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- Ce sujet contient 4 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Pope, le il y a 2 années et 9 mois.
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Rémi
InvitéBonjour,
J’aime la plupart de votre discours, mais un détail m’écorche à chaque fois que vous l’évoquez : Darwin.
Vous avez tendance à confondre Darwinisme et Spencerisme.
On comprend qu’on puisse les confondre par facilité discursive, mais cela porte atteinte à Darwin qui n’a pas du tout porté cette doctrine, au contraire, comme rappelé sur la page Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Darwinisme_social
« Charles Darwin se serait opposé avec vigueur à l’application de la sélection naturelle au sein des sociétés humaines avec la publication en 1871 de La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe. »
Il me semblerait plus juste de d’épargner Darwin d’attaques non méritées et de rendre à César…
Cordialement
Rémi Girault
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François Bégaudeau
Maître des clésL’écrit et l’oral, toujours.
« facilité discursive » en effet.
Dans mes approximations orales, darwnisme est expéditivement utilisé dans son sens d’usage. C’est à dire dans un sens qui n’a plus grand chose à voir avec le darwinisme, dont je sais qu’il est beaucoup plus subtil que ça.
En revanche je n’ai jamais formulé « d’attaques ». Ce terme est ici au moins aussi déplacé que « darwinisme » dans ma bouche.-
Pope
InvitéJ’ajouterais que « darwinisme social » a été pas mal employé à gauche et que les gens qui l’employait ne faisait aucun procès à Darwin, mais bien à Spencer et ses suiveurs.
Je profite de cette évocation de Spencer pour poser une question à François, Spencer étant une des figures tutélaires de Martin Eden.
Or, tu as pu écrire ici qu’il faudrait un jour revenir sur ce roman et dire pourquoi il était mal « branlé » (de mémoire).
Ce jour est-il venu ? Dirais-tu en quelques mots ce que tu lui reproches ?
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François Bégaudeau
Maître des clésD’une part, style flottant et inégal, comme tout London.
Mais surtout le récit ne tient pas. Le livre lache tous ses atouts puis s’y tient pendant 350 pages, au point de piétiner, d’etre très répétitif. Puis il y a l’accélération finale, on sent que London est pressé d’ne finir, n’a plus de jus pour vraiement la négocier, et alors il sous raconte ce qui pourtant eut été bien passionnant : un Martin écrivain à succès. Tout ce qui se passe dans ce segment bref et baclé ne me semble pas juste.
Peut-etre le livre est il bancal de reposer sur une impulsion elle même mal assurée, aléatoire : un désir d’écrire.-
Pope
InvitéJ’avais aimé que ce désir d’écrire surgisse grâce aux circonstances. Au départ une simple fascination pour la littérature car elle apparaît comme bourgeoise et que Martin veut en être. Lire les grands auteurs pour se hisser dans ce monde là. Et finalement réaliser qu’il y a quelque chose de plus fort que ce désir de s’extraire. Écrire tout en étant une souffrance, d’où le côté répétitif car écrire c’est toujours travailler, mais également une source de joie.
Je te rejoins pour la fin du roman, j’avais l’impression que London s’était perdu, noyé comme son personnage.
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