Accueil › Forums › Forum général › Fuites de Etienne Bretin aux Éditions Cause Perdue
- Ce sujet contient 127 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Samuel_Belkekett, le il y a 3 jours et 19 heures.
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AuteurMessages
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..Graindorge
InvitéGwenaël David a son fil
Thomas Mairé aussi
Voici celui de Etienne Bretin pour son livre Fuites -
Stéphanie
InvitéGwenaël David a son fil
Thomas Mairé aussi
Voici celui de Etienne Bretin pour son livre Fuites -
..Graindorge
InvitéLes pigeons marchent en staccato, secouant leur nuque. Ils ne m’avisent plus. Mes pensées ont fini par les indifférer, comme les indiffère le ridicule qu’on leur prête. Leur envol au passage d’une voiture ne semble que pur réflexe, réaction parfaitement adéquate
à un événement dont ils ont probablement analysé la dangerosité. Je ne les verrai pas atterrir, ils remontent le toit des usines voisines. Leur silhouette ombrage les tôles, qui sous la chaleur ne gondolent pas. Elles rouilleront mais survivront au temps des hommes. Les
machines qu’elles abritent auront cessé leur bruit. Plus de gaz, d’isotopes d’uranium, de carbone pour les éoliennes, de vapeur à projeter sur les turbines qui, immobiles dans les centrales, ne fourniront plus d’électricité aux objets de mon espèce, autrefois riche mais disparue, remplacée par des reptiles dont le sang-froid bénit le chaud. Des varans, des iguanes. Des bêtes qu’on dit indifférente mais, si l’on regarde bien, inscrivant leur nom sur google et s’arrêtant un instant, on décèle le sourire. Je les imagine, impérieuses, se dorant les squames. Elles ponctueront leur immobilité de rares coups de langue. La chaleur floutera leur silhouette, comme dans les westerns
qu’aucune caméra ne filmera plus. »-
François Bégaudeau
Maître des cléssignalée déjà par ailleurs, la Gene perdue sur le livre : https://www.youtube.com/watch?v=XkoSEUvUVKM&t=10s
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Stéphanie
Invité——-
J’entends la chaîne tourner, les rayons ciseler l’air. Je me déplace mécaniquement. Arrêtées à chaque feu rouge, les rares voitures me voient passer comme un fantôme. La fatigue a effacé les
couleurs de l’effort, je suis pâle, uniformément gris. Seule ma cuisse sanguinolente fait tache, je sens mes poils tiraillés par la peau qui s’encroûte.
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Schnoups
InvitéTrès bon extrait ça.
Ça donne envie d’y lire-
Vincent S
InvitéCe qu’on en dit dans ActuaLitté
Fuites raconte quelques semaines de la vie d’un militant écologiste lyonnais, qui partage son temps entre son récent emploi de déménageur, les réunions d’une cellule militante et les actions collectives de dégonflages de pneus de SUV. Le récit dresse le portrait sensible, contrasté, d’une jeunesse trop souvent fantasmée et réduite au cliché. D’aventures intérieures en actions physiques, d’illusions en crises de lucidité, le roman se pose en thriller urbain, témoignage sans fard d’une génération éprouvée, et saisie inédite de la ville de Lyon. -
..Graindorge
InvitéOui et celui choisi et partagé par Graindorge est un bout du long et généreux extrait partagé par Cause Perdue: les pigeons: « ils ne m’avisent plus » les reptiles » on décèle le sourire »
Très bon extrait aussi
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Samuel_Belkekett
InvitéUn biopic de plus.
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Usain Bolt
Invité« En exposant rationnellement ses angoisses, Sarah en reveille chez moi les exactes jumelles.
Je dis angoisses mais je dis mal, me saisissent des peurs auxquelles nulle fuite ne saurait répondre. Des peurs immenses et déjà vieilles. Qui m’éclipsent,
qui occultent mon cas, l’avertissement pénal probatoire, le chômage, ma désertion, le travail que j’ai quitté il y a six mois. L’incompréhension de mes parents. Leur colère. Tu vas tout abandonner mais pourquoi, le monde tournera pareil, tu penses à nous, on t’a toujours soutenu – ce soir je m’en fous, il y a plus grave et ça arrive bientôt, ça a déjà commencé.
Personne ne court assez vite. »En exposant rationnellement les angoisses de Sarah, Etienne réveille chez moi les exactes jumelles.
François, la gêne perdue est géniale, mais pourquoi si courte ?-
François Bégaudeau
Maître des clésje pourrais faire plus long, je l’ai fait sur les précédentes, mais c’est quand même bizarre de parler seul longtemps
on verra sur les prochaines
suspens : y en aura-til une sur Du mépris?-
kenny
Invitépeut-être parce que tu forces un peu trop ta voix radio nocturne
prends exemple sur les streamers, ça rote ça pète ça fait des lives 5h-
François Bégaudeau
Maître des clésje ne force aucune voix, je parle juste seul dans un micro, et c’est de l’audio
c’est en quelque sorte un son de radio
et puis je parle de phrases, pas de la derniere fitna-nofitna entre Zawa et dany
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Usain Bolt
InvitéL’occasion de créer la gêne croisée, en conversation avec les auteurices. J’aimerais savoir comment Etienne construit ces phrases qui font du mal et du bien en même temps.
Et pour du mépris, François l’auteur converserait avec François l’éditeur. Ou avec un autre membre de CP s’il y a conflit d’intérêt.-
Bretzville
InvitéJe peux te répondre directement si tu veux. Celle que tu cites est un peu pivot dans le texte, construite autour de la fatalité de la catastrophe écologique. Qui à certains égards soulage, puisqu’elle minore tous les tracas, même la perte d’un emploi.
