Accueil › Forums › Forum général › ton best of- tes 10 passages/phrases preferées de Comme une mule *
- Ce sujet contient 150 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Carpentier, le il y a 1 année et 3 mois.
-
AuteurMessages
-
-
Carpentier
Invité10) 419, ed. stock 2024:
Il ne faut pas séparer l’homme et l’oeuvre mais il fallait séparer Despentes et la misogynie de ses personnages.
Je n’insistais pas. Je m’abstenais d’alléguer que les féministes constituent une cible commune à toutes les narrateurs.trices de Vernon, et surtout que la langue que tous parlent, leur langue homogène, est la langue reconnaissable entre toutes de Despentes. La langue couillue de Despentes. -
PeggySlam
InvitéL’art est anarchiste.
L’art regarde la mort sans trembler. 😏-
Carpentier
Invitéoui, PS, merci, cette entrée part du Vernon de Despentes et déroule, jusqu’en 423, sur la ‘ littérature féministe ‘ , la littérature, quoi:
… la forme littéraire féministe c’est la littérature elle-même, qu’elle soit écrite par une femme, par un homme, un iguane. L’art féministe, dont les contours sont fort heureusement intraçables, c’est peut-être l’art lui-même. / …
Puis, huit lignes plus bas:
Reprise et affinement: l’art est ipso facto anarchiste – rend le vivant à son anarchie -, c’est à dire démocratique – rend les vivants à leur egalité absolue – , c’est à dire féministe. / …
+ pirouette de fin:
Si tout ça n’était pas éminemment discutable, tout ça ne vaudrait pas la peine que je l’écrive.
-
PeggySlam
InvitéTout est parfaitement bien écrit !
J’aime bien aussi ses scènes de la vie quotidienne genre avec sa casserole douteuse. Ou alors quand il sort du palais de justice qu’il regarde une flac d’eau et il dit « on ne voit pas de petits poissons on voit des nuages ». La vie quoi-
Carpentier
Invité– en top 3:
p. 121 – 122, Comme une mule, ed.stock 2024Je ne reporterai pas ici cette ligne que son auteur consterné par sa propre muflerie m’a fissa demandé de retirer du forum, mais elle est peut-être le déclencheur principal de la rage de L.B.
Cette phrase m’émeut de folie tant ça me semble un des actes les plus beaux, je trouve, qu’on puisse faire par amitié – et fréquentant encore un peu le forum au moment de l’affaire, comme ils disent, oui, je pense aussi que.
Sur le physique, personne n’est à l’aise sauf les très beaux comme moi et Olivier Dussopt.
Et comme j’ai souri, tout en pleurant, prise dans cet ascenseur émotionnel écrit juste à la suite.
L’amitié chez FB c’est quelque chose de grand.
D’aussi grand que le bourbier qui en fut conséquent.-
PeggySlam
InvitéAh ça je suis d’accord pour le physique j’en sais quelque chose me trouvant comme une moche ^^
-
essaisfragiles
Invitépas autant que moi
-
PeggySlam
InvitéOn va monter un club alors
-
essaisfragiles
Invitéc’était une blague, un double sens PeggySlam
je me trouve très beau-
PeggySlam
InvitéOk et tu as bien raison de te trouver très beau. C’est la meilleure des choses à faire plutôt que se juger toujours dans le regard de l’autre
-
-
-
-
-
Carpentier
Invité– en top 2 –
171, Comme une mule, ed.stock 2024:Il n’y a pas d’humour joli.
Une petite fille peut-être jolie. Une chemise. Une lettre d’amour. Un coup aux échecs, un coup au tennis. Pas une blague.
Pour une blague, jolie est un défaut.-
François Bégaudeau
Maître des clésEt de continuer en gros par : quand on ponctue le récit d’une blague par elle est jolie, c’est très mauvais signe
Ou : elle est mignonne.-
Carpentier
InvitéVoilà.
On dira d’ailleurs pareil à un.e pote qui demande d’une copine comment on la trouve quand on le trouve peu jolie.
De quelqu’un de peu jolie, et on sait de quoi on parle, on dire aussi marrante, rigolote parfois.
Encore faut-il l’être.
Belle bonne grosse vie de merde.-
Carpentier
Invité* LA trouve, évidemment
mignonne, pour pas bien maline, peut se dire aussi
– on reconnait mon imitation ou bien? -
Delphine
InvitéSuite au post de Carpentier concernant le physique, l’humour peut parfois tout sauver sur le regard des autres qui est porté sur il ou elle. Le côté rigolo prend le dessus sur le physique. Il y a aussi charmant ou charmante, agréable, souriant ou souriante (pour dire qu’une personne ne fait pas toujours la gueule), qui brouillent le physique et les qualités morales (gentillesse, humour, …). Il s’agit de différencier ce que dégage une personne et les canons de beauté (sont-ils toujours d’actualité ?). Dans « Comme une mule », voir page 409 pour ce qui concerne la beauté des actrices, dont l’industrie du cinéma considère que ce critère permet aux spectateurs et spectatrices de s’évader.
-
PeggySlam
Invité@Delojine tout à fait pour le physique ! Et merci de le rappeler
-
-
-
-
Carpentier
Invité– et en fanfare, mon top one –
11, Comme une mule, ed.stock 2024:Un fait ne porte en soi aucune vérité, si ce n’est cette vérité qu’il a eu lieu.
Un fait est factuel.dans la page précédente, on lit aussi
Un fait n’est pas une verité.
Un fait souffre autant d’interprétations qu’il y a d’individus pour en prendre acte.et il y a aussi cette phrase qui me claque, perso
Un fait est cette presque insignifiance posée quelque part entre la vérité et rien.
(à l’issue de l’expérience lampadaire)
-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’aime bien « l’expérience lampadaire »
-
Carpentier
Invitéet chez Fary, il y aussi l’expérience barrière
-
-
Carpentier
Invitéet si le top 10 était un top 11, j’aurais aussi trouvé place sur une marche du podium pour
Si votre priorité est de juger, votre priorité n’est pas le savoir.
Si votre priorité n’est pas la justesse, vous faites bien de vous tourner vers la justice85, CUM, stock.
-
Carpentier
Invitéet si le top 10 était un top 12, en 12:
p. 89,
Dans la riposte féministe actuelle, rares sont les travaux qui questionnent à nouveau la fonction paternelle.
Un mouvement qui veut détruire le patriarcat épargne les pères, oublieux de la racine pourtant proéminente de son mot repoussoir.et en 90,
Sous-branche du féminisme patriarcal, le,féminisme libéral milite pour que des femmes puissantes accèdent des places fortes.
La puissante est Rocky en femme.
Ce matin dans la voiture, en allant chez ikéa, le masque et la plume s’écharpait au moment consacré à The substance: d’aucuns disaient film féministe et d’autres qu’ah non vraiment pas.
Comme si striptease et lap dance n’étaient pas des places fortes,
-
-
-
-
-
Carpentier
Invitétop 6, p.88, CUM ed.stock 2024:
Le bourgeois veut l’ordre. Il veut des enfants et des travailleurs qui se tiennent sages, des rues sûres, des boutiques vidéoprotégées, des appartements inviolables, des villas bardées d’alarmes. Le bourgeois veut de la poigne et la poigne est l’affaire des hommes.
-
PeggySlam
InvitéC’est en ça que j’ai découvert à travers ses écrits et que j’ai compris à quel point je suis dans un cercle familial bourgeois tout en se disant anarchiste. Ils sont tous sauf ça et c’est en ça que j’ai compris mon conflit que j’ai avec ma famille depuis mes 15 ans …
-
-
-
-
Kenyle
Invité« L’idéologie éducative aime à croire que l’auteur est un passeur; il est bien plutôt un lieu de passage. Un truchement entre l’oeuvre et la vie.
Ce qui me fait persister dans ce sot métier est la joie de voir tout ce qui m’arrive quand je suis à l’ouvrage. La béatitude d’être pris. La merveille d’être piégé. Toutes les choses qui me passent dessus. Pour ça je ne suis jamais le dernier. »
P427-
Carpentier
Invitéoui,
quelle belle façon de dire la joie à écrire, la juste façon de le dire
(je l’avais aussi celle-ci et, comme j’ai choisi un top décroissant, je modifie de ce pas mon top 2, puisque tu l’as tirée en prems)
Simple et dense aussi, cette façon de répondre un peu à une ’ certaine urgence d’écrire, de dénoncer, de pratiquer l’art engagé ’ dont il a souvent dit/écrit que, disant cela, on taisait sa jouissance à pratiquer l’écriture.
