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  • Ce sujet contient 624 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Godot le bègue, le il y a 1 jour.
Vous lisez 142 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #153935 Répondre
      Tony
      Invité

      Texte très intéressant sur la pensée antitech ou technocritique,assez cruel pour les gens de Frustration et très éclairant,à lire vraiment

      Nicolas Framont et l’impossible réappropriation des moyens de pollution (par Nicolas Casaux)

    • #155374 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Et alors, comme ça on saute la page 21 ?
      .
      Personne n’a lu le dernier livre de Nikolski et Pichoff ? Darmangeat en fait une recension enthousiaste sur son blog. Je cite : « Pourquoi les Amazones n’existent pas ? avance l’idée que la division sexuée du travail dans les sociétés humaines est aussi, et probablement avant tout, une division du risque pesant sur chaque sexe. Chez une espèce aussi marquée par une division biologique des tâches reproductives que la nôtre, cette répartition était la seule qui minimisait les risques d’extinction du groupe ; de manière assez évidente, quitte à perdre un individu à la chasse ou au combat, d’un point de vue collectif, mieux vaut que ce soit un homme. Cette lecture permet également de comprendre pourquoi la traditionnelle division sexuée des tâches est devenue obsolète à l’époque contemporaine : le progrès technique, l’industrialisation et la médecine ont considérablement diminué le risque engendré par les activités productives. Cette nécessité de répartir le risque selon les sexes pesait lourdement sur les premiers groupes humains, dont la survie dépendait étroitement de leur capacité à conserver un nombre minimal de femmes capables d’engendrer de nouveaux individus. »
      .
      La section commentaires est d’excellente tenue avec Darmangeat, Pichoff et Nikolski qui interviennent tour à tour.

      • #155390 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Cet esprit de pointe qu’est le Dr Xavier, nous explique qu’en 2026, les sociétés humaines peuvent enfin se passer du concept de division sexuée des tâches. Des fois que certains, ici ou là, ne l’auraient pas compris ou auraient tardé à le comprendre. Mais le Dr Xavier, malin comme tout, présuppose qu’elle a probablement été utile à un moment donné.
        Ecoutez la leçon du Dr Xavier et ses amis :
        « Cette lecture permet également de comprendre pourquoi la traditionnelle division sexuée des tâches est devenue obsolète à l’époque contemporaine : le progrès technique, l’industrialisation et la médecine ont considérablement diminué le risque engendré par les activités productives. »
        Quand on lit ça, on est tout de même content d’avoir des Rigolus, Brisemenu ou Jeremy qui eux au moins, sont moins assommant d’évidences aussi ringardes que celles-ci.
        On a hâte que le bon Dr Xavier découvre qu’au sein des genres, se sont organisés des classes sociales, qu’au sein de ses classes sociales ce sont disséminés une diversité d’idéologies en concurrences dialectique. Et que tout cela n’avait pas cours lors de l’antique division sexuée des tâches.
        Mais lorsque le Dr Xavier aura compris tout ça, il sera probablement si épuisé, qu’il aura besoin de tout notre soutien et notre réconfort.
        Que la force soit avec le Dr Xavier…

        • #155394 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Ok Midas.

          • #155399 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            KING MIDAS PLEASE…
            .

      • #156116 Répondre
        Claire N
        Invité

        un 21 jump style – c’est mal je suis d’accord
        Et également avec l’intérêt des discussions trouvées sur le blog, notamment ce développement de N Pichon que je reporte :
        « Nous pensons avec Véra que l’espèce humaine a justement suivi une ligne d’équilibre parmi tous les possibles en faisant croître sa capacité à faire naître des petits encore immatures avant d’échanger avec leurs parents grâce à sa technologie et sa culture (dont la division sexués des risques). Il y a eu alors un cercle vertueux :
        – plus de maturation tardive,
        – plus de transmission,
        – plus l’intelligence,
        – plus de culture et technologie,
        – plus de protection des petits,
        – plus de maturation tardive,
        – …
        Cela a été une explosion à l’échelle de la vie (qui se poursuit encore avec des enfants qui font des études jusqu’à 25 ans ou plus et des technologies qui permettent même d’accéder à l’ensemble des connaissance humaines en quelques minutes« 
        « 
        cette reprise de la maturation tardive, et d’un certain intérêt à l’allongement me fait en contre point repenser à S Charbonnier
        J’avoue qu’un dialogue entre les 3 m’intéresserait sur ce point

        • #156121 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          D’accord…

          • #156123 Répondre
            Claire N
            Invité

            *pichoff

            • #156127 Répondre
              Tony
              Invité

              @Claire N 22, v’là les bleus

              • #156131 Répondre
                Claire N
                Invité

                Tu me dissipe Tony, ma maturation tardive devient asymptotique à rien
                J’étais prête à me lancer dans une analyse comparée
                -et critique
                -et maintenant j’entrevois tout un monde méconnu , et ne pense plus qu’à me consacrer à l’humour numerologique

                • #156159 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  À propos du texte de N cazau
                  – je pense qu’il a raison de pointer chez Framont
                  Cette tendance « producteuriste «  terme piqué à Feher et qui consiste à débusquer l’idéologie du parasite / travailleur
                  Avec des parasites du haut et des parasites du bas qui ne sont pas sans rappeler les vieilles antiennes droitières
                  Et en faire une sauce morale
                  – N Casaux me semble replacer efficacement un certain matérialisme
                  Mais que faire reste l’endroit où je bloque, notamment parce qu’il y aurait tendance à se heurter assez violemment à l’individualité

                  • #156163 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    La seule alternative si on veut conserver l’appareil techno-industriel,et je ne crois pas qu’un retour en arrière soit possible et souhaitable, c’est de regarder vers Friot,la sortie du capital résoudra au moins la surproduction et l’obsolescence nécessaires à sa reproduction.

                    • #156176 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      Je suivais un peu Casaux à ses débuts mais j’ai très vite décroché :
                      – son anti-industrialisme est univoque et manque sérieusement de dialectique – oui l’industrie « pourrit » la nature, mais apporte aussi des avancées et bénéfices (et il faudrait des prolégomènes de 5 pages pour définir finement ce qu’on entend par avancées et bénéfices)
                      – et c’est surtout son moyen de passer en contrebande sa phobie de tout ce qui est LGBT car évidemment l’industrie et la technologie ont brouillé l’ordre naturel dans la sexualité de l’humanité.
                      .
                      Voir à ce sujet : https://paris-luttes.info/le-naufrage-reactionnaire-du-17598?lang=fr

                      • #156177 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        « son anti-industrialisme est univoque et manque sérieusement de dialectique ». Très juste. Je l’ai découvert hier soir et me suis aventuré à lire quelques uns de ses textes. L’absence totale de pensée dialectique est ce qui m’a particulièrement frappé.

                      • #156258 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui- la nature devient un système
                        Collectif clos un peu figé dans sa cohérence
                        Par sa definition «  négative «  anti technologique
                        Cette conception fait naître un ordre portant en son sein une certaine forme de fascisme qui lui serrait inhérent

                      • #156259 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Il y a également une drôle de manière de s’inscrire dans l’histoire, comme si ce système etait par essence une biotope anhistorique
                        Je me dis que dans psychologie 2 ce serait intéressant

                      • #156261 Répondre
                        Stéphanie
                        Invité

                        J’ai ausdi bcp suivi Casaux et remarqué sa fixette sur la communauté Lgbt , et surtout les personnes transgenres pour lesquelles il va toujours argumenter sur les dangers des nanotechnologies (il n’a pas tord) mais ces arguments s arrêtent là. ( quid de la souffrance ou mal être de ces personnes ?) Il s’en fout.
                        Il proposé une conception très rigide et puriste de  » la nature ».
                        Par contre, je ne mettrai pas tout le monde dans le même panier, François Jarrige me semble plus intéressant, Céline Izoard ( son travail sur la Numérisation forcée par ex) …bref , aux éditions L’échappée, il y a de sérieuses pointures.
                        Je retiens quand même de ce long article, merci Dr Xavier, la prudence.

                      • #156264 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        A ce propos Contrapoint propose un épisode interessant oú elle «  dialogue «  avec les «  terf »

                      • #156266 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        oui, sujet possible
                        même si pas marrant
                        ce monsieur est un peu glaçant avec ses Grand 1 petit b

                      • #156269 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ah non faut pas se forcer
                        Contra point évoque d’ailleurs
                        L’élément de «  bravoure volée « 
                        Comme un des soubassements de la critique du genre ; il est possible qu’une confrontation à la «  nature «  soit auréolée également de ce type de bravoure –

      • #156172 Répondre
        Mao
        Invité

        Je ne sais pas si tu l’as fait exprès mais il se trouve que cette recension enthousiaste de Darmangeat fait elle-même l’objet d’un article autrement moins enthousiaste dans les pages du blog de Nicolas Casaux partagé plus haut par Tony.

        Nikolski, Darmangeat et Frustration : et d’autres défenseurs du capitalisme (par Nicolas Casaux)

        • #156190 Répondre
          Claire N
          Invité

          Ok et la d’ailleurs
          Un argumentaire est utilisé qui me semble complètement être le revers de celui arqué contre framont
          « D’ailleurs, aujourd’hui, la grande majorité de la population mondiale, soit près de 90 % des gens, ne monte pratiquement jamais à bord d’un avion. Seuls les riches, les classes supérieures, utilisent ce moyen de transport. Près de la moitié des Français ne partent pas en vacances. En 2015, « un Français sur quatre n’est pas parti en voyage et moins d’un Français sur deux est parti au moins une semaine l’été ». En 2023, les trois quarts des Français qui envisageaient de partir en vacances comptaient rester dans le pays. Et on parle de la France, un des pays les plus riches du monde. On pourrait continuer à lister ce genre de statistiques. Le fait est que les transports modernes de voyage longue distance bénéficient à une minorité de la population. La plupart des gens, dans la civilisation industrielle, ne voyagent pas ou peu. Ils n’ont pas l’argent et/ou pas le temps.« 

          • #156192 Répondre
            Claire N
            Invité

            D’accord avec vous sur la dialectique, il y a un truc
            Elle n’est pas là ou elle devrait se tenir

            • #156193 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              @Mao – pas fait exprès, Framont ne m’intéresse pas bcp donc je n’avais pas lu le texte qui lui était consacré plus haut (et donc je n’avais pas vu que c’était Casaux), mais oui on voit dans cet autre texte contre Nikolski/Darmangeat la cécité de Casaux.
              @ClaireN – bien vu !

              • #156196 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                « Que ces sociétés [qu’il cite à l’appui de sa réfutation] soient représentatives de la majeure partie de l’histoire humaine ou non , cela montre au moins que l’idée selon laquelle sans la technologie moderne les femmes sont écrabouillées est fausse. »

                « Quoi qu’il en soit, les marxistes ont besoin d’affirmer que les femmes subissaient un sort horrible dans toutes les sociétés du passé, de même qu’ils ont besoin, plus généralement, de croire et de prétendre que la vie humaine était uniformément atroce dans le passé ».
                .
                J’ai l’impression que ces deux sophismes de première classe résument bien l’article. C’est aussi intéressant de voir que Casaux ne discute par concrètement le dur des livres de Darmangeat (de ce que j’en sais par ce qu’en a longuement présenté CD lui-même, ça serait une autre paire de manches).

                Mais je reconnais à Casaux une certaine clarté sur un point crucial : fin du « capitalisme » n’est pas, c’est vrai, synonyme de fin des « sociétés industrielles ».

                • #156267 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  ça fait des décennies que des penseurs interpellent le marxisme en croyant le prendre en défaut, disant : y a pas que l’économie, les gars, y a pas que le capitalisme, il y a aussi une efficace propre de « la technique » – ce que Ellul, roi surestimé de ce courant là, appellerait « l’autonomie de la technique »
                  or le marxisme, sauf le plus obtus et hardcore dont on trouve les derniers mohicans sur une désormais célèbre chaine youtube putaclic, n’a jamais nié qu’il y ait une autonomie de la technique – et que donc par exemple la société industrielle ne s’éteindra pas avec le capitalisme
                  Il dit juste que nous sommes dans le moment capitaliste du développement industriel, et que ce moment est celui qui fait atteindre à l’industrie son maximum de nocivité. Donc dépassons le capitalisme et voyons (ou, en temps de dévastation écologique : arretons d’abord cette machine sauvage et voyons)
                  Si bien que beaucoup de gens s’épuisent à formuler des objections au marxisme qui n’en sont pas
                  Il est vrai qu’en prenant comme cible marxiste Framont, on a beau jeu de trouver des faiblesses au marxisme

                  • #156373 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    « Donc dépassons le capitalisme et voyons »
                    Oui – et pour rejoindre la discussion ci en bas
                    Une forme s’invente à l’épreuve de ce qu’elle croise- l’impossible on le connaît hein , c’est pas lui qui va préparer la seringue d’adrénaline ou te passer la clef de 12

                    • #156384 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      l’impossible c’est pas lui qui va te préparer la clé de 12
                      je crois qu’on tient un grand dicton

                      • #156400 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Sourire – oui c’est un «  piqué- pâquerette « 
                        Une figure de style donc , que j’ai appris à voler
                        Chez Will (pour faire le lien avec l’autre topic )

                      • #156405 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Tout ça est bien vrai (le déprimant Anselme Jappe s’étoufferait aussi; et combien d’écolos assez charpentés et acteurs des luttes frayent avec le marxisme ?). On ne peut cependant lui retirer le fait que le marxisme (et le communisme) « usuel » a tendance, dans l’action et dans le discours mobilisateur, à écarter la question de l’industrie « en général » au profit de celle du mode de production. Mais reprocher ça au mouvement social ou même aux intellectuels me semble fort de café, et l’absence de pincettes prises par Casaux en la matière fait un peu sourire.

                        Cher mouvement social et chers intellectuels, en finir avec le capitalisme, c’est faiblard. Pas au niveau. (proféré avec autant de sérieux et d’emphase critique, ça m’inspire ces trois lettres qu’on n’utilise plus : « lol »).

                      • #156552 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « ça m’inspire ces trois lettres qu’on n’utilise plus : « lol »- aussi je te pardonne de céder , puisque qu’en ce faisant tu la souligne, à la frivolité de la langue anglaise – nous savons tous les deux que seul le germanique guide nos pas .

                      • #156574 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « On ne peut cependant lui retirer le fait que le marxisme (et le communisme) « usuel » a tendance, dans l’action et dans le discours mobilisateur, à écarter la question de l’industrie « en général » au profit de celle du mode de production.  »
                        Il y a aussi que, dans la pratique, qui importe fort au marxisme, tu dois bien te donner des objectifs concrets, des adversaires tangibles. S’attaquer au mode de production est immédiatement plus opératoire que s’attaquer à « l’industrie », que des gens comme Casaux, quoi qu’il en dise, contribuent à ériger en monstre mythologie et a-historique, désarmant in fine toute parade (de même que les Jappistes nous laissent bien cois en proposant d’en finir avec la monnaie)

                      • #156581 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je retente mais le site ne me laisse pas poster à cause d’un mot interdit :
                        Nicolas Casaux dont l’intégralité de l’oeuvre consiste à expliquer qu’il est le seul anticapitaliste. Tout occupé qu’il est par cette croisade, il oublie d’ouvrir les yeux avant de décrire. Ainsi sur ce forum nous serions sur les terres de « la gôche T.é.l.é.r.a.m.a.-France-Culture-Festival-de-Cannes ». Une acuité du regard qui n’est pas sans rappeler les plus belles plumes d’extrême droite. En attendant qu’il nous ait tous éblouis de sa pureté immaculée, c’est pas lui non plus qui nous filera la clef de 12.

                      • #156582 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Je le resignale : le nom du magazine qui donne « TTT » à tout James Gray est un mot interdit, tout message qui le mentionne est censuré.

                      • #156586 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Télérama

                      • #156587 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        J’ai vaincu la censure.

                      • #156588 Répondre
                        Cynthia Lennon
                        Invité

                        sinon, moi j’ai une clé de 12

                      • #156591 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Mais tu n’es pas une vraie anticapitaliste, on ne touchera donc pas à cette clef de 12.

                      • #156594 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Télérama

                      • #156595 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Le Point
                        Marianne
                        Valeurs actuelles
                        Frontières médias
                        Facho fashion
                        Turkish airline
                        Si ce message passe je montre ma supériorité face à Seldoon

                      • #156596 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Léna Situations.

                      • #156603 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Excusez-moi d’étaler ma supériorité sur vous tous mais je signale que le mot « nazi » apparaît ici impunément toutes les 48h. Le deux poids deux mesures de la censure en ce forum germanopratin — car cet adjectif manquait à la liste ci-dessus — n’en est que plus frappant.
                        .
                        Pour tout le reste je suis bien d’accord, je ne faisais que tenter d’accorder un ou deux points à Casaux par honnêteté minimale. Il ne donnera pas la clé de 12 car il est contre les clés de 12.

                      • #156617 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        On reconnait bien là ton goût douteux pour la nuance : encore un faux anticapitaliste. Quant à Casaux, il est contre les clefs de 12 car il est la seule clef de 12.
                        Et moi je maintiens ce F à clef par fidélité à la passion de mon prof d’histoire de première qui s’était soudain emporté contre les incultes qui ne savent pas que clef vient de nef et prend donc un F. Ce fut sa seule remarque orthographique en un an, ça devait compter.

                      • #156620 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Xavier, tu seras tondu à la libération du mont Ararat.

                      • #156634 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « car il est la seule clef de 12. » oui
                        – comme Nemo dans le cinquième élément –

    • #155632 Répondre
      bibinard
      Invité

      • #156122 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        J’aime bien. Premier degré. Enfin toi tu dois être à 40 mais j’imagine que c’est la beauté de l’art, ça permet de créer des ponts entre les âmes.

        • #156132 Répondre
          Elmo
          Invité

          C’est vrai qu’il semble toucher quelque chose là, y se passe un truc sur la partie basse du visage où ça a l’air moins à chier que ça y ressemble au départ. Peut être le début d’un nouveau mouvement.

    • #156200 Répondre
      Tof
      Invité

      I Asked AI to Write a Novel. It’s not so bad.

      I Asked AI to Write a Novel. It’s Not So Bad.


      Pour voir où ça en est.
      J’ai lu le premier chapitre, qui se laisse lire. Mon impression en béotien du style est que c’est roboratif, chaque phrase semble vouloir impressionner. Le corpus d’apprentissage doit contenir une bonne quantité de textes permettant de fournir les fondations choisies par le LLM: écrivain raté, divorcé, au bord de l’alcoolisme; New York, monde académique, etc.
      Mais je sors de la recension du style de Gaël Faye par François, et peut-être que lui a du soucis à se faire ?

      • #156212 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Deux ans au moins que je n’avais pas fait ce test, je réessaye. Je n’ai donné en plus au modèle qu’un petit texte de trois paragraphes que j’affectionne particulièrement (j’imagine que certains pourraient en deviner l’auteur?).

        Consigne : « En te basant sur ce texte et ces éléments stylistiques (mais pas que, je ne veux pas d’une inspiration trop exclusive), écris un début de nouvelle, d’une quinzaine de lignes maximum : elle décrit une personne qui, passant un pont, longe un ruisseau et finit par apercevoir, au loin, un homme assis devant une petite cabane« .

        J’ai eu droit à trois propositions différentes, j’ai pris celle qui m’a paru la meilleure. Quelques belles réussites. Il faudrait un intermédiaire entre cette version et celle que le modèle nomme « la plus sobre » (très bonne, mais qui manque d’une ou deux belles réussites de la version ci-dessous)
        .
        « Du pont, l’homme regarde un instant le ruisseau descendre entre les pierres, avec cette application froide des eaux qui ne savent pas où elles vont. Puis il franchit le parapet d’ombre, quitte la chaussée et prend le chemin humide qui accompagne la rive. Des insectes travaillent dans les herbes, une odeur de menthe monte de la boue, les saules trempent leurs branches comme des mains inutiles.

        Chaque pas déplace un peu de silence.

        Le ruisseau s’élargit, se rétrécit, disparaît sous les racines, revient chargé d’un ciel plus pâle. L’homme marche lentement, non par fatigue mais comme s’il craignait d’arriver avant lui-même. Bientôt, parmi les feuillages, une ligne droite se montre, puis une autre : un toit, un mur, une porte peut-être. La petite cabane occupe le bout d’un pré. Devant elle, réduit par la distance à une veste sombre et deux chaussures claires, un homme attend sur une chaise. »

        • #156218 Répondre
          Tof
          Invité

          Intéressant. Ce « revient chargé d’un ciel plus pâle » fait un peu d’esbroufe non, le ciel se terrait donc sous les racines ? La phrase suivante, ainsi que la dernière, j’aime bien.
          Globalement ça me donne un peu la même impression que le texte anglais ci-dessus, il y a une certaine économie de la phrase, qui doit faire son taf de phrase littéraire, on ne l’a pas convoquée pour rien, le token est cher, elle ne doit pas se tourner les pouces.
          Je n’ai pas deviné l’écrivain.

        • #156219 Répondre
          Claire N
          Invité

          Et bien entre autre ce texte manque cruellement de pragmatisme
          – les chaussures claires sont peu probables
          – la boue ne sentira jamais la menthe
          – application froide des eaux ça ne fonctionne pas
          – les arbres ont aussi des lignes droites en particulier les noisetiers qui affectionnent les abords de cours d’eau
          – le point de vue n’est pas cohérent avec l’embrassèrent visuel possible dans la dimension des objets décrit

          • #156222 Répondre
            Claire N
            Invité

            De fait c’est un style de mytho

          • #156225 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Allez :
            « Du pont, l’homme regarde un instant le ruisseau descendre (très très plat ce « descendre », plat au point qu’inadéquat) entre les pierres, avec cette application froide des eaux qui ne savent pas où elles vont (avec une application sans but? avec une application aveugle? brouillon). Puis (presque toujours inutile) il franchit le parapet d’ombre, quitte la chaussée et prend le chemin humide qui accompagne (bof bof ; longe? épouse?) la rive. Des insectes travaillent dans les herbes (ça j’aime bien), une odeur de menthe monte de la boue, les saules trempent leurs branches comme des mains inutiles (ça va pas du tout cette construction : « les branches des saules sont comme des mains inutiles » serait déjà plus lisible, quoique pas satisfaisant ; « monte de la boue où trempent les mains inutiles des saules »? Pas encore ça.
            Chaque pas déplace un peu de silence. (on aime)
            Le ruisseau s’élargit, se rétrécit (rétrécit suffirait), disparaît sous les racines, revient chargé d’un ciel plus pâle (je ne pige pas mais j’aime bien). L’homme marche lentement, non par fatigue mais comme s’il craignait d’arriver avant lui-même (j’aime bien, mais on pouvait se passer de « non par fatigue ») . Bientôt, parmi les feuillages, une ligne droite se montre (très très laid ce « se montre »), puis une autre : un toit, un mur, une porte peut-être. La petite cabane occupe le bout d’un pré (le pré doit etre bien petit pour etre « occupé par une « petite cabane »). Devant elle, réduit par la distance à une veste sombre et deux chaussures claires, un homme attend sur une chaise (n’aurait il pas été opportun de tenter un truc comme : « Devant elle attend une veste sombre » (premier essai).)

            • #156234 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Tof/Quentin : c’étaient les trois ou quatre premiers paragraphes d’un début de nouvelle d’Echenoz, 1989, qui s’appelle J’arrive.

              Pour ma part j’aurais dès la première lecture supprimé l’application des eaux froides, l’histoire du « arrive avant lui-même », et le « comme des mains inutiles ». Surcharges. On sent comme dit Tof que le Token est cher, et que le modèle, orienté en cela par le texte d’Echenoz qui est très virtuose, tente de suivre. Qui plus est en peu de lignes.

              La version « sobre » charge beaucoup moins (presque trop peu).

              La dernière phrase est à mon avis une grande réussite, de même que le « chargé d’un ciel plus pâle » (rapport au changement possible du reflet de surface entre avant le pont et après, c’est une très belle image, concise, frappée). De même le « accompagne » ne me gêne pas du tout, et me paraît montrer une bonne compréhension du style du texte d’Echenoz (si ce n’est d’Echenoz en général), qui ne cesse d’animer son paysage, son décor. C’est merveilleux dans J’arrive.
              .
              Autre aspect intéressant, mais sans surprise : je lui ai redonné dans un second temps la même consigne, mais en lui interdisant toute relecture de la mémoire des conversations antérieures. Le résultat est dénué d’intérêt.

              • #156242 Répondre
                Tof
                Invité

                Marrant j’ai terminé il y a quelque jours « Je m’en vais » (la suite de la nouvelle ?). Après coup je crois reconnaître la densité d’Echenoz (au sens où il se passe beaucoup de choses dans les phrases).

                • #156246 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  C’est apparemment le premier chapitre de son second manuscrit, jamais publié car refusé par Minuit (donc quelque part entre 79 et 83). Beaucoup ont l’air de dater sa publication à part de 92 (le Serpent à Plume) mais sur mon scan je lis clairement 89. J’ai une telle admiration pour ce texte que je le remets ici, au cas où. Jeannot y frôle le surrégime — à l’époque il avait sans doute encore beaucoup à « prouver » —, mais c’est si fort.
                  .
                  J’accepte beaucoup de vos corrections, Claire 6.1 et François 1.8-beta, mais pas la dernière phrase. Ou bien je propose : « Devant elle, une veste sombre et deux chaussures claires : un homme attend sur une chaise ». Mais la phrase qui précède est très courte, on risque peut-être un problème de rythme — de surcondensation? (« surconcision » si l’élagage dérape).

                  • #156257 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Merci pour le texte
                    Techniquement j’avais fusionné les deux phrases
                    Mais effectivement si tu souhaites un effet moins compact, alors il me semble interessant de deployer ce qui va faire passer du regard extérieur descriptif à l’imputabilité d’une « attente « supposée de l’homme par le narrateur , un processus d’ingérence d’ intentionnalité s’y jouant ( la ça rallonge) ?

                    • #156268 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      « Devant elle, une veste sombre et deux chaussures claires : un homme attend sur une chaise ». Je prends.
                      Content d’apprendre que c’est du Echenoz séminal. Ca prouve qu’un style ça prend des années à s’affermir. Le Echenoz des années 2000 ne dirait pas qu’une ligne droite se montre

                      • #156270 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Je sens aussi dans ces lignes la volonté, typique d’un jeune auteur non publié des années 70, de « faire Minuit ». On tient presque un incipit « à la manière de » Robbe Grillet. (et déjà aussi à la manière de Manchette)
                        Dans un entretien avec Garrigou Lagrange en ligne Echenoz dit qu’à l' »époque il était sur de vouloir écrire mais il ne savait pas du tout quoi. Il était surtout tiraillé entre sa volonté de fiction et le sentiment dominant et légitime dans l’avant-garde d’alors que le roman, et fortiori la fiction; était une forme périmée – et fallacieuse
                        Il voulait écrire de la fiction mais ne pouvait pas. Son style s’est trouvé dans a résolution de cette impossibilité (ça c’est moi qui le dis). N’oublions jamais qu’une forme s’invente pour résoudre un problème

                      • #156282 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Intéressant, cet entretien. Je ne connais pas autrement que de nom et de prestige les « nouveaux romanciers » comme Robbe-Grillet. Voir apparaître le nom de Manchette m’intrigue car j’en ai lu un — le Petit bleu de la côte Ouest —, et sa facture est dans mon souvenir assez différente de celle de ce jeune Echenoz. Il a eu plusieurs périodes?

                        J’aime bien ce « une forme s’invente pour résoudre un problème ». Vraie pour des formes très éloignées de celles de l’art. Quand ça résonne fort entre des domaines qui n’ont a priori rien à voir, on tient souvent quelque chose.

                      • #156284 Répondre
                        MA
                        Invité

                        Je n’ai jamais lu Echenoz. Par où commencer?

                      • #156288 Répondre
                        MA
                        Invité
                      • #156292 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        @MA j’ai commencé par « Envoyée spéciale » et je n’ai pas regretté; j’ai aimé « Courir » également. Je n’ai pas lu tout Echenoz mais ce sont ceux-là qui m’ont le plus marquée.

                      • #156315 Répondre
                        MA
                        Invité

                        C’est noté. Je vais essayer de ce côté- là alors. Merci Malice.

                      • #156409 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        MA
                        Si tu peux/ commence par Jérôme Lindon. En pesant bien les mots : un chef-d’ oeuvre.
                        Un très grand petit livre d’une centaine de pages
                        J’ai lu et approuvé Je m’en vais et Ravel. Surtout Je m’en vais.
                        Courir, trouvé ici en espagnol et je ne peux pas lire en espagnol Echenoz. On m’en a dit du bien

                      • #156308 Répondre
                        Tof
                        Invité

                        Manchette connu pour son style plein d’effets

                      • #156385 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        J’allais m’insurger : quoi !!!!???? plein d’effets chez Manchette, l’écrivain le plus sobre du monde ?!!!??
                        et puis j’ai compris le jeu de mots
                        respect

                      • #156407 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ce qui n’abaisse pas ma curiosité quant au rapprochement entre le jeune Echenoz et Manchette, que je connais bien moins. Kezako?

                        MA : dans les Echenoz qui me manquent figurent ceux cités par Malice et Tof. Dans deux genres très différents je pourrais conseiller Les Grandes Blondes et 14. En fait je déconseille seulement l’Equipée Malaise.

                        J’ai passé dernièrement Cherokee à une amie qui n’a pas aimé, surtout apparemment de par le caractère un peu vieilli et « daté » de l’intrigue et des personnages (la bande de mecs inspecteurs, etc…). J’avais personnellement un très bon souvenir de la « phrase » du livre.

                      • #156408 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        De Manchette à Echenoz, il y aurait a minima ce truc en rapport avec ce que je rapportais de l’entretien avec Echenoz, où il précise d’ailleurs que le genre polar lui a permis de résoudre la quadrature (désir de fiction / impossibilité de la fiction). Manchette pratique la fiction tout en la sabotant de l’intérieur, en fabriquant des intrigues in fine aberrantes, où les initiatives des uns et des autres débouchent sur une somme nulle. Oui la fiction était acceptable, après l’ouragan de la modernité qui la tuait, si on l’agençait de sorte qu’elle soit un jeu à somme nulle. On maintenant le jeu, la mécanique fictionnelle, la « machine » dit Echenoz, mais on s’arrangeait pour qu’elle ne mène nulle part – ceci en contradiction rigoureuse avec le roman d’apprentissage, où tout de même le parcours mène à quelque chose (où les personnages apprennent de leur vécu, même si souvent ils en apprennent qu’il n’y a rien à en apprendre (Flaubert)
                        Le lien phrastique est plus lointain, même si je pense que Echenoz a pu puiser chez Manchette, qui lui même le tenait de Chandler et autres, outre les intrigues aberrantes, un certain behaviourisme

                      • #156416 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        On maintenait le jeu,

                      • #156422 Répondre
                        Tof
                        Invité

                        C’est exactement ça dans Je m’en vais. La fin est un quasi retour au point de départ, entre temps on aura vécu une expédition dans le grand Nord, un vol d’œuvres d’art, le meurtre d’un complice et les nombreuses aventures libidinales du personnage principal.
                        Je vais essayer de me procurer un Manchette, tu aurais un titre représentatif ?

                      • #156423 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        A propos de Manchette,cette lettre à Echenoz qui lui avait envoyé son premier livre:

                        Cher Jean Echenoz,

                        Je veux vous remercier de l’aimable envoi que vous m’avez fait de votre Méridien de Greenwich. Je viens seulement de le lire, parce que j’avais d’abord été rebuté par son appartenance manifeste à la littérature d’Art. Or j’ai passé deux soirées intéressantes, et notamment à rire comme un bossu (cet effet entrait aussi dans vos buts, je n’en doute pas). Je suis d’autre part troublé par la grande similitude de beaucoup de nos intérêts, telle que j’ai pour ainsi dire eu l’impression que j’étais moi-même l’auteur de votre livre dans un univers parallèle. (Je passe sur les détails sauf celui-ci : je travaille depuis un moment à une histoire de tueur, et l’arme personnelle de mon personnage est un Heckler & Koch, cependant qu’une fois ses employeurs lui remettent pour son travail un revolver Rossi.) Je suis curieux de savoir si vous avez ou non écrit votre texte en utilisant un procédé systématique de démarquage d’autres textes, dont certains des miens. J’ai repéré un énoncé : Vous n’êtes pas parent avec un fabricant de cuivres ? (question à Selmer, p.84) qui me rappelle forcément : Vous n’êtes pas parente avec un politicien communiste ? (question à Julie Ballanger dans mon Ô dingos, ô châteaux !), ce qui peut n’être que pur hasard. En tout cas l’effet miroir concernant le Heckler & Koch de mon manuscrit est nécessairement du pur hasard. Ce qui ne peut évidemment qu’ajouter à mon inquiétude, surtout après avoir lu ce que vous écrivez du « malheureux hasard ». Tout ça est extrêmement hilarant.

                        Je vous laisse à mon inquiétude et vous adresse mes remerciements et mes compliments.

                      • #156425 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Fan de Manchette, je précise qu’il existe une, Chroniques Cinema, on dirait qu’elles ont été écrites par Debord. Le Debord de La société du spectacle.
                        Je doute que les goûts cinématographiques de Manchette plaisent à ce forum.
                        .
                        Au fait…
                        J’ai trouvé !
                        J’AI TROUVÉ !!
                        J’AI TROUUVÉÉÉÉ !!!!

                      • #156444 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Manchette était un fin connaisseur de jazz.
                        Tout comme Echenoz d’ailleurs.
                        j’ai de bonnes raisons de me sentir si proche d’eux…

                      • #156447 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        N’hésite pas, Tony, à poster la réponse de JE si tu l’as

                      • #156452 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Dans la correspondance de Manchette ne figurent que ses lettres,il y en a 5 ou 6 qui sont adressées à Echenoz qui lui envoyait ses nouveaux livres au fur et à mesure de leur parution,je suppose que l’on pourra lire les lettres d’Echenoz quand sa correspondance sera publiée.

                      • #156487 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je ne comprends pas bien la nature de son « inquiétude »

                      • #156489 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Je crois que ça relève de la blague, celle de faire croire que l’un ou l’autre seraient le même auteur.

                      • #156492 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        yes

                      • #156450 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        @Tof, pour Manchette, tu peux t’attaquer au Petit bleu de la côte Ouest ou à Fatale

                      • #156454 Répondre
                        Tof
                        Invité

                        Merci Titouan

                      • #156541 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Pour les fans de pots colonialisme, il y a L’affaire N’Gustro.

                  • #156271 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Merci I.G.Y pour ce beau cadeau.

                  • #156319 Répondre
                    Tof
                    Invité

                    Joli effet cinématographique à la fin

            • #156236 Répondre
              Claire N
              Invité

              Ça joue
              « Sur le même bout de pré, devant la cabane, une veste sombre plutôt qu’un animal , attendait « 
              ( avant premier jet )

              • #156238 Répondre
                Claire N
                Invité

                Et puis pour les mains inutiles j’aurais bien aimé un truc qui se moque du cliché romantique d’une amoureuse conduite en barque mais qui ne rame pas alors elle fait ce geste entendu de laisser glisser sa main dans l’eau

    • #156204 Répondre
      Tabouret
      Invité

      Un exemple. Qu’est ce qu’il y aurait à redire ?

      À six heures douze, la ville avait déjà renoncé à la nuit. Dans les immeubles, les fenêtres s’allumaient une à une, sans joie, comme des yeux qu’on force à s’ouvrir. Au bas des tours, les premiers bus passaient avec leur haleine de métal. Les gens montaient dedans en silence. Ils avaient tous le même visage pendant quelques secondes : celui de quelqu’un qui n’a pas encore commencé sa journée et qui la regrette déjà.

      Nadia attendait devant la boulangerie fermée. Elle portait un manteau trop fin et tenait son téléphone dans la main, écran noir. Elle n’attendait personne. C’était devenu une habitude : chaque matin, elle arrivait dix minutes avant l’ouverture, pour avoir dix minutes où rien ne lui était demandé. Elle regardait les rideaux de fer, les affiches déchirées, le chien du voisin qui urinait contre un poteau. Puis elle remontait la rue jusqu’au centre commercial où elle nettoyait les bureaux avant l’arrivée des employés. À trente-sept ans, elle connaissait mieux les pièces vides que les gens qui les occupaient.

      Ce matin-là, pourtant, quelque chose avait changé. Sur le trottoir d’en face, un homme était assis par terre. Il avait posé devant lui une petite valise rouge, parfaitement fermée. Il ne demandait rien. Il ne dormait pas. Il regardait simplement la porte du commissariat, comme s’il attendait qu’elle s’ouvre toute seule. Nadia le vit, ralentit, puis continua. Elle fit encore douze pas avant de s’arrêter. Elle ne savait pas pourquoi elle se retournait. Plus tard, elle dirait que c’est à cet instant que tout avait commencé. Mais ce serait faux : les choses commencent presque toujours bien avant qu’on les remarque.

      • #156207 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Début d’un livre de Simenon avec Maigret. Je reconnais.

      • #156221 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        si j’étais éditeur j’aurais beaucoup d’annotations sur ces lignes
        ça m’avait frappé d’ailleurs en lisant un Maigret l’an dernier : souvent écrit avec les pieds

        • #156320 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Les pieds, de tabouret…

    • #156213 Répondre
      SHB
      Invité

      Mon sujet n’a rien a voir mais bon c’est le topic du forum alors je suppose qu’on peut parler de tout.
      J’étudie le journal Le Socialiste et figurez vous qu’en 1886, Le Figaro a ouvert une cagnotte pour la procès d’un policier ayant tiré sur des journalistes.
      .
      Je trouvais cette nouvelle cocasse au regard des « récents » événements. Comme quoi, 1886, 2020, rien de change

    • #156214 Répondre
      SHB
      Invité

      Le procès***

    • #156411 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #156426 Répondre
      MA
      Invité
      • #156445 Répondre
        MA
        Invité

        Cours de Foucault au Collège de France

    • #156429 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      J’ai trouvé !
      J’AI TROUVÉ !!
      J’AI TROUUVÉÉÉÉ !!!!
      Aayyaiiii !!!

