skip to Main Content

Accueil › Forums › Forum général › De la banalité du bien de François Beaune

  • Ce sujet contient 68 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Carpentier, le il y a 3 semaines et 2 jours.
Vous lisez 23 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #155963 Répondre
      graindorge
      Invité

      entre fin 2024 et fin 2025 Les associations ont perdu 12.305 emplois. C’est ni banal ni bien. C’est dégueulasse.
      Je dois attendre septembre pour lire ce livre d’utilité publique: De la banalité du bien de François Beaune
      Je lui ouvre un fil

    • #155965 Répondre
      graindorge
      Invité

      Un petit extrait trouvé dans Cause perdue.
      J’ai souris en lisant que la MJC devient un personnage qui s’exprime à la première personne du singulier.
      ******
      « Au début on avait peint mes initiales sur un panneau cloué au-dessus de la porte, « MJC du Briançonnais », pour Maison des Jeunes et de la Culture, bien avant qu’on n’ajoute trente ans plus tard le C et le S de « Centre social ». Ils ne devaient pas penser que je durerais autant. Mais ces trois lettres, elles galvanisent : par ce M et ce J et ce C je devenais membre active de la Haute Société des Loisirs, qui venait juste d’apparaître ici à Briançon. Le M – cette majuscule inventée par un enfant retors, dessinant un beau jour une maison avec son toit à l’envers – annonçait ce que j’allais devenir pour les habitants de ce bout des Hautes-Alpes : un lieu de vie commun, avec mes tuyaux, mes radiateurs, mes salles polyvalentes, mon parfum rassurant de sueur de pays sur feuilles polycopiées. Le J, lui, me donnait la responsabilité des gosses du coin, en les considérant autrement que comme des êtres à dresser, à préparer à l’âge adulte. Et le C exigeait de moi de faire preuve d’imagination pour remplir ce nouveau temps libre qu’avait ouvert l’après-guerre. Finie la société paysanne autarcique d’avant, et l’être humain qui consacre toute son énergie à survivre comme il sait faire. Maintenant il s’agissait que les gens se dotent aussi de goûts, de hobbies, de points de vue sur le monde, voire même de passions inavouables comme la poésie ou la randonnée, activités qu’on réservait avant soit au fou du village soit à l’Anglais de passage. »

    • #155966 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      et donc entretien ce matin sur France culture
      (les Matins d’été, MJC, maisons de quartier : pourquoi les lieux associatifs disparaissent-ils ?)

    • #155968 Répondre
      graindorge
      Invité
    • #156003 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      J’avais écouté sur France Culture, il y a quelques mois dans la série LSD, La Série Documentaire, un reportage intitulé « La vie ordinaire dans nos cités » pour tout vous dire, j’avais adoré, au point de retenir le nom du réalisateur de cette série qui s’avère être François Beaune.
      Je suppose que c’est le même François Beaune ?
      En tout cas je m’étais régalé de ces 4 épisodes que je viens de retrouver.
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-nos-cites-ordinaires-des-recits-de-vies

      • #156005 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci beaucoup Samuel B!

    • #157148 Répondre
      Carpentier
      Invité

      ça y est, je mets le nez dans ce François Beaune
      – j’aime assez déjà la contextualisation nourrissante de ce livre, avec
      – les lignes sur les éditions Transhumances puis leur collab avec Cause perdue
      (+ outil/lien complémentaire sur le site des premiers)

      – les 4 citations choisies pour dire un peu d’entrée à propos de banal, culture, association, bien

      et en 8 et 9, les personnages, comme un générique de film, parfois augural ou plutôt comme dans les textes de théâtre – on se surprend à espérer la rencontre avec certain.e, à sourire en lisant le terme de ‘ facilitatrice graphique ‘ ou à soutenir d’avance Magali, à l’accueil

      L’accueil justement du lecteur est d’emblée nourrissant dans cet ouvrage, et comme il est plaisant d’être comme considéré dés les premières pages, comme pris au sérieux, comme faisant aussi partie de l’affaire

      On espère être à la hauteur des faits et situations qui nous y sont offertes, go en 11!

    • #157313 Répondre
      Carpentier
      Invité

      J’avance tranquillement et joyeusement dans le roman/témoignages de F.Beaune, de Tchao Beaune, comme ils disent-saient dans les montagnes du Nord des Hautes Alpes:

      … Est-ce que c’était le look mal fagoté de mes flyers vintage, mon style désuet un peu trop Décathlon premiers prix et pas assez Vieux Campeur de la start-up nation, qui lui* faisait tant honte?
      Ou plutôt ma manière de tenir tête aux élus tout en glanant de l’argent public? / … (p.12, sorte de préface)
      [* à Arnaud Murgia, le nouveau maire de droite élu en 2020 … ‘ qui avait promis de sévir contre moi lors de la campagne, rapport à ce qu’il considérait comme un nid de gauchistes.’ ] …

