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  • Ce sujet contient 943 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Claire N, le il y a 12 mois.
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  • Auteur
    Messages
    • #43557 Répondre
      Tony
      Invité

      Relayée par Framont sur les réseaux,je vous conseille aussi cette vidéo époustouflante qui analyse l’appropriation de la culture lgbt par les classes dominantes pour maintenir l’ordre patriarcal et racial, c’est vertigineux

    • #43590 Répondre
      Charles
      Invité

      Passionnant, merci.

    • #43625 Répondre
      éponine
      Invité

      Marrant ! Je croyais que Squeezie s’était déguisé en Bon pasteur (confondu le chien avec un mouton…) et comme ça collait pas trop au titre de la vidéo, j’ai regardé. Propos un peu trop délayés, mais des trucs intéressants. Merci pour le partage, Tony.
      Sur la même chaîne, « HPI, diagnostic bidon au service des bourgeois » parle entre autres de l’école, notamment de sa condamnation ou de son rejet pour des raisons qui suintent franchement le mépris de classe. Intéressant aussi.

      • #43639 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        le mépris de classe
        le mépris de classe
        le mépris de classe
        on se demande s’il reste des méprisés tant le monde semble truffé de méprisants

        • #43672 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          La lutte des classes sans la lutte des classes
          c’est le mépris de classe

          • #43675 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Oui, quelque chose comme ça.

            • #101760 Répondre
              Jules
              Invité

              Je viens de lire cet échange et je me permets d’ajouter mon grain de sel : vivre dans sa chair, et depuis le plus jeune âge, les moqueries, le mépris, l’indignité a de lourdes conséquences pour les personnes qui en sont victimes. Oui bien sûr il y a la violence de classe, matérielle, concrète, mais elle se double d’une violence ‘symbolique’ qui n’est pas moins lourde de conséquences physiques et psychologiques (s’il faut dissocier les deux).
              Je ne doute pas que vous le sachiez mais ce que j’ai compris comme une minimisation me heurte, et mon irritation me fait écrire qu’il faut n’avoir jamais vécu cette abjection pour en minimiser l’importance.

              • #101768 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je veux bien l’entendre. Je le dis d’ailleurs dans un livre en cours consacré au sujet
                Mais saurais-tu préciser de quelle nature fut le mépris subi?

                • #101819 Répondre
                  Jules
                  Invité

                  Ce sont parfois des choses toutes bêtes, une réflexion d’un professeur qui dit « tiens Jesson est venu en pyjama aujourd’hui » devant toute la classe pour un pull bas de gamme, ou les moqueries sur Jesson, Jazon, Jason. Sans parler du mépris des élèves (qui ne font que reproduire des schémas d’adultes) : sur les vêtements, le fait au cours des anniversaires d’avoir une maison aux murs délabrés, où on s’ennuie car il n’y a « rien à faire », le fait de ne jamais partir en vacances, de ne pas comprendre la signification de tel mot ou de ne pas connaître tel artiste, de prononcer un mot avec un accent (wallon en ce qui me concerne) etc etc. Ca a une influence redoutable car bien sûr on intériorise soi-même ces critères de jugement, et j’avais honte de mes parents, de leur métier, leur manière de parler. Au final cela a bien des conséquences matérielles, parce que si ma famille (et d’autres comme elle) n’a pas envie de tout faire sauter mais baisse plutôt les yeux (face aux patrons, à l’administration, aux bourgeois), c’est notamment parce qu’elle a intériorisé leur indignité (et que la faiblesse des syndicats et mouvements ouvriers ne permet pas d’y remédier).

                  • #101829 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Je vois
                    C’est justement pour préserver a pertinence de parler de mépris de classe dans ce genre de cas qu’il serait opportun de ne pas utiliser l’expression à tout bout de champ.

                    • #101835 Répondre
                      Jules
                      Invité

                      Oui globalement nous sommes d’accord, il y a une tendance très conforme à l’ordre néolibéral de tout psychologiser, pour dépolitiser les problèmes sociaux, et je sais (pas encore lu Psychologies) que tu ne nies pas les dimensions ‘psychologiques’, produites par le social. Ca me semblait quand même important (car vécu personnellement) de dire que le mépris peut avoir des effets ravageurs, durables, très concrets, corporels (la posture, la manière d’oser, de s’ouvrir aux autres, l’estime de soi et donc la combativité).

                      • #101842 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        Merci Jules pour la précision de tes mots, leur clarté

                      • #101844 Répondre
                        Alphonse
                        Invité

                        Y a eu un bouquin collectif et un numéro de Sociétés contemporaines où des sociologues (notamment Nico Renahy) ont essayé de théoriser un usage maitrisé du concept de mépris de classe, en l’exemplifiant d’études de cas. ça m’avait beaucoup marqué, y quelques années.

                      • #101969 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Merci !
                        Moi je pense aussi spontanément au concept de « stress minoritaire » qui a été initialement développé pour les personnes gays, mais qui peut être étendu à toutes les personnes stigmatisées. Ce stress va induire des soucis de santé psychique et physique (puisque le corps et l’esprit c’est la même chose) très bien documentés.

                      • #101971 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Salut Jules. Je pense en te lisant à ma propre expérience, bipolaire de surcroît car mère fauchée/père aisé divorcés. Tu devines qui avait la garde.
                        Les fringues, la voiture pourrie, etc. Mais pas tant de mépris que ça de la part des copains – qui vivaient en HLM pour la plupart.
                        Davantage de la part des profs, davantage de pitié surtout, du dégoût aussi. Les notes surnageant au-dessus de la moyenne m’ont évité l’orientation BEP Chaudronnier à laquelle 100 % de mes potes du collège ont eu droit.
                        Au lycée ça venait des filles, les hormones tout ça. Ça ne m’a pas empêché d’avoir une copine et une bande d’amis.
                        Le mépris venait toujours des profs et des conseillers en ci ou ça. Le mépris venait de la structure.
                        Du coup je ne sais pas si mépris tient. Classisme me semble plus adapté car le classisme suppose un système que je connais bien : les opérations de culpabilisation diverses destinées à aller bosser n’importe où je connais bien. Je suis bien resté à ma classe, à ma place. Mais je ne me sens pas méprisé par une élite intellectuelle que je n’envie pas – les problèmes que je rencontre sont d’ordre matériels. Le mépris de classe je suis plutôt le premier à l’exercer, envers les bourgeois mais aussi envers leurs larbins dont je fus parfois (l’année où j’ai voté PS précisément).
                        Le mépris de classe est régulièrement invoqué par des personnes qui à priori ne le subissent pas. Par des excuseurs professionnels : « ne les blâmez pas de voter Le Pen, de chasser, de rouler en 4×4, sinon vous exercez un mépris de classe ». C’est du moins ce qui me semble. Comparons les avis d’imposition si on veut être précis et voir qui méprise qui.

                      • #101972 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Du coup je ne sais pas si mépris tient. Classisme me semble plus adapté car le classisme suppose un système que je connais bien : les opérations de culpabilisation diverses destinées à aller bosser n’importe où je connais bien. Je suis bien resté à ma classe, à ma place. Mais je ne me sens pas méprisé par une élite intellectuelle que je n’envie pas – les problèmes que je rencontre sont d’ordre matériels. Le mépris de classe je suis plutôt le premier à l’exercer, envers les bourgeois mais aussi envers leurs larbins dont je fus parfois (l’année où j’ai voté PS précisément).
                        Le mépris de classe est régulièrement invoqué par des personnes qui à priori ne le subissent pas. Par des excuseurs professionnels : « ne les blâmez pas de voter Le Pen, de chasser, de rouler en 4×4, sinon vous exercez un mépris de classe ». C’est du moins ce qui me semble. Comparons les avis d’imposition si on veut être précis et voir qui méprise qui. »
                        Voilà écrite l’argu de mon livre pour Cause perdue

                      • #102023 Répondre
                        BIOGRAPHIE
                        Invité

                        François: « Je veux bien l’entendre. Je le dis d’ailleurs dans un livre en cours consacré au sujet. »
                        .
                        Ca promet d’être délicieux.

                      • #102095 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Hello Leo, je viens de voir ton message !
                        Le concept de classisme me va très bien, je te rassure, je ne tiens pas à tout prix au terme de mépris. D’ailleurs, j’ai mentionné aussi le terme violence symbolique, ou « abjection ».
                        Je dois préciser ma situation : d’abord c’est en tant que gay et en tant que pauvre que j’ai vécu cette « abjection ». Ce n’est pas anodin puisque ça me rend sensible au fait que, si le mépris découle de la structure, il est incarné par des individus lambda, pas simplement (dans mon cas) par les profs ou l’institution. Moi aussi mon environnement était relativement homogène en primaire par exemple (bien que j’éprouvais déjà la honte, dès le plus jeune âge, d’avoir un père en prison, ce qui n’est pas sans lien avec ma situation sociale) mais en secondaire les élèves provenaient de milieux sociaux beaucoup beaucoup plus varié que ça, j’étais entouré de petits bourgeois dans la filière générale ds laquelle j’étais (et au fil des années, ça n’a fait que s’aggraver, sans parler de l’univ). Je peux l’appeler classisme, n’importe, mais en tout cas je veux dire quand même la violence que cela représente et qui n’est pas réductible à la violence strictement matérielle. Au fond, dans mon enfance, j’étais bien plus protégé de la violence matérielle (car ma mère se pétait le corps comme elle pouvait pour qu’on ne « manque de rien ») que de la violence symbolique (pas moins physique).

                        Deux dernières choses :
                        -tu dis « je ne me sens pas méprisé par une élite intellectuelle que je n’envie pas », je suis d’accord avec toi, c’est ce que je ressens aujourd’hui. A l’époque, j’avais – comme tout le monde, j’ai envie de dire – naturalisé le système social et donc, oui, je les enviais. Et j’intériorisais clairement leurs jugements à mon égard.
                        – enfin, sur le fait de blâmer les électeurs Le Pen, je ne dirais pas du tout que c’est du mépris de classe, je dis que c’est une bêtise : on n’est pas plus responsable de voter Le Pen qu’on ne l’est d’être progressiste ou bête. La politique c’est bien sûr le combat, donc je n’appelle pas à la compassion envers les dirigeants/bourgeois RN, en revanche je ressens beaucoup de fraternité pour les électeurs précaires, humiliés, rendus indignes, qui votent pour le RN.

                      • #102156 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Compréhension, oui. Puisque nous voulons tout comprendre, dans tous les sens du terme
                        Fraternité, c’est un peu fort non?
                        Fraternité pour des gens qui, si opprimés soient-ils, orientent leur colère vers des prolétaires noirs et arabes?
                        Tu diras : ils subissent cet affect là aussi
                        Mais à ce compte Niel subit aussi sa pulsion prédatrice. Et alors il faut etre fraternel avec Niel aussi.
                        La fraternité c’est avec tous les frères humains ou bien ce n’est pas le bon terme.
                        Pour le reste, je perçois ce que tu as pu subir, mais s’agissait il bien de mépris? N’était-ce pas, plus intensément, de l’exclusion pure et simple?

                      • #102258 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Sur le mépris, tu as peut-être raison, je ne tiens pas du tout à ce terme spécialement, c’est plutôt l’expérience qu’il recouvre qui me tient à coeur de ne pas négliger.
                        Tu as raison, dans mes moments œcuméniques, je peux éprouver de l’empathie envers les dominants. Au fond, si j’étais né comme eux, je serais sans aucun doute devenu comme eux. Mais néanmoins politiquement je fais une distinction très nette entre ceux qui sont en position de pouvoir objective et ceux qui sont dominés. Certes, le petit blanc est plutôt en situation de domination par rapport aux prolétaires noirs et arabes, mais ce privilège est très relatif dans la vie concrète. Ma mère théoriquement est peut-être avantagée dans l’accès au logement par rapport à une femme noire, mais dans sa vie concrète, depuis le fin fond de la Wallonie, elle ne peut avoir accès à un logement social qui lui permettrait de fuir le mari qui la violente. Son privilège blanc est donc tout relatif.
                        Pareillement en tant que gay dans les rues de Bruxelles je me fais insulter et intimider par de jeunes prolétaires noirs et arabes, ils exercent leur domination d’hommes virils mais cette domination est au fond très relative. C’est bien en tant que dominé qu’ils l’exercent avec férocité. Leur exubérante férocité (homophobe pour les individus qui m’insultent, raciste pour les prolétaires blancs dont je parlais) signe, au fond, leur situation de dominé. Donc oui je ressens de la totale ‘fraternité’ à leur égard

                      • #102260 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Je ressens ça car j’ai complètement changé, j’étais d’extrême droite et je suis devenu de ‘gauche’, pas pcq je l’aurais décidé, que j’aurais désiré devenir moral ou antiraciste ; ça m’est tombé dessus en qlq sorte.
                        Et j’ai un regard de compassion pour la personne que j’ai été précédemment, je ne m’en veux pas du tout ni me flagelle ; c’est bien la souffrance sociale dont j’avais été victime qui me rendait haineux. Ebloui par la phrase de Deleuze : « vous aurez beau vous croire diabolique ; cette joie de la haine, si immense qu’elle soit, n’ôtera jamais la sale petite tristesse dont vous êtes partis ».

                        Alors est-ce un plaidoyer pro-domo ? Je me déclare fraternel alors qu’en fait je veux juste parler de moi ? Peut-être. Mais je note quand même que je pourrais aisément tomber dans le discours moral, qui me valoriserait : regardez comme j’ai changé, à quel point maintenant je suis moral et comme avant j’étais dégoûtant… mais je sens que rien n’est plus faux.

                      • #102261 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « regardez comme j’ai changé, à quel point maintenant je suis moral et comme avant j’étais dégoûtant… mais je sens que rien n’est plus faux »
                        J’aime beaucoup cette façon de ne pas plier échine – merci

                      • #102262 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        La réussite sociale t’as
                        Éloigné de l’ED
                        Tu t’es soumis quoi
                        Le trottoir pour qq graines
                        Ca en dit long sur ce qui est révolutionnaire
                        __
                        Comme des félins en cage
                        Qui acceptent d’y rester
                        Car ils sont nourris chaque matin
                        Tarlouze

                      • #102267 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Peut-être que tu pourrais aussi ne pas en vouloir aux personnes qui se déplacent

                      • #102280 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Disons que je crois que tu fais un peu de zèle du converti
                        Fraternité, la gauche n’en demande pas tant
                        Compréhension, compassion, soutien suffisent.

                      • #102281 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Compassion m’irait s’il n’avait pas la connotation un peu condescendante que je perçois (à tort ?). Et oui j’ai sans doute le zèle du converti, mais pas du converti à la gauche : du converti à la notion de déterminisme. Ayant frôlé le désastre psychique (TAG), je me suis raccroché à cette question : pourquoi suis-je devenu anxieux ? haineux ? etc il me fallait comprendre et je me suis mis à « enquêter » sur les nombreuses raisons, sociales, qui m’avaient conduit à cet état. J’ai entraperçu une lumière dont je ne peux plus me départir.

                        Je ne cherche pas du tout à plaire à la gauche, au contraire il me plait de constamment lui rappeler qu’il est contradictoire de reconnaître la détermination de tout, notamment des illégalismes, et de faire une exception pour les électeurs RN (ou même pas les électeurs : ceux qui ne votent pas mais n’en pensent pas moins) qu’on juge, méprise, condamne, exclut (ce qui aggrave encore le sentiment de rejet et d’agression qu’ils ressentent à juste titre) ; j’ai aimé la belle notion de non-complémentarité évoquée par GDL : réagir aux pulsions violentes par l’assistance pour les désamorcer. Ca vaut pour les « délinquants », les gars qui n’ont que ça à foutre d’insulter des gens comme moi de tapette, et les prolos blancs racistes.

                      • #102283 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « j’ai aimé la belle notion de non-complémentarité évoquée par GDL »
                        Alors oui mais non
                        Je trouve que parfois c’est limite un peu les prendre pour des cons

                      • #102292 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Je comprends le conformisme social
                        Gauchisto tolérant
                        Mais bon
                        J’ai lu ça on dirait
                        Que la lumière divine est apparue
                        La lumière en question dans ce pays

                      • #102336 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Je n’ai pas cette impression, je ne pense pas qu’ils soient plus cons que quiconque. Cela me fait penser à l’argument du « paternalisme » : ce serait paternaliste de rappeler les déterminations sociales qui poussent certains électeurs précaires à voter RN…. Je ne comprends pas cet argument car je ne crois pas que ces électeurs soient + déterminés et plus bêtes que les autres, je dis juste qu’ils ne le sont pas moins que les autres…

                        On n’est pas souvent au clair sur les raisons profondes qui font qu’on agit de telle et telle façon. D’ailleurs la preuve : pas mal de gens de gauche croient qu’ils le sont car ils seraient particulièrement altruistes, généreux, qu’ils ont un grand cœur (contrairement aux autres).

                      • #102338 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Hum
                        Je faisais référence à GDL
                        Le passage qui suit l’idée de non complémentarité
                        Il y ai fait référence à la façon dont l’institution policière a differentiellement abordé en Europe / au Danemark les jeunes souhaitant partir en Syrie
                        – répression et arrestation / – convocation pour évoquer le vécu , et tenter de s’ »excuser «  du racisme institutionnel auprès d’eux
                        Je me suis dit un moment : mais comment peuvent-ils ne pas rencontrer plus de faroucherie
                        ?
                        Le fait est que cela semble avoir fonctionné je te l’accorde
                        Mais si je m’interroge c’est plutôt parce que personnellement à leur place je les aurais envoyé peter un genre de :qu’est-ce tu m’embrouilles à vouloir me retourner le cerveau

                      • #102339 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Ah ouiii ! Je n’avais pas compris. Effectivement. Mais cet exemple ne recouvre pas tout le principe de non-complémentarité : j’imagine que GDL se doute bien que certains individus ont tellement été rendus violents que cela mettrait du temps à désamorcer leur violence. D’ailleurs fait intéressant, il ne propose pas purement et simplement l’abolition d’un espace où on tient les individus à l’écart (comme Ricordeau, par exemple, qui semble rêver d’un monde d’harmonie spontanée) ; il propose de transformer les prisons en « sanctuaire », précisément pour les individus les plus dangereux. Mais naturellement ça ne ressemblerait en rien à ce à quoi la prison ressemble aujd.

                        La non-complémentarité, c’est aussi agir avant que les individus passent à l’acte en quelque sorte, faire en sorte qu’ils vivent dignement, par des pol d’émancipation sociale. Il cite l’exemple des SDF qui appellent pour avoir un logement d’urgence, qui n’en ont pas, et que l’on emprisonne après pour avoir tué un autre SDF (ce qui au final coûte très cher, 500k sur 10 ans si je me souviens ? Bref comprendre, au lieu de juger, et ainsi être en mesure de mieux faire baisser le niveau de violences/blessures.

                      • #102340 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Les agents de police en se montrant de moins mauvais maître ont sûrement desserrés l’oppression ; mais il y a la pour moi nécessairement l’honnêteté de la radicalité qui manque en face – duperie
                        Quand on dupe , on trompe sur sa nature pour maintenir l’ordre de domination

                      • #102416 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Cela dit, GDL n’est pas connu pour être dupe de la domination policière. Il cite cette histoire comme exemple d’une possible transformation par des comportements accueillants, du soutien, plutôt que des comportements de jugement et d’exclusion. Cet exemple n’est qu’un parmi d’autres (et je te rejoins sur le fait qu’à lui seul il est insuffisant, et pas forcément le plus convaincant)

                      • #102418 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui – tout à fait
                        L’exemple ouvrant plus une brèche dans les idées préconçues avec preuves a l’appuie
                        A charge de ne pas s’en saisir comme une recette
                        Et de garder l’esprit critique

                      • #102419 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Exactement ! Là ce que je voulais dire, c’est qu’il me semble bien plus efficace (et plus beau, mais c’est purement subjectif) de comprendre, d’accueillir et de porter assistance aux personnes précaires traversés par des affects racistes (et qui éventuellement, pas tous, votent RN) plutôt que de les rejeter et mépriser. Cela me semble aussi injuste que d’engueuler un addict à la drogue, un gars devenu anxieux ou schizophrène, ou une femme rendue malade par son travail. Je ne comprends pas pourquoi on constaterait la détermination sociale de tout (maladies, posture, goût vestimentaire, etc) et pas des choix politiques. Je ressens autant d’empathie et de fraternité envers les drogués, envers les personnes devenues obèses ou diabétiques, qu’envers les électeurs précaires du RN. Et je pense qu’il serait bien plus transformateur que les gens commencent à les regarder comme cela (ce qui ne veut en aucun cas dire qu’il faille entériner leurs perceptions, de la même manière que soutenir un addict à la drogue ne signifie pas encourager la consommation).

                      • #102420 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « soutenir un addict à la drogue ne signifie pas encourager la consommation). »
                        Rire oui
                        Mais c’est plus facile quand t’es son médecin que son conjoint par exemple

                      • #102421 Répondre
                        Jules
                        Invité

                        Je suis d’accord avec toi. Ce n’est pas une prescription individuelle (il ne s’agit pas d’exiger des individus qu’ils soient « non complémentaires », c’est plutôt une invitation qui peut être libératrice), mais une prescription plutôt pour les mouvements et associations politiques de l’émancipation.

                      • #102423 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui c’est bien là que ça se passe

    • #43646 Répondre
      Enzo
      Invité

      Vidéo très intéressante, je pense qu’on peut y faire un lien avec le propos de François sur quotidien en réaction à la vidéo d’Usul, concernant la manière dont l’émission traite la culture.

    • #43648 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Françoise Vergès: une dame que j’aime bien
      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=9yIp37RNKOs?si=SrLBNtIPPjDo7Mok&w=560&h=315%5D

    • #43664 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      un article et un soutien qui font du bien : https://lundi.am/Lettre-a-Rima-Hassan-l-autre-sionisme

    • #43667 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      À François à propos de votre prochain livre qui parlera moralité et art d’après ce que j’ai compris, j’ai vraiment hâte de le lire car je sens que je vais avoir le même problème entre Glazer et Spielberg lorsque des réalisateurs touchent à l’histoire. Je dis ça car hier j’ai voulu découvrir Glazer avec d’abord son court métrage The Fall que j’ai bien aimé (qui me fait penser un peu à Apocalypto de Gibson) et ensuite Under The Skin squi celui-ci il m’a laissé complètement de côté. Du coup j’ai un peu peur pour ma découverte en Juillet de La Zone D’intérêt. Et j’ai envie de comprendre comment réussir à séparer la moralité et l’art. Enfin bref j’ai très hâte de le posséder si c’est bien celui-là qui sort en septembre ? Merci

      • #43674 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Il n’y a pas à les séparer
        Il y a une morale de l’art, et peut etre même que l’exercice esthétique est hautement moral. Simplement il ne s’agit pas de la meme morale que celle qui a cours dans les rapports sociaux courants.

        • #43773 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Je vois. En tout cas très hâte de lire votre vision des choses sur ce sujet là

      • #43684 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Sur moralite et art, ça ne remplace pas un texte, mais entretien passionnant :

        • #43774 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Oui j’avais vu cet entretien et je l’avais trouvé passionnant et intéressant

          • #43780 Répondre
            Delphine
            Invité

            Je suis tout à fait d’accord sur le fait que le « tout-venant » assimile facilement le féminisme aux mouvements ultra-feministes en colère dont les médias se font l’écho. D’où mon agacement dès que je vois ces ultra-feministes se révolter au moindre comportement masculin déplacé, qu’il soit mineur ou grave. Je ne dis pas ça pour excuser ces agissements, mais je trouve qu’il n’y a pas de demi-mesure.

            • #43782 Répondre
              PeggySlam
              Invité

              C’est effectivement le plus gros problème de notre époque

    • #43722 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
      • #43727 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        D’après lordon cela s’explique par un inconscient terroriste de la FI

      • #43729 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Bha t’as dit que t’as voté Macron pour éviter le fascisme no pasaran blabla
        Donc voilà tu l’as évité.
        Alors, c’est comment ? 😁

        • #43746 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Ludovic: il doit y avoir erreur sur la personne. Graindorge n’a pas voté le barrage au 2ème tour. Je l’ai dit plusieurs fois ici et ailleurs. C’était hors de question
          Au 2ème tour j’ai voté blanc et je le redis.

    • #43734 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      Quand ils ont été chercher les identitaires j’ai rien dit j’étais pas identitaire
      Quand ils ont été chercher les fachos, j’ai rien dit j’étais pas fachos
      Vous connaissez la suite

      • #43737 Répondre
        JÔrage
        Invité

        Ludovic Bourgeois: Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

      • #43741 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        C’est croustillant car la gauche a toujours milité pour censurer ses opposants en utilisant l’arsenal juridique des dominants. Maintenant, la fameuse incitation à la haine se retourne contre eux. Ces idiots n’ont pas compris que faire la révolution est forcément une incitation à la haine et que toute conquête du pouvoir se terminera pour eux de la même façon que pour leurs opposants istes et phobe.

        • #43744 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          🙂

        • #43752 Répondre
          JÔrage
          Invité

          JeanMonnaie: « Ces idiots n’ont pas compris que faire la révolution est forcément une incitation à la haine »
          .
          Encore une preuve que tu n’es qu’un con qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est la civilisation.

          • #43763 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            Va prendre tes 💊

            • #43767 Répondre
              JÔrage
              Invité

              JeanMonnaie: Oh ça va, ça va, je vais dire « idiot » à la place de « con » à l’avenir comme ça tu arrêteras de te sentir insulté.

    • #43755 Répondre
      Cyril
      Invité

      « L’IA sera une chance pour remettre de l’humain au cœur des services publics » Gabriel Attal

    • #43783 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Le canada met en place le crédit social à la chinoise

      • #43787 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Ce n’est pas du tout le crédit social chinois, c’est simplement le Credit Score américain. Ta faculté à tout mélanger est fascinante…

        • #43789 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Attention tout de magie 🙂
          Début du lien wikipedia
          « Le système de crédit social (chinois : 社会信用体系 ; pinyin : shèhuì xìnyòng tǐxì ; litt. « système [de] confiance [en la] société »1) est un système de notation des entreprises et citoyens chinois ou résidents mis en place par le gouvernement de la république populaire de Chine, inspiré partiellement du « Credit score (en) » des États-Unis.  »

          Jean monnaie mais le crédit social et le le Credit Score américain cela n’a rien à voir, tu mélanges tout ahah mdr

          • #43791 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            tour*

            • #43794 Répondre
              diegomaradona
              Invité

              « le crédit social et le le Credit Score américain cela n’a rien à voir »
              Je n’ai jamais dit cela. Ta faculté à tout mélanger est fascinante et tu persistes. Car ce n’est pas parce que le crédit social chinois est inspiré du credit score américain que l’inverse est vrai. Tes lacunes en analyse logique t’empêchent manifestement de saisir cela.

              • #43798 Répondre
                Jeanmonnaie
                Invité

                C’est du pinaillage à la con puisque le principe est le même.
                Je rêve du jour où je n’aurais plus que du pinaillage pour critiquer la gauche radicale.
                Après il faut bien que tu trouves un os ronger.

      • #43788 Répondre
        Delphine
        Invité

        Ça me fait penser, en France, aux logements sociaux (types HLM) au sujet desquels il était question, je crois, que les occupants pourraient en devenir propriétaires, s’ils le souhaitaient. Cette mesure date d’il y a quelques années, il me semble. Mais j’ai l’impression que l’on n’en entend presque plus parler.

    • #43795 Répondre
      Cocolastico
      Invité

      Bonjour. Je recherche le message d’une/un sitiste qui avait mis en relation deux extraits de livres de Simone Weil. Dans le second elle partageait son expérience d’écoute de chants liturgiques. Quelqu’un pourrait-il m’aider ?

      • #43797 Répondre
        Anna H
        Invité

        Regarde dans la discussion sur Pâques.

        • #43800 Répondre
          Cocolasticot
          Invité

          Merci beaucoup !

    • #43825 Répondre
      Alain m.
      Invité

      début juillet 2023 :
      « On arrête tout, c’est devenu insupportable. Je commence à m’ennuyer sur ce forum, tant le niveau des interlocuteurs est faible. »
      fin avril 2024 :
      création de son 42ème thread . . .

    • #43865 Répondre
      Titouan R
      Invité
    • #43890 Répondre
      Arnaud
      Invité
      • #43891 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        on en reparle bientot
        pour Ernaux tout est marqueur de classe sauf sa manière

        • #43892 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          On pourrait se demander d’ailleurs s’il n’existe pas une grande tradition de l’ironie au sein des classes populaires

          • #43903 Répondre
            Mao
            Invité

            Vaste question. Étant issu d’un milieu très populaire, je dirais que la disposition d’esprit qui caractérise le mieux les classes populaires est – non pas tant l’ironie bien qu’on s’en approche – que le scepticisme. Les classes populaires sont sceptiques vis à vis de l’école et de son supposé rôle émancipateur ; sceptiques vis à vis des médias, des journalistes et plus généralement des intellectuels ; sceptiques vis à vis des hommes et femmes politiques. Je pourrais déplier ce scepticisme à l’infini. On aimerait y croire mais au fond on sait d’expérience que la pièce finira toujours par tomber du mauvais côté.

            • #43919 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Dans l’oralité populaire, l’ironie est très présente.
              Les humoristes issus des classes populaires en témoignent.

              • #43924 Répondre
                Seldoon
                Invité

                En tout cas dans certains milieux populaires ça vanne tout le temps. À Marseille par exemple. Et je me demande même si cette propension à la vanne ne diminue pas chez les mêmes individus quand arrive la réussite professionnelle.

              • #43963 Répondre
                Tristan
                Invité

                Alors ce serait peut-être l’euphémisme, la litote, l’art d’en dire beaucoup avec peu de moyens (et en dire d’autant plus que les moyens sont discrets), qui serait un trait bourgeois. Je me demande si y a pas un essai vieux de 4-5 ans qui dit quelque chose de proche.
                Mais l’ironie, pour être comprise, suppose que la personne qui blague et la personne qui reçoit la blague disposent du même contexte, des mêmes codes. L’ironie est allusive, elle n’énonce pas ce qu’elle dit, qui doit être déduit par le récepteur. C’est pour ça que l’usage de l’ironie est toujours déstabilisant pour quelqu’un qui arrive dans un univers social nouveau, c’est une mise à l’épreuve, une intimidation, aurait pu dire Bourdieu. J’en ai récemment fait les frais en tentant de me rendre au vernissage d’une expo, où j’étais jamais certain de ce que voulaient dire les gens qui blaguaient. Du coup, je n’ai rien dit en essayant de me faire oublier.

                • #43999 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  …. mais tu aurais été tout aussi perdu en te retrouvant parmi une bande d’arabes de La Courneuve.
                  Par ailleurs je ne crois pas du tout que la litote ou l’euphémisme soient des marqueurs de la bourgeoisie en soi.
                  Il se trouve que le capital est très enclin a euphémiser ses violences (plan social, etc). Mais il est au contraire très hyperbolique et bavard quand il s’agit de condamner la FI ou les privilèges des cheminots.

                  • #44056 Répondre
                    Tristan
                    Invité

                    « … parmi une bande d’Arabes de la Courneuve » : oui, oui,(J’ai d’ailleurs hésité à mobiliser un autre exemple, qui m’a vu me fondre dans un kop de supporter de l’Union Saint Gilles, où les antiphrases pleuvaient sur les performances de tel ou tel.)
                    Ce que j’essayais de dire était que la situation de transfuge rend sensible à l’ironie bourgeoise, moins parce que l’ironie est bourgeoise que parce que l’ironie, allusive et fondée sur des faux semblants, est un support à la délimitation de classe, des phrases pour initiés. Par l’ironie on fait l’expérience des frontières de classe.

                    • #44058 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      J’ai bien compris, mais encore une fois, je crois que chaque milieu recèle des automatismes internes, des compréhensions à demi-mot qui en passent parfois par l’ironie, et devant lesquelles un nouveau venu se sent toujours à l’ouest, voir un poil rejeté.

                      • #44059 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        (oui, c’est ce que je dis, essaie de dire ; voire même carrément exclu)

    • #43933 Répondre
      Voiture
      Invité

      J’ai écouté la vidéo sur Est-ce que c’est vraiment devenu cool d’être LGBT que j’ai trouvé bien aussi, et sur la même chaîne j’ai trouvé claire aussi sa vidéo Suis-je un transfuge de classe ; ça serait intéressant si chacun se présentait de la sorte sur sa page facebook.

      • #43935 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        oui ce monsieur excelle en clarté, vertu cardinale
        merci à lui

        • #43953 Répondre
          Arnaud
          Invité

          Merci à lui de réinjecter du Bourdieu dans les questions de genre. Très pertinent !

    • #43958 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Oui dans les milieux populaires ça rigole pas mal. Que les gens travaillent dur, très dur ou ne travaillent pas, ça rigole et ça ne manque pas d’esprit.
      Leur réussite professionelle: payer les factures, avoir au moins un repas par jour sur la table alors après ils sont contents et ont envie de se marrer, de se moquer, de vanner oui.
      À Marseille ou à Saint Nazaire
      Cette propension à la vanne ne diminue pas « chez ces mêmes individus quand arrive LA RÉUSSITE PROFESSIONNELLE » parceque manger tous les jours EST une réussite.

      • #43964 Répondre
        Delphine
        Invité

        J’aime bien cette vision des choses qui reviendrait à dire que la réussite professionnelle consisterait à avoir un emploi permettant d’avoir un toit et de pouvoir manger à sa faim, sans plus, c’est-à-dire sans avoir en ligne de mire des loisirs chers. Une simplicité qui peut rendre heureux.

        • #43972 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Ou peut être plus sain que de moraliser cette notion libérale de réussite : s’en écarter ?

          • #43993 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            C’est vrai que plus les gens se compromettent avec le capitalisme, montent dans SON ascenseur social
            moins ils ont de joie de vivre, ils la perdent en route.

            Et puis l’empathie ça rend joyeux car l’empathie que n’ont pas tous ces salopards qui saccagent le monde, c’est l’essence même de la vie.
            Abattons le capitalisme dans la joie et la bonne humeur. La route est longue mais on a de bonnes chaussures, sans marque

      • #44051 Répondre
        Voiture
        Invité

        On a aussi des milieux populaires où on rit peu, je pense à une branche de ma famille venant de la campagne. Inquiets de leur apparence, du qu’en dira-t-on, ils tendaient à tenir à l’écart les blagues ou les films qui auraient pu faire mauvais genre.

        • #44052 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Une amie m’avait dit qu’en Afrique, l’ironie n’existe pas. Il serait intéressant d’observer l’évolution du rire à travers l’histoire et les civilisation. J’aurais tendance à penser, plutôt mollement, le contraire, à savoir que l’ironie est absente des classes populaires. Du moins, c’était le cas avant l’ère d’internet, où le rire s’est extrêmement formaté et où la culture de la vanne est devenue la norme.

        • #44054 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          En effet. En somme l’ironie n’est pas distribuée par classes.
          Chez les Ernaux, il est bien vrai qu’on perçoit que l’humour se pratiquait peu. On le perçoit à ce qu’en raconte Ernaux, et à ses livres eux mêmes, tout à fait dépourvus d’humour.

          • #44055 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Même si c’est grossier, en ce domaine la distribution géographique me parait plus déterminante.

            • #44057 Répondre
              Tristan
              Invité

              Quelqu’un ici a lu Le Rire, de Laure Flandrin ? Une enquête sur les usages sociaux du rire.

              • #44241 Répondre
                Claire N
                Invité

                @ Tristan : non mais tu as l’iimpression que c’est intéressant ?
                Me souviens plutôt d’exemple de rire provoquées par la discordance entre un discours et la capacité pratique des personnes le tenant à agir
                Des expressions comme «  grand diseu t’ cho faiseu «  qui tacle bien vite et embarque tout le monde dans le rire quand par exemple ma grand mère tendait le torchon à mon père qui squattait la cuisine pour parler sans occuper ses mains
                Ou des «  v’la le dallage «  quand quelque c’était lancé dans la grande cuisine et avait foutu un bordel pas possible
                Ça m’a marqué ce petit regard en coin et cet humour qui marque le burlesque d’un corps maladroit à faire

        • #44061 Répondre
          Kenyle
          Invité

          Je ne suis pas forcement d’accord avec le « milieux populaires où on rit peu ». Mais tu as raison de rajouter la couche de la famille.
          « je pense à une branche de ma famille venant de la campagne »
          Je n’emploierais pas le même humour devant mes parents que devant un collègue de travail ou un pote du foot ça c’est sûr.
          Je me souviens de mon grand père cheminot une fois il nous a amené faire le tour des PMU du bourg de son patelin en Bretagne pour aller voir ses potes et leurs montrer ses petits enfants. Ce n’étais pas le même homme qu’à la maison. Il était joyeux et ça plaisantait. À la maison et devant ses enfants il était très sérieux. Par contre je me souviens plus du type d’humour qu’il a employé.

          • #44063 Répondre
            Voiture
            Invité

            Je ne fais pas de généralité. Mon grand-père m’a emmenée au PMU avec ses copains pendant toute mon enfance, j’adorais ça, mais ça rigolait peu, on était plutôt occupé à boire son verre et préparer son tiercé. Certes entre hommes à son boulot on sent bien que circulaient quelques blagues pas très classes, mais on était plutôt dans le taiseux. Ça pouvait varier un peu selon le nombre de verres.
            Mais là on parle des hommes.
            Chez les femmes on était plutôt emmerdées par cet humour peu délicat et mal vu et pas très en notre faveur.

            • #44064 Répondre
              Voiture
              Invité

              Je pourrais préciser aussi que mon grand-père, n’ayant eu que des filles, et étant très absent à cause du travail, n’a pas franchement eu à jouer l’homme de la maison, le « sérieux ». En tous contextes je le voyais pareil.
              En tout cas on était loin de l’ironie

              • #44065 Répondre
                Voiture
                Invité

                Et j’ai donc découvert ce jeu tardivement.

            • #44069 Répondre
              Kenyle
              Invité

              Ok je vois. Ça vari surtout selon les individus.

              • #44070 Répondre
                Kenyle
                Invité

                Individu lui même influencé par sa situation.

    • #44024 Répondre
      Graindorge
      Invité

      mon grand bonjour à Carpentier

    • #44067 Répondre
      pempie
      Invité

      HMS je viens de voir l’occupation au théâtre joue par Anne consigny a partir du texte d’annie ernaux et je ddois dire, j’ai trouvé que le texte avait pas mal dd’humour. Le titre d’ailleurs en lui même est, au moins a triple sens. Pour rappel il s’agit de la description minutieuse de l’apparition d’un sentiment de jalousie chez Annie vis a vis d’un homme qu’elle a délaissé mais qui s’est mis en couple ensuite avec plus jeune et plus bourgeois.
      Elle en fait tout une maladie, et c’est jouer avec pas mal de drôlerie.

      Mais peut être est ce l’exercice théâtrale qui angle le texte ainsi. Me donne envie de me rapprocher du roman tien.

      • #44089 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        C’est possible. C’est un des rares livres d’Ernaux que je n’ai pas lus.

    • #44072 Répondre
      Cyril
      Invité

      « Couvre-feu pour les mineurs : Gérald Darmanin « soutient » les initiatives des maires » Le Monde
      Voilà, on y arrive. École obligatoire de 8h à 18h pour les quartiers populaires puis couvre-feu. L’enfermement des jeunes de quartier se met en place.

      • #44073 Répondre
        Cyril
        Invité

        « Parmi ses annonces, M. Attal a fait savoir que « tous les collégiens seront scolarisés tous les jours de la semaine, entre 8 heures et 18 heures, à commencer par les quartiers prioritaires et les réseaux d’éducation prioritaires ». »

        • #44074 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          La mesure est non obligatoire.

          • #44077 Répondre
            Cyril
            Invité

            => « tous les collégiens » <=
            Où as-tu lu que ce ne serait pas obligatoire ?
            Et même si c’était le cas, es-tu assez naïf pour ne pas comprendre que le gouvernement nous fait bouffer ses mesures répressives morceau par morceau ?

    • #44196 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité


      Barroso, ce communiste maoïse, président de la commission européenne

      • #44209 Répondre
        Cyril
        Invité

        Des communistes sont devenus libéraux, quel scoop ! Merci jeanmonnaie. Il y a aussi des communistes qui sont restés communistes. Mais ça, ça ne t’intéresse pas.

        • #44216 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Jean te dira que ceux là se sont enfoncés dans l’erreur et l’aveuglement.
          En somme le communiste, dans tous les cas de figure, se plante.
          Jean a de ses alliés bourgeois l’affect maitre : l’anticommunisme.

          • #44222 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Le jour ou je défendrai Barroso ce n’est pas pour demain. Je ne conteste pas que ses ambitions étaient incompatible avec ses convictions et qu’il fait le choix de la facilité.
            Pour autant c’est vrai que je trouve assez surprenant un changement de trajectoire aussi spectaculaire. Je peux me tromper mais je pense fréquenter moins de bourgoies que toi, surtout dans ma position professionnel actuel.

            • #44288 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Si miraculeusement tu te décidais à connaitre le camp avec lequel tu prétends discuter, tu apppendrais peut-etre ce que furent les maoïstes, et comprendrais peut-être la logique qu’il y a à ce que nombre d’entre eux soient devenus des néo-conservateurs comme toi. Entre les deux périodes il y a un fil conducteur qui serait le tropisme autoritaire. Tout cela a été très tôt pointé par les anarchistes, et par la branche libertaire du marxisme. Et par exemple par le flamboyant Hoeckenghem dès la fin des années 70

              • #44313 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Deux choses me dérangent dans ce que tu dis.

                Imagine que je cite Himmler comme référence dans un discours, tu pourrais à juste titre penser que j’ai une inclination pour le national-socialisme. Or, c’est ce que tu fais en citant Mao. Ce qui démontre, au minimum, que cette branche du marxisme ne te dérange absolument pas.
                Pour un Bernard-Henri Lévy qui trouve que la « pensée Mao Tsé-toung » était pour lui un « délice intellectuel », et un Barroso, ancien maoïste, combien de Badiou maoïstes à la gauche radicale qui sont des références de ta pensée? Roland Barthes, Godard, Michel Foucault, Jean-Paul Sartre étaient tous fascinés par Mao.

                • #44315 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Petite précision :

                  J’attends les preuves de mon libéralisme, outre le fait que j’ai lu Philippe Nemo.
                  Je ne suis pas néo-conservateur, surtout que je dois être un des rares ici à soutenir la Russie.

                  Il est vrai que le néo conservatisme à une sur présentation de juif marxiste.
                  Je vais juste mettre le premier Irving Kristol (trokyste) qui selon wikipedia est  » Le premier théoricien néo-conservateur à avoir adopté ce mot et qui est considéré comme le fondateur de cette idéologie est Irving Kristol »
                  « La volonté de soutenir Israël le poussa, à partir de 1984, à prôner l’alliance des juifs avec les évangéliques, le sionisme chrétien et la droite évangélique5. »

                  Comme tu es dans le brouillard, je te donne la raison pour laquelle énormément de marxistes ont changé de camp. Ce n’est pas par un affect totalitaire, ce qui serait du psychologisme désincarné, mais pour des raisons matérielles bien précises. Encore une fois, je ne suis pas magicien ; je ne fais que voir l’éléphant dans le couloir.

                  Je t’aide encore toujours sur wikipedia

                  « Le néo-conservatisme se constitue véritablement dans les années 1980, quoique l’on puisse trouver des éléments précoces de ce qui peut apparaître comme une école de pensée politique dans les années 1960 et 1970, autour de personnalités comme Charles Krauthammer, Francis Fukuyama, Irving Kristol, James Burnham, John M. Olin (en), Norman Podhoretz ou Wilmoore Kendall. Une nouvelle génération émerge alors, principalement représentée par Paul Kagan, Douglas Feith, William Kristol, Daniel Pipes, Jeane Kirkpatrick et d’autres.  »

                  Si tu retires Fukuyama, ils sont tous juifs ou presque. Par conséquent, le néo-conservatisme n’est rien d’autre que soutenir Israël. Que des juifs, dont une bonne partie étaient communistes par opposition aux tsars car ils étaient principalement dans les grandes villes où se trouvent les syndicats, changent de veste pour le néo-conservatisme afin de soutenir Israël est logique. Encore une fois, ton imprécision te porte préjudice. La première règle du fight club est…
                  Et avant qu’on mes sorte la carte antisémite, je dis simplement que si le le néo-conservatisme se positionne par rapport à Israël. Il est donc normal que ce sont des juifs qui soit en majorité néo conservateur et donc de retrouver autant d’anciens communistes.

                  • #44316 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    James Burnham, Irving Kristol , William Kristol sont trokytes et non maoïste. Ce qui démontre implacablement que ta thèse est complètement fausse.
                    Dans la liste si dessus je n’ai trouvé qu’une personne qui n’appartient pas à l’extrême gauche.
                    Jeane Kirkpatrick (En 1945, la jeune lycéenne s’engage à son tour au sein de la Ligue des jeunes socialistes )
                    Daniel Pipe sovietologue contre la guerre au vietnam etc…
                    Aucun rapport avec mao mais tout avec le marxisme.

                • #44317 Répondre
                  Bonnaventure
                  Invité

                  Tu ne comprends décidément rien : François ne cite pas Mao, il te décrit les affects autoritaires du maoïsme en France (si tu sais pas ce que c’est démerde toi avec ta connection et wikipédia). Autoritarisme inscrit dans le mouvement, qui explique leur trajectoire jusqu’à devenir les conservateurs qu’ils sont aujourd’hui (l’agitation fasciste de Goupil en est l’illustration parfaite). En cadeau, il te glisse une référence (G. Hocquenghem) que tu pourrais utilement lire si tu étais ici pour autre chose que te frotter la bile sur la gauche radicale.

                  • #44318 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Bonnaventure tu es dans mon top 3 de ceux qui ne comprennent jamais rien de rien. Je me demande comment tu fais pour attacher tes lacets le matin.
                    Romain Goupil un ancien trotskyste devenu néoconservateur comme son ami Daniel Cohn-Bendit . Il est vrai que dans le trio tu avais, André Glucksmann qui lui était maoïste.
                    Encore une fois ce qui détermine tout ce beau monde est Israël.
                    Sinon ce que pense le le flamboyant juif bourgeois maoïste, Guy Hocquenghem ami de Gabriel Matzneff ne changera rien à ma démonstration hélas.

                    • #44319 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      J’apprends que le père de André Glucksmann était tellement déçu par le sionisme qu’il est devenu pro palestinien.
                      « Déçus par le sionisme, les deux jeunes gens adhèrent en 1923 au Parti communiste palestinien5. »

                      • #44376 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais ça ne me semble pas extravagant et je pense qu’ils ne sont pas les seuls à être passés de l’utopie sioniste au mouvement palestinien (et à son expression communiste). Il y eut, je crois, un réel espoir chez des Juifs de gauche que le sionisme pût être l’occasion de créer les bases d’une société authentiquement socialiste. Bon, raté.

                      • #44393 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je reste persuadé de sa sincérité. Il serait intéressant de savoir ce qui l’a fait changer d’avis pour partir d’Europe afin de bâtir un foyer sioniste et, à la fin de sa vie, finir par soutenir les Palestiniens. Cette question aurait été encore plus intéressante si elle avait été posée au fils et à son petit-fils.

                    • #44321 Répondre
                      Bonnaventure
                      Invité

                      Ok pour goupil, vulgaire trotskyste qui a suivi la même trajectoire que les maos.
                      Mais au fait c’était quoi ta flamboyante démonstration, à part celle de ton incompréhension du post de François, qui n’a cité Mao à aucun moment?

                      • #44354 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Comment tu fais pour comprendre les choses aussi mal ? Quel est ton secret?

    • #44227 Répondre
      ND
      Invité

      Bonjour François. Je vous en prie, débarrassez vous de ce que je vous ai fait parvenir. C’était une erreur.

      • #44285 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        ?

        • #44322 Répondre
          ND
          Invité

          La pudeur m’oblige à être cryptique. Mais vous devriez être en mesure de comprendre. Votre confusion m’indique que, pour une raison ou pour une autre, cela ne vous est pas parvenu. Cela règle la question. Bonne continuation à vous !

          • #44324 Répondre
            ND
            Invité

            (silence)

          • #44325 Répondre
            ND
            Invité

            (silence)

            • #44341 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              je suis donc censé décrypter des initiales
              ok je vois de quoi il s’agit
              je ne lirai pas, donc
              (de toute façon je vous avouerais qu’un énième témoignage dans cette institution ne m’aguichait guère)

              • #44356 Répondre
                ND
                Invité

                Je pense que vous n’en avez pas lu des comme ça. J’en suis même certain. Il m’a encore valu avant-hier soir une réaction qui m’a désespéré, d’où mon message. Le sommeil et le passage des heures m’ont apaisé ; aujourd’hui j’aurais plutôt de nouveau envie de vous inciter. Je suis persuadé que certains passages pourraient vous intéresser. Mais si vous avez la nausée de tout ce qui touche à cette institution, alors préservez vous. À la rigueur, il y a l’intermède, que je trouve absolument désopilant… Mais je ne connais pas votre humour.