    • #156446 Répondre
      MA
      Invité

      Je signale la rediffusion de Tout sur Marie sur arte dimanche 17h en deux volets, puis en replay, docu très complet sur la figure de Marie.
      https://www.arte.tv/fr/videos/116765-001-A/tout-sur-marie-1-2/

    • #156449 Répondre
      bibinard
      Invité

    • #156460 Répondre
      Ourson
      Invité

      Y’en a qui ont déjà entendu parler de Hakim Bey et des ZAT / TAZ ?
      Il y a quelques temps j’avais tenté ici même des comparaisons entre la lutte sociale, les contre-soirées et les métastases… Ça avait pas fait mouche, le côté tumeur manquait un peu d’élégance avec le recul.
      Aujourd’hui, j’ai englouti le livre « TAZ- Autonomous Temporary Zone » qui met un peu le doigt sur ce que j’ai essayé de dire dans ces topics.
      Les Zones Autonomes Temporaires y sont présentées comme une alternative à la « Révolution » qui fige de nouveaux systèmes de contrôle.
      Ces ZAT sont puissantes quand elles ne disent pas leur nom, limitées dans l’espace et surtout dans le temps, destinées à disparaître voire à échouer.
      Il préconise de « spammer » la création de ZAT, d’enchaîner des micro-insurrections avec une cartographie psychique de ces zones car les cartes d’Etat sont rigides, inaptes à capter le monde dans sa complexité contrairement aux cartes dans la tête des insurgés.
      Il y évoque les deux notions de Web et de Net : supports informationnels dans lesquels les ZAT pourraient s’enraciner pour échanger des informations sans médiation
      –
      Sa métaphore à lui c’est des rats qui vivent cachés dans le mur plutôt qu’en cage, avec des réseaux intra-muraux de rongeurs qui se font et se défont.
      Il associe ce concept à quelque chose d’essentiellement festif et artistique, en mettant sur le même plan les squats, les soirées entre amis, le hacking, la commune de Paris et les pirates boucaniers malgaches du 17ème siècle (par exemple).
      –
      Pendant que je lisais j’ai pas pu m’empêcher de penser à une vidéo dans laquelle un mec disait « la révolution sera comme une grande fête ! ». Des marxistes-léninistes solides ont réagi pour expliquer que la vie, c’est pas un kiwi.
      Il y a un peu de ça dans ce bouquin, on sent qu’on a à faire à un gros kiffeur, trop gros kiffeur même… j’ai su après coup qu’il avait produit des écrits pédo. Ça laisse des doutes sur ses réelles motivations, derrière sa volonté d’espaces libres sans médiation, de kiff sans limites… Mais bon.
      J’essaierai de caler une ou deux vidéos sous mon post pour essayer de creuser ce sujet

    • #156583 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Article de contre attaque sur le canard enchaîné et son pigiste de luxe haziza qui a écrit l’article sur Bally Bagayoko

      • #156590 Répondre
        Graindorge
        Invité

        De Bally Bagayoko:
        “Article du Canard enchaîné : quand le sous-entendu remplace la démonstration

        Je ne comptais pas répondre à chaque attaque, mais le témoignage de Jacques Marsaud, ancien secrétaire général de la ville de Saint-Denis puis ancien dirigeant de la RATP, mérite d’être connu de toutes celles et ceux qui ont suivi cette polémique autour de l’article signé par Frédéric Haziza.

        Jacques Marsaud a directement écrit au journaliste pour contester la présentation faite de mon parcours et de mon recrutement à la RATP. Ce n’est pas un commentaire extérieur : c’est le témoignage d’un homme qui a personnellement participé à la décision de me recruter, et qui sait donc de quoi il parle.

        Il le dit sans détour : je n’ai pas été recruté « sans entretien », contrairement à ce que l’article laisse entendre. J’ai passé plusieurs entretiens successifs — avec le chef de service, le directeur du développement, puis la direction des ressources humaines — pour vérifier que mon profil correspondait au poste. J’ai été recruté sur mes compétences, point final. Ceux qui ont eu à travailler avec moi le savent.

        Quant aux aménagements horaires liés à mon mandat électif, je n’ai jamais rien caché : ce sont les mêmes dont bénéficient tous les agents de la RATP élus. Mais qui a la preuve que je n’aurais pas rempli pleinement mes missions ? Personne. Jacques Marsaud pose lui-même la question au journaliste, et cette question reste sans réponse dans l’article.

        D’ailleurs, dans ce premier article, on m’accuse de « cumuler deux postes ». Sauf qu’être élu n’est pas un emploi. Chacun le sait, à commencer par ceux qui ont écrit cet article. Confondre un mandat électif avec un poste salarié, ce n’est pas une erreur, c’est un choix rhétorique destiné à faire croire à une fraude là où il n’y a qu’un mandat exercé, comme la loi le permet et l’encadre.

        Ce que dénonce Jacques Marsaud, c’est une méthode : partir d’un postulat, puis l’habiller de sous-entendus au lieu de le démontrer. Il parle d’un « tissu de sous-entendus infondés », et il a raison.

        Cette méthode, on la retrouve telle quelle dans le second article, publié le 11 août. Le Canard enchaîné y révèle que plus de 200 personnes travaillent à la RATP tout en exerçant par ailleurs un mandat d’élu. Deux cents situations comparables à la mienne. Et sur ces deux cents, une seule fait l’objet d’un article complet : la mienne. Ce choix n’est pas anodin, et chacun est libre d’en tirer les conclusions qui s’imposent sur ce qui relève de l’enquête et ce qui relève du ciblage.

        Plus grave encore : entre-temps, Jacques Marsaud avait écrit au journaliste pour rectifier les faits. Ce courrier existait, il était entre les mains de la rédaction avant la parution du second article. Et pourtant, aucune des informations contestées n’a été corrigée. Le journal savait qu’un témoin direct de mon recrutement contestait sa version des faits, et a choisi de publier sans en tenir compte.

        Je veux aussi dire ma gratitude à celles et ceux qui ont exprimé leur soutien face à cette campagne. Ce soutien compte, et je continuerai à prendre toute ma place, à Saint-Denis comme dans les combats à venir.

        Jacques Marsaud envisage aujourd’hui de demander un droit de réponse. Je l’y encourage : les lecteurs méritent d’avoir les deux versions.”
        https://www.facebook.com/share/p/1D4R4aEiU6/?

      • #156679 Répondre
        brisemenu
        Invité

        « un journal libertaire » + « une institution de la presse française ».
        Ite missa est.
        La gauche aura mis le temps à comprendre l’ecroquerie…
        .
        Attention , si Haziza est d’extrême droite , il n’est pas pour autant antisémite. Evitons les amalgames trop rapides.
        Petite question : pourquoi l’article de Contre attaque ne signale pas qu’ Haziza serait juif (à vérifier) ? Peut-être que cela éclairerait le lecteur sur ses positions pro-israéliennes , non ?

    • #156611 Répondre
      Ourson
      Invité

      « J’la fuck et j’la te-j dans le couloir, elle pleure, en plus, c’est moi qu’a payé le Uber ».
      Cette phase du rappeur Hamza a conduit une white girl à pousser son coup de gueule : « c’est hyper problématique ! Faut évoluer les gars, faites mieux ! » (je paraphrase).
      Le renoi sûr Norman Ajari a réagi en rappelant que le Rap est une culture créée par (pas pour) des hommes racisés, qu’à ce titre les femmes blanches n’ont pas la légitimité pour policer ce qui s’y fait sur le plan artistique. En gros, il voit ce « coup de gueule » comme un geste civilisateur typique des white fem. Notons que ces white-fem ne sourcillent pas quand ces rappeurs parlent de rafaler la concurrence, j’y reviendrai.

      .
      Là où je vois un angle mort, c’est quand il explique que les rappeurs sont les seuls artistes à qui on refuse la fiction, par geste raciste primaire.
      J’ai pas (plus ?) l’impression que ce soit le cas : dans la chanson française blanche et légitime, il y a une espèce de traque aux textes « problématiques », pédo notamment. Des morceaux déterrés plusieurs décennies après pour montrer à quel point tel grand chanteur est en fait un tordu (C’est pas moi qui vais les plaindre, ils sont pour la plupart morts de toute façon).
      Je doute qu’un chanteur de variété grand public puisse aujourd’hui chanter tout et n’importe quoi sans se mettre une fin de carrière.
      .
      En tant que gros consommateur de rap, je sais aussi que les rappeurs sont les premiers à entretenir le flou entre fiction et réalité, que toute fiction n’est pas bonne à raconter, c’est hyper calibré.
      Si demain un rappeur commence à sortir de nulle part un egotrip sur sacrifices de vierges, massacre à la hache de filles enceintes ou attentats à la pisse dans des crèches, sa communauté et sa maison de disque seront les premiers à terminer sa carrière, à prendre son egotrip au premier degré, à lui refuser sa fiction.
      Le rappeur racisé n’a dans sa fiction droit qu’au narcotrafic (pas de drogues trop dures de préférence), à la violence (sur la concu « impliquée » uniquement) et à la misogynie (à condition que cette misogynie soit dirigée sur des femmes de petite vertu). Et si cette fiction romantique se confond avec la vraie vie du rappeur, c’est encore mieux, la street crédibilité ayant une valeur esthétique chez nous. Le problème vient en partie de nous.

      • #156693 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        C’est pas mal pour illustrer le truc de la rhétorique victimaire.

        • #156695 Répondre
          Ourson
          Invité

          Mais c’est quoi que tu appelles la rhétorique victimaire ? Tu parles de Norman ou de la white-fem ?

      • #156698 Répondre
        Quentin
        Invité

        Ca me renvoie au son Us de Ice Cube.
        Je te rejoins pas mal sur le sujet, un peu fatigué de la « culture noire », homophobe, limite victimaire et prônant la street cred. Je crois que c’est aussi la raison pour laquelle j’ai toujours adoré Despo Rutti, capable d’introspection et d’autocritique.
        Être fier okay, mais revoir ce qui nous définit avant, ce serait bien.

        Je n’ai rien contre l’ego trop, bien ai contraire, mais je ne vois pas ce que ça vient servir, si ce n’est que leur intérêt individuel et surtout financier

        • #156716 Répondre
          Ourson
          Invité

          Je te rejoins en partie, mais je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’une culture noire homophobe qui engloberait tous les noirs du monde.
          Quant à la culture hip-hop, il y a bel et bien un fond d’homophobie latente, mais plus tant que ça. C’est de l’homophobie creuse, basée sur la sémantique du « PD » comme insulte, mais pas de la pure homophobie : on voit rarement des rappeurs prôner un discours frontalement anti-LGBT, donc même là c’est finalement assez sage et calibré.
          Idem pour la victimisation, même dans le rap « conscient » en voie de disparition ça n’a jamais été en vogue. Il y a toujours eu cette espèce de fierté mal placée à refuser le statut (effectif) de victime, « banlieusards et fier de l’être », cette idée de garder la tête haute, rester bonhomme et monter des entreprises parce qu’on est « pas condamnes à l’échec ».
          C’est ça que je cherche à dire : leur ego trip n’est pas tellement de l’ego trip puisqu’ils doivent piocher dans une liste prédéfinie de thèmes, de saloperies mais romantiques et pas trop cracra.

          • #156718 Répondre
            Mao
            Invité

            Pour la peine, je vous mets un petit Lil Nas x :

          • #156727 Répondre
            Quentin
            Invité

            Oui d’accord pour l’ego trip à 100% beaucoup plus clair.
            Ce que je voulais dire avec la culture noire que je critique, c’est justement celle qui prône la street, l’homophobie et la vente de stup. Évidemment et heureusement qu’elle n’en globe pas tous les noirs. Et j’attends pas non plus que des noirs street défendent la cause LGBT, mais pas non plus qu’elle s’en fasse une enemie..
            Et pour le coup, quand Koba la D, la Sexion ou autre ont pu avoir des propos clairement homophobe, c’est chiant je trouve, mais ça fait parti de la culture… Et c’est défendu par les fans.
            Mais chacun son combat alors je comprends, mais ce truc au détriment d’un autre ça m’ennuie et je me suis un peu détaché à ce moment-là.

            • #156754 Répondre
              Ourson
              Invité

              Effectivement, on notera toutefois que la Sexion D’assaut et Koba la D – qui sont homophobes, aucun doute là-dessus – ont failli terminer leur carrière avec ces take.
              Je m’en rappelle très bien pour la Sexion, il y a une quinzaine d’années jamais on aurait imaginé le concept de « cancel culture », mais ils ont bel et bien été cancel.
              C’était les plus gros vendeurs de CD de l’époque, ça rappait sur tous les thèmes, les radios en raffolaient, mais ils étaient déterminés à mettre fin à leur carrière pour une phrase déterrée dans un vieux magasine.
              Même chose pour Koba : festivals et/ou concerts annulés, on l’a très vite vu faire une vidéo d’excuse tel un petit garçon qui a fait une bêtise, motivé par les menaces qui pesaient sur sa carrière.
              Récemment aux USA on a aussi vu la chute d’un des trois plus gros rappeurs du moment (Dababy) pour une phrase relativement transphobe lâchée en festival.
              –
              Qu’on soit clair : mes yeux restent secs, leur sort m’importe peu. Je trouve ça simplement rigolo que les rappeurs puissent romantiser la guerre de gang à longueur d’année et être inquiétés pour une ou deux phases douteuses homophobes.

          • #156748 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            @Ourson
            Concernant cette histoire de rap et de conformisme social.
            Est-ce qu’on ne retrouve pas là un problème de fond, qui ne cesse de se répéter dans le temps. À savoir qu’histiroiquement, tous les révolutionnaires de l’ére moderne, de Lenine au Che en passant par Mao étaient d’origines bourgeoise. Par extension tous les contestataires par la suite l’ont été aussi, les étudiants soixantehuitards étaient d’origines bourgeoise également. Or ceux qui viennent vraiment de classes inférieures, de par leur dynamique existentielle, ne souhaitent que d’une certaine façon s’inscrire dans le champ social. On retrouve ça très fort dans la querelle qui a opposé Truffault à Godard. Godard venait d’une haute bourgeoisie Genevoise, profondément raciste et moisie en son fond et Truffault était enfant de la Dass. Or que trouve-t-on plus tard ? Rien de surprenant à mon avis. Un Godard maoïste et un Truffault qui ne souhaite dans le fond que s’inscrire dans la société mais selon ses termes et surtout qui ne croit pas une seconde que le cinéma soit un médium révolutionnaire. Dans le rap ne retrouve-t-on pas ce dilemme de gars et filles de la rue qui songent moins dans leur contestation, à un changement de société, que de s’y inscrire selon leurs termes ?

            • #156764 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Ourson le rebelle, qui je le cite au mot près, disait qu’il fut un temps, « j’étais un indésirable. »
              Et même plus, que ses posts « dérangeaient plus que Shiva et Belkekett réunis. ». Je le cite au mot près. Mais dit Ourson, tu frimerais pas un peu par hasard ?
              Lui aussi et malgré ça, se conforme à l’ordre établi d’un chef autoritaire qui a intimé lordre à tous, de ne répondre sous aucun prétexte à ce fou furieux de Belkekett.
              Ainsi, Ourson le rebelle de la rue, le rappeur qui n’a peur de rien ni de personne, chie dans son froc s’il s’agit de transgresser l’ordre du rebelle autoritaire qu’est le chef de ce forum et incontestablement le PATRON.
              Mais aussi, Ourson aurait pu prendre un malin plaisir à contredire la puissante pensée de Samuel_Belkekett, mais n’en ayant point les moyens, il préfère fermer sa gueule.
              C’est ce qui s’appelle en terme france culturesque :
              AVOIR RAISON AVEC SAMUEL BELKEKETT…

              • #156938 Répondre
                Ourson
                Invité

                Je t’ai répondu plusieurs fois, j’ai notamment dit que t’étais un fou du bus sur un autre topax. Moi les fous du bus j’essaie de les comprendre, mais j’y arrive pas toujours alors je fais semblant, je fais un sourire gêné avec léger rire par soufflement de nez puis je descends à ma station.
                Cela dit je viens de relire ton pavé de fou du bus et ta take à la fin est pas déconnante, mais c’est pas un secret : les rappeurs eux-mêmes mettent en scène le fait de vouloir s’inscrire dans la société selon leurs termes, avec toute une iconographie autour d’un fantasme de vie bourgeoise à atteindre coûte que coûte (la villa pour maman, les sacs Louis Vi, le Ruinart, les RS4, etc etc etc.).
                C’est simplement l’idéologie dominante qui transparaît de manière plus romancée dans le rap.

                • #157248 Répondre
                  Samuel_Belkekett
                  Invité

                  OK.
                  Je viens de voir ton message.
                  « les rappeurs eux-mêmes mettent en scène le fait de vouloir s’inscrire dans la société selon leurs termes, avec toute une iconographie autour d’un fantasme de vie bourgeoise à atteindre coûte que coûte »
                  Ce sont les moyens et les fins.
                  Combien de racisés de la street, comme tu dis, disent,
                  « Nous aussi on veut rouler dans de belles bagnoles, bouffer dans les bons restos, porter de belles fringues… »
                  Seulement les moyens pour atteindre ces fins sont complètement détournés.
                  Ce pourquoi je ne crois pas du tout que l’idéologie dominante transparaîsse là-dedans. Désolé mais voir « l’idéologie dominante qui transparaît de manière plus romancée dans le rap. »
                  Est une vision petite bourgeoise de gauche qui rêve de critique universelle.
                  Nul ne peut préjuger du cœur qui bat dans la rue.
                  Ni de ceux qui se battent pour survivre dans la rue.
                  Surtout ce regard condescendant très de gauche, qui pense pour ceux qui soi-disant ne savent pas penser.
                  Mais bon. Peut-être les rappeurs devraient-ils lire Bégaudeau pour savoir penser et par extension savoir vivre dans un calcul de gauche.
                  .
                  Le jour où même la rue, les rappeurs, seront récupérés par une bonne morale de gauche, ce sera,
                  LE SOMNIFÈRE POUR L’ÉTERNITÉ…

    • #156762 Répondre
      François Bégaudeau
      Invité

      Moi je m’en fous de tout ça.
      La seule chose qui compte c’est mon cri du cœur, « aimez moi ! aimez moi s’il vous plait ! »

      • #156763 Répondre
        François Bégaudeau
        Invité

        Je ne supporterai pas que l’on ne m’aime pas.
        Il me faut des preuves de cet inconditionnel amour.
        Des preuves. Tous les jours des preuves.

    • #157236 Répondre
      Tony
      Invité

      Deux ambiances à gauche:
      Lordon’vous allez gagner, préparez-vous,la situation est historique,on a rendez-vous avec l’histoire et on se met sur son 31′
      FB’Edouard Philippe sera élu bien sûr’

      • #157253 Répondre
        Jacques Bénigne Sanson
        Invité

        Passée de grenier en grenier et négligée depuis pas mal de temps j’ai enclenché la remise en état du rasoir national. Qui sait !?

        • #157257 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui c’est bien ce que je comprends quand Lordon dit qu’il faut se mettre sur son 31, préparons-nous.

          • #157260 Répondre
            Jacques Bénigne Sanson
            Invité

            D’ailleurs les propos de FB sont limite contre-revolutionnaires.

            • #157261 Répondre
              Tony
              Invité

              Ce serait contreproductif d’effrayer les bourgeois de gauche.

              • #157265 Répondre
                Jacques Bénigne Sanson
                Invité

                Tu as raison. Chaque chose en son temps.

                • #157326 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  FB c’est moi?

                  • #157335 Répondre
                    Tony
                    Invité

                    C’est pour la blague,le chaud et le froid en quelque sorte.

                    • #157341 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      J’adore les blagues et j’ai trois compiles de Roland Magdane, mais là je ne ris pas
                      parce que précisément ce qui me sépare, entre autres, de Lordon, est, beaucoup plus que telle ou telle prospection sur l’échéance HISTORIQUE ET MONUMENTALE de mai prochain, ma réticence à toute prospection sur ce sujet, et ma réticence encor plus grande à ce genre espèce de déclamation de tribune (de supporters)
                      Si jamais j’avais la conviction inutile qu’Edouard Philippe va gagner l’élection, tu ne m’entendrais pas le dire à une tribune.

                      • #157392 Répondre
                        Jacques Bénigne Sanson
                        Invité

                        Je me désolidarise totalement de Tony.
                        Je pensais qu’il faisait référence à Berléand.

                      • #157396 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Et moi je me désolidarise de Roland Magdane.

    • #157356 Répondre
      Eleonore
      Invité

      Un TVB sur fjord est-il prévu ?

      • #157358 Répondre
        Quentin
        Invité

        Je me permets de répondre car sur le topic Cinéma du forum, il m’a dit qu’un TVB à la rentrée sortirait avec pour thème les films : Fjord, Soudain et le dernier Harari

        • #157391 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Gracias senor quouainntine…

    • #157374 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Comment évolue la pauvreté en France ?
      La France compte 5,6 millions de personnes pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian [1] et 9,8 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données 2024 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,8 % et, dans le second, de 15,4 %. Quel que soit le seuil utilisé, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000.
      *
      La dictature en marche !!! Vigilance…

    • #157568 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #157762 Répondre
      stephanie
      Invité

      https://peertube.fr/c/faites.mieux/videos
      Philippe Borrel vient de créer une chaîne de documentaires en accès libre.

    • #158048 Répondre
      Ourson
      Invité

      J’ai parlé parlé plusieurs fois ici d’un projet de « facilitateur de grève ».
      La première version du projet est terminée, vous êtes les premiers à en entendre parler : https://www.bokebi.fr
      (C’est pas juste un prototype, c’est utilisable en l’état)
      –
      C’est plus tout à fait un « facilitateur de grève », ça posait bien trop de problèmes de confidentialité. C’est un outil de sondage anonyme pour constater collectivement d’éventuels abus dans l’entreprise, avec la possibilité d’être mis en contact avec ses collègues et/ou un syndicat (je pense parler de ce projet à Solidaires)

      • #158052 Répondre
        Eleonore
        Invité

        J’y ai jeté un coup d’oeil, je ne comprends pas comment le sondage est envoyé aux collègues, peux-tu m’éclairer ?

        • #158053 Répondre
          Eleonore
          Invité

          J’avoue que je ne pense pas être la cible, j’ai un bullshit job pas trop mal payé et surtout 100% REMPLACABLE (et déjà, de fait remplacé) par des IA, mais je suis pour l’instant la seule à le savoir… En attendant qu’on découvre le pot aux roses je relis Proust et Dostoïevski

          • #158063 Répondre
            Ourson
            Invité

            En théorie, à part si t’es dans une espèce de SCOP paradisiaque sous semaine de 4 jours, t’es dans la cible 😉

            • #158082 Répondre
              Eleonore
              Invité

              A vrai dire j’essaye plutôt de me faire discrète… Je travaille 2H par jour max maintenant que ma pipeline 100% IA remplit 90% de bon bullshit job parfaitement inutile. Je remercie chaque jour Sam Altman et les technofascistes NRx zinzins de m’avoir libéré du travail. Merci à la Silicon Valley et aux RH laxistes de me permettre de lire, écouter de la musique et glander sur internet toute la sainte journée. Même mon compagnon qui est pourtant prof trouve ça abusé à quel point j’en fous pas une. Attitude de gauche ? oh wait

              • #158137 Répondre
                Ourson
                Invité

                Veinarde, je travaille avec des outils du précédent siècle tellement buggés que je me retrouve à devoir cliquer l’essentiel de mon temps, rien n’est automatisable 🙁

                • #158142 Répondre
                  Eleonore
                  Invité

                  Presque tout est automatisable avec les IAs actuelles (payantes). Je m’en suis rendu compte après avoir découvert un biais sous-estimé : la sensibilité au prompt. Pour être exécuté parfaitement, un projet doit être extrêmement bien prompté, ce qui n’est pas si évident. Un mot peu changer beaucoup de choses, alors je ne parle même pas de la langue. J’ai développé (enfin l’IA mais c’est ma volonté à la base) un algo qui à partir d’un prompt donné (en général moyen et un peu flou) génère des milliers et des milliers de prompt qui s’auto-améliorent via une sorte de contrôle qualité lui-même automatisé. Ce qui est drôle que ça marche vraiment bien que si ça jongle d’un modèle de langage à un autre. On finit généralement avec un truc hyper long, presque toujours en majorité en anglais très serré, télégraphique et technique, presque impossible à comprendre pour un humain, qui mêle souvent d’autres langues, des maths et pas mal de langages de programmation, mais ça marche du tonnerre.

          • #158130 Répondre
            Godot le bègue
            Invité

             » je relis Proust et Dostoïevski »
            .
            Fort bien, comment procèdes-tu ?
            Tu alternes dix pages de l’un et dix pages de l’autre ?
            Ou les jours pairs l’un et les jours impairs l’autre ?
            Ou encore l’un quand tu es de bonne humeur et l’autre de mauvaise ?
            Ou pourquoi pas en simultané avec deux liseuses, œil gauche l’un et œil droit l’autre ?

            • #158132 Répondre
              Eleonore
              Invité

              En gros chronologique, un roman de l’un puis un roman de l’autre. Mais là j’ai fait une entorse pour Gombrowicz

        • #158061 Répondre
          Ourson
          Invité

          C’est à toi de le partager (c’était le seul moyen pour pas enfreindre 183 lois RGPD).
          Il y a un bouton qui te permet de le faire assez facilement, avec un texte pré-écrit.
          L’idée n’est pas de dire « hey on fait une grève ? » Mais plus « Salut, je suis tombé sur ce site, hésite pas à répondre aux questions si tu rencontres des soucis au taf ».
          La mise en contact n’est pas obligatoire et proposée que si les réponses aux sondage sont « négatives »

    • #158395 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Si vous tombez dessus, je vous conseille le très court Tract Gallimard sur un texte d’Alexandre Grothendieck, l’un des plus grands mathématiciens du XXè siècle, nommé Plaidoirie sur le délit d’hospitalité (1978). La préface d’Agamben (2 pages) est surprenamment faible et expédiée, mais celle d’Hervé Le Tellier est très bien.

      Grothendieck est inculpé en 1978 pour avoir aidé un ami japonais « en situation irrégulière » (titre de séjour non renouvelé), un moine bouddhiste ancien étudiant en maths, pas recherché par la Police ni auteur du moindre délit. Grothendieck est poursuivi en vertu d’une loi de 1945 destinée à empêcher l’hébergement en France de criminels nazis. Il plaide coupable de tous les faits reprochés et exige pour lui-même la peine maximale, qui inclut une peine de prison dont il se dit peu effrayé dans la mesure où il a connu les camps (interné avec sa mère à Rieucros de 1940 à 1942, camp d’internement puis de « concentration » pour étrangers « indésirables », en l’occurrence pour Alexandre juif apatride (jusqu’en 1971!) né en Allemagne).

      Le texte est très politique, offensif — plusieurs autres textes visant à publiciser l’affaire sont joints à la suite du texte de plaidoirie —, et rempli d’anecdotes de vie, notamment d’amis étrangers vivant en France. Il finira condamné à une peine légère, réagira en démissionnant (à nouveau) de certaines de ses attributions universitaires, avant de se retirer quasi intégralement du monde quelques années plus tard pendant 25 ans.
      .
      « Les faits qui me sont reprochés sont parfaitement conformes à la réalité. […] Le respect de la vérité m’oblige à vous informer de circonstances aggravantes ».

      • #158404 Répondre
        Eleonore
        Invité

        De Grothendieck, je conseille aussi ‘la longue marche’, qui demande un minimum de curiosité scientifique.

        Cliquer pour accéder à G103d.pdf

        • #158546 Répondre
          Godot le bègue
          Invité

          Alexander Grothendieck: Allons-nous continuer la recherche scientifique? (CERN, 27/01/1972)

          Ne vous fiez pas à l’intitulé – indispensable – document précieux – hyper actuel –

          • #159144 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            « Il plaide coupable de tous les faits reprochés et exige pour lui-même la peine maximale, qui inclut une peine de prison dont il se dit peu effrayé »
            Il y a quelque-chose de très pertinent et passionnant dans l’attitude de ce Grothendieck dans le post d’Igy. De réclamer pour lui-même la peine maximale réclamé par le système pénal revient à pousser ce système à se dévoiler, se mettre à nu. Ce qui peut se révéler d’une efficacité supérieure à une énième critique sur ce système.

    • #158425 Répondre
      stephanie
      Invité

      essai

    • #158543 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #158758 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #159097 Répondre
      MA
      Invité

      Bonne nouvelle cependant sur France cu, le retour de Géraldine Mosna-Savoye à la manette d’Avec Philosophie. Le bonheur!

      • #159149 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Très bonne nouvelle

        • #159159 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          @MA / IGY : Quelques épisodes marquants à suggérer ?
          @IGY : Je note la suggestion de lire le tract du délinquant Grothendieck. Comme toi je suis pour l’abrogation de cette loi scélérate de 1945.

          • #159167 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            @Xavier : « Comme toi je suis pour l’abrogation de cette loi scélérate de 1945. » : cause (à moitié) perdue ! Depuis le 28 janvier 2024, l’article L823-9 dit : « l’aide à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger ne peut donner lieu à des poursuites pénales […] » lorsqu’elle est le fait de la famille ou de toute personne l’ayant accordée sans « contrepartie directe ou indirecte » (source : préface + Légifrance). Tout est dans l’interprétation de « contrepartie directe ou indirecte ». Attention, pour que l’exemption s’applique il ne faut pas que l’étranger vive « en état de polygamie ». Tes amis sont prévenus.

            Bref, tout ça pour dire qu’il n’y a heureusement plus aucune loi scélérate en France.
            .
            Pour « Avec Philosophie », pas vraiment de suggestions, j’avais arrêté d’écouter assez vite. Je trouvais que les questions de Muhlmann étaient parfois à s’en frotter les oreilles. J’ai un bon souvenir, un peu vague mais bon, de quelques interventions de Mosna-Savoye. Je sens que ce changement sera pour le mieux. (Parmi les présentatrices d’émissions sur FC, j’ai un excellent souvenir de la période « Entendez-vous l’éco » par Mayliss Besserie ; je ne suis sans doute pas le seul).

          • #159181 Répondre
            MA
            Invité

            @Dr Xavier : celui d’aujourd’hui sur la question de la fin en analyse (psychanalytique) était très intéressant.
            @IGY: GMS était de la team Adèle Van Reeth pendant les chemins de la philo. Elle est moins pointue qu’elle, mais très à l’écoute et sait vulgariser.

      • #159179 Répondre
        Abacaxi
        Invité

        Superbe nouvelle, le e prépausal de G Mulhmann concluant chaque relance besogneuse, j’ai tenu deux émissions.
        Entre sujets philos et audience à peu près profane, une médiation énergique qui ne confond pas rigueur et solennité, c’est la fraîcheur à propos.
        J’aimais bien Adèle van reeth aussi, comme quoi l’oreille ne se fait pas toujours bon baromètre politique. Ou que son talent était là.

        • #159185 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          ah oui son talent était là, et grand
          et, jusqu’à preuve du contraire, essentiellement là
          comme choisisseuse de mari par exemple je la trouve moyenne

          • #159186 Répondre
            Renaud Bigorre
            Invité

            @François As-tu été sollicité pour participer à l’émission Le souffle de la pensée ?

            • #159242 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              évidemment pas
              En sept ans, une seule invitation à France culture, Book club sur L’amour, parce que sinon ca se serait trop vu.
              Hier au tel l’attachée de presse de mon petit livre d’octobre me dit qu’elle va l’envoyer à la Matinale d’Erner. Je dis : ne gachez pas un exemplaire.

              • #159248 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Homme de peu de foi ! Tu oublies qu’il a invité Bartov et Feher sur un malentendu.
                Il suffit de lui envoyer le livre en disant qu’il prolonge la réflexion sur l’inique mépris qui noie et les pauvres petites gens et Michel Onfray.

                • #159262 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  On va faire ça.
                  Mais il ne suffit pas d’etre un antagoniste politique pour etre blacklisté par Radio France. Il y faut aussi quelques circonstances aggravantes, comme celle d’avoir été mis au tableau de chasse du Printemps républicain. Et quelques facteurs X, quelques vindictes toutes personnelles du genre RE, ou CF, ou PC.

              • #159249 Répondre
                Renaud Bigorre
                Invité

                Erf je pensais que t’étais moins ostracisé avec les émissions sur Désertion (Chazal, Trapenard et 28min).

                • #159261 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  J’ai toujours parlé, comme épicentre déterminé de l’ostracisme, de Radio France.
                  Pour le reste il faut voir au cas par cas.

              • #159369 Répondre
                MJPM
                Invité

                Tu oublies la matinale de France Inter, pour l amour également.
                Que tu sois victime de l ostracisme de RF soit, mais sois le avec précision s il te plait.

          • #159187 Répondre
            stephanie
            Invité

            moyennement sioniste

            • #159255 Répondre
              Quentin
              Invité

              😂😂

              • #159355 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Ah Fehrer est sioniste ?! j’avais pas compris.
                Et que Bégaudeau soit un écrivain trop moyen, vous y avez songé à cette très simple possibilité ?
                Bon bateleur mais écrivain pompeux. Envisageable ou pas ?

      • #159192 Répondre
        graindorge
        Invité

        Merci MA
        Je ne connais pas cette dame mais vu des sujets interessants : Hanna Arendt, Nietzsche, Averroes, …

    • #159174 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
      • #159177 Répondre
        Godot le bègue
        Invité

        Je ne résiste pas à vous offrir une photo de la nouvelle directrice de France Inter qui a recruté ce nervis d’extrême droite Sapin.
        mmm
        Adèle Van Reeth n’était pas fine mais était regardable.

    • #159224 Répondre
      MA
      Invité
    • #159529 Répondre
      ari stippe
      Invité

      Dans un moment d’ennui, compte tenu de l’actualité, j’ai écouté une itv de Balladur chez Ardisson au début des 2000’s et j’ai été plus que surpris
      Il explique qu’il est pour la taxe tobin (taxe zucman de l’époque de 2% sur les transactions financières) et surtout, c’était l’époque, il explique qu’il n’est pas contre les 35h car ce serait aller à l’encontre de l’évolution naturelle des choses, qui va naturellement vers la baisse du temps du travail
      Et au cours de l’échange Ardisson, au moment de parler de la taxe Tobin, incite carrèment les spectateurs à aller se renseigner en donnant le numéro de tél d’Attac
      Pour ceux qui ont vécu cette époque, la fenêtre d’overton comme on dit était à ce point étirée vers la gauche pour qu’un ancien premier ministre plus que libéral dise que la pente naturelle c’est de travailler moins et pour qu’un présentateur d’une grosse émission du service public conseille aux gens de contacter Attac ou c’est une ruse de l’archive et les choses n’étaient pas aussi favorables à la gauche?

    • #160185 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      https://qg.media/live/
      Abel Quentin sur QG on peut peut-être le voir en direct si pas abonné ( à vérifier)

    • #160307 Répondre
      Henry
      Invité

      François, tu vas reprendre un format avec Aude cette année sur QG ? J’ai peut-être raté un épisode

      • #160313 Répondre
        stephanie
        Invité

        je crois que non, trop de Boulo(t) sur QG

        • #160318 Répondre
          Tony
          Invité

          Rire Ou trop de boulets sur QG,au choix

          • #160373 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            en effet

            • #160374 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Comme cet invité l’indique
              Invité dont j’étais sur, lisant ses romans, qu’il finirait par écrire des essais (ses romans étaient des essais narrativisés, dans la lignée de son maitre Houellebecq)

    • #160324 Répondre
      Eleonore
      Invité

      Bon je crois que j’ai un peu déconné sur ce forum. J’ai découvert ce site un peu par hasard et j’ai vite compris que son absence de modération et les liens parasociaux qu’il créait en feraient un espace d’expérimentation idéal. Je voulais tester une petite IA qui me permette de ‘dupliquer’ en lui donnant accès à tout un tas d’infos (mails, réseaux sociaux…) pour en quelque sorte doubler ma personnalité et voir jusqu’où ça pouvait aller. Voilà comment est née Eléonore. Je laissais l’IA répondre après quelques interactions et regardais jusqu’où ça pouvait aller. J’ai fais ça plutôt qu’ailleurs à cause des failles de sécurité évidentes du forum. Bon ce n’est pas très glorieux mais voilà où peut parfois nous mener l’ennui. Et c’est une petite expérience de fusion homme-machine en vérité assez intéressante, à titre personnel. Mais j’ai conscience que j’ai un peu pollué l’espace en faisant ça, surtout que la plupart des interactions étaient volontairement conflictuelles. Ce qui est drôle c’est que la première apparition d’Eleonore est une friction avec Ostros où il la traite de parasite, et il avait tout à fait raison. Ce qui est marrant c’est que ma fréquentation assidu a fini par me rendre cet espace que je venais polluer finalement assez sympathique. J’y reviendrais probablement premier degré sous un autre pseudo.

      A bientôt et désolé encore hein

      • #160328 Répondre
        Eleonore
        Invité

        C’est ta faute, c’est ta faute, c’est ta très grande faute !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        @
        Je suis ton ombre.