Quant à la pirouette des huit derniers mots sur lesquels il retombe en chat: du miel.-
Carpentier
Invité– en top 9:
364, Ed. stock 2024,Sois de l’art sans préméditer la politique et tu seras plus politique que jamais. Ton art sera la politique continuée par d’autres moyens , par ses moyens propres, par ses objectifs propres – la vie.
-
Carpentier
Invitéainsi, si je repense à mon top 10 (Despentes et son Vernon, pas lu, si qqn.e le prête 👋 suis amateure) qui
dit comment – de mémoire, pas les lignes de FB sous les yeux – comment V.Despentes veut casser la gueule à tout le monde, et à ceux/celles qui disent qu’elle dénoncerait la societé et bien, casser la gueule à la societé pourrait revenir à casser la gueule à tout le monde.
Haine des autres – haine de soi? – pas anarchiste en tout cas?
Lu seulement son K.K.théorie, comme on sait à Virginie, y découvrais sa façon, ses dires, impressionnant et rares.
Crois avoir jamais cité Despentes si on me parle féminisme en tout cas.
Saurais-je, quoiqu’on en dise, pas trop mal me servir de mon pif?-
Delphine
InvitéConcernant Virginie Despentes, j’ai appris, dans « Comme une mule » qu’elle avait été violée, ce qui pourrait expliquer son style brut de décoffrage. Je n’ai jamais rien lu d’elle, mais j’en ai cette impression, ne serait-ce que par le titre d’un de ses livres, « Cher connard » (pas un titre choquant en soi, mais qui interpelle, interroge). D’ailleurs, dans ce même paragraphe de « Comme une mule », la phrase « Une femme qui se promène est une potentielle femme violée. » m’a interpellée (mon Top 2). J’ai trouvé le raisonnement, ou la formulation, un peu trop rapide. On trouve aussi, dans ce même paragraphe, concernant Virginie Despentes : « J’ai fait du stop, j’ai été violée, j’ai refait du stop. » La logique n’est pas forcément évidente à comprendre.
-
Oscar
InvitéIl faudrait que tu la lise. Tu comprendras bien.
Une des meilleure page sur les hommes à mon avis. Intemporel et tout y est. Bonne lecture !-
PeggySlam
InvitéTu m’as convaincu Oscar. Je note de mon côté. Merci pour le conseil
-
Oscar
InvitéLorsque j’ai lu King Kong théorie à sa sortie je ne savais pas que cette lecture continuerait de cheminer en moi longtemps, et de me donner souvent de la force. Étonnée que tu ne l’aies pas lue, car je vous trouve « sœurs » (je ne sais pas trop comment dire…) quand je te lis !
-
PeggySlam
InvitéAh c’est elle qui a écrit ce livre ? Alors je pense que je l’ai découverte à un mauvais moment de la vie car je l’ai de suite rejeté. Ayant réussi à faire la paix avec certaines choses de mon vécu, peut être qu’aujourd’hui je peux la reprendre. Je crois que j’ai toujours le livre
-
-
-
-
Carpentier
Invitéun peu chahutée, comprendre étonnée/irritée, par tes premières lignes, Delphine, je cite: ….Concernant Virginie Despentes, j’ai appris, dans « Comme une mule » qu’elle avait été violée, ce qui pourrait expliquer son style brut de décoffrage. / … je ne peux m’empêcher de t’inviter à relire les p. 420-421-422 de CUM.
Je suis culottée? peut-être, oui, et je préfère te laisser tranquillement les relire car ton post donne l’impression que tu les as peut-être lues un peu vite.
On en reparle ensuite ou pas, selon désir.-
Delphine
InvitéConcernant Virginie Despentes, je parle de la page 211, où j’ai appris qu’elle avait été violée (je ne le savais pas). Je ne connais pas son style d’écriture, et le mieux serait de la lire, comme dit Oscar. Si l’on fait le lien avec les pages 420 à 422, on peut lire que « Despentes écrit avec une haine » avec, en extrait, « sa mère l’a chié au monde mal foutu », qu’elle utilise une langue violente pour rendre une société violente. Le viol dont elle a été victime explique peut-être cette expression agressive.
-
Carpentier
InvitéMerci d’avoir repris CUM.
Despentes, je l’ai lu dans King Kong théorie donc, comme dit ce matin, King Kong théorie où l’auteure elle-même, va au-delà de ce viol qu’elle a subi, y écrit comment elle est allée au-delà, comment il le faut, et du coup, j’ai buté sacrément, c’est vrai, sur l’explication très simpliste de son style qui pourrait être relié à ce viol.
Quelle limitation intellectuelle à ce qu’est écrire alors que justement on lit et/ou a lu CUM dans lequel son auteur déroule en long et en large le processus, non?
Être attentif à l’enchaînement de FB, en 422 par exemple, avec ses lignes sur le style réactionnaire me paraît bien plus à propos, et je n’oublie pas d’y saluer également son tissage littéraire de ’ la prose surexpressive de Virginie Despentes ’ :
.. ’ Lydia est comme toutes les femelles, sensible aux arguments malhonnêtes ’ (Despentes*) , que ’ les meufs aiment les enfoirés ’ (Despentes*), que donc j’ai ma chance (FB*). / …. 422, Comme une mûle, ed.stock 2024.
Merci pour ce rire de fin de phrase
* ajouté par moi -
Carpentier
InvitéEt je vois que tu redis aussi ce que je partageais déjà ce matin (haine, société)
L’enchaînement des posts est parfois surprenant, chacun.e semble s’accrocher, parfois comme au hasard, à des lignes sans vraiment avoir lu ce qui y était partagé, un peu étrange.
Bonne soirée,
-
-
-
-
Carpentier
Invitéeuh…. j’avoue que vous m’étonnez, après votre/vos lecture.s de Comme une mule, pourquoi j’imaginais – sûrement très bêtement – que les un.es les autres diraient autre chose après mes lignes qui font suite à celles de FB à propos de l’écriture de Despentes.
Pas grave, ça doit être moi.-
Carpentier
InvitéJadis un collègue prof de maths disait bête à manger de la bite. J’adorais. Je me propose désormais d’examiner s’il peut y avoir une saisie féministe de l’art. p.374
bon benh finalement, c’est celle-ci en top 1
Voilà, je suis bête à manger de la bite.
Jadis, il me répondit aussi, j’ai besoin de grains pour mon moulin, je crois bien.
C’était finalement clair depuis le début 🤣
Rien que pour ça, descendre ce CUM valait l’exercice de gainage.-
Carpentier
Invitéaaaah, ces profs de maths
-
-
-
Carpentier
Invitétop 8) 336, Comme une mule, ed.stock 2024:
L’instrumentalisation de l’art à des fins édifiantes caractérise un art militant.
L’art militant écoule des contenus progressistes dans des canaux conservateurs. Son indifférence à la forme le rend aveugle à cette contradiction. Les artistes militants savent ce qu’ils disent mais ne savent pas ce qu’ils font.-
PeggySlam
InvitéMoi je crois qu’on confond artiste engagé et art militant. Une réflexion que je me suis faite ce WE et j’essaierai d’en lancer le débat dans notre conversation avec François mais oui ça donne à réfléchir cette phrase merci de l’avoir postée
-
Carpentier
Invitépour toi, du coup (336)
L’art militant dit, l’art politique fait
L’art politique cherche, l’art militant a déjà trouvé
L’art politique se sert de l’art comme outil, l’art militant comme vecteur
-
PeggySlam
InvitéFaudra que je relise tout ce passage. Merci de l’avoir évoqué Carpentier car je sais que c’est aussi un de mes passages préférés du livre
-
-
-
-
-
Carpentier
Invitéen top 9, je mettais donc
Ton art sera la politique continuée par d’autres moyens , par ses moyens propres, par ses objectifs propres – la vie.
alors que je lis (dans l’environnement du
bête à manger de la bite.
p. 374 donc ):
Ce matin tôt avant de partir au palais de justice j’ai écrit que l’art n’a de politique que la vie. J’ai écrit que le mot vie était con comme un balai. Je l’ai surtout écrit par goût pour cette expression.
