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- Ce sujet contient 793 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Carpentier, le il y a 4 mois et 2 semaines.
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AuteurMessages
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Claire N
InvitéLa page dédiée rame sec
J’aurais personnellement préféré
Que François ouvre lui même ce tread
Sous le titre sobre de « mon actualité «
Mais bon… -
François Bégaudeau
Maître des clésJ’aurais adoré aussi
Mon actualité
Mon oeuvre au jour le jour.
J’eusse tant t’aimé qu’à l’égal de Louis XIV des courtisans se pressent pour assister à mon lever
Hélas nos temps vilement démocratiques l’interdisent-
Caca
InvitéEt quand tu vas à la selle aussi
Hourra ! Quelle belle crotte nous a pondue notre roi aujourd’hui ! Quel effluve ! Je ne peux m’empêcher d’y goûter… hummmm, si elle n’était pas aussi délicieuse on jurerait que c’est un caca comme les autres, mais non c’est bien un mets de roi que nous a concocté notre cher seigneur Bégaudeau 1er depuis son divin séant encore fumant, long live the king !
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François Bégaudeau
Maître des clésexactement comme ça
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Claire N
InvitéJ’ai été super surprise de recevoir en cadeau de ma précommande pour cause perdue un bon d’achat chez Roventha
Vraiment je n’imaginais pas à quel point vous « suiviez « les règles de Tchekov
Merci encore pour cette idée géniale !-
François Bégaudeau
Maître des clésNous ne sommes pas dupes : nous savons bien que les clients achèteront nos livres pour avoir l’aspirateur.
Mais on s’adapte
On commerce.-
Claire N
InvitéMais en même temps faut bien avouer que ça déculpabilise un peu d’acheter un livre pour la fête des mères
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François Bégaudeau
Maître des cléset non pas la fete des pères, hein
chacun son role-
Ostros
InvitéJ’espère juste que ce bon d’achat n’est pas un poisson d’avril, j’en ai commandé 6…
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..Graindorge
InvitéTu as commandé 6 aspirateurs Ostros?
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Ostros
InvitéBen non, 6 livres pour bénéficier des 6 bons d’achat pour la famille quoi.
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Claire N
InvitéOui c’est vrai que c’est embêtant
Vous pouvez peut etre proposer dans votre catalogue des trucs à construire ? Des puzzles ?
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Kenyle
InvitéRessaisis toi Simon ça va pas. C’est pas comme ça que tu vas réussir tes entretiens d’embauche.
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François Bégaudeau
Maître des clésj’en profite pour signaler cette précieuse source d’infos
https://www.facebook.com/profile.php?id=61574543702684
c’est en ce moment que se gagne la possibilité, dans 40 ans, de dire à vos petits enfants que vous étiez là dès les débuts -
..Graindorge
InvitéPour un aspirateur acheté un livre offert?
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Carpentizr
InvitéBonjour François Bégaudeau,
Passant telle une muleta sur la ligne 2 aérienne, en surplomb des bâtiments usines éphémères qui me sourient depuis leurs couleurs pop arty, j’y pense:
– te reverra-t-on, parfois, à des soirées littéraires d’autres maisons d’éditions?
ou
comme lorsqu’on est commercial.e par exemple, vous êtes-vous accordés sur un genre de contrat d’exclusivité pour développer Cause Perdue? autrement qu’avec une collab rowenta, veux-je dire.
(j’entrevois une réponse douce, puisque je prétends tout de même te (/vous) connaître un peu, votre travail du moins, mais quand même, j’ose cette interrogation,
envisageant même pouvoir être surprise par la réponse,-
Carpentier
InvitéElle était perdue ici la question de départ:
– te reverra-t-on, parfois, à des soirées littéraires d’autres maisons d’éditions?
– ou comme lorsqu’on est commercial.e par exemple, vous êtes-vous accordés sur un genre de contrat d’exclusivité pour développer Cause Perdue?
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..Graindorge
InvitéMoi je crois que cette entrée est un poisson d’avril
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Carpentier
Invitéquand même eu envie d’y poser une question ‘ sérieuse ‘ dans ce thread 1er avril : D
(la verra-t-il? y répondra-t-il? Personne ne sait
Mais l’Eternel lui, il le sait)
Ce soir, vrai que ça sent bien la mer ici:
Et ils sont pu bien frais vos poissons on dirait-
Carpentier
InvitéCarpentizr : Ouarfff
besoin de personne: je me le déforme toute seule mon nom, avec mes gros doigts (c’était bien moi)-
François Bégaudeau
Maître des clésje n’ai pas compris la question
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Carpentier
InvitéNe publieras-tu plus que chez votre Cause perdue?
Ou encore chez Verticales par exemple?
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..Graindorge
InvitéC’est un poisson d’avril
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Ostros
InvitéMais non.
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Carpentier
Invitédéconne pas?
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Ostros
InvitéUn autre texte issu de Psychologies, à paraître le 4 avril, a été publié sur le site du Monde Diplo :
https://www.monde-diplomatique.fr/2025/04/BEGAUDEAU/68251
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» Bien cordialement »
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Le lundi 12 mars 2024 à 21 h 41 un message de trois lignes arrive dans la boîte mail d’Elsa Ragon, professeure de lettres certifiée, 37 ans, intolérante au gluten, ascendant Sagittaire.
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« Bonjour,
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Je suis en train de faire un point sur votre liste de lectures pour la 4e B. Juste une petite interrogation sur Les Trois Mousquetaires. L’édition que vous recommandez est une version abrégée de cent pages, or vous la signalez dans la catégorie intégrale. Ne faudrait-il pas rectifier afin de dissiper la confusion ? Merci a vous.
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Bien cordialement. »
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Le message est signé Estelle Demongeot, mère de Marius Demongeot, élève au collège Robert-Badinter.
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Dix ans plus tôt ce message n’aurait pas été possible. En 2014, le collège numérique ne fournissait pas encore aux parents les adresses mail professionnelles des enseignants, pratique devenue courante après que la période dite du Covid eut significativement intensifié l’activité distancielle de l’espèce humaine. De fait, le message d’Estelle Demongeot à Elsa Ragon offre un bon exemple de collaboration vertueuse entre un parent et un enseignant, l’un signalant une approximation sur la liste de lecture que l’autre n’aura qu’à rectifier d’un coup de clavier, pour le plus grand bénéfice de Marius, dont la réussite est leur préoccupation commune. Elsa Ragon devrait doublement se réjouir : de l’attention qu’une maman porte au contenu de ses cours, et de sa vigilance qui lui permet d’affiner sa séquence et la soulage d’une partie de la responsabilité pédagogique. La réussite de Marius est un coworking.
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Or les quatre lignes cordialement ponctuées de Mme Demongeot ont plutôt l’effet de raidir Elsa Ragon sur le futon où elle est assise en tailleur, ordinateur sur les cuisses.
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La crispation tient d’abord au caractère doublement intrusif de l’envoi. Intrusion dans sa soirée, et en pleine vision de l’épisode 4 saison 2 de Succession mis en pause pour lire le message — qu’elle aurait pu ignorer. Mais, malgré ses résolutions, Elsa (…)
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Pour lire la suite, s’abonner.
Je vais résister au désir d’obtenir le reste du texte, en me répétant que j’aurai le livre très bientôt entre les mains. Mais surtout en faisant quatre inspirations courtes / expirations longues.-
..Graindorge
InvitéDonc c’est pas » un autre texte issu de » mais un extrait d’un texte. Le prof Bégaudeau enseigne la justesse.
Je suis abonnée au Monde Diplomatique mais je sais pas comment on fait pour partager. Je vais tâcher d’apprendre et ça fait de la pub au Monde Diplomatique-
stephanie
Invitéje fais un copier/cloner , je sais pas faire autrement
« Bien cordialement »
Dans « Psychologies » (à paraître le 4 avril aux Éditions Amsterdam), François Bégaudeau
analyse les affects de la société bourgeoise : à partir de situations vécues ou fictives, l’écrivain
entend saisir, en deçà de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes, les pensées obscures
qui nous traversent, les ressorts de nos actions. Bref, tout ce qui échappe au contrôle des
individus et constitue leur part proprement sociale.
par François Bégaudeau
Le lundi 12 mars 2024 à 21 h 41 un message de trois lignes arrive dans la boîte mail d’Elsa
Ragon, professeure de lettres certifiée, 37 ans, intolérante au gluten, ascendant Sagittaire.
« Bonjour,
Je suis en train de faire un point sur votre liste de lectures pour la 4e B. Juste une petite
interrogation sur Les Trois Mousquetaires. L’édition que vous recommandez est une version
abrégée de cent pages, or vous la signalez dans la catégorie intégrale. Ne faudrait-il pas
rectifier afin de dissiper la confusion ? Merci a vous.
Bien cordialement. »
Le message est signé Estelle Demongeot, mère de Marius Demongeot, élève au collège Robert-
Badinter.
Dix ans plus tôt ce message n’aurait pas été possible. En 2014, le collège numérique ne
fournissait pas encore aux parents les adresses mail professionnelles des enseignants, pratique
devenue courante après que la période dite du Covid eut significativement intensifié l’activité
distancielle de l’espèce humaine. De fait, le message d’Estelle Demongeot à Elsa Ragon offre
un bon exemple de collaboration vertueuse entre un parent et un enseignant, l’un signalant
une approximation sur la liste de lecture que l’autre n’aura qu’à rectifier d’un coup de clavier,
pour le plus grand bénéfice de Marius, dont la réussite est leur préoccupation commune. Elsa
Ragon devrait doublement se réjouir : de l’attention qu’une maman porte au contenu de ses
cours, et de sa vigilance qui lui permet d’affiner sa séquence et la soulage d’une partie de la
responsabilité pédagogique. La réussite de Marius est un coworking.
Or les quatre lignes cordialement ponctuées de Mme Demongeot ont plutôt l’effet de raidir
Elsa Ragon sur le futon où elle est assise en tailleur, ordinateur sur les cuisses.
La crispation tient d’abord au caractère doublement intrusif de l’envoi. Intrusion dans sa
soirée, et en pleine vision de l’épisode 4 saison 2 de Succession mis en pause pour lire le
message — qu’elle aurait pu ignorer. Mais, malgré ses résolutions, Elsa n’arrive pas à ne pas
lire dans la seconde les messages qui lui arrivent via la Californie. Intrusion dans son métier,
surtout. Elsa conçoit la salle de classe comme un domaine réservé où mener son affaire à sa
guise, forte des compétences professionnelles validées par concours ou par job dating. On
n’explique pas un lavabo à un plombier, on n’explique pas la fraude fiscale à Jérôme Cahuzac,
on n’explique pas l’enseignement à un enseignant.
Renseignée par son flair d’animal social et par quelques collègues politisés ou paranoïaques,
ou les deux, Elsa subodore que le développement des interfaces numériques à l’usage des
parents vise, sous prétexte de fluidité éducative, à mettre une pression sur les enseignants et
introduire insidieusement une obligation de résultats que leur statut leur épargne. Le droit de
regard des parents sur le travail des enseignants serait le cheval de Troie du marché pour
pénétrer une forteresse sclérosée par sa routine fonctionnaire. D’où le fait qu’elle s’autorise
souvent à ne pas répondre aux messages parentaux. Mais il suffit qu’un message sournois lui
arrive pour que ses nerfs la trahissent. Les nerfs sont le carburant de l’activité numérique
interrelationnelle. Tout à fait conscients que l’idéal serait de passer outre, ses doigts se
précipitent sur le clavier. Au réveil elle le regrettera et à peine debout complétera sa réponse
d’un post-scriptum différé et conciliant qu’une certaine dignité républicaine lui interdira de
colorer d’une émoticône.
Possible aussi que sa crispation sur futon signale sa fragilité. Elsa déteste qu’on se mêle de sa
pédagogie, non parce qu’elle est sûre de ses compétences mais parce qu’elle en doute, et que
monte en elle d’année en année la sensation de faire de la merde. Elsa se crispe parce qu’il lui
manque précisément la certitude du plombier, la certitude de l’artisan étayée de preuves
matérielles de son savoir-faire : le plombier arrive, ça fuit dans la douche, il repart, ça ne fuit
plus. Le prof arrive le matin au boulot, ça fuit, il repart à 17 heures, ça fuit encore, et il n’a tiré
de sa journée qu’un goût âcre d’impuissance qui s’exacerbe en sentiment d’incompétence, et
c’est ce malaise que réveille le message coopératif d’Estelle. Ce malaise enseignant.
Il n’y a que la vérité qui vexe.
Pour le moins, Elsa perçoit dans le courrier électronique d’Estelle un sourd reproche. Sa
question innocente ne l’est qu’à moitié. Estelle ne questionne pas, elle s’étonne. Elle ne
s’étonne pas, elle déplore. Elle s’étonne comme une maîtresse de maison s’étonne d’un
reliquat de miettes sur la moquette auprès de la femme de ménage après son coup
d’aspirateur. Sous le vernis courtois de son libellé, Estelle s’étonne, déplore que la prof de
français de son fils recommande la version abrégée et non intégrale des Trois
Mousquetaires. Le fond de la pensée d’Estelle, reçue cinq sur cinq par les radars échaudés
d’Elsa, est que la prof de français de la 4e B manque d’ambition pour ses élèves et notamment
pour Marius.
Elsa se souvient maintenant que lors de la réunion parents-profs de rentrée, Mme Demongeot
était apparue soucieuse qu’on offre à Marius un programme de lectures à la hauteur de ses
dispositions exceptionnelles. Or, faire lire des versions abrégées, n’est-ce pas niveler par le
bas ? N’est-ce pas au fond se résigner, abdiquer, manquer à son devoir, rompre le contrat,
trahir les parents, mentir sur la marchandise ?
Questions innocentes.
Si ce soir-là le soupçon s’insinue dans le cerveau d’Elsa au point de la détourner de sa série
préférée, c’est parce qu’il touche juste. Oui, en un sens, Elsa a renoncé. Renoncé à faire lire à
tous ses élèves les œuvres qu’elle choisit d’étudier, renoncé à sa mission de leur transmettre
l’amour de la littérature, admis sa défaite devant TikTok. Au chapitre de l’autodépréciation,
sport où Elsa excelle, il s’envisage que la microvexation procurée par le message du soir se
rapporte au complexe d’infériorité de la destinataire par rapport à l’émettrice. C’est qu’Estelle
est journaliste culturelle pour un magazine féminin. Journaliste n’impressionne pas Elsa ;
culturelle non plus. Mais il est bien vrai qu’à son corps défendant la cote symbolique et
trébuchante d’une journaliste l’intimide. Se présenter comme journaliste à des inconnus lui
procurerait sans doute moins d’embarras qu’elle n’en ressent quand elle se présente comme
prof, avec parfois un haussement d’épaules d’excuse ponctué d’un désolée mi-sérieux.
Désolée pour quoi ? Désolée de quoi ? C’est flou. Mais lorsque Estelle et Elsa entrent en
communication, la conjonction de l’aisance sociale de la première et de l’embarras social de
l’autre donne à la seconde l’impression nette que la première la prend de haut. Pour le moins
la domine.
Estelle s’inscrirait en faux contre cette impression. Elle protesterait de son grand respect pour
les enseignants, maltraités par leur tutelle alors qu’ils construisent le monde de demain. Mais
ses tissus nerveux ont bien assimilé que, s’adressant à la prof de français, elle s’adresse à une
inférieure. Une subalterne ? Une employée ? Une prestataire ? En un sens, la libérale Estelle
rémunère la fonctionnaire Elsa via l’impôt, d’autant que le foyer Demongeot est sans doute
parmi les plus imposables du collège. Situation qui dicte les termes du contrat tacite qui calibre
le rapport entre une Estelle et une Elsa : nous, parents aisés, maintenons notre progéniture
dans cet établissement public et donc déclassé à la stricte condition que l’offre pédagogique y
soit digne de nous.
Sous ce rapport, le message policé d’Estelle peut se relire entre les lignes. Chère madame
Ragon, vous comprendrez que s’il s’avère que les cours prodigués à Marius nous semblent en
deçà de nos ambitions, s’il s’avère qu’il n’a droit qu’à une culture « abrégée », nous devrons,
la mort dans l’âme, transcendant notre attachement viscéral à l’école publique, nous rendre à
l’évidence qu’une scolarité au collège Sainte-Cécile lui serait plus profitable.
Elsa ne se le formule pas en des termes aussi clairs qu’en cette page où règne la clarté, mais
sa sensibilité aiguisée par sa vulnérabilité socioprofessionnelle perçoit le parfum de chantage
qui se dégage du mail bienveillant d’Estelle. Ce qu’elle ignore, et qui pourtant met au jour les
ressorts profonds de l’initiative écrite d’Estelle, c’est la petite tempête traversée par la famille
Demongeot depuis avril dernier.
En effet, le couple conjugal que forment Estelle et Arthur Demongeot, acteur de théâtre
brillamment reconverti dans le media-training d’élus et d’entrepreneurs, n’a pas survécu à la
liaison de celui-ci avec une cliente adjointe à l’environnement dans une ville de la Petite
Ceinture parisienne. En attendant un règlement juridique du contentieux sans retour
déclenché par la découverte plus ou moins fortuite de pics compromettantes sur un écran
quelconque, Arthur a loué un studio proche où il se garde de raconter à Estelle que l’élue
municipale et de son cœur passe trois nuits par semaine, son corps contre son corps. Bien que
les futurs ex-époux aient redoublé de sens des responsabilités pour que cette mauvaise passe
affecte le moins possible leurs garçons de 13 et 9 ans, il eût été miraculeux que les fréquentes
disputes parentales des dernières semaines de cohabitation les laissent psychiquement
indemnes. Ainsi, Estelle a pu observer que son aîné se renferme sur lui-même, sabote leurs
rares échanges, n’émerge de sa chambre que pour les repas qu’il écourte, a cessé de lui faire
écouter les instrus de rap qu’il bricole sur son PC. Estelle en conçoit peine et culpabilité.
Ameline, sa red-chef des pages déco-design, lui certifie qu’elle n’a pas à se reprocher une
situation subie, mais rien à faire le remords ronge Estelle. Un couple ça se réussit à deux, mais
ça se rate aussi à deux, sanglote-t-elle, persuadée qu’Arthur n’aurait même pas remarqué
l’existence de cette allumeuse d’Europe Écologie-Les Verts si son couple régulier lui avait
donné pleine satisfaction. Au long de nuits sans sommeil, Estelle s’est repassé les années de
cohabitation où sans doute elle n’a plus été force de proposition pour leurs week-ends, s’est
absentée trop souvent pour un salon de la céramique à Bruxelles.
Passé quatre mois d’abattement médicamenté, quelques lectures de dev-perso et une flopée
de vidéos de psychologues ont donné à Estelle la force de rebondir. Elle a commencé par se
recentrer. Sur l’essentiel. L’essentiel, c’est ses enfants — pour eux elle annulerait une fashion
week. Hors de question qu’ils pâtissent d’une séparation dont ils ne sont pas plus coupables
que de leur dentition impeccable. À la deuxième absence non justifiée de Jules au
conservatoire, elle l’a emmené chez un psychologue pour ados. Après qu’une odeur de fumée
est montée à ses narines dans la chambre mal aérée de Marius, elle a scellé un pacte de
confiance avec lui : les cigarettes, on passe l’éponge, mais Estelle ne tolérera pas que Marius
touche à d’autres substances avant le bac. Et s’il reconnaît avoir consommé une paire de fois
sous l’influence de copains du club de hockey, on mettra cet impair sur le compte des
tourments que lui causent les relations dégradées avec son père. Marius étant inscrit dans un
collège où à défaut de profs stimulants il ne pourra compter que sur sa motivation, il ne
s’agirait pas qu’une précoce dépendance au shit entrave ce que le ronéopsychiatre Soufiane
Gallagher appellerait son chemin de réussite.
Cette enfilade de situations n’a fait que renforcer la résolution d’Estelle, a) de supprimer le
petit joint qu’elle s’accorde chaque soir au coucher, b) d’être plus présente pour ses enfants.
Ce qui veut dire, b1) s’en remettre moins souvent à la commande de pizzas, fussent-elles
végétariennes, b2) s’investir davantage dans leur parcours scolaire.
À la rentrée suivante, il ne lui manque que deux voix pour être élue déléguée de parents
d’élèves. En janvier elle demande et obtient un jour supplémentaire de télétravail pour mieux
contrôler les allées et venues de ses fils. Avant toute sortie au cinéma, elle vérifiera qu’ils ont
fini leurs devoirs. Elle renégociera à la baisse les heures journalières de console, afin de
privilégier ce que la pédonaturopathe Ingrid Viandaard appelle les moments de partage qui
font famille. Elle examinera longuement leurs bulletins, se portera volontaire pour
accompagner une sortie au Musée de l’immigration avec la professeure d’histoire, intégrera
un groupe WhatsApp créé par sept parents en réaction à la rumeur de suppression de la classe
européenne, prendra rendez-vous avec les profs des matières importantes parmi lesquelles
Elsa dont elle tâchera de ne pas relever les deux fautes d’accord durant l’entretien, regardera
de près la liste des textes prévus pour la séquence « L’adaptation cinématographique sous la
Révolution », s’étonnera de n’y voir figurer que la version abrégée des Trois
Mousquetaires,s’assurera qu’il ne s’agit pas d’une erreur dans un mail envoyé un dimanche
soir à l’intéressée que cette fausse question mettra dans un tel état de rage qu’elle répondra,
par voie également électronique à 23 h 44, qu’elle serait la première à exiger une lecture
intégrale du roman de Dumas si elle n’était pas certaine qu’aucun élève de la 4e B n’est capable
d’avaler un tel pavé, pas même le brillant Marius dont il serait peut-être temps d’observer qu’à
rebours de ce que laisse croire son expertise dans la comédie scolaire, il ne lit presque pas, ne
lit qu’utile, ne lit qu’en vue des notes et du bulletin, cette pragmatique gestion de ses efforts
dénotant une belle assimilation atavique de la science utilitariste de ses parents, merci de
m’avoir lue, bien cordialement.
François Bégaudeau
Écrivain.-
Carpentier
InvitéOH? Entre temps, on l’a en entier : )
bah, j’ai tenté, ça m’a amusé– Merci, je vais lire les vraies lignes
Bonne soirée,-
Carpentier
InvitéMais ses tissus nerveux ont bien assimilé que, s’adressant à la prof de français, elle s’adresse à une
inférieure. Une subalterne ? Une employée ? Une prestataire ? En un sens, la libérale Estelle
rémunère la fonctionnaire Elsa via l’impôt, d’autant que le foyer Demongeot est sans doute
parmi les plus imposables du collège. Situation qui dicte les termes du contrat tacite qui calibre
le rapport entre une Estelle et une Elsa :
nous, parents aisés, maintenons notre progéniture dans cet établissement public et donc déclassé à la stricte condition que l’offre pédagogique y soit digne de nous.du miel.
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Carpentier
Invité… le ronéopsychiatre / … la pédonaturopathe / …
Et une deuxième cuillère de nectar: putain ça régale!
J’envoie un mail pour le commander, ce Psychologies, et de ce pas, auprès de ma librairie-clochettedeporte de quartier préferée
(Cause perdue va bosser avec n’importe quel libraire?)-
François Bégaudeau
Maître des clésLes livres de Cause perdue seront disponibles chez les libraires qui voudront bien les prendre, à l’instigation d’un diffuseur, qui s’appelle Serendip, et qu’on paye pour convaincre lesdits libraires.
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Carpentier
Invité– ok, j’ai mailé ma commande, me reste à voir comment ça réagit.
Merci,-
Carpentier
Invitépfffff, Psychologies est chez Amsterdam de toutes façons, réalise-je à l’instant
Pas concentrée, Carpentier, dès qu’il y a un peu de soleil tu n’y es pu: c’est pénible, tu sais-
Carpentier
Invitéet c’est en octobre, son Du mépris, qui sortira chez Cause perdue
a y est, j’y suis, ouf.
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Décroissant
InvitéEt les commander! Elle dit que le service de diffusion est faible.
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begaudeau
InvitéOui. Car on n’est pas riches
On attend que Sterin nous donne un coup de main mais il rappelle pas.-
Carpentier
Invité– such a good idea:
des gift-box où tu peux rêver un séjour avec ton auteur.rice préféré.e, avec son dernier bouquin à découvrir (l’option/prétexte culture benh ouais)
Ainsi, avec certain Thomas M., un week-end à Tourcoing,
avec certain FB, un week-end en Vendée (une cause perdue pour moi)
et, comme pour toutes les smartbox, tu pourrais bien sûr échanger ton ‘ cadeau-proposé ‘ (par celui/celle qui te l’offre) par un truc que tu préfères – ou que tu n’as pas déjà :
moi, je prendrai plutôt le livre de R. Quenard avec un repas au restau gastro de la Bastille de Grenoble, tiens
Grenoble où, officiellement, se présente la soeur* de Ruffin pour les municipales.
[ps * comme je souhaite à cette dame de vite ne plus être que * la sœur de Ruffin * ]
– merci JP Sterin
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Jeanne
InvitéCe texte m’a bien fait rire.
(Je parle de l’extrait de Psychologies paru dans le Monde Diplo).
J’aime bien le fait que la prof ignore les tourments de la journaliste, et ne ressente, de sa part, que condescendance, là où la journaliste est en fait surtout occupée à gérer sa culpabilité maternelle relative à l’échec de son couple etc.
C’est souvent comme ça dans la vie: Nous ignorons, omettons, que les autres aussi ont des soucis. Et les dissimulent sous un vernis de neutralité appelé également vernis social. J’aime beaucoup ce malentendu entre les deux personnages, cette incapacité à se souvenir de cette vérité toute simple (les autres aussi ont des soucis), vérité toute simple et que le texte prend (lestement) en charge.
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Quant au mail final, celui que la prof écrit, sous le coup de l’exaspération, à la journaliste, il me fait rire non pas seulement pas sa rudesse bien sentie mais aussi parce qu’il nous sort un peu du réalisme, je trouve. Il est plus comique (et comiquement tourné) que réaliste.
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Bon, ça présage bien de la suite. -
Graindorge
InvitéMerci Stéphanie
C’est tellement ça. Souvenir de Ana-María, prof dans un collège « concertado » ni publique ni privée, subventionné selon résultats.
Elle venait à mes cours à la London School et une fois sur trois, elle fondait en larmes en me racontant ces horreurs: des parents qui lui écrivent, qui arrivent en retard aux réunions mais qui t’apalguent ensuite avec leurs questions et exigences pour leur enfant « si sensible » alors qu’il est pas loin de 22h, qu’elle avait des trucs à corriger pour le lendemain et faim… Bonjour les dégats…
Ben voilà, un livre acheté, un aspirateur offert? Ah non, c’est pas là? Bon, ben, pas grave. j’ai l’aspirateur de voiture qui sert aussi pour la maison. -
BIOGRAPHIE
InvitéEncore une fois, il manque la résolution du conflit.
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Oscar
InvitéLa fin du premier texte ?
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Carpentier
Invitébonjour,
est-ce que son… Au réveil elle le regrettera et à peine debout complétera sa réponse
d’un post-scriptum différé et conciliant qu’une certaine dignité républicaine lui interdira de
colorer d’une émoticône. / …ne ferait pas comme office de? (cf. post de biographie)
En tout cas, c’est malin dans la forme du texte de préciser ce post-scriptum d’Elsa bien en amont du contenu exact de sa première réponse spontanée, éruptive et conséquence des… nerfs (qui) sont le carburant de l’activité numérique interrelationnelle. / ….
comme on sait et sent bien.
Pour l’auteur des lignes, déflorer d’abord l’existence de ce ps
… différé et conciliant qu’une certaine dignité républicaine lui interdira de
colorer d’une émoticône. / ….avant de livrer ensuite le contenu du mail initial de 23h44, qui clôt le texte, c’est un peu comme un effet de reflet en miroir inversé, une boucle bouclée, je trouve.
Bien cordialement,-
Oscar
Invité -
Carpentier
Invitéah ok,
mais j’aime quand même bien la construction de ce texte.
Parmi les nombreux modules de spécialités proposés aux étudiant.es en psychologie, il y en a un nommé ’ aide/accompagnement à la résolution de conflit.’
Vaste programme n’est-ce pas?
Occupant quelques années un poste d’écoutante dans une équipe pluridisciplinaire, composée notamment de psychologues, j’ai pu les voir/entendre user de leur boîte à outils et, comme toute mécanique à l’œuvre, toute technique qui se déploie et se montre au travail, ce n’était pas qu’inintéressant.
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François Bégaudeau
Maître des clésOscar, je salue ta grande délicatesse, discrétion, parcimonie, mais je t’informe qu’il est tout à fait permis, ici
-de faire des posts de plus d’une phrase
-de répondre aux posts qui répondent aux « questions » que tu poses
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Claire N
InvitéC’est étrange @ biographie
Je vois pas les choses dans cette dynamique
Plus comme ceci : derrière le symptôme il y a des hypothèses étiologique et c’est l’anamnese « à rebours « qui permet de les valider ou infirmer
Avoir le nez pour les symptômes c’est pas si difficile : ils desagree
Ça me fait penser à un truc
Les personnes âgées et les enfants sont plus difficiles à examiner car le symptôme n’est pas précis et provoque un malaise plus « systémique « ex : confusion générale au lieu d’un mal de dent precis
J’aime bien que cette fonction de la sensibilité soit explorée comme un sens -
François Bégaudeau
Maître des clésPour une littérature résiliente, Biographie, je te recommande Melissa Da Costa.
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: T’es bien mignon mais si tu n’es pas foutu de penser l’envers de ta petite histoire proprement et de t’appuyer dessus pour nous donner à voir comment se noue, et se dénoue, le conflit psychique c’est que « Psychologies » est un nom bien pompeux au regard du contenu de ton bouquin.
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François Bégaudeau
Maître des clés….que tu ne liras, donc où est le souci?
Détends-toi, mon fils.-
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Le soucis c’est que tu puisses croire qu’une réflexion aussi insignifiante puisse te donner le droit de me toiser. Le soucis c’est que dans un autre contexte tu vas me refaire le coup du « lis mes bouquins » comme si t’avais la science infuse alors que c’est loin d’être le cas.
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Le soucis c’est que t’es une fraude quoi et je te dis ça en toute décontraction.
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Carpentier
InvitéJ’essaye d’imaginer un peu de suite:
…. pour lire le message — qu’elle aurait pu ignorer. Mais, malgré ses résolutions, Elsa
-> ( Ma suite:)
ne résiste jamais aux arrivées des notifications:
ting: Vous avez gagné un aspirateur Rowen….
ting: pipousweet75 a liké….
ting: Vous avez un nouveau mail de estelledemon…
Ça sonne, elle enclenche pause en soufflant, énervée, puis ouvre le message inopportun.
Sur l’image arrêtée, Sarah Snook est debout, les bras tendus sur la nappe d’une table ronde d’un grand salon et les autres convives, tous masculins, l’écoutent sans en mener bien large./ ….
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Carpentier
Invitéme suis bien amusée avec ces petites lignes expérimentées
m’a rappelé vos essais de texte en collab d’il y a quelques semaines, c’est marrant en vrai
– Si désir, moi, je suis toujours partante si jamais ….
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kenny
Invitéje n’avais pas vu ce topic
donc poursuivons ici
j’ai beaucoup aimé le texte
même si le potentiellement très passif-agressif « bien cordialement » m’évoquait plutôt le monde de l’entreprise
la relation manager/employé-
François Bégaudeau
Maître des clésla relation de parent à prof n’en est jamais loin
c’est par ailleurs au sein de l’école que j’ai eu un premier contact avec la langue manageriale qui allait faire florès dans les années 2000 et 2010
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Dr Xavier
InvitéDeux pages actu de François ?
« On s’entre-ouille pour l’actu de François. » (contrepèterie)
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Du bien connu verbe « ouiller » : Maintenir le plein dans un fût qui s’est partiellement vidé en ajoutant du vin de même nature. D’où la nécessité de se munir d’une ouillette.-
Mélanie
InvitéJ’ai
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Claire N
InvitéRire- Hé oui la réduction des ressources crée d’inévitables tensions
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Ostros
InvitéC’est aujourd’hui que sortent les deux premiers livres de Cause Perdue Éditions.
La vie d’Abdèle de Izza Amar
et Toldedo, 6:55 a.m. de Bénédicte Thiébaut.
L’occasion de rappeler que la tant attendue soirée de lancement se déroulera le vendredi 25 avril à 19h30 au bar Les Pianos, 26 rue Robespierre, 93100 Montreuil.-
Ostros
InvitéToledo, 6:55 a.m. de Bénédicte Thiébaut* Le clavier s’excuse.
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..Graindorge
InvitéRegret: serendip, distributeur choisi par Cause Perdue ne boycotte pas Amazon
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Claire N
InvitéAh ouai quand même
Ah oui quand même-
Kenyle
InvitéHolà me llamo Pablo Miguel y me gusta Carlos Alcatraz mais pas trop las causas perdidas.
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François Bégaudeau
Maître des clésDespues de Lucia, Kenyle
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Ostros
InvitéAhaha excellent j’adore
Las patatas bravas, la tortilla y las croquetas, donc. C’est noté, merci Carlos.-
BIOGRAPHIE
InvitéAnglais première langue et espagnol en seconde langue parce que la rigueur du teuton c’était trop vous demander.
Evidemment. -
..Graindorge
InvitéEt elle a raison Carlos: Espagne = paella, c’est très réducteur. C’est très variée la gastronomie espagnole
La canarienne aussi
La carte derrière me fait espérer que le grand Michel Franco ne saurait tarder à donner des nouvelles.
