Accueil › Forums › Forum général › The Beatles
- Ce sujet contient 155 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Urdanivia, le il y a 1 semaine et 5 jours.
-
AuteurMessages
-
-
Elmo
InvitéSi l’on veut bien considérer que la mélodie est la partie la plus importante d’une chanson, qu’elle est son cœur, et qu’une fois créée, elle pourra être instrumentalisée sous diverses formes (reggae, punk, pop, funk, etcétéra), par-dessus laquelle on pourra y ajouter plus ou moins d’arrangements, y accoler différents rythmes et voix diverses sans jamais perdre de vue qu’à la fin, c’est bien la mélodie qui reste le cœur de l’œuvre musicale, celle qui se grave dans les mémoires et traverse les années, voir les siècles, eh bien de ce point de vue-là, la barre mise par les Beatles semble à jamais inatteignable. L’alchimie presque magique, cette sorte d’intrication quantique qui a opéré entre ces quatre hommes, a accouché d’un résultat halluciné, une bombe atomique d’inventivité. Lennon et McCartney c’est la plus grande compétition artistique du siècle, une impalpable fusion face à laquelle un George Harrison n’aura qu’épisodiquement réussi à exister. On n’a jamais vu deux génies se tirer mutuellement vers le haut à un tel niveau, au sein d’un même groupe rejoint dès l’adolescence, avec le renfort de deux autres musiciens majeurs. On aurait mis Mozart et Beethoven, Stevie Wonder et Ray Charles, Bowie et Kurt Cobain, Prince et Michael Jackson unis dans un même groupe, pendant quinze ans, à composer inlassablement et jouer ensemble depuis leur adolescence, nous n’aurions possiblement pas eu l’équivalent de l’œuvre des Beatles en termes de masse mélodique. Bien que Pink Floyd, Queen, les Doors et bien d’autres aient aussi fait preuve d’un talent équivalent, ils ne le firent que sur vingt, peut-être trente chansons mémorables (ce qui est déjà énorme), quand les Beatles – et même après séparation – en déballent facilement plus d’une cinquantaine, quand il ne s’agit pas objectivement de chefs-d’œuvre à la file. Cela n’engage que moi, mais la comparaison avec les Stones ne fut jamais qu’une embarrassante question à laquelle les Stones eux-mêmes n’auraient osé répondre favorablement. Sous le poids de leur invraisemblable catalogue, la domination des modestes Liverpooliens sur les Londoniens bluesy – dont le marketing, le jeu de scène et la longévité furent probablement les seuls points forts objectifs sur leur « rivaux » – ressemble à une évidence. Tout seuls, Bowie, Stevie Wonder, Prince ou Bob Marley pour ne citer qu’eux, sont d’indiscutables génies, mais que peuvent-ils faire face au monstre à deux têtes en face ? Pire, à l’occasion de leur toute première rencontre en avril 63, Keith Richards décrivit les Beatles comme « un monstre à quatre têtes » alors que le quatuor s’était posté tout près de la scène du Crawdaddy Club, chacun habillé d’une veste longue et chapeau assorti. Je m’étonne toujours de la commotion provoquée par les Beatles encore aujourd’hui où il ne se passe pas un jour sans que résonne une mélodie des Beatles dans une publicité, près de 60 ans après leur parution, ce qui est inédit en dehors de Mozart, principalement, dont l’onde impulsée par son oeuvre continue plus de 200 ans plus tard à se diffuser massivement dans la culture populaire. Je conclurai en vous invitant à profiter de celui qui est à mes yeux l’artiste le plus influent de notre siècle et dont la créativité à 48 ans (quel artiste de 48 ans a été un leader musical majeur à cet âge ?) dépasse l’entendement, j’ai nommé Kanye West, dont le dernier album Bully crée l’exploit de proposer des pièce musicale totalement originale, que je vous invite à écouter comme l’ensemble de son oeuvre résolument révolutionnaire.
-
François Bégaudeau
Maître des clésDommage que ce magnifique hommage ait perdu trois lignes à enfoncer les Stones, qui en mélodie n »ont jamais prétendu égaler le génie inégalable des Beatles. C »est les faire perdants d’un match qu’ils n’ont pas joué
Et pour résumer plus justement l’affaire, il suffira de dire que si les Stones auraient été incapables d’écrire For no one, les Beatles auraient été tout infoutus de pondre Sympathy for the devil
Pop / Rock
deux voies parallèles et incomparables-
MA
InvitéL’autre jour j’écoutais l’émission de Charles Pépin sur FI, et il a encore fait mention du seul de tes livres qu’il ait lus : Mick Jagger.
-
Chimpanzix
InvitéSauf que Macca nous a pondu Helter Skelter ! Banger rock absolu.
-
François Bégaudeau
Maître des clésben non
Aussi vrai qu’ il y a quelque chose de forcé quand les stones donnent dans la pure mélodie (as tears go by, ruby tuesday), il y a dans les poussés rock de Macca quelque chose de volontariste. J’ai toujours l’impression qu’on est en lisière du pastiche rock, de citation (y compris dans des morceaux que j’aime comme Back in the USSR. Les Stones eux sont VRAIMENT groovy.-
Alexandre
Invité« Aussi vrai qu’ il y a quelque chose de forcé quand les stones donnent dans la pure mélodie (as tears go by, ruby tuesday) »
Je trouve qu’il y en a une qui échappe à l’écueil, c’est « Out of Time ». Mais j’admets avoir eu un crush pour cette chanson dès que je l’entendis.-
Alexandre
Invité..et Paint It Black, c’est pas mal.
-
Claire N
InvitéC’est un peu vrai qu’il y en a des forcées , c’est Angie qui me serait venue en premier comme exemple – elle me fait fuir , trop collante
-
Alexandre
InvitéEt maintenant, un intermède musical de circonstance
-
-
-
Vieux Max (je crois qu’il y eut un Max pénible sur ce site, c’est pas moi, j’étais là encore avant)
InvitéJe suis assez d’accord qu’il y a quelque chose d’un brin forcé chez MacCartney quand il joue au rockeur, surtout dans Helter skelter justement, qu’on peut voir comme l’invention du hard rock certes, mais que je vois un peu comme Léonard de Vinci inventait des trucs sans trop savoir si ça allait vraiment servir. Les Beatles pouvaient tenter des trucs (matériellement avec leur fameux accès illimité au studio, et en terme de talent musical), donc il le faisaient. Mais en tant qu’assez gros fan des scarabées, je pense qu’il faut avoir l’honnêteté d’avouer que chez eux, le côté sale, groove, a toujours un aspect assez construit, intellectualisé même. Ils font du sale proprement si vous permettez la formule facile. Il y a les gros exemples typés rock déjà évoqués par les autres, mais aussi les déconstructions : revolution 9, day in the life etc (hyper réfléchies, le côté arty de Macca). Elles sont volontairement bizarres, le son est cradingue, mais en fait la démarche est clair, c’est propre. (Et qui écoute volontairement revolution 9 sauf en la laissant passer à la fin de l’album ? mais c’est pas le sujet ok)
Après je nuancerais, il y a quand même les premiers albums et chansons rocks (Help, Hard Day’s night, Twist and shout). Les mélodies sont « mignonnes » mais on sent l’envie de bouger, groover, communicative. Et quand les beatles jouaient dans les clubs à Hambourg (pendant des dizaines d’heures d’après l’histoire) c’était évidemment pour faire danser les gens, groover quoi. On fait peu danser dans un sous-sol cradingue si on dégage pas soi-même une envie de pousser les potards. Il fallait bien qu’ils aiment vraiment ça.
Et les Beatles c’est aussi Lennon (quand même) qui apportait un côté un peu plus sale et chelou, rock à sa façon (Revolution, I am the Walrus). Mais comme John lâche un peu l’affaire à Paul sur les derniers albums, le côté pop prend le pas. Mais là le schématise sans doute un peu trop
-
-
Elmo
InvitéHelter Skelter c’est le résultat d’un bœuf de plusieurs heures ou la melodie d’Helter Skelter est joué beaucoup plus lentement, très bluesy pour le coup, puis ils ont accéléré et cradé le son à force de le répéter. On peut l’entendre dans les maquettes de l’album blanc ou y une prise 1 de 12 minutes. C’était le morceau préféré de Kurt par ailleurs, qui m’a déjà surpris en interview où l’on se rend compte qu’il capte pas bien en fait qui de Paul ou John compose tel ou tel morceau !