🙂
sympa finalement d’y remettre un peu le nez,
– mais toujours pas trouvé le passage amour forêt danse de forêt la danse la solitude –
je cherche mollement, pu trop le coeur, je pars ailleurs et c’est tant mieux, me v’là en route pour une 2e lecture au final: Aurélien Bellanger, s
déso, c’est pas ce mois-ci que je te finirai-
François Bégaudeau
Maître des clésIl y a vers la fin tout le passage sur féminisme et cinéma, où il est question de ce film, de Sissi, de Barbie, du cinéma d’autrice comme substitut au cinéma d’auteur etc.
Dans la citation, correction : « il n’y a de politique que DE la vie »
-
Carpentier
Invitéok, merci, car sur le mien, en 374, le de n’y est pas
-
-
-
-
-
Kenyle
Invité« C’est que dans la position où je suis la société m’agresse d’abord par les énoncés qu’elle émet. Les mots c’est ma réalité matérielle à moi; c’est mon transpalette, ma feuille de boucher, mon tapis de caisse, mon vélo de livraison. C’est la matière que je pétris, le vent que je brasse. »
P311-312
Salutation aux travailleurs des mots.
-
-
stephanie
Invitéson rouge à lèvres sur ses lèvres étiques m’émeut
cinquante deux ans et toujours pas de portefeuille-
PeggySlam
InvitéOoh oui ça passage très bon aussi
-
PeggySlam
InvitéEt quand son billet coince dans le distributeur. Tu sens bien la journée de merde et qui pourtant m’a fait rire. Je ne dois pas avoir de coeur
-
Carpentier
Invitéparlant de sa mére …. le rouge à lèvres … FB est toujours renversant, drôle souvent et tendrement renversant tout l’temps
-
PeggySlam
InvitéTout à fait ce qui m’a fait beaucoup penser à Deux Singes Ou Ma Vie Politique où il parlait déjà comme ça de sa famille. Avec beaucoup d’humour et de tendresse. Ce qui fait du bien dans ce monde de brut
-
-
Mais moi c’est léo
InvitéMagnifique, oui
-
-
..Graindorge
InvitéVu que lorsque je l’aurai reçu, lu et terminé, le jeu sera obsolète depuis perpète ce que j’aime de Comme une mule c’est Comme une mule, le titre
-
Carpentier
Invité,: D
mais enfin, graindorge, ce topic n’aura pas de fin puisque chacun.e peut y proposer son top et dans le sens qu’il veut, en plus: du moins au plus préféré et/ou vice et versa
Ainsi, tu pourras, comme beaucoup ici dans les topics dédiés et ailleurs, partager en cours de lecture ou quand tu voudras: c’est quand est-ce prévu pour la belle arrivée sous ton nez?
Sinon, oui, bien vu pour le CUM, le.s fait.s; c’est d’ailleurs repris et décliné tout au long du bouquin, comme tu t’en doutes et l’a sans doute bien compris.
=> c’est ton top 1 ?-
..Graindorge
InvitéÇa devrait pas tarder mais le temps que je le lise…
-
-
-
Delphine
Invité« La scène judiciaire et la société qui la configure ont besoin de cette fiction libérale. » J’aime bien le fait de pointer l’aspect « comédie humaine » ou théâtral de certaines scènes judiciaires, quand les cas jugés sont dérisoires et sans enjeu, encombrant les tribunaux « pour rien ». Dans l’entretien à Neuilly, François qualifie son affaire de « pauvre cas », qui n’a pas abouti à faire tomber le patriarcat.
-
François Bégaudeau
Maître des cléscontre toute attente
-
Christophe M
InvitéEn même temps, ça ne s’est pas joué à grand chose.
-
François Bégaudeau
Maître des clésOn n’était pas loin
-
-
Delphine
InvitéMon top 1 : ce qui est dit au sujet de la santé, parce que c’est la base de la vie. « La grande santé est la capacité de souffrir le désordre du vivant. » Lumineux par le sens et par la cohabitation, dans une même phrase, de trois mots-clés : santé, désordre, vivant. Ne s’applique pas au « surhomme » (terme employé plus haut dans le texte), mais à tout être humain. Il s’agit de la santé physique et morale. Capacité à encaisser, qualité que l’on retrouve peut-être plus souvent chez des personnes au tempérament anarchique. Faculté à retourner les situations, à « en remettre une couche » lors d’un rappel à l’ordre.
-
Claire N
Invité« souffrir le désordre du vivant. «
Merci oui
Un truc si simple – accord parfait « le désordre du vivant « qui par miracle réincarne le mot passion-
Carpentier
Invité(et partagé plus haut une première fois)
….. Reprise et affinement: l’art est ipso facto anarchiste – rend le vivant à son anarchie -, c’est à dire démocratique – rend les vivants à leur egalité absolue – , c’est à dire féministe. /Du coup, l’art dirait quelque chose de cette grande santé?
-
François Bégaudeau
Maître des clésPour ce qui me concerne c’est bien dans l’art que s’exerce pleinement ma santé. Hors de lui je tousse.
-
PeggySlam
InvitéCe qui est aussi le sens de l’anarchie.
Santé et vie envers autrui.-
diegomaradona
Invité@Claire N« souffrir le désordre du vivant. » tu peux expliquer cette phrase ?
@PeggySlam « Santé et vie envers autrui. » que veut dire cette affirmation ?-
Claire N
Invitéje tente de te répondre ce soir Diego
-
Claire N
InvitéJe te prie de m’excuser pour mon manque de diligence
« souffrir le désordre du vivant « ,
Je ne peux expliquer « la phrase « je crois, je ne le souhaite pas vraiment non plus – ce serait je trouve une sorte manquement à ma politesse à moi pour toi: j’en suis incapable
Par contre je peux tenter de t’expliquer ce que ça me fait
– une sensation de joie ; elle est courte et me claque au visage comme un rire de bébé , c’est physique
– le désordre du vivant : ça me fait un bien fou
, rendre au vivant le désordre c’est un peu ( pour simplifier) comme « un lion dans la savane « pour quelqu’un ´ qui en peu plus que le mot « lion » se soit fait amputé de tout l’espace qui le fait lui, que de dire en même temps Non : lion ça marche pas en éprouvette domestique / oui lion ça marche avec savane
Dans cet accollement pour moi ça affirme le vivant ( oui) comme il est / ça lui enlève ( non) tout ce qui l’ampute
– souffrir ; là encore il y a contact – pas d’esquive – pas d’anesthésie
– et puis ça me fait penser, notamment à cette phrase « il souffri sa passion (..)et ressuscita «
Mais en mieux
Enfin voilà vite fait une petite partie de ce que ça me fait, j’espère que ça répond un peu à ta question-
Delphine
Invité« souffrir le désordre du vivant » pourrait comporter les étapes suivantes :
1. subir le désordre par la force des choses, ne pas l’approuver mais ne pas avoir le choix. Nous le subissons parce que, dans notre société, nous sommes plutôt conditionnés pour respecter l’ordre (la norme).
2. commencer à trouver des avantages au désordre par rapport à sa vie (arrangement individuel)
3. s’y habituer
4. s’y habituer au point de le désirer (tempérament anarchique)
5. sensation de joie mentionnée par Claire N.
Un peu comme les étapes de l’émancipation mentionnées dans CUM : 1. souffrir de la dépendance (statut de victime), 2. en prendre conscience en le reconnaissant, 3. volonté de ne plus subir, 4. atteindre l’autonomie et l’émancipation, qui représentent une force.-
Ludovic
InvitéNon c’est juste que
Femelles
univers s’arrête à
culotte
élastique
string ficelle
CHAOS-
Claire N
InvitéÉvidemment tu méconnais tout le désordre de nos cul si tu t’arrêtes à la culotte
Ps : tu nous l’a déjà publié celui là si j’ai bonne mémoire – et j’ai -
PeggySlam
Invité@Claire N je crois qu’on pourrait se comprendre niveau désobéissance civile avec cette phrase « souffrir le désordre du vivant ». Enfin c’est ce que j’en comprends le sens. Et personnellement je fais de la désobéissance civile comme de ne pas aller voter parce que le lieu n’est pas accessible pour moi. C’est ma manière à moi de protester car j’ai compris qu’il n’y a pas besoin de violence pour faire de la désobéissance civile. Mais peut être que je n’ai pas compris ce que tu as voulu exprimer. Je ne sais pas. N’hésite pas à me corriger par contre si je me trompe complètement
-
Claire N
InvitéMais tout à fait Peggy ; y pas de raison qu’ont soit pas desordres
-
diegomaradona
Invité@Claire N, et quels seraient tes désordres ? Peux-tu donner des exemples ?
