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Accueil Forums Forum général Journal ouvert d’un serviteur. 2025

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  • Auteur
    Messages
    • #84884 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Bonne Année 2025!

    • #84886 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      2 janvier
      lu quelque part:  » la musique est la respiration de la conscience »

    • #98154 Répondre
      graindorge
      Invité

      j’ai eu l’occasion d’aller en Toscane pendant un mois d’été. En juillet je crois. Un copain, défenseur chevronné de la cause animal avait été appelé par le centre Carapax à Massa Marítima. Il n’avait personne pour garder et s’occuper de son chien pendant qu’il travaillait. J’y ai passé de très belles vacances. Ballades, rencontres. Et ce que j’avais entendu de la lumière en Toscane, ce n’est pas du prospectus. Le petit bémol mais qui s’est arrangé très vite, dès le 1er jour de notre arrivée, c’est qu’ on m’avait dit que nous aurions un cabanon chacun, or tous les cabanons étaient occupés. Ayant pris du retard, C. était pressé de commencé la journée, on est parti dans la cambrousse, il m’y a déposé avec le chien. Très citadine à l’époque, je ne me voyais pas dormir dans un nowomen’s land, qu’à cela ne tienne, nous avons cheminé jusqu’à Massa le chien et moi, là je suis allé prendre un pot et demandé si une bonne âme pouvait me déposer au Centre Carapax, un gentil couple s’est proposé. La tête de C en nous voyant arriver en 4×4.
      Pour moi, pas question d’aller dormir dans la cambrousse. Les responsables du centre, un couple, venait d’acheter une maison pas encore aménagée mais ils nous ont permis d’utiliser la terrasse exterieure et c’est comme ça que nous avons dormi à la belle étoile. Lui sur un petit balcon avec son chien et à moi la grande terrasse. T’es contente casse-pieds? Très.

    • #99041 Répondre
      graindorge
      Invité

      Courage ?
      « Du courage je n’en ai guère, mais j’agis comme si j’en avais, ce qui revient peut être au même.
      C’est cette expérience d’un cœur triste et tendre qui donne naissance au courage. Habituellement, être courageux veut dire ne pas avoir peur, ou alors retourner les coups que l’on reçoit.
      Mais ici nous ne parlons pas du courage des bagarres de ruelle. Le véritable courage est le produit de la tendresse. Il survient lorsque nous laissons le monde effleurer notre cœur, notre cœur si beau et si nu.
      Ne pas avoir peur de qui l’on est. Voilà en dernière analyse la définition de la vaillance : ne pas avoir peur de soi. Devant les graves problèmes du monde nous pouvons être héroïques et bienveillants à la fois. Cette vision est le contraire de l’égoïsme. Quand nous avons peur de nous-mêmes et que le monde nous paraît menaçant, nous devenons extrêmement égoïstes. Nous tâchons alors de bâtir notre petit nid bien à nous, notre propre cocon, afin d’y vivre seul

      Il y a peut-être en français un problème de sémantique avec le mot « intimité ». On dit : « J’ai besoin d’être seul. » Mais si on s’enferme dans sa supposée intimité, on se trouve encombré de soi-même. Aucune intimité n’est possible dans une telle situation. On est au contraire bombardé par des émotions et des pensées qui entravent complètement toute occasion d’être avec soi-même et de se détendre en sa propre compagnie.

      Par contre, dès qu’on abandonne son intimité, on ouvre son cœur et toute son existence au reste du monde ; on découvre alors une intimité plus grande. On fait la vraie découverte de soi-même.
      On va simplement de l’avant et on présente la vérité sans la moindre crainte. On peut être qui l’on est de manière très directe et ordinaire. La tendresse amène la simplicité et le naturel, c’est presque comme être simple d’esprit. On ne veut pas devenir retors, savoir tirer des astuces de son chapeau et anéantir les arguments de ceux avec qui on n ‘est pas d’accord. Ça ce n’est ni se cultiver soi-même, ni prendre soin des autres. Un tel comportement détruirait toute possibilité de société consciente. Il n’y aurait alors aucune société, seulement des gens épars. Au contraire être très ordinaire, l’esprit simple. Voilà le point de départ pour développer la vraie bravoure. »

