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Accueil › Forums › Forum général › Canicule(s) – Témoignages et analyses politiques

  • Ce sujet contient 279 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par vanille-fraise, le il y a 1 mois et 3 semaines.
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    Messages
    • #153612 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Bonjour,

      J’ouvre ce sujet car je crois que la canicule fut un moment « de réel » très intense. Nous avons rencontré une limite concrète, une limite vécue de manière physique, organique, matérielle. Psychologique aussi. Ce n’est pas rien.

      Ce fut éprouvant, comme pour la plupart des gens. Des chambres à plus de trente degré, très difficiles à rafraîchir, hormis les petites fenêtres de « fraîcheurs » à 27 degrés le matin entre 5h et 7h environ -puis le mercure s’envole très rapidement pour ne plus redescendre avant la prochaine fenêtre de fraîcheur. Une fatigue qui s’installe, un sommeil déréglé, chaque effort coûte, on sent le temps passer, l’appétit était de moins en moins important à mesure que le mercure augmentait. Une sécheresse sidérante, on en vient à rêvé de la pluie.

      Le travail devient difficile. Une claustration pesante à terme, avec des volets fermés quasiment tout le temps. Des rues qui inspirent la désolation : vides, tout le monde cloîtré – quand il y a des volets… C’est une ambiance étrange : la chaleur s’infiltre quasiment partout, doucement, lentement, sûrement, invisible. Pour certains, il faut parfois fuir son logement pour trouver un lieu plus vivable (chez les parents, ou ailleurs quand c’est possible).

      J’ai coupé les informations : je ne supportais plus de voir des gens en costards dramatiser la catastrophe depuis leur plateau climatisé à 19 degrés, sourires aux lèvres : « la France craque », « le pire est à venir », « les français étouffent », « des morts en cascades », « le pays suffoque », etc. C’était morbide. Un discours qui, par principe, pouvait s’exempter de son propre objet, avec des approches uniquement moralisantes, notamment sur la climatisation.

      Mon expérience est relativement commune. Il y avait bien pire encore. Une pensée pour les prisonniers, les malades dans les hôpitaux, les SDF, et tous les gens décédés.

      Si certains veulent déposer leurs témoignages ou leur pensée politique sur ce sujet, ce fil de discussion est ouvert pour ça. J’espère que des ouvertures politiques se saisiront de cette « expérience collective » difficile. Je mets « expérience collective » entre guillemets car nous étions relativement atomisés pendant la canicule, chacun subissant dans son coin la situation pourtant collective. Ce n’est que maintenant que le collectif peut s’emparer de ces vécus, proposer un partage des témoignages, et déboucher, peut-être, sur des actions communes. Etant moi-même locataire, je regarde avec attention les associations de locataires qui appellent à ne pas payer le loyer dans certains conditions. Mais il y a bien d’autres choses encore.

      Si ce sujet est pourri par les deux ou trois misérables qui n’ont rien à faire de leur vie, tant pis. On ira voir ailleurs.

    • #153614 Répondre
      poissonvache
      Invité

      Je travail en bureau donc je ne suis pas le plus exposé, pourtant j’ai été arrêté une semaine par mon médecin après la 1ère vague de canicule car le contrecoup m’a mis à terre, symptômes équivalents à une grosse grippe (39°, maux de gorge, de tête, courbatures) avec des points de côté qui ont persisté pendant une 10aine de jour. Je suis plutôt bien portant, jeune, et travaille dans des conditions privilégiés, donc je n’imagine même pas ce que ça a dû être pour des personnes à risques ou plus exposés par leurs conditions de travail (à la boulangerie, un voisin jardinier municipale m’a par exemple dit qu’un de ses collègue de 26ans était décédé en plein travail).
      .
      Par ailleurs syndicaliste, en CSE on a tenté d’alerter, proposer, rien n’a été mis en place pour tenter d’adapter les conditions de travail (on avait par exemple demandé d’aménager des salles de pauses pour que les gens puissent taper une sieste au taf en profitant de la clim, demander plus de flexibilité sur le télétravail pour laisser les gens faire ce qui leur correspondait mieux, je ne parle même pas de congés climatiques, c’est resté lettre morte ..) on nous a après coup bien notifié que la productivité avait été effectivement plus faible pendant les vagues de chaleur. Dès que la température a baissé, on a complètement oublié et le sujet principale est redevenu la mise en place de capuchons sur les tasses pour éviter les fuites de café ..
      .
      Pour moi on est vraiment dans un mix entre le « mais qui aurait pu prédire ? » et du « les gens vont bien s’adapter » et le « de toute façon nous on a la clim au bureau on peut pas faire mieux ». Pas été évident de mobiliser pour dépasser ce consensus imposé par les médias car il est accepté par la plupart des gens avec qui j’ai discuté. Les gens les plus « écolo » dans mon entourage avaient un discours du genre: « les mesures d’urgence du gouvernement, c’est pas ouf mais c’est les seuls choses qu’on peut faire, le combat est sur le long terme ».
      .
      Peu de personne m’ont par exemple parlé de mesures d’urgences un peu plus radicales du genre: réquisitionner les lieux (cinéma, bureaux, centres commerciaux etc..) dotés de climatisations pour héberger les plus vulnérables, imposer des congés climatiques exceptionnelles pour les métiers les plus à risques, saisi des stocks de climatisation/ventilateurs immédiat pour déployer dans les écoles/EPAD, hôpitaux, ou au moins empêcher la spéculation sur ces objets, embaucher massivement des maitres nageurs pour ouvrir les piscines sur des horaires bcp plus larges (une super piscine municipales vers chez moi a continué à être ouverte de 16h à 18h seulement, la mairie mobilisant quand même des agents pour empêcher que les gens sautent le portail pour entrer « illégalement ») etc..
      .
      Question d’actualité: les budgets militaires, l’armée, on aurait pu utiliser les militaires pour assurer le déploiement d’urgence de certaines solutions plutôt que de continuer à les faire patrouiller par 40°C pour vigipirate.

      • #153615 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Merci pour ton retour.
        –
        « Peu de personne m’ont par exemple parlé de mesures d’urgences un peu plus radicales du genre: réquisitionner les lieux (cinéma, bureaux, centres commerciaux etc..) dotés de climatisations pour héberger les plus vulnérables, imposer des congés climatiques exceptionnelles pour les métiers les plus à risques, saisi des stocks de climatisation/ventilateurs immédiat pour déployer dans les écoles/EPAD, hôpitaux, ou au moins empêcher la spéculation sur ces objets, »
        –
        C’est exactement la solution qui m’est passée par la tête. Réquisition. Et ouvrir les églises, même la nuit!

        • #153616 Répondre
          Greenwashing
          Invité

          Si vous chouinez de cette façon à 40°C je ne donne pas cher de votre peau à 50°C.

    • #153617 Répondre
      stephanie
      Invité

      Merci Emile Novis pour cette initiative.
      J’apporte mon témoignage et qq réflexions.
      Autour de moi, je n’entends parler que de ça ( amis, collègues, voisins vigilants:( passants..) la météo, sujet le plus « con » et banal qu’il fut, devient aujourd’hui le sujet, évidemment.
      Cette année, j’ai souffert, j’ai 58 ans, je pense que ça joue, 1er malaise vagal à 38° dans une pièce non climatisée. Je ne me sens plus d’aller bosser à vélo, j’ai demandé à mon employeur de décaler mes horaires en arrivant plus tôt le matin pour affronter les 8kms avec cote.
      Je fais des pauses dans la journée, j’ai du mal à penser et surtout à faire., à m’y mettre. Je dirai que je suis au ralenti , tout me demande du temps.
      Au pic caniculaire, j’avais la sensation d’avoir 80 ans, je marchais au ralenti dans la rue, tout était effort. Je rase les murs , zone d’ombre.
      WE dernier, j’ai fui mon appart à 32° pour aller au ciné chercher fraicheur ( vu La chaleur , j’aime bien me faire mal !)
      Au boulot, j’ai la clim mais je ne la mets pas car je crains d’attraper mal ( angine, coup de froid ?)
      Tous les bureaux sont climatisés (médecins, psycho..) sauf celui des secrétaires, tiens tiens, il donne sur la rue principale, la copro a refusé car il y a des arbustes et en plus c’est moche pour la rue.
      Je pense au droit de retrait ( ou non assistante à personne vulnérable).
      J’ai entendu des congé climatique (en Espagne je crois).

      J’habite à Nice, chaque été, la municipalité coupe les fontaines d’eau pour éloigner les personnes sans domicile et d’autres « mesures » tout aussi immondes.

      • #153631 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @stéphanie
        « Autour de moi, je n’entends parler que de ça ( amis, collègues, voisins vigilants:( passants..) la météo, sujet le plus « con » et banal qu’il fut, devient aujourd’hui le sujet, évidemment. »
        Je suis frappé par ça aussi. La météo est devenu la condition matérielle de ce qu’on peut faire ou ne pas faire.
        _
        Je suis jeune, donc mes symptômes sont d’une grande banalité. Pour autant on le sent quand même.
        J’ai l’impression qu’il y a des corps qui supportent mieux que d’autres.
        Merci pour la pétition. Et il en faudra une autre pour dégager Ciotti et ce qu’il fait aux SDF. C’est en effet immonde.
        Il y a des droits syndicaux à aller chercher. Le boulot ne fait que commencer, mais j’espère qu’il va se faire.

    • #153618 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « Et ouvrir les églises, même la nuit! »
      Les églises, les temples, les mosquées, les synagogues
      Dieu est d’accord!

      • #153633 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Graindorge
        Oui. Mais les mosquées, ça dépend des villes. Il me semble que dans certaines villes, ce sont des maisons aménagées qui ne doivent pas avoir la fraîcheur d’une église ou d’un temple.
        Mais que els églises ne soient pas ouvertes la nuit dans la plupart des lieux est tout simplement un scandale – au sens commun et biblique du terme.

    • #153620 Répondre
      stephanie
      Invité

      https://c.org/6cSbfVmBPn
      locataires unissez vous

      • #153621 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Les non locataires peuvent signer aussi?

        • #153643 Répondre
          Stéphanie
          Invité

          Oui ,tout le monde peut signer.
          Par solidarité déjà .

          • #153644 Répondre
            graindorge
            Invité

            merci Stéphanie
            J’oublie jamais la solidarité mais m’a traversé la bête question Faut-il que ce soit que des locataires qui signent?

            • #153645 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @Graindorge
              C’est une pétition, donc c’est une proposition politique qui s’adresse à tout le monde. On peut signer une pétition pour protéger les phoques sans être soi-même un phoque!

              • #153648 Répondre
                Stéphanie
                Invité

                J’ai bien relu , je ne vois pas contre-indications 🙂
                @Emile Novis je dirai fuck les proprio
                pas mieux (en temps caniculaire)

              • #153658 Répondre
                graindorge
                Invité

                Grand rire! C’est pour ça qu’on t’aime ici cher Émile et presque à l’unanimité ( y’a des jaloux et des grincheux.ses comme partout)
                Tu sais bien que lorsque je suis bête, je ne le suis pas à moitié… Je ne suis pas un phoque et je signerai avec eux la pétition.
                Les phoques ne signent pas de pétitions? Bien evidemment que non, suis-je bête

    • #153627 Répondre
      Claire N
      Invité

      Ambiance Covid sans les flics
      On nous a annoncé la catastrophe dedans l’hôpital ; mais comme d’habitude c’est plutôt les cata qui viennent à l’hôpital
      Plus de pathologies graves chez des jeunes
      Plus de soins agressifs d’hydratation qui entraîne des complications
      Moins d’élan vital possible pour persévérer
      Personnellement ; pourtant habituée aux ralentissements cognitifs et leurs conséquences possibles sur mes décisions j’ai comme Stephanie clairement ressenti une forme «  d’encéphalopathies « proche de l’état fiévreux et que beaucoup me confirment sans avoir osé en parler sur le moment
      Pour le reste j’ai eu peur pour tout ce qui vit comme rarement et je ne suis pas encore capable de verbaliser

      • #153632 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Moi je ne me plains pas car j’habite dans la cave de mon immeuble.
        Endroit aménagé, calme et toujours frais même en temps de canicule.
        On retrouve les odeurs de champignons et et la fraîcheur du moisi, enveloppés dans une atmosphère calme et voluptueuse.
        En temps de canicule c’est quand vous sortez dehors que vous avez l’impression d’entrer dans un four. Mais alors, la seule pensée de rentrer à nouveau dans votre cave, réjouit et encourage votre temps à rester dehors.
        Ainsi, en plein hiver je monte au dernier étage dans ma chambre de bonne.
        En plein été je descends au sous-sol dans ma cave aménagée.
        .
        C’était, vous l’aurez compris, un conseil du professeur Belkekett !

      • #153634 Répondre
        graindorge
        Invité

        @ Claire « Plus de pathologies graves chez des jeunes
        Plus de soins agressifs d’hydratation qui entraîne des complications »
        Quelles pathologies graves stp?
        Quels soins agressifs d’hydratation?
        Triste pour toi et avec toi ma chère Claire. As-tu la possibilité de te mettre en arrêt- maladie?

        • #153672 Répondre
          Claire N
          Invité

          @graindorge
          Pour les pathologies graves c’est un peu hâtif de déduire une causalité et il y a peu etre un biais , seulement les statistiques peuvent réellement je crois lever cette attention particulière que j’ai pu porter à la concurrence sur les avc et les phlébite du cerveau ( j’ai de petits effectifs malgré tout)
          Pour l’agressivité de l’hydratation : les patients ayants des troubles de la déglutition ( fréquents dans un AVC
          – soit ne peuvent pas boire,
          – soit ( si c’est moins sévère)dépendent du personnel qui les fait boire une eau de texture épaissie à la cuillère , ils n’aiment pas et c’est du temps pour les soignants
          Une perfusion pour hydrater est particulièrement agressive particulièrement pour les personnes un peu perdu qui ont tendance à se les arracher et s’agiter de se désagrément
          @emile oui il y a quelque chose qui bloque et effectivement c’est peu etre de l’ordre du trauma
          J’ai énormément pensé au livre fuite, il défilait tout seul dans ma tête

          • #153673 Répondre
            Claire N
            Invité

            *cooccurrence pas concurrence

      • #153636 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Claire
        « que beaucoup me confirment sans avoir osé en parler sur le moment
        Pour le reste j’ai eu peur pour tout ce qui vit comme rarement et je ne suis pas encore capable de verbaliser »

        –
        Oui, il y a ce qu’on n’ose pas (se) dire sur le moment, et ce qu’on dit clairement ensuite, une fois le déluge de feu passé. Un écart important sépare ces deux instants.
        Et la difficulté à verbaliser dont tu parles est assez répandue me semble-t-il. Il y a bien quelque chose comme un « traumatisme » plus ou moins collectif.

        • #153657 Répondre
          JuJu
          Invité

          « Et la difficulté à verbaliser dont tu parles est assez répandue me semble-t-il. Il y a bien quelque chose comme un « traumatisme » plus ou moins collectif. »
          .
          C’est du troll?

          • #153670 Répondre
            MJPM
            Invité

            J’espère …
            Comme le covid, la canicule c’est ceux qui la subissent le moins qui en parlent le plus, quand ils arrivent enfin à verbaliser du moins.
            Ceux qui sont les moins confrontés au  » réel » dans leur quotidien et qui prennent pour insupportable ce que supporte naturellement une grande majorité de gens.

    • #153646 Répondre
      Malice
      Invité

      Le Leclerc d’un village a installé des chaises dans les rayons et lancé une invitation aux personnes âgées et fragiles, sur facebook, afin qu’elles profitent de la clim du magasin. Le directeur proclamait que les boutiques n’étaient pas faites que pour le commerce ( ah ah ah ah).
      Les enfants des écoles de la ville où je donne des cours de théâtre étaient dispensés de cours l’après-midi; certains enfants ont fait des malaises malgré tout. J’ai cru comprendre quelque chose de l’isolation des bâtiments : elle protègerait plus du froid que de la chaleur, apparemment. Si quelqu’un s’y connaît ( forcément mieux que moi), je suis preneuse d’informations à ce sujet.

    • #153661 Répondre
      Alain
      Invité

      Après la première semaine invivable surtout la nuit, j’ai fait installé la climatisation pour ne pus devoir revivre cela, et depuis elle tourne en continu, il ne fait jamais plus de 25 degrés à l’intérieur ce qui change la vie. Je ne peux que conseiller à ceux qui en ont les moyens d’installer la clim. Le seul point négatif est d’ordre esthétique car les goulottes qui contiennent les câbles ne sont pas toujours très belles sur les murs et façades, tout comme l’unité extérieure qui n’est pas très discrète. Mais pour quelques milliers d’euros vous êtes parés pour les 20 prochaines années.

    • #153674 Répondre
      Charles en rose
      Invité

      Bonjour Émile Novis,
      .
      Je vais tenter de répondre politiquement à votre message. Je risque d’être un peu long.
      .
      Tout d’abord, un détour.
      .
      Je repense à un topic récent de Jasmine où il était question du fait que notre réception d’un discours dépend aussi de la personne qui le porte. En voyant votre pseudo, j’ai immédiatement pensé à Simone Weil, et notamment à son texte « Condition première pour un travail non servile ». Si je le mentionne, c’est parce que j’y reviendrai à la fin.
      .
      Avant cela, deux remarques sur votre introduction.
      .
      Vous écrivez : « Si ce sujet est pourri par les deux ou trois misérables qui n’ont rien à faire de leur vie, tant pis. On ira voir ailleurs. »
      Je trouve cette formule un peu méprisante. Vous ouvrez un sujet sur une expérience collective, mais vous en dessinez aussitôt les frontières en désignant ceux dont la présence serait indésirable. Même si certains intervenants peuvent être pénibles ou provocateurs, je ne suis pas certain qu’on gagne grand-chose à les définir ainsi. Si quelqu’un passe ses journées à provoquer sur un forum, c’est peut-être aussi une manière – heureuse ou malheureuse – d’occuper sa vie. Je ne vois pas pourquoi cette personne serait exclue d’un échange qui se veut politique.
      .
      Autre point. Vous écrivez : « Une pensée pour les prisonniers, les malades dans les hôpitaux, les SDF… »
      J’aurais probablement eu spontanément la même formule. Mais je me demande parfois si ce genre de phrase ne relève pas aussi d’un réflexe moral assez confortable : rappeler qu’il existe plus malheureux que soi. Ce n’est pas une critique qui vous est adressée personnellement ; je me fais la même réflexion à moi-même.
      .
      Concernant votre témoignage, je vous remercie. J’y ai retrouvé beaucoup de choses que j’ai moi-même ressenties : la fatigue, les nuits difficiles, l’impression que chaque effort devenait coûteux, le temps qui semblait ralenti.
      .
      Mon expérience diffère cependant sur quelques points.
      Je n’ai pas vraiment perdu l’appétit.
      .
      Pendant la deuxième vague, la plus longue et la plus intense, je me suis surpris à penser très concrètement : « Est-ce que je serai encore vivant dans trois ou quatre jours ? » À ce moment-là, je ne pensais plus beaucoup aux autres ; je pensais surtout à moi.
      .
      À l’inverse, la troisième vague m’a finalement assez peu affecté, alors même que j’avais la possibilité de dormir dans un endroit climatisé sans en ressentir le besoin.
      .
      Concernant les plateaux de télévision, je n’ai pas été choqué. Il y a quelques années, je pensais encore que les médias avaient principalement pour fonction d’informer et que les responsables politiques étaient sincèrement préoccupés par le bien commun. Certaines lectures – dont Simone Weil – m’ont fait évoluer. Aujourd’hui, je considère surtout que chacun tient le rôle pour lequel il est rémunéré : produire un récit.
      .
      Je terminerai par une expérience qui m’a beaucoup marqué.
      .
      L’année dernière, à Montréal, j’avais été frappé de voir que certains emplois semblaient très majoritairement occupés par des noirs (ménage, sécurité…). J’avais trouvé cela choquant.

      Puis je suis rentré en France. Et je me suis aperçu que je regardais très facilement ce type de phénomène ailleurs, mais beaucoup moins dans mon propre environnement.

      Dans mon établissement, une femme noire occupe un poste dont l’unique mission consiste à contrôler les cartes des élèves à l’entrée.
      .
      Puis est arrivée la canicule.
      Je travaille dans un établissement qui accueille du public. La municipalité a tardé à prendre des mesures. J’ai indiqué à mon supérieur que, compte tenu des températures annoncées, je ne travaillerais évidemment pas dans une salle non climatisée. Le lendemain, des décisions ont finalement été prises : seuls les cours organisés dans des salles climatisées étaient maintenus.
      Quelques jours plus tard, en repartant vers 19 h 30, j’ai retrouvé cette collègue. Immense hall, sans climatisation, sans ventilateur, avec un simple éventail. Elle était la seule, dans un service de 70 personnes, à travailler encore dans ces conditions.
      J’ai signalé cette situation à mon supérieur. Les jours suivants, il lui a été demandé de rester chez elle.
      .
      La semaine suivante, alors que les températures étaient redevenues supportables, elle est revenue travailler lundi et mardi. Puis le directeur lui a demandé de rester chez elle pour le reste de la semaine : les cours étant terminés, il n’y avait plus de cartes à contrôler.
      .
      La canicule a rendu visibles, de façon spectaculaire, les différences de traitement entre des agents appartenant pourtant au même service.
      Elle m’a fait penser, peut-être un peu indirectement, à « Condition première d’un travail non servile ». Non pas parce que la canicule poserait en elle-même la question du sens du travail, mais parce que cette situation m’a rappelé qu’un travail n’est pas seulement un temps de présence : il doit aussi conserver une utilité perceptible pour celui qui l’accomplit.
      .
      Il y a probablement plusieurs idées qui se croisent dans ce message.

      • #153675 Répondre
        Charles en rose
        Invité

        Erratum : j’ai écrit « Jasmine » au lieu de « Tiphaine ».

      • #153713 Répondre
        MJPM
        Invité

        « Une pensée pour les prisonniers,malades … »
        Je vous confirme qu il s agit bien là d une caution morale permettant ensuite de s épandre avec politesse.

        Ces prisonniers,sdf, malades… ont des corps déjà bien éprouvés par leurs états de santé et leurs conditions de vie et sont donc beaucoup plus adaptés’ habitués à l impuissance que vous/nous pour faire fi des aléas climatiques.

        Si vous voulez penser politique, la canicule ou le Covid vont avoir un impact sur les sdf par la baisse de leurs revenus issus de la manche, du fait d une baisse de fréquentation des centres villes ou une impossibilité à investir leurs lieux de manche car trop exposé au soleil.
        Si vous voulez penser politique, ouvrez les yeux, détournez les de vos lectures et vous verrez les inégalités sociales, pas besoin d une canicule ou d un voyage à Montréal pour cela.
        Si vous voulez penser politique, réaliser que tout salarié ne peut se permettre comme vous d exercer son « droit de retrait avec maintien de salaire » parce qu il a trop chaud.

        • #153727 Répondre
          Charles en rose
          Invité

          MJPM,

          Je ne suis pas certain qu’il suffise « d’ouvrir les yeux ».

          Les lectures apprennent parfois précisément à voir ce que nous ne voyions pas.

          • #153843 Répondre
            MJPM
            Invité

            Oui tu apprends, mais tu ne ressens pas, tu n éprouves pas.
            Donc si tu souhaites comprendre le monde qui t entoure, commence par le regarder, le rencontrer et ensuite tu pourras approfondir grâce aux livres.

            • #153852 Répondre
              Charles en rose
              Invité

              MJPM,

              Tu reproches souvent aux autres de projeter leurs idées sur le réel.

              Je me demande si tu ne fais pas parfois la même chose avec tes interlocuteurs : tu leur prêtes assez vite des intentions, une position ou une expérience qui ne sont pas les leurs.

              L’attention au réel passe peut-être aussi par une lecture attentive de celui à qui l’on répond.

            • #153854 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              « Donc si tu souhaites comprendre le monde qui t entoure, commence par le regarder, le rencontrer et ensuite tu pourras approfondir grâce aux livres. »
              .
              Voilà une phrase qui réjouit de voir sur ce forum.
              Émile Nono fait tout le contraire. Il lit Bégaudeau d’abord et ensuite il se sert de ces lectures pour en faire un filtre entre lui et le monde.
              Il n’y a pas une phrase de Émile qui ne soit directement issue des lectures de Bégaudeau.
              Aussi, Bégaudeau, malin comme il est, à créé, ce qu’on peut formellement appelé un clonage par forum. Mais peut-être que je me trompe et Bégaudeau lui-même ne s’attendait pas à ce résultat. Il attendait peut-être qu’un Belkekett arrive un jour pour remettre les pendules à l’heure. Par conviction déterministe, il attendait donc patiemment.

