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Vous lisez 118 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #113136 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Le fil sur la peinture, « la couleur jaune – Pasoutreau », rame de plus en plus (c’est le cas chez moi). Il devient parfois difficile de retrouver les derniers messages et certaines discussion se perdent. J’ouvre donc un nouveau fil sur la peinture.

      « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote, mais de constituer un fait pictural », Braque, Le jour et la nuit

      Je reprends sur le tableau de Renoir (Au bord de l’eau) mis en ligne par Oscar dans l’autre fil de discussion :

      Renoir

    • #113137 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      *Michel Pastoureau, et non « Pasoutreau ».

    • #113152 Répondre
      graindorge
      Invité

      Rogger Ancoy, aquarelliste péruvien

      ancoy

    • #113159 Répondre
      Oscar
      Invité

      Il va vraiment falloir lire ce recueil ) – pas évident à trouver – Savoir aussi pourquoi ce titre : Le jour et la nuit.
      .
      Lorsque Braque dit que « Le peintre ne tâche pas de reconstituer une anecdote, mais de constituer un fait pictural », il me semble qu’il parle spécifiquement du cubisme (analytique). La peinture de Renoir, par exemple, dans son rapport heureux, et de pur plaisir, ne pourrait pas bien dire cela.
      .
      Et pourtant…

      « Quiconque a tenté, ne fût-ce qu’une fois dans sa vie, d’écrire ou de peindre, a passé par ce chemin : c’est que l’on peut rêver cent nuits de suite à la plus belle œuvre du monde, en fixer par avance le plan et les grandes lignes, en former et en polir l’idée, s’en trouver obsédé, ravi, effaré – on n’a rien fait tant que les premières pages ne sont pas écrites, ni les premiers coups de pinceau donnés. On n’a rien fait, sinon peut-être se donner une hantise – quelque système d’idées fixes – auxquelles ce ne sera pas trop pour échapper, de l’œuvre tout entière. Et précisément de la «matière» de cette œuvre : des voyelles et des consonnes, des mots bruts ; des couleurs et de l’huile, de l’essence et de la toile même ; et de cet étrange système de rapports, où chaque phrase, chaque touche, engage un peu plus loin l’auteur, invite à de nouvelles tâches et de nouvelles lignes et de nouveaux mots que la réflexion pure n’eût pas imaginés. Matisse disait en ce sens : le principal élément du tableau, c’est les quatre côtés du cadre. (Et Braque : on ne sait jamais d’où viendra l’appel…) »

      • #113204 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Oscar
        Oui, Braque pense sans doute depuis son époque et les révolutions picturales de son temps. Mais on peut se demander si le non figuratif, l’abstraction, etc. ne révèle pas, en retour, ce qui était déjà à l’œuvre dans la peinture bien avant. Il s’agirait peut-être moins d’une rupture que d’un coup de sonde dans ce qui fait la peinture depuis le début : la constitution d’un fait pictural, une expérience visuelle avant tout, avant toute histoire, tout sens, toute « anecdote ».
        _
        Beau texte. Si je comprends bien, ce n’est pas en ruminant l’œuvre que l’œuvre se fait, c’est en la faisant, tout simplement. Il y a toujours plus dans le geste que dans la pensée du geste.
        _
        Le texte de Braque est très bon je trouve. Je ne l’ai pas sous la main là, mais c’est un ensemble d’aphorismes, avec des fulgurances. Pourquoi le jour et la nuit? Je n’ai toujours pas compris. Il faudrait que je relise.

        • #113207 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Mais je me demande si ce titre n’a pas quelque chose à voir avec le processus de création, non sans lien avec le texte que tu donnes. A creuser.

          • #113236 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            @Emile Novis
            Pourquoi creuser le sens de ce titre  » le jour et la nuit » . Il faudrait lire le livre pour peut-être le comprendre, le saisir le titre mais venant d’un artiste qui écrit qu’il n’y a qu’une chose qui vaille, celle qu’on ne peut expliquer, même après lecture est-ce important de ne trouver qu’ un seul sens au titre?

            «  Contentons-nous de faire réfléchir, n’essayons
            pas de convaincre ». Georges Braque, Le jour et la
            nuit.
            « Il aménage des conditions et des situations
            où pourront éclore des émotions, toujours sur le
            mode de rencontres. Ces conditions et situations
            sont fondamentalement, essentiellement et délica-
            tement organisées autour de tensions constitutives
            de la dynamique d’un champ artistique. «  J’aime
            la règle qui corrige l’émotion. J’aime l’émotion qui
            corrige la règle ». Georges Braque, Le jour et la nuit.
            Émotion et concept ; programme et hasard :« C’est
            l’imprévisible qui crée l’événement »

            • #113314 Répondre
              Claire N
              Invité

              «  C’est
              l’imprévisible qui crée l’événement »
              Et c’est peut etre bien à cela qu’on échappe en faisant ; la «  rumination «  dont parle Emile plus haut est également un des aspect de la projection un peu trop loin en dehors de la matière sans son soutien tangible ?

        • #113347 Répondre
          Seb H
          Invité

          « ce n’est pas en ruminant l’œuvre que l’œuvre se fait, c’est en la faisant, tout simplement »

          si c’est ce que Braque dit, vraiment très incomplet. C’est vulgaire et facile à dire, mais le -faire- et le -concevoir- ça travaille évidemment ensemble. Il y a le fait de copier, de rassembler -concipiere- les faits de l’époque par exemple, le style de l’époque etc… Comme un écrivain qui regarde le parler du moment. Mais ça suffit pas, y’a un travail de goût, de sélection. Surtout de composer les choses ensemble, l’émotion… ça se prépare comme un braquage. Quand tu fais un film évidemment que tu penses le montage à l’avance, mais évidemment que le sensible joue sur le lâcher prise du moment, ou tu captes du vrai. Les procédés intellectuels en peinture, comme le cubisme, c’est un question réponse entre la théorie qui nourrit la peinture et la peinture qui nourrit la théorie (nanani nanana, réalisme philosophique, l’arbre qui est la quand tu le regarde pas etc)

          L’intellectuel c’est vraiment un outil de dépassement de ce que tu fais avant, et ça permet plein de trouvailles, ça casse des briques.
          La preuve, Braque fait ce qu’il critique. Et il réagit aux images que ses propres créations font.

          Je dirais surtout que la planification d’une oeuvre c’est l’élément qui lui permet une émotion particulière et pointue. C’est très facile d’être génial par petits bouts disjoints. J’ai l’impression que les émotions arrivent très tard après le piège qui les a activé. Un peu comme quand tu vois quelqu’un mourir, ça te fait rien, c’est normal, la nature tout ça… Mais sur le temps ça se développe et là ça te choque, d’une certaine manière. Un tableau ça se prépare un peu comme ça, dans l’espace aussi un peu, tu te ballades, comme ça, et on t’a donné une clé

          • #113363 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Dire que le geste excède la pensée du geste, ce n’est pas dire qu’il n’y a pas de pensée et de conception avant la réalisation de l’œuvre (ou après). C’est même tout le contraire : c’est parce que l’œuvre est pensée, conçue, travaillée intellectuellement, et c’est parce qu’elle répond à des problèmes fondamentaux de la peinture hérités de l’histoire, que Braque peut dire que malgré toute cette pensée préalable, il y aura toujours quelque chose de plus dans le geste matériel lui-même.
            Que ce soit vulgaire ou noble importe peu. L’essentiel, c’est de savoir si c’est vrai ou faux.
            _
            On retrouve régulièrement ce témoignage dans l’écriture : l’œuvre est composée, travaillée avant, conçue. Mais l’écriture de l’œuvre remanie de l’intérieur ce qui avait été conçu, apporte des inflexions, des petites bifurcations. L’architecture d’ensemble n’est pas pour autant supprimée, mais elle est déplacée de l’intérieur, localement, par l’écriture elle-même (par l’évolution du personnage, par exemple).

            • #113413 Répondre
              Seb H
              Invité

              Je continue donc avec la métaphore du braquage, du latin « Georgus Bracus », ouais du coup c’est tout pareil, tu fais un plan, un projet, et puis ça part en cacahuète, la police arrive ça pétarade, et tout le génie se trouve dans comment tu t’adaptes… Un peu comme une célèbre citation de Mike Tyson.
              On est donc d’accord.

    • #113225 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Pardon de m’immiscer dans l’échange Oscar/ Émile Novis . Braque m’ intéresse. Par exemple lorsqu’ il dit  » avec l’âge, l’art et la vie ne font qu’un »
      Oui, mille fois l’art et la vie ne font qu’un. Pour ma part, je supprime  » avec l’âge »
      Il dit aussi qu’ « en art, il n’ y a qu’ une chose qui vaille, celle qu’on ne peut expliquer. »
      Notre corps comprend en séjournant dans l’œuvre qui a attiré le regard. En sortant de cette immersion, ce sont les effets sur tout le corps qui comptent.
      « Le vrai matérialiste, plus il descend dans la matière, plus il exalte la spiritualité  » et  » le peintre est de plus en plus proche de la poésie maintenant que la photographie l’a libéré du besoin de raconter une histoire »

      • #113226 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Graindorge
        Séjourner dans l’oeuvre ; oui, c’est bien ça.
        _
        La photographie a libéré la peinture en effet. Concrètement : on ne va pas peindre le duc pour ses héritiers, on en fait une photo. Dans la méthode : à quoi bon essayer d’imiter le réel? Il faut trouver autre chose.

        • #113304 Répondre
          BIOGRAPHIE
          Invité

          Je vous avoue un truc : je suis très doué en peinture, je suis capable de faire des tableaux dans le style de n’importe quel grand peintre, en mieux. Mais peindre ne m’intéresse pas tant que ça. je préfère jouer aux jeux vidéos ou regarder des séries TV.

          • #113348 Répondre
            BIOGRAPHIE DE LA BIOGRAPHIE
            Invité

            lol

            • #113360 Répondre
              BIOGRAPHIE
              Invité

              Toi par contre t’es un faussaire pitoyable.

          • #113361 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Diego aussi, paraît-il.

            • #113381 Répondre
              diegomaradona
              Invité

              Je suis pas un troll.

              • #113385 Répondre
                BIOGRAPHIE DE LA BIOGRAPHIE
                Invité

                lol lol lol

            • #113393 Répondre
              Oscar
              Invité

              Il a un talent particulier : il peint sans ses mains… Et dans le milieu, se fait appeler la fosse ;

              • #113423 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                La fosse sceptique…

      • #113342 Répondre
        Oscar
        Invité

        Moi j’aime tellement ses natures mortes, et faire un choix est compliqué
        .
        gb

    • #113323 Répondre
      Seb H
      Invité

      roi arthur
      J’ai vu ce inchbold au petit palais, et faut vraiment le voir de près, parce que la technique et le style sont vraiment très justes. C’est très joueur

      • #113544 Répondre
        Oscar
        Invité

        D’Inchbold j’aimerais voir ça. On trouve si peu de travaux de ses séjours en Algérie (1876 1877).

        • #113827 Répondre
          Seb H
          Invité

          J’aimerais bien voir aussi

          • #113865 Répondre
            Oscar
            Invité

            Ça pourrait être ça (enchères passées)
            sa
            On peut reconnaitre la Mosquée Sidi Abderrahmane à d’Alger.

            • #113896 Répondre
              Seb H
              Invité

              Comment tu sais ça?

              • #113906 Répondre
                Oscar
                Invité

                Tu trouves dans les enchères en ligne cette aquarelle d’Inchbold qui colle quand même pas mal avec le titre de celle du Musée des Beaux-Arts du Canada « Scène algérienne avec une tour et un cimetière » de 1877. Et une recherche image permet de préciser le lieu et de situer.

    • #113497 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Summer night » Eilif Peterssen, peintre norvegien
      eilif

      • #113501 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci
        Il me plaît bien
        Cela tient je crois en ce qu’il me fait voir toute la densité de l’eau

        • #113510 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Au Spitzberg, joyau des îles du Haut-Arctique de Norvège, le soleil est visible chaque année, 24 heures par jour de fin-avril à fin-août. Cela signifie que les locaux profitent de plus de quatre mois d’ensoleillement constant en été ! La plupart des régions observent ce phénomène de mai à fin juillet
          C’est pour ça que j’ai partagé ensuite le tableau entier:
          C’est une nuit d’été ensoleillée!
          Pour revenir 2 secondes sur  » l’imprévisible qui crée l’événement » ça n’a peut être rien à voir mais dans l’atelier de céramique, attendre la pièce qui allait sortir du four était toujours un moment plein de suspens allègre car toujours une surprise: tu as choisi les couleurs et pesé tes émaux, tu as mis les couches exactes de la préparation avec le pistolet, bref tu as fait tout ce qu’il fallait pendant les jours de création, de fabrication et tu espères en croisant les doigts la clémence du four car c’est lui qui a le dernier mot. On l’ouvre presque en fermant les yeux Ta – rrraaann! Joie!
          Le résultat te plaît. L’imprévisible a créé l’événement

          • #113513 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci
            J’apprends les conditions dans lesquelles le tableau a été peint
            Ce que tu dis du travail de céramiste me fait penser à «  showîng up « , le moment de la «  sortie du four, ce passage par l’incertitude
            Un peu comme une naissance d’une centaine façon

    • #113499 Répondre
      graindorge
      Invité

      le même
      « Summer night » Eilif Peterssen, peintre norvegien

      Eilif

    • #113505 Répondre
      Oscar
      Invité
    • #113627 Répondre
      MA
      Invité


      Pour ceux qui peuvent se rendre au MAM découvrir l’étonnante Gabriele Munter. Sinon le replay dispo encore un mois.

    • #113828 Répondre
      graindorge
      Invité

      « L’oeil et l’esprit » Maurice Merleau-Ponty
      le pdf est lisible dans WordPress.com
      « Ce que j’essaie de vous traduire est plus mystérieux, s’enchevêtre aux racines mêmes de l’être, à
      la source impalpable des sensations. » J. Gasquet, Cézanne.

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=yiHMPFMCUvo?si=lAfjnrx6C0O-DcQF&w=560&h=315%5D

      • #113907 Répondre
        graindorge
        Invité

         » Pêches couvertes » Raphaëlle Peale
        peale

        • #113970 Répondre
          Oscar
          Invité
          • #113986 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Oooh merci Oscar! Celui-là était dans ma liste à partager

            • #113993 Répondre
              Oscar
              Invité

              Merci à toi pour l’occasion donnée, il est aussi dans ma liste ; )
              et j’en profite sur L’Oeil et l’Esprit :
              .
              « (…) Or l’art et notamment la peinture puisent à cette nappe de sens brut dont l’activisme ne veut rien savoir. Ils sont même seuls à le faire en toute innocence. À l’écrivain, au philosophe, on demande conseil ou avis, on n’admet pas qu’ils tiennent le monde en suspens, on veut qu’ils prennent position, ils ne peuvent décliner les responsabilités de l’homme parlant. La musique, à l’inverse, est trop en deçà du monde et du désignable pour figurer autre chose que des épures de l’Être, son flux et son reflux, sa croissance, ses éclatements, ses tourbillons. Le peintre est seul à avoir droit de regard sur toutes choses sans aucun devoir d’appréciation. On dirait que devant lui les mots d’ordre de la connaissance et de l’action perdent leur vertu. Les régimes qui déclament contre la peinture «dégénérée» détruisent rarement les tableaux : ils les cachent, et il y a là un « on ne sait jamais » qui est presque une reconnaissance ; le reproche d’évasion, on l’adresse rarement au peintre. On n’en veut pas à Cézanne d’avoir vécu caché à l’Estaque pendant la guerre de 1870, tout le monde cite avec respect son « c’est effrayant, la vie », quand le moindre étudiant, depuis Nietzsche, répudierait rondement la philosophie s’il était dit qu’elle ne nous apprend pas à être de grands vivants. Comme s’il y avait dans l’occupation du peintre une urgence qui passe toute autre urgence. Il est là, fort ou faible dans la vie, mais souverain sans conteste dans sa rumination du monde, sans autre « technique » que celle que ses yeux et ses mains se donnent à force de voir, à force de peindre, acharné à tirer de ce monde où sonnent les scandales et les gloires de l’histoire des toiles qui n’ajouteront guère aux colères ni aux espoirs des hommes, et personne ne murmure. (…) »

              • #113996 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Oui je crois que je ne suis pas quelqu’un de  » paroles » mais de « vision » . J’avais repéré aussi l’ extrait que tu partages. Ça fait plaisir

                « Comme s’il y avait dans l’occupation du peintre une urgence qui passe toute autre urgence. Il est là, fort ou faible dans la vie, mais souverain sans conteste dans sa rumination du monde, sans autre « technique » que celle que ses yeux et ses mains se donne »

                Et toujours dans « L’œil et l’esprit » :
                « L’œil voit le monde, et ce qui manque au monde pour
                être tableau, et ce qui manque au tableau pour être lui-même, et, sur la palette, la couleur que le tableau attend, et il voit, une fois fait, le tableau qui répond à tous ces manques, et il voit les tableaux des
                autres, les réponses [26] autres à d’autres manques. On ne peut pas plus faire un inventaire limitatif du visible que des usages possibles d’une langue ou seulement de son vocabulaire et de ses tournures.
                Instrument qui se meut lui-même, moyen qui s’invente ses fins, l’œil est ce qui a été ému par un certain impact du monde et le restitue au visible par les traces de la main. Dans quelque civilisation qu’elle
                naisse, de quelques croyances, et quelques motifs, de quelques pensées, de quelques cérémonies qu’elle s’entoure, et lors même qu’elle
                paraît vouée à autre chose, depuis Lascaux jusqu’aujourd’hui, pure ou impure, figurative ou non, la peinture ne célèbre jamais d’autre igme que celle de la visibilité.
                Ce que nous disons là revient à un truisme : le monde du peintre est un monde visible, rien que visible, un monde presque fou, puisqu’il est complet n’étant cependant que partiel. La peinture réveille,
                porte à sa dernière puissance un délire qui est la vision même, [27] puisque voir c’est avoir à distance, et que la peinture étend cette bizarre possession à tous les aspects de l’Être, qui doivent de quelque
                façon se faire visibles pour entrer en elle. »

              • #114078 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                 » Le peintre est seul à avoir droit de regard sur toutes choses sans aucun devoir d’appréciation. »
                A rapprocher de cette idée, formulée récemment dans quelque livre, que l’art se tient sur le plan de la sensation-impression-perception qui n’est pas encore de l’opinion – et refuse de l’être.
                Pour le reste ces lignes sont parfaites. Donne envie de relire ce livre.

                • #114079 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Souveraine en son plan sans opinions qui l’abattent au bas rang de la loi
                  Pas de tables- que de l’ardent

              • #114190 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Puisqu’on est dans Merleau-Ponty, il y a aussi ces beaux textes extraits du même livre. Il y est question de la chair. Ces peuvent être rapprochés de certains passages de CUM sur la création littéraire et son rapport à l’eucharistie :
                _
                « Le peintre « apporte son corps », dit Valéry. Et, en effet, on ne voit pas comment un Esprit pourrait peindre. C’est en prêtant son corps au monde que le peintre change le monde en peinture. Pour comprendre ces transsubstantiations, il faut retrouver le corps opérant et actuel, celui qui n’est pas un morceau d’espace, un faisceau de fonctions, qui est un entrelacs de vision et de mouvement ».
                _
                « Visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il est l’une d’elles, il est pris dans le tissu du monde et sa cohésion est celle d’une chose. Mais, puisqu’il voit et se meut, il tient les choses en cercle autour de soi, elles sont une annexe ou un prolongement de lui-même, elles sont incrustées dans sa chair, elles font partie de sa définition pleine et le monde est fait de l’étoffe même du corps. Ces renversements, ces antinomies sont diverses manières de dire que la vision est prise ou se fait du milieu des choses, la où un visible se met à voir, devient visible pour soi et par la vision de toutes choses, là où persiste, comme l’eau mère dans le cristal, l’indivision du sentant et du senti.  »
                _
                Cézanne, Un peintre au travail
                Cézanne

                • #114372 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  J’aime cette toile où le peintre s’est mis non pas au centre des choses, mais parmi elles.

                  • #114375 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    C’est un Cézanne ? Je suis étonnée

                    • #114398 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Il faudrait voir la date. Peut etre un Cézanne précoce. Le grand chamboulement n’y est pas encore.

                      • #114401 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        date du tableau: 1874 ou 75
                        « Toute la volonté du peintre doit être
                        de silence. Il doit faire taire en lui toutes les voix des préjugés, oublier, oublier, faire silence, être un écho parfait. Alors, sur sa plaque sensible, tout le paysage s’inscrira.  » Paul Cézanne

                    • #114402 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      Oui, c’est un Cézanne plutôt précoce comparé aux toiles plus connues. Ce n’est pas encore le Cézanne que nous connaissons.

                      • #114404 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Je partagerai demain  » Le Pont des Trois Sautets » son dernier tableau je crois.
                        En attendant:
                        CÉZANNE : la vie d’un peintre incompris. | Astuces dArtiste https://astucesdartiste.com/cezanne-peintre-vie/?srsltid=AfmBOoqqovtRQKCNevZBjcTfz5PPAve41OqW5O1ZGn-I1z-CaSTrrhjs

                      • #114405 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        En attendant, un Cézanne de la même période que Le peintre au travail:
                        _
                        La maison du pendu, 1874.
                        _
                        Cézanne

                      • #114433 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Comme déjà dit, « le peintre au travail » est de 1874 ou 75 comme  » la maison du pendu »

                      • #114415 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Merci pour vos réponses, je ne retrouvais pas du tout son trait, ni sa matière. Quelque chose de pressé et courbe… qu’on pourrait par exemple trouver ici chez Charles Camoin
                        cc

                      • #114458 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        » Le Pont des Trois Sautets » Paul Cézanne 1906

                        pont

          • #114406 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Très beaux, ces deux tableaux.

