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- Ce sujet contient 95 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Claire N, le il y a 2 semaines.
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AuteurMessages
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Julien Barthe
InvitéÇa manquait.
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Julien Barthe
Invitéhttps://www.arte.tv/fr/videos/114665-001-A/le-jardin-des-delices-festival-d-avignon-2023/
J’ai vu ça hier soir et ça m’a foutu en rogne. Si quelqu’un l’a vu et peut m’expliquer pourquoi je me trompe et me montrer ce que je n’ai pas vu., je prends.
En attendant, je trouve que cela n’a aucun intérêt : coquille vide d’où s’échappe un chaos d’effets sonores et visuels ( parfois agréables), de performances et de références culturelles qui ne s’unissent que dans la tonalité générale d’une distanciation kitsch. C’est une dramaturgie exsangue (pas de texte ,ni de situations) malade d’un excès scénographique. Par contre : super machine à fumée et joli lazer.
Je suis un peu gêné par le fait de vous faire regarder ce truc de 2 heures. N’hésitez pas à arrêter, rapidement.-
Hervé Urbani
InvitéMerci Julien. C’est consternant mais ravi quand même de retrouver ce bon vieux Jan van Ruusbroec…
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Julien Barthe
InvitéMerci, Hervé .
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Claire N
InvitéComme préconisé je ne m’y suis pas attardé des plombes; effectivement ce que j’y ai vu m’a paru assez vide : un peu comme un spectacle de rue sans la rue et pour bourgeois, une tentative d’ » elitisation « de la forme ? C’est curieux comme idée
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Carpentier
InvitéM’en doutais, ien a bien une: super.
Quelqu’un a-t-il assisté à une des représentations de la dernière mise en scène du Contagion de François Bégaudeau
et, en bonus, au bord de scène, peut-être, avec l’auteur de la pièce?
Si oui, ce quelqu’un raconterait? -
b2oriel
InvitéBonjour, je suis un lecteur passif du blog je passe de l’autre côté.
Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup entendu François parler de son rapport au théâtre.
(Fréquence de sortie au théâtre. La place que ça occupe dans son activité de lecteur.)
Et peut être après, des noms d’auteurs contemporains dont il faut suivre le travail.-
François Bégaudeau
Maître des clésJ’ai beaucoup écrit de théâtre pendant dix ans. C’est un peu en suspens depuis quelques années, du fait d’empêchements de productions, et de circonstances diverses.
Du coup j’y vais moins, voire plus du tout depuis un an ou deux.
Des pièces sont jouées ici et là. Contagion récemment à Paris. . Ta rage n’aura pas de fin à Nantes récemment. Le lien ici ou là La bonne nouvelle bientot à Limoges ( je recommande, parce qu’elle sera enfin jouée dans sa version écrite)
J’ai aussi quelques pièces inédites ou quasi sur mon disque dur. J’en ai mis une en ligne sur le présent site.
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Graindorge
Invité« La bonne nouvelle » de François Bégaudeau
Centre culturel Jean Gagnant à Limoges. Du 20 au 22 décembre 2023
Plus d’informations sur le site de l’événement.
C’est là qu’on regrette de ne pas ( encore?) avoir le don d’ubiquité[youtube https://www.youtube.com/watch?v=C543Q4GM1ow?si=HNuNNb8hsumJbq4Y&w=560&h=315%5D
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François Bégaudeau
Maître des clésJe n’ai pas vu cette mise en scène mais j’aime bien ce texte.
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Graindorge
Invitéminimaliste. Comme j’aime.
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Sarah G
InvitéOui j’ai vu aussi passer cette information, et oui bien dommage de ne pouvoir la voir, dans la présentation de la pièce, l’histoire m’a plu.
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Julien Barthe
InvitéVisiblement, O, tu rencontres des difficultés à poster. Si tu veux, je peux poster ton message. Si tu fais part des difficultés techniques que tu rencontres, des sitistes techniquement compétents pourront peut-être te renseigner.
julienbarthe@gmail.com-
..Graindorge
InvitéSalut Julien: je te signale un problème technique: en allant à l’entrée » musique en mixité choisie », paf! Une musique s’enclenche et à une autre entrée, paf on entend une vidéo où FB débat avec Onfrey et un autre écrivain.
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Graindorge
InvitéExtraordinaire Philippe Clévenot. Chapeau bas Maestro!
Je croyais vraiment entendre la voix d’Antonin Artaud! moment merveilleux[youtube https://www.youtube.com/watch?v=nd4l64gZxag?si=bhREGHM4Ah6QeBTB&w=560&h=315%5D
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Carpentier
InvitéBonsoir ici,
Ça y est, on a enfin vu le texte ’ Le foie/lLe lien ’ en bouches et gestes sur scène.
Quelle joie d’entendre l’auteur penser à travers le jeu et les dialogues de ses persos, l’acteur qui joue Stéphane a une capacité intéressante à dire aussi, sans mots, comment il tait et contient parfois son irritation.
La mère est à hauteur de son grand fils qui la ramène, les deux se jaugent et (re-) négocient leurs rapports et leur affection de façon rude et franche.
L’arrivée de l’amie met les deux femmes en force, Stéphane redevient l’enfant de la copine chez qui on amène le gateau et l’arrivée de ce tiers, alliée de la mère, apaise franchement la fin du repas/de la pièce.
