Accueil › Forums › Forum général › La syndicaliste, film: Huppert/Demaison? Mais allô quoi?
- Ce sujet contient 28 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
deleatur, le il y a 2 années et 2 mois.
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Carpentier
Invité👋
Les pompiers viennent juste de m’autoriser à reprendre le couloir de correspondance pour mon métro de boulot et je me réfugie aussitôt, ici, avec vous tous, avant de demander à mon médecin un congé pathologique, une cure de sommeil ou une garde à vue en HP au besoin:
Dítes, c’est moi ou ça déglingue un peu de voir Huppert et Demaison en pied sur des affiches avec un titre pareil au dessus de leur jolie téte? -
Carpentier
InvitéMais oui, t’as raison, j’attends de voir
Même si je crains à mort de pas supporter leur diction, leur phrasé, leur gueule ouais, j’avoue ce délit de faciès, pour incarner cette affaire Areva
C’est là que leur talent pourra enfin définitivement éclater aux yeux et oreilles du monde entier 😉😅
Sur-ce, je pars en cellule d’isolement 🤘 -
Carpentier
InvitéHier soir, c’est le visage de Marina Fois que j’ai croisé dans les couloirs des correspondances.
Documentée depuis mes 2 premiers posts, me suis un peu habituée à la tête d’ Huppert sous le titre du film.
Devant la bande annonce, on est tout de suite ramené à la scène du Verhoeven où, là déjà, l’infraction de l’agresseur se faisait par une porte-fenêtre.
Vu aussi quelques docs qui témoignent de la volonté du real de ressemblance entre la syndicaliste d’Areva et l’actrice (coiffure, teinture, boucle d’oreilles, ok) mais dans les traits, on le voit le bug.
Après, je réalise que je ne sais pas grand chose de l’origine sociale d’Isabelle, faut que je regarde ça sans trop tarder. -
Carpentier
InvitéEt ce matin, c’est Attal qui annonce n’en faire que des miettes, de cette femme pour qui le perso joué par Fois pressent de grosses galères puisqu’ en plus, elle est femme.
On espère que cette campagne d’affiche est un choix de présentation des persos et qu’elle permet au film d’entrer direct dans le vif du sujet.Pour les non parisiens, la promo du film La syndicaliste est agressive aussi, dîtes?
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Carpentier
Invitécampagne *d’affichAGE
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Sarah G
InvitéJe ne sais pas, pas encore vu les affiches de ce film.
Je vais regarder et on se redit 😀-
Carpentier
InvitéEt si nous laissions plutôt ce fil décéder tranquille?
(Je viens de voir qu’il y a un fil pour tester ce nouveau forum et pas trop polluer ce qui vous intéresse en majorité.
J’y trainerai peut-être à l’occase 👋 -
Carpentier
InvitéLes 3 posts de ce matin sont juste des petits dosages de morphine, afin que ce fil puisse décéder sans trop de désagréments.
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François Bégaudeau
Maître des clésca valait vraiment le coup d’en faire une entrée de forum?
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Carpentier
InvitéPeut-être pas, François, c’est vrai, mais pour trancher, j’attends de le voir, ok?
Et si la fonction supression est en ton pouvoir, tu pourras le benner.
Tu as un avis anticipé sur cette création ?
(+ je découvre ce nouvel espace encore, on a droit à combien de maladresses, dis?)-
Carpentier
InvitéDont celui de Lvovski ou bien?
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François Bégaudeau
Maître des clésmon avis anticipé sur cette création c’est qu’il y a 34 films à voir en ce moment avant celui-là
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Carpentier
InvitéDont celui de Lvovsky?
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François Bégaudeau
Maître des cléspar exemple
mais plus surement encore le Hong sang-soo
(si tu regardes parfois des films non-français)-
Jeanne
InvitéJe ne me souvenais plus comment Nabila en était venue à façonner ce « Mais allo quoi » qui nous avait, en 2013, retournés.