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Usain Bolt
InvitéEst-ce qu’elle minore tous les tracas ou est-ce qu’elle les décuple ? Chez moi, elle a tendance à les alourdir, puisqu’envisager un avenir meilleur n’est plus une option. Mais sans m’épancher sur mes peurs immenses et déjà vieilles, bravo pour Fuites. Ça reveille les angoisses, mais les phrases sont belles.
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Bretzville
InvitéPour moi c’est les deux à la fois, minoration et décuplement. Mais autant le décuplement est documenté, autant la minoration me paraît moins abordée. Le parallèle n’est pas parfait mais ça me fait penser à Melancholia, où la personne la plus sereine et digne face à la fin de l’humanité est celle qui était déjà dépressive. Merci d’avoir lu Fuites en tout cas et merci pour ton retour. J’ai mis du cœur à l’ouvrage.
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’aimerais bien en effet interroger les auteurices, mais c’est logistiquement compliqué – aucun de ceux publiés à ce jour n’habite Paris
En revanche le 13 avril à Traversière il y aura trois moments d’entretien avec les trois auteurs du printemps : Etienne, François Beaune, Mathieu Frou. Et Gaelle me fera parler du Mépris.-
Dr Xavier
InvitéLes écrivains Cause Perdue sont ancrés dans le réel, eux, et organisent des events dans les territoires qui comptent. Demain mercredi à 19h, la librairie Terre des Livres à Lyon organise le début de la reconquête patriote avec Étienne Bretin (Fuites) et Gwenaël David (Je ne suis pas une libellule). Littérature enraciné, citoyens vigilants, identité assumée.
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
excellente pub
on va t’engager
et oui venez nombreux à Terre des livres demain
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Samuel_Belkekett
InvitéSi tu veux, j’habite un petit hôtel particulier à Paris dans le 20ème arrt.
Je mets à disposition jusque 2 chambres avec salle de bain pour tes auteurs si nécessaire pour réaliser vos entretiens. Je ne demande rien en échange puisque ça ne me dérange pas du tout de les accueillir. Voilà, je suis comme ça moi.-
François Bégaudeau
Maître des clésTu veux me rendre un service? Déserte de forum.
Merci-
François Bégaudeau
Maître des clésce
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Samuel_Belkekett
InvitéLe meilleur service que tu puisses te rendre à toi-même c’est toi de quitter ce forum et de me laisser prendre la main.
Première chose que je ferai… Faire un grand ménage.
Seconde chose… Ramener les bonnes personnes, avec des paroles cinglants, de l’humour cinglant, de l’esprit cinglant.
Troisième chose… Te laisser revenir une fois les 2 premiers point résolus.
Là tu auras un sacré forum.
Parce que franchement, en toute objectivité et il est très rare que j’use de cette formule, mais ce forum est bien trop un repaire de petits blancs.
Les problèmes avec les petits blancs sont trop long à énumérés mais…
Langages et formules ampoulés un max pour ne strictement rien dire, pour compenser un niveau de réflexion tout juste au niveau de la mer,
Autrement dit,
Verbe de petits blancs
Raisonnements de petits blancs
Mental de petits blancs
Existence de petits blancs…
Au fait tu ne m’as pas répondu, ça t’a laissé des traces cet entretien avec Tristan Garcia ?-
Samuel_Belkekett
InvitéMoi aussi je mets du cœur à l’ouvrage…
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François Bégaudeau
Maître des clésLa fascination admirative que tu as pour moi te passera
Nous patientons-
Samuel_Belkekett
InvitéAlors ne crois pas si bien dire.
Je suis entrain d’expérimenter une incroyable machine. À l’aide du Professeur Marchall et de son équipe de scientifiques, qu’à l’aide de ma fortune je paie très cher, nous fabriquons cette installation qui consiste en 2 lits séparés par la dite machine. Sur ces 2 lits seront allongés, sur l’un François BÉGAUDEAU et sur l’autre Frédéric LORDON. Une fois leur crâne recouvert d’un casque à électrodes et celui-ci relié à la fascinante machine, s’ensuivra une délicate opération qui consiste à extraire d’une part l’esprit théorique de Lordon et d’autre part la sensibilité artistique et littéraire de BÉGAUDEAU afin que ces 2 extractions rétroagissent l’une sur l’autre.
Enfin, Belkekett trouverait un interlocuteur à sa hauteur.
Aussi, une chose que je n’arrive pas à trancher. L’expérience ne peut se finaliser que dans un seul des 2 corps. L’autre restant tel qu’il est.
Lequel choisir… Je ne sais pas. L’âge du plus jeune pourrait trancher mais pas sûr.
En espérant que l’expérience n’écourtera pas la vie des sujets sélectionnés.
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Usain Bolt
InvitéJ’ai tapé Traversière mais pas d’infos sur cette soirée, si sur vos sites respectifs.
Ça a l’air prometteur, mais un lundi soir depuis Marseille ça risque d’être compliqué
Personne ne court assez vite.-
François Bégaudeau
Maître des clésoui on « communiquera bientot dessus »
inutile de monter de Marseille en effet
mais il y aura sans doute une rencontre Cause perdue au festival Oh les beaux jours, fin mai
a minima une rencontre sur le livre de Beaune-
François Bégaudeau
Maître des clésla soirée du 13 avril
https://theatre-traversiere.mapado.com/event/684824-1-an-de-cause-perdue-editions-
..Graindorge
Invitéles parisiens font bien ce que bon leur semble mais la maison d’Éditions étant située à Marseille, il aurait été judicieux de fêter ses 1 an à Marseille et ainsi bénéficier de la présence bénéfique de Graindorge. Et ce n’est pas peu dire. Une rencontre à
Oh les beaux jours c’est pas pareil qu’un anniversaire, surtout le premier. Mais bon, on me croit jamais alors tant pis. Oui, oui, c’est pour rire… Ciao
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..Graindorge
InvitéJe viens d’écouter La gêne perdue sur Fuites et j’ai apprécié. Demain j’irai aux Journées suspendues le commander. Désolée de devoir faire des choix: c’est pas moi qui décide c’ est le nerf de la guerre. Ma cousine préférée m’a trouvé 4 massages du dos. Ça paie mes légumes biologiques et ça paiera Fuites.
