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- Ce sujet contient 375 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Alexandre, le il y a 2 jours et 2 heures.
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AuteurMessages
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Claire N
InvitéLa page 19 se noie
Est il possible d’évacuer les derniers sujets
Sur une plus à flot -
François Bégaudeau
Maître des clésje te suis sur ce radeau
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Claire N
InvitéMerci on est Noé
Je voudrais un exemplaire d’Emile pour commencer -
..Graindorge
InvitéÉmile finit son petit dèj avec Simone et il arrive
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Emile Novis
InvitéSimone n’étant pas très commode au réveil, je ne peux mettre l’exemplaire demandé par Claire que maintenant (Claire, jesuppose que tu parles de ce texte de Levoyer que je viens de mettre sur la page 19) :
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https://blogs.mediapart.fr/pascal-levoyer/blog/040526/melenchon-le-proces-permanent
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Voici un extrait (je souligne le point qui me paraît très intéressant, et j’aimerais savoir si, ici, des gens qui ont fréquenté un peu les médias peuvent confirmer cette forme de « cynisme ») :
« les éditorialistes en question sont salariés de groupes détenus par une dizaine d’hommes parmi les plus riches du pays, formés dans les mêmes établissements supérieurs que les ministres qu’ils interviewent, embarqués dans des sociabilités, des carrières, qui les rattachent objectivement au bloc social que toute politique de rupture viendrait inquiéter. Cette inscription matérielle ne contredit pas leur sincérité, elle en est la condition. On ne croit avec autant de conviction que ce qui sert ce qu’on est. La fonction de l’idéologie n’a jamais consisté à produire des croyances chez des sujets qui en seraient la source, mais à produire des sujets adaptés à des positions qui les précèdent.
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On dira peut-être qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. La formule vaut pour les périodes où l’idéologie pouvait encore se présenter comme savoir naïf. La nôtre demande de la retourner : ils savent très bien ce qu’ils font, et ils le font quand même. Le cynisme contemporain n’invalide pas l’idéologie, il en est la forme la plus achevée. Le commentateur peut, en privé, reconnaître que telle accusation est exagérée, que tel sondage est douteux, que tel collègue est de mauvaise foi. Cette lucidité ne change rien à sa pratique publique, parce que sa pratique publique est ce qui le tient dans la position qui est la sienne. L’idéologie n’a plus besoin d’être crue pour fonctionner, elle a seulement besoin d’être pratiquée. C’est ce trait qui rend le dispositif si difficile à entamer par la seule critique rationnelle. Prouver qu’il déforme, qu’il ment, qu’il calomnie ne le déstabilise pas, parce que ce n’est pas sur la vérité qu’il prétend tenir, c’est sur la fonction qu’il remplit » .
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@Graindorge : sans rancune pour la discussion dans l’entrée « Littérature », mais je continue à penser que tu te trompes!!-
..Graindorge
InvitéJamais de rancune avec toi Émile
À une terrasse de café en ce joli mois de mai, les privilégiés que nous sommes, même désargentés pour ma part, je sais pas si toi tu as des couilles en or ou en argent, nous pourrions mieux développer et approfondir.
Une fois je disais que beaucoup parmi les manifestants sont des capitalistes qui rament. Mais ils ont raison de réclamer et de manifester pour améliorer leur vie, leurs vies. Les pauvres frappent aussi plus pauvres qu’eux, lorsqu’ils ont 3 sous ils partent en vacances dans des pays pauvres et parfois y jouent les riches…
Pas plus tard qu’hier j’ai attrapé au vol via les infos de 20h qui m’intéressent peu et que j’éteins des que ma mère quitte le salon pour aller se coucher et continuer sur sa télé, attrapé au vol que le système veut faire encore rentré dans les crânes des « actifs » que si ils payent de plus en plus de cotisations c’est à cause des retraités. Etc…etc…etc… -
Claire N
InvitéMerci Emile
Texte intéressant
« Prouver qu’il déforme, qu’il ment, qu’il calomnie ne le déstabilise pas, parce que ce n’est pas sur la vérité qu’il prétend tenir, c’est sur la fonction qu’il remplit » .
Qui me rappelle une phrase de ma petite sœur
Qualifiant ainsi le cynisme : « ils sont xagere «
Et peut être avec netteté le déplacement acté vers un terrain propice à sa mise en acte-
Alexandre
Invité« ils sont xagere «
C’est très joli!-
Claire N
InvitéOui la saisie par les enfants du génie de la langue est une grande source de joie
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cat
Invité@Claire – À ce sujet rappelons que Au Pays d’Alice, de Gaelle Bantégnie reste inégalé, magnifique.
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Claire N
InvitéMerci je prends la source
Je ne l’ai toujours pas lu
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Dr Xavier
InvitéLe texte est clair et donne une bonne structure, je fais quand même mon screugnegneu :
1. Ce n’est pas si neuf, et la pensée de la critique des médias est déjà très labourée, Bourdieu, Acrimed (sites et produits dérivés comme le bouquin de Perrenot ‘Les médias contre la gauche’), Lordon à ses heures perdues avec plus ou moins de bonheur, et tant d’autres – il donne l’impression de sortir toute sa pensée de son chapeau, une petite reconnaissance/hommage à ses lectures ne ferait pas de mal. Peut-être que je suis trop légitimiste, mais ne faire *aucune* mention d’autres travaux me semble peu courtois.
2. De loin c’est séduisant la structure en 3×3 (déplacer/cadrer/effacer – et 3 sous-thèmes à chaque fois), de près c’est moins convaincant : les trois thèmes de « cadrer » (amalgame ED, sacre du transfuge, sondage) me paraissent bien plus relever du « déplacer. » Tandis que le deuxième sous-thème de « effacer » (« déliaison de la véridicité ») relève bcp plus du « cadrer » (puisqu’on cadre ce sur quoi on va discuter : la petite phrase). À trop vouloir forcer dans du 3×3 ça fragilise l’ensemble.
3. Sur le cadrage, il aurait pu refaire un petit travail de mise à jour de la maxime bien connue « Les médias ne nous disent pas ce qu’il faut penser, mais à quoi il faut penser » (dérivée du politologue américain Bernard Cohen dans les années 60 : “The press may not be successful much of the time in telling people what to think, but it is stunningly successful in telling its readers what to think about.”), on ne pensera/discutera donc pas de la propriété lucrative, le despostisme en entreprise, le carcéralisme, les enfants qui dorment dans la rue, la bêtise des élections – élection présidentielle en tête. Qui d’ailleurs ne fait l’objet d’aucune appreciation de sa part.
4. Sur les éditorialistes/journalistes alignés, le mouvement est double : oui leur sociabilité les prédispose à l’alignement (curieux de ne pas mentionner une seule fois le terme de bourgeoisie), mais inversement ne survivent que ceux qui maintiennent un alignement indéfectible. Je pense à une autre formule du journaliste Michel Naudy : « vous ne restez jamais à l’antenne impunément, jamais. »-
Emile Novis
Invité@DR Xavier
Je ne sais pas quoi penser de l’absence de citations. Je crois qu’on a pratiqué la citation de bien des manières dans l’histoire : on ne cite pas, on tronque, on cite pour envoyer chier, on cite pour légitimer son discours, on ne cite pas parce que la pensée appartient à tout le monde, etc. J’ai le souvenir d’un texte de Descartes qui citait Aristote (ou faisait une allusion Aristote), pour dire finalement qu’on voyait bien qu’il était de mauvaise foi, ce qui n’était pourtant pas si clair. Je crois qu’on se donnait pas mal de liberté à l’époque. Pascal reprend du Montaigne, parfois en le citant, parfois en l’utilisant un peu comme bon lui semble, parfois en ne le citant pas du tout, et il ne semble pas trop s’inquiéter de sa propre pratique.
Depuis, je n’ai pas trop d’avis sur la question. Ce qui m’intéresse c’est la pensée de celui qui écrit (ma limite étant bien sûr le plagiat pur et dur).
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Que son propos ne soit pas nouveau ne m’étonne pas. Sa classification me paraît aussi artificielle par moments : j’ai l’impression qu’il veut rationaliser une pratique un peu plus confuse dans les faits. Mais il a le mérite de faire apparaître des points clefs.
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Effectivement il y a d’illustres prédécesseurs avant lui. Je crois que l’intérêt de son texte est de focaliser sur une séquence déterminée, ciblée, actuelle : le discours médiatique sur LFI. J’ai été aussi intéressé par le problème du rapport à la vérité et la conscience cynique : il est vrai que des gens disent que c’est faux et démentent méthodiquement certains discours sur Mélenchon, et la structure médiatique ne bouge pas d’un millimètre en recommençant de plus belle le lendemain. Et Levoyer me semble viser juste quand il dit que cette forme d’idéologie ne tient absolument pas sur la vérité, raison pour laquelle les démentis ne l’atteignent pas du tout. Démentir, comme le font beaucoup de militants LFI, c’est croire que l’idéologie en question fonctionne en reposant sur la croyance ; on se dit qu’en tapant sur la fausseté du propos, on fera s’effondrer la croyance et on donnera un coup sévère à l’idéologie. Or il n’en est rien. C’est une erreur de constat. Cette idée, je ne sais pas si elle est chez Bourdieu.
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Je ne sais pas non plus si elle est vraie, puisque je ne suis pas certain qu’on puisse décorréler à ce point la pratique de la croyance qui lui donne son sens ou sa justification, mais il me semble qu’il touche au moins un problème important : dans quelle mesure Duhamel croit ce qu’il dit? C’est pourquoi je demandais si des gens, ici, avaient déjà fréquenté des médias d’un peu plus près, pour avoir leur impression sur cette question. Il y a au moins FB.-
Emile Novis
Invitéps : @Claire : pas compris le rapport avec la phrase de ta petite soeur.
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Claire N
InvitéOh c’était juste un petit clin d’œil – sur le déplacement propre au cynisme de groupe
En modifiant la singularité de il exagère – il est xagere dans sa tête elle avait peut-être saisi le déplacement que l’intransitif masque-
François Bégaudeau
Maître des clésBien sur que Duhamel « croit ce qu’il dit ». Il a intériorisé l’artifice de son discours, qui dès alors est purement et simplement : son discours
Car Duhamel n’a plus une seule seconde, dans sa vie, pour considérer à distance son discours, le réfléchir. Duhamel n’a pas de for intérieur. Ses rares moments « libres » il les consacre à scroller sur X
L’été certes il lit des bouquins – d’anciens premiers ministres..
Duhamel est intégralement une production sociale.
Nous le serons d’ailleurs nous mêmes si nous commençons à passer un temps conséquent à commenter des commentaires sur le commentaire que fait Duhamel de Mélenchon.
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..Graindorge
Invité@Xavier Doc
« La bêtise des élections – élection présidentielle en tête »
D’accord. Tu proposes quoi? On fait quoi pour essayer d’en finir avec la macronie et sa cousine germaine, pardon, sa soeur, l’extrême droite avec leurs méthodes qui surpassent haut la main les méthodes mafieuses? Je ne demande qu’à savoir comment-
Samuel_Belkekett
InvitéGraindorge je vais te dire un petit secret.
Faudra le répéter à personne hein !?
Alors voilà, tu en finiras encore plus vite avec la macronie en votant pour elle, que contre elle.
En en remettant encore pour 5 ans, les fissures actuelles ressembleront à un jardin d’enfants.
Voilà, maintenant tu sais pour qui voter.-
..Graindorge
InvitéS.B: le message est pour Dr Xavier.
Il répondra ou pas.
Les gens sont entrain de tomber comme des mouches. Si on en reprend pour 5 ans on pourra dire que les mouches tombent comme des gens
Bonne nuit monsieur et encore merci pour vos partages musicaux -
..Graindorge
InvitéMais oui vous avez raison de dire Samuel B
« En en remettant encore pour 5 ans, les fissures actuelles ressembleront à un jardin d’enfants. »
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brisemenu
InvitéBen faudrait que le Nouveau Front Pop ne s’allie plus avec la macronie contre le RN … Vous avez loupé le dernier épisode apparemment. Hein , si on pose l’équation RN=Macronie faudrait « faire barrage » à la macronie au moins autant que contre le RN … Oui , je sais : c’est parfois douloureux d’être conséquent jusqu’au bout.
C’est triste les vieilles filles qui vivent avec leur vieille maman , heureusement qu’elles ont des chats et Bégaudeau pour occuper leurs journées.
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..Graindorge
InvitéÉchange entre un sociologue et un artiste
P. Bourdieu Et H. Haacke, Libre échange – Persée https://share.google/bJK2GKyxZMJRDJhuz
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MA
InvitéJe suis tombée sur cela, je ne sais pas ci déjà partagé : https://www.youtube.com/watch?v=kc94pgThwE8
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, et déjà beaucoup trop, dirais-je
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MA
InvitéAh d’accord, désolée.
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olala
InvitéGIGA CHAD Macron remet de l’ordre dans une salle de gens dissipés ! aura +1000
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Claire N
InvitéPetite émission
Suite à la discussion de Ostros sur la « conscience « , un bout de la question qui a la hype : l’interception Interoception-
Claire N
InvitéOú comment on est construit pour se « subjectiver »
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Ostros
InvitéChamp d’étude qui permet d’approcher les causes et conséquences de la schizophrénie, des autres troubles psychiques, de la démence et aussi des conséquences des agressions sexuelles sur les enfants. Lorsque la destruction de la capacité d’intéroception chez un individu par un pedocriminel aura été prouvée, on pourra parler d’assassinat, les preuves seront irréfutables.
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Claire N
InvitéOui d’une manière générale l’interoception
Peut servir de point de réflexion sur ce que représente notre ancrage sensible et sous quel hospice on le souhaite se voir construire
Un contre argument certain à la pensée libérale qui fantasme le téléchargement a l’infini de notre cerveau
Et certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort-
Ostros
InvitéEt certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort
Oui c’est bien dit
Avec dans la sensation d’être à la vie, la sensation du réel. Et d’en être.-
Claire N
Invité« la sensation du réel. Et d’en être »
Voilà – parfait
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Samuel_Belkekett
InvitéTu commences par « Peut servir de point de réflexion sur ce que représente notre ancrage sensible et sous quel hospice on le souhaite se voir construire »
Puis « Un contre argument certain à la pensée libérale »
Mouais… Pas du tout convaincu.
Encore faut-il distinguer interoception comme donnée scientifique et ces mêmes données dans un ordre de discours. Ce n’est pas nouveau. Ordonner les données scientifiques, pour dans le discours atteindre à une connaissance de soi.
Or c’est toujours la même rengaine. Non pas la connaissance de soi, mais inéluctablement une image de soi postulant la connaissance de soi.
Debord en son temps décodait la pensée libérale comme « instance des pensées séparées » du fait d’analyser les choses séparément sans jamais les faire coïncider d’une manière ou d’une autre. A commencer par la société comme agrégat d’individus séparés. Bref là encore avec l’interoception nous sommes dans l’auto référérence constante. L’immanence non pour le meilleur mais pour le pire.
Le passage sur le yoga en dit long, il y aurait dans le yoga un contrôle du souffle pour le bien-être et un contrôle sur les émotions dont on ne sait pas très bien si c’est très opérant. Fin de citation. Or même si c’est vrai… l’abstraction est tout de même criante. Car dans le yoga comme dans la méditation, tout exercice se fait dans le cadre de liaisons et déliaisons complexes avec le monde extérieur.
De même dire que notre éloignement « des conditions naturelles de vie » a généré une baisse de nos pulsions d’auto conservation et autre écoute de notre corps par la médiation de notre sacro saint cerveau est non seulement un peu court mais un peu simpliste comme explication.
Ce type de raisonnement scientifique est si bien agencé dans l’esprit libéral qu’on pourra difficilement en avoir l’utilité ailleurs.
Très surprenante coïncidence d’entendre après ça Étienne Klein nous parler des phrases auto-référentielles.-
Samuel_Belkekett
Invité« Et certainement une approche sensible des frontières entre notre sensations d’être à la vie oú d’être à la mort »
Alors ça, ça vaut une analyse à part entière.
C’est quoi être à la vie ou être à la mort ?
L’analyse scientifique classique rejette les frontières de nos sensations pour distinguer radicalement vie de mort. Pour n’analyser que les conditions de la vie.
A ceci près que la vie d’un point de vue vitaliste et dans la puissance du symbolique ne rejette pas du tout la mort.
C’est au contraire quand la mort est entièrement expurgée de la vie que celle-ci est entièrement morne et mortifére. C’est le dualisme symbolique entre vie et mort qui donne tout son attrait à la vie. Tant que la dualité fonctionne.
La science occidentale s’est construite comme pensée du vivant en conjurant la mort au maximum. La pensée libérale et bourgeoise aussi d’ailleurs à horreur de la mort.
Après il y a tellement de considérations anthropologico-religieuses qu’on en a pas fini, mais bon, la vie séparée… ne vaut rien. Voilà…-
Claire N
InvitéJe ne comprends pas très bien l’angle de ta réflexion
Je n’ai aucun doute sur la possibilité de « la pensée libérale » de transformer cette source d’ignorance à nous même – si tu as écouté le passage sur le yoga, on voit que cela ne permet aucunement un contrôl- en bases naturelles dont nous aurions grâce à notre puissant cerveau et un Catch la possibilité de nous saisir – mais ce serait faux –-
Samuel_Belkekett
InvitéLe problème de ce type d’analyse scientifique est celle d’un regard qui se pose sur les symptômes, qui deviennent phénomènes signalétiques qu’envoie l’intériorité de l’individu. Et que du coup le cerveau se doit de transcrire d’une manière ou d’une autre en informations. C’est l’intériorité qui se pose comme un langage à traduire selon les messages qu’il déploie. C’est le cerveau le récepteur du signal et le traducteur du message.
