -
Eden Lazaridis
InvitéDans l’entretien avec Maxwell, François dit que les métalleux sont généralement gentils. C’est vrai. Il y a un autre fait sociologique INDUBITABLE, c’est que TOUS les métalleux français sont fans de Kaamelott. TOUS, CHRISTINE, TOUS !! C’est littéralement indissociable.
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Nox
InvitéOn y voit très peu d’Arabes et de Noirs, aussi. x)
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Eden Lazaridis
InvitéLes Arabes et le Noirs ont trop bon goût pour aimer le métal mdrr
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Nox
InvitéOu alors le métal charrie un imaginaire de Blancs. 😛
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Carpentier
Invitéexactement, le truc de babtous
https://www.facebook.com/share/v/Gy3ePPhNjcV7keAW/-
Carpentier
Invitépardon, si pas Facebook:
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lamartine
InvitéTu veux dire qu’il serait un tantinet rasso ?
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lamartine
Invité*qu’ils seraient, (je pensais au métal)
Un monde qui m’a toujours intrigué.-
PeggySlam
InvitéJe pense plutôt que c’est nous qui faisant des fixations là dessus alors qu’en vrai tout le monde pourrait faire n’importe quelle musique. Le slam par exemple a prouvé ça ce mélange de cultures et de classe sociales à une certaine époque même si ça y est on lui prive de sa liberté car maintenant ça rentre dans les institutions (plutôt bourgeois). Je pense qu’il y a du métal partout mais c’est juste qu’on les voit moins car peut être moins de lieux pouvoir s’exprimer dans des lieux publics et surtout pas les moyens financiers pour pouvoir bouger. Toujours dans le slam, lorsque je rencontrais des gens de pays étrangers c’est parce qu’ils étaient plutôt riche et de famille importante (surtout pour les africains comme lorsque j’ai rencontré le fils du chef de l’armée du Burkina Faso et un autre où son père travailler dans l’ambassade Africaine francophone pour la France). Ça demande des moyens tout ça et on ne s’en rend pas compte comme lorsque François le dit très bien également dans les années 1990 ce n’était pas facile d’avoir des instruments. C’était même rare et que depuis les années 2000 tout c’est démocratisé. La même chose dans la vidéo ect ect
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lamartine
InvitéMerci Peggy, je demandais seulement si ce milieu est un peu rasso. De ce que j’en connais, pas vu beaucoup de bronzés frisés dans le club des métalleux. Dans le rock, on en voit davantage, même si des rockeurs racisés en France, y a en pas des masses.
T’en connais ? Je veux bien des références
Dans la variété, ben à part Slimane, je vois pas. Dans le jazz, on les cherche.
Dans le rap et le reggae, c’est full.
-Dans les années 80, Rachid Taha, s’est vu se casser de France pour vivre de sa passion--
PeggySlam
InvitéPour les noirs rockeurs je citerai Jimmy Hendrix Lenny Kravitz Eagle Eye Cherry (même si lui on pourrait dire que c’est plus variété). Chez les arabes j’en connais pas ou alors ils sont pas rocker mais plutôt variété et 113 dans le rap sinon y avait Khaled Faudel (vu que tu cites Slimane)
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lamartine
InvitéVoilà peu de noirs et pas d’arabe.
On m’a raconté une petite histoire sur Karim Kacel, chanteur de variété dans les années 80. Quand il a commencé à avoir un peu de succès, on lui gentiment demandé de rejoindre le même tempo que les Khaled, Mami and co. Il a refusé en avançant qu’il ne comprenait pas l’arabe et que le raï ne lui parlait pas. Sa carrière s’est arrêté net.
Plus tard, le mec qui m’a raconté cette affaire l’a retrouvé à faire l’animation musicale au CE de EDF.
C’est Karim Kacel, himself, qui lui a raconté
Fin de l’histoire.-
PeggySlam
InvitéTellement triste… C’est le problème de mettre des noms sur les genre et que si t’es pas de l’époque on t’arrête ou on te déteste…
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lamartine
InvitéJe pense pas que e problème soit le genre mais plutôt la race de Karim qui a fait grincé
Même si c’est pas mon truc, le mec a une voix sublime à la Eddy, mais non il faut qu’il joue des tam-tams, et surtout qu’il ne pense pas.
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thierry
InvitéUn des premiers groupe de punk rock avant même le punk rock, c’est trois frères noirs américains qui ont vu les who en concerts. Ils se sont séparés en 76 ou 77 je crois. Ça s’appelle Swatch. Ils faisaient ça :
Ça date de 76.
Y’a un documentaire pas mal sur eux. A bans named death ou a band called death-
thierry
InvitéDeath et non Swatch comme mon dictionnaire suisse souhaiterait le corriger.
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lamartine
InvitéÇa me plaît cette surprise. Merci. J’aime bien. En cherchant, j’ai trouvé le doc, et ça https://manifesto-21.com/punk-noir/
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lamartine
InvitéJe parlais de la France et un peu des arabes.
Bref. C’est parti sur le genre et le sous genre. Plus simple.
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françois bégaudeau
Invitéj’ai posté la même il y a peu
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thierry
InvitéAh au temps pour moi. J’ai du passer à côté.
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essaisfragiles
InvitéÀ propos de la vidéo « J’ACHÈTE DES SLIPS DEFTONES AVEC FRANÇOIS BEGAUDEAU », est-ce que quelqu’un pourrait me dire s’il y a autant de genres et de sous-genres dans le punk que dans le métal ?
Au risque d’enfoncer le clou, s’il y a bien une chose qui me rend d’emblée hermétique une forme esthétique ou un art, c’est cette manie de catégoriser ou d’étiquetter les « genres ».
Je rencontre des oeuvres (des morceaux ou des albums, des livres, des écrivains, des films) et je n’ai pas besoin de me demander si ça appartient au genre machin ou chose. Certes, je vais reconnaître des mouvements musicaux, mais je n’ai jamais besoin de me demander quel « genre » de musique c’est : la singularité de la rencontre l’emporte toujours sur le besoin d’identifier ou de reconnaître. Une bonne oeuvre, un bon morceau, un bon film impose son sens à mon admiration dès lors que j’entre en résonnance avec lui. — Bien sûr, j’exagère un peu, je suis des artistes, j’exprime des préférences ou des répulsions, ou de l’indifférence le plus souvent, notamment en littérature et en cinéma, mais encore une fois sur le base des oeuvres, pas des genres. Sinon, j’aurais à chaque fois l’impression d’aller chez le docteur pour me faire prescrire des pillules ou des granulés.
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Désolé si cette question agace les vrais musiciens et musiciennes du forum.-
PeggySlam
InvitéJe ne sais pas s’il y en a autant que le punk et le métal mais dans le rap oui il y a des sous genre mais je ne saurais les citer (je crois qu’il y un genre qui s’appelle Trap un mélange de rap et d’électro) car ça fait très longtemps que je ne suis plus ce genre musicale
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lamartine
InvitéOui. Il a écrit ou participé à la BO du film Le Thé au harem d’Archimède. Lui aussi, mis sur la touche car pas assez arabe.;
Bref, bien tristes ces histoires, trop nombreuses.-
Tony
InvitéSuper film Le thé au harem d’Archimède.
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lamartine
InvitéOui. Je l’ai revu au ciné l’année dernière. Très émouvant. Charef était présent, et il a raconté l’histoire du titre.
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Tony
InvitéÇa m’intéresserait de connaître l’histoire du titre,si tu peux raconter ?
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lamartine
InvitéEn cours de maths, dans la classe de Charef, un élève avait cru entendre le prof prononcer les mots « thé au harem d’Archi Ahmed » Charef en a fait son titre pour le roman. Lors de l’adaptation il me semble que c’est la prod qui lui a demandé de le modifier.
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Tony
InvitéOk merci, très drôle!
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lamartine
InvitéOui c’est drôle. C’est aussi drôle que le bonhomme. Je te conseille de lire rue des pâquerettes;
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Carpentier
Invitébonjour,
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Leo Landru
InvitéOui il y a des tonnes de sous-genres de punk comme il existe des tonnes de sous-genres de metal. D’ailleurs je n’aurais pas fait écouter Dying Fetus à François pour l’introduire au death metal – d’ailleurs je ne ferais écouter Dying Fetus à personne dont je voudrais conserver la sympathie.
Personellement j’écoute beaucoup de grindcore et de crustpunk que j’alterne avec du ska-punk, du punk mélodique, de l’electro punk, du pop punk, et puis du punk hardcore des Bad Brains, du Sepultura avec Derrick Green au chant, du Ludwig avec Karim Berrouka aux textes, du Arka’n Asrafokor, le fameux groupe de heavy metal togolais, du Body Count, et du Suicidal Tendencies et du Dead Kennedys et du X-Ray Spex et du Selecter et de tout sauf du Dying Fetus – sauf quand j’ai vraiment envie d’écouter du Dying Fetus.-
essaisfragiles
InvitéMerci Leo Landru.
Tu m’as perdu !
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Je préférerai toujours parler du style d’un artiste que du genre ou du sous-genre auquel il appartient ou qu’il a contribué à fonder. Le genre est trop codifié, codé, classifié pour me satisfaire entièrement.
François dit un peu la même chose lorsqu’il affirme que le genre, c’est pauvre, c’est redondant, c’est pas intéressant (il parle des films d’horreur à ce moment-là). Dans ses dernières émissions musicales, il parle de « punk à roulettes » (ironiquement), de punk des origines, de punk-rock, de punk pop, de punk « sympatoch », mais parle surtout de ses goûts. Je me demande si le punk ne se moque pas du genre.
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Rencontrant des gens qui partagent la même réticence à l’égard du genre et des genres — et des séries qui en sont l’exaltation, l’exhaussement et l’assomption –, je me dis que c’est une question de générations. On parle aujourd’hui de genre, des genres, multiples, inclusifs, hybridés, pour ne pas parler du style, propre à un artiste ou un groupe, et singulier, discriminant, aristocrate. La critique du style, c’est le séparatisme. La critique du style se perd.
Par exemple, en littérature, Bégaudeau, c’est quel genre ? On peut parler de « ses phrases », parfois pour dire négativement qu’on les trouve chiadées, surécrites, plus souvent ici pour essayer de comprendre leur beauté, ou de dire pourquoi on l’apprécie, mais il est toujours question de style. L’oeuvre d’art, c’est le style.
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Si je voulais vraiment être méchant et si j’en avais les moyens, je ferais la généalogie de la « vieille » notion de Wittgenstein d' »air de famille » dans le discours libéral actuel sur la culture : la pensée de Sandra Laugier y tiendrait la première place, et sa critique « anti-essentialiste » (idée corrélée à celle d' »air de famille », et venant de Wittgenstein, toujours) du « grand art » et de la culture classique, au profit des « formes populaires », ou plutôt de la rencontre des deux, mise à égalité, réunification : « la transgression des normes » comme nouvelle norme de l’art et de l’art « genré ». Je n’aurais pas grand mal à en trouver des formes historiques dans le cinéma américain, notamment à partir des années 50, magistralement chez Minelli et quelques autres chez qui l’idée avait réellement un sens à l’époque.
Il y a une piste à suivre.-
françois bégaudeau
InvitéOui la catégorisation (par genres mais pas que) est la meilleure façon de parler d’une oeuvre en contournant la difficulté d’ne parler. (la catégorie est une facilité offerte au journaliste culturel qui n’a pas les épaules d’etre un critique)
Il faut voir aussi (mais c’est un peu la meme chose) que le genre, sous-genre, sous-sous genre, est avant tout une catégorie marchande. Le sous-genre, c’est d’abord une fabrication verbale, un concept au sens publicitaire, qui est un atout de communication. Le marchand a un objectif : faire acheter des trucs par des gens qui à la base n’ont rien demandé. Pour faire acheter, l’argument numéro 1 est : c’est nouveau (= ce que j’ai te vendre tu ne l’as pas, tu en as donc besoin). La nomination d’un genre nouveau est une technique marchande.-
essaisfragiles
InvitéJ’ai toujours pris Wittgenstein pour un marchand de savonnettes.
Burdeau a raison de dire que la série a plus besoin d’un guide du consommateur que d’une critique.-
essaisfragiles
InvitéD’ailleurs, Burdeau ne dit pas exactement cela (dans son podcast sur The Crown) : c’est plus un constat de sa part, sur ce qui se dit aujourd’hui de la série, qu’un jugement critique.
Burdeau a sans doute fait partie de ces gens qui, il y a 25 ans, ont cru sincèrement, dans le sillage de la critique de cinéma, qu’une forme esthétique nouvelle apparaissait avec la série, et qu’elle avait besoin d’une critique.
Mais on ne critique pas un produit (comme on ne critique pas un genre, ça fait mauvais genre), on l’achète, on le consomme, on le jette ou on le recycle.
Toujours ces mots de Daney me reviennent en tête : la critique intervient quand il y a une valeur différentielle et non consensuelle d’une oeuvre.-
Leo Landru
InvitéPour revenir sur le punk rock, il y a cette idée fondamentale et géniale qui le caractérise et qui est : toi aussi tu peux en jouer. Tu n’as pas besoin d’être doué, tu n’as pas besoin d’être intelligent, tu n’as même pas besoin de travailler trop ton jeu, si tu as les tripes et l’énergie alors joue du punk, fais du bruit, amuse-toi, le reste vient après. C’est probablement ce qui différenciera toujours le punk et le metal où la technique est primordiale – le punk dit rien à foutre de la technique du moment qu’on rigole, qu’on passe un bon moment. Quand tu regardes les punks, tu vois des mecs et des filles qui aiment la vie. Trop sérieux ou trop vieux ils perdent leur mojo : dix ans ou quatre albums max sauf rare exception. Minor Threat, un album, Black Flag, deux trois disques, les Ramones sont bons pendant dix ans au mieux, les Misfits pendant trois albums (quelle idée de subir le calamiteux Michale Graves dans cette inutile reformation des années 90 – en revanche les premiers disques avec Glenn Danzig sont magiques), les Clash pareil, Rancid quatre albums, cinq au max – au delà, tout ça devient un vrai travail, tout cela devient con comme un vrai travail.
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françois bégaudeau
InvitéJe souscris à ça. M’enfin il ne faudrait pas laisser croire que les Rancid, par exemple, font 5 albums en s’en foutant, puis ensuite ça devient trop sérieux. Let go, Out come the wolves, sont des albums très écrits, très soignés. Même chose pour les albums de Propagandhi de la meme époque. Et de tous les groupes. Mais plus tot dans l’histoire du mouvement, on trouve une grande attention portée à la musique
Il y a même précisément un moment (les années 90) où le punk rock s’attache beaucoup à la musique qu’il pond. Le problème n’est donc pas une désinvolture par rapport à la musique (je pense que beaucoup de groupes font gaffe à leur musique) mais plutot une certaine façon d’en faire.-
essaisfragiles
InvitéLe genre est donc beaucoup trop sérieux et commercial pour faire punk.
J’avais l’intuition de cette réponse.
Pour moi, un artiste invente son genre (ses règles) ou il n’est rien. Parfois dès le premier album, et on dit qu’il est génial.-
Seldoon
InvitéAndré et moi on ne dirait pas qu’il est rien, on dirait qu’il est peu mais que gloire à lui quand même. André complétait :
Autre chose : souvent une grande idée n’a pas assez d’un seul grand homme pour l’exprimer, pour l’exagérer tout entière ; un grand homme n’y suffit pas ; il faut que plusieurs s’y emploient, reprennent cette idée première, la redisent, la réfractent, en fassent valoir une nouvelle beauté. – La grandeur, qui paraissait démesurée, de Shakespeare, a longtemps empêché de voir, mais ne nous empêche plus aujourd’hui d’admirer, l’admirable pléiade de dramaturges qui l’entourent. – L’idée qu’exalte l’école hollandaise s’est-elle satisfaite d’un Terburg, d’un Metsu, d’un Pieter de Hooch ? Non, non, il fallait chacun de ceux-là, et combien d’autres !
Enfin, disons que si toute une suite de grands esprits se dévouent pour exalter une grande idée, il en faut d’autres, qui se dévouent aussi, pour l’exagérer, puis la compromettre et la détruire. Je ne parle pas de ceux qui s’acharnent contre – non – ceux-là d’ordinaire servent l’idée qu’ils combattent, la fortifient de leur inimitié. – Mais je parle de ceux qui croient la servir, de cette malheureuse descendance en qui s’épuise enfin l’idée. – Et, comme l’humanité fait et doit faire une consommation considérable d’idées, il faut être reconnaissant à ceux-ci qui, en épuisant enfin ce qu’une idée avait encore de généreux en elle, en la faisant redevenir idée, de vérité qu’elle semblait être, la privent enfin de tout suc nourricier, et forcent ceux qui viennent à chercher une idée nouvelle, – idée qui, à son tour, paraisse vérité. -
Seldoon
InvitéIl manquait la fin du passage :
Bénis soient les Miéris et les Philip Van Dijk pour achever de ruiner la moribonde école hollandaise, pour venir à bout de ses dernières dominations.
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Seldoon
InvitéReste ensuite à savoir si ceux qui s’inscrivent dans un genre pré-existant imitent ou pastichent.
Disons encore ceci : ceux qui craignent les influences et s’y refusent en sont punis de cette manière admirable : dès qu’on signale un pasticheur c’est parmi eux qu’il faut chercher. – Ils ne se tiennent pas bien devant les œuvres d’art d’autrui. La crainte qu’ils ont les fait s’arrêter à la surface de l’œuvre; ils y goûtent du bout des lèvres. – Ce qu’ils y cherchent, c’est le secret tout extérieur (croient-ils) de la matière, du métier – ce qui précisément n’existe qu’en relation intime et profonde avec la personnalité même de l’artiste, ce qui demeure le plus inaliénable de ses biens. – Ils ont, pour la raison d’être de l’ouvre d’art, une incompréhension totale. Ils semblent croire qu’on peut prendre la peau des statues, puis qu’en soufflant dedans, cela redonnera quelque chose.
L’artiste véritable, avide des influences profondes se penchera sur l’œuvre d’art, tâchant de l’oublier et de pénétrer plus arrière. – Il considérera l’œuvre d’art accomplie comme un point d’arrêt, de frontière; pour aller plus loin ou ailleurs, il nous faut changer de manteau. – L’artiste véritable cherchera, derrière l’œuvre, l’homme, et c’est de lui qu’il apprendra.
La franche imitation n’a rien à faire avec le pastiche qui toujours reste besogne sournoise et cachée. – Par quelle aberration aujourd’hui n’osons-nous plus imiter, c’est ce qu’il serait trop long de dire – d’ailleurs tout cela se tient et si l’on m’a suivi jusqu’ici l’on me comprendra sans peine. – Les grands artistes n’ont jamais craint d’imiter.
J’arrête là et je conseille de lire l’essai en entier. On y découvre notamment que le premier influenceur n’avait pas de compte Instagram et était beau fils d’un simple charpentier en Galilée.
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..Graindorge
InvitéSeldoon
Beau cadeau! Merci! -
Mao
InvitéIl me semble que Barthes dit quelque chose de similaire dans le degré zéro de l’écriture quand il évoque l’inspiration artistique.
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Seldoon
InvitéMerci, tu me rappelles de me plonger dedans.
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Mao
InvitéJe t’en prie. Ma mémoire n’étant pas infaillible tu nous diras le cas échéant si c’est bien dans ce texte que Barthes parle d’inspiration et ce qu’il en dit effectivement. J’ai un doute.
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Leo Landru
InvitéJ’ai grossi le trait ; effectivement le « rien à foutre de la technique » cher à mon adolescence de guitariste minable (quatre accords = une chanson) se heurterait avec fracas à un solo de basse de Matt Freeman, ou même sur les Clash, les Buzzcocks. Tous ces groupes ne composaient pas ni ne jouaient avec les pieds sinon on se rappellerait autant de GG Allin que de Joe Strummer, c’est-à-dire peu. Plutôt que désinvolture, il serait judicieux de parler de spontanéité et d’efficacité immédiate, de puissance simple, ressentie dès la première écoute. Ce truc indescriptible du punk rock, c’est l’élan. (Pas l’animal.)
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Leo Landru
InvitéEn revanche, pour prendre l’exemple Rancid, à partir de Indestructible (sixième album donc), on sombre définitivement dans la posture marchande, on perd toute cette spontanéité pour arriver dans la pose non assumée – ce que NOFX amortit en admettant l’artificialité de sa fuite en avant après War on Errorism. À partir de Indestructible, Rancid devient un groupe de punk core au lieu de punk rock, comme tous ceux qui durent trop longtemps sans y croire comme au début. C’est aussi la jeunesse qui fait le punk, une absence de cynisme – ce qui ne veut pas dire une absence d’ironie ou de méchanceté, mais il y a une part de foi dans le fait de jouer du punk, une envie de communion qui va au delà des autres genres musicaux. Le punk rock se partage, là où le metal, le rock s’apprécient. (Je suis de plus en plus clair, signe qu’il est temps de ranger les rames)
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françois bégaudeau
Invité« une envie de communion qui va au delà des autres genres musicaux »
Je ne pense pas qu’on puisse affirmer ça. Tous les genres musicaux cherchent la communion.
La spécificité du punk n’est pas là. -
Leo Landru
InvitéLe terme communion était le seul qui me venait, disons plutôt un rapport égalitaire entre le public et les artistes. Un groupe sur scène chambre le public, les musiciens se chambrent entre eux, le public chambre le groupe, le public monte sur scène pour slammer – la scène n’est pas sacralisée. Ce que j’appelle communion est peut-être simplement la joie ; un groupe de metal ou un rappeur virtuose ne partagerait pas cette joie avec son audience, il y aurait plutôt une dynamique de performance incitant à l’admiration. Voyez comme ils jouent bien et non pas voyez comme on s’amuse.
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Carpentier
Invitéune joyeuse horizontalité, peut-être?
archi favorisée, il semble aussi, par les lieux où le punk se joue souvent sans doute -
françois bégaudeau
InvitéLà je m’y retrouve davantage.
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PeggySlam
InvitéN’empêche François ne trouves tu pas que la musique est plus « universelle » que le cinéma ? Car on écoute avant tout la musique et elle peut traverser les frontières je trouve. Beaucoup plus qun film par exemple à cause de la censure qui peut exister ou alors parce qu’il faut connaître l’histoire du pays du réalisateur pour parfois mieux saisir un film, alors que dans la musique pas besoin. J’ai remarqué ça dans le slam quand j’ai découvert la poésie tchèque (bien qu’ils avaient traduit le poème) mais en entendant le slameurs cela ne me déranger pas d’écouter le tchèque slamait sa poésie grâce par sa prestation. Enfin juste une réflexion récente que je me suis faite en t’écoutant parler du punk sur tes deux derniers entretiens que j’ai trouvés passionnant (au festival de musique et sur La musique qui panse).
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Emile Novis
InvitéC’est d’ailleurs une critique qui est faite par les phénoménologues aujourd’hui envers l’esthétique, cette dernière étant née avec Baumgarten au XVIIIème siècle, et qui se présente comme un système de savoir, une entreprise de classification intellectuelle qui évalue le sensible à partir de catégories intellectuelles qui font des œuvres non plus des êtres singuliers qui se rencontrent dans une expérience vécue (le sentir), mais des échantillons qui exemplifient une catégorie générale. Ainsi l’art, dans l’esthétique, devient l’objet d’un discours qui lui assigne une signification à l’intérieur d’un système savant de classification. Ce qui s’absente, dans cette approche des œuvres, c’est la chair, l’expérience vécue et singulière qui rencontre une œuvre et se laisse saisir par cette rencontre. Ce n’est pas pour rien que ces phénoménologues se sont intéressés à « l’art préhistorique », puisqu’il y avait là des « œuvres » qui défiaient toutes les catégories préétablies de la traditionnelle esthétique, et qu’il était même un peu ridicule d’essayer de plier ces peintures à nos classifications esthétiques.
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Mais je n’avais jamais songé à voir dans cette entreprise de catégorisation un geste marchand. C’est intéressant, et c’est vrai que ça complète bien ces analyses phénoménologues qui, hélas, ne vont pas assez sur ce terrain à mon goût. Si l’esthétique évalue le sensible à partir d’une catégorie intellectuelle, elle rend sans doute possible l’insertion de ces œuvres dans un marché qui a besoin de classifier et de catégoriser pour faire vendre la marchandise avant même d’avoir éprouvé l’œuvre de manière singulière. Là aussi, l’œuvre disparaît, ou du moins elle est recouverte et aliénée par cette démarche marchande-esthétique.-
Emile Novis
Invité*analyses phénoménologiques
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essaisfragiles
Invité@ Emile Novis
Merci pour ces analyses très utiles.
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À mon avis, c’est plus à l’aune de la philosophie anglo-saxonne du langage que de la critique continentale de l’esthétique post-kantienne que cette généalogie du genre aurait une chance de rencontrer le discours marchand.
Notamment dans la critique de l’essence et de l’essentialisme par Wittgenstein : quand on veut absenter de la marchandise la notion de sens et d’usage — la marchandise se caractérisant par définition par cet absentement –, il suffit de souligner « l’air de famille » entre les marchandises. François à raison de dire que le genre est une fabrication verbale comme la marchandise est une fabrication fétichiste : peu importe la marchandise (et son mode de production), elle est ce qui se vend et se revend, ce qui s’échange, ce qui circule.-
Emile Novis
Invité@essaisfragiles
Oui, tu as sans doute raison, la rencontre dont il est question, historiquement, passe sans doute par d’autres voies, et le monde anglo-saxon me semble être la bonne piste en la matière.
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Léo!
InvitéÇa fait 2 fois en peu de temps que j’entends François parler de la chanson tostaky alors j’en profite pour vous demander ce que vous en comprenez. Moi comme d’habitude je ne comprends rien des textes de noir désir. Mais comme j’aime le Mexique j’aimerais mieux saisir ce coup-ci.
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Eden Lazaridis
Invité« Tostaky » veut dire « tuer sa femme » en basque je crois. Il me semble. Après ça fait longtemps que j’ai pas parlé basque.
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..Graindorge
Invitétostaky: contraction de « todo esta aquí »
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françois bégaudeau
InvitéEffectivement les textes de Noir désir sont confus comme son auteur
Mais le texte de Tostaky avait une grande puissance suggestive.
(laquelle aurait certes été réduit à presque rien sans la musique)
« Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien », ça s’applique à tout et à rien, mais ça sonne – surtout dit comme il le dit.-
netfloue
InvitéDans ce que tu nommes « la musique », il y a surtout Serge Teyssot-Gay – le guitariste.
Ses riffs de guitare ont quelque chose d’unique: ils sont simples, évidents tout en étant des bijoux de sophistication. Le beurre et l’argent du beurre. Tostaky
Le soin qu’il a apporté au son/bruit, comme matière signifiante égale aux notes, sans jamais verser dans un langage expérimental abscons, n’a pas encore d’égal dans le rock français. Ou je vois pas.-
françois bégaudeau
InvitéComme toutes les réussites dans le rock, le génie de Tostaky tenait à une alchimie particulière entre guitare et voix, ici entre Cantat et Tessot-Gay.
On retrouve ça ici :
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Ourson
InvitéFrançois, il y a deux choses qui m’échappent concernant ta vision de la musique
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1- Pour avoir écouté pas mal de tes interventions sur le cinéma, il semblerait que tu aies apprécié dans ta vie tout un tas de films empruntant tout un tas de directions différentes : des films drôles, des films austères, des films absurdes, etc
Je t’ai moins écouté parlé de musique, mais à chaque fois le truc qui me frappe c’est ton « rejet » de la solennité, du premier degré. Pourquoi exiger une certaine autodérision dans la musique (d’ailleurs, est-ce que ça existe ailleurs que dans le punk ?), mais pas dans une partie des films que tu loues ? (Au sens de louange, pas de Vidéoclub)
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2- Dans la vidéo avec le métalleux, tu rejettes dans beaucoup de ses propositions musicales cette tendance à fuir la réalité et à se réfugier dans des ambiances imaginaires morbides. Là je retrouve une cohérence avec ce que tu dis sur le cinéma, mais je suis perdu quand tu t’interroges sur le trop plein de virilité d’un des clips :
Il se trouve qu’on est pas mal de garçons (et de filles) à avoir de gros affects virilistes, le patriarcat y joue sûrement pour beaucoup. Mais l’art n’est-il pas le moyen parfait pour flatter ses affects ? Notamment au cinéma ou en musique.
Surtout que dans le clip en question (des garçons à casquette qui Fuck la société en gesticulant dans tous les sens), on est pas vraiment sur du premier degré non plus, contrairement à ce qu’aurait pu être n’importe quel clip de rap.
Si j’ai bien compris, tu penses que ça reconduit des imaginaires nocifs ? Même si ça reste de l’art ?
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P.S : non, je ne cherche pas à justifier le plaisir fou que je ressens à écouter l’album Or Noir qui est une ode à la kalachnikov, à la domination de la street et à la fornication avec des dames à grosses fesses-
Monami
InvitéOr Noir est un chef-d’oeuvre, et pas seulement parce qu’on rit beaucoup en l’écoutant.
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Ourson
InvitéPour compléter ma question : pourquoi cette solennelité ne te dérange pas dans certaines œuvres de variété française que tu cites ?
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PeggySlam
InvitéÇa je pense qu’on aura la réponse dans son livre 😉
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françois bégaudeau
InvitéOurson
1 « ton « rejet » de la solennité, du premier degré
Attention soyons précis. La solennité ce n’est pas le premier degré. Ou plutot : tout dans l’art est premier degré (ou premier degré et demi, répétons le). Le punk c’est du premier degré. L’humour punk c’est du premier degré. Il n’y a rien de plus profond que cette superficialité là, comme on dirait à peu près chez Nietzsche
Je n’aime pas la solennité, ou plutot l’emphase, parce que… je n’aime pas ça. Et parce qu’elle tronque la vie. L’ampute de son pan ordinaire, trivial, humain. Je suis frappé par le peu de gout que ces productions ont pour l’humain, pour le vivant.
Je peux aimer un certain lyrisme – The decline est une oeuvre lyrique-, du moment qu’il s’hybride à autre chose. Le punk réalise souvent cette hybridation. J’aime l’art sérieux et pas sérieux, comme la vie. L’art sera vrai, sera la vie réalisée, s’il fait ressentir le sérieux pas sérieux de la vie dans un même geste, une même note.
2 « Il se trouve qu’on est pas mal de garçons (et de filles) à avoir de gros affects virilistes, le patriarcat y joue sûrement pour beaucoup. Mais l’art n’est-il pas le moyen parfait pour flatter ses affects ? »
Tout à fait. Mais alors interviennent mes affects à moi : mes affects à moi n’aiment pas cette proposition affective là. Que je trouve grotesque, poseuse, artificielle… et viriliste. Le virilisme me déplait parce que c’est un théatre éculé et pauvre.-
Ourson
InvitéTop réponse merci François
En la lisant j’ai analysé mes propres affects virilistes, et je me suis rendu compte que c’était peut-être pas tant le virilisme pur qui me faisait tripper mais davantage le défoulement et le côté « explosif » qui peut l’accompagner. Ce sont peut-être plus des affects lié à la mort et à l’excès de puissance (c’est pas beaucoup mieux, et peut-être pas si loi que ça du virilisme réalisé)
Que ce soit au cinéma ou en musique. Pour reprendre l’exemple de Kaaris ou d’un équivalent cinématographique : Tony Montana sous cocaïne acculé dans sa villa avec son « little friend ». Très certainement que mon plaisir serait le même si ces deux-là étaient des femmes ultra-féministes donnant dans la même énergie.
À contrario, la virilité qui se prend trop au sérieux devient effectivement tout de suite plus fade, mention spéciale aux rappeurs droitards alla Kro Blanc, ou à Avatar 2-
françois bégaudeau
InvitéBelle auto-lucidité
« Très certainement que mon plaisir serait le même si ces deux-là étaient des femmes ultra-féministes donnant dans la même énergie. » Tout à fait. Et d’ailleurs tout un pan du cinéma aura beaucoup fait ça : mettre des femmes, de préférence sexys, au coeur d’actions semblables. On n’y perdait rien en explosion, et on y gagnait en érotisme.
La synthèse de l’opération étant évidemment Kill Bill, et le sommet Death Proof-
PeggySlam
InvitéSauf que moi j’ai l’impression que lorsqu’on met des femmes en avant et dit un est féministe, c’est qu’il faut que la femme se fasse d’abord humilier pour ensuite s’émanciper. Exemple on a dit du film de Ozon Mon crime film féministe alors que la femme est complètement ridiculisée, humiliée. Comme les 3 mousquetaires. Et on crit au scandale quand on met des femmes directement forte et qui savent se défendre comme dans le film Limbo. Je trouve cela assez détestable d’entendre sans cesse cela dans la critique grand publique. alors que oui comme François le rappelle Tarantino met déjà des femmes qui ne se laissent pas faire et c’est ce que j’aime. Comme quoi je crois que même le sens du terme féministe se perd dans les critiques de cinéma « grand public ». Enfin juste une impression…
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Patricia
InvitéEt « True Romance »? La trajectoire de la call girl qui finit par tenir tête au boucher chargé de la défoncer ( scène à la fois gore et féministement jouissive)
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essaisfragiles
InvitéSi l’on veut faire avancer la question (voire la cause) du féminisme, on aurait sans doute intérêt à se débarrasser de l’opposition force / faiblesse, façon struggle for life.
Montrer des femmes fortes, qui « réussissent » (façon working girl), qui se défendent et se battent comme des hommes, qui se virilisent comme des hommes (vir en latin, c’est homme au sens de la force, qui a donné aussi vertu, vigueur, virtuose), ce n’est pas abandonner le corollaire de la faiblesse, mais le déplacer.
La puissance, ce n’est pas la force.
Il me semble que la même recommandation pourrait valoir pour le handicap : ce qui me gêne dans le handisport, par exemple, c’est cette volonté de se prouver à soi-même et de prouver aux autres qu’on peut être aussi forts qu’eux.
Force / faiblesse : deux termes issus du droit naturel classique et à l’origine de la pensée libérale.
Puissance, joie : deux termes issus du vocabulaire de l’émancipation.-
PeggySlam
InvitéLimbo le parfait comme femme forte se comportement comme un homme. Qui est opposée à la victime du tueur en série. Après il est gore ce film faut s’accrocher mais j’ai aimé sa proposition
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Ourson
InvitéMais du coup qu’est-ce que la puissance ? Comment ça se montre au cinéma par exemple ?
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PeggySlam
InvitéIl y a tout qui peut être une puissance dans un film. c’est surtout la manière dont tu vas raconter l’histoire qui se joue
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Ema
InvitéIl le semble que la puissance a beaucoup plus à voir avec la force d’inertie. Le pouvoir c’est déplacer (ou faire deplacer) des montagnes. La puissance c’est la montagne qui ne se laisse pas déplacer.
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Cyril
InvitéEn ce qui me concerne, je me sens assez proche de François sur le rejet de la grandiloquence, de l’emphase. Et ce goût pour la dérision, on ne le trouve pas que dans le punk. J’écoute à 95% de la musique classique et suis très fan de Mozart et Haydn justement parce qu’ils cultivent une certaine légèreté, un humour, un esprit galant… J’ai plus de mal avec le tempérament romantique même s’il y a des choses sublimes chez Beethoven, Wagner, Mahler…
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PeggySlam
InvitéJ’ai vraiment très hâte de le lire sur ce sujet car ce sont des questions qui m’obsède et j’ai envie d’évoluer à ce niveau là. Enfin j’ai commandé son livre et j’ai très hâte de le recevoir 🙂
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françois bégaudeau
Invitétout pareil
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Ourson
InvitéP.S.2
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J’m’en BATS les COUILLES de qui rend l’âme
J’trempe mes cookies dans tes LARMESLes singes viennent de sortir du ZOO
Armés comme à l’époque du CLOS
L’ange de la MORT dans la PEAU
Les singes viennent de sortir du ZOOTon CADAVRE derrière quelque plots
Le SANG est plus épais que l’eau
ARMÉS comme à l’époque du CLOS
Les singes viennent de sortir du ZOO
[…] -
graindorge
InvitéEn route pour la Joie
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Charles
Invité-
PeggySlam
InvitéJ’ai pas envie de me spoiler le livre. je le reçois mercredi
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Mélanie
InvitéOuais c’est pas mal ça comme actu-de-François
Pas encore tout lu
Mais déjà j’aime bien cette forme. Ça me fait un peu comme quand je découvre un livre via La GO et via les phrases mise sur Facebook avant les émissions. -
essaisfragiles
InvitéAvec une photo de François inédite.
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essaisfragiles
InvitéJe note le petit développement sur la pédophilie. Belle synthèse de nos discussions récentes.
La seule chose que l’on puisse reprocher à un pédophile, ce n’est pas son désir, c’est son passage à l’acte (direct ou indirect, par la consommation d’images). Le véritable pédophile est celui qui ne veut plus rester seul avec son désir et va l’imposer à d’autres qui n’ont rien demandé, et encore moins de partager son désir. Pitoyable.-
diegomaradona
InvitéCe qui est assez ridicule c’est de reprocher quelque chose à quelqu’un alors qu’il n’en est absolument pas responsable.
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diegomaradona
Invité» Le véritable pédophile est celui qui ne veut plus rester seul avec son désir et va l’imposer à d’autres qui n’ont rien demandé, et encore moins de partager son désir. Pitoyable. »
Quel scoop !
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Cyril
InvitéJe ne vois pas pourquoi utiliser cette qualification de « véritable ». Je pense que le pédophile est d’abord celui qui a une attirance pour les enfants. Celui qui passe à l’acte peut être qualifié de pédocriminel.
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essaisfragiles
InvitéJe concède l’objection.
Mais je voulais simplement dire que la pédophilie se mesure aux passages à l’acte (direct ou indirect), pas aux pensées des individus qui peuvent rester privées, secrètes, fantasmatiques. Qu’un homme ou une femme ait des désirs pour un corps ado, je ne pense pas que la personne va se dire imméditement qu’elle est pédophile, il n’y a que les « malades » qui vont penser ça (« oh là là, mon dieu, je suis pédophile, je dois me faire soigner ! »). Même chose, sans doute, pour un désir intrafamilial. -
essaisfragiles
InvitéJe concède l’objection.
Mais je voulais simplement dire que la pédophilie se mesure aux passages à l’acte (directs ou indirects), pas aux pensées des individus qui peuvent rester privées, secrètes, fantasmatiques. Qu’un homme ou une femme ait des désirs pour un corps ado, je ne pense pas que la personne va se dire imméditement qu’elle est pédophile, il n’y a que les « malades » qui vont penser ça (« oh là là, mon dieu, je suis pédophile, je dois me faire soigner ! »). Même chose, sans doute, pour un désir intrafamilial.
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Cyril
InvitéAprès que faire du pédophile qui considère qu’il n’est pas « seul avec son désir » mais que le désir est partagé ? Ça doit bien arriver. Je peux que le sujet peut être encore davantage problématisé.
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essaisfragiles
InvitéLa conscience est prête à tout pour se raconter des histoires.
Que la femme habillée d’une jupe dans la rue l’a fait pour se faire sauter.
Que l’enfant cherchait son regard.
Que sa femme aime ses coups.-
Cyril
InvitéDans la plupart des cas, certainement oui. Mais on sait depuis Freud que la sexualité n’est pas étrangère à l’enfant, et celui-ci peut j’imagine (en théorie je n’ai jamais vérifié je vous rassure) faire d’un adulte un objet sexuel.
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François Bégaudeau
Maître des clésll me semble que beaucoup d’enfants ont concrètement ressenti une attirance sexuelle pour un adulte – ce fut mon cas, à l’endroit de ma maitresse de troisième année de maternelle, je me souviens très bien de mes émois et du plaisir qu’ils me procuraient
Et rappelons ce poncif vrai : toute la pensée de Freud repose sur le postulat du désir de l’enfant pour sa mère ou son père-
essaisfragiles
InvitéSexualité de l’enfant qui n’est pas sexualité de l’adulte, selon Freud.
La sexualité de l’enfant est une sensualité, une excitation qui investit tout le corps (et de nombreuses zones érogènes) et prend différentes apparences, ce qui permet à Freud de la qualifier de « pervers polymorphe ».
Beaucoup d’enfants ont été amoureux de leur maîtresse, de leur père, de leur mère ; ce n’est pas un désir « sexuel ».
Je maintiens donc qu’il y une hétéronomie radicale entre les désirs du pédophile et les désirs de l’enfant.-
Carl Young
InvitéJ’ai lu que Freud avait eu un père abusif sexuellement ( notamment il aurait forcé le frère de Sigmund à lui faire des fellations); conscient des crimes de son père, il aurait développé une théorie liant hystérie adulte et abus subis dans l’enfance, puis se serait rétracté par la suite en s’apercevant que cette théorie l’aurait amené à accuser son père ( il l’écrit lui-même dans une lettre à un ami). Le complexe d’Oedipe, à cette lumière, paraît une façon de justifier l’adulte incestueux.
J’aimerais savoir qui a le souvenir d’avoir éprouvé du désir pour l’un de ses parents; oedipe m’a toujours paru une arnaque, d’aussi loin que je m’en souvienne.-
Tristan
InvitéOui voilà, arnaque à Malibu.
Vous faites la paire les 2 -
François Bégaudeau
Maître des clés« J’aimerais savoir qui a le souvenir d’avoir éprouvé du désir pour l’un de ses parents; oedipe m’a toujours paru une arnaque, d’aussi loin que je m’en souvienne. »
Pardon mais ces lignes simplistes sonnent comme du Onfray
Deleue et Guattari, qui sont un peu plus sérieux (outre qu’un peu plus droles) n’ont pas dit qu’Oedipe était une arnaque, ils ont critiqué la centralité hégémonique du complexe.
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François Bégaudeau
Maître des clésSans retouche photoshop, je tiens à le signaler
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Kenyle
Invité« Avec une photo de François inédite. »
C’est vrais qu’il est bien sur cette photo franchement il aurait fallu le mettre sur la couverture.
A en lire les chutes je pense que ce livre va me plaire. En tout cas il m’intéresse.
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Ostros
InvitéBeau cadeau de Francois de nous laisser lire ses chutes.
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François Bégaudeau
Maître des clésmy pleasure
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Oscar
InvitéSophie Calle est passée à la trappe partiellement ou totalement ?
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François Bégaudeau
Maître des cléstotalement
au départ j’avais écrit plus longuement sur son travail d’objectivation de soi, qui m’a toujours passionné.
j’y reviendrai une autre fois-
Zyrma
Invitéen attendant toi tu as retrouvé tes majuscules
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Oscar
InvitéOk, si tu en parles je lirai avec plaisir. Je pense souvent à son travail au détour des conversations ici.
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I.G.Y.
InvitéMerci aussi, j’ai parcouru et c’est drôle, je lisais justement Le Souffle en août (oui ça n’est pas très gai la « pleurésie purulente » par grand soleil, mais voilà, je ne pensais pas que c’était gai à ce point en le posant dans ma valise). Ce passage m’a aussi frappé. Je ne suis pas bien certain de saisir ce qu’il veut dire par là. Je constate au moins (pour n’avoir lu de lui que Oui par ailleurs, tout aussi gai), et sans doute comme tout le monde, que son écriture a quelque chose de profondément ordonné. J’oserais même « clinique » ou « chirurgical », en espérant qu’il ne m’en veuille pas de ce « bon mot », de là où il est. Adéquation entre le sujet et la forme, sur ce point…
Tous ses livres sont-ils de cet acabit?
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François Bégaudeau
Maître des clésBernhard écrit toujours un peu pareil oui
Mais il ne faut pas négliger l’humour qui irrigue tout ça. Un humour par l’excès, et par la répétition. Un peu moins présent dans Le souffle il est vrai.
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thierry
InvitéMerci pour ces chutes. Quelle forme ! Et quelle forme aussi !
« Le cadavre que l’anesthésie scolaire voulait faire de lui bougeait encore.« »
« Moi, feignant de ne pas voir sur quels oeufs affectifs nous marchons »
« A notre gueule elle crachera sa richesse irréductible, sa vastitude, sa force. Elle nous dira : tu ne m’épuises pas »
.
Également un passage inspirant pour le jeune adulte que je fus à la fin des années 2000. Cette J que tu irrites.
.
Je me réjouis de découvrir le contenu conservé. Et pareil que dit plus haut, je me réjouis de te lire peut-être un jour sur Sophie Calle avec qui j’eus eu du mal mais qui me passionne de plus en plus depuis qq années.-
thierry
Invité*jeune adulte pessimiste..
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François Bégaudeau
Maître des clésCalle est agaçante. Elle est de la race de ces artistes femmes qui agacent d’imposer leur talent, et de se faire une place sans demander la permission aux cadres masculins.
(j’ai également mis du temps à le comprendre)-
Oscar
InvitéOui tu as raison ! Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas cette autorité qui m’a (en tant que femme justement) directement attrapée et séduite (talent à part). Ce que je comprends après coup également.
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thierry
InvitéIl y’a assurément de ça.
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lison
InvitéQuelles chutes ! Je sens qu’on va bien penser, bien se marrer, et même s’ébaubir.
Je vais me procurer cet animal rapidement .
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cornemuse
Invitécomme une impression que certaine réflexion dans les chutes viennent de discussion du forum ou peut être est ce l’inverse ?
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François Bégaudeau
Maître des clésLe forum est souvent riche et donne à penser. Mais au même titre que d’autres espaces.
La porosité entre ici et les livres est logique-
essaisfragiles
Invité« Quand on couche on est toujours au moins trois. »
Je dis : « Quand on couche on est toujours plusieurs. » (des personnes en pensée, des fantasmes, des images, des thèmes, des idées, d’autres désirs, etc.)
Gros éclat de rire dans la salle.
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Nox
InvitéCe passage expurgé de Comme une mule m’a fait rire aux éclats : « Me trainer en justice est une de ces petites victoires qui font les grands rivières qui elles mêmes font des gros fleuves qui débordent de leur lit et emportent le vieux monde capitalo-patriarcal. Le régime communiste qui s’ensuivra sera avisé de m’honorer d’avoir été à l’origine du processus. Il faut une étincelle de départ et ce fut moi, et c’est pourquoi si c’était à refaire je referai tout à l’identique. »
Je me suis dit « oh le saligaud ! » (version polie)
Tu l’as enlevé parce qu’il était trop corrosif ou bien il y avait une autre raison, François ?-
François Bégaudeau
Maître des clés« saligaud » j’aime bien
Je ne l’ai pas enlevé parce que corrosif, il y a des choses tout aussi corrosives dans le livre. Juste une question de dosage, peut-être. De la corrosion point trop n’en faut.
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PeggySlam
InvitéJ’ai pas pu finalement résister et j’ai lu. Faudra un jour qu’on fasse un focus sur Avatar. À voir mais après avoir parlé de l’ensemble de ton livre ensemble. Enfin très hâte de l’avoir car je sens que je vais encore sursauter. Mais c’est ça aussi qui permet le débat
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Claire N
Invité« S’ils se forgent contre le vie, en occultant la vie, en oblitérant des pans entiers du vie, nous serons de bien tristes sires « « tu ne m’épuises pas «
Vraiment en celle ci me plait
les cabrioles pronominales de vie !
Merci ! Merci ! -
tristan
InvitéLe forum est souvent riche et donne à penser. (Bibi)
Bibi donne à penser au forum et le forum l’enrichit.
Et voilà !
Retrait le 2 octobre à la FNAC Vous avez choisi de retirer votre commande dans le magasin Croix-Blanche.
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À partir du 02 octobre
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Claire N
InvitéY’a pas à dire,Tristan, t’es un radar à joie….
Allez je te laisse tout ranger par ordre de propriété dans ta nulle bibliothèque à prospectus -
Tristan
InvitéSacré autopub.
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François Bégaudeau
Maître des clésà ne pas confondre avec une autopub sacrée
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Christophe M
InvitéMerci François pour ces chutes.