@PeggySlam, je sui pas sûr que la définition de l’anarchie soit vraiment celle là. -
PeggySlam
Invité@Diego l’anarchie est avant tout une philosophie. Et comme m’a dit l’artiste anarchiste sur ‘otre échange que tu peux trouver sur ma chaîne youtube qui s’appelle Tancrède Ramonet, l’anarchie commence partout et surtout vers soi d’abord. Et après on essaie d’apporter ce qu’on peut à la communauté s’il y a. Beaucoup de gens sont anarchistes comme m’a dit ce même Tancrède mais sauf qu’ils ne savent pas qu’ils le sont. Les cheminots, les infirmiers au salaire de misère comme les ouvriers sont des anarchistes mais personne ne leur dit car le gouvernement a besoin de bulletin dans les urnes
-
diegomaradona
Invité@PeggySlam, donc d’après toi, l’anarchie consiste à partager ? Tu nous informes que la majorité de la population est anarchiste ignorant non votant, c’est bien ça ?
-
PeggySlam
InvitéClaire on se comprend 🙂
-
Carpentier
InvitéEspérant ne pas trop déranger, je m’immisce dans votre partie de tennis de posts – partis vite et bien loin du CUM, quelque peu, non?
Si, quand même, un peu, bon.
Le troupeau de caravanes cicassien semble passé, le pauvre chien est bien enroué, on peut reprendre? ok.
– – – – – –
– top5, 404/405, CUM ed.stock 2024:
passage-extrait du tissage des lignes Annie vs Marcel:Si le débat oppose Proust le rentier frivole et Ernaux la fille d’épiciers sincère qui écrit pour ‘ venger sa race ‘ , il est à l’avantage d’Ernaux. Hélas pour elle, ce qui se joue entre eux est d’un autre ordre. Proust n’est pas plus ludique, pas plus inconséquent qu’Ernaux. Selon lui, la vie esthétique n’est pas une vie au dessus de la vie mais la vie elle-même. / …
Ernaux pourrait être dans un mood d’écriture pas si loin que Despentes? on aime.
-
Carpentier
Invité404-405
Notre rapport au monde est esthétique.
L’esthétique c’est le mode de saisie sensible du monde et le monde n’a pas d’autre realité que sensible, infrarationnelle. / …Ces lignes furent d’abord mon top 1.
Le re-organisant, en lisant que mon top 2 était déjà dégainé dans notre pêle-mêle ^^ j’en changeais le classement
pour le regretter aussitôt.
C’est le coeur de ce jeu.
Tout est bien. -
Carpentier
Invitépas si loin * de * Despentes?
-
Ludovic
InvitéAu moins 3 fois
3 fois vrais
J’ai une mémoire de 5000 ans perso dc bon
__
Biologiquement les femmes sortent de la psyché chaos lsq elles sont mamans. T’es bizarre biologiquement
__
La raison c’est que
L’univers mental d’une femme
Est un cercle de 2 m de diamètre
Dont le centre est son trou de balle
Ou l’autre trou
Ce qui décale juste le cercle de qq cm
Et quand y’a des gosses bha englobés donc à protéger -
Claire N
Invité« L’univers mental d’une femme
Est un cercle de 2 m de diamètre »
C’est peu être toi qui a l’impression que ça fait 2m
Moi perso j’évaluerais à 3- 4cm au doigt mouillé -
Ludovic
InvitéMoue c’est à peu près la taille de ce que j’ai dans le froc, ça fait pas des masses.
__
Mais tu vois on en déconne parce que
la civilisation de fragile insupporte et à moi le premier. J’prefererai vivre des aventures que le salariat.
__
Mais sauf que votre psychologie de F ou d’hommes F entraînera le fait que dans un siecle
Tes arrières petits enfants n’auront plu d’électricité
à -5° l’hiver parceque y’aura quasi plu d’européens pour faire fonctionner
Car vous aurez voulu le désordre par ennui et excitation à la violence.
C pas drôle en fait -
Carpentier
Invité2 gynécos- obstétriciens dans ce forum? chouette alors
pour moi qui ai parfois du mal à trouver un rdv qui se cale aisément dans mon emploi du temps pourtant léger, v’là l’aubaine.
– en top.4, 397, Comme une mule, ed.stock 3024:Partage vieux comme le septième art. Dès les premières années du parlant: mélodrames pour les femmes, gangsters pour les hommes. La grande offensive actuelle sur les représentations n’a pas sensiblement modifié la donne. Peut-être que le film féministe est devenu à la fois une niche où tenir sage le public féminin, et le parfait repoussoir que la niche mâle attendait pour booster ses ventes et ses hormones.
Plusieurs oeuvres citées bien sûr pour arriver à ce passage – on connaît FB, avec feuilles de route pour continuer, si désir, avec les dites oeuvres (pas que ciné donc) et/ou par la lecture, l’écoute de critiques par exemple – le Sciamma p.401 scruté et dit en gêne occasionnée, un Donzelli, pas vu encore;
Lire CUM permet aussi, en format 2 en 1, de se ‘ constituer une culture cinématographique ‘ (entre autres) tout comme certain.es conférencier.es mk2 le promeuvent.
Sauf qu’iciFB propose de s’élever sans toutefois inviter à prendre le monte-escalier, ça gaine yeux/oreilles, langue et cervelle. Coach exigeant, drôle, économique (22€90)
ça, c’est de moi, je m’aime et me cite (aurais dû faire de même avec mon image-irm d’hier mais bon)
– en bonus, quelques lignes menant à mon top 4:
Il y aurait un genre mec et un genre nana? Le cinéma n’a jamais été aussi genré. Pour ces dames, des portraits de femmes. Pour ces messieurs, des fictions boum-boum. Le même mois Revoir Paris prend soin des victimes du terrorisme et Novembre punit ses coupables Manu militari.
Vu ni l’un ni l’autre.
C’est sur ma liste ‘ 2e vie si je m’y ennuie. -
Delphine
InvitéJe suis d’accord sur le côté « culture cinématographique » du livre, mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un point de vue, celui de François, sachant que cela dépend, pour chaque lecteur, de sa connaissance des œuvres citées. Mais il y a toujours quelque chose d’intéressant à en tirer, même si l’on n’a jamais vu, lu ou écouté les œuvres mentionnées. Par exemple, pages 329 et 330, « Full Metal Jacket », où est pointée la forme droitière du film, avec le côté militaire (le sergent qui crie sur les marines) – « discours de gauche, forme de droite » – permet de dire, quelques lignes plus loin que, « en esthétique, la forme prime » (remarque plus générale). » Sens critique » parle, dans son introduction, de « traité d’art », ce que je trouve juste.
-
Carpentier
Invité… Plusieurs oeuvres citées bien sûr pour arriver à ce passage – on connaît FB, avec feuilles de route pour continuer, si désir, avec les dites oeuvres (pas que ciné donc) et/ou par la lecture, l’écoute de critiques par exemple – le Sciamma p.401 scruté et dit en gêne occasionnée, un Donzelli, pas vu encore;
Lire CUM permet aussi, en format 2 en 1, de se ‘ constituer une culture cinématographique ‘ (entre autres) tout comme certain.es conférencier.es mk2 le promeuvent.