-
-
-
Samuel_Belkekett
InvitéJe rappelle que les Stones sont avant tout des fans absolus de blues.
Ils le sont restés. Ils finissent toujours par revenir au blues.
En tout début de carrière ils ne voulaient rien d’autres que faire connaître le blues en Angleterre. Puis de bite en aiguille ils ont fini par faire une immense carrière dont le meilleur reste sous influence blues, à commencer par Sympathy for the devil. Qui Personnellement influença ma vie. Donc rien à voir avec la pop anglaise.
Ainsi parlait le guide suprême Samuel_Belkekett…-
Samuel_Belkekett
InvitéJe rappelle également que le meilleur album des Stones étant Exile On Main Street, on voit que ça n’a rien, mais rien à voir avec les Beatles.
-
-
Elmo
InvitéEn fait c’est pas les Stones que j’enfonce mais plutôt cet espèce de match cliché permanent encore entretenu bêtement entre ces deux groupes. J’adore les Stones, mais ce pourquoi je m’essouffle plus vite à les écouter que les Beatles c’est parce qu’ils ont moins digéré leurs influences, à part lors qu’effectivement ils claquent un sympathy for the devil, un paint in black, un She s a raimbow ou la ils s’émancipent de leurs influences et inventent un truc incroyable.
En parlant de bombe atomique creative et mélodique j’ai réécouté cet aprem les albums Mesmerize et Hypnotize de System of down, mon dieu que c’est génial putain -
Dogobay
InvitéUne chanson de circonstance vaut mieux qu’un grand discours cherchant à comparer deux groupes non comparables.
-
François Bégaudeau
Maître des clésUn indice quasi sûr de mec pénible : un pseudo à jeu de mots.
-
Dogobay
InvitéC’est toi le mec pénible, incapable de gérer son forum. J’ai lu qu’il y en a même sur ce forum qui veulent t’entartrer.
J’attends de voir rires
Je te pisse à la raie oups !!!
-
-
-
MA
Invité-
Elmo
InvitéTrès intéressant ce Pacôme comme toujours ! Au delà de leur musique ce qui est le plus touchant avec les Beatles c’est cette amitié. François a souvent dit a juste titre que c’est une thématique sous exploitée par le cinéma et la littérature, souvent reléguée derrière l’amour, alors qu’une amitié comme celle de Paul et John, c’est tellement puissant et émouvant. Ils se croisent dans le bus, Paul est intimidé par cet espèce de racaille qu’il ne connait pas encore, puis on les présente (devant une église…), et là c’est un coup de foudre sans précédent. Ce qui est beau c’est la pudeur entre eux, Paul a déjà dit plusieurs fois que John ne l’a complimenté réellement qu’une fois pour « Here there and everywere », il lui a dit simplement qu’il aimait beaucoup la chanson, pas plus ! ça avait bouleversé Paul. On ressent cette pudeur entre eux, cette rivalité folle, ce match à la mort qu’ils se menaient dans le doc Get Back de Jackson, quand Paul prend le lead sur une compo, s’égare comme avec « Dont let me down », John restant silencieux, frustré, avant que la chanson ne trouve enfin son équilibre quand la connexion se fait entre eux, avec un rien qui l’éclaire, 1000 détails visibles dans le doc ; la pudeur de faire écouter sa compo à l’autre, le silence pesant de celui qui l’écoute, la comparaison avec le morceau suivant composé par l’autre, et qui sera single face A ? Vrai sujet quand Paul décide un peu tout seul avec l’approbation discrète de George et Ringo que ce sera « Get Back », et puis les tensions, les embrouilles, les éloignements et les retrouvailles comme au premier jour qu’ils ont chacun raconté, tout ça est très très beau, jusqu’à ce que l’autre se fasse assassiner à 40 ans et Paul de conclure, « moi je faisais de la musique avec un garçon qui était mon ami et qui s’appelait John, je ne savais pas que c’était John Lennon… »
-
François Bégaudeau
Maître des clés» alors qu’une amitié comme celle de Paul et John, c’est tellement puissant et émouvant »
Oh oui. Peut etre la plus grande histoire d’amitié du monde. Que documente si intensément le docu de Jackson (s’est il rendu compte que ses histoires de hobbits sont misérablement plates à coté de ça?)-
Elmo
InvitéOula oui on est plus dans les mêmes sphères émotives, c’est si profond la relation entre Paul et John, c’est typiquement une amitié où chacun « aurait voulu être l’autre ». Ils sont si différents, Paul aurait aimé être drôle et irrévérencieux et foutraquement génial comme John, et John aurait aimé avoir cette discipline, cette finesse, cette intelligence émotive et social qu’a Paul.
Dans le doc y a une scène qui m’a vraiment fait halluciner c’est lorsque Georges s’est barré et les deux ont une discussion qui est enregistré à leur insu dans la cafétéria où un endroit de ce genre, et là c’est terrible, John qui avoue qu’il est à bout, Paul qui lui reproche d’avoir tjs voulu être le leader, l’autre qui explique qu’il n’ose pas s’exprimer quand Paul prend le lead d’une compo.. Ils sont à bout de tension pour en venir à se dire les choses comme ça ! C’est incroyable d’avoir cette conversation.
Je pense qu’il y a un côté enfantin et puéril qui plait à Jackson avec ces histoires de Hobbit, un truc de conte un peu con con qui le fait vibrer (et avec lui des millions de gens ma foi..) Doit y avoir une histoire de régression, de doudou quelque chose comme ça autour de ce tropisme Fantasy
-
-
-
-
Quentin
InvitéBonjour je suis tout nouveau
Et je suis surtout trop ravi que sur le forum de Begaudeau se lance un topic sur les Beatles, quelques heures avant que je découvre ce même forumJ’aimerais ajouter :
– que les Beatles sont 4 talents très bien accompagnés par George Martin
– que Geoff Emerick a été un merveilleux ingé son
– qu’ils ont prospéré aussi via leur manager
– que c’est vraiment leur créativité et leur amour de la musique qui a permis aujourd’hui qu’ils sont considérés à la fois comme des Pop Star et des genies musicaux. C’est rare que des Pop Star soient considérées comme des génies, non ?
Les mecs en avaient tellement marre que les groupies crient à leur concert qu’ils ont fait de la musique qui ne se jouent pas en concert.Bon et puis la comparaison avec les Stones je pense qu’il aurait fallu suivre les médias dans les années 60 pour comprendre. Mais c’est plus ou moins la même chose avec les Beach Boys. Les Beatles sont trop forts parce qu’ils sont bien plus que des rockeurs. La comparaison revient à comparer Stevie Wonder à George Clinton et son Parliament. Ya en un qui s’inspire de la funk pour faire des musiques Pop grandioses, l’autre qui fait de la funk pure et dure
Merci si vous lisez. Et White Album est cool mais franchement c’est surtout un best of de leurs meilleures compos individuelles. Rubber Soul, Revolver ou St Peppers sont plus intéressants en terme de groupe. Et Abbey Road est le meilleur album de tous les temps
-
Florent Vast
InvitéRevolution, While My Guitar Gently Weeps, Helter Skelter, Get Back, Come Together sont bien. Mais il y a aussi chez eux un tas de chansons très moyennes… Les Stones ont aussi écrit de très bonnes choses (60’s et 70’s).
