Accueil › Forums › Forum général › Génération Gêne Occasionnée – Bégaudeau influenceur
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Alexandre, le il y a 1 semaine.
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Vami
InvitéFrançois et l’HQNPDQ, regardez ce que vous avez créé !! top 10 du XXIᵉ siècle d’un jeune streamer cinéma
Plus sérieusement, ça vaudrait le coup de regarder comment le podcast a façonné toute une nouvelle génération de cinéphiles vingtenaires qui se se repère assez vite (mêmes tops letterboxd, même vocabulaire, le réel, la matière…).
On peut clairement pas reprocher à des gens de débuter leur cinéphilie par un podcast gratuit et de qualité. On n’a pas tous hérité d’un capital culturel, ni eu maman et papa pour nous montrer autre chose que Nolan et Fincher à 14 ans. À ce niveau-là, la GO joue vraiment un rôle de passeur, surtout face à l’hégémonie d’autres cinémas.
Mais en même temps, c’est assez drôle de se rappeler que François disait en itw que quelqu’un qui aime Marvel n’a pas des goûts très originaux… alors… quand tu te retrouves avec Letourneur, Franco, Haneke, Dumont… disons que t’es pas forcément plus original t’as juste quitté le mainstream et t’as épousé les gouts qu’un autre groupe qui sont eux aussi homogènes. -
Billy
InvitéBof.
Si tu pars du principe que le but de la cinéphilie est de se créer un gout original et distinctif, effectivement François a raté son coup.
Mais la cinéphilie, c’est aimer les films. C’est-à-dire voir des films, savoir si on les aime ou pas, et arriver à expliquer pourquoi on les aime ou pas.
Et pour ça, je trouve que la Gene a fait le boulot-
Vami
InvitéLes auditeurs sont en général capables d’argumenter leur goût, précisément parce qu’ils ont écouté le podcast. Donc oui : la GO a permis à plein de cinéphiles de découvrir et d’aimer de nouveaux films, et aussi d’apprendre à formuler des arguments.
En revanche, là où je reste un peu sur ma faim, c’est que ces mêmes auditeurs devraient aussi être capables de défendre d’autres auteurs, non ?Bégaudeau défend un certain nombre de cinéastes qui ne font pas l’unanimité critique ; j’attends un peu la même « prise de risque « chez quelqu’un qui a beaucoup écouté le podcast. Sinon, on reste dans une reproduction des goûts, confortée par l’adoubement de François (même quand c’est bien argumenté).
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Billy
InvitéD’accord avec K comme mon code, les tops ça veut rien dire. Par exemple, j’avais aimé The Fall Guy avec Ryan Gosling, je peux argumenter en faveur de ce film, et je peux même le mettre en top 10 à côté de Wang Bing pour me distinguer.
Dans un top 10, je pourrais ainsi panacher entre gros films d’action et films d’auteurs indé, mais en vrai The Fall Guy c’est pas non plus un film qui m’accompagnera toute ma vie. Et tu seras consterné, c’est plutôt les films d’Albert Serra et de Frammartino que je revois, et qui m’accompagnent.
La Gene a nourri mon rapport aux films sans se substituer à mon regard. Et je me dis que les autres auditeurs sont comme moi. Je postule que la Gene a nourri leur analyse, tu postules que la Gene se substitue à leur analyse.
Il faudrait discuter sérieusement avec les auditeurs de la Gene pour savoir, aller au-delà du top 10.
A ce stade, on peut juste se prendre nous-même comme exemple. Toi Vami, t’as écouté la Gene ? ça t’a fait quoi ?
Pour ma part, quand mes amis me demandent si j’ai aimé un film à la sortie du ciné, vu qu’il n’y a plus de Gêne, je me mets en position fœtale et je hurle.
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K. comme mon Code
InvitéJ’avoue que ça fait rétrospective des Gênes. Mais vraiment, ça n’est jamais très sérieux un Top. Enfin, j’apprécie les lire pour découvrir des films dont j’ignorais l’existence. Si celui-ci permet à d’autres personnes de voir Désordres, c’est bien.
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Jules
InvitéPersonne n’est original et tout le monde l’est
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François Bégaudeau
Maître des clésNo offense, Vami, mais je trouve le débat que tu poses là bien chicaneur.
Sachant que je ne vois pas ce que je pourrais te dire, moi, sur ce sujet. Va plutot en parler à l’intéressé – ou aux intéressés, aux millions d’intéressés, puisque le mouvement moutonnier que tu décris là semble planétaire – d’où l’urgence de contrer l’hégémonie, dans les salles, sur les plateformes, dans les cerveaux, d’Albert Serra et Sophie Letourneur.
En attendant, je présenterai, en présence du réalisateur, à Sète, le 6, un film dont aucun producteur n’a voulu.-
Ostros
InvitéLe Vendredi 06 Février 2026 de 16h00 à 18h00
En partenariat avec l’association Quais des docs.
Qu’on se souvienne de moi – Réalisé par Hector Ouzilleau / 55 min.
Suivi d’un débat en présence du réalisateur Hector Ouzilleau et animé par l’écrivain François Begaudeau.
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François Begaudeau est écrivain mais aussi animateur d’un ciné-club et critique cinéma. Il participera ensuite à 19h à une rencontre à « La nouvelle librairie sétoise » autour de son dernier roman « désertion ».
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« Ali est agent de sécurité en boite de nuit. Son quotidien est rythmé par le travail précaire, les dettes, la solitude et une santé en déclin. Au Sauvage, au Wanderlust ou au Delflower, il observe et surveille, travaille quand les autres fêtent. Mais Ali rêve d’une autre vie : devenir comédien pour rejoindre ceux qu’il côtoie toutes les nuits depuis l’autre côté des barrières métalliques. Un jour, il décroche un rôle de garde du corps dans une série télévisuelle et part en tournage dans le sud de la France… »-
Mélanie
InvitéSi c’est bien le film qu’on a été quelques uns à regarder ici, il était très bon
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Ostros
InvitéC’est bien lui.
Chanceuxses nous fûmes
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brisemenu
InvitéAli devient comédien … Waouh , l’originalité. Ca n’en finit plus ces scénarii dans lesquels le monde du chaud-bise est tellement en panne de créativité qu’il n’en finit pas de se mettre en scène. Le nombrilisme comme principal moteur d’inspiration. C’est triste.
Enfin , faut bien tourner pour cachetonner . Heureusement que le numérique est arrivé : ça a au moins le mérite de ne pas polluer avec de la pellicule.
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Allez , je vous fourni gratos la trame du prochain opus du cinéma français :
Une jeune maghrébine lesbienne pro-sioniste rencontre à Paris-plage un réalisateur juif homosexuel de gauche radicale pro-palestinien en transition. Un néonaziste (Philippe de Villiers) est élu à la présidentielle. Commence le parcours du combattant pour toucher l’avance sur recettes et le trouble qui envahit les deux êtres que tout rapproche et que tout éloigne.-
Sylvain
Invité@ brisemenu : « Ali devient comédien … Waouh , l’originalité. Ca n’en finit plus ces scénarii dans lesquels le monde du chaud-bise est tellement en panne de créativité qu’il n’en finit pas de se mettre en scène. Le nombrilisme comme principal moteur d’inspiration. C’est triste.
Enfin , faut bien tourner pour cachetonner . Heureusement que le numérique est arrivé : ça a au moins le mérite de ne pas polluer avec de la pellicule. »Comme tu n’as pas vu ce film (mais peu importe tu en parles), tu ne peux pas te rendre compte de la débilité que tu viens d’afficher ici en écrivant cela. Il n’y a pas une phrase juste, pas même un mot. Celles et ceux qui ont bien vu ce film, effectivement recommandé ici, ont presque honte pour toi. Pour information : c’est un documentaire (donc pas de scénario), le réalisateur (24 ans) n’appartient en aucun cas au monde du « chaud-bise » (sic), il a tout fait tout seul dans son coin avec une caméra obsolète depuis dix ans au moins et prêtée par son frère, et évidemment il n’a pas touché un sous pour la fabrication de son film. Enfin, c’est la toute première fois qu’il va montrer son film sur grand écran (et on parle d’une médiathèque…).
Une question pour finir : tu parles de tous les sujets avec autant d’ignorance ?-
Dr Xavier
Invitébrisemenu ou la gêne permanente.
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brisemenu
InvitéVous avez parfaitement le droit de croire aux contes de fées , moi j’ai passé l’âge. Si c’est du documentaire du style « les pieds sur terre » le scénariste ne s’est pas trop foulé parce que c’est typique des films « français » d’aujourd’hui.
Mais dites-m’en plus sur la biographie du gus , vous avez l’air de bien connaître. J’aime bien regarder qui sont les parents , la famille , en général ça dit des trucs. Là , tout de suite , le nom pas trop courant a aiguisé mes sens , et comme par hasard , devinez qui a remplacé Sébastien Lecornu à la tête de la mairie de Vernon : un Ouzilleau (François) . Bingo. Quel timing , vous en conviendrez ? Bon sang , mais c’est bien sûr …
Alors , oui , je sais , c’est pas une preuve de quoi que ce soit , c’est peut-être qu’un très lointain cousin issu de la même famille du Loir-et-Cher , un concours de circonstances (il y a effectivement des gens qui gagnent au Loto , ça arrive) , mais quand même , ça mérite qu’on gratte un peu. Se poser quelques questions : comment a-t-il rencontré Ali , qui est vraiment Ali , comment a-t-il été invité à Sète , que font son père et sa mère , pourquoi Bégaudeau assure sa promotion , des trucs comme ça.