        • #153773 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @MJPM
          Une autre phrase dans le magnifique florilège de ton discours hors sol : « Ces prisonniers,sdf, malades… ont des corps déjà bien éprouvés par leurs états de santé et leurs conditions de vie et sont donc beaucoup plus adaptés’ habitués à l impuissance que vous/nous pour faire fi des aléas climatiques. »
          Les SDF, par exemple, sont tellement plus adaptés et habitués à l’impuissance qu’ils meurent particulièrement de la chaleur extrême. Non pas que la chaleur soit la cause unique et directe de leur mort, mais elle est assurément un facteur extrême qui précipite la mort, peut-être plus que le froid.
          Elle est belle, l’adaptation et l’habituation. Mais ils ont l’honneur de se taire, alors tout va bien.

          • #153845 Répondre
            MJPM
            Invité

            Oui remercions les sdf de se taire sur ce forum pour te laisser parler pour eux.
            Sur quoi te bases tu pour évoquer la surmortalité des sdf durant cette canicule ?
            Je n ai trouvé aucune donnée et ne l ai pas observé dans ma pratique, mais étant hors sol cela m a sûrement echappé.

            • #153853 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Je ne fais que constater un fait en adressant une pensée à ces gens. Je ne parle pas pour eux. Ici, c’est toi qui parle pour eux, à leur place, en louant leur impuissance et leur habituation qui les mènent à ne pas se plaindre. C’est abject en effet.
              _
              Tu veux le monopole du discours, toute ta rhétorique est axée là-dessus : faire taire, délégitimer le discours des gens ici, pour mieux légitimer le tien, qui est pourtant vide et sans contenu. Car si tu connaissais un peu le sujet, tu saurais que la chaleur extrême est régulièrement citée comme un facteur provoquant une surmortalité des sdf, et ce depuis longtemps. Tu peux consulter par exemple le collectif « Les morts de la rue », qui publie des rapports annuels dans lesquels on trouve régulièrement les problématiques du grand froid et de l’extrême chaleur. Si tu n’as jamais constaté cela durant ta soi-disant « pratique », ça prouve bien que tu n’y connais rien et que tu interviens ici pour autre chose.
              _
              Voici un lien vers le rapport de 2024 publié en 2025 :
              _

              Publication du 13ᵉ rapport Dénombrer & Décrire – Octobre 2025


              –
              Il est encore trop tôt pour penser la canicule du mois de juin, mais il serait surprenant que cela ne produise aucun effet particulier au vu des rapports récurrents sur cette question depuis longtemps.
              _
              Bonne continuation, ta présence ici ne relève que de la haine et de la nuisance. Il est inutile de perdre encore un peu d’energie avec un pauvre type (ou une pauvre fille) comme toi.

              • #153856 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                ps: pour les autres qui seraient intéressés => le même collectif est intervenu récemment sur france info concernant la canicule de juin 2026 : il envisage déjà des morts de sdf (ils disent « sans chez-soi ») directement liés à la canicule et aux mauvais traitements de leur condition durant cette période. Généralement, ces chiffres sont sous-estimés.
                _
                https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/canicule-plus-d-une-dizaine-de-deces-de-sans-abri-en-france-depuis-la-semaine-derniere-selon-le-collectif-les-morts-de-la-rue_8085650.html

                • #153857 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  Voilà ce que disent ceux qui ont une vraie expérience avec les SDF : « Ce qui est très préoccupant, poursuit-elle, c’est que la canicule vient directement mettre en danger de mort imminente les personnes qui n’ont pas de quoi s’abriter. » (extrait de l’article du message précédent).

                  • #153944 Répondre
                    MA
                    Invité

                    Je remets cet entretien là.
                    Au moins 17 personnes sans abri ont perdu la vie à cause de la canicule en seulement dix jours

                    Dix-sept sans-abris sont morts d’hyperthermie ou de déshydratation entre le 22 juin et le 1er juillet, selon le décompte du Collectif des morts de la rue. Ce bilan, encore incomplet, rappelle la vulnérabilité des personnes sans domicile face aux fortes chaleurs.

                    Faïza Zerouala

                    22 juillet 2026 à 20h41

                    22 juillet 2026 à 20h41

                    AlorsAlors que Santé publique France (SPF) publie mercredi 22 juillet un bilan consolidé des victimes de la canicule, il apparaît que les plus vulnérables ont davantage pâti de la surchauffe des températures : personnes isolées, mal logées et sans abri.

                    Le Collectif des morts de la rue essaie de tenir un décompte, forcément incomplet, des victimes des épisodes de fortes chaleurs qui ont frappé la France en ce début d’été. Il présente un premier chiffre portant sur la période du 22 juin au 1er juillet, la première vague de hausse des températures : dix-sept mort·es, seize hommes et une femme. Pour Adèle Lenormand, coordinatrice au sein du collectif, ce chiffre est l’illustration que les pouvoirs publics tardent à mettre en œuvre des solutions pour protéger ces publics vulnérables.

                    « Mediapart » : Quel premier bilan, même provisoire, pouvons-nous dresser concernant les personnes sans abri mortes lors de cette période de canicule ?

                    Adèle Lenormand : Les chiffres, comme toujours lorsqu’un événement s’achève tout juste, demandent encore à être consolidés. Il nous est difficile, à chaud, de dresser des comparatifs rigoureux avec l’année précédente. Cela exigerait de confronter, pour chaque ville concernée, les températures de cette année à celles de l’an passé sur la même période. C’est une tâche complexe. Mais notre inquiétude est réelle.

                    Nous avons trace de 17 personnes sans chez-soi dont les décès sont directement imputables à la canicule, concentrés sur une période très brève : du 22 juin au 1er juillet. Lorsque ces signalements nous sont parvenus, les causes étaient explicites : elles sont mortes d’hyperthermie ou de déshydratation. C’est d’une ampleur inédite.

                    Les autres années, le lien direct n’était jamais établi aussi explicitement, ni dans de telles proportions. Le bilan est, à vrai dire, terrible. Il pourrait s’alourdir si on prenait en compte les morts par noyade, à savoir ces personnes qui cherchent un instant de fraîcheur dans l’eau et qui succombent, faute de savoir nager ou par hydrocution. Mais le lien est, en l’espèce, plus indirect, même si ces décès restent liés à cette période de surchauffe.
                    Illustration 1
                    Un sans-abri est allongé sur un trottoir à Paris, lors d’une vague de chaleur, le 25 juin 2026. © Photo Joel Saget / AFP

                    Le bilan réel est potentiellement plus lourd puisque nous ne connaissons ni tous les décès, ni toutes les causes de mort. Mais, au-delà de cela, qu’une seule personne meure ainsi, dans le dénuement le plus total de la rue, devrait suffire à provoquer un sursaut de conscience.

                    Nous suspectons aussi que d’autres décès sont survenus entre le 1er et la mi-juillet, mais le décalage inhérent à la remontée des informations nous impose de rester prudents.

                    Dans quelles conditions ces personnes sont-elles mortes ?

                    Elles sont principalement mortes sur la voie publique mais aussi dans des voitures, des caravanes ou au sein de structures d’hébergement. Il y a eu des jours particulièrement meurtriers. Les 24 et 25 juin ont concentré à eux seuls près de la moitié des décès, avec notamment quatre morts enregistrées pour la seule journée du 24 et six le 25.

                    La victime la plus jeune avait à peine 30 ans, la plus âgée, 84.

                    Par ailleurs, le travail des associations a été compliqué. Les équipes ont dû organiser les maraudes le matin pour éviter l’exposition à des températures extrêmes. Mais surtout le travail relationnel a été très compliqué. La chaleur a privé les personnes de sommeil, ce qui a pu exacerber leur irritabilité.

                    Des personnes ont pu être orientées vers des structures d’hébergement, mais, là encore, nous avons eu des remontées selon lesquelles certains dortoirs ont pu se transformer en étuves et ont dépassé les 40 degrés. La question de l’adaptabilité des hébergements d’urgence peut se poser.

                    Certain·es ont encore préféré se réfugier dans des parkings souterrains à la recherche d’un peu d’ombre, s’exposant alors à la pollution et aux risques d’accidents.

                    Les premières remontées globales montrent que la région parisienne a été particulièrement touchée par les morts dues à la canicule. Où vivaient ces dix-sept personnes ?

                    Si la majorité de ces drames est effectivement francilienne, la géographie de cette tragédie est malheureusement nationale. Nous avons enregistré des décès dans l’Ouest, à Laval (Mayenne), à Nantes (Loire-Atlantique), à Angers et à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), à Royan (Charente-Maritime), mais aussi dans l’Est, à Colmar et à Reiningue (Haut-Rhin), et jusque dans le Sud, à Mauguio, dans l’Hérault. Pour l’instant, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le centre de la France semblent épargnés, mais nous restons sur le qui-vive.

                    Qui sont ces personnes sans abri que la chaleur a tuées ? Sont-elles des personnes âgées ou atteintes de comorbidités ?

                    C’est la spécificité du sans-abrisme. Dans la population générale, la canicule frappe plutôt le grand âge. Mais pour les sans-chez-soi, la vulnérabilité touche toutes les catégories. La victime la plus jeune avait à peine 30 ans, la plus âgée, 84.

                    Lors de vagues de froid, les autorités déclenchent le plan Grand Froid. Mais face à la chaleur, la réponse publique tarde à se systématiser.

                    La rue use les corps prématurément et les rend sensibles aux extrêmes climatiques, quel que soit leur âge. Certains souffraient déjà de pathologies antérieures, mais les médecins légistes ont été formels : c’est bien la chaleur qui a agi comme le facteur déclencheur et mortel, révélant des corps en état de déshydratation sévère.

                    Pourquoi est-il si difficile de faire comprendre au grand public que la chaleur est un ennemi tout aussi redoutable, sinon plus, que le froid de l’hiver ?

                    Peut-être parce que mourir de chaud n’est pas jugé possible dans l’imaginaire collectif, surtout en France hexagonale. Pourtant, nos partenaires de l’île de La Réunion nous alertaient déjà depuis longtemps sur les risques de décès dus à la chaleur. Avec le dérèglement climatique, nous devons garder à l’esprit que c’est désormais une réalité possible.

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                    Lors de vagues de froid, les autorités déclenchent le plan Grand Froid. Mais face à la chaleur, la réponse publique tarde à se systématiser. Certes, quelques places d’hébergement ont été débloquées, mais cela reste dérisoire et inégal selon les territoires. À Paris, où nous sommes basés, les points d’eau sont rares, parfois hors d’usage, au milieu du béton qui emprisonne la chaleur.

                    Votre collectif s’efforce de sortir ces vies de l’anonymat. Prévoyez-vous un hommage particulier pour ces victimes ?

                    La mort frappe toute l’année, de l’hypothermie l’hiver à l’hyperthermie l’été. Pour nous, il est délicat d’honorer les uns plus que les autres. Nous portons leurs voix à travers les médias et nos réseaux pour alerter l’opinion. Parfois, localement, des riverains ou des associations de quartier célèbrent la mémoire d’un habitué qui s’en est allé. Quant à nous, comme chaque année, nous les honorerons lors de l’hommage annuel aux morts de la rue. Ils ne seront pas oubliés.

                    Faïza Zerouala

                    • #153946 Répondre
                      Jean-Philippe
                      Invité

                      Votre récupération de la mort des ces sans abris est abjecte. Vous ne ne vous en souciez que lorsqu’ils sont morts et uniquement pour justifier votre panique climatique. Que faites vous concrètement au quotidien pour ces gens ? leur proposez-vous de venir habiter avec vous pour leur éviter leur hyperthermie ? Surement pas. La fausse considération que vous faites sembler de leur porter est à vomir. Tout ça pour quoi? vous donner bonne conscience? vous faire passer pour de « bonnes » personnes ? Vous êtes ridicules.

                      • #153950 Répondre
                        Dr Xavier
                        Invité

                        Luc 2:10 – Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans ce Forum, il vous est né Jean-Philippe, un nouveau troll, un de plus.

                      • #153957 Répondre
                        Gerard Manfroy
                        Invité

                      • #153961 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        En tous cas sur l’aspect bonne conscience Jean-Philippe le troll marque un sacré point. En matière de bonne conscience on peut dire que ce forum est un fleuron du genre.
                        Pour Bégaudeau et les siens, qu’est ce que la bonne conscience ?
                        Réponse, Jouer à être de gauche.
                        Comment ? Ne peut-on encore être sincèrement de gauche aujourd’hui, qu’en portant un uniforme ? Un uniforme de gauche ?
                        Ainsi parlait Belkekett…

                      • #153967 Répondre
                        Jean-Philippe
                        Invité

                        Un troll est donc quelqu’un qui met à jour votre hypocrisie ? Mais vous avez raison Dr xavier, il est bien plus facile de calomnier et d’insulter que de répondre sur le fond. Voilà le niveau de la gauche actuelle. On insulte et rabaisse sans jamais argumenter. Quelle tristesse

      • #153767 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Charles en rose
        « Même si certains intervenants peuvent être pénibles ou provocateurs, je ne suis pas certain qu’on gagne grand-chose à les définir ainsi. Si quelqu’un passe ses journées à provoquer sur un forum, c’est peut-être aussi une manière – heureuse ou malheureuse – d’occuper sa vie. Je ne vois pas pourquoi cette personne serait exclue d’un échange qui se veut politique. »
        –
        Croyez bien que je suis parfaitement conscient qu’un tel comportement procède d’une misère très profonde, et qu’il mérite plus notre commisération qu’autre chose. Néanmoins, cette faiblesse présente l’inconvénient de rendre les discussions illisibles, et je précisais que si ce fil, comme à peu près tous les autres, devait devenir illisible, j’arrêterai de participer – ce que je ne vais pas tarder à faire au vu de l’évolution de la conversation.
        _
        « J’aurais probablement eu spontanément la même formule. Mais je me demande parfois si ce genre de phrase ne relève pas aussi d’un réflexe moral assez confortable : rappeler qu’il existe plus malheureux que soi. Ce n’est pas une critique qui vous est adressée personnellement ; je me fais la même réflexion à moi-même. »
        C’est une position morale et elle me paraît saine. Je ne suis pas de ceux qui partent en croisade contr la morale. Je regrette juste qu’on réduise les problèmes à la morale.
        –
        Pour le reste, je me retrouve en partie dans votre témoignage, même si je ne comprends pas bien ce que Weil vient faire ici. Si on devait mobiliser Weil, ce serait plutôt son analyse de l’oppression, qui repose sur la séparation entre ceux qui décident et parlent et ceux qui exécutent et subissent les conséquences des décisions. Et il s’avère que la grande majorité de ceux qui décident et dominent le discours peuvent s’exempter des conséquences de la canicule, ce qui n’est pas le cas de ceux qui exécutent et n’ont pas d’autres solutions que subir de manière plus ou moins virulente les effets de la situation. C’est dans cette séparation que viennent se glisser toutes les injustices et les abjections. Car non, Bernard Arnault n’a pas autant chaud que l’employée d’hôtel qui se tape 1h de transports pour aller bosser après avoir dormi dans une bouilloire thermique.

        • #153771 Répondre
          Charles en rose
          Invité

          Émile Novis,

          Merci pour votre réponse.

          Je me rends compte que mon message était un peu dispersé, car je faisais le lien avec un autre topic.
          .
          Le point central était surtout que la canicule a été, pour moi, un révélateur très net d’inégalités de conditions de travail dans l’établissement où je travaille.

          Le service compte environ 70 personnes. Pendant la deuxième vague de canicule, une seule collègue a continué à travailler dans des conditions nettement dégradées (sans clim ni ventilateur), pour un travail consistant uniquement à contrôler les cartes des élèves à l’entrée. C’était une femme noire.

          Cette situation m’a donné le sentiment que la canicule avait rendu visibles des différences de traitement qui, en temps normal, passent beaucoup plus inaperçues.

          • #153772 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Comme lors du covid. Toutes les situations dans lesquelles les corps sont soumis à une plus forte tension voient ces inégalités s’intensifier et apparaître avec plus d’intensité. Mais selon MJPM, il ne faut pas en parler, car elle préfère que le « petit peuple » à son service trime et ferme sa gueule. Elle se dit que cette femme noire supporte naturellement ce genre de choses sans se plaindre, et peut-être, qui sait, que selon elle, cette femme noire est née pour cela. Il ne faudrait pas gâcher les nuits de MJPM, on la comprend.

            • #153774 Répondre
              Charles en rose
              Invité

              Émile Novis,

              Je ne connais pas MJPM en dehors de ce fil. C’est pourquoi je ne lis pas ses messages de la même manière que vous.

              Un éclaircissement toutefois : la référence au « droit de retrait » renvoyait à mon long message initial. MJPM faisait donc ici référence à moi.

              • #153848 Répondre
                MJPM
                Invité

                Émile ne me connaît pas non plus en dehors de ce fil, mais aime m inventer une vie apparemment.

            • #153846 Répondre
              MJPM
              Invité

              Il faut en parler quand on connaît le sujet Emile, nuance.
              Et mieux vaut se taire ou questionner sinon.
              Peux tu me dire qui est cette femme noire qui travaille à mon service ? Il me tarde de la rencontrer !

    • #153682 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      Mon appart’ est bien mais DPE F sans isolation murale et sans volets, exposé sud. Je suis monté à 35.5 la nuit dans la chambre. L’an dernier j’y ai installé, pour à peine plus d’une centaine d’euros, un ventilateur de plafond : ils en ont beaucoup dans certains pays chauds et on comprend pourquoi, c’est redoutablement efficace, je conseille à 1000%.

      Difficile de dormir à 35 même avec ventilation donc je n’imagine pas sans, et j’ai pourtant toujours bien supporté froid et chaleur (j’ai majoritairement vécu dans des passoires thermiques (ou quasi) depuis une douzaine d’années). Très récent proprio, je soutiens évidemment cette mobilisation contre les propriétaires bailleurs qui bloquent la mise en place de volets dans les apparts qu’ils louent (je le sais puisqu’il y en a dans mon immeuble; il faut aussi savoir que « l’argument » que j’ai entendu une fois selon lequel il ne serait pas possible de mettre des volets à un seul appartement ou deux sur une façade d’immeuble est, en toute généralité, faux).
      .
      Pour ce qui est des conversations, c’était bien sûr le sujet numéro 1. Politiquement j’ai aussi vu apparaître comme prévu, mais avec une vitesse et un niveau de mimétisme qui ne cessera jamais de m’étonner, les arguments droitiers répétés presque mots pour mots en faveur de la clim plein pot (« il y a un pic de production d’électricité il faut bien l’utiliser » et autres).

      Plus symptomatique de l’époque, les arguments droitiers qui agitent la « menace existentielle » de la gauche qui voudrait condamner femmes enceintes et nourrissons à la mort en les privant de climatisation. Heureusement que j’ai déjà bien intégré l’absence totale de limite à la déformation des faits, si ce n’est à l’infamie pure et simple : les militants écolos (voire juste « la gauche »), qui, en pleine période de réchauffement climatique contre lequel ils s’agitent depuis des années, sont accusés laisser mourir voire de tuer des enfants et des femmes enceintes : eh bien c’est minoritaire mais « ça se dit », et chez des « honnêtes gens ». Puisque c’est énoncé à moitié sur le ton de la « blague » même si ça n’en est pas vraiment, j’estime qu’il n’y a de bonne réaction que la surenchère — privons-les de leur activité favorite : jouir de la colère de l’adversaire — : je préfère leur dire qu’une fois au pouvoir, je pendrai place de la concorde toutes les femmes enceintes et enfants de moins de 5 ans ayant fait usage de climatisation, pour en réserver l’usage aux datacenters de moins de 10 ans.

      • #153696 Répondre
        Alain
        Invité

        Il est aussi idiot de vouloir interdire la clim en été que de vouloir interdire le chauffage en hiver. Quand on a froid on chauffe son logement avec du chauffage et quand on à chaud on refroidit le logement avec la clim. C’est du bon sens qui échappe à beaucoup de gens à gauche manifestement.

        • #153700 Répondre
          Claire N
          Invité

          C’est bon on est convaincu de ton activisme on peut passer à autre chose – te faire cuire un œuf sur ton capot de bagnole pour commencer une activité plus concrète

          • #153704 Répondre
            Alain
            Invité

            pourquoi êtes-vous si aigrie madame ? qu’est ce qui ne vas pas dans votre vie ?

      • #153706 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Chez ma mère à Nice il y a des ventilateurs dans toutes les pièces et pas de clim. Elle et ma sœur mettent les pieds dans des bassines d’eau froide avec un ou 2 glaçons, restent à l’ombre mouillant souvent la tête, prennent des douches tièdes, ont des éventails des sprays qu’elles remplissent d’eau fraîche.
        Si on peut se passer de la clim, on s’en passe
        Sinon tant pis. Veiller aux chocs dûs au changement de t° : monter dans un bus glacial et sortir dans le cagnard ça peut faire des dégâts. Lorsque je dois prendre un bus, je repère de loin la morphologie du chauffeur: s’il ou elle est bien en chair et si je ne suis pas pressée, j’attends le suivant car je sais qu’il ou elle la met à fond. Si pressée , J’emporte un gilet dans mon sac
        pour pas avoir froid et je réduis ainsi le risque de
        choc dû à la différence de t° en sortant. Il m’est arrivé d’aller oser demander de baisser la clim mais je sais que moi c’est juste le temps d’un trajet de 30mn, lui ou elle vont y passer la journée.
        Autre point à vérifier : dans les grandes villes, la clim augmenterait la chaleur car ça expulse l’air chaud?
        Nous à la maison, on a rien : on ne supporte même pas les ventilateurs mais vraiment chacun fait comme il peut

        • #153724 Répondre
          Alain
          Invité

          Faut vraiment être finie à la pisse pour ne pas monter dans un bus parce que le chauffeur est gros.

          • #153732 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Les personnes avec de l’embonpoint ont souvent plus chaud et souffre plus de la chaleur C’est un fait. Constaté aussi dans ma famille et parmi les amis. Point
            Ravaler votre grossièreté qui elle est très grosse.

            • #153769 Répondre
              Alain
              Invité

              Vous êtes d’une abjection incommensurable. Votre grossophobie est à vomir. Je plains votre famille.

              • #153775 Répondre
                Charles en rose
                Invité

                Alain
                J’admire votre technique de séduction, mais je préfère vous prévenir : le professeur Belkekett vous a pris de vitesse. Décidément, Graindorge attire les prétendants.

              • #153794 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Grossophobie? Pas du tout monsieur. Vous avez juste voulu lire vite et mal. D’expérience les chauffeurs de bus avec de l’embonpoint mettent la clim à fond et je ne peux pas le leur reprocher ni même aller leur demander de la baisser car comme déjà dit, pour moi c’est un trajet de 30mn et pour eux ou elles c’est toute une journée. Donc je disais que soit je ne suis pas pressée et j’attends le bus suivant donc pas par grossophobie, si vous me connaissiez cela ne vous aurait même pas
                traversé l’esprit, mais parce que mes expériences passées ont permis de constater qu’ils mettaient la clim à fond. Sinon je m’emporte un gilet.
                Je vous pardonne ces insultes. Maintenant comme je sais que la malhonnêteté est ainsi faite et que lorsqu’ on veut noyer son chien on dit qu’il a la gale,abjection incommensurable. Eh bien soit. Ce 2ème message était juste pour clarifier en répétant le 1er
                Je ne vous écrirais plus monsieur Alain

                • #153813 Répondre
                  Alain
                  Invité

                  J’ai connu une abrutie dans votre genre qui affirmait benoitement, comme vous, que d’expérience les chauffeurs noirs à la transpiration malodorante suaient beaucoup en période de canicule, elle ne leur reprochait pas ni, comme vous, n’allait pas les embêter avec cela et attendait le prochain bus dès qu’elle apercevait un chauffard noir au volant, parce qu’elle disait que ses expériences passées lui avaient permis de constater que le bus sentait alors fort mauvais.
                  Vous êtes aussi peu grossophobe que cette abrutie était non raciste. Mais vous êtes semble-t-il trop simplette pour comprendre cela.

                  • #153816 Répondre
                    Charles en rose
                    Invité

                    Personnellement je ne connaissais pas cette technique, mais la persévérance devrait finir par payer… J’apprends plein de truc sur ce forum.

                    • #153833 Répondre
                      Samuel_Belkekett
                      Invité

                      Tu as vu Charles comme c’est rigolo.
                      Alain il dit :
                      « Faut vraiment être finie à la pisse pour ne pas monter dans un bus parce que le chauffeur est gros. »
                      Et Graindorge de répondre :
                      « Ravaler votre grossièreté »
                      Elle est forte Graindorge. Meilleure que l’IA paraguyenne.
                      Toi aussi, je trouve tes interventions très rigolotes.
                      Mais tout de même, je me demande qui… est vraiment Alain ?
                      J’ai des doutes sur la véritable identité de cet Alain.

                      • #153834 Répondre
                        Charles en rose
                        Invité

                        Bien sûr que j’ai remarqué !

                        C’est une expression très imagée que j’aime beaucoup. Je ne la connaissais pas, et j’imagine qu’elle se conjugue très bien au passé.