-
Florent Vast
InvitéL’arrivée de Jimi Hendrix a poussé les Stones à se dépasser (Jumpin’ Jack Flash etc…) : sans quoi ils auraient périclité puis disparu…
-
François Bégaudeau
Maître des cléshypothèse historique bien hasardeuse je trouve
Jimi Hendrix est un facteur parmi mille
les stones avaient du rock sous le pied, et il fallait que ça sorte, et ce fut la trilogie royale (BB, GM, SF)-
François Bégaudeau
Maître des cléset ces trois album sont géniaux parce que pour reprendre Quentin, les stones sont bien plus que des rockeurs
d’ailleurs tous les artistes digne de ce nom sont toujours « bien plus que ». Bien plus que le genre dans lequel ils évoluent, par exemple. Les stones ne se sont pas contenté de faire « du rock ». Il y a tant de groupes qui alors se contentaient de faire « du rock », comme plus tard des milliers feraient « du punk », d’autres « du metal ».-
François Bégaudeau
Maître des cléset ce que j’essayais de démontrer dans Un démocrate, c’est qu’à partir d’Exile on main street, ils ne font plus que « du rock »
du bon-rock-comme-on-aime, mais c’est tout
il manque ce grain, cette idiosyncrasie, cette touche singulière qui fit les Stones ; cette puissance dramaturgique qui est leur force (et sur quoi ils sont supérieurs aux Beatles)-
Florent Vast
InvitéOui je comprends…
Je vois les choses ainsi : les Stones avant 68, ça s’écoute, surtout Satisfaction et Paint It Black…
En 1967, d’un côté « Let’s spend the night together », de l’autre « Purple Haze ». Pour moi il n’y a pas photo…
Jimi Hendrix ainsi que les Doors mettaient les Stones en péril : leurs deux albums de 1967, l’un pop et l’autre psyché sont
assez mauvais je trouve. Mais Jumpin’ Jack Flash fut une vraie réussite, c’est mon humble avis…-
François Bégaudeau
Maître des clésen 67 les stones s’alignent commercialement sur le rock psyché en vogue, en tirent deux albums, et en tirent surtout la conclusion que leur puissance n’est pas là
d’où la résolution ferme de se camper sur le rock – et c’est ainsi qu’arrivent l’ouragan Jumping puis BB
-
-
Florent Vast
InvitéLes Stones, les Doors, Hendrix, Zeppelin : entre 1965 et 1975, sur 10 ans : beaucoup de bonne musique. Et des vraies chanson, je veux dire certaines vraiment géniales…
-
Elmo
InvitéLe premier album des Doors c’est n’importe quoi le talent des types.. plus jeune j’ai cru que c’était un best of
Réécouté Babe i’m gonna leave you de Led Zep, c’est une odyssée de fou ce morceau, quelle ambition, et Plant qui a 20 ans la blague 😆
Le game au micro en 69 c’est une baston générale de dingo : Paul, John, Morisson, Jagger, Plant, Mercury, Gillian..-
Florent Vast
InvitéThe End des Doors est une chanson extraordinaire……….
-
-
-
-
-
Alexandre
InvitéGM ? (les deux autres, j’ai reconnu)
-
Jacques Bénigne
InvitéGlobules Manquement. Il a sûrement acheter la version française.
-
François Bégaudeau
Maître des cléspardon
LB, comme Let it bleed
qu’incarne si bien GM comme Gimme Shelter, d’où ma synecdoque involontaire
-
-
-
-
-
Godot le bègue
Invité« il manque ce grain, cette idiosyncrasie, cette touche singulière qui fit les Stones ; cette puissance dramaturgique qui est leur force (et sur quoi ils sont supérieurs aux Beatles) » dixit FB qui préfère les Stones aux Beatles; je réfute cette prétendue supériorité des Stones.
€€€€€€
La “puissance dramaturgique” des Beatles, c’est leur capacité à faire fonctionner chaque morceau comme une petite scène : une tension qui monte, un conflit (souvent intérieur), puis une résolution—parfois heureuse, parfois incomplète—qui laisse une trace émotionnelle durable. Concrètement, elle vient de plusieurs leviers.– Narration émotionnelle très claire : beaucoup de chansons racontent une situation précise (amour qui bascule, rupture, attente, culpabilité, fascination, nostalgie). On “voit” la situation comme au théâtre.
– Construction de tension : ils utilisent des progressions harmoniques, des changements d’intensité (voix plus frontale, harmonies qui se densifient, batterie qui s’ouvre) pour créer une montée dramatique, puis un relâchement.
– Contrastes de point de vue : “qui parle” et “ce qu’il ressent” changent souvent selon les couplets/sections. Le drame vient de l’écart entre ce que le narrateur sait, dit, et ressent vraiment.
– Rythme comme ressort dramaturgique : ruptures de mesure, changements de dynamique, refrains “qui claquent” : la musique devient un mécanisme de suspense, comme des entrées/sorties de personnages.
– Paroles de plus en plus ambivalentes : à mesure qu’ils avancent (notamment fin des années 60), ils complexifient le drame : ambiguïté affective, images symboliques, logique pas toujours linéaire—ce qui crée une tension interprétative.
– Le jeu choral : leurs harmonies (souvent à plusieurs voix distinctes) fonctionnent comme une “distribution” : plusieurs angles émotionnels se répondent, ce qui rend le conflit plus incarné.
– Économie et impact du refrain : même quand le thème est complexe, le refrain cristallise l’émotion. Dramaturgiquement, c’est une “réplique” forte qui revient comme un motif.
€€€€€€
Les Beatles ont révolutionné la musique populaire avec plusieurs œuvres expérimentales qui ont marqué un tournant dans leur carrière et dans l’histoire de la musique.
– Tomorrow Never Knows : cette chanson, présente sur l’album Revolver, utilise des boucles de bande et des paroles psychédéliques, illustrant une approche audacieuse et innovante.
– Revolution 9 : un collage sonore complexe de l’Album Blanc, qui s’éloigne des structures musicales traditionnelles, représentant une exploration avant-gardiste.
Ces œuvres montrent comment les Beatles ont évolué d’un son pop traditionnel vers des explorations plus audacieuses et psychédéliques. Leur capacité à intégrer des techniques innovantes et des structures non conventionnelles a non seulement redéfini leur propre musique, mais a également influencé de nombreux artistes et genres musicaux à venir.
-
Quentin
InvitéLa principale force des Beatles selon moi, qui suis très grand fan, c’est de ne pas avoir duré plus de 10 ans
-
François Bégaudeau
Maître des clés… et les Stones auraient du arreter en 71
et je ne préfère aucunement les Stones aux Beatles
les deux incarnent deux modalités de la musique populaire qui provoquent chez moi un égal bonheur – et surtout, surtout, une égale gratitude
un monde sans les Stones avec seulement les Beatles, et vice-versa, serait une semi-erreur-
Quentin
InvitéA ce propos, j’ai très apprécié Yesterday de l’ami Danny Boyle
-
YHF
Invité« les Stones auraient du arreter en 71 »? Un an avant la sortie d’Exile, leur plus grand album?
-
Samuel_Belkekett
InvitéDire que les Stones auraient dû s’arrêter en 71 n’est ni une analyse sérieuse, ni une preuve de bon goût. Tout juste un jugement de valeur propre à la seule provocation.
Nous sommes sur un topic Beatles, parlons des Stones !
Pourquoi Exile On Main Street est-il le dernier album vraiment bon des Stones ?
Chacun y va de son hypothèse. La mienne concerne Mick Jagger.
Personnellement dans le couple Jagger-Richards, puisque se sont les 2 piliers, je préfère de loin Keith. J’ai été jusque lire son autobiographie, pavé qu’il a intitulé Life, que j’ai lu d’une traite sans m’ennuyer une seconde. En revanche je n’ai pas lu Jagger un démocrate et si Jagger avait écrit une bio, je ne crois pas que l’aurais lu, donc je ne tiendrai compte que de mon savoir et mes impressions sur le groupe.
Aussi, qu’est devenu Jagger après Exile? Il est vrai que les Stones ont continué à faire du rock mais tout juste du bon rock. Puis vint Some Girls, album de, tout juste bon rock, mais quel a été le méga super tube de Some Girls? Miss You bien sûr. Miss You est un tube disco entièrement conçu par Jagger. Keith dans sa bio, dit que le groupe espérait que ce morceau délivre Jagger de son goût prononcé pour le disco.
Car il est important de savoir que sieur Jagger était alors un pilier de la discothèque super mode de l’époque à savoir Le Studio 54. Il y était fourré tous les soirs depuis un bon moment et finit d’ailleurs, il faut quand même le dire, Jet Setteur notoire.
Mick Jagger n’avait donc du rock à ce moment là, que l’image.
