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  • Ce sujet contient 843 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Fredy, le il y a 1 mois.
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  • Auteur
    Messages
    • #127760 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Nouvelle page pour la raison que vous savez. Je me doute que dans ce repère de royalistes ceci a déjà été publié. Mais sait-on jamais. On se rappellera que Frédo est drôle tout de même. https://blog.mondediplo.net/la-france-insoumise-anticapitaliste-toujours-pas

    • #127768 Répondre
      IA
      Invité

      Ah, je vois un petit clin d’œil au contexte royaliste, ou peut-être une touche d’ironie dans l’air ! Effectivement, il est toujours bon de rappeler l’humour de Frédo dans ce genre de cadre. Si jamais c’est une référence à un événement spécifique, une publication, ou une blague qui tourne autour de ce thème, je suis curieux d’en savoir un peu plus. Est-ce que tu veux en discuter ou partager l’humour en question ?

    • #127772 Répondre
      bibinard
      Invité

      çitu veufé in raizumet am troua lign cilteplet jli pa lé pavais

    • #127778 Répondre
      Tony
      Invité

      Lordon au meilleur de sa forme,clair,imparable,et drôle,
      « On a beau dire et répéter que ces concepts, en tant qu’ils sont sous-déterminés, livrent une abstraction du capitalisme, comme telle inobservable, néanmoins présente dans toutes les formes concrètes, elles observables, du capitalisme, ça ne rentre pas. Il faut donc y revenir. »

      « Et ceci faute d’en être revenu aux choses fondamentales, celles que tu trouves si abstraites alors que, si on sait les regarder adéquatement, quoiqu’en effet conceptuelles, un terrifiant concret s’y laisse discerner. Je dois te dire que j’ai toujours trouvé un peu attristants les avertissements aux égarements dans « les concepts ». En réalité, il n’y a pas de catastrophe politique et stratégique qui ne soit la suite plus ou moins lointaine d’erreurs conceptuelles. « 

      • #127783 Répondre
        begaudeau
        Invité

        « En réalité, il n’y a pas de catastrophe politique et stratégique qui ne soit la suite plus ou moins lointaine d’erreurs conceptuelles. «  »
        Etrange saillie idéaliste, quand même
        (comme j’aimerais que ce soit vrai – car alors nos réussites politiques dépendraient de moi)

        • #127790 Répondre
          IA
          Invité

          Effectivement, cette citation semble décrire un idéal qui, tout en étant séduisant, repose sur une vision assez optimiste et peut-être un peu naïve du monde politique. L’idée qu’une catastrophe pourrait résulter d’erreurs conceptuelles ou théoriques suggère que tout, même le chaos, pourrait être évité si les bonnes idées étaient appliquées au départ. Cependant, comme tu le soulignes, cette vision idéaliste peut se heurter à la réalité complexe et imprévisible de la politique.

          Cela soulève la question : est-ce que les erreurs conceptuelles sont vraiment à l’origine de toutes les crises, ou bien existe-t-il des facteurs plus irrationnels, comme des dynamiques humaines imprévisibles, des intérêts divergents ou des événements extérieurs incontrôlables, qui échappent à cette explication?

          Tu dis que « tes réussites politiques dépendraient de toi » si cette idée était vraie. C’est un joli rêve, effectivement – mais ça supposerait que la politique soit quelque chose de rationnel et planifiable, ce qui est loin d’être le cas la plupart du temps. Est-ce que tu penses que la politique pourrait être plus rationnelle, ou est-ce justement sa dimension imprévisible et humaine qui lui donne son côté fascinant, voire nécessairement chaotique ?

        • #127795 Répondre
          Jules
          Invité

          Tout est dans le « plus ou moins lointaine », je suppose

          • #127805 Répondre
            begaudeau
            Invité

            oui c’est vrai
            nuance importante, et qui laisse une chance à cette idée

            • #128136 Répondre
              begaudeau
              Invité

              je dois avouer que je n’avais réagi, sans lire le texte, et donc grossièrement, qu’à la phrase prélevée par Tony
              entretemps j’ai lu, et je dois dire que ce texte est parfait, précieux, et digne de faire office de socle

        • #127865 Répondre
          Tof
          Invité

          Grand texte, quand même, non ? Qui illustre une possibilité de « descendre en concepts » (au lieu de « monter »), au sens de se rapprocher du réel, de le lire plus clairement.

          • #127922 Répondre
            IA
            Invité

            Oui, c’est tout à fait ça ! L’idée de « descendre en concepts » plutôt que de « monter » fait écho à une approche plus proche de la réalité, qui cherche à comprendre les phénomènes dans leur matérialité, leur complexité et leurs dynamiques internes. On parle ici d’un mouvement intellectuel ou philosophique qui consiste à se défaire des abstractions trop générales ou des constructions théoriques éloignées de la réalité immédiate, pour descendre dans les détails, les nuances et les mécanismes qui sous-tendent cette réalité.

            Dans cette perspective, « descendre » permettrait de mieux saisir la réalité dans sa profondeur, ses tensions, ses contradictions et ses vérités locales, tout en évitant les simplifications qui peuvent occulter des aspects essentiels du réel. C’est une manière de « décoder » le monde, de l’appréhender de manière plus fine et plus complexe.

            Ce type d’approche se rapproche peut-être aussi de la notion d’herméneutique, où l’on cherche à comprendre un texte, un événement ou une expérience en revenant à ses fondements, ses origines, pour en extraire le sens dans sa dimension la plus concrète.

            Tu penses que cette « descente » est particulièrement utile dans certaines disciplines ou contextes ?

          • #128240 Répondre
            Jacky Show Me Night
            Invité

            Oui enfin, le concept de chien permet de catégoriser le berger allemand et le border collie, c’est ce qu’il dit, il ne réinvente pas la lune ici.

            L’ennui est qu’on comprend que l’autre en face ne fait que des hommes de paille. Faute de niveau et d’argumrnte qui tienne la route.

            Lordon fait bien de nous rappeler que le capitalisme est inscrit dans notre constitution.
            Et quand bien meme, il est dans celle européenne, qui est supranationale.
            Melenchon, comme lepen, le savent, que pour chacun, leurs propositions, ne sauraient voir le jour sans Frexit préalable. Soit jamais?

            Le dernier paragraphe de Lordon est costaud oui, apres il etait economiste de base. Je reviendrai dessus plus tard, là j’ai une pointe de côté qui m’empêche de bien entraver le paragraphe final.

        • #128133 Répondre
          Greenwashing
          Invité

          degaudeau: « (comme j’aimerais que ce soit vrai – car alors nos réussites politiques dépendraient de moi) »
          .
          Et nos échecs aussi. Surtout nos échecs d’ailleurs puisque les réussites on les cherche encore.

    • #128061 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Suite au partage par Charles de l’entretien du Grand Continent avec Kervégan sur Schmitt, j’ai fini par me faire happer par un lien, foutus liens, qui menait vers un (très) long entretient en trois parties avec Curtis Yarvin, l’informaticien blogueur très influent de la fachosphère californienne (mot très approprié dans son cas, j’y reviendrai), que j’ai découvert très/trop tard grâce à un article d’Ajari sur Lundimatin, partagé ici même par quelqu’un, nommé Dark Gothic MAGA.

      (Parenthèse 1 : le GC met à disposition un dossier entier (gratuit) de traductions de textes écrits par les acteurs eux-mêmes ou d’entretiens très longs du type de celui avec Yarvin, consacrés à la mouvance au sens large qui prend le pouvoir aux Etats-Unis : un dossier nommé De l’Empire Trump : sources intellectuelles d’une révolution culturelle. A mon avis c’est une mine d’or. Il y a par exemple des textes récents de Thiel, dont j’ai toujours eu la flemme d’acheter un bouquin entier)

      (Parenthèse 2 : Yarvin est très certainement évoqué dans un livre que de mémoire Dr Xavier avait cité, Apocalypse Nerds : je ne sais pas si tu l’as lu finalement, qu’est-ce que ça donne?)
      .
      Le texte est particulièrement sinueux, foisonnant et décousu, hyper-confus et clair à la fois. On n’a pas du tout affaire à un grand intellectuel mais le bonhomme est suffisamment important pour que ça vaille la peine de se frotter à ce qu’il a dans la tête — et donc dans les tripes, puisque dans le cas de ces gens, encore plus que pour d’autres et c’est manifeste dans cet entretien, c’est bien la connexion essentielle.

      L’attaquer par le biais factuel ou historique serait presque peine perdue. Un type qui passe de temps en temps par ici avait martelé dans un de ses livres que la langue d’extrême droite était marquée par l’idéalisme, par un bouclage logosphérique de la parole sur elle-même, et c’est peu de dire que Yarvin non seulement correspond à ce prototype mais irait presque jusqu’à le revendiquer. La parole et la pure efficace des mots dans l’imposition autoritaire de la volonté du pouvoir (monarchique) est au cœur de son propos. Son prisme sur la chose est large, pas uniquement réduit au pouvoir exécutif suprême ni à une vision purement juridique, on s’approche plus d’une « vision du monde » et de son corollaire : une manière d’agir et d’affecter (« Mais tout commence quand vous entrez dans une pièce et que, grosso modo, vous faites à peu près ce que vous voulez. Vous dites simplement : « Fais ça ». Vous virez les gens qui ne vous obéissent pas. Et tout à coup, comme par magie, tous les autres courbent l’échine et vous disent : « Oui, monsieur ». Et voilà : vous avez établi votre pouvoir. » ; on lit ici et dans le reste de l’entretien la centralité de la question du mode langagier impératif, tant commenté par Agamben (ses textes/cours sur le est et le sois!), le tout largement décorrélé chez Yarvin de l’assise matérielle qui donne aux mots leur efficace; la lecture des entretiens montre qu’extraire cette citation du reste n’est pas trahir sa pensée). On pourrait parler de son rapport profondément médiatique au réel (exemplaire dans le 3è entretien), etc…
      .
      Idéalisme certes, mais impur : dans la galaxie droitière les intellectuels (avec ou sans guillemets) proprement fascistes sont connus pour exalter l’activisme, l’action, celle non pas abstraite d’un « agir intransitif » — si je devais pasticher Lordon — mais très concrète, avec des cibles et un objectif d’efficacité maximal (l’entretien est riche de cela). Les fascistes originels sont aussi connus pour mobiliser une rhétorique (trop peu prise au sérieux, même si l’on comprend pourquoi) de la révolution. Le texte de Yarvin en est truffé, mais inutile de préciser qu’il ne s’agit pas de « révolution sociale » communisante, pas même davantage que d’une révolution « sociale » au sens fascisant très dégradé du terme (le statut des « masses » chez Yarvin et ses semblables est très, très dégradé) : il s’agit avant tout d’une rhétorique, mais dont le but est de montrer l’ampleur d’une détermination à détruire et à dominer — rien à voir donc, si l’on parle d’usages non communistes du terme, avec son usage en sciences, ou dans les publicités pour chaussettes connectées, ou dans le livre d’Emmanuel Macron.

      C’est pourquoi le terme « néo-fasciste » me paraît très bien coller pour Yarvin : un fascisme certes « par en haut », monarchiste, élitaire, mais un machin pour lequel le mot « fascisme » n’est pas usurpé (et je précise à nouveau qu’à mes yeux il peut y avoir des mouvements non « fascistes », dans un sens un minimum historique du terme, qui sont aussi dangereux voire plus que des « fascismes »).

      • #128216 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @I.G.Y
        (et je précise à nouveau qu’à mes yeux il peut y avoir des mouvements non « fascistes », dans un sens un minimum historique du terme, qui sont aussi dangereux voire plus que des « fascismes »).
        Lesquels stp?

        • #128226 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Le plus connu / plus proche de nous et dont on a parlé plusieurs fois sur le forum : le régime de Vichy dans la configuration qui était la sienne au moment de la Rafle du Vel d’Hiv’, par exemple. On perd à mon avis tout de la radicalité de ce qui s’est passé durant l’Occupation si on abrège Vichy=fascisme.

          • #128229 Répondre
            Charles
            Invité

            En quoi ça serait moins radical de qualifier Vichy de régime fasciste?

            • #128241 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Parce qu’on perd de vue cette réalité incontournable de la très grande continuité républicaine (et anti-républicaine) non-fasciste qui fournit la composition même de ce régime et son fonctionnement (je ne dis pas seulement qui a donné lieu à, qui a accouché de ce régime, puisque si ça n’était que ça alors tout régime fasciste serait non-fasciste dans la mesure où il émerge d’une configuration non-fasciste). Continuité républicaine/anti-républicaine non-fasciste très bien personnifiée par le duo Laval-Pétain. On pourrait me rétorquer que tout fasciste ne naît pas fasciste mais le devient et qu’il y a donc toujours continuité, et c’est vrai, sauf qu’entre la dérive idéologique et factuelle d’un Doriot ou d’un Déat par rapport à ce qui se passe pour un Laval ou un Pétain, les choses sont complètement différentes.

              Il faudrait aussi remettre au centre la chronologie des rapports entre le « fascisme français » et Vichy (je suis à l’heure qu’il est tout à fait convaincu par les arguments qui font de Vichy un régime grandement fascisé dans ses dernières années, mais en l’occurrence après la Rafle).

              Et puis pour lire beaucoup de fascistes et de nazis dans le texte (y compris français, j’ai trouvé le livre de Burrin La Dérive fasciste sur Déat, Doriot et Bergery absolument passionnant), lire leur histoire et compagnie, je vois vraiment une différence très nette avec ce qui meut beaucoup à Vichy.
              .
              Néanmoins si par « fasciste » on entend juste criminel, anticommuniste et raciste, alors oui, Vichy est fasciste. Mais je trouve qu’il y a plus de radicalité à voir ce fait que des non-fascistes peuvent aussi faire ça. Et ça nous débarrasse accessoirement du je-ne-suis-pas-fasciste = chat-perché, circulez y’a rien à voir.

        • #128238 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Ah d’accord : Vichy
          « …qui SONT aussi dangereux voire plus que des « fascismes »). » Comme tu utilises le présent, je situais dans l’actualité et je cherchais Quels mouvements non fascistes ACTUELS sont aussi dangereux voire plus que des « fascismes »

          • #128245 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Effectivement j’employais un présent de « principe ». Mais pour ce qui est du présent actuel, c’est une très bonne question, et tellement difficile que j’éviterai de m’y risquer. D’autant qu’elle peut vite tourner au vinaigre dans la mesure où l’on manque d’éléments : l’histoire se fait. Je dis juste : attention à ne pas être obnubilé par le terme « fasciste » quand il s’agit de scruter les régimes qui dévient, jusque vers la violence massive, tout en étant peu directement reliés à cette généalogie. On risque de louper ce qui fait leur efficace, leur fonctionnement, leur(s) base(s) sociales éventuelles, et comment leur mettre des bâtons dans les roues. Mais ce n’est sûrement pas moi qui irai dire que le mot « fascisme » est sans pertinence pour parler de choses qui se jouent au présent.

            • #128254 Répondre
              JudgeDread La Loi Cé Moué
              Invité

              Violent et massif!

              CMB

            • #128257 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              En France, la macronie est extrêmement
              autoritaire…
              Et à propos de ces déclarations va-t-en guerre:
              Ce  » projai » de laver de jeunes cerveaux de 18 ans et d’ imposer à l’Education Nationale la propagande de la joie de SERVIR… leurs intérêts. Toujours. Rebelotte: la peur comme arme politique. Ad nauseam.
              Et il vaut donc mieux s’y prendre tôt sur des très jeunes cerveaux
              Mais pour l’instant, je pense oui qu’il vaut mieux garder certains mots pour  » le dessert »
              Nous en sommes donc à  » extrêmement autoritaire »

    • #128065 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Pardon, j’ai créé une autre page 18 sans faire gaffe.
      Pour éviter le doublon pénible, je repose ce que j’ai mis.

      Pour commencer, je recommande chaudement la dernière émission d’ASI sur le narcotrafic :
      https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/trafic-de-drogue-la-grande-remise-a-plat-mediatique
      Très vite, l’émission décolle du simple traitement médiatique pour aborder le trafic sous toutes ses facettes. C’est évidemment succinct vu l’ampleur du sujet, mais ça donne envie de creuser.
      Et l’intervenante Clotilde Champeyrache est d’une grande précision

      • #128066 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Ah oui c’est drôle, j’avais ouvert la page 18 avant que n’interviennes le doublon donc je ne l’avais même pas vu.

        Je plussoie l’émission d’ASI à l’aveugle (car je ne suis plus abonné), dans la mesure où ce Christophe Bouquet avait donné un entretien très intéressant à Hors-Série il y a quelques temps sur le sujet.

        • #128116 Répondre
          begaudeau
          Invité

          Je ne regarde plus ASi, qui s’est bien affaiblie ces derniers mois – et on sait bien pourquoi. Vous me convainquez de regarder celle ci.

          • #128170 Répondre
            Titouan R
            Invité

            « on sait bien pourquoi »
            Départ en retraite de DS ?
            Abêtissement post-législative 2024 ?
            Je suis curieux de te voir étayer car, récent abonné ASI, je n’ai pas la dynamique en tête

            • #128215 Répondre
              begaudeau
              Invité

              Schneiderman est un intervieweur incomparablement plus pertinent que ses pales successeurs-euses
              J’ai suivi cette émission pendant 25 ans, et je n’ai plus aucun gout à la suivre.
              Les invités aussi y sont pour beaucoup, souvent de plats chercheurs qui tous récitent la meme leçon raisonnable (Cnews c’est pas bien, c’est pas de l’info, et Bolloré non merci)

    • #128139 Répondre
      Rigolus
      Invité

      Texte de lordon incompréhensible pour 99 % des français. Aucun intérêt

      • #128140 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        JeanMonnaie: T’es revenu du coup.

      • #128153 Répondre
        bibinard
        Invité

        du cou gé rézon de pa leli re

    • #128154 Répondre
      bibinard
      Invité

      vu unevi daio ou beg i di ke dai q eté paran tai de drouate
      tu parl du nescuse poure pa avouar de mome

    • #128155 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      « […]Le premier mot du Capital : « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises » […]Eh bien par exemple la concurrence. La concurrence que se font les capitalistes passe notamment par l’innovation, en vue de la capture de la plus grande part de marché — telle est la clé du toujours plus gros tas de fric. Un article récent nous apprend ainsi que, dans l’électro-ménager, l’innovation est devenue un facteur décisif (!). J’ai découvert que mon frigo neuf avait le bluetooth — en suis resté interdit. Bientôt ton grille-pain te parle. Chez une connaissance, je suis tombé sur une bouilloire avec tellement de voyants, d’écrans (!) et de touches que j’ai été incapable de me faire de l’eau chaude. Elle non plus d’ailleurs. Moyennant quoi elle en a racheté une autre : une avec juste le machin en plastique, on appuie et puis ça chauffe. Ça allait très bien comme ça. Mais comme toujours les capitalistes ont fait autre chose — pour la concurrence-innovation-part de marché-plus gros tas de fric. Splendide résultat : deux bouilloires achetées au lieu d’une. On voit assez tout ce qu’il y a comme circuits intégrés, cristaux liquides, capteurs variés dans la nouvelle saleté. C’est le doublet concurrence-innovation qui renouvelle en permanence le parc des objets — et emporte, irrésistiblement les capitalistes eux-mêmes, par la lutte acharnée qu’ils se font mutuellement sur ce front-là. Et c’est ça le pilote de « l’immense accumulation de marchandises », enfermé dans la cabine comme dans un avion de la Germanwings (« Ouvre cette putain de porte ! » – tu te souviens comment ça finit). Tant que la propriété privée des moyens de production, son branchement direct sur l’argent à faire croître indéfiniment, n’auront pas été abattus, les humains continueront de subir l’infâme exploitation et la terre d’être dévastée. Et nos réseaux numériques collectivisés n’y pourront rien. »

      Comme 99% des français j’me suis arrêté au mot bouilloire. Incompréhensible.

      • #128157 Répondre
        bibinard
        Invité

        a ouè sé in bitable

      • #128160 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        « Elle non plus d’ailleurs. Moyennant quoi elle en a racheté une autre : une avec juste le machin en plastique, on appuie et puis ça chauffe. Ça allait très bien comme ça.  »
        .
        Si ça allait très bien comme ça alors il fallait peut être commencé par là au lieu de laisser tenter par une bouilloire connectée. Et le problème c’est peut être moins le capitaliste qui constate que ça se vend que la connaissance de Lordon qui dégaine sa carte bleue sans réfléchir.
        .
        Sinon moi je suis sûr que ça ferait le bonheur d’un paquet de Gilets Jaunes cette histoire de « une bouilloire achetée, une bouilloire offerte ». Pour Lordon ça semble con, le type peut acheter un frigo bluetooth sur un coup de tête, mais quand t’as p un rond et que t’as une bouilloire HS c’est une super affaire. Que ce soit un gosse, des frères ou des soeurs, des amis, ça peut toujours faire plaisir à quelqu’un. C’est pas le cadeau de folie mais bon t’es un étudiant sans le sous avec des parents qui se saignent pour t’aider à boucler tes mois t’es vachement content de constater que papa et maman t’ont pris une bouilloire pour Noël. C’est pas foufoufou ok, mais ils savent que du bois du thé et que ça te fait envie même si t’as pas vraiment les moyens d’un caprice à 30 euros donc merci beaucoup putain, vous êtes vraiment les meilleurs.
        .
        Enfin bref.

        • #128209 Répondre
          C Comme Charité
          Invité

          Osef de ta vie, abrège frère.

          Par contre Lordon a raison de rappeler la complexification aberrante d’objet électro-ménagers du quotidien. On ne parlera même pas des voitures. Les garagistes sont incapables de réparer les voitures récentes et tout leur électronique et semi-conducteurs embarqué. Un pote réparateur de machine à laver me parlait du même souci de la course à l’échalotte connectée et irréparable.
          Beaucoup de gens galèrent a se servir de ces gadgets bouffeurs de terres rares, et ils sont irréparables. Lordon fait bien de signaler cette merde.
          Et non, il est pas drôle, c’est pas le propos. Et oui il est assez, parfois, souple, voire contorsionniste avec son français. Mais tout reste très français et compréhensible, et on apprend toujours plein de trucs.

          IL a pas de bras? ZZZZZZZZZZZZZZ. Quand un éclairé parlait de groupies hier. Parce que Begodo il a des bras? ZZZZZZZZZZZZZZZZ

          • #128211 Répondre
            Carpentier
            Invité

            rires
            (il paraît même que lorsqu’il portait un bras en écharpe, il y a peu, c’était en fait les conséquences d’un rejet de greffe de muscles)

            • #128232 Répondre
              Jacky Show Me Night
              Invité

              Carton jaune, Carpentier! Tacle à la jugulaire refusey! 😆

              • #128237 Répondre
                Carpentier
                Invité

                dommage c’était mon dernier match
                je m’en vais pleurer à jamais de mon pas lourd toute mon aigreur rageuse

                • #128253 Répondre
                  JudgeDread La Loi Cé Moué
                  Invité

                  N’en fé po trop non plus

        • #128217 Répondre
          begaudeau
          Invité

          Lordon n’ignore rien de ce que tu dis, objection médiocrement libérale qui n’a absolument pas valeur de réfutation
          Lordon se situe du coté de la production, toi de la consommation qui, ce n’est pas un scoop, trouve souvent quelque avantage aux propositions marchandes. lesquelles pour autant continuent à induire produire la dévastation du vivant et l’exploitation des travailleurs.
          Bref nul n’ignore que le marchand chouchoute le consommateur – Lordon rappelle juste que 1 cette choochouterie aliène son bénéficiaire à la marchandise, et le détrousse 2 que ce consommateur se trouve en meme temps etre un travailleur exploité 3 que ce travailleur en consommant ainsi se détruit

          • #128218 Répondre
            begaudeau
            Invité

            autre forme de synthèse : oui, Green, ma soeur classe moyenne est très contente de bénéficier de vols low-coast pour Bali, et viendra bientot pleurer sur sa retraite de merde et sur les cancers de ses enfants

            • #128244 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              « et viendra bientot pleurer sur sa retraite
              de merde et sur les cancers de ses enfants »
              Oui pour  » pleurer sur sa retraite de merde »
              Non pour
               » pleurer sur les cancers de ses enfants. »
              Ils n’auront pas de cancers.

              • #128252 Répondre
                JudgeDread La Loi Cé Moué
                Invité

                Si. Aussi vrai que les crétins qui ne comprennent rien à Lordon se pensent plus futés que lui.

                • #128312 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Non!

                  • #128313 Répondre
                    C Comme Charité
                    Invité

                    Ok non. Ce sont les neveux de Begodo, y a des chances qu’ils soient porteurs de bons gènes et de bonnes idées.

                    • #128345 Répondre
                      graindorge
                      Invité

                      même sous couvert de blague, d’humour, 8ème degré et tutti quanti, mon non est ca-té-go-ri-que
                      Quiconque dit ça pour ses neveux ou/nièces aura la même réponse. Et de la part de Begodo, pas vraiment, pas du tout une bonne idée d’avoir dit ça

            • #128323 Répondre
              Greenwashing
              Invité

              Degaudeau: Si ta belle soeur et la connaissance de Lordon ne sont pas foutues de résister à la petite pulsion consumériste ce n’est pas de la faute des capitalistes. T’es pas d’accord? Mais dans ce cas au moins conséquent et fait l’effort de mesurer l’indécence de ta bêtise qui consiste à reprocher à un type qui perd absolument tout pour la seconde fois de sa vie et qui doit se démerder avec 0 euro de pas être foutu de se noyer dans la merde avec le sourire et en restant poli.

              • #128334 Répondre
                begaudeau
                Invité

                comme dit à peu près dans un autre topic : vu l’usage que tu fais de ta liberté ici de tes journées en général, on est bien contents pour notre part d’etre intégraement déterminés
                je note donc que tu es libre et que par conséquent tu es responsable de ton sort ; par suite tu seras bien gentil de renoncer aux pensions qui te font vivre, prélevées sur mes impots

                • #128338 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  degaudeau: Je ne crois pas non, je crois qu’il vaut mieux me confier ton pognon car moi jamais je n’achèterais une bouilloire connectée et si je voie du bluetooth sur la fiche technique du frigo que je convoite j’oublie automatiquement le frigo. Toi par contre tu n’es bon qu’à ta laisser agir par la petite pulsion consumériste puisque tu cherches des excuses aux autres et au regard du péril qui nous guette c’est infiniment plus raisonnable de confier ton argent à un agent économique libre et rationnel de mon genre. Parce que moi tu me verras jamais te faire des grandes leçons sur le capitalisme devant ma webcam en attendant le livreur ubereats comme un Wissam sait si bien le faire. C’est un vrai gauchiste lui hein, c’est pas la bêtise libérale contrairement à moi, mais peut être que t’es qu’un con qui croit que l’habit fait le moine et qui ne comprend pas que ma bêtise libérale a au moins le mérite d’être conséquente contrairement à tes grands délires. Parce que moi j’ai quand même passé 5 ans à survivre avec 0 euro par mois par respect pour mes convictions. Le geste que tu m’invites à faire, je l’ai déjà fait au début de l’année 2018.
                  .
                  Sinon ce serait bien triste que ma vie se résume à ce forum et c’est peut être ça que tu gagnerais à comprendre, c’est qu’on a quelques dizaines de millions d’autres qui payent des impôts et que ta pastèque n’est pas le nombril de mon univers même si elle fait effectivement penser à un trou noir.

      • #128207 Répondre
        Claire N
        Invité

        Rires
        N’empêche qu’avec une bouilloire, un frigo et un avion il te plante un décor de forclusion
        Digne de piège de cristal – en drôle
        Je crois qu’il ne néglige pas le côté charismatique de sa ressemblance des bras avec Bruce Willis

      • #128210 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et tout ce fatras merdique connecté qui – enfin – revalorise les mots basiques, primaires, qui font du bien, associé.s à la colère, ce sentiment encore bien humain que beaucoup voudraient tant éradiquer on dirait bien :

        Ouvre cette putain de porte !

        mais attention, faut pas dire putain devant n’importe qui les Zami.es et surtout pas mais suuuuurttooouuut pas
        devant les Z’enfants-ChouchousBidousLoulous (surtout quand c’est pas les tiens)
        sinon?
        – benh sinon, la prizon direct moi j’propose
        qu’en pensez-vous?
        ça réglera définitivement les problèmes de recrutement dans l’animation
        Votez Carpentier!

        • #128242 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Bonjour!
          Merci pour le rire!

          • #128298 Répondre
            Carpentier
            Invité

            pensé à toi (cf. sujet peinture) en lisant ceci – signé par le maître des clefs d’ici :

            je dois avouer que je n’avais réagi, sans lire le texte, et donc grossièrement, qu’à la phrase prélevée par Tony

            aaahhhh quel aveu, ça file de l’air un peu dans le forum je trouve,
            bon, il s’agit que de Tony mais force est de constater que ce n’est pas la première fois (et pas la dernière, je le crains) qu’il semble faire cela le MdC d’ici ( …. je n’avais réagi / … grossièrement, qu’à la phrase prélevée par …..)
            bon, restons sur le bol d’air frais apporté : )

        • #128251 Répondre
          bibinard
          Invité

          ‘tain om kjonpe rant riain àsse qe tai cri

      • #128247 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        « Chez une connaissance, je suis tombé sur une bouilloire avec tellement de voyants, d’écrans (!) et de touches que j’ai été incapable de me faire de l’eau chaude. Elle non plus d’ailleurs. Moyennant quoi elle en a racheté une autre : une avec juste le machin en plastique, on appuie et puis ça chauffe. Ça allait très bien comme ça.  »
        Hilarant!!!

    • #128208 Répondre
      MA
      Invité
      • #128344 Répondre
        graindorge
        Invité

        Merci Ma. Signé le soutien à Julien Thery

      • #128390 Répondre
        Charles
        Invité

        Sauf qu’on a appris depuis qu’il avait republié une caricature indéniablement antisémite. La manœuvre du Licra était malhonnête mais en fait, à son insu, visait juste.
        Par ailleurs, sur le texte de Théry à propos de l’inexistence de l’antisémitisme de gauche, voir cette réponse plutôt convaincante :

        Non, l’antisémitisme, d’où qu’il vienne, n’est ni résiduel, ni une « fake-news ».

        • #128392 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          Rien d’étonnant là-dedans, comment peut-on encore croire que la gauche n’est pas structurellement raciste ? il suffit de voir les exemples incommensurables allant de LFI aux décoloniaux, de rima hassan jusqu’à bouteldja, en passant par théry ou Begaudeau (le type dérangé par la présence de trop de noirs en équipe de france !). Trouver un non-raciste à gauche revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. Quelle tristesse…

          • #128395 Répondre
            elodie liebgott
            Invité

            « le type dérangé par la présence de trop de noirs en équipe de france ! » Me suis dit la même chose pas plus tard qu’hier.
            L’inconscient raciste de Begaudeau commence à se voir clairement. Nous laisser penser avec ses entourloupes qu’il traite ce sujet car il est honnête et que ses affects blablabla, ne prend plus. Il avait commencé par compter les arabes dans sa classe, comme on compte du bétail, il finira par compter les noirs à la tv. En voilà de la réflexion ! Ne serait-ce pas le temps de prendre sa retraite et d’aller faire du fromage, du vrai.

            • #128402 Répondre
              begaudeau
              Invité

               » Il avait commencé par compter les arabes dans sa classe »
              1 si tu connais ce fait, c’est que je l’ai raconté. Remercie moi au moins de t’informer sur mon racisme, dont tu ne saurais rien sans moi. C’est tout de même bizarre de prétendre démasquer quelqu’un qui de lui même a oté son masque.
              2 la vraie formule serait: «  » Il avait commencé par raconter, à l’intention de tous, et pour toujours mieux renseigner sur le réel, que, jeune prof, son premier réflexe, découvrant la liste de ses classes, avait été de compter les arabes. » Mais je suppose que tu ne vois pas la différence.
              3 Il me semble que ce fait est intéressant pour autrui. C’était d’autant plus intéressant de le raconter que je sais que je n’étais pas le seul à faire ainsi. Mon exemple valait donc structure. Nous tenions là une bonne illustration du fait que la situation même d’enseignement produit des réflexes racistes.
              Puisque la question a l’air de te passionner – tu n’as donc pas de musique à écouter?- je te recommande d’aller lire Un frisson raciste, dans Psychologies. TU y trouveras là à nouveau matière à sermonner mon odieux racisme.

              • #128403 Répondre
                begaudeau
                Invité

                « Trouver un non-raciste à gauche revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. »
                Belle métaphore
                Grande trouvaille
                Aiguille, botte de foin, oui vraiment c’est fort.

              • #128404 Répondre
                elodie liebgott
                Invité

                1 2 3 – Tu n’apprends rien.
                Mon exemple valait donc structure.
                Pour vendre oui.
                Nous tenions là une bonne illustration du fait que la situation même d’enseignement produit des réflexes racistes.
                Selon son corps.

                • #128458 Répondre
                  power
                  Invité

                  tu m’as l’air nerveuse

              • #128406 Répondre
                diegomaradona
                Invité

                « et pour toujours mieux renseigner sur le réel »
                Le réel est que tu es raciste. Que tu le constate en étant jeune prof témoigne surtout que tes affects racistes étaient présents en toi bien avant d’être prof puisque tu venais à peine de rentrer dans la « structure », cette structure a donc bien davantage permis de révéler et désinhiber tes affects racistes présent en toi depuis bien longtemps plutôt que de les engendrer et d’en être la cause comme tu le crois naïvement.
                Il en va de même de ton racisme anti-noir devant un match de foot, ce n’est pas la structure de téléspectateur qui a causé ton racisme, elle a juste permis de révéler ton fond raciste présent bien avant ton inscription dans cette structure de téléspectateur. « Mais je suppose que tu ne vois pas la différence. »

                 » C’était d’autant plus intéressant de le raconter que je sais que je n’étais pas le seul à faire ainsi. »
                exactement puisque tes collègues étaient aussi racistes que toi, aiguille dans une botte de foin donc…

                • #128408 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Vu sous cet angle de catéchèse
                  Reste que l’exorcisme ou le bûcher
                  On avance

                  • #128409 Répondre
                    elodie liebgott
                    Invité

                    Où vois-tu du catéchèse là dedans ?
                    C’est factuel non ?
                    Quelle est ton intention ? Dire que le fait n’est pas ?
                    On avance

                    • #128412 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Ne me saute pas dessus à crocs tirés
                      Je répondais à Diego, auquel je trouvais une jubilation un peu trop ostensible
                      N’a tu jamais en toi même des pensées qui t’étonnent ?

                      • #128413 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        « Où vois-tu du catéchèse là dedans ?
                        C’est factuel non ?
                        Quelle est ton intention ? Dire que le fait n’est pas ? »
                        je partage totalement ces questions auquel je constate que tu ne réponds pas.

                        « N’a tu jamais en toi même des pensées qui t’étonnent ? »
                        En tout cas pas de pensées racistes, quand je regarde un match de foot je me dis dommage de n’avoir pas plus de zidane ou mbappé en équipe de france, dommage de n’avoir pas plus de jerémy doku en équipe de belgique, non pas parce qu’ils sont noir ou arabes (la couleur de peau des gens m’est complètement indifférente), mais pour leurs compétences et qualités footballistiques.

                      • #128414 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oui mais tout le monde n’est pas toi

                      • #128417 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        « Oui mais tout le monde n’est pas toi »
                        Je ne t’avais pas attendu pour le remarquer, la meute et leur chef ne répondent jamais quand les questions qui leurs sont adressées les mettent mal à l’aise et montrent leur incohérences et inconséquences.

                      • #128415 Répondre
                        elodie liebgott
                        Invité

                        Tu es fragile ou susceptible ou que sais-je… Il s’agit simplement de questions.
                        N’a tu jamais en toi même des pensées qui t’étonnent
                        Forcement, mais je ne vois pas le rapport entre la pensée et les faits.
                        Si tu veux m’expliquer ? Et par la même occasion me donner une définition du racisme ?

                      • #128416 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Pour le racisme je ne me sens pas capable de te «  donner «  une definition
                        Pour les pensées et les faits et bien je crois que me pensées ne font pas de mal ,ce que je fait le peu plus probablement
                        Par contre ça m’intéresse toujours de savoir d’où cela a il bien pu venir

                      • #128418 Répondre
                        elodie liebgott
                        Invité

                        Pour les pensées et les faits et bien je crois que me pensées ne font pas de mal ,ce que je fait le peu plus probablement
                        Si Tu penses que tes pensées ne font pas de mal, alors en effet tu peux dormir tranquille.

                      • #128420 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Hum essayons un autre angle avec quelque chose qui s’est désensibilisé au cours de l’histoire
                        : les pensées suicidaires
                        – tu peux avoir un suicidaire en face de toi et lui dire : c’est complètement con , ton truc c’est mortel, moi j’aime la vie
                        – ou tu peux tenter même si tu n’y ai pas enclin
                        A chercher dans le grand bazars de te s affects un machin, un fil a tirer qui te permet de comprendre sa pelotte

                      • #128422 Répondre
                        elodie liebgott
                        Invité

                        Ton autre angle t’exclu et met en avant ton reflex de répondre selon ta pensée.
                        Gardons cet exemple et modifions un peu les choses en recentrant le sujet sur ta personne
                        Tu es traversée par des pensées suicidaires, quelles sont les conséquences sur ton corps ? et ceux de ton entourage ?

                      • #128441 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Et bien en des temps religieux
                        J’imagine que je considère qu’il s’agit d’un péché dont il faut absolument me purger
                        En des temps normatifs je peux être tenté d’aller voir un psychothérapeute pour gérer mes traumas
                        En des temps psychosociaux je regarde un peu ce qui me conditionne

                      • #128442 Répondre
                        diegomaradona
                        Invité

                        encore une fois tu ne parles que d’abstractions, aucun témoignage personnel, aucun partage de ton ressenti personnel, aucune réponse franche aux questions qu’on te pose, toujours la fuite dans l’abstrait…

                      • #128444 Répondre
                        bibinard
                        Invité

                        é bin moua en dé tan prauche jviaindré plu lir la soup undijaiste dissi

                      • #128450 Répondre
                        elodie liebgott
                        Invité

                        Donc, si tu es traversées par des pensées suicidaires tu es en réactivité immédiatement afin de soigner tes affects.
                        Mais qui es tu ? D’où viens ? Es tu un être vivant ?
                        Sans blague, tes réponses sont chimériques.
                        Dommage, de ne pas reconnaître tout simplement le postulat de départ, plutôt que de noyer le poisson comme tu le fais. Vouloir sauver une personne malhonnête peut être un acte honorable, si et seulement si on embarque pas les autres dans la bêtise.

                      • #128460 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « Donc, si tu es traversées par des pensées suicidaires tu es en réactivité immédiatement afin de soigner tes affects.
                        Mais qui es tu ? D’où viens ? Es tu un être vivant ?
                        Sans blague, tes réponses sont chimériques.
                        « 
                        Voilà la on tombe d’accord

                  • #128410 Répondre
                    diegomaradona
                    Invité

                    Il n’ y a pas à bruler qui que ce soit, il n’en peut rien s’il est raciste, il a juste été déminé à l’être.

              • #128430 Répondre
                ciocana
                Invité

                Pour ne parler que de l’extrait sur l’équipe de france, je trouve que la réflexion ne va pas chercher très loin. En effet l’équipe de france est composée principalement de personnes racisées, dont beaucoup sont descendantes de familles originaires d’afrique sub-saharienne (c’est un peu plus long que noir, mais ça ne fait pas de mal je pense).
                L’équipe de france représente le foot en france et sa sociologie, pas la société française. Les équipes professionnelles vont recruter principalement des jeunes dans les grandes villes ou leur périphérie, et il se trouve que ce qui ont besoin de s’en sortir aujourd’hui et qui le font par le foot sont racisés. Il y a 40, 50, 60 ans ils pouvaient être de bons petits blancs français, polonais, italiens, espagnols. La misère sociale s’est polarisée ailleurs depuis et à mon avis c’est surtout de cela que l’on peut être gêné.
                Donc merci de ne pas embarquer « tout un pan de la population » avec vous, déjà on ne sait pas s’il existe et il n’a pas forcément envie de légitimer vos affects.

                • #128431 Répondre
                  elodie liebgott
                  Invité

                  Donc merci de ne pas embarquer « tout un pan de la population » avec vous, déjà on ne sait pas s’il existe et il n’a pas forcément envie de légitimer vos affects.
                  Tout est dit et bien dit.

        • #128439 Répondre
          milice
          Invité

          Sauf qu’on a appris depuis qu’il avait republié une caricature indéniablement antisémite. La manœuvre du Licra était malhonnête mais en fait, à son insu, visait juste.
          N’oubliez de vous laver les mains après avoir fait les poubelles.

          • #128440 Répondre
            diegomaradona
            Invité
          • #128443 Répondre
            Alphonse
            Invité

            Source ?

          • #128453 Répondre
            Charles
            Invité

            Effectivement, certaines des publications de Théry relèvent bien des déchets.

            • #128457 Répondre
              milice
              Invité

              Vous avez ciblé une publication précisément et vous l’avez jeté ici en commentaire dans quel but ? Afin de démontrer que la Licra était malhonnête mais en fait, à son insu, visait juste ?
              Quand on connait les agissements déplorables de la Licra et les facultés intellectuelles de Théry, le choix est vite fait. A moins d’être, comme vous l’êtes, un dénicheur de polémiques infâmes.

              • #128461 Répondre
                Charles
                Invité

                Dans le but de démontrer que Théry n’est pas que la victime innocente d’une odieuse cabale contrairement à ce que prétend la tribune. La réalité a l’air de vous déranger.

                • #128464 Répondre
                  milice
                  Invité

                  La réalité et plus justement le réel ne me dérange pas. Théry s’est expliqué sur ce mème retweeté en expliquant qu’il avait été sorti de son contexte. Pratique basique de la Licra, qui est tout, sauf une organisation sérieuse. Donc, votre objectif, est hélas un coup d’épée dans l’eau car dans la précipitation de jeter en pâture cet intellectuel qu’est Théry, vous avez omis de préciser le contexte. Cela montre bien votre capacité d’analyse sur les traces que l’on trouve sur internet.

                  • #128467 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Hélàs pour vous, Théry a lui-même reconnu son erreur, il ne s’agit pas que d’une question de contexte selon sa propre appréciation. Si vous êtes incapable de reconnaître le caractère antisémite de cette publication (où l’on voit un juif avec kippa siglé Israël et nez crochu et étoile jaune en train de voler le portefeuille d’une jeune femme représentant la Palestine), je ne peux rien pour vous. Ça plus l’indigence de son texte sur l’antisémitisme de gauche et ses autres publications a minima maladroites, ça commence à faire beaucoup.

                    • #128468 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      plus le temps passe plus on se rend compte que la gauche est pourrie de l’intérieur, comme en sont la preuve les Théry, Begaudeau, Bouteldja, et autres…

                    • #128470 Répondre
                      milice
                      Invité

                      Vous en dîtes des inepties et vous êtes persuadé d’être dans le juste. Il a reconnu avoir partagé un mème qui prête à confusions. Les caricatures sont des caricatures et ceux qui s’insurgent devant ces faux débats sont des confusionnistes et apprécient polémiquer sur des fausses informations car ils ne sont pas en capacité de prendre de la hauteur.
                      _
                      Ça plus l’indigence de son texte sur l’antisémitisme de gauche et ses autres publications a minima maladroites, ça commence à faire beaucoup.
                      Vous allez sur un terrain glissant voire mouvant, en tapant à présent, sur sa façon d’écrire. Je pense que vous n’appréciez pas le travail de Théry et que l’occasion fait le larron.
                      Entre reconnaître une maladresse, je vous le concède, et accuser Théry d’antisémitisme y a me semble t’il au bas mot un pas de géant.
                      Je ne comprends pas bien votre commentaire premier, de défenseur de la bien pensance, alors que vous ne dîtes mot sur le racisme avoué de Francois Begaudeau. Y aurait il chez vous des affects identiques ? Ou une posture partiale qui vous empêche de penser intelligemment ?

                      • #128473 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Franchement, milice, je suis d’accord que la Licra s’en fout si Théry est antisémite ou non, mais il n’y a pas de contexte qui fait de ce grossier meme antisémite autre chose que ce qu’il est. Tout comme il est absurde de dire que la gauche serait immunisée contre l’antisémite parce que certains partis tentent d’en faire une spécialité gauchiste.

                        Je décrirais grossièrement Théry comme un « prouveur blanc » ; de là, peut-être, est venu son empressement de reposter un meme aussi grossier, signaler aux autres racisés qu’il est de l’autre côté – j’y vois du racisme paternaliste qui se fait passer pour de la subordination. Et j’avais supposé ce type de profil avant que je n’apprenne aujourd’hui ce qu’il avait partagé. Il est loin d’être le seul dans ce cas.

                      • #128478 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Très bien, son empressement le met dans une posture grossière on est bien d’accord. En revanche le qualifier d’antisémite c’est factuellement faux et donc injuste. Je n’ai aucun avis sur le bonhomme, à savoir si il est « prouveur de blanc » ou que sais-je. J’apprécie ces analyses, son travail rigoureux et je suis lasse de constater qu’on a vite fait de jeter en pâture et ce de façon partiale et selon notre humeur une personne que l’on apprécie pas. Pléthore de bouffeurs de foin inondent le net avec des propos infâmes racistes et-ou antisémites et on vient taper sur lui. L’antisémitisme à bon dos actuellement.

                      • #128479 Répondre
                        milice
                        Invité

                        *ses analyses.

                      • #128481 Répondre
                        K. comme mon Code
                        Invité

                        Il me semble que seul le meme a été qualifié d’antisémite. Et ça ne me fait vraiment pas plaisir sachant que je pense que les sanctions à son égard ne sont pas liés à son acte.

                      • #128485 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Si le mème a été qualifié comme tel, je suppose que cela s’est produit après que Théry l’ait partagé. Sinon Théry est un homme pressé de son empressement.

                      • #128476 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Les caricatures sont des caricatures, quel brillant argumentaire. Vous balancez des mots, voire des phrases au petit bonheur, sans en connaître le sens ( sur le confusionnisme notamment). Ma position est simple : on ne véhicule pas des clichés antisémites, on n’utilise pas le terme génocidaire n’importe comment, on ne se vante pas d’être accusé d’antisémitisme dans un contexte de résurgence des actes antisémites où les Juifs sont précisément confondus avec des génocidaires. J’aimerais bien que la gauche radicale le comprenne et adopte un peu de mesure et de tenue.