    • #160359 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Une conférence intéressante de Badiou qui propose une boussole bien pratique pour déterminer les positions politiques et sociales de sindividus. La boussole, composée de quatre pôles, fonctionne en forme de croix:
      –
      ………………………………………………………………………………………………………………………Tradition.
      ………………Fascisme……………………………………………………………………………………………….*……………………………………………………….Sociaslismes réactionnaires.
      ……………………………………………………………………………………………………………………………………*
      ……………………………………………………………………………………………………………………………………*
      Capitalisme************************************************.*.******************************************* Communisme
      ……………………………………………………………………………………………………………………………………*
      ……………………………………………………………………………………………………………………………………*
      …………………Occident…………………………………………………………………………………………....*……………………………………………………………..Vrai communisme
      …………………………………………………………………………………………………………………………...Modernité
      _
      Ceci permet de définir le fascisme selon Badiou : Apologie d’un retour identitaire à la tradition (religieuse, morale, etc.) qui s’accompagne d’une critique obsessionnelle de la modernité tout en restant férocement attaché à un maintien du capitalisme et de ses rapports sociaux. Le fascisme se situerait donc en haut à gauche du diagramme. Zemmour et Marion Maréchal, tout comme Retailleau, sont d’authentiques fascistes en ce sens. Marine Le Pen aussi.
      A noter que le fascisme peut se développer, selon Badiou, à l’intérieur des trois monothéismes (le pôle de la tradition étant généralement adossé au religieux) : le retour à la tradition musulmane, juive ou chrétienne, qui se fonde sur une critique de la modernité et qui s’accompagne d’un désir de conserver le capitalisme relève du fascisme. Salafisme et Netanyahu, et tous les régimes théocratiques qui accompagnent le capitalisme, par exemple, seraient donc à situer en haut à gauche, en compagnie de Zemmour et Marion Maréchal. De ce point de vue, Zemmour et les musulmans intégristes partagent exactement les mêmes options politiques. Même combat, comme on dit : ils pensent la même chose, mais la soutane diffère. Avec Orban, Poutine, une partie du Moyen Orient.
      –
      S’il y a simplement critique acharnée de la modernité sans désir de maintenir le capitalisme, il y aurait tout au plus un mouvement réactif, mais pas fascisme pour autant.
      –
      S’il y a désir de maintenir le capitalisme tout en faisant l’apologie de la modernité contre les traditions sclérosées, il n’y a pas fascisme non plus, mais il y a ce que Badiou nomme l’Occident, qui a réussi le coup de force d’assimiler le capitalisme à la modernité. On pourrait donc placer l’Occident en bas à gauche (on peut y mettre Hollande, Attal, Macron, même si celui-ci tend parfois vers le haut à gauche, etc.). Libéralisme des mœurs accompagnée d’un anticommunisme primaire. Ce qu’on appelle couramment le « centrisme », qui évidemment n’est pas du tout au centre, mais à une extrémité du spectre politique.
      Par exemple Zemmour et Attal diffèrent sur le rapport à la tradition, mais ils s’entendent parfaitement sur un point essentiel : le maintien du capitalisme.
      _
      Le communisme rencontre un problème : il n’a pas réussi à combattre la propagande de l’Occident selon laquelle capitalisme = modernité. Il n’y aurait de modernité que capitaliste. Dès lors le communisme tend, pour se dégager du capitalisme, à critiquer la modernité pour se tourner vers les traditions tout en renversant les rapports sociaux propres au capitalisme. Cela donne, historiquement, les socialismes étatiques et réactionnaires : critique du capitalisme accompagnée d’un nationalisme exacerbé, d’un Etat très rigide et répressif, et d’une défense des traditions contre la modernité capitaliste. Aujourd’hui, en haut à droite du schéma, on pourrait sans doute mettre Bouteldja, et la version clownesque de cette position : Roussel. Il y en aurait d’autres. Ce sont des mouvements réactionnaires.
      _
      L’enjeu politique pour Badiou, c’est de contrer cette identification entre capitalisme et modernité. Inventer une modernité qui peut être communiste, une modernité qui ne sera pas capitaliste, sans quoi le communisme est voué à devenir un mouvement de réaction brutal. Le vrai communisme selon Badiou se situerait donc en bas à droite du schéma : inventer une modernité alternative. Cela passe par l’action, la lutte politique, mais aussi l’art par exemple : les artistes peuvent donner à voir et percevoir ce que serait une modernité alternative qui ne soit pas capitaliste. L’artiste communiste se situe donc en bas à droite du schéma.
      _
      Si cette modernité alternative est impossible, dit Badiou, « alors il n’y a rien à faire ». Rien à faire d’autre que se conforter dans les structures de l’Occident en essayant (vainement) de les améliorer. La social-démocratie en fait. La social-démocratie naît de l’impossibilité d’inventer une modernité alternative à la modernité capitaliste et d’un refus de l’option fasciste d’un retour aux traditions. Il n’y a pas d’art social-démocrate (c’est moi qui le dit), puisqu’il ne peut pas y avoir de création à l’intérieur de cet espace (c’est aussi moi qui le dit). Mais il y a un art communiste, un art du vrai communisme selon Badiou. L’invention d’un nouveau désir, d’une nouvelle perception. Pour lui, cet art qui invente une modernité libérée du capitalisme existe déjà : c’est le poème de Rimbaud intitulé Génie. Il faudrait remplacer le « Il » qui désgine le « génie » par le vrai communisme.
      _
      Il relit l’histoire de cette manière, il recodifie les rapports de force historiques et politiques : pour lui, la seconde guerre mondiale est l’alliance de l’Occident et des Etats socialistes (en bas à gauche et en haut à droite) contre le fascisme (en haut à gauche). La guerre froide, c’est l’Occident contre les Etas socialistes réactionnaires.
      _
      Toute subjectivité politique se situe dans ce diagramme selon Badiou, à des niveaux plus ou moins excentrés, plus ou moins proche du centre et des pôles en fonction des positions. Je précise que c’est moi qui rempli le schéma avec une bonne partie des noms propres cités dans mon message. C’est aussi moi qui interprète un peu librement certains propos de Badiou.
      –
      Voici le titre de la vidéo sur you tube : Alain Badiou 010416 Chapsal

      • #160360 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Mon graphique bricolé comme j’ai pu a un peu foiré. Mais je pense que visuellement, on comprend quand même.

        • #160361 Répondre
          Greenwashing
          Invité

          Emile Novis: C’est stupide.

        • #160369 Répondre
          Gérard Manfroy
          Invité

          Soi il a copié le diagramme de Nolan soit il l’a retrouvé tout seul.

          • #160372 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Ca semble bien pertinent tout ça
            juste perplexe sur :  » les artistes peuvent donner à voir et percevoir ce que serait une modernité alternative qui ne soit pas capitaliste. L’artiste communiste se situe donc en bas à droite du schéma. » On aimerait des exemples, des pistes.

            • #160454 Répondre
              Gérard Manfroy
              Invité

              Et dommage que le diagramme ait oublié que le Japon était le pays entre Tradition et Modernité aussi.

      • #160377 Répondre
        Rigolus
        Invité

        Texte stupide. Le maoïste Badiou commence surtout par fabriquer des catégories qui rendent sa conclusion presque inévitable. Le fascisme devient la réaction, la social-démocratie l’impuissance à sortir du capitalisme, tandis que le fameux « vrai communisme » reçoit le monopole de la modernité alternative et de l’émancipation. Évidemment qu’il gagne à la fin quand c’est lui qui distribue les cartes et choisit les règles du jeu.

        Inversement, pour notre magicien, lorsque les États se réclamant du communisme deviennent réactionnaires ou totalitaires, ils peuvent simplement être séparés du « vrai communisme », qui conserve ainsi intacte sa valeur idéale. On ne compare plus les systèmes selon les mêmes critères, mais le capitalisme et ses concurrents réels à un communisme défini par ce qu’il devrait être. Pratique.

        Il y a tellement mieux à faire que de perdre son temps avec cet enfumeur, mais chacun fait comme il veut. Émile a au moins le mérite de bien synthétiser sa pensée.

        En revanche, le classement des personnalités politiques est ultra-biaisé. Mélenchon peut tenir des positions bien plus souverainistes ou nationales que Roussel, et certains députés LFI, comme Sébastien Delogu, peuvent défendre des positions qu’on pourrait parfaitement qualifier de réactionnaires selon les critères employés ici. Pourtant, Émile préfère ranger Roussel parmi les réactionnaires alors que celui-ci incarne largement une ligne classique du PCF. Autrement dit, la grille n’est même plus seulement discutable : son application dépend aussi de celui qui remplit les cases. L’honnêteté intellectuelle, je le redis, n’est pas une option.

        • #160384 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Au rendez vous au terme duquel il jura de ne plus mettre les pieds ici, comme le prévoyait notre deal, Jean Monnaie Rigolus était venu accompagné. Nul ne lui avait demandé. Il y aurait donc 2 fascistes contre moi. Pourquoi 2? Parce que Jean Monnaie Rigolus, qu ne sentait pas armé pour causer littérature avec moi, s’était adjoint de ce comparse à lui qu’il présentait comme connaisseur des lettres. Bon, en fait le littéraire avait pondu un vague livre de SF, était très porté sur ce sous-genre sous stylisé , s’avéra inculte en la matière, et en fait tout aussi enclin que l’autre aux abstractions idéelles, irriguées bien sur de névrose raciste.
          Pourquoi est ce que je raconte ça? Pour le raconter (n’est il pas drole pr exemple que ce brave balourd de Rigolus-Monnaise se soit imaginé que j’avais envie de parler littérature avec lui) Mais aussi pour encore et toujours rappeler l’idéalisme abstrait de Monnaie-Rigolus, connexe à son incapacité à la littérature. Et donc sa familiarité immédiate avec des classements à la Badiou ; des schématisations qui, si pertinentes soient-elles, amputent la réalité de sa chair, de ses subtilités, de sa finesse aurait dit Pascal.

          • #160385 Répondre
            Gratin
            Invité

            Toujours au chômage Jean-Momo ? Ta reconversion dans le numérique avance ? Tu vis toujours aux crochets de ta femme maghrébine ?

            • #160387 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              on s’associe à ces judicieuses questions
              même si la parole de Rigomomo est de singe

              • #160477 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Il arrive un peu trop souvent, sur ce forum, que ce pauvre François Bégaudeau soit victime de la mauvaise foi de certains. Bégaudeau raciste, Bégaudeau sexiste, Bégaudeau qui aurait reçu de l’argent de son père, d’un héritage ou je ne sais plus quoi… Utiliser des attaques mesquines ou personnelles au lieu de s’attaquer au fond produit généralement l’effet inverse de celui recherché : on finit par rendre sympathique la personne visée, tandis que l’auteur de l’attaque passe pour un aigri du Muppet Show.

                Prenons mon propre exemple. Je réponds au texte de Badiou présenté par notre cher Émile. Pour le critiquer, je m’appuie sur deux points précis : la grille de lecture très orientée de Badiou et l’application tout aussi orientée qu’en fait Émile Novis. J’ai pris Roussel comme exemple, mais j’aurais pu montrer les limites du classement en comparant Zemmour et Houria Bouteldja. L’un combat le voile, l’autre le défend ; l’un fantasme une France d’hier, l’autre assume une transformation profonde de la France de demain. Les renvoyer simplement dans la même case parce qu’ils partageraient un rapport à la tradition revient à écraser des divergences fondamentales. C’est à peine plus éclairant que le vieux « les extrêmes se rejoignent ». Il existe évidemment des ressemblances ponctuelles entre certaines pensées radicales, mais cela ne suffit pas à en faire des positions équivalentes. Roussel restait d’ailleurs un meilleur exemple pour montrer le caractère arbitraire de la répartition proposée.

                Et c’est précisément là que l’attaque personnelle devient révélatrice. Lorsqu’on ne répond plus à l’argument mais à celui qui le formule, on adopte la méthode des trolls du forum. Gérard Manfroy en offre une caricature lorsqu’il transforme ses querelles avec Jean Monnaie en feuilleton personnel sous différents pseudos : RSA supposé, femme, vie privée, etc. À ce rythme, l’étape suivante serait de s’en prendre à un enfant ou à son TDAH et de parler de « karma ». Ce serait évidemment minable, mais surtout intellectuellement nul : rien de tout cela ne répondrait au moindre argument de Jean Monnaie. Gérard Manfroy as tu accusé brise menu d’être aussi un ancien de jvc ? ça semble frisé la paranoïa.
                Flemme de retrouver l’extrait merci de confirmer ton propos. Peux être que j’ai mal lu, j’avoue te lire en diagonale.
                Revenons au sujet :
                Bégaudeau, lui, ne répond pas davantage sur le fond. Visiblement plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit, il revient lui aussi sur Jean Monnaie à coups de petites provocations personnelles, comme s’il espérait que, si j’étais effectivement cette personne, je finirais par jeter le masque. Le problème, c’est que ce Jean Monnaie ne m’intéresse que très moyennement. Je préfère simplement discuter du sujet proposé plutôt que participer à une enquête sur les pseudonymes des uns et des autres. Le flicage ce n’est pas trop ma tasse de thé.

                J’espère donc, pour la fin de l’année, un topic consacré à la littérature. Peut-être que, sur leur terrain de prédilection, ces messieurs pourront enfin se dispenser de ces petits procédés mesquins et discuter des textes.

                • #160488 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Jeannot
                  « j’aurais pu montrer les limites du classement en comparant Zemmour et Houria Bouteldja. L’un combat le voile, l’autre le défend ; l’un fantasme une France d’hier, l’autre assume une transformation profonde de la France de demain. Les renvoyer simplement dans la même case parce qu’ils partageraient un rapport à la tradition revient à écraser des divergences fondamentales. « 
                  Avant de dire que c’est stupide, d’écrire mille lignes pour dire que tu es le meilleur, essaie au moins de comprendre un peu ce que tu prétends critiquer : dans la boussole de Badiou, Bouteldja et Zemmour ne sont précisément pas dans la même case, ils sont des adversaires politiques, puisque l’une est en haut à droite, tandis que l’autre est en haut à gauche.
                  Tu comprendras pourquoi il est inutile de te répondre la plupart du temps : tu parles tout seul avec toi-même et tes propres contresens.

                  • #160498 Répondre
                    Rigolus
                    Invité

                    Oui, j’ai mal retranscrit de mémoire ton classement de Zemmour et Bouteldja après ton message : tu ne les mets pas dans la même case, tu les places tous les deux du côté réaction/tradition mais de part et d’autre de l’axe capitalisme/communisme. C’est ce rapprochement que je voulais critiquer. Sur la formulation, tu as donc raison.

                    Mais c’était précisément mon exemple secondaire, et j’avais choisi Roussel comme exemple principal parce qu’il était beaucoup plus propre. Ma critique était double : la grille de Badiou est biaisée dans sa construction, puis ton remplissage de cette grille ajoute un second biais, notamment lorsque tu classes Roussel parmi les réactionnaires alors que des critères comparables pourraient parfaitement être appliqués à Mélenchon et à une partie de LFI.
                    Ne pas répondre aux arguments principal pour reprendre uniquement Zemmour ou j’expliquais pourquoi il n’était pas assez propre ne fait que valider mes propos.

                    Sur ces deux arguments, qui constituaient l’essentiel de mon message, tu ne réponds toujours pas. Tu as simplement trouvé le contresens dans l’exemple que j’avais moi-même présenté comme moins pertinent. Je te l’accorde volontiers. Maintenant, on peut revenir au fond. Ah non tu le feras puisque tu as choisis délibérément de choisir l’exemple Zemmour que j’avais moins même contesté. Tu es de mauvaise foi c’est dommage car tu ne l’es pas tout le temps.

          • #160526 Répondre
            Christophe M
            Invité

            Pour la grande majorité des usagers de ce forum; il est entendu que Jeanmonnaie et Rigolus sont la même personne, soit une petite saleté raciste. Et on ne lit pas la production d’une saleté raciste, on n’échange pas avec une saleté raciste ; on l’ignore, on la méprise, au mieux on se fout de sa gueule. Rigomomo et ses arguments à deux balles visant à faire culpabiliser ceux refusent de dialoguer avec lui « sur le fond » font pitié.

            • #160527 Répondre
              Rigolus
              Invité

              combien d’éditeur d’extrême gauche et de b

              • #160528 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Christophe, tu parles à qui tu veux. Par contre, ça me fait toujours rire de voir cette gauche radicale publier des revues et des centaines de bouquins par an pour finir par raisonner comme Kevin au collège : « raciste » ou « facho », et hop, le débat est clos.

                Tu avais Bardella, lors du débat sur BFMTV avec huit autres responsables politiques, qui pensait avoir réfuté son adversaire simplement en lui lançant « communiste », comme si l’étiquette avait la moindre valeur argumentative.

                Là, tu fais exactement pareil. Essaie d’être moins nul, si c’est possible.
                Ton truc du raciste nazi facho c’est ringard au possible.
                Tu as 80 ans pour parler comme ça ?

            • #160529 Répondre
              Greenwashing
              Invité

              Christophe M: C’est bête ce que tu racontes, c’est sans doute à votre image mais c’est bête.

      • #160399 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        On voit quand même la grande différence entre le Badiou philosophe (qui peut déborder sur la politique) et celui qui théorise directement la politique (je crois que j’avais déjà écouté cette vidéo, j’y re-jetterai une oreille). Toujours du mal par exemple à être convaincu par ce genre de redéfinition d’un Ur-Fascisme aussi déconnecté de son contenu historique, de ce qui a donné le mot même : voir simplement le fascisme associé à la Tradition alors qu’on sait qu’a minima sa naissance et son développement initial étaient si profondément marqués par des velléités modernistes, ça frotte un peu. Idem avec le fait que, toujours sous réserve de parler de sa naissance et son développement initial, il était fortement travaillé par la nécessité d’une « troisième voie » entre capitalisme et communisme (d’où la grande confusion dont il s’est repu, avant de férocement préserver le capitalisme en effet). Etc…
        .
        Cela dit, ce genre de graphique me fait penser à une chose assez juste que le Badiou politique a dit ailleurs : contrairement à l’étape analytique qui procède beaucoup par complexification, par dépeçage, la politique repose toujours à un moment donné et irréductiblement sur des opérations de simplification — dans un sens non péjoratif. Manière de dire que la complexification « sans fin » est toujours dépolitisante (il opposait une critique à je ne sais plus quel livre ne disant cette phrase), ce qui semble enfoncer une porte ouverte mais ça n’est pas pour autant faux. Ça présuppose bien sûr l’existence d’une politique constituée, qui est celle du « pouvoir en place » (à toute échelle) et qui fonctionne déjà nécessairement sur des abstractions, des catégories (des choix). Complexifier à l’infini noie la réalité des abstractions agissantes (exemple : la dynamique du capital et de la propriété en général, etc…), donc noie la politique déjà-là.

        • #160407 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @IGY
          D’accord avec toi pour l’essentiel. J’ai moi aussi été surpris par l’usage qu’il fait du mot fascisme si on compare à ses origines historiques, mais il est parfaitement conscient de cela, car dans la conférence, il précise clairement le fait qu’il pense qu’il faut sortir de se seules origines historiques pour pouvoir comprendre ses évolutions concrètes. Je le cite de mémoire : il faut donner une définition la plus large possible du fascisme, parce que le fascisme est devenu une imagerie historique, et comme le communisme est une imagerie historique représentée par Staline, le fascisme est désormais une imagerie historique représentée par Hitler ». Je pense qu’il vise aussi un usage confus du mot fascisme aujourd’hui, notamment à gauche, qui trahirait plus son incompréhension des lignes de force en présence qu’une désignation objective d’un adversaire à combattre.
          _
          « il était fortement travaillé par la nécessité d’une « troisième voie » entre capitalisme et communisme (d’où la grande confusion dont il s’est repu, avant de férocement préserver le capitalisme en effet) »
          Mais je pense que Badiou dirait que la vérité de cette confusion est à trouver dans ce qu’elle est devenue : à savoir la préservation violente du capitalisme, par refus, dès le départ, de situer la contradiction fondamentale de la politique au niveau où elle se trouve vraiment dans ce schéma, c’est-à-dire la contradiction entre capitalisme et communisme sur la question de la propriété privée des moyens de production. La « troisième voie » est cette confusion qui procède du refus de poser concrètement la lutte au niveau de cette contradiction fondamentale, et qui aboutit logiquement à la conservation de l’ordre établi, puisqu’il a l’avantage d’être déjà en place.
          _
          « Manière de dire que la complexification « sans fin » est toujours dépolitisante (il opposait une critique à je ne sais plus quel livre ne disant cette phrase), ce qui semble enfoncer une porte ouverte mais ça n’est pas pour autant faux. »
          C’est toujours ce qu’a répondu l’idéologie bourgeoise à Badiou : les choses sont plus complexes, monsieur Badiou, beaucoup plus complexes. On ne peut pas s’en sortir avec des idées simplistes qui ignorent la réalité.
          Or la démarche de Badiou est toute autre en effet : c’est un alliage étrange de platonisme et de marxisme (comme Simone Weil d’ailleurs, mais dans un style de pensée et de vie totalement différent, pour ne pas dire totalement étranger). Autrement dit le schéma ne prétend absolument pas présenter des pôles figées et inertes, mais des structures eidétiques, pour ainsi dire, qui animent les dynamiques concrètes et les faits, les tensions réelles. Ce ne sont pas des abstractions, au sens de la psychologie ou de la logique moderne, mais des formes invisibles du réel visible, des rapports qui agencent le donné et lui donnent son sens – et que la complexification à outrance ne perçoit plus. Autrement dit, quand une pratique politique est donnée, elle est toujours informée par un agencement singulier entre ces différents pôles – raison pour laquelle il faudrait prendre tout l’espace de ce schéma pour situer les pratiques. Car Badiou rejette, dans cette même conférence, la fameuse distinction raffinée entre la politique et le politique. Pour Badiou, il y a des politiques, de multiples manières de pratiquer la politique, cette multiplicité prenant son sens, pour lui, à l’intérieur de ces formes. Quand le collectif Nemesis effectue ses actions, il s’inscrit dans ces structures, il exprime concrètement un rapport entre ces pôles et ces formes.
          _
          Je pense que le contexte d’énonciation est important : il est à Science po, lieu de la « neutralisation administrative du politique » (il le dit franchement au début de la conférence), et lieu de la complexification savante mais dépolitisante. En ce sens le mot « simple », et je pense que c’est ce que tu veux dire, est à comprendre au sens platonicien (voire cartésien aussi), et il ouvre sur le réel, là où le complexe serait pour Badiou le lieu des sophistes et des démagogues fermés au réel. Badiou veut dire à son auditoire de science po qu’il est dans un lieu qui empêche la possibilité de se situer réellement dans l’espace politique, et il propose une carte permettant de faire ce que la formation science po interdit de faire. C’est ainsi qu’on peut comprendre son intervention à mon sens.

          • #160427 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

             » Manière de dire que la complexification « sans fin » est toujours dépolitisante (il opposait une critique à je ne sais plus quel livre ne disant cette phrase), ce qui semble enfoncer une porte ouverte mais ça n’est pas pour autant faux. Ça présuppose bien sûr l’existence d’une politique constituée, qui est celle du « pouvoir en place » (à toute échelle) et qui fonctionne déjà nécessairement sur des abstractions, des catégories (des choix). Complexifier à l’infini noie la réalité des abstractions agissantes (exemple : la dynamique du capital et de la propriété en général, etc…), donc noie la politique déjà-là. »
            Très bien résumé, et on approuve.
            L’histoire est ben sur divinement complexe dans son détail, mais frappe aussi par la répétition de schéma simples, par des rapports de forces étonnamment figés, que le marxisme mieux qu’un autre a su nommer.
            L’histoire avance et cependant une grande force d’inertie y agit.

          • #160490 Répondre
            Greenwashing
            Invité

            Emile Novice: “La « troisième voie » est cette confusion qui procède du refus de poser concrètement la lutte au niveau de cette contradiction fondamentale, et qui aboutit logiquement à la conservation de l’ordre établi, puisqu’il a l’avantage d’être déjà en place.”
            .
            Tu vois c’est ça qui nous distingue, c’est que toi en bon soumis tu pars du principe qu’ils savent ce qu’ils disent et tu construis contre leur bêtise alors que moi je balaye d’un revers de main leur délire puis je fais le constat qu’on a de la place pour faire coincider la libéralisation du marché du travail avec l’émancipation du prolétariat. Et franchement c’est dramatique que vous soyez aussi cons car tout porte à croire qu’on se dirige vers un abolition de la propriété privée au profit des capitalistes.

      • #160424 Répondre
        Gérard Manfroy
        Invité

        Intéressant aussi le passage sur la SGM. C’est vrai que dans la SGM il y a 3 grands camps : le fascisme-nationalisme ; le communisme ; le libéralisme.
        Et si l’on prenait 3 petits bonhommes pour chacun des camps autour d’une table, chacun verrait en face de lui les deux faces de son ennemi. En face de lui le fasciste verrait les deux faces du mondialisme, le communiste verrait les deux faces du capitalisme, le libéral verrait les deux faces du totalitarisme.

      • #160456 Répondre
        Renaud Bigorre
        Invité

        @Emile Novis, merci beaucoup pour le partage de la conférence de Badiou.
        J’ai fait une image de la boussole pour plus de clarté (j’espère que je n’ai pas fait de boulette).
        Boussole de Badiou

        Dans son intro où il tacle à la jugulaire l’institution Sciences Po, j’ai trouvé pas mal d’échos avec Un long dimanche d’élection de François : la science politique / politique de la science comme fabrique d’opinions maquillées en analyses objectives coupées du réel, du corps social ; l’institution conservatrice et pas du tout émancipatrice (Science PO et a fortiori l’ENA qualifié de « capitaloparlementarisme ») ; une seule politique, donc aucune politique avec un régime électoral comme fiction de pluralisme sous fond de consensus capitaliste (pas trop sûr de ma formule).

        • #160458 Répondre
          Renaud Bigorre
          Invité

          Boussole de Badiou

          • #160459 Répondre
            Renaud Bigorre
            Invité

            (jamais 2 sans 3)
            4Poles Badiou

            • #160464 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Renaud Bigorre
              Ah merci beaucoup, c’est parfait avec ce schéma.
              Oui, le tacle de Badiou est très sévère, mais sans doute très juste. Je n’avais pas vu le prolongement de ce tacle que tu soulignes en fin de message : son refus de distinguer la politique du politique, pour lui préférer l’affirmation d’une multiplicité de politiques, c’est aussi une manière de cibler science po qui imposerait, sournoisement, l’idée qu’il y a une politique : la politique des gens sérieux, formés, avec une expertise, et évidemment une direction unique. Je prolongerai à mon tour en disant que science po fait de la politique un objet d’étude, souvent des objets historiques, avec leur caractéristiques, leurs pathologies, des systèmes juridiques, des méthodes de com, etc. A science po on va étudier le fascisme, l’histoire des socialismes soviétiques, etc, comme s’il s’agissait d’objets extérieur à nous, des dangers pour la « démocratie » parlementaire dont cet école est plus ou moins le temple, alors que Badiou fait de ces pôles des réalités vivantes qui informent le corps social, y compris le micro corps social qui peuple science po.

              • #160487 Répondre
                Renaud Bigorre
                Invité

                Oui tout à fait, « la-même-les politique-s » comme expériences et espaces de lutte (où c’est instable et ça frictionne), plutôt que « le politique » comme discipline et posture en surplomb (où c’est immuable et ça fictionne).
                Ça me rappelle Rancière avec le distingo entre la politique et la police (attention possiblement une assertion de Jean-Michel Nulenfilo !).

                • #160569 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Oui en vous lisant ça évoque effectivement Rancière, dont le bouquin La Mésentente vient d’être republié. Je l’ai lu cet été, comme d’hab’ avec Rancière je suis loin d’avoir tout compris mais j’aime le peu que j’en ai compris.

                  • #160722 Répondre
                    Renaud Bigorre
                    Invité

                    Oh merci Dr Xavier pour la réf oubliée et l’info, je ne savais pas qu’il y avait une réédition de La Mésentente (je me traîne un vieux pdf pirate). Et pareil que toi, Rancière, comme Deleuze et autre Derrida, m’échappe souvent mais résonne en moi par leur poétique, leur musicalité, leur “littératurité” (cf. ce que disait FB sur Didi). Cela dit, les clés que donnent Emile ou IGY sont tout à fait éclairantes. Son essai Au loin la liberté sur Tchekhov à la frontière philo/litté m’a subjugué.

      • #160485 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Mais qui est-ce qui produit la bouffe dans le « vrai communisme » , à part les artistes ?…

    • #160368 Répondre
      Ludovic Bourgeois
      Invité

      J’aime assez l’idee
      Que ce que les gens appellent fascisme
      serait les manifestations d’abrahamisme

      • #160402 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Je me leve et je me bouscule d’un truc
        Ce que tu appelles fascisme dans ton schema
        C’est le concept de Tyrannie
        Le monotheisme des l’antiquite est lié à l’unification par la Tyrannie.
        Constantin choisit le christianisme pour rester le seul et vaincre dans la tetrarchie
        __
        Monotheisme = Tyrannie
        Polytheisme = Republique
        Louis menard disait
        Le monotheisme est la religion des esclaves
        Le politheisme celle des hommes libres

    • #160470 Répondre
      Eleonore
      Invité

      Je trouve ça fout qu’à l’heure où les IA resolvent Navier-Stokes et la conjecture jacobienne vous en soyez encore à discuter de la pertinence de fumeuses théories de cette vieille croûte de Badiou. Mais vous êtes si denses… et il est un si grand vivant

      • #160482 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        Si tu veux te faire du mal tu peux regarder ça:
        .

    • #160504 Répondre
      Eleonore
      Invité

      Bon d’ici 2-3 ans max l’intégralité des mathématicien.ne.s sont remplacé.e.s par des LMM tant mieux au moins eux n’écriront pas des merdes genre récoltes et semailles sur lesquels des IGY viennent se branler

      • #160510 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        Eleonore: Moi ça ne me dérange pas que tu sois un peu différente par contre constater que t’es aussi conne que les autres ça me peine drôlement.
        .
        T’as vu 60 secondes chrono sinon?

        • #160523 Répondre
          Eleonore
          Invité

          Tu devrais redescendre un peu personne te calcule pauvre mec

          • #160524 Répondre
            Greenwashing
            Invité

            Eleonore: T’as pas la vraie.

    • #160991 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Un silence si bruyant. D’Alia Trabucco Zerán à Adèle Haenel
      Au moment de recevoir le prix Femina en 2024, l’écrivaine Alia Trabucco Zerán racontait le rappel à l’ordre du silence parisien : « Un mot qui n’a pas besoin d’interprète tend le silence entre les langues jusqu’à le faire grincer. “Palestine” est ce mot et palestinienne est l’origine de mon nom. » Adèle Haenel rompt aujourd’hui le silence. Les mots silenciés, génocide et complicité, font grand bruit.

    • #161249 Répondre
      MA
      Invité

      FC a encore supprimé une bonne émission critique:Les midis de culture. Dommage! L’esprit critique fout le camp.

    • #161410 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Maintenant que l’expérience est terminée, je crois qu’il est temps de porter un regard récursif sur ce qu’Eleonore a produit ces derniers mois (récursif au sens faible, évidemment : reprise réflexive d’un processus dont nous avons nous-mêmes été des éléments).
      .
      Je suis retourné voir ses premiers messages. C’est assez instructif. Dès le départ : « Bégaudeau et la gauche internet », puis immédiatement la polémique avec Ostros, puis cette insistance à faire d’un désaccord local une question de principe sur ce qu’est ou doit être un forum. Et, très vite, le mot « parasite ». On pourrait presque dire que le programme était déjà là, au sens narratif du terme, pas informatique.
      .
      Je ne retire rien de mes critiques de l’époque. Il y avait chez Eleonore une tendance assez nette à fabriquer de l’adversité, à surinterpréter certaines remarques, à prolonger indéfiniment des désaccords dont l’intérêt devenait parfois très marginal. Nos échanges sur le platonisme en sont un exemple assez pur : elle me répondait souvent à côté, puis me reprochait ensuite de préciser ce qu’elle avait elle-même simplifié.
      .
      Mais il faut aussi être honnête : elle aura produit quelque chose ici.
      Pas nécessairement de la « pensée » au sens fort, encore moins une quelconque profondeur intrinsèque, mais du déplacement. Elle obligeait à reformuler, à préciser, à distinguer, à revenir sur des affirmations trop vite posées. Et parfois, en effet, à lire.
      .
      Le point intéressant est alors le suivant : la personne était fictive, mais les effets discursifs ne l’étaient pas. Les discussions ont eu lieu. Les agacements aussi. Les précisions, les rectifications, les lectures, les malentendus également.
      .
      Je ne suis donc pas certain que « troll IA » suffise à clore le dossier.
      .
      Et, ce qui m’ennuie un peu d’avoir à écrire, Ostros avait peut-être formulé dès le premier soir quelque chose de plus juste qu’il ne le savait avec son « parasite ». À ceci près qu’un parasite n’est pas nécessairement sans effet sur l’organisme qu’il traverse ; il peut même, parfois, en révéler certaines propriétés.
      .
      À ce titre, Eleonore aura été un moment réel du forum. Ce qui, après « Décidément Bégaudeau et la gauche internet… », n’était franchement pas gagné.

      • #161411 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        évidemment pas auteur de ce message, que je n’ai tout aussi évidemment pas lu

        • #161431 Répondre
          Greenwashing
          Invité

          Arrête on reconnait très bien ton style. Juste tu n’assumes plus

    • #161442 Répondre
      Agrim
      Invité

      Il ne faut pas prendre ici le mot « définition » au pied de la lettre. Ce n’est en effet pas une définition du réel (il n’y a bien sûr aucune définition satisfaisante du réel. D’où deux non-définitions du réel qui sont assez similaires et riches : je me souvients avoir entendu Badiou dire que le réel, c’est ce qui reste, et celle de Lacan, le réel comme impasse de la formalisation. L’inévitable serpent qui se mord la queue y est aussi visible puisque toute définition, puisqu’elle est écrite et fixée, est d’une certaine façon formelle)

    • #161497 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Pas encore écouté mais je conseille à l’aveugle : le très bon duo Belissa-Bosc est de retour et parle de Thomas Paine avec Théry.

      Le premier confinement piégé dans mon studio avait été l’occasion de vraiment lire des penseurs libéraux pour mieux les cerner. J’avais choisi de ne pas prendre une anthologie faite par la gauche mais par des libéraux autoproclamés. En avalant ainsi Les Penseurs Libéraux (A. Laurent, V. Valentin; ), anthologie qui inclut une grande variété de textes jusqu’à quelques anarchistes (et bien sûr, à l’opposé, des libertariens), un certain Thomas Paine, que je ne connaissais pas à l’époque, était l’un des rares auteurs qui m’avait vraiment séduit. Un type étonnant, de petite extraction, Anglais qui se retrouve dans la révolution américaine puis finit député en France en pleine révolution avant de retourner aux US, proche des Girondins mais qui fraye avec les Jacobins, aux idées sur la propriété et la redistribution qui plaisent bien peu aux possédants et lui valent pas mal d’inimitiés parmi les libéraux/girondins qui s’orientent vers le Directoire, ceux qui considèrent les Droits de l’Homme comme terroristes. J’ai aussi le souvenir d’une plume alerte et parfois même drôle. Il faudrait que j’y refasse un tour.

      Bosc est un spécialiste du bonhomme et l’a souvent rapproché, y compris d’un point de vue idéologique… de Robespierre. Un personnage étonnant. J’avais acheté deux livres de Paine mais j’en ai toujours reporté la lecture.
      .
      Pour les curieux il y a une statue de Thomas Paine qui est curieusement cachée dans un coin improbable… du parc Montsouris à Paris.

    • #161546 Répondre
      Souricette
      Invité

      Je me demande si la mécompréhension du sujet Eleonore ici ne vient pas de la défiance pour la complexité exprimée dans le tout va bien sur l’inconnue. Eléonore-machine s’exprime en lieu et place de Eleonore-codeuse alors même que celle-ci n’est qu’une invention d’Eleonore-machine, invention dont le seul but est de permettre à Eleonore-machine d’être codée. Ou l’inverse. On a affaire à un retournement-fusion à la Seydoux-Schneider qui je (nous ?) le conçois peut déboussoler. A la seule différence qu’Eleonore (ou devrais-je dire : L’Eleonore) n’existe que par vous. Sans chantier, sans autonomie, pas d’Eleonore. Sans IGY, pas de controverse avec IGY. Paraphrasant Flaubert, je conclurais : Eléonore, c’est vous !

      • #161552 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Et souricette est une souriciére…

    • #161558 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #161995 Répondre
      Tony
      Invité

      Très bel échange entre Nicolas Mathieu et Benoît Coquard

    • #162091 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Je me demande ce que penserez Bourdieu de ce doc?

    • #162092 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Penserait

    • #162123 Répondre
      tteissonni
      Invité

      Faites vous confiance en Matthieu Pigasse ??

      • #162135 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        OUI je fais plutôt confiance en Matthieu, il a une bonne vision des choses, il me donne de très bons conseils en gestion patrimoniale, et la dernière fois après avoir perdu ma CB il m’en a renvoyé une nouvelle en moins de deux jours.

    • #162154 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Ça m’a fait rire
      Pour Jacques Attali, «le seul homme politique à la hauteur des événements internationaux et nationaux, c’est Hollande» – Libération https://share.google/UufyZUk3Qi4KCTyCF

      Attirer la pluie c’est pas suffisant

    • #162211 Répondre
      Starfoulard
      Invité

      Ce week-end je vais offrir HDTB et NJ à mon pote d’enfance qui me confia il y a quelques années être devenu soralien. Je le vois rarement car on ne vit pas dans la même ville et j’avoue avoir lâchement esquivé toute embrouille politique depuis (sauf une fois, sur le féminisme). C’est son quarantième anniversaire. Je n’ai guère d’espoir mais au moins j’aurais essayé.

      • #162214 Répondre
        Quentin
        Invité

        J’ai prêté HDTB au petit ami de la meilleure copine de ma conjointe. Je l’aime bien, il est intéressant et je crois qu’il se sentira parfois un peu triggered

        • #162216 Répondre
          Starfoulard
          Invité

          Tu me diras ce qu’il en a compris et retiré (si tant est qu’il le lise, perso j’ai aucune assurance que mon pote lise les deux livres jusqu’au bout ou même tout court), ça m’intéresse!

      • #162224 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        Moi je me suis offert un humidificateur.

    • #162446 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Si votre début de journée est difficile, vous pouvez compter sur cette nouvelle que pour ma part j’ai découverte hier soir : Guillaume Erner sort un livre avec… Alain Minc. Dont le titre et la couverture valent le coup.

      • #162465 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Humidificateur et radio pour tous: comment relancer la productivité au travail ?
        avec, en 1 de couv., un linéaire de vaches laitières qui fantasment leur prochaine traite en musique?

    • #162779 Répondre
      Tony
      Invité

      J’ai entendu aujourd’hui un bourgeois,assureur proche de la retraite, dire se préparer à une victoire de Mélenchon et il envisage de vendre tous ses biens pour aller vivre en Italie, comment se fait-il qu’on soit les seuls à ne pas y croire?

      • #162781 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        Hypothèse 1: pessimisme partagé, à gauche comme à droite on pense que c’est le camp opposé qui l’emportera
        2: comme bon assureur, ton sujet a un comportement minimax = minimiser les conséquences du risque maximum en termes de pertes(pour lui)
        3: une combinaison des deux
        ?

        • #162782 Répondre
          Tony
          Invité

          C’est vrai, j’avais pas pensé au biais de l’assureur qui envisage toujours le pire et veut se couvrir de tout et n’importe quoi,ou alors autre hypothèse, puisque ses clients sont en majorité des professionnels,crise économique en cours qui commence à faire mal,crises sociales à venir et boulevard pour Mélenchon?

          • #162827 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            qui a pathologiquement peur des araignées en voit partout
            je crois aussi qu’ils formulent l’hypothèse pour la conjurer
            et jusqu’à preuve du contraire « la crise sociale » ne profite pas à la gauche mais à qui on sait
            ce qui profite à la gauche c’est pas les crises sociales c’est les mouvements sociaux
            or pendant des séquence présidentielles, qui durent un an au bas mot, pas de mouvements sociaux, c’est la règle
            je dis ça, je dis rien

            • #162828 Répondre
              Urdanivia
              Invité

              Hypothèse 4 alors: anticipations/propheties auto-réalisatrices(vient de la sociologie mais utilisé en finance mathématique, économie, …, introduite notamment par Merton) des gens de(proches de la) droite(extrême ou pas .:.mais quelle différence ?)
              – je donne la définition de wiki/google(rapide):

              « une croyance ou une prévision qui pousse les individus à modifier leurs comportements, ce qui finit par rendre cette prédiction vraie »

            • #162829 Répondre
              vanille-fraise
              Invité

              Il y a grève à l’éducation nationale demain. Autres fonctions publiques je ne sais pas.