    • #99521 Répondre
      graindorge
      Invité

      mon collègue avec qui je me chamaillais m’a lancé « mais avec qui tu ne t’es pas chamaillé au moins une fois? Même avec Dieu tu te chamailles!
      Et il est parti sans claquer la porte. Là, arrêt sur image!
      Peggy. Aujourd’hui 3 mars, normalement, pour son âme c’est le dernier jour dans l’atmosphère terrestre puisque le décès était le 28 février. Dans les religions certains respectent les 3 jours du trépas. « Trépas », trépasser, trois pas avant le vrai départ. J’ai constaté que dans nos sociétés pressés. stressés, une personne meurt, elle est enterré ou incinéré le lendemain ou le jour même. C’est dommage. Pour Peggy, aucune inquiètude, sa belle âme part tranquilou ce soir ou demain matin et l’incinération du corps c’est pour le 7 mars 2025. J’ai allumé une bougie.
      Eh oui, même les morts ont besoin de temps. Mais les vivants n’ont pas toujours le temps. C’est pas bien grave, c’est juste beaucoup mieux d’attendre trois jours.
      J’ai été vraiment surprise de cette grosse boule dans la gorge. Dans nos derniers échanges de courriers électroniques on était d’accord qu’on avait plein d’accords mais qu’on ne pouvait pas être d’accord sur tout. Elle m’a dit qu’elle allait lire les 7 pages du programme de la NFP sur le handicap et inviter au Rayon Décalé un gars de LFI qui était handicapé et qui avait du mal à aller à l’Assemblée.. Ses derniers mots Bon WE Graindorge avec un emoji sourire. Mon dernier message et je n’utilise pas trop les emojis mais là je lui ai envoyé un grand coeur rouge. Le 16 février.
      En ce moment, on a de belles pluies depuis hier. Ce matin un soleil magnifique mais dès la fin de la matinée, boumba! Grosse averse!

    • #100120 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      9 mars dimanche
       » soudain il s’arrêtait puis se remettait à marcher, cette fois très lentement, pour que son esprit et son âme puissent le rejoindre »

    • #101519 Répondre
      Graindorge
      Invité

      25 mars 2025
      « Se alzi un muro, pensa a ciò che resta fuori! » : si tu élèves un mur, pense à ce qui reste dehors.
      Italo Calvino

    • #103655 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

       » La Matière est le point de départ de notre évolution, c’est enfermée en elle que la conscience a peu à peu évolué; donc plus la conscience émergera, plus elle devra recouvrer sa souveraineté et affirmer son indépendance. C’est le premier pas ( non la fin, notons-le). Or nous vivons dans une sujétion presque totale aux besoins du corps pour subsister et aux organes du corps pour percevoir le monde — nous sommes très fiers, à juste titre, de nos machines, mais il suffit que la nôtre ait un peu mal à la tête pour que tout se brouille et, si nous n’avons pas à notre disposition l’arsenal compliqué de nos téléphones, télévision etc., nous sommes incapables de savoir ce qui se passe à côté ou même de voir plus loin que le bout de notre rue. Nous sommes des hyper-civilisés qui n’avons pas, physiquement, dépassé le stade du « sauvage ».
      Il se pourrait que notre machinerie, finalement, ne soit pas tant le symbole d’une maîtrise que d’une terrible impuissance. La faute en incombe doublement, aux matérialistes qui n’ont pas cru en le pouvoir de l’Esprit intérieur et aux spiritualistes qui n’ont pas cru à la vérité de la Matière. Cette impuissance, pourtant, n’est pas irrémédiable, elle tient surtout à ce que nous nous croyons impuissants; nous sommes un peu dans la position de celui qui aurait hérité des ancêtres une paire de béquilles et qui ne croirait plus en ses jambes. En somme, il s’agit de croire en nos jambes. Il s’agit de croire en notre propre conscience — elle a non seulement des jambes, mais des milliers d’yeux et de bras, et même des ailes.
      Par l’histoire même de notre évolution, la conscience, submergée dans la Matière, s’est habituée à dépendre d’un certain nombre d’organes extérieurs pour percevoir le monde, et, parce que nous avons vu les antennes apparaître avant le maître des antennes, nous en avons déduit, puérilement, que ce sont les antennes qui ont fabriqué le maître et que sans les antennes, il n’y a pas de maître, pas de perception du monde. Mais c’est une illusion. Notre dépendance des sens est une *habitude seulement, millénaire il est vrai, mais pas plus inéluctable que les silex taillés de l’homme chelléen… »
      * habitude seulement: en italique

    • #103948 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « Nous avons l’air de progresser de bas en haut,ou du passé vers l’avenir, ou de la nuit vers la lumière consciente, mais c’est là notre petite vision momentanée, qui nous coupe la totalité du tableau, sinon nous verrions que c’est l’avenir qui nous tire, non le passé qui nous pousse, et la lumière d’en haut qui peu à peu entre dans notre nuit –

      où donc la nuit pourrait-elle jamais créer toute cette lumière? si nous étions partis de la nuit, nous n’aboutirions qu’à la nuit. »

    • #103968 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « Un salut solitaire qui laisse le monde en dehors est une chose presque dégoutante. »

    • #103970 Répondre
      kenny
      Invité

      se supone que te vamos a leer?
      estás bien solita aquí
      paquién y paqué andas escribiendo?