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Tout le monde a compris que le yoga n’a pas comme point central et protagoniste le cerveau. L’extrait parle de la possibilité, par le souffle, d’interagir pour aller vite, avec le corps. Un contrôle des énergies en vue de détente et d’éliminer les tensions. Moi et l’extrait nous sommes d’accord là-dessus.
Que pour le Yoga comme la méditation le cerveau soit un épiphénomène est un secret pour personne, mais c’est justement cette différence qui fait que le corps, lors de ces activités (yoga, méditation), n’interprète pas le symptôme comme signal ou signe d’une pathologie interne. Elles créent un rapport au monde extérieur, une fermeture et une ouverture simultanée dont le yin yang reste une illustration. Ouverture/fermeture, interieur/extérieur, vie/mort etc… Elles révèlent à l’individu, dans le temps, la qualité ou vacuité de ses expériences empiriques.
Le regard clinique lui, cherche à circonscrire le symptôme comme cause et effet à la fois. -
Claire N
InvitéCe que je veux dire c’est que cette intervention ne me semble pas du tout fixer des certitudes
Mais ouvrir plutôt des pistes de recherche
Le point qui me semble crucial est le travail sous marin de la constitution de la subjectivité
Et également l’aspect dynamique dans la durée de cette interaction
Il ne peut plus etre utilisé en l’espèce de paradigmes dichotomique et avec toute la tendresse que j’ai pour Descarte, la conscience n’est pas envisageable à cette lumière comme une extraction volontaire par le progrès de notre « nature «
Cela oblige à repenser également la dichotomie classique nature / progrès , qui si elle a et reste un outil très important montre en l’espèce ses limites
Et je ne trouve pas deconnant que le chercheur en vienne à se questionner sur notre rapport à l’environnement, il nous faut il me semble d’autres outils que l’extraction – un peu réactionnaire – et la dichotomie – mais il me semble que Derrida a déjà bossé la dessus-
Samuel_Belkekett
InvitéCe n’est plus « je pense donc je suis » mais « je compute donc je suis ». Que la méthode cartésienne oublie le corps, on est bien d’accord.
Je perçois mieux ton biais qui est de penser que cette théorie remet en question cette dichotomie à laquelle tu fais allusion, alors que mon impression est qu’au contraire elle la reconduit. Ne serait-ce que par les « signaux interne » qui peut-être brise la dualité mais isole l’individu de son contexte. Que le chercheur pense que ce sont les liens de l’homme et de la nature qui sont brisés par le progrès, et la modernité qui nous rendrait étranger à nous-même, ressemble trop à un cliché, même si il est vrai, pour ouvrir à une piste quelconque. Surtout qu’en définitive la leçon c’est que c’est en nous-même, à l’intérieur de nous que repose le sens de la vie, ou du moins que « ça » communique. Quant à « l’outil de l’extraction » même verdict, ça donne l’impression d’être à l’écoute de, mais au final tout est transcrit en informations. Je compute mais au final je pense quand même. Tout se résorbe dans le cerveau. Comme avec Levi Strauss, ça commence avec la pensée sauvage et ça se termine dans l’universalité des neurones. Toi même tu extrapoles domination intérieure et domination extérieure. Mais ces sciences, après nous avoir expliqué pendant X temps que la culture explique la nature et donc la domine, maintenant et sans doute par culpabilité, cherche un égalitarisme. Une nature qui s’expliquerait elle-même, hors culture. Mais que fait le cerveau !? Il est là le paradoxe occidental. Le scientisme se trouve piégé par son propre rationalisme. La supériorité du cerveau et l’enjeu de l’information.
On ne rendra jamais assez hommage à quelqu’un comme Descola pour avoir non pas retrouver les liens de l’Homme à l’environnement mais d’avoir « altéré » l’Homme par son devenir au contact du vivant de son environnement.
Tu penses que cette approche peut ouvrir des pistes, peut-être, à condition d’en repenser les termes.-
Claire N
InvitéMoi je perçois mieux le tiens – de biais : « que cette théorie remet en question«
Ce n’est pas une théorie ce sont des données de recherche -
Samuel_Belkekett
InvitéOui oui des hypothèses. Je suis peut-être un peu conditionné par des préjugés mais que veux-tu, on ne se refait pas.
D’ailleurs tu m’as un peu éclairé sur le fait que moi je voyais ça partant d’un fait clinique. Le corps adressant des signaux dès qu’il se sent malade. Et notre insensibilité croissante à l’écoute de celui-ci. Dépassant ceci mais partant de là, voilà pourquoi je parais de symptôme, comme cause et effet dans un corps séparé de l’environnement. Enfin bref, ça ne change pas grand chose au final, l’essentiel étant que, les recherches en cours affinent ce grand laboratoire qu’est notre esprit. -
Samuel_Belkekett
Invité@Claire N
Quand je disais « biais » je pensais à angle d’analyse.
Si le signifiant biais semble péjoratif, ce n’est pas du tout ce que je voulais signifier. Je me biaise moi-même du coup. -
Claire N
InvitéJe ne considère pas le biais comme un terme péjoratif ; par contre ce à quoi il se rapporte peut m’agacer
– puisque nous en sommes aux biais idéologique
Je ne crois pas m’inscrire ni dans une perspective hygiéniste ni dans son évolution Pokémon libérale
– il est toujours bon en ces temps oú l’écologie se fait sentir de refaire un point sur la perspective dogmatique de la « bonne nature « , mon avis est le suivant : présumer une certaine forme d’intelligence a l’organisation du vivant et de ceux qui nous ont précédé mais se mettre en posture de la requestionner – ainsi on échappe à la transmission « traditionnelle – paternaliste « du savoir ( c’est comme ça et pas autrement) pour se ré approprier un questionnement émancipateur, le clivage nature / culture se situe plutôt selon moi entre ces deux manières culturelles d’appréhension -
Samuel_Belkekett
InvitéIl n’y a pas de bonne ou mauvaise nature, pas plus qu’il n’y a eu une bonne ou mauvaise révolution 1789-93 par exemple.
En bon bathesien je considère que la nature se déploie comme un langage, un langage scientifique autant qu’il se peut, mais tout fait social ne sera qu’à jamais culturel et si le passage de la nature à la culture c’est, pour la nourriture par exemple, passer du cru au cuit, alors c’est bien le culturel qui absorbe tout. Maintenant l’émancipation tu admettras que c’est un terme un peu fourre tout, tout le monde se revendique de l’émancipation. Même Sardoche quand il veut foutre les migrants dehors. Ce qu’il manque à mon sens dans ce chaos confusionnel c’est la forme. Inventé une forme, alors oui émancipatrice. Si en référant à l’organisation et transmission traditionnelle tu penses au patriarcat ou au paternalisme alors c’est à un conservatisme auquel tu fais allusion. Or le patriarcat est-il un fait naturel déjà, ça c’est pas sûr. C’est oublier que toute organisation traditionnelle est un système traditionnel. Système qui renvoie à structure, qui renvoie à forme. La rigueur scientifique anthropologique pour le coup, montre les fameuses structures élémentaires de la parenté comme précisément émancipatrice. Ce que l’on dénonçe à raison comme patriarcat en terme usuel, est en vérité l’androcentrie. Le patriarcat n’étant qu’un phénomène évolutif et culturel qui trouve autant de forme selon les cultures que les plats nationaux, avec plus ou moins d’androcentrie. Chez les talibans par exemple il y’a beaucoup d’androcentrie. Bref, je dis ça pour faire ressortir les formes. Or les formes ne s’inventent pas ex nihilo. Ce qu’on appelle littérature monde par exemple n’est, du moins dans sa définition pertinente, rien que, et rien d’autre que, la façon dont les œuvres s’influencent les unes les autres. D’un bout de la terre à l’autre.
Le problème étant que questionner les cultures traditionnelles a toujours été un point d’une extrême délicatesse auquel chaque anthropologue s’est confronté. On a beau étudier, apprendre la langue, interpréter les mythes et les rituels, au final le savoir et le pouvoir sont bien souvent indistincts. Mais s’alterer au contact de l’autre, l’autre comme destin… ça c’est la recherche d’une forme. Le conservatisme c’est la loi. La forme c’est la règle, comme on dit la règle du jeu.
Maintenant pour en revenir à l’interoception, ce n’est certes pas une théorie mais ce n’est pas simplement des données scientifiques non plus, sinon pourquoi intéroception ? C’est déjà une forme. Tenant selon moi davantage d’une pensée bourgeoise de l’individualité grégaire, que d’une ouverture sur l’altérité et le devenir. Mais ça c’est encore un débat sur les biais et les angles… de perceptions/conceptions.
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Greenwashing
InvitéOstros: « Champ d’étude qui permet d’approcher les causes et conséquences de la schizophrénie »
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T’es vraiment la dernière des teubées toi, c’est fabuleux.
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Claire N
Invité@remi
Je ne pense pas necessaire de demander à Brisemenu une quelconque démonstration au sujet de la gentrification
Je crois connaître d’avance le chemin de son « petit vélo «
Il est a parié qu’il s’est rendu compte de la gentrification ainsi : j’ai un voisin arabe – je veux aller en ville – oups c’est cher
Et comme mon fils touchant la clôture électrique des chevaux et surpris de la décharge tape son cousin juste à porté-
Ostros
InvitéEt comme mon fils touchant la clôture électrique des chevaux et surpris de la décharge tape son cousin juste à porté
Rire-
François Bégaudeau
Maître des clésrire + applaudissements – excellente image
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Claire N
InvitéMerci merci- c’est oui une version du « sous la main « de psychologies
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Cocolasticot
InvitéImage qui va rester
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..Graindorge
InvitéBen moi je vais plus oser te tutoyer ma Claire : trop de signes extérieurs de richesse: 6000€/mois nets, des chevaux, des vaches, des cochons, des serviteurs, et ce que tu vas nous dire, révéler encore…
Heureusement que tu fais plein de fotes d’ortografes, que je comprends pas toujours ce que tu dis et que tu offres des livres d’occasions cornés à tes copines qui partent à la retraite sinon franchement j’adopterais le voussoiement
Ah et j’oubliais tes gardes qui sont fatigantes et ton métier pas si facile du tout. Non: 6000€ c’est pas un gros salaire, ce sont ceux d’en dessous qui sont trop bas-
Claire N
InvitéFort bien -j’accepte avec joie ta main tendue
J’aimerais tout de même par respect pour leur qualification tu ne m’attribues pas de « serviteurs « mais une gouvernante, un palefrenier, un majordome, une cuisinière et tant d’autre personne merveilleuse-
..Graindorge
InvitéTu plastronnes patronne! Et tu as oublié le chauffeur sans permis ( de conduire) le jardinier pas bio, le coiffeur sans ciseaux etc
Et la merveilleuse maquilleuse qui se dépêche de planquer tes cernes après une nuit de garde car tu n’es pas une sentinelle qu’on ne relève jamais, toi
Bises d’insoumise 😀-
Claire N
InvitéTu plastronnes patronne- rires – j’essaye de pas en louper une en tout cas
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..Graindorge
InvitéEt ça peut arriver oui que juste après une frayeur de déverser la peur en tapant le premier qu’on trouve à côté. Si c’est une frayeur de brisemenu, trop tard pour l’Arabe , il avait que se déguiser en Suédois
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..Graindorge
Invité* il avait qu’à
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Tony
InvitéTrès bon article de Romaric Godin sur le projet techno fasciste de Palantir où l’on apprend entre autres choses que la seule activité rentable de l’IA est la guerre et que la fusion du capital techno et de l’état n’est peut-être plus de la science fiction,
Le manifeste de Palantir en 22 points, publié sur le réseau social X le 18 avril (lire les annexes) et mis en avant par les algorithmes de l’entreprise d’Elon Musk, peut ne pas apparaître comme une nouveauté. Il concentre les positions défendues depuis quinze ans par l’un de ses fondateurs, Peter Thiel, et résume en grande partie le livre The Technological Republic, paru en février 2025 et coécrit par le président de l’entreprise Alex Karp et par Nicholas Zamiska, son conseiller juridique.
Mais ce n’est pas tout à fait la même chose de publier un livre sous un nom d’auteur et de produire un manifeste, c’est-à-dire un programme simplifié sous forme de feuille de route politique, depuis le compte officiel d’une entreprise.
La société technologique spécialisée dans le maintien de l’ordre, le renseignement et la sécurité, grande gagnante de la guerre en Iran, a en fait publié un texte important du crépuscule du néolibéralisme. Il montre que le capitalisme de rente, pour survivre, doit prendre le contrôle sur la rente suprême, l’État. Et, pour ce faire, il lui faut à la fois discréditer la légitimité démocratique de ce dernier et remplacer la servitude volontaire de la démocratie par une obéissance craintive.
Le premier message envoyé par son manifeste est que Palantir est devenu un acteur politique, avec des ambitions et des objectifs. Tout le reste en découle : la politique n’est plus l’apanage d’une classe de citoyens à part ou des citoyens eux-mêmes, elle est le terrain de jeu des entreprises et en particulier des entreprises technologiques.Et si la politique est un secteur dans lequel un groupe technologique peut évoluer à visage découvert, c’est que la fonction même du capital technologique change. Désormais, il a pour vocation à viser le contrôle de l’État, ce qui est l’objectif premier de l’action politique. Ce n’est pas Alex Karp ou Peter Thiel qui veulent s’emparer de la Maison-Blanche à l’image d’un Donald Trump.
Non, c’est bien le capital technologique lui-même qui veut contrôler l’État, pour en faire un outil entre ses mains. Il se veut à la pointe d’un nouveau capitalisme d’État. Non pas celui où l’État venait aider le capital ou s’y substituer, mais celui où le capital même devient l’État, où les fonctions de l’État deviennent des moyens d’action en vue de l’accumulation de ce capital propre.
Le détail de ce manifeste doit être lu dans cette optique : un changement majeur de régime dans lequel l’État doit être mis à la disposition d’un groupe capitaliste. Une telle bascule suppose évidemment un changement radical de légitimation du pouvoir. Le manifeste de Palantir tente de construire cette nouvelle légitimité.
La légitimité politique du capital technologique
Cette légitimité se construit doublement, de façon affirmative et de façon négative. Dans le point 3 du manifeste, Palantir, paraphrasant le philosophe Jürgen Habermas (ancien professeur d’Alex Karp, lequel a avoué avoir fondé Palantir après avoir été rejeté par lui), proclame : « La décadence d’une culture ou d’une civilisation […] ne sera pardonnée que si cette culture est capable de produire de la croissance économique et de la sécurité pour le public. »
C’est le point de départ de la pensée de Palantir. La légitimation du pouvoir est désormais issue de cette double source : l’accumulation et la sécurité. Deux piliers qui, selon le manifeste, ne peuvent être fournis que par le capital technologique fondé sur l’IA.
C’est lui qui est capable de produire des armes destinées à remplacer la dissuasion nucléaire par la dissuasion par l’IA (point 12), c’est lui qui peut assurer la course à l’armement de l’IA sans en passer par des débats éthiques et politiques interminables (points 5 et 7), c’est lui enfin qui peut mettre l’IA au service de la sécurité publique (point 17).
Enfin, c’est ce capital incarné par Palantir qui est capable de produire de la vraie technologie, celle qui est capable d’agir sur la société, en sortant de la « tyrannie des applications » critiquée dans le point 2, c’est-à-dire d’une recherche technologique à bas coût, mais aussi à bas rendement, devenue une sorte de routine.
Dans l’esprit d’Alex Karp, le capital technologique peut fonder une nouvelle croissance en promouvant de nouveaux gains de productivité massifs, inaccessibles à la logique des applications. Mais ce bond économique ne peut pas se faire dans le cadre ancien du marché concurrentiel mondialisé.
La critique du capitalisme démocratique
C’est l’autre face de la légitimité revendiquée par Palantir : elle se fonde sur la crise de légitimité du capitalisme démocratique. Depuis longtemps, Peter Thiel souligne lui-même que la société démocratique est un obstacle au développement du capital technocratique.
Les exigences démocratiques freinent en permanence les possibilités qui sont offertes par le capital technologique. La « société de la délibération » chère à Jürgen Habermas est ici présentée comme le mal absolu : elle construit de faux débats comme celui de s’interroger sur l’usage militaire de l’IA (point 5), elle « psychologise » la politique en obligeant à intérioriser des visions de « personnes » que l’on « ne pourrait jamais rencontrer » (point 10), elle méprise les milliardaires (point 16), elle favorise la « prudence » en politique au détriment de la détermination (point 19), elle relativise la supériorité des cultures où règne l’accumulation et qui ont produit « des merveilles » (point 21).
« Nous devons résister à la tentation d’un pluralisme vide et creux », résume le point 22 en guise de conclusion.
En corollaire, la critique porte jusqu’au capitalisme néolibéral qui a accompagné cette société démocratique, et dont Palantir rejette la forme nucléaire : la multinationale mondialisée soumise à la concurrence internationale. Le capital qui prétend à la politique est ici national : dans le point 1, Palantir présente son engagement comme le paiement d’une « dette morale » envers le pays qui a permis au secteur technologique d’émerger. La Silicon Valley a une « obligation positive de participer à la défense de la nation », et le capital technologique doit prendre le pouvoir pour lutter contre un « ennemi », jamais nommé mais omniprésent.
L’ère de la multinationale est donc terminée. Le capital doit s’assumer états-unien parce qu’il doit devenir les États-Unis. Et en cela, il ne lui est pas permis de se laisser divertir de son ambition politique par la concurrence ou le marché. « Nous devrions applaudir ceux qui tentent de bâtir là où le marché n’a pas su agir », résume le point 16 : pour bâtir, il faut contourner le marché. Et la meilleure façon de le contourner est de fusionner avec l’État.