» Ils feront le bonheur des lézards après le temps des hommes »
Et j’aime bien ces descriptions du corps: le sang qui fait qu’un tour, le regard des voitures sur un fantôme etc…
Et la lutte, les luttes: avec sérieux bien que ridicules puisque blablabla.
Tout est con: lutter, l’art, vivre
» et pourtant vivre est bien la plus belle chose du monde. » phrase rajoutée par FB qui dit que EB aurait pu le dire aussi.
Ça devrait l’être pour tout le monde en tous cas. On y travaille sérieusement et ridiculement donc puisque comme dirait l’autre » le ridicule ne tue pas »
Fuites. Courage, fuyons?
Merci beaucoup pour cette Gêne perdue.
Suggestion: Des gênes perdues en tandem avec un ou une des collègues de Cause Perdue, pas toujours le/ la même. Il/elle lirait les phrases choisis et tu enchaînerais
Et dans le cadre des luttes, il me faut lire Fuites pour pouvoir tenter d’argumenter après pourquoi je ne suis pas d’accord avec ci ou ça -
..Graindorge
InvitéLe message de Stéphanie V pas affiché. Couac?
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..Graindorge
Invité@François B
peux-tu partager les lignes de Robin Zervini sur Fuites ici stp pour les gens qui n’ont pas Facebook?-
MA
InvitéFuites plait beaucoup
Reçu hier ces lignes d’un certain Robin Zervini, lecteur. Un livre qui donne autant de brio au commentaire ne peut être que bon :
Salut, j’ai fini Fuites.
Les premières pages ont suscité une patiente curiosité, et très vite j’ai adoré. J’ai haleté, ai savouré l’adrénaline qu’il sécrète. Je trouve qu’Etienne a une maîtrise impressionnante pour un premier roman. Il y a le style (parfois je crois sentir une influence bégaudesque), il y a d’indéniables capacités de psychologue (j’y reviens), il y a un précieux savoir social, de savoureuses échappées imaginatives, un bon humour incisif sur les internautes, une jeunesse urbaine et agissante qui fait plaisir à connaître (écriture socialisante, écriture sortante), de la politique subversive mais dérisoire mais riche en vie. La relation fascinante et inévitablement gâtée avec Hassan, l’elliptique tendresse avec la puissante Sarah, le mépris de la mort du blagueur beau gosse aux yeux verts.
Aussi, chose rare, en refermant le bouquin j’ai eu une petite inquiétude sur ce que va devenir l’auteur. Car je supposais qu’une grosse partie était biographique, voire tout, et puis le site de Cause perdue m’a dit que non, ce n’est pas vraiment bio. J’ai bien noté l’absence de guillemets dans la pâte textuelle, la coulée ininterrompue des mots rappelant agréablement la simultanéité du réel. Bretin a une attention profonde pour le corps, éventuellement pour la douleur, cette phrase par exemple :« De nouveau je me concentre sur le plafond. La croûte de ma cuisse a dû se fissurer, je sens mon jean qui adhère à la peau. Le denim s’est rigidifié. »
Il aspire ici à nous faire sentir l’imbroglio des matières et ma foi en lisant ces notes autour de cette croûte je ressens presque l’incommodage de la croûte. Ecrivain incommodeur. On dirait qu’il veut créer notre concernement de la plaie, nous la faire éprouver. Ou cette phrase :
« Je grimace même si l’absence d’alcool rend le liquide indolore. »
Belle densité psychophysique, en une phrase désagrément physiologique côtoie réflexe pavlovien de la grimace. L’auteur nous fait sentir la curieuse machine qu’est l’humain. Ensuite, tout au long du livre il y a ce jeu de l’érotisation macabre de la chute :
« Je me penche sur la rambarde : vingt mètres jusqu’au sol où attendent mes collègues. De vingt mètres on ne remarche jamais. »
Etienne a bien compris ce que Kafka disait sur le livre qui doit être la hache qui brise la mer gelée en nous, ici c’est un coup presque physique qu’il nous donne. Je dirais qu’il y a simultanément une curiosité saine et extrême pour les possibilités physiques et tridimensionnelles du corps, quitte à nous en faire toucher les limites, et un affect plus trouble, une attirance pour la mort. Certes, une attirance pour la mort plus vitaliste que suicidaire.
À d’autres moments du livres il physicalise superbement :« Cette discussion est impraticable. »
La discussion impraticable telle une piste de ski. Ou bien ici, il nous fait jouir de la tridimensionnalité physique :
« Ils s’apprêtent à redémarrer mais notre vingt-cinq mètres cubes force l’air, fait surgir devant eux sa rectangularité. »
Rectangularité est très savoureux je trouve, voilà comment bien faire bégayer la langue. La prose est à la fois violente et sensuellissime, enchaînant l’air de rien de puissantes imaginarisations :
« La nuque en biais, ils périraient dans cette eau chlorée et chaude.
Je peux te passer le livre sur les plantes ce soir, si tu veux. »Quelle transition décalante, ébouriffante et un peu comique.
