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Accueil › Forums › Forum général › Théâtre

  • Ce sujet contient 95 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Claire N, le il y a 2 semaines.
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  • Auteur
    Messages
    • #14612 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Ça manquait.

    • #14613 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      https://www.arte.tv/fr/videos/114665-001-A/le-jardin-des-delices-festival-d-avignon-2023/
      J’ai vu ça hier soir et ça m’a foutu en rogne. Si quelqu’un l’a vu et peut m’expliquer pourquoi je me trompe et me montrer ce que je n’ai pas vu., je prends.
      En attendant, je trouve que cela n’a aucun intérêt : coquille vide d’où s’échappe un chaos d’effets sonores et visuels ( parfois agréables), de performances et de références culturelles qui ne s’unissent que dans la tonalité générale d’une distanciation kitsch. C’est une dramaturgie exsangue (pas de texte ,ni de situations) malade d’un excès scénographique. Par contre : super machine à fumée et joli lazer.
      Je suis un peu gêné par le fait de vous faire regarder ce truc de 2 heures. N’hésitez pas à arrêter, rapidement.

      • #14617 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        Merci Julien. C’est consternant mais ravi quand même de retrouver ce bon vieux Jan van Ruusbroec…

        • #14618 Répondre
          Julien Barthe
          Invité

          Merci, Hervé .

    • #14662 Répondre
      Claire N
      Invité

      Comme préconisé je ne m’y suis pas attardé des plombes; effectivement ce que j’y ai vu m’a paru assez vide : un peu comme un spectacle de rue sans la rue et pour bourgeois, une tentative d’ » elitisation «  de la forme ? C’est curieux comme idée

    • #25589 Répondre
      Carpentier
      Invité

      M’en doutais, ien a bien une: super.
      Quelqu’un a-t-il assisté à une des représentations de la dernière mise en scène du Contagion de François Bégaudeau
      et, en bonus, au bord de scène, peut-être, avec l’auteur de la pièce?
      Si oui, ce quelqu’un raconterait?

    • #25929 Répondre
      b2oriel
      Invité

      Bonjour, je suis un lecteur passif du blog je passe de l’autre côté.
      Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup entendu François parler de son rapport au théâtre.
      (Fréquence de sortie au théâtre. La place que ça occupe dans son activité de lecteur.)
      Et peut être après, des noms d’auteurs contemporains dont il faut suivre le travail.

      • #25972 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        J’ai beaucoup écrit de théâtre pendant dix ans. C’est un peu en suspens depuis quelques années, du fait d’empêchements de productions, et de circonstances diverses.
        Du coup j’y vais moins, voire plus du tout depuis un an ou deux.
        Des pièces sont jouées ici et là. Contagion récemment à Paris. . Ta rage n’aura pas de fin à Nantes récemment. Le lien ici ou là La bonne nouvelle bientot à Limoges ( je recommande, parce qu’elle sera enfin jouée dans sa version écrite)
        J’ai aussi quelques pièces inédites ou quasi sur mon disque dur. J’en ai mis une en ligne sur le présent site.

    • #26754 Répondre
      Graindorge
      Invité

      « La bonne nouvelle » de François Bégaudeau
      Centre culturel Jean Gagnant à Limoges. Du 20 au 22 décembre 2023
      Plus d’informations sur le site de l’événement.
      C’est là qu’on regrette de ne pas ( encore?) avoir le don d’ubiquité

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=C543Q4GM1ow?si=HNuNNb8hsumJbq4Y&w=560&h=315%5D

      • #26781 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Je n’ai pas vu cette mise en scène mais j’aime bien ce texte.

        • #26799 Répondre
          Graindorge
          Invité

          minimaliste. Comme j’aime.

          • #26802 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Oui j’ai vu aussi passer cette information, et oui bien dommage de ne pouvoir la voir, dans la présentation de la pièce, l’histoire m’a plu.

    • #26888 Répondre
      Julien Barthe
      Invité

      Visiblement, O, tu rencontres des difficultés à poster. Si tu veux, je peux poster ton message. Si tu fais part des difficultés techniques que tu rencontres, des sitistes techniquement compétents pourront peut-être te renseigner.
      julienbarthe@gmail.com

      • #26893 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Salut Julien: je te signale un problème technique: en allant à l’entrée  » musique en mixité choisie », paf! Une musique s’enclenche et à une autre entrée, paf on entend une vidéo où FB débat avec Onfrey et un autre écrivain.

    • #42232 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Extraordinaire Philippe Clévenot. Chapeau bas Maestro!
      Je croyais vraiment entendre la voix d’Antonin Artaud! moment merveilleux

      [youtube https://www.youtube.com/watch?v=nd4l64gZxag?si=bhREGHM4Ah6QeBTB&w=560&h=315%5D

    • #80859 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonsoir ici,
      Ça y est, on a enfin vu le texte ’ Le foie/lLe lien ’ en bouches et gestes sur scène.
      Quelle joie d’entendre l’auteur penser à travers le jeu et les dialogues de ses persos, l’acteur qui joue Stéphane a une capacité intéressante à dire aussi, sans mots, comment il tait et contient parfois son irritation.
      La mère est à hauteur de son grand fils qui la ramène, les deux se jaugent et (re-) négocient leurs rapports et leur affection de façon rude et franche.
      L’arrivée de l’amie met les deux femmes en force, Stéphane redevient l’enfant de la copine chez qui on amène le gateau et l’arrivée de ce tiers, alliée de la mère, apaise franchement la fin du repas/de la pièce.
      La mise en scène est saupoudrée de mises en relief du texte singulières et marrantes: comme avec les portraits/miroir de la mère qui suivent les dires/analyses du fils (parent nazi, visage bienheureux qui retient d’une main tendue le fils agacé qui anticipe son départ ou les bruits agaçants de mastication et de lampages de vin que amplifiés pour bien dire l’insupportable que relève le fils chez sa mère.)
      Je le désirais depuis longtemps ce texte sur scène, c’est fait et j’ai bien aimé.