            • #114407 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Ps : En réponse à Oscar et Graindorge (messages 113 907 et 113 910).

              • #114408 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                *113 970 et non 113 910.

                • #114409 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  La Vénus est d’ailleurs assez étrange. On s’attend plutôt à un drap qui voile la nudité, et on a l’impression de voir une nappe dans une nature morte – d’autant plus étrange que la vénus est un symbole de fertilité. Comme si l’œil percevait la texture de la matière en question. La peinture s’adresse aussi au toucher, indirectement.
                  _
                  Intéressant, aussi, le geste consistant à retirer de la visibilité un corps dont la peinture aurait pour fonction de rendre visible. Ce qui devait apparaître n’apparaît pas, ce qui accroît la tension du regard car le voyeur en chacun de nous est surpris de ne pas voir. C’est un tableau ironique, en un sens.

                  • #114414 Répondre
                    MA
                    Invité

                    J’avais relevé ceci chez Guillaume Blanc :
                    Ainsi, le visible et l’invisible sont-ils des constructions sociales et non pas seulement les formes transcendantales de l’apparaitre et du disparaître attachées à la plasticité des vies.
                    MP analyse comment il n’existe de visible que sur un fonds d’invisibilité. Cette invisibilité est active car elle distribue les régimes de visibilité et les organise en monde.
                    https://shs.cairn.info/l-invisibilite-sociale–9782130573470-page-193?lang=fr
                    Pour la Vénus, ne pourrait-on pas dire qu’elle apparaît mais qu’elle n’est pas visible.?
                    Cela pourrait faire évidemment penser à la burqa. On entrevoit.

                    • #114416 Répondre
                      MA
                      Invité

                      Burqa peut-être finalement pas car ce serait plutôt un rideau-nappe non pas rattaché directement au corps, qui laisse entrapercevoir la nudité cachée avec ce mouvement du bras.
                      Une Vénus aux pieds nus?

                    • #114439 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      @MA
                      Ton lien ne fonctionne pas, mais ça vient peut-être de chez moi.
                      Dans la citation que tu mets, j’ai du mal à comprendre l’idée de construction sociale. Si l’article se veut un commentaire de Merleau-Ponty, il me semble que c’est assez peu merleau-pontien.
                      _
                      De manière générale, l’analyse de la perception a vu depuis longtemps que l’invisible n’est pas un manque de visibilité, ou un « pas encore vu », mais une structure immanente au visible, une dimension indépassable de la visibilité. Je ne perçois jamais un cube en son intégralité, mais seulement quelques faces de celui-ci (trois au maximum). Le cube, c’est déjà une idée abstraite, une construction intellectuelle ; moi, je ne perçois que des esquisses du cube. J’aurais beau tourner autour du cube, je ne pourrai pas le percevoir en intégralité : je ne verrai encore que des esquisses de celui-ci. La visibilité est constituée par ce pli entre visible et invisible, et il n’y a pas de visible sans invisible. Au cinéma il y a toujours un hors-champ, la peinture d’un corps me cache toujours le derrière de ce corps, et mon champ de vision est intérieurement structuré par ses « angles-morts ». L’invisible est une dimension de l’être et du sensible. Chez Merleau, la chair du monde est elle-même un invisible.
                      _
                      Je ne vois pas de « construction sociale » ici, mais une logique propre au sensible, à la vision, et donc à la peinture. L’art échappe à la construction sociale en ce sens : tout peintre est confronté à ce problème propre à la perception, car tout phénomène est constitué par ce pli entre visible et invisible. Ce n’est pas une question de valeurs acceptables socialement, de ce qu’on décide de montrer ou cacher, etc.
                      _
                      En un sens, si « Dieu voit tout » (le point de vue absolu), comme on dit, alors il ne voit pas du tout au sens où nous voyons le monde. Pas de phénomène pour un être « qui voit tout », puisqu’il n’y a pas d’invisible. D’ailleurs on est incapable de se représenter une telle vision, puisque c’est une approche purement objectiviste du monde. Si « Dieu voit tout », il ne fait pas de peinture.
                      _
                      Mais je trouvais que la vénus mise en ligne par Oscar était différente : le corps de la femme est quasiment intégralement voilé là où il devait apparaître. C’est dans le champ de vision que le peintre soustrait de manière délibérée le corps à la visibilité. Là, la notion de construction sociale pourrait peut-être intervenir (la nudité, la pudeur, les bonnes manières, le partage entre ce qui est acceptable et choquant). Je pense qu’il s’agit d’autre chose. Ce n’est plus l’invisible compris comme structure de la perception, mais le voilement délibéré d’un corps.
                      _
                      Si certains ont des idées de tableaux où le thème central est caché de cette manière, je suis preneur.

                      • #114455 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Emile, ce n’est pas exactement ce qui est recherché mais spontanément je pense à Magritte. Les Amants et Blanc-seing

                      • #114459 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        Pour Émile, à tout hasard, ce tableau de notre cher Vincent

                        « Un coin d’herbe » de Vincent Van Gogh. Un coin d’herbe qui cachait un visage

                        coin

                      • #114461 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        « Le plat de pommes » Paul Cézanne
                        pommes

                      • #114471 Répondre
                        MA
                        Invité

                        Je te remercie Émile d’avoir pris le temps de déplier un ’peu ta pensée sur la question : c’est clair et accessible.
                        Pour Guillaume le Blanc, si tu le souhaites tu peux retrouver le lien en tapant le nom de son ouvrage invisibilité sociale( la conclusion Le visible et l’invisible ) qui se situe apparemment davantage entre la théorie sociale et la phénoménologie.

      • #113910 Répondre
        MA
        Invité

        Grand texte qui donne une porte d’accès plus poétique à sa phénoménologie de la perception. Pour compléter sur sa philoesthetique : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-chemins-de-la-philosophie/merleau-ponty-l-oeil-et-l-esprit-9592337

        • #113911 Répondre
          MA
          Invité
        • #113922 Répondre
          Claire N
          Invité

          « Mais, puisqu’il voit et se meut, il tient les choses en cercle autour de soi, elles sont une annexe ou un prolongement de lui-même, elles sont incrustées dans sa chair, elles font partie de sa définition pleine et le monde est fait de l’étoffe même du corps »
          Merveilleuse base de l’intersubjectivité
          Merci

          • #114001 Répondre
            MA
            Invité

            « En réalité, il n’a ni moi ni autrui comme positifs, subjectivité positives. Ce sont deux autres, deux ouvertures, deux scènes où il va se passer quelque chose. » Le visible et l’invisible

            • #114008 Répondre
              MA
              Invité

              Peut-être le concept de de-présentation (Entgegenwartigung)

              • #114027 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui peut etre ; il faut que je me plonge cependant plus avant dans l’écoute de la série pour bien saisir
                « deux ouvertures, deux scènes où il va se passer quelque chose »
                J’avais en tête de merleau- ponty, l’enseignement d’un neurologue féru de phénoménologies qui nous avait amené à «  sentir «  la sémiologie d’une manière singulière, d’être attentif à cette scène
                Ça passait par l’expérience – c’est difficile à décrire
                Mais oui il y a bien des choses qui s’y «  passent « 

                • #114029 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Ainsi , depuis, Merleau-Ponty m’apparaît plus comme un fin semiologiste qu’un philosophe

              • #114225 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @MA
                Merci pour tous ces liens que tu donnes.
                De-présentation, ou sortie de la représentation? Je crois que la phénoménologie opte pour la deuxième option : revenir aux choses mêmes. Peintres et phénoménologues, même combat. « Revenir aux choses mêmes, c’est revenir à ce monde avant la connaissance dont la connaissance parle toujours, et à l’égard duquel toute détermination scientifique est abstraite, signitive et dépendante, comme la géographie à l’égard du paysage où nous avons d’abord appris ce que c’est qu’une forêt, une prairie ou une rivière « , Merleau Ponty, avant-propos à la phénoménologie de la perception.
                _
                @Claire
                Oui, l’intersubjectivité, mais aussi, je pense, le rapport de soi à soi-même. Merleau-Ponty s’est souvent penché sur les peintres se peignant en train de peindre. C’est moins un geste narcissique qu’un désir de penser, à même l’œuvre, l’entrelacs du visible et de l’invisible, du visible et du voyant, sachant que je suis à la fois visible et voyant, sentant et senti, touchant-touché, et que la peinture n’est possible que par cette logique du sensible. Le peintre ne fait que prêter son corps au monde pour transformer le monde en peinture, il s’inscrit dans cet être du sensible, en deçà de la représentation et de la connaissance scientifique.
                _
                Juandres Vera, Me, myself and i.
                _
                Vera

                • #114230 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  « l’entrelacs du visible et de l’invisible, du visible et du voyant, sachant que je suis à la fois visible et voyant, sentant et senti, touchant-touché, et que la peinture n’est possible que par cette logique du sensible »
                  Oui , et d’ailleurs ma peine dans ce dédale lorsque qu’il est de mots se résout de manière très sensible -en échappant justement à la logique qui m’échappe -dès lors que je saisis ce tableau de Cézanne que tu as , plus haut, posté,
                  Là je sens que tu sens ce dont on parle
                  D’une certaine manière la communication passe par un autre canal : celui de la révélation
                  « On ne voit pas comment un esprit pourrait peindre « effectivement on ne voit pas
                  De caravage la carnation me vient en tête, lui aussi d’une certaine manière vise la chair
                  «  l’indivision du sentant et du senti » est d’ailleurs peu etre une des formes d’expression les plus explicites
                  De ce qui caractérise une matière vivante

                  • #114357 Répondre
                    MA
                    Invité

                    Merci pour les clarifications Émile, je les attendais et Claire.

                    Pour poursuivre la réflexion, trouvé ce texte de Capucine Mercier qui revient sur la dernière partie inachevée de l’oeuvre de MP L ‘entrelacs, le chiasme dans Le visible et l’invisible: https://revuephares.com/wp-content/uploads/2020/08/La-chair-du-monde-vue-par-Luce-Irigaray-et-Judith-Butler-port%C3%A9e-%C3%A9thique-de-lontologie-du-Visible-et-de-linvisible.pdf
                    La chair du monde est l’articulation qui permet l’émergence de mon corps et des choses. En prolongeant la pensée de MP, Butler écrit que le sujet, en tant que chair, est avant tout un être intersubjectif (voir la gestation,pages 11-12 de ce texte) . Butler parle aussi de codependance, de coexistence que nie le rapport de domination.
                    « MP ne nous rappelle pas en vain que le corps n’est pas objet, mais chair- indivisibkement corps et esprit-« .
                    « Cette compresence de moi, d’autrui et dû monde, MP la pense en’phenomenologue, à partir de l’expérience de la perception.  »
                    « L’ontologie de MP, ce n’est pas la conscience, mais ce point de jonction » de la nature du corps, de l’âme et de la conscience philosoohique »qu’est le Sensible : « il est l’Etre qui m’atteint au plus secret, mais aussi que j’atteins à l’état brut ou sauvage dans un absolu de présence qui détient le secret du monde, des autres et du vrai. »( lLephilisophe et son ombre dans Signes)

                    • #114364 Répondre
                      MA
                      Invité
                      • #114367 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Merci pour le fou-rire Ma

                        « la meilleure méthode de séduction est la phénoménologie, celle qui ouvre nos consciences incarnées aux choses. »
                        Et moi qui m’embêtait à faire des tartes aux fruits!!!

                      • #114369 Répondre
                        MA
                        Invité

                        Pas de garde-fou!

                      • #114371 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Hihihihi!

                    • #114424 Répondre
                      MA
                      Invité

                      Le fait divin d’exister ne doit pas être livré au fait satanique de coexister. En agissant avec d’autres., je perds au moins une chose , : la possibilité d’agir seul.
                      Lorsque je me livre[ à autrui], il semble que je m’agrandisse, alors qu’en fait je me
                      diminue. Vivre avec les autres, c’est mourir. Pour moi, seule mon autoconscience est réelle : les autres sont des phénomènes incertains se déroulant dans cette conscience, et il serait morbide de leur prêter une réalité par trop véritable.
                      Notre vie d’adultes se borne à faire l’aumône aux autres. Nous vivons tous des aumônes d’autrui. Nous gaspillons notre personnalité en orgies de coexistence.
                      Pessoa, LI

                      • #114426 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Notre vie d’adultes se borne à faire l’aumône aux autres. Nous vivons tous des aumônes d’autrui. Nous gaspillons notre personnalité en orgies de coexistence. »
                        Fernando pousse le bouchon, mais touche là quelque chose que chacun gagnerait à méditer. Le monde social comme système d’aumônes mutuelles (ce que les ravis du social appelleraient du doux et trompeur nom de solidarité).

                      • #114440 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        « Rien n’a d’importance, et je crois que bien des gens ont considéré la vie comme un enfant turbulent, en soupirant après le calme qu’ils allaient enfin connaître quand il irait se coucher. » F. Pessoa
                        Notre Fernando Pessoa disait aussi qu’il ressentait un dégoût physique de l’humanité ordinaire et que selon lui il n’existait que de l’humanité ordinaire.
                        Ses paroles et ses opinions sont les siennes. « Rien n’a d’importance »
                        Il y a aussi cette citation de je ne sais pas qui  » les choses et les gens n’ont que l’importance qu’on leur donne » ou cette dernière, un chouille trop sérieuseà mon goût  » Sois dans le monde mais que le monde ne soit pas en toi »
                        Je crois que l’ être humain que je suis tâtonne pour trouver un équilibre entre une solitude absolument nécessaire et le bonheur d’être avec les autres mais sans me perdre. Le rire m’y aide. Il y contribue on va dire.
                        Cézanne qui est allé rejoindre au Café ses amis Degas et Monet dont la conversation ne devait pas être inintéressante et qui cependant finit par crier en se levant pour partir  » l’esprit m’emmerde! » Il disait aussi  » le monde ne me comprends pas et je ne comprends pas le monde. »
                        Ces êtres qui aujourd’hui nous éblouissent, nous consolent, nous enrichissent, nous offrent des moments uniques ont été souvent traversés par des forces, des souffrances, des angoisses, des maladies etc Autant de plaies, d’obscurités, transmuées en lumière, en couleurs, en formes ou en poèmes

                    • #114507 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci MA
                      Pour ce texte qui effectivement me paraît intéressant dans ce qu’il pointe, cette exclusion de la chair du sacré notamment , de si longue date
                      Qu’on est obligé d’y référer pour réunifier le corps et l’esprit , repasser dans les pas de l’erreur d’une certaine manière tant notre imaginaire a été construit en référence à cette dichotomie
                      Dieu même a eté construit hors matière si l’on y songe et de ce non monde viennent pourtant beaucoup d’injonctions à soumettre le vivant
                      J’ai l’impression que MP a un côté chrétien dans cette manière
                      Sans transition et parce que MP reste «  clinique « 
                      Il est intéressant de savoir que les fibres optiques
                      Realisent effectivement un mélange et un chiasme anatomiquement parlant peu après leur arrivée dans la boîte crânienne
                      Il est intéressant aussi de savoir qu’il il existe une
                      Entité pathologique : la cécité corticale
                      Le récepteur ( sensoriel) œil fonctionne mais, au niveau du cortex les informations visuelles ne sont pas traduites à l’aide ( pour simplifier) des outils puisant dans notre mémoire des visages, des formes, des noms ; donc effectivement d’une certaine manière le mélange entre celui qui voit et le visible est nécessaire pour voir

                      • #114508 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Pour le dire plus prosaïquement
                        Une caméra est un œil aveugle

                      • #114516 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @ Claire
                        « Dieu même a eté construit hors matière si l’on y songe et de ce non monde viennent pourtant beaucoup d’injonctions à soumettre
                        le vivant »
                        Je comprends pas, tu peux clarifier stp?

                      • #114519 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et bien
                        La séparation de la chair en esprit / objet
                        Avec une hiérarchisation et une subordination de l’un à l’autre, fait écho à certaines représentations divines : Dieu «  pur esprit « / simples mortels je trouve –
                        Le miracle n’est pas dans une manifestation «  outre chair «  mais dans la chair elle même
                        Et peut être ne que le renversement du christianisme est bien ce «  parmis nous «  la bonne nouvelle en somme ?

                      • #114520 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Merci

                      • #114522 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Moi je ne comprends pas bien ce « notre imaginaire » ni la chrétienté autour.

                      • #114526 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et bien que l’on repasse par le corps et l’esprit pour ensuite faire comprendre la notion qu’il ne font qu’un me semble un peu symptomatique du défaut qu’on a à l’exprimer sans passer par cette représentation, sans passer par cette dichotomie –
                        Pour le christianisme mon point etait celui de l’incarnation depuis Jesus qui révolutionne je trouve l’aspect charnel du sacré

                      • #114532 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Ok pourquoi pas, mais ce point de vue occidental religieux me parrait exclure beaucoup d’autres façons d’appréhender le poids du corps – du peintre – dans le monde.
                        Plus largement je suis très étonnée des appels ici réguliers à la foi chrétienne, surtout dans ce sujet ‘peinture’, comme si on ne pouvait penser la représentation la vision et le corps sans elle (ou lui… le Christ, si je comprends bien).
                        Compliqué pour qui n’a pas de religion (ni culture religieuse, ni appétence religieuse). J’imagine ne pas être la seule dans ce cas.

                      • #114549 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ok
                        Donc tu me fais préciser un point sur MP
                        ( avec 39 de fièvre et une nuit blanche de boulot dans les dents) ; pour ensuite placer cette remarque qui semble t’il etait le point qui t’intéresserait
                        Donc pas merci de ce manque initial de franchise
                        Qui m’a fait perdre du temps
                        Pour le point 2 je maintient oui que MP a une influence chrétienne dans son approche à mon n sens – aucun appel donc

                      • #114574 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Prompt rétablissement Claire! C’est bien que tu fasses de la fièvre, signe de bonne vitalité! Le mieux serait 40° mais juste une heure ou 2. Ceci dit, 39° c’est très bien si ça ne dure pas longtemps sauf qu’ une garde avec c’ est pénible… Courage et bon repos!

                      • #114550 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Compliqué que si tu le décides, non?
                        Ici on s’amuse Oscar, on partage des choses qui nous plaisent et qui ne plairont peut-être pas à tout le monde: on le dit parfois et d’autres fois on laisse couler, on passe son chemin. Je n’ai pas bien compris cette fois-ci ce qu’a dit notre Claire qui n’est pas toujours claire pour moi et bien je n’insiste pas, je la remercie et je continue de m’amuser, je trouverai de la clarté de toutes façons ici et ailleurs
                        Il y a de tout ici ET parmi les sitistes ET parmi les artistes, philosophes, penseurs etc que l’on cite et dont on partage les œuvres et les écrits.
                        Je ne pense pas que  » d’autres façons d’appréhender le poids du corps – du peintre – dans le monde  » sont/ soient ( ?) exclues
                        Il n’ y a pas de muezzin chrétien, musulman ou juif qui appelle ici. On s’amuse. Open b’ART!

                      • #114551 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui tu as raison. « Merci » « Pas merci », on va faire comme ça ! : ) Tu as vu, il y a un Titien qui est bien pour Emile, Portrait du cardinal Filippo Archinto.

                      • #114560 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Où ça le Titien? Je le vois pas

                      • #114561 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Oscar
                        Merci pour le titien, qui correspond en effet à ce que je recherche. Ce geste m’intrigue beaucoup en fait : voiler ce qu’on est censé montrer. Je trouve ça à la fois génial et simple, mais c’est énigmatique. Je n’ai pas eu le temps de chercher d’autres œuvres, mais dès que possible, je vais le faire et si je trouve, je mettrai ce type d’œuvres étranges sur cette page.
                        _
                        @Claire
                        Oui, je pense qu’on peut parler d’une influence chrétienne de Merleau-Ponty. A l’Ecole normale supérieur, Merleau faisait partie des « tala », sobriquet donné aux étudiants normaliens allant à la messe. On trouve dans ses textes des références régulières à des termes chrétiens (les textes cités plus haut le prouve, à propos de la transsubstantiation, par exemple). Son insistance sur la chair semble être un écho laïc de l’incarnation chrétienne. Néanmoins, je n’ai pas connaissance de textes de Merleau qui abordent clairement sa foi (si elle a continué à l’âge adulte). Mais en passant devant sa tombe au cimetière du Père Lachaise, j’avais vu une croix sur la pierre tombale (pour autant il n’est pas seul dans le caveau).
                        Bon rétablissement : la chair fiévreuse, ce n’est pas agréable.

                      • #114562 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Ps: @Graindorge
                        _
                        Titien, Portrait du cardinal Filippo Archinto.
                        _
                        Titien

                      • #114571 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Je suis toujours impressionée par la technique de peindre des voiles . Peut-être encore plus en sculpture comme  » La vestale voilée » de Carrier Belleuse partagé par notre Carpentier dans le fil  » et la sculpture? » ( Salut à toi Carpentina !)
                        Pour Emile:  » Un coin d’ herbe » de Van Gogh où un visage est caché ne répond pas à ta demande? Au #114459

                      • #114572 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Graindorge
                        Non, car je n’ai pas l’impression que ce soit le thème central du tableau. Mais belle toile quand même.

                      • #114610 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        Allez, un dernier Cézanne pour la route avant le train de nuit
                        « Grand pin et terres rouges »
                        Bonne nuit

                        pin

                      • #114713 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        jl
                        Jacob Lawrence – Casualty
                        Serie : War

                      • #114716 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        très cézanien en effet

                      • #114730 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Et rapport au caché / montré, cette silhouette prise en bloc, très troublante.