      – J’avance tranquillement et joyeusement dans ce recueil de témoignages où Tchao tient patiemment le fil de ce paradoxe, tendrement, historiquement, politiquement et socialement.
      J’aborde juste l’adolescence de Feu-la MJC et c’est un grand kif (merci)
      avec, oui, comme dit/lu déjà à propos, cette idée littéraire singulière et puissante de la personnaliser, la faire dire à la première personne

      on aime beaucoup,

      • #157314 Répondre
        Carpentier
        Invité

        *TCHOA*
        pas tchao, pffff
        (qu’il est con ce tel)

      • #157469 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Dans les années 70, climat plus favorable aux activités culturelles dans le coin et changement de directeur qui ouvre le lieu aux suggestions amies: ainsi, inspirés des Nuits du cinéma d’Aix en Provence, démarrent des nuits ciné-repas sur un thème,
        en revanche

        … Raymond Lestournelle se souvient bien aussi d’un autre projet qui tenait à coeur à Richard, baptisé ‘ la semaine de la tolérance ‘: ‘ toutes les formes d’intolérance étaient abordées, mais hélas nous avons constaté que les victimes d’intolérance dans un domaine donné refusaient de côtoyer les victimes d’intolérance d’un autre domaine! ‘ / … 47,

    • #157449 Répondre
      Claire N
      Invité

      « rapport à ce qu’il considérait comme un nid de gauchistes »
      C’est assez vrai cet instinct de la droite, d’attaquer dans le nid , avant même parfois que les usagers ne se rendent comptent de pourquoi ils déclenchent cela

      • #157457 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        avançant dans la lecture, on verra dans cette mort l’importance, ici comme ailleurs, point névralgique, du facteur migrant

        • #161198 Répondre
          Carpentier
          Invité

          p.155, …. La frontière entre l’Italie et la France, dans les Hautes-Alpes, a une longue histoire de migrations et de conflits, mais, fait remarquable, alors qu’elle avait presque disparu au cours de la décennie 1990 à la suite de la convention de Schengen*, elle renaît de ses cendres en 2015 au lendemain des attentats terroristes à Paris. / … ( D.Fassin et A-C Defossez, auteurs de l’enquête anthropologique ‘ L’exil toujours recommencé’ )
          * que F.Hollande, avec la loi SILT, contrecarre à la suite des attentats de 2015.

    • #157733 Répondre
      Carpentier
      Invité

      …. Si j’ai été conçue comme un supplément à l’éducation classique dans les années 60, puis suis devenue un lieu de contre-culture dans les années 70, dès les années 80 on m’a remise dans le rang, au service des collectivités publiques, pour tenter d’amortir, d’adoucir ce que je pouvais. À partir de là j’ai décidé plus ou moins consciemment d’agir de l’intérieur, en acceptant les règles du jeu dictées par les pouvoirs publics, tout en me vivant comme un espace de résistance. / … 60,

    • #158622 Répondre
      Carpentier
      Invité

      on y croise aussi la chercheuse Joelle Zask: ….. En démocratie, plus on se réunit, plus grandes sont les libertés, plus les institutions qui les protègent sont fortes. Tocqueville avait rapporté de ses voyages dans l’Amérique des années 1840 une impression qu’il allait décliner ensuite sur toutes ses facettes: le fait que les Américains, quels que soient leur âge, leur condition ou leur ‘ esprit ‘, se réunissent sans cesse, en toute occasion et pour toutes les causes imaginables.
      De la démocratie en Amérique peut être lue comme la célébration polyphonique de  » l’art de s’associer « , dont Tocqueville considère qu’il est le rempart contre le despotisme. ‘/ …. 83-84 – la trentaine.

      plus loin, en 2010, quand l’associatif est, pour le maire, pas sérieux, pas légitime :
      …. Quand je pense aujourd’hui que ma vie a été une longue réunion, je me dis que peut-être je suis passée à côté des vrais plaisirs, que j’aurais dû faire autre chose que MJC, gérer un KFC, monter une boîte de PVC…
      Comment en vrai en vouloir aux citoyens d’aller faire du kitesurf sur le lac Victoria plutôt que d’assister à une réunion d’info sur le traitement des eaux usées, si on ne les éduque pas à désirer le bien, à comprendre la valeur de ces aspects banals mais essentiels de nos vies que sont la gestion de l’eau et ses déchets?
      Ne faudrait-il pas insister sur le fait qu’il n’y a pas seulement deux choix dans l’existence, le public ou le privé, mais qu’un autre monde existe, dont les activités n’ont pas besoin d’être lucratives mais doivent par contre être d’utilité publique?
      De fait nous sommes encore moins de 5000 Scop et Scic en France aujourd’hui, pour presque 4 millions d’entreprises privées, parce que nous n’avons pas été formés à nous associer, à fonctionner collectivement. Est-ce que nos plus de mille adhérents étaient conscients de la chance qu’ils avaient d’être membres de notre association, et des droits et devoirs qui leur incombaient? Est-ce qu’ils comprenaient bien tous leur rôle en tant que responsables du fonctionnement de la structure? Combien prenaient la peine de voter pour élire le CA chaque année et d’assister aux réunions? / …. 85,

      • #159797 Répondre
        ,
        Invité

        À propos du monstre CA, son langage p.113 : « Cette approche globale, appuyée sur une association d’éducation populaire, nous permet d’être un espace capable de mettre en place des processus pour que les différents acteurs d’un territoire puissent travailler ensemble ; de faciliter l’émergence de projets, leur donner vie ; de favoriser la culture comme un processus d’intégration ; de permettre la participation citoyenne en s’appuyant sur la vie associative. »
        J’aime comme ce genre de phrase recueillie se passe de commentaires. On dirait le prologue d’une tragédie de Fabcaro.