Alors il y a dans le forum des parrains et des marrains Cause Perdue ? En off on entend Carlos dire » il est fou ce type. » « T’auras pas la « pasta ». Elle rigole
En parlant de pasta : À partir de combien pour être parrain?-
François Bégaudeau
Maître des clésGraindorge qui comprend toujours tout
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..Graindorge
InvitéAh là je suis d’accord. Trop intelligente pour moi cette vidéo .
J’ai bien aimé le dialogue de sourds de 2 personnes échangeant sans parler la même langue: cause toujours, Cause Perdue
Vous cherchez des parrains.. C’est un appel aux dons?-
Jeanne
InvitéBonjour Graindorge
« Entre les lignes » de cette vidéo j’ai « lu » qu’il n’y a pas d’appel aux dons, pas de parrain, pas de marraine, juste une blague. Mais peut-être toi aussi.
Aujourd’hui il fait beau chez moi. Chez toi aussi ?-
..Graindorge
InvitéCoucou ma Jeanne.
Pas d’appel aux dons? Ah.
En ce moment: soleil et nuages -
Carpentier
Invitébenh voui
quand même
F.Begaudeau surjoue le gros nigaud, comme on voit bien
Sûre que même gr/..Graindorge l’a compris
Ce ne peut être qu’une blague-bis en retour, de sa part, comme en miroir, voyons 🤞-
François Bégaudeau
Maître des clésJe n’en suis pas si sûr, connaissant la bête.
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Graindorge
Invitéah bon? A 20h18 la belle Bégaudelle écrit qu’elle connait la bête?
ceci dit, je redis ce que j’avais dit. Tu marques un petit point car oui, cette vidéo est trop intelligente pour moi. Il faut de tout pour faire un monde et surtout des trézintelligents comme moi qui ne sont pas compris par les tropintelligents comme toi…
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Carpentier
Invitéet la carte au mur? yep
Viva Mexico !-
Carpentier
Invitérevenant à la carte, on espère le surlignage, orange comme le Donald qu’on sait, pour reposer politiquement tranquille, la frontière de l’un des territoires qu’il délire de s’acheter, comme on loue ou rachète un bout de terrain, au bout de son jardin, aux voies navigables, par exemple
Le Mexique pas encore tout à fait une cause perdue en somme,
mais presque sous un angle trumpiste
et vous?
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Graindorge
Invité« Regret: serendip, distributeur choisi par Cause Perdue ne boycotte pas Amazon »
Recherche faite: aucun distributeur ne boycotte Amazon. C’est donc aux lectrices et aux lecteurs de décider.
J’ai trouvé ça:
« La mobilisation des acteurs de la librairie française face à la concurrence des géants de la vente en ligne, au premier rang desquels le site Amazon, n’est pas neuve.
La loi du 8 juillet 2014 encadrant les conditions de la vente à distance des livres, dite Loi « anti-Amazon », qui a notamment interdit le cumul de la réduction de 5 % et de la gratuité des frais de port, a été une première protection pour tenter de préserver la singularité du tissu de librairies françaises. Cette loi fait actuellement l’objet d’une mission d’évaluation parlementaire, dont les conclusions seront présentées en avril.
À l’occasion du Salon Livre Paris, du 16 au 19 mars 2018, le Syndicat de la librairie française (SLF) continue d’alerter contre la menace que représente Amazon en publiant un rapport (consultable sur leur site) de l’Institute for Local Self-Reliance (ILSR), organisme national américain de recherche qui étudie les modèles d’organisation du travail avec l’objectif de « soutenir des économies locales enracinées dans la communauté ».
Cette étude, qui date de 2016 et dont les conclusions sont encore plus prégnantes en 2018, s’intitule « Amazon, cette inexorable machine de guerre qui étrangle la concurrence, dégrade le travail et menace nos centres-villes ». Elle concerne les États-Unis mais montre un fonctionnement visible dans tous les pays où Amazon s’est implanté.Il est urgent d’agir, selon le SLF, face aux « menaces multiples que (la stratégie d’Amazon) entraîne ». Amazon met en péril « l’économie par son expansion tentaculaire dans des dizaines de secteurs, sa quête de monopole, la manière dont il étrangle les PME, à commencer par celles présentes sur sa market-place ou encore sa politique d’évasion fiscale qui fausse la concurrence et réduit les ressources fiscales sur les territoires où il réalise ses ventes ».
« C’est notre modèle de société en tant que tel, notre relation au travail, nos libertés individuelles, notre capacité à vivre ensemble qui se trouvent menacés par la stratégie tentaculaire d’Amazon », alerte encore le SLF.
Le rapport traduit par le syndicat des libraires indépendants français mobilise aussi sur les conditions de travail des employés (français et étrangers) de l’entreprise américaine, précisant qu’« Amazon crée des emplois mais il en détruit bien plus qu’il n’en crée », et sur sa politique de stockage et d’exploitation des données personnelles dans des visées commerciales.
Un danger pour la vitalité des centres-villes
Plus encore, ce sont les dangers pour les territoires qu’entend pointer le SLF. Les pratiques commerciales agressives du géant du commerce concourent selon eux à l’asphyxie des commerces indépendants des centres-villes.
Les librairies françaises, qui jouent un rôle crucial dans l’animation des centres-villes et des zones semi-rurales, doivent aussi faire face depuis quelques années à une hausse des loyers difficile à absorber, qui est le premier poste de fonctionnement avec les salaires. »
« L’entrepôt d’Amazon est si vaste, la pause médiane si courte, l’interdiction de se parler si respectée, la proportion d’intérimaires si grande, le turnover des effectifs si incessant que deux employés ne se voient jamais assez souvent ou longtemps pour simplement se reconnaitre quand ils se croisent. » En guerre.
Pub: la librairie Mollat à Bordeaux va m’envoyer deux Bégaudeau, un Friot/Vasseur et un Alain Rousseaux pour 6€ de frais d’envoi en Espagne. Si on habite en France et qu’on ne trouve pas le/les livres dans la librairie habituelle ou pas loin, librairie Mollat et je suppose que ce sera moins de 6€ de frais d’envoi.
Pour ma part, j’ai voté: Amazon, non. -
Toxin
InvitéNouvelle interview avec François, sur le rapport culture légitime/culture populaire
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Ostros
InvitéDans les causes de blocages vis-à-vis de la musique classique il y a aussi l’image, la réputation. La musique classique véhiculant des images d’hommes poudrés avec les cheveux longs, les bourgeois coincés du cul, les effeminés, les fragiles / délicats, les maniérés. Certains s’empêchent de découvrir la musique classique par eux-mêmes car ils se sentiraient accolés à toutes ces images anti viril, et s’ils franchissent le pas, ils seraient ridiculisés ou à minima charriés par leurs proches.
Ça vaut aussi pour un certain cinéma catalogué à tort « bourgeois » par les classe populaires qui associent l’intellect et un certains coups à la richesse et au pouvoir. « Bourgeois » est une insulte.
CUM développe bien la logique à l’oeuvre lorsque certains insultent l’art car ils ne le comprennent pas.-
Ostros
InvitéEt un certain corps*
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François Bégaudeau
Maître des clésSans le vouloir cet entretien qui date de février amorce les points abordés dans le livre Cause perdue de l’automne.
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SHB
InvitéLa culture légitime existe belle et bien en ce sens qu’il existe toujours une culture illégitime. Peut être que la culture légitime n’est plus affirmative mais ne ce définie à présent que par son rejet de la culture illégitime.
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François Bégaudeau
Maître des clésA quoi réponds tu ici?
Qui a dit que la culture légitime n’existe plus?
Et la moindre des choses serait qu’à mes exemples tu répondes par des exemples.
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SHB
Invité1) la culture légitime a existé mais aujourd’hui tend à s’effacer car la bourgeoisie a épousé les codes de la culture dite illégitime (genre le rap).
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Bon déjà inutile de resasser toutes les polémiques à propos de Freeze Corleone, de Fianso qui il y a 5-6 ans était encore traité comme un illettré qui bloque les autoroutes ou encore Aya Nakamura dont les récentes polémiques à propos du fait qu’elle ne sait soi disant pas parlé français me laisse des doutes sur la soit disant appropriation de la culture illégitime du rap par la bourgeoisie.
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La bourgeoisie ne s’est approprié le rap qu’a partir du moment où ce dernier c’est dépolitisé. Néanmoins, quand on écoute du rap, la partie mainstream ne représente qu’une partie de ce dernier. Donc je ne sais pas si on peut dire que la bourgeoisie à épousé LE RAP mais un certain rap.
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Et puis la partie sur on étudie Booba à l’Université bon c’est clairement un exemple isolé ce n’est pas le fait majoritaire donc difficile d’en tirer des conclusions.-
SHB
InvitéUn autre exemple qui vient de me revenir, Damso qui s’était fait accusé d’être sexiste sur le plateau de Quotidien avec son morceau « macarena ». Donc le rap ok mais si vous êtes gentils. Pas si légitime que ca donc…
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Leo Landru
InvitéDans les années 90, on était pour ou contre le rap. C’était soit le futur soit de la merde inécoutable. Les débats étaient impitoyables et cent fois plus racistes qu’aujourd’hui si tu peux l’imaginer. NTM et IAM c’était le diable venu corrompre nos enfants – nos chères têtes blondes. Seul Mc Solaar passait entre les gouttes et à grand peine, à renfort de presse people. Le rap c’était Tandem, la FF, que des trucs qui sentaient la zone.
Les années 2000 qui ont vu l’arrivée du rap dit alternatif proche de l’écurie Kourtrajmé (TTC, La Caution) ou des Svinkels, Klub des Loosers, Triptik) et l’émergence du rap/slam France Inter genre Abd el Malik ou Grand Corps Malade ont amené la bourgeoisie cool au hip hop.
Bien sûr ton oncle réac retraité de la gendarmerie n’aime pas Aya Nakamura qu’il n’a vue que sur Cnews ; en revanche ton cousin chef de projet marketing chez Cap Gemini regarde Nouvelle Vague sur Netflix.
Autre fait intéressant : le nombre de Blancs dans le rap. Le nombre de Blancs petit-bourgeois voire bourgeois. Tu connais déjà les noms.-
François Bégaudeau
Maître des clésMerci Léo de répondre précisément et patiemment aux confusions proverbiales de SHB
Comme si le sujet était trop simple, SHB s’en va mixer deux sujets confusionnnants (légitimité du rap et violences sexuelles), et obtient une belle bouillie comme il en a le secret.
Le sommet étant de convoquer Aya Nakamura comme objection, elle qui fut un des clous de la cérémonie d’Etat diffusée en prime time devant un milliard d’humains, où on la vit danser avec la garde républicaine. Si ça c’et pas de la légitimité, on se demande ce qu’est la légitimité.
En réalité SHB CONFOND l’appréciation du rap, qui est diverse comme toute musique, et sa légitimité.-
SHB
InvitéEt toi tu confonds musique hégémonique et musique légitime. Les bourgeois aiment le rap dans la mesure où ils ne veulent pas passer à côté de la musique du moment. Ce qu’il n’empêche pas qu’ils méprisent ladite musique
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Pour l’exemple de Damso je ne confond pas tout c’est juste que je pensais que tu verrais de quoi je parle mais tu es mal renseigné. Laisse moi te renseigner. Dans l’émission en question, il n’était pas question de « tu es sexiste Damso » mais plutôt de « auriez-vous pu faire cette chanson d’un point de vue féminin? » Car Damso parle d’une femme en ayant des mots assez cru. Le rap ne peut pas être détaché de ses paroles. Quand Barthes pose cette question, il sous entend que Damso est quand même un peu mascu et encourage l’artiste tendance et cool a se progressiser afin d’être pleinement aimer des bourgeois. En réalité Barthes le prend de haut a ce moment là, son inconscient au travail vient reproduire les vieux schéma du rappeur misogyne et donc du rap misogyne qu’ils serait une musique de Gogol écoutée par des wesh wesh qui veulent baiser les femmes sans respect. Ainsi, Barthes méprise le rap même s’il a l’air d’en faire la promotion. -
SHB
InvitéJe le redis, la bourgeoisie aime UN CERTAIN RAP mais pas LE RAP qu’elle continue de mépriser encore a ce jour.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe ne confonds pas culture hégémonique et culture légitime, je pose, à un moment de la video, un rapport possible entre les deux: le rap devenant hégémonique, les instances de légitimation l’ont validé.
Ta différence entre un certain rap et le rap introduit une confusion – et d’abord dans ta propre tete
Tu ignores clairement ce dont tu parles, à savoir le lien de la bourgeoisie avec le rap. TU ignores par exemple que, dans la bourgeosie d’avant-garde des années 90, le rap est LA musique à écouter (ce qui n’empêche pas qu’une autre partie de la bourgeoisie d’avant-garde est elle portée sur l’électro).
J’ai déjà livré une trace indélébile de ça : la présence de rap dans la bande son de La sentinelle, film de 1992.-
SHB
InvitéTu es de mauvaise fois tu reviens aux année 90 alors que dans l’interview tu parlais de la légitimation récente du rap (2010-2020).
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SHB
InvitéTout ce que je dis c’est qu’une musique promue par les bourgeois parce qu’ils veulent être dans la tendance ne dit rien sur la soi-disant légitimation de ladite musique. J’en veux pour preuve que pendant longtemps le seul rappeur aimé des petits bourgeois c’était maître Gims justement parce qu’il chantait et qu’il faisait pas de la musique « violente » comme « les autres là »
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SHB
InvitéPour l’adoration de maître Gims par la bourgeoisie je dirais 2011-2014
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Nic
InvitéPour ce sujet, on peut se rapporter aux travaux de Bernard Lahire, Philippe Coulangeon, Grignon et Passeron, ou Hoggart.
Je reviens sur un point : l’idée que « le temps opère » dans la légitimation culturelle — comme pour le rap, dans l’exemple donné. Je me demande si ce mot-là, « le temps », ne tend pas parfois à trop condenser ce qui relève en réalité d’une pluralité de processus. Évidemment, je comprends que François ne l’emploie pas comme un temps abstrait, mais comme un raccourci pour désigner ce que l’entretien expose très bien par ailleurs : circuits de diffusion, instances de légitimation, instrumentalisation politique de la culture, rôle de l’école, de la critique, de la presse, affrontements de champs, régulation des goûts, etc. Autant de dynamiques concrètes, traversées de rapports de pouvoir et d’arbitraires, qui font qu’une pratique devient légitime — ou non. C’est juste que parfois, dire « le temps » peut donner l’impression d’un opérateur neutre, magique, alors que ce qu’on appelle ainsi est souvent le terme un peu flou pour désigner tout ce qui, dans l’histoire, oriente le destin social des œuvres-
François Bégaudeau
Maître des clésTrès bonne précisions
Il me semble quand même qu’il arrive que le temps, certes jamais totalement en soi, accomplit un travail propre. Dans le cas de la chanson de variété érigée en chef d’oeuvre, ça marche à peu près. Dans le cas d’une chanson de Joe Dassin, je ne vois pas d’autres opérateurs que le temps lui même.
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Carpentier
Invitégros zbeul donc, comme, affuté.e, on l’aura bien compris pour poster mes belles premières lignes suite à mon commencement de lecture du Psychologies
(bah, va pas en mourir, on l’espère, du moins)
Le second chapitre passe par certain M. Saadé qui, je l’avoue, dans mon cheptel, n’était pas identifié non plus.
Suis-je un Gilles?
Patron d’une compagnie maritime, plutôt milliardaire, si j’ai bien effectué ma recherche en ligne, ok, on voit à peu près.-
François Bégaudeau
Maître des clésa racheté BFM l’an dernier
puisque bien sur désireux de convertir en empire médiatique son empire industriel-
François Bégaudeau
Maître des clésregardons toujours de près le transport maritime, clé de voute
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Carpentier
InvitéMerci, je vais écouter ça dans la soirée
Ça me remet en tête le beau film de Borteleau, Fidelio l’odyssée d’Alice
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Greg
InvitéDans la liste de milliardaires détenteurs de médias que dresse François dans la vidéo, il oublie un certain Matthieu Pigasse, qui est un militant revendiqué de la gauche radicale.
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François Bégaudeau
Maître des clés« un militant revendiqué de la gauche radicale »
quatre mots, trois falsifications
-surement pas un militant
-surtout pas revendiqué
-pas de la gauche radicale mais de « la gauche », ce truc suffisamment large pour inclure un temps Attal, Macron, Valls
La bonne tournure serait donc: un banquier qui se dit de gauche.-
Greg
InvitéBah en tout cas, Pigasse est suffisamment de gauche pour avoir recruté Meurice, Lompret et Barré à Radio Nova. Faut quand même être un peu de mauvaise foi pour le dépeindre en macroniste.
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François Bégaudeau
Maître des clésCa tombe bien, je ne le dépeins pas en macroniste. Je vois que la précision ne t’étouffe pas.
Je reporte donc ici la tournure que je propose, que tu as l’air d’avoir loupée dans mon post sans doute trop long désolé : un banquier qui se dit de gauche
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Graindorge
Invitéje m’apprêtais à aller écouter sur internet la g.o de Tardes de Soledad mais la dernière c’est Mickey 17. J’avais cru comprendre ici que le film de Serra y était. C’est pour quand svp?
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François Bégaudeau
Maître des cléssamedi
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Graindorge
Invitéd’accord
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Carpentier
Invitésalut, la gêne occasionnée dédiée au dernier travail d’Albert Serra est en ligne
si tu as du temps à lui consacrer …-
..Graindorge
InvitéSalut ma Carpentina
Grand merci
Oui j’ai du temps à consacrer à la g.o de L’HQNPDP et de F.B
Tu sais, je crois que les écrivains, les BONS écrivains donnent le meilleur d’eux-mêmes dans leurs livres.
Et F.B est bon aussi dans les g.o et les entretiens
Tout bénef. Je prends le bon et le reste ne me regarde pas
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Ostros
InvitéSortie de la GO sur le grand Albert Serra, annonce de la fin de la GO, sortie de la 4e vidéo de Cause Perdue Éditions, joie, tristesse, joie, on peut dire qu’on subit un véritable ascenseur émotionnel. Allez une touche de réconfort :
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Ostros
Invité-
Claire N
InvitéOui ascenseur émotionnel j’ai vu
C’est les prénoms là d’un coup c’est trop
pis les noms propres pfou
Chaud-
Mélanie
InvitéMariam Marion
Attention le piège…
Marion Maryam
J’ai senti que mon cerveau n’avait pas le rythme
Et belle imitation là, me semble-t-il, du jeu de première matinée d’une formation au bon goût de management
(Et plaisir – drôle de plaisir – de retrouver un peu l’interviewer de droite d’Autonomes)-
François Bégaudeau
Maître des clésconnard est tellement mon role préféré que c’en est suspect
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..Graindorge
Invité** rôle
Il n’y aura pas d’entretiens filmés avec les auteures des 2 livres?
Et question: as-tu reçu le courrier postal avec les brefs échanges entre Friot et moi? Afin de vérifier le fonctionnement du courrier . Et j’espère que tu accéderas à mon petit souhait: les 3 courriers à la poubelle -
Mélanie
InvitéIl faudrait un battle avec PE Barré
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..Graindorge
Invitéquand tu peux Afin de vérifier le fonctionnement du courrier postal as-tu reçu la lettre avec les brefs échanges entre Friot et moi?
Et puis si tu peux exaucer mon petit souhait: les 3 courriers à la poubelle. Sinon pas grave -
Ostros
InvitéL’explication avec Vera Nikolski vient de sortir sur QG
https://qg.media/emission/peut-on-encore-debattre-du-feminisme-a-gauche-avec-vera-nikolski-et-francois-begaudeau/ -
MA
InvitéEst-ce-que Du mépris sera inspiré de La société du mépris d’Axel Honneth?
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François Bégaudeau
Maître des cléspas du tout
mon orientation n’est pas celle-ci (plutot l’inverse, à tout prendre)
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..Graindorge
InvitéMon collègue me dit que tu ne réponds pas aux courriers » personnels » dans un forum. Je comprends: les circonstances et les problèmes que tu as eu font que celui-ci n’ est que strictement professionnel tout en maintenant « l’esprit » chantier autonome. Je ne vais pas dépenser de l’argent
à renvoyer ce petit courrier en recommandé accusé de réception: ça coûte cher. Eurêka: le collègue m’a soufflé bonne idée de te lire les messages très courts et impersonnels sur ton répondeur. Cela me tranquillisera: j’aurai respecter ainsi la parole donnée à te les transmettre. -
Guixols
InvitéFrançois,
J’imagine bien que t’en as assez qu’on te ramène à l’école, qu’on te relance comme on met une pièce dans le juke-box pour entendre ton top single « suppression de l’école obligatoire » issu du best of « meritocraty »
Mais quand même, ça me fait drôlement envie.
Sur un format genre « comment s’occuper un dimanche d’élection », pourquoi tu ne l’écrirais pas ce foutu bouquin sur l’école ?-
François Bégaudeau
Maître des clésoui ça pourrait
et exactement sur le modèle que tu dis-
..Graindorge
InvitéEn rappelant avec justesse que ce n’est pas l’école qui est obligatoire mais l’instruction. Et les mille et un bâtons administratifs et autres dans les roues des courageux parents qui choisissent et continuent de défendre cette instruction à la maison… ou en plein air
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Guixols
InvitéGénial, merci
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Mélanie
InvitéJe suis pour
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Carpentier
Invitétu cherches un poulain pour lancer ta boîte d’éditions?
parce que là, on est plutôt dans la catégorie drôle de bourriques, non?-
François Bégaudeau
Maître des clésje n’ai pas compris
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Carpentier
Invitéje questionne certaine.e guixols, en plaisantant x 2, comme s’il te propose un livre en commande, quoi
après, si tu veux,.blague ou pas, jouer le rôle du poulain. libre à toi, remarque-
Carpentier
Invitébeuh c’est quoi cette icone violette?
j’ai fait quoi de mal encore?-
Carpentier
Invitécomprends pas
ien a d’autre qui ont changé de couleur avec leurs identifiants de départ?-
..Graindorge
InvitéL’espèce de logo à côté de mon pseudo était vert. Aucune idée du pourquoi: montée en grade par le maître des clefs? Comme les ceintures d’aïkido? J’attends la couleur noire?
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Carpentier
Invitérire
ça ne peut être que ça, oui-
..Graindorge
InvitéEh! bonnes vacances à toi Carpentina : profite à fond de ces 9 jours!!!
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Carpentier
Invitésalut, ai-je bien fait de laisser mon Psychologies à la maison ?
alors que je m’apprêtais à entrer dans son
Plaisir d’offrir
?
Emmené le dernier de Fabrice Caro et mon petit fascicule sur tout le bordel autour des j.o. de Paris;
Je sens que mon petit sevrage de 9 jours sans mettre le nez dans les lignes de Bégaudeau va passer crème
: )
si si
– mon train part: c partiiii
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zen arcade
InvitéBonjour,
Veuillez m’excuser si l’info a déjà été donnée sur le forum mais je viens de lire que François Bégaudeau est invité à la librairie Filigranes à Bruxelles. Je n’ai pas pu trouver de date. Est-elle déjà connue ?-
Ostros
InvitéNon l’info n’a pas été transmise ici, donc merci à toi.
C’est la première fois que je ne chope rien sur les rencontres de François autour d’un livre tout juste paru. J’ignore où Amsterdam publie ces infos (rien sur le site). En tant que meilleure community manager de François auto-proclamée, ça me frustre beaucoup.
Tu as lu l’info où toi ?
En tout cas je n’en sais pas plus.-
Ostros
InvitéFrançois Bégaudeau – « Psychologies »
Jeudi 24 avril 2025 à 17h30.
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Librairie Filigranes – Bld de Waterloo 25, 1000 Bruxelles
.
Invité(e) : François Bégaudeau
.
Une plongée lucide dans les contradictions de la société bourgeoise à travers les émotions ordinaires-
zen arcade
InvitéMerci pour la réponse et l’info.
Je vais essayer d’être présent.-
François Bégaudeau
Maître des clésavec plaisir
et pour la gloire d’husker du-
Abacaxi
InvitéFiligranes c’est la librairie mastodonte de Bruxelles, dans le quartier commercial chic de la ville, aux invités disons populaires (de Sarkozy à Nabilla) qui a été récemment reprise (et déménagée) par un homme d’affaires – dont je ne sais rien sauf l’opacité suave de cette locution nominale et la carte blanche visiblement laissée à ses programmateurs – après la mise à l’écart du fondateur pour harcèlement envers les membres, masculins, du personnel.
Pour savoir d’où tu parleras.
Mes oreilles de quidam tenteront de participer au renouveau.
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zen arcade
Invité« Au cours des mois d’avril et de mai, plusieurs rendez-vous avec les auteurs sont d’ores et déjà programmés : François Bégaudeau, Fabrice Arfi, Léon Salin, Swann Périssé, Michel Barnier… D’autres surprises viendront enrichir cet agenda. »
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Ostros
InvitéMerci. Je suis complètement dépassée avec ce livre.
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Ostros
InvitéSortie du podcast la gêne perdue ce week-end !
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– Samedi 19 avril 14h sur La vie d’Abdèle.
.
– Dimanche 20 avril 14h sur Toledo, 6:55 a.m. -
Ostros
InvitéElle est arrivée ! La première gêne perdue sur La vie d’Abdèle :
https://m.soundcloud.com/cause-perdue-editions/la-gene-perdue-la-vie-dabdele-
François Bégaudeau
Maître des cléson parlera encore un peu du livre, et d’autres livres CP, vendredi prochain, à montreuil
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kenny
Invité13mn?? c’est un teaser?
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François Bégaudeau
Maître des clésc’est le format prévu pour ces genes perdues
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MA
InvitéEst-ce-qu’on pourra les trouver en bibliothèques municipales?
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Cynthia Lennon
Invitéil suffit de faire une suggestion d’achat en tant que lecteur
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MA
InvitéEspérons que ça marche car ce n’est pas toujours le cas par expérience.
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Cynthia Lennon
InvitéLes budgets baissent hélas. Mais je pense que c’est la bonne période là.
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MA
InvitéMerci je vais alors essayer.
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Claire N
InvitéMerci pour les précisions sur cette manière de la formule
J’entrevois alors le « comme « utilisé en point de levier , dans une version dynamique, articulaire
Favorable au mouvement , à la pensée – la prise d’appui du comparant sur le comparé et inversement – il y a la comme une rythmique ( claque et balle d’ailleurs ça rebondit)
Plutôt qu’un comme outil de fusion statique , dogmatique
D’ailleurs dans ce livre il y a une sorcellerie plus vaste de la fracture qui ne soude pas mais se pourvoit en articulation
Enfin je trouve-
François Bégaudeau
Maître des clés« il y a une sorcellerie plus vaste de la fracture qui ne soude pas mais se pourvoit en articulation »
ça tape-
Claire N
InvitéRire
Non mais c’est vrai
– les générations
– le genre
– le couple
– l’attachement au sol
– la sororite
Tu rentres dans le livre figée comme une playmobile , sa langue punch et articule
Et tadam te voilà souple comme une arachnide
C’est une manière qui anime les déterminismes
C’est féministe
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Ostros
InvitéLa page Psychologies est sur le blog du chantier autonome, avec en cadeau pour celles et ceux qui n’ont pas encore le livre, le cas Imposture du syndrome :
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BIOGRAPHIE
InvitéEt du coup il faut que je fasse quoi pour dépasser mon sentiment d’illégitimité sur le terrain de la psychanalyse? Parce que je ne suis pas beaucoup plus avancé à la fin de ma lecture donc si une âme charitable peut m’aider à y voir plus clair je suis preneur.
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Ostros
InvitéJe t’encourage à faire de la psychanalyse une science qui se tient.
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BIOGRAPHIE
InvitéOstros: T’es pas gentille, tu pourrais m’expliquer au lieu de te moquer.
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Frezat
InvitéC’est de la haute voltige.
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Frezat
InvitéIl fait passer son assurance toute bourgeoise pour un tempérament anarchiste ! Tout le reste du bouquin est comme ça ? Je garde le fanfoué bateleur qui met droitards en PLS, le reste c’est bon pour le pilon.
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Seldoon
InvitéOn le repete en vain depuis des années : après tout le boulot abattu pour remettre au centre la notion de bourgeoisie, il n’y a pas plus grand allié de la bourgeoisie que celui qui démonetise ce mot en le mettant à toutes les sauces, en traquant le bourgeois en tout. Il y en a toujours un ou deux qui trainent ici, tout fiers de leur contre-subvertion. Si tout est bourgeois alors rien n’est bourgeois et qui a interet à cette confusion ? Les bourgeois, qui te disent bravo et merci.
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K. comme mon Code
InvitéDernier exemple en date : Poutou est un sale bourgeois, il est devenu libraire.
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kenny
Invitéle texte emprunte à la condition anarchique de lordon – tout pouvoir est infondé
lordon qui prenait soin de dissocier sens étymologique – qu’il utilise – et courant politique – qu’il tient à bonne distance
et bégo de jouer lordon contre lordon – l’anarchisme comme conscience de la condition anarchique
chapeau-
François Bégaudeau
Maître des cléssi je peux me permettre, ce n’est pas lordon qui a découvert que toute organisation sociale n’était sans autre fondement que la force qui l’impose
au bas mot on peut faire remonter ça à Pascal, voire à Montaigne, voire à quelques grecs lucides
marx étant lui aussi parti de là, comme certes spinoza avant lui
le texte publié n’est donc ni pour ni contre lordon, il ne s’y réfère pas
il trace son chemin, dont on s’égare à vouloir le fondre dans de grosses autoroutes
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon Code: En même temps je ne vois pas pourquoi il faudrait faire une exception pour Poutou. Je veux dire que les petits commerçant sont des petits bourgeois depuis le début donc on ne va pas réécrire l’histoire pour faire plaisir à Poutou.
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Poutou qu’on avait vu chez Bolchegeek nous parler de son sentiment d’illégitimité face aux bourgeois et donc en fait Poutou est un grand mégalo qui se croit trop beau pour tous ses bourgeois, genre ce débat ne le mérite pas et c’est pour ça qu’il n’a pas mis de costume. Autant dire que je vais écrire à la librairie pour demander à Poutou d’inviter François parce que je suis sûr que ça lui fera plaisir et que ça fera un peu de pub pour tout le monde puis après je me prendrais un billet de TGV comme ça je pourrais rejouer mon numéro dans la librairie et voir comment la salle réagit. J’ai pratiquement fini de payer mon vélo donc je dois pouvoir me permettre un aller retour en TGV.
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PS: Tu m’écrases quand?-
Claire N
InvitéCeci dit c’est pas en se rêvant en creux un dominant légitime qu’on se garde de la domination – la chasse aux stigmates bourgeois
C’est pas matérialiste c’est un truc de princesse à sauver
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BIOGRAPHIE
InvitéSeldoon: François nous dit qu’il est du genre à croire que les places de choix lui reviennent donc c’est pas la peine de faire la leçon à Frezat.
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Seldoon
InvitéIl dit que les places de choix reviennent à tout le monde, ce gros bourgeois.
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BIOGRAPHIE
InvitéSeldoon: Ouais mais il n’y croit pas. Il faut être sérieux, quand on croit en ce genre de conneries on est prêt à croire que le schizophrène à fait de la psychanalyse une science qui se tient donc on tire sur le fil pour savoir ce que ça cache. Est ce que t’as déjà vu François faire un tel geste? Jamais. La seule chose que François est capable de me dire c’est que je suis un méchant con et l’histoire s’arrête là.
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Ceci dit étant dit, François dit aussi qu’il est du genre à croire que les places de choix lui reviennent et ça fait de François un bourgeois comme les autres. Tu n’es pas d’accord? François est du genre à se toucher sur le fait d’avoir été premier de la classe, il a fait une prépa littéraire et des études supérieures au rayon littérature donc il a tous les attributs qui font défaut à sa camarade romancière qui doute de sa légitimité. Est ce que François se met à sa place, est ce qu’il essaye de comprendre ce que ça signifie ce qu’elle nous raconte? Pas vraiment, François se fout de ce que ça peut coûter à la nana sur le plan de l’angoisse de se donner le droit de braver cet interdit, François il est trop occupé à nous faire croire que dans le fond la nana est odieusement mégalo pour se rendre compte de l’indécence de son numéro et ça c’est typique de la position de surplomb du bourgeois. C’est pas moi qui le dit, c’est François.
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Ema
InvitéJe crois que c’est le destin de beaucoup de mots, évoluer depuis une définition descriptive amorale vers un usage chargé moralement, pour finir sa carrière en tant qu’invective à la définition fluctuante. On rit parfois des remplacements prétendument « orwelliens » de certains termes, personne à mobilité réduite, malvoyant, travailleurs.euses du sexe etc. mais ces changements actent du fait que les mots ayant pris une connotation négative avec le temps et l’usage, puisque régulièrement utilisés en tant qu’insultes plutôt qu’en tant que description neutre d’un état ou d’une condition, une mise a jour est nécessaire pour decorreler le sens initial de l’invective. Peut-être faudrait-il procéder à une mise à jour semblable en ce qui concerne le mot bourgeois, empesenti par tant de contresens et instrumentalisation morale. Parce que ca devient pénible, dans les discussions, de perdre un temps infini à s’écharper sur de la sémantique. D’autant que « bourgeois » en tant que tel paraît désuet, habitant d’un bourg n’étant pas exactement ce qui caractériserait factuellement la condition d’un Bernard Arnaud ou Xavier Niel. Si tant de gens tiennent à utiliser ce mot à la légère, comme on dirait snob ou intello, peut être est il temps de le délaisser au profit de capitaliste ?