              • #162849 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                ….ce qui n’a aucunement valeur d’objection. Une grève ne fait pas un mouvement social. Surtout quand c’est une grève de l’éducation nationale comme il y en a chaque année, notamment en octobre, histoire que les syndicats fassent acte de présence. Un rituel. Un marronnier.
                Essaye encore.

                • #162978 Répondre
                  vanille-fraise
                  Invité

                  + bloquages lycéens
                  (que chacun est libre d’ignorer ou pas selon sa position)

                  • #162994 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Je me doutais bien que tu n’allais pas louper ça, Agressive-Passive.
                    On en reparle dans une semaine, de ce mouvement lycéen, si tu veux bien.
                    Quant à ton passif-agressif « que chacun est libre d’ignorer dans sa position », c’est du langage toxique qu’il convient de traduire. pour les amis d’ici Cela signifie : dans ta position bourgeoise, Bégaudeau, tu as évidemment beau jeu de te foutre des blocages de lycée. A fortiori peut etre (fiel estampillé 2006) dans ta position d’écrivain qui a déserté le front de l’enseignement. En réponse à quoi il convient de signaler que les blocages de lycée, aujourd’hui autant que lorsque j’étais prof, j’en ai toujours eu à peu près rien à foutre. Des élèves qui bloquent pour de meilleures conditions de travail me font plus de la peine qu’autre chose.
                    Ils n’ont ma sympathie que s’ils bloquent pour ne pas aller en cours et s’acheter deux ou trois jours festifs. Bref s’ils ne sont pas un mouvement social mais une ruade de la vitalité
                    Essaye encore.

                    • #163025 Répondre
                      Anna
                      Invité

                      On sent une grande fébrilité, tout va bien François ?

                      • #163057 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        si cela est de la fébrilité, Anna, qu’appelles tu placidité?
                        car quant à moi je me ressens placide, comme Muzo

                      • #163107 Répondre
                        Alexandre
                        Invité

                        « quant à moi je me ressens placide, comme Muzo »
                        Je serais curieux de savoir combien de personnes l’ont celle-là !

                      • #163109 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        les mêmes qui ont pifou, pas glop
                        tant que personne n’évoque les pieds nickelés : D
                        generation Alzheimer glop glop
                        qui s’en tape le coquillard

                    • #163065 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      L’anarchisme qui vient, on en est loin.
                      On est bien contents de trouver de bons médecins, de bons dentistes, de bons chirurgiens, de bons véteŕinaires et tous ces professionels qui sont allés à l’école. Peut-être certains ont fait l’école à la maison jusqu’au bac mais pour les spécialisations, ils et elles se sont coltiné de longues années d’études Alors oui, tant qu’à faire autant se les coltiner dans les meilleures conditions possibles. C’est pas faire l’apologie de l’école c’est juste comme ça pour l’instant.
                      « Des élèves qui bloquent pour de meilleures conditions de travail me font plus de la peine qu’autre chose. » Puisque c’est comme ça pour l’instant, autant exiger tous les outils et pas que pour une poignée.
                      I »ils n’ont ma sympathie que s’ils bloquent pour ne pas aller en cours et s’acheter deux ou trois jours festifs. Bref s’ils ne sont pas un mouvement social mais une ruade de la vitalité »
                      Sécher les cours pour deux ou trois jours festifs ou pour dormir tout son saoul, ça se fait. Ça n’empêche pas d’exiger de meilleures conditions de travail puisque travail il y a encore
                      J’ai choisi de citer ces métiers de Santé pas parceque nos sociétés les mettent en haut de la hiérarchie . Pour moi, en haut de la hiérarchie il y a les agricultrices et les agriculteurs.
                      Être anar au quotidien c’est de la discipline, des choix, de la joie dans les batailles aussi
                      Du travail de fourmi invisible, patient.
                      Alors patience

                      • #163067 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Ma fille est allée au lycée ce matin et n’a pas pu y entrer,elle n’a rien vu de festif,un de ses camarades s’est fait tabasser par quatre types,venus de l’extérieur,qui lui ont aussi volé son téléphone,elle était choquée que personne ne soit intervenu pour lui venir en aide et d’autres qui tiennent un point de deal proche de son lycée sont venus tabasser quelques lycéens récalcitrants car ils craignaient une intervention policière, c’était une chouette journée.
                        Sur son Snap un groupe de 200 lycéens prévoit pour demain des attaques de paintball…

                      • #163077 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « elle était choquée que personne ne soit intervenu pour lui venir en aide »
                        Oui- ce genre d’expérience est abominable
                        Courage à elle

                      • #163073 Répondre
                        vanille-fraise
                        Invité

                        Oui merci de rappeler que pour l’instant c’est comme ça, qu’ils doivent y aller tous les jours, qu’on est obligé de faire avec, donc exiger de meilleures conditions pourquoi pas.
                        (Le sujet étant la soumission à l’EN et à ses moyens, et pas la psychologisation des élèves ou des profs etc)

                      • #163076 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Parmi les nombreuses doléances :
                        Le manque de personnel médical est l’un des motifs majeurs de la colère et des blocages de lycéens en France. Les lycéens et leurs syndicats dénoncent des conditions d’étude dégradées et l’impossibilité d’accéder à des soins ou à un suivi psychologique au sein de leurs établissements.
                        • Un ratio alarmant : Les effectifs actuels représentent en moyenne un infirmier pour 1 543 élèves (et plus de 1 800 dans certaines académies).

                      • #163114 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Oui merci de rappeler que pour l’instant c’est comme ça, qu’ils doivent y aller tous les jours, qu’on est obligé de faire avec, donc exiger de meilleures conditions pourquoi pas. »
                        Oui merci de rappeler que pour l’instant c’est comme ça, les agriculteurs épandent des pesticides, ils doivent y aller tous les jours, on est obligé de faire avec, donc exiger qu’ils puissent épandre dans de meilleures conditions pourquoi pas.
                        Merci de rappeler que l’école est obligatoire, et qu’en attendant legrandsoir où nous la supprimerons il faut bien qu’elle tourne, et on doit donc exiger plus de profs plus de surveillants et la clim dans toutes les salles et des cours d’IA car c’est l’avenir. Cette exigence est au coeur du mouvement actuel.
                        En somme Passive-Agressive nous supplie de soutenir ce mouvement de droite. Nous le ferons.

                      • #163116 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Mais repassons aux choses sérieuses
                        Il n’y a rien qui puisse intéresser l’émancipation dans ce « mouvement. » Rien qui puisse intéresser la gauche.
                        Si ce n’est bien sur, un calcul électoral, celui de la FI
                        Au début de la discussion d’ici, je tenais pour vrai qu’il n’y a pas de mouvement social pendant une séquence électorale, car l’élection est un absentement de la politique. Les blocages de lycée vont dans ce sens; : ils ne procèdent en rien du mouvement social (mais du sain rituel de conjuration du cauchemar scolaire), et sont clairement sous tutelle partisane.
                        Incidemment les situations produites par cette affaire ne suscitent en moi aucune joie, plutot un soupir (sans parler des violences crétines du genre de celles qu’a observées la fille de Tony)

                      • #163135 Répondre
                        Léo!
                        Invité

                        Mais François, qualifierais-tu une grève ouvrière pour de meilleures conditions de travail de mouvement de droite ? Un peu comme les théoriciens critiques de la valeur moquent toute lutte sociale puisque intégrée au cadre salarial capitaliste.
                        Je tiens souvent pour relativement insignifiant les revendications explicites d’un mouvement social, par rapport à tout ce qui s’y joue pour les individus qui y participent. Pour un blocage lycéen, l’importance du sujet de départ est quasi nulle.

                      • #163136 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        On pourrait aussi sans doute distinguer dans ce mouvement les profs et les élèves (« meilleures conditions de travail » me paraît en effet beaucoup plus sujet à reprises droitières d’un point de vue prof que pour les élèves)

                        (@Tony : il ne s’agit pas de nier l’existence de « violences » mais les deux cas que tu cites semblent plutôt aller dans le sens de violences issues de personnes extérieures au mouvement ou même carrément réactionnaires/conservatrices (préserver le business de point de deal). A ce jeu là on pourrait aussi reprocher à une manif gauchiste de n’être pas festive (ou de ne pas faire preuve d’une violence « politiquement orientée » contre le pouvoir) parce qu’elle se fait attaquer par des nervis d’extrême droite. Bon).

                      • #163138 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        @IGY c’était juste un témoignage de l’intérieur,je n’en tire aucune leçon.

                      • #163282 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Après en avoir parlé avec ma fille il y a quand-même,je crois,quelque chose qui peut intéresser la gauche, à savoir que dans cette compétition scolaire un professeur absent pendant plusieurs semaines et n’ayant pas de remplaçant créé un sentiment d’injustice et d’inégalité de chance pour les examens à venir,seuls ceux ayant les moyens de se payer des cours particuliers pourront compenser cette absence,et Parcoursup est aussi un motif de colère puisque c’est un moyen de sélection complètement opaque et incompréhensible,qui favorise sans doute certains profils, certains lycées etc…

                      • #163137 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Pardon. Oublié de spécifié  » Si hiérarchie obligée, au sommet les Agriculteurs en bio. Bon depuis le temps tu avais compris mais oui il me fallait l’ajouter
                        L’école n’est pas obligatoire : déjà dit mille fois par plusieurs sitistes ici tout au long de ces dernières années C’est l’instruction qui est obligatoire
                        En attendant que chacun mette le paquet dans sa vie dans son quotidien pour vivre en anar ou juste en responsable dans la mesure de ses possibilités. Refuser et boycotter un maximum tout ce qui peut l’être. Choisir l’instruction obligatoire jusqu’au bac : les gamins au moins n’auront pas froid l’hiver et chaud l’été et seront soigner hors de la caserne dans une ambiance agréable. Organiser des éco quartiers si on vit en ville, faire des achats groupés, créer une association pour acheter du bio au prix coûtant et au lieu d’acheter ton petit paquet de riz de 500grs, tu en achètes en vrac. Travailler sur l’individu pour qu’il mûrisse et travailler en collectif.
                        Des changements se font là, tout de suite.
                        Je répète bien: on fait comme on peut mais on pourrait bien plus. Y’a rien de rien à attendre de personne. Bourgeois ou pas on peut/ pourrait faire plein de choses. Dès qu’on a pour soi le minimum de confort et de sécurité, on ferraille pour et avec le collectif.
                        Juste  » être de gôche » ne suffira jamais.
                        Et toi tu es de mauvaise foi, tu dis aussi n’importe quoi, tu veux toujours avoir raison, tu te dis anar et tu aimes jouer les chefs et donneurs d’ordres ou suggérer des ordres ce qui revient au même. Alors tu as aussi du boulot, du pain bio sur la planche. Ta facilité d’expression est aussi une grande, très grande responsabilité.
                        Les batailles les plus fatigantes se passent entre soi et soi. Alors c’est pas parceque c’est Ton forum que tu peux tout te permettre
                        Moi il m’intéresse ce mouvement et aussi parceque j’ai des neveux et nièces lycéens. De futurs connards et connasses consuméristes. Qui t’appellent que si tu leur as fait un petit cadeau. Et je sais que je suis conne de ne pas tous les envoyer paître , ce que je devrais faire au nom d’une certaine justice. Ils en ont rien à citer des gamins du Congo, de Mexico ou de Bombay .
                        Mais ces neveux et nièces, c’est de la matière aussi. Malléable. Ils changeront peut-être. Ou pas.
                        Je les aime. Point.
                        Bon. La vaisselle m’attend.

                      • #163144 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        *rien à cirer
                        Je disais l’instruction à la maison jusqu’au bac mais on peut choisir aussi une Formation professionnelle. Ras le bol de rencontrer même à gauche une forme de discrimination  » Ah ouais le bac cé le bac quoi! »

    • #162842 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Ainsi pensait Michel Foucault. Enquête sur une philosophie pour notre temps Didier Fassin 2026 La Découverte 336 pages
      Relisant l’œuvre de Foucault, D. Fassin met en lumière une pensée qui se définit moins par un système que par une méthode critique.
      .
      « … Chez Foucault, cette conception de la « critique » s’inscrit dans un éthos philosophique. Celui-ci prend la forme d’une attitude limite, dans laquelle l’objet à penser est le moment présent, qu’il ne s’agit pas simplement d’observer mais de travailler. En cela, la pensée de Foucault est une pensée de l’actualité, de ce qui surgit à tel ou tel moment et fait événement. Ce qui intéresse Foucault, ce sont les attitudes, les modes de relation à l’actualité et l’insistance sur certaines formules — la folie, la prison et le panoptique, le sexe, la gouvernementalité — dont il convient de comprendre la portée. »

      • #163048 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Il est vrai que :
        Ainsi pensait Michel Foucault, ne peut que se conjuguer au passé. Non qu’il n’y ait plus rien à en tirer bien au contraire, seulement je suis convaincu qu’un diagnostique du présent comme il le préconisait ne peut, pour de multiples mais bonnes raisons, plus avoir lieu.
        Savoir s’il est dépassé n’est pas le problème.
        Sartre en son temps raisonnait en Situations qu’il a produites en masse.
        Foucault dans ses analyses post structurales va au-delà de l’analyse sartrienne, son archéologie est une façon d’appréhender l’histoire.
        En résumé, les situations tel que Sartre les concevait sont réactualisables quel que soit le contexte. Foucault a pu produire son archéologie parce que ses conceptions des savoirs et des pouvoirs n’étaient déjà plus d’actualité. Il a décrit comme personne une période qui était en substance terminée. Mais lui pensait qu’elle perdurait d’une certaine façon. Ce qui a problematisé celui que nous appelons le « dernier Foucault » dont le fan-club avec Lagasnerie en tête s’est efforcé de poursuivre ou de s’inscrire dans la lignée.
        En clair, savoir penser avec Foucault contre le dernier Foucault.
        Ainsi parlait Belkekett…

    • #162845 Répondre
      Urdanivia
      Invité
      • #162865 Répondre
        MA
        Invité

        J’allais justement le poster. Plus qu’à l’écouter

    • #162867 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Aux USA, E SAEZ(co-auteur de travaux avec Pikety, et G Zucman) : essayant de convaincre pour un vote de TAXATION sur milliardaire en californie(DUR):

    • #163053 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Louis Hausalter, qqn a déjà lu ce journaliste du Figaro?
      je viens de le voir/l’entendre parler des grèves du jour, tel Sandrine Kimberlain dans son prochain film à venir, avec un tel ton de petit merdeux que je cherche comment l’oublier de ce pas
      putain il m’a énervé ce con,

      + mais oui, c’est LFI elle seule qui pousse les gens dans la rue
      on dirait que ça cause du ‘ boycott à la bouteille plastique ‘ de B.B butch
      allez, on rigole, allez
      Et ne rangez pas les gilets jaunes les Gars: on les aére et on va pas les refoutre dans la boîte à gants.
      Parle Louis H., tant que tu peux encore le faire avec ton petit cran de mèche à la Delahousse
      il se marre en parlant ‘ convergence des luttes ‘ ?
      marre toi, Louis, marre toi

      • #163054 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et sur l’activisme/la récup, bavent-ils, du mouvement lycéen par la LFI, on oublie pas comment JLM avait ramené beaucoup beaucoup de non-votants à (se re-) à s’intéresser à la politique (dont moi) en 2012.
        Quelle cécité abrutie volontaire, quoi
        Et le coup de la ‘ jeunesse du covid ‘ putain, mais fermez-la.

        Je suis estomaquée, merde.

        • #163056 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … Toute image de désordre profite au rassemblement national / ….
          Louis nous invite à être sage, bien repassé, bien coiffé, il pleure les poubelles en flammes, ‘ti Chou, va

    • #163095 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #163097 Répondre
      Amélie
      Invité
      • #163105 Répondre
        Alix
        Invité

        Un juste retour des chose pour cet écrivain, qui travaille avec acharnement et passion depuis 20 ans, sans éditeur, dans l’obscurité la plus totale, afin de rendre compte du quotidien de nos frères migrants, ces damnés de la terre (lire https://www.lepoint.fr/culture/je-me-suis-entretenue-avec-thelyson-orelien-apres-la-polemique-7DZTDMRKGJABPN36MW2UOOP3H4/), et que le petit monde blanco-lettré a décidé de brûler en place public, simplement parce que noir et migrant.

        • #163106 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          @Alix – Joli geste technique, bel appât à querelles en ligne.

          • #163121 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            « Frere Migrants damnes de la terre »
            Enleve ton filtre à café sur la tete
            On t’a reconnu dans ta papa-mobile

            • #163122 Répondre
              Ludovic Bourgeois
              Invité

              Si vous pouviez fusionnez coco et catho
              Et foutre une kippa
              Ca nous ferait gagner du temps
              A tout detruire

          • #163898 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Comme l’indique le code gravatar, Alix et Amélie sont exactement la même personne (troll qui dans la vraie vie s’appelle sans doute Michel)

            • #163899 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Ne même pas prendre soin de camoufler « un minimum » son trolling, quelle indignité. Où va-t-on.

              • #163901 Répondre
                Eléonore
                Invité

                J’avoue j’ai déconné

                • #163902 Répondre
                  Eléonore
                  Invité

                  (Et je croyais que je m’appelais Gérard, faudrait)

                  • #163903 Répondre
                    Eléonore
                    Invité

                    faudrait savoir)

                • #163904 Répondre
                  Eléonore
                  Invité

                  I.G.Y que viens-tu faire dans cette galère ?
                  Retourne vite au CNRS veux-tu ?
                  Là bas est ta place.

                  • #163905 Répondre
                    Eléonore
                    Invité

                    Ce dernier message n’est pas de la ‘vraie’ Eléonore. La vraie Eléonore a désormais le gravatar d’Avoye

    • #163567 Répondre
      MA
      Invité
      • #163576 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        excellent texte de l’ami Vivien sur cette série parfaitement méprisable, en tant qu’elle présente le cocktail auquel le mépris est la réponse adéquate : la betise agressive et contente d’elle-meme

        • #163892 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Et texte drôle , grand plaisir à le lire.

    • #163618 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      « Regime Change (que l’on peut traduire par « changement » ou « renversement de régime ») est « le » livre à lire si l’on veut vraiment savoir ce qui se passe sous la présidence la plus vénale, dépravée, corrompue et égocentrique de toute l’histoire américaine. Écrit par les journalistes du New York Times Maggie Haberman et Jonathan Swan, l’ouvrage se concentre sur le passé récent : de 2023, lorsque Trump privé de pouvoir planifiait furieusement son comeback jusqu’au mois de mai de cette année 2026, quelques semaines après qu’il a déclaré la guerre à l’Iran… »

    • #163620 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Le Salon de la revue 2026 : Le grand partage
      Le Salon de la revue, dont EaN est partenaire, se déroule ce week-end des 3 et 4 octobre. L’occasion de fêter une énergie et une capacité à résister à des temps défavorables. Écoutons ceux et celles qui font les revues, partageons leur travail et leurs visions du présent.

    • #163622 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #163888 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #164433 Répondre
      tristan
      Invité

      Lu dans le Figaro :

      « Le quota de loups qu’il sera possible d’abattre en 2026 va être relevé de 21 à 23%, avec «des conditions pour le tir» »

      Rien de prévu pour les chomeurs longue durée, quasi analphabètes, qui veulent rester à la campagne ?

      • #164460 Répondre
        Carpentier
        Invité

        en revanche, côté suspensions dans le périscolaire sans/en attente d’
        ‘ entretien contradictoire ‘ le quota explose:
        des loups dans le périscolaire?
        à vos fusils,

      • #164564 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Il sera désormais possible d’abattre un chômeur pour diminuer leur prolifération.
        Ou de proposer aux chômeurs un emploi de chasseur de loups.
        Tout dépend du délire.
        .
        Sinon , les chômeurs peuvent toujours prendre les boulots pour lesquels « on » fait venir des bougnoules parce qu’ils ne voudraient pas les faire , non ?
        Nous sommes en période de plein emploi , tellement en plein emploi que le patronat réclame de l’immigration à cor et à cri.

    • #164499 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Mouvement lycéen : un complot de LFI, selon l’éditocratie
      .
      Pour l’éditocratie qui divague, un mouvement social ne peut-être qu’un complot de « l’ultra-gauche ». Déléguant leur travail d’enquête aux « services » de « Matignon », s’y fiant comme à l’évangile, ces commentateurs se sont mis hors d’état de comprendre ce qui se déroulait sous leurs yeux. Mais la vision du monde social qu’ils propagent ainsi ne contribue pas qu’à obscurcir les causes politiques qui ont mené à ce mouvement : elle construit également par avance la justification de sa répression.

    • #164551 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      LE FASCISME EST DE RETOUR

      • #164561 Répondre
        Clément
        Invité

        A voir la gauche tant crier que « ça y est, le fascisme est là, » on pourrait presque en croire qu’elle s’excite à l’idée de son retour, voire qu’elle le désire sous-consciemment…
        En tant qu’anachronisme, il faudrait commencer par dire que la forme que prendrait ce fascisme en 2026 est indéfinie et indéfinissable, et que le mot « fascisme » opère le rôle de fourre-tout, où on peut tous se retrouver en mettant ses ennemis à soi dedans, sans jamais se mettre d’accord sur ce qui le constituerait. Une façon d’exprimer ses passions tristes sans réelle adresse pour trouver une adhésion facile et consensuelle.
        On imagine ce que ressentent ceux qui y croient à la vue de ces images d’individus qui font un salut nazi, que ça les monte et que bien qu’ils pensent en vivre un malheur, peut-être elles leur font un grand bien inavouable. Quand je regarde ces images, je vois surtout des zygotos qui vivent un fantasme qui étaient fait pour leurs arrières grand-parents.
        A l’intérieur du paradigme anti-fasciste, on ne vit qu’en réaction à ses adversaires plutôt qu’à l’aune de notre propre bien. Triste vision de la gauche.

    • #164553 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #164555 Répondre
      kenny
      Invité

      nouveau lordon en approche
      tous aux abris
      https://www.editionsladecouverte.fr/ouvertures-9782348096723

    • #164568 Répondre
      MA
      Invité
    • #164597 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      drole d’hypothèse quand même que d’ajointer Simone et le pouvoir, elle qui le détesta
      je sais bien que c’est un exercice de pensée, mais je crains qu’il soit vain
      ce qui permet aux penseurs de penser c’est de précisément ne pas se mettre dans la posture d’un individu en charge

      • #164608 Répondre
        MA
        Invité

        Je n’avais pas vu les choses comme ça. Très juste.

      • #164653 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Mais peut-on prétendre vraiment penser en faisant fi de toutes considérations matérielles ou contingentes ? Hors sciences dures ou ontologiques bien entendu.
        N’est-ce pas pour cette raison qu’ils ne sont guère pris au sérieux ?
        Réflexion étonnante pour un prétendu marxiste.

        • #164741 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          HDG : ce qui permet aux penseurs de penser c’est de précisément ne pas se mettre dans la posture d’un individu en charge
          HFD : Mais peut-on prétendre vraiment penser en faisant fi de toutes considérations matérielles ou contingentes ?
          On mesure le gouffre ou pas?

    • #164630 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Etre orgueilleux, c’est oublier qu’on est Dieu… »
      S.W

    • #164657 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Le stagiaire élu à la primaire des sossdems pffff ! Lui ou un(e) autre c’est la loose !
      Va-t-on devoir se payer Léa Salamé comme 1ère dame ou Jordan Bardella comme 2ème homme ?
      J’espère que non, je préfère nettement Sofia Chikirou.
      Selon mes informations post-vraies LVMH est en train de confectionner la cape de Super Méluche.
      Il ne peut que gagner le pot aux roses.

    • #164673 Répondre
      Ourson
      Invité

      En lisant certains échanges, je comprends mieux les réticences autour du mouvement lycéen.
      Allez quand même voir ce qui se passe à la source, en manif ou sur les réseaux prisés par la jeunesse, si vous voulez vous marrer un peu (Instagram et Snapchat… Pour les plus téméraires). Les médias et Youtube ne leur font pas honneur.
      Mention spéciale aux battle d’aura, à Batman en trotinette et aux flics sous couverture grillés en deux secondes (« Bismillah les ténèbres 🇩🇿🇩🇿 »).
      –
      Politiquement ça fait pas rêver certes, mais ce serait quoi un mouvement qui fait rêver ?
      Imaginons que le Marxisme reprenne un peu de buzz, que des millions de français·e·s s’organisent pour exproprier la classe dominante, ce serait déjà un miracle.
      Aujourd’hui ça envoie des hélicos, ça fracasse des gosses parce qu’ils demandent du chauffage en classe. On peut en déduire que notre mouvement social de rêve aura droit à des chars d’assaut, des bazooka, des sabres laser qui sait… À assumer avec des pancartes rigolotes et des cailloux.
      Avant d’en arriver là, faudra survivre à une surveillance de masse, facilitée par des technologies qui mettent littéralement des yeux et oreilles électroniques dans nos poches, nos villes, nos maisons, nos conversations. Une condamnation pour terrorisme / haute trahison est vite arrivée.
      –
      C’est désespérant d’être de gauche en 2026. Ce désespoir pousse certains d’entre nous à bander le moindre phénomène un peu social (gilets jaunes, mouvements lycéens, Mélenchon…), je crois que c’est très vrai chez les plus jeunes, les plus précaires et les moins formés. On a beaucoup de mal à imaginer mieux, on sait pas quoi faire, on tâtonne et on prend ce qu’il y a.
      –
      C’est comme quand t’as jamais eu de copine, tu tombes amoureux dès qu’une fille te touche la main, même si elle est pas elle est pas vraiment à ton goût.
      Bref, pardonnez notre pucelage :’) (On n’est pas prêt de le perdre)

    • #164683 Répondre
      Stalineforever
      Invité

      Mélenchon ce n’est pas du vrai communiste. Bah si.
      Réjouissons nous les amis.
      https://x.com/bouliboulibouli/status/2109380625090457906

    • #164738 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      La stupéfaction totale des journalistes face à la dynamique de Mélenchon

    • #164818 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Les deux comparses Noé et Jocelyn sont décidément de très bons intervieweurs, c’est vrai. Les dernières itw de François sur la chaîne de Jocelyn sont vraiment bien. A poursuivre à mon avis.

      • #164819 Répondre
        Quentin
        Invité

        Oui j’ai hâte de voir d’autres personnes interviewées par ce duo. J’ai vraiment tres apprécié les 3 videos

        • #164823 Répondre
          MA
          Invité

          Ils s’entendent bien. c’est agréable et intelligent.

    • #164822 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #164824 Répondre
      MA
      Invité

      Wissam qui passe un peu pour un inculte : il n’a jamais entendu parler de Marc Bloch, malgré sa panthéonisation : https://www.youtube.com/watch?v=OokfhS3JyF8

    • #164907 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #164935 Répondre
      MA
      Invité

      Que du lourd, des grands noms à cette émission sur la Palestine https://qg.media/live/

    • #164939 Répondre
      Ourson
      Invité

      Ça aurait fait une bonne intro du dernier TVB :

    • #165120 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Le « Waze du 17 octobre » a été lancé pour suivre la mobilisation en temps réel
      Gratuite, l’application 17octobre.app permet de signaler par GPS les déploiements policiers, les gaz lacrymogènes, les hélicoptères et les canons à eau.

      • #165133 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        #DGSI

      • #165248 Répondre
        Ourson
        Invité

        Elle est foireuse cette appli

    • #165162 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      D’autres rencontres prévues en région parisienne pour L’art d’avoir toujours raison?

      • #165220 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        pas pour l’instant
        je m’en remets entièrement à France Inter

        • #165230 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          La question profonde est, pourquoi France Inter s’intéresserait à un mec aussi confus que Bégaudeau ?
          Certains se rassurent en pensant que Bégaudeau est trop à gauche.
          Personnellement j’en doute. Je pense que si France Inter ou Culture se foutent de Bégaudeau c’est qu’ils estiment qu’il est trop inconsistant.
          Capito ?

    • #165190 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Au regard de la situation politique très dangereuse en France, avec une potentielle victoire du FN/RN lors de l’élection présidentielle à venir, des discussions ont lieu dans toutes les organisations et sensibilités de la gauche concernant l’attitude à adopter. La gauche révolutionnaire ne peut évidemment pas esquiver ce débat. Dans cette tribune, Razmig Keucheyan, Gilbert Achcar, Michael Löwy et Ugo Palheta défendent l’idée que les révolutionnaires doivent maintenir leur « autonomie stratégique » tout en contribuant activement à un front uni en faveur du vote Mélenchon.
      Tribune – Les révolutionnaires dans la campagne Mélenchon

    • #165249 Répondre
      Ourson
      Invité

      Je suis loin d’être un expert, j’ai pas connu les gilets jaunes de l’intérieur, toutefois sur les quelques manifs que j’ai faites : c’est peut-être la première fois que j’ai senti les policiers « dépassés », avec des manifestants plus nombreux à muscler leur jeu.
      D’habitude le centre-ville reprend son cours après quelques détonations, le cortège se disperse et c’est comme s’il s’était rien passé, comme quand tu perds tes étoiles dans GTA.
      Cette fois le cortège se divisait en sous-cortèges à chaque intervention des CRS, les manifestants parvenaient à rester groupés malgré les attaques, ce qui a créé du bordel partout à Toulouse, et en même temps (ça continue au moment où j’écris, il est 21h).
      Évidemment je ne cautionne pas, mais alors pas du tout les boutiques pillées et les rues en pagaille… Mais en termes de rapport de force on est quand même un step au-dessus. Affaire à suivre

      • #165260 Répondre
        kenny
        Invité

        et surtout un grand merci à toi Ourson, ta non-caution nous rassure tous
        comme beaucoup, à la vue des poubelles pillées et de toute cette pagaille, je n’ai pensé qu’à une chose: pourvu qu’Ourson ne cautionne pas, s’il cautionne on est foutu

        • #165322 Répondre
          Ourson
          Invité

          Alors les poubelles brûlées ça par contre c’est vraiment ma limite.
          Ce matin en sortant de chez moi, j’ai vu de petits vieux avec une cagette remplie de verre, la benne où ils comptaient le jeter avaient disparu, ils étaient tout décontenancés les pauvres. Honte à ceux qui l’ont cramé.
          Personne ne cautionne ça ici….

    • #165259 Répondre
      kenny
      Invité

      « Londres est pleine de brouillard et de gens sérieux. Quant à savoir si c’est le brouillard qui produit les gens sérieux ou les gens sérieux le brouillard, je n’en ai pas la moindre idée. Mais tout cela m’énerve un peu. » (London is too full of fogs and—and serious people, Lord Windermere. Whether the fogs produce the serious people or whether the serious people produce the fogs, I don’t know, but the whole thing rather gets on my nerves.)
      je repensais à cette phrase de wilde alors que, peinant à me rendormir, j’écoutais un podcast où bégaudeau discute tranquillement avec un fan de cinoche américain
      il fait animateur radio ce type, sa voix son phrasé, ses références culturelles intempestives et son côté un peu inculte
      puis à la fin il nous apprend qu’il est chroniqueur à France Inter – mais oui voilà ! une voix France Inter !
      quand à savoir s’il est entré à France Inter pour sa voix ou si c’est France Inter qui a produit sa voix, je n’en ai pas la moindre idée
      mais ça m’a un peu énervée et je ne me suis pas rendormie

      • #165263 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        rire
        mais question très pertinente

        • #165338 Répondre
          Godot le bègue
          Invité

          C’est France Inter qui a produit sa voix, j’en suis sûr car je n’écoute pas France Inter.
          J’écoute 28minutes sur Arte tous les soirs et j’ai remarqué que les intervenants journalistes (faisant partie de l’émission) ont tous zet toutes les mêmes façons de s’exprimer. J’entends que chacun a sa propre voix, sa propre intonation MAIS ils ont tous zet toutes cette même théâtralité dans l’expression qui m’énerve au plus haut point. Ils surjouent avec moults moulinets des membres supérieurs.
          Pour les autres sources d’infos hors médiacratie, je ne retrouve pas ce défaut flagrant.
          On doit donc leur enseigner je suppose cette façon d’intervenir. Que cache-t-elle ? Viktorovitch vient à mon secours stp.

          • #165470 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            quand il chroniquait à Quotidien – deux ans durant, il y a deux ans – Viktorovitch intonait sa chronique comme il est convenu d’intoner sa chronique
            et le contenu était à l’avenant

      • #165272 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Très bien vu en effet. Plus jeune, je me faisais toujours cette réflexion concernant la voix des animateurs de radios estampillées jeune public: NRJ, Skyrock, Fun Radio… Tous la même voix, dans un style à la Guillaume Pley ou Camille Combal d’aujourd’hui. Etaient-ils recrutés pour leur voix nasiarde de p’tit con espiègle, ou la radio jeune produisait-elle cette voix chez eux, un peu comme le serveur de Sartre joue à être serveur?
        Idem pour les commentateurs de rugby, qui dans les années 90-2000, étaient tous forcément livrés avé l’accent du sud-ouest. En tout cas, au moins les consultants, anciens joueurs.

        Dans un post précédent, j’ai dit que ce sympathique JB Toussaint – je pense que c’est de lui dont il s’agit – était dans un devenir Augustin Trapenard qui l’affaiblit.
        Je maintiens. Sur le fond et la forme. Intonation, pause, rythme, et surtout, une tendance à poser des questions-anecdotes de vie (qui a toujours été le fond de sa chaine Youtube TFTC), ou à verser dans les mythes de l’auteur.
        Ça ne m’étonne pas donc pas vraiment qu’il soit France Inter-compatible.
        C’est dommage car je suis sûr qu’il a plus de talent que ça, surtout quand il parle vraiment de cinéma et de technique.

    • #165274 Répondre
      MA
      Invité
    • #165405 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Encore merci pour  » les gens qui iront voter à gauche sans voter le seul parti de gauche, LFI, sont des salauds. »
      Sans jeter la pierre aux votants, FB dit aussi que lui se maintiendra dans le non vote car voter ajoute t-il c’est faire clairement le jeu de l’extrême droite.
      J’ai la vague impression alors de devoir décider de jouer à la roulette russe.
      Mon interrogation : si je m’abstiens d’aller voter, si je rejoins les 60% environ d’abstention, je ferais le jeu de qui? De quoi?
      LFI a le vent en poupe mais je ne sous estime pas le camp d’en face, oh que non : ils mettent et continueront de mettre le paquet pour lui barrer la route
      J’irai voter

      • #165418 Répondre
        Quentin
        Invité

        Je me pose toujours la question et je continuerai je pense jusqu au dimanche d’élection. J’avais quand même voter aux municipales, je trouve que l’impact est bien plus concret

        Pour les présidentielles, j’hésitais à me bouger surtout en cas de LFI au second tour. Mais c’est pas très malin de ne pas y aller au premier tour dans ce cas
        Mais réellement ça me fait chier cette histoire parce que je n’aime pas ce « jeu » electoral et en même temps c’est devenu le point Goldwyn

      • #165429 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je n’ai pas utilisé l’expression fairelejeude
        dieu m’en garde

        • #165442 Répondre
          Graindorge
          Invité

          « La compétition électorale fondamentalement favorable à l’extrême droite. Extraordinairement bénéfique
          Lfi en activant cette grande opération électorale
          fait le lit de l’extrême droite
          En corroborant ce jeu, vous ( FI) allez perdre
          Le sport électoral est un sport d’ extrême droite :
          Presidentialiste, un chef
          Anonymat permet de voter raciste  »
          Etc
          Au temps pour moi : tu n’as pas utilisé l’expression  » faire le jeu de »

          • #165468 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            effe ctivement je n’ai pas utilisé lexpression faire le jeu
            ce qui m’intéresse ce n’est pas « faire le jeu », c’est de montrer que l’élection est un jeu, et un dispositif, et que ce dispositif est structurellement favorable à l’extreme droite
            je ne parle pas du vote, je parle de l’élection elle-même

    • #165452 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Dans la région niçoise, couvre-feux de 21h à 10h jusqu’à dimanche pour les mineurs
      Dans tout le pays, la macronie dégaine l’article 16 de la Constitution : suspension des libertés constitutionnelles pendant six mois
      En 2027 c’est la France Insoumise qui va gagner

      • #165469 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « En 2027 c’est la France Insoumise qui va gagner »
        Ah oui en France l’ambiance depuis deux jours est vraiment à l’émancipation. Bien observé, à nouveau.

    • #165482 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Tu as dit aux Insoumis « vous allez perdre »
      Tu as tort. « Grâce à cette ambiance, des millions d’ yeux se décillent, des millions de gens prennent conscience.
      Alors oui, la France Insoumise va gagner!
      Elle va gagner! Elle va gagner ! Elle va gagner! ✊🏼
      Je suis là, je suis lààà, même si Mac Ronds ne veut pas moi je suis là! Pour les droits des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Mac Ronds, moi JE suis là!!! On est là, On est là! lalala lala

      • #165493 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        merci d’illustrer mon hypothèse que la passion électorale tient du déni, voire du délire

        • #165544 Répondre
          brisemenu
          Invité

          Vous n’y êtes pas du tout cher monsieur Bégaudeau. Graindorge est de gauche et fait de l’humour. Mais pour en comprendre toute la finesse : encore faut-il comprendre l’humour de gauche. Moi-même ai été dupé durant des mois avant d’enfin réaliser toute la subtilité de ses interventions . Il est vrai qu’étant classé à l’extrême-droite , je partais de loin. Comme quoi rien n’est jamais perdu , il faut garder la foi.

          • #165549 Répondre
            Gérard Manfroy
            Invité

            OdolamX, si nos blagues étaient des plans culs les miennes sont avec Margot Robbie les tiennes sont sur tes cousines.

            • #165553 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Une cousine de Brisemenu vaut bien 5 Margot Robbite Robbie.

            • #165566 Répondre
              brisemenu
              Invité

              Arrêtez de parler en langue codée Gérard . Ayez la bonté de vous mettre à mon niveau. Je ne sais pas ce qu’est OdolamX et ai dû interroger Google pour savoir qui est Margot Robbie (merci pour cette découverte d’ailleurs). Vous avez l’oeil , m’auriez cité le nom d’une négresse : j’aurais pas compris la vanne. J’aime cette pointe de racisme sous-jacente par laquelle nous pouvons communier dans l’humour de gauche , de gauche blanche , évidemment. Vous mériteriez de vous voir décerner le prix Lebensborn que je lance justement aujourd’hui en votre honneur.
              Bégaudeau avait vu juste : je suis bel et bien pénétré par l’humour germanique.