      • #103974 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Chantier autonome Kenny
        Aucune obligation de réponse ou de commentaire

    • #105584 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Ivan Sergueïevitch Tourgueniev Poème en prose

      « Arrête

      L’énigme est dévoilée !… Mystère de la poésie, de la vie, de l’amour !… C’est cela l’immortalité !… Il n’y en a point, il n’en faut point d’autre !… Tu es immortelle en cet instant.

      Mais il passe, et tu redeviens une pincée de cendre, une femme, une enfant… Que t’importe ! — Tout à l’heure, tu étais plus grande que tout ce qui passe. — Et ton heure ne finira jamais.

      Arrête-toi ! Et permets-moi de communier à ton immortalité, laisse choir dans mon âme un reflet de ta vie éternelle ! »

    • #109222 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Soufi, mon amour de Elif Shafak Extraits
      « Bien souvent, les gens à l’esprit étroit disent que danser est sacrilège. Ils pensent que Dieu nous a donné la musique – pas seulement la musique que nous faisons avec notre voix et nos instruments, mais la musique qui sous-tend toute forme de vie – et qu’il nous a ensuite interdit de l’écouter. Ne voient-ils pas que toute la nature chante ? Tout dans cet univers bouge en rythme – les battements du coeur ou les ailes des oiseaux, le vent les nuits d’orage, le forgeron à son enclume ou ce qu’entend dans le ventre de sa mère un bébé à naître -, tout participe, passionnément, spontanément, à une mélodie magnifique. La danse des derviches tourneurs est un maillon dans cette chaîne perpétuelle. Telle la goutte d’eau qui porte en elle tout l’océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos. »

    • #109223 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Soufi, mon amour de Elif Shafak

      « L’enfer est dans l’ici et le maintenant. De même que le ciel. Cesse de t’inquiéter de l’enfer ou de rêver du ciel, car ils sont tous les deux présents dans cet instant précis. Chaque fois que nous tombons amoureux, nous montons au ciel. Chaque fois que nous haïssons, que nous envions ou que nous battons quelqu’un, nous tombons tout droit dans le feu de l’enfer. »

    • #109224 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Soufi, mon amour de Elif Shafak

      « Le vrai défi, c’est d’aimer le bien et le mal ensemble, non parce qu’on a besoin de prendre le rugueux avec le doux, mais parce qu’il nous faut aller au-delà de ce genre de description et accepter l’amour dans sa totalité. »

    • #109226 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Soufi, mon amour de Elif Shafak
      « L’univers est un seul être. Tout et tous sont liés par des cordes invisibles en une conversation silencieuse. La douleur d’un homme nous blessera tous. La joie d’un homme fera sourire tout le monde. Ne fais pas de mal. Pratique la compassion. Ne parle pas dans le dos des gens – évite même une remarque apparemment innocente ! Les mots qui sortent de nos bouches ne disparaissent pas, ils sont éternellement engrangés dans l’espace infini, et ils nous reviendront en temps voulu, murmura-t-il. C’est ce qu’une des quarante Règles nous rappelle. »