Vers la fin du livre il orchestre la déroute organique. Biologisation de la peur, quand la peur est biologisée elle est très impressionnante :« Déjà haut, mon rythme cardiaque a brusquement augmenté, mes muscles ont renvoyé leur liquide vers le coeur qui accélère, qui dit au cerveau voilà ce que c’est la peur pour de vrai. »
À l’affût de la sauvagerie du réel, Bretin glisse logiquement vers l’animalisation :
« Les boîtes de nuit ont gobé l’agitation qu’elles régurgiteront progressivement. Recrachant de temps à autre des silhouettes, trop ivres, trop louches, elles les abandonneront à la nuit urbaine, les forceront à croiser les sans-abris qui profitent de l’été infini. »
Cette vue de la boîte de nuit-créature, non loin du motif vomitif, pourrait presque paraître fantastique mais elle reste arrimée au réel, en témoigne l’apothéose finale de la phrase sur le sort réservé aux sans-abris. L’un n’empêche pas l’autre tu me diras, le réel est fantastique, cauchemardesque devrait-on dire ici, l’été infini est une formule glacialement poétique (à moins que je l’ai mal comprise) car j’y vois là l’enfermement à l’extérieur des sans-abris. Ou c’est peut-être simplement l’étirement de la canicule, d’ailleurs je n’ai pas souvent lu de traitement littéraire de la canicule, c’est une tâche à laquelle Etienne se coltine avec un plaisir et un talent moitié biosocial moitié imaginaire :
« Les immeubles, eux, sont secs, ils n’ont pas à réguler la température de leur ciment. Ils absorbent la chaleur qu’ils restituent la nuit, prolongeant la sudation de leurs habitants. Ils feront le bonheur des lézards qui, après le temps des hommes, seront devenus gros. »
Jouissance rehaussée sans doute par le fait que le prolétaire en moi a déjà vécu de grosses chaleurs en immeuble (et au dernier étage), mais liesse de toute façon de cette matérialisation des lézards du futur. « prolongeant la sudation de leurs habitants » est diaboliquement social, diaboliquement organique.
J’ai évoqué en début de message l’aspect psychologique, c’est quelque chose qui m’a régalé dès le début. Ce bref dialogue entre Sarah et le héros par exemple :« Tu liras le chapitre hein, tu ne le laisses pas traîner chez toi pendant quinze jours ? C’est quelque chose que je peux faire oui, je ne lui dis pas pourquoi sa remarque aurait pu m’irriter. Je me montre tactiquement tolérant. »
J’adore « tactiquement tolérant » oxymoriquement parfait. Et surtout restituant avec minutie la roublardise humaine, le double fond (ou triple, ou quadruple) des affects. Il documente aussi, avec une rigueur spinoziste, les capacités et incapacités affectuelles des uns et des autres :
« Si j’avais agi comme je m’en figurais capable, j’aurais ostensiblement levé le menton, j’aurais accueilli sa deuxième main d’une moue provocatrice. Mais à la vue du pourboire qu’elle contient, je m’en serais mordu les doigts, j’aurais regretté l’aplomb dont je ne fais jamais preuve pour de vrai. »
« Nico n’a pas besoin d’attendre mon rire pour pouffer. Il s’autosuffit. »
J’ai aussi de l’admiration pour ce passage où Etienne procède à une tentative éminemment louable de saisir le mécanisme inexprimable de la pensée, tentative condamnée à l’échec et cependant réjouissante :
« Les tours de la Part-Dieu, la grue, le rhône écumeux, l’anormalement riche frondaison des platanes ne rencontrent pas ses pensées, qui n’ont rien à cogner de la mélancolie du paysage. Elles fusent, plurielles, insituables, s’étalent, s’articulent et se désarticulent autour d’une question bien identifiable. »
Je vais finir par être trop long alors je termine avec une dernière citation aimée, où une sorte de nihilisme joueur voisine avec l’anarchie de la narration, l’anarchie des instants :
« On va le faire, on n’a jamais rien fait d’aussi con mais tout est con, même l’art, même vivre, me hissant je vois ce labyrinthe de béton qui commence à un mètre et finit à deux cents, les derniers étages que d’en bas je vois à peine sont nus, ils infusent le ciel d’une masse dont les contours se perdent, je franchis la tôle, je ne me blesse pas les doigts, la lune sur mon visage ne suinte pas, à partir de maintenant il faut aviser les caméras. » Voir moins
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci MA
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..Graindorge
InvitéAaah MERCI MA et à ce généreux Robin. Merci Robin!
« Tout est foutu »? Je pouffe
Lisons Cause Perdue
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kenny
InvitéCause perdue n’envoie pas directement de commandes à l’étranger n’est-ce pas (c’est-à-dire sans passer par une commande librairie)? (graindorge?)
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François Bégaudeau
Maître des cléstu es où?
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kenny
InvitéEspagne
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kenny
Invitépour tout dire je suis beaucoup plus loin et c’est très long pour recevoir les livres de france(deux mois, si ça arrive)
il se trouve que ma mère qui habite barcelone vient me visiter, qu’elle part le 22 avril, donc je voudrais savoir s’il est possible de recevoir Fuites et Du mépris avant cette date, sachant que passer par la librairie française de barcelone Jaimes prend pas mal de temps
sur le site Cause perdue on ne peut sélectionner que France pour les envois -
François Bégaudeau
Maître des clésje vais demander à l’équipe
je peux au moins t’envoyer le PDF de Du mépris
(par messenger)-
kenny
Invitémerci pour ta proposition, je vais attendre le livre
il sort le 14, ça me laisse un espoir pour la commande en librairie, sinon ce sera juin-
ARCHETYPE number one
InvitéBonjour M Kenny. Je voudrais savoir si votre pseudo vient d’une admiration de votre part pour Kenny Rogers ? Qui est je le rappelle un incontestable champion de la country music. C’est bien sûr mon admiration inconditionnelle pour ce génial chanteur de country que je vous pose cette question, sinon pourquoi Kenny si ce n’est pas Kenny Rogers ?