                • #44368 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Un livre nommé Entre les murs pourrait éventuellement vous renseigner sur mon humour.
                  Je n’ai pas « la nausée de tout ce qui touche à cette institution », je ne parle que de mes envies de lecture, où l’envie de lire un témoignage de prof ne figure pas en tête de liste.

                  • #44375 Répondre
                    ND
                    Invité

                    Mon propos était absolument dénué d’agressivité ou de sous-entendu ! Je comprends parfaitement que vous puissiez avoir la nausée de l’institution (je l’ai bien moi) ou que lire quelque chose qui s’y rapporte ne vous fasse pas saliver. Et si je précise que je ne connais pas votre humour, c’est pour émettre une réserve sur mon affirmation précédente. Je n’ai pas cherché à être désobligeant.

                  • #44381 Répondre
                    ND
                    Invité

                    Bref, pardonnez moi de vous avoir importuné. Je dois encore  »travailler » sur mon impulsivité comme on dit. Si jamais vous vainquiez vos réticences et répondiez à ma sollicitation, j’en serais heureux. Si ce n’était pas le cas, je ne vous en voudrais pas. Quoi qu’il en soit, sachez que vous avez mon estime sinon mon admiration. C’est très sincèrement que je vous remercie pour ce que vous apportez à la vie intellectuelle, en France et ailleurs.

                  • #44856 Répondre
                    ND
                    Invité

                    * »Je comprendrAIS parfaitement que vous puissiez avoir la nausée etc. » (il fallait que je corrige, même une semaine après ; ne cherchez pas, c’est pathologique.)

    • #44314 Répondre
      so
      Invité
    • #44336 Répondre
      lassou
      Invité

      Bonjour, vous avez des livres/ des auteurs à conseiller sur le sujet de l’économie ?

      • #44358 Répondre
        Ostros
        Invité

        Lordon
        Certains ont mentionné Jorion aussi

        • #44361 Répondre
          Tony
          Invité

          Je te conseille Thomas Porcher,son ‘traite d’économie hérétique’est très clair, facile à lire alors qu’il aborde des sujets assez complexes et il revient aussi sur toute l’histoire du libéralisme économique, c’est vraiment intéressant.

          • #44385 Répondre
            Lassou
            Invité

            Merci à vous deux, je note tout ça

          • #44386 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Assurément les anciens comparses de Lordon, André Orléan (l’Empire de la Valeur entre autres) et Michel Aglietta. Connus grâce à Lordon d’ailleurs (les deux sont ses maîtres, en gros). Je ne pense pas avoir trouvé mieux à ce jour. Sinon pour un intermédiaire, Romaric Godin fait de bons articles de presse

            • #44388 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Oui Romaric Godin est souvent très clair, ce qui en économie ne nuit pas.

            • #44431 Répondre
              lassou
              Invité

              Merci.

      • #44434 Répondre
        Toni Erdmann
        Invité

        Je conseille L’Enigme du Profit de Christophe Darmangeat que j’ai lu tout récemment. Il revient sur toute l’histoire de l’économie qu’il résume a une question : comment expliquer ce truc très mystérieux qu’est le profit ? C’est court, facile à lire et très marxiste car il est vrai que le bon vieux Karl est le seul à avoir donné une réponse convaincante à ce mystère.

        • #44518 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          L’entretien Hors série avec Darmangeat est aussi très recommandable.

    • #44417 Répondre
      Delphine
      Invité

      Sur le fait de passer en un clin d’œil d’une époque à l’autre, d’un paragraphe à l’autre, dans « l’amour », je trouve que l’on retrouve ce même procédé dans « entre les murs », mais plutôt dans l’espace. On passe, par exemple, de la salle des profs à la salle de classe subitement, sans qu’il n’y ait systématiquement de description du nouveau lieu. Seules les actions des protagonistes nous indiquent que le lieu a changé. Il n’y a pas, par exemple, un nouveau chapitre à chaque fois que l’on passe de la salle des profs à la salle de classe. Seulement quelques interlignes signalent ce changement de lieu.

      • #44519 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Oui j’aime bien que la situation se dévoile par l’action. Ce qui évite de la camper avant d’y entrer. Avec des phrases pénibles comme « ce jour là nous étions en cours de grammaire, etc » Même si on ne peut pas tout à fait les éviter.
        Entre les murs est un livre en situation. C’est d’ailleurs essentiellement ça que désignait son titre. Un dispositif narratif beaucoup plus qu’une connotation carcérale.

    • #44436 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Le média fait du zemmour avec un reportage sur la violence urbaine. Qu’elle honte !

      Dans la commune d’Epinay, deux jeunes docteures en pharmacie décident d’acquérir une vieille officine laissée à l’abandon par ses propriétaires. Leur souci ? Apporter des soins convenables à la commune désertée médicalement et pharmaceutiquement d’Epinay.

      Souad et son amie d’enfance embauchent deux préparateurs, puis ouvrent la pharmacie à la patientèle.
      Dès les premières semaines, les vols se multiplient.
      Des serum, des crèmes en tous genre sont dérobés.
      Les deux jeunes pharmaciennes nouvellement diplômées sont mêmes victimes de plusieurs braquages et de tentatives de fraude multiples pour les produits stupéfiants détenus dans le coffre fort de l’officine. Notamment du fentanyl et de la prégabaline.

      Un jour comme les autres, un vol de plus, et Souad se retrouve paraplégique.
      Son tort ? Avoir couru après le voleur qui prenait la fuite. Il lui a cassé une vertèbre en la poussant au sol.

      Le préparateur en pharmacie, Sophian, explique que la police n’est pas intervenue alors que de multiples vols et agressions dans cette pharmacie ont été signalés. Il explique qu’ils sont seuls depuis des années à gérer la situation, qu’ils doivent systématiquement eux-mêmes poursuivre les voleurs pour récupérer les médicaments (parfois addictogènes) dérobés.

      Souad est aujourd’hui capable de se tenir sur ses deux jambes, après un gros travail de rééducation.

    • #44516 Répondre
      propater
      Invité

      Le cours de Didier Fassin au collège de france s’intitule « La faculté de punir », j’imagine que ça pourrait intéresser certaines personnes ici: https://youtu.be/GOx3cbioJ5A?si=tdOFZ1i6RL-vLv6g

      • #44564 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci Propater
        Je ne savais pas
        – la différence entre les maisons d’arrêt et les maisons centrales
        – que la surpopulation carcérale concernait principalement les maisons d’arrêt : 1m2 / personne soit 3 pers dans 9 m2
        – que les peines en réunion étaient individuellement plus élevés ? Que l’outrage à drapeau existait !
        – que 1/20 personnes était incarcéré pour infraction au permis
        La documentation chiffrée en ravira plus d’un effectivement ( notamment la diminution des crimes à l’année ) – ou pas
        J’ai trouvé intéressant la façon d’aborder une loi en année de vie d’emprisonnement qu’elle commet ( je garde précieusement)

    • #44551 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Pour les rares personnes qui ne l’avait pas vu

    • #44552 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Branco écrit mal. Je n’ai pas réussi à finir son tweet.

      • #44558 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Où s’actualise la confusion de Branco….

        • #44563 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Du même niveau que le blog de Lordon finalement.
          En espérant que les 2 font plus d’effort pour leurs livres.

          • #44597 Répondre
            Titouan R
            Invité

            Merci du rapprochement….
            Mais que t’importent les livres puisque tu ne les lis pas ?
            ———–
            Il serait bon de voir si nous reprochons la même chose à Branco. J’en doute

    • #44647 Répondre
      La couille ? L’abattre
      Invité

      Je suis pas du tout au courant de la droitisation de Lordon, c’est quoi les données du problème ?

      • #44648 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Aucune, les diagnostics de droitisation dispensés par Jean sont systématiquement faux.
        En revanche, pour Branco, la chose est documentable.

      • #44649 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Et pour Lordon, j’ai parcouru le livre de Corcuff – La grande confusion – et il a culot de présenter Frédo entre Jacques Julliard et Matthieu Bock-Coté, arguant que des rapprochements peuvent être tissés entre ces trois, compte tenu des supposées ambiguïtés de Lordon quant au concept de « Nation ». Toutes choses dont il s’était déjà largement justifié après la sortie d’Imperium, mais dont Corcuff ne tient pas compte.
        …..
        Mais bon, il mentionne plus loin François en le classant parmi les confus, prétexte pris de deux phrases d’Histoire de ta bêtise que les journalistes avaient déjà monté en épingle alors qu’une lecture a minima attentive du texte permettait d’écarter toute ambiguïté….
        …..
        J’ai du mal à cerner ce Corcuff, dont un sociologue nantais m’avait pourtant recommandé le petit ouvrage sur Bourdieu…
        Si quelqu’un.e en sait plus… (je sens bien le Dr Xavier sur ce coup)

        • #44659 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Oui Corcuff se permettait cette aberration sans m’avoir lu. Il préfère écouter Alain Souchon.

        • #44686 Répondre
          Bretzville
          Invité

          J’ai eu Corcuff en prof un semestre, la superficialité avec laquelle il traite et, je crois, connaît les auteurs dont il parle est impressionnante. Ça nous faisait marrer à l’époque. Il les réduit à quelques concepts et quelques formules, ce qui lui permet de dire et de leur faire dire n’importe quoi.

          • #44702 Répondre
            Titouan R
            Invité

            Merci de cet édifiant scoop d’insider

          • #44705 Répondre
            Monami
            Invité
          • #44709 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Corcuff a inauguré une nouvelle sorte de boussole : après celles qui n’indiquent que le Sud, la sienne pointe dans toutes les directions à la fois.
            Il est passé dans tous les partis (car les partis lui importent). Il commence au PS, passe au Mouvement des Citoyens (de Chevènement, oui Monsieur), puis chez les Verts, puis se dirige vers la LCR (devenu NPA), passe à la Fédération Anarchiste, en part avec fracas. S’est encanaillé un temps avec les indigénistes (ça n’a pas duré), a visité les locaux d’ATTAC (le temps de se réchauffer). Aucune de ses organisations n’ont reconnu ses lumières – lui aurait surtout voulu qu’on le mette plus en lumière, plutôt que ce petit scribouillard de Lordon contre qui il garde une jalousie tenace.
            Ses billets de blogs sur Médiapart étaient régulièrement mis en une par la rédaction sans que les lecteurs n’aient jamais compris pourquoi, et attiraient invariablement une floppée de commentaires critiques et moqueurs devant le festival des phrases abscons et attaques infâmantes qu’il lançait contre la gauche radicale (sa seule adversaire véritable dont il ne cesse de proclamer la mort prochaine).
            Un exemple pour la rigolade. Dans ce texte, la boussole multidirectionnelle prétent metre à jour les « intersections confusionnistes [sic] au sein de la gauche radicale » : « recours à des schémas conspirationnistes », « relativisation de la critique du conspirationnisme », « diabolisation des médias », « assimilation du libéralisme économique et du libéralisme politique , « amalgames islamophobes », « relativisation de l’antisémitisme », « absence de vigilance face au retour public du mythe conspirationniste ‘Rothschild’, vecteur historique d’un anticapitalisme antisémite », « ambiguïtés vis-à-vis des migrants. »
            https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/160519/la-fin-de-la-gauche-radicale-en-france-et-ma-demission-d-attac-1

            Corcuff est marqué par son passage dans de nombreux mouvements classés à gauche, « du Parti socialiste à la Fédération anarchiste, en passant par le Mouvement des citoyens, Les Verts, la Ligue communiste révolutionnaire et le Nouveau parti anticapitaliste »9 Il rejoint la Fédération Anarchiste en février 201311 et la quitte en janvier 202212.

            Il a été fondateur et président du Club de réflexions sociales et politiques Maurice Merleau-Ponty depuis sa création (février 1995) jusqu’à 1997, club qui a cessé ses activités durant l’année 1998.

            Se revendiquant altermondialiste, il a été membre du conseil scientifique de l’association Attac France13.

            En 2002, il est expulsé de Tunisie après avoir effectué une grève de la faim avec Sadri Khiari14.

            Philippe Corcuff est aussi signataire de l’Appel des Indigènes de la République de janvier 2005. À partir de mars 2006 et le meurtre antisémite d’Ilan Halimi15, il développe progressivement un point de vue critique sur les Indigènes de la République, tout en insérant une composante postcoloniale dans son analyse de la pluralité des dominations16.

            • #44710 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              (posté trop vite, me suis pas relu et je mettais aussi en fin de texte un extrait de l’article Wiki mais qui est mal copié-collé)

            • #44722 Répondre
              Bonnaventure
              Invité

              Aux dernières nouvelles Corcuff sévirait sur des forum en ligne, l’un de ses pseudos serait Jeanmonnaie. A vérifier, mais ça colle.

              • #44757 Répondre
                Titouan R
                Invité

                Merci Doc. Un vrai tempérament d’archiviste.

                • #44923 Répondre
                  Arnaud
                  Invité

                  Pour l’anecdote, son inimitié avec lordon date d’une conférence donnée en commun où il avait montré gentiment la nuque en espérant recevoir quelques caresses mais s’était fait sèchement éconduire. Il a ensuite maquillé comme il se doit sa petite blessure narcissique en désaccord théorique.

                  • #44925 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Pour une fois, je suis assez d’accord avec Dr. Xavier. Corcuff est médiocre, jaloux, confus et girouette. Je n’ai jamais compris pourquoi François se trouvait en accord avec lui au point de saluer sa clarté intellectuelle dans cette même vidéo, alors que c’est une planche pourrie.

    • #44650 Répondre
      Louise
      Invité

      Bonjour François,

      Nous avons commencé à regarder votre documentaire réalisé avec le collectif Othon sur les jeunes militants sarkozystes avec mon copain et nous sommes en désaccord sur le point abordé autour de l’autorité des profs dans les classes aujourd’hui (ou en 2007). Mon copain est surpris par rapport à tes positions prises dans le documentaire puisque tu remets en question le discours du sarkozyste face à toi qui sous-entend qu’il y a une perte d’autorité des profs. Mon copain qui a été scolarisé dans des établissements publics de centre-ville estime avoir constaté cette perte d’autorité pendant sa scolarité et avait interprété le film Entre les murs comme un témoignage de ce phénomène. Nous sommes en désaccord sur ce point.

      Comment nous départager ? Comment évaluer cette notion subjective ? Entre les murs était-il à prendre comme relatant un quotidien ordinaire (la manière dont les élèves parlent aux professeurs (sans hiérarchie comme dit mon copain) par exemple) ou ne regroupait-il que des moments particuliers d’un quotidien plutôt terne et calme comme j’aurais pu l’imaginer?

      • #44658 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Le formateur vieux boomer ps qui explique qu’il est interdit de donner des punitions collectives. Que l’école provoque de la violence.
        On voit bien que entre ça, les familles qui veulent apprendre au prof leurs métiers, les professeurs qui se font insulté et parfois giflé.
        Il y a un manque objectif de manque d’autorité.
        Et évidemment c’est la même chose pour la justice, police etc…

      • #44660 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je ne sais plus ce que je dis – brièvement j’imagine, puisque j’interviewe- dans le docu, mais je ne formulerais pas les choses en ces termes. En fait la question se situe moins sur le constat que sur la notion même de « perte d’autorité »
        1 C’est le métier du parti de l’ordre que de s’inquiéter de la « perte d’autorité », dans n’importe quel domaine. Et d’ailleurs c’est ce qui est fait à longueur de journées. Ma pente à moi ne me porte pas du tout à m’inquiéter, en quelque domaine, de la « perte d’autorité ». Ce qui m’inquiète bien plutot, et cette contre inquiétude définit peut-etre un libertaire, est le constat que les corps plient partout devant des autorités. Autorités effectives ou intégrées (micro-fascisme, dirait l’autre).
        2 Ainsi à l’école ce qui me frappe, et qui ne frapperait sans doute pas un autoritaire, c’est la soumission permanente. Des millions de corps qui chaque jour se plient à un dispositif qu’ils n’ont pas choisi (architecture, horaires, contenus des cours, règlement). DEs millions de corps qui se présentent là tous les jours sans vouloir y être. C’est un chef d’oeuvre d’autorité. Un modèle d’incorporation de la règle.
        3 A coté de ce macro-constat structurel, le constat que des profs sont malmenés, que des élèves se rebellent, qu’il y a des bastons plus récurrentes qu’avant, est tout à fait dérisoire à mes yeux.
        4 Je note quand même au passage ce que je m’échinais à faire remarquer aux spectateurs d’Entre les murs qui s’effrayaient de la fragilité du prof dans sa classe : à la fin qui vire l’autre? Les profs sont malmenés mais ils ont pouvoir de faire convoquer des conseils de discipline qui mènent à l’exclusion de l’élève. Ne pas se méprendre sur le vrai rapport de forces. Dans le même genre de farce, on nous raconte parfois que les flics sont moins respectés.
        5 déplorer la « perte d’autorité » des profs, c’est implicitement demander un retour à leur autorité. C’est à dire le retour à un statu quo où les élèves s’ennuient en silence dans des cours destinés à les trier pour les ventiler à la fin sur le marche du travail. Considéré comme cela aussi, je préfèrerais largement que l’autorité perdue aille définitivement à sa perte.

        • #44791 Répondre
          olé !
          Invité

          Je lance la ola pour ce nouveau post de François sur l’école !
          Il faut rappeler tous les jours que oui c’est un chef d’oeuvre d’autorité. Les enfants s’y interdisent même d’aller pisser, de se moucher ou de s’emmener un encas pour quand ils ont la dalle en attendant de manger au dernier service !
          Les corps plient oui, en commençant par se tirer du lit chaque matin, fatigués de s’être couchés plus ou moins tard, parce que le soir seul créneau où on a un peu de temps on a envie de faire durer, comme les animaux des bois qui sortent à la nuit tombante quand enfin dehors c’est un peu plus calme !
          Oui les profs sont malmenés, et pas que par les élèves, et peut-être pas en premier lieu par les élèves. C’est pas les élèves qui réclament que les profs se tirent du lit à l’heure chaque matin eux aussi !
          « A la fin qui vire l’autre ? » – oui, bien regarder le fléchage.
          Cette autorité non merci !
          Vive la pente de François !
          *
          Et pour rrrrebondir sur le post de Louise et son copain, moi une différence que je vois entre l’école aujourd’hui et il y a 30 ans, c’est dans certaines façons en classe, soit-disant moins strictes (les tables ne sont plus alignées, il y a des coussins, etc), mais qui me paraissent fort dispersées : plusieurs espaces dans la classe, souvent des classes multi-niveaux, des tas de matières abordées, des « projets » menés ; je me demande si ce n’est pas encore plus fatigant pour tout le monde.
          Les récrés sont plus courtes qu’à mon époque, et il y a des animateurs·trices pour le midi et la garderie, qui encadrent les enfants, leur font faire des activités ou jeux – ainsi les temps libres aussi sont guidés, contrôlés, éducatifs.

          • #44895 Répondre
            ND
            Invité

            Vous faites du second degré ou vous êtes sérieux ?

            • #45080 Répondre
              olé !
              Invité

              L’école est un sujet qui ne me fait pas beaucoup rire

          • #45112 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui – regarder le fléchage
            Effectivement même ce que tu décris comme «  aménagement «  brouille les pistes
            La fille de mon amie qui a développe une phobie scolaire a fait l’objet de pas mal de réunions
            La tendance était :
            – remettre en question ladite phobie
            – expliquer à sa mère que sa fille «  en faisait trop «  et qu’il ne fallait pas l’écouter
            Une des preuves avancées : vous voyez bien qu’elle est venue à la sortie ciné et qu’elle ne va pas dans les autres cours
            Cette critique expose bien en creux que supporter la contrainte est un devoir

            • #45286 Répondre
              olé !
              Invité

              Claire, qu’on commence par remettre en question la phobie ne m’étonne pas – ce week-end dans un groupe pourtant assez féministe j’ai encore vu quelqu’une porter un T-shirt avec en gros « Courage is a decision » – le genre de t-shirt qui selon mon humeur me fait rire ou me coupe tout.
              Et si la jeune fille que tu évoques n’était pas allée au ciné, on aurait été capable de lui reprocher de ne pas faire d’effort aussi. Je crois qu’il faut être sacrément souffrant pour être « reconnu », et d’ailleurs que même les sacrément souffrants ne sont pas toujours reconnus ou soutenus.

              • #45299 Répondre
                Claire N
                Invité

                « on aurait été capable de lui reprocher de ne pas faire d’effort aussi. Je crois qu’il faut être sacrément souffrant pour être « reconnu »
                Oui tu as raison, je n’avais pas envisagé sous cet angle mais ta remarque me saute a présent aux yeux

                • #45306 Répondre
                  Olé !
                  Invité

                  Une attaque basique des jaloux, des irrités (des autori-irrités ?) est de traiter de fainéants ceux qui volontairement ou non se retrouvent à travailler moins qu’eux.

                • #45307 Répondre
                  Olé !
                  Invité

                  A travailler moins qu’eux ou plutôt à SUBIR moins qu’eux

                  • #45331 Répondre
                    Olé !
                    Invité

                    Et Corinne notre super copine du moment en fait la belle démonstration sur d’autres pages où elle nous traite de fainéants

                    • #45815 Répondre
                      corinne martin
                      Invité

                      corinne n’a pas employé le mot fainéant

                      • #45817 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Mais corinne a pensé le mot fainéant, non?

                      • #45840 Répondre
                        Olé !
                        Invité

                        Corinne notre coach en recherche d’emploi

        • #44863 Répondre
          olé !
          Invité

          up up up hourra

        • #45220 Répondre
          Louise
          Invité

          Merci d’avoir répondu François.

          Je partage le constat que l’école nous apprennent avant tout l’obéissance. Je me mords les doigts régulièrement au travail de voir quelle parfaite petite esclave auto-administrée l’école (mais pas que) a fait de moi.

          Une anecdote racontée ce weekend par un ami prof: un de ses collègue double systématiquement ses punitions si elles ne sont pas faites, si bien qu’un élève a fini avec 4 000 lignes à copier du jour au lendemain (sous peine d’être mis à pied ). Toute sa famille (issue d’un milieu populaire bien entendu) y a passé la nuit avec lui. Le prof était évidemment très satisfait. Quelle belle leçon de vie…

          • #45293 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            J’en rirais presque
            Un rire nerveux

            • #45301 Répondre
              Claire N
              Invité

              On dirait une épreuve sadique de la mythologie
              Ou des contes pour enfants,
              Trier les grains mélangés exprès la première attaque de era sur psyché il me semble

          • #45308 Répondre
            Olé !
            Invité

            L’histoire de la famille qui se met toute entière aux 4000 lignes de nuit est belle je trouve.

    • #44664 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      40% des jeunes ne savent pas bien lire à l’entrée en 6ème.
      Les parents et les enfants souhaitent justement le retour à l’autorité pour faire baisser ce chiffre.
      C’est d’ailleurs ce décalage entre les aspirateurs du peuple et des idéologues qui fait que la FI n’a convaincu que 3 % des ouvriers pour les européennes.

      • #44665 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Aspirations *

      • #44666 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Aspirateurs du peuple c’était pas mal quand même.

        • #44667 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Incroyable le correcteur automatique à changé le mot.

      • #44670 Répondre
        Delphine
        Invité

        Le problème des enfants qui ne savent pas lire à l’entree en sixième n’est pas nouveau. Ça fait des décennies que l’on en entend parler, bien avant les nouvelles technologies et la remise en cause de l’autorité à l’école. Tout aura été passé en revue, dont la méthode de lecture appliquée au CP (globale ou par syllabe). On entend maintenant de plus en plus que c’est aux familles de sensibiliser les enfants à la lecture dès leur plus jeune âge. Peut-être, à condition que les enfants soient réceptifs ou tout simplement intéressés, qu’ils ne s’ennuient pas.

      • #44689 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Désolé Jeanmonnaie mais la FI a convaincu 93,4 % des ouvriers pour les Européennes. J’utilise les mêmes sources que toi. Par ailleurs le RN est en tête des sondages IPSOS (échantillon de 10000 personnes dans une antenne RN de la Sarthe) uniquement grâce au vote des retraités de la Sarthe (99,99 % des intentions de vote). Par ailleurs c’est ton blog ici ? Impossible de lire quoi que ce soit sans subir tes interventions. Tu as des amis dans la vraie vie ? D’autres nazis malingres avec qui aller boire des coups ? Tu n’avais pas une copine aux dernières nouvelles ? Une reconversion dans le numérique ? Une console de jeux ? Un bilboquet ?

        • #44718 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Tu peux essayer de me redire la même chose sobre ?

          • #44749 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je vais me répéter : tu envahis tout. Cela fait des mois que le forum perd en qualité de par ta présence, qu’il devient infréquentable car illisible.
            Pourquoi ne pas retourner sur Facebook avec tes amis les vieux boomers racistes et les jeunes identitaires à l’imagination débile ? Tu y seras tellement mieux et tellement à ta vraie place.
            Disant cela je sais pourtant perdre mon temps. Pièce dans le juke-box. Désolé pour les autres.

            • #44750 Répondre
              JÔrage
              Invité

              Leo Landru: Un jour JeanMonnaie partira pour de vrai et il vous manquera.

              • #44754 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Tu me vois souvent interagir avec lui ? Je lui dis ta gueule une fois tous les trois mois. C’est plus qu’à toi que j’évite par réflexe (tu es un mur, aucun intérêt) mais franchement c’est négligeable.
                En revanche je vois bien mes échanges ici perdre en quantité depuis son arrivée. La lassitude de survoler les immondices racistes et ineptes l’emporte souvent sur l’envie de produire un partage avec des interlocuteurs et trices dignes de ce nom.

                • #44755 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  Leo Landru: On en reparlera quand il sera parti.

                • #44820 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Léa est persuadée que la médiocrité de ses réflexions est due à ma présence. Mes ondes droitières ne lui permettent pas de faire part de ses fulgurances. J’ai bien peur, mon pauvre Landru, que la médiocrité que tu exposes sur ce forum ne s’explique que par ta propre médiocrité. D’ailleurs, je n’ai pas voulu commenter ton gloubi-boulga sur l’antenne RN de la Sarthe car, peu importe le degré pour le lire, cela ne signifie absolument rien. Je note que je suis persona non grata car mes « immondices racistes et ineptes » ne méritent que mépris. Résumons : le gauchiste, pour lui Momo, qui va agresser une grand-mère ou qui profère des insultes racistes, misogynes et homophobes, n’est finalement qu’un dominé qui essaye de survivre et que, en bon marxiste, nous ne devons pas juger et encore moins lui demander de partir. Mais une parole dans un forum qui déplaît aux oreilles de ce bon Henri Désiré Landru est qualifiée d' »immondices racistes et ineptes », et je dois partir au plus vite. Voilà le double discours rempli de duplicité et de lâcheté que nous offre cet avorton. Ayant une tendinite douloureuse au bras droit, je n’ai pas le flegme pour te qualifier autrement que ce que tu es : un pleurnicheur qui, persuadé qu’en se transformant en Serge Klarsfeld chasseur de nazis, se fait passer pour une personne plus morale que moi. Tu es exactement à mettre dans le même sac que les autres, comme quand Padhuring préfère ne retenir que le « on n’est pas des pédés » de Papacito pour ne pas parler de la détresse du paysan. Quels sont donc mes propos odieux ? Rappeler que Lordon est un lâche de psychologiser le sionisme de la bourgeoisie et de ne pas avoir le courage de dire que cette communauté a 500 fois plus de milliardaires que les autres et que même l’homme le plus riche du monde a dû s’excuser (source : JSS News); que je m’indigne que la priorité à l’école n’est pas que l’école puisse « bordéliser » les profs mais que 45% des enfants arrivent en sixième sans savoir lire ni écrire. Qui a la vie gâchée ? Eux ou le gauchiste qui condamne l’école tout en fréquentant les meilleures écoles pour en profiter ? Mon autre crime est de rappeler qu’un délit de fuite, c’est 500 par jour, dont certains enfants fauchés, et que mes pleurs vont aux victimes et non à cette sous-merde de Nahel. Qui ici pour me juger ? Toi ? Es-tu sûr ? Donc reste au fond des chiottes. C’est la ta place mon garçon.

                  • #44832 Répondre
                    JÔrage
                    Invité

                    JeanMonnaie: « Mon autre crime est de rappeler qu’un délit de fuite, c’est 500 par jour, dont certains enfants fauchés, et que mes pleurs vont aux victimes et non à cette sous-merde de Nahel. »
                    .
                    Parfois Youtube me sert les vidéos d’une chaine consacrée aux deux roues et c’est souvent que les gens qu’il reçoit sont à moitié masqué car ils ont des deux roues qui ont été modifié et qui n’ont pas le droit de rouler sur la route. Puis surtout, même quand le deux roues est en règle on fait face à un branleur qui ne voit pas le problème à se vanter de faire des délis de fuite. Et tu sais quoi? Ils sont tous blancs.
                    .
                    Sinon je te rappelle que t’es un pauvre type qui vit au RSA et qui n’aurait pas les moyens d’éduquer ses gamins si il ne vivait pas dans un pays qui a vu la gauche réussir à imposer quelques unes de ses idées donc ferme un peu ta gueule et n’oublie pas que t’es la lie de cette société.

                    • #44837 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      L’origine du revenu minimum remonte à l’économiste et banquier Jacques Duboin, qui a participé à la rédaction du journal collaborationniste La France au travail au début du 20e siècle. Le RMI a été voté en 1988 et adopté le 12 octobre 1988 par 547 voix contre seulement 3 voix de l’UDF. Malgré ces faits, accessibles en 30 secondes de recherche, Demi-débile pense que c’est la lutte sociale, et la gauche en particulier, qui a permis de donner des miettes aux Français. Avec une méthodologie et une rigueur qui lui sont propres, il se persuade qu’une chaîne YouTube démontre parfaitement que les 170000 délits de fuite par an sont commis par des blancs, car c’est ce qu’il voit sur cette chaîne. On pourrait qu’il le fait exprès mais non, il est juste stupide. On se demande par quel miracle, si mon fils était écrasé par un blanc, cela serait plus acceptable mais passons. Notons qu’il profite du RSA pour me prodiguer ses inepties aux frais du contribuable entre deux parties de jeux vidéo alcoolisé, tout en se catégorisant lui-même comme étant « un pauvre type ». En effet, une personne sans cercle social, sans revenu, qui rumine sa haine sur un forum et dont la seule passion est un jeu de course sur console, est un pauvre type.

                      • #44887 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ma dernière bière c’était début Avril donc j’ai du mal à me reconnaître dans l’alcoolique que tu vois en moi. Ceci dit je plaide coupable pour l’histoire des jeux de bagnoles, c’est vrai que j’aime ça. Après c’est pas ma seule passion, genre depuis quelques années j’ai aussi une passion pour la table de multiplication. C’est une passion un peu bizarre mais c’est une passion qui me prend beaucoup de temps. Je passe plus de de temps là dessus que sur Forza Horizon d’ailleurs. Après il ne faut pas t’en faire, j’ai quand même 30 secondes pour faire une recherche.
                        .
                        « Le RMI vise à insérer les personnes les plus en difficulté dans le monde du travail. Le rapporteur de la loi fut Jean-Michel Belorgey, député PS. »
                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_minimum_d%27insertion

                      • #44888 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Et ouais, je suis un pauvre type, ça ne fait pas un pli, mais contrairement à toi je suis un pauvre type qui se respecte puisque ça ne me viendrait jamais à l’esprit de filer le pouvoir à des gens qui s’imaginent que ça peut être une idée de fêter le 1 er Mai en s’en prenant à tes allocs:
                        .
                        https://www.lemonde.fr/international/article/2023/05/01/en-italie-giorgia-meloni-choisit-le-1er-mai-pour-rogner-les-minima-sociaux_6171681_3210.html
                        .
                        Et du coup peut être qu’au lieu de me faire la leçon tu ferais mieux de fermer un peu ta grande gueule et de voir pour prendre exemple sur moi car ça ne pourrait pas de faire de mal d’apprendre à te respecter un peu.

                      • #44893 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        On se fiche que ce soit le PS, puisque la droite le souhaitait aussi. Tu crois que je ne le savais pas?

                        C’est la même chose pour le SMIG ( ancêtre du smic), créé par Paul Bacon, de droite, sous le gouvernement de Georges Bidault du même parti démocrate chrétien. Flemme de vérifier, mais la gauche a sans doute voté la loi à l’unanimité.

                        Tu serais humble, je ne te dirais rien, mais tu ne peux t’empêcher d’ouvrir ta grande bouche sur tous les sujets sans jamais prendre 2 minutes pour vérifier ce que tu avances en m’insultant en plus.

                        Je préférerais donner mon appartement et doubler la dette de la France pour sauver mon pays de l’immigration et de la perte de mon identité.

                        Toi, tu es une pute qu’on achète pour 550 euros et un bol de nouilles. Moi, non.

                        Ce que je reproche à Meloni, c’est de ne rien avoir fait pour l’immigration.
                        Tu imagines les Japonais se dire bon mon pays va ressembler au 93, on va se manger les rats, 45000 flics pour surveiller les JO pour contenir les arabes tellement que ce pays est une immense décharge mais c’est pas grave au moins je vais garder mes 500 balles par mois de RSA qui représente 15 milliards à comparer au 338 milliards des retraites. Tu fais honte à tes ancêtres.

                      • #44905 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Toi, tu es une pute qu’on achète pour 550 euros et un bol de nouilles. Moi, non. »
                        .
                        T’es censé me connaître mieux que moi pour rappel donc tu devrais savoir que je suis du genre à refuser de traverser la rue au prétexte que j’ai une solution à la folie à partager avec mes pairs. Je veux dire que mon genre c’est de faire une croix sur les 550 euros et le bol de nouilles si c’est le prix à payer pour réaliser mon rêve.
                        .
                        Sinon pourquoi t’as fait des gosses si t’es pas en mesure de les assumer? C’est drôlement égoiste comme démarche et c’est peut être pas si pire finalement ces gauchistes qui refusent de faire des gosses au prétexte qu’ils ne sont pas certains de pouvoir leur offrir un avenir digne de ce nom.

                      • #44913 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        « puisque ça ne me viendrait jamais à l’esprit de filer le pouvoir à des gens qui s’imaginent que ça peut être une idée de fêter le 1 er Mai en s’en prenant à tes allocs: »

                        Traduction je suis une pute. D’ailleurs pute éco + car il suffit de te mettre 500 euros dans ton string pour qu’on puisse t’utiliser comme la serpillère que tu es. Entre le fait que la compétition sexuelle où tu as abandonné ou tu ne vois pas le souci de te mettre en concurrence avec des millions d’hommes et courir après des billets de monopoly, on à cerner le personnage. Pour imaginer comme toi que entre mon pays et le RSA j’allais choisir l’argent, c’est que tu ne me connais très mal. C’est d’ailleurs étonnant de voir la gauche qui déteste l’argent passer son temps à parler d’économie donc d’argent. Aucune conviction chez vous en réalité. Oui voilaaaa les gauchistes refusent de faire des gosses au prétexte qu’ils ne sont pas certains de pouvoir leur offrir un avenir digne de ce nom tout en ne voyant pas le problème que mamadou qui fait 10 gosses viennent en France. Comme le RSA comme tous les sujets d’ailleurs, tu es ridicule. Je te laisse à tes nouilles, ce plat te résume parfaitement.

                      • #44915 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        la table de multiplication ? Tu peu détailler ? Une sorte de sodoku ?

                      • #44917 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: C’est parce que je te rappelle que t’es un père indigne que tu t’excites comme ça?

                      • #44919 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Mon ton est le même depuis me début. Le même ton que toi.
                        Bien avant que tu bifurques sur mes enfants.

                      • #44928 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Parce que t’as l’habitude de me traiter de pute? J’étais pas au courant.

                      • #44935 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je suis passé de stupide à pute. Le ton est le même.

                      • #44938 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: T’étais bourré non?

                      • #44939 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Tu me dis que si mon ton est différent c’est parce que tu parles de mes enfants, je te dis simplement que c’est le même ton depuis le début. Tu ouvres ta gueule sur tous les sujets sans jamais te renseigner. Je te démontre pourquoi tu as tort et que tu devrais avoir l’intelligence d’arrêter tes interventions inutiles. Contentes-toi de tes petites phrases de frustré à base de « MDR », « LOL » et « sale con », et arrête l’argumentation, ce n’est pas fait pour toi. C’est encore là où tu nous surpasses tous.

                      • #44941 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Avec une méthodologie et une rigueur qui lui sont propres, il se persuade qu’une chaîne YouTube démontre parfaitement que les 170000 délits de fuite par an sont commis par des blancs, car c’est ce qu’il voit sur cette chaîne. »
                        .
                        Moi j’ai juste fait remarquer que sur la chaine Youtube ils étaient tous blancs les types qui se vantent de faire des délits de fuite, c’est tout. Jamais je n’ai eu la prétention de soutenir que c’était exclusivement le fait de personnes blanches cette histoire, j’ai juste prix le soin de faire remarquer que contrairement à ce que tu sous entend ce n’est pas uniquement un comportement de branleurs de banlieue que tu voudrais réémigrer faute de comprendre qu’ils sont au moins aussi Français que toi. Parce qu’il faut être sérieux hein, c’est ça ton genre:
                        « 45000 flics pour surveiller les JO pour contenir les arabes »
                        .
                        Et par conséquent ça se fait de rééquilibrer un peu la balance par soucis pour la vérité.
                        .
                        Qu’en conclure? Que tu surestimes drôlement ta capacité à comprendre ce que tu lis et qu’à priori le con c’est celui qui le dit qui y est.
                        .
                        PS: Mamadou fait 10 enfants et c’est un problème à cause du grand remplacement tout ça tout ça mais peut être qu’au lieu de chialer tu pourrais voir pour faire 11 enfants non?

                      • #44943 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        On se fiche de ton échantillon de ta chaîne YouTube. Cela ne démontre rien et est de plus hors sujet. L’explosion de la délinquance et des délits de fuite s’explique par l’impuissance de la justice et de la police, due au manque de places en prison car les gauchistes refusent d’en créer plus. Elle s’explique aussi parce que les gauchistes font pression sur chaque fait divers, comme celui de Nahel, et aussi par leur politique d’immigration. À aucun moment je n’ai dit qu’aucun Blanc ne pouvait être un chauffard. Le problème est que ton échantillon YouTube est grotesque. Pour le reste, avec Mamadou, je souligne simplement ton manque de logique.

                      • #44951 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Mon autre crime est de rappeler qu’un délit de fuite, c’est 500 par jour, dont certains enfants fauchés, et que mes pleurs vont aux victimes et non à cette sous-merde de Nahel. » »
                        .
                        Pourquoi ce serait un crime de rappeler qu’il y a 500 délits de fuite par jour? En quoi ce serait une vérité qui dérange une telle stat?

                      • #44985 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Demande ça à la gauche.

                      • #45069 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Je crois que la gauche répondrait que c’est un crime parce que tu sous entends que l’immense majorité de ces délits de fuite sont le fait de méchants noirélézarabes qui justifient le fait de voter Zemmour. Et du coup te faire remarquer que sur Youtube on a des blancs qui se vantent de faire des délits de fuite ça n’a rien à voir avec du hors sujet, c’est simplement te faire remarquer que les faits ne collent pas à ton délire.

      • #44713 Répondre
        JÔrage
        Invité

        JeanMonnaie: « Les parents et les enfants souhaitent justement le retour à l’autorité pour faire baisser ce chiffre. »
        .
        T’as une étude là dessus, ou même un sondage hein, parce que j’ai du mal à y croire. Reste que c’est pas dit que ce soit le problème le truc de l’autoritarisme qui a disparu de l’école. Peut être que ce sont des explications simplistes qui te plaisent car elles te confortent dans ta vision du monde mais Stanislas Dehaene il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il affirme que c’est pas son rôle d’expliquer pourquoi ça fait des écoles d’ingénieur dans la 16 ème là où ça crame des bagnoles dans le 93, que lui tout ce qu’il peut dire c’est que dans l’ensemble on a tous le même cerveau et que c’est pas du côté des neurones qu’il faut chercher la cause du problème.

        • #44841 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

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          https://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/01/les-adolescents-demandeurs-de-plus-d-autorite_1365890_3224.html

          l’école et à la maison, les ados veulent plus d’autorité. C’est ce qui ressort d’un sondage qui casse les clichés. Les adolescents, qu’on dit dans l’opposition systématique, seraient surtout demandeurs de cadrage et d’autorité. Le sondage CSA réalisé à la demande de l’APEL, l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, qui organise son colloque, du 4 au 6 juin à Montpellier, sur le thème de l’autorité, propose un regard croisé des parents et des enfants au sujet de l’autorité.

          Le résultat est édifiant : loin d’être en lutte contre l’autorité, 79 % des jeunes évoquent un sentiment positif à son égard (alors que seuls 66 % des parents ont fait la même réponse). Et plus inattendu encore, ils sont plus de 6 sur 10 à juger cette autorité insuffisante que ce soit dans la sphère privée comme à l’école.

          Encore une fois tu dis une idiotie.

          • #44909 Répondre
            JÔrage
            Invité

            JeanMonnaie: En quoi te demander une source ce serait dire une idiotie?

            • #44926 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              1) La source tu peux le chercher. Tu as besoin que je te trouve la source pour connaitre le nombre d’habitant en France
              2) C’est une évidence pour un peu près tout le monde sauf toi et quelques confus de la gauche radicale.

              • #44927 Répondre
                JÔrage
                Invité

                JeanMonnaie: Dans ce cas à l’avenir je ferais comme les autres, je partirais du principe que tu es un menteur pathologique qui invente des statistiques et l’histoire s’arrêtera là.

                • #44934 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Tu peux partir du principe que tu es un idiot et que je ne suis pas sensé te donner des sources sur des évidences que tu trouves en 20 secondes sur google.

                  • #44937 Répondre
                    JÔrage
                    Invité

                    JeanMonnaie: Non, je préfère me conformer à la bêtise du groupe dans un soucis d’intégration.

                    • #44940 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Pour information, peu de personnes me demandent des sources. La seule chose récurrente dans ce forum est que dès qu’une source ne va pas dans le sens de mon contradicteur, il m’explique que c’est la bourgeoisie qui falsifie les chiffres. Voir mon débat avec Émile. Cela n’a d’autant plus aucun sens que la gauche radicale est largement surreprésentée dans les sciences sociales, et sa puissance d’influence est très grande.

                      • #44947 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: A quel moment tu te dis que l’internaute qui te fait remarquer que les autres se foutent de savoir si t’as des sources puisqu’ils partent du principe que t’es un menteur pathologique qui invente ses stats a besoin que tu lui expliques que les autres s’en foutent de tes éventuelles sources?
                        .
                        Je doute que tu sois en mesure de répondre quelque chose d’intelligent à la question donc je crois que le mieux c’est de constat que t’as un vrai problème avec la compréhension écrite. Un vrai problème qui doit découler d’un manque d’autorité à la maison j’imagine.

                      • #44950 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Tu m’as demandé une source. Je te dis tu l’as trouve en 20 secondes.
                        Personne ne dit que » j’invente des statistiques » ou me demande des sources pour le prouver comme toi. On m’explique simplement que mes statistiques sont falsifiés par la bourgeoisie.
                        TOI COMPRENDRE ?

                      • #44952 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Désolé Jeanmonnaie mais la FI a convaincu 93,4 % des ouvriers pour les Européennes. J’utilise les mêmes sources que toi. Par ailleurs le RN est en tête des sondages IPSOS (échantillon de 10000 personnes dans une antenne RN de la Sarthe) uniquement grâce au vote des retraités de la Sarthe (99,99 % des intentions de vote). »
                        .
                        C’est Léo Landru et il se fout clairement de ta gueule en insinuant que tu fabriques des stats de toute pièce.
                        .
                        Au cas où, un lien vers la source: https://francoisbegaudeau.fr/forums/topic/forum-principal-9/#post-44689

                      • #44955 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        J’ai déjà répondu au gloubi-boulga de Landru. Au risque de me répéter, la principale objection donnée sur ce forum n’est pas les délires de Landru mais la pertinence des statistiques par les autorités françaises qui sont manipulées par la bourgeoisie, selon si les chiffres vont dans le narratif de la gauche radicale.

                      • #44957 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Souvent ChatGPT me fatigue car il a du mal à garder le fil de l’échange mais quand je te lis je me dis qu’il s’en sort pas si mal ce con en fin de compte.

                      • #45096 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Le taux de 25 % indiqué par Valérie Pécresse a été obtenu par soustraction des 78,6 % de « lecteurs efficaces », soit 21,4 %, arrondi à 25 % pour faire bonne mesure et frapper les esprits.
                        https://www.20minutes.fr/societe/3214451-20220113-illettrisme-autant-jeunes-concernes-affirment-politiques
                        .
                        Au final on parle de 4 ou 5% d’illettrés chez nos jeunes et c’est 2 points de moins que la population générale aux dernières nouvelles donc la vérité c’est que les choses vont dans le bon sens et que c’est plutôt heureux au regard de la catastrophe qui se joue à l’école.
                        .
                        Je te laisse me pointer du doigt en m’accusant de passer mon temps à la ramener sur des sujets qui me dépassent. Le Samedi soir à 21 heure Apex Legends c’est plus simple que la nuit au milieu de la semaine.

                      • #45104 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        1)Le niveau de lecture est mauvais à comparer avec les autres pays.

                        En France, 6 % des élèves sont classés dans un niveau dit « en dessous du niveau bas » de compétences, soit médiocre, contre 4 % pour la moyenne européenne. Pour le reste, 22 % un niveau bas, 40 % un niveau intermédiaire, 27 % un niveau élevé et 5 % un niveau avancé (contre 9 % en Europe). Si l’écart se réduit avec la moyenne de l’UE, la France compte toujours moins d’élèves atteignant les scores les plus élevés et davantage d’élèves en difficulté.

                        2)Un moyen simple de le confirmer est la journée citoyenne : 9,5 % des jeunes participants à la Journée défense et citoyenneté (JDC) rencontrent des difficultés dans le domaine de la lecture. C’est d’ailleurs le chiffre de ton article. 3) Je vais remettre l’écriture qui montre bien un niveau qui baisse : Résultat : ils faisaient 10,7 fautes en moyenne en 1987, contre 14,3 en 2007 et 17,8 en 2015. Ainsi, près d’un élève sur cinq (19,8 %) faisait 25 erreurs en 2015 ; contre 11,3 % en 2007, et seulement 5,4 % en 1987. 4) La zone flou est de savoir ce que ne pas bien lire signifie, il faudrait lire dans le détail le rapport : 50% des jeunes élèves étudiant en sixième ne lisent pas bien. De ce que je comprends c’est le nombre de mot compris par minute en lecteur dont le chiffre attendu est de 130 mots. Donc personne ici parle d’illettrisme mais de difficulté d’écriture et de lecture. Selon le critère qu’on choisira le chiffre sera différent mais globalement le niveau baisse. De ce que j’ai lu le niveau à monté jusqu’au année 70 pour stagner puis baisser après.

                      • #45105 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        D’ailleurs, ma fille m’a raconté que dans sa classe ils font des lectures à voix haute. La majorité ne savent pas lire correctement. Elle-même, qui avait un niveau catastrophique en orthographe à cause de professeurs comme Tristan qui trouve accessoire si un enfant maîtrise le français, illustre ce problème.
                        Des gens comme lui devraient être virés de l’éducation nationale, car je doute que les parents de prolétaires aient le temps ou les capacités de réparer les lacunes de l’enseignement public.

                      • #45106 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Si ta fille le dit, je suis obligé de m’incliner putain.

                      • #45107 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Je donne des chiffres. On me repproche de ne pas parler de mon réel.
                        Je parle de mon réel on me repproche de… ah non je t’au donné des chiffres. Tu fais juste ton numéro habituel.

                      • #45108 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « ils faisaient 10,7 fautes en moyenne en 1987, contre 14,3 en 2007 et 17,8 en 2015. »
                        .
                        En fait c’est le même mode opératoire que lorsque tu copies/colle des extraits d’article en faisant comme si c’était ton point de vue, tu ne partages pas la source car tu te dis qu’en faisant comme si ça venait de toi on va te trouver drôlement intelligent. Genre JeanMonnaie il est trop fort, JeanMonnaie il connait toutes les stats de tête. Genre JeanMonnaie il est trop fort, c’est comme un gros classeur un peu raciste.
                        .
                        Du coup t’as des stats sur l’évolution des effectifs depuis le début des années 80? Parce que moi je ne suis pas convaincu par l’histoire de l’autorité, moi j’ai tendance à penser que si cette histoire d’autorité se tenait ta gamine ferait mieux que le reste de sa classe.