C’est bien pour cela que l’État démocratique, classiquement jugé obèse, doit disparaître (point 8). Car il doit surtout cesser d’encadrer l’action du capital : « Les fonctionnaires n’ont pas besoin d’être nos prêtres. » Derrière cette phrase, il y a évidemment d’abord la critique de l’aspect moralisateur de l’État démocratique, qui est un élément central de la critique nietzschéenne de la modernité par Palantir.
La démocratie est jugée comme le régime des faibles qui utilisent la morale et la transparence pour dominer les forts. C’est dans cette lecture de La Généalogie de la morale, de Friedrich Nietzsche, qu’il faut comprendre le point 9 sur l’absence d’indulgence envers les puissants, qui « pourrait nous laisser une galerie de personnages à la barre que nous regretterons » ou encore des dégâts de la transparence de la vie publique (point 17).
Mais derrière cette dénonciation des « fonctionnaires-prêtres », il y a aussi la reprise de la critique libertarienne de l’État néolibéral qui voulait encadrer les marchés et leur donner des normes. Pour Palantir, cet encadrement est impossible parce que l’État n’est pas économiquement viable (« Toute entreprise qui rémunérerait ses employés comme le gouvernement fédéral rémunère les fonctionnaires aurait du mal à survivre », point 8).
Le monde de la nuit, de la violence et de la mort
Une fois cette légitimité proclamée, Palantir déroule son programme. Le capital technologique au pouvoir va construire un monde à son service. La guerre, seule activité aujourd’hui clairement rentable de l’IA, est donc remise à l’ordre du jour. Le « soft power » est rejeté comme une faiblesse : place au « hard power » (point 4), tant à l’étranger qu’au sein même de la société états-unienne, où « la Silicon Valley doit jouer un rôle dans la lutte contre la criminalité violente » (point 17).
Pour assurer un tel ordre, Palantir passe par de vieilles ficelles : la défense de la civilisation. Il est ainsi piquant de voir que dans un texte qui appelle à la destruction de tous les contre-pouvoirs démocratiques, les points 13 et 14 justifient ce durcissement du pouvoir au nom de la défense des « valeurs progressistes » et de la « paix extraordinairement longue » basée sur la « puissance états-unienne ».
Ce paravent n’est que le faux nez d’un nationalisme radical. En tant que pointe prétendûment avancée de la culture occidentale ayant produit des « avancées vitales », les États-Unis devraient engager le combat contre les cultures externes « régressives et dysfonctionnelles » (point 21). Et c’est au capital technologique d’assumer la direction des opérations. Le retour du capital à la nation se traduit par un retour à la hiérarchie des cultures.
C’est aussi dans ce suprémacisme qu’il faut comprendre la volonté de réarmer l’Allemagne et le Japon (point 15) : il s’agit d’effacer une « surcorrection » héritée de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et ce n’est pas le fruit du hasard. L’Allemagne nazie comme l’Empire japonais justifiaient leur militarisme par la défense de la civilisation. Palantir s’inscrit ouvertement, quoique de façon oblique, dans cette continuité.
On pourrait discuter longuement de l’aspect fasciste ou non de ce texte. Mais ce qui est certain, c’est qu’il défend un monde où la démocratie est vidée de son sens et n’est qu’un étendard justifiant une politique de domination et de prédation. Le discours de salut de la civilisation est un classique de l’extrême droite qui permet de refaire une unité politique autour de la nation, de la religion (point 20) et d’une élite combattante.
Alex Karp et les siens veulent faire du monde un lieu détestable, basé sur la supériorité des capitalistes technologiques, la discrimination et la guerre. Ils veulent une société militarisée où la joie est exclue, et la menace constante. C’est le monde de la nuit, de la violence et de la mort.
Contre quoi lutter ?
Les néolibéraux et les centristes s’émeuvent à juste titre de ce manifeste qui les cible directement. Mais, face à un tel horizon, leur projet de société est impuissant. Bien sûr, on peut toujours considérer que, devant un tel plan, le néolibéralisme d’un Emmanuel Macron est un moindre mal. C’est un argument qui sera sans doute utilisé massivement dans les prochains mois et les prochaines années.
Mais cette résistance est un piètre rempart. Car c’est oublier que ces monstres ne viennent pas de nulle part. Ils sont le produit même du néolibéralisme et de son échec. Ce sont les politiques mises en place dans les années 1980 qui ont permis de donner naissance à ces groupes technologiques ayant échappé à leurs créateurs et entendant s’en débarrasser.
C’est aussi oublier que de telles monstruosités prospèrent bel et bien sur l’échec du capitalisme démocratique et de la promesse néolibérale de prospérité. Le seul élément vrai dans ce manifeste, c’est que la société issue de la contre-révolution néolibérale n’a plus grand-chose à offrir aux populations – c’est pourquoi ce type de texte peut avoir un tel impact politique.
Enfin, c’est oublier que les néolibéraux eux-mêmes sont engagés activement dans un glissement vers des logiques autoritaires, discriminatoires et répressives. Le double quinquennat qui s’achève l’a assez prouvé en ce qui concerne la France. Ceux qui se présentent comme des résistants aux délires de Palantir pourraient bien n’en être qu’une version édulcorée, ne serait-ce que parce qu’ils ne remettent jamais en question la logique du capitalisme, pourtant en cause ici.
Pour contrer Palantir, il faut non seulement prendre au sérieux le danger que représente cet acteur, mais aussi s’attaquer aux racines du problème : le caractère profondément destructeur de la logique capitaliste. Pour sauver la démocratie, l’environnement et la société, il est nécessaire de combattre le principe fondamental qui l’attaque désormais de front.
Romaric Godin
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Claire N
Invité« La société technologique spécialisée dans le maintien de l’ordre, le renseignement et la sécurité » effectivement on comprend qu’il s’intéresser de près aux états grands pourvoyeurs de leur matière première – la guerre
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Claire N
InvitéMais tout de même, je me questionne sur la viabilité de leur projet entrepreneurial : le nationaliste n’est il pas – comme d’habitude – une ressource limitée ?
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci à Tony – et incidemment l’excellent Romaric- pour ce texte lumineux. Et avec ça les confus souverainistes continueront à nous expliquer que l’Etat est un rempart contre le capital.
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Sardoche
InvitéSoulignons aussi l’extrême confusion des gauchistes qui nous disent que nous ne sommes pas en démocratie, qui ne serait qu’un leurre instauré par la bourgeoisie capitaliste, et que nous vivons en fait dans une société capitaliste, mais qu’il faudrait tout de même, d’après cet article, sauver cette démocratie et cette société qui sont maintenant considérées comme « la » démocratie et « la » société. Les voir bouffis de leurs certitudes incohérentes est en tout cas un spectacle fort amusant.
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François Bégaudeau
Maître des clésMerci, pour notre gouverne, de continuer à exposer ici ton indigence
Si tu prêtais un minimum d’attention aux gauchistes qui t’obsèdent et fascinent – et devant lesquels tu fais un pathétique complexe d’infériorité-, tu saurais que la « démocratie » n’est chez eux jamais promue comme telle. Qu’il existe une longue continuité de textes qui s’en prennent à ce fétiche. Récemment, Lagasnerie a donné dans cette critique – ça a du t’échapper. Auparavant, Badiou a largement déconstruit ce mythe. Avant lui, des Castoriadis et Rancière, après maints anarchistes, ont oeuvré à donner au terme un autre contenu que la plate mouture libérale-bourgeoise de ladite démocratie.
A ceux là tu ne te référeras jamais, préférant amalgamer « les gauchistes » à n’importe quelle tribune de Libération cosignée par quelques comédiens ou écrivains de centre-gauche, et alarmant contre le « danger RN ».
Sors un peu du festival de Cannes, ça te fera du bien.-
Sardoche
InvitéComment pourrais-je faire un complexe d’infériorité puisque j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises pourquoi je vous trouvais si amusant et divertissant. Et je constate toujours la même ritournelle dès que vous êtes en difficulté : la gauche qui dit ça n’est en fait pas la gauche. Les reproches d’amalgamation sont d’autant plus ridicules de ta part qu’à gauche vous amalgamez du matin au soir et du soir au matin tout ce qui est à gauche de LFI au fascisme. Ah mais j’oubliais, la gauche qui fait cela n’est pas la gauche en fait.
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François Bégaudeau
Maître des clésbelle réponse sur le fond
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Sardoche
InvitéTu illustres encore une fois à merveille ce que je dis : tu me reproches de ne pas répondre sur le fond alors que toi même tu ne l’as pas du tout fait dans l’autre discussion. C’est dommage que tu sois quand même si prévisible.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu dis que lagauche défend ladémocratie, je t’informe que c’est faux. Point.
Tu as tant à apprendre de moi. -
Sardoche
InvitéTrès bien je prends note de ton antidémocratisme et donc logiquement de ta préférence pour un autoritarisme de gauche. Au moins c’est clair. On a donc bien raison de combattre la gauche qui ne vise qu’à instaurer son despotisme.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui, persiste à ne rien comprendre. Il est sans doute beaucoup trop subtil pour toi d’envisager qu’une critique de ladémocratie puisse être formulée au nom de l’émancipation
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Jeremy
InvitéEt si les individus ne veulent pas s émanciper on fait comment ? la gauche aura t elle dans ce cas là une quelconque raison d être ?
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Sardoche
InvitéL’émancipation est un dogme à gauche, elle finira donc par imposer ce qu’elle considère comme l’émancipation qu’on le veuille ou non. Staline et Pol Pot en ont fait la preuve et ont déjà montré à quoi cela aboutit. Mais sans surprise begaudeau nous dira qu’eux aussi ne sont pas de gauche.
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Greenwashing
InvitéFrançois: « et devant lesquels tu fais un pathétique complexe d’infériorité »
.
Je ne suis pas sûr que ce soit vrai mais même en mettant ce détail de côté ce serait quand même la mega honte pour toi une sortie de ce genre car il n’y a rien de plus pathétique que les gens qui font usage de la psychologie pour dominer leur prochain.
.
Ah si, pardon, il y a ceux qui font usage de la psychologie pour dominer leur prochain en prétendant être du côté de l’émancipation.
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Claire N
InvitéOú l’on remarque la difficulté concomitante d’imaginer et un monde sans le capitalisme et un monde sans les gauchistes – je te souhaite un heureux ping- pong de tête jusqu’à la fin des temps
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Jeremy
InvitéA quoi pourrait bien ressembler un monde libéré du capitalisme ?
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Claire N
InvitéJe ne sais pas pour tout
Mais on peut envisager
Qu’il y ait plus de place pour les choses qui n’ont pas de prix-
Jeremy
InvitéComme l amour.
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Claire N
InvitéComme l’amour
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..Graindorge
InvitéA quoi pourrait bien ressembler
un monde libéré du capitalisme ?
À un paradis sur Terre
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Sardoche
InvitéVous êtes tellement embourbés dans vos dogmes gauchistes que vous ne vous rendez même pas compte que le capitalisme n’existe pas avant le moyen-âge. Donc un monde sans capitalisme a déjà existé des milliers d’années sur cette terre. Votre incapacité à intégrer cela montre bien à quel point vos interrogations sont déconnectées de la réalité.
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Ourson
InvitéRécemment, j’ai appris qu’il pourrait y avoir un lien entre le « génie » et la capacité à faire des jeux de mots.
Ce lien serait la « bissociation » : une capacité à créer de nouveaux concepts à partir d’éléments dissociés. On estime que ce mécanisme est au cœur de nombreuses inventions ou découvertes, l’exemple bateau étant Newton qui conceptualise les lois du mouvement en voyant une pomme tomber d’un arbre.
–
L’information est évidemment à prendre avec des pincettes, tout comme le concept de « génie » d’ailleurs. À ce jour c’est simplement une théorie venue de l’université Oxford, relayée dans quelques magazines et autres comptes de réseaux sociaux.-
Claire N
InvitéJe suis désolée Ourson – mais au moins dans le pute à click – il y a le click
La franchement tu déconnes-
Ourson
InvitéOupsi héhé, aller pour la peine ça part sur un petit click « Biba Magazine » :
https://www.bibamagazine.fr/lifestyle/psycho/oxford-est-formel-si-vous-faites-ces-traits-desprit-bien-specifiques-vous-etes-certainement-un-petit-genie-514091.html-
Samuel_Belkekett
InvitéLe génie ce n’est pas Newton qui voit la pomme tomber et pense sa théorie, le génie c’est l’inconnu(e) qui a inventé cette histoire de Newton qui voit une pomme tomber et produit sa théorie…
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bibinard
Invitéleu jet ni sé davouar trensfaurmet dais paume an kalva
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Samuel_Belkekett
InvitéElle est là la vraie histoire, the true story. Newton, après s’être abreuvé de calva, a fini par comprendre la gravité.
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Etienne
Invité-
Etienne
Invité-
François Bégaudeau
Maître des clésLe Ruffin-bashing, occupation principale voire exclusive de la gauche électocentrique.
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Etienne
InvitéTu soutiens toujours ce ksos ?
Fraternité des fanfoué ? -
Elisey
InvitéBegaudeau, tu veux nous dire quoi ? Que c’est pas un cornard de raciste et de traite ? Cesse de nous embarquer dans ta mélasse.
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Mireille
InvitéBégaudeau avait encore eu le nez fin en se faisant le chantre de Ruffin
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Elisey
InvitéIl continue à le célébrer et, pour esquiver ses responsabilités, il nous ressert le vieux refrain de l’obsession électorale. Begaudeau ou l’homme qui compte les noirs est atteint du syndrome du sauveur quand ça l’arrange :
« François le justicier du train armé d’une carte bancaire, François en armure de chevalier en croisade sur France Inter ou François en tenue de boxeur dans les travées de l’Assemblée nationale… »-
François Bégaudeau
Maître des clés1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère-
Etienne
InvitéFanfoué a le soutien honteux.
Signe une fois de plus de son embourgeoisement non assumé.
Tu régales.
Ksos
😅-
François Bégaudeau
Maître des clés1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère-
Etienne
InvitéTu es redondant.
Tu m appelles flaque alors que c est juste ton phantasme.
Tu me permetras donc de t appeler ksos.
Fanfoué
Ramène ton pack.
La bière n est pas réservé à la bourgeoisie 🥰 -
François Bégaudeau
Maître des clésTu n’as pas du bien lire. Je refais, comme ça tu répondras :
1 je n’ai jamais « soutenu Ruffin ». J’ai pu, il y a longtemps, exprimé une certaine sympathie pour lui.
2 on trouvera dans Comme une mule une critique de ses films
3 on trouvera dans Du mépris, actuellement en librairie, une critique de son dernier film en date
4 mon post du matin ne valait pas soutien à Ruffin ; il prenait acte de ce que, politimanie électocentrique oblige, la sphère insoumise était en train de s’abetir dans le lynchage de Ruffin – dont par ailleurs je trouve la BD tout à fait affligeante.
Les trois posts ci dessus ne documentent donc que leur betise.
Avec bien sur une prime pour le pauvre Etienne, qui appelle Ruffin un « ksos » – ce qui est lexicalement à peu près aussi pertinent que de l’appeler un frigidaire ou une primevère -
François Bégaudeau
Maître des clésMais je comprends : nous avons suffisamment vu ici qu’à l’écrit tu fonctionnais surtout par émoji et quelques mots Tourette (bourgeois fanfoué packs)
Heureusement le 19 juin comme tu sais je suis à Annemasse. J’arrive à 15h30 à Genève, je peux donc être à 17h00 sur place. Là je te réserve deux heures de discussion rien que pour toi. On parlera de Ruffin, de Ksos, de bourgeoisie, de Fanfoué, tous tes thèmes préférés
Et j’apporterai un pack, puisque c’est ta condition sine qua non
J’ai hate. -
Etienne
InvitéOn causera
Dans un esprit calme et détendu.
Comme de vieux camarades qui sont pas d accord sur tout.
On peut même inviter d autres membres du forum du coin à se joindre à nous.
Si ça te dérange pas fanfoué 😊 -
François Bégaudeau
Maître des clésNon non je tiens beaucoup à ce qu’on ne soit que tous les deux
Ce sera un plus beau moment encore.
Mais tu me fais peut avec ton « Dans un esprit calme et détendu?. On sent la flaque repointer son nez. J’espère que je me trompe.
En tout cas : 17h, devant la librairie. Je me réjouis. -
Etienne
InvitéC est noté. Tu paies ton kebab alors ? 😋
-
Greenwashing
InvitéFrançois: « Mais tu me fais peut avec ton « Dans un esprit calme et détendu?. On sent la flaque repointer son nez. J’espère que je me trompe. »
.
T’es au courant que tu dois me voir avant? -
Mireille
Invitéfrançois bégaudeau : » J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien. »
On peut difficilement faire moins crédible que cela.
Quel genre de « camarade » faut-il être pour délibérément décider d’en planter un autre dans le but d’aller discuter avec un type que tu traites de crétin sur ton forum et qui a toutes les chances de ne même pas se présenter à votre hypothétique entrevue. On se demande donc ce qui est le plus ridicule : toi le plantant, ou cette histoire même de « camarade soufiane » dont on ne peut que douter de l’existence ?
Tout aussi ridicule ce besoin que tu as de préciser que le camarade que tu planterais s’appellerait « soufiane », serait-ce une grossière tentative de minimiser ton racisme légendaire en faisant croire à tout le monde que tu as un ami arabe ?
Tu me laisses la même impression que celle que j’ai eu en entendant hollande nous dire que son ennemi était la finance : le ridicule porté en étendard. -
MJPM
InvitéÉtienne, on covoiture entre trolls ?