Une carrière : ça se lance.
Ca aurait été à Hollywood , le gus aurait commencé à faire des films dans son garage. Le garage , un grand classique , ça marche pour tout. L’ américan dream ne saurait débuter ailleurs que dans un garage. En France , on est pas aussi patauds , on sait jouer au billard.
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Marrant , ça me rappelle la fois où j’ai fait savoir que la tête de liste socialiste aux régionales de 2015 , Pierre de Saintignon , était un cousin de Philippe de Villiers (de Villiers de Saintignon de son nom complet). Chose curieuse , cette information a disparu de sa fiche Wikipédia , un ange a dû passer.
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Vami
InvitéTu ne vois pas ce que tu pourrais en dire et bien tant pis je n’en attendais pas tant… ça demande beaucoup d’énergie de parler… mais un regard, juste un regard, un regard profond, un regard effrayé sur ce que vous avez créé, oui c’est ça : le regard d’Oppenheimer en gros plan filmé par Christopher Nolan.
Quoique, ça pourrait être intéressant de se demander comment la manière dont on parle des films peut parfois enfermer celui qui nous écoute dans notre vision, plutôt que de le rendre spectateur émancipé. Je ne fais pas de procès, vraiment pas, aucun, mais la question se pose, non ?
Et le mouvement que je décris dépasse largement le planétaire oooh oui François. Il est intergalactique. Oui, intergalactique, François.
Dans toute la Voie lactée, les mini‑Bégaudeau se baladent, oui oui ils se baladent François, en vaisseaux même, assénant leur code binaire 0101010000, espérant convaincre les extra‑terrestres que Michel Franco, un terrien apparement, serait le meilleur réalisateur de l’Histoire de l’univers tout entier.
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Ostros
Invité…Qu’est-ce que vous avez en ce moment ?
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François Bégaudeau
Maître des clésEt alors je fais quoi?
Je vois trois parades possibles au virus :
-ne plus défendre que des cinéastes que je n’aime pas
-précéder chacune de mes interventions cinéma d’un avertissement : surtout ne croyez pas ce que je dis. Faites vous votre opinion sur les films. Ne vous laissez pas manipuler. Redevenez disponible à l’influence du marché.
-me taire (+ faire effacer toute trace internet de moi, pendant que les contaminés sont encore peu nombreux.)-
François Bégaudeau
Maître des clésune chose pour te rassurer : le propos que j’entends le plus souvent sur la Gene et maintenant TVB : j’aime bien vous écouter même si je suis pas toujours d’accord
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Tof
InvitéTu défends aussi une manière de voir les films (en revenant sans relâche à ce qu’il fait, disons), qui a influencé ma cinéphilie. Le dernier TVB sur le Jarmusch est éloquent de ce point de vue, Samir défendant le film pour une sorte de méta qui m’aurait de toute façon complétement échappée (j’ai trouvé lunaire le moment Jean-Michel-le-Critique-Apparemment-Connu qu’on voit 5 secondes en contre-jour dans le bar).
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
Philippe Azoury, il s’appelle-
LeP
Invitéhommage contre-productif, puisqu’en cherchant on trouve ça :
https://www.liberation.fr/checknews/2018/02/12/libe-a-t-il-vraiment-encense-la-premiere-scene-de-million-dollar-baby-alors-qu-il-s-agissait-du-logo_1653160/-
Charles
InvitéLe plus dandy des critiques dandys mais pas le plus rigoureux, comme on le voit.
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Nic
InvitéDe ce que j’ai pu voir de ce jeune streamer, il revendique lui-même une influence marquée de François Bégaudeau. Et, franchement, laissons les jeunes cinéphiles se chercher, tâtonner, construire leur propre rapport au cinéma. S’ils passent par François, très bien.
Je ne partage d’ailleurs pas ton constat, qui me semble manquer de nuances. Pour ma part, je trouve au contraire réjouissant que de jeunes gens mobilisent enfin d’autres grilles critiques pour parler de cinéma — même si c’est parfois maladroit, même s’ils tentent parfois du Bégaudeau-bis. Ce n’était pas « mieux avant ». Pendant des années, le discours des jeunes gens s’est surtout résumé à régurgiter les analyses des influenceurs geeks du cinéma, ultra scénario-centriques, et largement indifférents au cinéma minoritaire.
Puis il faut regarder les pratiques concrètes de cette « génération Gêne occasionnée ». J’y vois, au contraire, des signes positifs : des jeunes qui sortent, qui se déplacent pour voir des films — y compris des films minoritaires ou du documentaire —, une capacité d’attention et de concentration qui se reconstruit, une lente mais réelle sortie du cinéma hégémonique. Voir aujourd’hui des groupes de potes se retrouver sur Twitch pour discuter de Franco, de Letourneur ou d’Albert Serra plutôt que de Spielberg, Fincher, Nolan ou des séries Netflix me paraît, au fond, plutôt sain-
Seldoon
InvitéAjoutons que Bizar n’hésite pas à contredire François dans ses analyses d’après ce que j’ai vu passer. Donc vraiment, tout va bien.
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Malice
InvitéJe re-recommande le podcast La Phase, où je retrouve la rigueur et le sens de l’bservation de FB, que ce soit directement à cause d’une influence ( dont je ne me plaindrais pas) ou à cause d’une conjonction des astres. Quelqu’un me l’avait fait découvrir sur ce site, je ne sais plus qui, merci à cette personne.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne connaissais pas la Phase. J’écoute l’épisode sur Bugonia. Excellent. Effectivement grande précision, pas de métalangage fumeux, pas de grandes généralités sur le cinéma la vie la mort l’Amérique Kennedy. On colle au film, on le travaille. Et de celui ci j’aurais dit à peu près exactement la meme chose (par exemple sur la fin : ils ont tout dit). Je me serais juste arrete davantage sur l’artisanat élémentaire : cadrage, dialogues, acteurs. Mais vraiment je me sens très proche de ces deux là. Vais tout écouter.
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ziggypop
Invitésalut !
Je suis un des animateurs de la phase. Déjà, grand merci pour tout ça, il m’arrive parfois de venir lire ici et d’y être inspiré, donc je suis ravi que ça inspire en retour. Par rapport à une influence éventuelle, je dirais qu’il y a deux choses :
– inspiration évidente pour le format du podcast : j’avais envie de parler oralement de cinéma depuis un moment sans trouver le bon format (aucune envie du monologue) et la proposition de mon acolyte conjuguée à ma découverte de la GO a permis de trouver un format
– pour le reste (je ne parle ici que pour moi et pas pour mon colistier) il y a sûrement une influence de la GO sur nos analyses, mais je pense que ça peut aussi se lire dans l’autre sens : j’ai aimé la méthode GO parce qu’elle ressemblait à la manière que j’avais de me rapporter aux oeuvres, et c’est donc sans surprise que nos approches ont des points communs (j’insiste sur le mot méthode car je crois que c’est surtout ça qui résonnait avec mon rapport au cinéma, plus que les goûts et les avis)
merci encore pour vos retours !-
François Bégaudeau
Maître des clésBienvenue ici
Oui ta mise au point sur l’influence est importante : de la même façon qu’on n’apprend que ce qu’on sait, on n’est influencé que par des gens qui nous touchent, et s’ils nous touchent c’est qu’ils donnent écho à des affects qui sont déjà en nous.
En poussant on pourrait dire que l’influence n’existe pas.
Bon vent à La phase.-
Malice
InvitéJe n’avais pas vu le nouvel épisode sur Bugonia, j’y cours!
Contente que la phase visite ce site, on espère pouvoir discuter avec vous sur moult films ici-
I.G.Y
InvitéJ’avais découvert La Phase grâce au forum, par le très bon épisode sur Lost Highway. N’hésitez pas à continuer
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Malice
InvitéOui il était super celui-là, je m’en souviens particulièrement
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Malice
InvitéSur Bugonia, vous avez la même vision que moi des beaux plans sur les » endormis ».
J’aime que vous ayez relevé que Lanthimos met en avant, et sur le même plan, les prouesses de destruction/cruauté et de géniale inventivité humaines. Pas de haine de sapiens là-dedans.-
ziggypop
InvitéOui, non seulement le qualificatif « misanthrope » me paraît peu pertinent esthétiquement, mais en plus il est particulièrement malvenu pour un film comme celui-là
dans le même ordre d’idée, je me demande si le rejet de Lanthimos ne dissimule pas un rejet du tragique en général, rebaptisé pour l’occasion « cynisme » — on en parle un peu dans notre épisode sur Sirat
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Malice
InvitéJe vois un certain type de spectateurs comme des personnes qui veulent QUE l’art les rassure. Dans un sens je les comprends car il n’y a pas de consolation face à la tragédie, mais je trouve qu’il n’y a pas de stimulation sans une part de tragique – et au fond il y a un certain réconfort à découvrir qu’un cinéaste regarde la tragédie en face, ça me paraît une preuve de puissance sur laquelle paradoxalement je peux m’appuyer.
A propos de « misanthropie » , un moment anti-cynique de Bugonia : après la destruction de l’humanité Lanthimos fait un beau plan sur le visage d’Emma Stone où on lit clairement la pitié ou le regret ou la tristesse.