                        Je vais l’essayer au prochain repas de famille :

                        — Violette, tu as vraiment été finie à la pisse, toi alors !

                        Ça devrait beaucoup les amuser. J’en ris d’avance.
                        .
                        Quant à cet Alain, je n’ose encore comprendre… mais ce serait vraiment machiavélique… … Alain, Belkekett. Belkekett, Alain…

                      • #153836 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Tu vois Charles, quand le forum est calme comme ça et que personne ne post.
                        Je prends mon temps et je relis mes propres posts. Je ne cherche alors pas à les parfaire, je les prends comme tels, dans leur singularité. Et qu’est ce que je les admire mes posts ! Qu’est ce qu’ils sont beaux, drôles, intelligents. Si tu trouves d’autres qualificatifs Charles n’hésite pas. Fais m’en part. Je les admire comme on admire une toile au musée. Les vieilleries du forum sont un peu des antiquités aussi. Mais mes posts sont instantanément des œuvres d’art. Soit de parfaits autoportraits, soit ils contiennent de pures abstractions métaphysiques aptes à produire les énigmes les plus propices à comprendre le 21ème siècle. Et je dirai même plus, à résoudre le 21e siècle.

                      • #153838 Répondre
                        Charles en rose
                        Invité

                        Oui, c’est exactement ce que je me disais aussi sur ma propre production…

                        Mais alors… je n’ose pas encore tout comprendre… je pressens quelque chose de terrible…

                        Alain, Belkekett. Belkekett, Alain…
                        …
                        …

                        Charles en rose !
                        Belkekett, Charles en rose !!

                        …

                        Et Graindorge qui croyait avoir trois soupirants!

      • #153765 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @IGY
        « Difficile de dormir à 35 même avec ventilation donc je n’imagine pas sans, et j’ai pourtant toujours bien supporté froid et chaleur (j’ai majoritairement vécu dans des passoires thermiques (ou quasi) depuis une douzaine d’années). »
        Oui, et c’est à ça qu’on reconnaît un évènement : nos catégories et nos habitudes perdent leur signification. On a beau bien supporter la chaleur, là c’était autre chose, une autre dimension.

      • #153780 Répondre
        Toni Erdmann
        Invité

        I.G.Y, désolé de transformer le forum en small talk de trentenaires, mais le ventilateur de plafond nécessite-t-il une installation par un professionnel ? Ou cela peut se faire soi-même ?

        • #153789 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          TE : rire, je dirais qu’à 2 avec un pote c’est plus confort, c’est ce que j’ai fait (Et je n’avais pas de travaux d’élec à faire puisque ça a juste remplacé mon ampoule de plafonnier).

    • #153703 Répondre
      brisemenu
      Invité

      C’est impressionnant ce trollage assisté par IA.

    • #153705 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      J’avais proposé une brillante idée à Rigolus, car tout le monde sait qu’il a la clim, mais celui-ci ne m’a pas répondu. Comme quoi les plus libéraux ne sont pas les plus sensibles aux meilleurs idées ni même aux plus prometteuses.
      Mon idée, qui de toute façon est destiné à s’accomplir tôt ou tard, va résoudre bien des problèmes.
      1) Nous n’empêcherons jamais les personnes à acheter une clim s’ils le veulent.
      2) Il faudra trouver un moyen pour moins souffrir, de toute façon.
      3) Prendre en compte le changement climatique après les points 1 et 2.
      Ce pourquoi, de la même façon qu’il existe le blah blah car ou blablacar, moi j’envisageais la blablaclim ou blah blah clim.
      Même système que blablacar, site, partage, évaluation des coûts selon la durée de temps etc.
      Ainsi, tout le monde pourrait profiter d’une situation où la solidarité, à peu de frais, atténuerait le réchauffement et générerait des situations qui comme le blablacar, s’avère plutôt rigolo.
      C’est une idée du professeur Belkekett…
      Mais à sérieusement prendre en considération.

      • #153737 Répondre
        Rigolus
        Invité

        j’ai déjà répondu 100 fois à ses objections
        Je remet la 1)https://www.lepoint.fr/societe/re2020-cette-reglementation-diabolique-qui-freine-la-climatisation-RJGJAF4TLZDPHIQ6CY5SUVNP2I/?gad_source=1&gad_campaignid=23652902291&gbraid=0AAAAACyMxc5dZkIhoZLJjl_GFvF2H25iD&gclid=CjwKCAjwsfzSBhB5EiwAOGyqSbz2aCwmXwfzrp6dMDPfnqLO8F3BJWA9C2TBEofoutKd_7HRAYPWlRoCWHoQAvD_BwE

        c’est fascinant de faire répéter les personnes 50 fois pour se donner raison.

    • #153736 Répondre
      Rigolus
      Invité

      On rappellera à Émilie Novis que, jusque dans les campagnes chinoises les plus reculées, la climatisation est devenue un équipement banal. Le problème n’oppose donc pas « le peuple » aux « gens en costard » : il relève avant tout d’un retard français et d’une idéologie qui a longtemps présenté la climatisation comme une faute morale.

      Comme souvent, la gauche française est à l’ouest sur le réel. Elle attend que la situation devienne insupportable pour ouvrir mollement les yeux, sans jamais produire la moindre autocritique. À la place, elle invente un récit fantasmé de lutte des classes pour éviter d’admettre qu’elle s’est trompée.

      Et bien sûr, une pensée spéciale pour les pédophiles en prison qui souffrent de la chaleur. C’était visiblement essentiel de le préciser.

      • #153739 Répondre
        Jeremy
        Invité

        Il faudrait un tribunal de Nuremberg de la gauche

        • #153740 Répondre
          Rigolus
          Invité

          ils sont contre le nucléaire depuis Tchernobyl dans une URSS communiste défaillante.

          Conclusion de nos champions. Le nucléaire est dangereux.
          Tout est comme ça. Aucune auto critique.
          Comme une femme après une rupture qui réécrit l’histoire pour garder le beau rôle.

          • #153753 Répondre
            Claire N
            Invité

            Ils me semble que vous aviez déjà ouvert un topic
            Sur ce sujet passionnant
            « Faut il condamner le port de pull pendant une canicule chez les femmes enceintes, grand projet stalinien « 
            ou équivalent…vous retrouverez …,
            Donc merci de laisser celui ci un peu respirer et d’être un peu digne en ne nous ramenant pas toujours les mêmes baballes de bon chien

            • #153758 Répondre
              Rigolus
              Invité

              Je ramène les mêmes baballes car votre racontez les mêmes inepties sans jamais tenir compte des faits.
              Merci d’arrêter de boucler et je ferai de même.

              • #153761 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Il n’a pas été question, dans ce sujet, de « clim » ou « pas clim ». Vous faites ce que vous voulez, ce n’est pas la question ici.

                • #153762 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  message adressé à Jean Monnaie-Rigolus

                  • #153763 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    … qui n’a toujours pas lu la Critique de la raison pure.

                  • #153778 Répondre
                    Rigolus
                    Invité

                    Émilie, ton sujet n’existe que parce que la France est en retard sur la climatisation. Ton appel à témoignages ferait un bide au Japon, où elle est largement généralisée.

                    Tu veux pourtant ramener le problème à une lecture de classe, aux inégalités et aux « gens en costard », alors que sa cause profonde est d’abord idéologique. Tu peux continuer à contourner cette cause pour éviter de voir qu’il s’agit du même mécanisme que pour le nucléaire.

                    Le phénomène central n’est pas qu’un parti de gauche donne directement des ordres. Il tient au fait qu’une idéologie dominante définit les catégories considérées comme sérieuses, scientifiques et moralement acceptables. La droite française, pauvre en relais intellectuels autonomes, finit souvent par chercher sa validation auprès du même appareil idéologique qu’elle prétend combattre.

                    Le dogme antinucléaire issu de l’écologie politique a ainsi progressivement structuré les choix publics bien au-delà du poids électoral réel des écologistes. L’idée est passée des militants aux alliances gouvernementales, puis à l’administration, aux scénarios énergétiques, aux médias et aux responsables centristes. Une fois ce cadre installé, réduire le nucléaire paraissait moderne et raisonnable ; le défendre obligeait à se justifier.

                    Marine Le Pen elle-même, soumise à cette pression et dépourvue de conviction solide sur le sujet, a pu se prononcer pour une sortie progressive du nucléaire alors même qu’une grande partie de son électorat y était opposée.

                    Pour la climatisation, le mécanisme est identique. Tout un système institutionnel et culturel lui est longtemps resté hostile parce que l’idéologie écologiste dominante a imprégné les administrations, les agences, les milieux universitaires, les médias, l’architecture et les normes de construction. Faute de doctrine et de contre-expertise, la droite a mollement suivi la tendance.

                    On arrive ainsi à un pays qui crève de chaud et découvre avec stupeur que les autres nations n’avaient pas installé la climatisation par plaisir de détruire la planète, mais simplement parce qu’elles avaient compris qu’elle permettait de vivre, de dormir, de travailler et de protéger les plus fragiles.

                    Au lieu de mener cette analyse structurelle, tu préfères accumuler les témoignages individuels et tout ramener aux costards et aux inégalités. C’est plus confortable, car cela évite de reconnaître le véritable problème : une gauche, une fois de plus, dysfonctionnelle, qui préfère la pureté de ses idées à l’épreuve des faits.

                • #153768 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  C’est en effet moi qui ai prononcé le mot, dans la mesure où il a de fait été un attracteur politique majeur de la période. J’ai constaté que l’ouverture du topic rigolien ou apparenté sur la gauche et la clim coïncidait presque parfaitement avec le jour où un fieffé macroniste est venu me chercher (je n’y peux rien) pour m’expliquer que la-gauche au fond voulait la mort des bébés (+ nous ramener au moyen-âge etc…). À croire qu’ils se passent le mot (de fait ils se les passent).

                  • #153770 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    « pour m’expliquer que la-gauche au fond voulait la mort des bébés »
                    _
                    Il faudra faire un jour l’anatomie d’un cerveau macroniste. J’ai l’impression que leur maladie s’aggrave toujours plus.

      • #153764 Répondre
        Alexandre
        Invité

        « Et bien sûr, une pensée spéciale pour les pédophiles en prison qui souffrent de la chaleur. »
        Elle est belle, celle-là.

    • #153750 Répondre
      Christophe M
      Invité

      La canicule + la sécheresse = la faune et la flore qui morflent. Les plantes et les animaux ne chouinent pas, ils crèvent. On peut vivre sans la clim pas sans abeilles.

      • #153756 Répondre
        Rigolus
        Invité

        Du coup tu vas te passer du feu pour cuire les aliments car les animaux ne chouinent pas pour la manger crue.
        Arrête avec ta démagogie à deux balles.

      • #153760 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        @Christophe M
        En effet, les jardins sont cramés. J’ai croisé un chat qui bavait parce qu’il faisait trop chaud. Il a fallu le mettre dans une serviette humide, au « frais », lui donner de l’eau en abondance pour le remettre sur pieds.
        –
        Pour ce qui est de l’utilisation du mot « chouiner », je ne sais pas dans quel sens tu l’utilises ici, mais je trouve un peu suspect, de manière générale, qu’on accuse des gens qui ont plus ou moins souffert d’une situation de « chouiner ». Je vois bien en quoi une personne de droite peut avoir ce réflexe, mais je comprends un peu moins quand ça vient de la gauche. Mais tu utilisais peut-être ce terme avec ironie.
        _
        @MJPM
        Tout ce que tu dis dans ce fil de discussion est faux. Je crois qu’il n’y a pas une ligne de vraie. C’est aberrant.
        Je n’ai pas utilisé mon droit de retrait par exemple (je crois qu’il n’y en a pas dans ce genre de situation en ce qui me concerne). J’ai travaillé dans des pièces qui étaient à plus de 35 degrés. Je suis loin d’être le plus à plaindre, mais dire que je n’ai pas subi les effets de ces canicules est faux; comme des millions de personnes dans ce pays, j’ai subi la chaleur qui s’infiltrait partout. D’ailleurs tu n’en sais rien mais tu parles.
        _
        Par exemple cette phrase: « Ceux qui sont les moins confrontés au » réel » dans leur quotidien et qui prennent pour insupportable ce que supporte naturellement une grande majorité de gens. »
        Pour information : personne ne supporte « naturellement » ce genre de choses, à part les bourgeois, qui sont généralement dans des conditions qui rendent très supportables ce genre d’évènements. Mais tout le monde, autour de moi, supportait plus ou moins difficilement la chose, en parlait, se demandait quand ça allait se terminer, attendait avec impatience la fraîcheur, les nuits normales, regardait la météo, s’inquiétait du sort de leurs proches fragiles ou du vivant en général.
        Cette phrase ressemble à un plateau des grandes gueules, avec la rhétorique qu’on connaît : le bon peuple, il encaisse et ferme sa gueule, et ceux qui parlent sont des bourgeois privilégiés. C’est une formidable acrobatie rhétorique pour fermer un sujet et faire taire toute critique. Si tu parles, on te dit de fermer ta gueule car tu n’as pas vécu la chose; si tu ne parles pas, le sujet n’existe pas politiquement puisqu’il n’est pas verbalisé, et aucune critique ne peut surgir. Méthode de propagandiste, très autoritaire.
        _
        Cela dit, tu n’es visiblement pas venu ici pour discuter, mais pour juger – au sens de condamner. Ciao.

        • #153861 Répondre
          MJPM
          Invité

          Peut être que ce que je dis est faux mais quand je te demande te justifier tes propos par des faits, des chiffres tu n’en donnes pas … dommage
          Quant au droit de retrait il s adressait à Charles. Décentre toi et ça ira mieux tu verras.

          • #153865 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Et toi MJPM tu en pense quoi de la blablaclim ?
            En voilà une idée qu’elle est bonne non ?

            • #153869 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Voici un exemple d’annonce de blablaclim :
              Je cherche dans le centre de Toulouse 2M2 de salon pour les nuits du 5 et 6 août, pour un couple et un tout petit chien.
              Réponse : Nous avons ce qu’il vous faut.
              Déjà nous avons le tout dernier modèle de clim, la Mitsubitchy Jupiter S6 6V. Nous sommes dans le centre de Toulouse, nous avons un salon de 35 M2 et déjà 15 personnes pour les nuits du 5 et 6 août. Nous vous proposons 1,5M2 pour votre couple et votre petit chien sera placé dans la buanderie qui est aussi climatisée avec les autres animaux. Tous les chiens doivent être attachés et muselés bien entendu. Nous avons prévu des jeux de société et il y aura la télévision. Afin de ne pas se disputer les chaînes de télévision nous avons décider de diffuser le 5 août la 7ème compagnie et le 6 la 7ème compagnie au clair de lune. Aussi, afin que tout le monde puisse péter librement, nous organisons de 23h30 à minuit un concours de pets qui mettra tout le monde très à l’aise.
              Aussi les boules quies en mousse sont fournis par la maison.
              Le prix très modeste de 30€ la nuit seulement.
              Le matelas et/ou tente ne sont pas fournis.
              Un apéro est offert.

        • #154334 Répondre
          Christophe M
          Invité

          @Emile Novis
          J’utilise chouiner pour retourner le stigmate. Chouiner ou pleurnicher sont les termes utilisés pour stigmatiser ceux qui se plaignent, à juste titre, de la canicule par ceux (Greenwashing) qui se croient résistant à la chaleur. Sauf que ces derniers oublient que nous sommes des animaux comme les autres et que si les températures continuent à augmenter, si les périodes de sécheresse s’allongent et si les incendies se multiplient, on finira tous par crever. Rigolus avec sa clim compris..
          Un anthropocide est en cours, il est d’origine capitaliste, il n’y a pas de solutions capitalistes à cet anthropocide. Conclusion : il faut mettre fin au capitalisme et passer au communisme. Pas d’alternative.

          • #154336 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            Accord total. Je n’étais pas bien sûr d’avoir compris.
            Comme le disait avec ironie Lordon : TINA. Il n’y a pas d’alternative. Mais pas dans le sens où le pensait Thatcher.

            • #154353 Répondre
              Stéphanie
              Invité

              @Emile Novis Accord Total c’est limite
              Je blague

              J’aime bien l’idée de nommer les phénomènes climatiques par le nom de leurs responsables
              Canicule été Pouyanné
              Incendie Gironde Attal
              On peut continuer….

              • #154362 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @stéphanie
                En effet, je n’avais pas vu. J’espère que ce n’est pas un acte manqué, ou un truc de ce genre.
                _
                Bonne idée, ce naming à l’envers. On pourrait ajouter un tiret pour chaque nom et ajouter Macron, puisqu’il est le fondé de pouvoir du capital depuis au moins dix ans en France et en Europe.

          • #154350 Répondre
            Rigolus
            Invité

            « Anthropocide » est un mot suffisamment énorme pour éviter d’avoir à démontrer quoi que ce soit. Tu affirmes successivement qu’une extinction de l’humanité est en cours, qu’elle serait spécifiquement capitaliste, qu’aucune solution ne pourrait exister dans ce système et que le communisme réglerait le problème. Quatre affirmations, aucune démonstration, puis « pas d’alternative ».

            C’est surtout un raisonnement construit pour ne jamais pouvoir être réfuté. Quand le capitalisme produit la pénurie, il affame l’humanité ; quand il produit l’abondance, il la détruit par la surconsommation. Quand les pauvres ne peuvent rien acheter, c’est la preuve de son échec ; quand ils consomment davantage, c’est encore la preuve de son échec. Chaque phénomène et son contraire confirment donc le même verdict.

            Même la démographie disparaît opportunément de l’analyse. La croissance mondiale ralentit et de nombreux pays déclinent déjà, tandis que l’essentiel de l’augmentation future se concentrera en Afrique. On pourrait donc discuter sérieusement du nombre d’habitants, des niveaux de consommation, des technologies, des énergies et des émissions par personne. Mais ton système explique tout par un seul coupable et conclut par le régime politique que tu désirais déjà avant de commencer le raisonnement.

            Ce n’est pas une démonstration. C’est un réquisitoire circulaire : le capitalisme est coupable parce que tout ce qui arrive sous le capitalisme est défini comme une conséquence coupable du capitalisme. Quant au communisme, il est déclaré solution sans que tu expliques par quel mécanisme concret il ferait baisser la température, empêcherait les sécheresses ou administrerait la contrainte écologique sans reproduire les désastres industriels des régimes qui s’en réclamaient. Lordon vous fait plus de mal que de bien.

            • #154364 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Je n’ai pas vraiment suivi le fil de cette discussion mais chaque post de Rigolus que je lis me fait remonter voir l’argument de son interlocuteur.
              C’est un fait que les réponses de Rigolus sont dans l’ensemble pertinentes.
              Il est tout aussi factuel que les interlocuteurs de Rigolus sont d’une égale faiblesse à chaque fois. Cette façon de jouer à être de gauche, cette façon de jouer à penser. Cette façon de jouer à écrire quelque chose et cette façon de jouer à être pertinent, donne à l’ensemble un ton pathétique et très petit bourgeois.
              Par conséquent Rigolus semble pertinent, et il l’est, mais seulement parce qu’il discute avec des pense-petits.
              Pour autant, je n’arrive pas du tout à situer Rigolus. La personne de Rigolus. Je me demande vraiment quel âge il peut avoir par exemple. Parfois il me semble âgé, plus de 50 et parfois il utilise des expressions de très jeunes.
              On dit que ce n’est pas très important mais il est permis de se poser la question.

              • #154452 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Je regardais cette vidéo hier. Le type passe pour quelqu’un de particulièrement pertinent, alors qu’il ne fait finalement qu’énoncer des évidences à des personnes déjà persuadées d’avoir raison et enfermées dans leur bulle. Au fond, ça résume assez bien mes interventions sur les forums.

                • #154457 Répondre
                  Samuel_Belkekett
                  Invité

                  D’accord comme réponse à la première partie de mon post.
                  Et pour la seconde (la toute dernière partie) ?

          • #154361 Répondre
            graindorge
            Invité

            Donc je vais aller voter le programme L’Avenir en Commun en 2027. Prévoir un p’tit délai pour le comunisme qui vient juste après

    • #153781 Répondre
      oreillette
      Invité

      Salut Emile, j’ai fui quelques jours le sud ouest où il continue de faire très chaud pour le nord est – mais j’y ai laissé mon chat, comme je le fais d’habitude, avec visite quotidienne, et là je ne suis pas tranquille et me sens même de plus en plus inquiète pour lui –
      J’ai peur pour mon voisinage.
      J’appréhende le retour (pour les enfant aussi, du nord ouest) et le mois d’août !
      J’ai envie de quitter ce sud – plus que jamais.
      _
      Appart traversant est/ouest, 3 ventilateurs qui ont tourné h24 pendant un mois, 1 refroidisseur 70 euros pour rien ça ne marche pas, mais les climatiseurs mobiles ont tous été réservés pour les hôpitaux si j’ai bien compris.
      J’achèterai ça cet hiver. Nos âgés devront s’équiper pour l’année prochaine.
      Un nouvel objet dont nous ne pourrons nous passer, dont nous serons dépendants.
      _
      Lu quelque part sur l’immobilier dans ma région « on n’achètera plus de maison sans piscine »…
      Pendant le Brevet, on m’a rapporté que les ventilateurs étaient entreposés dans les couloir, encore en cartons. (…)

      • #153783 Répondre
        Claire N
        Invité

        Hum, en train de lire Annie le brun «  ce qui n’a pas de prix « et je trouve un écho dans cette manière d’avoir pour horizon de pensée les aménagements sur la propriété – a la manière du «  réalisme global « 
        « « L’utilisation incontrôlée des énergies fossiles ne peut continuer sans fin », cette «  fin ne sera pas dictée, (…) par l’épuisement des ressources, mais par les conséquences ingérables de leur combustion « (…) « de plus en plus d’hommes qui disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie « 
        En fait, le réalisme globaliste ne nous parle de rien d’autre que de ce principe d’expulsion qui nous menace tous. »
        Et plus avant elle précise que «  le succès officiel du réalisme globaliste tient à sa totale adéquation avec cette société qui nous impose la sidération comme nouveau rapport au monde
        Plus haut Emile j’aime l’ébauche que tu nous fait dans la saisie des «  espaces communs « en contre point, en dehors de ce qui reconduit la production de déchets, de moche
        Je pense que c’est un fil de réflexion à tirer

        • #153786 Répondre
          Claire N
          Invité

          J’entends aussi qu’une certaine forme de ma résistance s’exerce, non pas dans le fait de résister à la chaleur, mais bien dans cette interstice de résister à la négation de ma sensibilité à cette chaleur
          «  la sensibilité contre le sensationnel « 

          • #153931 Répondre
            oreillette
            Invité

            Désolée je pensait que le sujet appelait à énoncer des conditions matérialistes, je n’avais pas compris.
            .
            C’est vrai qu’il y a tous ces fils de réflexion à – nous – tirer et à référencer.

        • #153796 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @Claire
          La sidération me semble être un élément de la gestion médiatique et politique des foules. C’est un élément sur lequel il faut réfléchir à mon sens.
          –
          Pour aller dans ton sens, voici une émission intéressante sur la question de la canicule et des espaces communs :
          –

          • #153800 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci !!

            • #153900 Répondre
              Claire N
              Invité

              J’aime qu’il replace la conflictualité dans le champ necessaire de l’écologie
              Conflictualite de fait
              Et on en revient à Sartre
              – la maladie, l’écologie ne vont pas , ne vont jamais se plier à la contingence capitaliste dans leurs occurrences
              – c’est bien l’organisation capitaliste qui est contingente
              Faire de la contingence une necessité en somnant l’adaptabilité des travailleurs, outre le ridicule d’une domination performative démasquée impuissante, est effectivement un truc de salaud
              Personne ne présente de devis à un tsunami en lui disant que ses tarifs sont trop élevé qu’il différera sa demande d’investissement parce que là c’est la crise

              • #153911 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                @Claire
                Je trouve que la convocation du salaud est très juste. Le capitalisme produit une classe de gestionnaire dont la conscience est bien celle du salaud : nous avons un droit éternel à commander, à imposer, nous sommes la nécessité, notre existence est justifiée. Il n’y a pas d’alternative. Ces gestionnaires ne se diront jamais qu’ils sont de trop.
                Les limites écologiques viennent fragiliser cette fausse conscience. La canicule, parmi d’autres évènements écologiques, vient montrer où est la nécessité et où se trouve le superflu.

                • #153914 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  Si vous chouinez de cette façon c’est parce que vous n’aviez pas pris la mesure de la gravité de la situation donc fermez un peu vos gueules et remettez vous en question au lieu de nous casser les couilles avec vos bonnes consciences de petits bourgeois à la con.

                  • #153917 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    La bonne conscience, ici, c’est toi, au nom de laquelle tu insultes tout ce qui bouge. Doublé de la traditionnelle inquisition du petit clergé : sentez-vous coupables.
                    Même les plus alarmistes n’avaient pas tous pris la mesure de la chose et ne s’attendaient pas à ce que ce processus se déclenche aussi tôt avec une telle intensité.