        • #161058 Répondre
          Carpentier
          Invité

          oui, peut-être un dire chargé d’humour
          ou, plus vraisemblablement, des tics verbaux/de bilan, chopés à mesure des rapports et autres demandes de financements très contraints par des prêts-à-dire,
          ne serait-ce que pour oser imaginer développer des actions …
          on leur pardonne?

          • #161059 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            On leur pardonne bien sûr, mais il est intéressant de voir qu’eux mêmes ont totalement absorbé cette langue, sans voir qu’elle était l’éclaireuse des troupes qui allaient les dévaster.

            • #161202 Répondre
              Carpentier
              Invité

              … accomplir aussi tout un travail mondain, marquer une certaine déférence auprès de financeurs publics qui font figure de patrons, utiliser le même langage bureaucratique des dossiers, ne pas dire ‘ feministe’ mais ‘ promotion de l’égalité ‘ , ‘ prévention des violences faites aux femmes ‘ (…) p.145

          • #161200 Répondre
            Carpentier
            Invité

            … Ce n’ est pas le montage financier qui me gêne. Techniquement tu y arrives, mais tu n’es plus en phase avec ce que tu veux faire, tout le monde se ment. On prend des sous ici et là, on fait entrer des briques carrées dans des ronds, on écrit les bilans qu’ils ont envie d’entendre pour toucher le solde final, mais on a cette sensation de se vendre pour rien qui est insupportable. / …..

            Et quelques lignes avant, S.Liberelle rapporte aussi comment, forcés avec tout ça, de rentrer dans la définition marxiste de la marchandise,
            … / c’est à dire de se positionner comme un bien ou un service réalisé dans des conditions professionnelles, qui teste sa pertinence sur un marché en concurrence avec d’autres biens et services équivalents*. / ….,
            cela les force aussi.
            (* …. comme le Conservatoire de musique ou l’Atelier des Beaux-Arts, que la mairie met en avant pour flatter son électorat / ….)

    • #158630 Répondre
      Carpentier
      Invité

      et là-dessus,
      François Beaune de se questionner en tant qu’écrivain sur …. la Mission Impossible d’en finir avec Tom . / … 86,
      et sa manie de sauver seul le monde. / …

    • #158650 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      pages cruciales, où ça dialectise à souhait

    • #158683 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui – et c’est aussi je trouve une très nette manière de passer par ce drôle de sentiment
      Qu’est la fatigue quand le sang neuf se fait rare, drainé ailleurs

    • #158685 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      De la banalité tout court…
      Les chef d’œuvre en littérature sont heureusement trop nombreux pour être lus en une vie malheureusement trop courte.
      Conclusion : Quand on a jamais lu, Don de Lillo, Saul Bellow, Kundera, Salman Rushdie, Antonio Tabbuchi… Pour rester chez les modernes.
      Quel est l’intérêt de lire Philias et Beaune dont il ne restera rien et plus que rien ?
      Question de profonde utilité publique.

      • #158691 Répondre
        graindorge
        Invité

        cher Samuel
        ne vous faites pas souffrir alors… Il a beaucoup d’autres fils dans ce forum inutile oû personne ne vous arrive à la cheville. Qui gonfle un peu quand même, non?

      • #158697 Répondre
        Claire N
        Invité

        Rires – peut etre que tu ne parles pas assez avec les oiseaux –

        • #158707 Répondre
          graindorge
          Invité

          c’est vrai que c’est un drôle d’oiseau. Dieu me garde de lui parler beaucoup: l’indigence de mon vocabulaire lui donne de l’urticaire . En cas d’aggravation des symptômes et necessité d’appeler les Urgences, je décline donc toute responsabilité  » Non docteur, je suis formelle. Je jure sur la Bible ou sur le Paris-Match que je ne lui ai pas parlé. Il s’est fait souffrir tout seul. Comme un grand. Qu’il croit être »

          • #158714 Répondre
            Claire N
            Invité

            La remarque etait pour Samuel

            • #158717 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              en 1978 un imbécile du genre Belkekett a du écrire qu’à quoi bon lire Kundera quand on a jamais lu Gide et Faulkner
              cette betise est un invariant social, voire anthropologique
              elle est d’essence conservatrice : toujours conforter l’ordre aux dépens de ce qui le déplace

              • #158723 Répondre
                Claire N
                Invité

                Voire anthropologie oui

            • #158738 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Pas grave ma Claire : ça ne change rien à mon refus de provoquer de l’urticaire à cet homme