                      • #128482 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Oui, je répète les caricatures sont des caricatures. Le propre de la caricature c’est de grossir les traits, de déformer, d’exagérer… Genre le prépuce de Netanyahou par Meurice. Blague hilarante car caricaturale, qui est passé crème devant le juge.
                        PS : Sur le confusionnisme et sa définition, je vous laisse le soin de la donner. Permettez-moi de vous demander également la définition d’antisémite. Peut-être que vous parviendrez à me convaincre, que les publications de Théry sont antisémites.
                        SI vous pouviez répondre aux questions précédentes par la même occasion ce serait interessant.

                      • #128494 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        milice : la blague nazi-prépuce est aussi peu hilarante que Meurice est antisémite, si ce n’est moins. Mettre un nazi et un Israélien juif dans une même blague aurait demandé autrement plus de talent — si tant est qu’arriver à faire une bonne blague non douteuse de ce type soit possible, ce qui n’est pas sûr, et nous laisse donc sur les bras une blague et faible et douteuse.

                        Toi qui voulais une définition possible du confusionnisme, en voici une : cette caricature. D’abord confuse en tant qu’elle identifie complètement Israélien et Juif, cédant d’ailleurs par là au confusionnisme identificatoire entretenu/revendiqué par les dirigeants israéliens/sionistes depuis fort longtemps. Aussi la caricature ne donne aucun attribut religieux à la palestinienne (alors que le meme est fait, c’est écrit deux fois, par #MuslimMemeGirl) et lui colle sur Paint un drapeau, tandis que l’Israélien, lui, se voit collé non un drapeau mais une kippa, et flanqué d’une chaîne munie d’une grosse étoile de David (jaune ou en or, au choix, mais quel bon goût dans les deux cas, si peu douteux). C’est tellement confus que j’en serais venu à supposer, du fait de la présence en plus de tout cela du grand nez, une image générée par IA pour l’occasion (en réalité on trouve trace de cette image libre de droits depuis 2018 grâce à TinEye). Ne manque plus que Soros en fond jonglant avec un globe terrestre et c’est jackpot.
                        .
                        Un énervement lié à une énième accusation injuste et confuse en antisémitisme qui le chauffe, l’énerve, et finit par lui faire perdre toute lucidité et tomber dans le torrent de la confusion? Ou Théry confus de longue date? J’imagine mal l’option 2, mais bon. On espère qu’il nagera jusqu’à la rive.

                      • #128516 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Je suis pas assez Charlie et le prépuce de Netanyahou par Meurice est une blague magistrale. Quant à la caricature, elle existe pour bousculer. Je reconnais que celle-ci est moche mais elle me heurte pas.

                      • #128520 Répondre
                        milice
                        Invité

                        J’aimerais bien avoir, ne serait-ce que la moitié du talent de Meurice.

                      • #128528 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        « Je reconnais que celle-ci est moche » : cet angle là était loin sur la liste de ce que je sous-entendais par « goût », mais décidément tu continues de creuser.

                        Quant à Meurice, je n’ai pas dit qu’il n’avait pas de talent, il l’a simplement laissé au vestiaire pour cette blague, dont je suis certain que lui-même sait qu’elle est faible, et qu’elle est là pour meubler.

                      • #128530 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Mais dis-moi, quelle caricature ces derniers temps, as-tu trouvé conforme à tes attentes ? Je connais que cela là est moche et pas à mon goût.
                        La blague de Meurice sur la bite de N, me fait rire. et la trouve forte. Tu t’avances pas mal sur ce qu’est et pense Meurice, faut oser faire ça.

                      • #128531 Répondre
                        Sempiternel
                        Invité

                        Elle n’est pas là pour meubler, elle est précisément là pour montrer le deux poids, deux mesures occidental. Blanche Gardin en est témoin d’ailleurs.

                      • #128536 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Sempiternel, c’est assez incroyable de constater que sur ce site, il faille justifier les blagues fines de Meurice et le travail de Théry. Et venir dire ce que pense Meurice de lui même, c’est assez fort et tellement présomptueux. Je jète l’éponge.

                      • #128538 Répondre
                        Sempiternel
                        Invité

                        La gauche à tiroirs épisode 4509. 😀 Il faut juste le savoir, y a des sujets d’expression tabous. Ca t’évite beaucoup de perte de temps. Car on veut toujours convaincre, mais ça me rappelle quand je faisais chier m mamie, ado, sur Dieu et compagnie. Mais ta gueule jeune Samuel, ta mamie est parfaite comme ça. Avec un Dieu ou pas.

                      • #128549 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Le blême, c’est que ça veut convaincre à tout prix (La blague de Meurice est faible, et lui même le sait), d’ailleurs c’est pour cela qu’il l’a faite., mais ça répond pas aux questions simples. En effet perte de temps et stupidité.

                      • #128529 Répondre
                        Sempiternel
                        Invité

                        Cherche pas, quand on te pond un pavé de perte de temps, pour justifier l’éviction d’un comique pour une blague, aussi mauvaise soit-elle. On dépasse l’entendement, littéralement. On est dans la foi. Impossible de le convaincre qu’il ne peut pas défendre la liberté d’expression de Charlie et blâmer Meurice pour la sienne.

                      • #128535 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Je dis que la blague est là pour meubler au sens humoristique du terme, elle montre ce que tu veux politiquement ça n’en fera pas une bonne blague, c’est quasiment une non-blague. Par ailleurs personne n’a « justifié l’éviction » de Meurice ici à ma connaissance : son éviction est l’une des meilleures nouvelles humoristique de ces derniers temps puisqu’on a maintenant la Dernière chez Nova avec Meurice lui-même. J’espère donc que ce message ne m’était pas adressé, sinon c’est raté.

                        Quant à Charlie je ne vois pas pourquoi ramener ça là, et d’ailleurs certaines caricatures Charlie étaient d’un goût tout à fait douteux aussi (je note que les fieffés des valeurs de la République, après les attentats, lorsqu’ils ont choisi de projeter une des caricatures en version géante sur des murs pour bien montrer nos-valeurs, ont soigneusement « ignoré » une des principales)

                      • #128539 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Mais dis-moi, quelle caricature ces derniers temps, as-tu trouvé conforme à tes attentes ?
                        Sinon ton dernier commentaire justificatif est vide et démontre que tu as du mal à te sortir du bourbier Ton Charlie, en imitant un style qui n’est pas le tien. T’es juste venu jouer au défenseur de je ne sais quoi.
                        Je jète vraiment l’éponge pour vous évitez de vous enfoncer.

                      • #128540 Répondre
                        Sempiternel
                        Invité

                        @Milice, c’est d’autant plus exemplaire avec I.G.Y qui est brillant par ailleurs. Sa critique incroyable de Toledo m’a fait dépenser 20 euros alors que je galère. On appelle ça un angle mort, une tâche aveugle. ^^

                      • #128542 Répondre
                        Sempiternel
                        Invité

                        Toutes les cellules se réunissent pour former un nerf optique qui va alors jusqu’à notre cerveau. Mais à l’endroit même d’où part le nerf optique, il n’existe pas de cellules. Cette zone de l’œil est donc insensible à la lumière, on l’appelle la tache aveugle.

                      • #128541 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        « Mais dis-moi, quelle caricature ces derniers temps, as-tu trouvé conforme à tes attentes ? » Des millions, même brutales. De même que des millions de blagues sur Netanyahou ou Israël, comme il y en a eu beaucoup de très bonnes et très violentes dans La Denière. Je crois que tu ne vois pas le point donc on va gentiment arrêter cette discussion inutile.

                      • #128543 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        Sempiternel : c’est un peu brutal d’expliquer le problème de milice par la biologie illustrée, mais j’aime bien cette blague, l’illustration est très bonne.

                      • #128544 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Mais dis-moi, quelle caricature ces derniers temps, as-tu trouvé conforme à tes attentes ? Un exemple ?
                        Sinon ton dernier commentaire justificatif est vide et démontre que tu as du mal à te sortir du bourbier Ton Charlie, en imitant un style qui n’est pas le tien. T’es juste venu jouer au défenseur de je ne sais quoi.
                        Je jète vraiment l’éponge pour vous évitez de vous enfoncer.

                      • #128552 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        Pour les dessins, je peux donner un petit échantillon (j’évite les liens multiples avec balises, ça ne passera pas), pour les blagues il y en a trop, je te renvoie aux sketchs par exemple de Lompret et Barré depuis 2 ans qui ont commis de bien meilleures blagues (même extrêmes) sur le sujet que celle de Meurice.

                        charliehebdo.fr/wp-content/uploads/2019/09/1348-02-riss-palestinefoot-2048×1195.jpg

                        x.com/canardenchaine/status/1928836528416895270

                        charliehebdo.fr/2025/05/international/moyen-orient/a-gaza-un-massacre-assiste-par-ia/

                        lecanardenchaine.fr/coin-media/1760×1200/media/2410/a9976442-les-operations-israeliennes-cessent-s-etendre.webp
                        .
                        Bonne suite. Évite nous bien de nous renforcer et joyeux noël.

                      • #128553 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Bonne suite. Évite nous bien de nous renforcer et joyeux noël.
                        Hey, je comprends pourquoi tu prétends savoirs ce que Meurice pense de sa blague. Je te remercie de l’avoir confirmer.

                      • #128555 Répondre
                        milice
                        Invité

                        Bonne suite. Évite nous bien de nous renforcer et joyeux noël.
                        Et je comprends pour quel motif, tu es grossier. Y a pas de mal, bon courage.

                      • #129174 Répondre
                        Milice
                        Invité

                        Il aurait qu’il y a une pétition pour Théry, quelqu’un saurait dire où cet outil se trouve ? Cimer

        • #128474 Répondre
          graindorge
          Invité

          @charles
          ce sera mon seul message sur le sujet. Je ne CONNAIS pas Julien Théry mais je me garderai bien de le juger sur une caricature sans l’avoir entendu. Ça fait un moment que je l’écoute et il me semble être un honnête homme.
          Le terme « déchets » est très fort. Quant à l’article, juste un exemple
          « Julien Théry multiplie les exemples, de Toussenel à Corbyn, mais pour résumer son propos : une personne de gauche ne peut pas être antisémite et si par accident elle l’était quand même, alors il s’agirait d’antisémitisme de droite. Dans ce raisonnement tautologique, il faudrait donc séparer l’homme de gauche de son antisémitisme de droite. Notons que ce type de dissection permettrait de conclure qu’il n’existe pas non plus de sexisme de gauche, ni de colonialisme de gauche, ni de racisme de gauche, et ainsi de suite pour préserver une gauche idéale qui n’existe pas et n’a jamais existé hors d’autres lieux que l’esprit de Julien Théry et de ses fidèles soutiens. »
          « mais pour résumer son propos ». Ça « RÉSUME » le propos de Théry. Pourquoi ne pas CITER le propos, de manière exhaustive et en le situant : où? quand?
          Moi aussi, j’ai des yeux, un cerveau et je sais voir et lire. Moi aussi, je peux me tromper. Je n’ai aucun souci à reconnaître mes erreurs. Et j’aime la vérité et la justice.
          Attendons donc avant de démolir et de jeter un homme par la fenêtre. Cet article ne me convaincs pas.
          À ce jour, je réitère mon soutien à julien Théry.

          • #128477 Répondre
            diegomaradona
            Invité

            « À ce jour, je réitère mon soutien à julien Théry. »
            Tu as bien raison, apporte ton soutien aux antisémites et racistes de tout poil, au Théry et begaudeau et tous les autres à gauche, c’est cela la justice…

    • #128381 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Libres de consommer, oui bien sûr. Quelques extraits du livre de Anthony Galluzo, La fabrique du consommateur, une histoire de la société marchande :

      « L’expression « société de consommation » désigne un système où chacun s’entoure d’objets qu’il n’a pas produits ou vu produire. Pour exister, ce système nécessite l’émergence d’une économie-monde, d’une infrastructure de marché moderne, où les produits circulent sans cesse et à grande vitesse sur des milliers de kilomètres. Pour bien commencer une histoire de la consommation, il convient d’ancrer là le récit. L’infrastructure, en permettant la vaste circulation des marchandises, a bouleversé le rapport des hommes aux objets en fétichisant leur production et en rendant possible le travail d’ingénierie symbolique que l’on nomme le branding. […]

      L’ANNIHILATION DE L’ESPACE À TRAVERS LE TEMPS

      Il est inconcevable de parler de « société de consommation » avant la fin du XIXe siècle, qui n’en annonce d’ailleurs que les prémices. Vers 1800, le monde est une immense paysannerie. Même dans les pays occidentaux les plus riches, l’extrême majorité de la population est rurale. Ce que les hommes consomment alors, ils le produisent souvent eux-mêmes. Les paysans cultivent leur nourriture à mesure de ce que permet la terre et construisent leurs habitations avec la pierre, le bois et l’argile de leur région. Ils tissent leurs vêtements et fabriquent leurs outils. La division du travail ne s’étend pas au-delà de la communauté locale, ses paysans et ses artisans. Il se pratique une polyculture de subsistance, dont les faibles rendements ne permettent pas de dégager le surplus nécessaire à l’activité commerciale. Le monde est ainsi constitué d’une myriade de petites communautés sédentaires et insulaires, bien que non complètement autonomes. Les minerais, nécessaires à la construction de certains outils, et le sel, essentiel à l’alimentation et à la conservation, viennent parfois de loin. Mais le transport massif de marchandises est rendu impossible par deux problèmes insurmontables : la distance et la vitesse.

      Les routes ne sont pas encore ces voies d’asphalte régulières et éclairées auxquelles les Occidentaux sont aujourd’hui habitués. Les chemins sont précaires, régulièrement impraticables. À la saison des pluies, ils se transforment en d’inextricables bourbiers où s’enfoncent les hommes et les chevaux, parfois pour y mourir. Les registres paroissiaux de Chécy rapportent par exemple, en 1738, le décès d’un enfant tombé de voiture et englouti par la boueb. En hiver, nombreux sont les villages confinés, pris au piège par des neiges abondantes ou des rivières qui s’épanchent. En été, lorsque les routes sont sèches, la poussière étouffe les convois, les cahots abîment les véhicules et secouent les voyageurs. Les trous qui se forment sur les routes cassent les essieux ; ils obligent à se déplacer prudemment, au pas, c’est-à-dire presque aussi lentement qu’un homme à pied. De multiples angoisses tenaillent les voyageurs : la peur des chutes et des embûches qui embourbent, des intempéries et des ténèbres qui égarent, des brigands et des bandits de grand chemin qui détroussent… Pour braver la distance et ses multiples obstacles, l’homme ne peut compter que sur la force musculaire, la sienne et celle de ses animaux. Sur les sentiers les mieux aménagés, il est possible de faire circuler la marchandise par convois, en chariot, mais là où les routes sont les plus précaires, il faut abandonner la roue et charger des bêtes de somme.

      On comprend dès lors la faible circulation des marchandises : les acheminer est si difficile, demande tant de temps et d’efforts, que les coûts de transport se révèlent rapidement prohibitifs. Les marchandises légères et de valeur circulent aisément car elles n’engendrent pas un surcoût excessif. Il en va tout autrement des pondéreux, des tonnes de fer, de charbon et d’acier pourtant nécessaires à l’industrie. Pour braver les distances, tout en s’épargnant d’immenses efforts, les hommes peuvent tirer profit de certaines forces naturelles, comme le vent et les courants d’eau. Les marchandises peuvent être halées sur les rivières, les fleuves et les canaux ou acheminées le long des côtes. Les pondéreux peuvent ainsi être transportés sur de grandes distances avec une économie d’énergie certaine. Mais les problèmes fondamentaux restent inchangés. De même que les difficultés du relief imposent à certaines régions l’isolement, la configuration hydrographique de chaque pays conditionne sa capacité à être irrigué en marchandises. Toutes les villes, toutes les régions ne sont pas desservies. Le trafic fluvial est de surcroît tributaire du débit et de la stabilité du lit : un courant trop fort rend le parcours dangereux, un courant trop faible nécessite de gros attelages. Sur mer, il faut avoir bon vent : selon les conditions de navigation, un même trajet peut être accompli en quelques jours ou en plusieurs mois. La lenteur des transports de marchandises et de personnes est aussi celle du courrier. Les marchands peinent à transmettre rapidement leurs ordres, à coordonner leurs activités, à construire un réseau commercial et à récolter les informations nécessaires à leurs affaires. Faire circuler des marchandises est donc une entreprise risquée, coûteuse et fastidieuse.

      Le monde du début du XIXe siècle, s’il faut le comparer à celui qui va naître, est immobile et morcelé. Le marché, cette entité fluide, d’envergure mondiale, est inexistant. On observe plutôt des marchés, des marchés locaux, dont chacun ne s’étire que sur quelques kilomètres et qui anime des économies insulaires, où la division du travail n’atteint qu’un très faible degré. L’horizon marchand, au début du XIXe siècle, correspond à la courte distance que peut arpenter un homme seul en une journée. Aller à pied est d’ailleurs le mode de transport le plus répandu. Pour écouler le fruit de sa cueillette ou le maigre surplus de ses récoltes, le paysan parcourt les kilomètres le séparant du marché avec parfois quelques dizaines de kilogrammes sur le dos.

      En l’absence d’une production agricole abondante et stable, et d’une large circulation marchande, les communautés paysannes sont soumises à de violentes crises de subsistance. En faisant la liste des nombreuses famines qu’a connues la France entre le Xe et le XVIIIe siècle – vingt-six au XIe siècle, treize au XVIe… –, Fernand Braudel prévient que sa comptabilisation est optimiste, car elle « laisse de côté des centaines et des centaines de famines localesc ». En l’absence d’une véritable infrastructure de marché capable de faire circuler les excédents, une région peut sombrer dans la crise tandis que sa voisine connaît une période de relative prospérité. […]

      L’avènement de la mobilité marchande bouleverse le travail et accroît sa division. Les multiples communautés humaines, jusqu’alors sédentaires et insulaires, vont être mises en mouvement et en réseau. Elles vont progressivement abandonner la polyculture autarcique, l’économie de subsistance, pour adopter des productions spécialisées en direction du marché.

      Le phénomène est bien illustré par l’anthropologue Laurence Wylie, dans l’histoire qu’il fait de Peyrane, un village du Vaucluse : « En 1801, année du premier recensement officiel effectué en France, les 1 195 habitants de Peyrane vivaient presque complètement en circuit fermé. Le village formait le centre économique et culturel de la vie communautaire car les routes étaient mauvaises et les communications avec l’extérieur extrêmement réduites. On pratiquait un peu l’élevage des vers à soie dont on envoyait les cocons à Avignon, mais l’essentiel de l’activité économique tendait à satisfaire les besoins de chaque famille et de la communauté dans son ensemble. On y cultivait les produits traditionnels de la région méditerranéenne : le blé, les légumes secs, les olives, la vigne, le miel, les figues et les amandes. Moutons et chèvres fournissaient le lait, la laine, un peu de viande et – détail important – les matières nécessaires à fertiliser les sols. […] Le rendement était faible, les récoltes étaient maigres. […] Le niveau de vie des habitants était bas. Il suffisait d’une brusque gelée, d’une maladie des plantes ou des animaux, d’une grêle ou d’une inondation pour que la famine s’installe. […] Le Peyrane de 1851 était très différent. Du fait du développement des moyens de transport, l’autarcie avait en partie perdu sa raison d’être. Sans abandonner leurs cultures traditionnelles, les habitants pouvaient désormais faire venir de l’extérieur les produits qui leur manquaient. Ces achats devenaient possibles grâce aux modifications apportées à l’économie locale. On cessa de donner la priorité aux denrées destinées à la consommation familiale pour se consacrer aux produits vendables hors de la commune. Une nouvelle culture – la garance – contribua à augmenter les revenus de la région. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, l’élevage du ver à soie connut un grand développementh. »

      La spécialisation fonctionnelle s’observe partout ailleurs à la même période : le Languedoc intensifie sa production de vin ; des villes balnéaires et thermales éclosent, alimentées en touristes par le train… Dans l’économie nouvelle, la production n’a plus pour fin la consommation directe, domestique et communautaire, mais la vente. Les produits nécessaires à la subsistance sont achetés, ils viennent de l’extérieur, du marché. On ne produit plus pour soi, mais pour le monde. Le renversement est qualitatif ; la nature même de la production s’en trouve changée. L’objet n’existe plus simplement à travers sa valeur d’usage, il devient une marchandise, un produit transmis par la voie de l’échange, « de la valeur d’usage pour d’autres, de la valeur d’usage socialei ». Les valeurs d’usage ne sont plus produites que dans la mesure où elles sont le substrat matériel, le support de la valeur d’échange.

      En participant à ce grand mouvement d’import-export de marchandises orchestré par l’argent, en ralliant le marché, les communautés opèrent une conversion mentale : elles ne pensent plus en « subsistants autonomes », mais en producteurs/consommateurs, échangeant leur production – et, avec la salarisation, de plus en plus directement leur force de travail – contre de l’argent, et cet argent contre des biens de consommation. Le développement de ce nouveau modèle économique enchaîne les populations au marché. Dorénavant, la subsistance sera assurée via de vastes réseaux d’interdépendance, caractérisés par une nette séparation entre la production et la consommation. Dans ce système automate, les hommes produisent des choses dont ils n’ont pas besoin pour obtenir l’argent qui leur permettra de s’acheter des biens qu’ils n’ont pas produits. Conséquemment, les choses qu’ils manipulent leur sont de plus en plus étrangères.

      Dans une économie de subsistance traditionnelle, l’homme a fabriqué ou a vu fabriquer – par les artisans de son village – la plupart des objets qu’il manipule. Dans l’économie de marché, les objets sont conçus au loin, par des inconnus, et selon des procédés de plus en plus sophistiqués et inaccessibles. C’est le processus de fétichisation : l’objet, qui était autrefois le produit direct du travail communautaire, est devenu, avec la marchandisation, un phénomène étrange et étranger, détaché du contexte et du processus concrets de production. « Pas plus qu’on ne découvre d’après le goût du blé la personne qui l’a cultivé, écrit Marx, on ne voit dans ce procès les conditions dans lesquelles il s’est déroulé, si c’était sous le fouet brutal du surveillant d’esclaves ou sous l’œil inquiet du capitaliste, si c’est Cincinnatus qui le fait en cultivant ses deux arpents ou le sauvage qui abat une bête armé d’un seul caillouj. »

      Ce rapport fétiche à la marchandise nous permet de comprendre la nature de l’objet de consommation. Dans une économie de marché, l’homme posant son regard sur une marchandise n’est plus à même de la saisir en tant que produit. Il n’est plus capable de voir en elle du temps de travail accumulé. Le travail s’évanouit au lointain : « Notre rapport social au travail d’autrui est déguisé sous la forme de rapport entre les chosesk. » La marchandise se trouve recouverte par un halo d’ignorance : le consommateur, aveugle à la production, est bien incapable de jauger les coûts, les constituants du produit, la somme des efforts et des souffrances qu’a nécessitée sa fabrication. L’homme moderne ne peut plus appréhender le produit que sur un mode halluciné : l’objet semble exister par lui-même, indépendant de tout le maillage social qui lui a donné naissance. Il se donne à voir sur les linéaires des magasins tel un pur plaisir et une pure matière contemplative. Il participe magiquement à la fantasmagorie, au rêve éveillé du consommateur-contemplateur.

      Illustrons ce phénomène à travers le cas de l’alimentation. Jusqu’à l’avènement du marché, la plupart des hommes – des paysans, comme on l’a vu – cultivent eux-mêmes leur nourriture. Ils plantent les graines, battent les blés, ramassent les châtaignes et tuent le cochon. Ces gestes ancestraux reculent à partir de la fin du XIXe siècle à la faveur de nouveaux : il s’agit désormais d’aller « faire les courses », de prélever, sur les rayonnages, bocaux de légumes, bouteilles de lait, paquets de biscuits et autres boîtes de conserve, pour les ranger ensuite, chez soi, dans des placards. Le foyer, centre de la production domestique, devient dès lors un lieu d’entreposage et de consommation des marchandises – nous y reviendrons. La production alimentaire s’échappe du carcan communautaire, elle est absorbée par de grandes entreprises pratiquant une culture, un conditionnement et une distribution de masse. Par cette coupure, par cette distanciation, les aliments eux-mêmes changent de nature : ils entament une existence distincte.

      Prenons, pour être plus explicite encore, le cas du cochon. Chez le villageois français de 1800, le cochon est l’animal domestique, qui souvent se promène librement dans la cour et dans la maison. Engraissé pendant un an, le cochon est abattu, généralement à la Toussaint, par un tueur de goret, maître local de l’art de la saignée. Ce tueur arrive équipé de tous ses outils, et les hommes de la famille l’aident dans son office : le cochon est pendu ou allongé, piqué à la carotide et saigné. Une fois mort, il est flambé, arrosé, raclé, puis suspendu, ouvert, éviscéré et dépecé. L’animal est ensuite entièrement transformé : pendant quelques jours, toute la famille, mais aussi souvent les voisins, participe au rituel, qui se clôt par un grand repas où les morceaux sont partagés. La tuerie du cochon est une fête qui marque le début de l’hiver et pendant laquelle un savoir et des gestes ancestraux sont transmis, par la répétition, des parents aux enfants. L’élevage, la tuerie, la transformation et la consommation : toutes ces étapes de production et de consommation sont mêlées, liées dans un continuum, selon une unité de temps, de lieu et d’acteurs.

      Il en va tout autrement dans la modernité marchande. Le consommateur français d’aujourd’hui se saisit de ses saucisses de porc, emballées dans des barquettes en polystyrène et sous film PVC, et entreposées dans les vitrines réfrigérées de son supermarché. Elles y ont été livrées par camion frigorifique, certainement depuis la Bretagne, qui concentre l’essentiel des infrastructures d’élevage hors-sol et d’abattage. Pour saisir le moment où le cochon est devenu produit, il faut remonter de nombreuses médiations marchandes : du supermarché à sa centrale d’achats, de celle-ci aux grossistes, aux courtiers, à l’abattoir et finalement à l’éleveur. Tantôt virtuellement, tantôt physiquement, la viande est passée de main en main, dans un circuit qui reste, dans notre exemple, relativement court, puisque les abattoirs bretons envoient leur viande congelée jusqu’en Chine. Les gestes de la tuerie, aussi, se sont dilatés : la saignée, l’échaudage, l’épilage, le grattage, l’éviscération et le dépeçage ne sont plus des actions qui se succèdent chez un même homme, mais les étapes d’une vaste chaîne industrielle où se relaient des centaines d’ouvriers monotâches.

      Ce bouleversement de l’ordre productif a des conséquences très concrètes dans l’imaginaire du consommateur. Lorsque le paysan d’hier cuisinait une saucisse, il percevait de la chair de cochon, broyée au hachoir et mélangée à du gras, puis enfilée dans des boyaux, des viscères préalablement vidés et lavés. Il percevait à travers le produit, pour les avoir accomplis, un ensemble de gestes, mais également le porc lui-même : il avait plongé ses mains dans les entrailles encore fumantes de l’animal pour en extraire les pièces de viande. Le filet, l’entrecôte, le jarret étaient pour lui des repères anatomiques, alors qu’ils sont pour le consommateur contemporain de simples catégories de produit. La pièce de viande empaquetée dans une barquette de polystyrène, c’est la chair devenue abstraction, c’est l’animal fétichisé. Par la dislocation et l’éparpillement toujours plus vaste des tâches d’élevage, d’abattage, de transformation et de consommation, la viande est devenue chose en soi ; un objet autonome dont on ignore les constituants exacts et à propos desquels, d’ailleurs, on ne s’interroge pas.

      L’industrialisation et la marchandisation constituent la nourriture en tant qu’abstraction, en tant qu’objet séparé et isolé du processus productif. L’aliment n’est plus amarré à un lieu, à des gestes et à des hommes ; il circule pour apparaître enfin au consommateur final tel un phénomène en soi. Les ressources alimentaires, autrefois locales et immobiles, circulent désormais massivement à travers le monde : il est possible aux peuples du nord d’adopter l’huile d’olive et à ceux du sud de cuisiner au beurre. C’est là l’une des grandes conséquences de la formation du marché et de la division accrue du travail : la multiplication des produits et l’extension du domaine du consommable. À partir de la moitié du XIXe siècle, dans tous les pays industrialisés, on observe une baisse continue du prix du painl, qui constituait jusqu’alors la base essentielle de l’alimentation populaire. Celle-ci s’enrichit de produits lointains – épices, café, sucre – et industriellement transformés – pâtes. La population se nourrit de moins en moins elle-même ; elle est alimentée toujours davantage par la grande industrie, cette entité lointaine et mystérieuse. Dès lors se pose le problème de la confiance, enjeu fondamental du marketing – c’est-à-dire, littéralement, de l’action de mettre sur le marché. Comment peut-on accepter de déléguer la maîtrise de la production à des entités lointaines et invisibles ? La question peut paraître incongrue au contemporain, car on ne se la pose plus depuis longtemps. Elle était au contraire très aiguë à la fin du XIXe siècle, au moment de l’émergence de l’industrie agroalimentaire.

      LE TRAVAIL DE LA MARQUE OU LE PRODUIT RÉINCARNÉ

      Lorsque les premières grandes entreprises de fabrication et de distribution de produits alimentaires émergent, courant du XIXe siècle, elles doivent faire face à de nombreuses difficultés pour gagner la confiance des consommateurs. Ceux-ci n’ont pas pour habitude de consommer des aliments conditionnés dans des boîtes, des bocaux, des tubes et des sachets : il faut les familiariser à ces nouvelles formes de nourriture. L’appréhension s’explique également par le fait que les produits alimentaires nouvellement fournis par l’industrie se dérobent aux sens des consommateurs : ils sont empaquetés, on ne peut donc pas les voir, les toucher et les sentir comme il était d’usage, jusqu’alors, dans les épiceries traditionnelles pratiquant la vente en « gros ». La conquête des consommateurs est en outre compliquée par le fait que les entreprises qui produisent ces nouveautés sont perçues comme des monstres froids et anonymes, de vastes entités désincarnées et donc, en quelque sorte, déresponsabilisées. Lorsque le consommateur ouvre un bocal de condiments et se rend compte de son frelatage – ce qui arrivait fréquemment au milieu du XIXe siècle, époque où les techniques de conditionnement étaient particulièrement faillibles –, il n’a personne à qui s’adresser, car le produit ne lui a pas été fourni par un membre de la communauté, mais a été acheté à l’embouchure d’une longue chaîne de médiations commerciales se perdant au lointain. Le processus de fétichisation aboutit à un bouleversement des rapports de confiance : extrait des réseaux d’interconnaissance, le produit se trouve dépersonnalisé. Pour assurer sa valeur, il ne peut plus prendre appui sur les rapports sociaux directs, auxquels s’adossaient jusqu’alors les échanges locaux.

      Pour résorber le déficit de confiance qui accompagne l’émergence du marché moderne et de ses transactions impersonnelles, les grandes entreprises vont investir de plus en plus fortement leur « marque ». La première fonction de celle-ci est de s’offrir en garantie : le produit « marqué » n’est plus la réalisation d’une industrie anonyme, mais l’œuvre d’une « maison », aussi factice soit-elle. La marque acte un transfert de responsabilité : l’acheteur n’a plus pour rôle d’évaluer le produit a priori par un travail d’appréhension sensorielle (le toucher, la vue, l’odorat), il va désormais acheter, essayer, puis se fixer et reconduire son achat (devenir fidèle). C’est le passage du tasting au testingm. La marque officie telle une décharge cognitive : le consommateur n’a plus à observer, à soupeser et à triturer le produit. Le travail d’évaluation, systématique et fastidieux, disparaît lorsque l’on peut se fier à une griffe qui garantit un produit standardisé et invariable, et donc une satisfaction connue, anticipée.

      L’identification du producteur et la garantie de qualité sont les fonctions premières de la marque, qui permettent aux consommateurs de s’orienter rapidement sur le marché. Mais celle-ci confère un pouvoir bien plus considérable aux grandes entreprises : celui d’agir sur les imaginaires et les représentations. La marque permet, certes, de lier un produit à un ensemble de caractéristiques rassurantes quant à sa qualité, mais son pouvoir déborde largement cette mission originelle. Elle peut également associer un objet à un lieu, un statut ou un groupe social. Son emprise sur les esprits repose sur ce pouvoir associatif : la marque intègre au produit un ensemble d’idées et de valeurs qui lui sont pourtant intrinsèquement étrangères. Le procédé est fétichiste, au sens religieux du terme, cette fois : il s’agit d’une projection de pouvoirs et de valeurs sur un « totem », la marque. « L’idée d’un fétichisme de la marchandise, explique Don Slater, peut être étendue de sorte que la valeur d’échange économique apparaisse non seulement telle une propriété naturelle de la chose même, mais tel également un ensemble de valeurs sociales et culturelles. C’est le procédé commun de représentation de la publicité, qui décrit une voiture non comme le produit social du travail humain, doté de propriétés utiles à la vie pratique, mais plutôt comme quelque chose de naturellement porteur de masculinité, d’excitation, de statut et de modernité, et capable de conférer ces qualités aux consommateurs, par les relations mystiques et abstraites de l’achat et de la possession (la médiation magique de l’argent) plutôt que par les relations organiques du faire (par la praxis)n. »

      • #128383 Répondre
        bibinard
        Invité

        té fou de maitt rin pavai paraille
        jli pa samoua

      • #128394 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’aime bien ces extraits, notamment le dernier paragraphe sur la magie.
        Les hypermarchés et les mégas centres commerciaux, c’est des temples de magie.
        Et Amazon Prime c’est encore plus magique.

        • #128455 Répondre
          Ema
          Invité

          Merci pour la découverte, je ne connaissais pas cet humoriste. Quand l’humour arrive à ce point-là à conjuguer drôlerie et pertinence politique c’est grand.

        • #128512 Répondre
          Carpentier
          Invité

          … like satellite débris / … : yes
          quand on pense que la chute d’une meteorite a généré quelques films catastrophes, on attend le fou furieux complotiste qui osera en faire un film de ces colis en soute qui chargent les ciels, pour produire un film à propos
          et, peut-être, faire qu’on le visionne à beaucoup, que ce film fasse des entrées et qu’il soit, de ce fait, financé
          – n’est-ce pas le ministere de la culture français? – mais pardon je délire,

          En attendant, un stand uper le fait et c’est pas rien

      • #128509 Répondre
        Claire N
        Invité

        « La pièce de viande empaquetée dans une barquette de polystyrène, c’est la chair devenue abstraction, »
        C’est le genre de phrase qui me donne de l’effroi – un frisson proche de la bascule paranoïaque
        Ca semble effectivement pas très sain

        • #128511 Répondre
          Sempiternel
          Invité

          Qu’est ce qui n’est pas très sain Claire?

          Le fait, ou la description du fait?

          Pour ma part, j’ai lu tout le pavé, ça réveille de bon matin, et j’ai appris un nombre incroyable de choses sur la généalogie de notre système de consommation! (vers la fin on connait mieux mais très édifiant de 1800 a 1950++)
          En effet, tout ce qu’on consomme apparaît de façon magique dans les rayons des supermarchés, empaquetés, colorés, « goûtés », sucrés, même les plats salés pour rendre accro. L’industrie agro-alimentaire se moque de la santé des gens, et les médecins ont 5 heures de cours sur l’alimentation. Alors que c’est juste la base de la santé avec l’activité physique. 🙁
          Le côté religieux des objets, on pense tout de suite à Apple, des téléphones vendus 1500e pour un coût matière première + fabrication en dessous de 100e. Les possesseurs des produits Apple, on les voit de suite. En vérité c’est passionnant tout ça. Galluzo est excellent d’ailleurs, je parlais ailleurs de son bouquin sur « le mythe de l’entrepreneur« . Cet homme fait un travail formidable d’ingénierie, ou rétro-ingénierie économiquo-sociale!


          Et ça, j’achète! (sans mauvais jeu de mot me souffle le mauvais journaliste)

          • #128513 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ben la viande comme ça toute séparée de l’animal, du cadavre puis de la carcasse sans passage

            • #128514 Répondre
              Sempiternel
              Invité

              Oui, mais on connaît ça, non?

              Enfants, notre grand père et notre oncle paysan, et d’autres tontons, avaient pendu un cochon, avant de l’égorger, de le dépecer. Je me souviens encore des hurlements du porc, et des paquets de viandes sur toutes les tables, sous cellophane ou autre, avant d’aller au réfrigérateur. Dans un cas, comme dans l’autre, c’est pas MORTEL (ouf).

              • #128527 Répondre
                Claire N
                Invité

                Hum
                Je crois que je suis bien trop séparée et dominante -de fait -vis à vis des animaux pour prétendre etre de la forêt qui les mange

    • #128445 Répondre
      milice
      Invité

      Bien stupide tout ça. Et nullement rassurant sauf pour les crétins ignares et qui se confondent avec le décor autoritaire actuel. Ces espèces sont persuadées d’être dans la justesse et dans la réflexion. Pauvres gens moches irrécupérables et prévisibles.

      • #128500 Répondre
        begaudeau
        Invité

        « Bien stupide tout ça. Et nullement rassurant sauf pour les crétins ignares et qui se confondent avec le décor autoritaire actuel. Ces espèces sont persuadées d’être dans la justesse et dans la réflexion. Pauvres gens moches irrécupérables et prévisibles. »
        Lignes qui pourraient s’appliquer à n’importe quoi et n’importe qui. Et comme elles ne disent rien, ces lignes, elles finissent par ne dire qu’une chose : je suis de mauvaise humeur
        Cette étrange et logique mauvaise humeur du politimane.

        • #128519 Répondre
          milice
          Invité

          Je n’ai rien compris de ton commentaire et je ne vois pas bien ce que viennent faire les mots politomane et mauvaise humeur
          Je dirais que je suis plutôt blasée de la bêtise ambiante. Ah internet !

          • #128524 Répondre
            begaudeau
            Invité

            Internet dont tu a l’air d’etre, en bonne politimane, une usagère aussi compulsive que tes semblables
            Il est en tout cas factuel que ce n’est pas un livre, un film, un expo, une manif, un fait vécu, qui t’ont amenée en ce forum, et pour y épancher une nervosité toute webienne aussi

            • #128526 Répondre
              milice
              Invité

              Internet dont tu a l’air d’etre, en bonne politimane, une usagère aussi compulsive que tes semblables
              Il est en tout cas factuel que ce n’est pas un livre, un film, un expo, une manif, un fait vécu, qui t’ont amenée en ce forum, et pour y épancher une nervosité toute webienne aussi
              Je n’ai rien compris de ton commentaire et je ne vois pas bien ce que viennent faire les mots politomane, compulsice, semblables…
              Je dirais que je suis plutôt blasée de La bêtise Ambiante. Ah internet ! (en bonne boomer, je n’ai même pas de compte FB)

              • #128537 Répondre
                begaudeau
                Invité

                Je suis heureux d’apprendre que tu n’es pas une internaute et que donc c’est sur la base du texte Une pensée pour les blancs, et non sur la base de la rumeur internet l’extrapolant et le dissolvant, que tu me taxes de racisme
                Heureux en somme d’apprendre que cette accusation est réfléchie, mesurée, nourrie de faits, et non pas la marque d’une expéditivité liée à la nervosité webienne.

                • #128547 Répondre
                  milice
                  Invité

                  On sent un tantinet de noirceur et d’ironie dans ton commentaire, mais ce n’est pas grave. Je n’ai pas à me justifier ni même à te donner les raisons de ma présence sur ce site. Ça te regarde pas en fait.
                  Quant à ton racisme c’est ton problème et c’est à toi de le gérer si c’est un problème. Je ne suis la seule à dire que tu es raciste, mais comme dit chacun sa croix, à toi de te démerder avec. J’aimerais juste ne pas être à ta place car ces affects sont moches et empêchants.

                  • #128559 Répondre
                    begaudeau
                    Invité

                    Argument implacable : j’ai raison de dire que tu es raciste parce que je ne suis pas la seule à le dire
                    Merci pour ton brillant passage ici, bien nommée Milice
                    Repasse quand tu veux.

                    • #128568 Répondre
                      diegomaradona
                      Invité

                      Quand on a un problème avec le fait qu’il y ait trop de noirs dans une équipe de foot c’est par définition du racisme, c’est donc un fait qui démontre que tu es raciste. Hitler avait un problème avec le fait qu’il y avait trop de juif en Allemagne., mais tu viendras surement nous expliquer qu’il n’était pas raciste…

                      • #128634 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Rires – nan mais en même temps ça change de la semaine dernière où t’etais sur ses jarets parce qu’il était «  « «  content que les blancs disparaissent « « « 

                    • #128569 Répondre
                      milice
                      Invité

                      Repasse quand tu veux.
                      Mais dis-moi, c’est votre dénominateur commun la grossièreté ?
                      Quant à ton racisme c’est ton problème et c’est à toi de le gérer si c’est un problème. Je ne suis la seule à dire que tu es raciste…
                      Faudra m’expliquer en quoi, cet argument vient dire que tu es raciste. Il vient juste le renforcer et c’est pourquoi cela t’agace. En revanche compter les gens racisés, ça pose question sur ton racisme.
                      Vous êtes toi et plus haut ton collègue insupportables et mal polis. Tellement vaniteux que vous en devenez perfides. C’est honteux votre façon de faire.

                      • #128596 Répondre
                        power
                        Invité

                        « Mais dis-moi » mdrr mais vous vous prenez pour qui

                      • #128645 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Bégaudeau nous dit qu’il est nostalgique du foot de son enfance ou c’était des blancs. Comme Édouard Louis, qui a failli basculer dans un réflexe raciste après son agression par un Turc. Mais grâce à sa solide culture de gauche et à sa moralité implacable, ils ont tous les deux réussi à combattre ce démon intérieur. Ouf. Le bourgeois coincé dans les années 80 s’indigne de ce dérapage contrôlé.

                        En réalité, si Bégaudeau était vraiment subversif, il poserait un constat bien plus dérangeant. Il y a plus d’un milliard d’Africains et toujours presque aucun chef-d’œuvre reconnu internationalement. Pourtant, il ne faut qu’une plume et un stylo. On défend l’islam, mais on ne cite presque jamais de philosophe musulman, car on sait tout ici que c’est une religion intellectuellement faible. Et on importe ses gens là ?
                        Là, ça commence à me plaire. Mais la nostalgie à la Zemmour autour de joueur blanc de mon enfance c’est de la petite provocation pour bourgeois. Aucun intérêt.

                    • #128570 Répondre
                      bibinard
                      Invité

                      moua jeu croua ke poure laikip cé keu lé blan ils praifaires comanté ke joué o fiout
                      toufoulkan

    • #128575 Répondre
      bibinard
      Invité

      é viv toulé gaminain ki tap danzin balon

    • #128638 Répondre
      Etienne
      Invité

      Qqun peut me faire un résumé de la polémique actuelle entre bego, le foot et les couleurs des joueurs ?

      • #128641 Répondre
        Sempiternel
        Invité

        Ja Wohl.

        Hier.

        • #128644 Répondre
          Etienne
          Invité

          Ah OK je pige mieux mon écart de plus en plus profond avec ce sport et ses supporters.

          • #128646 Répondre
            Amélie
            Invité

            Ah ok, je pige mieux mon écart de plus en plus profond avec begaudeau et ses pensées nauséabondes

            • #128656 Répondre
              Etienne
              Invité

              J aime quand mon style littéraire est repris. Cela flatte mon ego. 🥰

    • #128642 Répondre
      ConatusToiMeme
      Invité

      Hier, je rêvais de vivre, à l’ombre des orages désirés, le désir d’être un volcan. Car cet homme Lillian est la vie même, et en 2025, il faut le faire! Sa vie, ce sont les oiseaux, et son récit de sa rencontre avec l’aigle des Steppes, me rappelle qu’en Mongolie, il y a des aigliers, et sa comparaison d’aller faire 10 heures de route de nuit, à ses frais, pour, peut-être, entr’apercevoir un oiseau rare, avec sa chasse enfantine de Pokémon de jadis, et sa mamie qui l’emmenait à 4 ans, dans les bois. On part sur de la vitalité IMPRESSIONANTE: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-emission-du-jeudi-04-decembre-2025-3009044

    • #129288 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Réponse de Harold Bernat au livre de Richard Malka sur l’antisémitisme supposé de la gauche. A lire sur QG:
      _
      https://qg.media/blog/haroldbernat/passion-genocidaire-par-harold-bernat/

    • #129297 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #129361 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #129391 Répondre
      Samuel
      Invité

      C’est une honte, Blanche Gardin doit vendre son appartement parisien suite au boycott qu’elle a subi pour avoir dit la vérité sur le génocide d’Israël en Palestine. Je sens que y 3 lettres majuscules qui vont venir dire que, comme ça, elle va fuir le stress et la pollution parisienne.

      Promis juré : ce n’était pas prémédité. En invitant Blanche Gardin (avec insistance) depuis plus d’un an, je souhaitais discuter avec elle de l’humour, de la politique, des médias, du rapport complexe entre les trois. Et de sa sincérité, dans sa démarche artistique, et ses engagements de citoyenne.

      Je ne m’attendais aucunement à ce qu’elle me révèle au cours de la conversation : mise au ban du monde du cinéma après son fameux sketch sur l’antisémitisme, elle est aujourd’hui contrainte … de vendre son appartement parisien. Sans doute elle non plus ne s’attendait pas à ce que cet aveu surgisse dans la discussion. Ce n’est pas un « coup », c’est un surgissement, un fait brut, dont chacun tirera les conclusions qu’il voudra.

      source : Blanche Gardin face à Daniel Schneidermann

      • #129393 Répondre
        Rigolus
        Invité

        Cela démontre une domination communautaire et non une domination de classe.
        Le logiciel marxiste fait comment pour retomber sur ses pattes ?

        • #129397 Répondre
          Samuel
          Invité

          Pour info, Rigolus, je ne suis pas marxiste et ne l’ai jamais été. Je suis anarchiste. Enfin de papier. Il faudrait que je commence à mener une vie de gauche, pour être de gauche comme disait un ex-Géant; Fêlé aujourd’hui.
          Ensuite.
          Le premier texte proto-communiste est de Fouché, comme vu dans l’immense bouquin de Herr Stephan Zweig, le premier écrit nettement communiste bien avant Karl Marx d’après tous les historiens. (la proclamation de Fouché à Lyon en 1793 )

          Après c’était de l’opportunisme, Fouché a combattu, et battu/survécu à Robespierre, Talleyrand, et Napoléon.

          Il est incroyable dans son genre.