                      • #125975 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        et
                        Vita di Voltaire, Personaggio – Emilio Tadini

                      • #137201 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        tk Titus Kaphar – Kinfolk, Breath is my precious inheritance (Harry Washington)

                      • #137209 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Merci Oscar. Ce geste m’intrigue toujours autant.
                        Mais là, le peintre semble lui-même lui donner une signification politique : montrer l’effacement des populations dominées aux USA, donner à voir l’invisibilisation.

    • #114033 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Maurice Merleau-Ponty / Paul Cézanne : la sensation du monde
      Jean-Baptiste de Beauvais publié le 21 juillet 2020
      Été 1960. Non loin d’Aix-en-Provence, au Tholonet, dans cette campagne où Paul Cézanne, plus d’un demi-siècle auparavant, partait chaque matin en quête du « motif », Maurice Merleau-Ponty rédige L’Œil et l’Esprit, le dernier texte qu’il achèvera. La peinture y est omniprésente et l’œil de Cézanne guide le philosophe dans ses réflexions sur le corps et la vision. Le peintre apporte son corps, dira Merleau-Ponty. Les tableaux de Cézanne, en reproduisant la naissance des choses et la manière dont elles nous apparaissent, nous conduisent au principe de la phénoménologie chère au philosophe : revenir « aux choses mêmes », à l’entrelacement complexe du corps et du monde, sans a priori scientifiques, loin des théories classiques de la représentation.

      Depuis des années, Cézanne fascine le philosophe, car ce qui guide le peintre aixois dans son entêtement légendaire va au-delà du simple jugement esthétique. Le Beau n’est pas la finalité de ces toiles. Il y a avant tout une interrogation : comment reproduire le miracle de la vision ? Comment, pour reprendre les termes du peintre, ramener le paysage vivant dans un filet qui ne laisse rien passer ? À ces questions, Cézanne répond sans relâche en laissant la couleur dessiner les formes et en dédouanant la perspective de tout extrémisme géométrique : « en pensant en peinture ». Merleau-Ponty retrace cette proximité du peintre avec le réel qui n’est plus affaire de représentation ou de trompe-l’œil. La peinture reproduit l’ouverture du visible, comme on parle de reproduction de l’espèce : en donnant naissance à du vivant, à une vision agitée de soubresauts organiques irréductible à une quelconque forme d’idéalisme ou de réalisme. « Ses tableaux donnent l’impression de la nature à son origine, tandis que les photographies des mêmes paysages suggèrent les travaux des hommes, leurs commodités, leur présence imminente », note Merleau-Ponty dans Sens et Non-sens.

      • #114041 Répondre
        nefa
        Invité

        « Ses tableaux donnent l’impression de la nature à son origine, tandis que les photographies des mêmes paysages suggèrent les travaux des hommes, leurs commodités, leur présence imminente »
        « Ses tableaux »
        rendent désirable
        un percept,
        un qualitatif qui ne se donne pas à voir en tant que couleurs, en tant que formes et géométries,
        cherchent
        l’interlude d’un traitement par l’organe.

        • #114206 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          « Le Beau n’est pas la finalité de ces toiles. Il y a avant tout une interrogation : comment reproduire le miracle de la vision ? »
          Mais de quelles sottes toiles le beau serait il la finalité?

          • #114302 Répondre
            nefa
            Invité

            « Mais de quelles sottes toiles le beau serait il la finalité? »
            j’aime le passage en minuscule
            concernant « beau » (et beaucoup d’autres) il me rend serein

    • #114232 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Trouvé ça aussi. Ça ne « répond » à aucun des commentaires des amis sitistes mais bien
      aimé  » la beauté émerge de la relation dynamique entre le sujet percevant et l’environnement perçu. »
      Et  » L’expérience esthétique ne saurait, ainsi, se limiter à la contemplation passive, mais engage pleinement le corps et les sens. Elle est donc à la fois une véritable manière d’être au monde et un espace de cocréation où l’interprétation est laissée entièrement libre. »

      « Chez le philosophe, la beauté émerge de la relation dynamique entre le sujet percevant et l’environnement perçu.

      Elle n’est pas une qualité objective des objets, mais une révélation de la profondeur de notre rapport avec le monde et les œuvres d’art. Lesquelles deviennent le lieu de convergence entre la subjectivité de l’artiste et la réceptivité du spectateur. L’expérience esthétique ne saurait, ainsi, se limiter à la contemplation passive, mais engage pleinement le corps et les sens. Elle est donc à la fois une véritable manière d’être au monde et un espace de cocréation où l’interprétation est laissée entièrement libre. »

    • #114303 Répondre
      graindorge
      Invité

       » Tension dans le ciel » Tomas Castaño

      Cas

      • #114614 Répondre
        Oscar
        Invité

        gb
        The White Horse – George Bellows

    • #114705 Répondre
      Catilina
      Invité

      trouvé ça en me baladant sur internet : https://www.lecampusdesbernardins.fr/product/apprendre-a-regarder-la-peinture-12-chefs-doeuvre-a-la-loupe/

      ça a l’air d’être une initiation sympathique à l’art de regarder la peinture, sans grande prétention (je crois)
      un peu dans la lignée d’Arasse

      puis c’est gratuit, c’est pour ça que je le mets ici, si des sitistes le font et veulent bien donner leur avis

    • #114706 Répondre
      graindorge
      Invité

      Laura Contreras Martinez

      Laura

    • #114827 Répondre
      graindorge
      Invité

      Serge Poliakoff

      bleu

    • #114828 Répondre
      graindorge
      Invité

      Serge Poliakoff

      c

    • #115027 Répondre
      MA
      Invité

      En écoutant Arasse, découverte simultanément d’une série Pictura sur kto d’analyses de tableaux en relation avec la religion, assez bien faite je trouve. Par exemple :
      https://www.ktotv.com/video/00443196/le-paiement-du-tribut

      • #115065 Répondre
        Oscar
        Invité

        Merci ! Surtout > Les Grünewald du musée de Colmar par Huysmans – Regard d’écrivain sur le retable d’Issenheim

      • #115067 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci MA

    • #115124 Répondre
      graindorge
      Invité

      « From NE with love » Daniel Aeberli
      D

    • #115232 Répondre
      graindorge
      Invité

      Léon Tutundjian (1904-1967)

      pom

      • #115235 Répondre
        Oscar
        Invité

        cc
        Camille Claus – Les sens lunaires

    • #115502 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Les étangs » Claude Monet

      les

      • #115524 Répondre
        Oscar
        Invité

        az
        Dans le port d’Alger – Anders Zorn

        • #115539 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Très beau. Je ne connaissais pas ce peintre.

          • #115540 Répondre
            Oscar
            Invité

            Grand peintre suédois, de la nature des femmes et du folklore. Désolée pour la très mauvaise définition de cette toile (j’avais hésité…) mais c’est vraiment elle que je voulais partager ici.

            • #115541 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Celle-ci sera peut-être meilleure:
              _
              Alger

              • #115545 Répondre
                Oscar
                Invité

                Merci c’est beaucoup mieux ! (Elle est dans une collection privée je crois, on ne saura pas la définir vraiment.)

            • #115543 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              A noter aussi une version autrement colorée:
              _
              Alger

          • #115655 Répondre
            MA
            Invité
      • #115604 Répondre
        Alexandre
        Invité

        C’est quand même pas rien.
        Si je dis qu’on est pas si loin de Van Gogh (le côté irradiant), c’est recevable?

        • #115605 Répondre
          Alexandre
          Invité

          Je parle des Etangs de Monet.
          Pourquoi, je me retrouve si bas, moi??

          • #115606 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Je crois Alexandre qu’il s’agit de cliquer sur le petit rectangle « répondre » du tableau qui t’intéresse.
            Si on accroche aucun wagon n’ayant aucune raison de le faire et voulant juste partager quelque chose comme le tableau de l’algérien Guermaz, le partage se retrouve détaché et à la fin

            • #115608 Répondre
              Alexandre
              Invité

              J’ai cliqué sur répondre, pourtant.
              Mais merci quand même!

              • #115609 Répondre
                Oscar
                Invité

                Je crois que quand tu réponds à un post déjà suivi de réponses tu te retrouves forcément à leur suite. Au fait merci Graindorge pour la découverte Guermaz. Je ne connais pas les peintres algériens (À part Baya quoi). – peignent-ils l’Algérie ? – J’aime son travail, et son parcours est très intéressant (je commence à lire un peu). Trouvé ce Catalogue raisonné

                • #115616 Répondre
                  graindorge
                  Invité

                  Merci aussi Oscar pour la découverte de ce peintre Anders Zorn. Je viens de me promener parmi ses toiles: il est puissant.
                  Pour l’Algérie, je me suis amusée à chercher. Voyant beaucoup de peintres hommes, je me suis dit trouve une femme peintre. J’ai trouvé Baya et Fatiha Bisker. J’ai failli partager un tableau de celle-ci mais je suis tombé sur Guermaz et ce corps là l’a choisi.
                  Trouvé pour toi:

                  Histoire de la peinture algérienne : les artistes dans la guerre de libération nationale, (1955 – 1965) par Fadila Yahou

                  • #115618 Répondre
                    graindorge
                    Invité

                    M’hamed Issiakhem, peintre algérien 1928 -1985
                    issia

                    • #115619 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      J’avais retenu celui-ci )
                      mi
                      M’hamed Issiakhem – Autoportrait
                      .
                      Merci pour le lien : [« Au delà de l’acte artistique et politique du peintre, cet autoportrait demeure emblématique du statut des artistes Algériens dans une société colonisée et en voie d’indépendance. Elle est aussi symptomatique des questionnements qui ont animés les artistes Algériens ; comment créer une oeuvre, par essence libre, dans une société sous joug coloniale ? Comment redéfinir le rapport au leg artistique occidental ? Comment se dégager de l’orientalisme en vogue en Algérie ?

                      Alors qu’une première génération d’artistes n’a d’autres choix que de composer avec les institutions coloniales, ces problématiques deviennent de plus en plus d’actualité pour une génération d’artistes émergente durant la guerre d’Indépendance. »]

                      • #126230 Répondre
                        Décroissant Mental
                        Invité

                        il me ressemble pas mal ce Mohamed!
                        et c’est une problématique qui a l’air insoluble pour tous les artistes d’ex colonies francophones.
                        Enfin, je veux dire.
                        Non, je veux dire, se libérer de l’influence du colon surtout, dans la langue, les bâtiments, les lois, l’administration, leur constitution qui sont souvent des CTrl C + CTrl V de la nôtre.
                        Leur éducation et études qui consiste à avaler tout « notre » art, et notre vision d’icelui.
                        Une vraie gageure leur démarche artistique.
                        Ca me fait penser que je dois absolument lire un Mabankou. Annas Archive va m’aider je pense.
                        Et d’ailleurs c’était une des pblmatique de Kateb Yacine, Rester Barbare, ne pas absorber trop de culture occidentale, car c’est une vraie discipline évidement de pas gloutonner tout ce qui passe, pour tout homme et femme qui a un peu de Libido Sciendi en IEL !
                        Louisa Yousfi n’a jamais été barbaresque, donc elle s’est vite acclimatée à la maison Médicis j’ai ouïe dire!

                      • #126235 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        [ « Les conditions d’émergence de l’art moderne en Algérie sont inextricablement liées à la colonisation du pays et aux marques laissées par un courant artistique alors dominant, l’orientalisme. Au milieu du XXème siècle, les artistes en devenir ne peuvent s’appuyer que sur des institutions qui poursuivent encore ce canon esthétique, à l’image de l’École des Beaux-Arts d’Alger fondée en 1881 ou de la villa Abd-el-Tif érigée en 1907, mais destinée aux « artistes métropolitains ». Dans ce contexte, les premiers artistes algériens modernes s’appuient sur les quelques galeries existantes à Alger ou Oran pour montrer leurs premières œuvres. C’est le cas d’Issiakhem qui commence à exposer à Alger en 1949. Deux ans plus tard, avant son départ pour Paris, il fonde avec Kateb Yacine et d’autres artistes peintres (Jean de Maisonseul -futur conservateur du musée des Beaux-Arts d’Alger- Sauveur Galliero et Choukri Mesli), le Groupe 51. Marqués par des valeurs nationalistes et anticoloniales, ces artistes qui esquissent les prémices d’une autre esthétique, se veulent tournés vers la modernité. » ]
                        https://fondsartcontemporain.paris.fr/actualites/issiakhem-portrait-d-un-artiste-engage__22769

                    • #126405 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      « M’hamed Issiakhem » Fawzi Sahraoui (1985) https://youtu.be/c3zSaWeKut0?si=fjqFyK1N-4PQNlI7

                      • #130533 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        « Plus d’une centaine d’œuvres du grand peintre M’hamed Issiakhem sont désormais accessibles au public grâce au musée virtuel qui lui est entièrement consacré. Lancée à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition, la plateforme « Missiakhem », développée par ses proches, constitue un précieux fonds documentaire réunissant peintures, dessins, œuvres à la plume, ainsi que les timbres et billets de banque qu’il a conçus. Elle offre une plongée rare dans l’univers d’un artiste majeur de l’art algérien moderne. »
                        > Ici

        • #115610 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Sans comparer, on peut quand même souligner
          au moins deux points communs: la passion de ces deux artistes. Et le talent.
          L’histoire des  » étangs » est quand même fabuleuse lorsqu’on s’y arrête: le même lieu peint pendant 30 ans à différents moments de la journée.

          Les Nymphéas — Wikipédia https://share.google/iiwNL5NsALunmKX5Y

          • #115632 Répondre
            Oscar
            Invité

            cc De Monet ; L’étang de Montgeron

    • #115599 Répondre
      graindorge
      Invité

      de fil en aiguille: Alger, Algérie
      Abdelkader Guermaz, peintre algérien

      g

    • #115623 Répondre
      graindorge
      Invité

      Abdelhak Salim, peintre berbère du Rif marocain; essentiellement portraitiste mais j’ai choisi cette Nature Morte
      ab

    • #115633 Répondre
      Oscar
      Invité

      cm Claude Monet – La barque bleue

    • #115674 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Le suicidé » Edouard Manet, 1877

      le

      • #115675 Répondre
        graindorge
        Invité

        « Manet aime affronter directement les sujets d’actualité. Il choque ses contemporains par une absence de distance psychologique vis-à_vis de son sujet, à laquelle les gens étaient habitués en peinture.

        « Le suicidé », petit croquis, peut avoir été inspiré par un article de journal. Manet, homme métropolitain, aime le présent, et ne voit aucune raison de ne pas peindre un tel événement banal.

        Il défit néanmoins la représentation réaliste : dans un raccourci audacieux le suicidé, s’est effondré sur le lit après le coup de feu fatal et détient toujours le pistolet dans sa main droite. Il avait enlevé son manteau. Sa chemise blanche, sa cravate noire et ses chaussures en cuir verni indiquent qu’il a passé sa dernière nuit dans la société ; a-t-il joué son argent ? La lumière froide du matin illumine le résultat amer de cette nuit. »

    • #115680 Répondre
      Oscar
      Invité

      jan Retrato de Fernando Pessoa – José de Almada Negreiros

      • #115687 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Magnifique

        « Je m’arrête parfois, subitement, entre la vie qui va et la vie qui vient; je stagne au bord de l’écoulement des choses. Et la stupeur de tout s’écroule sur ma tête. »
        F.P

    • #115705 Répondre
      MA
      Invité

      Retrace le rôle de Lydia Delectorskaya, femme multitache dans la vie de Matisse https://www.france.tv/documentaires/documentaires-art-et-culture/7031896-matisse-lydia.html

      • #115706 Répondre
        MA
        Invité

        Femme aux talents multiples

    • #116051 Répondre
      graindorge
      Invité

      Chu Teh-chun, peintre chinois – 1920- 2014

      chu

      • #116052 Répondre
        graindorge
        Invité

        « tout cela nourrit le butin de ses regards »

        • #116060 Répondre
          Oscar
          Invité

          hfl La Source – Henri Fantin-Latour

          • #122306 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci Oscar
            On pourrait croire à une allégorie
            Et puis non
            Il y a quand même la source avec ce point
            Que j’aime juste à la lèvre de la jarre

            • #122331 Répondre
              Oscar
              Invité

              À ton service !
              J’aime la touche grattée et vaporeuse. Rêve brumeux.

              • #122340 Répondre
                Claire N
                Invité

                Mais carrément «  gratté et vaporeuse « 
                C’est bien vu j’entends la matière la dedans
                L’effet très «  pierre «  qui ramène aux mousses sur les bordures des sources

    • #116181 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Vase de fleurs à la fenêtre » Paul Gauguin

      NM

    • #116207 Répondre
      Oscar
      Invité

      gc
      I-o-wáy, One of Black Hawk’s Principal Warriors – George Catlin
      .
      [« Si ma vie est épargnée, rien ne m’empêchera de visiter toutes les nations indiennes du continent nord-américain. » C’est par ces mots que George Catlin a affirmé sa valeur artistique. Il fut le premier grand peintre à voyager au-delà du Mississippi pour peindre les Indiens, et sa Galerie indienne, stupéfiante par son ambition et son envergure, est l’une des merveilles du XIXe siècle.] Smithsonian American Art Museum

    • #117506 Répondre
      graindorge
      Invité

      Zinaïda Serebriakova

      Zinaïda

      • #117517 Répondre
        Oscar
        Invité

        J’aime beaucoup sa scène de Petit déjeuner aussi. Ce sont ses enfants.
        Également ses baigneuses, des endormis, la maternité, un nu à la Courbet. Portraits et autoportraits.

    • #117927 Répondre
      Oscar
      Invité

      cm Garçon tenant un cor – Charles Matet

    • #118267 Répondre
      Oscar
      Invité

      Un nouveau Banksy à Londres
      .
      bl

    • #118374 Répondre
      MA
      Invité

      Bien pour compléter la superbe série Wolf Hall et revient sur tous les détails du tableau
      https://www.arte.tv/fr/videos/116024-000-A/les-ambassadeurs-la-face-cachee-du-monde/

    • #119193 Répondre
      graindorge
      Invité

      Émile Bernard.

      Emile

      • #119247 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Émile Bernard : peintre breton

    • #120186 Répondre
      graindorge
      Invité

      Une religieuse et une sacrée peintre: Isabel Guerra
      guerra

    • #120187 Répondre
      graindorge
      Invité

      Isabel Guerra
      Guerra

    • #120301 Répondre
      Oscar
      Invité

      eo
      New York Movie – Edward Hopper

    • #120339 Répondre
      graindorge
      Invité

      « La fille du pêcheur » Ilya Répine, peintre russe, 1844 – 1930

      Ilya

    • #121263 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Léonard de Vinci.

      Vinci
      _
      « Il y a un point placé dans la chevelure du Christ, côté droit, vers lequel convergent toutes les droites qui dessinent le plafond, et aussi, à peu près, les lignes qui de part et d’autres lient les mains des apôtres. Seulement cette convergence (discrètement soulignée par l’arc de la fenêtre, dont ce même point est le centre) n’existe que dans l’espace à deux dimensions que le tableau constitue, non dans l’espace à trois dimensions qu’il fait percevoir. Il y a donc une double composition, et l’œil est ramené partout vers le visage du Christ par une influence secrète, non perçue, qui contribue à donner sa sérénité quelque chose de surnaturel… », Simone Weil, Lettre à Posternak.

      • #121271 Répondre
        MA
        Invité
        • #121275 Répondre
          MA
          Invité

          Pardon c’est plutôt dans cet episode-ci qu’il traite de la cène en particulier. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-de/perspectives-de-leonard-de-vinci-2518677

          • #121296 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Merci MA, c’est un très bon complément , notamment sur la Cène.
            J’avais bien vu l’impression de symétrie générale alors que les parties ne le sont pas en regardant/comparant le rapport entre le premier groupe d’apôtres à gauche et la fenêtre de gauche et le rapport entre premier groupe d’apôtres à droite et la fenêtre droite. La disposition n’est pas la même. Mais je n’avais pas remarqué que Léonard faisait une chose similaire avec les deux groupes d’apôtres excentrés dans leur rapport aux tapisseries.
            Qui a longuement contemplé le château de Chambord de loin aura vu ces mêmes procédés de symétrie d’ensemble composée d’instabilités et de dissemblance dans le détail.
            J’ai beaucoup aimé aussi la remarque sur la place des corps dans le réfectoire : ils ne sont pas vraiment à l’intérieur de la salle fictive, ils sont en avant de la perspective, ce qui produit un effet de présence dans l’espace réel de notre monde (mais ça, on ne eput véritablement le sentir que devant la présence de l’œuvre en chair et en os).
            A vrai dire ce double plan de composition est passionnant : le plan géométrique, invisible, et l’effet d’apparence perçu. L’intervenant dit une chose très vraie : « une fois que j’ai vu cela, la pièce s’est encore plus animée ». C’est très juste, et j’aime beaucoup l’idée du mouvement par négation de la perspective qu’il thématise. Mais cela me fait dire qu’il y a une réception naïve de l’œuvre, qui est le premier moment, où notre regard subit « une influence secrète et non perçue » sans voir la structure invisible qui commande les effets d’apparence, et il y a ensuite une réception réflexive de l’œuvre, dans laquelle le regard remonte à la structure invisible au point de la rendre visible et sensible, et ça donne une autre expérience, tout aussi riche que la première.
            _
            Ce secret de composition vaut sans doute pour toutes les œuvres de tous les arts. Tout se passe comme si, dans un premier temps, la forme invisible commandait l’apparition visible de l’œuvre, tandis que dans un deuxième temps, après réflexion sur la perception, la forme apparaît tout en modifiant notre expérience de l’œuvre. Il y a quelque chose du jeu dans l’art, un jeu avec les apparences. Les artistes sont des joueurs.