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Kenny
InvitéNon Archétype, désolé de te décevoir mais mais mon pseudo n’a rien à voir avec Kenny Rogers que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve. Par contre à chacun son admiration inconditionnelle et la mienne va à Ken le mari de Barbie, auquel je me suis toujours identifié. Toutes mes poupées manequins Ken, je les appelle Kenny. Ainsi, sur ce forum, je suis enfin moi-même Kenny. C’est super la vie non ?
Cependant je te promets de découvrir Rogers très vite.-
Ostros
InvitéSauf que kenny c’est avec un k minuscule et une langue un peu mieux tenue teubé
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Ostros
InvitéTu as l’air de ne pas vouloir partir d’ici
Tu es soit en arrêt maladie longue durée soit au chômage
Donc soit greewashing soit Diego Maradona, jeanmomo ou Luc
En tout cas tu as besoin d’attention
Et je suspecte même de vouloir saccager le forum pour te venger
La vie virtuelle étant ton univers, à la place de la vraie vie, j’ai pitié de toi.-
Greenwashing
InvitéOstros: T’es jour aussi nulle à qui est qui :/
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Ostros
InvitéParce que toi tu sais
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Samuel_Belkekett
InvitéJe dirais qu’Ostros est une détective qui laisse à désirer. Mais a le grand mérite de vouloir préserver le forum de la racaille. Et d’aimer la propreté et la netteté. Et les bonnes habitudes.
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Ostros
InvitéDésolée d’apprendre que tu te considères comme de la « racaille » ça doit pas être évident tous les jours
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LFI
Invitétu réponds à françois…
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Samuel_Belkekett
InvitéMalin LFI.
Non je parle de ta perception. Mais bon, je suis peut-être un peu borgne -
Ostros
InvitéT’es surtout un peu seul
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Samuel_Belkekett
InvitéHo moi tu sais, tant que je m’amuse…
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Ostros
InvitéTu serais pas le gros casse couilles qui est allé rencontrer François à l’issue de la discussion à l’école démocratique de Paris par hasard ?
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Ostros
InvitéÇa se pourrait fortement.
Quand je lis le Samuel de décembre 2025. Déjà relou. -
Le Public
InvitéAttention, ce n’est pas la vraie Ostros (clique droit, inspecter, vous connaissez la procédure)
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Ostros
InvitéSi si. Public flippé ?
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Le public
InvitéInutile de mentir, tout le monde peut vérifier avec inspecter. De plus cette usurpation est grossière, Ostros ne s’exprime jamais ainsi
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Le Public
InvitéOn vient à mon tour d’usurper mon pseudo juste au dessus. Ce qu’il dit est néanmoins vrai. Quel charabia…
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Greenwashing
InvitéOstros: « Parce que toi tu sais »
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Non, moi je m’en fous.-
Greenwashing
InvitéJe suis cependant un petit bernard l’hermite facétieux
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Greenwashing
InvitéTu ne m’arrives pas à la cheville en vrai.
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Samuel_Belkekett
InvitéAlors ça ça me plaît beaucoup.
Dédale a la Borges. -
Claire N
InvitéUn forum est fait pour être bordélisé.
Dit un jour un sage
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Samuel_Belkekett
InvitéCependant, Ostros simulée ou véritable, tu me vexes beaucoup.
Si tu lis attentivement les posts de Belkekett, tu t’apercevras avec un tout petit peu d’intuition et de connaissances qu’il n’est pas possible de le comparer à quelques Luc, Diego M, ou autres Samuel quelqu’ils soient. Non plus à celui qui est allé voir FB je ne sais où.
Belkekett leur est infiniment supérieur. Lis ses posts, tu finiras par t’en convaincre. -
ARCHETYPE number one
InvitéEt Jean Ribot, on peut le faire revenir lui aussi ?
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ARCHETYPE number one
InvitéJ’aimais beaucoup Jean Ribot…
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ARCHETYPE number one
InvitéMais vraiment beaucoup
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ARCHETYPE number one
InvitéQuelqu’un sait-il ce qu’il est devenu ? Jean Ribot.
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Ostros
InvitéBelkekett se la raconte vachement.
Pourquoi pas venir à une rencontre pour discuter de vive voix et voir si tu tiens toujours la route ? -
Ostros
InvitéEn tout cas tu as distingué Samuel d’Isaac alors que je les avait confondus sans nommer le 2e.
Tu ne peux pas être aussi attentif avec tout ce qui se dit sur ce forum, et avoir une si bonne mémoire d’une conversation qui date de plusieurs mois.
Tu es donc un des deux. -
Lebesgue
InvitéQuels autres Samuel ?
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Samuel_Belkekett
InvitéJ’ai pas compris avec Isaac. J’ai jamais parlé d’un Isaac moi.
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Dr Xavier
InvitéIl y a confusion Ostros. Je crois qu’Isaac etait Ourson
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Ostros
InvitéMoi aussi mais il soutenais que non.
Donc si c’est ourson le mec qui nous emmerde est bien le Samuel de 2025 -
Remi
InvitéDésolé je n’ai pas suivi, qui est le (le ?) Samuel de 2025 ?
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Ostros
InvitéSi. Merci à toi
Pas si intelligente la bite. -
Samuel_Belkekett
InvitéC’est moi la bite ou bien encore un autre pseudo que je ne connais pas parce que je suis nouveau sur ce forum.