      • #80864 Répondre
        Claire N
        Invité

        Merci pour ce retour
        Effectivement la «  scène «  doit rendre plus palpable quand ça se «  tend «  et «  détend « 
        Un «  sens » en plus ?

      • #80867 Répondre
        Carpentier
        Invité

        …. bruits agaçants de mastication et de lampages de vin que amplifiés
        pas de *que* bien sûr

      • #80925 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Très contente Carpentina!

        • #80988 Répondre
          Carpentier
          Invité

          ; )
          Je ne sais pas si tu as encore le texte bien en tête, graindorge mais la transition que permet Françoise, l’amie du yoga, s’amorçe vraiment quand Stéphane réagit, je trouve, à l’emploi du terme ’ intellectuel ’ parcque sa mère lui dit ne pas lire ses productions car ses livres le sont trop – elle cherche comment bien dire –

          intellectuel.

          Cela lui permet de préciser qu’une mère, qui a inscrit son fils petit à toutes les bibliothèques, parle de ses écrits trop intellectuels, c’est un comble, pour lui.
          À ce moment-là, on y est: l’enfant que Stéphane a été est à nouveau là; car finalement, chez et avec les parents, ne restons/sommes-nous pas pour toujours ’ que ’ leurs enfants?
          L’amie de yoga ne fait que – presque malgré elle – renforcer l’autorisation pour Stéphane, d’être, avec sa mère, celui qu’il est/a toujours été.

          • #81007 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            Quand il se demande à voix haute et lui demande à quoi ça sert que je t’envoie un exemplaire de chacun de mes livres si c’est juste pour les mettre sur une étagère???!!! sa réponse: je suis contente! Je suis fière et fière de les montrer aux copines ( prend ça dans tes gencives mon fissss) il s’étrangle quand elle poursuit  » car ils sont trop… comment bien dire… ( genre je cherche le mot, je l’ai sur le bout de la langue)
            et elle tousse le mot: IN-TELLECTUELS!!
            Elle s’amuse bien! Et nous avec
            Oui Carpentina, quelle comble alors que c’est elle qui…
            Oui nous sommes toujours des enfants pour nos parents. Et cette mère répète mille fois son mantra  » je suis ta mère » au cas où…
            Avec la copine Stéphane se retrouve comme avec 2! mamas: oh comme il est bo + gâteau qu’il aime + bichonnage/ massage. Le pôôôvr et son pôôôvr foie!! Foie qu’elle dilate et lui avec. Il est content le sale gosse, le « p’tit con »
            Tu m’as donné envie de la réécouter cet aprèm
            Et pour les privilégié.es qui sont dans le coin ou pas loin, qui peuvent sortir combien déjà, 17€? Ou se faire inviter courrez-y! De toutes les pièces que j’ai pas vues c’est sans zéziter ma préférée!

            • #81012 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Cette mère qui aimerait tant que ce fils ne vienne pas lui rendre visite que lorsqu’il vient dans la région pour une autre occasion.
              – Pour voir mise en scène du texte Le foie/Le lien,avec cette troupe là, il reste, aujourd’hui et à cette heure, 2 soirs: les lundi et mardi de la semaine prochaine.

              Pour Dany et Raz, tiens

              🤣
              Et pour celui/celle qu’il faut prendre par la main pour choisir un ouvrage de F. Begaudeau 😂
              [on m’épargne un post/réponse avec ’ mais c’est une pièce, Carpentier, enfin, pas un livre, pfff] ?
              Merki.

    • #157620 Répondre
      Renaud Bigorre
      Invité

      Je déterre ce topic car lu Le Foie dans le cadre d’un « bégothon » estival (merci la médiathèque car la pièce est rare !).
      Première pièce de François pour moi. La quatrième de couverture (re)donne les ingrédients de la recette bégaldienne : humour, provocation, mauvaise foi, crudité et tendresse.
      Plus dans le détail, quelques passages qui m’ont emballé :
      – l’ouverture et l’envoi sur le chèvre et tout ce qui relève du choix du bon,
      – les échanges avec le verbe « pigner » que je ne connaissais pas,
      – la leucémie, l’euthanasie, entre le chèvre et la meringue,
      – les didascalies méticuleuses sur les gestes et les souffles.
      —
      Quelques questions pour François et les gens ici qui auraient des infos :
      – Pourquoi la pièce a-t-elle été rebaptisée Le Lien en dehors du fait de rendre le titre plus (trop) explicite ? S’il y en a eu, quels ont été les ajustements ?
      – Au début du livre (éditions Théâtre Ouvert / Tapuscrit, 2012), il est mention d’une version radio sur France Culture, mais ça n’a pas été archivé sur le site de Radio France. Est-il possible de partager cet enregistrement ici ou via Facebook ?
      – Et à la fin il y a « l’itinéraire de l’auteur » (bien plus belle formule que bio ou bibliographie), il est mention d’autres pièces (Le Problème, Un deux un deux, La Revanche et J’ai vingt ans qu’est-ce qui m’attend) et d’adaptations au théâtre de roman (Jouer juste, Un démocrate : Mick Jagger, 1960-1969, Entre les murs, Fin de l’histoire <- quelle vie, quelle joie, quelle puissance, quelle archive même !).
      J’en demande trop mais grand merci si vous avez des liens d’une de ces captations (qui ne remplaceront jamais l’expérience du spectacle vivant en salle).