    • #109923 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Le flicage fascisant continue un peu partout. La semaine dernière une inspection chez un copain, Victor, président d’une toute petite coopérative avec un local ou on peut trouver des sacs de compost, des outils, etc… Pour nous, c’est aussi le lieu où Alirio nous laisse nos petites commandes de légumes bios. Victor est un homme tranquille, pour ceux qui connaissent un chouille la naturopahie ( la vraie, la juste. Pas celle de tous ces connards qui la desservent) c’est un musculaire: belle mâchoire, belle nuque, costaud. Lui et son épouse Térésa, à peu près même gabarit. Des bons vivants. Ah non, papa, jamais cherché à leur faire manger juste des carottes avec un poisson vapeur…
      Bio? Oui. Ils cultivent en biologique depuis longtemps. On est toujours heureux… allez, on va dire « contents » de se voir, de se retrouver. Lorsque nous avons appris que Térésa s’était fait opérer des genoux, comme un seul homme : « pas de, pas de, pas de, à la rigueur un peu de mais surtout pas de…. » Regard de notre Victor trop poli/gentil pour nous interrompre.
      L’inspecteur, une inspectrice a donc déclaré que les étagères n’étaient pas aux normes à cause des boulons… À cause des boulons ? Pas assez/trop vissés ? AH. Kafka Help.
      Elle a ajouté en rangeant une mèche de cheveux derrière l’oreille droite qu’il y aurait une inspection mensuelle payée par Victor… Ah. Tu sais quoi ? Ça m’a rappelé un film vu en cachette du forum il y a longtemps Cuisine américaine, l’acteur Michel Muller en inspecteur…
      Victor, sans avoir vu ce film, a proposé un tabouret à l’inspectrice ( pas une chaise) et il l’a abandonnée à son sale boulot qui consiste non pas à contrôler tout ce qui serait légitime de contrôler pour la sécurité de tous mais clairement à emmerder le monde et à prendre du fric. Pour ? L’effort de DÉFENSE décrété par cette salope de Von Der Leyen ? J’ai dit « salope » ?
      Lorsque l’inspectrice est partie, notre Victor n’a pas attendu ni un millième de seconde : toutes les étagères ont été retirées, déboulonnées. Tout est sur le sol en mode « cht’emmerde ad vitam aeternam. »
      Car rien n’empêche que tout soit à même le sol: aucune denrée alimentaire.
      Lorsque j’ai revu Victor, j’ai rien dit. On s’est compris au quart de tour. Je lui ai juste sourire « Grandes occasions » en ouvrant grands mes bras pour une belle accolade. Mon collègue, hilare, lui a dit en lui serrant vigoureusement la main «
      ¡ Que se jodan !

    • #112070 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      30°. Tôt le matin et le soir il fait bon.
      Invités par Félix à une réunion en ligne à 18:30. Le collègue a décliné. Moi j’ai fini par céder. Sujet de la conférence suivi d’un débat: le Moyen Orient, l’attaque par Israël et les U.S.A de l’Iran. Un couac m’a sauvé, impossible d’intégrer le groupe, super! Désolée. Tu me raconteras. T’en fais pas, on aura d’autres réunions… Gloupss
      Félix c’est Félix. Il porte bien son prénom. Toujours joyeux. Toujours souriant. Casse-pieds parfois
      À demain

    • #112112 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Fidelina, une voisine.
      Occupée à terminer de préparer la caisse de légumes de Félix, j’ai pu échapper aux bises. Je le lui avais dit un jour mais elle oublie. J’ aime bien les saluts à distance. Si on s’est pas vu depuis longtemps, d’accord pour une accolade sinon bonjour-bonjour et voilà. D’où vient cette coutume des bises? Ici, une, à Nice deux, ailleurs quatre! Le comble!
      On a échangé sur le temps, sur le papa de Dulce.
      « on lui a trouvé un cancer. » Je change de sujet. « Elles sont belles vos salades »
      Félix est arrivé. Il fait la bise à Fidelina  » Oui, oui, toi je sais que tu n’aimes pas » Tiens. Je le trouve moins joyeux. Il est  » pressé » Je raccompagne Fidelina. Je me grouille. Il manque des oignons rouges. Le collègue va en ramasser quelques-uns. On se met à tchatcher. La réunion d’hier. Il n’a pas beaucoup apprécié le
      conférencier. La création d’un journal l’Internationaliste. Un article tous les 15 jours.
      Il nous raconte sa prise de bec avec un type dans un bar qui a failli le frapper. Ce gars se plaignait de payer 4000€ d’impôts trimestrielles et Félix  » De quoi tu te plains? Si tu payes cette somme c’est que tu gagnes 20000€ par mois! En plus tu dois payer tes employés au lance-pierres! » Félix dépose une ènieme fois sa caisse de légumes sur la table ronde pour nous mimer la scène  » le type s’est approché en hurlant, j’ai pas bougé »  » Hijo de P. je vais te casser la mâchoire! » Le patron du bar est intervenu. Ça s’est tassé. Félix n’était plus pressé.  » Il faut leur dire à ces capitalistes toujours à se plaindre de payer trop! » Il a enchaîné sur la qualité de notre système de santé:  » dans chaque petit bled perdu il y a un Centro de Salud, des Urgences alors qu’aux États-Unis… Ah ça! Là-bas même si tu prends une assurance, t’es pas sûr d’être soigné. Et si tu es pauvre, prie!  » Faut que j’y ailles » Ah oui, c’est vrai: tu es pressé.
      Tiens! des papayes et du céleri pour ta copine! « Gracias familia! » On l’a raccompagné. J’aime bien les signes de la main lorsque la voiture démarre.