                      • #45111 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Ce que tu dis est bête

                      • #45172 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ou pas. Peut être que c’est si fin que tu ne sais plus quoi m’opposer.

      • #44795 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Qu’attends-tu pour passer le Capes et régler tout ça mon Jean d’amour ?

    • #44675 Répondre
      Tristan
      Invité

      Contesté, par exemple, par Roland Goigoux ou Rémi Brissiaud. Plus généralement, le CSEN est en lui-même contesté, et contestable. 3 chercheur.es, qui sont pas des gauchistes, en ont récemment démissionné. C’est un bel exemple de captation symbolique du vocable « scientifique », pour imposer ce qui est de l’ordre de choix politiques. (comme le conseil scientifique de la crise sanitaire, remember ?)
      Je ne sais pas ce que tu appelles « les études » sur les méthodes de lecture, mais j’en ai lu pas mal, oui. Par ailleurs, j’apprends à lire à des enfants depuis quinze ans. L’opposition entre méthodes syllabiques et globales est absurde, une pure instrumentalisation politique, puisque personne (de quantitativement significatif) n’utilise plus la méthode globale depuis au moins les années 90. Et le fait de centrer le « débat » sur la méthode masque (mal) que ce qui permet aux enfants d’apprendre à lire, c’est d’abord des questions structurelles.

      • #44677 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        L’article dit que la méthode globale est utilisé massivement à l’école ?

        • #44679 Répondre
          Tristan
          Invité

          Non, mais le CSEN continue de parler de méthodes globale et syllabique, en évoquant des « méthodes mixtes ». Cela obscurcit la réflexion.

          • #44682 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            L’article dit la méthode syllabique est celle qui fonctionne le mieux. Par conséquent les anciennes méthodes utilisés ne devraient plus l’être.
            Que contestes tu ?

            • #44690 Répondre
              Tristan
              Invité

              Dans les deux phrases que tu viens d’écrire, je conteste ceci :
              * parler de « méthode syllabique » : de quoi parle-t-on ? entrée par le phonème ou entrée par le graphème ? quelle association déchiffrement et littérature ? quelle association lecture et écriture ? Par exemple, je pense que Pilotis et Léo et Léa sont deux « méthodes syllabiques », mais elles sont très différentes, et l’une me parait bien meilleure que l’autre.
              * « fonctionne le mieux ». Des dispositifs l’ont prouvé à grande échelle, toutes choses égales par ailleurs. Mais il y a des élèves et des professeurs différents, et il peut se trouver des situations où des méthodes qui, au niveau macro, ne sont pas les plus efficaces, se révèlent pertinentes. (je peux te donner un exemple, si tu veux)
              De manière plus générale, je conteste, dans l’article que tu cites, la centration sur « la méthode », au détriment d’une appréhension plus large des conditions sociales de l’apprentissage ; l’opposition « syllabique » vs. « globale » (je peux développer ce point si tu veux) ; l’oubli de l’écriture et de ses relations avec la lecture ; l’oubli de la dimension sociale, culturelle, de cet apprentissage clé.

              • #44932 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Je me permets de reprendre l’histoire depuis le début avec mon ami Wikipedia. « À la fin du XIXe siècle, les mouvements de l’Éducation nouvelle, en opposition à la tradition (conservatisme de l’Église, républicanisme de Durkheim), ont souhaité actualiser les méthodes pédagogiques d’un point de vue individualiste, héritées de la Renaissance et des humanistes. » L’éducation nouvelle n’est rien d’autre que la vieille soupe que nous ressert Bégaudeau : « il faut partir de ses centres d’intérêt et s’efforcer de susciter l’esprit d’exploration et de coopération. » Un autre artisan de la méthode globale, Jean Foucambert, et Ovide Decroly, dont les fondements qui justifient cette méthode étaient, ô surprise, la même chose que je lis sur ce forum dès qu’on parle école : 1) Les centres d’intérêt de l’enfant comme guide de l’éducation. 2) L’importance de l’environnement naturel qui met l’enfant dans une situation de découverte. Cette méthode a été popularisée en France par le communiste Henri Wallon. Aujourd’hui, la méthode globale n’existe plus. Simplement, la méthode mixte, largement utilisée aujourd’hui, propose selon le rapport des méthodes d’apprentissages dépassées « de nombreux manuels continuent de proposer des phrases entières à lire globalement, sans aucune clé qui permette le décodage. » À aucun moment, si j’ai bien compris, elle ne conteste dans la méthode mixte l’approche analytique ou l’approche synthétique. Sommes-nous d’accord là-dessus ?

                • #45000 Répondre
                  Tristan
                  Invité

                  (que tu sois opposé à ce que tu nommes « les pédagogies nouvelles » ne te donne pas le droit d’en dire n’importe quoi, en mélangeant tout)
                  Parce que j’ai commencé à te répondre, je continue, mais avec un colossal sentiment de laaaaaaaaaaassitude.
                  * Je comprends pas l’avant dernière phrase.
                  * si tu veux comprendre les raisons qui font que trop d’élèves arrivent en 6e sans « savoir lire », je te suggère de questionner, entre autres, : 1) ce qu’on entend par savoir lire (= déchriffrer, oraliser un texte ou extraire des informations, interpréter, etc.) ; 2) les conséquences de la loi de 2005 sur l’école inclusive (qui font que beaucoup des élèves qui arrivent en 6e, avant, n’y arrivaient pas – et je me réjouis qu’ils soient en classe avec les autres) ; 3) la répartition des difficultés d’apprentissage selon le degré de connivence que les enfants entretiennent avec l’école (mesurable, par exemple, par le niveau de diplome des parents) – qui t’amèneraient à conclure, comme je te l’avais déjà dit, que l’école transforme en inégalités scolaires des inégalités sociales, qu’elle naturalise ainsi pour les rendre disponibles à la fable du mérite.
                  La question des « méthodes de lecture », marronnier pédagogique depuis 40 ans, n’a qu’un effet très limité sur la question (bien moindre que ce que j’ai dit plus haut à quoi on peut ajouter : la taille des classes, l’ancienneté de l’enseignant, le sens donné aux apprentissages ..). Je peux te fournir de la documentation, il y a des travaux très riches et très nombreux sur tout ça.
                  (mais si tu veux te servir d’une page wikipedia et d’un rapport du CSEN résumé par Marianne pour montrer qu’il n’y a plus d’autorité à l’école, et trop d’immigrés parmi les élèves, ça me dérange pas, je te souhaite une bonne journée)

                  • #45006 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Merci de lire correctement. Je ne parle pas de pédagogie nouvelle, mais de l’éducation nouvelle, qui est le laboratoire de la méthode globale en France. Pour le reste, tu ne réponds pas à ce que je dis. Les méthodes d’apprentissage encore utilisées aujourd’hui sont jugées obsolètes et favorisent le mauvais apprentissage de la lecture. Ce n’est pas mon opinion personnelle, mais la conclusion du rapport officiel. Personne ne dit que l’environnement familial n’a pas une incidence sur l’apprentissage de l’enfant. Simplement, ce n’est pas le sujet, puisque ce n’est pas ce qui explique que presque un enfant sur deux des élèves ne lit pas de manière fluide. Un autre chiffre : le nombre de fautes qui explose depuis 1987. Je te mets au défi de me prouver que cette baisse est due aux causes que tu avances, comme si en 1987 les inégalités n’existaient pas. Je te demande donc de me donner tes sources, car c’est toi qui me lasses à ne jamais être capable d’argumenter.
                    Les sources doivent expliquer la baisse du classement PISA et la baisse de français.
                    https://www.leprogres.fr/societe/2022/01/14/est-ce-vrai-que-30-des-eleves-rentrent-en-6e-sans-savoir-lire-et-ecrire

                    • #45012 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Le Conseil scientifique de l’Éducation nationale a réalisé un rapport de 130 pages qui confirme que bon nombre d’enseignants continuent d’utiliser des manuels peu efficaces. À partir de là, tu changes les manuels et tu te remets en question. Tu me sors la loi de 2005 qui est évidemment très marginale sur la baisse du niveau, mais surtout le rapport que j’ai mentionné commence en 1987. Évidemment, tu as d’autres raisons à ajouter concernant l’enseignement, mais c’est la principale. Démontre-moi le contraire et pas un enchaînement d’affirmations gratuites.

                      • #45017 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je vais prendre mon exemple personnel. Ma fille a de bonnes notes, mais un jour je lui fais une dictée. Son niveau est médiocre. Cela veut dire que l’école que tu représentes classait deuxième de la classe une personne qui n’avait pas les bases élémentaires du français. Ma compagne lui a fait une semaine de remise à niveau et ses fautes ont largement diminué. Conclusion : les parents doivent pallier votre incompétence. Si j’avais une classe de CM2, tout le monde irait en sixième en maîtrisant les fondamentaux. Avoir un élève sur deux en difficulté et rejeter cela sur les parents, les handicapés qui vont à l’école ou le manque de moyens est inadmissible. Un prof qui laisse un gosse en sixième en difficulté est un criminel.

                      • #45020 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        (bon, là, j’arrête, tu ne sais pas qui je suis, et je vois qu’en fait on ne parle pas vraiment d’orthographe et de lecture ; autant si on se parlait on pourrait peut être se comprendre, autant là ..)

                      • #45024 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Voilà, arrête. On résume : les manuels pédagogiques ne servent à rien, PISA n’existe pas, et la raison de la baisse du niveau de français est sociale selon toi, tout en admettant que non, en fait, c’est bien la baisse d’heures donc les orientations pédagogiques responsables.
                        Bonjour la contradiction.

                      • #45018 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        (j’avais pas lu ce post là avant d’écrire le suivant)
                        Tu mélanges tant de choses : un manuel n’est pas efficace en soi, enseigner ce n’est pas suivre un manuel. J’ai essayé de dire aussi que le refus de l’utilisation précoce de la lecture directe est une erreur, que commet le CSEN parce qu’il réduit la lecture à un modelage cognitif, et les élèves à des idéaux-types, des sujets de leurs évaluations. Quant à l’orthographe, c’est une autre question, l’orthographe a une place aujourd’hui très différente dans le cursus scolaire, moindre. Elle est moins enseignée (en temps horaire dédié), et d’autres choses sont plus enseignées. L’orthographe a moins qu’avant le rôle d’étalon de la valeur scolaire d’un élève.

                      • #45022 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Dans ce cas, brûlons les manuels ? Eh bien non. On ne te demande pas de suivre à la lettre un manuel, mais cela reste le livre d’enseignement de référence. À partir du moment où le manuel est jugé problématique, c’est un problème. Point.

                        Tu as raison, l’orthographe est moins enseignée et le niveau chute. Au lieu de revenir en arrière pour qu’un enfant puisse maîtriser le français, tu constates sans sourciller que ce n’est pas le rôle d’étalon. Cela confirme que la baisse du niveau en français n’a aucun rapport avec des facteurs sociaux que tu prétends, mais découle de choix pédagogiques. Tu te contredis là.

                      • #45027 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        Brûlons les manuels, si si.
                        (je crois pas que je me contredis, j’ajoute un élément d’une réalité complexe, càd composée d’éléments divers, l’un n’excluant pas les autres)
                        Par contre, voilà un sujet intéressant : penses tu que l’orthographe doive rester au centre (ce qu’implique la notion d’étalon) de l’enseignement ? Par exemple, je relève souvent des erreurs d’orthographe dans tes posts, penses-tu qu’elles doivent décrédibiliser ce que tu écris ? Moi, non. Le caractère accompli d’un individu se juge-t-il à la conformité de son orthographe ?
                        [je crois qu’on emmerde tout le monde, là, avec notre petit débat]

                      • #45028 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Mon professeur en CE2 me disait : « Vous êtes ici pour apprendre à lire, écrire et compter. » C’est ce qu’on appelle les fondamentaux, car cela permet à n’importe quel enfant de vivre pleinement son indépendance et sa citoyenneté. Il pourra compter les prix pour ses courses ou écrire une lettre pour contester une injustice. En privant un enfant de ses droits élémentaires, et c’est le cas pour un enfant sur deux en sixième, vous êtes des criminels. Doublement criminels car vous savez parfaitement lire et écrire vous-même.

                      • #45031 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        D’ailleurs, le fait que tu trouves normal qu’un enfant ne sache pas lire parfaitement et que tu n’assumes pas le classement PISA fait que tu maltraites les enfants. Je t’invite à démissionner et à arrêter d’abîmer cette profession qui n’en a pas besoin. Il y a une base éthique minimale pour former des enfants dont tu sembles dépourvu.
                        Et je ne dis pas cela par provocation. Je le pense vraiment.
                        Ma fille en sixième avec le niveau CM1 en français et malgré tout deuxième de la classe tellement c’est une catastrophe, cela me donne des envies de sortir mon lance flamme.

                      • #45032 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        La primaire est la section la plus importante de l’école ou tout va se jouer. Donc aucune envie de tolérer ce qui à mes yeux est intolérable.

                      • #45133 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        Oulah, j’ai manqué une étape, là, la montée en généralité était un peu brutale !
                        Etonnante construction mentale faite d’une absence totale d’écoute, de curiosité (t’as un vilain prof numériquement devant toi, t’es même pas curieux de lui demander comment il fait, par exemple, lui-ké-si-fort, pour enseigner l’orthographe, vu que ça t’intéresse), qui puise des morceaux de source non critiquées (la critique du document, c’est la base de la pensée, Jean) et qui revient au point de départ (les enseignent n’enseignent pas) pour se finir en insulte. Alors qu’on aurait pu partir d’une chose qui nous est peut-être commune, c’est important d’apprendre, par exemple l’orthographe et la lecture. Tant pis. Je suis sûr qu’on aurait pu éventuellement discuter intelligemment en vrai, mais ici, on ne m’y reprendra plus !

                      • #45340 Répondre
                        jeanmonnaie
                        Invité

                        Voilà, on ne devrait plus permettre à Tristan de me parler. Lorsque Tristan parle, il faut être d’accord avec lui, sinon, c’est la preuve absolue que tu ne l’as pas compris. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Reprenons cette affaire. Le propos de Tristan est le suivant : l’orthographe ne devrait pas rester au centre de l’enseignement. D’ailleurs, il se trouve très tolérant envers mon mauvais français. Ton paradoxe est le suivant : si l’orthographe est si peu importante à tes yeux, alors pourquoi prends-tu soin de ne pas faire de fautes ? Donc, si tu penses que l’orthographe est importante pour toi, pourquoi ne serait-elle pas importante pour les autres ? Tu as le droit de te moquer que je fasse des fautes, comme moi je me fiche que tu aies des dents jaunes, sauf si je suis ton dentiste. Par la même logique, tu es la dernière personne, en tant qu’enseignant, à pouvoir te moquer de l’orthographe de tes élèves puisque tu es payé pour cela. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on te paye, mais c’est une demande des parents et en réalité des élèves. D’ailleurs, une des raisons de ne pas faire de fautes est de rester crédible. Chose indispensable pour qu’un citoyen ne se fasse pas dominer par l’autre. Par conséquent, en ne donnant pas les armes à tes élèves, tu es, je le répète, criminel et tu devrais démissionner sur-le-champ. Au regard de ta mentalité, tu as forcément broyé des élèves et cela me semble difficilement pardonnable. Par ailleurs, cette démagogie à cracher sur PISA est encore une marque de ta duplicité, comme si tu n’allais pas regarder le classement des assurances pour tes remboursements, contre les risques de pannes de voitures ou consulter les avis sur un médecin avant de le consulter. Tout le monde ici porte attention aux classements et aux chiffres. François pourra dire que les chiffres ne l’intéressent pas, mais il sait très bien le nombre de livres vendus et le pourcentage de chaque livre qu’il reçoit. Stop la démagogie.

                      • #45044 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @JeanMonnaie
                        « cela me donne des envies de sortir mon lance flamme. »
                        Tu veux parler de ton organe qui sert à la reproduction de l’espèce?

                    • #45014 Répondre
                      Tristan
                      Invité

                      * quelle différence fais-tu entre pédagogie et éducation nouvelles ? (sinon, tu as raison, je parlais de l’éducation nouvelle, un courant pédagogique que tu ne sembles pas bien connaitre, et je me permets de le signaler parce que je le connais plutôt bien)
                      * je ne répondais en effet pas à ce que tu disais, puisque je ne le comprenais pas. Je voulais seulement dire : ne passe pas trop de temps sur la question des méthodes de lecture, parce que c’est technique et surtout parce que ce n’est pas ça qui explique ce que tu cherches à expliquer
                      * on parle de l’orthographe, maintenant, vraiment ? J’ai pas bien envie, s’il est question de « me mettre au défi ». S’il est question aussi d’utiliser PISA comme juge de paix. Impossible de penser, dans le cadre que tu (pro)poses.

                      • #45019 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        L’Éducation nouvelle est un mouvement de réforme pédagogique qui était le laboratoire de la méthode globale. Point.

                        Voilà, donc tu n’as aucune source à me donner et tu rejettes PISA, qui est l’outil le plus incontestable pour juger le niveau des élèves.

                        Le déni, bordel.

                      • #45033 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Le trop libéral de Jean Monnaie, qui n’est plus à démontrer, s’incarne particulièrement dans son gout de la statistique, du chiffre, des rapports, des études. On le voit féru de cette rationalité comptable qui lui tient lieu de réel. Trait qui définit le rapport libéral au monde : un rapport comptable.
                        On reconnait d’ailleurs chez Jean Monnaie, dont le pseudo n’est donc pas une pique mais un hommage, une surdité totale à ce qui pourrait ne pas se chiffrer.

                      • #45034 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        le trope libéral

                      • #45041 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Rassurons François : il n’y a pas que les libéraux qui souhaitent le bien pour leurs enfants.

    • #44708 Répondre
      PeggySlam
      Invité

      Je ne sais plus dans quel thread nous avions parlé de votre livre François Deux singes ou ma vie politique à propos de Delon mais c’est bien à votre père que vous en parliez. Et non à votre mère comme j’avais cru. Au temps pour moi

      • #44740 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        y a pas de mal
        j’étais plus très sûr non plus

      • #44766 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Il disait quoi sur Delon ??

        • #44777 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Long à expliquer
          En tout cas il ne s’agissait pas de juger le talent de Delon, dont on a parlé par ailleurs ici.

          • #44794 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            D’accord, je vais lire le livre un de ces jours dans ce cas !

    • #44759 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Lol

      • #44968 Répondre
        corinne martin
        Invité

        c’est bien ce même Lagasnerie qui a fait une conférence avec Tiphaine Lagarde, la marquée-au-fer-rouge qui bloque les abattoirs et vole des animaux « pour les sauver » de l’asso 269 Libération animale, antispéciste qui prône l’interdiction de l’élevage et la consommation de viande.

    • #44768 Répondre
      Cyril
      Invité

      « La dissidence est essentielle à la démocratie », a-t-il déclaré de la Maison Blanche. « Mais la dissidence ne doit jamais conduire au désordre. »
      Joe Biden

    • #44822 Répondre
      Mao
      Invité

      « Je veux écrire des livres pour les femmes de ménage, pas pour la bourgeoisie » Edouard Louis, 29 avril 2024.

      Me vient à rêver d’un univers parallèle dans lequel on aurait droit à « En finir avec Edouard Louis » par Eddy Bellegueule.

      • #44824 Répondre
        Tristan
        Invité

        Ah oui, très riche point de départ de pastiche, tiens …

        • #44825 Répondre
          Tristan
          Invité

          (même si c’est encore un peu tôt pour le pastiche, là)

      • #44874 Répondre
        Graindorge
        Invité

        et puis il y aura peut-être des suites à  » Monique s’évade ». « Monique aux sports d’hiver »,  » Monique au Négresco »,  » Monique aux Bahamas »  » Monique au Tibet »,  » Monique et Édouard font du ski nautique »…
        Faut bien vivre… »Maí piú povere »…

      • #44969 Répondre
        corinne martin
        Invité

        j’espère qu’il a quelques cousins en réserve pour entretenir la saga…à moins qu’il ne lui arrive encore quelques aventures douloureuses avec un amant d’un soir ?

    • #45141 Répondre
      Karen Martin
      Invité

      Corinne, arrivée ici du haut de sa posture morale pour tancer Bégaudeau à propos d’une plaisanterie potache, n’aura pas attendu 2 semaines avant d’ironiser sur le viol qu’Edouard Louis affirme avoir subi. Vieille salope.

      • #45170 Répondre
        Corinne Martin
        Invité

        Qu’il affirme avoir subi mais il ne veut pas aller devant la justice. Du coup il préfère écrire un livre et se retrouver avec une plainte pour diffamation. Faudra m’expliquer la logique de ce comportement.

    • #45184 Répondre
      Anna H
      Invité

      Je recommande cet entretien du Média : Marc Belissa invité par Julien Théry sur son ouvrage « La Révolution française et les colonies », esclavage, citoyenneté et « préjugé de couleur » :

      • #45208 Répondre
        Claire N
        Invité

        Noté merci

      • #45235 Répondre
        I.G.Y.
        Invité

        Très bon, comme toujours

    • #45234 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      Si vous cherchiez à égayer votre bien morne lundi matin : ce savoureux moment de gêne politique digne d’un sketch filmé, signé J. Chapoutot au collège de France, en dialogue avec P. Sloterdijk. Inutile de chercher le minutage, le lien fait commencer au bon endroit. Ça dure 1min.

      Merci pour ce moment, comme dirait l’autre
      .

      • #47219 Répondre
        propater
        Invité

        Ah c’est marrant, je n’avais pas réalisé que Chapoutot aurait l’occasion de reprendre la parole à Sloterdijk et j’avais laissé tomber.

    • #45236 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Bonjour à tous,
      Comme promis, après Thierry de Peretti et Sophie Letourneur, voici notre entretien avec François sur Ma Cruauté.

      • #45239 Répondre
        PE
        Invité

        Incroyable, merci beaucoup à tous les deux
        Je me garde ça pour le goûter – un goûter qui va durer 2h20

      • #45241 Répondre
        Anna H
        Invité

        Génial ! Sur le roman de François que je préfère.

      • #45273 Répondre
        Graindorge
        Invité

        merci beaucoup. Il me faut lire le livre d’abord

      • #45344 Répondre
        Fanny
        Invité

        Un grand merci. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu ou entendu ailleurs un échange aussi précis autour de l’élaboration d’un roman. J’aime beaucoup le fait de s’attarder sur des passages bien définis et de les faire apparaître à l’écran.
        Je n’ai pas fini d’écouter, je prends mon temps, mais j’ai une petite remarque qui m’est venue à propos de l’épisode Mercier : je ne le vois pas seulement comme une anecdote susceptible d’attiser la curiosité du lecteur, ou comme un premier jalon dans la généalogie de la cruauté de Paul – ça l’est, mais je le ressens aussi comme une mise en condition qui va nous aider à suivre le narrateur dans les eaux troubles de la suite du récit.
        Ce que je veux dire par là, c’est que le coeur du roman aborde des questions sensibles, potentiellement clivantes, très médiatisées, sur lesquelles tout discours un tant soit peu nuancé peut être perçu comme menaçant. Quand on a été victime de sexisme ou de violences sexuelles et que ces sujets-là s’amènent, ça prend aux tripes et je crois qu’on aurait d’abord juste envie d’entendre que celui qui nous parle est avec nous. On voudrait qu’il défende le gnou contre la lionne. On voudrait un positionnement plutôt qu’une pensée. La pensée, la cruauté, c’est un peu la même chose, et c’est un terrain qui peut être tout autant joyeux que douloureux. Pas toujours simple d’y ouvrir les oreilles.
        L’épisode Mercier permet de différer l’entrée dans ces questions-là tout en nous y préparant. On est embarqué dans une histoire de cancer (encore un crabe ?), donc rien de très doux ni de très léger, mais une histoire où ne rôde pas le besoin de choisir son camp : la mort c’est pour tout le monde. Ce cadre-là, un peu plus simple à accepter, permet de toucher tout de suite au fond du problème. Postures, impostures, comédie du secret, du sérieux, des confidences, de la sollicitude, du sacrifice, de la sainteté… Comédie, sincérité aussi, les deux enchevêtrées. Rire au coeur du tragique. Audace de regarder la lionne en face. Choses troublantes mais qui me parlent, qui résonnent, dans lesquelles je peux me reconnaître. Une fois que j’ai mis un pied là-dedans, je suis mieux disposée pour entendre la suite.

        • #45452 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Rarement lu quelque chose d’aussi fort sur ce livre.
          Tu dessines la posture optimale pour le suivre

        • #45521 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Bravo Fanny! Et belles louanges de FB!
          Et à moi tu donnes encore plus envie de lire ce livre. Je le lirai de jour. Jamais le soir ou de nuit
          J’espère que tu vas faire le plongeon bientôt!

        • #45624 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Pardon par avance, je développe un hors sujet. C’est bien vu cette façon de voir le prologue Mercier. En travaillant le livre je n’arrêtais pas d’avoir l’introduction de A Serious Man en tête, film qui possède quasiment un court-métrage indépendant du reste du film (le seul lien apparent au premier abord : la judéité des protagonistes. Tout le reste semble différents : autres personnages, autre époque, autre pays, autre langue, autre intrigue). Mais en fait ça n’a rien à voir. Là où François et son narrateur posent tout de suite les bases de l’enquête psychologique qui va suivre, et comme tu le dis si bien, permettent une entrée sereine dans le monde de l’absence de jugement, de la cruauté, le prologue des Coen brouille les pistes. C’est en fait par sa différence quasi totale avec la suite qu’il entend, en creux, nous aiguiller sur ce que fait vraiment le film. « Quasi » est le mot clef, c’est là que se situera l’enquête.

          • #45658 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            J’ai pris l’habitude de dire que j’adore A serious man. Alors qu’à te lire je me rends compte que je n’en ai plus aucun souvenir, sauf trois ou quatre plans
            A revoir, donc

      • #45477 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        Un grand bravo adressé à Espionnage industriel pour la richesse et la profondeur de cette émission avec François.
        J’ai bien fait de patienter deux jours et de me regarder tout ça posément et dans la continuité car ce fut vraiment une expérience intense, de haut vol (et gratos, en plus !) durant deux heures et demie sur un des sujets les plus fondamentaux à mes yeux (la création, par sa genèse).
        Merci pour ces 150 minutes parfaitement rythmées et cadencées de pensées, de jouissances et de stimulations.

        • #45516 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Merci pour eux Hervé
          Je suis partagé entre ma grande estime pour les deux Espions, et un sentiment de honte pour tant d’autres journalistes culturels qui n’ont absolument jamais l’idée de poser des questions textuelles.

        • #45582 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Oui merci pour nous Hervé. Pour le côté gratos on s’est peut être mal compris et j’en suis désolé mais comme tu le découvriras en fin de mois on charge directement sur ta facture Internet.
          Concernant les journalistes culturels, j’imagine que le calcul intériorisé est que ces questions ne font pas d’audience, contrairement aux questions thématiques.

          • #45584 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Disons que le décret qu’elles ne font pas d’audience est la justification de ce qui est avant tout un pur et simple désintéret pour ces questions – voire l’ignorance que de telles questions puissent se poser.
            Mais ça vaut pour tant de domaines
            Est ce qu’on demande souvent à un humoriste comment il écrit? Pas vraiment. En revanche il aura droit à « peut-on rire de tout? ». A quoi il répondra ce qu’on sait. Puis : « que viennent chercher les gens dans votre spectacle ». A quoi il répondra ce qu’on sait.

            • #46046 Répondre
              Charles
              Invité

              Super épisode, super émission, ça bouge pas comme disent les jeunes. Qui met effectivement à l’amende la concurrence, surtout les professionnels de la profession qui ne font en réalité que du remplissage – j’imagine que ceux-ci doivent se poser des questions du genre « j’ai 10 minutes sur Inter, comment vais-je pouvoir intéresser l’auditeur qui n’a pas lu le livre » ?
              L’épisode ne me réconcilie pas avec le livre mais ce que déplie François m’a bien intéressé – quand il dit que certains auraient peut-être préféré du pur récit, sans le surplomb de Paul en somme, j’en suis.

              • #46069 Répondre
                Julien Barthe
                Invité

                Pour comprendre ce que je ressens devant cet épisode il faudrait imaginer le son d’un applaudissement à trois mains.
                Le plaisir qu’il suscitera chez les amateurs de littérature est évident; l’effet qu’il peut produire sur les jeunes écrivain.e.s plus intéressant encore. Merci à tous les trois, pour ce truc impeccable.
                Et vous avez bien fait de ne pas retenir la première proposition de titre de Seldoon, ; « les secrets des plus grands chefs ».

                • #46072 Répondre
                  Jeanne
                  Invité

                  Julien, je me mets juste après ton post de cette nuit. Et Seldoon, je me joins aux éloges.
                  J’ai juste une remarque sur le référencement : C’est moi ou votre chaîne est un peu difficile à trouver quand on tape sur un moteur de recherche ? (C’est une question de Béotienne, je ne connais rien au référencement sur internet).

                • #46086 Répondre
                  lison
                  Invité

                  Je m’associe et ajoute le son de mes mains qui applaudissent.
                  Un beau travail d’équipe, et ça donne envie de le relire (je ne sais pas si c’est mon préféré mais je pense que c’est celui qui m’a le plus impressionnée et un de ceux auxquels je pense souvent…certainement par l’actualité du sujet abordé et l’acuité -profondeur et drôlerie- du traitement)
                  François, sur la question Enfance / Enfant, c’est quelque chose qui revient souvent dans tes livres. Tu n’aurais pas envie de consacrer un livre à cela, qu’un enfant ou des enfants ou l’enfance soient les personnages principaux ou le sujet central d’un livre ?
                  Avec ce que tu dis de l’école, sur l’autonomie et le génie de l’enfance, tous les passages sur l’amitié ( dans De Âne à Zèbre ou la fin d’Un enlèvement), il me semble que tu as de bonnes bases !

              • #46076 Répondre
                Fanny
                Invité

                C’est intéressant ces divergences dans la réception. Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce que tu entends par pur récit. S’il fallait passer à la troisième personne ou élaguer tous les passages où Paul observe tantôt ses congénères depuis sa posture d’autrefois, tantôt cette posture-là depuis son présent d’initié à la cruauté, il me semble qu’on perdrait le Paul à deux têtes. Or c’est justement cette ambivalence qui me plaît beaucoup dans le roman. Le flux discursif adressé à Juliette me paraît très bon pour la restituer.

                • #46077 Répondre
                  Fanny
                  Invité

                  Pour Charles

                • #46105 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Fanny, je te renvoie à l’épisode car c’est François qui envisage cette alternative du « pur récit » (ses mots), ce qui suppose effectivement de sabrer dans les passages discursifs de Paul, dans le rire Mercier etc., ce qui donnerait un tout autre livre.

                  • #46907 Répondre
                    Fanny
                    Invité

                    Je viens de retrouver le passage. Je ne me souvenais pas que cette option était sérieusement défendue. Ce serait effectivement un tout autre livre. Je l’imagine plus difficile d’accès pour moi.

                    • #46908 Répondre
                      Fanny
                      Invité

                      Entre temps dans les commentaires j’ai vu un prolongement intéressant de l’échange autour d’Omar, du bocal d’olives et de Chardin. Je ne connaissais pas les Salons de Diderot. Ça me donne envie d’aller les lire.
                      A propos du bocal, il y a une phrase que je trouve très obscure : « Omar est trop occupé à consolider le socle du bocal, un minipupitre soutenu par un pied de lampe évasé en haut. » C’est censé être visuel mais je suis bien en peine pour ne représenter cet étrange agencement. Je suppose que c’est fait exprès, mais pourquoi ?
                      Et je me demande à propos d’Omar : cette façon d’omardiser/brianiser un récit, de désarçonner le lecteur avec ce genre de personnage qui n’est pas sur le même plan que les autres, est-ce qu’on la retrouve chez d’autres auteurs ?

    • #45252 Répondre
      lison
      Invité

      Chouette ! Je m’en réjouis aussi.
      Et rien à voir , et peut être en avez vous déjà parlé ailleurs, mais je vous conseille si vous ne l’avez pas écouté hier soir ( même si je pense que le direct avait vraiment son importance ) d’écouter l’émission Le Grand dimanche soir sans Guillaume Meurice. C’était drôle et touchant aussi d’entendre tous les copains solidaires -et toujours marrants.
      Ma préférée : GiedRé !
      On attend la suite…

      • #45253 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pas encore écouté l’émission, mais ce qu’a fait Meurice était parfait. L’écoutant, je me suis dit : j’aurais fait exactement pareil
        La sphère médiatique répète en boucle que Meurice a « refait sa blague », c’est à dire « récidivé ». Lexique judiciaro-policier toujours. Alors qu’évidemment il ne s’agissait pas de ça (même si la répétition pure et simple de la blague m’aurait plus aussi)
        Accessoirement la direction de France Inter montre toujours mieux son vrai visage. C’est une bonne nouvelle aussi.

        • #45254 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          m’aurait plu

        • #45256 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          En signant une pétition pour faire interdire CNews, Meurice se discrédite dans sa défense de la liberté d’expression. C’est dommage pour lui, car il subit un retour de karma.

          • #45260 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            La « liberté d’expression », prise dans l’absolu, n’a aucun sens. Personne n’est favorable à la liberté d’exprimer un appel au meurtre.
            Cette question ne peut donc être statuée que dans la transitivité d’une situation
            Meurice s’exprime pour l’interdiction d’une chaine dite d’information qui colporte du racisme. Je ne dis pas que j’adhère à cette position mais elle est d’un autre ordre que celle qui consiste à défendre la liberté de produire une blague comme la sienne dans une émission d’humour
            On peut juger l’une et l’autre position contestables, mais elles ne sont pas contradictoires.

            • #45459 Répondre
              JÔrage
              Invité

              François: Donc finalement la liberté à une limite.
              C’est marrant.

              • #45513 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                tu m’as déjà entendu dire que la liberté n’a pas de limites? Où donc?

                • #45553 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  François: Dans ton livre « Boniments » tu récuses complètement son emploi. Soit la liberté existe et elle ne peut être qu’absolue, soit elle n’est pas, la liberté ne pouvant concevoir de limite.

                  • #45560 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    C’est ballot, tu as oublié le dernier terme du raisonnement
                    1 si liberté a un sens, c’est dans l’absolu
                    2 or liberté ne saurait avoir un usage absolu. Chaque fois qu’on en parle c’est dans la relatif d’une notion (liberté d’expression, de rire, de circuler, d’entreprendre) et d’une situation
                    3 donc liberté n’a aucun usage
                    Et donc des décrets comme je suis pour la liberté sans limites, ou pour la liberté d’expression sans limites sont ineptes.
                    Tu as failli savoir me lire.

                    • #45566 Répondre
                      JÔrage
                      Invité

                      François: Je n’ai jamais ouvert ton bouquin, je n’ai fait que paraphraser Charles.

                      • #45573 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Ça me touche que tu me lises et essaies de retenir ce que j’écris.

                      • #45575 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Charles: Et du coup tu penses que c’est avec toi ou avec moi que François est le plus sincère? Je veux dire que François a un problème avec moi et donc même si c’est pas con c’est con quand même ou alors François est plus sincère avec moi et dans le fond il pense que t’es drôlement con comme type?

                      • #45580 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je crois que je m’en branle.

                      • #45585 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je crois que je m’en branle aussi
                        Reste ceci : objectant à un de mes posts en arguant d’un livre de moi que tu n’as pas lu, tu t’es ridiculisé. Une fois de plus.

                      • #45604 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Charles: T’as raison, tu ferais mieux de fermer bien grand ta gueule. Je le dis sans mépris hein, c’est simplement que François c’est ce pote qui adore taquiner mais qui ne supporte pas qu’on le taquine car il est d’une susceptibilité hors pair donc aller plus loin c’est prendre le risque de le froisser salement.
                        .
                        François: « tu m’as déjà entendu dire que la liberté n’a pas de limites? Où donc? »
                        .
                        Oui, sur ton propre forum.
                        .
                        « Pour le reste tu as tout as fait raison, mais ce n’est pas tant que ma pensée se soit radicalisée sur la liberté, c’est plutot qu’elle s’est affinée, elle est arrivée à son point de netteté. »
                        .
                        Charles prétend que chez toi la liberté ne conçoit pas de limites, tu lui réponds qu’il a tout bien compris, j’en tire la conclusion que chez toi la liberté ne conçoit pas de limites. Du coup, finalement la liberté à une limite. Et ça n’a rien d’une objection, c’est plus le constat qu’en fin de compte on est à peu près d’accord au moins là dessus.
                        .
                        Sur ce je vais arrêter de me couvrir de ridicule parce que même si c’est vrai que ça ne tue pas, ça pique un peu quand même.

                      • #45689 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Tu as raison, je prends bien soin de ne jamais vexer François, d’ailleurs je n’exprime jamais aucun désaccord avec lui comme un lecteur aussi attentif de mes posts que toi l’aura remarqué.

                      • #45692 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Charles: Ok.

                      • #45709 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Comme je suis patient comme l’âne, je vais te réexpliquer – sans bien sur aucune illusion sur ta capacité, non pas à comprendre, mais à admettre ton contresens.
                        Ce que j’explique dans Boniments et ailleurs, c’est que la notion de liberté inclut sa non-limite – comme Descartes dit de Dieu que le concept même inclut son existence. Si on professe la liberté, alors on la professe sans limite. Sinon c’est autre chose que l’on professe – je prends des exemples dans Boniments.
                        L’apologie de la liberté sera donc intransitive ou ne sera pas.
                        Disant tout cela, je ne suis pas en train d’exprimer MON opinion – la liberté doit être sans limite- mais de scanner l’opinion, libérale, de ceux qui professent la liberté. Et je le fais in fine pour dire que professer en soi la liberté n’a aucun sens et aucun usage – d’où par exemple que je n’utilise jamais ce mot. Je dis bien : jamais
                        Le débat avec Charles portait sur le fait que lui pensait pouvoir sauver quelque chose de ce concept que je bazarde. Le débat reste ouvert en effet, et nous serions bien aise de l’avoir sans l’interférence d’un troll.

                      • #45722 Répondre
                        jeanmonnaie
                        Invité

                        1)François: Dans ton livre « Boniments » tu récuses complètement son emploi
                        2)François: Je n’ai jamais ouvert ton bouquin, je n’ai fait que paraphraser Charles.

                        Voilà le problème du RSA : cela fait perdre toute dignité à la personne. Plus rien n’arrêtera Demi-Habile qui prend plaisir à se rouler dans la boue en slip.

                      • #45850 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ca ne suffira pas à te rendre sympathique à leurs yeux. Et en vrai je porte des caleçons donc merci de faire l’effort de ne pas raconter n’importe quoi.

                      • #45849 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        François: T’as tort de croire que je peux comprendre, moi tout ce que je vois c’est un type qui se fait des noeuds au cerveau pour éviter d’avoir à regarder la réalité en face.

            • #45506 Répondre
              jeanmonnaie
              Invité

              Il semble que Meurice, en appelant à la fermeture de chaînes privées de droite, ne défendrait pas nécessairement la liberté de rire de blagues racistes. Il utilise lui-même l’humour pour exprimer ses idées, mais le fond du message reste le même. Cela soulève la question de savoir comment on peut interdire à quelqu’un d’exprimer une opinion tout en interdisant cette même opinion lorsqu’elle est exprimée sous forme d’humour. En d’autres termes, l’humour est également une forme d’expression d’opinions. Ce n’est pas pour rien que les sujets attaqués sur ce qui est drôle ou pas sont les mêmes que ceux sur lesquels on ne peut pas exprimer d’opinions. Par exemple, critiquer Israël est souvent considéré comme tabou, et donc, en rire également, car le rire est une forme de critique.

        • #45303 Répondre
          corinne martin
          Invité

          Sauf, que vous critiquez la blague il y a quelque temps. Blague très bonne pourtant.
          Là, vous venez juste encore parler de votre rapport à France Inter. Vous, toujours vous.
          Vous êtes épuisant !

          • #45304 Répondre
            Claire N
            Invité

            « Vous, toujours vous.
            Vous » voilà tu y es presque ; faut juste le dire à genoux et en piaillant

            • #45416 Répondre
              corinne martin
              Invité

              Oui Claire, j’y vais. En attendant, je trouve encore plus comique que votre idylle soit un aficionado de Ruquier en le disant de gauche.
              Claire, tu manques pas ce clairvoyance, si j’ose dire.

              • #45420 Répondre
                Claire N
                Invité

                Merci pour cette information ; à présent je me sent trahi et retourne chez ma mère

                • #45422 Répondre
                  corinne martin
                  Invité

                  Tu vas y faire quoi ? Trahi par qui ?

          • #45455 Répondre
            corinne martin
            Invité

            usurpation de pseudo, vous êtes barjos sur ce forum à piquer les pseudos des autres.

            • #45514 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              raison de plus de ne pas le fréquenter – si je puis me permettre

    • #45269 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Adèle Van Reeth. On peut regarder juste à partir de la fin: 49ème minute à peu près

      • #45271 Répondre
        Ema
        Invité

        Merci Graindorge
        Un beau festival d’auto satisfaction.

    • #45359 Répondre
      Delphine
      Invité

      La vidéo d' »Espionnage industriel » sur « ma cruauté » est très intéressante, parce qu’elle donne un éclairage pour comprendre les ficelles du roman qui m’a agréablement surprise au cours de ma lecture, le début m’ayant semblé un peu compliqué. Concernant l’apect théorique et conceptuel dont parle François, le début du roman m’a paru un peu psychologique (rire Mercier à élucider) et vocabulaire psychologique lié à la profession de Juliette, son métier semblant produire une sorte de déformation professionnelle dans sa vie personnelle. Le roman prend une tournure plus concrète lorsque Marianne apparaît. Sur la structure du roman (division en plusieurs actes ou pas), je crois que les deux options se tiennent. Il y a une logique à ce qu’il n’y ait pas de chapitre, pour faire en sorte que le récit soit un flux continu (ce qui semblait être l’objectif de François). D’un autre côté, une division en chapitres aurait plus aéré le texte et aurait permis aux lecteurs lisant le roman en plusieurs fois et à intervalles espacés d’avoir des points de repères entre les différents éléments (adolescence du narrateur, épisode Marianne, épisode Justine, etc.). C’est un peu la même chose pour l’imbrication des dialogues dans le récit. Le rythme n’est pas rompu. En disposant les dialogues avec des tirets, il y aurait eu une distinction avec les moments pendant lesquels le narrateur s’adresse à Juliette à l’interieur de la narration. Quant au cadavre mentionné dès le début du livre, au cours de la lecture, jusqu’à la fin de l’épisode Marianne, j’ai plutôt gardé à l’esprit le titre « ma cruauté » : quand le narrateur considère que Marianne aurait pu se douter des intentions de Jacques lorsqu’il lui prend la main, ou alors quand Marianne devient une victime-témoin, le narrateur l’incitant fortement à intervenir. L’histoire avec Justine semble plus mettre en évidence le phénomène d’époque des influenceurs, auquel s’ajoute un côté sulfureux d’allumeuse.

      • #45408 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Avant de le commander demain aux éditions Verticales : cadavre, rire démoniaque, crabe ébouillanté… cauchemars…ce livre est-il interdit aux moins de 18 ans?

        • #45415 Répondre
          Delphine
          Invité

          Je ne sais pas pour l’âge, mais le livre est prenant. On est pris dans le flux de la narration, qu’elle soit théorique ou plus chaude. Je trouve que le début ne laisse pas présager les surprises, retournements de situations, manipulations que contient le roman.

          • #45423 Répondre
            Graindorge
            Invité

            merci Delphine

      • #45515 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Je mesure bien que le chapitrage est une grande facilitation pour le lecteur.
        Mais là ce n’était pas possible.

        • #45581 Répondre
          Seldoon
          Invité

          En revanche on a chapitré l’entretien parce qu’on n’a aucune rigueur.

          • #45586 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            votre réputation de « putes à clic de la culture » n’est pas usurpée

            • #45596 Répondre
              Seldoon
              Invité

              « Donnez de l’argent à un youtubeur il fera de la tv »
              Nous on a pas attendu l’argent.

    • #45369 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Quelqu’un aurait accès par son institution universitaire aux deux papiers articles ?
      The Trap of “Racial Capitalism” : https://www.cambridge.org/core/journals/european-journal-of-sociology-archives-europeennes-de-sociologie/article/abs/trap-of-racial-capitalism/E069EE95031108001EE19E8694E047B9

    • #45390 Répondre
      PE
      Invité

      Entretien génial entre Friot et Boutelda chez PDH. Mon dieu faites que je vieillisse comme Bernard, qui rajeunit à vu d’œil.

      J’ai trouvé Houria passionnante sur la question difficile de la mobilisation des affects, notamment « identitaires », à partir de 44:20

      • #45432 Répondre
        jeanmonnaie
        Invité

        Friot qui se prend la tête pour expliquer le vote du RN et qui ne veut pas non plus voir l’éléphant dans le couloir.
        Je met le couteau du jour

      • #45433 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci PE, et merci aussi pour l’autre article, mais c’est vraiment celui sur le capitalisme racial qui m’intrigue, où il dit en substance que ce concept est bcp trop caoutchouteux pour avoir une quelconque efficace analytique.

      • #45465 Répondre
        Tony
        Invité

        C’est quand-même un peu un dialogue de sourds, j’ai toujours ce même problème avec Friot,quoi qu’on lui dise il tourne en boucle sur le déjà là communiste et on n’en sort pas,son exemple sur le café est catastrophique,si la solution c’est de fermer les frontières ou,ce qui revient au même,de taxer les importations et de rendre impossible l’export,en se contentant de ce qu’on est capable de produire(c’est à dire pas grand chose) ça va pas aller loin,je ne comprends pas ce projet, c’est hors sol.

      • #45505 Répondre
        Anna H
        Invité

        Merci, je recommande aussi. On apprend au passage que Friot va publier un essai sur la foi chrétienne dans sa dimension révolutionnaire.

      • #45587 Répondre
        laure-anne martin
        Invité
    • #45448 Répondre
      Delphine
      Invité

      Je trouve que, dans les dernières pages de « ma cruauté », on retrouve, en plus étalé, le style d’écriture théorique, à la fois intéressant et un peu tortueux, de « jouer juste ». Dans le dernier paragraphe du livre, j’aime beaucoup « la goutte d’eau qui diffère la chute fatale », comme si elle résumait un peu le roman, en reprenant le thème du cadavre.