La mise en scène est saupoudrée de mises en relief du texte singulières et marrantes: comme avec les portraits/miroir de la mère qui suivent les dires/analyses du fils (parent nazi, visage bienheureux qui retient d’une main tendue le fils agacé qui anticipe son départ ou les bruits agaçants de mastication et de lampages de vin que amplifiés pour bien dire l’insupportable que relève le fils chez sa mère.)
Je le désirais depuis longtemps ce texte sur scène, c’est fait et j’ai bien aimé.-
Claire N
InvitéMerci pour ce retour
Effectivement la « scène « doit rendre plus palpable quand ça se « tend « et « détend «
Un « sens » en plus ? -
Carpentier
Invité…. bruits agaçants de mastication et de lampages de vin
queamplifiés
pas de *que* bien sûr -
..Graindorge
InvitéTrès contente Carpentina!
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Carpentier
Invité; )
Je ne sais pas si tu as encore le texte bien en tête, graindorge mais la transition que permet Françoise, l’amie du yoga, s’amorçe vraiment quand Stéphane réagit, je trouve, à l’emploi du terme ’ intellectuel ’ parcque sa mère lui dit ne pas lire ses productions car ses livres le sont trop – elle cherche comment bien dire –intellectuel.
Cela lui permet de préciser qu’une mère, qui a inscrit son fils petit à toutes les bibliothèques, parle de ses écrits trop intellectuels, c’est un comble, pour lui.
À ce moment-là, on y est: l’enfant que Stéphane a été est à nouveau là; car finalement, chez et avec les parents, ne restons/sommes-nous pas pour toujours ’ que ’ leurs enfants?
L’amie de yoga ne fait que – presque malgré elle – renforcer l’autorisation pour Stéphane, d’être, avec sa mère, celui qu’il est/a toujours été.-
..Graindorge
InvitéQuand il se demande à voix haute et lui demande à quoi ça sert que je t’envoie un exemplaire de chacun de mes livres si c’est juste pour les mettre sur une étagère???!!! sa réponse: je suis contente! Je suis fière et fière de les montrer aux copines ( prend ça dans tes gencives mon fissss) il s’étrangle quand elle poursuit » car ils sont trop… comment bien dire… ( genre je cherche le mot, je l’ai sur le bout de la langue)
et elle tousse le mot: IN-TELLECTUELS!!
Elle s’amuse bien! Et nous avec
Oui Carpentina, quelle comble alors que c’est elle qui…
Oui nous sommes toujours des enfants pour nos parents. Et cette mère répète mille fois son mantra » je suis ta mère » au cas où…
Avec la copine Stéphane se retrouve comme avec 2! mamas: oh comme il est bo + gâteau qu’il aime + bichonnage/ massage. Le pôôôvr et son pôôôvr foie!! Foie qu’elle dilate et lui avec. Il est content le sale gosse, le « p’tit con »
Tu m’as donné envie de la réécouter cet aprèm
Et pour les privilégié.es qui sont dans le coin ou pas loin, qui peuvent sortir combien déjà, 17€? Ou se faire inviter courrez-y! De toutes les pièces que j’ai pas vues c’est sans zéziter ma préférée!-
Carpentier
InvitéCette mère qui aimerait tant que ce fils ne vienne pas lui rendre visite que lorsqu’il vient dans la région pour une autre occasion.
– Pour voir mise en scène du texte Le foie/Le lien,avec cette troupe là, il reste, aujourd’hui et à cette heure, 2 soirs: les lundi et mardi de la semaine prochaine.Pour Dany et Raz, tiens
🤣
Et pour celui/celle qu’il faut prendre par la main pour choisir un ouvrage de F. Begaudeau 😂
[on m’épargne un post/réponse avec ’ mais c’est une pièce, Carpentier, enfin, pas un livre, pfff] ?
Merki.
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Renaud Bigorre
InvitéJe déterre ce topic car lu Le Foie dans le cadre d’un « bégothon » estival (merci la médiathèque car la pièce est rare !).
Première pièce de François pour moi. La quatrième de couverture (re)donne les ingrédients de la recette bégaldienne : humour, provocation, mauvaise foi, crudité et tendresse.
Plus dans le détail, quelques passages qui m’ont emballé :
– l’ouverture et l’envoi sur le chèvre et tout ce qui relève du choix du bon,
– les échanges avec le verbe « pigner » que je ne connaissais pas,
– la leucémie, l’euthanasie, entre le chèvre et la meringue,
– les didascalies méticuleuses sur les gestes et les souffles.
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Quelques questions pour François et les gens ici qui auraient des infos :
– Pourquoi la pièce a-t-elle été rebaptisée Le Lien en dehors du fait de rendre le titre plus (trop) explicite ? S’il y en a eu, quels ont été les ajustements ?
– Au début du livre (éditions Théâtre Ouvert / Tapuscrit, 2012), il est mention d’une version radio sur France Culture, mais ça n’a pas été archivé sur le site de Radio France. Est-il possible de partager cet enregistrement ici ou via Facebook ?
