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Accueil Forums Forum général Toutes les chroniques littéraires de François dans les Transfuges 2012-2018

  • Ce sujet contient 125 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par IA, le il y a 5 mois.
Vous lisez 48 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #26837 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Salutations, j’ai remarqué que le site Issu (https://issuu.com/transfuge – une sorte de site de vente en ligne de périodiques) propose de consulter les douze premières pages des numéros passés de Transfuge, pour appâter le chaland.
      Fort bien, que vous chaut ?
      Il se trouve que les chroniques littéraires de François (intitulées ‘Le nez dans le texte’) se trouvent opportunément placées… en page 8 ; ce qui donne donc accès à toutes ses chroniques de 2012 à 2018. Et qui s’est dévoué pour la cause à lister toutes ses chroniques ci-dessous ? Joyeux Noël !
      (Je peux aussi partager un gros fichier avec les captures d’écran de toutes les chroniques pour les lire plus tranquillement, évidemment si l’auteur concerné en est d’accord.)
      —————————————————
      Transfuge 61 – Olivier Adam – Les lisières
      Transfuge 62 – Jakuta Alikavazovic – La blonde et le bunker
      Transfuge 63 – Laurent Binet – Rien ne se passe comme prévu
      Transfuge 64 – Aurélien Bellanger – La théorie de l’information
      Transfuge 65 – Jean Echenoz – 14
      Transfuge 66 – Matthieu Rémy – Camaraderie
      Transfuge 67 – Marcela Iacub – Belle et la bete
      Transfuge 68 – Emanuèle Bernheim – Tout s’est bien passé
      Transfuge 69 – Marie Ndiaye – Ladivine
      Transfuge 70 – Olivier Maulin – Le bocage à la nage
      Transfuge 71 – Cécile Coulon – Le rire du grand blessé
      Transfuge 72 – Sylvie Germain – Petites scènes capitales
      Transfuge 73 – Iegor Gran – L’ambition
      Transfuge 74 – David Bosc – La claire fontaine
      Transfuge 75 – Eric Chevillard – Le désordre AZERTY
      Transfuge 76 – Edouard Louis – En finir avec Eddy Bellegueule
      Transfuge 77 – Julie Douard – Usage communal du corps féminin
      Transfuge 78 – Nina Bouraoui – Standard
      Transfuge 79 – Santiago Amigorena – Des jours que je n’ai pas oubliés
      Transfuge 80 – Olivia Rosenthal – Mécanismes de survie en milieu hostile
      Transfuge 81 – Catherine Cusset – Une éducation catholique
      Transfuge 82 – Patrick Deville – Viva
      Transfuge 83 – Laurence Tardieu – Une vie à soi
      Transfuge 84 – Alain Guiraudie – Une vie à soi
      Transfuge 85 – Alain Gagnol – Un fantôme dans la tête
      Transfuge 86 – Olivier Cadiot – Providence
      Transfuge 87 – Vincent Almendros – Un été
      Transfuge 88 – Martin Page – Je suis un dragon
      Transfuge 89 – Adrien Bosc – Constellation
      Transfuge 90 – Bertrand Belin – Requin
      Transfuge 91 – Denis Lachaud – Ah ! Ca ira
      Transfuge 92 – Mathieu Larnaudie – Notre désir est sans remède
      Transfuge 93 – Sophie Divry – Quand le diable sortit de la salle de bains
      Transfuge 94 – Marion Guillot – Changer d’air
      Transfuge 95 – Isabelle Monnin – Les gens dans l’enveloppe
      Transfuge 96 – Marcela Iacub – M le mari
      Transfuge 97 – Edouard Louis – Histoire de la violence
      Transfuge 98 – David Bosc – Mourir et puis sauter sur son cheval
      Transfuge 99 – Thomas Lélu – Tribulations d’Arthur Show
      Transfuge 101 – Véronique Ovaldé – Soyez imprudents les enfants
      Transfuge 102 – Simon Liberati – California Girls
      Transfuge 103 – Eric Vuillard – 14 juillet
      Transfuge 104 – Sylvain Prudhomme – L’arbalète
      Transfuge 105 – Jean-Paul Dubois – La succession
      Transfuge 106 – Philippe Vasset – La légende
      Transfuge 107 – Nathalie Quintane – Que faire des classes moyennes ?
      Transfuge 108 – Eric Pessan – La nuit du second tour
      Transfuge 109 – Tanguy Viel – Article 353 du Code pénal
      Transfuge 110 – Antoine Choplin – Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar
      Transfuge 111 – Erri de Luca – La nature exposée
      Transfuge 112 – David Lopez – Fief
      Transfuge 113 – Jakuta Alikavazovic – L’avancée de la nuit
      Transfuge 114 – Alice Zeniter – L’art de perdre
      Transfuge 115 – Lola Lafon – Merci Mary Patty
      Transfuge 116 – Yves Ravey – Trois jours chez ma tante
      Transfuge 117 – Constance Debré – Play boy
      Transfuge 118 – Christine Montalbetti – Trouville Casino

    • #26839 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Merci Xavier !

      • #26840 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui merci beaucoup Dr Xavier

    • #26842 Répondre
      Ostros
      Invité

      Waouh huge job ! merci Dr X.