    • #157634 Répondre
      graindorge
      Invité

      On m’avait passé depuis le forum un audio de la pièce avec Catherine Hiegel et Pierre Palmade. J’ai cherché et sincèrement pas retrouvé. Suis allée sur internet, rien trouvé si ce n’est entretien à On est pas couché, dans un théatre la piece reprise avec d’autres comédiens etc…
      Dommage, je l’aurais bien réécoutée : j’avais bien ri

    • #157735 Répondre
      Renaud Bigorre
      Invité

      @graindorge merci d’avoir cherché, sympa.
      —
      J’ai trouvé ces versions audio diffusées sur France Culture :
      – Un démocrate, Mick Jagger 1960/1969 dans le cadre de la série Les icônes du rock [radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-atelier-fiction-archives/un-democrate-mick-jagger-1960-1969-de-francois-begaudeau-1083150],
      – Fin de l’histoire avec François en narrateur et Cécile Backès en Florence Aubenas [radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-samedi-noir/fin-de-l-histoire-de-francois-begaudeau-6004077],
      – et “Authentiques” une pièce radiophonique écrite par François sur la base d’un travail collectif avec la Comédie de Colmar qui la joue (juste écouté, un régal !) [web.archive.org/web/20220524205627/https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-theatre-et-cie/authentiques-de-francois-begaudeau-6687410].
      –-
      Sinon parmi les autres pièces de François, très très curieux de Piscine(s) tant par le propos que la mise en scène :
      – interview de Matthieu Cruciani [youtu.be/cwIuR-C36hE?si=b79qagkiQGcNDaA5],
      – et interview de François [youtu.be/TDopOOQgL_w?si=06RZELUNQyiP6ki1].
      J’espère qu’elle sera rejouée prochainement.

      • #157782 Répondre
        Carpentier
        Invité

        j’ignorais pour ‘ Authentiques ‘ , enfin, il me semble
        – pour les autres, je crois bien m’être débrouillée pour toutes les entendre, les voir ou les lire (ça, plus rarement)

        Lisant ton

        J’espère qu’elle sera rejouée prochainement.

        et selon ton lieu de vie/travail ( … ) et/ou ta mobilité, ne pas hésiter à regarder aussi du côté des ateliers théâtre de certaines ‘ grandes ‘ écoles
        Ainsi, l’hiver dernier, à l’E.N.S. Paris, j’ai raté une mise en scène récente de Jouer juste par exemple, ayant choisi de privilégier (pour une fois) un désir de sortie de groupe au mien.
        On ne m’y reprendra plus.

      • #157878 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        Si tu veux Renaud j’ai des enregistrements pirates qui peuvent hautement t’intéresser.
        D’autant qu’il ne m’intéresse pas d’en faire commerce, mais les diffuser auprès d’un petit cercle d’initié(e)s me convient mieux. Et toi qui incarne au plus près cet archétype du sitiste, c’est avec grand plaisir que je te filerais ces enregistrements pirates qu’aucun producteur ne connaît et sache que tu as toute ma confiance pour faire bon usage de ce trésor, sans en faire commerce, bien évidemment.
        Dans l’ordre d’enregistrement :
        1. François mange des crevettes sauce aigre-doux, suivi d’un dialogue avec le cuisinier chinois.
        2. François boit une choppe de bière et dialogue avec Jean-Claude, celui qui lui inspirera le personnage de du Mépris.
        3. François fait caca dans les toilettes du bistrot, à sa grande surprise se sont des toilettes turc. Des décennies qu’il n’avait pas vu ça. Monologue appelé, la complainte des toilettes turc.
        4. François au téléphone avec son éditeur à propos de théâtre et tout particulièrement le théâtre de Brecht. Texte intitulé ; Le théâtre de Brecht c’est bien mais moi je le dépasse tout en le conservant.
        5. Les rêves de François. Ayant entendu dire de ses nombreuses amantes qu’il parlait dans son sommeil. Les amantes rougissantes quand il leur demanda ce qu’il disait en dormant, celles-ci préférant prétexter que les balbutiements étaient incompréhensibles, François enregistra durant un mois ses nuits et en tira un texte qu’il considéra impubliable malgré une matière pour le moins signifiante. Le texte, cette matière signifiante s’intitule, Je suis à la pointe du progrès, je contiens en moi tous les grands penseurs de gauche et tous les théoriciens post-structuraliste et je les dépasse dans une littérature de grand style.
        6. Un texte resté dans un fond de tiroir et qui s’intitule ; Un homme comme moi ne devrait pas mourir.
        .
        Renaud, te sentant très porté sur la sodomie intellectuelle, je te propose ces enregistrements en espérant que tu ne sombreras pas dans une violente addiction.
        Si tel est le cas, j’ai tout un tas d’antidotes, à commencé par un recueil, Les souvenirs de Samuel Belkekett dans les bordels de Manille. Et pleins d’autres du même acabit.