          • #158730 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Cher Graindorge,
            Il est fort dommage et par extension dommageable à ce lieu, que vous ne comprennassiez point ma démarche qui, si elle est maladroite, est pourtant si simple.
            Je cherche par certaines de mes interventions à rendre ce lieu crédible et moins douteux.
            Comme il est bien certain que personne ici, mais absolument personne, après lecture, ne va émettre le moindre doute sur la qualité de l’œuvre édité par notre ami. Comme absolument tout le monde va le trouver absolument génial sans n’y apporter ni ombre ni la moindre petite critique du fond comme de la forme. Comme pas un ni une ne va mettre en doute la parole de cet écrivain qu’on considère déjà comme un élu. Et puisque on en a décidé ainsi avant même d’avoir commencé à le lire, j’apporte du coup, comme je peux et parfois en cherchant à ne pas trop mettre mes intentions en évidence, un tout petit peu de crédibilité à ce lieu, en évitant de donner aux futurs lecteurs de ce forum cette sensation malsaine d’une osmose sectaire.
            Ainsi vous devriez me remerciez et vous rendre compte de mon geste sensiblement amical, qui donne de la couleur, du contraste et du relief au ton uniforme et bien trop harmonieux de la secte.
            Ainsi, je vous prie de prendre en considération, Me Graindorge mes intentions et attentions distinguées.
            Samuel B.

            • #158735 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Mon point concernant les œuvres mentionnées dont j’ai bien précisé « Pour rester chez les modernes. », serait de pointer ce qui dans la littérature fait événement, de ce qui serait de la banalité et in extenso de la consommation.
              Le conservatisme n’ayant rien à foutre là-dedans.
              Puisqu’il faut tout vous expliquer. Dans le détail.

              • #158745 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Vous même cher Samuel aviez déclaré avoir  » adoré » une série documentaire  » la vie ordinaire dans nos cités » et vous avez généreusement partagé les 4 épisodes ici.
                Et puis hier, changement, peut-être que l’ entrecôte n’était pas assez cuite ou que trop de bonté réuni dans ce fil finit par vous agacer et , c’est plus fort que vous, il vous faut apporter au nom de je ne sais quelle justice des notes dissonances, des propos aigres qui sonnent VRRRAIS!
                François Beaune fait son travail en écrivant un livre sur une Mjc. Que viennent faire ici Kerouac, Kundera, Tabucchi? Ils ont tendu l’oreille et ont replongé dans leur Sommeil, Beaune a dû lever un sourcil.
                Son livre n’a de commun avec eux que ça, l’objet livre.
                Beaune raconte la vie de vies. Des vies qui racontent. Lisez le donc et venez ici nous en dire du mal. Ça a l’air de vous faire du bien comme à tant d’autres : dire du mal ouh que c’est bon! Dire du bien? Ouh que
                c’est fadasse! Ça manque de sel, de poivre, de piment rouge brûlant! Dire du bien parcequ’on le pense!
                Comme vous l’avez pensé et dit à propos du documentaire en 4 épisodes.
                Dire du bien pour certains c’est lécher des glaces, des bottes, des baskets…
                Qu’ils/elles soient heureux, c’est tout le mal que je leur souhaite
                De la banalité du mal
                Ici c’est de la banalité du bien de François Beaune. Le corps a ses raisons, il sait que ce livre, je vais l’aimer.
                Accéléré le pas à Nice à la librairie Les journées suspendues. Regardé le libraire me le mettre dans une jolie pochette rouge  » cé pour me l’offrir! »
                Je mangerai un peu moins de pommes. Et puis c’est pas tous les jours que j’achète des livres alors que je mange tous les jours, ça tombe bien
                Alors cher Samuel votre  » mon point concernant les ŒUVRES mentionnées dont j’ai bien
                précisé… » ou « Il est fort dommage et par extension dommageable à ce lieu, que vous ne comprennassiez point ma démarche qui, si elle est… »
                etc, sauf votre respect, je m’en tape

    • #158731 Répondre
      Carpentier
      Invité

      – dialectique toujours, avec Sonia et son association Shisendo*, accueillie en 2002 à la Mjc – cent adhérents qui y cotisaient aussi:
      ‘ Pourtant c’était l’éducation populaire, un milieu gaucho où la spiritualité n’a pas bien sa place, mais je me suis sentie dans une grande liberté d’action, avec Françoise Guillet et Elisabeth Paul qui faisaient déjà le yoga et la sophrologie depuis longtemps. Jusqu’en 2010, il y avait peu d’offres en développement personnel sur le territoire. Après ça a explosé, et ça s’est encore accéléré avec le Covid. Luc était sollicité tous les jours pour développer des activités bien-être. ‘