      • #45453 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        il y a de ça

    • #45576 Répondre
      Jeanne
      Invité

      Je suis partagée sur cette vidéo, dont je trouve bizarres et contestables certaines opérations intellectuelles.
      Par exemple:
      Si je suis homo mais affirme que mon homosexualité n’est qu’une dimension de mon être, lequel se définit par plein d’autres choses, alors je suis quelqu’un qui contribue à la préservation de l’ordre bourgeois genré, puisque mon homosexualité je ne la valide qu’en tant qu’elle possède une dimension de discrétion. Pour ne pas être un homo qui participe à la préservation de l’ordre établi bourgeois et genré, il faut affirmer mieux – plus haut, plus fort – son homosexualité.
      Je vois deux problèmes, ici:
      1. On peut dire l’exact inverse: Quand l’homosexualité n’est qu’une dimension de l’identité, quand ce n’est plus un sujet, c’est peut-être bon signe. Signe que les gens, individuellement et collectivement, se sont décrispés sur cette question.
      2. On peut tellement dire l’inverse que cette vidéo elle-même dit (plus ou moins) l’inverse à un moment:
      Sur la fin, l’on nous raconte l’histoire d’une famille qui a « détecté » l’homosexualité de son enfant, et a ensuite essayé de permettre à cet enfant de vivre au mieux sa situation (ou son identité sexuelle). Or cette histoire est racontée comme problématique: les parents ont voulu assigner l’enfant à son homosexualité, au lieu de laisser les choses se faire et – en gros – de rester discret sur ce sujet.
      .
      Il me semble qu’il y a ici un fonctionnement intellectuel partant d’une idée à atteindre (Non, l’identité LGBT n’est ni normalisée ni acceptée) et alors faisant feu de tout bois pour l’atteindre. C’est courant. On l’a tous fait. Mais c’est problématique.
      L’autre problème, l’autre biais, dans ce type de raisonnement, c’est – à mon avis – la disqualification préalable et systématique des individus ou du groupe identifié comme adversaires (idéologiques).
      Pour être juste, il faudrait savoir valoriser le vrai, le pertinent, dans cette parole adverse et que l’on se donne pour but de critiquer. Par exemple: la vidéo nous parle de parents qui, tout en affirmant qu’ils n’ont pas de problème avec l’homosexualité, avouent que ça les troublerait quand même un peu s’ils apprenaient que leur enfant était homo. On nous explique alors qu’il y a là contradiction, voire hypocrisie, l’affirmation première (Je n’ai pas de problème avec l’homosexualité) relevant d’une simple stratégie de distinction (Je suis sympa, je suis progressiste) et non d’un vrai positionnement.
      Pourquoi ne pas faire crédit à cette parole qui est certes contradictoire en apparence, mais peut-être pertinente quand même? Un parent avoue qu’il serait troublé si son enfant était homo, bon, peut-être que ce parent est juste en train de dire que quand on apprend que son enfant est homo, il nous faut digérer le fait que l’on n’aura peut-être pas de petits-enfants. Digérer. Ce qui prend un peu de temps.
      Un jour mon père m’a demandé si j’étais homo. Il s’inquiétait, depuis quelque temps. J’ai dit non. Il a dit « Tant mieux, c’est plus simple ». Qu’est-ce qu’il y avait derrière « C’est plus simple »? Je ne sais pas précisément, je n’ai pas posé la question, ni développé d’inquiétude particulière concernant la propreté idéologique du positionnement de mon père sur ce sujet. (Il est possible que d’une manière générale, je ne sois pas très portée sur le soupçon).
      .
      Je prends un dernier point:
      A la fin, l’on nous explique que pour transitionner, il faut avoir convaincu un psychiatre que l’on est bien « un homme dans la peau d’une femme » (ou l’inverse). Il faut tenir un discours stéréotypé, avec des passages obligés (quand j’étais petit je mettais des robes…). Sans ce discours type, et qui ne rend compte ni de la variété des situations ni de la singularité des êtres, le corps médical ne valide pas le processus.
      Que faut-il conclure de cela? Que c’est hypocrite, que ça va pas, que toute cette bienveillance doucereuse relève en fait de la violence? Oui peut-être. Et aussi:
      -Que les psychiatres ont inventé un protocole leur permettant de décider si oui ou non l’institution médicale altérera, de manière radicale et presque irréversible, un corps humain.
      -Que ce protocole est peut-être approximatif et figé, comme tous les protocoles.
      -Que oui les sociétés, les institutions, ont du mal avec la singularité des individus.
      -Que ça risque de rester comme ça longtemps. Les groupes humains auront toujours un problème avec la singularité des individus, non? Affirmer sa singularité, ça sera toujours une bataille, non? Une société où toutes les singularités seraient accueillies dans l’enthousiasme et la douceur, ça va pas exister. Si?
      (Tandis qu’une société sans capitalisme alors ça si, ça peut exister).
      Bon, j’ai pensé un peu tout haut, j’espère que ce n’est ni trop embrouillé ni trop flou.

      • #45578 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Je parle de la vidéo en exergue de ce thread.

    • #45758 Répondre
      jeanmonnaie
      Invité

      J’ai hâte de voir la France avec cette religion au pouvoir. Je sens que cela va être épique.

      La tache de sperme sur les habits

      • #45769 Répondre
        jeanmonnaie
        Invité

        Les attentats de Paris ont suscité beaucoup de joie apparemment chez ces gens, el famoso y a que les radicalisés qui ont la haine 🙂

    • #45947 Répondre
      jeanmonnaie
      Invité

      The Economist: La fin de l’Ordre libéral international est imminente

      https://lesakerfrancophone.fr/un-article-pessimiste-de-the-economist-deplore-la-fin-de-lordre

    • #45949 Répondre
      Juliette B
      Invité
      • #45959 Répondre
        PE
        Invité

        Merci de l’info !

      • #45961 Répondre
        Anna H
        Invité

        Je l’ai vu et je recommande cet entretien qui a été évoqué sur le site. Par ailleurs, je cherche à voir le documentaire de Eyal Sivan et Michel Khleifi, Route 181 (2003) mais n’arrive pas à le trouver. Si jamais vous avez une piste…

      • #45969 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Grand merci aussi

    • #45962 Répondre
      PE
      Invité

      Des nouvelles de l’ami Rancière : « Au loin la liberté. Essai sur Tchekhov », le 13 septembre 2024 à la Fabrique.
      La note d’intention est déjà riche d’idées passionnantes :
      .
      « Une courte nouvelle de Tchekhov nous montre deux gendarmes en compagnie d’un vagabond qu’ils mènent en prison. En écoutant celui-ci raconter ses rêves de liberté, les gendarmes tendent leur esprit pour se représenter la « distance effrayante qui les sépare du pays de la liberté ».
      .
      Ce livre envisage l’œuvre tout entière du narrateur Tchekhov comme une tension pour prendre la mesure de cette distance : pour montrer combien la vie que ses contemporains mènent est éloignée de la liberté mais aussi pour l’imposer comme le point focal qui commande de changer cette vie et ne se laisse pas oublier. De là le rapport très particulier qui s’établit entre le choix de ses sujets, la manière dont il les traite et les effets qu’il en attend. Tchekhov ne montre pas des hommes écrasés par les forces de l’exploitation et de la répression mais des hommes chez qui la servitude est une manière d’être, un cours normal du temps et des choses qu’ils n’osent pas interrompre. Il ne procède pas par tableaux d’ensemble destinés à montrer les maux d’une société que des réformateurs auraient pour tâche de guérir. Ses récits ne partent pas d’une situation originelle dont ils développeraient les conséquences jusqu’à leur conclusion nécessaire. Ils commencent par le milieu en se concentrant sur des moments privilégiés où des personnages quelconques – riches ou pauvres, gendarmes ou voleurs, professeurs ou illettrés… – se trouvent invités à franchir un pas devant lequel ils se dérobent le plus souvent.
      .
      Les cinq premiers chapitres du livre dessinent la dramaturgie de la servitude et de l’appel typique du récit tchekhovien. Les quatre derniers analysent le mode d’adresse et la poétique qui y répondent. Tchekhov s’adresse aux semblables de ses personnages mais non pas pour leur faire prendre conscience des causes globales de leur situation. Il n’y a pas d’autre raison à la servitude que la servitude elle-même qui reproduit sans cesse les manières, les affects et les pensées qui la perpétuent en retour. Pour briser le cercle, pour former des hommes capables de transformer en réalité l’appel de la vie nouvelle, il faut d’abord changer les manières de sentir. C’est à cette révolution des affects que s’emploie l’écrivain.
      .
      Pour cela il lui faut raconter et moduler autrement le malheur en mêlant ses accents à ceux de l’appel lointain. Il lui faut constituer un enchaînement mélodique qui s’oppose au ronronnement de la servitude et s’enfonce plus profondément que lui dans l’expérience sensible des humains. Le récit adressé à ces hommes et femmes qui vivent mal et ont toujours le pouvoir de vivre mieux doit être semblable au chant rauque et pourtant consolateur du butor invisible dans les marais : il doit leur faire sentir leur malheur d’une manière plus heureuse, donc plus libre, en les faisant pleurer deux fois : non pas seulement par la honte ressentie mais aussi par la consolation qui lui est apportée. »

      • #46017 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Une conférence de lui sur Tchekhov est en ligne, sans doute préparatoire à ce livre.

        • #46107 Répondre
          PE
          Invité

          Merci j’étais passé à côté.
          Au fait, pour ceux qui ne peuvent écouter Jacques qu’en HD stéréo (on les comprend), je signale qu’un nouvel enregistrement de sa conf sur Spinoza de bien meilleure qualité que le précédent, vient d’être mis en ligne par Paris 8. Bientôt dispo en Imax.

          • #46114 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Conférence plutot très pointue, même si on en saisit l’opération générale.

    • #46129 Répondre
      Cyril
      Invité

      Est-ce qu’on a déjà évoqué ici J’irai dormir chez vous ?
      J’adore cette émission depuis que je suis petit, ça m’a initié aux émotions produites par ce qu’on appelle ici le réel. La réalité d’un pays, de ses gens, par rapport aux représentations de cartes postales.

      • #46162 Répondre
        Ema
        Invité

        J’aimais bien regarder aussi, mais je me suis aperçue avec le temps que cette émission tendait chez beaucoup de spectateurs à hiérarchiser le degré d’hospitalité des différentes nationalités de manière un peu essentialisante, et c’est m’a gonflé. Ceci dit, contrairement à beaucoup d’émissions « voyage » réalisées de manière conventionnelle, où tout est bien balisé, on évite un peu les approches clicheteuses et cartes postales des endroits et c’est déjà pas mal.

        • #46165 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Quant à moi je ne supporte pas sa gueule
          Du pur racisme de classe dont je jure de me repentir au dernier jour.

      • #46175 Répondre
        Tristan
        Invité

        Je ne l’ai jamais trop regardée. J’entends son titre comme une menace (une continuation du colonialisme par d’autres moyens), mais c’est un pur a priori.
        Est-ce qu’il y a cette dimension du tourisme invasif selon toi ?

      • #46178 Répondre
        Delphine
        Invité

        Émission plus centrée sur la France et changeant des émissions purement culinaires, « Les carnets de Julie », présentée par Julie Andrieu, allait aussi à la rencontre de personnes de différentes régions, alliant découverte de paysages et gastronomies locales. Chaque émission se terminait par une sorte de banquet, moment convivial, où il ne semblait pas y avoir de hiérarchisation entre les participants, chaque personne ayant apporté sa touche personnelle et ayant fait bénéficier de son expérience.

      • #46198 Répondre
        lisette
        Invité

        Antoine de Maximy est sympathique et son approche des gens me semble-t-il est chaleureuse et sans préjugés, il prend des risques car il fait ses émissions seul et est parfois dans des situations crispantes mais ça me gêne de regarder ses reportages, c’est une intrusion dans la vie des gens et je ne sais pas dans quelle mesure ces personnes savent qu’ils vont passer dans des émissions de télé. Et puis c’est assez limité quand même car il y a souvent un problème de communication quand il ne parle pas la langue de ses hôtes.
        Il a du culot cependant de demander à être hébergé. Je n’oserais jamais faire cela.
        Je préfère les Routes de l’impossible, plus intéressantes sur les conditions de vie des différents peuples. Et qui montre les terribles carences dans les moyens de transport. Et pour les paysages, cette émission est grandiose.

        • #46202 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je me demande si ne se manifeste pas là un trait propre à certains bourgeois : se sentir partout chez eux.

          • #46210 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Dans la très grande série Horace and Pete que certains esprits chagrins en ces lieux ont battue alors même qu’elle était déjà à terre, un personnage dit à Horace/Louis CK : « You walk like you own the place ». C’est vrai, il est le propriétaire du bar et ça se sent à sa posture physique. Je crois savoir qu’au royaume uni l’expression est idiomatique et péjorative, elle veut dire trop confiant. On repère effectivement cette attitude de propriétaire chez certains bourgeois même quand ils ne sont pas chez eux.

            • #46223 Répondre
              Ema
              Invité

              Bon, dans le cas d’Antoine de Maximy, le type joue surtout la candeur pour essayer de forcer la sympathie. Mais on pourrait trouver que venant d’un blanc issu d’un des pays les plus riches de la planète, débarquer dans certaine villes du tiers monde et faire du forcing pour dormir chez des gens qui parfois n’ont qu’une pièce à vivre pour toute la famille, le tout équipé d’une camera, c’est un peu fort de café. Surout que certaines personnes ne savent pas dire non. Mais je maintiens qu’indépendamment de ces considérations morales, l’émission est bien plus intéressante que des trucs genre Echappée Belle où on reste dans le pur tourisme bourgeois et sa check list de trucs à faire et à voir.

              • #46233 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Ema: j’aimerais juste savoir si les personnes du tiers-monde chez qui il s’invite, connaissant leur sens de l’hospitalité, sacré pour beaucoup, pourront à leur tour s’inviter chez lui

                • #46234 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  Bonne question

                  • #46239 Répondre
                    Jeanne
                    Invité

                    Oui, presque une question à la Socrate.

          • #46220 Répondre
            corinne martin
            Invité

            c’est surtout dû à son attrait pour l’aventure. Je ne vois pas en quoi ce serait un marqueur de la bourgeoisie. Bien des gens se sentent autorisés à faire des commentaires à l’étranger , on reconnaît d’ailleurs les Français à leur manque de discrétion et leur capacité à critiquer . Et ce, dans toutes les classes sociales. Car aujourd’hui, tout le monde part à l’étranger.
            Antoine de Maximy est, je pense, respecteux des gens et aime les rencontrer puisqu’il pratique ses voyages depuis des dizaines d’années. C’est juste le concept de l’émission qui me gêne, tout comme celui de Nus et culottés, filmer les gens sans leur demander leur consentement, forcer la main des habitants pour se faire héberger ou donner quelque chose, c’est un manque de respect.

            • #46249 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Dis vert elle dira bleu.
              Pour qu’elle dise bleu, dis vert.

              Pour info, 50 % des français ne partent jamais en vacances, et donc encore moins à l’étranger.

              • #46281 Répondre
                Corinne Martin
                Invité

                50% des gens ne partent pas en vacances, soit, ça fait 50% qui partent. Et si on ne part pas à certaines périodes de sa vie, il arrive qu’on parte à un âge plus tardif. Et les voyages à l’étranger sont désormais accessibles à des personnes de la classe moyenne. Plus besoin d’être riche pour prendre l’avion.

                • #46289 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  CM : « Car aujourd’hui, tout le monde part à l’étranger. »
                  Info à CM : 50 % des français ne partent jamais en vacances, et donc encore moins à l’étranger. « Tout le monde » est donc une erreur factuelle. Bonne journée, bleu-vert.

            • #46252 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Il ne force jamais la main.

          • #46246 Répondre
            PE
            Invité

            « Je me demande si ne se manifeste pas là un trait propre à certains bourgeois : se sentir partout chez eux. »
            Oui c’est un truc que j’observe beaucoup chez (nombre de) mes (nombreux) camarades bourgeois, parfois chez moi-même. Et corrélativement, l’espèce d’embarras insoutenable, mélange de malaise et de peur, qui leur vient quand il arrive qu’ils se sentent privés de cette familiarité universelle qu’ils tiennent pour naturelle (embarras que je ne ressens pas, pour le coup, aimant plutôt beaucoup observer ce que produisent les dépaysements en moi – à noter que je suis moins bourgeois qu’eux).
            De plus en plus je constate que c’est l’un des dénominateurs communs à leurs affects xénophobes et prolophobes. D’ailleurs ceux-ci se matérialisent entre autres par une véritable peur du nord-est parisien : la conscience de ne pas y « avoir les codes » (ce à quoi ils excellent sans effort quasiment partout ailleurs), l’angoisse d’être dépossédés pour une fois dans leur vie du privilège de déambuler partout sans se poser la question du regard d’autrui. Leur peur panique du grand remplacement, qu’ils utilisent l’expression ou non (je sens qu’ils ne vont plus se gêner longtemps), c’est peut-être pas autre chose que leur malaise de se sentir blancs – expérience extrêmement rare mais ô combien perturbante pour eux. Le « on est plus chez nous », ils le ressentent alors dans leur chair (de poule?)(mouillée??). J’aimerais bien savoir combien de prolos blancs se sentiraient « chez eux » chez mes copains de Neuilly et Versailles. Et inversement ces derniers chez les premiers.

            • #46251 Répondre
              PE
              Invité

              (Je précise qu’il n’est absolument plus question dans mon message d’Antoine de Maximy, qui aux dernières nouvelles n’est pas plus xénophobe qu’il n’est en classe avec moi)

            • #46255 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Oui. Tes copains de Neuilly et Versailles vont très peu chez les prolos. Je veux dire dans leur intérieur familial. C’est assez renseigné je crois.
              D’ailleurs, je trouve que c’est bien rendu dans Arthur Rambo. Ce lieu originel dont ses nouveaux amis, ceux de la gloire avant la chute, ne sauront jamais rien physiquement, même brièvement.

            • #46260 Répondre
              Seldoon
              Invité

              L’embarras de ne pas avoir les codes est présent dans toutes les classes, non ? Des prolétaires prenant un café dans un palace parisien ne se sentent pas toujours très à l’aise.

            • #46269 Répondre
              Olé !
              Invité

              Je côtoie aussi des bourgeois, en général des amis de mon mari ce milliardaire, et pour certains je vois bien ça aussi quand ils viennent chez moi, leur sans-gêne, un peu le contraire de la politesse prolétaire.
              Venant d’un milieu modeste, je vis souvent plus ou moins mal ces moments, ces visites.
              L’année dernière j’ai séjourné avec quelques comme ça, et un soir alors qu’on préparait le repas, l’un, passant derrière moi entre la table et l’évier, m’a touchée par la taille de chaque côté, du bout des doigts, geste de cool peut-être genre hop je passe c’est bonne ambiance on prend l’apéro en cuisinant on est tous des potes ; j’ai trouvé ce geste invasif.
              Pour l’émission je ne sais pas, je ne l’ai pas regardée depuis longtemps.
              « Tourisme invasif » ça a un côté Lapalissade, non ?

        • #46247 Répondre
          Juliette B
          Invité

          Intrusion non, jamais il n’insiste et on ne sent pas les gens contraints de l’accueillir chez eux. Plus fréquemment on ressent leur plaisir à le faire, par curiosité pour ce drôle de zigue qui va un peu les distraire de leur ordinaire, par l’idée qu’ils ont de leur propre personne qui accueille ou envoie chier un inconnu aussi je pense, par étonnement que ce mec veuille dormir chez eux . Ou parce que ça ne les dérange pas, tout simplement, et qu’ils ne changeront rien à leur rituel du soir pour autant, sans chercher à socialiser au-delà. C’est fréquent.
          Intrusion oui. Etranger, il rentre, mange et dort chez eux une nuit, c’est pas rien, mais le fait est que ce que ça nous donne à voir leur intérieur, leurs repas du soir, la ou les pièces où ils vivent. Les formes d’accueil sont très différentes selon les individus, certains, nombreux, n’en ont rien à foutre qu’il débarque dans leur bordel, sans que rien n’ait été préparé, il mangera comme dux deux patates arrosées d’huile, ou un bol de riz, et dormira sur une paillasse ou sur le canapé, d’autres disent d’accord mais viens dans deux heures et ils ont demandé entretemps à leur femme si elle était d’accord, souvent elle ne l’est pas, ou c’est leur prétexte, et lui repart sans râler. Parfois ça merde, comme dans cette réserve indienne où ses hôtes finissent bourrés et deviennent très agressifs entre eux en fin de soirée, puis contre lui. Parfois ça rit toute la soirée, avec une langue dont il ne connait que quelques mots et on dirait tous des enfants. Parfois, souvent, ses hôtes se foutent gentiment de sa gueule cet tous ils rient. Il se couche tôt, dérange le moins possible.
          Il a toujours ses petites caméras, il ne les filme pas en douce.
          Cette émission me réjouit et m’étonne souvent. La dernière que j’ai regardée, un monsieur abordé dans la rue lui dit oui tu peux venir dormir chez moi mais c’est loin de la ville, on va devoir prendre un taxi puis un bus. Le trajet dure en fait une heure et demie, et à l’arrivée le plan se révèle foireux, le mec n’a pas d’appart et l’ami chez qui il pensait pouvoir l’inviter à dormir n’est pas là. Ils refont le trajet en sens inverse vers la grande ville, c’est long, Maxime est crevé et il se résoud à aller à l’hôtel, de base, puisqu’il est tard et qu’il n’a pas trouvé de toit. Et là, c’est l’autre qui lui demande : je pourrais dormir dans ta chambre ? Je ne ne sais pas où dormir ce soir. Maxime marque un temps d’arrêt, rit de ce renversement, puis dit oui. Mais l’hôtelier refuse qu’un second client occupe avec lui la chambre. On pense que c’est une histoire de morale, il n’y a qu’un lit, mais non, l’hôtelier, qui n’est pas le patron, lui explique que l’hôtel est réservé aux étrangers, qu’il n’a pas le droit d’y accepter des Indiens comme clients. Il est lui-même indien, comme le monsieur refoulé. C’est en Inde.
          Dans les pays riches c’est souvent compliqué, beaucoup de refus.
          J’avais beaucoup d’a priori – la gueule, le nom, oui – et je ne regrette pas d’avoir écouté le jeune homme qui m’ invitait à regarder quelques épisodes avant de me prononcer. C’est sur RMC.

          • #46248 Répondre
            Juliette B
            Invité

            Pas Maxime, Antoine.

          • #46258 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Les grands voyageurs te le disent souvent : dans le monde entier, les gens sont souvent étonnament accueillants avec les voyageurs solitaires qui n’ont qu’un sac à dos.
            Je n’ai jamais regardé un épisode entier, souvent des extraits, j’aime bien et on ne le sent pas forcer pour aller dormir chez les gens. Ce n’est quand même peut être pas un hasard que ce soit un bourgeois, noble par dessus le marché, qui s’invite comme ça partout. Je suis plus mal à l’aise avec ses caméras qui filment tout le temps, y compris des gens qui n’en ont pas envie. On voit parfois Antoine leur mentir, disant que ça ne filme pas ou que c’est juste pour lui.

            • #46270 Répondre
              Olé !
              Invité

              Cette affaire m’évoque le camping. Mon beau-père, qui vient d’un milieu pauvre, n’aurait pas idée de volontairement diminuer son niveau de confort pendant ses vacances.

            • #46282 Répondre
              Corinne Martin
              Invité

              Antoine de Maximy n’ est pas un bourgeois…il est d’une famille d’artistes plutôt hippies et a appris son métier à l’armée et a été au Liban pendant la guerre faire des reportages. Il vit simplement et est autonome dans son travail. Ouvert sur le monde et chaleureux, le contraire du donneur de leçons.

              • #46290 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                « Antoine de Maximy n’ est pas un bourgeois…il est d’une famille d’artistes plutôt hippie »
                CM viserait-elle à faire une entrée dans le top JM ? Ce serait mérité.

                • #46329 Répondre
                  corinne martin
                  Invité

                  vous êtes qui, François Bégaudeau, pour juger les autres et les classer dans votre petite rubrique bourgeois ? vous avez fait quoi de votre vie à part profiter d’une bonne éducation, de facilités intellectuelles et de la chance d’avoir eu un prix à Cannes ? Avez-vous pris le moindre risque dans votre vie, avez-vous pris des responsabilités, vous êtes-vous fait tout seul ? Antoine de Maximy a quitté l’école à 15 ans et s’est formé pour devenir ingénieur du son, il a créé une émission qui plaît, il ne vit pas de subventions ou d’aides sociales.
                  A tout, vous répondez par le ricanement, le jugement, sans jamais faire la moindre proposition. Que faites-vous à part distribuer les bons et les mauvais points. Vous vous pâmez devant un film comme le règne animal mais Kubrick vous laisse de marbre…
                  ça devient une vraie caricature ici : le bourgeois, le bourgeois et encore le bourgeois… Alors que vous rentrez parfaitement dans la catégorie .

                  • #46361 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Oui maitresse

                  • #46435 Répondre
                    Maman se couche tôt
                    Invité

                    Oui c’est vrai ça ça suffit les assistés ; je quitte de ce pas ce forum pour aller m’inscrire au club des preneur de risques qui se sont fait tout seuls

            • #46292 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              autre expression à disposition pour désigner ce trait bourgeois : il est en pyjama partout

            • #46313 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Je n’ai pas vu ça, une fois qu’il est accueilli chez les gens, le mensonge sur la caméra, vu qu’il est seul et que c’est impossible de les cacher (il en a 3 petites). Quand il est chez ceux qui ont accepté de l’héberger une nuit, ils ont toujours accepté le principe du filmage. Et peuvent à tout moment dire là non j’ai pas ou plus envie. L’idée n’est vraiment pas de les filmer en douce.
              Toutefois, je pense que tu fais référence à l’étape d’avant, le moment où il cherche un toit et aborde les gens pour leur demander s’il peut dormir chez eux, quand il balaie du regard de sa caméra la rue ou la campagne pour trouver un possible hôte. Là il arrive qu’il tombe sur quelqu’un soudain suspicieux, voire d’agressif et il peut parfois mentir en disant que la caméra était éteinte pour se barrer ensuite sans risquer de se faire casser la gueule ou arrêter. Souvent ce sont des gens qui sont en train de faire un trafic qu’il dérange et qu’il ignorait, ou des indics, ou policiers en civil dans les pays où la population et les étrangers sont très surveillés.
              Il n’a aucun intérêt à ne pas respecter le droit à l’image, ça mettrait en péril le principe même de son émission. Mais parfois il constate que ça craint trop dans un quartier, que sa présence dérange, et il le renseigne brièvement avant de se casser. Ca peut autant être dans un quartier riche où on veut rester entre soi et où on se bunkérise avec armes en considérant tout étranger comme un danger, que dans des coins misérables où on n’est pas habitué à voir débarquer un étranger en pétrolette avec une petite caméra fixée sur lui.
              En fait, comme tu le dis, les gens sont étonnamment accueillants et confiants la plupart du temps. Le plaisir d’être regardé, jugé digne d’intérêt par ce caméraman rigolard alors qu’on est nobody doit en partie jouer. Et la curiosité aussi, qui va dans les deux sens.
              Antoine ne me fascine pas, les grands voyageurs me font généralement chier, mais là je crois que c’est sa faculté à s’effacer pour coller au concret, au matériel de la rencontre qui me tient. Y a assez peu de paroles en fait. Quand je pense à ses émissions, je repense rarement à lui qui les met en scène, mais aux lieux traversés, aux repas se préparant, aux corps souvent fatigués évoluant dans leurs intérieurs une fois rentrés chez eux. A cet ordinaire de leur intimité, leur cadre de vie bricolé. Pas prête d’oublier les montagnes de Kabylie en feu, quand le soir se couche, du vieux kabqui finit toujours ses journées avec elles dans l’arrière cour de son taudis.
              Avant, il a évoqué en passant la grande dureté de la vie colonisée avant « la révolution », et Antoine réalise qu’il parle de la guerre d’Algérie, qu’ici on appelle comme ça.

              • #46318 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Je répondais à Seldoon.
                Pour le reste, la bourgeoisie d’origine du réalisateur ne fait pour moi aucun doute. Dès le départ. Ensuite je regarde ce qu’il fait – là – de son corps bourgeois.
                Il ne

              • #46323 Répondre
                Seldoon
                Invité

                Je ne crois pas du tout qu’il respecte le droit à l’image dans ces pays du tiers monde, le risque de se prendre un procès en France est minime. Ca m’est arrivé de filmer dans la rue pour de grandes entreprises, dans ces endroits là et pour une diffusion dans un autre pays, on ne s’embarrasse pas de faire signer des cessions de droit d’image pour des plans attrapés rapidement (sachant qu’en ce qui concerne la diffusion d’images prises « en public », le droit français est quand même assez relax et crée des zones grises, mais ne rentrons pas là dedans). Avec les gens chez lesquels il passe vraiment du temps c’est différent.
                Pour les mensonges, je fais bien référence à l’étape d’avant. C’est quand même le principe de son émission de débarquer en filmant « de force » (sinon il ne peut filmer le moment de la rencontre), et c’est ça qui fait qu’il se retrouve dans ce genre de situations, où il doit mentir pour se sortir de là sans créer un scandale – ou pire ; ce sont des situations qui peuvent vite dégénerer, je parle d’experience. Il garde malgré tous les images de ces gens qui avaient refusé – trafic ou pas, leur refus est presque toujours légitime. Je ne dis pas que ça me révolte, c’est le prix de son émission, mais ça me dérange.

                • #46333 Répondre
                  Juliette B
                  Invité

                  Oui, c’est dans l’étape d’avant, le risque du refus et donc de la caméra potentiellement intrusive; il me semble qu’il ne montre pas les visages quand il choisit de garder ces moments de refus explicite d’être filmé… Parfois les gens ne contestent pas la caméra, mais lui disent j’ai pas envie de vous parler, ni que vous trainiez dans mon quartier; dans ce cas, il arrive qu’il leur demande pourquoi avant de partir et qu’ils prennent le temps de répondre, face caméra. C’est intéressant. Bon, pas mal de cas de figures en fait.

                  Sur le côté bourgeois à l’aise partout, je vois bien son fondement sociologique, mais aussi celui qui a depuis longtemps posé que le bourgeois évoluait peu hors de ses sphères d’origine, ou y revient presque toujours; tout petit on l’habitue à invisibiliser l’autre qui n’est pas comme lui, ou alors à en faire des tonnes sur le mode charitable quand une rencontre hors classe survient. Je trouve qu’Antoine de Romilly tombe assez peu dans ce dernier travers, même si son émission repose sur ça : je suis un bourgeois de pays développé qui va dormir quand il peut chez des gens souvent pauvres ou très pauvres, parfois riches ou très riches, et je filme. Le procédé peut se discuter; s’agissant de la personne, il a assez dit qu’il le faisait avant tout parce que ça l’amusait et que le reste l’ennuyait vite. Qu’il aille chercher un surcroit de vitalité chez ses hôtes, en plus du repos de sa journée, ne fait pas de doutes.

              • #46332 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                C’est marrant: hier je suis allée jeter un œil et j’ai choisi de regarder des bouts de l’émission sur l’Algérie. Pour les paysages et ce monsieur kabyle
                « …Le plaisir d’être regardé, jugé digne d’intérêt… alors qu’on est nobody »…

                • #46351 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  @juliette B: tu écris donc…. » le plaisir d’être regardé, jugé digne d’intérêt…alors qu’on est nobody… »
                  C’est dur quand même de dire ça. Ça me rappelle Macron  » ceux qui ne sont rien » Lui, c’est pire car il dit « RIEN » assimilant des êtres humains à des CHOSES
                  Mais dire que les gens sont nobody… Tu le penses?

                  • #46357 Répondre
                    Juliette B
                    Invité

                    J’employais à dessein ironiquement ce vocable qui signifie qu’on n’est pas connu, pas célèbre, pas reconnu comme puissant d’une manière ou d’une autre et que dès lors, pour certains, on n’existe tout simplement pas humainement. On le sait, on le ressent : on compte pour du beurre aux yeux du reste du monde, qui a par ailleurs bien pompé votre force de travail quand vous étiez vaillant. C’est le cas de ce vieil homme, qui peut être étonné, et même flatté, en tout cas que ça réjouit manifestement, qu’un Français vienne un jour lui demander le gîte et le filme, lui. Il n’y a pas de jugement de valeur de ma part sur sa personne si c’est ça qui t’inquiète. Un peu étrange de devoir le préciser.
                    Et d’ailleurs, il aurait envoyé chier l’intrus qu’on l’aurait fort bien compris. Il se trouve qu’il habite un taudis, qui est aussi son petit home, et est fier et content depuis son arrière-cour de montrer sa vue sur la montagne. On voit ça.

                    • #46360 Répondre
                      corinne martin
                      Invité

                      c’est dur aussi d’appeler un taudis son logis.. il est très propre, organisé et il a des conditions de vie agréables, une terrasse, du confort et de l’espace.
                      Il est tout-à -fait à l’aise avec Antoine de Maximy et visiblement ne se sent ni en infériorité ni flatté, il est chez lui, courtois, malicieux même et accueillant.
                      Je suis allée en Algérie en 76 et 77, la maison était comme celle de cet homme, très propre et simple. Et la famille que j’ai visitée parfaitement comme ce monsieur. Hospitaliers. Gentils et contents que je partage leur vie et de me faire découvrir leur beau pays.

                      • #46362 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        L’indigène est ainsi : propre, simple, gentil, content.

                      • #46483 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        ricanement ! comme d’habitude, vous voulez avoir le dernier mot. Ai-je dit que l’indigène était toujours gentil, propre, accueillant ?

                      • #46366 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        Apparemment son propriétaire ne pense pas exactement comme toi : « je vous avertis, ma maison est dans un état lamentable ».

                      • #46368 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        (post qui répondait à Corinne)

                      • #46482 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        parce qu’il a sûrement l’ambition de la rendre plus jolie mais l’essentiel y est.

                    • #46363 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Merci Juliette. Moi aussi j’ai bien aimé la grandeur de ce monsieur. Il refuse la proposition de Antoine d’aller faire les courses. Pas question: règle de l’hospitalité: c’est moi qui t’invite et si j’ai rien, on partagera ce rien. En l’occurrence : des œufs, des patates et de l’huile d’olive. Je crois qu’il y a aussi un poivron ou 2, grillés à même la gazinière. Je sais pas si c’est le mot « taudis » le mot juste. Sur Antoine, j’ai rien à dire. Je ne sais pas si il habite tout seul dans son appartement mais il a un très grand frigo. Il a créé son travail. Ça marche. Tant mieux pour lui. Un chômeur en moins. R.A.S

                      • #46369 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Quant à moi l’hyper hospitalité, devant laquelle tous les touristes du Nord s’extasient depuis cent cinquante ans que le tourisme existe, me crispe.
                        J’y vois un contre-intuitif corollaire de l’esprit de propriété.

                      • #46384 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Même si je suis assez certain qu’il existe un cercle de l’enfer réservé aux touristes et aux voyageurs, j’aimerais beaucoup avoir ton opinion sur ce sujet que sauf erreur je ne crois pas t’avoir déjà entendu évoquer. C’est quoi ton rapport au tourisme et plus largement au voyage ? Est-ce que t’as beaucoup voyagé enfant puis adulte ? Est-ce tu quitte souvent la métropole ? Quid de ton bilan carbone ? Tes moyens de locomotion favoris ? C’est quoi ton top 10 des pays ou ville à visiter avant de mourir ? Des paysages à couper le souffle ? Est-ce qu’il existe quelque part une « Bucket list » de François Bégaudeau ? Sans pour autant verser dans la littérature de voyage, est-ce que tu n’as jamais été tenté de t’installer quelques temps à l’étranger pour y puiser la matière d’un roman ou simplement nourrir une réflexion ? Ou encore comme Houellebecq pour des raisons fiscales et sexuelles ? Sinon comme lecteur est-ce que tu goutes les récits de grands voyageurs ? Est-ce que la littérature est un voyage ? Merci.

                      • #46411 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        C’est quoi ton rapport au tourisme et plus largement au voyage ? Je crois que je déteste la fausseté du tourisme, et que je n’aime pas beaucoup les voyages.
                        Est-ce que t’as beaucoup voyagé enfant puis adulte ? Enfant oui. Voyages de famille de profs.
                        Est-ce tu quitte souvent la métropole ? Jamais
                        Quid de ton bilan carbone ? Irréprochable.
                        Tes moyens de locomotion favoris ? Les pieds.
                        C’est quoi ton top 10 des pays ou ville à visiter avant de mourir ? Gueugnon, Chateauroux. Je n’en vois pas d’autres.
                        Des paysages à couper le souffle ? Sans doute
                        Est-ce qu’il existe quelque part une « Bucket list » de François Bégaudeau ? Je ne connais même pas le terme
                        Sans pour autant verser dans la littérature de voyage, est-ce que tu n’as jamais été tenté de t’installer quelques temps à l’étranger pour y puiser la matière d’un roman ou simplement nourrir une réflexion ? Oui ça ça pourrait m’intéresser.
                        Ou encore comme Houellebecq pour des raisons fiscales et sexuelles ? Fiscales surement pas. Je ne me trouve pas du tout assez taxé.
                        Sinon comme lecteur est-ce que tu goutes les récits de grands voyageurs ? Je n’en lis pas
                        Est-ce que la littérature est un voyage ? Je la vois plutot comme un chat.

                      • #46440 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Grand merci. Un sans fautes.
                        Ça fait du bien. Ça fait plaisir.
                        « Je ne me trouve pas du tout assez taxé. »
                        « Dans le forum, il y a des gens qui peuvent t’aider.
                        Sans pour autant verser dans la littérature de voyage, est-ce que tu n’as jamais été tenté de t’installer quelques temps à l’étranger pour y puiser la matière d’un roman ou simplement nourrir une réflexion ? Oui ça ça pourrait m’intéresser. »
                        Suggestion: en train: Asturies, Cantabría, León, Galicia, Portugal et bien sûr l’Italie
                        « Est-ce que la littérature est un voyage ? Je la vois plutot comme un chat. »
                        Imprévisible, jamais domestiqué. Authentique et mystérieux.
                        Encore merci et merci à Mao

                      • #46542 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Mao – on peut tous jouer à ton questionnaire ?
                        Moi ça m’intéresse de voir plusieurs réponses – et puis la tienne si tu veux bien ?

                      • #46389 Répondre
                        Maman se couche tôt
                        Invité

                        « un contre-intuitif corollaire de l’esprit de propriété » ?
                        Est-ce que tu peux expliquer ?

                      • #46403 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @F.B : moi non plus je ne comprends pas ce  » contre intuitif corollaire de l’esprit de propriété
                        Je peux dire en vrac : il y a une raison que j’ai déjà donné: le caractère sacré de l’hospitalité : si on frappe à ta porte, c’est Dieu qui frappe à ta porte. D’où la réponse de ce monsieur à Antoine qui propose de faire les courses . Niet. Mais pas que: si tu reçois, de la famille, des amis ou des voisins, tu mets aussi les petits plats dans les grands… Et c’est les femmes qui font le gros boulot. Ceci dit, il y a des plus généreux ou des plus radins partout.
                        En 150 ans de tourisme, on peut dire que les touristes du Nord s’extasient devant tant de ci, tant de là! Quelle bonté, quelle générosité, gentillesse etc mais ça déteint pas forcément sur eux:  » au souk, on a marchandé À MORT » J’ai déjà parlé des indignations devant un pauvre taxi en Inde pour quelques roupies de « trop »
                        L’hospitalité on la trouve aussi dans les campagnes en France. Des gens qui à la bonne franquette vous mettent le pain, le beurre, etc sur la table. Ou étudiant en Espagne, des gens rencontrés vous invitent à manger, l’année suivante vous enguirlandent si vous ne quittez pas la pension ou vous alliez pour vous loger chez eux et vous nourrir pendant plusieurs semaines et plusieurs années d’affilée
                        Certains n’attendent pas que vous tapiez à leur porte
                        sans digicode: Carmen, notre première voisine, qui avait une grande et belle maison à côté de notre  » taudis » et qui a tapé un matin à notre porte avec une cagette pleine de légumes, de fruits et de fleurs de son jardin. En se présentant puis  » si vous avez besoin de quoi que ce soit » et qui nous a même invité à une promenade à la montagne avec son mari et nous sommes devenues d’excellentes voisines. Voisins.
                        Même dans le programme Rendez-vous en terre inconnue de Frédéric López, on peut s’émouvoir de tous ces gens qui partagent le rien qu’ils ont avec des gens qui ont beaucoup et qui peuvent paraitre condescendants parfois. Ces « riches » repartent même avec des cadeaux. A la fin c’est la petite larme. Embrassades et ciao! Vivement Paris! Mais que de bons souvenirs et que belles vacances au frais de la princesse.
                        Je n’oublie pas non plus l’hospitalité des berbères du Rif marocain lors de vacances familiales. Ils n’ont pas failli à la tradition hospitalière mais nous ont critiqué et notre papa vers 5h du matin nous a réveillés  » On se barre. » Donc, il y a des authentiques, des obligés. Il y a de tout. Et que Dieu se démerde pour reconnaître les Siens.

                      • #46404 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Je vais me risquer à une hypothèse sur la question de l’hospitalité des plus pauvres. Bon déjà, peu d’objets de valeur, donc une moindre crainte quant au vol, j’imagine. Mais peut-être aussi une absence de surinvestissement affectif vis avis de son chez soi. L’embourgeoisé occidental considère non plus son domicile comme un simple toit sur la tête mais comme un nid chéri, une extension de son être. D’où un souci accru pour une déco soignée et un agencement confortable et ordonné. Dans cet espace sacralisé, une visite impromptue peut être ressentie comme intrusive, irritante. L’espace vital du pauvre, lui, se situe ailleurs, dans la rue à papoter avec les voisins, dans les cafés, les lieux communs. Le domicile n’a qu’une dimension pratique. Mais bien sûr un certain nombre de grands bourgeois, qui ont fait le tour de ces petites satisfactions de propriétaire, prennent le contre-pied de celà et embrassent alors des existences de baroudeurs ou cosmopolites.

                      • #46405 Répondre
                        thierry
                        Invité

                        Intéressante discussion. Je partage les avis d’ici. L’extase devant «  l’hospitalité » des  pauvres ou leur « capacité à vivre avec rien » de qui « on devrait plus s’inspirer quand même », dit avant tout le manque d’hospitalité de celui qui prononce ces mots. De plus qui est ce « on » d’on devrait plus s’inspirer ? Personnellement je ne m’inclus pas dedans.

                      • #46409 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Mais peut-être aussi une absence de surinvestissement affectif vis avis de son chez soi.  »
                        Eh bien je pensais justement à l’inverse
                        L’hospitalité, des pauvres ou des riches, sacralise le chez soi.
                        J’ai du mal à ne pas deviner en quoi cette sacralité se transforme dans d’autres circonstances.

                      • #46460 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je crois que je comprends
                        Si je reprends ce que je disais à JM sur l’assignation à domicile, effectivement
                        seule la personne est sacrée -l’assignation à domicile est une loi autoritaire d’une certaine manière (dite divine ou pas )

                      • #46485 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        ou peut-être que tout simplement cela les intéresse de découvrir des pays et des cultures et qu’ils n’ont pas les moyens d’aller à l’hôtel ou qu’ils préfèrent le contact direct avec les humains ? mon fils est allé au Japon, il rêvait de voir les paysages des films de Miyasaki et il a campé. Les gens étaient très gentils surtout dans les campagnes, ils venaient spontanément le voir, lui amener des choses à manger, le prenaient en stop. qu’y-a-t-il de péjoratif à vouloir aller ailleurs ? au 19° siècle, les écrivains comme George Sand partaient à l’étranger, Simone de Beauvoir faisait de la randonnée…

                      • #46406 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « donné: le caractère sacré de l’hospitalité : si on frappe à ta porte, c’est Dieu qui frappe à ta porte« 
                        Oui tu as raison de le noter, il me semble également que cette modalité est en jeu dans les pèlerinages – même de compostelle – si je ne m’abuse . Ce qui déplace effectivement le rapport d’obligation, c’est peut etre effectivement pas très honnête de se mettre sous la protection de dieu pour jouir du tourisme

                      • #46410 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                         » si on frappe à ta porte, c’est Dieu qui frappe à ta porte«  »
                        Et si on te cambriole, c’est le diable qui te cambriole. Tu peux donc tirer à vue.

                      • #46415 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Effectivement c’est possible qu’il n’y ai qu’une saison de j’irais cambrioler chez vous – il a choisi le confort indubitablement

                      • #46421 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        En ce qui me concerne je n’ai pas considéré que le vieux kabyle faisait preuve de grandeur d’âme ou de générosité en répondant « Mais bien sûr » à celui qui le filmait et demandait s’il pouvait dormir chez lui. Il a respecté les codes élémentaires de sa culture kabyle (Bourdieu, don contre-don en Kabylie, etc.).
                        Ce jour là, il a fait de son invité son obligé éternel. Rien n’égalera jamais sa montagne offerte.
                        Et paf

                      • #46438 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Juliette « Ce jour là, il a fait de son invité son obligé éternel. Rien n’égalera jamais sa montagne offerte.
                        Et paf »
                        c’est vrai que le mot grandeur n’est pas le mot juste, tu as raison mais son obligé éternel? je sais pas et je ne suis pas une intello et je n’ai pas lu Bourdieu. Notre Antoine gagne (gagnait? j’ignore si JDCV existe encore) avec ce programme la coquette somme de 100000€ annuel. À ce tarif, peut-être que cela ne le dérange pas d’être un obligé éternel depuis son coquet pavillon de banlieue avec jardin.
                        Mais c’est vrai qu’elle est belle la montagne kabyle même sans paf. Rires

                      • #46439 Répondre
                        Juliette B
                        Invité

                        En effet peut-être que ça ne le dérange pas. Et d’ailleurs l’autre ne se dit pas non plus comment vais-je le déranger ?
                        Tu places des intentions et de la morale partout, c’est compliqué de se parler.

                      • #46441 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Juliette « Tu places des intentions et de la morale partout. »
                        Peut-être. Sincèrement, les autres me connaissent mieux que moi-même.

                      • #46496 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        Dans l’émission télévisée diffusée le 20 septembre 2020 sur Non Stop People, il avait précisé : “Je gagne, alors ça dépend des années, mais plus de 100.000 euros quand même par an. Mais ce ne sont pas que les émissions. Ce sont les droits d’auteur et plein de trucs qui font tout ça… ». Et d’ajouter : « Je gagne bien ma vie. (…) Je travaille beaucoup. Je prends plus de risques que tout le monde. Je pense que tout ça, c’est complètement mérité ». Le succès a été immédiat après la diffusion du premier épisode, rappelle ainsi Télé-Loisirs.

                        ça fait 8300 euros par mois en effet, c’est beaucoup et il le reconnaît mais c’est le résultat de son travail, il n’exploite personne et donne du plaisir aux gens. Combien gagne François Bégaudeau avec ses petits livres de 90 pages ?

                      • #46424 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Cependant, mon collègue Christophe ( ça ne s’invente pas )
                        Aide soignant m’a raconté un jour l’histoire suivante – il était de nuit la veille et dormait lorsqu’il entendit du bruit dans la cuisine – deux ado vidaient son frigo – ils leur a juste dis : ben alors vous avez faim ? Et puis a ri – évidement il ne leur a rien repris

                      • #46431 Répondre
                        Maman se couche tôt
                        Invité

                        J’irai cambrioler chez vous me fait rire
                        ça pourrait donner des épisodes intéressants

                      • #46432 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « Et si on te cambriole, c’est le diable qui te cambriole. Tu peux donc tirer à vue. »
                        RIRES!!! GÉNIAL! Trop bonne!!!

                      • #46434 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        @Claire
                        d’après un copain, il n’y a pas vraiment de ogements chez l’habitant sur les chemins de Compostelle. Il y a des gites, des casas rurales ( auberges) des locaux de pompiers… Dans certains endroits on a le gîte + douche, dans d’autres le repas du soir aussi. Les prix tournent entre 5 et 15€ la nuit. Il y a aussi des endroits où tu donnes ce que tu veux

                      • #46462 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Merci, j’ignorais que c’était si bien organisé

                      • #46484 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        attention à l’ulcère d’estomac ! se crisper trop souvent n’est pas bon pour la santé.

                      • #46498 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je comprends que CM soit frustré d’un roman de 90 pages de Bégaudeau, elle qui a si grande envie de dévorer l’oeuvre de cet auteur qu’elle admire.
                        Heureusement, existe un livre de 400 pages de Bégaudeau, disponible en poche, et en arrive un autre de 420 pages début octobre.
                        Bon appétit.

                      • #46500 Répondre
                        corinne martin
                        Invité

                        si j’en trouve un à la boîte à livres, je n’hésiterai pas à l’emprunter

                      • #46502 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Pardon mais sur un autre topic vous dites que vous nous quittez
                        Résolution déjà caduque?

                      • #46512 Répondre
                        Maman se couche tôt
                        Invité

                        « 420 pages » ça donne faim à maman

    • #46261 Répondre
      Oui
      Invité

      C’est très juste, oui. Antoine de Maximy, malgré sa vague ascendance noble, est un drôle de type, un marginal qui a passé sa vie à barouder dans des coins pas possibles avec une candeur et une vitalité à toute épreuve.
      Il a 64 ans et il a récemment fait un épisode compliqué en Algérie, des policiers en civil le suivent de plus ou moins loin constamment pour « assurer sa sécurité » et l’empêchent souvent de faire ce qu’il a prévu. Mais il les sème en allant dans les montagnes Kabyles et rencontre un vieux qui l’invite chez lui. Le type est bouleversant, c’est un des meilleurs passages de toutes les émissions J’irai dormir chez vous.

      • #46272 Répondre
        Olé !
        Invité

        Sur la Kabylie, j’ai vu dernièrement Marin des montagnes, où le réalisateur n’a pas l’air d’avoir d’escorte policière.
        Un marginal ? Alors il y a marginal et marginal.

        • #46274 Répondre
          Oui
          Invité
        • #46291 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Ce baroudisme est un élément très recensé de l’ethos de certaine bourgeoisie

          • #46300 Répondre
            JÔrage
            Invité

            François: Ca va hein, on a compris que c’était un bourgeois.