                    • #153918 Répondre
                      François Bégaudeau
                      Maître des clés

                      question pure, Emile : crois tu vraiment qu’en l’occurrence il s’agit bien de fausse conscience au sens où l’entend Marx? Je tique.

                      • #153920 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @FB
                        Non, pas au sens de Marx. Plutôt au sens de Sartre selon moi : le salaud croit à tort qu’il est nécessaire à l’univers et que cela lui donne le droit de commander. Or il est contingent comme tout le monde, à égalité avec tout le monde. J’ai en effet l’impression qu’un Elon Musk se croit nécessaire à l’univers et qu’il n’envisage absolument pas un monde qui ne soit pas dirigé par lui. J’ai le sentiment que pour lui, comme pour d’autres gestionnaires, qu’il croit fermement qu’il est du côté de la solution.
                        _
                        Mais la limite d’une telle affirmation est qu’on ne peut jamais rentrer dans les motivations et la conscience d’un autre.

                      • #153922 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        ok merci

                    • #153919 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      erratum : les moustiques de ce forum, eux, n’ont pas disparu, même ponctuellement.

                      • #153929 Répondre
                        Greenwashing
                        Invité

                        Emile Novis: « sentez-vous coupables »
                        .
                        J’aurais choisi le terme de responsable mais c’est vrai que ça fait sens de parler de crime au regard de la gravité de la situation donc on peut dire coupable si ça te fait plaisir. Et si ça te dérange une telle perspective c’est parce que je dis vrai quand je prétends que tu n’es bon à rien si ce n’est à nous casser les couilles du haut de ta bonne conscience de merde, c’est parce que je vise juste quand je fais remarquer que tu n’es bon qu’à une seule chose et que cette seule chose se résume à te déresponsabiliser et à te blanchir la conscience en dénonçant vainement les vilains pas beau sur Internet.
                        .
                        Sinon moi ça fait plus de dix ans que j’ai fait le choix de la sécession, que je refuse de reprendre ma place dans la mascarade, ça me coûte très cher mais à l’arrivée j’ai le mérite de regarder la réalité en face. Peu importe ce que tu penses de mes grandes prétentions, à l’arrivée personne ne peut prétendre que ce serait mon truc de chouiner sur la canicule pour reprendre ma vie comme si de rien était dans la foulée en patientant jusqu’à la canicule suivante pour dénoncer les méchants capitalistes qui n’ont toujours pas réglé le problème. Est ce que tu peux en dire autant? Pas vraiment donc au lieu de me renifler le cul remets toi en question, demande toi pourquoi t’es aussi servile, interroge toi sur ton impuissance à tout envoyer chier alors que c’est notre survie qui est en jeu.
                        .
                        Ou pas. Tu peux aussi faire ouin ouin en prétendant que je suis trop méchant histoire de témoigner une fois de plus du fait qu’avoir tout lu la philo ça ne suffit pas pour faire des philosophes.

          • #153803 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Je l’ai déjà dit et je le redis encore !!!
            La blablaclim n’est pas le problème mais LA SOLUTION.
            J’en ai parlé à Barbara Butch qui est d’accord avec moi.
            Elle investira dans mon projet.
            Elle a les pieds sur terre Barbara. Elle va peser dans mon projet.
            C’est pas comme vous. Ça manque de pragmatisme tout ça.
            Très idéaliste vous êtes, très idéaliste vous resterez.

          • #153807 Répondre
            Alexandre
            Invité

            On y trouve de sacrées formulations comme celle-ci : « Ne pas compter sur le capitalisme pour organiser l’adaptation mais on peut compter sur lui pour organiser sa privatisation. »

            • #153814 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Formule hyper pertinente.
              Ce pourquoi il faut organiser la solidarité.
              A bas coût et surtout à bas bruit.
              Comme dirait l’autre.

            • #153882 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui – c’est une belle saisie

          • #153885 Répondre
            Rigolus
            Invité

            36 mn j’ai pris un passage au hasard. Pas de chance c’est une catastrophe !

            Le gus se plaint que macron s’en prend au classe populaire en réintégrant 400000 logements classé G interdit de louer.
            On rembobine.
            Macron à fait une loi qui empêchait 400000 logements d’être potentiellement mis sur le marché locatif donc qui pénalise les classes populaires de se loger.
            Macron rétropédale car les gens à juste titre gueulent ( mollement en réalité, le gus n’a même pas compris la nouvelle loi mais peu importe) , et au lieu de se réjouir et d’être des côtés des classes populaires qui vont enfin se loger, ton gauchiste comme un trou du cul eelv regrette cette reculade. , c’est juste dingue !
            Vous êtes à côté de la plaque sur tout. Vous êtes des bourgois en réalité.

            • #153887 Répondre
              Claire N
              Invité

              Bon chien

              • #153891 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Déficit de compréhension de cette pauvre claire.
                Les classes populaires ne sont pas de ton côté.
                Du coup qui ramasse la baballe ici ? pas moi.

                • #153901 Répondre
                  Gerard Manfroy
                  Invité

                  Bordel XD

          • #153910 Répondre
            netflou
            Invité

            Merci Émile
            Passionnant ce Clément Sénéchal

    • #153908 Répondre
      netflou
      Invité

      « Pour le reste, j’ai eu peur pour tout ce qui vit comme rarement, et je ne suis pas encore capable de le verbaliser. »
      À cet endroit, pour ma part, le sentiment qui domine est plutôt la tristesse.
      Que faire de la disparition en cours :
      des hêtraies de moyenne montagne,
      des truites fario,
      des ombles chevaliers…
      La liste est longue.
      **
      Joie mauvaise : mise en échec du maillage sociotechnique dans lequel nos corps sont immergés et dont on ne prend conscience que lorsqu’il est en échec : plaisir des voitures qui ne peuvent plus refroidir (un moteur thermique et la canicule : hahaha), des tours de bureaux qui se transforment en fours solaires, des chantiers à l’arrêt, des process industriels qui capotent. Joie mauvaise de voir l’impossibilité, pour les sceptiques de le rester ; de voir les tièdes crever de chaud. Il faut donc que ça en passe par là pour que vous compreniez dans quelle sauce on va patauger. Joie mauvaise de chercher dans leur déconvenue de quoi laver les seaux de merde qu’ils nous jettent à la gueule depuis vingt ans.
      **
      Curieux face à l’obstination de certains agriculteurs à planter du tournesol qui, cette année encore, va avoir des rendements faméliques. Tous savent que le sorgho serait plus adapté. Il y a comme une gêne à cultiver cette plante africaine. Ce n’est pas le grand remplacement qu’on leur avait vendu.
      **
      Une balle pour Rigolus :
      Le désert croît (littéralement, cette fois) : malheur à celui qui porte des déserts en lui (et cela vaut aussi pour les déserts climatisés) !
      **
      Je passe mes étés dans un hameau de montagne. La canicule a imposé des transformations dans le réel qui ouvrent vers un ailleurs que personne ne connaît. Dans *Une gêne occasionnée* consacré au règne animal, François fait l’hypothèse que le fantastique est le genre permettant de rendre compte des catastrophes écologiques (so smart, FB !). La matière qui se présentait chaque jour à moi dans la répétition de ses variations cycliques se transforme. La rondeur des jours n’est plus. La phrase que tout le monde a à la bouche : « On n’avait jamais vu ça. » Les voisins ne reconnaissent plus le paysage qu’ils ont pourtant sous les yeux depuis cinquante ans : brûlé, sahélien ; les bandes de cigales qui sont montées à 1 200 mètres ; les veaux hors sol, étrangers, flottant dans des pâtures sèches aux sources taries, dépendant des navettes incessantes des agriculteurs apportant le ravitaillement là où, auparavant, il y avait profusion d’herbe et d’eau.
      **
      Même constat que vous et qui est développé dans l’entretien de Clément Sénéchal : la vague de chaleur éprouve durement les plus précaires. On m’a rapporté deux ou trois histoires de décès de personnes âgées, ou isolées et malades. Les AESH qui bossent dans mon lycée — pour la quasi-totalité des femmes seules avec enfants — crèvent de chaud dans des logements sociaux. Il y avait ceux qui avaient des logements de merde et les autres. Maintenant, il y a ceux qui ont des logements de merde et qui ne peuvent plus dormir à cause de la chaleur, et les autres.

      • #153912 Répondre
        Claire N
        Invité

        Tu as raison netfou
        La peur est bien ce qu’il y a d’aveugle en mon œil
        Et certainement j’y travaille l’entame la plus profonde de ma civilité
        Et oui joie mauvaise et non
        Les routes qui se fissurent , les serveurs qui rament
        Et la Roche qui s’effondre
        Magnifique texte par ailleurs
        Merci

      • #153915 Répondre
        Emile Novis
        Invité

        Merci netflou pour ce beau texte – malgré sa tristesse.
        La métamorphose des paysages est frappante. Dans la plaine tout est jaune.
        Même les moustiques semblaient disparaître, au moins ponctuellement.
        –
        Pour les plus précaires : j’ai l’impression qu’il y a une omerta sur les prisons.

        • #153921 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Oui beau texte
          Quant à moi j’ai fait hier l’expérience par la négative. Cheminant sur un sentier de semi-montagne jurassien, je constatais que la forêt était globalement intacte, et je m’en étonnais. Je m’en étonnais car mon ordinaire est d’acter, ici, là, et encore là, le dérèglement et l’offense à la vie.

          • #153955 Répondre
            Malice
            Invité

            A propos de forêt j’ai eu ma première expérience de chaleur en sous-bois en fin d’après-midi pendant la canicule, je veux dire l’impression que loin de me rafraîchir les arbres « stockaient » la chaleur ; que donc, j’avais plus chaud sous les arbres ( pendant une promenade en soirée).
            Si un forestier peut m’expliquer si j’ai halluciné, je suis preneuse d’informations.

            • #153956 Répondre
              Malice
              Invité

              pardon j’ai fait pas mal de répétition, pourtant on ne peut accuser la chaleur de m’abrutir aujourd’hui

              • #154157 Répondre
                graindorge
                Invité

                @ Malice
                Tu as pu posé la question à cette dame Charlotte Grossiord? Qu’est-ce qu’elle en dit?

            • #153981 Répondre
              Graindorge
              Invité

              @MaliceDans l’article que j’ai partagé plus bas et que je remets ici tu peux poser la question à Charlotte Grossiord
              https://www.wsl.ch/fr/news/les-forets-face-aux-vagues-de-chaleur-de-nouvelles-etudes-montrent-comment-les-arbres-reagissent-aux-temperatures-extremes/

              • #154150 Répondre
                ,
                Invité

                J’ai appris récemment que les fortes chaleurs peuvent fragiliser durablement les arbres, ralentir leur croissance voire la stopper et provoquer leur mort à moyen terme, de manière moins spectaculaire que le déssèchement immédiat. Une des manières dont cela se produit s’appelle l’embolie gazeuse. En gros, si j’ai bien compris, en temps normal, la circulation de la sève opère grâce à l’évaporation de l’eau au niveau des feuilles, qui entraîne un mouvement par aspiration. Mais si la chaleur est trop forte, de l’air peut s’inflitrer dans le circuit, ce qui va rompre certains conduits hydrauliques, dans lesquels la colonne d’eau ne pourra plus monter.

                • #154152 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  Oui, moins spectaculaire, et pourtant ça peut se voir à l’œil nu. J’ai vu un arbre de Judée, pourtant réputé pour être très résistant à la chaleur et au soleil, avec la quasi totalité de ses feuilles jaunies, presque brûlés pour certaines. Je ne pense pas qu’il soit mort, mais il est très mal en point. Il a parfaitement résisté pendant toutes les canicules, et ce n’est que durant les deux derniers jours qu’il a flanché.
                  _
                  Pour la question de Malice, cela m’est déjà arrivé dans un massif forestier. Je crois, mais c’est à vérifier, que dans un sous-bois, même si c’est assez rare (la forêt produisant le plus souvent de la fraîcheur), une augmentation de l’humidité et une absence de circulation du vent peut donner le ressenti d’un coup de chaud très important.
                  En soirée, et c’est assez logique, il arrive que l’intérieur de la forêt soit moins frais que dans une clairière, car si la forêt est dense, l’air circule moins vite quand la température redescend.

                  • #154156 Répondre
                    ,
                    Invité

                    @Emile, j’imagine que c’est ça, l’arbre te donne le change pendant plusieurs canicules puis tu assistes au coup de grâce
                    Deux autres trucs que j’ai appris :
                    – l’importance du sol, litière, bois morts, qui aident à préserver l’humidité en participant au stockage des précipitations hivernales (ça peut paraître évident mais en illettrée de la forêt j’y faisais pas attention)
                    – en Australie certaines forêts sont tellement dégradées qu’elles rejettent plus de CO2 qu’elles n’en absorbent

                  • #154282 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Je confirme les noisetiers, les chênes affichent des feuilles cramées- le vieux cerisier et les pruniers ne passeront pas l’été je pense

                • #154155 Répondre
                  nefa
                  Invité

                  oui, l’excès de chaleur a aussi une influence sur la production de l’auxine (hormone)
                  ça la fait baisser voire la stoppe
                  c’est un inhibiteur de la mort cellulaire
                  très présente aussi dans la zone apicale où se joue la multiplication cellulaire
                  disons qu’un feuillu sans auxine est un feuillu sans feuille

                  • #154288 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    Inhibiteur de la mort des cellules dans la zone d’abscission, l’absence d’auxine entraîne la mort des des cellules qui s’y trouvent. Dont celles qui interviennent pour alimenter la feuille en sève brute (eau + sels minéraux). La physiologie des chloroplastes (verts) s’en trouve altérée, les feuilles jaunissent. Et comme il n’y a plus d’alimentation en eau et en sel minéraux, la pression osmotique dans la feuille s’inverse, l’eau quitte les cellules (comme si on les avait plongé dans du sel), la feuille sèche (ne pourrit pas), puis tombe.
                    Les feuilles ne crament pas, c’est l’arbre qui leur coupe les vivres. Dans un soucis de préservation. Car la feuille est la zone de l’évapotranspiration.
                    On assiste donc au combat de l’arbre qui sacrifie ses feuilles pour survivre. Sinon, il perdrait son eau.
                    On retrouve ce phénomène à l’automne car la production de l’auxine est aussi sensible à la baisse des températures. Il est moins brutal.

                    • #154290 Répondre
                      nefa
                      Invité

                      « Les feuilles ne crament pas, c’est l’arbre qui leur coupe les vivres. »
                      Désolé, Claire, pour cette bouffée de frigidité.

                      • #154327 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Oups excuse-moi , tu fais bien

                      • #154377 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        Et comme accessoirement les feuillent produisent du sucre (énergie que l’arbre ne rejettera pas). Dans ce cas, on a : arrêt de la production. C’est la grève. Il peut y avoir des grèves dures. Avec un oide en direction d’on sait qui.

            • #154151 Répondre
              ,
              Invité

              @Malice, si tu étais en pleine forêt : peut-être que ce ressenti est dû au taux d’humidité plus important ? peut-être qu’il y avait moins de vent ? (c’est pas mon domaine, juste ça m’intrigue)

              • #154162 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Et la forte chaleur ça donne envie de baiser aussi.
                Vous êtes au courant ?
                Que Malice ait ressenti un taux d’humidité plus important n’est somme toute pas très étonnant.

                • #154267 Répondre
                  Samuel_Belkekett
                  Invité

                  Il est marrant Samuel quand même.
                  Moi qu’est ce qu’il me fait marrer ce con.
                  C’est pas croyable ce qu’il me fait marrer.

              • #154313 Répondre
                Malice
                Invité

                @,
                J’ai eu l’impression que l’air était plus étouffant, peut-être à cause de plus d’humidité, je ne saurais pas dire – du moins je n’ai pas eu l’impression que l’air était plus humide. Pourtant ce bois longe un canal.

                • #154316 Répondre
                  Samuel_Belkekett
                  Invité

                  Les voies de la LIBIDO sont impénétrables ma sœur !

      • #153969 Répondre
        Rigolus
        Invité

        @netfou

        J’ai supprimé les redites, resserré l’analogie et clarifié le fond : le chien sert de miroir moral, le DPE d’exemple concret, et le coquelicot de prétexte sentimental à une écologie punitive dirigée contre ceux qui refusent la condamnation du capitalisme.

        Je cherche actuellement un chien et j’ai épluché de nombreuses annonces sur Vinted. Les maîtres réellement psychopathes, ceux qui battent ou font souffrir volontairement leur animal, représentent probablement une infime minorité. Le cas le plus fréquent est beaucoup plus banal : des personnes se lancent sans mesurer les contraintes, découvrent trop tard qu’un chien exige du temps, de la constance, de l’argent et une véritable éducation, puis cherchent à s’en séparer lorsque la réalité ne correspond plus à ce qu’elles avaient imaginé.

        Ce qui m’intéresse surtout, c’est l’image que ces maîtres ont d’eux-mêmes. Ils ne se considèrent jamais comme irresponsables. Ils se décrivent au contraire comme des gens profondément aimants, dévastés par une séparation qu’ils prétendent subir. Ils expliquent qu’ils veulent uniquement le bonheur du chien, qu’ils ne le confieront pas à n’importe qui et que cette décision leur brise le cœur. Leur tristesse devient, dans leur esprit, la preuve qu’ils ont été de bons maîtres.

        Pourtant, le sous-texte de leurs annonces raconte souvent autre chose. Derrière les déclarations d’amour apparaissent l’impréparation, les contraintes négligées et l’incapacité à assumer jusqu’au bout une décision prise quelques mois ou quelques années plus tôt. Ces gens peuvent aimer sincèrement leur animal, mais ils confondent leur affection avec leur responsabilité. Ils croient que souffrir de l’abandon efface ce qui l’a rendu nécessaire.

        J’ai repris une dizaine de ces annonces et j’ai montré à leurs auteurs le décalage entre l’image flatteuse qu’ils donnaient d’eux-mêmes et ce que leurs propres mots révélaient. Près de la moitié ont supprimé leur annonce. Je doute de leur avoir appris quoi que ce soit. Au fond, ils savaient déjà qu’ils se racontaient une histoire destinée à rendre leur comportement moralement acceptable. Je me suis contenté de retirer cette histoire et de leur tendre un miroir.

        C’est exactement ce que je veux faire ici avec Netflou.

        Netflou se persuade lui aussi d’avoir un grand cœur. Il se voit probablement comme un homme sensible, conscient des injustices et préoccupé par l’avenir de la planète. Il peut s’émouvoir de ne plus voir de coquelicots dans son jardin à cause du réchauffement climatique et trouver passionnant Clément Sénéchal, jeune militant d’extrême gauche dont les interventions reviennent continuellement au capitalisme et au néolibéralisme.

        À force d’entendre ces deux mots, le monde devient simple. Les crises, les injustices et les destructions trouvent une cause unique, tandis que ceux qui refusent cette explication sont réduits à des aveugles, à des égoïstes ou à des individus moralement suspects. Netflou doit se demander comment une vérité aussi évidente peut encore échapper à tous ces « droitardés », forcément trop stupides ou trop malveillants pour comprendre que le capitalisme explique tout.

        Je vais donc faire avec lui ce que j’ai fait avec les auteurs des annonces : confronter l’image qu’il entretient de lui-même aux conséquences concrètes des idées qu’il soutient.

        Je possède une petite maison dans une ville du sud de la France. Elle est confortable, parfaitement habitable, mais classée G par le diagnostic de performance énergétique. Ce classement suffit désormais à m’empêcher de la louer.

        À l’origine, le DPE avait été conçu comme un outil d’information destiné aux acheteurs et aux locataires. Il a progressivement été transformé en instrument de contrainte, jusqu’à exclure du marché locatif les logements les moins bien notés. Voilà le résultat d’une écologie qui prétend agir au nom du peuple tout en ignorant les réalités économiques élémentaires.

        Pour remettre ma maison en location, je devrais effectuer entre 10 000 et 15 000 euros de travaux. Or le bien se loue entre 420 et 450 euros par mois. Une fois déduits les frais d’agence, les impôts, l’entretien, les réparations et les éventuelles périodes de vacance, il reste au mieux environ 250 euros nets mensuels. Dépenser une telle somme est donc économiquement absurde. Plusieurs années seraient nécessaires pour amortir les seuls travaux imposés par le classement, sans compter toutes les dépenses ultérieures.

        Le DPE est pourtant présenté comme une mesure objective et incontestable, alors que son résultat dépend de critères administratifs qui ne reflètent pas toujours l’usage réel du logement. Les besoins énergétiques d’une maison située dans le sud ne sont pas ceux d’une habitation du nord de la France. Deux diagnostiqueurs peuvent également produire des évaluations différentes. Une maison confortable peut donc être condamnée par une lettre sans que cette lettre décrive fidèlement ses conditions réelles d’habitation.

        L’expression « passoire thermique » achève de fausser le débat. Elle fait imaginer une ruine humide, glaciale en hiver et brûlante en été, presque indigne d’être habitée. La réalité est beaucoup moins spectaculaire : de nombreux logements classés F ou G sont anciens et moins efficaces énergétiquement que des constructions récentes, mais ils ne sont ni insalubres ni invivables.

        Clément Sénéchal appartient à cette bourgeoisie militante capable de croire que l’interdiction de louer des centaines de milliers de logements sert nécessairement les intérêts populaires. Il contemple l’intention morale de la mesure, mais refuse d’en regarder les effets : diminution de l’offre locative, logements laissés vacants, propriétaires modestes incapables de financer les travaux et locataires confrontés à une pénurie encore plus grave.

        Le parallèle avec les mauvais maîtres se situe précisément là. Les uns se persuadent que leur chagrin prouve leur amour ; les autres que leurs intentions vertueuses garantissent la justice de leurs politiques. Dans les deux cas, l’émotion sert de certificat moral et dispense d’examiner les conséquences. On ne juge plus un acte à ce qu’il produit, mais à la noblesse du récit construit autour de lui.

        Cette contradiction devient encore plus nette lorsqu’on aborde la démographie. Sans immigration depuis 1975, la France compterait aujourd’hui environ dix-sept millions d’habitants de moins. ( déjà dit dans un autre topic ou j’ai fait la démonstration complète) Dix-sept millions d’habitants supplémentaires impliquent nécessairement des millions de logements, mais aussi des routes, des écoles, des parkings, des zones commerciales, des réseaux d’eau, d’électricité et de transports. Ils impliquent donc un bétonnage massif, une artificialisation accrue des sols, une consommation supérieure de ressources et une pression supplémentaire sur l’ensemble du territoire.

        Or le bétonnage a des conséquences directes et immédiates sur la disparition des espaces naturels. On ne détruit pas un champ de coquelicots avec une abstraction, mais en construisant un lotissement, une route, un parking ou une zone commerciale à l’endroit où il poussait. Si Netflou se souciait réellement des coquelicots, il commencerait donc par s’intéresser à la destruction des sols qui les fait concrètement disparaître.

        Mais ce n’est pas ce qui l’intéresse.

        Le coquelicot n’est qu’un prétexte sentimental. Il ne part pas de la disparition d’une fleur pour rechercher honnêtement ce qui menace la nature. Il part de sa condamnation du capitalisme, puis utilise cette fleur comme illustration émouvante d’un discours déjà construit. Le coquelicot lui sert à donner un visage sensible à son idéologie.

        Son véritable sujet est le réchauffement climatique comme instrument politique. Celui-ci lui permet de désigner le capitalisme comme coupable universel, puis de présenter comme moralement légitimes toutes les mesures punitives dirigées contre ceux qui refusent de le combattre : interdire, taxer, contraindre, culpabiliser, rendre la propriété plus coûteuse, le chauffage plus difficile et certains modes de vie socialement suspects.

        C’est pourquoi l’artificialisation massive des sols devient secondaire dès qu’elle entre en conflit avec ses positions sur l’immigration. Des millions de tonnes de béton, des terres détruites et des ressources supplémentaires consommées ne provoquent plus chez lui la même indignation, car cette réalité ne sert pas le récit politique qu’il veut défendre.

        En revanche, lorsqu’il s’agit d’interdire à un propriétaire de louer une maison habitable, de lui imposer 15 000 euros de travaux ou de culpabiliser les Français parce qu’ils se chauffent, se déplacent et refusent de renoncer à leur mode de vie, sa sensibilité écologique retrouve toute sa vigueur.

        La nature fournit le décor. Le coquelicot fournit l’émotion. Le réchauffement climatique fournit la justification. Mais la finalité reste idéologique : condamner le capitalisme et punir ceux qui refusent d’adhérer à ce projet, tout en donnant à cette punition l’apparence d’un geste d’amour envers la planète.

        Comme les maîtres qui abandonnent leur chien tout en se persuadant d’être pleins d’amour, Netflou et Clément Sénéchal contemplent la pureté de leurs intentions et détournent le regard des conséquences de leurs choix.