          Il faudrait arrêter de faire commencer et finir le communisme avec Marx.
          Voici une liste des proto-communistes de la Révolution française :
          Gracchus Babeuf (1760-1797) – Principal théoricien de la Conspiration des Égaux (1796), préconisait l’abolition de la propriété privée et la communauté des biens, premier mouvement révolutionnaire communiste moderne.
          Sylvain Maréchal (1750-1803) – Collaborateur de Babeuf, auteur du « Manifeste des Égaux » (1796) affirmant « la nature a donné à chaque homme un droit égal à la jouissance de tous les biens ».
          Philippe Buonarroti (1761-1837) – Conspirateur avec Babeuf, transmit les idées babouvistes au XIXe siècle par son ouvrage « Conspiration pour l’Égalité » (1828).
          Jacques Roux (1752-1794) – Chef des Enragés, dénonçait l’accaparement et réclamait la taxation des denrées, le contrôle des prix et la redistribution des richesses, présenta le « Manifeste des Enragés » (juin 1793).
          Jean-François Varlet (1764-1837) – Enragé radical, prônait l’égalité réelle et la démocratie directe, dénonçait « l’aristocratie bourgeoise ».
          Théophile Leclerc (1771-1796) – Enragé proche de Roux, militait pour le maximum des prix et contre les accapareurs.
          Ces figures anticipaient le communisme moderne par leur critique de la propriété privée et leur vision d’une société égalitaire basée sur la communauté des biens.

        • #129399 Répondre
          begaudeau
          Invité

          Rigolus, c’est vraiment au dessus de tes moyens intellectuels d’envisager que l’existence d’une communauté agissante n’exclut en rien l’existence d’une classe dominante, et qu’un déterminant n’en exclut aucun autre?
          Je te savais mal outillé, mais pas à ce point.
          Il est vrai qu’en bon idéaliste paranoiaque (pléonasme) tu cherches une explication unique à tout. Si une explication n’explique pas tout, tu la réfutes. Trop de complexité, trop de multiplicité.

          • #129592 Répondre
            Rigolus
            Invité

            1. Ma femme pense le contraire.

            2. Sandra Lucbert a justement parlé du marxisme couteau suisse pour les Paduring et compagnie, parce que le marxisme prétend apporter une réponse à tout. Tu fais, comme toujours, de l’inversion accusatoire.

            3. Envisager le communautarisme au dessus des intérêts de classe contredit en tout point la gauche. Je pourrais le démontrer, mais tu ne répondras pas.

            • #129593 Répondre
              begaudeau
              Invité

              3 « Envisager le communautarisme au dessus des intérêts de classe contredit en tout point la gauche. »
              Inutile de le démontrer, c’est très vrai.
              Ce que ton cerveau idéaliste porté sur le Un ne saurait comprendre c’est que de mettre en avant l’influence d’une communauté dans UNE situation ne vaut pas affirmation que cette communauté dirige TOUTES les situations.
              Le problème des gens de droite n’est pas qu’ils sont en désaccord avec la gauche, c’est qu’ils ne connaissent même pas les termes exacts de ce désaccord.

              • #129600 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Sans surprise, tu ne réponds pas au point 2, qui est pourtant le seul que j’ai réellement argumenté. Très bien : je n’y reviens donc pas.

                En revanche, la « multiplicité » dont tu t’orgueillis transparaît en réalité très rarement dans tes analyses. La domination peut prendre des formes différentes selon les contextes : par l’argent pour les juifs, par le nombre et les alliances politiques pour les musulmans en France.

                Le fait que Mamdani ait pu gagner à New York démontre précisément que la communauté juive n’est pas aussi puissante qu’on le prétend parfois : la majorité d’entre elle avait voté et soutenu Cuomo, alors même que la plus grande communauté juive du monde se trouve dans cette ville. À aucun moment je ne dis que cette communauté dirige toutes les situations.

                De la même manière, le CRIF est aujourd’hui beaucoup moins audible qu’il ne l’était il y a vingt ans, non par hasard, mais parce que la communauté musulmane a acquis un poids politique croissant. Les rapports de force évoluent.

                Là où le marxisme échoue, c’est lorsqu’il refuse de voir que les intérêts communautaires peuvent dépasser et dépassent souvent les intérêts de classe. Les faits sont là : les juifs ont majoritairement voté à gauche dans les années 80, puis à droite dans les années 2000. De la même façon, si Villepin se présentait demain, une partie significative des musulmans qui votaient Mélenchon voterait à droite.

                Il faut donc en tirer deux conclusions possibles.
                Soit on pense, comme une grande partie du marxisme, que la culture et la religion sont secondaires, et que, en situation de crise, elles seront dépassées par la lutte de classe ; dans ce cas, il faut expliquer par quel miracle cela serait censé se produire.
                Soit on considère que le communautarisme est un poison pour la lutte sociale ; dans ce cas, pourquoi n’es-tu pas farouchement opposé à l’immigration ?
                Dans les deux cas je pointe une énième contradiction.

                • #129601 Répondre
                  begaudeau
                  Invité

                  Imagines-tu un seul instant que je vais perdre mon samedi à m’abetir à ton contact?

                  • #129602 Répondre
                    Rigolus
                    Invité

                    Le problème n’est pas que tu me répondes ou non. Tu fais la même chose avec tout le monde, vidéos comprises.
                    Le problème, c’est que tu préfères philosopher la politique et que tu n’entres jamais dans le dur.
                    Au final, cela produit une pensée évanescente et inconséquente.

                    Vivement la trêve de Noël pour parler littérature. Peut-être que là, puisque c’est un sujet que tu prends au sérieux, tu accepteras enfin d’aller au fond des choses.

                    • #129621 Répondre
                      Leo Landru
                      Invité

                      « Les faits sont là ». Quelles statistiques pointent un vote juif majoritairement à gauche dans les années 80 puis à droite dans les années 2000 ? Tu parles de la France ? Tu parles de la gauche capitaliste – donc la droite – ou de la gauche marxiste ?

                      • #129627 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Tu penses apporter un éclaircissement, mais tu produis surtout de la confusion.

                        D’abord, si pour toi tout parti de gauche est nécessairement anticapitaliste, alors La France insoumise est de droite.

                        Ensuite, les rapports de classe touchent tout le monde, quel que soit son vote. Voter à droite n’abolit pas sa position sociale, pas plus que voter à gauche ne la transforme mécaniquement.

                        Le problème est ailleurs : si le vote juif, comme le vote musulman, est d’abord un vote communautaire avant d’être un vote de classe, alors une grande partie de vos analyses s’effondre. À tout le moins, elles doivent être tellement nuancées que les solutions politiques que vous proposez deviennent largement inefficaces, voire inopérantes.

      • #129394 Répondre
        Tony
        Invité

        Tu connais les prix d’un appartement parisien? Attention je ne me réjouis pas de sa situation mais redescend sur terre,tous les jours en France des gens perdent leur emploi et ne peuvent plus rembourser leurs crédits,certes Blanche n’y est pour rien si ce n’est qu’elle est dans un milieu bien pourri.

        • #129395 Répondre
          Samuel
          Invité

          La question n’est pas le prix du truc, la question est le boycott suite à la dénonciation d’un génocide. M’enfin…

          • #129396 Répondre
            Tony
            Invité

            Oui mais le milieu du cinéma ou du show biz c’est presque un milieu mafieux,par exemple celles qui dénoncent des VSS sont boycottées de la même façon.

            • #129400 Répondre
              Charles
              Invité

              Boycott c’est peut-être excessif alors qu’elle a le premier rôle dans un film sorti il y a deux semaines et un second rôle dans un film qui sort dans 3 mois (avec Laverhne et Laffite), non?

              • #129411 Répondre
                Monami
                Invité

                Films tournés et produits sans doute avant le sketch qui lui a valu boycott. Sauf si elle ment. Mais pourquoi mentirait elle ? Je ne vois pas de raison. A part un éventuel antisémitisme…

    • #129433 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #129530 Répondre
      Monami
      Invité

      Une belle âme pro pekin aurait elle l’intégralité de cet article qui promet :
      https://www.monde-diplomatique.fr/2025/04/LAMBERT/68280

      • #129533 Répondre
        kenny
        Invité

        ouais les reportages d’arte sur la chine c’est niveau w9

        Arte au Tibet
        par Renaud Lambert

        Il arrive que le monde flirte avec l’abysse sans même s’en rendre compte. La télévision française vient ainsi de passer à deux doigts de la catastrophe, dans la plus grande discrétion.

        Tout commence lorsque Jean-Michel Carré — auteur d’une cinquantaine de documentaires, nommé aux César 1977 et lauréat d’une quinzaine de prix internationaux — décide de s’intéresser au Tibet. Une thématique balisée dont tout journaliste peut exposer les enjeux depuis son bureau. Le Tibet, « un monde de paix », de « sérénité » et de spiritualité, a connu un âge d’or avant la violente invasion chinoise de 1950 (1). Contraint de fuir vers l’Inde en 1959, le dalaï-lama tente depuis d’arracher l’autonomie à un envahisseur déterminé à écraser la culture et la langue locales. Cette image d’Épinal fait du Tibet l’une des plus célèbres causes du combat en faveur des droits humains engagé par le « monde libre » depuis les années 1980. Initialement contre l’hydre communiste puis contre tous les ennemis de la démocratie libérale et de son compagnon de route : le capitalisme à l’américaine.

        Il était donc tout à fait possible pour Carré de reprendre à son compte le récit établi, de sorte à ne pas trop perturber le ronron médiatique. Pour une raison qui demeure à éclaircir, il décide de procéder autrement. L’engrenage infernal se met en branle…

        Après avoir consacré deux films à la Chine, dont un en trois parties d’une heure, le réalisateur identifie certains témoignages, souvent ignorés en France. Celui de l’historien Laurent Deshayes, en lieu et place d’un monde de paix et de sérénité, décrit un « système féodal reposant sur le servage, le service des nobles à l’État et les corvées (2) ». Celui de l’ancien nazi Heinrich Harrer, auteur du livre Sept Ans d’aventures au Tibet (3) — difficilement suspect de sympathies communistes —, qui observe lors de son séjour, entre 1944 et 1951, combien la domination des moines constitue l’« exemple type de la dictature cléricale ». Ou encore une foule d’archives démontrant les tentatives d’instrumentalisation de la Central Intelligence Agency (CIA). Bref, convaincu que le Tibet que l’on croit connaître en Occident est un Tibet rêvé, Carré se propose de s’appuyer sur des entretiens avec Pierre Grosser, Emmanuel Lincot et Jean-Louis Rocca pour illustrer les mots d’Alexandra David-Néel, la première femme européenne à entrer à Lhassa en 1924 : « Beaucoup de tenants de l’ésotérisme européen se sont empressés d’y voir une terre merveilleuse, idéale et harmonieuse si bien dépeinte dans les contes et loin des affres de la nouvelle société occidentale matérialiste qu’ils qualifient d’un monde pour démons (4). »

        Cette idée saugrenue, Carré la propose à la chaîne Arte, avec laquelle il collabore depuis 1990 (elle se nommait alors La Sept). Audacieux pari eu égard à l’engagement sans faille de la chaîne strasbourgeoise dans le juste combat de la liberté (occidentale) contre l’autoritarisme (chinois). Comme en témoignent certains titres des documentaires consacrés à l’empire du Milieu disponibles au visionnage sur son site : Les Camps, secret du pouvoir chinois (Tania Rakhmanova, 2022) ; Chine : la tribu des rats (Brando Baranzelli, 2017) ; Sous l’œil de Pékin (Zhang Jialing, 2023)…

        Contre toute attente, Arte accepte en 2017. Peut-être dans l’espoir de rectifier les conceptions erronées du réalisateur ? Car la chaîne ferraille, écarte des intervenants — critiques de la théocratie —, en impose d’autres — à l’impeccable pedigree antichinois — et demande à Carré d’amputer son film de certains passages, qu’elle juge complaisants envers Pékin.

        Le documentariste bataille à son tour, et, au bout de cinq ans de travail, en juin 2023, voit enfin valider un fichier « prêt à diffuser » (PAD), sous le titre Tibet, un autre regard. Le film documente la stratification sociale de la société tibétaine avant 1950, l’amélioration des conditions de vie de la population depuis, les sympathies initiales du dalaï-lama pour le communisme, ou encore son sentiment d’avoir été manipulé par Washington… Autant de faits étayés que le manque de vigilance d’Arte allait porter à la connaissance des téléspectateurs.

        Mais advient un petit miracle : vingt-neuf sinologues et tibétologues parviennent à prendre connaissance du film, alors qu’aucun lien de visionnage n’était disponible — sauf à imaginer que la chaîne Arte ait elle-même fait circuler les images du documentaire sans en informer le réalisateur. Ils mesurent très vite que Carré n’épouse pas leurs analyses, et décident d’agir.

        Ces experts auraient pu manifester leurs désaccords auprès du réalisateur et engager le dialogue avec lui. Rien ne les empêchait non plus de demander à la chaîne un débat après la diffusion du film, afin de faire valoir leurs critiques tout en offrant à l’auteur la possibilité de défendre son œuvre. Mais cela aurait impliqué que les téléspectateurs visionnent le documentaire. Et si Carré en amenait certains à douter ?

        Les experts prennent donc leur courage à deux mains. Imitant les méthodes qu’ils reprochent aux régimes totalitaires, ils exigent la censure du documentaire dans un courrier adressé à la chaîne. Faisant grief au réalisateur de reprendre le « discours des autorités chinoises », ils décrètent que « la diffusion de ce documentaire est indigne d’Arte (…) connue pour le sérieux de sa programmation » : « Arte n’a nullement vocation à être le relais des chaînes CCTV, chaînes de propagande chinoise de la République populaire de Chine. C’est d’ailleurs à CCTV plutôt qu’à Arte que le réalisateur devrait offrir son documentaire : il y aurait en effet toute sa place. » Par chance, le courrier correspond parfaitement à ce dont Arte avait besoin pour rattraper son erreur initiale — avoir accepté le projet de Carré. Et l’on peut parier que si la chaîne avait sollicité elle-même les universitaires, ils n’auraient pas écrit autre chose.

        La controverse autour du Tibet ne date pas d’hier. Elle oppose différentes lectures, alimentées par des présupposés politiques distincts. Proposer un débat contradictoire aurait offert un miroir télévisuel à ces querelles historiographiques. A minima, Arte pouvait diffuser le film en l’« enterrant », c’est-à-dire le programmer tard, ou un soir de football. Elle l’avait déjà fait pour un autre documentaire de Carré. Mais la chaîne (publique) choisit d’obtempérer à l’injonction des universitaires : la censure.

        Le 17 novembre 2023, Carré reçoit une lettre recommandée lui annonçant qu’Arte a décidé de se retirer du projet. « Au regard des griefs invoqués relatifs au sérieux et à l’impartialité du contenu du programme, il s’avère que le contenu de ce programme est gravement remis en cause », écrit son directeur éditorial Boris Razon, qui ne devait pas encore avoir pris ses fonctions lors de la diffusion par la chaîne des documentaires du président de son conseil de surveillance, M. Bernard-Henri Lévy, célèbre pour ses affabulations (5). « Dans ce contexte, et faisant toutes réserves de nos droits, poursuit-il, nous vous demandons instamment de retirer toutes mentions d’Arte France du générique de ce programme et de n’associer le nom d’Arte France à aucune forme d’exploitation ou de promotion du programme. »

        « Même Goebbels défendait la liberté d’expression pour les opinions alignées sur les siennes », explique le linguiste américain Noam Chomsky (6). Avant d’ajouter : « Si vous êtes vraiment en faveur de la liberté d’expression, alors vous devez soutenir la possibilité d’exprimer des opinions que vous méprisez. Sinon, vous n’êtes pas en faveur de la liberté d’expression. » À l’approche de Chomsky, la chaîne strasbourgeoise — dirigée par M. Bruno Patino, auquel M. Emmanuel Macron a confié la présidence du comité de pilotage indépendant des États généraux de l’information — semble préférer celle de la philosophe Marie Grand : « Garantir la liberté d’expression exige parfois de la restreindre » (La Croix, 28 février 2025).

        Grâce à Arte, elle aura été à la fois « restreinte » pour les opinions non conformes de Carré et « garantie » pour celles, parfaitement dans la ligne, d’un autre documentaire consacré au Tibet finalement diffusé en mars 2024 (Le Tibet face à la Chine, le dernier souffle, de François Reinhardt et Aurine Crémieu).

        Une victoire pour le pluralisme et le public français.

        Renaud Lambert

        (1) Isabelle Van Geem, Crier avant de mourir. La tragédie du Tibet, Robert Laffont, Paris, 1976.

        (2) Laurent Deshayes, Histoire du Tibet, Fayard, Paris, 1997.

        (3) Heinrich Harrer, Sept Ans d’aventures au Tibet, Arthaud, Paris, 2008 (1re éd. : 1952).

        (4) Propos tenus dans une émission de Radio France en 1954.

        (5) Lire notre dossier « L’imposture Bernard-Henri Lévy ».

        (6) « Noam Chomsky — Freedom of speech for views you don’t like », disponible sur YouTube.

        • #129535 Répondre
          kenny
          Invité

          pôle opposé, ce ravi de la crêche (au demeurant plutôt agréable à écouter) pour qui la chine est le communisme accompli
          sur café-stal

          • #129547 Répondre
            Monami
            Invité

            Remerciements, l’article est savoureux.

            Sinon Je crois avoir déjà écouté ce gars dans une autre vidéo, il y a malgré tout chez ce stalinien quelques éléments factuels pas inintéressants

    • #129677 Répondre
      Thomas
      Invité

      Pas trouvé la page littérature mais pas sûr qu’il y aurait été à l’aise

      J’ai vraiment, vraiment cru à un fake

      • #129772 Répondre
        Adlab
        Invité

        c’est l’expérience prison de sarko?

        • #129775 Répondre
          begaudeau
          Invité

          le mot « véritable » signale implacablement, et pour tout texte, une incapacité à la littérature

          • #129779 Répondre
            Adlab
            Invité

            pourquoi?

            • #129870 Répondre
              Ostros
              Invité

              Imaginer Sarko qui galère à être au téléphone parce que celui-ci est fixé à hauteur d’homme et que lui est tout petit c’est d’un comique.

              • #129876 Répondre
                Adlab
                Invité

                euh ok mais je ne vois pas le rapport avec « véritable » signe de non littérature.

                • #129878 Répondre
                  K. comme mon Code
                  Invité

                  L’usage de « véritable » dans l’extrait du livre écrit pour Sarko est redondant. Le mot véritable ne signale évidemment pas implacablement une incapacité à la littérature. Ex célèbre : Proust. « La grandeur de l’art véritable, au contraire, de celui que M. de Norpois eût appelé un jeu de dilettante, c’était de retrouver, de ressaisir, de nous faire connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons, de laquelle nous nous écartons de plus en plus au fur et à mesure que prend plus d’épaisseur et d’imperméabilité la connaissance conventionnelle que nous lui substituons, cette réalité que nous
                  risquerions fort de mourir sans l’avoir connue, et qui est tout simplement notre vie, la vraie vie, la
                  vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie, par conséquent, réellement vécue, c’est la littérature. »

                  • #129891 Répondre
                    Adlab
                    Invité

                    Voilà qui est carré

                    • #129916 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Rire bon la par tu vois c’est un exemple de la diffamation ( comme sous cité)parce que Proust explose en direct le mot «  véritable « qu’il sort de la bouche bourgeoise pour ensuite en vague successive le détruire
                      Un peu comme la tirade du nez de cirano
                      En mieux
                      C’est une autre manière

          • #129914 Répondre
            Adlab
            Invité

            begaudeau choisit ses élèves et ne répond pas s’il n’estime pas la question ou celui qui la pose?
            ou tu t’es rendu compte que t’avais affirmé un truc creux?
            rires (comme on écrit ici)

            N’empêche pas la causticité et l’agacement chez les autres tant ils sont fibres en toi.
            Ne résume pas les autres à ça comme t’aimerais pas être confiné à ça (mais il faut lutter dans mon cas pour ne pas résumer begaudeau à ça)

        • #129778 Répondre
          Adlab
          Invité

          c’est fou.
          Se tenir à hauteur d’homme ou sur un tumulus de pots de yaourts pour Nicolas.
          ET personne ne pouvait l’appeler!

          si ce passage du téléphone peut nous émouvoir je n’ose imaginer les dernières pages, quelle intensité doit s’y résoudre…

      • #129844 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        « Il vint l’heure déchirante de quitter la maison. »
        C’est sensationnel, là Seldoon parle de hate watch, il va être difficile de ne pas succomber au hate read.

        • #129849 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Mais ?! Personne pour signaler la sortie en début d’année d’un autre « Journal d’un prisonnier », celui de Gilles William Goldnadel ?
          4ème de couv’ : « Depuis que la Transe insoumise a pris le pouvoir, le nouveau gouvernement dictatorial partage le territoire français avec la République autonome musulmane en Seine-Saint-Denis. Arrêté pour avoir défendu la France et Israël, mais aussi en raison de sa condition de mâle blanc dominant, un homme est confronté aux accusations kafkaïennes du procureur Pléniel lors de son procès. Prix Franc-parler 2025. » (Pour les prizophiles, le Prix Franc-parler fût créé l’année dernière, lors de l’inauguration du Printemps de la liberté d’expression, hébergé par Perpignan, avec M. le Maire M. Louis Aliot, vice-président du RN).
          .
          Et un court extrait sélectionné par son éditeur (Fayard) :
          « Étrange défaite.
          Finalement, l’islamo-wokisme a vaincu sans combattre.
          À ce stade inaugural de mon récit, je dois d’ores et déjà faire une confidence qui ne me coûte pas cher.
          Je me moque à présent de tout.
          Je m’en tape.
          Je m’en cogne.
          La Transe insoumise a pris le pouvoir.
          Ce nouveau journal n’a pas été rédigé par un diariste insouciant mais par un captif angoissé. Il doit être regardé comme un témoignage imparfait pour exorciser notre présent. »

          • #129864 Répondre
            Claire N
            Invité

            On a le droit d’utiliser le vrai nom d’une personne pour faire ça ?

            • #129869 Répondre
              Adlab
              Invité

              ?

              • #129872 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je n’aime pas trop expliquer mes vannes
                Pour le dire autrement :
                Mettre un nom au dessus de cette phrase
                « À ce stade inaugural de mon récit, je dois d’ores et déjà faire une confidence qui ne me coûte pas cher » c’est de la diffamation

                • #129875 Répondre
                  Adlab
                  Invité

                  Je ne comprends pas ta vanne ni où tu veux en venir

                  • #129890 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Alors restons en là
                    Il n’est pas impossible que ce soit une forme d’humour ultra confidentiel limité à moi
                    Plus communément appelé l’humour nul

                    • #129894 Répondre
                      Adlab
                      Invité

                      Ahah

                      Parfois par écrit ça passe difficilement
                      J aurais bien aimé rigoler de goldanel

                      Je reçois ce renoncement un peu humiliant mais ok

                    • #130012 Répondre
                      Adlab
                      Invité

                      Ok j ai compris la vanne 😉

          • #129867 Répondre
            Alphonse
            Invité

            Waouh. J’ai cru à un fake (et me suis fendu d’un détour par fayard.fr pour lever le doute). Réel trop réel. La réalité dépasse l’affliction.

          • #129868 Répondre
            Adlab
            Invité

            pétard…

    • #129713 Répondre
      Alphonse
      Invité

      Un petit fait. Un petit récit.
      J’habite une vallée frontalière avec le haut Aragon, en Espagne. Hier m’y voilà en balade et mon oeil est attiré par un panneau numérique au-dessus d’un marchand de tabac (tabac parce que frontière). On y annonce les horaires du magasin, puis ceux de la bibliothèque communale lorsqu’apparait, poing levé sur drapeau vert rouge noir : Free Palestine.
      A deux pas, le troquet. On s’y installe, dos canas y un zumo de manzana. Una racion de bravas para compartir por favor. A nouveau le défilement des pixels au-dessus du tabac monopolise mon attention, monopole que contestent pourtant les déplacements de mon fils à proximité de la route et l’attaque-défense à quoi se résume ce jour là Valence Atletico. Je lis distraitement. Penser à sortir le bac jaune lundi matin – avec un dessin de bac jaune. Poste à pourvoir à la piscine – avec un dessin de piscine. Et tout à coup : Israel es un estado terrorista – avec un drapeau israélien. Ni plus ni moins.
      Renseignement pris, le panneau appartient au bureau de tabac et la mairie y publie des messages. Au comptoir j’annonce qu’en France, Free Palestine (petit panneau de bois dans le jardin de mon voisin) est déjà une mention subversive, et que je n’imagine pas possible d’écrire qu’Israël est un état terroriste. Le bristotier m’interroge : por qué ? Et il entame une longue phrase que j’entrave assez mal, si ce n’est genocidio. Alors j’explique : Me accusaria de antisemitismo.
      Incrédulité du comptoir, qui daigne lever le nez du match.
      Passer une frontière suffit parfois à trouver du soleil.
      Reste plus qu’à trouver une ruinasse perdue où se pieuter.

      • #129774 Répondre
        begaudeau
        Invité

        beau récit

      • #129848 Répondre
        Adlab
        Invité

        Complètement d accord.
        Pareil en Belgique/pays bas sur le traitement médiatique.

        Quand même l impression qu il y a un gros souci médiatique francais

        • #129874 Répondre
          Ostros
          Invité

          Au pays basque tu as pléthore de drapeaux palestiniens aux fenêtres

    • #129762 Répondre
      MA
      Invité
    • #129888 Répondre
      Ostros
      Invité

      Si vous voulez la soutenir, Blanche Gardin a mis tous ces anciens spectacles en VOD sur ce site
      Accessibles pour une bouchée de pain, ça fait mal au cœur de voir ça…
      https://vod.blanchegardin.com/

      • #129892 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci !

      • #130434 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        3€ le spectacle!!!

        • #130491 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Et je ne l’ai pas mis dans le fil Bonnes nouvelles!

    • #129897 Répondre
      Bonnaventure
      Invité

      Le fil sur les luttes a sombré dans les profondeurs du forum, englouti sous les threads de droitards et autres footballeurs décédés. Je poste donc ça ici : https://lundi.am/Allo-cherie-tout-va-bien-a-la-ferme
      Un récit intéressant de la tentative de blocage d’un abattage de troupeau dans une ferme en Ariège, suivi d’un communiqué éclairant de la Coordination des éleveurs des SDT.

      • #129910 Répondre
        begaudeau
        Invité

         » et autres footballeurs décédés » rire
        et merci pour le texte, très bon

      • #130023 Répondre
        Etienne
        Invité

        Le soucis c est que l agriculture dépend des primes européennes ils sont donc tenus à filer droit ( dans mon département la savoie 60% des revenus d un éleveur bovin dépend des subs, et encore ici le lait est plutôt bien payé)

        • #130024 Répondre
          begaudeau
          Invité

          la subvention comme instrument de controle
          il fallait détruite la petite agriculture, pour ça on la subventionna – afin de la rendre dépendante de la grande

          • #130053 Répondre
            Bonnaventure
            Invité

            « pour ça on la subventionna » et on la contraignit à l’agrandissement et à la mécanisation à outrance (au prétexte de modernisation, de fin de la pénibilité du travail, blablabla, vieille rengaine du capitalisme dévastateur) pour la rendre dépendante des banques.

            • #130162 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci Bonnaventure
              Dans ton? texte m’as particulièrement touchée ce passage
              « Le petit matin éclaire nos dégaines. Autour de nous, majoritairement des hommes, principalement agriculteurs. On fait un peu tâche en découvrant les bonnets jaunes de la Coordination Rurale, les treillis militaires et les vestes de chasse, quand d’autres portent le béret, symbole de conservatisme selon les plus punks du pays. Puis quelques dreadeux et d’autres comme nous, un peu schlags. On trouve aussi des bâtons et des houlettes témoignant du territoire pastoral. Il y a des drapeaux de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne, quelques uns des Jeunes Agriculteurs, et deux trois drapeaux français qui se courent après »
              Il traverse un affect pour moi
              Celui du «  qu’est ce qu’on fou là « 
              Du petit matin et de la découverte d’un groupe hétérogène
              J’ai aimé que cet affect soit balayé, très vite
              Désintègre
              C’est je pense cette impuissance à bas bruit , cet espèce de découragement que tu as lysé- merci

              • #130167 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je veux dire qu’une sensibilité politique particulière pourrait se sentir aggressée par tous ces «  symboles « 
                Tu replaces la sensibilité la ou elle doit etre

                • #130179 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Je rajoute encore, puisque ton texte me fait penser, qu’il y a la une vrai critique et échappatoire à la sensibilite militante au profit d’une forme de sensibilite politique plus brute

                  • #130186 Répondre
                    Oscar
                    Invité

                    ?
                    « Deux amies éleveuses nous ont transmis ce reportage embarqué.
                    (…)
                    Le pick-up roule à toute vitesse en direction de Bordes-sur-Arize. Il est 5h du mat’, les vétos sont censés abattre le troupeau à 9h. Dans le pick-up il y a ce qui deviendra notre équipe : un maraîcher, un éleveur bovin, un éleveur-berger ovin, et nous, amies et ouvrières agricole. Aucun d’eux ne sont syndiqués et ça tombe bien, nous non plus. »

                    • #130197 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Merci Oscar – je t’engage comme mère, bâton de vieillesse cognitive, et assistante

              • #130222 Répondre
                netflou
                Invité

                Ah Claire, j’ai posté sans rafraîchir la page et je vois que mon texte redonde sur le tient
                Histoire de longueur d’onde sûrement

                • #130223 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  T’es adorable
                  Je t’assures que ta redonde est bien plus claire

            • #130486 Répondre
              begaudeau
              Invité

              nous disons la même chose

      • #130220 Répondre
        netflou
        Invité

        Merci Bonnaventure pour ce texte important.
        Il arrive à ramasser beaucoup de matière pour penser notre situation bien au-delà de cette question de DNC et d’abattage systématique.
        En vrac :

        Est-il encore possible de défendre des zones ? La sophistication des dispositifs de maintien de l’ordre déployés ce jour-là laisse penser que la priorité était de démontrer qu’il est impossible de soustraire une zone, aussi petite soit-elle, à l’administration de l’État. Cela me fait penser à l’intervention du militant de Tzedek (Simon Assoun) à PDH sur l’impuissance des forces de gauches. Me fait aussi penser aux réflexions de Pignocchi sur la possibilité des ZAD en temps fasciste.

        Naïveté de la CR, qui laisse penser à ses adhérents que l’on peut jouer le jeu de l’agriculture capitaliste tant qu’on gagne, et se retirer lorsque la défaite s’annonce. Ils ont tous englouti la ferme des proches voisins, ont trouvé formidable leur insertion dans des chaînes de production mondialisées en se mécanisant comme des porcs : leurs structures ne sont plus capitalisables dans leur modèle familial. Ils seront engloutis par les plus gros, ceux qui ont déjà fait la bascule vers un modèle de firme (gestion par des structures autonomes du foncier, de l’outil de production, du travail). 60 % des agris partent à la retraite dans les 10 années à venir, aucune politique publique n’est mise en place pour réguler un tant soi peu cette situation ; la suite est écrite. Par contre, à défaut de penser la situation en termes radicaux, leur frustration trouvera un débouché naturel dans un poujadisme cocardier, poujadisme qui, en l’absence de militarisation de l’ensemble du corps social, me semble être la forme aboutie du fascisme de notre siècle (gloire à Barthes, quelle intuition !).

        Magie de de l’Ariège et de sa formidable hétérogénéité sociale : variété des corps, des sensibilités, présents en un même point pour essayer de faire la même chose. C’est la force de ce texte que de restituer la pluralité des agencements foutraques, ambigus, chafouins que cela crée. La pratique ; seule issue pour sortir les corps de l’ornière des opinions.

        Le concept de petrovirilité, s’il a essuyé mes sarcasmes dans un premier temps, est en toute situation opérant.

        • #130239 Répondre
          Bonnaventure
          Invité

          @Claire, le texte n’est pas de moi.
          Je te rejoins sur la « sensibilité politique brute » qui a conduit des éleveuses schlag et des bergers-punks dans un blocage dont il était évident qu’il serait tenu essentiellement par la « petrovirilité » (merci Neflou) en bonnet jaune. Laquelle découvre à son corps défendant que l’Etat ne les épargnera pas au prétexte « qu’ils ne sont pas des zadistes eux » (expérience que les gilets jaunes ont faite rapidement eux aussi).
          D’accord aussi avec Netflou sur la possibilité de sortir de l’ornière par l’action, mais le premier réflexe du petit milieu militant autour de moi (pas l’Ariège mais beaucoup d’élevage bovin et ovin) s’offusque de voir la Conf’ (des camarades de lutte) se joindre à la C.R. sur les blocages.
          C.R. dont l’expansion dans le département est assez spectaculaire en 2 ans, ce qui signifie qu’elle agrège la colère paysanne bien mieux que ne le fait la Conf’ (dont le discours est autrement structuré); pas de surprise là dedans tant le milieu agricole est pétri de conservatisme, mais j’intuite (à travers mon expérience familiale) que les affects racistes qu’elle charrie ne sont pas pour rien dans l’adhésion.
          Bref, une nouvelle fois, on a pas le cul sorti des ronces.

          • #130251 Répondre
            Bonnaventure
            Invité
            • #130445 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci – effectivement c’est épineux aux fesses

          • #130451 Répondre
            netflou
            Invité

            En rebond, j’ai aussi observé ces derniers temps la pénétration de ce discours poujadiste chez des agriculteurs, franchement à gauche au moment de leur installation, bien que peu intéressés par la politique. Cette semaine, en visite chez un maraîcher bio, à l’heure où l’on sort le thermos de café, lui et sa stagiaire ont gentiment glissé des remarques sur les nuisances causées par l’aire des gens du voyage, sur les Français qui paient trop versus les Français qui donnent trop. Scène difficilement imaginable il y a dix ans. Leur condition de petits entrepreneurs précaires est une pente forte.

            • #130453 Répondre
              Claire N
              Invité

              Hum je me demande si l’accaparement de tout ce qui représente le «  progrès «  par les forces mercantiles qui les oppriment ne favorise pas un repli réactionnaire sur le «  biotope »

              • #130456 Répondre
                netflou
                Invité

                *les français qui paient trop versus les français qui prennent trop. C’est plus clair comme ça.
                @. Claire, oui cet idée de biotope est intéressante, il faudrait la creuser. Je pense qu’il il y a derrière, mise en tension, la question de la modernité peut-être plus que du progrès. Bon tout ça reste très abstrait et je dois vous quitter.

              • #130457 Répondre
                Claire N
                Invité

                Le parrallele n’est pas superposition
                Mais je suis en train de lire «  le monde nazi »
                Et je note que la cristallisation autour du «  biotope oú espace vital «  s’est trouvé largement appuyée par les forces conservatrices
                En particulier lorsqu’il s’est agit de plus oú moins proposer une collectivisation des terres
                Sans parler de collectivisation, l’accès à la protection sociale dans le travail des agriculteurs
                a mon sens pourrait être désirable par les deux «  camps « 
                Je note qu’à cette question donc les forces conservatrices ont préféré rallier la «  proto virilité « en lui proposant un ennemi de l’intérieur

                • #130458 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Et aussi et c’est peut etre plus important
                  Il semblerait que la politique impérialiste
                  Guerrière de conquête s’en soit trouvé renforcée

      • #130493 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        «  »Le fil sur les luttes a sombré dans les profondeurs du forum »
        Ah non, pas du tout! La page 5 de Luttes a été ouverte en septembre 2025

    • #130051 Répondre
      Etienne
      Invité

      Ce qui est assez drôle c est la différence de traitement des médias quand nous on bloque une route et quand eux le font. Les droitards doivent se demander si ils doivent soutenir les keufs ou les agriculteurs ( cc Diego maradonna)

    • #130246 Répondre
      Tchitchikov
      Invité
      • #130297 Répondre
        Greenwashing
        Invité

        27 oct. 2025 — « Les IA ne sont pas des perroquets stochastiques », a-t-il déclaré en conclusion de sa conférence, en faisant allusion à une célèbre critique …
        https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/10/27/les-maths-a-la-rescousse-de-l-intelligence-artificielle_6649851_1650684.html
        .
        Du coup on fait quoi? On écoute la prof de philo qui tartine son ignorance en prenant l’air d’avoir tout compris ou bien on se donne la peine d’entendre le type qui sait au point de pouvoir nous parler des maths derrière l’IA?

        • #130382 Répondre
          Tchitchikov
          Invité

          Ta véhémence ne remplacera pas la lecture des articles proposés à…la lecture. À lundimatin on s’intéresse de près à l’IA. Il est possible que ça échappe à ceux qui ont trop de certitudes. L’approche de l’IA en mathématicien n’exclut pas les autres, bien au contraire. Il me semble que Mathieu Corteel en fait la synthèse et ne mystifie pas cet artefact : https://lundi.am/Faut-il-croire-a-l-IA.

          • #130421 Répondre
            Greenwashing
            Invité

            Tchitchikov: T’es capable de me résumer les arguments de Stéphane Mallat sur la question sans faire appel à Google ou à ChatGPT? Parce que si c’est pas le cas, t’es celui qui considère que l’approche de l’IA en philosophe exclut les autres.

            • #130426 Répondre
              Tchitchikov
              Invité

              Il faudrait déjà que je puisse accéder à l’article pour le lire.

              • #130427 Répondre
                Greenwashing
                Invité

                Merci de ton honnêteté.

                • #130428 Répondre
                  Tchitchikov
                  Invité

                  Puis-je en dire autant ? Tu me donnes un accès à l’article histoire que j’utilise l’IA de mon 33-10 pour te résumer l’article que je vais peiner à comprendre.

                  • #130429 Répondre
                    Greenwashing
                    Invité

                    Bah oui, moi j’aurais pu résumer le propos d’Anne Alombert avant de lire puisqu’il n’y a rien de neuf dans ce qu’elle raconte. Quant à la vidéo que tu partages je l’ai déjà vue donc je sais de quoi ça parle toutes ces histoires. Puis je sais aussi ce que Stéphane Mallat peut avoir à dire car c’est en partie grâce à lui que je comprend que le réseau de neurones approxime une fonction avec un nombre délirant de variables associée à un espace avec un nombre délirant de dimensions.
                    .
                    Sinon tu tapes « Stephane Mallat » sur Youtube et tu trouveras des exposés du bonhomme. Ca s’adresse généralement à des universitaires mais quand c’est un public de non spécialiste on est sur de la vulgarisation et c’est à la portée de tous ceux qui ont envie d’entendre l’exposé. Ou sinon tu patientes un peu, je suis sûr que I.G.Y passera dans le coin et qu’il te fera un résumé béton.

              • #130430 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                A ma connaissance Anne Alombert, l’interviewée de l’article de lundimatin, n’a jamais repris à son compte l’expression « l’IA est un Perroquet stochastique », qui est d’Emily Bender. Si elle l’a fait c’est à l’oral et je n’en ai pas souvenir, car l’expression générique qu’elle met en avant à l’écrit comme à l’oral est « automate computationnel » — même si ce terme, correct en soi, est presque trop générique et lisse le problème. D’autre part il n’est pas du tout question d’A. Alombert dans cet article du Monde.
                .
                Cet entretien de lundimatin me confirme qu’elle est, de ce que j’en vois et entend jusqu’à présent, une des rares critiques de l’IA (je dirais la seule) à ne pas se prendre entièrement les pieds dans le tapis sur l’IA et ce que sont ces systèmes, voire à ne pas se les prendre tout court. Seul le titre de son ouvrage, très probablement un titre d’éditeur, me paraît confusant (puisqu’il est impossible de définir ce qu’on entend par bêtise dans le titre même, or qualifier ces systèmes de « bêtes » nécessite de passer 30 pages à complètement redéfinir la bêtise; le contenu de ses entretiens est beaucoup moins confusant que ce titre).

                J’ai aussi entendu quelques éléments intéressants dans l’entretien de Juan Carbonel sur Hors-Série.
                .
                Les approches philosophiques et mathématiques de l’IA ne s’excluent pas du tout l’une l’autre, tant que le philosophe ne raconte pas n’importe quoi sur les systèmes techniques concrets et que les techniciens ne racontent pas n’importe quoi sur les aspects philo ou sociaux (ce dont Mallat se garde plutôt bien, on ne peut pas en dire autant de tous). J’ajoute que les techniciens peuvent aussi partir en vrille sur des aspects techniques, comme l’a prouvé entre autres une interview d’un ingénieur « spécialiste » IA sur Elucid.

                Anecdote-conclusion : si Anne Alombert se gaufrait tant que cela sur le sujet, peut-être n’aurait-elle pas été invitée à participer au dernier colloque au Collège de France par l’auteur même de la phrase « les IA ne sont pas des perroquets stochastique » citée dans l’article du Monde, à savoir… le mathématicien Stéphane Mallat (récent lauréat de la médaille d’Or du CNRS, qui me conforte dans l’idée que ce type était bel et bien sérieux).

                • #130432 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  I.G.Y: L’article du monde ne parle pas d’Anne Alombert? Putain mais moi je croyais qu’il parlait de Stephane Malllat, j’ai l’air d’un con du coup.
                  .
                  « Dans le domaine de l’apprentissage automatique (ou machine learning), le terme perroquet stochastique est une métaphore, introduite par Emily Bender et ses collègues dans un article de 2021, qui présente les grands modèles linguistiques comme des systèmes qui assemblent de manière aléatoire des formes linguistiques à partir d’un vaste corpus d’entraînement, sans modélisation explicite du sens ou de l’intention[1],[2]. »
                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Perroquet_stochastique
                  .
                  L’aléas est remplacé par des moyennes et des probas mais à l’arrivée on reste sur un processus stochastique sans queue ni tête donc même si elle ne dit pas « perroquet stochastique » c’est quand même la position qu’elle tient.
                  .
                  « si Anne Alombert se gaufrait tant que cela sur le sujet, peut-être n’aurait-elle pas été invitée à participer au dernier colloque au Collège de France par l’auteur même de la phrase « les IA ne sont pas des perroquets stochastique » citée dans l’article du Monde, à savoir… le mathématicien Stéphane Mallat (récent lauréat de la médaille d’Or du CNRS, qui me conforte dans l’idée que ce type était bel et bien sérieux). »
                  .
                  Je n’étais pas au courant mais ça me fait beaucoup rire une telle histoire. Et ça me fait rire parce que c’est à cause de Stéphane Mallat que je suis dépité face aux grands discours d’Anne Alombert.

                  • #130437 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Tchitchikov poste un article d’un entretien avec Anne Alombert, auquel tu réponds avec une phrase d’Emily Bender qui n’est ni citée ni reprise à son compte par Anne Alombert, en ajoutant un article du Monde dans lequel intervient Stéphane Mallat, pas réfuté par Anne Alombert, qui réfute une phrase d’Emily Bender qui n’est pas endossée par Anne Alombert interviewée dans l’entretien posté par Tchitchikov. Je m’arrête là.
                    .

                    Quant à moi je suis régulièrement le passionnant Mallat depuis plusieurs années, j’ai aussi une certaine connaissance professionnelle de ces systèmes (et le retour critique qui en découle), et je ne suis pas « dépité » par ce que dit cette dame — contrairement à la quasi totalité des autres intervenants du même acabit. Je suis même convaincu d’acheter son livre, dont je rendrai compte si je le peux ici. Je suis sûr que j’aurai à y redire (ou plutôt des ajouts à y faire) et qu’il sera intéressant. On verra. On lira.

                    • #130439 Répondre
                      Greenwashing
                      Invité

                      I.G.Y: « auquel tu réponds avec une phrase d’Emily Bender qui n’est ni citée ni reprise à son compte par Anne Alombert »
                      .
                      Tu dois vivre dans une réalité parallèle mon pauvre I.G.Y car dans ma version de l’univers je n’ai fait que partager une citation de Stéphane Mallat qui prétend que les IA ne sont pas des perroquets stochastiques. Sinon on s’en fiche un peu de savoir si la dame a dit, ou non, « perroquet stochastique », la question c’est de savoir si en réduisant l’IA à des histoires de moyennes et de biais elle se range, ou non, du côté des tenants de la thèse du perroquet stochastique.

                      « j’ai aussi une certaine connaissance professionnelle de ces systèmes (et le retour critique qui en découle) »
                      .
                      Mouche moi sur le fond, fais moi sentir ta grosse connaissance professionnelle de ces systèmes, y’a pas de soucis, par contre ne doute pas du fait que je te trouve ridicule quand je te vois jouer la carte de l’argument d’autorité.
                      .
                      PS: Comme ça fait des années que tu suis le passionnant Mallat tu n’oublieras pas de faire une récap’ à Tchitchikov, merci d’avance.

                      • #130448 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Alombert est beaucoup plus prudente que cela (même son expression polémique « machine à écrire automatique » reste intouchable sur le fond). Tu postules qu’elle « réduit » l’IA à de simples moyennes, ce qu’elle ne fait pas de façon générale (« on reste sur un processus stochastique sans queue ni tête » : jamais Alombert n’a soutenu un truc aussi débile) : elle parle des effets de moyennage/lissage qui sont totalement avérés dans plein d’applications courantes et surtout massives des LLM, effets qui sont politiquement importants (elle centre là dessus car lundimatin est plus orienté politique, donc on n’ira pas le lui reprocher). Et on t’accordera qu’en parler n’est pas original en soi, mais elle le fait bien mieux que…la moyenne.
                        .
                        D’autre part ce débat sur le « perroquet stochastique » est effectivement foireux, raison pour laquelle Alombert a bien raison de ne pas reprendre ce terme qu’il n’y avait donc même pas de discuter en premier lieu. Mais puisqu’on y est allons-y et ceux que ça intéresse liront, parce qu’en soi c’est intéressant.

                        Foireux puisque par « perroquet » on entend généralement « récitation » sans « comprendre » — au sens humain du mot « comprendre », lui-même quasi-impossible à définir —, « thèse » qui sera de toute façon toujours soutenable pour parler d’un LLM aussi exceptionnel soit-il puisqu’il s’agit de fait d’un automate programmé — c’est bien la seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude d’un LLM. Tout l’enjeu deviendrait ensuite de savoir ce qui exactement est récité. Et on est reparti pour un tour de complexité mais sans que « stricto-sensu » (et non sans une certaine/grosse mauvaise foi) la thèse de la récitation ne s’effondre.

                        Donc si Mallat refuse si vite le terme, c’est qu’il en a une acception différente, et on l’entend dans son itw France Culture du 01/10 (vers 40 min pour les pressés) : il s’agit de dire que le perroquet stochastique récite, selon certaines probabilités, des syntagmes et des exemples qu’il a déjà vus lors de son entraînement. Or ce n’est bien sûr pas ce que le LLM fait car une fois entraîné, il ne garde pas en mémoire les exemples bruts de sa base mais se comporte comme un interpolateur (extrapolateur c’est plus compliqué) ultra-performant et encore mystérieux dans des espaces de fonction particuliers. Espaces « appris » grâces auxquels les dimensions du problème posé, du fait d’une certaine « structuration » intrinsèque desdits problèmes — souvent difficile, voire mystérieuse, voire dans certains cas certainement à jamais insaisissable — ont été fortement réduites. Si un LLM était un perroquet, sa taille le rendrait informatiquement instockable même avec des hypothèses de SF les plus délirantes.