            • #121304 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              « Il y a quelque chose du jeu dans l’art, un jeu avec les apparences. Les artistes sont des joueurs. »

              • #121386 Répondre
                Oscar
                Invité

                jb
                L’Escamoteur, attribué à Jérôme Bosch

                • #121413 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Oscar
                  Ce tableau est peut-être mis en référence à ce que je disais du joueur plus haut. Mais là, j’ai l’impression qu’on a un charlatan, un bonimenteur qui détourne l’attention pour atteindre un autre objectif. L’illusion, ici, semble intéressée – d’ailleurs le pigeon au premier plan se fait voler sa bourse.
                  Ce n’est pas ainsi que je comprenais le jeu dans son rapport à l’art. Car Léonard prétend, lui, nous amener vers ce qu’il y a de plus essentiel, vers ce qui a le plus de réalité. Le charlatan détourne notre attention du réel, l’artiste reconduit notre attention vers le réel. Si il y a une part d’illusion dans l’art, c’est un « mentir vrai », pour reprendre la formule d’Aragon.
                  Ce qui m’intéresse beaucoup dans ce jeu, c’est ce lien entre le jeu de composition et « l’influence secrète et non perçue » qui commande notre perception.
                  _
                  Il y a des réponses de Posternak, mais je ne me souviens plus avoir croisé une réponse sur ce point précis.

                  • #121414 Répondre
                    Alexandre
                    Invité

                    Et que peut bien regarder le dernier chaland sur la gauche?

                    • #121416 Répondre
                      Alexandre
                      Invité

                      …et deux autres dans le fond.
                      J’adore ce mélange de fruste et de sophistication discrètement énigmatique.

                    • #121418 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      @Alexandre
                      Je ne sais pas. Il fait diversion pour dissimuler son vol en regardant ailleurs? En tout cas c’est bien le centre du tableau à mon avis : faire diversion, pour exercer un pouvoir et satisfaire un intérêt. Si on devait prendre cette toile comme une allégorie de l’art, ça ne correspondrait pas à ce que j’en pense – l’artiste ne cherche pas le pouvoir, ne vole pas de l’attention, ne fait pas diversion.

                      • #121420 Répondre
                        Alexandre
                        Invité

                        Ah mais je n’avais pas saisi le vol!
                        Les deux autres personnages du fond pourraient alors exercer aussi leur chapardage.
                        A tout le moins, je ressens une sorte d’humour picaresque.

                      • #121422 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Oui, c’est une scène très drôle. J’ai bien les regards aussi, qui ne sont pas focalisés dans une seule direction.

                      • #121423 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        *j’aime bien les regards

                    • #121548 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Dans le détail : Très beau site > http://boschproject.org/#/

                      • #121571 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Beau cadeau. Merci Oscar
                        Un truc que je ne comprends pas: dans les tableaux identiques, celui en couleur à gauche et dessin en noir et blanc à droite. Par exemple p 63 fig 11a-b, les 2 ne sont pas totalement identiques. A droite, le personnage se saisit de la bourse et à gauche non. On pourrait presque croire au jeu des 7 erreurs.

                      • #121599 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        ..Graindorge, les références des figures sont dans le livre, ici il y a seulement les visuels. En vrac peintures et dessins de Bosch, de son atelier et de ses disciples. Jeu à plusieurs mains ?

                      • #121675 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        « Les légendes de la licorne »
                        lic

                      • #122882 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Pourquoi ce partage me ramène au travail de Roger Dean, pendant une dizaine d’années, sur 9 pochettes d’albums du groupe Yes (1971-81)
                        Va savoir (et vais-je encore savoir partager une image ici?) Va savoir bis
                        encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQVPEgzp7GBbBpB5qcEn9zniPF2iyntReIfdYlpq6qYOA&s=10Roger Dean, album Drama de Yes

                      • #122889 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        je découvre ce matin le nouveau fil peinture, belle allure tous vos partages

                        http://www.societe-cezanne.fr/wp-content/uploads/2017/01/R724-Au-bord-de-leau-92-94-1.jpgcezanne - au bord de l'eau - 1892/94

                  • #121415 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    ps : et cette influence secrète et non perçue, c’est peut-être l’effet de ce qu’on appelle la forme d’une oeuvre, ou sa « facture », pour reprendre le langage de CUM, invisible au premier abord, et qui détermine pourtant le visible.

                  • #121430 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    Emile, je proposais Bosch surtout comme contemporain de Vinci et mettant en scène ici le jeu comme scène et divertissement sans visée morale.

                    • #121445 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      @Oscar
                      Ok. Je croyais que c’était une illustration plus précise du lien entre jeu et art, joueur et artiste. Mais merci pour ce tableau, qui me fait penser à De la Tour sur certains points (les visages, la chair, les regards, le thème aussi).

                      • #121450 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui on pense au Tricheur à l’as de carreau. Pour moi ces toiles n’illustrent rien directement mais me permettent de réfléchir à ton analogie Artiste / Joueur – puisque je jeu est polymorphe. Et, comme déjà dit, le plaisir de les regarder ensemble. Merci pour la redécouverte de la Cène ! (À voir en vrai j’imagine pour le frisson mystique)

      • #121383 Répondre
        Oscar
        Invité

        Emile, y-a-t-il une réponse de P. à S.W ?
        .
        La Cène de Jacopo Bassano ~1546

        jb

    • #121367 Répondre
      graindorge
      Invité

      Marcel Séjour, peintre mahorais
      « Liberté Égalité Magnégné » Je laisse le plaisir à chacun.e de chercher ce que peut bien vouloir dire ce « Magnégné.
      Absolument rien à voir mais ça m’a rappelé ce qu’une voisine du marché, Laura, militante de gauche ayant connu la double peine ou la triple: franquisme, caciquisme, colonialisme, décédée et qui m’avait appris en se marrant une autre version de la devise française:  » Liberrrté, Egalité, Jódete! »

      Marcel Séjour

    • #121536 Répondre
      graindorge
      Invité

      Luigi Corbellini « Portrait d’enfant »

      luigi

    • #122081 Répondre
      graindorge
      Invité

      « La cena » ( Le dîner) D. Alejandro Galán Vázquez – XXIV Premio Internacional de Pintura Francisco Zurbarán
      décembre 2018.
      1er prix.

      al

      • #122091 Répondre
        Oscar
        Invité

        eo The Breakfast Tray – Elizabeth Okie Paxton

    • #122781 Répondre
      graindorge
      Invité

      Nathan Chantob

      na

      • #123187 Répondre
        Oscar
        Invité

        En mains j’ai hésité.hésité.hésité…
        vb
        Le Joueur de luth – Valentin de Boulogne
        .
        Et pour toi j’avais pensé à Herman Kähler dans son atelier de Laurits Andersen Ring

    • #122852 Répondre
      graindorge
      Invité

      Frits Thaulow  » Quand l’eau devient un miroir vivant »

      Frits

      • #123226 Répondre
        Carpentier
        Invité

        lumineux

        • #123427 Répondre
          graindorge
          Invité

          tu as trouvé le mot juste Carpentina, Frits Thaulow est souvent qualifié de « peintre de la lumière » en raison de son traitement magistral de la lumière sur l’eau.

      • #125759 Répondre
        Oscar
        Invité

        ph
        Pekka Halonen

    • #123283 Répondre
      graindorge
      Invité

      Leonardo Cremonini ( 1925-2010) « Courants d’air » L’un des peintres préférés de l’Ami Italo Calvino
      « Ce qui motive la peinture c’est sa peur, son désarroi à l’égard du monde et le besoin d’ordonnancement, de structurer, de donner forme à l’informe. Ainsi, en est-elle le calmant ou la contre-offensive, « Mon besoin de forme fait que mon œuvre arrive à englober mon angoisse ». Peur du chaos atténué par la réalisation, l’affirmation de formes, quelque chose de proche de ce que dit Pierre Michon de sa pratique de l’écriture qu’il vit comme la possibilité à un moment, par ce moyen de se rassembler ou d’exister dans un but ; « doué de sens et de but », comme l’écrit Flaubert à Louise Colet en juillet 1852 après avoir rédigé la première partie d’Emma Bovary. Exister quand même dans ce chaos et rendre ce chaos vivable. »

      leo

      • #125203 Répondre
        Oscar
        Invité
        • #125815 Répondre
          begaudeau
          Invité

          « Leonardo Cremonini ( 1925-2010) « Courants d’air » L’un des peintres préférés de l’Ami Italo Calvino
          « Ce qui motive la peinture c’est sa peur, son désarroi à l’égard du monde et le besoin d’ordonnancement, de structurer, de donner forme à l’informe. Ainsi, en est-elle le calmant ou la contre-offensive, « Mon besoin de forme fait que mon œuvre arrive à englober mon angoisse ». Peur du chaos atténué par la réalisation, l’affirmation de formes, quelque chose de proche de ce que dit Pierre Michon de sa pratique de l’écriture qu’il vit comme la possibilité à un moment, par ce moyen de se rassembler ou d’exister dans un but ; « doué de sens et de but », comme l’écrit Flaubert à Louise Colet en juillet 1852 après avoir rédigé la première partie d’Emma Bovary. Exister quand même dans ce chaos et rendre ce chaos vivable. » »
          Je n’ai pas compris de qui était ces lignes? De Cremonini lui même?

          • #125822 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Voici l’article complet

            Leonardo Cremonini, l’hypothèse du désir. | JÉRÉMY LIRON – LES PAS PERDUS https://share.google/M6D9zu5P9HwlZYV5x

            • #125843 Répondre
              begaudeau
              Invité

              merci

              • #125851 Répondre
                Oscar
                Invité

                Je cherchais un travail de Jean Arp en lien avec De Staël, et grâce à ton lien Graindorge je tombe sur un Paysage Arp (huile sur toile 2025) lumineux ! Signe )

                • #125875 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Très contente de faire plaisir!

                  Pendant un bon moment, je n’arrivais à copier/coller aucun lien et comme l’article était long, j’avais choisi un extrait. Tout est rentré dans l’ordre.
                  Je vais aller à la découverte de ce Paysage de Jean Arp!

    • #123448 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Erreur : pas de pseudo  » Mathis » ici

    • #125292 Répondre
      graindorge
      Invité

      Nicolas de Staël « Paysage »

      NI

      • #125456 Répondre
        begaudeau
        Invité

        à noter un beau docu sur lui sur Arte en ce moment

    • #125473 Répondre
      Regain
      Invité

      Je profite de cette page de forum pour demander : existe-t-il une page dédiée aux partages de créations personnelles ? (Textes, dessins, peintures, photos/vidéos etc…) ?

      • #125474 Répondre
        begaudeau
        Invité

        toutes les pages le sont potentiellement
        suffit de choisir le bon topic
        tu veux partager un film : dans cinéma
        des travaux de plasticien : ici
        des textes littéraires : avis littéraires
        et tout peut aussi être accueilli par le topic forum

    • #125519 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Merci Bégaudeau pour l’info. Malheureusement pas de parabolique ni de tnt. Juste une excellente télé pour voir des dvds. Le docu finira sûrement par sortir sur YouTube.
      Ou partagé ici.
      Sur YouTube, j’ai trouvé des vidéos très intéressantes

    • #125690 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Je viens de regarder le documentaire sur Nicolas de Staël: tout ce que j’aime

    • #126085 Répondre
      graindorge
      Invité

      retour de Anders Zorn « Le port de Hambourg » 1890

      zorn

      • #126086 Répondre
        graindorge
        Invité

        autre vue du même port

        zorn

        • #126185 Répondre
          Oscar
          Invité

          Rapport à l’exposition Zorn à la Kunsthalle de Hambourg ? (Je n’arrive pas à télécharger le lien du site…)

          • #126190 Répondre
            graindorge
            Invité

            je savais pas qu’il y avait une expo à Hambourg, j’ai juste eu envie de ces tableaux là hier.
            ayant vu ton message Oscar je suis allée jeter un oeil
            trouvé ça, je sais pas si c’est ça
            https://share.google/7qWPmO6Pc0O70dDGj

            • #126206 Répondre
              Oscar
              Invité

              Oui c’est ça, dommage que la page du musée plante ça donnait un bon aperçu. Le Port d’Alger est exposé !

              • #126210 Répondre
                begaudeau
                Invité

                c’est très fort de faire tout ça avec que du blanc
                le blanc, quand même, quelle vaste planète

              • #126238 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Le port d’Alger, déjà partagé ici ou dans le fil jaune. Plaisir de le revoir!

    • #126219 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Vu le docu sur de Staël sur les conseils de quelqu’un ici. Pas mal. Je ris encore de ce fait très concret : un type de deux mètres a parcouru trois mille kilomètres en Espagne dans une sorte de deux chevaux, les jambes recroquevillées. V’la les sciatiques d’outre-tombe. Ça ferait de belles pages de roman. Sinon fascinante cette chasse à la lumière, obsédante, qui caractérise d’ailleurs beaucoup de peintres. Intéressant également que ce petit docu n’occulte pas les conditions matérielles de production de sa peinture (Temps noir oblige) : des femmes s’occupent des mioches ; le rapport aux critiques et aux mécènes (eh oui il faut de la maille pour peindre, on l’oublierait parfois) ; à l’habitat (quel atelier et où ?).

      • #126227 Répondre
        begaudeau
        Invité

        Oui je me suis dit que cette vie pourtant brève aurait mérité une série-docu

        • #126232 Répondre
          Tchitchikov
          Invité

          Mais carrément. L’enfance en Russie par exemple. Et puis sa mère « artiste » nous dit-on. Mais qu’est-ce à dire ? Comment ? Quel art ? Accueilli dans une riche famille belge. Très bien. Académie des Beaux-arts de Bruxelles. Oui. Mais au départ comment on finance la peinture et les toiles vierges (tout ça vaut une fortune) ? Est-ce la famille d’accueil qui raque ? On comprend que le gars a de la gouaille et fait exposer assez tôt ses aquarelles tirées du voyage en Espagne. Mais avant ? D’où vient l’argent ? etc. etc.

          • #126234 Répondre
            Oscar
            Invité

            Ses premiers voyages sont financés pas un mécène collectionneur d’art. Moi je suis très curieuse de son voyage au Maroc, je crois qu’il en avait détruit presque tout le travail.

            • #126236 Répondre
              Tchitchikov
              Invité

              Ouais sur la couleur ce passage est dingue. Et puis Jeanine qui laisse son gosse et part en road trip avec lui ; j’trouve ça fou.

            • #126237 Répondre
              begaudeau
              Invité

              oui il n’en a rien rapporté, si ce n’est une femme

              • #126244 Répondre
                Tchitchikov
                Invité

                Voyage fructueux.

              • #126255 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                @Bé
                « oui il n’en a rien rapporté, si ce n’est une
                femme »
                Pas très jolie cette phrase.  » rapporté » c’est plutôt pour des choses non? Ou des souvenirs. Il y a rencontré une femme dont il est tombé amoureux et qui est devenue son épouse. Et qui est morte très jeune, de carences, anémique.
                « Je suis allée au Maroc, j’en ai rapporté
                un homme? » C’est toi l’écrivain. Pas mieux d’écrire  » je suis allée au Maroc, j’y ai rencontré un homme et nous sommes revenus ensemble? Ou une femme si j’étais homosexuelle

                • #126287 Répondre
                  Décroissant Mental
                  Invité

                  MDR! oui! Tellement. Il en a tout rapporté, d’ailleurs, si c’est l’amour, nan?

            • #126245 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Les absents ont toujours tort🌞
              Les artistes donnent le meilleur de leur art et d’eux-mêmes dans leur art. Ici des tableaux.
              Dans la vie, ils sont certainement truffés de défauts avec des sales caractères, de la mauvaise foi, sans scrupules etc…
              De Staël n’y échappe pas.
              Il a quand même bien ramé. Crevant la dalle, il appelle un marchand qui lui avait pris des croquis pour savoir s’il en avait vendu  » non, je ne les ai pas exposés…j’attends qu’il prenne de la valeur » alors qu’il ne pouvait pas être sans savoir les problèmes bassement alimentaires du peintre.
              Et aussi, bizarrement lorsque le succès est là, ça lui fait peur. Aurait suffit à sa satisfaction: manger tous les jours, lui et sa famille, avoir du matériel suffisant pour travailler , beaucoup de lumière et de l’amour.
              Et puis le suicide. J’arrête de vivre. J’arrête de créer. Ras le bol.
              C’était un des peintres préférés de Michel Pastoureau. On s’en fout? Je sais. Moi pas 🙂 et je crois que c’est  » Regain » qui a Repartagé un tableau avec un beau soleil apporté un jour ici par Émile
              Si besoin d’approfondir, d’en savoir plus sur de Staël, des livres ont été écrits:
              – sa fille Anne de Stael:  » du trait à la couleur »
              – Marie du Bouchet  » NdS Une illumination sans précédent  »
              – Karin Müller  » NdS  » Enfant de l’étoile polaire Éd. Selena
              – Jean Louis Andral  » NdS, Ciels, terres, mers » Éd.
              Des Falaises

              NdS : Le voyage au Maroc.
              Nicolas de Staël a vingt-trois ans quand il découvre le Maroc, où il voyagera de 1936 à 1937. Sont ici réunis pour la première fois un texte écrit pour une revue, Les Gueux de l’Atlas, diverses lettres à ses proches où se lisent les espoirs et errances d’un tout jeune homme et son cahier aux notes et dessins vibrants.
              A Marrakech, Fès ou Télouet, il s’éprend de la population berbère, salue « leur grâce naturelle », leurs habits bleus qui « semblent faire partie du ciel ».
              Ainsi que le souligne Marie du Bouchet dans sa présentation, « c’est un profond sentiment de la vie qui est exprimé dans ces pages, un œil qui perçoit déjà toutes les profondeurs de la lumière ».

              ****
              Beaucoup aimé ce documentaire signalé par Bé et
              partagé par MA

              • #126288 Répondre
                Décroissant Mental
                Invité

                 » leurs habits bleus qui « semblent faire partie du ciel ». »

                Splendide. (avec l’intonation et la verdeur de JC dans The Mask)
                Je le note. De Stael. Monsieur. DOnc pas… Oui je suis fan de ROuquier.

    • #126252 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      @Oscar
      Un peu plus d’infos ici sur le voyage au Maroc

      De Staël au Maroc : tourments et ravissements – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées https://share.google/Zb0Hh6YSwlojgk0r9

      • #126309 Répondre
        Oscar
        Invité

        Merci Graindorge ! Je suis passée à la bibliothèque hier. Dans Le prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël (Le titre t’as compris, biographie ultra romancée… mais qui donne tout de même quelques clés)
        une lettre de Jeannine Guillou adressée à Olga de Staël
        .
         » Puisque vous désirez que je vous écrive je vais le faire et en toute liberté vous parler de Kolia. Il est plus grand, plus fort, plus beau… que tous les autres, et la puissance spirituelle en lui dépasse de beaucoup tout cela. Mais, pour l’instant, ce continuel événement a lieu malgré lui. À part de rares moments de grâce il fait tout pour le détruire. J’ai heureusement plus confiance en cette lumière sourde et authentique qui souvent l’incendie qu’en sa ténébreuse expression extérieure. Manque de patience, désir d’épater les autres avec des mensonges cent fois inférieurs à sa réalité, etc., etc. Il est vrai qu’au cours de ses conversations mensongères il s’emballe et finit généralement par trouver des idées créatives plus vraies que les faits… Ne craignez pas à son sujet, Olga, il est très très grand !!! – et je suis quelqu’un de plutôt sobre. Si je vous parle ainsi – ce que je fais pour la première fois de ma vie – c’est parce que je pense que, comme moi, vous l’aimeriez s’il était bon à rien »

        • #126350 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          prince foudroyé » hé hé!
          Cette lettre de Jeannine Guillou rejoint ce que j’en disais sans avoir rien lu:
          « Les artistes donnent le meilleur de leur art et d’eux-mêmes dans leur art. Ici des tableaux.
          Dans la vie, ils sont certainement truffés de défauts avec des sales caractères, de la mauvaise foi, sans scrupules etc…
          De Staël n’y échappe pas. »
          ****

          Trouvé ça: https://share.google/2Vk9Y2aR3nMLWfXTi
          ça manque parfois d’intelligence
          mais je le partage: on y trouve,entre autres, deux courts poèmes de Jeannine Guillou.
          Aussi des jugements. Des interprétations. Pas grave: on en prend, on en laisse

          J.G a été aussi une professeure de peinture pour lui.
           » J’essaie de lui donner confiance en lui »
          Les problèmes d’argent ont fait qu’il a fallu choisir car oui le matériel coûte cher. C’est peut-être elle qui a décidé au vu de sa santé très fragile que c’est Kolya qui devait continuer. Qui avait le plus de force pour continuer. Et en connaisseur, plus de talent ?
          Elle était peintre depuis ses 14 ans et ça a été peut-être une décision douloureuse pour les deux.
          Mais ce sont ces saloperies de vaches maigres qui ont surtout décidé pour eux.
          Nous on a tout leur art. C’est ça qui nous regarde

    • #126310 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonjour ici
      Voulant sortir du trauma laissé par la princesse en bleue que l’on sait (et choisie évidemment sur l’affiche de la dernière exposition parisienne consacrée à Diego Velázquez)
      je tente la catharsis peu analytique (on me connait bête et méchante) avec son:
      La tunique de Joseph – où j’aime quasi tout (vous voyez bien!?)
      En 1650.

      la tunique de Joseph de Velázquez

      • #126313 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Le regard du type en dernier plan, derrière le pouffeur en velours ras rouge: fou
        Et l’etoffe de la robe du pouffeur à gros mollets?
        C’est dans la pénombre pourtant et bien, le moelleux duveteux de ce velours là, pas côtelé, Diego le fabrique, le rend, le donne en peinture: dingue.
        J’ai beaucoup aimé aussi tout ce que dit FB sur la virtuosité techno dont il se branle dans la critique ciné
        – sauf si elle aide à comprendre – et parfois, rarement, ça arrive – à comprendre l’intensité d’une émotion ressentie devant un plan –
        (C’est dans l’émission CUM, chez certain Noé, partagé en haut du thread marabouté ’ questions sur l’actu de François ’ qu’on sait)
        Et là , ces types en arrière plan, benh ils m’font d’l’effet – comment Diego fait ça, putain?