        Voilà le miroir que je leur tends.

        • #153972 Répondre
          Gerard Manfroy
          Invité

          C’est marrant parce que l’argument de l’immigration qui bétonise les sol c’est exactement celui de Jean-Monnaie. Tu sais, celui que tu as affirmé ne pas être. Jean-Monnaie vivra-t-il encore dans le mensonge ou affrontera-t-il enfin la vérité ?

          • #153974 Répondre
            Rigolus
            Invité

            Étonnant que la vérité se propage en effet.

            • #153978 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Ce que beaucoup ignorent et que moi j’ai retenu, c’est la relation complexe et néanmoins puissante entre Netflou et son grand-père.
              Grand-père conservateur certes, mais qui aimait la vie… et la nature… Et la transmission.

            • #154221 Répondre
              Jean-Monnaie (mais sous couverture)
              Invité

              La vérité qui se propage à deux personnes sur un seul forum oui oui oui, c’est en effet très impressionnant. C’est un argument d’un poids scientifique qui le rend indiscutable.

              • #154268 Répondre
                Rigolus
                Invité

                Gérard je rappelle que tu es un crétin qui s’est tellement mangé de pls par JM que tu es venu ici pour le retrouver.
                Du coup bon ce que tu penses on s’en fiche un peu hein

    • #153942 Répondre
      MA
      Invité

      Au moins 17 personnes sans abri ont perdu la vie à cause de la canicule en seulement dix jours

      Dix-sept sans-abris sont morts d’hyperthermie ou de déshydratation entre le 22 juin et le 1er juillet, selon le décompte du Collectif des morts de la rue. Ce bilan, encore incomplet, rappelle la vulnérabilité des personnes sans domicile face aux fortes chaleurs.

      Faïza Zerouala

      22 juillet 2026 à 20h41

      22 juillet 2026 à 20h41

      AlorsAlors que Santé publique France (SPF) publie mercredi 22 juillet un bilan consolidé des victimes de la canicule, il apparaît que les plus vulnérables ont davantage pâti de la surchauffe des températures : personnes isolées, mal logées et sans abri.

      Le Collectif des morts de la rue essaie de tenir un décompte, forcément incomplet, des victimes des épisodes de fortes chaleurs qui ont frappé la France en ce début d’été. Il présente un premier chiffre portant sur la période du 22 juin au 1er juillet, la première vague de hausse des températures : dix-sept mort·es, seize hommes et une femme. Pour Adèle Lenormand, coordinatrice au sein du collectif, ce chiffre est l’illustration que les pouvoirs publics tardent à mettre en œuvre des solutions pour protéger ces publics vulnérables.

      « Mediapart » : Quel premier bilan, même provisoire, pouvons-nous dresser concernant les personnes sans abri mortes lors de cette période de canicule ?

      Adèle Lenormand : Les chiffres, comme toujours lorsqu’un événement s’achève tout juste, demandent encore à être consolidés. Il nous est difficile, à chaud, de dresser des comparatifs rigoureux avec l’année précédente. Cela exigerait de confronter, pour chaque ville concernée, les températures de cette année à celles de l’an passé sur la même période. C’est une tâche complexe. Mais notre inquiétude est réelle.

      Nous avons trace de 17 personnes sans chez-soi dont les décès sont directement imputables à la canicule, concentrés sur une période très brève : du 22 juin au 1er juillet. Lorsque ces signalements nous sont parvenus, les causes étaient explicites : elles sont mortes d’hyperthermie ou de déshydratation. C’est d’une ampleur inédite.

      Les autres années, le lien direct n’était jamais établi aussi explicitement, ni dans de telles proportions. Le bilan est, à vrai dire, terrible. Il pourrait s’alourdir si on prenait en compte les morts par noyade, à savoir ces personnes qui cherchent un instant de fraîcheur dans l’eau et qui succombent, faute de savoir nager ou par hydrocution. Mais le lien est, en l’espèce, plus indirect, même si ces décès restent liés à cette période de surchauffe.
      Illustration 1
      Un sans-abri est allongé sur un trottoir à Paris, lors d’une vague de chaleur, le 25 juin 2026. © Photo Joel Saget / AFP

      Le bilan réel est potentiellement plus lourd puisque nous ne connaissons ni tous les décès, ni toutes les causes de mort. Mais, au-delà de cela, qu’une seule personne meure ainsi, dans le dénuement le plus total de la rue, devrait suffire à provoquer un sursaut de conscience.

      Nous suspectons aussi que d’autres décès sont survenus entre le 1er et la mi-juillet, mais le décalage inhérent à la remontée des informations nous impose de rester prudents.

      Dans quelles conditions ces personnes sont-elles mortes ?

      Elles sont principalement mortes sur la voie publique mais aussi dans des voitures, des caravanes ou au sein de structures d’hébergement. Il y a eu des jours particulièrement meurtriers. Les 24 et 25 juin ont concentré à eux seuls près de la moitié des décès, avec notamment quatre morts enregistrées pour la seule journée du 24 et six le 25.

      La victime la plus jeune avait à peine 30 ans, la plus âgée, 84.

      Par ailleurs, le travail des associations a été compliqué. Les équipes ont dû organiser les maraudes le matin pour éviter l’exposition à des températures extrêmes. Mais surtout le travail relationnel a été très compliqué. La chaleur a privé les personnes de sommeil, ce qui a pu exacerber leur irritabilité.

      Des personnes ont pu être orientées vers des structures d’hébergement, mais, là encore, nous avons eu des remontées selon lesquelles certains dortoirs ont pu se transformer en étuves et ont dépassé les 40 degrés. La question de l’adaptabilité des hébergements d’urgence peut se poser.

      Certain·es ont encore préféré se réfugier dans des parkings souterrains à la recherche d’un peu d’ombre, s’exposant alors à la pollution et aux risques d’accidents.

      Les premières remontées globales montrent que la région parisienne a été particulièrement touchée par les morts dues à la canicule. Où vivaient ces dix-sept personnes ?

      Si la majorité de ces drames est effectivement francilienne, la géographie de cette tragédie est malheureusement nationale. Nous avons enregistré des décès dans l’Ouest, à Laval (Mayenne), à Nantes (Loire-Atlantique), à Angers et à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), à Royan (Charente-Maritime), mais aussi dans l’Est, à Colmar et à Reiningue (Haut-Rhin), et jusque dans le Sud, à Mauguio, dans l’Hérault. Pour l’instant, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le centre de la France semblent épargnés, mais nous restons sur le qui-vive.

      Qui sont ces personnes sans abri que la chaleur a tuées ? Sont-elles des personnes âgées ou atteintes de comorbidités ?

      C’est la spécificité du sans-abrisme. Dans la population générale, la canicule frappe plutôt le grand âge. Mais pour les sans-chez-soi, la vulnérabilité touche toutes les catégories. La victime la plus jeune avait à peine 30 ans, la plus âgée, 84.

      Lors de vagues de froid, les autorités déclenchent le plan Grand Froid. Mais face à la chaleur, la réponse publique tarde à se systématiser.

      La rue use les corps prématurément et les rend sensibles aux extrêmes climatiques, quel que soit leur âge. Certains souffraient déjà de pathologies antérieures, mais les médecins légistes ont été formels : c’est bien la chaleur qui a agi comme le facteur déclencheur et mortel, révélant des corps en état de déshydratation sévère.

      Pourquoi est-il si difficile de faire comprendre au grand public que la chaleur est un ennemi tout aussi redoutable, sinon plus, que le froid de l’hiver ?

      Peut-être parce que mourir de chaud n’est pas jugé possible dans l’imaginaire collectif, surtout en France hexagonale. Pourtant, nos partenaires de l’île de La Réunion nous alertaient déjà depuis longtemps sur les risques de décès dus à la chaleur. Avec le dérèglement climatique, nous devons garder à l’esprit que c’est désormais une réalité possible.

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      Lors de vagues de froid, les autorités déclenchent le plan Grand Froid. Mais face à la chaleur, la réponse publique tarde à se systématiser. Certes, quelques places d’hébergement ont été débloquées, mais cela reste dérisoire et inégal selon les territoires. À Paris, où nous sommes basés, les points d’eau sont rares, parfois hors d’usage, au milieu du béton qui emprisonne la chaleur.

      Votre collectif s’efforce de sortir ces vies de l’anonymat. Prévoyez-vous un hommage particulier pour ces victimes ?

      La mort frappe toute l’année, de l’hypothermie l’hiver à l’hyperthermie l’été. Pour nous, il est délicat d’honorer les uns plus que les autres. Nous portons leurs voix à travers les médias et nos réseaux pour alerter l’opinion. Parfois, localement, des riverains ou des associations de quartier célèbrent la mémoire d’un habitué qui s’en est allé. Quant à nous, comme chaque année, nous les honorerons lors de l’hommage annuel aux morts de la rue. Ils ne seront pas oubliés.

      Faïza Zerouala

      • #153947 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Grand merci MA
        Plus de 350000 êtres humains sans chez-soi.
        Non assistance à personnes en danger

      • #153984 Répondre
        MJPM
        Invité

        Merci MA pour cet article.
        17 personnes décédées sur les 4940 sdf recensés en ile de France. Soit 0,34%.

        N en déplaise à Émile cela correspond à ce que j ai constaté. Surmortalité, mais relative.

    • #153949 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Et en prison surpeuplée, ça demande des ventilateurs, ça demande 1 douche par jour au lieu de 2 ou 3 par semaine
      Rachida Dati disait  » une prison c’est quand même pas un hôtel! »

      Et aujourd’hui quel est le bon plan néo-libéral pour lutter contre ces tsunamis de chaleur en prison? Distributions de bouteilles d’eau et décalage des promenades….
      5h  » petite fenêtre de fraîcheur »  » Allez debout c’est l’heure de la promenade! »  » Mais je viens à peine de réussir à m’endormir! » Tant pis.

      ****
      « Alors que la canicule continue de frapper le territoire, avec encore 61 départements en vigilance rouge et 22 en orange, « commander un ventilateur, c’est de l’ordre de l’impossible » en prison, dénonce ce vendredi sur France Inter l’avocat Ilyacine Maallaoui, alors que la température frôle les 35°C dans certaines cellules d’Ile-de-France, comme dans les prisons de Villepinte et de Fresnes. « Les douches déjà en temps normal c’est deux à trois fois par semaine », assure l’avocat, qui vient d’engager une procédure en référé devant le tribunal administratif. Maître Ilyacine Maallaoui demande que son client, détenu à la prison de Fresnes, puisse prendre une douche par jour.
      Les prisons françaises, souvent vétustes et inadaptées au changement climatique, suffoquent. En cause, la surpopulation carcérale et le manque de moyens, répond un surveillant du centre pénitentiaire de Fresnes. « Une société civilisée se voit à la façon dont elle traite ses détenus et ses personnes âgées », argue Ilyacine Maallaoui, inquiet, alors que le plan canicule a été déclenché dans les prisons françaises. Ce plan prévoit entre autres des distributions de bouteilles d’eau et le décalage des promenades.

      • #153986 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Graindorge semble sensibilisée par le sort des prison-niée.
        Pourtant, jamais elle n’est venue me rendre visite.
        Pas une seule fois elle ne m’a apporté quoi que ce soit en cellule.
        Pourtant il suffisait de passer à la prison de la Santé à Paris 13 et demander à l’accueil Samuel Belkekett. Une fois l’année ce n’est pas un si gros effort.
        Mais peut-être Graindorge ne m’aime-t-elle plus…

    • #153963 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Déjà en 2003 Roselyne Bachelot proposait une grande mesure, une mesure PHARE
      ******
      « Roselyne Bachelot propose de «se garer à l’ombre»
      Roselyne Bachelot est une habituée du genre. Sur tous les sujets, la pharmacienne de formation est capable de commettre bourdes et maladresses. En août 2003, alors ministre de l’Ecologie, elle assiste un peu en retrait, comme le reste de ses collègues, aux records de températures. Le 12 août, elle se décide à convoquer la presse. Et distille ses conseils aux Français. L’un d’eux restera dans les mémoires. Pour se protéger de la chaleur, Roselyne Bachelot n’a rien d’autre à proposer aux automobilistes que de «garer leur voiture à l’ombre». Elle balaye aussi d’un revers de main l’idée d’«obliger les voitures à réduire la vitesse» car, dit-elle, ça ne sert «pas à grand-chose si les automobilistes ne l’observent pas». Soit

    • #153977 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Trouvé ça
      Les forêts face aux vagues de chaleur: de nouvelles études montrent comment les arbres réagissent aux températures extrêmes https://www.wsl.ch/fr/news/les-forets-face-aux-vagues-de-chaleur-de-nouvelles-etudes-montrent-comment-les-arbres-reagissent-aux-temperatures-extremes/

      • #154370 Répondre
        Ludovic Bourgeois
        Invité

        Les arbres sont des batteries solaires de la nature
        Absorbe l’énergie solaire par photosynthèse
        Et la transforme en dioxyde de carbone
        Si étincelles, l’énergie du soleil -chaleur et lumière-est libéré par le feu
        Les Dieux ne nous ont jamais quitté
        C’est nous qui les avons abandonné

        • #154372 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Pour ne pas abandonner les dieux, il faut sacrifier.
          Leur sacrifier régulièrement.
          Ce que nous ne faisons plus depuis longtemps.
          Je te propose Ludovic, afin que les dieux nous reviennent, de procéder à ton sacrifice.
          Nous devons élaborer ça très consciencieusement, puis choisir celui qui par sa radicalité, séduira les dieux plus que n’importe qui.
          En l’occurrence, c’est toi Ludovic Bourgeois… l’idéal sacrifice…

          • #154375 Répondre
            Charles en rose
            Invité

            Si tu sacrifies Ludovic, il n’y a plus de forum.
            Le forum repose sur un pilier principal : le topic de Ludovic, remarquable de cohérence et de persévérance.
            Tu l’enlèves, et le reste s’effondre comme un château de cartes.
            Même Belkekett sera emporté.

            • #154378 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              À ceci près que les Dieux reviendront.
              Alors de toute façon nous n’aurons plus besoin du forum.
              Ce que Ludovic ne veut pas et ne peut pas comprendre, c’est que si c’est le communisme qui s’installe, alors nous n’aurons plus besoin ni du forum ni des dieux.
              Contrairement à ce que pense Ludovic Bourgeois, le communisme c’est merveilleux. C’est bat et hype aussi. Car nous n’auront plus besoin de rien du tout. Même plus besoin de méditer. Tout sera comblé. Nous vivrons une époque formidable…
              Même le professeur Belkekett sera emporté…

    • #154101 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #154367 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      François Mauriac, Thérèse Desqueyroux.
      _
      « Aucun goût commun, hors celui d’être ensemble durant ces après-midi où le feu du ciel assiège les hommes barricadés dans une demi-ténèbre. Et Anne parfois se levait pour voir si la chaleur était tombée. Mais les volets à peine entrouverts, la lumière, pareille à une gorgée de métal en fusion, soudain jaillie semblait brûler la natte, et il fallait de nouveau tout clore et se tapir ».

      • #154710 Répondre
        nefa
        Invité

        « où le feu du ciel assiège les hommes barricadés dans une demi-ténèbre »
        mais v’la qu’la terre s’y met
        le phénomène des feux zombis, met en évidence l’histoire de la zone
        il était une fois une zone humide, un marécage
        oui, qui accompagnait la Garonne
        une raison invoquée fut, dis donc, les gents par là chopent des fièvres
        faudrait y remédier
        on draina
        était-ce la vraie raison ?
        on s’en fiche
        fait ça pour le bien des gents
        et puis si ça peut profiter ailleurs
        viabiliser de la surface
        on planta du pin
        beaucoup de pins
        pour faire beaucoup d’allumettes
        du pin sur un sol de tourbe
        connue pour être un excellent combustible, la tourbe
        qu’un rien consume
        une zone stockage missiles à même le champ de gaz

    • #154381 Répondre
      graindorge
      Invité

      incendies: des flammes de 50m

      • #154383 Répondre
        Le canapé de Belkekett
        Invité

        Accroche toi Graindorge !
        J’arrive et je te tire de là le plus vite possible…
        Dussè je en perdre la vie !

        • #154386 Répondre
          graindorge
          Invité

          dommage que votre connerie ne soit pas de l’eau : y’aurait de quoi éteindre tous les incendies en moins d’une heure

          • #154390 Répondre
            Charles en rose
            Invité

            Je me vois obligé d’intervenir pour prendre la défense du professeur Belkekett. Sinon il va encore dire qu’on s’acharne contre lui, que personne ne le comprend…

            Une heure ? Soyons sérieux, c’est très exagéré. Trente minutes maximum.

            • #154401 Répondre
              graindorge
              Invité

              au vu des nouveaux pseudos de cet égo démesuré, vous avez raison : même pas trente minutes, dix minutes et les pompiers épuisés pourront aller se reposer. Pour ma part, il peut continuer à s’acharner, je ne lui répondrai plus.

              • #154412 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                @Graindorge
                J’ai un statut tout à fait particulier chez les cons, un statut que beaucoup m’envient.
                Ce statut c’est celui de Roi.
                Car quitte à être un con, autant être le Roi.
                Tant qu’à faire…

                • #154419 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  je dirais même que vous avez plusieurs couronnes

                  • #154461 Répondre
                    Charles en rose
                    Invité

                    « Fontaine, je ne boirai plus de ton eau… »
                    Graindorge
                    Il s’est écoulé une heure et treize minutes entre « je ne lui répondrai plus » et votre réponse suivante. C’est déjà un bel effort d’abstinence.

                    Sa Majesté le professeur Belkekett
                    Sire, vous régnez déjà sans partage dans ce domaine. Ce qui nous préoccupe, c’est l’étroitesse du royaume.

                    • #154468 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      L’exception confirmant la règle. Et là pour rappeler au Roi ses nombreuses couronnes. Ranger donc votre chronomètre: chantier autonome camarade : si bon
                      me semble, je dérogerai encore.

                      • #154470 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Bah dis donc Graindorge, je ne sais d’où ça lui vient mais depuis quelques temps… elle dépote. Elle dépote Graindorge, elle disperse, elle ventile, elle expulse.
                        Ceci dit Graind’Houille, je te préférais avec ta dernière coupe de cheveux. Celle-ci te va pas mal, mais celle d’avant t’allait mieux je trouve. Tu as un air un peu plus dur avec cette nouvelle coupe. Mais je préfère te rassurer, tu restes très mignonne quand même. Pas à t’inquiéter…

                      • #154471 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        On signalera à Samuel et ses mille pseudos, et à ses copains comme Shiva, que leur comportement ici est considéré par la loi française comme un délit sévèrement puni, passible de très lourdes amendes, pouvant aller jusqu’au pénal, au titre de harcèlement, cyber harcèlement, avec intention de nuire, et volonté de diminuer, blesser, provoquer, insulter une ou plusieurs personnes. Il existe aussi un délit qui se nomme sabotage informatique, condamné par la loi également, dans certaines conditions. Il existe aussi un délit concernant les menaces en ligne, que Shiva a déjà pratiqué ici, que Samuel n’est pas loin de pratiquer à ses heures perdues.
                        –
                        Une main courante peut d’ores et déjà être déposée si nécessaire, les adresses IP identifiées et les personnes coupables repérées par la police et la justice. Tous les messages, leur nature, leurs horaires, leur fréquence, sont de fait archivés par ce site. A bon entendeur.

                      • #154472 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Quelqu’un ici me ferait-il un procès pour de légères blagounettes ?
                        .
                        « considéré par la loi française comme un délit sévèrement puni »
                        La loi française… Délit…
                        Un vrai rebelle ce Novis…

                      • #154474 Répondre
                        Charles en rose
                        Invité

                        Emile Novis,

                        Merci pour ce message, qui interroge la responsabilité de ce qui se produit sur ce forum. C’est une question que je me posais moi-même depuis plusieurs semaines : dans quelle mesure cette responsabilité incombe-t-elle à celui qui écrit un message, et dans quelle mesure au gestionnaire du forum ? Les difficultés liées au fonctionnement de ce forum ont d’ailleurs déjà été relevées à plusieurs reprises, y compris dans des fils ouverts bien avant celui-ci.
                        .
                        Je dois vous avouer qu’à la première lecture, je n’ai pas su exactement si votre message relevait de l’humour ou s’il fallait le prendre au premier degré. Dans le doute, je le prends au sérieux.
                        .
                        Je comprends d’ailleurs que votre message ne vise pas ce seul échange avec Samuel, mais des comportements que vous jugez récurrents.
                        .
                        Puisque la question de la responsabilité est posée, j’en profite pour reconnaître la mienne. Il m’est arrivé, un jour où j’étais réellement excédé, de qualifier Samuel de « crétin ». Je le regrette. C’est, à ma connaissance, la seule insulte que j’aie adressée sur ce forum.
                        .
                        Plus généralement, certains échanges de ces dernières semaines m’ont également interrogé. Des messages relevant de l’insulte, de l’humiliation personnelle ou de la mise en cause des personnes plus que de leurs idées m’ont mis mal à l’aise. Je ne vise ici personne en particulier. Je me demande simplement où chacun de nous place la limite de ce qu’il estime acceptable sur un forum.
                        .
                        Comment préserver la possibilité du désaccord, de l’humour et même de la provocation, sans que les échanges ne deviennent humiliants ou invivables ? Et qui en est le garant ?

                      • #154478 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        « Il m’est arrivé, un jour où j’étais réellement excédé, de qualifier Samuel de « crétin ». Je le regrette. »
                        .
                        En tout cas, je n’ai pas du tout le souvenir que celui qui m’a traité de crétin, était un Charles en rose…
                        Après, le saint Émile va dire que j’ai 1000 pseudos.

                      • #154481 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Bravo Émile!
                        Et c’est pas la première fois que tu interviens.
                        Simone est fière
                        Eh oui ça prend plaisir à taper sur ce qu’ils croient plus faibles ou stupides.
                        Perso: j’ai la flemme d’aller jusqu’à la justice. Ne sachant pas ces histoires d’ip etc, je me suis bornée à copier/ coller les insultes, dénigrements etc de chacun et de chacune. Je les garde. Je ne m’en servirai jamais. Mais.
                        J’ai la ceinture noire d’aïkido et pas que. Ces imbéciles qu’on espère quand même heureux , je les mets au tapis, sur l’asphalte.
                        Lâches et bêtes. Avec une belle paire de baffes en dessert! Et c’est eux/ elles qui iront déposer une main courante!
                        Pauvres diables, parfois sous effets de l’alcool ou autre drogue: circonstance atténuante?

                        D’ailleurs on devrait pas demander des amendes mais des travaux d’utilité public: Samuel B n° 7 ou 1000, condamné à 1 an de lecture à voix haute sur une place publique et sur un tabouret, en équilibre sur une jambe. Lectures, place et jambe de son choix. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente ou en pleine canicule. Dans ce dernier cas de figure: un chapeau et un verre d’eau lui seront permis. Un an donc, du lundi au samedi, de 8h à 19h avec deux pauses de 38minutes pour se restaurer
                        Lui et ses pairs feront moins les marioles après ça
                        Mais me direz-vous: quelle utilité publique ?
                        Aucune

                      • #154483 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Merci Emile :
                        J ai suivi à la lettre ton rappel à la loi, ayant ouïe dire que les magistrats se tournaient un peu les pouces avec ces chaleurs je me suis empressé de saturer un peu la gendarmerie du coin.

                        « Bonne continuation, ta présence ici ne relève que de la haine et de la nuisance. Il est inutile de perdre encore un peu d’energie avec un pauvre type (ou une pauvre fille) comme toi ».
                        Émile Novis – Juillet 2026

                      • #154485 Répondre
                        Alberto
                        Invité

                        Emile Novis est la caricature du type coincé et hypocrite qui ne supporte pas la moindre remarque à son encontre, qu’il qualifie aussitôt d’agression voire d’insulte, pour ensuite menacer d’aller porter plainte à la police, alors que lui-même ne se prive pas d’insulter dans de nombreux intervenants sur ce forum. Malheureusement il n’est pas le seul à pratiquer cette triste comédie. Que ces tartuffes font pitié.

                      • #154490 Répondre
                        Alain m
                        Invité

                        @MJPM
                        «Ces prisonniers,sdf, malades… ont des corps déjà bien éprouvés par leurs états de santé et leurs conditions de vie et sont donc beaucoup plus adaptés’ habitués à l impuissance que vous/nous pour faire fi des aléas climatiques»
                        On peut tous dire des âneries, en écrire aussi, bien que déjà une sélection s’opère ; mais en écrire une de ce niveau là et la défendre je crois que je dois remonter à mes premiers haricots verts à la cantine de l’internat pour me rappeler un choc équivalent.

                      • #154493 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Les haricots verts sont un choc, la canicule un traumatisme … je vois qu ici on mesure le sens des mots.