Je respecterai biensur votre besoin d intimité virile. -
Greenwashing
InvitéFrançois: C’est con que l’autre version du forum ne soit plus en ligne car ça aurait été rigolo de te retrouver tes messages pour te les opposer.
-
François Bégaudeau
Maître des clésOui, min enfant, tu fais bien de rappeler que ta fascination pour moi est telle que tu es là depuis dix ans, mémoire vivante de ce site, divine concierge.
-
François Bégaudeau
Maître des clésJe te convierais bien à Annemase aussi, mais je crois qu’Etienne, tout aussi érotisé que toi par moi, tient particulièrement à m’avoir rien que pour lui pendant deux heures.
-
Etienne
InvitéDu tout.
Je suis un partageux dans l âme 🥰 -
Greenwashing
InvitéFrançois: Je suis arrivé au début de l’année 2018 et je suis tombé dans le coin en cherchant à savoir ce qui se disait au sujet du bouquin de Ruffin « Un député à l’HP » donc j’ai une bonne idée de ce que tu pouvais avoir à dire sur Ruffin à l’époque.
.
Sinon tu crois qu’un jour on pourra te voir étayer cette histoire de fascination que j’aurais pour ta petite personne? Parce que moi ça m’intéresse, j’aime bien savoir de quoi sont fait les délires des autres à mon sujet. -
François Bégaudeau
Maître des clésque tu sois là depuis huit ans suffit comme preuve de ta fascination
par ailleurs ta prise la main dans le sac est en bois
j’avais en 2018 une grosse sympathie pour Ruffin, comme à l’époque toute la gauche radicale : il était l’initiateur de Nuit debout, l’auteur de Merci patron (seul film que j’aime de lui, meme si le ver est dans le fruit), le journaliste de La bas s’y j’y suis, et surtout, surtout, le rédacteur et créateur de Fakir, journal précieux, où j’avais quelques connaissances – ainsi que dans la bande Fakir plus large
Puis d’année en année il s’est passé ce qu’on sait, et comme bien des gens de gauche radicale j’ai progressivement déchanté le concernant, ses ambitions présidentielles achevant de me désoler
facts -
François Bégaudeau
Maître des clésMême le crétin Etienne, mon deuxième fan après toi, reconnaitra sans doute le 19 juin, de visu, en toute amitié et bière, qu’il s’est senti une camaraderie avec Ruffin dans les années 2016-2020.
-
Etienne
InvitéOui à l époque du plus jamais ps toussa toussa.
Il etait intéressant.
Ton soucis c est que toi tu les côtoies de part ta position de bourgeois.
Syndrome juan branco je dirais
On a tous des déceptions face à nos passions tristes.
Toi le foot moi la politique représentative.
M insulter de flaque puis de crétin alors que je ne fais que te nommer fanfoué et bourgeois démontrent parfaitement que tu n acceptes pas ta position sociale.
Ptet que tu aurais dû rester un punk comme loran des bxn.
Mais tu as fais des choix 😘 -
François Bégaudeau
Maître des clésVoilà une très bonne mise en bouche pour notre rencontre du 19 à 17H.
Plein de sujets à l’ordre du jour. -
Greenwashing
InvitéFrançois: « Puis d’année en année il s’est passé ce qu’on sait »
.
Ouais, t’as fini par me donner raison sur le fait que Ruffin n’était qu’une fraude. Sinon t’es au courant que Charles était déjà là quand je suis arrivé? Parce que je t’imagine mal jouer le numéro que tu me joues à Charles et par conséquent ces 8 années ne suffisant pas à faire la preuve de ma fascination.
.
Je suis le pire des trolls, je suis le plus méprisable de tous, je suis élu de façon négative mais à l’arrivée j’occupe quand même une position d’exception dans ton référentiel subjectif et moi je suis du genre à croire que derrière cette haine il y a de l’amour donc j’ai tendance à penser que c’est moi qui te fascine mais que tu n’es pas capable de le regarder en face. C’est délirant? Je sais pas, je veux dire que l’école t’as volé tes plus belles années alors que moi je faisais l’école buisonnière donc peut être que dans le fond tu m’envies car t’aurais bien être moi.
.
Sinon pourquoi Annemasse?
.
« Le mercredi 27 mai 2026 à 20h, nous aurons le plaisir d’accueillir François Bégaudeau et Matthieu Frou pour une soirée d’échanges autour de leurs dernières parutions. »
.
Tu le sais que je vis en ile de France, si ça trouve tu sais aussi que Bois Colombes c’est pas très loin de chez moi. Parce que moi je suis convaincu que c’est parce que t’as peur de moi. C’est ce numéro que tu jouais à Etienne l’autre jour donc je ne vois pas pourquoi c’est une hypothèse qui deviendrait délirante quand elle conduit à prétendre que tu te fais dessus à l’idée de voir demi-habile en vrai. Et c’est pour ça que je suis le pire des trolls à mon avis, c’est parce que même toi tu ne peux pas contester le fait que je suis drôlement bon dans mon genre. -
Facts
InvitéPourquoi tu attends son accord pour te rendre à la rencontre ?
Tu dis toi même que c’est à côté de chez toi. -
Charles
InvitéJ’etais certes là il y a 8 ans mais moi entre temps j’ai fait un gosse et je suis avocat à >5K par mois, bref je me suis sorti les doigts du cul plutôt que de me toucher sur ce forum alors trouve toi une nana toi aussi et fous nous la paix
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Greenwashing
InvitéCharles: T’es pas le vrai Charles, c’est pas du tout son genre ce genre de sortie, ptdr mdr.
-
Charles
InvitéUsurpation de pseudo, je n’ai pas écrit ce message.
Et si j’ai effectivement eu un enfant au cours de cette période, mes émolument se montent par contre à plus de 10K par mois, ce qui ne m’empêche pourtant pas d’être un bourgeois bien de gauche. -
Cloups
InvitéCharles à 10K, Claire N à 6K… D’autre volontaires pour y voir plus clair ? On commence à bien saisir la sociologie des protagonistes de ce forum. Bégaudeau, un sommet de distinction. L’éminence du chic ? On comprend dès lors que cette grosse beauf de Rose Lamy ne trouve guère grâce à tes yeux. Les seuls précaires de ce forum sont les trolls.
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Tony
InvitéJ’ai du mal à croire que Charles soit l’auteur du message à 10K par mois,un gauchiste en aurait honte et ne le dirait pas, très étonnant tout ça.
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Etienne
InvitéVous pouvez par parler comme un prolo moyen qui dit je gagne 2000 balles par mois ? 😁
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Cloups
InvitéJe pense que c’est le vrai Charles mais qu’il s’agit d’une blague. Le boug ne doit pas mal gagner sa vie en tant qu’avocat malgré tout. Et Claire ne plaisantait pas pour le coup. Graindorge avec son appart dans le vieux nice ne doit pas etre mal non plus… Ostros est une préca authentique en revanche il me semble.
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Gaspard
InvitéNe serait-il pas intéressant d’ouvrir un topic où chacun dévoilerait sa profession, ses revenus et son patrimoine ? Cela permettrait de mieux situer chacun des intervenants et de savoir d’où chacun parle.
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Etienne
InvitéJ ai deja tenté 🫢
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Tony
InvitéÇa a déjà été fait et ça n’a aucun intérêt,on te répondra qu’il y a autant de proletaires à droite que de bourgeois à gauche,que la gauche ne veut que du bien aux classes populaires pourvu qu’elles ne soient plus violentes,sexistes,racistes et incestueuses.
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es le bienvenu le 27
Je pourrai t’expliquer de vive voix l’immense différence entre toi, qui depuis 8 ans vomis continument ici ta haine fascinée, et Charles ou d’autres, présent depuis 15 ans mais sans haine, ni d’ailleurs amour inconditionnel. -
Greenwashing
InvitéFrançois: Tu préviens la librairie que je fais partie des VIP ou il faut que je m’inscrive comme n’importe qui d’autre?
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François Bégaudeau
Maître des clésIl n’y a pas de VIP en librairie. Sache le.
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Greenwashing
InvitéFrançois: C’est vrai? Putain je suis déçu, moi j’imaginais que j’aurais le droit à une coupe de champagne et des petits fours.
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François Bégaudeau
Maître des cléscomme tu es drole
vivement qu’on se rencontre -
Gérard Manchot
InvitéIl y a des vestiges de l’ancien forum sur WM
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Bonnaventure
InvitéUn peu de clarté en ce dimanche déjà bien encombré avecl’ami Pâcome
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François Bégaudeau
Maître des cléson va s’y jeter avec une gourmandise non feinte
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L’ami Pacôme
InvitéL’ami Pacôme est Samuel_belkeket.
Fan de Frank Zappa et fouteur de merde à ses heures perdues.
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François Bégaudeau
Maître des cléson va s’y jeter avec une gourmandise non feinte
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Le mec là
InvitéJe sais pas si c’est lfi le problème avec cette BD. On en a parlé hier avec les enfants en la découvrant car, si elle nous a pas fondamentalement pris de court, elle est quand même assez effarante. On est pas encore assez zen faut croire. Si on est passé à autre chose après 24h ça ira ou on est déjà fautif?
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François Bégaudeau
Maître des clésPuisque des cohortes s’indignent ou se gaussent en boucle de cette BD, je fais juste remarquer que les cohortes ne sont pas immensément plus fines que la BD. Ceci selon cette loi implacable du biotope électoral que tous les partis s’y tirent mutuellement vers le bas
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Le mec là
InvitéCe pendant peut exister, je ne le nie pas…Mais ceux que je vois en boucle dessus (sur les réseaux) sont surtout les premiers concernés par le paternalisme de Ruffin. Et je trouverai ça de mauvais goût de leur reprocher leur manque de hauteur.
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François Bégaudeau
Maître des clésRuffin est paternaliste, je crois qu’on est bien au courant maintenant. Sur les questions raciales, Ruffin est à l’ouest je crois qu’on est bien au courant aussi. Ruffin pose enroulé dans un drapeau français en une de Marianne? Affaire réglée. Mais visiblement pas réglée pour tout le monde.
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François Bégaudeau
Maître des clésCela dit j’ai vent de décoloniaux qui aiment le patriotisme. J’imagine donc que cette une leur a plu.
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Le mec là
InvitéC’est génial on est au courant, n’en parlons plus. Le problème c’est que tout le monde ne l’est pas.
Je vois pas pourquoi on devrait faire profil bas sur Ruffin quand il nous pond une bouse aussi spectaculaire. Je dirais même que certains à gauche peuvent lire cette BD et n’y voir aucun problème particulier, et ça, je trouve que ça vaut le coup d’en parler.-
K. comme mon Code
InvitéMoi qui méprise Ruffin depuis longtemps, je trouve le focus depuis plusieurs jours sur sa BD lourdingue. Il s’agit évidemment de capitaliser sur la détestation de Ruffin, pas d’éduquer sur quoi que ce soit – et ça m’agace parce que ça lui accorde paradoxalement de l’importance.
Mais ça en valait la peine pour cette vidéo qui me fait beaucoup rire : https://www.instagram.com/reel/DYXdT_ltF2i-
Charles
InvitéIl t’en faut peu pour te faire rire
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Charles
InvitéUsurpation de pseudo, ce n’est pas moi qui ai écrit le message ci-dessus.
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Charles
InvitéJe n’ai écrit aucun des deux messages précédents, quelqu’un s’amuse avec mon pseudo
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Charles
InvitéFrançois ne faudrait-il pas revoir ta politique de modération de ce forum ? cela devient pénible ces usurpations de pseudo
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Etienne
InvitéC est libertaire ici.
Autogestion de la modération 🥰
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Alphonse
InvitéQue l’occasion soit trop belle pour les concurrents électoraux de Ruffin de le sortir de la course, cela va de soi – et ne me concerne pas.
Mais pour informé que je fusse du trouble généré « à gôche » par le racisme systémique, je n’en ai pas moins été scié par les planches que j’ai vues – et notamment l’épisode du train et de la femme contrôlée, du grand sauveur qui paye les onze balles et de l’autre qui gueule. Qu’il n’y ait personne, dans l’entourage de Ruffin, pour faire une lecture critique me semble pour le moins ahurissant.
Je veux dire : il pourrait au moins faire semblant, quoi.
Si on voulait vraiment être généreux avec eux (Ruffin et sa team), on dirait qu’il tient, affectivement, trop à l’idée de concorde au sein du prolétariat, pour imaginer qu’il ne puisse pas suffire d’un gars qui paie 11 balles pour résoudre tous les problèmes ; pour envisager que le racisme n’est pas une affaire d’interaction qui peut se gérer avec un peu de grandeur d’âme et de courtoisie.-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai dit que je trouvais la BD affligeante
J’ai dit aussi que je n’allais pas y passer le mois-
Alphonse
Invité(un poil de méta : mon post n’était pas en contradiction avec ce que tu disais, je souhaitais juste exprimer ma sidération pour, l’exprimant, l’atténuer)
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Charles
InvitéUne preuve de plus s’il en fallait de la politique partidaire comme école de la médiocrité.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui j’avais bien compris.
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Sidonie
InvitéJ’ai lu via instagram les fameuses planches de ruffin dans le train qui joue les pacificateurs. Si je trouve ruffin assez ridicule de se mettre en scène de la façon dont il le fait, je ne vois vraiment pas où se trouve le racisme là-dedans. Les policiers s’adressent toujours comme cela à des gens qui ne sont pas en règle et qui commencent à rouspéter, que ce soit des noirs des blanc ou des arabes, donc parler de racisme uniquement parce que la femme est noire me semble délirant. Et les policiers réagissent toujours comme cela aussi quand un énergumène se mêle de ce genre de situation alors qu’on ne lui a rien demandé, qu’il soit blanc noir ou arabe. Voir du racisme ici est tout autant délirant. Qu’il y ait à redire sur la façon de faire de ces policiers, d’accord, mais de là à parler de racisme c’est surtout plaquer son idéologie sur la scène. Cette gauche devient folle. Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche.
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..Graindorge
Invité« Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche »
C’est pas bien grave Sidonie-
François Bégaudeau
Maître des clés« Cette gauche devient folle. Voilà pourquoi il m’est maintenant impossible de voter pour LFI alors que j’ai toujours été de gauche. »
Et donc tu vas voter quoi?-
Sidonie
InvitéCelui à gauche qui me semble le plus sérieux est Alexis Corbière, mais il ne se présente pas, donc je ne sais pas encore pour qui je voterai, peut-être de Villepin qui me semble aussi plus crédible.
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Gérard Manchot
InvitéBlague de l’année
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François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai failli y croire.
Bien joué Sidonie -
Sidonie
InvitéPourquoi vous moquez vous de mes choix de vote?
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François Bégaudeau
Maître des clésTu es Eric Judor déguisé en Sidonie.
Méconnaissable. -
Sidonie
InvitéJe vois que toute discussion sur ce sujet est impossible avec vous, c’est typique de la gauche LFI. On se moque, on insulte et on refuse le débat. Pourquoi êtes-vous si sectaire et dogmatique ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJe comprends ton désarroi, Eric. Mais je dois couper court, je déjeune tout à l’heure avec Chikirou.
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..Graindorge
Invité» de Villepin »
Ah.
C’est vrai qu’il a un excellent orthophoniste
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Omar
InvitéFrançois vit sans payer de loyer dans la tête de Laelia Véron épisode 34543. Cette dernière a encore frappé : « Ruffin est à combien sur l’échelle de Juan Branco vous pensez ? Ou c’est l’inverse finalement ? (Et Bégaudeau il est où là dedans ?) (On est d’accord qu’on n’a pas d’exemples de femmes avec de tels ego-trips ?) »
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Claire N
Invité« On est d’accord qu’on n’a pas d’exemples de femmes »
Voilà – on est une femme, on a rien demandé et on se fait afficher pour rien – y en a un peu marre des balles perdues-
Ema
InvitéVoilà – on est une femme, on a rien demandé et on se fait afficher pour rien – y en a un peu marre des balles perdues
Rires – elle a pas tord celà dit, il faut vraiment remonter les quota de melons féminins dans l’offre électorale, je ne me sens pas représentée.
Plus sérieusement, quel manque d’inspiration dans la mesquinerie pour foutre FB, l’air de rien, dans le même panier que deux mégalo rouge brun option syndrome du sauveur, qui plus est candidats électoraux, je veux dire que même dans le registre coup bas c’est très mal joué. Faut durcir le game Laelia.-
François Bégaudeau
Maître des clés« François vit sans payer de loyer dans la tête de Laelia Véron épisode 34543. »
Rire -
Claire N
InvitéOui et c’est quand même bien dommage de louper le seul fil qui puisse se tenir : celui de la candidature présidentielle pour le rabattre sur le terrain des filles à la vanille
Mais bon ça nous aurait amené vers une critique des élections-
oreillette
Invité« y en a un peu marre des balles perdues » Gros rire !
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Shiva
Invité« Le silence est la vérité ultime de l’existence. » – Bhagavad Gita
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Cette citation nous rappelle que parfois, le silence contient des vérités plus profondes que les mots ne le pourraient jamais. Dans notre vie bien remplie, nous nous retrouvons souvent pris dans le bruit et les distractions. En embrassant le silence, nous pouvons gagner en clarté et en perspicacité. Nous pouvons commencer à comprendre ce qui compte vraiment et à nous connecter avec notre moi intérieur.
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« Le changement est la seule constante dans la vie. » – Bhagavad Gita
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Cette citation nous rappelle que le changement est inévitable. Plutôt que de résister au changement, nous pouvons apprendre à nous adapter et à grandir à partir de celui-ci. Accepter le changement nous permet d’embrasser de nouvelles opportunités et de nouveaux défis, en enrichissant notre vie dans le processus. Nous trouvons la force dans notre capacité à évoluer.