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BIOGRAPHIE
InvitéEma: Où est l’invective quand on fait le constat que François à la même complexion que ceux que vous présentez comme des bourgeois?
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Oscar
InvitéC’est problématique qu’il soit caricaturé aux endroits où lui même caricature ?
Par ailleurs on lit plutôt « gros melon » que « gros bourgeois ».
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Seldoon
InvitéC’est arrivé dans le passé à ce mot, il a disparu, on y a gagné confusion et obscurité. Son retour a fait beaucoup de bien, c’est dommage de le perdre alors qu’il est pertinent pour décrire et comprendre le monde. Pour moi, capitaliste, c’est un peu autre chose – en plus de déjà comporter plusieurs définitions.
Comme tant d’autres mots, quand bourgeois aura été complètement démonetisé il faudra bien l’abandonner un temps. Il n’en reste pas moins que tous ceux qui le démonetisent travaillent ce faisant pour un camp bien précis.-
Ema
Invité« Pour moi, capitaliste, c’est un peu autre chose »
Peux tu développer ce point? -
Ema
InvitéSachant que je ne vois pas ce qui s’oppose à ce que capitaliste sous tende également une adhésion idéologique, au delà du strict statut économique.
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BIOGRAPHIE
InvitéSeldoon: On fait quoi du fond sinon? Parce que à la base la question c’était de savoir comment on dépasse le sentiment d’illégitimité. De savoir si ça suffit vraiment de décréter que personne n’est légitime et qu’à ce titre tout le monde est légitime.
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Je pense être bon client hein, je suis du genre à trouver de l’intérêt à « Comment se faire des amis » qui est un manuel de vente à destination des commerciaux, mais là c’est compliqué. Là François nie purement et simplement ce qu’il se passe dans la tête de l’autre et à l’arrivée il n’est pas tant question de nous filer le tips pour devenir un bourgeois comme les autres que de tenter de nous convaincre de la modestie du bonhomme donc c’est un peu ridicule.
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Sinon remplacer « schizophrène » par « neuroatypique » ça s’appelle « rebranding » et c’est douteux de vouloir importer ce genre de recette à gauche pour prétendre faire de la pensée critique. -
BIOGRAPHIE
InvitéJe veux dire que si on pouvait se reconcentrer sur l’essentiel, à savoir le bouquin de François, ce serait pas mal.
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Ostros
InvitéIl s’agit de mettre au jour que lorsque quelqu’un arrive à un poste ou prend une place dans une activité et que ce quelqu’un ressent un sentiment d’illégitimité, au fait ce sentiment part de sa validation plus ou moins consciente de l’ordre établi. Donc du fait qu’il y aurait des personnes légitimes pour faire quelque chose et des personnes illégitimes. Il fallait le penser. Ça éclaire bien le terreau d’origine de cette pensée et en même temps ça libère du sentiment d’illégitimité.
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BIOGRAPHIE
InvitéOstros: « Ça éclaire bien le terreau d’origine de cette pensée et en même temps ça libère du sentiment d’illégitimité. »
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Je ne vois pas en quoi ça aurait pu m’aider à l’époque ce que raconte François. Et c’est un peu tout le problème en fait de la psychologie, c’est que rationaliser de cette façon ça ne peut pas grand chose contre la dynamique des affects. Ca peut aider à affronter l’angoisse, c’est certain, mais pour devenir celui ou celle qui s’autorise à revendiquer les places de choix, il faut réussir à comprendre ce qui détermine cette angoisse, il faut être en mesure de la dégonfler pour la regonfler sur le mode la confiance en soi. Puis quand t’entends quelque chose à ce genre d’histoires, jamais tu ne te permettrais de cracher à la gueule du présentateur télé ou de la romancière qui t’expliquent qu’ils se vivent comme des fraudes. Parce que c’est quand même de ça dont il est question à l’arrivée, d’un type qui n’a jamais été éprouvé par le sentiment d’être le dominé qui méprise ouvertement des gens qui sont éprouvés par ce sentiment et qui prétend le faire la leçon du haut de son ignorance en feignant la modestie. Et ca, si je me fie à ce que vous racontez dans le coin, c’est typique des bourgeois donc encore une fois on en revient au constat que Frezat pose un regard plutôt lucide sur François. -
..Graindorge
InvitéFrezat/lucide c’est pas des antonymes?🤔
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Seldoon
InvitéRecentrer sur le bouquin implique de ne pas en faire un livre de développement personnel. La vraie question est : est ce que c’est vrai que dans toute quête de légitimité il y a une reconnaissance de l’existence d’une légitimité ? Et qu’être légitimiste c’est légitimer l’ordre en place, et donc en 2025 en France l’ordre bourgeois ?
-
François Bégaudeau
Maître des clésc’est bien la question en effet
mais ne gachons pas notre pâque à tacher de le faire entendre à demi-habile -
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Sans surprise, même quand je prends le temps de former des phrases c’est un problème.
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BIOGRAPHIE
InvitéSeldoon: « La vraie question est : est ce que c’est vrai que dans toute quête de légitimité il y a une reconnaissance de l’existence d’une légitimité ? »
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Oui.
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« Et qu’être légitimiste c’est légitimer l’ordre en place, et donc en 2025 en France l’ordre bourgeois ? »
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Pourquoi on passe de « reconnaître l’existence d’une légitimité » à « légitimiste »? Parce que le petit mot ne nous vient pas de nulle part, il est connoté d’une façon particulière et on peut considérer légitime l’existence de la légitimité sans reconnaitre la légitimité du roi à se revendiquer de Dieu pour justifier son pouvoir. Par conséquent on a un espace entre les deux extrêmes et c’est peut être intéressant de l’explorer pour penser les choses sérieusement. T’en dis quoi? -
Seldoon
Invité« on peut considérer légitime l’existence de la légitimité sans reconnaitre la légitimité du roi à se revendiquer de Dieu pour justifier son pouvoir »
On peut et ça fait de « on » un légitimiste. Un légitimiste mou, un centre-légitimiste comme il y a un centre-droit si tu veux, mais légitimiste quand même.
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Une autre porte d’entrée : ça fait un moment que je remarque que le mot « légitime » ne fait qu’obscurcir le débat public. Ainsi les gouvernements de droite successifs sont décrits par leurs adversaires comme « non légitimes » à gouverner par 49.3 tandis qu’ils rétorquent que LFI et autres sont « non légitimes » à bloquer l’assemblée d’une pluie d’amendements. On voit bien dans cette situation :
– l’impasse d’une notion dont l’arbitraire nie sa propre définition
– que la légitimité comme la non légitimité sont du côté de l’ordre -
BIOGRAPHIE
InvitéSeldoon: Tu te rends compte qu’on en est là parce que vous contestez la légitimité de Frezat à prétendre que François est un bourgeois et qu’à ce titre vous êtes du côté de l’ordre?
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(…) il y a des fausses étiquettes comme ça que je m’amuse parfois à remettre un peu droit d’une certaine manière (…)
.
C’est François qui dit ça à la librairie et tu ne vois pas de problème particulier dans sa prétention car personne n’est légitime donc tout le monde est légitime. Néanmoins quand Frezat se pare de la même prétention, quand il corrige François en faisant remarquer que c’est un bourgeois, tout est différent là, il n’est plus question de soutenir que Frezat est légitime puisque personne ne l’est. Là il est question de vous réunir en groupe et de lui faire comprendre qu’il n’a rien compris à rien. Vous êtes la classe supérieure éduquée de la ville et vous expliquez au paysan qu’il n’a aucune légitimité à s’exprimer. C’est gros comme une maison mais ça passe sous tous les radars car vous êtes comme François. Vous êtes du genre à croire que se prendre pour sa propre mesure c’est une tare quand on est de droite mais que c’est être un anarchiste conséquent quand on est de gauche.
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Bref. -
Seldoon
InvitéDernière tentative parce que je pense que tu as très bien compris même si tu mélanges volontairement tout :
Personne ne conteste la légtimité de Frezat à raconter ce qu’il veut. Il décide avant de lire que François est un bourgeois et ne lit dans le texte que les indices de ce qu’il pense déjà. C’est déjà pas bien malin, surtout devant un texte qui fait justement le boulot qu’il y a à faire sur ce point. Mais c’est le mésusage du mot bourgeois, mal compris et utilisé uniquement en insulte qui m’énerve. D’où ma réponse, qui tu le remarqueras n’a rien à voir avec la légitimité de Frezat mais le fond de ce qu’il dit et ce que ça produit.
Si on va un peu plus loin il ne serait pas très compliqué de démontrer que Frezat, démontrant post après post qu’il n’a rien d’autre à foutre que venir répondre ici quel que soit le sujet « lol François t’es un bourgeois » fait exactement le contraire de « se prendre pour sa propre mesure ». -
BIOGRAPHIE
Invité“Il fait passer son assurance toute bourgeoise pour un tempérament anarchiste !”
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Comment lui donner tort? Toi t’as l’air de voir mais moi je suis un peu plus emmerdé.
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“(…) ce que j’appellerais l’arrogance libérale. De toujours croire qu’en fait on est un peu seul au monde et qu’on est notre propre mesure (…)”
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Au dessus c’est François qui fait la pub de son bouquin à la librairie, en dessous c’est un extrait de l’extrait de son bouquin partagé sur la page d’accueil du site:
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“Même dans cette hypothèse improbable nous ne sortons pas du tempérament anarchiste. Nous sommes en son cœur. Ce tempérament se soutient d’une sensation de force. Je suis anarchiste parce que je me sens assez fort pour prendre en charge ma vie, assez fort pour être ma propre mesure.”
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Et moi je peine à comprendre pourquoi quand François se prend pour la mesure de tout ça fait de lui un anarchiste conséquent, je ne comprends pas pourquoi pas ça ne le range pas du côté de “l’arrogance libérale” qu’il dénonce. Enfin si, j’ai ma petite idée, mais autant feindre l’ignorance comme ça tu as toute la place pour m’expliquer comment dépasser l’apparente contradiction de façon à démontrer que Frezat serait de mauvaise foi.
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Demi Habile
InvitéDu coup tu veux me faire péter un câble mais usurper mon pseudo ça a déjà été fait et ça m’en touche une sans faire bouger l’autre du fait que j’ai déjà l’habitude d’en prendre la plein gueule à cause de ma prétention d’avoir fait de la psychanalyse une science qui se tient.
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BIOGRAPHIE
InvitéDemi Habile: « d’en prendre la plein gueule à cause de ma prétention d’avoir fait de la psychanalyse une science qui se tient. »
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C’est voulu le « la plein gueule »? Parce que si c’est voulu c’est pas mal, parfois, c’est rare mais ça arrive, je me relis et je croise des énormités de ce genre. Après j’en croise aussi dans les posts de François donc c’est pas forcément une preuve d’intelligence, t’as peut être du mal toi aussi à aligner une phrase sans faire de faute et je ne juge pas. Par contre le « à cause de ma prétention » c’est différent, là je juge et plutôt sévèrement en plus de ça. Ce qui me vient naturellement là c’est un « à cause que j’ai fait de la psychanalyse une science qui se tient ». Grosse prétention, grosse faute de français pour l’accompagner. Par conséquent je ne sais pas si c’est ni fait ni à faire ou si tu tiens le bon bout mais ce qui est certain c’est que que je vais aller me faire des gauffres et que pendant que je ferais les 100 pas dans le salon en attendant que les gauffres soient cuites je penserais à toi en me demandant si t’as répondu ou si t’as pas répondu.
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Suspens, suspens!-
?
Invitéça va ?
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Ostros
InvitéGêne perdue Épisode 2 Tolédo 6:55 a.m., livraison :
https://m.soundcloud.com/cause-perdue-editions/la-gene-perdue-toledo-655-am-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci de reporter
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K. comme mon Code
InvitéQui d’ici vient à la soirée Cause Perdue vendredi ?
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Seldoon
InvitéJ’y serai
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Seldoon
InvitéAvec mon habituel t-shirt Jouer Juste.
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Anna H
InvitéIdem
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K. comme mon Code
InvitéSuper. Spécialiste des causes perdues, j’y serai aussi. L’Arabe d’1m85 aux cheveux bouclés anarchiques.
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Charles
InvitéJe préviens immédiatement Retailleau.
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François Bégaudeau
Maître des clésil y aura un quizz littéraire, conçu pour humilier culturellement le public
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Charles
InvitéDieu sait que j’aurais aimé être humilié mais je serais malheureusement en train de pogoter devant Viagra Boys.
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François Bégaudeau
Maître des clésdu pogo en mid tempo quoi
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I.G.Y
InvitéMalheureusement absent, saluez Alcaraz de ma part (dure défaite dimanche, qui j’espère n’annulera pas son parrainage).
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Claire N
InvitéUn peu triste de pas pouvoir participer à cette fête mais heureuse qu’elle ai lieu
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François Bégaudeau
Maître des clésil sera remplacé par Jimmy Connors
on fait avec ce qu’on a -
Titouan R
InvitéFabrice Santoro se rendra dispo, si besoin
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Raspout
InvitéConnors : le plus beau revers de gaucher de toute l’histoire multi-millénaires du tennis : on ne critique pas !
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,.?¿
Invité(oublié de dire que je n’avais pas fait exprès de parler d’un bras cassé dans mon gribouillis, je ne savais pas, c’est bête mais je préfère quand même préciser)
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?
Invité@FB
Je crois que j’ai trouvé au moins une partie de ce qui ne va pas dans ce que j’ai écrit : il manque un enjeu, un noeud ou une direction. Je crois que c’est de là que vient ma sensation de superficiel-creux. Je crois que c’est ça que j’ai du mal à trouver. Si j’avais ça j’imagine que ça entraînerait quelque chose de plus ancré et que ça pourrait prendre plus d’ampleur ?-
?
InvitéAutre souci avec les pléonasmes que j’aime bien pour leur côté mi-comique mi-tragique mais qui « mettent en boîte le réel » ?
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BIOGRAPHIE
InvitéK. comme mon code: T’y vas en voiture?
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Kenyle
InvitéJ’y suis déjà. Là j’attends devant la porte. Y’a déjà la queue alors que moi je voulais être le premier. Je n’avais pas fait ça depuis la sortie d’Harry Potter et les Reliques de la Mort. En attendant je suis dans ma tente queshua et je révise pour le quizz (j’espère qu’ils poseront des questions sur le lor d’Harry Potter).
C’est moi le chinois de 2m avec un teeshirt royaliste.-
Kenyle
InvitéJe viens juste pour un autographe de Carlos Alcatraz
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Claire N
Invité« je suis dans ma tente queshua et je révise pour le quizz »
Rire- et merci pour les passages ci dessous
Notamment dans l’entretien mollat
La repasse sur le « doudou PS »
Dont je n’avais pas saisi la compassion ? Finalement-
François Bégaudeau
Maître des cléscompassion relative, disons
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..Graindorge
InvitéPossible de le partager après ici le quizzz?
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Ostros
InvitéAh merci !
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Kenyle
Invité-
BIOGRAPHIE
InvitéLe premier tutoies François alors que le second le vouvoie donc on peut se faire une partie de « Qui est ce? ».
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Ostros
InvitéEt re-Merci !
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François Bégaudeau
Maître des clésdans mon souvenir, préférence pour la librairie
(à Mollat, souvenir qu’une question sur deux était hors de propos)-
Claire N
InvitéOui – c’est beaucoup plus joyeux à l’écoute
Et j’aime particulièrement ce constat à propos de CF : on tient pas à gauche si on y est accroché que par un fil
Et popopo la phrase qui claque comme une martingale : « il y faut pour tenir une armature de classe «
Frisson erotico- equestre j’avoue j’ai l’oreille sensible -
MA
InvitéMême stupéfaction devant l’entretien Mollat pour La Figure.
-
François Bégaudeau
Maître des clésla fin de la Gene me frustre a minima de l’heure trente qu’on s’apprêtait à consacrer à ce livre
-
MA
InvitéC’est dommage. On peut quand même lire la critique dans En attendant Nadeau où on retrouve aussi une analogie avec Beckett.
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kenny
Invitéon fait la go la figure ici
envoie tes phrases
ou on en envoie tu les commentes?-
François Bégaudeau
Maître des clésallons y pour une phrase
-
Billy
Invité« On a tranché le cou d’une oie. Pourquoi ne pas commencer par relater cet événement ? »
Je propose la 2ème phrase qui est la 2ème de ce livre.Et quand on me donne ça je prends ça, alors je propose aussi la dernière phrase de cet extrait. Je mets l’extrait pour le plaisir (je trouve tout le texte sublime) et pour les molécules :
« Les degrés, les molécules, i’y patauge. Ça me chatouille jusqu’à la crampe et me gratte jusqu’au sang. Vivantes ou non vivantes, les choses, je suis pris dedans. Tout ce qui bouge, stagne, louvoie, pousse, rampe ou crisse, merdoie, tout ce qui nous contraint à travailler les verbes, visibles et invisibles forces, électromagnétismes, gravitations, muscles, je suis pris dedans. »
-
kenny
Invité« On devrait pouvoir aller droit au but. Mais si je m’engageais dans la voie
directe, autant aller jusqu’à la déposition, n’est-ce pas ? Établir un procès-
verbal. Et même alors, je rêverais de concision encore plus grande. Le
champion, c’est bien connu, c’est le cri. Puis vient, hors catégorie, le
silence. Concision amirale. »
« Il est l’habitat de la nuisance sonore. »
_
« L’évocation n’étant pas ici une approche du sujet, mais bien le sujet lui-
même, en pleine dissection. Puisque l’évocation est mon régime. »
_
« En somme, et avant tout, ce sont les portes et les toits qui font la maison. »
cette dernière est obscure, je crois qu’il y a une critique du foyer producteur de violence -
kenny
Invitéau boulot françois, et tâche de faire bonne figure
-
kenny
Invité« Sans le recours rigoureux à l’approximation, sans un usage forcené de l’invraisemblance, à quoi bon poursuivre ici puisque seuls ces gravats douteux font prendre mon béton. »
-
Tony
InvitéC’est vraiment curieux de trouver obscure une phrase aussi simple et de vouloir la lester d’un discours qui vient d’on ne sait où,j’en profite d’ailleurs pour souligner l’apport décisif pour moi du travail critique de François qui m’a fait retrouver le goût de l’expérience sensible devant une oeuvre alors que toute ma scolarité avait oeuvré à recouvrir toute chose d’une signification cachée,d’un sens à élucider,que finalement l’important était de trouver le discours pour pouvoir en produire à son tour tandis que ce que l’on pouvait éprouver ne comptait pour rien ou,pire,il fallait s’en méfier car il signalait notre idiotie.
-
kenny
Invitéla phrase ponctue un passage difficile que je n’ai pas copié intégralement
passage où il est question de couvreur, d’art du toit, de protection, d’une philosophie de l’habitat
et puisque tu l’as lu, fais nous part de ton expérience sensible, à défaut de tes lumières -
Tony
InvitéLà je te mets à l’aise je n’en suis pas capable,pas assez littéraire, c’est pas mon truc du tout.
-
kenny
Invitéactons que belin refuse à chaque page de produire du sens
appelons ça pure littérature, gardons-nous d’interpréter car interpréter c’est recouvrir
contentons-nous d’exposer nos ressentis
mais dans ce cas que nous reste-t-il à discuter? -
Billy
InvitéIl y a tellement de trucs à discuter dans ce texte !
« Pure littérature » oh la, ça aide pas ce genre d’expression.
Quand je lis, je ressens et je comprends en même temps. C’est la même chose. Le même travail. La séparation des deux est un héritage de l’école, je pense.
–
Chaque page de La Figure raconte une enfance battue qui n’en finit pas, même quand le bourreau est mort. Pour écrire ça, Belin met à mal le récit. Son récit fonctionne par refrain, par musique, par bégaiement-ressassement. Il ne refuse pas de produire du sens. Le sens vient dans sa phrase. Il l’écrit comme ça :
« Qui sait de quelle manière on appâte le mieux le sens qui vient butiner dans la phrase. C’est trop. Bon. Ça s’apprend. Je reprends, reprenons. »
–
Du coup je sais pas si François voit la conversation ici. Alors je commence sur le début du livre, la 2ème phrase : « On a tranché le cou d’une oie. Pourquoi ne pas commencer par relater cet événement ? »
Cette question révèle l’artificialité du récit : l’artificialité à commencer un récit à un moment précis, pour créer un début, une progression, cause-conséquence, une fin. Le texte lui-même questionne l’artificialité du récit est en tension avec son récit.
« Pourquoi ne pas commencer par relater cet événement ? »
C’est une question adressée au lecteur ou à lui-même, elle invite à interroger le texte lui-même.
Commencer par une image forte, qui saute à la gueule, et la questionner tout de suite. Prendre la violence du fait « On a tranché le cou d’une oie » et questionner sa justesse, son caractère arbitraire. Ce début offre la violence du cou tranché et sa distanciation.
Le narrateur s’interroge sur sa façon de commencer son texte. Dans tout le livre, il analysera, commentera son écriture en cours, un effet de distanciation à sa propre écriture, une façon de questionner sa vérité : le souvenir est une reconstruction, présentée et travaillée par le texte comme telle.
Les deux premières phrases sont pas à la 1ère personne. C’est une autobio traversée, habitée par plein de monde, une autobio où la 1ère personne est mise à mal. La Figure, double du narrateur, est une autre façon de ne pas dire je, de devoir écrire nous : la figure et moi. Il travaille le fait que le « je » autobio est compliqué : ce je mêle le « je » de l’adulte qui se souvient le « je » de l’enfant. Quand il écrit plusieurs fois qu’il est resté au pied de l’immeuble, qu’il n’est pas allé dans l’appartement familial, ça peut être lui-enfant ou lui-adulte, il est la même personne enfant-adulte qui craint le chef de famille :
« Je suis au bas de l’immeuble avec la Figure. Ou sous le laurier. Ou encore, plus rare, sur le tourniquet où hier j’ai assisté et vibré au spectacle de la décapitation d’une oie. Mais puisque nous avons toute latitude, faisons un saut en avant. »
Enfant ou adulte, il a toute latitude avec sa mémoire, il est tous les je. Il écrit depuis sa peur du « chef de famille » au-delà même de sa mort qu’il peine à croire. Quand le bourreau est mort, son enfance battue reste. La peur du chef de famille n’a pas de fin, il n’y a pas de récit possible. Juste des images, des refrains, sa Figure.Et puis il y a « relater cet événement » dans cette question. Or c’est un texte qui relate peu, qui raconte peu ou alors un texte qui finit par raconter son enfance, par la bande. Comme la poésie finit par raconter. C’est une autobio presque sans récit. Le récit linéaire autobiographique est impossible, il met en mots cette impossibilité. Le texte met en mots le travail de mémoire en cours, la construction-massération de la mémoire. La mémoire est pas un truc figé mais comme mouvante, c’est du réel en mouvement. Alors le texte travaille les répétitions, les souvenirs qui reviennent comme des refrains, des images. L’image la plus forte pour moi, la plus émouvante, c’est l’œil écarquillé du cheval, pour écrire la mère.
Ces images permettent une justesse, une vision. Le texte cherche une apparition. Parfois ces répétitions sont presque des psaumes, des incantations. Ce texte ne raconte pas son enfance, il l’invoque. « Je requiers l’enfance »
« Je désire la révéler, la désigner, non pas la confondre. Oh, pas de vengeance, hein. Juste la montrer, une fois, la faire apparaître, solennellement. »J’ai pensé à Beckett parfois : « J’étais équipé de dents de lait, on venait d’inaugurer la tour Montparnasse, quelque part dans un pays qui n’avait encore aucune réalité pour moi. Avalons.
S’ouvrir à l’impossible, naitre. Admettons. »
Dans sa distance à son propre récit, à soi écrivant. « N’en faisons pas trop. Allons au plus pressé. » « Mais puisque nous avons toute latitude, faisons un saut en avant. »
Avec un flow musical, inarretable qui semble une langue orale, il analyse ce qu’il fait, son écriture en train de se faire : « Maintenant, j’introduis la Figure. »
« Devant mes fourmis, je ne suis pas serein. Je les observe.
C’est vrai. Et en silence. Mais ce faisant, la Figure, qui me colle aux basques, se complaît dans ses manies. À tout soupeser en même temps. Le capital et le trivial. »
Il décrit sa propre écriture, qui mele capital et trivial. Quand il va trop vite. Quand il accélère. Il commente son écriture et son travail de mémoire, analyse son travail de mémoire comme tel : son souvenir est réel et une construction en cours. -
Tony
InvitéMerci Billy, c’est super,et que pourrais-tu dire sur cette trouvaille lumineuse « l’homme dans l’homme »?
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François Bégaudeau
Maître des clésBeckett oui, assurément
Le texte prudent
le texte à tâtons dans le noir – un pas risqué en avant qui sitot se retracte
Le texte qui se méfie de lui-même
Moindre des chosesmerci billy, t’as fait le taf
l’homme dans l’homme : qu’y a-t-il d’humain dans l’humain ? Qu y a-t-il de spécifiquement humain ? L’humain conserve-t-il en lui quelque chose de spécifiquement humain qui autorise qu’on l’appelle : humain
C’est une question, et dans ce livre, elle restera à l’état de question, comme il se doit -
Julien Barthe
InvitéOuais. Billy a justement évoqué la force des images. Elle me fout sur le cul et précisément parce qu’elle entre dans l’économie générale de ressassement, rétention, approximation.
Des comparaisons et des métaphores qui ont une telle puissance d’évocation qu’elles pourraient passer pour des démonstration de virtuosité, trop éclatantes.
Mais prises dans le dispositif, elles deviennent des efforts pour délivrer du sens. Putain d’élégance. Il poétise le bégaiement, fait bégayer la poésie. D’où le fait qu’il utilise le refrain autre forme de bégaiement poétique.
Je ne suis pas sûr d’entendre ce que François entend par cette question, mais j’ai l’intuition qu’elle est liée à ce que figure le syntagme « la figure ». -
Julien Barthe
InvitéEt je signale un écho du texte, dans l’œuvre musicale de Belin. Dans l’album Tambour vision.
T’as vu sa Figure
T’as vu sa figure?
T’as vu sa figure?Encore cet homme sur le cul
Le même pareil, déjà vu
Que fait-il en général?
Est-il tigre? Est-il cheval?
Qu’en dit le ciel? Qu’en dit le journal?
C’est une rivière sans retour
Qui apparaît avec le jour
Que fait-il en général?
La nuit venue
Y a-t-il eu embardée?T’as vu sa figure?
T’as vu sa figure?Encore cette femme sur le cul
La même pareille, déjà vue
Que fait-elle en général?
A-t-elle son lit avec les bêtes?
Est-elle de la fête?
Est-elle à bout?C’est une rivière sans retour
Qui apparaît avec le jour
Que fait-elle en général?
La nuit venue, est-elle amirale?
Virtuose dans l’ordre des chosesT’as vu sa figure?
T’as vu sa figure? -
Julien Barthe
Invitéet je vois bien que le refrain est aussi bien une manière d’affirmer et d’insister.
Pris dans ce dispositif beckettien (cf. Billy) il devient aussi une manière d’hésiter et de buter sur. -
Julien Barthe
InvitéComme pour l’image, il y aurait plurivocité des effets. Ce qui est puissance d’affirmation est dans le même mouvement une forme d’atténuation.
Pardon de fragmenter et bégayer moi-même. -
Julien Barthe
InvitéEt la question du sens de cette réserve d’humanité dans l’homme, François je te la pose. Si tu veux bien préciser.
On aura compris que je fragmente aussi pour recouvrir les déjections du petit fantôme, qui s’il nous regardait vraiment, irait acheter La Figure et s’abstiendrait trois heures de régurgiter des tweets et des bouts de vidéo.
On verra si c’est lié à ce que j’ai compris que qu’approximait « la figure » -
François Bégaudeau
Maître des clésOui, je pense que cette affaire de figure a tout à fait à voir avec l’homme dans l’homme. La figure, on peut très bien l’interpréter comme la conscience ; comme ce drole de dédoublement qu’il y a un chacun des individus. À savoir : dans le même temps que je vis, je pense que je vis ou en tout cas ça pense ce que je vis, y’a un truc qui mouline en moi, relativement dissocié de mon corps, ou bien c’est encore le corps mais qui se pense.
Dans ce livre assez matérialiste comme tout grand livre, cette affaire de figure, de conscience, demeure hautement problématique, demeure une hypothèse Mais qui peut nier avoir en lui ou en elle cette sorte d’instance vague, cette espèce de miroir intérieur par quoi la vie se réfléchit?
La figure serait alors littérale. Elle serait : mon reflet -
Julien Barthe
InvitéMerci.
Ma contre-traduction c’était la figure comme image de moi et image que je veux donner de moi.
Après la lecture je trouvais que le syntagme connotait la prétention que l’on peut moquer. Comme dans « figure locale »; et qui traduirait la difficulté d’être une personne. Cet import moqueur est savoureux. -
Julien Barthe
InvitéEt là ça surgit :
« Je viens d’une longue lignée de zéros, de uns
Sentimentaux, sanguins
Charmeurs de serpents
Figures locales
Desquels j’ai hérité
De tout, que dalle »Chanson qui s’intitule Que dalle, tout.
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Mélanie
InvitéMerci,
Vous finissez de me donner envie, je lirai -
kenny
Invitébilly tu relances le podcast
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MA
InvitéJe mets ici cet entretien où on s’écoute et se laisse parler, avec quelques interruptions(dommage) de CC au moment où Belin allait se raconter. https://www.publicsenat.fr/emission/au-bonheur-des-livres/denis-podalydes-et-bertrand-belin-raconter-ses-familles-et-ses-determinismes-e19
En tout cas, cela donne envie de lire Un ami de la famille.
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pifou
InvitéÇa a du être dur psychologiquement votre passage au SN (que vous évoquez très très brièvement dans l’itw), j’imagine ?
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François Bégaudeau
Maître des clésNon
J’évoque ce segment de ma vie dans Deux singes ou ma vie politique-
Foyer
InvitéQu’est ce que le SN ?
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Foyer
InvitéAh, le service national
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pifou
InvitéSi c’est une bio pas « arrangée » ça m’intéresse.
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François Bégaudeau
Maître des clésje n’avais pas vu cette drole de remarque
d’abord ce n’est pas une « bio » mais une autobio
ensuite le postulat de ce genre de livre, c’est que le lecteur fasse crédit à l’auteur de sa sincérité, et d’etre aussi honnête qu’on peut l’etre avec soi
sachant que seule la lecture peut trancher
mais je suppose que Pifou s’est, depuis ce 7 mai, précipité sur ce livre, et qu’il peut désormais nous dire s’il l’a trouvé arrangé ou non
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Ostros
InvitéFrançois, peux-tu en dire plus sur la rencontre fin mai en Bretagne pour Psychologies, stp ? Si tu les connais, la date, l’heure, la ville et le nom de la librairie.
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Est-ce que tu as d’autres dates de rencontres autour du livre dans les mois qui viennent ?-
François Bégaudeau
Maître des clésquimperlé, 30 mai
l’alternative, nuilly-plaisance, 14 mai
rien d’autre pour l’instant-
Ostros
InvitéMerci
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Jules
InvitéBruxelles ce soir ! Trop content
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Etienne
InvitéUn passage en Rhône-Alpes ?
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..Graindorge
InvitéUn passage à Nice?
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Raspout
InvitéA Clermont-Ferrand chez les Arvernes?
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Titouan R
InvitéTu es sur Clermont toi aussi ?
Fin 2023, François était venu pour une rencontre au sommet avec Dalie Farah. C’était quelque chose-
Raspout
InvitéMais pourquoi tout le monde désormais dit « sur » X ou Y? Vous êtes-vous tous achetés des ailes? Je charie ou je Rachi.
Pas encore « à » Clermont mais j’y aspire sincèrement et espère que ce sera fait cette année : la Gironde et ses Girondins m’insupportent.
Je ne connais pas Dalie Farah : c’est la branche Arverne de Farah Fawcett ou de Farah Diba?-
Titouan R
InvitéJ’avais anticipé la querelle à propos du « sur ». Piège à puristes.
Bienvenue par avance « à » Clermont.
Pour Dalie, je te conseille ses deux derniers livres : Le Doigt et, plus encore, Retrouver Fiona-
Raspout
InvitéEt là je vais me prendre LE tacle : j’avoue -mais est-ce un aveu- que je suis rarement ému par des ouvrages écrits par des…femmes. En fait, si on me demande quel est le dernier livre que j’ai lu écrit par une femme, je suis incapable de répondre ou presque (et je sais en avoir lus).
J’anticipe le tombereau de caca qui va me tomber dessus mais je m’en cogne.
Ce n’est pas de la misogynie c’est ainsi.
Mais lorsque je rejoindrai Clermont -si j’y arrive- je promets de me mettre en quête d’un des ouvrages de cette auteur Algéro- Arverne.
J’essaye de ne pas mourir trop sot bien qu’en fait l’utilité m’échappe.-
Titouan R
Invité« bien qu’en fait l’utilité m’échappe »
Utilité de quoi : de mourir pas trop sot ?
de la littérature écrite par des femmes ? Mais quelle littérature l’est (utile) ?
…
Ton aveu est courageux mais le libellé du message est curieux.
Plutôt que des cris d’orfraie, je déplore juste que tu te trouves coupé de tout un pan de littérature, de tout un pan de sensible.