– Et à la fin il y a « l’itinéraire de l’auteur » (bien plus belle formule que bio ou bibliographie), il est mention d’autres pièces (Le Problème, Un deux un deux, La Revanche et J’ai vingt ans qu’est-ce qui m’attend) et d’adaptations au théâtre de roman (Jouer juste, Un démocrate : Mick Jagger, 1960-1969, Entre les murs, Fin de l’histoire <- quelle vie, quelle joie, quelle puissance, quelle archive même !).
J’en demande trop mais grand merci si vous avez des liens d’une de ces captations (qui ne remplaceront jamais l’expérience du spectacle vivant en salle). -
graindorge
InvitéOn m’avait passé depuis le forum un audio de la pièce avec Catherine Hiegel et Pierre Palmade. J’ai cherché et sincèrement pas retrouvé. Suis allée sur internet, rien trouvé si ce n’est entretien à On est pas couché, dans un théatre la piece reprise avec d’autres comédiens etc…
Dommage, je l’aurais bien réécoutée : j’avais bien ri -
Renaud Bigorre
Invité@graindorge merci d’avoir cherché, sympa.
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J’ai trouvé ces versions audio diffusées sur France Culture :
– Un démocrate, Mick Jagger 1960/1969 dans le cadre de la série Les icônes du rock [radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-atelier-fiction-archives/un-democrate-mick-jagger-1960-1969-de-francois-begaudeau-1083150],
– Fin de l’histoire avec François en narrateur et Cécile Backès en Florence Aubenas [radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-samedi-noir/fin-de-l-histoire-de-francois-begaudeau-6004077],
– et “Authentiques” une pièce radiophonique écrite par François sur la base d’un travail collectif avec la Comédie de Colmar qui la joue (juste écouté, un régal !) [web.archive.org/web/20220524205627/https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-theatre-et-cie/authentiques-de-francois-begaudeau-6687410].
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Sinon parmi les autres pièces de François, très très curieux de Piscine(s) tant par le propos que la mise en scène :
– interview de Matthieu Cruciani [youtu.be/cwIuR-C36hE?si=b79qagkiQGcNDaA5],
– et interview de François [youtu.be/TDopOOQgL_w?si=06RZELUNQyiP6ki1].
J’espère qu’elle sera rejouée prochainement.-
Carpentier
Invitéj’ignorais pour ‘ Authentiques ‘ , enfin, il me semble
– pour les autres, je crois bien m’être débrouillée pour toutes les entendre, les voir ou les lire (ça, plus rarement)Lisant ton
J’espère qu’elle sera rejouée prochainement.
et selon ton lieu de vie/travail ( … ) et/ou ta mobilité, ne pas hésiter à regarder aussi du côté des ateliers théâtre de certaines ‘ grandes ‘ écoles
Ainsi, l’hiver dernier, à l’E.N.S. Paris, j’ai raté une mise en scène récente de Jouer juste par exemple, ayant choisi de privilégier (pour une fois) un désir de sortie de groupe au mien.
On ne m’y reprendra plus. -
Samuel_Belkekett
InvitéSi tu veux Renaud j’ai des enregistrements pirates qui peuvent hautement t’intéresser.
D’autant qu’il ne m’intéresse pas d’en faire commerce, mais les diffuser auprès d’un petit cercle d’initié(e)s me convient mieux. Et toi qui incarne au plus près cet archétype du sitiste, c’est avec grand plaisir que je te filerais ces enregistrements pirates qu’aucun producteur ne connaît et sache que tu as toute ma confiance pour faire bon usage de ce trésor, sans en faire commerce, bien évidemment.
Dans l’ordre d’enregistrement :
1. François mange des crevettes sauce aigre-doux, suivi d’un dialogue avec le cuisinier chinois.
2. François boit une choppe de bière et dialogue avec Jean-Claude, celui qui lui inspirera le personnage de du Mépris.
3. François fait caca dans les toilettes du bistrot, à sa grande surprise se sont des toilettes turc. Des décennies qu’il n’avait pas vu ça. Monologue appelé, la complainte des toilettes turc.
4. François au téléphone avec son éditeur à propos de théâtre et tout particulièrement le théâtre de Brecht. Texte intitulé ; Le théâtre de Brecht c’est bien mais moi je le dépasse tout en le conservant.
5. Les rêves de François. Ayant entendu dire de ses nombreuses amantes qu’il parlait dans son sommeil. Les amantes rougissantes quand il leur demanda ce qu’il disait en dormant, celles-ci préférant prétexter que les balbutiements étaient incompréhensibles, François enregistra durant un mois ses nuits et en tira un texte qu’il considéra impubliable malgré une matière pour le moins signifiante. Le texte, cette matière signifiante s’intitule, Je suis à la pointe du progrès, je contiens en moi tous les grands penseurs de gauche et tous les théoriciens post-structuraliste et je les dépasse dans une littérature de grand style.
6. Un texte resté dans un fond de tiroir et qui s’intitule ; Un homme comme moi ne devrait pas mourir.
.
Renaud, te sentant très porté sur la sodomie intellectuelle, je te propose ces enregistrements en espérant que tu ne sombreras pas dans une violente addiction.
Si tel est le cas, j’ai tout un tas d’antidotes, à commencé par un recueil, Les souvenirs de Samuel Belkekett dans les bordels de Manille. Et pleins d’autres du même acabit.-
Renaud Bigorre
InvitéQue d’efforts déployés de manière turgescente pour figurer à l’entrée “troll” dans Psychologies 2 !
