Accueil › Forums › Forum général › Sport: de droite? de gauche? ceux de droite? ceux de gauche?
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Urdanivia, le il y a 16 heures et 56 minutes.
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Urdanivia
InvitéPerso je ne pense pas que le sport en soi ait un bord politique(gauche, droite, autre) et pense que que cela est une fonction de celui qui le pratique et les raisons de sa pratique,
Par exemple, je suis coureur depuis plus de 25 ans, de trail notamment et ne me suis jamais senti attiré par l’aspect compétition et rejette pas mal l’évolution actuelle du trail(laquelle est dit-on « inévitable ») , et si je fais cela c’est je crois(car je ne me pose pas plus que ça la question) plus pour voir les limites physiques que je peux atteindre(en termes d’effort, douleur, etc)
Bref, avez vous des avis dessus: y a-t-il des sport de droite, de gauche, …est que le sport en soi est de gauche/droite et pourquoi le pensez vous?
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Gérard Manfroy
InvitéSi on fait de la boxe à la manière soviétique, ça fait des mecs en casque pour des combats de 3×3 sans KO dans des gymnases municipaux.
Si on fait de la boxe à la manière américaine, ça fait des mecs à Vegas qui offrent du sang à la plèbe pour des millions.-
Gérard Manfroy
InvitéEt ça se décline pour tous les sports bien sûr.
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Urdanivia
InvitéSi tu le fais à ta manière?
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Gérard Manfroy
InvitéJe ne pense pas qu’il y ait de sport de droite ou de gauche, par contre il y a des manières socialistes ou capitalistes de pratiquer le sport c’est ce que je voulais dire.
Par contre il peut y avoir des traits culturels nationaux (plutôt à échelle plus grande que les nations) pour les sports. C’est amusant que les américains aient inventé le Crossfit par ex, ce truc de marines américain. Plutôt que de faire du décathlon, de l’haltérophilie et de la gym ils ont mixés les trois pour en faire un Super-sport. Et j’adore ça même si bon, comme disait Victor Lanoux dans les Démons de Jesus :on aime l’effort mais on pratique pas.-
sylvain
Invité« Je ne pense pas qu’il y ait de sport de droite ou de gauche, par contre il y a des manières socialistes ou capitalistes de pratiquer le sport c’est ce que je voulais dire ».
J’ai un exemple : le tennis. On sera un peu d’accord pour dire qu’il s’agit d’un sport – plus ou moins à raison – estampillé « de droite » (il faudrait revenir là-dessus : est-ce l’essence de ce sport en soit, est-ce le cout du matos, sont-ce les lieux où il se pratique?).
Il se trouve que j’ai fait du tennis. A Colombes, via mon oncle cheminot membre de Sud Rail, qui avait ouvert un club.
Bon, pour être tout à fait honnête, aucun d’entre nous n’a fini classé… et quand on rencontrait des adversaires d’autres clubs, on avait pas le même entrainement, ni le même sac-qui-va-bien et encore moins la même raquette.-
Gérard Manfroy
InvitéCe que je trouve remarquable dans le tennis, c’est que sa popularisation à partir de l’ère Open en 1968 est allé de pair avec sa capitalisation. Avant, tu jouais à Wimbledon ou à Roland-Garros et le trophée ne te rapportait rien.
Puis on a formé le circuit mondial du tennis pro et les grands tournois sont devenus les Grands Chelems où tu gagnes une enveloppe en fonction de ta place au tableau. « De ton mérite ». A Wimbledon tu gagnais en 1970 : 3 000 £. En 1980 : 20 000 £. En 1990 : 230 000 £. En 2000 : 477 500 £. En 2010 : 1 000 000 £.
Les libéraux mentaux te disent toujours que si y avait pas de fortune au bout du match personne ne prendrait de risque, alors que bon… Floyd Mayweather, en boxe, a amassé des fortunes colossales en ne prenant justement aucun risque. Il a toujours évité les matchs dangereux et n’a gagné que comme un comptable. Pareil pour les footballeurs, ils s’en foutent de perdre le match vu tout ce qu’il gagne en argent.