                        Cher Alain, quand tu sortiras de la cour de récréation, tu sauras que le grand âge, certains handicaps, la maladie psychique affectent le neuro-cognitif, et donc la perception / régulation de la chaleur et de la douleur.
                        Tu sauras également que les personnes sdf souffrent souvent de comorbidités : alcoolisme, toxicamie … la consommation de toxique anesthésiant les perceptions.

                        Les conditions de vie à la rue, la confrontation quotidienne à la douleur font qu au début le corps a mal, à froid puis le corps se résigne et s habitue. Aidé ou non par la consommation de chimie.

                      • #154494 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @MJPM
                        Toujours dans les bons coups. Quant à moi je n’ai pas dit qu’une main courante était déposée, ou qu’une main courante allait être déposée par mes soins, encore moins à ton égard. J’ai simplement rappelé un fait : le comportement de Samuel et de ses mille pseudos (tu n’es donc pas concerné, à moins que tu ne sois aussi un énième pseudo de Samuel) tombe clairement sous le coup de la loi, pour les raisons suivantes : harcèlement et cyber harcèlement, avec une constance remarquable depuis des mois, envers des cibles précises et récurrentes qu’il ne lâche pas, à la limite de la menace par moments pour certains pseudos, sans compter le fait d’assumer publiquement son intention de foutre en l’air ce qui n’est qu’un lieu de discussion assez confidentiel qui n’a rien demandé et n’a rien fait pour mériter un tel acharnement.
                        _
                        Que des juges aient autre chose à faire que de s’occuper de ce genre d’histoire, tout le monde sera d’accord, mais c’est une autre histoire.
                        –
                        Rien à voir avec une discussion tendue sur un sujet précis, où je réponds à un message qui, comme le rappelle avec humour alain m, profère une proposition que j’estime être une absurdité suffisamment astronomique et obscène pour mériter la réponse que j’ai donnée en ce mois de juillet.

                      • #154496 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        @Emile Novis je ne suis pas doté de ton égocentrisme et n ai pas pris pour moi ton appel à l Ordre.
                        Je souhaitais simplement saluer ta droiture et ton attitude toujours respectueuse et irréprochable sur ce forum.

                      • #154498 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @MJPM
                        Tu es sans doute un ancien pseudo qui vient régler des comptes, puisque tu es parti à l’abordage sans préavis ni sommation. Si ça te soulage, c’est vraiment le principal. Bonne continuation.

                      • #154500 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Tu m as démasqué ! Bravo.
                        Tu es un bon vieil orangina @Emile Novis il faut te secouer un peu pour te rendre meilleur.

                      • #154503 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « harcèlement, cyber harcèlement, avec intention de nuire, et volonté de diminuer, blesser, provoquer, insulter une ou plusieurs personnes. »
                        Votre volonté de diminuer, blesser, insulter. Votre violente irruption et en me tutoyant:
                        « MJPM:
                        Tu as un dossier à la mdph Graindorge ou c est en cours ? »

                        « Non et vous mjpm?
                        Et vous pensez que les gens qui ont un dossier à la mdph doivent raser les murs? Avoir honte? Se cacher?

                        Qu’il n’y a que les gens étiquetés  » normaux » qui ont le droit de vivre au grand jour? Quels sont donc les critères de cette  » norme »? Et les handicapés vous les exterminez ? Ou vous les sommez de se faire tout petits? Peggy Slam devait ranger sa chaise roulante et dire merci au lieu d’ouvrir grande sa gueule jusqu’à son dernier souffle?
                        Alors où est l’écriteau  » interdit aux a-, aux handicapés du monde, à Niel de Sundown, à tous ces personnages réels qui ont le bon goût de n’être vus qu’au cinéma? Dans la vraie vie camarades, planquez-vous, ne faites pas de bruit, demandez l’aumône en silence, soyez pauvres en cachette, crevez avec élégance??? »
                        mjpm, sa violence et sa psychologie à deux balles qui vient menacer Émile Novis.

                      • #154505 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        @graindorge , en relevant que demander à quelqu un s il a un dossier à la mdph est une insulte, tu te tires une balle dans le pied en insinuant que demander a quelqu’un s il a un handicap est une insulte.

                        Pensé à toi lors de mon trajet en bus de ville sans Clim conduit par un homme de corpulence moyenne. (Ps : Toutes les municipalités ne disposent pas de bus climatisés … )

                      • #154514 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Alpaguer quelqu’un que vous ne connaissez pas, le tutoyer en lui demandant sans raison s’il a un dossier mdph ou s’il est un cours, si cela vous paraît correct, à moi vraiment pas du tout.

                        Et maintenant, en lisant vos propos v sur les sdf, plus justement les sans logements, les malades, les personnes en prison, les personnes âgées., je vous cerne mieux.
                        dans un bus en période de canicule c’est très pénible pour les chauffeurs . Et je maintiens encore plus pour les chauffeurs avec de l’embonpoint et j’espère que votre municipalité va remédier à cet état de fait pour le bien de ces travailleurs. Et en attendant, les chauffeurs devraient pouvoir conduire moins longtemps en périodes de canicule, et sans rien perdre de leur salaire.

                      • #154515 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        @ sans logement ce n est pas très approprié.
                        Sans domicile fixe est plus adapté à la situation de ces personnes que tu connais bien.
                        Car la question de temporalité est essentielle ici.
                        Squat, hébergement temporaire, sous condition … pas la peine de t énumérer tout le jargon car tu maitrises le sujet mieux que personne.

                      • #154519 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Je ne connais pas les 350000 sans logement, sans chez-soi comme l’a dit un sitiste. Pour vous c’est un sujet que VOUS semblez maitriser: sujet d’observation, cobails? Vous êtes bien rapide à les déshumaniser. À parler de leurs corps, omettant leur cœur. Je ne vous parlerai pas de leur âme.
                        Pour eux et pour elles et aussi des enfants c’est une catastrophe qui peut être mortelle.
                        Bon vent. Définitivement aussi

                      • #154495 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Les haricots verts sont un choc, la canicule un traumatisme … je vois qu ici on mesure le sens des mots.

                        Cher Alain, quand tu sortiras de la cour de récréation, tu sauras que le grand âge, certains handicaps, la maladie psychique affectent le neuro-cognitif, et donc la perception / régulation de la chaleur et de la douleur.
                        Tu sauras également que les personnes sdf souffrent souvent de comorbidités : alcoolisme, toxicamie … la consommation de toxique anesthésiant les perceptions.

                        Les conditions de vie à la rue, la confrontation quotidienne à la douleur font qu au début le corps a mal, à froid puis le corps se résigne et s habitue. Aidé ou non par la consommation de chimie.

                      • #154502 Répondre
                        Alain m
                        Invité

                        Visiblement le fond n’est pas encore atteint. Tu comprendras peut-être que le peu de vie qu’il me reste sera occupé par autre chose que polémiquer avec toi. Ceci dit méfie toi quand même « un enfant qui vient de naître est assez vieux pour mourir ». Bonne continuation

                      • #154504 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        « un enfant qui vient de naître est assez vieux pour mourir ». Bonne continuation
                        Et bon vent

                      • #154506 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Me méfier de quoi @Alain ?

                      • #154507 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @MJPM
                        Alain ne disait rien d’autre qu’une maxime de sagesse universelle : la vie est trop courte pour tout le monde, jeune ou vieux. C’est perdre un temps précieux que de polémiquer sur des choses stériles, pour lui comme pour toi, comme pour tout le monde. Il a raison.
                        _
                        Le mot « méfier » ne désignait donc pas une menace, mains un conseil moral, plutôt amical au fond.

                      • #154508 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        1) Émile Novis, mon message s adressait à Alain, merci de ne pas répondre à sa place
                        2 ) def du Robert du verbe (se) méfier : ne pas se fier, se tenir en garde contre les intentions de quelqu’un.

                        3) Alain de quoi ou de qui dois je me méfier ?

                      • #154509 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        C’est dommage de ne retenir qu’un seul sens du mot « méfier », celui qui t’arrange.
                        Bonne continuation. Cette fois c’est définitif.

                      • #154512 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Dans le cas du mot méfier il n a qu un sens, désolé que ce ne soit pas celui que tu voulais lui donner.

                      • #154531 Répondre
                        Alain m
                        Invité

                        @MJPM
                        Le post 154507 d’Émile est d’une clarté que je ne saurais dépasser.

                      • #154549 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        LES LARMES AMÈRES D’ÉMILE NOVIS…
                        .
                        part I
                        Le post de la colère…
                        L’exaspération du père Novis est à son comble.
                        On remarquera toutefois quelque chose de remarquable. Celui-ci ne s’inspire en rien du maître de ce lieu. Son post tient bien moins d’un react Bégaudien que de celui d’un commissaire de police. Ainsi, le bon élève toujours plein de zèle trouve-t-il là un contrepoint tout particulièrement conservateur pour exprimer se colère qui elle, n’est pas feinte, on l’aura bien compris.
                        .
                        Part II
                        Quand le doute pointe son nez…
                        Pourtant, après relecture de l’ensemble des posts ci-dessus, on commence à se poser des questions sur l’énergie même de cette colère.
                        Dans le post initial d’Émile, le post 154471, le post de la colère, à côté de Samuel on y trouve le mentionné Shiva. De plus, celui-ci à l’air encore pire que Samuel puisque Shiva, en plus, pratique la menace en ligne alors que Samuel n’en est pas loin. Mais pourquoi parler de Shiva lorsque celui-ci a quitter le forum et n’est plus revenu ? Le post aurait eu bien plus d’impact si Samuel, toujours présent, n’était pas comparé à pire que lui. Or on peut voir qu’en répondant à MJPM, Émile lui dit que la menace ne s’adresse qu’à Samuel et en définitive à personne d’autre. Que vient faire Shiva dans cette affaire ? Émile avait-il besoin, dans un premier temps de neutraliser un peu les choses ? Doutait-il de quelque chose ?
                        .
                        Part III
                        Digression sur la difference entre chantier autonome et fan-club…
                        Récemment j’ai parlé de cette idée d’un chantier autonome. En mes termes à moi, je l’ai appelé une belle utopie. Pas dans le sens d’une idéalité qui ne régnerait que dans le ciel des idées mais au contraire, dans un non lieu-dit ici et maintenant. Le fan-club en revanche n’est qu’une soumission à l’idole. Ce que ne supporte pas l’ami Émile est, le chantier autonome. Personne n’est dupe que le fan-club tient davantage de l’idée de se consolider une armature, théorique, politique, littéraire etc bien plus que de partager des idées théoriques, politiques, littéraires etc. Autrement dit, le fan-club consiste à s’armer d’une armature qui sert de filtre d’accès au monde extérieur. Filtre donné par l’idole du fan-club.
                        .
                        Part IV
                        L’erreur qui en dit long…
                        Les doutes d’Émile résident dans une formule cité par lui à plusieurs reprises. Cette formule est « Samuel et ses mille pseudos ». Cette formule est fausse. Et alors s’immisce un doute dans l’esprit d’Émile. Car je donne crédit à la lucidité d’Émile pour douter des 1000 pseudos. La vérité est que les différents pseudos que j’ai utilisé ces derniers mois, se comptent sur les doigts d’une main et pas même la totalité des doigts. La question reste, mais qui sont donc les pseudos avec lesquels Émile me confond ? Perso je ne saurais le dire. Cependant, Charles en rose, ce n’est pas moi. Sur le fil « Le psychanalyste » le chat de Belkekett, ce n’est pas moi. Jean-Philippe, ce n’est pas moi. Bref, je ne sais pas à quels pseudos Émile se référent. Ce qui est sûr c’est qu’il répète ce que François me dit lorsqu’il me tacle, à savoir, Samuel et ses 1000 pseudos, sans même savoir si n’est pas qu’une boutade. Or quand j’utilise un autre pseudo, je fais en sorte que ce soit évident. Donc je mets au défi Émile Novis de me citer 3 ou 4 pseudos que j’aurais utilisé sur les deux derniers mois. Et s’il te plaît ne me cite pas Dr Xavier, ça va m’énerver.
                        .
                        Part V
                        Émile no-vis et no-boulons…
                        Quand Émile parle d’acharnement de ma part contre certains, même chose, à qui pense-t-il? Si c’est Graindorge alors le pauvre Émile n’a rien compris.
                        Le fait est que l’armature en question ne tient plus quand le doute s’immisce sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Non pas que tout le monde en ait ras le bol de Samuel, mais de ce que Samuel dit vraiment. Et de pourquoi on préfère qu’il disparaisse pour laisser libre court au fan-club. La réponse étant que François Bégaudeau dans le fond (toujours explorer le fond), ne veut rien d’autre qu’un fan-club. Sinon il s’y prendrait autrement. Et il commence à s’en rendre compte. Et alors lui aussi se met à douter, à douter de lui-même. C’est alors et simultanément que l’armature d’Émile se défait et que vis et boulons ne tiennent plus rien. Tout fall apart comme on dit en anglais. Car ces 1000 pseudos à quoi servent-ils? À faire dire à Samuel ce qu’il ne dit pas et qui empêche qu’on le voit avec plus de justice. Et pas justesse. Car effectivement il ne dit rien de passionnant. Il met à mal un jeu qu’il ne peut prendre au sérieux et que tous les Émile no-vis et no-boulons eux, prennent outrageusement au sérieux.
                        Émile dans le fond, est comme un petit enfant dont le seul repaire est son père. Son papa à qui il doit prouver qu’il en est digne. Pour cela, il se met au défi de l’intéresser, son petit papa. Et comme un bon fiston, il déteste qu’on se mette en travers de sa route, celle qui le relie à son papa. Surtout, surtout, si c’est pour faire douter… son papa.

          • #154391 Répondre
            bibinard
            Invité

            kom tuprand çouvan lavhie on taca deumend et opile hote deux fer aindé tourre pourke tu puiçe jeux de lo pard leuh ube leau çurel’oeuf euh

    • #154417 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Pour éteindre les incendies, Bégaudeau signifie en vieux français Bourré d’eau me semble-t-il.
      Par conséquent il suffit qu’il se pointe en Gironde, se poste face Ouest et pisse de tout son être sur les flammes afin de tout éteindre à lui seul.
      Après, qu’il refuse d’accomplir son devoir juste parce qu’il refuse de se faire décorer de la légion d’honneur qui sûrement s’ensuivra, me paraît du pur snobisme.

    • #154491 Répondre
      MJPM
      Invité

      @Alain quel rapport avec l appel à l ordre de Émile Novis ?

    • #154513 Répondre
      MJPM
      Invité

      @ Samuel , merci de m avoir laissé l espace pour incarner ce soir le caillou dans la chaussure, (ou le chausson.)
      C est assez jouissif finalement et tellement facile de décontenancer les bien-pensants de ce forum.

      • #154527 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Dans quel sens exact emploies-tu ce terme de « bien-pensants », qui fait l’objet depuis vingt ans d’un usage frauduleux?
        Demander le sens exact permettant justement de conjurer ce sale destin du mot, qui pendant longtemps avait été limpide : les bien-pensants pensaient comme la norme voulait qu’ils pensassent. Or je ne vois, chez tes contradicteurs de ce fil, rien de cet ordre.
        D’où question.

        • #154561 Répondre
          MJPM
          Invité

          J utilise le mot bien-pensant dans le sens du terme.
          Il est bien pensant d avoir de la compassion pour les sdf,malades ,personnes handicapées, prisonniers, travailleurs précaires dans l exemple qui nous occupe.
          Rendant ainsi inaudible l idée que les sdf contrairement à Émile Novis ou d autres, n aient pas été traumatisés par la canicule mais plus impactés par la perte de revenus liés à ces conditions météorologiques. ( expérience de terrain, non celle issue de lecture d article ou de l écoute de France Inter)

          Bien pensant de croire que le seul besoin d un sdf c est un logement. Bien pensant de vouloir leur ouvrir les églises la nuit pour les rafraîchir.
          Bien pensant surtout d avoir une pensée pour eux, placée entre deux plaintes personnelles sur la chaleur subie dans un forum intitulé « analyses politiques de la canicule » À quel moment cette compassion est politique ?

          Demander à quelqu un s il a un dossier MDPH n est pas une insulte. La personne qui le reçoit comme t elle fait preuve de bien pensance.
          Les personnes handicapées c est sacré, on compatit, mais pas de ça chez moi, si vraiment on avait aucun problème avec le handicap la question ne serait pas perçue comme une insulte.

          Émile Novis, qui se permet un rappel à la loi sur le cyber harcèlement alors même qu iel se permet de faire sa loi sur ce forum c est de la bien pensance intra forum.

          À aucun moment je n ai eu à faire à des contradicteurs, des retours d expériences. Je n ai eu le droit qu à des « je suis choqué », « c est inadmissible », « tu es un troll … »
          Le débat est pauvre, pour un post « analyses politiques ».
          À quel moment a t il été question d enjeu de classe ? Lors du voyage en bus de Graindorge ? Lors de vos promenades en forêt ?
          Alain et son voyage à Montréal était une bonne base de départ, mais son récit a choqué personne contrairement au mien qui venait bousculer un peu les idées reçues bien-pensantes que j ai lu ici ou là et qui je pense aurait pu contribuer au débat.

          Je parcours ce forum depuis 2 ans et n intervient que très peu, chaque fois sur les sujets que je connais, non par mes lectures mais par mon expérience au quotidien. Chaque fois que j ai voulu vous faire penser contre vous même la seule réponse était celle d être un troll.

          Alors quitte à être un troll j ai pris plaisir à l être hier car c est assez jouissif un temps puis finalement assez triste.
          Si ce post ne s était pas intitulé « analyses politiques » mais juste « canicule témoignage car j ai besoin de pester contre la chaleur, j en peux plus » Émile n aurait pas reçu mes foudres. Mais j aime le sens des mots.

          Vous pensez bien penser, beaucoup donc de bien pensance sur ce forum, qui m attriste plus que les trolls.

          • #154564 Répondre
            Greenwashing
            Invité

            « Demander à quelqu un s il a un dossier MDPH n est pas une insulte. La personne qui le reçoit comme t elle fait preuve de bien pensance. »
            .
            Un schizophrène qui prétend que ça va alors qu’il n’a pas de psychiatre ni de traitement c’est un schizo dans le déni donc ils m’ont dit oui.
            .
            Tu t’en foutais, je le mesure, mais moi ça me fait l’occasion de laisser un message pour rappeler que j’existe.

            • #154565 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Bégaudeau sur la bien-pensance :
              « les bien-pensants pensaient comme la norme voulait qu’ils pensassent. »
              Très approximatif comme définition.
              Le sens commun ou la doxa est autre chose que la bien pensance.
              La bien pensance a plutôt à voir avec la belle âme.
              Après tu peux demander ce qu’est la belle âme, terme frauduleux etc.
              Pourtant, tu auras beaucoup mais beaucoup de mal à conclure par :
              « Or je ne vois, chez tes contradicteurs de ce fil, rien de cet ordre. »

            • #154566 Répondre
              MJPM
              Invité

              Je n ai pas compris, si tu peux développer?

              • #154571 Répondre
                Samuel_Belkekett
                Invité

                Je vais te répondre d’une façon à peine détournée.
                J’étais un peu largué dans ce qu’on te reprochait. Alain m a commencé à te reprocher certains de tes posts sur les sdf etc. Donc je viens de remonter le fil pour y voir plus clair.
                Je crois comprendre, d’après ce que j’ai lu, que toi tu as une vraie expérience de terrain. Sur les problèmes de ceux qui vivent dans la rue etc.
                Or je comprends parfaitement que que quelqu’un qui vit au quotidien ou régulièrement au contact des sdf par exemple, puisse être dégouté devant ceux qui viennent se dorer leur bonne conscience au soleil d’un forum comme celui-ci.
                Autrement dit, je trouve qu’il n’y a rien de plus écœurant, voire dégueulasse de venir se répandre sur les miséreux dans un lieu où l’on sait qu’on va t’applaudir proportionnellement à l’ampleur des bons sentiments que tu répands dans le le texte. C’est ça une belle âme. Et je peux comprendre que quelqu’un qui a une vraie expérience de terrain soit irrité.
                Déjà quand j’étais très jeune, j’entendais des adultes qui avaient vécu les 70’s débattre sur ces chanteurs pop ou folk qui faisaient des concerts en chialant sur la misère du monde, chialer sur ceux qui crèvent de faim, puis ramasser des millions pour leurs concerts et repartir en limousine. Mais ces chanteurs avaient au moins pour eux la force du message et peut-être un talent poétique, bref ça se discute. Mais venir sur un forum comme celui-là pour jouir de leur bonne conscience…. Je trouve ça puant.

                • #154572 Répondre
                  MJPM
                  Invité

                  Merci pour ta réponse mais en fait je m adressais à Greenwashing …

                  • #154577 Répondre
                    Samuel_Belkekett
                    Invité

                    Ha ouais mais c’est vrai que Greenwashing on comprend rien de ce qu’il raconte.
                    J’espère une vieille querelle entre vous.
                    En le lisant, cette histoire de schizo m’a l’air d’être du vécu.

              • #154641 Répondre
                Greenwashing
                Invité

                MJPM: J’ai le souvenir d’avoir déjà croisé cette histoire de MDPH, le souvenir que j’avais profité de l’occasion pour faire remarquer que j’avais un dossier en cours, et je ne me souviens plus de si c’était toi ou non, je sais juste qu’en te lisant ça m’a rappelé cette histoire et que ça m’a donné envie de poster la bêtise qui précède.
                .
                Autant dire que ça n’a aucun intérêt et que tu peux balayer le message d’un revers de main sans regret.

          • #154587 Répondre
            brisemenu
            Invité

            @MJPM
            La remarque du sieur Bégaudeau est tout à fait pertinente et malheureusement vous êtes passé complètement à côté.
            « Bien-pensant » faisait autrefois référence à une pensée de conformisme social. Brassens l’a illustré par la chanson « La mauvaise réputation » et ses paroles « non les braves gens n’aiment pas que etc… ». C’était il n’y a pas si longtemps quand on y pense .
            .
            Aujourd’hui , « bien-pensant » est une accusation portée sur un groupe méta-politique (de gauche) qui utilise la morale et l’ascendant social qu’elle peut conférer (gauche=bien ; droite=Auschwitz) ; l’accusation vise à contester et retourner cette stratégie de domination . Chaque camp pouvant ainsi se neutraliser dans le rapport de force en portant cette accusation sur le camp adverse. Il n’existe ici de « bien pensants » d’aucunes sortes, il s’agit juste de coller une étiquette à l’intention de ceux doté de l’habitus « bien pensant » .
            .
            Il y a pourtant des « bien pensants » . A droite , ce serait historiquement les conformistes « on n’a toujours fait comme ça » » je serai notaire/militaire comme mon trisaïeul », des beaufs , des gros cons ; à gauche ce serait les imbéciles-heureux qui ne veulent ou n’imaginent en aucune manière assumer les conséquences de leur choix politiques , et c’est cette dernière définition qui est désormais dominante. Mais les premiers n’ont pas disparus. Encore plus compliqué , beaucoup de conformistes si ce n’est désormais la majorité se prévalent aujourd’hui de l’étiquette « gauche » , libérale ou progressiste (pour l’avortement , l’euthanasie , antiracisme, économie de marché , « nos valeurs » , etc). Cabu nous manque pour le croquer.
            .
            Le terme est appelé à muter au gré du jeu politique.

            • #154618 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Ce terme est surtout frauduleux, comme cela fut dit plus haut, et il en dit plus sur celui qui l’utilise que sur la chose ainsi qualifiée.
              Eric Morillot, des incorruptibles, fustige en permanence la « bien-pensance », matin, midi et soir. Il se veut même incorrect au point d’en faire le titre de sa chaîne. Pourtant, en l’écoutant, on peine à trouver une idée en dehors de la norme dominante et de la tonalité des médias dominants – que ce soit sur l’économie, le social, l’immigration, les « moeurs », etc. Ses questions sont des caricatures de journalisme mainstream, ses appels à la morale sont constants.
              Pascal Praud aussi s’indigne de la « bien pensance » tous les jours, critique la gauche moralisante en faisant en permanence des leçons de morale au monde entier.
              _
              En fait, l’usage de ce mot, aujourd’hui, vient surtout de la droite, et il désigne la gauche, dans un tir groupé qui ne fait pas dans le détail. Pour eux l’indignation morale de l’homme de droite devant la tragédie de Crépol est légitime, tandis que la tristesse du pape François devant le cimetière de migrants qu’est devenu la méditerranée est taxée de « bien pensance ». De telle sorte que par cette expression, il faut surtout entendre un appel à la fermer sa gueule qui s’adresse exclusivement à la gauche, doublé d’une indignation sélective qui cherche à imposer son système de valeurs tout en déterminant qui a le droit de s’indigner ou pas, et de quoi on a le droit de s’indigner ou pas. S’indigner ou avoir une pensée pour les morts au travail ou les sdf sous la canicule? Bien pensance. S’indigner du séjour de Sarkozy en prison : légitime.
              _
              Cette expression contemporaine de « bien pensance », expression très laide au demeurant, c’est du Muray version supermarché. Muray mal digéré, car ce dernier s’efforçait au moins d’éviter de ressembler à la « gauche divine » (en gros, le PS) qu’il combattait, c’est-à-dire qu’il essayait, avec plus ou moins de succès, de ne pas opposer une droite divine à la gauche divine, un Empire du Bien inversé à l’Empire du Bien dénoncé. Ses disciples n’ont pas ces scrupules, hélas

              • #154620 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Exemple : la droite fustige la « Cancel culture » des « wokistes », la moraline que cela implique. Ils défendent la liberté contre la « bien pensance de gauche », disent-ils. Ils se dressent contre la moraline de la bien pensance, disent-ils aussi.
                Pourtant, ici même, si on fait une référence à Sartre, on a au moins trois messages écrits par des gens de droite pour s’indigner et signaler qu’il est scandaleux de lire et de parler encore aujourd’hui d’un auteur qui a signé des tribunes « pro-pédophiles » ou qui a défendu des versions peu reluisantes du « communisme » – évidemment, on essaiera jamais de comprendre la démarche de Sartre dans cette affaire, ce qui ne signifie nullement approuver, mais qui présente l’inconvénient de devoir le lire. Sartre est condamné pour l’éternité.
                –
                La droite ne s’oppose pas à la cancel culture, elle critique la « cancel culture de gauche » pour imposer sa cancel culture. Elle y arrivera peut-être bientôt.