    • #114021 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      20 juillet
      François Bégaudeau dont l’abréviation sera désormais F.Bé pour qu’il ne soit pas confondu avec le salopard F.Ba, le 1er ministre, a dit  » nous allons au désastre, sauf bizarrerie »
      Peut-être bien que nous y sommes. J’ ai vu que en plus des 350000 êtres humains sans logement, il y en avait 900000 dans la salle d’attente. Des gens comme vous et moi qui survivent dans des caravanes, des voitures, parfois chez des amis ou des liens de sang
      F.Bé peut utiliser SCIEMMENT des mots que je ne comprends pas comme  » politimane »  » sociomane » ou autre, cela ne changera rien à la réalité de ce réel là: l’angoisse de ne pas savoir où l’on va passer la nuit. Une angoisse qui se répète chaque jour. Jour où tu réussis à sauver les apparences: tu es propre. Tu ne bois pas. Tu ne fumes pas et -chance – tu ne manges pas de viande, ce qui va créer de l’enthousiasme chez une  » assistante sociale » végétarienne qui va faire des pieds et des mains pour te sortir de la mouise. Et c’ est ainsi que tu vas faire connaissance de Alexis et Toussainte chez qui tu vas aller bosser un été. Bar- hôtel- restaurant. Souvenir de tes plus belles vacances. Parceque, amore, lorsque tu rames, travailler très dur un été, avec gîte, couvert et salaire, c’est des vacances.

    • #114022 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      On a rencontré Félix à la bibliothèque universitaire: il nous a annoncé très content qu’il allait partir en vacances à Paris avec Carole, sa copine. Logement en échange de s’occuper d’un chat. Félix adore les chats. Lorsqu’ ils meurent, notre Félix n’en finit pas de partager des photos: Sieste de feu.Marx, le dernier anniversaire de feu Marx qui n’a pas soufflé les bougies, feu Marx à la campagne, feu Marx sur les genoux de Félix etc
       » je vous ramènerai une surprise de Paris! »
       » tu permets que je réfléchisse à la surprise ?

    • #114036 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ouille! Aïe! Ça sent la férocité à plein nez
      Yaël Braun-Pivet …

    • #116469 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « Aujourd’hui il ne s’agit plus de croire ou ne pas croire, mais de devenir »

    • #118727 Répondre
      graindorge
      Invité

      « Dans nos pensées où l’analyse règne en maître et nous oppose, la synthèse ouvre l’esprit et nous réconcilie »

    • #121670 Répondre
      graindorge
      Invité

      parfois cette sensation de jouer aux cartes avec la Mort en attendant Dieu sait quoi.
      Tout ce que je sais, c’est que je dois maintenir, entretenir la « note haute Arthur ».
      Si je m’amusais , ne serait-ce que que 2 minutes, à rester dans ce fond là, je ne crois pas que j’en sortirais.
      Alors je m’amuse. Je ris.

    • #121671 Répondre
      graindorge
      Invité

      Ne pas me faire confiance c’est me trahir. Lorsque je donne mon amitié, je donne ma vie et mes amis le savent

    • #121676 Répondre
      graindorge
      Invité

      j’aime jouer. Dès qu’il y a un jeu, je joue. Si on m’écarte d’un jeu, j’ai des ressources, je joue. C’est dommage, toutes ces directives, ces messes basses, tous ces trucs de récré alors qu’il suffit de m’envoyer un message électronique depuis une adresse bidon créé à cet effet et je disparais à jamais

    • #121678 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Ce qui va de soi.
      C’ est chouette d’avoir sommeil et de pouvoir aller se coucher

    • #122421 Répondre
      graindorge
      Invité

      On a perdu! On a perdu! On a perdu!