Le plan sur la photo du jeune Teddy avec sa mère en bonne santé est très émouvant aussi et la chanson finale est extrêmement tendre.
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Stéphanie
InvitéJ’ai beaucoup aimé la critique de La petite dernière.
J’aime votre ton, vos argumentaires ,descriptifs,précis.
Chouette podcasts . Merci je fais circuler.-
Malice
InvitéY a peut-être moyen d’organiser un podcast Samir/François et La phase, ou un dîner de couples
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Tony
InvitéEnfin je veux bien entendre que l’être humain exploite les abeilles, et que sa disparition soit un bienfait pour elles,mais que cela fasse advenir des modes de vie plus heureux c’est très idéaliste,la nature est un massacre inter espèce continuel,et sur la misanthropie de Lanthimos je n’ai aucun doute, d’ailleurs les derniers plans sur cette humanité décimée sont peut-être beaux si l’on veut mais le seul être humain à être épargné et à en jouir c’est bien le cinéaste qui s’extrait du commun des mortels,lui est bien au-dessus de nous,il nous contemple,pauvres merdes que nous sommes!
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Ostros
InvitéTus les animaux échappent à ce massacre de masse qui ne concerne que les humains.
Ainsi l’ordre naturel de la prédation peut reprendre ses droits
Moi face à ces plans je me suis mise à revasser sur à quoi ça ressemblait ces constructions urbaines lorsque la végétation y serait revenue, dans 100 ans par exemple.
Je n’ai pas trouvé que ces plans soient beaux mais intéressants.
Après oui les espèces et les virus et bactéries se livrent constamment une guerre féroce pour leur expansion réciproque et on a vu des espèces en décimer d’autres, prendre tout un territoire, gommer des races et aussi polluer l’atmosphère, ravager des hectares de verdure.
Inconscients qu’ils sont de ce qu’ils font.
Mais justement ces dernières images me donnent à réfléchir à tout ça. Ça ouvre. -
Malice
Invité@Tony, tu n’as pas ressenti de pitié ou mieux, de compassion pour Teddy? Moi oui, surtout dans la séquence terrible où il tue sa mère puis comprend ce qu’il a fait. Je peux me tromper – l’oeuvre pouvant tout à fait échouer à transmettre les intentions de l’auteur- mais je ne peux pas m’ôter de la tête que je ne ressentirais pas ça si Lanthimos méprisait son personnage ( je prends l’exemple de Teddy mais ça vaut pour son cousin et Michelle).
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Ostros
InvitéOui on est émus par ces personnages et ballottés par des vents contraires à plusieurs niveaux
C’est un film éprouvant pour nous tout en étant très drôle bref gros investissement de Lantimos dans ce film -
Tony
InvitéOui Malice il y a de l’empathie pour Teddy mais il y a une ambivalence aussi, c’est un psychopathe qui va entraîner avec lui son cousin,un handicapé mental,dans un projet farfelu et violent,il va lui faire avaler un médicament qui risque de ne pas lui faire du bien,etc…
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..Graindorge
Invité« Michel Franco, un terrien apparement, serait le meilleur réalisateur de l’Histoire de l’univers tout entier. »
Terrien ou ange? L’ enquête n’est pas terminée.
Meilleur réalisateur du monde, oui.
De l’univers? L’enquête n’est pas encore terminée
À suivre…
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Lavaud
InvitéFranchement j’ai rien lu de ce fil d’échange.
Mais je trouve que le foot c’est super. C’est un truc qui permet de rappeler qu’on est unis et patriotiques.
C’est pour ça que, quand je t’avais écouté quelquefois, François Bégaudeau, j’avais trouvé que le peu de précautions que tu prenais pour parler de ton intérêt pour le foot… j’arrête l’ironie : en fait, ça m’avait gêné. Bien sûr que l’être humain a envie de se battre, et le sport montre très justement le désir d’écraser l’autre. ça a le mérie d’être honnête. Mais pourquoi en parler, toi, de ta passion pour le foot ?-
François Bégaudeau
Maître des cléspar patriotisme, je pense
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Charles
InvitéC’est un top très Begaudeau incompatible mais il est précisément identifiable parce que minoritaire. Je ne vois quand même pas beaucoup de jeunes critiques portant au pinacle Franco, Haneke et Oslund.
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Charles
InvitéCompatible*
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Carpentier
Invitéj’avais pourtant bien jadis tenté ici, avec brio, une comparaison d’un travail d’Ostlund, son Sans Filtre avec le film Le menu de Marc Mylod mais,
en retour, pas de sons ni images (on imagine que chacun.e est encore trop sidéré.e par mon talent tant jalousé) et, c’est vrai,
je ne suis pu trop un peu quand même pas aussi jeune que mon esprit alerte et mon corps dynamique qui fait tant d’envieuses surtout, le laisse supposer
– Mais comment peut-on avoir autant de caca boudin aux yeux?-
Carpentier
Invité– là-dessus, je propose un petit game-round de la mort:
écrire un texte sur la mélodie partagée en lien youtube, ci-dessous avec
– un refrain comme suit:
‘ génération begau ‘
ou
‘ generation G.O. ‘
. yes, with me, you always got the choice, Babe-baby
; )
ne me remerciez pas, animer est mon métieramusez-vous bien : )
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Carpentier
Invitéallez, gigot:
….
(à.partir de l’originale:)
– son début est quasi pas tpuché –
Alors, ouais, j’me la raconte
Ouais ouais, je déconne
Non non, c’est pas l’école qui m’a dicté mes codes
On m’a dit qu’t’aimais le ciné voilà de la filmette
Sortez les rêveries, il fait trop dark dans nos têtes
Alors, ouais, j’me la raconte-
Carpentier
Invité*touché
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JC
Invitéencore un topic de merde
vous pouvez réfléchir deux secondes avant d’ouvrir de nouvelles pages ou c’est trop demander ?-
Vami
Invitéc’est celui qui le dit qui l’est
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Carpentier
Invitéencore un topic de merde
que, comme la vie, chacun.e peut mettre à son diapason et, peut-être, tenter de l’amener ailleurs :
– comme dans plein de situations depuis toujours, amuse-toi à coller des paroles sur le ‘ génération nan nan ‘ qu’on sait bien, même des paroles ronchon, rabat-joie, on sait bien comme ça ambiance de la sorte ici dès qu’une autre humeur ose ouvrir son clapet:
allez, génération begau, generation g.o. ouais-
Lepublic
InvitéA ton diapason c’est le rendre plus merdique encore, bon à savoir.
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Carpentier
Invitémerci beaucoup pour ses trop beaux compliments
– sinon, tu y participes comment exactement toi?-
patemiso
InvitéTu fais chier tout le monde et rien ne t’arrêtes, au contraire tu renchéries pensant que tu es au dessus.
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Carpentier
Invitérien ne t’arrête
s,attention, nous avons un certain Gilles, instit en ce1, aux abois
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patemiso
Invité*ne t’arrête
L’instit te porte une attention toute particulière, sois contente.
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Gilles – instituteur CE1
Invité« Ces ».
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patemiso
InvitéSi c’était que l’orthographe…
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Carpentier
Invitétu devrais penser à aller te coucher, la méchanceté va trop t’exciter et puis après, comme tu sais,
il faut appeler les pompiers-
patemiso
InvitéEn boucle Carpentier, tu dis toujours les mêmes choses.
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Carpentier
Invitétu joues pas au ‘ bot fou ‘ qui recopie un bout de phrase et le balance et le rebalance et le rerebalance infiniment ce soir?
tu as changé de traitement peut-être?allez, bonne soirée, j’ai ciné : )
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patemiso
InvitéPfff, je sais pas de quoi tu parles.
Te donner de l’importance, c’est un bien grand risque car t’es comme la touffe d’Eléonore.
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Carpentier
Invitéce sont les trop beaux compliments d’un certain ‘ Lepublic ‘ non déterminé certes, ‘ LE ‘ mais ce sont bien les siens
: D
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Leni M
InvitéPas seulement Bégaudeau mais aussi Antoine Goya me viens en tête
Ce dernier a parlé de quasiment tout les films présents dans le top et Bizar fait référence à lui dans ses vidéos youtube
On est beaucoup beaucoup a avoir connu FB grâce à AG
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Ourson
InvitéC’est une réflexion que je m’étais faite : on reproche à certains d’avoir des goûts trop normaux, peu originaux (j’ai lu ça sur Gilles Lelouche ici, on pourrait aussi mentionner le Bingo de Antoine GOYA)
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Mais en tant que non-initié qui essaie péniblement d’explorer sa cinéphilie, j’arrive quand même à voir qu’il y a des noms qui reviennent tout le temps chez les cinéphiles.
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Je peux les citer les yeux fermés : Wes Anderson, Paul Thomas Anderson, Hong Sang-soo, Kurosawa, Bong Joon-ho, Godard, Soderbergh, Park-chan Woo, Truffaut, etc. Qui au final font plutôt l’unanimité.