Et était déjà bien ailleurs que dans le rock. Comme en plus il dirigeait le groupe d’une main de fer, c’est donc lui qui a donné au groupe cette direction qu’on connaît avec Emotional Rescue et compagnie. Il est de notoriété publique que Richards était trop à l’ouest à ce moment là pour reprendre les choses en main. Bien dommage car lui, est resté fidèle au rock et au blues.
Pourquoi Exile est-il un superbe album et pourquoi certains ne l’aime-t-il pas?
Beaucoup ne l’aime pas tout simplement parce qu’il n’a aucun potentiel tubesque. Aucun morceau n’est suffisamment fringant pour être présenté à un public de blancs de l’époque.
C’est un superbe album, comme on dit qu’une équipe dans le sport est une bonne équipe car chaque éléments renvoit aux autres dans un jeu dynamique. Chaque morceau de l’album forme avec le tout quelque chose d’unique. Tous les morceaux blues de l’album sont l’âme même du blues.
Comme le label Motown était de la musique noire faite pour les blancs, le label concurrent Stax, était de la musique noire pour les noirs… et quelques blancs, moins commercial et bien meilleur. Exile tiendrait de Stax, alors que jusque-là ils n’avaient fait que de la Motown.
C’est peut-être ce sommet qui a fait dévier Jagger. Qui lui a fait tourner la page se disant qu’ils ne feraient jamais mieux. Allez savoir…
-
-
-
Elmo
InvitéQuand tu t’amuses à compiler les meilleurs morceaux de Paul John et George en solo (ou avec les Wings) tu compiles encore 3 grands albums potentiels
-
Elmo
InvitéEt comme ils composaient déjà dans leur coin ça aurait pu se faire. Au jeu des singles/tubes c’est John qui remporte la timbale avec Imagine, Jealous Guy, Working class hero, Instant Karma et Woman, un single assuré pour George avec My sweet lord, moins évident pour Paul de dégager un tube sur 70/80
L’album gris (1971)
IMAGINE (John)
BALLAD OF SIR FRANKIE CRISP (George)
THE BACK SEAT OF MY CAR (Paul)
WORKING CLASS HERO (John)
MY SWEET LORD (George)
TOO MANY PEOPLE (Paul)
LOVE (John)
RAM ON (Paul)
OH YOKO (John)
MONKBERRY MOON DELIGHT (Paul)
INSTANT KARMA (John)
MAYBE I’M AMAZED (Paul)
GOD (John)L’album bleu (1972)
AWAITING ON YOU ALL (George)
MOTHER (John)
UNCLE ALBERT/ADMIRAL HALSEY (Paul)
ISOLATION (John)
SMILE AWAY (Paul)
I FOUND OUT (John)
EAT AT HOME (Paul)
WELL WELL WELL (John)
DEAR BOY (Paul)
CRIPPLED INSIDE (John)
LONG HAIRED LADY (Paul)
GIVE PEACE A CHANCE (John)
JUNK (Paul)L’album vert (1980)
BAND ON THE RUN (Paul)
OUT THE BLUE (John)
1985 (Paul)
STEEL AND GLASS (John)
MRS VANDEBILT (Paul)
ONE DAY (John)
BE BOP (Paul)
WATCHING THE WEELS (John)
THE POUND IS SINKING (Paul)
WOMAN (John)-
Mathieu
InvitéGeorge a aussi Run Of The Mill et If Not For You pour moi ( bien que composée par Dylan? Je ne sais plus, je pose la question)
Et tu es dur avec Paul, dont je n’ai pas une connaissance exhaustive de la discographie, loin de là, mais Let Them In, Silly Love Songs, Another Day, My Love, Bluebird, Jet, ou Picasso Last Words sont des tubes potentiels qui auraient trouvé leur place dans n’importe quel album-
Elmo
InvitéC’est de très bonnes chansons de Paul aussi mais de fait elles n’ont pas été un tube ou un single marquant, je donnais simplement la liste des chansons qui sont devenu un classique voir un super classique mondial comme à réussi à en faire John avec Imagine. J’ai été dur avec George en revanche c’est vrai en lui accordant que 3 chansons dans ces 3 albums potentiels, mais en même temps à chaque fois qu’ils l’ont laissé s’exprimer ce pauvre George ça aura été uniquement quand il leur a proposé une chanson incroyable, une ou deux autres de son All Thingd must pass auraient pu y être aussi je te le concède. A ce petit jeu John aura été imbattable dans la période 70/80 faut le reconnaître, Imagine c’est littéralement Jesus Christ au piano qui chante pour le monde 🙂 vraiment j’ai mis qq années avant de vraiment apprécier cette chanson mais aujourd’hui son côté universel pacifiste religieux ça me frappe fort, comme Woman qu’il compose avant de mourir et qui est un hymne aux femmes comme rarement on l’aura entendu, je trouve. Working class hero est à pleurer tellement elle vient du cœur et de sa classe social qu’il a au fond de lui, et Jealous Guy je l’ai tjs entendu comme l’aveu tendre et beau d’un type qui a été violent avec sa femme, on sait que John avait l’alcool mauvais et qu’il a déjà fait du mal à Yoko, et là il l’exprime avec une beauté qui n’a d’égal que la violence dont il était capable, et c’etait un type potentiellement violent John, je le dit avec tout l’amour que j’ai pour lui, mais ok sait..
-
François Bégaudeau
Maître des clésTu parles beaucoup des paroles, là. Et tu parles très sentimental. Mais il me semble que si Jealous guy est signé par un anonyme, personne ne le remarque, ça ne fait pas un tube. Evidemment c’est une spéculation, mais qui veut dire qu’on est là mélodiquement très en dessous de ce qu’a pu faire John avec les beatles et surtout de ce qu’a pu faire Paul. Même chose avec Working class hero. Quant à Imagine, bon, ok – mais ce John là est tellement glauque à coté du John facétieux et nietzschéen de 65.
Mon idée à moi c’est que John, à partir de 69, la musique c’est plus son truc.-
Elmo
InvitéAh je te trouve dur François. En 70 John a 30 ans, il sort d’une lessiveuse sans précédent avec ce groupe de fou, beaucoup de collaboration pour composer et donc les concessions qui vont avec, et là avec Plastic Ono band et Imagine il se dépouille, il est sans filtre et montre toute sa sensibilité avec des compo piano voix, des productions simples, mais tjs des mélodies puissantes. Il est libre de composer produire et choisir comme ça ne lui était jamais arrivé.
Jealous Guy quand même c’est une sacrée chanson je trouve, demain n’importe quel pop star la sort c’est un succès mondial. Il s’est trimballé cette mélodie plusieurs années en plus, elle s’appelait initialement The road to Marrakech ^^ on le voit la jouer dans le doc Get Back mais ça réagit pas trop pour la bosser et lui même n’est pas convaincu. Et puis Jealous Guy est né et il a mon sens il l’a totalement réussi, c’est une grande chanson sur la violence et le feminicide ! Qui chante premier degré qu’il a fait du mal à son amour (probablement physiquement), quand il dit « i didn’t want to hurt you » je trouve que ça sent le gars qui a cogné, c chaud quand même.. et Yoko a dit que John avait déjà levé la main sur elle.
Bref, avec ces deux solos je trouve au contraire qu’il est tjs aussi passionné, il est juste plus mature, libéré et il propose un truc épuré vraiment génial à mon humble avis.
Et puis God ! Quelle chanson.. c’est le générique de fin des Beatles, à la fin quand il dit qu’il croit en lui, quel finish. Et puis Oh My love, Isolation, Mother, i found out, y a pleins de trucs cool, voir des petits chef d’œuvre.
Après ça s’essouffle il fait un peu n’importe quoi dans sa vie privé, il n’y a plus Paul pour le discipliner. Il meurt en faisant Woman à 40 ans, qui est pas une chanson lambda pour un type de cet âge qui a déjà craché plus d’une centaine de chansons remarquables.
-
-
-
-
-
-
-
Elmo
InvitéEn fait y aurait pu y avoir non pas mais 3 super albums, c’est bien possible ! J’ai oublié Oh My Love de John aussi par ailleurs dans ma liste putain
-
Elmo
InvitéNon pas 3 mais 4 super albums *
-
Quentin
InvitéHier marqué les 60 ans de l’album Revolver. Incontournable opus puisqu’il marque définitivement le tournant du groupe à produire de la musique plus expérimentale, moins pop, déjà amorcé avec Rubber Soul.