      « Tout mon fardeau est déposé. Apprécions sans vertige l’étendue de mon innocence »
      Dodo

    • #122636 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Est-ce mentir que de dire que je suis un enfant?
      Je ne crois pas. Depuis environ deux mois, nous avons des coupures d’ eau incessantes. Bien sûr, j’exige le compte-rendu donné à la mairie par l’entreprise privé
      Je demande une compensation pour les désagréments causés à tous les affectés!
      Mais ensuite je transforme ces derniers en « aventuuure »: chauffer l’eau, me laver à la casserole. Surtout ne pas le dire à la mairie.

    • #122659 Répondre
      graindorge
      Invité

      je reviens sur la défaite. Là aussi, je demande, j’exige à l’enfant que je suis de mettre le paquet pendant toute la campagne. 83% d’abstention. Y’a pas photo : c’est l’abstention qui a gagné. À partir de , allez, on va dire 60%, les élections devraient être annulées. On devrait dire: bon , les abstentionnistes et ceux qui n’avaient pas pu voter pour raisons x, allez, vous auriez choisi qui? Martha ou les boucles d’oreilles de Nathalie?
      Les Français de l’Étranger… La 5ème circoncription: Espagne, Portugal, Andorre, Monaco. Brrrrr….
      Allez, on va aller se remonter en écoutant FB parler de Close-up de Abbas Kiarostami, tout le reste, c’est du cinéma…

    • #122855 Répondre
      graindorge
      Invité

      Des nouvelles du Forum
      Dans l’entrée  » écrire avec son sang » On va pas appeler le SAMU, ils ont bien autre chose à faire que rigoler avec Rigolus.

    • #122856 Répondre
      graindorge
      Invité

      Des nouvelles du Forum
      Dans l’entrée  » écrire avec son sang » On va pas appeler le SAMU, ils ont bien autre chose à faire que rigoler avec Rigolus.

    • #122857 Répondre
      graindorge
      Invité

      Des nouvelles du Forum
      Dans l’entrée  » écrire avec son sang » On va pas appeler le SAMU, ils ont bien autre chose à faire que rigoler avec Rigolus.

    • #122859 Répondre
      graindorge
      Invité

      Anzo? dommage.
      Mais je n’enlève aucun mot de mon éloge. Aussi ras des pâquerettes soit-il
      Ah le ras des pâquerettes, mon amour!

    • #122861 Répondre
      graindorge
      Invité

      Figure-toi qu’hier soir c’était dans mon bled perdu, à des années-lumière du  » célaqueças’passe parisien, « El día Internacional de la Mujer Rural » Le jour international de la femme rurale. Maeva, de la mairie s’est fendue d’un message audio pour m’inviter. Bof.  » Ça peut te faire des contacts » argumente le collègue.  » Tu te fous de ma gueule ou quoi? Je les connais tous.
      Zé toutes!
      Finalement je, on y est allés. Ce qui m’a décidé c’est un petit mot de ma Gloria. Ma Gloria , compagne du marché, qui me traite , qui m’a toujours traité de « loca salvaje » « Viens, s’il te plaît » Malgré toutes les saloperies, tous les coups de couteau dans le dos. j’y suis allée. On y est allés.
      Sans surprise, c’était pas à la hauteur des femmes de la campagne mais j’ai serré dans mes bras Gloria. Et Lucía. Lucía qui n’a pas hésité à retarder la photo officielle pour le fessebouk de la mairie pour se jeter dans mes bras. Et moi dans les siens.
      On était pompettes! C’est pas bien pour la SANTÉ mais Dieu que ça nous a fait du bien!

    • #122863 Répondre
      graindorge
      Invité

      P.S: « mon amour » comme déjà dit dans ce forum, c’est « en veux-tu en voilà » Tu t’enquiers d’une rue à un kiosque de journaux et tu entends « ce n’est pas très loin mon amour » … pas très parisien..hahaha!

    • #122864 Répondre
      graindorge
      Invité

      Ô Seigneur, je n’essaierai pas d’échapper au travail que Tu m’as
      donné. Où que Tu places ma conscience, elle y restera sans tenter
      de s’élever à des hauteurs pleines de félicité. Même si Tu la veux
      dans la boue de la nature la plus matérielle, elle restera là, en
      paix et au repos. Mais où qu’elle soit, elle ne pourra qu’aspirer
      à Toi, s’ouvrir à Ton influence et T’appeler à descendre en elle,
      Toi seule réalité de l’existence.

