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- Ce sujet contient 163 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
auto-stop, le il y a 4 semaines.
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AuteurMessages
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Emile Novis
InvitéNouvelle page, car la précédente est saturée.
Je commence sur le dernier tableau proposé par Oscar en lien avec le travail :
Pissaro, La charcutière, 1883, huile sur toile
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Emile Novis
InvitéEt le De La Tour, Saint Joseph charpentier
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Oscar
InvitéLa représentation du travail en peinture suite > https://artsandculture.google.com/story/rAWhpwJ2KKV6KA
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Emile Novis
Invité@Oscar
Merci pour le site.
Je retiens celui-là, de Kroyer.
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Oscar
InvitéJ’ai envie de poster un Renoir, Les Vendangeuses

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Oscar
InvitéMais je pense beaucoup au petit paysan de Modigliani

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Claire N
InvitéMerci pour ce petit bout de toile qui fait peau a un endroit où d’autres auraient mis une cravate
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François Bégaudeau
Maître des cléselle sont dingues ces mains
elle disent tellement tout
(bien que je ne sache pas ce qu’elles disent)-
Claire N
InvitéOui- et le blanc qui reste entre certains doigts
Ça m’a fait penser à du blanc d’œil
Ou de la toile qui persiste
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nefa
InvitéAvant la première guerre mondiale
âge quatre ans et demi (plus 9 mois)
le feu fait
les sons font
et la soupe
quand l’il y a nerfs d’Artaud pointe ça fait
à forme ça n’en finit pas de finir
à s’en faire
un médecin lui conseillera : arts
dont les œuvres font
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MA
InvitéEn attendant la grande expo au Musée d’Orsay. https://www.musee-orsay.fr/fr/programme/agenda/expositions/renoir-et-lamour
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Oscar
Invité
Albert Edelfelt – La laitière-
François Bégaudeau
Maître des clésc’est marrant toutes ces travailleuses pensives, dans la peinture
c’est à dire à la fois actives, tout à ce qu’elles font, mais pas
pas tout à ce qu’elles font
son regard sur le coté ouvre un autre espace, une autre scène, un autre tableau – la scène de sa pensée (que chacun peindra comme il l’entend)-
Oscar
InvitéC’est vrai.
La peinture art de la surface. Rien que la surface.
Par quoi les mondes s’ouvrent.
Celui du peintre, du sujet, du regardeur. Celui des tableaux entre eux aussi… -
Emile Novis
Invité@FB et @Oscar
J’aime ce tableau également. Et j’adhère à 100% à vos deux messages. On ne peut mieux dire. Ce regard, c’est une ligne de fuite qui s’entrouvre.
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Une autre travailleuse (puisqu’il s’agirait peut-être d’une servante alcoolique) qui file vers un ailleurs, mais elle, elle est partie encore plus loin : Vermeer, Une jeune fille assoupie
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça
Un autoportrait caché de Vermeer révélé grâce aux rayons X https://share.google/5FULccDlxzZrZRJT7-
Emile Novis
InvitéSacré Johannes.
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Claire N
Invité« Ce regard, c’est une ligne de fuite qui s’entrouvre. » merci pour la manière
Et de convoquer et d’ouvrir fidèle à la constitution
De la matière peinture
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..Graindorge
InvitéMerci Oscar pour ce tableau.
On sent l’effort du labeur quotidien. Trouvé que c’est un bar à lait cette barque. Lait que cette femme distribue à différents endroits.
Le corps est dynamique : elle rame avec vigueur car il y en a du poids. La barque est lourde. La Laitière transpire. L’écharpe lui protège le cou et lui servira à s’éponger. Elle a chaud: les couleurs du visage, le nez brillant.
J’aime son regard pensif, rêveur, ailleurs:
le corps bien présent sait ce qu’il a à faire.
La fatigue du corps due à l’effort et à la vigilance permet cette liberté de la pensée et/ ou de la rêverie-
Oscar
InvitéMerci pour le bar à lait, je ne connaissais pas. J’avais hésité avec un autoportrait de Vera Rockline, et finalement j’ai choisi l’eau. Et la lumière du matin.
Bon week-end (niçois ?) Graindorge !-
..Graindorge
InvitéNiçois toujours Amie! Et ce samedi sous la pluie!
J’adore
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MA
InvitéDerrida, La vérité en peinture (Flammarion), conclusion :« Toutes ces chaussures restent là… il en a peint beaucoup… on aimerait bien faire céder la cause très singulière de cet acharnement : que faisait-il au juste ? – comme un tribut inappropriable. Un fantôme s’attribue-t-il ? Peut-on dire ‘le fantôme de’ si on ne peut dire les souliers de ? Pas de justice distributive pour ce tribut. Les chaussures sont toujours ouvertes à l’inconscient de l’autre… Quand Artaud proteste contre les fantômes… il proteste au nom d’une certaine vérité, sans sujet, sans objet, accordée à une musique qui revient souvent dans son texte… Et l’exclusion apparente des fantômes, de ceux-ci et non de ceux-là, est seulement destinée à laisser revenir l’inquiétante étrangeté, la sensation d’occulte étrangeté. Ecoutez la peinture. Elle nous ‘épouillerait’, selon Artaud, de l’obsession de ‘faire que les objets soient autres’, d’oser enfin ‘risquer le péché de l’autre…’ Il faudrait ‘rendre’ encore, donc, en se séparant… Mais la séparation c’est en soi déjà, dans le mot, dans la lettre, dans la paire, l’ouverture du secret. »
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Invitémerci. pour les différentes versions aussi sur l’autre page. simple et mystérieux ces chaussures
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François Bégaudeau
Maître des clésde qui parle-t-il?