Voici comment ça s’était passé :
« T’es une fille t’as pas de shampooing ?! Mais allo quoi!! ».(La petite chérie).
Et il semble que ce soit le ridicule contenu dans la première partie du propos qui ait – un peu paradoxalement- assuré le succès de la deuxième.
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Carpentier
Invitébjr, oui, j’aurais dû mettre, après le ‘quoi’, un point d’exclamation en lieu et place de mon interrogation.
C’est que ce choix allait aussi avec ma demande/ré-assurance que peut-être rien, à priori, n’était dérangeant là dedans et que seule, moi cliente potentielle, en était irritée.
Mais j’irai le voir ce film, pour donner encore un peu de contenu à ma curiosité envers Huppert, intarissable depuis La dentellière, et puis aussi pour sourire encore un peu devant tous ces acteurs bien bourgeois.Je n’ai pas lu le livre-enquête sur cette affaire mais me remonte avec ça, ce qu’il est arrivé à Descoing et même à Bérégovoy.
Rien à voir tout ça, tu me diras.
J’avoue.
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Carpentier
InvitéOh non, je ne regarde que des films franco-français.
Comme tu sais, ah ah ah.-
Carpentier
InvitéVoir même Ha Ha Ha (sorry HSS)
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Charles
InvitéJe profite de cette page de forum pour mettre le lien vers un article de Libé qui me semble remettre les pendules à l’heure sur l’histoire dont est tirée le film : https://www.liberation.fr/checknews/la-syndicaliste-lengouement-autour-du-film-occulte-les-zones-dombre-de-laffaire-maureen-kearney-20230306_IPIKPH6E2VB7DCJI2PM3NPBS7I/
Il serait quand même temps que les journalistes comprennent qu’une décision de relaxe ne veut pas dire que la juridiction qui l’a rendue considère que le prévenu n’a pas commis les faits mais simplement qu’il n’existe pas suffisamment d’éléments pour entrer en voie de condamnation. Ca permettrait d’éviter les imprécisions voire inepties relevées par ledit article.
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Carpentier
Invitébjr,
quelqu’un peut-il poster cet article en intégral, svp?-
Charles
InvitéLe voici :
« La sortie du film remet en lumière l’histoire de cette responsable syndicale d’Areva, qui affirme avoir été violée et scarifiée en 2012. Mais contrairement à ce que suggèrent de nombreux articles, aucun tribunal n’a reconnu son statut de victime.
Un «scandale d’Etat potentiel». Pour Clémentine Autain, le film la Syndicaliste portant sur l’histoire de Maureen Kearney, responsable syndicale chez Areva, qui affirme avoir été violée et scarifiée en 2012, à cause de son combat contre un accord avec EDF et un opérateur nucléaire chinois, ouvre a minima la voie à quelques éclaircissements. La députée LFI a même réclamé avec son groupe l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet.
Adapté du livre du même titre d’une journaliste de l’Obs, Caroline Michel-Aguirre, le film de Jean-Paul Salomé et Fadette Drouard, sorti le 1er mars, fait l’objet d’une couverture médiatique quasi unanime. La plupart des articles de presse publiés à son sujet, qu’ils jugent le film bon ou mauvais, considèrent que les faits d’agression sont établis. Déformant, de fait, la vérité judiciaire. Ainsi, pour la Nouvelle République par exemple, le film raconte «l’histoire vraie et rocambolesque de Maureen Kearney, ex-déléguée CFDT d’Areva, agressée en 2012 et reconnue victime en 2018».
Or, plus de dix ans après les faits, l’affaire conserve toujours une large part de mystère. Car Maureen Kearney n’a jamais été «reconnue victime» par la justice. Lors de la dernière décision de justice en lien avec l’affaire, remontant à 2018, la syndicaliste a bien été relaxée de sa condamnation pour dénonciation mensongère. Mais on y lit aussi «qu’il est fort possible que Maureen Kearney ait fomenté une mise en scène pour simuler une agression». Une conclusion en demi-teinte qui n’est jamais rappelée, et que l’engouement autour du film a largement fait oublier.