    • #124724 Répondre
      graindorge
      Invité

      Et ouais, le moral est comme-ci … Avant le 1er novembre ET le premier novembre, c’est toujours comme ça. Ça passe. Je râle. Le mois de novembre,brrrr. C’est René Char ou Henri Michaux qui parlait du « novembre récalcitrant » ? Je sais plus… « T’as pas honte de te plaindre ? Même pas.
      La subversion c’est connaître et utiliser tous les gros mots de la terre, en abréger d’autres ou insérer à chaque ligne des expressions ou des vocables américains ?
      La subversion ça pourrait être la gentillesse, le ras des pâquerettes, le sourire idiot ?
      Et la discipline.
      « J’aime la vérité plus que moi-même » dit FB J’ai pris des notes de sa conférence. Ri à certains passages.
      « J’aime la vérité plus que moi-même. »
      « Qui a chassé ses démons nous importune avec ses anges. » Celle-là est marrante. L’ami Michaux
      « Mais il est temps de me taire. J’en ai trop dit. A écrire on s’expose décidément à l’excès. Un mot de plus, je culbutais dans la vérité. »
      Oooh, il pleut !! Allons voir ça de près !

    • #125270 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Un novembre  » récalcitrant » et estival: 25° avec des pics de 30 à 34°
      Ça fait drôle de manger des châtaignes avec ce temps.
      Je n’ai pas acheté les meilleures, celles de Arafo, à 8,50€ le kilo mais celles de Los Silos à 4€/k. Elles ne sont pas mauvaises du tout. Victor, de Arafo m’a expliqué qu’avec la sécheresse et les incendies de l’an dernier, ils ont eu une toute petite production: un peu pour la famille et un peu pour vendre. Comme j’en avais, j’en ai pas pris.
      Pedro a, en revanche, lorsque c’est la saison les meilleures oranges, les meilleures prunes, jaunes ou violettes. Ces dernières, ovales sont un délice.
      Il ne va pas bien ces temps-ci Pedro. On n’est pas dans le registre confidences donc aucune question.
      Un petit cadeau du jardin qu’il prend sans dire merci.
      Ou que l’on met dans sa voiture et il ne demande ce que c’est
      Antonio.
      Rencontré Antonio vendredi dernier. Je me suis faite piégée par Félix : une conférence « Socialisme autogestionnaire – Critique humaniste du Kapitalisme total. » Avec un K.
      J’ai convaincu le collègue.
      Félix est un orateur honorable mais il s’enflamme, accélère le débit . Il avait fait des courses
      à Mercadonna afin d’illustrer son propos: du lait, des œufs, une bouteille de vin. Eh oui tout a augmenté! Comme partout:  » Regardez, le moins cher ici c’est le vin, 1,30€ pour que les ouvriers puissent se saouler et ne plus pouvoir se battre! Les œufs? 2,50€ camarades! Oui, vous avez bien entendu: 2,50€! Alors que les amis et compañeros – il nous montre du doigt- vendent leur boîte à 3€! Juste 50c de plus! » Je riais et malheureusement je ris avec toute la partie supérieure du corps! Le collègue se contrôle.
      Je me suis dépêchée de retrouver mon sérieux.  » Voilà camarades,! » etc etc. Le mot capitalisme est revenu plusieurs fois. Antonio est prof de maths de son état. Son intervention a été posée: petit 1, petit 2 jusqu’à 10.
      Des photos, des citations. La théorie de Marx, source de n’importe quelle critique du Kapitalisme.
      Fonde une « indiscipline » historique etc. Etc. Etc.
      C’était intéressant.
      Antonio est donc prof dans un collège de Granadilla. Sa trentaine d’élèves est issue de la ruralité.
      Il travaille 18h par semaine + 6h de garde/ burocratie/ réunions + les heures de préparation et correction.
      Il travaillait car depuis la rentrée il a choisi de ne plus faire 18h mais 14h/ semaine ( si ma mémoire est bonne) + tout le reste.  » Je gagne moins mais j’ai senti que ce n’était plus possible. » Il gagnait 1900€ par mois, en bon mathématicien il m’a dit qu’il gagne à présent
      33% de moins. Il habite avec ses parents. Ouf. Pas de loyer. Félix, lui, vit dans un studio qui appartient à ses parents
      19:00. Heure d’ici

    • #125360 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      « pour que les ouvriers puissent se saouler et ne plus pouvoir se battre! » Je m’auto-corrige: et ne puissent plus se battre
      Ouf, les nuages et la fraîcheur sont de retour
      Je suis allée courir et nager : être en forme pour affronter des vautours…
      Ah comme la mort me paraît douce parfois : fermer les yeux, se laisser glisser dans ses bras comme un enfant et partir: Adieu monde!
      Mais aujourd’hui, pas d’étau. C’est léger.