(renvoi à la première ébauche par ici [francoisbegaudeau.fr/forums/topic/le-monde-de-ledition/#post-156389] et à un complément par là [francoisbegaudeau.fr/forums/topic/joue-la-comme-begaudeau/#post-156820])-
Samuel_Belkekett
InvitéLe mec !
Même pour me répondre c’est encore psychologie 2, François Bégaudeau… François Bégaudeau.
Il est tout à fait appréciable qu’on dise de moi que je suis obsédé par Bégaudeau.
Renaud, je te propose un article de Psychologie 2, Le grand masturbateur !
Il te sera entièrement dédié.-
Renaud Bigorre
InvitéJe te laisse ce titre (gaffe t’en fous de partout).
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Carpentier
Invité(re-)voici: pour la lecture-jeu initiale (sans Palmade donc, il était à la piscine, comme on sait)
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-atelier-fiction-archives/le-foie-1384370
(une vérif d’accès et de lecture encore valides s’imposent cependant)
je vous laisse voir,-
François Bégaudeau
Maître des clésDonc :
-Le foie est devenu Le lien car la directrice du théatre montparnasse, où la pièce a été créée en 2019, trouvait que Le foie était trop cru, trop trivial. J’étais bien embeté, mais cette dame avait la main sur la production : si elle ne nous accueillait pas dans son palais, tout le montage financier de la pièce était à l’eau (et les comédiens coutaient cher…). Rapport de forces. Le producteur et la metteure en scène m’ont donc invité cordialement à chercher un autre titre. Que je n’ai pas trouvé, sans doute par mauvaise volonté. La metteure en scène a trouvé Le lien, que j’ai validé, étant de toute façon convaincu qu’aucun titre ne serait jamais aussi juste que Le foie.
-Le théatre est rarement capté, que ce soit en radio ou en video. Donc il n’y a pas beaucoup de traces des pièces jouées ici et là (il y a en d’autres que celles de la liste, par exemple La bonne nouvelle ou Ta rage n’aura pas de fin). Ce qu’il reste ce sont des productions spécifiquement pensées pour la radio (Authentiques version radio a été la seule façon de sauver cette pièce bousillée par le covid)
Ce que je peux faire, c’est filer les textes des pièces (certaines sont publiées mais je les ai toutes en PDF ou ce genre là). On peut aussi lire La grande histoire sur ce site.-
Graindorge
InvitéMoi j’aime bien Le lien comme titre
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François Bégaudeau
Maître des cléseh bien moi pas du tout
ça tombe mal
je dirais même que dans l’écart entre Le lien et Le foie s’immisce toute ma littérature-
graindorge
Invitéje dirais même que dans l’écart entre Le lien et Le foie s’immisce toute ma littérature
Bon,bon, bon… Dorénavans, ici dans le forum et partout où c’est possible on parlera de la pièce Le foie. Pour éviter la crise de foie justement. à bon entendeur, salut-
François Bégaudeau
Maître des clésj’ai d’ailleurs appris récemment, que, en plus d’etre le foyer des sentiments dans certianes cultures (ça je savais), le foie est le lieu de l’amour maternel dans d’autres
le titre n’en est que plus éblouissant
il figure d’ailleurs dans le top 10 des meilleurs titres de pièce de théatre de la Vendée-sud, tous siècles confondus-
Renaud Bigorre
InvitéJ’aime bien aussi ce que ça évoque en anglais : liver, live, believer, be alive, born to be alive !
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François Bégaudeau
Maître des clésoui, la vie
born to be alive, commenté dans Molécules
esprit d’escalier-
Renaud Bigorre
InvitéPour poursuivre sur les réfs musicales, comment ne pas penser à Dieu m’a donné le foie de Madonna Summer !
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Renaud Bigorre
Invité@Carpentier Merci pour le lien pour Le lien (héhé) (hélas l’enregistrement n’est pas accessible) et merci aussi pour les conseils (je n’ai pas le réflexe de voir ce que proposent les ateliers et les écoles, même si moins de propositions par chez moi).
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@François Merci encore de ces témoignages sur ce qui se bataille en coulisse (comme pour les nouvelles et la comédie sur Macron). Je me demande combien d’œuvres aux oubliettes par rapport à celles qui voient le jour (même si des chutes peuvent amener de la matière en la transformant et la réagençant sous d’autres formes).
Je te contacte via MSN pour quelques textes en essayant de pas trop abuser (Un deux un deux, Ta rage n’aura pas de fin et Piscine(s) si possible). D’avance merci pour le partage.
J’avais bien noté pour La grande histoire partagée sur le site. Merci pour ça aussi.