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Emile Novis
InvitéIl était question des souliers de Van Gogh.
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Samuel_Belkekett
InvitéIl est très important de savoir que Derrida était un fetichiste des pieds.
Sinon il est difficile d’avoir accès à certains textes.
Tous les prétextes étaient bons pour se rapprocher des pieds.
Il disait de Foucault qu’il était con comme ses pieds, tant on sait qu’il aurait tant aimé posséder les pieds de Foucault.
Malheureusement le texte ne dit pas s’il s’agit de Michel ou Jean-Pierre Foucault.-
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François Bégaudeau
Maître des clés« Malheureusement le texte ne dit pas s’il s’agit de Michel ou Jean-Pierre Foucault. »
Blague faite 5000 fois dans les années 90
C’est marrant comme sur 3421 posts, Belkeket et ses pseudos n’ont pas réussi à etre drole une seule fois
Ca s’improvise pas.
Quant au texte de Derrida, ij’e retiens ceci, qui est vertigineux : elle nous ‘épouillerait’, selon Artaud, de l’obsession de ‘faire que les objets soient autres’, d’oser enfin ‘risquer le péché de l’autre…’-
Claire N
InvitéLe pêcher de l’autre Oui -cette charité là , et toujours en mode mineur
Épouiller plutôt que lèpre
Il y a la plus de douceur puisqu’il n’est point question d’avoir cure de la putréfaction-
nefa
InvitéAntonin Artaud ; Van Gogh Le Suicidé de la Société
là vers la fin-
François Bégaudeau
Maître des clésjustement j’avais dans l’idée de le relire
35 ans plus tard -
Claire N
Invité« Comme sans penser à mal, mais par un de ces plis du nez dépressifs d’un anodin quelque chose oú tout l’inconscient bourgeois de la terre a inscrit la vieille force magique d’une pensée cent fois refoulée «
Le « nez dépressif « et l’ » anodin quelque chose « merci – cette façon qu’il a de décrire la forme faible du dégoût -
Jean-Marie Bigard
Invité« d’oser enfin risquer le pêché de l’autre », j’ai du mal à saisir… vois pas trop à quoi ça fait référence
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François Bégaudeau
Maître des clésil n’y a pas à comprendre, il y a à lire
laisse les mots respirer en toi, sans tout de suite vouloir leur faire dire, lampe braquée dans leurs yeux -
..Graindorge
Invité« laisse les mots respirer en toi, sans tout de suite vouloir leur faire dire, lampe braquée dans leurs
yeux »
Et grand merci nefa -
Claire N
InvitéJe peux essayer de te préciser un peu à quoi ça m’a fait pensé si tu veux
La tournure a tout de suite désarçonné l’expression en place « pêcher de chair «
Et je t’avoue que ça m’a bien fait rire de la voir passer cul par dessus tête
Ensuite la voilà qui s’imprime, je pense que le hasard de la prochaine occasion me fera reconnaître quand je n’y serais pas
J’ai pensé aussi à la charité d’une saison en enfer
Et va savoir pourquoi aux petites bêtes
Aux entrailles et aux liseurs d’augures -
Claire N
InvitéLe fait est qu’il semble bien que je prenne la chose tres au sérieux
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..Graindorge
Invité« Je crois que Gauguin pensait que l’artiste doit rechercher le symbole, le mythe, agrandir les choses de la vie
jusqu’au mythe,
alors que van Gogh pensait qu’il faut savoir déduire le
mythe des choses les plus terre-à-terre de la vie.
En quoi je pense, moi, qu’il avait foutrement raison.Car la réalité est terriblement supérieure à toute histoire,
à toute fable, à toute divinité, à toute surréalité.
Il suffit d’avoir le génie de savoir l’interpréter.
Ce qu’aucun peintre avant le pauvre van Gogh n’avait
fait,
ce qu’aucun peintre ne fera plus après lui,
car je crois que cette fois-ci,
aujourd’hui même,
maintenant,
en ce mois de février 1947,
c’est la réalité elle-même,
le mythe de la réalité même, la réalité mythique ellemême, qui est en train de s’incorporer.
Ainsi, nul depuis van Gogh n’aura su remuer la grande
cymbale, le timbre suprahumain, perpétuellement suprahumain suivant l’ordre refoulé duquel les objets de la vie réelle sonnent,
lorsqu’on a su avoir l’oreille assez ouverte pour comprendre la levée de leur mascaret.
C’est ainsi que la lumière du bougeoir sonne, que la lumière du bougeoir allumé sur le fauteuil de paille verte sonne
comme la respiration d’un corps aimant devant le corps d’un
malade endormi. » -
François Bégaudeau
Maître des clés« Car la réalité est terriblement supérieure à toute histoire,
à toute fable, à toute divinité, à toute surréalité.
Il suffit d’avoir le génie de savoir l’interpréter.
Ce qu’aucun peintre avant le pauvre van Gogh n’avait
fait, »
Ce qu’aucun peintre avant lui n’avait fait aussi explicitement
Mais tous les peintres font ça. Tous.