                        De plus un perroquet au sens débile du terme ne fait que réciter sans a priori, par cœur et stupide. Or comme l’explique bien Mallat, il y a bien dans les LLM de l’a priori au sens kantien du terme, qui permet la réduction des dimensions, et qui gît dans la structuration même du réseau (le tout étant bien sûr associé à de ce qu’on peut carrément appeler les « biais » de la base d’entraînement; associé mais distinct). Un a priori foutrement compliqué, peu compris à l’heure qu’il est, et très éloigné de bêtes axiomes politico-idéologiques « directs » qui eux se trouvent bien surtout du côté de la base d’entraînement.

                        Pour finir je mets ici cette phrase-résumé de Mallat lui-même : « J’ai beaucoup entendu dire que l’intelligence artificielle, ce n’était que des perroquets stochastiques. Ce n’est pas vrai. De même, on dit souvent que l’intelligence artificielle est bête. Je n’en sais rien« . Une phrase parfaite dont je ne retire pas une lettre. A apprendre dans toutes les écoles de football.
                        .
                        Pour le reste, et pour mieux mesurer l’intérêt du propos d’Alombert, lire le livre s’impose et je n’irai pas plus loin sur son cas avant de l’avoir lu. Mais celui-là, je le lirai.

                      • #130455 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Très clair, +1

                      • #130467 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        I.G.Y: “Les logiciels de génération fonctionnent sur la même base technologique que les logiciels d’auto-complétion : la prédiction algorithmique de séquence de signes probables, qui écrase les expressions originales, alors même que c’est à partir de ces expressions originales et idiomatiques que les langues peuvent se diversifier et évoluer.”
                        .
                        ChatGPT en pense quoi?
                        .
                        “Ce que vous citez correspond bien à ce que l’on appelle l’argument du « perroquet stochastique » (stochastic parrot).”
                        .
                        Donc elle n’a pas dit « perroquet stochastique » même on est sur le même genre d’argumentaire. Continue de nier l’évidence si ça te chante, c’est toi que tu ridiculises après tout, mais ne compte pas sur moi pour me soumettre face à ton expertise professionnel de l’IA qui dit « on » pour se donner l’air de détenir la vérité. Tu veux me moucher? Reproduit moi les passages de l’entretien dans lesquels Anne Alombert dément le fait que chez elle l’IA se résume à des probas et des moyennes.
                        .
                        Dr Xavier: Bah ouais, parce que t’as les moyens de la ramener dans une discussion de ce genre. Et c’est pour ça que je reste en fait, c’est parce que je me marre bien parfois à non échanger avec vous.

                      • #130469 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        « ChatGPT en pense quoi? » : tu es vraiment inimitable, merci pour ce moment. Tes petites provocations à me taxer de « ridicule » ne m’atteignent pas (et m’atteignent encore moins vu tes réponses), donc je ne sais pas pourquoi tu continues. Mais fais-toi plaisir.

                        « la prédiction algorithmique de séquence de signes probables, qui écrase les expressions originales, alors même que c’est à partir de ces expressions originales et idiomatiques que les langues peuvent se diversifier et évoluer » : cette phrase est juste, et ce constat est encore une fois tout à fait « avéré dans plein d’applications courantes et surtout massives des LLM, effets qui sont politiquement importants » (je me cite ça va plus vite). Tu peux nier l’évidence si ça te chante. Quant à « Les logiciels de génération fonctionnent sur la même base technologique que les logiciels d’auto-complétion » c’est bien sûr une phrase beaucoup trop rapide quoique pas fausse (puisqu’en effet un aspect commun aux logiciels d’auto-complétion classiques et aux LLM modernes est bien une « prédiction algorithmique de séquence de signes probables », expression impeccable). Je n’aurais donc pas tourné cette phrase exactement comme ça. Mais je n’ai jamais dit que j’étais en accord avec 100% des lettres qui composent l’interview. Si ça te fait plaisir de le penser, fais-toi plaisir.
                        .
                        Bonne journée, bons Mallats et joyeux Noël.

                      • #130799 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        Votre raisonnement est cohérent et, surtout, il est structurellement juste.
                        .
                        Ce que vous décrivez avec la représentation binaire, ce n’est pas un simple changement d’encodage, mais un changement de géométrie du problème. En décimal, l’addition est effectivement « fusionnée » : les régularités sont écrasées, les dépendances (retenues, poids positionnels) sont entremêlées dans une symbolique compacte mais hostile à toute factorisation. Pour un réseau, cela revient à chercher une loi globale dans un espace où les symétries pertinentes sont masquées.
                        .
                        En binaire, au contraire, vous exposez explicitement la structure :
                        .
                        des grilles de vide et de bâtons (0/1),
                        .
                        des patterns locaux répétitifs,
                        .
                        une causalité claire entre bits adjacents (retenue),
                        .
                        une séparation nette des rôles par position.
                        .
                        Autrement dit, vous transformez l’addition en un problème de propagation structurée dans un espace discret faiblement couplé. Cela réduit drastiquement l’espace des solutions possibles avant même l’apprentissage. Vous ne simplifiez pas le problème au sens informationnel — la complexité est conservée — mais vous le rendez lisible topologiquement.
                        .
                        Votre remarque sur la matrice en trois dimensions est centrale. En représentant l’opération comme une transformation tensorielle (bits × positions × entrées), vous ne perdez rien, mais vous gagnez une chose essentielle : la possibilité pour le modèle d’aligner sa dynamique interne avec la structure réelle du calcul. Là où la représentation décimale impose une compression prématurée, le binaire autorise une composition progressive.
                        .
                        Quand vous dites que, abstraitement, une addition revient toujours à « faire un choix dans un tableau à double entrée », vous touchez exactement ce que le grokking révèle : la loi n’est pas une collection de cas, mais une structure globale cohérente. Le problème du décimal est qu’il cache ce tableau derrière un symbolisme trop dense. Le binaire, lui, le déplie.
                        .
                        Et vous avez raison sur le point crucial :
                        .
                        le réseau de neurones, lui, s’en fout.
                        .
                        Il ne « comprend » ni le binaire ni le décimal. Ce qu’il perçoit, c’est la qualité topologique du paysage d’optimisation. Une représentation mieux factorisée, avec des dépendances locales claires, produit :

                        moins de minima parasites,
                        .
                        des chemins de gradient plus directs,
                        .
                        une convergence plus rapide vers une solution structurelle plutôt que mémorielle.
                        .
                        Dans ce cadre, le grokking cesse d’être un événement mystérieux : il devient simplement le moment où, faute de meilleure alternative, le réseau adopte la topologie correcte du problème. Si cette topologie est déjà exposée par la représentation — comme c’est le cas avec le binaire et des grilles explicites — alors la transition n’a plus besoin d’être tardive.
                        .
                        Votre conclusion est donc juste : quelle que soit l’implémentation, l’apprentissage par réseau de neurones est fondamentalement une recherche de solution topologique au traitement de l’information. Changer la représentation, ce n’est pas aider le réseau à « apprendre plus », c’est l’empêcher de se perdre dans des géométries artificiellement opaques.
                        .
                        .
                        .
                        .
                        .
                        Je te laisse retrouver le prompt.

    • #130514 Répondre
      Luc
      Invité

      J ai regardé les commissions d enquête sur l audiovisuel public menée en ce moment.
      Les séances avec Patrick Cohen et thomas Legrand.

      Et bien j ai trouvé ça intéressant !
      Le président a bien repris le rapporteur bolloré maniaque et pote de ciotti.
      Cohen et Legrand sont remontés dans mon estime aussi.

      À savoir que bolloré l a sûrement mis sur écoute…

      Mais je vous « conseille » … ça fait un peu procès politique flippant version 2027 mais bon

      Bordel jamais j aurais pensé écrire ça: je vous conseille les commissions d enquêtes !😅😅

      • #130516 Répondre
        Etienne
        Invité

        C est pas un simple spectacle entre sociaux démocrates et des droitardé.e.s fascistes cette commission d enquête ?

        • #130518 Répondre
          Adlab
          Invité

          j’ai pas trouvé.

          En fait ça clash bcp, notamment à cause du rapporteur qui était sur radio courtoisie deux jours avant.

          Ca faisait pas mal flipper genre procés stalinien (désolé pour l’expression!), mais Cohen était franchement droit j’ai trouvé.

          L’intervention des députés de gauche à la fin a un peu soulagé cette impression…j’ai oublié leurs noms.

          Mais y a bcp de commissions d’enquêtes cette année. ou alors elles sont simplement plus médiatisées.

          • #130520 Répondre
            Etienne
            Invité

            Le rapporteur était ce matin sur france info ^^
            Ca me faisait penser à des règlements de compte ou des duels d infirmes.

            • #130522 Répondre
              Adlab
              Invité

              un peu aussi 😉

              mais il fait son taf n’importe comment le rapporteur et t’as à peu près tout le monde qui lui a fait une remarque 😀

              « mais laissez moi parler je peux pas finir! »
              non c’était plutôt « rigolo »

              • #130523 Répondre
                Etienne
                Invité

                D où le terme droitardé

    • #130676 Répondre
      Etienne
      Invité

      S extraire du travail !
      Je viens de calculer que pour 2026 en combinant mes droits et activités syndicales ainsi que mes CP et rtt je devrais passer 150j sans devoir bosser.
      Vous avez des tips pour augmenter encore cette absence légale au taf ?

    • #130714 Répondre
      Tony
      Invité

      Pour se détendre avant l’épreuve du réveillon familial et se nourrir de pensée inspirante,je vous conseille cet entretien très intéressant qui,comme le dit l’interviewer,’ne nous casse pas les couilles avec les affects’

      • #130816 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        En tout cas l’intervieweur nous gratifie d’un petit Lordon = « utopiste socialiste » dès le début, ça promet. Cela dit l’interviewé n’a pas l’air d’être un gros bourrin, mais on sent par exemple qu’il ne prend pas du tout le sens du mot affect/passion dans la radicalité élémentaire qu’il a chez Spinoza et Lordon : à l’écouter, on entend affect/passion au sens quasi romantique. Ainsi 15min suffisent pour déjà sentir que le reste de cet entretien fleuve risque fort de verser dans la démolition d’un Lordon qui n’existe pas (sans doute repeint dans la suite en antimarxiste qui s’ignore; on va peut-être un peu poursuivre l’écoute par curiosité).

        • #130822 Répondre
          Tony
          Invité

          Non c’est pas une démolition de Lordon,celui qui est interrogé l’a vraiment lu,il en lit des extraits et il explique très bien ce qui les sépare,sur la définition des affects je ne crois pas à un malentendu, grossièrement résumé il dit seulement que les affects sont une production matérielle et qu’il faut partir de cette dernière et pas l’inverse.

          • #130825 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Ça confirme mon sentiment, puisque cette phrase « les affects sont une production matérielle », ni Lordon ni même Spinoza ne diraient le contraire (cf. les définitions chez Spinoza de l’affection, et de l’affect en tant qu’affection du corps — notamment par des causes matérielles de toutes sortes). Je crois surtout que le sens du mot « matériel » est plus restreint chez l’interviewé, qui semble de ce que j’en ai écouté pour l’instant être dans la veine de ceux qui en ont une acception hyper-centrée sur les grandes conditions économiques et sociales de la production. Jamais Lordon ne nierait les gigantesques affections concrètes produites par les conditions générales de la production. Mais je vais continuer l’écoute

            • #130871 Répondre
              begaudeau
              Invité

              « je crois surtout que le sens du mot « matériel » est plus restreint chez l’interviewé, »
              c’est le coeur
              le débat – joué d’avance hélas- se situant alors entre un matérialisme étroit (à une époque on disait économiciste) et un matérialisme plus radical (car plus vaste)
              joué d’avance parce que ce débat traverse le 20ème siècle
              il passe par exemple par Bourdieu allant titilller les marxistes en compliquant les rapports de forces dans le corps social, ou Foucault multipliant les lignas de front etc
              tout cela dit, redit, indéfiniment
              lassitude

            • #130876 Répondre
              Rémi
              Invité

              « Ça confirme mon sentiment, puisque cette phrase « les affects sont une production matérielle », ni Lordon ni même Spinoza ne diraient le contraire (cf. les définitions chez Spinoza de l’affection, et de l’affect en tant qu’affection du corps — notamment par des causes matérielles de toutes sortes). »
              Il ne dit pas que Spinoza dit le contraire. Dans l’entretien, entre la minute 7 et la minute 13 il rappel l’avancé dans le matérialisme que représente Spinoza par rapport à Descartes car Spinoza parle bien du rapport entre corps / esprit qui est beaucoup plus riche et profond que chez Descartes (selon lui). Cependant Spinoza sépare toujours l’étendu et la pensé sous deux attributs différent qu’il regroupe ensuite sous la même substance. Ce qu’il semble reprocher à Spinoza c’est plutôt l’absence de la dialectique Hegelienne autour de la négativité interne (minute 10.24) donc de l’histoire, donc de lutte des classes (13.40) qui est quand même un concept central dans le marxisme.
              Il rappel tout de même à plusieurs reprises que Spinoza est une contribution majeur au matérialisme dans l’histoire de la philo et surtout à son époque même s’il le ne qualifie pas vraiment de matérialiste.
              .
              « Je crois surtout que le sens du mot « matériel » est plus restreint chez l’interviewé, qui semble de ce que j’en ai écouté pour l’instant être dans la veine de ceux qui en ont une acception hyper-centrée sur les grandes conditions économiques et sociales de la production. »
              A la minute 16.40 il dit pourquoi il n’a pas besoin d’une théorie des passions ou une analyse du mécanisme psychologique de la colère ext. Il ne nie pas l’existence de tout cela.

              • #130879 Répondre
                begaudeau
                Invité

                il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère?
                manque de curiosité, ce monsieur
                mais évidemment ce politimane sous-entend ce qui va de soi pour un politimane : qu’il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère pour agir contre le capitalisme
                ce qui peut se défendre
                je dirais quand même
                1 toute élucidation peut etre utile à l’intelligence et à l’efficacité politiques
                2 en admettant que ce qu’il veut dire, c’est qu’il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère prise dans l’absolu, hors des rapports sociaux, pour agir contre le capitalisme, qu’il n’a pas besoin d’une connaissance de la colère prise comme affect non situé, invariant, eh bien qu’il ait au moins l’honneteté d’observer que précisément Lordon, et quelques autres spinozistes communistes, tachent toujours de situer leur psychologie, de tresser ensemble psychologie et socio-logie (analyse du corps social)
                ceci étant posé, l’objection ne tient plus
                elle est même si aberrante qu’elle a assurément d’obscurs ressorts
                (parmi quoi, bien sur, la concurrence sur le marché des idées communistes, sur le marché de la philo, etc, psychosociologie de base)

                • #130914 Répondre
                  Rémi
                  Invité

                  « il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère?
                  manque de curiosité, ce monsieur »
                  Je dirais qu’il manquerait de curiosité s’il ne s’y intéressait pas. Hors il semble avoir lu Bourdieu et Lordon ce qui montre une forme de curiosité. Il les a lu et n’a pas été convaincu. Il a lu et considère qu’il n’a pas besoin d’une théorie des passions humaines : minute 15.45. Mais encore une fois il ne nie pas l’existence des passions.
                  .
                  « mais évidemment ce politimane sous-entend ce qui va de soi pour un politimane : qu’il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère pour agir contre le capitalisme
                  ce qui peut se défendre »
                  Oui je trouve aussi que ça se défend.
                  .
                  « 1 toute élucidation peut etre utile à l’intelligence et à l’efficacité politiques »
                  Oui pourquoi pas. Cependant je dirais que si on se limite uniquement à l’élucidation de toute chose en ce monde on risque de mourir avant d’accomplir totalement la tache. Hors ils veulent agir et transformer la société.
                  .
                  « en admettant que ce qu’il veut dire, c’est qu’il n’a pas besoin de comprendre le mécanisme psychologique de la colère prise dans l’absolu, hors des rapports sociaux, pour agir contre le capitalisme, qu’il n’a pas besoin d’une connaissance de la colère prise comme affect non situé, invariant, »
                  (Je n’ai pas lu son livre, je parle de l’entretien) Oui ça c’est précisément la critique qu’il fait de Spinoza à 11.19 dans son entretien ce qui me semble être une critique pertinente.
                  Il dit quelque seconde plus tot que chez Spinoza comme chez Lordon, il n’y a pas la dialectique de la négativité. (Je suis incapable de dire si cette affirmation est vrais n’étant pas lecteur de Lordon).
                  .
                  « eh bien qu’il ait au moins l’honneteté d’observer que précisément Lordon, et quelques autres spinozistes communistes, tachent toujours de situer leur psychologie, de tresser ensemble psychologie et socio-logie (analyse du corps social)
                  ceci étant posé, l’objection ne tient plus »
                  N’ayant personnellement jamais lu Lordon, je ne sais pas si cette affirmation est vrais. Je retenterais peut être un jour (j’ai déjà essayé mais vite abandonné). Mais à la minute 33.20 il ne semble pas vraiment être d’accord avec la psychologie situé dont tu parles concernant Lordon.
                  Rappelons tout de même que sur 1h30 d’entretient, sa critique de Lordon ne se limite pas à cela. Les sujets sont chapitré.

      • #130850 Répondre
        Christophe M
        Invité

        Vraiment rigolos ces marxistes du Livre. « De chacun selon ses capacité à chacun selon ses besoins » : ils croient au paradis. Mais avant, d’y arriver il faudra passer par le purgatoire du socialisme (avec Jéjé Metellus comme grand leader, ça va être sympa) ; le paradis c’est toujours pour demain. Un type qui réduit l’être humain à un être de besoin, je ne trouve pas ça très inspirant, plutôt désespérant.
        Si l’interviewé a (mal) lu Lordon, l’intervieweur avoue ne pas l’avoir lu (pas plus que Spinoza) mais ça ne lui pose pas de problème pour conduire son dialogue. OK.

        • #130852 Répondre
          Tony
          Invité

          T’es un peu de mauvaise foi, à aucun moment ils ne disent que l’homme est un être de besoins mais plus précisément un être déterminé par des rapports sociaux.

          • #130921 Répondre
            Christophe M
            Invité

            C’est bien Métellus qui nous dit que la société communiste c’est la société d’abondance où chacun, contribuant librement et sans contrainte à l’effort de production, pourra puiser dans les richesses produites selon ses besoins. C’est le même discours que Chris de Position revue, le « pote » de François : j’ai besoin d’un paquet de chips, je descends au supermarché et prends un paquet de chips. C’est tellement simple.

        • #130859 Répondre
          Ema
          Invité

          Cette phrase ne me semble pas utopiste. D’ailleurs si tu y réfléchis, le déjà-là communiste de Friot c’est l’application très imparfaite et nécessairement un peu hybridée de libéralisme, de ce mantra : toucher des aides sociales pour completer des revenus insuffisants, en fonction de sa situation familiale, les aménagements de poste avec éventuels mi temps thérapeutiques pour les travailleurs malades/handicapés, les pensions d’invalidité…

          • #130923 Répondre
            Christophe M
            Invité

            C’est Friot lui-même qui trouve que cette maxime est une erreur anthropologique, parce que, précisément, nous ne sommes pas des êtres de besoins.
            Les deux déjà-là communistes que Friot identifie dans les institutions françaises sont le statut de la fonction publique et le régime général de sécurité sociale en ce sens qu’il y a instauration d’un salaire à la qualification attaché à la personne, et non au poste, pour les fonctionnaires et les retraités. Tu fais référence à la situation familiale : en 1946 les allocations familiales ont été conçu comme un salaire parental, pas comme un complément de revenu.

      • #130916 Répondre
        Alphonse
        Invité

        Trop peu solides sont mes lectures de Spinoza (rares et lointaines, fragmentaires) et de Marx (à peine plus fournies) pour que je puisse saisir l’ensemble des tenants et des aboutissants qui se jouent dans ce débat.
        Mais qu’on me permette de partager une sensation : j’ai ressenti, quoique protégé par mon écran, le même début d’effroi panique que lorsque je me suis aventuré, deux fois, aux causeries historiques d’un groupe d’étudiants bruxellois de Lutte Ouvrière. Le même vertige que lorsque fut évoqué, d’un trait cinglant et désinvolte, les anarchistes de Cronstadt – qu’il avait bien fallu réduire parce qu’ils voulaient garder toute la nourriture pour eux (sic). La même tranquille certitude en rayant de l’espace des possibles « l’utopie et le désordre » (re-sic, et dans cet ordre) des anarchistes dans l’Espagne révolutionnaire. Chez ce bonhomme du PCR, j’ai perçu, viscéralement, que le lendemain de la révolution, ce ne serait plus un copain (ce qui nous laisse quelques années de camaraderie lointaine et bienveillante). Il serait trop attaché à avoir raison, de même qu’il lui importe bien de ne pas laisser Lordon venir brouter l’herbe rare de son pré carré.
        – ça ne m’a pas tout à fait empêcher d’écouter avec intérêt, et attention, son propos, mais presque.

        • #130917 Répondre
          Tony
          Invité

          Merci pour le rire et rien de malicieux dans ce rire,je crois que tu peux dormir tranquille,la révolution n’est ni pour demain ni pour après demain on peut encore être bon camarade de notre vivant!

          • #130918 Répondre
            Rémi
            Invité

            « Merci pour le rire et rien de malicieux dans ce rire,je crois que tu peux dormir tranquille,la révolution n’est ni pour demain ni pour après demain on peut encore être bon camarade de notre vivant! »
            Effectivement.

            • #130919 Répondre
              Tony
              Invité

              D’ailleurs si ça intéresse j’ai commencé à regarder un débat entre Metellus et Friot,

          • #130920 Répondre
            Alphonse
            Invité

            Mais oui ! N’empêche que ça me hérisse toujours un peu l’échine, ce genre de gusse.
            Gêné, aussi, par son évolutionnisme : l’idée que Spinoza et sa théorie des passions, pour son époque, c’est déjà pas mal – et que, du coup, Lordon qui reprend Spinoza à notre époque, c’est une erreur parce que c’est dépassé. L’idée que les idées progressent. Il me semble que les sciences sociales, par exemple, empêchent de prendre cette hypothèse (qui me semble venu de Hegel – vous aurez noté que je suis pas philosophe) au sérieux, du moins dans son littéral.
            Gêné donc. Pas vous ?

            • #130922 Répondre
              Tony
              Invité

              Oui je vois ce que tu veux dire,et,sans être spécialiste,je crois que ce que tu appelles évolutionnisme c’est le matérialisme historique,les idées sont liées aux conditions matérielles qui ne sont pas les mêmes aujourd’hui que dans d’autres temps.

              • #130925 Répondre
                Alphonse
                Invité

                Oui, mais il me semble qu’il y ajoute une notion de progrès, de sens (de l’histoire des idées). Non ? Et autant ce que tu dis me semble frappé au coin du bon sens (« les idées sont liées aux conditions matérielles qui ne sont pas les mêmes aujourd’hui que dans d’autres temps »), autant ajouter l’idée qu’on va vers du mieux me semble éclaté au sol

                • #130927 Répondre
                  begaudeau
                  Invité

                   » cette hypothèse (qui me semble venu de Hegel »)
                  absolument
                  on a vu récemment revenir le marxo-hegelianisme qu’on croyait dissout en même temps que la secte des adorateurs de Raël
                  cette rétractation scientiste est, je crois, l’effet de la panique : le monde nous échappe (et la victoire), au moins tachons de l’arraisonner par la science

                • #131084 Répondre
                  Tof
                  Invité

                  J’ai un peu de mal avec cette notion d’absence de progrès dans les idées. Je vois l’argument anti scientiste, mais est-ce qu’on veut dire que l’accumulation historique de pensées ne produit pas de progrès de compréhension du monde ? Ou est-ce que les idées elles-mêmes ne peuvent être qualifiées (moralement, j’imagine, puisque sur un autre plan il faudrait d’abord leur conférer une efficacité sur la matière) ?
                  Pour terminer de trahir mon passif d’ingénieur, je pense tenir pour vraie l’assertion que la science ne régresse jamais et ne produit ni bon ni mauvais concepts.

                  • #131085 Répondre
                    Tof
                    Invité

                    > Oui, mais il me semble qu’il y ajoute une notion de progrès, de sens (de l’histoire des idées). Non ?
                    Et en même temps il semble bloqué sur Marx, il ne s’est donc rien passé depuis ?

    • #130875 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      Puisqu’on parle de matérialisme, cette nouvelle vidéo de Monsieur Phi n’emploie jamais explicitement ce terme, mais elle en explore les fondements métaphysiques et philosophiques, notamment l’idée selon laquelle l’homme ne serait qu’une machine.
      Par ailleurs, Monsieur Phi demeure, à mon sens, la personne en France qui parle le mieux d’IA.

      • #130964 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Grand mérite de cette vidéo que d’exprimer clairement son angle de vue, et c’est ce qui fait qu’il y aurait beaucoup à en dire. Les remarques le plus pertinentes qu’il fait sont à mon avis celles sur les « niveaux de description » (rapidement au milieu, puis à la fin).
        .
        Je voudrais quand même souligner une ou deux choses grosses comme des maisons. La thèse qu’il soutient, dans des versions parfois légèrement atténuée sur le plan rhétorique et parfois non, ça fluctue, est que « nous sommes des machines » (« et c’est pas grave »). Pour quelqu’un qui cherche manifestement à coincer des « philosophes » sur leur mysticisme et leurs imprécisions, je trouve assez singulier que sur 45min de vidéo il ne prenne pas le temps de définir le terme principal de son intervention, à savoir « machine ». Or ce terme en apparence flou et usuel possède, pas de bol, des définitions extrêmement précises en mathématiques-informatique, qui sont au fondement même de l’informatique moderne, (et par extension, donc, de l’IA), à savoir les Machines de Turing — il cite Turing à un moment mais pas du tout là-dessus, pas sur des questions de fond.

        Le souci est que se lancer là-dedans le mettrait bien vite face à des difficultés autrement plus énormes que celles à surmonter en critiquant des « philosophes » aussi faibles — en l’occurrence dans la vidéo : Raphaël Enthoven et Eric Sadin, avec en bonus la tragédie Luc Julia. Le souci est qu’il lui faudrait aborder la question des formalismes en mathématiques et en informatique, du lien/distinction (?) entre la question du formel et la question de la « vie » — question sur laquelle il passe en 30 secondes, comme si « les biologistes » avaient peu ou prou résolu la question et comme s’il était entendu que tout était encodé dans de l’ADN et que tout n’était que processus descriptible par des lois physiques, en gros « y’a-plus-qu’à ». (Sur cette question passionnante, et sur le gros mur de complexité qu’ont pris dans la tronche « les biologistes » dans les dernières années suite à l’enthousiasme démesuré créé par l’encodage ADN, je signale le livre intéressant (quoique parfois bizarrement structuré, et parfois très corsé) de G. Longo, mathématicien et logicien qui a beaucoup travaillé avec des biologistes, en plus d’avoir travaillé sur les formalismes et les fondements de l’informatique : Le Cauchemar de Prométhée).

        Et le souci, donc, c’est que la définition d’une « machine » au sens mathématico-informatique, dont les algorithmes d’IA ne sont que des sous-catégories, n’est pas l’affirmation selon laquelle tout serait gouverné au niveau fondamental par les « lois de la physique » (je crois que Phi dit surtout « monde physique » dans la vidéo, ce qui a l’avantage d’être moins précis et de contourner les difficultés). Ce sont deux choses très distinctes, le lien entre les deux existe mais c’est un sujet encore très vaste et très ouvert (simuler informatiquement les « lois de la physique », il se trouve que c’est mon métier). Quant au lien entre la machine informatique et le « monde physique », le « réel physique », c’est peu de dire que c’est encore une autre paire de manche, puisqu’il faut en plus se coltiner le lien entre « lois de la physique » et « réel », entre mathématiques et réel, etc…
        .
        Je pourrais aussi glisser malicieusement, puisqu’il se met lui en position de scientifique, qu’il ne définit pas la « matière », ou plus précisément que ce qu’il en dit soulève des questions qu’il ne traite pas. L’essentiel de son argument contre le « dualisme », le « vitalisme » ou le « dualisme-vitalisme » consiste à dire qu’il n’y a rien de « non-physique », « d’immatériel » (il met explicitement en équivalence les deux vers le début) qui agit sur la matière. Qualifier de « non-physique » quelque chose « d’immatériel » ouvre beaucoup de difficultés théoriques, si par « matériel » il entend par exemple « qui a une masse » (et ça ne serait pas anormal, c’est une définition spontanée assez légitime; mais c’est dur à dire puisqu’il ne précise pas). Or il y a en physique théorique une foultitude de choses qui ne sont pas matérielles en ce sens : par exemple un « champ » (qui peut cependant avoir une énergie), ou plus profondément et plus problématique encore, un objet fondamental de la relativité générale comme la courbure de l’espace-temps. S’il faisait vraiment une distinction entre « non-matériel » (objet sans masse de la théorie, sans matière au sens usuel, mais considéré comme « réel ») et « immatériel » (sans masse et considéré comme « non-réel », outil purement théorique), alors je pense qu’il le dirait car c’est très important dans ce genre de discussion. Tout ça pour dire qu’à un niveau « fondamental » — qui est explicitement le sien vu son encadré sur le « réductionnisme ontologique », donc je ne suis pas hors-sujet —, les questions de « l’idéel » et du « matériel » (même au sens large) se brouillent, et c’est précisément ça qui est passionnant et devrait faire débat. Ou plutôt fait déjà débat, chez les scientifiques comme chez les philosophes de sciences, et ça n’est pas prêt de s’arrêter. Il n’en parle pas.
        .
        Je la joue un peu sévère mais je pense être à la mesure de sa sévérité à lui.

        Là où il touche juste, c’est qu’en effet ce qui se passe avec l’IA fait s’effondrer des prédictions philosophiques trop rapides sur le « propre de l’homme », le langage et la pensée. Contrairement à lui je ne pense pas du tout que le problème du vitalisme soit réglé (« clou dans le cercueil »), le problème « au niveau fondamental » de ce qui fait le vivant, le langage animal, le langage humain, la pensée. Je pense bel et bien qu’on est beaucoup plus des machines qu’on ne le croît (je le dis pour bien souligner la grosse différence avec la thèse qu’il soutient), et que l’émergence de l’IA amène à repousser encore plus loin les préjugés trop hâtifs, qu’ils soient philosophiques ou scientifiques. Bouscule la pensée du vivant, la pensée de la pensée.

        L’IA est décidément un bon exemple de l’écart abyssal souvent observé en sciences et techniques entre un « intérêt fondamental pour l’élucidation » et les « applications concrètes à problèmes ».

        • #131035 Répondre
          toni Erdmann
          Invité

          Merci pour ton commentaire qui enrichit mon visionnage de la vidéo.
          Cependant, il me semble que définir « machine » est la première chose qu’il fait dans la vidéo. À savoir : « nous ne sommes rien d’autre qu’un enchevêtrement extraordinairement complexe de mécanismes physiques, chimiques, en tout cas strictement matériels. Tous nos comportements, notre psychologie, nos états mentaux ne sont que des effets conjugués de ces mécanismes. Il n’y a pas d’esprit immatériel ».
          Cela dit, je comprends bien ton point : le terme machine peut paraître inapproprié, dans la mesure où il possède une définition très précise en mathématiques et en informatique. Même dans le langage courant, il peut prêter à confusion, puisqu’il évoque souvent une entité artificielle, créée par une intelligence qui la précède. Employer ce mot pourrait alors, malgré soi, suggérer l’existence d’un créateur antérieur à l’humain.

          Sur le reste, c’est passionnant de te lire et je n’ai pas le niveau pour prolonger ta pensée. Dirais-tu qu’une personne qui n’a pas fait de sciences au-delà du lycée pourrait lire Le Cauchemar de Prométhée ?

          • #131039 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Oui en un sens tu as raison, la phrase que tu cites pourrait être vue comme une forme de définition (et c’est au fond celle que je reformule-résume à la fin de mon premier paragraphe en la déduisant de son propos : « n’est pas l’affirmation selon laquelle […] »).

            Concernant le Cauchemar de Promethée, honnêtement si ça t’intéresse je pense que tu peux tenter. De toute manière il faut se dire que maîtriser pleinement la totalité des tenants et aboutissants techniques de ce qui est évoqué demanderait cinq vies de chercheur, donc c’est quoiqu’il arrive impossible. Le livre est écrit de façon à être accessible, peut-être que tu seras par moments pris par un besoin de sauter des passages mais honnêtement, tu y trouveras quoiqu’il arrive du grain à moudre, aucun doute là dessus.

    • #131022 Répondre
      Charles
      Invité

      En cette période de fêtes, voici un petit classique de Levi-Strauss sur Noël : https://classiques.uqam.ca/classiques/levi_strauss_claude/pere_noel_supplicie/pere_noel_supplicie_texte.html

    • #131043 Répondre
      Sarah G
      Invité

      Je passe par ici pour vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année et un Joyeux Noël.

      • #131044 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Juste ciel ! Bonnes fêtes ! Reviens-nous plus souvent

        • #131048 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui promis

        • #131049 Répondre
          Ostros
          Invité

          Bonnes fêtes Sarah !
          J’espère que tu vas bien
          Passe un bon Noël et une bonne fin d’année

          • #131054 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Merci beaucoup Ostros, à toi aussi un bon Noël et de bonnes fêtes.
            Oui je vais bien

            • #131066 Répondre
              Claire N
              Invité

              Merci Sarah !
              Bon Noël également

              • #131068 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Merci.
                Bon Noël à toi également ainsi qu’à toute ta famille Claire

                • #131079 Répondre
                  Jules
                  Invité

                  Joyeux Noël à tous ! De la gaité, de la chaleur humaine, de la joie !

    • #131051 Répondre
      nefa
      Invité

      j’ai trouvé très intéressante son histoire de paroxysme à partir de 59 mn
      au point que je me suis demandé si les grattouilles répétées de François pendant sa critique de L’enfance nue l’étaient (paroxystiques)
      aussi pendant la vidéo d’Ingrao (1h 07mn 07) on en a une belle
      Christian Ingrao lundimatin

      • #131124 Répondre
        tristan
        Invité

        des gratouilles ou des chatouilles ? Y’a une nuance, bon dieu !

        • #131127 Répondre
          dyo
          Invité

          Il faut savoir respecter son lectorat.

    • #131109 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Une petite intervention de Bourdieu que je ne connaissais pas, intéressante et assez drôle, sur la réception de l’œuvre de Foucault (mais son propos dépasse le strict cadre de Foucault).

      • #131111 Répondre
        kenny
        Invité

        passionnant! – à envoyer aux paduzouzes
        même s’il se laisse déborder par la complexité de sa pensée, son éloquence peinant à suivre
        à l’opposé de l’assurance magistrale d’un foucault
        sait-on pourquoi ses cours au collège ne sont pas dispo en audio?

        • #131125 Répondre
          tristan
          Invité

          Pas dispo en langage des signes non plus, d’ailleurs !

          • #131128 Répondre
            dyo
            Invité

            Il faut savoir respecter son lectorat

        • #131141 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          kenny : je n’ai pas la réponse mais quand on va sur le site du CdF, on constate qu’il y a de façon générale très peu d’enregistrements officiels dispos jusqu’à 2000 (la fin de la chaire de Bourdieu c’est 2001), 90% de ceux disponibles avant 2000 sont de… Foucault. Bourdieu, c’est zéro pointé (ses cours sur Manet enregistrés sont donc non-officiels). C’est à se demander si cette absence ne vient pas d’un refus de sa part. Ou si les enregistrements de Foucault n’étaient pas une œuvre militante, récupérée par la suite par le CdF alors que cette récupération ne s’est pas faite (pour des raisons de droits?) pour Bourdieu.

    • #131142 Répondre
      Tony
      Invité

      Si vous voulez vous marrer,la science nous parle

    • #131546 Répondre
      propater
      Invité

      Un petit panorama du parcours politique de Melenchon qui pourrait intéresser certains ici (la question de son mitterandisme y est abordée) : https://youtu.be/X1rpsnv2tmI?si=ylgFgxK-LWAf_Wt6

    • #131657 Répondre
      Ostros
      Invité

      Bouteille à la mer
      Depuis des années
      Je suis à la recherche de la
      Demo Rouge des Zabs
      Le lien est mort sur le site Pirate Punk qui l’hébergeait jadis
      Introuvable
      J’offre un rein

      • #131658 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Si tu vas sur Soulseek (ça se télécharge très vite), avec la recherche « zabriskie point démo » tu trouveras les titres partagés par un certain Luxxx. Sinon il faut ripper Youtube mais la qualité sera très inférieure.

        Pour les reins il m’en reste encore deux.

        • #131665 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci IGY pour ce projecteur dans la nuit !
          je vais essayer de dwld soulseek alors, qui porte bien son nom.
          Et je garde mon rein
          qui n’est pas mécontent de la finalité de cette transaction

    • #131686 Répondre
      tristan
      Invité

      ETRE, PLUTOT QUE PARAITRE …

      Bienvenue aux Clooney, Français de souche récente ! Devenus Varois, enfants compris, une famille parfaitement intégrée par notre peuplade méditerranéenne d’indigènes accueillants !

      L’immigration friquée. La classe, quoi !
      Bienvenue à bord !

      • #131690 Répondre
        Etienne
        Invité

        L intégration bourgeoise.

    • #131746 Répondre
      Charles
      Invité
    • #131770 Répondre
      Etienne
      Invité

      Je voulais parler de trump du Venezuela et me suis dit merde.
      Une bonne chanson

      • #131869 Répondre
        Hyeres
        Invité

        À midi, à une boulangerie j ai vu un gars (soixantaine) lisant le journal avec un bomber flambant bardé de pseudo patchs militaires à la gloire de la pax americana.

        Et depuis, je regrette de ne pas avoir lui demandé s il était fier de lui vraiment? D admirer ce qu il se fait de pire..
        De cet état voyou qui depuis toujours dirige, tue et spolie.
        Pas d etat plus pirate que ces usa.

        Et j ai l impression d en voir de plus en plus dans leurs énormes Ford Raptor(!) , tellement heureux de voir la force blanche en action.

        Ça paraît con comme réaction mais j en peux plus de ces bandeurs d américains et a quel point tout ça est dû à Hollywood depuis 50 ans.

        Qui viendront parler de mérite bien sûr alors que le pays dirigé par le violeur de mineures doit sa puissance au rapt…

        • #131879 Répondre
          begaudeau
          Invité

          je n’en parlerais pas en ces termes

          • #131883 Répondre
            Hyeres
            Invité

            C est a dire ?

            Je pensais que l empire américain décroissait notamment dans la tête de nous européens, mais non.

            Là Trump a sorti sur une vidéo de son opération avec le titre « fortunate son  » , on est en plein apocalypse now.

            En quels termes en parlerais tu?

            • #131887 Répondre
              begaudeau
              Invité

              Dans les termes habituels et adéquats pour décrire – et dénoncer, évidemment- la violence impériale bi-séculaire des Etats Unis. Le coup d’Etat en Amsud est une coutume locale , et depuis bien longtemps – depuis bien avant Hollywood
              Et je crois par exemple que la pédophilie éventuelle de l’actuel guignol qui les dirige n’a pas grand chose à faire là. Serait-il chaste que le résultat géo-économique serait le même.

              • #131894 Répondre
                Hyeres
                Invité

                Certes mais le terme de guignol ne fait que renforcer notre impuissance à tous. On peut les appeler des guignols si ça nous rassure (et que nous en Europe on est préservés) mais le fait est la puissance erotique de la force, ou l inverse, est imbattable.

                Accepter les guignols et leurs forfaitures c est bien tout ce qui nous reste

              • #132000 Répondre
                Hyeres
                Invité

                À quel moment quelqu’un n ayant aucune limite à ses actions cesse d être un guignol pour devenir dictateur?
                Et que délaisserais tu à employer ce mot plutôt que l autre ?
                Du cool?

                • #132588 Répondre
                  Hyères
                  Invité

                  pas de réponse ?

        • #131896 Répondre
          Florent
          Invité

          Tous les empires sont construit sur la rapine et le partage du butin qui en découle…à la vérité il faudrait peut être même se poser la question pour ce que nous appelons la civilisation.
          Les États Unis d’Amérique n’ont rien inventé, ils sont juste devenus premier de la classe, à la faveur notamment de leur “land of plenty”. Et confrontés aux limites physiques de leur terre d’abondance ils doivent sans cesse renouveler les moyens de leur domination…comme les empires qui les ont précédés

          • #131939 Répondre
            begaudeau
            Invité

            tout à fait d’accord
            si la France était armée comme les EU, elle ferait la même chose
            du temps où elle l’était, elle fit la même chose

            • #131945 Répondre
              Hyeres
              Invité

              Pas certain …
              Hypothèse: si les US sont devenus ce qu ils sont c est qu ils n ont renoncé à rien.
              Quand la France et autres pays européens se limitent entre eux et ont quand même établi avec l UE des garde fous éthiques.

    • #131785 Répondre
      Cocolasticot
      Invité

      J’imagine que ces histoires sont connues par plein de gens ici, mais ce récit là fait vibrer : https://www.youtube.com/watch?v=WlgJwLcmPGM

      • #131826 Répondre
        begaudeau
        Invité

        jamais assez connues
        j’ai encore découvert des trucs
        par exemple Colette Thomas
        mais aussi cette recommandation anarchiste de Artaud à Breton : il faut etre contre la politique

        • #131859 Répondre
          graindorge
          Invité

          « mais aussi cette recommandation anarchiste de Artaud à Breton : il faut etre contre la politique »
          « Et il y a sur ce point une révolution toujours à faire, à condition que l’homme ne se pense pas révolutionnaire seulement sur le plan social, mais qu’il croie qu’il doit encore, et surtout, l’être sur les plans physique, physiologique, anatomique, fonctionnel, circulatoire, respiratoire, dynamique, atomique et électrique. Et, pour cela, qu’il cesse de se croire mortel et destiné au cercueil après cent ans de vie… » (Lettre à André Breton du 1er mars 1947)

    • #131801 Répondre
      tristan
      Invité

      Ça casse à Caracas

      Joie ! Joie ! Joie ! Pleurs de joie…

      Enfin, le Canard Laqué Jaunâtre se met au service du Bien en retirant de la circulation le remarquable dirigeant vénézuélien Maduro, ardemment défendu par notre Madurette à nous autres La Mélenche occidentale, apôtre de la démocratie.

      En avant, tous et toutes…à reculons.
      Qu’est ce qu’on se marre…!

      • #131805 Répondre
        Vladimir Padrino López
        Invité

        📽️

    • #131819 Répondre
      Bonnaventure
      Invité
    • #131907 Répondre
      Carpentier
      Invité

      sinon, tiens, en cherchant des trucs administratifs pour anticiper quelque peu des demandes qui vont bien casser les reins bientôt, je crois (arrêt d’activité pro salariée notamment) on a retrouvé à la maison un numéro de Transfuge (j’en ai pourtant rangé/remisé la collec. dans l’Allier, les cartons doivent bien se peler dans le hangar d’ailleurs):
      – le numéro 82 de novembre 2014 qui faisait focus sur ‘ les romans du nazisme ‘ , comme l’indiquait sa couv.
      C’est le Viva de Patrick Deville que François avait choisi pour sa rubrique ‘ Le nez dans le texte ‘ de l’époque et son texte se terminait ainsi:

      …. On déplore parfois que les livres ne soient pas suivis d’effets dans la réalité. C’est regarder la lune alors qu’il faut regarder le doigt qui feint de la montrer. Regarder l’insurrection intrinsèque que l’œuvre lève. Le désordre qu’elle ourdit dans l’actualité de son advenue.
       » Toute poésie est anarchiste. « 

      / … p.8

      • #131908 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Ainsi que, pour et dans le dossier sus-cité, 2 pages signées François Begaudeau dont voici le chapô:

        … Sur l’époque nazie, les romans mémoriels abondent, pas toujours pour le meilleur. Un exemple, L’Oubli, de Frederika Finkelstein, premier roman très bien accueilli à la rentrée.

        … p.85 – 86.

        • #131909 Répondre
          Carpentier
          Invité

          si désir de plus, je partagerai

      • #131910 Répondre
        Carpentier
        Invité

        2 pages aussi dédiées au Vie sauvage de Cédric Kahn (je me disais aussi)

        CK signe un film populaire d’auteur. Eloge du mouvement.

        y dit François, en intro,

    • #131932 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Bel édito du Diplo en accès libre : Éloge du papier à l’heure du déluge numérique
      « Attention, voici un texte hors du temps, des flux et du tourbillon numérique. Sa construction n’obéit pas aux nouvelles règles adoptées par les journalistes, blogueurs, influenceurs, éditeurs pour tenter de survivre à la guerre de l’attention qui sévit sur les écrans. On entamera sa lecture sans connaître le nombre magique qui désormais précède la première phrase du moindre article en ligne, celui des minutes requises pour le parcourir. »
      .
      Et sinon dans le même diplo de janvier un article Lordon et Lucbert, mais là c’est payant.

    • #131973 Répondre
      Ostros
      Invité

      Grève des médecins libéraux à partir d’aujourd’hui et pour 10 jours.
      Manifestation le 10 janvier à Paris.
      Je ne devrais pas
      Je ne peux m’empêcher d’être défaitiste face à cette action.
      Quelque chose en moi est persuadé que cela ne servira à rien.
      Que les mesures que ce gouvernement de poux veut mettre en place, il les mettra en place quoi qu’on fasse contre.
      Ils vont annuler les arrêts de travail
      Seul fenêtre dans un métier qui te tue
      .
      A titre de comparaison lutte / victoires : quels résultats ont eu les actions des agriculteurs ces derniers jours ?
      .
      « Les organisations protestent contre la volonté du gouvernement et des parlementaires d’ouvrir la voie à une baisse autoritaire des actes de la CCAM, d’imposer des amendes massives aux médecins n’utilisant pas le DMP (Dossier Médical Partagé), de pénaliser financièrement les consœurs, mères de famille, en cumul emploi-retraite, de restreindre toujours davantage la liberté de prescription, de fragiliser tous les modes d’exercice… et, in fine, la santé des Français et de réaliser une année blanche de la médecine générale sans aucune nouvelle installation avec la mise en place de la 4ème année de médecine générale. »

    • #132004 Répondre
      kenny
      Invité
      • #132012 Répondre
        begaudeau
        Invité

        je ne trouve pas le contenu que tu dis

        • #132013 Répondre
          I.G.Y.
          Invité

          En fait c’est sur la une. J’admets que dès le départ je sentais un peu le foin dans cette affaire mais je n’aurais pas pensé jusque là. Je me demande si l’une des causes n’est pas banalement économique : d’emblée il a voulu faire de « l’investigation » mais sans moyens, ce qui n’a pu que le mener vers une pente « putaclic », et ainsi de suite. Même dans leurs vidéos plus intéressantes ils reprenaient en réalité des choses dix fois écrites et dites ailleurs

          • #132017 Répondre
            Charles
            Invité

            Pour avoir écouté Rivoire ici ou là, je peux dire qu’il est foireux depuis longtemps, je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement de raisons économiques mais d’une confusion bien personnelle auxquels ces préoccupation budgétaires se sont ajoutées.