Je crois savoir qu’il est l’album favori de beaucoup d’amateurs, mais qu’en est-il des quelques fans presents ici ? Pourquoi cet album vous est particulier ? -
Godot le bègue
InvitéJ’apprécie particulièrement l’album Revolver (1966) parce qu’il marque un tournant créatif des Beatles et qu’il regorge d’innovations musicales et de production.
*
– Maturité artistique et liberté : les Beatles y vont plus loin dans l’expérimentation (rythmes, harmonies, textures, ambiances), avec des chansons plus nerveuses et plus “risquées” que sur leurs albums précédents.
– Production et studio comme instrument : le disque exploite très fort les possibilités d’enregistrement (effets, pistes superposées, arrangements sophistiqués). Le studio ne sert pas juste à “fixer” les chansons : il participe à leur identité.
– Variété et cohérence : on y trouve des styles très différents, mais assemblés avec une direction artistique claire (du rock psychédélique au pop-rock, en passant par des morceaux plus sombres ou contemplatifs).
– Influence durable : Revolver a beaucoup compté pour la pop/rock moderne ; il a montré qu’on pouvait faire des arrangements ambitieux sans perdre la force mélodique.
*
J’adore l’ambiance psyché:
– Tomorrow Never Knows : la plongée la plus psychédélique/expérimentale (boucles, voix transformées, atmosphère “transe”).
– Taxman : plus nerveux, mais très coloré et “rock” avec une énergie qui donne un côté un peu psyché dans la production.
– Got to Get You into My Life : groove et harmonie qui flottent, ambiance plutôt “late 60s” planante.
– And Your Bird Can Sing : léger, étrange, très singulier (sonorités et idées qui tournent un peu “de travers” comme du psyché joyeux).
– She Said She Said : atmosphère sombre et intérieure, texture hypnotique.
*
-
Carpentier
Invitéchanson géniale en effet
enrichie encore, pour moi, avec la version des E W & Fcomme on sait bien,
( je sais, c’est l’enfer qui m’attend sûrement)-
Godot le bègue
InvitéMa meilleure chanson de EW&F
Le groove !-
Quentin
InvitéL’album complet est un joyau
-
-
-
Carpentier
Invitéune autre reprise et l’appropriation, ici, va jusqu’à la modif du genre
-
Samuel_Belkekett
InvitéBrad Mehldau est un des plus grands pianistes jazz en activité.
Ce n’est pas le seul morceau des Beatles qu’il interprète…
Brad Mehldau ~ I Am The Walrus-
Carpentier
Invité+ 1
-
-
-
-
Hugo
InvitéCe qui m’impressionne bcp chez les Beatles, c’est surtout qu’ils sont a priori tous autodidactes (à part Paul qui a fait peut-être un peu de piano classique?), alors pour pondre autant de suites d’accords géniales et de mélodies superbes et si efficaces, c’est fort. Les rolling stones ne jouent pas dans la même catégorie, mais ils ont pondu énormément de chefs d’œuvre également, et beaucoup de leurs chansons et on peut trouver dans bcp de leurs paroles un côté sulfureux que les Beatles ont peu réussi à trouver (d’où le fait que leurs détracteurs les accusent souvent de naïveté, ce que je déplore). Mais il ne faut pas oublier les Kinks, qui ont quasiment inventé le punk avec 12 ans d’avance selon moi, en plus d’avoir un lyriciste songwriter extraordinaire en la personne de Ray Davies. Et les zombies aussi, même si leur carrière fut courte
-
Alexandre
Invité« Mais il ne faut pas oublier les Kinks, qui ont quasiment inventé le punk avec 12 ans d’avance selon moi »
Je n’ai pas la réponse à ma question mais qui a commencé à annoncer le punk : les anglais (de The Kinks par exemple) ou le garage rock américain (The Trashmen, par autre exemple)?
-
-
Hugo
InvitéPour moi ça se tape entre les Sonics et les Kinks en effet, je ne sais pas qui peut-être considéré comme le premier groupe de proto-punk, j’ai pas mal d’autres candidats en tête, les Stooges, MC5, le velvet également.. mais la sauvagerie des Sonics a pour moi repoussé pas mal de limites à l’époque, cela dit pour un public plutôt confidentiel. Je pense aussi à des candidats issus de la scène plutôt RnB de l’époque, notamment Bunker Hill, Little Richard, entre autres, qui ont beaucoup braillé aussi ahah. Et le Dr Feelgood pourquoi pas également!
-
Alexandre
InvitéEn tout cas pour en revenir à notre sujet, oui, les Kinks seraient pour moi le troisième mousquetaire de par le nombre intimidant de chefs d’œuvre alignés avant 1970.
Sinon, j’avoue ma grande méconnaissance des Who.-
Hugo
InvitéÀ part l’hymne my génération j’avoue que je n’ai jamais trop pu les voir en peinture.. leur musique des débuts, bien mod, me parle beaucoup, les riffs de Pete Townsend, et la sauvagerie de Keith moon aussi, mais j’ai toujours trouvé leur chanteur un peu naze, voire même un peu bêta (il suffit de regarder sa carrière solo assez ratée), et jai eu le sentiment qu’ils ont un peu trop flirté avec le prog par moments, en faisant des concepts albums sur des thèmes bizarres, des chansons de 8 min, etc. Bref, je préférais quand ils réfléchissaient moins
-
Quentin
InvitéLimite Television est plus intéressant dans le même registre que les Who. Jamais vraiment accroché non plus sur ce groupe, mais pas non plus sur les Stones
Par contre Kinks c’est sexy-
Alexandre
InvitéLimite Television est plus intéressant dans le même registre que les Who
Dans le même registre ???!!-
Hugo
InvitéJ’adore Télévision, mais en effet c’est pas la même scène, pas trop comparable selon moi (à part le « moon » de Keith moon et marquee moon 😉 ) ! Ce qui ne change rien au fait que tt l’album marquee moon est une tuerie
-
Quentin
InvitéOui alors pour ce que je connais des Who et le côté progressif avec lequel ils flirtaient courant 70s… Mais je dis certainement une ânerie.
On est au moins tous d’accord sur le génie de Marquee Moon
-
-
-
-
-
Elmo
InvitéPrends ça Julio Iglesias
-
Elmo
InvitéOh Alain, j’ai 10 ans ça vient d’où ??
-
MA
InvitéJe remets ici cette série éclairante, Mc Cartney : a life in lyrics : https://open.spotify.com/show/6rTyLbz3PlNvScmAVBZRRz
-
Godot le bègue
Invité-
Elmo
InvitéY a des trucs que j’adore chez les Kings, plusieurs morceaux niveau Beatles (sans la sophistication et la qualité dans la prod par contre), mais bon au final ils se font complètement démolir la gueule si on compare les deux groupes. Les Beatles laissent pour mort bcp bcp de groupes quand on doit peser la quantité de chansons remarquables de chacun. Mais bon encore une fois comme je l’écrivais dans le premier post c’est normal pck à chaque fois c’est du 2 contre 1
-
-
Graindorge
InvitéPour ne pas masquer MA et l’article qu’elle vient de partager dans le fil » Chez PdH » je réponds ici à Carpentier : la chanson que je cherchais: « For no one « de l’album Revolver
Sinon oui, bien vu ton salut chaleureux et ton pouffage dans le métro provoqué par bracelet électronique fabriqué en France.
Pas répondu, pas sûre que c’était toi-
Carpentier
InvitéFor no one, ok
Tiens, je viens de récupérer en librairie le dernier Cause perdue, la mjc …
je m’y attelle après le petit fascicule de Maylis de Kerangal
-
-
bibinard
Invité
-
graindorge
Invitéj’aime
-
Raph
InvitéMonkberry moon Delight la voix crasse de Paul m »a toujours scié sur cette chanson. On évoque beaucoup les talents de compositeurs et de mélodiste de Paul mais quelle voix! (avec des registres très différents)
-
Godot le bègue
InvitéAcross The Universe – The Beatles – Lyrics
-
Godot le bègue
Invité
-
-
Elmo
InvitéQuels films produire autour des Beatles ? Et lesquels ont déjà été (mal) fait ?