Que Julia Deck soit une femme m’importe peu ai fond. C’est la grandeur de ses livres qui m’émeut.
Idem pour Joy Sorman, Duras, De Kerangal, Violette Leduc, Léna Ghar, Melissa da Costa-
Ostros
InvitéFlorence Aubenas, Neige Sinno, Sandra Lucbert, etc.
« je suis rarement ému par des ouvrages écrits par des…femmes » : curieux oui. A croire que tu n’as pas lu de littérature.-
Raspout
InvitéMouhahahaha je pouffe!
Ahlalala que vous me faites rire avec vos propos sentencieux : aucune capacité d’écoute, aucune volonté de discuter. Allez je quitte cette page.-
Raspout
InvitéP.S. :
Melissa da Costa : nous en ricassions (ce n’est pas bien) hier soir avec « ma » libraire dans la librairie où je n’achète pas de livres : une bien misérable référence (je ne parle pas de la personne mais de ses romans de gare ; c’est grâce à François que j’ai découvert cette auteur dans CUM). Allez j’me casse.-
Jeanne
InvitéMoi je trouve que tout ça n’est pas bien grave. Regarde, Raspout : Un jour, observant mes goûts en littérature, je me suis aperçue qu’ils se portaient beaucoup sur des écrivains femmes. Voire les quotas, dans mes goûts, n’étaient peut-être pas complètement respectés (ça penchait du côté du féminin). Ça m’a étonnée. Car rien dans ma pensée consciente ne laissait présager d’un tel déséquilibre.
C’était peut-être le hasard. Ou autre chose. Dieu le sait et moi je m’en fous un peu. -
Jeanne
InvitéJe te précise que Melissa Da Costa non. Là non.
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Raspout
InvitéBonjour Jeanne : non il n’y a effectivement rien de grave dans le fait de constater que nos affects nous portent là ou ailleurs. C’est ainsi. Quand je lis Auster, Kertesz, Roth ou d’autres et que je constate que ces auteurs ont au moins un point commun qui est leur ascendance juive, que dois-je en conclure?
Je me souviens d’avoir aimé le premier livre de cette auteur québécoise Gabrielle Filteau-Chiba, Encabanée. Mais dire que j’ai été ému…
Oui : Simone Weil…..même si son « Enracinement » m’a un peu pesé par ses répétitions et son côté enfant de troupe. Mais j’apprécie l’oeuvre -au sens global- de cette femme. Quelle famille les Weil! -
François Bégaudeau
Maître des clésje crois que la mention de melissa da costa était une blague
et de même, la réponse sur « sur » était bien courtoise, de la part de titouan
tu t’emballes vite, Raspout
manque de froideur -
Jeanne
InvitéJe n’avais pas lu le post de Titouan sur Melissa Da Costa.
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Raspout
InvitéTu crois ou tu sais?
Je n’ai aucun second degré : le sang chaud sans doute qui finit tragiquement en … boudin.
A l’écrit, difficile de savoir si on a affaire à un animal à sang chaud ou froid….
Et ce n’est pas un fils de la Vendée (gloire à eux et aux révoltés de 1793 de Mayenne, du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, des Deux-Sèvres : on ne parle toujours que des Vendéens) qui va me parler de sang chaud alors que malgré tes propos très souvent pesés, on ne peut s’empêcher de sentir parfois chez toi un agacement non contenu. Et la manifestation de l’agacement est un signe de sang chaud me semble-t-il. Pouet. -
François Bégaudeau
Maître des clésje sais parce que, froidement, calmement, je considère la liste des autrices, et j’y vois que da costa y dissone
comme une liste du genre : mes footballeurs préférés : zidane, maradona, pelé, bégaudeau
il suffisait donc de lire
et, sang chaud ou pas, lire demande un refroidissement -
Titouan R
InvitéC’est marrant cette histoire d’agacement de François. Le texte d’ouverture de Psychologies tombe à point nommé pour te répondre, Raspout.
Et comme le monde est joie, tu peux le lire gratuitement ici, comme amuse bouche : https://actualitte.com/article/122775/avant-parutions/francois-begaudeau-decrit-les-psychologies -
Titouan R
InvitéEffectivement, la mention de Melissa était une blague. J’avais hésité à la faire précéder de … mais ai préféré m’en dispenser, par amour de l’ironie discrète
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François Bégaudeau
Maître des clésqui fut perçue
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K. comme mon Code
InvitéSi tu es incapable de répondre, c’est peut-être que tu n’en lis pas. Ou que tu en lis peu — et si tu en lis peu, c’est normal que tu n’en aies pas en tête, c’est moins normal d’en arriver à ce constat. Il faudrait se poser la question : pourquoi se voiler la face avec ce faux constat au lieu de dire franchement que tu préfères ne pas lire d’autrices femmes par réflexe discriminant.
—
Et sinon, oui : j’ai des ailes.
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K. comme mon Code
Invité(autrices femmes femmes autrices : je voulais juste choisir autrices dans le message)
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Titouan R
InvitéTu exprimes aussi ce que je me disais, K.
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Mélanie
InvitéDe mon côté, j’ai un jour constaté que je ne lisais que des hommes. Alors c’est en partie par goût, parce qu’il semble que je sois assez nettement hétérosexuelle. Ensuite via FB et le forum j’ai eu envie de lire aussi des femmes, ce que je fais maintenant depuis quelques années. Mais je sens encore un reste de réticence, qui est généralement vite dépassée une fois que je me concentre sur la lecture. Pour ma part je pense qu’il y a là 1 de la jalousie car quand même au fond ça me déplairait pas d’être écrivaine moi aussi, 2 de la misogynie générale que j’ai dû intégrer malgré moi, qui m’a longtemps fait avoir ce réflexe de merde de me tourner plutôt vers les hommes pour pas mal de trucs, genre ils seraient plus fiables, plus aptes à l’art etc – poison – poison à regarder en face
-
Titouan R
InvitéMerci de ce témoignage très clair.
Je pense que subsiste en beaucoup de nous le maillage affectif que tu déplies.
Pour ma part, c’est ma femme qui m’a fait remarquer la disproportion genrée très manifeste de ma bibliothèque. -
Malice
Invité@Mélanie t’es pas bi curious?
Et Pippa Lee alors, t’as pas accroché?-
Jeanne
Invité@Mélanie
Et comme tu le suggères c’est peut-être aussi l’une des manières que tu as de compagnonner avec hommes?
Ça peut être un mélange de tout ça.-
Mélanie
InvitéC’est en effet ma manière principale de compagnonner avec les hommes, lol
-
-
Mélanie
InvitéAssez peu, et jamais eu l’occase
A la puberté Tom Cruise a dû me marquer à vie-
Jeanne
InvitéQuand je disais « compagnonner » je voulais dire: lire. Tout simplement. Lisant un écrivain (ou aine) nous compagnonnons un peu avec lui (elle).
-
Jeanne
InvitéC’était dans ce sens.
-
Mélanie
InvitéOui. Tom répondait à Malice.
-
Mélanie
InvitéJeanne j’ai l’impression qu’on s’est pas comprises, j’aurais dû mieux écrire. Je voulais dire que, oui, et qu’il est même très possible que lire soit ma manière principale de compagnonner avec des hommes. Pareil avec d’autres arts, j’ai par exemple pas mal compagnonné avec Lars von Trier dernièrement. De compagnonner avec des hommes, ou de compagnonner tout court d’ailleurs.
-
Titouan R
InvitéJ’ai oublié dans ma courte liste Gaëlle Bantegnie (tête pensante Rowenta de Cause perdue) dont j’ai fini, enthousiaste, son France 80, il y a 15 jours. Très La blessure par endroit. On sent une famille commune avec François, affinités qui expliquent sans doute cette longue amitié.
Et si jamais elle passe par ce forum, bonjour à elle
-
Mélanie
InvitéJe viens de lire son Voyage à Bayonne qui m’a plu aussi
-
Leo Landru
Invité@Titouan et Melanie : par quel roman de Gaelle Bantegnie commencer son œuvre, si vous pouvez me conseiller ?
-
Titouan R
InvitéN’ayant lu que France 80, je ne suis pas le mieux placé. Mais tu peux lire celui-là sans problème, d’autant que c’est le premier en date
-
Cat
InvitéAu pays d’Alice est très très bien aussi, je recommande.
-
Leo Landru
InvitéMerci !
-
.
InvitéJe suis sûr que vous êtes cinéphile. Patrick n’avait pas remarqué qu’elle portait des tongs. Savez-vous que Canal Plus, c’est LA chaîne cinéma ? Et un tout petit anneau à l’orteil. Les films sont diffusés à peine un an après leur sortie en salles. Le deuxième en partant de la droite. Même les films américains, ce soir par exemple ils passent Le Nom de la Rose. L’index du pied en quelque sorte.
(France 80) -
.
InvitéMais Alice n’entend pas sonner les cloches de l’église Sainte-Thérèse, elle n’entend pas sonner les cloches de l’église, elle n’entend pas sonner les cloches, elle n’entend pas sonner, elle n’entend pas 1, 2, 3, 4, elle n’entend pas 4 heures. Elle entend, point. Ou peut-être que non, que c’est déjà trop tard, qu’elle aussi a ses petites idées sur la question et que c’est moi, qui projetant sur elle des fantasmes d’innocence ou de pureté prénominative, lui prête un rapport exclusivement esthétique aux choses, fait de perceptions simples, d’une constellation de petites sensations qui n’auraient pas encore pris de formes solides, fixes, figées, faute de mots suffisamment pesants pour les dire.
(Au Pays d’Alice) -
Claire N
Invité« fait de perceptions simples, d’une constellation de petites sensations qui n’auraient pas encore pris de formes solides, fixes, figées, faute de mots suffisamment pesants pour les dire »
Ça donne envie
Merci
C’est saisie au niveau qui me semble le plus près
C’est délicat de le saisir en mots
C’est réalisé avec délicatesse oui grande délicatesse . -
Claire N
InvitéIl est difficile d’écrire ces choses là
Ces choses volatiles et pourtant essentielles
Dans le sens où c’est leur essence qui donne parfum aux élans affectifs en sous main
Sans les briser
Sans devenir fumeux
Elle y parvient -
Jeanne
Invité@Mélanie
Oui d’accord, je saisis.
(Cela du reste ouvre pas mal de questions que par pudeur je ne te poserai pas aujourd’hui 🙃).
-
-
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Claire N
InvitéMerci Mélanie
C’est vrai que tu m’as amené à me poser les questions suivantes : quel a été mon premier contact avec une autrice
Qui me l’avait fait découvrir
Qu’est je pense du livre
– george sand je crois la petite fadette
– ma mère m’en avait parlé mais je crois que je n’avais pas vraiment envie de la suivre sur ce coup puis une visite de sa maison ou un guide masculin
La décrivit dans son quotidien : qu’elle monte à cheval en pantalon – c’est très con- mais ça m’a donné une idée de force et envie de la lire
– j’ai trouvé la petite fadette bien mais pas tant
Je l’ai excusé : écrire un bouquin en si peu de temps…
– puis il y a eu Colette – conseillée aussi par des filles la j’ai commencé à recalibrer
Et les goûts des filles et leur écriture-
Oscar
InvitéC’est bizarre de genrer les livres et la lecture.
-
Claire N
InvitéOui – mais il y avait un truc deja construit avant que je m’y attelle
-
Mélanie
InvitéLa première que j’ai lue a dû être Lola Lafon, avec qui j’avais pas mal compagnonné
-
Claire N
InvitéEt tu l’as « découverte « comment ?
-
Jeanne
InvitéJ’avoue avoir une dent contre Lola Lafon. Son dernier, « Quand tu ecouteras cette chanson » m’a navrée…
-
Mélanie
InvitéJ’avais acheté son premier en poche dans une Fnac, je pense que le titre Une fièvre impossible à négocier avait dû me parler – et c’était peut-être aussi un titre vendeur. C’est loin, je me rappelle mal.
J’avais beaucoup écouté son album aussi à l’époque -
Claire N
Invité« Une fièvre impossible à négocier«
J’aime beaucoup l’effet sortie de route
Et l’accélération complètement pas gerable de la sensation -
Mélanie
InvitéMais plus tard c’est surtout par Joy Sorman et Dalie Farah que j’ai lu des femmes
Et ces jours-ci Izza Amar -
Malice
InvitéCes deux-là sont mes meufs aussi.
Du reste, méditons sur ces belles paroles de mon pote Pierre Louys:
» L’amour que l’homme éprouve et celui qu’il inspire sont deux choses qui n’ont pas d’intérêt et dont il ne faut parler que pour en montrer le ridicule et l’odieux. Il n’y a qu’une sorte d’amour, c’est celui d’une femme pour une autre. » -
Claire N
InvitéRire – c’est un peu facile venant d’un homme de nous refiler tout le boulot
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Malice
InvitéMais Pierre a fait sa part, puisqu’il était capable d’être amoureux de trois femmes à la fois
#colibri -
Mélanie
InvitéJeanne : Lola Lafon je me suis arrêtée après ses premiers
Je ne me rappelle plus trop mais il me semble que si j’étais tombée sur elle c’est que son livre était mis en avant sur les étagères Fnac ou ailleurs -
Jeanne
Invité@Mélanie
OK.
Mon post était sévère car au diapason de ma réception de « Quand tu entendras cette chanson « . Mais je me souviens avoir mieux aimé « Chavirer « . Je pense qu’elle est intéressante quand elle raconte des histoires. Surtout si les histoires ont un intérêt (comme dans « Chavirer « ). Mais pas euh… quand elle écrit.
Si l’occasion se présente je développerai. -
Mélanie
InvitéJe me dis souvent qu’il faudrait que je la relise avec mes yeux de maintenant ; là je ne peux pas me prononcer sur son écriture. Elle reste disons mon premier point de rencontre avec Metoo ou des choses de cet ordre, et peut-être aussi avec certaines choses plus ou moins alternatives ou anarchistes – désolée je suis vague.
Je suis à la moitié de La vie d’Abdèle et pas déçue.
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..Graindorge
InvitéNicolas et Charlotte sont toujours ensemble. Je potine
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zen arcade
Invité17h00 cet après-midi, j’arrive à la librairie Filigranes à Bruxelles 30 minutes avant le début annoncé de la rencontre avec François. Je retrouve ma fille, on papote, tout va bien. On nous annonce que François sera en retard. Pas grave, on va se la jouer bourgeois de gauche, on commande un chai latte et un macha latte. Hu hu. J’ai acheté Psychologies, tout roule.
François finit par arriver et l’entretien débute. Et là, j’ai la honte. La honte devant la présentation naze du libraire, devant ce qui s’annonce déjà comme une succession de questions débiles. Je me dis, putain le mec, il est venu en train de Paris, avec son bras en écharpe, il a galéré pour trouver la librairie et il va se taper une chiée de questions à la con. Heureusement pour nous, sans doute rompu face à un tel exercice, François se montre capable d’articuler des réponses intéressantes à partir de ce matériau indigne.
Au final, on aura passé un bon moment.
Et en quittant la librairie, j’entends un participant se réjouir de la venue prochaine chez Filigranes de Michel Barnier. Je ne peux empêcher, pour moi-même, un petit sourire condescendant. Nul doute que la lecture de Psychologies me sera profitable. 🙂
Allez,sur ce, gloire à Hüsker dü et à la joie que la musique nous procure !-
François Bégaudeau
Maître des clésma pref
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Abacaxi
InvitéAprès Filigranes bon, librairie immergée dans un concept store du quartier commercial chic de la ville, à l’ancienne direction impérialiste et harceleuse, je pensais l’invitation ironique. Le retard renforçant le soupçon de la duperie.
Présentation à l’avenant, attelle bonapartienne et questions papales étoufferont rapidement la disruption.Merci pour la dédicace au frère nazi et la clémence devant la référence besogneuse à JeanMonnaie – toujours une catastrophe ces bons mots préparés dans l(a file d)’attente d’une rencontre fugace dont il s’agit d’optimiser l’impression.
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zen arcade
InvitéAh ouais, Celebrated summer, très bon choix.
New day rising, ça restera toujours mon album préféré du groupe, sans doute aussi parce que c’est celui par lequel je l’ai découvert, à un âge où ce genre de rencontre musicale possède une intensité incroyable..
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Jules
InvitéJe me suis dit exactement la même chose ! Quel niveau………. Ca me fait prendre conscience d’une chose : il faut vraiment que j’arrête de constamment me sous-estimer, me dénigrer, de ne jamais tenter. Il y a des tas de gens tout à fait médiocres qui, eux, OSENT.
Ses questions venaient de chatgpt ou quoi ? Le public n’a même pas une petite idée de ce que le livre recouvre, je crois qu’il n’y a même pas eu une seule question dessus… Bon, cette fois-ci l’interviewer n’a même pas fait semblant d’avoir lu le livre. On peut au moins lui reconnaître ça.
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Carton de Lait
Invité« Heureusement pour nous, sans doute rompu face à un tel exercice, François se montre capable d’articuler des réponses intéressantes à partir de ce matériau indigne. »
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Oui c’est une aptitude qu’il a et c’est très bien parce que ça fait en sorte qu’au final c’est pas très grave qui pose les questions ou discute avec lui. Souvent par exemple jai tendance à sauter les questions du public sur ce genre d’entretien parce que j’ai toujours peur qu’il y ai des questions un peu nulles ou carrèment idiotes (pas que je méprise le public mais enfin on sait tous que parfois ceux qui veulent le plus l’ouvrir dans un contexte public sont ceux qui n’ont pas grand chose à dire…) mais avec le temps j’ai appris qu’avec François je peux y aller, ça risque de pas trop mal se passer peu importe la question ou remarque.
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stephanie
Invité-
Cocolasticot
Invitéà voir ! on rigole bien
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PHILIPPON
InvitéSalut François,
Content de savoir que tu passes à Neuilly-Plaisance le mercredi 14 mai. En plus, il n’y a pas de matchs de ligue des champions ce soir là. Tu as bien calculé ton coup !! -
Le petit fantôme vous regarde
InvitéAh oui quand même.
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Le petit fantôme vous regarde
InvitéJe suis gentil je fais la correction.
https://x.com/pheacienne/status/1845005709521412597
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Ostros
InvitéFrançois, Izza Amar et Bénédicte Thiebaud ont-elles des rencontres de prévues autour de leur livre respectif ?
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Ostros
InvitéThiébaut, avec un T.
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François Bégaudeau
Maître des clésnon, pas pour l’instant
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SHB
InvitéOuais, tu as tout à fait raison. Je pense qu’on pourrait appeler cela la jubilation matérialiste. La jubilation que suscite toujours l’opération de déconstruction chez celui qui l’exécute. Cette jubilation qui consiste à démasquer, à enlever les couches de discours — et notamment les couches des discours qu’on se tient à soi-même — pour arriver à la vie des affects, qui est relativement amorale. C’est la jubilation de retirer les couches de morale pour arriver au point qui est simplement la vie des affects. Je ne dirais pas que la vie des affects est par-delà le bien et le mal, elle est plutôt en deçà le bien et le mal. La vie affective est très largement induite par le contexte social dans lequel on évolue et c’est en ce sens que mon livre fait de la psycho-sociologie, ou de la socio-psychologie.
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Tout a fait vrai. Comment, une fois admis cela, ne pas tomber dans une sorte de haine de soi?. Nous sommes sociabilisés au fait que nous soyons des êtres de raison. Si la raison nous échappe, alors que sommes-nous? Si nous sommes ballottés au gré de nos affects, alors nous sommes nous les maîtres à bord de notre propre existence ? À quoi sert la conscience si elle ne nous sert qu’à constater notre infeodation aux affects? Faut-il y voir une analyse chrétienne du péché originel? L’homme est-il condamné a souffrir, la conscience humaine Est-elle son fardeau?-
BIOGRAPHIE
InvitéSHB: « À quoi sert la conscience si elle ne nous sert qu’à constater notre infeodation aux affects? »
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A rien. Et pourtant on en a une donc c’est que cette putain de conscience doit avoir son utilité et que la fameuse raison doit te permettre de critiquer les affects qui t’agitent là où tu n’en étais que l’esclave. Et c’est par là qu’on peut commencer à travailler sérieusement la question de l’émancipation même si pour ça il faudra lier la question de l’affect à celle de l’identification.-
François Bégaudeau
Maître des clésJe rappelle qu’il y autant d’affects joyeux que d’affects tristes. Mettre à nu les affects, c’est donc parfois mettre à nu la force
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Ca aurait été plus intéressant de te voir faire remarquer que l’amour et la haine sont deux déterminations différentes d’un même affect mais bon.
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Mao
InvitéJe découvre Francois, tout sourire, le bras en écharpe. Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? Forfait pour Rolland ?
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Po
Invitéil a glissé sur une peau de banane
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Carpentier
Invitéboh?
j’avais bien dit à mon compagnon de ne pas solliciter un écrivain pour l’aider à peindre les plafonds à l’appart
– y faire un concert pendant qu’il tente de mener à bien la réfection des lieux, ce qui l’a pris en mode lubie, pourquoi pas
mais faire grimper FB sur un escabeau pinceau et rouleau à la main: quelle sottise aussi
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SHB
InvitéJe me le demandais aussi mais j’ai pas osé demander. Ma théorie c’est qu’il a croisé Dany Caligula qui l’avait déprogrammé et il lui a mis une tarte tellement fort qu’il c’est disloqué l’épaule. Sacré François.
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François Bégaudeau
Maître des clésen revanche je pense etre rétabli pour wimbledon
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Ostros
InvitéBonjour François,
Tu participes au 3e numéro du magazine littéraire Chini Chini de Yasmina Behagle, dont la collecte de fonds participatifs destinés à l’édition des exemplaires se fera cet été, sous quelle forme s’est faite cette collaboration : as-tu donné une entrevue sur ton travail et par exemple sur Comme une Mule qui avait été analysé sur sa chaîne YouTube, est-il question du travail d’écrivain plus largment (comme elle est aussi romancière), ou as-tu plutôt collaboré en tant que rédacteur à un ou plusieurs articles comme tu l’avais fait chez Socialter ?-
François Bégaudeau
Maître des clésentretien très littéraire, avec une intervieweuse qui connait bien mes livres
elle-même écrit, et plutot bien
à suivre-
Ostros
InvitéMerci pour la réponse.
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Est-il prévu que ce soit Cause Perdue qui publie son prochain livre ?-
François Bégaudeau
Maître des clésca pourrait, c’est en discussion
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mathieu
InvitéSalut François, une remarque par rapport à ta blessure au bras qui t’empêche d’écrire – je me permets car tu en parles dans l’entretien avec la revue Commune. As-tu pensé à utiliser un logiciel qui écrit les phrases à ta place pendant que tu les dictes? A la fac des camarades handicapés avaient ça pour la prise de note et les examens, et ça marche plutôt bien, je crois.
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François Bégaudeau
Maître des clésje m’en sers pour la correspondance et ici
mais pour repasser mon roman, l’outil ne m’est d’aucun secours
a priori je ferai ça en juin, en attendant je lis Colette-
..Graindorge
InvitéColette? Excellent choix: de source sûre, cette magicienne dont les mots accélèrent la guérison de
tous les maux te fera grand bien
Prompt rétablissement cher François -
Seigneur Momotte
Invitéquoi de colette ?
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Etienne
InvitéArf bon rétablissement fanfoué, essaie de pratiquer d activité proletarienne 😄
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François Bégaudeau
Maître des clésmeme là tu places ton syndrome de la tourette
quel pauvre con tu es
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Etienne
InvitéPlussss
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Claire N
InvitéSinon on fait un atelier sur la répétition Etienne
Avec les copains, pas loin sur l’autre trend tu veux témoigner ?-
Etienne
InvitéYep c est quel sujet ?
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Claire N
InvitéCitation de livre
C’est parti à partir d’un texte de Peguy
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Ostros
InvitéMe suis plantée de page. On recommence.
Actu Cause Perdue.
Le parrain nouveau est arrivé :
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zen arcade
InvitéComme je vois que Samir semble reprendre activement du service sur sa chaîne Microciné, je me demandais si le rendez-vous informel qui avait été pris autour d’une vidéo sur Hou Hsiao-Hsien lors de ton dernier passage avait de nouveau des chances de se concrétiser ?
Ca m’intéresserait vraiment de t’entendre sur ce sujet.-
François Bégaudeau
Maître des clésoui, ça se fera
on a juste dû repousser-
Mao
InvitéJe rêve d’une spéciale Sean Baker et d’une spéciale Pialat dans ce format.
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François Bégaudeau
Maître des clésça pourrait
surtout Baker car sur Pialat j’ai trop ressassé
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Ostros
InvitéFrançois, questions vagues mais qui tournent souvent dans ma tête à force de te lire :
– projettes-tu d’écrire un essai sur le désir ?
– as-tu songé à écrire un livre sur la foi ?-
Ostros
InvitéUn autre* livre sur la foi (j’entends : seul)
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Carton de Lait
InvitéJe préférerais un livre sur le foie. Le gras, voire même de porc ou de veau. Peut-être une tier list.
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François Bégaudeau
Maître des clésje n’écris pas vraiment des livres « sur »
même si le prochain essai est sur le mépris, j’avoue
et puis la foi et le désir ne sont pas des sujets, ce sont des opérateurs, des principes vitaux qui ne se traitent pas mais s’activent
le prochain roman est très irrigué de foi et de désir – mais quelle foi et quel désir, c’est la question-
Carpentier
Invitéle mépris de classe?
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François Bégaudeau
Maître des cléspas que
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BIOGRAPHIE
InvitéCa signifie qu’il sera aussi question de ton mépris pour moi? Parce que je suis humain hein, si tu t’épanches sur le mépris que tu m’inspires derrière un paywall je vais sortir la carte bleue pour satisfaire le melon qui me sert de pastèque.
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Ostros
Invitéle prochain roman est très irrigué de foi et de désir – mais quelle foi et quel désir, c’est la question : j’ai le sentiment que dans ce nouveau roman, tu poursuivras (par d’autres tempéraments de personnages, d’autres contextes et situations) le rendu de ces principes vitaux / opérateurs que tu avais sondés-travaillés dans Ma cruauté.
Tu me diras tous tes livres explorent plus loin et ailleurs, mais vu ce que tu en dis je greffe instinctivement celui-là à Ma cruauté, est-ce un bon pressentiment ?-
François Bégaudeau
Maître des clésoui et non
difficile d’en dire plus-
Ostros
InvitéPlus qu’à patienter jusqu’en janvier 2026
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François Bégaudeau
Maître des clésen gros oui
mais d’ici là au moins deux livres de Cause perdue
et la reprise du ciné-club tiens disons le-
Sarah G
InvitéUne bonne nouvelle.
Est-ce que tu sais quand aura lieu le premier ciné-club ?-
François Bégaudeau
Maître des clésfin septembre je pense
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Charles
InvitéToujours cantonné aux films des cinéastes apparus au XXIème siècle?
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne sais encore
pourquoi pas le XIXème? -
Charles
InvitéTrop de choix, faut resserrer
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François Bégaudeau
Maître des clésalors disons début XIXème
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Carpentier
Invitétrouvé que fin : D
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Ostros
InvitéJ’ai hésité à la faire. Mais comme il s’agit du début du XIX, ça nous amène dans la période pré-cinématographe. Avec zéro rush évidemment. Ce qui compliquait l’affaire de trouver une blague adéquate.
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Carpentier
Invitéah moi j’hésite pas
parfois, ça me permet de nicker -
Carpentier
Invitéchuuuuuut
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Cynthia Lennon
Invitéça fait plaisir
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I.G.Y
InvitéGrande nouvelle
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pifou
Invitétiens le taulier refait un tour chez Morillot.
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Ostros
InvitéDimanche 11 mai à 18h :
https://youtube.com/@lesincorrectibles?feature=shared
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Toxin
InvitéBégaudeau sur CCC Genève pour Comme une mule
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Claire N
InvitéMerci
J’ai bien aimé l’interviewer qui a un esprit de synthèse super intelligent
Son exemple du maquillage donne ,lorsqu’il est repris par François une très chouette sensation de mener la balle au but , avec un beau passage entre les lignes de défenses de l’adversaire sans se faire choper la balle-
François Bégaudeau
Maître des clésl’ami soufiane en a sous le pied
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Claire N
InvitéOui vraiment c’est un grand plaisir que de l’entendre
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BIOGRAPHIE
InvitéJ’ai complètement décroché après le passage sur Valérie Solanas car je suis du genre à avoir le vertige et que face à tel vide, j’ai peur.
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MA
InvitéHâte de lire le texte sur Daoud.
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Ostros
InvitéProchaines rencontres Cause Perdue Éditions
à vos agendas :
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– Vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 mai à la bourse du travail de Lille, pour la fête du livre politique.
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– Vendredi 20 juin à 19h30
23 place Notre Dame du Mont
13006 Marseille
Pour la soirée de lancement.
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Venez nombreux-ses !-
..Graindorge
InvitéLe 20 juin je serais à Nice. Assez près pour envoyer mes bons vœux de succès et mes bonnes ondes à 19h30 précises
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etalors
InvitéTrop hâte de tu-vous y rencontrer !
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Ostros
InvitéFrançois invité par la chaîne Les Incorrectibles hier soir, comme annoncé :
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kenny
Invitémorillot en tient une couche franchement
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Carpentier
Invité… il y a quand même beaucoup moins de milliardaires de gauche que de milliardaires de droite pour des raisons qui sans doute n’auront échappé à personne / …
on aime bien l’idée d’un équilibre en compliments aussi:
… vous m’avez fait un compliment / .. (30 minutes avant) … et je vais donc vous en faire un aussi / …
Ça fait un peu l’effet d’un coaching-gestion des émotions préalable à la rencontre style ‘ préparation à la réception de François Bégaudeau: comment bien ventiler mes émotions ‘ .
Limite infantilisant ce moment je trouve (ma reception) y compris quand FB donne des nouvelles d’un pays, la gauche, que son interlocuteur n’a jamais visité et le calme, pour l’instant pas trop feint, de Morillot (ma reception toujours) est parfois presque malaisant (j’en suis à 37’ dans la gauche soc-dem) les rappels historiques en fait,
le doudou ps, Macron, et Mélenchon qui a pris le leadership à gauche-
Carpentier
Invité… permettez que je ne parle pas de tous les troubles en une fois / …
ma pref
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Eden Lazaridis
InvitéOn pourra dire ce qu’on voudra, mais Morillot est le meilleur intervieweur politique français. Je propose même qu’il anime la gêne occasionnée.
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power
Invitéce qui me fume c’est les têtes déconcertés qu’il fait à Bégaudeau, c’est bien drôle
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ziggypop
Inviténaissance d’un grand duo burlesque
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Guixols
InvitéA chaque prise de parole Morillot réussit à me filer des frissons avec sa bêtise crasse. Sensation étrange qui me force à interrompre l’interview, respirer un grand coup, puis à repartir.
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Eden Lazaridis
InvitéJe n’ai pas vu un journaliste aussi médiocre depuis Elkabbach. Et ce n’est pas un maigre compliment dans ma bouche.
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Guixols
InvitéFou rire absolu en revanche lors de l’accès de bonté chrétienne de François, qui s’enquiert de l’angoisse de castration de Morillot. Et puis la réaction “Non mais c’est pas possible !”, ponctuée de petits clignements d’yeux, mi-outrés, mi-interloqués.
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Fox Solent
InvitéMarc-Édouard Nabe (qui ne traîne pas) a réagi au passage le concernant :
@nabemarcedouard « Francois Bégaudeau, le coincé du QI ! » : voici la piteuse riposte du pseudo-sociologue Francois Bégaudeau, complètement rongé parce qu’il n’a été ni Todd, ni Onfray, ni même Soral, et qui joue le mépris avec l’écrivain-banni Marc-Édouard Nabe qui lui renvoie comme un boomerang sa suffisance de petit prof en pleine face. Un régal d’improvisation ! #Nabe lafeuillenabiennecom.#francoisbegaudeau#scenelitteraire#dartagnan#sectaire#gauche#mépris
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power
InvitéFrançois s’en blc de lui pendant que lui essaie d’attirer son attention ptdr
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power
Invitéje viens de voir la vidéo
c’est fou, il parle et s’énerve tout seul devant son écran et il arrive à bégayer et se couper lui-même la parole-
BIOGRAPHIE
Invitépower: Ouais, c’est un peu pathétique. Et c’est dommage hein parce que le fond n’est pas complétement dénué d’intérêt et de sens.
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diegomaradona
InvitéNabe sortira un dossier sur begaudeau dans son prochain nabe’s news
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luc
Invitégénial. donc toi t’es le frustré qui rapporte un autre frustré minable? J’ai écouté 10 secondes du merdeux, inaudible, du fiel de collégien. Ca rappelle soral quoi.
quelle misère. LA seule chose que ces gens procurent :une confirmation de ressentiment aux gens comme toi.-
diegomaradona
Invité@luc
vu tes propos on ne peut que constater que le fiel, le ressentiment et la frustration sont de ton côté. Courage à toi dans ces moments difficiles…-
luc
Invitéon a l’impression de revenir en 2005 avec toi, par tes sujets, tes radotages, un troll comme on en fait plus. tu as été surpris que quelqu’un ne t’ignore pas encore. Je rejoins le rang et ferai de même que les autres à ton égard.
aïe aïe aïe-
diegomaradona
Invité@luc
« je rejoins le rang et ferai de même que les autres à ton égard. »
De la part d’un bigot de ton espèce cela ne surprend personne. Grand bien te fasse
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Fox Solent
InvitéDeuxième vidéo-commentaire du même Nabe, plus longue et posée cette fois.