Celle sur homme en terrasse, femme qui passe me fait penser à un passage de Monsieur Palomar, d’Italo Calvino : le narrateur se promène le long d’une plage ; il passe devant une femme assise, seins nus ; le narrateur est mécontent de son attitude lors de son passage devant cette femme : il ne veut pas passer pour un voyeur ni faire semblant de ne pas voir cette belle poitrine ; alors il passe et repasse devant cette femme pour trouver la juste attitude ; arrive ce qui devait arriver, la femme finit par remarquer le manège de celui qu’elle prend pour un pervers. Avoir l’attitude de celui qui cherche la bonne attitude, c’est compliqué.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe comptais justement me replonger ou plonger dans Calvino (une pléiade arrive). Là tu m’en convaincs définitivement
On trouvera aussi ce genre d’atermoiements concrets chez Gombro.
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Nox
InvitéFrançois, Comme une mule sort en même temps que le deuxième Joker avec le grand Phoenix dans le rôle titre : y a-t-il une continuité entre ces deux événements ? La France doit savoir.
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PeggySlam
InvitéEuh toi t’as pas écouté la GO sur le premier Joker ^^
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Nox
InvitéSi – c’est ça la blague.
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PeggySlam
InvitéOk ^^
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François Bégaudeau
Maître des clésTout ça a été évidemment programmé en concertation directe avec Joachin
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PeggySlam
InvitéRire !
François Bégaudeau VS Joaquin Phoenix-
François Bégaudeau
Maître des clésEconomiquement le match est plié.
Tant pis pour lui.-
Mélanie
InvitéLe film ça me ferait moins cher, mais le livre me durerait plus longtemps – que choisir ? On va calculer ça
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François Bégaudeau
Maître des clésA Paris dans certains Pathé, la place est désormais à 21 voire 25 euros
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Seldoon
InvitéIl faut ajouter que Joaquin est sur un début de descente. Ses films post Joker se plantent et, signe qui ne trompe pas, les langues se délient. On entend maintenant des producteurs, réalisateurs et acteurs hollywoodiens le décrire ouvertement comme un type instable qui plante les projets à la dernière minutes (récemment chez Todd Haynes mais c’était déjà arrivé à Shyamalan, et même chez Scott on n’est pas passé loin). À moins que François profite des dernières secondes avant l’ouverture des livrairies pour annuler la sortie son livre, c’est lui qui jouera dans Napoleon II – Sainte-Hélène.
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Titouan R
InvitéFrançois jouera Helène
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Mélanie
InvitéAh oui
J’avais en tête le tarif de mon petit cinéma de province, et minoré par l’achat de tiquets via le comité de boulot de mon mari – j’y vais fort peu toutefois – et ce n’est pas la B-A de Nikki qui me donne plus envie de me déplacer, raté-je qqch ? -
François Bégaudeau
Maître des clésNiki avec un seul K. Mais beaucoup de défauts, je le crains.
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lison
InvitéBien vu Nox, ça sent le complot à plein nez.
Nous sommes en guerre comme dirait l’autre.-
lison
InvitéEt tout ça le 02 /10/ 2024 , ça commence à être carrément inquiétant.
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François Bégaudeau
Maître des clésLa veille de l’anniversaire de Leila Slimani
Tout concorde.-
Claire N
InvitéHeureusement que c’est pas la veille de l’anniversaire de Soral – tout cela serait trop troublant
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cornemuse
Invitél’anniversaire de Soral …c’est aujourd’hui.
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Claire N
InvitéOui on évite de peu la coïncidence !
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Ostros
InvitéA la question pourquoi écrivez-vous, Leïla Slimani a répondu pour éviter de vivre.
De quoi donner envie de la lire.-
Tristan
InvitéElle n’a pas écrit que de la merde. N’exagérons rien.
Une adaptation d’une Chanson Douce avait une bonne base littéraire.
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Mao
InvitéDorénavant on parlera plutôt de continuum.
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Tristan
InvitéOui de déficience.
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Claire N
InvitéRires – tous ces mecs mystérieux – on sait plus où se pâmer
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bartelby
Invitéhttps://www.liberation.fr/idees-et-debats/francois-begaudeau-et-le-feminisme-cest-quoi-le-probleme-20241002_TBQEQF5ZLJC6FGVZ6TSK2YLXDY/
Quelqu’un a l’article en intégralité ?-
cornemuse
Invitéva sur le forum principal, sobrement intitulé forum-page 12
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Nox
InvitéLibé s’inquiétait des fréquentations de François dans leur dernier article et voilà que YouTube me recommande une nouvelle rencontre avec un gars pas très à gauche !
On espère que Libé en prendra connaissance :
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cornemuse
Invitéle boxeur françois c’est spécialisé dans les massacres de droitards sur le ring youtube, et comme viennent de faire remarquer dany et raz en live, a chaque fois les fachos tombent dans le piège
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François Bégaudeau
Maître des clés« le boxeur François c’est spécialisé dans les massacres de droitards sur le ring youtube »
On dirait un extrait d’article de Libé-
cornemuse
Invitéeffectivement oui
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cornemuse
Invité
Après, il y a des preuves !-
cornemuse
InvitéCela prouve au moins (si ce n’était pas déjà évident) que n’importe quelle clampin en ligne peut rédiger leurs articles.
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Leo Landru
InvitéJ’ai regardé l’échange FB-Lejeune hier, un peu beaucoup interloqué. Geoffroy Lejeune est-il sincère, est-il convaincu quand il raconte des énormités ? Exemple d’énormité : « parfois un journaliste revient de reportage avec des infos qui ne collaient pas à ses opinions et on publie », oubliant que durant les manifs parisiennes en soutien aux Palestiniens, les journalistes Bolloré d’Europe 1 étaient envoyés couvrir les débordements et les débordements ne se produisant pas, on ne publiait rien. Oubliant le raccourci récent concernant Mélenchon vs Benjamin Haddad ? Geoffroy Lejeune se fait fort de parler d’honnêteté intellectuelle, est-il sérieux, est-il menteur ou est-il con? Vraie question. On passera sur Le Monde et Libération journaux de gauche (rires) appartenant respectivement à Pigasse-Kretinsky et Drahi.
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Charles
InvitéComme toi estomaqué par la mauvaise foi/bêtise de Lejeune qui refuse bien sûr de faire du « name dropping » car ça serait autrement embarrassant pour lui.
En revanche, Libé a quand même plutôt fait la campagne de Méluche en 2022, même si depuis ils le pourrissent, notamment en raison de son antisémitisme (réel ou supposé). C’est un journal qui sous l’ère Alfon navigue entre la social-démocratie et la gauche LFI.-
Charles
InvitéLà ils vont nous vendre du Glucksmann, je pense (ça a commencé avec un long papier la semaine dernière), mais ils pourraient très bien vendre Ruffin ou Autain. Ce sont avant tout des partisans de l’union de la gauche aux élections – ils étaient en faveur de la NUPES, puis de la NFP.
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..Graindorge
Invité@Charles
notamment en raison de son antisémitisme (réel ou supposé). » RÉEL OU SUPPOSÉ
Punaise Charles! Pas toi! Méluche N’EST PAS antisémite. Et tu le sais-
Charles
InvitéJe pense qu’il a au moins quelques préjugés antisémites.
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cigogne
Invité« Punaise Charles! Pas toi! Méluche N’EST PAS antisémite. Et tu le sais »
ahahah;
Cesse de nous faire rire et retourne sur ton espace.-
..Graindorge
Invitéet tu ne ris même pas cigogne
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cigogne
InvitéA la niche iench.
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..Graindorge
Invité@Charles
pose lui la question alors car en tant qu’avocat tu sais qu’il n’y a pas de « bénéfice du doute »
Doute = coupable
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Kenyle
Invité« On passera sur Le Monde et Libération journaux de gauche (rires) appartenant respectivement à Pigasse-Kretinsky et Drahi. »
Dans sa vision de la politique, cette affirmation de sa part est plutôt cohérente non ?
« Geoffroy Lejeune se fait fort de parler d’honnêteté intellectuelle, est-il sérieux, est-il menteur ou est-il con? »
Il n’est pas con. Il est pris. Il est le champion de bolloré. En lui bolloré place sa confiance. Comme dit dans l’entretien, « la censure à lieu des le contrat d’embauche) leujeune correspond à la vision de bolloré et quand bien même GL aurait parfois des éclaires de lucidité sur sa fonction, sa manière d’appréhender son travail ext ext, la dette moral / les attentes placé sur lui dans l’exercice de son travail (ce qui doit constitué la majorité de son temps) ont plus de chances de faire effet et de prendre le dessus sur le reste et l’autocensure aura lieu (et je ne parle même pas des possibles répercutions). Peut être alors se persuadera t’il du contraire et il cherchera des justifications. Donc il n’y a pas grand chose à attendre de lui, il est pris. Il a passé la majorité son temps à défendre son patron et à nous vendre son journal et sa chaine télé car begaudeau l’a amené sur ce terrain. « Le rapport d’un journaliste à son actionnaire est un rapport d’employé à employeur »
Perso j’apprécie le calme et de la patience de GL sur cet entretiens et je le remercie tout de même d’avoir rappelé les mensonges des gouvernements durant le covid. Ce qui, 4ans plus tard, ne constitue pas une grande prise de risque et fait certainement plaisir à une bonne partie de son auditoire cible. Mais il est toujours bon de le rappeler.-
Leo Landru
InvitéLe calme et la patience avec laquelle il débite des insanités. Sur le Covid aussi, en plus d’à peu près tous les autres sujets, mais c’est un autre débat.
Les stratagèmes employés ici sont assez courants : contre-argumenter au plus vite après reprise de la parole par un contre-exemple exceptionnel (Élise Lucet) puis vite passer à un autre thème pour reprendre la main. Il manque deux bonnes heures à ce débat, mais quelle patience de la part de François surtout. Même Bardella serait mort de rire d’apprendre de Lejeune que le Rassemblement National est de gauche. Ou pas – déplacement de la fenêtre d’Overton à dessein. Tellement flag que ça ne peut pas être de la bêtise, c’est du calcul.
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Emile Novis
InvitéAux quelques ennemis de FB qui vont se déclarer après Comme une mule, en plus de ceux qui existaient déjà avant, il faudra désormais ajouter le Parti National Breton, qui accuse FB de complotisme dirigé contre le « peuple breton » suite à ses propos sur les milliardaires catholiques bretonnants propriétaires des médias en France (lors de l’entretien avec Lejeune). Le parti regrette qu’il existe une totale impunité en France sur cette question. Voici le message twitter:
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« Les médias français sont « dominés » par les « Catholiques bretonnants » assure l’écrivain parisien Bégaudeau proche de l’extrême-gauche.En France, la thèse du « complot breton » peut être utilisée contre notre peuple en toute impunité. »
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Notre monde est passionnant…-
François Bégaudeau
Maître des cléscelle là je l’ai pas vu venir
mais j’ai bon espoir que mon texte sur les écoles Diwan dans le livre sur Brest me réhabilitera à leurs yeux-
Actionantibreton
InvitéEnfin quelqu’un qui ouvre les yeux sur cette réalité cachée par les médias détenus par vous savez qui. Bienvenue parmi nous ! Tout un monde de vérité s’ouvre à vous desormais: du succès un peu trop soudain de Brest en ligue des champions aux puces qu’on nous injecte via les fameuses galettes pour nous contrôler !
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Kenyle
Invité» En France, la thèse du « complot breton » peut être utilisée contre notre peuple en toute impunité. »
Je sais même pas si c’est une vanne mais franchement c’est trop drôle.-
Emile Novis
InvitéJe crois que c’est sérieux, mais j’ai hésité aussi. Je me demande si ce parti a une existence autre que numérique, car il semble très confidentiel (les dons se font en cryptomonnaie par exemple). Ce qui est certain, c’est qu’en allant sur leur site, ils sont très très à droite, avec une haine viscérale de la gauche – donc je pense que le livre sur Brest ne permettra pas de réconciliation…
Ou alors le site est une blague à lui tout seul, et ils miment un nationalisme-régionalisme ethnique bien carabiné, mais je ne pense pas.
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@Actionantibreton
Tu as oublié Noël Le Graet, qui avait la main sur le football français il y a quelques temps!!-
François Bégaudeau
Maître des clésLe PNB fut la première émergence d’un nationalisme breton, dans les années 20. Très catholique et plutot traditionaliste. Il s’est disqualifié en collaborant avec les nazis, et s’est disloqué par la suite.
L’indépendantisme qui a pris le relais était plutot d’inspiration anarcho-gauchiste – avec un vrai tropisme autogestionnaire.
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François Bégaudeau
Maître des clésle livre évoque le Stade brestois, et notamment l’affaire du nouveau stade.
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Léo!
InvitéDeus ar c’hentañ ! Je tiens les écoles Diwan pour une des plus belles expériences politiques de ces dernières décennies !
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François Bégaudeau
Maître des clésMon texte s’efforce de leur rendre hommage.
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graindorge
InvitéDe la part d’un gars du pays de Saint-Nazaire
« Le parti nationaliste breton est apparu dans le grand courant du réveil des nationalités en Europe.
Ça été le premier pas historique dans l’apparition de la conscience bretonne.
Son journal Breiz atav.
L’impérialisme allemand, avec son régime nazi, a eu l’idée de courtiser ce courant mais il l’a abandonnée donnant tout son appui au régime fasciste de Vichy.
Des militants de ce mouvement nationaliste ont créé les Breiz atav, véritables collabos militaires et policiers avec la gestapo et tous les services de répression contre la résistance ouvrière et paysanne en Bretagne. Qu’elle soit communiste, socialiste, catholique.
Cela a jeté l’opprobre sur la conscience bretonne.
Ce n’est qu’après la guerre d’Algérie que de nouveaux courants de tendance sociale sont apparus.
Ceci dit, il y a, hélas, toujours eu quelques courants minoritaires très à droite.
Présentement, indépendamment de ces courants politiques, les mouvements associatifs culturels : danse, musique, langue bretonne, langue gallaise sont très développés, imprègnent les 5 départements bretons et la diaspora et c’est l’essentiel.
Et rien à foutre de la racaille patronale et médiatique d’origine bretonne. Elle n’est pas de notre camp et elle ne le sera jamais. Setu. »-
graindorge
Invité*Breiz Atao
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Mathieu
InvitéSalut François,
Tu as fait un post Facebook à propos de deux lectures de la pièce inspirée du Maitre Ignorant les 1er et 4 novembre
Lecture, cela signifie donc que ce n’est pas la forme de mise en scène définitive, c’est ça? Comme une lecture sur table entre acteurs?
Si oui, sais-tu quand auront lieu les représentations sous forme définitive?
Merci de ta réponse! -
PE
InvitéC’est donc pas seulement un entretien avec Jacques mais toute une floppée d’émissions qui vont nous pleuvoir dessus ! Chouette projet, hâte de voir.
Je confesse que ça me fait un peu chier de payer pour un média qui laisse tant de place à la tendance crypto-complotisto-nationaliste-morillotiste de D Maïsto et H Bernat. La rhétorique souverainiste est franchement désespérante, au sens fort du mot. Mais hâte de voir l’émission avec AL quand même, et puisque le devenir-Kuzmanovic de François est quand même légèrement improbable, il n’y a plus qu’à espérer le devenir-Bégaudeau de QG.-
Emile Novis
Invité@PE
Je ne connais pas grand chose de Maïsto, mais je ne suis pas d’accord avec toi pour Bernat. J’ai lu son livre, La défaite de la majorité, et il est très intéressant, il présente une vision très noble de la politique. Je pense que ce qui peut heurter dans les oreilles de certains à gauche, c’est que Bernat vient plutôt de l’anarchisme de droite à l’origine, mais il est aujourd’hui pour une République sociale et démocratique qui n’a rien à voir avec le souverainisme d’un Philippot à mon sens. Je pense qu’il y a aussi chez lui un certain art du mauvais goût très volontaire et conscient, un jeu consistant à prendre des propos condamnés par la bourgeoisie pour s’amuser avec cette dernière, se moquer de l’esprit de sérieux de la prédication bourgeoise, ce qui donne parfois une certaine ironie à certaines de ses interventions, un jeu léger consistant à imiter la face que la bourgeoisie vomit à longueur de journée, histoire de marquer les frontières et d’affirmer l’aspect « agonique » de la politique, aspect qui est important à ses yeux (du moins de ce que j’en ai lu et compris).-
PE
InvitéMerci Emile de m’avoir repris. J’espérais que quelqu’un le fasse, car à vrai dire je ne connais Bernat et Maïsto que d’assez loin (ma propension à les assimiler l’un à l’autre en est peut-être une preuve), et ce que je crois en savoir se fonde sur des données de surface, certes d’aspect douteux, mais que je n’ai pas pris la peine de creuser pour vérifier, à savoir dans le désordre : les titres et invités de leurs émissions à QG ; leurs gueules récurremment sur des miniatures youtube de Sud Radio, Aberkane ou Morillot ; des tweets par-ci par-là. Autrement dit : je ne les connais pas. A ce titre ma formule censée désigner leur « tendance crypto-complotisto-nationaliste-morillotiste » est aussi péremptoire qu’elle me trahit par son flou : cette multiplication d’adjectifs (ou d’anathèmes) cache mal ma difficulté à ressaisir synthétiquement leur positionnement. Que mon péché soit ici confessé : ce que je crois pressentir de leur confusion, faute d’examen empirique, reste en l’état un sentiment lui-même confus.
Voilà pour l’anatomie de ma chute.
Cela dit, tu le dis bien : ce sont avant tout mes oreilles qu’ils heurtent. Je ne les connais pas, mais je crois pouvoir les situer à peu près dans la grande cartographie des modèles d’intelligibilité politique du réel, au moins verbalement : leur langue et ses rengaines dit déjà quelque chose – elle ne donne pas un motif suffisant pour ne pas s’intéresser à eux de manière plus approfondie, je te l’accorde, d’autant qu’il s’agit là encore de la langue de surface, celle des titres et des mots-clés, mais elle est tout sauf neutre, et pose déjà un certain décor. Pour ce que j’en perçois, cet arsenal lexical et thématique (la gestion du covid, la « faillite » des « élites »/de l’UE/de l’Ecole, la corruption, Macron Macron Macron – dit « Manu », les « médias mainstream », la « bien-pensance », le « système », etc.) non seulement conduit très souvent à subordonner la question sociale à des problématiques dérivées sur lesquelles on va s’hyper-focaliser abstraitement, mais aussi enferme dans une rhétorique que j’ai qualifié de désespérante au sens où elle passe son temps à décrire, sur un mode crépusculaire, le conflit entre le monde obscurément fascinant et tout-puissant des « décideurs », et le monde du « peuple », et dans cette description de la lutte à mort entre les deux elle semble insister davantage sur la mort que sur la lutte : tout est déjà joué, les élites ont trahi, le peuple a été floué, la France a été dévoyée. Entre les lignes de ce discours décliniste s’écrivent la fable de la nation en santé et le mythe de l’homme fort, et on voit bien de quelles rives on commence à s’approcher.
Mais, vraiment, je veux bien te croire sur le livre de Bernat, dont le résumé ne comporte rien de tout ça et même me dément terme à terme : « Voici un livre qui entend dresser un constat lucide sur notre situation. Pas par une quelconque passion de la déploration ou du déclinisme, mais pour pouvoir agir ». Me dément moi et ses tweets, dont il est un producteur compulsif – 54,1k posts, m’annonce la bête.
Dans ce résumé me titille autre chose : le verbe républicain, même social, même démocratique, dont un certain FB m’a appris à me méfier. Mais me titille aussi au sens où il m’aguiche : mon apostasie républicaine n’a jamais tout à fait abouti, je suis en retard depuis des mois à mon baptême anarchiste. C’est, je crois, parce que me trotte en tête l’idée que si je ne veux pas être anarchiste bêtement et faiblement (et non « bêtement et faiblement anarchiste », on aura compris), il faut d’abord que je m’assure qu’on ne peut pas être intelligemment et puissamment républicain. Donc je garde en tête le bouquin de Bernat, pour voir si j’arrive à entendre cette « vision très noble de la politique », quitte à m’y forcer un peu. N’hésite pas, si tu as d’autres textes à me conseiller pour penser l’idée républicaine dans sa radicalité possiblement émancipatrice. Je ne sais pas si la Note sur la suppression générale des partis politiques de ta chère amie se comprend dans ce cadre, mais il est sur ma table pour être lu bientôt-
PE
InvitéMais je n’exclus pas que mon aversion à l’égard de ce verbe politique trouve ses racines dans des sentiments moins nobles. Que cette aversion soit répulsion. Ce que tu identifies chez Bernat comme une stratégie du « mauvais goût », peut-être qu’elle me heurte d’abord et avant tout pour son mauvais goût. Il se peut bien que j’aie une réaction en partie bourgeoise à ce discours, et d’ailleurs si me vient spontanément à son propos le minable mot de « populiste » – que je me garde bien d’utiliser -, c’est peut-être que j’y sens quelque chose de réellement populaire pour une part. Et on sait que le bourgeois de gauche, parce qu’il ne peut pas cracher sur le populaire, vomit sur le populiste. Je n’en suis pas là mais je m’interroge.
Mais, du reste, Maïsto ancien patron d’une des plus grandes radios de France est un vrai bourgeois, lui. Et Bernat prof agrégé de philo dans un lycée de province ne l’est pas moins que moi. Ouf, j’ai bien failli me faire emporter par mes mea culpa. -
Emile Novis
Invité@PE
J’aime bien ton écriture, et ton sens du développement. Je comprends aussi ce que tu veux dire, et certains mots qui te font tiquer me font tiquer aussi (« élite », par exemple). Loin de moi, par ailleurs, l’idée de placer la discussion sur qui est bourgeois ou qui ne l’est pas.
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Pour situer ce que j’apprécie le plus dans le livre de Bernat (La défaite de la majorité), c’est précisément le travail conceptuel qu’il fait sur ce concept tout simple de « majorité », travail à partir duquel il propose une critique des partis politiques dans la droite ligne de ce que disaient Weil et Rousseau sur la question. La majorité, ce n’est pas la « majorité parlementaire », et ce n’est pas non plus la majorité au sens de 50%+1 (majorité électorale). Si je restitue ce que j’ai compris de son livre (je dis bien : ce que j’ai compris et qui me marque le plus), je dirais que la majorité politique, objectif de la lutte, se comprend en trois sens liés entre eux:
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=> La majorité au sens du grand nombre. Non pas 50%+ 1, mais le grande nombre (70% du corps social par exemple, qui porte en lui une aspiration commune).
=> La majorité au sens du fait majoritaire matériel (il y a bien une approche matérialiste chez lui, qui concerne ici le travailleur/consommateur) : une grande partie du corps social est concerné par des besoins communs et des conditions d’existence matérielles relativement communes. Par exemple, une grande partie du corps social se crispe sur une augmentation du tarif de l’électricité, a déjà un peu galéré pour payer une facture, doit se lever le matin pour aller travailler, a connu un proche mal soigné dans un hôpital public détruit, etc. Il y a là un socle commun matériel qui comprend des différences d’intensité importantes mais qui constituent néanmoins un fait matériel majoritaire : une grande partie est aux prises avec ces conditions matérielles d’existence dont la configuration procède en grande partie de décisions politiques.
=> La majorité au sens de Kant et des Lumières par opposition à la minorité (celui qui est sous tutelle) : la conquête d’une autonomie morale et politique est le but politique par excellence. Le but de la politique, c’est l’émancipation, autant que possible, de la majorité (au sens 1 et 2) vers la majorité au sens d’autonomie (le citoyen).
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Or Bernat reprend un étonnement classique depuis La Boétie : cette majorité est défaite, et dans l’ordre social, le gramme l’emporte sur le kilogramme, une minorité (la bourgeoisie) gouverne une majorité obéissante et de fait docile. La « défaite de la majorité », c’est :
=> la défaite du grand nombre (sens 1),
=>la défaite de la réalité matérielle majoritaire (sens 2) face au monde du gros fric et des signes monétaires fictifs (le capital mondialisé soutenu par une classe sociale (la bourgeoisie) qui se vit à l’échelle du monde et éprouve une forte hostilité envers toutes les institutions nationales (à part la police qui permet de gérer le bétail)),
=> La défaite de l’autonomie politique, notre défaite au fond, le grand nombre étant sous la tutelle de chiens de garde qui diffusent quotidiennement des sermons de bonne tenue et de « bonne pensée » (ce qu’il appelle, dans la tradition de Debord et de Baudrillard qu’une partie de la gauche tend à oublier, le « spectacle » et le « simulacre »). Il constate qu’il y a en nous une tendance à la passivité qui nous pousse à nous laisser guider, à être réceptif au discours de la pédagogie bourgeoise et des tuteurs du troupeau. La défaite de la majorité cherche à traquer tous les mécanismes qui nous maintiennent sous tutelle avec notre complicité.
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Tout l’enjeu du livre, à mon sens, c’est de comprendre les mécanismes qui amènent cette défaite de la majorité, les mécanismes qui rendent possibles la mise sous tutelle du grand nombre, avec son relatif consentement d’ailleurs. Il y en a beaucoup, mais on y trouve notamment les partis politiques. Dans la lignée de Rousseau et de Weil, Bernat voit dans les partis une dépossession de notre autonomie et un formidable instrument de désorganisation de la majorité dans les trois sens du terme. Rousseau disait que les partis politiques rendent l’émergence d’un commun impossible, puisqu’ils reposent sur la division du corps social. Bernat ajoute que cette division est avant tout « spectaculaire » mais bien efficiente dans les esprits et les corps. Pourquoi, par exemple, la réforme des retraites n’est toujours pas abrogée? Parce que deux partis politiques ne veulent surtout pas mélanger leurs voies par souci de pureté et par « antifascisme » désormais réciproque (si on en croit les déclarations des chefs de partis). Là où il y aurait un intérêt relativement commun à chercher, les partis brisent dès la racine la possibilité de la constitution d’une majorité consciente sur cette question. Macron l’a très bien compris, et les médias aussi, qui demandent en permanence à la gauche de ne pas voter avec le RN, car ce serait immoral, déloyal, etc. Le parti politique tue à la racine la possibilité d’une conscience de soi de la majorité politique et sociale (dans les trois sens du terme).
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Voilà ce qu’est la République selon lui : non pas la République bourgeoise, ce truc de fascistes en puissance, mais la République au sens des révolutionnaires de 1789 (1793, etc.), sociale et démocratique, réellement majoritaire dans les trois sens du terme. En ce sens, la figure du citoyen, qui n’est pas séparée de sa base concrète et matérielle, est une figure révolutionnaire aujourd’hui.
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Il y a d’autres causes qui expliquent cela à ses yeux : la gauche et le devenir minoritaire, par exemple, est critiqué dans le livre. Je pense qu’il n’attaque pas Deleuze en tant que tel, mais ce que la gauche a fait de Deleuze : l’obsession des minorités (au sens du petit nombre), à ses yeux, brise la possibilité d’une conscience majoritaire, le corps social devenant un ensemble de niches électorales diverses et atomisées qu’une analyse marketing segmentera dans une logique électoraliste pour faire ses calculs et occuper la place du pouvoir (obtenir des bastions qui permettent de faire tourner la machine). Il y a bien là, à ses yeux, une défaite de la majorité organisée par la gauche elle-même (dont la gauche des partis, d’ailleurs).
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C’est à partir de ce concept de majorité qu’il faut aussi comprendre sa critique de l’UE, qui est une critique du néolibéralisme assez proche de celle de Barbara Stiegler : l’UE est un instrument du capital pour démanteler la souveraineté populaire et soumettre la majorité aux désirs des investisseurs. Pour Bernat, le projet est bien de fédéraliser les Etats en les colonisant de l’intérieur pour supprimer tous les petits leviers de pouvoirs locaux qui pouvaient rester : on ne peut plus décider de rien en économie, dans le social, dans les finances et la circulation de l’argent, dans ce qui vient dans nos assiettes, etc., et cela passe par ce mécanisme de captation de la souveraineté populaire organisée par l’UE. Ce n’est pas rien. Lordon disait déjà, quelques années avant, que la critique radicale de l’UE n’a absolument pas le droit de cité dans les médias dominants, et ce n’est pas un hasard. D’ailleurs il faut bien reconnaître que ceux qui proposent une sortie de l’UE dans le champ politique aujourd’hui en France, même s’ils ne sont pas vraiment du même bord politique de Bernat, sont systématiquement censurés dans les moments de visibilité politique importants (les élections). Philippot, Asselineau et Kuzmanovic ne sont jamais invités dans les médias nationaux pour les débats. La dernière élection européenne a de nouveau montré ceci : aucun candidat contre l’UE n’était aux différents débats surmédiatisés. Cette option ne peut pas exister pour les dominants, car ils ont bien compris que l’UE est un instrument de domination institutionnel exceptionnel au service d’une oligarchie qui veut liquider la puissance majoritaire définitivement. Pour Bernat, il s’agit d’un changement de régime progressif. En France, Macron en est l’incarnation la plus éclatante (pour le moment).
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Je crois que Bernat ne nie pas la conflictualité sociale, bien au contraire, mais il désire une implosion du système des partis politiques, de telle sorte qu’il faudra parler avec tout le monde. La conflictualité sociale ne doit pas avoir lieue à l’intérieur des querelles entre partis, car ces querelles paralysent la vie conflictuelle réelle.
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Ce message est un peu long. J’ai essayé de situer sa pensée politique, qui me paraît intéressante et assez originale à gauche.-
PeggySlam
Invité« Je crois que Bernat ne nie pas la conflictualité sociale, bien au contraire, mais il désire une implosion du système des partis politiques, de telle sorte qu’il faudra parler avec tout le monde. La conflictualité sociale ne doit pas avoir lieue à l’intérieur des querelles entre partis, car ces querelles paralysent la vie conflictuelle réelle. »
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J’aime beaucoup cette façon de voir les choses. Il est quelque part un peu anarchiste j’ai l’impression-
Emile Novis
Invité@Peggy
Oui. Dans un entretien sur son livre La défaite de la majorité, Bernat mentionne rapidement qu’il vient plutôt de l’anarchisme… de droite. Mais oui, il y a un élément anarchiste chez lui, dans son tempérament politique. C’est du moins mon impression, et ce petit élément biographique saisi à la volée dans une vidéo va un peu dans ce sens.-
Cocolastico
Invité((merci à vous tous, super forum!!))
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PeggySlam
InvitéMerci @Emile !
Même si personnellement je n’arrive pas à comprendre comment on peut être anarchiste de droite. Pour moi ils sont de droite tout simplement mais ne l’assument pas et s’affilient avec l’anarchie. Parce que dans l’anarchie il n’y a pas d’appartenance à un parti justement. Il n’y a pas de hiérarchie entre les gens. Après j’ai vu récemment qu’il y avait aussi une culture Anarchiste fasciste et que même ça je comprends pas comment ça puisse exister. Peut être que François pourrait m'(/nous) éclairer la dessus parce que vraiment je comprends pas ou alors ça doit être encore mon côté naïf et Bisounours ça ^^-
Emile Novis
Invité@Peggy
Je suis d’accord avec toi sur le principe, et j’ignore en grande partie ce continent que serait « l’anarchisme de droite ».
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Je dirais simplement qu’après avoir lu avec un peu d’attention un seul anarchiste de droite, ou du moins quelqu’un qui se présente comme tel (avec ou sans ironie, ce n’est pas facile à saisir), « l’anarchisme de droite » me semble impliquer un certain rapport très frontal avec le monde moderne (son monde technique et scientifique, son évolution spirituelle, le courant des Lumières et les doctrines du progrès moral et social, etc.). Je parle de Maxence Caron, qui se proclame, avec une arrogance dont lui seul est capable, « anarchiste de droit divin », et qui prône une révolte de l’individu contre tout ce qui, dans la pesanteur du collectif, pourrait le menacer (ainsi, on y retrouve souvent une critique virulente du marxisme compris comme étant une pensée collectiviste aliénante fondée sur un matérialisme qui nie le spirituel dans l’homme et qui rejette le principe même d’une transcendance). Je crois aussi que chez Maxence Caron, il y a un soubassement misanthrope très fort, soutenu par un fort pessimisme anthropologique lié à la centralité de la doctrine du péché originel chez lui. Mais cette pensée demeure « anarchiste » dans le sens où elle rejette fondamentalement le principe même du pouvoir des hommes sur les hommes, elle refuse de prendre part à ce jeu cynique de la conquête : ainsi cet anarchisme sera frontalement opposé à la bourgeoisie et à son cirque politique (élection, parlementarisme, etc.), ce qui n’est pas du tout le cas de la droite classique.
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A ma connaissance, il ne m’a pas semblé voir ces caractéristiques chez Bernat. Il doit donc y avoir d’autres forme d’anarchisme de droite, ou alors il a beaucoup changé, je ne sais pas (je n’ai pas fait de lecture suivie de son œuvre dans le temps).
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Quant à la culture « anarchiste fasciste », j’avoue que je sèche complètement. Tu me l’apprends.-
Emile Novis
InvitéPS: Je me demande si ce qu’on appelle « l’anarchisme de droite » ne serait pas un lointain écho d’une forme de réaction de l’aristocratie au monde bourgeois. Non pas aristocratie au sens du « pouvoir des meilleurs », mais au sens d’une catégorie d’hommes distingués qui dénoncent l’abaissement de l’homme dans la modernité, et qui, comme les prophètes de l’Ancien Testament, appellent les individus à se reprendre, à se relever du bourbier dans lequel ils se vautrent sans le savoir. Cela justifierait la qualification de « droite », et le différencierait d’un anarchisme « de gauche » comme celui de Bakounine par exemple.
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PeggySlam
InvitéTu m’en apprend des choses @Emile et je le savais que j’avais un problème avec la vision de l’anarchisme de ma famille et je m’aperçois à quel point ils sont anarchiste de droite car ils combattent exactement les mêmes choses que Caron. C’est fou ! Et ils sont pro libéralisme également. Je continue vraiment à découvrir ma famille à travers ces échanges qui sont à la fois géniales comme exaspérantes. Un jour j’en parlerai avec Tancrède Ramonet qui a réalisé Ni dieu ni maître. Un très bon documentaire sur l’anarchie. Il est trouvable sur youtube. Il est aussi venu sur ma chaîne. Il va aussi participer à mon événement contre l’extrême droite en 2025. Y aura beaucoup à dire. En tout cas juste passionnant tout ça et un grand merci que de s’écouter, partager sans agressivité. Merci Émile !
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Emile Novis
InvitéPlaisir partagé! J’écoute régulièrement tes émissions et c’est intéressant. Je vais aller voir du côté de ce Tancrède Ramonet, que je ne connaissais pas.
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Au vu de ce que tu racontes de l’anarchisme de ta famille, ça vaut peut-être le coup de distinguer les différentes formes d’anarchisme en effet.
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Ema
InvitéSi je suis ton raisonnement, l’anarchisme de droite ressemble à une pulsion primaire, un peu comme un certain conspirationnisme où, a défaut de penser pouvoir trier le bon grain de l’ivraie, tout est rejeté en bloc de manière systématique. J’utilise le terme pulsion primaire comme étant l’approche première sur un sujet donné avant étude approfondie et ancrage dans le réel. Il m’apparaît alors evident qu’un anarchisme primaire rejèterait toute forme de collectivisme par crainte paranoïaque d’y voir ressurgir le démon totalitaire.
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Emile Novis
Invité@Ema
Oui, je crois qu’il y a de ça dans ce que j’ai pu sentir de l’anarchisme de droite. La dimension paranoïaque m’a déjà traversé l’esprit à la lecture de certains refus en bloc du « collectif » dans l’anarchisme de droite. Il est d’ailleurs difficile de savoir s’il s’agit d’une forme de paranoïa réelle ou de paranoïa jouée permettant de se complaire dans le fait de regarder de haut le bas-monde sans avoir à agir – car il est évident que si je rejette par principe toute forme d’action collective pour déstabiliser le pouvoir, je peux rester passif devant le monde et déplorer la catastrophe. Ainsi l’anarchisme de droite rejette le jeu du pouvoir, c’est vrai, mais j’ai l’impression que c’est un rejet passif, soit par paranoïa, soit pas confort… un peu bourgeois (déguisé en aristocrate distingué)! -
PeggySlam
InvitéTout à fait @Ema je crois que si l’on devait faire une différence entre l’anarchie de droite et de gauche ça serait sur la pulsion que tu décris car c’est beaucoup ce que je ressens dans ma famille alors que j’essaie de leur prouver qu’on peut faire de l’anarchie sans violence. Comme j’expliquais à Claire N sur le fait que je rentrais pas dans les lieus public ou même institutionnels comme aller voter car je me dis que ce sont eux en faite qui ne veulent pas de moi pour que ça ne soit pas accessible alors pourquoi j’irai dans ces lieux là ?!? Et je ne fais aucune violence. Je dis juste que je ne suis pas d’accord. Et rien que ça, ça les énerve ^^
@Emile je me suis toujours interrogée pourquoi je n’arrivais pas à être d’accord avec ma famille. François avec ses livres Notre Joie et Histoire de ta bêtises ont été les premières réponses. Je n’ai pas tout encore toutes les réponses mais comme dit Malick à travers ses films « je crois que nous ne trouvons jamais toutes les réponses ». Cependant plus je découvre l’anarchie bourgeoise de droite plus je m’aperçois c’est ce qu’ils sont et c’est la raison pour laquelle ils rejettent de lire François. J’ai offert des bouquins aux fêtes de l’année dernière. Comment dire ? Ils évitent le sujet. Et puis là avec son procès ça n’a pas arrangé les choses. mais j’ai l’habitude avec mon cercle cinéphiles qui déteste François également …
Parfois je sais pas si je suis dans un cercle de désolation et d’exaspération mais voilà au moins moi je sais là où je me situe. Et tout ça grâce beaucoup à François et des gens qu’il partage dans ses lectures comme en Histoire avec Johann Chapoutot. C’est la raison pour laquelle je viens ici. Pour continuer à découvrir et évoluer sur moi. Et grâce à toutes ces discussions !
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Renaud Bigorre
InvitéDans son interview sur Dheibattons en octobre 2022, François indique, sans s’étendre sur le sujet, qu’il considère qu’Albert Dupontel comme un anarchiste de droite. A voir si ça peut coller à la définition élaborée par Emile.
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PeggySlam
Invité@Renaud c’est la question que je me pose en lisant un livre sûr lui qui s’intitule Albert Dupontel, Le cinéma à coups de marteau écrit par David Fonseca qui parle beaucoup de recherches d’identité et non vraiment de soi. Je dois faire aussi un entretien avec l’auteur. Je lui poserai la question
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Renaud Bigorre
InvitéSuper intéressant, je regarderai !
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Emile Novis
Invité@Renaud
Je ne connais pas cet entretien, et je ne connais pas bien Dupontel. Je pense néanmoins que la définition donnée plus est partielle. J’ai entendu parler, par exemple, de l’anarcho-capitalisme, que je n’ai jamais étudié dans le détail, mais je serais surpris d’y retrouver cette fronde virulente contre la modernité par exemple. Il doit y avoir plusieurs formes d’anarchisme de droite, adossés à différentes formes d’affects politiques. C’est peut-être vers l’entretien un peu sauvage et bizarre avec le non moins étrange Bascar qu’il faudrait regarder (les « libertariens »)
@Peggy
Tu dis que ta famille est très libérale. Je ne crois pas que « l’anarchisme de droit divin » de Maxence Caron le soit par exemple. C’est peut-être une différence notable. La couleur « spirituelle » de l’anarchisme est importante à mon avis -
Emile Novis
Invité*définition donnée plus haut
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Emile Novis
Invité*adossées
Bref… -
PeggySlam
InvitéC’est pour ça @Emile j’ai vraiment besoin de clarification à ce sujet. François m’a conseillé le livre Le Banquier Anarchiste (j’ai honte j’ai oublié le nom de son auteur désolée). Je vais voir si je peux trouver d’autres réponses à tout ce merdier que je ressens autour de moi dans ce livre.
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@Merci Renaud. -
François Bégaudeau
Maître des clésUn élément :
Berthelier dit dans son livre que les anarchistes de droite sont des anarchistes contre l’anarchie. Leur constat premier : la société est en plein chaos, tout part en vrille, il faudrait remettre de l’ordre, et notamment se substituer aux forces de l’ordre qui ne font plus leur boulot.
Exemple : Inspecteur Harry, le flic qui fait sécession avec sa direction car elle manque à sa tache de faire la police. Lui sera un flic digne de ce nom. Il coffrera les délinquants que cette société à vau-l’eau laisse dehors -
François Bégaudeau
Maître des clésEn somme l’anarchiste de droite veut sa liberté mais l’ordre pour le reste du monde.
Michel Sardou veut qu’on le laisse conduire bourré et faire des mains au cul, en revanche il aimerait qu’on foutre en taule toute la racaille.
En résumé l’anar de droite est un individualiste intéressé par sa seule individualité, et pas par celle des autres. -
François Bégaudeau
Maître des clésTeasing : dans Psychologies j’analyse Pascal Praud se proclamant « anar ».
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PeggySlam
InvitéMerci François ! C’est clair net et précis ! Hâte de lire du coup Psychologies.
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Kenyle
Invité« Teasing : dans Psychologies j’analyse Pascal Praud se proclamant « anar ». »
ok prend mon pognon, je veux lire ça -
François Bégaudeau
Maître des clésrire
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PE
InvitéOn espère que tu seras invité à l’heure des pros pour faire une démo en live à Pascal, ils adorent ça : y a pas longtemps c’était un médium qui a sondé l’âme de Rachel Khan – elle a pleuré
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François Bégaudeau
Maître des clésj’ai évidemment écrit ce fragment dans ce but
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PE
InvitéQuelques observations empiriques sur un certain anarchisme de droite.
J’avais un copain qui se proclamait « anarcho-royaliste ». Je voyais ça surtout comme une posture esthétique, une sorte de recréation artistique de soi. Il est d’ascendance noble (double nom à particule), et cette posture lui permet en quelque sorte de transcender le bourgeois que l’Histoire l’a condamné à devenir – d’où un dégoût pour la Révolution, les Lumières et tout ce fatras moderne.
Il aime l’Art avec un A majuscule, un A virilement dressé comme les cathédrales de la France éternelle qu’escalade Sylvain Tesson, autre anar de droite auto-proclamé. D’ailleurs sa mère est agente pour peintres, ou galeriste d’art contemporain, je ne sais plus, mais en tout cas il parlait avec dédain de ce métier bourgeois/féminin/décadent. Les boutiquiers très peu pour lui. Sauf qu’il s’épanouit maintenant dans une grande école de commerce parisienne.
Il écrit des poèmes (parfois très beaux) et des petits essais (souvent fâchés avec le réel), avec comme sources d’inspiration principales les poètes fin-de-siècle d’une part (Mallarmé, Lautréamont, Tristan Corbière, Aloysius Bertrand, Baudelaire…), les écrivains fascistes d’autre part, Céline en meilleur ami, Brasillach en héros. Goût littéraire pour l’obscur, le déviant, le rare, mais inondés de STYLE.
Son anarchisme oserait se dire contre l’Etat, mais n’est en vérité que contre l’Etat social (sinon comment pourra-t-on foutre en taule la racaille ?). Il aime les pauvres d’un coeur paternel, il honnit les assistés. Il déteste la République mais a voté Zemmour, qu’il trouve globalement ridicule et dont il dédaigne la bassesse spirituelle. Même s’il le trouve sûrement ridicule aussi, il s’enthousiasme pour Javier Milei et ses « Libertad, carajo ! », et jouit de tout ce qui choquer la « petite morale bourgeoise » – la bourgeoisie est associée dans son esprit au « wokisme », glissement conceptuel bien pratique pour faire de la bourgeoisie autre chose qu’une condition matérielle qui aurait l’infamie de l’inclure.
Autrement dit, on coche un peu toutes les cases que vous avez suggérées : antimoderne, aristocrate, ultralibéral, anti-collectiviste, iconoclaste, esthète. Concluons : pas anarchiste pour un sou.
J’ajoute qu’il n’est pas bête du tout, qu’il m’émeut beaucoup, que s’il lui arrive d’être buté et injuste avec certaines personnes il peut aussi être d’une grande douceur, et que sa profonde foi catholique tempère parfois d’humilité ses ardeurs élitistes et individualistes. Oui, son catholicisme le scinde entre l’exaltation identitaire de l’Occident de la Chrétienté, grandiose et dominant, et le rappel intime de la vérité de sa condition, sa petitesse radicale, son insignifiance, la misère existentielle qu’il a en partage avec toute l’humanité : c’est peut-être là ce qu’il a de plus authentiquement anarchiste.
Si tu passes par-là – il fut un temps où il aimait plutôt bien Bégaudeau alors sait-on jamais – je t’embrasse -
PE
InvitéDans la liste des « cases » cochées j’ai oublié autoritaire
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PE
InvitéMerci Emile pour le temps pris à déployer le propos de Bernat
Pas grand chose à en dire pour l’instant, si ce n’est que 1/ je me sens toujours un peu en décalage avec sa culture politique et le cadre dans lequel il place sa réflexion, 2/ c’est la raison pour laquelle je dois et vais lire ce livre, qui sera pour moi très instructif (et peut-être convaincant mais c’est une autre question)-
PE
InvitéEt comme Peggy la conclusion de ton texte me plaît beaucoup
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Emile Novis
Invité@PE
Puisque la phrase sur les partis politiques fait réagir, je précise le propos sur ce point : la position de Bernat sur les partis politiques me paraît moins radicale que celle de Weil. Il n’y a pas, selon mon souvenir, d’appel formel à supprimer les partis politiques dans La défaite de la majorité, mais une critique radicale de la structure des partis politiques au sein de la société du spectacle, qui tend à privilégier les signes de la lutte au détriment de la lutte sociale réelle, et qui liquide de fait toute expérience sociale majoritaire. C’est cette structure partisane captive du spectacle qui dépolitise la majorité et rend possible la victoire de la minorité bourgeoise, et c’est elle qui paralyse la conflictualité réelle et vivante à l’œuvre dans le corps social. C’est donc elle qu’il faut faire imploser (ce qu’ont fait les Gilets jaunes à leur manière, pendant un temps). Est-ce à dire que pour Bernat, il ne faut aucun parti politique? C’est plus compliqué à mon avis, mais il prend le problème par un autre bout : c’est le lieu de travail qui doit faire l’objet d’une pratique politique située capable de se dépasser dans un ensemble plus vaste qui se reconnaît comme une expérience sociale majoritaire. En bout de chaîne, Bernat ne me semble pas totalement fermé à l’idée qu’une organisation plus vaste vienne ressaisir cette expérience sociale pour reconquérir les institutions. Est-ce un parti politique? Un nouveau syndicalisme qui assume de faire de la politique? J’avoue qu’en sortant du livre, j’ai du mal à savoir clairement à quoi pourrait ressembler cette organisation incarnée par des porte-parole, voire des chefs. Ce ne sera sans doute pas un parti électoraliste (les partis politiques actuels), pas un syndicat tel que nous en connaissons. Ce sera quoi?-
Emile Novis
Invité*C’est cette structure partisane captive du spectacle qui dépolitise la majorité et rend possible la victoire de la minorité bourgeoise qu’il faut faire imploser – j’avais oublié un bout de phrase
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PeggySlam
InvitéEn vrai tout ça c’est hyper passionnant. Autant toi @PE où ma famille ne va pas jusque là dans ses choix artistiques. Ils savent se mettre une limite. De même de mon côté. Mais à tout détester gratuitement et surtout l’autre parce qu’ils ne sont pas de la même classe sociale qu’eux et même finalement profite du système quand ils en ont besoin, c’est en ça que je les traite de anarchiste droitard. Et comme j’ai entendu dire une fois François dire (enfin il me semble) que c’est un discours vide que d’être anti système je le rejoins totalement. Et qu’en plus ils font l’inverse de ce qu’ils pensent. Y aurait tout un livre à écrire sur la famille en faite ^^. Merci encore Émile et PE pour ces échanges juste génialux !
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PE
InvitéMerci à toi Peggy.