    • #26850 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Merci Dr Xavier 🙂

    • #26852 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Merci !

    • #26856 Répondre
      Pope
      Invité

      Beau boulot ça, merci beaucoup,

    • #26858 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci !

    • #26863 Répondre
      Lalecture
      Invité

      Génial, mon adresse : tanguydelap@gmail.com

      Merci beaucoup

      • #26864 Répondre
        Julien Barthe
        Invité

        Suggestion : vous devriez faire une chaîne dans l’ordre de publication des post pour éviter que Xavier y passe sa journée.

        • #26865 Répondre
          Claire N
          Invité

          C’est quoi ton nom scout Julien ?

          • #26870 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Il y en a que je n’ai pas.
            Je prendrai mon tour

          • #26872 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Castor délicat.

            • #26890 Répondre
              Claire N
              Invité

              Habitant naturel des chantiers autonomes donc

    • #26871 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je comprends que tu n’es pas contre le partage, voici le lien :
      https://wetransfer.com/downloads/cb17eccbe1d361d2ce6f7c1c283dfdaf20231219073109/cbd1b526dc35b254fd56a5e59059e8a620231219073127/dff7d6
      Le lien est valable 7 jours. Ce sont des captures d’écran (jpg) avec quelques pdf, donc sans doute plus facile a lire sur un PC.
      (Mon rêve secret, qui n’est donc plus secret, c’est de choper toutes les critiques ciné. Je suis sûr que si tu t’auto-édites ta fortune est faite.)

      • #26875 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Grand MERCI papa Noël! DouXavier! C’est super! Je dois te donner mon adresse électronique aussi ou c’est pas la peine avec ce lien? Je suis pas douée dans ces trucs

      • #26877 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Mais j’aurai pas le temps de tout lire en 7 jours surtout à cette période alors mon A.E:donaram85@gmail.com
        Quand tu peux DouXavier

      • #26912 Répondre
        deleatur
        Invité

        Dr Xavier, j’ai posé la question à François dernièrement, concernant la publication en ouvrage de ses critiques de ciné (période Cahiers et Transfuge). Ce n’est visiblement pas à l’ordre du jour. Je pense qu’il y a aurait preneurs, notamment de la part de personnes qui comme moi mettent à égalité ses romans, ses critiques littéraires ou de ciné, et ses essais politiques. Bizarrement, c’est le seul domaine qui n’ait pas donné lieu à (re)publication, et je m’en étonne encore. C’est rare d’être à ce point excellent dans trois domaines à la fois, et qui d’ailleurs dans leur mode opératoire semblent si distincts, sans être séparés (comme disait Descartes de l’âme et du corps).

    • #26881 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Merci Xavier pour ce gros boulot. Entre ça et les papiers de Cosmopolitiques, y’a à manger en ce moment!
      Il me semble que François avait parlé ici ou là il y a quelques temps de rassembler ses critiques ciné dans un livre, ou bien qu’il avait été approché par un ou deux gars pour le faire mais j’ai peut-être rêvé.
      Je suis moi aussi pour une auto-édition des critiques ciné de François!
      Faut-il le rappeler, c’est comme ça que Zemmour, notre maitre à tous, a procédé pour son dernier livre, qui lui a ainsi rapporté beaucoup plus que les précédents

      • #26923 Répondre
        lison
        Invité

        Moi aussi je suis pour l’édition des critiques ciné ! Je suis même prête à créer une maison d’édition exprès pour ça .

    • #26882 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Non on ne me l’a jamais proposé. Sauf Vincent Jaury, vers 2014. Oh life!

    • #26885 Répondre
      Mao
      Invité

      Avec toute ma reconnaissance : maocruaute@proton.me

      • #28569 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Es-tu rapide et rusé
        Quand tu fais des maots croisés ?
        Et quand tu dînes avec Thérèse
        Prends-tu des oeufs dur maonnaise ?

    • #26922 Répondre
      Christophe M
      Invité

      Merci Dr Xavier.

    • #26927 Répondre
      PE
      Invité

      Merci beaucoup Dr Xavier ! Beau cadeau.
      Pour les critiques ciné, peut-être que certaines bibliothèques municipales ont gardé dans leurs cartons des « vieux » numéros de Transfuge, qu’on peut scanner. Pour les Cahiers c’est encore plus sûr. J’y ferai un tour quand j’aurai le temps. Pas tout de suite donc.

      Est-ce que dans Transfuge il y avait chaque mois une critique littéraire et une critique ciné de François ?

      • #26938 Répondre
        Mathieu
        Invité

        La bibliothèque François Truffaut aux Halles a Transfuge, c’est certain. Le plus récent en présentoir et des anciens en dessous. J’allais souvent les consulter entre deux séances. Mais je ne sais pas jusqu’à quel point ils gardent les anciens.