            • #46319 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Ca tombe bien parce que mon intervention ne vise pas à le redire
              Il invite à penser au baroudisme comme trait bourgeois.
              Ca me parait intéressant, mais si ça ne t’intérese pas, tu es libre de regagner ton thread privé, RTL

              • #46321 Répondre
                JÔrage
                Invité

                François: Le baroudime peut également être apprécié pour sa valorisation de l’artisanat, de la qualité et de l’esthétique, plutôt que simplement pour des motifs de statut social. Il est essentiel d’examiner de manière critique les valeurs et les normes véhiculées par le baroudime et de reconnaître à la fois ses aspects positifs, tels que la promotion de la qualité et de la créativité, et ses aspects négatifs, tels que la perpétuation des inégalités.

                • #46455 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                   » pour des motifs de statut social. »
                  Dans cette seule expression niche toute ton incompréhension de ce qu’est un fait social.

              • #46349 Répondre
                Juliette B
                Invité

                Oui. Et on repense au subtil « Gabriel et la montagne ».

                • #46350 Répondre
                  Juliette B
                  Invité

                  Mon post suivait celui de François.

                  • #46375 Répondre
                    Jean-Marie Bigard
                    Invité

                    Le baroudisme n’est peut-être pas assez précis comme critère, Elysée Reclus a beaucoup baroudé au cours de sa vie. Certaines modalités du baroudisme caractérisent les bourgeois : ils se sentent beaucoup partout chez eux, ne s’investissent nullement dans les espaces où ils s’arrêtent (les voient davantage comme des variations de leur cadre de vie, nécessaires à leur bien-être), ramènent un maximum de reliques témoignant de leurs aventures, …?
                    Ce sont des idées.

                    • #46543 Répondre
                      Tristan
                      Invité

                      Oui. La vie comme un jeu, le monde comme un terrain de jeu.
                      Ca vaut ce que ça vaut, mais voici une petite phrase trouvée chez Ella Maillart : « Courir le monde ne sert à rien, il faut faire quelque chose de plus ».

              • #46371 Répondre
                Malice
                Invité

                Moi ça m’intéresse de creuser : j’ai été perplexe devant le virage d’un de mes proches, qui a passé sa vingtaine à visiter l’Afriquél’inde, vivre d’amour et d’eau fraîche parmi des néo-hippies et qui depuis quelques années est plutôt condescendant avec moi quand je lui dis que j’ai lu un livre d’Illitch. Pendant la crise des gilets jaunes il ne se sentait pas concerné et ne semblait pas trouver pertinent que je participe à certaines manifs. Il est passé par une phase zététicienne assez pénible (avant de s’en lasser). Est-ce que d’autres que moi ont été témoins de ce genre de bifurcation que je qualifierais de trézagôche – centriste ( voire droitière)?
                J’avoue que je le trouvais parfois lourd quand il me faisait la morale sur le mode de la bienveillance entre frères pendant sa période altermondialiste/médecine douce/yourte mais maintenant que j’ai viré très à gauche, je regrette cette époque…

                • #46378 Répondre
                  Jean-Marie Bigard
                  Invité

                  Lors des quelques occasions où j’ai côtoyé ces milieux « altermondialistes/néo-hippies/nomades », j’ai pu me rendre compte que peu de ces gens étaient réellement politisés. Il y a beaucoup de cool, beaucoup d’orgueil par par là-bas

                  • #46380 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Beaucoup de développement personnel.

                    • #46387 Répondre
                      Maman se couche tôt
                      Invité

                      C’est pas le prolétariat
                      J’ai en tête un exemple d’un ex très roots à la vingtaine, assez voyageur aussi, et bourgeois depuis qu’il a un poste universitaire. Alors il a un camion aménagé très cher, pour se déplacer en famille en se donnant un genre roots et libre.

                • #46522 Répondre
                  Odile
                  Invité

                  Vivait d’amour et d’eau fraîche ? A l’époque il me semble bien qu’il travaillait toute l’année comme infirmier et qu’il mettait en pratique ses idées en vivant en colocation et en participant à des manifs et des actions collectives. Il était anti nucléaire, manifestait, défendait la sécurité sociale, mettait en place avec d’autres un café participatif .. que faisais-tu pendant ce temps ? Aujourd’hui s’il est revenu de ces années de recherche d’un monde plus social, il est toujours concerné par les relations avec autrui et le collectif. C’est normal quand on vieillit de faire la part des choses et de ne pas rester comme on était à 20 ans. C’est l’expérience de la vie. Et oui je le connais bien Malice…

          • #46337 Répondre
            Maman se couche tôt
            Invité

            Barouder c’est tellement cool

      • #46273 Répondre
        Olé !
        Invité

        Dans Marin des montagnes c’est d’ailleurs le contraire, il se fait inviter mais ne reste pas (et c’est une situation différente).

      • #46532 Répondre
        Louise Michelle
        Invité

         » À Berlin par exemple, je suis rentré dans un bar punk où j’ai été légèrement bousculé. Je n’ai pas pris de coups, mais la tige de la caméra a été cassée. À part ça, je n’ai jamais été frappé. C’est plutôt encourageant quant à la nature humaine et l’état du monde. ‘
        Antoine de Maximy

        • #46539 Répondre
          Juliette B
          Invité

          C’était un bar skin, branche néo-nazie.

    • #46265 Répondre
      Oui
      Invité

      Un peu d’gazouz, un peu de limonade

    • #46266 Répondre
      Oui
      Invité

      Extrait ici

    • #46353 Répondre
      Jessica
      Invité

      Médium, Voyant Bernard vous aide à résoudre tous les problèmes auxquels vous ne trouvez pas de solution.Remarquable spécialiste du retour de l’être aimé ….. Domaine de L’amour Sentimental:
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      Jessica

      • #46355 Répondre
        JÔrage
        Invité

        Bienvenu à toi Jessica.

    • #46447 Répondre
      baptiste
      Invité

      sur le baroudisme bourgeois : je suis sorti à une époque avec une fille qui avait grandi dans l’océan indien sur un voilier en aluminium. un bateau à la voile rouge qui avait servi à des explorations, puis à l’idylle de la famille cabotant en-dehors des règles. j’ai tout de suite adoré ça. puis j’ai rencontré ses parents. je n’ai jamais compris leur « business model », ni celui de leur gauchiste de fille baroudant entre le canada la norvège et la thaïlande, mais je me rappelle de leur indifférence polie et de leur talent pour cuisiner la tête de veau à la sauce gribiche. je n’ai pas encore vu « la vie d’adèle » mais il faudra que je le fasse. je ne sais pas si les bourgeois sont incapables d’amour, en tous cas les baroudeurs ne sont pas de bons amis.

    • #46497 Répondre
      lison
      Invité

      Sur baroudeur / Ethos bourgeois, tous les exemples que j’ai en tête en sont la confirmation, et je pense en particulier à ceux qui n’ont pas un revenu mensuel dément mais un patrimoine déjà existant ( gros chèques réguliers des parents) ou un héritage sur lequel ils peuvent consciemment ou non compter, et qui partent régulièrement passé plusieurs mois à l’étranger.
      En général ils n’aiment pas trop qu’on parle de ça : des conditions matérielles qui permettent ces déplacements, peuvent s’en agacer et renvoyer pour certains des « quand on veut on peut », « c’est pas une question d’argent ».
      Pour aller plus loin sur ces questions de déplacements, un truc est à rappeler : dans le monde ne se déplacent facilement, ne voyagent, que les occidentaux ( plus ou moins riches) , et personnes riches de pays pauvres, qui obtiennent toujours les visas nécessaires, les autres peuvent attendre une vie pour aller dans un autre pays, ou l’atteindre au péril de leur vie.
      Je connais des nigériens pauvres qui demandent depuis 14 ans un visa pour venir rendre visite à une amie en France …14 refus, elle, elle peut y aller après demain si elle en a envie.
      Dans ces cas là souligner leur hospitalité est la moindre ou la pire des choses puisqu’on ne pourra leur rendre la pareille.

      • #46506 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        En Allemagne, les électeurs des Verts sont ceux qui prennent le plus souvent l’avion avec en deuxième la gauche radicale. En France 27 % des personnes ayant voté FI déclare prendre beaucoup l’avion contre 17 % pour le RN. La France dont la moitié de la population à au moins un parent ou grand parent d’origine étrangère n’est pas hospitalière. Par contre le Nigéria avec 1 % d’étranger est l’hospitalité même.
        poutre paille toussa

        • #46507 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Niger 0,4 % d’étranger*

          • #46511 Répondre
            JÔrage
            Invité

            Ce serait bien de relire le message car tu ne l’as pas compris.

        • #46518 Répondre
          lison
          Invité

          Tu radotes Jean, et comme souvent ta réponse n’a rien à voir avec le débat en cours.

          • #46519 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Tu es l’exemple parfait de ce qu’il ne faut jamais faire et qui est la norme du forum. Tu prends un cas particulier : « Je connais des Nigériens pauvres qui demandent depuis 14 ans un visa pour venir rendre visite à une amie en France… 14 refus », et tu en tires une généralité : « Dans ces cas-là, souligner leur hospitalité est la moindre ou la pire des choses puisqu’on ne pourra leur rendre la pareille. » Hors, tu prends un des pays les moins hospitaliers pour les étrangers du monde si tu avais pris le temps de regarder les statistiques, soit l’exact inverse de ton affirmation. Par ailleurs, comparer un pays attractif et peu attractif n’a aucun sens. En effet, les gens ne bousculent pas pour vivre dans une décharge avec des pylônes électriques au-dessus.
            Pour le reste, cela m’amuse toujours de voir la gauche radicale prendre l’avion et pester contre les bourgeois.

            • #46523 Répondre
              lison
              Invité

              Si tu pouvais arrêter de nous prendre pour des cons qui ne comprennent rien à ce qu’ils énoncent, ça nous ferait du bien. La question soulevée n’est pas l’immigration, t’en déplaise, la question n’est pas non plus le degré d’hospitalité de ce pays , la question est : là où je peux aller facilement et rendre visite à des amis qui vont m’héberger, de ce lieu là eux ne peuvent sortir et venir me rendre visite.
              Je ne peux donc pas concrètement leur rendre l’hospitalité (gîte et couvert) qu’ils m’ont offerte.

              • #46526 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Essayons de comprendre qui prend pour un con qui tu veux bien. Premier constat : tu parles bien d’immigration, soulignant que « les autres peuvent attendre une vie pour aller dans un autre pays, ou l’atteindre au péril de leur vie. » Ton propos est le suivant : il est injuste que les habitants des pays riches puissent se déplacer facilement alors que pour les pauvres, on leur refuse souvent cette possibilité. Par ailleurs, tu cibles particulièrement les riches des pays riches en mentionnant « que les occidentaux (plus ou moins riches) ». Cela pose des problèmes moraux et logiques, et comme toujours, les deux sont liés.

                Premièrement, ton camp idéologique est souvent celui qui prend le plus souvent l’avion. Donc, la moindre des choses serait de se rappeler le dicton « la charité bien ordonnée commence par soi-même » et de faire son autocritique. Soit la gauche radicale est plus riche et cela pose problème, soit elle ne l’est pas plus que les autres mouvements politiques et d’autres facteurs que la richesse la poussent à prendre l’avion. Dans tous les cas, ta critique est malvenue. Je ne vais pas faire un long discours sur l’utilité du véganisme en mangeant de la viande.

                Le deuxième problème est que tu fais semblant de ne pas comprendre pourquoi si ton ami nigérien a eu 14 refus, c’est peut-être parce qu’il a beaucoup de chance d’utiliser son visa de tourisme pour de l’immigration illégale. Ici encore, c’est un problème moral et logique. Soit tu considères que le principe de précaution n’a pas besoin d’être pris en compte et j’aimerais connaître la raison logique qui l’explique, soit tu considères qu’on peut rentrer illégalement en France par un visa de tourisme et j’aimerais savoir comment tu justifies moralement que des personnes faisant une demande légale doivent prendre le risque d’un refus alors qu’il suffit de violer la loi du pays. Par ailleurs, le Niger rejette un grand nombre d’étrangers, soit par xénophobie soit par manque d’attractivité du pays, donc il est illégitime de se plaindre de ne pas pouvoir circuler si l’étranger est mal accueilli chez lui.

                • #46527 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  JeanMonnaie: Ca n’a rien d’un problème de généraliser à partir d’un cas particulier et je ne vois pas comment tu pourrais prétendre que j’ai tort puisque c’est ce que tu fais pour défendre ton illusoire droit au racisme.

    • #46520 Répondre
      Fanny
      Invité

      Merci Lison de rappeler que l’octroi des visas est à sens unique. Même pour faire venir la famille proche c’est difficile.

      .

      D’où j’ai vécu je ne saurais pas trop parler de l’hospitalité réservée aux voyageurs, faute de voyageurs. Par contre les gens avaient une façon de relationner entre eux au quotidien très différente de nos actuelles manières citadines. Ils passaient la majeure partie de leur temps libre non pas dans la maison mais devant, voire au bord de la route, où certains sortaient table et chaises pour une partie de dominos. Quand quelqu’un mettait de la musique, c’était pour tout le quartier. Le concept d’invitation n’existait pas, les visites se faisaient à l’improviste et pour une durée qui ne se planifiait pas. Il était prudent d’avoir en réserve boisson et mangeaille, responsabilité qui reposait généralement sur nous, femmes… S’il y avait un surinvestissement quelque part c’était sur la nourriture. Souvent pour prendre des nouvelles de quelqu’un on ne lui demandait pas seulement « comment ça va ? », mais aussi « tu as mangé ? » La façon de préparer le repas était très codifiée, et mes voisines pouvaient passer la matinée entière à côté du réchaud. Si un voyageur s’était pointé, il aurait
      peut-être pensé en termes d’hospitalité ce qui n’était que la manière ordinaire de vivre, qui a ses qualités et ses défauts, et dont je suppose qu’elle s’origine dans l’interdépendance et l’entraide nécessaire quand on n’a pas tous les artifices modernes du confort.

    • #46528 Répondre
      morel
      Invité

      on parle rarement d’architecture sur ce forum alors voici un projet qui pourrait vous intéresser

      • #46530 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Très intéressant.
        A vrai dire, je remarque une certaine tendance, dans les bâtiments publics et privés, vers la « transparence » en architecture, ou plutôt vers l’indifférenciation relative entre le dedans et le dehors. On a l’impression que l’architecture n’institue plus une intériorité spatiale, mais qu’elle fait tout, à l’inverse, pour en limiter l’existence. J’accroche assez peu à cette tendance en ce qui me concerne, même si j’en vois l’intérêt.
        Un individu, dans le reportage, dit qu’avec cette architecture, il n’y a plus tellement de limite entre le dedans et le dehors, que le paysage urbain devient une extension de l’appartement, qu’il y a un « droit à voir », etc. D’ailleurs, la femme dit qu’on va toujours d’un « dedans » vers un « dedans », même quand on est « dehors ». Et l’homme prolonge : « ce n’est plus un logement arrêté par un mur et une fenêtre, ça devient un terrain ».
        Cette indifférenciation relative entre le dedans et le dehors ne me satisfait pas malgré les belles vues qu’elle propose. Je préfère, à l’inverse, une différenciation forte entre le dedans et le dehors, car l’épaisseur des murs, c’est aussi ce qui nous protège du monde et crée une une spatialité intérieure qui rompt avec la lumière crue du jour. Bref, je préfère l’architecture quand elle ouvre un espace intime, quand elle spiritualise l’espace, avec seulement une fenêtre ouverte sur le monde – et non pas une baie vitrée en guise de mur, baie vitrée qui éventre le lieu pour en faire un « terrain » (mot qui me gêne ici).
        Il est toujours intéressant, néanmoins, de comprendre la manière d’être au monde latente qui se révèle à travers la forme architecturale d’un bâtiment. Il faudrait creuser cette architecture de la « transparence », ou de l’indifférenciation relative entre le dehors et le dedans : que dit-elle de nous?

      • #46540 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Merci, j’y connais strictement rien et au risque d’être à côté de la plaque ce court documentaire me semble un peu irénique et dépolitisé sous couvert de politisation.
        Je retrouve un article du Moniteur que j’avais lu avec curiosité en début d’année. J’étais autant intéressé par le contenu qu’étonné de retrouver ce genre de texte dans une revue de BTP qui n’est pas connue pour être très contestataire. Coïncidence, Lacaton & Vassal sont brièvement mentionnés. Quote :
        .
        La question des significations a contribué à une redistribution des cartes et des positions dans le monde de l’architecture à la fin des années 1960 pour déboucher sur un véritable ‘retour du symbolique’ marqué par le tournant ‘postmoderne’ des années 1980. Cette période illustre le retour d’un usage esthétique et monumental de l’architecture à des fins de communication, en phase avec la politique mitterrandienne des grands projets et la volonté des nouveaux pouvoirs issus de la décentralisation de s’affirmer. Cette politique a contribué à accentuer l’intérêt pour la fonction symbolique de l’architecture et une logique de notoriété et de ‘star-system.’ Enfin, ce phénomène d’esthétisation est également renforcé par deux autres facteurs : une politique de commande publique sur la base de concours qui conduit les architectes à la surenchère dans la mise en scène de leurs propositions, et la mise en place d’un ‘système de consécration’ (prix, publications, développement d’une critique) capable de construire une ‘élite symbolique’ avec un régime de réputation et de vedettariat. L’architecture demeure un ‘art de commande’. Aussi, les glissements qui affectent les relations entre le monde de la création et le monde marchand y sont sans doute plus perceptibles qu’ailleurs.
        .
        Depuis maintenant une vingtaine d’années le modèle de production de la ville peut clairement être qualifié de néolibéral. (…) La concurrence interurbaine est assumée, et les villes européennes semblent toutes, quelles que soient leurs options partisanes, se donner les mêmes objectifs : créer les conditions les plus favorables pour attirer les investisseurs, les firmes, les touristes et la classe dite ‘créative.’
        .
        Le développement de stratégies dans la course des métropoles dispose aujourd’hui de son langage ‘théorique’ (marketing urbain, benchmarking, city branding, ville créative, cluster, classement/rang, métropolisation, ville réseau…) et de ses professionnels ou faiseurs ‘d’ambiances urbaines’. Patrimoine, offre touristique et industries créatives sont désormais les trois termes obligés des politiques urbaines contemporaines. Certaines villes décident ainsi de miser sur une architecture iconique pour porter leur positionnement. (…) Le programme du projet de l’île de Nantes est à cet égard également exemplaire. S’y trouve, entre autres choses, une nouvelle école d’architecture (par Lacaton et Vassal) inscrite dans un ‘quartier de la création’, un palais de justice (par Jean Nouvel), le quartier d’affaire Euro-Nantes, un inévitable ‘écoquartier’ et des programmes de logement et de bureaux confiés à de grandes signatures.
        .
        https://www.lemoniteur.fr/article/l-architecture-dans-la-fabrique-de-la-ville-neoliberale.1217489

        • #46557 Répondre
          Claire N
          Invité

          « créer les conditions les plus favorables pour attirer les investisseurs, les firmes, les touristes et la classe dite ‘créative.’ »
          Merci , je poste ici un passage du livre à Arles du collectif othon
          «  un label , il faudrait toujours voir au prix de quel pugnace lobbying et en échange de quoi il est gracieusement attribué. Toujours est-il qu’Arles a le label » ville d’art et d’histoire « , renouvelé tous les dix ans. C’est certes plus aguichant que ville -musée,mais au fond cette double étiquette ne nous sort pas du dispositif musée.Il y a des musées d’art ( au sens large) et les musées d’histoire ( au sens large) .Musée Beaubourg/ musée du quai Branly. Fondation Van Gogh/ Museon Arlatan.
          Dans un siècle, la Tour de Luma sera de l’histoire – symbole d’une appropriation de la ville suisse renversée par une Jacquerie en 2038.pour l’instant elle est de l’art. De l’art d’inspiration récente, conformément aux accointances maintes fois soulignées entre art dit contemporain et le grand capital trans frontalier
          Maha Hoffmann, la pauvre, est prise dans un fatum social : riche, elle est condamnée à donner dans l’art contemporain. Certaines nuits, elle rêve de se réveiller en fille de la classe moyenne autorisée comme telle à aimer le figuratif.
          Maia ne se contente pas de placer l’hospitalité au sommet de sa hiérarchie des valeurs dans ses plaquettes publicitaires, elle la pratique : le peuple est généreusement invité à visiter la Tour, pour éprouver la générosité de l’hôte et là corréler à sa puissance. Le geste est inextricablement égalitaire et discriminant: hissé à hauteur du seigneur je mesure Ipsos facto ma petitesses. Je suis chez moi – les plaquettes le décrètent avec une assurance de chatelaine- et vraiment pas chez moi. J’ai toute ma place dans ce lieu où je ne me sens pas à ma place. »

          • #46560 Répondre
            Claire N
            Invité

            Et au passage on tire le fil de l’hospitalité

            • #46565 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              C’est donc doublement bien vu

              • #46567 Répondre
                Claire N
                Invité

                C’est moi qui te remercie ; j’étais bloqué sur cette question de l’ » exploration et du voyage «  et grâce à ton pas de côté je me rends compte que dans ce livre je trouve la meilleure approche

                • #46575 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  tu rejoins ainsi le club assez fermé des deux êtres humains qui ont publiquement cité ce livre

                  • #46583 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Oui – merci de reconnaître mon talent pour les choix qui garantissent une sociabilité épanouie

    • #46573 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité
    • #46615 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Affaire Meurice : l’humoriste est suspendu jusqu’à nouvel ordre
      Suspendu = suspens = ni salaire ni indemnités = bouffe comme tu peux, rien à cirer. ( désolée, impossible de parler poliment dans certains cas)
      Jusqu’à nouvel ordre = quand bon me semblera, prend ça dans les gencives et par extension prenons tous ça dans les gencives et que c’est pas fini… On vous donne ça, vous prenez ça et en plus vous voulez ça… Ah non, non,non…nouvel ordre donk!

      https://www.humanite.fr/medias/charline-vanhoenacker/affaire-meurice-lhumoriste-est-suspendu-jusqua-nouvel-ordre

      • #46733 Répondre
        kévin
        Invité

        on manque de conducteurs de bus scolaires, il pourra toujours se recycler . A moins qu’il n’ait été prévoyant et a mis de l’argent de côté pendant les années fastes où il a pu se défouler sur France inter et faire la propagande de mélenchon

        • #46764 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          ohlala kevin a l’air très colère contre Guillaume Meurice
          et c’est pile le moment de l’être
          kevin monnaie?

          • #46822 Répondre
            kévin
            Invité

            non, Kévin se moque de ce rebelle d’opérette tout comme il se moque des philosophes en carton

            • #46825 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Kevin a la causticité chevillée au corps, je vois. Avec courage.
              Ce serait qui les philosophes d’opérette?

      • #47052 Répondre
        Enorme
        Invité

        Je pense que Meurice se fou de sa rémunération.
        L’histoire est davantage politique.
        Cf les liens de Veil et Enthoven avec Radio France.

    • #46762 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Taubira qui à un discours d’extrême droite

      • #46769 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Le niveau de mauvaise foi dont il faut faire preuve pour constamment comparer le colonialisme et l’immigration.
        .
        Je dirais faudrait peut-être que certains francais fassent l’expérience d’être colonisé mais bon au pire on pourrait parler de l’occupation pourtant pas encore si lointaine mais c’était une occupation qui, comme hier, ferait trop plaisir à bien des Français si elle devait se reproduire aujourd’hui…

    • #46766 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      Toi qui ne comprends rien à la gauche que tu passes tes journées à conchier, tu n’auras pas compris non plus (oui je parle au futur antérieur de ton passage ici, dont il n’y a jamais rie eu à attendre que du rire) que l’attachement à des des mythes, une culture, des racines, des histoires, une géographie n’est pas un « discours d’extreme droite ». D’abord parce que ce n’est pas un discours – oui je sais que c’est compliqué pour toi d’envisager que tout n’est pas discours -, c’est un attachement. Ensuite parce que cet attachement, ce sont, au long des deux derniers siècles, beaucoup des mouvements indépendantistes d’inspiration anarchiste qui l’ont porté. Cet attachement est une branche de l’attachement au vivant, à l’incarnation.

      Pendant que je t’ai : moi ta présence ne me gêne pas, je ne lis qu’un post de toi sur vingt – et souvent ne termine pas ceux que je lis, sauf par curiosité clinique. Mais de plus en plus de gens me disent qu’ils ne viennent plus ici à cause de toi. Je te propose donc une chose : on se rencontre, on se cause autant que tu veux, tu me mets minable théoriquement, et ensuite tu ne viens plus ici.
      Je suis libre à partir de mi-juin. Ton lieu sera le mien.
      C’est un deal d’hommes comme je ne doute pas que tu les prises.

      • #46771 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Tu vas l’appeller comment le livre que tu feras de cette rencontre?.
        .

        • #46773 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          « Comment je me suis fait défoncer par l’homme le plus lucide de France : voici l’histoire ».
          Un titre à la JeanMonnaie pour pasticher JeanMonnaie.
          Car le verbe de JeanMonnaie, pour ce qui est des titres de fil de discussion, est un verbe tapineur et aguicheur. C’est exactement le même que ceux qu’on trouve sur les publicités d’internet, qui sont des sites « putaclics », comme on dit dans le jargon de la grande toile.
          Le dernier en date : « Il est féministe et cela tourne mal : Voici l’histoire ».

          • #46776 Répondre
            Carton de Lait
            Invité

            ah, j’ai mit mon dernier commentaire avant de voir le tiens comme j’avais pas rafraichi la page. Mais ça se suit, on a eu la même idée.

        • #46774 Répondre
          Carton de Lait
          Invité

          Coup de théatre, FB passe à droite après avoir été subjugué pas la rhétorique implacable d’un certain Jean Monnaie. Dans ce livre il explique comment une quarantaine d’années passées sous la bannière de la gauche radicale sont en quelques heures réduites à néant par les arguments d’un obscur mais redoutable petit droitard.

          • #46777 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Oui, on pourrait imaginer le quatrième de couverture un peu comme ça.

            • #46787 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Pour qu’une démonstration soit considérée comme valide et correcte par autrui, il ne suffit pas qu’elle soit juste, mais il faut aussi qu’elle soit en adéquation avec la réalité de cette personne. Je peux faire une démonstration juste, et on peut me faire une démonstration juste, mais il est difficile de changer ma réalité, tout comme je peux difficilement changer la sienne.

              Le bon titre pour Français serait le même que pour M « Je le savais, c’était un petit-fils de commerçant ». Il imite très bien Michel Serrault.

              • #46788 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                À l’inverse, une démonstration fausse peut conforter les croyances d’une personne si elle l’aide à affronter sa réalité.

                • #46789 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  François *

              • #46790 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @JeanMonnaie
                C’était une blague, ne le prend pas mal. Il n’y aura pas de livre sur cette rencontre hypothétique, car Notre joie exprime déjà tout ce qu’il a à dire sur cette question.
                Et puisque tu me demandes, plus bas, de « terminer le débat » sur le fondamentalisme religieux, je réponds : le « débat » est terminé en ce qui me concerne. J’ai dit tout ce que j’avais à dire, et tes deniers messages confirment mon propos sur ta position. Je sais que tu interpréteras cela comme une fuite, mais il s’agit tout simplement d’un dialogue de sourds. Il n’y aura donc aucune réponse de ma part, ni sur ce fil, ni sur l’autre. Inutile de relancer la discussion.

                • #46792 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  J’avais compris que c’était une blague et je savais que tu allais fuir. En même temps, ce n’est pas comme si tu avais d’autres choix. Je suis certain que tu auras grand plaisir à terminer un débat sur Simone Weil à la sortie du lycée; tu seras moins facilement en difficulté.

      • #46772 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        On sait tous les deux que la sémantique utilisée par Taubira dans ce texte n’a jamais été employée pour les Français de souche. De la même manière, votre terme « mixophobie » ne sera jamais utilisé contre les Kanak. On sait très bien que l’identité française n’existe pas, mais que l’identité palestinienne, elle, existe. On sait que vous seriez rassuré d’avoir des attentats d’extrême droite pour vous conforter dans l’idée que toutes les religions sont les mêmes et que le problème est avant tout social, forcément social. Je le sais et tu le sais mieux que moi : les raisons politiques derrière toute cette stratégie, la puissance des mots qui le permettent. Haroun voulait me voir pour les mêmes raisons, mais j’avais refusé. Je ne souhaitais pas le contrarier, sans doute parce que pour que l’échange puisse fonctionner, il faut avant tout le vouloir et non le subir, comme beaucoup ici estiment subir ma présence. Je garde ta proposition en tête. Si tu me le permets, je finirai le débat s’il le souhaite avec Émile Novis, curieux de voir comment il va se dépatouiller du terrain glissant où il s’est lui-même enfermé.

        • #46779 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Mais ce qu’on ne saura pas c’est comment La grande transformation a influencé ta vision du monde.

          • #46784 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « Je garde ta proposition en tête »
            Je crois que tu n’as pas compris.
            Je vais redire les choses clairement :
            -tu ne peux déblatérer ta connerie ici que parce que je le tolère, et parce que ce site a décidé de ne pas s’équiper de modération au nom d’un tempérament libertaire que tu mourras sans avoir compris.
            -tu pollues cet espace aux yeux de beaucoup, qui du coup n’y viennent plus
            -je te propose donc une sortie honorable : on se voit, on se cause du sujet que tu veux, et ensuite tu dégages d’ici.
            Il ne s’agit donc pas de « garder ma proposition en tête », il s’agit de me dire où et quand. Ou bien de te barrer d’ici sur le champ, si tu as un peu de dignité.

            • #46785 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              ET j’aimerais autant que les autres évitent des commentaires du genre « tu vas en tirer quel livre? ». Le livre sur Jean Monnaie est d’ailleurs déja écrit. La rencontre n’entend produire qu’une chose : son départ d’ici.

              • #46791 Répondre
                Eden Lazaridis
                Invité

                Le problème que Jean Monnaie est addict au forum. Il ne peut pas s’en passer. Il va arrêter trois jours, puis il va rechuter.

                • #46794 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Un drogué peut trouver sa dose dans d’autres points de deals.

                  • #46808 Répondre
                    Eden Lazaridis
                    Invité

                    Il te faudra un suivi psychologique post-forum : si à un moment tu as envie de poster quelque chose, trouve un substitut, comme une douche, un footing ou une petite branlette. Sois créatif !

              • #46809 Répondre
                Carton de Lait
                Invité

                « ET j’aimerais autant que les autres évitent des commentaires du genre « tu vas en tirer quel livre? »

                Bien évidemment, c’était une blague de merde, désolé. Je me doûte bien qu’il n’y a plus de livre à produire sur le sujet, encore moins sur JM. Surtout que ça lui ferait trop plaisir.
                .
                Si je puis me permettre quand même, le problème de gens comme JM c’est que justement ils aiment l’idée qu’ils dérangent et donc du coup, je crois que de lui confirmer que c’est bien la cas ne fonctionnera probablement pas. (pour la note, oui, je me souviens que j’ai fait un commentaire plus au moins semblable à propos de moi-même par le passé mais bon, pour tout dire, j’ai un peu honte de la manière dont j’ai alors réagi)
                .
                Enfin il faut quand même dire que si tout le mondre ignorait dès demain ses commentaires et cessaient de lui répondre, éventuellement il partirait. D’òù le vieux poncif d’internet « dont feed the trolls », Mais évidemment, je suis aussi conscient que ça n’arrivera pas. Je dis simplement que, sauf modération, c’est la seule façon.
                .
                Je ne me place pas au dessus de la mélée non plus, je lui répond aussi mais c’est parce que perso, un droitard de plus ou de moins sur les pages d’internet que je fréquente, je m’en balek un peu comme vous dîtes chez vous.

            • #46786 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              François lis mal

               » Si tu me le permets, je finirai le débat » Je pensais que cette phrase était clair.

              Par conséquent, je garde en tête ton aimable proposition, mais elle n’aura pas d’influence sur ma présence sur le forum car , puisque j’accepte de partir pour ne pas vous faire subir ma présence. « comme beaucoup ici estiment subir ma présence »

              • #46801 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Tu es incapable de partir d’ici par toi même. Les faits le disent.

                • #46807 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Cela ne change rien que tu lises mal. Néanmoins, j’avais dit partir en novembre, je ne vais pas faire le coup du chanteur qui dit que c’est sa dernière tournée pour revenir l’année suivante. Ce sera la bonne.

                  • #46812 Répondre
                    deleatur
                    Invité

                    Un chanteur sans public, sans succès et sans tubes !
                    Je préfère écouter Michel Sardou.

      • #46817 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Je termine ce sujet

        Obono et globalement toute la LFI

        :d) Souhaite maintenir l’exclusion des Français étant arrivés en Nouvelle-Calédonie après 1998 du corps législatif (élections provinciales)

        :d) Mais milite pour que tous les étrangers puissent voter aux élections locales en France, sans aucune condition d’ancienneté

        C’est de la duplicité.

        Les flux migratoires, qu’il s’agisse de colonisation, d’immigration légale ou illégale, sont toujours imposés aux peuples. Donc, l’argument selon lequel le Français de souche doit accepter de se faire remplacer, tandis que pour les autres c’est une émancipation, est une vaste farce.

        https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/comptes-rendus/seance/session-ordinaire-de-2023-2024/deuxieme-seance-du-lundi-13-mai-2024

        • #46818 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Il va falloir m’expliquer comment un Français né en Nouvelle-Calédonie est un colon alors qu’il n’a rien demandé à personne. (Là encore, une contradiction pour la gauche.)

          • #46819 Répondre
            Charles
            Invité

            Tu pars quand? T’as déjà renoncé à ta promesse d’il y a une heure?

            • #46820 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              Je ferme juste les dernières porte ouverte.

              • #46826 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Voilà, elle est fermée. Adieu.

                • #46829 Répondre
                  Pierre EUGÈNE
                  Invité

                  Et maintenant, préparons le banquet pour le retour de Julien !

      • #46828 Répondre
        kévin
        Invité

        François Bégaudeau qui ne quitte jamais sa France natale sait, lui, ce qu’est la Nouvelle Calédonie et la colonisation. D’ailleurs François Bégaudeau sait tout sur tout et ne change jamais d’avis. Il est resté coincé dans la sphère communiste de son enfance et croît avoir grandi. Ce qui ne l’empêche pas de fréquenter le beau monde de Science Po ou du cinéma. Hélas, François Bégaudeau encourage des esprits naïfs à persister dans la posture « je suis de gauche même si je vis comme un bourgeois » . Et à mettre au premier plan la position de chacun sur le plan politique plutôt que voir les qualités humaines des personnes. « Je ne te demande pas si tu es de gauche ou de droite  » serait un gros progrès pour arriver à se parler.

        • #46911 Répondre
          Maud
          Invité

          Tu as lu François Bégaudeau?

    • #46793 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Je suis une lectrice du forum depuis peu. C’est un bel espace de liberté, il faut aimer ça !
      Les interventions de JM je ne les lis pas… mais je me demande à chaque fois ; pourquoi lui répondre ? Pourquoi vouloir le voir ?!! C’est dangereux presque… alors que le type n’est rien du tout !

      • #46795 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Le mot danger résume très bien la raison de mon départ. Tu as très bien résumé. Il ne faudrait pas être contaminé par les idées des autres. Je vous laisse papoter avec votre masque pour le conoravirus.

      • #46800 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Oscar :
        J’ai du mal m’exprimer
        Beaucoup de gens ne viennent plus ici du fait de la présence de JM. Le forum s’en trouve appauvri. Sachant que JM est incapable de partir par lui meme – engagement qu’il a pris dix fois et trahi dix fois- j’opte pour la seule manière qu’il vire d’ici.
        Le groupe verbal « vouloir le voir » est doc très inapproprié. Voire un peu pénible.

    • #46805 Répondre
      Oscar Spielmann
      Invité

      Entendu ! Force, dans ce cas !

      • #46837 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Bonjour Jean,
        Je n’entrerai pas dans le débat de « Tu pars quand? », car il y a fort à parier que je n’y trouverais pas mon compte.
        Par contre, j’ai envie de t’adresser :
        – une critique
        – et une question.
        .
        Ma critique :
        J’ai plusieurs fois eu l’impression, dans les discussions que j’ai eues avec toi, de pointer l’un des angles morts de ta pensée. Notamment sur la question des femmes. Par exemple, il y a longtemps j’ai essayé de te montrer que ce que tu considères comme des traits féminins, loin de constituer des faiblesses (comme tu le disais), font au contraire partie des compétences humaines ayant permis à notre espèce de surplomber toutes les autres (pour le meilleur et pour le pire). Nous parlons ici de de l’esprit de coopération. De la capacité d’empathie. Des compétences en matière de communication.
        J’ai observé chez toi la même esquive, le même phénomène d’angle mort (me semble-t-il) dans la discussion sur féminisme et épanouissement sexuel (tu disais au contraire que le féminisme générait de la misère sexuelle).
        J’ai bien lu les réponses que tu m’as adressées sur ces deux sujets, et ces réponses m’ont paru évasives.
        .
        Ma question :
        Pourquoi as-tu choisi le pseudo Jean Monnaie, qui évoque deux choses : le fric, et Jean Monnet qui fait partie des créateurs de l’UE er des meilleurs copains des States
        ?

        • #46840 Répondre
          Oui
          Invité

          Peux-tu éviter de le relancer sans cesse ?

          • #46842 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Ok
            (Monsieur Madame qui là tout de suite s’appelle Oui).

            • #46845 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              surtout à un moment où il vient de dire qu’il se barrait

              • #46846 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                merci Jeanne
                et bravo pour les euphémismes

          • #46844 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Un pseudo pour cacher son identité, je comprends.
            Un pseudo pour cacher son autre pseudo, je comprends moins bien.

            • #46850 Répondre
              JÔrage
              Invité

              JeanMonnaie: Moi à ta place je proposerais à François de nous rencontrer sur ma chaine Youtube comme t’as une chaine Youtube mais je sais pas si t’oseras toi.

        • #46851 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Bonjour Jeanne,

          Dans une entreprise, quand il y a trop d’hommes, cela devient beauf, et quand il y a trop de femmes, cela engendre trop de commérages. Par conséquent, il faut trouver un équilibre entre les qualités féminines et masculines pour que les choses fonctionnent. Dans une entreprise comme dans un pays, la logique est la même. Un pays trop masculin comme l’Arabie Saoudite ne permet pas son bon développement, mais trop d’ouverture et de tolérance entraîne l’immigration, une baisse de natalité et l’inversion des valeurs. Il faut toujours trouver un équilibre entre ces deux pôles contradictoires. De la tolérance et de la coopération mais aussi de la force et de la subversif.

          Le féminisme génère de la misère sexuelle, tout comme la polygamie. . Là encore, tout est une question d’équilibre. Pour ne pas avoir de misère sexuelle, il faut idéalement un pays avec un peu plus d’hommes que de femmes. Après une guerre, il y a plus d’hommes que de femmes, donc pas de misère sexuelle (on va rester sur les hommes). Tu peux organiser des mariages arrangés, ou avoir un contrôle social qui fait que personne n’osera ne pas se marier. La France a connu des périodes de misère sexuelle, par exemple avec l’industrialisation, où les hommes quittaient les champs pour la ville et n’avaient pas les moyens de se marier.

          Le féminisme, qui permet la liberté de choisir son partenaire, fait qu’il y a une masse d’hommes sans femmes plus importante, ce qui génère plus de frustration sexuelle. La réussite scolaire des femmes fait que de nombreux hommes en échec scolaire sont exclus du marché sexuel. La gauche, qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, s’arrête à la liberté individuelle et à ses bénéfices. Je raisonne de manière globale et sur la longue durée, donc j’aurai forcément des réserves. Réserves qui me qualifient au mieux de conservateur, sinon de fasciste, alors que je ne défends que l’intérêt commun.

          En espérant avoir été plus clair.

          • #46852 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Et voilà
            Remerci Jeanne.
            Mais désormais je crois que JM a répondu à toutes les questions et clos tous ses débats en cours par une victoire éclatante
            Il peut donc nous quitter, comme il l’a dit.

            • #46853 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Notons que, selon la logique bégaudienne qu’un mauvais film fait apprécier un bon film, mon départ va lui permettre des échanges quasi orgasmiques avec le reste de ses petits camarades de lutte. Je l’envie.

              • #46854 Répondre
                Jeanne
                Invité

                mm mm, c’est noté
                (message adressé aux uns et aux autres)

            • #46856 Répondre
              JÔrage
              Invité

              François: « Remerci Jeanne. »
              .
              Comme j’ai rien de mieux à faire j’ai pris le temps de faire un petit compte et tu as relancé JeanMonnaie 8 fois aujourd’hui alors que Jeanne ne l’a fiat qu’une seule fois donc c’est un peu con de la pointer du doigt et de faire comme si c’était de sa faute à elle si JeanMonnaie répond à ta provocation.
              .
              Jeanne: Respecte toi bordel de merde.

              • #46857 Répondre
                Jeanne
                Invité

                @Jorage
                Ton interprétation des faits est erronée: je n’ai pas de problème de respect envers moi-même.
                Mais je te remercie de te préoccuper de cet aspect de ma psychologie.
                @François
                A moi de te suggérer de ne pas relancer. (Habile-Jorage).

                • #46858 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  Jeanne: Si tu le dis.

    • #46972 Répondre
      Ema
      Invité

      Sans rapport avec aucun sujet précédent, quelqu’un ici sait-iel m’expliquer la pensée de Judith Butler concernant la performativité du genre ? Je comprends la notion de performativité appliquée à des formules (je te promets, je vous déclare mari et femme etc) mais dans l’expression du genre j’ai plus de mal à trouver cela convaincant,je la lis en anglais c’est peut être pour cela que je suis un peu larguée sur ses explications, ça reste assez pointu et même si je suis relativement bilingue ce n’est tout de même pas ma langue natale. Ma résistance je crois s’origine aussi dans une compréhension du genre que je pensais absolument indeboulonable, à savoir une hypertrophie culturelle construite autour du sexe. Hypertrophie se manifestant par des distinctions verbales (état civil +pronom+prénom) ainsi que des choix vestimentaires /esthétiques. Je n’arrive pas à comprendre en quoi cela relève de la performativite et non de la simple construction sociale, ce qui était déjà acquis. Or Judith semble insister sur cette notion, en précisant que cette performativité se produit au long cour, par le principe de répétion et d’accumulation, ce qui annule ma compréhension de cette notion, qui pour moi ne fonctionne que sur un principe d’immediateté.
      Je précise que ces questionnement ne visent nullement un débat sur la condition trans, je suis dans la pure philo la sans que cela n’affecte particulièrement on rapport au mouvement queer en général.

    • #46973 Répondre
      Ema
      Invité

      Je précise aussi que j’ai visionné une vidéo de Philosophy Tube sur Judith Butler (la plus incomprise des philosophes selon le titre) et que malgré une certaine vulgarisation du sujet je suis un peu restée sur la touche sur cette question en particulier, notamment lorsque Abigail oppose performance du genre à performativité du genre.

      • #46997 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Tu peux préciser ce qui te parait une différence importante entre performativité et construction sociale?

        • #47001 Répondre
          deleatur
          Invité

          Curieux aussi de la réponse, même si j’ai déjà une petite idée…

        • #47014 Répondre
          Ema
          Invité

          Si je dis : « je suis une bourgeoise » et que ce simple décret acte du fait que je le sois : performativité. En revanche si on considère que pour être bourgeoise il me faut obtenir un certain train et cadre de vie, alors on parlerai plutot de construction sociale. J’ai l’impression, mais je ne suis pas sûre, que Judith propose l’idée que beaucoup de choses que l’on considère comme relevant de la construction sociale (le genre exemplairement) comporte des éléments de performativité, et si c’est çà pas de problème je vois tres bien. Mais construction sociale=performativité me pose plus question. Si je me présente comme Madame truc, évidemment le « madame » a une fonction performative car il annonce et par là même décrète mon genre comme féminin, ce qui revient au même dans ce cas précis. Mais le genre c’est aussi quelque chose dans lequel on infuse, qui nous pénètre contre notre gré à travers des modèles, des archétypes, des injonctions, ce qui ne relève pas de la performativité mais de l’aliénation.

          • #47021 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Je ne connais pas si bien la pense de Butler, mais il me semble que ton trouble vient de ce que tu confonds – tu fusionnes- les deux faces du genre : la face subie, la face choisie. Tu fusionnes l’état de fait et la réaction à cet état de fait.
            1 le subi : la biologie m’assigne à un sexe, et le corps social m’assigne au genre accolé à ce sexe.
            2 le « choisi » : puisque le genre est une construction sociale, alors il est aussi de mon ressort à moi de détricoter le genre auquel m’a assigné la société, pour me tricoter un genre. C’est ici que la performativité intervient.
            La construction c’est la société, la performativité c’est moi

            • #47027 Répondre
              Ema
              Invité

              Ok. Alors oui c’est peut-être plus clair comme çà, merci du tuyau

              • #47502 Répondre
                Alix
                Invité

                Bonjour à Ema,
                Alors j’ai essayé de lire Butler mais je l’ai trouvé assez confuse et franchement indigeste. Donc je sais pas exactement ce qu’elle entend par là mais moi aussi cette expression m’a laissée perplexe, voir me gêne.
                Selon moi le mot genre a une force s’il est employé comme concept, et donc au singulier. Si on peut mettre un déterminant indéfini devant (comme par exemple dans cette phrase « alors il est aussi de mon ressort à moi de détricoter le genre auquel m’a assigné la société, pour me tricoter un genre. », il n’est plus employé comme concept.
                Dans la formulation « performativité de genre » je crois qu’il faut alors entendre « performativité des stéréotypes de genre ». Par ce qu’on ne performe pas une position hiérarchique, et c’est d’abord ça que permet de mettre en lumière la notion de genre. Une femme ne performe pas de travailler gratuitement ou d’être moins payée pour poste égal, ne performe pas d’être agressée sexuellement etc..
                Alors oui on peut se délester de quelques attendus/clichés quant à notre classe sociale-sexuelle (le terrain est vaste mais des trucs comme laisser ses poils tranquilles/prendre plus ou moins de place dans les transports en communs ?), mais même pour des choses aussi prosaïques, les individus sont très limités dans leurs « choix » pour la plupart. C’est pourquoi je trouve la formule assez malheureuse, j’ai l’impressions qu’elle implique un consentement ou une agentivité qu’on n’oserait pas invoquer de cette manière là pour d’autre groupes sociaux.
                Mais je suis curieuse d’avoir plus de précisions par ceux qui auraient eu le courage de persévérer dans leur lecture.

                • #47512 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  Merci pour ta réponse Alix. Je suis confuse tout comme toi, la piste de François sur l’explication de performativité me paraissait la plus intelligible. J’ai reposé mon bouquin de Butler pour un petit moment car c’est en effet indigeste, comme la philo en général. Pour moi. J’y reviendrai peut être.

                  • #47573 Répondre
                    Alix
                    Invité

                    J’ai bien lu ce que disait François, et ça n’a pas soulevé ma perplexité, au contraire.
                    Ce mot est souvent employé alors que la substance qui y est mise n’est pas la même d’un interlocuteur à l’autre. Ou alors le contenu qui y est mis change chez un même interlocuteur au gré de chaque phrase et ça devient impossible à suivre.
                    Je me permet de partager à nouveau des passages du livre « Les excès du genre, une enquête philosophique » de Geneviève Fraisse, dont j’ai déjà parlé ici. Je conseille à tout le monde de le lire, c’est très court (100 pages), précis clair et ouvert. Elle débroussaille entre autre la confusion qu’il y a autour de l’emploi du mot genre.

                    « Sous le concept, la résistance du réel

                    Ainsi, le genre est à la fois une solution (construire un champ de pensée nécessaire), et un problème (il masque ce qu’il veut montrer, il reproduit ce qu’il veut défaire). Une solution : la promesse est conceptuelle. L’usage du concept démontre bien qu’il est un outil d’analyse, un moyen de savoir, telle une loupe qui grossit ce qui ne se laisse pas facilement voir…
                    Mais aussi un problème: le mot sexe est clairement mis en opposition au mot genre, dans un modèle heuristique qui s’adosse aux duos nature/culture et biologique/social. Ailleurs, dans d’autres champs de pensée, on sait ces schémas périmés, abandonnés par les chercheurs. Pourquoi ce décalage, ici, pour les études de genre? La question mérite d’être posée.
                    Et c’est ainsi qu’après avoir conquis le concept au singulier, à savoir « le » genre, le pluriel « les » genres, donc les hommes et les femmes, nous revient, dans les dires ou les écrits, sans crier gare; comme s’il y avait là une obligation anthropologique et politique, ou simplement un réel tout puissant. « Les genres », donc les femmes et les hommes. A peine subsume-t-on la dualité empirique incontestable en un concept nécessaire qu’elle ressurgit comme si on ne pouvait pas s’en passer. Les sexes deviennent les genres, et le genre au singulier côtoie les genres au pluriel. Est-ce un progrès? … »

                    « Un schéma de pensée?
                    Le modèle nature/culture , modèle dont la relativité historique est avérée, dont la critique est déjà ancienne, est devenu une clé de lecture obligée dans le champs des études de genre? Sexe et genre s’opposent, et la recherche se focalise sur le sens de l’opposition: le sexe produit-il le genre, ou inversement, le genre produit-il le sexe? Si le mot sexe a perdu de son aura théorique c’est parce qu’il indiquerait une naturalisé a priori de la question des être réels, hommes et femmes, et ) leurs rapport imaginaire, féminin/masculin. A la nature du sexe s’opposerait le social du genre. Peu importe ensuite que certaines thèses affirment que le genre supplée le sexe, ou qu’au contraire le genre crée le sexe. La première thèse, passage du sexe au genre, est plus convenue, sans surprise, la seconde est plus provocatrice et subversive. Mais dans les deux cas, le modèle heuristique qui distingue un donné d’un fabriqué, ou qui postule deux constructions mises en opposition en tout à fait enfermant. Il fonctionne en cercle fermé. Cela rappelle le débat déjà ancien sur l’inné et l’acquis. (Ou l’oeuf et la poule, si je caricature.) »

                    • #47575 Répondre
                      Hami Debile
                      Invité

                      L’oeuf et la poule arrivent en même temps en fait.