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« Y aurait tout un livre à écrire sur la famille en faite »
Est-ce que tu envisages de le faire, sur la tienne ? (livre ou autre)-
PeggySlam
InvitéJ’ose à peine partager, parler alors écrire un truc sûr elle c’est ce qui me terrifie le plus. Mais en venant ici ça me permet de mieux la saisir. Merci encore à tous pour le partage et vos retours sans jugement
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Delphine
Invité« Écrire un truc sur elle, c’est ce qui me terrifie le plus. » On aurait pu penser le contraire, l’écriture pouvant être libératrice et permettant plus de se poser que la parole. Si, un jour, tu veux écrire quelque chose, cela dépend aussi si tu souhaites parler uniquement de ta famille, ou alors te servir de ton cas particulier pour exprimer ce que t’inspire la cellule familiale plus généralement.
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PeggySlam
InvitéÇa l’a été important pour moi d’écrire quand j’étais dans mon époque poésie où à travers la poésie on peut tellement faire de métaphore mais en grandissant et en lisant j’ai pu voir à quel point la poésie pouvait être méprisée ou alors incomprise. J’ai vécu de tout quand j’étais slameuse. Autant des moments magiques où même un court métrage a été réalisé sur l’un de mes textes. Peut être ma plus belle expérience et victoire. Mais aussi beaucoup de retour difficile à entendre comme de m’avoir traité de raciste de valide (comme évoqué dans l’échange sur le handicap au cinéma avec François). J’ai toujours au contraire été contre ce genre de comportement. Et j’aimerais même qu’une personne dite valide puisse parler de nous sans en avoir peur mais sur les dix ans d’expériences de scène slam j’ai pu voir à quel point j’ai vu peu de gens le faire (ou seulement des éducateur). Et sur ma famille j’essaie encore de la comprendre avant de pouvoir me lancer. Peut être un jour qui sait oui mais pas pour tout de suite. Merci @Delphine
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Carpentier
Invitébonjour Peggy,
aurais-tu quelque chose à partager sur ton travail dans le slam, stp?
Dans un contexte pas si éloigné je trouve, me rappelle de l’intensité survenue dans ma découverte d’un speakers corner londonien.
Devais avoir 14 ans-15 ans, ça m’avait scotché. -
PeggySlam
InvitéSalut Carpentier, si tu tapes Peggy Slam sur youtube t’as un texte de moi que je slam sur scène, c’est à Aubagne pour l’événement du Micro De Bois. Je suis accompagnée d’un musicien. Et sûr ma chaîne youtube tu peux y découvrir le fameux court métrage dont je parle qui s’intitule I Have A Dream, une référence au texte de Martin Luther King qui m’a très longtemps inspiré dans mes combats. J’ai appris d’ailleurs dans un livre que les handicapés dans les années des droits civiques étaient aussi présents au près de Luther King. Pas étonnant que je m’identifie depuis mon adolescence à ce mouvement politique. Et je n’ai malheureusement jamais réussi à me faire éditer mais tu peux trouver quelques poèmes de moi sur le forum dans la section Poèmes à partager. C’est tout niveau slam et je compte mettre cet hiver quelques vidéos de mon documentaire sur le slam mais qui n’a pas pu aboutir par manque de moyens techniques, financier et physique.
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Carpentier
Invitémerci PS : D
je cale ça parmi les divers alėas-obligations rattrapages domestiques du week-end ; D
Au programme de mes réjouissances donc:
1) peggyslam
2) le royaume
3) the substance (peut-être)
– toute autre suggestion reste bienvenue
toute modif reste possible dans un top 3 (ici, jusqu’à dimanche soir, minuit)
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Renaud Bigorre
InvitéMerci PE pour le partage de l’annonce.
Quelle joie en perspective !
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SHB
InvitéA ce qu’il parraît l’interview de begaudeau par Dany et raz est dans les tuyaux de l’aveu de Wissam. On a hâte.
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PeggySlam
InvitéEt ne pas oublié ce soir Le QG avec le grand Rancière
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I.G.Y
InvitéUn très bon entretien. Sur le sous-bassement chrétien, Rancière balaye trop vite l’hypothèse mais la manière dont il le fait dit quelque chose. D’abord qu’il oriente très vite sa réponse sur le christianisme en tant qu’Eglise ou comme pratique sociale instituée, ce qui n’était pas l’objet de François. Et d’autre part le premier mot qui lui vient à propos du présupposé égalitaire comme acte de « foi », c’est le mot… « confiance », deux mots qui ont littéralement une étymologie commune. Vague impression que des éléments nous manquent pour comprendre ce refus bougonnant d’une hypothèse qui n’apparaît pas si mauvaise. Une enfance chrétienne légèrement oppressive qui remonte à la surface en dépit de son « je n’ai rien contre le christiannisme » ? Autre chose? Allez savoir.
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Merci à vous-
Emile Novis
Invité@IGY
D’accord avec toi. Mais moi, j’ai entendu « conscience », et non pas « confiance ». Je vais réécouter le passage.-
Emile Novis
InvitéTu as raison, il dit « acte de confiance ». C’est cocasse. Un acte manqué?
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I.G.Y
InvitéRire. Acte manqué c’est pas mal
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Tony
InvitéJ’ai l’impression qu’il récuse le christianisme en tant que servitude,sur le déterminisme j’aime assez qu’il le relativise et qu’il y ait une forme de consentement à l’ordre existant en le surestimant me paraît assez vrai,il laisse la possibilité d’une liberté,voire d’une volonté,en tout cas très bel entretien.
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Emile Novis
InvitéTu as raison IGY. Ce « refus bougonnant », pour reprendre ton expression, interroge. Deux hypothèses:
=> Il est athée, tout simplement (quelle que soit la généalogie de son athéisme, son enfance, etc.).
=> Il y des philosophes qui n’aiment pas du tout, notamment en public, s’approcher trop près de ces zones, et ils tiennent à mettre une distance avec le mot « foi » et le christianisme en général, parce qu’ils craignent de subordonner l’accès à leur pensée à un élément qui, somme toute, n’est pas universalisable au sens philosophique du terme. Autrement dit, la crainte de dire à son public que sa pensée, en dernier lieu, et dès le principe, est suspendue à un principe lié à une « foi » comme on dit qu’on est suspendu dans le vide. Il y aurait au cœur de sa pensée un en dehors de la philosophie qui pourraitt apparaître totalement arbitraire et disqualifiant pout tout le reste de sa pensée.
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D’accord également avec Tony sur le déterminisme : quand Rancière dit que le déterminisme intégral suppose un schéma causal et assez mécaniste (c’est ainsi que je le comprends), je suis d’accord avec lui. La métaphysique déterministe n’est d’ailleurs pas si éloignée que cela d’une forme de scientisme. Il me semble aussi que le vitalisme ne peut se penser pleinement en s’appuyant sur un schéma déterministe. Je n’ai pas assez lu Rancière, mais il me semble que ces notions de bèche, de percée, d’évènement, de trouée, d’être capable de plus que ce que nous pensions pouvoir (émancipation), etc. se ramènent à un élément commun : la vie implique le nouveau, une zone d’indétermination dans laquelle il y aura, demain, quelque chose de plus qu’hier, un plus qui ne peut être déduit de ce qui précède et qui excède le passé, qui est le fruit d’une maturation, d’un accouchement, d’une « évolution créatrice », dirait Bergson. Chose difficile à penser pour le déterminisme absolu, pour qui il n’y a jamais vraiment rien de nouveau au sens radical du terme, le temps n’étant qu’un développement de ce qui était déjà là.-
Emile Novis
Invité*brèche, et non pas la bêche pour creuser des trous. Quoique…
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I.G.Y
InvitéÇa n’est en effet jamais facile de parler de religion à gauche (ou plutôt de foi, ce qui n’est pas la même chose mais on nage dans des eaux proches). Friot l’assume assez, mais il est si ancré dans le communisme et le marxisme que ça lui coûte moins. Pour reprendre un terme employé dans l’entretien, Rancière est déjà « scandaleux » sur trop d’autres points.
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Emile Novis
Invité@I.G.Y
Le lieu qu’est la gauche rend en effet plus difficile encore la chose, comme tu le dis.
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Et pour prolonger le domaine des « malentendus », car j’ai l’impression qu’il y a eu plusieurs malentendus dans cette discussion (ce qui est assez normal d’ailleurs), je voudrais revenir sur la colonisation de nos vies par le capital, et notamment tout ce qui est rendu possible par les technologies. C’est le moment de la discussion où FB s’interroge sur le vol du sensible et du temps par tout ça, ce que Rancière semble beaucoup minimiser, rejetant cette idée de la Grande Machine Big Brother, idée que FB ne défend pas non plus, lui qui est très critique d’Orwell par ailleurs. Une origine possible de cette mésentente est à trouver dans le fait que Rancière appartient à une époque qui a vécu et s’est construite en dehors du numérique et de sa culture tacite (portable, smartphone, ordinateur répandus partout, séries, SMS, réseaux, etc.). Il vient d’un autre monde, en quelque sorte, il vient d’une culture longue, pas inquiète devant un long texte qui demande patience, attention et disponibilité. Lui, il est « libre », sans doute, d’allumer ou d’éteindre la machine, parce qu’il a incorporé une autre manière d’être tout au long de sa vie, et qu’il voit bien la différence et la perte qu’il peut y avoir dans tout ça. Nous, nous sommes nés dedans, nous sommes biberonnés aux messages courts version twitter (qui va bien au delà de twitter d’ailleurs, on le voit bien dans la réaction, ici, de ceux qui assimilent un texte de trente lignes à un « pavé », ce qui ferait sans doute rire Rancière ou Badiou). Nous avons incorporés les normes de ce monde numérique, nous nous sommes construits dedans, ce qui rend la « liberté » autrement plus difficile dans ces conditions.
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FB a lu Rancière, c’est très clair. Rancière a-t-il lu FB? Car j’ai l’impression, parfois, que Rancière ramenait les positions de FB à des positions qui n’étaient pas les siennes.-
I.G.Y
InvitéPlus que des malentendus, je crois que des remarques bien précises de FB ont été un peu contournées par Rancière. Il m’a donné l’impression de tourner autour du pot. Cet entretien me confirme que décidément je ne serai jamais « pleinement » ranciérien, mais sa pensée m’intéresse davantage d’années en années (surtout la question du sensible).
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essaisfragiles
Invité« Une origine possible de cette mésentente est à trouver dans le fait que Rancière appartient à une époque qui a vécu et s’est construite en dehors du numérique et de sa culture tacite (portable, smartphone, ordinateur répandus partout, séries, SMS, réseaux, etc.). Il vient d’un autre monde, en quelque sorte, il vient d’une culture longue, pas inquiète devant un long texte qui demande patience, attention et disponibilité. Lui, il est « libre », sans doute, d’allumer ou d’éteindre la machine, parce qu’il a incorporé une autre manière d’être tout au long de sa vie, et qu’il voit bien la différence et la perte qu’il peut y avoir dans tout ça. »
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FB aussi. François ne cesse de rappeler qu’il un homme du 20e siècle, qu’il s’est fait dans les livres et les journaux papiers, qu’il déconsidère les réseaux comme Twitter. C’est clair que pour envoyer un texto, je ferais plus confiance à FB qu’à JR, mais c’est clair aussi que je n’en attendrai jamais plus de FB. Qui s’étonnait il y a peu dans une émission (à Lille, je crois, avec des ingénieurs ou des journalistes), qu’on puisse avoir à disposition la musique qu’on veut, quand on veut. FB connaît YT, mais pas Apple Music, Spotify, Deezer.-
Emile Novis
Invité@essaisfragiles
Oui, FB aussi, mais il souligne qu’il est parmi la dernière génération à s’être formé en dehors du numérique, et il semble plus sensible sur le vol du temps concernant les générations qui sont nées dedans. Rancière me semble minimiser la chose, ne pas prendre en compte cette différence que FB considère.
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@IGY
Peut-être, question d’interprétation. J’y a vu des malentendus, tu y vois un contournement plus ou moins volontaire. Toujours est-il que certains propos à mon avis très intéressants sont restés sans suite. L’ensemble était néanmoins très agréable à écouter.-
essaisfragiles
Invité@ Emile Novis
Merci pour cette précision.
Je n’ai pas vu l’émission, d<‘où mon approximation sur Rancière.
Quand François parle de la lecture (du temps consacré, des romans, du nombre annuel de ses lectures), et souvent sur le mode de l’opposition ou de la distinction (je n’ai pas que ça à foutre, traîner sur les réseaux), je me dis également qu’à part des gens comme nous (tous ici sur le forum, à part quelques galeux et galeuses), il s’adresse à des happy few, et, effet de classe ou véritable stratégie, il feint de l’ignorer. -
Demi Habile
Invitéessaisfragiles: Ah ouais, genre les bourgeois parlent aux bourgeois.
C’est rigolo. -
François Bégaudeau
Maître des clés» il s’adresse à des happy few, et, effet de classe ou véritable stratégie, il feint de l’ignorer. »
Je ne comprends pas -
essaisfragiles
Invité» il s’adresse à des happy few, et, effet de classe ou véritable stratégie, il feint de l’ignorer. »
Je ne comprends pas
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@ François
Désolé de te faire perdre du temps. Je vais trop vite.
– Happy few : les gens qui lisent encore, et qui, parmi les livres disponibles, lisent encore de la littérature. Tu t’adresses à des gens qui lisent et à qui tu demandes de (te) lire (surtout lorsqu’il s’agit de te répondre avec précision). C’est un bien précieux. On ne cesse de se le dire ici. Mais un bien fragile.
– Effet de classe : on (tu ?) se rend bien compte que le rapport au savoir n’est plus aujourd’hui médié par l’écrit, mais par la parole. Un savoir dilué, peu consistant, une ignorance. Cf. Dany et Raz qui sont assez représentatifs de cette génération qui ne lit plus (pour Raz sans doute plus). Effet de classe : parce que notre présence ici nous conforte dans l’idée qu’on continue à lire. Je ne pensais pas à une classe bourgeoise, mais à une classe lettrée, que nous représentons presque tous ici, mais qui est loin d’être représentative de la société.
– Véritable stratégie : continuer à faire valoir l’écrit (celui des livres), alors qu’au fond, on (tu ?) sait que c’est peine perdue (ou que ce sera bientôt peine perdue). Des livres se vendent, on continue à les lire, mais on (tu ?) sait que la plupart des gens s’en fiche. Les gens parlent de toi sans te lire. Même ici, où le risque de se diluer dans l’instantanéité du commentaire est grand.
Maintenant, en parlant de « toi », j’avais moins le sentiment de te circonscrire que de rendre compte d’une impression générale.
Si tu contestes l’ensemble, c’est encore mieux.
J’aurai raté une occasion de me taire. -
Carpentier
Invitéquant à ton …
tous ici sur le forum, à part quelques galeux et galeuses
on s’en remet à la bonté de jésus christ notre seigneur pour bien comprendre?
ou à l’expertise de Tolkien et du fameux Le public?
PS: qqn.e a des nouvelles de Mélanie?
C’est quand qu’on connait le planning de novembre pour débarrasser la table? -
essaisfragiles
Invité@ Carpentier
À qui s’adresse « ton » ?
Je n’ai écrit que : « tous ici sur le forum, à part quelques galeux et galeuses ».
Mais j’aime bien : « on s’en remet à la bonté de jésus christ notre seigneur pour bien comprendre? » -
Carpentier
Invitéoui, j’oublie quelque peu la fermeture des balises depuis hier quand je cite, pardon
(l’âge sans doute ou juste moi quand je limace vers un peu plus de légèreté, je me médiocrise quand je me détends, c chiant)
je t’invite donc juste à préciser qui a la gale ici,
les accès aux rdvs chez les spécialistes mais même chez les généralistes (sans parler de l’accès aux urgences) étant ce qu’on sait, il faudrait que les dits.es puissent s’organiser fissa pour l’accès aux soins, tu ne crois pas? -
François Bégaudeau
Maître des clésC’est surtout que tu me prêtes des positions générales que je n’ai pas
Je ne suis pas un militant de l’écrit en général. Je fais juste observer que, tant qu’à discuter ma pensée, c’est à mes écrits qu’on devrait se référer prioritairement car ceux là sont pesés..
De même, je ne reproche aucunement à Dany et Raz de ne pas lire, je leur reproche de ne pas lire un livre qu’ils prétendent commenter. C’est plus précis.
J’ajoute juste que je trouve étonnant (et oui là peut etre que je feins de m’étonner) qu’ils ne se réfèrent jamais, parlant de moi, à un livre de moi – ou ne serait ce qu’à un texte, à un article, etc.
Mais rappelons aussi une chose : pour un type qui ne jurerait que par l’écrit, je fais beaucoup dans l’oral, tu ne trouves pas? Comme souvent dit, j’aime l’exercice oral, et je lui trouve une grande noblesse. Simplement je trouve que beaucoup, Dany et Raz compris, ont beaucoup de mal à simplement entendre ce que je dis. Si bien qu’à un clivage entre oral et écrit se substituerait un clivage attention/ non-attention. -
essaisfragiles
Invité@ François
« Mais rappelons aussi une chose : pour un type qui ne jurerait que par l’écrit, je fais beaucoup dans l’oral, tu ne trouves pas? Comme souvent dit, j’aime l’exercice oral, et je lui trouve une grande noblesse. »
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Je n’ai pas dit que tu ne jurais que par l’écrit. Loin de là. Je ne les oppose pas. Je n’ai pas dit que tu le faisais. Je me suis donc mal exprimé, à nouveau.
Parmi les modalités et les temporalités différentes de l’oral, les situations de parole, tu rappelles souvent tes préférences. Que je partage : le temps long, le temps de développer, de suivre tes pensées, de les exposer.
J’ai toujours pensé et dit à l’occasion que tu es un griot. Et je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement avec Daney.
On a souvent fait le reproche à Derrida de privilégier l’écrit, au détriment de l’oral. Alors que c’est le contraire qu’il a fait, et que c’est l’oral, la parole, qui l’a toujours intéressé, passionné.
J’ai trop écouté les entretiens et les émissions sur France-Cul (et Veinstein pendant des années à minuit) pour ne pas reconnaître à la parole cette noblesse dont tu parles. YT fait aujourd’hui ce à quoi France-Culture à renoncé (des émissions longues, pas du bavardage).
Donc il y a un gros malentendu, de mon fait, à cause de ce que j’ai écrit, et je le regrette.
Dirais-tu de quelqu’un n’ayant accès qu’à ta parole publique qu’il peut entrer dans et comprendre en profondeur ce que tu penses ? -
François Bégaudeau
Maître des clésJe pense que quelqu’un qui suivrait les conférences et entretiens longs finirait par comprendre comment je pense.
Mais il lui manquerait encore beaucoup d’éléments – la phrase écrite, le style qu’elle porte, le rapport au monde qu’elle imprime
Et puis le récit, la fiction, les personnages, les situations – tout le pan littéraire
Et puis d’ailleurs l’essentiel du contenu de la pensée. A ce stade j’ai du parler 20 heures de Comme une mule, entretiens videos et entretiens écrits cumulés, et il me semble que 99% de son contenu n’a pas été abordé, ni même mentionné. -
essaisfragiles
Invité@ François
Comment tu penses, comme ça fonctionne et s’articule. Mais pas ce que tu penses, les articulations fines, l’essentiel du contenu comme tu dis. On est d’accord (enfin j’espère).
Pour ce que j’ai entendu sur CUM (peu est accessible pour le moment), ça parle peu de 90% du livre : c’est mentionné seulement, et souvent allusivement (enfin je crois).
Je vais encore me risquer à une interprétation et je voudrais ne pas me vautrer cette fois : comme la plupart des gens que je lis, ton style oral et ton style écrit sont très différents (Deleuze, c’est très visible p. ex.). Personnellement, et je me demande si d’autres t’ont déjà fait la remarque, j’ai toujours été plus à l’aise avec ta parole qu’avec tes écrits (même si je tiens MC et CUM pour des chef-d’oeuvre, en tout cas des points d’aboutissement très parfaits en leur genre), et je me dis même parfois le contraire de ce que tu sembles estimer : combien de fois me suis-dit, en lisant tes essais, tiens, là, à l’oral, il aurait développé, tenté d’expliciter (tu dis au contraire qu’écrire te permet de déplier)… Ton style écrit dans les essais (je parle des essais seulement, les romans cela va plus de soi et je suis moins dans la recherche d’une maîtrise conceptuelle) est parfois elliptique — sans doute l’écrivain en toi qui ne disparaît jamais complètement dans l’essayiste (la discussion récente sur la ponctuation le dit assez), là où j’ai plus l’habitude d’une discursivité plus dépliée (incarnée exemplairement par Emile ici et c’est une qualité que j’honore) — sans doute l’idéaliste en moi qui ne disparaît jamais complètement dans la lecture des romans (puisque j’y trouve aussi mais pas seulement des idées, comme Rancière relisant Tchékhov et d’ailleurs ce ne sont pas des idées mais des modes de sensibilité). Ton oral est assez lisse, au sens de continu, homogène. Ton écrit est plus sinueux, discontinu, tortueux (?), même si tu ne perds jamais le lecteur en route.
Cela dit : il y a des fulgurances littéraires dans CUM, notamment sur la littérature et l’art, que je n’échangerais en rien contre des explications orales — ton écrit à ceci de fort qu’il nous oblige à nous donner à nous-même les explications, beaucoup l’ont souligné, le livre rend intelligent, et c’est très rancérien tout cela. Tu produis quelque chose comme des aphorismes, et ce n’est pas rien que tu aies fait des écrits des autres des aphorismes et des haïkus de ta pensée. La littérature revient à la littérature. Avec pas mal de trucs où tu mets ta connerie à nue aussi. Merci. -
Arnaud
InvitéLe mouvement n’est pas le même, à l’écrit sa phrase ramasse plus qu’elle ne déplie.
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essaisfragiles
Invité@ Arnaud
Ça, François le dit de la littérature, elle ramasse tout : le « nègre » (la négritude) et le raciste, le bourreau et la victime, la princesse et le manant. Pas sûr qu’il le dise dans les mêmes termes des essais. Il a dit dernièrement que dans les essais, il devait faire plus attention (ou l’inverse, je ne sais plus et peu importe car c’est le fait de les distinguer qui compte). Les deux modes d’écriture ne se recouvrent pas entièrement ; même si j’ai l’impression que CUM est plus proche par endroit de la littérature que les autres essais qui ont souvent besoin de la « fiction » (la mise en situation) pour y tendre, là où CUM l’atteint par une voie plus littéraire, poétique — je veux dire dans les phrases elles-mêmes. Là où les précédents essais avaient besoin de « l’artifice » de la fiction pour rejoindre par une voie indirecte la littérature (François dirait sans doute qu’il a besoin de ces situations pour être écrivain ou parce qu’il est écrivain), CUM la rejoint par une voie directe, et c’est pourquoi ce livre est beau : il s’est débarassé de la tentative d’être littéraire pour être littéraire, il est d’autant plus littéraire qu’il ne cherche plus à l’être.
Je ne sais pas comment le dire autrement. -
essaisfragiles
InvitéMême s’il passe 80 pages à parler des faits dans CUM.
Comme il passait 80 page dans NJ à relater la soirée avec M.
Je me comprends. -
Arnaud
InvitéJe ne sais pas s’il y a une différence essais/romans au niveau de la phrase. Ce qui distingue l’écriture des essais c’est plutôt que les traces du raisonnement y sont laissées. Phrases modifiées, amendées, répétées. D’ailleurs ses essais sont souvent plus épais. Dans un style différent, Foucault fait ça aussi, tourbilloner autour de son objet.
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essaisfragiles
InvitéJe n’aurais pensé à faire le rapprochement avec Foucault, c’est intéressant.
Ce qui signalerait un vrai tempérament littéraire chez François (pas le rapprochement avec Foucault, mais son souci d’écrire).
A mon avis ce qui se joue dans ses essais et les romans, c’est pas simplement la question de la parataxe (ou de l’asyndète j’ai jamais bien compris la différence, je sais juste que c’est du Adorno pur jus).
D’ailleurs si François revient dans ce fil, j’essaierai d’articuler une vieille impression de lecture que j’ai. -
essaisfragiles
InvitéBon, après l’écoute de l’émission de Heraklestv, je me rends compte que François répond à pas mal de questions posées dans ce fil.
Je suis en train de mesurer à quel point François est écrivain… -
nefa
Invité« comprendre en profondeur CE que tu penses »
Que tu sois traversé de matières orales ou bien écrites (même 450 pages) : des bribes. Et tu en penserais de bric et de broc.
Voleurs pilleurs de poubelle escrocs receleurs rue de Belleville hommes et vieilles femmes confondus, entre voyous. -
essaisfragiles
Invité@ nefa
Tiens, ça me fait penser à ce que Socrate disait du philosophe: c’est un voleur, ce qu’il pense il le dérobe chez les autres.
Le pensée dérobée est aussi la pensée dé-robée : déshabillée, mise à poils. -
nefa
Invitébizarre figure d’une pensée « déshabillée, mise à poils »
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essaisfragiles
Invité@ nefa
Je vais le dire autrement, en retirant la sensualité de l’image.
La pensée dé-robée, c’est l’idée d’une pensée dévêtue de ce qui la recouvre, de ce qui la dissimule, pour la faire apparaître au grand jour. L’image est ancienne chez les philosophes (Platon, Rousseau) : c’est l’idée d’une statue immergée et recouverte par les sédiments qui a fini par ressembler moins à un dieu qu’à une bête féroce.
La pensée dérobée par Socrate, c’est la pensée rendue à elle-même, libérée de ce qui la défigurait ou la dérobait au regard. Déshabillage, désédimentation, déconstruction (déjà).
Selon que l’on accepte le présupposé d’une pensée (ou d’une âme) à purifier de ses scories, ou au contraire que l’on recherche la pollution, les poubelles, les ordures, les voyous ou les voyelles de la pensée (« J’ai de mes ancêtres gaulois l’oeil bleu blanc, la cervelle étroite et la maladresse dans la lutte »).
Voilà tout ce à quoi tu m’as fait penser. -
nefa
Invitéj’avais lu un truc de Plotin qui disait pareil sur les scories
les poubelles c’est pas sale forcement -
essaisfragiles
Invitéà condition de refuser le tri sélectif
« il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps » (Rimbaud toujours que j’ai eu envie de relire après avoir écouté l’entretien d’HeraklesTv) -
nefa
Invitévérité dans sa finesse, certainement pas
figures vraies
qui elles aussi peuvent-être très fines -
essaisfragiles
Invitéj’aime bien « figures vraies »
idée de figures qui ne défigurent pas, ou de défigurations qui refigurent
idée aussi que la vérité a besoin de se figurer (dans la littérature)
les grands voyous la littérature sont des figureurs de vérité : Rimbaud, Nietzsche, Artaud, Foucault -
nefa
Invité« les grands voyous la littérature »
on a pensé ça en même temps -
essaisfragiles
Invité« plus oisif que le crapaud »
y a pas mieux -
nefa
InvitéZirma: bagarre !
Salut à toi au passage
et en même temps que j’écris, suis sur ton lien
merci -
Zyrma
Invitésalut nefa
je ne me bats jamais (mais je peux insulter) -
essaisfragiles
Invitémerci Zyrma pour le lien de tout à l’heure !
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nefa
Invitéc’est pas nous qui nous bagarrons mais les posts entre eux
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I.G.Y
Invité@Emile oui c’est certain, je ne voudrais pas laisser penser que je n’ai vu « que » contournement et évitement. Je pinaille (mais n’est-ce pas aussi en se faisant insupportables pinailleurs qu’adviennent ces émissions où échangent des auteurs insupportablement bons?)
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PeggySlam
InvitéSi quelqu’un a la version complète du QG François Bégaudeau et Jacques Rancière ça serait cool de le partager car j’ai pas pu regarder le directe. En vous remerciant
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noir extatique
InvitéTu ne peux pas récupérer la vidéo en différé sur YouTube ?
Si ce n’est pas le cas, je pense qu’il te faudra t’inscrire via le site de qg-
trou noir
Invitéici le lien youtube
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PeggySlam
Invité@trou noir c’est marqué Best Of ça ne semble pas être la version complète mais merci quand même
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noir extatique
InvitéLe lien fonctionnait jusqu’à 22h30.
Il faudra passer par la plate-forme qg.-
essaisfragiles
InvitéDeux questions à François. Une sur le dispositif de tournage, l’autre plus personnelle.
1. On a l’impression que vous êtes éloignés l’un de l’autre dans l’espace. Du coup le champ-contrechamp paraît un peu artificiel. S’il n’y avait pas les regards, très présents, qui montrent que vous vous adressez l’un à l’autre, on pourrait penser que vos répliques n’ont pas été enregistrées au même moment. Le fait qu’Aude Lancelin apparaisse dans un fond différent renforce cette perception d’artificialité.
2. Pas trop impressionné, intimidé ? Dans cette courte capsule, on sent que tu avais préparé la rencontre, tu tiens tes lunettes, tu sembles regarder des notes à un moment, tu es aussi davantage dans la retenue (moins grande gueule).
P. S. : dans la mesure où j’ai dit ici à plusieurs reprises que je suis amoureux d’elle, ce qui est la pure vérité, est-ce qu’Aude Lancelin accepterait en réponse à mon hommage de mettre en ligne gratuitement l’ensemble de l’entretien ?-
François Bégaudeau
Maître des clésOn est à trois mètres l’un de l’autre
L’effet que tu dis est peut etre du au montage
Non je n’étais pas intimidé mais concentré, puisque dépositaire du dialogue – cette explication tenait plutot de l’entretien. Position très acrobatique, et qui à mon sens d’ailleurs n’a rien produit. Cette émission était impossible.-
Mao
InvitéDéçu ? J’aurais aimé que ça dure 2 heures de plus. Tellement de sujets sur lesquels j’aurais souhaité vous entendre.
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Benoît
InvitéJ’ai trouvé Rancière plus à l’aise que d’habitude dans ce genre d’exercice et plus clair aussi !
Mais l’émission était trop courte. C’est à dire qu’à chaque question, on aurait presque aimé que tu insistes avec une nouvelle sur le même sujet pour « forcer » Rancière à aller chercher en lui-même des réponses ou des éléments plus inhabituel.lle.s et et qu’on suppose pourtant là. Ce qui était l’objectif de cet entretien j’ai l’impression. Ce mouvement est bien sûr là, cf ref chrétien, avec cette réponse « d’acte de confiance » vs « acte de foi » De la même manière, il y avait toujours plusieurs remarques dans la question, et on aurait aimé qu’une remarque fasse office de question et qu’on y retourne. Je pense particulièrement à la créature hybride Rancière/Tchekhov que tu décris dans le style. Mais Rancière répond en gros « c’est pas moi, c’est Tchekhov ». On aurait aimé creuser cette affaire là ! Quand l’émission s’est finie, on aurait aimé qu’elle continue encore 1H30. Enfin, j’ai trouvé Rancière plus amusé, plus joyeux que dans ses autres entretiens vidéo.
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Mao
InvitéRancière n’emprunte jamais la posture de celui qui se dit j’ai des tas de choses à vous dire, à exprimer et je vais vous en faire un livre. Rancière est d’abord un commentateur. Un commentateur génial. Grand commentateur de Platon, sans doute le plus grand commentateur de l’oeuvre d’Aristote, commentateur également de Marx, Althusser, Bourdieu. Commentateur d’Auerbach, commentateur des grands auteurs de la littérature avec Flaubert, Woolf, Tchekhov, Faulkner. Lorsqu’il se penche sur les archives du monde ouvrier, là encore il commente les textes qu’il y trouve et nous permet de découvrir de quoi pouvait être faite la nuit des prolétaires. Il a commenté les textes de Gauny, Jacotot, Ballanche.
Dans tous ses textes, il commente ce qui se dit, ce qui se fait, ce qui s’écrit, si bien qu’on a toujours le sentiment avec lui que les livres s’écrivent « tout seul », indépendamment de la volonté de son auteur, avec cette manière très singulière de tisser son commentaire avec le texte qu’il commente. Je rejoins en ce sens la lecture de François. On ne sait jamais vraiment qui parle. Tchekhov ou Rancière ? Rien d’étonnant dans ces conditions à ce qu’il ait à ce point mis à l’honneur la force du regard critique du « spectateur émancipé ». Comme tous les grands critiques, il nous montre quelle est la puissance du regard d’un lecteur qui commente une oeuvre ou d’un spectateur qui assiste à un spectacle.-
Mao
InvitéPour le dire autrement je pense que Rancière est le contraire de l’écrivain qui se pose devant une page blanche en se demandant ce qu’il va bien pouvoir raconter ou de l’intellectuel qui se demande comment il va pouvoir échafauder sa grande théorie sur le monde. Je ne peux imaginer Rancière écrire qu’un livre à la main.
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Mao
InvitéUn peu comme Dany et raz, Rancière ne fait que des Reacts.
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essaisfragiles
InvitéMao, ce que tu explicites là comme principe d’écriture de Rancière — d’ailleurs il distingue lui-même ses livres des livres d’entretien — c’est l’usage du discours indirect libre, aussi pratiqué par Flaubert (qui l’a en quelque sorte introduit en littérature, qui en a fait un événement de littérature), Deleuze et… Bégaudeau. C’est dire la postérité du machin.
C’est très visible dans Le MI (son livre sans doute le plus cité ici) : très vite, au bout de trois ou quatre pages, on ne sait plus qui parle, Rancière ou Jacotot, ça fait partie du flux, du flow. Deleuze avant Rancière l’avait déjà fait, dès les annes 60 : dans son Nietzsche, puis ensuite dans son Spinoza, et Bergson (sur le cinéma). À tel point qu’à la fac, on nous demandait toujours d’être attentif au fait de savoir qui parle (Deleuze ou celui dont il parle), ce qui est se rendre particulièrement inattentif à la génialité, à la puissance du truc (qui est tout sauf un truc et un machin).
Tu as raison de dire que cela rend l’auteur modeste, voire contribue à le faire disparaître comme autorité. Tu nous aides à mieux comprendre tout cela.
Merci pour cette belle présentation de Rancière. -
François Bégaudeau
Maître des clésLe montage est assuré par Aude et son équipe. Si je commence à me mêler de ça, mes journées vont se compliquer.
Sur la mise en scène je n’ai pas d’idée spécifique. Je crois que l’essentiel c’est d’arriver à ce que le dialogue en soit un, et que l’échange devienne un moment. Pour ça il faut penser la chose en amont. Ce que j’avais fait, en l’occurrence. Mais le réel est ce qu’il est.
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essaisfragiles
Invité@ François (et les autres)
Oui, j’ai pensé à un effet du montage.
Concentré, c’est bien le mot.
Impossible — donc hautement possible.
Ou l’inverse, je ne sais jamais.
N’ayant pas vu l’émission, as-tu la réponse à une question posée ici : Rancière connaît-il ton travail, te lit-il, François ?-
François Bégaudeau
Maître des clésIl me connait, sait vaguement ce que je fabrique. Mais ne m’a pas lu, non.
Si ce n’est la pièce sur Le maitre ignorant.-
..Graindorge
Invité@François
Peut-être lui offrir HDTB et CUM. Pour ce dernier, en le prévenant qu’il peut sauter l’affaire et aller au plus important -
essaisfragiles
Invitéavec une dédicace ?
« À Jacques, maître vénéré et adoré. » Ou : « Suprême majesté ».
Ce serait rigolo. -
..Graindorge
Invité@essaisfragiles
sans dédicace
@François
je n’ai pas encore reçu CUM. J’en profite pour clarifier mon message
« Peut-être lui offrir HDTB et CUM. Pour ce dernier, en le prévenant qu’il peut sauter l’affaire et aller au plus important »
mieux de dire » qu’il peut ne pas lire la partie sur l’affaire »
Même si je n’ai pas encore lu CUM , à la lecture de tous les généreux partages ici, difficile de croire que ce n’est pas du bon -
François Bégaudeau
Maître des clésah j’apprends que tu as lu CUM
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Mao
InvitéQuestion stupide. Est-ce François Bégaudeau fait dédicacer les bouquins de ses auteurs favoris ?
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essaisfragiles
InvitéMoi j’ai des dédicaces de Heidegger, Deleuze, Derrida et même une de Platon que j’ai fait authentifier.
Celle que je préfère : « À mon cochon préféré. LB. »
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Kenyle
InvitéEst ce que vous avez participé au montage ?
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essaisfragiles
Invité@ Kenyle, je pense que c’est sous-traité par l’équipe technique. Que ni François ni Aude n’ont participé au montage (sur le plan technique) : le montage a sans doute été fait sur des passages indiqués par François ou Aude.
D’ailleurs, c’est une belle idée, ça : François, si tu es amené à faire des émissions comme intervieweur pour QG, tu n’aurais pas quelques idées de mise en scène à proposer pour changer le dispositif de tournage, ou tu ne veux pas interférer avec le travail (les contraintes matérielles et temporelles) des techniciens de plateau ? Interviewer pourrait aussi dire mettre en scène, au moins dans les limites du plateau…
Idée de cinéma : comment filmer un entretien ? Champ-contrechamp (frontalité) ou côte à côte sur une banquette (vraie ou fausse proximité), ou mouvement de va-et-vient de la caméra (travelling latéral) ou gros plan sur l’un pendant que l’autre parle, ou filmer les coulisses, etc. (on verrait François se curer le nez, ce qu’il fait à chaque fois, c’est connu dans tout Paris, ou se friser les dreadlocks, c’est plus épisodique). Tout cela est archivu, il reste à inventer le dispositif qui va avec. Perso, je pencherai pour un plan d’ensemble ou moyen, avec les deux ou trois partenaires, plan-séquence, aucun montage ; mais ça ne cadre pas avec les attendus des réseaux.-
essaisfragiles
Invitéok c’est répondu et lu.
au-dessus
poilau -
Claire N
InvitéAux Dents
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Emile Novis
Invité@Claire
Mais comment des poils peuvent-ils se retrouver dans des dents?!…
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..Graindorge
Invité@essaisfragiles
Le prix minimum pour l’abonnement à QG c’est 5€/ mois. Je ne sais pas si un.e abonnée peut partager pontuellement.-
essaisfragiles
Invité@ ..Graindorge
C’est pas cher, tu as raison.
Mais ça pourrait aussi être un « produit d’appel » pour QG : rendre accessible une émission, pour montrer tellement c’est bien, et fidéliser les contributeurs.-
..Graindorge
Invité@essaisfragiles
Le » pas cher » dépend des moyens de chacun.e
« Mais ça pourrait aussi être un « produit d’appel » pour QG : rendre accessible une émission,
pour montrer tellement c’est bien, et fidéliser les contributeurs. » Oui-
Mao
InvitéLe produit d’appel s’appelle François Bégaudeau. Comme beaucoup j’imagine je me suis abonné à QG pour suivre l’entretien avec Devecchio, me suis depuis dit 150 fois qu’il serait temps que je me désabonne puis est arrivé l’entretien avec Rougeyron et maintenant l’émission bimestrielle. Ça va forcément considérablement booster le nombre d’abonnés. Si Bolloré était de gauche radicale, François se verrait proposer une quotidienne et finirait candidat à la présidentielle. A moins que…
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Mao
InvitéCe que je dis là est en partie sérieux. Je pense même que c’est la principale cause du ressentiment que beaucoup trop de gens à gauche éprouvent à son endroit. Soit parce qu’il fait de l’ombre à certains soit parce que le « dandy esthète » outre de cracher sur les « politimanes » se refuse à mettre tout son talent au service de la grande cause. C’est le meilleur joueur de l’équipe mais il refuse de chausser les crampons, il préfère parler cinoche. Et il se fout de notre gueule par dessus le marché. Il respecte pas le GAME.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe crois qu’il y a de ça oui
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Mao
InvitéJe vois un peu François comme le boxeur le plus talentueux de sa génération. Mais un boxeur qui se refuse à combattre dans l’arène. Tout au plus, accepte-t-il de temps en temps de faire un sparring dans lequel il humilie un combattant ranked mais c’est juste histoire de se dégourdir les jambes parce que tout ce cirque, le titre, la ceinture indisputed, ça l’éclate pas des masses. Au final, he trouve ça très beau. très punk.
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essaisfragiles
Invité« Tout au plus, accepte-t-il de temps en temps de faire un sparring dans lequel il humilie un combattant ranked »
Je crois qu’il y malatendu sur la personne.
Les seuls coups de François, c’est des coups de tatane, et encore comme shaolin soccer. -
Demi Habile
InvitéUn genre de Ben Arfa quoi.
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Carpentier
Invitéil faut dire que sur le ring, il y est beaucoup monté, a beaucoup combattu quand même et jusqu’à il y a peu; FB dit bien, notamment dans son 2 singes ou (2 ou 3 déjà?) comment il a adoré ça, jusqu’à se voir être comme il ne s’aime pas.
À l’instar du tube chéri des Strokes, yolo, le voilà calmé, on va enfin pouvoir l’emmener pour en faire quelque chose ^^ -
essaisfragiles
InvitéIl est notoire que François ait arrêté la scène.
Il y a sans doute une scène de la scène qui ne lui convient pas.
Il dit fuir le pugilat. Mais aimer les scènes de joie.
Il est Petit Scarabée qui a reçu des leçons de kung fu pour ne jamais avoir à se battre.
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Kung Fu, série de 1972
« Cette série raconte les aventures d’un moine shaolin, Kwai Chang Caine (« Petit Scarabée »), métis né d’un père américain et d’une mère chinoise, en fuite après avoir tué le neveu de l’empereur de Chine, qui a lui-même abattu le maître du héros.
Il se réfugie aux États-Unis pour échapper aux représailles des Chinois et part à la recherche de son demi-frère, Danny, installé dans le pays. Il voyage seul et à pied dans l’Ouest américain, travaillant occasionnellement pour survivre. Son allure atypique et le fait que sa tête a été mise à prix en font souvent la victime de desperados et de voyous. Contre eux, il ne dispose que d’une seule arme : son habileté dans les arts martiaux. » (Wikipedia)
J’aime bien !! -
PeggySlam
InvitéMon plus grand désir et j’espère que ça se fera un jour après avoir parlé de son livre et de quelques débat cinéma que j’ai en tête, pouvoir parler un jour de la scène avec lui. Car on l’a vécu avec dix années d’écart. Il y a tellement à dire. Il y a une de ses phrases dans Deux Singes ou ma vie politique, l’un des membre du groupe Zabriskie Point (Xavier je crois mais j’en suis pas sûr) dit « que quelque chose à changer » et je le rejoins où moi j’y ai vu comme un début de fin d’une véritable liberté d’expression. Où il fallait rendre la scène consensuel. Le problème justement de l’art social comme il dit également dans son livre CUM. J’espère qu’on puisse en parler François même si on en parlera déjà dans notre échange pour CUM
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Carpentier
Invitéoui, le maître des clefs d’ici dresse un peu moins le bâton aujourd’hui
FB: notre moine shaolin
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Demi Habile
InvitéFrançois qui suce goulument, ça change.
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Dr Xavier
Invité« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » (contrepèterie)
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Demi Habile
Invité« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habite. » 😏
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Ah, je vois ! La bonne contrepèterie serait :
« C’est plutôt toi qui aime taper l’habile » → « C’est plutôt toi qui aime lécher ta bille. »
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Tu as raison, je me suis probablement trompé. Voyons cela plus attentivement :
« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » pourrait donner :
« C’est plutôt toi qui aime taper la bite. »
Est-ce bien ce à quoi tu pensais ? 😊
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Ah, d’accord, cherchons encore !
La contrepèterie correcte est :
« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » → « C’est plutôt toi qui aime bâter l’Hippal. »
Un jeu sur les mots avec un peu de finesse dans la permutation. Si ce n’est toujours pas ça, éclaire-moi ! 😊
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Ah, alors je vais reprendre avec attention et simplicité. La contrepèterie de « C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » donne :
« C’est plutôt toi qui aime biter la taupe. »
Est-ce que cette fois ça colle ? 😊
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D’accord, merci pour ta patience ! Voici une nouvelle tentative plus rigoureuse :
« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » devient :
« C’est plutôt toi qui aime taper l’Habit. »
Ça te semble correct cette fois ? 😊
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Ah, voilà un vrai casse-tête ! Je vais vraiment y réfléchir.
« C’est plutôt toi qui aime taper, l’Habile » devient :
« C’est plutôt toi qui aime hâter la pile. »
Est-ce enfin la bonne ? 😅
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Comme je trouvais pas j’ai ma donné ma langue au chat mais le chat est complètement con.-
Carpentier
InvitéHapper la bite me semble beaucoup plus chargé en promesses
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Carpentier
Invitéavec AL en voyeuriste?
mise en scène: A.Serra
Et elle est où la barre de pole dance, hein? Elle est où?-
essaisfragiles
InvitéLapper
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Carpentier
Invitéles 2 ne sont que joie
tu essaieras et tu diras?
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Carpentier
Invitésur ces flash-extraits déjà, on voit au contraire comment il n’happe pas la bite aussi goulûment que ça – oui Doc Xav , oui –
sur cette histoire de police partout par exemple, ça ressemble à une objection/question pour valider ou infirmer une hypothèse plutôt je trouve, non?
En mode, je te la sucerais bien mais quand même ça s’fait pas
surtout que c’est filmé-
PeggySlam
InvitéOu tout simplement parce que aussi on peut avoir une profonde admiration face à l’invité qu’on a en face et qu’on fait ça avec sérieux, respect. Des fois aussi ça fait du bien. Pourquoi toujours chercher des joutes verbales quand il y en a pas et qu’il y a enfin deux personnes qui s’écoutent vraiment ? Pourquoi ?
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Carpentier
Invitépour alléger la vie?
juste une blague ratée ‘ au carré ‘ alors, PS, rien de si grave
car pour le chapitre ‘ admiration ‘ je peux être victime d’une sacrée diarrhée verbale si jamais, faut même pas me lancer, si tu savais
Me lance surtout pas 🤣 -
Demi Habile
InvitéPeggySlam: « on peut avoir une profonde admiration face à l’invité qu’on a en face et qu’on fait ça avec sérieux, respect. »
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Depuis quand une bonne pipe est incompatible avec genre de considérations? u_u-
Carpentier
Invitéj’avoue des envies de rebonds depuis ton post d’après minuit, DH
et tandis que je tenais bon, le docteur est passé par là, comme un furet bien connu et oui, j’ai 2 ans 1/2, c’est pas d’ma faute à moi, c’est que d’la faute au docteur, d’abord, na.-
Carpentier
Invitérespect et sérieux, uh uh ‘ au carré’
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PeggySlam
InvitéOk je vois c’est un peu pénible ça
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PE
InvitéPeggy si tu me files un mail (ou autre moyen de te contacter en pv) je peux t’envoyer un lien
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PeggySlam
InvitéMerci @PE.
Voici un lien où tu peux me l’envoyer :
especedanarcinephile@gmail.comEn te remerciant beaucoup beaucoup beaucoup !!!!
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..Graindorge
Invité@ PE
Si c’est possible, ça m’intéresse aussi PE: donaram85@gmail.com
Grand merci!
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Zyrma
Invitépas encore regardé mais ça a l’air bien (et je ne crois pas que le lien ait déjà été donné=
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Zyrma
Invitévous recouvrez mon lien
j’en suis à la fin de la première partie et hormis les pubs de matelas c’est bien, comme subodoré
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Renaud Bigorre
InvitéMerci beaucoup Zyrma pour le partage.
Un entretien de grande qualité de par sa charpente, les questions des 2 intervieweurs et les réponses de François, un prolongement réjouissant de la lecture de Comme une mule. -
essaisfragiles
InvitéMerci, j’avais zappé ton lien. Super.
Comme j’ai que ça a foutre dans les trois heures qui viennent et que je suis trop claqué pour lire Bégaudeau je m’en va l’écouter.-
essaisfragiles
InvitéHé, c’est vachement classieux chez François !
Quel bourgeois, çui-là encore !
Il se permet tout, il a pas honte hein et comme il se tient dans son fauteuil, monsieur je sais tout.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe suis très blessé que tu puisses penser une seconde que j’aie une plante verte
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Claire N
InvitéTu es en avance sur les mentalités
Il y a fort peu longtemps personne n’était choqué qu’un bocal avec un poisson rouge serve de décoration – et encore un peu plus loin mais pas tant des perroquets dans des cages. -
Carpentier
Invitéoh oui, on ose à peine imaginer la gueule de la plante
y compris celle d’un yuka
(j’ai le même problème, en vrai, capable de faire crever des trucs réputés increvables qu’on m’offre quand même pour me désensorceler – le rayon végétaux d’ikéa est le seul rayon où mon compagnon est mort de rire tant on y passe à 160/minute)
et c’est pas que les mains que je n’ai pas vertes, je crois: on se respecte les plantes et moi, c’est juste chacun sa place, quoi.