Pour bien comprendre cette histoire tortueuse, il faut remonter au 17 décembre 2012. Ce jour-là, à 13 h 40, la gendarmerie est prévenue par la femme de ménage de Maureen Kearney, qui vient de retrouver sa patronne ligotée sur une chaise à son domicile, près de Rambouillet. Le manche d’un couteau en céramique est enfoncé dans son vagin, la lettre «A» gravée sur son ventre.
Interrogée par les enquêteurs, Maureen Kearney, âgée de 57 ans à l’époque, affirme avoir été agressée, indique que les faits sont liés à son activité syndicale et décrit un climat très tendu avec la direction d’Areva. Elle est en effet farouchement opposée à la signature d’un accord confidentiel (qui a eu lieu le 19 octobre 2012) entre Areva, EDF et l’opérateur chinois d’énergie nucléaire CGNPC, qu’elle estime dangereux pour les emplois sur le territoire français. Elle assure avoir reçu des menaces en amont et précise que son agresseur, lors des faits, lui aurait dit : «Il n’y aura pas de troisième avertissement.»
L’enquête ouverte pour «violences avec arme, viol, actes de torture et de barbarie, séquestration et menaces» se termine début 2013. Les gendarmes relèvent des incohérences et concluent alors que l’agression ne peut pas avoir eu lieu. Les zones d’ombre portent notamment, selon eux, sur les liens autour des mains de Maureen Kearney, «lâches en forme de menottes», qui leur paraissent «incompatibles avec une agression, et, surtout, avec une impossibilité pour la victime de se détacher» pendant les cinq heures, environ, qu’aurait duré son attente, entre le moment de l’agression supposée, vers 6 h 40 du matin, et sa découverte par la femme de ménage, à 13 heures.
De la même manière, les enquêteurs s’interrogent sur le maintien du couteau dans le vagin pendant tout ce temps. Des doutes pèsent aussi quant aux lésions observées sur son ventre qui, selon le médecin légiste, ne peuvent pas avoir été effectuées en position assise, la peau plissée, mais plutôt allongée, ou la peau tirée vers le haut. Les gendarmes indiquent également n’avoir jamais trouvé trace de menaces que Maureen Kearney dit avoir reçues quelque temps avant les faits. Enfin, il est souligné que le bonnet qui lui a été mis sur la tête ainsi que le ruban adhésif qui a été utilisé pour l’attacher proviennent de son domicile.
Dans la foulée, une enquête préliminaire pour «dénonciation de crime ou délit imaginaire» est ouverte par le procureur de la République. Entendue dans ce contexte, Maureen Kearney infirme ses déclarations. Et assure, à deux reprises le même jour : «Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai dû délirer ? J’ai dû imaginer mon agression. Je ne me rappelle pas comment j’ai préparé toute cette agression imaginaire.» A la suite de ces auditions, la procédure initiale, ouverte pour viol et acte de barbarie, est formellement classée sans suite par le parquet de Versailles pour «absence d’infraction».
Des «aveux» sur lesquels elle revient ensuite, dénonçant des «pressions et menaces subies au cours» de la garde à vue. Malgré tout, elle est jugée par le tribunal correctionnel de Versailles et reconnue coupable, en 2017, de «dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ou administrative entraînant des recherches inutiles». Elle écope alors de cinq mois de prison avec sursis et de 5 000 euros d’amende et fait appel de cette décision.