Tout ça c’est l’économie mais après y a l’art du sport aussi. Deleuze voyait un jeu de prolétaire dans celui de Borg (« Fond de court, liftage et haut du filet. N’importe quel prolo, n’importe quel petit cadre peut comprendre ce jeu-là. ») et d’aristocrate dans celui de McEnroe. On peut faire la même comparaison entre le taureau Nadal et l’aigle Federer j’imagine.-
Gérard Manfroy
Invitéhttps://www.facebook.com/photo/?fbid=1598674495266793&set=a.695273785606873 Même chose pour les rockstars ! Et quand de Woodstock à Coldplay tu constates l’évolution c’est là que tu comprends en quoi le capitalisme c’est de la merde.
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sylvain
InvitéTout ça m’a l’air bien juste.
Mais c’est là aussi qu’on voit que mon expérience du tennis se résume à « un oncle cheminot adhérent à Sud Rail ».
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sylvain
InvitéRien ne m’énerve plus que la phrase (pas prononcée ici) que « ne mélangeons pas le sport et la politique ».
Depuis toujours, le sport est politique (je ne vais pas citer tous les exemples historiques qui en témoignent, cela ferait un peu « tarte à la crème » – des blacks panthères aux J.O de 36 jusqu’au tifo palestinien au Parc des Princes).
Nier cette dimension rassure la droite – les mêmes qui disent d’ailleurs « l’art n’a pas à être politique ». Pour qu’ensuite la Macronie et toute la droite invalident le discours de Justine Triet à Cannes, exemple pris au hasard. Même droite qui aime pourtant beaucoup politiser le cinéma dès qu’un film qu’ils estampillent de gauche (avant même de se préoccuper de ses qualités) récupère un pauvre César..
Dernier exemple en date pour moi : j’ai aussi regardé la finale Argentine / Espagne via un prisme politique. Pas que par ce seul prisme. Mais ça a joué.-
Rigolus
InvitéCe n’est pas parce que le sport a toujours été politique qu’on doit l’accepter. Ce n’est pas la droite qui politise les films : elle ne fait que qualifier un film qui est déjà politique à la base.
Aux JO de Berlin, tu aurais sûrement rappeler qu’il ne faut pas mélanger le sport et la politique. En 2026, tu trouves la politique formidable dans le cinéma et le sport uniquement parce que tu es du côté des dominants.
À titre personnel, j’ai toujours trouvé la politique dans le cinéma lourde et souvent catastrophique. Quant au sport, c’est comme si avant de parler de ma voiture avec mon garagiste, je devais me tapisser son discours sur la Palestine ou les minorités pour qu’il me fasse un devis. Ça ne m’intéresse pas.-
Gérard Manfroy
InvitéOui monsieur le garagiste merci de ne pas déranger Rigolus avec vos opinions politiques, lui qui ne que fait ça toute la journée.
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Rigolus
InvitéLe garagiste à le droit dans un forum de parler politique .
Tu as même le droit de spammer avec tes liens pourries.
Simplement est ce que dans son métier il est légitime pour faire chier ses clients, ou les spectateurs dans le sport, Il me semble que non.
bref comme toujours tes comparaisons sont stupides.
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sylvain
Invité« En 2026, tu trouves la politique formidable dans le cinéma et le sport uniquement parce que tu es du côté des dominants ».
Il faudra que tu m’expliques en quoi, la gauche aujourd’hui (quoi que cela veuille dire) est dominante ?
En quoi, moi, je suis dominant ? Avec mes pauvres festivals de documentaires fauchés, mes musiques des marges. Suis-je vraiment un agent de gauche à forte influence ?
Je te lis souvent ici : tu es bien au courant que tes propos sont eux biens dominants dans la sphère politique / médiatique. Jusque dans dans les foyers mêmes.
Ce petit couplet du petit gars de droite qui se sent censuré alors que tu ne fais que répéter ce que tout le spectre autour cesse de répéter. Tu es dominant. Tu as gagné la bataille de l’opinion. Bravo.