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Parmi les pièces de François autour du foot, les textes de 2 d’entre elles ont été partagés sur le site Poteaux Carrés :
– Non réconciliés (en 5 parties) [www.poteaux-carres.com/article-C4120150411150657-Non-reconcilies-1-5.html] et
– et La Revanche [www.poteaux-carres.com/article-C2620140509180734-La-Revanche.html].-
François Bégaudeau
Maître des clésil existe aussi une captation de Non-réconciliés, avec un casting de reve puisque j’y figure
les inconditionnels iront camper devant la Comédie de Saint-Etienne pour l’obtenir -
Carpentier
Invitéouiiiii, mais ouiiii, beaucoup du théâtre de François Begaudeau se crée, se joue, s’enjaille et se rejoue à la Comédie de St Etienne, bien sûr.
il faudra,
il faudra en effet que j’y installe ma tente à l’occasion (elle se provoque, l’occase, toujours)
Carpentier, organise-toi pour, -
Cynthia Lennon
Invitédemain je fouille dans mes disques durs externes mais j’ai peut-être quelque chose
à Colmar, quand on ne jouait pas au petit bac, on pouvait aussi voir François Bégaudeau, pourquoi n’avez-vous pas le succès que vous méritez ? et oui la distribution n’était pas dégueu-
François Bégaudeau
Maître des clésje dois aussi avoir cette capta quelque part
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Cynthia Lennon
Inviténon désolée, je croyais avoir pu capter Piscines qui était passée sur le web
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Renaud Bigorre
Invité@Cynthia merci d’avoir cherché cette captation, sympa.
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Pas une captation mais je suis tombé sur cette vidéo d’une rencontre après la représentation de La Bonne Nouvelle avec François, Frédéric Lordon et Benoît Lambert : https://youtu.be/nCMUzkEu_rY?si=LlzsKRd5_bBhQnaa
Des échanges « stylés » en référence à ce que Lordon dit sur le pouvoir d’affecter, la « puissance sensible du véhicule » : les idées seules ne peuvent ne meuvent rien, ça passe par le style chez l’écrivain et l’interaction entre les corps au théâtre.
Ça parle notamment de plis, d’oignon (ses strates), de mouton (à 5 pattes), de point d’intolérable, de bifurcation et de conversion par rapport à nos déterminismes dont l’impact de la conjoncture macro-sociale, avec la crise de 2008 comme un « ébranlement imaginaire collectif », un climat de scandale diffus qui travaille les esprits sur le temps long.-
Cynthia Lennon
Invitéà la place je mets ce morceau que j’associe toujours à Colmar
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François Bégaudeau
Maître des cléset pourquoi donc?
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Cynthia Lennon
Invitéma petite chimie intérieure mais par ex parce tu nous avais fait marrer en parlant du succès des membres du groupe selon leur instrument (ou leur absence d’instrument)
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François Bégaudeau
Maître des clésje vois
quel marrant je fais
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graindorge
Invitétrouvé ce documentaire sur Artaud
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François Bégaudeau
Maître des clésje l’ai vu récemment, c’est assez passionnant, je connaissais mal les dernières années
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Godot le bègue
InvitéUne pièce fondamentale pour comprendre l’engouement terrifiant pour l’IA et la montée alarmante du fascisme.
*
Rhinocéros d’Eugène Ionesco
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Godot le bègue
InvitéMa pièce de théâtre préférée offeu courseu – rire² –
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Godot le bègue
InvitéAlfred Jarry, « Ubu Roi » (Jean Christophe Averty 1965)
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Mathieu
InvitéMerci Renaud pour avoir trouvé ces enregistrements. Je ne savais pas qu’Un démocrate et Fin de l’histoire avait fait l’objet d’adaptations au théâtre.
Je m’en vais écouter ça.
Je signale, mais c’est connu, une captation en 2 parties de Jouer Juste dispo sur Youtube. Le montage est vraiment pas toujours terrible, très haché, et le costume de l’acteur, discutable ( pourquoi un maillot de l’AS Saint Etienne sous le survet’ Adidas?) mais l’acteur en question, Paul Shirck, est vraiment très bien. Fait bien entendre le texte.
D’ailleurs, je me demande toujours: François, vois-tu ton coach dans un costume à la Guardiola ou dans un survet’ à la Guy Roux?-
François Bégaudeau
Maître des clésje le vois dans un survet à la denouette
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Renaud Bigorre
Invité@Mathieu, merci à toi pour l’info sur la captation de la lecture de Jouer juste (je recense les liens ici) :
– partie 1 [youtu.be/DU8JyvpgXnQ?si=t5STtDqFpoHV4Wjp],
– partie 2 [youtu.be/UXHXNO7cdH4?si=Sd1eW2V69myxDoro].
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François Bégaudeau
Maître des cléso misère j’ai écrit denouette
et bien sur c’était denoueix -
François Bégaudeau
Maître des clésje n’aime pas beaucoup que Guardiola se la pète avec son costume
je préfère Bielsa, assis en survet sur son seau-
Renaud Bigorre
InvitéJe trouvais plus de charme à la glacière.
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Samuel_Belkekett
InvitéBig gore. Le grand Masturbateur…
L’homme qui arrive à éjaculer sans se toucher.
Juste en pensant à François Bégaudeau.
Ce pourquoi il se ballade souvent avec une glacière.
Big gore, tu peux lui parler de n’importe quoi, mais n’importe quoi ! Si ce n’est pas la 2ème phrase ce sera la 3ème, il y aura François Bégaudeau dedans.
Ho Renaud quel chaleur caniculaire !
Tu m’étonnes, il faut beaucoup boire surtout.
Et ne pas trop s’agiter c’est important.
Oui je sais, moi je lis François Bégaudeau quand il fait chaud comme ça.