                    • #47591 Répondre
                      Ema
                      Invité

                      « Ainsi, le genre est à la fois une solution (construire un champ de pensée nécessaire), et un problème (il masque ce qu’il veut montrer, il reproduit ce qu’il veut défaire). »
                      Tu me donnes vraiment matière à reflexion là, et ça corrobore pile poil le malaise que je ressens ( ressentais?) vis à vis d’un courant de pensée que certains anglosaxons nomment le « gender positivity », que je traduirais assez librement par le réenchantement du genre, car c’est bien de celà qu’il s’agit. Mon statut quo à moi c’était: le genre c’est pas bien, c’est limitant, producteur de stéréotypes et archétypes qui enferment les individus. Et puis les trans sont arrivés sur la scène, avec leurs temoignages troublants, touchants, mettant en exergue la possibilité d’une réappropriation du genre basée sur le ressenti personnel et l’épanouissement au sein du genre de son choix. Et je n’ai absolument pas su que faire de ces temoignages sur le plan théorique, alors je m’en suis tenue à une considération purement humaine, charitable, sur la base de l’empirisme : manifestement beaucoup sont plus heureux grâce à çà, alors…why not?

            • #47077 Répondre
              deleatur
              Invité

              « La construction c’est la société, la performativité c’est moi. »
              .
              La question étant de savoir si l’on passe si facilement de la société (ou du collectif) à l’individu.
              La religion, la langue aussi sont des constructions sociales ; mais peut-on si facilement changer de langue ou de religion, sur simple décision individuelle ?
              Bref, il m’a toujours semblé qu’il y a un passage problématique de la construction sociale à la performativité individuelle, du social à l’individu : si c’est une construction sociale, alors précisément cela échappe à l’individu ; sauf à opposer de manière un peu simpliste subi (aliéné ?) et choisi (émancipé ?). L’argent est une construction sociale, mais je ne peux pas m’en passer, même si je préfèrerais m’en passer. On n’échappe pas comme ça aux constructions sociales.
              Mais François, c’est sans doute parce qu’il me manque une véritable pensée de l’individu, de sa puissance propre, de sa capacité à « performer », je le reconnais une nouvelle fois. Il faudra que tu m’expliques un jour (une nouvelle fois).
              .
              Je remercie Ema pour sa réponse.

              • #47638 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Je serais assez d’accord avec ça. Je ne suis pas un grand connaisseur de ces questions, et je n’ai pas lu Butler.
                Mais j’ajouterais à ce propos que la distinction entre le biologique et le social ( la construction sociale), qui reconduit à sa manière la bonne vielle distinction entre nature et culture/coutume, est une distinction nécessaire d’un point de vue intellectuel, mais beaucoup plus difficile à vivre et à saisir dans la pratique. Car si nous pensons, comme Pascal, que la coutume est un long processus d’incorporation de normes et de pratiques qui s’enracinent dans les moindres recoins de notre être (jusqu’au fonctionnement biologique du corps son fonctionnement hormonal, etc.), alors, pour reprendre la fameuse expression, la coutume devient une seconde nature. Il y a un jeu d’effacement de la nature par la coutume et de la coutume par la nature (ou une naturalisation spontanée de ce que la coutume fait de nous). Ce jeu d’effacements successifs rend difficile l’acte d’isoler, par l’esprit, un noyau naturel et un noyau culturel, et j’ai toujours l’impression qu’on se perd dans un labyrinthe de paradoxes et d’ambiguïtés difficiles à démêler.
                Je pensais à ce fragment de Pascal : « La coutume est une seconde nature qui détruit la première. Mais qu’est-ce que nature? pourquoi la coutume n’est-elle pas naturelle? J’ai grand peur que cette nature ne soit elle-même qu’une première coutume, comme la coutume est une seconde nature ».
                La puissance du féminisme (par exemple celui de Simone De Beauvoir) sur ces questions est précisément d’avoir mis au jour cette difficulté avec beaucoup d’insistance et de vérité, rappelant à la société qu’elle est travaillée par un néant qui fait angoisser un peu tout le monde, et tout particulièrement ceux qui voudraient restaurer un ordre naturel bien fixe au fondement des hiérarchies sociales et politiques.
                C’est pourquoi, sur cette question, je suis, un peu comme Pascal, dans une forme de scepticisme.

            • #47513 Répondre
              Claire N
              Invité

              Je suis pas certaine de comprendre :
              Ça ferait
              – un premier temps d’assignation
              – un second de subversion ?
              Un peu comme une technique de combat qui retourne l’arme pointée ?

              • #47515 Répondre
                Claire N
                Invité

                Mais sur la forme, c’est tout de même un peu dommage qu’on puisse pas comprendre facilement un livre sensé nous aider à penser notre condition

              • #47592 Répondre
                Ema
                Invité

                Je pense, sans vouloir marcher sur les plates bandes de Francois, que c’est ce qu’il entendait par « la construction sociale c’est la société, la performativité c’est moi »
                Effectivement le genre retourné contre ses thuriféraires serait une arme subversive, en ce qu’elle décorrele sexe et genre, et en celà met déjà un gros coup de pied dans la fourmilière. Mais effectivement, c’est assez sain de se poser la question des limites de cette subversion. Pour faire un parallèle foireux, c’est un peu comme le fameux « pouvoir d’achat »: en temps de capitalisme en crise, ce qu’il est 90% du temps pourrions nous dire, revendiquer un meilleur pouvoir d’achat pour les classes laborieuses apparait comme une manière de ne pas subir les aléas du marché et revendiquer notre droit à la survie au sein de ce système. Pour autant, la formulation « pouvoir d’achat » souffre d’une tare indélébile: elle reconduit l’idée qu’il y ait une chose telle qu’un pouvoir en tant que consommateur, ce qui fait naturellement lever plus d’un sourcil pour tout anticapitaliste qui se respecte (cf l’article de Frustration « et si on parlait du pouvoir de vivre plutôt que du pouvoir d’achat »)

                • #47593 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  *En réponse à Claire

                  • #47604 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Merci Ema
                    J’entendais par subversion plutôt ce que je trouve de très «  puissant «  voir Emminament désirable de la féminité que les femmes trans font ressortir
                    Elles ne gomment pas le genre, elles l’impuissante
                    Je trouve
                    Mais là tu poses à juste titre la question de la limite de cette subversion
                    Oui , le pouvoir de vivre c’est une très bonne ligne

                    • #47610 Répondre
                      Ema
                      Invité

                      D’un point de vue politique et feministe, « Le pouvoir de la féminité », mal nommé en vérité, serait la puissance de la non recherche de pouvoir. Ça reste donc pertinent concernant les femmes trans. Reste à élucider le cas des hommes trans donc…

                      • #47629 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui – je dirais qu’on les entend pas beaucoup emmerder les meufs sur leur «  féminité « 
                        Ils semblent avoir «  découplé » leur virilité de cet aspect toxique

          • #47022 Répondre
            Jeanne
            Invité

            Bonjour Ema,
            Je m’autorise une petite incise alors même que je ne comprends pas entièrement les questions que tu poses (j’avoue). Et alors même que je n’ai pas lu Butler (j’avoue aussi).
            Juste pour proposer ceci:
            En l’occurrence ce n’est pas tant la parole, qui est performative (« Bonjour, je suis Madame Tartempion ») mais la biologie. Me semble-t-il. En effet, la plupart du temps, la biologie parle un petit peu. Elle nous annonce que tel individu est plutôt Madame ou plutôt Monsieur.
            La plupart du temps.
            Autrement dit, même sans la parole, ici, on a de la performativité.
            Et puis après, la construction sociale prend le relai, oui.
            (Pardon si mon intervention n’a pas d’intérêt, j’avais juste besoin de remettre un peu de biologie dans tout ça, un peu de corps physique, quoi, tu en penses quoi?).

            • #47023 Répondre
              Jeanne
              Invité

              J’ai écrit avant de voir le post de François.

            • #47028 Répondre
              Ema
              Invité

              Je comprends ce que tu veux dire, mais la pensée de Butler en l’occurrence invoque peu voir congédie totalement la biologie, et ce n’est certainement pas à la biologie qu’elle accorde la fonction performative, c’est à vrai dire tout le contraire ( en gros la biologie ne serait qu’une donnée dont la pertinence se reduit aux contextes medicaux, et sa convoquation dans tout autre domaine serait arbitraire et alienante). Et effectivement Francois élucide ma question car je m’était quelque peu perdu entre explication descriptive du genre et fonction prescriptive. Ce que Butler propose, c’est d’utiliser le genre de manière performative (je décrète donc je suis) pour mieux s’émanciper du du genre assigné en tant que continuation stricte du sexe biologique.

              • #47029 Répondre
                Ema
                Invité

                Et je précise qu’en celà elle s’oppose aux « gender abolitionists » (j’utilise l’idiome anglophone car je ne l’ai croisé que dans cette langue) qui eux pensent que le genre ne peut être qu’une aliénation, qu’il soit assigné de naissance ou choisis par la suite. Ma religion n’es pas et ne sera probablement jamais faite là dessus mais la question m’intéresse tout de même, épisodiquement.

                • #47033 Répondre
                  Jeanne
                  Invité

                  Ok Ema.
                  Mais on est d’accord que la biologie n’est pas en soi aliénante ?
                  Si je prends mon cas, j’ai l’impression d’avoir observé:
                  1. Que l’on me nommait fille.
                  2. Que mon corps avait des attributs féminins.
                  Suite à quoi j’ai:
                  1. Decreté être une fille.
                  2. Joué avec ça.
                  Je dessinais longuement des corps de femmes, je regardais Wonder Woman, je m’identifiais à des femmes autour de moi, à des actrices, à des autrices, je pratiquais le mimétisme.
                  Ça ne m’empêchait pas de m’intéresser aux maths, à la sf, à la politique, ni de m’imaginer un destin sans entrave.
                  Si quelque chose, dans mon parcours, a été aliénant, je ne vois pas que ce soit la biologie.
                  Sinon je peux dire aussi: je suis cisgenre
                  Ça a du sens, ce que je raconte ?
                  (Vraie question).

                  • #47038 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    La biologie n’est pas aliénante, elle est ce qu’elle est. L’aliénation débute lorsqu’un arbitraire social, prenant par exemple prétexte de ton appareil genital, s’exerce sur nous. En ne prenant exemple que sur des modèles possédant à priori le même sexe que toi ( pareil pour moi au passage), il y a bien un arbitraire à l’oeuvre. Pourquoi celà et pas autre chose? Pourquoi pas la couleur de cheveux, ou la taille, ou la couleur des yeux? Parce que le sexe n’est justement pas traité comme une donnée biologique mais une donnée sociale, ce qui aboutit à la notion de genre.

                    • #47040 Répondre
                      Jeanne
                      Invité

                      Ok, je vais faire mon embêtante.
                      Est-ce que poser un constat biologique est aliénant ?
                      (Donner un nom – femme / homme – à une situation biologique).
                      Je maintiens que dans mon cas, non.
                      Et que non seulement ce n’était pas aliénant, mais que c’était le contraire. On m’a dit Tu es une fille et j’ai aimé ça.

                      • #47042 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        J’ajoute qu’à mon avis, toutes les données biologiques sont bien accompagnées d’un discours social.

                      • #47044 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Pardon si je parais arrogante.
                        C’est parce que je suis toujours gênée, dans les discussions sur le genre, par l’extrême méfiance à l’endroit du biologique. Et de la possibilité de poser un constat biologique.
                        Quelque chose pour moi sonne faux là dedans.
                        Alors je m’agite (intellectuellement), je me démène, je cherche…

                      • #47049 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        En fait je crois que cette « méfiance » vis à vis du biologique est au moins partiellement justifiée par le contexte : l’usage qui est habituellement fait du biologique sur ces questions est manipulateur. C’est un peu comme avec l’islamophobie et le feminisme, si tu veux : quand l’extrême droite semble subitement se passioner pour la cause féminine dès qu’il s’agit de taper sur l’Islam, on sait bien qu’il y à un loup. Ce que font les gender studies, c’est remettre le biologique à sa place, tout simplement, en luttant contre la naturalisation des constructions sociales.

                      • #47055 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Ça c’est sûr, le banissement du paradigme biologique a à voir avec les nécessités du débat.
                        Et non avec la compréhension des choses (je dirais).

                      • #47097 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Je ne suis pas sûre qu’il y ait encore un discours social considéré comme acceptable lorsqu’on parle de couleur d’yeux, de cheveux ou de peau,du fait du passif historique que l’on sait. Le sexe reste le dernier bastion des généralisations acceptables, il me semble.

                      • #47144 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        « Poser un mot sur un constat biologique n’est pas suffisant pour générer une aliénation, évidemment. Il faut bien nommer les choses, j’imagine. Mais tu sais bien que les mots homme et femme sont bien plus que des constats biologiques, ils sont chargés en connotations sociales, c’est un fait, même si on le regrette.  »
                        Je continue de penser que la biologie s’accompagne très généralement de connotations sociales. Lesquelles sont souvent violentes. Quelqu’un est considéré comme beau ou laid, c’est violent. Quelqu’un est considéré comme petit. C’est rarement vécu comme un compliment. Untel est valide et l’autre pas. Tu as raison, les discours sociaux sur la biologie sont généralement proscrits. Par exemple la morphopsychologie n’a pas le vent en poupe auprès de gens comme toi et moi. Le racisme est proscrit, Dieu merci. Toutefois, dans les têtes des idées se forment. A l’observation des formes du vivant.

                      • #47045 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Tu n’es pas embêtante, les questions que tu poses je me les poses également, et c’est pourquoi je m’intéresse un peu aux « gender studies » depuis peu.
                        Pour répondre à ta question : poser un mot sur un constat biologique n’est pas suffisant pour générer une aliénation, évidemment. Il faut bien nommer les choses, j’imagine. Mais tu sais bien que les mots homme et femme sont bien plus que des constats biologiques, ils sont chargés en connotations sociales, c’est un fait, même si on le regrette. Je suis comme toi cisgenre et à l’aise avec les connotations sociales de mon sexe en général, car je ne les ai pas vécu en grandissant comme limitantes. A posteriori, je me rends compte qu’elles l’ont été, mais ce serait long et complexe à expliquer et c’est un autre débat. Mais qu’une alienation soit bien vecue dans l’ensemble n’enlève rien au fait que c’en est une. Le capitalisme est aliénant pour tout le monde, mais certains sont très heureux des effets qu’il produit dans leur vie. Je pense qu’il faut avant toute chose cesser de considérer le terme aliénation comme nécessairement péjoratif. Il est descritptif avant tout.

                      • #47059 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Te lisant, je me tends compte que je n’utilise à peu près jamais le terme aliénation. Qui m’a pourtant accompagnée parce que ma mère l’employait beaucoup.
                        Aliénation suppose une situation numéro 1 où je possède quelque chose, et une situation numéro 2 où je ne possède plus cette chose.
                        Bon, écoute, je vais réfléchir.

                      • #47072 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Et en te lisant je m’aperçois que j’ai produit une contradiction. J’utilise bien le terme aliénation avec un caractère péjoratif. Mais je souhaitais juste souligner que les limitations induites par l’aliénation ne sont pas nécessairement mal vécues, et peuvent effectivement être négociées individuellement, au cas par cas, ce qui explique que la plupart des gens ne se sentent pas absolument enfermées par l’assignation à leur genre, surtout dans une société qui assouplit relativement les critères d’appartenance à celui ci.

                      • #47079 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Oui mais tu crois que je suis aliénée?
                        (Je te pousse un peu dans les retranchements…😙).
                        Parce que pour moi il y a une différence entre :
                        -être identifié, par les gens qui nous entourent, à son sexe biologique
                        C’est ce qui arrive en général quand on naît.
                        -être identifié à tous les stéréotypes de notre sexe biologique.
                        C’est ce qui arrive ou pas, au gré de l’ouverture d’esprit (ou de son absence) des gens que l’on côtoie.
                        Ce sont deux points absolument différents. Et dont le premier m’apparaît comme nécessaire dans une vie humaine tandis que le deuxième est aussi emmerdant que dispensable.

                      • #47080 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Après, il y a des gens dont le sexe est indéterminé à la naissance. Là on est dans un autre cas.

                      • #47086 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Je ne me permettrais pas de spéculer sur ton degré d’aliénation, je ne connais pas ta vie. Je vais plutôt prendre mon cas en exemple : née dans une famille assez progressiste, avec même un père au foyer s’occupant des courses et du ménage et une mère salariée, avec une vue pro assez riche et épanouissant. Jamais été interdite de faire quoique ce soit au motif que j’étais une fille, ni à l’école ni à la maison. Pourtant, par l’exposition plus ou moins constante à des archétypes féminins très limités au travers des films, contes, jouets, popstar et j’en passe, il semblerait que ce soit ancré très tôt en moi une importance démesurée accordée à mon apparence, à ma desirabilité et mon niveau de ressemblance avec les dits archétypes, au point que j’en ai développé un certain nombre de complexes à l’adolescence et que cela ait pas mal dirigé mon existence pendant un temps. C’est compliqué à expliquer car ce sont des mécanismes inconscients, mais je sais avec le recul que je me suis beaucoup limitée du fait d’une perception de moi même qui était déformante car voulant se conformer à un idéal féminin, fait de douceur, de desirabilité, de délicatesse. Alors que je me serai sûrement éclatée au foot ou au rugby.

                      • #47096 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Ok.
                        (C’est marrant l’emploi que tu fais du mot « limité « ).
                        Et sinon je vois que deleatur s’est aussi exprimé, plus haut.

                      • #47517 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La biologie existe.
                        La question politique autour de la biologie est double :
                        1 est ce qu’il y a une part de non biologique dans le fait humain.
                        2 est ce que la part du biologique fait valeur – est ce qu’un système politique doit s’organiser autour du biologique.
                        On appelle fascisme la pensée qui prend le biologique comme valeur. On appelle progressisme le régime qui prend la part non-biologique comme appui.

                        Ce qui est en jeu n’est donc pas le biologique mais la façon dont le genre est aligné sur le biologique.
                        Vous auriez du vous arrêter sur le cas de Jeanne plus longtemps. Elle dit n’avoir pas été déterminée par le biologique puisqu’elle s’est intéressée aux mathématiques. Or c’est la détermination de genre qui était ici en question. S’intéresser aux maths n’est pas féminin, au sens où « féminin » est un genre, construit. Puis nous aurions noté au passage que Jeanne, toute fan des maths se prétende-t-elle, est aujourd’hui bibliothécaire – métier de femme. La détermination de genre a parfaitement joué.

                      • #47564 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire.
                        .
                        Je pense être déterminée physiquement (je ne crois pas avoir dit le contraire). Déterminée socialement. (Nous sommes d’accord sur ce point). Et je pense être par ailleurs et ponctuellement traversée par un petit vent d’indétermination, hypothèse métaphysique que tu m’as souvent entendu formuler et sur laquelle on n’est pas obligé d’être d’accords.
                        D’autant que c’est peut-être hors-sujet.
                        (Je sais pas bien puisque je comprends pas bien).

                      • #47569 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        @Jeanne
                        « un petit vent d’indétermination »
                        Est-ce que par hasard tu ne ferais pas référence à Benjamin Libet et son petit tunnel de quelques centaines de millisecondes à l’occasion duquel on aurait la possibilité de dire non à un geste écrit à l’avance.
                        Par exemple quand Claire N en lâche une en publique de façon tout à fait incongrue, n’a-t-elle pas profité de ce court laps de temps pour dire non, sachant qu’elle l’a sentie venir, au geste déjà engagé de la femme respectable qu’elle est et qui consiste à serrer les fesses ?

                      • #47570 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Lâcher un vent d’intermination. J’appellerai comme ça mes perlouses dorénavant !!

                      • #47571 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        bien publiques, les perlouses, surtout
                        t’es une reine

                      • #47590 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        « bien publiques, les perlouses, surtout »
                        Bien sûr. Sinon çà compte pas.

                      • #47572 Répondre
                        Fanny
                        Invité

                        (Convoquer l’indétermination n’est pas indispensable, on peut aussi penser à une navigation, ou un ballottement, entre courants déterminatifs divergents.)

                      • #47582 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « une navigation, ou un ballottement, entre courants déterminatifs divergents »
                        Bien les connaître effectivement
                        Pour sentir la puissance de chacun
                        Et le ballotement peut se transformer en tempo
                        Peut-être peut on voir l’aspect performatif comme des «  œillères « 
                        Et après comme dit Amyl

                      • #47588 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        quelque chose du genre est évoqué dans un démocrate Mick Jagger folio page 94
                        c’est vu
                        indétermination non convoqué
                        on s’interroge même sur sa détermination
                        ce fut le veto exercé contre la poursuite du morceau Prodigal Son, « inopiné ».

                      • #47583 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Nefa tu insinues que mon surmoi a une tête de cul ?

                      • #47633 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        pas que, Claire N, pas que
                        sinon les micro-gestes exécutés à ce niveau-là de ton anatomie n’en seraient pas l’expression

                      • #47702 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @nefa
                        Je ne faisais pas spécialement référence à Libet, dont les résultats scientifiques peuvent, je crois, inspirer des réflexions philosophiques opposées les une aux autres (libre-arbitre / absence de libre-arbitre).
                        Mais je trouve ça intéressant.

    • #47048 Répondre
      Émile Pouget
      Invité

      Salut François, je sais pas si c’est le bon endroit dans le forum mais je tente. Je voulais simplement savoir ce que tu pensais de Agamben et de Debord, leur apport dans le champ politique et la pertinence des analyses (parfois un peu mystique pour Agamben). Au risque de passer pour le pro-situ du forum, la bise !

    • #47089 Répondre
      Ourson
      Invité

      Très chouette vidéo.
      Je vois un psychologue avec qui ça se passe très bien, mais j’ai eu une ex qui était suivie par une psychiatre. Son expérience semble corroborer avec ce qui est dit dans la vidéo

      • #47090 Répondre
        Ostros
        Invité

        Très intéressant merci.

      • #47099 Répondre
        nefa
        Invité

        J’ai connu une fois. Trois semaines d’HP suite à une incorporation partie dans le décor. En Allemagne. Je n’avais pas été médicamenté.
        Dans le service il y avait un gars de dix huit ans avec un visage d’ange qui me paraissait plus atteint que les autres. Parce qu’il avait tendance à se balader à poil dans les couloirs en se prenant pour le démon du ciel et que je trouvais ça bizarre, j’en avais discuté avec un infirmier. Il m’avait expliqué qu’il était là depuis deux mois. Arrivé un peu énervé, un peu en crise mais sans plus. C’était en fait le traitement qui l’avait complétement vrillé. Il m’avait dit qu’ils le gardaient le plus longtemps possible, les médecins, parce qu’ils n’osaient pas le rendre à ses parents. Grosse panique. Tellement sur ce coup ils avaient merdé.
        Quant à mon voisin de chambre, je n’ai pas entendu une fois le son de sa voix. Comme c’est dit dans la vidéo, il avait toujours la bouche ouverte.
        On était tous des conscrits.
        Il me semble, mais je n’en suis pas certain, que je me suis fais réformer P4.

        • #47108 Répondre
          Claire N
          Invité

          « Il me semble, mais je n’en suis pas certain, que je me suis fais réformer P4. » merci Nefa – j’adore cette phrase

          • #48129 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonsoir Claire N,
            Merci encore pour ton partage de l’intégral du texte de Preciado dont j’ai, dans la foulée, bien hâte de voir le film.
            Je me permets de t’interpeller à partir de mon souvenir que tu travailles en hôpital, comme infirmière il me semble même, de t’interpeller donc au sujet du #meetoodansl’hôpital, j’écoute en ce moment même Banon qui sort d’une enquête dans le milieu hospitalier, enquête au sujet des agressions sexuelles et délits ou crimes sexuels entre pros et je me demandais comment toi tu navigues là-dedans.
            Moi, j’ai bossé dans la presse pro pendant pas mal d’années par exemple, en première expérience/vie professionnelle et je ne peux que témoigner des blagues et propos bien sexuels et plutôt machos dans ce milieu. De maltraitances ou agressions sexuelles, en revanche non, ni témoin de, ni subies, ni confidences alors que nous étions en déplacements et tournées régulièrement.
            Et pour toi? (ne pas répondre ou dire à propos étant bien sûr, et j’espère que tu t’en doutes, possible.

            • #48140 Répondre
              Claire N
              Invité

              Pas de problème, j’ai vu ton message
              Je creuse un peu et te réponds
              J’aurais partagé avec grand plaisir pour toi l’article
              Mais c’est rivière qui t’a fait ce cadeau

              • #48143 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Claire fontaine, Claire rivière, j’imagine que c’est ce soir la féria dans ma tête (sortie piscine avec un groupe d’enfants cet après m, suis claquée).
                Merci rivière, mais oui (quelle cruche je peux être parfois)
                et merci claire d’accuser réception de mon petit questionnement, ça m’intéresse ce mouvement dans l’hôpital, oui.
                Bonne soirée,

                • #48213 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Pour ma part je ne pense pas pouvoir dire «  moi aussi «  si quelqu’un(e) personnel soignant / soigné s’exprime sur le sujet
                  Par contre effectivement ça ne saurait m’étonner
                  – en tant qu’étudiante en fac de médecine
                  Il est vrai que certains professeurs draguent
                  J’ai souvenir d’un oral que je n’avais pas révisé pour lequel le prof avait très envie de me donner des points – mais ils étaient deux
                  Certaines traditions carabines sont franchement misogynes : les étudiants lors de leur passage en deuxième année se voient attribuer un «  mentor « lors de cette foire , un top départ est donné, les secondes années courent sur les tables des amphis et se postent devant leur «  bisu «  debout sur la table, pour marquer leur propriété. Premier arrivé premier servi .
                  Ils montrent beaucoup leur cul et leur bites , mais bon
                  En tant qu’interne
                  C’est surtout les menaces pour celles qui auraient eut la mauvaise idée de tomber enceinte qui m’avait paru violentes – en chirurgie principalement : si tu tombes enceinte pendant ton stage chez moi je te ruine
                  Ma grossesse pendant l’internat a plus posé problème dans mon cas à mes «  cointernes »
                  Puisque il fallait qu’ils fassent mes gardes du troisième trimestre – du coup ils m’avaient tout fait faire «  avant «  j’ai été arrêté pour menace d’accouchement prématuré et ai dû refaire 6 mois de bagne
                  Pendant les gardes certains mecs avaient ,oui c’est vrai perdu leur cortex frontal – mais bon
                  – sur ce que j’ai observé :
                  Pour les visiteuses médicales c’est pas la même chanson – elles sont envoyées pâture aux «  médecins patrons « j’ai jamais eut de témoignage direct-
                  Mon collègue a déjà récupéré en pleur dans son bureau des internes humilié sur leur compétence / avec dans le même temps «  agressivité «  sexuelle par des vieux gas que personne n’a viré
                  Un gynécologue patron qui avait un langage vétérinaire quand il parlait des femmes
                  – avec les patients
                  Me suis déjà fait «  extorquer «  un toucher rectal
                  Tant pi – grand bien lui fasse avec le recul

                  • #48253 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Bonsoir Claire N,
                    J’ai lu tes lignes avec attention.
                    Merci pour ton partage.
                    Tout comme dans un début d’article de libé qui dit, pour les métiers du droit, surtout celui d’avocate j’ai cru comprendre, tu dis bien tout ce que peut aimanter le fait de porter un enfant dans le monde du travail (tu noteras l’euphémisme) jusqu’à des menaces de ruiner quelqu’un (comprendre indirectement dans un rapport de stage est-ce bien ça?)
                    Concernant ce que les plus – compréhensifs? réac? ringards? nomment ‘ l’esprit carabin ‘ je crois que la société civile s’en occupe bien, va pu laisser passer la tradition nauséabonde, tout comme le droit de cuissage en tout genre, la grande famille des bizutages, abus. délits et crimes d’un autre temps.
                    Ceci étant, quelle élégance dans ta dernière France, quelle puissance, quel humour poli dans cette presque autodérision.
                    Dans l’armée, ça cause aussi et on attend que ça déboutonne aussi à l’E.N., dans la dernière sacro-sainte institution qui fait encore honteusement semblant: l’école.
                    L’église commence enfin à y avoir droit aussi, on attend pour l’école au sens large.

                    • #48255 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      * élégance – dans ta dernière PHRASE
                      * débouLONNE – remarque, l’autre mot est bien dans le sujet.
                      Bonne soirée.

                      • #48270 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Merci Carpentier
                        « comprendre indirectement dans un rapport de stage est-ce bien ça?) »
                        Oui et également l’écarter des blocs intéressants où elle peut apprendre son métier, ne pas lui accorder un clinicat ( poste de perfectionnement après l’internat ) et puis après l’étendue des brimades dépend de l’ » inventivité «  dudit patron et de l’énergie qu’il y consacre

                      • #48272 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Mais comme tu le soulignes cette problématique traverse tout les champs professionnels je crois

                  • #49137 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    bjr CN,
                    à propos de toucher rectal et de mise à plat d’un fantasque humour féminin (en espérant que tu trouves charmant que dorénavant le toucher rectal me ramène à toi)
                    https://www.facebook.com/share/v/YLcVfUjDSXZQLCcU/
                    ps: si pas facebook, en fermant les fenêtres qui incitent à s’y inscrire, sans le faire, on peut lire la vidéo quand même (je guide un peu car on sait bien que des fois, bon.)

        • #47130 Répondre
          Ourson
          Invité

          Merci pour ton témoignage Nefa. Quid des « centre de repos » ? J’en ai plutôt entendu des bonnes choses, pourquoi ne pas envoyer les patients dans ces endroits-là plutôt que de les gaver de médicaments dans des quasi-prisons ?

      • #47189 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je suis un peu étonné par son témoignage parce que j’ai été hospitalisé plusieurs fois quand j’étais adolescent et j’ai toujours trouvé la prise en charge excellente. J’ai peut-être eu de la chance. Maintenant que je suis adulte, je suis beaucoup moins aidé.

    • #47091 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Olivier Besancenot. Vidéo partagé par le mouvement Agissons Ensemble.

    • #47113 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      appel unitaire numéro 5678 dans l’histoire de la gauche

      • #47147 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Rire. Et oui. Le NPA s’est paraît-il cassé en 2 et voilà notre facteur On verra bien

        • #47185 Répondre
          Cyril
          Invité

          Oui, pendant un an au moins les discussions dans mon groupe du NPA tournaient principalement autour des conflits avec les fractions, à croire qu’elles étaient devenues l’adversaire principal avant le gouvernement, le Capital etc.

          • #47273 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Le nouveau sujet étant devenu la scission de Révolution permanente.

            • #47276 Répondre
              myrtille
              Invité

              Le nouveau partie de gauche fondé par Naguy et Salamé.
              Révolution du prépuce.

          • #47282 Répondre
            Graindorge
            Invité

            c’est bien dommage tout ça
            Peut-être pour leur rappeler ce qu’est la gauche, leur donner à lire les livres sur Jose Mujica, ancien président d’Uruguay

    • #47171 Répondre
      Artur Belano
      Invité

      Salut François, je sais pas si c’est le bon endroit dans le forum mais je tente. Je voulais simplement savoir ce que tu pensais de Agamben et de Debord, leur apport dans le champ politique et la pertinence des analyses (parfois un peu mystique pour Agamben). Au risque de passer pour le pro-situ du forum, la bise !

      • #47250 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        En fit je connais très mal Agamben. Peut-être un peu trop philosohant et solennel pour moi.
        Debord je connais mieux. Beaucoup de choses à prendre chez lui, notamment au croisement de l’esthétique et de la politique – ses beaux textes sur la ville, sur l’amitié, sur l’alcool (qui le tuera). Je le tiens pour un grand styliste – le style était sa passion. Mais lui aussi est un peu trop spectral pour moi.
        Mon préféré des situs c’est Vanegeim.

        • #47290 Répondre
          Artur Belano
          Invité

          Bonsoir François , merci pour ta réponse. Je partage le même affect pour Vaneigem mais j’aimerais élargir ma lecture, un conseil à me donner ? Sinon concernant Roberto Bolano quel bouquin as-tu le plus en estime ? Merci !

          • #47761 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Les détectives sauvages.

    • #47231 Répondre
      JÔrage
      Invité

    • #47287 Répondre
      Enzo
      Invité

      Bonjour François, as tu une idée de quelle sera où peut être même as tu déjà tourné ton prochain entretient vidéo ?

      • #47315 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Faire des entretiens video n’est pas mon métier.
        Le dernier en date est celui d’Espionnage industriel.

    • #47308 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Petit texte de Quintane : https://lundi.am/Dans-la-bande-de-Gaze
      Jolie trouvaille que cette bande de Gaze

      • #47309 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Ben c’est pas mal du tout, merci Titouan!
        (La bande Gaze, ou comment faire un texte militant mais contenant zéro militance).

      • #47318 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        dire sans dire et le dire et bien fort. C’est de l’Art

    • #47323 Répondre
      PE
      Invité

      Question impromptue.
      François tu parles souvent (de plus en plus?) d’un substrat chrétien à la pensée de Rancière – Saint Rancière. Je te suis volontiers dans cette intuition, que je trouve belle et que j’aimerais mieux comprendre. Il me semble qu’elle se vérifie surtout dans le postulat de l’égalité des intelligences : la bonne nouvelle de l’égalité radicale de tous contre la vanité des toutes contingentes hiérarchies temporelles ? L’humilité, qu’implique une telle révélation, comme fondement éthique – éthique qui construit d’abord un regard, une esthétique, et non une politique ?
      Mais ça m’intéresserait que tu développes sur ce substrat chrétien de Rancière, pour comprendre ce que toi qui l’a davantage lu tu entends par-là.
      Par ailleurs lui arrive-t-il lui-même d’en parler ?
      Et le sait-on croyant ? (même si la question n’est pas réductible à ça)

      • #47620 Répondre
        jacques sceptes
        Invité

        on peut aussi rapprocher de la pensée de Bonaventure et des enseignements de st François d’Assise de manière générale

        • #47762 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          De son substrat chrétien Rancière a gardé, à vie, le sentiment que la chair est sanctifiée. Toute la chair, sans aucune discrimination. L’égalité des intelligences n’est qu’un aspect parmi d’autres du postulat de l’égalité ontologique de tous les éléments du réel.
          Il y a chez Rancière une foi dans la vie en tant que vie. Qu’on laisse la vie être la vie et elle triomphe des morts.

          • #48386 Répondre
            PE
            Invité

            Merci de ta réponse. C’est fort – et beau – de parler de la vie comme « chair » tout en proclamant sa sanctification. Sainteté et chair, dans la compréhension la plus courante (et sûrement la plus fausse) de ce qu’est le christianisme, on sait combien ça sonne antinomique. Et pas seulement parce qu’on entend souvent par « chair » simplement le corporel, auquel le christianisme serait hostile (là où tu désignes plutôt par chair la vie comme indémêlablement spirituelle et corporelle, contre l’impossibilité de ce partage binaire), mais aussi parce que le christianisme pourrait bien être vu comme hostile à la vie tout court en cela qu’il prétend la sauver.
            J’ai trouvé cette idée sous ta propre plume, et ce hiatus m’intéresse beaucoup.
            En effet suite à ma question j’ai retrouvé les pages de Deux singes, au chapitre 2005, où tu relates ton entrée dans ce que tu appelles maintenant « une foi dans la vie en tant que vie ». Dans ces pages tu n’utilises pas le mot « foi », et ce n’est probablement pas un hasard.
            D’ailleurs tu introduis cette révélation verbale et vitale de la puissance du mot « vie », de la puissance de la vie tout court, justement par l’évocation d’une discussion entre Badiou et Rancière. Or entre les deux, c’est Rancière que tu dis s’étonner, au sujet de son interlocuteur, « qu’un supposé matérialiste réactive les schèmes chrétiens » (ici je ne sais pas trop à quoi tu fais référence, je connais mal la pensée de Badiou). Et un peu plus bas, tu écris :
            « J’ai oublié la réaction de Clothilde, oublié l’objection de Badiou à l’objection de Rancière. Je n’écoutais plus. Des mots supplémentaires seraient des mots de trop. Tout était dit. La vie, sa défense. Sa défense contre quoi ? Contre tous ceux qui veulent la racheter. Contre moi, contre Chouchou sur sa lancée de 83. Contre Jésus descendu sauver les humains qu’une malédiction originelle vouait à n’être que vivants. » (etc)
            Sans prétendre isoler cette dernière phrase de son contexte littéraire précis (une énumération rythmée par la reprise anaphorique d’un « contre » dont le manichéisme vise sûrement moins la vérité de la situation de Chouchou 83 ou de Jésus, qu’à appuyer la fulgurance et l’indiscutable de l’intuition : la vie déborde toute demi-mesure, toute frilosité à son égard, toute volonté de la racheter), et sans prétendre en faire un résumé de ta pensée d’alors, il me semble quand même qu’on perçoit là une évolution dans ta manière d’aborder le christianisme, non ? D’une idée du salut de la chair comme révélant en creux la croyance morbide en une malédiction initiale, à l’intuition d’une sanctification inconditionnée, pleine, éternelle de la vie ? Eternelle dans la mesure où le Christ n’aurait en fait pas à éviter aux humains « de n’être que vivants », mais que le tout de sa parole est justement de dire que nous ne sommes que vivants, que la vie n’est que vie.
            Puisque Deux singes rend compte du mouvement d’une vie structuré moins par des ruptures historiques que par des glissements verbaux, est-ce que le dernier chapitre, celui que tu n’as pas encore écrit, ne s’opérerait pas autour de l’apparition du verbe chrétien ? (par apparition, je ne veux bien sûr pas dire qu’il était absent jusque là, mais que tu as fini par te l’approprier intimement – de même que tu devais prononcer le mot « vie » 32 fois par jour avant d’y trouver l’orientation cardinale de ta pensée : il t’es apparu là où il était déjà)

            • #48393 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Comme tu l’entrevois, il n’y a pas de révélation. Il y a un accès à la conscience de ce qui était déjà là.
              Que la Bonne Nouvelle ait beaucoup à voir avec la vie (et d’abord avec son éternité possible…), je l’ai senti dès que j’ai commencé à m’intéresser au christianisme. Ou plus précisément: en quête de vie, j’ai tot flairé que le christianisme avait des choses à me dire. Ca se passe à l’adolescence (qui culmina dans le fameux « tout est grâce » du curé de campagne). Ce n’est que par la suite que j’ai mis à plat tout ça, trouvé les bons mots pour le dire. Processus qui met toujours beaucoup plus de temps que le sentiment même (celui là était là dès l’aube, et sera toujours là, there’s no return from eighty-six). Mais oui en 2011, à l’époque de l’écriture de Deux singes, ce n’est pas encore très clair. Ce qui va affermir le lexique et la pensée, c’est l’écriture du livre à quatre mains avec Sean Rose, Une certaine inquiétude, auquel je te renvoie si ces choses t’intéressent. Là je relis tous les textes chrétiens qui m’ont marqué, et l’évidence éclate : ça parle de vie à tous les bouts. Ca ne parle que de vie. De ce souffle, de cette flamme – et de l’entretenir.

    • #47685 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Qu’ess t’en penses Arthur?

      En France, Arthur Rimbaud reprend vie et répond aux questions grâce à l’IA https://www.rtbf.be/article/en-france-arthur-rimbaud-reprend-vie-et-repond-aux-questions-grace-a-l-ia-11377463

    • #48370 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      C’est mon côté Cherlock potins mais peu de possibilités que quelqu’un puisse partager un article de Figaro Magazine ici mais je tente car tentée de lire ce qui s’y dit. Mais on sera d’accord que ce ce n’est pas indispensable

      https://www.lefigaro.fr/livres/frederic-beigbeder-edouard-louis-le-calimero-des-ch-tis-20240531

    • #48447 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Je viens juste pour ceux qui aiment les débat que Lundi françois nous offre un débat avec rougeyron
      https://x.com/LibreQg/status/1796820650486595818
      J’en profite comme cela fait longtemps pour faire une petite imitation de François pour le débat 🙂

      Les petits blancs de droite, laissez-moi vous dire une chose : est-ce Karim ou votre patron qui vous fait chier au travail ? Non, parce que je vous entends parler de « woke » à longueur de journée, un mot qui ne signifie rien pour nous mais qui, pour la droite, représente le contraire de la réalité. Alors, au lieu de penser « printemps », il faut penser « social ». Vous avez compris, les fachos ? La guerre civile, c’est vous qui la provoquez en refusant que des musulmans paisibles viennent en France. Comme dirait Houria, nous avons une dette morale envers les colonisés.

      Vous, vous voyez l’étranger comme bouc émissaire, alors que moi, je vois le patron. C’est ça la différence entre nous, les humanistes, et vous, les esprits étriqués. Je ne vous en veux pas, Cnews et Bolloré font tout pour diviser les Français. Alors, Pierre-Yves, tes fantasmes et tes peurs, ce n’est pas ça qui fera avancer la lutte sociale. Car oui, moi, j’aime les situations réelles. Et crois-moi, quand les Gilets jaunes ont manifesté, ils ne parlaient plus d’immigration.

      Vous, à droite, vous adorez les référendums parce que vous pouvez vous cacher dans l’isoloir et balancer votre petite crotte. Mais dans une situation réelle où tout le monde manifeste, c’est notre camp, celui de la gauche, qui rafle la mise. Car quand les gens se parlent, ils se rendent compte qu’ils ont tous les mêmes problèmes, et le problème, c’est le patron. Donc, arrête, Pierre-Yves, de me parler de souveraineté, car la souveraineté pour la souveraineté, nous, la gauche, ça ne nous intéresse pas. Nous, ce qu’on veut, c’est le réel.

      Peut-être qu’ici ou là, cela peut poser des problèmes, mais que je sache, les musulmans ne font pas de la politique. C’est Macron un Français de souche qui est au pouvoir ne l’oublie pas ! Comme dirait Roncière, « qu’un système produise un effet de découragement ne veut pas dire que tout le monde soit découragé. » Nous, à gauche, nous ne serons jamais découragés pour lutter. Je crois en cette jeunesse, et la jeunesse, ce n’est pas Pierre-Yves mais Abdel et Mamadou. C’est le sang neuf dont la France a besoin pour faire sa mue et même sa révolution. Pierre-Yves, ta France, rance et raciste, elle appartient au passé.

      L’identité, ce n’est pas une chose fixe. Ce n’est pas seulement les chevaliers et les rois de France, c’est aussi, surtout, le couscous, le rap et le voile. Car oui, moi, je suis pour la liberté de porter le voile, pour le vivant. Nous, à gauche, on aime quand ça vibre, et crois-moi, la vie, je la vois plus à Aubervilliers que dans un mouroir comme la Creuse. Je trouve que la droite, c’est de l’énergie perdue. Votre force vitale, vous la gâchez pour la haine. Si vraiment le sort des Français vous importait, vous seriez avec nous dans la rue pour changer les choses pour de bon.

      • #48448 Répondre
        JÔrage
        Invité

        JeanMonnaie: Et bah moi j’ai un nouveau vélo d’abord.

      • #48452 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Imiter François pourrait être drôle. Je suis pour ma part un grand fan d’imitations, surtout orales, je pense que cela traduit un esprit d’observation, d’analyse et de finesse.
        Or, ton imitation de François a des points de justesse mais elle est globalement imprécise, impertinente et grossière.

        Points de justesse (je ne cite pas tout) :
        « parler de « woke » à longueur de journée, un mot qui ne signifie rien pour nous mais »
        « il faut penser « social » »
        « Car oui, moi, j’aime les situations réelles »
        « à droite, vous adorez les référendums parce que vous pouvez vous cacher dans l’isoloir et balancer votre petite crotte »
        « Et crois-moi, quand les Gilets jaunes ont manifesté, ils ne parlaient plus d’immigration. »

        Exemples éliminatoires (je ne cite pas tout) :
         » La guerre civile, c’est vous qui la provoquez en refusant que des musulmans paisibles viennent en France. » > François ne glorifie jamais les dominés, il concéderait qu’il y des musulmans délinquants. Donc manque de pertinence analytique.
        « C’est ça la différence entre nous, les humanistes, et vous, les esprits étriqués.  » François déteste le mot d’humanisme.
        « nous avons une dette morale envers les colonisés. » François ne défend pas la culpabilité collective de façon aussi grossière.
        « .Je ne vous en veux pas, Cnews et Bolloré font tout pour diviser les Français.  » Il pense que ce sont les structures sociales qui façonnent les mentalités et pas les médias.
        « Car quand les gens se parlent, ils se rendent compte qu’ils ont tous les mêmes problèmes, et le problème, c’est le patron.  » Il ne désigne jamais le patron, en tant qu’individualité, comme coupable, mais plutôt la structure capitaliste.
        « Ce n’est pas seulement les chevaliers et les rois de France, c’est aussi, surtout, le couscous, le rap et le voile. » François se fout de l’identité française, donc il ne défendrait pas plus le couscous, le rap et le voile que les rois de France.
         » la vie, je la vois plus à Aubervilliers que dans un mouroir comme la Creuse.  » il combat le mépris de classe envers les prolos blancs, il ne parlerait jamais ainsi de la Creuse.

        Tu prouves par ton imitation que tu as une faible capacité d’observation et d’analyse et que tu n’as pas compris François, ce qui est terrifiant vu le temps que tu as passé sur son site. Tu imites plus Aymeric Caron que François, et c’est triste.

        • #48458 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Je constate que tu pourrais passer haut la main ton diplôme Bégaudien puisque ce que tu dis est globalement vrai. En effet, il ne se dit pas humaniste, il déteste la morale et admet que la gauche déteste tout ce qui est populaire. Cela ne l’empêche pas de faire la morale, de se penser humaniste et de mépriser ce qui est populaire. François a cette force et cette faiblesse de tenir vraiment à être de gauche et de lutter contre lui-même. À l’image de ce forum libertaire où il doit supporter des gens qui le critiquent et qui parfois profitent de cet espace pour abuser de ce pouvoir.

          Du coup, je ne fais pas une imitation de ce qu’il pense être mais de ce qu’il est vraiment. Évidemment, une imitation est forcément grossière, mais cela ne change en rien sa pertinence. Dernière chose, et c’est la plus importante dans un discours politique ou intellectuel : notre cerveau est toujours fait pour retenir ce qui l’intéresse selon son prisme politique. Et c’est la notre désaccord.

          Prenons l’exemple de Cnews que tu affirmes que j’ai mal compris. François dit dans cette vidéo à 33 minutes : « Si les idées d’extrême droite ont gagné du terrain, ce n’est pas parce que Cnews, qui n’existait pas dans les années 80, or elles émergeaient déjà à cette époque. Cela s’est joué dans le réel… dans des faits matériels., la crise et la nouvelle configuration de la classe ouvrière » (Je suppose que c’est ce que ton cerveau a retenu.) À 54 minutes 30, il dit : « Une des raisons matérielles qui lui fait dire que c’est son voisin arabe qui le fait chier, c’est qu’il est chez lui et c’est une condition matérielle. Et étant chez lui, il n’a plus accès à une intelligence collective que produisait son environnement… maintenant qu’il est seul chez lui, il a quoi comme source ? Sa famille, ses proches et puis la télé. »( la cette version tu ne l’a pas retenu)

          Et là, ce discours est le contraire de l’autre. La force de François est qu’il peut dire tout et son contraire et qu’on arrive à aimer les deux discours.