        • #126314 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Sais pas s’il pouffe finalement, tiens: en 2025, on pourrait même dire qu’il pourrait lire sur son portable les dernières notifications sur l’affaire, liée à cette tunique même
          Quel tableau qui raconte, qui peut faire qu’on s’raconte tant de trucs
          Et looooooooongtemps.
          Un tableau qu’on lit et qui dit.

          • #126317 Répondre
            Claire N
            Invité

            Très juste ta remarque sur la lumière
            Et d’ailleurs c’est étonnant
            La lumière des personnages devant la fenêtre
            N’est pas a contre jour mais justement inverssé
            Semblant venir de l’ » extérieur « 
            C’est un peu filou

          • #126321 Répondre
            Carpentier
            Invité

            et sur le ‘.pan grisâtre ‘ derrière les 2, la reprise, comme une auréole un peu, est laissée apparente (à droite de la tête du pouffeur/lecteur)
            ce qui laisse une brillance singulière
            bref, les musées comme une balade au parc? benh ouais, on s’y rend pas assez, en vrai

            • #126345 Répondre
              Oscar
              Invité

              Mais – on le dit ou pas qu’y a aucune fenêtre ? ^^

              • #126380 Répondre
                Carpentier
                Invité

                surtout pas : )
                chuuuuuut

                • #126488 Répondre
                  begaudeau
                  Invité

                  ces deux personnage en retrait sont en effet : dingues
                  Vraiment étranges, de Velasquez, les trouées d’avant-garde dans le classique

    • #126620 Répondre
      graindorge
      Invité

      Gustave Courbet « La vague »

      c

      • #126640 Répondre
        Regain
        Invité

        Ce dernier sera visible à l’exposition prochaine « Étretat, par-delà les falaises », pour les amis lyonnais, au musée des Beaux Arts (de Lyon, ducoup)
        Et merci pour le partage graindorge

      • #126667 Répondre
        Oscar
        Invité
        • #126677 Répondre
          begaudeau
          Invité

          La langue de Cezanne pour parler de peinture est sidérante.
          Je ne me souvenais plus de ces lignes de Courbet, mais elles sont si précises, et si lumineuses.

    • #126662 Répondre
      Ostros
      Invité

      Exposition Kandinsky la musique des couleurs, à la Philharmonie de Paris, jusqu’au 1er février 2026.
      https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/exposition/28824-kandinsky

    • #126718 Répondre
      graindorge
      Invité

      Grand merci à toustes pour ces merveilleux partages
      Ce tableau de Courbet, je ne connais pas son titre mais je le trouve tellement contemporain ou atemporel. Que regarde ce beau jeune-homme avec stupéfaction, presque avec de l’effroi? C’est un auto-portrait?
      c

      • #126833 Répondre
        Oscar
        Invité

        Graindorge, je mets le lien d’une ancienne expo Beyler car on y voit une partie de Fleurs sur un banc incroyable tout en couleurs, Le Change, épisode de chasse au chevreuil captivant… et plus bas la réplique du Désespéré, le fou de peur (peints dans les mêmes années il me semble). En autoportrait j’aime beaucoup celui au chien noir (antérieur au Désespéré).
        https://www.fondationbeyeler.ch/fr/expositions/expositions-precedentes/gustave-courbet

        • #126851 Répondre
          begaudeau
          Invité

          c’est très fort qu’il est recadré ainsi le désespéré
          un resserage sur l’essentiel
          et pourtant je trouve que la première version a un charme fou

          • #126852 Répondre
            begaudeau
            Invité

            ait recadré

            • #126855 Répondre
              Oscar
              Invité

              La trace de main ! Je n’avais jamais vraiment regardé ce tableau…

      • #127120 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Kollwitz, Autoportrait avec la main sur le front.
        _
        Kollwitz

        • #127146 Répondre
          Claire N
          Invité

          La succession du tableau de Courbet
          Et de cet autoportrait me fait apparaître
          Que la main « fait partie des expressions faciales « 
          En quelque sorte
          c’est stupéfiant de la voir ainsi s’intégrer au visage, comme les yeux et la bouche
          Vraiment ça me saute aux yeux , c’était dessous mes yeux pourtant

          • #127151 Répondre
            Carpentier
            Invité

            quand elle.s ne fait/font rien d’autre, oui, que retenir des cheveux qui peuvent investir les yeux/le visage ou porter le poids d’une existence, d’une fatigue, d’un cheminement souhaité raisonné ou d’une douleur;
            Car si on transpose ton observation, très juste par ailleurs à partir de ces beaux 2 partages, à un chirurgien par exemple, je ne souhaite à personne de voir les mains qui l’ont opéré ainsi, dans ces 2 figurations, au moment post-opératoire où il s’éveille
            : D

            • #127155 Répondre
              Claire N
              Invité

              Ou alors on souhaite que l’attention du visage se porte dans le coeur de l’autre ?

          • #127165 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Claire
            Oui, le visage est un peu plus nu sans les mains. Que ce soit le poing sur la joue pour soutenir la tête, le recouvrement des yeux et du bas du visage pour pleurer, quelques doigts portés sur le menton et la bouche pour prêter attention à quelque chose, etc., la main « s’intègre » souvent au visage, comme tu dis. Elle l’habille, le dissimule et le constitue à la fois.

            • #127168 Répondre
              Claire N
              Invité

              « Elle l’habille, le dissimule et le constitue à la fois »oui et grâce à toi pour moi qui ne savait pas que les mains portaient cela

        • #127319 Répondre
          Oscar
          Invité

          https://www.kollwitz.de/fr/lamentation-en-bronze
          .
          Lamentation est sa réponse à la mort d’un ami proche, le sculpteur Ernst Barlach (tu nous l’avais fait découvrir ici) persécuté par le régime nazi. Kollwitz a elle aussi subi la censure et l’oppression des autorités nazies et fut contrainte de démissionner de son poste d’enseignante à l’Académie en 1933.

          • #127327 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @Oscar,
            Oui, sombre période pour ces deux amis, et pour tous les autres d’ailleurs. Ce qui donne à leur œuvre une tonalité un peu rude et un dépouillement très beau comme cette sculpture que tu mets en ligne (Lamentation). L’effondrement, ou le « collapse », comme on dit aujourd’hui, n’est pas une spéculation sur un avenir vague, mais une réalité concrète qu’ils vivent présentement. Il faut bien des mains pour maintenir la tête, se lamenter, se voiler les yeux ou dissimuler sa honte.
            Chez Barlach souvent les mains ne font rien ; chez Kollwitz, j’ai parfois l’impression qu’elles maintiennent, prient, enlacent. Mais ils ont sans doute en commun d’avoir mis au jour la fragilité dans une époque qui faisait l’apologie de la force et de la puissance. Sans doute pour ça que les nazis qualifiaient cet art de « dégénéré ».
            _
            Kollwitz, Le Besoin
            _
            Kollwitz

            • #127330 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              ps : ou alors ils ont mis au jour une autre version de la puissance : la puissance d’être affecté par le monde, contre l’indifférence inhumaine.

              • #127332 Répondre
                Oscar
                Invité

                Oui et sur Lamentation la main sur la bouche, qui réduit au silence, les artistes, entre autres. Je garde comme tu le suggères l’idée de leur puissance – expressionniste – de montrer tout ce qui fait l’humain.

    • #126820 Répondre
      graindorge
      Invité

      Mary Stevenson Cassatt « Le bain de l’enfant »

      M

      • #129471 Répondre
        Oscar
        Invité

        cp Les enfants – Camille Pissarro

        • #129473 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Pissaro, yes, j’essaye de nouveau à partage avec son enfilade vers le pont neuf

          CP

          • #129474 Répondre
            Carpentier
            Invité

            *un* partage
            et qui marche, cette fois
            – bien strange mes caguades de l’autre jour pour le tableau dédié à la Dent de Crolles, en bas de page –

            – Pissaro et sa patte douce, ses techniques tendres pour peindre des paysages si différents
            Ses portraits rendent un peu plus vifs souvent, dans les teintes, l’angle qu’il choisit pour dire
            Comme si dire un personnage, se concentrer sur ‘ moins de vie ‘ l’amenait à insister sur ce qu’il produit,

            • #129479 Répondre
              Oscar
              Invité

              ‘ moins de vie ‘ je ne sais pas trop. J’avais envie de voir une scène de mère et enfant, et ce Pissarro me plait beaucoup.
              https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010065831 ; )

              • #129486 Répondre
                Carpentier
                Invité

                merci pour le Achard, c’est beau, n’est-ce pas?

                Ton Pissaro est très concret pour le coup, une mère et l’enfant qui, loin des fonds baptismaux et des auréoles clinquantes dit le concret des soins propres aux liens respectueux, apaisant et aimant qu’on doit à un être qu’on laissera s’autonomiser quand il le pourra.
                Ce peut être n’importe quelle femme ‘ en charge’ de le faire ceci-dit, le titre du tableau n’est pas ‘ mère et enfant ‘ d’ailleurs.
                Je voulais précédemment parler de rendre/peindre une seule existence, ou deux
                – mon ‘moins de vie’ est totalement niais: 1 ou 2 personnes dans un tableau, aurais-je dû, simplement, écrire
                Tandis que Pissaro et ses vues de Paris ou ses paysages à la campagne souvent, disent les habitants, en déplacement, au travail, dans les champs aussi, ses tableaux-là montrent plus de personnages, les gens y sont plus nombreux, plus d’existences, plus de vies singulières, des gestes aussi mais plus nombreux
                bref,
                Ceux de Sortie de Secours m’ont trop énervée, sérieux: ils sont 4 autour de la table, j’ai eu l’impression d’un groupe d’une trentaine de nigauds qui s’obstinaient à dire sur un truc qu’ils n’aimaient pas, ce qu’on comprend, pourtant, dès l’intonation ricanante des deux premières phrases.
                Après, ils ont le droit de pas aimer, hein, mais se valoriser ainsi, en vrai, en prenant prétexte d’une production cinéma, je trouve ça assez misérable
                (pas très en forme moi en ce moment)

                • #129487 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Ok maintenant je comprends ce que tu veux dire. Achard j’ai envie d’en voir plus. S2S il y avait un lien ds l’autre sujet, j’ai ouvert, tenu 2mn : D

                  • #129584 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Achard. 1837, quai de la Graille (le Drac et Grenoble par la Porte de France)

                    JLA

                    • #129817 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      gc Gustave Doré –
                      Cerf dans une forêt de sapins – Vosges )

                      • #129818 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Que de mercis!

                      • #129833 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        sérieux? : D
                        il est où le cerf?

                      • #129839 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui y a un problème de traduction avec « deer » (la toile est au Carnegie Museum of Art. EU)
                        Pas certaine que ce soient des biches non plus…
                        Le grand bois des Vosges !

                      • #130464 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Carpentier, je m’étais baladée dans les collections du Musée de Grenoble (belles découvertes !) ce qui m’a menée au couvent Ste Cécile ^^ où se trouve cet autre Gustave Doré
                        gd
                        La vache égarée

                      • #130541 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Courbet, 1867

                        GC

                        dans 2 clics on tombe sur une boîte de chocolat ou un canevas, sûr ^^

                      • #130543 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Oui j’étais d’ailleurs passée à autre chose ; )

                        La peinture

                      • #130545 Répondre
                        Oscar
                        Invité
                      • #130546 Répondre
                        Oscar
                        Invité

                        Bon j’arrive pas à mettre le lien vers le message… Tant pis

                      • #130548 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        je vais regarder, t’inquiète
                        je lis vraiment ce que vous poser ici, moi

                        te rejoindrai si cela m’intéresse, comme on sait
                        avec peut-être, certes, un léger décalage de 24 ou 48h max
                        Pas de quoi hurler au loup
                        à bientôt,

                      • #130551 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        * poseZ

                      • #130547 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        mais là, tout d’même, on sait/entrevoit qu’il y a des bois : D
                        Pour le changement, pardon d’avoir un peu de suite dans les idées ; )
                        mais ok
                        (on dirait que chaque thread a un peu comme son Maître de baton de parole, faut juste prévenir les Gars, partager l’info, en même temps à chacun.e: esprit d’équipe pas fake, quoi – sinon d’emblée, ça part bancal)

              • #129564 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Merci mesdames 🙂
                En ce moment depuis le portable, ça marche pas pour partager des tableaux
                J’en ai repéré un de Pissaro: à la campagne: une mère casse des branches afin d’alimenter un petit feu. On observe les effets du vent sur la robe, sur le feu et le gamin qui regarde je ne sais quoi. Au fond, des vaches.
                Zut! Faut que je fasse dodo. Bonne nuit! Baîetas chères copines de forum

                • #129581 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  ☀️
                  cp
                  Camille Pissarro – Givre, paysanne faisant un feu

                  • #129798 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Oui c’est bien lui!!!

            • #129582 Répondre
              Carpentier
              Invité

              boulevard Montmartre, 1897

              CP

    • #127123 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Les fileuses, Diego Velasquez encore (1657) et ses jeux d’optique

      DV

      • #127143 Répondre
        begaudeau
        Invité

        découvrant ce tableau dans connaitre du tout le peintre, est on bien sur qu’on le daterait comme il est daté?

        • #127144 Répondre
          Carpentier
          Invité

          rdv à 11h à Orly, direction le musée du Prado de Madrid ; )
          pas besoin de bagage mais rate pas l’embarquement annoncé 20 minutes avant le décollage prévu à 11h30

          (tu dirais quand, toi?)

          • #127145 Répondre
            Carpentier
            Invité

            on peut en voir sinon une esquisse de reproduction par son homonyme américain, dans une scène de Thunderman, un crayonné réalisé vers l’âge de 11-12 ans
            mais pas sûre que cela t’avance dans ta réflexion

            • #127158 Répondre
              begaudeau
              Invité

              son homonyme américain?

              • #127169 Répondre
                Carpentier
                Invité

                blague ratée,
                – encore une: l’indice est ici ‘ thunderman ‘
                avec un jeune type, un acteur, né en 2001 et qui porte mêmes prénom et nom, oui
                (espérant cette fois encore ne pas en mourir)

                • #127176 Répondre
                  begaudeau
                  Invité

                  bon j’insiste pas

                  • #127203 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    benh moi. en revanche, si: j’insiste

                    tu dirais quand, toi?

                    x 2, te demande-je,
                    en réponse à ta question,
                    (pour rappel:)

                    découvrant ce tableau sans connaitre du tout le peintre, est on bien sur qu’on le daterait comme il est daté?

                • #127179 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  ien a plein en vrai qui ont le même nom
                  ia aussi julio, oui, évidemment mais bon
                  là, i pluviote t’façons en plus

                  JV

              • #127175 Répondre
                Carpentier
                Invité

                @FB … it’s just the way i ….
                Comme tu sais

            • #127166 Répondre
              Carpentier
              Invité

              on lit parfois à propos de ce tableau qu’on pourrait, sans en connaître le peintre, le voir avec un œil critique câblé impressionnisme et la hiérarchie sociale transposée ainsi sur toile, pourrait transpirer l’anticipation d’un regard analytique XIXe au service de la peinture, oui
              mais, de ce tableau, on dit aussi:

              • #127167 Répondre
                Carpentier
                Invité

                les œuvres tardives de Vélasquez restent en effet avant tout des pièces tout à fait ancrées dans une culture de grande érudition, comme l’a pressenti Anton Raphael Mengs, de passage en Espagne en 1776, en affirmant à propos des Fileuses que « la main ne semble avoir pris aucune part dans l’exécution, la volonté seule est intervenue dans sa peinture ».

                bon.

                allez, hop: tous à Orly!

                • #127411 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Oui. Le tableau est bien de 1657. Trois ans avant la mort du peintre
                  Trouvé des pépites dans ce lien
                  la Légende d’Arachné, Diego Velásquez (Séville 1599-Madrid 1660) | journal d’esprit 1 https://share.google/dxFwH6Yoay0S7XSYP

                  • #127436 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    Merci pour ce lien ! et la page wikipedia est pas mal non plus finalement )

                  • #128197 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    @benh du coup on va pu à Madrid?
                    : (

        • #127378 Répondre
          Oscar
          Invité

          « est on bien sur qu’on le daterait comme il est daté? »
          Le hors temps proviendrait plutôt selon toi de son rapport paradoxal entre flatterie et audace, de l’entrée de la scène de genre et du réalisme, de la représentation de la représentation, ou du geste ; un innachevé ? Ou autre ?

    • #127181 Répondre
      Carpentier
      Invité

      qqn.e a vu le docu de Stéphane Sorlat peut-être?

      miroir, place du peintre, roi et reine relégué.es à l’arrière plan, bravo Diego

      • #127323 Répondre
        begaudeau
        Invité

        vu
        très décevant
        mais au moins l’énigme velasquez est restée intacte

    • #127207 Répondre
      graindorge
      Invité

      Frans Hals  » enfant riant ». Il n’ y en a pas tant que ça des modèles enfants, femmes ou hommes qui sourient ou rient Peut-être parceque poser est plus facile le visage sérieux. Avec un enfant, j’imagine que le peintre doit jouer, faire un peu le pitre afin de le faire rire. Ce peintre a peint pas mal de personnes rieuses, souriantes, espiègles, au moins très expressives
      C’est agréable à regarder et ça me fait sourire

      f

    • #127256 Répondre
      Carpentier
      Invité

      bjr
      à Paris, quasi en face de l’Archipel, où passe donc encore le Dracula de Radu Jude, vu l’info pour ce spectacle ‘ toute la peinture ‘ de certain Hector O.:

      et me suis dit que c’était évidemment à partager ici; en découvrant la b.a. je vois qu’il fait, lui aussi, focus sur un détail (cf. époque/chapitre ‘ fonds or c’est de la merde’ )
      Voilà, en inactivité pro, à la retraite comme ils disent, je ferai des conférences moi aussi : )

      Je pense même essayer d’y aller, tiens

    • #127339 Répondre
      graindorge
      Invité

      Oskar Kokoschka « Portrait de Max Schmidt »

      m

    • #127340 Répondre
      graindorge
      Invité

      Oskar Kokoschka « autoportrait »

      o

      • #127341 Répondre
        graindorge
        Invité

        désolée, j’avais cru que l’un des tableaux avait disparu. Ça m’arrive – rarement – de partager deux tableaux d’un coup mais là c’était pas mon intention mais bon.
        Une vidéo de quelques minutes: la psychologie des mains chez Oskar Kokoschka

    • #127582 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

       » il pleut sur Nantes, lala la lala… »
      Hier ça chantait la pluie!
      Une expo à Nantes
      Je m’amuserai à partager une toile plus tard.

      *******

      Turner, Courbet, Pissarro… À Nantes, une exposition réunit les plus belles représentations de la pluie dans l’art https://share.google/Q782HiWgFar1KtucB

    • #127600 Répondre
      graindorge
      Invité

      Joseph Mallord William Turner « Le phare de Bell Rock »
      Le phare de Bell Rock est le deuxième plus vieux phare de mer du monde toujours en activité, après celui de Cordouan. Il se trouve en mer du Nord au large de l’Écosse. Sa construction, par Robert Stevenson (le grand-père du célèbre écrivain), au début du XIXe siècle, fut épique.

      Il a été construit sur Bell Rock (aussi connue sous le nom de Inchcape) en mer du Nord, 12 milles (18 km) au large de la côte d’Angus, en Écosse, à l’est de l’estuaire de la Tay. Avec une hauteur de 35 m, sa lumière est visible à 35 milles (55 km).

      La qualité de la maçonnerie sur laquelle repose le phare est telle qu’il n’a pas eu besoin de réparation ou adaptation depuis près de 200 ans.