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Samuel_Belkekett
Invité@Ostros
Comment veux-tu que je reconnaisse Isaac, si parce que tu l’as confondu avec un autre Samuel, tu n’as pas prononcé son nom ?
Moi je suis nouveau sur ce forum, je ne le connais ce forum que depuis l’avant dernier TVB. C’est tout. Non mais ! -
Ostros
InvitéÉcoute casse toi sinon je vais devenir très agressive avec toi
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Samuel
InvitéÇa vaudrait le coup de faire un inventaire de tous les Samuel du forum parce que marre d’être amalgamé aux emmerdeurs
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Samuel_Belkekett
InvitéOn prend le plus intéressant et on vire les autres. Bonne idée…
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Samuel_Belkekett
InvitéJ’ai lu des posts du Samuel 2025 du lien que Ostros a généreusement proposé : Que peut le corps humain, Spinoza.
Alors oui le point commun est Samuel, hormis ce prénom je ne vois pas à quel niveau nous pourrions être confondus. Votre long dialogue sur le talent inné/acquis ainsi que les arguments que développe ce Samuel pourraient difficilement m’être attribués. Plus étonnant est la façon plus qu’aimable et presque chaleureuse de répondre à chacun de ses posts, contrairement aux miens. Vous avez beau jeu de le traiter d’emmerdeur aujourd’hui, il n’empêche qu’il faudra m’expliquer pourquoi avoir établi une véritable correspondance avec lui, alors que je n’ai droit, en ce qui me concerne, qu’au pire des mépris, celui de l’indifférence. La profonde blessure, la vraie, que j’en tire et qui ne me tue pas, me rend plus fort. Aussi, je suis bien certain que les Luc et autres Diego Maradona ont eux aussi eu droit à plus de respect que moi. D’ailleurs qu’est-il devenu ce Samuel 2025 ? Se manifeste t-il encore ? A mon avis, il s’est épuisé dans la conversation. Tout simplement.
Entre les droitards de service avec lesquels vous parlez et vous mesurez et les pense-petits pour lesquels vous avez le plus grand respect, je dois en conclure que je suis le pire. Le plus pestiféré. Mais, mais peut être aussi le plus dangereux, sinon pourquoi cette ignorance ? Me ridiculiser, m’aplatir, m’objecter de multiples arguments, me retourner comme une crêpe serait marquer au moins de la considération. À part m’envoyer à Babeloued, non pardon à Babelio plutôt, rien, pas un mot, et quand un mot surgit ce n’est même pas sous le pseudo original.
C’est vraiment trop injuste…
Mais dans le fond je sais très bien ce qu’on ne me pardonne pas. Et ce que j’ai fait pour mériter ce traitement de défaveur.
L’erreur fatale… de n’avoir pas trouvé Désertion à la hauteur d’un grand roman. D’avoir osé émettre quelques réserves. Pensant naïvement qu’on pourrait en discuter. Voilà ce qu’on me fait payer.
C’est vraiment trop injuste. -
François Bégaudeau
Maître des clésJe dois redire ici qu’il serait profitable à tout le monde de ne pas entrer en interlocution, de quelque manière, avec Samuel Belkekett, ou avec un de ses 45 pseudos, facilement identifiables (des posts sur tout, souvent bavards et ineptes), et bénéficiant d’un soutien artificiel patent
Merci de faire ce petit effort. Comme pour les toilettes sèches. -
..Graindorge
Invité« Merci de faire ce petit effort.
Comme pour les toilettes sèches. »
Hilarant -
Charles
InvitéHilarant certes mais pas sûr de l’efficacité de la comparaison : qui n’a jamais pris à malin plaisir à chier un monstre pour le livrer à l’appréciation de son successeur ?
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..Graindorge
InvitéChier un monstre à mille têtes, c’est sûr qu’il vaut mieux que ce soit dans des toilettes sèches. Ça économise beaucoup d’eau qu’il est préférable de laisser couler sous les ponts
Couler ou » fuiter » sous les ponts. Histoire de pas perdre le fil de vue -
Samuel_Belkekett
Invité@ Graindorge
« Chier un monstre à mille têtes, c’est sûr qu’il vaut mieux que ce soit dans des toilettes sèches »
Toi petit Graindorge, le monstre à mille têtes tu ne l’as pas chier puisque que tu le garde en toi, bien au chaud. Ces mille têtes sont toutes des têtes de petits Bégaudeau en demande. Mille têtes à nourrir spirituellement sa demande une grosse production littéraire, que tu n’évacue pas dans les toilettes sèches mais sur ce forum. Ce qui explique une apparente boulimie. -
Samuel_Belkekett
InvitéS’il y a un vrai philosophe ici c’est Charles. Je m’incline, trop avant gardiste pour moi. Cette métaphore scatophile mêlant le caca et le monstre semble défier les lois de la raison et exposer au grand jour ce qui, dans son espace mental, inaugure d’une pensée en devenir.
Si toutefois et en attendant de se familiariser avec cette pensée éminemment complexe, nous pourrions avoir quelques éclaircissements, en particulier sur le « successeur »? Merci maître. -
Samuel_Belkekett
Invité@François Bégaudeau
Je le redis aussi, JAMAIS je n’ai usurpé le pseudo de quiconque. J’ai juste créé un ou deux pseudos, mais jamais emprunté le pseudo de QUELQU’UN. En revanche FB qui est bien certain d’être chez lui, sur un espace qui porte son nom, il ne se gêne pas, je le garantis. Quant à :
« Je dois redire ici qu’il serait profitable à tout le monde de ne pas entrer en interlocution, de quelque manière, avec Samuel Belkekett »
On voit l’homme de pouvoir.
Il y a une dimension du symbolique qui s’appelle « le sacrifice » or le sacrifice profite toujours au groupe.