@nabemarcedouard « Comment la bêtise de Bégaudeau nous aide à aller plus loin dans mon intelligence » : ce qu’il faut comprendre, c’est que la fausse valeur Francois Bégaudeau n’est un exemple dans la perdition contemporaine de la pensée qui sert au moraliste Marc-Édouard Nabe à se faire mieux comprendre, et, qui sait ? à aider les autres à mieux vivre et à penser… Ne nous en privons pas ! #Nabe#lafeuillenabiennecom#moralistefrancais#francoisbegaudeau#sociologie#train#dame#gauche#lacheté#individualisme#jargon
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Ostros
InvitéLe gars est obsédé par François.
La hargne d’un jaloux.
Il fait peine à voir tant il se ridiculise et que son ridicule donne à rire.-
Fox Solent
InvitéIl a peu parlé de lui avant ces quelques vidéos récentes. À ce compte-là il est obsédé par beaucoup de monde.
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BIOGRAPHIE
InvitéFox Solent: Il illustre bien la façon dont la paranoïa vient redoubler la mégalomanie.
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Carpentier
Invité…. oh benh j’vais m’faire engueuler maintenant, j’passe un sale moment /…
à 1h on les perd enfin, non on se détend, 11 minutes après, c cadeau: explication election piège à con expression/démocratie
L’hôte, qui reçoit, écoute religieusement et en arrive à la ?
confession, après l’invité promet
se disent souvent ‘ pardon mais ‘ oui, un duo drôlatique,…. élucider les positions, les clarifier / …
ok-
Carpentier
Invitéqu’est-ce que j’fous là?
bon, c l’heure d’aller bosser d’façons, finirai chez les incorrectibles plus tard,
les incorrectibles …. bon,
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luc
InvitéAucune émotion de ce tocard de morillot à l’évocation du génocide palestinien (et maintenant famine pour les survivants) mais en 2055 il parlera encore de sondages et autres transsexuels.
Ces gens et leurs angoisses pathétiques.
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Ostros
Invité« Le grand debriefing » sur QG
Avec François et Aude Lancelin (la chance les abonnés)
https://qg.media/emission/le-grand-debriefing-avec-francois-begaudeau-et-aude-lancelin/
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QG a organisé un grand point d’étape de « l’Explication », votre nouveau rendez-vous de débat, de clash et de pensée, lancé fin 2024. Une foire aux questions basée sur vos très nombreuses réactions depuis la naissance de cette émission imaginée par Aude Lancelin et François Bégaudeau. Coulisses, bonnes et mauvaises expériences avec les invités, réflexion sur notre démarche dans un paysage médiatique et intellectuel français dévasté: on vous dit tout ! Animée par Maxime Asseo, responsable des réseaux sociaux de QG, cette émission est aussi notre droit de réponse à quelques polémiques violentes, générées par des individus ou médias issus de la sphère identitaire.
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Un moment rare et joyeux, à ne surtout pas manquer sur l’antenne de QG !-
Ostros
InvitéAu fait, c’est en ligne. C’est sorti il y a une heure
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Ostros
InvitéLa chaîne Crépuscule a également invité François récemment
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Ludovic
InvitéSympa ça. C’est + intéressant que morillo ici
Car les questions sont intéressantes
Il est bien smart le guguss là, il est propre-
François Bégaudeau
Maître des clésLa différence tient avant tout au fait que cet entretien porte sur un livre, que l’interviewer a lu le livre, et que l’interviewé, ayant écrit le livre, est sollicité sur des points sur lesquels il a réfléchi
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BIOGRAPHIE
InvitéIl est génétiquement programmé à être délinquant donc il est responsable de ses actes? Il est déterminé par des structures qui le gouvernent à son insu donc il est irresponsable? Et là dessus t’invoques Spinoza?
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C’est consternant.
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Carpentier
Invitémerci, vu hier soir en fin de ce crépuscule qu’il y aurait une partie 2, ok, on est ravie
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Kenyle – job dateur professional
Invité-
Kenyle – job dateur professional
InvitéNOFX- The Decline
Découvert via cet entretien. J’aime beaucoup.-
Ostros
InvitéMerci Kenyle.
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toto
InvitéÀ 1h09
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toto
Invité(le dictionnaire c est dans J’ai la vie qui m pique les yeux)
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Ostros
InvitéJe n’ai pas trouvé les infos pratiques pour la conférence de François à Bruxelles le 04 juillet, sur la joie en politique, organisée dans le cadre du festival Paroles de résistance.
Si quelqu’un.e connaît le lieu où aura lieu la conférence (à Bruxelles même ou au théâtre de la parole à 40 minutes en transports de Bruxelles ?), et l’heure à laquelle elle est prévue, n’hésitez pas à partager, svp.-
Ostros
InvitéTrouvé.
C’est à 19h30 le vendredi 04 juillet. C’est 9 euros. Et ça ne se déroule pas à Bruxelles, mais à :
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Théâtre de la parole
Rue du Rouge-Cloître 7d
1160 Auderghem
1er étage sans ascenseur
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Festival Paroles de Résistance – 7ème édition
du 3 au 5 juillet 2025
Programme en cours de finalisation
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Jeudi – 3 juillet 2025
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18h00 : Spectacle «Les inattendus – Variation 2»
avec Marie-Noëlle Baquet, Marta Campos Celorico, Alice Martinache
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19h00 : Vernissage de l’exposition
de Novella De Giorgi
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20h00 : Fil rouge
avec Odile Burley et Nina Eeklaer
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20h30 : Spectacle « Jaurès raconté par son peuple »
avec Olivier de Robert
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Vendredi – 4 juillet 2025
(horaire à confirmer)
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19h00 : Fil Rouge
avec Odile Burley et Nina Eeklaer
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19h30 – Conférence dialoguée – sur la joie en politique
avec François Bégaudeau
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Samedi – 5 juillet 2025
11h00 : Spectacle « Peik la malice »
avec Philippe Imbert
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13h00 : Pique-nique conté
«Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? »
avec Sophie Clerfayt et Pascale Delagnes
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15h30 : Fil Rouge
avec Odile Burley et Nina Eeklaer
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16h00 : Spectacle «Inattendu»
avec Nathalie de Pierpont
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18h30 : Fil rouge
avec Odile Burley et Nina Eeklaer
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19h00 : Spectacle « Princess »
avec Philippe Imbert
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21h00 : Concert/Spectacle BEAT’UME
avec Zand T (Zouz et T.A.- slameuses)
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Plus d’infos ici :-
Carpentier
Invité1er étage sans ascenseur!
sans moi alors
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BIOGRAPHIE
InvitéJe dirais que 30 ans après le bilan n’est quand même pas positif sur ces trois objectifs.
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Tu m’étonnes. -
Toxin
InvitéLes droitardés sont pas contents
https://x.com/clfeu/status/1924535199846531457?t=I2nnGUzGPTT1Z5Fw3z5W4A&s=19 -
BIOGRAPHIE
Invité
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BIOGRAPHIE
InvitéOù est ma légende?
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Pute.
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Je vais recommencer.
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BIOGRAPHIE
Invité
Le chrétien c’est celui qui essaie de ressaisir un individu dans la totalité de sa trajectoire pour à la fin le prendre dans ses bras.
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BIOGRAPHIE
Invité
Quoi qu’il ait fait.
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BIOGRAPHIE
Invité
Le scandale du pardon.
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Trouduc
InvitéIl s’écoute parler le bougre.
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Claire N
InvitéCe we pour les chanceux
Rappel à Lille la fête du livre politique
Ça a l’air trop bien
– y’a même une déambulation pour changer d’endroit
– y’a même un bal
– y’a même à manger
-y’a même cause perdue
Bravo au comité des fêtes qui donnent envie-
Carpentier
InvitéQqn.e y était?
au truc à Lille,-
Carpentier
Invitébon, imaginant bêtement que le ’ on est jamais mieux servie que par soi-même ’ puisse n’être pas que faux, j’ai cherché un peu si on trouvait des vidéos, des extraits de conf et interventions diverses au salon/fête du livre à la bourse du travail de Lille:
paresseuse, je trouve le plus facilement comme info, relayée beaucoup et surtout, ce qu’a provoqué le fait d’y inviter Houria Bouteldja
https://www.infolibertaire.net/salon-du-livre-politique-a-lille-des-camarades-prennent-position
J’arrive après la fête peut-être mais j’ai aussi cherché du côté d’Alain Brossat , broucouille pour l’instant comme disent certains,
Si qqn.e a quékchose à partager à propos de cette fête, échanges entre éditeurs etc…
pas hésiter, merci
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Ostros
InvitéFrançois à la librairie l’Alternative, Neuilly Plaisance, le 14 mai :
https://www.deezer.com/fr/episode/750319881?host=0&utm_campaign=clipboard-generic&utm_source=user_sharing&utm_content=talk_episode-750319881&deferredFl=1 -
Ostros
InvitéRencontre avec François, autour de Psychologies
Vendredi 30 mai
Librairie Divergences
45 Place Saint Michel
29300 Quimperlé-
Ostros
InvitéC’est à 19h.
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Carpentier
InvitéC’est un lieu magnifique cette librairie dis-donc,
ce bâtiment comme collé à l’église, et je vois qu’un des derniers petits bouquins édité par divergences chahute bien:
https://www.letelegramme.fr/finistere/quimperle-29300/lancien-maire-de-quimperle-alain-pennec-soutient-la-librairie-divergences-6823856.phpQuimperlé en force, on <3
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Ostros
InvitéTu y étais ?
Si oui, raconte-nous !-
Carpentier
Inviténon, malheureusement non, j’ai fait un début de voyage juste en ligne
mais j’envisage – sérieusement – d’y faire un tour cet été
et pour que j’aille en Bretagne, moi, pourtant, faut vraiment que ça me dise fort– Qqn.e qui raconte ou bien?
J’imagine que Divergences éditions était à Lille-fives à la fête du livre politique aussi du coup, vais regarder-
Carpentier
Invité+ espérant ne pas trop faire partie de ceux qui noient tes infos, tout d’même
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François Bégaudeau
Maître des cléset donc tu n’envisages pas une seconde d’informer ta copine qu’elle a déliré pendant trois jours ici?
ok
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Ostros
InvitéRencontre le jeudi 12 juin
Libraire Les Affamés
6 passage Jean Moulin
74100 ANNEMASSE
Discuter oubli et pardon, excuse et punition.
Voilà un sujet pasionnant. La rencontre sera-t-elle filmée ?
J’ai pas l’heure pour le moment.-
Carpentier
Invitéet la veille, pour mon anniversaire, il donne pas le show?
et voilà, tous les ans c’est comme ça avec lui: chié! -
..Graindorge
InvitéOstros: tu pourrais dire à Samia de cesser ces usurpations de pseudos qui deviennent obscènes de surcroît
Ça ne rend pas service à l’actualité de François.« ..Graindorge CesseD’USURPER MON PSEUDO POUR SUCER ÉMILE si goulûment »
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Carpentier
Invitésalut gr/..Graindorge,
je ne comprends pas bien ce que tu attends d’Ostros, qui déjà poste aussi des trucs visibles en bas de cet espace (les infos partagées aussi par l’auteur qu’on sait)
parfois il est lui-même un peu à la ramasse sur ce qu’il partage mais là, tandis qu’il semble au taquet sur ses déplacements pro, Ostros partage aussi et après, on a droit à dix mille posts qui remercient en plus:
tout est bien?
ok, si vous le dîtes.
Donc, comment certain.e Ostros pourrait intervenir auprès de l’embrouilleuse number one, d’après toi?
– Ou bien, on nous rassure sur le fait qu’un emprunt de pseudo se voit, s’identifie comme fake
si c’est possible (chose que je crois)
– ou bien faut patienter, cette personne va bien finir par se calmer seule.
Ces posts sont pas non plus si fou-fous, on peut supporter non? sérieux?
Une crise, comme chaque sait, ça s’exprime souvent par des grossièretés, plus ou moins sales selon la perception de chacun.e
et souvent basées sur les fluides divers et variés humains, un peu sexe, un peu crades, violents toujours selon chacun.e, certes.
Si je comprends bien, seule une inscription, comme sur l’ancien site, pourrait faire qu’un gros abus sérieux te/nous retombe dessus.
Et puis à propos de tes échanges et interactions avec le Maître des clefs d’ici, ça allait mieux jusqu’à hier non?
allez, j’ai ramené d’excellentes fraises du jardin de mes parents le week-end dernier: à la tienne!-
Carpentier
Invité+ ma mise en muse amicale (i hope so)
j’adore ce titre
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..Graindorge
InvitéOui je pensais aussi que ça allait bien avec François jusqu’à hier matin. Je sais pas si c’est le fait
d’avoir participé à la conversation cinéma dans l’entrée Festival où je disais juste à Charles 2 ou 3 bricoles sur l’instrumentalisation des dictatures etc…
Il s’est agacé le faf de récré. Le monmamesmoi et son côté Mr Hyde a pris les devants
Ostros connaît Samia d’où ma question
Entre François et tout un tas de gens, j’irai soutenir et aidé François, mais là c’est moi que je dois défendre.
Miam miam les fraises, veinarde!
Moi je grignotte des myrtilles très bonnes-
Carpentier
Invitéet le ou la première qui nous casse les burnes passqu’on cause vite fait fruits rouges, on s’en pisse dessus de rigolage, ok?
car franch’ment, au vu de c’qui s’raconte ici, on est largement à niveau: large de chez large.
bon après m’,
vais voir ‘ le dernier film du réalisateur ‘ (ça suit les non-autistes?) Wes Anderson-
..Graindorge
InvitéExact!
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Carpentier
Invitéau ciné, bientôt, ‘Différente’ de Doillon
comme si il fallait parler des autistes pour dire la différence, sérieux : D– retour d’Aure Atika aussi, au ciné
Le rapport?
ien a pas,
enfin, à priori : )
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Carpentier
InvitéOstros connaît Samia d’où ma question
en vrai, tu m’épates un peu
tu sais qui connait qui, et moi je ne sais juste pas qui est Samia et qui est Ostros
sans doute parc’que je m’en fous
mais bon, bonnes myrtilles copine de forum-
..Graindorge
InvitéJe m’en fiche au moins autant. J’aime pas l’usurpation.
Point
Les myrtilles étaient excellentes-
Ostros
InvitéVenez on gère ce fil d’actu comme étant celui de notre hôte et non pas de votre cueillette du jour. Merci à vous.
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Carpentier
InvitéAu fait, sinon, j’ai vu le dernier film de wes anderson, tu sais
Comme bien dit dans le sujet ciné,
Mais bon, pas trop de fruits rouges dans Phenician Scheme du coup, no answers
Marrant
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Olivier
InvitéTrès bonne nouvelle. Je suis prêt à traverser la frontière et même à payer ma tournée à Etienne et Fanfoué.
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Etienne
InvitéVendu.
Mais fanfoué devra payer la sienne aussi pour rembourser en partie ma venue du fin fond de la Savoie-
François Bégaudeau
Maître des cléstu seras bien accueilli, n’en doute pas
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Etienne
InvitéVivement le 12 juin à annemasse avec fanfoué.
Mais j aimerais savoir si c est le réel ou le fake qui me paiera une binouze ?-
François Bégaudeau
Maître des clésoui viens donc, fanfoué t’attend
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Etienne
InvitéTu peux filer des précisions sur les horaires stp ? On est pas tous célibataire, bourgeois et écrivain.
Pour un prolo cela demande de s organiser fanfoué ^^-
BIOGRAPHIE
InvitéEtienne: Tu peux pas lui faire une petite salade de carottes râpées?
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Etienne
InvitéMouhaha
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kenny
Invitépourquoi pas une boîte de lentilles avec du cabillaud surgelé?
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Etienne
InvitéJe vais lui amener de l arolette, une déclinaison de la sapinette
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François Bégaudeau
Maître des cléstu as du mal à le concevoir en te référant à toi même, mais il existe des prolos intelligents, lesquels s’enquièrent du nom de la seule librairie d’annemasse, vont sur le site de ladite, y trouvent l’horaire de la rencontre
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Ostros
InvitéJe partage l’info eue ce matin : ce sera à 19h.
Je remets les infos pratiques un peu noyées là haut :
Rencontre jeudi 12 juin, 19h donc
Libraire Les Affamés
6 passage Jean Moulin
74100 ANNEMASSE
Discuter oubli et pardon, excuse et punition.
Si un cadreur nous lit qui compte s’y rendre, stp propose aux affamés de capter ce rendez-vous, si de leur côté ils n’ont pas prévu de filmer.
C’est assez rare d’entendre François s’exprimer sur ces sujets sur le temps long d’une rencontre.
Par avance merci à toi.-
BIOGRAPHIE
InvitéOstros: « Discuter oubli et pardon, excuse et punition. »
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Croisons les doigts pour que ça laisse une trace.-
Etienne
InvitéIl a bcp de mal à accepter la critique et s excuser.
Le parisien par excellence
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Céline
InvitéJe peux venir avec une caméra +son zoom si besoin
c_pochon@yahoo.fr-
Ostros
InvitéCéline, c’est cool merci ! Après je crois que les Affamé.e.s préfèrent être captés uniquement au son finalement.
Est-ce que tu peux les appeler tu penses pour organiser ça avec eux ? Ca peut les soulager.
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thierry
InvitéSujet passionnant, c’est à 1h30 de chez moi. Je vais peut-être tenter de passer. Mettre un visage sur le mec qui dit Fanfoué (l’écrire m’a énervé moi même ) n’est pas pour me déplaire non plus.
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kenny
Invitéen espérant que tu puisses lever le mystère qui entoure ce demi troll et sa bêtise
dont chaque message posté ici semble indiquer qu’elle est insondable-
Etienne
Invité@kenny : laule ^^
@Thierry aka titi z avez quoi contre l utilisation de fanfoué c est habituel dans nos contrées, y a rien de méchant là dedans ^^ ch un bo gosse pour me reconnaître 😃-
François Bégaudeau
Maître des clésc’est comme « parisien par excellence », c’est une marque d’amitié
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Etienne
InvitéBah t es bien parisien nan ?
Et faut remettre dans le contexte aussi.
A demain !
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Etienne
InvitéAu fait t es venu ? Y a Kenny qui voulait des réponses ^^
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Etienne
InvitéLol
Y a rien sur leur site sur ta venue…
Essaie encore
😅
Avant de te poser en donneur de leçons envers les prolos
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Ostros
InvitéJ’apprends à l’instant qu’a eu lieu une rencontre en deux temps samedi 5 avril, à Nontron en Dordogne.
A 17h00, une conférence sur l’instruction alternative.
À 20h30, la projection du documentaire Château Rouge (2024), réalisé par Hélène Milano et suivi d’une discussion avec François et la réalisatrice.
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Château Rouge, suit pendant une année scolaire des élèves de troisième du collège Georges Clemenceau, situé dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris. Le film explore leurs parcours, leurs aspirations et les défis auxquels ils sont confrontés, offrant une immersion sensible dans leur quotidien.
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Quelqu’un a-t-il vu ce documentaire ?
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SHB toi qui qui recherches des travaux sur l’école, ce film et les propos de François et de la réalisatrice pourront je pense te servir.
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J’espère que cette rencontre a été filmée ou qu’on a au moins un enregistrement sonore ?-
SHB
InvitéAh bah si c’est filmé effectivement je suis preneur !
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François Bégaudeau
Maître des clésdes films d’immersion dans un collège ou lycée il y en a foison
celui ci a bien des défauts et quelques qualités
mais ses défauts mêmes intéresseront l’historien-
François Bégaudeau
Maître des clésil y a même quelques strip-tease qui suivent un prof, un principal, ou autre
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SHB
InvitéLe problème c’est qu’avec mon master je peux pas vraiment parler de l’époque actuelle je suis cantonné a la fin xix et début xx pour des raisons assez logiques parce que sinon ça va faire 5000 pages.
.
D’ailleurs je viens de me rendre compte d’un truc en lisant. On a peut être tord de choisir la date de 1882 comme schématique de la volonté de faire des petits français de la part de l’état via l’instruction obligatoire.
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En fait l’école primaire publique était déjà largement subventionnée et les communes étaient obligées d’en construire bien avant cela (des 1833).
.
Donc en fait même avec l’obligation ça a pas tellement changé je crois que 800 000 enfants ont été scolarisés mais yen avait déjà 3 000 000 a cette époque-
François Bégaudeau
Maître des clésdisons que 1882 est l’officialisation de la vocation nationaliste de l’école
(eux disent : républicaine)
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Sylvain
InvitéComme Ostros, je me demande aussi si cette rencontre a été filmée. Je dois présenter ce film dans quelques mois, je serai curieux de savoir sous quel biais François l’a abordé (même si j’en ai une petite idée quand même…)
Pour SHB : si tu veux voir ce documentaire, qui a effectivement quelques problèmes (notamment de style) mais sur lequel j’ai un avis moins sévère que François, je peux t’envoyer un lien si tu me donnes ton mail.-
François Bégaudeau
Maître des clésdans le même genre il y a un film qui s’appelle La générale, j’avais failli le programmer ce soir là
il suit des troisièmes qui veulent aller « en général »-
Sylvain
InvitéMerci, je note. Il t’a davantage convaincu ? J’ai parcouru quelques critiques… on peut craindre quelque chose de relativement inoffensif ou je me trompe ?
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, mais ca documente aussi quelque chose
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Ostros
InvitéIl y a une suite à la passionnante entrevue de Crépuscule.
Précédemment, il était question de désirs, de pulsions et du capital.
Dans cette seconde partie, ça discute littérature, Jésus, psychanalyse, identité et fascisme :
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Carpentier
Invitéouh là, du lourd alors, je l’attendais, merci
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tristan
InvitéTout cela est sans importance, ces histoires de Djizeuss, d’évangiles apocryphes, vieilles lunes sordides !
Ce qui est important c’est que nous sommes 7ème en Eurovision, et mal placé en PISA.
Ces réflexions pour vieilles dames obèses sur des sujets religieux sans importance, sont temps perdu.
J’ai lu plusieurs Bible, quelques Coran… suis-je meilleur pour cela ? Certainement pas, car il n’y a dans ces sornettes que vent puant le placo-plâtre humain.
Croyez moi : rien ne vaut une bonne biaise avec une jolie fille intelligente et dévouée, suivi d’un dîner de qualité …
Bonne journée, les petits choux ! -
..Graindorge
InvitéMerci Ostros
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Ostros
InvitéQu’est ce qu’on a comme infos concernant la potentielle rencontre entre François et Houria Bouteldja, le vendredi 27 juin à Roubaix ?
Quelqu’un sait pour quel évènement ce serait ? Qui invite ? Ca se tiendrait où et à quelle heure ?-
François Bégaudeau
Maître des cléson précisera bientot
en revanche j’ai été obligé d’annuler Bruxelles le 4-
diegomaradona
Invitépourquoi l’annulation à bruxelles ?
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Ostros
InvitéTu comptais y aller ?
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François Bégaudeau
Maître des clésje te décrypte le diego, ostros : son fiel est attiré par le mot annuler, il. pose la question parce qu’il flaire-espère que j’ai été annulé pour des raisons de cancel dont sa mauvaiseté tirera la conclusion que je suis détesté universellement
hélas en l’occurrence c’est moi qui ai annulé pour cause de fracture
le rat d’égout repart la queue basse-
diegomaradona
Invité@françois
Hélas pour toi tu as encore tout faux. Partisan sans faille de la liberté d’expression et de l’ouverture à la discussion je condamne toute forme de censure ou de cancel. Et je ne peux que te souhaiter que cette rencontre soit reprogrammée le plus rapidement possible, et que ta fracture du bras guérisse au mieux. Mais je suis sur que ta perversité et ton obstination à me diffamer trouvera encore ici moyen de voir une illusoire mauvaiseté.
Les conclusions de ta détestation universelle sont d’autant moins de mon fait que j’ai encore écrit plus bas pour te répondre que : « De manière moins hystérique et plus objective la plupart des gens qui te suivent seraient d’accord pour dire que tu es plus fort à l’oral qu’à l’écrit. Avis que je partage. On pourrait résumer en disant que tu es un bon débatteur/orateur et un écrivain moyen. C’est en tout cas ce qu’il ressort quand on écoute les gens, indépendamment du nombre de vues ou ventes de livre. »
Ces deux faits témoignent donc une nouvelle fois que tes élucubrations à mon encontre ne sont que pures divagations/diffamations.
Libre à toi de me traiter de rat d’égout, quant à moi je ne m’abaisserai jamais à insulter quiconque de la sorte
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Ostros
InvitéFrançois, de nouveau invité par la chaîne Alohanews, cette fois pour parler de Psychologies :
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diegomaradona
InvitéToujours les mêmes confusions chez françois. Pour ne prendre qu’un exemple, il nous explique d’un côté qu’il faut « choisir ses dépendances » et de l’autre nous explique que nous sommes totalement déterminés par tout un tas de déterminations. Les deux proposition étant incompatibles, la première postulant le libre-arbitre, la deuxième le niant. Incohérence totale…
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BIOGRAPHIE
Invitédiegomaradona: C’est fascinant hein la façon dont il passe de l’une à l’autre position sans jamais soupçonner le problème. Surtout quand il joue ce jeu en nous faisant des grandes leçons de psychologie.
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François Bégaudeau
Maître des clésLes deux pitres sont amoureux de moi, ils ne ratent pas une vidéo de moi, mais les deux pitres ne comprendront jamais (tiennent rageusement à ne pas comprendre) que l’oral admet des approximations que l’écrit dissipe, car ill en a le temps, le calme, la place. Choisir ses dépendances était d’ailleurs l’expression, orale, improvisée, d’un personnage d’Autonomes qui pour son grand drame avait offensé 4 secondes la rigueur spinozienne.
Je renvoie donc Diego à l’entrée Choix dans Boniments, et je renvoie Biographe à rien puisqu’il habite ici.-
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Je n’ai pas vu la vidéo dont diego nous cause par contre ce qu’il décrit c’est un grand classique dans des interventions dans le coin ou dans tes interventions publiques et ce n’est pas une histoire d’oral vs écrit, c’est plus que tu gagnerais à prendre le temps de réfléchir les problèmes un peu plus sérieusement avant d’en faire des bouquins.
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François Bégaudeau
Maître des clésok, je vais m’empresser d’obtempérer à ce jugement sur mes bouquins d’un individu qui ne les lit pas
décidément tu m’auras été souvent précieux-
BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: C’est pas utile de lire tes bouquins pour se rendre compte que tu dis tout et son contraire sur ce terrain et c’est aussi pour ça que je ne vois pas tellement l’intérêt de lire tes bouquins, c’est parce qu’il suffit de t’écouter ou de te lire sur ce forum pour se rendre compte que tu n’as pas grand chose de conséquent à dire sur toutes ces questions.
.
Sinon la prochaine fois que tu veux geindre sur un air de ce genre, ce serait pas mal que tu te souviennes que tu t’adresses à un type dont tu n’as jamais rien voulu savoir et que tu as toujours méprisé du haut de ton ignorance. Le ridicule ne tue pas donc profites en pour devenir plus fort.
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diegomaradona
Invité@françois
« l’oral admet des approximations que l’écrit dissipe »
1. Ce ne sont pas des approximations mais des incohérences.
2. Le chapitre « choix » de ton bouquin ne répond pas du tout à la question. Faire dire au libéral que les « contingences matérielles ne jouent qu’à la marge » ou que « La société ne pèse pas autant sur son destin que la sociologie de l’excuse le prétend » en sous entendant au contraire qu’elle pèse beaucoup, ne répond en rien aux marges de manœuvres encore disponible après la prise en compte de ces éléments. Ton écrit n’épuise donc pas le problème, loin de là, comme tu le laisse entendre. Ce problème n’est d’ailleurs abordé dans aucun de tes écrits mais uniquement à l’oral où tu ne cesses régulièrement d’y placer des « choix de dépendances » (ou des propos tout aussi confus quant à la question de l’émancipation) incohérents et inconséquents.
3. De plus, si tu ne t’estimes pas comptable de ce que tu dis sur ce sujet à l’oral, il est tout autant inconséquent de revenir régulièrement là-dessus dans tes interviews et de continuer à en parler. Il en va de même sur n’importe quel sujet d’ailleurs, si c’est pour venir dire à chaque fois « je l’ai dit mais ça compte pour rien vu que je ne l’ai pas écrit » ça en devient ridicule. Pourquoi ne pas simplement te taire et te contenter d’écrire alors ?
4. D’autant plus ridicule si tu penses avoir résolu le problème dans le chapitre « choix » (qui ne répond pourtant pas à la question) et dont tu continues à ne pas tenir compte toi-même en répondant systématiquement à côté à l’oral. Malheureusement vu que ce chapitre « choix » ne traite pas le problème, on ne peut donc même pas te donner le seul conseil logique qui aurait été que tu te relises toi-même…-
François Bégaudeau
Maître des clés« Ce problème n’est d’ailleurs abordé dans aucun de tes écrits »
TU as donc tout lu? Mais pourquoi se faire tant de mal? Pourquoi tout lire d’un écrivain dont tu as depuis belle lurette établi l’inconséquence et l’indigence.?Lis donc des bons écrivains plutot, tu seras moins triste – et peut etre par extension moins raciste.-
diegomaradona
Invité@françois
Je lis tout un tas d’écrivains, bons, moins bons et même mauvais et sans la moindre tristesse, et de toute façon là n’est pas la question.
Par ailleurs, je ne suis en rien raciste, et n’ai jamais tenu le moindre propos raciste, encore de la diffamation de ta part, mais on en a l’habitude avec toi.
Nous pouvons aussi constater que tu n’as rien à répondre par écrit sur les incohérences dont on discutait (ce n’est toutefois pas étonnant puisqu’à part les reconnaître, ce que tu es incapable de faire, il n’y a rien qui pourrait les justifier) , au moins tu pourras continuer ainsi à raconter n’importe quoi à l’oral sans avoir la moindre réponse écrite dont tu pourrais te sentir comptable. Mais il est vrai que ne pas laisser de trace écrite est la stratégie première de tout escroc…-
François Bégaudeau
Maître des clésTU as donc tout lu? Mais pourquoi se faire tant de mal? Pourquoi tout lire d’un écrivain dont tu as depuis belle lurette établi l’inconséquence et l’indigence.?Lis donc des bons écrivains plutot, tu seras moins triste – et peut etre par extension moins raciste.
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François Bégaudeau
Maître des clésCes lignes contenaient une question. On attend la réponse
On est au passage heureux d’apprendre que tu lis beaucoup. Et d’observer que, dans ce forum adossé à un écrivain, tu ne parles absolument jamais de tes si nombreuses lectures (en bien comme en mal, en analyse comme en sensation), ce que font spontanément beaucoup ici, en toute logique. Pourquoi?-
diegomaradona
Invité« On attend la réponse »
Il n’y a pas besoin d’avoir lu tous tes écrits pour arriver à cette conclusion, la constatation de ta constante confusion sur le sujet y suffit. Ce que d’ailleurs tu ne contestes pas puisque, te connaissant, tu aurais toi-même renvoyé à un texte probant si tu pensais que cela n’était pas vrai.
–
« ce que font spontanément beaucoup ici »
Il faut croire que je ne suis pas aussi spontané qu’eux. Les constantes diffamations et insultes reçues de la part de l’écrivain en question ne favorisent sans doute pas non plus un tel exercice. -
SHB
Invité« ce que font spontanément beaucoup ici »
Il faut croire que je ne suis pas aussi spontané qu’eux. Les constantes diffamations et insultes reçues de la part de l’écrivain en question ne favorisent sans doute pas non plus un tel exercice.
.
La mauvaise foi a son maximum. Donc on est méchant avec toi alors tu veux pas parler des lectures que ta lu? MDRRRRRR Diego pour une fois dans ta vie porte tes couilles, tu sembles pas craindre l’avis des méchants du forum quand tu créer 60 topics par jour sur les arabes. -
François Bégaudeau
Maître des clésOn avance : tu n’as donc pas lu toute mon oeuvre. Tu n’as donc pas connaissance des passages, assez nombreux, où je traite de ce que tu appelles une incohérence, et qui n’est qu’une difficulté archi connue à gauche ( je t’en informe), et maintes fois traitée par Bourdieu, à concilier l’émancipation et la détermination.
Cette difficulté est aussi au coeur du spinozisme.
Je la traite clairement dans Notre joie, par exemple
Je la traite par exemple notoirement dans une conférence dont le problème de départ était très exactement celui là – conférence à lyon, qui date de 2020 je crois.
Sur le reste, si tu te trouves mal traité ici, tu sais où est la porte.
Et tous ici savons bien que l’unique raison pour laquelle tu n’évoques pas tes lectures c’est que tu n’es ici que pour épancher ton fiel. Je t’ai déjà fait observer que sur toutes tes années de présence tu n’a jamais tenu ici un seul propos positif, d’admiration, de recommandation. Tu es un bloc de négativité. Ta passion exclusive est de nuire. Chacun pourra le vérifier en prenant connaissance de, mettons, tes 200 derniers posts. -
diegomaradona
Invitééfrançois
« Je la traite clairement dans Notre joie, par exemple
Je la traite par exemple notoirement dans une conférence dont le problème de départ était très exactement celui là – conférence à lyon, qui date de 2020 je crois. »
Le problème est effectivement traité dans cette conférence, toutefois de manière assez confuse sur le fond comme je l’avais déjà signalé, mais en tout cas traité de manière beaucoup plus précise que dans notre joie. Il est par ailleurs assez curieux que tu trouves que tu es sur cette question plus claire à l’écrit (notre joie) qu’à l’oral (conférence) alors que c’est tout l’inverse. Et il en va généralement ainsi sur beaucoup de sujets, c’est pourquoi beaucoup te disent d’ailleurs que ta vraie force est à l’oral et pas du tout dans l’écrit. Raison pour laquelle aussi tu as une plus grande audience sur internet que via les livres, et en particulier via les romans.