A faire :
@ » Two of us » , au bord d’une route de la campagne anglaise, deux gamins de 15 et 16 ans font du stop sous la pluie avec leurs guitares et quelques affaires. Ils sont ramassé par une femme d’une trentaine d’année qui vit seule avec son fils de 7 ans et leur propose de leur servir à manger et les héberger pour la nuit. Le soir, une intrigue et des révélations s’étalent sur une nuit entière. A la fin, le lendemain, elle leur demande leur nom, leurs « vrais noms », certaine qu’ils ont menti. Les gamins s’appellent John et Paul.A ne pas faire :
@ « The glasses of hope », en français « Les lunettes de l’espoir », réalisé par Christopher Nolan avec Thimothée Chalamet dans le rôle John Lennon. John Lennon est persuadé d’être suivi par le FBI. Complètement paranoïaque, il rend la vie impossible à son entourage qui l’implore d’arrêter de s’imaginer au coeur d’un complot. Finalement, des éléments étonnants viennent semer le doute dans l’esprit de Yoko (interprétée par Margot Robbie) et Paul McCartney (interprété par Matt Damon), qui comprennent que John n’est pas aussi paranoïaque qu’il n’en à l’air.A faire ? :
@ « Hamburg 61″ , 4 jeunes venus de Liverpool survivent dans le coeur de Hambourg en enchainant les concerts, les rencontres, les consommations de produits en tout genre, et les embrouilles, jusqu’au drame survenu un soir, où John se bat sur le port avec un type et le met KO. Pris dans son élan il continue de frapper rageusement l’autre qui est totalement inanimé, avant de le faire et le jeter dans l’eau. Est-ce qu’il l’a tué ?A faire absolument :
@ » Imagine » réalisé par Nakache et Toledano sur scénario co écrit avec David Foenkinos, avec Gilles Lelouche dans le rôle de John Lennon (« méconnaissable » d’après Caroline Vié dans 20 minutes, « favori au César » selon Julien Barcilon de Télé7jours). Dans un Paris des années 80 kitch et un brin loufoque, John Lennon est de passage à Paris pour récupérer une mystérieuse valise. Mais le rendez-vous ne se passe pas comme prévu ! « Poilant » pour Libé, « Diablement original » pour Positif, c’est LE film incontournable.-
Quentin
Invité😂😂😂😂
-
Alexandre
Invité« « The glasses of hope », en français « Les lunettes de l’espoir », réalisé par Christopher Nolan avec Thimothée Chalamet dans le rôle John Lennon. John Lennon est persuadé d’être suivi par le FBI. Complètement paranoïaque, il rend la vie impossible à son entourage qui l’implore d’arrêter de s’imaginer au coeur d’un complot. Finalement, des éléments étonnants viennent semer le doute dans l’esprit de Yoko (interprétée par Margot Robbie) et Paul McCartney (interprété par Matt Damon), qui comprennent que John n’est pas aussi paranoïaque qu’il n’en à l’air. »
Tu oublies de préciser que le titre est expliqué par une scène finale (attention spoiler) qui voit se réunir les Fab Four un soir autour d’une éclipse. Scène émouvante de belle communion amicale qui nous montre le quatuor, réuni après des années de dislocation des liens, chausser les lunettes spéciales sur fond de A Day in Life.
John Lennon, comme mû par une étrange pulsion, à l’insu de ses camarades qui regardent l’astre éclipsé, enlève ses lunettes.
Le plan en plongée prend son envol pendant la partie ascendante et dodécaphonique de la chanson alors que s’inscrit à l’image une date : le 07 décembre 1980. Soit la veille de l’assassinat de John.-
Alexandre
InvitéA Day in the Life, pardon
-
Elmo
Invité😆 je vois très bien ce plan ambitieux et tarabiscoté qui finit par une cabriole arrière en faisant référence à la mort de John
-
-
Mathieu
InvitéJ’avais bien aimé Yesterday il y a quelques années, où Les Beatles disparaissent en même temps que les clopes, le Coca et Harry Potter.
Quelques scène très drôles, notamment quand le mec se documente sur la disparition du groupe sur Internet.Quant à un scénario imaginaire:
Freaky Yesterday, écrit par Nora Ephron, réalisé par Mark Waters, avec Alex Lawthers, Thomas Brodie-Sangster et Mikey Madison
Après une session d’enregistrement poussive et une soirée arrosée, John et Paul se disputent au sujet de la place de Yoko Ono autour du groupe. Les reproches fusent de part et d’autre et les deux musiciens vont se coucher tendus. A leur réveil, chacun aura pris possession du corps de l’autre.
-
-
Elmo
InvitéOh putain, et celui-là :
» Les baguettes du désir » écrit et réalisé par François Ozon pour son premier projet aux US. Avec Thimothé Chalamet dans le rôle George Harrison et Ernesto Gonzalez Parro dans celui de Ringo Star. Un week end, les deux artistes se retrouvent seuls dans un hôtel luxueux au Mexique et s’ennuient, tandis que John et Paul sont absents, occupés par le label Apple. Un peu d’alcool et une douche prise en commun rend la soirée un brin sulfureuse entre les deux Beatles, qui pourrait devoir garder un secret en commun bien embarrassant…
-
Elmo
InvitéN’hésitez pas à nous faire part de vos idées de pitch, ça peut se tenter, François a le bras long dans la grande famille du cinéma.
-
François Bégaudeau
Maître des clésN’oublions que j’ai été marié à un des fils Seydoux
-
Elmo
InvitéSans compter les rumeurs autour de ta liaison avec Daniel Toscan Du Plantier
-
Godot le bègue
InvitéVous oubliez Joy Sorman !
-
-
-
-
Cedric
InvitéLes Beatles pour les nuls. 2 ou 3 albums incontournables selon vous ?
-
Quentin
Invité23* incontournables
-
Raph
InvitéTous mais si un choix à faire Revolver, White Album, Sgt Pepper et Rubber soul (+ compil rouge et bleu si vraiment néophyte)
Pour Paulo Band on the run/Tug of war /Flaming pie
Pour Georges All thing muts pass/Cloud nine
Pour Ringo times takes time
Pour John imagine/Plastic ono band
Bonnes écoutes!-
Raph
InvitéEt j’ai oublié Abbey Road!!!! Dingue!
-
-
Quentin
InvitéRubber Soul et White Album sont plus simples peut être.
Magical Mystery Tour est exceptionnel !!!
-
-
bibinard
Invitégetoule haie dix daih bite heulçe mét gé plu beuhzouain deux laize haie koutai parse kash a shak foua sait paraille
-
Cédric
InvitéMerci pour vos recos pour aller un peu plus loin que les tubes.
-
Schnoups
InvitéDes fois j’entends Beatles Beatles Beatles Beatles
-
Claire N
InvitéJe valide
-
-
Godot le bègue
Invité-
Samuel_Belkekett
InvitéSergent Peppers…
https://share.google/ilAQ3Nwn3gYB7baFY
-
-
Carpentier
InvitéSam Mendes prépare leur biopic?
Chacun aura le sien?
bon, en attendant-
Mathieu
InvitéLes premières photos sont sorties et ne présagent rien de bon, notamment en terme de perruques.
-
Carpentier
Invitémoi je fais la meuf qui hurle et trépigne et expose sa glotte à tout le monde quand ils jouent i wanna hold your han han han han han han hannnd
puis je m’évanouis et c’est fini pour la figuration
bien furtif, oui et j’ai une perruque auburn en chignon banane
j’ai adoré
-
-
-
Urdanivia
InvitéDylan > Beatles
> Stones-
Urdanivia
InvitéCar chaque chanson est un monde où à chaque écoute il y a encore des choses à explorer / découvrir .