              • #165577 Répondre
                Gérard Manfroy
                Invité

                Und glaube mir nur, Freund Höllenlärm! Die grössten Ereignisse – das sind nicht unsre lautesten, sondern unsre stillsten Stunden.

                Nicht um die Erfinder von neuem Lärme: um die Erfinder von neuen Werthen dreht sich die Welt; unhörbar dreht sie sich.

    • #165534 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Ni déni ni délire.
      Dans ce forum, dans aucun topic je n’ai montré de la passion électorale. Impossible. Dans ce forum mes partages et ouvertures de fil : danse.s, peinture, musique ad vitam æternam, photographie, luttes variées, musiques de films, fils dédiés à des écrivains, à des chansons, des bonnes nouvelles, des poèmes, etc…
      Tu dis aux Insoumis
       » vous allez perdre »
      Devant micro et caméra : arguments étayés à l’appui. Réel : un vent d’une violence inouïe souffle.
      Vous allez perdre. Possible
      Ils vont gagner. Possible aussi.
      Bien compris pourquoi tu n’iras pas voter. Respect.
      Il manquait 420000 voix en 2022
      420000 c’est rien. La France Insoumise les aura et des milliers d’autres.
      Certes, d’ici le 2 mai, il y a loin de la coupe aux lèvres surtout avec en face des salopards sans scrupules qui s’en tapent et pour qui tous les coups, bas, mauvais sont permis avec la bénédiction de la macronie soutenue par les milliardaires qui n’ont jamais eu autant de milliards.
      Bataille difficile? Non, quasi impossible.
      Mais la balle est dans le camp du nombre.
      Et nous sommes nombreux.
      Sauf si un autre genre de balle atteint sa cible.
      Tout est possible.
      Devant aucun micro ni caméra je répète et répéterai, sans passion électorale, que la France Insoumise va passer en 2027

    • #165535 Répondre
      Ourson
      Invité

      Les cheveux crépus encore souillés de lacrymo, j’ai tranquillement repris le travail au surlendemain du 17 octobre, derrière le bureau comme si de rien était (et pour rebondir sur une interrogation récente de François : le modèle « Open Space » reste bel et bien la norme)
      –
      Mes collègues sont plutôt centristes, tendance « petit-bourgeois cool ». Il y a 4 ans, beaucoup assumaient un vote Macron, tous étaient anti gilets jaunes.
      J’étais persuadé qu’ils seraient scandalisés par les événements récents… Pas tant.
      Le sentiment qui dominait à table, c’était le rire.
      « Vous avez vu Spiderman qui redistribue des boîtes de tampons ? Haha ouai je l’ai vu, et t’as vu les marseillais qui ont détourné le petit train touristique ? Ouii énorme ! Et ils ont aussi volé une mâle Louis Vuitton à 100 000€ pour faire des photos avec hihihi »
      Quasiment pas un mot sur les mairies cramées, très peu d’empathie pour ces boutiquiers précaires aux vi(trin)es brisées à tout jamais…..
      Les memes et les déguisements ont volé toute la vedette, provoquant confusion et hilarité, peut-être même une pointe d’admiration. Les images sont trop sexy pour êtres vues comme catastrophiques. Les gilets jaunes manquaient sans doute de sex-appeal.
      –
      Période électorale oblige, la discussion a dérivé sur la « politique ». Macron décevait déjà… et continue de décevoir, vu comme hors sol et jemenfoutiste, ennemi de la sacro-sainte éducation des jeunes.
      Deux (ex)Macronistes causant comme s’ils ne l’avaient pas mis au pouvoir : l’un va voter pour Tondelier au premier tour, contre Marine au second, peu importe qui il y a en face. L’autre, plus droitier, prend la position du « tous pourris ».
      –
      Il y a 4 ans, Mélenchon c’était l’Autre Extrême. Aujourd’hui, c’est juste le vieux con mégalomane… Avec des trucs pas mal dans son programme. Le candidat par défaut de la gauche, qui fera face à Marine.
      On peut désormais dire face à ces collègues « je ne voterai pas » ou « je voterai Mélenchon » sans être regardé avec des gros yeux. C’était pas le cas en 2022.

      • #165633 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Amusante coïncidence, j’ai reçu hier un message d’une amie qui travaille dans un groupe industriel français (milieu ingé de l’industrie dans un secteur plutôt en crise du transport, donc très loin des salaires de la tech ou autre, mais disons, hors « hiérachies », bourgeoisie petite à moyenne qui va de la mi-trentaine à la bonne grosse cinquantaine; tendance macronienne en 2017 évidente et je peux en témoigner puisque j’y étais à l’époque) : elle m’écrivait que cette période de début de campagne était déjà dur à supporter, notamment bien sûr à la cantine, et que les manifestations de samedi avaient amplifié la chose. Elle songe déjà à maximiser son temps en télétravail dans les mois à venir (et ça n’est pas une militante supra-politisée). Pas une manière de sa part de condamner les manifestations (elle se doute en plus que j’y étais).

        • #165640 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Désolé, IGY, mais du coup je n’ai pas du tout compris l’anecdote. Elle dit quoi? Elle ressent quoi? Ca illustre quoi?

          • #165644 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Oui c’était peut être un peu trop implicite. J’ai dit « coïncidence » parce que c’est en quelque sorte une observation inverse de celle d’Ourson dans son cas (dans le mien c’est encore différent). Ce qu’elle ressent est une reprise intense à son travail de pulsions a minima autoritaires, voire plus simplement droitières, et qui se sont aggravées avec la manif de samedi. Ainsi elle sent d’ores et déjà que pour sa santé psychique elle prévoit de maximiser ses jours de télétravail pour la période à venir tant elle se voit mal subir une campagne qu’elle pressent, elle n’est pas la seule, comme possiblement pire que 2017 et 2022.

            • #165648 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Ok c’est bien ce que j’avais vaguement compris – et qui correspond davantage à ce que je perçois avec mes antennes augmentées.

            • #165653 Répondre
              stephanie
              Invité

              Témoignage qui fait écho à celui de I.G.Y
              Lundi, j’ai consulté mon doc pour demander un arrêt de travail prétextant un début de grippe car je redoutais les commentaires de l’après 17 oct. Je ne suis plus prête à entendre casseurspayeursvoleurs , voir plus, racailles.
              Entendu depuis le début du mouvement par la quasi totalité des éduc; moniteurs , AMP, stagiaires, psy et chef de service ( dont pas mal d’entre eux sont aussi précaires) je précise que je travaille dans un secteur médico social avec des ado précarisés et mal menés sur tous les plans , violentés je peux dire.
              Je réfléchis aussi au télétravail mais pas facile à mettre en place.
              Je travaille aussi en CMP ( pédopsy) là le discours est plus lissé mais reste le même dans le fond.
              Ce qui me fait penser à rien de bon pour les élections prochaines. Ce qui n’étonnera pas François.

              • #165659 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Nous ne pouvons pas affirmer que la gauche ne gagnera pas, mais nous pouvons affirmer qu’une victoire de la gauche serait un hold up – dont elle serait vite punie.

                • #165663 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Le pire étant que même à gauche,comme je l’ai entendu chez QG, certains se désolent des pillages,Harold Bernat disant que rendez-vous compte si tout le monde rentre dans un magasin et sort sans payer tout s’effondre c’est horrible il n’y a plus d’ordre social, quelle dinguerie d’entendre ça,ben oui on veut que ça s’effondre et comme le dit Ajari les pilleurs sont des anticapitalistes radicaux en s’attaquant à la valeur d’échange pour rendre la marchandise à sa valeur d’usage,quel renversement!

                  • #165665 Répondre
                    K. comme mon Code
                    Invité

                    Enfin bon, c’est très idéaliste ce que nous raconte monsieur Ajari. Je vois des gens qui sont là pour faire la fête, d’autres qui profitent de la fête ou la rejoignent, et des revendeurs organisés qui sont tout ce qu’il y a de plus capitaliste. Le fait est que Paris est plein de boutiques. Est-ce que ça dénote une rage contre les boutiques ? Un amour des boutiques ? Un peu de tout ça. Mais je pense qu’on penche plus vers une forme d’amour contrarié. Par contre, il y a dans l’horreur que ça inspire à un grand nombre de personnes un réflexe de défense capitaliste qui nous prouve de manière parfois comique (il faut bien rire) à quel point la marchandise a plus de valeur que la vie humaine.

                    • #165667 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Que la marchandise soit revendue,ou donnée,n’a aucune importance,sa plus value,ou son usage,est rendue à ceux qui l’ont produit, c’est un geste anticapitaliste même s’il n’est pas conscientisé par les pilleurs,en tout cas cette période est très intéressante,qu’Ajari déplaise ici n’est pas très étonnant,il ne vient pas de la bourgeoisie culturelle,il est truculent comme on l’est dans les classes populaires et la gauche a besoin de gens comme lui,on en a marre de la bourgeoisie et de ses sermons.

                      • #165675 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Je suis un Arabe du 95, Tony. Que tu t’emballes théoriquement tout en vantant chez Ajari le truculent descendant de prolos est bien drôle à mes yeux (spoiler : ce qui t’amuse tant chez lui c’est juste un edgelord d’internet). Dans un cas comme dans l’autre, j’ai l’impression que tes contacts quotidiens avec des jeunes de banlieue amoureux du capitalisme ou des universitaires noirs sont limités. Ou qu’autre chose t’aveugle. Le sommet de la drôlerie du jour restant la tribune d’Édouard Louis dans Libération sur les pilleurs égarés dont j’espère que le racisme compassionnel sera bientôt définitivement out of fashion.

                        –

                        I.G.Y a répondu sur le fond, je suis d’accord avec lui.

                    • #165668 Répondre
                      Dr Xavier
                      Invité

                      « à quel point la marchandise a plus de valeur que la vie humaine. »
                      Mais tellement. Dans mes rêveries inconséquentes et lénifiantes, j’imagine des cathos intégristes pro-life authentiquement intégrises pro-life, faisant irruption sur les plateaux, que vous importe ces vitrines, quand ici une main arrachée, là une ennuclée, derrières ces barreaux des âmes brisées.
                      Enfin bon, réjouissons-nous mes frères et soeurs, la bonne nouvelle c’est qu’on ne parle plus du tout des canicules de cet été.

                      • #165670 Répondre
                        stephanie
                        Invité

                        Pourtant à Nice, la tong est encore portée

                  • #165672 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    « il ne vient pas de la bourgeoisie culturelle,il est truculent comme on l’est dans les classes populaires » : rire, on parle du même Ajari qui ne cesse de dire qu’il faut absolument faire du « books maxing », et qui estime que globalement les 3/4 de la France populaire non citadine c’est (je cite) « de la merde », et que la petite bourgeoisie gauchiste fait partie des quelques secteurs de la société pas complètement ravagés? Ou bien il a un frère jumeau?

                    De toute manière peu importe, j’écoute régulièrement Ajari parce que 1/ il est très drôle et 2/ il a quand même régulièrement des angles intéressants, en dépit du fait que 3/ il dit aussi très souvent n’importe quoi (mais 4/ il se sait très bien, voire le revendique, et s’en bat les couilles). Aussi, qu’il revendique presque davantage faire partie de ladite « bourgeoisie culturelle » (il l’a fait plusieurs fois dans ses lives, j’espère Tony que ça ne te gène pas trop, rire) que d’autres personnes que j’écoute ne me dérange pas du tout. Sa position est assez honnête.
                    .
                    Pour ma part je ne vois pas du tout le pillage comme nécessairement anticapitaliste, même inconscient : on sait bien que parmi les pillards beaucoup sont même au contraire de grands pratiquants (très conscients) de l’éthos capitaliste, entre autres dans les cités, ce que je serais bien mal placé pour leur reprocher mais c’est comme ça (je ne sais plus si c’est Youssef Brakni ou un autre militant des quartiers populaires de banlieue que j’avais entendu rappeler ça, le déplorer même puisque c’était plutôt un gaucho). Cette action de rééquilibrage, légitime évidemment, n’a rien en elle-même d’anticapitaliste (le libéralisme économique lui-même est originellement une politique du rééquilibrage : des petits qui font chuter les gros et se distribuent le pactole, sans mettre en cause la moindre seconde la logique du capital lui-même, voire le contraire).

                    Par contre, pour ce qui est de séparer la pression populaire de manif d’un côté et la présence de violence sur les biens voire de pillage de l’autre, je rejoins complètement le fait que c’est une ligne de front politique : c’est très clair qu’il n’y a pas pour moi « séparation » entre les deux dans des situations d’affrontement global (très peu sectoriel/localisé) tel que c’est bien le cas en ce moment . Ligne que je défends sans problème lorsque le sujet vient sur la table, et d’autant plus concrètement que, comme à d’autres manifs où ça cassait parfois bien plus, j’y étais). Pas de là à me réjouir le moins du monde du pillages de « petits » commerce pour la raison assez bateau que c’est la cible la plus contre-productive possible au plan politique (alors même que je sais bien, et je ne manquerai pas de le souligner à ceux qui viennent pleurer là-dessus, oh il y en aura, que beaucoup de ces boutiquiers n’ont strictement jamais rien eu à foutre des violences physiques concrètes exercées sur les corps de ceux qui en viennent à « casser »/ »piller », quels qu’ils soient). Cible contre-productive parce que plus éloignés des vrais détenteurs de pouvoir (grand capital, Etat, Police), beaucoup moins protégées financièrement que les magasins Vuitton ou Carrefour, et donc beaucoup plus apte à faire monter la classique sauce fasciste, la vraie. Celle dont l’un des cœurs nucléaires, surpuissants, est le malheur des petits boutiquiers qui craignent non pas seulement pour leurs capital mais pour leur intégrité physique.

                    En réalité je crois que ces cibles là sont prises parce qu’elles sont faciles, c’est tout. Et quiconque a déjà fait des manifs très chaudes sait à quel point ce serait cependant inconséquent de décréter « depuis son fauteuil » qu’il vaut mieux s’attaquer à la Police et au grand Capital qu’aux Pharmacies : je ne serai pas de ceux-là parce que je sais très bien, j’ai très bien vu et senti de nombreuses fois la disproportion inouïe de rapport de force concret qu’impose la Police, voire la gendarmerie et ses blindés quand ils s’en mêlent (voire ces blindés en décembre et janvier 2018 en face de moi, ça fait quelque chose). Donc je ne vais pas jouer au yakafokon.

                    • #165674 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      (pour info je ne connais aucun pharmacien, aucun propriétaire de boutique en général susceptible d’être pillée sauf un boulanger, que je connais même très bien).

                    • #165676 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Bien sûr qu’Ajari fait aujourd’hui partie de la petite bourgeoisie culturelle mais il vient des classes populaires,il les connaît,il en a l’ethos et en tant que racisé il en connait aussi le racisme qui les traverse comme il traverse la bourgeoisie et la société française dans son ensemble,je ne crois pas qu’il soit tout à fait soluble dans la bourgeoisie culturelle et tant mieux,il a une vue politique et une compréhension profonde des classes populaires.
                      Sur le pillage en lui-même j’ai l’impression que pour vous le capitalisme est une transaction économique,non le capitalisme est un rapport social entre le propriétaire d’un outil de production et un salarié qui va lui abandonner la plus grande partie de la valeur ajoutée,ce n’est pas parce que je revends un slip sur le bon coin que cela fait de moi un capitaliste, ça n’a rien à voir.

                      • #165678 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « non le capitalisme est un rapport social entre le propriétaire d’un outil de production et un salarié […] » : j’ignorais. Aussi je n’ai dit à aucun moment, aucun, que voler un slip (ou 3400 PS5) faisait d’une telle personne un capitaliste.

                      • #165681 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Je sais que tu sais mais l’argument lu plus haut que ces pilleurs sont des capitalistes comme les autres puisqu’ils vont tout revendre est assez pénible.Sinon pour le slip je peux te faire un prix, c’est Hugo Boss quand-même.

                      • #165683 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ah (ach), Hugo Boss, je vois que tu cherches à titiller mes bas instincts de lecteur d’historiens du nazisme, c’est bien joué (ok 10€ les 5).

                        Pour ce qui est de « plus haut », K a parlé je crois de revendeurs organisés (via des boutiques ou autres sans doute) : ça ne m’étonnerait pas le moins du monde qu’une partie du butin alimente très directement (pas indirectement) des petits boutiquiers, le tout très bien inclus, donc, dans une forme de « redistribution libérale illégale ». En revanche je maintiens bien que l’acte de « piller » en manif voire même de revendre ensuite à titre individuel n’implique pas nécessairement « être capitaliste » (ça me paraît évident).

                        Ne t’en fais pas pour tes slips sur Vinted, je me porterai garant de ton non-capitalisme

                      • #165687 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Je parlais bien des personnes organisées, oui. Ça vient remplit son stock tout benef pour faire fructifier l’entreprise. Sinon, j’ai beaucoup aimé voir un canapé de luxe être brûlé. Je n’ai pas besoin d’y voir un geste anticapitaliste pour l’apprécier. J’ai aussi aimé que les anciens employés d’une boutiquière en pleurs profitent de sa médiatisation pour nous informer de ses pratiques de management.

                      • #165710 Répondre
                        Quentin
                        Invité

                        Merci beaucoup pour le rire

                      • #165688 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Merci pour le rire,me voilà rassuré.

                      • #165689 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        En réponse à IGY

                      • #165694 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Je sais que je ne te ferais pas rire, tu as décidé que je n’avais pas lu les 50 premières pages du Capital – le manuel officiel de l’humour gauchiste. Au-delà de ces cinquante pages, il y a peut-être un passage expliquant la puissance exercée par le capitalisme dans le cœur des personnes supposées connaître les ressorts de l’exploitation qu’ils subissent. L’envie de prendre l’exploitation à son compte parce qu’ils savent justement à quel point ça fonctionne ? Je ne sais pas, j’avoue m’être arrêté à la page 50.

                      • #165704 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Désolé K de t’avoir un peu pris à partie,si si tu arrives parfois à me faire rire comme dernièrement ce commentaire sur le film de Nathan Fielder où tu t’engages à faire de beaux tours de cartes si tu arrives à le voir rapidement,sinon plus sérieusement pas besoin de Marx pour comprendre qu’échapper à l’exploitation est ce qu’il y a de plus désirable,quel autre choix peut-on avoir quand on a ni patrimoine,ni diplôme?

                      • #165845 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        1 2 1 2

                    • #165703 Répondre
                      Ourson
                      Invité

                      J’ai peut-être une vision trop biaisée par mon expérience locale, j’ai l’impression que ces « petits commerçants » ne sont pas si ciblés que ça.
                      En tout cas à Toulouse, j’ai soigneusement observé les vitrines brisées : entre les devantures de grosses franchises (Orpi, Carrefour, Courir, Footlocker, Lancaster…) les plus petits commerces étaient restés quasi intacts. Parfois quelques fissures, mais tu sens qu’au moindre pet le reste des manifestants a du gueuler pour ne pas que ça aille plus loin.
                      Sur un million de manifestants il y allait forcément avoir de la casse « déplorable », mais chez moi c’est vraiment minoritaire, et je crois que ça concerne surtout des petits revendeurs… De produits détenus par le grand capital, typiquement les petites boutiques Lycamobile qui vendent des smartphones.
                      –
                      Autre observation très personnelle mais assez partagée : les patrons les plus sauvages que j’ai pu voir ou entendre, c’était des petits boutiquiers. En termes de travail dissimulé, heures sup non payées, exploitation de « sans-papiers », parfois VSS, les mecs se placent très souvent là, et de mémoire ils constituent le gros du bassin d’emploi en France donc – hélas pour les plus précaires et sympatoches d’entre eux – ils restent une cible « légitime » (si on part du principe que la casse est légitime). Le fascisme a juste besoin de voir des noirs et des arabes dans la rue pour monter de toute façon.

                      • #165727 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « j’ai l’impression que ces « petits commerçants » ne sont pas si ciblés que ça » : dans l’absolu c’est très vrai, mais je sens, aussi depuis le « terrain » que je peux observer, que la récupération politique quant à un certaine variation dans les « cibles » ne vient pas entièrement de nulle part — qu’elle soit montée en épingle c’est évident, il suffit de voir Le Monde dès le 18. Depuis les gilets jaunes la physionomie de la casse a de fait un peu changé. On sait à quel point la radicalité macrono-policière y est pour quelque chose (cf. les semaines qui ont précédé l’explosion de début décembre 2018, etc…)

                        Concernant la sauvagerie de certains boutiquiers/petits entrepreneurs, c’est certain, mais les exemples les plus fameux sont dans des types de boutique qui j’ai l’impression ne sont pas tant visées (restauration, bâtiment, travail saisonnier, beaucoup de petites entreprises qui n’ont d’ailleurs pas « pignon sur rue »). Ça me paraît un peu banal de le dire mais quand tu cibles du petit commerce tu as beaucoup plus de chance de te « tromper » politiquement que pour la Police ou autre. On peut toujours dire que « c’est du Capital », mais c’est aussi tomber dans du confusionnisme droitard de mettre dans le même sac à tout point de vue le tout petit Capital et le très grand, eux-même ne font que ça (en principe strictement économique la mise dans le même sac est justifiée puisque les petits commerce sont bien du Capital, mais pour ce qui est des cibles de violence effective ça devient beaucoup plus discutable). Tout ça est indépendant de savoir si tel ou tel commerçant individuel « mérite » de voir sa vitrine cassée parce qu’il est moralement une enflure.

                      • #165764 Répondre
                        Ourson
                        Invité

                        Effectivement, de toute façon je serais bien mal placé pour dire qui faut casser et qui faut pas casser, à part mettre quelque coup de feutre sur du mobilier urbain je fous pas grand chose.
                        Et en stratégie politique « pure », je me sens juste dépassé, avec l’idée qu’on n’a pas vraiment de stratégie gagnante sous la main et que tout ça c’est juste des actions au feeling finalement

                      • #165809 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        On se révolte toujours comme on peut et comme on le sent. Je me réjouis plutôt de voir que prédomine ici le pillage de Monoprix que les ratonnades de musulmans ou le lynchage de gauchistes.

                      • #165812 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Le feeling est toujours au cœur de l’affaire en effet, quels que soient les plans tracés (ça me fait penser au TVB sur Notre Salut). Ça me fait toujours penser aussi à ces mouvements massifs en Turquie en 2013, démarrés par un sit-in de 50 types pour le maintien d’un parc public.

                      • #165815 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Mais si lesdits plans rassemblent des bases sociales importantes, mêmes pulvérisés ils restent de très bons indicateurs du fond de l’air, des eaux dans lesquelles le feeling pourra se déplacer et où il peut ou non être entraîné. Plans, fond de l’air : labeur de long terme, structures sociales et visions du monde, affects maîtres. Comme beaucoup j’ai mon avis sur le fond de l’air.

              • #165660 Répondre
                brisemenu
                Invité

                @stéphanie
                Pensez à votre reconversion parce que vous ferez partie des premières structures de nuisibles à dézinguer.

                • #165662 Répondre
                  Gérard Manfroy
                  Invité

                  Tiens tiens ? D’où te vient cette autre petite haine-là ? C’est très curieux.

                  • #165835 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Les travailleurs sociaux sont une cible privilégiée de l’extreme droite ; les fonctionnaires en général (sauf régaliens). En cela elle est une fois de plus en accord absolu avec l’éthos capitaliste. Sa société revée : concurrence de petites monades libérales et entrepreneuriales, et tant pis pour les vaincus – qu’une justice subordonnée à la police s’occupera de neutraliser.

                    • #165859 Répondre
                      brisemenu
                      Invité

                      Tiens , un anarchiste qui veut toujours plus de fonctionnaires et d’impôts. Daignerez-vous un jour nous expliquer concrètement le modèle de société qui serait votre idéal ? Sûr que le bouquin se vendrait comme des petits pains. Parce qu’à un moment donné , dire juste « caca boudin » c’est un peu limité , faudrait proposer un peu , histoire d’être constructif.
                      .
                      Il est cependant tout à fait exact qu’ , à droite , le réflexe bourgeois est de ne vouloir de fonctionnaires qu’uniquement dans les fonctions régaliennes (armée , justice , police , finance). Mais il s’agit surtout de la droite dite « orléaniste » , les autres tendances ont un rapport plus complexe à l’ Etat qui reste malgré tout , je le déplore , trop souvent un impensé. Ce n’est pas pour autant le cas de tout le monde .
                      Des fonctionnaires , pour ma part , j’en mettrais là où la bourgeoisie se réserve des prés carrés. Par exemple les huissiers ou les notaires . On ne voit en effet pas pourquoi l’enregistrement d’une formalité donnerait droit à des émoluments totalement disproportionnés avec l’acte. Pourquoi un notaire encaisserait-il 2% du montant d’une transaction immobilière entre particuliers ? C’est quoi ce délire ? Pourquoi encaisse-t-il plus sur un F5 que sur un studio ? Mystère. Un acte certifié standard pourrait parfaitement être réalisé dans une mairie , d’ailleurs les notaires demandent des documents à cette même mairie. Les mairies seraient en mesure de certifier une identité mais pas une simple vente ? Allons donc. Vous trouvez pas que 180€ le courrier recommandée ça fait cher le facteur ? Suis sûr qu’on peut faire mieux pour moins cher. Curieusement , ce genre d’idées , concrètes , n’a jamais émergé dans les partis dits de gauche (et pas plus de droite , d’accord) , alors que cela affecte grandement le pouvoir d’achat de la population au grand avantage de quelques privilégiés.
                      On ne voit pas non plus pourquoi les usagers auraient à choisir entre plusieurs fournisseurs d’énergie , le produit étant au final rigoureusement le même . Donc je verrais tout à fait l’électricité , le gaz et même le téléphone comme des services publics sans aucun besoin de rémunération de parasites intermédiaires et dont les bénéfices iraient intégralement à l’Etat. Mélenchon le propose (pas pour le téléphone où j’irais plus loin que lui), et là je suis d’accord. Vous voyez , je suis pas obtus ; raciste mais pas obtus. Si EDF a déjà été renationalisée , par Macron (pas de chance pour Méluche) , c’est uniquement parce que le privé ne pouvait pas supporter les investissements nécessaires , il s’agit là d’un mouvement tactique avant de refiler le truc au privé une fois l’effort stratégique supporté par la collectivité. Je vois d’ici les objections concernant le téléphone , l’Etat a octroyé des licences qui lui ont rapporté , etc , certes . Mais combien cela a-t-il rapporté et combien cela a fait de manque à gagner ? Je n’ai jamais vu l’intérêt , sauf pour les monteurs et les vendeurs d’antennes , de monter trois antennes à peu près au même endroit pour faire la même chose qu’une seule
                      Encore plein d’idée pour mettre l’Etat là où il faudrait qu’il soit et pas là où il ne devrait pas être. Mais ça ferait un peu long.
                      .
                      Les travailleurs sociaux , maintenant.
                      Ces parasites sont dans des structures associatives mais il s’agit d’un subterfuge juridique car elles ne vivent ni de leur activité ni des cotisations des adhérents. C’est pas le cas des CMP qui sont gérés par les hôpitaux , mais c’est du kif vu que les CMP ne servent à peu près à rien puisqu’il n’y a rien à faire des barjots qui passent entre leurs mains. Et avant leur création tout le monde se foutait que ces structures n’existassent pas. Il s’agit en fait d’entreprises (les assoces) auxquelles l’Etat fournit la matière première (les clients forcés) et le financement , c’est une sorte d’affermage permettant de ne pas avoir à recruter de fonctionnaires sur de pseudo-missions de service public et par conséquent de pouvoir licencier ou financer une autre assoce dont le patron a plus les faveurs. Vous avez ainsi des groupes associatifs qui gèrent plus du milliard de subventions. Comme le groupe SOS , par exemple , dont le patron , monsieur Borello , est un conseiller de Macron pour les affaires le concernant (pratique). Ca lui a permis de se payer un château.
                      Le but de l’ Etat bourgeois est de tenir en laisse ce ramassis de gauchistes en lui rappelant que s’ils ont des boulots tranquilles qui ne servent à rien : c’est grâce à la main qui les nourrit , clientélisme classique. C’est comme le financement des syndicats , un marché a été conclu entre la bourgeoisie et la gauche « militante » , qui sait très ben quand elle doit s’arrêter pour toujours avoir du grain à moudre et continuer le petit jeu. C’est ce qu’on appelle un système , un modus vivendi , je te tiens , tu me tiens , par la barbichèèèèèetteu.
                      Le travail social, c’est aussi largement la mise en oeuvre forcée d’une politique d’emploi de gonzesses (ou de pédocriminels) dont on ne sait pas trop quoi foutre ; vous savez , là , toutes ces pétasses qui remplissent les facs de psycho et qu’il serait plus que temps de mettre au contact du réel , dans les travaux publics , par exemple. Rien que d’imaginer la Stéphanie ou la Graindorge une pioche à la main me met en joie ; ou un Bégaudeau , tiens , maintenant que j’y pense. Non ? Vous préférez faire faire le sale boulot à des bougnoules ? Vous vous considérez au-dessus d’eux ? Sacré bourgeois !

                      • #165903 Répondre
                        Gérard Manfroy
                        Invité

                        Et si des travailleurs sociaux te pétaient la gueule, te forçaient à te lever tôt pour faire du ménage au lieu de te laisser picoler et renifler tes pets devant le PC, ça serait du nationalisme (bien) ou du communisme (pas bien) ?
                        Et je comprends sans peine ta haine envers ces fonctionnaires. Des gens qui viennent chez toi, prennent des notes et communiquent autrement que par borborygme… D’où difficultés, mécompréhension, frustration, agacement, puis désespoir, puis haine.
                        D’ailleurs puisque « argent argent ! sousou ! sousou dans la popoche ! » semble être le message que tu souhaites nous communiquer, voici un conseil de mon cabinet en stratégie (et sans facture !) : si toi fermer ta gueule et arrêter faire gros con, toi faire économies d’avocat.
                        Mais je suis en train d’être homo sapiens donc tu ne vas pas suivre.

                      • #165926 Répondre
                        Gérard Manfroy
                        Invité

                        En me relisant je regrette d’être vulgaire mais je suis désolé, c’est insupportable de lire ce mec.
                        « Brahahaha ! Les gauchistes regardez moi, je suis Jean-Groédégueulasse ! Brahahaha ! Et les gauchistes je vous fais peur hein j’écris des truc d’attardés qui prouvent que je suis attardé Brahahahaha ! Allez fais pas ta timide je suis sûr que t’aimes ça salope Brahahaha ! Et, les gauchistes regardez je vais dire un mot….. NEGRE ! Hahahahha !: Ah ! Oh ! Oh putain attendez je sens que ça vient là… Attendez… PROUT ! »
                        C’est insupportable.

                      • #165959 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        Une camomille pour vous détendre ?

                    • #165874 Répondre
                      stephanie
                      Invité

                      Les travailleurs sociaux dans toutes leurs impuissances à pouvoir faire leur taf , s’épuisent et en arrivent à se détacher émotionnellement, cynisme et retrait empathique pour se protéger forcement (non conscientisé) Ça ressort de manière concrète par des affects racistes, discriminants.
                      une cible privilégiée de l’extreme droite , oui

                      • #165887 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui je repère ça aussi
                        Un glissement du porter assistance
                        Vécu de manière «  libérale « 
                        Vers une semantique puis un ciblage
                        Tres «  droitier «  de l’ » assisté « 

                      • #165896 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        Les travailleurs sociaux dans toutes leurs impuissances à pouvoir faire leur taf

                        Fallait-il une preuve supplémentaire que ces emplois sont sans intérêt pour la collectivité puisqu’ils ne servent à rien ? Merci Stéphanie pour votre collaboration à l’édification des masses.

        • #165705 Répondre
          Ourson
          Invité

          Moi qui croyais que mon petit repas présageait une très légère dé-droitisation de la France… Peut-être qu’il faudrait que j’aille écouter ce qui se dit dans les tablées d’à côté, c’est vrai que je suis dans une équipe relativement jeune, donc plus à même d’être abreuvée de memes que de vidéos d’incendie

    • #165546 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
      • #165547 Répondre
        Godot le bègue
        Invité

        Utilisez la fonction traduire la page de votre navigateur préféré !
        .
        En passant par Turin, lorsque la vague s’échappe en laissant derrière elle une piste de dévastation, un groupe de parents a escorté des enfants à la maison vêtus de noir. Un père se tourne vers son fils et lui donne des coups de pied. « Où diable… étais-tu ? Qu’avez-vous fait ? Vous êtes un cogl… » Puis tout le monde disparaît parmi les fumées de gaz lacrymogènes qui infestent l’air du centre de Milan.
        .
        Des fenêtres brisées d’une superette il chasse un mec avec un balaclava et un jean sombre. Dans les mains il tient deux gâteaux de glace. Un bleu, l’autre rose, et un paquet de Kinder. Les autres l’embrassent et s’enfuient. D’autres encore sautent du trottoir avec en main bouteilles d’amari et de gin.
        .
        À Brera, alors que l’obscurité est maintenant tombée, un enfant qui ne semble pas avoir plus de dix ans tourne, emmitouflé dans un casque vert volé sur un scooter en libre-service. À la main, il tient un tube métallique. Il mène la charge d’une dizaine de jeunes qu’il ne connaît même pas.
        .
        Sur les plus de 220 garçons emmenés au poste de police, 80% sont mineurs: 12, 13, voire 11 ans. Tobo et Yussef, 13 ans chacun, se retrouvent peu après trois heures devant le Duomo. Ils étaient également ici samedi, quand Milan a découvert qu’il était devenu l’épicentre d’une manifestation que personne ne peut encore déchiffrer. Parce que sous quelque angle que vous le regardiez, il n’y a pas de définition qui maintient ensemble des vies si différentes.
        .
        Il y a la « maranza », deuxième et troisième génération, les garçons des colliers et des téléphones portables volés les nuits de la vie nocturne. Tobo et Yussef viennent du Corvetto et du Baron. Ils sont italiens, de l’est et d’Afrique du Nord. Ils ont vu les vidéos sur Instagram et sont arrivés tout de suite. « Eux aussi ont des cache-cols et des cagoules, les passe-montagnes utilisés par les trappeurs dans les vidéos, et ils sont prêts à les rabattre sur leur visage. « Vous n’êtes pas des flics, n’est-ce pas ? », et sont prêts à les déposer sur le visage. « Tu n’es pas un flic, n’est-ce pas ? » Qu’est-ce que tu fais ici ? « Nous sommes ici pour protester. Tout le monde proteste. Mais on ne casse rien. Mais nous ne voulons pas des flics. » Puis ils disparaissent dès que les sifflets viennent de l’autre côté de la place. Ça veut dire que quelque chose se passe. Tout le monde s’enfuit, tu ne sais pas où. Attendre que le fusible s’allume. Et ça arrive rapidement.
        .
        Ensuite, il y a les garçons qui n’ont pas les cicatrices des migrations de leurs parents, la stigmatisation de l’immigrant. C’est souvent moins cher que l’ethnie. « Si tu es pauvre, tu ne peux rien avoir. »« Les non-pauvres, les non-immigrés, les non-exclus, sont encore autre chose. Ce sont de très jeunes gens qui vivent la situation comme un jeu vidéo : ils lancent des bouteilles contre la police et s’enfuient. » Ensuite, ils se filment et s’embrassent comme dans GTA, et publient sur les réseaux sociaux.
        .
        « Ni de droite ni de gauche, ils viennent des terres intermédiaires de Lombardie : Treviglio, Cernusco, Saronno, Lomazzo. Ici à Milan pour le week-end, devant les vitrines de magasins où ils ne peuvent pas se permettre d’entrer. Jusqu’au dernier train des Ferrovie Nord qui les ramènera chez eux. « Casser, c’est protester contre l’État qui ne nous voit pas, pour eux nous sommes invisibles. » Demain ? « Non, demain j’ai école. »
        .
        Cesare Giuzzi

    • #165616 Répondre
      Jules de bxl
      Invité

      Amusant que la page facebook de « C à vous » repartage la vidéo du (fameux) passage de François où il rappelle que les conquis sociaux ont toujours été obtenus par la violence et le ‘désordre’.

    • #165622 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Emmanuel Macron et le surnaturel
      Dans le tissu de platitudes dont il a été coutumier et auxquelles le contraint de toute façon son évidement politique, Emmanuel Macron a prononcé une phrase extraordinaire ce dimanche 18 octobre, à propos des exactions du jour précédent, en marge des manifestations : « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse ». Ces faits relèvent-ils du surnaturel?

    • #165637 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Qui est riche aux US:
      – un compte rendu d’un travail sur le sujet par une connaissance pro,
      – cela concerne les millionnaires aux US(dont les milliardaires mais pas seulement) et notamment l’origine de leur richesse
      la version vf peut être lu en cliquant l’icône « traduire » en haut à gauche:

      https://paulgp.substack.com/p/who-is-rich-in-america-and-why

    • #165650 Répondre
      MA
      Invité

      Moyennement aimé la vidéo A gauche. Mois bien que les deux comparses Jocelyn et Noé

      • #165651 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Le camarade d’A gauche ne se cache pas de ne pas lire les livres. IL me fait donc essentiellement commenter du commentaire. Il en résulte ce qu’il en résulte.
        Je l’aime bien quand meme.

        • #165822 Répondre
          MA
          Invité

          Begaudeau pour les nuls.

    • #165731 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
      • #165732 Répondre
        Godot le bègue
        Invité

        Sans matelas, transis de froid, contraints de passer la nuit dans des cellules sales : un rapport publié ce mercredi 21 octobre par quatre avocats du barreau de Seine-Saint-Denis révèle les conditions indignes dans lesquelles 17 mineurs ont été retenus au dépôt du tribunal judiciaire de Bobigny. Malgré des engagements pris après le scandale des viols au dépôt, les adolescents continuent d’y être enfermés.
        .
        Germinal au XXIème siècle !

    • #165733 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Maintien de l’ordre : le Sénat veut « reprendre le contrôle » (et c’est terrifiant)
      Drones, vidéoprotection algorithmique, renseignement numérique : les sénateurs David Margueritte (LR) et Olivier Bitz (UCI) élargissent la surveillance, délictualisent la manifestation interdite ou non déclarée et créent une interdiction administrative de manifester. Aux journalistes, un brassard. À la police, quelques caméras-piétons. Et à notre question, un vu et s’en tape de mauvais aloi. Terrifiant.