        • #157891 Répondre
          Renaud Bigorre
          Invité

          Que d’efforts déployés de manière turgescente pour figurer à l’entrée “troll” dans Psychologies 2 !
          (renvoi à la première ébauche par ici [francoisbegaudeau.fr/forums/topic/le-monde-de-ledition/#post-156389] et à un complément par là [francoisbegaudeau.fr/forums/topic/joue-la-comme-begaudeau/#post-156820])

          • #158099 Répondre
            Samuel_Belkekett
            Invité

            Le mec !
            Même pour me répondre c’est encore psychologie 2, François Bégaudeau… François Bégaudeau.
            Il est tout à fait appréciable qu’on dise de moi que je suis obsédé par Bégaudeau.
            Renaud, je te propose un article de Psychologie 2, Le grand masturbateur !
            Il te sera entièrement dédié.

            • #158168 Répondre
              Renaud Bigorre
              Invité

              Je te laisse ce titre (gaffe t’en fous de partout).

    • #157770 Répondre
      Carpentier
      Invité

      (re-)voici: pour la lecture-jeu initiale (sans Palmade donc, il était à la piscine, comme on sait)

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-atelier-fiction-archives/le-foie-1384370

      (une vérif d’accès et de lecture encore valides s’imposent cependant)
      je vous laisse voir,

      • #157774 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Donc :
        -Le foie est devenu Le lien car la directrice du théatre montparnasse, où la pièce a été créée en 2019, trouvait que Le foie était trop cru, trop trivial. J’étais bien embeté, mais cette dame avait la main sur la production : si elle ne nous accueillait pas dans son palais, tout le montage financier de la pièce était à l’eau (et les comédiens coutaient cher…). Rapport de forces. Le producteur et la metteure en scène m’ont donc invité cordialement à chercher un autre titre. Que je n’ai pas trouvé, sans doute par mauvaise volonté. La metteure en scène a trouvé Le lien, que j’ai validé, étant de toute façon convaincu qu’aucun titre ne serait jamais aussi juste que Le foie.
        -Le théatre est rarement capté, que ce soit en radio ou en video. Donc il n’y a pas beaucoup de traces des pièces jouées ici et là (il y a en d’autres que celles de la liste, par exemple La bonne nouvelle ou Ta rage n’aura pas de fin). Ce qu’il reste ce sont des productions spécifiquement pensées pour la radio (Authentiques version radio a été la seule façon de sauver cette pièce bousillée par le covid)
        Ce que je peux faire, c’est filer les textes des pièces (certaines sont publiées mais je les ai toutes en PDF ou ce genre là). On peut aussi lire La grande histoire sur ce site.

        • #157801 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Moi j’aime bien Le lien comme titre

          • #157808 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            eh bien moi pas du tout
            ça tombe mal
            je dirais même que dans l’écart entre Le lien et Le foie s’immisce toute ma littérature

            • #157830 Répondre
              graindorge
              Invité

              je dirais même que dans l’écart entre Le lien et Le foie s’immisce toute ma littérature
              Bon,bon, bon… Dorénavans, ici dans le forum et partout où c’est possible on parlera de la pièce Le foie. Pour éviter la crise de foie justement. à bon entendeur, salut

              • #158021 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                j’ai d’ailleurs appris récemment, que, en plus d’etre le foyer des sentiments dans certianes cultures (ça je savais), le foie est le lieu de l’amour maternel dans d’autres
                le titre n’en est que plus éblouissant
                il figure d’ailleurs dans le top 10 des meilleurs titres de pièce de théatre de la Vendée-sud, tous siècles confondus

                • #158178 Répondre
                  Renaud Bigorre
                  Invité

                  J’aime bien aussi ce que ça évoque en anglais : liver, live, believer, be alive, born to be alive !

                  • #158180 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    oui, la vie
                    born to be alive, commenté dans Molécules
                    esprit d’escalier

                    • #158183 Répondre
                      Renaud Bigorre
                      Invité

                      Pour poursuivre sur les réfs musicales, comment ne pas penser à Dieu m’a donné le foie de Madonna Summer !

        • #157805 Répondre
          Renaud Bigorre
          Invité

          @Carpentier Merci pour le lien pour Le lien (héhé) (hélas l’enregistrement n’est pas accessible) et merci aussi pour les conseils (je n’ai pas le réflexe de voir ce que proposent les ateliers et les écoles, même si moins de propositions par chez moi).
          —
          @François Merci encore de ces témoignages sur ce qui se bataille en coulisse (comme pour les nouvelles et la comédie sur Macron). Je me demande combien d’œuvres aux oubliettes par rapport à celles qui voient le jour (même si des chutes peuvent amener de la matière en la transformant et la réagençant sous d’autres formes).
          Je te contacte via MSN pour quelques textes en essayant de pas trop abuser (Un deux un deux, Ta rage n’aura pas de fin et Piscine(s) si possible). D’avance merci pour le partage.
          J’avais bien noté pour La grande histoire partagée sur le site. Merci pour ça aussi.
          —
          Parmi les pièces de François autour du foot, les textes de 2 d’entre elles ont été partagés sur le site Poteaux Carrés :
          – Non réconciliés (en 5 parties) [www.poteaux-carres.com/article-C4120150411150657-Non-reconcilies-1-5.html] et
          – et La Revanche [www.poteaux-carres.com/article-C2620140509180734-La-Revanche.html].