Mais laisses-nous au moins l’inquiétude. Nous sommes plus légitimes que toi à nous inquiéter. Et il n’y a pas une mairie RN ou de droite qui pourra nous dire le contraire sur le sport comme la culture. Mais là on va sortir de ton champ de compétence : dans le sport comme dans la culture, je pense que tu n’as jamais mis les pieds.-
Rigolus
InvitéSi tu étais réellement dominé, tu t’offusquerais aussi du mélange entre politique, cinéma et sport quand il vient du camp dominant.
Des Justine Triet, tu en as à la pelle. Dans le sport aussi, l’affichage progressiste est devenu banal. Ce n’est pas parce que tu écoutes de la musique underground que cette gauche culturelle n’existe pas, ni que tu échappes à ses relais dans le cinéma ou le sport.
En suivant ton propre raisonnement, tu es donc un dominé qui valide le mélange entre politique, cinéma et sport dès lors qu’il correspond aux idées dominantes.
À ce stade, je ne sais pas si c’est du déni ou simplement de la mauvaise foi.-
sylvain
InvitéMais, Rigolus, ta pensée, ton être, tes affects sont majoritaires..
Beaucoup moins les miens. A part dans tes fantasmes.-
Rigolus
InvitéSi je suis majoritaire je devrais militer pour la politique dans le sport et le cinéma et toi faire l’inverse.
C’est la ou ton propos est incohérent.
Tu nous expliques que ça t’énerve.Comment s’est possible ?
Au bout de trois relances on va finir par avoir une réponse.
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Urdanivia
Invité@Sylvain pour
»
Dernier exemple en date pour moi : j’ai aussi regardé la finale Argentine / Espagne via un prisme politique. Pas que par ce seul prisme. Mais ça a joué.
»
Est-ce que tu peux préciser ta lecture politique de cette rencontre car ce n’est pas forcément celle d’autres(je ne peux pas dire la mienne car je n’en ai pas eu même même si pour chaque adversaire je pouvais trouver des éléments m’incitant à vouloir qu’il ne gagne pas; car ayant des origines sud-américaines mais pas argentines je peux avoir le réflexe de trouver les argentins antipathiques–même s’ils ont donné Borges, Cortazar, Bioy Casares, Gardel, Piazzolla, etc–, et bien sûr je peux ne pas être pour l’Espagne car ancien colonisateur….bref in fine j’ai préféré ne penser qu’au seul jeu)-
sylvain
InvitéEt oui et justement commençons par cela : si on ne pense « qu’au seul jeu » comme tu dis ?
Etait-ce du beau football ? Etait-ce digne ?
Pour le reste, on ne va pas se mentir : entre l’argentine de Milei qui soutenait à fond cette équipe (c’est bien « normal », mais qui soutient aussi Israel) et en face l’Espagne, bien sur que quelque chose de politique s’est aussi joué là. Encore une fois : pas que; évidemment. Et il se peut que des spécialistes de foot puissent m’expliquer que l’Argentine n’a pas démérité. C’est un argument que je veux ben entendre.
Reste un match qui se termine en happy-end.
L’inverse du monde d’aujourd’hui.
Presque un conte de fées…
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victor willem
InvitéCe forum de mongole lol… Begaudeau a vraiment des potes wokes d’une débilité sans nom. Ca m’étonne a moitié.
Pardon pour les gros mots et la liberté d’expression (je sais que c’est sensible chez les gauchos)Dernière question : le tutu en danse classique c’est plutôt nazie ou anarchiste-catho ? 🙂
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Quentin
InvitéYesssss
Je suis enfin le pote de Francois-
François Bégaudeau
Maître des clésarmé du courage du chercheur de livre perdu, on pourra se reporter, sur ces questions, à pas mal de textes marrants de La politique par le sport, Denoel, 2009
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Urdanivia
InvitéEt bien si tu poses la question, t’as probablement du y penser….
Et en passant, heureux que tu penses que j’appartienne à ce vieux peuple en Mongolie.
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pifou
Invité -
Godot le bègue
InvitéOh, quelle question passionnante et très actuelle ! Le sport comme terrain de lutte idéologique, c’est un sujet qui fait vibrer les débats. Avant de te lancer dans l’idéation, j’ai besoin de clarifier quelques points pour affiner la réflexion :
.Quel angle t’intéresse le plus ?
Une analyse historique (ex : sport et propagande nazie, sport et communisme, sport et capitalisme) ?