En 2018 se tient donc une nouvelle audience, cette fois devant la cour d’appel de Versailles, à l’issue de laquelle Maureen Kearney est relaxée, dans une relative indifférence médiatique. BFMTV met en avant le fait que la cour d’appel de Versailles pointe «les nombreuses carences de l’enquête judiciaire». L’Obs, sous la plume de Caroline Michel-Aguirre : «L’ex-syndicaliste d’Areva n’avait pas inventé son agression.» Pour le reste, peu d’autres médias relaient l’information.
Il faut donc attendre la sortie du film pour que les médias se penchent à nouveau en nombre sur l’affaire. Une couverture médiatique dont sont donc exclues certaines zones d’ombre et où le statut de victime de Maureen Kearney semble désormais relever d’une vérité judiciaire. «En 2012, l’ancienne syndicaliste du groupe nucléaire était violée chez elle», avance ainsi M le magazine du Monde. Seule subsiste une interrogation dans ce dossier, qui concernerait les auteurs de l’agression de Maureen Kearney. «L’auteur de son viol et de son agression, sans parler de ses éventuels commanditaires, n’est toujours pas identifié aujourd’hui», indique par exemple RMC.
On retrouve la même rhétorique dans la série consacrée à l’affaire, diffusée sur France 3 Paris Ile-de-France, les 2 et 3 mars, où un ami de Maureen Kearney affirme : «La justice a parlé. Et il n’y a pas eu de pourvoi en cassation de la justice française. Elle est bien non-coupable d’avoir inventé son agression, donc forcément si ce n’est pas ça, c’est qu’elle a été agressée.» Quant au film lui-même, s’il n’est pas affirmatif sur la réalité de l’agression, il se conclut en l’établissant implicitement, précisant que son agresseur n’a pas été retrouvé.
Patrick Cohen, qui revenait sur l’affaire le 1er mars dans l’émission C à vous, a également affirmé que l’arrêt de relaxe avait signé la fin des interrogations sur les faits de 2012, citant une décision «qui ne laisse pas de place au doute».
Interrogé par CheckNews, Patrick Cohen reconnaît «avoir improvisé cette phrase» et dit «craindre de s’être un peu avancé».
Et de fait : cet arrêt de la cour d’appel de Versailles que CheckNews a consulté, est loin de se montrer conclusif sur les faits d’agression et de viol. La relaxe étant davantage fondée, d’une part, sur les manquements de l’enquête relevés par la défense de Maureen Kearney, d’autre part sur la subsistance de doutes ne permettant pas d’affirmer «que les faits dénoncés étaient, sans aucun doute possible, mensongers».
Ainsi, la cour d’appel retient que de nombreux prélèvements réalisés sur les adhésifs ayant servi à attacher Maureen Kearney à sa chaise, ou sur le manche du couteau, «ont fait l’objet de réquisitions d’analyse dont le résultat ne figure pas au dossier». Et les juges de noter : «Cette carence de l’enquête étant d’autant plus regrettable que la présence ou l’absence sur ces objets de traces génétiques, de Maureen Kearney ou d’un tiers, aurait été de nature à confirmer ou infirmer de manière objective chacune des deux versions en présence.»
Par ailleurs, l’arrêt considère que «les incohérences relevées par les gendarmes sur la scène de crime, pour troublantes qu’elles puissent paraître, ne sont pas décisives». Ainsi, la difficulté de graver la lettre A en position assise et le maintien du couteau dans le vagin peuvent être expliqués «rationnellement», selon la cour, par «l’état de sidération de la prévenue» et «le caractère lâche des liens observé par les enquêteurs». A propos de ces liens, justement, la cour indique : «On voit mal comment Maureen Kearney, souffrant d’une luxation de l’épaule droite limitant douloureusement l’élévation et la rotation du bras, aurait pu seule, même s’ils étaient peu serrés, se harnacher telle qu’elle a été découverte.» La cour, dans son arrêt, ne revient pas sur les menaces dénoncées et jamais retrouvées, bien que, dans sa plaidoirie, l’avocat de Maureen Kearney estime que les recherches des gendarmes en la matière ont été insuffisantes.