          • #157809 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            il existe aussi une captation de Non-réconciliés, avec un casting de reve puisque j’y figure
            les inconditionnels iront camper devant la Comédie de Saint-Etienne pour l’obtenir

          • #157872 Répondre
            Carpentier
            Invité

            ouiiiii, mais ouiiii, beaucoup du théâtre de François Begaudeau se crée, se joue, s’enjaille et se rejoue à la Comédie de St Etienne, bien sûr.
            il faudra,
            il faudra en effet que j’y installe ma tente à l’occasion (elle se provoque, l’occase, toujours)
            Carpentier, organise-toi pour,

          • #157989 Répondre
            Cynthia Lennon
            Invité

            demain je fouille dans mes disques durs externes mais j’ai peut-être quelque chose
            à Colmar, quand on ne jouait pas au petit bac, on pouvait aussi voir François Bégaudeau, pourquoi n’avez-vous pas le succès que vous méritez ? et oui la distribution n’était pas dégueu

            • #158019 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              je dois aussi avoir cette capta quelque part

            • #158043 Répondre
              Cynthia Lennon
              Invité

              non désolée, je croyais avoir pu capter Piscines qui était passée sur le web

              • #158172 Répondre
                Renaud Bigorre
                Invité

                @Cynthia merci d’avoir cherché cette captation, sympa.
                —
                Pas une captation mais je suis tombé sur cette vidéo d’une rencontre après la représentation de La Bonne Nouvelle avec François, Frédéric Lordon et Benoît Lambert : https://youtu.be/nCMUzkEu_rY?si=LlzsKRd5_bBhQnaa
                Des échanges « stylés » en référence à ce que Lordon dit sur le pouvoir d’affecter, la « puissance sensible du véhicule » : les idées seules ne peuvent ne meuvent rien, ça passe par le style chez l’écrivain et l’interaction entre les corps au théâtre.
                Ça parle notamment de plis, d’oignon (ses strates), de mouton (à 5 pattes), de point d’intolérable, de bifurcation et de conversion par rapport à nos déterminismes dont l’impact de la conjoncture macro-sociale, avec la crise de 2008 comme un « ébranlement imaginaire collectif », un climat de scandale diffus qui travaille les esprits sur le temps long.

                • #158173 Répondre
                  Cynthia Lennon
                  Invité

                  à la place je mets ce morceau que j’associe toujours à Colmar

                  • #158175 Répondre
                    François Bégaudeau
                    Maître des clés

                    et pourquoi donc?

                    • #158294 Répondre
                      Cynthia Lennon
                      Invité

                      ma petite chimie intérieure mais par ex parce tu nous avais fait marrer en parlant du succès des membres du groupe selon leur instrument (ou leur absence d’instrument)

    • #157873 Répondre
      graindorge
      Invité

      trouvé ce documentaire sur Artaud

    • #157916 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Une pièce fondamentale pour comprendre l’engouement terrifiant pour l’IA et la montée alarmante du fascisme.
      *
      Rhinocéros d’Eugène Ionesco

    • #158032 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Ma pièce de théâtre préférée offeu courseu – rire² –

    • #158167 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Alfred Jarry, « Ubu Roi » (Jean Christophe Averty 1965)

    • #158184 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Merci Renaud pour avoir trouvé ces enregistrements. Je ne savais pas qu’Un démocrate et Fin de l’histoire avait fait l’objet d’adaptations au théâtre.
      Je m’en vais écouter ça.
      Je signale, mais c’est connu, une captation en 2 parties de Jouer Juste dispo sur Youtube. Le montage est vraiment pas toujours terrible, très haché, et le costume de l’acteur, discutable ( pourquoi un maillot de l’AS Saint Etienne sous le survet’ Adidas?) mais l’acteur en question, Paul Shirck, est vraiment très bien. Fait bien entendre le texte.
      D’ailleurs, je me demande toujours: François, vois-tu ton coach dans un costume à la Guardiola ou dans un survet’ à la Guy Roux?

      • #158217 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        je le vois dans un survet à la denouette

      • #158244 Répondre
        Renaud Bigorre
        Invité

        @Mathieu, merci à toi pour l’info sur la captation de la lecture de Jouer juste (je recense les liens ici) :
        – partie 1 [youtu.be/DU8JyvpgXnQ?si=t5STtDqFpoHV4Wjp],
        – partie 2 [youtu.be/UXHXNO7cdH4?si=Sd1eW2V69myxDoro].

    • #158218 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      o misère j’ai écrit denouette
      et bien sur c’était denoueix

    • #158219 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      je n’aime pas beaucoup que Guardiola se la pète avec son costume
      je préfère Bielsa, assis en survet sur son seau

      • #158245 Répondre
        Renaud Bigorre
        Invité

        Je trouvais plus de charme à la glacière.

        • #158278 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Big gore. Le grand Masturbateur…
          L’homme qui arrive à éjaculer sans se toucher.
          Juste en pensant à François Bégaudeau.
          Ce pourquoi il se ballade souvent avec une glacière.
          Big gore, tu peux lui parler de n’importe quoi, mais n’importe quoi ! Si ce n’est pas la 2ème phrase ce sera la 3ème, il y aura François Bégaudeau dedans.
          Ho Renaud quel chaleur caniculaire !
          Tu m’étonnes, il faut beaucoup boire surtout.
          Et ne pas trop s’agiter c’est important.
          Oui je sais, moi je lis François Bégaudeau quand il fait chaud comme ça.
          Ha bon ?! Et qu’est ce que tu lis quand il fait froid ?

          • #158301 Répondre
            Renaud Bigorre
            Invité

            Tout doux, va pas te faire une entorse du testicule.

    • #158287 Répondre
      Mathieu
      Invité

      Ecouté à la suite les enregistrements audio de Mick Jagger et de Fin de l’histoire. Quiconque voudrait comprendre le gouffre entre des acteurs cabotins et des acteurs sobres, tel que commence à le dessiner le nouveau topic « Cinéma: Acteurs/Actrices » ouvert par Urdanivia, devrait faire cette expérience.