Il n’empêche que la pause midinette que tape FB lui va très bien aussi.-
Carpentier
Invitéet comme on voit ni carton faisant office de chevet ni boîte de thon traîner sur la console, c’est évidemment pas chez FB
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Carpentier
Invitéj’en suis à 30 minutes d’écoute, au moment coquelicot, juste avant j’aime aussi comment s’arrêter sur un incontournable d’anabac est remis en lumière, toute la distance entre les ‘ je ‘ notamment,
On a quand même tous ici repéré pas mal de trucs quand même déjà, qui sont redits, mieux dits encore et dépliés plus précis en revanche, j’aime beaucoup que, contrairement à ce que est/était souvent écrit (le truc des ‘ parties ‘ qui m’agaçait) il soit cette fois bien mis à plat que l’affaire est un fil narratif (non, FB ne l’aborde pas une fois pour toute et pis pffuit) fil autour duquel sont tissés d’autres situations-exemples pour dire et penser les thèmes qu’il a choisi de penser.-
Carpentier
Invitésans parler du Joyce, que je m’étais procuré dés que jadis il en avait parlé, sauf que dans l’émission, il en donne la clef:
– les 100 dernières pages, les pages Molly* (cf. celles de CUM)
En effet, à l’époque, tandis que je devenais de plus en plus ahurie en lisant son Ulysse (j’me disais ‘ il s’est bien foutu de moi en recommandant cette lecture’) j’avais fini par le mettre sur l’étagère à grosses couches de poussières, en héritage potentiel (la gueule des héritiers en trouvant ça 🤣)
Là au moins, après The substance, j’envisagerai de le descendre (merci)
* un film ‘ Molly ‘ tiens, bientôt aussi
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lison
InvitéMerci Zyrma pour ce lien , et merci pour ce long entretien.
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Mao
InvitéJe viens de regarder. Passionnant. Sur la fin quand François évoque une saison en enfer, je tombe de ma chaise. Plus de 20 ans que je ne cesse de le relire, de gonfler la Terre entière avec ça jusqu’à essayer de l’apprendre par coeur (je dois pouvoir réciter de mémoire et à quelques approximations près les premières pages). Il y a quelques jours encore je voyais yesterday le navet de Dany Boyle et me demandais ce que je serais foutu de retenir de la beauté du monde si un truc génial comme les Beatles venait à disparaître, me disant que peut être s’il arrivait un truc pareil avec Rimbaud je pourrais me souvenir à peu près de la première moitié d’une saison enfer. Texte que comme François je ne lis jamais et ne comprends jamais tout à fait de la même manière. Bref, ça me fout un peu en l’air cette histoire. Sur cette question de l’oeuvre qui échappe, je prends aussi exemple sur le cinéma de Mizoguchi avec toujours cette étrange impression que ses films montrent des choses essentielles que je ne suis jamais certain de bien cerner. Le grand art a à voir avec l’indéterminé, l’indécidable. Comme je n’arriverais jamais à décider si « Feeling good » de Nina Simone est une chanson triste ou joyeuse.
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essaisfragiles
InvitéTiens, c’est rigolo, j’ai eu aussi envie de poster un message sur Rimbaud !
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François Bégaudeau
Maître des clésJe réécoute Feeling good, du coup.
Mais il faudra aussi se demander pourquoi Ain’t got no, I Got life fait pleurer.-
..Graindorge
InvitéElle est géniale cette chanson
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lison
Invitéla voilà :
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..Graindorge
InvitéAaaah! Merci Lison! Avec mon portable,
pas réussi à la partager
Et voilà des mouchoirs pour François -
..Graindorge
Invitéje viens d’écouter la chanson…heu…Francesco, il en reste des mouchoirs dans la boîte?
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Carpentier
Invitéla découvrant un jour après qu’un ami me l’ait partagée dans un mail, j’ai souvenir d’avoir été tout de suite happée par la retenue à la fois modeste et intense de l’interprétation du début, son phrasé chanté humble et sûr, sûr de ce qui s’énumére, se dit, se jauge, sûr de ce qui est – que l’interprète n’a pas ou peu,
et le rythme qui s’accelere ensuite, progressif et joyeux – encore plus sûr de ce qui est – pour dire comme quelqu’un qui reprend force et goût d’y retourner encore m’avait, oui, retournée-
lison
Invitéoui c’est merveilleux ce que ça produit, une espèce de ressaisissement, et plus que le constat du début, c’est l’entrain retrouvé qui m’émeut, et l’un ne va pas sans l’autre, et la joie qui arrive est d’autant plus précieuse qu’elle est lucide.
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François Bégaudeau
Maître des cléset j’adore ce choriste à tambourin
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Mao
InvitéSublime. Et pour répondre je dirais parce que tout ce que chante Nina Simone fait pleurer. Sinnerman dans le genre c’est pas mal non plus. Ma prière préférée. POWER !
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Mao
Invité
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PeggySlam
InvitéEnfin je retrouve l’entretien.
En effet le meilleur depuis la sortie du livre. @Zyrma je te remercie pas de m’avoir mis la pression pour que le mien d’entretien soit différent et de la même qualité. Je crois que je suis la seule à être rester sur la petite phrase qui m’a le plus toucher « le fascisme enfantin ». Tout ce que j’ai vécu de l’enfance jusqu’en troisième. Bravo à tous les deux en tout cas !!!!
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Toxin
InvitéInterview de Bégaudeau sur la chaîne Tricolore https://youtu.be/xrFdNez7K9k?si=8rp0n1wVl512tNm0
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Claire N
InvitéTrès chouette mise au point sur la question : si c’est naturel c’est possible et bien
Et le lien entre ce qui est décrété même pas légitime mais impossible au nom de la nature
Oui l’exemple du handicap, de la maladie, et même de la pilule ( celui que j’utilise)
Et effectivement quand on soigne de base on lutte contre la nature / pas contre la vie -
Renaud Bigorre
InvitéMerci beaucoup Toxin pour le partage du lien. C’égaiera (Hélène) mes trajets en commun demain.
Quelle pleine semaine bégaudienne :
– article sur La Montagne lundi,
– article à dauber sur le Figaro mercredi,
– Explication avec Rancière jeudi,
– entretien sur Herakles vendredi,
– entretien sur Tricolore dimanche.
Impressionnant impresario !
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Ostros
InvitéBonsoir,
Quand sort le microciné, svp ?-
François Bégaudeau
Maître des clésOn l’enregistre mardi
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Cyril
InvitéSur les Marvel ? C’est pas prévu pour décembre normalement ?
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Renaud Bigorre
InvitéPour Comme une mule, mardi prochain.
Pour Marvel, ce serait en direct le 3 décembre (François y fait allusion dans l’entretien sur Herakles).-
Renaud Bigorre
InvitéComme une mule sur MicroCiné, c’est demain soir (mercredi 20 novembre à 21h) !
Précision de Samir en description de la vidéo : « Dans cette émission, nous nous intéresserons exclusivement aux pages que l’auteur a consacrées au cinéma : la question de la forme, le cinéma d’auteur féminin, le cinéma féministe, la figure de l’artiste de gauche et la création, etc. »
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Zyrma
Invitéet le même soir sur QG
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Renaud Bigorre
InvitéBégaudouble !
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PeggySlam
InvitéC’est bien parce que c’est totalement différent que moi. En faite c’est très complémentaire tout ça ! Très hâte d’être à demain en tout cas !
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Mao
InvitéDonc demain sortiront simultanément deux entretiens de Francois ? Quelle santé !
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Kenyle
InvitéAlohanews
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Ostros
InvitéDe bonnes choses arrivent en 2025 !
On commence par A Brest qui sort le 07/02 chez Divergences.
Puis l’essai de François tant attendu, Psychologies, le 04/04 chez Amsterdam.
Mais ce n’est pas tout, puisque notre maison d’édition chouchoute aka Cause perdue (la politique continuée par la littérature) sort cette année ses premières pépites.
Toledo, 6:55 a.m. de Bénédicte Thiébaut, le 02/04.
et La vie d’Abdèle d’Izza Amar, le 02/04 également.
On a bien hâte !
Manque à la liste le prochain roman de François et son livre chez Cause perdue, dont nous ne savons rien. Si quelqu’un.e a des infos ?-
..Graindorge
InvitéChez Amsterdam?
Bonne nouvelle car ils envoient à domicile et pour à peine 3,50€ les frais de port et à peine en une dizaine de jours. -
..Graindorge
InvitéBruits de couloir pour le livre à Cause Perdue: la chèvre de Mr Soguin
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François Bégaudeau
Maître des clésMon livre pour Cause perdue sortira en octobre
Le roman en janvier.-
Ostros
InvitéJe te remercie ! octobre 25 et janvier 26, les dates se précisent (quoi que pour le roman c’était déjà calé je m’en rappelle maintenant).
J’imagine que tu ne peux toujours pas en dire plus sur ces deux livres car c’est encore trop tôt, c’est très frustrant.-
essaisfragiles
Invitéet en 27 les zabs sur scène
j’ai hâte !-
Ostros
InvitéEn attendant les Zab tu peux aller te balader sur le site de cause perdue éditons, pour voir le site en train de se construire, regarder très bientôt la vidéo de présentation faite par François et découvrir les deux autrices qui seront publiées en avril :
https://editionscauseperdue.fr/videos/-
essaisfragiles
InvitéMerci, Ostros, je ne connaissais pas le site (je suis sérieux du coup).
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essaisfragiles
InvitéY a un bug ? Les vidéos ne passent pas.
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essaisfragiles
Invitézut je t’avais mal lu, ok j’attendrai pour les vidéos
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Ostros
InvitéNon c’est normal, il est en cours d’élaboration mais tu peux déjà lire le texte de la page Accueil et les bio des autrices.
Les vidéo et la boutiques en ligne vont venir après.-
essaisfragiles
InvitéTu as l’air de vachement bien connaître. Tu y participes ou t’es juste dans la fan zone ?
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Ostros
InvitéNon, je suis dieu.
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essaisfragiles
InvitéDorénavant, nous t’appelerons Maîtresse.
Maîtresse vénérée et adorée.
Suprême majesté.
Tu as gagné ta journée. -
Claire N
InvitéJe m’en doutais, je l’avais parié !
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..Graindorge
Invité@ Ostros
depuis mon téléphone portable, j’ai cliqué sur le lien puis sur voir mais aucun résultat
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PeggySlam
InvitéMerci beaucoup pour l’info ! Que de bonnes choses pour la suite !
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Ostros
InvitéComme une mule n’a pas dit son dernier mot.
Une rencontre aura lieu à Paris, samedi 15 février au Café d’auteur – 39 rue Mazarine – Paris 6e
Organisée par l’association l’AMBRE – cercle des philosophes disparus.
.
Il y a au préalable une lecture du livre, organisée le samedi 11 janvier par les membre de l’association. François n’y sera pas, c’est pour débattre du livre entre lecteurs.
.
Par contre ils font payer la soirée du 11/01 grave cher : 12, 20 ou 50 euros selon que tu prends une boisson avec ou sans alcool.
Il y a un récital de jazz de chambre à la fin de la lecture / débat, ce qui explique sans doute, vu qu’il faut bien payer les artistes.
J’espère juste qu’ils ne vont pas faire la même pour la rencontre du 15/02.-
essaisfragiles
Invité@ Ostros
Merci pour l’information.
Pour le 15/02, c’est sans compter sur le cachet de l’artiste : il prend 500 boules à chaque fois. A la pistache. Et un picotin d’avoine pour son fidèle destrier.
On ne pourra pas s’y rendre mais on y reviendra.-
Ostros
InvitéIl faut lire aussi le post du dessus hautement important sur les sorties begaldiennes de 2025.
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essaisfragiles
InvitéJ’arrête la drogue le 1er janvier.
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Ostros
InvitéRien ne t’y oblige et puis j’aime bien être autoritaire.
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..Graindorge
Invité@ essaisfragiles
il y a tellement de drogues: le sucre, le café, les anxyolitiques, les antidépresseurs, etc, le tabac, l’alcool
et les autres interdites par la loi mais les légales peuvent être des drogues dures. Les gens entendent le mot « drogue » et pensent tout sauf celles là
La vie est parfois, souvent très dure: un verre ou 2 en rentrant d’une journée de boulot, une cigarette un bon gâteau, etc Paradis certes artificielles, légaux ou pas. Peut-être en attendant un paradis sur terre?? La vie peut être tellement âpre…
je suis sûre que tu blagues Juste profiter du sujet:
Dire ne pas vouloir faire l’apologie de la drogue ce n’est pas pour moi être pour ou contre mais éviter le sujet sur un site publique. Je n’ai pas à m’encombrer d’avoir un avis sur la vie des gens. Chacun.e fait bien ce que bon lui semble
Désolée: je m’exprime avec mes mots de non-intello-
Jacques
InvitéT’es lourde à la fin
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..Graindorge
InvitéJacques a dit
Bonne nuit⭐
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essaisfragiles
Invité@ ..Graindorge
Il y avait effectivement une blague : je répondais à Ostros qui nous invitait à suivre l’actualité éditoriale de François en 2025. Comprendre : François c’est notre drogue à toutes et tous, donc j’arrête de le lire pour prendre une bonne résolution avec le passage à la nouvelle année. Je peux faire la blague en chinois, si tu préfères : 我拿了 1 月 1 日的傘。
Et un sous-texte : le renvoi au running gag de Burdeau dans On y reviendra sur la drogue. J’aime beaucoup quand les gens se mettent en scène dans leurs gags et Burdeau a compris ça dans la comédie américaine des années 2000. Trois fois sur deux quand j’écris ici, c’est pour vanner. Donc je m’aime beaucoup. Encore plus souvent, je n’évite pas la balourdise. Et là, je me surkiffe à mort.
第三次,當我在這裡哭泣時,這就是先鋒。不要讓我太愛你。再來一次,回憶一下,我不會錯過浪漫。那麼,我謀殺了我。
(Les quatre dernières phrases, je n’ai pas le courage de tout recopier à la main.)
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Carpentier
InvitéLa célébre et attendue soirée Verticales au point éphémere, Paris 19, se fera le 27 janvier de cette année sans François Begaudeau dans ses locaux cette fois: merde alors.
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Tournevis
InvitéIl y a quelque temps ça parlait d’une invitation à débattre de Comme une mule chez Dany et Raz, plus spécifiquement avec Dany et Wissam. C’est d’actu ?
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Carpentier
Invitéils ont appris lire entre-temps?
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Carpentier
InvitéUne interview-rencontre assez courte, super calme, y compris de par l’auteur de Comme une mule qui resitue tranquille l’affaire-déclencheur de l’écriture de Comme un mule, ouvrage annoncé dans son Notre joie.
Pas l’impression qu’il existe une rencontre qui ne démarre pas comme ça, bon, l’auteur semble en prendre son parti et il invite en fin de vidéo, quiconque voudrait se faire chier et moins le faire chier, à le lire et l’écouter, plutôt que de l’ouvrir: le défi?
– Prouver et trouver des billes pour dire qu’il serait un masculiniste là où les courageuses avocates de l’accusation de cette affaire n’y sont pas parvenues.
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Carpentier
Invité*à* lire
car, en ce qui me concerne, j’apprends à écrire avec mes nouveaux pouces en titane -
Carpentier
Invitéet le Maître des clefs d’ici chez Alohanews?
tout le monde a vu/ écouté?
#notme et je partage du coup, si jamais-
Carpentier
Invité[qu’est-ce que ça fait là-haut? 🤣]
re-post:
.. Une interview-rencontre assez courte, super calme, y compris de par l’auteur de Comme une mule qui resitue tranquille l’affaire-déclencheur de l’écriture de Comme un mule, ouvrage annoncé dans son Notre joie.
Pas l’impression qu’il existe une rencontre qui ne démarre pas comme ça, bon, l’auteur semble en prendre son parti et il invite en fin de vidéo, quiconque voudrait se faire chier et moins le faire chier, à le lire et l’écouter, plutôt que de l’ouvrir: le défi?
– Prouver et trouver des billes pour dire qu’il serait un masculiniste là où les courageuses avocates de l’accusation de cette affaire n’y sont pas parvenues.
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..Graindorge
InvitéAllégresse: ce matin vers 9h heure locale ( 10h en France) La factrice me téléphone ( désormais on met le téléphone sur l’enveloppe, ça leur économise le boulot de remplir l’avis ) Comme une mule est arrivé, sain et sauf: 1ère arrivée à la douane de Madrid, retour à l’expéditeur avec 2 raisons franco-espagnoles contradictoires , il est passé par ici coucou, il repassera par là… ça en fait des kilomètres, 10000 environ ; 2 colissimos, plus de 20 jours de voyage avec escales.
Je n’ai pas résisté à y jeter un œil rapidoux par ci, par là, histoire d’entendre quelques notes. Et puis, je l’ai laissé se reposer sur la petite table du balcon au soleil près du manguier pour qu’il se repose et reprenne des forces. Le vendredi est un jour chargé: on va faire des kilomètres aussi et je serai toute contente après de le lire.-
Carpentier
InvitéSalut,
ce matin, j’allais te demander puis me suis dit que j’attendrais que tu dises plutôt: c’est fait.
Son dernier bouquin t’est parvenu, bonne lecture.-
..Graindorge
InvitéMerci Carpentina
Marie m’avait dit à partir du 7 janvier, alors tranquila j’étais. Bonne surprise. Je donnerai mon avis sur le livre et sur l’émission à l’écrevis avec l’autorisation de François. Sans son feu vert, je me tairais.-
François Bégaudeau
Maître des clésLignes fort déplacées, voire très pénibles. Depuis quand est ce que je requiers qu’on me demande l’autorisation avant de donner un avis sur livre ou conf ?
Cette autorisation j’ai cru observer qu’en général l’humanité sauf toi ne l’attend pas-
graindorge
InvitéFrançois: »Lignes fort déplacées, voire très pénibles. Depuis quand est ce que je requiers qu’on me demande l’autorisation avant de donner un avis sur livre ou conf ?
Cette autorisation j’ai cru observer qu’en général l’humanité sauf toi ne l’attend pas »
mon message #86863 du 12 janvier, 15h54 dans Forum page 14 t’a échappé, je répondais à Carpentina que c’était du 3ème degré et que je ne te voyais pas donner des autorisations
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Ostros
InvitéC’est officiel !
Rodolphe Tissot, réalisateur de Clèves, planche sur l’adaptation de l’amour !
Ça en cause dans Écran Total. Si un.e sitiste abonné.e. veut bien nous copier-coller l’article ici qu’on en apprenne un peu plus ? Merci !Rodolphe Tissot travaille sur la suite de « Clèves » et une adaptation de « L’amour »
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Ostros
InvitéUp.
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Alain m
InvitéUp
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Carpentier
InvitéC’était compliqué de le rappeler ici?
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Carpentier
InvitéMoi c’est FB au forum des images qui fallait me rappeler putain
FB chez D&R m’en branle
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SHB
InvitéDany et Raz avait sous entendu un entretien avec FB? Ca fait un bail mtn. C’est mort?
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Eden Lazaridis
InvitéUn débat avec Dany et Wissam il me semble. Parce que Raz boude et ne veut pas débattre avec François.
Je pense que c’est mort oui.
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PHILIPPON
InvitéQuel intérêt de débattre avec deux pseudo-intello qui ne travaillent pas leurs sujets ? Le débat concernant l’école sur « paroles d’honneur » il y a plus d’un an ne volait pas très haut avec ces deux là. Seuls Yazid Arifi et François relevaient le niveau.
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Jules
InvitéEn effet. J’étais un peu horrifié par la manière dont ils ont reçu François Ruffin (avec qui on peut certes avoir des désaccords) : le pire de ce que la gauche militante-intolérante peut produire. Pas comme ça qu’on va susciter du désir !
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SHB
InvitéC’est sur que ca fait bizarre pour une fois qu’il a pas des interviewers qui le brosse dans le sens du poil (par exemple en évacuant la question de la Palestine) en se servant au passage de lui pour déglinguer les Insoumis, rôle qui semble lui convenir.
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SHB
InvitéHeureusement que Dany et Raz vous ont pas écouté. Non parce que moi les interviews du Média ou de Blast je les trouvent aussi désirables qu’un saut en parachute sans parachute.
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Ema
InvitéLe pire de ce que la « gauche militante-intolerante » peut produire, ce sont les coups bas et frictions infinies entre groupuscules de gauche radicale déjà bien isolés. Bousculer un politicien professionnel hyper bien accueilli médiatiquement et lui jeter à la figure sa bêtise stratégique et son dévoiement idéologique ne relève pas tout à fait de celà. On peut trouver çà dommage à la rigueur mais « horrifiant »…
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Alain m
InvitéD’autant que Ruffin est bien rompu à ce genre d’exercice, il sait où il met les pieds et son calcul bon ou mauvais ne se s’extrait pas de son intérêt.
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Tony
InvitéTu connais des hommes politiques désintéressés?
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Alain m
InvitéÉvidemment non mais Ils ne vont pas où cela ne les sert pas
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Tony
InvitéJe me demande quand même à quoi ça pouvait lui servir, j’ai pas l’impression qu’il pouvait gagner quoi que ce soit.
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K. comme mon Code
InvitéDire qu’il a été à leur rencontre. Qu’il est ouvert aux franges les plus radicales de l’islamogauchisme : des trentenaires blancs qui font de l’événementiel.
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Alain m
InvitéÇa c’est son calcul et je n’ai pas de certitude quant au gain ou pas. Il s’est déjà fait chahuté à la fête de l’huma, pour finir par se faire applaudir. Il veut occuper le terrain dans les différentes strates de la gauche et dans les médias mainstream. Il est dans l’optique de 2027 comme LFI et je suis pas certain non plus qu’il ne gagne pas des points dans cet optique. Mais c’est juste mon point de vue
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K. comme mon Code
InvitéOui. Il est destiné à l’humiliation électorale, mais s’il est, de toute façon, parti pour perdre, ce n’est pas un pari perdant de se rendre en « terrain hostile ».
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Alain m
InvitéJe parlais évidemment en tant que candidat potentiel.
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Tony
InvitéOui enfin on sait bien que la gauche dans son ensemble continuera à se faire humilier,avec ou sans Ruffin.
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Alain m
InvitéJe suis d’accord avec toi
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Samia
InvitéJe pense que son calcul était en effet de gagner du terrain dans la banlieue. Il n’y était pas vraiment à son aise et même paraissait ridicule par moment tellement ça sentait fort. Dire qu’il a réussit son pari, j’y pari pas. Il semblerait qu’il est un peu désavoué comme a pu l’être Roussel au tout début de son bashing. Remonter la pente, ça risque d’être compromis dans la mesure où Ruffin a pour objectif général de se caser pour 2027. A savoir, comment il est conseillé. Toujours est-il que les objectifs opérationnels ne sont pas au rdv.
Je me demande même si, finalement, il n’est pas voué à jouer dans cet échiquier, un peu comme à jouer Le PEN. Je ne suis pas sûre qu’il soit sincèrement convaincu de prendre le pouvoir. -
K. comme mon Code
InvitéLa gauche qui se renie dans un calcul électoral voué à l’échec accentue l’humiliation. Mais bref, j’arrête sur Ruffin : je trouve le ressentiment à son égard exagéré parce qu’il n’a jamais été autre chose que ce qu’il est — ceux qui fondaient des efforts sur lui partageaient au fond une version du même calcul cynique.
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Ema
InvitéQuant au fait d’être désirable, celà tient à la capacité de s’extraire, dans la vie de tous les jours, dans son relationnel, de reflexes strictement militants, et montrer qu’on peut un minium kiffer la vie malgré son anticapitalisme, anti racisme etc…Qu’on est pas strictement réductible à çà. Je ne suis pas fan de Danny et Raz, mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas leur reprocher, c’est de donner une image morne et sacerdotale du militantisme.
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SHB
InvitéTout à fait, ils sont loin d’être les moralisateurs que leurs détracteurs voudraient dépeindre. Ils font du bien à la gauche militante sclérosée et chiante à base de conférences avec un son digne de la Seconde Guerre mondiale et des discours mornes et convenus sur le capitalisme.
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Monami
InvitéPour ce que ça vaut, je ne trouve pas désirable une émission où les interventions sont ponctuées d’applaudissements ou de huées. On se croirait chez Hanouna.
A moins qu’on reduise le désirable au « fun », à l’emballage (packaging?) attrayant. Et quand on cherche à susciter le même désir que Red Bull, y a des questions esthétiques et politiques à se poser. Enfin si on a le temps, entre 2 React.-
SHB
InvitéTon commentaire suinte tellement la mauvais foi que je ne sais même pas si ça vaut la peine de te répondre.
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Enfin si on a le temps, entre 2 React.
.
En gros le public de Dany et Raz c’est des gogols qui regardent des reacts toute la journée dans leur chambre. C’est extrêmement réducteur voir faux en plus d’être méprisant.
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Dit nous plutôt un format de media qui n’est pas produit actuellement mais qui aurait la forme qui serait selon toi désirable? Aller on t’écoute.-
Monami
InvitéLe public n’était pas le sujet de mon commentaire, il est évident que le discussion concernait ceux qui produisent ces émissions et ces reacts.
Mais bon je crois que tu as tout simplement voir du mépris envers le public. Méfie toi, car voir du mépris partout, c’est quelque part se savoir méprisable.-
Monami
Invité*Voulu voir
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Mathieu
InvitéA propos de l’actu de François, la conférence sur Letourneur a t-elle été filmée? Sera t-elle visionnable sur le site du Forum des Images?
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Anna H
InvitéOui, Mathieu.
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Carpentier
Invitési une prochaine fois, vous battez le rappel?
sérieusement, pffff-
Carpentier
Invitéouais presque nickel 🙄
ça rattrape quand même pas,
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Dr Xavier
InvitéMerci Anna, bonne nouvelle !
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Mathieu
InvitéNickel, merci Anna !
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Ostros
InvitéIl y a eu ce samedi une rencontre avec Letourneur et son équipe qui a été filmée et sera mise en ligne elle aussi sur le site.
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Carpentier
Invitéla fameuse que j’ai annoncée, moi, oui
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Carpentier
Invitéoui, merci, Anna, d’avoir assisté, vu et filmé (?)
on est super content pour toi-
Carpentier
Invitéet pour toutes les personnes qui y sont allées: trop trop content
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Oscar
InvitéL’info était en page 14 Cinéma, tu es juste passée à côté. Comment ? Mystère ! 🙃
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Carpentier
Invitéla page actu est plus appropriée
la page cinéma devient un vrai fourre-tout
un hall de gare
Pas d’esprit d’équipe, voilà du factuel, redescendez et regardez-vous-
Oscar
InvitéTu as toi même annoncé cette conférence dans Forum page 13 ! C’est tout bon 👌
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vigipirate
Invitédispositif global automne-hiver 2024-2025
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Carpentier
Invité👌 en effet, oui, on rit
quel esprit collectif -
Terroriste islamiste
InvitéMerde je voulais tenter le coup justement pendant cette période
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Carpentier
Invitéforum page 13, trop loin, mais que je partage une info pareil, moi, n’est guère etonnant
en revanche on rappelle les choses
surtout aux vieilles dames
cela ne vous exonére aucunement de ne pas avoir réactualisé l’info à l’approche de,
– trop facile, trop vite tiré d’affaire
c’est moche -
ingratitude
Invité… 😉
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Carpentier
Invitéen effet, oui, comme dit Sarko
mais chu plus grande que lui -
Carpentier
Invitécar en effet, oui
comme ditsi une prochaine fois, vous battez le rappel?
sérieusement, pffffforum page 13 🙄
quelle sale manoeuvre, c’est tout bon, benh voyons -
rire
Invitéxxx 😉
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Carpentier
Invitévaut mieux, oui
mais c’est pas très coeur de lion
Allez, à la nietzsche! -
rire
Invitédenrée rare les Richard, ma bonne dame
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Dr Xavier
InvitéC’est aussi bon à savoir, merci Ostros !
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Carpentier
Invitébenh oui, pour maintenant, on a pu que ça
c’est malin
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Carpentier
Invitéfranchement vous êtes trop perso
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Dr Xavier
InvitéCuriosité, l’Amour est disponible en audiolivre, lu par Pierre-François Garel, qui pour l’anecdote fait une apparition dans Anatomie d’une chute (Juge Janvier, perso j’en ai aucun souvenir).
C’est écoutable sur Spotify. Il a une belle voix mais je trouve que ça ne colle pas du tout. François on t’a demandé en premier de faire la lecture pour cet audiolivre ?-
François Bégaudeau
Maître des clésNon, je crois que le principe est toujours que ce soit lu par un comédien.
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SHB
Invité-
Eden Lazaridis
Invité« Il y a des situations où j’ai eu des mots durs avec les élèves mais j’en ai pas fait des films » : élue phrase la plus stupide de 2024.
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Eden Lazaridis
InvitéCe type ressemble moins à un professeur qu’à un pion d’ailleurs.
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Eden Lazaridis
InvitéLe ramasseur de carnet dans toute sa splendeur.
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Cornemuse
InvitéOui, le pion-grand frère, qui rigole avec les élèves, mais qui sait châtier quand il le faut, car c’est pour leur bien.
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Cornemuse
InvitéPresque tout les personnages de la vie scolaire, par exemple, suive cet archétype.
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Eden Lazaridis
InvitéAbsolument !! J’ai rencontré ce type 47 fois dans ma vie sans jamais l’avoir rencontré.
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François Bégaudeau
Maître des cléson peut savoir le rapport avec le topic « l’actu de François Bégaudeau »?
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..Graindorge
InvitéA propos des audio livres. Ils ont leur utilité indéniable mais ce serait vraiment bien de choisir un comédien qui a vraiment aimé le livre. Si l’auteur est vivant, pourquoi ne pas lui faire écouter plusieurs comédien. nes et qu’il choisisse?
J’ai déchargé Spotify juste pour écouter mais pas trouvé. Alors je suis allée écouter Garel sur YouTube lisant d’autres livres. C’est pas ça. Point
Et la lecture de HDTB sur scène par je ne sais plus qui m’a fait penser que la bourgeoisie récupère tout ( ou tente de tout récupérer) et se débrouille pour retomber sur ses pattes.
C-
François Bégaudeau
Maître des clésN’était pas en jeu une « récupération par la bourgeoisie », mais une récupération de la littérature, parole muette, par un comédien qui pratique la parole intonée, et croit être d’autant plus comédien qu’il intone. En termes muliens : le dévoiement expressif de la littérature qui imprime.
Problème structurel et insoluble.-
..Graindorge
InvitéRésultat: c’était médiocre et ça n’a peut-être pas déplu à la bourgeoisie
Les auteurs et autrices vivants pourraient quand même avoir droit au chapitre et choisir le comédien ou la comédienne idoine.
On peut pas laisser abîmer un travail-
commentairemeta
Invitét’as rien bité encore
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..Graindorge
InvitéVa nous raconter une blague Samia
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Samia
InvitéJe passe en coup de vent pour dire que tu te trompes, ce n’est pas moi un brin
Bonne soirée !-
..Graindorge
InvitéOK Samia
Bonne soirée aussi
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..Graindorge
InvitéMerci Kenyle
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Scoob
InvitéLa conférence de François sur Sophie Letourneur :
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Carpentier
Invité😁
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Carpentier
Invitéça réchauffe le coeur
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Carpentier
Invitéfeu-ses leçons de ciné commençaient aussi dans le vif du sujet: un extrait oui et après (cet extrait-séquence inaugural.e-ci est sur un temps long de surcroît, on aime, ia du grain à moudre de ce fait)
puis, le gars qui donne la conf. apparaît, descendait l’escalier et on y était.
Après je me tais là-dessus (juré-craché, merde mes baskets) mais ça aurait été quand même plus agréable pour moi qu’on m’envoie à cette date et cet événement, après mes conneries post-visionnage du film Bird, plutôt que dans les lignes partant de l’amour et les forêts, nan?
Si.
et ok, sur cette connerie de non-rappel collectif, maintenant, je me tais.
Bon, là, faut bosser, je continue le forum des images dans l’après m’
comme si on y était 😁🥹🙄-
François Bégaudeau
Maître des clésExtraordinaire Carpentier
Non seulement tu trouves le moyen de rater cette conf, alors que tu étais à paris et avait bien repéré la semaine Letourneur, non seulement tu nous fais croire que tu as oublié cette conf après l’avoir annoncée ici, mais en plus maintenant il faudrait que ce soit de ma faute
Ce que tu peines décidément à comprendre c’est que quand on parle on n’engage pas un combat abstrait, on réagit sur des choses précises. J’ai réagi à ta certitude que j’aimerais Bird, que sans surprise je déteste. Je t’ai, dans ce cadre, signalé le passage d’un livre que tu avais lu, et qui serait à même de te donner à comprendre que vraiment un film comme Bird est peut etre l’inverse de ce que préconise et défend Comme une mule
J’essayais donc de tenir un fil – que tu t’es évidemment empressée de perdre, en te perdant dans la ronchonnerie méta.
Ce fil n’avait pas grand chose à voir avec la conf Letourneur, il est donc logique, que je ne t »y aie pas renvoyé dans ce cadre
Par conséquent la phrase ronchonne » ça aurait été quand même plus agréable pour moi qu’on m’envoie à cette date et cet événement, après mes conneries post-visionnage du film Bird, plutôt que dans les lignes partant de l’amour et les forêts » est totalement absurde. C »est mélanger des carottes et des patates
Comme d’ailleurs il est tout à fait déplacé de mentionner les leçons de cinéma d’il y a treize ans, qui n’avaient rien à voir avec cet exercice de conférencier.
Bref, toujours beaucoup de mousse et zéro pensée.-
Carpentier
Invitéet bim!
Carpentier, même un caillou pense plus que toi.
ok.-
Carpentier
Invité+ même les minéraux se souviennent, paraît-il
non seulement tu nous fais croire* que tu as oublié cette conf après l’avoir annoncée ici,
oublié la conf. donc oui, pire qu’un caillou la meuf
* après, exagère pas quand même, ce ‘ tu nous fait croire ‘ est extraordinaire à son tour.
J’ai souvenir en revanche d’un agenda qui annonçait et redisait les dates de l’actu de François Bégaudeau, jadis, un outil pas qu’idiot++ je ne parlais que de l’ouverture par un extrait comme petite similitude avec les leçons.
Message qui n’ajoute qu’à la mousse, benh oui.-
Gh400
InvitéRassure-toi Carpentier, tu n’es pas bête comme un caillou, ni même comme une pierre, car tu mousses, et pierre qui roule n’amasse pas mousse.
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Carpentier
Invitétandis que Mickey
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Oscar
InvitéÉcouté la première partie cet aprèm, je regarde la suite maintenant. Le principe ‘saucisse de Strasbourg’ me parle beaucoup !
‘François Letourneur’ c’était un clin d’œil ou ?
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Carpentier
Invitési c’est un clin d’oeil, il est nul, non?
en revanche, l’idée de déjà situer le cinéma de Letourneur pour en dire à propos c’est intéressant.
L’aspect esquisse, dont les présents à la conf avaient déjà un peu parlé ici je crois, c’est bien vu aussi.
J’en suis à ‘ les cinéphiles diront s’il existe un autre cinéma où des filles pètent ‘ .
Sur-écrits, j’effectue quelques tâches domestiques et espère pouvoir reprendre l’écoute dans la soirée.-
Carpentier
Invitéle situer, ce cinéma, dans des apparts, studio, maison, en intérieur, quoi
ce qui est objectivement les endroits où on vit le plus dans son quotidien, dans une existence (précise le caillou)
donc un cinéma de la vie.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe me présente comme François Letourneur car la fille du forum des images a, juste avant l’extrait, en un lapsus savoureux, évoqué ce cycle consacré à Sophie Bégaudeau
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K. comme mon Code
InvitéUne personne du Forum des Images en introduction a fait un mix et parlé du cinéma de « Sophie Begaudeau » d’où la reprise.
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K. comme mon Code
InvitéMix involontaire.
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Carpentier
Invitéaaaaaah lapsuuus
Sigmund? quelque chose à ajouter?-
Oscar
InvitéT’as rendez-vous samedi !! 20h30 ! 😊
…
Merci pour l’explication-
François Bégaudeau
Maître des clésje n’avais pas vu le message de K
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Carpentier
InvitéT’as rendez-vous samedi !! 20h30 ! 😊
Si ceci est à moi adressé (merci) sache que, souvent, les samedis, soirs, je ne suis pas parisienne;
par ailleurs, comme déjà dit ici, le 6e c’est pas trop mon bol de thé.
En revanche, vendredi dernier, pense vraiment que j’aurais pu en être, en m’arrangeant avec un collègue pour partir à 18h du boulot, échange de service à charge de revanche comme on dit mais tant pis, dans une autre vie, ça le fera peut-être (et comme j’avais complet zappé, j’imagine d’façons, que c’était complet)
Me voilà domestiquement débarrassée, je regarde Julien Doré dans Panda (j’adore) et ensuite je finis le truc avec François Letourneur. -
Oscar
InvitéT’as vu, mardi (28) ? Beaux amoureux…
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Carpentier
Invitéen tout cas, des trucs à 15h la semaine, peux pas, le soir en semaine, 19h c’est envisageable et le week-end, ça dépend des week-ends
mais durant la belle et grande période du carnaval de Dunkerque, c’est mort, je suis full dunkerquoise
voilà. -
Oscar
InvitéOk, noté, pour la mise à jour de l’agenda 😉
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J’ai regardé le Voyages en Italie hier. Incroyable, tout ce qui est assommant dans le couple devient doux. Ils nous le jouent et se le rejouent, et s’échappent ainsi de très belle manière. D’ailleurs je me rends compte en l’écrivant du pluriel dans le titre. -
Carpentier
Invitémémère re remercie fort
et t’embrasse
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stephanie
Invitémerci Scoob pour le lien. François, tu dis que Sophie L. serait à ta connaissance la seule réal. à avoir filmé une actrice qui pète. J’ai pensé à Julianne Moore Maps of Stars (tourné après le court de Sophie L. ?) et j’ai trouvé ça https://www.accreds.fr/2014/05/21/de-lanal-au-verbal-julianne-moore-a-pete-chez-cronenberg.html#:~:text=Elle%20est%20assise%20sur%20les,le%20cin%C3%A9ma%20de%20David%20Cronenberg Le pet comme un acte-geste subversif au cinéma?
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François Bégaudeau
Maître des clésle pet féminin non farcesque, j’y insiste
le cronenberg date de 2014-
Ostros
InvitéFrançois, j’ai en souvenir que tu avais parlé d’une scène de film, où une grand-mère alité lâche un pet. Un simple gaz sans facétie il me semble. Te souviens-tu de ce film ?
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François Bégaudeau
Maître des clésah ben non
peut etre La gueule ouverte?-
Ostros
InvitéJe pensais à un Pialat (car qui d’autre pour dire la trivialité de nos corps), donc peut-être oui. Faudrait revoir..
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essaisfragiles
InvitéLa gueule ouverte : Mozart et un pet, tout ce que j’aime.
La scène de repas qui dure avec la mère, ce long plan-séquence, sa sobriété et sa simplicité, son émotion retenue, son absence de tout effet de « communication », en fait définitivement le plus beau plan de cinéma du monde.
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Claire N
InvitéMerci Scoob
Les précisions sur la manière dont elle travaille le son – je remercie ; effectivement comme une patte c’est perceptible ; d’ailleurs c’est assez dingue que ça le soit ; que ça change tout dans la « densité « comme si ça donnait un poid à un truc volatile
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SHB
Invité -
SHB
InvitéOn a ici un bon exemple de l’incompréhension de la notion de mérite confondu avec une sorte de valeur travail style PCF.
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Ostros
InvitéOyez ! Oyez !
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L’inscription pour la rencontre entre François et le collectif l’AMBRE que j’avais annoncée plus tôt, vient d’être ouverte.
Elle se tiendra samedi 15 février 2025 à 20h30.
Au Café d’Auteur
39 rue Mazarine
75006 Paris
SPOILER : c’est très payant (larmes).
12 euros, 20 euros ou 50 euros, au choix (je vous laisse découvrir les spécialités qui justifient ces prix).
Il y a un récital de Sidney Rodiguez et Pierre Baillot à la fin.
La rencontre sera filmée.
Voici le lien pour vous inscrire (et payer) :
https://www.helloasso.com/associations/l-ambre/evenements/debat-avec-francois-begaudeau-
Ostros
InvitéEt le lien vers leur Insta :
https://www.instagram.com/cercledesphilosophesdisparus/?locale=French&hl=am-et-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ignorais ces tarifs.
Je ne sais pas vraiment où je mets les pieds, en tout cas je crois que les gens d’ici peuvent sans scrupule s’abstenir d’y mettre les leurs.-
essaisfragiles
InvitéNe t’inquiète pas, François, les véritables philosophes n’ont pas de pieds.
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..Graindorge
InvitéDes ailes?
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Tof
InvitéNi pieds ni bras c’est embettant
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..Graindorge
InvitéOh pas pour les anges philosophes
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Frezat
InvitéUn alcool vieilli à 50 boules donc ?
Vous me direz ce que c’est hein 🧐 -
..Graindorge
Invité« La rencontre sera filmée » Bonne nouvelle
Merci Ostros
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swan
Invitétiens, pure coincidence, l’essai de Lagasnerie aborde des sujets que l’on peut trouver dans comme une mule.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne sais pas si pure coincidenec est ironique mai j’y vois une logique, à savoir, le commun tempérament libertaire qui est le notre, et qui ne saurait s’accommoder de la démangeaison répressive qui prend y compris des mouvemens étiquetés – à tort ?- à gauche.
Lagasnerie est d’ailleurs cité dans Comme une mule. Sur la notion foucaldienne d’exceptionnalisme sexuel
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Alain m
InvitéFrançois je mets ça ici car je ne retrouve pas le topic destiné à te poser des questions. Je voulais savoir s’il existait un texte de toi sur Cosmos de Gombrowicz ? Également si en dehors de ce que tu écris destiné à la publication ou pour les G.O, il t’arrivait d’avoir recours à l’écrit par exemple après la lecture d’un livre, visionnage d’un film ou autres voire une situation du quotidien juste pour mettre en place tes idées, y voir plus clair sur ce que tu as ressenti ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’avais fait une conf sur Cosmos mais pas d’article non.
Il y a une demi-page sur La pornographie dans Comme une mulePour les films de GO ou pour les confs genre l’Arlequin ou Forum des images je prends des notes oui. Ca permet, comme tu le dis, de clarifier, de mettre à plat
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Alain m
Invité@Francois merci pour ta réponse. Toujours pas acheté « comme une mule » j’attends le bilan financier de février et je m’y mettrai. Donc tu n’écris pas en dehors de ton « travail », uniquement pour toi.
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François Bégaudeau
Maître des clésDisons que j’ai tant d’occasions d’écrire pour mon travail que hors travail je m’adonne à d’autres plaisirs
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SHB
InvitéBonjour, c’est qui le prochain invité de l’Explication sur le QG ?
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Ostros
InvitéFouillant le Web j’ai trouvé ceci, en guise de teaser pour Psychologies, l’essai de François à paraître chez Amsterdam le 04/04/2025 :
à partir de situations vécues, audiovisuelles ou fictives, François Bégaudeau analyse les affects de la société bourgeoise, non dans le but de salir ou de ridiculiser, mais pour tenter de saisir les idées obscures qui traversent les individus, les ressorts potentiels de leurs actions, tout ce qui chappe leur contrôle et constitue leur part proprement sociale.-
Cornemuse
InvitéOn attend donc le passage -obligé ?- sur la distinction et la distinction culturel, revu au gout du jour, comme débattu ici
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Cornemuse
InvitéMême si au vu du résumé, ce livre semble ouvrir des portes bien plus intéressantes que ce simple sujet
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François Bégaudeau
Maître des clésLe sujet culturel ce sera pour plus tard (livre Cause perdue en octobre)
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BIOGRAPHIE
Invité« non dans le but de salir ou de ridiculiser »
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Quel intérêt de le préciser?-
Cornemuse
InvitéAujourd’hui, la notion de bourgeoisie, dans le langage courant (donc dans le langage gauchiste principalement) est utilisée de manière plutôt péjorative ou en tout cas de manière à critiquer la dite bourgeoisie ou de démontrer une incapacité, ou un crime de cette bourgeoisie. À condamner, juger et souvent il est vrai ridiculiser leurs pratiques courantes.
Histoire de ta bêtise était aussi dans une tonalité de critique, même si nuancée, ça restait une sorte de pamphlet contre.
Au vu de ce contexte, la précision me paraît légitime.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe précise que ce que ce résumé (qui évidemment me crispe) appelle « société bourgeoise », c’est la société entière, pas la bourgeoisie.
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: J’ai tellement hâte de te voir faire la promo de ton bouquin putain.
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Ostros
InvitéÇa va Biographie ? C’est le froid qui te rend si nerveux depuis ? Il va durer tu sais. Tu devrais te calmer un peu tu vas finir par te faire du mal tout seul.
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BIOGRAPHIE
InvitéOstros: C’est bien aussi quand tu fermes ta gueule et que tu m’ignores.
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Cornemuse
Invité@françois merci pour la précision
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Cornemuse
InvitéLe terme « société bourgeoise » est assez ambigu
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Ostros
Invité« les idées obscures » c’est étrange aussi comme formule, j’aurais dû virer. Trop pressée je fus.
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Prout
Invité« les idées obscures » c’est étrange aussi comme formule, j’aurais dû virer. Trop pressée je fus.
😂🙄🤪🤣
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Kenyle
Invité-
Nass
InvitéIl y a une approximation que j’ai relevé : François parle de crime passionnel au début de la vidéo, mais ce terme n’a jamais eu de reconnaissance formelle dans le droit français. C’est une expression qui vient de la presse du XIXe siècle et qui s’est installée dans le langage courant. À l’époque, ça pouvait jouer comme circonstance atténuante (jusqu’en 1975), mais depuis 1994, c’est plutôt considéré comme un facteur aggravant. https://www.infosjuridiques.com/2476/peine-crime-passionnel/
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Ostros
InvitéAvis aux chanceux.ses brestois.e.s !
Pour la sortie le 07/02 de A Brest aux éditions Divergences, le collectif Othon, François et Joy Sorman seront à la Librairie Dialogues
Square Monseigneur Roull
29200 Brest
Le jeudi 27 février à 18h.
Pour une rencontre d’1h.
Pour réserver c’est ici :
https://www.eventbrite.fr/e/billets-rencontre-avec-collectif-othon-avec-francois-begaudeau-joy-sorman-1214610004219-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’y serai avec Gaelle Bantegnie et non pas Joy
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Ostros
InvitéC’est aussi une très bonne nouvelle.
Faudrait prévenir l’orga par contre qui annonce Joy Sorman partout…-
François Bégaudeau
Maître des clésoui c’est fait
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BIOGRAPHIE
InvitéOstros: C’est bien aussi quand tu fermes ta gueule.
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Ostros
InvitéC’est pas prévu, le rageux.
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Oscar
InvitéIls ont une bouche, et parlent trop; ils ont des yeux, et ne voient point;
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Oscar
InvitéAmuse toi ! Tout est bien tracé
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BIOGRAPHIE
InvitéOscar: Soigne ta droite
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BIOGRAPHIE
InvitéBIOGRAPHIE: Et du coup ce sont les vrais Oscar et Ostros qui te répond ou alors là aussi tu joues tous les rôles?
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BIOGRAPHIE
InvitéBIOGRAPHIE: Et du coup tu joues tous le rôle du gros tapé?
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BIOGRAPHIE
InvitéBIOGRAPHIE: C’est marrant de voir que tu craques en même temps que Cornemuse.