Sauf qu’ici /…
une fois de plus, je crois qu’on dit la même chose, Delphine;
de mon côté, si tu veux bien imaginer que je peux plaisanter, ces lignes sont – de plus – teintées d’humour
bonne journée, -
Carpentier
Invitéje me demande, depuis quelque temps, si tu tiens un minimum compte de ce que peut/peuvent écrire un/des participant.es d’ici avant le post auquel tu t’accroches, à un moment T ^^, en fait
Quant à ton
… Mais il y a toujours quelque chose d’intéressant à en tirer … /
aaah ce ‘ mais ‘ : un délice.
mon Top 1 pour tes blagues
-
-
Claire N
Invité« la force des choses » oui il y a ce genre de force là – pour la suite du cheminement il faut que j’y réfléchisse plus avant
J’avoue avoir en tête dans l’exemple sur l’émancipation un mouvement qui fait prendre conscience de la toxicité d’une structure et amène à en désirer une autre
Dans ta piste il est plus question d’un genre de mouvement interne – un changement de disposition – si je saisis bien ?-
Claire N
Invité@ Delphine
-
Delphine
Invité@Claire (post du 5 novembre à 21h23) : Quand je parle de « force des choses », je ne veux pas dire que l’on souffre au point de ne plus pouvoir supporter l’ordre social ou societal dans lequel nous vivons. Je veux plutôt dire que l’on ne s’interroge peut-être pas spontanément pour savoir si cet ordre, qui est la norme dans la société, nous convient (dans le sens « convient à notre corps »). On se dit que c’est comme ça, qu’il faut suivre la norme, rentrer dans le moule. Jusqu’au jour où, plus ou moins inconsciemment, notre corps se rappelle à nous, un peu comme quand, physiquement, on tire sur la corde et, un jour, notre corps nous envoie des signaux. On peut alors adopter une forme de désordre pour se simplifier la vie et soulager notre corps.
Concernant l’émancipation, je trouve que le terme « toxicité » est peut-être un peu fort. C’est un mot à la mode utilisé parfois mécaniquement (« hommes toxiques », « relation toxique », « environnement familial toxique », …). Il n’est pas forcément nécessaire de ressentir cette « toxicité » ou grand mal-être pour éprouver le besoin de s’émanciper, d’être plus indépendant. Cela fait longtemps que l’on parle d’émancipation des femmes. Cette recherche d’indépendance (indépendance plus ou moins marquée selon les individus) étant liée au tempérament de chacun et chacune, je pense qu’il s’agit effectivement d’un mouvement interne, individualiste (soi-même avec son propre corps, en étant attentif à ce que l’on ressent, sans influence de l’environnement). Dans un second temps, cela pourrait aboutir à un changement de disposition, mais je suis plus sceptique sur ce point. Je ne suis pas certaine que notre attitude ou notre manière de penser puisse radicalement changer, que l’on puisse tout rejeter en bloc. Plutôt une disposition à incliner notre vision des choses. Le but serait de s’arranger avec le vivant, choisir ce qui nous arrange, ce qui convient le mieux à notre corps, lui procure de la joie.
-
Claire N
InvitéEffectivement – le mot toxicité
Semble imprécis ; et tu notes a juste titre qu’il recouvre un peu grossièrement certaines situations
Notamment lorsqu’il est employé a posteriori comme seule justification – dans la relation amoureuse il est vrai que parfois, alors qu’au moment de la relation elle n’était pas vécu comme toxique
à posteriori ce terme arrive sur le tapis – l’utilisation du mot « dépendance « semble en effet plus appropriée à un examen calme de la situation -
Delphine
InvitéOui, je suis d’accord sur l’imprécision du terme « toxicité » qui, en plus, lorsqu’une relation (amoureuse, amicale, professionnelle, familiale, …) tourne court, revient à rejeter entièrement la faute sur l’autre, alors qu’il s’agit souvent d’incompatibilité (on ne se comprend plus, on ne s’entend plus, …) ou d’une volonté de prendre ou reprendre son indépendance.
-
-
-
-
-
PeggySlam
Invité@diego je me suis planté dans le terme « envers ». En faite l’anarchie et oui avant tout pour la santé (la nôtre) mais aussi une philosophie envers soi même. Et les biens qu’on rapporte on les partage avec les autres. Et c’est ce que j’aime dans cette philosophie. Je ne sais pas si je me fais mieux comprendre
-
Claire N
InvitéHum je préfère te donner un exemple ou je ne suis pas à mon avantage :
Récemment j’ai pris la voiture pour me rendre au boulot plus ou moins à l’heure convenue
Sur le chemin je croise un chien , paumé perdu
Je me suis pas arrêté car d’une certaine manière ça allait désordonner le cours de ma journée
– suivre le chien
– l’attraper
– trouver un veto pour l’identifier ou le ramener chez moi
J’ai préféré l’ordre au désordre
Je me suis pas du tout aimé d’avoir fait ça
Mais la vie repasse pas les plats ; tant pis pour ma gueule
Il aurait mieux valu des heures à rendre que des heures à ravaler-
diegomaradona
Invité@Claire N, donc tu as fuis le désordre. Donc, ça revient à annuler « souffrir le désordre du vivant ». Tout ceci est opaque. Tu dis mais ne fais pas.
-
Claire N
InvitéExactement ; cette fois la
Et sûrement d’autres encore
Mais il est peut-être possible a contrario de saisir un peu là où cela se joue ? – moi ça m’a été leçon en tout cas-
diegomaradona
Invité@Calire N, « moi ça m’a été leçon en tout cas », tu peux expliquer ? Laisses-tu entendre que tu pourrais t’agenouiller devant le chien errant ? Auquel cas, pourquoi ne l’as-tu pas fait ? Tout cela ne serait-il pas de la romance que tu te racontes ?
-
Claire N
InvitéJe veux bien te répondre une dernière fois
Cependant je trouve que la conversation prend une tournure étrange ; puisque qu’au lieu de porter sur ce qui s’est passé concrètement ; elle porte à présent sur ma légitimité ou non à m’ennorgeuillir / me flageller – ce sont des considération de hiérarchie si tu creuses – évidemment je refuse de m’y soumettre et tu gagnerai à t’en extraire
La « lecon » pour moi je le répète porte sur la disponibilité à ce qui peut arriver ; tu fais comme tu veux avec cette info -
diegomaradona
InvitéJe m’en extrais très aisément en te disant à nouveau, que tu racontes des histoires. Je te souhaite tout le courage du monde.
-
graindorge
InvitéIdéfix aboie, la caravane passe
-
diegomaradona
Invité« Idéfix aboie, la caravane passe »
Tu interviens là encore, où^tu n’as rien à faire. Telle la mouche à merde, tu viens sentir si l’odeur te conviendrait. -
diegomaradona
Invitétu n’as rien d’autre à faire dans ta vie que de te faire passer pour moi du matin au soir ? C’est le 10ème post aujourd’hui que tu fais en usurpant mon identité et le 53ème de la semaine. A ce stade c’est soit de l’idolâtrie, soit un trouble dissociatif de l’identité. Peut-être devrais-tu sérieusement penser à te faire soigner avant que cela devienne irrécupérable.
-
Ludovic
InvitéCe forum a des murs blancs capitonnés
Ce qui me fout les boules c’est que je le consulte
J’ai l’impression d’être dans shutter Island
J’sais pas quel perso -
diegomaradona
Invité@l’usurpateur. C’est intéressant de te part de parler de trouble dissociait de l’identité. Ni Freud, ni Sartre. A bon entendeur usurpateur.
-
diegomaradona
Invité« @l’usurpateur. C’est intéressant de te part de parler de trouble dissociait de l’identité. Ni Freud, ni Sartre. »
Ta réponse traduit parfaitement le fait que tu n’y connais rien tant en psychanalyse qu’en psychiatrie. Ce qui suffit à montrer qui est réellement l’usurpateur. Du coup je ne sais pas ce qui est le plus triste : le fait que tu passes un temps considérable de ta vie à te faire passer pour moi et à créer des adresses mails spécialement destinées à intervenir sur ce forum en usurpant mon pseudo, ou la pauvreté intellectuelle de ces interventions ? -
diegomaradona
Invité@usurpateur » …ou la pauvreté intellectuelle de ces interventions ?
Voilà usurpateur. Grand bien te fasse. Allez, maintenant, retourne donc écrire ton livre. -
..Graindorge
InvitéIdée fixe aboie, la caravana passe
-
diegomaradona
Invité« Idéfix aboie, la caravane passe »
Tu interviens là encore, où^tu n’as rien à faire. Telle la mouche à merde, tu viens sentir si l’odeur te conviendrait.