Et je précise que je me suis pas contenté de recracher les auteurs cités dans la Gêne, c’est juste que je les entends/vois partout, c’est bien qu’ils constituent une espèce de « norme » du bon goût et à juste titre j’imagine-
Malice
InvitéPark chan wook et Bong joon ho, je ne les classerais pas dans la catégorie bon goût. C’est de l’image léchée et des scènes story-boardées mais chez Bong on a droit à du trivial et du gore dans chaque film ( exemple la remontée d’égouts de Parasite, le bras coupé de Snow piercer, le fils pervers de Mother); Park est encore plus dérangeant dans l’amoralité, le monstrueux ( les personnages sadiens de Mademoiselle, les corps des vampires de Thirst, les scènes de taule pour femmes dans Lady Vengeance et je ne parle pas du dénouement d’Old boy dont je ne sais toujours pas s’il est romantique ou dégueulasse)
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Malice
InvitéDans la liste que tu as faite tu peux retirer Truffaut Wes Anderson en ce qui me concerne.
Toi tu aimes quels réalisateurs?-
Ourson
InvitéParmi ceux que j’ai cités ? C’est pour l’instant assez rare que je voie plus de trois films d’un réalisateur non-mainstream, mais j’ai beaucoup aimé les films que j’ai vus de Park Chan-wook (c’est Old Boy qui m’a donné envie de regarder plus de films), Soderbergh, les deux Anderson et Bong Joon-ho dont j’ai apprécié Parasite parce qu’à l’époque où je l’ai vu j’étais un fasciste qui adorait les plans léchés.
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Mais ces films que j’ai beaucoup aimés pourraient être qualifiés d' »accessibles », j’ai pas eu besoin de cogiter pour sentir que ça me plaisait et pourquoi ça me plaisait. C’était dans la lignée des films que j’ai toujours adorés plus jeune (les Scorsese, les Nolan, les Ridley Scott, etc.)
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Godard et Hong Sang-soo c’est déjà plus compliqué : je sens que j’essaie inconsciemment de me forcer à les aimer parce que les cinéphiles du bon goût les adorent, mais j’ai du mal à sentir si ça me plaît réellement, j’ai du mal à me lâcher et accueillir les sensations comme elles viennent. Je passe tout le film à me demander « qu’est-ce que me fait ce film ? »
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Le Mépris par exemple : mon cerveau y voyait analytiquement un beau film, des plans magnifiques, une histoire juste et touchante. Pour mon corps c’était juste une espèce d’objet de curiosité ni plaisant ni déplaisant, mais j’ai pas ressenti de plaisir ou d’émotion franche.
Hong Sang-soo je n’ai vu que le début de Conte de Cinéma qu’il faut que je termine mais j’ai eu cette même sensation les 20 premières minutes. Un peu la même sensation que quand je vais au musée.
Cela fait que je serais incapable de trancher clairement ce que serait un Godard plus réussi qu’un autre par exemple, je sais simplement pas sous quel angle aborder ces films. Ça m’étonnerait pas que Le Tourneur me fasse un peu ça.
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Il y a des réalisateurs que je place entre ces deux extrêmes. Kechiche par exemple : ça m’a fait un peu drôle de regarder Mektoub my Love ou la Vie d’Adèle, mais devant l’un j’ai clairement ressenti une espèce de « vibe », joie un peu diffuse, devant l’autre j’ai été touché et investi par la vie d’Adèle.
J’ai appris récemment que c’était lui qui m’avait traumatisé à 12 ans avec la Vénus Noire. Raison de plus pour l’apprécier.
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D’ailleurs quand j’ai vu Mektoub my Love canto duo, j’ai pu clairement mettre le doigt sur ce que j’aimais et ce que j’aimais pas dans le film. Ça m’a permis de m’assurer que j’étais pas dans une « pose » avec lui-
François Bégaudeau
Maître des clésquelle confusion
je ne sais même pas ce que tu essaies de dire
pour info la Gene n’a jamais parlé de W Anderson, Park, Truffaut, Kurosawa (trois de ces quatre cinéastes me laissent plutot indifférent)
et par ailleurs tu me diras om est le consensus sur Franco, Serra, Rosi, Frammartino
parle donc des films plutot, tu seras moins fumeux-
François Bégaudeau
Maître des clés« D’ailleurs quand j’ai vu Mektoub my Love canto duo, j’ai pu clairement mettre le doigt sur ce que j’aimais et ce que j’aimais pas dans le film. Ça m’a permis de m’assurer que j’étais pas dans une « pose » avec lui »
Soupir-
Ourson
InvitéJe suis le premier à soupirer
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Ourson
InvitéJe ne ciblais pas la Gêne dans mon premier message, j’aurais plutôt du répondre sous le premier message de Billy d’ailleurs.
Je disais juste qu’en tant que non-initié, j’ai l’impression que certains goûts cinématographiques sont critiqués car trop « normaux » alors que je vois beaucoup de cinéphiles référencer les mêmes auteurs. Pour le coup tu n’es pas concerné François, je parlais de la communauté cinéphile au sens plus large, et je vois bien qu’il y a tout un tas d’auteurs dont tu parles qui sont plus… Niche ? Obscurs ? Dont ceux que tu as cités, même si j’ai quand même l’impression que Pacifiction était plutôt acclamé non ?
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Concernant mon second message : je ne faisais que répondre à Malice, en donnant les auteurs de la liste dont j’ai apprécié les films et ceux dont j’ai eu du mal à apprécier les films.
J’aurais du mal à en parler parce que je suis pas très bon pour ça, je veux bien essayer mais ça sera pas glorieux :
– Park Chan-wook : j’ai été scotché devant Old Boy, les personnages complètement barrés, des détails qui m’ont interpellé sur chaque plan, des agencements de couleur que j’appréciais, une alternance entre crasse et comique, la scène de bagarre la plus réaliste de tous les temps et évidemment le déroulement de l’intrigue.
– Wes Anderson : j’ai enchaîné l’île aux chiens et l’île au Renard, j’ai pris du plaisir à regarder un long-métrage après 30 ans d’hégémonie de la 3D, des personnages profondément humains avec des corps d’animaux mignons ça m’a parlé, l’humour a très bien pris sur moi, l’émotion aussi
– Steven Soderbergh : c’est très con à dire, mais Ocean Eleven j’ai trouvé ça « trop cool » quand j’avais 12 ans, Logan Lucky j’ai trouvé ça « trop cool » quand je l’ai vu l’année dernière, et voir des personnages goofy parvenir à baiser le système m’a chamboulé, d’autant plus que c’est un pan de l’Amérique qu’on voit assez peu au cinéma. Honnêtement il m’en fallait pas beaucoup plus.
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Ourson
Invité[…]J’ai pris du plaisir à regarder un long-métrage en stop motion * […]
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Malice
InvitéJe déteste les films de vengeance mais pas ceux de Park Chan Wook. Les revanches d’Old boy, je les ai totalement acceptées, sans doute parce-que Park n’a pas la malhonnêteté de présenter les vengeurs comme des victimes pures. D’ailleurs c’est intéressant qu’il y ait une symétrie entre les deux vengeances, les deux culpabilités, les deux tragédies; cela évite le mode binaire des récits de vengeance : une victime, un coupable. J’étais parfois du côté du méchant pendant la scène de révélation finale. ça oscillait.
Tu as vu Lady Vengeance, qui a une scène de vengeance collective très intéressante?-
Ourson
InvitéEh bien justement : à l’époque où je venais de terminer Old Boy j’étais carrément sur le uc, j’étais limite obsédé par le film. Je me suis ensuite renseigné sur les autres films de la trilogie, et je m’étais pas lancé par manque de temps, mais aussi parce que les critiques semblaient moins bonnes (les étoiles Allociné étaient ma boussole à cette époque). J’avais aussi cru comprendre qu’il y avait des scènes de V et ça m’avait un peu découragé.
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Aujourd’hui je suis très chaud pour voir ces deux films, et je pense les regarder incessamment sous peu car tu me les as très bien vendus. Tu les avais à peu près autant appréciés que Old Boy ?
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power
Invitéc’est pas méchant mais ourson chaque fois je te lis j’ai l’impression t’as vraiment zéro personnalité
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Ourson
InvitéQu’est-ce que je suis censé faire de cette information ?
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Ostros
InvitéArrêter d’ouvrir de nouvelles pages
Ou de raviver tes anciennes pages en y postant des lignes que personne ne lit
Pitié-
Ourson
InvitéJe t’accorde ma pitié. J’espère ne pas trop vous avoir traumatisé avec mes 837 topics quotidiens
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Ostros
InvitéSi !
Mais sinon viens parler avec nous des sujets en cours
On apprendra à te connaître plus comme ça que quand tu parles tout seul -
Ourson
InvitéJe te prie de m’en excuser, je suis une victime rescapée de la culture JVC.
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Je suis assidument les autres topics figure toi, mais plutôt en tant que lecteur. Parce que si tu regardes bien, la majorité des fils portent sur des oeuvres et sujets artistiques, et en général je les maîtrise assez mal, je connais pas encore les oeuvres en question, etc.
Dès que j’ai la possibilité de participer cela dit je le fais avec plaisir, même en tant que néophyte -
Malice
InvitéJe veux bien qu’on continue de parler de Park chan wook perso
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Ourson
InvitéPremier alignement des planètes (ou second si on compte la sortie de la Phase) : https://www.youtube.com/watch?v=OHvdJZgGkBA
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Je me délecte des formats courts de Antoine Goya sur Instagram : aujourd’hui il y fustige Park Chan-wook, ce dernier film mais aussi Old Boy, en reprochant notamment à la scène de combat d’être jeu-vidéalesque alors que c’est pour moi la plus intense et aussi la plus « réaliste » de tous les temps.