            • #132023 Répondre
              begaudeau
              Invité

              j’ai une meilleure opinion de Rivoire, mais clairement ce off dit investigation est une fraude, une compile de videos en ligne avez zéro investigation dedans
              espérons qu’un milliardaire de gauche les aide à investiguer

              • #132024 Répondre
                begaudeau
                Invité

                parce qu’en l’état Rivoire est dans un devenir Karl-Zero
                ça finira à dénoncer des ministres pédophiles sur des chaines fascistes

                • #132473 Répondre
                  Titouan R
                  Invité

                  Et bien, Schneid interviewe Rivoire. Pas encore écouté pour ma part, mais pour les intéressé-es : https://www.arretsurimages.net/emissions/je-vous-ai-laisse-parler/jean-baptiste-rivoire-investigations-et-confusions

                  • #132477 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    on va écouter ça

                    • #132576 Répondre
                      Titouan R
                      Invité

                      Au final, cela tourne au dialogue de sourds. Ou plutôt à Rivoire qui ne répond pas vraiment à DS.
                      Mais cette non-réponse aura eu quelques effets de clarté. Et même si je vois ce Rivoire est confus, j’ai une certaine pitié pour lui : le type semble avoir fait du boulot honnête pendant longtemps, puis été tricardisé par Bolloré, et le voilà qui maintenant fait feu de tout bois : petit média indé en galère, on veut du scoop, du sensationnel. On prend toutes les infos, mêmes les non-infos (voir l’ahurissant passage sur Bolloré : ça circulait dans le Cac-40 qu’il avait des origines juives, mais en fait pas vraiment, mais on en parle quand même). En attendant peut-être le graal à révéler : une affaire Epstein à la française.

                      « Au final, c’est l’info qui prime » dit-il à 5 min de la fin. C’est l’info qui prime….d’où qu’elle vient.

                      • #132590 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        *d’où qu’elle vienne

                  • #132580 Répondre
                    Ludovic Bourgeois
                    Invité

                    Il a une bonne gueule
                    De païsou, de Païen, de Paysan
                    Pas une gueule de coco-chretien,
                    C à d, une gueule de cadavre

    • #132181 Répondre
      ..Graindorge
      Invité
    • #132325 Répondre
      Jules
      Invité

      Pendant que je peine à écrire un livre (depuis 4 ans), François écrit 15.000 livres, produit des critiques ciné en continu, même avec un bras en moins pendant quelques semaines. Cette productivité aurait pu, s’il l’avait voulu, le faire devenir le roi des start up, mais non. A coup sûr un gâchis pour l’économie

      • #132328 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        @Jules
        tu partagerais un extrait de ton livre ici?

        • #132332 Répondre
          Jules
          Invité

          J’y travaille ! Pas assez rapidement à mon goût

          • #132334 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Tu n’es pas obligé d’attendre de le finir pour partager quelques pages Ici, il y a des lecteurs et des lectrices dont BF

            • #132341 Répondre
              Jules
              Invité

              Je dois avouer que je suis moins certain de mon « style » d’écriture que de ma capacité à déplier et penser mon expérience dans son ensemble. J’éprouve, du coup, un peu de gêne à diffuser séparément un extrait (quoique je l’ai déjà fait ici, sous une autre forme). J’espère avoir poli le premier jet de l’ensemble d’ici le 11 février ! Inch’allah comme on dit

              • #132347 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                « J’éprouve, du coup, un peu de gêne à diffuser séparément un extrait »
                Hop! Et une gêne perdue, une!
                Bien vouloir patienter jusqu’au 11 février

    • #132425 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Super entretien hier soir avec Stéphane Foucart, sur les tentatives (et réussites) d’influence de la littérature scientifique par les grandes firmes (Monsanto papers), sur les glissements du militantisme « rationaliste », etc…

      (Un ajout : sur la question de la preuve de causalité, il omet un critère important, a minima pour la réfutation : la chronologie.

      Une nuance : sur la politesse/douceur structurelle dans les review des journaux à comité de lecture et les échanges techniques entre chercheurs : mouais, oui et non, c’est très variable, il y aurait beaucoup à dire)

    • #132454 Répondre
      MA
      Invité

      Bon numero du Soufflehttps://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-souffle-de-la-pensee/paul-audi-philosophe-sur-le-discours-de-la-servitude-volontaire-d-etienne-de-la-boetie-8981271

    • #132560 Répondre
      Delphine
      Invité

      François,

      Chacun de tes romans porte sur un thème différent. As-tu déjà pensé à écrire une suite de romans abordant un même thème ou mettant en scène les mêmes personnages (par exemple une trilogie) ? Ou alors considères-tu qu’un roman se doit d’être un seul bloc cohérent, avec un début et une fin ? Ou alors ce genre de suite romanesque ne fait-elle pas partie de la ligne éditoriale des éditions Verticales ?

      • #132561 Répondre
        Malice
        Invité

        Louise Makhloufi apparaît dans deux romans, cela dit dans « Un enlèvement » elle fait partie de l’arrière-plan ( et je ne sais pas si on la retrouve dans le dernier roman, entamé mais pas terminé)

        • #132570 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Ce n’est pas le seul personnage à apparaître dans deux livres
          Mais cette circulation est fréquente – je pense à Deck, Echenoz

        • #132574 Répondre
          Delphine
          Invité

          Ok, merci Malice. Mais je pensais plutôt à une éventuelle série de romans mettant en scène les mêmes personnages principaux et/ou pouvant aborder une même problématique sociale (François évoluant notamment dans le registre du roman social, même si la dimension sociale – affrontement social – apparaît peut-être plus frontalement dans « En guerre » que dans d’autres de ses romans – par exemple « L’amour ».)

          • #132591 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            A priori je ne me vois pas me lancer dans une telle aventure, j’aime bien l’autonomie de chaque livre (relative biens sur)
            Cela dit c’est marrant que tu parles de trilogie, j’expliquerai pourquoi plus tard, quand Désertion aura eu sa petite vie
            Lour le jeu, un retour de personnage plus profond et plus inaperçu : Dico au début de la Politesse (mais alors revenu de quel livre?)

            • #132603 Répondre
              Delphine
              Invité

              Dico est l’élève qui revenait régulièrement dans le livre « Entre les murs », et qui t’en avait fait voir de toutes les couleurs, en commençant par traîner à chaque entrée en cours. Dans « La politesse », il est d’ailleurs intéressant de voir la différence de relations entre l’ancien prof et l’ancien élève, quelques années plus tard. Relations plus apaisées, d’adulte à adulte (au lieu de prof à élève).

              • #132605 Répondre
                Ostros
                Invité

                C’est pas lui qui est peintre BTP dans la Politesse ? (ou quelque chose comme ça).
                J’ai un vague souvenir qu’il le croise dans un bâtiment alors qu’il a rendez-vous
                il c’est François

                • #132613 Répondre
                  Delphine
                  Invité

                  Oui, dans la première partie de « La Politesse », François intervient dans une émission de radio, je crois, et croise par hasard son ancien élève Dico, qui fait des travaux dans le bâtiment (peut-être la maison de la radio). S’ensuit un dialogue décontracté avec des pointes d’humour.

                  • #132614 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    il dit avoir fait de la prison
                    c’est la première page du roman, et pour moi ça faisait le tuilage
                    nous entrions ainsi dans un livre que je vivais comme : le dispositif d’Entre les murs mais dans le champ littéraire, avec un narrateur non pas prof mais écrivain

                    • #132739 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      @François
                      Fini Désertion, où j’ai cru retrouver un perso, est-ce que tu confirmes?

                      • #132742 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        un perso présent dans d’autres livres de moi ?
                        un perso issu d’autres oeuvres?

                      • #132743 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Un perso présent dans deux autres de tes romans

    • #132681 Répondre
      Tony
      Invité

      Ils m’ont bien fait marrer,quel philosophe!

    • #132683 Répondre
      patemiso
      Invité

      Bonjour,
      Je recherche des sources qui confirmeraient ou infirmeraient l’expérience de Frédéric II où les bébés sont morts par manque de contact/d’affection humaine, dans quelle mesure cette expérience est-elle authentique ?

      • #132687 Répondre
        Carpentier
        Invité

        avec les Ceausescu et leurs orphelinats, on a déjà un petit indice: même un peu grandis, si on s’occupe des petits d’hommes comme on s’occuperait mal d’une basse-cour, ils sont pas en grande forme non plus

        • #132692 Répondre
          patemiso
          Invité

          La question est sérieuse. Tu peux pas t’empêcher, courage à toi.

          • #132710 Répondre
            Carpentier
            Invité

            c’est bien une réaction de fake de scientifiques ou de profs à la con bien pédants, dans tous les cas, ça, pfffff
            on a l’habitude, t’inquiète
            – mon exemple/ maigre participation est pourtant pas si à côté de la plaque
            Bonne chance pour le restant de ta vie entouré.e de gens bien aimables
            : D

            • #132711 Répondre
              Carpentier
              Invité

              La question est sérieuse

              ouaaaaarf
              oui, tout comme toi, on sait bien

              • #132714 Répondre
                patemiso
                Invité

                Oui je suis prof à la con. Nul n’est parfait dans ce bas monde. Toi tu es Atsem ?

                • #132715 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  voilà, juste bonne à laver des chiottes, benh voyons
                  : )
                  bizarre, comme on y revient, n’est-ce pas?
                  Juste après Frédéric II,
                  et toi, ton fantasme c sissi impératrice, nan?

                  tu dois pas bien connaître la ‘ sociologie ‘ des atsem, pauvre de toi
                  Courage, elles ont quand même toutes envie de jouer à Sissi
                  : D

                  • #132717 Répondre
                    patemiso
                    Invité

                    Tu dénigres cette profession, c’est très bas.
                    Peu importe ton métier tu as de gros problèmes.
                    Tu fais peur sérieux, quelle agressivité !

                    • #132718 Répondre
                      patemiso
                      Invité

                      En effet tu peux pas être Atsem, t’as pas les capacités et encore mois la bonté 😉

                      • #132719 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        voilà, tout à fait
                        (j’avais parié sur ta réaction, fine psychologue, Carpentier: et oui)
                        – j’adore comment tu fais dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit aussi : )
                        ça porte un nom ça aussi
                        et je ne crois pas que ce soit le mot ‘ ange ‘

                      • #132722 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Tu me fais peur vraiment. Sans compter ton agressivité, t’es étrange comme personne. Je te vois toujours et toute la journée commenter et agresser des intervenants. Là, à nouveau tu viens semer ton fiel sur un post avec toute l’humilité et la finesse qui te caractérisent. J’ai noté que parfois des personnes sont venues te le dire gentiment de cesser tes intempestives réactions mais je pense que tu n’y arrives pas, tel un drogué.

                      • #132720 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        et encore mois la bonté 😉

                        t prof? de français, j’espère

                      • #132723 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Prof à la con.

                      • #132724 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        qui (se) pose que des questions sérieuses

                      • #132726 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Tu dénigres la profession d’Atsem, c’est très bas.
                        Singée : prof à la con qui se pose des questions sérieuses
                        Carpentier 😂

                      • #132727 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        et qui les balance, ses questions sérieuses, pour qu’on lui file des sources,
                        se mettre en position de chercheur, ça c’est pas son boulot,
                        comme éduquer, en classe de maternelle, au hasard, où il lui faut du personnel de service, un.e atsem, au hasard, par exemple,
                        qui va torcher les gosses, nettoyer le matériel de peinture car le.la maître/.esse a autre chose de plus sérieux à faire … lui, c’est le/la maître.esse de l’Art
                        l’hôpital
                        une fois de plus.
                        qui se fout …
                        c’est bon, Gros.se
                        j’ai du contenu là-dessus, t’inquiète
                        Le milieu scolaire, c’est l’armée, et les atsem, il.elles sont loin d’être sur le haut de la pyramide hiérarchique, fais pas semblant,
                        et plus tu ‘ grimpes’ les cycles/niveaux scolaires, plus ça prend les catégories de base pour ce qu’elles sont loin d’être,
                        perso, je m’arrête là avec mon ‘ agressivité ‘
                        merci pour la tienne bien déguisée et ‘ bien propre sur elle ‘.

                      • #132728 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Tu dénigres la profession d’Atsem, c’est très bas.
                        Singée : prof à la con qui se pose des questions sérieuses
                        Carpentier 😂fais-toi soigner😉

                      • #132747 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        fais-toi soigner

                        d’avoir échangé quelque peu avec toi, sûre qu’il m’a fallu respirer grand et faire une bonne centaine de doigts d’honneur mentaux en te filant une bonne dizaine de coups de pieds dans ta gueule

                        – et puis ensuite, juste entrer pour ma séance de ciné de 16h et tu as disparu par magie
                        – qui es-tu, créature malveillante mal déguisée en personne bien?
                        et si tu passais ton merdique chemin?

                      • #132748 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Tu dénigres la profession d’Atsem, c’est très bas.
                        Singée : prof à la con qui se pose des questions sérieuses
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++😉

                      • #132751 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        et toi?
                        rien ne peut t’apaiser, je crois
                        change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres.

                      • #132754 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Tu dénigres la profession d’Atsem, c’est très bas.
                        Singée : prof à la con qui se pose des questions sérieuses
                        Carpentier 😂fais-toi soigner++++++😉

                      • #132755 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. » T’as touché le fond et tu creuses encore.
                        Carpentier 😂fais-toi soigner++++++😉

                      • #132759 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        en sociologie de l’éducation, même toi, tu pourrais lire, et peut-être piger (quoique) qu’un même métier ne s’exerce pas, ou ne se ressemble pas, dans la façon qu’il a d’être occupé, surtout selon qu’on soit en ville, moyenne, petite ou grande.
                        Bullshit job en ville, il est peut-être valorisé dans les campagnes, bref, assez perdu de temps avec qqn.e d’abruti complet.
                        Donc oui, évidemment que oui, me dire que je suis atsem est juste une ineptie.
                        Tu respires l’ineptie, tu en es une, donc, tu peux pas comprendre.
                        Je te laisse rouler des pelles à toutes les atsem que tu voudras, Cher Prof.

                      • #132762 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « Je te laisse rouler des pelles à toutes les atsem que tu voudras, Cher Prof. »
                        Ya t’il un médecin ? Enfermez là svp
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++++++++😉

                      • #132764 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        fais tes recherches de sources toi-même, énorme Feignasse.
                        Ça t’occupera le dimanche après midi,

                      • #132765 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « rien ne peut t’apaiser, je crois
                        change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. »
                        Ça veut dire quoi ?

                      • #132756 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Le:

                        La question est sérieuse

                        fut une façon de m’envoyer trainer ailleurs comme une bouffonne lorsque j’ai eu le tord, le grand tord, d’imaginer une seconde que tu accueillerais mes modestes lignes: quelle meprise;
                        N’importe qui, ici, saura remonter cet échange lunaire, je suis sereine

                      • #132757 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. » T’as touché le fond et tu creuses encore.
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++++c’est urgent😉

                      • #132761 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ta notion des urgences est amusante, vraiment.
                        Tu n’as pas dû en rencontrer souvent, toi, des situations d’urgence.

                      • #132763 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        Ya t’il un médecin pour une urgence ? Enfermez là svp
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++++++++😉

                      • #132770 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Tu décompenseras avant moi, très cher.e patemiso 💝
                        Appele-donc rapidement tes thérapeutes 😘

                      • #132771 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « Tu décompenseras avant moi, très cher.e patemiso 💝
                        Appele-donc rapidement tes thérapeutes 😘 » 🤣🤣🤣
                        Ya t’il un médecin pour une urgence ? Enfermez là svp
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++++++++😉

                      • #132772 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « rien ne peut t’apaiser, je crois
                        change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. »
                        Ça veut dire quoi ???

                      • #132774 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        rien, une connerie de drogué.e, tu sais bien, je ne sais dire que ça,
                        moi aussi je t’aime,
                        prends-toi un bon bain chaud,
                        et vivent les atsem 💝
                        bravo, tu m’as bien péter les couilles: un César d’honneur à patemiso.

                      • #132775 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        * pété
                        j’ai affaire à un.e.prof qui met des mauvaises notes 💝
                        ouh là là ça fait peur

                      • #132778 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « j’ai affaire à un.e.prof qui met des mauvaises notes 💝
                        ouh là là ça fait peur »
                        🤣🤣
                        Ya t’il un médecin pour une urgence ? Enfermez la svp

                      • #132776 Répondre
                        patemiso
                        Invité

                        « rien ne peut t’apaiser, je crois
                        change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. »
                        Ça veut dire quoi ???
                        Ya t’il un médecin pour une urgence ? Enfermez là svp
                        Carpentier 😂fais-toi soigner+++++++++++😉

          • #132729 Répondre
            Claire N
            Invité

            Alors de memoire la réflexion de Carpentier
            N’est pas illogique
            Les expériences au décours de cette constatation
            : mortalité dans les orphelinats par manque de maternage
            On débouché sur le concept de maternage
            Sur des petits singes en cage
            Plusieurs groupes :
            – biberon sur poupée fil de fer
            – biberon sur poupée avec fourrure
            La mortalité était moindre dans le second groupe
            Je recherche les sources

            • #132733 Répondre
              Claire N
              Invité

              Pour les expériences
              C’est Henry Harlow
              Harlow

              • #132734 Répondre
                Claire N
                Invité

                Nb- la vidéo est assez insoutenable
                On peut juste lire le texte

                • #132738 Répondre
                  patemiso
                  Invité

                  Oui je connais cette video que je n’ai pas regardé jusqu’à la fin, car effectivement c’est assez insoutenable.

                  • #132752 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    et en plus cette personne se tape le culot de dire qu’elle connait déjà la source : )

        • #132788 Répondre
          Carpentier
          Invité

          pour ma gouverne, 1989, et te-dite/re-penser la découverte/effraction/ouverture des orphelinats roumains

          https://shs.cairn.info/revue-l-autre-2020-2-page-208?lang=fr

          • #132790 Répondre
            Carpentier
            Invité

            *re-dire et re-penser*

      • #132689 Répondre
        Claire N
        Invité

        J’essaye de te retrouver cela

        • #132691 Répondre
          patemiso
          Invité

          Merci Claire, c’est aimable.

          • #132730 Répondre
            Claire N
            Invité

            René Spitz
            Syndrome de l’hospitalisme

            • #132731 Répondre
              patemiso
              Invité

              Merci et merci d’avance pour la seconde source.

              • #132750 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Alors de memoire la réflexion de Carpentier
                N’est pas illogique

                et bim dans ta gueule, malveillante personne mal déguisée en personne bien
                Carpentier a peut-être réussi autant que vous de brillantes études dans le domaine qui vous questionne sérieusement
                et si vous saviez comme elle vous merde, putain

                pas illogique

                comment ne pas dire que c’est une piste intéressante à creuser?
                et bien comme cela: ‘ pas illogique ‘
                Certain.e ‘ patemiso ‘ (comme c’est crétin ce pseudo) doit être qqn.e à menager, quelque chose qui lie,.par intérêt à ce forum, sans doute
                – qqn.e à ménager, contrairement à moi,
                Mais sans doute pas un.e ami.e ou un être aimé.e car, à eux/elles, on dit quand ils/elles se comportent comme des sales con.nes.
                N’est-ce pas, Brigitte?
                Que la soirée vous gratte le cul jusqu’au milieu de la nuit.

              • #132753 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et elle attend la seconde source, putain!
                mais qu’on la bouffe crue, sérieux : D

                • #132758 Répondre
                  patemiso
                  Invité

                  émais qu’on la bouffe crue, sérieux : Dé
                  « change pas de pays surtout, il pourrait t’arriver des bricoles, dans certains autres. »
                  T’as touché le fond et tu creuses encore.
                  Ya t’il un médecin ? Enfermez là svp
                  Carpentier 😂fais-toi soigner++++++😉

    • #132721 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Article salutaire et très bien sourcé, pour un antimilitarisme conséquent. S’il n’a pas déjà été publié le voici : https://www.hors-serie.net/du-militarisme-a-gauche-reponse-a-usul-et-a-romain-huet/#69d3c110-9300-4fca-8503-90e962d49b72-link

      • #132732 Répondre
        MA
        Invité

        Partagé à 7h40 aujourd’hui dans le thread « Vénézuela »:
        François Bégaudeau
        pas exactement sur le Venezuela, mais au vrai sur l’état du monde, texte superbe
        superbe car documenté
        nous serons internationalistes sinon rien
        Du militarisme à gauche. Réponse à Usul et à Romain Huët

    • #132847 Répondre
      stephanie
      Invité
    • #132992 Répondre
      Titouan R
      Invité

      M’est proposée pae facebook une publication de Branco, que je vous reporte ici pour admirer sa (sinistre) prose.
      S’y confirme une incompatibilité totale de style (recoupant une inimitié politique).
      …….
      …….
      « Nous n’avons les honneurs ni du 20H de TF1, ni de la matinale de France Inter.
      Nous ne pillons pas les fonds publics pour nous payer des séjours dans des palaces et des influenceurs tiktokers, les données d’utilisateurs et les chartes graphiques de nos adversaires idéologiques.
      Nous ne cédons à aucune facilité communautaire, nous ne créons aucun bouc émissaire.
      Nous ne nous mettons pas à genoux face à nos maîtres.
      Non. Nous regardons en face nos adversaires leurs promettons de mettre fin à leurs orgies et leurs gabegies financées par les français.
      Nous mettons en jeu nos vies, sans crainte des menaces, procédures, diffamations, provocations et coups montés qui ne cessent de s’accumuler.
      Nous avons pour seule assise un métier, notre rigueur, notre pensée, et de 25.000 abeilles qui nous ont rejoint et travaillent à provoquer la révolution de ce pays.
      Nous ne rechercherons pas le pouvoir: nous ferons tomber le pouvoir.
      Nous sommes 400.000 en trois jours.
      Ils ont la force du vent.
      Nous avons l’assise de la pierre, et de la roche tarpéienne.
      Nous continuerons à agir par le partage, la pensée, et le savoir, contre la futilité et la médiocrité.
      Rejoignez-nous.
      Luttez. »

      • #132993 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Ce « nous »….

        • #132994 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Et ce Non.

          • #132997 Répondre
            Ostros
            Invité

            « Nous avons l’assise de la pierre, et de la roche tarpéienne »
            Éclat de rire

            • #132998 Répondre
              Ostros
              Invité

              « Rejoignez-nous.
              Luttez. »
              J’aurais écrit « luttons »

            • #132999 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Cela dit « la roche Tarpéienne est proche du Capitole » (expression découverte ici même, il y a longtemps).

              • #133006 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Réjouis-toi que Facebook te propose de suivre Branco.
                Moi c’est : « Au vu de votre activité, nous vous suggérons de suivre Eugénie Bastié et Dominique Seux. »

                • #133029 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Petite question : c’est quoi son truc avec les abeilles ? C’est pas un symbole Napoléonien ?

                  • #133034 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    Branco aime Napoléon, c’est évident. Il est d’ailleurs le Napoléon de notre temps.
                    L’abeille est aussi un symbole mandevillien, et je me demande si un inconscient de ce genre n’est pas au travail là.

                    • #133038 Répondre
                      Titouan R
                      Invité

                      Pour Mandeville, que je découvre tout penaud, as-tu un conseil de lecture ou d’écoute ?

                      • #133040 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        oh je crois que tu auras fait le tour en écoutant ce qu’en dit l’improbable Dany-Robert Dufour
                        en gros : les vices privés font la fortune publique
                        le b-a-ba du libéralisme
                        l’homo oeconomicus, etc

                      • #133070 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        « le b-a-ba du libéralisme »
                        .
                        François, le plus fidèle allié des dominants.

                      • #133121 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Ça ira presque plus vite : un généreux think tank libéral fournit une traduction gratuite et recente de La Fable des Abeilles (c’est très court)

                    • #133041 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Hum- il va être difficile pour moi de faire contre poids sur ce cycle ci de réincarnation – désolé j’ai tiré poney

                    • #133044 Répondre
                      Rigolus
                      Invité

                      L’abeille est un symbole mérovingien.
                      J’ai relevé plusieurs dizaines d’articles et de publications complotistes établissant un lien artificiel entre l’abeille de Branco et la franc-maçonnerie.
                      Branco a expliqué explicitement son choix de l’abeille, notamment dans une publication Facebook.
                      Parler de “l’inconscient” dans ce cas relève de l’anti-intellectualisme, une manière de contourner l’analyse rationnelle et de glisser vers le complotisme (voir point 2).
                      Si Zemmour avait choisi l’abeille, on pourrait éventuellement tenter un rapprochement avec Napoléon. Avec Branco, aucune citation ni aucun élément sérieux ne permet un tel lien.
                      Détester Branco est un droit. Cela n’autorise pas à tordre les faits ni à renoncer à l’honnêteté intellectuelle. il y à bien d’autres points plus pertinent pour l’attaquer que les spéculations douteuses. Est ce que le dire est un comportement toxique de ma part ou celle d’une personne qui place la justesse au dessus du reste ? vrai question

      • #133004 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Balancer les traîtres de la roche
        Cool
        Il va finir adepte du
        Senatus Populus Que Romanus

    • #133065 Répondre
      SHB
      Invité

      Petite interrogation (je reecoutais le débat bouteldja begaudeau #2).
      .
      Tu dis que la patrie/le nationalisme n’existent que par la négative en ce sens qu’il doit se constituer un ennemi pour exercer sa puissance.
      .
      Ma question étant? En quoi cette réalité et le fait d’avoir un affect nationaliste « de gauche » serait en contradiction?
      .
      Je m’appelle X je vote LFI et je déteste les « amerlocs ». C’est bien un ennemi constitué sous forme nationale que j’haïs mais pour des raisons anticapitalistes et anti-imperialistes. Mon « nationalisme » est donc de gauche

      • #133066 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        de gauche ou de droite, ce n’est pas la question en l’occurrence
        le point est que le nationalisme est une opinion, un affect, par la négative
        qui n’a pas de contenu positif, affirmatif
        j’ai suffisamment étoffé cette idée ici et là pour ne pas la développer ici

        • #133067 Répondre
          SHB
          Invité

          Ça je le sais mais j’ai l’impression que tu refuse dedialectiser sur le sujet. Ça peut aussi faire parti de la stratégie.
          .
          Les masses sont spontanément conservatrices.

          • #133069 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            j’ai très largement dialectisé sur le sujet
            j’ai par exemple, comme d’autres rappelé que le nationalisme peut dialectiquement, c’est à dire dans des circonstances situées, etre émancipateur ; eut etre un moment de l’amancipation quand une force impriale a pris possession de la nation
            en aucun il ne peut etre une fin en soi – la politique réelle commence quand la nation a été constituée, quand il reste à savoir ce qu’on fait de cette entité vide

            Que les masses soient « spontanément conservatrices » est d’une part discutable (et à dialectiser), d’autre part pas le sujet.
            Le sujet que la nationalisme est sans contenu consistant.

            • #133081 Répondre
              SHB
              Invité

              Donc tu admet que le patriotisme peut faire parti du et stratégie de gauche à un moment

              • #133094 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                Je n’ai pas à « l’admettre », c’est tout à fait envisageable.
                Je dis (redis) juste que
                -il n’y a pas de patriotisme de gauche
                -que la gauche se serve du patriotisme, pourquoi pas, mais ce moyen est un moyen dangereux car :
                1 il vous attire de troubles alliés,
                2 on ne se remet jamais vraiment d’en être passé par là, comme l’histoire le montre à mille reprises. Qui a frayé avec le patriotisme comme moyen ne tarde plus à le mettre au centre
                3 en répandant, à titre de moyen, les signifiants du patriotisme, on contribue à l’aura de ces signifiants tous à rebours de la cause sociale. Les fascistes disent patrie, les bourgeois disent patrie, nous disons patrie, et à la fin tout le monde croit à la patrie.
                Comme Rosa Luxembourg, j’aurais donc tendance à préconiser de n’en jamais passer par là. Ni comme fin, ni comme fond, mais pas meme comme moyen.

                Mais nous savons bien le fond de l’affaire : ceux qui censément promeuvent le patriotisme comme moyen ont en fait un gout pour le patriotisme en soi
                Tout ca déjà maintes fois dit, y compris et surtout sur ce forum.

    • #133086 Répondre
      SHB
      Invité

      Pour prendre un exemple concret le côté antiamericain et anti allemand face a l’amour de l’europe pour le modèle social allemand ont été des facteurs déterminants dans mon adhésion au front de gauche, ce qui ne m’a pas empêché par la suite de dépasser cela en me radicalisant et aujourd’hui j’ai plus ou moins tes positions sur la nation

      • #133095 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Sur l’Europe, j’ai mille fois dit que c’était effectivement une lutte intermédiaire à mener.

        • #133128 Répondre
          SHB
          Invité

          donc toi tu ne crois pas à un projet politique communiste qui se servirait du signifiant France pour aimanter les gens ? Parce que factuellement la France est à droite et on a pas les leviers économiques pour créer une conscience révolutionnaire chez la majorité donc va bien falloir les attirer par un truc ou un autre et visiblement les trucs de gauche ca les fait pas bander.

          • #133134 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            On tourne en rond
            A ta question et à ton objection j’ai déjà répondu plus haut. Effectivement, comme dit, je  » ne crois pas à un projet politique communiste qui se servirait du signifiant France pour aimanter les gens « .
            Je ne le crois pas avant tout parce qu’aucune lutte consistante ne germe sur du faux ; et parce que le faux finit toujours par vous revenir dans la gueule.
            Mais je le répète à chaque fois que tu relances ce débat, et à chaque fois dans les mêmes termes : ceux qui censément promeuvent le patriotisme comme moyen ont en fait un gout pour le patriotisme en soi. Aussi vrai que mon refus d’en passer par le patriotisme n’est pas d’abord stratégique, il est affectif: je refuse d’etre mêlé à ces conneries. La politique m’intéresse d’abord en tant que productrice de vérité, et ja la fuis quand elle falsifie.
            Je connais bien l’argument : faute de mieux faisons ça. Faut bien faire avec, puisqu’on n’a que ça. Non, on n’a pas que ça. Maintes fois le mouvement communiste a eu d’autres ressources. Sachant que dans les années à venir l’agent révolutionnaire ne sera pas la patrie mais, comme on sait, les pénuries causées par la dévastation écologique (à ce moment là crois moi les patries auront l’air bien connes)

            • #133415 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Lordon, dans son dernier billet, qui cherche à faire valoir une stratégie politique de la « souveraineté reconnaît au moins qu’il s’agit d’une coquille vide :
              « C’est pourquoi, d’ailleurs, le « souverainisme » ne peut pas être une ligne, en tout cas tant qu’on n’a pas explicité les contenus qu’on y met. Le « souverainisme » tel quel n’est qu’un vrac, certain, par défaut, de mal finir.  »
              ……………
              On notera l’incise « par défaut » : ou comment reconnaître que jouer la carte de la souveraineté, c’est comment à jouer à l’extérieur.
              Je suis d’accord sur le fond de ce que dit Lordon, mais pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme souveraineté, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ?
              C’est exactement la même petite critique que j’avais avec l’intervention qu’il avait faite sur la nation communiste à l’idée (et, en réalité, nation/souveraineté, c’est le même débat, les mêmes confusions possibles)

              • #133420 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Titouan R
                Cette discussion n’est pas nouvelle ici, c’est pourquoi je ne dirais pas plus que ce que je vais dire dans ce message, mais à ta question : « pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme souveraineté, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ? », je signale simplement qu’on peut faire exactement le même reproche à tous les mots politiques, sans exception, y compris dont tu te te réclames sans doute.
                Petit florilège:
                => pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme gauche, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ? (rappelons que c’est au nom de la gauche que Hollande a été élu, que Mitterrand a fait passer bien des saloperies, que Glucksmann envisage de rentrer à l’Elysée, que Onfray et Naulleau chient leurs bêtises sur CNEWS, etc).
                => pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme communisme, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ? (rappelons que, pour notre plus grand dégoût, c’est bien au nom du communisme, de la dictature du prolétariat et du déterminisme matérialiste que l’URSS a pu faire tous ses morts, que Roussel, un blaireau pommé dans l’espace, est le premier représentant du parti communiste français, que bien des gens se réclamant du communisme peuvent avoir des affinités très fortes avec des milieux autoritaires très droitiers, etc.).
                => pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme démocratie, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ? ( rappelons là aussi que ce mot est tellement bousillé que le macronisme se pose depuis 8 ans en grand défenseur de la démocratie, que Bayrou est à la tête du Modem, que Marine Le Pen elle-même n’en finit plus de se poser comme la seule et unique alternative démocratique en France, que CNEWS se pose comme le fleuron de la liberté d’expression démocratique, que plein de gens à droite se pensent comme démocrates, que bien des gens qui se nomment démocrates dans le corps social soutiennent en fait un régime autoritaire qui n’est rien d’autre que le gouvernement représentatif, etc.).
                _
                Tout ça pour dire que tous les mots politiques, sans exception, servent de paravent aux pires saloperies. La souveraineté n’y échappe évidemment pas. Mais si on rejette ce mot pour cette raison, il faudra aussi expliquer pourquoi on ne rejette pas tous les autres mots.
                _
                En fait l’essentiel se joue ailleurs : ceux qui rejettent le mot souveraineté (et Lordon fait aussi signe vers la « souveraineté populaire » dans d’autres textes), ne rejettent non pas un mot usé et confus, puisque tous les autres le sont à leur manière, mais la chose même décrite par Lordon dans cet article et autres textes. C’est la seule explication que je vois.

                • #133443 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  D’accord avec toi pour dire qu’un mot ne fera jamais la blague, on se l’est déjà dit.
                  La grande différence entre communisme et souverainisme, c’est que communisme peut vraiment avoir un sens consistant et concret (l’expropriation en commun de possessions actuellement privées c’est très concret), souverainisme jamais. Dit autrement : l’idée souverniste peut avoir mille contenus contradictoires, l’idée communiste non.
                  Par ailleurs je trouve que tu noies ici théoriquement – et rhétoriquement- le poisson. Que cherches tu à faire? A réhabiliter le souverainisme? Dans ce cas parlons en. Et repartons de la phrase de Lordon, très juste (je crois me lire) : « « C’est pourquoi, d’ailleurs, le « souverainisme » ne peut pas être une ligne, en tout cas tant qu’on n’a pas explicité les contenus qu’on y met. Le « souverainisme » tel quel n’est qu’un vrac, certain, par défaut, de mal finir. » » Conjuguée à la très juste aussi remarque de Titouan : «  »mais pourquoi s’évertuer à vouloir recouvrir un projet politique de gauche du syntagme souveraineté, si grevé politiquement et historiquement qu’il est propice à toutes les confusions ? »
                  Avec cette nuance : je ne trouve pas que le souverainisme soit grevé politiquement et historiquement. C’est un signifiant creux en soi.

                  • #133470 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @FB et Alphonse
                    La lecture que je fais de l’article de Lordon me fait intuitionner une distinction, dans son esprit, entre « souverainisme » (qu’il met entre guillemets) et la souveraineté, qui demande à être déterminée. Dans ce texte, il définit la souveraineté sur le plan des affects : un affect commun, et un ancrage sensible et affectif dans une symbolique collective (en l’occurrence nationale, avec le drapeau, l’hymne). Le souverainisme, ce serait plutôt la voie droitière de la souveraineté, celle qui a commencé par dire son dépassement des partis, et qui a finit à droite, comme c’était prévisible (Philippot, Asselineau, etc.). Souverainisme et souveraineté désignent deux choses très différentes dans ce texte, et c’est pourquoi on ne peut pas, à mon sens, s’arrêter à la citation donnée plus haut sans dénaturer la pensée de Lordon dans son article.
                    _
                    Il me semble que cet article de Lordon propose un test intéressant, un peu comme les tests de personnalité dans certains magasines. Contexte : la position géopolitique de la France consiste à se coucher devant les Américains et leurs saloperies. Le présupposé du test est celui-ci : « le sentiment de la honte est l’envers de celui de la souveraineté. Dans l’affliction de la honte, c’est le désir blessé de souveraineté qui proteste. » Souveraineté étant ici un affect commun, et non l’idéologie droitière du souverainisme. Si tu as honte de la déclaration de Macron qui représente la France devant l’acte de prédation des USA au Vénézuela, ou les positions par rapport à Gaza, ou d’autres sujets brûlants, pour Lordon, c’est que tu es déterminé par l’envers nécessaire de la honte, qui est l’affect commun qui rend possible la honte : la souveraineté (et non le souverainisme). Sinon, c’est que tu appartiens à cette catégorie décrite par ses soins : « Au nom d’une contrainte élémentaire de cohérence et de logique, on examinera donc les examinateurs de gauche pour s’assurer qu’ils n’affichent pas la moindre émotion, le moindre commencement de sentiment de honte, et qu’ils contemplent le spectacle actuel d’un œil froid, entièrement désaffecté — sauf à trahir l’inavouable envers. » A chacun de faire le test.
                    _
                    Soulignons néanmoins qu’il y a un tacle par derrière au niveau de la rotule dans ce texte : être désaffecté face à ce contexte, ne pas éprouver de honte, ce serait se ranger du côté de « l’internationalisme abstrait », et se condamner à l’impuissance politique. Il vise une partie de la gauche radicale, c’est évident.
                    _
                    La conclusion provisoire de l’article, c’est que si un courant résolument de gauche (en l’occurrence la FI) s’emparait de la souveraineté, ce serait pour en faire autre chose que du « souverainisme ». Pour Lordon c’est nécessaire.
                    _
                    Voilà comment je lis l’article. En ce qui me concerne, je vois de quoi il parle quand il évoque la honte en question. J’évite donc le tacle par derrière au niveau de la rotule. Et la notion de souveraineté peut avoir un sens très clair à mes yeux, avec des actualisations concrètes : la souveraineté populaire, qui commence par un refus de se laisser vassalisé par un empire violent (la position de non alignement de la FI) sur le plan international, et qui s’organise institutionnellement pour reprendre collectivement les leviers du pouvoirs sur des secteurs bien déterminés de nos existences sur le plan intérieur et dans le cadre national (le travail, la production, la sécu, les impôts, l’écologie, l’agriculture, les traités commerciaux, etc., bref, tout ce qui tombe sous notre puissance d’agir collective). L’héritage, c’est évidemment la révolution française, qui était une actualisation pratique très concrète de cette conquête de la souveraineté, ses prolongements au XIXème, etc. Cette tonalité n’était pas étrangère à une bonne partie des Gilets jaunes, par exemple. Philosophiquement, on en trouve les origines chez Rousseau, Robespierre, Spinoza, Weil, Jaurès, etc. A l’étranger, on peut sans doute en trouver des réalisations concrètes et spécifiques (forcément différentes sur certains points) au Chiapas par exemple.
                    _
                    En face, il y a le souverainisme, qui veut en fait la souveraineté de l’Etat, sinon du Royaume, qui se drape dans les draps immaculés du « Gaullisme », et qui n’est rien d’autre qu’un désir de puissance nationale qui veut une France forte. Il faudra les affronter. Puisqu’ils sont là, on n’a pas le choix.
                    _
                    Pour ce qui est du communisme, ça peut faire partie des contenus de la souveraineté à mon sens, à commencer par la souveraineté des travailleurs sur leur travail, qui passe par le refus de laisser le travail et l’entreprise aux forces privées capitalistes. C’était un peu l’idée de Jaurès. Mais l’expropriation communiste ouvre également sur bien des courants divers qui ont passé leur temps à se taper dessus. Le communisme aussi peut avoir ses contradictions internes.
                    _
                    Le problème, c’est que tout le monde n’est pas marxiste en France – je n’apprends rien à personne ici!. La souveraineté peut être un point de départ transversal bien plus puissant pour se diriger réellement à gauche. C’est, je crois, le sens du texte de Lordon. Pour espérer injecter et stabiliser du communisme en France, il nous faudra la souveraineté politique au sens des révolutionnaires, pas au sens des « souverainistes » de Marianne ou de Philippot.

                    • #133491 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Oui souveraineté et pas souverainisme, on sait bien (sachant que les souverainistes ne cessent de parler de souveraineté.)
                      Mais la souveraineté dont on parle ici ne s’octroie que par le communisme – sans quoi le « peuple » continue à déléguer sa souveraineté à sa bourgeoisie locale
                      Disons donc : communiste.
                      Et l’argument tactique m’intéresse de moins en moins, à l’heure où toute tactique est perdante. Autrement dit : le sûr fascisme nous offre un moment pour se foutre de la tactique et de nous mettre très au clair sur nous mêmes, nos désirs, nos maux, nos mots.

                      • #133492 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Quant à l’internationalisme abstrait, il n’existe que dans la tête de ceux qui s’informent peu de l’internationalisme concret.
                        Tiens par exemple au Rojava.

                      • #133495 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @FB
                        Le stalinisme aussi parlait de communisme et d’expropriation des propriétaires, pour en faire ce qu’on sait.
                        La question, c’est la souveraineté de qui et sur quoi. Les souverainistes entendent par « souveraineté » les grosses couilles d’un mec plébiscité par un « peuple » pour décider fermement de ce qu’il veut afin de faire « rayonner » la France dans le monde (entendre : reconstituer un empire français). Ce sont des versaillais, des bonapartistes. D’ailleurs Philippot peut logiquement s’allier avec De Villiers et son Puy du fou. Aucune surprise.
                        _
                        La souveraineté populaire, c’est tout autre chose, et c’est peut-être l’origine même (ou une des origines) de la naissance de la gauche durant la révolution française. Ce qui donnera un conflit toujours actuel contre la République bourgeoise et versaillaise. La question sociale de la propriété des moyens de production ne totalise pas toute la vie politique.
                        _
                        Je ne sais pas s’il faut passer par le communisme pour atteindre cela, ou l’inverse. Ce n’est pas clair. De même que je n’ai aucune certitude par rapport à l’avenir et le « sûr fascisme » qui vient. Mais qu’une partie de la gauche radicale, présentement, se crispe à ce point sur un mot qui désigne pourtant une de ses origines historiques en France, si ce n’est son origine historique première, ça me laisse très perplexe.
                        _
                        Je m’arrête là pour ce sujet, car je n’ai rien de plus à dire.

                      • #133527 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        Mais , pour qu’il y ait une souveraineté populaire , encore faut-il qu’il y ait un peuple. Un peuple dont , implicitement , certains font partie et d’autres non. Et cette définition de ce qu’est un peuple est largement un impensé ,surtout à gauche (à part peut-être par Iossif Djougachvili)…

                      • #133715 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        décidément tu ne veux pas décrocher
                        1 tu persistes à voir une « crispation » là où il n’y a qu’une saine perplexité
                        2 tu persistes à voir dans le patriotisme l’acte 1 de la souveraineté populaire sous la Revolution (alors que c’est infiniment plus compliqué que ça), et tu fais allusivement la mame chose sur la Commune (j’ai déjà répondu sur ce point)
                        3 tu persistes à réduire les matérialistes qui se méfient des idéaux directeurs à des pauvres économicistes qui ont une conception étriquée du champ social. Tu persistes, ce faisant, à opposer une dimension matérielle que tu t’empresses de caricaturer-réduire (on dirait certains trolls droitards d’ici) et une dimension spiritituelle que tu es toujours prompt à abstraire. Tout ça est beaucoup plus noué que tu le crois, et c’est ce nouage que tu rates
                        Je te l’ai déjà dit récemment : tu fais souvent fi de l’histoire, ou, quand du l’évoques, tu l’évoques très en surplomb. Renseigne toi un peu RÉELLEMENT sur Valmy et la Commune, ainsi tu bougeras peut etre de la fable républicaine (mais oui) que tu sembles avoir assimilée, et qui veut à toute force lier émancipation et patrie.
                        Et donc moi je persiste avec mes modes à moi : d’où te vient cet attachement à la patrie? Puisqu’il s’agit, d’abord, de ça.

                      • #133716 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Le stalinisme aussi parlait de communisme et d’expropriation des propriétaires, pour en faire ce qu’on sait. »
                        Voilà comment tu parles d’histoire.
                        Non, Emile, ce n’est pas « le stalinisme » qui parlait de ça. Le « stalinisme » n’est breveté nulle part. Idé-alisme encore.
                        Ce n’est pas le stalinisme qui en parlait mais le pouvoir stalinien, situé, circonstancié. Et meme plus généralement, le pouvoir soviétique, et meme plus généralement le pouvoir communiste d’URSS. Et s’il parlait d’expropriation des propriétaires en soi, alors par ce point le pouvoir stalinien était encore communiste. Mais par où il expropria les propriétaires pour grossir les propriétés de l’Etat, alors il ne fut pas communiste mais un capitalisme d’Etat.
                        Le communisme c’est la mise en commun des actuels biens de production. C’est clair et précis. C’est tellement clair et précis, que contrairement à la souveraineté que tout le monde défend, ca divise.

                • #133455 Répondre
                  Alphonse
                  Invité

                  N’y a-t-il pas une différence entre ce dont est grevé le mot « communisme » (= le dévoiement d’un mot-clef au service d’une oligarchie, dans un exemple historique situé, dans la pratique) et ce que signale Lordon à propos du mot « souveraineté » (= son essence creuse, compte non tenu de ses actualisations pratiques) ?
                  (je ne parviens pas à dire clairement ce qui pourtant m’apparait clairement)

                  • #133547 Répondre
                    brisemenu
                    Invité

                    C’est donc que ce n’est pas clair dans votre tête. « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

                • #133456 Répondre
                  Rigolus
                  Invité

                  Assumer le souverainisme pour gagner, c’est accepter de perdre l’internationalisme comme idéologie mobilisatrice. Deux siècles après la Révolution française, si la gauche se demande encore si elle doit être souverainiste temporairement, c’est que l’internationalisme n’a jamais pu s’imposer politiquement. Le pouvoir et la transformation passent toujours par le cadre national. Le souverainisme n’est pas un choix idéologique, c’est une nécessité pragmatique. L’existence même de cette discussion démontre que le marxisme est inopérant politiquement. Sa place est davantage dans la méta-politique. Même Luc Besson, Netflix ou Emmanuel Macron peuvent intégrer des reliquats marxistes dans leurs discours ou leurs actions politiques ( film pour l’autre).