          1) 33 minutes : Je résume le verbatim plus haut. Il y a une condition matérielle qui explique le vote FN : la condition matérielle qui est, selon François, la crise et la nouvelle configuration de la classe ouvrière qui fait que les ouvriers votent à droite. Et là, on voit très bien que la condition matérielle est la désindustrialisation et ses conséquences, comme la crise, qui, selon François, expliquent le succès de l’extrême droite et non la télé. Ca c’est la première version.
          2) 54 minutes: La condition matérielle change. c’ est l’isolement, l’isolement qui fait que le Français couper du monde, en regardant la TV, devient d’extrême droite.

          On voit bien que sa définition de condition matérielle change et que cela lui fait dire le contraire de la TV. Le problème, comme je l’ai dit plusieurs fois dans ce forum, est que nous avons tous tendance à écouter sélectivement une personne selon nos affinités politiques.

          Tu écoutes bien Bégaudeau, comme je te l’ai dit, car tout ce que tu dis est vrai, mais pas assez bien pour voir que ce que tu dis est également faux. Car ses positions sont mouvantes. Chose que tu ne veux pas et donc ne peux pas voir. https://www.youtube.com/watch?v=yqJAJWXhrYk Chose importante avant de me dire que je suis un con et que ses deux discours ne sont pas incompatibles, je t’invite à tourner ta langue dans ta bouche.

          • #48494 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            Je ne pense pas être scolaire, j’essaie juste de comprendre, autant que je le peux, les positions théoriques des uns et des autres, voilà tout. Cela ne fait pas de François mon professeur.

            Donc plus qu’une imitation réaliste (ce que je pensais que tu voulais faire), tu as voulu faire une satire, une caricature. Le but de la caricature est de faire ressortir la vérité de quelqu’un. Ainsi, selon toi, la vérité de François c’est qu’il méprise qu’il méprise les petits blancs, la Creuse, qu’il adore le couscous et le voile, qu’il ressent du « white guilt » face aux noirs et arabes de cité, qu’il pense que tous les musulmans sont des anges, qu’il se pense supérieur aux autres, drapé dans son humanisme et qu’il hait les patrons etc. D’un individu complexe, on est passé à une caricature de gauchiste. Je pense que ça passe totalement à côté de sa personnalité, c’est médiocrissime, du niveau Raphael Enthoven.

            Cessons là cette discussion. Adieu Jean, la paix sur toi.

            • #48503 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Ma mère, femme de ménage de Onfray ou « Les morts gouvernent les vivants » de Zemmour, sont des imitations et non des caricatures. Si tu me permets cette précision, je ne fais pas une caricature mais une imitation ; je ne fais que reprendre les discours bégaudiens, comme je pourrais le faire pour les deux précédents. Je ne pense pas que j’étais dans l’outrance ni même dans la malveillance. Après tout, c’est une idée assez banale à gauche de penser que la lutte sociale est le vrai laboratoire de la démocratie et que le vote est un pastiche de démocratie pour légitimer le pouvoir en place. On a largement compris que je ne partage pas cette opinion, mais je te trouve un peu injuste de penser que mon intervention serait une caricature de gauchiste. D’autant plus que caricaturer consisterait à déformer les propos d’autrui dans le but de les ridiculiser pour ne pas les affronter. Ce n’est pas mon genre. Je maintiens que tu dois apprendre à mieux lire un texte. Tu n’es pas loin d’y arriver puisque tu as été capable de le resituer correctement. Convenu, scolaire certes, mais c’est déjà mieux que la majorité. Il te manque un chouilla de subversion et de finesse pour y arriver. Je vous laisse ou plutôt je me casse. Raphael Enthoven n’est pas le pire. Son émission de philo sur ARTE était de la bonne vulgarisation . Si tu veux blesser mon égo, compare moi à Apathie. Salam Alaykoum à toi aussi Eden

              • #48508 Répondre
                JÔrage
                Invité

                JeanMonnaie: « D’autant plus que caricaturer consisterait à déformer les propos d’autrui dans le but de les ridiculiser pour ne pas les affronter. Ce n’est pas mon genre. »
                .
                C’est clair que c’est pas ton genre. Même de loin hein c’est pas ton genre. Toi JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS, tu n’oserais faire une chose pareille. Et du coup tu manques terriblement dans le coin.

      • #48453 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Voici la note pour ta imitation : 1,5/20.
        Commentaire : je propose le redoublement.

        • #48454 Répondre
          Eden Lazaridis
          Invité

          *ton imitation

        • #48459 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Toi, ta critique est très scolaire. Tu fais tout ce que ton professeur attend. Fade, sans saveur, consensuel, et c’est pour cela que je te donne un 18,5/20.

          • #48461 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Je t’ai dit : tu me donnes une date et un lieu pour une rencontre ou tu te casses
            Tu es parti, craignant une rencontre.
            Je reitère donc la donne : tu me donnes une date et un lieu pour une rencontre ou tu te casses

            • #48464 Répondre
              JÔrage
              Invité

              François: Si JeanMonnaie veut pas moi je veux bien prendre sa place hein. Par contre tu payes les bières hein parce que moi je suis au RSA.

              • #48466 Répondre
                Léon Boit
                Invité

                Bégaudeau veut défier Jean Monnaie dans un combat de MMA. Pas sûr que tu veuilles prendre sa place.
                Le B est réputé pour être sec et nerveux avec un très bon crochet du droit.

                • #48473 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  Léon Boit: Il faudrait que je devienne plus fort alors comme ça François il n’aura plus peur de me blesser?

      • #48822 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        PYR qui esquive le débat. On ne sait pas trop si c’est un gauchiste ou si il fait semblant d’être de gauche.
        Une serpillère que tu as bien remis en place.
        J’espère un jour avec un débat avec une personne de droite un jour.
        Sinon le plus grand faits divers de 2023 c’est Nahel et non Thomas. Mais c’est un détail.

        • #48823 Répondre
          JÔrage
          Invité

          JeanMonnaie: « J’espère un jour avec un débat avec une personne de droite un jour. »
          .
          Il t’a dit que c’était quand tu voulais mais à chaque fois tu te défiles.

          • #48838 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Boire un verre n’est pas un débat. Par contre, sur la fin, enfin surtout sur la fin, tu l’as humilié gratuitement, François, et ce n’est pas forcément utile. Regarde, ce matin j’ai fait une petite vidéo.
            Aucune humiliation et le message est passé quand même. https://www.youtube.com/watch?v=Ap5rwgtu5Q4
            Avoir raison suffit, pas besoin d’écraser cette serpillère de Rougeryon.
            Demi habile, je te sens esseulé sans moi sur ce forum mais faudra avec.

    • #48643 Répondre
      Ostros
      Invité

      Bonsoir, je vais déballer un truc. Il s’agit d’une question importante pour laquelle je demande votre avis expérimenté, svp :
      J’ai finalement quitté la banque (rupture de période d’essai parce que je ne voulais pas faire des heures supplémentaires alors que j’étais déjà à 37h30 et en période d’examens au conservatoire. Ca n’a pas plu du tout à ces connards qui demandent une disponibilité totale à leurs salariés. J’y étais mal et comptais me barrer donc ça me va très bien, quoi que c’est un peu tôt rapport aux allocations chômage pas beaucoup récupérées).
      Ça fait depuis longtemps que je me dis que je serais bien dans une structure sociale. Jeudi soir jour de ma rupture de contrat j’envoie un CV à un IME qui recherche une agente administrative, la gérante m’appelle le lendemain trop contente et on a bien accroché. Le poste est dans une structure associative qui accueille une 20e d’enfants autistes et une 15e d’intervenants, c’est payé le SMIC et visiblement ce n’est pas négociable.
      Je savais bien que dans un IME, qui plus est une association, j’allais pas être bien payée. Je m’étais préparée à du 1600e net par là, mais là 1400e net c’est chaud pour moi. D’ailleurs je crois qu’on tombe plutôt autour de 1300e.
      Le poste me botte vraiment, je me sens enfin connectée à une activité et je sais que je travaillerai de bon coeur pour une fois. Enfin je sais sans savoir, parce que je n’ai jamais bossé dans ce type de structure. Et aussi j’ai une petite crainte d’être exploitée comme j’ai pu l’entendre à droite à gauche de la bouche d’admin dans des associations qui faisait plus que leurs heures et ce rab n’était jamais rémunéré ni rattrapé, cadeau.
      J’ai peur aussi parce que si finalement ça ne me plaît pas et que je quitte ce taff, le chômage étant 75% du salaire je ne vais pas pouvoir subvenir à mes besoin avec seulement 1000e par mois.
      Si mon proprio met fin au bail (ma hantise) je ne pourrai pas retrouver un logement dans ma ville, où je suis inscrite au conservatoire et souhaite le rester.
      Si j’ai des frais médicaux importants ça m’inquiète aussi.
      Mais si je retrouve un job à 2000e net par mois dans une activité qui ne va pas me convenir, je serai mal tous les jours et ne penserai qu’à m’en aller encore une fois.
      C’est une question que je n’arrive pas à résoudre. Choisir un poste dans le social (on n’en trouve pas souvent du tout du pur administratif comme ça) qui va me re-précariser alors que j’ai réussi à me sortir de la merde depuis peu et sans savoir si ça va me plaire ou décliner et me remettre en entreprise.
      Mes potes me disent en majorité de le tenter (parce qu’ils savent que je ne suis pas heureuse en entreprise), mais une petite partie d’entre eux me dit « tu as un bac +5, plus de 10 ans d’expérience et des factures qui n’arrêtent pas d’augmenter ce serait dommage et risqué ».
      Vous vous feriez quoi dans cette situation ?
      Je précise que je n’ai aucun soutien financier.
      Et que je n’ai qu’un mois de chômage restant.
      Merci à toutes celles et ceux qui prendront le temps de m’aider à y réfléchir.

      • #48649 Répondre
        Tony
        Invité

        Si je me mets à ta place je tenterai le coup car,si j’ai bien compris,tu arrives en fin de droit et l’été arrivant aussi les opportunités ailleurs vont se faire rare,de plus mais à vérifier il me semble que tu peux compléter un SMIC avec la prime d’activité et à la rentrée si tu veux te casser t’auras plus de choix à mon avis.

        • #48653 Répondre
          Zyrma
          Invité

          à l’IME tu as peut-être tout un accompagnement social en plus (aides financières, etc.)

        • #48686 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci Tony, j’avais pas du tout pensé à la prime d’activité et ça peut faire 100e en plus sur le compte en banque c’est pas négligeable à ce stade.

          • #48687 Répondre
            Ostros
            Invité

            Apparemment il y a une prime de sujetion aussi. Et peut-être d’autres aides oui, à voir quand on se rencontrera.

      • #48655 Répondre
        Delphine
        Invité

        Bonsoir Ostros, Voici ma vision des choses, point par point par rapport à ce que tu décris. Je ne sais pas quel âge tu as (sachant que plus on avance en âge, plus il est difficile de retrouver du travail), mais je trouve étrange d’avoir quitté le milieu de la banque, parce que ce secteur offre souvent stabilité de l’emploi et avantages (notamment financiers). Je comprends qu’il ne devait pas être facile d’associer vie professionnelle et examens au conservatoire (le conservatoire représente-t-il pour toi un simple loisir, ou est-ce une véritable passion qui te tient à cœur ?). Je ne travaille pas dans le milieu bancaire, mais, en entreprise, la totale disponibilité des employés est remise en cause depuis l’apparition du télé-travail, et beaucoup d’employeurs se sentent obligés de demander à leurs salariés de se déconnecter à un moment. Je crois que la loi se durcit à ce niveau-là. Dans la banque où tu étais, il y avait un recours, s’il existait un CSE ou un syndicat (ce qui permet d’encadrer la disponibilité des employés). Je comprends que, si tu ne te sentais pas bien, le monde du travail devenait invivable, et le côté psychologique en prenait un coup, ce qui n’est pas viable. Ce qui est déjà énorme moralement, c’est que tu dois te sentir soulagé(e) – je ne sais pas exactement si tu es une femme ou un homme. Le problème, dans ta situation, est le dilemme entre le côté financier (pouvoir subvenir à tes besoins, surtout si tu vis seul(e) et que les charges ne sont pas divisibles, et tu ne peux pas te permettre de faire une pause professionnelle) et ce qui t’epanouiras vraiment. Personnellement, j’aurais tendance à choisir la stabilité financière. L’idéal serait peut-etre que tu trouves un emploi alimentaire suffisamment rémunéré de telle sorte que tu puisses subvenir correctement à tes besoins, mais correspondant à quelque chose que tu aimes faire et avec des horaires de travail réguliers, sans heures supplémentaires obligatoires. Et, si tu as l’esprit associatif, une activité sociale pendant ton temps libre. Il y aurait aussi la solution d’un emploi à temps partiel, mais tu risques de te retrouver à nouveau confronté(e) au critère financier.

        • #48661 Répondre
          Claire N
          Invité

          Je ne puis que t’assurer que de ma confiance en ton intelligence pour frayer dans la situation -j’ai toutefois noté
          « Le poste me botte vraiment, je me sens enfin connectée à une activité et je sais que je travaillerai de bon coeur pour une fois »

          • #48692 Répondre
            Ostros
            Invité

            C’est gentil… des fois j’ai des élans qui sont dû à un manque de connaissance objective sur un sujet. Mais au moins comme ça je verrai les choses par moi-même.

            • #48715 Répondre
              Claire N
              Invité

              «  des fois j’ai des élans qui sont dû à un manque de connaissance objective sur un sujet. « 
              Oui – c’est le propre des élans peu être – mais dieu que ça fait du bien d’en avoir

        • #48688 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci de ton développement Delphine,
          J’ai déjà eu cette configuration emploi chiant / bénévolat à côté et le fait de passer tous les jours mes heures de vie dans un lieu que je détestais était insupportable. J’ai une partie de moi qui a très peur de la précarité donc je comprends bien ce choix de la stabilité. C’est ce que j’essaie de faire depuis 10 ans que je bosse mais je n’arrive pas à prendre sur moi si le job me gonfle.
          Dans la banque où j’étais je n’ai pas du tout entendu parler de syndicats ou même de délégués du personnel. Je ferai peut être un retour d’expérience dans les jours qui viennent mais on était dans un système qui abrutit. D’un côté une communication élaborée sur le respect en entreprise, la lutte contre le harcèlement, le bien être au travail, l’évolution pro, l’écoute etc et de l’autre un management toxique avfait de favoritisme, harcèlement, presenteisme et micro management, un truc degueulasse dans une ambiance de début de collège avec des vingtenaires issues de l’immigration ou métis, qui ont une revanche à prendre sur la vie, ont les dents longues et font du zèle. Dans parler du taff en lui même qui consiste à remplir un CRM et toute la journée à extraire des factures, faire des changements de RIB et scanner des dossiers, le tout plongé dans une langue stupide américanisée, perte de sens des mots, cerveau vide et salariés qui sont de gros consommateurs (foodporn, speedpark, tiktok et mangas) jusqu’à l’écoeurement. Autant te dire que moi avec mon goût pour le cinéma matérialiste et mes cours de chant lyrique j’étais un ovni pour eux et ils me l’ont bien fait ressentir. Avec ce justement toujours étonnant d’être une bourgeoise, sur la base de mes goûts qui diffèrent du mainstream. Et puis le niveau zero de la réflexion chez ces gens, aucune conversation sur autre chose que le train train du quotidien et ce que tu as mangé hier soir. C’était vraiment un mix de choses pas supportables.

          • #48696 Répondre
            Tony
            Invité

            Oui dans ce genre de boîtes il doit y avoir un gros turn over et moins de 50 salariés pour qu’aucun syndicat ne puisse être créé,on est pas dans une fiction de gauche.

      • #48662 Répondre
        graindorge
        Invité

        « Jeudi soir jour de ma rupture de contrat j’envoie un CV à un IME qui recherche une agente administrative, la gérante m’appelle le lendemain trop contente et on a bien accroché. Le poste est dans une structure associative qui accueille une 20e d’enfants autistes et une 15e d’intervenants, c’est payé le SMIC et visiblement ce n’est pas négociable.
        Je savais bien que dans un IME, qui plus est une association, j’allais pas être bien payée. Je m’étais préparée à du 1600e net par là, mais là 1400e net c’est chaud pour moi. D’ailleurs je crois qu’on tombe plutôt autour de 1300e.
        Le poste me botte vraiment, je me sens enfin connectée à une activité et je sais que je travaillerai de bon coeur pour une fois. »
        FONCE!

        • #48671 Répondre
          Jeanne
          Invité

          @Ostros
          Euh ça a l’air de parler à ton cœur.
          Bon, je n’ai pas plus de réponse mais je te souhaite bon courage avec ce choix à opérer.

          • #48683 Répondre
            Claire N
            Invité

            « Si mon proprio met fin au bail (ma hantise) je ne pourrai pas retrouver un logement dans ma ville, où je suis inscrite au conservatoire et souhaite le rester »
            Petite questions:
            – la collocation est elle possible ?
            – y a-t-il des raisons qui te font penser qu’il mette fin au bail , pour quel raison ?

            • #48690 Répondre
              Ostros
              Invité

              @Claire,
              J’angoisse à ce sujet parce que j’ai peur de me retrouver dehors. C’est une peur que j’ai commencé à avoir lorsque j’ai été très précaire et il n’y a que quand je gagne bien ma vie qu’elle s’en va. Après mon bail arrive à échéance en octobre de cette année donc mon proprio peut tout à fait décider de ne pas le renouveler. En plus je l’ai fait chier dernièrement parce que plein de choses n’allaient pas donc je me dis qu’il peut avoir envie de se débarrasser de moi…

              • #48693 Répondre
                Tony
                Invité

                Si t’es à jour de tes loyers et qu’il ne met pas en vente l’appartement t’as pas de soucis à te faire,en plus il doit te prévenir en recommandé 6 mois avant la fin du bail,le délai étant dépassé ton bail sera renouvelé.

                • #48713 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  j’avais inclus ce calcul dans mon message, le bail est d’avril à fin mars donc c’est octobre la deadline pour recevoir le courrier recommandé… Donc petit stress jusqu’à octobre ^^ il est tout à fait possible qu’il veuille le vendre en plus.

                  • #48714 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    Ok oui c’est stressant,je suis passé par là l’année dernière, point positif malgré tout le marché actuel n’est pas du tout favorable pour un vendeur,il risque de le vendre moins cher à cause de la hausse des taux…

                    • #48719 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      De rassurantes infos tu partages là.

                    • #48722 Répondre
                      Delphine
                      Invité

                      Pour protéger les locataires n’ayant pas les moyens d’acheter, c’est bien, dans ces circonstances, que le marché ne soit pas favorable aux vendeurs. C’est le problème depuis quelques années : en louant un bien par l’intermédiaire d’un propriétaire particulier, le risque est qu’il le vende à plus ou moins long terme, parfois quel que soit l’âge plus ou moins avancé du locataire, d’ailleurs (il me semble que les mises en location duraient plus longtemps avant). L’idéal, quand on le peut, étant d’acheter sa résidence principale. Mais, bien évidemment, tout le monde ne le peut pas (apport, taux d’intérêts élevés).

                      • #48723 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Oui mais un propriétaire bailleur a aussi des avantages fiscaux qu’il devrait rembourser en cas de vente anticipée,ce mécanisme sécurise aussi les locataires,pour ce qui est de l’achat,dans une métropole les prix sont rédhibitoires,de plus en plus de bourgeois s’enrichissent avec leur patrimoine immobilier et pleurent parce que leurs enfants ne peuvent plus se loger,ce système est absurde.

                      • #48773 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Il faut un espace après une virgule.
                        Je te le dis comme ça. Tu l’intègres à ton rythme. Essaie une fois, si tu rates c’est pas grave.
                        À ton rythme champion !

                      • #48778 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @ et la location avec option d’achat, c’est toujours pratiqué?

                      • #48779 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @Tony

                • #48826 Répondre
                  Titouan R
                  Invité

                  @Tony et @Ostros. Attention : le préavis de 6 mois donné par le proprio, c’est uniquement si le bail est non meublé. Si c’est un bail meublé (autrement dit, il y avait au moins lit, frigo, plaques de cuisson et micro-ondes fournis par le proprio), le délai de préavis est de 3 mois.
                  Si mes compétences de clerc de notaire peuvent servir à quelque chose sur ce forum…

                  • #48827 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Mes compétences de locataires confirment. Je ne saurais pas le dire aussi précisément que toi, mais j’ai le souvenir d’une différence entre les deux.

                  • #48830 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    @Titouan R
                    Est-ce qu’il y a toujours possibilité de la location avec option d’achat en France?

                    • #48833 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      @graindorge ce dispositif,s’il existe,concerne des logements sociaux dont les bailleurs de débarrassent, c’est très minoritaire et ça ne concerne pas le parc privé.
                      @Titouan R oui merci tu as raison de le préciser,je partais du principe que c’était un non meublé.

          • #48689 Répondre
            Ostros
            Invité

            Oui je vais m’écouter et on verra bien…

      • #48824 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Ca dépend de ton âge, je conseillerais d’abord d’essayer d’amasser quelques économies dans un poste un peu plus rémunérateur pour avoir un peu plus de liberté dans le choix plus tard. Tant que tu peux supporte un minimum un boulot bof, au bout d’un moment je pense que ça deviendra intolérable.
        Mais c’est une question de sensibilité là.

    • #48678 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Impeccable, comme d’hab : https://www.youtube.com/watch?v=3L6dV42kfm8

    • #48772 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Sévère réquisitoire contre Sophia Aram. Mais bien documenté – comme toujours avec Acrimed.
      Affaire Guillaume Meurice : Sophia Aram n’est pas très « Charlie »

      • #48820 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Pas très sévère, au contraire.
        Frustration avait déjà fait un juste sort à son speech des Molières : https://www.frustrationmagazine.fr/gaza-bourgeoisie/
        Sophia Aram, c’est le Printemps Républicain fait femme.
        Quoi que moins drôle que Caroline Fourest

        • #48900 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Merci, j’avais loupé cet article.
          Quel beau discours. Le courage de la nuance sans doute.

          • #49011 Répondre
            Titouan R
            Invité

            jolie contrepèterie !

    • #48832 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Mon dieu cet entretien avec Rougeyron sur QG est trop dur : première fois que j’entends ce type après avoir lu son nom ici et là depuis des années et quelle coquille vide, il ne fait que se cacher, c’est affligeant. Tu as bien du courage François d’essayer, épaulé par Aude, de construire l’entretien tout seul.

      Et ce mec est une starlette à droite ? Mamma mia…

      • #48835 Répondre
        Tony
        Invité

        Oui le gars est devenu de plus en plus liquide,le coup de grâce final avec la culture française était bien joué par François,il l’a bien achevé,on peut l’enterrer.

      • #48839 Répondre
        Cyril
        Invité

        Quand la droite n’est pas sur son terrain on voit comme elle se dégonfle. A l’inverse, quand Bégaudeau était sur des plateaux télés, il ne démordait pas ! Ça fait du bien d’éprouver la supériorité de notre camp. « Des nôtres » comme dirait Pierre-Yves.

        • #48841 Répondre
          Tony
          Invité

          Mais quand même il est drôlement con de sortir Juan ascencio après tant d’hésitations c’est n’importe quoi,il sait plus où il habite, c’est la première fois que je vois ça.

        • #48843 Répondre
          eke
          Invité

          C’était d’une petitesse, on sent vraiment la garde robe idéologique de droite qui a vraiment du mal à s’accorder.

        • #48846 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Vous avez raison. Mais lors d’un autre duel QG, Devecchio m’avait paru moins se dégonfler. Enfin disons qu’il s’était « fait » dégonfler, c’est différent. Là le type arrive déjà à plat.

          Point positif de l’entretien Rougeyron : quelques très bonnes vannes

          • #48850 Répondre
            Cyril
            Invité

            Tu les as répertoriées ?

            • #48857 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Alors non mais j’ai ri plusieurs fois, la dernière en date étant ce moment où FB « déduit » du « discours » de PYR qu’il n’a probablement aucun ami à droite et lui propose gracieusement un job à gauche. Excellent

              • #48920 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                @I.G.Y Dommage. Pas abonnée à Aude Lancelin.

      • #48858 Répondre
        toni Erdmann
        Invité

        Mais où sont les vrais droitards un peu solides sur leurs appuis ?

        • #48871 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Allez jubilez c’est votre moment de gloire. Bégaudeau à battu en débat un gauchiste. La belle affaire.
          Simplement n’oubliez pas que les faits sont têtus.

    • #48845 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Ce bégaiement, bordel.

      • #48848 Répondre
        Cyril
        Invité

        Jeanmonnaie réalise que lui et son camp sont des gros nuls. 😂

        • #48854 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          PYR, je ne l’écoute pas. Je le savais à gauche sur certains sujets, mais je pensais naïvement qu’il était un peu de droite quand même. C’est sans doute la plus belle humiliation que j’ai vue en débat.

          Je ne pense pas que chez un Delesquen ce serait la même chose, très honnêtement. D’ailleurs, moi-même, j’ai promis une vidéo. Je suis d’autant plus obligé avec cette prestation pitoyable de PYR. Le problème de la droite est qu’elle complexe par rapport à la gauche. Là, le type n’a pas assumé ses convictions en pensant que faire ami-ami était une bonne technique. En réalité, il faut vous rentrer dedans et vous porter les coups. C’est le seul langage que les gens comprennent.

          • #48859 Répondre
            Cyril
            Invité

            En même temps ça donnerait quoi une droite qui s’assume ? Ça donnerait quelque chose comme : « Oui je n’aime pas les arabes et alors ? ».
            En fait la droite est soit fuyante soit dans l’affirmation crue de sa domination.

            • #48863 Répondre
              eke
              Invité

              Mais couches par couche on va forcément en venir à juger la personne en elle même au final. Pourquoi tu ne veut pas d’arabes ? Qu’est-ce qui dans ta vie t’as conduit a te faire penser qu’avec moins d’arabes autour de toi tu serait foncièrement plus heureux ? Ce serait une négation de l’être, assumer sa propre médiocre vivacité.

              • #48864 Répondre
                Tony
                Invité

                Zemmour y arrive un peu mais sans tomber sous le coup de la loi c’est compliqué pour eux.

                • #48867 Répondre
                  eke
                  Invité

                  Non Zemmour se cache comme toute la droite derrière l’idée du patriotisme Français pour faire passer ses idées contre l’islam et contre le grand remplacement.

                  • #48872 Répondre
                    eke
                    Invité

                    C’est toujours « je ne veux pas d’arabes parce que… », « Je ne veux pas d’immigrés parce que… » Et j’amais « oui je n’en veux pas parce que je n’aime pas ca ».

                    • #48873 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Il serait condamné pour haine raciale

                    • #48876 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Toute société multiculturelle est multiconflictuelle. Donc, peu importe si la droite boucle dessus, cela reste vrai.
                      La question est de savoir si vos obsessions à vous sont plus pertinentes que les miennes. La réponse est non. Maintenant réduire la droite au Arabe est aussi réducteur que réduire la gauche aux méchants patrons.
                      PYR n’avait pas un discours de droite. Bégaudeau était même obligé de lui demander d’arrêter de faire semblant d’être de gauche.

                      • #48880 Répondre
                        eke
                        Invité

                        Pétition de principe.

            • #48868 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Pour le coup celui qui était dans la domination dans le débat était bégaudeau.
              Et la tu fais du sophisme à la con avec tes arabes.

              • #48875 Répondre
                Eden Lazaridis
                Invité

                C’était couru d’avance, François n’a jamais perdu un débat. C’était un Djokovic-Moutet, donc peu d’enjeu. Bégoatdeau.

                • #48878 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Il à perdu contre Naulleau( il était jeune) et contre Houria. La c’est plus problématique.
                  Il à gagné contre Patrick Cohen, André Comte-Sponville et PYR.
                  Zemmour à fait des centaines de débats. Bégaudeau une dizaine maximum. Et encore Polony comme PYR voulait plus discuter que débattre. Ce qui explique pourquoi ce dernier à été mise à mort. Il n’a pas compris que Bégaudeau adore humilier les droitards.

                  • #48952 Répondre
                    Eden Lazaridis
                    Invité

                    Le débat contre Naulleau (et Zemmour) à ONPC n’était pas un débat, Naulleau court-circuite tout échange avec des sophismes (Naulleau quoi, je renvoie à son débat avec Lalanne, où ce dernier a raison sur toute la ligne, mais ne peut rien faire face à la petitesse de Naulleau, qui est certes drôle), et contre Houria c’était un échange plus qu’un débat, où François a bien faire ressortir la tendance essentialiste de la pensée indigéniste. Dans les deux cas il n’y avait pas de matchs, dans le premier, car un des joueurs a sauté par dessus le filet pour en venir aux mains, dans le second, car c’était une série d’échanges entre amis.

              • #48877 Répondre
                eke
                Invité

                Un camp idéologique qui systématiquement se trouve des prétextes(démographique, culturel etc) pour dire exactement la même chose. Un camp qui a des arguments aussi modelables mais une visée toujours aussi précise. Ca ne me semble pas être un sophisme que de dire ca.

                • #48879 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Tu as des planches pourries dans chaque camps. D’ailleurs il le dit lui même être détesté par l’extrême droite.
                  Le gauchisme de PYR ne date pas d’hier.

      • #48849 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Autre belle humiliation

        PYR serait venu avec Houria il aurait peut être gagné le débat.

      • #48851 Répondre
        Tof
        Invité

        Pas facile de le faire sortir de son trou ce Mehdi Rougeyron, mais François est un éclairage de stade de foot. La déroute de la fin de l’échange est terrible.

        • #48853 Répondre
          Tony
          Invité

          Une baudruche pleine de flotte.

        • #48855 Répondre
          Cyril
          Invité

          Oui, le « Mais la France, c’est quoi pour vous ? », on va appeler ça une Bégaudeau. Une des techniques les plus éprouvées contre les identitaires.
          « Euh, la France c’est, euuhh, attendez j’ai quelque chose ! Euh… Argh !… »

          • #48870 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            La question est biaisée. Et comme elle est biaisée, François adore la poser.
            J’ai répondu à cette question sur le forum sur l’identité.

            • #48883 Répondre
              Cyril
              Invité

              Disons que la France a une bonne tradition littéraire. Et alors ? Serai-je patriote pour autant ? J’aime aussi la littérature russe, américaine… Pourquoi je jetterais mon dévolu sur la France, exclusivement ?
              Elle a un bon système social ? Très bien, je m’en réjouis pour ce qu’il en reste, mais d’autres pays aussi non ? Pourquoi la France, toujours la France ?
              Le patriotisme c’est comme un amour exclusif, on est très fier de s’y limiter, ça renforce notre sentient de dévouement, de loyauté envers une chose unique.
              En amour c’est pareil, je n’ai jamais eu de yeux que pour une personne. Je n’aime pas cette auto-satisfaction qu’ont certains à se poser des limites, à être fidèle.

              • #48893 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                On s’en fiche. Tu demandes à l’Algérie ou au Palestiniens leurs livres pour savoir si ils ont le droit d’être patriote ?
                La question qu’il pose est biaisée pour la deuxième fois.

        • #48856 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Rougeyron fait l’anguille pendant 2h, pour se déconcentrer dans les dernières minutes : il produit enfin une affirmation, à demi mots. Et le voilà coincé.
          Je l’avais entendu par le passé ici et là, je ne comprends pas qu’il fasse un carrière de militant alors qu’il serait parfaitement à son aise en chroniqueur. Il aime commenter et pas affirmer, ce monsieur.

          • #48860 Répondre
            Tony
            Invité

            Non mais ce gars c’est un geek seul dans sa chambre qui s’imagine à la tête d’une armée.

            • #48861 Répondre
              Cyril
              Invité

              C’est vrai qu’à l’écouter on a l’impression qu’il a fait des trucs de fou dans sa vie. Mais qui est ce type ?

              • #48862 Répondre
                Tony
                Invité

                Je crois qu’il est un peu mytho,je le connais pas non plus, première fois que je le voyais.

                • #48884 Répondre
                  Mathieu
                  Invité

                  Le moment qui m’a terminé c’est quand il appelle Zemmour « le Z »
                  Surnom répandu chez leur zemmouristes pour désigner leur sauveur, et preuve supplémentaire qu’ils ont 6 ans d’âge mental. C’est leur Zorro, quoi.
                  Et PYR qui prétend après ça ne pas être de ce camp-là, c’est merveilleux de mauvaise foi

                  • #48886 Répondre
                    JÔrage
                    Invité

                    C’est pas pire que les fans de Macron ou de Mélenchon non plus, c’est juste parce que c’est le camps que t’aime pas.

                    • #48895 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité

                      J’ai pas encore regardé et je fais dans la journée

    • #48889 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Le débat est-il disponible gratuitement quelque part ?

      • #48968 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        J’y ai cru un moment qu’il soit en entier mais en faite ce n’est que des extraits qui reste…

    • #48892 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Le meilleur commentaire que j’ai lu de cette vidéo :

      Il ne s’agit pas là de la défaite d’une personne, mais d’un camp, d’une ligne, incapable de rendre nettement compte du réel, puisqu’il s’interdit, ou plutôt parce qu’on lui censure, l’approche du monde, la catégorie politique fondamentale, l’identité de sang

      La droite a été mutilée et rendue incapable de penser, puisque le camp adverse lui a censuré ses sous-jacents de réflexion, définir une patrie sans une allégeance de sang, sans une filiation de chair, est évidemment impossible, ou réduite à la convocation d’idées romanesques, oui un peuple existe en dehors de sa langue, de sa culture, par la seule force de son sang, mais cette idée simple est devenue si honnie, si impossible à rappeler, que la droite est rendue stérile, voici pourquoi le contradicteur national, et tout est dit par ce mot, a été incapable d’articuler une pensée propre, claire.

      • #48896 Répondre
        Tony
        Invité

        L’autre couillon s’est bêtement fait enfermer à la fin sur la culture,il aurait du lui renvoyer la balle en interrogeant François sur la gastronomie française et on aurait entendu carottes râpées.

      • #49332 Répondre
        Tof
        Invité

        Même Star Wars a abandonné cette histoire de midi-chloriens

    • #48897 Répondre
      Poit
      Invité

      Pour un vrai débat d’idées avec un type réellement de droite, Bégaudeau aurait du débattre avec Laurent Obertone, qui est bien plus consistant et intéressant que Rougeyron, et surtout beaucoup moins cuistre et imbus de lui-même que cette baudruche souverainiste.

      • #48917 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Chaque fois que je débats avec un mec de droite, on me dit qu’en fait lui est nul et que les vrais bons sont ailleurs.
        Peut etre qu’un jour il faudra se résigner à comprendre qu’il n’y a pas de pensée identitaire – juste des affects identitaires. Donc pas d’intellection consistante possible dans cet espace. Ces gens sont des romanciers dans leur tête, pas des penseurs. Les comprendre c’est reconstituer les personnages du roman qu’ils écrivent dans leur tête, comme un garçon joue aux soldats dans sa chambre.
        Oberton je l’ai entendu parler quelques fois, je ne vois pas vraiment où est sa supériorité par rapport à Rougeyron. Rougeyron est même beaucoup plus documenté, et, en tant que souverainiste, beaucoup plus clairvoyant sur les rapports entre Etats.

        • #48939 Répondre
          Seldoon
          Invité

          Il faut refuser cette réécriture du personnage de Rougeyron par le camp identitaire. Je l’ai toujours vu décrit comme solide, construit, fin, cohérent par les sympathisants (et à la rigueur, rejeté par les têtes de file majoritaires, parce qu’il passe son temps à commenter et donc critiquer les stratégies de tout un chacun). Il y avait d’ailleurs pas mal d’appels à un face à face avec François depuis des années.

        • #48944 Répondre
          Poit
          Invité

          Finalement, je pense que seul un vrai « raciste » (ou ethno-différentialiste) serait capable de contrer efficacement tes arguments, notamment sur ton questionnement final sur la chimère « France ». Plutôt que de se ridiculiser à parler gastronomie et savoir vivre à la française, autant y aller franchement et parler de sang, de génétique, de filiation… et ne pas se cacher derrière un paravent culturo-civique. Bon évidemment et pour diverses raisons, une telle confrontation serait quasi impossible à organiser.

        • #49192 Répondre
          Julien
          Invité

          Qu’est-ce qu’une « pensée » ? Comment pourrait-on la définir ?

          • #49195 Répondre
            Fanny
            Invité

            Le Larousse dit : « Ensemble des processus par lesquels l’être humain au contact de la réalité matérielle et sociale élabore des concepts, les relie entre eux et acquiert de nouvelles connaissances. »

            • #49230 Répondre
              Julien
              Invité

              Intéressante comme définition.
              Ce qui en vient à me demander : qu’est-ce qu’une pensée de droite ? Car le réel, ce n’est pas trop leur truc. Ainsi la pensée appartiendrait exclusivement à la gauche ?

    • #48899 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      Tu as deux types de débats. Ceux qui aiment les échanges : Polony, PYR et ceux qui aiment la castagne : Soral, Bégaudeau, Zemmour. Ce qui me gêne, c’est que quand une personne veut un échange, tu t’adaptes à ton interlocuteur. Inutile de vouloir l’humilier. Mais après tout, PYR, qui a passé son temps à cracher sur la droite, mérite ce qui lui arrive. Je déteste la gauche quand elle fait la carpette avec les minorités. Je déteste autant un rouge-brun qui n’assume pas son brun.
      Laurent Obertone n’est pas un castagneur.

      • #48915 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        1 je signale que je n’ai pas voulu ce débat. On m’a sollicité pour un débat sur La fièvre, j’ai dit oui. Le scénariste Benzekri n’a pas donné suite à la demande (dommage, c’était ça le débat intéressant). On s’est alors tourné vers des intellectuels de droite, et seul Rougeyron a répondu oui. Il s’est engagé à regarder la Fièvre, mais j’étais sûr qu’il n’aurait rien à en dire, et que nous allions repartir sur identité racaille Crepol banane. Je m’en serais bien passé, mais je l’ai fait par loyauté à Aude.
        2 Jean Monnaie : Rougeyron ou pas, je t’ai dit: soit tu me donnes une date et un lieu de rv de visu, soit tu te casses d’ici. La dignité ca commence quand?

        • #48924 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Je ne te ferai jamais le reproche de débattre ni d’humilier tes adversaires. Il n’y a aucune raison d’être gentil dans un débat. Mes seuls reproches concernent PYR. Tu as bien raison de dérouler ton argumentaire, de pointer ses contradictions et de faire ton inquisiteur, puisque cette technique marche, surtout quand la loi est de ton côté. J’ai déjà dit ce que j’avais à dire, je m’en vais chercher ma dignité qui commence aujourd’hui. Bravo pour ton débat. J’espère un débat contre une personne de droite un jour.

          • #48929 Répondre
            Monami
            Invité

            « prout »

          • #48950 Répondre
            Cyril
            Invité

            Encore un droitard qui fuit comme un lâche 😂

            • #48970 Répondre
              Arnaud
              Invité

              François en mode octogone !!
              Je suis à 8000 bornes mais je payerais mon billet pour assister au débat !

              • #48972 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Si un jour je dois rencontrer François, ce serait pour une discussion amicale. Pour gagner un débat, il faut des compétences telles que l’élocution, la mémoire et l’expérience. Je ne suis pas mauvais, mais ce n’est pas mon point fort. Inversement, dans un débat écrit, j’ai de l’expérience. Wikipedia et les correcteurs automatiques peuvent mettre tout le monde sur un pied d’égalité, et il n’est pas nécessaire de répondre immédiatement. De plus, je connais les pièges par cœur, donc il est impossible de me faire « rougérontiser ». Là où je suis plus fort que les autres, c’est pour décrypter une personne et montrer les incohérences. C’est pour cela que, pour une opposition intellectuelle, je vais choisir le format vidéo.

                Prenons un exemple très simple : la vidéo juste au-dessus. François nous montre sa force incroyable à l’oral. Selon lui, la banlieue est « ghettoïsée » et « parquée », des mots très impactants auditivement. Il enchaîne en qualifiant ceux qui s’opposent à cette vision de racisme systémique d’intellectuels obscènes. Donc là, le format vidéo est parfait, car il suffit de mettre Michéa qui explique une vision différente.

                Dans l’extrait que j’ai partagé, Michéa explique que les banlieues dans les années 70 étaient très prisées et modernes, car elles offraient un confort comme les douches et l’eau chaude, ce qui n’était pas la norme en France à l’époque. C’est la politique familiale favorable aux familles nombreuses, donc aux étrangers, qui a fait que la banlieue s’est « africanisée ». Ici, c’est donc tout le contraire de ce que François prétend : c’est la politique du territoire favorable aux étrangers qui explique la ghettoïsation, non une espèce de main invisible raciste du territoire.

                On est même dans un discours complotiste que Roncière dénonce chez les marxistes, à savoir qu’il se cache toujours quelque chose derrière les structures et les instituions. En effet, puisque les institutions sont bourgeoises, elles sont forcément malveillantes et oppriment les peuples. Par exemple, selon cette logique, Selon françois l’école à été créé pour humilier la pauvreté, et la laïcité serait un complot de la bourgeoisie pour détruire les revendications sociales. Tout ceci est dans l’imaginaire de François, comme le complot du parcage des pauvres, car il pousse la logique marxiste jusqu’au bout.

                Pour l’anecdote, et comme je l’avais raconté, ma compagne, ancienne gauchiste, était persuadée que les pauvres à Paris étaient réellement séparés du reste de la société. Elle s’est aperçue que la Seine-Saint-Denis était à 5 minutes de Paris et que la banlieue bénéficiait largement des infrastructures. Elle était intoxiquée par les mythes marxistes. Pour ceux qui ne trouvent pas cela clair, je ferai de toute façon un montage pour le démontrer même si il suffit de voir lire les lois sur les HLM pour voir que la France à toujours privilégié la mixité social.

                Après tout, l’argumentation politique n’est pour moi rien d’autre qu’un sudoku pour muscler mon cerveau. J’ai assez de problèmes dans la vie pour prendre ma croisade antimarxiste trop au sérieux. Cette fois on se dit au revoir si vous voulez bien.

                • #48973 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Humilier les pauvres

                • #48974 Répondre
                  Eden Lazaridis
                  Invité

                  Dernière question : le format vidéo ? C’est-à-dire ? Tu vas publier une vidéo youtube où tu démontes point par point les arguments ?

                  • #48978 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    J’aimerais autant qu’on ne fournisse pas au blaireau Monnaie l’occasion de ne pas se casser d’ici.
                    Monnaie : on a compris, tu as peur de discuter avec moi de visu, normal. Donc tu sais ce qu’il te reste à faire.

                    • #48981 Répondre
                      Eden Lazaridis
                      Invité

                      Tu as raison, étant un sombre blaireau pour certains, je me suis senti une soudaine affinité pour Jean Monnaie.
                      Adieu Jean !

                      • #48983 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Longue route.

                      • #48985 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        « Longue route » dans le sens où ça fait plusieurs fois que je dis adieu à JM ? C’est vrai. Je tiens à dire, pour ma défense, que je ne lui avais jamais parlé avant, contrairement aux anciens membres qui se le coltinent depuis des années. My bad.

                      • #48992 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        je disais longue route au blaireau, pas à toi
                        tranquille

                      • #48999 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Ah oui « longue route » comme l’inverse de « bonne route ».

                      • #49007 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je ne répondrai puisque on me le demande.
                        Je reste gentil et vous donne le lien du débat
                        ttps://odysee.com/%C2%AB-Vers-la-guerre-civile-en-France–%C2%BB-avec-Fran%C3%A7ois-B%C3%A9gaudeau-et-Pierre-Yves-Rougeyron:c
                        (rajouter un h au début)
                        Notons que PYR voulait absolument trouver des points d’ancrage communs et s’est fait méchamment éconduire par notre François, qui l’a humilié.
                        De la même manière, François voulait absolument trouver des points d’ancrage communs et s’est fait méchamment éconduire par Houria, qui l’a humilié. Le parallèle entre les deux vidéos est saisissant.

                      • #49025 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Autre question François, tu emploies le terme « tranquille » dans quel sens ?
                        1) « Y a R ma gueule, trkl »/ »tout va bien t’inquiète »
                        2) « Calme toi »/ »Pète un coup »

                    • #48995 Répondre
                      JÔrage
                      Invité

                      François: Moi j’ai pas peur par contre donc vient on dit que je prends sa place.

                • #48976 Répondre
                  Cyril
                  Invité

                  Dans un débat écrit tu te sens à l’aise grâce à l’IA. Mais c’est vrai que la synthèse vocale n’est pas encore assez convaincante pour que tu puisses débattre avec François.

        • #49310 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          Rochedy veut débattre avec toi. Ce n’est pas du niveau d’un Zemmour ou Delesquen mais lui au moins est de droite. Il t’a lancé le gant.

    • #48912 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Dans un extrait mis en ligne François explique le malentendu qu’est l’appropriation idéaliste de Gramsci par la droite. Comme si la « bataille des idées  » était première. Cependant il concède que ce qui se passe du côté de la superstructure n’est pas complètement vain, qu’il peut y avoir des effets rétro.
      Est-ce que le clivage idéaliste/materialiste ne devient pas plus pertinent que le clivage droite/gauche ?

      • #48916 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        les deux ne sont pas exclusifs l’un de l’autre

        • #48918 Répondre
          Arnaud
          Invité

          Pourtant j’aurais du mal à imaginer ce que serait une droite matérialiste (certes le patronat est matérialiste à l’état pratique, mais pas en théorie). En revanche l’une bonne partie de ce qui se revendique de gauche est idéaliste.

          • #48919 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            matérialiste c’est un mode d’appréhension du monde
            gauche ce n’est pas le même ordre d’étiquetage

            • #48922 Répondre
              Arnaud
              Invité

              Un mode d’appréhension du monde qui ne conduit pas à être de gauche ?

              • #48925 Répondre
                Arnaud
                Invité

                Peut-on être idéaliste et véritablement de gauche ?

              • #48926 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Pas mécaniquement non
                Pascal est un matérialiste, il n’est pas « de gauche » pour autant.
                Rosset, grand écrivain du matérialisme, n’était pas « de gauche ».
                Il arrive même qu’un matérialisme hardcore vous détourne de la politique tout court. Car après tout la vie de la matière est la vie de la matière, pourquoi donc s’enquérir de modifier la matière?
                J’ai cette tendance en moi. Nietzsche en serait le nom de code : ne change pas ce qui est, veux ce qui est.

                • #48928 Répondre
                  Arnaud
                  Invité

                  Tu fais mouche sur l’exemple de Pascal !

                  • #48933 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Je te recommande Rosset, si tu ne connais pas

                    • #48936 Répondre
                      Arnaud
                      Invité

                      Clément le philosophe ?
                      Quel livre conseilles-tu ?

                      • #48938 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Sur Rosset que j’ai un peu lu l’année derniere il y a cette anecdote,dans un livre d’entretiens,sur la joie que peut procurer une approche materialiste de l’existence:

                        C’est alors que Clément Rosset rapporta un souvenir, une scène à laquelle il lui arrivait régulièrement de faire référence, et qui constituait sa plus grande réussite pédagogique, du moins à ses yeux. L’année de son service militaire, il était parti en coopération pour le Québec, afin d’y enseigner la philosophie. Là-bas, il avait repéré un étudiant taciturne, qui se terrait au fond de la classe, perturbé, transpirant. Au fil des mois, la physionomie de ce jeune homme s’est détendue. Il suait moins, manifestait moins d’anxiété, devenait presque souriant. Et, à l’issue du dernier cours, il apporta à son professeur une bouteille de vin rouge, d’un grand cru classé – cadeau inestimable, dans un pays où le vin d’importation était surtaxé – en guise de remerciement : « Avant de suivre votre cours, a-t-il avoué, j’étais mal dans ma peau, j’avais peur de mourir, je ne parvenais pas à vivre. Et maintenant, je vais très bien. C’est grâce à vous et à vos leçons : aujourd’hui, je me fous de tout ! »Voilà ce que Clément Rosset considérait comme le stade ultime de la sagesse. Ce que la psychanalyse ne réussit à produire que rarement chez un patient et seulement après dix ans de cure, il se félicitait d’y être parvenu avec cet élève en une petite année !

                      • #48946 Répondre
                        Arnaud
                        Invité

                        Ah oui !!! Maintenant je me rappelle qu’il était dans Notre joie !
                        Bizarrement je ne suis pas allé chercher plus loin, alors le bouquin de François m’avais vraiment impressionné.
                        Du coup, quel livre ?

                      • #48953 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Le réel et son double, peut-être
                        Mais tout est à peu près du même niveau – et ce sont de brefs livres très agréables à lire.