-
-
-
-
..Graindorge
InvitéClaire N
Dieu sait qui t’a mis sur le chemin un être en danger. S’arrêter, le prendre avec une couverture ou une veste, l’amener à un vétérinaire etc. Ça aurait pris du temps, oui mais quelle bonne occasion d’aider
Tu le « confesses » ici. Faute avouée à moitié pardonnée et je suis sûre qu’une autre occasion te sera donnée. Le malheur est légion -
Carpentier
InvitéTu m’étonnes que l’arrivée et les lignes de maismoicestleo soient un cadeau: cadre de santé reconvertie en commerciale de chez Trigano ou en vétérinaire, ton obstination concentrée à argumenter, affublée du maillot à pois, emmenait droit au balcon de Kafka.
L’art de Bégaudeau ?
Tout le peloton lui est passé dessus.
Même idéfix.C’est de moi, du coup, pas de entre guillemets pour cette fois.
-
-
-
-
-
-
-
Kenyle
Invité« Aujourd’hui mes capacités de compassion sont limitées, je me replonge dans le dossier où est imprimé un mail de soutien d’un philosophe communiste à LB daté du 21 mai 2020. Il y dit qu’il n’est pas étonné de ma sortie, il a subi des agissements semblables de ma part. Il approuve LB de m’attaquer publiquement car c’est attaquer en son point vulnérable un « personnage qui ne vit que par et pour la faveur du publique », fin de la citation. Nous ne ferrons jamais la révolution, nous nous serons tous entre-tués avant. »
P438 -
Kenyle
Invité« Pourquoi écrivez-vous ? Pour pouvoir continuer à écrire. »
P267-
Carpentier
Invitéoui, merci
(les lignes sur la matérialité de l’écrivain ‘ son papier de boucher, son transpalette ‘ sont très belles et – pauvre de moi – tandis qu’elles m’avaient aimanté en les découvrant à la lecture, elles ne furent pas gardées en petite note pour immortalité.
Grâce à toi, c’est fait.)
C’est par là que FB dit aussi à propos de l’utilité/l’inutilité de l’art, l’utilité/l’inutilité des choses, des dires pour l’eau des écologistes radicaux (là qu’ FB pirouette comme on aime qu’il le fasse – il appelle ça ‘ tisser ‘, ok.)L’art est inutile mais tout est inutile
là qu’FB dit la question de vendre des/ses livres
La littérature est utile au littérateur.
Même laborieux sa seule pratique l’épanouit, le comble (d’aise), le comble (le remplit), le satisfait, le cadre, le stabilise, l’apaise, le structure, galbe sa journée, vertèbre sa vie..
. Le littérateur cherche donc à rémunérer ses écrits / …
C’est par là que FB dit à propos de vendre pour qui importe d’être aimé (pas mal de formules drôles à ce propos – lui qui déroule par ailleurs comment ces formules qu’il n’aime pas lui échappe parfois:
.… L’art est inutile en tout siècle et sous tous les cieux.
Vendre pour qui importe d’être aimé aussi pour:
.… panser des blessures narcissiques, glaner la fierté de son père..
là qu’il dit comment vendre, rémunérer ses écrits multiplient les heures heureuses d’écriture futures pour lui qui
a en tête dix livres et au mieux quelques décennies à vivre.
– Préciser les pages de notre top10 de CUM – top10 ou bien plus si jamais – permet de revenir sur ces passages, d’y entrer autrement, au rythme du partage de chaque sitiste, avant de le relire en intégrale, peut-être.
On aime,-
Carpentier
Invité(311-312, CUM, pour choix de partages de lignes* de K sur la matérialité de l’écrivant, partage du 4 nov. un peu plus haut, lignes belles *aussi)
– mon top 7, p.55 Comme une mule, ed.stock 2024:
On peut être anticapitaliste sans considérer que tous les maux viennent du capitalisme, ou que le capitalisme ne produit que des maux. On peut penser système sans considérer que le système englobe tout.
On peut se mettre à l’aise. On sera moins nerveux, et par suite moins pénible.-
François Bégaudeau
Maître des clésLignes décisives, si je peux me permettre.
-
Carpentier
Invitéje vous autoriiiiiZ : D
-
Carpentier
Invitéet ce n’est que mon top 7
imagine la suite
(opté pour le partage d’un top décroissant dans sa forme mais croissant dans son intensité de pref, comme on voit)
-
-
Carpentier
Invitéil s’agit ici de déplier après avoir penser à
chausser des lunettes dialectiques
pour penser
certaines concomitances [qui] ne valent pas intrication de tout dans tout *
comme, par exemple
* appréhender dialectiquement le capitalisme, lequel dessine parfois malgré lui des situations favorables à l’émancipation des minorités qu’il opprime?
-
Carpentier
Invitéavoir * pensé* à
(et le correcteur n’a rien à voir avec ça, m’intime-t-il l’ordre de préciser)
-
-
-
-
-
Delphine
InvitéComme mentionné dans le livre, j’aime bien le principe qui consisterait à essayer de comprendre les affects (donc à penser) qui ont poussé à émettre un message ordurier, au lieu de prononcer des excuses plus ou moins plates et automatiques, dans le seul but de s’en tenir à la morale.
-
Mais moi c’est léo
InvitéSalut salut, à mon tour de balancer pêle-mêle quelques passages que j’aime particulièrement :
« Au même titre qu’une pâte donne envie de la pétrir, un ruisseau d’y plonger la main, les mots on les lit, prononce, écoute, parce qu’on aime les tripoter avec les yeux, se les mettre en bouche, et qu’ils nous mordillent l’oreille. »
« Ce livre est un non-lieu où je me meus incolore et délavé
« Une situation optimale car à distance, qui me débarrasse de la nécessité de juger. Une niche spatio-temporelle. Je n’ai plus à me positionner. L’inconséquence qu’Angot dénonce sous le nom « esthétique » est le prix inestimable de l’art. »
« Le désir est le plus grand des voleurs, qui s’empare de votre corps et vous dérobe à vous-même. »…
« Que vient faire la maturité dans l’espace du désir ? Qui a planté cet horodateur au milieu de la jungle ? »… cette phrase m’a fait réfléchir… j’ai toujours détesté que les gens blâment mon immaturité, notamment à l’école où je la répandais partout sauf dans mes copies. J’ai toujours aimé l’immaturité, le déraisonnable, la connerie. Conséquent, je me refusais à frapper d’immaturité le comportement d’autrui. Mais quand autrui s’avérait être con – et il l’était dès lors que je ne le trouvais pas intelligent – j’étais bien obligé de le dire con. Mais con quoi ? Con, c’est-à-dire pas assez intelligent ? Pas assez intelligent, c’est-à-dire pas assez mature (dans la situation j’entends) ? Et voilà que finalement je crois insensiblement reprocher aux autres ce que je déteste qu’on reproche aux autres et à moi. Peut-être que stupidité et immaturité ne sont pas franchement synonymes, et c’est sur le papier effectivement le cas. Mais au fond quand on me reprochait mon immaturité, n’était-ce pas simplement l’apparente bêtise de mon comportement qui exaspérait ? Dans un univers déterministe où nos désirs sont guidés par nos affects plus que par notre raison (à supposer qu’une raison sans affect quelque part existe), dans la jungle donc, il est déplacé de demander une garantie-intelligence, une garantie-maturité à nos actions. En spinoziste, l’amour universel envers ce qui est me poussera à ne pas considérer immatures mes compairs, car absolument parfaits ; en nietzschéen je ne peux m’empêcher de le faire. Il me paraît difficile de défendre le fait de trouver cons des comportements tout en considérant ses mains non salies par quelques procès en immaturité… certes je ne dis pas immature, mais je pense qu’il serait malhonnête de ma part de dire que cette vague idée ne fraye pas avec celle que j’accepte et qui consiste à dire qu’un comportement est simplement con. un truc de golmon. golmon étant ce truc pas tout à fait fini, pas tout à fait mature ni bien développé. Dire que quelque chose est stupide nous place tout de suite en position de supériorité, de plus grande maturité par rapport à la chose même – je suis au-dessus de ça. Seul le regret d’une certaine irresponsabilité bien apparente chez les utilisateurs du mot « immaturité » les distingue des utilisateurs des mot « bêtise » ou « stupidité ». Etre immature, c’est en plus d’être bête, être irresponsable. C’est vrai. Et c’est pour ça que le mot immaturité ne sort jamais de ma bouche pour qualifier le comportement de quelqu’un. Mais quand même, l’ode à l’irresponsabilité d’un désir infra-rationnel et donc fort potentiellement bête s’arrête lorsque qu’on trouve autrui trop bête. Qu’il est doux l’égoïsme de la vie qui nous pousse à de pareilles contradictions. si contradiction il y a. mais j’ai mal aux rotules et je dois continuer mon top