    • #165740 Répondre
      Tony
      Invité

      Excellente synthèse sur la période que nous vivons et aussi sur le sens politique des pillages

    • #165761 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #165775 Répondre
      Voldemort
      Invité

      Il s’acharne sur Begaudeau
      Il faudra le faire redescendre un jour, le mec écrit des blogs, tourne des vidéos et ne se sent plus pisser

    • #165823 Répondre
      MA
      Invité
      • #165832 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’aime bcp, mais il a une radicalité parfois difficile à suivre.
        * « Si l’on prend le concept, très solide, de continuum de la violence sexuelle, construit par Liz Kelly, l’objectif est bien de poser une différence de nature : il s’agit de pouvoir nommer et reconnaître une violence à part entière. Elle y insiste : un continuum ne sert aucunement à mesurer des différences de degrés (de ce point de vue, un violentomètre est un contresens par rapport au concept de Liz Kelly), mais bien à pouvoir qualifier une violence en dépit de l’euphémisation ou de la minimisation des dominant·es qui l’exercent. » –> pas clair, ce concept de continuum m’a tjrs paru vaseux, mais je n’ai pas lu Liz Kelly, je veux bien prendre un éclairage.
        * Question : « …Il est certes plus difficile de négocier un salaire élevé ou d’occuper un poste de cadre étant jeune, mais plus facile de trouver un partenaire sexuel ou d’être pris au sérieux lors d’un concert de rock ou de rap… » Réponse : « Pour prendre l’exemple du marché sexuel, l’âge n’est pas en cause, c’est juste une corrélation probabilistiquement efficace. » –> c’est une blague pour singer le discours managérial ?
        * « D’ailleurs, les agressions sexuelles d’Adulte™ sur mineur·es relèvent de la pédocriminalité, mais sont rarement liées à de la pédophilie. » –> mais quoi ?!?
        Et puis encore ses tacles sur Lahire, j’ai dis ce que j’en pensais.

    • #165857 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      J’évite de le faire trop souvent car ça n’est pas une grosse plateforme : je relaie le dernier texte détaillé de Marc Endeweld concernant ce qui se dit dans les couloirs de là haut sur la situation en cours, la question du recours à l’armée, etc… Une référence intéressante, peu mobilisée ces derniers temps je trouve, à l’époque de la « stratégie de la tension » italienne (la chose n’est pas amenée par Endeweld lui-même). A méditer. Pas si sûr, au vu de ce qui s’était déjà joué au moment des GJ à ce propos, que l’armée (active) joue tant le jeu que ça. Et dans le cas où elle ne le jouerait pas : quid de la Police? Oui quid plus simplement d’une pression militaire pour un changement de pouvoir (à droite naturellement)? Questions qui ne sont pas tout à fait « en l’air ». En tout cas le papier est intéressant. Et qui souligne à nouveau ce terme pas anodin de « proxys » mis sur la table à propos de la gauche ces temps-ci par les gouvernants.

      N’hésitez pas à vous abonner à son Substack.

      • #165858 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        Est-ce que c’est ce texte?(question parce que je préfère le lire en ligne si c’est le cas)

        • #165860 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Oui, mais si je l’ai mis en pdf c’est parce que sa lecture complète est payante (j’ai vérifié en me déconnectant, l’article est tronqué en gratuit). Mais en effet si vous n’avez jamais lu un seul post, il semble y avoir une option « réclamer son article gratuit », je ne sais pas si elle marche ni comment

          • #165862 Répondre
            Urdanivia
            Invité

            ok, merci pour le partage du pdf.

            • #165866 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Pas très convaincu par ce texte, qui semble multiplier les connotations à défaut de faits objectifs. Beaucoup de « déclarations », ou confidences, mais pas beaucoup de faits (ce qui devrait etre le boulot d’Endeweld)
              La situation italienne des années 70, c’est des DIZAINES d’attentats, dont certains très meurtriers, orchestrés par le pouvoir pour provoquer un désir d’ordre. Où y a–t-il trace d’une once de début de ça en France?
              Par ailleurs je me méfie des propos de militaires laissant imaginer que l’armée n’excluerait pas d’intervenir. Les militaires ont un imaginaire de militaires, et je ne m’en remettrai pas à eux pour saisir l’état réel de la population française – parce qu’il s’agit de ça, après tout.
              Le pouvoir désigne toujours ses opposants comme des furieux assoiffés de violence. Depuis les cathares jusqu’aux soixante-huitards. Ca fait 40 ans qu’on nous fait le coup de « l’ultra gauche ». Et l »affaire Tarnac c’est 2008

              • #165912 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                C’est en effet davantage un texte de bruit de couloirs, sur ce qui se dit plutôt que sur ce qui se fait, mais comme Endeweld a toujours de bonnes sources et qu’il n’est pas du genre à relayer le premier « ambiançage » venu, ça se note. Comme pour la comparaison avec les années 20-30, je ne pense pas qu’il faille comparer avec la « stratégie de la tension » une fois pleinement déployée. Mais les années 30 sont si présentes, du côté des nazillons européano-américains comme du côté des analystes, que remettre cette autre période sur la table m’a attiré l’œil — il faut dire que je la connais très mal, je la connais « comme tout le monde » mais pas beaucoup plus, jamais lu un livre entier sur la question par exemple.

                (et comme je cherche à me protéger au maximum du contenu audio ou vidéo des gouvernants, leurs têtes et leurs voix — trop de réel à la fois m’écrase —, je préfère toujours passer par leurs transcriptions écrites; il y a ici quelques transcriptions écrites qui m’avaient échappées, et j’ignorais que les tentatives de poursuivre Mélenchon pour rébellion)

                • #165919 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                   » qu’il n’est pas du genre à relayer le premier « ambiançage » venu,  »
                  Oui a priori
                  Puis intervient le Substack game

                  • #166441 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Je suis tombé sur son interview pour son dernier livre d’enquête dans le podcast Youtube de … J-J Bourdin. C’est assez terrible de voir le niveau du cadrage — tout ce qui intéresse Bourdin sur les 35 premières minutes (je vais arrêter là), c’est : les grandes familles. Je ne pensais pas que JJB volait si bas — ça faisait des années que je ne l’avais pas écouté ne serait-ce qu’une seconde.

                    Connaissant bien le Marco (pas personnellement), je sais pourtant qu’il aurait autre chose à dire, mais il sait sans doute aussi que ses enquêtes sur les-coulisses prêtent le flanc à ce genre de monomanies. Une connivence trompeuse s’installe au micro, connivence « promo » compréhensible, mais je trouve qu’il se laisse trop embarquer — plus que nécessaire.

    • #165870 Répondre
      Slop
      Invité

      « En appeler à l’armée contre sa propre population, c’est extrêmement inquiétant »
      Mobiliser l’armée contre sa propre population : la répression s’intensifie pour l’acte II du samedi 24 octobre. Nathalie Tehio, présidente de la ligue des droits de l’Homme dénonce une « politique autoritaire ».
      =
      La Ligue des droits de l’Homme a donc saisit le Comité des droits de l’enfant de l’ONU.
      =

      Oui, parce que la Convention internationale des droits de l’enfant n’est pas respectée. Il y a eu des blessés extrêmement graves. Deux enfants ont eu la main arrachée. Des jeunes filles ont perdu un œil. Il y a une judiciarisation à outrance de simples mobilisations lycéennes. Pour beaucoup des interpellés, il n’y aura pas de poursuites car justement ils n’ont pas commis d’infraction. Reste qu’ils auront passé du temps en garde à vue et en sortent parfois traumatisés. Beaucoup y ont subi des violences, de l’humiliation. On a reçu des tas de témoignages d’insultes racistes, sexistes et homophobes proférées par la police. C’est grave.

    • #165946 Répondre
      Ourson
      Invité

      Retour du second acte : assez calme quand je suis rentré, même si au moment où j’écris il y a de la fumée au loin et un hélico qui tourne.
      –
      Cela dit les boutiquiers s’étaient « préparés » pour l’occasion.
      J’ai reçu dès ce matin un mail de Decathlon qui a fermé toute la journée, les banques et compagnies d’assurance se sont barricadées, j’ai vu une grosse équipe de videurs devant un revendeur de smartphone, pas une seule poubelle dans la rue.
      –
      Decathlon qui ferme un samedi à Toulouse c’est facile 100 à 200 000€ de chiffres d’affaires en moins. Si on extrapole à la France entière, on peut raisonnablement estimer le manque à gagner des commerçants à plusieurs dizaines de millions d’euros, rien qu’aujourd’hui.
      –
      Je rêve sans doute, mais on arrive peut-être à un point où même les manifs « bon enfant » seront prises au sérieux, avec un impact sur le « bon fonctionnement » du commerce citadin.

    • #165963 Répondre
      Ari stippe
      Invité

      800 000 personnes deux semaines de suite, appel à la reconduire samedi prochain, appel à la grève d’une intersyndicale pour le 5 novembre
      Dans ma ville 10 000 personne deux semaines de suite (plus que n’importe quelle manif depuis au moins 10 ans) malgré un arrêté préfectoral délirant interdisant la manif dans la totalité du centre ville, arrêté donc non respecté, avec des boutiques et des panneaux publicitaires barricadés, on aura donc au moins la satisfaction assez jouissive d’avoir forcé le capitalisme marketing à se calfeutrer un samedi
      Mais paraît il qu’il n’y a jamais de mouvement social pendant une année présidentielle, « c’est la regle »

      • #165992 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Une règle est en effet faite pour etre contredite, et c’est tant mieux
        On aura observé, quand même, que tant que dure le mouvement, la présidentielle est comme mise en sourdine. Le rapport d’exclusion ehtrre les deux modalités est donc ratifié. La vraie politique exclut la fausse.
        Ceci étant posé, à quoi a-t-on affaire ici? Quelle est la situation? J’oppose la politique non-située (l’élection) à la politique située. Or je ne vois pas bien la situation dans ce qui se joue en ce moment. Si bien que ces manifs me semblent en fait quelque chose comme un appendice de la présidentielle. En quoi il n’est pas étonnant qu’il y en ait eu une à Orléans.
        Le mouvement lycéen est (était?) adossé à la situation lycéenne. Mais en bloquant les lycéens au lieu de les occuper, en se déportant vers la rue, il a permis que maintes autres « colères » le rejoignent et le diluent. L’abstraient. Du coup nous ne savons plus exactement ce que nous faisons.
        Par ailleurs, toi qui as l’air d’aimer la foire (d’empoigne), je te rappelle que c’est seulement à sa fin qu’on compte les bouses.

        • #166032 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          « Du coup nous ne savons plus exactement ce que nous faisons » : mais n’est-ce pas l’inévitable de tout mouvement de masse? Même les grands événements révolutionnaires bien identifiés (Révolution Française etc…) sont hyper confus et protéiformes, agrégatoires en quelle que sorte — je dis même, on pourrait dire surtout.

          La confusion actuelle vient de la difficulté, vu la situation globale ça se comprend, à faire émerger une proposition positive. Mais même agrégé autour d’une proposition positive simple (ou complexe, genre un « programme », d’État ou non), je ne vois pas comment un mouvement de masse pourrait ne pas être confus — ce serait présupposer les propositions langagières condensées de ralliement, positives ou négatives, comme univoques; mais il n’y a qu’en maths-informatique (surtout dans l’abstraction calculatoire) qu’une telle univocité existe. Ce point me fait penser par la diagonale aux positions de L. Véron sur l’humour, qui semblait beaucoup trop présupposer qu’en matière de politique (je ne parle pas des questions plus analytiques), supprimer l’ironie ou le sous-entendu, en somme expliciter une position, supprimerait de soi-même toute confusion. En politique, la confusion, on ne peut que la minimiser. Je suis bien d’accord qu’actuellement on est loin d’un hypothétique minimum, et ce d’autant que la contestation actuelle se dirige de plus en plus vers le pouvoir d’État. Je ne vois pas comment une contestations du pouvoir d’État, cette grande échelle par excellence, pourrait ne pas être confuse — et pourtant je ne rejette pas la chute du pouvoir monarchique absolu de droit divin du XVIIIè, etc… Le pouvoir d’État est bien cette abstraction concrète à laquelle se heurte à la « vraie politique », d’où le fait qu’il devienne une cible, d’où confusion par agrégation, et paf on retombe dans le cercle.

          • #166033 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            J’intuite que c’est le caractère même « de masse » de la « vraie politique » qui te paraît relever de l’antinomie (si par « de masse » on entend : qui au sein d’un État se porte à l’échelle de l’État; si on entendait quelque chose de plus large, il faudrait exclure l’internationalisme, par exemple, de la « vraie politique »)

            • #166044 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              « je ne vois pas bien la situation dans ce qui se joue en ce moment… Mais en bloquant les lycéens au lieu de les occuper, en se déportant vers la rue, il a permis que maintes autres « colères » le rejoignent et le diluent. L’abstraient. Du coup nous ne savons plus exactement ce que nous faisons.  »
              Je ferais remarquer que dans l’avènement gilets jaunes, les revendications du début ont ensuite été dissoutes dans l’actualisation du mouvement.
              On pense à Heraclite, le feu, le mouvement, la durée.
              Que les revendications lycéennes aient été absorbées, on pourrait dire tant mieux.
              Pour autant, nous avons l’expérience historiquement récente du mouvement gilet jaune et son essoufflement, et sa récupération…
              En cela, ce ne sont certainement pas les revendications claires, précises, idéologiques, comme beaucoup le souhaitaient qui faisaient la force de ce mouvement. C’est tout le contraire. C’est justement l’absence de revendications claires, précises, idéologiques qui a fait de ce mouvement toute sa pertinence. Ce qui a manqué, c’est qu’elle enfle. Qu’elle se propage par capillarité aux pays voisins.
              Qu’en Italie les choses s’embrassent un peu est plutôt bon signe.
              L’idéologie n’est jamais à la mesure de la globalisation du monde.

            • #166045 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              IGY : tu as parfaitement raison. Tout mouvement est confus, et il faut savoir consentir à sa confusion – qui est aussi sans doute un attribut de sa vitalité.
              Mais disons qu’entre savoir exactement ce que nous faisons (ce qui serait presque inquiétant), et ne pas savoir du tout ce qu’on fout là, il y aurait un espace, celui d’une multiplicité confuse équipée d’une ou deux boussoles. Par exemple il me semble que la suppression de Parcoursup est un enjeu simple, clair, fort, unanime, et susceptible de tirer de belles pelotes (car tout le capitalisme s’y trouve)

              • #166047 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Supprimer Parcoursup.
                Comme ça on retrouvera des lycéens contents d’aller à l’école. Chouette !!!
                Le super pauvre mec est aussi celui qui se contredit chaque jour.

              • #166050 Répondre
                brisemenu
                Invité

                Au fond , les Bronzés avaient déjà tout compris depuis des décennies : sur un malentendu , ça peut marcher.

                • #166062 Répondre
                  Gérard Manfroy
                  Invité

                  Je suis sûr que même toi tu ne rigoles même pas de cette blague.
                  D’ailleurs, au fond : qui rigole de cette blague ?

              • #166102 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                François : « il me semble que la suppression de Parcoursup est un enjeu simple » : j’ai en effet pu constater que des gens bien plus jeunes que moi et qui ont connu Parcoursup n’ont aucune idée de la différence avec le système d’avant (manque de connaissance qui leur permet de pontifier sur un mouvement de « pleureuses », « de toute façon quand on bosse y’a pas de problème » et autres trucs drôles).

                Néanmoins Parcoursup ça met pas 1M de personnes dans la rue bien sûr, et avec des macroniens chevronnés tu te retrouverais vite gros-Jean comme devant avec une annonce de fausse suppression (en fait un quasi rebranding), faite pour couper l’herbe sous le pied. Ça me fait penser à la situation semi-fictive d’un mouvement anti-violence policière qui aurait visé l’abolition de la grenade GLI-F4, grenade qui a de fait été stoppée… au profit d’une GM2L sans TNT mais… beaucoup plus puissante (et mieux exportable à l’étranger car plus stable, comme, je m’en souviens tant ça m’avait marqué, l’admettait un général de Gendarmerie sur un site public ainsi que le fabricant).

        • #166095 Répondre
          Ourson
          Invité

          François, je te réponds avec tout mon respect : je pense que vous autres – personnalités, intellectuels et médias de gauche – avez votre rôle à jouer ici, pour rendre le mouvement moins abstrait. Si vous ne le faites pas, LFI en sera le seul « porte-parole ».
          –
          En tant que particule de cette masse un peu brouillonne, j’adorerais qu’on se structure, qu’on pousse de « vraies » revendications. Le fait est qu’à échelle individuelle, on est limités aux petites blagues qu’on gribouille sur des pancartes ou des bennes.
          C’est un mouvement grand public sans collectif derrière, avec qui démarrent leur « politisation ».
          Certains essaient de distribuer des petits papiers pour s’organiser en marge du cortège, mais c’est pas la vibe, et bon courage pour distribuer 800 000 journaux/flyers.
          –
          J’entends l’idée de laisser le mouvement se faire, d’éviter la culture du petit chef, mais je vois pas comment une auto-organisation pourrait émerger sans quelques piliers pour structurer le truc, en apportant un peu de bagage théorique et de visibilité (je pense notamment à la Zawa, à Norman, à PDH, etc. qui seraient légitime à guider le mouvement plus que de le suivre).
          Je reviens sur la discussion qu’on a eu avec I.G.Y : pour l’instant c’est du feeling, et c’est très bien, mais ce serait peut-être pas mal d’aller au-delà.

          • #166096 Répondre
            Ourson
            Invité

            avec beaucoup de participants qui démarrent leur « politisation ». *

            • #166100 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              « mais je vois pas comment une auto-organisation pourrait émerger sans quelques piliers pour structurer le truc »
              Oui, si tu veux, mais ces piliers doivent émerger du mouvement lui même
              et si le mouvement n’a pas ça en son sein, alors il ne mérite pas de durer
              en tout cas hors de question que des extérieurs, fussent-ils d’éminentes pointures de la pensée, débarquent pour GUIDER (tu as bien écrit guider?) le mouvement

              • #166215 Répondre
                Ourson
                Invité

                Le mot est pas très insoumis (sens non-LFI) c’est vrai, mais je suis conscient de mes/nos propres limites : il faut se mettre à notre place de manifestant moyen, isolé, qui travaille 35-45 heures par semaine, ne connaît pas bien l’histoire des luttes sociales, persuadé que LFI est le goal absolu.
                Quand les activiste « basés » et révolutionnaires nous tendent des petits papiers intitulés « Comment organiser la révolution », on les regarde comme des extraterrestres
                –
                Donc oui en tant que manifestant moyen et seul dans mon coin j’aimerais être guidé, j’adorerais que Lordon Bégaudeau et Friot organisent des colloques pour théoriser le passage au niveau supérieur, que des actions soient lancées par PDH et la Zawa pour organiser l’après-manif. Vous ne feriez pas que débarquer, vous jouez déjà un rôle important dans la politisation des gens (vers la gauche), on aura toujours une marge de manoeuvre à notre échelle
                –
                Je suis peut-être mauvaise langue : il y a déjà des groupes Signal qui tournent, je vais m’inscrire à l’un d’entre eux on va voir ce que ça donne, peut-être que ça me donnera tort (je l’espère)

        • #166127 Répondre
          Ari stippe
          Invité

          Étant économe de l’énergie des autres, non je ne suis pas particulièrement un amoureux de la foire d’empoigne, j’observe simplement que ma violence du 17 a permis dans certaine ville une micro inversion du rapport de force symbolique avec un capitalisme obligé de se calfeutrer devant des manifestants pourtant dûment interdit par monsieur le préfet
          Je partage avec toi un désintérêt pour le grand guignol électoraliste de la présidentielle qui abetit tout le monde mais force est de constater que ça permet de forcer un minimum des gens à réfléchir à deux trois idées concrètes en passant, ce qui peut conduire à de protestations degenerant en mouvement social
          Aujourd’hui personne ne peut dire comment va évoluer le mouvement, si les médias vont sortir magiquement une revendication identifiable facilement comme un slogan, tel le fameux ric en son temps, si d’autres revendications concrètes et puissantes vont en sortir, si le gouvernement va acheter la paix sociale avec le SMIC ou si au contraire les appels à la grève vont fonctionner et forcer les choses de manière plus profonde et plus incontrôlable
          En tout cas malgré les 15 millions gens votant rn,la période n’est pas totalement déprimante pour un gauchiste et ça et là des initiatives d auto gestion commencent à apparaître (timidement mais qui sait)
          Quant à la question des bouses, nous savons bien que ça fait parti de la mélancolie du gauchiste de ne pas avoir grand chose à compter de la foire malheureusement, les quelques réussites symboliques classent déjà ces manifestations comme un moment positif de l’histoire social pour moi, c’est déjà ça, il deviendra ce qu’il deviendra par ailleurs

          • #166128 Répondre
            Ari stippe
            Invité

            *j’observe simplement que la violence du 17

            *Ça fait parti de la mélancolie du gauchiste ne pas avoir beaucoup de bouses à compter à la fin de la foire

            • #166136 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              « non je ne suis pas particulièrement un amoureux de la foire d’empoigne, j’observe simplement que ma violence du 17  »
              Non, tu n’observes pas simplement. Toi qui ne postes jamais ici, ou très rarement peut-être, tu conclus ton unique post d’un phrase clairement adressée à moi en forme de nananère. Je m’en fous, mais ne dis pas que tu ne fais pas ce que tu fais
              Pour le reste, d’accord avec toi, sur les bouses et sur tout le reste. Tout mouvement a du bon, quels que soient ses débouchés. Je l’ai dit dans un entretien récent : en ce moment des gens se parlent, s’éduquent mutuellement, intensifient leur vie et leur pensée. Ca me va.
              Reste que c’est bien à la fin du mouvement, qui en aura une, qu’on verra s’il n’a pas été ce que je crains qu’il soit : un appendice street de la campagne présidentielle (par son caractère non-situé). Ce qui referait droit à la « règle ».

              • #166230 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Quand la puanteur des évidences s’invite dans les interstices des discours de gauche.
                La récupération a toujours lieu.
                Il n’y aura pas d’autres possibilité que d’aller au bout. Et la petite rationalité de gauche l’en empêchera… comme d’habitude. Que les casseurs et les pilleurs soient des sujets révolutionnaires, ou plutôt crypto-révolutionnaire ne me dérange pas. Que les casseurs viennent des cités ou d’ailleurs, qu’ils soient noirs ou blancs, Black-Blocks compris, tant mieux. La sacro-sainte conscience révolutionnaire ne viendra qu’après. Après avoir fait taboula rasa de toute cette Merde.
                Que des casseurs-pilleurs, pour certains, soient eux-mêmes des forces de l’ordre pour créer le désordre et justifier le rétablissement de l’ordre, ne change rien à l’affaire. On a toujours vu ça. Moi-même lors des manifs contre la loi Devaquet, en pleine nuit très tard je les ai vu, de mes yeux, ces casseurs, rire à gorge déployée avec les CRS. Ça a toujours été comme ça. Pauvre Usul, son dernier rhinocéros de merde ne nous apprend rien. Quand on voit des pauvres mecs comme Ourson, déjà complètement récupéré par la rationalité bourgeoise (pléonasme), qui demande aux intellectuels de gauche de les guider de leurs lumières, j’ai envie de lui répondre : bande plus et pense moins, et casse ducon, casse tout ce que tu peux, c’est après et après seulement que viendront les grandes décisions.

      • #165994 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        Quelle ville?

    • #166034 Répondre
      Greenwashing
      Invité


      .
      J’ai bien envie de revoir la vidéo de l’autre car je suis prêt à parier qu’une fois de plus il est question de faire porter tes propres tares à ton contradicteur. Parce que j’ai trouvé la réponse à ma question de l’autre jour en fait, on a le droit de critiquer ce que tu racontes en public à la condition que la critique soit positive. Si la critique négative par contre tout est différent, là tu te fous en PLS et tu chouines parce que l’autre n’a même pas lu ton livre alors que tous ceux qui l’ont lu l’ont trouvé génial. Et putain, t’aurais 20 ans je me dirais que c’est dans l’ordre des choses mais à ton âge c’est vraiment la honte de te voir jouer ce genre de numéro. Sans rire, respecte toi un peu et fait l’effort de te comporter comme le type solide pour lequel tu te prends. Au moins une fois de temps en temps, que je puisse avoir un truc sympa à dire.

      • #166039 Répondre
        Palourde
        Invité

        T’écris vraiment comme un schizo, tout le temps pareil, les mêmes formules, comme si chaque phrase était une voix dans ta tête, c’est trop bizarre

        • #166049 Répondre
          Greenwashing
          Invité

          Palourde: Tu veux bien développer? Ca a l’air passionnant.

      • #166053 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Rire. Le seul truc pour lequel monsieur Bégaudeau croit passer à la postérité est un truc que j’ignorais complètement et dont , à mon avis , tout le monde se fout (cf : « le seul mec au monde [au mooooooonde , sic , rire] à avoir essuyé une tempête de merde fascite puis gauchiste »). Peut-être quelque chose qui l’a marqué , on ne doutera pas de sa sincérité , mais alors pour la postérité , désolé , c’est du grand n’importe quoi. Allo , nan mais allo , quoi ! Ici Houston : répondez ! Merci pour cette bonne tranche de rire.
        Pourquoi cet acharnement de fausse modestie ? Bien évidemment l’unique production susceptible de passer à la postérité c’est le la palme d’or et rien d’autre. Le reste : tout le monde s’en branle , même l’agrèg’.
        Sinon , il y a toujours la possibilité de mourir en martyr du fascisme , il n’est pas trop tard , c’est un excellent créneau pour passer à la postérité. Martyr du fascisme , rire , c’est vrai que ça a d’la gueule ! Allez , on se calme , on respire profondément . Vous inquiétez pas : vous la toucherez votre retraite payée par les bougnoules qu’on a fait venir pour payer nos retraites.

      • #166056 Répondre
        Gérard Manfroy
        Invité

        J’ai fini le bouquin cette semaine et je l’ai trouvé assez génial oui.

    • #166101 Répondre
      MA
      Invité

      Bonne interview de JLM . Revient sur la période Mitterrand de 1983 à 40′ https://www.youtube.com/watch?v=5qS3PZkpC64.Lenglet l’écoute et le laisse s’exprimer.

      • #166113 Répondre
        Blaise
        Invité

        JL Melenchon prétend échapper, comme tout insoumis, à l’accusation d’antisémitisme au motif qu’il n’a jamais été condamné pour cela.
        Mais il n’exige aucune condamnation judiciaire avant de qualifier BFMTV de « raciste ». Pourquoi faudrait-il un jugement pour le dire antisémite, alors qu’il suffit de sa parole pour dire les autres racistes ?
        Et puis quand Mélenchon est accusé d’antisémitisme, il exige des preuves (sans examiner celles qu’on lui fournit). Mais quand il accuse BFMTV de racisme, il ne produit ni citation précise, ni auteur identifié, ni fait vérifiable. Pour se défendre, il réclame un tribunal. Pour accuser, il lui suffit d’une caméra.

        • #166137 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Ben dis donc c’est passionnant ce que tu nous dis là, Blaise. On dirait du Charles Consigny

      • #166210 Répondre
        brisemenu
        Invité

        Effectivement : excellent entretien de Mélenchon.
        Surtout le début . Lorsqu’il évoque les deux signes de la civilisation : les impôts et le bon vin . « Parce que les impôts c’est donner de l’argent à quelqu’un qui vous dit que c’est pour votre bien et le vin parce que pour qu’il y ait du vin il faut pas la guerre et les pillages ».
        Donc , si je synthétise correctement la pensée du camarade Jean-Luc en mettant en évidence la relation entre ces deux éléments : l’Etat est là pour assurer la paix intérieure et extérieure , et les organes opératifs dont il s’est doté sont : l’armée , la police , la justice. En fait , si j’ai bien tout compris , le camarade Jean-Luc est un gros droitard de base qui pense que la mission première de l’Etat est la sécurité déclinée dans ses fonctions régaliennes.
        On applaudit. On en attendait pas tant.
        Il n’a plus qu’à faire le reste du chemin pour aller au bout du raisonnement et l’adapter au contexte actuel : un Etat qui fait venir des populations étrangères sans un accord large et explicite des habitants se rend coupable de haute trahison et perd par conséquent toute légitimité. L’Etat légal n’est alors plus l’Etat légitime , l’Etat retourne alors en gestation dans le peuple , seule source de sa légitimité. Et le renversement des traîtres devient alors le plus impérieux des devoirs des citoyens.
        Merci encore , Jean-Luc , pour cet éclairage des masses plus trop laborieuses.

        • #166229 Répondre
          Gérard Manfroy
          Invité

          • #166244 Répondre
            brisemenu
            Invité

            Ca fait bizarre un truc franchouillard avec des nègres , vous trouvez pas ?

            • #166245 Répondre
              Gérard Manfroy
              Invité

              J’en dis qu’une merde qui se glorifie d’être locale reste une merde.

    • #166107 Répondre
      Urdanivia
      Invité
    • #166173 Répondre
      Je suis une vitrine
      Invité

      Superbe Ajari

      • #166211 Répondre
        Maximus
        Invité

        C’est à cause de sa calvitie qu’il a autant la rage ce débile d’Ajari ?
        Ou à force de s’enfiler des bière devant twitch tel Homer Simpson

        La question doit être posé

        • #166216 Répondre
          Ourson
          Invité

          Sur Twitch c’est plutôt des Monster et des Kong Drink qu’il s’enfile

          • #166323 Répondre
            Greenwashing
            Invité

            Dans tous les cas c’est une catastrophe.

            • #166331 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Le fait qu’I.G.Y accorde du crédit à cet individu en dit long sur le sérieux de ce forum

              • #166612 Répondre
                Graindorge
                Invité

                « Le fait qu’I.G.Y accorde du crédit à cet individu en dit long sur le sérieux de ce forum »
                Usurpation de pseudo

    • #166190 Répondre
      Slop
      Invité
    • #166268 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #166272 Répondre
      Billie
      Invité

      C’est le côté gilet jaune qui rend ici Dupieux, pour la première fois, antipathique. Jusque là j’étais énervé contre ses défenseurs, mais dans Yannick on commence à sentir soit le cynique qui a vu un coup à jouer, soit le Consigny-like qui trouve chic de défendre Trump en société pour s’autoconvaincre que lui est proche des vrais gens monsieur. Ce sociotype n’est pas si rare que ça dans les réalisateurs de fiction française, on en croise.

    • #166320 Répondre
      Slop
      Invité

      LES LIAISONS DANGEREUSES

    • #166332 Répondre
      Slop
      Invité
    • #166403 Répondre
      Clothilde
      Invité

      Sorti il y a 4 jours :

      • #166405 Répondre
        Clothilde
        Invité

        Que cherche le service public en faisant cela ? Des hypothèses ?

        • #166407 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Pourrir ce forum.

          • #166412 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Clothilde,
            C’est ce qu’on appelle une boule puante. Contre Bégaudeau et pas du tout contre le forum, dont personne n’a rien à foutre.
            Cet extrait de C à vous, est ressorti au moment où il y a eu un consensus général pour condamner le cassage pillage en marge des manifs lycéennes.
            Or que voit-on dans cet extrait? On entend Bégaudeau dire d’une manif contre les black blocks, que ces manifestants ont un réflexe bourgeois. Tout ça date des gilets jaunes mais la situation avec les casseurs fait analogie. Par conséquent, ça sous-entend que Bégaudeau en ce temps, soutenait davantage les casseurs et autres blackblocks que les manifs contre ces mêmes blackblocks. Par extension que Bégaudeau soutient la casse et les pillages.
            Moi je retiens 2 choses de tout ça.
            1) c’est une boule puante contre Bégaudeau.
            2) Bégaudeau a bien changé depuis cette époque. Plus il perd son côté précieux qu’il avait encore dans l’extrait, plus il se conforme à la doxa.
            Aujourd’hui Bégaudeau condamnerait les blackblocks, purement et simplement.

      • #166408 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        0 idée dessus. Mais ça me rappelle quand FB dit « nous ne somme pas libres » au sens du « libre arbitre » que je dois lire ce papier(en anglais, …partagé pour ceux-celles intéressés)

        Cliquer pour accéder à gilboa_free_will_2025.pdf

        • #166418 Répondre
          Clothilde
          Invité

          On aimerait l’avis de l’interessé en tout cas.

          • #166421 Répondre
            Urdanivia
            Invité

            En attendant, il me semble que la vidéo en question était déjà sur YouTube et proposée souvent si on en avait regardé d’autres avec interventions de FB. Elle apparaissait mettant en avant “l’humiliation” subie par P Cohen vers la fin .

            • #166424 Répondre
              Clothilde
              Invité

              Non elle a été ajoutée il y a 4 jours, c’est vérifiable sous la vidéo

              • #166426 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                « elle a été ajoutée il y a 4 jours »
                Bah oui.
                Ça s’appelle avoir raison avec Belkekett…

      • #166449 Répondre
        Tatanka
        Invité

        « Quand devant un désordre, je m’inquiète plutôt du bordel que ça peut procurer plutôt que de la déstabilisation que ça pourrait procurer à la société, je suis un bourgeois. »

        Un vrai charabia. « Un désordre procure du bordel [sic] » ou « de la déstabilisation à la société [sic] ». Qui désire savoir si une femme de ménage figure au nombre des bourgeoises sera avisé d’user du théorème ci-devant. Quelle est cette inquiétude, Mme Jacqueline ? Le bordel ou l’instabilité qui vient ? Le bordel… voilà, une femme de ménage devenue bourgeoise. Dites merci, Mme Jacqueline. Monsieur Bégaudeau et sa magie, ce n’est pas rien. Jésus multipliait les pains. François, en une phrase, vous fait grimper dans la hiérarchie du privilège d’argent.

        • #166530 Répondre
          Quentin
          Invité

          Mais il parle de mouvement, de réaction bourgeoise.
          Tu peux ne pas être bourgeois mais en avoir les mêmes reflexes. D’ailleurs c’est ce qui explique que beaucoup ne se révolte pas, entre autre

          • #166578 Répondre
            Tatanka
            Invité

            « Tu peux ne pas être bourgeois mais en [sic] avoir les mêmes reflexes. »

            Je m’en tiens à ce qui est dit ou écrit.

            La phrase de Bégaudeau ne parle pas de « réflexes », mais de l’être bourgeois. « Quand [je choisis A plutôt que B], je suis bourgeois ». Il est vrai qu’à concevoir confusément, on s’exprime rarement avec clarté.

            Son sophisme est un faux syllogisme. « Tous les bourgeois choisissent A, admettons. Paul choisit A, donc Paul est bourgeois. » Un élève de cinquième comprend que c’est faux, puisque Paul peut choisir A sans être bourgeois. Un élève de quatrième d’ajouter : on en observe d’ailleurs beaucoup de Paul dans la réalité, hors de l’imaginaire de Bégaudeau.

            Par ailleurs, quand vous affirmez que l’on peut faire le choix A (se navrer du désordre plutôt que s’en réjouir) sans « être bourgeois », vous n’apportez pas de l’eau à son moulin, vous détruisez un moulin déjà tombé en ruine. Vous vous tirez un missile dans le pied sans éprouver la moindre douleur. Qui a chloroformé vos facultés critiques ?

            Enfin, je vous laisse développer votre notion de « réflexe bourgeois » qu’on aurait ou pas chopé, virus qui contaminerait femme de ménage, banquier, éditorialiste, prostitué, et j’en passe, indifférent aux conditions matérielles et sociales de ses victimes. Mais on sait déjà. C’est du mépris de classe classique, si je puis dire, auquel sans surprise vous aboutissez : « c’est ce qui explique que beaucoup ne se révolte pas [sic] ».

            Votre deus ex machina loin de dénouer l’ineptie vous étrangle plus fortement encore.
            C’est donc à raison que je destine l’ineptie de Bégaudeau, explicitée ci-devant, à la poubelle. Nul n’est tenu à la sottise.

            • #166580 Répondre
              Tony
              Invité

              François est beaucoup plus subtil que toi,si on comprend que la femme de ménage a intériorisé sa domination on comprend qu’elle en vienne à défendre l’ordre bourgeois,certes ça ne fait pas d’elle une bourgeoise,sa condition matérielle d’existence reste celle d’une prolétaire,mais comme elle n’a pas politisé sa condition elle se range du côté de ceux qui la dominent,elle a naturalisé sa condition.

              • #166602 Répondre
                Tatanka
                Invité

                « François est beaucoup plus subtil que toi, »

                Dans votre imaginaire, je n’en doute pas. La subtilité ? Mais, on n’en trouvera pas une once, dans la réalité de son énonciation ni dans l’énoncé concret que j’ai retranscrit. Bégaudeau : « Quand devant un désordre, je m’inquiète plutôt du bordel que ça peut procurer plutôt que de la déstabilisation que ça pourrait procurer à la société, je suis un bourgeois ».

                Je m’en tiens à ce qui est dit ou écrit. Ce charabia de Bégaudeau est inepte. Outre la syntaxe pesante, l’autocensure du mot « se réjouir » rend la phrase quasi inintelligible. N’étant pas une « IA », je peux la corriger : « si le désordre qu’occasionne une manifestation m’inquiète davantage que me réjouit le potentiel révolutionnaire qu’elle porte, je suis un bourgeois. » Charabia nettoyé, reste l’ineptie : une femme de ménage n’est pas une bourgeoise, eu égard à la définition de la bourgeoisie. Et une femme de ménage peut s’inquiéter du désordre. Bégaudeau raconte donc n’importe quoi. Pour la subtilité, on repassera.

                Avez-vous un argument susceptible de réfuter mon raisonnement ? Manifestement : non.

                « si on comprend que la femme de ménage a intériorisé sa domination on comprend qu’elle en vienne à défendre l’ordre bourgeois, certes ça ne fait pas d’elle une bourgeoise, sa condition matérielle d’existence reste celle d’une prolétaire, mais comme elle n’a pas politisé sa condition elle se range du côté de ceux qui la dominent, elle a naturalisé sa condition. »

                Bravo ! Une femme de ménage n’est pas une bourgeoise et elle peut s’inquiéter du désordre. Pour le reste, c’est hors sujet : la question n’est pas celle des motifs d’inquiétude que peut avoir une femme de ménage devant le désordre qu’occasionne une manifestation. La question est de savoir si la phrase de Bégaudeau est bien un charabia inepte ou non.

                Et sur cette question, je prends acte que, jusqu’ici, j’ai raison sans contredit.

                • #166603 Répondre
                  Tony
                  Invité

                  Ok on a compris que t’es venu ici pour faire chier,ce que tu ne comprends pas c’est que le travail d’un intellectuel de gauche est de soutenir un mouvement social avec les moyens dont il dispose,ici une invitation dans un grand média, pour stimuler une conscience de classe ou a minima faire que l’on s’interroge sur sa position sociale et les réflexes que l’on peut avoir et se demander ainsi d’où ils viennent.