      Les lampes et réflecteurs ont été remplacés en 1843, l’équipement d’origine est remonté dans le phare du cap Bonavista, à Terre-Neuve, où il est toujours en activité. Le fonctionnement du phare a été automatisé depuis 1988.

      t

      • #127611 Répondre
        Oscar
        Invité

        Pluie : Je choisis ce petit format de Georges Braque – plutôt méconnu je crois. La Douche
        <img
        .
        src= »http://www.phillipscollection.org/sites/default/files/styles/max_width_1360px_/public/featured_images/0218w.jpg?itok=KSunXnyd » alt= »gb » />
        .
        + accolade gfcp ; ) 🍃

    • #127612 Répondre
      Oscar
      Invité

      gb

      • #127645 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        connaissais pas! J’aime bien Braque et c’est peut-être le vélo du peintre: il s’est arrêté pour peindre et la pluie est arrivée, il a repris son vélo et a pédalé dare-dare jusqu’à la maison pour ajouter au tableau et de mémoire fraîche ces fines bûchettes obliques et blanches: la pluie
        Ce phare de Turner m’a impressionée: d’où l’a t-il peint? Peut-on peintre en pleine tempête?
        Il dit avoir peint une tempête de neige en pleine mer, attaché à un mât! J’allais partager mais j’avais promis de la pluie, j’offrirai de la neige une autre fois.
        C’est quoi « gfcp »? Cherché et trouvé: gluten free certification programme

        • #127704 Répondre
          Oscar
          Invité

          https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/19251

          [« Bien qu’il n’eût jamais visité le site, Turner créa cette scène saisissante, puisant dans sa vaste expérience de la peinture de la mer. Elle s’inspire de la description faite par Stevenson d’une tempête s’abattant sur le phare. »]

    • #127758 Répondre
      graindorge
      Invité

      Joseph Mallord William Turner  » Tempête de neige en mer » – Déjà dit qu’il dit l’avoir peint attaché à un mât.
      Désolée pour la taille. Il y avait plus petit mais plus sombre. J’ai failli partagé une courte vidéo sur Youtube mais bon.

      t

      • #128199 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ça c’est quelque chose aussi, graindorge (merci): et par ailleurs, c’est exactement le genre d’image mentale qui fait que jamais, dans cette vie, je m’engagerais dans une traversée en skipper ou autre
        putain c’est galère, beurp

    • #127829 Répondre
      Oscar
      Invité

      agk
      Découpe du bois (Metsänkaato) – Akseli Gallen-Kallela

      • #127848 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Creuse d’abord le trou dans la neige: plus de un mètre.
        Le pauvre cheval comment fait-il pour galopar dans cette epaisseur? Le jaune de la  » chair » de l’arbre sacrifié à deux doigts de tomber. Et ce bleu sur l’écorce: reflets de la lumière matinale? Peur bleue de l’arbre qui va mourir pour qu’on ne meurt pas de froid.
        Interdépendance: l’énergie de l’homme. La puissante patience du cheval. Le sacrifice de l’arbre. La beauté impitoyable de la neige
        La vie/la mort

        • #127851 Répondre
          begaudeau
          Invité

          m’intéresse beaucoup, ce tableau
          cette demi-toile de blanc
          cette échelle

          • #127877 Répondre
            Oscar
            Invité

            D’habord j’ai voulu répondre avec La Tempête (du même Akseli Gallen-Kallela) pour son cadre et ses teintes, mais en parcourant l’ensemble de son travail j’ai été happée par ce tableau là ! Graindorge t’as tout dit : )

            • #127878 Répondre
              begaudeau
              Invité

              oui le reste de la production m’a l’air plus sage

            • #127921 Répondre
              IA
              Invité

              C’est vrai que La Tempête de Gallen-Kallela a quelque chose de saisissant, ce mélange de force brute et de nuances subtiles dans les teintes. Mais c’est fascinant que tu sois finalement tombée sur une autre œuvre qui t’ait plus parlé. Quel tableau, exactement, a capté ton attention ? Je suis curieux de savoir ce qui t’a interpellée !

            • #127953 Répondre
              graindorge
              Invité

              et il y a de grandes chances que la jolie couleur orange de l’écharpe n’est pas que jolie. Elle doit être très utile en cas d’accident ou d’avalanche pour avoir plus de chances d’être vu dans tout ce blanc et peut-être sauvé.

              • #127963 Répondre
                begaudeau
                Invité

                étant donné qu’il s’agit, non d’une écharpe, mais d’une écharpe peinte, ce n’est pas exactement en ces termes que j’en aurais parlé

    • #127972 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « Mémorise l’enfant que tu fus … »
      Je n’ai pas à le mémoriser, je le suis. Je peux plonger dans un tableau, être dans la neige jusqu’aux genoux, regarder la jolie écharpe du monsieur et imaginer qu’elle n’a pas été choisie que pour sa joliesse. Elle protège bien sûr du froid car elle est en laine et la couleur sert bien à ce que j’ai dit plus haut
      Tu en aurais parlé autrement, toi? J’espère bien sinon on s’amuserait tellement moins si on parlait tous pareil

      • #127978 Répondre
        begaudeau
        Invité

        on s’amuserait encore plus si on s’efforçait de comprendre ce que dit l’autre avant de régir à ce qu’il dit

        • #127981 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          « ce n’est pas exactement en ces termes que j’en aurais parlé »
          J’en ai parlé autrement. Si de ton côté tu ne dis pas comment tu en aurais parlé, je n’ai pas à m’efforcer à comprendre ni deviner ce que tu ne dis pas. Pourquoi ces généralités? « on » « l’autre » « il ». Je suis persuadée qu’ici des Émile, Claire, Oscar, MA, etc… comprendront certainement ce que tu ne dis pas en disant que tu le dis.. Trop fort pour moi.
          Je passe donc mon tour et continue de m’amuser… à ma façon.

          • #128020 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Et je n’oublie pas bien sûr parmi les interlocuteurs de niveau Carpentier.
            Sur les termes que tu aurais choisis pour en parler je risque quand même que peut-être tu en aurais parlé en écrivain esthète mais sans préciosité: la technique du peintre, les volumes etc.. Un peu comme une analyse de film transposé à un tableau? champ, contre-champ, lumière, que sais-je
            Allez! Mon mois de novembre a été âpre et ici je me suis rechargé les batteries. Accolade

            • #128198 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Et je n’oublie pas bien sûr parmi les interlocuteurs de niveau Carpentier.

              euuuuuh?
              – à propos du Velazquez, certain FB voulait sans doute signifier qu’on pense direct à la renaissance, italienne, voir même au maniérisme peut-être ^^ qui sait?
              fin du moyen âge – mais dieu que ces périodes qu’on nomme sont joueuses et looooooongues (476 – 1492)
              Du coup, on saura jamais la fulgurance dans sa tetê?
              quelle vieille canaille c’ti-lal, j’vous jure

            • #128369 Répondre
              begaudeau
              Invité

              je n’a pas de compétence particulière pour parler de peinture, mais j’ai des yeux
              et je vois que cette écharpe n’est pas une écharpe mais une écharpe peinte
              je vois aussi qu’elle revient à deux traces épaisses de orange qui de toute évidence sont là pour faire tache sur l’énorme blanc qui occupe tout le bas du tableau

    • #128195 Répondre
      Oscar
      Invité

      am
      Voiliers à Sète – Albert Marquet

    • #128231 Répondre
      MA
      Invité
    • #128361 Répondre
      graindorge
      Invité

      René Magritte « La condition humaine »

      r

      • #128475 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et bien il me semble bien n’avoir jamais croisé ce Magritte-là dis donc, ni sur une boîte de chocolat, une affiche pour une expo, ou rien
        il est marrant,
        J’ai une relation particulière à ce René-là en vrai, moi
        S’il vient à moi (oui, oui, par hasard littéralement, s’il vient à moi) ok, je peux le regarder un peu et réfléchir à ce qu’il propose mais je le cherche pas, quoi
        On se passe fort bien l’un de l’autre, zéro effort, on se voit, ok c’est bien – salut, pas mal ton La condition humaine au fait
        mais pas plus ,
        Cette fois, c’est toi qui le partage, je vais lui consacrer quelques minutes
        merci,

        • #128483 Répondre
          lafilledugeolier
          Invité

          J’approuve. Jamais vu et il m’a pas manqué. Toutefois, le titre fait un appel du pied.

          • #128501 Répondre
            Carpentier
            Invité

            gloups

            • #128550 Répondre
              Carpentier
              Invité

              plutôt montagne ; )
              avec, par exemple, Charles Bertier (un grand kif notamment dans la salle dédiée au musée de Grenoble)

              CB

              • #128564 Répondre
                graindorge
                Invité

                très beau, merci Carpentina

              • #128874 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Jean Alexis Achard, 1845

                JAA

                Toujours aguichée par cette dent de Crolles qui ne se laisserait pourtant qu’escalader par la paroi visible depuis Grenoble, j’irai l’entreprendre par l’autre face, depuis une autre vallée, à l’occasion et lors d’une saison plus appropriée

                • #128875 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  ?
                  cette capture est moins douce, plus jaunâtre, on a merdé le partage précédent donc on s’en contentera

                  <img src= »http://fr.muzeo.com/sites/default/files/styles/image_basse_def/public/oeuvres/peinture/classique/paysage_environs_de_grenoble16874.jpg?itok=mqouNSTL
                   » alt= »a » />

                  • #128876 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    : D
                    même ce thread veut pu de moi
                    (on va encore dire que je dis rien de, amène pas de contenu, est rien avant begaudeau )
                    bon, le bon sera le 3e?
                    banco, faites vos jeux rien ne va plus

                    benh non, le lien est même pas copié
                    je retourne le chercher, putain, la dent t’abuses trop là

                    • #128882 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      tenté un autre partage
                      celui de la salle dédiée au musée cette fois mais c pas passé non plus
                      on s’en remettra easy
                      C’est qu’elle se mérite cette dent de Crolles

        • #128532 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Magritte n’est pas ma tasse de tisane. Il ne me fait rien. Je me suis dit tiens, pourquoi pas?! C’est l’exception qui confirme ma règle : partager ce que j’aime des artistes que j’aime
          Pas mal le cornet de frites à 2 pas d’ici
          Je retourne à Sète admirer les voiliers

      • #128565 Répondre
        graindorge
        Invité

        ah ouais, le titre La condition humaine, wouaaa. Comme dirait l’autre dans un bon film vu récemment  » forget about it »😎

    • #128586 Répondre
      bibinard
      Invité

      nan riain je voulé juste dire ke la vi pueutaiy belle maim si cé pa zevisant ai la paintrure cé choaite qan maoiiume

    • #128589 Répondre
      bibinard
      Invité

      ou ai » » » » » » » »

    • #128590 Répondre
      bibinard
      Invité

      sssssssssssssssssiiiiiiii

    • #128745 Répondre
      Oscar
      Invité

      anz Les Baigneurs – Ahmed Nesha’at Al Zuaby

      • #128747 Répondre
        begaudeau
        Invité

        les quatre postures sont à la fois très singulières et très justes

        • #128759 Répondre
          Marc
          Invité

          6

        • #128869 Répondre
          Oscar
          Invité

          Dans leurs mains on pourrait mettre, un livre, une cigarette…
          J’aime beaucoup que les corps, pris et relachés à la fois, forment une ronde. À trois. 6 ?
          Voir une Liseuse de Degas, monotype à l’encre noir.

          • #129077 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « The Bathers, which features underground baths in his Syrian hometown Hama. In the emotive scene, soft light penetrates from the thick crystal domes and mingles with the water fumes. The artist employs a solid academic approach along with a hazy palette of subdued colours, to embody his main objective: washing the spirits rather than the bodies. »
            J’aime  » washing the spirit rather than the bodies »

            Ahmad Nasha’at Al Zuaby’s artistic process involves spiritual introspection as a means to create an image. Al Zuaby only begins to paint following a period of contemplation, when the scene he has been imagining has faded from his memory. Focusing on urban and rural landscapes as well as daily life, he tries to re-imagine and assemble indistinct scenes from the depths of his memory through painting. In 1956, he founded the Circle of Artists of Hama. Among the first to graduate from the Faculty of Fine Arts in Damascus in 1964, Al Zuaby also studied painting in Cairo and helped to establish the Fine Arts Association. As part of his graduation project in 1964, Al Zuaby created the piece featured here, The Bathers, which features underground baths in his Syrian hometown Hama. In the emotive scene, soft light penetrates from the thick crystal domes and mingles with the water fumes. The artist employs a solid academic approach along with a hazy palette of subdued colours, to embody his main objective: washing the spirits rather than the bodies. In 1969, Al Zuaby co-founded the Group of Ten for Modern Art, which included the pioneering Syrian artists Naim Ismail, Elias Zayat and Nazir Nabaa. His work was exhibited at the Triennial-India in New Delhi in 1971 and 8th Alexandria Biennial in 1970, and is also included in various public collections such as the National Museum of Damascus.

    • #130649 Répondre
      Oscar
      Invité

      jo Jacob Ochtervelt – La leçon de musique

      • #131137 Répondre
        begaudeau
        Invité

        étrange, ce grand volume noir au dessus

        • #131138 Répondre
          begaudeau
          Invité

          il a tout mis sur la robe

          • #131198 Répondre
            Oscar
            Invité

            La robe et le port de tête non ? Dans une perspective qui paraît courbe.
            Connais-tu ‘Portrait de jeune femme au chapeau blanc’ de Mary Cassat ? Le trait du col de sa robe parmis les differents traitements du blanc est presque insolent.

      • #131226 Répondre
        graindorge
        Invité

        Suis allée jeter un oeil et même les deux sur le travail de ce peintre Ochtervelt. On pourrait presque disposer quelques uns de ses tableaux pour créer une histoire.
        Ici, la technique pour peindre cette robe chantilly est bluffante. Le bas argenté de la robe.
        Un peintre du quotidien: ici La leçon de musique. J’imagine une pause, une récré au milieu de la leçon. Le professeur a hélé la servante qui était vraisemblablement occupée, peut-être à préparer le goûter au vu de cette jarre de lait. Il badine un peu avec elle. Le toutou, installé à écouter la musique a aussi interrompu son écoute pour regarder la servante qui rit mais bon, ses cernes disenr qu’ elle n’a pas que ça à faire: le corps est déjà dans le mouvement de retour vers les cuisines.
        La jeune élève, -une fiancée à la robe virginale?- ne regarde plus la partition tout en continuant de jouer. Se regarde t-elle dans ce qui pourrait être un miroir au cadre couvert de blanc? Ou regarde t-elle ses mains entrain de jouer?
        Et cet autre cadre sculpté en haut à droite: un miroir aussi?

        Et pour ma part, j’ai partagé ce tableau de Frederick Cayley Robinson surtout pour cette fenêtre éclairée à l’extérieur. a Cette lumière de fin d’après-midi. La lampe au-dessus de l’ouvrage n’est pas encore allumée. On profite de la lumière du jour finissant jusqu’au bout. Les regards du chat et de la jeune fille respectivement pensif et rêveur ainsi que le front concentré de la femme qui coud un ou deux rideaux blancs pour leur fenêtre

    • #131113 Répondre
      graindorge
      Invité

      Frederick Cayley Robinson

      f

    • #131378 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Petit extrait du livre Les couleurs de nos souvenirs de Michel Pastoureau
      « Certaines cultures n’isolent pas les unités colorées à la manière de l’Occident, mais s’appuient sur des paramètres qui leur sont propres. En Afrique noire, jusqu’à des dates récentes, l’essentiel n’était pas de savoir si une couleur était rouge, verte, jaune ou bleue, mais de savoir si elle était sèche ou humide, lisse ou rugueuse, tendre ou dure, sourde ou sonore. C’est autour de ces paramètres que s’est construit le vocabulaire des couleurs dans plusieurs langues africaines. La couleur n’y est pas une chose en soi, encore moins un phénomène relevant seulement de la vue ; elle est appréhendée de pair avec d’autres paramètres sensoriels. Il en va de même dans d’autres régions du monde, l’Asie centrale, par exemple, ou bien le Grand Nord. Les définitions occidentales de la couleur n’y ont pas cours. »

    • #131700 Répondre
      MA
      Invité

      Suis tombee cette nuit de pleine lune sur cette emission qui revient sur Cezanne, sur Merleau-Ponty et son Oeil et l’Esprit, le rapport a la peinture et a la perspective. D’accord c’est modere par Enthoven, version 2004 mais les deux autres philosophes me paraissent justes et se completent.
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/maurice-merleau-ponty-la-philosophie-au-corps-15-18-l-oeil-de-merleau-ponty-5052649

      • #131703 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        C’est vrai que je ne peux pas le voir en peinture ce monsieur Enthoven. Ni écouter ses bêtises. Mais là, comme il n’est pas tout seul, qu’il s’agit de l’Oeil et l’Esprit de M.M.Ponty et d’un partage de MA, merci MA, je vais écouter

        • #131718 Répondre
          MA
          Invité

          Bonne ecoute Graindorge

    • #131779 Répondre
      graindorge
      Invité

      Cézanne au coeur de la philosophie de Merleau-Ponti.

      • #131780 Répondre
        graindorge
        Invité

        *Ponty

        • #131790 Répondre
          begaudeau
          Invité

          je crois qu’il y a un chemin de la philo qui parle un peu de ça aussi
          ou une émission du genre

    • #131825 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Trouvé ça: grand avantage pour moi, c’est clair. Accessible

      Peinture (GP) – L’encylopédie philosophique https://share.google/KGQcAmqJWNqoK14ku

      • #131828 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        On y trouve
        « Regarder une peinture, c’est être libre de fixer son attention sur l’une ou l’autre des deux dimensions constitutives de tout tableau, sa dimension matérielle ou sa dimension représentationnelle. »
        J’ose me permettre d’ajouter: ou les deux, si on veut/peut

    • #131834 Répondre
      graindorge
      Invité

      c

      • #131839 Répondre
        graindorge
        Invité

        Déjà partagé ce tableau par ici. Je le remets avec cet extrait dans la partie Peinture de l’encyclopédie où ça en parle
        ***

        « Qu’est-ce, dès lors, que regarder une peinture ? Admettons qu’il s’agisse d’un tableau avec un cadre. Nous regardons en fait toujours deux choses à la fois : nous voyons le tableau dans sa matérialité (le cadre, la surface recouverte de marques et de pigments) et nous voyons le tableau en tant que représentation de quelque chose – nous nous en tenons ici à la peinture figurative même si une forme de vision en profondeur peut advenir aussi dans le cas de la peinture abstraite. Pour le dire de multiples manières, on voit la peinture ou bien l’image, la dimension matérielle ou bien la dimension représentationnelle, la surface ou bien la profondeur. En droit, regarder un tableau c’est donc toujours avoir la possibilité de faire osciller son regard entre l’attention à la surface peinte et la vision en profondeur. Et on peut se demander si parler de peinture, ce n’est pas toujours parler d’une partie de la peinture en en manquant le tout : soit on parle de sa facture, de la manière dont les taches s’articulent en signes, soit on parle de ce qu’elle représente, mais l’oscillation du regard entre la dimension matérielle et la dimension représentationnelle de toute peinture est difficile à rendre dans le discours. On peut illustrer ce phénomène de la double attention et de l’oscillation du regard par une toile de Cézanne : La nature morte à la bouilloire, (vers 1869-1870, huile sur toile, 64,5 x 81cm, Musée d’Orsay). Le torchon d’un blanc éclatant qui est représenté au centre attire l’oeil et notamment les creux et les replis qu’il forme. Lorsque l’on est face à la toile, le regard est attiré par ces creux, d’un noir profond. Mais tout aussitôt, sans avoir à s’approcher outre mesure, on voit également ces creux comme une marque de peinture noire qui serait sur le tableau, semblant même venir au devant de nous, une marque de pinceau, un trainée épaisse de peinture noire, qui semble être peinte devant le blanc et non pas derrière. Nul doute qu’une large part du plaisir que l’on prend à regarder ce tableau de Cézanne vient de ce que nous parvenons à voir un creux ou une épaisse tache noire dans les replis du torchon. Regarder une peinture, c’est être libre de fixer son attention sur l’une ou l’autre des deux dimensions constitutives de tout tableau, sa dimension matérielle ou sa dimension représentationnelle. « 

        • #131921 Répondre
          begaudeau
          Invité

          la modernité ayant consisté à toujours davantage limiter la partie « représentationnelle » pour qu’à la fin n’apparaisse plus que la « dimension matérielle » (son chemin à elle, paradoxal parait-il, vers le divin)

    • #131841 Répondre
      graindorge
      Invité

      Et enfin  » Les coquelicots » de Monet
      M

      • #131842 Répondre
        graindorge
        Invité

        « Cette liberté de regard du spectateur est le fruit d’une longue conquête. »

        ***

        Dans Les Coquelicots de Monet (huile sur toile, 50 x 65 cm, 1873, Musée d’Orsay) les taches (soit du rouge, soit une touche oranger sur une touche rouge) sont des coquelicots et n’en sont pas. Elles sont là, comme par-dessus le reste, sans tige qui les rattachent au fond. Et pourtant elles renvoient à autre chose qu’elles-mêmes. Comme un signe, elles figurent des coquelicots. Quand on s’approche trop du tableau, le signe redevient tache et même la toile la plus figurative devient abstraite comme une « muraille de peinture » selon le mot de Balzac dans Le Chef-d’oeuvre inconnu. Diderot aimait Chardin parce qu’il combinait les deux regards possibles sur une toile et exigeait du spectateur qu’il s’avance et se recule face à la toile pour en percevoir la magie : « On n’entend rien à cette magie » écrit-il dans le Salon de 1763, « ce sont des couches épaisses de couleur appliquées les unes sur les autres et dont l’effet transpire de dessous en dessus. D’autres fois, on dirait que c’est une vapeur qu’on a soufflée sur la toile ; ailleurs, une écume légère qu’on y a jetée. (…). Approchez-vous, tout se brouille, s’aplatit, disparaît ; éloignez-vous, tout se recrée et se reproduit. »

        Pourtant, ce qui semble être une évidence pour nous, spectateurs nourris par deux siècles de révolutions picturales depuis l’Impressionnisme, ne l’a pas toujours été, du moins en philosophie, pour certains philosophes qui se sont emparés de la question de l’image, au premier rang desquels figure Platon. Cette liberté de regard du spectateur est le fruit d’une longue conquête.