      … Sonia n’a pas tort d’opposer le monde de l’éducation populaire et celui du bien-être, qui peuvent sembler incompatibles. Personnellement je n’ai évidemment rien contre le yoga ou le Qi Jong, au contraire, mais c’est le principe même de cette économie du bien-être qui j’avoue me pose question, depuis que ces pratiques des années 60, nées sur la côte ouest américaine, ont été vendues en masse au monde entier.
      Car si j’ai bien compris, le principe consiste à mettre la priorité sur l’individu et le soin qu’il doit se donner à lui même: puisqu’il souffre, il peut légitimement se considérer comme malade, et donc son objectif premier, inscrit d’ailleurs dans la Déclaration d’indépendance américaine, est de se soigner pour exercer un ‘ droit à la poursuite de son bonheur ‘ personnel, c’est à dire le droit au bien être individuel comme leitmotiv: d’abord soigne-toi, petit homme, ensuite tu pourras peut-être un jour t’occuper des autres s’il en reste. / … 118,
      (n2C: * yoga, Qi Jong, danse énergétique, Tao du son …)

      • #158732 Répondre
        Carpentier
        Invité

        avec ce … Car si j’ai bien compris/ …
        c’est la première fois, dans la polyphonie narratrice que j’hésite franchement il me semble: ici, c’est la mjc qui parle ou son écrivain, Tchoa- François? pas vital cependant, à ce stade, mon questionnement demeure

    • #158734 Répondre
      Carpentier
      Invité

      …. Le pari de l’éduc pop est de dire que si tout le monde va mieux tu iras mieux, plutôt que l’inverse. C’est aussi cette contradiction qu’on retrouve dans le principe du » colibri  » , qui individualise la tâche d’éteindre la forêt, fait porter une responsabilité morale et non politique à ses habitants, mais qui en s’adressant ainsi à l’individu va créer un commun de citoyens réceptifs et développer une conscience collective, qui, elle sera politique. / … 119

      [après réflexion, c’est bien sûr et toujours la Mjc qui dit, benh oui]

    • #158740 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      « toujours conforter l’ordre aux dépens de ce qui le déplace »
      Traduction claire à l’usage des imbéciles :
      Don de Lillo, Saul Bellow, Kundera, Salman Rushdie, Antonio Tabbuchi…
      Seraient donc déplacés par… François Beaune et Philias le bègue.
      L’humour n’ayant plus de limite, je me permettrais d’en rajouter une couche.
      François Beaune et Philias le bègue sont dans un bateau avec Shakespeare, Dante, Cervantes et Tolstoï.
      François Beaune et Philias le bègue poussent Shakespeare, Dante, Cervantes et Tolstoï dans l’eau qui restent-t-ils ?
      Vos profs vous ont emmerdé avec Shakespeare, on vous a soûlé avec Cervantes, Dante vous a toujours semblé impraticable et Rimbaud illisible ?
      Ne vous inquiétez pas. François Beaune est là pour vous mettre du baume au cœur.
      Inutile de vous pencher sur le passé, le progressisme littéraire n’a pas dit son dernier mot.
      François Beaune va déplacer ces montagnes à lui tout seul, car il est, mesdames et messieurs, à la pointe du progrès. Et le progrès comme chacun sait, ne s’arrête jamais !!!

    • #158741 Répondre
      Carpentier
      Invité

      comme le dit si bien Haroun, apparemment, ien a qui s’injecte le seum en intraveineuse quotidienne
      – j’aurais tellement aimé qu’ils oublient de se la foutre ce matin

    • #158749 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      J’aime ces querelles de clocher, bien que je n’y comprenne rien, je dois l’avouer. Le chantier est toujours inachevé, il le sera encore longtemps parce que l’architecte en chef le veut ainsi, il habite ailleurs, il est à l’abri. Donc ils n’en font qu’à leur tête. Il y a ceux qui veulent une plus grande chambre que les autres. Il y a ceux qui sans s’en rendre compte s’aperçoivent au dernier moment que la pièce qu’il viennent de terminer est inaccessible car sans porte ni fenêtre. Alors on démolit et on recommence. Ainsi font font font les petites marionnettes.
      .
      Samuel, tu dois admettre que ce forum est une caisse de résonance pour cause perdue éditions; donc forcément les livres qui sortent sont bons voire excellents. Les fidèles de la coterie ne peuvent que s’extasier vu que cerise sur le bouquin les auteurs sont souvent inconnus du bataillon à l’exception de Franbois Mégod’eau.
      .
      Pas de panique Samuel, en attendant Godot chacun fait ce qu’il lui plait. Dans la cour de récréation il y a toujours plusieurs groupes. Tu as trop tendance à monter sur tes grands chevaux. Tu va voir ta gueule à la prochaine récré, un Saint Honoré en pleine tronche ça va te calmer.

      • #158753 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Gâcher un Saint honoré???

        • #158770 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          « Dans la cour de récréation il y a toujours plusieurs groupes. Tu as trop tendance à monter sur tes grands chevaux. »
          Alors là je suis épaté, impressionné.
          Dans la cours de récré, en primaire, j’étais celui qui dès la sortie du préau et le premier pas dans la cours, faisait semblant d’être sur un grand cheval en galopant et en me tapant sur la cuisse droite en disant hue ! hue ! Puis hiiii ! hihiiiii !!!
          Que l’éditeur de CP soit convaincu de ses choix, encore heureux.
          Qu’il croit, comme d’habitude, que l’objectivité soit inhérente à ses affects devrait laisser songeur. Je le répète, pas un ne dressera le moindre bémol.
          Aussi, si certains ne donnent pas leur avis, ce n’est peut-être pas parce qu’ils n’ont pas lu le livre. C’est peut-être parce qu’ils ont peur de donner un avis un tant soit peu critique.
          Peur est un euphémisme. Des membres de sectes ont disparu pour moins que ça.