Une critique contemporaine (ex : boycott des JO, sponsoring des clubs par des milliardaires, sport et écologie) ?
Une approche philosophique (ex : le sport comme outil d’émancipation ou d’oppression) ?
Ou alors une exploration ludique (ex : créer un sport « de gauche » ou « de droite » fictif) ?
.Contraintes ou préférences ?
Budget (ex : projet artistique vs. analyse théorique) ?
Format (essai, podcast, performance artistique, jeu de rôle…) ?
Public cible (grand public, militants, universitaires…) ?
.Ton objectif final ?
Informer, provoquer, divertir, ou un mix des trois ? <===========================
.Pour te donner un avant-goût de ce qu’on pourrait explorer (sans spoiler l’idéation complète) :
.« Le sport est-il un opium du peuple ? » (Marx vs. Pierre de Coubertin)
« Et si le football était une métaphore de la lutte des classes ? » (le stade comme microcosme social)
« Les sports ‘élitistes’ (golf, polo) vs. les sports ‘populaires’ (foot, boxe) : qui finance quoi ? »
« Un sport ‘de gauche’ serait-il nécessairement collectif ? Un sport ‘de droite’ individualiste ? »
.Créativité en action (exercice SCAMPER) :
Prenons le football et appliquons des tweaks idéologiques :Substituer : Remplacer les buts par des « zones de score » où les points dépendent de la diversité des joueurs sur le terrain.
Combiner : Mélanger football et débat politique en direct (comme un « foot-débat »).
Adapter : Créer une ligue où les maillots changent de couleur selon le score (rouge = gauche, bleu = droite).
Modifier : Limiter le temps de jeu pour favoriser la participation de tous (anti-capitalisme ?).
Put to other uses : Utiliser les stades comme lieux de redistribution alimentaire.
Eliminer : Supprimer les arbitres, tout le monde vote en temps réel.
Reverse : Un sport où gagner consiste à perdre (ex : faire tomber son adversaire sans le toucher).
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Mistral small 4 à votre service.-
Godot le bègue
InvitéAvertissement : Je suis sujet à des hallucinations.
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brisemenu
Invité@Godot.
C’est normal monsieur Artaud : vous avez oublié de prendre vos cachets.-
Godot le bègue
InvitéLes cachets c’est fini depuis Rodez, je carbure au laudanum, slurp !
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brisemenu
InvitéC’est ce qu’il y a de mieux pour les chiasseux.
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bibinard
Invitéhan vréle trelle sait pouhrlait baux bot hain
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Urdanivia
InvitéLe match des philosophes: dont bien sûr deux allemends au moins, Beckenbauer(quelle philosophie du jeu!), et Marx..
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Florent
Invitéj’ai regarder la compo, les allemands ont mis Marx sur le banc…ils sont foutus ils vont se faire enfumé par la secte platonicienne et les fulgurances Nitzchéennes n’y pourront rien
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Samuel_Belkekett
InvitéVraiment génial.
Les Monty pythons ont été d’une grande importance quand ils ont débarqué en Europe avec Sacré Graal, puis La vie de Brian, belles démonstrations de l’humour British.
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Urdanivia
InvitéIl faudrait ajouter une équipe plus:
– « liberale »(regarder probablement des utilitaristes côté Brit: Stuart Mill, Smith, Bentham, …Une analytique brit: Wittgenstein(le « premier » et british d’adoption) + Russell + …
Une analytique autrichienne: frege…Une struturaliste:
Une du langage ordinaire: Moore, Austin…
…
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Renaud Bigorre
InvitéUn peu à côté de la plaque du topic mais lu Latéral gauche de Nicolas Kssis-Martov cet été.
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J’aime bien le titre (aussi parce que c’est à ce poste que j’ai quasi tout le temps joué), titre qui donne la couleur, l’angle de vue de l’auteur (qui écrit pour So Foot & co, pensée pour Christophe Gleizes).