      • #158302 Répondre
        Renaud Bigorre
        Invité

        Je partage et je te conseille d’enchaîner avec “Authentiques” qui est totalement dans le thème.

        • #158303 Répondre
          Samuel_Belkekett
          Invité

          Dis Renaud, pourrais-tu nous citer 2 ou 3 auteurs littéraires du 20 ou 21ème siecle qui t’ont profondément marqués? S’il y en a 3. Sylvain il m’a répondu et je l’en remercie, Pinocchio ne m’a pas répondu et je pense savoir pourquoi. Et toi ? Si 3 c’est trop alors 2?

          • #158304 Répondre
            Renaud Bigorre
            Invité

            Double erreur.
            De destinataire : je ne suis pas Pierre-Yves.
            Et d’envoyeur : tu n’es pas François.

            • #158308 Répondre
              Samuel_Belkekett
              Invité

              « tu n’es pas François »
              Tu veux dire, je ne suis pas ton père.

              • #158309 Répondre
                Renaud Bigorre
                Invité

                Hélas non, je ne suis pas écrivain.

                • #158319 Répondre
                  Samuel_Belkekett
                  Invité

                  2 ou 3 auteurs du 20ème siècle qui ne sont pas Bégaudeau.
                  Tous pays confondus, est-ce trop te demander ?

                  • #158324 Répondre
                    Renaud Bigorre
                    Invité

                    Pas le temps, j’ai piscine(s).

                    • #158342 Répondre
                      Samuel_Belkekett
                      Invité

                      « Pas le temps, j’ai piscine(s). »
                      Réplique piqué à Bégaudeau. Du coup, j’ai ma réponse.

                      • #158347 Répondre
                        François Bégaudeau
                        Maître des clés

                        Ma grande érudition a beau chercher : je ne vois, au vingtième siècle, aucun auteur qui n’est pas Bégaudeau.
                        Tout juste trouverait on, dans ce même siècle, deux ou trois basketteurs qui ne sont pas Bégaudeau.

                      • #158352 Répondre
                        Renaud Bigorre
                        Invité

                        A ce sujet, l’éducation nationale a enfin rebaptisé le bac français en bac Bégaudeau.
                        (n’empêche qu’il va s’ennuyer tout seul à l’académie quand les immortels des Galapagos auront trépassé)

                      • #158400 Répondre
                        Samuel_Belkekett
                        Invité

                        Big Gore
                        Et les 2 ou 3 autres auteurs, mais qui t’ont marqué en littérature, on en parle ? Ou pas ?
                        François,
                        Valoche risque de te tomber dessus.
                        On pourrait t’amender sérieusement par les temps qui courent pas, pour dire des choses pareilles…

                      • #158422 Répondre
                        Renaud Bigorre
                        Invité

                        Pas, ça ne se demande pas, pas comme ça, pas après ça.

    • #158353 Répondre
      Godot le bègue
      Invité

      Afin d’élever le débat qui tourne à la foire d’empoigne: la Cantatrice Chauve de Eugène Ionesco.

    • #158408 Répondre
      graindorge
      Invité

      Extraordinaire comédien: Philippe CLEVENOT
      ***

      Le 13 janvier 1947, Antonin Artaud fait sa dernière apparition publique sur la scène du Vieux Colombier (Paris), pour y donner une conférence devant une salle comble « Il a alors 50 ans et son corps a tant souffert des électrochocs de l’asile (9 ans d’internement), des envoûtements, de la drogue qu’il fut incapable de lire les textes qu’il avait préparés. » « Le 13 janvier 1947, le Théâtre du Vieux-Colombier est assailli par neuf cents personnes du tout-Paris littéraire et artistique, (Roger Blin, Paulhan, Adamov, Gide, Breton, Camus, Braque, Picasso, Derain, Michaud, Audiberti,…) Dans un silence d’outre-tombe, de 21 heures à minuit, « Artaud le Momo » ressuscite. « Jamais encore Antonin Artaud m’avait paru plus admirable. De son être matériel rien ne subsistait que d’expressif: sa silhouette dégingandée, son visage consumé par la flamme intérieure, ses mains de qui se noie » (André Gide) » Avec: Philippe CLEVENOT Une création de 1995 au Théâtre du Vieux-Colombier, Paris

    • #158423 Répondre
      Renaud Bigorre
      Invité

      Captation de La Devise par l’Association Révélation (2017) : https://www.youtube.com/watch?v=kvpQ_Yk5KdY
      La mise en scène en « chœur » est originale (hélas l’éclairage et le son ne sont pas terribles).

      • #158427 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Salut Renaud, il existe aussi une captation de La Devise devant une salle de classe – je me souviens d’un tableau blanc – beaucoup mieux éclairée et sonorisée. Vais essayer de la retrouver

        • #158466 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Je profite de ce topic pour signaler que la première projection de notre documentaire autour de la préparation de ma pièce En revant le maitre ignorant est calée le 29 septembre à l’Arlequin. Les réservations s’ouvrent bientot je crois.
          La pièce, elle, sera peut etre jouée dans l’année. A voir.

          • #158470 Répondre
            Cynthia Lennon
            Invité

            merci

          • #158484 Répondre
            Quentin
            Invité

            Vaut mieux voir le documentaire pour appréhender la pièce ? Est-ce volontaire de sortir le « making-of » avant l’oeuvre originale ?