Ha bon ?! Et qu’est ce que tu lis quand il fait froid ?-
Renaud Bigorre
InvitéTout doux, va pas te faire une entorse du testicule.
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Mathieu
InvitéEcouté à la suite les enregistrements audio de Mick Jagger et de Fin de l’histoire. Quiconque voudrait comprendre le gouffre entre des acteurs cabotins et des acteurs sobres, tel que commence à le dessiner le nouveau topic « Cinéma: Acteurs/Actrices » ouvert par Urdanivia, devrait faire cette expérience.
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Renaud Bigorre
InvitéJe partage et je te conseille d’enchaîner avec “Authentiques” qui est totalement dans le thème.
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Samuel_Belkekett
InvitéDis Renaud, pourrais-tu nous citer 2 ou 3 auteurs littéraires du 20 ou 21ème siecle qui t’ont profondément marqués? S’il y en a 3. Sylvain il m’a répondu et je l’en remercie, Pinocchio ne m’a pas répondu et je pense savoir pourquoi. Et toi ? Si 3 c’est trop alors 2?
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Renaud Bigorre
InvitéDouble erreur.
De destinataire : je ne suis pas Pierre-Yves.
Et d’envoyeur : tu n’es pas François.-
Samuel_Belkekett
Invité« tu n’es pas François »
Tu veux dire, je ne suis pas ton père.-
Renaud Bigorre
InvitéHélas non, je ne suis pas écrivain.
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Samuel_Belkekett
Invité2 ou 3 auteurs du 20ème siècle qui ne sont pas Bégaudeau.
Tous pays confondus, est-ce trop te demander ?-
Renaud Bigorre
InvitéPas le temps, j’ai piscine(s).
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Samuel_Belkekett
Invité« Pas le temps, j’ai piscine(s). »
Réplique piqué à Bégaudeau. Du coup, j’ai ma réponse.-
François Bégaudeau
Maître des clésMa grande érudition a beau chercher : je ne vois, au vingtième siècle, aucun auteur qui n’est pas Bégaudeau.
Tout juste trouverait on, dans ce même siècle, deux ou trois basketteurs qui ne sont pas Bégaudeau. -
Renaud Bigorre
InvitéA ce sujet, l’éducation nationale a enfin rebaptisé le bac français en bac Bégaudeau.
(n’empêche qu’il va s’ennuyer tout seul à l’académie quand les immortels des Galapagos auront trépassé) -
Samuel_Belkekett
InvitéBig Gore
Et les 2 ou 3 autres auteurs, mais qui t’ont marqué en littérature, on en parle ? Ou pas ?
François,
Valoche risque de te tomber dessus.
On pourrait t’amender sérieusement par les temps qui courent pas, pour dire des choses pareilles… -
Renaud Bigorre
InvitéPas, ça ne se demande pas, pas comme ça, pas après ça.
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Godot le bègue
InvitéAfin d’élever le débat qui tourne à la foire d’empoigne: la Cantatrice Chauve de Eugène Ionesco.
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graindorge
InvitéExtraordinaire comédien: Philippe CLEVENOT
***Le 13 janvier 1947, Antonin Artaud fait sa dernière apparition publique sur la scène du Vieux Colombier (Paris), pour y donner une conférence devant une salle comble « Il a alors 50 ans et son corps a tant souffert des électrochocs de l’asile (9 ans d’internement), des envoûtements, de la drogue qu’il fut incapable de lire les textes qu’il avait préparés. » « Le 13 janvier 1947, le Théâtre du Vieux-Colombier est assailli par neuf cents personnes du tout-Paris littéraire et artistique, (Roger Blin, Paulhan, Adamov, Gide, Breton, Camus, Braque, Picasso, Derain, Michaud, Audiberti,…) Dans un silence d’outre-tombe, de 21 heures à minuit, « Artaud le Momo » ressuscite. « Jamais encore Antonin Artaud m’avait paru plus admirable. De son être matériel rien ne subsistait que d’expressif: sa silhouette dégingandée, son visage consumé par la flamme intérieure, ses mains de qui se noie » (André Gide) » Avec: Philippe CLEVENOT Une création de 1995 au Théâtre du Vieux-Colombier, Paris
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Renaud Bigorre
InvitéCaptation de La Devise par l’Association Révélation (2017) : https://www.youtube.com/watch?v=kvpQ_Yk5KdY
La mise en scène en « chœur » est originale (hélas l’éclairage et le son ne sont pas terribles).-
Mathieu
InvitéSalut Renaud, il existe aussi une captation de La Devise devant une salle de classe – je me souviens d’un tableau blanc – beaucoup mieux éclairée et sonorisée. Vais essayer de la retrouver
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François Bégaudeau
Maître des clésJe profite de ce topic pour signaler que la première projection de notre documentaire autour de la préparation de ma pièce En revant le maitre ignorant est calée le 29 septembre à l’Arlequin. Les réservations s’ouvrent bientot je crois.
La pièce, elle, sera peut etre jouée dans l’année. A voir.-
Cynthia Lennon
Invitémerci
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Quentin
InvitéVaut mieux voir le documentaire pour appréhender la pièce ? Est-ce volontaire de sortir le « making-of » avant l’oeuvre originale ?