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L’incipit aussi « Aimer le foot quand on est de gauche, c’est marier le paradoxe de l’intelligence et de la mauvaise foi. Bref, si le foot est l’opium du peuple, pourvu que ce soit du bon. »
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C’est un essai sous la forme d’une galerie de 12 portraits, 12 figures du foot politique (c’est le sous-titre) plus ou moins connues d’Abraham Henri Kleynhoff à Eric Cantona en passant par Pasolini et Megan Rapinoe (seule femme parmi la galerie principale même si Alice Milliat ou encore Olga Bancic figurent « sur le banc ») et aussi un dernier chapitre « Dans les tribunes » consacré aux supporters.
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Ça mélange des recherches historiques (archives de L’Huma, du Maitron, etc.), des témoignages (y a masse de citations) et des souvenirs intimes.
Ça documente l’infiltration de l’extrême droite dans le supportérisme radical en France et en Europe (en référence aux travaux de Sébastien Louis) en reliant ça à la montée des « populismes autoritaires » dans le monde.
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Et NKM (!) de conclure que « le foot n’est pas un reflet de la société mais l’un de ses acteurs », et pour la gauche, le foot reste un terrain où l’on peut résister « by any means necessary ».
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PS : j’ai vu que dans le So Foot n°18 de décembre 2004 (le crétacé !), il y avait eu un dossier « Le foot est-il de gauche ou de droite ? » avec des articles de Nicolas Kssis-Martov, Stéphane Régy et de… François Bégaudeau avec un titre alléchant « foot de gauche, débit et crédit d’un pléonasme » ! (@François preneur si jamais tu l’as gardé)
(https://www.sofoot.com/magazines/so-foot-le-n18-en-kiosque-le-15-decembre-2004)
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PPS : entre Cucurella et Nuno Mendes on est gâtés en ce moment niveau latéral gauche (même si j’oublierai jamais Paolo, Roberto et surtout Manu)-
Urdanivia
InvitéJ’avais récemment lu:
– Les dernier jours de R Federer que j’avais apprécié qui portait sur les derniers moments dans les oeuvres d’artistes(dont FEDERER):
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-regard-culturel/le-regard-culturel-chronique-du-jeudi-30-mai-2024-1726103– Pour le Tennis et Federer il y a aussi cet article(effectivement il a pas mal inspiré les écrivains) de David Foster Wallace:
« Roger Federer as a Religious Experience »– Et étant coureur(trail) j’avais lu(mais garde peu de souvenirs): le bouquin de Murakami(le seul que j’ai pu lire de lui): « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond »
+ bien sûr le bouquin de Nick Hornby
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Renaud Bigorre
InvitéMerci pour les recos Urdanivia.
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Pour Roger, je passerai mon tour.
Du Big Three, toujours préféré le soliste Djoko face à la paire Nadal-Federer (cela étant, il paraît que le docu sur Rafa est vachement bien fait, pas du tout édulcoré sur la douleur, les médocs, etc.).
Jadis, j’ai vibré sur le mulet d’Agassi, la cuillère de Chang et la malice de Fabrice.
Et là le glacial Sinner contre le génial Alcaraz, c’est un mano a mano pas piqué des pannetone et turrones.
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Je note pour les bouquins de trail même si pas fana (tu participes à quelles compétitions ?)-
Urdanivia
Invité« toujours préféré le soliste Djoko face à la paire Nadal-Federer »,
un mec qui du quitter son pays gamin parce que c’est la merde aura toujours mon soutien
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bibinard
Invitépade qu’on pete issiom ifé touçe urta pir ou lent
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Renaud Bigorre
InvitéTriple découverte sympatoche sur/avec Michel Pastoureau :
– Article “Les couleurs du stade” par Michel Pastoureau (1990) [persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1990_num_26_1_2965]
– Interview sur Sports : une histoire en images de 1860 à nos jours [youtube.com/watch?v=qTr3PLbRY4w]
– Emission Le Cours de l’histoire intitulée “Pour l’époque féodale, gagner n’est pas une vertu » [radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/deambulation-historique-et-sportive-avec-michel-pastoureau-8992032]
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Je ne savais pas du tout que derrière l’historien médiéviste des couleurs et des animaux, il y avait aussi un passionné, un érudit, un historien bien sûr et même un statisticien de sport !