Tous les peintres sont matérialistes, comme dit Didi. -
Claire N
InvitéTu sais ce texte de AA me fait beaucoup penser à « ma cruauté «
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..Graindorge
InvitéAmusant: pris hier ma cruauté. À la gare du Sud, il n’y en a que 2 de FB et je vais de ce pas revoir/ relire ce qui en a été dit
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François Bégaudeau
Maître des cléscruauté étant un mot cher à AA, comme on sait
ou comme on ne sait pas, auquel cas :
https://sceneweb.fr/histoire-le-theatre-de-la-cruaute-dantonin-artaud-quest-ce-que-cest/
(mais je maitrise assez mal ce qu’il entend par là, faudrait aussi que je relise aussi) -
docteur Foudubus
InvitéJ’ai jamais lu Artaud, mais avez-vous vu le film sur lui avec Sami Frey ? J’ai trouvé ça vachement bien moi 🙂
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François Bégaudeau
Maître des clésà question, question et demie à toi et tes pseudos : est ce que tu pourrais occuper autrement ton dimanche qu’à polluer cet espace?
il fait soleil
des milliers de livres ou d’oiseaux t’attendent -
docteur Foudubus
InvitéDésolé M. Bégaudeau mais je crois que vous me confondez avec quelqu’un d’autre.
Je met votre énervement sur le compte de l’anonymat de ce site en particulier et de l’internet en général.
Je ne suis pas venu pour faire mon malin mais pour parler de choses que j’aime avec des gens que j’estime, et si je viens ici avec autant d’investissement ces 2 derniers jours c’est notamment parce que j’ai déjà été refoulé par des gens que j’estimais.
Se faire refouler par des gens que j’aime ou respecte est une chose qui m’attriste et que je finis
Et quand à jouer les solitaires-solaires qui n’ont pas besoin de socialiser, merci j’ai déjà donné dedans, d’ailleurs la citation qui a changé ma vie provient de Nietzsche :
« Il y a au-dessus des émanations et de la fange des bas-fonds humains une humanité plus haute et plus claire, qui sera très petite par le nombre – car tout ce qui émerge est, par essence, rare. On en fait partie non parce qu’on serait plus doué ou plus vertueux ou plus héroïque ou plus aimant que les hommes d’en bas, mais parce qu’on est plus froid, plus clair, plus large de vues, plus solitaire, parce qu’on supporte, préfère, exige la solitude comme bonheur, comme privilège, même comme condition d’existence, parce qu’on vit parmi les nuées et les éclairs comme parmi ses semblables, mais aussi sous les rayons du soleil, les gouttes de rosée, les flocons de neige et tout ce qui vient nécessairement d’en haut et qui, lorsqu’il bouge, ne bouge éternellement que dans la direction du haut vers le bas.
Les aspirations vers les hauteurs ne sont pas les nôtres. Les héros, les martyrs, les génies et les enthousiastes ne sont pas assez calmes, patients, fins froids et lents pour nous. »Et ben après plusieurs années de solitude j’en ai conclu que rien ne vaut les rencontres humaines, même celles qui font mal. Mais attention à ne pas prendre ma tendresse pour de la connerie, je sais très bien jouer les gros durs quand on m’y pousse.
Et la dernière fois que l’on ma sentimentalement refoulé c’était en 2020, résultat : je traine sur JVC et je fais la rencontre d’un certain Jean-Dollar, (ou Juan-Pesos, oui oui je suis sûr que vous voyez de qui je parle, un sacré intellectuel hein ? ce qui est marrant c’est qu’en 2021 il me pousse tellement à bout que je lui ai envoyé un MP d’insulte, et de le voir là 3 ans après, et ben je me dis que la Nature est décidément bien distribuée parfois). Oui je sais vous vous en foutez, mais si vous ne voulez pas de malentendu et de déclaration intempestives, ma foi, un site internet plus formel serait mieux indiqué.
Voilà donc maintenant que j’ai vidé mon sac, c’est allégrement que je peux prendre mes distances. Parce que comme disait Audiard : « Et pourquoi je m’énerverais ? Monsieur joue les lointains… Et d’ailleurs, je peux très bien lui claquer la gueule sans m’énerver. »
PS : mon Discord c’est CaroLingePropre. J’y suis pour tout ceux qui veulent parler de Nicolas Lebourg.
Et j’adore toutes vos vidéos, toutes vos critiques et toute votre politique M. Bégaudeau. Ce qui m’épate chez vous c’est que vos avis sont toujours imprévisibles mais toujours solides.
Pas bonne journée.
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François Bégaudeau
Maître des clésque vous soyez seul ou plusieurs, vous prenez déjà beaucoup de place, dument secondé par l’IA, en foudubus
merci donc de votre retrait -
Claire N
InvitéComme on ne sait pas merci
Mais tu me permet de cibler ma phrase d’accroche ; dans le cadre de la reconversion professionnelle que ce fait appelle :voyance punk- no futur
C’est juste un petit tacle amical à pacome sur les surréalistes mais je compte bien qu’il s’occupe de ma promo -
Claire N
InvitéGabriel Garcia Marquez disait en substance une chose très juste : quand on perd un objet c’est qu’on est certain de oú il n’est pas
Et je dois dire que cela me semble tres matérialiste – ça coupe en fait des fausses croyances que de le retrouver
La peinture me fait ça -
François Bégaudeau
Maître des cléslignes qui ouvrent des portes
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Claire N
InvitéAlors très concrètement oui , ça permet aussi de retrouver ses clés
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
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François Bégaudeau
Maître des cléscontrairement à ce type qui, ayant perdu ses clés, ne les cherchait que sous un réverbère, car c’est là qu’il y avait de la lumière
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Claire N
InvitéRires – celui là on sait oú le trouver
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..Graindorge
InvitéLe théâtre et son double/Texte entier – Wikisource https://share.google/YoxkbeZIREjDFYAQx
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InvitéJ’ai été voir les pages de La vérité en peinture sur les souliers. C’est amusant l’empressement d’Heidegger et Schapiro à halluciner la toile, à lui entrelacer tout platement un fantôme. Une paysanne, ou Van gogh, ou le Christ himself.