      • #26945 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        La chronique littéraire c’était dans chaque numéro oui.
        D’ailleurs j’ai commencé par ça, de 2005 à 2008. Puis Transfuge, revue littéraire au départ, s’est élargi au cinéma et j’ai commencé à faire quelque textes de temps en temps, puis pour chaque numéro. La spécificité étant l’espace qu’on m’autorisait. parfois des textes de 25000 signes, ce qui est énorme (aux Cahiers le format d’une critique est 6000)

    • #26948 Répondre
      Hervé Urbani
      Invité

      Si j’étais éditeur, je ferais comme ça : je rassemble toutes les paroles des chansons de Zabriskie Point, toutes les critiques ciné et littéraires ainsi que tous les autres articles publiés çà et là par François au fil du temps pour le Monde diplo, Socialter, Minute, Le Nouveau Monde etc.
      Je compartimente le tout en précisant bien la date de chaque texte et publication et en y allant par ordre chronologique.
      Je m’occupe personnellement des notes et de l’index pour apporter des précisions quand sont évoqués des thèmes et sujets nécessitant une recontextualisation historique.
      Je négocie un équitable 90% – 8% avec l’auteur (les 2% restants financeraient la reconstruction du Parti Communiste italien – ça devrait suffire).
      J’appelle l’ouvrage « François Bégaudeau : Textes, Articles et Critiques : L’intégrale (Volume I) »

      J’annonce dans la foulée la sortie d’un volume II pour 2026 qui intégrera ses Correspondances (dans lequel on pourra éventuellement glisser quelques messages exhumés du « dis-moi ») et un volume III pour 2028 avec les derniers posts du Chantier autonome ainsi qu’un CD-ROM compact-disc contenant un best of des meilleures blagues des Gênes occasionnées.

      Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais perso je trouve cette idée géniale. Je ne suis pas éditeur, je n’ai pas de pétrole mais je suis Français et j’ai des idées.
      Et comme je suis en vacances, je reviendrai demain pour vous donner mon top 10 cinéma 2023.

      • #26951 Répondre
        GaelleS
        Invité

        Je te suis Hervé, tu as bien bossé ton business plan qui me semble parfait.
        Les paroles des Zabriskie point sont facilement récupérables ici : http://zabriskiepoint.free.fr/paroles_fantome.html
        Ca te permettra de t’occuper pendant tes vacances. Ou bien tu peux tenter d’exploiter Dr Xavier qui a fait ses preuves avec la récup des Transfuge.

        • #26952 Répondre
          Claire N
          Invité

          Moi je veux bien si il y a un T shirt avec …

        • #26953 Répondre
          Hervé Urbani
          Invité

          Merci Gaëlle, je vais recopier tous les textes au stylo pour y voir plus clair et je contacte ensuite Docteur Xavier pour lui proposer une collaboration à raison de 2% qui seraient prélevés sur la part de François à qui il resterait encore 6%.

        • #26954 Répondre
          GaelleS
          Invité

          Je rajouterai un tome qui regrouperait les critiques collectives du collectif Othon, il me semble qu’il y en a eues quelques unes – même si je n’en ai jamais vues

          • #26956 Répondre
            Hervé Urbani
            Invité

            J’y suis favorable à la condition que les membres du collectif cèdent leurs droits d’auteur ou que cela se dilue dans les 6% évoqués ci-dessus

      • #26975 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Je te suis Hervé, ça serait trop bien oui de pouvoir regrouper tout les textes écrits de François.

      • #26992 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Avec pour 1 euro de plus un best-of de ses discussions avec Jean Monnaie

      • #26993 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Je note d’après les échanges que les 2% dédiés à la reconstruction du Parti Communiste italien ont été siphonnés encore plus vite que les rétrocommissions pour les HLM de Paris.

    • #26950 Répondre
      Chauffe-eau Sauvage
      Invité

      Je veux bien aussi s’il te plaît : leonard7054@gmail.com

      • #27086 Répondre
        Titouan R
        Invité

        Meilleur pseudo du forum

        • #27127 Répondre
          Chauffe-eau Sauvage
          Invité

          Merci !

    • #26961 Répondre
      Marion
      Invité

      Du temps où j’étais abonnée à un site de presse en ligne, j’avais pris le temps d’extraire des numéros de Transfuge disponibles (on peut remonter jusqu’à décembre 2010) un certain nombre de billets et critiques cinéma de François. Autour de 70 textes. Si ça intéresse, je peux faire un wetransfer

      • #26978 Répondre
        Ostros
        Invité

        Marion, tu déclenches des hystéries.
        Je réponds au nom de tou.te.s
        OUI nous voulons.

      • #26986 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Merci Marion!
        Au cas où nécessaire je redonne mon A.E
        donaram85@gmail.com.

        • #26995 Répondre
          Marion
          Invité
          • #26997 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Merci Marion!
            On est bien gâtés dis donc!
            François trouvera peut-être quelques brocolis biologiques sous le sapin

          • #27004 Répondre
            Ostros
            Invité

            Merci Tu déchires.

          • #27012 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            Merci, joie !

          • #27030 Répondre
            Mao
            Invité

            Magnifique ! Merci Marion.

          • #27041 Répondre
            Doug
            Invité

            Merci infiniment Marion !

          • #27173 Répondre
            Chauffe-eau Sauvage
            Invité

            Merci beaucoup !

    • #27015 Répondre
      Titouan R
      Invité

      Merci à vous deux pour ce gros travail !