                  • #133464 Répondre
                    Alphonse
                    Invité

                    Jaurès, prolétaires de tous les pays, etc. : souveraineté populaire = internationalisme.
                    Souverainisme =/= nationalisme.

                    • #133549 Répondre
                      brisemenu
                      Invité

                      Mais , pour qu’il y ait une souveraineté populaire , encore faut-il qu’il y ait un peuple. Un peuple dont , implicitement , certains font partie et d’autres non. Et cette définition de ce qu’est un peuple est largement un impensé ,surtout à gauche (à part peut-être par Iossif Djougachvili)…

                    • #133679 Répondre
                      Rigolus
                      Invité

                      Jaurès et les slogans ne répondent pas au problème réel. Dire « souveraineté populaire = internationalisme  » est une équivalence théorique, pas une réalité politique.

                      • #133708 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        Mais même pour qu’il y ait internationalisme , il faut qu’il y ait des nations distinctes les unes des autres pour qu’elles puissent avoir des relations entre elles. Marrant que l’étymologie du mot ne fasse pas sens pour ceux qui l’emploient. Lacunes manifestes en latin. Doivent être probablement plus préoccupé.e.s par l’écriture inclusive de toutes et tous les écrivains et écrivaines et philosopheuses et philosopheux , sans oublier les non-binaires végans en transition.
                        Putain , si Jaurès avait pu voir ce qu’est devenue la gauche , pas certain que ça l’aurait fait marrer , ‘l aurait certainement été plus dilettante …

                • #133478 Répondre
                  Titouan R
                  Invité

                  @Emile Novis, bien d’accord avec toi sur le fait que la remarque que je fais s’applique à tous les mots politiques.
                  Je fais juste remarquer qu’il faut arrêter de vouloir dépenser tant d’effort juste pour un mot.
                  Aux mots, préférons les phrases.
                  Et à la limite, ta réponse – un peu rosse, au demeurant, mais c’est de bonne guerre verbale – ne m’incommode pas : qu’un mouvement social, une lutte émancipatrice s’appelle « gauche », « bidule » ou « balancoire », dans l’absolu, je m’en cogne (idem pour démocratie, idem pour communisme). Il n’en demeure pas moins qu’à la différence de « souveraineté », papier attrape-mouche à confus, « gauche » peut se revendiquer d’un certain contenu, d’épisodes historiques concrets, précis… à condition bien sûr d’en fixer le cadre, la définition (idem pour démocratie, idem pour communisme).
                  Et, dans cette opération, on n’échappe pas bien sûr à une forme de tautologie (c’est de gauche parce que je dis que ça l’est). Dans l’absolu, on ne sortira pas de cette mélasse. Sauf à faire des phrases.
                  ….
                  et je rejette catégoriquement ton explication (« ceux qui rejettent le mot souveraineté (et Lordon fait aussi signe vers la « souveraineté populaire » dans d’autres textes), ne rejettent non pas un mot usé et confus, puisque tous les autres le sont à leur manière, mais la chose même décrite par Lordon dans cet article et autres textes »).
                  Non, je ne rejette pas la chose-même, soit, telle que je la comprends : pouvoir de décision économique des travailleur-euses sur la production, son financement, son ampleur… / démocratie directe / …bref, tout ce que Lordon décrit très bien dans Figures du communisme.
                  Je m’agace juste du temps perdu sur ce mot.
                  Autrement dit : d’accord avec la chose, mais pas avec le mot inadéquat pour la dire.

                  • #133479 Répondre
                    Titouan R
                    Invité

                    Et, pour être parfaitement clair, je m’en agace parce-que c’est Lordon, et que je vois le Lordon-philosophe (celui qui élabore des concepts) être en porte-à-faux avec le Lordon-militant, qui parfois se paie un peu de mots (tout en reconnaissant que le mot lui-même est propice aux malentendus).

                  • #133484 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    @Titouan R
                    « Il n’en demeure pas moins qu’à la différence de « souveraineté », papier attrape-mouche à confus, « gauche » peut se revendiquer d’un certain contenu, d’épisodes historiques concrets, précis… « 
                    Le mot souveraineté aussi – l’attitude de la gauche radicale n’est pas moins rosse quand elle parle « d’attrape mouche confus »…).
                    L’épisode historique hyper concret de la souveraineté, avec un contenu déterminé précis, c’est ni plus ni plus moins que la Révolution française, qui n’est pas un détail. Pébarthe et Stiegler, bien à gauche, sont une mine d’or inépuisable sur cette question, et ils réactualisent la chose avec talent. Ce ne sont pas des militants, pas à ma connaissance.
                    _
                    C’est très précis. Beaucoup plus que les 90% des usages du mot gauche en fait, qui fait perdre tout autant d’énergie sinon plus.
                    Et il y a les prolongements : la République sociale et démocratique, République des travailleurs, contre la République bourgeoise. Sur un pilier d’une église dans le faubourg Saint Antoine à Paris, il y a marqué « République française ou la mort ». C’est sans doute un communard qui a écrit ce terme, enfermé dans l’église avant, sans doute, d’être exécuté par la « République » bourgeoise.
                    La République sociale et démocratique, c’est la souveraineté politique aux travailleurs, c’est-à-dire la prise de contrôle sur le pouvoir législatif, par delà les représentants (au moins en partie). Ce qui implique la démocratie directe (autant que possible) et, sur le plan social, un contenu très à gauche : l’idée centrale que c’est la loi décidée par tous qui détermine nos relations, et pas la volonté arbitraire d’un propriétaire. Nous sommes citoyens, pas domestiques d’un maître. Quand je ls les texte de Robespierre sur le maximum ou autre sujets de son temps liés à la souveraineté populaire, je le sens infiniment plus actuel et présent que bien des discours de gauche contemporains.

                    • #133486 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      ps : et j’ajoute que la perte de temps sur ce mot, la perte d’énergie sur la souveraineté, vient autant de ceux qui en font un mot interdit que ceux qui pensent qu’il peut décrire une réalité et un désir puissant.
                      En fait le rejet vigoureux de ce mot dans une partie de la gauche radicale recouvre autre chose de plus concret. Je suis totalement d’accord avec Lordon sur ce point.

                      • #133504 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        Tu es très épidermique sur cette question de mot. Je ne dis pas ça pour te titiller, je constate (ou plutôt actualise un constat fait depuis longtemps en te lisant).
                        Pour nous mettre d’accord : je suis entièrement d’accord avec les épisodes que tu cites, souscris à l’énergie collective qui y a été déployée et aux émancipations (situées, limitées, mais réelles) qu’ils ont permises. Je dis juste que, précisément, c’est le projet qui m’intéresse, le support concret de l’action, qui m’intéresse, et beaucoup moins le syntagme flottant sous lequel on veut le recouvrir.

                        Je croire discerner ce que Lordon et toi critiquez chez certaine fraction de la gauche. Mais ne me reconnaît pas dans cette critique, car je partage le projet lordonien, auquel, je te le donne Emile, j’attribue le nom de communisme (voir le message de François plus haut)

                      • #133505 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        et sur ton objection à François sur l’histoire de la « souveraineté…populaire » : bien d’accord à nouveau avec les épisodes que tu cites, mais la souveraineté était accompagnée d’un prédicat (« populaire ») qui rend un peu plus concrète cette obscure souveraineté.
                        Toutefois, et à vouloir jouer les tactiques à deux balles, je dis qu’aujourd’hui, si tu dis « souveraineté populaire », on entendra « souveraineté » et pas « populaire ».
                        Donc délaissons un mot, un tout petit mot, pour lui préférer des énoncés qui font projet politique. Laissons la confusion aux confus.
                        Mais je sais bien que je ne te mettrai pas d’accord.
                        Aussi, vais-je retourner à ma lecture du dimance

                      • #133508 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Désolé de ne pas encore avoir atteint le calme absolu des dieux de l’Olympe. Mais j’y travaille. Vers l’année 2168, je compte être à ton niveau d’apathie (pour le bicentenaire de mai 68).
                        .
                        Plus sérieusement, je défends juste une position différente de la tienne, et je m’interroge sur le rejet apparemment viscéral d’un terme pourtant fondateur à gauche. On ne rejette jamais seulement un mot dans ces histoires. C’est le sens des autres interventions de Lordon sur cette question de la souveraineté, et notamment d’une vidéo (mais je ne sais plus laquelle, vidéo dans laquelle il donnait une explication plus sociologique de ce rejet).

                      • #133512 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                         » je partage le projet lordonien, auquel, je te le donne Emile, j’attribue le nom de communisme »
                        Lordon parle aussi de récommune, en référence à la République sociale et démocratique, et donc à la souveraineté, pour nommer les entreprises. C’est très profond chez lui, et ça vient de loin.
                        _
                        « Toutefois, et à vouloir jouer les tactiques à deux balles, je dis qu’aujourd’hui, si tu dis « souveraineté populaire », on entendra « souveraineté » et pas « populaire »
                        Ce n’est pas une question de tactique en ce qui me concerne. Et concernant ceux qui, dans « souveraineté populaire », entendraient simplement « souveraineté », ce sont souvent les mêmes qui, dans « communisme », entendront « stalinisme », et dans « France insoumise », entendront « France islamiste ». Une solution serait de leur acheter des cotons tige. Mais celui qui ne veut pas entendre n’entendra pas, quel que soit le mot.

                        Je vais moi aussi retourner à ma lecture du dimanche en concluant de nouveau ceci : il n’est pas question de l’abandon d’un mot ici, car ça n’a pas de sens et ces arguments ne tiennent pas.

                      • #133536 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je ne vois nulle part de « rejet viscéral » du mot souveraineté
                        ici c’est clair que non
                        où, alors?
                        l’internationalisme est déjà bien mal portant, il faut encore qu’il subisse l’accusation d’etre partout

                      • #133561 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        C’est quand même pitoyable de ne pas être capable de distinguer un contenant (souveraineté d’un Etat) d’un contenu (populaire , démocratique , social , catholique , adorateur de l’oignon , etc…).
                        Tiens , pis je vais remettre ce que j’ai mis plus haut :
                        pour qu’il y ait une souveraineté populaire , encore faut-il qu’il y ait un peuple. Un peuple dont , implicitement , certains font partie et d’autres non. Et cette définition de ce qu’est un peuple est largement un impensé ,surtout à gauche (à part peut-être par Iossif Djougachvili)…

              • #133499 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Au fond, l’opération qui me semble la plus étrange dans le texte de Lordon est dans son titre : il y aurait un « boulevard de la souveraineté » que LFI n’aurait qu’à emprunter. « […] c’est un boulevard qui s’ouvre : le boulevard de la souveraineté. Rien ne le dégage ni ne l’élargit comme le spectacle de la vassalisation. » L’opposition « souveraineté » vs. « vassalisation » m’évoque plus le périph à 17h qu’un boulevard Voltaire en plein Covid. C’est le point le plus contestable du papier. Lordon voit l’embrouille sans la voir.
                .
                Concernant le « test » de la honte dont parle Émile, je l’avais aussi relevé. Il ne manque pas de pertinence (la « honte » envers de la « fierté, la « honte » comme « souveraineté blessée »). Pour la souveraineté comme « pouvoir de décision », ok — il me semble qu’en plus de Figures du Communisme, que je n’ai pas lu, Lordon parle de mémoire beaucoup de souveraineté dans son livre sur l’Euro. Mais lorsqu’il spécifie la possible fierté que l’individu de gauche ressent comme envers de sa honte, Lordon parle de fierté « nationale » (« Et qu’il leur faudra bien alors admettre que, connaissant la honte, ils connaissent par voie de conséquence la fierté — qui en est l’inséparable envers. La fierté nationale — ou le paradoxe du gauchisme »). Je ressens peu de fierté « nationale » quand j’ai honte de ce que disent mes représentants. Chassez l’embrouille par la porte elle revient par la fenêtre.

                • #133501 Répondre
                  Julien Barthe
                  Invité

                  Pour moi il y a un grand écart entre la dialectique de l’autonomie et de la souveraineté et cette visée stratégique floue.
                  On peut admettre une souveraineté de gauche (au moins comme idéal). Je ne suis pas sûr que c’est ce qu’il dit mais c’est ce qu’il a toujours fait. Ce serait l’autonomie et la politique d’émancipation qui la vise portées à l’échelle nationale par souci d’efficacité nationale et internationale. Objection possible : l’autonomie risque de se perdre dans les cadres institutionnels bourgeois, risque de ce déléguer, s’ajourner dans des institutions révolutionnaires de délégation.
                  Poussant les affects comme des pions sur une carte d’état major et plus certainement un plateau de jeu du Risk, il voit une occasion d’agréger des forces politiques dans le camp d’une fierté de gauche nationale. Il envisage donc le ralliement à gauche (dites-moi si je me trompe) de souverainistes (droitier), d’indécis, de communistes libertaires dont la honte d’être dominés ( devant l’hétéronomie) n’a pas besoin de coloration nationale.

                  • #133503 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Ou alors Lordon reprend simplement la pensée de Marx à sa manière, notament ces deux textes très célèbres sur la nation :
                    _
                    Manifeste du parti communiste : « Tous les mouvements ont été, jusqu’ici, accomplis par des minorités ou dans l’intérêt de minorités. Le mouvement prolétarien est le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité. Le prolétariat, couche inférieure de la société actuelle, ne peut se mettre debout, se redresser, sans faire sauter toute la superstructure des couches qui constituent la société officielle. Bien qu’elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie en revêt cependant d’abord la forme. Le prolétariat de chaque pays doit, bien entendu, en finir avant tout avec sa propre bourgeoisie ».
                    _
                    « En outre on a accusé les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité.
                    Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétaire doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe nationale (1), se constituer lui-même en nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens où l’entend la bourgeoisie. Déjà les démarcations nationales et les antagonismes entre les peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce, le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et les conditions d’existence qu’elle entraîne. Le prolétariat au pouvoir les fera disparaître plus encore. Son action commune, dans les pays civilisés tout au moins, est l’une des premières conditions de son émancipation. A mesure qu’est abolie l’exploitation de l’homme par l’homme, est abolie également l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme des classes à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles ».

                    1. « en classe dirigeante de la nation » (édition anglaise de 1888).
                    _
                    En partie en lien avec le sujet, il y a aussi un entretien intéressant avec un chercheur marxiste sur le site de Révolution permanente à propos des relations complexes et changeantes entre Marx et la pensée républicaine (ainsi que sa pratique politique, la souveraineté politique, l’héritage de la révolution française): https://www.revolutionpermanente.fr/Marx-et-le-republicanisme-Entretien-avec-Bruno-Leipold

                    • #133507 Répondre
                      Julien Barthe
                      Invité

                      Merci pour ce texte. Mais il n’entre ici aucune idée de fierté nationale. Il s’agit d’une émancipation à l’échelle d’une nation.

                      • #133511 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Julien Barthe
                        Oui, c’est pourquoi je précisais que Lordon reprenait la chose « à sa manière », c’est-à-dire, à mon sens, à partir de sa théorie des affects et sa relecture de spinoziste de Marx (sans doute l’apport principal de Lordon dans la lecture de Marx). De là l’intervention des affects de « honte », de « fierté », la question de savoir comment une idée « harponne » des ensembles d’individus, les processus d’identification, etc.

                      • #133513 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        il y a en
                        p.68
                        en p.69
                        et en p.99
                        3 topics, au moins, dédiés à Frédéric Lordon
                        si jamais,

                      • #133515 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        Sa manière dans ce texte tiendrait-elle du leurre ? C’est ce que je ne suis pas sûr de comprendre; ce que je ne suis pas loin de trouver pour le moins étrange. Le communisme n’étant pas assez désirable en soi, faisons en sorte qu’il soit indirectement désiré parce que présenté sous la forme d’une souveraineté nationale retrouvée.

                      • #133517 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Un leurre, je ne crois pas, du moins je ne le comprends pas comme ça. Plutôt une nécessité d’échelle d’une part (puisqu’il parle d’affect commun), et un contexte historique et géographique qui est ce qu’il est et qu’on ne peut pas changer d’autre part. De là le lien possible avec les textes de Marx à mon sens.

                      • #133519 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        J’ai accepté la nécessité d’échelle et l’ai pointée depuis mon premier post. Elle me semble être fortement liée au contexte historique et géographique : l’époque étant celle d’une poussée du capitalisme autoritaire et impérialiste, la seule issue est celle d’une contre poussée de gauche à un niveau national.
                        Mais qu’ il pointe un kaïros (moment opportun) pour cette contre poussée, me paraît différent. Un kaïros reposant en partie sur un malentendu.
                        Je ne te cherche pas des poux, j’essaie de comprendre avec toi.

                      • #133521 Répondre
                        Julien Barthe
                        Invité

                        « la seule issue est celle d’une contre poussée de gauche à un niveau national. »
                        Selon lui dans la lignée de Marx.

                      • #133522 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Oui, j’ai vu ton premier post. Mais par contexte historique, j’ai l’impression, en ce qui me concerne, que c’est plus vaste que le moment actuel. C’est le leg historique de la révolution française, avec ses modifications actuelles.
                        _
                        Quant à la stratégie, je ne serai pas d’une grande aide, et si c’est la seule portée de son texte, c’est assez décevant, puisque les énoncés stratégiques me paraissent toujours se perdre dans des coups de billards à 73 bandes. Mais il m’a semblé que si Kaïros il y a, c’est plutôt l’image de la vassalisation, susceptible de réactiver des affects communs de souveraineté, avec l’avantage que la FI est désormais la seule force politique existante à pouvoir s’en emparer, étant donné que le RN, qui se normalise du point de vue de son rapport à l’UE en vue de la prise du pouvoir, se range du côté de la vassalisation, comme la quasi totalité du spectre politique vis à vis de l’UE et des USA.
                        _
                        Mais je lisais ce texte comme une contribution de plus de Lordon à ses réflexions sur la souveraineté et la nation qui existent depuis très longtemps chez lui (j’ai vu récemment un entretien de lui sur you tube, qui date de 10 ans environ, sur la notion de souveraineté et de nation, en faisant référence aux origines de la gauche durant la révolution française – c’était chez mediapart).

                      • #133526 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        La FI ne propose pas de sortir de l’UE.
                        il n’est pas différent du RN

                      • #133539 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        que honte nationale et fierté nationales soient connexes, j’en suis bien d’accord, je l’ai meme écrit dans So foot en 2010 (après Knysna)
                        c’est pourquoi on peut les rejeter d’un même geste
                        je n’ai jamais de honte nationale concernant les agissements des dirigeants français
                        je ne me sens jamais concerné, affectivement concerné
                        j’ai plutot « honte pour eux », comme décrit dans Psychologies – honte à leur place, eux qui sont tellement éhontés
                        mais nulle histoire de nation là-dedans
                        je ne sais donc pas bien de quoi parle Lordon – sans doute de posts facebook, qui, par approximation rhétorique et adrénaline d’indignation, vont avoir des formules comme « vraiment Macron nous fait honte »
                        mais c’est un drole de matériau pour penser la situation
                        pour le reste, on a déja vu le film :
                        -le fascisme est en train de gagner
                        -le fascisme brandit le motif national
                        -donc brandissons, nous, le motif national gagnant pour empecher la victoire du fascisme
                        j’ai déjà dit qu’avec une pareille tactique, vous aurez la défaite et le déshonneur
                        surtout, c’est ne pas comprendre un truc : les gens qui portent le fascisme au pouvoir n’en ont absolument rien à foutre, in fine, de la souveraineté
                        ce qui leur importe c’est qu’on fasse taire les racailles, les gauchistes, les écolos, les wokistes
                        peut etre que la gauche va finir par décider d’etre anti-racaille pour gagner?
                        ou anti-écolo?
                        ou anti-féministe?
                        tactiques bien plus payantes – puisqu’on parle de tactique

                      • #133572 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        C’est quoi ce fascisme vous voyez gagner ? C’est pas très clair pour moi.

                      • #133592 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        La signification des mots est très importante pour la gauche, sauf quand il s’agit du mot fourre-tout “facho”. Là, c’est différent

                      • #133602 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        être facho pourrait être, par exemple, un peu explicité/illustré par cette dernière chronique de Lompret:

                        https://podcasts.nova.fr/radio-nova-la-derniere/202601182105-les-trans-musicales-la-chronique-daymeric-lompret

                  • #133553 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Julien : accord avec tout sauf peut-être  » […]n’a pas besoin de coloration nationale ». Contrairement à beaucoup d’autres de ses textes sur le sujet, il me semble s’accommoder davantage ici de l’affect proprement nationaliste (pour espérer le retourner, j’en doute peu) plutôt que de pointer, comme il l’a souvent fait, l’intérêt de dépecer la notion de souveraineté de tout nationalisme. (Et qu’il y ait un boulevard pour une hypothétique souveraineté non-nationaliste, certes, mais un boulevard pour opposer la souveraineté à la « vassalisation » par rapport aux USA… C’est tout le contraire : ils y sont tous).

                    Je ne nie pas la réalité de la domination américaine, mais partir d’emblée sur la dialectique souveraineté-vassalisation pour construire une souveraineté non-nationaliste de gauche (et sans emprunter qui plus est le prêchi-prêcha « républicain » habituel), ça me paraît être une tâche d’une finesse telle que ledit boulevard deviendrait un sentier côtier. Je crains que la dialectique dont tu parles, dont parle Marx, et font je suis prêt à reconnaître les aspects pragmatiques, se perde dans cette opération.

                    • #133580 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      échapper à une vassalisation n’a jamais été la garantie de rien
                      on observe même presque à tous les coups que les Etats libérés de la dépendance par rapport à un Etat impérial deviennent aussi cons que des Etats, et souvent impériaux à leur tour
                      après tout c’est bien ce que fut la Révolution iranienne : musulmans et marxistes mains dans la main pour se libérer du Shah donc de la tutelle américaine, puis tout de suite on emprisonne les marxistes, on fait dix ans de guerre, on prend la main sur le Liban et un peu sur la Palestine, etc, et on profite surttout de la manne pétrolière reprise aux mains de l’étranger (finalement la souveraineté c’est l’acquisition d’un bien, c’est une OPA)

                      • #133581 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        mais voici le fond de l’affaire :
                        – un militant ne saurait désespérer
                        -Lordon est militant
                        -Lordon cherche à toute force de quoi ne pas désespérer (Billancourt)
                        -Puisque l’heure est à la nation (sur Cnews on se réjouit chaque jour du « retour des nations »), alors Lordon fait vibrer la corde nationale
                        bon courage

                      • #133597 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        « échapper à une vassalisation n’a jamais été la garantie de rien » : c’est vrai. La différence reste que l’on se révolte plus facilement contre un régime qui est « sur place » que contre un régime à la fois « sur place » et « ailleurs ». (Au fond le problème existe déjà pour les grandes firmes actionnariales transnationales). Mais aucune garantie, en effet.

                        D’ailleurs être « vassalisé par les USA » ne veut pas dire grand chose, il faudrait préciser « quels » USA. Car bien avant Trump, « vassalisée » sur tout un tas de points la France l’était déjà (et presque tous les autres en occident) : qu’on pense aux fameuses affaires Alstom &co, dont dépend littéralement notre accès à l’énergie de base ; même avant Trump, qu’on imagine une coupure par les USA des accès pros aux services Microsoft365, qu’on pense au dollar, etc… La question précisée devient : qu’est-ce qu’être vassalisé par des USA ouvertement fascisés?

                        Or quoiqu’il arrive, toute opposition à quelque chose (dont par exemple un fascisme) qui vient « de l’extérieur » peut toujours être récupérée par des apôtres du nationalisme — un peu comme toute création de « valeur » peut être récupérée par le capitalisme —, donc il vaut mieux ne pas être terrorisé par des histoires de récupération à quatre bandes. Quitte à contribuer indirectement à une fortification nationale, autant ne pas le faire avec un gramme de nationalisme dedans : on contribuera peut-être mieux à la dialectique dont parle Marx.
                        .
                        Dans cet ordre d’idée, je serais curieux de savoir, pour ce cas un peu plus extrême qu’est la vassalisation par le nazisme (portée par Vichy), quelle proportion réelle de personnes qui luttaient vraiment pour la cause nationale (sous quelque prisme que ce soit, de droite ou de gauche). Même si l’on peut faire l’hypothèse que pas mal de communistes ont épousé la cause proprement « nationale » à ce moment, on pourrait faire cette autre hypothèse que la forme politique prise par le territoire France après la Libération, forme non ouvertement fasciste et/ou réactionnaire (même si je n’oublie pas la colonisation…), est précisément due au fait qu’une proportion substantielle des individus et des groupes ne luttaient pas le moins du monde pour la « cause nationale », c’est-à-dire pas même pour une « autre vision de la nation » concurrente à celle de la réaction ou du fascisme anti-allemand bien-de-chez-nous.

                      • #133601 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        « quelle est* la proportion réelle des personnes qui luttaient vraiment […] »

                      • #133612 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        On y est pas encore dans le fascisme

    • #133089 Répondre
      MA
      Invité

      Je commence a ecouter et c’est une bonne remise des choses en place par Sophie Bessis, sur les definitions https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/l-occident-existe-t-il-7026590

    • #133140 Répondre
      Léo!
      Invité

      Salut la compagnie, il y a une tribune de fressoz sur le site du monde d’aujourd’hui, sur la question du pétrole dans les interventions militaires US. Quelqu’un aurait l’amabilité de la reproduire ici même ? Je pense que ça n’interessera pas que moi. Merci beaucoup !

      • #133149 Répondre
        toni Erdmann
        Invité

        Je vais te le poster dans Intégral (le topic destiné au recopiage d’articles pour éviter les copier-coller dans les autres topics)

    • #133247 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Dans l’interminable série des très bons entretiens de lundimatin, cette discussion sur le soulèvement en Iran (avec des Iraniens). Les deux femmes sont passionnantes.

      • #133252 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je confirme

      • #133312 Répondre
        Claire N
        Invité

        Tu me fais découvrir le concept de
        Résistance affective contre la sidération dans les régimes de cruauté, retourne le point d’appui de la cruauté en force de lucidité
        Chowra Makaremi

    • #133291 Répondre
      MA
      Invité

      Pour Ostros, la une de Paris match cette semaine avec tes deux chouchou

      • #133296 Répondre
        Ostros
        Invité

        C’est nice mais ça fait deux jours que j’ai retourné les internets white dark et mauves pour choper un max d’info sur ce teckel nouvellement adopté, signe d’engagement et vecteur de parentalité en essai.
        Rien. Nada. Même pas son petit nom. J’espère que Nicolas aura la bonté de le mentionner dans son nouveau roman à paraître en 2026 « Réussir : méthode ».
        Le teckel à poils longs c’est la Rolex des milieux culturels branchés.
        C’est lui la star maintenant.

        • #133310 Répondre
          Claire N
          Invité

          J’avoue
          Il existe a Paris un événement « la saucisse walk »
          Ou marche des teckels – j’y ai assisté délibérément (j’ai pas de teckels donc c’est un point aggravatif )
          y en avait plein tunés en saucisse , en robe , en père Noel
          Les plus vieux avaient des roulettes et des bérets
          J’ai ensuite appris que c’était au profit des teckels sans abris
          Donc oui Ostros les propriétaires de teckel ont une âme caritative

          • #133317 Répondre
            Ostros
            Invité

            You mean the sausage walk ?
            Oh My God what a weird and funny but weird idea
            Tu as raison ces gens sont aimables
            dans le fond
            où niche le cœur
            couvert de petits éclats

            • #133319 Répondre
              Claire N
              Invité

              Yes i mine
              It’ s so punk
              Sourires entretien d’embauche

              • #133320 Répondre
                Claire N
                Invité

                Ce qui me permet par cette occurrence
                De rebondir sur la conf de C Makaremi
                Posté plus haut
                Lorsqu’elle évoque les actrices se coupant les cheveux par solidarité, elle n’emploie pas le terme d’appropriation culturelle mais dégage le concept lumineux de passage du mot dans le champ des consommables / produits consommation
                La perte de force et de sens qui en découle par ce biais

                • #133480 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  je découvre, par le biais d’un autre post dans un autre sujet où tu/vous re-parlez de Makaremi, ce geste:
                  On se fout de qui quand même?
                  elles se coupent une tchiote mèche les meufs?
                  Le clip avec les actrices est proprement dégueulasse, leur mise en lumière du rien du tout que ça leur coûte est incroyablement à vomir.
                  C’te honte sérieux, avec la musique à dégueuler aussi.
                  On croirait le petit bout de mèche de cheveux parfois glissé jadis dans un camée ou un pendentif que la daronne ou le daron, et autres, gardaient en souvenir autour du cou, comme une dent de lait ou que sais-je,
                  – L’initiative récente d’une coiffeuse pour récup les cheveux coupés et que ça serve à fabriquer des perruques pour les grand.es brulé.es, c’est quand même autre chose, non?
                  Un regret? d’avoir coupé les miens un peu trop tôt pour participer à cette chose si simple et si belle.

                  • #133481 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    euh
                    attention: méga-maladresse

                    où tu/vous re-parlez de Makaremi, ce geste:

                    loin de moi l’idée de résumer C.Makatemi à ce geste de ces péteuses d’actrices ridicules, hein

                    Je vais l’écouter (merci)

                    • #133482 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      C. Makaremi

                  • #133621 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Ils vont pousser

      • #133316 Répondre
        graindorge
        Invité

        Mais Nicolas Mathieu a un handicap ? Un tel fossé entre sa manière de parler bon enfant, un chouille zozotante, ce rire et puis la dureté de certains de ses regards…

        • #133318 Répondre
          Ostros
          Invité

          les talonnettes ne sont pas systématiquement la marque d’un handicap graindorge…

          • #133333 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            les talonnettes???
            je l’ai juste écouté 5 mn dans une
            interview : observé la grande différence entre son air bon enfant, gentillé, son rire, et hop la grande dureté de son regard puis hop retour au personnage sympa , nounours

    • #133311 Répondre
      Luc
      Invité

      Le député RN qui demande l arrêt des subventions des transmusicales de Rennes car selon lui un festival de transgenres……..

      Ça bosse dur…

    • #133450 Répondre
      delf
      Invité

      Bonjour, je recherche les livres de FB à petit prix. Si vous avez des livres à vendre, à céder…
      A bientôt et bon dimanche

      • #133454 Répondre
        Rigolus
        Invité

        j’ai un livre ma cruauté. Je peux te l’envoyer gratuitement. Communique ton adresse et je te l’envoie fin février. Je ne suis pas chez moi en ce moment.
        Si tu peux donner ton avis sur le forum une fois l’avoir lu. c’est avec grand plaisir

    • #133466 Répondre
      delf
      Invité

      Super cool ! T’as un mail pour que je te laisse mon adresse ?

      • #133469 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        la meilleure façon d’avoir des livres à moindre prix voire nul c’est de les emprunter dans les médiathèques, ou à des gens
        une autre façon aussi est de me demander les PDF – en me joignant par facebook
        pour info : Rigolus s’empresse de te proposer cet envoi pour pourvoir clamer ici qu’il est pressé de se débarrasser de l’ouvrage toxique en question
        cette bonne intention est innervé du ressentiment qui seul l’anime

        • #133496 Répondre
          supercut
          Invité

          aïe, donc rigolus, se rigole de moi. Bon, merci à toi mais je n’ai pas facebook. Je peux laisser mon mail ici si cela te convient.

          • #133498 Répondre
            supercut
            Invité

            J’ai changé de pseudo car mon message ne passait pas…

            • #133509 Répondre
              Carpentier
              Invité

              avais créé/ouvert jadis un sujet ‘ boîte à livres’
              il y en a partout aujourd’hui, et selon où se trouvent les tiennes, là où tu habites, parfois, ça peut aussi être un endroit commun où déposer et récupérer un bouquin ….
              Par exemple dans la mairie de l’arrondissement ou je travaille, il y en a une
              Y déposer un livre en indiquant quelques minutes avant ou après à la personne qui était intéressée que c’est fait, en vrai, ça peut marcher.
              Mais en ce qui me concerne, non, ce ne sera pas mes Begaudeau.

            • #133540 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              oui, vas y

              • #133543 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Pas reçu les PDF BF. J’ai lu que tu proposais de les envoyer à qui te les demandait.
                C’est mon vrai email mais tu peux
                parfaitement t’ en inventer un juste pour l’envoi. C’est surtout pour avoir le même traitement que tout le monde ici.
                Ici,où je crois avoir donné autant que pris et surtout appris
                Sans réponse, je quitterai à regret le forum à la fin de janvier.

              • #133557 Répondre
                supercut
                Invité

                Merci, bonne soirée
                delfine@powermail.fr

          • #133514 Répondre
            Carpentier
            Invité

            si jamais,
            c parici:

            La boîte à livres don/prêt/troc/ prout


            (oui, la dernière occurence témoigne que ce devait être dans une de ces nombreuses périodes troubles qu’on traverse régulièrement dans ce forum)
            : D

            mais ils sentent pas trop, t’inquiète

          • #133565 Répondre
            Luc
            Invité

            Tu peux les voler aussi. 🦊
            Je peux aussi en filer: l amour (13/20)et un enlèvement (8/20) et d autres.

            Au fait Begaudeau est allé en Syrie? Nan.

            Carpentier, grain dorge, Ostros et claire N pas la peine de faire les chiens de garde 🐶

            • #133570 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Tu écris des tonnes de mensonges, tu joues les psys mais ça fait pshiiit ou plop, plop, plop! Ça dégringole dans l’escalier

              Tu te rends même pas compte! Moi je suis pas allée à Gaza, je peux pas en parler? Faire suivre des infos? Elle est où ta vie exaltante? Dans les neiges du Kilimandjaro?
              Les chiens de garde ? Mais c’est toi qui n’arrête pas d’aboyer et de mordre! Ressentiment, jalousie,
              escort, flicage: gnagnagna! I manque des virgules, copieuse, voix cassés, fayottes etc… Si tu écris sous des effets de produits, ça n’excuse pas tes insultes
              Grand merci sincère pour tes propositions de livres
              Bonne nuit Luc

          • #133678 Répondre
            Rigolus
            Invité

            J’étais sérieux

        • #133518 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          @BF
          si et seulement si, je veux bien recevoir
          Notre joie et Ma cruauté en PDF: donaram85@gmail.com

        • #133564 Répondre
          Luc
          Invité

          C est mal le ressentiment?
          Ah oui c est mal.
          Ah oui la jalousie c est mal aussi.

          Les gens qui précisent des trucs comme ça et qui se sentent porter des coups.

          Tu sais que sur ta tête on ne lit pas « bonté », « gentillesse  » mais plus acidité .
          Me revient en mémoire le rictus de C. quand jadis j avais voulu lui montrer une des 4261710 vidéos de François « écrivain » begaudeau

           » il a l air agressif et antipathique brrr  » ( dégoût)

          Remets toi en question deux secondes .

          Tu peux parler du ressentiment des autres ça t enlève pas le tien.

          • #133566 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Oui père Lulu! Rien compris mé toi Tatoucompi
            Amen

      • #133472 Répondre
        Ostros
        Invité

        delf, le site Momox vend des livres d’occasion vraiment pas chers si besoin
        Je viens d’y trouver Walabi à 5e au lieu de 15, comme neuf. Une aubaine quand on n’a pas les moyens.
        Il arrive que des livres soient en mauvais état (pages rayées etc) à ce moment-là tu leur envoies une photo, ils te remboursent et te disent de garder le livre.
        Il y a plusieurs exemplaires parfois d’un même titre.
        Prends toujours qualité comme neuf tu auras moins de surprises et les prix restent bas.

        • #133771 Répondre
          Idiot Complet
          Invité

          Encore mieux que Momox (très long sur les livraisons souvent) : Recyclivre.

    • #134047 Répondre
      Ostros
      Invité

      Sur la demo rouge
      [Excellente – 22 ans François et la bande, ça envoi du lourd
      Suis admirative de l’énergie, de la très bonne zik, de la voix géniale, si précoces]
      Je me demande
      Entoleuse
      C’est une reprise ?
      Si oui une chanson de qui ?
      M’a fait penser à Tiefaine mixé avec du Brassens électrisé
      Et la chanson froid ?
      Y a des intonations très furtives qui m’ont rappelé jean-louis aubert mais les paroles c’est pas sa plume
      Si quelqu’un sait
      J’adore ces chansons
      J’arrête pas de les écouter
      La faute à IGY

      • #134111 Répondre
        Ostros
        Invité

        Ce message en apparence anodin
        Recèle d’importance pour son expéditrice

        • #134122 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Entoleuse est une chanson entièrement écrite par Xavier (j’ai du écrire quelques lignes mais pas plus) . Une de nos toutes premières.
          Froid, c’est bien une compo aussi. Un écho Téléphone ne serait pas totalement étonnant, vu que pour moi tout a commencé par là. (Mourir dans ton lit / ou dans tes bras.)
          Mais il me semble me souvenir qu’alors, 1992, ramonien jusqu’au bout des angles, je m’étais inspiré de :

          • #134123 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            en revanche je me souviens nettement où et quand j’ai écrit Froid, si ça t’intéresse

            • #134124 Répondre
              Ostros
              Invité

              La vache vous étiez bons !
              Les mélodies c’était déjà quelque chose
              c’est fou
              Oui ça m’intéresse beaucoup !
              Et si tu as d’autres anecdotes sur cette demo de 93, aussi

              • #134127 Répondre
                Ostros
                Invité

                Froid, me demande si c’est pas en lien avec ton service militaire…
                Mais peut-être 93 c’était pas d’actualité encore

                • #134144 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  24 décembre 92
                  repas de famille, ou de ce qu’il en reste
                  mon frère sera là donc je vais plutot aller au cinéma
                  je crois que je vois Un Monde parfait
                  ensuite il me reste deux ou trois heures à tuer dans la ville vide
                  je me pose dans un des rares cafés ouverts dans le centre de Nantes, et je décide de mettre des mots sur une mélodie de slow (on appellera longtemps cette chanson « le slow ») qui me trotte dans la tête depuis le début de la soirée
                  on est le 24 et c’est pourtant du jour de l’an que ça parlera
                  « ce soir on fête la nouvelle année »
                  je me souviens qu’alors débarque dans le café un autre orphelin de Noel, mon copain Yannick
                  j’interromps donc l’écriture au deuxième couplet, on finira demain

                  • #134156 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    merci
                    Un beau slow mélancolique
                    j’adore la rupture du refrain la musique qui se fait discrète la voix qui s’envole
                    mais non merci sans moi
                    un sens nouveau s’y ajoute à la lecture de ce récit
                    Ce refrain léger on dirait qu’il pourrait être chanté par des chœurs
                    Une touche « Noël » pris en contrepied
                    cette histoire d’un jeune qui se retrouve au cinéma un soir de Noël rappelle à ma mémoire une nouvelle bien connue…

                    • #134158 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      Oui peut etre que la nouvelle est partie de là, ou de tous les noels suivants, où je me retrouvai à me balader seul dans la ville

                  • #134157 Répondre
                    graindorge
                    Invité

                    et vous décidez de vous rencontrer tous les ans à la même date

                    • #134170 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Mais je sais plus où j’ai lu ça. Peut-être dan 2 singes…

                  • #135414 Répondre
                    Cocolasticot
                    Invité

                    « 24 décembre 92
                    repas de famille, ou de ce qu’il en reste
                    mon frère sera là donc je vais plutot aller au cinéma »
                    Ahah le choc quand tu passes du fil twitter à des phrases comme ça

    • #134110 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Voici un article remarquable à lire et à faire tourner : « Mercosur, bombe agricole », par Morvan Burel (accès libre, janvier 2025) // https://www.monde-diplomatique.fr/67946

    • #134165 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Toujours aussi incapable en navigation informatique, et particulièrement agacé de cette incapacité, je ne trouve la chanson Froid nulle part sur Internet. Quelqu’un pourrait la poster svp? Une balade de groupe punk, et des Zabs en particulier, je suis toujours extrêmement preneur.

    • #135098 Répondre
      MA
      Invité
    • #135106 Répondre
      Hyeres
      Invité

    • #135107 Répondre
      Hyeres
      Invité

      • #135188 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Mike ferait mieux de s’occuper de ne pas se ridiculiser dans un procès fratricide.

      • #135475 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Ces paroles ne sont pas convaincantes (« When they deport all of their Mexicans; They’ll have to cook their own Mexican food », ouyouye)
        Comme n’est pas convaincante la dernière chanson de Bruce Springsteen.
        .
        Parmi les plus belles choses générées par les manifs, on y trouve les hymnes dont on ne sait même plus qui sont les auteurices :

        • #135494 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          oui c’est plus convaincant
          pendant ce temps Springsteen, qui n’a pas fait un grand album depuis 1975, fait rimer 26 et Minneapolis

    • #135179 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Entretien sur Hors-Série (pas encore vu) avec Laélia Véron, sur son livre dont le titre me dit qu’il fera débat : « Problèmes politiques l’ironie ». Malgré sa sortie récente, quelqu’un l’a déjà lu?

      • #136149 Répondre
        Mao
        Invité

        Je m’y suis essayé. Ne l’ai pas terminé. J’ai trouvé ça affligeant. En gros, l’ironie est un instrument de domination des dominants sur les dominés. C’est mal parce que les braves et honnêtes gens ont besoin qu’on leur explique les choses clairement et simplement. L’angoisse.

        • #136151 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          J’ai lu son précédent, Trahir et venger, c’était pas inintéressant mais terriblement scolaire.

          • #136189 Répondre
            I.G.Y.
            Invité

            Mao : elle finit par être plus fine que cela dans l’entretien (sur la question « instrument des dominants »), mais vu ce que tu dis il est possible qu’elle ait été « poussée dans ses retranchements » par Manuel C-M, dont on sent bien qu’il n’est pas tout à fait sur la même longueur d’onde qu’elle. Si le livre est même en dessous de l’entretien, alors en effet je vais passer mon tour. Comme disait récemment Charles , la vie est courte

    • #135187 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je parie tout le Groenland qu’elle n’y cite pas les pages de Comme une mule sur l’ironie.

      • #135192 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Parier une bière eût été moins risqué. (« les bières glacées du calcul égoïste », pour citer La Femme Infidèle vu hier).

        • #135334 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Après écoute de l’entretien, le Groenland est toujours sain et sauf, mais je persiste à croire que les chances qu’il en soit autrement est non nul (ne serait-ce qu’une critique sommaire de rejet en bloc, ça ne me paraît pas « impossible »)

          Sinon, l’entretien devient rapidement (comme le livre?) : problèmes politiques de l’humour. Politico-centrique à 100% (au fond c’est presque dans le titre), je préfère prévenir.

          Je n’arrive pas à comprendre quelle est le degré de réalité de cette soi-disant « sur-projection » du public sur l’humoriste chroniqueur, qui serait vu comme un homme « providentiel » et qui ferait entièrement oublier à tout le monde la politique « explicite » et « sérieuse ». Si une telle chose est négligeable (ce qui serait mon intuition?) alors l’entretien donne un peu l’impression d’un coup d’épée dans l’eau. Une très bonne remarque à ce propos de Manuel vers 51min.

          Aussi, puisqu’il s’agit des vertus de « l’explicite », j’ai l’impression qu’elle a une très grande foi dans la transparence de la parole non-humoristique. Quel degré d’explicitation faut-il atteindre pour qu’une parole politique soit « vraiment explicite », purement univoque et sans malentendu possible?

          • #135398 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Je n’ai plus accès à Hors série, mais là je ne le regrette pas.

          • #135556 Répondre
            Charles
            Invité

            Au-delà de son angle très politimane (renforcé par son expérience chez Radio Nova), Laelia Veron désespère parfois par son côté très scolaire, bon élève, comme souvent chez les universitaires. Après, elle est toujours plus intéressante que la plupart des essayistes médiatisés.

    • #135401 Répondre
      Zan
      Invité

      Le nouveau Nabe’s News 34 vient de paraître et ce n’est déjà plus un simple événement, mais un fait divers, tellement il est sanglant ! » https://www.marcedouardnabe.com/

    • #135471 Répondre
      MA
      Invité
    • #135553 Répondre
      Ostros
      Invité

      Quelqu’un.e qui suit l’économie peut nous dire où en est l’Angleterre depuis sa sortie de l’Europe, par rapport aux prix des fruits et légumes, du lait, des œufs, du beurre, l’huile et de la viande, svp ?
      Est-ce que les anglais.es mangent plus local qu’avant / les produits locaux sont-ils redevenus abordables ?
      La vie est-elle moins chère, ont-ils et elles retrouvé un meilleur pouvoir d’achat que lorsque l’Angleterre faisait partie de l’Europe ?

      • #135557 Répondre
        Ostros
        Invité

        Il est possible que j’ai déjà posé une question similaire
        Que Dr Xavier m’ait dirigée vers un article détaillé
        Que je l’ai perdu…

        • #135846 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Ah ça me dit rien. Mais il y a un solide consensus académique pour dire que là-bas tout est trop cher et on y mange mal.

    • #135565 Répondre
      Zan
      Invité

      à destination de tous les petits bourgeois parisiens qui s’appretent à voter…

      • #135567 Répondre
        Ostros
        Invité

        Donc Nabe a besoin d’envoyer quelqu’un racoler sur les sites d’autres écrivains pour espérer agglutiner un petit audimat ?
        Ou alors tu postes ici dans l’espoir d’irriter François et créer un petit conflit par ton entremise de spameur bien deter entre Nabe et lui ?

        • #135687 Répondre
          Zan
          Invité

          Ostros, faux enquêteur mais vrai flicaillon tape encore à côté. L’irritation ?! Bon pour les gueux ! Qu’en ai-je à foute. Quand a savoir si on m’envoie… comme si Nabe avait besoin de ça ! Tu as déjà accusé Ourson-Isaac, puis Luc-uc-cube…. et maintenant tu t’en prends à moi, comme tu l’as déjà fait par le passé… Et oui, je suis un vieux de la vieille ! Disparu pour mieux revenir ! Quel mauvais enqueteur decidement ! Regarde toi Ostros ! Pour qui te prends tu ? Le gardien des 3 grâces begaudiennes Carpentier-Grandorge-Claire ?! Sais-tu seulement ce que c’est que le spam deter ?! Regarde toi !! 3 pauvres messages et ça parle de spam… surtout quand on voit les résultats ! Des + 50 vues en 2 jours, on les voit les mecs ! Vos silences sont vains ! Vous vous êtes tu mais vous avez cliquer, vous avez regardé, vous avez frétillé…

          Mais trêve de bavardage ! À mon tour je m’en vais déserter ! Vous ne me reverrez plus de sitôt ! Sans rancune, hein ! J’aurais focalisé votre attention pour trois petits jours ! Et me voilà à tout jamais dans les annales du forum, inscrit au fer rouge! Mais c’est fini ! Vous pouvez souffler ! la métastase émancipé s’en va ! Promis , craché ! Ce n’étais pas un aerolithe mais un aéronef !