Ça résonne bien avec les phrases d’Artaud. Je les renote non tronquées :
« Van Gogh est de tous les peintres celui qui nous dépouille le plus profondément, et jusqu’à la trame, mais comme on s’épouillerait d’une obsession.
Celle de faire que les objets soient autres, celle d’oser enfin risquer le péché de l’autre, et la terre ne peut pas avoir la couleur d’une mer liquide, et c’est pourtant bien comme une mer liquide que van Gogh jette sa terre comme une série de coups de sarcloir. »
Se gratter jusqu’à la trame les poux de l’obsession est-ce s’en débarrasser ou la creuser ? On dirait qu’il y a les deux : « et la terre ne peut pas avoir la couleur d’une mer liquide, et c’est pourtant bien comme une mer liquide ».
Et qu’est-ce que c’est que cette obsession « d’oser enfin risquer le péché de l’autre » ? Pourquoi « oser enfin risquer » (comme s’il y avait à la fois envie, hâte, et empêchement, danger) ? Comment se défait-on de ce à quoi on ne se risque pas ? Qu’est-ce que « l’autre » ? Pourquoi « péché » ? Est-ce qu’Heidegger et Schapiro ont succombé au péché de l’autre ? Est-ce qu’ils l’ont manqué ?
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Au passage, Emile, Derrida rend plutôt justice à Heidegger et se garde bien de se moquer comme j’ai fait.-
François Bégaudeau
Maître des clésil me semble qu’AA valorise le « péché de l’autre »
en quoi l’autre est il un péché?
peut etre parce qu’il impose sa positivité scandaleuse, son être là, son etre-en-trop, pour pasticher le tyrolien-
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InvitéEn ce sens oui, j’aime bien l’idée. Mais pourquoi s’en épouiller alors ? Ce mot, « épouiller », je le trouve difficile à cerner. Le mot « autre », le mot « péché » aussi. Au départ j’avais compris « l’autre » (en italiques) comme le fantôme, le mythe, la fable, la quête d’une surréalité, la posture d’artiste plutôt que le geste de peintre, toutes ces choses dont on costume le réel pour éviter de le regarder en face (« Sera-ce Gauguin ou un autre fantôme ? »). Vu comme ça dans « péché » j’entendais une réprobation. Comme dans : « alors le vieux Van Gogh était roi contre qui, pendant qu’il dormait, fut inventé le curieux péché appelé de la culture turque, exemple, habitacle, mobile, du péché de l’humanité, laquelle n’a jamais su faire autre chose que de manger, au naturel, de l’artiste pour farcir son honnêteté » (et je me demande à quoi renvoie ce « turque »).
Mais si on comprend « l’autre » comme l’irréductible altérité, dans ce cas oui « péché » serait positif, comme une façon de braver, de scandaliser un confortable conformisme du regard. Peut-être comme dans : « ses paysages sont de vieux péchés qui n’ont pas encore retrouvé leurs primitives apocalypses ». Peut-être des semi-péchés, pas tout à fait accomplis (« qui n’ont pas encore retrouvé ») ? En suspens quelque part entre la matière et l’âme ?-
nefa
Invité« ses paysages sont de vieux péchés qui n’ont pas encore retrouvé leurs primitives apocalypses »
bien vu
Artaud part en aval (« risquer le péché de l’autre »), une fois
en quoi sont ils des péchés, c’est l’amont ( leurs primitives apocalypses )
et « oui « péché » serait positif » un premier plat pour y mettre les pieds
ensuite péché désigné (avoué) à moitié pardonné (« semi-péché »?)
j’aime l’idée que la tragédie humaine consiste à ce que nous demeurions des semi-pécheurs-
nefa
Invitésemi-pouilleux marche aussi
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Claire N
InvitéOui je pense qu’il n’a pas une vision depressiative
Du poux
Il y a d’ailleurs une grande tendresse dans les séances d’epouillage
J’ai souvenir de certaines d’entre elles où ma petite revenait toute pouilleuse de s’être fourree la tête dans l’attention commune porté à une trouvaille
On faisait au peigne fin , moi et les autres mamans, à tour de rôle, en mélangeant nos maternités ,le toilettage de notre petite portée
Qui rentrait toute frétillante d’amitié mêlée-
Claire N
InvitéAinsi il apparaît qu’il faut bien une certaine forme de sérénités face à ce qui nous exposera forcément à la tornade de l’animalité , au brut
L’être social peut parfois ne pas souffrir cette transition et d’emblée la constituer en pêché pour se prémunir d’un risque socialement construit sur l’accord tacite que l’autre et moi-même sommes tous deux bien capable de forclore et surtout en responsabilité de dresser, qu’il est à craindre tout débordement
Seulement des choses passent quand même nous mordre la peau, nous la démanger c’est une obsession, les messagers sont rendus dégoûtant et microscopique
VG tombe et cette crainte et cette cécité
Et finalement tout se passe bien-
Claire N
InvitéPasse par ma langue ça donnerait
« no stress – les poux c’est pas des succubes- c’est des poux «
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MA
InvitéVermeer dans tous ses details : https://www.arte.tv/fr/videos/119431-000-A/vermeer-la-plus-grande-exposition/
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François Bégaudeau
Maître des clésOu l’on voit que les historiens de l’art peuvent dire de grosses banalités, qui plus est spéculatives – Vermeer nous parle de notre condition (tous les mots sont faux dans cet énoncé)
pas grave : bonne façon de parcourir cette oeuvre fascinante-
MA
InvitéOui comme s’ils ne savaient pas comment conclure que par des généralités.