–
» c’est que tu n’es ici que pour épancher ton fiel »
Toujours de la diffamation. J’ai déjà dis et redis 1000 fois que je n’avais aucun fiel, mais tu continues à répéter cette fake news, sans tenir compte de ce que je dis.
–
« Ta passion exclusive est de nuire. »
Que du contraire, je suis un fervent opposant à toute sorte de nuisance. C’est pourquoi je prône toujours le dialogue avec tout le monde. Je n’y peux rien si la stratégie clanique sur ce forum consiste à me diffamer, m’insulter et me boycotter. En tout cas de mon côté la main est toujours tendue à quiconque le veut, ce qui ne semble pas du tout être ton cas, ton ressentiment est trop grand manifestement. -
Le public
Invité« Donc on est méchant avec toi alors tu veux pas parler des lectures que ta lu? »
Faisons l’expérience suivante : ne dire que des gentillesses à diegomaradona jusqu’à ce qu’à ce qu’il se mette à faire des posts constructifs, pour nous parler par exemple de ses dernières lectures. Histoire de le prendre au mot.
-
François Bégaudeau
Maître des clés-« »mais en tout cas traité de manière beaucoup plus précise que dans notre joie. » Allégation arbitraire. On attend des citations et une analyse précise
-« Raison pour laquelle aussi tu as une plus grande audience sur internet que via les livres, et en particulier via les romans. » Dès que le fiel te prend, et c’est souvent, tu en perds toute rationalité. Un livre qui se vend bien c’est 10000. Or 10000 vues sur une video ça s’obtient parfois en une heure et c’est considéré comme peu. Il est donc tout à fait normal de faire beaucoup plus de vues que de lecteurs, indépendamment de la qualité desdites productions. Cela est structurel et surtout ça ne prouve rien. Je ferais 6 milliards de vues et vendrais 4 livres que ça ne prouverait pas que mes livres sont nuls, ni que mes videos snt du génie. Ca prouverait probablement que j’ai assassiné quelqu’un en direct en me filmant.
Puisque en bon libéral tu t’en remets à nouveau aux chiffres pour juger de la qualité d’un travail, sache au passage que je suis considéré comme un bon vendeur dans le champ littéraire. Et j’imagine qu’à tes yeux Histoire de ta betise, vendu à 70000 à ce jour, est un chef d’oeuvre. Et ne parlons pas d’Entre les murs, qui doit en être à 400000. Merci du compliment.
Par contre La politesse quelle merde.-Tes dernière lignes feront rire tout le monde ici, merci pour ça. On notera d’ailleurs que tu ne réfutes pas ce qui est l’affirmation, que dis je le constat factuel de mon post : « Je t’ai déjà fait observer que sur toutes tes années de présence tu n’a jamais tenu ici un seul propos positif, d’admiration, de recommandation » Mais effectivement comment le réfuter. L’évidence de ta pure négativité est irréfutable. Elle s’affiche ici jour après jour, de post en post, et sur l’initiative exclusive de toi.
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diegomaradona
Invité@françois
« Allégation arbitraire. On attend des citations et une analyse précise »
Quiconque en veut la preuve n’a qu’à lire le livre et écouter la conférence, et la constatation s’imposera d’elle même.
–
« tu en perds toute rationalité. »
Pas du tout. Je suis factuel. Il ressort que les gens qui ont lu des romans et essais écrits par toi et écouté des conférences ou débats avec toi, lorsqu’ils s’expriment sur ce qu’ils apprécient le plus finissent pour la plupart par mettre en avant tes prestations orales, loin devant tes essais et à la fin tes romans. Personne ne dit que tes « livres sont nuls » ou que tes vidéo « sont du génie ». De manière moins hystérique et plus objective la plupart des gens qui te suivent seraient d’accord pour dire que tu es plus fort à l’oral qu’à l’écrit. Avis que je partage. On pourrait résumer en disant que tu es un bon débatteur/orateur et un écrivain moyen. C’est en tout cas ce qu’il ressort quand on écoute les gens, indépendamment du nombre de vues ou ventes de livre.
–
« tu n’a jamais tenu ici un seul propos positif »
C’est factuellement faux, tu le sais. Je pourrais multiplier les exemple mais la preuve la plus simple est encore de lire le paragraphe précédent où j’écris que tu es un bon débatteur.
–
« droitard-identitaire – virage qui n’est que la politisation de son foncier ressentimental. »
Allégation arbitraire. On attend des citations et une analyse précise -
François Bégaudeau
Maître des clésbonne proposition de le public
mais alors là bon courage
d’ailleurs l’expérience a été faite cent fois : cent fois un nouvel arrivant ici, ne connaissant pas diego, lui a parlé avec respect, croyant qu’il avait affaire à un type normal et juste un peu pénible. Et puis en général au bout de 5 échanges de posts le nouvel arrivant réalise à qui il a affaire.
Vieille histoire, puisque ca fait quelque chose comme six ou sept ans que diego traine ici, sur ce registre négatif exclusif.
Le seul élément nouveau, et non pas surprenant, est son récent virage droitard-identitaire – virage qui n’est que la politisation de son foncier ressentimental.
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Ostros
InvitéPour rappel, la rencontre chez la librairie des affamé.e.s se tiendra jeudi 12 juin à 19h au
6 passage Jean Moulin
74100 Annemasse
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La rencontre qui portera sur la notion de pardon sera enregistrée (audio), ce qui permettra aux absents de suivre cet échange qui s’annonce passionnant.-
..Graindorge
Invité« La rencontre qui portera sur la notion de pardon sera enregistrée (audio)
Bonne nouvelle. Merci Ostros -
Etienne
InvitéC était effectivement passionnant, fanfoué est vraiment un orateur exceptionnel, c était un peu confu et manquait d interaction avec le public et y avait de la binouze uniquement pour le patron.
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BIOGRAPHIE
InvitéEtienne: veinard.
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SHB
InvitéTout a l’heure je repensais aux propos de François sur le fait que la société libérale fait en soi la promotion d’elle même à chaque seconde. J’étais au gym et j’étais proche de ma machine entre chaque série d’exercices mais la salle étant vide je me décide a faire quelques pas pendant ma pause. Un homme arrive pour utiliser ma machine et je sens mon corps inconfortable, je lui dis que je l’occupe, en lui disant qu’on peut alterner dans l’utilisation de la machine. Il décline et s’installe a côté. Cependant, je repense a celà a posteriori. J’ai vraiment senti a ce moment là en moi une sorte de panique, quelq’un venait me prendre MA MACHINE et dorénavant pour la préserver je devais rester proche d’elle entre chaque série. Une sorte de pulsion libérale, ce besoin de surveiller en permanence sa propriété au sein dun gymnase plein à craquer ou la compagnie refuse d’acheter le nombre de machine nécessaire pour tous les adhérents dans le but de faire du profit. Alors ce lieu avec trop d’adhérents pour le matériel nécessaire se transforme en lieu de prédation. Le libéralisme nous suit jusque dans notre pratique du sport.
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Claire N
InvitéMerci pour ce texte
C’est plus vicieux qu’une chèvre attaché au piquet
Tu montes la garde
Et effectivement dans le jeu des milles profits
Ils gagnent encore , un nouveau désir est créé : une salle plus grande, moins peuplée, plus chère
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Cyril
InvitéTu passes à Roubaix avec Bouteldja ce mois-ci François ? Si oui, c’est public ? C’est où ?
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François Bégaudeau
Maître des cléspas encore calé définitif
a priori le 27
l’information tournera-
SHB
InvitéLa.partie 2 du débat précédent ??
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François Bégaudeau
Maître des cléson peut dire ca comme ça
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Ostros
InvitéUn.e sitiste serait abonné.e à livres hebdo et pourrait mettre ici l’entrevue avec Cause Perdue Éditions svp (n°54, juin 2025) ?
https://kiosque.livreshebdo.fr/detail/publication/detail-left-large/343/lh-le-magazine-54?issue_id=214511&switch_toc=archives&addon=false&fbclid=IwY2xjawK5TRNleHRuA2FlbQIxMQABHgdORIotp-WQHRDZm6PiT8Ct_nSldHP6XhfNI9o1CP-Ad5L0ipgLwnNxIW4U_aem_S9AC5S3tLrq1l_BpEaVAZg-
Jeanne
Invité@Ostros
L’article n’est pas encore en ligne.-
Ostros
InvitéMerci d’avoir regardé.
Patientons…-
Ostros
Invité@Jeanne,
Article publié le 24/06.
Est-ce que tu peux le sortir stp 🙏
https://www.livreshebdo.fr/article/cause-perdue-editions-lorsque-nous-aimons-un-recit-il-est-mecaniquement-politique-
Jeanne
InvitéBonjour Ostros, voici:
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Cause perdue éditions : « Lorsque nous aimons un récit, il est mécaniquement politique »
François Bégaudeau, Gwenaël David et Stéphanie Vincent de Cause perdue éditions. – Photo Olivier DionPortée par les membres du Collectif Othon, groupe d’intellectuels engagés formé dans les années 1990 sur les bancs de la fac, la maison d’édition Cause perdue a vu le jour début avril. Elle entend faire de la littérature l’amphithéâtre d’une parole politique libre, dont les mots cherchent autant à plaire qu’à penser. Rencontre avec trois des huit membres de cette nouvelle création éditoriale : François Bégaudeau, Gwenaël David et Stéphanie Vincent. Récit d’une genèse de bric et de choc.
Par Élodie Carreira
Créé le 24.06.2025 à 16h45Livres Hebdo : C’est quoi, Cause perdue éditions ?
Au départ, c’est un groupe d’amis qui a fait pas mal de choses ensemble, comme des films et des livres, notamment via le Collectif Othon. Ça a toujours été une manière, aussi, de faire durer notre amitié. Certains d’entre nous ont publié à titre individuel, comme François Bégaudeau (Entre les murs, La Blessure, la vraie, Comme une mule…) ou Gwenaël David (Chroniques de la pampa, Le chien cornet). Mais nous avons aussi coécrit des ouvrages aux éditions Divergences (À Arles, À Brest). Aujourd’hui, Cause perdue est un peu le noyau dur du Collectif Othon qui, en soi, est une structure malléable et évolutive.
Quelle est la ligne éditoriale de la maison ?
Notre réflexion s’est cristallisée autour des rapports entre littérature et politique. Beaucoup d’essais se sont penchés de façon très théorique sur l’articulation entre ces deux dimensions sans que le champ de la fiction ou du récit documentaire ne soit vraiment investi.
Que reprochez-vous aux essais politiques ?
Nous avons tous beaucoup lu et avons fait le constat que de trop nombreux essais politiques ignorent complètement l’idée que le caractère littéraire d’un texte peut soutenir l’effort politique. Nous, ce qui nous intéresse, c’est de saisir un sujet par le vécu. Nous avons tous lu Éric Chauvier, par exemple, que l’on aime beaucoup. Il vient de l’anthropologie et a vraiment inventé un genre à part entière, une espèce de littérature par la subjectivité, incarnée et narrativisée.
« Nous attendons donc de la littérature qu’elle creuse, qu’elle travaille des enjeux politiques en découpant le réel »
Vous défendez l’idée d’une « littérature au service de l’effort politique ». Qu’est-ce que cela signifie exactement ?Notre rapport à la politique a toujours été intense. Nous attendons donc de la littérature qu’elle creuse, qu’elle travaille des enjeux politiques en découpant le réel. Nous sommes assez matérialistes, au sens noble du terme. Lorsque nous aimons un récit, il est mécaniquement politique. Dans notre catalogue, certains sont déclaratifs, tels que La vie d’Abdèle d’Izza Amar, d’autres, comme celui de François, seront plus explicite (Du mépris), alors que Gwenaël tend à politiser le naturalisme (Je ne suis pas une libellule). Il y aura aussi celui de Thomas Mairé, Bien vouloir patienter, qui raconte les mois qu’il a passés dans un centre d’appels, ce qui en fait immédiatement un sujet hautement social, et donc politique. Au bout du compte, il n’y a que l’espace littéraire pour restituer une expérience sensible, insoluble dans l’explication rationnelle et pouvant même contrevenir à certains postulats théoriques.
C’est le message que portent l’ensemble de vos parutions ?
Tout à fait. Un de nos auteurs, dont le livre paraîtra en 2026, a décidé de raconter son engagement écologique au travers de ses nuits militantes. Or tout au long de son récit, il s’interroge. Est-ce que c’est bien, est-ce que c’est mal ? Finalement, il pense contre lui-même et c’est ce qui arrive aux esprits impliqués dans la pensée politique. On s’interroge en permanence : est-ce que c’est bien utile ? Est-ce qu’on n’est pas en train de se pourrir la vie à refaire le monde alors qu’on n’y arrivera jamais ? L’existence de cette hésitation dans l’espace du récit, c’est ça qui est vraiment intéressant. C’est une preuve d’intelligence et surtout, c’est vivant et humain.
« Nous avons également dû trouver un distributeur-diffuseur en accord avec nos valeurs, Serendip-Livres »
Votre maison d’édition est structurée de façon associative. Comment vous organisez-vous pour faire tourner la machine ?Stéphanie est un peu l’instigatrice en chef, mais nous nous efforçons de partager les tâches, de choisir ensemble les textes, puis de se répartir l’accompagnement d’un auteur. François s’occupe davantage de la partie marketing web et Gwenaël est plutôt sur la partie technique avec la gestion des fichiers librairies. Nous essayons de nous partager les missions, mais il y a évidemment une question de temps et de compétences. Aucun d’entre nous n’est un professionnel de l’édition. Il nous a fallu deux ans pour lancer la maison, le temps de nous acculturer au fonctionnement de la filière du livre et à son économie. Nous avons également dû trouver un distributeur-diffuseur en accord avec nos valeurs et par la force des choses, nous avons été pris en charge par Serendip-Livres. À côté de ça, nous nous formons un peu, même si l’idée reste plutôt de trouver un mode de structuration un peu bricolé et amateur, dans la droite lignée de ce que nous avons toujours fait.
Vous avez appelé la maison « Cause perdue ». C’est un nom un peu défaitiste, non ?
Le nom a été trouvé par François. Chaque été, nous passons une semaine de vacances ensemble et nous jouons à la pétanque. Cette année-là, François était beaucoup moins bon que ce qu’il aurait voulu, alors il s’est déclaré cause perdue. Sur le moment, ça nous est apparu comme un nom qui sonnait bien. Il y a aussi une résonance punk qui fait un peu référence à notre affection pour cette musique et au groupe, Zabriskie Point, dont François et Gwenaël faisaient partie dans les années 1990. Le nom de la maison est vraiment dans cet esprit : les groupes de punk ont souvent des noms comme « les losers », « les crevards », « les perdus de la life ». C’est une culture de la lose mais surtout de l’autodérision.
Combien de livres comptez-vous publier chaque année ?
Pour cette première année, nous avons décidé d’en sortir cinq. C’est beaucoup alors que nous débutons et que nous avons encore tout à apprendre, mais il fallait marquer le coup et nous faire connaître des libraires.
En tant que maison d’édition indépendante et engagée, la problématique de la surproduction vous a-t-elle posé question ?
Évidemment, mais en échangeant avec des professionnels du livre, et en interrogeant ce qu’est la surproduction, nous en avons conclu que ce n’est pas l’édition indépendante. La surproduction concerne surtout les grosses structures, qui sont dans un flux de production sans aucune mesure avec ce que nous faisons. Nous ne voulons pas nous interdire de faire notre petite cuisine dans notre coin. Nous ne changerons pas les règles du jeu, mais notre existence peut contribuer à faire vivre la bibliodiversité, qui est peut-être la meilleure réponse aux gros empires. Et puis le livre est une drôle d’économie. Un livre qui se vend à 3 000 exemplaires est plutôt une réussite, ce qui signifie que nous n’avons pas besoin de beaucoup de gens pour survivre.
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Ostros
InvitéMerci beaucoup !
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..Graindorge
InvitéMerci Jeanne
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Ostros
InvitéLa parution de Du mépris a été repoussée au
Mardi 14 avril 2026.
La couverture est très jolie. En abstraction de poumons, de pattes de tortue ou de morceau de forêt tropicale vue d’un hélicoptère

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François Bégaudeau
Maître des clésrepoussée pour cause de fracture
mais finalement c’est pas plus mal, on va pouvoir affiner
en octobre sortira un recueil de textes écrits au long des années 2000-2010, chez un éditeur qui me l’a demandé-
Ostros
InvitéOuh la bonne surprise !
Quels sont ces textes ? Des nouvelles dans des livres collectifs ? Des critiques de cinéma ? Des récits inédits ?-
François Bégaudeau
Maître des clésdes textes publiés ici ou là, dans le cadre de chroniques ou plus ponctuels
non, pas de critiques-
Ostros
InvitéTrès bonne initiative de cet éditeur !
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Hypocrite lecteur – Mon semblable, mon frère (S@M)
InvitéFracture de tennis? :/
Vous êtes classé ?
Oui, désolé je veux jouer juste aussi, et savoir juste, et je suis une grosse commère itout.
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Mélanie
InvitéD’ailleurs la couv, image de poumon / patte de tortue / forêt ; j’ajoute : la section d’un os
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Mélanie
Invitéou encore : l’empreinte des grains sur les petites peaux des grenades
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BIOGRAPHIE
InvitéAvril 2026 pour te mettre la main dessus en librairie ça fait loin donc degdegdeg.
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Pmakdec
InvitéIl faut tenir la promesse de lire le précédent avant ça, et encore celui d’avant et encore celui d’avant…
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BIOGRAPHIE
InvitéPmakdec: Je n’ai pas le souvenir d’avoir promis de lire tous les bouquins de François.
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Pmakdec
InvitéCe qui t’intéresse c’est les bouquins ou seulement l’écrivain ? Parce que même les fangirls de k-pop s’intéresse à la musique de leurs idôle avant de les idôlatrer
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BIOGRAPHIE
InvitéPmakdec: Euh, ok?
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MA
InvitéLes groupies, au-delà des clichés:
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-vendredi-11-avril-2025-8529089
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Ta gueule biographie
InvitéPersonne ici ne croit une seconde que tu vas déplacer ton gros cul jusqu’en librairie pour voir François, devant qui tu t’écraserais de toute façon comme une merde vu que tu n’as pas de couilles, mais je t’en prie prouve nous le contraire qu’on rigole
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BIOGRAPHIE
InvitéTa gueule biographie: Tu veux une tisane?
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Etienne
InvitéFanfoué est très courtois et accessible ne te fie pas à ses interventions médiatiques.
😁-
BIOGRAPHIE
InvitéPuis en plus moi j’ai déjà vexé Badiou sans le vouloir alors je pense que François ça devrait se gérer. Je veux dire que dans le fond c’est qu’un prof de Français tout comme Badiou n’est qu’un prof de philo à la retraite.
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Etienne
InvitéC est qui ton fan mascu qui fait ses petites crises ?
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Hypocrite lecteur – Mon semblable, mon frère (S@M)
InvitéC’est pas un sous-tif?
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..Graindorge
InvitéC’est l’inauguration de Cause perdue! Tous mes vœux de prospérité et de longévité! 🎶🎶🎶🍀🍀🍀🍀✊🏼✊🏻✊🏼✊🏽✊🏾✊🏿
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..Graindorge
InvitéCes émoticônes/ emojis se voient correctement sur le téléphone portable mais dans l’ordinateur c’est très moche. Dispensables
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Cyril
InvitéÇa se précise pour Roubaix ? Le 27 c’est dans une demaine…
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François Bégaudeau
Maître des clésce sera à LiIle
Bateau livre à 17h (dédicace puis rencontre à 18h), puis rencontre avec Houria à 19h30 dans une salle pas loin-
Ostros
InvitéRencontre avec Houria
salle Philippe Noiret
100 Rue de l’Abbé Aerts
Rencontre animée par Soufiane Brahimi
A 19h30 donc -
SHB
InvitéFilmé?
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Ostros
InvitéJe pense que, connaissant l’attente qu’il y a autour de cette rencontre, les organisateurs et ices ne peuvent pas ne pas filmer, voire même faire un stream ou un live YouTube ou autre.
Ce serait une faute professionnelle
et un péché.
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Ostros
InvitéMicrociné x François
Nouveau rendez-vous
Bi-mensuel
Oui
Vous avez bien lu : Bi-mensuel !
Intitulé Tout va bien
Premier épisode sur
Silax d’Olivier LAXE et
Un simple accident de Jafar PANAHI
Jeudi 18 septembre à 21h
Ici (avec le décompte)-
essaisfragglerock
InvitéBonne nouvelle !
Petite guéguerre à Microciné ?
Ce Samir, c’est pas le dernier, toute la critique des Cahiers lui est, etc.-
Po
InvitéAh super, dieu soit en location. Et est ce que le ciné club va reprendre en septembre ?
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, au theatre Traversière
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Cynthia Lennon
Inviténous manque la date
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François Bégaudeau
Maître des clésLa première sera le 30 septembre, à 18H
Et sans doute avec Close up-
Cynthia Lennon
InvitéMerci
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Mélanie
Invitémerci, je découvre ces bonnes nouvelles
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SHB
InvitéQqn sait si Begaudeau et bouteldja sont diffusés en direct? Si oui quelqu’un a-t-il le lien?
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PE
InvitéFinalement la discussion avec Houria n’a pas été captée ?
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SHB
InvitéSoit elle n’a pas été captée (les gros gogols de l’extrême gauche comme dab ils sont nuls en com nuls en technologie et comprennent pas l’intérêt de la visibilité d’une telle rencontre) soit elle n’est pas encore en ligne (ce que je comprends pas non plus car ya pas vraiment de montage quelconque a faire dessus mais ok)
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François Bégaudeau
Maître des clésInutile
-de s’énerver dans le vide pour une video qui viendra tot ou tard
-de trop attendre d’un débat qui eut peu d’intéret-
PE
InvitéAh, pourquoi peu d’intérêt ? La discussion n’a pas trouvé de point de friction clarificateur ? Sur le patriotisme notamment ?
(sinon on attendra de voir – c’est bien « le film » qui m’intéresse)-
Leo Landru
InvitéComme j’y étais, je vais teaser un peu. Premièrement on a vite vu qui avait lu l’autre, et là-dessus on se rend compte qu’Houria semble peu informée du travail de François qu’elle réduit à un type intelligent qui convertit les soraliens en communistes par la puissance de sa rhétorique imparable. Elle ne semble voir en lui que ce qu’elle avait vu en Dany et Raz : de l’outillage militant. C’est très agaçant quand on lit François de constater cette réduction. D’autant que je doute de cette puissance qui me semble conditionnée à des déterminismes antérieurs chez les convertis supposés. Notre Joie ne s’achève pas par la conversion de M. à l’anarchisme.
Il y a une question qui reste sans réponse sur le style littéraire Bouteldja – ou du moins sa réponse pourrait être : ma prose recherche l’efficacité militante. Comme si sa poésie passait en second derrière la puissance mobilisatrice de ses propositions. Sauf que c’est son style qui rend ses essais intéressants, car hormis la chimère Frexit, elle produit surtout une bonne vulgarisation de la pensée décoloniale et rappelle d’importantes prises de position historiques de la gauche coloniale.
Sur cet échange, dans lequel on constate que François retient ses coups dans l’espoir de faire avancer le débat, Houria ne parvient pas à expliquer les concepts qu’elle utilise – patriotisme international, frexit décolonial. Je vais même être assez cruel mais sur le signifiant France, drapeau français, etc, elle a une posture idéaliste. Elle aime la France son histoire sa littérature sa beauté son système de santé ses braves gens. Elle aime la France comme Mélenchon aime la France, comme une militante – et je pense que Mélenchon est plus solide sur ses appuis francophiles, il s’est sincèrement passionné pour la Révolution, la Commune, Valmy, il a vraiment lu Michelet et je suis persuadé qu’il lit encore Dumas pour le plaisir.
Le débat, s’il n’était tout de même pas si pauvre car parfois drôle ou émouvant, s’est tout de même cantonné à une sorte d’Explication avec Houria évasive et François sur une réserve polie.
En conclusion, j’ai eu le sentiment d’une redite de Bouteldja sur ses fixettes unanimistes (beaufs et barbares réunis sous le drapeau français contre le capitalisme colonial). En face Bégaudeau a pu ébaucher un début de contre-argumentaire sur la puissance de l’anarchie ou du communisme, mais dans une conversation sans échange, sans réciprocité.
À l’issue de la discussion, je sors déçu par la pensée bouteldjienne que je trouve peu crédible dans ses propositions.
Je pense trouver bientôt des choses plus nourrissantes en lisant Norman Ajari que je trouve plus radical dans ses entretiens, moins consensuel.
J’aime toujours Houria mais j’espère qu’elle dépassera cette histoire de « se salir les mains » et tous ces machins patriotes brandis pour draguer les soraliens, ces signifiants qui n’ont de sens que pour les droitards et les adolescents – et qui ne convaincront clairement pas les fafs de passer à gauche. Pour moi c’est de l’idéalisme sur un terrain perdant d’avance.-
François Bégaudeau
Maître des clésje crains que le récit de Leo soit parfaitement adéquat
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Ema
Invité« ses fixettes unanimistes »
L’unanimisme, qu’on pourrait nommer aussi prosélytisme, me semble de toute façon indecrottablement chevillé au corps du militantisme (pour faire echo à l’échange qui a eu lieu sur la différence entre militantisme et activisme sur un autre thread). Il est évident qu’un groupe militant qui se met en tête de rallier le plus de monde possible à sa cause devra dans une certaine mesure rendre son discours soluble dans le discours majoritaire. Ca devient alors un inextricable casse-tête pour trier entre les concessions idéologiques acceptables/pas acceptables, le tout constamment agencé et réévalué au grès des enjeux électoraux du moment. Je n’arrive pas à déterminer si ce champs de mine a tout de même sa raison d’être à long terme, mais ce qui est sur c’est que je n’aurais pas envie d’en être. -
Jules
InvitéDe manière plus neutre, et plutôt que d’accabler l’un ou l’autre participant, on pourrait plutôt dire qu’il en va surtout de tempéraments différents, non ? Moi j’aime écouter (et lire) François, j’aime écouter (et lire) Houria mais je ne suis pas convaincu que les faire débattre ensemble (notamment sur un truc aussi précis que la stratégie politique) soit super pertinent. Ils ont des points d’accord, bien sûr, mais se situent sur des plans hétérogènes.
Le pessimisme de l’intelligence vs. l’optimisme de la volonté-
François Bégaudeau
Maître des clésce n’est pas comme ça que je synthétiserais notre désaccord (ou tant qu’à synthétiser ainsi il faudrait plutot parler d’esprit militant (la cause < la justesse) versus esprit a-militant (la justesse > la cause)
mais je crois que nous avons des désaccords à la fois plus précis et plus décisifs que la dichotomie que tu poses
en débattre serait fécond, pour peu qu’on accepte d’en débattre-
François Bégaudeau
Maître des clésle désaccord le plus urgent et décisif portant évidemment sur le patriotisme
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François Bégaudeau
Maître des clésla cause > la justesse
(l’esprit militant)-
Jules
InvitéCe que j’appelle pessimisme de l’intelligence, tu le nommes « justesse », ce qui est deux façons de voir la même chose je suppose ?
(Je ne sais pas vraiment de quel côté je me place de l’alternative, ça dépend des jours et de la météo bruxelloise).
Je vous écoute je me dis : d’une certaine façon, il a raison. D’une certaine façon, elle a raison.-
Leo Landru
InvitéDe mon point de vue, il y eu a une erreur tactique chez Bouteldja quand elle s’engage dans cet indémêlable schmilblick patriote, comme on décide de se faire un tatouage idiot que l’on finit un jour par regretter. Changer d’avis reviendrait à admettre avoir eu tort sur un point qui devient aujourd’hui central dans son système.
Au départ, Bouteldja affaiblit son livre-concept Beaufs et barbares par sa proposition conclusive de Frexit – s’en rendant compte, elle persiste et signe. Si elle y croit vraiment, il faut qu’elle soit capable de produire une pensée validant cette théorie à défaut d’une approche empirique dépassant le constat d’une possibilité de rapprochement gilets jaunes/révoltes de banlieues. Voilà ce qui lui est demandé : une clarification ou un aveu d’impasse. Parce que je ne prends pas Houria pour une idiote, je refuse sa démarche réductionniste des affects populaires confus comme énergie insurrectionnelle au détriment d’aspirations démocratiques communistes et anarchistes moins spectaculaires mais plus lisibles sur la durée.
Pour les effrayés qui la tiennent pour le diable, qu’ils la lisent et l’écoutent. Elle demeure intéressante, sympathique et engagée – en revanche son potentiel de subversion est plutôt léger, plutôt docile. Je ne suis pas surpris de son rapprochement amical avec Boulo dont la pensée se rapproche de celle de n’importe quel légitimiste gardant une part de foi dans les institutions validantes.
C’est bien pourquoi je parlais d’Ajari qui sur la pensée décoloniale/fanonienne me semble bien moins propice au compromis, bien plus radical. L’afropessimisme ne prétend pas à la concorde ni à la réconciliation. Les Blancs sont bien trop inexcusables.
Peut-être est-il temps d’admettre que l’alliance des beaufs et des barbares n’est qu’un mot d’ordre électoraliste en soutien de la FI. Dans cette optique, Bouteldja se pose en inspiration militante, comme un think-tank décolonial aimable, mais plus vraiment comme une révolutionnaire
– et pourquoi pas après tout ? Mais stoppons les fadaises sur le peuple, le drapeau, la Marseillaise et toutes ces fadaises et prenons-les pour ce qu’elles sont : des concepts creux que l’on remplit au gré de ses objectifs.-
BIOGRAPHIE
Invité« L’afropessimisme ne prétend pas à la concorde ni à la réconciliation. Les Blancs sont bien trop inexcusables. »
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Mentalité de paillasson.
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François Bégaudeau
Maître des clés1 je trouve cette formule de Gramsci insuffisante, je ne la prends donc pas à mon compte ni à celui de quiconque
2 le mot de pessimisme ne m’a jamais parlé, pas plus que son contraire. pour moi il y a la joie et la tristesse, plutot. Le joie n’ayant rien à voir avec l’espoir, etc. La joie est une disposition. Une santé particulière – qui cohabite très bien avec la conscience aigue du néant au bout.
3 c’est aller vite en besogne que de dire que la justesse entrainerait le pessimisme
la justesse est beaucoup plus vaste que le pessimisme
ce sont deux catégories sans rapport
rendre avec justesse un arbre, en peinture, n’a rien à voir avec le pessimisme-
François Bégaudeau
Maître des clésje répondais au post de Jules plus haut
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Jules
InvitéCette formule est sans doute expéditive, mais elle reflète mon sentiment vis-à-vis de votre débat.
Je ne crois pas qu’Houria soit moins attachée à la justesse que toi, ou que toi tu le sois plus qu’elle. Comme tu le dis, elle est directement militante et donc d’une certaine façon pense que les choses, en dépit des analyses structurelles qui pourraient démontrer le contraire, peuvent tout de même être bousculées, déviées de leur trajectoire. J’ai l’impression (je ne dis pas que j’ai raison, c’est mon impression) que tu considères au fond que les faits structurels démontrent, en raison de la faiblesse du mouvement ouvrier, en raison d’une série d’éléments tout à fait justes, qu’une victoire du camp de l’émancipation/révolution/révolte/autre n’est pas possible à court terme (ce que j’appelle pessimisme). Houria croit (pas totalement) que cela peut survenir, et propose – quitte à se tromper – des pistes pour y parvenir. Il me semble que le nœud de votre décalage est là, et qu’il explique bien de vos discussions.
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Tchitchikov
InvitéTu as absolument raison, Ajari est plus radical. Mais d’abord d’un point de vue méthodologique, qui n’étonnera personne : il est marxiste, donc matérialiste. C’est un lecteur assez fin des philosophes de l’École de Francfort ; entre autres. Or si on est africain on ne peut qu’être afropessimiste. Il suffit de regarder ce qui est fait au corps noir, majoritairement.
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Leo Landru
InvitéOui c’est ce que je comprends par « les Blancs sont inexcusables » : les esclavagistes, les Nazis, les colons français en Algérie, les sionistes, tous sont inexcusables. Il ne s’agit pas de morale ou de culpabilité individuelle mais d’une incapacité quasi essentielle de se réunir sur le champ de la nation dans l’espoir d’un effacement des races sociales par ce qui les constitue – d’où la nécessité de lutter sous des vocations plus concrètes que le drapeau ou la réconciliation : le salaire, le logement, la santé.