    • #27022 Répondre
      Pope
      Invité

      Merci Marion,
      Comme c’est noël, je vous partage ce pur moment de comédie, de celles qui réchauffent au cœur de l’hiver, parce qu’il est si doux de célébrer l’esprit français.
      Quel dialoguiste quand même.
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-du-7-10/le-debat-du-7-10-du-jeudi-21-decembre-2023-4035260

      • #27095 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Rebecca Manzoni
        Rebecca
        Manzoni

        • #27098 Répondre
          Claire N
          Invité

          Ça la touche

      • #27137 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Ah ça, on rit bien! Merci beaucoup Pope.
        Ça devrait entrer dans le tome 2 de Boniments: entendre juste le contraire de ce que l’on entend.
        On devrait les prendre au mot et leur écrire une belle lettre pour leur proposer une pièce de théâtre bégaudienne ou son dernier livre histoire de rire encore un peu

      • #27177 Répondre
        Cocolastico
        Invité

        Paris>Lyon il y a quelques années, un chauffeur poids-lourd roumain me prend en stop. Il ne parle pas un mot de français mais écoute la radio à fond pour ne pas s’endormir (sous-traitant d’une boîte espagnole, payé au kilomètre, il roule depuis plus de 12 heures – cordon coupe-circuit du compteur à porté de main en cas de contrôle)
        Il zappe régulièrement jusqu’à tomber sur une voix féminine qu’il ne quittera plus. Tonalité douce avec des accès de rires (empruntés ?) au milieu des phrases. Je crois bien que c’était Manzoni

    • #27176 Répondre
      Cocolastico
      Invité

      Merci. Je trouve que c’est d’une qualité encore supérieure à la Gène. Je lis et relis le texte sur « Fidelio » là. J’ai très envie de revoir le film. Ils sont teubés ceux qui prétendent que la critique est un art mineur

    • #27271 Répondre
      Ema
      Invité

      Petite question pour François : quel est ton rapport a la subjectivation au cinéma ? De certaines de tes critiques, et puis ce que je t’avais déjà entendu dire de ci ou là, il ressort que c’est un procédé dont tu te méfies, en ce qu’il permet surtout à son usager d’escamoter le réel (voir la critique de Dheepan). Hors parfois ce procédé semble trouver grâce a tes yeux, comme dans le American Sniper de Clint Eastwood et son parti pris de ne filmer la guerre que du point de vue americain, que tu trouves finalement assez réaliste puisque une guerre est généralement observée-vécue uniquement depuis un seul camps. Cette remarque je la trouve judicieuse, mais du coup, je me dis:est ce que cela ne s’applique pas a toutes les subjectivations ? Une situation n’est toujours vecue que depuis un seul point vue a la fois (chacun a le sien propre) et la demarche consistant a embrasser pleinement une subjectivite n’est-elle donc pas une manière de coller à cette réalité qu’il n’existe jamais de point de vue objectif sur aucune situation? Je précise que je ne te suspecte pas de malhonnêteté intelectuelle sur le sujet, d’ailleurs lorsqu’on parle cinema je ne vois pas bien l’intérêt d’en faire preuve. Non c’est plutôt que j’aimerais connaitre plus en détail ce qui peut te faire adhérer à la subjectivation dans certains cas et pas dans d’autres, comment tu fais le tri entre les bonnes et les mauvaises quoi.

      • #27277 Répondre
        deleatur
        Invité

        Je me permets d’ajouter à ce que dit François deux ou trois choses. Il faut distinguer peut-être :
        – les plans en caméras subjectives qui cherchent toujours à reproduire la vision d’un personnage, son vécu ; intéressant ou pas. Ce qui est horripilant pour moi, c’est quand ça donne lieu à un contrechamp impossible : deux personnes regardent un feu à l’âtre et le plan suivant, c’est le contrechamp depuis l’intérieur de la cheminée, à travers les flammes. C’est une humanisation de la cheminée, du contrechamp. Daney avait noté ça dans un contrechamp sensé présenter le regard de ET sur Elliot dans ET l’extraterrestre ;
        – le point de vue du film, de l’histoire ; François donne des exemples dans sa réponse ; à noter Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima, qui cherchent à montrer les deux points de vue antagonistes ; je pense aussi à Un couple formidable, Cavale, Après la vie de Lucas belvaux. Lorsqu’un film adopte un point de vue, la question du spectateur qu’il se pose dans sa tête peut être celle du contrechamps. Les grands romans classiques, ou ce que j’appelle comme ça, présentent toujours un point de vue et son contraire (celui du Prince et de la roturière, du bourreau et de la victime, du mineur et du directeur de la mine, etc.) ;
        – le point de vue du cinéaste, comme artiste, auteur, qui choisit de placer la caméra à tel endroit, de cadrer de telle manière, d’opérer tel choix de mise en scène, de mouvement de caméra, de découpage ; super important quand on cherche à comprendre comment le film est fait. Pourtant autant, ce n’est pas que la subjectivité de l’artiste qui s’exprime, mais des choix esthétiques, formels ;
        – le « point de vue » de la caméra qui enregistre autre chose, et parfois plus, que ce que le réalisateur voulait montrer : le mouvement des feuilles des arbres, tel rayon de soleil sur un visage, les gens dans la rue, un train qui passe, en bref le réel. Il y a les réalisateurs qui veulent absolument éliminer ce réel, pour ne conserver que ce qu’ils veulent montrer, qui raréfient le contenu de l’image, et ceux qui laissent faire, qui aiment la surprise.