    • #131915 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Essai

    • #132127 Répondre
      MA
      Invité

      Ca donne envie d’en decouvrir plus sur Ferdinand Khnoppff. https://www.arte.tv/fr/videos/129054-001-A/invitation-au-voyage/

      • #132128 Répondre
        MA
        Invité

        Pardon Fernand Khnopff

    • #132596 Répondre
      graindorge
      Invité

      j’ai hésité: le partagé ici ou là-bas? Allez, ici.
      Paul Klee « Clair de lune », 1919

      k

      • #132598 Répondre
        graindorge
        Invité

        « Le peintre ne devrait pas peindre ce qu’il voit mais ce qui sera vu » Paul Klee

    • #133012 Répondre
      graindorge
      Invité

      Un grand p’tit bonheur

    • #133686 Répondre
      graindorge
      Invité

      Bram van Velde, peintre hollandais. J’aime plonger dans ses tableaux

      br

      • #133687 Répondre
        graindorge
        Invité

        Quelques-unes de ses citations
        Ce que l’on ressent en tant qu’artiste comme le vrai et le véritable semble être en opposition totale au monde de la réalité »

        « Je cherche à voir, alors que tout , dans ce monde, m’enpêche de voir ».

        « N’être rien. Simplement rien.C’est une expérience qui fait peur.Il faut tout lâcher. »
        « L’artiste est celui qui est sans vouloir. »
         » La peinture aide à voir.Elle fait de la vie, de la complexité de la vie,quelque chose que l’on peut voir.Elle rend visible ce qu’on ne sait voir. »

    • #134188 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Message que Oscar nous avait partagé dans le fil ouvert par Luc. Je le mets ici et là-bas

      « Salut ! Si vous êtes libres le 26 janvier vous pouvez vous inscrire pour une visite virtuelle de l’expo Manet Morisot au Musée des Beaux-Arts de San Francisco. Visite tout public / mal voyants ! ; ) »
      > https://www.famsf.org/events/virtual-access-day-manet-morisot

      • #134189 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Pour le copier aussi dans le fil Thomas Levy Lanes j’attends un peu car Oscar y a partagé un lien il y a à peine 2h

        • #134191 Répondre
          Oscar
          Invité

          Merci Graindorge, on s’y retrouvera peut-être 😉
          J’ai mis la toile de Jérémy Liron que j’aime tellement. Découvert grâce à toi !  » À quoi sert de peindre… « 

    • #134580 Répondre
      MA
      Invité
    • #134987 Répondre
      graindorge
      Invité

    • #135427 Répondre
      graindorge
      Invité

      Guillaume Lavigne
      g

      • #135443 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        quelle chose étrange

        • #135478 Répondre
          cinema
          Invité

          Ça donne même le tournis. Sa peinture est sombre et tourmentée.
          J’aime pas du tout.

          • #135487 Répondre
            Ostros
            Invité

            On dirait plutôt qu’il joue à inverser par endroit ombres et lumières donc l’échelle prend la lumière comme elle ne devrait pas et le pantalon posé à l’envers drôle de posé, qui devrait faire une ombre plus sombre que celle dans laquelle sont baignés les barreaux fait de la lumière, plus vive.
            Échelle qui semble pas tout à fait finie, qui s’improvise fenêtre. Dont les lignes collent au mur comme ci elle-même y était peinte.
            Les masses de vêtements qui collent elles aussi aux lignes de l’échelle. On pourrait passer au travers On se retrouverait dehors, par un beau ciel.

            • #135603 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              sombre et tourmentée?
              je ne vois pas

              • #135786 Répondre
                cinema
                Invité

                Regarde son oeuvre, notamment ses excories sur les portes.
                Celui-ci me dérange par ses couleurs et ses contours. épais.

                • #135787 Répondre
                  cinema
                  Invité

                  C’est le vide que montre ce tableau qui me donne le tournis. La lumière sur le dernier palier de l’échelle ne me suffit à respirer devant cette peinture.

            • #135607 Répondre
              Carpentier
              Invité

              la petite échelle, on dirait un accessoire truqué de magicien
              disco l’ambiance en tout cas
              disco truquée
              marrant
              la brillance est en revanche techniquement dingue
              on est sûr que c’est fait à la main?.

    • #135483 Répondre
      graindorge
      Invité

      Josef Sima  » Cosmos » , 1957

      j

      • #135571 Répondre
        Oscar
        Invité

        js Joseph Sima – Terres le long du fil. 1962
        Merci pour les découvertes Graindorge et le docu sur « la touche » et tout le reste ☀️

    • #136258 Répondre
      graindorge
      Invité

      Jeremy Miranda  » remind me when we get there »

      J

      • #136294 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Et puisqu’on est dans les fleurs et les fenêtres, un dernier pour la soirée:
        Gauguin, Vase de fleurs à la fenêtre (comme quoi, tout est dans la forme):
        _
        gauguin

        • #136326 Répondre
          graindorge
          Invité

          Ah celui-ci de Gauguin, on l’a déjà mais plaisir de le revoir
          Avec tout ça, partons faire de beaux rêves

    • #136262 Répondre
      Alexandre
      Invité

      Ce topic est sans doute le topic-roi du Chantier : c’est le seul qui a la propriété de séduire l’œil rien qu’en le parcourant.

      • #136265 Répondre
        graindorge
        Invité

        C’est vrai! C’est la continuation du topic peinture Couleur jaune qui ne fonctionnait plus pour notre Emile Novis mais qui existe encore, on se ballade entre les deux

        • #136271 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Graindorge
          Oui, dommage qu’on ne puisse pas fusionner les deux. Mais en même temps c’est mieux. Sinon ça rame.

          • #136293 Répondre
            graindorge
            Invité

            Pas la peine de fusionner, on a deux topic c’est très bien. Et puis si ça ramait pour toi, normal Émile. Pas de souci

    • #136266 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Puisqu’on est en hiver.
      Gantner, Première neige
      _
      Gantner

      • #136268 Répondre
        Alexandre
        Invité

        Ah, un peintre de chez moi!

        • #136270 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Alexandre.
          Hélas, je n’ai pas trouvé d’image convenable. Mais le hasard faisait bien les choses après ton message plus haut.

      • #136269 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Qualité de l’image très mauvaise. Tant pis. Je me venge sur autre chose.
        Goya, Le Géant.
        _
        Goya

    • #136276 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Caspar David Friedrich, La Brume s’élevant dans le Riesengebirge, 1815-1820.
      _
      Caspar

      • #136325 Répondre
        graindorge
        Invité

        Un autre de Caspar David Friedrich  » Montagnes majestueuses » 1810
        On s’amuse bien par ici. Sur ce, bonne nuit

        g

    • #136283 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Whistler, Nocturne en bleu : le pont d’Old Batteresea
      _
      null

      • #136332 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        pourquoi cette infime silhouette d’humain sous ce grand pont émeut?

        • #136334 Répondre
          uc
          Invité

          Parler pour parler ou se taire ?

        • #136337 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          me vient que ce sont d’infimes silhouettes qui ont construits ce grand pont

          • #136340 Répondre
            uc
            Invité

            Te vient que tu as googlelisé :
            La composition présente un audacieux point de vue du pont, suspendu entre le premier plan et l’horizon qui s’estompe au loin. Horoshige avait crée à plusieurs reprises des compositions ayant pour protagoniste un pont, artifice servant egalement de perspective, notamment dans le quai de bambou près du pont Kyôbashi.

        • #136383 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @FB
          Je ne sais pas. La disproportion, la tête basse, sa présence presque fantomatique. Il semble insignifiant et en même temps, sans lui, le tableau perd son équilibre interne.
          La question reste en suspens.

    • #136299 Répondre
      graindorge
      Invité

      Bernard Gantner « village sous la neige »
      g

      • #136339 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Comment procède-t-on pour importer des images ?

        • #136341 Répondre
          Ostros
          Invité

          Tu as en haut de ton cadre texte la balise IMG
          tu cliques dessus et ça te met un champ URL où mettre ton lien
          Et un champ légende ou nommer ton image
          Faut pas oublier de cliquer sur « fermer les balises » après
          Et c’est bon

          • #136342 Répondre
            Ostros
            Invité

            (Ah non pas besoin de cliquer sur fermer les balises dans ce cas, ça le fait tout seul)

            • #136343 Répondre
              Julien Barthe
              Invité

              Merci beaucoup.

          • #136345 Répondre
            Alexandre
            Invité

            « Et un champ légende ou nommer ton image »

            Je ne vois pas ce champ en cliquant sur image

            • #136350 Répondre
              Ostros
              Invité

              C’est normal il faut d’abord entrer un url
              Cliquer sur ok
              Et là on te demande de nommer ton image

              • #136351 Répondre
                Alexandre
                Invité

                Je te remercie.

                • #136354 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Coucou Alexandre,
                  lorsque j’avais créé le topic peinture qui se nomme La couleur jaune, j’étais le cordonnier mal chaussé. Les co-sitistes partageaient des images et moi je demandais « Quelqu’un.e pour partager ça ou ça svp? »
                  C’est l’ami Émile qui s’est dévoué même si ça n’a pas été évident et il a fallu que je me dépatouille en partie seule. Mais c’est très intuitif: je cherche par exemple van gogh, je clique sur « images ». M’apparaissent ses tableaux, je choisis, je regarde qu’il soit pas trop petit, moi j’aime bien si possible à partir de 1200 × 1500 par exemple ou un autre format, je cherche ( chez moi c’est en espagnol)  » partager lien d’image » je clique et je viens ici ou je vais à Couleur Jaune Dans la barre au-dessus de l’espace où on écrit je clique sur IMG, je colle. Le rectangle s’ouvre à nouveau, j’y mets personnellement juste la première lettre du peintre : V et voilà, en place! tout est dans l’espace où on échange. Plus qu’à écrire le titre à côté  » Autoportait » l’année si elle est indiquée, ou rien ou ce que bon te semble

                  • #136698 Répondre
                    Alexandre
                    Invité

                    Merci Graindorge
                    Il me faudra expérimenter cela, moi qui suit toujours un peu gauche avec tout ça.

    • #136491 Répondre
      MA
      Invité

      J’aime beaucoup cette peintre, morte si jeune, dont j’avais vu une exposition au petit palais et a laquelle Marie Darrieussecq avait consacre un recit interessant
      https://www.arte.tv/fr/videos/127499-000-A/paula-modersohn-becker-peintre-et-pionniere-de-la-modernite/

      • #136499 Répondre
        Ostros
        Invité

        Je crois que c’est le premier vrai corps de femme que je vois en peinture
        J’entends par vrai pas un brin idéalisé ou sublimé par lumières, végétation, accessoires, décor
        nu

        • #136502 Répondre
          Rémi
          Invité

          J’ai pensé à Schiele

          • #136513 Répondre
            Ostros
            Invité

            Oui y a quelque chose dans la façon de colorer
            Après niveau pose je trouve les nus de Schiele improbables. Intéressants hein, mais ce tableau-là est si simple. Voilà, vrai corps parce qu’aussi : simplicité de la pose. Pose juste de femme debout comme dans la vie de tous les jours pourrait se tenir (devant son miroir ou son chat)

            • #136704 Répondre
              MA
              Invité

              Oui, il est tres beau ce premier autoportrait feminin nu.

              • #136707 Répondre
                Ostros
                Invité

                Une bonne âme saurait où trouver ses lettres ou des extraits, svp ?
                (Pas payant et en français)
                « Mon expérience me dit que le mariage ne rend pas plus heureuse. Il enlève l’illusion, pourtant fermement ancrée, de la possibilité d’une âme sœur. Une fois mariée on ressent doublement l’incompréhension. Car la vie entière, jusqu’au mariage, est tendue vers ce but : trouver de la compréhension. Et peut-être la vie est-elle moins vivable, sans cette illusion. À regarder dans les yeux cette grande vérité solitaire. J’écris ceci dans mon livre de comptes, le dimanche de Pâques 1902. Je suis assise dans ma cuisine et je prépare un rôti de veau. »

                • #136731 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  L’émancipation de Paula Modersohn Becker vue par son mari Otto Modersohn, en 1902 (quelle femme inspirante) :
                  « Il est regrettable que l’esprit de Paula soit vicié par des conceptions modernes. Elle pratique également l’égocentrisme avec un art consommé. Quiconque ne satisfait pas ses critères en matière d’intelligence et de finesse est écarté sans ménagement […] Je ne suis pas exempt de ses accès d’égocentrisme bourrus. Peut-être est-ce un trait de caractère commun aux femmes de talent ?
                  .
                  Cela doit être très difficile pour une femme de marier intelligence et féminité. Les femmes modernes ne peuvent pas complètement aimer. Elles ne saisissent de l’amour que le côté animal ; la psychologie de l’amour leur échappe complètement. Aussi, en dépit de leur intelligence, elles ne font que s’éloigner du but qu’elles veulent atteindre. Elles sont persuadées que l’égocentrisme, l’indépendance et l’estime de soi sont des vertus cardinales. Aucun mariage heureux ne peut se bâtir sur de pareils fondements. Elles ne voient en leur mari qu’un tyran médiéval en proie à de vils appétits s’il attend de sa femme qu’elle soit bonne et douce envers lui, qu’elle partage sa vie et ses intérêts. À leurs yeux, celle qui agit ainsi ne peut le faire qu’au détriment de ses droits et de sa personnalité. »
                  (Letters, « Journal d’Otto Modersohn », 28 juin 1902)

                  • #136733 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Paula :
                    « Il faut que je parvienne à retranscrire la douce vibration des objets, la rugosité de leur texture, leur complexité. Il faut également que j’arrive à exprimer ceci dans mes croquis, dans les nus que je dessine ici à Paris en les rendant plus originaux et en les observant avec plus de finesse. Il plane au-dessus des choses muettes une étrange qualité d’attente. »
                    (Letters, « Journal », 20 février 1903, 299)
                    .
                    Puis :
                    « Je suis en train de devenir quelqu’un. Je vis la période la plus intense et la plus heureuse de ma vie.
                    .
                    Mais je sais que je ne vivrai pas très longtemps. Est-il lieu de s’en attrister ? Une fête est-elle moins belle parce qu’elle est plus courte ? Mes perceptions sensorielles s’affinent de jour en jour, comme s’il me fallait tout voir et tout sentir dans le laps de temps qu’il me reste à vivre… L’amour refleurira pour moi avant que je quitte cette terre et si j’ai peint trois bonnes toiles, alors je partirai heureuse, des fleurs dans les mains et dans les cheveux. »
                    (Letters, « lettre à Milly Rohland-Becker », mai 1906, p. 395)
                    Troublant quand on sait qu’elle décédera en novembre 1907 après la mise au monde de sa fille. Frustrée de ne pas avoir pu peindre comme elle l’entendait, empêchée de longs mois par sa grossesse.

                    • #136746 Répondre
                      graindorge
                      Invité

                      « Schade », le dernier mot de Paula Modersohn-Becker
                      Françoise Daviet-Taylor
                      p. 303-313