            • #158848 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              1 on ne dit pas making of en théatre
              2 ce n’est pas du tout un making of
              le film est donc tout à fait autonome

              • #160534 Répondre
                Quentin
                Invité

                « on ne dit pas making of en théâtre »
                Je vous prie de m’excuser 🧑🏼‍🩰

          • #158835 Répondre
            Carpentier
            Invité

            le 29, il y a une grosse grève dans mon secteur pro
            et à L’Arlequin, ce serait à quelle heure?

            • #158849 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              20h je pense

              • #158861 Répondre
                Carpentier
                Invité

                ah ça c’est chic
                je m’organise pour en être
                (ça va m’aider à passer a good day today c’est sûr)

    • #158424 Répondre
      Renaud Bigorre
      Invité

      Lu Viser juste d’Adèle Haenel.
      On pourrait croire que ce n’est pas le bon topic mais le théâtre habite puissamment ce livre :
      – dans sa forme, comme méthode d’écriture en alternant des mises en situation de scènes vécues et des phases d’enquête et de réflexion ;
      – dans son fond, comme « méthode de survie » pour se « resensibiliser », se reconstruire et aider d’autres à affirmer leur singularité.

      • #158431 Répondre
        Samuel_Belkekett
        Invité

        « se reconstruire et aider d’autres à affirmer leur singularité. »
        Ha mais c’est un livre humanitaire alors !?
        1) Adele Haenel, on avance.