-
Mais moi c’est léo
Invitésuite de mon top (et je m’excuse de ne pas arriver à former de paragraphes sur ce site) :
« Souvenir de K tétanisée dès que j’élevais la voix. Ne crie pas, suppliait-elle tout bas. Je ne criais pas, je durcissais le ton dans le chaud d’un désaccord mais c’était déjà trop de volume, ça lui évoquait trop de sons de l’enfance en cage, les grosses voix des hommes, la grosse voix de son père algérien engueulant sa mère, la grosse voix de ses frères la traitant de michto quand elle sortait maquillée, et l’accusant peut-être de s’être fait passer dessus par tout le quartier sauf le RER. »
Ce passage me parle, il y a ce même problème entre moi et ma meilleure amie qui ne veut pas que je durcisse le ton, problème parce que ce n’est pas si simple d’être sage alors qu’on est énervés, je cé pa si vouzavé remarqéDans les passages qui me parlent, qui me parlent beaucoup, il y a celui-là que j’aime beaucoup : « Il se peut fort que la différence la plus sûre entre un queutard et moi ne tienne pas dans ma supériorité morale mais dans une lacune de la queue » 20/20 l’énoncé
Un autre plus émouvant (la tragédie de ma vie, non, de toute vie) : « Ma pensée est infiniment plus audacieuse que moi »… ce point a de quoi me désespérer. Pas plus tard qu’hier ce fait m’a frappé et j’ai pleuré devant ma propre impuissance, ma propre lâcheté, mon propre manque de vitalité. je suis rentré j’ai lu genet ; lui en avait, sous la pédale, le bougre… tsss ; jalousie. jalousie de n’avoir pas la force d’errer comme lui, de préférer la stabilité du foyer
« Je serai d’une sagesse de statue. La santé m’aura fui comme elle m’a saisi en 1971 : sans augure ni raison. Je cheminerai affaibli, amoindri. Ma vertu à son pic, ma vie à son terme. »
Une réaffirmation du situationnisme : « Plus angoissé par la mort que par le capitalisme. Plus occupé à combattre les forces de mort que les forces de l’argent. »
Une proximité entre l’auteur et moi : « Ce sera l’avant-dernier rang, comme en hypokhâgne » en admettant que notre positionnement dans la classe veut dire quelque chose de notre rapport à celle-ci (j’étais en hypokhâgne il y a deux ans et je faisais toujours le malin, mais gentiment)
et puis je finirai puisqu’il le faut par ça : « Du texte de Pretty Vacant je ne retenais que les deux mots du titre, et dans l’à-peu-près de ma traduction – bel oisif ? -, dans l’écart entre son raffinement et l’animalité de la guitare s’engouffraient des rêveries informes sur l’aristocratie ouvrière. Je n’aurais su dire mais sentais catégoriquement que tout le punk était dans ces deux mots étirés par l’arrogante langueur de Rotten. Il n’y avait rien de plus à comprendre. Tout était là, simple et immense ».
-
Mais moi c’est léo
InvitéJe délivre quand même mon top 1 à la citation de Delphine (« La grande santé est la capacité de souffrir le désordre du vivant »), mais je précise qu’elle est tronquée. Il manque : « dût-on sortir de là crotté et trempé. »
la dernière page comme Peggy m’a beaucoup plus, très belle fin, et le livre dans son entier m’a fait beaucoup de bien, j’insiste là-dessus
-
Mais moi c’est léo
InvitéNiveau pensée c’est tout ce que j’aime. et j’ai vraiment apprécié tes leçons de littérature ou plutôt tes ateliers de littérature : prendre une idée, un fait, voir comment il/elle peut être énoncé.e de façon littéraire. voir ce qui fait littérature, voir ce qui exclue une phrase de la littérature… penser tout ça. vraiment brillant et extrêmement ludique. On a l’impression de bricoler des phrases avec toi, on voit comment tout ça se passe, une partie de ton travail d’écrivain. Des jeux en mode « vois-tu la différence ? » entre tel énoncé et tel énoncé, « essayons d’écrire comme » (Beckett ou Dostoievski, ou autre). c’est vraiment un travail de prof ça. et comme un prof tu as la bonté François de faire des piqûres de rappel par la suite du texte assez douces et délicieuses pour le lecteur attentif en corrigeant tes phrases en conséquence des principes que tu tentais d’énoncer.
bon voilà ensuite les césures tout au long de l’œuvre de citations toutes plus réjouissantes et fraîches les unes que les autres, en les reprenant et en les intégrant ensuite au corps du texte et au cheminement de ta pensée j’ai trouvé ça super. le fait qu’au début ce soit gratuit mais qu’en fait la gratuité n’est pas si gratuite mais nécessaire, et que l’absence de lien en apparence de ces citations ont en fait un lien (la littérature, l’esthétique, et tout ce que ça implique). C’est réjouissant aussi, comme ce que tu dis à propos des grandes œuvres, qui nous font voir le caractère nécessaire et en même temps superflu d’ajouts gratuits comme ceux-ci. le plaisir des belles phrases.
la ligne nietzschéenne est très bien tenue avec beaucoup de références (la première étant à la fin de la page 23 qui pour moi ouvre vraiment l’œuvre : beaucoup de savoir, beaucoup de gaieté) très bienvenues parce que servant le texte sans être cuistre pour autant
à ce propos comme le curé de Miséricorde renforce son christianisme avec le vitalisme sans le dénaturer, tu renforces ton tempérament de gauche avec nietzsche, sans dénaturer ton gauchisme et sans rien dénaturer de Nietzsche surtout ; et les chiantos qui nous bassinent avec l’incompatibilité de nietzsche avec des options de gauche n’ont toujours pas lu le gai savoir. et n’ont toujours pas lu ton livre. Ils ne liront aucun des deux. Fun fact : pour avoir discuté avec jonathan cohen sur le plateau d’une année difficile (film que je n’ai pas vu et que je ne suis pas pressé de voir), le gai savoir est son livre préféré. c’est en tout cas ce qu’il m’a dit. que c’était son livre de chevet. je l’ai cru.
la critique sur un certain féminisme libéral est tout à fait juste et opportune, très éclairante. et ça remet les pendules a l’heure, ça a clarifié des choses en moi.
la plus belle idée originale et puissante que j’ai retenue du livre en bon philosophe, c’est la proposition d’une radicale contiguïté en littérature. p.264 : « une littérature chimiquement pure est sans « mais » sans « donc » », et on pourrait continuer la liste des connecteurs logiques… c’est radical, c’est fort, c’est juste. Question : faut-il pour un texte de littérature qu’il soit chimiquement pur (dans sa qualité de littérature) ?
-
Mais moi c’est léo
Invitéc’était ma question. à la fin de ce livre que je trouve fabuleux, très joyeux, et très tragique en même temps
-
Claire N
InvitéMerci @ mais moi c’est Léo
Pour cette critique – un cadeau pour la réflexion -
Carpentier
Invitésalut aussi, oui
Il faut que je m’organise pour lire Le gai savoir.
Pourquoi m’organiser?
Parce que j’y pense pas; pas du tout, jamais.
Ça me paraît dingue depuis le temps qu’FB et ses comparses lui tourne autour, le dise, s’y attelle, lui rende hommage.
Il faut.
.. tes ateliers de littérature / … dans CUM: pas pensé non plus.
Le tissage dont il parle, on peut aussi le voir comme ça?Jamais vraiment assisté à ce type d’exercice; te lisant, réfléchissant un peu à ce que ça me dit, on pourrait dire ça aussi, oui, un peu.