A croire que le hasard n’existe pas. -
Cornemuse
Invité(C’est pas moi, je preshot l’accusation)
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BIOGRAPHIE
InvitéCornemuse: T’arrives un peu tard mais j’imagine qu’il te fallait un peu de temps pour changer de compte.
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Cornemuse
InvitéJe vais me casser, mais t’es vraiment cinglé de te faire passer pour les autres et d’ensuite accuser tes victimes d’être les bourreaux, c’est pervers de faire ça
Adieu -
BIOGRAPHIE
InvitéCornemuse: C’est pas la peine de me faire porter tes tares, ça ne m’impressionne pas.
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Sur ce tu peux dégager comme tu t’es engagé à le faire. -
Claire N
InvitéTranquillise toi cornemuse
Personne je pense n’es dupe
On fait d’autres trucs -
Cornemuse
InvitéAllez lâche ton vélo et change de rôle
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BIOGRAPHIE
InvitéCornemuse: Mon vélo est un vélo imaginaire pour rappel.
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Cornemuse
InvitéC’est un faux, son logo est orange, bref je m’en vais
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Cornemuse
InvitéTg tg tg tg tg tg tg tg tg tg NE PREND PLUS MON PSEUDO FILS DE PUTE
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Cornemuse
InvitéTg tg tg tg tg tg tg tg tg tg NE PREND PLUS MON PSEUDO FILS DE PUTE
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BIOGRAPHIE
InvitéCornemuse: T’as pas l’air beaucoup plus équilibré que l’abruti qui se fait passer pour les autres dans le but de foutre la merde.
.
Tu veux me traiter de cinglé? Fais toi plaisir, j’en ai pas grand chose à foutre. Moi je ne craque pas comme tu craques quand tu viens me pointer du doigt. -
Cornemuse
InvitéTu a vu la couleur du logo non ?
C’est orange.
C’est pas moi qui insulte
Adieu -
Cornemuse
InvitéTu joues le rôle de malade
Adieu -
BIOGRAPHIE
InvitéCornemuse: Adieu.
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Ostros
InvitéFrançois,
Quelle suite a été donnée à l’invitation au festival Paroles de résistance 2025 ? -
Ostros
InvitéSi c’est positif, connais-tu les dates, stp ?
Je n’ai pas trouvé d’infos récentes sur ce festival internet.-
Ostros
InvitéSur* internet
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BIOGRAPHIE
InvitéEt du coup ça se passe comment, t’enregistres tous ses passages à la télé et tu les collectionnes les coupures de presse à chaque fois que tu croises un article?
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Ostros
InvitéDrôle de message, on le dirait sorti tout droit des années 90.
En revanche l’actu de François 2025 m’intéresse beaucoup.
Et ça tombe bien cette page lui est dédiée.
Bonne journée, le rageux. Vu comme tu as veillé tard (3h du mat) sur le site de François – ton obsession compulsive – ça va piquer.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe ne sais plus ce qu’est ce festival. Ca a lieu où?
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Ostros
InvitéLe festival se tient à Bruxelles. C’est Magali Mineur du théâtre de la parole qui cherchait à t’envoyer une invitation en fin d’année dernière.
Mais du coup, au vu de ta réponse je me dis que ça n’a pas dû se faire.
J’ai réussi à retrouver le topic en remontant le fil, si jamais :Invitation au festival Paroles de résistance 2025 – Bruxelles
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François Bégaudeau
Maître des cléssi si, je confondais
ce sera le 4 juillet
je ferai une conf sur la joie en politique + échange-
Ostros
InvitéSuper, merci !
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Toxin
InvitéTiens, je voulais revoir la vidéo entre Bégaudeau et Nicolas Framont, mais elle a été supprimé
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Sylvain
InvitéVraiment dommage, c’était vachement bien.
Avec pas mal d’humour aussi. Très bon duo ces deux là.
Etonnant cette suppression.-
Sylvain
InvitéIl n’en reste que des fragments, effectivement.
Dont « le gaucho chiant » (un des meilleurs moments dans mon souvenir) : https://www.youtube.com/watch?v=zYkbPnOvtoQ-
Sylvain
InvitéMême entretien : FB à propos de « La Haine » (pourtant un film que j’aime – plutôt – bien, c’est en tous cas l’un des meilleurs Kassovitz, ce qui peut-être en dit long sur la filmographie du bonhomme…).
Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ça assez juste :
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BIOGRAPHIE
Invité“Nous avons un peu de mal à accepter que des gens pensent différemment de ça puisque ça revient à penser différemment de la vérité. (…) c’est tout simplement quelqu’un qui est dans l’erreur, que nous devons ramener dans le bon chemin. Je parle de mois en disant ça, je m’entends avoir ces accents là, ça fait 30 ans que je m’entends avoir ces accents là.”
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C’est vrai que c’est rigolo.
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“Il t’a sans doute échappé aussi que je n’ai prétendu ni à cette objectivité, ni à cette désaffection
Je laisse donc volontiers à Diego son fauteuil de Dieu.”
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Et évidemment ça n’a rien à voir car François prétend défendre LA vérité là où il reproche à diegomaradona…
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« Oui Diego a décidé qu’ils étaient désormais deux à détenir la Vérité Objective délivrée sans affects: Lui et Todd. »
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Ah bah merde, j’avais raison finalement de prétendre que ça se retournait comme un gant pour lui faire un costard taillé sur mesure. Et peut être que c’est pour ça qu’il me méprise autant, c’est peut être parce que je me démerde drôlement bien quand il est question de le ramener sur terre en le mettant face à ses contradictions. Après tout, c’est pas comme si j’ignorais que jouer un jeu de ce genre était le pire usage possible de ma compréhension de la psychanalyse, c’est plus comme si je n’en avais pas grand chose à foutre d’être celui que François aime le plus dans le coin.
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François Bégaudeau
Maître des clésTon étonnement m’étonne.
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François Bégaudeau
Maître des clés(Sylvain)
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lumen cor
InvitéC’est allé aussi loin que ça ?
Pourtant, souvent, Framont a montré des positions nuancées et avec du recul sur le sujet du cancel à gauche, cf. certains de ses articles sur le site Frustration.-
lumen cor
InvitéJ’imagine que Twitter rabougrit les réflexes de pensée, au profit d’un esprit de meute.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu négliges l’aspect matériel de la situation.
Framont, comme d’autres, a une position sociale à maintenir, une position économique à préserver.
C’est comme ça que ça marche – que ça Marx
Je signale au passage que le topic sur le populisme que tu avais lancé a été abondé.-
François Bégaudeau
Maître des clés« c’est allé aussi loin que ça »
Etonnant étonnement à nouveau
Mes pauvres petits ânons, décidément personne ne vous considère.-
lumen cor
InvitéSur le populisme: Je lis des choses dessus à côté, merci pour les réponses mais je préfère finalement creuser le sujet de mon côté avant d’en débattre
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lumen cor
InvitéJe me suis rendu compte, en lisant, des maigres références que j’avais autour du sujet
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BIOGRAPHIE
Invité« Framont, comme d’autres, a une position sociale à maintenir, une position économique à préserver.
C’est comme ça que ça marche – que ça Marx. »
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Autant dire qu’en fin de compte la vérité vous vous en foutez.
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Sylvain
InvitéLa possibilité que cette « suppression » puisse être liée à « l’affaire » ne m’avait même pas effleuré l’esprit !
C’est dire si je trouve ça ridicule. Très lâche aussi.
Frustration, Framont… déception.
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Toxin
InvitéPour être précis elle a été mise en privée, mais ça revient au même au fond
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Alain m
InvitéPanique à bord d’une partie de la gauche «radicale». «Cachez cet homme que je ne saurai voir»
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François Bégaudeau
Maître des clésc’est un peu ça oui
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Charles
InvitéFramont à qui on reproche régulièrement sur Twitter de continuer à parler avec François.
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François Bégaudeau
Maître des clésLa pauvre. Non seulement on lui reproche de me parler, mais en plus il ne me parle plus
Double peine.-
K. comme mon Code
InvitéPuis on lui reprochera d’être sur Twitter.
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Charles
InvitéJ’en profite pour diffuser ce texte, que je trouve intéressant : https://blogs.mediapart.fr/bob-tele-chez-moi/blog/210125/begaudeau-begaudard?fbclid=IwY2xjawH-yrBleHRuA2FlbQIxMQABHb64rvBH7bF_JX0OkH1c12DcRHAn6U-tFIE0NsxLGd-WqRnashOJhNqNyQ_aem__XUmz_HvYKQ7WDbU75qx-g
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BIOGRAPHIE
InvitéCharles: Et pourquoi tu ne profites pas de la présence de K. comme mon Code pour lui casser les couilles du haut de ta bonne conscience de merde comme tu l’as fait avec diegomaradona? Qu’est ce qui justifie une telle différence de traitement et l’hypocrisie de tes prises de position?
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Je doute que tu prennes la peine de répondre mais moi ça m’intéresse drôlement de savoir comment tu justifies tout ça donc je tente ma chance.-
Charles
InvitéParce que le message de K était outrancier et pas sérieux alors que ceux de Diego cherchaient sérieusement à te convaincre que tes TS étaient bidons car tu ne cherchais qu’à attirer l’attention.
Cette explication ne va sûrement pas te convaincre mais devine quoi? je m’en tape.-
BIOGRAPHIE
InvitéCharles: « ceux de Diego cherchaient sérieusement à te convaincre que tes TS étaient bidons car tu ne cherchais qu’à attirer l’attention »
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Ouais, c’était du même niveau que Nox qui cherchait à me faire croire que j’étais incapable de faire face à mes problèmes. Enfin presque Nox affichait clairement la volonté de vouloir me faire bobo contrairement à diegomaradona. Puis c’est pas bien différent du comportement des autres membres de ce forum qui voudraient me faire croire que mes prétentions vis à vis de la psychanalyse ne sont que le reflet de mon refus de faire face à mes problèmes. Est ce qu’on t’as vu renifler le cul de Nox? Est ce qu’on t’as vu renifler le cul de tous ces autres? Non, donc c’était drôlement hypocrite de ta part.
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« Tu aurais pu mettre fin à la lignée des hommes minables de ta famille en réussissant au moins une tentative, mais je suis heureux que la réparation viendra naturellement après une longue vie sans amour. »
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C’était du second degré donc et je n’avais rien compris. C’était pas l’expression d’une haine rance et le reflet d’une volonté de me blesser, c’était de l’humour et je suis passé à côté. Ceci dit si t’anticipes le fait que je ne suis pas convaincu c’est sans doute parce que tu sais que t’es de mauvaise foi et comme tu n’auras pas les moyens de me donner tort là dessus, il ne te reste que la fuite. Reste que dans ces conditions tu ne peux pas décemment t’étonner de la mauvaise foi qui entoure la petite histoire concernant François, tu ne peux pas t’indigner de voir d’autres gens se comporter avec lui comme vous vous comportez avec moi.
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C’est malhonnête.-
K. comme mon Code
InvitéEn résumé et dans ta langue même : ouin-ouin.
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: Content de voir que tu ne contestes pas le fait que c’était à lire au premier degré et que c’était l’expression d’une haine rance qui visait à blesser.
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Je veux dire que Charles prétendait le contraire donc merci à toi de débarquer pour lui mettre le nez dans son caca. -
K. comme mon Code
InvitéContent de voir que tu m’aimes et veux m’épouser mais désolé j’ai piscine demain.
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: Si je dois me marier un jour, j’aimerais autant épouser quelqu’un qui se respecte.
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K. comme mon Code
InvitéC’est trop de compliments. Je suis admirable, mais pas à ce point.
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: Ok JeanMonnaie.
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K. comme mon Code
InvitéTu me fais rougir.
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: Ca m’étonnerait que tu connaisses la honte.
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K. comme mon Code
Invité🥲
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: N’oublie pas de te brosser les dents.
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François Bégaudeau
Maître des clésTexte pas mal non?
Et édifiant, je crois
Comme est édifiant le fait que ses potes militants ont refusé de le publier dans leur journal.-
François Bégaudeau
Maître des clésle texte dont Charles a filé le lien
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Charles
InvitéOui je trouve aussi et puis drôle, lucide et clair. Donc parfaitement illisible pour l’entourage militant de son auteur.
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Sylvain
InvitéJe trouve aussi, mais avec tout le boxon plus haut on peut pas trop en parler.
On sent que l’auteur a lu, et bien lu, le livre.
Ce n’est déjà pas rien.-
François Bégaudeau
Maître des clésEn effet
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Alain m
InvitéIntéressant à plus d’un titre et notamment l’amplification de «l’affaire» depuis le procès (sans condamnation) et surtout la parution de la mule (en plus il ose en « remettre une couche »)ces deux faits accentuant la médiatisation et les pressions directes et indirectes menées dans le camp de cette gauche. Je crois que chez certain(e)s cela a dû tempêter sous les crânes.
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sexisme
InvitéPeut- on répondre à cette interrogation ?
Je suis une grosse connasse et ça ne changera jamais.
C’est M. Begaudeau qui parle ?
Encore du sexisme -
Ostros
InvitéÀ partager largement :
Après la lecture de la pièce « En rêvant Le maître ignorant », écrite par François Bégaudeau, mise en scène par Isabelle Duprez, les ignorants font un APPEL AU DON (déductible d’impôts) pour financer la post-production du DOCUMENTAIRE L’ÉCOLE DE LA PAROLE – un film réalisé par Isabelle Duprez qui accompagnera l’exploitation du spectacle « En rêvant Le maître ignorant ».
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Pour en savoir + et soutenir : https://www.helloasso.com/associations/les-ignorants/collectes/soutenez-le-documentaire-l-ecole-de-la-parole-1-
Ostros
InvitéEt le TEASER qui ne passait pas dans le premier post : https://vimeo.com/1035960309
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BIOGRAPHIE
InvitéC’est pas mal le truc de taper la manche pour financer le spot de pub d’une école qui demande 6000 euros par an.
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Claire N
InvitéEn tout cas le teaser du documentaire donne envie – merci Ostros
Biographie peut etre que pour le coup la « publicité « est une bonne chose, moi je suis contente de savoir que ça existe et curieuse d’en voir plus-
BIOGRAPHIE
InvitéClaire N: C’est bien normal, c’est à toi que ça s’adresse et certainement pas aux prolos qui sont à découvert le 15 du mois.
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Claire N
InvitéLaisse moi vivre mon affaire Bettencourt avec Ostros stp
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
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BIOGRAPHIE
InvitéClaire N: Tu payes 3 ans à Stanislas avec le budget pour une année dans l’école de la gauche radicale donc t’as bien raison de jouer la carte de l’humour pour répondre au malaise car il n’y a qu’une fuite de ce genre pour vous faire oublier que vous êtes pire que ceux que vous adorez dénoncer.
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pifou
Invité☺
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Ostros
InvitéUp 2
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Ferenk
InvitéRavi d’apprendre la sortie imminente de l’ouvrage du collectif Othon sur Brest, et ravi d’apprendre la venue de François fin février pour le présenter. J’espère bien être de la partie, ça dépendra de mon emploi du temps.
En tout cas hâte de lire ce qui sera écrit sur cette ville que j’arpente (et continue de découvrir) depuis un bon paquet d’années. Merci d’avance pour ce travail que j’imagine consciencieux, fidèle à Brest, et que j’espère précieux.En attendant, allez Brest ce soir ! Je ne suis pas au stade, Guingamp c’est loin, mais je serai bien présent samedi dans les travées de ce stade atypique qu’est Le Blé en espérant vibrer et voir un deuxième exploit en quelques jours.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui on sera donc à la librairie Dialogues, le 27 février.
Ensuite si jamais tu vas au festival Longueur d’ondes, tu leur passeras le bonjour de ma part.
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Oscar
InvitéLe 7 février RDV, pour Carpentier. Où es-tu ?!
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Carpentier
Invitésous la couette avec Claire N
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Oscar
InvitéOui je vois ça 😊
Bonne nouvelle !
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Ostros
InvitéSortie de A Brest aujourd’hui !
Parisiens et voisins : RDV le 14 mars au théatre Traversière avec le collectif Othon !
(Heure et lien billetterie donnés bientôt) -
SHB
InvitéEs-tu en embrouille avec Dany et Raz ?
En voyant la dernière vidéo de Cassandre, direct qui portait sur la notion de mérite, j’ai été stupéfait qu’ils je t’aient pas invité et qu’ils n’aient pas pris en compte les arguments que tu as déjà avancé sur le sujet. Comme si tu n’avais jamais existé, sachant que des positions sur le sujet ont été largement médiatisées et sont connues de tous. J’ai eu le sentiment étrange d’une volonté d’effacement de ta personne venant d’eux qui m’a mis mal à l’aise, sachant très bien qu’ils te connaissent et t’ont écouté ou lu sur le sujet. -
François Bégaudeau
Maître des clésAu cours des mois d’octobre, novembre, décembre, tu nous racontais que si pour l’instant tu te permettais d’ajouter ton babil creux au babil creux des gens qui parlaient de Comme une mule sans le lire, tu nous disais que tu le lirais bientot. Tu l’as reçu, n’en dit mot, et donne encore dans la petite conciergerie numérique.
Fact.-
SHB
InvitéTu as de toute façon dit que tu n’en avait rien a faire et quitte à choisir que tu préférais que je ne le lise pas. Je ne comprends donc pas ta réaction? Ta changé d’avis Fwanfwan?
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SHB
InvitéPs : épargne nous tes anglicisme gênants style Quotidien.
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SHB
InvitéAnglicismes
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François Bégaudeau
Maître des clésJe n’ai effectivement rien à faire de ta lecture de Comme une mule et de tes avis en général, je te rappelle juste que tu as toujours justifié intervenir sur le commentaire du commentaire du commentaire de CUM par ceux qui ne l’avaient pas lu en disant que tu le lirais. Je constate que, livre ou pas sous la main, tu restes dans la conciergerie.
En somme je te fais observer ce que tu fais
Remercie moi-
SHB
InvitéTon indifférence à mes avis n’a d’égale que la fulgurance avec laquelle je me bats les couilles de tes observations.
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SHB
InvitéTu a du talent François, dommage que ton oeuvre ne soit pas le reflet de ta personnalité.
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Tu crois déceler les failles d’autrui là où tu ne fait que la preuve de ton indifférence à l’autre. tu auras par exemple prétendu que Dany et Raz ne lisent pas, ce qui est quand même une belle farce les connaissant, même si on peut leur reprocher bien des choses.
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En réalité, tu n’es qu’un vieil homme aigri qui a lu des livres. Toutes tes interventions suintent l’amertume d’un homme isolé, seul, médisant, qui passe ses journées à répondre à des gens qu’il méprise sur son forum, comme Enthoven répond à ses détracteurs sur X.
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Tu brandis ta culture comme un argument contre tes détracteurs, elle n’est dans ton cas qu’une gloutonnerie.
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Je suis capable de passer 2-3 semaines sans parler sur ton forum. Toi, en es tu capable? J’en doute. Peut-être que, paradoxalement, ca ferait du bien au forum.-
François Bégaudeau
Maître des clésBelle attaque mesurée et juste.
Pour ta gouverne: je n’ai jamais prétendu que D et R ne lisent pas de livre – bien que je perçoive qu’ils ne passent pas leur vie à ça. J’ai dit :
1 qu’ils parlaient de Comme un mule sans le lire (et je constate aujourd’hui que Dany, l’ayant lu, ou prétendant l’avoir lu, n’en parle pas davantage, et n’a pas tenu sa promesse d’organiser un dialogue dessus)
2 qu’ils avaient très souvent parlé de moi, en react ou ce genre là, sans jamais mentionner un livre de moi.
Ce qui bien sur n’annule pas l’évidence que je suis un vieil homme aigri.-
SHB
Invité1) une preuve de ladite « promesse » ?
2) ok et ? S’ils en ont pas envie, ils ont parlé de tout un tas de gens sans forcément mentionner leurs ouvrages. C’est une émission de divertissement, si tu veux des entrevues tu devrais davantage aller vers Wissam et tu le sais très bien.
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D’ailleurs, parlant de Dany, il t’a balance en direct en disant que tu lui envoyait des messages souvent pour lui faire la morale en permanence quand il parlait de toi en vidéo. Pour quelqu’un qui s’en fou des autres t’a l’air de quand même vachement tenir a ce qu’on t’aime bien.-
François Bégaudeau
Maître des clésUne petite leçon de faits, tu en as besoin :
-la promesse m’a été faite par message. Dany m’a invité en décembre, puis reporté en janvier, puis recontacté en février pour caler. Je lui ai proposé des dates, et je n’ai jamais eu de réponse à ce message. Une sorte d’annulation passive comme le management en a le secret.
-ce dialogue devait se faire, depuis le début, avec Wissam, puisque tu en parles. Raz s’étant désisté car « pas envie de lire le livre ».
Le bilan est donc celui ci : pendant tout un temps, Dany et Wissam ont évoqué le livre sans l’avoir lu. Mais alors ils disaient : nous le lirons, nous le lirons, nous le lirons, vous en faites pas, ce qui sera l’occasion d’en parler vraiment. Ils l’ont, depuis, lu (en diagonale, supputé-je), et en disent exactement ce qu’ils en. disaient avant de l’avoir lu – petite affaire, suffisait de s’excuser, etc. Le bilan est le même que pour toi : des gens justifient d’en parler sans l’avoir lu en disant qu’ils vont lire, puis, l’ayant lu, restent exactement aussi superficiels et indigents.
L’émission prévue – et proposée par eux à titre de compensation de leurs allégations- n’aura pas lieu. Il reste donc les allégations. Il reste leur bavardage creux de l’automne sur CUM – et leur positionnement objectif aux cotés de l’Obs et de Libé qui ont associé le livre à Fourest.Quant aux messages de « morale » que j’enverrais à Dany, ils doivent etre au nombre de 4 en 4 ans. Ils sont chaque fois de la meme teneur : je marque un désaccord profond avec leur façon de galvauder ce dont ils parlent. Ils le font avec les entretiens, dont ils ne commentent que 56 secondes pendant une heure, ils l’ont fait avec un documentaire Othon, dont ils ont commenté seulement l’intro (physique des filles d’Othon compris) sans avoir une seule seconde envisagé de le voir en entier, ils le font avec les livres.
Pourquoi manifesté-je mon désaccord auprès de Dany, alors que je ne le fais jamais auprès des nombreux autres qui se comportent crétinement? Parce qu’on se connait, parce qu’ils me manifestaient une certaine sympathie, parce que je les ai beaucoup soutenus. En réalité mes interventions auprès de Dany n’ont qu’un sens : tu es train de gacher ton cerveau, l’ami (et incidemment tu le fais à mes dépens). Ce n’est pas une leçon de morale, mais un gros sujet, mon sujet depuis longtemps. J’ai vu tellement de gens se gacher. Je te vois ici te gacher.
Dans le même sens, je vois Guim Focus prendre le sillage du sellierisme, alors je lui ai envoyé un petit message lui disant qu’il faisait là une erreur analytique, politique, esthétique. Mais certes surement pas économique. Ce qui nous ramènerait à D et R : à un moment il faut sans doute choisir entre la pensée et la valeur marchande, ils ont choisi, j’aurai fait ce que j’ai pu-
PeggySlam
Invité@François d’ailleurs je te remercie pour deux choses. 1/ ta sincérité de ce que tu as pensé de mon entretien avec Sellier. Calme et constructif. Et c’est une des raisons de mon erreur à avoir cru de Sellier c’est choisir des livres avec un sujet tel que celui-ci car je ne connais pas tout et en tant que femme pourtant je fus touché par son livre mais qui m’amène finalement aujourd’hui une certaine colère car oui il y a beaucoup de raccourci sur ce qu’elle dit. Je suis d’ailleurs étonnée qu’elle n’est pas de procès comme j’en parlais à un pote cinéphile. Mais voilà en apprend de ses erreurs..
2/ merci pour ton aide pour notre entretien car malgré ma voix qui n’est pas forcément agréable pour tout le monde tu as su me laisser me prouver que je pouvais le faire. Et rien que pour ça merci ! Et je ferai à l’avenir les entretiens comme tu m’as appris à le faire. Citatiens et questions.
Qu’on en pense ce qu’on veut ici de mes remerciements mais ils sont sincèrement sincère !-
Claire N
InvitéEt permettre à une seule personne de vivre cette gratitude @ Peggy c’est pour moi déjà bien plus que juste passer au monde
Et de gratitude en gratitude merci Peggy de cette grâce-
PeggySlam
InvitéMerci beaucoup Claire N
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SHB
InvitéLe bilan est le même que pour toi : des gens justifient d’en parler sans l’avoir lu en disant qu’ils vont lire, puis, l’ayant lu, restent exactement aussi superficiels et indigents.
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Une classique celle-là, a laquelle raz a déjà répondu. Si tu voulais qu’il lise le livre, ton indigence a son égard lors de ton entrevue a à gauche est sans doute la pire manière de le faire. Et tu le sais très bien. Il en est de même pour moi. J’avais sincèrement envie de bouquiner ton livre malgré toutes les autres lectures que j’ai déjà à faire en histoire. Vu comment tu te comporte à mon égard, je le lirais sans doute mais je n’ai aucune envie d’en parler avec toi. -
SHB
Invité-la promesse m’a été faite par message. Dany m’a invité en décembre, puis reporté en janvier, puis recontacté en février pour caler. Je lui ai proposé des dates, et je n’ai jamais eu de réponse à ce message. Une sorte d’annulation passive comme le management en a le secret.
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Recontacter en février? On est encore en février? Peut être qu’ils n’ont pas que toi sans la vie et qu’ils ont d’autres événements et d’autres invités a prévoir t’en penses quoi? Peut être que le monde ne tourne pas autour de toi. Récemment, Wissam a reçu un mec et ça faisait 2 ans que c’était prévu. Donc ton argument est bof bof. -
SHB
Invitéleur positionnement objectif aux cotés de l’Obs et de Libé qui ont associé le livre à Fourest.
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C’est le pompon celle-là, ils ont passé leur temps a dire que justement tu n’étais pas entrain de faire une Onfray et ils ont même insulté leur propre chat en disant que c’était des gogols s’ils pensaient que t’étais devenu mascu machin chouette. Décidément les faits c’est vraiment quand ça t’arrange.-
François Bégaudeau
Maître des clésNous savons là une parfaite illustration de cette drole de manière qu’à SHB de prendre tout à coté voire à l’envers
Je parle de Fourest, il répond Onfray
Je dis qu’ils m’ont associé à Furese, tu réponds qu’ils ont dit que je n’étais pas Onfray.
Il reste donc ce fait, par delà ta confusion, qu’ils m’ont mis dans le même sac que Fourest/ Comme l’obs et Libé. Ils sont donc en l’espèce des complices objectives de la presse bourgeoise-de-gauche.Exemple 2 : « Peut être que le monde ne tourne pas autour de toi. »
Généralité de cour de récré, et hors de propos. Et encore dissoute par les faits
Fait 1 : ce sont eux qui m’invitent, je n’ai rien demandé.
Fait 2 : C’est Dany qui en janvier me dit : faisons cette émission. Je lui réponds et lui propose des dates. Il n’a pas répondu depuis un mois.
Je résume pour que SHB, qui ne comprend rien, cpmprenne : D quand peux tu venir?. F : jeudi 8. D : pas de réponse.
Fait 3 : le monde tourne tellement peu autour de moi que je me fous de faire cette émission, que je ne crois pas du tout qu’elle puisse donner quoi que ce soit, et que je suis même désormais bien convaincu qu’elle ne donnera rien.
Je suis donc bien content d’avoir compris qu’elle n’aura jamais lieu
CE qui nous ramène au point :
« L’émission prévue – et proposée par eux à titre de compensation de leurs allégations- n’aura pas lieu. Il reste donc les allégations. Il reste leur bavardage creux de l’automne sur CUM – et leur positionnement objectif aux cotés de l’Obs et de Libé qui ont associé le livre à Fourest. »
Et, te concernant le bilan est donc celui ci : pendant tout un temps, Dany et Wissam ont évoqué le livre sans l’avoir lu. Mais alors ils disaient : nous le lirons, nous le lirons, nous le lirons, vous en faites pas, ce qui sera l’occasion d’en parler vraiment. Ils l’ont, depuis, lu (en diagonale, supputé-je), et en disent exactement ce qu’ils en. disaient avant de l’avoir lu – petite affaire, suffisait de s’excuser, etc. Le bilan est le même que pour toi : des gens justifient d’en parler sans l’avoir lu en disant qu’ils vont lire, puis, l’ayant lu, restent exactement aussi superficiels et indigents.-
SHB
InvitéNous savons là une parfaite illustration de cette drole de manière qu’à SHB de prendre tout à coté voire à l’envers.
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Voilà, toujours comme ça avec toi, je parle d’Onfray tu sais très bien que Fourest vient dans le lot en gros tu les accusent de te mettre dans le même panier que les reacts anti Mee too. Tu as très bien compris ce que j’ai dis mais une fois encore tu fais exprès de ne pas comprendre pour ne pas aller sur le fond de la critique. Toujours pareil avec toi. -
SHB
InvitéJe suis donc bien content d’avoir compris qu’elle n’aura jamais lieu.
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T’a surtout le Seum intersideral qu’ils t’aient pas répondu.
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SHB
InvitéPar contre sur le côté entrepreneur je suis d’accord avec toi y’a plein de critiques a faire à l’égard de D&R sur le sujet. Néanmoins j’ai un peu l’impression que des qu’à gauche on veut créer un mouvement de masse hégémonique qui implique des fonds on se fait critiquer par des anarchistes du dimanche. En gros faudrait faire des lives monotones avec un caméscope et des micro de 1970 pour avoir grace à leurs yeux et ne pas rentrer dans le système marchand. Il y a forcément des écueils a devenir mainstream la,. notamment en terme de message politique. On peut se polisser. Mais d’un autre côté, quels sont les résultats des techniques de niche de la gauche radicale pour régénérer le mouvement social et le.communisme dans les cerveaux infectés par le capitalisme marchand? Pendant des années la gauche était nulle et pas sexy, tu le disais toi même a Autain dans une vieille discussion sur le NPA. donc là la gauche radicale devient un peu sexy je trouve avec eux, ils sont marrants, ya des moyens c’est pas.juste.friot qui déroule pendant 4heures. Donc je te trouve paradoxal dans ta critique
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Ema
Invité« monotones avec un caméscope et des micro de 1970 pour avoir grace à leurs yeux et ne pas rentrer dans le système marchand. »
Pourquoi une telle caricature, qui ne sert nullement ton propos? Je n’ai pas l’impression que QG, Hors Serie ou Frustration soient restés à l’age de pierre technologique, ni que les contenus y soient chiants et monotones.
Maintenant tu convoques l’éternel débat sur la fin et les moyens, qui est une question compliquée et probablement insoluble. Jusqu’à quel point les moyens « impurs » servent ils la fin, à partir de quel point commencent ils à la devoyer ? Sauf à avoir une réponse absolument précise et Implacable sur la question, la moindre des choses seraient de respecter le choix des militants appliquant une certaine hygiène éthique dans leurs méthodes, regarde ça comme un principe de précaution. Il y aura de toute manière toujours de tout, des entrepreneurs comme D et R existent et semblent combler tes attentes, rejouis t-en plutôt que déplorer que toute la gauche radicale ne s’aligne pas sur ce modèle là ( ce dont moi je me rejouis).-
..Graindorge
Invité@Ema
« rejouis t-en plutôt que déplorer que toute la gauche radicale ne s’aligne pas sur ce modèle là ( ce dont moi je me rejouis). » Ça fait plaisir -
SHB
InvitéQG média c’est pas monotone dans la forme? Ema sans vouloir t’offenser je pense que tu as 40 ans et + parce que c’est l’âge qu’il faut pour trouver le QG média dynamique, interactif, captivant.
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Le problème c’est que vous vivez dans votre bulle. La question c’est comment faire pour intéresser des gens a la politique, gens qui ne s’y intéressent pas. Les formats styles QG c’est pour les initiés, je met mon frère complètement anti-politique devant il arrête au bout de 2 minutes. La question a gauche c’est pas de prêcher des convaincus. Donc oui vous voulez peut être pas le voir mais la gauche radicale est chiante a mourir mise à part pour les intellos du forum de Begaudeau persuadés que tout le monde lit 10 livres par semaine comme eux tout en disant qu’ils comprennent les problématiques liées au fait que la gauche ne parle souvent qu’à elle-même.
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De ce point de vue, et je peux en témoigner, Dany et Raz est une formidable expérience de deux zigs qui amassent autour d’eux plein de gens qui sont pas forcément à la base politisés mais qui sont là pour se marrer et qui finissent par se politiser.
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Il faut que vous acceptiez un état de fait : 99% des gens s’ennuient devant une conférence de Friot, Lordon, Chapouttot ou n’importe quel mec immobile qui parle devant son micro pendant 3 heures avec pour support visuel un powerpoint nul.
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La seule question c’est que faire pour remédier à cela? Choisit ton camp camarade.-
SHB
InvitéJ’accuse certains à gauche d’être dans la pureté militante, il faut absolument pas rentrer dans le système marchand donc on peut pas :
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1) avoir de volonté d’hégémonie pour rassembler.
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2) construire des structures avec du budget parce que bouuuuh on fait des pubs pour des boissons énergisantes pour s’auto-financer
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3) etc…….-
PeggySlam
InvitéPersonnellement je ne monétiserai jamais mes vidéos. À la fois par respect à mes invités et parce que pour moi j’ai choisi youtube car je m’aperçois à quel point je peux continuer à faire ce que je faisais dans le slam de poésie. Aller à la rencontre des gens. Les interviewés comme j’ai essayé de faire avec mon documentaire sauf que là grâce à l’évolution de beaucoup de logiciel facile j’ai pu m’ouvrir mon petit espace à moi et ça c’est magique. Comme d’autant plus magique que tu peux discuter avec des gens du monde entier. Je suis suivis par un tunisien, la Belgiqu, la Suisse ou encore le Québec et y a quelques jours je discutais avec un guyanais de Akira. C’est la magie chez nous de youtube pendant que beaucoup de pays souffre de censure même si cette liberté là va être en danger avec l’arrivée au pouvoir de Musk, pardon Trump. Mais tant que nous continuons à le faire avec chacun sa manière de faire c’est le plus important. Et à nous de choisir ce que nous aimons ou pas. Pendant longtemps j’ai aimé les vidéos sur le cinéma avec du montage et tout et tout. Aujourd’hui je préfère entendre discuter des gens autour d’un film et/ou d’un sujet politique du moment que son interlocuteur ne le coupe pas toutes les trente secondes ou ne fait pas de cut toutes les trente seconde non plus. Enfin y a tellement à voir sur les réseaux sociaux. Par contre je ne digère toujours pas à ce que vous m’avez fait découvrir Dany et Raz (rire). Il m’arrive de les regarder parfois et je me dis… Euh j’en sais rien… C’est peut être ça le problème quand on a plus rien à dire que ça devient mou. Inintéressant. Mais il faut qu’ils fassent des live pour rembourser le matériel. Payer leur équipe. Les locaux. Et ça je me suis dis JAMAIS. Je veux rester libre. Écouter mes invités pour continuer à apprendre avec Mr Brossat, Chakali, François ou encore bientôt Rancière et tant d’autres que je ne cites pas. Pour moi un endroit si important depuis que j’ai pu m’imposer même avec mon handicap et ça c’était pas gagné
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SHB
InvitéC’est peut être ça le problème quand on a plus rien à dire que ça devient mou. Inintéressant. Mais il faut qu’ils fassent des live pour rembourser le matériel. Payer leur équipe. Les locaux. Et ça je me suis dis JAMAIS. Je veux rester libre.
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Voilà exactement le genre je chose que je dénonce, n’y voit aucune injure. Réduire Dany et Raz a bon ils savent pas quoi dire mais faut bien rembourser le matos c’est ne rien comprendre a leur démarche politique. Ils parlent de choses très intéressantes, notamment de l’addiction car Raz a été heroinomane pendant des années de plus les deux ont vécu en Squat ou dans la rue et partagent souvent leur vécu et c’est très intéressant. Sinon leur orientation sexuelle les amènent aussi a aborder la question du genre j’ai moi même appris beaucoup de chose..
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Le plus gros problème des détracteurs de Dany et Raz c’est sans doute de ne jamais les avoir sérieusement écoutés ou avec un fond de mépris. -
BIOGRAPHIE
InvitéSHB: Dany et Raz c’est le néant qui se contemple le nombril.
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Sylvain
InvitéTu accuses beaucoup et généralise tout autant.
Au hasard : tout cela n’est pas une question d’âge.
Qu’en sais-tu, quelles sont tes sources ?
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Ema
Invité« QG média c’est pas monotone dans la forme? Ema sans vouloir t’offenser je pense que tu as 40 ans et + parce que c’est l’âge qu’il faut pour trouver le QG média dynamique, interactif, captivant. »
Eh oh j’ai 33 ans, c’est mesquin ça.
Bon sinon flemme de polémiquer, alors je clos pour ma part le sujet en citant feu ma mamie : c’est parce que t’aime pas qu’il faut en dégoûter les autres. Mais puisque Dany et Raz vont rendre hégémoniques les idées de gauche grace à leurs impayables streams tout va bien, on peut continuer à exister tranquillement de notre côté, si tu le tolères.-
lumen cor
InvitéEma, dany et raz ont le même age que toi, 32 et 34, l’excuse de l’âge donner par SHB ne tient pas vraiment.
Tout n’est pas une question de génération ou de classe social, on peut aussi émettre des jugements sur la qualité du contenu, sans être un bourge ou un vieux aigri.-
lumen cor
InvitéUne critique n’est d’ailleurs pas forcément un rejet total du contenu, de la même façon qu’on peut lire libé et le critiquer.
Chez dany et raz il y a du bon, du très bon, et du mauvais.
Leurs volonté d’être mainstream est pas mal, mais on a le droit de pouvoir les critiquer quand ils finissent par faire de la merde, ça veut pas dire qu’on rejettent tout émission de gauche grand public ou qui ont du succès.
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SHB
InvitéNotre débat pourrait se résumer a : vous n’aimez pas Dany et Raz. Là où ça devient intéressant c’est les raisons pour lesquelles vous ne les aimez pas. Et la ça devient un peu plus grinçant pour vous.
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PeggySlam
InvitéOu alors c’est peut être toi qui n’accepte pas qu’on peut ne pas aimer. Et c’est pas un drame. On n’aime pas. On passe notre chemin. Comme je le fais avec tout le monde. Je donnais juste un avis e ce que j’avais vu
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Monami
InvitéEn tout cas tu laches pas l’affaire, ils seraient fiers de toi
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PeggySlam
InvitéJe me prmets juste de répondre à SHB. Rien de plus
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K. comme mon Code
InvitéMonami répondait probablement à SHB.
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PeggySlam
InvitéOk au temps pour moi si c’est le cas
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lumen cor
Invité@SHB, la ou tu te goures c’est que moi j’aime bien dany et raz.
Je me souviens même de François disant ici qu’ils se couchaient en regardant leurs lives.
Tu veux faire croire que l’on n’aime pas leurs contenu, viscéralement, parce que c’est du divertissement de prolo, et qu’on se sert de certains de leurs conneries comme prétexte, c’est faux, archi faux.
Tu te trompe sur toute la ligne. -
Claire N
InvitéHum perso
C’est plus une question de longueur
Le live a cette l’interêt de reproduire d’une certaine manière une « discussion entre potes « mais sans les moments où on se lève pour faire des conneries, danser
Perso tu parles d’âge mais parfois j’ai eu envie de me casser de leur live comme quand je me cassais plus jeune d’une discussion de vieux à table qui n’en finit pas ; on piaffe un peu ? une question de tension dans la pensée ? Moi ça me met en sous regime
Qg par exemple est plus « rapide « -
Ema
InvitéNon, ca pourrait plutôt se résumer à : tu détestes la gauche chiante intello et tu brandis constamment Dany et Raz comme contre exemple à suivre. Nous te disons : non merci. Ils ont déjà leur part de marché dans ce microcosme qu’on appelle la gauche radicale, qui pour rappel est toute entière considérée comme une bulle déconnectée du réel par le majoritaire (Dany et Raz compris, ne te raconte pas trop d’histoires). Souffre donc qu’il reste un peu de place aux autres. De toute façon c’est pas comme si Lordon ou Friot allaient pouvoir se mettre a faire des react et des stream.
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PeggySlam
InvitéComme quoi ce n’est pas une question d’âges mais plutôt d’interlocuteurs et d’invités. La tv c’est pareil. Une émission peut être passionnante quand l’invité est intéressant mais parfois il n’arrive pas toujours à être au meilleur de sa forme. J’ai vu ça chez Rancière par exemple. Je l’ai pas trouvé très bon chez Mollat et avec François pour son dernier livre mais je l’ai trouvé excellent dans une autre émission. Autant les invités que les animateurs ne sont pas toujours au meilleur de leur forme et ça c’est vrai qu’on a tendance à l’oublier qui est pourtant très important dans ce genre de rendez-vous. Et après tout ça se prépare. Et ça demande du temps. Mon défi de cette année pour les sujets importants
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SHB
Invitébonne chance avec Lordon. Mais c’est bien vous êtes droit dans vos baskets par contre je veux plus jamais vous entendre dire que vous ne comprenez pas pourquoi la gauche radicale ne rejoint personne dans ce pays puisque vous semblez chérir les causes menant à cet état de fait. Les choses sont claires au moins.
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..Graindorge
Invité« Ce qui nous ramènerait à D et R : à un moment il faut sans doute choisir entre la pensée et la valeur marchande, ils ont choisi,
j’aurai fait ce que j’ai pu »… pour des gens qui peuvent si peu-
SHB
InvitéSauf qu’opposer la soit disant « marchandisation » de leur engagement a la pensée c’est complètement débile, quand je vais faire mes courses je participe a légitimer le capitalisme a ce moment là. La lutte se fait toujours dans les conditions de l’existant tu peux pas te soustraire a la société.
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..Graindorge
Invité« quand je vais faire mes courses je
participe a légitimer le capitalisme a
ce moment là. »
Je peux le légitimer en achetant le strict nécessaire, en ayant réduit volontairement mes besoins même si je ne suis pas pauvre ou je peux le légitimer en me goinfrant. Il y a des choix de types de participations lorsque le choix est possible.
Je suis bien obligée de manger un peu de capitalisme mais je fais en sorte que le capitalisme ne me bouffe pas même si mes moyens économiques s’amplifier
Bonne nuit SHB-
SHB
InvitéC’est pas faux mais ça pose deux principaux problèmes comme réflexion :
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1) déjà c’est une vision très libérale de l’anticapitalisme qui se combatrait pas le biais des actions individuelles mises bout à bout. Hors ce n’est pas comme cela que ça marche.
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2) Dire que l’on peut choisir son type de consommation et qu’en gros chacun au magasin, en âme et conscience, serait libre de réfléchir sur les implications de ses choix de consommation, c’est nier le poids de la propagande marchande qui infiltre les cerveaux de tous. On remet la faute sur le consommateur plutôt que sur les marchands.-
..Graindorge
InvitéJe garde le » c’est pas faux » et te souhaite un bon week-end
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SHB
InvitéC’est interchangeable avec « c’est bateau »
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SHB
InvitéD’ailleurs, tu auras remarqué que je traine à présent peu sur ce forum étant donné que tu as décidé que tu voulais te faire quelques personnes que tu n’aimes pas sur ce forum a chaque fois que ces derniers prennent la parole sur celui-ci, peu t’importe ce qu’elles disent.
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Turu
InvitéLâche l’affaire gros, on dirait il a baisé ta mère, ça fait assez longtemps que tu ressasses ton seum contre lui comme une groupie éconduite ou un gamin qui se rend compte que son papa est pas superman
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SHB
InvitéEt s’il avait bel et bien baisé ma mère?
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SHB
InvitéJ’ajoute que tu n’es pas l’antagoniste que tu pense être.
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lumen cor
InvitéLa figure paternelle ouai
SHB te casse pas la tête, le B est pas ton prof d’université, comme dit turu lache l’affaire, sinon tu va vite sans t’en rendre compte te muer en Demi habile-
lumen cor
InvitéMieux vaut revenir avec un message réfléchis a l’avance, (une critique du bouquin ?) Qu’avec des petit messages polémique, tu n’a pas de pression ou d’obligation, c’est un non sujet polémique que tu crée toi même
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François Bégaudeau
Maître des clés« Mieux vaut revenir avec un message réfléchis a l’avance, (une critique du bouquin ?) »
Bonne idée-
SHB
InvitéAucun intérêt, je connais déjà ta réaction peu importe quelle critique je ferais.
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Attend je te le fais à la François.
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Encore une fois, SHB comprend tout de travers. Après nous avoir abreuvé de ces inepties sur ma vie, le voilà qui recommence avec CUM. bla..bla..bla.
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Dans ces conditions, contrairement a tes sbires ici bas, je me fiche complètement de ton avis.
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BIOGRAPHIE
Invitélumen cor: C’est pas si mal d’être moi en vrai hein.
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lumen cor
InvitéOui tu est un chic type mais la plupart de t’es messages ici non.
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BIOGRAPHIE
Invitélumen cor: Ouais, il faudrait que je sois plus sympa avec les gens qui me méprisent.
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Olivier
InvitéRegardez encore un peu Kamoulox et Burger quizz et détendez-vous messieurs…
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Ostros
InvitéJe suis très curieuse de savoir comment se passe la rencontre de ce soir avec le collectif l’AMBRE et surtout quelles questions ont été posées, quelles réponses François leur a apporté, est-ce que le verre d’alcool vieilli mérite son prix.
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Ostros
InvitéJe up ma propre question pour ne pas qu’elle passe inaperçue avec la dispute qui se déroule plus haut.
P.s aux participants endurants : ici c’est la page Actu, n’oubliez pas de conclure à un moment svp, ça ferait du bien à tout le monde.-
François Bégaudeau
Maître des clésUn accueil qui ne passera pas pour très amical
Et une lecture du livre qu’on ne qualifiera pas de précise.
Mais c’est le destin de ce livre. Aimons-le.-
Ostros
InvitéJe vois. C’est ce que tu avais un peu pressenti..
Tant pis pour eux. -
..Graindorge
InvitéCombien d’exemplaires de CUM vendus depuis
5 mois? Sans conciergerie.-
François Bégaudeau
Maître des clés8000
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Alphonse
InvitéC’est qui le collectif Ambre ? C’est quoi ?
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François Bégaudeau
Maître des clésUne bande de jeunes bourgeois plutot portés sur la philosophie.
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stephanie
Invitéje serai à paris du 7 au 11 mars, savez vous si une rencontre, théâtre, ciné débat …aura lieu avec Bègue (c’est comme ça qu’on l’appelle à la maison) merci
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Ostros
InvitéBonjour Stéphanie,
Si tu prolonge un peu ton séjour il y a la rencontre avec François et une partie du collectif Othon le vendredi 14 mars à 18h30 au théâtre Traversière.-
François Bégaudeau
Maître des clésmais du 7 au 11 rien de prévu
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..Graindorge
Invité@Stéphanie
ici dans le forum, ça dépend: F.B, François, François Bégaudeau, l’horrible » fanfoué », Francesco… mais Bègue, ça fait bègue non? Faudrait pas qu’il le devienne, manquerait plus que ça:
la patrie a encore besoin de lui. Tu le vois dire ( pardon pour les bègues) » ce…ce.. ce.. qui..qui… qui… mmmmm’imppporte cé..cé..cé.. lalalaaala… jjjjjju…ju…jusss…. tttesse! » Oh malheur!
Sinon, son n° de téléphone est public dans les pages blanches, il est sur messenger si tu veux obtenir son adresse électronique. Bon di…di….di mmmanche..-
stephanie
Invitéouais graindorge, j’y ai bien pensé à cette histoire de bègue mais…petit un , à la maison on l’appelle Le bègue ça change pas mal dans notre estime , petit deux j’ai une tendresse particulière pour les bègues ( note que la majorité des bègues sont des hommes, j’ai posé la question à des amis ortho , pas de réponse de ce coté là, peut être du coté de la psychanalyse, mais je m’éloigne du sujet ) petit trois, un écrivain bègue c’est pas trop grave le symptôme ne se voit -lit pas. Je propose Bèg (bon état général) .