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Samuel
InvitéUn peu comme l’ « expression des tensions intérieures de l’artiste » qu’on nous sert pour à peu près tous les peintres du XXe
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Samuel
Invité-
François Bégaudeau
Maître des clésj’écoute en ce moment les cours donnés par Didi-Huberman sur Vermeer, et notamment sur la dentelière, et notamment sur le petit pan de fil rouge de la dentelière
il y en a pour quinze heures, et ce tout petit fil rouge nous mène très loin, et notamment au coeur des oppositions nodales au sein de la critique d’art-
Samuel
InvitéCa m’intéresse, où trouver ces cours ?
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MA
InvitéJ’ai trouvé ça : https://www.youtube.com/watch?v=OT165YRglOY
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François Bégaudeau
Maître des clésoui oui c’est bien ça
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Samuel
InvitéMerci !
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MA
InvitéDoc assez bien fait et passionnant sur la relation avec le Japon, en ce qui concerne l’invention de l’electricite pas Edison et les rapports avec les estampes japonaises pour le tableau de Manet.
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Oscar
InvitéVoix off très pénible mais ça vaut le coup de s’accrocher
» images du monde flottant » https://essentiels.bnf.fr/fr/arts/arts-graphiques/b615f57e-d58c-4629-a452-0316d579ebe2-estampes-japonaises-images-monde-flottant/album/e19f0faf-2971-4602-b9eb-f2569593bd2a-ukiyo-e-images-monde-flottant
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cinema
Invité -
Samuel
Invité
Musiciennes, Baya. J’ai découvert cette artiste ce week-end, la connaissiez vous ?
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Oscar
InvitéOui il en est question dans les fils peinture et l’ancien fil couleur. Je trouve son art est touchant s’il est associé à son parcours et elle est aujourd’hui très bien cotée (estimation moyenne 10000 euros aux enchères actuelles. J’ai pas les résultats par contre).
Je m’intéresse à l’Algérie peinte, et le ‘cas’ Baya me paraît actuellement trop politisé (car dépolitisé, même effet) pour être saisi avec justesse. Et pas assez de recul, histoire récente.
Tu aimes ce qu’elle fait ? C’est toi qui es connaisseur de Kateb Yacine, ou un homonyme ?-
Samuel
InvitéMerci, je tenterai de retrouver ces discussions. J’ignore tout de son œuvre que j’ai découvert par hasard au détour d’un musée. J’ai beaucoup aimé les toiles exposées sans rien connaître du parcours de l’artiste. Peux-tu m’en dire plus sur ces lignes : ‘le ‘cas’ Baya me paraît actuellement trop politisé (car dépolitisé, même effet) pour être saisi avec justesse. Et pas assez de recul, histoire récente.’ ? Je ne connais pas Kateb Yacine et suis globalement assez ignare sur la culture algérienne
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Oscar
InvitéNon j’ai rien à dire de plus, mais elle m’intéresse beaucoup. Je t’ai confondu, y a tellement de Samuel ici, t’as vu !
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Samuel
InvitéOui peut-être faudrait-il que je songe à changer de pseudo. Je demandais des précisions car ton commentaire m’intéresse mais je pense m’inscrire en faux. Il me semble qu’on peut s’intéresser à une œuvre de manière purement formelle, sans tenter de la remplacer dans un contexte. Au moins en première approche ça me paraît plutôt sain. Se demander : qu’est-ce qui me plaît, pourquoi me suis-je arrêté devant ce tableau plutôt qu’un autre ?
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Oscar
InvitéJ’ai la même approche sensible que tu décris, ce qui pose aussi la question des œuvres qui formellement ne transportent pas mais qu’on aime quand même – ou qu’on voudrait aimer.
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Samuel
InvitéQu’on voudrait aimer ? Un exemple ?
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..Graindorge
InvitéKandinsky en 10 dates clés : l’itinéraire d’un pionnier de l’art abstrait https://share.google/4R0VxvNhbMDKBxvHZ
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..Graindorge
Invité« La peinture est un art et l’art dans son ensemble n’est pas une vaine création d’objets qui se perdent dans le vide, mais une puissance qui a un but et doit servir à l’évolution et à l’affinement de l’âme humaine. »
Kandinsky
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Oscar
Invité
Jacopo Bassano – Deux Chiens…-
François Bégaudeau
Maître des cléscompliqué pour mes yeux, ça
et pas seulement parce que je préfère les chats-
Dr Clavier
InvitéEt pourquoi donc ? Les français veulent savoir
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François Bégaudeau
Maître des clésles chats n’aboient pas
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nefa
Invitéj’y vois alain delon
en particulier son sur le tard canin-
Claire N
InvitéRires t’es vache
Mais il y a un zoom dans ce tableau qui me plaît
Ceux des poils qui rebiquent autour de la corde qu’on devine au coup du mâle
Cette interaction avec le pelage
C’est la première fois que je la vois en peinture
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..Graindorge
InvitéTrouvé ça cher.e Oscar.