Quant aux aveux, ils ont été faits selon la cour «dans des conditions qui laissent d’autant plus la place au doute quant à la sincérité, qu’ils ne sont absolument pas circonstanciés».
Mais en conclusion, la cour considère «qu’il est fort possible que Maureen Kearney ait fomenté une mise en scène pour simuler une agression, étant observé qu’elle a, dans cette hypothèse, nécessairement bénéficié de l’assistance d’un tiers», mais que cette éventualité «ne présente pas un caractère de certitude suffisant pour emporter la conviction nécessaire à une déclaration de culpabilité».
En d’autres termes, Maureen Kearney est reconnue non coupable de dénonciation mensongère, faute de certitude, mais n’est pas pour autant reconnue comme victime d’agression (ce qui n’était de toute façon pas l’objet de cette procédure). Cette grande prudence dans la motivation de la décision n’apparaît nulle part, que ce soit dans le livre ou les articles de Caroline Michel-Aguirre, dans le reste de la couverture médiatique de l’affaire ou dans le documentaire de France 3 Paris Ile-de-France.
Ensuite ? En ce qui concerne Maureen Kearney, elle a de nouveau été entendue par un juge d’instruction, car elle avait décidé, en février 2018, de porter plainte avec constitution de partie civile. En 2019, Maureen Kearney s’est finalement désistée en tant que partie civile, à l’issue d’une nouvelle audition. «Cette audition de partie civile s’est déroulée dans des conditions qui ne l’engageaient pas à vouloir poursuivre seule ce combat» confie à CheckNews Balthazar Levy, son avocat. L’instruction a donc pris fin.
Depuis, un élément a été ajouté à l’affaire. Quelques jours avant la sortie du film, dans un article publié le 28 février, la journaliste Caroline Michel-Aguirre a ainsi évoqué une «nouvelle victime» qui «sort du silence». «Une autre victime livre aujourd’hui en exclusivité à l’Obs, pour la première fois à visage découvert, un témoignage glaçant. Elle s’appelle Marie-Lorraine Boquet-Petit et l’attaque qu’elle a subie à son domicile dans les Yvelines le 22 juin 2006 présente d’incroyables similitudes avec celle de l’ex-syndicaliste. Un mode opératoire si rare qu’il ne peut être l’œuvre que d’une seule et même officine», peut-on lire.
Si le récit à visage découvert est effectivement inédit, il ne s’agit pas à proprement parler d’une «nouvelle victime». Caroline Michel-Aguirre l’évoquait dans son ouvrage en 2019. Et dès 2006, un mois après les faits, Libération, comme d’autres titres de presse, écrivait déjà sur une femme agressée par des «individus cagoulés» qui lui ont «tailladé» l’abdomen avec un cutter pour dessiner «une croix». Le tout dans une sombre affaire de pression visant son mari, ancien dirigeant de Veolia «ayant dénoncé un présumé pot-de-vin à la justice française».
Lors de la procédure aussi, l’affaire a été évoquée : dans l’arrêt de la cour d’appel de Versailles de l’affaire Maureen Kearney, on peut ainsi lire que les enquêteurs ont procédé «à divers rapprochements avec des affaires de même nature» et qu’il «apparaissait qu’une femme, Marie-Lorraine Petit, avait été agressée à son domicile situé [dans les Yvelines] en juin 2006 et avait été scarifiée». Toutefois, à l’époque, la procédure n’avait pas pu «être retrouvée».
Ces similitudes, qu’on ne découvre donc pas aujourd’hui, n’ont pas toujours été interprétées en faveur de Maureen Kearney. Ainsi, les gendarmes interrogés par la journaliste de l’Obs et cités dans son livre sur l’affaire, suggèrent que la syndicaliste avait «peut-être entendu parler de cette agression et qu’elle avait recopié le mode opératoire pour que sa mise en scène ait l’air plus crédible». A quoi Michel-Aguirre objecte : «Personne ne savait que la femme du cadre de Veolia avait subi une agression sexuelle. Cela n’avait été mentionné dans aucun article. Maureen Kearney ne pouvait pas le savoir. Elle ne pouvait pas avoir calqué son propre récit sur cet autre viol.»