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..Graindorge
InvitéLe problème c’est qu’il n’est pas qu’écrivain, il parle et pas qu’un peu. Mon collègue, un gaucher contrarié dans l’enfance et adolescence bégaie sous le coup d’une émotion, de la fatigue etc.. bizarrement, je l’imite en en rajoutant une bonne couche de grimaces, ça le fait rire et ça lui passe. Mais il doit y avoir des cas plus graves.
Et « Bèg » bon état général. Mouais.. j’envisagerais un bon contrôle technique par des pros avant de le baptiser -
François Bégaudeau
Maître des clésj’aime bien Le Bègue
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stephanie
Invitémoi aussi, j’essaierai de t’appeler pdt mon séjour pour aller boire un verre au cas où.
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Mélanie
InvitéBonsoir, une question me vient : serait-il possible que le bégaiement soit moins diagnostiqué chez les femmes, mais pas forcément moins présent, ou pas avec un tel ratio ? Je ne suis pas spécialiste mais il me semble qu’on observe par exemple aujourd’hui que des symptômes autistiques peuvent être diagnostiqués tard voire pas chez des femmes, ayant été masqués, confondus avec la nature discrète anxieuse etc qu’on nous colle.
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Jeanne
InvitéBonjour Mélanie
Pour ma part je dirais que non. D’abord parce que le bégaiement n’est pas « diagnostiqué », je ne crois pas. Soit il y a bégaiement et tout le monde peut le constater soit il n’y a pas bégaiement.
Donc plus d’hommes bègues que de femmes bègues.
Concernant l’autisme – qui, là oui, se diagnostique -, c’est pareil : plus d’autistes hommes.
De mon côté je ne suis pas surprise qu’il y ait, pour ce qui concerne les « troubles » (comme on dit aujourd’hui) , de telles disparités sexuelles. Ces troubles ont un ancrage dans la génétique et la génétique acte deux trois différences entre les hommes et les femmes.
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Ce qui, bien entendu, ne doit ni troubler ni décourager notre féminisme, notre aspiration à l’égalité entre les hommes et les femmes.
C’est bien l’égalité que nous recherchons, et pas l’identité.-
François Bégaudeau
Maître des clésL’égalité et non la similarité, dirais je
(comme d’ailleurs dans toute perspective d’égalité)-
Jeanne
Invitéok pour « similarité »
(d’autant que c’est peut-être plus clair comme ça)-
François Bégaudeau
Maître des clésoui je pense
c’est pour ca que je me suis permis-
Jeanne
Invitéil n’y a jamais trop de clarté dans ce monde
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BIOGRAPHIE
Invité…
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Ema
InvitéIl me semblait au contraire que´l’autisme passe moins inaperçu chez les femmes, notamment parce que des femmes il est plus attendu qu’elles soient ouvertes sur les autres, et douées d’intelligence émotionnelle accrue( mettre ces deux formules entre gros guillemets bien sur). Pour autant moins diagnostiqué c’est possible?..
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Jeanne
InvitéBonjour Ema
L’autisme Asperger (c’est de celui-ci que je parle car je le connais un peu) ne se manifeste pas tout à fait de la même manière chez les hommes et chez les femmes. Ces dernières, si elles rencontrent comme leurs homologues masculins des difficultés dans les interactions sociales, réussissent généralement mieux à camoufler leur peine. Concrètement, par exemple une femme autiste regarde son interlocuteur dans les yeux. Un homme autiste pas tellement.
Peut-être que cette situation entraîne que les femmes autistes soient moins diagnostiquées. Je ne sais pas. Dans tous les cas, m’est avis que ce sous-diagnostic s’il existe ne rend pas entièrement compte de la différence entre le nombre d’autistes hommes et le nombre d’autistes femmes.
Sur ce sujet de l’autisme Asperger au féminin, je recommande la BD « La différence invisible » de Julie Dachez.-
Ema
InvitéMerci Jeanne, c’est très intéressant. D’après toi la plus grande capacité a soutenir les interactions sociales chez les femmes Asperger pourrait elle tenir à une forme de compensation par le social, les attentes genrées en la matière se faisant sentir très jeune, ou bien çà tient à une raison plus essentiellement génétique?
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Ema
InvitéEn fait clairement ma question est : serait il possible que les petites filles Asperger soient plus obligées que les garçons à se conformer à des injonctions de normalité dans le domaine des interactions relationnelles ?
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Jeanne
InvitéJe ne pense pas. Je pense que les hommes Asperger souffrent dans leurs interactions sociales, et que s’ils pouvaient « performer » comme tout le monde ils le feraient. (C’est le récit qu’un homme aspie m’a fait, en tout cas).
Et que si les filles y arrivent mieux c’est qu’elles sont, pour les interactions sociales, mieux armées neurologiquement.
Je vais essayer, dans un autre post, de te mettre un lien (podcast très court) sur ce sujet, mais je ne promets pas d’y parvenir.-
Mélanie
InvitéJe n’arrive pas à ouvrir le lien, et vous ?
Oui ce n’est pas une question de ratio ni de viser la similarité, je n’aurai pas dû passer par là. J’avais retenu que Nox évoquait ça à propos des femmes autistes. -
Jeanne
InvitéLe lien que j’ai copié ne fonctionne pas, non. Pas grave, c’était annexe. (Épisode d’un podcast sur le cerveau).
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Ema
InvitéPas réussi à ouvrir le lien, je chercherai autrement. Par contre je suis un peu surprise que tu sembles signifier ici que : différences neurologiques = différences inées/génétiques. Etant donné les etudes faites sur la plasticité cérébrale, je pensais etablis que des spécificités neurologiques pouvaient être le symptôme d’une adaptation ?.. sachant qu’ici adaptation n’est pas du tout synonyme de bonne volonté ou effort, simplement d’une réponse inconsciente à des injonctions sociales propres aux femmes, absorbées dès l’enfance. En tout cas concernant les non autistes, les neurologues ne sont pas tous d’accord sur ce qui relève de la différence sexuée innée et ce qui relève de l’acquis, ça m’a l’air tres délicat à trancher cette affaire.
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Jeanne
InvitéOui Ema, c’est délicat à trancher et je ne suis pas scientifique.
Du coup je te réinvite en effet à écouter le podcast que je voulais poster. Dans la série Choses à savoir: Cerveau. Épisode sur des différences neurologiques observées entre des nourrissons filles et des nourrissons garçons dès les premiers jours de vie.
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Concernant le débat sur l’inné et l’acquis, autant il m’a longtemps intéressée autant je m’en suis, par la suite, un peu détournée. (Ce qui bien sûr ne m’empêche pas de grandement apprécier cette discussion que nous avons ici).
Qu’il y ait un peu d’inné, par-ci par-là, voilà qui jadis me fachait. Parce que je faisais le raisonnement suivant : ce qui est inné nous tient dans ses pattes, nous réduit, nous assigne, nous empêche de devenir autre que ce que nous sommes (ce que nous sommes au naturel c’est à dire: inéluctablement). Je ne crois plus du tout ça. Il y a comme tu le dis un truc qui s’appelle la plasticité du cerveau et qui entraîne que l’inné sera toujours modulé, amendé, modifié par ce qu’il se passe autour de nous et aussi par – comment dirais-je? – notre vie intérieure.
Une femme grande n’est pas tenue de devenir basketteuse. (Pour prendre un exemple dont tout le monde conviendra aisément).
Il y a de l’inné. Un peu. Nous avons un corps. (Un peu). Un corps avec des caractéristiques. Originelles. C’est-à-dire de l’inné. Aujourd’hui, ceci signifie pour moi une chose très simple : Nous sommes incarnés.
Ça me va comme ça.
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Sur le sujet de l’émancipation (c’est quoi l’émancipation ? avoir un corps, être incarné, et par ailleurs se donner d’aller où l’on veut, de ne pas rester assigné ? ) j’invite chacun à écouter l’interview de Tristan Garcia sur Lundi matin. Passionnant.
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Ostros
InvitéLa billetterie gratuite pour la soirée du 14 mars 18h30 au théâtre Traversière avec le collectif Othon est ouverte ! (Réservation obligatoire)
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci de le signaler
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Aiolos
InvitéL’extrait de Bégaudeau sur Là-bas si j’y suis suscite des réactions, notamment celle de Framont https://x.com/NicolasFramont/status/1894379793526759560?t=R4gCSZhQGfKEMSmUHrT0-Q&s=19
Ironie du sort : n’était-ce pas lui (dans une émission avec François) qui questionnait les « gaucho-chiants » ? Voilà qui est cocasse-
kenny
Invitéj’ai patrouillé sur twitter ce matin pour défendre bégaudeau en demandant juste de ne pas lui faire dire ce qu’il ne dit pas
ce qui m’a valu de me faire traiter de fanbase pénible-
kenny
Invitéc’est fou le nombre de tweets de ces gars là, 4h par jour sur tweeter à l’aise
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lumen core
InvitéC’est pas extrêmement différent de l’activité de certains sur ce forum.
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kenny
Invitéhaha
on prend la balle
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Aiolos
InvitéAutant abandonner tout de suite : François est un misogyne, un mascu viriliste avec un égo surdimensionné mais blessé (rires). Plutôt que de prendre la peine de considérer sérieusement ce que dit François, mieux vaut s’attaquer à l’homme, ou du moins à l’idée qu’on s’en fait, histoire de le discréditer plus confortablement.
Le plus savoureux dans tout ça ? Voir Pasduhring, Dr. Zoé et Chris de PR coller aux basques de Bégaudeau depuis des mois. Zoé, lui a même consacré une part d’un article en évoquant Comme une mule dans Positions revue. Mais bizarrement, quand il s’agit de l’inviter à échanger ou à débattre, il n’y a plus personne. Quelle étrange pudeur-
François Bégaudeau
Maître des clésJe crois que ces marxistes considèrent qu’il y a trop de marxistes en vue dans l’espace public au sens large. Trop de marxistes influents. Trop de marxistes écoutés. Il faut donc en supprimer quelques-uns, et par exemple le plus en vue. Une sorte de régulation du biotope, façon chasseurs.
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lumen core
InvitéDétruire la concurrence ?
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Aiolos
InvitéLe plus en vue… sans doute parce qu’il est le seul à en avoir été capable ? Pendant que d’autres rament en vain. Allez savoir pourquoi
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kenny
Invitéje n’avais jamais pensé en terme de part de marché marxiste
ça me semble un peu tiré par les cheveux tout de même
bon leur activité consiste souvent à contrôler la conformité de tel ou tel pensée à la doctrine
une sorte de conseil constitutionnel du marxisme en somme -
Alphonse
InvitéL’hypothèse serait donc : « on me critique parce que je suis le marxiste le plus en vue » ? Tu exclus l’hypothèse que ce livre, CUM, ainsi composé, leur semble simplement dégueulasse (je pense qu’ils se trompent connement) ? Qu’ils soient sincères dans leur rejet du bouquin (ou du narratif entourant le bouquin, ils doivent pas être nombreux à l’avoir lu jusqu’au bout) ?
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kenny
Invitépas « narratif » stp
ça me crispe-
François Bégaudeau
Maître des clés« ou du narratif entourant le bouquin, ils doivent pas être nombreux à l’avoir lu jusqu’au bout) ? »
Voilà
Et le fait de s’en tenir à ce narratif, et de démonter ce livre sans le lire témoigne d’une mauvaise disposition à mon égard dès lors justiciable d’une analyse, comme par exemple la concurrence économique
(mais je précise que mon post sur les chasseurs entendait surtout noter la sidérante capacité des forces militantes à se tirer des balles dans le pied ; peut-être parce qu’en eux la morbidité domine la joie.) -
Luc
InvitéAhah
+1
J en peux plus de ce nouveau mot
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Mao
InvitéMon hypothèse c’est d’abord qu’il est impossible d’exclure la mauvaise foi. Quand on parle de paresse et de médiocrité, on est de mauvaise foi. Ensuite, je pense qu’il y a un aveuglement sincère vis à vis de toute cette séquence et une incapacité à comprendre ce qui se joue dans cum.
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Mao
InvitéEt sans doute aussi beaucoup la trouille d’être du mauvais coté.
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Mao
InvitéJe pense que la grande question qui se pose à nous est toujours « quel saint louer ? Dans quel sang marcher ? ». Pour cela on aime avoir des repères clairs et stables. Le problème avec begaudeau c’est qu’on sait jamais vraiment sur quel pied danser. Un jour il écrit un essai, le lendemain une pièce de théâtre, une bd, des romans. Un jour il fracasse un droitard puis enchaîne des entretiens sur le punk, fait de la critique littérature et cinéma. Alors on ne sait pas trop. On se méfie. Puis franchement il parle trop bien et il écrit trop bien. C’est louche. D’ailleurs il aime bcp s’écouter parler. Est-ce qu’il serait pas au fond en train d’essayer de nous embrouiller. Ne serait-il pas qu’un vulgaire sophiste ? D’autres déjà avant lui nous ont fait le coup. On les aimait bien aussi les Onfray, Michea et cie et sans qu’on y prenne gare, on se retrouve à soutenir Éric zemmour. Mais cette fois avec begaudeau ça passera pas. Il s’est trahi lui-même, en deux lignes sur son blog qu’il imaginait privé, au milieu de sa fan base de dégénérés écervelés. Puis il a récidivé dans un livre, il suffit de voir le titre des chapitres comme nous l’a bien montré le fou allié. Le mec est à la dérive totale. Maintenant tout est clair et rien ne sera plus pardonné. Repères stables, ligne de démarcation fixe. Begaudeau est un monstre de sexisme et de misogynie et venez pas nous dire le contraire, on a des preuves.
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François Bégaudeau
Maître des cléspas mal résumé
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Ostros
InvitéOui, car ils ont un média à rendre viable donc faire des vues, être commentés, leur impose de prendre le pli de « l’air du temps ». Le risque d’être eux aussi mis à l’écart leur fait peur.
Il est intéressant aussi de saisir que dans l’excitation qu’il y a eu sur Twitter (nid des excités) contre François et leur épandage ici et là, il y a au fait quelque chose qui n’a rien à voir avec la blague du forum. Il y a quelque chose de personnel vis à vis de qui est François. Un homme fort. Au sens de son tempérament, de ses idées façonnées par un travail des plus exigent. Il faut voir que chez ces gens fort est péjoratif. Et ils lui accolent alors d’autres mot issus de leur interprétation qui sont pour leur esprit brouillé des synonymes : violent, pédant, agressif, misogyne etc.
C’est sa force qu’ils mécomprennent à la base. Dont ils ont peur par bêtise.
Et le fait qu’il traite les genres à égalité.
Peu on cette exigence là.
Les détracteurs ont des oeillères, ils considèrent que si tu parles à une femme comme tu parles à un homme tu es misogyne.
Il faudrait bercer les femmes. Et c’est en fait cette différence de traitement qui est réducteur.
Sans parler de toutes ces têtes publiques qui se sont fait contredire avec précision par François et ne s’en sont pas remises. Ils n’attendaient que ça.
Il aurait fallu dans CUM faire une place à ce développement des affects négatifs que l’attitude sûre de François engendre chez les mous.-
Ostros
InvitéJe suis enclin à penser que les hommes qui abusent de leurs congénères ce sont des êtres faibles. Ils n’ont pas cultivé leur propre force, ils ont besoin de soumettre un autre pour se sentir puissant. Ils recherchent la puissance non la force (la bonne santé).
Il y a aujourd’hui une confusion entre force et puissance qui entraîne dans ses abysses nombre d’engagés.-
François Bégaudeau
Maître des clésMon livre pour Cause perdue, sans parler aucunement de l’affaire je le précise (CUM a fait le boulot) explore un peu cet angle.
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Ostros
InvitéRestitution de la place de l’art dans les milieux bourgeois entre les conservateurs et les maquisards, approche de ce qu’une posture forte, vitaliste suscite d’affects sombres chez d’autres …quelque chose me dit que tu as continué d’approfondir les réflexions dépliées dans CUM, dans ce nouvel essai à paraître en octobre, je me trompe ?
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François Bégaudeau
Maître des clésNon, pas vraiment, ou alors pas plus que la continuité naturelle d’un. livre à l’autre.
C’est un livre avec sujet spécifique -
Ostros
InvitéJe tente ma chance : et est ce que tu peux nous donner ce sujet propre à cet essai ?
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Leo Landru
InvitéEn complément de lecture, Faire justice d’Elsa Deck-Marsault fouine un peu dans ces questions-là et sur le ressort punitif. On tape sur un camarade à défaut de taper sur un adversaire, parce que déjà le camarade est plus près – gratification immédiate en attente de la révolution. Alors si le camarade/adversaire a l’aura de François Bégaudeau, on n’en sort que plus puissant. Ça ne vaut pas Mélenchon mais on fait avec ce qu’on trouve.
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Dr Xavier
InvitéEt pourquoi pas Elsa Deck Marsault chez QG pour une Clarification ?
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diegomaradona
Invité@françois
« Je crois que ces marxistes considèrent qu’il y a trop de marxistes en vue dans l’espace public au sens large »
Si c’était le cas padustream n’aurait pas fait autant de vidéo pour mettre en avant tes propos avant cette histoire. Ton analyse ne tient donc pas. La réalité est beaucoup plus simple : tu as fait de la merde avec tes blagues sexistes et misogynes (même ta maman te l’a dit), tu refuses de le reconnaitre et persistes dans le déni, c’est donc en toute logique qu’il en vienne à te considérer comme la personne toxique que, de fait, tu es. Logiquement ils n’ont donc aucun intérêt à continuer à te donner de l’importance. Le plus comique c’est que tu es le premier à dire aux uns et aux autres qu’ils sont toxiques et les juger moralement, mais dès que d’autres font la même chose vis-à-vis de toi, éléments à l’appui, tu t’en offusques. Nouvelle preuve de tartufferie maintenant légendaire…-
Sylvain
InvitéOù plus simplement, Diego : tu n’as pas lu le livre. Ou alors tu n’y a rien compris (sauf le passage sur la « maman »).
T’as rien compris aux absences d’excuses.
Parlons pas de la fin.
Parlons pas du corps non plus.
T’es resté sur la blague.-
diegomaradona
Invité@Sylvain
La question de savoir pourquoi beaucoup de gens de gauche détestent maintenant begaudeau n’a pas grand chose avoir avec le contenu du livre mais avec cette blague et son attitude suite à celle-ci. Par ailleurs j’ai déjà fait remarquer que concernant les absences d’excuses begaudeau ne mentionne même pas dans son livre, qui se veut pourtant une analyse en profondeur de la situation, qu’un fait que son refus d’excuses atteste est le manque d’empathie qu’il a pour ludivine bantigny. Car la plupart des êtres humains qui ont tant soit peu de considération pour autrui, quand cet autrui exprime le fait d’avoir été blessé par des paroles prononcées, se disent au minimum désolé de cela. Ce qui n’empêche pas ensuite d’expliquer, si c’était le cas, que cela n’avait nullement l’intention de blesser. Cette marque d’humanité élémentaire, begaudeau a été factuellement incapable de la produire. Pour un soi-disant aficionado de la vie et défenseur des individus les plus faibles, cela ne peut que prêter à rire. Le plus ridicule étant encore son affirmation selon laquelle il n’aurait commis aucune faute morale. Par cet auto-dédouanement nous découvrons ainsi que c’est begaudeau lui-même qui édicte et décide des règles morales en vigueur de la société. En résumé, peut-on faire plus tartuffe ?-
diegomaradona
InvitéRemarquons aussi que gerard depardieu justifiait bon nombre de ses comportement et de ses dires par le fait que ce n’étaient que des blagues potaches. Même sexisme, même défense. Ces deux individus ont donc au moins cela en comment. Pour sauver ce qui peut encore lui rester comme honneur Gerard peut au moins faire valoir que certains le considèrent comme un monstre sacré du cinéma, pour begaudeau en revanche cela va être difficile de jouer la carte du monstre sacré de la littérature…
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diegomaradona
Invité*Ces deux individus ont donc au moins cela en commun
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Sylvain
InvitéSi c’est cela ta conclusion après lecture du livre (Begaudeau = Depardieu), c’est donc que tu es Ludivine Bantigny et les Chiennes de garde réunies dans un seul corps.
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diegomaradona
Invité@sylvain,
Le livre n’a rien à voir là-dedans, je te parle des comportements réels de ces deux personnages, pour souligner la similitude de leurs manière de faire et de s’en justifier, ce sont des faits. Si la réalité ne t’intéresse pas et que tu te contentes du monde des idées discutées dans un livre, c’est donc que tu es aussi idéaliste que tous ces aficionados du grand remplacement. -
Sylvain
InvitéAutant de fantasme et d’absurdité pour quelqu’un qui en appelle au « réel » et « aux faits » me laisse pantois.
Si tu ne vois pas l’énorme différence entre un Depardieu et un Bégaudeau, que te dire ?
Tu pourrais même pousser plus loin : Bégaudeau = Polanski. Begaudeau = Dominique Pelicot…
On pourrait continuer comme cela longtemps. Je propose que nous ne le fassions pas (en tous cas, j’arrête là). -
diegomaradona
Invité@sylvain
Je ne dis pas qu’il n’y a pas de différences entre begaudeau et depardieu, il est évident que bégaudeau n’a, à ma connaissance, agressé personne sexuellement. Mais cette énorme différence n’empêche pas le fait qu’il y a aussi, par ailleurs, des similitudes entres eux. Entre une partie de leurs comportements et de leurs justifications de certains de leurs comportements. L’un n’empêche pas l’autre. Et ce n’est pas rendre hommage à la réalité que de le nier. Et on peut présumer que françois, qui met souvent en avant la justesse comme un leitmoviv de ses analyses, n’hésiterait surement pas lui-même à le reconnaitre. Pourquoi cela t’offusque-t-il tant?
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lumen core
InvitéC’est vrai
On ne discute pas avec lui par conviction militante
Mais quand il faut faire son beurre sur son dos pendant des mois, les belles convictions balec.
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Aiolos
InvitéCe tweet de Cathédrale Osseuse m’achève, c’est quoi ce ton catastrophiste digne d’un drama king ? On dirait qu’il annonce la fin du monde : https://x.com/cath_osseuse/status/1894655101916094626?t=xD0Kdvk0GZ0cCppyjYrA9g&s=19
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Toxin
InvitéJe vois que ça parle de la PaduTeam… Tiens, comme par hasard, une vidéo sur Bégaudeau vient justement de sortir
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note de note
InvitéÉtonnant retournement de veste pour un mec qui a construit sa carrière youtube/twich sur bégaudeau (jeter un coup d’oeil sur l’onglet « les plus anciennes » vidéo).
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Toxin
InvitéC’est un naufrage. Padu n’a cessé de répéter en boucle ses arguments implacables : « Bégaudeau est un dominant, il a une attitude bourgeoise, bla bla bla ». Brillant. Subtil. D’une profondeur abyssale. On frôle l’analyse de haut vol
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essaisfragiles
InvitéSur un forum dans lequel on essaie de construire de la pensée, et parfois difficilement, on gagnerait à ne pas s’arrêter à ce genre de réactions. On ne pourra pas les éviter, mais on pourrait choisir de s’en éloigner — non pas rester à l’écart, mais choisir de ne pas y répondre.
Si débat il y a, c’est par textes interposés qu’il a lieu, surtout ici où il peut nous arriver de chercher à lire profondément et à peser chaque mot, sans savoir à l’avance ce que nous avons ou cherchons à penser et à dire — la pensée est à trouver dans le supplément, l’augmentation de ce que nous pensons déjà, pas dans le réflexe (pas d’accord) et le rabougrissement (d’accord).
C’est parce que l’on peut avoir mal compris que l’on peut se questionner (et questionner François). Notre interlocuteur en retour peut redire autrement, se dédire, voire même dire autre chose que ce qu’il avait commencé par dire. Inversement lorsqu’on croit le comprendre immédiatement ou entièrement, on devrait au fond — car il y a un fort risque d’illusion — faire l’effort d’expliciter les raisons pour lesquelles on se sent à ce point en phase avec lui.-
diegomaradona
Invité« — car il y a un fort risque d’illusion — »
Il y a pourtant des faits. Quand un type passe son temps à se revendiquer de la vrai gauche, du marxisme et de la justesse, qu’il affirme être contre le principe de l’héritage, mais que par ailleurs ‘il n’hésite pas à se servir de son héritage paternel (il est donc contre l’héritage sauf quand cela lui sert) pour lui éviter des ennuis possibles à cause de sa fraude fiscal (une activité chérie de la bourgeoisie), tu admettras qu’il devient très difficile d’accorder encore un quelconque crédit à ce qu’il raconte. C’est la même chose concernant son manque d’empathie et ses propos sexistes vis-à-vis de bantigny.
En résumé on constate que ses affirmation et positions politiques fondent come neige au soleil face au mur de la réalité, ce type à donc la colonne vertébrale d’une moule.
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Ourson
InvitéMoi les gars je suis de la team Bégaudeau etc y’a pas de soucis, j’ai lu le livre et je l’ai apprécié, du coup j’ai lancé cette vidéo avec un gros apriori
Il se trouve que j’ai trouvé DRZ au-dessus de la mêlée de tout ce qui pouvait se faire jusqu’à maintenant en termes de critique du B.
Déjà, elle a lu le livre, et ça se ressent contrairement à Padu qui semble toujours taper à côté.
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Ensuite, elle a un point de désaccord assez important : l’humour a des conséquences. Le livre adresse cela, je ne sais plus exactement comment, mais s’il peut y avoir un truc du livre sur lequel on peut discuter c’est bien celui-là.
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Est-ce que les blagues – même racontées en privé – racistes, misogynes, sexistes, homophobes… ont d’autres conséquences que quelques éclats de rire ?
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Si un type passe ton temps à blaguer avec ses potes sur les juifs et leur avarice, sur les noirs et leurs longs zizis, sur les arabes et leur propension à voler des trucs… Peut-être aura-t-il plus tendance à vérifier ses poches après qu’un maghrébin se soit assis à côté de lui dans le métro.
Peut-être qu’il jettera discrètement un oeil vers son co-équipier sénégalais dans les vestiaires juste pour voir si ce qui se dit en blagues est vrai ou pas.
Ces cas-là sont plutôt anodins, mais si le type en question est recruteur, proprio ou flic, et que ces blagues auront effectivement affecté son inconscient, alors il y aura bel et bien des conséquences sur la vie de ceux sur lesquels il aura fait des blagues à priori innocentes.
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On sait tous faire la part des choses, mais il ne faudrait quand même pas sous-estimer les biais dont notre cerveau de primate est capable. On sait par exemple que si tu files deux gobelets remplis du même soda à des gens, et que tu leur expliques que l’un des gobelets est rempli de « cola » de sous-marque, l’autre de « vrai Coca Cola », ces gens vont dire qu’ils préfèrent le goût du gobelet « Coca Cola » sans se rendre compte qu’ils boivent la même chose.
J’ai tendance à penser que – comme le coca cola et ses marques cousines – les communautés (opprimées ou pas) ont une espèce d’image de marque présente dans l’inconscient collectif, et que les blagues peuvent altérer ou renforcer ces « images de marque ».
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Ma take, c’est que tant que la société ne sera pas plus égalitaire, il ne pourra pas vraiment y avoir d’humour innocent. Maintenant la question est : est-ce que c’est si grave que ça ? En tant que noir, j’apprécie l’idée qu’on puisse se tailler violemment les uns les autres sur nos couleurs respectives, cela dit : je sens quand même le poids que peut avoir sur ma vie cette espèce d’image de marque du noir.-
Sylvain
InvitéOui, mais justement : si on peut trouver que cet argumentaire de Dr Zoé se tient (ce n’est pas mon cas et contrairement à toi, je ne suis pas sur qu’elle aie vraiment lu le livre, je sens pas mal de diagonales dans la lecture disons…) mais alors éternelle question : pourquoi ne a-t-elle pas invité l’auteur ?
Tout ce que tu soulèves dans ton message pourrait effectivement prêter à discuter (même si je trouve que le livre y répond déjà pas mal).
Mais pourquoi, alors, ne pas discuter ?
Parce que, actuellement, le fait principale est là : le Padhuring, les Dany et Raz, le Fou à lier… parlent d’un livre qu’ils n’ont pas lu, mais en parle un peu « tous les jours » (c’est bon pour la « miniature »).
On aurait aimé que, au bout d’un moment :
1) ils aient pris le temps de lire le livre
2) invitent le principal intéressé dont ils parlent sans cesse (et on sait que le « principale intéressé » n’a jamais rechigné à venir où que ce soit et notamment chez eux).
Ma théorie : discuter avec l’auteur n’a aucun intérêt pour eux. Plus cash : ce n’est pas « rentable ». C’est mieux une vidéo emballée en moins de 30 minutes. Il ne faudrait pas que ça déborde. Il ne faudrait surtout pas qu’une discussion s’engage.-
Sylvain
InvitéUn mot pour cela : ce sont des boutiquiers.
Entre enregistrer un « réact » à la vite avec un titre « pute-à-clic » d’un côté…
Et lire un « gros » livre puis préparer des questions, affuter un argumentaire pour organiser une discussion qui pourrait durer longtemps (ne seraient-ce que les dernières pages mériteraient une bonne heure de discussion) …
Pour eux, le choix semble vite fait.
Pauvre gauche.
Il n’y aura pas de révolution, on se sera entretué avant.-
François Bégaudeau
Maître des clésBizarrement j’approuve cette dernière phrase.
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diegomaradona
Invité« Bizarrement j’approuve cette dernière phrase. »
C’est vrai qu’avec des amis comme françois, on a pas besoin d’ennemis-
Titouan R
InvitéEt avec Diego comme ami ?
Questions : as-tu des ami-es ? Si oui, les as-tu déjà fait rire (volontairement) ?-
diegomaradona
Invité« Si oui, les as-tu déjà fait rire (volontairement) ? »
En tout cas je n’hésite aucunement à leur témoigner de l’empathie en me déclarant désolé si ce que je dis en arrive à les blesser involontairement. Ce que françois est manifestement incapable de faire, faisant passer son ego et son narcissisme avant tout, comme on l’a constaté factuellement dans cette affaire.
Ses grands discours théoriques ne sont en fait valables que conceptuellement et dans ses livres, car dans la réalité, dans la vie sociale, les faits montrent qu’il en va tout autrement : manque d’empathie total pour ludivine bantigny, divulgation illégale d’informations privées à autrui, fraude fiscale, encaissement d’héritage,… Ce type est factuellement un tartuffe sur pattes. Quiconque revendique une once de justesse quant au réel ne peut pas le nier.-
Christophe M
InvitéPeux-tu nous donner la définition d’encaissement d’héritage ?
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diegomaradona
Invité« Peux-tu nous donner la définition d’encaissement d’héritage ? »
Son père lui a fait une avance sur héritage que ce pourfendeur de l’héritage qu’est françois a encaissé sans rechigner le moins du monde.
Il y a donc une incohérence et incompatibilité fondamentale entre ce qu’il dit et prétend penser et la façon dont il agît factuellement dans le réel. Nouvelle preuve, s’il en fallait encore, de sa tartufferie. -
Alphonse
InvitéZut, moi qui pensais que Begaudeau était la réincarnation punk de François d’Assise, qu’il avait jeté ses oripeaux séculaires à la foule en délire de la MJC de Rezé, en 1986, dont on ne revient pas, comme chacun sait, je suis abasourdi par cette révélation.
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Ourson
InvitéJe suis assez d’accord avec toi, cela dit ça ne m’étonnerait pas qu’un Wissam finisse par franchir le pas et organise un débat ultime
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..Graindorge
InvitéI »il n’y aura pas de révolution, on se sera entretué avant. » C’est une phrase de Bégaudeau. Il fallait la mettre entre guillemets Sylvain mais FB s’en fiche, tout va bien
« Pauvre gauche » cette gôche n’est pas pauvre. Le confort, la bonne bouffe, l’argent, les gros micros, les caméras la font s’endormir sur son gros ventre repu en sempiternelle digestion et sur ses 3 petits lauriers en plastique… Ce n’est pas parcequ’elle est bourgeoise ou qu’elle s’est embourgeoisée qu’elle est/ devient médiocre, frileuse, tiedasse et dégringole en s’abêtissant c’est parcequ’elle n’a plus envie de réfléchir ou ne le peut plus. Elle n’en a plus envie. Un sujet chasse l’autre. Elle tombe dans tous les pièges capitalistes. C’est donc une gôche victime du capitalisme. Ce que cette gauche n’aime pas dans CUM c’est le miroir que FB lui tend. L’affaire ne devenant plus qu’un prétexte pour la décortiquer « ça va être ta fête » la démonter comme on démonte une montre pour en visibiliser tous les rouages avec l’espoir fou d’un sursaut, qu’elle se voit, qu’elle voit où on la faite tomber et qu’elle se remonte comme on remonte une montre en prenant le temps. Ayant fait ça FB prend alors le temps de parler de l’art, de l’humour, de cinéma. Pas pour étaler sa conficulture mais juste pour parler de ce qu’il aime et qui est en danger si on n’y veille pas. Il y veille. Il y veille pour 2, pour 3, pour mille. Il a passé des heures et des heures et des séances de kiné/ ostéo à y veiller et à rappeler aussi, n’étant jamais mieux servi que par soi-même, que c’est un mec bien. Il m’a fait penser un peu aux Confessions de Rousseaux: je ne suis pas parfait, so what?. Rousseau ne disait pas « so what »
FB lanceur d’alerte? Un peu, oui. CUM se termine,non CUM ne se termine pas, ce travail de 440 pages fini, la vie continue et la vie c’est » Aux abords du métro sur une rampe en pierre un tag Free Palestine. Tout ça l’a mis en appétit. Il croit se souvenir qu’à l’appartement lui restent un bocal de lentilles et du cabillaud surgelé.
Il passera à l’épicerie prendre un pack de Volvic.
Elle est tenue alternativement par un jeune Sri Lankais et une jeune Sri Lankaise. La plupart du temps on les trouve tuant l’ennui devant une série indienne sur leur téléphone. Ils ne parlent pas français sauf bonjour et merci et préfèrent montrer le prix sur la caisse plutôt que le prononcer. Ça fera 3,75 euros. Ça les vaut. » Même pour conclure son ouvrage, il en profite pour en placer quelques unes.
Alors la gauche ferait bien de remonter la montre et de ne pas se tromper d’adversaire. Cette erreur pourrait leur être fatale. Les gens, les travailleurs, les chômeurs, les gamins se débrouilleront, se sont toujours débrouillés cahin caha, et d’ailleurs cette gauche en vit bien plus qu’elle ne les aide à vivre. Personne n’est dupe. Je ne sais pas s’il est trop tard pour cesser d’être des imbéciles. Ma meilleure amie me dit qu’il n’est jamais trop tard.-
Sylvain
InvitéJe pense qu’il (FB) l’avait compris.
Oui, les guillemets auraient été un plus…-
Sylvain
InvitéPS : je te répondrais bien plus longuement et avec plaisir, mais je dois prendre un train Gare de Lyon et le temps me manque… à très vite en tous cas.
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Sylvain
InvitéPS : on est d’accord sur cette fin du livre. Lue et relue plusieurs fois.
C’est aussi pour ça que je disais quelque part plus haut : « rien que la fin mériterait une discussion d’une heure ».
Sur ce qui y est décrit (le tribunal, le trajet retour, l’épicerie…), sur le style surtout (cette façon – que je ne saurais bien formuler – qu’à le narrateur de « s’insérer » dans ces dernières pages… on ne l’a pas « vu venir »).
Mais sur le style, encore faudrait-il que les « boutiquiers » aient lu le livre (on en revient toujours à la même chose).
Ces dernières pages me hantent – autour d’affects que je ne m’explique pas très bien (j’ai eu aussi ce sentiment à la fin de « Un enlèvement » avec « l’échappée » du petit Louis – même si ça n’a rien à voir).
Dans ces débats hypothétiques que les boutiquiers n’ont pas pris la peine d’organiser, j’aurais aussi aimé que l’on discute de cela.
Allez je file… si je rate mon train, je te tiendrais responsable Graindorge. -
..Graindorge
InvitéJ’adore les trains! Bon voyage Sylvain! A+
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Nic
InvitéTrop d’approximations, trop de contresens. Dr Zoé peine à suivre le raisonnement de Bégaudeau dans Comme une mule et, plus encore, cherche des réponses que le livre lui fournit déjà. Une lecture qui semble passer à côté de son objet.
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D’emblée, elle bute sur la blague au sujet de Bantigny. Pourtant, elle recontextualise, elle déploie le décor. Mais rien n’y fait : elle ne perçoit pas l’évidence, la connexion logique entre la blague et la situation qui la génère. Or, le rappel des faits aurait dû suffire à en révéler le mécanisme. Bégaudeau ne balance pas une vanne en l’air. Face à un internaute qui montrait son amour à Bantigny et la hissait drôlement à un rang divin, François introduit un grain de trivialité, un contrepoids qui vient effondrer de manière humoristique tout ça. Et voilà qu’on lui reproche la forme, qu’on suggère qu’il eût mieux valu une autre blague, plus soft, moins graveleuse.
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Plus loin, l’interprétation s’emballe lorsqu’elle affirme que Bégaudeau « reprocherait » à Bantigny de ne pas lui avoir écrit en privé. Cette lecture semble forcée. Il n’y a là ni grief, ni affect, ni déploration. Bégaudeau se contente d’exposer les faits : contrairement à ce qu’elle a affirmé, Bantigny n’a jamais envoyé ce fameux mail. Rien de plus, rien de moins. À partir de là, il déploie une analyse de moraliste – au sens premier du terme – sans chercher à régler un compte personnel. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’y voir du ressentiment, plaquant sur le texte une grille affective inadaptée.
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Puis vient la question de l’art, et là encore, l’obsession transparaît : réduire chaque segment du réel à la morale ou à la politique. Dr Zoé semble incapable de considérer que tout ne se plie pas aux grilles idéologiques, que l’existence déborde. Il y a des œuvres, des gestes, des fulgurances qui ne se justifient pas par la cause ou l’engagement. Mais non, tout doit être réabsorbé, contrôlé, mesuré à l’aune du bien et du juste. Une réduction. Un appauvrissement de la vie.
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Enfin, cette manie de réduire Bégaudeau à un simple rabatteur politique est d’une tristesse intellectuelle. Le remercier d’avoir ramené des âmes à gauche, comme s’il était un vulgaire outil de conversion, c’est insulter tout ce qu’il est. Faut-il rappeler qu’il est romancier avant d’être essayiste ? Qu’il est critique de cinéma, réalisateur ? Mais non, les politimanes ne voient que par leur unique focale, incapables d’embrasser ce qui leur échappe-
Arnaud
InvitéTout à fait d’accord avec toi Nic. Bégaudeau, bourgeois par-delà le bien et le mal, ne peut s’abstraire de toute morale en raison de sa position de dominant. Tandis que pour le prolo, la morale c’est tout ce qui lui reste… Il faut n’avoir rien compris au livre pour n’en avoir à dire que cela.
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diegomaradona
Invité» Il y a des œuvres, des gestes, des fulgurances qui ne se justifient pas par la cause ou l’engagement. Mais non, tout doit être réabsorbé, contrôlé, mesuré à l’aune du bien et du juste. »
Affirmer gratuitement que des choses (œuvres, gestes, …) ne doivent pas se justifier d’un jugement moral est de fait une affirmation elle-même morale. C’est cela que les partisans de Begaudeau dans cette histoire ont du mal à comprendre. Et c’est pourquoi voir ce type s’offusquer du traitement moral qui lui est réservé alors que lui même ne cesse de proférer ses jugements moraux à tour de bras envers autrui témoigne une fois encore de sa tartufferie.
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Frezat
InvitéElle doit s en expliquer plus en detail.
A suivre donc.
Je l ai trouvé pertinente dans son argumentation par rapport au youtubeur padustream
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kenny
Invitéce qui est bien avec bégaudeau c’est qu’il à l’air de s’en branler royalement
on se demande même si tout ça ne l’excite pas un peu voire beaucoup
tout le contraire de framont, fils de commerçants, tétanisé à l’idée de perdre son fond de commerce
il a lâché un tweet : non ce n’est pas mon ami, on s’est vu que deux fois dont une où on s’est engueulés
lol que c’est divertissant-
François Bégaudeau
Maître des clés« ce qui est bien avec bégaudeau c’est qu’il à l’air de s’en branler royalement
on se demande même si tout ça ne l’excite pas un peu voire beaucoup »
pas loin
disons que je m’en branle princièrement
et que ça m’excite un peu
ça m’excite entre autres parce que déplie du vrai
CUM est parti de là : la profusion-cadeau d’effets de vérité qu’offrait cette affaire
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Olivier
InvitéIl est dommage que nos amis ne fassent pas le travail et passent leur temps à commenter des phrases, des extraits (le parfait exemple en est l’extrait de « Là bas si j’y suis » qui franchement aurait pu choisir un extrait plus intéressant que possiblement interprété de mille manières).
Pourquoi faire comme nos adversaires ?
Dany et Raz, Pasdhuring, Nicolas Framont et François ont tellement de points communs qu’il est triste de voir ces personnes partir dans des délires interprétatifs sans faire le minimum : lire véritablement un livre ou regarder des longs entretiens en discutant et disputant les opinions. Il préfèrent ou plutôt se contentent de parler des heures sur une phrase ou un court extrait qui réduit, caricature une pensée. On n’est vraiment pas aidé. Snif.-
François Bégaudeau
Maître des clésIl n’y aura pas de révolution, on se sera entretué avant.
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Il y aura une révolution. Je n’ai pas la date mais ça se fera dans les années qui viennent. Parce que pour rappel c’est ça que je vous reprochais dans mon premier message, c’est de ne pas avoir grand chose à foutre des gens qui essuient la violence de ce système au quotidien, de n’être bons qu’à vous tirer sur l’élastique en vous chamaillant pour protéger vos parts de marché. Je n’avais rien compris à rien mais au final depuis on t’as vu me donner raison sur toute la ligne bien plus d’une fois sur ton forum. Et c’est pour ça que ma gueule ne te reviens pas, c’est parce que là où Seldoon tient à te boulotter les couilles en toute amitié moi je préfère constater que t’es taré de croire que tu te distinguerais particulièrement d’eux.
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Sinon tu comptes répondre à SHB ou alors je me donne un bon point parce que j’avais bien anticipé ta fuite?
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Seldoon
InvitéPour certains d’entre eux il y a aussi moins de points communs qu’on aurait pu le croire. Ainsi derrière l’attitude du groupe Padu, Zoé et Position Revue il y a quand même cette incompréhension totale de la question de l’individu. Et là il ne s’agit plus de militantisme, de culture internet ou médiatique, de politimanie ou encore de boutiquerie (bien que tout cela finisse par faire un tout cohérent). Ils qualifient automatiquement de bourgeoise toute défense de l’individu à coups d’arguments troués, mais surtout révélateurs d’une fracture fondamentale. On les a vus agacés et nuls face à Lagasnerie et le familialisme. Énervés et nuls face à Lordon et les affects. Pulsionnels et nuls avec François qu’il s’agisse de la vanne Bantigny ou plus généralement du féminisme punitiviste. Comme tout bon marxiste orthodoxe, ils se marrent quand ils se font traiter de marxistes rabougris, puis s’evertuent à rabougrir le monde.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, c’est bien le problème de fond. Vraiment le marxisme le plus obtus qui revit là. Etoffé certes de féminisme, mais il faut voir comment – là ce n’est plus du féminisme moral, c’est du féminisme bigot, avec les tartufferies afférentes
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Bonnaventure
InvitéOù l’on voit l’autoritarisme ressurgir à gauche, comme le revers de la fascisation en cours. On n’a pas le cul sorti des ronces.
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François Bégaudeau
Maître des clésde là à penser que cet autoritarisme-puritanisme de gauche participe de cette fascisation, il n’y a qu’un pas, qu’illustre la fin du livre d’Alexandrakis
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Mao
InvitéCe qui me frappe c’est de voir à quel point le livre opère dans le réel. C’est quasi performatif. On désigne sous le qualificatif de politimane (concept sur lequel j’avais exprimé des réserves) cette espèce de militant prêt à tout sacrifier sur l’autel de la cause et voilà t’y pas que fleurissent des commentaires enflammés de tout un tas de gens, de tout un tas de gens qu’on imaginait bon camarades et qui se révèlent êtres carrément des obscurantistes de l’ordre morale. L’art, l’humour des trucs de bourgeois dominants. Je me demande vraiment ce qu’ils lisent comme bouquins mais en vient à me demander s’il ne faudrait pas en effet mettre, comme ils le préconisent, des avertissements devant un certain nombre d’œuvres. Vous imaginez la panique s’ils se retrouvent par erreur à lire un roman de Faulkner ou Dostojevski ou assîstent à un spectacle de Mustapha El Altrassi ? Je me demande vraiment ce qu’ils vont voir au cinéma. Et ils écoutent quoi comme musique ? Damien Saez ? Au fond, il est fait de quoi leur désir ? Il y a quoi au delà des passions tristes ? J’ai encore envie de citer Rimbaud qui ne sachant s’exprimer sans paroles païennes voudrait se taire : « Prêtres, professeurs, maîtres, vous vous trompez en me livrant à la justice. Je n’ai jamais été de ce peuple-ci ; je n’ai jamais été chrétien ; je suis de la race qui chantait dans le supplice ; je ne comprends pas les lois ; je n’ai pas le sens moral, je suis une brute : vous vous trompez… ».
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Claire N
Invité« c’est de voir à quel point le livre opère dans le réel »- oui
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François Bégaudeau
Maître des clésIL m’est arrivé assez souvent que la sortie d’un livre atteste le livre
Pour Histoire de ta betise, évidemment. Pour Comment s’occuper un dimanche d’élection. Et pour Comme une mule, dans des proportions inattendues. Tu doutais de politimane, Mao, et il y a de fait toujours une marge d’incertitude dans les nominations nouvelles, y compris à mes yeux. mais je crois qu’il est désormais clair que la politimanie existe – laquelle je le rappelle, est une sous-catégorie de ce que CUM appelle sociomanie ou sociocentrisme.-
Tchitchikov
InvitéJe crois qu’on peut s’enorgueillir d’avoir Clara Serra, féministe dialectique, marxiste et freudienne, qui va même fouiller les zones insondables de l’art. Je sors de l’entretien d’chez H-S : elle vient clarifier ce débat bourbeux réduit à des simplismes. « Le risque que représente l’art et ce que l’art remet en question est un risque à prendre » même si je ne qualifierais pas l’art en ces termes. « N’est-ce pas le discours sécuritaire de l’extrême droite qui revendique le fait que la femme est une chose à défendre ? » Pour ceux qui auraient la joie de lire, cet ouvrage tombe à point nommé.
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..Graindorge
InvitéTu m’as donné envie de le lire Tchitchikov et Chance! je l’ai trouvé à la bibliothèque de Santa Cruz! Tout beau tout neuf et j’en suis la première lectrice.
J’avais lu sur internet que le titre espagnol était Les limites du consentement, ben non, c’est El sentido de consentir. Littéralement Le sens de consentir mais qu’ on peut traduire par Ce que consentir veut dire
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..Graindorge
InvitéCombien d’exemplaires vendus d’Histoire de ta bêtise et de Comment s’occuper un dimanche d’élection?
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François Bégaudeau
Maître des clésPourquoi cette question?
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Ostros
InvitéFrançois, alors cette première rencontre à Brest ?
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tu
Invitémouilles
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Ostros
InvitéJe suis sincèrement désolée de te décevoir, je n’y connais vraiment rien en bateau. Mais peut-être qu’un brestois échoué ici pourra t’aider.
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François Bégaudeau
Maître des clésBeaucoup de monde, quelques bons retours, des habitants fatalement inquiets de l’image de la ville qu’on livre, une lectrice totalement à coté de la plaque. La vie.
A noter une excellente itw avec la télé régionale -avec Gaelle et moi. C’est assez rare pour être noté.-
Stéphane
InvitéEt le kig ha Farz alors!?
Un public plus mixte socialement et en termes de génération que d’habitude à Dialogues, ce qui vaut d’être noté et montre que le livre chemine aussi dans les milieux qu’il a exploré.