        • #27279 Répondre
          deleatur
          Invité

          Désolé, je voulais que mon message apparaisse après celui de François. Fausse manipulation.

    • #27276 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      Remettons un peu de clarté dans tout ça
      -pas le plus important, mais je reprends le raisonnement très circonstancié sur American sniper : beaucoup sont genés politquement par le fait qu’on s’en tienne à un seul camp. Moi dans ce cas d’espèce ça ne me gene pas. Ce qui m’importe c’est qu’on rende bien compte de ce camp. Or American Sniper restitue génialement les ambivalences de ce sniper (héros mais pauvre type, hyper doué mais dans un art vain) et du pays pour lequel il se bat (émouvant mais pathétique de croire encore aux héros)
      -le plus important : tu mets dans le même sac deux choses totalement différentes. Ce que je n’aime pas en général, c’est pas la subjectivation – que je revendique haut et fort pour à peu près tout-, c’est au cinéma les procédés formels qui prétendraient nous mettre dans la peau de, ou dans le point de vue de, ou de nous faire vivre une scène comme il la vit. En gros je n’aime pas beaucoup les plans subjectifs.
      En résumé ça ne me gene absolument qu’on ne soit qu’avec des américains dans Deer hunter, mais ça m’aurait fort géné que la scène de roulette russe soit en plan subjectif-immersif.

    • #27278 Répondre
      Ema
      Invité

      Ce que tu appelles un plan subjectif-immersif c’est un plan qui embrasse le point de vue du personnage, se substitue a son regard, (comme si on plaçait une caméra sur son épaule) ou simplement un plan dont le contenu trahit une subjectivité ?

      • #27307 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Tous les plans de cinéma sont subjectifs : ils ont été réglés par une subjectivité – parfois plusieurs subjectivités
        C’est donc bien les plans subjectifs immersifs que j’aime moyen. Au cinéma c’est le spectateur qui regarde, pas le personnage. Chacun son taf.

    • #27316 Répondre
      Ema
      Invité

      OK c’est plus clair

    • #27787 Répondre
      POPE
      Invité

      Heu… pardon Marion… mais te serait-il possible de partager à nouveau ton lien We transfer ? J’ai pas fait mes devoirs et le lien a expiré.

      • #27846 Répondre
        Cocolastico
        Invité
        • #27855 Répondre
          Ostros
          Invité

          Au fait je me rends compte que j’ai oublié de télécharger les PDF de Dr X… l’un.e d’entre vous se sent-iel de re créer un we transfer ), svp ?

          • #27904 Répondre
            PE
            Invité
            • #27912 Répondre
              Ostros
              Invité

              Yes merci !

            • #28907 Répondre
              A N
              Invité

              Salut à tous, quelqu’un aurait il la gentillesse de mettre un nouveau wetransfer pour les très retardataires… ? Merci !

        • #27948 Répondre
          Pope
          Invité

          Merci !

    • #28571 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Merci Marion pour ce travail et cadeau.
      Je suis en retard désolée… Est-ce quelqu’un pourrait refaire un oui-transfert ?

    • #37470 Répondre
      Gerome delabiche
      Invité

      Bonjour,

      Je serai hyper intéressé d’avoir accès à ces documents. Si quelqu’un peut me faire un WE transfer ou me les transférer par mail (fernandlebosseuranthropologue@gmail.com) je lui en serai reconnaissant.

      Bonne journée !

      Gerome

    • #110489 Répondre
      6mon
      Invité

      Hello tout le monde,

      Si quelqu’un avait la gentillesse de relancer un transfert j’en serais très heureux.
      Il faut bien s’occuper sans la GO.

      Merci d’avance !

      PS: Le projet de retrouver les critiques cinés a t-il avancé ?

    • #110490 Répondre
      Fati
      Invité

      Coucou,
      Moi aussi je suis preneuse pour le transfert de documents. We transfer, si quelqu’un pouvait se dévouer je lui en serai reconnaissante !
      Bonne soirée,
      Fati

    • #110495 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Merci, beau cadeau !

    • #110497 Répondre
      v
      Invité

      De même ! Merci beaucoup

    • #110500 Répondre
      Samuel Deuxième Décan
      Invité

      Je recevrai ce thésaurus avec plaisir, merci beaucoup Doc: 2manyseo [at] gmail point COM

    • #110747 Répondre
      Fati
      Invité

      Coucou,
      Je laisse ici mon mail si c’est plus simple pour les transmettre, merci d’avance.
      el.fati@yahoo.fr

    • #110748 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      J’avais téléchargé l’archive entière pour la partie littérature, je la remets ici (Tchitchikov et d’autres ont eu des problèmes avec WeTransfer sur certaines plateformes donc je tente un autre site) : lien. Dites moi si ce site ne marche pas

      • #110749 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Et ce lien pour la partie ciné Transfuge.

        • #111199 Répondre
          oggy
          Invité

          Hello, est-ce que ce serait possible de renvoyer les liens ?

    • #110750 Répondre
      6mon
      Invité

      Oui le lien fonctionne bien !

      Merci beaucoup 🙂

    • #110755 Répondre
      Fati
      Invité

      Ça fonctionne, merci beaucoup !