-
François Bégaudeau
Maître des clésle jury de l’Ena a parlé
-
-
-
Elmo
InvitéLe biopic de Sam Mendes ça sent pas bon du tout, le pourcentage que ce soit raté est extrêmement élevé
-
Carpentier
Invitépas encore regardé/lu à propos du quarté biopic Beatles (juste entendu un animateur radio l’évoquer avant de partager la chanson de Georges – plus haut ) Harrison à qui, dans un blind test, je n’aurais même pas pensé 1/2 seconde qu’il en était l’interprète (fou quand même, tellement culte ce titre et je ne fixe qu’aujourd’hui que c’est lui – bon, je ferai gagner mon binôme une autre fois…)
-
Carpentier
InvitéElmo:
Le biopic de Sam Mendes ça sent pas bon du tout, le pourcentage que ce soit raté est extrêmement élevéil y en aura un pour chacun des Beatles, Elmo (pôpôpô, tu lis pas attentivement)
pas un biopic donc, mais 4
ce qui augmente le pourcentage d’échecs pour Sammy (?)
ou pas (moyenne en maths et proba mais ça m’a toujours paru bien dommage d’avoir échoué dans ces matières qui sont pourtant si ludiques)
Salopards de profs de maths des années 70-80
Les anciens, contraints aux ‘ mathématiques modernes ‘ nous ont saqués grave (en particulier les meufs)
Et les nouveaux profs étaient élevés au tri par les maths dès le berceau
-
-
Carpentier
Invitéen y réfléchissant mieux, bêtement sans doute, j’imagine aisément les biopics des 2 plus leaders;
et attendrais presque avec gourmandise ceux dédiés à Ringo et à Georges (Georges pour lequel j’avais un mini-faible gamine, me souviens)
ouaip, Paul et Georges: serais bien partie en refuge montagne avec eux …-
Quentin
InvitéÉvidemment tout le monde regardera mais je crois que les bipoics qui m’intéressent le plus seront celui de Ringo et de Paul. Le premier parce que finalement le moins intéressant des 4, et Paul parce que j’ai toujours été un grand fan.
Et si je connais bien mon histoire, ils sont aussi les deux membres qui aimaient le plus les Beatles-
Carpentier
Invitécôté coeur, suis donc plutôt dans la même team que toi, tu l’auras compris
mais sur un aspect commère/curieuse et même plus informatif, le duo dont j’ai le moins ‘ entendu parler ‘ étant celui de Ringo et Georges, ça me titille un peu ces/leurs 2 projets de biopic
(beaucoup suivi Paul – et Linda, les Wings – in utero, mon/notre Fils a même assisté à son/leur concert de Bercy, j’étais aux anges de l’y emmener)-
Quentin
InvitéPerso je suis le fils de John et ma mère Caroline donc c’est vraiment pas ce qui me chauffe
Mais ouai Georges quand même, le plus mystérieux
-
-
-
Urdanivia
InvitéBeatles au cinéma:
-
Carpentier
Invitésur celle-ci, un sujet sur des droits d’auteur?
en attendant, on écoute
-
-
OQTF
InvitéSur l’amitié/rivalité John-Paul (ou l’inverse), cette anecdote du discuté Fred Seaman (« Les derniers jours de John Lennon », 1993), l’homme a tout faire de JL, de 75 à sa mort : déambulant en voiture du côté de Cold Spring Harbor au printemps 80, JL sursaute en reconnaissant la voix nasillarde de Paul que fait vibrer l’autoradio : « Fuck a pig, it’s Paul ! ». Le morceau fini, l’animateur précise que la chanson s’appelle Coming Up, que l’album venir est McCartney II. Paul a joué de tous les instruments. John bougonne. Ça ne l’étonne pas, Paul a toujours voulu être un groupe à lui seul. N’empêche. Quelques heures plus tard, John fredonne Coming up et dit en rigolant à Seaman que cette chanson lui tape sur le système.
Le propre du fan étant de se jeter sur ce genre d’anecdote (vraie/fausse), je me souviens avoir sursauté à mon tour.
J’ai dévoré le livre de Seaman dans la nuit, je ne suis pas allé en cours à la fac le lendemain. Jamais regretté. Le fan des Beatles est dingue. Et carrément chiant aussi.-
Elmo
InvitéJe connaissais pas ce livre, merci. Je te conseille si tu ne l’as pas lu celui de Geoff Emerick, en studio avec les Beatles. C’était un jeune ingénieur son de 18 ans ou pas loin et ils les as vu totalement inconnu entrer en studio pour la première fois, il décrit ensuite leur collaboration dingue tout le long de leur carrière, les anecdotes d’enregistrement de pleins de chansons, on est complètement immergé avec eux c’est énorme.
-
Quentin
InvitéJe plussoie
-
OQTF
InvitéMerci pour la recommandation. Pas lu le bouquin d’Emerick, beaucoup entendu parler de ce livre. J’imagine que ça doit être passionnant. J’en étais resté à celui de Lewisohn, The Complete Beatles Recording sessions, qui me paraissait la référence en la matière. Et je n’avais pas l’impression de pouvoir en apprendre plus sous l’angle de la genèse des chansons, en plus de ce que j’avais déjà lu, vu, entendu. Mais c’est évidemment faux. Je le note sur ma liste. Même si je précise que ma passion pour ce groupe, semblable à celle de centaines de millions de gens sur cette Terre, s’est délestée de sa dimension compulsive (acheter plein de livres sur eux, par exemple). Disons qu’après toute ces années, j’ai l’impression d’avoir fait le tour.
De mon côté, je peux recommander une étude faite il y a bien des années, je ne sais pas si elle est toujours dispo : Les fans des Beatles: Sociologie d’une passion de Christian Le Bart (Presse Universitaire de Rennes).
-
Elmo
InvitéJe note aussi ta dernière recommandation. En fait avec le livre de Emerick t’as vraiment la sensation d’être enfermé avec eux, tu vois l’évolution des sessions (les horaires qui changent, ils arrivent de plus en plus tard, finissent de plus en plus tard, Emerick est totalement à bout à un moment on le ressent), il y raconte aussi les moments de graces, et tu vois aussi qu’à un moment il se rend compte qu’il est en face de mecs qui ont une créativité inépuisable, que les tubes s’enchaînent et que c’est pas « normal » leur rythme. Sa toute première impression quand il les voit la première fois c’est génial aussi, ils les voient de suite comme des jeunes vraiment cool, habillé de façons spéciales (alors qu’eux dans le studio sont tous obligés d’être fringués pareil avec des chemises blanches), il les décrit bien, on voit rapidement que John a la plus forte personnalité et que Paul est déjà diplomate et plus poli que les autres, bref pleins de choses que tu peux potentiellement « apprendre »
-
OQTF
InvitéMerci pour ces précisions. Est-ce qu’il y a des éléments plus techniques sur les enregistrements, indépendamment des personnalités de chacun ?
-
Elmo
InvitéOui, il explique bien le processus de création, les demandes de chacun pour les effets (John était complexé par sa voix il voulait sonner comme si « il chantait depuis la lune », le genre de voix qu’il a sur Lucy in the Sky), les tests, les inventions, c’est super intéressant d’un point de vue technique aussi si on a fait de la musique ou qu’on s’y intéresse de près.
-
-
-
OQTF
InvitéBanco, alors. Je le maintiens sur la liste. Merci à toi.
-
-
-
-
Godot le bègue
Invité -
Godot le bègue
InvitéL’ingénieur du son Geoff Emerick mérite davantage de reconnaissance pour le travail qu’il a réalisé sur cette chanson.
Il n’avait que 20 ans ! Il a inventé cet effet de reverb avec haut-parleurs tournants !!!
Cette chanson est tellement en avance sur son temps que nous n’y sommes toujours pas. -
Carpentier
Invitél’une de mes prefs je crois bien
et comme les 4 sont beaux comme tout sur cette pochette
-
Godot le bègue
InvitéLa chanson est écrite en 1961 par Phil Medley et Bert Berns, sous le pseudonyme de Bert Russel. Sa structure harmonique sur trois accords obstinément répétés est ouvertement copiée sur celle de La Bamba. Elle est enregistrée par le groupe vocal The Top Notes sous la direction de Phil Spector. Le disque rencontre peu d’écho.
.
L’année suivante, Bert Berns confie la chanson au groupe de rhythm & blues The Isley Brothers et, mécontent du traitement qu’en avait fait Phil Spector, décide cette fois-ci de la produire lui-même, dans une version modifiée. Cette version, sortie le 16 mai 1962, remporte un franc succès. Elle est classée n°2 des charts R&B (rhythm and blues) aux États-Unis, et n°17 des charts pop. C’est le premier tube des Isley Brothers.
.