                      • #49013 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Je confirme le propos de François : Rosset est très agréable à lire, il mêle avec brio les anecdotes et récits personnels, les références philosophiques et littéraires, qu’il prend toujours le temps de détailler dans des courts récits qui sont autant de mises en situation.
                        Mais avec Rosset, on est en plein dans une appréhension tragique de la vie, de l’amor fati nietzschéen : le réel est ce qu’il est, comme il est, et toute tentative de vouloir le changer ne peut apparaître que comme une illusion, une dénégation du réel, bref de la métaphysique. Que ce cadre tragique pousse à la joie (aimer le réel comme il est, même quand le réel n’est pas aimable, c’est la meilleur réponse à opposer à la douleur de l’existence) ou au rire, cela ne fait aucun doute, car comment vivre autrement ? Mais il n’est pas sûr que cette joie ou ce rire soit un rire de vitalité et pousse à l’expansion de l’être, à une augmentation de soi. C’est le rire qu’il reste quand il n’y a plus d’issue, quand on bute sur le réel qui nous oppose sa consistance bétonnée. Et le réel, c’est tout et son contraire.

                    • #48940 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Le livre préféré du bourgeois ÉTIENNE KLEIN. Et je l’avais gardé car j’étais sur que bégaudeau avait emprunté ses idées chez lui. J’ai mis l’extrait qui parle… du réel et de joie.

                      Promis je me casse pour de bon?.

                      • #48942 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        le ? est une coquille

                      • #48943 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Ou un lapsus.

                      • #48958 Répondre
                        Cyril
                        Invité

                        C’est sa bouée, pour pouvoir remonter à bord.

                      • #48962 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Non, cela ne me manque pas et je suis le lâche qui fuit la rencontre. Je laisse le titanic aller sur l’iceberg. Cependant, j’avoue être satisfait d’avoir la confirmation de ce que je pensais.

                      • #48964 Répondre
                        Eden Lazaridis
                        Invité

                        Le fait que tu évites la rencontre est la preuve de ton intelligence et ta lucidité.

                      • #49014 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je ne fuis pas le débat puisqu’il a le droit de répondre sur ce forum. On peut aller sur son terrain et prendre ses sujets fétiches comme la démocratie et l’identité. Le problème est que les petites phrases de François fonctionnent très bien à l’oral, comme on l’a vu dans le débat hier, mais beaucoup moins bien à l’écrit, ce qui est un comble pour un écrivain. Lui-même en est conscient, son intelligence et sa lucidité sont donc bien plus grandes que les miennes. Je n’ai jamais dit que je ne le verrais pas. Simplement, ce n’est pas le moment, donc je m’exécute et je vous laisse.
                        Arrêter de me dire que je suis une mauviette merci 🙂

                      • #49022 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Autre commentaire sur le live que je vous partage. L’intelligence c’est exactement ça.

                        Il y a un sophisme répandu qu’il faut absolument déceler, particulièrement chez les gauchistes comme Begaudeau. Il consiste à contester l’existence d’une chose au prétexte qu’elle défie toute caractérisation globale. Par exemple
                        « – Qu’est-ce que la culture française ? 🙂
                        – *se perd dans des caractéristiques mineures, qui parfois sont loin d’être l’apanage de telle culture plutôt que de telle autre.*
                        – Tu vois c’est inconsistant 🙂 »

                        Notons qu’il en va de même de l’identité personnelle. À la question « qui êtes-vous ? » je ne peux donner qu’une réponse superficielle. Par exemple je peux indiquer mon nom et ma profession, dire que je suis le fils d’un tel. Mais je ne me reconnais pas tout à fait dans cette présentation réductrice, car j’ai une intuition de ce qui fait de moi une personne singulière, intuition qui est inexprimable, parce que le sentiment d’exister pour moi-même est purement intérieur et se dénature quand je tente de l’extérioriser en une représentation.

                        La situation est analogue en ce qui concerne l’identité d’une civilisation. Dès que je tente d’en dérouler les codes et les valeurs, je rencontre des phénomènes d’importation et d’immixtion, un écheveau difficile à démêler. Et pourtant nous possédons notre culture de l’intérieur, comme une chose qui ne nous est pas étrangère.

                      • #49038 Répondre
                        eke
                        Invité

                        Parler de culture française c’est une caractérisation globale par essence. Donc je t’avoues que je ne comprends pas vraiment ton point.
                        Et non, on peut donner une réponse précise à la question « qui êtes vous ? », on peut parler de ses déterminismes, on peut dire qu’on est ses actions comme dirait Sartre.

                      • #49044 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        on sera bien aimable de ne pas relancer le blaireau Monnaie, qui fera du bien à tout le monde en tenant pour une fois son engagement de ne pas revenir ici

                      • #49051 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je me suis fait insulter de blaireau deux ou trois fois et je n’ai rien dit. Tu m’excuseras de te répondre ce que je vais faire maintenant. Qui est le blaireau, moi ou toi qui estimes intelligent :

                        Dany et Raz jugés malaisants par la majorité du forum ?
                        La follasse avinée Houria qui se persuade que les Européens ont importé l’homophobie en Afrique, ce qui est amusant, c’est qu’énormément d’Africains se persuadent que les Européens ont importé l’homosexualité.
                        Le noble bourgeois Lasganerie constamment en roue libre, que toi-même trouves parfois excessif.

                        Qui pense ici, moi ou toi qui ne fais que répéter en plus mal Chourard, Roncière et le petit dernier dont j’ai eu la confirmation hier, Clément Rosset. On est content, tu es bon pour la rhétorique, mais il faut rester modeste. Gabriel Attal est très bon également. Tu as raison de dire que la pensée doit s’incarner dans le réel, le problème est que tu n’es pas dans le réel. C’est pour cela que tu ne sais rien faire d’autre qu’essayer de faire un salmigondis mal dégrossi des pauvres auteurs que tu lis. Je dis des pauvres car en plus tu ne t’inspires pas des bons auteurs de gauche. Mais bon, comment cela peut-il être autrement pour une personne qui trouve intelligent (Danette), pertinent (Lasganerie) et lumineux (reine Houria). Occupe-toi de rester scolaire et d’inspirer notre président, comme pour ses justifications des émeutes de banlieue qui sont identiques aux tiennes. Je te donne ma place pour expliquer à quel point on peut donner une réponse précise à la question « qui êtes-vous ? BREF Je ne suis plus la mais ne me provoque pas, merci.

                      • #49053 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Chouard

                      • #49056 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Pourquoi on NE peut pas

                      • #49054 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        T’as passé tout ce temps à nous lire en te retenant de réagir?

                      • #49055 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Oui

                      • #49062 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        Et du ça fait quoi de constater que t’es moins bien considéré dans le coin qu’un vulgaire schizophrène dans le déni?

                      • #49064 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        N’étant d’accord en rien avec lui, je ne m’attends pas à être apprécié.

                      • #49066 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ouais mais quand même, tu te tiens mieux que moi, on va pas se mentir, donc ils devraient avoir plus de mal avec moi qu’avec toi s’ils étaient un peu conséquent. Tu le sais non?

                      • #49067 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Arrête de vouloir me gratouiller 🙂 . Je ne participe plus à ce forum. Bonne journée à toi.

    • #48965 Répondre
      Fripouille
      Invité

      Est-il vraiment si compliqué d’inviter des intellectuels de droite sérieux ? Vous avez conscience de l’abime qui sépare un Pierre-Yves Rougeyron d’un Pierre Manent (qu’on n’allait certes pas faire venir pour parler de La Fièvre), au hasard ?

      • #48977 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’ai dû mal à imaginer Pierre Manent venir risquer d’abimer sa superbe dans un véritable débat contradictoire, déjà sa prestation face au très courtois Badiou (débat animé par l’inénarrable Van Reeth) n’est pas un franc succès. Sans compter qu’il accuse son âge. Il répète en boucle les mêmes soupes que Gauchet : alors que nous vivions en pleine félicité, le droit-de-lhommisme donna libre cours aux revendications les plus particularistes ce qui dissolva la Politique (P majuscule) et la Nation, sniff sniff.
        Ceci dit j’ai lu sans déplaisir son Naissances de la politique moderne.

        • #48980 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Pétard, dissolut. Je donne raison à Finkielkraut : « La langue française s’affaisse et la nation aussi. »

          • #48993 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Monsieur Manent ne se déplace par pour parler de La fièvre par ce que c’est un sujet trop bas pour lui?
            En tout cas ce monsieur ne m’a jamais ébloui de son génie.

            • #49017 Répondre
              deleatur
              Invité

              Dommage que Michéa soit cuit (et recuit), que Finkie soit gaga, ou l’inverse, mais j’aimerais t’entendre avec un Alain de Benoist. En même temps, s’il l’avait souhaité lui-même, il t’aurait déjà invité dans sa revue Éléments (Onfray et Michéa y sont allés). Soral, lui, voudrait te mettre son poing dans la gueule — il est trop instable, malade, maniaque, fou pour que la conversation donne quelque chose avec lui.
              Mais en fait on se trompe : là où tu serais le plus fort, c’est en discutant avec des gens de « gauche », Mélenchon, Michéa, Roussel.
              Les gens que tu estimes comme « amis » — sur le plan intellectuel au moins — Lordon, Badiou, Rancière, ça ne donnerait rien qu’une conversation aimable et polie entre gens biens.

              • #49046 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Avec Lordon je ne suis pas sûr.
                Sur les intellectuels de droite, la carte Benoist est toujours sortie. Depuis presque autant d’années que son âge, il est l’arbre qui cache la forêt de leur nullité, de leur puérilité.
                Tant qu’à discuter (je pèse mes mots), ce qui m’intéresserait c’est de discuter avec un intellectuel du bloc bourgeois
                En l’espèce, je l’ai dit, le vrai lieu de discussion eut été avec Benzekri, qui s’est défilé

                • #49058 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Pierre Manent est sans doute le meilleur intellectuel à droite, ses développements autour de la nation sont ce que j’ai lus de plus pertinent dans ce camp. Et il est de surcroît passionnant sur Montaigne mais c’est un autre sujet.
                  Mais je ne vois pas vraiment l’intérêt de ce genre de débat match de boxe. Tu l’as dit toi-même François dans un article de Transfuge sur le vide politique du cinéma français en réponse aux Cahiers : pour bien débattre il faut être un peu d’accord.
                  D’ailleurs ce genre de débat très antagoniste ne fait changer d’avis personne, la preuve c’est que les identitaires renient PYR en l’accusant d’être un faux identitaire.

                  • #49061 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Sur Manent, je signale aussi son « histoire intellectuelle du libéralisme », qui est intéressante (à coupler avec d’autres types d’histoires bien sûr).

                    PS : à propos de droite (plus à droite que le PS), je vois que vient d’être mis en ligne un débat avec Bousquet. Ça ne chôme pas

                    • #49084 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Je ne connais pas ce Benzekri.
                      Je connais juste la réponse de François B. à la question posée à des écrivains dans les années 80 par Libé : pourquoi écrivez-vous ?
                      On connait tous la réponse de Becket : « Bon qu’à ça. »
                      On oublie un peu la réponse de François B. : « Bin-z-écris. »
                      Sinon Ben (« artiste de l’écriture », titre Le Monde) est mort, et je m’en fous.

                      • #49089 Répondre
                        Ludovic
                        Invité

                        Falsifie pas.
                        15 ans qu’on rejette les souverainistes
                        Qui préfèrent le contenant au contenu.
                        C’est lui qui essaye de gratter l’amitié

                    • #49087 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      Pretez un peu attention aux dates les amis. Je crois que ce débat avec Bousquet date de 2020. Peut-être 2021. D’ailleurs, bref et haché, il n’a aucun intéret.

                      • #49098 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ah, je n’avais pas encore appuyé sur play, juste vu le titre et l’heure. C’est donc noté (ça signifie que j’avais dû le voir à l’époque, étonnant. Il semble ne pas m’avoir marqué en effet)

                      • #49100 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Ce que j’ai plutot fait, ce printemps, c’est, publiquement j’entends, des rencontres sur L’amour, qui, n’ayant pas été filmées, n’existent pas.
                        En même temps cette classique invisibilisation de la littérature aura au moins fait qu’on ne m’aura pas emmerdé avec le livre Inter.

                      • #49112 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        N’écoutant pas Inter, j’admets n’avoir pas vu passer cette information. La remise d’un prix par A. Van Reeth, en mains propres, ç’eût été croquignolesque.

                        Peut-être chercheras tu inconsciemment à « beaucoup les décevoir » avec ton prochain roman, comme dirait Godard.

                      • #49153 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Pas d’accord. Dans le registre, je ne le trouve pas si inintéressant ce débat.

                      • #49190 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Dans le registre.

                  • #49086 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Je suis bien d’accord.

                    • #49088 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      (avec Charles)

                      • #49113 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        J’ai pu enfin voir l’entretien en entier pour ce qui aurait dû parler de la série La Fièvre dont je n’avais pas entendu parler mais normale je ne regarde pas de série. Je félicite la présentatrice malgré ce qu’elle se prend dans la tronche qui a su garder son calme, d’avoir remettre les choses à leur place quand il le fallait

                      • #49115 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Dans les commentaires sous la vidéo j’ai oublié de préciser pour ce qu’elle se prend dans la tronche

              • #49095 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Une discussion de FB avec Daniel Riolo sur le football serait très intéressante à mes yeux. « Football » au sens large : le jeu en tant que tel, mais aussi sa culture, son environnement économique, son évolution historique, la foule des supporters, la formation des jeunes, ses implications politiques tacites ou explicites, le problème de la technique (la VAR), et peut-être aussi la manière de le filmer, etc.
                Il y aurait sans doute des points de discorde, mais il s’agirait de savoir lesquels (le domaine des implications politiques du football serait sans doute parmi les points les plus tendus). Mais l’avantage est que Daniel Riolo connaît très bien le football, qu’il est toujours intéressant à entendre parler sur ce sujet, ce qui pourrait donner une discussion égalitaire à mon sens.

                • #49099 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  En effet.
                  Mais remettons les choses à plat : si un mage m’annonçait que jusqu’à la fin de mes jours je ne débattrai avec aucun type de droite, qu’il soit libéral fasciste Riolo ou les trois, je n’en serais pas affligé.

                  • #49102 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Je comprends. C’est un exercice qui ne me fait pas rêver non plus.

                    • #49103 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      Je voulais dire par là que s’il devait y avoir absolument un « débat » avec quelqu’un (puisque c’était l’hypothèse de départ de la discussion que j’ai pris en cours de route), je verrais plus d’intérêt dans une discussion avec Riolo sur le football qu’avec un individu représentant « le bloc bourgeois central » – on se demande bien avec qui et pourquoi d’ailleurs, puisque comme le souligne Lordon, cette partie de l’échiquier politique a complètement bousillé le sens des mots depuis longtemps, ce qui rend toute discussion à mon avis très difficile et assez stérile.

                      • #49189 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Tout à fait.

              • #49143 Répondre
                Pierre EUGÈNE
                Invité

                Bonjour François,

                Je saisis la balle au bond : n’avais-tu pas parlé d’un contre-courant avec A. Badiou ?
                Cela date un peu, c’était peut-être sur l’ancien forum.

                • #49188 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  On avait calé ça, il y a trois ans par là. Mais oncle Alain est tombé malade à deux ou trois jours de l’enregistrement. Et l’occasion ne s’est jamais représentée.

                  • #50387 Répondre
                    Titouan R
                    Invité

                    Peut-être Aude Lancelin, qui a beaucoup bossé avec Badiou, pourrait-elle remettre ça… Qui sait ?

                    • #50409 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      c’est elle qui l’avait organisé à l’époque

                      • #50411 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        À part peut-être au moment de rendre un manuscrit, inviter des potes à une soirée pizza-bière-foot chez lui, décider de sa journée de travail, je ne vois pas François organiser quoi que ce soit.
                        Ce qui le rend très disponible pour tout un tas de sollicitations extérieures, auxquelles il s’adonne avec bon coeur le plus souvent (hors tournée des popotes pour la promotion de ses bouquins) : GO, ciné-club, participation à des live ou des émissions de streamers, etc.
                        Déjà dans les années 90-2000, François ne se déplaçait jamais sans son inorganisateur de poche (laquelle poche restait le plus souvent vide). Et c’est avec sa bande des Zab, puis des Cahiers, et maintenant de Othon qu’il inorganise un certains nombre de rencontres. François est le contraire d’une influenceuse à la mode.

    • #49024 Répondre
      Gribouille
      Invité

      Murat, déjà un an.

      « Ce jour, mon cœur se mit à saigner
      Comme le lapin de garenne,
      Qu’il vous fallut un jour égorger
      Pour sacrifier à la haine.
      Court le renard, court la fiancée,
      Non, nous ne vivions pas un rêve.
      Même si les frimas épargnent les blés,
      Jamais ne cessera ma peine.
      Notre troupeau devait donner du lait au goût
      De réglisse et d’airelles.
      Quand ce souvenir vient m’attrister,
      Je pense à vous, perce-neige.
      Alors de la Godivelle à Compains,
      On me jure que c’est sortilège.
      Que si Belzébuth habite mes reins,
      Je peux dire adieu à perce-neige.
      Peine perdue pour aimer mon prochain,
      Je ne suis plus que congère.
      Mon âme triste s’étire au loin
      Comme s’étire au loin la jachère. »

    • #49032 Répondre
      Lassou
      Invité

      Bonjour,
      C’est peut être pas l’endroit (?) mais j’ai pas retrouvé le sujet littérature, vous conseillez quoi comme grand écrivain français moderne ?

      • #49059 Répondre
        Mao
        Invité

        Ma liste non exhaustive :

        François Bégaudeau, Virginie Despentes, Emmanuel Carrère, Éric Vuillard, Nicolas Mathieu, Mohammed Mbougar sarrr, Joseph Andras, Alain Damasio, Jacques Rancière, Sandra Lucbert, Gao Xingjian…

        • #49063 Répondre
          Oscar Spielmann
          Invité

          … Modiano

        • #49083 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Mao, t’aurais pas un petit tropisme de gauche toi?
          Comme ton nom l’indique
          Cela dit il y a Carrère dans ta liste
          Et Despentes
          (bim)

          • #49093 Répondre
            Mao
            Invité

            On observera que – le maoïste que je ne suis pas – n’oublie pas de mettre à son panthéon Gao Xingjian, auteur notamment de cet immense roman sur la révolution culturelle chinoise « Le livre d’un homme seul » dans lequel on aura beaucoup de mal à trouver la trace d’une quelconque sympathie envers Mao.

            • #49148 Répondre
              Arnaud
              Invité

              Le livre d’un homme seul, pourrais-tu préciser pourquoi tu le recommandes ?
              D’ailleurs, qu’y a-t-il à lire d’intéressant à lire sur la Révolution culturelle chinoise ? A part des témoignages, je ne vois pas trop. En faisant des recherches, j’avais constaté que les livres d’histoire de la Chine mentionnaient le plus souvent cet épisode en le réduisant à des enjeux de pouvoir. Je n’ai pas réussi à aller au bout du livre sur la commune de Shanghai publié à la Fabrique. Etant impossible de travailler sur ce sujet en Chine, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’historiens spécialistes de la question.

              • #49151 Répondre
                Mao
                Invité

                « D’ailleurs, qu’y a-t-il à lire d’intéressant à lire sur la Révolution culturelle chinoise ? ».
                Etrange cette question. Si la révolution culturelle chinoise ne t’intéresse pas, je ne vois pas tellement ce que je pourrais en dire pour te convaincre du contraire. Mais puisque aussitôt tu indiques avoir effectué des recherches – manifestement pas très poussées – sur le sujet, ayant été jusqu’à commencé à lire « La commune de Shanghai », je suppose que tout cela ne te laisse pas si indifférent. Je pourrais dire ceci. Supposons qu’il se soit passé dans le plus grand pays du monde, du moins le plus peuplé de la planète, pays riche d’une histoire et d’une culture millénaire, des événements révolutionnaires d’une magnitude incommensurable. Supposons alors qu’un homme « lettré » ait vécu (cruellement) ces événements de l’intérieur, qu’il ait vécu ces événements jusqu’au plus profond de sa chaire et de son âme et qu’après avoir quitté sa Terre natale, cet exilé entreprenne par les voies de la littérature de nous en faire le récit et de nous partager son expérience à travers notamment deux romans monstrueux « La montagne de l’âme » et « Le livre d’un homme seul ». A dire vrai, je l’ai lu, il y a maintenant très longtemps, à une époque (début 2000s) où la Chine, sa culture et sa littérature, étaient très tendance – je pense à des romans chinois comme « Balzac et la petite tailleuse chinoise » ou encore « la joueuse de go » (des romans très faibles) – et où Gao Xinjian consacré par le Nobel apparaissait clairement comme le grand écrivain très au dessus du lot. Il faudrait que je m’y replonge pour voir si son oeuvre est vraiment à la hauteur du grand souvenir qu’elle m’a laissé.

                • #49161 Répondre
                  Arnaud
                  Invité

                  Je me demande d’où tu as bien pu tiré l’idée que la Révolution culturelle ne m’intéressait pas, puisque mon message témoignait précisément du contraire ? Ta réponse n’est donc pas pertinente, tu aurais pu t’épargner ce petit cours.
                  Je recommence.
                  S’agissant de la littérature scientifique, je n’ai pas été convaincu par les sinologues français (Bianco en particulier, Roux pour sa bio de Mao) ni par les ouvrages d’historiens US. L’angle du totalitarisme et de la psychologie de Mao ne m’intéresse pas. Je consulte la revue Perspectives chinoises depuis une dizaine d’année au moins et il m’a échappé que la RC était un sujet ayant donné lieu à une grosse production scientifique. Mais peut-être suis-je passé à côté. D’où ma question de savoir s’il existait quelque chose de consistant publié. Évidemment les Moravia et autres maoïstes de l’époque ne m’intéressent pas tellement.
                  Quant à l’intérêt du roman de Gao, on n’en saura donc pas plus.

                  • #49187 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Je trouve que Mao le vend assez bien
                    Presque envie de le lire – alors qu’a priori j’ai des envies de lecture d’une autre nature.

        • #49097 Répondre
          lassou
          Invité

          Merci bien, je note.

      • #49114 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        J’ajouterais Grégoire Bouillier. Je ne sais pas s’il est « grand » mais j’ai beaucoup aimé ses petits L’Invité Mystère et Rapport sur Moi, vraiment. Et bien sûr Echenoz.

        • #49186 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je viens de finir son nouveau, qui sort à la rentrée. Du Bouillier tout craché, en plus court, ce qui est heureux (400 pages seulement)

          • #49199 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Et que signifie Bouillier tout craché? J’admets ne pas avoir le courage de me lancer dans le dossier M. Les deux que j’ai lus (les trois en réalité, il faut ajouter Cap Canaveral) sont extrêmement courts, de 70 à 150 pages

      • #49119 Répondre
        Christophe M
        Invité

        J’ajoute Sophie Divry, Julia Deck, Eric Chauvier.
        Y a de quoi lire.

    • #49033 Répondre
      Hehe
      Invité

      Tu as lu quels romans du maître des clefs en ce lieu ?

      • #49057 Répondre
        lassou
        Invité

        Seulement un enlèvement et la politesse.

        • #49105 Répondre
          Hehe
          Invité

          Je te conseille donc En guerre, Ma cruauté, Entre les murs et L’amour.

          • #49110 Répondre
            Fanny
            Invité

            Et Jouer juste, et Au début.

            • #49111 Répondre
              PeggySlam
              Invité

              Et dans la partie politique : Notre joie, Histoire de ta bêtise et Deux singes ou ma vie politique qui est mon top 3

              • #49121 Répondre
                Claire N
                Invité

                Et aussi JOY SORMAN , ELODIE FIABANE ,
                Et non je ne crie pas

                • #49123 Répondre
                  PeggySlam
                  Invité

                  Merci Claire N car j’aimerais aussi découvrir des auteurs femmes

                  • #49124 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    J’espère que leurs livres te plaira autant qu’à moi, mais j’ai confiance

                    • #49684 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      Faut ajouter Dalie Farah, ma chouchoute parmi les auteurs français découverts via le chantier autonome

                      • #49686 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        Je recommande son dernier – Retrouver Fiona – sur un fait divers édifiant.
                        Edifiant surtout le personnage central de ce fait divers – la mère.

    • #49068 Répondre
      Mélanie
      Invité

      @ Ostros : je t’ai lu·e plus haut et comprends tes hésitations, courage à toi !

    • #49078 Répondre
      Enzo
      Invité

      « Tant qu’à discuter (je pèse mes mots), ce qui m’intéresserait c’est de discuter avec un intellectuel du bloc bourgeois »
      Tout à fait d’accord, qui serait à même selon toi de bien vouloir représenter ce bloc bourgeois dans un débat ?
      Qu’en est il par exemple des personnes ayant écrit sur la série pour l’institut Jean Jaurès ?

      • #49085 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Oui avec la fondation Jean Jaurès on serait pile au coeur du bloc.
        A quelqu’un qui récemment me proposait un débat en public, j’ai proposé Chloé Morin, mais rien à faire, lui voulait Geoffroy Lejeune.
        Le problème est donc triple :
        1 les structures invitantes, elles mêmes du bloc, ne veulent pas me voir discuter avec un des leurs
        2 les intellectuels du bloc flippent et-ou n’ont de toute façon pas besoin de cette visibilité, vu qu’ils sont partout
        3 les intellectuels du bloc n’existent pas. Ce ne sont pas des intellectuels, mais des gens ayant fait science po qui commentent des sondages, comme cette Chloé Morin et tous ses camarades de la Fondation JJ.

        • #49092 Répondre
          Mao
          Invité

          Dans le genre, je te mettrais bien un Gaspard Koenig dans les pattes. Il serait assez con pour accepter.

          • #49128 Répondre
            Cyril
            Invité

            Je pensais au même. En voilà un qu’il serait plaisant de voir ébranlé dans son libéralisme niais.

        • #49127 Répondre
          Stuka1940
          Invité

          Un échange SORAL / BEGAUDEAU serait intéressant …

          • #49139 Répondre
            Eden Lazaridis
            Invité

            François ne va pas s’abaisser à débattre avec cette ordure !

          • #49140 Répondre
            baptiste
            Invité

            pas sûr que soral plus intéressé à l’élucidation dialectique qu’à montrer la peau de ses couilles

    • #49322 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      La face réelle du capitalisme. Même pas les miettes pour les plus pauvres
      Si quelqu’un.e est abonné.e merci de partager

      https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/06/en-argentine-l-incompetence-du-gouvernement-transforme-la-crise-alimentaire-en-scandale-politique_6237686_3210.html

    • #49429 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #49457 Répondre
      Tony
      Invité

      Une question me taraude François,tu dis que la peur et le désir se touchent,que l’on désire peut-être ce dont on a peur,comme tu as pu le dire lors du débat,je me demande si c’est si évident que ça,certes ces questions sont troubles mais,par exemple,il t’est arrivé de dire que tu étais angoissé par la mort,est-ce que,pour autant,tu la désires?D’autres ont peur de la misère,la désirent-ils aussi?etc…

      • #49459 Répondre
        Tony
        Invité

        Pour compléter je crois qu’avoir peur de son désir me paraît déjà plus vrai.

      • #49481 Répondre
        Ostros
        Invité

        Sujet intéressant. Est-ce la même peur lorsqu’il s’agit d’un autre être, d’une pensée, d’une situation ?
        On sait que certains qui ont le vertige se sentent irrésistiblement attirés par le vide et que c’est cette attraction qui les fait paniquer.
        A titre personnel j’ai déjà remarqué cet effet physique de la peur dans laquelle on ressent du désir ou une excitation, le corps est en tension, les sens sont à l’affût. Parfois il y a à l’oeuvre une volonté de « fusionner » avec un être qui nous effraie, duquel on perçoit une menace, ou qui nous déteste. Ce peut être ici le désir de plaire, d’être considéré.e par qqun de méprisant. Cela peut stimuler une énergie, le désir.
        Quelqu’un qui nous fait peur, si on est contraint d’évoluer dans le même lieu que lui, suscite un vif intérêt, éveille nos sens et l’intellect car on doit décrypter, anticiper, et ces stimulations peuvent être confondues (à moins que ce ne soit les mêmes messages) avec le désir.
        Les bad boys suscitent aussi beaucoup de désir en général, il y a un côté « jouer avec le feu » qui est excitant.

        • #49483 Répondre
          Ostros
          Invité

          Par contre j’ai peur de la pauvreté et je ne la désire pas. Pas consciemment en tout cas. Après il y a l’inconscient qui des fois va te faire faire des actes manqués qui vont précipiter un échec.

          • #49496 Répondre
            Claire N
            Invité

            « On sait que certains qui ont le vertige se sentent irrésistiblement attirés par le vide et que c’est cette attraction qui les fait paniquer. »
            Oui je trouve que cet exemple se démarque
            Peut être parce qu’il s’agit plus clairement pour moi d’une exemple de fascination.
            Je crois m’être déjà fait la réflexion à propos des personnes qui tournent dans leur bouche – comme une friandise – le mot «  guerre «  et m’être demandé à quel point il pouvait désirer ce «  truc vertigineux « 

            • #49497 Répondre
              Alain m.
              Invité

              Pour moi qui ai le vertige cela ressemble bien à ça. L’attraction du vide qui provoque une panique.

              • #49498 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Nous commentons ici, à nouveau, une incise de débat – 2 secondes ? même pas. Après ma mort mon wikipedia notera : connu pour ses incises. Et ses débats avec les fascistes.
                Il faudrait donc commencer par remettre l’énoncé en situation. Une incise, donc (c’est à dire : pas le centre du propos). Une brève incise, redis-je. Une incise située, articulée à un développement dans une interlocution donnée. Ici je met en avant le fait que bien des gens désirent en meme temps qu’ils craignent la guerre civile. Guerre civile qui, dans leur inconscient ou conscient, est une guerre interethnique. La guerre civile comme décomplexion raciste. Le racisme est sexuel, comme on sait. C’est bien de désir sexuel qu’on parle. Dans le désir sexuel (surtout féminin? je ne sais pas) la peur et le désir se touchent (très belle scène sexuelle de Memory, là-dessus). C’est de ce désir là que je parle pendant ces deux secondes dont j’estime souverainement que j’ai déjà trop parlé.

                • #49501 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  « Et ses débats avec les fascistes ». Rire. Ce serait bien qu’avant de mourir tu acceptes le défi lancé par Julien Rochedy Zem. Alors on verrait affleurer chez lui la contiguïté du désir et de la peur de guerre civile.

                  • #49502 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Oui je l’accepte et pendant deux heures je lui parle comme à Roschdy Zem. Genre je t’ai adoré dans Enquete sur un scandale d’Etat. Et comment s’est passé le travail avec De Peretti?

                    • #49504 Répondre
                      Julien Barthe
                      Invité

                      Ce serait drôle mais je comprendrais que tu déclines pour te consacrer pleinement au commentaire d’incises.

                      • #49508 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Les sitistes qui interrogent sur ces incises pourraient annoncer que leur interrogation porte sur une incise afin de permettre aux commentateurs et ices de jauger leur intervention à l’aune de la situation dont l’incise est extraite, voire de s’abstenir de commenter pour ne pas retomber dans le schéma susmentionné.
                        Mon consentement au commentaire n’était pas libre et éclairé.

                • #49553 Répondre
                  Jean-Marie Bigard
                  Invité

                  « Le racisme est sexuel, comme on sait ». Pas si évident pour moi, qqun a une référence qui détaille cela?

                  • #49556 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    Quand ça vient sur le tapis je pense toujours à Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable de Gary, qui documente très bien les liens entre imaginaire droitier, virilisme inquiet et racisme. Je ne sais pas jusqu’où Gary est conscient de ce qu’il documente en l’écrivant (en partie au moins), mais c’est dans le texte.

                  • #50051 Répondre
                    Dune
                    Invité

                    Cet aspect du racisme me semble très juste. Et éclaire en partie (je n’exclue pas complètement la sincérité des boutiquiers) son utilisation médiatique. La dimension pornographique de ces discours assurant une rente facile en offrant par euphémisation de moins en moins subtile un frisson subversif aux bandeurs jadis clandestins (et désormais dûment monétisés) de mots qui raclent et qui touillent l’ennemi intérieur.

    • #49514 Répondre
      Alain m.
      Invité

      @ François,
      enregistré.

    • #49523 Répondre
      Seldoon
      Invité

      Je ne sais pas si cette tribune a déjà été partagée ici. J’ai pu la lire sur le mur d’Houria. Outre le bel hommage, il me restera l’intuition de fin sur la pourriture-glue à nettoyer.
      —————————–
      Tribune hommage à Eric Hazan, par Jacques Rancière
      publié dans le Libération du 8 Juin 2024
      « Il y a une manière infiniment réductrice de commémorer Eric Hazan en saluant simplement en lui le courageux éditeur et défenseur de l’extrême gauche, le soutien inflexible du droit des Palestiniens et l’homme qui, à contre-courant de son temps, croyait à la révolution au point de consacrer un livre aux premières mesures à prendre dès son lendemain.
      Il fut assurément tout cela, mais il faut d’abord rappeler l’essentiel: en un temps où le mot d’édition évoque des empires d’hommes d’affaires qui font argent de tout, y compris des idées les plus nauséabondes, il fut d’abord un grand éditeur. Ce n’est pas là simple affaire de compétence. C’est plus encore affaire de personnalité. Et Eric était une personnalité d’exception: esprit curieux de tout, scientifique de formation et neurochirurgien dans une vie antérieure, mais aussi grand connaisseur des arts et passionné de littérature; habitant des villes, sensible à ce que chaque pierre des rues porte d’histoire vivante; homme ouvert et accueillant au sourire rayonnant et à la poignée de main éloquente, avide de communiquer ses passions comme de faire connaître ce qu’il découvrait et de convaincre les autres, loin de toute prédication, de ce qu’il considérait comme les exigences de la simple justice.
      Qu’il ne fût pas un éditeur ordinaire, je l’ai appris dès mes premiers contacts avec lui au temps même où débutait La Fabrique. Il avait assisté à quelques séances de mon séminaire sur l’esthétique et voulait mieux comprendre ce que je faisais et où cela menait. Je lui communiquais alors un petit entretien que j’avais fait pour une revue confidentielle publiée par des amis. Quelques jours après, il m’informa que c’était là un livre et qu’il allait le publier. Ce qu’il fit avec assez d’efficacité pour que ce minuscule ouvrage, à peine visible sur une table de librairie, fasse le tour du monde. J’appris alors cette chose surprenante: un grand éditeur, c’est quelqu’un qui est capable de savoir et de vous dire que vous avez fait un livre quand vous ne le savez pas vous-même.
      Ainsi commença pour moi une très longue collaboration ponctuée par des titres dont la liste prouverait à elle seule qu’Eric Hazan était bien autre chose qu’un éditeur de brûlots révolutionnaires. Qu’aurait-il eu à faire, en ce cas, de livres qui exploraient des territoires aussi apparemment éloignés de toute efficacité politique immédiate que la polémique sur le paysage dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, la dissolution des fils traditionnels du récit romanesque chez Flaubert, Conrad ou Virginia Woolf, l’entrelacement des temps dans les films de Dziga Vertov, de John Ford ou de Pedro Costa, ou la conception du spectateur impliquée par telle ou telle installation de l’art contemporain? Quel besoin aurait-il eu par ailleurs de publier une édition complète de plus de mille pages du Baudelaire de Walter Benjamin? Et de se replonger lui-même dans le Paris de Balzac? Ce n’est pas seulement qu’il s’intéressait à tout et que sa culture humaniste était bien plus vaste et profonde que celle de tant de clercs qui sourient d’engagements militants comme les siens. C’est que le monde pour lequel il se battait était celui de l’expérience la plus large et la plus riche et qu’il ne séparait pas le travail de la connaissance et les émotions de l’art de la passion de la justice. Cet homme indigné contre toute oppression aimait, plus que les crieurs, celles et ceux qui cherchent, inventent et créent.
      Changer le monde n’était pas pour lui un programme d’avenir mais un travail de chaque jour pour bien ajuster le regard et trouver les mots justes. Et il savait que la révolte est elle-même un mode de connaissance. Chez les auteurs ou autrices les plus extrêmes dont il publiait les textes, qu’il s’agisse de féminisme, de décolonialisme ou de sabotage de pipeline, il ne voyait pas seulement un cri de colère contre le règne de l’injustice mais aussi un travail de recherche, une expérience singulière du monde où nous vivons, une manière neuve de l’éclairer. C’est aussi pourquoi il était attentif à ce que les titres les plus provocateurs apparaissent dans les vitrines des libraires avec la robe de couleur propre à en faire des objets précieux.
      Est-ce pour cela qu’il avait choisi d’appeler son entreprise La Fabrique? Ce nom rappelle aux connaisseurs de l’histoire ouvrière cet Echo de la fabrique qui fut, au lendemain de 1830, le journal des canuts lyonnais en révolte. Et sans doute lui importait-il de prolonger le souvenir des grandes journées ouvrières de 1848 et de la Commune. Mais le mot de «fabrique» associait à cette tradition de combat toute une conception du travail d’éditeur: un écart radical avec les logiques du profit, associé à l’impeccable rigueur de la gestion; un amour artisanal du travail exactement fait qui ne négligeait aucun aspect de la production d’un livre; mais aussi une idée de l’atelier fraternel où les unes et les autres apporteraient le produit de travaux qui, en venant s’entrelacer, se transformeraient en autre chose: une richesse commune d’expériences, de connaissances et de regards, le sentiment d’une capacité partagée de construire un monde différent de celui que nos maîtres et leurs laquais intellectuels nous présentent comme la seule et incontournable réalité.
      Offrir d’autres cartographies de ce qui est visible, de ce qui a lieu et compte dans notre monde, c‘est le souci qui a lui a fait réunir tant d’auteurs et d’autrices aux intérêts, aux idées et aux sensibilités si différents qu’il a tous également respectés sans jamais chercher à les unifier en une ligne commune. Parce que ce grand éditeur était avant tout un homme libre qui ne pouvait respirer que dans l’atmosphère de la liberté.
      Est-ce la raréfaction de cette atmosphère qui, à côté de la maladie, assombrit ses derniers jours? Jamais les causes pour lesquelles il s’est battu n’ont été aussi railleusement bafouées en théorie, aussi allégrement piétinées en pratique que dans notre présent. Longtemps il vit dans l’ignominie même des pouvoirs qui nous gouvernent une raison d’espérer la révolution proche. Ce monde, pensait-il, est si décrépit que le moindre coup reçu, ici ou là, ne peut que provoquer son effondrement. C’est la logique, peut-être un peu trop courte, des bons artisans et des fils des Lumières. Ils croient que la pourriture fait crouler les édifices. Malheureusement elle est bien plutôt la glu qui fait tenir un monde. Et c’est un très long et patient travail de nettoyage que cette glu impose à celles et ceux qui ont d’abord besoin de créer un air plus respirable et plus propice à la préparation d’autres lendemains. C’est, en tout cas, une tâche pour laquelle son inflexible résistance à toute bassesse servira longtemps d’exemple. »

      • #49531 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Les successeurs-euses de Hazan à la Fabrique seront aussi soucieux d’art que lui?
        Je crains d’en douter.

        • #49532 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Tu les connais ?

          • #49534 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Je connais au moins celle qui dirige de facto La Fabrique depuis que Hazan est malade.
            Pas une amie des arts. Plutot une amie des tweets – jme comprends.

    • #49538 Répondre
      Ellington
      Invité

      Bonjour les adultes,
      J’espère que vous allez voter dans 3 semaines et ne serez pas influencés par la cuisine anarco dialectique de Mr Begaudeau (qu’il faut comme toute cuisine savoureuse savoir déguster avec parcimonie ET à des occasions festives).
      Je m’en vais sur ce pouce souhaiter l’inverse sur un forum de fachos.

      • #49541 Répondre
        Seldoon
        Invité

        Moi je pense qu’il a fait perdre la gauche à ces européennes, comme à son habitude, et ce depuis la Commune.

        • #49545 Répondre
          Ellington
          Invité

          Oui désolé pour la médiocrité de mon intervention mais je me permet de maintenir, pas de petits profits comme ils disent.

          • #49546 Répondre
            baptiste
            Invité

            prospective : la crise économique et la prise de conscience par la militance wokiste-diplômée électoralophile que notre force c’est la grève générale va enfanter une myriade de trotskistes réalisant l’amour révolutionnaire en traçant enfin la ligne de convergence des luttes par le noyautage des entreprises de la logistique

        • #49563 Répondre
          lison
          Invité

          Pire, il a fait gagner le RN.
          Et ça aussi ce sera noté dans sa page Wikipédia.

      • #49551 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Il y a quelque chose d’incohérent dans ton post : il veut susciter l’adhésion en usant d’un ton méprisant. Pas exclu que j’avale de force la soupe froide électoraliste, mais tu me donnes envie de la cracher.

        • #49567 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Une autre incohérence consistant à en appeler à l’indépendance d’esprit des sitistes (par rapport au marabout Bégaudeau) tout en les postulant serviles. Aporie républicaine bien connue.
          D’élection en élection les castors décidément ne progressent pas.

          • #49582 Répondre
            Ellington
            Invité

            Bonsoir messieurs Julien et François
            Il me semble avoir déclenché chez vous un réflexe répulsif : c’est involontaire, ni morale ni mépris dans l’intention de mon message. Le ton était voulu léger, je ne soupçonne personne ici de servitude ou de maraboutage, moi même influencé par les écrivains que j’estime, et espérais (sans appeler) seulement.
            Je ne sais pas ce qu’est un castor, mais je vous offre une bière volontiers à la manif toulousaine de ce soir si l’un d’entre vous y est présent.
            0624903115

            • #49626 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Je saurai donc désormais que cuisine anarcho-dialectique est un compliment.

              • #49627 Répondre
                Ellington
                Invité

                Tout ce qui commence par cuisine est un compliment

                • #49629 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  Eh bien la prochaine fois, pour un post insulaire sans préalable, je te propose de te contenter de cuisine. Sans rien derrière. Tu seras mieux entendu.
                  Bon vote.

    • #49590 Répondre
      Ourson
      Invité

      Bonsoir. Chers votants, petite question :
      si l’extrême droite représente un danger pour la démocratie, ne pensez-vous pas que le fait qu’on puisse voter « démocratiquement » pour un parti « anti-démocratique » rende automatiquement le processus « démocratique » « anti-démocratique » ?

      • #49591 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Le problème est peut-être que nous ne sommes pas dans un régime démocratique, mais dans un régime démagogique.

    • #49701 Répondre
      lassou
      Invité

      François, je ne crois pas t’avoir déjà entendu parler de Mirbeau mais c’est tout à fait ta came non ? C’est ce que tu appellerais un ami (littérairement et de pensée) ?

    • #49710 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #49815 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Bonne nouvelle pour François: Françoise ne va pas voter

    • #49997 Répondre
      Tristan
      Invité

      Pour des raisons inattendues que je me garderais bien de dévoiler publiquement, je me suis retrouvé à passer quelques jours à Verdun, puis à Charleville Mézières. Je souhaite modestement les signaler à l’attention du collectif Othon : ce sont des villes drôlement intéressantes, pour autant que je puisse en juger après aussi peu de temps.
      Je serais encore plus intéressé de lire, sur ces espaces, un numéro de la revue Z, s’ils et elles consentaient à aller voir le nord-est.

      • #50162 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        On note. Une prochaine fois, car actuellement nous sommes sur Brest.

      • #50164 Répondre
        deleatur
        Invité

        Je suis originaire de Sedan, où j’ai passé mon bac.
        Si Charleville n’avait pas la place Ducale, la librairie Rimbaud, la Meuse (et son bateau qui a depuis eu le temps de dessoûler), le festival international de la marionnette (grande réussite), ses assis, et la route Rimbaud-Verlaine, que lui resterait-il ?
        Je veux dire que, comme Sedan (qui a au moins le mérite d’avoir un stade de foot et une équipe qui a brillé à la fin des années 90 en première division), cette ville des Ardennes vit de sa « politique culturelle » mise en place au début des années 80 (« les Ardennes vertes »), suite à l’effrondrement de l’industrie textile dans les années 50 (le fameux tissu sedan, célèbre au 17e siècle et qui équipait des voitures jusqu’aux États-Unis) et de l’industrie métallurgique (Usinor), mal en point dès les années 80, alors que Sedan avait longtemps été une ville ouvrière et populaire. On s’est en effet rendu compte à cette époque que les Ardennes, sinistrées sur le plan social et économique (et ces deux villes qui votaient déjà massivement à l’extrême-droite dans les années 80-90), était un point de passage des touristes friqués de la Belgique et de la Hollande lorsqu’ils rejoignaient la Marne et Reims pour acheter du champagne, et le sud de la France en général, et qu’il fallait les retenir en leur proposant des itinéraires historico-touristiques (vieilles pierres du Château-fort de Sedan, la légende des quatre fils Aymon à Monthermé, Bazeille et la Maison de la dernière cartouche en 1870, Turenne, Pierre Bayle, André Dhôtel, les cuestas ardennaises, les allemands en 70, 14 et 40). Une pure construction d’entregent du Conseil général et du Rotary club, en poussant sous le tapis la poussière des problèmes sociaux et économiques, pourtant cruciaux à cette époque, et qui n’a rien enlevé à la désespérance des gens.

        • #50175 Répondre
          deleatur
          Invité

          Après vérification, j’ai confondu le tissu sedan et la voiture du même nom mais qui n’a rien à voir aux EU.
          Il me semblait avoir lu un jour que le tissu sedan équipaient les voitures Sedan aux EU, mais c’est peut-être un souvenir imaginaire.

          • #50177 Répondre
            Malice
            Invité

            Tu vis toujours dans les Ardennes Deleatur?
            Personnellement j’aime beaucoup Charleville, j’y bosse de temps en temps ( ateliers théâtre/arts plastiques dans les centres sociaux de la ville; et j’ai participé au festival de la marionnette cette année).
            Je note que tu ne mentionnes pas l’attraction principale des touristes : Woinic et sa célèbre aire d’autoroute

            • #50182 Répondre
              deleatur
              Invité

              Non, Malice, je suis devenu strasbourgeois en 1989.
              Je n’ai plus remis les pieds dans les Ardennes depuis 2004 (pour des raisons familiales qu’il est inutile de mentionner ici).
              Mais je garde l’attachement et l’imaginaire de l’enfance à ce département ; c’est viscéral.
              Oui, j’ai oublié le sanglier des Ardennes, dont Woinic ; en même temps, j’ai connu quelques promenades célèbres du sanglier dans le stade de Sedan, avant les matchs de foot.
              Quant au festival de la marionnette, c’est une vraie réussite, célèbre dans le monde entier, et d’ailleurs, je crois, le plus grand festival mondial dédié à ce sujet. Mais tu pourras peut-être en dire plus.

        • #50184 Répondre
          Tristan
          Invité

          Merci pour ce récit !

    • #50031 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      Une intervention comme toujours brillante du spécialiste de la République de Weimar Nicolas Patin, qui après sa conférence sur The Zone of Interest reprend toute la période de la transition Weimar-Nazisme des années 20-30 avec Rivenzi. Enormément de points pertinents abordés et qui permettent de faire le point sur la pertinence ou non des comparaisons avec les années 30. Précision d’orfèvre (nettement plus précis que les dernières intervention maglré tout pertinentes et bienvenues de l’ami Chapoutot). Je n’ai même pas encore fini mais je conseille très vivement. L’entretien est très bien conduit par Rivenzi, c’est à souligner

      • #50057 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Excellent merci. Je vais regarder ça avec attention

        • #50082 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Le recours Hitler.

      • #50146 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Merci I.G.Y pour la découverte de ce prof que je connaissais pas. Ça ferait tellement du bien si on mettait plus de gens comme lui dans les médias. J’aime ses nuances. Et ses explications tout à fait accessible même si on peut se perdre un peu parfois. Enfin merci quoi !

        • #50383 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          De rien ! Tu pourras aimer dans le même « cercle » Christian Ingrao, historien de la même période dont j’ai bouffé toutes les interventions (et dont j’espère lire son Croire et Détruire, mais v’la le pavé…)

          • #51490 Répondre
            PeggySlam
            Invité

            @I.G.Y je n’avais pas vu ta réponse. Je note !

    • #50058 Répondre
      Yan
      Invité

      L’Union juive française pour la paix rejoint le Front populaire. C’est beau

    • #50103 Répondre
      Marco
      Invité

      Viktor Frankl, vaut-il le coup à lire ?
      Merci

    • #50416 Répondre
      eke
      Invité

      Bonjour, vous auriez des conseils d’auteurs ou de livres pour s’initier à la pensée anarchiste ?

    • #50542 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      cet avant gout pourrait te donner envie d’aller lire du Vallès

      L’abécédaire de Jules Vallès

    • #51486 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
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