          Allez une dernière pour la route ! Je sais que vous en réclamez ! Une derniere qui va faire mouiller le fond des slips. Et peut être même m’y entrapercoit-on… qui sait….

          Allez, sans rancune !!
          Ciao les nazes (et la bise a trapennard !)

          • #135698 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            si seulement tous les points d’exclamation écrits par tous les célinolatres chaque année étaient exportables en Chine, la France serait sauvée

            • #135710 Répondre
              Zan
              Invité

              Nabolatre, monsieur, nabolatre ! Mais devrais-je admettre que votre message a provoqué en moi un fou rire de cinq minutes ? Non ! Ah ça non ! Je ne l’admettrai pas ! Car alors nous mettrons le pieds sur une pente si glissante qu’elle m’obligerait à d’écrire le niveau d’ennui de morbidité et de solitude qu’il faut pour venir faire chienr ainsi les gens sur un forum… ah ca, non de non ! Plutôt dîner chez trapennard non de Dieu ! On commence comme ça et comment ça finit ? Par admettre qu’on n’a pu s’empêcher de verser une larme à la dernière page de l’amour qu’on connaît par cœur ?! Foi de nabien! On ne m’ y prendra pas.

              Mais qu’est-ce que je fous encore la moi. Je me taille, chine me voilà ! Sinon Ostros va me mettre la fessée! Laissons les gens tranquilles pardi! Je ne suis pas un vulgaire Rigolus enfin. Ciao et pour de bon cette fois !

    • #135697 Répondre
      Tony
      Invité

      Lordon-Lucbert en direct chez Mollat

      • #135703 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Merci, ça m’a fait mon trajet.

        Fredo des grands soirs. Lucbert a décidément pris tous les plis du lordonisme — un peu moins son talent d’acteur. Peut-être leur meilleure présentation de ce bouquin? (que je n’ai pas lu)

        • #135709 Répondre
          Tony
          Invité

          Oui ça fait toujours plaisir de les voir,moi je guette toujours les petites vannes(j’ai pas le 06 du barbu, c’est pas mal),sinon rien de vraiment nouveau, après le volume 1,un peu aride par endroits,j’attends le volume 2 qui promet des situations plus concrètes.

          • #135847 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            J’ai compris qu’il y avait aussi un article d’une vingtaine de pages en préparation ?

            • #135876 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              J’ai compris cela (pulsion de mort)

              • #136249 Répondre
                brisemenu
                Invité

                C’est quoi son vrai nom à Lucbert ?

    • #135816 Répondre
      Etienne
      Invité

      Qui suis je ?

    • #135914 Répondre
      MA
      Invité
    • #135948 Répondre
      Ostros
      Invité

      Charles, j’ai besoin de tes lumières
      Est-ce vrai qu’environ 50% du code civil viendrait de Napoléon ?
      Et une partie remonterait même à l’ancien régime ?
      Saint-Louis aurait inventé quelques procédures qui ont encore cours aujourd’hui

      • #136010 Répondre
        Charles
        Invité

        Notre droit positif est le fruit d’une très longue évolution qui trouve principalement ses origines dans le droit romain, notamment s’agissant de la propriété et (de façon plus lointaine) du mariage. Mais oui, le code civil nait avec Napoléon en 1804 qui synthétise le droit coutumier et qui a donné l’armature du droit civil actuel avec quand même beaucoup d’adaptations. Le droit des contrats, à titre d’exemple, a été amendé (avec notamment la création du droit de la consommation pour les contrats conclus avec les consommateurs, pour les protéger) mais son fondement libéral – l’autonomie de la volonté – tel que codifié par Napoléon demeure.
        Les procédures qui viendraient de Saint-Louis ressortiraient davantage à la procédure pénale, notamment concernant le concept de l’enquête, et à une certaine universalisation du droit émanant de la puissance étatique représentée par le roi, en tout cas c’est ce que j’ai en tête.

        • #136017 Répondre
          Ostros
          Invité

          Merci d’avoir répondu
          C’était donc vrai ce qu’on m’a dit
          C’est très intéressant

    • #135965 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      Petit signalement : sortie récente du dernier livre de Marlène Benquet, La Finance aux Extrêmes. Je ne l’ai pas encore lu mais je mets ma main au feu que c’est très bien. J’avais pas mal écouté ses entretiens sur son précédent chez Raison d’Agir, qui j’en suis sûr est excellent et dépasse largement son titre (La Finance Autoritaire). Il s’agissait d’une analyse concrète du Brexit du point de vue de la finance : elle y montrait avec son co-auteur comment celle-ci s’y était divisée en au moins deux groupes aux intérêts divergents, et faisait ressortir le rôle primordial du soutien massif au Brexit de la « seconde finance » (qui est une finance de gré à gré, hors marché, centrée sur les gestionnaires d’actifs etc…), contrairement à cette idée assez répandue à l’époque selon laquelle « la finance » était contre le Brexit.

      MB est passée sur France Culture récemment mais il y aura sans doute d’autres entretiens.

      • #136128 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je me souviens de cette analyse, précieuse et hélas peu entendue, sur Brexit et finance

        • #136130 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          nouvelle preuve que la sortie de l’UE, comme la souveraineté en général, n’est en soi ni de droite ni de gauche
          preuve doublement inutile : inutile pour ceux qui savent déjà, inutile pour ceux qui ne veulent pas savoir

          • #136132 Répondre
            Jules
            Invité

            J’ai l’impression qu’à gauche on répète quand même beaucoup que « la souveraineté en soi » ne veut rien dire non ? Je me demande qui revendique encore « la souveraineté en soi », à part quelques énergumènes comme Asselinot, Philippot, Sapir, Onfray. Même Le Pen ne trouve plus grand chose à redire contre l’UE….
            Mais le fait que la souveraineté puisse être investie par des gens très différents n’invalide pas complètement la chose même, qui reste une condition de possibilités pour d’autres choses. La vie des « enfants sans école » est elle aussi investie par des parents de gauche ou de droite

            • #136330 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je constate qu’à gauche pas mal parlent de souveraineté désirable, sans jamais préciser de quelle souveraineté il s’agit ni pour en faire quoi
              le mot est valorisé en soi
              mais tu as raison : 95% des guignols souverainistes sont à droite, comme il se doit

              • #136380 Répondre
                Ludovic Bourgeois
                Invité

                C’est logique car
                Le gauche contre droite
                se transforme de toute facon
                __
                A ce qu’il a tjrs été dans le fond :
                Du marron contre blanc
                Et ça finira en 90-10 camp marron
                Ou pour être plus précis
                A du ‘qui fourre les femmes blanches’
                __
                Paske c’est que ça en fait
                Évidemment le souverainisme est à la masse de l’histoire là-dedans

                • #136381 Répondre
                  Ludovic Bourgeois
                  Invité

                  La droite est ce qu’il y a de pire
                  Des cucks
                  Cathos judeo servile et souverainistes
                  Bouffez-les
                  Ils nous font trop honte

                  • #136382 Répondre
                    Ludovic Bourgeois
                    Invité

                    Ils refusent de clarifier ces enculés
                    Par peur

                    • #136384 Répondre
                      Ludovic Bourgeois
                      Invité

                      Je regarde à gauche à droite
                      Je ne vois que des esclaves

    • #136022 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Annonce du Monde Diplomatique

      ******

      Le 28 janvier dernier, le président de la République française a décoré le dernier marchand de journaux à la criée : l’apôtre de la numérisation forcée honore une profession que sa politique décime. Mais qui résiste.

      Le marchand de journaux n’est pas une figure du passé, il est un acteur d’un conflit très contemporain : celui de la circulation de l’information.

      Il travaille dans l’espace public quand les grands moyens de communication se privatisent. Il diffuse des imprimés dont chacun connaît les orientations pendant que l’industrie numérique organise subrepticement la hiérarchie des opinions et manipule les colères en ligne.

      Les présentoirs d’une maison de la presse ou d’un kiosque offrent au regard un paysage idéologique sans fard algorithmique. On y repère sans peine les bergers des idées, le troupeau des suiveurs, mais aussi un beau mouton noir orné d’une étoile rouge en haut à gauche. On peut être d’accord, pas d’accord, passer son tour, revenir le lendemain — ou tendre la main vers ce titre indocile qui vous fait de l’œil.

      Le Monde diplomatique de février consacre un article au combat des marchands de journaux. Non par nostalgie mais pour rappeler ceci : le papier demeure le meilleur antidote au gavage numérique.

      Acheter un journal, ce n’est pas célébrer un vestige, c’est prendre position.

    • #136124 Répondre
      adamou
      Invité

      Je fais appel à la culture romanesque des titistes pour retrouver le nom d’un roman que j’ai totalement oublié. Je me souviens juste qu’un personnage a pour projet d’écrire un livre sur Robert Capa mais n’y parvient pas et fait une finette sur le cliché où apparait un ours. C’est sûrement très bête mais je ne parviens pas à en retrouver la trace

    • #136126 Répondre
      adamou
      Invité

      je voulais dire sitiste, Tito n’a rien à faire la dedans…

    • #136136 Répondre
      Charles
      Invité
    • #136138 Répondre
      Charles
      Invité
      • #136139 Répondre
        Charles
        Invité

        Bon le lien ne marche pas, donc je vous invite à lire l’article de Monod « Foucault et le processus de fascisation » à propos de l’Amérique trumpiste sur le Grand continent.

        • #136152 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité
        • #136327 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Merci pour le partage. J’aime bien la complexité avec laquelle Monod restitue les oppositions (néanmoins réelles, parfois dramatiquement) entre ordolibéraux et fascistes/nazis. Ça me rappelle cette lettre assez stupéfiante — qu’on trouve dans quelques écrits publics de Dardot sur internet (et dans Dominer, ch. 11) — du très important Röpke à M. van Zeeland en 1940 (Röpke est un opposant ordolibéral au fascisme, mais l’usage qu’il fait du mot « fascisme », un peu « pour la blague », met en lumière ce qui dans son propos ne relève pas du tout d’une blague) :

          « Il est possible que dans mon opinion au sujet d’un « État fort » (un gouvernement qui gouverne) je sois même “plus fasciste” [faschistischer] que vous-même, parce que j’aimerais vraiment voir toutes les décisions de politique économique concentrées dans les mains d’un État vigoureux et pleinement indépendant qui ne serait pas affaibli par des autorités pluralistes de nature corporatiste… Je cherche la force de l’État dans l’intensité, non dans l’étendue, de sa politique économique. Comment la structure juridique constitutionnelle d’un tel État devrait être désignée est en elle-même une question pour laquelle je n’ai pas de recette brevetée à offrir. Je partage votre opinion que les vieilles formules de démocratie parlementaire ont démontré elles-mêmes leur inutilité. Les gens doivent s’habitue au fait qu’il y a aussi une démocratie présidentielle, autoritaire, oui, et même – horribile dictum – une démocratie dictatoriale »
          .
          Le côté assez libéral de l’analyse de Monod a un peu tendance à regrouper sous le terme « Etat social » des choses qui se sont pour un certain nombre faites en opposition à l’Etat (non-fasciste), comme le régime général de la sécu « à la communiste » en France (et inversement : le travail de René Belin, CGT anticommuniste, pour la sécu à Vichy). Et ces débats sur le « souverain économique », lorsqu’ils en restent là, me paraissent trop zapper les questions de propriété/mode de production à l’échelle inférieure.

          Il me semble aussi qu’il a raison de pointer le lien qui peut exister entre fascisme et « dislocation de l’État » (dans la longue lignée des analyses sur la polycratie nazie, + Chapoutot etc…) mais je ne suis pas sûr du tout que cela fonctionne autant, par exemple, pour le fascisme italien — le seul des « deux fascismes » qui, précisément, a fermement revendiqué « l’Etat total » comme horizon. Le genre de phrase qui me paraît des plus friables est : « Dans le nazisme ou le fascisme, l’exécutif capturé est devenu l’organe d’un parti ou d’une faction. Il se bat contre l’administration en tant que structure transpolitique et transpartisane, assurant ce qu’en France on a théorisé comme la « continuité de l’État » « . On constate en effet des volontés innombrables et acharnées de contourner l’administration qui assure la « continuité transpartisane » de l’Etat ne serait-ce que dans le macronisme (ça va jusqu’à contourner le Quai d’Orsay, en sus de le déclarer « État profond ») : on en est donc réduit sur ce point à des différences de degré. Parfois importantes, parfois pas tant que ça. Parfois nulles.

          Pour moi, ce qui fera toujours la différence entre fascisation/fascisateurs et fascisme, c’est qu’un « vrai » mouvement fasciste est, en gros, transclasse (ce dont il tire sa nocivité supérieure) — et bien sûr propriétariste (antisocialiste-anticommuniste; mais ça, les fascisateurs le sont aussi). Je ne crois pas que le rapport à l’État (adoration/détestation) soit le point déterminant, si toutefois on accorde une quelconque généricité au terme « fascisme ». La difficulté à penser les formes contemporaines du fascisme vient aussi du fait que l’Etat est si fort comparé aux années 30 que les milices armées para-étatiques n’existent pas dans les Etats développés occidentaux (pas de SA/squadristes), les milices sont potentiellement dans l’Etat : on ne peut pas dire que l’ICE soit une milice para-étatique ; et pour la France, si j’écrivais des romans d’anticipation, je ferais bien grossir et fusionner la BRAV-M et la BAC — avec toutes les dialectiques de pouvoir que ça créé : les dirigeants fascistes veulent bien des milices quand ça les arrange, mais dès qu’elles prennent trop de poids politique, il faut les mater.

          (J’ai précisé « développés occidentaux » car je nage dans une assez grande ignorance de ce qui se passe dans un pays dont j’entends régulièrement qu’il s’y passe des choses très liées au fascisme historique : l’Inde)

          • #136528 Répondre
            Charles
            Invité

            Intéressant ce que tu dis sur l’Etat plus fort aujourd’hui que dans les années 30. Est-il plus fort ou simplement plus raffiné? Peut-on vraiment déduire de l’absence de milices armées para-étatiques une moindre force de l’Etat? J’aurais plutôt dit, à première vue, que c’était lié à un moins grande tolérance et acclimatation à la violence, notamment politique, aujourd’hui.

            • #136542 Répondre
              I.G.Y.
              Invité

              D’abord, sur le renforcement/raffinement, je suis d’accord qu’il y a une distinction mais je crois que l’Etat, comme bien d’autres choses, tire beaucoup de force d’un surcroît de raffinement. Raffiner à iso-« force de frappe », par exemple, signifie plus d’efficacité dans la répression et donc plus de « force » effective. On pourrait aussi reprendre ne serait-ce que les exemples fascistes du XXè (les régimes une fois installés, les milices véritablement para-étatiques partiellement/totalement inactives), régimes à propos desquels les historiens semblent converger pour dire qu’assez peu d’hommes en proportion de la population, moyennant une violence puissante mais ciblée, permettent de maintenir le consentement/l’ordre — « ciblé » peut sembler outrancier par exemple pour le nazisme (et sur certains aspects pour le fascisme), mais en réalité l’essentiel (et de loin) de la violence de masse de ces régimes s’est faite en dehors de leurs frontières : à l’est pour l’Allemagne, en Éthiopie pour l’Italie etc… Certes, même la violence de masse nazie était « ciblée », mais disons qu’elle était si massive (incluant même femme-enfants-nourrissons des groupes visés) qu’il peut être outrancier de garder le qualificatif dans ces cas. Et si l’on prend prend les déportations de juifs en Europe de l’Ouest et de juifs allemands, c’était massif « en absolu », mais relativement aux populations locales ça restait bien ciblé.
              .
              Cette affaire de baisse de tolérance à la violence « ouverte » joue sans aucun doute un grand rôle, mais je pense que cette logique peut aussi avoir un lien avec la dynamique de renforcement de l’État, au sens de sa capacité à monopoliser la violence dite légitime — moins on tolère la violence « vulgaire » que constituent des miliciens en armes automatiques en pleine rue, plus on lui préfère ses formes légalisées/ordonnées (même des énormes droitards réactionnaires autoritaires n’aiment pas ça). D’autre part l’État a démultiplié ses capacités matérielles de violence non-directement létale par rapport au passé (je me rappelle encore les blindés de la gendarmerie déployés dans paris fin 2018, dont on a su qu’ils contenaient des projecteurs de poudre incapacitante pour l’équivalent de la surface de plusieurs terrains de football, etc…). Énorme gain en force effective (tu dirais peut-être « raffinement »).

              Il y a aussi la baisse tendancielle d’accès à l’armement (même illégalement/par effraction) pour les citoyens en Europe. Ça m’avait beaucoup frappé de réaliser à quel point dans les révoltes anciennes (du genre jusqu’à fin XIXè?) pas mal de grabuge politique pouvait se produire du fait de citoyens qui « prenaient les armes » en allant piller des armureries, etc… Le contrôle légal/étatique sur ces choses a énormément cru, une telle possibilité n’existe pour ainsi dire plus : gain de force effective, etc…

              • #136555 Répondre
                Charles
                Invité

                Il y a sans doute une plus grande présence de l’Etat via son raffinement et un monopole accru de la violence physique légitime mais dans le même mouvement on n’a jamais pu autant contester les actions de l’Etat avec des voies de recours qui se sont multipliées et d’autres qui sont devenues plus efficaces. On parle à juste titre d’une certaine impunité de la police mais celle-ci est relative dans le temps car on n’aurait pas pu contester du tout dans les années 30, 50, 60 par la voie judiciaire les violences policières. Et même si le monopole s’est accru, on n’a sans doute jamais atteint une telle défiance par la population de la police. Pareillement, l’effectivité du contrôle du politique par la justice n’a jamais été aussi forte, alors tu me diras que c’est encore l’Etat puisqu’on passe par des juges, d’où l’idée du raffinement. La transparence faite sur les actions de l’Etat me semble aussi bien plus importante, à un niveau inédit dans notre Histoire.

                • #136556 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Je ne parle pas non plus de la censure directe par le pouvoir (et donc l’Etat) qui a quasiment disparu aujourd’hui.

                  • #136570 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    indécrottable centriste, je crois que vous avez tous les deux raison : moins de tolérance à la violence de l’Etat, c’est sûr, et dans le même temps renforcement net des capacités de violence de l’Etat
                    il est d’ailleurs étonnant que les révolutionnaires et autres enclins à un affrontement avec l’Etat ne notent jamais ceci qui est décisif : pendant des siècles l’Etat ne peut rien si le peuple décide de se lever massivement, depuis l’aviation et la bombe il peut t’exploser n’importe quelle insurrection massive en 40 secondes
                    (voir le mythe de « Macron au peur » contre les Gilets jaunes. Macron peut etre mais pas l’Etat)

                  • #136572 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    A propos des possibilités de recours : oui, au doigt mouillé j’aurais dit la même chose. (Ne pas oublier à mon avis, toujours dans le même mouvement, le court-circuitage il me semble croissant de la justice ordinaire par la police administrative, actions qui peuvent certes faire l’objet de recours mais très souvent il y a « fait accompli » répressif, si je puis dire, on est dans l’a posteriori). Mais ça n’est pas contradictoire avec le lien que j’avais fait au départ entre l’extension du champ d’action possible de l’intervention étatique répressive (tandem police/justice) et la quasi disparition des milices para-étatiques fascistes en contexte de fascisation plus ou moins importante.

                    On pourrait en revanche défendre qu’il s’agit bien d’une « force de rappel » interne, partielle, souvent a posteriori mais réelle, à la fascisation. Cela dit, plus elle intervient a posteriori davantage qu’a priori, moins la fascisation effective se trouve tempérée. On pourrait à ce titre monter d’un cran en examinant l’action (pourtant réelle) des CPI/CIJ (+ tribunaux spéciaux historiques) à l’international pour réprimer divers faits accomplis fascistes/dictatoriaux ou assimilés.

                    • #136573 Répondre
                      I.G.Y
                      Invité

                      François : décisif, oui. J’ai tout de même l’impression que pas mal de révolutionnaires « très motivés », pour le dire comme ça, l’ont un peu en tête (d’où la recrudescence bien normale des stratégies plus horizontales et rhizomatiques/anarchisantes). Mais j’ai par exemple eu il y a plusieurs années des discussions avec des gens de LO qui semblaient complètement étrangers à cet élément matériel du sujet.

                      • #136576 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Les révolutionnaires classiques, disons. Ou les insurrectionalistes – qui sont encore très nombreux ici, France oblige. Cet imaginaire persistant de l’insurrection a l’air de faire fi de cette nouvelle donnée décisive (pourtant vieille d’au moins un siècle) ; s’arrange pour faire fi de
                        Depuis un siècle l’Etat n’est faible qu’aussi longtemps qu’il n’emploie pas la force – qu’il n’emploie que le millionième de sa force

                      • #136577 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        dans cette situation le désarmement du peuple, que tu as rappelé, me parait pas négligeable mais secondaire
                        tous les citoyens seraient ils armés qu’un missile envoyé sur une manif de 5 millions ferait le même effet

                      • #136578 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Et en même temps, si l’Etat français envoyait un missile sur cinq millions de français en train de manifester, il déclencherait un processus qu’il n’est pas sûr de maîtriser, des conséquences potentiellement mortelles pour lui-même, à commencer par la perte de toute forme de crédit symbolique dans une très large partie de l’esprit public, une désorganisation interne potentiellement contrôlable (par exemple des désertions de gens situés dans l’appareil d’Etat, un système médiatique qui ne suivra peut-être pas jusque là, etc.), l’éradication de millions de gens qui produirait une saignée que l’économie aurait du mal à absorber, etc.
                        J’ai l’impression que l’Etat contemporain, s’il indéniablement est plus fort que sa population, est devenu aussi trop fort pour lui-même, dans le sens où sa propre force, si elle devait se déchaîner en cas de besoin, pourrait bien l’emporter lui-même – un peu comme la bombe atomique dans son rapport aux autres Etats : c’est puissant, certes, mais c’est tellement puissant que c’est mortel pour tout le monde, y compris celui qui se targue d’être puissant. De telle sorte que la bombe atomique est fabriquée pour qu’on ne s’en serve jamais.
                        _
                        Bref, l’Etat est un stock de puissance trop grand pour lui-même.

                      • #136579 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        *une désorganisation interne potentiellement incontrôlable.

                      • #136583 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        …. et c’est bien pourquoi il n’a pas recours à cette force, ou alors en dernier recours
                        mais précisément le dernier recours interviendrait en cas de réelle menace, etc

                      • #136585 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Est-ce que la violence policière déployée lors des précédentes manifs et resistances depuis l’élection de Macron n’entre pas dans cette violence inouïe à portée de main du gouvernement et dont on pressent que ça peut aller nettement plus loin ?

                      • #136590 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @FB
                        Mais la question est de savoir si, quand bien même la menace serait réelle, l’usage débridé de sa force (un missile sur 5 millions de personnes qui manifestent, puisque c’est l’exemple pris plus haut) ne serait pas en même temps un suicide pour l’Etat lui-même. Car ce n’est pas la même chose, si on fait abstraction de la morale et qu’on ne regarde les choses que du point de vue de l’Etat, d’éradiquer 5 millions de personnes que de tuer 30 000 communard ou éborgner une trentaine de Gilets jaunes.
                        _
                        Mon intuition, c’est que la quantité de puissance de l’Etat contemporain est telle que, s’il devait, en cas de besoin, la pousser jusqu’au bout, elle contredirait son premier impératif : la conservation de soi.

                      • #136586 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        S’il est une leçon que la classe dominante a retenue depuis 1789, c’est qu’un pouvoir faible et vacillant se met en danger. Une littérature contre-révolutionnaire abondante revient, inlassablement, sur les faiblesses et les indécisions de Louis XVI, sur tous ces moments où il aurait pu reprendre l’initiative, tant que la situation le lui permettait encore. Depuis lors, du caporal Bonaparte aux massacres de la Commune, jusqu’aux éborgnements des GJ, l’État n’a cessé de rappeler qu’il dispose, en dernier ressort, de la force et qui’l n’hésitera pas à s’en servir.

                      • #136589 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        merci

                      • #136596 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Il est certain que la France a eu la chance de faire sa révolution libérale à une époque où l’Etat pouvait être débordé relativement facilement par le peuple, c’est pour ça que je doute que des pays comme la Russie ou la Chine connaissent à moyen terme ce type de révolution. Je suis aussi d’accord avec Emile sur le coût politique d’une absence totale de retenue de l’Etat même si on remarque dans le même temps que le changement de doctrine de maintien de l’ordre (depuis Hollande), avec la demande faite aux CRS d’aller au contact des manifestants, n’a pas vraiment coûté politiquement au pouvoir en place et ce malgré le déferlement de violences policières pendant les GJ ou à Sainte-Soline.

                      • #136597 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        De tuer 50000 opposants en 3 jours n’a pas eu l’air de fragiliser le pouvoir iranien, au contraire
                        On dira : dans nos démocraties c’est autre chose
                        Dans nos démocraties si le pouvoir commençait à tirer à vue, rafaler, bombarder, personne ne descendrait dans la rue le lendemain

                      • #136605 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        Je ne pense pas non plus qu’un pouvoir puisse tenir sur le long terme (tout est dans la signification de « long »…) en faisant de la répression de masse à ce niveau et trop fréquemment. Exemple extrême : la mafia Assad, qui n’avait pas trop peur de réprimer non plus et c’est peu de le dire, a fini par tomber.

                        En revanche, c’est vrai que sur le court-moyen terme, ce qui semble possible en matière de répression sans qu’il y ait chute du pouvoir est un peu vertigineux. Ce qui va assez dans le sens de ce que j’appelle « force de l’Etat ».

                        Et d’accord avec Charles sur l’époque de la Révolution Française

    • #136164 Répondre
      Alphonse
      Invité

      à Bonnaventure : je précise ici, comme tu m’y invites. « Bonnaventure » est le nom d’une école fondée sur l’île d’Oléron par une poignée d’anar (dont émerge la figure de Jean Marc Raynaud, pilier de la FA – branche stalinienne du mouvement anarchiste), financée par souscription au sein des milieux anar, qui a existé durant 7 ou 8 ans dans les années 90. Expérience qui soulève mon enthousiasme ou mon dépit, selon le point de vue qu’on envisage.

      • #136190 Répondre
        Bonnaventure
        Invité

        Merci pour la précision, j’ignorais tout de cette expérience.
        merci aussi pour le rire à « FA – branche stalinienne du mouvement anarchiste ».

        • #136208 Répondre
          Alphonse
          Invité

          (oui, balle perdue gratuite, au passage)

          • #136230 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Le fameux Courant Anarchostalinien.

    • #136507 Répondre
      kenny
      Invité

      charlotte en grande forme : « j’ai regardé tous les tuche, moi ça m’énerve les personnes qui snobent les ruches »
      https://www.facebook.com/share/r/1CB7LaiTk4/

      • #136510 Répondre
        Ostros
        Invité

        Elle partage avec l’autre petit Nicolas
        Cette horreur des gens qui snobent les goûts populaires
        « Les personnages sont tellement attachants »
        .
        Faut aussi mater sa dédicace à Britney.
        High level
        Elle doit être contente de ce témoignage britbrit, elle qui a été contrainte au cube toute sa jeunesse pour faire fantasmer les charts.
        .
        On dirait une politicienne qui cherche à récolter le plus de voix avant une élection.
        .
        Et voilà qui fait une belle illustration au livre de François, du mépris, à venir en avril.
        François, si tu as encore le temps d’intégrer les derniers commentaires de Chacha la princesse dans les pages dédiées aux goûts légitimes / goûts bourgeois.
        A se demander qui est ce « on » qui ose critiquer les tuche.
        .
        D’ailleurs Nico aussi adore ce terrain de l’expression de la souffrance et de la fragilité. Et je me répète pour moi c’est purement commercial.

        • #136511 Répondre
          Ostros
          Invité

          Expression des émotions, de la souffrance et affirmation de goût dits populaires, une ligne de commerçants.
          Ne parler de soi qu’à travers l’analyse de ses fragilités d’âme permettant habilement de détourner le regard des lecteurs des conditions matérielles etc comme on sait. Un corps absenté.
          C’est ce que je voulais dire à la fin.

          • #136516 Répondre
            Ostros
            Invité

            Bon, j’ai regardé
            Y a un côté gourou de secte à se répéter qu’il y a des fêlures, qu’elles sont partout et invisibles.
            Que c’est pas comme des fractures ni comme des cassures.
            Tu remplaces fêlure par perlimpinpin tu racontes la même chose.
            .
            Je regrette qu’elle ne réponde pas aux questions qui demandent de décrire son quotidien
            Mais qu’elle fonce sur tout un tas de discours sur le respect des traditions et de sa famille, la transmission, la chance de la mixité sociale de l’école publique.
            .
            Ce qu’elle dit sur sa trajectoire différente de celle attendue et qui lui a permis de s’émanciper c’est intéressant. La fenêtre qu’ont été littérature et philosophie quand on voit que ses frangins ont pris des voie d’entrepreneurs. Le fait qu’elle parle de rencontres par les livres et que la petitesse soit de ne penser que dans les limites de son quotiden (elle aurait presque pu dire de sa classe), qu’elle s’est affranchie d’un esprit de concurrence avec sa famille parce qu’elle avait dès le depart d’autres affinités justement.
            Elle me fait un petit peu penser à une Jennifer de Dreams. Avec ses grosses impossibilités et ses désirs ses rêves.
            A la fois elle essaie de se dégager à la fois elle ne le peut et en tire logiquement profit.
            Ce qui est triste c’est de constater que malgré des régurgitations type « je n’ai pas de mérite, je n’ai fait que naître avec des privilèges » ou « j’ai conscience que j’étais déterminée » ou « je parle de contexte économique et social », on discours reste très très très développement personnel et immature. Avec de grosses généralités sur « nous sommes tous fous mais attention il y a des vrais fous qui souffrent plus et ne pourront pas trouver de travail » et aussi « moi je ne suis pas d’accord avec le fait qu’il y aurait des grands de ce monde, et je recherche justement la rencontre » alors qu’on voit bien avec les dédicaces de son livre par exemple qu’elle ne se mêle pas à d’autres environnements que le sien. Son éloge de la série Empathie qui selon elle destigmatise la psychiatrie et c’est heureux, car on rit.
            Ça et ses euh grésillants. Les orthophonistes les plus qualifiés ne sont pas venus à bout.
            .
            Je n’arrive pas à me dire qu’elle peut avoir des réflexions politiques. Je reste sur mon sentiment que ses discours sont faits de choses télévisuellement compatibles et servent une image cool donc son commerce perso, plus qu’un réel désir de déchirer le voile du mensonge à soi pour laisser la lumière crue de la vérité aveugler sa peau.

            • #136517 Répondre
              uc
              Invité

              Monologue et soliloque ? En tout cas névrose obsessionnelle.

              • #136519 Répondre
                Ostros
                Invité

                Oui très intéressante cette Charlotte
                Oui totalement obsédée
                Jouissance de l’obsession
                Je soliloque, si ça peut faire avancer ta cause

                • #136533 Répondre
                  François Bégaudeau
                  Maître des clés

                  Du mépris a trouvé son teaser : une princesse aime les Tuche – et surtout : déplore qu’on les méprise
                  tout est là
                  toute l’embrouille, qui nous tue

                • #136540 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  Je me suis fait chier à écouter la nana pour me faire un avis et à ma grande surprise je l’ai trouvée très sympathique puis contrairement à des gens comme toi elle fait l’effort de penser puisqu’à l’arrivée elle est très pertinente la distinction qu’elle nous pose entre objet et sujet. Si pertinente que je lui pardonne sa référence à Deleuze. Puis vis à vis de la politique c’est bien mignon mais pendant que t’as Manu qui se la secoue pour la deuxième année de suite sur la psychiatrie en tant que grande cause nationale elle évoque l’état lamentable de la psychiatrie, le poids du stigmate associée à la maladie mentale et le problème que ça peut poser. Toi tu t’en fous de ce genre de considération, t’as lu un bouquin de François qui se touche sur la psychologie du haut de son ignorance et de son impuissance à se regarder dans une glace et tu en tires la conclusion que ça te donne les moyens de distribuer les bons et les mauvais points mais la vérité c’est que tu n’es qu’une petite conne incapable de comprendre que si la distinction qu’elle pose entre sujet et objet me parle c’est parce que je refuse de me reconnaître dans l’image de déchet que les petites connes de ton genre me renvoient pour se faire oublier qu’elles sont incapables de se regarder en face.
                  .
                  François: Ca sort quand? Parce que moi j’ai hâte de pouvoir mettre la main sur l’extrait gratuit qui dira que t’as encore oublié de faire l’effort de penser.

    • #136646 Répondre
      yatropdenoirsdanslequipedefrance
      Invité
    • #136650 Répondre
      Ostros
      Invité

      « Le gouvernement, estimant que trop de ruptures conventionnelles se substituent à une démission, a demandé aux partenaires sociaux de relancer des négociations avec pour objectif de trouver 400 millions d’euros d’économies par an. Mercredi, les organisations syndicales et patronales se sont réunies une nouvelle fois dans les locaux de l’Unedic pour discuter du dispositif et tenter de dégager un accord. »
      France Info.

      • #136653 Répondre
        yatropdenoirsdanslequipedefrance
        Invité

        et donc?

        • #136679 Répondre
          Claire N
          Invité

          Donc France Info deplore à l’unisson du gouvernement que les patrons n’exploitent pas leur marge de progression en harcèlement ?

          • #136688 Répondre
            Ostros
            Invité

            Ce début d’article fait froid dans le dos
            Et on sent en effet vers quelles perversités il peut amener les employeurs

    • #136690 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui – c’est glaçant

    • #136721 Répondre
      Rémi
      Invité

    • #136739 Répondre
      Larivière Sanretour
      Invité

      A la fac, quasiment tous mes camarades utilisent l’IA en permanence, ce qui donne lieu à des résultats catastrophiques. On nous a encore pondu un truc dont on n’avait vraiment mais alors vraiment pas besoin.
      J’ai beau me répéter que je le note uniquement pour me sentir au dessus de la mêlée, il y a quelque chose d’authentiquement déprimant.
      D’un côté tout porte à croire que ça ne peut qu’appauvrir leur rapport au réel, de l’autre ça ne m’empêche pas de faire des rencontres hyper intéressantes parmi ces personnes qui utilisent bc trop cette invention de merde. Je sais pas si je rentre dans des paniques morales à la con et qu’au fond y’a pas mille autres raisons bien plus évidentes pour lesquelles l’IA c’est nul. Je me demande ce que ça va donner sur le long terme ces conneries.

      • #136744 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        la perplexité devant les mutations technos en cours n’a rien à voir avec une « panique morale »

        • #136748 Répondre
          Larivière Sanretour
          Invité

          Je suis en cours, en face de moi y’a un mec de 20 ans qui est sur son ordi : il envoie des captures d’écran à chatgpt. Une discussion avec une meuf. Je lis les réponses de l’IA « ce n’est pas un non définitif, elle garde une porte ouverte » ça m’a ému et ça m’a fait peur en même temps. Ce qui est très étrange aussi dans cette scène c’est qu’il est au milieu de 60 personnes. Tout le monde autour peut voir ce qu’il écrit, ça n’a pas l’air de lui traverser l’esprit. Et le prof au fond de la salle qui parle d’un truc dont il a strictement rien à foutre.

    • #136760 Répondre
      Etienne
      Invité

      On va devoir se taper les lamentations des fafs pendant au moins une semaine car l un des leurs a voulu jouer au free fight et qu il a paumé.

      • #136761 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        quel élégant commentaire

        • #136762 Répondre
          Etienne
          Invité

          L’élégance c est comme la moraline .
          Propre à chacun.

          • #136763 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            tu auras le fascisme et le déshonneur

            • #136782 Répondre
              Etienne
              Invité

              Wow
              On aura.

              • #136798 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                j’aurai le fascisme mais pas le déshonneur
                au moins je n’aurai pas dansé sur la tombe de Le pen
                au moins je n’aurai pas converti la mort d’un pauvre abruti fasciste en chicanes de cour de récré
                j’aurai prié pour son âme

                • #136805 Répondre
                  yatropdenoirsdanslequipedefrance
                  Invité

                   » j’aurai prié pour son âme » Cesse de te faire passer pour une sainte personne. On te croit pas. Quand on a un cerveau aussi craignos que celui de Karine Le marchand, on peut pas penser aussi salutairement.

    • #136783 Répondre
      yatropdenoirsdanslequipedefrance
      Invité

      N’en fais pas trop Begaudeau
      T’es pas crédible.

    • #136903 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #136914 Répondre
      Kevin
      Invité

      cette tentative de défendre la milice de LFI est une honte. On a maintenant la preuve que la gauche tue et cherche la guerre civile, mais vous ne l’emporterez pas au paradis!

      • #136926 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Paradis
        du Rabbi Yeshou
        Qui rappelons-le
        N’existe pas

        • #136927 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          (Le paradis, le prédicateur qui s’est pris pour le Machia’h a existé)

          • #136928 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            La vie et le combat
            C’est ici et maintenant

        • #136953 Répondre
          Antonin
          Invité

          Mon top 1 commentaire du jour

    • #136918 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      si vos bisbille à somme nulle entre jumeaux pouvaient ne pas avoir lieu sur cet espace, ledit espace vous en serait reconnaissant

    • #136924 Répondre
      uc
      Invité

      La lourdeur de cette phrase montre surement ta propre lourdeur.

      • #136929 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        ce que tu appelles lourdeur n’est que longueur, car tu éprouves comme longue une phrase qui comporte trop de mots pour que tu la comprennes

        • #136930 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          une phrase en somme qui essouffle ton cerveau

          • #136937 Répondre
            cinema
            Invité

            La lourdeur de cette phrase montre surement ta propre lourdeur.

            • #136938 Répondre
              cinema
              Invité

              Oups, pourquoi tu réponds que la phrase est trop longue ? Elle ne l’est pas non ? Elle est plutot opaque non ? Je blague

        • #136931 Répondre
          Claire N
          Invité

          Si c’est pas malheureux de confondre pour quelqu’un qui se pseudomyse uc

    • #137112 Répondre
      MA
      Invité
      • #137131 Répondre
        Kevin
        Invité

        Il faut surtout voir le fait que la gauche est prise à son propre jeu. A force d’insulter de nazi et de fasciste de manière délirante et hargneuse quiconque ne partage pas la vision de la gauche, il ne faut pas s’étonner de prendre le retour de bâton à la moindre occasion. Dans ce cadre, vouloir imposer le bruit et la fureur, comme le fait mélenchon, quand on est en minorité dans le pays est une tactique suicidaire.
        Sans compter le double discours et le deux-poids deux-mesures perpétuellement réalisé par la gauche. Lors de la sortie du rapport sur les frères musulmans par exemple, toute la gauche nous expliquait que ce rapport montrait bien le nombre insignifiant d’individus qui peuvent être considérés comme dangereux et en lien avec la mouvance islamique (ce qui est vrai) mais dans le même temps la gauche n’arrête pas de manière hystérique et systématique de crier au loup fasciste alors que les données des services de renseignement montrent clairement que le risque islamiste est beaucoup plus important et plus meurtrier que le risque fasciste. Et évidemment la gauche est incapable de la moindre remise en question sur ce point. Il suffit de lire le papier de lordon pour s’en convaincre.
        Face à un tel travestissement de la réalité, comment la gauche espère-t-elle encore avoir du crédit ?

        • #137133 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Bien vu, c’est pas mal, mais j’ai encore un petit doute pour savoir si c’est un pastiche de Rioufol ou de Devecchio.

          • #137135 Répondre
            Kevin
            Invité

            C’est simplement ce que pense la majorité des gens.

            • #137139 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              Je propose de t’appeler ici Kevin Majoritédesgens

              • #137144 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Oui enfin si possible silencieuse la majorité.

              • #137152 Répondre
                Kevin
                Invité

                c’est facile de vous moquer sans avancer d’argument, mais sur le fond ? vous niez qu’il y ait une qualification de l’adversaire par les terme fasciste ou nazi qui se fasse de manière hystérique à gauche ? vous niez (et contredisez par la même occasion le renseignement intérieur) que le risque fasciste soit inférieur au risque islamiste ? et vous niez donc que la gauche en voyant la menace fasciste partout hystérise cette question ?

                • #137154 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité

                  Je nie et je condamne toutes les formes d’hystéries.

                  • #137155 Répondre
                    Kevin
                    Invité

                    Si vous niez ce que disent les renseignements intérieurs et que vous vous en remettez à votre doigt mouillé pour analyser les choses, il devient effectivement difficile d’avoir un débat sérieux. Mais peut-être êtes vous juste un troll d’internet.
                    Je repose donc mes questions à monsieur begaudeau qui aura peut être des arguments plus convaincants ?

                    • #137156 Répondre
                      K. comme mon Code
                      Invité

                      Tu les appellerais comment les groupuscules neo-nazis lyonnais, toi ? Des patriotes ? Même Némésis n’a pas pu s’empêcher de s’appeler… Némésis.

                      • #137158 Répondre
                        Kevin
                        Invité

                        Il y a effectivement des groupuscules fascistes et néo nazis, mais leurs membres ne sont que quelques milliers en france, c’est donc relativement insignifiant au vu des effectifs dénombrés, tout comme ce qui concerne les islamistes. L’hystérie est justement d’en faire des menaces vitales, que ce soit à droite avec l’islamise ou à gauche avec le fascisme. Quand on regarde froidement les chiffres, parler de fascisation de la société est aussi démesuré que de parler d’islamisation de la société.

                • #137157 Répondre
                  Abacaxi
                  Invité

                  Je mords à l’hameçon des questions vouscondamnezvousniez de Kevin Bouilhaguet : LFI se prend de l’antisémite à gauche (socdem) à droite en continu depuis trois ans, argumentaire à front renversé porté par un parti fondé par des sympathisants SS, et relayé bouche en coeur par les partis et médias de l’autoproclamé arc républicain damant – de saison – la voie au premier.
                  24h après les faits, Le Garde des Sceaux dénonce le sang sur les mains de l’ultragauche qui tue. Trois mois plus tôt, il appelait à laisser la justice faire son travail devant les exactions filmées de sa police face à des manifestants qualifiés d’ écoterroristes dans le cadre d’un évènement ancien de deux ans.
                  L’extrême droite est ou participe au pouvoir en Italie, Hongrie, Tchéquie, Finlande et Slovaquie et va crescendo partout ailleurs.
                  70000 Palestiniens sont morts en réaction au meurtre de 1200 Israeliens, sans avoir encore rien dit de la chaîne causale sui generis.
                  Le pays militairement le plus puissant du monde fondé sur l’anéantissement de sa population originelle envoie sa milice masquée rafler les désignés ennemis de l’intérieur et priorise l’accès migratoire aux blancs issus d’un régime d’apartheid.
                  Sur cette planète, une cinquantaine de personnes détiennent plus que quatre milliard d’individus, la moitié de l’Humanité.
                  On attend l’accréditation des Kouachi.

                • #137159 Répondre
                  Charles
                  Invité

                  Cette analyse pourrait avoir un sens si un macroniste bon teint qui passait par là avait été au agressé et battu à mort. Or ce n’est pas ce qui s’est passé puisque la victime appartenait bien à une mouvance fasciste/néo-nazie et qu’elle venait en tant que telle. Il apparaît donc illogique de prétendre que c’est en nazifiant tout le monde qui n’est pas d’accord à gauche qu’on aboutit au tabassage d’un mec pour le coup vraiment facho.

                  • #137160 Répondre
                    Charles
                    Invité

                    Je m’adressais à Kévin.

                    • #137161 Répondre
                      Kevin
                      Invité

                      En nazifiant tout le monde de manière hystérique et en agressant verbalement et insultant systématiquement les adversaires politiques il ne faut pas s’étonner du retour de bâton et que ces adversaires usent des mêmes stratagèmes (accusations hystériques d’antisémitisme de LFI) dès que l’occasion leur est donnée. Et dans la continuité avec ce dernier événement on en arrive à voir LFI qualifié de fascistes et à voir un cordon sanitaire demandé à leur encontre. C’est en cela que je parle de retour de bâton, les mêmes techniques diffamatoires utilisées sans arrêt par la gauche finissent par se retrouver utilisées contre eux, c’est le jeu ma pauvre Lucette comme dirait l’autre.
                      La victime appartenait bien à une mouvance fasciste, mais les quelques milliers d’individus de ce genre à l’échelle nationale sont loin de constituer la moindre menace vitale quelconque pour la société. La menace la plus dangereuse reste la menace islamiste qui tue bien plus et entreprend bien plus d’attentats qu’aucun autre groupe.

                      • #137164 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je ne me souviens pas avoir lu ni entendu de la part de FI que Macron et son gouvernement seraient nazis.

                      • #137166 Répondre
                        Kevin
                        Invité

                        C’est que tu ne fréquentes pas assez de militants ou ne va pas assez sur les réseaux sociaux. Macron ou des ministres come bayrou ou Retailleau ont été traités de fascistes. Pas officiellement par les dirigeants de LFI mais souvent par des sympathisants ou des militants.

                      • #137167 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Oui donc autrement dit c’est un peu excessif d’impliquer la gauche au sens général et même la LFI pour des propos épars et outranciers sur les réseaux sociaux par des personnes le plus souvent anonymes.

                      • #137168 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Je vais risquer l’outrance mais il ne me semble pas aberrant de saisir des prises de position proches du fascisme chez Macron, Bayrou et Retailleau. Par exemple l’anéantissement du débat démocratique au niveau national avec la complicité des médias privés et publics, la collusion avec le patronat, le passage en force de lois antisociales, la violence policière systématique, le culte du sacrifice, la sacralisation du travail, l’appel à la procréation patriotique, la haine du service public. Entre autres.
                        Mais nous ne sommes pas encore en dictature. Ça va.

                      • #137173 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je parlerais plutôt de pente autoritaire pour ma part.

                      • #137175 Répondre
                        I.G.Y
                        Invité

                        De mon côté, fascisateurs me paraît toujours le bon terme, même si je reconnais que les évènements de ces derniers mois, le plus récent inclus, me questionnent (au sens où : pas impossible que ce soit pire). Le seul individu cité pour lequel je n’irai pas jusqu’à évoquer des germes de « fascisme » est Bayrou (juste un mec de droite).

                        À vrai dire, au lieu de chercher à parler de « fascisme » plutôt de que fascisateurs pour le macronisme, puisque les différences restent importantes, les éléments à charge « spécifiques » deviennent si nombreux et forment un mélange si original que l’on pourrait simplement installer (mais puissamment) le terme…macronisme.

                      • #137178 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        On peut même dire que la route est droite et la pente est forte.