                • #154680 Répondre
                  Greenwashing
                  Invité

                  Emile Novis: « Pascal Praud aussi s’indigne de la « bien pensance » tous les jours, critique la gauche moralisante en faisant en permanence des leçons de morale au monde entier. »
                  .
                  C’est vrai que Pascal Praud est un peu con mais je te rappelle que Christophe_M il en est là:
                  .
                  « Un anthropocide est en cours, il est d’origine capitaliste, il n’y a pas de solutions capitalistes à cet anthropocide. Conclusion : il faut mettre fin au capitalisme et passer au communisme. Pas d’alternative. »
                  .
                  Que le type a vendu son petit office notarial et qu’il a gardé tout le pognon pour lui sans se soucier de faire croquer celles et ceux qui ont fait la valeur de son petit office et que depuis il est convaincu que le nombril du communisme. Je veux dire que c’est vrai que Pascal Praud est un peu con mais que ce toi ou Christophe_M vous démontrez assez bien que malgré tout Pascal Praud a un peu raison quand même.

              • #154698 Répondre
                brisemenu
                Invité

                @JJRousseau
                Ben dis donc , quel développement ! Tout ça pour dire : »c’est c’ui qui dit qui est ! « .
                Mais de quoi donc vous offusquez-vous ? Que le rôle des média soit de façonner/travailler l’opinion de madame Michut en perspectives des prochaines échéances électorales ? Quelle découverte !
                C’est le jeu camarade , l’heure n’est plus à la discussion , sauf peut-être entre quelques rares individualités qui passent outre leur campisme , qui savent qu’une société est nécessairement diverse , qui n’ont pas renoncé à vivre avec leurs semblables. Je le déplore , mais nous en sommes là. Il ne s’agit plus de convaincre mais de vaincre. Et ça vaut pour tous les bords. A chacun de choisir ses thèmes , ses éléments de langage , et de les marteler , de battre le rappel. La gauche utilise « fasciste-racistes » la droite utilise « bien pensant » , et alors , chacun ses ficelles. C’est le jeu ! C’est-le-jeu !
                Amusant de vous voir essayer de retourner l’accusation de « bien pensance » pour ensuite pouvoir vous en servir à fond , et bien en dessous de la ceinture.

                Vous parlez aussi de Sartre , de la manière dont la droite le traite sur le plan politique. Mais c’est ce que faisait et fait la gauche avec tous ceux qui n’étaient/sont pas de son bord. Est-ce que la gauche essaye de comprendre Drieu la Rochelle ? A usage personnel pour les dirigeants , sûrement , mais sûrement pas en éducation populaire. Doit-on étudier Céline en classe ? Telle municipalité est passé RN , « rétorsion » tel artiste ne passera plus dans cette ville. Telle élue n’ira pas sur le plateau de telle chaine. Eh quoi ? La gauche ostracise et elle voudrait qu’on ne lui rende pas la pareille ? Eugénie Bastié à France Télévision , « ça pose question » , ça se pose moins de questions quand tous les journalistes des média du Régime sont contre le RN , mais avec les impôts des contribuables RN , quand même , parce qu’on essaye de les éduquer. Donc comprenez à la fin qu’on en a un peu ras-la-casquette. Comprenez que la réaction normale c’est : « j’t’emmerde , j’vais t’la faire à l’envers » , le marché crée l’organe. Ce n’est plus « messieurs les anglais , tirez les premiers » mais « ouais , euh , chef , euh , quand vous dites ça chef , euh ben , ils le font , les anglais , chef , vous risquez de prendre une balle chef , une balle anglaise , pour sûr , chef ». En gros la gauche reçoit la réponse du paroissien au curé .
                .
                ps: si les « migrants » n’avaient pas espoir de passer la Méditerranée parce que des gauchistes et leurs acolytes du grand capital ont affrété des navires positionnés à proximité des côtes libyennes pour faire la traversée , et pas les « sauver » pour les ramener sur les côtes libyennes , peut-être qu’ils hésiteraient. En tout cas , réjouissons-nous quand l’opération foire et qu’une offrande est faite à Poséidon (qui mérite mieux que des nègres , mais bon , c’est toujours mieux que rien). Vous n’ignorez pas non plus que « plus de monde en Europe » , c’est pas très écologique et c’est pas bon pour le réchauffement climatique.

                • #154703 Répondre
                  Charles en rose
                  Invité

                  Salut Brisemenu,
                  .
                  Je suis venu sur ce forum dans l’espoir d’avoir des échanges un peu approfondis.
                  Globalement, je reste un peu sur ma faim : les discussions prennent souvent le rythme propre aux forums, avec des réponses rapides et une logique de confrontation qui m’intéresse moins.
                  .
                  J’ai trouvé plusieurs de vos interventions stimulantes, et je me demandais si un échange dans un autre cadre, indépendant du rythme du forum, pourrait vous intéresser.

                  Si cela vous semble envisageable, ce serait avec plaisir.

                  • #154779 Répondre
                    brisemenu
                    Invité

                    @ Rosenkavalier

                    C’est pour m’inviter un mercredi ? Vous voulez un champion ?
                    .
                    Dit comme ça c’est un peu vague. Quel cadre ?

            • #154633 Répondre
              MJPM
              Invité

              Bien pensant selon le Larousse :

              1)Personne dont les convictions religieuses ou politiques sont conformes à l’ordre (souvent péjoratif),
              2)Qui se conforme à l’ensemble des opinions dominantes.

              Donc non je ne suis pas hors sujet, passé à coté de la réponse attendue surement.
              On observe sur ce forum une conformité aux opinions dominantes de ce même forum, à savoir celles de gens plutôt de gauche, intellectuels, de classe moyenne et supérieure, se pensant du coté des dominés.

          • #154588 Répondre
            Emile Novis
            Invité

            On peut dire ce qu’on veut avec des mots, et surtout n’importe quoi. Certains ici se réclament d’une expérience qu’ils n’ont pas, de toute évidence, et ça se voit immédiatement. Il suffit de parler à un sdf pour s’apercevoir que la canicule est pour lui un gros problème parmi d’autres.
            Pour les lecteurs intéressés par la situation, voici des faits (et pas simplement des chiffres, qui ne sont pas des faits), loin des leçons de morale :
            _
            https://www.france24.com/fr/france/20260625-on-continue-d-abandonner-les-plus-vuln%C3%A9rables-sous-la-canicule-les-personnes-%C3%A0-la-rue-en-danger
            _
            Extraits :
            « l’association Utopia 56 dénonce des réponses insuffisantes pour ces milliers de personnes qui peinent à survivre sous des températures extrêmes.  »
            « Pour les personnes à la rue en France, la canicule peut devenir une question de vie ou de mort. Lundi, un homme de 35 ans sans domicile fixe a été retrouvé mort d’hyperthermie lors d’une maraude à Laval, en Mayenne. Un drame loin d’être isolé. »
            « Dans les centres-villes, les trottoirs se transforment en véritables plaques chauffantes. »
            _

            Il y a même des sdf qui « chouinent » (!!) et qui parlent et se plaignent (on nous avait pourtant dit qu’ils supportaient en se taisant!!) : « chaque journée devient un combat contre la chaleur. À Bordeaux, Damien, sans-abri de 34 ans, raconte à l’AFP se réfugier dans une fontaine pour supporter la chaleur : « Il fait tellement chaud que même la police ne dit rien ». « Si c’est ça tout l’été, ça va être quelque chose« , souffle également Florent, 58 ans, venu chercher « un peu de fraîcheur » dans un centre d’accueil d’urgence de la ville. Sur le terrain, les associations alertent sur les risques de déshydratation, d’insolation et de malaises, particulièrement chez les enfants, les personnes âgées ou souffrant déjà de problèmes de santé. »
            _
            « On continue d’abandonner des personnes particulièrement vulnérables alors que la chaleur peut mettre leur vie en danger« .
             » on voit des personnes s’épuiser physiquement de jour en jour.  »
            « Ils sont des milliers à vivre sous tente malgré la chaleur extrême et certains sont en danger de mort. Ils sont en train de souffrir et de dépérir petit à petit dans la rue. Ça fait vraiment très peur. Quand nous récupérons certaines personnes le soir, après une journée passée dehors, leur état de santé s’est parfois nettement dégradé. Nous sommes constamment en alerte pour orienter vers les urgences ceux qui en ont besoin.  »
            « Lorsqu’une personne semble en détresse dans la rue, sous cette chaleur, il faut tenter d’agir et appeler les secours si nécessaire. Les gens peuvent aussi soutenir les associations ou participer à des réseaux d’hébergement solidaire pour mettre plus de gens à l’abri. Enfin, il faut rappeler qu’il existe des solutions plus structurelles, comme la réquisition de bâtiments vides prévue par la loi, que nous demandons depuis des années pour éviter que des personnes continuent de mourir dans la rue. »
            _
            Un intervenant qui fait la morale ici, qui juge et condamne tout ce qui bouge, et qui prétend avoir une expérience vécue avec les sdf (le terrain contre les livres, on connaît la musique « bien-pensante »), a tout de même déclaré, dans ce fil de discussion, la chose suivante, qu’il serait utile de comparer avec les citations ci-dessus : « «Ces prisonniers,sdf, malades… ont des corps déjà bien éprouvés par leurs états de santé et leurs conditions de vie et sont donc beaucoup plus adaptés’ habitués à l impuissance que vous/nous pour faire fi des aléas climatiques» »
            –
            Une certaine idée de l’adaptation. J’ai cru à une blague, mais non. Fin de la blague. Chacun jugera.

            • #154589 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              Concernant le petit laïus de MJPM,
              « Ces prisonniers,sdf, malades… ont des corps déjà bien éprouvés par leurs états de santé et leurs conditions de vie et sont donc beaucoup plus adaptés’ habitués à l impuissance que vous/nous pour faire fi des aléas climatiques»
              Qui a l’air de beaucoup te chagriner, moi je vois que mon expérience personnelle confirme cet état de fait.
              Quand j’étais au États Unis j’ai fait un peu de prison et je me suis fait violer 38 fois.
              Presque toute la prison m’est passée dessus. On m’appelait la serpillère là bas.
              Bah maintenant on peut dire que je suis blindé si tu veux. Je me ballade au bois et dans les saunas comme un prince. Il ne pourra rien m’arriver de pire. Tu comprends bien qu’il a fallu que j’en passe par là pour pouvoir supporter des doubles ou triples pénétrations qui me font tout juste sourire, des chatouilles tout au plus.
              Tu comprends Émile ? Moi ça ne me choque pas ce que dit MJ. Plus on endure et moins on craint. Un no pain no gain sans consentement et par défaut en quelque sorte.

            • #154595 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui , la blague de la résilience entre autres
              De toute façon même hors canicule il suffit d’examiner les espérances de vie

              • #154596 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je peux comprendre cette envie d’accoler à une difficulté injuste un «  pouvoir » que les autres n’ont pas, mais ce n’est pas dans ces coordonnées imposées qu’il faut chercher la dignité de pacotille vendue par les dominants

                • #154597 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  @Claire
                  Dans un registre similaire, on retrouve un peu ce discours à propos des pompiers actuellement : héroïsés par les médias, on nous les présente comme des surhommes très résilients et parfaitement entraînés, pendant que les blessés s’accumulent dans leurs rangs.
                  Certains pompiers, syndiqués ou non, commencent à dire qu’ils vont au feu sans les protections minimum pour se préserver des fumées, avec un manque de moyen important, et qu’ils craignent des conséquences à court, moyen et long terme. C’est un discours moins sexy, moins héroïque, un peu plus prosaïque, mais plus proche de leur condition réelle.
                  La fable de la résilience, car c’est bien de cela qu’il s’agit, comme l’héroïsation des protagonistes, est toujours une arnaque des dominants consistant à voiler la réalité vécue par les premiers concernés. Une manière originale de faire taire en ensevelissant la réalité sous les louanges ininterrompues.
                  Pendant le covid, des milliers de soignants manquaient de tout, y compris du nécessaire pour se protéger eux-mêmes au début. Certains faisaient des vidéos pour se montrer en train d’enfiler des sacs poubelles afin d’aller au contact des patients. Réaction immédiate des médias, du gouvernement et d’une partie du corps social? Héroïser les soignants, les applaudir tous les soirs.
                  Sublimer les sdf en louant leur habitude à l’impuissance et leur supposée résilience silencieuse – contre ceux qui parlent -, cela procède de la même logique conservatrice : faire taire, nier l’évidence et conserver le monopole du discours.

                  • #154638 Répondre
                    MJPM
                    Invité

                    Là encore Emile, peux tu nous faire part de ton retour d’expérience auprès des SDF pendant le COVID ? Quelles ont été leur difficulté majeure en cette période de crise ?
                    Quelles en sont les conséquences encore aujourd’hui ?

                  • #154705 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    « l’héroïsation des protagonistes, est toujours une arnaque des dominants »
                    Oui une arnaque sur le plan financier à proprement parler – une manière de maintenir l’absence d’investissement financier
                    Et presque de retourner la gratuité du service publique comme une chaussette

                    • #154707 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Ce qui est passablement énervant, c’est qu’en circonscrivant un champ héroïque – qui n’a donc pas de prix – il y a assurance pour ceux qui comptent de bénéficier de sa gratuité
                      En premier lieu oú aussi

                      • #154731 Répondre
                        brisemenu
                        Invité

                        @ claire qu rit

                        Toutafé. C’est pour ça qu’on donne des médailles aux biffins.

                      • #154744 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Il conteste bien Émile dis-donc.
                        Je dirais même un contestataire professionnel.

                    • #154777 Répondre
                      netflou
                      Invité

                      On chante les héros, la solidarité. On loue le courage des braves gens venus défier le monstre de flammes avec leurs simples tuyaux de jardin. On appelle à l’unité. Et on espère que ça passera.

                      Certains fâcheux commencent à chanter faux : on aurait concentré les moyens pour sauver Le Cap, sacrifiant Le Porge, moins sexy.

                      • #154793 Répondre
                        Ludovic Bourgeois
                        Invité

                        Dommage qu’en partant d’un élan paien
                        Vous retombez dans l’égalitarisme chretien
                        Entre l’esprit de la Pyhtie de Delphes
                        Et celui de la bonne du curé
                        Va falloir choisir

                • #154636 Répondre
                  graindorge
                  Invité

                  « De toute façon même hors canicule il suffit d’examiner les espérances de vie » 47 ans je crois pour les sans chez-soi
                  « Je peux comprendre cette envie d’accoler à une difficulté injuste un « pouvoir » que les autres n’ont pas, mais ce n’est pas dans ces coordonnées imposées qu’il faut chercher la dignité de pacotille vendue par les dominants »

            • #154599 Répondre
              vanille-fraise
              Invité

              Emile, il me semble que MJ ne remet pas en cause la mortalité due aux canicules mais interroge les différents rapports à la souffrance et à la maladie. Ce qu’elle dit est constaté au contact de personnes ultra précaritées, ou qui souffrent de maladies psychiques ou d’adictions.
              L’intéroception avait été abordée dans un fil il me semble.

              • #154600 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                MJ me fait surtout dire ce que je n’ai pas dit, par exemple en me faisant dire que le seul besoin des sdf serait un logement. Il ou elle affirme que les sdf font aisément fi des aléas climatiques du fait de leur habitude à l’impuissance. Ce qui est factuellement faux, et on ne peut pas faire autre chose sur un forum que renvoyer à des articles et des témoignages, sinon tout le monde peut se prévaloir de « son » expérience vécue » et lui faire dire n’importe quoi selon ses options idéologiques sans que personne soit en mesure de vérifier.
                Or il existe des sdf qui se réfugient dans des fontaines pour ne pas succomber sous la chaleur. Le sdf mort d’hyperthermie à Laval ne semblait pas « faire fi » des aléas climatiques non plus, et son cas est loin d’être isolé selon les associations. Les associations aux prises directes avec leur condition réelle alertent tous sur des dangers accrus pendant la canicule, comme pendant le grand froid. Leur difficulté ne s’arrête pas seulement au fait qu’ils perdent des liens sociaux et des revenus pendant la canicule du fait que les gens sortent beaucoup moins.
                –
                Que les sdf aient un autre rapport à la souffrance que le nôtre, c’est une évidence, un truisme que personne ne découvre ici. Pas besoin d’invoquer son « expérience vécue » ou « le terrain contre les livres » pour comprendre ça. Mais cela ne signifie pas qu’ils supportent mieux la souffrance et la canicule. En fait il semble qu’ils la supportent moins bien et qu’elle est un danger spécifique et immédiat pour eux, qu’ils s’en rendent compte ou non. Le simple constat des espérances de vie pendant canicule ou hors canicule rappelé par Claire suffit à appuyer cette nuance essentielle entre avoir l’habitude de souffrir et supporter une situation. Etre habitué à souffrir, ne pas avoir les mêmes curseurs de tolérance à la souffrance, ne signifie pas supporter mieux une situation ou faire abstraction des aléas climatiques. C’est même parfois l’inverse qui peut se produire : une trop grande habituation à la souffrance peut être trompeuse et mettre en danger la personne « habituée » – même si je doute qu’on puisse vraiment s’habituer à ces conditions extrêmes.
                _
                Ils ne font pas fi des aléas climatiques sans se plaindre, ils prennent en pleine gueule ces aléas et certains en meurent rapidement quand d’autres s’en plaignent. Je pourrai moi aussi invoquer mon expérience vécue, invérifiable pour les membres de ce forum, en disant que j’ai entendu des sdf se plaindre directement et explicitement de la canicule et des dangers que celle-ci faisait courir à certaines personnes dans la rue. On ne sera pas plus avancé.

                • #154601 Répondre
                  vanille-fraise
                  Invité

                   » on ne peut pas faire autre chose sur un forum que renvoyer à des articles et des témoignages, sinon tout le monde peut se prévaloir de « son » expérience vécue » et lui faire dire n’importe quoi selon ses options idéologiques sans que personne soit en mesure de vérifier.  »
                  .
                  Et pourtant si. Heureusement même. Un des intérêts de ce type d’endroits.

                  • #154603 Répondre
                    Emile Novis
                    Invité

                    Dans ce contexte non, car tu vois bien qu’il existe plusieurs expériences vécues menant à des conclusions contradictoires entre elles. Qu’il existe aussi des expériences vécues qui nient radicalement le témoignage d’autres expériences vécues et de sdf – notamment dans les articles cités. Il peut aussi exister des « expériences vécues » invoquées simplement de manière rhétorique, pour servir dans la joute verbale.
                    « L’expérience vécue » de MJ n’est pas du tout en accord avec l’expérience vécue du sdf dans l’article qui se réfugie dans des fontaines pour échapper à une chaleur trop intense et trop difficilement supportable dans l’immédiat.
                    Les expériences vécues sont multiples, et on peu y importer des choses sans s’en rendre compte. Tout ne relève pas du pur et simple « vécu » dans cette histoire.

                    • #154606 Répondre
                      vanille-fraise
                      Invité

                      Je réagis car je te trouve tout à coup très rigide sur ce point du « vecu ».
                      Doit être vérifiable, quantifiable ?
                      Et pas mal de projection finalement. MJ a-t-elle parlé de résilience ? Justement pas.
                      Utiliser le terme de ‘sublimation’ n’est pas du tout anodin. (tu as le premier parlé d »obsénité’ à l’ouverture de cette discussion.)
                      Vous regardez beaucoup la télé non ?

                      • #154607 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Quantifiable, pas nécessairement, mais partageable par tous.
                        Il y a des sdf qui survivent et ne se plaignent pas. D’autres qui survivent mais se plaignent. D’autres qui meurent de la chaleur. Dire « les sdf sont habitués à la souffrance et font fi des aléas climatiques », ça ne correspond pas à une bonne partie des témoignages des sdf et des associations sur cette question. On pourra bien dire c’est « mon vécu », « mon expérience de terrain » (comme si les autres n’avaient pas une expérience de terrain ou un vécu), ça ne change rien à l’affaire.
                        –
                        C’est pourquoi je préfère partager un article avec des témoignages directs que tout le monde peut voir. On trouvera des sdf habitués qui arrivent plus ou moins à faire abstraction, ou qui supportent beaucoup mieux la chaleur que d’autres, mais c’est loin d’être le cas de tous les sdf.
                        –
                        « Et pas mal de projection finalement. MJ a-t-elle parlé de résilience ? « 
                        Son discours comporte des propos qui correspondent exactement à ce qu’on appelle communément « résilience ». C’est Claire qui a fait le rapprochement, à juste titre à mon avis.
                        _
                        « Vous regardez beaucoup la télé non ? »
                        Hier on me disait que je lisais trop de livres au détriment du terrain. Aujourd’hui on va sans doute me reprocher de trop regarder la télé. Demain on me recommandera peut-être la radio que je dois écouter. Je remercie les prêtres, les coachs et les médecins ici présents qui se soucient de mon âme et me prescrivent comment je dois vivre.

                      • #154642 Répondre
                        MJPM
                        Invité

                        Emile, en effet à quelle moment ai je parlé de résilience ? Aucune référence à cela.
                        De même la référence à la lecture ne s’adressait pas à toi, arrête de te sentir visé en permanence.
                        Hier j’ai regardé la TV il y’avait justement un sujet pour toi, canicule et santé mentale. Les interventions d’Albert Moukheiber étaient fort pertinentes , il parlait justement de sidération.
                        Je t’invite à regarder/écouter, si tu souhaites interroger ta souffrance caniculaire.

                    • #154640 Répondre
                      MJPM
                      Invité

                      Alors arrête avec tes putains d’article et parle nous de ton expérience auprès des SDF !!!
                      A moins que tu n’en ai aucune ce qui expliquerait cette fixation.
                      Ta dépêche de l’AFP ça ne vaut rien, tends un micro à n’importe quel passant en période de canicule sdf ou non , bien évidemment qu’il te dira qu’il a chaud et que c’est insupportable.
                      Tends un micro tous les deux ans aux assos de défense des sdf bien évidemment qu’ils dénonceront leur manque de moyens puisqu’on ne leur donne la parole car cette occasion.

                      Des chiffres sur le nombre de morts ça ne dit rien sur Qui était ce mort, son parcours et les politiques sociales liées au logement, aux minimas sociaux , à l’accès aux soins.
                      ça ne dit rien du fond, du quotidien de ces gens, de leurs origines, leurs revenus, leurs préoccupations, leurs besoins …

            • #154637 Répondre
              MJPM
              Invité

              Décidément Emile, le respect de l’ordre et de la loi t importe beaucoup. Ce « chacun jugera » en est un nouvel exemple.

              « Certains ici se réclament d’une expérience qu’ils n’ont pas, de toute évidence, et ça se voit immédiatement.  »
              Que sais tu de mon expérience ? En quoi cela se voit il immédiatement ?

               » Il suffit de parler à un sdf pour s’apercevoir que la canicule est pour lui un gros problème parmi d’autres. »
              Parle nous donc de ton expérience, pour que nous les confrontions, plutôt que de n’avoir de cesse de te rapporter à des coupures de presse !
              Quels sont ces gros problèmes dont tu parles ?

              Et si tu avais pris le temps de lire vraiment mes posts plutôt que de t’en indigner sans vouloir les comprendre, je n’ai jamais dit que les sdf ne souffraient pas de la chaleur. J’ai juste voulu dire qu’ils en souffraient COMME TOUT LE MONDE, ni plus ni moi. Qu’eux, contrairement à toi n’ont pas vécu la canicule comme un traumatisme, juste comme un aléa, aléas auxquels leurs corps ne sont que trop habitués.
              Ce n’est pas la chaleur en soit qui fait mourir les plus fragiles, mais leurs conditions de vie globale qui les exposent aux risques. Conditions de vie auxquelles il faut s’intéresser en dehors des périodes de grand froid ou de canicule .