          • #158778 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Allons allons cher Simon
            personne ne pense que l’écrivain X va déplacer l’écrivain Y. La littérature est grande et variée. Il y a de la place. Laissez les gens qui aiment écrire le faire. Souffrez qu’ils aient des lectrices et des lecteurs. Acceptez que personne n’ait envie de les comparer à.
            Qu’eux- mêmes ne se comparent pas et que oui, pour écrire ils s’appuient sur leurs goûts de lecteurs et lectrices. Sur Kerouac, Marqués, Echenoz ou Bégaudeau ou Michon ou etc
            Laissons les bosser! Arrêtez donc ce crunchcrunchcrunch, ce rrrounn rrrounn rrrounn du seul contre la terre entière! Avez-vous lu Fuites? Je ne suis pas une libellule? Il est fort dommage et par extension dommageable à ce lieu, que vous ne comprennassiez point ma démarche qui, si elle est maladroite, est pourtant si simple : ces livres ne sont pas les livres du futur mais des livres du présent et c’est déjà bien. Un présent bien évidemment nourri du passé. Et patatinne et patatanne: index sur la tempe, pouce sous la mâchoire, le majeur et ses petits frères sur le menton tonton…
            Assez rougner, non?
            Chantier autonome

            • #158795 Répondre
              Godot le bègue
              Invité

              Chacun fait fait fait squ’il lui plait plait plait, sous mes pieds ya la terre, sous tes pieds ya l’enfer; bon dieu jpeux même pas jouir, tant pis pour toi il faut dormir !
              .
              Samuel, un minimum de distanciation est nécessaire pour survivre ici, le mépris rode/plane subrepticement.
              L’ego peut prendre très cher ! Vlan !
              .
              Manier une certaine dose d’humour qui ne plaira pas à tous, que certains trouveront lourd, informer son prochain des situations qu’il n’a peut être pas encore capté, par négligence, absence de curiosité, manque de temps ou je-men-foutisme, lancer des bouteilles à la mer, partager la musique que j’aime, tenter d’amuser la galerie par des remarques loufoques juste pour le fun. Le tout au risque de déplaire. Ne pas se prendre au sérieux, voilà mon crédo.
              .
              Je me sens invisibilisé, fuck le regard de la coterie, je n’en fais pas partie. Chacun fait ce qu’il lui plait, je m’amuse bien ici sur ce chantier en perpétuelle évolution. Il n’est pas sulfureux du tout, il est punk snob.
              .
              les meilleures ventes du moment :
              1/- L’inconnue du quai de Javel de Philippe Jaenada.
              2/- C’était ça ou mourir – Premier roman de Thélyson Orélien
              3/- L’Adolescence du perroquet d’Amélie Nothomb
              4/- Le Palais de François-Henri Désérable
              5/- La solitude des professeurs est infinie d’Yannick Haenel
              6/- Nous aussi d’Anne Godard
              7/- Retour à Folegandros d’Agnès Martin-Lugand
              8/- Nous qui avons connu Solange de Marie Vareille
              9/- Le Crime du paradis – Nouveau roman 2026 de Guillaume Musso
              10/- Le Fabuleux piano de Sonia Devillers (je supporte pas cette conne)
              11/- D’autres printemps de Virginie Grimaldi
              12/- JE de Lilia Hassaine
              13/- Le pays des étés de Pierre Adrian
              14/- Tu m’avais promis de Maud Ankaoua
              15/- Rappelle-moi, ma belle d’Anna Ostasenko Bogdanoff
              .
              Et rien de chez cause perdue éditions parmi les 50 meilleurs ventes du moment. Comme se fait-ce ?

              • #158813 Répondre
                Simon
                Invité

                Je me suis endormi trois fois avant de finir vos deux posts.
                Je vais peut être tout reprendre demain parce que là j’en peux plus.

                • #158814 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  Oui Simon mais si tu pouvais ne parler que du livre de Beaune ce serait chouette.
                  Je me suis sentie obligée de répondre à Samuel.
                  Trop longuement. Tu as raison

                  • #158817 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    *si vous pouviez
                    *vous avez raison
                    Excusez le tutoiement

                    • #158821 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Et ravie que vous ne vous soyez pas endormi aussi sur les longs posts de Samuel B
                      Je retire  » si vous pouviez ne parler que du livre »
                      Bonne soirée