Quant au dernier film : il lui reproche d’être lent, clipesque, mal réalisé et bébête sur sa critique du capitalisme. Dommage que les vidéos instagram soient aussi peu partageables
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Il a opposé Hong Sang-soo comme étant le meilleur réalisateur coréen. Je viens justement de finir « Conte de cinéma » : j’ai beaucoup de mal à comprendre ce que j’ai vu et ressenti. Je crois que je n’ai pas très bien compris ce personnage de loser, et encore moins sa relation avec une actrice qui n’avait aucune raison de lui donner l’heure, mais j’ai apprécié le petit « twist » en milieu de fil (j’ai carrément ressenti un soulagement). Je retenterai ma chance avec un autre HSS prochainement, mais je vais finir la trilogie Vengeance avant.
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Ourson
InvitéPour illustrer mon précédent propos : https://m.youtube.com/watch?v=QGX9zuEZC7s
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Ourson
InvitéMauvais lien
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai déjà dit ici à quel point cette video était à coté de la plaque
Les cinéphiles ne ressemblent pas à ça, ou plutot les gens qui sont dans cette video ne ressemblent pas du tout aux cinéphiles
Très mauvaise parodie.-
François Bégaudeau
Maître des clésPlus généralement : on soupçonne toujours certains gouts culturels d’etre insincères, moi ce qui m’inquiète c’est que ces gouts soient… sincères.
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Alexandre
InvitéC’est plus mauvais encore que ce que font du sujet Les Inconnus.
C’est dire.-
Seldoon
InvitéDe toute façon la discussion au café sur HSS dans La vie au ranch, en justesse au moins, est indépassable.
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Charles
InvitéEn effet, même si je trouve le sketch des Inconnus très honorable (et donc très supérieur à celui de Mister V).
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brisemenu
InvitéMais ce n’est pas parce qu’il est effectivement inquiétant que certains goûts existent, parce qu’au fond révélateurs d’une certaine sociologie , celle des bougnoules ou de l’électorat RN, ces putains de beaufs, qu’il n’en est pas moins pertinent de pointer l’insincérité d’autres strates de la société , celle de dominants , ou plus exactement d’une frange de ces dominants qui récusent cette appartenance pour « faire peuple » et mieux la lui glisser ; cette stratégie de niche consistant à cracher dans la soupe pour tirer son épingle du jeu. D’où la révulsion à la contemplation de cette grossièreté bourgeoise incarnée par un Trump , ce con qui ne la joue pas fine et qui va tout faire foirer.
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Cela dit , même si ce petit et fort drôle court métrage , pointe imparfaitement cette réalité , il brosse une certaine vérité . A gros trait , certes. Mais forcer le trait n’est-il pas le ressort même du comique et de la caricature ? Et le sentencieux Bégaudeau qui prend le truc au sérieux , monte sur ses ergots , LOL. Qu’il pète un coup , ça lui fera du bien.
Si le mec est dans le ton , avec un système pileux maxilaire dont on ne peut déterminer avec certitude s’il relève d’une maîtrise ou d’une négligence , les pétasses auraient dû être moins léchées. Dans la lignée du dandisme 19ème , le bobo , affecte la négligence maîtrisée : c’est une espèce de skinhead aux cheveux en bataille (auparavant ils auraient été dans le vent); Léo Ferré aurait dit « la cigarette sans cravate ». La réalisation aurait dû apporter une plus grande attention au louque des pétasses : elles auraient dû être moins guindées et plus décontractées , l’Oréal n’aurait pas dû être perceptible, un style néo babacoule , négligées mais clines , bio et équitable ( en vente aussi chez l’Oréal), une petite pointe politico-vinetège avec un t-shirt du Che aurait été bienvenue , ou , plus discret , une casquette lider maximo kaki pour établir une complicité avec les initiés. Et puis , franchement , le décors est pitoyable , pas même un truc japonisant ou un masque africain à se mettre sous la dent , même pas un poster de David Bowie. Rien que de l’IKEA , la louze. Bon , à décharge , on considérera qu’ils furent limités par le budget , et qu’on a quand même bien rigolé.-
Tony
InvitéBrisemenu fait vraiment pitié,il est nul dans tous les domaines,quelle vie de merde il doit avoir.
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Ourson
InvitéC’est loin d’être ma vidéo préférée de Mister V, mais à mon avis ce sont plutôt les non-cinéphiles qui sont caricaturés ici, pas les cinéphiles. Les cinéphiles ne sont pas comme ça, mais quand on le sait pas, c’est bien le genre de scène qu’on peut s’imaginer avant de confier nos films préférés avec des initiés.
C’est pas une peur qui sort de nulle part non plus, y’a tout un tas de poseurs qui discréditent les « vrais » cinéphiles en se montrant méprisants avec les profanes. Combien de fois j’ai entendu des blagues pédantes sur ceux dont le film préféré est Interstellar. C’est limite une private joke entre tous les poseurs de France-
Malice
InvitéMon expérience d’Interstellar : la cinéphile fan de Rohmer que je suis dis que j’ai aimé la scène du trou de ver mais que je n’ai rien bité à la résolution du mystère; on me répond que le film est génial et pourtant pas si compliqué ( j’en déduis que je suis un peu bête toute « intello » que je suis). Malgré cela telle une sainte je n’ai jamais ressenti de mépris envers les fans du film ( envers le film je suis moins sympa, par contre).
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I.G.Y.
InvitéSi ça peut te rassurer, j’ai revu plusieurs Nolan l’an dernier dont Interstellar et je trouve que comme régulièrement avec lui, le film finit par s’effondrer sous son propre poids et vire à mon goût au quasi nanard ésotérique. Dommage car il démarre plutôt bien — de même Inception — et il y a quelques beaux visuels (la scène de la vague géante).
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Une des raisons de mon relatif agacement, à l’image de la véhémence de certains fans sur les forums, est bien sûr la communication qui est faite autour de la scientificité du film (c’est allé jusqu’à l’écriture d’un livre par le physicien conseiller du film, Kip Thorne). Un seul exemple, que j’ai appris après coup mais qui n’a fait que confirmer mon intuition : a été relayée massivement l’information selon laquelle la simulation numérique du trou noir d’Interstellar était d’une précision inédite et inégalée. Manque de bol, un physicien Français très connu nommé Jean-Pierre Luminet avait effectué des simulations du même type et très reconnues en… 1979. Pire : comme l’a reconnu le physicien d’Interstellar lui-même dans des échanges avec Luminet, les simulations d’Interstellar sont en fait… moins réalistes que celles de Luminet, puisque pour des raisons artistiques des termes importants de l’équation ont été omis, ce qui change très largement l’allure visuelle du trou noir.Et ça n’est qu’un exemple parmi 10 autres, sur lesquels Luminet est revenu par ailleurs. Tout ça ne poserait pas de problème si un des axes majeur de communication (et de réception) du film n’était pas le fait d’impressionner par la scientificité « rigoureuse » du propos, qu’on use jusqu’à la corde — au bout d’un moment, les dialogues du film me deviennent insoutenables. Il n’y a pas besoin d’être un grand spécialiste de l’astrophysique pour flairer l’embrouille, et ça s’est confirmé. Pas impossible que Nolan assume enfin, dans son prochain sur l’Odyssée, que le lieu réel de son cinéma est en fait la mythologie (dans le meilleur Nolan, the Dark Knight, Joker n’est-il pas déjà un peu une figure mythique?).
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Malice
InvitéJe me souviens de cette comm, il y avait un côté : on est pas en train de vous livrer un film d’aventures et de sf, on est des adultes sérieux. Alors que ce que j’ai apprécié dans Interstellar c’est précisément l’aventure : entrer dans un trou de ver; découvrir cette planète aquatique – j’ai aimé la vague géante moi aussi; et bien sûr le héros qui se laisse dévorer par le trou noir ( peu importe ce qu’il y a dans le trou, la scène a un tel pouvoir de fascination que je pourrais me contenter d’un film qui ne parlerait que d’un fou qui rêve d’y disparaître)
Nolan, au fond, ne croit pas assez à la fiction, peut-être. C’est comme si à partir d’idées intéressantes, il se désintéressait de leur potentiel en tant que récit.-
I.G.Y.
Invité« Nolan, au fond, ne croit pas assez à la fiction, peut-être » : peut-être bien, en effet. Le prochain sera instructif à ce titre (j’ai tout de même un peu peur, mais nous verrons).
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Malice
InvitéIl a eu le bon goût de reprendre Pattinson, c’est déjà ça ( la raison pour laquelle j’ai réussi à tenir jusqu’à la fin de Tenet)
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Abacaxi
InvitéMoi j’ai le souvenir très gêné de McConaughey m’obligeant à chialer avec lui pendant dix minutes. J’ai pas consenti. Et d’une bibliothèque préparation de paiement qui sursaute en début de film : étant passablement gonflé par les facilités voyage dans le temps au cinéma, j’ai cerné instantanément sa valeur scénaristique lacrymo, pour un réalisateur dont le caractère petit malin est toujours aussi proportionnel à la rutilance de ses castings. J’en suis sorti asphyxié.
Comme Gladiator ou Les évadés, film-étalon de tous ceux qui pensent aimer le cinéma. A l’UGC.
Entre ces deux mondes avec ou sans popcorn, nul dialogue, beaucoup de sourcils levés.-
Malice
InvitéMcConaughey, je ferais bien une pétition pour qu’il ne joue que des branleurs/bateleurs comme dans Magic Mike.