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« Ce que nous pensons, nous le devenons. » – Bhagavad GitaCette citation souligne l’importance de nos pensées. Nos pensées façonnent notre réalité et influencent nos actions. En cultivant des pensées positives et stimulantes, nous pouvons créer une vie épanouissante. Nous devenons les architectes de notre propre destin, construisant un avenir fondé sur nos croyances.
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Jeremy
InvitéLao tzeu disait celui qui sait ne parle pas celui qui parle ne sait pas.
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Samuel_Belkekett
InvitéIl disait aussi : c’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule…
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Jeremy
InvitéAh ! je ne l avais pas celle là.
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bibinard
InvitéL’ame ayoeure haie deux bakuçe kid izet : sét papa reusseu con appat souaffe kille fot pabouar
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Jean Péloueyre
InvitéBonjour,
J’avais essayé de créer un fil ce matin, mais ça n’a apparemment pas marché. Je retente ma chance ici, ça polluera moins le site.
Je suis étudiant dans une filière qui ne me plaît pas trop (actuellement en M2) et qui me prend tout mon temps : impossible de lire autre chose que des bouquins de cours, d’aller au cinéma, de faire d’autres activités. Même si c’est un domaine qui me « plaît » (ou devrait me plaire, comprendre : études avec de la littérature), je ne m’y retrouve pas, ce n’est pas fait pour moi. Le seul débouché (prof) m’attire de moins en moins, pour ne pas parler de la carrière universitaire.Je me suis posé la question de quoi faire après, d’où rebondir. Je pense à travailler avec des livres, bien sûr, mais où ? Librairie ? Édition ? J’écarte ce dernier domaine qui me semble vérolé, tenant de l’impossible en France actuellement. La librairie déjà, domaine qui me tente un peu plus. Mais je repense à mes expériences en librairie : rarement été bien conseillé ou suivi (au-delà d’avis déjà entendus dans la presse), même dans les librairies spécialisées, expériences décevantes de soirées où un auteur était invité (questions faibles, âge du public). Je sais bien que ce sont des questions de subsistance (tout comme pour les librairies qui deviennent à temps partiel des cafés ou autre), mais ça me gênerait de devoir faire de même. La question se pose pour moi : ayant travaillé pendant toutes mes études, j’ai aujourd’hui un petit fond qui me permettrait de racheter un stock, de louer un endroit et de lancer une librairie (avec formation au préalable), mais ça me semble mort dans l’œuf.
Quelles sont vos expériences de librairie ? François, quand tu es invité dans une librairie, c’est une obligation de l’éditeur (comme pour les passages à la télé, par ex Grande Librairie) ou c’est plus libre ? Sont-ce des moments plus plaisants ?Je m’arrête là parce que j’ai conscience de partir dans tous les sens. Si jamais des gens veulent se faire conseiller d’orientation le temps de quelques posts, ça serait avec plaisir. C’est surtout que j’ai souvent lu des avis intéressants sur ces questions ici, et que l’avis de quelques sitistes ne serait pas de trop.
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Gaspard
InvitéToi qui aimes les livres, et les livres étant issus du bois. As-tu pensé à te reconvertir en bucheron ? la France en manque.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/en-croissance-la-filiere-bois-est-fragilisee-par-la-penurie-de-main-d-oeuvre-1016338.html-
Tony
InvitéRire
Bûcheron,secteur d’avenir mais espérance de vie réduite de moitié ou alors libraire et ruine à venir probable (librairie,commerce le moins rentable de France ai-je lu ce matin dans un film d’actualités)
Bon courage! -
Jean Péloueyre
InvitéGaspard : Sans rire, j’avais pensé à devenir ébéniste, plus jeune. Puis va savoir pourquoi, ça m’est passé. Je prends note pour devenir bûcheron, sait-on jamais.
Tony : oui tu as raison, c’est bien le secteur le moins rentable, suis allé vérifié. Je viens également de lire que les librairies ouvertes post-covid19 (nombreuses) commençaient à décliner sévèrement! de quoi donner du baume au cœur, peut-être que prof c’est pas si malmerci à vous deux
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bibinard
InvitéAl hors jeux doua pa zaitre louin deux lave héritée vret çive où zaite pané poure hêtre taune lier
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François Bégaudeau
Maître des clésTu pressens bien : une invitation en télé est, au moins implicitement, une obligation – l’éditeur, en la personne de l’attaché-e de presse, en voudrait à l’auteur de renoncer à cette visibilité. L’invitation en librairie est beaucoup plus libre, car au fond il n’y a pas d’enjeu marketing – un soir en librairie on va vendre au mieux 50 livres, plus surement 15, parfois 2. Donc cela peut se décliner. Pour ce qui me concerne j’accete ou non selon des critères matériels (disponibilité, temps que ça prend) et parfois d’un autre ordre (le libellé de l’invitation, par exemple, ou ce que j’entrevois du dispositif)
En tout cas il est clair qu’en librairie la densité intellectuelle de l’entretien, sans etre toujours très élevée, est infiniment supérieure à ce qui est produit sur un plateau, qui n’est qu’un écran publicitaire.
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Ema
Invité
Assez passionnant, comme l’ensemble de cette chaîne pédagogique orientée psychiatrie, et plutôt très à gauche.. (La video sur la psychanalyse me semble recommandable aussi, serais curieuse d’avoir des retours ici)-
Greenwashing
Invité(La video sur la psychanalyse me semble recommandable aussi, serais curieuse d’avoir des retours ici.)
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L’autre jour j’ai gagné un nouvel ami sur Facebook, je ne me l’explique pas mais par curiosité j’ai voulu savoir qui il était et le Barthes dont il était question il l’a très bien connu et je ne sais pas ce que Barthes pensait de Lacan mais je sais que mon nouvel ami Facebook a beaucoup de bien à dire du bonhomme. Sinon moi j’aurais bien aimé qu’il m’explique en quoi la façon dont Lacan emploie Saussure serait problématique puis tant qu’à faire ça aurait été bien aussi de me raconter pourquoi Lacan ferait insulte à Pierce quand il lui fait référence car à l’arrivée j’aurais eu le sentiment qu’il savait de quoi il parlait là où le pauvre garçon n’a même pas l’air de se rendre compte du ridicule de sa situation.
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« Faut il croire les fous? »
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Et donc on a un cas pratique, une jeune femme nigérienne qui dit avoir un serpent dans le cerveau et t’as le choix entre la crise psychotique, un serpent dans le cerveau, une crise de panique ou un traumatisme crânien et si t’as répondu crise psychotique t’es un raciste parce que la bonne réponse c’était la crise de panique à cause que c’est pas un délire gratuit. Sauf que la crise psychotique c’est pas un délire gratuit non plus en fait. Puis surtout en quoi ce serait moins raciste de prétendre qu’elle fait une crise de panique plutôt qu’une crise psychotique? Je vois pas, moi tout ce que je vois c’est que ChatGPT a l’air de dire que c’est jouable le truc des vers dans le cerveau dans une région du monde comme le Nigeria et par conséquent avant de partir du principe que c’est dans sa tête je pense que ça peut être une idée de demander des examens pour s’assurer qu’elle ne sait pas ce qu’il dit. Ou plutôt qu’il faut écouter ce qu’elle dit avec une autre oreille, l’oreille d’un psy.
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Bref c’est de la merde pour les cons mais à priori c’est fait pour toi donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.-
Samuel_Belkekett
InvitéVu une vidéo une fois de ce ZA qui présentait les travaux de Zizek.
Présenter les travaux c’est peut-être bcp dire. Vu il y’a 6-8 mois. Plus trop de souvenirs.
Mais me souviens de penser qu’il se permettait une psychanalyse de Zizek, puis dans un second temps une critique qu’il dit marxiste, matérialiste, mais bourré de référents intersectionnels/études de genres. En bref après la vidéo, on n’en sait plus sur ses discours à lui que sur ceux de Zizek. Qui est quelqu’un de tout de même bien complexe dans sa pensée.
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Claire N
InvitéMerci Ema
Je n’ai regardé que la vidéo postée
Le nouage avec l’école m’apparaît toujours intéressant dans la mesure où il propose une forme commune de souffrance
l’essor et le développement des connaissances participe à faire transiter la disqualification éducative à la requalification neurodeveloppementale ( prenons l’exemple du TDAH: 5 / 10o environ de la population)
– augmentation de échec scolaire
– augmentation de mort violente
– augmentation d’incarcération précoces
– augmentation des addictions
Chacune des instances institutionnelles questionnée par l’existence de ce trouble y répond malgré tout de manière adaptative au profit de son fonctionnement
Je trouve intéressant qu’il s’attache à porter la critique au delà de celles pouvant émaner de marges circonscrites en se servant de l’outil neuro
Plutôt réservé jusqu’alors à trancher entre le « normal / pathologique «-
Ema
InvitéMerci pour ton retour, que j’attendais particulièrement étant donné ton expertise.
Je trouve intéressant qu’il s’attache à porter la critique au delà de celles pouvant émaner de marges circonscrites en se servant de l’outil neuro
Oui, joli pied de nez. Les neurodivergences ont bon dos : nous sommes tous malades de l’ école. Ce qu’elle inflige aux corps mérité d’être détaillé, étudié, er dénoncé, inlassablement.
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Claire N
Invité« Ce qu’elle inflige aux corps mérité d’être détaillé, étudié, er dénoncé, inlassablement. »
La bonne focale oui
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Samuel Roukier
InvitéZa est très bon, j’apprends souvent bcp et quand je connais bien, je valide bcp. Donc il est « based ».
Bon, c’est sûr que pour les débilos qui croient encore en Freud, c’est certain qu’il va déplaire au delà de sa calvasse et sa barbe rousse. Barbarossa dans leurs crânes de psitascistes demeurés. Mais pour ceux qui aiment comprendre, quitte à se faire défourailler des connaissances qu’on pensait infrangibles. Alors, oui, gros geyzer de matière à pensée. Sa dernière video sur les AD est encore une masterclasse: https://youtu.be/pVamrJs0pQk
Ce mec a sans doute pas fait d’études de medecine, mais tant mieux, il est plus intelligent que moult de ces diafoirus bourgeois et (bcp trop) prétentieux.
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Samuel Roukier
InvitéEn gros, la marque des grandes intelligences, il rend abirdable du très complexe. Les teubés, c’est l’inverse.
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Samuel Roukier
InvitéAbordable, compréhensible, cerveau-neophyte-cimpatible! (yes)
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Samuel_Belkekett
Invité« la marque des grandes intelligences, il rend abirdable du très complexe. Les teubés, c’est l’inverse. »
Tu te goures complètement.
Rendre abordable du très complexe c’est pour les teubés.
La marque des grandes intelligences c’est précisément de restituer la complexité à ce qui paraît simple. En gros, non pas rendre le réel lisible et clair mais plus obscur et surtout plus énigmatique qu’il ne semble.
Mais sûrement que tu ne t’appelles pas Roukier pour rien.
Tu devrais faire de la télé. Ces émissions où tout est clair, simple et limpide.
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Greenwashing
InvitéSamuel Roukier: « Bon, c’est sûr que pour les débilos qui croient encore en Freud, c’est certain qu’il va déplaire au delà de sa calvasse et sa barbe rousse. Barbarossa dans leurs crânes de psitascistes demeurés. »
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Moi j’ai pas honte d’être un débile.
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« Fait de répéter quelque chose comme un perroquet en raisonnant sans comprendre le sens des mots que l’on utilise; en partic., récitation mécanique de mots, de phrases, de notions dont le sens n’a pas été compris ou a été mal assimilé (d’apr. Aur.-Weil 1981). »
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Et j’ai pas honte parce que ce qui justifie la nécessité de faire une analyse c’est le fait que ça ne sert à rien de savoir la psychanalyse. Que réciter Lacan ou Freud, qu’avoir un diplôme de psy parce qu’on a été capable de régurgiter les attendus du maître sur sa copie, ça ne peut pas suffire à prétendre comprendre quelque chose à ces histoires. Pour y entendre quelque chose il faut nécessairement se donner la peine de faire l’expérience de la psychanalyse afin de voir où ça mène et chez un type comme Lacan c’est un vrai sujet de réflexion cette histoire car chez lui on fait clairement la distinction entre le savoir mort qui se résume à la récitation et le savoir qui a eu un coût, le coût d’une certaine bêtise et surtout du plaisir qu’on prenait à jouir de cette bêtise. Et toi t’es pas prêt d’y renoncer à cette bêtise car ça demande un courage qui te fait cruellement défaut.
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Sur ce je te laisse te convaincre que t’as raison dans ton coin moi j’ai un colis à renvoyer à Amazon.-
Samuel Roukier
InvitéMon coin, c’est tous les pays du monde, a part la France, et l’Argentine (tiens tiens). Partout les fadaises freudiennes passent pour ce qu’elles sont. Mais tant que le ruissellement des génuflexions se portera aussi bien en France, des gens comme moi, devront perdre du temps à discuter de l’existence du père noël avec de grands adultes comme toi.
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Greenwashing
InvitéMerci de témoigner une fois de plus de ton impuissance à articuler quoi que ce soit de conséquent sur le thème de la psychanalyse.
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I.G.Y
InvitéLe problème essentiel est toujours le même (et il en parle) : considérer que ceux qui ne sont « pas faits pour » l’école — à tous les sens du terme, « pas bâtis pour » selon un mélange d’inné et d’acquis, d’environnement social/familial et de faits de vie — sont des êtres de moindre valeur, « inférieurs » sans autre forme de procès. Parler de trauma chez ces gens « pas faits pour » n’est pas outré — je connais assez bien un cas, en la personne de ma mère. Le monde social projette sur l’école (comme sur les diplômes) des vertus qui sont d’un niveau de généralité absurde en comparaison des aptitudes précises qu’elle sanctionne.
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Claire N
Invité« pas bâtis pour » selon un mélange d’inné et d’acquis
Oui – on pourrait renverser un peu les choses
Bien souvent l’école marche pour un petit nombre
Ceux là même qui on va dire sont doté d’une certaine configuration d’automatisation de la metacognition
Cela prive de l’installation d’une certaine forme de réflexivité
Le fait d’avoir ses processus cognitifs en échec les faits saillir d’une certaine manière
Qui va par exemple comprendre que son intelligence heuristique ( rapide et intuitive basée sur le vécu mais moins rigoureuse)doit etre commutée en intelligence « logique « basée sur un examen minutieux grâce à un processus d’inhibition
Si d’emblée seule l’automatisation de ce dernier place la frontière du bon / mauvais , il y a fourberie et une certaine forme de privation à l’accès à ses propres mécaniques-
I.G.Y
InvitéOui, il ne faut bien sûr pas insister sur l’aspect essentialiste d’un « pas bâti pour », c’est affaire d’interaction — il n’empêche que l’individu déjà-là débarque dans une structure école déjà-là, puis tout ça se modifie sachant que la structure la plus inertielle est bien sûr la plus grosse, à savoir la seconde.
C’est intéressant ta mise en avant de « l’inhibition » au sens physiologique. Ça me paraît très juste que l’école favorise les individus en lesquels peuvent s’activer des processus inhibiteurs — l’opposé, l’incapacité scolaire par excellence, étant les graves « troubles de l’attention » (il en parle en biais dans la vidéo). Et en introduisant cette catégorie de capacités, je prends bien soin, dans sa formulation même, de ne pas en conclure que les individus « scolaires » seraient tous des inhibés physiologiques, sans quoi on ne pourrait comprendre comment des surdiplômés pourraient aussi être par ailleurs complètement allumés (ou « déboutonnés » dirait Lordon) — on pourrait émettre l’hypothèse qu’il y a une sorte de vase communiquant, d’effet de compensation : un individu sujet à de grandes tempêtes psychiques, réprimées/canalisées par la chose scolaire, se doit « d’ouvrir les vannes » par ailleurs. C’est aussi valable pour analyser l’effet d’une « répression scolaire » sur un individu quelconque. Si ce n’est, de manière générale, l’analyse des éternelles séquences répression-débordement dans le monde social en général (rien de neuf sous le soleil de la dialectique et de l’interaction).
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Couplée à cette histoire de désinhibition psycho-politique de diplômés, l’inhibition par la « logique » et l’automatisation (les processus formels) que tu mentionnes me fait réaliser quelque chose : les diplômés scientifiques (ou du moins : dont la formation initiale diplômante contient un très haut niveau de sciences/logique formelle) sont en fait bien plus rares en politique que je ne le pensais.On peut prendre le cas paradigmatique des polytechniciens. J’ai cherché les noms des derniers polytechniciens connus en politique et il y en a vraiment très peu (un article de l’Opinion de 2014 disait même qu’il n’y avait que 4 polytechniciens dans toute l’Assemblée! c’est ridiculement faible) : NKM, Elisabeth Borne (même promo que… Stéphane Mallat), Hervé Mariton, pas beaucoup plus. Si l’on remonte plus loin il y en a davantage — et l’on sait que ça n’était pas « mieux avant », mais a minima « différent ». Les polytechniciens sont beaucoup plus logés dans les rouages de l’Etat et de l’économie (hauts fonctionnaires etc…, ça je le savais) mais sont moins aux « leviers » politiques que je ne le pensais, beaucoup moins. Il faudrait faire le même travail avec les Mines, éventuellement les Ponts et Centrale, mais ça ne changerait à mon avis pas le constat.