Et vous lisant au-dessus sur les réactions à Comme une mule, je remarque qu’il y a eu dans le public – notamment du côté des retraités aisés et obtus – la même propension à parler d’un livre dont on a entendu parler mais qu’on a pas lu, ou en diagonale, ou avec des oeillères et à s’en plaindre par le petit bout de la lorgnette ou en l’ayant compris à l’envers. Une sus-citée « vous dites que c’est moche, qu’il pleut, que tout le monde boit, mais est-ce qu’il reste quelque chose à sauver » . Euh ben justement le livre dit pratiquement l’inverse. J’entendais aussi, à la sortie, un ancien marin qui a posé une question sur les marins dire à sa Marine : « De toute façon, j’ai entendu que c’était un réquisitoire contre la ville ». Il faut tourner les pages avec le dos pour finir avec cette opinion .Plus globalement, en discutant rapidement avec la directrice de Dialogues, j’ai été étonné – et pas étonné – de là ou elle plaçait la critique. Sur le mode , « Ils attaquent la mairie, les élus sans leur donner la parole ». Mais que le maire ait des feuillets à foison tous les mois dans le quotidien local pour déplier sa réclame sans contradicteurs n’émouvra jamais la directrice de Dialogues. Le livre a rompu cette bienséance, crispant les décideurs qui sont déjà sous pression budgétaire, et n’avaient pas besoin de ça. Et je me suis dit un truc : définitivement quand on arrive de l’ornière, on passe complètement à côté de l’ironie, de la réflexivité et de la précision.
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François Bégaudeau
Maître des clésEh bien je n’ai rien à ajouter.
Sinon que la directrice de Dialogues s’est bien gardée de me soumettre ses objections.-
Anthony
InvitéSans la nouvelle responsable com de la librairie, la rencontre n’aurait pas vu le jour. Alors que quand même, un livre sur Brest sans rencontre à Brest, quelle tristesse pour les Brestois.es. Pour elle, qu’elle que soit la réception, il fallait que ça se puisse se faire, quitte à débattre. Elle est pugnace, grâce lui soit rendue.
Jusqu’au bout, je crois que la directrice ne s’est bornée à y voir que ce qu’elle voulait y voir, le côté polémique, irritant, « idéologique » sur le mode de nos retraités qui lisent de travers, sur le mode des centristes qui ne voient que l’idéologie des autres et jamais la leur. Quand on reçoit Philippe Le Guillou à Dialogues, qui au détour de son Brest de Brume et de feu, entaille la gauche, ce n’est bien sûr pas de la politique.Des copains m’ont dit qu’ils ont trouvé ça bien, le livre et la rencontre. On m’a aussi rapporté qu’au fond ça maugréait devant la médiocrité de certaines questions. Par le bouche à oreille, le livre fera son chemin.
Si je peux récupérer l’enregistrement, je le partagerai ici
A une prochaine à Brest!
(Stéphane est mon nom de couverture…)-
François Bégaudeau
Maître des clésj’avais bien cru te reconnaitre
merci à nouveau à toi-
Académie françoise
Invité*merci de nouveau à toi
[La locution à nouveau signifie « pour la seconde fois et de façon différente », alors que de nouveau signifie simplement « derechef, une fois encore, une fois de plus »]
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Toxin
InvitéHop hop hop, une nouvelle vidéo est apparue
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Graindorge
InvitéMerci Toxin
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Tony
InvitéMerci aussi,par contre la bonne nouvelle qui conclut l’entretien est dure à avaler,c’est peut-être en effet le sens de l’histoire telle qu’elle se joue sous nos yeux en ce moment,bref les temps qui viennent vont être très durs…
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stephanie
Invitéoui, dur .. j’aimerai bien qu’il développe ses affects de protection de la gauche.
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François Bégaudeau
Maître des clésComme une Mule développe ce point, opposant une gauche occupée à libérer (années 70) et une gauche occupée à protéger (années 2010-20)
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Carpentier
Invitéhey, cool
j’ai aussi l’Antimanuel de psycho, tiens – Serge Hefez – et vais regarder de ce pas pour iacub (j’avais pas prêté attention à cela)
Pour l’instant (j’en suis à … c’est en forgeant qu’on devient forgeron /… , au goût que FB dit prendre à écrire des essais, dans lequel il est tombé avec une commande et son Mick Jagger ): ça va, jusque là, il raconte pas trop mal ce que je connais de lui. -
Seigneur Momotte
InvitéUn peu étrange cette fin, j’ai du mal à voir le mécanisme qui annihilerait la gauche à partir d’un égarement intellectuel.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne dis pas les choses en ces termes
Je dis qu’il y a bien des raisons, notamment économiques et sociales, à la marginalisation de la gauche. La pénétration de la gauche par des affects de protection (affects droitiers) ne fera qu’achever ce processus. Je le vois comme l’estocade finale portée contre le taureau déjà bien percé.
Je ne dis donc en rien qu’un égarement intellectuel va a à lui seul annihiler la gauche.
D’ailleurs il ne s’agit pas d’un égarement intellectuel, mais d’une certaine torsion affective.-
Seigneur Momotte
InvitéJe vois, mais j’ai toujours du mal à me représenter quelque chose d’aussi définitif et à quoi ressemblerait cette estocade. (je dis pas que c’est impossible ni même que je suis catégoriquement en désaccord, juste que je me représente pas le truc).
Ce qui me gène aussi avec une telle prédiction c’est que pour que ça soit bien définitif il faudrait que ça soit mondial, dur d’imaginer d’aussi gros basculement à si grande échelle.
J’ai pas spécialement d’arguments à opposer à cette idée en disant ça, c’est surtout que ça me fait un drôle d’effet, sans doute lié au déplaisir que ça donne d’imaginer ça.-
Seigneur momotte
InvitéL’idée m’a pas mal tracassé et il m’en reste une dernière question :gauche morte vaudrait elle pas mieux que gauche éternellement perdante ?
Je dirais non, mais le fait est que la question se pose, ça me tracasse.
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Julien
InvitéBeaucoup ont du mal à accepter la grande part de cruauté dans l’humour. Mais j’ai aussi le sentiment que ceux qui lui en veulent sont souvent ceux qui en sont privés, par manque de vitalité ou simplement par absence de sens comique. Incapables de répondre par une contre-vanne, ils transforment leur frustration en ressentiment
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..Graindorge
Invité@ Julien
Ceux qui lui en veulent sont je crois dans la jalousie, l’envie, la bêtise. Mais je crois que ce sont eux qui, en se comportant ainsi disparaissent de la vraie gauche. Ils et elles perdent leur crédibilité. Ne confondons donc pas de quelle.s disparition.s il s’agit-
Ostros
InvitéDepuis ma petite fenêtre je remarque que la raison qui pousse les engagés à aller taper sur l’humour et l’art pour d’après eux changer des choses c’est surtout une totale ignorance de comment vivent les autres, venant d’un total désintérêt pour le réel social, les structures. Toutes celles et ceux qui me soutiennent qu’il faut interdire oeuvres et humours pour mettre fin à la violence des dominants mâles blancs envers les minorités ne prennent des nouvelles du monde et du quartier, du pays, qu’à travers leurs écrans de PC ou de téléphone, via des streams et des fragments d’interviews YouTube (ils ne lisent pas et ne connaissent pas nos penseurs de gauches morts et vivants). Ce sont d’ailleurs eux qui prennent part aux grands débats en ligne sur les représentations dans les films de cinéma et de séries TV. Ça entre dans le packaging de ceux qui se fabriquent des réflexions politiques avec ce qu’ils consomment (films, séries, stand up). Et participent en réagissant à des débats de société sur les censures des œuvres de BD et de livres qu’ils ne lisent pas et de peintures qu’ils ne connaissent pas, car les médias du net écrits ou vidéos ne mettent que ça en avant (facile à couvrir, suscite des affects forts, facile à commenter, vues assurées, pérennité du média).
Ils se sentent agissant politiquement mais c’est le degré le plus superficiel qui soit de l’action politique, qui plus est à côté de la plaque, et contre productif (voir qui peut susciter des effets inverses).
La raison qui pousse les engagés à aller taper sur l’humour et l’art c’est qu’ils sont de gros flemmards. La complexité du réel et la densité de la politique ne les intéressent pas. Ce qui est à porter de bâton c’est ces petites productions impures.
Finalement en tapant sur les gens qui créent ils opèrent le même acte que les énervés qui tapent sur les consommateurs, leur font porter le poids de la responsabilité écologique de l’industrialisation de l’agronomie.
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Pour revenir à l’entrevue, excellent exemple que celui des USA avec leurs censures de mots, de blagues etc et dont on voit qu’il est un pays majoritairement de droite et grandement de droite raciste, anti homo, anti trans.
J’ai pris beaucoup de plaisir à entendre François aller plus loin dans l’explication de son travail, vers le milieu de la vidéo (comme sur entre les murs où j’apprends comment l’envie d’écrire a influencé des actions, pour obtenir plus de matière). Les quesitons des orgnanisateurs sont souvent crispantes, à la fois de toujours envoyer les réponses de François à 1000 lieues dans les airs, de les tordre et lui faire dire ce qu’il n’a pas dit et aussi leur ton insupportable. On sent quelques fois l’agacement et je suis admirative du calme et de la grande patience maintenue tout le long ainsi que de l’agilité certaine à retomber sur ses pattes, ramenant toujours l’interlocuteur sur la terre ferme et cela permet de densifier les re précisions de François de quoi les rendre encore plus affûtées et le débat toujours passionnant. Tu te demandes s’ils ont bien compris ce qui a été lu et dit, tellement ils sont accrochés à leurs système de pensée qui consiste à faire causalité de tout. À confondre structures et continuum. À vivre si loin du réel.-
Ostros
InvitéUne question me vient en réfléchissant à la dernière partie de la rencontre : se peut-il que l’art et l’humour soient dans un avenir très proche défendus (pour les mauvaises raisons) uniquement par la droite. J’ai l’impression d’entendre beaucoup de réac’ prendre position dans les affaires médiatiques de censures des artistes, surtout pour pouvoir taper sur la gauche qui pour eux signifie le wokisme.
Concernant les luttes pour l’émancipation des années 70 et les luttes d’aujourd’hui axées sur la protection, je me demande si le fait de vivre dans une société capitaliste n’a pas conduit les gens à se persuader qu’ils sont émancipés, du fait d’avoir un boulot, un smartphone, un acces illimité à internet, le droit de vote et de circuler, au regard de ce que les infos nous donnent à voir des autres pays du monde (opprimés), ressassé par l’école et les médias (« quelle chance on a de vivre dans une démocratie »). Se sentant émancipés, ils ne posent donc plus la question de leur émancipation qui pour eux est atteinte.
Je crains également que cette question de la légitimé qui est prônée à tout bout de champ pour imposer que seule des femmes peuvent penser / parler de sujets de femmes et les noirs de sujets de noirs, participe à cet effet de désolidarisation des groupes sociaux. On voit que chacun.e s’intéresse à ce qui se passe pour les minorités et réagit dès lors qu’une injustice ou une violence envers eux éclate, mais il est très mal vu aujourd’hui de penser et discuter de ses réflexions sur un groupe social qui n’est pas le sien (femme blanche sur les femmes noires, etc). Les engagés s’empêchent car ils se sentent illégitimes et / ou ont peur de subir ce reproche de la part du groupe en question.
Chacun agit pour son secteur minoritaire et ne peut plus émettre d’avis sur les autres secteurs (le pire étant le mâle blanc qui ne peut plus émettre de pensée sur femmes, immigrés, etc non mais pour qui il se prend).
Je pressens que cet appel à la légitimé pour pouvoir penser / agir pour un autre groupe social n’est pas une marque de respect comme les pratiquants de cette verrue le prônent mais est en fait une continuité de l’individualisme qu’instaure le modèle capitaliste.
Et en tirant un peu les choses théoriquement je me demande si le fait d’être dans la protection des minorités n’est pas, découlant de ce que je viens de poser, la seule action jugée saine / possible aujourd’hui. Celle qui ne heurterait aucun ego militant d’aucun groupe minoritaire. On n’a plus le droit de penser les problématiques des autres minorités alors on s’indigne des faits divers qui les concernent et on se met en colère et on condamne.
Je ne sais pas si mon cheminement nocturne tient la route, je me suis laissée porter par le courant de ma réflexion, vous me direz.
Une question avant de partir : est-ce que dans les années 70 c’était si développé que ça de pouvoir penser la cause des noirs lorsqu’on était par exemple un mâle blanc ou bien y avait-il déjà des groupes qui voulaient ne discuter qu’entre eux et les accusaient d’illégitimité ?-
François Bégaudeau
Maître des clésCes accusations ont toujours eu cours. Il y a toujours eu clivage au sein des luttes minoritaires : certains activistes minoritaires acceptant volontiers des majoritaires comme camarades de luttes, d’autres non.
Ce clivage existe encore. Plus que jamais?
Tout mouvement politique contient sa part de betise. Reste juste à s’assurer que celle ci ne domine pas. Par les temps qui courent, clairement, elle domine.-
François Bégaudeau
Maître des clés« Une question me vient en réfléchissant à la dernière partie de la rencontre : se peut-il que l’art et l’humour soient dans un avenir très proche défendus (pour les mauvaises raisons) uniquement par la droite. J’ai l’impression »
Pour l’humour y a débat, même si l’humour de gauche est en forme.
Pour l’art, aucun débat : la droite ne s’intéresse plus à l’art.-
Ostros
InvitéMerci.
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François Bégaudeau
Maître des clésCette hypothèse, Julien, est au coeur de Comme une mule.
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Ema
InvitéSur la question de la parenthèse émancipatrice du 20e se refermant tranquillement sur une gauche moribonde et archi minoritaire, François, est ce une intuition qui mûrit en toi depuis longtemps, et seulement actualisée par l’écriture de CUM, ou bien un révélation récente ?
En ce qui me concerne, je ne suis pas loin d’admettre qu’il y ait a minima une composante cyclique, la grande roue de l’histoire faisant se succéder des moments fachistes, autoritaires, oppressifs, qui finissent par produire leurs oppositions émancipatrices, qui une fois leur apogée atteinte se dilue dans le temps laissant de nouveau place aux reflexes conservateurs et ainsi de suite… On est dans la pure abstraction j’en ai conscience mais c’est schématiquement ce que ma sensibilité perçoit. Ainsi je m’accroche à l’idée que même si les périodes progressistes ont une fin, et que le retour à l’odre moral et autoritaire se produit toujours à un moment où un autre, il en reste toujours quelque chose, on ne repart jamais complètement de zero. De table rase il n’y aura pas, ni dans un sens ni dans l’autre. Je ne pense par exemple pas que les vieilles idées racialistes ou patriarcales refassent surface en occident, puisque même les mouvements les plus à droite de la droite les réfutent globalement, ces conceptions n’étant plus entendables par le commun et de toute manière inapplicables matériellement. L’extrême droite est même en train de produire son propre « féminisme », pour des raisons en grande partie racistes je le sais, mais aussi parce que les femmes d’extrême droite en ont un peu plein le cul de subir le machisme de leur camps politique et se rebiffent à juste titre. On peut aussi noter que les mouvements conservateurs intègrent de plus en plus de racisés dans leurs rangs, notamment aux Etats Unis, et là, même ambivalence : on est pas dupe du tour de passe-passe qui se cache derrière, mais de fait, l’existence bien matérielle de ces racisés au sein de ces mouvements opère structurellement un déplacement. Ces noirs sont des vrais noirs, pas réductibles à leur fonction de « token ».
Bref je suis assez partagée sur la question, je m’accroche comme je peux à l’idée du trois pas en avant deux pas en arrière, pour résumer.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui je veux bien croire que le cercle soit en fait une spirale (même si ta vision des féministes d’extreme droite me laisse perplexe)
Il n’en reste pas moins que nous entrons dans un moment autoritaire, donc le terme le plus adéquat me semble libéral-fascisme. Sans doute devions nous y entrer, mais disons que le suicide en cours de la gauche a accéléré le processus.
J’ai depuis longtemps l’intuition que la gauche se tire des balles dans les deux pieds, mais il est bien vrai que le spectacle irrésistible qu’elle m’a offert autour de la séquence Mule a converti cette intuition en certitude. Je dis bien : en certitude.-
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: « (…) donc le terme le plus adéquat me semble libéral-fascisme »
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T’as bien raison, tout bien réfléchi il me semble que c’est beaucoup plus précis comme ça.-
François Bégaudeau
Maître des clésoui
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: C’est vraiment fort. Je me risquerais même à dire que je suis admiratif.
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Emile Novis
Invité@Ema
Je suis aussi perplexe devant cette vision du « féminisme » d’extrême droite. J’ai plutôt l’impression que par féminisme, la plupart entendent le retour de l’essence féminine et de l’ordre social qui va avec : la soumission de la femme à l’homme, contre la modernité qui aurait troublé l’ordre « naturel » des choses. Elles demandent que les « hommes redeviennent des hommes » pour que les « femmes puissent rester des femmes ». Elles veulent simplement que l’homme soit « bien éduqué », ce qui, dans leur esprit, implique trois choses :
– Que l’homme commande sans violence, avec « respect » (il faudra être galant, un peu serviable)
– Que l’homme soit un bosseur de droite qui ramène du fric et assure la sécurité du foyer
– Que l’homme ne soit pas « arabe ».
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Autrement dit, elles veulent le retour du maître, mais elles exigent seulement que ce maître ne soit pas « arabe » – de là leur unique angle d’attaque pour nommer la cause de la violence qu’elles subissent : l’immigration.
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Ce n’est sans doute pas un hasard si Sarah Knafo, femme de Zemmour qui adhère publiquement au programme de son homme, programme qui affirme (rappelons-le) la hiérarchie anthropologique de l’homme sur la femme, peut être aussi bien accueillie par le collectif Némesis, dont on sent bien que le courroux vengeur est exclusivement dirigé vers les étrangers et jamais contre les mâles autochtones et « civilisés ».-
Ema
Invité@Francois et Emile
Laissons donc le mot feministe de côté, qui en vérité n’est pas central dans mon point. Disons plutôt que là où il semblait impensable qu’il puisse y avoir femmes, homos et noirs il y a 50 ans, aujourd’hui c’est chose faite. C’est un fait materiel, qui supplante en partie les idées et les discours. Une femme qui s’engage en politique pour exprimer des idées conservatrices reste…une femme qui s’engage en politique. Qu’elles souscrivent mentalement à un rapport homme femme traditionnel n’empêche manifestement pas un certain nombre d’entres d’être célibataires, diplômées, indépendantes financièrement et revendiquer un engagement politique, en sommes on peut dire qu’indépendamment de leurs fantasmes les avancées du 20e ont marqué leur emprunte sur leurs existences, et je ne crois en réalité pas que beaucoup d’entres elles seraient prêtes à tout lâcher et devenir des femmes au foyer-poules pondeuses de petits soldats blancs.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui il y a là une mutation sociale sans doute sans retour.
Donc oui certains acquis du progressisme sont irréversibles
Ce qui est plus précisément irréversible, c’est l’avènement de l’individu. Voilà ce que la modernité, qui commence peut etre avec le christianisme, aura réussi. -
Claire N
InvitéOui – une femme qui s’engage « en politique «
Semble aussi une femme qui s’engage
a la faveur aussi d’une « phylofeminie »
N’est ce n’est pas une aubaine pour la bourgeoisie d’une certaine manière d’activer des forces réactionnaires par ce levier
Ce n’est pas sans m’évoquer la tenaille
– du chouchoutage bourgeois qui en 2 bandes reessentialise un lien de subordination et légitime des forces réactionnaires contre les poussins sous son aile ( donc contre elle)-
Claire N
InvitéEn d’autres termes, je me demande si le chemin de chamois propose ,par saltimbanque dans son texte , au peuple juif
particulier
« ces nouveaux explorateurs pourraient s’extirper de leur vision statique de l’identité juive. Ils l’appréhenderaient comme condition sociale en mouvement, et avanceraient en direction d’une éthique juive antiraciste : lutter contre l’oppression raciale aujourd’hui revient notamment à lutter contre les privilèges que nous octroie le sionisme, et contre la bourgeoisie qui nous érige en minorité modèle »
N’est pas aussi impruntable par les femmes
L’aspect dynamique en étant un point important je trouve -
Ema
Invité« N’est ce n’est pas une aubaine pour la bourgeoisie d’une certaine manière d’activer des forces réactionnaires par ce levier »
Si on parle de mettre en avant le modèle du mâle blanc civilisé par opposition à la racaille racisée qui ne respecte pas les femmes, c’est tout à fait le cas j’en conviens. Mais je ne crois en revanche pas beaucoups, peut-être à tord, au scénario dystopique qui verrait à l’issue d’un tour de passe-passe que personne n’aurait vu venir, les femmes de nouveau reléguées à leur rôle strictement subalterne et domestique, (au menu et à jamais à table comme dit l’expression), et je ne crois pas non plus que les femmes que leur sensibilité politique porte à adhérer au camps conservateur soient instrumentalisées et infantilisées. Je crois qu’elles ont tout un tas d’affects et de désirs, en grande partie érotiques, qui les amène à y adhérer en toute connaissance de cause. Je ne pense pas que ces femmes se trompent de désir et se trompent sur leurs intérêts. Cette force réactionnaire est aussi féminine, pas seulement démographiquement mais aussi ontologiquement.-
Claire N
Invité« Je ne pense pas que ces femmes se trompent de désir et se trompent sur leurs intérêts. Cette force réactionnaire est aussi féminine »
Oui tu as raison
Il apparaît que les conditions leur permettent à présent d’en grossir les troupes
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Graindorge
Invitéc’est juste le vin qui n’était pas très bon
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Claire N
InvitéJ’ai bien aimé : » la capacité à souffrir le chaos du monde « comme approche du tempérament anarchiste
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Carpentier
Invitéet à propos de légitimation de son travail:
Se frotter à l’Art, s’y éprouver, s’approche d’ …. une sorte de consentement à une précarité affective une précarité morale, une précarité des jugements, l’esthète s’éprouve à la précarité de l’art, à en accepter le chaos, à cette capacité du sur-homme (F.N.)
en gros,
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pifou
InvitéJe retiens que la gauche va disparaitre et que c’est l’art et le rire que préfère le taulier.
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François Bégaudeau
Maître des clésLe taulier a mis beaucoup d’oeufs affectifs dans le panier nommé gauche, mais parallèlement il a toujours senti que c’était là un pari bien hasardeux, tandis que l’art et l’humour étaient, chaque jour, concrètement, inépuisablement, des sources de joie.
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..Graindorge
InvitéBien aimé cette vidéo. Ça donnait du temps aux questions des personnes. Dommage de ne pas voir leurs visages. Trop souvent c’est » bon on a 10mn pour les questions, pas de micro alors parlez fort, soyez concis, » bref on est déjà gentils de vous donner la parole ou vous tendre le micro. Pendant que la » vedette » est bichonnée aux petits oignons.
Échanges sur les contenus importants de CUM : l’art qui pense par la matière, l’humour, le style passif » je tente des trucs, je vois tellement peu de gens les tenter ». Du bon Bégaudeau.
Pour la note final sans possibilité d’intervention de quiconque, comme un rideau qui tombe accidentellement sur les gens, Non cher François, la gauche, la vraie gauche ne va pas disparaître et c’est une bonne nouvelle
La gauche ne peut pas disparaître. La gauche ne disparaîtra pas. Argument ? Parceque JE ne le veux pas.
Un JE multiplié par des millions. Nous sommes trop nombreux. Trop nombreuses. Partout
Très très très bonne nouvelle!-
..Graindorge
InvitéDernier paragraphe de l’article de Lordon » La gauche ne peut pas mourir »
« Sauf la rage identitaire qui pense pouvoir fondre, et faire disparaître, la gauche et la droite dans la francité éternelle, sauf l’aveuglement du parti des gestionnaires qui, croyant « dépasser la gauche et la droite », ne fait que reproduire la droite, sauf les confusions médiatiques de la gauche et de ses partis, sauf l’action néfaste de quelques « assassins politiques » qui, tout en feignant de le redouter, n’ont rien tant en vue que de tuer la gauche, cette idée ne peut pas mourir. Elle n’a que deux siècles, elle est de prime jeunesse, le cours des choses ne cesse de lui donner raison, le scandale du temps présent l’appelle impérieusement. L’avenir lui appartient. »
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..Graindorge
InvitéArticle de Frédéric Lordon » la gauche ne peut pas mourir »
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François Bégaudeau
Maître des clésLordon est militant à ses heures : parfois il prend ses désirs pour des réalités. Parfois il donne dans l’incantation.
Il est moins littéraire et moins cruel que moi.
Et comme tu es militante aussi, la vérité parfois t’échappe. Ainsi considérer que pendant l’entretien ci dessus j’ai été « bichonné », c’est vraiment ne rien saisir de ce moment.-
Graindorge
Invité@ François
« Bien aimé cette vidéo. Ça donnait du temps aux questions des personnes. Dommage de ne pas voir leurs visages. Trop souvent c’est » bon on a 10mn pour les questions, pas de micro alors parlez fort, soyez concis, » bref on est déjà gentils de vous donner la parole ou vous tendre le micro. Pendant que la » vedette » est bichonnée aux petits oignons.
Échanges sur les contenus importants de CUM : l’art qui pense par la matière, l’humour, le style passif » je tente des trucs, je vois tellement peu de gens les tenter ». Du bon Bégaudeau. »
Si j’étais une super militante, j’aurais appris avec l’aide d’un.e proche à mettre en gras, en italiques etc… Mais je m’en fiche. Tu ne peux qu’avoir raison car si tu ne m’as pas comprise c’est sans doute que je me suis mal exprimée. Je croyais que je disais qu’en géneral le public n’est pas bichonné comme le peut être « la vedette » et qu’au moment des questions du public, c’est pas toujours ça.
. J’ai toujours dit ici et ailleurs que les autres me connaissent sûrement mieux que moi-même.
Tu en sais sûrement plus sur graindorge.
Mais j’en sais quand même deux ou 3 bricoles. Je suis aussi littéraire n’en déplaise aux glottophobes.
Je ne sais pas non plus ce que c’est qu’être miltante. Je n’ai pas le nez collé à la vitre du monde, de CE monde. Je me nourri aussi de poésie, de musique, de rires, dès que les obligations du Maître quotidien me le permettent, j’aime passer du temps avec les nuages. Donner raison? Sans problème. Je bichonne ma saine folie.
Pour ce qui est de la vraie gauche, comme je disais plus haut, ces gens hargneux disparaissent de cette gauche mais la gauche, elle, ne disparaît pas. Peut-être qu’elle se transformera, grandira ou je ne sais quoi mais disparaître non.
Dans quelle type de société je veux vivre? Simple question que notre humanité se pose. Le chaos est peut-être une grâce. On verra-
François Bégaudeau
Maître des clésBavardage
Le point : tu dis que j’ai été bichonné, or il est patent que mes hôtes voulaient m’emmerder.
Tu es donc, comme souvent, à coté de la plaque.-
Graindorge
Invité@ François
au temps pour moi alors. Comme déjà dit , je parlais du bichonnage en général et ici le plus long temps donné aux questions et le bichonnage des barmans très pros et très gentils.
Pour le reste A côté de la plaque donc. Comme souvent, NON. Pas comme souvent. Pense à la justesse. Là, vu l’heure tardive du visionnage, je n’ai pas été consciencieuse et je t’ai écouté bien plus que je n’ai écouté les questions.
Je préfère la rencontre joyeuse à l’Ecrevis -
noir extatique
InvitéOn a pu noter durant l’entretien, les efforts pour garder un calme qu’on pourrait qualifier de Chapoutien.
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I.G.Y
InvitéJ’aurais même dit Bégaldien.
Quel est le profil de ces gens ? En gros, gauche PS? Élèves de l’ENS philo? Ou fac?
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François Bégaudeau
Maître des clésJeunes bourgeoise agrégés, et qui se disent apolitique (rire)
Surtout : des philosophes. On comprend donc que la facture de Comme une mule leur soit tout à fait déplaisante. Ils auraient voulu une dissertation.
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François Bégaudeau
Maître des clésDans le genre calme, Chapoutot a atteint un sommet dans son entretien par Erner, à la matinale de France cul
Un KO technique, méthodique, souverain
La prestation orale élevée au rang d’oeuvre d’art.-
I.G.Y
InvitéGrande prestation, oui. Je regrette toujours un peu qu’il oublie (mais c’est logique puisqu’il est avant tout historien du nazisme, pas du fascisme) l’une des caractéristiques essentielles du « fascisme » et ses antécédents qui est non pas la fusion extrême droite / extrême gauche, mais le passage à l’extrême droite de personnes de gauche voire d’extrême gauche (voire de communistes et anarcho-syndicalistes). Ce que Sternhell a décortiqué jusqu’à l’os, en gros.
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Et Erner qui se fait l’avocat « neutre » de toute cette nouvelle « pensée modérée » qui consiste à brandir le joker Trump pour expliquer à quel point le RN ou les macronistes sont modérés. J’ai l’impression d’être revenu en 2017. Risible et triste à la fois.
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Carpentier
Invitésalut ..Gr/graindorge,
sur le fait que ses hôtes voulaient l’emmerder – comme le pose, si jamais on a un doute, leur invité FB – la bascule se fait clairement quand celui qui semble être face à lui, sur sa droite, assène que Comme une mule est peu organisé, qu’on en voit pas la structure, pour un essai …. (en gros) genre foutraque quasi et juste après que son auteur parle du travail solitaire mais jouissif d’écrivain – et encore heureux car 450 pages, faut tenir, quoi sourit-il (re-en gros)
Cette fois encore, l’invité avance plus d’efforts pour que ça se passe bien, pour amener de la légèreté, de la malice joyeuse, y compris pour le public, que ses hôtes – comme on remarquera.
C’est pas glop du tout ça, le summum étant l’étonnement sur les lignes LB et la parade (enfin, OUIiiiii, merci FB) en réponse: 42 pages sur 420, ça va nan? assortie d’un ’ le mieux, si c’est pas intéressant, n’est -il pas de n’en point parler ? ‘ (comme tu le fais bougredandouille, je lis en sous-titre)
Et devant FB qui dit, toujours au même je crois bien, qu’il va lui expliquer la structure après s’il veut vraiment, en mode j’t’attends à la sortie littéraire, on voit que ça tourne vinaigre ( je parle en spécialiste de la chose, yep)
À part quand une personne du public est assez loin, suis perdue un peu dans les interlocuteurs, perso (pas vital) du coup les hôtes sont 2, c bien ça?
Celui à qui FB avance que c’est quand même sacrément académique les chapitres
Et celui qui ouvre le truc?-
François Bégaudeau
Maître des clésVoilà, dès qu’on entre dans les détail, loin des imaginations cosmiques de Graindorge, on perçoit la tension de ce moment, et l’inhospitalité des hôtes
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Graindorge
InvitéAh j’avais pas vu celle-là! Ça m’apprendra à donner du Au temps pour moi. « imaginations cosmiques de Graindorge! » Allez vas-y! Cosmi-comiques alors! Bon ça va, on t’a pas envoyé à Gaza non plus. Tiens un mouchoir brodé de ma grand-mère! I zon pa été zentils les vilains, mouche toi de bon coeur et ne te défoule pas sur moi. stp. Merci
Tout va bien. Ça t’as surement fait du bien aussi l’inhospitalité. Allez, après Psychologies, écris-nous La gauche va disparaître. Carton assuré. Villa sur la Côte d’Azur avec piscine et jacuzzi et brocolis à volonté-
Claire N
InvitéAinsi tu sembles finalement bien percevoir
L’inhospitalite au vu de la manière capable dont tu uses en ces lignes
J’espère que ca te passera-
Graindorge
Invité« L’inhospitalite au vu de la manière capable dont tu uses en ces lignes »
j’adore ton style Claire. On se détend
Je te renvoie au message #101472 et non, je te le copie pour aller vite. C’est ce que je lui avais écrit avant de lire le message cosmi-comique.
Est-ce bien grave tout ça? On peut prendre la mouche, et s’envoyer des piques à la récré et comme tu dis ça passe parceque on sait faire la différence entre les choses. On est quand même ici des privilégié.es. Ne t’inquiète pas François m’aime bien, il viendra m’en envoyer dans les gencives pour le coup du carton et de la côte d’azur et alors? C’est pas un méchant du tout« @ François
au temps pour moi alors. Comme déjà dit , je parlais du bichonnage en général et ici le plus long temps donné aux questions et le bichonnage des barmans très pros et très gentils.
Pour le reste A côté de la plaque donc. Comme souvent, NON. Pas comme souvent. Pense à la justesse. Là, vu l’heure tardive du visionnage, je n’ai pas été consciencieuse et je t’ai écouté bien plus que je n’ai écouté les questions.
Je préfère la rencontre joyeuse à l’Ecrevis » -
Oscar
InvitéVous lisant le lire le regarder et le défendre, très curieuse de vos retours et grâces concernant les pages de Psychologies qu’on trouve là sur internet…
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François Bégaudeau
Maître des clésPlutot que de proposer ce billard à 5 bandes confus, dis nous donc clairement ce que tu en penses, de ces lignes. Abats un peu tes cartes, pour une fois.
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Oscar
InvitéOui c’est peut-être parce que précisément je n’ai aucune carte à abattre que tu me prêtes un jeu confus…
Avant tout je me demandais si ces pages étaient de la littérature de la sociologie ou de la politique, et surtout, à qui elles s’adressaient. (Elles revoient à une page d’un Othon qui m’avait questionnée pareil) -
François Bégaudeau
Maître des clésQue de questions périphériques et parasitaires.
– à qui elle s’adressent? Drole de question. Une page de livre s’adresse à qui veut bien la lire. Comme dit dans Comme une mule : l’art est sans adresse.
-as-tu vraiment besoin de savoir si c’est de la sociologie, de la politique, de la littérature pour les lire? Tu as à ce point besoin de balises? Sachant qu’il est étrange de séparer ces trois trucs. Proust c’est le trois en meme temps. Les grands livres c’est les trois en même temps. Comme d’habitude je fais à ma manière. Tu te demandes ce que c’est, répondons simplement : c’est du bégaudeau. Et nul au monde n’est tenu d’aimer. Nul au monde n’est même tenu de lire. Mais tant qu’à lire, lisons.
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Carpentier
Invitéon sautille d’ailleurs beaucoup au montage de l’ouverture de la vidéo, le montage est saccadé et l’invité de la rencontre est monté avec plein d’émotions différentes sur plein de plans courts et successifs, on dirait: s’est passé quoi ?
Les gens tardaient à arriver?
En tout cas, moi, c’est sûr, je vais utiliser ce bouziton d’ouverture pour ’ parler les émotions ’ (qu’est-ce qu’ils peuvent nous casser les burnes avec ça, ces cons) avec mon jeune public: ça me fait une séance quasi clef en mains:
-> retrouve les émotions d’ FB parmi les différents albums de Tchoupi présentés sur la table
(vivement vendredi soir, comme l’impression qu’on a rajouté 2 jours aux jours travaillés ces temps-ci: merde, chié!)-
Ostros
InvitéEffectivement ça charge pas mal.
Et y a aussi des cut chelous dans l’entrevue même, les reprises de parole de François, sur une expression aussi. Et ce que j’ai noté plus haut dans le fait de déformer toujours ses réponses.
Et ce micro horrible (bien que je ne pense pas que ce soit fait exprès pour le coup), mais ça pourri pas mal ce qui est dit.
Dès le départ, il y a un truc tout simple qui fait comprendre tout de suite l’ambiance, c’est le corps de François. Sa posture en dit long. (Pour chacune de ses entrevues filmées tu peux d’emblée sentir s’il est à l’aise ou pas). Là il est clair que le corps est en tension. Dès le départ je me suis dit oulà.-
Scoob
InvitéJ’ai vraiment tiqué à la question sur la légitimité d’un simple écrivain à traiter de sujets sérieux. Un philosophe ok, un sociologue ok, mais un écrivain ? Dans un essai ?? Quelle est sa méthodologie ???
Sous couvert de réellement se poser la question, j’ai senti une attitude passive-agressive et même un peu de mépris.-
Claire N
InvitéOui – ou de la pitié pour un verbe aussi scolaire
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BIOGRAPHIE
InvitéC’est marrant parce que moi j’ai tiqué sur le traitement de la question de la légitimité par François. Je suis un peu con, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre ses jolies prétentions en perspective avec la fois où il prétendait qu’il fallait lire ses bouquins pour avoir le droit de produire un avis sur la bêtise du syntagme « libéralisme autoritaire ».
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François Bégaudeau
Maître des clésC’est toi qui poses le problème en termes de « droits ». Moi je ne parle pas ainsi.
TU as parfaitement le droit de dauber sur le concept de libéral autoritaire, sans t’en référer aux pages qui le développent, explicitent, illustrent. D’ailleurs tu le fais. Mais alors tu t’exposes à être ridicule. D’ailleurs tu l’es. -
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Parce que c’est ton syntagme ce truc du « libéralisme autoritaire »? Il faudrait peut être penser à prévenir le monde qui nous entoure dans ce cas car je crois que je ne suis pas le seul à être passé à côté de l’info.
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Heureusement que le ridicule ne tue pas hein.
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Graindorge
Invitémerci Carpentina
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kenny
Invitégraindorge arrête de l’embêter, comme tu l’as noté le deuxième verre était chargé
d’où cette funeste considération, un brin ressentimentale
et à l’échelle de l’humanité, rien que ça
mais il est vrai qu’il t’a mal lu, ce qui étonne venant de lui
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Nic
InvitéÇa me fera toujours rire de voir quand ça cherche des angles morts dans Comme une mule, alors que le livre contient déjà toutes les réponses à ces supposées failles. C’est d’autant plus frappant quand il s’agit de la partie sur l’humour
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Ostros
InvitéPremière rencontre pour la sortie de Psychologies aux éditions Amsterdam (qui sort le 4 avril) :
Le jeudi 3 avril 2025
À 19h
A la librairie Nordest
34 Bis Rue de Dunkerque
75010 Paris-
BIOGRAPHIE
InvitéVivement les vidéos, qu’on puisse rire un peu.
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SHB
InvitéSalut François, petite question pour ta dernière entrevue. À un moment tu parles du rire de la la sortie par le haut de la question des blagues problématiques et en gros tout le monde vanne tout le monde.
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Dans l’absolu je suis d’accord avec toi mais il me semble que tu omets un point et j’aimerais connaître ton avis.
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Si tout le monde vanne tout le monde, et bien selon moi cela ne démocratise pas l’humour parce qu’il existe beaucoup + de blague sur les handicapés que sur les valides, beaucoup plus de blagues sur les noirs que sur les blancs, etc.
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En définitive il y a beaucoup + de puissance humoristique des dominants envers les dominés actuellement donc je ne sais pas si cela serait un rapport égalitaire.-
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Invité« Dans Nik ta race. Une histoire du rire en France, Adrien Dénouette délivre aussi un solennel vannez-vous les uns les autres. Et souhaite que par la grâce de l’humour multilatéral, le corps social « scelle l’union de ses racistes, de ses Arabes, de ses végans et de ses gilets jaunes dans de grandes purges fraternelles ».
L’union de ses racistes et de ses arabes ? On met les deux camps sur le même plan ? On admet l’existence d’une communauté raciste légitime et rassemblée au Raciste Comedy Club imaginé par Waly Dia ? Cette équanimité bancale rappelle OSS 117 levant un toast à la création d’un pays où les Juifs et nazis cohabiteront en paix. »
(Comme une mule)-
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Invité« La scène comique est d’un pluralisme ethnique dont la société se montre bien incapable. »
Donc il y aurait de l’espoir pour le vannez-vous dans le stand-up, peut-être moins dans la vraie vie.-
François Bégaudeau
Maître des clésMerci de citer ce livre, dont la presse généraliste avait pourtant prétendu que SHB était en train de le lire.
La presse n’est pas fiable.-
SHB
InvitéExcuse moi de pas lire 100 pages par jour
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François Bégaudeau
Maître des clésexcuse moi de te recommander à nouveau chaudement de ne pas m’interpeller sur Comme une mule et excroissances videos tant que tu ne l’as pas lu. Car alors tu t’exposes à souligner que j’omets de dire des choses qu’en fait je dis, que je néglige un aspect qu’en fait je développe, etc. C’est arrivé hier deux fois en deux posts. ca arrivera à nouveau si tu persistes. Et à nouveau tu seras penaud
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François Bégaudeau
Maître des clésPar ailleurs je crois que ca fait deux mois, par là, que tu as signalé que tu lcommençais le livre. Si tu ne l’as pas fini après tout ce temps, c’est qu’il ne te passionne pas, que ma pensée sur ces choses ne te passionne pas, auquel cas je ne vois vraiment pas pourquoi tu persistes à statuer dessus.
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SHB
InvitéOù peut être que j’ai pas que ça a foutre? Ici certains sont obligés de faire autre chose que d’être chez soi et écrire pour vivre. Je ne t’en veux pas de ne pas comprendre tu as 50 piges et tu as travaillé à peine 15 ans dans ta vie. Je sais pas si tu sais mais parfois on est épuisé et on a pas envie de lire le soir, surtout quand on lit déjà énormément à la Fac par exemple.
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Ne t’inquiète pas François tu me passionne, nous sommes tous éblouis par ta pensée et nous nous masturbons en buvant chacune de tes paroles.-
Turu
InvitéLe type est en licence d’histoire il parle comme s’il était à la mine. Frérot va enseigner 15 ans dans le secondaire en ZEP et tu pourras ouvrir ta bouche, tu sais pas de quoi tu parles. En attendant ne lis pas le livre et continue à te noyer dans ton verre d’eau si ça te chante, mais arrête de le commenter bêtement dans ce cas.
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BIOGRAPHIE
InvitéTuru: Et sinon François est obligé de se montrer aussi méprisant avec les gens qui n’ont pas lu son livre? Parce que c’est pas dit que ce soit une nécessité d’être un gros con. En fait un gauchiste digne de ce nom préciserais à SHB que les sujets ne sont pas abordés dans la vidéo mais qu’ils sont abordés dans le livre puis il lui ferait un petit résumé de ce qu’il raconte au lieu de lui cracher à la gueule en se prenant pour la seule personne digne d’estime dans le coin.
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C’est marrant hein la façon que vous avez de fermer les yeux sur la violence de François. C’est comme si le fait que le type soit un peu connu lui donnait le d’être un pauvre type à vos yeux. -
Le Public
InvitéNous voulons que soient explicitées la violence des cons, et la violence des égoïstes, et la violence des paresseux, et la violence des insitants, et la violence des de mauvaise foi, et la violence des insinuateurs, et la violence des malveillants, et la violence des malhonnêtes, et la violence des tristes.
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Graindorge
Invité@ Le Public
ce message est violent ou bien humour cruel?
Pourquoi ne pas directement répondre aux pseudos visés? -
SHB
InvitéTu ne connais rien de ma vie.
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On dirait Pierre chabrier qui créer de faux comptes pour s’auto sucer. En tout cas avec des gens comme toi François doit être bien propre du slip.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe note des faits : pendant trois mois tu as parlé de ce livre sans l’avoir lu, mais en annonçant que tu le lirais. Il y a deux mois tu as fait savoir que tu l’avais entre les mains. Deux mois plus tard, tu fais des remarques qui sont exactement du même acabit que celles que tu faisais il y a cinq mois quand tu ne l’avais pas lu.
Pour le reste, je te souhaite une bonne journée au Macdo, je penserai à toi depuis le club de bridge.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe note aussi que dans ton emploi du temps de prolétaire à trois jobs, tu as le temps de passer pas mal de temps ici, et de regarder une video de deux heures. Ce qui représente 50 pages.
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SHB
InvitéC’est vrai qu’on peut pas écouter de vidéo en faisant la vaisselle où en faisant le linge j’avais oublié.
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Sinon j’ai jamais dis que j’étais à plaindre, j’ai seulement dit que croire qu’on a tous autant que toi le temps de lire fait preuve de ta méconnaissance de la vie. En gros ta réflexion de gros bêta c’est comme les masculinistes qui te parlent de sport. Bah supprimer Youtube arrête les choses inutiles et va a la salle tu as largement le temps dans une journée si tu t’organise bien. Ce genre de discours complètement bêtes tu en reprend la facture en l’appliquant à la lecture.
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Enfin dernier conseil, si tu es toujours obligé de référer a tes livres quand on te pose des questions sur tes interventions alors arrête d’en faire car visiblement tu n’es pas assez précis dans ces dernières et tu risque d’induire les gens en erreur.
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Je te laisse je bouquine comme.une mule actuellement durant mon travail car je suis agent de sécurité a mi temps (tu le serais si tu avais écouté mes posts précédent et que donc je ne fais pas QUE la fac) et là j’ai un trou où il se passe rien. Je suis sur que je livre sera intéressant. Aller hein salut. -
SHB
InvitéPs je viens sur le forum environ 1-2 fois semaine max donc ton truc sur tu as le temps de passer du temps ici, en tout cas vachement moins que tes sbires qui te lèchent les noix h24.
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InvitéCôté stand-up, ça me fait penser à un passage de Dany Laferrière (Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo) : « On n’accepte la plaisanterie que quand on se sent en confiance. Et cette confiance n’arrive que si on devient un membre actif de la famille. […] La langue de l’humour (je n’en pense aucun mal) est une langue rapide, bourrée d’expressions populaires (c’est un art grand public), avec de vifs changements de rythme. Il est à peu près impossible de pénétrer ce cercle si on n’a pas une maîtrise incroyable de cette langue codée et une connaissance de la culture générale (la politique, les vedettes populaires, les personnages colorés de l’histoire nationale) et si on n’est pas assidu de Saturday Night Live, La Petite Vie, Samedi de rire, et autres émissions humoristiques nord-américaines. On n’entre pas dans l’humour québécois sans avoir fait de bonnes études locales. »
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François Bégaudeau
Maître des clésC’est assez vrai. L’humour est sans doute un art distinctif.
Comme Joyce
Comme Bach.
La beauté de ces choses est cruelle, car tout le monde n’en jouit pas.-
Graindorge
Invité« La beauté de ces choses est cruelle, car tout le monde n’en jouit pas. »
car tout le monde n’en jouit pas.
ça continue de bien rire quand même-
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Invité« Tout le monde n’en jouit pas » : quand je lis ça, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que la focale est placée sur l’individu, dans sa constitution psychologique, interne, comme s’il y avait des rieurs et des non rieurs dans l’absolu. Dans l’exemple de Laferrière, côté artistes du rire, il y a bien un côté distinctif dans le sens où il faut parvenir à hisser son humour au rang d’art sur la scène humoristique québécoise, mais côté public, si l’Haïtien qui débarque n’en jouit pas trop, ça ne veut pas dire qu’il ne soit pas sensible par ailleurs à l’humour de Maurice Sixto ou de Coupé cloué, qui résonne mieux avec son vécu.
C’est pour ça que je placerais plutôt la focale sur le cadre que sur l’individu et que je préciserais : tout le monde n’en jouit pas à tel endroit à tel instant (moins joliment formulé mais plus vrai je trouve). C’est le contexte qui fait le rieur ou le non rieur. On est rieur d’une blague, d’un instant.
Concernant les donneurs de leçons, je trouve que c’est leur accorder trop de foi que de leur concéder qu’ils seraient vraiment moralocentrés et incapables de rire de toute blague immorale. J’ai du mal à y voir autre chose qu’une posture, je n’arrive pas à y voir quelque chose d’intérieurement constitutif.-
François Bégaudeau
Maître des clésHélas il arrive que la posture se naturalise en trait de caractère
A force de se forcer à ne pas rire, on finit par en etre tout bonnement incapable
Avant ca, je crois que l’humour est une disposition. Si on a devant la vie d’autres dispositions, alors on. va peu rire. Par exemple la disposition morale, dont la question n’est pas : est ce drole? Mais : est ce problématique? Est ce safe? Est-ce offensant?-
Cyril
InvitéCf Gai savoir 47 :
« 47.