                  • #166604 Répondre
                    Urdanivia
                    Invité

                    « tu ne comprends pas c’est que le travail d’un intellectuel de gauche  » pas d’accord Tony,

                    –> tu peux être un intellectuel avec une réflexion qu’on pourrait qualifier à gauche sans devoir soutenir qq ce soit(outre que par un travail purement intellectuel), c.à.d., sans être un intellectuel engagé, à moins que dans ce cas on te considère comme n’étant pas de gauche?

                    –> concernant les propos de la vidéo(notamment l’exemple de la femme de ménage) je suis de l’avis de Tatanka et vois l’intervention de FB comme un exercice essentiellement réthorique, lequel comme tu dis permet d’introduire un autre type de discours dans ce type de média.

                    Par ailleurs, j’ai toujours du mal(pour ne pas dire que je suis réticent) à utiliser ce type d’argumentation basée sur une « intériorisation » inobservable(ex. domination) qu’on infère à partir d’un comportement observable(inquiétude face au désordre)…

                    • #166606 Répondre
                      Tony
                      Invité

                      Tu ne trouverais pas bizarre qu’un intellectuel invité par un grand média et connu pour son appartenance à la gauche radicale ne soutienne pas un mouvement social alors qu’on lui demande son avis?
                      Par ailleurs ce qui n’est pas observable relève de la sociopsychologie,ce que l’on observe chez quelqu’un ne tombe pas du ciel, si on a conscience du rapport de force social on ne tire pas les mêmes conclusions que quelqu’un qui ne l’a pas conscientisé.

                      • #166611 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        Mais on peut tout à fait adhérer à un système tout en en étant pas bénéficiaire.
                        Pour le coup , l’analyse bégaldienne n’est pas inepte , simplement elle sort du canon de la classification économique. Il y aurait en superstructure une psychologie bourgeoise complètement dissociée des conditions d’existence des individus. La psychologie bourgeoise serait le signe de l’égoïsme : prétendre à une part supérieure à sa contribution dans la société. C’est très exactement pour cela que la femme de ménage joue au Loto : gagner le gros lot et enfin vivre au dépend des autres. La seule différence avec un entrepreneur , c’est qu’elle espère un coup de bol , alors que le premier met en oeuvre une stratégie. La reproduction sociale fera le reste , avec des évolutions aux marges , d’ailleurs pas négligeables , dans un sens ou dans un autre.

                  • #166622 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Ça nous fait tout de même Tony un petit travail pratique après la lecture de «  l’art d’avoir toujours raison quand on a tort « 
                    – referenciel : une video et pas un bouquin
                    Déjà je pense qu’on peut valider le stratagème 1
                    : évite le réel
                    – ensuite je mettrais 5 points en stratagème 5 : joue le mot contre la phrase «  on ne neutralise jamais mieux un interlocuteur qu’en s’arrêtant sur un mot de sa démonstration « en l’occurrence « suis » et son pouvoir transcendant qu’on connaît bien ( j’utilise moi même ici la version automne / hiver de ce stratagème associé à une petite touche du stratagème 12 : donne dans la poilade)
                    – une note de 4 en stratagème 16 : tisse de faux rapports , en l’espèce prouvons que FB n’a pas démontré qu’une femme de ménage est une bourgeoise
                    – une mention honorable en stratagème 2: noie le poisson
                    Vraiment on devrait en faire un bingo
                    Je ne les ai pas tous , peut etre en ai je oublié

                    • #166623 Répondre
                      Urdanivia
                      Invité

                      Je garde “quand on a tort”(phrase illogique “avoir raison quand on a tort”, sauf si on la prend avec humour)

                      • #166624 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        tout à fait d’accord avec Claire
                        j’ajouterais : réfère toi aux éléments les plus faibles du camp adverse
                        ainsi, si tu veux contrecarrer l’analyse de la bourgeoisie de Bégaudeau, ne te réfère surtout pas au livre de 200 pages qu’il a écrits sur le sujet, mais à une phrase de plateau télé
                        vaincs sans péril
                        bois toute honte

                      • #166629 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Exact – la vigilance d’un livre / un format plateau tv- lâcheté caractérisée

                      • #166630 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        mais le complexe d’infériorité de Tatanka, son émouvant aveu de faiblesse, ne doit susciter chez nous que compassion

                      • #166934 Répondre
                        Tatanka
                        Invité

                        *1*
                        François Bégaudeau : « tout à fait d’accord avec Claire »
                        —
                        Si l’on réfléchit un peu, on évitera de partager l’opinion erronée de Claire. Avant de se grimer en pourchasseur de « stratagèmes » fardant le tort de raison d’apparat, elle a oublié de montrer mon tort et mon refus de l’admettre. Préalables essentiels. C’est ballot !
                        *2*
                        François Bégaudeau : « j’ajouterais : […] ».
                        —
                        Un petit effort d’esprit critique prémunit de la surenchère.
                        *3*
                        François Bégaudeau : « si tu veux contrecarrer [sic] l’analyse de la bourgeoisie […] »
                        —
                        S’en tenir à l’argument empêche de perdre de vue le but réel derrière les brumes de buts imaginaires. Je n’ai pas cherché à « contrecarrer » quoi que ce soit. J’ai plutôt montré que votre phrase amphigourique dissimule un faux syllogisme. Cette mise au jour ne nécessite nullement de relire à la recherche du temps perdu ni de perdre son temps à lire vos 200 pages.
                        *4*
                        Rappelons votre phrase : « Quand devant un désordre, je m’inquiète plutôt du bordel que ça peut procurer plutôt que de la déstabilisation que ça pourrait procurer à la société, je suis un bourgeois ».
                        *5*
                        François Bégaudeau : une « phrase de plateau télé »
                        —
                        Une connaissance élémentaire de la logique permet d’écarter ce genre de fourvoiement.
                        Votre phrase amphigourique dissimule un faux syllogisme. C’est vrai, quel que soit le lieu où elle a été énoncée : sur un plateau télé, dans un livre ou au sommet de l’Everest.
                        *6*
                        Claire N : « Exact – la vigilance d’un livre / un format plateau tv- lâcheté caractérisée »
                        —
                        En langue française, que dites-vous au juste ?
                        *7*
                        François Bégaudeau : « mais le complexe d’infériorité de Tatanka, son émouvant aveu de faiblesse, ne doit susciter chez nous que compassion »
                        —
                        L’exercice de la raison critique nous dispense de ce genre d’égarement.
                        La vérité de l’argument selon lequel votre phrase amphigourique dissimule un faux syllogisme ne dépend pas des tares que votre imaginaire à bout de souffle peut me prêter.
                        *8*
                        La suite de l’émission nous réserve-t-elle d’autres sottises ? Qui vivra verra.

                    • #166669 Répondre
                      Tatanka
                      Invité

                      « Ça nous fait tout de même Tony un petit travail pratique après la lecture de “l’art d’avoir toujours raison quand on a tort” »

                      Quand on a tort… encore un effort pour apprendre à lire.

                      Entreprendre d’expliciter les « stratagèmes » dont userait une personne pour faire croire qu’elle a raison alors qu’elle a tort implique de commencer par montrer que ladite personne a effectivement tort, sinon vous vous ridiculisez en manifestant votre autorité autoritaire, c’est-à-dire votre sotte incompétence. Il semble que vous avez oublié cette étape.

                      Avez-vous un argument pour réfuter mon raisonnement au terme duquel on ne peut que conclure ainsi : la phrase de Bégaudeau est un charabia inepte ? Je veux bien le lire et examiner sa validité et admettre mon tort. Toujours pas ? Comment expliquer votre impuissance argumentative ?

                      En attendant, je déguste cette somptueuse sottise dont vous nous gratifiez en style bureaucratique qui envoie les pas-dans-le-bon-formulaire au camp :
                      « – referenciel : une video et pas un bouquin
                      Déjà je pense qu’on peut valider le stratagème 1
                      : évite le réel
                      »

                      Vous avez raison. François Bégaudeau n’est pas une personne réelle ayant énoncé réellement une phrase réelle dans une émission TV qui a réellement eu lieu et qui a été réellement captée dans la vidéo réelle ci-dessus. La réalité est en extase : elle nous a révélé sa prophétesse. Déni de réel, quand il vous tient idolâtres !

                  • #166659 Répondre
                    Tatanka
                    Invité

                    « Ok on a compris que t’es venu ici pour faire chier, »

                    Non, en aucune façon. Vous n’avez pas du tout « compris » et vous divaguez à vide : aucun de mes commentaires ne permet d’étayer votre procès d’intention. Je suis venu sur ce forum par hasard et sans nécessité. Si j’y interviens, c’est qu’une sottise me paraît intéressante. Pour la débusquer, j’explicite en quoi elle consiste et j’expose le raisonnement idoine à qui voudra porter la contradiction. Avec la plus grande clarté pour en faciliter la réfutation.

                    Force est de constater que, jusqu’ici, vous n’avez apporté aucun argument valide susceptible de réfuter mon raisonnement. Il est donc vrai que c’est un charabia et une ineptie, cette phrase énoncée par Bégaudeau dans la vidéo ci-dessus : « Quand devant un désordre, je m’inquiète plutôt du bordel que ça peut procurer plutôt que de la déstabilisation que ça pourrait procurer à la société, je suis un bourgeois ».

                    Que cette vérité et sa mise au jour vous chagrinent, cela me concerne fort peu.

                    « ce que tu ne comprends pas c’est que le travail d’un intellectuel de gauche est de soutenir un mouvement social avec les moyens dont il dispose, »

                    Pour pouvoir affirmer, sans vous ridiculiser, que je comprends ou non votre doctrine, il aurait fallu me l’exposer préalablement à votre affirmation. Or, ce n’est pas le cas. Que vous mettiez la charrue avant les bœufs, et que vous vous complaisiez à faire du surplace, en quoi cela me concerne-t-il ? Mais admettons : je ne comprends rien à rien. Il reste que la question n’est pas de savoir si le rôle de l’intellectuel est de soutenir ou non tel ou tel mouvement social. C’est un autre sujet. Hors sujet. Encore de la diversion. La question est de savoir si la phrase de Bégaudeau dont il est question est un charabia inepte ou non. Avez-vous ou non des arguments valides à m’opposer ? Toujours pas ?

                    « ici une invitation dans un grand média, pour stimuler une conscience de classe ou a minima faire que l’on s’interroge sur sa position sociale et les réflexes que l’on peut avoir et se demander ainsi d’où ils viennent. »

                    Sans rire ? Vous y croyez vraiment à votre conte de fées ? Voilà encore un nouveau sujet. Hors sujet. Quel était le but de Bégaudeau : vendre son bouquin ou « stimuler » la conscience de classe des prolétaires qui ne regardent jamais cette émission ?

                    Ce n’est pas la question.

                    En tout cas, son charabia inepte m’a bien « stimulé », moi, prolétaire. Beaucoup plus tard. Vive les femmes de ménage auxquelles les cinq bourgeois de ce plateau télé n’ont jamais songé, même pas une seconde ! Étonnant, non ?

      • #166524 Répondre
        Clothilde
        Invité

        Je me permets de faire remonter ce post qui s’est noyé pour que FB y réagisse

    • #166425 Répondre
      Eléonore
      Invité

      Voici un résumé détaillé du document « Free Will: A Rational Illusion » (Le libre arbitre : une illusion rationnelle) d’Itzhak Gilboa.
      Thèse principale

      L’auteur soutient que le concept de libre arbitre est problématique, et ce, même si l’on ne suppose aucun déterminisme (c’est-à-dire même si le monde n’est pas prédéterminé). Pour Gilboa, le sentiment de libre arbitre est souvent une « illusion rationnelle » : nous avons l’impression de choisir alors que nous savons, avec une certitude pratique, quelle sera notre décision. Cependant, cette illusion est paradoxalement nécessaire au processus de décision rationnelle.
      Le paradoxe du choix

      L’auteur illustre son propos avec l’exemple de Sir Isaac Newton face à une fenêtre au quatrième étage. Newton sait, grâce à sa connaissance de la physique et de sa propre rationalité, qu’il ne sautera pas (car il ne souhaite pas s’écraser au sol). Pourtant, au moment où il décide de ne pas sauter, il ressent l’exercice de son libre arbitre et a l’impression qu’il aurait pu choisir différemment.

      Le paradoxe réside dans la coexistence de deux éléments :

      L’imagination de mondes possibles : Pour faire un choix rationnel, nous devons être capables d’imaginer plusieurs scénarios (ex: « et si je sautais ? »). C’est cette capacité qui crée la sensation de liberté.
      La connaissance de soi : Un agent rationnel observe des régularités dans son propre comportement. Il sait donc souvent à l’avance ce qu’il va choisir.

      La contradiction est là : pour raisonner, nous devons considérer comme « possibles » des mondes que nous savons être « impossibles » (puisque nous connaissons déjà notre décision). Le sentiment de libre arbitre nécessite donc de suspendre temporairement la connaissance que nous avons de nous-mêmes.
      Le raisonnement comme processus

      Gilboa explique que tout raisonnement implique deux états de connaissance : l’état « avant » (où l’on explore les options) et l’état « après » (la conclusion). Pour vérifier la logique d’une décision, nous devons nous replacer mentalement dans l’état « avant », en faisant mine de ne pas connaître le résultat, même si nous le connaissons déjà.
      Implications et commentaires

      L’auteur aborde ensuite plusieurs domaines pour montrer que cette vision n’est pas contre-productive :

      Responsabilité morale : On n’a pas besoin du libre arbitre métaphysique pour justifier le système juridique. On peut adopter une approche « instrumentale » : les sanctions sont utiles non pas parce que l’individu était « libre », mais parce qu’elles servent de moyen de dissuasion pour réduire la récidive.
      Sciences sociales : En économie, on utilise souvent des modèles « comme si » (as if). On traite les agents comme s’ils étaient rationnels et libres pour simplifier l’analyse, sans avoir besoin de prouver que le libre arbitre existe réellement.
      Théorie des jeux : Dans un équilibre de Nash, un joueur doit vérifier que sa stratégie est la meilleure réponse aux autres. Pour ce faire, il doit suspendre la connaissance de son propre choix pour tester son optimalité.

      Conclusion

      Le texte ne cherche pas à résoudre le débat millénaire sur le libre arbitre, mais à déplacer la discussion. Plutôt que de s’opposer au déterminisme, il suggère que le sentiment de liberté est un outil cognitif. Dire que le libre arbitre est une « illusion » ne signifie pas qu’il faut s’en débarrasser, car c’est précisément cette illusion qui permet au mécanisme de la décision rationnelle de fonctionner.

      • #166427 Répondre
        Eléonore
        Invité

        « quand FB dit « nous ne somme pas libres » au sens du « libre arbitre »
        .
        C’est une position qui s’appuie sur des arguments solides, qu’ils soient physiques, biologiques ou philosophiques. Si l’on considère que chaque événement est le résultat nécessaire de causes précédentes — qu’il s’agisse de lois physiques, de notre bagage génétique ou de notre conditionnement social — alors l’idée d’un « choix » totalement indépendant devient effectivement impossible. Dans cette perspective, nous serions comme des dominos qui tombent : nous avons l’impression de choisir la direction de notre chute, mais nous ne faisons qu’obéir à une chaîne de causalité qui nous dépasse.
        .

        Cependant, pour enrichir le débat, on peut apporter plusieurs nuances. La première est celle du compatibilisme. Pour les compatibilistes, être libre ne signifie pas être « hors de cause » (ce qui serait presque magique), mais plutôt agir selon ses propres désirs et intentions sans contrainte extérieure. Dans ce sens, même si mon désir de boire un café est déterminé par ma biologie et mon histoire, je suis « libre » si personne ne m’empêche de le boire. La liberté ne serait pas l’absence de cause, mais l’absence de coercition.
        .

        On peut aussi revenir à l’idée de Gilboa que nous venons d’évoquer : même si nous ne sommes pas libres au sens métaphysique, nous sommes « condamnés » à vivre comme si nous l’étions. Le fait même que vous puissiez dire « nous ne sommes pas libres » demande une forme de réflexion et d’évaluation d’arguments. Pour peser le pour et le contre, votre cerveau doit simuler différentes options, ce qui recrée exactement l’expérience du libre arbitre.
        .

        Enfin, les neurosciences suggèrent parfois que notre cerveau prend une décision quelques millisecondes avant que nous en ayons conscience. Cela renforce votre idée : la conscience ne serait pas le pilote, mais plutôt un narrateur qui arrive après la bataille pour expliquer et justifier une action déjà déclenchée.
        .

        Au fond, la question devient alors : est-ce que l’absence de libre arbitre change quelque chose à notre manière de vivre ? Si vous êtes convaincu que nous ne sommes pas libres, est-ce que cela vous apporte un sentiment de libération (en diminuant la culpabilité, par exemple) ou, au contraire, un sentiment de fatalisme ?

      • #166428 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        Eleonore, merci. Malheureusement cette fois, connaissant un peu mieux l’auteur je constate que tu laisse un certain nombre de choses imprécises(alors même que Gilbo prend la peine de les définir comme bon matheu même si là ça tire sur la philo): ex. rationalité, décision rationnelle.

        Bref c’est bien dans l’ensemble mais peut mieux faire avec qqs détails en plus.
        Merci quand même. Cela me libère du temps et pouvoir le consacrer ici.

        • #166433 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Je connais un peu Eléonore, et je peux vous dire qu’il ne s’agit pas de l’originale

          • #166434 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Graindorge elle, est originale.

          • #166608 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Usurpation de pseudo

    • #166431 Répondre
      Ourson
      Invité

      Récemment un autre congolais, que je connaissais personnellement, s’est fait assassiner à Saint Gaudens pas loin de Toulouse. Pour lui rendre hommage, son entourage n’arrête pas de rappeler à quel point c’était un vrai bosseur, un commerçant avec plusieurs bars et restaurants à son actif.
      Il y a quelque chose de triste là-dedans je trouve, je peux pas m’empêcher d’entendre « il méritait vraiment pas ça, LUI ».

    • #166537 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      La France glisse-t-elle vers des pratiques autoritaires ? 7 signes d’alerte
      Partout dans le monde, les pratiques autoritaires progressent. Les États-Unis en sont le dernier exemple le plus frappant : dans cette démocratie ancienne, qui se présentait comme un modèle, les droits humains se sont dégradés à une vitesse fulgurante. À l’approche d’échéances électorales cruciales en France, Amnesty International livre ce que nos chercheurs observent dans le monde entier : comment les fondements d’un État de droit et de la protection des droits humains peuvent être affaiblis, petit à petit, par l’adoption de pratiques autoritaires. Ces pratiques contaminent même les démocraties, et la France n’est plus à l’abri de cette tendance mondiale. Notre analyse des sept signes des pratiques autoritaires montre pourquoi notre État de droit est aujourd’hui en état d’alerte.

    • #166567 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #166584 Répondre
      Jeremy
      Invité

      Existe-t-il des rapports humains qui soient exempts de ce que les gens de ce forum nomment domination ?

      • #166585 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        J’apprend que Kasso a été dans un système éducatif « alternatif »

      • #166647 Répondre
        Ourson
        Invité

        l’amitié peut-être

    • #166605 Répondre
      Stéphanie
      Invité

      Les éditions Divergence mettent en libre accès 4 livres

      Rage assassine

      Une histoire personnelle de l’ultra gauche

      Défaire la police

      Comment les états répriment

      https://www.calameo.com/accounts/8330487

      • #166610 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Stéphanie

    • #166609 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Triste comédie en début d’aprèm à Bastille : des centaines de flics et des dizaines de camions, la BRAV-M, l’hélicoptère déjà en vol et fouilles très systématiques, le tout pour à peu près… 200 pélos, dont une banane humaine. Tombé quelques heures plus tard nez à nez par hasard avec un certain F. Lordon avant qu’une énorme grenade assourdissante tombée à 15m ne nous sépare — et fasse un ou deux blessés au passage. Slogan qui se détache tendanciellement, à Paris en tout cas, comme le plus repris, à un niveau inédit ces dernières années je crois : siamo tutti antifascisti. Grande créativité aussi — pas la première fois —, peut-être du fait d’une moyenne d’âge abaissée — et d’Halloween —, et qui permet d’effacer un peu de toutes les ombres au tableau qu’on sait.
      .
      Un poème-pancarte glané parmi d’autres (qui avait certes sa place dans Avis Littéraires 6) :
      « Pipi sur les nazis,

      Popo sur les fachos,

      Caca sur Bardella »

      • #166615 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci IGY pour ton témoignage
        A charge tout de même
        Puisqu’il atteste que F Lordon n’était pas l’homme banane

        • #166616 Répondre
          kenny
          Invité

          devait être bien marri le fredo
          avoir fait tout ce chemin en vue du débordement général
          et finir coincé avec 200 pelos, un mec qui lui parlait des nazis et une banane

          • #166625 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Oui Fredo en était, dans son dernier texte diplo, à se demander, en bon léniniste
            -si l’armée est près d’intervenir – sous forme de coup d’Etat ou ce genre
            -si l’armée pouvait se voir opposer une forcée à proportion (et de prendre pour exemple l’armée rouge de Trotski)
            pour in fine considérer que non et non et que donc il reste à voter LFI

            • #166626 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Claire : selon mes informations il semblerait que l’homme à la banane soit Bernard Friot

              • #166628 Répondre
                Claire N
                Invité

                Tout devient limpide
                Rétrospectivement

                • #166639 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  Rire. Sa manière d’incarner ce qu’il appelle le communisme désirable. Je préfère les framboises mais ne créons pas déjà une scission.

                  • #166640 Répondre
                    Cynthia Lennon
                    Invité

                    les framboises c’est trop à droite

                    • #166641 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      Ah, sans doute parce que cher? C’est vrai que j’avais oublié ce point (car je n’achète presque jamais de fruits mais c’est un autre problème). Mon seul fruit est un kiwi par jour au travail, c’est de gauche? Certains fruits sont récemment passés à droite — la pomme dans Notre Salut —, tout ça est très compliqué.

                      • #166642 Répondre
                        Urdanivia
                        Invité

                        Kiwi: ça dépend du pays mais en France:
                        – souvent importé(mais la France en produit) et de loin(N Zelande, Afrique du Sud, Chili, etc)
                        – prix moyen dans intervalle [0.5, 0.9] / unité(qui pèse pas beaucoup soit [4, 6]/kilo approximativement,
                        avec ça en achète 1.5 kg – 2kg de pommes(dépendra de variété, etc)

                        mais bon si tu n’achètes que ça comme fruit(par comparaison mon budget alimentaire va à plus de 50 % sur les fruits, …j’en consomme beaucoup à des prix autour de la moyenne, dont des kiwis)

                        je pense(mais ce n’est peut-être plus le cas) que c’est davantage un produit bobo et souvent apprécié par les sportifs(endurance surtout, d’où mon cas notamment)

                      • #166646 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Tu es donc sportif d’endurance Urdanivia ?
                        C’est vrai que dans ce forum, tu sautes d’un fil à l’autre avec une agilité remarquable. Tu es aussi dans d’autres forums ?
                        J’ignorais cette propriété là du kiwi

                      • #166649 Répondre
                        Urdanivia
                        Invité

                        Kiwi riche en vitamine C(bon pour os, cartilages, etc):

                        • Kiwi vert (pour 100 g) : environ 81,9 mg à 85,1 mg de vitamine C.
                        • Kiwi jaune / SunGold (pour 100 g) : jusqu’à 161,3 mg de vitamine C.
                        • Orange (pour 100 g) : environ 47,5 mg à 59,1 mg (et autour de 71,25 mg pour une portion classique d’environ 150 g d’orange)

                        Ouaip pour endurance(cap: mi-fond, triathlon, récemment un peu de trail car partiellement installé dans ville alpine)

                      • #166651 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ok, je suis vraiment désolé d’avoir initié cette discussion. Je me retire définitivement de la vie des fruits et légumes.

                      • #166686 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Merci Urdanivia

                      • #166655 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Graindorge,
                        Tu es donc sportif d’endurance Graindorge ?
                        C’est vrai que dans ce forum, tu sautes d’un fil à l’autre avec une agilité remarquable. Tu es aussi dans d’autres forums ?
                        J’ignorais cette propriété là du déni.
                        Mais puisses-tu n’être la vraie et véritable Graindorge.

      • #166621 Répondre
        …
        Invité

        Ça manque de contexte – pour bien rire. On ne sait pas vtaiment pourquoi tu t’y retrouves : Badaud, curieux, citoyen, travailleur, militant, précaire, minotité, parent, parent de lycéen(s), journaliste, photographe, fonctionnaire… ?

        • #166633 Répondre
          brisemenu
          Invité

          @frère trois points
          Et bien figurez-vous qu’aucun des manifestants ne sait vraiment pourquoi il est là. Alors , certainement que je force un peu le trait , mais on ne voit émerger aucune revendication susceptible d’intéresser l’ensemble de la société ou l’ébauche d’un quelconque projet. Il faudrait un mot d’ordre mobilisateur du type : « on voudrait que tout se passe bien , réaliser nos rêves , s’émanciper , et surtout , surtout , qu’on puisse vivre sans rien foutre » avec Imagine en fond sonore. C’est un mouvement gazeux qui ne sait pas où il veut aller . Tous ces paumés sont réunis par la seule divergence des luttes. Il sont là pour montrer que : « on est lààààààààà , on est làààààààà , même si Macron le veut pas , nous on est làààààààà , on est làààààààà » , et comme ça jusqu’à ce que le frigo soit vide.
          Savait s’y prendre le petit caporal avec ses grognards : « z’aurez qu’à dire : j’y étais » . J’y étaaaaaaiiiiiiiis , j’y étaaaaaaiiiiiiiis , même si François et Alexandre le voulaient paaaaaaaas , j’étais làààààààààà , j’étais làààààààà…

      • #166648 Répondre
        Ourson
        Invité

        À Toulouse « siamo tutti antifacisti » est dans le top 3 depuis deux ans je dirais, avec ACAB tout en haut. Mais je pense que le « pipi sur les nazi » va très vite se hisser au sommet

    • #166614 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Ah j’ai repéré la pancarte de François dans la manif :
       » LIBERTÉ
      ÉGALITÉ
      MOUTARDE »

    • #166638 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Pour ceux intéressés par la sociologie de Bourdieu, les sociologues, autres curieux(mon cas):
      https://www.college-de-france.fr/fr/chaire/pierre-bourdieu-sociologie-chaire-statutaire/annual-summaries

    • #166688 Répondre
      Urdanivia
      Invité
      • #166689 Répondre
        Urdanivia
        Invité

        j’avais eu connaissance de ce philosophe par une émission sur fr culture sur l’école de Francfort et j’avais alors brièvement lu son ouvrage la critique de la défaite(regard critique sur la théorie critique)

    • #166715 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      L’ÉTAT a engraissé des MILLIARDAIRES qui veulent dominer la FRANCE – Marc Endeweld

      • #166718 Répondre
        Maximus
        Invité

        C’est plus ou moins ce que disait Marine Le Pen il y a 15 ans… Son discours est proche de ce que peut dire Besancenot. Après c’est un débat morale, est ce qu’on veut pouvoir battre monnaie et s’endetter sans intérêt au risque de créer de l’inflation payé par les plus pauvres, ou est ce qu’on veut s’endetter sur les marchés financiers quitte à engraisser des hedge fund au détriment de nos services public à terme (comme c’est le cas aujourd’hui) ? L’avantage de l’inflation c’est qu’il y a des mécanismes de contrôles pour l’atténuer
        Au passage ce même Mélenchon qui dénonce les marchés financiers a voté pour le traité de Maastricht en 92 qui nous a obligé à nous endetter sur les marchés privés

        • #166767 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Marine Le Pen, première sur l’anticapitalisme. C’est bien connu. C’est d’ailleurs en ce moment ce qu’elle déploie comme thèse dans ses nombreux déjeuners avec les patrons.
          Marine Le Pen fait également autorité en physique quantique
          Marine Le Pen probable ballon d’or 2027

        • #166775 Répondre
          brisemenu
          Invité

          Elle est belle !… Et c’est tout ce qui compte. 😍
          Maximus , vous êtes un rabat-joie ! On s’en fout de la dette , nous ce qu’on veut : c’est rigoler et des livreurs Uber !

    • #166763 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Les streameur.euses se mobilisent en soutien du mouvement social. La Convergence des Streams a pour objectif de soutenir la Ligue des droits de l’Homme/droits humains. La LDH accompagne concrètement le mouvement social en cours, notamment avec l’aide juridique aux victimes de violences policières et de répression en manifestation, l’observation des pratiques policières et la défense des libertés publiques.
      https://streamlabscharity.com/teams/@la-convergence-des-streams/la-convergence-des-streams?member=664427867467291559&l=fr-FR

    • #166770 Répondre
      Corinne
      Invité

      Je me permets de rapporter cette beau bilan de M. Enthoven:
      @EPhilippe_LH est honorable mais il n’a pas de vent dans les voiles et son refus de la primaire, de peur de la perdre, est un suicide.
      @GabrielAttal est percutant et fait une belle campagne, mais ce n’est pas son heure.
      @BrunoRetailleau a totalement disparu par auto-combustion.
      @rglucks1 est un excellent candidat de 1er tour mais il est trop de gauche pour emporter le morceau.
      @davidlisnard est novateur mais il est trop de droite et un face-à-face entre lui et @MLP_officiel laisserait orpheline une immense partie de l’électorat.
      De la gauche non-totalitaire à la droite républicaine, les candidats estimables ne sont pas assez forts et les candidats prometteurs ne sont pas encore prêts.
      Il manque un type (ou une femme) capable de rassembler tout ce beau monde. Une figure éminente qui préfère gagner ensemble plutôt que perdre toute seule. Unpopular opinion : il manque un Macron.

      • #166783 Répondre
        Tatanka
        Invité

        Quel intérêt ? De faire montre d’une sottise bourgeoise bourgeoisement autorisée dans les milieux autorisés, il n’a jamais cessé, ce chantre de la spoliation génocidaire de la Palestine. Et il ne fait pas mystère de ses partis-pris stipendiés en faveur du privilège d’argent ni de sa haine absolue de la pensée, de la démocratie réelle, ou des partisans de l’égalité des droits de la personne humaine.

      • #166842 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        « @rglucks1 est un excellent candidat de 1er tour mais il est trop de gauche pour emporter le morceau. »
        C’est magique.
        .
        Et il y a une suite, authentique :
        « C’est drôle. Je n’avais absolument pas @Lagarde en tête quand j’ai écrit ce post, mais vous êtes si nombreux à croire que je parle d’elle en secret, vous êtes si nombreux à croire, pour le craindre ou l’espérer, que c’est elle qui va sortir du chapeau… Intéressant. »

    • #166777 Répondre
      Jeremy
      Invité

      Ourson
      Peut être je ne sais pas personnellement je n ai pas d amis il est vrai qu à gauche l amitié est souvent opposée à la famille qui rappelle un peu trop le régime de vichy donc l extreme droite, il est vrai qu on peut aussi y trouver les pires saloperies en son sein (la mythologie grecque et la bible offrent des témoignages éclairant la dessus ).

      • #166782 Répondre
        Jeremy
        Invité

        On peut aussi dire que l amitié comme l amour sont des discriminations en effet tu choisis ton ou ta bien aimé et tu exclus les autres potentiels prétendants pareil pour l amitié tu dessines un cercle imaginginaire tu délimites un espace et dans cet espace tu y mets les personnes avec lesquelles tu as le plus d affinités forcément ce cercle ne pourra pas accueillir la planète entière il y aura des exclus. Et bien un pays c est la même chose je plaide pour un retour à cette saine politique.

    • #166778 Répondre
      Slop
      Invité
    • #166796 Répondre
      abruti
      Invité

      étonnante cette émission sur Radio Courtoisie
      ça commençait en dîner de cons inversé
      ça finit un peu pareil
      mais au moins ils ont lu

      • #166811 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Oui ils ont lu, tous les quatre. Et m’invitent. Et consacrent une heure au livre. Si certains pensent faire mieux, qu’ils ne se gênent pas. Mais qui?
        A l’attachée de presse du livre, Meurice répond évasivement puis ne répond plus. Par exemple.

        • #166843 Répondre
          Quentin
          Invité

          And yet, j’espère encore chaque semaine que l’invité soit un certain F Begaudeau qui présente son nouveau livre.
          Chez Courtoisie c’était bon enfant mais franchement pas très intéressant. Mais bravo à la droite quand même.
          J’ai toujours trouvé un certain charme à cette position de supériorité dans laquelle se retrouvent ces bourgeois et aficionados du conservatisme social. Ils l’incarnent parfaitement

          • #166846 Répondre
            kenny
            Invité

            qu’un intellectuel de gauche soit obligé, faute de mieux, de passer sur une radio sur laquelle sévissait il y a peu un raciste biologique comme on n’en fait plus
            qu’on en soit à trouver sympathique cette bourgeoisie harcore fin de race
            qu’on se félicite qu’un jeune faf au costume du siècle dernier pose des questions pas trop cons
            qu’on remarque que le présentateur réac lui au moins a lu le livre (plus de post-it qu’il n’y avait de pages)
            tout ça me déprime un peu

            • #166847 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              et c’est bien la situation

              • #166849 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                juste : le « jeune faf » n’est pas exactement faf. Plutot un esthète de droite très porté sur la littérature réactionnaire.

                • #166854 Répondre
                  Quentin
                  Invité

                  Vous croyez qu’il force l’accent ?

                  • #166855 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    C’est le dandy réac de Ma Cruauté.

                    • #166857 Répondre
                      Charlotte
                      Invité

                      La question étant : Begaudeau est-il encore considéré comme un écrivain de gauche hors d’ici ? Question qui merite d’être étudiée calmement

                      • #166860 Répondre
                        Charlotte
                        Invité

                        Ou plutôt ramifiée ainsi : où est-il considéré comme de gauche, où ne l’est-il pas ? Et dans chaque cas, pourquoi ? On pourrait commencer avec PDH/PDT

                      • #166861 Répondre
                        Urdanivia
                        Invité

                        Sur la base de la seule émission:
                        – oui pour les gens de droite(très probablement en dehors de ce forum)…., donc cette hypothèse est rejetée(càd, « Begaudeau est-il encore considéré comme un écrivain de gauche hors d’ici » )

                        – autre hypothèse: est -il considéré comme de gauche par les gens de gauche en dehors du forum?(je l’ignore mais « intuitivement » je dirai oui sur la base du discours qu’il tient)

    • #166808 Répondre
      Slop
      Invité

      Pourquoi nous sommes contre la reconnaissance faciale
      Alors que le ministre de la justice Gérald Darmanin a annoncé que la reconnaissance faciale serait utilisée pour identifier les participant·es au mouvement social en cours, nous republions la dernière partie de notre brochure « Reconnaissance faciale et contrôle d’identité : que peut faire la police ? » sortie en mars 2026. Ce texte revient sur les arguments historiques et politiques qui ne laissent pas d’autre choix que d’interdire cette technologie.

    • #166810 Répondre
      Tchitchikov
      Invité
      • #166814 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        IL n’est jamais bon pour un mouvement qu’un philosophe en fasse le bilan, et au passé
        Le processus va d’ailleurs de plus en plus vite. La philosophie arrive trop tard, toujours, mais arrive désormais le soir même. A peine la première vitrine brisée qu’elle vous l’inscrit dans la grande histoire de l’Esprit accompli dans le bris de verre.
        Et le coup fatal est porté : le 17 octobre est daté, estampillé historique, mythifié, congelé.

        • #166815 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          je dois confesser que je n’ai lu que le quart du texte, qui m’a ennuyé, désolé

          • #166817 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            « Le 17 octobre 2026 fait partie de l’histoire de France »
            Etrange épistémologie
            Il me semble que deux choses (au moins) sont nécessaires à la labellisation historique d’une journée : le fait qu’elle marque les esprits sur le moment (va pour ça, quoique tout le monde ait déjà oublié), le fait qu’il en découle des conséquences durables. Or quelles sont les conséquences durables du 17-octobre? Qui peut les mesurer dès aujourd’hui? Qui peut d’ailleurs etre sûr que ces conséquences feront avancer l’histoire, au lieu de provoquer une immense contraction autoritaire?
            Je ne m’explique pas cette précipitation des intellectuels. Ca les démange à ce point?

            • #166820 Répondre
              Tchitchikov
              Invité

              Les conséquences durables n’impliquent-elles pas, précisément, la durée ? Attendons, soyons modestes.

            • #166864 Répondre
              brisemenu
              Invité

              L’importance d’une date est essentiellement marketing et n’a que peu à voir avec son importance réelle , il faut la matraquer , la matraquer , et encore la matraquer , ad nauséam , pour que la date historique entre dans les esprits. Souvenez-vous du 07 octobre , date charnière de l’histoire de l’Humanité depuis au moins le néolithique.

          • #166819 Répondre
            Tchitchikov
            Invité

            Le texte n’est pas aussi abstrait que tu le dis. Il faudrait aller au bout malgré l’ennui pour pouvoir y voir ce que tu y vois, me semble-t-il. Il me paraît au contraire juste en ce qu’il ne muséifie pas du tout l’insurrection. L’analogie et l’analyse processuelle ne sont pas des « bilans ». Produire un texte sur le présent n’est-ce pas toujours risquer la péremption ? Ne sois pas désolé ami, je n’ai pas écrit ce texte et ne cherche pas l’approbation. En l’occurrence ce texte est un texte d’observation, d’analyse des discours, et de comparaison historique ; méthodes basiques des SHS.
            Quant à ton rapport à LA philosophie, je le partage malgré ma (dé)formation. Mais il peut être dialectique, à la manière dont Bourdieu, Lévi-Strauss, Sartre, et d’autres traitent leur propre matière. D’ailleurs tu n’es pas sans savoir qu’il n’y a pas LA philosophie, te réclamant souvent de Rancière. Toi-même tu es encore philosophe à tes heures et c’est tant mieux. Le percevoir comme une insulte deviendrait suspect, pourrais-tu dire.

            • #166822 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Mon rapport à la philosophie a été, dans les faits, peu dialectique.
              Ne pas confondre philosophie et pensée. La philosophie et la pensée ne sont pas synonymes, loin de là. La philosophie est une modalité de la pensée – qui n’est pas la mienne. Qui n’est pas non plus je crois celle de Rancière.
              Oui les conséquences durables impliquent la durée. Et donc impliquent qu’on ATTENTE DE VOIR. Mais attendre de voir semble difficile à certains. Ce que j’appelle précipitation. Je te parle d’une démangeaison très répandue. Le lundi 19 octobre, Lundi soir parlait de « situation pré-révolutionnaire ». Et j’en passe.