Pour compléter le tableau on peut tout de même ajouter pour la réflexion le nom de quelques mathématiciens contestataires : Grothendieck, Schwartz, Maurice Audin (pas un « grand » mathématicien mais mathématicien quand même), et l’on pourrait s’amuser à rappeler qu’Einstein était socialiste, etc…
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Claire N
Invité« débarque dans une structure école déjà-là«
Et c’est le point
J’ai ete un peu vite mais j’insiste vraiment sur l’automatisation
Dans la sélection des procédures cognitives
Dont l’inhibition,( le cerveau marche grandement sur ce mode : c’est sa manière de sélectionner les potentialité, les outils cognitifs)
L’automatisation est le stade 0 de la boucle d’apprentissage : je ne sais pas que je ne sais pas
Incompétence inconsciente
Les DYS d’une certaine manière sont, par la force des choses au stade 1 : je sais que je ne sait pas
Les 2 stades suivant étant incompétence consciente
Normalement 2 autres étapes s’installent
Conpetance consciente
Puis nouvelle automatisation
Compétence inconsciente pour libérer le champ a d’autres apprentissages
En matière de metacognition donc d’élucidation des processus d’apprentissage
Je trouve que l’école sanctionne le passage à l’étape 2 et valorise l’étape 1
Ainsi on prive nombre d’enfants d’apprentissage-
Claire N
InvitéOups 2 lignes en trop
« Les 2 stades suivant étant incompétence consciente »-
Claire N
Invité« dont la formation initiale diplômante contient un très haut niveau de sciences/logique formelle) sont en fait bien plus rares en politique que je ne le pensais. »
Alors j’émets une seconde hypothèse
La pensée dite « heuristique «
Lorsqu’elle est fourni en apprentissage
Un peu comme Lepage l’avait remarqué est plus
Conforme aux attentes de l’école pour des enfants ayant des connaissances chopé en milieu bourgeois
Pour faire simple c’est la première reponse qui t’arrive en tête à 1515 et celle qui te fait te tromper si tu freine pas quand on te demande ce que boit la vache
Il est possible que le système scolaire les trouve « brillants « et les adapte aux postes de pouvoir
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Ema
InvitéMerci Claire, ça rajoute à penser, l’apprentissage c’est vraiment ce truc dont on se raconte qu’il est une affaire de volonté et d’effort alors qu’il dépend presque intégralement de processus neurologiques dont on a même pas idée qu’ils existent et se mettent en place tout à fait indépendamment de ce qu’on décide ou pas. D’ailleurs on apprend l’essentiel de ce qu’on apprend sans faire exprès, le langage en première instance, qui n’est pourtant pas un petit morceau.
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Claire N
InvitéOui le langage c’est peut-être le plus dingue
Tout le monde le transmet sans savoir comment il l’a chopé-
DOGOT
InvitéStupide cet intérêt à laisser penser que tu es médecin. Stupide comme votre classe sociale, comme vos profits.
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Claire N
InvitéAlors en éthologie te répondre s’appellerait un renforcement négatif – mais j’ai espoir que dans tes activités silencieuses, hors la toile
Tu te poses
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Claire N
InvitéEt on retombe sur les pattes du maître ignorant
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DOGOT
InvitéIl est vrai que s’identifier comme médecin laisse à penser que tu es bonne, même avec un salaire à 6000e. C’est très pernicieux tout ce calcul
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I.G.Y
InvitéJe ne suis pas sûr de suivre exactement ton raisonnement. Tu dis que l’école « valorise » l’étape/stade 1 (c’est à dire l’étape à laquelle sont les DYS d’après ce que tu dis). Ne voulais-tu pas plutôt dire « mène » ou « bloque beaucoup d’individus à » l’étape 1? « Je sais que je ne sais pas » est peu valorisé par l’école puisque, sauf très très éventuellement en philo dans le devoir annuel sur Socrate, « je sais que je ne sais pas » mène à la valorisation scolaire la plus basse, à savoir la note 0.
Aussi tu as l’air d’employer « automatisation » dans un sens dérivé que je ne connais/comprends pas (automatisation=stade 0=je ne sais pas que je ne sais pas). S’il s’agit de dire que les divers passages entre étapes/stades sont régis par certaines formes d’automatismes, ça bien sûr je comprends.
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Par rapport à ton autre réponse (ton « autre hypothèse »), à vrai dire je n’émettais pas d’hypothèse mais juste un constat. Si on prend ton hypothèse sur ce constat, oui c’est possible. Ce serait une forme de brillance (« heuristique ») non pas tant valorisée par l’école en tant que telle (puisque polytechnique est justement « un des » exemples paradigmatiques du parcours scolaire brillant, c’était mon point) mais effectivement valorisée par le « système politique », dans lequel une sorte « d’intelligence heuristique des codes sociaux dominants (et donc bourgeois) » est fondamentale.(Après, je ne sais pas ce que tu appelles « pensée heuristique fournie en apprentissage » donc peut-être que je ne saisis pas ce que tu veux dire)
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Claire N
InvitéPardon oui
Ce que j’émets comme idée :
C’est le blocage au stade 0
L’incompétence inconsciente
Dans ( et c’est là le twist) la connaissance de ses propres capacités d’apprentissage
Par une valorisation de cette compétence première et inconsciente qu’on les enfants nons dys à passer par exemple facilement d’une forme d’intelligence à une autre sans se poser de questions d’une certaine manière on ne leur donne pas l’occasion d’apprendre le fonctionnement de leur cerveau – on exploite ceux qui fonctionnent « comme il faut «
L’automatisation est la soustraction aux processus de contrôle volontaire dans mon jargon ( désolée)
Le vélo , la conduite sont de bons exemples : au début tu dois vraiment faire attention à utiliser les bons gestes et construire des séquences de gestes puis tu les « automatises «
Un peu aussi comme un chemin dans une forêt
Les neurones vont au fur et à mesure de leur habitude de collaboration créée une autoroute
Je ne sais pas si c’est plus clair ?-
Claire N
InvitéPour la pensée dite « heuristique «
C’est un modèle ( donc pas un truc figé dans le marbre) qui décrit l’ » intelligence « qu’on met en route pour répondre rapidement, par association d’idées avec le vécu, l’expérience -il faut savoir la « stopper « pour passer dans l’analyse de la situation et dérouler les éléments logiques quand la situation le demande
On va dire qu’elle est rapide mais source d’erreurs
C’est la « première idée « -
Claire N
InvitéEn plus concis : l’école bloque dans la conviction que les conséquences des processus cognitifs qu’elle exploite sont de son fait
– si je valorise ta réussite à comparer 5 dizaines et 30 unités : c’est facile pour toi si tu es capable d’inhiber rapidement que 30 et plus grand que 5
Et de passer à l’analyse logique en te basant sur une compréhension de ce qu’est une unité et une dizaine et éventuellement en recourant consciemment à la règle qu’ont ne compare pas des grandeurs dans des unités différentes
On te dira que tu as bien appris tes leçons
Et tu seras gratifié / le maître aussi
Il est moins probable que tu te rendes compte que c’est ce mécanisme cognitif qui est en jeu
Tu restes donc ignorant et incapable de jauger que c’est un mécanisme automatique de ton cerveau qui a pris la main
Le maître est conforté / l’élève construit une dépendance à lui imaginaire-
Claire N
InvitéCe que je remarque c’est que les marges font un peu bouger les choses ;
Un enfant TDAH par exemple sera en difficulté
Pour faire ce « stop / switch « dans le problème sus cité
Donc pour maintenir l’équilibre école elle est obligée d’intégrer la révélation aux enfants de la metacognition
Et rebelote ils se trouve une nouvelle couche pour se prévaloir de l’enseigner-
Claire N
InvitéL’exploitation du cerveau fait retour
Pour la performance -
BarbaraGourde
InvitéBouillie mensongère
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I.G.Y
InvitéPour les autoroutes neuronales oui, c’est très clair. Concernant la pensée « heuristique » c’est aussi en gros de cette manière que je l’interprétais. Il faut dire au passage que le lien entre empirisme/heuristique et formalismes logiques est l’un des sujets les plus ardus qui soient (je veux dire : les sources profondes dans le « réel » de la discipline la plus dé-réaliste possible, à savoir la logique; certains mathématiciens épris d’interdisciplinarité, avec entre autres les sciences du vivant, s’y intéressent).
.
Concernant la métacognition dont tu parles, on voit qu’un tel dépliage des mécanismes/automatismes de la cognition revient en réalité, comme tout modèle scientifique, à formaliser des processus dans des modèles dont on valide ensuite, sous hypothèses (d’autant plus dures à cerner puis à formaliser que le méta-modèle est « méta »), leur portée explicative/prédictive : ainsi l’enseignement de la métacognition peut vite devenir une sorte de surcouche de savoir dans laquelle j’imagine que l’enfant peut aussi se noyer, ou tout simplement, comme pour tout enseignement et comme tu le pointes, devenir à nouveau dépendant…d’enseignants.Je perçois très bien l’intérêt, sans doute parfois la nécessité, qu’il peut y avoir dans des cas concrets à sensibiliser l’enfant à ces mécanismes — ce qui peut aussi avoir tendance à apaiser un stress provenant de l’incompréhension face à son DYS : poser des mots sur l’in-nommable. J’imagine cependant que poussé trop loin, l’enfant peut d’autant plus s’y perdre que ces modèles sont beaucoup moins figés/clairs que celui — pour reprendre ton exemple du calcul — très radicalement clair et fixe en tout point du globe de l’arithmétique.
.
C’est peu dire, et tu l’as pointé, que cette affaire de mécanismes cognitifs de l’apprentissage est exploitée et très à la mode chez les tenants de l’hyper-performance individuelle — avec parfois une petite dose d’eugénisme Laurent-alexandriste plus ou moins subtil dans la mayonnaise. Mais après tout, comme pour tout savoir, rien n’oblige à l’utiliser pour faire de la merde. Je ne doute pas que l’on puisse avoir un usage émancipateur d’une théorie bien fichue de la méta-cognition.-
I.G.Y
Invité« — très radicalement clair et fixe en tout point du globe — de l’arithmétique. »
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Claire N
Invité« leur portée explicative/prédictive«
Oui tu le soulignes fort justement
Chaque outil forgé ne doit pas être un dogme normatif -mais rester à disposition dans la boite à outil du chantier expérimental d’élucidation -
Claire N
InvitéAprès je me dis que d’une certaine manière on arrive, avec cette discussion, un peu en biais
Sur la critique formulée « développement personnel « qui ce tient dans le thread sur « du mepris «
– ma boussole serait peut etre apres réflexion : la résistance à l’essentialisation
L’angle des DYS est intéressant en cela
C’est un vrai handicap
C’est aussi une manière particulière de fonctionner qui ouvre des questions émancipatrices pour tous
Je pense qu’il faut éviter deux écueil : celui de la malédictions et celui de l’élection – les 2 pôles pouvant faire l’objet d’une évaluation sur une échelle quantitative morale
D Farah ébauche concrètement cette exploration
Sur son propre terrain « son beau bordel »
Commué en « bordel magnifique « -
Claire N
InvitéEn d’autres termes l’axe qualification – discalification ( qui est le boulot de l’école tout du moins bourgeoise) peut être dépassée par une forme particulière d’esthétique ?
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I.G.Y
Invité« résistance à l’essentialisation », je ne peux que souscrire. Raison pour laquelle je prenais malicieusement soin d’assez largement vider de sa substance essentialiste le « pas fait pour ». « Assez largement » et pas entièrement dans la mesure où je ne peux que m’admettre « élu » de n’avoir pas hérité, à la loterie génétique, d’un handicap cognitif grave — c’est évident mais il faut dire les évidences. Pour le reste, c’est vrai qu’on finira toujours par retomber sur la fameuse frontière floue entre le « normal et le pathologique ». J’imagine tout de même que le DYS crée un « bordel » qui requiert davantage d’attention, ou génère plus de souffrance, que mon bordel à moi — notre bordel à tous.
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Je pense même que l’axe qualification-disqualification sera toujours le boulot de toute institution nommée « école » ou « centre de formation », bourgeois ou non — mais « qualification » devrait être pris dans le sens précis de « qualifié pour X ou Y » : X = faire du pain, Y = calculer, peu importe. La fraude de l’école ou du « grand diplôme », en tant qu’institutions centrales de la société (et de ses rapports de domination), est de transformer, et c’est ce que j’essayais de dire plus haut, une acception un poil circonstanciée de la « qualification » à une acception très générale — « qualifié tout court« , « apte tout court » —, et par la même à lui accoler d’autant plus aisément une valeur morale.
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Ça me paraît très pertinent d’évoquer ici l’esthétique comme « dépassement ». Au fond, cet axe qualification-disqualification n’est qu’une sous-dimension d’un axe plus vaste, qui a tout à fait un rapport à l’esthétique (au sens large et très pertinent qu’on utilise habituellement ici) : l’axe de la valeur — pas encore « morale » ni « économique », mais celle du jugement sensible, presque primaire : ce qui provoque joie ou tristesse. Il n’y a pas besoin de « qualification » ou de « certificat » pour provoquer chez autrui la joie — par des productions matérielles ou non, c’est indifférent.L’écueil est double (le premier est en partie dépassable, le second indépassable) :
– L’axe de la valeur se dégrade en valeur « économique » voire « morale », etc…
– L’axe de la valeur, même non dégradé, n’est pas une pure positivité : il y a le positif (joie) et le négatif (tristesse). On est pris dans les rets de ce jugement mouvant du sensible.
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Claire N
Invitéune acception un poil circonstanciée de la « qualification » à une acception très générale — « qualifié tout court« , « apte tout court » —, et par la même à lui accoler d’autant plus aisément une valeur morale.
Oui c’est très juste
Un valeur morale et une valeur marchande
Effectivement
Mais aussi l’infini difficulté que tu soulèves en ton dernier point – le chantier -
I.G.Y
Invitéle gros chantier autonome
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Etienne
InvitéRuffin devient le chouchou de quotidien
Excellente nouvelle 🥰🥰🥰 -
Etienne
Invitéhttps://www.facebook.com/share/v/1H5L5cw3hT/
Ruffin épisode 4356
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Ostros
InvitéJ’allais le poster
L’équipe de com de François Ruffin s’appelle The Rope.-
Etienne
InvitéRuffin est vraiment une grosse merde.
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L’ami Pacôme
InvitéÇa c’est sacrément bien envoyé.
Attends je note…
Ce qui est d’autant plus génial avec ce genre de phrase, c’est qu’on peut remplacer Ruffin par le nom qu’on veut et ça marche…
Belle source d’inspiration.-
François Bégaudeau
Maître des clés… alors qu’on attend surtout qu’Etienne confirme le rv du 19 juin, 17H
on ne va pas acheter un pack pour rien-
MooM
InvitéRuffin a trop lu Tintin. Pauvre de lui. Honteux.
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Etienne
InvitéEn principe c est bon fanfoué.
Viens seul.
Et non armé.
😁-
François Bégaudeau
Maître des clésY a pas de « en principe ». J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien.
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Etienne
InvitéCher bourgeois, ca sera en principe.
Tes injonctions tu peux les garder pour ta cour personnelle mais pas pour moi. Fanfoué 😁-
kenny
Invitétu sembles vouloir préparer le terrain pour un dégonflage en règle, une évaporation pour être précis
n’es-tu pas curieux de savoir ce qu’il va t’apporter? quel bourgeois sera-t-il devant toi?
1 le bougeois assumé qui t’aura déniché une petite bière artisanale achetée directement chez le micro-brasseur? ou plus classiquement un pack IPA Goose, la heineken de la rue de la roquette?
2 te refaire le coup des carottes rapées en la jouant prolo, qu’il imagine bien-sûr boire non de la heineken mais de la 86 ou Amsterdam
3 à moins qu’il opte finalement pour de la 16 ou de la Bud, qu’il aura jugé plus neutre socialement, soucieux de ne froisser personne, en bon bourgeois-
Greenwashing
InvitéJe ne comprends, je croyais qu’il n’y avait pas de VIP à la librairie.
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Etienne
InvitéMême une kro ça m ira tinkiet 😋
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bibinard
Invitétapraissizéi konbiain ifo deut kanne haites dent leu pack
çé ain paurtent lac entité -
Etienne
InvitéJ en boirais une ou deux au max, je conduis après mais ça fera pour les participants de la librairie après la discussion avec fanfoué
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François Bégaudeau
Maître des clésCe que tu appelles « injonction », crétin des alpes, c’est la minimale exigence de la civilité qui consiste à s’assurer qu’à un rendez vous où on se rend , l’autre partie sera présente.
Mais nous te voyons faire. Nous te voyons, ici même, strictement te dégonfler. -
Alexandre
Invité« crétin des alpes »
…Et..une bouteille de rhum!! -
François Bégaudeau
Maître des clésoui capitaine
tiens un petit extrait d’un livre à venir – qui pourrait s’appeler Conseils à un imbécile- et donc qu s’appellerait très bien à Etienne :RESTE DANS TA BULLE
« Seuls les mystificateurs redoutent l’analyse », écrit Christiane Rochefort dont si tu la connaissais l’intelligence t’humilierait.
Redoute l’analyse.
L’analyse demande du temps. Redoute le temps.
Broie la durée. Comprime-la jusqu’à l’étouffer. Saucissonne-la en stories insta, videos tiktok, comms de forum, tweets, shorts, posts, pow, blop, wizz.
Le Dieu des conservateurs t’a fait don des réseaux sociaux pour consommer ta victoire.
Dans cette bulle amniotique tu es comme crapaud dans sa mare. Au fil d’un chat tu acquiers la force dont te frustre la vie. Tu peux t’indigner sans frais, insulter sans risques, planter sur place un fort, enfoncer un faible. In real life tu es un phasme, sur les réseaux un chevalier. N’en sors jamais. -
Claire N
InvitéOui – le temps court de la provocation , cherche
Un petit shoot d’attention certe négative mais qui
Couvre la placidité de nénuphar d’une pensée sur laquelle personne – sans ce claquement de petard- ne se retournerai – elle existe ! Est bien la mystification méchante qui rabaisse le provocateur a l’anti thèse de l’annonceur de l’esprit – j’existe ainsi ! est son cycle de damné -
Claire N
InvitéJe précise que je n’ai pas d’animosité en particulier pour la provocation, mais c’est une engage qui n’a de force que d’être plus faible que la vague qu’elle annonce
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BarbaraGourde
InvitéIl en faut pas beaucoup à Alexandre pour se fendre la poire de vie.