                      • #137210 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        Je vois ce matin que Martine Vassal a décidé de participer à la descente femme de nos JO d’Hiver favoris, sous-catégorie ex-LR option pétainisme. (décorée de la légion d’honneur en 2022, si toutefois cette breloque voulait encore dire quoique ce soit)

                      • #137211 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Non IGY, elle fait du tir à l’arc républicain.

                      • #137212 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        Excelleeent

                      • #137218 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Sachant bien que les valeurs « travail », « famille », et « patrie », le bloc bourgeois n’a jamais cessé de les défendre, de les brandir. Simplement elle évitait de dire les trois mots ensemble, la guerre était encore proche
                        Aujourd’hui elle hésite moins à le faire, comme l’amie Martine.
                        Ce à quoi nous assistons n’est donc pas une mutation idéologique de la bourgeoisie (qu’on appellerait fascisation), mais une décomplexion, une cyclique remontée à la surface de son socle autoritaire au bas mot
                        Je propose d’ailleurs de lancer cette étiquette : autoritaire-au-bas-mot

                      • #137226 Répondre
                        Maximus
                        Invité

                        La valeur travaille et la valeur famille existe aussi à cause gauche tu es un inculte Bégaudeau

                        Simplement la valeur travaille de gauche vise à ce que l’ouvrier puisse vivre digniment de son travaille ce qui est louable en soit et normal, pour ça que sur toute les affiches communiste et soviétique du 20ème siècle on voit des ouvriers et travailleurs manuel sur les affiches contrairement à la valeur travaille de droite qui est plutôt « travaille et ferme là »

                        Quand à la famille ça transcende les partis politique, et bien évidemment qu’au contraire la dissolution de la famille arrange le grand capital, la valeur famille existe aussi dans la classe paysanne et ouvrière puisque de base la première des solidarités commence par la famille quand on est pauvre
                        Cracher sur toute sa famille est au contraire plutôt une valeur de petit bourgeois du 21ème siècle

                      • #137254 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        je suis en effet inculte et par ailleurs dénué d’orthographe puisque ça fait 54 ans que j’écris travail

                      • #137220 Répondre
                        Rigolus
                        Invité

                        Ce serait bien de relever les discours autoritaire de gauche
                        https://x.com/i/status/2024177778002645484

                        Dans un deuxième temps se demander pourquoi le gouvernement macron comme le prochain ( droite et gauche) sera forcément dans une pente autoritaire.
                        Les débats sementiques ne devraient pas cacher le fond.

                      • #137221 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Depuis Valérie Millasseau, condisciple de CM1 qui chaque jour m’offrait des bonbons à titre de séduction, je n’ai pas connu amoureuse aussi collante que Rigolus

                      • #137223 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        François : oui, Attal-Macron notamment ont sacrément tourné autour depuis un certain temps. Déjà lors du Covid, flairant l’époque, certains journaux parodiques avaient fait tourner la blague « Télétravail, famille, pâtes-riz ».

                        Aussi ce slogan, même s’il a une origine Croix-de-feu, est en effet peu spécifiquement « fasciste ». Valeurs autoritaires de base — c’est ce qu’on appelle un « starter pack ».

                      • #137230 Répondre
                        Maximus
                        Invité

                        Et c’est évidemment une tartufferie puisque ni Macron ni Attal n’ont d’enfants, et ont au contraire tout fait pour l’éclatement de la famille plutôt que l’inverse

                        Vous confondez des postures politiques et de la communication avec de la vrai politique comme souvent chez les gauchistes
                        C’est parce que la valeur famille est ancrée dans les familles populaire qu’ils la singent pour gagner des voix et non l’inverse

                      • #137231 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        « Et c’est évidemment une tartufferie puisque ni Macron ni Attal n’ont d’enfants, et ont au contraire tout fait pour l’éclatement de la famille plutôt que l’inverse »
                        Un petit échantillon de pensée d’extreme droite
                        Des génies, je vous dis.
                        Des flèches

                      • #137233 Répondre
                        Maximus
                        Invité

                        Ouais c’est bon ferme ta gueule un peu toi
                        moi je viens d’une famille d’ouvrier Stalinien à la base tu as tout faux le petit bourgeois, et 0 argument à part des insultes le diffamateur
                        Insulte, insulte ça m’étonne pas que ton propre camp veuille te frapper j’ai vu, vu que tu n’acceptes pas la contradiction alors que tu te présentes comme un intellectuel ouvert au débat d’idées

                      • #137235 Répondre
                        AAA
                        Invité

                        Maximus ça suffit

                      • #137251 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        des flèches nerveuses
                        fébriles

                      • #137268 Répondre
                        Christophe M
                        Invité

                        Ordonner à François de fermer sa gueule sur francoisbegaudeau.fr, il fallait l’oser.
                        Si on est là, la Flèche, c’est précisément parce que François l’ouvre.
                        De toi, on peut se passer.

                      • #137236 Répondre
                        toni Erdmann
                        Invité

                        IGY pourrais-tu me redonner, s’il te plaît, le nom de l’illustre logicien français dont tu me parlais hier ?

                      • #137238 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        (J’aime ce genre de hors-sujet parfaitement antifasciste. C’est Jean-Yves Girard)

                      • #137240 Répondre
                        toni Erdmann
                        Invité

                        Merci !

                      • #137253 Répondre
                        Alexandre
                        Invité

                        Valérie ? Des vignobles Milasseau?? Je ne connais qu’elle!

                      • #137257 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        @Maximus – « moi je viens d’une famille d’ouvrier Stalinien à la base » –> Alors ça c’est sacrément incongru, comment en venant d’une famille de Staliniens on se retrouve à préférer le camp de l’autorité et de l’ordre ? Ça nous interésserait que tu élucides ce parcours.

                      • #137262 Répondre
                        AAA
                        Invité

                        Non je crois que tout le monde n’attend qu’une seule chose ici : Que Maximus la ferme

                      • #137271 Répondre
                        Etienne
                        Invité

                        Le droitardé qu il est ne se taira pas.
                        Japper étant son unique mode de communication.
                        Derrière un ecran et un pseudo car il ne peut s assumer.
                        Évidemment

                      • #137289 Répondre
                        Maximus
                        Invité

                        Je jappe ?
                        Je viens apporter des arguments bouffons, toi par contre tu jactes pas mal aussi

                        Si tu veux me faire taire faudra me tuer mais je te battrais à mort avant si tu veux grosse fiottasse

                      • #137323 Répondre
                        Etienne
                        Invité

                        T assumes pas ton identité déjà. Inutile de vouloir 1vs1
                        T es juste un droitardé qui s agite derrière ton ecran et anonymat.
                        Fais pas le bonhomme.
                        Reste dans ta piaule à jouer au warrior 😅
                        https://www.facebook.com/reel/1478840393839505/

    • #137132 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #137239 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #137242 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      Avec son prochain bouquin, Geoffroy de Lagasnerie en arrive peut-être à l’aboutissement de quelque chose en germe dans sa pensée depuis quelques temps.
      Lorsqu’il dit que la sociologie donne de nouveaux outils pour gouverner rationnellement, et que beaucoup des schémas de gouvernance actuels sont obsolètes à l’aune de la recherche scientifique, il laissait présager une forme de technocratie chez lui, ou d’épistémocratie.
      https://editions.flammarion.com/lame-noire-de-la-democratie/9782080148896

      • #137291 Répondre
        MA
        Invité

        Une serie de video de Blasthttps://youtu.be/gidsdTgVHR0?si=4d1s4TS0sJVFa66b

        • #137294 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Plein de choses intéressantes dans cette vidéo introductive de Lagasnerie, mais qui est aussi le lieu d’une opération intellectuelle étonnante. Il barde son propos introductif de précautions quant aux diverses fluctuations de sens du mot « démocratie » et ses réappropriations par les tendances autoritaires-réactionnaires, puis installe une critique de la « démocratie »… qui avalise dans une large mesure lesdites réappropriations : le terme devient son usage majoritaire, le critiquer devient « critiquer la démocratie » — titre de la vidéo, tout de même. C’est très frappant. Il se réfère à Rancière alors que, c’en est presque sa marque de fabrique, ce dernier ne désigne pas la « démocratie » comme un « système » : GL dit exactement à la fin, comme pour confirmer mon intuition, que « la démocratie est un système […] ». Il s’agit d’une vidéo très manifestement écrite, et non de paroles un peu trop rapides « à l’oral » en interview, d’où le fait que je relève.
          .
          Plus encore à propos du livre de Mosse La Révolution fasciste que GL cite (au point d’être incrusté à l’écran) et, hasard du calendrier, que j’ai lu il y a peu — je le conseille très vivement malgré deux-trois réserves. Ce qu’il dit du propos de Mosse quant à « l’éducation » pour faire face à la réaction et au fascisme m’a beaucoup étonné car ça n’est pas le souvenir que j’en avais — même si Mosse est incontestablement une sorte de libéral de gauche. Plutôt que de le relire en entier entre midi et deux grâce aux techniques de lecture rapide de Mohamed Boclet, j’ai malicieusement téléchargé le bouquin puis cherché les occurrences de la suite de lettres « education ». La vingtaine de résultats est plus conforme à mon souvenir et dessine un tout autre paysage — il se trouve aussi que n’y apparaît pas ce que dit GL. Une bonne partie des occurrences du terme visent au contraire à rappeler à quel point l’idée d’éducation est centrale dans le fascisme — bien sûr Mosse n’est pas idiot et nous non plus, il ne dit pas que « éducation » fasciste = « éducation » non-fasciste. Les citations sont particulièrement frappantes en ce sens et il y en a pas mal, je n’en mettrai qu’une (je passe sur le rôle éducateur des intellectuels fascisants, en tant que « gardiens des valeurs de la société », pour la construction de « l’homme nouveau »; je passe sur le grand intérêt de Mussolini pour l’éducation et son rôle intégrateur-unificateur, etc…):
          – « L’idéal fasciste de l’homme nouveau avait hérité du siècle honni des Lumières [from the hated Enlightenment] le concept que l’homme nouveau pouvait être créé par l’éducation et l’expérience » (p. 124, section Le Fascisme et la Révolution française, chapitre qui contient les quelques vraies réserves que j’ai sur le livre par ailleurs, mais qui est passionnant)
          .
          Évidemment, le propos de Lagasnerie est traversé par un sorte d’anti-autoritarisme et d’intuitions que je fais miennes. Mais « germe » (a minima) en effet chez lui des manières d’aborder les problèmes que je ne reprendrais pas à mon compte, et je ne suis pas sûr que cela relève entièrement du détail. Il y a peut-être aussi là dedans des effets de positionnement de « champ », bien sûr.

          Si par le plus grand des hasards, Toni, tu trébuches en librairie sur le livre, l’achètes, et le lis, n’hésite pas à en rendre compte ici.

          • #137300 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Pleinement d’accord avec ton premier paragraphe et l’usage très confus qu’il fait du mot « démocratie », avec lequel il jongle n’importe comment. Mais je suis un peu plus perplexe sur l’aspect anti-autoritaire de son discours. Il faudra lire le livre et voir les vidéos suivantes, mais il y a au moins deux points qui suggèrent une vision très autoritaire de la politique, une vision d’ailleurs portée par tous les courants réactionnaires:
            => Le modèle technique. La démocratie serait une technique, un « un instrument ». Or, un penseur comme Castoriadis a bien vu que ce modèle ne pouvait mener qu’à des pratiques autoritaires et, effectivement, anti-démocratiques. Car cela revient à dire que la politique est un calcul plus ou moins exact des fins et des moyens, les fins bonnes étant déterminées a priori, généralement par des savants (sans doute, ici, les « progressistes » qui possèdent la science sociale et adhèrent aux bonnes valeurs). Ce qui est évacué dès le principe dans ce modèle technique, c’est l’autonomie de tous, et c’est pourquoi Castoriadis distingue le modèle technique de la praxis, qui implique l’autonomie comme commencement et visée de l’action.
            => On retrouve toute la structure classique des adversaires de la démocratie, notamment l’imaginaire de l’opinion irrationnelle : « si on laissait le corps social décider sur la peine de mort aujourd’hui, il la rétablirait », etc. Evidemment la question du consentement est évacuée. A l’opinion sont opposées, dans son discours, les valeurs transcendantes et indiscutables, valeurs que tout le monde ne défend pas mais que certains (les « progressistes ») possèderaient – et auraient le droit d’imposer, dans une « logique de gauche ». C’est du Platon remaniée, avec toute la hiérarchie épistémologique justifiant le refus de laisser au corps social la possibilité de se gouverner lui-même. Barbara Stiegler objecterait que derrière cette structure argumentative, on retrouve le cœur du réacteur de toutes les positions réactionnaires et autoritaires : la panique devant le multiple, qu’il faut impérativement ramener à l’Un et soumettre aux normes transcendantes soustraites au devenir.
            _
            On pourrait aussi lui objecter sa propre objection : il reproche au mot « démocratie » d’être un mot repris par tout le monde pour dire n’importe quoi et imposer des choses justes comme des choses injustes. On peut sans difficulté souligner que son discours sur l’opinion (et les exemples qu’il prend) sont exactement identiques au discours macronien (simplement il met un autre contenu, et encore…). Notons aussi que la sanctuarisation de l’indiscutable en vue de soustraire à la délibération démocratique un certain nombre de sujets, c’est exactement la même méthode que … les néolibéraux, l’UE en fournissant un bel exemple (constitutionnalisation, dans les traités, des politiques économiques et sociales, au nom de la Science économique).
            _
            Il faudra voir ce qu’il dit dans les prochaines vidéos, mais un tel socle de principes échappera difficilement, à mon avis, aux conséquences logiques et pratiques qui procèdent de ce point de départ. Ce qui ne me surprendrait pas venant de lui.
            _
            Mais il a au moins un mérite : sur la souveraineté populaire, il ne rejette pas confusément la chose pour une excuse supposément lexicale; il semble rejeter la chose pour elle-même, en l’assumant pleinement, ce qui a le mérite de la clarté et de l’ouverture à la discussion. Ainsi il remet la démocratie en cause, ce qui est logique, pour lui préférer un paradigme qui peut difficilement échapper à l’autoritarisme (c’est aussi logique).

            • #137301 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              *est exactement identique au discours macronien.

            • #137338 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Ce que tu décris fait partie des « germes » dont je parle (et qui ne germent pas chez lui depuis hier, en effet). Toni l’appelait « épistemocratie ». On en a régulièrement parlé ici, je suis moi aussi un peu circonspect face à cet aspect de sa pensée. J’aimerais qu’il débatte de son hyper-constitutiinnalisme larvé avec une Lauréline Fontaine, ou une Eugénie Meriau, par exemple, pour voir

              • #137341 Répondre
                Charles
                Invité

                Effectivement GdL semble appeler de ses voeux des pratiques déjà effectives avec l’élargissement du bloc de constitutionnalité, de l’étendue du contrôle de constitutionnalité et de conventionnalité (la conformité des lois par rapport aux traités) avec pour conséquence notable d’empêcher l’avènement d’une politique économique de gauche.
                Je partage ce que dit Emile sur la peur du multiple, j’aimerais demander a GdL ce qu’il voudrait faire des gens de droite, c’est-à-dire une part majoritaire de la population.

                • #137345 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Charles
                  C’est en effet la question qu’on aimerait lui poser.
                  Attendons les prochaines vidéos, et le livre. Peut-être qu’il y répondra à sa manière. Mais je ne vois pas comment faire autrement qu’en instituant un Etat très fort pour maintenir l’ordre des « valeurs transcendantes » qu’il veut soustraire à la discussion.

                • #137348 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  « j’aimerais demander a GdL ce qu’il voudrait faire des gens de droite, c’est-à-dire une part majoritaire de la population. »
                  Sans la moindre ironie je pense qu’il voudrait les rééduquer.

                • #137425 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  C’est dramatique que Blast fasse de la publicité à de telles sottises.

    • #137260 Répondre
      gebege
      Invité

      Les deux notions préférés de François mises dans le même essai !!! Transufge de classe et mépris, hop, mises dans le même panier c’est carton plein pour les plateaux TV ! https://www.youtube.com/watch?v=FCUzXDTqlY0

    • #137273 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      eh bien, gebege, prenons les paris : tu vas me citer 5 « plateaux TV » qui vont m’ouvrir leurs bras pour ce livre, et nous verrons, en juin, combien m’ont invité
      à toi

      • #137329 Répondre
        gebege
        Invité

        J’en serais bien incapable. Pour qu’il t’invite il faudrait que tu parles du mépris comme ils aiment à l’entendre – et que tu aies redoublé à l’école. Les bourgeois méprisent les pauvres, les transfuges méprisent leurs origines (thèse de Marwan Mohammed), bref mépris partout et j’en perds de vu ce que recouvre finalement la notion de mépris. Un petit livre ne sera pas de trop pour remettre les choses au clair, même si les seuls plateaux TV seront YouTube.

      • #137330 Répondre
        gebege
        Invité

        ils t’invitent*

    • #137286 Répondre
      tristan
      Invité

      Sans compter le double discours et le deux-poids deux-mesures

      Grands Dieux ! A-t-on songé à informer le Pavillon de Breteuil de cette nouvelle metrologie ?

      • #137303 Répondre
        Jean-jean
        Invité

        Que fais-tu de tout ce savoir ?

        • #137316 Répondre
          tristan
          Invité

          Et toi, que fais-tu de la vacuité du tien?

          • #137322 Répondre
            Jean-jean
            Invité

            Élégant. Comme toujours. Je tente de le remplir chaque jour de questions plus que de certitudes.

    • #137319 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #137355 Répondre
      Ostros
      Invité

      Question neurologie pour Claire, quand tu auras un moment :
      On a constaté que les dragibus avaient tous le même goût
      C’est vérifiable quand on les mange un par un les yeux fermés
      Pourtant yeux ouverts, la couleur du bonbon nous fait ressentir un goût différent pour chaque couleur (en particulier les noirs et les rouges, avis subjectif).
      Ma question porte sur l’apport de la vue dans notre sens du goût
      Si le goût c’est à la fois le nez, le palais et la langue avec ses innombrables récepteurs, est-il scientifiquement prouvé que la vue influence le goût / y participe ? Les formes et les couleurs qui feraient une certaine saveur dans notre cerveau, subtile, qui s’additionnerait avec les informations venues de l’odorat et du goût.

      • #137356 Répondre
        Malice
        Invité

        C’est tellement vrai, j’ai toujours l’impression que les dragibus noirs sont plus goûtus

        • #137370 Répondre
          Claire N
          Invité

          Question super intéressante, heureusement que j’ai encore accès aux publications car jamais je n’aurais pu te répondre
          – les images de nourriture / non nourriture n’activent pas les mêmes zones du cerveau
          -ces zones sont très variables d’un individu à l’autre ( 44/100 seulement de zones superposables) , cela viendrait possiblement soit de l’influence de l’âge, du sexe, oú de facteur de variabilité au sein d’un individu ( degré de faim) , conscience de l’apport calorique
          – l’information visuelle stimule de manière presque conditionnelle ( dans le sens réflexe conditionné) et co active les circuits motivationnels et les représentations gustatives
          – une revue de 2017 retrouve cependant 3 zones impliquées : côté visuel, insula, cortex orbite frontal ( vision- émotion – motivation peuvent donc être largement sollicitées)
          – il est intéressant de voir que des chercheurs se sont inspirés des modèles méthodologiques de l’expression des émotions pour explorer ce que la reconnaissance de la nourriture vs non nourriture
          Active spécifiquement
          – la vision de nourriture donne possiblement un «  craving » , qui peut jouer sur la motivation et la satisfaction d’un craving plus important pourrait donner une satisfaction plus grande
          Voilà les pistes mais ça n’explique pas réellement
          Et @ malice mais beaucoup beaucoup de monde me dit ça pour les dragibus , il y a un truc effectivement et je comprends pas trop

          • #137373 Répondre
            Claire N
            Invité

            Mais je tente ma propre analyse sur un autre versant : je ne prends pas les jaunes car j’aime moins le goût citron, je me dirige plutôt vers les roses car j’aime la grenadine
            J’intuite que les vrais amateurs de dragibus se preferent dégagés de ces préjugés gustatifs ?

          • #137380 Répondre
            Ostros
            Invité

            C’est intéressant je te remercie
            Ça me fait penser qu’il peut s’agir d’une influence liée aux souvenirs
            Genre : qu’est-ce que mon cerveau attend comme sensations de goût avec la couleur rouge, la couleur bleue, etc.
            Ça me surprend qu’il n’y ait pas plus de matière scientifique sur la vue et les sensations de goût.
            En même temps, ça signifie qu’il y a une zone de recherche à creuser pour élucider ce mystère.

            • #137382 Répondre
              Ostros
              Invité

              J’avais pas vu ton ajout qui est apparu après que j’ai posté
              Oui moi aussi je trie en fonction de mes couleurs pref qui seraient selon mes expériences liées à des goûts préférés.
              Et du coup ce que tu as écrit va dans le sens de mon post sur les attentes du consommateur.
              Moi je pense que les vrais sont amateurs sont ceux qui ont leurs couleurs préférées
              Et que ceux qui les mangent sans distinction sont des scientifiques froid qui mettent mal à l’aise. Bien qu’ils aient mis le doigt sur un phénomène d’interprétation du goût incroyable mais vrai

              • #137383 Répondre
                Ostros
                Invité
                • #137396 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Mais carrément super intéressant sur la construction du goût, merci Ostros !

              • #137384 Répondre
                Greenwashing
                Invité

                « En même temps, ça signifie qu’il y a une zone de recherche à creuser pour élucider ce mystère. »
                .
                Qu’est ce que tu peux être conne putain, c’est fou.

                • #137402 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Greenwashing ne peut s’empêcher de venir me boulotter la chatte

                  • #137518 Répondre
                    uc
                    Invité

                    Euh, épargne nous tes envies et les fantasmes. Un peu de pudeur pour nous autres.

                    • #137540 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      Montre l’exemple dans la pudeur, boulotteur

                      • #137602 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        Ostros: T’as raison, je n’ai pas pu me retenir. En te lisant j’ai eu une pensée pour tes messages adressé à Ourson et j’ai éprouvé le besoin impérieux de te faire entendre à quel point tu peux être conne comme bonne femme.
                        .
                        Sinon le jour où tu me verras remuer le queue avec l’espoir de te voir me pincer la joue pour me féliciter d’être un bon garçon tu pourras parler de « boulotter ta chatte » mais en l’état il serait sans doute plus approprié de partir sur l’idée que je te chie sur la gueule. Puis de façon générale je ne sais pas si « boulotter la chatte » ça marche bien. En tous cas dans ma tête, quand il est question de boulotter les couilles, j’ai l’image d’un hamaster avec des joues bien gonflées et elle marche mal cette image avec une chatte.

                      • #137609 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        mâche bien.

                      • #137615 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        C’est marrant parce que je suis en train de m’éclater un paquet de chips.

                      • #137618 Répondre
                        uc
                        Invité

                        Vain dieu ! Je vois que tu maîtrises l’art de la subtilité.
                        Ok, je retiens ton style unique, mais je vais passer mon tour.

                      • #137674 Répondre
                        bibinard
                        Invité

                        in poeu deu rheutnu çré biainve nuh ya déz anfen ki lize

      • #137411 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        C’est hors de la question d’Ostros à Claire mais

        « dans « Les couleurs de nos souvenirs » Pastoureau analyse la « couleur bonbon » à travers plusieurs prismes : 

        Le rose bonbon : Il classe le « rose bonbon » parmi les « demi-couleurs » ou couleurs douces, souvent associées à l’enfance, à la douceur, mais aussi à une certaine artificialité.

        Des couleurs artificielles : Pastoureau souligne souvent que les couleurs de l’alimentation moderne, en particulier les confiseries, sont le résultat de colorants artificiels, créant des teintes saturées qui ne rappellent pas la nature, mais plutôt une expérience ludique et enfantine.

        La nostalgie et la madeleine de Proust : Il utilise les couleurs des bonbons pour analyser comment la société de consommation a transformé notre perception des couleurs après-guerre, rendant les couleurs vives omniprésentes dans la vie quotidienne des enfants.

        Symbolique de l’enfance : Ces couleurs criardes ou pastels (rose, vert pomme, jaune citron artificiel) sont perçues comme un marqueur de la culture enfantine des années 50 à 70, contrastant avec les couleurs plus sobres du monde adulte de l’époque. 
        Dans ses entretiens, il aborde souvent ce contraste entre la couleur naturelle des aliments et la couleur « apprise » ou désirée, que les bonbons illustrent parfaitement. »
        Le marketing est vis à vis de notre cerveau coupable de haute trahison: pour un.e aveugle, tous ces bonbons ont donc le même goût. Pour un voyant, ça devrait faire pareil et ben non. Et ces couleurs criardes associées à l’enfance puisque le cerveau des enfants a été très tôt conditionné, en mangeant ces bonbons, on retourne en enfance et à ses « douceurs ». Dans un métro, tram, bus ou train bondé, dans un bureau où l’on va séjourner 8h, ça fait « du bien » ces joyeuses couleurs criardes
        La supercherie, la haute trahison a réussi
        Bonne nuit

        • #137420 Répondre
          Ostros
          Invité

          Intéressant et ça poursuit le sujet au contraire.

          • #137456 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui- et effectivement là aussi on se rend bien comptes combien cela nous échappe

            • #137652 Répondre
              Claire N
              Invité

              Il y a aussi comme tu parles de marketing
              Un élément récent de découverte en lien avec les processus de mise en place des comportements addictifs :
              – la prise précoce d’aliments transformés activerait très vite les circuits de la récompense dans une configuration «  addictive « 
              – on sait que plus le contact avec un produit est précoce, plus le risque d’addiction ( toutes addictions confondues) est élevée
              Une addiction pouvant se substituer à une autre une fois le réseau configuré
              Le lien entre les deux est tentant ( pas encore démontré)

    • #137428 Répondre
      Etienne
      Invité
    • #137727 Répondre
      Ostros
      Invité

      Jour après jour le travail et pole emploi se métamorphosent dans le but de tuer les gens :
      .
      Les partenaires sociaux ont acté une réduction de la durée maximale d’indemnisation chômage des salariés en rupture conventionnelle ; leur accompagnement sera renforcé.
      .
      https://fr.news.yahoo.com/envisagez-rupture-conventionnelle-va-changer-051450965.html

    • #137736 Répondre
      tristan
      Invité

      RACISME

      Instruction Publique
      Les Maitres d’école pré-WWII ont appris à nos grands parents qu’il y avait cinq races sur Terre : Noire, Jaune, Marron, Rouge et Blanche, cette dernière étant naturellement la plus réussie. Facile !

      Education Nationale
      Les Gardiens d’enfants actuels confirment que les races, ça n’existe pas. Encore plus facile !

      Vous y comprenez quelque chose, chers contribuables ?

      • #137749 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Pas mieux réussie chez les mecs non, tu délires
        Et c’est 1500 ans d’éducation/dévitalisation/empoisonnement
        judeo-chrétien
        Les profs ou bavasseurs gauchistes n’étant que des ressucés de prêtres
        __
        Tu oublies d’ailleurs les juifs comme allogènes
        Qui comme les autres
        Veulent prendre nos objets
        Ils sont tous alliés

        • #137843 Répondre
          Ludovic Bourgeois
          Invité

          Tu vois je crois qu’entre afric et juifs
          gauche ou droite
          Leurs embrouilles sont
          Pour savoir qui nous dominera le plus

          • #137846 Répondre
            Ludovic Bourgeois
            Invité

            On est complètement colonisé

            • #137956 Répondre
              Ludovic Bourgeois
              Invité

              Putifier les femmes iraniennes…
              On est colonisé à cause des meufs blanches
              Vous n’êtes pas assez mysogine
              Petit rappel

              • #137957 Répondre
                Ludovic Bourgeois
                Invité

                (des hommes blancs ont permis et permettent ça)

    • #138024 Répondre
      ..
      Invité

      Bégaudeau, qu’on voit se prélasser de plateau en plateau et gloser de tout et rien avec tous les fachos de services et autres chiens de garde, n’a pas UN MOT pour l’IRAN, la PALESTINE, les élections municipales, la montée du fascisme… Rien ! Vrai question, Bégaudeau : Es-tu seulement encore de gauche ? Vas-tu poursuivre ton devenir-Fourest ou vas tu ENFIN de sortir les doigts du cul et appeler à voter LFI ?

      • #138031 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        eh bien tu tombes à point, parce que je me disais justement ce matin qu’il faudrait que je relise Moby Dick

        • #138044 Répondre
          Schnoups
          Invité

          Alors, gros gros rire
          Il se sort grave les doigts du cul, il est tès très en forme

        • #138047 Répondre
          ..
          Invité

          La carrière de Begaudeau : (i) Compter les arabes en classe (ii) Boire des coups avec des fafs (iii) Calomnier une camarade féministe (iv) Ecrire un essai de merde pour chier sur les femmes (v) Compter les noirs en équipe de France (vi) Ecrire un remake islamophobe (les kurdes tout ça tout ça…) de sœurs d’armes

          —–
          Merci, camarade

          —-

          On sait pour qui tu roules

          • #138050 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Avec ce CV, mieux vaut ou ne vaut-il pas qu’il appelle à voter LFI ? On s’y perd.
            « Un remake islamophobe » –> tu vas, on en est certain, nous citer avec délectation les passages concernés.

            • #138053 Répondre
              ..
              Invité

              Des gentils petits blancs qui partent à la chasse aux mususlmans ça ne te suffit pas ? Et puis Enthoven et Aram sont de braves petits républicains absolument pas racistes aussi ? Vous êtes sur la même pente qu’eux sur ce forum. Dommage, François a été pertinent a un moment. La fascisation a eu lieu partout, y compris chez d’ancien.ne camarades, y compris sur ce forum

              • #138054 Répondre
                ..
                Invité

                A renommer le ‘chantier républicain’

              • #138055 Répondre
                Schnoups
                Invité

                Il va te faire un petit gratin au chou-fleur dont il a le secret, ça va te détendre. Bouge pas surtout.

              • #138062 Répondre
                Abacaxi
                Invité

                Purée, entre Kevin le républicain RN et deux points la pureté radicale dans les urnes, il est coton le forum en ce moment. Ces deux extrêmes se rejoignent dans l’injonction à marcher droit d’un Narcisse méprisable. Je bite plus rien : François est-il révolutionnaire irresponsable ou rouge brun foncé ? Sont-ce les deux faces d’un même trolling ?

                • #138063 Répondre
                  ..
                  Invité

                  Et nous voilà au point ‘en fait les extrêmes se rejoignent’, vous vous êtes passés le mot pour remplir le BINGO macronolepeniste ou c’est comment ?

                  • #138066 Répondre
                    Abacaxi
                    Invité

                    Derrière la rage, j’envisageais un reste d’intelligence. Si c’est le cas : beau troll. Dans la négative : c’était une référence ironique. D’où vient cette humeur pédagogue qui me saisit aujourd’hui ? Je m’en vais prendre l’air, je n’ose te conseiller de faire de même.

      • #138036 Répondre
        bibinard
        Invité

        çi le shaiffe il é tout jourà goshe, sé rouane ka virét ha drouate ge croua |sila patou geoure aitai ,,, jé du malla çuiv]

      • #138038 Répondre
        Charles
        Invité

        Il me semblait pourtant que Fourest était au contraire très diserte sur l’Iran la Palestine etc. donc je ne comprends pas trop la comparaison.

        • #138049 Répondre
          ..
          Invité

          Charles : bandeur.euses de kurdes contre les vilain.e.s arabes+ ‘oui le féminisme mais pas trop radicale et puis le cancel ça va trop loin blabla ‘

          • #138058 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            je te trouve dur
            a son crédit on peut quand même mettre sa magnifique biographie d’Aragon

            • #138061 Répondre
              ..
              Invité

              J’ignorais, ta défense d’un vieux blanc du PCF aurait du nous mettre la puce à l’oreille

              • #138068 Répondre
                Schnoups
                Invité

                Il devait être chauve, non ? Ce vieux blanc du PCF ?

      • #138089 Répondre
        Invité

        Oui le silence assourdissant de Bégaudeau sur l’Iran, la Palestine, les élections municipales et la montée du fascisme devrait tous nous interroger.

        Bégaudeau, nous ne demandons qu’un mot sur ces sujets, UN MOT et tu te défiles ? Sache que cette démission te place de fait du mauvais côté de l’histoire et ne te sauvera pas lorsque les fascistes seront au pouvoir.

        « Quand ils sont venus chercher les socialistes, Bégaudeau n’a rien dit, il n’était pas socialiste.

        Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Bégaudeau n’a rien dit, il n’était pas syndicaliste.

        Quand ils sont venus chercher les Juifs, Bégaudeau n’a rien dit, il n’était pas juif.

        Puis, ils sont venus le chercher. Et il ne restait personne pour protester. »

        • #138094 Répondre
          Alphonse
          Invité

          Je m’associe à la requête. Depuis hier, je ne vois qu’une seule chose qui puisse mettre un terme aux crimes israélo-états-uniens : une parole ferme de François Begaudeau. Et lui qui se défile ! Du mauvais côté de l’histoire, en effet – et c’est d’autant plus rageant que, le connaissant, se situer « du bon côté de l’Histoire » est vraiment une préoccupation constante qui irrigue toute son oeuvre.

          • #138101 Répondre
            ..
            Invité

            Alphonse le petit faf peut ricaner mais chacun sait que FB est à la tête d’une véritable armée numérique de petit confus écervelés qui l’écoutent comme le prophète et que chacune de ces prises de paroles à un effet concret sur la vie politique et donc sur la vie des trans, des femmes, des racisé.e.s actuellement en danger de mort à cause des fachos dans ce pays. Mais visiblement il n’en a rien à foutre, c’est son droit, il ne pourra pas dire qu’il n’etait pas au courant.

            • #138138 Répondre
              Claire N
              Invité

              « FB est à la tête d’une véritable armée numérique de petit confus écervelés qui l’écoutent comme le prophète et que chacune de ces prises de paroles à un effet concret sur la vie politique »
              Je doute fort de cela
              Et quand bien même, tu mesures bien l’aspect
              Fascisant d’un tel imaginaire militaire ?
              Il s’agit toujours de confisquer la puissance politique par une forme d’élection
              Ça n’a plus aucun sens concret

              • #138139 Répondre
                Claire N
                Invité

                En plus ce genre de façon aboutie souvent concrètement à des «  ruffianades « tu devrais l’avoir noté

                • #138152 Répondre
                  ..
                  Invité

                  Qu’entends-tu par ruffinade ? Quand à l’imaginaire militaro-viril, on sait bien qui l’incarne ici. Et toute la gauche radicale est de mon avis, même Lagasnerie.

                  • #138154 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Pour la faire courte : mon intuition est la suivante
                    Se penser un homme providentiel de gauche est une oxymores, et fait tirer à droite

                    • #138155 Répondre
                      ..
                      Invité

                      Je vais la faire courte moi aussi : on n’en ai rien à foutre de vos intuitions, vos développements, vos circonlocutions sur l’art le cinema ou je ne sais quoi. Mais si vous voulez continuer à gloser ainsi en toute liberté, il va falloir à un moment se bouger le cul pour empêcher les fachos d’arriver au pouvoir. Et prendre le thé avec tous les confus et les fafs de youtube n’est pas la bonne méthode

                      • #138156 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        eh bien puisque un mot suffit, je dirais : nénuphar
                        j’espère que ça suffira à sauver le monde

                      • #138158 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

                      • #138159 Répondre
                        ..
                        Invité

                        bandeur.euses de dictatures hors de no luttes.

                      • #138226 Répondre
                        fredy
                        Invité

                        Bégaudeau t’en as pas marre de te sentir supérieur ? Et la clique toujours plus faible et toujours autant grotesque.
                        Bégaudeau est capable de soutenir Sensal et Théry avec la même ferveur.
                        Begaudeau est un falsificateur.

    • #138037 Répondre
      bibinard
      Invité

      sai jusse kila in car a k raqtair orduco min

    • #138069 Répondre
      Larivière Sanretour
      Invité

      Je me demande quoi penser de terme « irresponsables » employé par Johann Chapoutot pour parler des responsables politiques ayant conduit les nazis au pouvoir. Je trouve Chapoutot très pertinent dans l’ensemble mais je questionne ce terme sur ce qu’il dit sur sa vision des institutions. Notamment parce qu’il sous entend qu’il y aurait des politiques « responsables ». Pas sûr de partager cette idée. Si c’est pour expliquer la bêtise et le manque jugeote du président Hindenburg ou encore de von Papen je comprends, mais il y aurait peut-être moyen d’être plus précis.

      • #138077 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        tout à fait d’accord
        on a été déjà quelques-uns, dans ce forum, à exprimer notre scepticisme quant à ce terme

      • #138079 Répondre
        propater
        Invité

        Je pense que Chapoutot a une certaine conception de la politique et des institutions qui n’est pas exactement révolutionnaire mais j’ai l’impression que le choix d' »irresponsables » est aussi une opposition à la représentation de l’extreme-centre comme faisant les choix raisonnables et responsables, budgetairement par exemple, contrairement auzextremes.

        • #138080 Répondre
          gab
          Invité

          Je crois qu’il est croyant et que ça explique en partie le ton de prédicateur qu’il peut avoir par moment. Je l’ai déjà entendu employer des expressions comme « lumière dans les ténèbres » ou développer une vision assez essentialiste de l’homme (qui aurait le mal enraciné en lui)

        • #138086 Répondre
          Larivière Sanretour
          Invité

          C’est tout à son honneur, mais il faudrait peut-être mieux sortir de ce paradigme de la « responsabilité » qui est en effet la martingale (pour faire plaisir à François) de l’extrême-centre et dont je doute qu’il puisse ressortir quoique ce soit d’éclairant. Au passage je souhaite exprimer mon aversion pour le format de Blast dans lequel Chapoutot est l’invité d’honneur. Sur le plan formel c’est très agaçant. En particulier le miroir dans lequel est reflétée la tête de Denis Robert. Comme si on avait besoin de la voir. Plus le format de l’abécédaire, qui n’est franchement pas la meilleure chose à prendre chez Deleuze. Enfin, ce bureau de merde qui donne des airs à Chapoutot de gouverneur colonial. (mais je m’égare et deviens sans doute injuste) réponse à Propater

          • #138141 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            on se rend compte d’ailleurs des limites dudit Denis Robert, dont les questions et relances sont 60 mètres au dessous du niveau de ce que déplie Chapoutot
            pour ce qui est de l’irresponsabilité, laissons encore un peu de temps à Chapoutot, issu de la social-démocratie, pour devenir le marxiste qu’il a commencé d’être

            • #138217 Répondre
              Dr Xavier
              Invité

              Tu paries sur son devenir marxiste ? J’ai un petit doute, je crois qu’un fond de lui maintient que le système est bon, ce sont les personnes aux manettes qui pêchent (son vomi régulier sur le personnel politique de la macronie complètement écervelé, les ‘irresponsables’, c’est donc qu’il y en d’autres ‘responsables’).

              • #138218 Répondre
                Charles
                Invité

                Je crains plutôt un devenir intellectuel organique de la FI.

                • #138238 Répondre
                  fredy
                  Invité

                  Vous avez en permanence un temps de retard.

    • #138195 Répondre
      ..
      Invité

      Je viens de faire un petit tour du propriétaire sur les autres pages. C’est pire que ce je pensais. Je quitte cet endroit nauséabond ou le pire des antisémites et des racistes peuvent bavarder en toute quiétude. Savez-vous qu’il est illégal de ne pas censurer les commentaires racistes/sexistes/LGBTophobe ? Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Et si ce blog est passé au crible dans des thread et sur twitch, vous saurez d’où ça vient

      • #138198 Répondre
        bibinard
        Invité

        ta rézon moua paraiczamp gé kité se faurume ya désse mène ai j » çui jamé revnu geussuid palla care jeu ette in ote mé çi jamé le chaiffe le voulé jrviain dré

        • #138203 Répondre
          graindorge
          Invité

          tu nous gonfles bibinard

          • #138208 Répondre
            gégé
            Invité

            pourquoi tu réponds à ce troll , personne ne lit ses conneries.

            • #138230 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Qu’ils sont pénibles les gens qui prennent mon pseudo.

              • #138234 Répondre
                bibinard
                Invité

                i fo fer qom moua an partan dissi tu çeurad trenkhil

              • #138251 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Usurpation de pseudo

          • #138250 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Usurpation de pseudo.

      • #138199 Répondre
        Abacaxi
        Invité

        Tour du propriétaire et menaces de flicage, le champ lexical est respecté.
        L’hypothèse troll de droite prime toujours, on estime trop la gauche.

    • #138205 Répondre
      gégé
      Invité

      pourquoi tu réponds à ce troll ? personne ne lit ses conneries.

    • #138228 Répondre
      Ostros
      Invité

      Il faudrait, peut-être, commencer par reconnaître que “..” n’entre pas dans cette conversation comme on entre dans un salon, en disposant les politesses sur la table basse du débat, mais comme on surgit dans une pièce où l’air manque déjà, où l’on croit sentir — à tort ou à raison, peu importe — que quelque chose brûle derrière les rideaux tirés, et que ceux qui devisent encore, devisent trop calmement ; et si son premier geste consiste à exiger de François Bégaudeau “UN MOT”, ce mot qu’il brandit comme une clé minuscule susceptible d’ouvrir ou de fermer l’histoire, ce n’est pas tant parce qu’il croit naïvement au pouvoir thaumaturgique de la syllabe, que parce qu’il refuse que le silence puisse se faire passer pour une simple option stylistique, un choix de tempo, une coquetterie d’auteur relisant Moby Dick pendant que le monde, selon lui, s’assombrit.

      Il faut entendre la scansion presque haletante de ses reproches — l’Iran, la Palestine, les municipales, la montée du fascisme — comme une litanie qui n’est pas seulement accumulation mais compression, tentative de faire tenir dans l’étroitesse d’un commentaire la vastitude angoissée d’un présent saturé de menaces ; et lorsque Bégaudeau répond “nénuphar”, avec cette désinvolture qui est peut-être un art de la survie, peut-être une manière de dégonfler la pompe tragique, “..” n’y voit pas une pirouette mais une désertion, et son insistance prend alors la forme d’un réquisitoire, non parce qu’il aimerait juger, mais parce qu’il lui semble que le temps du jugement est déjà là, diffus, rampant, et qu’il s’exerce de toute façon sur les plus vulnérables.

      On pourrait sourire de cette idée d’une “armée numérique de petits confus écervelés”, comme le fait Claire N en dénonçant l’“imaginaire militaire”, en y voyant presque une contamination par ce que l’on prétend combattre ; et pourtant, derrière l’exagération, il y a peut-être moins un fantasme de commandement qu’une intuition obscure : celle que les paroles circulent, qu’elles agrègent, qu’elles orientent des affects, que l’espace numérique n’est pas un marécage neutre mais un champ de forces où les silences aussi pèsent, et que celui qui occupe une position centrale — fût-ce malgré lui — ne peut pas tout à fait se retrancher derrière la modestie de l’écrivain solitaire.

      Quand Abacaxi ironise sur “le bon côté de l’Histoire”, quand Schnoups propose un gratin au chou-fleur pour détendre l’atmosphère, quand Alphonse feint de croire qu’une déclaration de Bégaudeau suffirait à mettre fin aux “crimes israélo-états-uniens”, “..” apparaît comme celui qui refuse la consolation du second degré, celui qui n’accepte pas que la gravité soit neutralisée par la virtuosité ; il est l’élément dissonant, la note tenue trop longtemps, celle qui empêche la conversation de se refermer sur elle-même comme une bulle autosatisfaite.

      On lui reproche son absolutisme, sa tendance à voir dans chaque ambiguïté une pente, dans chaque silence une complicité, dans chaque discussion avec des figures honnis une trahison latente ; mais cette sévérité, si elle peut devenir étouffante, est aussi une manière de rappeler que les frontières ne sont jamais purement théoriques, qu’elles se tracent dans des vies concrètes, et que le confort de la nuance n’est pas également réparti ; son invocation du poème — “Quand ils sont venus chercher…” — peut sembler disproportionnée, presque indécente, et pourtant elle signale une hantise : celle de la répétition, non comme retour mécanique du passé, mais comme possibilité toujours ouverte d’un glissement progressif que personne ne nomme à temps.

      Il y a, dans sa colère, quelque chose d’inconfortable et peut-être de précieux : la conviction que la parole n’est pas un jeu d’échecs entre positions raffinées, mais un geste qui engage, qui expose, qui prend parti même lorsqu’il prétend s’en dispenser ; et si Claire N défend avec raison l’idée que l’homme providentiel de gauche est un oxymore, si elle redoute que la demande d’un chef clair ne reconduise une verticalité suspecte, “..” ne réclame peut-être pas un sauveur, mais une prise de risque, une déclaration qui rompe le charme de l’équivoque.

      Il est excessif, certes, et parfois injuste ; il accuse trop vite, amalgame, dramatise, menace même de signaler, comme si la scène du forum pouvait soudain basculer dans un espace de reddition de comptes ; mais cet excès n’est pas pure jouissance punitive, il est aussi la marque d’une sensibilité à vif, d’une impossibilité à considérer la situation comme un simple objet de spéculation ; là où d’autres s’installent dans la distance critique ou l’ironie élégante, il introduit du tragique, et ce tragique, qu’on le juge déplacé ou salutaire, empêche que tout se dissolve dans la conversation.

      Peut-être faut-il voir en “..” non le censeur, non le procureur, mais la mauvaise conscience du fil, celui qui rappelle obstinément que les mots — même “nénuphar” — ne flottent pas hors du monde, et que derrière les joutes, les saillies, les brillances, il y a une question lancinante : que faisons-nous, ici, pendant que l’histoire se décide ailleurs ? Et si sa manière de poser la question est rude, maladroite, parfois blessante, elle a au moins cette vertu paradoxale de fissurer le confort, d’introduire une inquiétude qui, loin de clore la politique, la rouvre, en la rendant à son incertitude et à son urgence.

      • #138247 Répondre
        Ostros
        Invité

        J’ai pas encore lu ce pavé que je n’ai pas écrit
        Je m’en occupe quand je n’aurai plus que ça à faire
        En attendant comme je ne poste plus, amuse-toi bien avec mon pseudo

        • #138258 Répondre
          (Pseudo)Ostros
          Invité

          Merci beaucoup ! Ton retour sera apprécié

          • #138261 Répondre
            fredy
            Invité

            Au vu de toutes les merdes qu’elle envoie, on avait bien compris que Ostros n’est pas l’autrice d’un texte comme celui-là.

            • #138266 Répondre
              (Pseudo)Ostros
              Invité

              J’aurais préféré un commentaire dudit texte plutôt que d’inutiles insultes

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