Dans une dictature le chef désigne et le groupe obéit.
Je ne vais quand même pas demander au groupe de se rebeller contre le chef.
Lacan disait à son parterre d’étudiant « Vous cherchez un maître et vous l’aurez »
Cependant, je vous le dis en vérité, François Bégaudeau n’est pas un bon maître. L’évidence m’est apparue en consultant le forum. Je le redis une ultime fois.
EN JETANT LA GAUCHE MOLLE ET MORALE PAR LA FENÊTRE ELLE FINIT PAR REVENIR PAR LA GRANDE PORTE ENCORE PLUS MOLLE ET HYPER MORALE.
Votre partouze virtuelle ne fera qu’aggraver ce fait. -
Samuel_Belkekett
Invité@..Graindorge
Mention toute particulière à Graindorge. Je ne savais pas au début. Car je suis nouveau sur ce forum. Mais si tu n’as pas compris alors ton cas est grave,
mais tout le monde ici se fout de ta gueule. Tout le monde rit de toi.
Alors évidement comme une bonne prolo qui s’identifie à son oppresseur, en premier lieu FB, tu te précipites dès que quelqu’un devient une cible pareille à toi, pour évidemment te complaire ou plutôt te vautrer auprès de ceux qui se foutent de toi pour te trémousser auprès d’eux. Alors que moi je suis l’un des très rares à n’avoir jamais pouffé de toi.
C’est pathétique quand même. Tu es pathétique et je promets de n’être pas le seul à le penser. -
Samuel_Belkekett
InvitéOn vient encore d’usurper mon pseudo.
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Greenwashing
InvitéJe reviens sur ce que j’ai dit, en vrai je suis plié de rire.
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..Graindorge
InvitéJe n’ai acheté à ce jour que Je ne suis pas une libellule à la librairie Masséna profitant d’un séjour à Nice.
J’y suis revenue et si j’y suis en avril j’achèterai Du mépris à la librairie Les Journées Suspendues.
Fuites, je vais le prendre aussi à la librairie Les Journées Suspendues.
En Espagne, aux Canaries, j’ai reçu des Éditions Amsterdam en une dizaine de jours avec 3,50€ de frais d’envoi et de la librairie Mollat de Bordeaux en une dizaine de jours aussi et 6 ou 7€ de frais d’envoi.-
Charles
InvitéTu as dont l’impact carbone de 18 pétroliers, bravo a toi
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..Graindorge
InvitéMais grâce à Dieu, je n’ai pas beaucoup d’argent et je n’achète que rarement des livres. Il n’y a eu que 3 envois de livres en 30 ans.
Et pas d’autre choix aussi que de venir plus fréquemment à Nice en avion afin de m’occuper de ma mère de 88 ans-
Charles
InvitéDésolé je me suis emporté. Mais entre les cris du petit qui ne fait pas ses nuits et les clients qui ne payent pas (je ne peux pas leur en vouloir…) en ce moment c’est compliqué
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..Graindorge
InvitéPas de souci. Courage. C’est parfois compliqué oui
Pour le petit, une petite tisane bio dans le biberon? Un quart cc fleur d’oranger + un quart cc tilleul + 1 graine de valériane ( pas plus) + un peu de miel. Un quart d’eau de biberon-
..Graindorge
InvitéComme c’est une graine, la valériane nécessite une décoction : la faire bouillir 2 minutes puis ajouter les autres plantes et là laisser infuser 2 minutes ou 3
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Julien Barthe
InvitéPlus sûr tout de même, le combo :
– trempage de la tétine dans du sirop,
– écran plat allumé dans sa chambre pour favoriser l’endormissement,
– céder plus souvent au désir de l’enfant de dormir dans le lit parental.
Si tu veux je peux aussi détailler pour toi les émissions propres à favoriser l’endormissement et te montrer les positions qui permettent de ne pas écraser l’enfant en dormant. -
Maximus
InvitéTu ne connaîtrais pas une petite décoction pour les problèmes d’érection ? C’est pour un ami
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François Bégaudeau
InvitéC’est à Belkekett qu’il faut demander
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Claire N
InvitéFuites – Etienne Bretin
M’a mise en lecture
Et effectivement comme il est note plus haut
L’absurdité du procès est palpable
« j’ai pensé aux 15 000 euros et a l’année d’emprisonnement, j’ai pensé à ce que j’aurais dû faire, aux précautions que je n’ai pas prise. Quelle idée de quitter les quais ? Quelle idée de dégonfler le pneu d’une voiture, de s’exposer à de telles conséquences ? Quelle idée idée d’espérer quelque chose de ce geste, futile, dérisoire ? Quelle idée persiste, débute toutes mes pensées. Quelle idée entretient mes regrets et avec eux une hypothèse deja révolue. Celle dans laquelle les forces de l’ordre ne m’interpellent pas . Résigne toi plus vite. Tu ne les évitera pas . Elles sont là, à côté de toi, elles te posent des questions essentiellement rhétorique. Tu te rends compte du danger pour les automobilistes ? Hein on te parle. Tu te rends comptes ? Oú t’es trop con pour réfléchir ? «
Est palpable également l’emballement anxieux d’une reponse de l’ordre beaucoup moins posé, froide et implacable que celle noté par l’auteur lorsque les températures font lézarder des reptiles sur des façades post humanité
Quelle idée qui revient, en boucle comme une insomnie ramenant quand même des problèmes qui ne se règlent pas la nuit
L’ordre apparaît encore plus sensiblement du côté des absurdités nocturnes, des cauchemars englués ;
J’aime cette dichotomie entre l’anxiété stérile, malaisante, idéologique
Et celle des ciller de pleine lumière, froide qui tend les corps en pleine realité
Qui dans la nuit réveillent pour de bon -
François Bégaudeau
Maître des clés« Qui dans la nuit réveillent pour de bon »
Voilà une tournure qui se pose là. Qui tient debout. Qui va droit et tranquille.-
Claire N
InvitéSourire – merci
Comme le disait D Xavier, il y des plis qu’on épouse dans les bons textes
J’ai aussi particulièrement aimé l’embrouille sur tract ; avec un petit rire sur moi même un jour oú j’ai pu faire ma Elsa ( alors qu’en vrai juré je me croyais le beau gosse dans la distribution des personnages)
Ça montre bien à quel point c’est sourcé dans le vrai
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Claire N
InvitéAprès , plus sérieusement, je tourne un peu autour de la distribution des personnages justement ; et particulièrement autour du procédé qui introduit « le beau gosse « qui m’apparaît clairement et délibérément fictionné- un peu comme fantômette dans « à la folie «
– pas d’éléments biographique
– au bon endroit au bon moment comme un passe- muraille
C’est bien un indicateur fictionnel qui place donc le livre en dehors et en dedans – qui tisse en dehors de l’épopée militante mais en dedans de la littérature – ça pompe dans la phréatique littéraire-
François Bégaudeau
Maître des clésOui le beau gosse semble un héros inséré dans ce roman anti-héroique.