Ca fourmille d’analyses et d’anecdotes passionnantes. Quelques unes :
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Le vert, la couleur du jeu et de l’enjeu, la couleur où se joue le destin (pelouses, tapis de casinos, tables de ping-pong, ordalies médiévales)
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La (sur)charge symbolique du sport au travers des couleurs, notamment au foot (« liturgie collective dont la couleur et le bruit semblent être devenus des fluides opératoires essentiels » : la couleur du maillot (rayures du Milan AC héritées de bannières médiévales), arbitre resté « homme en noir » quand policiers et militaires sont passés au bleu marine, carton jaune/rouge, ballon autrefois lourd et sombre et aujourd’hui blanc/jaune pour être plus visible (comme la balle de tennis)
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Sa charge politique aussi : le duel Coppi (l’ouvrier laïc progressiste) vs Bartali (le paysan catho tradi) avec la photo mythique du passage de gourde « recolorisée », l’attribution couleur/continent douteuse pour les anneaux olympiques par Coubertin (découvert aussi dans Femmes & Sport comment Alice Milliat avait dû bataillé contre le baron pour que les femmes disputent les Jeux)
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Et beau geste de sa part de rappeler que même s’il se bute à trouver du sens derrière chaque couleur, c’est toujours mieux, plus riche, quand la symbolique se dérobe. Les légendes sont plus palpitantes quand nimbées de mystère.
Et de critiquer en creux les couleurs imposées par des logiques mercantiles (le naming/branding aussi) qui vident de leur signification les « fétiches » qui ont écrit l’histoire d’un club, de ses supporters et de son stade.
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Fin de ce post en citant la fin de l’article :
« Grisaille d’un dimanche ordinaire […] La couleur n’est pas là mais le plaisir est présent. On ne s’exhibe pas mais on joue, on joue vraiment. Un football débridé, offensif, authentique. Le score est élevé. Le temps est maussade. Il fait froid. Il va pleuvoir. » -
François Bégaudeau
Maître des clésMerci, je ne connaissais pas cette corde à l’arc déjà bien épatant de Pastoureau.
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Renaud Bigorre
InvitéNon plus, épatant en effet !
Quelques compléments amusants glanés ici : [radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20/le-grand-entretien-du-dimanche-19-octobre-2025-9953131]
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Où on apprend qu’il a joué goal en collège-lycée avant basculer sur le hand.
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Et où il revient sur la façon dont le sport était considéré au Moyen Âge.
Dans un tournoi, gagner est « presque ridicule », c’est « de l’esthétique presque » (pas de logique compétitive au sens moderne) et comme trace persistante, il cite la course de chevaux du Palio de Sienne où le vrai perdant n’est pas le dernier mais le deuxième (d’où des concurrents qui freinent volontairement pour éviter d’arriver juste derrière le vainqueur !).
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Ce qu’ajoute son collègue Vigarello est très intéressant aussi.
Il explique pourquoi le jeu ancien (période plus large que le Moyen Âge seul) se différencie du sport moderne : espace fragmenté (pas de communication entre vallées, règles locales différentes), temps non séparé entre loisir et travail, et séparation sociale stricte (un avocat ne jouait ni avec un prolétaire ni avec un noble) là où le sport moderne propose une forme de mixité sociale dans le club.-
François Bégaudeau
Maître des clés« temps non séparé entre loisir et travail, »
Je ne comprends pas bien le rapport avec le sport.-
Renaud Bigorre
InvitéOui pas clair. Selon Vigarello, le sport moderne, régulier et organisé (clubs, entraînements, championnat, calendriers) suppose/impose le découpage du temps entre travail et loisir (à l’échelle de la journée ou de la semaine). C’était moins le cas avant, avec le sport qui se pratiquait de manière plus occasionnelle (fêtes religieuses ou saisonnières sur plusieurs jours).
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François Bégaudeau
Maître des clésok
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François Bégaudeau
Maître des clésj’ai commencé à écouter ça
je lirai peut etre le livre-
Renaud Bigorre
Invité« c’est le livre qu’aurait écrit Jacques Rancière s’il avait pris trop d’EPO et qu’il avait fait du saut à la perche » meilleur pitch de la décennie !