C’est cool, tu coutes pas cher. -
Ludovic Bourgeois
InvitéY’a une conférence en Franche-Comté ?
J’vous pas d’alcool par contre -
Ludovic Bourgeois
InvitéJ’bois*
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Ludovic Bourgeois
InvitéJ’me tiendrais informé ou Dijon p’tetr
Si jamais ca voit un maillot de la norvege noir -
bibinard
Invitéçite huvoeu tousse avouar moine on plu jeux boua pah an faim… jeux voeux dirh happar tir deux minteunan…. jeux pharant kure haie noeud bouaré plut dalkaul ét féré dusse port baille baille ha touçe haie geaispaire queue dotes feux rond qaume moua passeux queue jeux noeud séhpasski praine messe et dusse et verre
-
Ludovic Bourgeois
InvitéTon troll me permet de filer le truc
Sans pouvoir dans la vraie vie
Sur ton corps
Tu peux choisir
Quand t’es dominé colonisé etc
C’est l’eugénisme des européens
Sur le lg terme
Qui est la voie pour se défaire
De tous les parasites -
Etienne
InvitéTes insultes glissent sur moi sans aucun effet.
On se verra donc sûrement le 19.
Et tes phantasmes sur ma non venue s écrouleront et tu devras trouver une autre porte de sortie.
Repartir dans ton verbiage pompeux habituel
Flaque, crétin etc etc.
Et on rigolera ici sur ton forum avec ta cour de petits bourgeois.
Je suis déjà venu à ton encontre une fois comme je te l avais deja annoncé sur ton site.
Deux cela sera encore plus rigolo vu que maintenant on se connaît un peu plus.
Bisous fanfoué 😘 -
François Bégaudeau
Maître des clésNous verrons.
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Mireille
Invitéfrançois bégaudeau : » J’écourte une discussion avec mon camarade Soufiane pour ce rv. Je ne le planterai pas pour rien. »
On peut difficilement faire moins crédible que cela.
Quel genre de « camarade » faut-il être pour délibérément décider d’en planter un autre dans le but d’aller discuter avec un type que tu traites de crétin sur ton forum et qui a toutes les chances de ne même pas se présenter à votre hypothétique entrevue. On se demande donc ce qui est le plus ridicule : toi le plantant, ou cette histoire même de « camarade soufiane » dont on ne peut que douter de l’existence ?
Tout aussi ridicule ce besoin que tu as de préciser que le camarade que tu planterais s’appellerait « soufiane », serait-ce une grossière tentative de minimiser ton racisme légendaire en faisant croire à tout le monde que tu as un ami arabe ?
Tu me laisses la même impression que celle que j’ai eu en entendant hollande nous dire que son ennemi était la finance : le ridicule porté en étendard. -
homard
InvitéMireille intervient très rarement et toujours très brillamment.
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Etienne
Invité@mireille
Je pense qu il existe et qu il le verra à Genève et qu il doit s appeler soufiane brahimi 😀
Je serais certainement présent pour le 19.
Vous inquiétez pas. -
MJPM
InvitéÉtienne, on covoiture entre trolls cretins des Alpes si tu veux ?
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Etienne
InvitéYepa ! T es d où crétin ? 😘
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MJPM
InvitéAnnecy !
Mais peut être à la Roche/Foron le vendredi aprèm. -
MJPM
InvitéC est quoi le sujet de l intervention j ai pas trouvé l info sur la page des Affamés
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Etienne
InvitéAucune idée ptet son dernier bouquin, faudrait demander à la librairie si fanfoué répond pas d ici quelques jours
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François Bégaudeau
Maître des clésDu mépris
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MJPM
InvitéIntéressant donc …
Malheureusement il ne fait pas encore parti de la collection de la médiathèque municipale.
À voir donc si je m autorise l impolitesse de venir sans avoir lu. -
François Bégaudeau
Maître des clésVenir sans avoir lu Du mépris n’est pas impoli
Ne pas lire Du mépris n’est pas impoli
Ne pas lire un livre n’est pas impoli.
La seule chose qui est impolie, c’est d’en parler sans l’avoir lu
Le dirai-je jamais assez? -
Etienne
InvitéTinkiet apparemment la pre rencontre traitra pas du livre mais du mépris.
Pourquoi me dire flaque , crétin face à fanfoué bourgeois.
Quel est son problème ? -
Olivier
InvitéSalut les trolls, en tout cas, moi j’y serai le 19 à Annemasse, avec ou sans canettes. Vu la chaleur, probablement avec. Et je viendrai en vélo (désolé pas de place à l’arrière).
Pas de date prévue à Genève à la maison des associations ou ailleurs ? -
MJPM
InvitéOrganisons un apéro 8.6 sur le parvis de la gare alors !
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François Bégaudeau
Maître des cléspas cette fois ci non
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pifou
InvitéVous allez rater ça le 19 juin :

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Etienne
InvitéTu y etais la première fois j’espère.
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Etienne
InvitéTu remplaces par qui bon te semble, bb
🥰
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Shiva
InvitéHalupedia, le wikipedia version IA
https://www.arte.tv/fr/videos/133363-005-A/halupedia-le-wikipedia-version-i -
MA
InvitéQuelqu’un a posté une vidéo de FB hier, c’est une intervention qui date de janvier je crois dans une librairie. Je ne la retrouve plus. Si vous pouviez par hasard…
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Ostros
InvitéCelles-ci ?
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MA
InvitéOui merci beaucoup Ostros.
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François Bégaudeau
Maître des clésca date d’avril
belgique
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Ostros
InvitéIntéressant sur la fréquence des êtres vivants qui peuplent la planète : 2 Hz
https://www.facebook.com/reel/998189816036949/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v -
Cloups
InvitéJe ne suis pas du genre fanfaron mais je tiens à souligner que j’ai réussi à faire du salaire de CM (dont personne ne sait rien sinon le pseudo) le sujet principal de ce forum depuis deux jours. Qui dit mieux ?
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Cloups
InvitéCN *
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Mireille
InvitéElle aime se faire passer pour une soignante, mais personne ici n’a jamais eu la moindre preuve de cela. La façon dont elle s’exprime rend en tout cas cela fort improbable. Si ça se trouve, c’est juste une vieille grabataire qui vit seule chez elle avec ses chats et qui ne trouve rien d’autre à faire pour passer l’ennui.
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Samuel_Belkekett
InvitéVieille japonaise, entre sudoku et haïku…
De son vrai nom Claire Nobushi…-
Truffe
InvitéVieux machin qui défend la France et Begaudeau.
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Samuel_Belkekett
InvitéCe qui prouverait qu’elle est médecin.
Faut bien s’occuper des malades…-
bibinard
Invitélaid made saint mouinzon lait voua mi oeuz onçe paurt
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Truffe
InvitéAvec toi, même le silence demande des pauses.
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Etienne
InvitéPour la paraphraser.
Je dirais : rires
Mon vieux dit laule.
Que je trouve bcp plus charmant
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Etienne
Invité -
Shiva
InvitéA l’attention de Mimile le Novice et con-sorts qui se reconnaitront.
Phosphorez !
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« Nouvelle France », anatomie d’un contresens politique
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À rebours des accusations de communautarisme et d’identitarisme, Jean-Paul Sartre aide à comprendre que la « Nouvelle France » ne renvoie pas à une identité nouvelle, mais à des conditions historiques communes à partir desquelles un universel politique peut se reconstruire.
https://blogs.mediapart.fr/pascal-levoyer/blog/210526/nouvelle-france-anatomie-d-un-contresens-politique-
Rigolus
InvitéSi Sartre le dit alors la nouvelle france islamo créolisation de Mélenchon est sans doute pareil.
Sartre avec toutes ses casseroles est encore une référence à gauche ?
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MA
InvitéIntéressant sur 1492 et le mythe Christophe Colomb
Avec Lissell Quiroz
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/que-nous-apprennent-les-ameriques-de-la-colonisation-3707135 -
Figaro
InvitéBonjour, sans savoir où trop demander : un lecteur des Cahiers pourrait-il me scanner leur dernier numéro, celui sur Cannes ? Juste un bout : j’ai constaté, à ma grande surprise, qu’il y avait un entretien avec Pierre Bergounioux, que je n’ai jamais entendu parler de cinéma et qui est un écrivain que j’aime particulièrement.
Merci !-
Figaro
InvitéJe me permets de remettre un message, sait-on jamais.
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poissonvache
InvitéJe te l’aurais scanné si je l’avais. Mais à ta place, je passe dans la gare la plus proche à l’heure de pointe, flane un poil dans le Relay avec un tote bag (t’oublie pas ta paire de lunettes pour faire innocent et tu mets pas un vieux jogging troué, surtout si t’es pas blanc) et en piétinant nonchalamment devans les Camus, Grimaldi et Gary tu glisses les cahiers dans ta besace. Puis tu sors l’air mi pressé-mi détendu et nous fait le retour sur cet article.
Et si l’on te prend le bras tu sors ton meilleur jeu d’acteur: « Ah oui quelle cruche j’ai oublié je vais vous le régler tout de suite ».
Si t’as vraiment des scrupules à commettre l’impardonnable tu peux te rappeler que la marque Relay appartient à Lagardère Travel Retail, qui est une filiale du groupe Lagardère, contrôlé à 66 % par le groupe Bolloré.-
Figaro
InvitéMerci poissonvache pour l’idée, j’y penserai la prochaine fois que je passe dans une gare (sûrement dans très longtemps). De souvenir les Cahiers étaient toujours empilés derrière un tas d’autres magazines, du moins dans le Relay de la gare de l’Est ; si je dois farfouiller pendant cinquante minutes, ça risque d’attirer les regards. Avec de la chance, je tomberai sur un autre cinéphile, plus vertueux que moi, qui aura acheté son numéro avec son propre argent et qui pourra me le prêter quelques minutes avant le départ de son train.
Sinon je viens de voir que les Cahiers proposaient maintenant des abonnements numériques, je vais peut-être faire ça pour un mois ou deux. D’ailleurs, ils ont numérisé leurs archives. Moyennant 10€ de plus que pour l’abonnement classique, il y accès à tous les numéros depuis 1951. Comme je sais qu’ici on avait souvent tenté de numériser les vieux articles de François, ils doivent être disponibles dessus, du coup.-
Tony
InvitéMoi j’ai résilié mon abonnement aux Cahiers ce mois ci,cette revue est devenue très médiocre ces dernières années,j’espère qu’elle renaîtra un jour avec une nouvelle équipe et pour info leurs archives ont été piratées on les trouve facilement en téléchargement.
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Balthazar
InvitéFigaro : pas très noble mais généralement je photographie les articles qui m’intéressent en grande surface quand je n’ai pas envie de l’acheter, souvent les employés s’en foutent.
Tony: pourrais-tu en dire plus (sans en dire trop) ?
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Tony
InvitéPar exemple ici
https://x.com/i/status/1979687760291389911-
Charles
InvitéOui le niveau de l’équipe actuelle des Cahiers n’est pas dingue et Uzal est très pénible mais tu trouves vraiment que c’est moins que du temps de Delorme?
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Tony
InvitéEn fait je n’en ai jamais été un grand lecteur,je les ai toujours un peu lu occasionnellement,en fonction de l’actualité ou d’un cinéaste dont je suivais le travail et je ne sais pas pourquoi je m’y suis abonné il y a quelques années, après Delorme donc,au moment du Covid,et je me rends compte que je n’en lis pratiquement rien,leurs critiques ne m’intéressent pas,par contre leurs archives sont très intéressantes,par exemple récemment j’ai vu quelques films De Oliveira du début des années 2000 et j’ai vraiment trouvé des textes intéressants,des entretiens etc…Sur la période Delorme j’ai lu des trucs pas mal,par exemple sur Spielberg pas plus tard qu’hier!(Pas d’insultes svp je me prépare à Disclosure day!)
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Seldoon
InvitéDisclosure Day : étrangement on en entend beaucoup de bien, et tout aussi étrangement on voit très souvent mentionner la BO de Williams. Mixed signals.
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Charles
InvitéLa bande-annonce est vraiment catastrophique, ça ressemble à n’importe quel blockbuster des années 90. J’espère pour le film qu’elle est trompeuse.
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Tony
InvitéOui j’ai vu ça aussi, meilleur Spielberg depuis plus de 20 ans,John Williams,94 ans,qui revient en forme,bon on verra mais j’y crois un peu,bon sachant que FB va nous sortir que si il avait 8 ans et demi lui aussi aurait adoré,on peut déjà écrire ce qu’il va en dire.
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Seldoon
InvitéLa bande annonce est hideuse. Et je n’ai pas vérifié sur Wikipedia mais aux dernières nouvelles François n’a pas beaucoup plus que 8 ans et demi donc ça devrait aller.
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K. comme mon Code
InvitéL’industrie des CGI va très mal, en effet.
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Tony
InvitéVous parlez bien de la dernière, sortie hier?
Moi je la trouve pas si mal et j’aime bien que Spielberg y soit, ça rappelle un peu ce que faisait Hitchcock en son temps lorsqu’il apparaissait dans certaines bandes annonces,je vais pas m’enflammer mais il y a là une foi en la fiction qui devient de plus en plus rare
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K. comme mon Code
InvitéCelle-ci. Toutes les autres. Le visage d’Emily Blunt réussit l’exploit d’avoir l’air aussi mal générée que les enfants à la fin de la bande-annonce.
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Seldoon
InvitéLa palme d’or revenant à un autre blockbuster: https://x.com/KeyJay115/status/2059568670397874582
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Alexandre
InvitéIl y a eu au début des années 2010 une vaste revisitation à la hausse de l’œuvre de Spielberg par les Cahiers du Cinéma.
Dans mon souvenir, elle avait le mérite de révéler un cinéaste plus complexe et intéressant qu’on voulait bien l’imaginer, enfin certains d’entre nous, dans les années 80 et 90.
Cela n’a pas suffi à ma (re)conversion mais m’a permis de revenir un peu à d’éparses qualités ici ou là, au fil de l’œuvre. -
Alexandre
Invité« La bande annonce est hideuse. »
Oui -
I.G.Y
InvitéJ’admets n’avoir pas du tout compris l’immense hype, y compris critique, qu’il y a eu autour de son dernier en date (je me demande si la déclaration d’amour à la France de Spielberg, passée en salle juste avant le début du film, n’a pas un poil joué — première et unique fois que j’ai vu ça au ciné).
Cette bande-annonce ne risque pas de me rassurer davantage.
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Seldoon
InvitéJe continue à parler de genie spielbergien tout en reconnaissant que c’est un rare cas de cinéaste pour lequel on pourra dire : absolument tout ce qui lui a été reproché est vrai.
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Alexandre
InvitéOn peut dire ça aussi de Cecil B.De Mille (hasard).
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Alexandre
Invité« J’admets n’avoir pas du tout compris l’immense hype, y compris critique, qu’il y a eu autour de son dernier en date »
Tu parles de The Fabelmans ? -
I.G.Y
Invitéoui Fabelmans
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Alexandre
InvitéOK merci.
Moi je comprends.
De toute façon je me suis promis de le revoir, particulièrement depuis la GO dédiée.
Par contre, je ne sais pas du tout à quoi tu fais allusion quand tu parles de sa déclaration d’amour à la France. -
Alexandre
InvitéPlus précisément, je ne comprends pas forcément l' »immense hype » mais plutôt les bonnes dispositions critiques dans l’ensemble.
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I.G.Y
InvitéÇa signifierait que ce que j’ai vu n’a pas été diffusé dans toute les salles. C’est possiblement parce que je l’avais vu en avant première. En l’occurrence, une vidéo de quelques minutes a été diffusée juste avant le début du film où l’on voit Steven —tel Papa Noël dans son fauteuil du salon à côté de la cheminée — expliquer à quel point il est heureux de montrer ce film très important au public français qui l’a toujours soutenu, la France pays de l’amour du cinéma etc…
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Tony
InvitéC’est vrai aussi qu’il a fait jouer Truffaut en 1977 et même les Cahiers en 1982 ont mis ET en couverture(Num 342 dans les archives)avec un très beau texte de J Narboni et plusieurs pages consacrées et à l’époque pour un cinéaste américain cette reconnaissance critique c’était pas rien.
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Alexandre
InvitéJ’aurais même jamais pensé n’ayant pas vécu cette époque Cahiers.
J’ai même eu tendance à penser que les dossiers Cahiers spécial Spielberg dataient de 2011.
L’intérêt comme tu le soulignes date d’E.T..
En réalité, c’est assez fascinant quand on pense à l: article plutôt assassin de Daney sur Jaws (en même temps très prévisible en ce milieu 70′ hyper anti Oncle SSam. -
François Bégaudeau
Maître des clésLe virage critique sur Spielberg a lieu a la fin des années 90
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Alexandre
InvitéOui à partir de cette époque jusqu’à aujourd’hui, cinqfilms ont été particulièrement mis à l’honneur par les Cahiers : A.I., La Guerre des mondes, Lincoln, Pentagon Papers et The Fabelmans
Mais la revue a consacré le réalisateur avec un dossier en 2011 sauf erreur, prenant prétexte de la sortie de Super 8, loué par la rédaction comme perpétuation de l’esthétique Spielberg, reprise d’un certain flambeau.