Une sorte de double optimisé du narrateur-
Claire N
InvitéOui – qui tiendrait à distance l’ensemble du roman
Comme un effet magnétique : en cristallisant ce pôle héroïque
Mais en même tant il apparaît au milieu du collectif , peut être par le collectif un peu comme un esprit invoqué, un truc un peu étrange – et c’est une créature aux yeux verts et au pelage noir-
François Bégaudeau
Maître des clésOui il est peut etre une émanation fantastique du collectif
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Bretzville
InvitéJ’aimerais avoir pensé au beau gosse aux yeux verts comme un esprit invoqué, en tout cas généré par le collectif. J’adore cette hypothèse. Son caractère presque mythologique était, lui, délibéré. Et j’y pense maintenant : le premier titre que j’avais donné à mon texte était « Mon corps collectif ».
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Claire N
InvitéC’est un peu ce qu’il y a de chouette dans un livre
Il fait pousser des graines dans des formes qui sont pas forcément prévues
Après je dirais qu’on un un terreau spinoziste que tu confirme
Et cette façon de l’amener m’est et inédite et porteuse de réflexion-
Claire N
InvitéSi je puis me permettre, tu travailles pas avec des OGM 🙂
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Jules de Bxl
InvitéPresque terminé, et un vrai plaisir de lecture. J’aime sa douce ironie, son analyse honnête des affects qui traversent un militant. À certains moments du livre, j’ai eu envie moi aussi de dégonfler des pneus de SUV. Puis je me suis ravisé, je suis monté dans l’audi Q4 e-tron de mon compagnon, on partait en week-end.
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François Bégaudeau
Maître des clésEtienne t’absout
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Bretzville
InvitéJ’ai cru à une blague en lisant « audi Q4 e-tron ». Mais non, c’est encore mieux, c’est vrai. Belle calandre en plus.
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Jules de bxl
InvitéRires. Ca ne m’avait même pas frappé
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..Graindorge
InvitéFUITES
Commande N° 000043718 du 18/04/2026
Quantité 1
Ce livre est arrivé dans notre librairie.Merci et à très bientôt
Très contente.
Un bonheur n’arrive jamais seul: Désertion était encore en vitrine alors qu’ils m’avaient dit samedi dernier » au moins jusqu’à mardi » Je les en ai chaleureusement remercié. Moi » » et vous l’avez lu? L’un des deux gars : Non, c’est bien? » » Ah oui. Je n’ai pas lu beaucoup de Bégaudeau, surtout des essais mais Désertion, c’est vraiment bien et Du mépris c’est du bon! »
Bon. Je ne me mêle ni de trésorerie ni rien mais j’amène mon grain. Ce faisant, ni fayotage ni rien de cet acabit: je ne sers que la vérace vérité.
Et cher Bretzville/Etienne: je suis fière de te voir sur ma table de nuit-
stephanie
Invitéje viens de le commencer , je me régale.
on a dû se croiser chez Les journées Suspendues aujourd’hui.
pour se reconnaitre, la prochaine fois, je porterai un livre du Bègue à la boutonnière-
..Graindorge
InvitéEt moi une rose jaune
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..Graindorge
Invité« pour se reconnaitre, la prochaine fois, je porterai un livre du Bègue à la boutonnière »
Stéphanie » pour se reconnaître » a été malinterprété de ma part. Cru simplement que tu souhaitais qu’on se rencontre pour faire connaissance d’où envoi de mon mail. À+ sur le forum-
stephanie
Invitében oui Graindorge, on pourrait se voir, ça me ferait plaisir
Je t’envoie un mail-
..Graindorge
InvitéDac
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..Graindorge
InvitéJ’ajoute avant le point final de ce joli épisode que le plus grand des 2 libraires après mes remerciements pour le prolongement de la mise en vitrine de Désertion m’a dit aussi » on en a vendu un exemplaire »
et pour Fuites, contrairement à ce qui m’avait été annoncé par le moins grand des libraires, on ne m’a pas demandé d’avancer les 15€ du livre.-
François Bégaudeau
Maître des clésnoté
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..Graindorge
InvitéSinon Stéphanie mon mail: donaram85@gmail.com
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Samuel_Belkekett
InvitéDonc si je comprends bien, tu es la petite sœur de Sophia Aram et ton prénom est Donatienne ?
J’ai tout bon ?
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