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Godot le bègue
InvitéFaire du sport relève-t-il de l’individualisme bourgeois, ou s’en dispenser est-il une trahison de la lutte ? Ni l’un ni l’autre ! Le discours sur les militants de gauche et le sport pose la mauvaise question. Cette vidéo explore comment le dualisme cartésien façonne le rapport du capitalisme au corps, pourquoi votre corps perçoit souvent un problème avant même que votre esprit ne l’admette, et quel est le lien réel avec la construction d’un monde meilleur.
A tout moment en utilisant la roue crantée en bas à droite de la video, allez dans sous-titres et choisissez français ou tout autre langue qui vous sied. -
Ludovic Bourgeois
InvitéL’esprit agonal de compet’ remonte assez loin dans l’antiquité
Hors de vos trucs de sous-hommes goche-droate
J’prepare un 10km
On m’a dit que le meilleur truc
C’est 4*semaine
Lundi : Easy run
Mardi : fractionné
Jeudi : seuil
Un dans le week end : long run ou course compet-
Urdanivia
InvitéJe cours sur route depuis >= 20 ans(spécialité: 10-20k) + Thriathlon,…. et me suis mis au trail récemment assez dur les changements d’allure, pose des pieds, etc
Pour la prépa de 10km, cela dépends du niveau de départ et de l’objectif…le renfo(muscu) aide aussi à éviter les blessures…
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Samuel_Belkekett
InvitéUrdanivia signifie Quequette primitive.
Selon les experts internationaux allemands.-
Urdanivia
InvitéExperts en basque(parce que c’est basque !!!)
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Samuel_Belkekett
InvitéLes experts internationaux en basque quêtent pour identifier la quèquette dure d’Annie via les bourses chaleureusement offertes.
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Ludovic Bourgeois
InvitéOui
Au debut tu fais au feeling mais à un moment tu stagnes et c’est vrai qu’un truc plus structuré tu step-up. En plus des impressions d’envoyer des sacoches sensation de vitesse de courir avec les hanches dc meme à force plus de plaisir
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Lea salameche
InvitéBoniments contient pas un chapitre running de mémoire (j’en ai une mauvaise) ?
La pratique course à pied, sport pauvre, grand remplacée par le running, la planification, les chaussures carbones, les abonnements Strava, les running stones utmb, les WE chocs, les cycles d’entraînement, les électrolytes, est un bel exemple de prédation marketing. Aucun jugement sur les pratiquants, j’en suis moi même une victime semi consentante.-
Urdanivia
InvitéIdem : j’ajoute la multiplication (exponentielle) des contenus et influenceurs qui polluent les courses(Clem etc, Hugo C, Jog-euse,…) , nutritionistes, kinés,….tous bien sûr sponsorisés
De la part d’un autre coureur consentant
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François Bégaudeau
Maître des clésun chapitre legging
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Tof
InvitéDans « Un enlèvement », un passage décrit bien cet esprit, le père y fait un jogging régulé/optimisé par sa montre cardio. Seul bémol à la justesse du récit, j’avais tiqué sur les chiffres qui correspondraient à des foulées de 50cm.
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Urdanivia
InvitéRemarque:
La longueur de la foulée d’Eliud Kipchoge est d’environ 1,91 à 1,95 sur allure de marathon…dans « Un enlèvement » peut-on avoir une idée de la cadence?
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Tof
Invité« À l’arrivée, les paramètres affichés par mon bracelet fitness étaient de conformes à ma feuille de route. J’avais fait 21450 pas et parcouru 10,324 km en 67 minutes soit une moyenne de 9,7 km/h. »
On est bien sur une vraie allure de course (et non de la marche nordique par exemple), de 10,324 * (60/67) = 9.25 km/h (et non 9.7, mais ne tatillonnons pas), allure à laquelle faire des pas de 10324 / 21450 = 48.1 cm est vite pénible (sauf exercices éducatifs (aussi appelés gammes) peut-être: montée de genoux, talons-fesses, foulées bondissantes, foulées griffées (je passe sur les pas chassés dont le bénéfice sur 10km est encore contesté)).
Ça m’a sorti du livre. J’ai tenu encore 125 pages et j’ai dû arrêter.