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Ourson
InvitéJe n’ai encore jamais regardé de Rohmer (c’est prévu, si jamais vous avez des recommendations sur lequel regarder en premier) mais je te rejoins sur le mystère. J’ai vu le film il y a une dizaine d’années, et quand j’ai dit récemment aux gens qui l’appréciaient que j’y avais trouvé plein d’incohérences, j’ai pas su me souvenir desquelles.
En dehors de ça j’ai un souvenir assez agréable du film, trop lointain pour en parler précisément mais l’effet qu’il m’a laissé est un peu celui d’un rêve un poil cauchemardesque, décousu mais cool qui dure toute la nuit. J’avais adoré le thème principal calme et discret mais entêtant, moins le scientisme forcé. Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi ils remplissaient des tableaux et des tableaux de calculs à une époque où les robots sont quasiment conscients : c’est vraiment ce que font les scientifiques ? Ecrire plein de formules à la craie à l’ère des super calculateurs ?
Habituellement, tout ce qui est voyage dans le temps me stress énormément parce c’est fatalement incohérent ces histoires là, mais là ça ne m’avait pas trop dérangé, la poésie du trou de ver a effectivement contribué à faire passer la pilule. Bon je vois assez mal comment le héro du futur interagit avec lui-même et avec sa fille sans que ça ne boucle à l’infini sur le héros de l’instant t qui contacte le héros de l’instant t-1 jusqu’à l’infini, mais ce serait malhonnête de ma part de juger le film là-dessus.
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Bref, faut que je le re-regarde-
I.G.Y.
Invité« Ecrire plein de formules à la craie à l’ère des super calculateurs ? » : pour savoir ce qu’il faut calculer avec le supercalculateur, il faut noircir des tableaux. Il faut même doublement les noircir pour le cas de la physique : une fois pour obtenir les équadiffs, une deuxième fois pour en dériver leurs « homologues » (nécessairement approximées) calculables par ordi. Donc la réponse à ta question est « oui », et pas qu’un peu. (il y a malgré tout des solveurs formels qui permettent d’éviter de noircir autant de papier ou de tableaux qu’avant dans telle ou telle partie des développements)
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Ourson
InvitéOh ça m’intéresse beaucoup ce que tu dis, figure-toi qu’il n’y a pas si longtemps j’ai cherché à comprendre le genre de calculs que ça pouvait être mais j’ai pas su quoi taper sur Google, j’ai vite abandonné.
Si tu as des ressources pour mieux comprendre tout ça je suis preneur, ça augmentera mon plaisir au revisionnage-
I.G.Y.
InvitéJe ne connais pas de contenu vraiment « très introductif », mais à regarder rapidement (je n’ai fait que survoler) je pense que cet article là de wiki (ou celui nommé « Calcul numérique »), doit poser les enjeux sans trop entrer dans le détail (pour plus de détails il faudra aller vers « Différences finies », « volumes finis », « élements finis », « Lattice Boltzmann », « méthodes spectrales », « SPH » etc…).
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Ourson
InvitéMerci bien I.G.Y.
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Malice
InvitéConjonction des astres partie 2 : La phase vient de mettre en ligne leur critique d’Interstellar:
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I.G.Y
InvitéOui j’y ai repensé parce que j’ai justement vu ça (mais pas encore écouté)
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Ourson
InvitéSuper bouclage de boucle. J’ai écouté un tiers de la vidéo pour l’instant et il y a un truc qui a tout de suite fait tilt chez moi : « Apple ».
C’est vrai que maintenant que j’y pense, Interstellar et la filmographie de Nolan me renvoient à une certaine esthétique, et cette esthétique me renvoie à Apple. Le côté blanc-gris, propre sur soi, minimaliste mais qui se veut classe. C’est valable pour ses personnages, les villes où se déroulent ses films, les bâtiments… et du coup ses planètes et ses trous noirs aussi.
D’ailleurs Nolan lui-même dégage cette énergie : des costumes bien taillés, plutôt gris, très peu de contraste de la tête aux pieds. Je viens de vérifier : il est sapé à peu près pareil que tous ses protagonistes. Serait-il un adepte du « self insert » ?
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Ah, au final la vidéo parle de cette désaturation généralisée aux alentours de la 25ème minute -
Malice
InvitéJe finis d’écouter l’épisode sur avatar 3 et je rejoins le débat.
En attendant c’est vrai que les couleurs Nolan, c’est pas du Michael Powell…
Au fait tu voulais qu’on te recommande des Rohmers : je pense que tu peux commencer par Conte d’été, qui met tout le monde d’accord. Conte d’hiver pourrait te parler aussi, car l’héroïne, Félicie, coiffeuse et se revendiquant » non-intello » se retrouve dans une scène parmi trois lecteurs de Littérature, dont l’homme qui l’aime. -
Dr Xavier
InvitéPour les anglophones, je me glisse pour suggérer le Honest Trailer sur Interstellar qui est plutôt drôle (« Une bande son faite par Hans Zimmer qui s’est endormi sur son orgue »).
Il y a aussi le Every Christopher Nolan movie de la même chaîne.
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I.G.Y.
InvitéJ’avais oublié ce génial : « My connection with Murph, it is quantifiable!! »
La recension des commentaires à la fin est très marrante, surtout celui avec « the law of physisc », très drôle.
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Malice
InvitéJ’avais oublié la scène de traîtrise de Matt Damon, involontairement drôle; ça me fait penser à Jack dans « The house that Jack built » qui file un cookie à la femme qui agonise à ses pieds.
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Malice
Invité@dr xavier
« muuurph!! »
oscar du meilleur acteur pour Matthew -
Malice
InvitéTellement vrai que Cooper se bat les gonades de son fils non surdoué!
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ziggypop
Invitépas mal !
très précis les commentaires à la fin, le focus sur le manque d’intelligence supposée de ceux qui n’auraient pas aimé le film -
Malice
InvitéCompliqué la sf car on se retrouve souvent face à des gens qui se laissent obséder par les justifications scientifiques ( pour les dénigrer ou les encenser); et on en oublie le film lui-même.
Un exemple : j’ai une tendresse pour Sunshine de Danny Boyle; avec une certaine personne je n’ai jamais pu en parler en tant qu’ oeuvre car un débat sur l’impossibilité qu’une bombe réactive le Soleil démarrait systématiquement.
On ne parlait pas des séquences que j’aime : le psy qui se shoote au soleil en baissant la protection du hublot, entres autres. -
Claire N
InvitéC’est vrai, cet tendance à rechercher une « connexion « avec les notions scientifiques implicites
Un peu comme si le film devait les conforter
Oú servait de carte de club MENSA -
Malice
InvitéJ’ai deux hypothèses mais on peut peut-être en trouver d’autres:
– untel n’a pas aimé un film et il éprouve le besoin de justifier son désintérêt par l’argument : » ce n’est pas scientifiquement réaliste » ( mais pourquoi vouloir se justifier ainsi?)
-untel a envie de mettre en avant ses connaissances scientifiques et la conversation autour d’un film lui en fournit l’occasion -
Claire N
InvitéJe prends, et j’en cherche d’autres
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Claire N
InvitéAvec la piste suivante : souvent il s’associe cette phrase « il a tout compris « ,
C’est une drôle de jubilation qui semble doubler
La joie d’un système film qui aurait reussi à restreindre en un seul objet, limité, fini : un film
L’ensemble du monde -
Malice
InvitéFinalement je me demande si les films qui promettent de coller le plus possible à un « réel scientifique » ( hard science par exemple) ne se heurtent pas à la frustration éternelle des spectateurs-citoyens d’un monde qu’ils ne peuvent pas saisir.
Au fond le spectateur scientiste a peut-être envie de voir un documentaire sur ce que la science n’a pas encore les capacités de nous dire. Interstellar devrait raconter ce qu’est un vrai trou noir, ce qui est impossible. Et dans un film de fiction, où on doit décider un minimum ce que sont les choses qu’on montre, Nolan le peut encore moins. A moins de filmer un délire ou une rêverie qui ne nous renverrait qu’à nous mêmes et n’ouvrirait pas sur « autre chose, ailleurs ».
Bref je serais bien embêtée si je devais pondre un scénario sur des scientifiques dans l’espace. Finalement autant filmer Thomas Pesquet. -
Malice
InvitéA propos du trou noir d’Interstellar, j’ai détesté qu’il ramène Cooper à la bibliothèque de sa fille; j’aurais encore préféré un délire à ce retour au plancher des vaches
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I.G.Y.
InvitéDans mon souvenir, Gravity de Cuaron, sur une base extrêmement simple (et tout en prenant des libertés avec la « plausibilité » sans être entièrement absurde), avait réussi son « film dans l’espace ». Gros souvenir en séance (mais je ne l’ai pas revu depuis sa sortie).
La différence étant aussi que la physique sur laquelle reposait le film était bien plus simple et sensible que celle de la relativité générale ou de la physique quantique.
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Ostros
InvitéJe plussoie
Quel film génial
Et si simple en effet -
Malice
InvitéA la fin quand l’astronaute retrouve la terre et tombe, on ressent la gravité, tout comme on ressentait l’apesanteur…J’aime le film à cause de ces sensations – je suis moins fan de l’arc narratif qui concerne la fille décédée.