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François Bégaudeau
Maître des clés1 on ne dit pas making of en théatre
2 ce n’est pas du tout un making of
le film est donc tout à fait autonome-
Quentin
Invité« on ne dit pas making of en théâtre »
Je vous prie de m’excuser 🧑🏼🩰-
François Bégaudeau
Maître des clésmerci pour cette révérence
(en théatre on dit… répétitions)
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Carpentier
Invitéle 29, il y a une grosse grève dans mon secteur pro
et à L’Arlequin, ce serait à quelle heure?-
François Bégaudeau
Maître des clés20h je pense
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Carpentier
Invitéah ça c’est chic
je m’organise pour en être
(ça va m’aider à passer a good day today c’est sûr)
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Renaud Bigorre
InvitéLu Viser juste d’Adèle Haenel.
On pourrait croire que ce n’est pas le bon topic mais le théâtre habite puissamment ce livre :
– dans sa forme, comme méthode d’écriture en alternant des mises en situation de scènes vécues et des phases d’enquête et de réflexion ;
– dans son fond, comme « méthode de survie » pour se « resensibiliser », se reconstruire et aider d’autres à affirmer leur singularité.-
Samuel_Belkekett
Invité« se reconstruire et aider d’autres à affirmer leur singularité. »
Ha mais c’est un livre humanitaire alors !?
1) Adele Haenel, on avance.-
Godot le bègue
InvitéADÈLE HAENEL : SE BATTRE POUR CE QUI EST JUSTE
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Renaud Bigorre
InvitéUne séquence intense, dense, puissante.
Quelques passages en quasi-verbatim recensés par thème ci-après :
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Sur la forme hybride du livre :
a) « Est-ce que ce n’est pas le projet littéraire en soi de renouveler la littérature ? Déjà. C’est une recherche littéraire qui cherche des médiums, des médias, pour se réinventer.
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b) « Le réel, il est questionnable, dans le sens où on peut le raconter différemment, on peut le mettre en scène différemment. Et c’est, pour moi, un des objets de l’art en général, que de regarder le réel de biais, et de la littérature en particulier. »
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c) « Ce n’est pas tout à fait un choix, la forme. Ce n’est pas que j’avais une histoire et que j’ai pensé la forme après. L’ensemble n’a été pensable que dans cette forme. Le fond et la forme ne sont pas distincts. »
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Sur la forme théâtre :
a) « Il [le livre] parle du théâtre comme un espace de joie, de la pratique du théâtre comme un espace de joie, et aussi comme un espace de réflexion. »
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b) « L’idée, c’était de faire une méthode de jeu, et d’essayer d’expliquer, d’essayer de mettre en lumière les raisons pour lesquelles, on peut politiser le jeu d’acteur, et comment […] jouer de telle manière. »
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c) « C’est dans les trucs de collaboration, c’est-à-dire de discuter sur comment parler des choses ; ça permet d’objectiver autant que possible une situation telle que reconstituée par les souvenirs de la personne qui l’a vécue, personne qui, à l’époque où se déroule la scène, n’avait pas forcément la parole et était donc soumise à la manière dont le monde était décrit par la personne qui avait la parole et le pouvoir dans cette scène. »
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d) « Repositionner la personne qui écoute, qui est dominée à ce moment-là, et aussi la personne qui domine à ce moment-là, c’est une manière de pouvoir saisir l’ensemble de la situation, et donc de la reproblématiser dans ses propres termes qui, à l’époque, n’avaient pas voix au chapitre. »
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e) « Le fait de reconstituer ces scènes, ça permet de mener une sorte d’enquête littéraire et philosophique au sein de ces scènes. »
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Sur la forme enquête :
a) « C’est une investigation dans le sens des mots et de leur utilité ; les mots, c’est toujours des modélisations ; les mots, ce sont toujours certaines manières de découper l’ensemble des phénomènes pour essayer de comprendre, d’articuler le monde, de le rendre compréhensible et de le penser. »
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b) « C’est de faire en sorte que sa vie devienne compréhensible à soi-même. »
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c) « Ca m’a permis d’arrêter de me penser comme un objet, mais de commencer à me penser comme éventuellement un sujet »
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d) « On arrête de faire de son futur la question d’essayer de se mettre en boîte selon la manière dont on aurait été objectivé. »
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e) « On peut imaginer ce futur comme la tentative de se développer sensiblement, de développer des liens sensibles avec les gens, […] de se rendre disponible à la rencontre, de faire de sa vie une vie qu’on aura l’impression d’avoir vraiment vécue. »
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Sur la part autobiographique : « Je ne peux pas parler hors de ma vie. Ma langue, ma sensibilité a été rendue… enfin, elle est tout à fait liée à la matérialité de mon existence. C’est depuis là que je parle. C’est une réflexion à partir d’une trajectoire singulière et une fictionnalisation à partir de cette trajectoire singulière. »
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Sur comment se mettre à la place d’un enfant :
a) « C’est aller sur les traces d’un enfant disparu, et en ce sens, une personne disparue, c’est un peu tautologique, mais laisse des traces. Son absence laisse des traces, mais invisibiliser les traces de l’absence, c’est déjà un projet politique de création du silence et du soi-disant rien. »