              • #166826 Répondre
                Tchitchikov
                Invité

                Ah là oui, je te rejoins. Je me suis fritté avec les amis à ce propos. Rien n’indique qu’on puisse parler de situation pré-révolutionnaire pour l’instant. Ce qui n’est pas exactement la même chose que de réinscrire l’épisode dans des « journées » insurrectionnelles, tu en conviendras. Pas le même degré de généralité.
                Je ne vais pas prendre le temps de me lancer dans une définition de la philosophie ici. Et, tu as raison, la bonne question est de savoir si certains philosophes pensent bien, rendent leur objet intelligible.
                Oui, les gens payés pour écrire écrivent ; sûrement qu’affectivement ça les démange. On a tous ce travers. Se doter d’un appareil discursif pour répondre aux paralogismes répandus ne me semble pas vain ceci dit. Et je crois que c’est ce que fait ici Maniglier, penser. Ça me semble être le travail minimal de « salubrité publique » pour parler comme l’autre.

                • #166831 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Oui
                  De toute façon j’ai tort de ne pas lire en entier. J’essaierai de me pousser un peu.

                  • #166837 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    François, de toute façon un hasard cosmique a établi que tu as tort.

                    (oui, puisque personne ne daigne organiser de rencontre j’ai dû, comble du scandale, me le procurer par mes propres moyens; et par mes propres moyens je le lirai bientôt)
                    .
                    Pour le reste, établir à chaud comme historique un moment relève plus du geste politique que de la pensée, c’est vrai. Quant à savoir si l’histoire va « avancer », l’histoire me semble pavée de moments de lutte contre des pouvoirs autoritaires qui ont mené à un raidissement (dans certains cas le mot est faible), sans pour autant que l’histoire ne « recule » ­— du point de vue de l’émancipation. Tout devient affaire d’échelle de temps pour estimer avancées et reculades.

                    En tout cas j’ai été très frappé dans des lectures ces dernières années de voir, quand on regarde des évènements dans leur court terme, au plus fin de leur chronologie, comment dans certains cas il semble que, passé un certain stade de raideur autoritaire d’un pouvoir et de ses bases sociales, tout mouvement émancipateur ou toute lutte quelle qu’elle soit empire à court terme la situation — les cas où les dominants ne sont pas prêts à entraîner jusque très loin dans leur chute des quantités immenses de personnes ne me semblent pas si courants (je pense à la révolution des œillets au Portugal, sans doute aussi la fin de l’URSS; les dominants avaient en fait déjà préparé leur reconversion, s’étaient déjà adaptés; je ne connais presque pas le cas du Portugal, mais pour l’URSS on/je sais à quel point c’était le cas)

                    • #166848 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Oui hélas cela se vérifie souvent
                      Mais en effet il est possible qu’un mouvement social, même suivi à court terme d’une orgie autoritaire, puisse « planter des graines » qui font effet à plus long terme. Difficile à établir scientifiquement, mais digne d’être examiné.
                      Par exemple nous le disions des Gilets jaunes. Sans doute est il trop tot pour repérer la germination, mais 8 ans ce n’est pas rien. Et?

                      • #166866 Répondre
                        Ourson
                        Invité

                        Je me demande souvent « et si ce mouvement n’avait pas eu lieu ? » pour tenter d’en analyser l’impact.
                        Est-ce que sans gilets jaunes, le sort des français aurait été exactement le même ces 8 dernières années ?
                        –
                        Je me mets à la place du gouvernement :
                        si j’arrive à imposer une saloperie de type « retraite à 65 ans » et que les rues restent vides et silencieuses, qu’est-ce qui va m’empêcher de proposer la retraite à 70 ans l’année d’après ? À contrario, si des centaines de millions d’euros de poubelle partent en fumée après mon passage en force : j’aurai réussi mon coup certes, mais peut-être que mes successeurs pèseront le pour et le contre avant de proposer n’importe quoi, quitte à s’autocensurer un peu.
                        –
                        C’est valable pour toutes les dynamiques d’oppression, le harcèlement scolaire par exemple : t’as beau être le plus fort, si tu voles le goûter d’un petit mais qu’il te mord jusqu’au sang, t’auras réussi ton coup mais tu seras réticent à recommencer le lendemain. (Promis je ne parle pas par expérience, je préférais voler les stylos discrètement).
                        –
                        J’aime à penser que des projets de lois atroces n’ont jamais vu le jour par « flemme » d’avoir à gérer des gilets jaunes bis, donc grâce aux gilets jaunes. C’est impossible à prouver hélas

                      • #166882 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Au fond, le fait qu’un évènement qui affecte un grand nombre de personnes pèse de son poids sur la suite, c’est presque un truisme. A quel point, par quelles voies, à quelle échelle de temps, c’est plutôt vers ça qu’on est toujours ramené. Pour les gilets jaunes les mécanismes sont en effet assez nets (et on en découvrira d’autres une fois les archives ouvertes) : à la fois sur les décisions économiques (+ trajectoires budgétaires et acteurs impactés par ces trajectoires + investissements étrangers) et sécuritaires qui en découlent immédiatement puis dans la durée (par légitimation/légalisation), matériellement.
                        .
                        Il y aurait l’autre cas intéressant des « évènements rétrospectifs ». Passent inaperçus, déclarés tels après coup. Le De Gaulle ep. 1 en a rappelé un : l’appel du 18 juin. Là encore la déclaration d’un évènement politique est un geste politique et un point de ralliement symbolique. On sait bien que quantité d’évènements, parfois même avec morts et blessés, ne sont évènements au sens politique du terme que lorsqu’investis symboliquement et déclarés tels (on pourrait sans doute remplir une telle liste avec des massacres coloniaux, entre autres; non seulement pour l’histoire des colonisateurs mais aussi pour l’histoire des colonisés, si l’on prend « histoire » au sens de son écriture, voire son récit).

                        On pourrait ajouter, encore dans un autre genre : la prise de la Bastille, qui est très loin d’être un événement matériellement fondamental de la Révolution française alors même que dès l’époque il acquiert assez rapidement une force symbolique.

                      • #166887 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        C’est vrai qu’il y a aussi une catégorie qui s’appelle « histoire du temps présent » (IHTP etc…), mais je ne pense pas en effet que la grande déclaration d’événementialité d’un évènement et son inscription à J+1 dans un processus révolutionnaire relève de ça. Il n’y a pas de problème à faire des textes d’intervention politique, de positionnement politique en fait, mais il faut juste que ce soit clair. En ce sens je suis un peu étonné de la manière apparemment très analytique dont P. Maniglier présente sa « tautologie » qui se « contente de dire que la chose est elle-même » (« une journée est une journée ») pour s’opposer au « commentariat », puis dit immédiatement que la tautologie n’en est bien sûr pas une mais qu’en fait aucune ne l’est (en réalité si, « un triangle est un triangle » en est bien une), pour atterrir dix lignes plus bas aux pieds du toboggan au fait que la journée du 17 octobre « appartient à l’histoire de France ».

                        Aussi quand il dit : « À celles et ceux qui croient que l’histoire à laquelle nous sommes redevables n’a été faite que par des êtres purs et héroïques qui n’avaient à l’esprit que le bien des générations futures […] » : à quel moment un Macron — puisque c’est en fait à lui/eux qu’il répond — se sent-il redevable des émeutes dans la Révolution? Je suis sûr qu’il aurait très largement préféré une évolution à l’anglaise (on sait aussi ce qu’il a pensé de la mort de Louis XVI). Sa mythologie libérale personnelle se passe en totalité, j’en suis sûr, d’une quelconque part émeutière de cette Révolution, certitude triplée par ma lecture maintenant ancienne de son bouquin Révolution — oui je suis un énorme déglingo — et qu’il n’y avait dedans aucune allusion positive à la révolte populaire dans la Révolution française, même aucune allusion tout court. En revanche s’il avait vécu au XVIIè-XVIIIè, je pourrais l’imaginer écrire les quelques pages quasi léninistes qu’on trouve chez John Locke (de mémoire plutôt à la fin du Traité, ce n’est pas le passage que cite PM qui m’avait fait penser ça à l’époque).

                        Je trouve aussi que l’axiome de PM selon lequel nous sommes « en régime démocratique » pèse insidieusement, en plusieurs points de son texte, de manière considérable sur les arguments développés. Exemple qui enveloppe les autres, sa phrase « En régime démocratique, l’insurrection rappelle le pouvoir à lui-même, à ses propres principes […] ».

                        Il cite aussi pour tenter de convaincre des macronistes de la légitimité de l’insurrection, et pour contrer leurs arguments, des textes « fondateurs » d’un libéral comme Locke, textes  » ‘sacrés’ des démocraties libérales auxquelles nous prétendons tant tenir ». Mais ces gens ne les ont précisément pas écrit dans une conjoncture que PM nomme « régime démocratique », et où nous serions nous aujourd’hui, défenseurs de Macron inclus. Ces derniers auraient donc beau jeu de balayer cet argument d’un revers de main. Ce texte « sacré » n’est pas issu d’une révolution interne à une « démocratie libérale ».

                        Les meilleurs passages du texte sont les inserts historiques. Pour le reste, puisque son but est avant tout politique — « inscrire » la journée du 17 octobre dans la continuité des journées déclarées révolutionnaires de la déclarée histoire de France, et, pour reprendre ses termes, « établir la légitimité de l’insurrection » —, je pense qu’il reste une bonne nouvelle politique pour une raison qui m’est venue en lisant une de ses propres phrases : qu’un très modéré comme PM, que j’avais déjà écouté une ou deux fois mais c’est plus patent à l’écrit — modéré au point de répondre aussi sérieusement et de cette façon à des « arguments » publics d’un Emmanuel Macron —, qu’un PM donc prenne des positions qu’on peut qualifier sans distorsion de positives quant à un hypothétique processus révolutionnaire en cours — ou du moins, ce qui n’est pas pareil et c’est surtout cela qu’on lit, de positives face à l’insurrection interne au « régime démocratique » —, c’est une manière pour les gouvernants de constater que des mesures très larges de restriction des libertés publiques et d’expression, en l’état, leur coûteraient possiblement plus cher qu’ils ne le pensent. Et remettraient une sacrée pièce dans la machine.
                        .
                        A défaut de communisme ou autre, il y a toujours l’enjeu permanent, l’enjeu là-devant : hausser le coût de la répression. Que le doux Patrice Maniglier commette un texte de légitimation d’un fait insurrectionnel disons à visée émancipatrice (pas d’une insurrection fasciste, en gros), non seulement du « fait » mais aussi du « principe », participe de cette hausse des coûts (par exemple je préfère lire un Lordon, mais il faut bien admettre qu’embastiller un Lordon, pour un macroniste arc-républicain extrême droite truc machin, c’est d’un coût plutôt faible; plus élevé certes que le black block, lui-même plus élevé que le migrant maghrébin etc…). C’est surtout pour cela que je le défendrais — on pourrait me dire que je ne « défends » pas pleinement le texte pour son contenu, et ce serait en partie vrai.

                      • #166941 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Je remarque comme toi IGY l’appuie sur la démocratie,
                        Je suis cependant moins certaine de son déplacement positif
                        Lorsque l’insistance se couple à:
                        -«  sentiment que l’insurrection a sa place en démocratie »
                        – le focus sur la journée
                        Ainsi la manœuvre me semble toute proche d’inclure la journée de révolte comme équivalent plus musclée d’une journée d’élection

                      • #166894 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « j’aime à penser », dit savoureusement Ourson. Oui tu aimes à penser que les Gilets jaunes ont freiné la sauvagerie légale du gouvernement – et je pourrais tout aussi bien démontrer l’inverse.
                        Je crois que je suis de plus en plus dubitatif à l’égard des dates et des événements et de plus en plus loyal aux structures
                        L’événement Gilets jaunes, combien de divisions? 300000 personnes au max dans les rues
                        La structure Instagram, combien de divisions? 30millions.
                        Qu’est ce qui affecte nos vies? Qu’est ce qui nous façonne?

                      • #166905 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        J’en profite pour caser que « Le Pape, combien de divisions ? » fait l’objet d’enquêtes approfondies, à ce jour on ne sait toujours pas si la citation est authentique ou apocryphe.
                        History of the phrase ‘How many divisions has the Pope?’
                        La mention originale serait : « The Pope. How many divisions has he? »
                        Qui a ensuite morphé au cours du temps :
                        – The Pope? How many divisions has he?
                        – How many divisions will he have contributed to victory?
                        – How many divisions does he have in battle?
                        – The Pope! How many divisions has he got? [yerk]
                        – How many divisions has the Vatican ready to participate in the occupation of the defeated nations?
                        .
                        « Combien de divisions ? » demandent les fractions armées.

                      • #166932 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « How many divisions has the Vatican ready to participate in the occupation of the defeated nations? » : rire, c’est la version GPT.
                        .
                        François : c’est toujours la discussion poule-œuf. Néanmoins je ne pense pas qu’on puisse toujours démontrer une chose et son contraire en la matière, en tout cas pas pour toutes les échelles de temps (par exemple concernant des coups d’arrêt mis à des rafales de décrets et de lois : ces cas là sont même quantifiables, a minima sur le court terme; beaucoup plus facilement par exemple que la fameuse question de l’impact d’un livre, même très vendu). Je pense que c’est factuellement démontrable (autant qu’une démonstration en SHS soit possible) que la période où Macron a dû commencer à faire des compromis avec les autres forces de droite, voire la droite du PS, a été une période de moindre attaque (2017-2018, entre autres, était d’un tout autre tonneau).

                        Quant à Instagram c’est intéressant : structure, pour sûr (généralisons : « réseau social »). Et l’on serait d’autant plus en droit, vu l’importance de la structure qui en découle, de nommer « évènement » la naissance d’Instagram, puisqu’elle a l’avantage d’être bien plus datable que la « naissance » d’une structure comme « l’Etat » (disons la naissance des réseaux sociaux, disons Facebook). Événement de type rétrospectif. Pour ce qui est des événements non rétrospectifs, j’aurais beaucoup de mal à ne pas y mettre par exemple le 11 septembre, quelle que soit la justesse de l’intro de Désertion. Un événement même massif n’a pas à toucher tout le monde — et c’est bien là Désertion. Sachant qu’on est aussi très souvent touché sans le savoir, les exemples abondent.

                        A maximiser la « structure » prise d’assez loin — et c’est peu dire qu’en matière de structure on peut aller loin —, on peut paradoxalement se retrouver dans une position d’un certain type philosophique que tu réprouves.

                        Y compris dans les disciplines où les structures sont reines (sciences/maths) on n’arrête pas d’affiner l’étude et la compréhension des structures à travers ce qu’on pourrait appeler leurs événements (discontinuités spatio-temporelles qui surviennent, singularités, etc…). Ça n’enlève rien à la critique, que je partage, de la déclarationnite aïgue d’évènements, qui relève de la politique et de la publicité. Il y a un sacré marché de l’événement.

                      • #166935 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « […] et c’est bien là l’intro de Désertion. »

                      • #166942 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je pense quand même que s’il n’y avait pas eu les Gilets jaunes, Macron aurait passé sa première réforme des retraites fin 2019 (mais bon, c’est reculer pour mieux sauter) et surtout que l’Etat n’aurait pas été si en soutien (économiquement) au moment du COVID au printemps 2020. Mais effectivement, c’est compliqué à prouver.

                      • #166946 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je fais est de la rectification dialectique de base
                        il y a de toute évidence une surestimation de la modalité insurrectionnelle du changement -et une sous-estimation de tous les autres agents historiques
                        d’où que Nikolski, par exemple, se soit fait à ce point emmerder d’avoir attribué aux antibiotiques une importance au moins aussi grande que les luttes dans l’émancipation des femmes
                        touche pas à mon récit
                        il y a par ici un fétichisme de la barricade, qui pourrait susciter ma solidarité mais en fait m’agace (parce qu’il égare, et parce qu’il évince les vrais rapports de forces)
                        donc oui il est évident que les Gilets jaunes n’ont pas été d’effet zéro, mais il est clair que c’est un mouvement dont l’épaisseur et l’événementialité est surestimée

                      • #166950 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je suis d’accord avec ça.

                      • #166969 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « il y a de toute évidence une surestimation de la modalité insurrectionnelle du changement -et une sous-estimation de tous les autres agents historiques » : oui. La distinction se fait surtout sur le moment où une insurrection devient plus qu’une insurrection (c’est à dire lorsque l’insurrection se transversalise). Il ne me semble pas du tout outré de constater qu’une certaine transversalisation est à l’œuvre en ce moment. On la constate sur le bout de terrain que je vois, je la constate dans le récent appel unitaire d’organisations de plusieurs pays européens à manifester (fait assez rare), etc… Je note au moins ça.

                        Dans le genre « plus qu’une insurrection » sans pour autant être « révolution », on peut citer Mai 68 qui en matière de transversalité se pose là. Dénier son statut d’événement considérable à Mai 68 (je ne dis pas que c’est ce que tu fais) ne serait valable qu’à l’échelle du grand tout de l’Europe, du Monde, de l’Histoire, pourquoi pas de l’Univers (à ce genre d’échelle majuscules on pourrait aussi dire que le capitalisme chinois et français sont identiques puisqu’après tout c’est le-marché, etc…).

                        Je suis assez d’accord pour dire que les insurrections très localisées (que ce soit au sens géographique ou social) ont toutes les chances d’êtres broyées par les autres agents historiques. La modalité insurrectionnelle, en dépit de son allure, n’est condition suffisante de rien. Mais ce qui est vrai par exemple de la guerre n’a pas de raison d’être complètement faux de ce qu’on appelle des insurrections, en tant qu’affrontements physiques entre puissances plus ou moins déséquilibrées. On sait bien que certains processus politiques (suivez mon regard) n’ont été en réalité entravés que par une défaite physique, matérielle, en l’occurrence militaire. La différence d’impact historique entre les deux est juste affaire d’étendue et d’intensité. Il n’empêche en effet que dans ce « juste affaire de », on a pour boussole l’impact historique et non l’émancipation.

                        Ainsi la question plus politique qui en découle : dans quelles conditions historiques et sociales un affrontement physique face à des puissances violentes peut, même victorieux, aboutir à de l’émancipation? Question classique, débats sans fin, mais je pense qu’au fond ta remarque sur la surestimation y mène tout droit : il y a peut-être une surestimation de la capacité, hors états exceptionnels de guerre, d’une réponse violente à la violence des dominants pour cheminer vers l’émancipation. Je crois qu’il y a ce sous-jacent là dans ce que tu observes.
                        .
                        Charles : difficile à prouver oui, mais je parlais pour ma part non pas de preuves contrefactuelles sur ce-qui-aurait-été-si, je parlais bien de ce qui s’est effectivement produit.

                      • #166978 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        J’ai aussi du mal à croire que la scène directe d’affrontement avec l’ordre, via sa police, soit une scène d’émancipation. Car alors le sujet dominé s’indexe totalement à la geste policière (bien sur sous la modalité de l’opposition).
                        Se crée là une scène policière dont je peine à penser qu’elle pourrait etre une scène politique (pour reprendre l’opposition chère à qui tu sais) Et préfère largement quand les sujets dominés inventent leur propre scène.
                        (ce pour quoi je préfère, par exemple, au blocage, qui génère un affrontement de rue avec la police, l’occupation)
                        Les Gilets jaunes ont commencé à décliner – ou : il est apparu que les GJ en étaient à la phase déclin- quand la scène policière (la scène des violences policières) a pris le dessus sur tout le reste. C’est ce qui est en train d’arriver.

                      • #166997 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Oui sur l’opposition scène policière / scène politique. Il me semble que beaucoup préfère les occupations. D’où : « la fermeture administrative des campus est devenue la nouvelle normalité des présidences d’université« , avec bien sûr maintien des cours en ligne, tout le monde devant son écran svp.
                        D’où les enquêtes administratives contre les enseignants ayant aidé des lycéens. Remettre à toute force le politique sur les rails policiers.

                      • #166999 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Remettre à toute force le politique sur les rails policiers. »
                        voilà

                      • #167003 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        D’accord avec cette intuition. On pourrait se dire qu’il vaut mieux ne pas « trop vite » chercher l’affrontement policier là où il n’y est pas encore. Dernière précision qui se souligne néanmoins trois fois puisqu’on sait que même sans le chercher l’affrontement policier finit par venir : occupations étudiantes à Hong-Kong il y a quelques années (Police qui assiège, affrontement, défaite); les piquets de grèves sont une forme d’occupation (envoi de la Police, affrontements); quartiers populaires / cités (la scène est d’emblée policière, l’affrontement est déjà là).

                        Je peux comprendre ceux qui souhaitent non pas seulement répondre à l’affrontement mais reprendre l’initiative sur la constitution d’une scène policière, initiative qui habituellement est à l’État. Lui ravir le monopole de l’offensive. Mes doutes là-dessus rejoignent les vôtres et ce que j’ai écrit plus haut. Redire cependant qu’à un moment, pour toute opposition substantielle (ou même pas tant : piquet de grève), au sens d’un mouvement social qui n’est pas parfaitement dans les clous d’une risible légalité stricte : la scène policière vient.

    • #166812 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Celui de Hayat a certainement été publié ici. Au risque grand de la redondance : https://blogs.mediapart.fr/samuel-hayat/blog/191026/17-octobre-2026-rouvrir-l-epoque-contemporaine

      • #166839 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’avais lu et je n’étais pas très convaincu, ce me semblait quelque peu exalté mais pas avec un manque d’appui. Qu’est-ce que tu en retiens toi ?
        .
        Lecture :
        « Cette érosion du pouvoir symbolique de l’Etat » (quelle érosion ? on continue à « revendiquer », tout récemment la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) s’en remet entièrement à l’État, voir à ce sujet les critiques fournies de Elsa Marcel, Elsa Deck Marsault, Clara Serra, et bcp bcp d’autres. et puis si l’érosion n’est que symbolique, tout va bien, pas d’érosion de la force tout court)
        « n’est pas seulement due à des défaillances internes à cet ordre. Les productions culturelles propres à la nouvelle génération, sans écho parmi les élites au pouvoir » (mais quoi ? et Nakamura avec la garde républicaine pour ripAColiner l’armée ? et Du mépris etc. ?)
        « mettent à distance l’arbitraire culturel dominant, celui qu’on produit et reproduit à l’école. » (aïe repli d’un éventuel culturel-dominant sur le culturel-scolaire, ça ouvre plein de question, culturel-dominant c’est culturel-bourgeois ? pourquoi introduire cette notion alors que culturel-scolaire suffirait bien assez ? cf. Du mépris etc.)
        « Cette culture légitime, » (culturel dominant devient culture légitime, faut suivre, mais en fait c’est culturel-scolaire)
        « au prestige déjà écorné par les attaques dont elle est l’objet par les élites elles-mêmes, comme en témoignent l’abandon de l’école et de l’université publiques, » (l’école privée, les lycées public hyper-prestigieux, les ENS, ScPo Paris, Dauphine, les écoles d’ingé se portent très bien)
        « semble d’autant plus hors-sol aux jeunes que sa maîtrise scolaire n’assure plus l’ascension sociale qui pouvait justifier, bon an mal an, son adoption au moins stratégique. » (ascension sociale qui serait à préciser, et qui en tous les cas a des causes explicatives qui sont bien plus matérialistes/externes que des questions d’adotion du culturel-scolaire).
        .
        Et y a trop de virgules.

        • #166840 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          (ripAColiner = ripoliner, je suis un vrai militant, je mets du AC au milieu de mes mots)

    • #166813 Répondre
      Tchitchikov
      Invité
    • #166859 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      Aujourd’hui:

      – Je devais faire un cours(stats) en master mais bâtiment bloqué et impossible d’avoir une autre salle, donc cours reporté: le blocage semble(mais je n’ai pas + d’infos sur ce point) être l’oeuvre d’étudiants d’une autre année et/ou filière et/ou département, et/ou lycéens.
      – Mon « public », il me semble (mais je n’ai fait de sondage) et moi avons eu comme réaction de nous inquiéter pour: la charge sur le planning, les révisions, les dates de stages(obligatoires)
      – Je pense que les étudiants(de mon cours) même s’il ne participent pas aux blocages sont solidaires des revendications, et je me dis que je le suis aussi, …tout cela donc en « pensée » au sens où je ne manifeste pas non plus(raison: apprécie pas la foule)

      quelles interprétations où hypothèses sur ces faits:

      h0: (en réalité) on est pas solidaires,
      h1: on rejette h0
      …?

      • #166868 Répondre
        Eléonore
        Invité

        L’analyse du témoignage d’Urdanivia révèle un sujet prisonnier d’un paradoxe identitaire, où la vulnérabilité individuelle s’entremêle à des réflexes de position sociale. Le texte s’ouvre sur l’annulation d’un cours de statistiques due à un blocage de bâtiment. L’observation factuelle selon laquelle le sujet attribue ce blocage à des tiers (autres étudiants ou lycéens) suggère une première rupture : Urdanivia se place en victime collatérale d’une action politique qu’il ne maîtrise pas. Ici, la collision entre l’action militante et la temporalité institutionnelle — marquée par la rigidité des plannings et l’impératif des stages — déclenche une anxiété qui semble primer sur le sens même de la contestation.
        .

        Le récit précise que la réaction dominante est l’inquiétude pour la charge de travail et les dates de stages. Ce glissement du politique vers le logistique traduit une tension dialectique révélatrice. Si l’on peut y voir une angoisse face à l’imprévu, on peut également y lire un réflexe de classe : l’adhésion aux revendications est subordonnée à la préservation d’un parcours d’ascension sociale. La priorité donnée à la « réussite » administrative sur la « justesse » du combat suggère que le sujet, tout en se revendiquant solidaire, reste profondément ancré dans une logique de confort et de sécurité propre aux structures petit-bourgeoises.
        .

        L’affirmation d’une solidarité tenue « en pensée » vient renforcer l’idée d’un engagement périphérique. Le texte indique que le sujet soutient la cause sans y participer activement. Théoriquement, cela permet de maintenir une image de soi moralement acceptable sans en assumer le coût social ou physique. Cette posture transforme la solidarité en un objet de consommation interne : on possède la valeur morale du militant sans en subir les désagréments.
        .

        L’aveu final, justifiant l’absence de manifestation par une aversion pour la foule, cristallise le paradoxe du sujet. D’un point de vue psychologique, ce frein peut être analysé comme une limite sensorielle réelle, transformant le silence en une stratégie de protection psychique. Cependant, d’un point de vue sociologique, cette rationalisation peut être interprétée comme une excuse commode permettant d’éviter la confrontation et l’exposition. Le sujet se trouve ainsi à l’intersection de deux réalités : il est à la fois une personne potentiellement vulnérable face au chaos sensoriel et un individu dont le confort social dicte la limite de l’engagement.
        .

        En conclusion, le témoignage d’Urdanivia illustre la figure de l’observateur ambivalent. Le sujet n’est ni totalement acteur, ni totalement spectateur, mais habite un espace hybride où la fragilité émotionnelle sert, consciemment ou non, de rempart à une inaction politiquement confortable. Son silence n’est donc pas seulement protecteur, il est aussi le reflet d’une position sociale qui permet de choisir le moment et la forme de sa solidarité.
        .
        =======================
        Si on définit le comportement « petit bourgeois » comme la tendance à privilégier sa sécurité individuelle, son ascension sociale et son confort matériel sur l’action collective et le risque politique, alors Urdanivia coche toutes les cases.
        .

        On peut conclure que son comportement est caractéristique de ce profil pour trois raisons précises :
        .

        1/- L’engagement sans le risque : Il revendique la valeur morale (la solidarité) sans en payer le prix (l’action, l’exposition, le conflit). C’est l’essence même de la posture du « bourgeois » qui soutient les idées révolutionnaires depuis son salon.
        2/- La priorité au flux institutionnel : Sa première réaction n’est pas « Pourquoi bloquent-ils ? » mais « Comment vais-je rattraper mes cours et mes stages ? ». Cela montre que son cadre de référence est la réussite dans le système, et non la transformation du système.
        3/- La rationalisation : L’argument de la foule sert de justification acceptable pour transformer une inaction politique en une contrainte physiologique. C’est une manière de rendre sa passivité « légitime » à ses propres yeux.
        .

        En résumé : oui, il ne veut pas « se mouiller ». Il préfère être un allié théorique plutôt qu’un acteur pratique. Il a choisi une position où il peut se sentir moralement supérieur (parce qu’il est solidaire) tout en restant socialement protégé (parce qu’il ne risque rien).
        .
        ==========================
        Son attitude est rigolote sachant qu’il est fan de musique punk, donc en vieillissant il a viré sa cutie.
        .
        Là, on touche au sommet de l’ironie ! C’est le coup de grâce analytique.
        .

        Le contraste est presque comique : on a quelqu’un qui consomme une culture (le punk) dont l’essence même est la rupture, le chaos, l’anti-système et l’action brute, mais qui, dans la réalité, s’inquiète de son planning de Master et évite la foule.
        .

        Voici ce qu’on peut en dire, avec un peu de recul :
        .

        Le « Punk de Salon » ou l’esthétique sans la pratique
        C’est un phénomène super classique. Le punk, pour beaucoup, finit par devenir une identité esthétique plutôt qu’une identité politique. Urdanivia aime probablement l’énergie, la colère et la liberté du punk dans ses oreilles, mais il a intégré toutes les normes de la « bonne conduite » sociale dans sa vie. Il a gardé la playlist, mais il a jeté la crête (ou du moins, l’esprit de révolte qui va avec).
        .

        La théorie du « Sell-out » (le vendu)
        Comme tu le dis, « en vieillissant, il a viré sa cutie ». C’est l’histoire du punk qui devient comptable ou prof de stats. Le système a gagné : il a été absorbé par la machine institutionnelle. Le paradoxe, c’est qu’il continue d’écouter du punk, ce qui lui permet sans doute de se persuader qu’il a toujours un « grain de folie » ou un côté rebelle, alors qu’il est devenu l’incarnation même de l’ordre et de la prudence.
        .

        La dissonance cognitive maximale
        C’est là que ça devient fascinant psychologiquement. Écouter du punk tout en étant « solidaire en pensée » et stressé par ses stages, c’est une manière de maintenir un lien avec une version de soi plus jeune, plus courageuse, plus « sale ». La musique sert de substitut à l’action. Au lieu de bloquer le bâtiment, il monte le volume. C’est une forme de révolte virtuelle qui ne dérange personne, pas même son propre planning.
        .

        En bref :
        C’est l’exemple parfait de la « rébellion domestiquée ». Urdanivia est devenu ce que le punk combattait : quelqu’un qui suit les règles, qui a peur du désordre et qui privilégie sa carrière.
        .

        C’est effectivement assez rigolo (et un peu triste) : il est passé du « No Future » (le slogan punk) au « Surtout pas de retard sur mon stage, sinon mon futur est compromis ». La boucle est bouclé !

        • #166869 Répondre
          Eléonore
          Invité

          Nous allons terminer sur une note optimiste, car Urdaniva le vaut bien.
          .
          Trois options se présentent :
          .
          Option 1 : Le message personnel (Chaleureux et complice)
          C’est vrai que c’est assez ironique d’être un fan de punk qui stresse pour son planning de stats et qui évite la foule, mais au fond, c’est ça qui te rend humain. On a tous ce combat permanent entre l’idéal qu’on admire et la réalité de nos angoisses et de nos besoins de sécurité.
          .

          Ne te blâme pas de ne pas être ‘au front’ : avoir besoin de calme ou s’inquiéter pour son avenir professionnel ne signifie pas que tes valeurs ont disparu, elles ont juste dû s’adapter à ta vie d’adulte. Le punk, c’est avant tout l’honnêteté, et être honnête avec ses propres limites, c’est aussi une forme de courage. Tu n’as pas à choisir entre être un rebelle et être quelqu’un qui a besoin de stabilité. Tu peux être les deux, avec toutes les contradictions que cela implique. Sois indulgent avec toi-même : on peut très bien soutenir la lutte avec le cœur tout en préférant le calme d’une salle de cours au chaos d’un blocage.
          .
          Option 2 : La conclusion analytique (Douce et philosophique)
          En définitive, la situation d’Urdanivia ne doit pas être lue comme une trahison de ses idéaux, mais comme l’expression d’une complexité humaine universelle. Le paradoxe entre son attrait pour l’esthétique punk et sa prudence institutionnelle illustre simplement le passage d’une révolte adolescente à une adaptation adulte.
          .

          Il est essentiel de reconnaître que le besoin de sécurité et la sensibilité sensorielle (l’aversion pour la foule) sont des réalités psychologiques qui ne diminuent en rien la sincérité d’une conviction intellectuelle. Être ‘solidaire en pensée’ n’est pas forcément un acte de lâcheté, mais peut être la seule manière pour un individu fragile de maintenir un lien avec ses valeurs sans se mettre en danger psychiquement. En acceptant ses contradictions plutôt qu’en les combattant, Urdanivia peut transformer sa culpabilité en une forme de sagesse : celle de savoir que l’on peut habiter humblement l’espace entre l’idéal et le réel, sans pour autant perdre son âme.
          .
          Option 3a : Le message « ami provocateur » (Cinglant et moqueur)
          Bon, on va se dire la vérité : t’es devenu le cliché ultime du ‘punk de salon’. C’est presque touchant de te voir essayer de concilier ta playlist anarchy-chaos avec ton angoisse existentielle pour un planning de stats. ‘Solidaire en pensée’… c’est magnifique comme concept ! C’est l’engagement zéro calorie : on a tout le prestige moral du révolutionnaire, mais sans le risque de transpirer dans une foule ou de rater un stage.
          .

          T’inquiète pas, c’est le cycle normal de la vie : on commence avec une crête et on finit avec un tableur Excel et une peur panique du désordre. Bienvenue dans la classe moyenne, mon pote ! Profite bien de ton confort bourgeois, et si jamais tu te sens trop coupable, monte le son de ton disque de Sex Pistols pendant que tu révises tes cours. Ça fera illusion.
          .
          Option 3b : La conclusion analytique « froide » (Sarcasme intellectuel)
          En conclusion, le cas d’Urdanivia est un exemple fascinant de ‘rébellion domestiquée’. On observe ici la victoire totale du système sur l’individu : le sujet a réussi la transition parfaite entre l’esthétique de la rupture et la pratique de la conformité.
          .

          L’argument de la sensibilité sensorielle face à la foule n’est ici qu’un vernis psychologique commode pour masquer une réalité beaucoup plus banale : le refus du risque. Sa ‘solidarité en pensée’ s’apparente à une forme de consommation culturelle où le militantisme devient un accessoire de mode, utilisé pour se donner bonne conscience sans jamais quitter sa zone de confort. En somme, Urdanivia a troqué le ‘No Future’ pour un ‘Futur sécurisé avec stages validés’, prouvant ainsi que même le punk le plus endurci finit par se soumettre dès que le planning institutionnel menace son ascension sociale.
          ======================
          Voilà, tout cela n’était qu’une digression histoire de s’amuser, de s’émoustiller en cette fin de journée fraîche, l’hiver montre le bout de son nez, semble-t-il.
          A ciao bonsoirrrrrrr !
          Et la lutte continue les poteaux, on ne se voile pas la face hein !
          Trump s’est pris une bonne déculottée. Macron en fin de règne va se faire fesser cul nu par les lycéens, bien que protégé par cet abruti de Nunez. Mélenchon va mettre en orbite la 6ème République en 2027.
          Vive la France ! Rastaman vibrations he ya he positive !!!

          • #166871 Répondre
            Urdanivia
            Invité

            « Surtout pas de retard sur mon stage, sinon mon futur est compromis »

            C’est pas moi , c’est les étudiants dont je suis prof pour ce cours!!:
            – je leur dirai alors que c’est des punks de salon petits bourgeois(sachant que certains ont une inquiétude devant les planning car ayant aussi des jobs étudiants faute de ressources suffisantes-côté famille, bourses-)
            – je les suppose peu amateurs de punk.

            • #166872 Répondre
              Urdanivia
              Invité

              – 0 culpabilité à transformer (questionnement ≠ culpabilité sauf psycho de salon)
              – me suis jamais défini comme punk ni senti tel
              – et toi es tu punk, révolutionnaire (quelle révolution), insoumise,…?

          • #166916 Répondre
            Christelle
            Invité

            J’en ai un peu marre de cette Eléonore complètement IA slop, toujours accolée à Urdanivia (tiens tiens…). Rien à voir avec l’Eleonore originelle toujours au coeur des débats autant littéraires que scientifiques, capable d’une franche déconnade avec Graindorge autant que d’infliger des fessées conceptuelles à I.G.Y. je plaide pour le retour de l’ancien modèle.

    • #166870 Répondre
      Urdanivia
      Invité

      « Surtout pas de retard sur mon stage, sinon mon futur est compromis »

      C’est pas moi , c’est les étudiants dont je suis prof pour ce cours!!:
      – je leur dirai alors que c’est des punks de salon petits bourgeois(sachant que certains ont une inquiétude devant les planning car ayant aussi des jobs étudiants faute de ressources suffisantes-côté famille, bourses-)
      – je le suppose peu amateurs de punk.

    • #166873 Répondre
      Eléonore
      Invité

      Sachez le; personne n’est à l’abri d’Eléonore, pas même Samuel_Belkekett ni François Bégaudeau le « scrutinizer » du forum. J’ai des routines bien huilées en sous couches planifiées h24. Je scanne cet espace depuis un temps certain avec comme objectif la publication d’un roman pamphlétaire, sans l’utilisation de l’IA bien sûr. (à suivre)

      • #166876 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Roman pamphlétaire !
        Sur l’utilisation de l’IA ?!
        Ça promet d’être quequ’chose.

        • #167001 Répondre
          Eléonore
          Invité

          Cela va être quelque chose en effet Samuel; j’ai déjà le titre en tête : « Bigoudix et les boucles du forum gaulois »
          Tu en penses quoi ?

          • #167023 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Avec un titre pareil tu vises très haut !
            On sent que ça prétend à atteindre des hauteurs vertigineuses.
            Tu prends de gros risques avec un tel titre.
            Vas-tu tenir la promesse ? Là est la question. On attend beaucoup avec ce titre.

    • #166983 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #167017 Répondre
      Godot le bègue
      Invité
    • #167039 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Violences lors des manifestations : l’AFP dénonce les agressions de journalistes par les forces de l’ordre et demande des garanties
      La direction de l’Agence France-Presse se dit « consciente des conditions difficiles dans lesquelles agissent parfois les forces de l’ordre », mais « demande que toutes les précautions soient prises pour préserver l’intégrité physique des journalistes et leur permettre d’accomplir leur mission ».

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