              Je trouvais donc indigne que tu viennes ici nous déverser ton traumatisme de la chaleur, après ta caution morale disant que tu pensais bien sûr aux sdf. J’aimerai que tu convoques à l’écrit ta pensée pour les sdf à chaque post.
               » J’ai bien sûr une pensée pour les sdf qui ne vont pas au cinéma, mais j’ai beaucoup aimé ce film.  »

              • #154639 Répondre
                Alain m
                Invité

                Actuellement j’ai une pensée toute particulière pour les SDF qui se prénomment Alain.

                • #154664 Répondre
                  MJPM
                  Invité

                  Si cet Alain a besoin d aide il sait vers qui se tourner.

              • #154644 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Nouveau florilège d’énormités et de faussetés. C’est toi qui convoque ta Science du terrain sans jamais en dire un mot. Mais ce que tu dis suffit à douter de cette expérience.
                Ton message cherche à embrouiller, rien d’autre. Exemples :
                => « Décidément Emile, le respect de l’ordre et de la loi t importe beaucoup. Ce « chacun jugera » en est un nouvel exemple. »
                « Chacun jugera », ici, signifie chacun se fera son idée, et pas chacun condamnera. Le mot « jugement » a plusieurs sens. Quant au respect de la loi, il m’importe sous certaines conditions. Bel acquis révolutionnaire que la loi. Je ne suis pas anarchiste.
                => « plutôt que de n’avoir de cesse de te rapporter à des coupures de presse ! »
                Déjà justifié sur le fond, mais tu ne parles pas du fond. Tu viens chercher autre chose.
                => « je n’ai jamais dit que les sdf ne souffraient pas de la chaleur. J’ai juste voulu dire qu’ils en souffraient COMME TOUT LE MONDE, ni plus ni moins. »
                Factuellement faux, mais tu t’en tapes. D’ailleurs la mortalité liée à la canicule est trois fois plus forte chez les sdf que dans la population générale.
                On n’est pas loin de la sortie de Yann Barthès : tout le monde souffre de la chaleur, ni plus ni moins, Bernard Arnault comme le mec sous les toits. Alors taisez-vous – car c’était bien le sens du propos de Yann Barthès, comme c’est le sens de ton intervention ici.
                Autrement dit, pour toi, le mec dans une maison qui garde bien le frais souffre autant de la chaleur que le sdf en pleine ville sous 42 degrés. J’a hâte d’en apprendre plus sur ton expérience de « terrain ».
                => « Qu’eux, contrairement à toi n’ont pas vécu la canicule comme un traumatisme, juste comme un aléa, aléas auxquels leurs corps ne sont que trop habitués. »
                D’une part, le mot traumatisme ne s’appliquait pas spécrifiquement à moi, mais répondait à une personne qui disait avoir vécu des moments qu’elle avait du mal à verbaliser, ce qui s’apparente à quelque chose comme un truamatisme. Pour ce qui me concerne, si tu lis ce que les gens disent vraiment, j’ai souligné que mon expérience est somme toute banale, et que je suis loin de faire partie de ceux qui ont le plus souffert de cette canicule – même si travailler pendant des heures dans des pièces à 35 degrés ou plus n’est pas une partie de plaisir.
                D’autre part : on a beau te livrer clef en main des témoignages que tout le monde peut voir, vérifier, confronter, et qui disent l’inverse de ce que tu fais dire et vivre aux sdf, tu restes impassible et ne le considère même pas.
                => « Ce n’est pas la chaleur en soit qui fait mourir les plus fragiles, mais leurs conditions de vie globale qui les exposent aux risques »
                Merci, tout le monde le sait. Je l’ai rappelé sur ce fil de discussion avant de bénéficier de tes lumières supérieures. Il est sans doute vrai que la chaleur extrême n’est généralement pas la cause directe et unique de la mort des sdf à la rue, mais il est tout aussi évident qu’elle est un facteur considérablement aggravant qui précipite les choses. C’est pourquoi les associations, qui ont une vraie pratique avec les sdf, peuvent dire, en prenant un raccourci, que la chaleur extrême durant une longue période met les sdf en danger de mort.
                => « Conditions de vie auxquelles il faut s’intéresser en dehors des périodes de grand froid ou de canicule . »
                Qui fait de la morale ici? Toi ou moi? J’ai bien compris que tu étais mère théresa et que tu t’intéressais toujours et tout le temps aux plus démunis, que tu savais tout grâce à ton vécu et que les autres sont des ignares hypocrites enfermés dans leurs livres, mais j’espère que tu accepteras au moins d’entendre que ce sujet porte sur la canicule, et que si la question des sdf est abordée, il est assez logique qu’elle le soit sous l’angle de la canicule, et non sous l’angle du grand froid ou du langage des sdf entre eux. Toi qui est si soucieux du sens des mots, je pensais que tu le comprendrais.
                => « Je trouvais donc indigne que tu… »
                Amen. Tu t’indignes en effet. Tu ne fais que ça. Et c’est pourquoi la leçon de morale vient de toi, pas des autres.

                • #154646 Répondre
                  MJPM
                  Invité

                  Tu ne réponds toujours pas à mes questions.

                  • #154657 Répondre
                    Samuel_Belkekett
                    Invité

                    LE RETOUR AUX ANNÉES 80 ET LA POLITICO-CENTRIE…
                    Je rappelle tout de même que cette querelle vient d’un point précis qu’Emile a cru bon développer en lançant ce topic.
                    Le point étant la politisation du phénomène canicule. De ses causes et de ses effets.
                    Je rappelle aux jeunes générations. Aux autres aussi d’ailleurs, que si la formule n’est pas née dans les années 80, c’est bien là pourtant qu’elle s’est popularisée. Je veux parler de la formule « Tout est politique ». Or précisément, c’est au moment où l’on disait que Tout est politique, que celle-ci n’était plus nulle part.
                    Nous pourrons également politiser les incendies. Pourquoi, comment la politique en est responsable. Cela tient d’une grande faiblesse mentale que de chercher des boucs émissaires pour un oui et pour un non. L’extrême droite en est spécialiste avec l’immigration. On politise tout et on en est très fier.
                    Aussi, j’ai remarqué que mes ongles de doigts de pieds poussaient anormalement vite depuis un an. Croyant que l’âge en était la cause, j’ai enquêté auprès de mes congénères du même âge et plus vieux pour m’apercevoir que l’âge n’était finalement pas la cause du phénomène.
                    Émile, penses-tu que la politique est concernée ? Peux-tu m’aider à orienter ma recherche ? Je sais bien que le capitalisme libéral est la cause de tout ça mais la pertinence serait de mettre en avant une analyse matérialiste claire et propre à activer l’esprit critique.
                    Je t’en remercie par avance…

                    • #154661 Répondre
                      Rigolus
                      Invité

                      bah si tout est politique surtout l’immigration et la gestion des incendies à Bordeaux.
                      Ce n’est pas parce que énormément de notre souveraineté est transféré à Bruxelles qu’elle n’existe plus.

                      • #154670 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Je crois que ce forum a un impératif besoin d’un modérateur.
                        Je pense que seul Pifou ferait l’affaire.
                        Glop Glop…

      • #154530 Répondre
        Claire N
        Invité

        Oulala – l’équipe adverse nous à volé notre mascotte, vite allons récupérer «  doudou PS « 
        Nous ne nous remettrons pas de cette humiliation
        Et perdront le prochain match
        Quel drame , roulons nous en boule

    • #154522 Répondre
      vanille-fraise
      Invité

      Dommage sujet intéressant, mais enjeu de classe donc pas étonnant qu’on ne puisse pas en parler ici – ou sauf vidé de matière concrète et de corps – corps pauvre hein, la grande santé étant toujours très bien représentée _ handicap compris : )
      /
      Dans le sujet ‘polysémie des mots’ je propose : matraquer

      • #154528 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        « mais enjeu de classe donc pas étonnant qu’on ne puisse pas en parler ici – »
        Ici on ne parle pas des enjeux de classe?
        (je fais évidemment semblant de ne pas comprendre)

      • #154580 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Matraquer : assommant

    • #154568 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Canicule à Paris : sans abri le jour, sans place la nuit, des familles campent devant le Samusocial https://share.google/XnqcKgWsjyI8UdBOB

    • #154570 Répondre
      Graindorge
      Invité
    • #154609 Répondre
      Dogobay
      Invité

      Le témoignage de ce jeune pompier est remarquable.
      ********************************************************
      Depuis 1967, vous ne cessez de décrire l’agonie de la civilisation marchande. Pourtant, celle-ci perdure et se développe chaque jour davantage à l’ère du capitalisme financier et numérique. N’êtes-vous pas prisonnier d’une vision progressiste (ou téléologique) de l’histoire que vous partagez avec le néolibéralisme (tout en le combattant) ?
      Je n’ai que faire des étiquettes, des catégories et autres tiroirs de rangement du spectacle. L’inconvénient d’un système qui se grippe, c’est que son dysfonctionnement peut durer longtemps. Nombre d’économistes n’en finissent pas de pousser des cris d’orfraie dans l’attente d’un krach financier inéluctable. Catastrophisme ou non, l’implosion de la bulle monétaire est dans l’ordre des choses.
      L’heureux effet d’un capitalisme qui continue d’enfler à en crever, c’est qu’à l’instar d’un gouvernement qui au nom de la France réprime, condamne, mutile, éborgne et appauvrit le peuple français, il incite ceux d’en bas à défendre avant toute chose leur existence quotidienne. Il stimule la solidarité locale, il encourage à répondre par la désobéissance civile et par l’auto-organisation à ceux qui rentabilisent la misère, il invite à reprendre en mains la res publica, la chose publique ruinée chaque jour davantage par l’escroquerie des puissances financières. Que les intellectuels débattent des concepts à la mode dans les tristes arènes de l’égotisme, c’est leur droit.
      On me permettra de m’intéresser davantage à la créativité qui va, dans les villages, les quartiers, les villes, les régions, réinventer l’enseignement bousillé par la fermeture des écoles et par l’éducation concentrationnaire ; restaurer les transports publics ; découvrir de nouvelles sources d’énergie gratuite ; propager la permaculture en renaturant les terres empoisonnées par l’industrie agroalimentaire ; promouvoir le maraîchage et une nourriture saine ; fêter l’entraide et la joie solidaire. La démocratie est dans la rue, non dans les urnes.
      Raoul Vaneigem : « Nous n’avons d’autre alternative que d’oser l’impossible »

    • #154629 Répondre
      netflou
      Invité

      Le journal télévisé de la 2, diffusé le dimanche 28/07, nous a confirmé que plus violente est la catastrophe, meilleure est la télé.

      Dans l’horreur moitié feinte des journalistes perce la jouissance mal contenue d’être certains de faire tourner leur dispositif à pleine puissance.

      Le pompon va à cette séquence qui compilait des extraits retraçant les événements marquants de la semaine, les hits : pompier à voix cassée 1 se prend la tête entre les mains, dit : « Putain, c’est l’enfer » ; chevaux hallucinés galopant entre deux rangées de maisons en feu ; pompier à voix cassée 2 répondant à cette question : « Entre ces deux maisons, laquelle allez-vous sauver ? » : « Putain, les deux ! » ; pompiers dormant en boule au pied d’un camion ; pompier à voix cassée 3 : « C’est une guerre, c’est une putain de guerre. »

      L’apocalypse en vrai, ça a de la gueule. Largement au niveau de celle enregistré sur fond vert depuis maintenant 20 ans.

      Pompon aussi pour l’envoyé spécial présentant le grand format, chemise impeccable, pantalon slim bleu nuit, chaussures de ville dans la cendre ; en arrière-plan, une pinède calcinée. Pendant sa prise de parole, il se déplace, la caméra le suit. C’est dynamique, c’est de la bonne télé. Ce qui était le contrechamp devient le champ : des carcasses fumantes de maisons individuelles.

      On touche l’objet que l’on a le plus enregistré et montré : les squelettes de maisons individuelles calcinées.

      C’est le biotope, le nid des gentilles familles nucléaires, qui est menacé. Tout le monde se bat, c’est la guerre. On doit être solidaires : l’ouvrier plaquiste venu prêter main-forte avec son tuyau d’arrosage, le paysan avec sa citerne au cul du tracteur. On est unis, pour pas trop longtemps, on espère.

      L’argent du plan Macron pour planter 1 milliard d’arbres suite aux incendies des plantations industrielles de pins en Gironde en 2022 a servi en grande partie à financer des plantations industrielles de pins qui viennent en partie de brûler.

    • #154643 Répondre
      Charles en rose
      Invité

      Émile Novis – MJPM :
      Chacun reproche à l’autre de parler à la place des SDF.
      Les SDF ont décidément bon dos, dans cette bataille de Belkeketts.

      • #154647 Répondre
        Le chat de Belkekett
        Invité

        Miaou !

      • #154663 Répondre
        MJPM
        Invité

        Alors non je lui reproche de parler avec certitude de ce qu’elle ne connait pas.
        Je parle de ce que je connais. Ce qui vaut ce que ça vaut.

    • #154687 Répondre
      Charles en rose
      Invité

      Par curiosité, j’ai fait un petit comptage du fil « Canicule(s) » (un peu plus de 250 messages), pour les principaux participants.

      | Pseudo | Messages | Mots (≈) |
      | —————- | ——-: | ——-: |
      | Émile Novis | 41 | 6 717 |
      | Samuel_Belkekett | 31 | 3 703 |
      | MJPM | 31 | 2 376 |
      | Graindorge* | 31 | 2 096 |
      | Rigolus | 15 | 2 736 |
      | Charles en rose | 15 | 1 735 |
      | Claire N | 17 | 909 |
      | Greenwashing | 6 | 733 |
      | Alain | 6 | 313 |

      * en regroupant les deux graphies de son pseudo.

      • #154691 Répondre
        Charles en rose
        Invité

        Petite précision toutefois : la sélection des principaux participants a été faite selon le nombre de messages, et non selon le nombre de mots.

        Un classement fondé sur le volume de texte aurait donné un résultat légèrement différent. Par exemple :

        Concernant MA (qui n’apparaît donc pas dans ce classement) : 2 messages seulement, mais environ 2 557 mots.

        • #154696 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Elle est chiadée ton IA.

    • #154963 Répondre
      Léo!
      Invité

      Salut tout le monde,
      Voici un article qui devrait contribuer au débat. Une bonne âme qui en aurait l’accès intégral voudrait bien le partager?

      https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/01/la-secheresse-provoque-un-effondrement-de-la-production-de-legumes-meme-irrigues-les-jeunes-plants-n-ont-pas-survecu_6737184_3234.html?srsltid=AfmBOoqecP_5zdHxp_KYMT7Si7E4kn39o5HBWWIPLjLm2NdY5vNkV5LI

      À la ferme on en a bien chié comme on peut l’imaginer, je veux dire surtout nos corps et notre mental, mais c’est encore un peu tôt pour faire le bilan pour les légumes. Cet automne quand on aura récolté tout ce qui est en terre, je vous ferai un retour sur notre ferme. Si j’arrive à glaner assez d’infos, ce sera intéressant de voir si un système alternatif s’en sort mieux que les gros bourrins en tout cas en maraichage.

      • #154966 Répondre
        PeterThielDeLaMontagneSainteGeneviève
        Invité

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        https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/01/la-secheresse-provoque-un-effondrement-de-la-production-de-legumes-meme-irrigues-les-jeunes-plants-n-ont-pas-survecu_6737184_3234.html?srsltid=AfmBOoqecP_5zdHxp_KYMT7Si7E4kn39o5HBWWIPLjLm2NdY5vNkV5LI
        La sécheresse provoque un « effondrement » de la production de légumes : « Même irrigués, les jeunes plants n’ont pas survécu »
        Choux-fleurs, petits pois ou salades souffrent du manque d’eau et des canicules successives. La filière évoque une « catastrophe », notamment sur toute la façade ouest de la France, alors que la capacité à semer les productions pour les saisons suivantes est aussi entravée.

        Par Arthur Besnard et Manon Rescan
        Publié hier à 05h30

        Temps de Lecture 4 min. Read in English

        Article réservé aux abonnés
        Des plants de courges desséchés sur l’exploitation de Pierre Cellier, maraîcher à Villefontaine (Isère), le 14 juillet 2026.
        Des plants de courges desséchés sur l’exploitation de Pierre Cellier, maraîcher à Villefontaine (Isère), le 14 juillet 2026. BRUNO AMSELLEM/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

        Etouffés par la chaleur, asséchés par des vents brûlants, dévitalisés par le manque d’eau… Les légumes français, soumis à rude épreuve, subissent un « effondrement » de leur production en raison de la succession de canicules et de la sécheresse persistante, a déclaré, lundi 27 juillet, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard.

        Les légumes ne sont pas les seuls sinistrés : la récolte de maïs est aussi annoncée en forte baisse (30 %), tandis que la mortalité a durement frappé les élevages de volailles lors de la canicule de la fin juin. Mais le maraîchage paie, avec la production laitière, l’un des plus lourds tributs du dérèglement climatique cette année dans le secteur, selon la ministre.

        « C’est la catastrophe », assène Légumes de France dans un communiqué. Pour la fédération professionnelle, « les pertes [actuelles] s’élèvent en milliers de tonnes par produits » et pourraient, dans certaines filières, « atteindre 50 % des tonnages annuels ». « La façade ouest du pays, des Landes au Nord en passant par le Centre-Val de Loire, est la plus touchée », décrit Cyril Pogu, son coprésident. Dans ces régions, les variétés cultivées « ne sont pas prévues pour résister à de telles conditions », précise le maraîcher de Loire-Atlantique.

        « Pour nous, avant, une température de 30 °C, c’était exceptionnel ; cette année, on a eu jusqu’à 35 °C-37 °C », décrit Marc Keranguéven, président de la marque Prince de Bretagne, qui rassemble trois organisations de producteurs dans le nord de la région. Les effets de la chaleur sont « amplifiés par la sécheresse », précise le maraîcher installé dans le nord du Finistère, où « il n’a pas plu depuis deux mois ».
        Fleurs de haricots brûlées

        Dans cette partie de l’Hexagone qui n’avait jusque-là pas besoin d’arroser ses cultures, irriguant seulement 15 % de ses surfaces, les dégâts sont spectaculaires. Choux-fleurs, brocolis, salades, artichauts… Jusqu’à 100 % des légumes ont été perdus dans les parcelles non reliées à un système d’irrigation. « Mêmes irrigués, les jeunes plants n’ont pas survécu », précise Cyril Pogu. « Les poireaux primeur nantais ont grillé et cuit malgré l’eau », décrit le maraîcher.

        Les rendements de petits pois, plantés au printemps et récolté jusqu’à début août, ont chuté de 18 %, selon l’interprofession des légumes en conserve et surgelés, Unilet. « On observe des brûlures sur les fleurs, donc moins de légumes, ainsi que des pois très petits et secs », explique-t-on chez Unilet. Les fleurs de haricots verts, le produit phare de la filière, n’ont pas supporté la chaleur. Quant aux gousses survivantes, le manque d’eau les a rendues « moins grosses et plus filandreuses », ce qui empêche souvent leur commercialisation.
        Lire aussi l’entretien | Article réservé à nos abonnés Yves Tramblay, hydrologue : « Les épisodes de canicule qui se succèdent entraînent une perte très importante et rapide de l’eau stockée dans les sols »

        « Avec la canicule, une salade qui fait d’habitude 600 grammes n’en fera que 450 », explique Loïc Letierce, représentant de l’association LEG 4G, qui regroupe les producteurs de légumes frais destinés à être conditionnés en sachets (salades, mâches et certaines crudités). Il observe dès 25 °C des baisses de rendements dans son exploitation de 200 hectares, située à Machecoul-Saint-Même (Loire-Atlantique).

        Avec la chaleur, les fruits aussi rapetissent. « On reste moins touchés que les légumes, les arbres sont plus résilients », estime toutefois Françoise Roch, présidente de la Fédération nationale des producteurs de fruits. Un produit plus petit est moins lourd, ce qui se traduit par un revenu plus faible pour les agriculteurs.

        A l’échelle de l’association de Loïc Letierce, les pertes s’élèveraient à « près de 40 % » de la production sur la période. Or la saison d’avril à octobre est décisive pour la plupart des 300 producteurs de la filière. Dans la coopérative de Marc Keranguéven, en Bretagne, c’est 22 % de la production annuelle qui est perdue, soit « des dizaines de millions d’euros », sur un chiffre d’affaires de 200 millions.
        Culture en serre

        L’été brûlant pèse en outre déjà sur les plantations de légumes qui seront récoltés en automne et en hiver. Faute d’eau, Cyril Pogu a renoncé à semer des jeunes pousses dans la région nantaise quand, en Bretagne, ce sont les panais et les topinambours qui n’ont pas été mis en culture en raison des conditions climatiques. Des équipes de salariés agricoles, dimensionnées pour la pleine saison, se sont vu proposer du chômage partiel en raison de la baisse de production. « En trente ans de métier, ça ne m’était jamais arrivé », déplore M. Pogu. « C’est toute la question de la production alimentaire qui est interrogée », a souligné la ministre de l’agriculture le lundi 27 juillet.

        Annie Genevard a annoncé aux acteurs de la filière qu’elle préparait un plan de soutien. « Mais il faut connaître l’état exact des récoltes pour le dimensionner : la nature ne rend pas son verdict en une nuit », a-t-elle précisé sur le réseau social X mercredi 29 juillet, en réponse à la candidate écologiste à la présidentielle, Marine Tondelier, qui réclamait « un plan d’urgence pour sauver les maraîchers et les arboriculteurs ».

        Sur les étals et dans les supermarchés, la baisse de production risque de se traduire par des hausses de certains prix et par une moindre disponibilité des produits français, au profit des importations. Les producteurs de fruits et légumes frais notent toutefois une plus grande souplesse de la grande distribution à accepter les denrées un peu abîmées par la chaleur mais toujours propres à la consommation.
        Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés Le découragement d’un maraîcher bio confronté à la rapidité du changement climatique

        Pour les maraîchers français, cette détresse amène son lot de questions sur l’avenir de leur travail. « Tout le monde va prendre des décisions » après cet été 2026, estime Cyril Pogu. En Bretagne, « beaucoup sont en train de se poser la question de mettre en place des systèmes d’irrigation », complète Marc Keranguéven. Au côté de la filière, il se réjouit de voir que la loi d’urgence agricole, adoptée définitivement le 21 juillet par le Parlement, a consacré le doublement des capacités de stockage de l’eau à destination de l’agriculture d’ici à 2035, une perspective controversée en matière de gestion de la ressource.

        Pour Cyril Pogu, la saison pose aussi la question de l’équipement des exploitations. La culture en serre – chauffée ou non – a en effet mieux résisté, car elle permet d’être à l’abri du vent et d’ombrager les cultures. « Sur les 220 000 hectares de cultures légumières en France, seuls 7 500 sont cultivés en abris froids et 1 200 en serres chaudes : il faut augmenter ce ratio pour protéger les agriculteurs », plaide-t-il. Les producteurs réfléchissent enfin aux variétés qu’ils cultiveront demain. Producteur de salade et de mâche, Loïc Letierce compte sur « des variétés plus adaptées au stress thermique ». « Il est probable que ce qui est utilisé aujourd’hui en Provence soit proposé à Brest bientôt », prédit-il. Près de Nantes, les minipastèques ne se sont jamais aussi bien portées.

        Arthur Besnard et Manon Rescan

    • #155046 Répondre
      vanille-fraise
      Invité

      Canicule : au mois 6.000 morts en France et 12.500 en Europe


      _
      Basile Chaix, scientifique à l’Inserm, estime «que trois quarts des décès ont un lien avec l’exposition à la chaleur dans le lieu d’habitation». Le mal logement, les chambres sous les combles, les petits appartements mal isolés, les tours en béton ont tué des milliers de personnes.

      • #155861 Répondre
        brisemenu
        Invité

        L’intérêt du surplus de décès au mois de juin c’est qu’il diminuera le nombre de ceux du mois d’octobre , ou de novembre , ou de décembre … Restons positifs ; ce qui est fait n’est plus à faire.
        Toute personne mourra au moins une fois dans sa vie , même les plus fortunés.
        Et puis n’oublions pas que la canicule peut faire crever ce genre de gros cons : https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Ferrand

    • #155815 Répondre
      vanille-fraise
      Invité
    • #155939 Répondre
      vanille-fraise
      Invité

      Canicule + éclipse. Je n’avais pas anticipé les lunettes. Courir partout, … trouver, payer.
      En 99 je me souviens qu’il y en avait dans les bureaux de tabac, pour tout le monde.

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