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b) « Il ne s’agit pas de se mettre à la place, mais plutôt sur les traces, et d’essayer de recomposer le monde tel qu’il pouvait apparaître à ses yeux, un monde […] qui était poreux entre la réalité telle que décrite par les adultes, de solidité d’un certain réel et un imaginaire enfantin qui va avoir trait à se positionner dans les rêves, des dessins animés par exemple. »
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Sur la violence subie par les enfants :
a) « Ce n’est pas tant dans la répression que ça s’incarne, à cette époque-là. C’est dans une espèce de savoir très profond, très constituant, presque, de notre propre existence. »
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b) « La violence, elle n’est pas juste dans la répression, elle est dans la constitution de comment on s’est sédimenté autour d’une certaine autorisation à vivre plus ou moins limitée. »
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c) « Qu’est-ce qui est important en nous ? Est-ce que c’est de porter effectivement les déceptions de nos parents, leurs propres rêves, et de les oublier, presque, éventuellement, les nôtres ? Et effectivement, je pense que l’autre chose, c’est ce désir, c’est encore une question d’inversion, […] de parentalisation des enfants […] : cette manière dont les enfants doivent prendre soin des adultes, en ne leur adressant pas leur propre souffrance, ni en remettant le sens »
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d) « Je pense qu’une des plus grandes brutalités qui peut s’abattre sur eux, c’est la manière dont on détruit les possibilités de futur, la manière dont on leur demande d’assister à la destruction du monde, et qu’en plus, on leur reproche de vivre. Dès qu’ils ont l’audace d’avoir de la joie, dès qu’ils ont l’audace d’essayer de récupérer leur vie pour eux-mêmes, parce qu’ils vont sauter dans le canal, ou parce qu’ils vont aller danser, ou tout simplement parce qu’ils refusent que leur corps soit uniquement employé comme un carburant au capitalisme. »
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e) « C’est notre responsabilité, en tant qu’adultes, de rendre la vie des enfants possible. C’est ça le projet politique. Ce n’est pas aux enfants de rendre la vie des adultes possible, comme si les sédimentations de violences traversées par les enfants n’étaient pas le produit des adultes »
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Sur le choix de L’Arche comme maison d’édition : « Lutter contre la concentration des médias, c’est extrêmement important dans la production d’imaginaire. Et c’est un peu flou quand on parle d’imaginaire, mais cet imaginaire, il oriente les forces, il oriente les désirs. Et en ce sens, il contribue à la création d’une société future. »
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Sur le langage de l’hégémonie / des dominants : « Il y a certains types de langages dont le but est d’essayer de penser le monde, et d’autres types de langages dont le but est de rendre impossible cette lecture. Et ce langage, ce serait ce qu’on pourrait appeler le langage de l’hégémonie, c’est-à-dire, le langage qui va être issu des personnes qui bénéficient d’un système reposant sur l’exploitation, pour légitimer leur domination et les innocenter. »
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Sur le cinéma de masse : « Les images produites industriellement sont extrêmement violentes et assignantes, […] qui assignent des personnes, en fonction de certains critères, à certains espoirs, à être représenté, ne pas être représenté, comment être représenté, qui est omniprésent, qui est omni-absent, quelque part. »
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Sur ce que peut le livre :
a) « Ce livre, c’est une remise en sens. […] dans le sens de la question artistique et de la question politique. »
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b) « J’espère que ce livre donne de la force aux personnes qui en ont besoin et les éclaire éventuellement sur leur légitimité à être en colère, leur légitimité à vivre, tout simplement. »
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c) « Un petit caillou dans un ensemble de cailloux destinés à la lutte sociale. »
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Sur ce que peuvent les actions politiques radicales :
a) « La dynamique politique, elle n’est pas juste du vote électoral, elle est aussi comment on s’implique dans la société. »
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b) « Toutes les avancées sociales ne nous ont jamais été données, ça a toujours été le produit de la lutte. Aujourd’hui, ça a été récupéré, d’un point de vue narratif, par les dominants, pour expliquer qu’ils ont été trop sympas et qu’ils ont cédé des droits. Mais ils n’ont pas été sympas, on leur a juste mis la pression, quoi. Donc, le réel tel qu’il est, il est catastrophique. Mais peut-être qu’on pourrait se dire, une petite victoire, c’est qu’éventuellement, il aurait pu être encore plus catastrophique si on n’avait pas lutté. Sauf que comme ce réel n’a pas eu lieu puisqu’on a lutté contre, on a l’impression d’être tout le temps en défaite, parce que notre projet n’a pas eu lieu. En revanche, il y a eu aussi de la défense, il y a eu aussi de l’offensive, et aussi des gains. »-
François Bégaudeau
Maître des clésdu bon, et du moins bon
j’écouterai-
Claire N
Invité« la manière dont on leur demande d’assister à la destruction du monde »
Ça j’aime bien comme piste pour la brutalité
Et c’est peut etre bien plus large que cette destruction du monde écologique tel qu’un adulte l’entend
Déjà les jeux , les attachements aux cailloux, aux câlins
Comme le dit Claude Ponti , pour échapper à la violence de crabator – crabamor dans le doudou méchant
Pour survivre, à la question du bourreau qui demande :
– tu es fâché ?
– il faut répondre : non-
Claire N
InvitéCe qu’elle me fait voir, en plus structuré
Est la nature vicariante des violences faite aux enfants ; comme dans un film de guerre
Quand devant le résistant, on tue et torture ses amis
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