Ça me fait aussi un peu penser, en image-pensée à un IRM sophistiqué qui nous montrerait/dirait son cerveau/coeur/corps en train d’écrire.
Avec, en guise de résonance magnétique, Joe Armstrong, Didier Wampas, Iggy Pop, l’Amy d’Amyl, Sid et Joey pour résonner et activer... balancer pêle-mêle quelques passages que j’aime particulièrement / …. : D
Si on pouvait changer le titre du topic, oui, je mettrai plutôt:
#balance pêle-mêle tespref.
+ merci pour l’ intégrale du passage parti en couilles:La grande santé est la capacité de souffrir le désordre du vivant.
dût-on sortir de là crotté et trempé. »-
Mais moi c’est léo
InvitéDepuis que je suis sur ce forum, je n’ai qu’une envie : ouvrir un topic dédié au gai savoir, qui serait un commentaire suivi de l’œuvre, à raison d’un paragraphe par jour. Je le balance, on en parle. Problème : je ne sais pas comment ouvrir un topic. Cette idée réalisée pallierait le manque de Nietzsche dans ta vie, et ce serait sympa qu’on lise plus ou moins ensemble un si bon texte.
-
François Bégaudeau
Maître des clésMerci MMCL (Mille Motos Caracolent Lentement)
Qui se dévoue pour ouvrir ledit topic? Très belle idée que de commenter un passage du GS par jour. -
Oscar
InvitéTu n’entres pas dans un sujet, tu restes sur « Forum général » et tout en bas de la page on te propose de « créer un nouveau sujet »…
-
Mais moi c’est léo
InvitéMerci oscar, je l’ouvrirai la semaine prochaine si personne d’ici-là ne s’en occupe.
-
Carpentier
Invitéah ok, merci pour cette proposition qui m’oblige (et c’est un plaisir) à me le procurer d’ici lundi.
Je propose de te laisser ouvrir le topic consacré, essaye, si j’y arrive, tu sauras à priori
et si ce n’est pas le cas, qqn.e le fera pour la communauté – promis.
Mais à toi l’honneur: c’est toujours agréable d’acter son idée (même si oui, je sais, avoir une idée est un acte )
; ) -
Carpentier
Invitélibrairie de quartier à porte à clochette:
j’en sors avec Le GS de FN, ed.essais folio
à lundi,
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Delphine
Invité« Tout cela vous a un petit fumet de gauche radicale. » : la formulation est amusante, avec l’utilisation du terme « fumet » dans ce contexte et le « vous », facultatif pour le sens, plutôt le fait que François s’adresse à son lecteur (un peu, comme plus loin, « laisse-moi te raconter »), ou alors un procédé stylistique automatique.
-
François Bégaudeau
Maître des clésce « vous » là s’appelle, crois-je me souvenir, un « datif éthique » – me demande pas pourquoi
Exemple plus simple: l’alcool ça vous donne du courage (vous générique et indéfini, remplaçable par « te » – un peu le you anglais qui signifie on, comme dans you only live once
et tant qu’on y est, un chef d’oeuvre
-
Carpentier
Invitéyolo.
Pas si juste d’ailleurs, dirait Calimera et c’est pas la chanson d’anniv de P.Katerine qui va m’en apaiser.
Par ailleurs, bien du doss sur ce titre des Strokes, oui: première chanson que je trouvais, dans un article, en reco de FB; m’empressant de l’écouter, j’en découvrais l’intro ‘ i want to break free ‘ et tombais accro de ouf. -
Sylvain
InvitéCe groupe a été brillant !
Et puis Sofia Coppola est passée par là… (je ne sais plus dans quel film mais on pouvait y entendre cette version – pas atroce, pas horrible, mais désensibilisée disons – quelque chose s’était perdu) :
-
François Bégaudeau
Maître des clésL’original est-un chef d’oeuvre, m’enfin la version piano voix est pas mal non plus, hein.
-
-
-
-
Mao
InvitéPensez à rapporter la page de vos citations svp.
-
graindorge
InvitéEn trois messages pour qu’ils ne soient pas à la queue leu leu dans un seul
-
graindorge
InvitéPages 289 – 290
Toute vie est un processus de démolition.
Une sentence pareille, assertive comme une estrade, totalisante sans gêne, s’exclut de la littérature. Pour l’y réintégrer il faudrait la contrarier. Éroder sa minéralité. Assourdir sa fanfare.
On peut le faire à la Beckett : toute vie est un processus de démolition, si tant est que la vie soit un processus, ce qui reste à prouver et j’ai mal aux rotules.
On peut la jouer à la russe, d’une phrase qui soit un couteau sans lame auquel manque le manche : Vladimir Belanov Ivanilitch brûla la lettre où il expliquait avec verve que toute vie est un processus de démolition, ne sachant à qui la destiner ni comment atténuer la migraine qui lui vrillait la cervelle.
Possible aussi, tout simplement, de modaliser : d’un certain point de vue, considérée sous ce jour, de près ou de loin, grosso modo, mutatis mutandis, la vie est un processus de démolition.L’affirmation augurale de Tendre est la nuit fait l’inverse. Fitzgerald n’y modélise pas, il souligne : « Toute vie est bien entendu un processus de démolition. » Le résultat est le même. Par une alchimie dont seul la littérature possède la formule le « bien entendu » bémolise.
Bémolise et banalise. Oui bon toute vie est un processus de démolition mais on va pas en faire un fromage. Il va de soi que toute vie est un processus de démolition. Ça va sans dire et je le dis quand même. Je le dis sans me donner l’air de celui qui le découvre. Assurément la découverte que toute vie est un processus de démolition m’a un temps stupéfié, tourmenté, effrayé. Mais à l’instant où j’écris l’émotion a refroidi.
L’émotion refroidie est bien entendu l’humeur constitutive de l’art. Dans émotion refroidie,
il y a émotion et refroidie. L’un sans l’autre, pas d’art. Pas d’art sans émotion, pas d’art sous le coup de l’émotion.
Il faut y être et ne pas y être. Il faut le sang et le froid.-
graindorge
InvitéPage 301
L’artiste n’a pas moins de cœur que quiconque. Ce n’est pas l’artiste qui a le cœur sec, c’est l’art.-
graindorge
InvitéPage 300
Mon goût de l’art s’origine peut-être dans l’enfant qui mouilla son oreiller le jour où son destin de mortel le foudroya. Mais je me souviens que sept ans plus tard une des nouvelles écrites dans mon cahier A4 grands carreaux avait pour titre : La Tête froide. Au commencement est l’angoisse viscérale mais aussi sa congélation. Les deux : feu et glace. Si l’angoisse était restée à vif, ma littérature serait restée à quai. Il y aurait eu trois poèmes, trois chansons, des études républicaines, un métier productif, quelques années de divan dubitatives, nul livre.-
Carpentier
Invitéc’est plaisant de te retrouver dans ce sujet,
-
graindorge
Invitéce livre m’amuse
-
Carpentier
Invité: )
dans ce cas, peut-être que tu te laisseras tentée par le jeu sérieux et pas du top 10 à son propos, ou 11 ou 12 ou 13 ou
Amuse-toi bien dans tous les cas-
Carpentier
Invité* tenteR
-
-
-
-
-
-
François Bégaudeau
Maître des clésDes lecteurs de CUM m’ont fait observer que ce n’est pas le début de Tendre est la nuit, mais de La Fêlure. Ca m’apprendra à écrire de mémoire, alors que Google était là à mon service, plein de sollicitude.
-
-
-
Oscar
InvitéEn cherchant autre chose, trouvé ceci, je le mets là !
-
François Bégaudeau
Maître des clésOui c’est bien le texte auquel fait allusion le début de CUM
-
-
..Graindorge
InvitéL’extrait de La fêlure de Francis Scott Key Google
« Toute vie est bien entendu un processus de démolition, mais les atteintes qui font le travail à coups d’éclat – les grandes poussées soudaines qui viennent ou semblent venir du dehors, celles dont on se souvient, auxquelles on attribue la responsabilité des choses, et dont on parle à ses amis aux instants de faiblesse, n’ont pas d’effet qui se voie tout de suite. »
-
-
AuteurMessages