Le titre complet car tu étais encore pressé.e ce matin
» deux chiens de chasse liés à une souche »
Presque un virelangue
Deux chiens de chasse liés à une souche – Louvre-Lens https://share.google/Qn4hyqNgnJBdrEkXy
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Dr Clavier
InvitéC’est le ‘ et pas seulement’ qui nous intéresse
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François Bégaudeau
Maître des cléstrop de positivité dans cette toile
je ne sens pas la peinture, la pate, la distance
par ailleurs l’aberrante lumière sur le premier chien me fait mal aux yeux
et que dire de ce fond bleu, qui peut etre veut donner l’idée d’un ciel-
Malice
InvitéLa posture du chien brun est étrange, il y a comme deux actions en un seul corps qui retirent la tension de la posture d’arrêt ( et la focalisation intense qu’ont les chiens quand il soulèvent soudain la patte avant de voir s’ils vont se jeter sur une bestiole ou non)
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Claire N
InvitéJ’ai cherché un peu, ne connaissant pas ce peintre, et j’ai vu dans quelques autres de ces tableaux la position de la patte sur pas mal d’autres animaux ( bœuf notamment, oú couple de chien? Montants dans l’arche de Noé) on dirait par la récurrence du coup, plus un « symbole « qu’une captation propre à l’animal ?
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Claire N
InvitéAprès ce tableau m’apporte tout de même par son « en trop «
– trop ornementale
– trop adressée à l’humain
– trop sensiblement près du tableau de mémé
Sur un sujet qui va forcément échapper à ces bornes, le hiatus est étrange -
Balthazar
InvitéJ’y voyais moi plutôt un geste maniériste. Dans l’ensemble la toile me semble à mi-chemin entre maniérisme et naturalisme naissant
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Claire N
InvitéOui sans vraiment savoir si le maniérisme recouvre des critères défini ( je suis ignorante sur le sujet)
C’est un peu ça – un chien qui ferrait des manières
Et effectivement ça donne un bancal intéressant-
Claire N
InvitéAprès il y a une transformation maléfique des animaux ; pas totale ici
Mais qui me rappelle le sortilège des tapisseries de la « dame à la licorne «
Dans ce dernier cas c’est beaucoup plus oppressant et magnifique-
François Bégaudeau
Maître des clésje n’ai pas osé le « tableau de mémé », car je suis délicat comme une biche, mais c’est un peu à ça que j’ai pensé
désolé-
Schnoups
InvitéJe conseillerais d’empailler un chien plutôt.
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Schnoups
InvitéFaut savoir que j’ai full respect pour la taxidermie, j’ai un blaireau empaillé chez moi.
C’est hyper hyper décoratif. -
Claire N
InvitéSoit je ferai pénitence
Par le fil et par le puzzle
Un canevas pour François un puzzle collé pour Snoups -
Balthazar
InvitéVous êtes durs avec ce pauvre Bassano qui a au moins le mérite d’avoir dépeint avec une certaine minutie d’humble « mauvaises herbes » (plantain, liseron, je ne reconnais pas la dernière) que toute mémé digne de ce nom se serait empressé d’arracher
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Claire N
InvitéRires : Non
Par contre je remercie la patience d’Oscar à
me présenter toujours des occasions de forger mon goût , calmement et pas à pas
Juste : regarde
Un peu peu comme la bienveillante Sidonie présentait à Colette enfant toute l’étendue de ce qu’il y avait autour d’elle -
..Graindorge
Invité« Par contre je remercie la patience d’Oscar à
me présenter toujours des occasions de forger mon goût »
Je suis sûre Claire que tu pourrais aussi donner, partager un tableau et contribuer à présenter des occasions de forger le goût. Au lieu d’entrer en pensant » bon qu’y a t-il à prendre, à apprendre »
Et il n’y a pas qu’Oscar qui donne, et Carpentier donnait beaucoup par exemple. -
Schnoups
InvitéMoi aussi je remercie Oscar.
Et pour écrire Schnoups il faut penser à l’Allemagne. Ça aide. -
Claire N
InvitéRires- sur ces encouragements, je retourne m’appliquer à des taches psychométriques – ce sera un présent merveilleux
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..Graindorge
InvitéMoi je remercie Oscar ET Carpentier. Émile aussi et d’autres.
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Claire N
InvitéGraindorge, tu ne peux plus me teste
Je viens de découvrir le grall du passif agressif : le puzzle
Toute confrontation avec cette puissance sera ridicule -
..Graindorge
InvitéBien. Tu es Claire, je suis Graindorge. Poussières dans l’univers
Tu fais de l’esprit, moi jamais
et je suis surtout contente d’avoir fait un coucou appuyé à Carpentier
Retour à l’Art -
Cloups
InvitéElle est passée où celle-là d’ailleurs ? (Carpentier)
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..Graindorge
InvitéEt un petit canevas pour l’amie Carpentina/Carpentier
Claire pénitentiaire ?
Un puzzle de blaireau empaillé pour Snoups? Soupe ? Schnoups? -
Malice
Invité@Schnoups tu as empaillé ton ex ou c’était au sens littéral?