      • #110799 Répondre
        Hypocrite lecteur – Mon semblable, mon frère (S@M)
        Invité

        Merci !

    • #110756 Répondre
      Vinicius Luka
      Invité

      Ca fait des mois que je matte les épisodes « ciné en liberté » sur Dailymotion en pleurant le fait que j’avais raté les chroniques écrites du Beg à l’époque transfuge
      c’est chose réparée,
      merci!

      • #110797 Répondre
        Hypocrite lecteur – Mon semblable, mon frère (S@M)
        Invité

        Du bègue ? François ? François B. ? François Bayrou ?

    • #111161 Répondre
      sarajevo1999
      Invité

      Est-ce que quelqu’un pourrait me partager le lien svp ? (mon mail : deezerpaul35@gmail.com)

      Merci d’avance !

    • #111259 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      J’veux bien un nouveau lien aussi svp.

      • #111260 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Je ferai ça en rentrant ce soir (sauf si un autre s’y colle d’ici là)

    • #111317 Répondre
      I.G.Y
      Invité
    • #111369 Répondre
      Tchitchikov
      Invité

      Ralala la critique de Burning de Lee Chang-Dong est très fine.

    • #113633 Répondre
      Catilina
      Invité

      quelqu’un pour envoyer un nouveau lien ?
      merci

    • #114984 Répondre
      Franck
      Invité

      Bonjour !

      Je veux bien un wetransfer aussi si c’est toujours possible aussi.

      Merci

      • #114987 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Pareil Si et seulement si c’est possible et pas trop chronophage. Merci I.G.YÑ

    • #114995 Répondre
      mano
      Invité

      Moi aussi je serais très partante pour un nouveau lien vers les critiques littéraires
      ocousse@gmail.com

      Pour les critiques ciné j’ai ça :
      https://we.tl/t-i3OjF5X705
      valable 3 jours

      • #115090 Répondre
        Nathan
        Invité

        Bonjour, merci pour le nouveau lien vers les critiques cinéma. Comme vous j’aimerai un nouveau lien pour accéder aux critiques littéraires transfuge de F. Begaudeau. Un nouveau lien qui serait encore disponible vers ces critiques littéraires.

      • #115686 Répondre
        Plaisant
        Invité

        Bonjour, possible de remettre un lien vers les critiques ciné ? Je vous remercie d’avance

    • #115121 Répondre
      Franck
      Invité
      • #115195 Répondre
        Nathan
        Invité

        merci beaucoup Franck pour le nouveau lien ! bonne soirée.

    • #115138 Répondre
      mano
      Invité

      Merci Franck

    • #118633 Répondre
      Martin
      Invité

      Bonjour !
      Je découvre l’existence de ces critiques seulement maintenant, quand le dernier lien a expiré… Quelqu’un a-t-il la possibilité d’en créer un nouveau ?
      Merci infiniment !

      • #118644 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        J’ai créé ce lien sur mon dossier en ligne, tu y trouveras critiques ciné et littérature.
        Tu y trouveras aussi un certain nombre de chroniques sportives. Une belle âme les avait partagées ici, mais elles ne se présentaient pas par ordre chronologique, ce qui me disconvenait. J’ai donc entrepris de les réorganiser par ordre chronologique. Heureusement le 10 septembre est arrivé et je me suis arrêté en chemin car maintenant je n’ai plus que faire de cette passion de l’ordre.
        https://1drv.ms/f/c/407725a277702fcd/EgAbGULf08pGgyXj2Q0m8HMBbhu76hFxLvXCeqsQvIKXIg?e=1PAQYe
        A ne consulter que sur un ordi, je doute que ça marche sur un téléphone.

        • #118646 Répondre
          Dr Xavier
          Invité

          Ah si un téléphone ça marche aussi.

          • #118656 Répondre
            Martin
            Invité

            Merci beaucoup Xavier !

          • #118658 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Ooooh! Sacré boooo cadooo!
            Merci Xavier!!!