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Dr Xavier
InvitéSi je peux intevenir et déborder sur un point de détail, Ajari ne se définit pas comme afro-pessimiste, mais parle plutôt « d’ontologie politique noire. » Dans la Dignité ou la mort il fraye une sorte de troisième voie entre d’une part la damnation éternelle de l’afro-pessimisme et d’autre part la survivance des traditions : « L’afro-pessimisme insiste sur la destruction esclavagiste et coloniale de l’être africain dont aurait surgi la figure funeste du Noir moderne. À ce diagnostic d’« usurpation de la subjectivité, de la vie, de l’être », on oppose souvent l’idée d’une survivance de certaines originalités traditionnelles dans la diaspora et l’Afrique postcoloniale. L’interprétation que je propose s’écarte de ces deux options. La dignité noire indique l’africanité du rapport même à cette destruction. L’africanité de la diaspora noire n’est ni un trésor à jamais perdu, ni une survivance à rechercher dans ce qui aurait résisté à la démolition ontologique. Elle gît dans sa unique et singulière de vivre la catastrophe et d’avoir commerce avec elle. »
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Ajari explique que son problème avec l’afro-pessimisme est qu’il institute l’unicité absolue de la souffrance noire, quand Ajari tout au contraire y voit la possibilité d’y penser toutes les formes de violence : « La thèse afro-pessimiste avec laquelle je suis le plus profondément en désaccord est celle de l’unicité absolue de la souffrance noire. Je ne crois pas que la position structurelle abjecte des Noirs dans l’ontologie et l’histoire modernes s’exprime adéquatement dans les termes d’une singularité intégrale ou d’une intensité hors du commun. Je tiens, tout au contraire, l’expérience noire de la violence pour absolument comparable. C’est-à-dire que la constance de l’exposition de la vie noire à des violences sociales et politiques de tous ordres est peut-être ce qui permet le plus rigoureusement de la penser dans leur généralité et, surtout, dans le rapport à une totalité. J’ai, à cet égard, été non seulement honoré mais surtout ému d’apprendre que mon ami le philosophe hongrois Gábor Tverdota avait mobilisé certaines des thèses de cet ouvrage (alors en cours de rédaction) dans une étude remarquable consacrée à l’oppression en quoi consistent la pauvreté ordinaire et la précarisation des pauvres par la doctrine de l’État social actif en Belgique. »
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Cette universalisme (de la violence) est rappele plus tard, martelant son opposition à Wilderson (un des penseurs de l’afro-pessimisme) : « Être noir revient à occuper une certaine place dans le monde. Ce qui fonde l’adhésion à la négritude, écrit Césaire, « c’est non pas forcément une couleur de peau », mais bien davantage le fait de se rattacher « d’une manière ou d’une autre à des groupes humains qui ont subi les pires violences de l’histoire, des groupes qui ont souffert et souvent souffrent encore d’être marginalisés et opprimés ». Pour autant, la souffrance noire ne jouit pas d’un statut d’exception, qui la rendrait incomparable à d’autres événements de l’histoire, faisant des Noirs des damnés éternels et de leur douleur un impartageable fétiche. Toute expérience de la violence politique est unique et inappropriable. Mais elle peut, à ce titre même, en éclairer d’autres, en donnant à penser ruptures et continuités. À cet égard, la particularité de l’histoire noire n’a rien à voir avec quelque rapport qualitativement singulier à la violence, mais procède bien davantage de l’inébranlable constance avec laquelle toutes les modalités de la violence dont accoucha la modernité furent inventées pour défaire les corps noirs, ou finirent tôt ou tard par les prendre pour proies. Il est inexact que, comme l’affirme le théoricien Frank Wilderson, la souffrance noire serait sans analogue dans l’histoire. C’est même rigoureusement l’inverse : la vie noire est celle qui eut à endurer chaque itération de la violence politique, chaque innovation des technologies de la déshumanisation, chaque trouvaille dans la cruauté. La vie noire est la pierre de Rosette de la violence sociale, un traducteur universel de la négativité. »
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Désolé si ça sonne un peu screugneugneu, j’ai adoré ce bouquin alors le dégainer pour le relire ça me fait toujours plaisir. (sa manière de dépasser la conflictualité entre l’universalisme et les particularismes en appelant à constater ex post l’universalisme des particularismes – mais à ne jamais le décréter ex ante – m’a emballé)-
Leo Landru
InvitéNon ça ne sonne pas screugneugneu, je n’ai pas encore lu Ajari et je te remercie pour ces corrections. J’intuite juste que sa pensée me semble puissante – ce que tu confirmes.
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Tchitchikov
InvitéMerci, ma lecture remonte à la sortie du bouquin. Faut que je relise. Je ne le qualifiais pas d’afro-pessimiste. Je prenais cette expression dans un sens plus courant. Qui est le constat de base pour une réaffirmation de la dignité noire. Celui dont part Ajari au début de Noirceur.
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MA
InvitéEn parlant de corps noir, je ne peux ne pas penser au sublime texte de Ta Nahesi Coates Between the world and me. Un uppercut traduit en français.
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MA
Invité
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François Bégaudeau
Maître des clésj’ai l’impression qu’est assez répandu, y compris dans les basses classes, un éthos de producteur de cinéma, beaucoup plus excité par les castings des films que par les films
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I.G.Y
InvitéC’est d’ailleurs le running gag préféré de « Bozan de Première » dans le podcast Parasite (présenté par Sacha de DAVA). Intuition très fondée à mon avis, je le constate dans beaucoup de discussions ciné au boulot
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Malice
InvitéJe suis contente qu’un autre fan de Bozan se manifeste ici
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne connais pas, j’y cours
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I.G.Y
InvitéEh oui. Je suis surtout de plus en plus fan de Louis de La Croix, qui est pour moi de plus en plus une révélation. C’est je pense mon préféré
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Malice
InvitéJ’adore le passage obligé de l’engueulade du patron ( Sacha) et les bouderies de Louis ( surtout dans l’épisode où Sacha fait du favoritisme envers le critique italien).
J’aimerais qu’ils refassent un épisode comme » dans notre énergie féminine », les filles sont très marrantes aussi ( Manon la provinciale qui teste toutes les salles de ciné des patelins alentour).-
I.G.Y
InvitéCet épisode est bien de mémoire oui, je crois que c’était dans la période où ils harcelaient Antoine de l’Huma sur sa supposée haine des femmes.
» – C’est quoi ton film espagnol préféré Bozan?
– L’Auberge espagnole »
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Malice
InvitéOui, Antoine avait dit du mal du dernier frères Coen – dont les héroïnes sont lesbiennes – et depuis dès que des femmes couchent ensemble dans un film, ils font mine de craindre son homophobie.
La dernière fois que j’ai écouté, Bozan prétendait que son film préféré était « Norbit ». Comme une conne j’ai essayé de regarder mais pas tenu plus de 10 minutes.-
François Bégaudeau
Maître des clésécouté un épisode, suis pas déçu
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I.G.Y.
InvitéJ’en profite pour dire qu’un épisode est justement sorti le 7 juillet (en tout cas sur Spotifiy) et qu’il est intense. « Critiques » de Rapaces, du Dupieux, de F1, Jurassic World etc…
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Fati
InvitéLe lien pour la collecte du nouveau mazine Chini Chini d’Yasmina Behagle avec un entretien avec François et une intervention de Mohamed Mbougar Sarr entre autres ; si vous êtes intéressés.
Collecte Chini chini-
François Bégaudeau
Maître des clésbonne initiative
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kenny
Invitébégaudeau chez pdh
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SHB
InvitéBegaudeau « les institutions se couvrent toujours entre-elles ».
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Contre exemple : l’institution de la fédération française de football via la DNCG a atomisé l’Olympique lyonnais, autre institution du football français, en lui administrant une rétrogradation en Ligue 2 qui va sans doute être effective demain. Pour dissiper un malentendu, l’Olympique lyonnais est une institution. D’ailleurs, quand un joueur manque de respect aux supporters ou au club, on parle souvent de la nécessité de respect de « l’institution »-
François Bégaudeau
Maître des clésPourquoi cette impression ‘react » quand tu interviens sur des videos? Cette impression que tu te jettes sur la première faille. Et aussitot l’exemple-objection, l’exception à la règle. Sans un pot pour la justesse de la règle
Comme toujours à l’oral, je dois ici me concentrer sur un aspect de la question, et d’abord m’appliquer à faire comprendre, dans le temps limité de l’intervention, cette idée déjà importante, à savoir que les institutions se soutiennent entre elles. Et que la notion de « chaine de défaillances » devrait être remplacée par « chaine logique de complicités. ». Il me semble que cette opération réflexive mérite mieux que ton saut à la gorge.Il arrive évidemment que des institutions se tirent dans les pattes, le pouvoir est lui même contradictoire, un panier de crabes où s’affrontent des interets divergents, mais la constante est bien que tout ca fait bloc autour de l’intéret fondamental commun. Les institutions se soutiennent entre elles, c’est leur vérité structurelle – et non conjoncturelle.
Ainsi de la supposée guerre justice-police : oui il y a des tensions, des écarts idéologiques (pour moi des nuances), des bisbilles largement singées, mais la vérité structurelle et quotidienne de ces institutions est leur collaboration, leur solidarité, leur complémentarité – tu me files les délinquants je les coffre. -
Thibault
InvitéMauvais contre-exemple : l’OL est maintenu en Ligue 1 .
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SHB
InvitéJ’ai vu ca aujourd’hui, que de déception
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SHB
InvitéJ’ai vu ca aujourd’hui, que de déception. Après comme autres exemples il reste Bordeaux
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François Bégaudeau
Maître des clésQuant à ton forcage rhétorique sur « institution », je pourrais aussi lui sauter à la gorge
Non l’Ol n’est pas une institution proprement dite. C’est une entreprise. Il est assez fréquent que des institutions punissent des entreprises – sur l’initiative sans doute d’autres entreprises (en l’occurrence d’autres clubs, ou concurrents des prorpriétaires du club), et nous serions alors davantage dans la guerre économique.
Ton exemple est donc assez nul.-
SHB
InvitéS’il s’agit de jouer au con alors l’école est une entreprise si le capitaliste numéro 1 est l’état comme employeur
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SHB
InvitéPar ailleurs en termes de tacle a la gorge pour des erreurs infimes de justesse venant de toi c’est quand même marrant, toi qui passe ton temps sermonner quiconque aurait un poil eut du mal a retranscrire sa pensée comme elle venait (j’en veux pour preuve les nombreux topics où tu as été particulièrement injuste à mon égard à la vue des débats).
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Donc bon en termes de tacles si je suis Varane tu es Pépé au minimum-
SHB
InvitéPour finir c’est quand même aussi comique que tu t’exempt en permanence de l’infime justesse que tu réclames aux autres.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe dis et redis que l’oral est par essence imprécis.
Mais l’essentiel est que, par ton mode de commentaires et ta prise de mouche, tu as réussi à transformer en cour de récré ce qui pourrait etre une discussion intéressante sur les institutions.-
BIOGRAPHIE
Invité« Je dis et redis que l’oral est par essence imprécis. »
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Moi je trouve ça un peu facile comme excuse.-
SHB
InvitéÇa permet de François de justifier son passage sur le continuum…notion qu’il déglingue a juste titre pendant 15 pages dans comme une mule
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V.
InvitéDans CUM, il déglingue la notion de continuum en tant qu’elle vise à étendre le domaine du jugement – et donc à moraliser ce qui appelle, au contraire, une pensée structurelle. Rien à voir avec l’utilisation qu’il en fait dans l’émission puisqu’il ne s’agit pas ici d’établir des niveaux de culpabilité (à travers les violences et leur gradation) mais bien d’identifier des logiques à l’œuvre dans le fonctionnement de l’institution.
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kenny
Invitémerci v. pour ton calme
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François Bégaudeau
Maître des clésmerci bis
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SHB
InvitéNon dans Comme une Mule il met en exergue la notion de systémique qui vu sous l’angle d’une logique totalisante mène a des Contresens. Avec l’exemple du fameux qui fait une blague sexiste viole une femme, comme si la blague était le début d’un mécanisme implacable menant directement aux VSS.
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il pointe les contradictions évidente de cette logique dans un logiciel de gauche.
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Néanmoins, quand il s’agit des pensionnats, il nous dit que quelque part il y a continuum entre les différentes violences à l’égard des enfants. Coup de règle, dénigrement, proximité, attouchement.
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Tu peux retourner ça dans tous les sens que tu veux pour masser le beau dos de Begaudeau avec ton huile de massage préférée c’est totalement contradictoirr.-
SHB
InvitéDans son entrevue a PDH il commet il raisonnement réducteur et peu précis point.
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V.
InvitéEncore une fois, tu confonds deux registres qui, pour le bien de la pensée, devraient être tenus à distance – autant que faire se peut.
Ainsi la notion de continuum est pertinente si elle consiste à mettre en perspective des faits ; ce qui implique notamment de ne pas les appréhender isolément (tentation positiviste) et uniquement à travers ses incarnations individuelles.
Or, il s’avère que, la notion circulant, certain.es entretiennent (parfois sciemment) la confusion. Et dans ce cas, on observe que le « continuum » ne vise plus à penser structurellement et à mettre de côté la question de la culpabilité (pour éventuellement mieux revenir dessus), mais bien à prendre les atours de la pensée structurelle pour faire passer des considérations morales en contrebande. Et c’est à ce titre qu’on peut effectivement trouver absurde d’associer FB, et sa mauvaise blague faite dans un espace confidentiel, à celui qui viole – cet exemple est le tien. Car il s’agit bien ici d’étendre la notion, en soi problématique, de responsabilité à des actes questionnables mais tout à fait anodins dans la vie sociale.
Je note, pour finir, que cette confusion arrange également ceux qui veulent délégitimer tout recours à la pensée structurelle ; ils insisteront alors sur sa « déshumanisation » et lui prêteront un relativisme moral qui n’est pas le sien (mais paradoxalement celui de la catégorie mentionnée ci-dessus). Et tu me sembles déçu de ne pas voir FB tomber avec toi dans cet écueil. -
SHB
InvitéElles ont quel goût les testicules de François?
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Claire N
Invité« Et tu me sembles déçu »
À nouveau – reste à savoir comment tu mets ta fierté dans le fait de ne rien découvrir dans les propos de V
Comme si c’était une honte d’apprendre de quelqu’un, comme si apprendre rimait avec soumission et faiblesse ( ta saillie suce boule en dit long) d’une certaine manière je comprends que l’école construise ce schéma de rapport ou ne pas savoir, tâtonner est assimilé à l’infériorité qui justifie le maître ; d’une autre je suis désolée de te voir renoncer à un rapport serein et égalitaire -
SHB
InvitéIronique venant de gens qui fréquentent le forum d’un mec incapable de la moindre remise en question depuis la création dudit forum.
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SHB
InvitéJe ne vais pas te jeter la pierre claire tu es sûrement une des seules personnes relativement bienveillante sur ce forum
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kenny
Invitéj’imagine que dans « une des seules » je suis inclue
moi parangon de bienveillance -
François Bégaudeau
Maître des clésComme l’argumentaire de V est calme, précis, rigoureux, et hélas pour toi implacable, comme il souligne tranquillement ta confusion – ta confusion rageuse qui plus est-, tu ne peux que te réfugier dans l’insulte.
Il n’y a évidemment aucune contradiction entre dénoncer l’usage hystérique et totalisant et moralisant du continuum, selon lequel tout est dans tout et inversement, et établir, dans une situation donnée, des continuités structurelles. Ce que je dis dans le live PDH est simple : il y a une continuité, dans le cadre de ces établissements, entre violence non sexuelle et violence sexuelle. Et le vecteur de continuité est quoi? : le plaisir. Ce que j’entendais dire par là, et que ta confusion fielleuse t’a pour la énième fois empêché d’entendre, c’est la dimension de plaisir toujours déjà là dans les coups prétendus éducatifs. C’est à dire, si l’on veut, que le dispositif éducatif est d’emblée pervers.
Voilà ce que je soumets à la discussion. Et sur quoi tu as parfaitement le droit d’avoir des doutes. Au lieu de quoi tu t’es attaqué à des moulins de ton invention.
Rappel pour l’avenir : ici toute critique est bienvenue du moment qu’elle porte sur des propos effectivement formulés, sur des pensées effectivement avancées.
Mais tu n’y arriveras jamais. Cela fait trop de fois que tu te vautres. -
SHB
InvitéTu parles d’une continuité par le biais du plaisir. Dans comme une mule, tu disais que derrière la blague sexiste, il y a sans doute parmis tant d’autres choses le plaisir du déploiement de l’affect sexiste qui trouve dans la blague un exutoire. Ainsi je ne vois pas pourquoi le continuum te parraît douteux dans la cas du sexisme et par dans le cas de Bétharram
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SHB
InvitéTu parles de l’aspect moral mais quand nos deux amis invités de PDH ont abordé la notion de continuum c’était clairement dans un esprit moral militant pour l’un et moral catho pour l’autre
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V.
InvitéAu risque de goûter à nouveau les testicules de François Bégaudeau :
1) Il ne dit pas que que la notion de continuum est douteuse en ce qui concerne le sexisme. Elle l’est si elle consiste à faire endosser une « responsabilité collective » abstraite à un individu pour des actes dont la portée est a priori minime – ce qui n’empêche en rien de les inscrire dans une continuité structurelle, pour peu que cela permet d’être au clair sur le mécanisme des VSS. Tu contournes ce point pourtant si central.
1bis) Il ne t’aura pas échappé que FB avoue lui-même, dans l’émission, qu’il a pu se montrer humiliant en tant que prof. Pourquoi aurait-il donc une difficulté à penser le continuum dans CUM et pas dans une émission qui parle d’un sujet autrement plus grave et dont il a été partie prenante (à un très petit niveau) ? J’ai récemment été pion dans un collège Rep+ et certaines de mes réactions m’ont aussi amené à penser ma posture dans le cadre des violences éducatives. Pourtant, on parle de choses tout à fait ordinaires, et même souvent légitimées entre collègues. J’en tire des conclusions (sur l’institution et mon avenir) mais assez peu de culpabilité. La nuance me paraît essentielle.
2) Venons-en à l’humour. Si une blague peut s’inscrire dans le spectre des violences – qui le nie ici ? -, d’autres choses peuvent se jouer. Comme le plaisir, pour reprendre ton exemple, d’épancher un affect plutôt brimé par la morale sociale – et c’est heureux. Cela peut aussi relever d’un plaisir plus intrinsèque – lequel peut parfois céder à des facilités bien connues. On pourrait relever d’autres aspects. -
François Bégaudeau
Maître des clésdes pages de CUM tachent de disséquer les ressorts complexes d’une blague de facture raciste ou sexiste, dont on ne dit que très partiellement la vérité en concluant au racisme et au sexisme du locuteur ; c’est méconnaitre la chimie propre d’une blague
voilà pour l’amont
coté aval, la question est de savoir si cette blague produit du sexisme et du racisme
cette question est ouverte, et fondamentalement spéculative, d’où ma mise en garde contre des conclusions assertives qui la trancheraient (surtout quand elles débouchent sur des jugements moraux tout aussi hâtifs)
ce qui ne signifie aucunement qu’il n’y ait pas des continuités à l’oeuvre ici ou là – c’est d’ailleurs le travail de la pensée structurelle que d’établir ces continuités
le plus important : la continuité structurelle n’entraine pas l’équivalence des torts : il y a continuité entre X qui prend l’avion et le dérèglement climatique, mais il ne viendrait à personne l’idée de condamner moralement X autant qu’on condamnerait les entreprises aéronautiques -
SHB
InvitéV. Le répondeur automatique de François.
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SHB
InvitéJe t’ai trouvé radical et a juste titre concernant le continuum dans CUM. Une blague ne dit rien des actions potentielles d’un individu. Et même si cette blague contient le « pire », alors faisons plein de blagues, ça évitera que les affects sombres en aucun de nous sortent d’une autre façon et trouvent leur exutoire dans l’humour.
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Concernant Bétharram, je ne sais pas si on peut dire que la violence physique inhérente à l’institution catholique amène à un plaisir de contrôle et de flagellation du corps d’autrui et donc..au viol (parce que c’est un peu ce que tu dis François que chacun réécoute l’extrait c’est confus). Je pense que bien d’autres choses rentre en jeu, notamment l’interdit du sexe imposé au prêtre. -
François Bégaudeau
Maître des clés« Concernant Bétharram, je ne sais pas si on peut dire que la violence physique inhérente à l’institution catholique amène à un plaisir de contrôle et de flagellation du corps d’autrui et donc..au viol »
Ce n’est pas ce que je dis
Je dis quelque chose de bien plus concret que ça
Je dis qu’il y a un plaisir sexuel de donner des coups, et qu’il glisse donc facilement en abus plus explicitement adossés au plaisir sexuel, c’est à dire aux abus sexuels. La continuité très concrète que je pointe est précisément celle ci et nulle autre. Elle se discute. -
SHB
InvitéVu comme ça effectivement c’est une possibilité intéressante. Dans le cas des prêtres en particulier, où leur refoulement sexuel total contribue à faire macérer en eux une sorte de ressentiment noir, de frustration torride et morbide, un lion en cage, un prédateur. La violence c’est aussi le toucher, ainsi, la violence physique (non sexuelle) serait une forme socialement acceptable de faire ressortir leur affects par le bias d’un acte approuvé pour son efficace « éducative » (selon les catholiques concernés)
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power
Invitédélicieuses, ça a le goût de bœuf de Kobe même
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GHB
InvitéTu peux enlever le prof gauchiste de l’éducation national mais tu ne peux pas enlever l’éducation national du prof gauchiste
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SHB
InvitéDis le mec qui fait la victime dès qu’on lui pointe une contradiction a son discours.
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François Bégaudeau
Maître des cléstu n’y arriveras jamais
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bibinard
Invitéje eu une prof elle a failli me tuer en me percutant acex sa baniole alor ke jrentré a velo pour boufer le midi mais zelle arat e son cou et pour se gaire pardoné elle m’a donné des mon chéri c’etai clairement une tentative pour m’aditer a l’alcool je croua quelle a resusssi son cou la
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BIOGRAPHIE
InvitéT’es pas plus alcoolique que moi, t’es juste un troll.
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bibinard
Invitéjcroi pas croi moua
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bibinard
Invitéc qi francois 3 ?
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BIOGRAPHIE
InvitéTroll
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bibinard
Invitéjv ien de comprende ta tout faux c’es pas un trol c’est franssoua
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Ostros
InvitéOn doit à Céline P. l’enregistrement de la rencontre à la librairie les affamé.e.s d’Annemasse, autour de comme une mule.
Grand merci à elle de s’être proposée pour capter cet échange
et d’avoir pris de son temps pour monter et publier l’audio.
Vous pouvez l’écouter ici :
https://m.soundcloud.com/user-492831652/francois-begaudeau-12062025-
kenny
Invitéil faudrait revoir cet entretien, mais je ne crois pas que lagasnerie ait voulu réintroduire de la morale
le déterminisme nous excuse tous, la responsabilité individuelle tombe avec la fiction du libre-arbitre
conséquent de son déterminisme, il pourrait même donner raison à valls contre les sociologues: oui, comprendre c’est excuser
pour peu qu’on s’entende sur la signification d’excuser, à savoir le rétablissement d’un fait dans l’ordre de sa causalité, les deux opérations sont consubstentielles
excuser comme condition nécessaire à l’action contre les causes qui déterminent les actes mauvais
ce pour quoi punir n’est d’aucune utilité
et le cas des terroristes ne devrait pas le destabiliser
lui qui sait que : « qui devient enragé par la morsure d’un chien doit être excusé à la vérité et cependant on a le droit de l’étrangler »-
Claire N
InvitéMerci Céline – gros travail –
J’aime bien l’idée de « repousser « les réflexes moraux assez loin pour penser, les tenir en suspension du champ d’exploration pour mieux voir et comprendre
Parfois je sent une peur chez les personnes qui refusent de comprendre ; je ne sais de quoi véritablement elle est faite encore
J’entends bien qu’il y ai une passion de juger
Mais il y a également, à mon impression, une angoisse à ne pas le faire , je ne la verbalise pas bien ce jour elle doit toucher à des résistances profondes
La seule piste que j’ai c’est mes enfants
Pour qui « j’ai pas fait exprès « semble primordial
Parfois je leur réponds que je le sais,-
Céline
InvitéJ’ai aussi pensé à mon fiston pendant la rencontre, ce « j’ai pas fait exprès » c’est déjà une théorie morale. L’enfant a intégré que le jugement ne va pas tarder à tomber, façon couperet. Alors il tente une esquive : pas l’innocence par l’ignorance, mais l’innocence par l’intention ? Et adultes, on croit être sortis de ça. Leur manière de chercher à être entendus dans leur intention plutôt que leur simple action invite peut-être à cette suspension salutaire dont tu parles.
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Claire N
Invité« ce « j’ai pas fait exprès » c’est déjà une théorie morale »
C’est très vrai je trouve
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V.
InvitéKenny : assez d’accord sur Lagasnerie.
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Je suis totalement FB sur le distinguo à opérer entre excuse(s), relevant d’un petit commerce moral, et pardon qu’il situe, à juste titre, sur un plan plus métaphysique. Pas certain, néanmoins, que le pardon soit totalement hors-de-portée de la politique puisqu’il peut agir comme boussole – et répondre à la question : que faire des bourgeois lorsqu’ils seront expropriés ?
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pour revenir à Lagasnerie, j’ai l’impression qu’il opère un renversement des valeurs, en se saisissant du paradigme de l’excuse jusqu’à ce qu’il appelle les « cas-limites » (exemplairement les auteurs d’attentats ou les tueurs en série). La morale se voit donc absentée ou, du moins, ne vient que comme aboutissement de l’explication sociologique. Et il me semble que c’est la réticence de FB sur ce point qui, malgré lui, revêt un soubassement moral – sinon pourquoi évoquer les évènements du 13 novembre ? Mais je le laisserai répondre s’il voit ce post.
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Pour ma part, ce que je pense critiquable chez Lagasnerie, c’est sa volonté d’amener la sociologie sur le terrain miné de l’expertise. En somme de plaider pour qu’elle soit partie prenante des politiques publiques ou qu’elle soit convoquée, à l’instar de la psychiatrie, dans des affaires judiciaires. Malheureusement, la sociologie aurait tout à y perdre ; car plutôt que de l’infléchir elle se rendrait au contraire soluble dans le fonctionnement des institutions bourgeoises. Et de ce point de vue, il est tout à fait erroné de penser que la sociologie est par essence de gauche – l’histoire de la discipline l’atteste. Par exemple, on peut certes admettre que la méthode de Durkheim a une dimension indéniablement révolutionnaire mais, en plus de ne représenter qu’un pan de la sociologie, il fait tout autant l’objet d’une lecture conservatrice – je pourrais développer. Bref, un sociologue, digne de ce nom, peut mettre sa pierre au travail d’émancipation, par l’étude des faits sociaux rendant la société plus transparente à elle-même ; mais il ne saurait être un médecin du social. Cette vision est quelque part celle de Lagasnerie et j’y vois une radicalité de façade alors qu’il s’agit bien d’une logique profondément réformiste – et cela va avec sa défense de l’entrisme « de gauche » dans les différents lieux de pouvoir.-
kenny
Invité« il est tout à fait erroné de penser que la sociologie est par essence de gauche »
en tout cas pas celle qui depuis 40 ans s’est attelée à réhabiliter le sujet
mais lagasnerie ne pense pas à boudon, crozier et autres stars de l’époque lorsqu’il parle de sociologie
la seule qu’il considère comme intéressante, à raison, est la sociologie déterministe/critique
cela le conduit aussi à ignorer les luttes internes aux champs disciplinaires-
kenny
Invitéil faut savoir que:
geoffroy pense qu’à part lui, il n’y a que deux autres grands penseurs en france: didier et eddy
didier pense qu’à part lui, il n’y a que deux autres grands penseurs en france: geoffroy et eddy
eddy pense qu’à part lui, il n’y a que deux autres grands penseurs en france: geoffroy et didier
ce qui n’a rien à voir avec la discussion, mais plutôt avec une simple envie de déverser ma bile du jour -
V.
Invité« cela le conduit aussi à ignorer les luttes internes aux champs disciplinaires »
Tout à fait. Et la sociologie mobilisée dans le champ de l’expertise – celui du « savoir-pouvoir » comme dirait l’autre – ne peut qu’appuyer la minorisation de celle qu’il défend par ailleurs. Il suffit déjà de regarder ce qu’elle devient dès qu’on lui donne un tour plus appliqué dans les institutions ou les entreprises.
Je pense aussi que Lagasnerie ne s’intéresse pas aux autres courants – et c’est un tort car, si on est honnête, tout n’est pas non plus aussi inconsistant que Raymond Boudon.-
François Bégaudeau
Maître des clés» il fait tout autant l’objet d’une lecture conservatrice »
je veux bien que tu développes-
V.
InvitéFrançois Bégaudeau : Il y aurait énormément à dire. Mais Durkheim est aussi un défenseur de l’unité du corps social. Le défenseur d’une unité dont il déplore la disparition dans la modernité et qu’il espère voir se recréer sous une forme organique (et non plus mécanique) dans la division du travail.
On constate chez lui, une certaine ambivalence vis-à-vis du changement social ; l’optimisme de voir la société aller au-devant du progrès et la crainte de la voir patauger dans l’anomie.
En lui cohabitaient deux tendances lourdes à son époque : le positivisme et la nostalgie des formes sociales pré-modernes. On comprend par là comment il devient un socialiste républicain.
Je te renvoie aussi à Education et Sociologie, livre tiré d’un cycle de cours dispensés à de futurs instituteurs. Il parle de l’éducation comme l’action des générations adultes sur celles « pas encore mûres pour la vie sociale » et la défend en tant qu’elle permet à la société de se reproduire.
Et l’ambivalence dont je parle se retrouve dans la postérité de Durkheim. Pour schématiser, la sociologie holiste et/ou institutionnaliste donne autant des défenseurs/nostalgiques de l’ordre que des penseurs critiques (exemple du Lordon de Imperium).-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci c’est très clair
j’avais un peu cette intuition aussi, notamment en observant l’insistance de la notion d’anomie-
Claire N
InvitéMerci v
La discussion est pointue mais tu explicites de manière très accessible
Peut tu me préciser ce que tu entends par les formes pré – sociales stp?
Je crois comprendre une partie du propos sur une forme d’utilisation de la sociologie comme domaine d’expertise des « valeurs « dans une société -,avec même peut être une note possible naturalisante?
Mais je précise difficilement si la correction qui en est inférée ( l’appel à la remise en ordre)dans les saisies droitières se situe à l’échelle individuelle ou d’un groupe d’individus ?
Mais peut etre aussi que j’ai compris de travers ?-
V.
InvitéClaire N : Merci de ton retour.
Par « formes sociales pré-modernes », j’entendais par là toutes les manières d’être-ensemble ayant traits à la société traditionnelle – à prendre ici comme idéal-type. En fait, ça fait s’appuie sur une dichotomie structurante dans les premiers moments de la sociologie, celle de la communauté et la société. On la retrouve au départ chez Ferdinand Tönnies qui y voyait le passage d’une solidarité organique (communauté) à une solidarité mécanique (société). Durkheim s’en est inspiré, estimant toutefois que la société et la division du travail doivent fonder la communauté sur une base rationnelle.
Enfin, sur l’intégration de la sociologie dans le champ de l’expertise, mon point portait davantage sur la perte d’un substrat « critique » inhérent à l’étude des faits sociaux. Ainsi on peut la voir frayer avec l’ergonomie, les études de marché ou encore la psychologie sociale.
Cela dit, c’est une vraie question que tu poses ici : une saisie droitière de la sociologie peut-elle en faire l’instrument de politiques autoritaires ? Si oui, comment ? -
Dr Xavier
InvitéMerci pour cette discussion, j’y branche deux digressions.
1. En sociologue de droite j’ai lu deux bons livres de Jean-Pierre Le Goff, Les illusions du management et La barbarie douce, qui examine la passion d’évaluer et noter les individus sous toutes leurs facettes au sein des entreprises et des écoles. C’est bien analysé, mais évidemment en bon sociologue de droite il ramène cette passion de l’évaluation permanente à « l’individualisme de mai 68 » et rêve d’un temps ancien où les ouvriers faisaient corps avec l’usine et les élèves corps avec l’école.
2. On peut aussi faire une lecture de droite des sociologues de gauche. Par exemple, difficile pour un ingénieur issu des grandes écoles de réfréner un petit affect de validation à la lecture de tous ces textes et articles sur la reproduction sociale des « élites » (c’est donc qu’il en fait partie ?), sur la « noblesse d’État », etc. -
Claire N
InvitéMerci V
Tu fournis à mes yeux
Dans les textes précédents il me semble
Un élément important : la dialectique entre le faire corps organique / analyse mécanique
Il est possible comme le souligne D Xavier
Dans son exemple que ce « faire corps « , puisse s’appuyer de manière réactionnaire sur l’analyse mécanique ? En cela la saisie droitière se fortifierait « contre « un des pans ?
Mais cela tu l’avais peu etre deja évoqué en pointillé dans ta critique de ED
L’autre exemple de D Xavier me rappelle une remarque de Monique Pinçon Charlot qui évoquait un bon accueil au départ de son travail
Sur les « grandes familles «
Mais peu etre qu’un bourgeois – comme lorsqu’il s’arme du marxiste,- s’avère très performant en lutte des classes si il s’arme de sociologie.?
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BIOGRAPHIE
InvitéC’est nul Soundcloud, on peut même pas mettre en x2.
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BIOGRAPHIE
InvitéEt puis si je veux écouter des petits bouts au hasard je ne peux pas, il faut nécessairement que je fasse un compte, que je cède mes données personnelles à Soundcloud quoi. Et c’est con parce que c’était pas si mal à une époque.