    • #127998 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Enfin novembre s’en va. Ouf.
      À propos de la prière, peu importe la religion et rien n’empêche de prier sans croire
      J’ai lu ce matin quelque part que certains invitaient et invitent encore à prier  » de toutes leurs forces »
      C’est une erreur. Il faut prier doucement, avec une grande légèreté, sans aucune tension, sans s’écrabouiller les doigts. Quelque soit la situation, même désespérée pour x raison et qu’on s’est mis à prier non pour remercier mais pour demander. On ne demande pas, dans une prière  » de toutes ses forces »
      Plus on est calmes, mieux c’est.
      Dans la prière, comme dans d’autres actions, l’effort se détruit de lui-même
      Bizarrement, plus quelque chose nous fait peur et ce qui nous tourmente est important plus la prière doit être légère, légère, légère…

    • #131539 Répondre
      graindorge
      Invité

      dernières heures de 2025
      pour raisons x, je ne suis pas allée rendre visite à ma mère cet été alors j’y suis allée cet hiver, du 7 au 24 décembre.
      Malgré nos différences et divergences, nous sommes d’accord sur un point mes 4 frangines et moi: notre maman restera dans sa maison jusqu’au bout. Aucun jugement sur les ami.es qui ont fait un autre choix. J’ai sympathisé avec les 2 infirmières et le kiné. Anastasia, Sandrine et Valentin. Puisqu’il fallait offrir des boîtes de chocolat, j’en ai offert des bio. Ça ne coûte pas beaucoup plus cher: une dizaine d’euros la petite boîte de 9 chocolats.
      – Vous aimez les chocolats j’espère!! Et ceux-ci sont bios!
      -On va faire un effort! répond l’espiègle Valentin à qui j’ai pas mal cassé les pieds lors de ses deux visites hebdomadaires: le déambulateur est-il à la bonne taille? Pourrait-il convaincre ma mère de pratiquer les exercices en dehors de ses 2 visites hebdomadaires?
      Ouf doit se dire Valentin, c’est la touriste des îles, elle ne me fera pas ch… trop longtemps
      Sandrine, remplacée par Anastasia, est revenue. Avec, je vous le donne en mille, des chocolats Lindt et pour moi une savonette artisanale. Je suis là depuis le 7 décembre, on est le 17: j’ai eu une dizaine de jours pour me rendre compte que mes soeurs ne m’avaient pas dit que… et que … bon ça va, c’est bon… Cette savonette m’a fait éclater en sanglots!
      Je m’y attendais vraiment pas. Je croyais « assurer » : les mille et un gestes du quotidien comme soupape de sécurité. le rire partagé pour faire oublier la mort etc Et puis quoi, merde, j’en ai gagné des batailles… et une simple savonette, une simple démonstration d’affection me fait m’écrouler? Sous le regard agacé de ma mère témoin des accolades répétées de Sandrine  » C’est une soeur comme vous qu’il m’aua¡rait fallu au lieu des s—-
      Sandrine allait passer le Noël avec sa maman, en tête à tête.
      ***
      Je crois qu’Italo Calvino parle dans son livre Les villes invisibles de la différence entre être DANS la ville et DE la ville.
      Nice est MA ville. Point barre. Du 7 au 24 décembre 2025, j’etais cependant DANS la ville. J’ai adoré m’y promener. Cette fois, je n’ai pas poussé mes pas jusqu’au Vieux Nice, jusqu’à la rue Payrolière ou la rue Droite. Ma maman était la priorité et la priorité était vers la rue Borriglione. Savoure donc les chocolats bios que j’ai mis des heures à choisir, non pas ceux-là, ni ceux-là, peut-être ceux-là, mais non, pas assez, trop, et que je ne t’ai pas envoyés.

    • #131540 Répondre
      graindorge
      Invité

      Ma meilleure amie m’a invitée à déjeuner pendant ce séjour niçois du 7 au 24 décembre.
      Salade de radis noir, pommes de terre en robe de chambre frites ( ben ouais) et café léger + biscuits myrtilles-chocolats
      Cela faisait surtout un bail que nous n’avions pas fait un brin de causette toutes les deux: les fous.rires n’ont pas manqués.
      Rien n’a manqué. Elle m’a escortée jusqu’à l’arrêt de bus, moi vêtue de blanc ( prêts de mes frangines) elle, vêtue de noir.
      Et nos sourires

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