Contactée, Caroline Michel-Aguirre indique qu’elle «n’a rien de plus à dire que ce qu [’elle] a déjà dit ou écrit». Maureen Kearney n’a pas répondu à nos sollicitations. »
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Carpentier
InvitéMerci.
Après m’être documentée, une fois la première affiche de binôme d’acteurs vue, j’avais bien retenu ce qui est explicité dans cet article.
Incompréhensible donc, en effet, cette revisite journalistique de l’affaire, après passage devant la justice.-
Charles
InvitéRevisite à mettre sur le compte d’une certaine paresse ou superficialité de la profession.
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Carpentier
InvitéJe le crains.
Et c’est de plus en plus flagrant, j’en arrive même, sans rire, à les imaginer envieux de la notoriété et des abonnés des influenceurs, c’est dire.-
Carpentier
Invitéet ça nous ramènerait pas à un des derniers films de Dumont ça, tiens?
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Sarah G
InvitéTout à fait, Carpentier, cela nous ramène et nous renvoie au dernier Dumont.
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Carpentier
InvitéJe viens de relire l’article gentiment posté ce 8 mars.
Depuis, quelques internautes ou sitistes, comme les prénommât jadis François, ont peut-être vu le film.
C’est mon cas et j’ai besoin de préciser que des avertissements clairement rédigés sont à l’écran avant qu’il ne commence puis avant le générique de fin.
Le premier confirme l’interprétation des auteurs de la fiction quant aux faits dont ils s’inspirent, le second pose l’exception qu’ils font envers un politique qui n’y apparaît pas comme un personnage joué par un acteur (utilisation d’une archive) contrairement à Montebourg par exemple.
Quant aux méandres de l’enquête et aux remous que subit, en permanence, notre réception de celle-ci, ils sont permanents, sans qu’aucun surjeu chez les persos proches de Kearney et chez Huppert n’alourdissent le truc.
Les mots, hypothèses et conclusions ou verdicts sont bien livrés au spectateur, et on passe d’une hypothèse à une autre sans relâche.
La fin du film, où on retrouve le regard que prend Huppert lorsqu’elle gagne ses parties de cartes avec ses proches nous fait sortir de la salle avec cette incertitude victime/auteur d’une dénonciation d’un crime imaginaire.
Trop de personnes, à partir d’un dossier de presse sans doute insuffisamment lu, ont dit, écrit, raconté à propos d’un film qu’il n’ont pas bien vu, je le crains.
Presque fatal, quand il s’agit d’un fait divers qui a enflé, mais agaçant quand on essaie d’être disponible à ce dont on décide de parler.
Dans le film, on retrouve bien les termes retranscrits dans l’article check-news du libé y compris, servis dans plusieurs scènes par différents persos, l’argument obsessionnel pour pas mal de détracteurs d’une Maureen victime sur le maintien du manche de couteau dans son vagin.
Ça dit beaucoup de la réception fantasmée de cela, je trouve, tout comme le viol qu’elle a subi plus jeune et son non-port de sous vêtement sous ses collants.
Ces moments-là dans le film se mêlent constamment aux prises de médicaments de Kearney et au visage souvent poker face d’Huppert.
Je garde aussi en tête pas mal de plans où les acteurs, Deladonchamps ou même Attal jouent plutôt justes leurs postures patriarcalement condescendantes vis à vis du perso Maureen.
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Sarah G
InvitéCette paresse et cette superficialité atteint actuellement son paroxysme dans le journalisme télévisuelle et radiophonique.
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deleatur
Invitéupinou!
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