                      • #158822 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        C’est pas grave, on reprend
                        « Le pari de l’éduc pop est de dire que si tout le monde va mieux tu iras mieux, plutôt que l’inverse »
                        À nouveau cette subversion est pointée
                        Comme deja dans psychologie avec le dev pers
                        Et plus tard dans le texte l’exemple de la piscine municipale / piscine privée pour les petits enfants qui ne viennent plus une fois grandi .
                        Pour beaucoup de choses s’apparentant au confort, au bien etre à la joie – au luxe (j’ose )- on peut mener ce petit jeu du qualitatif de l’équité je pense, deja meme dans jouer juste, une équipe et plus que la somme des capacités de chacun
                        Mon instinct me dit que c’est là et sous ces condition que se poste la commune égalité des intelligence

                      • #158826 Répondre
                        graindorge
                        Invité

                        « la commune égalité des intelligence »
                        Ça me ramène la phrase de l’immense Lucien Sève  » il est bien bête celui qui croit qu’on peut être intelligent tout seul »

                      • #158836 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        « Le pari de l’éduc pop est de dire que si tout le monde va mieux tu iras mieux »
                        Idéalisme petit-bourgeois.

                      • #158845 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Crois tu vraiment que je ne vois pas que tu tentes de déplacer le propos sur le terrain stérile de la joute oppositionnelle ?
                        Que je ne fais pas la différence entre la paresia et la rhétorique ?
                        Ai je vraiment envie de débroussailler encore une fois un tunnel d’arguties pour tenter de a nouveau mettre a jour le propos que tu recouvre ? Non
                        Reviens au fond ou abstiens toi

                      • #158909 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Claire,
                        Moi ce qui me dérange vraiment beaucoup, c’est que tu creuses comme il faut pour me contraindre, mais ne dis rien et ne creuse rien quand d’autres que moi t’insultes insidieusement. Tu restes alors muette pour rester dans les canons du forum.
                        Je te donnerai un exemple très parlant, un seul, et il y’en a d’autres.
                        Plusieurs fois un forumeur, souvent le même, mais il y en a peut être eu plusieurs, t’a appelée : Claire-qui-rit.
                        Et là évidemment tu n’as rien dit. Rien.
                        Car sache que je suis pas le seul à avoir spontanément pensé à… La vache qui rit. Or y a-t-il plus insultant?

    • #158754 Répondre
      Carpentier
      Invité

      it’s the fucking day today, enfin le day just before the day
      purain

      vais pas grèver seule tout d’ même

      chié!

      j’aimerais tant être Thomas Brail
      ou un colibri
      mais suis qu’une putain d’perdrix de 66

      • #158755 Répondre
        Carpentier
        Invité

        putain et purin même, si tu veux oui,

      • #158757 Répondre
        Godot le bègue
        Invité
        • #159026 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Brail, quand même, faut lever le nez vers les arbres un peu, nan?
          j’en ai parlé, quelques un.es d’autres aussi, plutôt beaucoup dans un des premiers topics ‘ luttes ‘ mais apparemment t’étais pas né
          + tiens, des potes à Thomas sans doute

          https://www.facebook.com/share/v/19LuBV23Gu/

          L’économiste Michel Husson est cité par le dernier mec que rencontre Guigui dans cette vidéo
          -qqn l’a lu ou écouté un peu longuement
          ou croisé dans la rue peut-être
          moi je pense pas, enfin pas encore – vais essayer de,
          (et si t’as pas facebook, tu fais pas ton niais stp, tu cliques sur ‘ plus tard ‘ ou que sais-je pour zapper le premier check point et tu pourras regarder ‘derrière ‘)

          -sinon bah tu te demerdes pour la regarder autrement et/ou ailleurs si ça te dit,
          et tu partages l’accès plus ‘ vivre ensemble ‘ si tu l’as et que tu y tiens,
          Tu transformes ma passe initiale, quoi
          ou tu passes ton chemin
          si possible sans trop de bruit
          et moi?
          banalement, je retourne un peu chez Tchoa,
          avant de me faire littéralement exploitée bien profond,
          oui, oui,

          • #159028 Répondre
            Carpentier
            Invité

            bon, mon lien c’était vraiment trop de la merde comme partage, un faux partage, quoi, je reconnais, grosse niaise va,
            donc voici:

    • #159268 Répondre
      Carpentier
      Invité

      – 2011, première convention avec la Communauté de communes, premier partenaire et interlocuteur, une nouvelle mairie: garantie d’un socle financier stable, en contrepartie une répartition cadrée et fléchée des dépenses par secteur (jeunesse, social …) avec la Com-com qui a l’impression d’avoir beaucoup de cases de dossiers interminables à remplir pour trouver des financements –

      …. Les MJC doivent répondre aux désirs et besoins exprimés par les gens. On doit aussi faire des essais, tester un projet sans être certain qu’il réussisse. Cette convention consolidait notre position institutionnelle, mais elle nous donnait un cadre contraignant, pas forcément adapté à nos manières de fonctionner. / … 122, l’âge mûr.

      (voilà, c’est là qu’on peut dater le tournant dans les secteurs jeunesse et loisirs, je crois bien, lorsqu’il est devenu un secteur administré et évalué par les comptables – et on y est toujours, la lourdeur est bien ressentie et les contraintes se multiplient à minima trimestre par trimestre)
      mais c’est pas un sujet.