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kenny
Invitésensible oui, cuarón s’intéresse à la matière dans l’espace
ce qui est bien le dernier des soucis de l’autre -
ziggypop
InvitéJ’aime beaucoup Gravity aussi
Film beaucoup plus humble et pourtant (et donc ?) beaucoup plus ample
il faudrait que je le revoie, mais dans mon souvenir la seule chose qui m’empêche de le considérer comme un chef d’oeuvre était son usage de la musique, pas nul mais académique, et qui affaiblissait la puissance de déflagration radicale du film (je crois avoir lu quelque part que Cuaron voulait initialement le faire sans musique) -
Malice
InvitéOui, on imagine que Cuaron n’a pas eu la liberté qu’il a eu sur un film comme » Y tu mama tambien » ( le film de lui que je préfére, ex aequo avec Roma)
mais YTMT manque de débris de satellites et de combis -
Ourson
InvitéGravity j’avais l’impression d’avoir adoré tout seul dans mon coin, content de vous voir le défendre. Mes potes avaient du mal avec le fait que tout soit centré sur le vaisseau, c’est ce qui moi m’avait plu, ça a contribué à mon plaisir de visionnage et d' »immersion ». D’ailleurs, est-ce qu’on a eu d’autres films qui racontent aussi bien « l’espace » ?
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Malice
InvitéDans Sunshine la » matière » du Soleil me paraît bien rendue. Quand le soleil frappe un des personnages dans une des séquences de suspense du film, je ressens la puissance de l’astre, plus que celle du trou noir d’Interstellar. La représentation de la chaleur, de la lumière, est réussie – elle existe peut-être d’autant plus que l’espace froid est son écrin.
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I.G.Y
InvitéJe n’ai pas vu ce Sunshine. En films dans l’espace j’ai souvenir d’avoir été déçu par Ad Astra. Il y aurait bien le premier Solaris mais ça ne compte pas vraiment. 2001 m’a un peu déçu après l’avoir revu l’an dernier (pourtant en salle) — à l’exception de deux-trois scènes. Je n’ai pas vu les Alien et ne me souviens plus de Seul sur Mars. Le Dune de Lynch est hyper dur à regarder (presque plus encore en tant que fan de Lynch).
Maigre contribution au débat, donc.
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Malice
InvitéJe vais revoir « seul sur mars » justement, pour voir s’il y a de la matière ( autre que fécale, cf scène des patates)
A part ça mon exoplanète préférée est Melancholia ( cette scène sublime de lever de planète sur la terre)
Par curiosité, comment as-tu fait pour éviter Alien? La créature m’a longtemps trop fait peur pour que j’ose regarder les films en entier, mais j’ai intégré les films à ma vidéothèque depuis. -
I.G.Y
InvitéMalice : Melancholia ça ne compte pas vraiment pour film sur/dans l’espace mais oui, superbes scènes je suis bien d’accord.
Alien j’ai évité uniquement parce que je regarde peu de films d’horreur qui sont « réellement » censé faire peur (et pas du gore semi-rigolo comme The Thing ou carrément drôle comme The Substance). Habitude prise depuis l’enfance et jamais déprise
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Alexandre
InvitéMarrant les perceptions de chacun mais je trouve The Thing vraiment terrifiant.
Sinon si tu dois voir un Alien, que ce soit celui de Scott, qui pourrait être son meilleur film, après l’intéressant Duellistes.
On y sent pas encore le professionnalisme un peu asséné des films ultérieurs, même bon an, mal an.
Revu souvent, je ne peux décemment pas dire que c’est pour moi un film de chevet mais quelque chose persiste, même si éventé en bonne partie, de la sidération (c’est le cas sidéral de le dire) incroyable ressentie à la sortie du film en cette rentrée scolaire 1979. La peur générée était absolument inédite, immaculée, virginale. On ne savait vraiment pas où on mettait les pieds. On allait d’effrois en effrois, privés de points de repère, naviguant à vue. Et la créature, aujourd’hui galvaudée par ses nombreuses reconductions, était le truc le plus tétanisant jamais vu sur un écran. De fait, jamais créature monstrueuse n’avait été aussi bien imaginée dans toute l’Histoire du cinéma. Si l’on ajoute la belle direction artistique, la partition magnifique de Jerry Goldsmith et le parti-pris à contrecourant de tout ce qui se fera par la suite dans le monde des blockbusters, à savoir faire parler les acteurs au dessous du niveau vocalement affirmatif et pétaradant de rigueur, on a quand même un film qui mérite son statut de classique de la SF. Ils ne se bousculent pas au portillon. -
I.G.Y
InvitéAlexandre : tu le défends bien. Je suis en effet convaincu qu’il s’agit d’un « must see » (et il y en a pas mal d’autres que je n’ai pas vus).
Sur The Thing, disons qu’il y a quelques scènes à vocation horrifique qui relèvent du pur jumpscare assez prévisible, quand bien même elles peuvent être réussies : je pense exemplairement à la scène de tests sur le sang de la boite de pétri, qui m’a bien plus fait rire qu’autre chose même si le sursaut, prévisible, fonctionne immanquablement. C’est peut être le côté série B qui m’a enlevé une bonne partie de la peur, notamment sur le côté outrancier de la bête, qui m’a plutôt amusé — je l’ai pourtant vu en salle. Cela dit je me souviens en effet d’une fin un peu stressante, et j’aime beaucoup le début — avant que les « enjeux » (le jeu) ne soient clairement établis.
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Malice
InvitéDans The thing, quand la créature est dans le chien, j’adore; la bête se balade dans les locaux sans que les personnages se doutent qu’elle est possédée – mais nous, on sait, du moins on sent que quelque chose ne va pas, puisqu’on l’a vue se faire traquer par des hélicos. Tout le début est vraiment jouissif grâce à ce « loup ».
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Alexandre
InvitéJe crois beaucoup aux « primo-ressentis ». On, peut, généralement même si pas toujours, s’y fier. Ce que confirme, de mon point de vue, les relativement nombreuses révisions du fil de Carpenter, c’est que ses effets spéciaux (mécaniques, de maquillage, luxueusement bricolés) ne me paraissent pas de plus en plus tocs, ni de plus en plus grotesques.
Soit ils l’étaient dès le départ, soit ils ne l’ont jamais été. Le film, dès sa sortie, a été très malmené sur le sujet. On les trouvait dégoutant (alors que le dégoutant, ce n’est pas ça) et ridicules.
Perso, je les ai toujours eu à la bonne. Leur étrangeté baroque collait avec celle dont l’entité extraterrestre pouvait se prévaloir. A ce titre, The Thing est à Alien ce que Keith Richards est à Mick Jagger : un fidèle lieutenant aux avant-gardes de l’horreur viscérale.
Carpenter (et ses collaborateurs) a su imaginer une vraie saloperie venue des confins de l’espace. J’en perçois les matériaux plastiques, le latex and so on.. mais, et c’est là le grand point commun avec le film matriciel de Ridley Scott, quelque chose, en termes de savoir-faire, fait que je crois à cette bestialité d’outre espace.
De là à chef d’oeuvriser tout ça, il y a un pas que je ne franchirais pas.
Mais ces films comptent. -
I.G.Y.
InvitéSi je me figure ado en 1982, je peux m’imaginer effrayé devant The Thing. Cela dit cette affaire de date est biaisée puisqu’il est tout à fait possible que, le voyant à 16 ans en 2007, j’aie été effrayé aussi. Or j’ai vu The Thing l’an dernier.
Par exemple je n’ai pas revu Shining depuis mes 16-17ans mais ce visionnage un dimanche soir pluvieux, seul avec mon père, m’avait terrorisé — serait-ce le cas aujourd’hui? Pas sûr du tout (cf. aussi la GO). C’est donc peut-être plus une affaire d’âge — et/ou de tempérament.
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Je ne qualifierais pas les trucages de The Thing de ridicules. Je me souviens simplement qu’une fois dévoilés — une fois la première « transformation » montrée, qui intervient… assez vite —, mon éventuel effroi retombait dans la mesure où, en quelque sorte, toutes les cartes étaient déjà sur la table : le monstre est filmé d’emblée en pleine lumière, avec un grand luxe de détails, etc… J’apprécie plutôt ces trucages en tant qu’ils sont « inventifs ».
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Puisqu’il est difficile de trouver des films qui m’ont réellement effrayé — je visionne peu de films qui ont cette vocation — je peux citer un jeu vidéo qui je pense est un peu connu de « ma génération » : Slender. J’y ai joué (même pas tout seul, à 4 ou 5 à chaque fois!) vers mes 23-24 ans et la terreur fonctionnait à plein (sur tout le monde) avec un dispositif très minimal : obscurité dans la pièce (comme dans une salle de ciné), obscurité dans le jeu (on se ballade de nuit munis d’une simple lampe torche parfois défectueuse), et une sorte de silhouette immobile avec une tête blanche est susceptible d’apparaître « dans le plan » (dans le halo de la lampe toche) sans faire de bruit et presque à tout instant (selon quelques règles simples), le tout avec une bande son hyper minimale. Tout ça pour dire : c’est en quelque sorte un peu l’inverse des trucages relativement en « pleine lumière » de The Thing, même dans les scènes où la nuit règne dehors (j’exclus la dernière scène au sous-sol). Différence horreur/épouvante? Je n’ai aucun recul sur l’histoire de ces genres pour le dire.En tout cas, et récemment, je me souviens m’être bien plus redressé dans mon canapé au moment où l’on découvre, à la fin de la Graine et le Mulet, qu’il manque cette putain de semoule.