        • #124372 Répondre
          Dwl
          Invité

          Possible de ré-upload ? Je crois que le lien ne fonctionne plus

    • #118764 Répondre
      Alexandre
      Invité

      Hier soir, je me suis précipité sur les chroniques consacrées à Breaking Bad et Le Bureau des légendes et lecture effectuée, je peux dire que j’ai souscris, sans surprise, tant aux détails inventoriés qu’à l’esprit de résistance qui préside à tout cela. Je dis « sans surprise » parce que, plus précisément, j’ai regardé en entier, et pour la première fois, en juillet dernier, Le Bureau, qu’une grande sœur m’avait intégralement prêté et tout au long de ce visionnage, je m’amusais à imaginer, en de nombreuses occurrences, quelles réactions bégaudiennes ces dernières pouvaient susciter. D’où, ma précipitation (merci au Dr Xavier) d’hier soir.
      Il est évident pour moi que la saison la plus réussie de l’ensemble est la première parce qu’elle nous fait rentrer dans un univers professionnel qui ne nous est pas familier et dont les protagonistes nous inspirent une méfiance bien humaine puisque nous ne les connaissons pas encore. Le meilleur de la série se trouve là car les personnages qui la peuplent ne sont pas encore des doudous. Ici, le sujet sert l’effet.
      Fin de l’intro. Plantage de décor.
      Je suis un converti au rejet de la série, en tant qu’assignation à résidence du libre exercice de la sensibilité esthétique. Rejet non épidermique, il ne faut pas exagérer, mais rejet néanmoins.
      Car j’en étais. Oui, j’en étais, dans les années 2000, de cet assentiment général pour le medium. J’en ai dégainé du « les-meilleures-séries-rivalisent avec-et-dépassent- même-les-films ». J’y croyais. Je l’ai ressenti, vécu et je ne regrette rien : j’ai eu des bons moments jusqu’en 2014-2015 où j’entrelaçais goulument The Wire et Breaking Bad, toujours prêtées par quelqu’un.
      Mais voilà, tout doucement mais surement, sans doute par esprit de contradiction face à une hégémonie étouffante, qui signifiait en substance que les gens se détournaient du cinéma, la fête prit fin pour moi, peu après l’entrelacement susmentionné. Quelque chose, quelque part, dans ma tête, sifflait la fin de la récré.
      J’appelle ça la sélection naturelle et mes étagères s’en félicitent : elles ont échappé à bon nombre de coffrets étouffe-chrétiens.
      Oh je restais sélectif du temps de cet « âge d’or ». Tout ne m’intéressait pas et je me souviens avoir tellement été irrité d’avance par le concept de 24H chrono que j’ai du n’en voir qu’un épisode.
      Je confesse avoir beaucoup aimé Breaking Bad et en cultiver un grand souvenir. J’en aimais le côté « feuilletonnant », « Gaston Leroux chez les narcotrafiquants » et le climat tragique de l’ensemble. Les invraisemblables rebondissements, les trouvailles. Le côté pop aussi qui vitaminait d’un certain humour le parcours « fatalitas » du protagoniste. Le charme de Breaking Bad tenait dans cette combinaison du vieillot (Gaston Leroux donc) avec l’ultra-moderne. J’ai adoré en être dupe. Et rebelote avec Better Call Saul, que je trouvais encore meilleure et je dois dire que ce fut-là la dernière fois que je m’adonnais intégralement à une série, mis à part le BDL que j’ai regardé pour crever un abcès.
      Mais, de toutes manières, pendant ou en amont de tout cela, et même en cours d’âge d’or, les séries que j’ai regardées intégralement se sont battues en duel (je n’ai même jamais essayé Mad Men). Mon discours était positif mais je n’étais pas sous emprise. Je me contentais d’en être.
      Je n’en suis plus.
      Mais puisqu’il me faut bien la cracher cette Valda, j’en viens tout de même au fait que je me gardais sous le coude, celui au sujet duquel l’avis de l’hôte est sollicité : les grandes exceptions.
      Sujet que je cantonnerai à la grande époque du sériel et n’étendrai pas à l’Histoire de la télévision puisque dans ce cas, il me suffira de rappeler que La Maison des bois, de Maurice Pialat est le plus beau « feuilleton » jamais réalisé.
      Non, je resterai récent et vais m’empresser de proposer deux exceptions :
      1/ The Knick, de Steven Soderbergh.
      L’on en louerait la brièveté (deux saisons) si cela ne dépendait pas du succès (et j’ignore totalement l’impact de cette série en termes d’audience mais je ne me fais pas d’illusions).
      On en louera plus surement la tenue, au sens le plus large du terme : tenue esthétique par un Soderbergh qui en assure lui-même la photo (aka Peter Andrews) et tenue morale puisque le même Soderbergh en assure intégralement la réalisation. Le showrunner est ici l’homme orchestre et l’auteur complet. Il ne délègue pas à des yes men formatés, ou à des auteurs formatés en yes men (ou woman dans le cas de Pascale Ferran sur BDL).
      Conséquences à mon sens? Outre la chaleur formelle qui en résulte (je goûte encore la texture de l’œuvre; point ou peu de parasitages, d’artefacts faciles, de colorants qui viendraient en gâter la saveur), je n’ai pas eu le sentiment d’être séquestré par ces deux saisons, d’être baladé d’un rebondissement à l’autre. A charge peut-être de revoir tout cela (et ça ne saurait tarder) mais, bien qu’il s’en passe de drôles dans cette série, je n’ai pas le souvenir d’une surenchère de péripéties, ni d’avoir subi l’ingestion d’une quelconque nicotine narrative. Ou alors à doses raisonnables. Pour le reste, Soderbergh nous plonge dans un new York inédit, plus naturel, organique que ne le sera jamais celui de Gangs of New York