    • #159430 Répondre
      Carpentier
      Invité

      …. Maintenant que je me retrouve de l’autre côté du miroir, jambes croisées au ciel, je me demande si nous n’aurions pas dû être plus critiques sur notre travail, si nous n’étions pas aussi dans le déni quant aux besoins de renouvellement d’une équipe qui, même si elle semblait forte de son expérience, se faisait vieillissante. / …. 123,
      -/ jambes croisées au ciel / j’aime
      une sorte d’image enfantine, une coolitude fantasmée, quand on est ‘ au ciel ‘
      quelque chose d’imagé naïf qui claque doucement au milieu de lignes où performent déjà des mots du contemporain (déni/ forte de)
      Ces lignes introduisent un paragraphe très gourmand pour qui aime s’amuser des sigles et autres acronymes.
      Dialectique vous disiez? ce retour mental du personnage MJC y crawle tout du long.
      On s’y régale,

    • #161057 Répondre
      Carpentier
      Invité

      ….. il serait temps aussi de faire la comparaison avec certains de nos voisins européens, / ….. / en Allemagne existe une forte dynamique associative, et en Angleterre aussi, afin que s’exprime la société civile. La France, elle, fait peu de place aux associations, et les politiques font preuve de méfiance, voire de défiance vis à vis du monde associatif. Car la logique des associations, c’est le pouvoir d’agir, de mobilisation, pas nécessairement ce que recherchent les collectivites en France, qui sont dans des volontés de controle. /… * JCR, l’expert en éducation pop, p.135

      • #161061 Répondre
        Carpentier
        Invité

        … Les associations en Alsace, qui ont emprunté au modèle allemand, ont plus de pouvoir économique que dans le reste de la France. Les universités populaires, en Allemagne, sur des crédits de l’État, gèrent par exemple tout ce qui est l’apprentissage de la langue et de la culture pour les migrants. Et ça coûte bien moins cher à l’État de déléguer ce service. Les Universités populaires à Strasbourg, ce sont 10000 inscrits, l’exception en France, et un réseau de bénévoles qui organisent des conférences, de l’éducation artistique, de l’éducation aux langues, dont les autres départements français pourraient s’inspirer. / … 136.

        – Singulière façon française de ne pas s’inspirer de ses voisins en effet (souvenir encore aigu de l’épisode COVID, du ‘ c’est nous qu’on sait le mieux ‘ français)
        En France, on fait la fête des voisins, on se veut vigilant, après, pour s’inspirer intelligemment ou essayer la méthode du voisin, qui pourrait aussi marcher de ce côté-ci du palier, moins d’accord en général.
        Une ‘valeur française’ sans doute, 1!

    • #161063 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Simon Liberelle, l’ingénieur acoustique, p.140, chap. ‘la crise de la quarantaine’ :
      (- à propos de la nature des subventions aux associations et de ses conséquences – )
      ….. Pour moi les associations sont de trois types, qui devraient avoir chacun un statut propre : le club de bridge qui n’a pas de salariés, pas d’économie propre; des associations à but non lucratif, type festival, avec un salarié ou deux; et enfin des grosses structures qui devraient être des entreprises, type la MJC du Briançonnais, qui devrait être une Scop./
      …. En fait l’éducation populaire c’était déjà de l’ Économie sociale et solidaire*, de l’entrepreneuriat au sens propre, avec des projets portés par des gens, qui y mettaient toute leur énergie sans vouloir spéculer sur ce que ça pourrait leur rapporter.
      Aujourd’hui le cadre de la Scop permet cela: les salariés possèdent l’entreprise, et non le capital. Si tu es actionnaire non salarié, tu peux gagner un petit peu d’argent si la société en a gagné beaucoup, mais pas plus que les salariés. Surtout tu gagnes un intéressement au bénéfice de la société, mais ton action ne grimpe pas. Et l’assemblée générale est constituée en majorité des salariés. / …
      (* aujourd’hui on est plus dans l’Educ Pop)

      • #161064 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        ce rappel du fonctionnement d’une scop, fonctionnement qui sape le principe du capitalisme, à savoir que l’action peut monter, rappelle que le principe de la scop est, avec des écueils certes, un déjà là communiste

        • #161068 Répondre
          Carpentier
          Invité

          un déjà-là communiste, oui, merci
          – un argument facile pour moi dans le cadre d’un échange sur les dégâts du capitalisme, tiens (et les Scop je connais plutôt bien, tout comme Laurence R, la soeur à François, oui)
          (argument facile disais-je, sauf avec ma petite mère qui, comme on sait, m’avait demandé timidement un jour:
          – excuse-moi Didi mais, tu serais pas un peu communiste?
          Le Coming Out communiste, et alors? on en parle ou bien?

          • #161090 Répondre
            graindorge
            Invité

            Merci Carpentier, bientôt pour moi cette lecture. Dans quelques minutes du Temps

Vous lisez 23 fils de discussion
Répondre à : De la banalité du bien de François Beaune
Vos informations :





Back To Top