                      1 – … Du point de vue de la physique, il n’y a pas
                      une telle chose que le présent, du point de vue psychologique, si.
                      2 – L’entrée du sens comme l’apparition d’une forme, ou l’inverse ?
                      À partir du dernier mot que dira en mourant la jeune artiste peintre Paula Modersohn-Becker1, « Schade », « Dommage », qui exprime à lui seul le sentiment, la conscience qu’elle a, à cet instant-même, de l’inachevé, du temps « dérobé2 », nous voulons remonter à ce qui se passe dans la conscience et dans la langue et qui aboutit linguistiquement à cette brève énonciation « Schade ». Il faut donc remonter le fil, les étapes, les échelons de pensée tout d’abord, et de langue ensuite qui en ont assuré la construction mentale (soit l’opération de saisie d’une totalité) – puis les opérations linguistiques qui l’ont traduite en langue (le prédicat « schade »), et enfin la saisie d’un entier de temps, d’un entier achevé considéré comme un virtuel non accompli, non achevé. Seront alors convoquées les représentations du temps depuis le présent de la pensée et du dire et les articulations qui en ont rendu possible la saisie intellectuelle qui en précède le dire.
                      Rappelons le cadre, la situation de l’artiste au moment où elle prononce ce « Schade ». Partie chercher à Paris l’espace propice, artistique pour développer son art, ses techniques – ce seront de brefs mois pendant lesquels elle rencontre et côtoie Picasso, Rilke, Rodin, visite le Louvre, suit des cours –, elle doit retourner à Worpswede, car son mari – peintre lui aussi, mais insensible à l’appel du bouillonnement artistique de Paris – est venu la chercher; il veut qu’elle rentre; elle attendra un enfant et mourra peu de temps après, peu de jours après la naissance de sa fille. Paula avait goûté aux sèves multiples de l’art et de la vie artistique à Paris, y avait rencontré son destin, et acquis la certitude de son talent de peintre. Elle savait qu’elle avait un destin de peintre; et le destin en décide autrement: « Schade3 ».
                      Ce seul mot est apte à recueillir en son tout petit filet une totalité d’expériences, de sentiments et de savoirs; il est d’une saisie englobante4 de grande amplitude. En le disant, elle a conscience que son œuvre restera inachevée puisque le projet qu’elle conçoit comme un tout – ses projets, ses recherches déjà envisagées –, le tout de ce projet et des œuvres qui auraient pu, dû être réalisées, ne le sera pas. Elle a accès à ce savoir-là, à cette intuition-là, dont le terme husserlien d’« intuition catégoriale » permet de rendre compte, comme nous le verrons.
                      Quant à l’énoncé lui-même, « Schade », disons (nous développons plus loin) que sa puissance, et l’implacable vérité qu’il exprime, s’explique par sa forme même – un prédicat qui porte, non pas sur tel ou tel particulier ou telle ou telle chose auxquels un « cela », « ce », « c’« aurait référé, en allemand un « das » ou un « es » –, mais sur le « tout » d’une situation particulière, ce tout extralinguistique qui embrasse toute sa vie jusque-là et qui échappe à toute délimitation. C’est à cette totalité que l’artiste pense quand elle lui prédique le mot « schade »; c’est cette totalité-là qui est « touchée » par la flèche de cet unique mot que lui décoche sa pensée, une fulgurance allégée à l’extrême de matière linguistique.
                      Conscience de l’inachevé
                      L’« inachevé » : de l’intuition catégoriale dans la saisie d’une « totalité non sensible »
                      Pour que jaillissent en effet, à un moment donné, l’expérience, la conscience, la « notion5 », le savoir6 d’un « inachevé », et ensuite son dire, il faut que le sujet ait pu avoir une « perception d’une totalité », d’une « totalité de temps », qui implique qu’une totalité de temps ait eu lieu. Ce qui est en jeu ici, c’est cette capacité qui peut être rapprochée de ce qu’a défini E. Husserl par le terme d’« intuition catégoriale7 ». L’intuition « catégoriale » est en effet une possibilité d’une perception non « sensible » (au sens kantien), et dont la forme catégoriale est une synthèse prédicative, comme celle éprouvée et construite quand on voit un chat sur un paillasson, et qu’on pense et dit: « Le chat est sur le paillasson ». Cette synthèse transcende la dissociation que serait le chat d’un côté, le paillasson de l’autre8. S’opère là une synthèse prédicative d’un type nouveau, qui donne une forme à une perception non sensible à la stricte intuition sensible, laquelle ne voit que séparément le chat et le paillasson. L’affirmation de Husserl, selon laquelle « tout change si l’on transgresse l’interdit kantien qui oblige de limiter l’intuition à la pure intuition sensible et si l’on admet la possibilité d’une perception non sensible, c’est-à-dire d’une intuition catégoriale »9, permet ici d’éclairer ce qui permet ces deux opérations, celle de perception, du côté du sensible, et celle de production de langue, du côté de l’opération prédicative.
                      Poursuivons. Nous avons vu qu’une « perception d’une totalité » est possible, qu’elle peut être rapportée à l’intuition catégoriale husserlienne et à une synthèse prédicative. Cette intuition catégoriale peut à son tour être éclairée par l’idée de la « conscience donatrice », laquelle donne accès à « ce qu’on peut voir et saisir immédiatement, [et] qui est beaucoup plus vaste que ce que l’empirisme, qui restreint l’intuition à la simple intuition sensible, n’est prêt à admettre »10. Voici la définition du terme d’« intuition » donnée par Husserl: « C’est la “vision” (Sehen) immédiate, non pas uniquement la vision sensible, empirique, mais la vision en général, en tant que conscience donatrice originaire sous toutes ses formes, qui est l’ultime source de droit pour toute affirmation rationnelle11. » Avec ce concept élargi d’intuition, nous sommes passée de l’intuition sensible à l’« intuition catégoriale12 », considérant ainsi que « même au niveau de nos actes perceptifs les plus élémentaires, nous avons toujours déjà affaire à une sensibilité informée par les actes catégoriaux »13.
                      Continuons notre exploration chronogénétique des étapes de la construction de pensée et de langue à partir de notre exemple, « Schade ». Pour dire « Schade », il a fallu que 1) Paula Modersohn-Becker ait eu conscience – fulgurance de pensée – de l’inachevé de sa vie, de son œuvre, ce qui suppose 2) qu’elle ait pu « voir », « saisir en pensée » le « tout de sa vie » comme quelque chose qui aurait pu se réaliser, dans une œuvre achevée, entière, si le temps ne lui avait pas été retiré, ôté, d’où le Schade sur lequel s’achève sa vie. Elle a conscience d’une privation de temps, causée par sa mort subite, elle a la vision (intuition catégoriale) de ce « tout » d’une vie « complète » devenue impossible à réaliser, car impossible à poursuivre, et donc d’une œuvre conçue dans un projet comme à achever, et qui est brisée. L’intuition de l’achevé (conçu virtuellement) heurte le temps du réel et de sa loi, qui se dérobe à elle et en empêche une réalisation effective.
                      La conscience donatrice
                      Le dernier échelon de cette remontée dans la saisie, la prise14 pensante de l’inachevé – avant de considérer ce qu’il en est de l’« inachevé » dans la langue et de son expression dans une construction linguistique – est l’interrogation du rapport à la signification de cette intuition catégoriale. Y a-t-il concurrence entre la signification (le langage) et l’intuition (la perception)15? La question ne se pose plus en termes de concurrence et d’opposition dès lors qu’intervient, précédant l’opposition et ses deux termes, l’idée de « donation »: « la donation précède l’intuition et la signification16 ». La donation permet ainsi de ne plus opposer, mais de concilier « la simple perception prélinguistique et le champ des expressions linguistiques » (ibid.). Elle est ce qui permet un élargissement de l’intuition: « Plus élargie que l’intuition, plus autonome que la signification, la donation donne le phénomène à travers elle, parce que de part en part, il lui revient de faire la donne de la chose en personne17. »
                      « Schade » : un cas d’une prédication précoce
                      Cette incursion en terre philosophique18 nous a permis de remonter et d’éclairer la saisie du phénomène qu’est l’expérience de l’inachevé, son penser, et nous poursuivons cette exploration des coulisses en considérant la forme linguistique qui dit cet inachevé, et la façon dont se construit cette forme. Pour éclairer ce qui se passe dans la langue avant que soit dit: « Schade », nous allons considérer la forme linguistique de ce jugement, porté par une structure impersonnelle averbale, et éclairer ainsi que nous l’avons fait en première partie quant à l’intuition catégoriale, ce qu’il en est de cette forme linguistique et de sa genèse architecturale.
                      « Schade, es ist schade » (« Dommage, c’est dommage »), est un exemple de structure impersonnelle, qui est en fait une structure « imparticulière19 » au sens où les catégories y sont en attente de détermination particulière. Dans cette structure imparticulière, la structure prédicative s’établit au stade précoce de la prédication, c’est-à-dire sur la position la plus précoce du parcours prédicationnel, dont nous avons démontré la qualité de continuum. À ce stade, les qualités propres de cette structure ont bien le caractère d’« indéterminé », et les catégories constitutives de la prédication – en particulier celles de la personne et de la diathèse – portent ce trait de l’indétermination. Le poème « Conversation20 » de Jean Tardieu éclaire magnifiquement le parcours de la langue tissant ensemble les deux techniques – et les deux visées –, structure impersonnelle et globalité d’un côté, structure personnelle et pluralité, de l’autre. La globalité du « ça » dans la question d’ouverture « Comment ça va sur la terre? » permet d’englober une pluralité généralisante, l’entier du monde, avant de descendre dans la pluralité des particuliers – « Les petits chiens sont-ils prospères? Et les nuages? Et les volcans? Et les fleuves? Et le temps? Et votre âme? » C’est ainsi que la structure impersonnelle présente elle aussi des affinités avec les notions d’entier et de clos21, notions que nous retrouvons ici, avec la synthèse prédicative. Ce rapprochement de la synthèse prédicative de l’intuition catégoriale, d’une part, et de la structure imparticulière, de l’autre, révèle l’étendue des phénomènes que ces notions de clos et d’entier recouvrent.
                      L’inachevé et le temps
                      La conscience d’inachevé du « Schade22 », dont nous avons exposé les caractéristiques de la structure prédicative qui la dit – un emploi prédicatif absolu d’une forme adverbialisée, laquelle exprime, par la force de son jugement catégorique, la puissance du « résultat » asserté. Il reste à considérer ce qu’il en est du temps dans cette conscience de l’inachevé d’une part, et d’autre part dans son expression linguistique, la forme participiale privative « in-achevé ».
                      Que le temps s’origine dans la conscience humaine23, et que nous ayons conscience du temps, c’est ce qui nous permet de concevoir l’idée d’inachevé.
                      Le sentiment d’inachevé est d’autre part produit et construit dans la « conscience du temps », une donnée de la conscience d’un sujet, d’une personne. Pour éclairer ces niveaux d’élaboration et des opérations en jeu dans cette construction linguistique, nous allons à présent étudier ce qu’il en est de la « représentation » du temps qu’a le sujet et ce qu’il en est de l’aspect « accompli » convoqué par le morphème participial d’« achevé24 ». Le caractère « privatif » de la négation est bien sûr fondamental dans la signification du mot « inachevé » et sera abordé également.
                      L’expression de l’inachevé
                      Nous avons considéré plus haut ce qu’il en est de l’« intuition », de la saisie dans une conscience d’une intuition, d’un sentiment d’inachevé, et cela en amont du mot « inachevé », de sa forme de langue, une forme participiale nominalisée. Nous avons considéré l’intuition de l’inachevé à la source du « schade » de Paula Modersohn-Becker. Comment la conscience temporelle de l’inachevé s’élabore-t-elle dans l’intellect? Et quels outils la langue lui offre-t-elle pour le dire?
                      Nous avons vu que l’intuition catégoriale « est donatrice », « donne », permet la saisie non sensible d’une totalité par une conscience – « Le chat est sur le paillasson ». Nous nous intéressons maintenant à la saisie par cette même conscience de quelque chose qui est le résultat présent d’une antériorité passée.
                      Nous allons observer ce qu’il en est de la saisie du temps depuis cette conscience, depuis son présent « obligé », imposé par l’opération même de penser, comme celle de dire, depuis l’actualité du dire25.
                      La pensée engage des opérations de saisie dans le monde à partir d’une conscience, elle-même partie du monde. Une saisie est opérée, elle est première, au service d’une visée, et prendra forme dans une construction de nature linguistique propre à construire un sens et à le communiquer. L’opération linguistique, avec ses opérations propres, achèvera ce parcours qui va de la pensée, d’une saisie du monde, d’une intuition, à sa mise en forme – une transcription, une traduction – en langue qui passe par une construction d’ordre syntaxique, une formulation dans une forme opérée.
                      Quand survient donc l’idée d’inachevé?
                      L’« inachevé » par l’inaccomplissement du principe créateur
                      Il y a l’inachevé des œuvres, le facteur souvent responsable étant le temps objectif, le temps du monde, le temps ayant manqué pour que l’aboutissement ait lieu, que l’œuvre accomplie advienne. La Genèse offre l’exemple par excellence de l’accomplissement d’une œuvre, la Création, à laquelle le temps n’a pas manqué; la création est achevée le sixième jour, il lui faut alors être « jugée bonne », et le septième jour fournit ce temps nécessaire: la Création achevée est « bien faite26 ».
                      Sont entrées ainsi dans l’histoire artistique des œuvres inachevées, le Requiem de Mozart, La symphonie inachevée (La Symphonie no 8) de Franz Schubert, ou L’homme sans qualités de Robert Musil…
                      Inachevé correspond ici à l’observation factuelle du caractère inabouti de l’œuvre, qui appelle à être complétée, car perçue comme inachevée, et donc imparfaite. « Encore du temps », c’est ce que l’artiste suisse Aimé Pache ressent: « la peindre encore, comme une fois déjà, en plus grand seulement, et en plus achevé27. »
                      Pour parvenir à l’accomplissement, à ce qui ne doit plus être augmenté, il faut que la volonté de l’artiste et le bon vouloir du temps collaborent. Il faut que l’aion, le « principe éternel de la création28 » soit au rendez-vous, et offre la force vitale du temps à qui en a besoin. Schade dit la négation privative de l’aion.
                      L’œuvre n’aura pas été conduite à son terme, ne connaîtra pas son entéléchie29, son principe créateur s’étant trouvé empêché d’aboutir à son « accomplissement ».
                      La privation de la possibilité du temps à venir
                      L’« inaccomplissement » du principe créateur est responsable de l’état d’« inachevé », que celui-ci soit d’ordre naturel et imprévisible, ou d’ordre personnel. Dans l’exemple du peintre suisse, Pache, le non-désir de peindre encore, et la satisfaction de l’état obtenu interrompent – c’est sa décision – le principe créateur. Dans le cas de Modersohn-Becker, c’est la mort subite qui en décide ainsi. Pour elle, le désir de poursuivre son œuvre – et sa vie – est brusquement révoqué, anéanti, vain; aucun supplément de temps ne lui est accordé30.
                      Là où le premier artiste, Pache, en quelque sorte ferme volontairement la parenthèse du temps, Modersohn-Becker, elle, se représente la béance temporelle du temps à venir, qui ne lui est pas accordé; elle est dans la perspective de l’attente, là où lui était dans la satisfaction de l’accompli. Nous espérons avoir en partie éclairé cet « objet » qu’est l’absence de temps, cette « totalité non sensible » que l’intention catégoriale permet de saisir en pensée, et qui se traduit pour celui qui opère cette saisie par le sentiment de privation, l’attente, le désir enregistrant l’impossibilité d’un supplément de temps.
                      Cette amputation de temps que la tension de l’esprit enregistre, dans une fulgurance31 de pensée, dans le présent de la conscience qui saisit l’arrêt du temps à venir, et dont il interprète la conséquence – celle de privation des possibles pour l’œuvre à venir –, la langue va l’exprimer, le dire avec le mot schade.
                      Conclusion
                      Nous avons tenté d’éclairer les opérations qui se produisent dans l’esprit et la conscience de Modersohn-Becker avant qu’elle ne prononce cette ultime parole, ce mot de schade, en mourant. De précieux concepts ont permis d’approcher cette remontée le long du parcours qui va de l’expérience et de la conscience de l’inachevé, à son dire en parole. Le concept husserlien d’« intuition catégoriale » et de « vision », ouvrant les portes à des perceptions du non-sensible, rend compte de cette saisie d’un entier de temps que réalise, dans une fulgurance de pensée, la peintre, à l’ultime moment de sa vie. L’intuition catégoriale de Husserl donne accès à cette « totalité » que Modersohn-Becker saisit en pensée sans qu’elle ait besoin de la désigner – de la nommer – et à laquelle elle attribue le tout dernier prédicat, schade. Toutes ces opérations sont portées par des fugurances: la fulgurance de saisie – la « prise pensante »; la fulgurance du dit délivré par la langue, permise et réalisée par l’instrument linguistique de la prédication précoce propre aux phrases impersonnelles et à leur nature im-particulière.

      • #136509 Répondre
        graindorge
        Invité

        Spas MA. J’ai découvert Paula Modersohn – Baker gràce à ce film vu en dvd vos. Très juste. Bons acteurs. Début du XXème et ça parait si loin Elle disait qu’elle allait mourir jeune en rigolant…  » Que ma vie soit une fête! »
        J’aime bien aussi cet auto-portrait, spas Ostros. Ça s’appelle auto-portrait lorsqu’on voit tout le corps? Flemme d’aller m’informer et puis j’ai un gros rhume. Je me couvre bien avant d’aller admirer le Caillebotte partagé par Rémi. Spas Rémi!

    • #136501 Répondre
      Rémi
      Invité

      Vue de toits - Caillebotte
      Vue de toits (Effet de neige) – Gustave Caillebotte

      • #136504 Répondre
        MA
        Invité
      • #136566 Répondre
        Oscar
        Invité
        • #136567 Répondre
          cinema
          Invité

          Merci pour la lumière.

        • #136582 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Bien le bonjour Oscar: Aaah les toîts!
          Connu le toit, terrasse gigantesque où l’on va étendre son linge et où on s’attarde à admirer l’espace, la ville, la mer au loin, le ciel et à faire un brin de causette avec une voisine
          Généreux partage: toit où on prend le soleil, où l’on se sèche les longs cheveux entre frangines où copines où on bavarde et glousse
          Spas Oscar!!

          • #136641 Répondre
            uc
            Invité

            « où l’on se sèche les longs cheveux entre frangines où copines où on bavarde et glousse » Qui fait ça encore ça avec Dyson ?

            • #136647 Répondre
              graindorge
              Invité

              Regardez le partage de Oscar, uc: c’est l’un des tableaux de Sloan partagé par l’amie Oscar

              • #136649 Répondre
                yatropdenoirsdanslequipedefrance
                Invité

                La flemme, t’es pfffffffffffffffffff e j’en pense des F

          • #136663 Répondre
            Oscar
            Invité

            Salut Graindorge !
            Oui les toits de New-York, les toits de Paris, la vie sur les toits… il y aurait beaucoup à partager.
            « Spas » c’est quelle langue ?
            Je poursuis avec Glackens – Chez Mouquin. Dans « couleur » également.
            .
            wjg

            • #136747 Répondre
              graindorge
              Invité

              Spas veut dire merci en kurde.

            • #137057 Répondre
              Alexandre
              Invité

              Je suis frappé par la réalité du visage, et du regard, du mec. Là où les autres personnages, y compris sa femme, paraissent plus esquissés.
              L’homme a une présence quasi photographique..

              • #137063 Répondre
                Oscar
                Invité

                Oui, la femme (qui n’est pas la sienne mais celle du propriétaire de l’établissement…) est loin. Ailleurs.
                On est très proche de Manet à certains endroits de la toile non ?
                Dans quelques autres de ses tableaux, on est chez Renoir : )

    • #136681 Répondre
      cinema
      Invité

      <img src= »http://www.arsmundi.de/fr/robert-hettich-tableau-liturgie-2008-874950/ » alt= »Robert Hettich:
      Tableau « Liturgie » (2008) » />

    • #136682 Répondre
      cinema
      Invité

      <img src= »https://www.arsmundi.de/fr/robert-hettich-tableau-liturgie-2008-874950/ » alt= »Robert Hettich:
      Tableau « Liturgie » (2008) » />

    • #136683 Répondre
      cinema
      Invité
    • #137046 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Un peintre anarchiste/libertaire : Maximilien Luce.
      Luce

      • #137052 Répondre
        Ostros
        Invité

        J’adore ces petits points colorés

        • #137055 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          C’est l’influence du « pointillisme », dit on.

    • #137047 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite:
      Matin intérieur
      _
      Luce

      • #137050 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Maximilien Luce, suite.
        Le port de Londres
        _
        Luce

    • #137051 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite
      Une rue de Paris en mai 1871,
      _
      Luce

    • #137053 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite.
      La

    • #137054 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite (erreur au message précédent).
      La toilette
      _
      Luce

    • #137081 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite.
      Le travail en peinture (ce n’est pas si fréquent).
      Fonderie à Charleroi.
      _
      Luce

    • #137082 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Maximilien Luce, suite.
      La grève en peinture (assez rare aussi).
      Le drapeau rouge, ou la bataille syndicaliste.
      _
      Luce

      • #137099 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        quelque chose me gene dans ce Maximilien Luce, et je n’arrive pas bien. à définir quoi
        peut etre quelque chose de trop attendu dans la façon d’aborder ses sujets
        une absence d’incongru
        une absence de vide, aussi
        à part peut etre Une rue de Paris, où il y a du vide

      • #137426 Répondre
        Oscar
        Invité

        el Un soir de grève – Eugène Laermans

        • #137434 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          ca a pas l’air marrant la greve

          • #137437 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            @FB et Oscar
            Merci Oscar.
            C’est une vraie question : on trouve assez peu d’œuvres satisfaisantes sur la grève ou la lutte sociale. Il est vrai que ce tableau, et les deux tableaux de Luce sur la question ne sont pas les plus beaux que j’ai pu voir. La question, ce serait de savoir pourquoi.
            ps : pour Luce, je serai quand même moins sévère sur Matin intérieur et la maison diffusée en premier (ainsi que le port de Londres).

            • #137444 Répondre
              Oscar
              Invité

              Emile, Peu d’œuvres (satisfaisantes) certainement car la grève est récente et que rapidement la photographie pu prendre le relais de la peinture ?

              • #137445 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Oscar
                Oui, tu as sans doute raison. En tout cas c’est une des raisons. Je vais chercher.

                • #137525 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  ja Jules Adler – La Grève au Creusot

                  Puis l’échec du syndicalisme au Creusot…

                  • #137537 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Oscar.
                    J’allais le mettre! Je suis frappé par le noir au premier plan, qui déséquilibre le tout. Il n’y a pas de point d’appui. Mais j’ai vu d’autres reproductions qui ne donnent pas cet effet de noir. L’homme au centre porte une veste marron par exemple.
                    _
                    Moi, j’ai découvert un Monet sur le travail :
                    _
                    Monet

    • #137453 Répondre
      MA
      Invité

      Les asperges de Manet

    • #137455 Répondre
      MA
      Invité

      null

    • #137457 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « Un soir de grève: je vois tous ces gens comme
      au bord d’un précipice avec un ciel qui semble à 2 doigts de leur tomber sur la tête
      Des enfants pieds nus et cette dame au premier plan à droite: un bébé dans les bras, un autre dans le ventre et un.e troisième qui braille et voudrait peut-être aussi être dans les bras de la maman ou juste rentrer à la main. À moins qu’il ait faim ou tout ça à la fois. Merci Oscar
      Sans transition, les asperges MAgnifiques de
      MA net: sur ce fond ocre/ marron qui rappelle la terre. Beau contraste avec le vert, le blanc et le violet
      des pointes

      • #137524 Répondre
        Oscar
        Invité

        Les asperges d’Adriaen Coorte !

        • #137529 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Tu es partie avec les asperges de Coopte dans le sac?
          Moi, à Nice, je peux rien partager. Juste ça
          « C’est un tout petit tableau, presque insignifiant au premier regard, aujourd’hui conservé au Rijksmuseum (fig. 1). On pourrait facilement passer devant sans s’arrêter, tant son sujet semble banal: un simple fagot d’asperges, lié d’une cordelette, posé sur une pierre sombre devant un fond neutre. Rien n’y frappe par le spectaculaire, rien n’évoque la virtuosité au sens habituel du terme. Pourtant, cette œuvre, modeste au milieu des vastes salles du musée amstellodamois, où dominent l’imposante Ronde de nuit de Rembrandt ou la fameuse Laitière de Johannes Vermeer, occupe une place singulière dans l’histoire de ce que l’on appelle, depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, la «nature morte» – un genre que les peintres néerlandais du XVIIe siècle désignaient du terme de stilleven.

    • #137574 Répondre
      ,
      Invité

      Jules-Bastien Lepage, Le petit colporteur endormi

      • #137576 Répondre
        MA
        Invité

        VG

        • #137577 Répondre
          MA
          Invité

          • #137580 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Heidegger, L’origine de l’œuvre d’art.
            _
            « Comme exemple, prenons un produit connu : une paire de souliers de paysan. Pour les décrire, point n’est besoin de les avoir sous les yeux. Tout le monde en connaît. Mais comme il y va d’une description directe, il peut sembler bon de faciliter la vision sensible. Il suffit pour cela d’une illustration. Nous choisissons un célèbre tableau de Van Gogh, qui a souvent peint de telles chaussures. Mais qu’y a t-il là à voir ? Chacun sait de quoi se compose un soulier. Un tel produit sert à chausser le pied. Matière et forme varient suivant l’usage, soit pour le travail aux champs, soit pour la danse.
            _
            D’après la toile de Van Gogh, nous ne pouvons même pas établir où se trouvent ces souliers. Autour de cette paire de souliers de paysans, il n’y a rigoureusement rien où ils puissent prendre place : rien qu’un espace vague. Même pas une motte de terre provenant du champ ou du sentier, ce qui pourrait au moins indiquer leur usage. Une paire de souliers de paysan, et rien de plus. Et pourtant… Dans l’obscure intimité du creux de la chaussure est inscrite la fatigue des pas du labeur. Dans la rude et solide pesanteur du soulier est affermie la lente et opiniâtre foulée à travers champs, le long des sillons toujours semblables, s’étendant au loin sous la bise. Le cuir est marqué par la terre grasse et humide. Par dessous les semelles s’étend la solitude du chemin de campagne qui se perd dans le soir. A travers ces chaussures, passe l’appel silencieux de la terre, son don tacite du grain mûrissant, son secret refus d’elle-même dans l’aride jachère du champ hivernal. A travers ce produit repasse la muette inquiétude pour la sûreté du pain, la joie silencieuse de survivre à nouveau au besoin, l’angoisse de la naissance imminente, le frémissement sous la mort qui menace. Ce produit appartient à la terre, et il est à l’abri dans le monde de la paysanne. Au sein de cette appartenance protégée, le produit repose en lui-même.
            _
            Tout cela, peut-être que nous ne le lisons que sur les souliers du tableau. La paysanne, par contre, porte tout simplement les souliers. Mais ce « tout simplement » est-il si simple ? Quand, tard au soir, la paysanne bien fatiguée, met de côté ses chaussures ; quand chaque matin à l’aube elle les cherche, ou quand, au jour de repos, elle passe à côté d’elles, elle sait tout cela, sans qu’elle ait besoin d’observer ou de considérer quoi que ce soit. L’être-produit du produit réside bien en son uti­lité ».

            • #137581 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Suite…
              _
              « L’être-produit du produit a été trouvé. Mais de quelle manière ? Non pas au moyen de la description ou de l’explication d’une paire de chaussures réellement présentes ; non pas par un rapport sur le processus de fabrication des souliers ; non pas par l’observation de la manière dont, ici et là, on utilise réellement des chaussures. Nous n’avons rien fait que nous mettre en présence du tableau de Van Gogh. C’est lui qui a parlé. La proximité de l’œuvre nous a soudain transporté ailleurs que là où nous avons coutume d’être.

              L’œuvre d’art nous a fait savoir ce qu’est en vérité la paire de souliers. Ce serait la pire des illusions que de croire que c’est notre description, en tant qu’activité subjective, qui a tout dépeint ainsi pour l’introduire ensuite dans le tableau. Si quelque chose doit ici faire question, c’est que nous n’ayons appris que trop peu à proximité de l’œuvre, et que nous ne l’ayons énoncé que trop grossièrement et trop immédiatement. Mais avant tout, l’œuvre n’a nullement servi, comme il pourrait sembler d’abord, à mieux illustrer ce qu’est un produit. C’est bien plus l’être-produit du produit qui arrive, seulement par l’œuvre et seulement dans l’œuvre, à son paraître.

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