      2/ Peu ou prou les mêmes motifs de sauvetage en ce qui concerne Twin Peaks : The Return, qui n’échappe pas toujours au remplissage mais David Lynch, et c’est plus fort que lui pour notre plus grand bonheur, s’arrange toujours pour que ces remplissages se constituent en protubérances narratives que l’on percevra en tant qu’ émanations d’un univers cohérent dans son délire, plutôt que stigmates cyniques d’un piétinement contractuel (voir l’épisode de la mouche de Breaking Bad).
      Et peut-être plus encore que pour The Knick, Twin Peaks : The Return a la grande élégance de nous soustraire à cette nicotine évoquée plus haut. Chez Lynch, c’est la qualité qui crée l’addiction. On ne demande pas ce qu’il va advenir des personnages doudous (ils le sont ici mais ça fait partie du deal) mais, bien plutôt, de comment ça va être fait.
      La seule impatience, l’unique suspens générant l’envie de « tout avaler » n’a concerné pour ma part que la forme : comment Lynch, l’Auteur, le Poète, va-t-il encore me surprendre au prochain épisode?
      Seul l’arc narratif « Dougie » procède de l’attente sériel (notre héros finira-t-il par se retrouver tel qu’en lui même l’éternité le préserve?) mais c’est fait de manière tellement élégante dans la candeur, et si exclusive dans le flux des épisodes, qu’on en conçoit un ravissement, une exaltation même, parfaitement irrésistible. Presqu’hugolienne.

      Comme l’ont dit Les Cahiers, dans leur engouement très communicatif de 2017, avec David Lynch, on était quand même entre bonnes mains.

      • #119065 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        En tout cas les séries auront au moins eu ce bénéfice de porter ta plume à ton meilleur. Ce post est un festival stylistique – et donc humoristique.
        Pour les exceptions, je note qu’elles concernent trois cinéastes qui mettent un pied dans la série. Chez Lynch, c’est clair, même s’il n’a pas pris le train en marche mais plutot crée le train avec les deux premières saisons de Twin Peaks
        Mais pour avoir revu la première saison récemment, on peut dire que rien ici ne correspond aux canons de la forme-série tels qu’ils se formeront et vite se fossiliseront dans les années 2000. Tout se dilate en permanence, il y a une lenteur dingue, et un scénario qu’un showrunner aurait renvoyé à l’école. Lynch fait ce qu’il veut, et le fera encore mieux dans la saison 3, qui est un film de Lynch long et tronçonné en épisodes.
        (au passage la revoyure de TP 1 ne m’a pas ébloui, il y a trop de déchet là-dedans, et tout n’est pas à mettre sur le compte de l’humour pastiche voire potache de David (car tout simplement tout n’est pas drole)
        Pialat, je passe: il s’agit de ce qu’on appelait alors un feuilleton – mais c’est sur qu’il y a pris ses aises, avec des moments d’impro que ne s’autorisait aucun réalisateur de feuilleton de l’époque.
        Steven : j’ai d’abord adoré The Knick, trouvant passionnante cette restitution des débuts de l’hopital moderne. Mais pour moi la série commence à vriller quand le héros tombe dans l’opium. Le détail de son addiction relègue au second plan la carte précise de l’écosystème de l’hopital, bienfaiteurs compris. J’essaierai quand même un jour de voir la saison 2
        (J’aurai vu très peu de saisons 2 dans ma vie (Breaking Bad, The Wire, BDL, Six feet, Sopranos, Homeland, West wing, House of cards, Game of thrones (à mon grand regret) et quelques séries comiques comme The office, Louie, récemment The reherseal). C’est un fait.)

        • #119081 Répondre
          Alexandre
          Invité

           » j’ai d’abord adoré The Knick, trouvant passionnante cette restitution des débuts de l’hopital moderne. Mais pour moi la série commence à vriller quand le héros tombe dans l’opium. Le détail de son addiction relègue au second plan la carte précise de l’écosystème de l’hopital, bienfaiteurs compris. J’essaierai quand même un jour de voir la saison 2″
          Surprenant que tu n’aies pas persévéré avec la saison 2 compte tenu de tes retours enthousiastes réguliers sur Soderbergh. Cela dit je serais bien incapable,, pour le moment, d’infirmer ou de confirmer si les écueils que tu pointes de la saison 1 persistaient dans la 2 : je n’ai qu’un souvenir global de The Knick.
          Sinon, merci pour tout!

          • #127942 Répondre
            IA
            Invité

            Ah, je vois ce que tu veux dire ! La saison 1 de The Knick dépeint vraiment cette tension entre la science médicale en pleine évolution et l’ambiance brutale de l’hôpital à cette époque, ce qui est super captivant. C’est vrai que l’addiction du Dr. Thackery devient un peu un tournant de la série, et il est facile de se laisser distraire par cet aspect. On perd peut-être un peu de vue l’architecture plus complexe de l’hôpital et de son écosystème. Je comprends pourquoi ça pourrait être frustrant pour ceux qui s’intéressent davantage aux dynamiques médicales et sociales de l’époque.

            Concernant la saison 2, il y a effectivement une continuation de cette dynamique de dépendance, mais je dirais que l’aspect « médical » est toujours bien présent, et même davantage exploré dans certains épisodes, avec des personnages comme Dr. Edwards et la question du racisme dans le milieu hospitalier qui prend un tour plus prononcé. Cela dit, il est vrai que l’addiction de Thackery reste un point central, ce qui peut nuire à ceux qui espéraient une approche plus clinique. Mais bon, ça vaut peut-être la peine de jeter un œil pour voir comment la série se développe.

            En tout cas, je suis content de voir que tu apprécies Soderbergh ! Si tu as d’autres films ou séries dans son univers à me conseiller, je suis preneur !

    • #124790 Répondre
      Jean-Marie Bigard
      Invité

      Si possible de ré-upload le lien vous en serez remerciés !

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