Film qui par ailleurs ne m’avait pas fait grimper aux rideaux. -
Tony
InvitéLincoln c’est complètement nul,n’oublions pas La liste de Schindler aussi,en 1993, j’avais vu passer un post de Camille Nevers qui republiait la critique élogieuse qu’elle en avait fait.
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Alexandre
Invité« Lincoln c’est complètement nul »
Comme tu y vas. -
Tony
InvitéJe l’ai vu après celui de John Ford et y a pas photo, là on est dans l’académisme et la nullité politique.
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Seldoon
InvitéJe propose de vous réconcilier autour de l’affirmation suivante : « Cheval de guerre c’est nul alors que Lincoln n’est que chiant. »
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Tony
InvitéPas vu
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Alexandre
Invité« Je propose de vous réconcilier «
C’est fort urbain de ta part mais c’est surtout l’emploi de la notion de nullité qui me coince.
Mon souci dans cette discussion est que le cinéma de Spielberg ne suscite en moi aucune exaltation particulière, ni aucun rejet radical. Ce serait tellement plus confortable.
Face à Lincoln, je ne vois rien de nul, ni de chiant. Tout juste le film me renvoie-t-il à ce qui, dans ce cinéma, inhibe la dite exaltation.
Académique Lincoln? Je ne crois pas. Je ne pense pas que ce soit cela l’académisme.
Et hein, ho, merci pour les Cahiers! On peut leur reprocher plein de choses, mais pas de promouvoir le pompier ou l’académisme!
Pas vu Le Cheval de guerre, pas envie.
Sinon elle est dans le bon topic cette discussion? -
Tony
InvitéAcadémisme dans le sens de scolaire et conventionnel,sur ce que promeuvent les Cahiers là c’est très flou, ça dépend des époques
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Alexandre
Invité« Académisme dans le sens de scolaire et conventionnel »
S’il me paraît pertinent de discuter le rapport de Spielberg au réel, de confondre ici ou là sa stylistique manipulatoire, l’artifice grossier qui préside en de nombreuses occurrences à ses réalisations et son flirt plus ou moins retors avec la convention, je ne crois qu’on puisse taxer la réalisation de Lincoln de scolaire (Amistad à la limite l’était plus).
J’y ai vu un classicisme boosté à des effets de manche canalisés, contenus.
J’y ai vu une certaine cinégénie, que je retrouvai dans The Post et The Fabelmans.
J’y ai vu une sorte de sagesse du métier. -
Seldoon
InvitéJe m’attendais justement à de la « sagesse du métier » et n’ai vu que de l’académisme. Je n’ai aucun problème habituellement pour ignorer la politique de Spielberg, même explicite, et jouir de son artisanat. Là tout ce que j’avais trouvé à me mettre sous la dent – mais c’était déjà dans la promo du film – l’esquive de quelques défauts du biopic en se focalisant sur une période courte. Mais pas revu depuis la sortie du DVD, j’aurais du mal à participer.
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Sylvain
InvitéOui et précisément avec « A.I » et surtout « Minority Report ». On va voir des critiques Cahiers dithyrambiques. Et des universitaires aussi en fac de cinéma (c’était le cas à Paris 8).
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Sylvain
Invité(PS : à propos du « virage critique qui a lieu à la fin des années 90 »)
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Seldoon
InvitéPour moi : Schindler prépare le terrain
Le Soldat Ryan voit le virage critique se mettre en route
Passe décisive de Kubrick avec AI
A partir de là c’est reglé, Steven est un Auteur et tout est pris au sérieux en commençant par Minority Report – en même temps si on s’interesse à jusqu’où on peut pousser l’art du cadre dans le cinéma classique hollywoodien (40’s et 50’s), Minority Report ne fut égalé dans l’histoire du cinéma que par Munich. -
Alexandre
Invité« A partir de là c’est reglé, Steven est un Auteur «
Disons qu’il le devient pour un certain cénacle de la critique parce que sinon il l’était déjà pour d’autres (Robert Benayoun à Positif par exemple).
« Le Soldat Ryan voit le virage critique se mettre en route »
Oui et Spielberg y inventait une nouvelle manière de filmer la guerre. Ce qui n’en faisait pas un film plus convaincant.
« en même temps si on s’interesse à jusqu’où on peut pousser l’art du cadre dans le cinéma classique hollywoodien (40’s et 50’s), Minority Report ne fut égalé dans l’histoire du cinéma que par Munich. »
J’ai rien compris (rires) -
Seldoon
InvitéJe vais tenter la même chose en bégayant moins et articulant mieux :
Steven a perfectionné un art du cadre classique, qui s’est perdu ou du moins dilué dans les 60’s/70’s. Des cadres expressifs et narratifs. Une fois que Spielberg a été pris au sérieux ce talent a été plus souvent et mieux décrit. Ca tombe bien car dans les années 2000 il atteint régulièrement dans cet artisanat là une puissance et une fluidité que personne n’a jamais approché. Y compris dans son aspect ludique.
Mon regret est que son sens de la comédie soit resté aussi basique : en cumulant son sens du cadre et un sens de l’humour correct ça aurait été très grand. -
Alexandre
InvitéMerci à toi d’avoir reformulé!
Le cinéma de Spielberg est un grand sujet. Régulièrement j’y reviens et par plaisir, et aussi pour comprendre où est-ce que ça grippe. Comment et pourquoi ce cinéma là n’est pas selon mon coeur alors même que j’en ressens les séductions.
Ce qu’il y a de certain me concernant est que je n’ai jamais autant aimé ça qu’entre 1980 et 1984, soit entre 1941 et Indiana Jones et le Temple maudit. J’étais le cœur de cible et chaque sortie me faisait festoyer.
Grand regret personnel, j’aurais adoré voir Jaws à sa sortie mais l’état, la caissière m’aurait envoyé bouler quand bien même aurais-je essayer de braver l’interdit.
Ce qui ne me serait, à 9 ans et demi, jamais venu à l’idée.
Pas les couilles. -
Alexandre
Invitéen l’état
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Sylvain
Invité@Seldoon : oui j’ai un peu vite fait l’impasse sur « … le soldat Ryan ». C’est peut-être là que la critique bouge un peu sur Spielberg (il est possible que « la couleur pourpre » est eu également un succès critique à défaut de public mais je ne sais plus). Pour Ryan, je me souviens notamment de la critique parue dans Télérama, qui passait pas mal de temps à répéter (en gros), surprise : « ah mais il a fait un bon film » (spoil : non, y compris les premières 30 minutes, qui sont coupables d’avoir formatées tous les films de guerres qui suivront, les rendant pour la plupart irregardables et engendrant Paul Greengrass, quand Spielberg n’avait fait que pomper Fuller où « la bataille d’Alger »). Et puis pas de bol pour la critique : « La Ligne Rouge » allait sortir deux mois après. Fin du game. Télérama toujours : je me souviens en 1993 de la critique de « Jurassic Park » avec le petit bonhomme (Ulysse) qui tire la tronche. Pourtant un bien meilleur film que « … Ryan ».
Je te trouve aussi un peu indulgent (mais ton argument sur les cadres me semble très juste) avec « Minority report » que je trouve très sur-estimé. Le fait que la critique adule sans détour Spielberg à ce moment là, alors qu’il fut ponctuellement brillant avant, m’a toujours un peu gonflé. C’est un Tom Cruise movie. C’est « bien » comme peut-être « bien » un Mission Impossible (sauf le DePalma, hors catégorie). C’est à dire et au hasard : pas à la hauteur de « la guerre des mondes » pour citer un autre Spielberg / Cruise.
On se fait un top 3 Spielberg (les pires comme les meilleurs) ?@Alexandre : j’aime beaucoup ta phrase : « Comment et pourquoi ce cinéma là n’est pas selon mon coeur alors même que j’en ressens les séductions ». C’est exactement mon sentiment.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Des cadres expressifs et narratifs. »
C’est bien le problème. -
Seldoon
InvitéÉvidemment je pensais à toi en l’écrivant. C’est la limite et la force de son artisanat.
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Balthazar
InvitéMerci !
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Etienne
Invité -
I.G.Y
InvitéIntéressant épisode de Thiellement sur la guerre d’Algérie (et assez drôle malgré tout, je ne divulgache pas les quelques trouvailles, que je retiens). Un grand nombre de citations des acteurs d’époque, dont des classiques mais aussi beaucoup que je n’avais jamais entendues, édifiantes.
J’ai eu l’impression — il faudrait que je réécoute mais je n’irai pas jusque là pour le moment — qu’il était très dur avec les communistes. Je dirais presque « trop ». A propos des multiples ombres et lumières du communisme (et du PCF) dans la guerre d’Algérie, le passionnant Alain Ruscio — qui a aussi beaucoup travaillé sur la guerre de conquête — a écrit un bouquin (que je n’ai pas lu) et a livré de nombreuses interventions dessus qui sont sur youtube (et qui sont très riches). Les revirements du fait de l’alliance du front populaire, la question du vote des pouvoirs spéciaux, tout y passe. Gros travail sur archives qui me donne l’impression d’une grande honnêteté.
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François Bégaudeau
Maître des clésOui je me suis étonné qu’il ne mentionne pas les nombreux communistes engagés aux cotés du FLN, n’en déplaise au parti – qui lui tortillait du cul. Ne serait ce que le plus connu, Yveton
Il ne mentionne pas non plus que bien des signataires du manifeste des 121 étaient plus ou moins proches du PC, ou des milieux communistes en général.
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kenny
Invitéretour de la revue des livres
une revue qui avait accompagné mes années étudiantes fin 2000, d’abord RILI puis RDL
à l’époque c’était Jérôme Vidal des éditions Amsterdam
je me souviens de La fabrique de l’impuissance 2 puis 1
un article sur le dernier Édouard Louis qui ne fait qu’à moitié le travail
faire la litanie des références qu’il a oublié de citer n’est jamais bon signe pour une critique
mais je trouve juste de dire bourdieusien qui oublie de s’appliquer Bourdieu à lui-même
https://rdli.fr/-
kenny
Invité*oubliées
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kenny
Invité*oublié
fuck l’accord avec le cod antepose-
François Bégaudeau
Maître des clésj’ai cotisé pour la création de cette revue, qui me parait une très bonne nouvelle
bon texte, déjà, sur le cinéma de Ruffin
je m’en vais lire celui sur Emile Louis.
(j’ai de quoi, j’ai lu le livre critiqué)-
kenny
Invité« je m’en vais lire celui sur Emile Louis.
(j’ai de quoi, j’ai lu le livre critiqué) »
une boucherie -
I.G.Y
InvitéMerci pour le partage, je garde le lien. Lu l’article sur Ruffin, qui propose des clés de lectures très intéressantes — je n’ai plus assez en tête ses films pour juger, mais bien le souvenir d’une séquence de fin de J’veux du Soleil, citée dans l’article, qui m’avait mis mal à l’aise. Je n’ai pas osé regarder le dernier. J’ai peur qu’absolument tout y occasionne ma gêne — mais pas dans le bon sens du terme.
J’ai vu passer plusieurs fois T. Labica sur Hors-Série, je lirai son double article, pour voir.
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François Bégaudeau
Maître des clésLa charge contre Edouard Louis est un peu décevante. Elle se contente de dire à Louis son ignorance des travaux qui ont dut ce qu’il dit bien avant lui. En somme un trio de chercheurs qui disent à Louis qu’il n’a pas le sérieux des chercheurs.
Il y avait bien mieux à dire sur l’esthétique aberrante proposée par Louis.
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Tony
InvitéSuper émission avec le grand Bernard Friot,on est fier d’être de gauche avec des individus comme lui,et drôle en plus
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..Graindorge
InvitéOui trois fois!
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Mireille
InvitéCet homme grossier, insultant et méprisant fait peur. La haine qui le motive est palpable.
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David
InvitéOK Anne Laure.
Moi, il me fais peur et je pense que c’est un connard.-
François Bégaudeau
Maître des clésMireille devrait économiser sa gentillesse proverbiale, je fais la même émission bientôt.
Garde-s’en sous le pied, Mimi-
Jules de bxl
InvitéQuelle bonne nouvelle !
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DOGOT
InvitéAh ça oui il est drôle.
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Stéphanie
Invitéhaine mimi
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François Bégaudeau
Maître des clésle matin au petit dej Mimi insulte sa tasse
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..Graindorge
Invité« le matin au petit dej Mimi insulte sa tasse »
Parcequ’elle est fêlée? ( la tasse bien sûr)
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Stéphanie
InvitéPas d’bol pour mimilatasse
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..Graindorge
InvitéEh oui, pas d’bol : ici personne n’est sa tasse de thé
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Happygames
Invitéhttps://fb.watch/HpIeaikM_d/
Je trouve cette séquence forte -
I.G.Y
Invité(Je fais une parenthèse Spielberg pour ne pas casser la discussion au-dessus. Appel aux connaisseurs : est-il courant de voir dans la bande annonce d’un film le réalisateur faire monter la sauce autour de son propre film? Je réalise seulement maintenant que c’est peut-être la toute première fois que je vois ça — en tout cas aucun exemple ne me vient, à vérifier. Ce qui irait dans le sens de la tout aussi improbable anecdote de la vidéo pré-Fabelmans dans l’avant-première que j’évoquais plus haut.)
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Tony
InvitéNon c’est pas le premier,le plus connu étant Hitchcock comme par exemple ici
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I.G.Y
InvitéAh oui c’est un sacré exemple (je pense n’avoir vu aucune bande annonce d’AH et je n’ai pas vu ce film, sur lequel j’ai eu des retours mitigés, qui m’ont refroidi)
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Alexandre
Invité« je n’ai pas vu ce film, sur lequel j’ai eu des retours mitigés, qui m’ont refroidi) »
Tu es sérieux? (c’est vraiment par curiosité)-
I.G.Y
InvitéEh oui je suis sérieux. Je connais une personne en laquelle j’ai (souvent) confiance, et gros cinéphile, qui m’a dit que Les Oiseaux avait selon lui mal vieilli et que c’était loin d’être dans le haut du panier de Hitch. Mais c’est un pur « on dit », je ne fais que rapporter.
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Alexandre
InvitéPas de problème, hein, ce n’est qu’un film!
Mais j’avoue avoir été surpris par la formulation « refroidi par des avis mitigés » concernant ce film-là. Mais tout existe.
En revanche, sur le vieillissement, je crois que le cinéma d’Hitchcock vieillit juste après Les Oiseaux : vieillissement du réalisateur, déperdition de l’aura des grands studio à l’ancienne avec conséquences sur la finition technique, évolution des goûts du public, etc..-
I.G.Y
InvitéEnfin, quand je dis que je suis « sérieux », c’est juste pour dire que « ça n’est pas une blague » (que je connais au moins un gros cinéphile qui n’aime pas Les Oiseaux; parfois, quand on hésite entre aller voir un film ou un autre, ça penche dans la balance, très bêtement). Car je ne saurais être sérieux avec un film que je n’ai pas vu. Et la conversation qu’on a là fait nécessairement repencher un peu la balance dans l’autre sens.
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Alexandre
InvitéOui essaie le quand même.
Ça me fait penser qu’il faudrait que je me le paie en BR, les caractéristiques techniques de mon dvd du début des années 2000 étant passablement datées.-
Tony
InvitéPas pratique tous ces DVD et BR qui rentreront pas dans ta valise si tu dois fuir ton domicile en cas de révolution prolétaire.
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Alexandre
InvitéGiga rire
De deux choses l’une .
Ou j’organise des visionnages chez moi avec prisme marxiste.
Ou je me barre avec mes coffrets Ozu et All That Jazz, de Bob Fosse -
Tony
InvitéOn te laisse Bob Fosse et on garde Ozu
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Alexandre
InvitéAllez
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Seldoon
InvitéAlexandre sait très bien qu’il n’y a que Sweet Charity qui compte. Et évidemment tout ce qu’a volé M. Jackson au Petit Prince.
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Alexandre
InvitéDeux ou trois excellents numéro dont celui, sensationnel, avec Sammy Davis Jr (qu’il m’est arrivé de regarder en boucle).
Mais un film long et indigeste, bourré de tics datés.
Bob Fosse réalisateur ne se révèle qu’avec Cabaret.
Wilkommen…
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Seldoon
InvitéC’est rare mais certains noms ont gagné le droit de le faire – ou en tout cas de participer activement. Ainsi Paul Thomas Anderson est connu pour s’en occuper souvent. Fincher a aussi la main dessus – ce qui lui fut reproché pour Millenium. Je soupçonne les frères Coen de participer quand ils peuvent. Beaucoup aiment aussi s’en laver les mains.
À l’inverse les plus petits noms n’ont pas leur mot à dire. Je me souviens de Eggers et Aster rigolant ensemble de leur relation à A24 : « Ils sont très sympa, ils nous montrent la bande annonce, on leur explique qu’on préférerait qu’ils ne mettent pas tel ou tel plan afin de préserver des surprises pendant le film, ils le mettent quand même ».-
Seldoon
InvitéIl y a même des boîtes de prod spécialisées – et donc dissociées de l’équipe du film. La prochaine fois pendant les bande-annonces de films français au ciné guette le petit logo « A Parté » en fin de bande annonce, ils sont partout.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe crois oui que le grande majorité des BA sont faites par des prestataires
d’où leur désolante homogénéité-
I.G.Y
InvitéJ’aime cette anecdote A24.
Je guetterai.
Et je me dis que ce doit être un crève-cœur pour un cinéaste de ne pas avoir la main sur la BA. Raison toute bête : c’est ce que la majorité des gens verront de son film (je serais très curieux d’avoir les statistiques, qui n’existent peut-être pas ou pas « vraiment », du lien entre visionnage de la BA et visionnage du film, pour un « type de film » donné; la proportion des gens pour un type de film donné qui se décident via la BA, etc…)
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AuteurMessages