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Schnoups
InvitéJe ne suis pas si brutale que ça.
C’est vraiment un blaireau animal empaillé. Le vrai le seul. -
Malice
Invité« Le seul »
fais gaffe il parait que c’est ce que Norman Bates disait de son premier corbeau
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Zorglub
InvitéAppetite for destruction – Robert Williams
https://monsterfresh.com/wp-content/uploads/2013/01/robt-williams-app-destruct.jpg
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..Graindorge
InvitéComme dit déjà je préfère jouer à ne partager qu’un ou 2 tableaux mais comme je suis sans ordinateur, je partage cette série : les chats dans l’art – 1 et 2: l’avantage c’est qu’on peut s’arrêter, agrandir. Des tableaux, des sculptures, des affiches etc…
Regret petit: ne jamais avoir pensé à prendre en photo ce tableau peint directement sur le mur du grand studio où je venais de m’installer dans le Vieux Nice: un grand tableau représentant un gros matou noir et blanc en tenue de soirée, assis, regardant droit dans les yeux, levant une coupe de champagne. Seul décor.
Série – Les Chats dans l’Art – 1 – Yoyo MAEGHT https://share.google/bvbmcmAH5Ib54oN7S-
Oscar
InvitéOui c’est dommage que tu ne puisses pas partager, ça manque.
Bon avec ta série il y a de quoi faire ; )
Je pense souvent à Wallace Ting pour la couleur-
..Graindorge
InvitéDe Ting » Blue cats, yellow eyes »
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..Graindorge
InvitéEt ce petit chat noir de Klimt
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Oscar
InvitéCelui de Beaux, celui d’Olympia
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..Graindorge
InvitéLe pont (The Bridge) est un tableau du peintre suédois Carl Larsson (1853-1919), un des chefs de file du mouvement artistique Arts & Crafts (arts et artisanats). L’œuvre appartient à une collection privée.
Elle représente une jeune femme ornée d’un manteau orange, assisse sur un tabouret à côté de la toile qu’elle va peindre. Il s’agit donc d’une mise en abyme artistique, où le sujet de la peinture est le pont en arrière-plan, qui s’inscrit dans un décor de parc verdoyant. Un chat noir est assis à côté de la peintre, et ils regardent tous les deux dans sa direction, tandis qu’un promeneur passe dessus. Le choix subtil des angles et des perspectives crée un effet d’attraction en direction du pont, qui se situe sur la même ligne directrice que la jeune femme et son animal.
Les couleurs pastel et vives choisies pour la verdure et les vêtements contrastent avec le noir du chat, les cheveux foncés de la jeune femme et la tête foncée du promeneur au loin. Le tout renforce le sentiment de curiosité envers ce qui se passe sur le pont en arrière-plan.
Le chat apparaît ici comme un animal à la fois affectueux et indépendant, faisant écho en quelque sorte à la liberté créatrice de l’artiste.
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MA
Invité
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..Graindorge
InvitéGrand merci MA
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François Bégaudeau
Maître des clésj’adore ce chat
l’insatiable curiosité des chats
jointe à une infatigable capacité à se foutre de tout
ça dépend de l’heure-
Claire N
InvitéLignes sensibles,je trouve, à la justesse de leur élasticité
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..Graindorge
Invitéélasticité de chat.
Mais pourquoi m’a t-on mis dans la liste des suce-boules en janvier? Et pas toi Claire? Une injustice, non? -
Claire N
InvitéCertes
Je me remets doucement
C’est encore si proche -
..Graindorge
InvitéRire
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..Graindorge
InvitéWalasse Ting. Les chats. – Montmartre secret https://share.google/EoOXfuzQk1PUDnxi0
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Cloups
InvitéMerci de me répondre quand je cause. Il y avait une nana appelée Carpentier qui postait 50 trucs par jours, elle est passée où ? C’est l’ancien pseudo de Graindorge ou rien à voir ?
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Cloups
InvitéEn l’absence de réponse ce forum sera mis à feu et à sang. Et vous parlerez de l’époque des 40 Samuels comme du bon vieux temps. A bon entendeur (il me reste 8 mois de chômage)
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LFI
Invitési les chats avaient la possibilité de voter ils voteraient LFI
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Samuel_Belkekett
InvitéIl existe un seul Samuel, c’est François qui s’amuse…
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Cloups
InvitéFranchement c’est vraiment dommage. J’aime bien ce forum est j’ai autre chose à foutre que que le pourrir la journée entière pendant des mois et des mois. Et je sais qu’on est nombreux dans la même situation. Alors faites preuve d’un minimum d’intelligence. Répondez et nous serons tous épargnés. Ce serait quand meme dommage de perdre un espace d’échange comme celui-ci
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Cloups
Invitéerreur
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Cloups
InvitéVous faites un grave erreur en étant aussi fiers et dédaigneux *
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Cloups
Invitébis
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MA
InvitéTres belle redecouverte de Renoir lors de l’expo au MO. https://youtu.be/0THab5__be4?si=CHFTy9PKs2A9d0hu
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Oscar
InvitéChanceuse !
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» Ce que j’ai copié de fois l’Embarquement pour Cythère. C’est ainsi que les premiers peintres avec lesquels je me familiarisai furent Watteau, Lancret et Boucher. Je dirai, avec plus de précision, que la Diane au Bain de Boucher est le premier tableau qui m’ait empoigné, et j’ai continué toute ma vie à l’aimer, comme on aime ses premières amours… » Pierre Auguste Renoir-
MA
InvitéMerci
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François Bégaudeau
Maître des clésM’étonne pas que Renoir se réfère à ce point au XVIIIème
Sa peinture m’a toujours (enfin presque) paru venir de là.