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Malice
Invité@Igy t’as raison, ce stress à la fin de la Graine
The thing, une fois la créature dévoilée, m’a paru davantage un huis-clos parano. Je n’ai eu peur que lorsque le chien possédé entrait dans le chenil. Par contre, « la maison du diable » de Robert Wise me fait toujours flipper ( une simple porte entr’ouverte fait monter mon trouillomètre)
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Alexandre
InvitéMais parce qu’il y a peur et peur, bien évidemment!
Moi, il est facile de me foutre le trouillomètre à zéro : il suffit de viser juste, de réactiver ce qui me faisait peur petit, certaines occurrences d’apparition, de transformations. En fait c’est assez intransmissible.
Si on met de côté le fait que je ne suis pas super amateur de films d’horreur très généralement (peut être pare que j’en suppute la routine), je n’ai jamais eu aussi peur que devant des épisodes de feuilletons de mon enfance, ou des téléfilms ringards mais qui m’effrayaient. A tel point que le cinéma m’a finalement « déçu » du côté de la peur.
Mais il y a peur et peur. Un film médiocre comme Amityville, la maison du diable me foutait terriblement les jetons parce que quelque part, il était foutu comme un bon épisode du Sixième sens.
Un film comme Misery, de Rob Reiner fait peur parce que le personnage de Kathy Bates est effrayant.
La Nuit des morts-vivants, de Romero, fait peur parce que bon, voir des morts tout blafards, en noir et blanc, marcher lentement et en claudiquant, c’est juste pas possible.
Rosemary’s Baby fait très peur à cause de Mia Farrow : à elle seule, elle absorbe, avec sa mauvaise mine, l’irrationnel du complot dont elle se croit victime (quand bien même serait-il avéré).
The Thing fait peur par la qualité (comme on le dirait d’une étoffe) de l’angoisse dont il est le pourvoyeur : celle d’une altérité imprévisible. En un mot, la peur de l’inconnu.
Chacun trouve sa peur à sa porte. -
Malice
InvitéLa peur à la The thing, et qui fonctionne toujours chez moi, c’est celle de ce qui est caché sous la peau d’humains « normaux » : l’invasion des profanateurs de sépultures : toujours une immense angoisse pour moi. It follows est dans le même genre. Le banal-anormal d’une silhouette dans la rue, dans la vie de tous les jours, qui soudain se met à marcher vers une cible calmement, comme le chien de The Thing.
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Alexandre
InvitéTiens, un film de Carpenter qui m’avait fait très peur, mais par bouffées, par endroits, et qui n’avait rien à voir avec The Thing, c’était L’Antre de la folie.
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Malice
Invité@Alexandre, il fait partie de mes Carpenter préférés
la scène de la route dans la nuit
l’aubergiste à la hache -
Seldoon
InvitéL’aspect raté, en toc, des effets speciaux chez Carpenter participe à la réussite de l’horreur. Ca colle parfaitement à ses monstres, au body horror : cette « saleté » de l’effet colle avec la saleté de ce qu’on essaie de représenter. La perfection dans la représentation de l’imperfection est toujours moins forte que l’imperfection réelle. C’est une ligne de crête, on tombe vite dans le ridicule. Pour moi c’est la grande réussite de Carpenter. Autre exemple d’effets 20% ratés qui rendent mieux que quand ils sont réussis : Alien. Dans les deux cas on navigue dans des eaux proches du body horror, ce n’est probablement pas un hasard.
En revanche il ne s’agit pas de faire peur, mais littéralement d’horrifier. -
I.G.Y.
InvitéDans ce cas, je fais peut être partie des gens qui n’ont pas tellement « peur de l’horreur » au cinéma. Il faut vraiment que je regarde Alien.
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Seldoon
InvitéTu fais surtout partie des gens qui ont tort mais moi-même je suis nul en mécanique des fluides.
Tu me passerais ton adresse e-mail ? Il me semble que tu l’as déjà partagée ici. -
I.G.Y.
InvitéOn connaît le dicton : mieux vaut avoir tort avec IGY que raison avec Aron.
Je peux partager comme l’autre fois un temp-mail : bojabod883@newtrea.com : envoie un mail test reconnaissable, je supprime et te réponds avec mon vrai mail de mécanicien.
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Malice
InvitéSunshine, c’est bien jusqu’à ce que ça devienne un trhiller avec méchant à éliminer. J’aurais voulu qu’il n’y ait pas d’autres évènements que les galères de l’équipages pour mener la bombe jusqu’à Soleil
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Ostros
InvitéPour la matière : Solaris
Film marquant aussi -
Malice
Invité@Ourson, il y a bien un simulateur dans le vaisseau de Sunshine, qui projette différentes ambiances terrestres ( la mer, la forêt); c’est le psy fétichiste des rayons solaires qui prescrit des séances détente aux membres de l’équipage
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Ourson
InvitéAaaalala Sunshine, je devais avoir 11-12 ans quand je l’ai vu. Ce que j’en avais pensé à l’époque, avec mes yeux d’enfants qui avait probablement regardé Toy Story la veille : j’adorais tout ce qui se passait dans ce vaisseau, le simulateur de ciel (?), l’équipage, mention spéciale au potager spacial. Mais je le trouvais aussi un peu « lent » par moment, avec le souvenir de plans étendus sur le vaisseau qui dérive dans l’espace, ses portes qui font « tshhh », différentes opérations mécaniques qui prennent le temps, etc. Et puis un final où tout à coup ça part en film d’horreur : ça m’a totalement traumatisé avec cet espèce de zombie sorti de nulle part à la fin du film, j’ai pas pu dormir le reste de la semaine (j’étais facilement impressionable plus jeune).
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Avec le recul et en y repensant je me dis que ça me déplairait pas cette « lenteur » aujourd’hui, si vraiment c’est comme dans mes souvenirs, au contraire. Parcontre je me rends compte que je vaux pas beaucoup mieux que Nolan : comment ça on peut relancer le SOLEIL avec une bombe fabriquée… Sur Terre ? « Où trouvent-ils toute cette énergie » comme dirait l’autre ? Mais bon un jour j’arriverai à régler mon souci de suspension d’incrédulité. Merci pour la recommendation, ça m’a donné envie de le revoir.
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Je note quand même que la quasi-totalité des films « spaciaux » sont aussi des films de SF ? De tous ces films j’ai l’impression que Gravity est le seul à pas faire dans la SF et c’est ça qui m’avait plu aussi, voir ce que font les astronautes pour de vrai, sans champ gravitationnel magique dans des vaisseaux quatre étoiles, sans prémices de fin du monde ou de guerres intergalactiques. Ça me plairait bien moi de voir des films de cosmonautes alla Thomas Pesquet qui font des trucs cool mais « ennuyeux » que font les vrais cosmonautes (il y avait peut-être un contexte un peu SF dans Gravity cela dit, je m’en rappelle plus). -
Malice
InvitéLa lenteur de Sunshine m’avait plu : le moment où l’équipage contemple Mercure en train de passer devant le Soleil est une belle scène; la suavité de la voix du vaisseau aussi; c’est un peu à l’image du personnage de Capa, qui est très calme et doux.
Je viens de revoir « Seul sur Mars », eh bien j’ai passé un bon moment. Pas de séquence psychologisante avec un mec qui raconte qu’il a voulu aller dans l’Espace parce-que son père à fait la guerre ou je ne sais quelle justification dont on se fiche. L’intrigue est sans cesse relancée par des problèmes conccrets, qui m’ont tenue du début à la fin; on est content de voir plein de têtes agréables ( Matt Damon, Jessica Chastian, Donald Glover, Kristen Wiig, Jeff dumb and dumber Daniels…) Pas mal d’humour aussi ( les vannes qu’échangent les membres de l’équipage de Damon, qui ne se prennent JAMAIS la tête : pas de règlement de compte fiévreux, ça change ) -
Ourson
InvitéDeuxième alignement des planètes, et c’est le cas de le dire (troisième si on compte le timing de la vidéo de la Phase)
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Regarder les Rohmer conseillés au-dessus restera ma priorité
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Alexandre
Invité« Regarder les Rohmer conseillés au-dessus restera ma priorité »
Oui, Alien, en priorité, de la série « Galaxie et Proverbes »
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Ourson
InvitéJe pense que tu fais erreur, Rohmer n’a réalisé aucune Alien. Tu confonds certainement avec le Alien de Philippe Lachaux : « Panique sur Uranus ! »
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Malice
InvitéOn ne saura jamais hélas ce que Rohmer aurait fait d’un équipage de vaisseau spatial; on imagine Ripley et l’androïde parler de Descartes avant d’hésiter à coucher ensemble dans « Ma nuit chez Bishop »
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Alexandre
InvitéÇa y est, ça délire.
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Claire N
Invité« a peut-être envie de voir un documentaire sur ce que la science n’a pas encore les capacités de nous dire » ça sonne très juste je trouve
Et merci pour vos recommandations
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Vami
InvitéQue penses-tu de celle-ci, alors ? Ça me rappelle une certaine chaîne youtube personnellement
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Carpentier
Invitémerci, j’en suis à mi-écoute/visionnage
et ça me plaît énormément ^^
J’y retourne, c’est tellement bien fait : )
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