        • #160463 Répondre
          Godot le bègue
          Invité

          ADÈLE HAENEL : SE BATTRE POUR CE QUI EST JUSTE

          • #160530 Répondre
            Renaud Bigorre
            Invité

            Une séquence intense, dense, puissante.
            Quelques passages en quasi-verbatim recensés par thème ci-après :
            —
            Sur la forme hybride du livre :
            a) « Est-ce que ce n’est pas le projet littéraire en soi de renouveler la littérature ? Déjà. C’est une recherche littéraire qui cherche des médiums, des médias, pour se réinventer.
            –
            b) « Le réel, il est questionnable, dans le sens où on peut le raconter différemment, on peut le mettre en scène différemment. Et c’est, pour moi, un des objets de l’art en général, que de regarder le réel de biais, et de la littérature en particulier. »
            –
            c) « Ce n’est pas tout à fait un choix, la forme. Ce n’est pas que j’avais une histoire et que j’ai pensé la forme après. L’ensemble n’a été pensable que dans cette forme. Le fond et la forme ne sont pas distincts. »
            —
            Sur la forme théâtre :
            a) « Il [le livre] parle du théâtre comme un espace de joie, de la pratique du théâtre comme un espace de joie, et aussi comme un espace de réflexion. »
            –
            b) « L’idée, c’était de faire une méthode de jeu, et d’essayer d’expliquer, d’essayer de mettre en lumière les raisons pour lesquelles, on peut politiser le jeu d’acteur, et comment […] jouer de telle manière. »
            –
            c) « C’est dans les trucs de collaboration, c’est-à-dire de discuter sur comment parler des choses ; ça permet d’objectiver autant que possible une situation telle que reconstituée par les souvenirs de la personne qui l’a vécue, personne qui, à l’époque où se déroule la scène, n’avait pas forcément la parole et était donc soumise à la manière dont le monde était décrit par la personne qui avait la parole et le pouvoir dans cette scène. »
            –
            d) « Repositionner la personne qui écoute, qui est dominée à ce moment-là, et aussi la personne qui domine à ce moment-là, c’est une manière de pouvoir saisir l’ensemble de la situation, et donc de la reproblématiser dans ses propres termes qui, à l’époque, n’avaient pas voix au chapitre. »
            –
            e) « Le fait de reconstituer ces scènes, ça permet de mener une sorte d’enquête littéraire et philosophique au sein de ces scènes. »
            —
            Sur la forme enquête :
            a) « C’est une investigation dans le sens des mots et de leur utilité ; les mots, c’est toujours des modélisations ; les mots, ce sont toujours certaines manières de découper l’ensemble des phénomènes pour essayer de comprendre, d’articuler le monde, de le rendre compréhensible et de le penser. »
            –
            b) « C’est de faire en sorte que sa vie devienne compréhensible à soi-même. »
            –
            c) « Ca m’a permis d’arrêter de me penser comme un objet, mais de commencer à me penser comme éventuellement un sujet »
            –
            d) « On arrête de faire de son futur la question d’essayer de se mettre en boîte selon la manière dont on aurait été objectivé. »
            –
            e) « On peut imaginer ce futur comme la tentative de se développer sensiblement, de développer des liens sensibles avec les gens, […] de se rendre disponible à la rencontre, de faire de sa vie une vie qu’on aura l’impression d’avoir vraiment vécue. »
            —
            Sur la part autobiographique : « Je ne peux pas parler hors de ma vie. Ma langue, ma sensibilité a été rendue… enfin, elle est tout à fait liée à la matérialité de mon existence. C’est depuis là que je parle. C’est une réflexion à partir d’une trajectoire singulière et une fictionnalisation à partir de cette trajectoire singulière. »
            —
            Sur comment se mettre à la place d’un enfant :
            a) « C’est aller sur les traces d’un enfant disparu, et en ce sens, une personne disparue, c’est un peu tautologique, mais laisse des traces. Son absence laisse des traces, mais invisibiliser les traces de l’absence, c’est déjà un projet politique de création du silence et du soi-disant rien. »
            –
            b) « Il ne s’agit pas de se mettre à la place, mais plutôt sur les traces, et d’essayer de recomposer le monde tel qu’il pouvait apparaître à ses yeux, un monde […] qui était poreux entre la réalité telle que décrite par les adultes, de solidité d’un certain réel et un imaginaire enfantin qui va avoir trait à se positionner dans les rêves, des dessins animés par exemple. »
            —
            Sur la violence subie par les enfants :
            a) « Ce n’est pas tant dans la répression que ça s’incarne, à cette époque-là. C’est dans une espèce de savoir très profond, très constituant, presque, de notre propre existence. »
            –
            b) « La violence, elle n’est pas juste dans la répression, elle est dans la constitution de comment on s’est sédimenté autour d’une certaine autorisation à vivre plus ou moins limitée. »
            –
            c) « Qu’est-ce qui est important en nous ? Est-ce que c’est de porter effectivement les déceptions de nos parents, leurs propres rêves, et de les oublier, presque, éventuellement, les nôtres ? Et effectivement, je pense que l’autre chose, c’est ce désir, c’est encore une question d’inversion, […] de parentalisation des enfants […] : cette manière dont les enfants doivent prendre soin des adultes, en ne leur adressant pas leur propre souffrance, ni en remettant le sens »
            –
            d) « Je pense qu’une des plus grandes brutalités qui peut s’abattre sur eux, c’est la manière dont on détruit les possibilités de futur, la manière dont on leur demande d’assister à la destruction du monde, et qu’en plus, on leur reproche de vivre. Dès qu’ils ont l’audace d’avoir de la joie, dès qu’ils ont l’audace d’essayer de récupérer leur vie pour eux-mêmes, parce qu’ils vont sauter dans le canal, ou parce qu’ils vont aller danser, ou tout simplement parce qu’ils refusent que leur corps soit uniquement employé comme un carburant au capitalisme. »
            –
            e) « C’est notre responsabilité, en tant qu’adultes, de rendre la vie des enfants possible. C’est ça le projet politique. Ce n’est pas aux enfants de rendre la vie des adultes possible, comme si les sédimentations de violences traversées par les enfants n’étaient pas le produit des adultes »
            —
            Sur le choix de L’Arche comme maison d’édition : « Lutter contre la concentration des médias, c’est extrêmement important dans la production d’imaginaire. Et c’est un peu flou quand on parle d’imaginaire, mais cet imaginaire, il oriente les forces, il oriente les désirs. Et en ce sens, il contribue à la création d’une société future. »
            —
            Sur le langage de l’hégémonie / des dominants : « Il y a certains types de langages dont le but est d’essayer de penser le monde, et d’autres types de langages dont le but est de rendre impossible cette lecture. Et ce langage, ce serait ce qu’on pourrait appeler le langage de l’hégémonie, c’est-à-dire, le langage qui va être issu des personnes qui bénéficient d’un système reposant sur l’exploitation, pour légitimer leur domination et les innocenter. »
            —
            Sur le cinéma de masse : « Les images produites industriellement sont extrêmement violentes et assignantes, […] qui assignent des personnes, en fonction de certains critères, à certains espoirs, à être représenté, ne pas être représenté, comment être représenté, qui est omniprésent, qui est omni-absent, quelque part. »
            —
            Sur ce que peut le livre :
            a) « Ce livre, c’est une remise en sens. […] dans le sens de la question artistique et de la question politique. »
            –
            b) « J’espère que ce livre donne de la force aux personnes qui en ont besoin et les éclaire éventuellement sur leur légitimité à être en colère, leur légitimité à vivre, tout simplement. »
            –
            c) « Un petit caillou dans un ensemble de cailloux destinés à la lutte sociale. »
            —
            Sur ce que peuvent les actions politiques radicales :
            a) « La dynamique politique, elle n’est pas juste du vote électoral, elle est aussi comment on s’implique dans la société. »
            –
            b) « Toutes les avancées sociales ne nous ont jamais été données, ça a toujours été le produit de la lutte. Aujourd’hui, ça a été récupéré, d’un point de vue narratif, par les dominants, pour expliquer qu’ils ont été trop sympas et qu’ils ont cédé des droits. Mais ils n’ont pas été sympas, on leur a juste mis la pression, quoi. Donc, le réel tel qu’il est, il est catastrophique. Mais peut-être qu’on pourrait se dire, une petite victoire, c’est qu’éventuellement, il aurait pu être encore plus catastrophique si on n’avait pas lutté. Sauf que comme ce réel n’a pas eu lieu puisqu’on a lutté contre, on a l’impression d’être tout le temps en défaite, parce que notre projet n’a pas eu lieu. En revanche, il y a eu aussi de la défense, il y a eu aussi de l’offensive, et aussi des gains. »

            • #160547 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              du bon, et du moins bon
              j’écouterai

              • #160550 Répondre
                Claire N
                Invité

                « la manière dont on leur demande d’assister à la destruction du monde »
                Ça j’aime bien comme piste pour la brutalité
                Et c’est peut etre bien plus large que cette destruction du monde écologique tel qu’un adulte l’entend
                Déjà les jeux , les attachements aux cailloux, aux câlins
                Comme le dit Claude Ponti , pour échapper à la violence de crabator – crabamor dans le doudou méchant
                Pour survivre, à la question du bourreau qui demande :
                – tu es fâché ?
                – il faut répondre : non

                • #160557 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Ce qu’elle me fait voir, en plus structuré
                  Est la nature vicariante des violences faite aux enfants ; comme dans un film de guerre
                  Quand devant le résistant, on tue et torture ses amis

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