De la répression des passions. — Si l’on s’interdit continuement l’expression des passions comme quelque chose qu’il faut laisser au « vulgaire », aux natures plus grossières, bourgeoises et paysannes, — si l’on veut donc, non réfréner les passions elles-mêmes, mais seulement leur langage et leurs gestes : on atteint néanmoins, en même temps, ce que l’on ne veut pas atteindre, la répression des passions elles-mêmes, du moins leur affaiblissement et leur transformation : — comme il en est advenu, exemple instructif ! de la cour de Louis XIV et de tout ce qui en dépendait. L’époque suivante, élevée à mettre un frein aux formes extérieures, avait perdu les passions elles-mêmes et pris par contre une allure élégante, superficielle, badine, — époque tellement atteinte de l’incapacité d’être malhonnête, que même une offense n’était acceptée et rendue qu’avec des paroles courtoises. Peut-être notre époque offre-t-elle une singulière contre-partie de cela : je vois partout, dans la vie et au théâtre, et non pour le moins dans tout ce que l’on écrit, le sentiment du bien-être que causent toutes les irruptions grossières, tous les gestes vulgaires de la passion : on exige maintenant une certaine convention du caractère passionné — mais à aucun prix on ne voudrait la passion elle-même ! Malgré cela on finira par l’atteindre et nos descendants posséderont une sauvagerie véritable, et non pas seulement la sauvagerie et la grossièreté des manières. »
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SHB
InvitéEt puis pardon mais un autre point que tu n’a pas abordé et qui est plus grinçant pour la gauche se résume ainsi : peut être que les blagues des dominants envers les dominés seront toujours+ drôles et que donc il n’y aura jamais d’espace humoristique démocratique.
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Il y a dans la jubilation, de la gratuité, de la méchanceté presque du valide a se moquer de l’handicapé qui est inégalable à l’inverse.
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Les blagues les plus horribles sont souvent les plus drôles et à ce titre les dominants produiront toujours de meilleures blagues que les dominés qui ne font jamais que retourner le stigmate alors que les dominants sont dans la gratuité ce qui rend cela drôle.-
François Bégaudeau
Maître des clés» un autre point que tu n’a pas abordé »
Si
Dans Comme une mule
Dont la presse généraliste a prétendu que SHB était en train de le lire
La presse n’est pas fiable.
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Ludovic
InvitéEt Oui
Les frantsouz
Auront le droit
A l’autoritarisme-cosmopolite
L’horreur au carré
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En espérant qu’ils restent des graines
A côté du bâton
Pour le bétail humain -
Ostros
InvitéCause Perdue Éditions se présente en images et en paroles :
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Carpentier
InvitéLe Maître des Clefs d’ici sera en poste aux soins capillaires chez Cause perdue: tout est bien.
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..Graindorge
InvitéBen oui Carpentina: Quand on présente un travail à un public, on se fait beaux. Clin d’œil aux années Jospin Mise en scène un peu « comme avant » pas le plat » Bonjour, nous vous présentons blablabla » Bonne humeur, bonne franquette
Meilleurs vœux de reconnaissance à Cause perdue!-
Carpentier
Invitéoh benh non, il y a surtout une mise en scène parodique et réussie de la méga-tendance à glorifier un vivre ensemble fantasmé, du Collectif et du travail d’équipe sur-valorisés et surtout trop souvent parlés comme presqu’évident et faciles;
alors que, comme souvent, ça se travaille, ça demande d’y veiller et de le choyer ce collectif quand il fonctionne: avec ici en running gag une des membres qui dit et se dit tout le temps, coupe le peu de prises de parole des 2 autres, se sur-valorise et présente un Collectif qui reposerait sur elle et fonctionnerait grâce à elle: jeu amusant de Bantegnie et des deux piteux, le générique de fin de ce drôle de petit film-promo mettant sans doute en valeur chacun dans un domaine où il est plutôt malhabile, une pirouette finale malicieuse.-
Graindorge
Invitémerci Carpentina!
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Carpentier
Invitétu l’as visionné?
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Jeanne
InvitéCette vidéo « Cause perdue édition » m’a bien amusée.
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Carpentier
Invitéalors si jamais tu n’as pas vu : )
faire commerce dans l’édition de gauche
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Graindorge
Invité@Carpentina
Bien sûr! tu vas me faire ta bigoudienne « latululatuvulustucru »?
Je l’ai vu . Durée: 5:26 , c’est dans mes cordes.
Et la preuve que je l’ai vu : je l’ai commenté à côté de la plaque…
je t’ai remercié pour tes lumières. L’as-tu vu?-
Carpentier
Invitémerci d’ajouter une aide à la compréhension de ce/ton merci (benh oui, j’en suis là)
Quoiqu’il en soit:
Reviens Léon, j’ai les mêmes à la maison
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SimonG
InvitéJe n’interviens que rarement sur le site, simplement , étant présent à la soirée je confirme l’inhospitalité des hôtes et des questions notamment de deux intervenants. Aucun bichonage n’a effectivement eu lieu, bien au contraire, et les questions très abstraites des interviewer n’ont rien arrangé ( je ne sais pas si tout à été diffusé je ne me suis pas infligé une seconde écoute ).
Par ailleurs François Begaudeau a de manière très satisfaisante pour moi rappelé à l’un des intervenants qu’on ne pouvait plaquer qu’une seule grille de lecture à la vision de la Zone d’intérêt, en rappelant au jeune philosophe qu’il était toujours douteux de comparer les israéliens à des nazis ( thèse de l’interviewer à cheveux longs pas étouffé par l’obscénité ).Belle soirée,
De la part d’un ami social-démocrate régulier de la gêne occasionnée et lecteur du blog !
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..Graindorge
InvitéMerci SimonG
La question du bichonnage à été largement
réglée et rectifiée. Je garde la gentillesse et le professionnalisme des serveurs que
j’ai observé derrière et à gauche de F.B -
Carpentier
InvitéBonjour SimonG,
Je n’en suis qu’à la question où on lui replace (sympathiquement en perche un peu on dirait?) depuis le public, ’ le coup de pétasses ’ et ce moment – si qqn.e doute encore – peut être un fragment intéressant, et plutôt lisible je trouve, de la sorte de machine de politesse humaine qu’est FB quand il respecte le travail des autres (qui l’invitent, qui se sont déplacés, qui font partie des invité.es à ses côtés, etc….):
1) FB reçoit la question/intervention, il part du principe qu’elle est bienveillante – même s’il a appris à anticiper une parade s’il se sent tiquer
2) FB recontextualise (malgré le film ELM qui le faisait aussi et qui a circulé avec cette occurence) il resitue pour, aussi, dans un second temps, ne pas ’ que passer pour ’, il pense aussi aux seaux de merde dont il reçoit encore les éclaboussures parfois fraiches
3) il monte le truc en faits, en détaille les conséquences dans le réel dont il saisit la possible drôlerie s’il s’en saisit dans l’écriture
ce qui permet aussi
-> un retour à l’affaire LB (qu’on sait et dont on lui a parlé, sur la quarantaine de pages) une anticipation sur le Psychologies à sortir semaine pro: livrant ici une des façons auto-érotiques qu’il a de se saisir des situations vécues pour en rire; seul le pire est toujours sûr dit-il, entre autres, aussi dans la dernière G.O. autant en rire, nous propose-t-il dans ses productions’ toutes?
– yep
– t bien sure de ça?
– oui. ‘Je vais reprendre l’écoute de la soirée où tu étais – possible d’y consacrer un peu de temps ce temps ce matin pour au moins aller jusqu’au moment ’ la zone d’intérêt que tu évoques –
Mais j’avoue d’avance (souvenir de lorsque je me déplaçais volontiers pour ses interventions live ) ma limite faible pour les ferraillages lorsqu’il dépasse le 1 contre 1.
Il y assure toujours le coup, FB, certes, mais côté public, perso, c’est un spectacle devant lequel toujours je morfle.
Arrêté donc de m’infliger cela, d’autant plus qu’aujourd’hui, dans le plupart des cas, on peut en profiter plus paresseusement en différé depuis un retour vidéo.
Vieillissant, j’aime à me fantasmer, levée, enthousiasmée parmi le public en arguant l’avoir trouvé organisé son CUM, par exemple, autant du moins qu’un de ses romans; j’ajouterais avoir aimé consacrer un peu de ma vie à le lire, et même … trouver que cette invitation gagnerait à s’élever à la hauteur de l’auteur invité.
Et là, évidemment, je me réveillerais.
Comme je me souviens aussi rentrer une ou deux fois chez moi un peu triste, au regard de la joie ressentie en me rendant à l’événement quelques heures auparavant.-
Carpentier
InvitéÇa me fait aussi penser à voir le Serra, tiens, son docu qui, de part la thématique titille ma curiosité ancienne devant ce fake de 1 contre 1 justement: la corrida, le staff (?) du torero >< la solitude piégée du taureau;
Crainte et hâte à la fois.
Imagine pleurer: penser à prendre de l’eau et des mouchoirs-
Carpentier
Invitéoh la la : enlève de suite ce T au *de par * que tu as vu ainsi affublé alors que tu venais de cliquer sur ’ envoyer ’
Ah benh bravo
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Toxin
InvitéTiens, je suis tombé sur ça. Comme quoi, c’est un grand sujet pour François depuis toujours
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Ink
InvitéPour l’avoir expérimenté, je sais que la morale m’a, un temps, coupé du rire. C’était une perte. J’avais l’humour en moi, mais lorsque j’ai commencé à me former politiquement, je me suis mis à le réprouver, à le réprimer, à l’étouffer. Car dans ce processus de politisation, on finit souvent par confondre politique et morale.
Les clichés étaient pourtant toujours là, inscrits dans mon esprit. Les blagues aussi. Mais elles restaient bloquées, retenues par une censure intérieure. Je m’interdisais moralement d’en profiter, aussi bien en tant qu’émetteur qu’en tant que récepteur. Heureusement, j’en suis vite revenu. Je sentais bien qu’il me manquait quelque chose, qu’une part de moi était amputée. Et cette sensation d’appauvrissement ne me plaisait pas. Je me trouvais plus sec, moins drôle, ou en tout cas, moins libre qu’avant. Ce que je trouvais puissant dans l’humour, la morale me l’ôtait.
Bien sûr, il existe un humour peu ou pas cruel. Mais ce n’en est qu’une facette. L’humour cruel en est une autre, tout aussi essentielle. Je n’ai aucun problème avec ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec les vannes limites, qui n’en font pas ou qui préfèrent les éviter. Mais voir certains lutter intérieurement pour réfréner un rire, retenir un éclat devant une blague qui les fait malgré tout vibrer, voilà qui me semble profondément triste-
Malice
Invité« Rire comme on se secoue – n’importe comment- pour reprendre vie. (Et comme je regrette toutes les fois où nous n’avons pas été capables d’éclats. Comme je déplore de ne pas avoir eu idée de m’emparer de cette arme à l’adolescence, et qu’à certains instants décisifs ma mère n’ait pas été à même de répliques ironiques qui auraient rendu les menaces de mon père vaines. Comme je regrette toutes ces fois où nous n’avons pas su choisir l’autodérision pour dégonfler nos brutalités et nos accès de violence. Il aurait suffi d’une secousse.) »
– Blandine Rinkel-
François Bégaudeau
Maître des clés» profondément triste »
Oui
On ne batit rien de bien émancipateur sur ce socle là.
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?
InvitéJ’ai tendance à voir la chose à l’envers, à penser que ce n’est pas le moralocentrisme qui est premier mais la tristesse ou la souffrance. Ça nous rend parfois con, mais c’est trop dur à s’avouer, surtout que cette tristesse on la voudrait sérieuse et lucide et profonde, surtout pas aussi rampante que les rires, alors il nous reste le costume du père la morale. Est-ce que cette tristesse nous dispose à ne voir le monde qu’en bien-pas bien, gentil-pas gentil ? Est-ce qu’on peut être triste tout le temps ? Est-ce que le moralisme peut devenir pour quelqu’un le mode majeur d’appréhension de la vie ? Je reste assez incrédule. Je veux bien croire que ça nous fasse louper quelques blagues de temps en temps. Mais ce qui est bien avec le rire c’est qu’il n’attend pas de savoir si on y est disposé ou pas. Il vient nous secouer par surprise. Il ne nous demande pas si on est d’accord ou pas. D’où les fous rires, qui ne viennent pas forcément d’une blague en bonne et due forme, parfois simplement d’un trop plein d’horreur ou de sérieux. Ça te prend en otage au milieu d’un enterrement, tu essaies de te retenir pour ne pas bousiller ton image de grand compatissant, d’ailleurs la compassion tu l’as, ta compassion et ta gêne sont justement un ingrédient de ton rire, et si tu n’avais pas ce sens moral, social, probablement que tu ne rirais pas.
Il reste peut-être la difficulté de s’avouer certaines fois que le rire est là. De s’accepter dissonant, gamin, sable mouvant. De ce côté-là c’est vrai que la grille morale peut rassurer.
Je dis « le » rire, ça laisse à désirer. Il faudrait peut-être distinguer entre plusieurs modalités du rire. Il y a des rires de joute, amers, pour rire le dernier, des rires warrior, des rires lâches au dos rond, des rires d’intelligence, des rires d’enfance, de régression, des rires qui rejettent, des rires qui tendent la main, des rires congélo, des rires brise-glace, des rires conformes et de convention, des rires de connivence, des rires de défiance, des qui nous protègent, des qui nous exposent, des innocents, des doux, des légers, des ressentimentaux, des grinçants, des cyniques, des très tristes, des tout près de la corde au cou. La même blague peut faire l’objet de rires très différents. Parfois je ne m’en prends pas à la blague mais au rieur, à sa façon de m’envoyer son rire.
(je patauge)-
Malice
Invité» Est-ce que cette tristesse nous dispose à ne voir le monde qu’en bien-pas bien, gentil-pas gentil ? »
En ce qui me concerne je dirais non : quand je suis triste, je sais que ce n’est que partie remise, que mon humeur est malade mais que je rirai à nouveau, et l’idée ne me vient pas de remettre en question moralement l’humour.
En revanche il a pu m’arriver dans le passé d’avoir honte de rire d’une blague, en croyant que c’était mal de s’amuser de tel ou tel sujet, mais au fond ce que je ressentais était une forme d’horreur mêlée dégoût face à l’irruption de certaines réalités ( et leur matérialité) dans ma culture humoristique. Exemple quand je lisais dans l’album » Cinemastock » la parodie des Malheurs de Sophie d’Alexis et Gottlieb; quand les Monty Pythons faisaient chanter des crucifiés dans « La vie de Brian » ( premiers souvenirs d’ambivalence face à un gag, où j’en voulais dans un premier temps aux auteurs de souiller l’humour en y mettant de la torture, la mort, la cruauté, pour m’apercevoir ensuite que le rire n’en était que plus intense – je crois que dans son essai » Comme un ouragan », Francis Bégoldo appelle ça « le soufre »)
Une camarade m’a un jour rappelée à l’ordre alors que je partageais une blague sur la maltraitance des enfants:
hypothèse 1 : elle avait subi des maltraitances elle-même
hypothèse 2 : elle était secrètement déprimée
hypothèse 3 : elle trouvait que la violence du sujet gâchait la blague
hypothèse 4 : elle ne voulait pas entendre parler de violence tout court
Pour rire d’un sujetsensible il faut sans doute, en plus d’ être en bonne santé mentale, avoir surmonté dans une certaine mesure la crainte et/ou le dégoût qu’il nous inspire? -
François Bégaudeau
Maître des clésSuperbe petit bout de texte.
Où il apparait que le flicage du rire est une modalité de la peur du désordre
Et que oui il y a des rires mauvais. Ca fait partie du pacte avec le rire : on ne sait jamais bien de quel obscur affect il retourne.-
François Bégaudeau
Maître des clésMalice : pas mal non plus. Très précis
« Pour rire d’un sujetsensible il faut sans doute, en plus d’ être en bonne santé mentale, avoir surmonté dans une certaine mesure la crainte et/ou le dégoût qu’il nous inspire? ». Je crois que oui. De grands fragiles et de grands blessés peuvent etre de grands rieurs (les voies du rire sont impénétrables) mais oui on observe souvent que si le sujet est sensible, l’individu n’est pas disposé à rire – et parfois tance les autres de rire.
La question étant alors : à qui de donner le la?
Si dans une tablée de 12, une personnes est sensible sur un sujet donné, les 11 autres doivent ils éviter d’en rire? Peut-être. Et à l’échelle d’une société?
La question est bien celle la-
Claire N
InvitéHum
Oui, c’est vrai
Il y a aussi une question de fraîcheur de la blessure ; souvenir d’une blague insouciante de ma belle mère juste après une secousse de deuil qui m’avait énervée
– parce qu’elle ne rigolait pas de MA situation personnelle
– parce qu’elle referait en général à mon tragique
En niant d’une certaine manière indélicate mon nombil de « la première concernée «-
Claire N
InvitéAvec le temps on se décentre et on accepte de partager avec tout le monde
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François Bégaudeau
Maître des clésOu pas.
IL y a des blessures tenaces on dirait.
Par association d’idées je recommande ceci, où flamboie et souffre une grande blessée
https://www.arte.tv/fr/videos/105604-000-A/le-journal-d-une-femme-nwar/-
Claire N
InvitéOui- il est sûrement des sources inépuisables de ce côté là aussi
Merci pour le lien je regarderai-
Claire N
InvitéIl semble injuste que pour les uns souffre la passion et pour les autres il soit fait grâce
Mais aussi peu être est là la compassion la plus humble : celle du rire qui fait comme arc , comme union , comme si c’était égal-
François Bégaudeau
Maître des clésles engelures aux pieds et les bureaux de poste
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Claire N
InvitéEt les papiers de bonbons
Merci pour le docu
C’est de la balle
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Carpentier
Invité… J’écris tellement noir que ma noirceur est lumineuse. / …
Je termine doucement ce docu-carnetdebord-journal, traîne aussi dans ma tête un poème que Rose partage, sur les larmes, ce qu’elles font de soi, ça préserve notre totalité, quelque chose comme ça.
Ses rires aussi et toute l’énergie qu’elle consomme à vouloir (s’)expliquer, si peu le font.
Et puis Matthieu et son monde de blancs, ses parents, sa baraque bourgeoise et ce qu’il ne disait pas car on ne l’aurait pas cru.
Voilà des visionnages devant lesquels on perd pas sa vie, merci.
Maintenant, à nous deux, Albert Serra. -
Cocolastico
Invité(Merci merci, renversant, je l’ai filé à plein de monde)
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Invitémerci aussi pour ce docu
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..Graindorge
InvitéOu avant de raconter la blague on peut demander à la personne sensible d’aller chercher le dessert à la patisserie d’en bas?
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Claire N
InvitéRires
Ça me paraît peu praticable
On ne demande pas de desservir la table à princesse chonchon
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¿
InvitéÀ qui de donner le la ? Au quotidien, je ne veux pas que quiconque donne le la. Je veux que les 11 rient, et le 12e, si ça lui prend, qu’il nous étale son poulpe, qu’il n’aille pas ravaler sa morve, qu’il s’autorise à être pas cool, pas sympatoche, qu’il dézingue un peu l’harmonie. Après certaines blagues j’ai vu des gens me faire la tronche. Souvenir en particulier d’une blagues païenne à des cathos très cathos. Je les avais mal sondés et j’avais peut-être mal mesuré l’élan de la flèche décochée. Ça m’avait permis de les connaître, d’apprendre qu’ils étaient cathos mais alors du genre vraiment catho-catho quoi. Quoique. Sous l’obscurité de la couette peut-être pas. Disons catho-catho au grand soleil, face à moi.
Si tout le monde doit rire ça n’est plus drôle. Et de toute manière on ne peut pas raisonner quelqu’un qui n’a pas ri. On ne peut pas lui dire : allez, sois bon joueur, envoie-moi une vanne aussi. S’il s’en va plus loin que la complainte, s’il veut nous gendarmer le rire, on l’envoie paître, tant pis. Ou tant mieux, je n’ai rien contre les fâcheries.
Je parle du rire et des malaises dans la vie, au quotidien. Je ne parle pas d’échantillons de sketches ou faits divers glanés puis montés en mayonnaise voire en procès par les réseaux, les médias et quelques corporations intéressées. Ça c’est encore autre chose, et pas sûr que ce soit la vie, enfin ça n’y ressemble pas.-
Claire N
InvitéTu n’as pas tort
J’adore d’ailleurs les gaffeurs
Il y a quelques chose de tellement désopilant
Dans la confrontation du gaffeur et du gaffé ?
Un duo de choc
L’un sans l’autre c’est moins drôle-
François Bégaudeau
Maître des clésEh bien voilà encore un génial petit bout de texte, où s’épanche une grande santé.
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Malice
InvitéEnquête de pure curiosité, pour tous les sitistes qui passeraient par là:
-avez-vous déjà vanné des inconnus dès les premiers échanges? Si oui que ressentez-vous en le faisant? ( ( cela m’est arrivé et j’en ai ressenti un grand bien être, d’autant plus que la personne est entrée dans mon jeu illico)
– que ressentez-vous quand vous êtes la cible des vannes dans ce type de rencontre? ( passé le moment d’ajustement/compréhension que l’autre me fait marcher, je suis enchantée)
J’ai remarqué que la vanne pouvait être non seulement un facteur de détente, de légèreté, mais aussi un sésame pour qu’une amitié commence. Avec un ami d’ami je ne me suis détendue que lorsqu’il a osé me tailler; auparavant, c’était la politesse, qui est parfois l’autre nom de la peur de vexer l’autre. Il y a une bravoure et une noblesse de la vanne ( quand elle n’est pas une attaque déguisée, on en connaît qui déguisent ainsi leurs agressions ) : j’entre dans ton intimité, ma blague en offrande, sans savoir si tu la prendras comme un cadeau ou un coup de couteau, et ce faisant je fais mine de présupposer que tu es déjà mon ami, que tu comprendras mon langage et que tu auras envie de jouer avec moi.-
I.G.Y
InvitéUne question qui m’importe, j’y pense souvent. Je crois plus que tout à ce « sésame pour qu’une amitié commence » et je fais même plus qu’y croire : je constate que mes amitiés ne se cimentent que comme ça. Et c’est peu dire qu’en matière d’attirance sexuelle voire d’amour c’est un peu pareil. J’ai parfois poussé la chose plus loin : il m’est arrivé, lorsque ça ne venait pas naturellement, de faire dériver intentionnellement la conversation très rapidement sur le ton de l’antiphrase voire de la vanne, afin d’être directement fixé si quelque chose pouvait ou non se passer. C’est donc une sorte de filtre, que j’ai parfois rendu conscient (à raison ou non, je ne le sais pas).
Pour ce qui est des vannes dès les premières rencontres, c’est toujours la même chose : on cerne rapidement « l’esprit » de la vanne et du vanneur. Il y a le vanneur soliste qui s’écoute vanner, s’offre au en spectacle, ne prend appui sur la conversation en cours que pour accroître son sentiment de puissance. Il y a le vanneur qu’on trouve lourd : disconvenance affective, ça frotte, on passe. Et puis il y a ces vannes qui subtilement font dévier la conversation et lui font prendre un tour entièrement imprévisible, comme dans les billards circulaire : on tire un coup et deux minutes plus on ne sait plus où l’on est.
Hier j’ai très légèrement vanné un type qui m’avait l’air très vanneur, excentrique, joyeux et accessoirement bourré : il a complètement surinterprété et m’a envoyé chier, je n’ai pas compris. C’était au bout de trois phrases.
Ça me rappelle une phrase de la GO de Drive My Car : même muets ou impassibles on ne fait qu’émettre des signes, mais sans vraiment savoir lesquels.
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I.G.Y
Invité(deux minutes plus *tard* on ne sait plus où l’on est). Bien sûr, ces conversations imprévisibles qui ressemblent à des jeux, entrecoupées de propos sérieux puis qui rebasculent dans le jeu sont les meilleures. Je suis assez d’accord pour dire que cette question du jeu, un jeu aux règles informulées et mouvantes est au cœur du sujet. Des « règles » qui sont en fait plutôt une manière d’être. L’issue du jeu nous dit : les manières d’êtres s’accordent, ou ne s’accordent pas.
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’évoquais une situation dans la conférence sur le rire et l’offense : un cours de patisserie, avec un type obèse parmi les inscrits. Et bien sur qu’alors la première vanne a pour effet de détendre tout le monde.
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: » j’entre dans ton intimité, ma blague en offrande, sans savoir si tu la prendras comme un cadeau ou un coup de couteau, et ce faisant je fais mine de présupposer que tu es déjà mon ami, que tu comprendras mon langage et que tu auras envie de jouer avec moi. »
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Avec ton histoire de cuisine on est pas sur ce cas de figure?-
Carpentier
Invitédans ce genre, j’aime beaucoup artus qui, dans ses premiers sketchs sur scène, parle du sport, du rugby plus précisément qu’il a pratiqué, et à peine l’info passée, le sujet abordé qu’il accueille les rires, les devance même, il les rend bons:
… ’ après j’ai mangé mon équipe donc j’ai arrêté. ’ / ….
Détonation, tout le monde accueille le comique rondouillou qu’on a bien repéré et on peut y aller
Et moi, je ris à chaque fois, je le trouve bien ce type: pour son spectacle tout proche à Bercy, l’affiche est jumelée, dans le métro, avec celle d’une cie de baby-sitting, pour éviter une convocation des parents par la directrice de l’école du môme s’ils l’emmènent à son spectacle et qu’il dit des gros mots le lendemain, ou autres
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InvitéCadeau ou coup de couteau, j’aime bien cette présentation de la vanne et de sa réception comme un pari. Ça me rappelle les docus animaliers où l’on voit des singes retrousser les babines et montrer les crocs. Difficile d’interpréter ce rictus, de savoir si c ‘est l’esquisse d’un rire ou d’une menace. Impression que les bêtes se flairent et jaugent leurs forces respectives. Est-ce pour se tenir en respect, pour se rapprocher, pour se livrer combat et que l’une écrase l’autre ? Quand on me vanne dans un cadre aux contours mal définis, je ne suis pas toujours sûre de savoir comment le prendre, de détecter la part du noble et de l’ignoble.
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Ça m’arrive d’être témoin de vannes un peu tangentes. Surtout au boulot, quand les anciens vannent le p’tit nouveau. Il a beau avoir été adoubé par la DRH, c’est avec eux qu’il va bosser dans quinze mètres carré, huit heures par jour, cinq jours sur sept. Ils ne sont pas mes collègues directs mais le midi, quand le p’tit n’est pas là, les premiers jours qui suivent son arrivée, ils me le portraitisent. Barbu bedonnant no life accro à Candy Crush écoute Céline Dion en boucle dans sa bagnole. Ils ont l’art de raconter ça, ils sont cruels à souhait. Une fois ils l’ont trouvé trop collant, ils l’ont envoyé en D304, il s’est perdu dans les couloirs. Normal, y’a pas de D304. Et qu’est-ce que ça s’esclaffe. Moi pas trop. Je suis pas très courageuse hein, je ne bronche pas, je me contente de ne pas rire et des fois ça suffit à jeter un froid. Ils se reprennent : ouais bon faut qu’on arrête, là on abuse. Je ne suis pas sûre d’avoir raison de jeter ce froid. Avec les casseroles que je traîne, je suis peut-être une handicapée de la blague. Sauf que. L’an dernier, la p’tite nouvelle, elle n’a pas tenu trois mois. Arrêt maladie, démission. Ils ont dit bon débarras, la porte elle la voulait, elle n’en foutait pas une. Mouais. Quelque chose me dit qu’ils l’ont peut-être un peu aidée à la pousser, la porte. Cette année, six mois après son arrivée, le p’tit nouveau tient bon. Je le vois papoter avec les anciens. C’est pas la franche camaraderie, mais ça a l’air d’aller.
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Cadeau et coup de couteau en fait, c’est souvent les deux à la fois. Je repense à cette sage-femme, quelle douceur, un ange. Elle donne les premiers soins à ma petite, ses premiers mots pour elle, rire et tendresse c’est : toi, plus tard, tu feras basketteuse. 0 jour, 0 mois, 0 an, tu viens au monde, tu es belle, tu es brune, un peu, tu es longue, pas tant que ça, mais ça y est, tu reçois ton premier cliché. Du rire, et du racisme en loucedé. J’ai un petit pincement au coeur. C’est son cadeau. Qu’elle te livre avec ce qu’elle a, avec ce qu’il se passe en elle te rencontrant, elle n’y a pas réfléchi à deux fois, elle a vu ta peau, elle a vu ta taille, il lui est venu ça. C’est son cadeau, son voeu de fée sur ton berceau. J’ai pris. J’ai souri. C’est toujours mieux que grand-papa qui fait semblant d’être à l’aise et qui trois verres plus tard te sort que c’est la vie les civilisations s’éteignent les peuples ils se mélangent et notre temps sur terre est compté.
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Les vannes racistes me pincent davantage que les vannes sexistes. Est-ce que c’est parce que quelque chose en moi cherche et réclame la différence des sexes que je suis moins choquée quand les clichés afférents se déploient ? Tandis que ma vie gagnerait à voir la sensibilité aux couleurs de peau, accents créoles et textures de cheveux s’estomper ? Le nouveau venu qui ne trouve que ça pour vanner, il me fait un peu de peine. Je me dis ah merde il en est encore là, ce qu’il voit d’abord c’est ça. Soleil dans le sang, danse dans les globules blancs hahaha. Une fois, deux fois, ça va. Tout au long d’une vie ça peut fatiguer.
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Cadeau et coup de couteau, j’aime bien pour une autre raison encore. Ça me fait penser à la secousse qui unit le rire et les pleurs. Ça m’a toujours fait drôle comme, à l’oreille, certains rires se distinguent difficilement des pleurs, et comme on peut passer de l’un à l’autre dans un excès d’émotion. Comme s’il y avait quelque chose en commun dans la disponibilité au rire et la disponibilité au désespoir. Peut-être à l’opposé de l’anesthésie de nos sens quand les routines du quotidien nous robotisent. Ces voisins qui ne pensent que nouvelle cuisine chic, canapé chic, intérieur chic, façade chic, en rire ou en pleurer, c’est un peu la même chose (sauf que le rire est plus partageur, comme tu dis Claire). Il y a un morceau qui m’a accompagnée à une époque, je l’aime un peu moins qu’autrefois, mais il y a encore quelque chose qui me touche fort dedans, c’est comment l’artiste cherche à s’intaller dans cet endroit de la voix où tristesse et joie, rire et pleur, sacrilège et sacré se rencontrent. C’est peut-être un peu forcé (et il y a de l’accordéon…). Mais ça m’avait renversée, ça m’avait ouvert un vertige quasi métaphysique. C’est par elle que j’ai par la suite découvert Kurt Weill, puis Brecht.
[https://youtu.be/a3zhtDdNNAg?si=JG0SeAg1TUZz1-Ta]-
Malice
InvitéL’humour en mode meute de hyènes, c’est pas du sport, je ne l’associe pas à l’art de la vanne noble; je pensais davantage aux joutes verbales à la « Beaucoup de bruit pour rien » ( les clash de Béatrice et Benedict).
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Malice
InvitéTu peux donner l’artiste et le titre de la chanson? Je n’arrive pas à ouvrir le lien!
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InvitéJe retournerais bien lire ça.
J’insistais parce qu’il me semble qu’il n’y a vraiment pas de frontière nette qu’on puisse tracer entre un rire amical et un rire agressif (quand il s’agit de vanner quelqu’un). Mes exemples manquent peut-être de finesse. Je voulais redire que nous ne sommes pas au clair sur ce qui se joue en nous quand nous envoyons une vanne ou en rions. C’est un point que j’ai trouvé important dans Comme une mule. Important de ne pas céder à la tentation de trancher la question.
Ma funambule de la voix s’appelle Ute Lemper et tu trouveras le morceau en cherchant « medley of yiddish songs » (je préfère la version radio, que tu devrais trouver en retirant les crochets du lien).
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Toxin
InvitéÉnorme débat sur Cause perdue éditions
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Jules
InvitéJ’ai été par la fin de cet entretien de François à l’Ambre (https://youtu.be/Az_ExIjs848?si=zOZygJPxYq4faeR4). Je ne sais pas si ça a déjà été discuté. Je ne suis pas le seul, je présume à avoir été interpellé par la toute fin (il annonce par avance que c’est dramatisant voire catastrophiste) : l’intuition que la gauche va disparaître, notamment parce que son affect-maître est devenu la protection.
Je sais que c’est à l’oral et que donc on est forcément moins précis etc, et je ne veux pas pinailler, mais :
– je trouvais que la grande esquisse de période historique (en gros du 18 au 20ème ca a été un moment où de la gauche aura été possible) ne ressemble pas du tout à ce que tu fais d’habitude. Là ici ça me semble un trop un peu romanesque historique à la Onfray (sans vouloir insulter), avec de grandes tendances à travers les siècles, alors même que la situation actuelle chamboule tellement tout qu’elle se fascise, certes, mais est composée d’autres éléments importants : la contestation grandit, le changement climatique s’amplifie. Qui peut franchmeent prédire ce qu’il se passera dans dix ans ? Qui peut trouver totalement absurde l’hypothèse que des évènements climatiques extrêmes, par exemple, ne vont pas générer une grande révolte populaire et remise en cause de ce qui les engendre ? Je veux dire je ne suis pas optimiste mais cette intuition me semble beaucoup trop noire.
– sur le désir de protection qui serait l’affect-maître, là encore je ne suis pas d’accord pour en faire la cause (ou même le symptôme) de la disparition de la gauche. Elle pourrait plutôt disparaître, comme François le dit, pour des raisons matérielles et puis plus sûrement, du fait qu’elle perd du terrain, par les tensions qui risquent de s’agrandir encore entre ses différentes tendances, ou entre ses acteurs (comme Faire Justice le montre : impossible d’abattre le patriarcat, donc faisons chier Begaudeau pour une blague et excluons-le). Sur le désir de protection, en tant que gay et ancien prolétaire, je ne suis pas d’accord d’en faire un point par essence à rejeter. Lagasnerie disait justement dans son entretien récent à Blast que le slogan « la sécurité, première des libertés », brocardé par la gauche, n’en est pas moins réel : sans elle, c’est la condition même de vie des dominés qui est posée. Bien sûr, il y a protection et protection, on peut en tirer des conclusions punitivistes ou plutôt « non-complémentaires » (comme Lagasnerie le soutient).
– Sans faire de la psychologie de bas étage, je pense que le shitstorm que s’est pris François n’est pas sans lien avec cette intuition apocalyptique, que l’actualité amplifie. En ce qui me concerne, je ne suis pas optimiste, bien sûr. Mais que les choses soient déterminées, qu’elles semblent prendre une trajectoire fasciste, n’impliquent nullement qu’une autre trajectoire ne pourrait voir le jour. Petit exemple, certes insuffisant (mais quand même ! après des années de matraquage sur le terrorisme et l’islam), les gilets jaunes qui ont surgi pour des raisons éminemment sociales, sont la preuve que les gens n’ont pas tous l’envie de se laisser mener à l’abattoir, et qu’ils peuvent surgir à tout moment (à cet égard, les économies annoncées pour financer la guerre à laquelle peu de monde croit (qui veut faire la guerre à la Russie) me semble pouvoir être une allumette de trop).-
Ostros
InvitéSi va peut aider, la vidéo a été postée le 23 mars et cette remarque a été faite par quelques sitistes. Tu retrouveras la conversation en cliquant sur ce lien (en espérant avoir bien fait les choses // si jamais ça ne fonctionne pas faudra remonter me fil jusqu’au 23 mars, donc) :
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François Bégaudeau
Maître des clésNon seulement tu commentes une minute d’oral en trente lignes, mais en plus tu entends mal cette minute
1 j’y dis bien, et clairement, qu’il y a plein d’autres raisons à la marginalisation de la gauche. Je dis juste que la centralité de l’affect de protection va l’achever. Porter le dernier coup, donc. Ce qui suppose plein d’autres coups antérieurs (et d’abord le démantèlement du bloc ouvrier)
2 je n’y dis en rien que l’affect de protection doit etre banni, je dis qu’il ne doit pas etre central. La gauche ça consiste aussi à protéger, je l’ai souvent dit. Mais pas exclusivement.
Pour le reste je ne prétends pas que cette prévision soit scientifique. Je la présente comme une conviction-certitude. Nul n’est obligé de m’entendre. J’informe juste qu’en général en politique j’ai du nez. (et des yeux, car au fond il s’agit moins de prévoir que de voir ce qui est déjà)
Mais en effet la donne écologique peut totalement chambouler la donne – ou corroborer le fascisme, d’ailleurs. Je l’ai souvent dit aussi.-
François Bégaudeau
Maître des clésPS : sur l’incontournable moment Gilets jaunes de ce genre de raisonnement, je voudrais rappeler que
1 les Gilets jaunes n’ont rien obtenu
2 les Gilets jaunes n’ont connu aucun débouché politique – voir la présidentielle suivante, et autres élections
3 il n’est pas exclu que, analysant le vote des 200000 GJ les plus assidus, on ne trouve que du vote à gauche. Euphémisme.-
Arnaud
Invité*on ne trouve pas que du vote à gauche.
Ce qui est discuté n’est pas le fait que la gauche est marginalisée à court, moyen ou long terme, il faudrait effectivement être aveugle pour ne pas le voir, mais plutôt d’affirmer que la gauche n’aura été qu’une parenthèse de 150 ans « dans l’histoire de l’humanité ». Je dirais que c’est une façon de parler, qui revient à dire qu’on est pas près de voir le bout du tunnel.-
François Bégaudeau
Maître des clésOui c’est vrai
C’est une hypothèse : la gauche comme parenthèse creusée dans l’invariance tribale-
Cocolastico
Invitéça va pas du tout François, je te retire la causerie de la mi-temps pour la remontada
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Jules
InvitéC’est une minute peut-être mais qui n’est pas inintéressante, car tu y dis quelque chose qui correspond à ta vision structurelle des choses, que tu portes en permanence et à laquelle j’adhère.
Tu dis « en général en politique j’ai du nez (et des yeux, car au fond il s’agit moins de prévoir que de voir ce qui est déjà) ». Certes, c’est factuel, avoir une vision structurelle c’est bien voir que le capitalisme est en train de tout déglinguer, de se fasciser et que cela semble embarqué dans une trajectoire toute tracée. Sauf que je trouve un peu facile « d’avoir du nez » en annonçant le désastre, puisque par définition ce n’est comme tu le dis que l’observation de ce qui est, et de sa suite logique. Ce faisant, on a en effet plus de chance d’avoir raison que de se tromper puisque par définition le monte actuel, quotidien, se perpétue. Avoir une vision structurelle n’empêche absolument pas de considérer aussi la possible émergence de contre-forces (que les structures n’avaient pas prévu) qui fassent dérailler cette pente ; c’est peu probable mais en fait sur le moment, dans l’histoire, ça a rarement été probable (ce n’est qu’après coup qu’on juge que c’était parfaitement logique et rationnel qu’un mouvement ait émergé).Sur l’affect de protection, je considère personnellement qu’il est bon qu’il soit central. Ensuite, c’est une généralité abstraite, car protection ça veut tout et rien dire. Ce que je trouve néfaste pour la gauche en revanche, bien plus que la protection, c’est celui de la lutte contre l’impunité (qu’a soulevé Lagasnerie). Et ce n’est pas la même chose. D’ailleurs il veut substituer à la catégorie de crime la notion de blessure (à soigner, à protéger, à éviter).
Sur les gilets jaunes, le fait qu’ils n’aient rien obtenu n’invalide en rien mon raisonnement. Contre toute attente, malgré les matraquages médiatiques, malgré la fascisation, ils ont quand même mis une halte à leur quotidien pour des questions sociales (certes imparfaites), et non pas fascistes. J’en tire la conclusion qu’on ne peut pas dire que tout est perdu. Le vote des gilets jaunes quant à lui je m’en moque, car comme tu l’as si bien analysé, le vote favorise des affects/réflexes autre que ceux qu’ils ont mobilisé lors de leurs mobilisations.
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci pour la leçon du premier paragraphe. J’ignorais que des choses avaient été, par le passé, possibles
« Sur l’affect de protection, je considère personnellement qu’il est bon qu’il soit central. Ensuite, c’est une généralité abstraite, car protection ça veut tout et rien dire ». Tout est là. Tu veux mettre au centre un concept flou, et qui autorise tous les contenus. C’est précisément ce flou qui achèvera la gauche. Je te signale au passage que l’affect de protection est l’affect maitre de tous les conservatismes (la bourgeoisie n’a de cesse de se protéger)
Sur les Gilets jaunes, tu passes un peu vite sur la faiblesse de leur pan social – qui précisément symptomatisait la perte de la culture sociale de la classe populaire. TU passes aussi sur mon argument principal : les Gilets jaunes n’ont rien obtenu et n’ont pas eu de débouchés politiques, c’est à dire que c’est un mouvement au fond très minoritaire, très faible (et qu’on surestime d’etre advenu dans un désert qui donne raison à ma prédiction-observation)
Tu passes aussi un peu vite sur le fait d’avoir allègrement galvaudé mes propos.-
François Bégaudeau
Maître des clésDe toute façon si le débat entre nous c’est « moi je sens que la gauche va pas revenir de sitot / tu peux pas dire ça car on sait jamais », je crois qu’on peut y couper court.
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François Bégaudeau
Maître des clésplus intéressant : remplacer le crime par la blessure, ok, grande idée, mais cela ne veut pas dire mettre la blessure au centre de notre intelligence politique
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Jules
InvitéIl y a quand même la possibilité de discuter (et je ne discute ce point que parce qu’en général je suis d’accord avec ce que tu dis) respectueusement sans te donner de leçon. Je ne te donne pas de leçons, je répondais au fait que tu te félicites de pouvoir avoir du nez. Je me permettais de dire que prédire le désastre est toujours + facile : moi aussi je peux prédire que je ne vais pas gagner au lotto pour des raisons structurelles. Pas de risque de me tromper.
Ce n’est pas moi qui ai parlé de l’affect de protection (concept assez flou et abstrait), c’est toi qui l’as invoqué dans la vidéo. Je trouvais que ça ne te ressemblait pas d’utiliser ce concept fourre-tout, toi qui aimes la précision et le concret. La gauche morale que tu brocardes (moi avec), punitiviste, moraliste, ne met pas en son centre l’affect de protection en général, elle ne met son énergie de protection que pour les victimes pour lesquelles elle a une sensibilité et pense que pour y parvenir il faut punir les méchants, ceux qui s’en prennent à ces victimes. Son affect premier est donc bien le punitivisme et non pas la protection en général (sinon elle considérerait, mais elle n’y est pas accessible, qu’il faudrait aussi prendre soin et protéger les « coupables »).
Les gilets jaunes n’ont rien obtenu, il n’y a pas de débouché politique immédiat. Personne ne peut affirmer que cela ne va pas déboucher ultérieurement sur autre chose. A moins de considérer que le pire est toujours sûr.
Je ne pense pas avoir déformé tes propos, j’ai essayé d’être le plus précis possible en toute bonne foi, si c’est le cas c’est par incapacité et non pas par méchanceté.
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Jules
InvitéJe sais très bien que tu n’en fais pas la cause de la déliquescence de la gauche, et c’est ce que j’ai essayé de formuler ici dans mon post initial :
« sur le désir de protection qui serait l’affect-maître, là encore je ne suis pas d’accord pour en faire la cause (ou même le symptôme) de la disparition de la gauche. Elle pourrait plutôt disparaître, comme François le dit, pour des raisons matérielles »-
François Bégaudeau
Maître des clés« elle ne met son énergie de protection que pour les victimes pour lesquelles elle a une sensibilité »
mais elle consacre l’essentiel de son énergie à mettre son énergie de protection pour les victimes pour lesquelles elle a une sensibilité
et non pas à cultiver la puissance des opprimés, ni à penser leur possible autonomie
en somme elle s’adosse à la faiblesse plus qu’à la force
il en résulte logiquement qu’ainsi elle s’affaiblit
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Carpentier
Invitéoui, la gauche qui porterait son tee-shirt
#jesuiscauseperdue-
François Bégaudeau
Maître des cléset vous?
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Carpentier
Invitépour l’oeuvre de Lynch, oui
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..Graindorge
Invité« Cause Perdue Éditions. C’est ĺes gens qui en parlent le mieux » Ça me rappelle la pub pour l’huile Puget « elle emballe tout le monde »
Et ce » Simon, comment tu t’appelles » comme De quelle couleur est le cheval blanc d’Henri IV
Et ce Simon, sa grimace vers la 4ème minute. Ce » catalogue »
Merci Simon-
François Bégaudeau
Maître des clés« Simon, quel est ton prénom »
est la formule exacte-
Carpentier
Invitéclair précis efficace 2 syllabes
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..Graindorge
InvitéEt puis ça sonne bien » Simon quel est ton prénom »
Ça me rappelle qu’il y a quelques jours j’ai écrit à quelqu’un non pas je m’appelle X mais » mon prénom est X. Plus juste puisque je ne m’appelle jamais ou très exceptionnellement, pour me rappeler à l’ordre-
Carpentier
Invitéen aparté, marrant ces histoires de prénom
moi c’est plutôt en mode ‘ je sais comment je m’appelle, t’inquiète, appelle- moi comme tu veux ‘
aucun moyen de m’atteindre de cette façon, quoi: dans une arène, pas moyen de m’excitailler avec des p’tits noms ou autres sobriquets genre ‘ téééé olé kékékéééé ‘ et autres invectives qui prétendraient toujours l’intime; je foncerais pas vers toi avec ce type de leurres;
mais vrai que mon nom de famille, bizarrement, j’y tiens (pas impossible que mon désintérêt pour le mariage tienne, entre autres, à cette obligation de l’époque, de prendre le nom du gars que t’épousais ( c’est différent aujourd’hui: Loi, merci.)
Ma personne exige un peu plus de créativité en effet que jouer avec mon prénom pour me fragiliser et ça, depuis toute jeune-
Carpentier
Invitéprétendraient * toucher* l’intime
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..Graindorge
InvitéIci je peux continuer avec Carpentina ou tu préférerais Carpentier?
Oui les gens font ce qu’ils veulent. Ma mère et mon père de son vivant ainsi qu’une frangine et des tantes oncles et cousins cousines utilisent le petit nom de mon enfance. Les autres frangines ont choisi de me faire grandir de force en utilisant avec solennité et bien articulé le prénom officiel qui ne correspond pas exactement à celui des paperasses. Interrogée ma mère m’a dit » c’est plus court. » Ah. Bon.
Ici les gens de la campagne ont décidé de me baptiser avec un prénom qui n’a rien à voir même si ça sonne un peu pareil. Bon.
Et pour les rares racistes sans complexes et francs ( de franchise) croisés dans ma vie: Vous pouvez m’appelez Gertrude!-
Carpentier
Invité; )
ça veut dire petite Carpentier ?
ou ça féminise le truc juste?
une fois, qqn ici avait jaugé ton/cette appellation (un prétexte sans doute pour (m’) épingler (?)
en disant que, du coup. il savait pas trop quoi penser de mes interventions ou que sais-je,
et comme je voyais pas le rapport, bien que j’ai senti que ça puait, j’ai pas relevé son pet-
Carpentier
Invitéje note par ailleurs qu’on semble nous associer souvent par ici, non?
un peu, et `encore récemment, comme si – de plus – nous souffrions de ce que certain.es vivraient comme une plaie : le soliloque.
presqu’étrange,-
Pierre
InvitéSi ce n’était que ça. Mais en plus, tu radotes.
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Carpentier
Invitérires
oh que oui, navrée
et j’ai comme l’impression que mon activité pro ajoute à l’affaire:
pauvres de.vous, ici
un taureau entrant dans l’arène, c’est le Club Med, au regard de votre calvaire
L’enfer m’attend, je paierai pour tout ça, c’est sûr
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..Graindorge
Invitéinventé: je disais Carpentierina puis Carpentina car plus court mais je sais faire demi-tour au quart de tour et revenir à Carpentier.
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Carpentier
Invitétout va bien
surtout fais comme il te sied
j’aurais pas attendu si longtemps pour te signifier que ça m’embêtait, enfin
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