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bibinard
Invitésans les main ki gestiqul de franssoua cé moin biain
jé arreté au bou dtroua minute le gars qyui parle au bébu es t inintéreaissant il tparl pou riain dir-
BIOGRAPHIE
InvitéC’est quand même beaucoup d’effort pour rien ton numéro.
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Maxianus
InvitéÇa a l’air de t’agacer en tout cas, on se demande bien pourquoi, jaloux qu’un autre troll soit plus drôle que toi ? Pas difficile en même temps
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Luc
Invité« On se demande bien pourquoi »
C est toi qui t amuse ? Bordel même les trolls c était mieux avant
C est vrai qu un gosse de 15 ans qui pollue tout en plus de toi maxisuce l autre pseudo handicapé et votre petite bande de tocards … qui n apportaient rien à part votre frustration d incels banale , on se demande bien pourquoi on serait agacé par votre niveau infra collégien !-
diegomaradona
Invité@luc
« votre petite bande de tocards »
en tout cas pour faire croire que tu as un doctorat, en matière de tocard tu en tiens une couche. Des blagues dignes du petit gamin que tu es mais il serait peut-être temps de grandir.
De toute façon il suffit de lire tes messages pour se rendre vite compte que tu n’a surement aucun diplôme, et peut-être même pas le bac. Tu sembles honteux de ton faible niveau d’éducation mais ne sois pas trop dur avec toi-même, la milieu social sordide duquel tu semble provenir doit surement avoir beaucoup joué.
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Luc
InvitéDonc toi un neuneu qui écrit 1000 messages façon Patrick Sébastien Michel lebb bourré ça t amuse ?
Ca en dit long
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bibinard
Invitékla forsse soitav ctoua guy lucs scaille ouateur
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BIOGRAPHIE
InvitéMaxianus: Je ne suis pas agacé, juste embarrassé. Après si toi t’es heureux comme ça c’est le principal et il ne faut surtout pas hésiter à continuer ta petite vie sans te soucier de ce que les braves gens pourraient dire de toi.
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bibinard
Invitékrot de bic chui déjja bourai je voulé dir qla farsse souat av c toi gui lucs scaille ouateurrr
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Alexandre
InvitéTrès charmé par le concept du podcast « Mauvaise foi ».
J’ai l’impression de revenir à cette époque où on se faisait écouter des disques les uns aux autres, où soumettre un disque à un copain dont il était inconnu, dans l’odeur des clopes et parmi les bouteilles de Kro qui commençaient à s’accumuler, provoquaient à peu près les mêmes attitudes faciales, humoristiquement décortiquées par la vidéo, des deux duellistes/duettistes.
Cette façon de rêvasser sur un entrelacs de guitares, d’accueillir d’un assentiment physique l’advenue stimulante d’un refrain ou d’un solo, m’a rappelé tellement de souvenirs que j’ai regardé le podcast avec une certaine jubilation piquée de nostalgie.
Dans mon souvenir, j’ai du écouter les Real Kids sans jamais avoir demandé à les entendre car arrachés par des potes initiateurs, ainés et férus de rock, à leur impressionnante discothèque, accompagnant immanquablement l’initiation audiophile d’une gesticulation épileptique qui mobilisait beaucoup les avant-bras.
Et je me souviens de cette pochette des Real Kids, au noir et blanc rugueux, certainement intercalée entre Television et quelque albums solos de Sylvain Sylvain.
J’en redemande.-
bibinard
Invitéfo avouar deé goux dchiotte poureconsomé dé clopes et dla kro
pouaaaah-
Alexandre
Invitécévré mai safé dubien pparou sapass
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InvitéOui moi aussi j’attends la suite. Je suis très larguée en punk rock voire rock tout court et j’ai bien aimé entendre de quelle façon vous entrez dans les morceaux tous les deux, c’est une bonne porte d’entrée pour découvrir. Ça m’intéresse le questionnement sur le rapport instru/chant, et sur ce qui fait une voix. J’aime bien comment instru et chant se cèdent la place dans Day of Judgement. Dans Stinker j’ai eu l’impression d’arriver deux secondes après le début, il n’y a même pas de démarrage en côte, on est déjà tout en haut en survitesse. De tous les morceaux pour l’instant c’est celui-là qui me reste en tête.
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François Bégaudeau
Maître des clésde fait c’est un sommet
et le sommet des Chats à ce jour
avec celle ci, dans un autre registre :
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Invitéj’aime aussi, comment ça bifurque après un début bien rodé, havyagata fivaâ, voix bancale comme arrachée à la fièvre, qui s’obstine et qui explose puis s’essouffle sur la fin, tam’pawatcha, tam’pawâtcha, tam’pawatchâ, tam’pawatchaâ
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-netflou-
InvitéJe partage l’enthousiasme d’Alexandre pour le podcast « Mauvaise foi ».
Cela donne envie de poursuivre la discussion.
Le choix de cet album des Chats, bien qu’excellent album, demeure un choix conservateur.
C’est une œuvre rétro. Le son, le look, la production cherchent à reproduire les disques d’une époque. Une reproduction légèrement meilleure que l’originale : on bénéficie des avancées techniques et d’une réflexivité dont étaient dépourvus les pionniers, dépassés qu’ils étaient par leurs propres trouvailles.
Rétro, oui. Baudrillard notait, non sans malice, que les baraquements d’Auschwitz reconstitués pour le mémorial étaient non seulement édifiés à l’identique, mais de conception plus robuste.
Je concède que les corps de Josh, Matt et Eamon apportent une vitalité toute singulière, une incarnation nouvelle à la vieille idée.
On se rappelle qu’une brèche a été ouverte, mais on ne se risque pas à l’agrandir.
En face, le choix des Real Kids ne pèse pas lourd. La blague sur l’EHPAD des bikers m’a bien fait rire.
Maintenant, je sors du bois : je propose « For Every Blow » de Rank-O, extrait de l’excellent album Monument Movement.
Là, il me semble que l’on réagence ces vieilles formes pour qu’il se passe quelque chose de différent.
Que l’on noue des matériaux rudimentaires (la chanson est bâtie quasiment sur un seul et même riff) à des matières plus élaborées (travail sur les timbres).
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François Bégaudeau
Maître des clésJe suis très convaincu par le morceau, et je vais courir écouter l’album
Mais il y a un préalable à l’exploration de la pop-music au sens large : le maitre mot n’y est pas l’innovation ; on rate le point en demandant à la pop-music d’innover
Car sa puissance est dans la répétition
La répétition différante
La puissance tout à fait étrange et singulière de la chanson – car il s’agit bien encore et toujours de chansons- la voici : c’est toujours la même chose et cependant dans cette forme archi-rebattue (depuis mille ans) nous arrive en permanence des productions qui font jouir singulièrement
Oui les Chats re-produisent, mais, stupéfiant phénomène, Stinker est unique.-
-netflou-
InvitéJe partage tout à fait ton « Sa puissance est dans la répétition.
La répétition différante ».
On répète les mêmes formes que quelques bougres, encore hébétés par des siècles d’esclavage, ont mises au jour il y a un peu plus d’un siècle.
« Toute la musique que j’aime. »
Rank-O n’invente rien, mais en réagençant de vieilles formes, ils créent quelque chose de différent.
J’adore l’album des Chat, mais je trouve qu’ils restent trop appuyées à leurs références.
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bibinard
Invitésori pour le orsugeai mé straskry hait heuchte ça vo pa magneum çè maime nase a vré dir
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SHB
Invitéje préfère le métal perso
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François Bégaudeau
Maître des cléslogique
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SHB
Invitémdrrrrrrr a deux doigt de me traiter de facho le françois
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François Bégaudeau
Maître des clésaucunement
j’ai juste pu observer que tu avais ici, en tout cas dans tes premiers réflexes, la main lourde, ce qui crée une congruence physique avec le metal, issu d’un genre qui un temps s’appela le heavy metal
alors que le punk vole de ses petites ailes guillerettes, ou sautille au-dessus des flammes
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SHB
Invitéaprès pour moi chaque musique à son contexte d’écoute. La musique c’est un flow, un genre de flux de force, de puissance, de pensée, etc.
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J’écouterais pas du punk au gym mettons mais dans la voiture l’été pourquoi pas même si ce n’est pas mon genre préféré.
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Je trouve que la guitare électrique trahie le punk dans la mesure où elle est bien trop puissante et pesante en comparaison d’une certaine dérision assumée du punk. De ce point de vue, le punk n’assume pas son parti pris potache en voulant faire une musique entièrement risible et puissante à la fois. De ce point de vue, des artistes de rap « actuels » comme Lorenzo assument davantage ce côté potache via des tonalités musicales parfois cartoonesques.
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Après le mélange entre le propos du punk (si le punk à un propos) et la musique punk est peu être la dissonance recherchée, pour créer l’effet punk justement, décalage entre son et texte-
François Bégaudeau
Maître des clésLa potacherie du punk est importante, mais elle n’est pas le coeur du punk. Le punk aspire bien à la puissance, et pour ça trouve dans la guitare électrique un outil inégalable.
Il est d’ailleurs étrange de trouver que la guitare électrique est une anomalie dans le punk, alors qu’aucune musique ne lui a donné autant d’importance. Jusqu’à souvent se réduire à elle (ne serait ce que chez les Bérus, ou plus récemment Slave et Poésie zéro, ou tant d’autres)
Car elle est bien l’instrument qui sied à son animalité.
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BIOGRAPHIE
InvitéFrançois: Tu devrais ouvrir un magazine féminin, je suis sûr que tes interprétations psychologiques à deux balles feraient fureur.
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Luc
InvitéEt tes insultes à deux balles ?
Allez chut un peu-
BIOGRAPHIE
InvitéLuc: Parce que t’as le sentiment j’en ai quelque chose à foutre de ce que les suces boules de ton genre peuvent penser de moi?
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Ostros
InvitéBonjour,
Peut-on avoir la date exacte
de la diffusion en octobre du documentaire sur la pièce de théâtre en rêvant le maître ignorant, svp ?
Ainsi que la date de publication du recueil de chroniques à l’éditeur inconnu, prévu aussi pour octobre.
Merci à toute personne informée.-
François Bégaudeau
Maître des clésle documentaire on ne sait pas quand on pourra le montrer, il faut encore le mixer, et voir aussi quel partenaire financier mormon ou évangélique pourrait nous soutenir
le recueil sort fin octobre-
Ostros
InvitéMerci pour les infos.
Vous avez besoin de combien ?
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kenny
Invité-
Tony
InvitéTu peux en dire plus sur le livre de Quenard et I love Peru?et plus généralement que penses-tu du phénomène médiatique? pourquoi cet engouement(mis à part le fait que ce soit un bon client?)
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Tony
InvitéJe précise que ce qui m’étonne dans cet engouement c’est que,récemment,dans un cinéma où j’étais allé avec un ami,pas cinéphile certes mais un peu au courant de tout ce qui est populaire,la bande annonce du film avec Quenard passe et on en parle et là je découvre qu’il ne sait pas qui est Quenard.
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Tony
InvitéAutre chose, j’ai découvert Pagani récemment,il est vraiment passionnant,sur l’écologie et la vision qu’il en a c’est intéressant et vraiment à contre courant de ce que l’on peut entendre, très déroutant, j’ai aussi constaté qu’il tient Clouscard pour un penseur incontournable et,petite anecdote,il y a 2 jours sur sa dernière vidéo un petit tacle sur Begaudeau!
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François Bégaudeau
Maître des clésPagani est un peu le continuateur de Clouscard sur terre. Un marxiste orthodoxe, scientisme compris.
Ses positions sur l’écologie s’inscrivent dans sa technophilie, qu’il devrait quand meme un peu questionner – et mesurer qu’elle avoisine le techno-solutionnisme colporté par la capitalisme pour ne surtout pas avoir à s’amender.
Cela étant posé, j’aime toujours l’écouter (encore hier soir sur la musique), malgré ses digressions pénibles.-
François Bégaudeau
Maître des clésLe livre de Quenard est le genre de truc que j’aurais pu écrire à 16 ans. Fin de l’analyse
Pendant au moins 45 minutes, I love Peru montre qu’il est un grand acteur comique, hors de son registre habituel (la faconde savoyarde)
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Rémi
InvitéIl critique « l’écologisme » c’est à dire la vision qui place la nature avant l’homme qu’il identifie parfois à une sorte de contre révolution. Il n’a rien de particulier contre la défense de l’environnement ou paysage.
Pourquoi dites vous que Pagani est scientiste ?-
François Bégaudeau
Maître des clésoui scientiste est excessif
positiviste?
en tout cas convaincu que la technologie est un bienfaitil critique en effet l’inepte essentialiste et régressive d’une certaine écologie, mais je ne l’entends quand même pas beaucoup saluer les efforts héroiques de l’écologie anticapitaliste
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François Bégaudeau
Maître des clés« il n’a rien de particulier contre la défense de l’environnement ou paysage »
heureux de l’apprendre, mais cette position centriste est elle à la hauteur de l’écocide en cours?
étrange désinvolture non? -
Rémi
InvitéJe n’ai pas tout écouté de Dominique Pagani et ce que je vais dire n’est qu’une interprétation de ce que j’en ai compris et je tiens à préciser que j’aime aussi énormément l’écouter.
« oui scientiste est excessif
positiviste? »
Je ne sais pas. Peut être que cette video peut nous aiguiller.
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« en tout cas convaincu que la technologie est un bienfait »
Oui le développement des forces productives a permis à une partie de l’humanité de se détacher d’un certain nombre de contrainte lui compliquant la vie. J’ai le souvenir de l’entendre parler de la corvée quotidienne d’aller chercher de l’eau. Le développement technologique permet de produire plus rapidement et en plus grande quantité des marchandises nécessaire à notre survie pour que l’homme puisse s’adonner à d’autre tache que celle de subvenir à ces besoins vitaux (manger, boire ext). Développement qui a certainement du avoir une influence sur la conscience des gens, cf l’explication avec Vera Nikolski.
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« il critique en effet l’inepte essentialiste et régressive d’une certaine écologie »
Il observe, chez certain écologiste, un discours apocalyptique, une divinisation de la nature et une diabolisation de l’homme ce qui est le contraire du mouvement humaniste. Il rappel que la divinisation de la nature est conforme à certaines idéologies réactionnaires.
Selon Pagani « la nature doit être organisée au profit de valeur qui sont valable pour l’homme et pour l’homme seulement » (phrase qu’il prononce dans sa video « Abécédaire philosophique : G comme Gauche »)
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« mais je ne l’entends quand même pas beaucoup saluer les efforts héroiques de l’écologie anticapitaliste »
Je n’ai effectivement pas le souvenir de l’entendre là dessus mais je l’ai peut être loupé. Je pense qu’il aimerait que toute cette énergie soit dépensé vers d’autres luttes. Dans sa dernière video en date, celle du 25 juil. 2025 à 1h14, il dit que « si le capitalisme est encore là c’est grace au ghetto sonore dans lequelle on enferme les jeunes, à l’écologisme, c’est à dire à la divinisation de la nature et la diabolisation de l’homme ».
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« heureux de l’apprendre, mais cette position centriste est elle à la hauteur de l’écocide en cours? »
L’idéal serait de lui poser directement ces questions il y répond durant ces directs. Penses tu qu’il pourrait être intéressant de dialoguer avec Dominique Pagani ?-
Tony
InvitéA première vue, pour moi qui le découvre,il critique l’écologie politique, l’écologie qui cache le politique(on pense bien sur à EELV,il dit aussi que les rapports du GIEC relèvent de la politique plus que de la science,il ne se prive pas de rappeller l’extinction de la plupart des espèces il y a 200 millions d’années et que l’on doit notre naissance à cette extinction,qu’il y a un fondement religieux dans le discours apocalyptique,que la nature est vue par les tenants de ce discours comme un jardin d’Eden,que le nazisme divinisait la nature,que les premières politiques écologiques sont le fait des nazis,et pour finir il fait le distinguo entre l’industrie,propre au génie humain,et le capitalisme)
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François Bégaudeau
Maître des clésEELV ce n’est pas l’écologie politique, c’ets l’écologie partisane ou partidaire
L’écologie politique a justement un rapport dialectique avec la technique, comme le marxisme en général : la technique libère et opprime
Je maintiens et tu conformes que Pagani, étrangement, concentre toutes ses foudres sur une écologie crétine (essentialisme, mère Nature, Science-Démon) et n’a pas un mot pour soutenir l’écologisme marxiste, totalement innocent de ce genre de mythologies débiles, et donc pas un mot sur la dévastation en cours
» Je pense qu’il aimerait que toute cette énergie soit dépensé vers d’autres luttes » Donc l’énergie politique contre la dévastation du vivant n’est pas prioritaire? Il faut penser au prolétariat avant? Mais 1 sans vie, pas de prolétariat 2 le prolétariat mondial et notamment du Sud est déjà et sera de plus en plus la première victime massive de la dévastation en cours.
C’est ici que je ne peux que conclure à son positivisme quelque peu attardé : car seule une conviction de ce genre peut expliquer un tel angle mort.-
Seldoon
InvitéD’autant qu’en général l’écologie politique part justement des conditions de vie des populations et spécialement des plus vulnérables, du sud, etc, pour aboutir à la question écologique, et non l’inverse. Et ce depuis quelques décennies déjà.
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Tony
InvitéC’est marrant parce que lui dit le contraire,que l’écologie politique a pour but de sauver les classes dominantes, qui ont peur de manquer et ne veulent pas partager,et maintenir les populations des pays du Sud dans la pauvreté.
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François Bégaudeau
Maître des clésdrole d’acrobatie rhétorique
encore un billard à 12 bandes
en attendant, les millions puis bientot centaines de millions de réfugies climatiques sont des prolétaires -
Seldoon
InvitéExemple : la charte des amis de la terre
Cliquer pour accéder à charte-amisdelaterrefrance.pdf
On remarque que dans la partie « objectifs » on ne parle que des conditions de vie des humains. Pas du paysage ou de mère nature. On aimerait donc savoir de quelle « certaine écologie » il est question. Si c’est EELV, c’est comme si on disait « une certaine gauche » pour parler de Place Publique.
Par ailleurs, je ne suis pas particulièrement sensible à la spiritualité mais même la divinisation (littérale) de mère nature appartient à une tradition de pensée conséquente et qui fut validée par les événements. Je m’arrête là, ce serait vraiment à contrecœur que je parlerais des indiens d’Amérique. -
Tony
InvitéIl parle aussi de l’animisme, encore présent dans le langage courant(il prend pour exemple’le vent souffle’, comme si le vent était un être vivant), sur le reste les déclarations d’intention des uns et des autres n’ont jamais rien prouvé.
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Seldoon
InvitéLa charte des amis de la terre n’est pas qu’une déclaration d’intention, c’est un outil – qui pour information est un lieu de lutte politique – à partir duquel ils développent leurs campagnes. Comme la Constitution : il y a du blabla, mais ça filtre et structure nos lois.
Je ne la citais cependant que comme exemple, qui vaut parce qu’aussi clair que central (historiquement et actuellement) dans l’écologie politique française. -
Tony
InvitéUn peu comme les droits de l’homme?
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Seldoon
InvitéQui ne sont pas un outil qui filtre et structure donc non.
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Seldoon
InvitéApres je ne suis pas la pour faire la pub des amis de la terre, tu peux aller voir leurs campagnes si tu ne crois pas qu’elles sont alignées. Tu peux te renseigner aussi sur les luttes internes et l’importance que revêt la charte, encore plus au niveau de la fédération qu’à celui de l’asso. En tant que non expert du sujet, je te donne l’info toute simple et un peu de documentation : l’écologie politique est fondée dans le soucis des hommes et aboutit à l’écologie.
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Ludovic Bourgeois
InvitéLe nouveau délirium millénariste messianique
« Faut réparer le monde »
Après que le christianisme et le marxisme soit au bout du bout
En mort clinique
Empoisonner du Whitoss, coûte que coûte -
François Bégaudeau
Maître des clés1 théorème à nouveau vérifié : tout droitard plongé dans une discussion riche entraine immédiatement sa médiocrisation
2 où l’on voit qu’un droitard et un Pagani peuvent, sur ce coup, faire cause commune
3 sur « réparer le monde », programme bourgeois qu’aucun militant écologiste marxiste ne prendrait à son compte, voir ma conférence au théatre du Rond Point (en ligne) -
François Bégaudeau
Maître des clésGloser un nom-slogan n’est pas sérieux
Il est évident que le vent souffle se veut une allusion, aussi, au vent de révolte qui souffle ou devrait souffler
ce n’est pas sérieux de prendre les choses par ce bout
autant regarder les contenus réels de l’activisme écologiste radical, ce que Pagani se garde bien de faire -
François Bégaudeau
Maître des clésEt oui les amis de la terre c’est animiste, parce que la terre n’a pas d’amis.
Et les soulèvements de la terre. Parce que la terre ne se soulève pas.
Et tout ce qu’on veut
Sachant qu’in fine je trouve très beau et très fort d’ériger, symboliquement, en sujets politiques des entités qui n’y ont jamais été conviées (les animaux, les forêts, la terre)
en fait Pagani est un hyper-spéciste, un spéciste hardcore
c’est de son âge -
Tony
InvitéOui on peut dire ça,disons aussi que Pagani idolâtre Rousseau et,coincidence,je lisais tout à l’heure dans une préface ce passage sur la querelle entre Rousseau et Diderot
‘Rousseau n’en aura jamais fini avec la pensée et le style philosophique de ce fou qui préfère donner un coeur aux pierres plutôt que d’accorder une âme à l’homme’ -
François Bégaudeau
Maître des clésNoté, mais je crois que ça nous égare.
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Tony
InvitéPour approfondir j’ai commencé à regarder cette vidéo de Paroles d’honneur, c’est vraiment passionnant,on y parle d’un colonialisme vert,de sanctuarisation de la nature,de création de réserves naturelles et d’expulsion des indigènes.
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MA
InvitéIl y avait aussi eu cette autre émission sur le sujet :https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/la-nature-confisquee-histoire-du-colonialisme-vert-7940115
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kenny
Invitétrès bonne discussion
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Delphine
InvitéActualité un peu lointaine : hier soir, j’ai cru voir sur Internet que le prochain roman de François, sortie prévue début janvier 2026, s’intitulerait « Désertion », titre que je trouve énigmatique parce que le terme « Désertion » peut avoir plusieurs sens (dans l’armée, ou alors synonyme d’abandon, reniement). A chaque futur lecteur d’imaginer ou deviner pendant les quelques mois précédant sa sortie.
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Ostros
InvitéMerci pour cette nouvelle tant attendue.
Le titre m’évoque le fait de déserter l’ordre établi.
De prendre le maquis. Idée que François a beaucoup évoqué et qui serait plus viable que la révolution.
Idée qu’on trouve déjà dans la fin de Un enlèvement
Faire soi-même son mode de vie, seul ou avec des amis.
Je pense aux ZAD, aux fermes bio, je pense au sitiste Léo ! Et à des amis qui ont choisi de déserter, se sortir d’autant de radars qu’ils le pouvaient, d’être le plus autonomes possible dans leur quotidien.-
François Bégaudeau
Maître des clésmystère
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Delphine
InvitéLe fait de déserter l’ordre établi et d’accéder à une forme d’autonomie la plus complète possible pourrait effectivement être une piste, parce qu’il me semble que François a indiqué il y a quelque temps qu’une partie du roman serait liée à l’école, où l’on retrouve la notion d’ordre. Le terme « Désertion » m’a tout de suite fait penser à l’armée, thème que j’ai rapidement évacué, s’agissant d’un livre écrit par François (quoique sait-on jamais). En allant voir les autres définitions, il y aurait l’abandon, qui m’a fait penser à l’un des premiers chapitres (77 ou 81) de « Deux singes ou ma vie politique », où il est question, politiquement, de quitter la table du banquet. Il pourrait aussi s’agir de reniement ou renoncement, au sens religieux du terme, parce que je crois que François avait indiqué, il y a quelque temps, que la foi ne serait pas le thème principal de son futur roman, mais qu’elle irriguerait tout de même le livre.
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François Bégaudeau
Maître des clés« Le terme « Désertion » m’a tout de suite fait penser à l’armée, thème que j’ai rapidement évacué, s’agissant d’un livre écrit par François (quoique sait-on jamais) »
Avant Au début, j’imagine que beaucoup avaient évacué le terme de grossesse s’agissant d’un livre écrit par François.
(quoique sait-on jamais)
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Ostros
InvitéJe ne suis pas une libellule, 3e bébé de la toute jeune maison d’édition Cause Perdue, écrit par Gwenaël David, est sorti aujourd’hui !
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Le narrateur, naturaliste passionné de libellules, arpente milieux et habitats depuis vingt ans. Au gré de ses visites, il observe ces formidables insectes pourtant si mal connus, collecte leurs exuvies, renseigne, informe, sensibilise, défend et claque une grande partie de sa vie dans les vases et les boues. Ces circulations en zones humides, ces fréquentations animales et végétales, ces rencontres, ces plaisirs et ces dépits, ces situations, ces usages et ces confrontations disent aussi de la marche du monde. Dans le récit d’une quinzaine de prospections de terrain, circulation dans la matière même de ces vivants, s’immiscent des fragments de l’auteur, des doutes, des craintes, des désirs assouvis et de la rage rentrée. Pas après pas dans l’humide s’érige un relief plus ample que le paysage. Se tisse alors une matière plus opaque que le discours, qui raconte la nécessité de se regarder dans la déroute pour en revenir au corps et à l’autre, au sensible et à la joie comme réponse au morbide de la destruction, comme danse à la farce du pouvoir.-
Claire N
Invité« regarder dans la déroute »
Merci pour cette phrase
Elle est je crois également ce que je cherchais
Encore de juste pour qualifier un texte d’Elysee Reclus – cette anarchie là- a-
François Bégaudeau
Maître des clésA lire évidemment
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François Bégaudeau
Maître des cléset bientot une Gene perdue à écouter sur le site de CP
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graindorge
InvitéLibellule, libellule, libellule,… Un des mots préférés de Anne, avec coquelicot, frangipane, bric à brac, rafistoler, coulisses, agate, ricochets, aiguillée, petits mots …
Coquelicot et autres mots que j’aime
Anne Sylvestre
Libellule.
Ah non! pas libellule ! Cest trop facile, tout le monde va prendre libellule, cest trop joli, c’est trop charmant. Leurs ailes de gaze (ou de tulle, ça rime mais quand même!), frisson bleu au-dessus de l’étang, gracieuses ballerines et gnagna et gnagna…
Non ! pas de libellule.
Pas d’éphémère non plus.
Parlez-moi d’un beau frelon.
Ca c’est du sérieux, du dangereux.
Mais libellule ! Pfff, libellule !
(et ça se permet d’avoir quatre « l » -
Ostros
InvitéPour réserver pour le cinéclub Close up, au théâtre Traversière, le mardi 30 septembre à 18h. Pas cher : 6 euros.
https://theatre-traversiere.mapado.com/event/611521-close-up-de-abbas-kiarostami-cine-club-de-francois-begaudeau-
Ostros
InvitéPuis, les prochains cinéclubs de 2025 seront :
– Benny’s video, Haneke, jeudi 16 octobre à 18h.
– Quatre nuits d’un rêveur, Bresson, mercredi 26 novembre à 18h.
– L’enfance nue, Pialat, mardi 16 décembre à 18h.
Soit trois de mes réalisateurs préférés. Si c’est pas un cadeau ça.-
François Bégaudeau
Maître des clésj’ai regardé tes gouts et j’ai programmé en fonction
au début je m’étais calqué sur Seldoon mais du coup sur les trois premières soirées on se retrouvait avec Seven, Miami Vice et Pentagone papers
ca partait moyen-
Ostros
InvitéMoins passionnant, oui.
Si c’est lui qui fait la capta il va s’ennuyer le pauvre. -
Seldoon
InvitéQue de calomnies en une vingtaine de mots. Je me bornerai à signaler la seule erreur de bonne foi : n’étant ni avocat ni ancien programmateur à la roche sur yon je n’ai jamais suggéré Mann. J’avais dit : ALTman. Le grand âge de notre hôte a fait le reste. Connaissant l’animal, j’ai réalisé que si je corrigeais on risquait de partir sur Popeye, je l’ai donc laissé s’embourber.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe concède que le Spielberg proposé par Seldoon n’était pas Pentagon papers mais Color purple
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Seldoon
InvitéCet homme me cherche sur Spielberg alors que droit dans les yeux, tordu dans ses bottes il m’a dit que la liste de Schindler c’était bien. J’ai des témoins.
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Charles
InvitéSe défendre en attaquant les autres, c’est moche. Surtout quand on vise un quasi repenti.
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Seldoon
InvitéLe programmateur de la roche sur yon sort un bouquin ces jours ci, je me suis dit qu’il était suffisamment en position de force pour encaisser.
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Titouan R
InvitéPar solidarité vendéenne, aurais-tu un lien vers cette providentielle publication ?
(Et c’était au Concorde ?)-
Seldoon
InvitéNadav Lapid : description d’un combat
Je citais le directeur de l’ouvrage car il fait partie de ceux qui disent que Miami Vice est le film de la modernité, des flux, du capitalisme.-
Charles
Invité« préface de Juliette Binoche »
…-
Seldoon
InvitéDésolé de te mettre dans ce panier.
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kenny
Invitéy a moyen d’enregistrer en audio?
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François Bégaudeau
Maître des clésje ne sais pas
peut etre de la video
il faut qu’on se cale
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Julien
Invitéc’est dans ces moments que je rêve d’avoir comme pouvoir la téléportation
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..Graindorge
Invitéet moi le don d’ubiquité.
C’est pareil?-
..Graindorge
Invité« L’ubiquité implique plusieurs présences simultanées, tandis que la téléportation implique une seule présence transférée d’un lieu à un autre. »
Définitivement je choisis l’ubiquité-
Mathieu
InvitéSame same putain
Je vais essayer de venir mais il va falloir faire des choix (Didier Deschamps)
Benny’s Video jamais vu, il tient la corde
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Baptiste B
InvitéJe signale que mon coeur balancera car une rétro Radu Jude se profile en même temps, histoire de combler sa vaste filmo: https://www.mk2.com/evenements/retrospective-radu-jude
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Ostros
InvitéMerci à toi pour cette belle info.
J’ai lu : y a moyen de s’organiser pour tout voir. Sauf peut-être un ou deux. Mais on trouvera sur Internet. Ne pas oublier qu’on a Kenny dans l’équipe. Un atout non négligeable.-
Baptiste B
InvitéTu as bien raison Ostros, j’en profite pour remercier Kenny pour les nombreux liens égrénés
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Ostros
InvitéLa Gêne perdue de Je ne suis pas une libellule :
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Ostros
InvitéEt sur Soundcloud :
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Claire N
InvitéMerci
De revenir en particulier sur le passage tatouage
Sa façon d’étirer de la peau au nom de l’animal et encore plus avant par quelques caractéristiques « voyageuse maghrébine soumise aux bourrasques du sirocco « donne une impression « hallucinée « à la lecture
En poussant les caractéristiques vivantes des dessins, l’homme devient géographique et j’ai eu sensiblement l’impression qu’elles se posaient sur lui parce que son corps était immobile, immergé et ruisseau
J’y ai cru
Encore plus
Par le poème – et c’est peut etre la une des forces de la poésie que de troubler l’incroyable d’une pointe de réalité
« Va à ce qui te trouble
Soluble «-
François Bégaudeau
Maître des clésCe passage sur les tatouages est obscur à souhait
Il faut à la poésie, toujours, un doux point d’obscurité.-
François Bégaudeau
Maître des clésUn impair, aurait dit Verlaine.
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Claire N
Invité« Il faut à la poésie, toujours, un doux point d’obscurité. »
Oui et c’est bien cela que tu touches dans cette critique, je t’en remercie c’est pour moi d’une grande fécondité-
Claire N
InvitéEt merci de m’apprendre que Verlaine a passé par là; je crois que je peux me fier – aussi – à ses oreilles – je chercherai cela chez lui – intriguée
Me semble une une bonne manière
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Henry
InvitéFrançois, as-tu prévu de reprendre la critique en cette rentrée ? Mis à part la gêne perdue
Si oui comment ça va se faire ?-
François Bégaudeau
Maître des clésJe redis : on commence un rendez vous régulier avec Microciné le 18 septembre. A chaque fois, deux films au programme (là Sirat et Miroirs n°3, car le Panahi est reporté)
+ ciné club le 30 septembre, Close up-
Charles
InvitéOui de Lapid aurait été intéressant aussi (à la place de Miroirs n°3).
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François Bégaudeau
Maître des clésle Lapid je l’a proposé pour l’émission 2, début octobre, mais Samir m’a dit qu’il consacrait déjà un microciné au film
mais je n’ai pas dit mon dernier mot
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Henry
InvitéOk merci
et concernant la littérature t’as un prévu un nouveau dispositif ? ça serait chouette-
François Bégaudeau
Maître des clésje vais déjà faire des Genes perdues sur chaque livre de Cause perdue
mais peut etre davantage
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Ostros
InvitéSamir a pensé à nous ! Il a mis tous les microciné feat François dans un podcast finement nommé Prolongation(s). C’est ici :
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Carpentier
InvitéPour le truc-ciné nouveau là, de septembre, faut voir les films avant ou leur visio sera incluse dans le rdv?
car, autant Sirat, j’ai prévu d’y aller autant, Miroirs 3, là, ça me broute sévère-
Carpentier
Invitéok, je viens de piger:
en actus,
– ia du ciné club, avec visionnage du film inclus
et du moment critique où tu te démerdes pour voir ce dont on parle: ok.
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