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Oscar
InvitéPar-delà les Mille et Une Nuits. Histoires des orientalismes > https://www.louvrelens.fr/exhibition/par-dela-les-mille-et-une-nuits-histoires-des-orientalismes/
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Oscar
InvitéEt « Gustav Klimt et l’énigme du prince ghanéen »
sur Arte le 8 avril (sur arte.tv du 7 avril 2026 au 6 juillet 2026)-
MA
InvitéMerci pour le partage. Très intéressante en effet cette enquête.
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Oscar
InvitéMA, il y a aussi le podcast À la trace > https://podcast.ausha.co/a-la-trace Histoires d’œuvres spoliées pendant la période nazie
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Retracer l’itinéraire d’un tableau ou d’une archive, c’est restaurer le souvenir de ceux que l’idéologie nazie voulait anéantir. Huit enquêtes au long cours, au cœur de la Mission de recherches et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945.
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..Graindorge
InvitéMessage pour Oscar
Dans le fil Peinture, je rame pour retrouver tes partages de ce matin, scrollage infini.
Si compliqué, juste les 2 noms d’artistes stp-
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..Graindorge
InvitéYoupiii!
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..Graindorge
InvitéC’est aussi grâce à un masque que ma meilleure amie m’a reconnue
Pas en peinture mais en danse. Masques qui ont permis de savoir que notre amitié durerait pour toujours
Ewa Juszkiewicz : Réflexions sur la nature du masque • ArtCritic https://share.google/H20snAXQkO9VHCK88-
François Bégaudeau
Maître des clésLes ligne sur l’aura n’ont, je crois, rien compris à l’aura (ni à la reproduction mécanique)
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Claire N
InvitéHum ce que je ressens c’est tout de même que malgré tout, la plante n’est plus tout a fait une plante
Quelque chose dans l’ensemble recrée un « visage «
Un peu comme cette histoire du bateau de thèsé
C’est pas possible finalement d’avoir un regard « charcutier « sur les pièces présentées -
..Graindorge
InvitéMunch et Paula Modersohn-Becker, deux géants de la peinture, confrontent leurs visions de la vie, de l’amour et de la mort dans une exposition inédite à Dresde https://share.google/zj47pfKU4Afuu2H1i
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..Graindorge
Invité« La peinture n’est pas mon art » : Michel-Ange se définissait avant tout comme dessinateur https://share.google/s9NPtBpkMYY5VWsYA
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Zorglub
InvitéLe peintre et sculpteur allemand Georg Baselitz est mort.
L’artiste est décédé à l’âge de 88 ans, annoncent les médias allemands et la galerie Ropac ce jeudi 30 avril.
https://www.liberation.fr/culture/arts/le-peintre-et-sculpteur-allemand-georg-baselitz-est-mort-20260430_R72SVOH52RAPTADQWPXWFDX7LQ/ -
Zorglub
InvitéMoi, Georg Baselitz | Un Voyage à travers l’Art
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Emile Novis
InvitéVelasquez, Le bouffon de Calabacillas.
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« En ce monde, seuls des êtres tombés au dernier degré de l’humiliation, loin au-dessous de la mendicité, non seulement sans considération sociale, mais regardés par tous comme dépourvus de la première dignité humaine, la raison – seuls ceux-là ont en fait la possibilité de dire la vérité. Tous les autres mentent.
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L’extrême du tragique est que, les fous n’ayant ni titre de professeur ni mitre d’évêque, personne n’étant prévenu qu’il faille accorder quelque attention au sens de leurs paroles – chacun étant d’avance sûr du contraire, puisque ce sont des fous – leur expression de la vérité n’est même pas entendue. Non des vérités satiriques ou humoristiques, mais la vérité tout court. Des vérités pures, sans mélange, lumineuses, profondes, essentielles.
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Est-ce aussi le secret des fous de Velasquez ? La tristesse dans leurs yeux est-elle l’amertume de posséder de la vérité, d’avoir, au prix d’une dégradation sans nom, la possibilité de la dire, et de n’être entendus par personne ? (sauf Velasquez). Cela vaudrait la peine de les revoir avec cette question. »
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Simone Weil, Lettre à ses parents, 1943.-
François Bégaudeau
Maître des clésSuperbe
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..Graindorge
InvitéElle meurt peu de temps après.
Trouvé ça
Un dépôt d’or pur (Simone Weil) – Aldor (le blog) https://share.google/Km0QwwzznNNLeLrPe
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auto-stop
InvitéMerci Emile
« Figures du fou. Du Moyen Âge aux Romantiques. »Marginalia, fou naturel, fou artificiel…
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..Graindorge
InvitéMerci auto-stop
» Le pouvoir rend-il fou? »
par Jacques Attali, écrivainÇa, ça doit être savoureux
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Emile Novis
InvitéMerci autostop. J’aime bien le passage sur les marginalias, ces créatures hybrides des marges, en marge de la création organisée et des textes, qui font suite à la tentative de construction de systèmes de savoir ordonné. Je cite la conférencière : « Plus la pensée classe et ordonne, plus elle créée des marges qui prennent de l’importance ».
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auto-stop
InvitéC’est cette phrase que j’ai retenu également
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