Les Beatles décident de reprendre Twist & Shout pour leur premier album Please Please Me.
.
En France comme dans le reste de l’Europe continentale, qui jusque-là n’avait guère accordé d’attention aux premiers hits britanniques du groupe, la chanson fait un succès radio durant l’été. Elle est, avec She Loves You au même moment, celle qui révèle les Beatles aux publics européens.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Twist_and_Shout#Notes
-
-
Elmo
InvitéQuand vous écoutez She loves you, imaginez bien que juste avant d’enregistrer les studios avaient été envahi par des fans, elles pullulaient de partout et les 4 sont allés se planquer. Retour au studio, plus le temps il faut enchaîner, ça appuie sur rec et bim, one shot. On entend mieux l’urgence en connaissant le contexte chaotique dû aux fans.
-
Carpentier
Invitéte lisant, me vient cette simple question: la beatlemania ne serait-elle pas le plus connu de ce groupe?
je veux dire ce dont détracteurs comme amateurs peuvent se saisir, composer avec ou non,
un peu comme les scandales pedo de Michael, le sida tu de Freddie, et et et
… complète si tu veux/peux avec un e autre artiste culte ….
J’attends tout de même mieux de Mendes concernant les 4 petits gars de Liverpool et leur biopic dédié,-
Carpentier
InvitéShe loves you, on y entend une grande urgence joyeuse, un royal kif et le be glaaaaaaad presque final
t’ouvre les yeux, la bouche, les bras en grand-
Carpentier
Invitémême si She loves you ne
t’ouvre PAS les yeux, la bouche, les bras AUTANT en grand
que celle-ci
comme on sait bien
-
-
-
-
OQTF
InvitéLa Beatlemania est ce à quoi les Beatles ont cherché à échapper, après l’avoir voulue, ne serait-ce que dans la soumission à une image construite par Brian Epstein, qui a voulu dissocier chacune des personnalités formant cette hydre à quatre têtes qu’on appelle Beatles et démultiplier les processus d’identification, par-delà leur musique (il me semble que cette métaphore était de Mick Jagger). Et les Beatles se sont soumis à l’iconographie voulue par leur manager (cf. le film « A hard day’s night » qui fixe les rôles dévolus à chacun).
Tout cela, recouvert de bruit et de fureur, a pu occulter et occulte encore pour certain.e.s (pas si nombreux) la production artistique d’un groupe qui, selon les goûts, aura produit ses chefs-d’œuvre à partir de 65 jusqu’à 68, pour d’autres aura abandonné une énergie rock (mais l’avaient-ils vraiment ?), qui remonte à Hambourg, pour construire ces références pop que tout le monde connaît, figées dans une sorte de perfection que prolonge tout un discours sur la valeur travail (des mois en studio pour produire « Sergeant Pepper », pour en peaufiner chaque morceau, McCartney lui-même, se régalant à l’avance des discours de certains médias à l’époque -les Beatles sont finis- en se disant « vous allez voir ce que vous allez voir »).
Une fois qu’on a constaté cela, le devenir Beatles était un devenir studio, loin d’un public auquel le groupe n’a jamais été vraiment connecté, que le voltage juvénile n’aura jamais vraiment traversé, à la différence des Stones.
Et leur dernier concert de 69 s’est déroulé sur un toit, bien à distance de la foule des passants, notons-le.
-
OQTF
InvitéJusqu’à 69, pardon (« Abbey Road »).
-
Godot le bègue
InvitéBla, bla bla, bla bla bla bla, bla, bla bla !
-
Godot le bègue
InvitéBla bla, globi, glouba, bli bli blou, bla bla bla , blu blu bli bla, blo blo, bla bla bla !
-
Carpentier
Invitécomme si on y était
-
Godot le bègue
InvitéJ’y étais, c’était dans le jardin d’un pote, après le lycée nous étions plusieurs, nous jouions au ping-pong en écoutant ça et d’autres chansons des Beatles; sans écouteurs intra-auriculaires sans fil/casques/ et tout le toutim. L’insouciance…
-
-
Elmo
InvitéChef d’œuvre resté dans le tiroir 1, la pureté du truc
-
Elmo
InvitéChef d’œuvre dans le tiroir 2, par ailleurs vraiment mal rejoué par les Beatles je trouve alors que simplement le piano voix se suffit à lui même.
-
Mathieu
InvitéQue penses tu de la toute dernière sortie il y a 2 ou 3 ans, Now and Then. Il me semble que c’est aussi une chanson inachevée de Lennon à la base. Je la trouve sacrément pauvre tant sur la mélodie piano que sur la mélodie vocale. Sais tu s’il en existe une version de type « demo »?
-
-
François Bégaudeau
Maître des clésJe sais bien que tout ce que touche les Beatles est de l’or, je sais bien qu’un lavabo où John Lennon se lave les dents est aussitot une oeuvre d’art, mais j’aimerais bien qu’on m’explique en quoi ce titre qu’un Billy Joel aurait pu composer est un chef d’oeuvre.
-
Elmo
InvitéJe trouve les mélodies de ces deux morceaux très fortes, moi. Des mélodies qui restent vraiment dans la tête, qui sonnent comme un piano voix profond, et tjs ce côté christique prophète de l’amour du John des 70´ (même si dans la vie privée on sait que c’est pas ça du tout)
-
Elmo
InvitéJe précise quand même que Lennon a évidemment aussi fait des trucs éclatés, mais pour le coup ces deux pièces piano voix je les classe du niveau de ces deux premiers albums solo.
-
François Bégaudeau
Maître des clésoui belle mélodie beau piano
mais pourquoi chef d’oeuvre?-
Elmo
InvitéAllez je veux bien te concéder de retirer le terme « chef d’oeuvre » parce que je n’aime pas du tout qu’on galvaude cette expression. Très belle mélodie alors, disons. J’admire la capacité qu’il a à sortir des mélodies / paroles universelles, limite bigotte mais sans le coté con con.
-
François Bégaudeau
Maître des cléscette pondération me va entièrement
de la grandeur des Beatles il s’agit, pour l’honorer à point, de prendre la bonne mesure
-
-
-
-
Godot le bègue
InvitéBla bla bla, blo blo bli, blu blo ble, bla bla bla, bloi blou bleu, bla bla bla.
As soon as you’re born they make you feel small
By giving you no time instead of it all
Till the pain is so big you feel nothing at all
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
.
They hurt you at home and they hit you at school
They hate you if you’re clever and they despise a fool
Till you’re so fucking crazy you can’t follow their rules
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
.
When they’ve tortured and scared you for twenty odd years
Then they expect you to pick a career
When you can’t really function you’re so full of fear
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
.
Keep you doped with religion and sex and TV
And you think you’re so clever and classless and free
But you’re still fucking peasants as far as I can see
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
.
There’s room at the top they are telling you still
But first you must learn how to smile as you kill
If you want to be like the folks on the hill
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
.
If you want to be a hero well just follow me
If you want to be a hero well just follow me -
graindorge
Invité -
OQTF
Invité -
Quentin
InvitéPeut être avons nous déjà échangé autour du sujet mais, quelqu’un a vu Yesterday ? Et qu’est ce que quelqu’un en a t il pensé ?
-
Godot le bègue
InvitéObladi, oblada, da da da, bla bli bla, bla bla bla, bla,
David Gilmour said The Beatles are not a band, they are a miracle. -
Urdanivia
InvitéUn avis sur ce livre si jamais qqn l’a lu?
-
Godot le bègue
Invitébli bli bla, bla bla bli, blu blu blè, bla, bla bla blabla…
-
Slop
InvitéDo The Beatles belong to the Left?
« Whether this deeper cultural identity is useful as a framework for understanding the nuances of the music itself is a more expansive question. While we have to be careful not to reduce aesthetics to pure ideology (after all, musicians are not political theorists), there is surely a case to be made that the power and resonance of the best Lennon and McCartney songs derives from their central themes of mutuality, cooperation, collectivism, and love — in other words, the cornerstones of socialism. But that debate is for another arena. The more urgent task facing us is to somehow rescue the Beatles from the cynics and the centrist dads before Hollywood poisons the well forever, and to recover the buried implications of their radical art. » -
Urdanivia
InvitéAll you need is cash:
-
-
AuteurMessages