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
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Quentin
InvitéJ’avais beaucoup ri
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Ludovic Bourgeois
InvitéJ’ai pas de baskets carbones ni les autres trucs
Mais mon compere d’entrainement me dit que ca te fais gagner 1 min sur 10 bornes dc j’avoue que ca fait hesiter.
Et je suis pas encore au double fractionné ou voir double seuil.
C’est comme toutes les formes d’addictions en effet
Apres voir du Ingebritsen ou Almgren c’est beau quand meme-
Urdanivia
InvitéJe conseil pas trop les plaques carbonne en dehors des entrainement « tempo » ou fractionné car sur des allures plus basses elles ont tendance a devenir instables…vaut mieux les faire tourner…tu peux regarder cette discussion avec B Dubois(physio connue sur la cap):
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pifou
InvitéTu dois pas t’entrainer beaucoup vu le temps que tu passes ici.
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Urdanivia
InvitéEt bien si je viens de le faire à 4.00
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Urdanivia
InvitéEt bien si je viens de le faire à 4.00
Comme au quotidien d’ailleurs, 4-7-
Urdanivia
InvitéD’ailleurs pas fini, vu je dans une salle après cap
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Urdanivia
InvitéD’ailleurs pas fini, vu que je suis dans une salle après cap
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pifou
Invitémdr
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Maximus
InvitéDroite des valeurs gauche du travail
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Ludovic Bourgeois
InvitéC’est debile le soralisme
Les valeurs sont du flan
Le travail et l’economie c’est un rapport social, entre les gens
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Il n’y a que le sang d’un peuple, sa qualité genetique, l’honneur et la nature
« Anything but folk and honor. Any ideology, any spiritual values = any superstision »
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Stéphanie
InvitéUn ami m’a envoyé ça :
Le sport a ceci d’intéressant qu’il oblige à réfléchir sur certains points limites. Exemples :
– un homme transformé en femme peut-il/elle concourir dans une preuve féminine ?
– Peut-on se chier dessus tout en accomplissant une performance sportive ?-
Urdanivia
InvitéFaisant des course longue distance de l’ultra trail, et triathlon, …les problèmes gastriques sont un lot commun d’un grand nombre de coureurs/athlétes…d’ailleurs habituer son estomac fait partie de l’entrainêment(« gut training »)…en trail il est courant de voir qqn s’écarter qqs minutes du parcours pour aller…derrière un arbre…
Bien sûr en Hyrox(salle) il est difficile de faire çà…
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Urdanivia
Invité-
Lea salameche
InvitéJ’ai pensé fort à tout ces jeunes sports de “dépassement” dans un entretient récent de FB, où lui était posé la question : que prescrirais tu aux bourgeois (après la joie aux extrêmes droitards et le mépris aux prolos) ?
Qu’il me corrige si je me trompe mais il répondait entre autre qu’il leur souhaitait une expérience sensible forte qui ferait socle d’un potentiel élargissement de conscience.
L’ultra trail, les Spartans race ou l’hyrox ne comblent ils pas exactement ce vide ? Ou plutôt n’anticipent ils pas parfaitement cette possibilité d’élan ? Le dossard à 250 dollars aidant les CSP+ s’y amassent, caressés narcissiquement par la médaille/tee shirt de finisher, le boost du CV et les photos professionnelles BradPittisantes sur les parcours. Les sensations corporelles sont fortes, et à la fin on peut se contempler, lessivés mais très fiers, habile.-
Gérard Manfroy
InvitéPeut-être que le mot d’expérience sensible forte n’est pas le plus juste. Ou peut-être que les brûlures d’acides lactiques ne sont qu’une superficielle expérience sensible forte.
Ayant beaucoup écouté François, j’ose un peu parler à sa place car j’entrevois sa réponse. Je crois qu’il parle plutôt d’affect plutôt que de sensation, toujours les affects, la Sainte Trinité du Père Spinoza, du Fils Deleuze et du Saint-Esprit nietzschéen.
Et les affects ne sont pas seulement des sensations fortes du corps, elles touchent l’esprit autant que le corps.
Je me suis moi-même mis au sport après avoir lu Nietzsche, pour me sentir greco-romain un peu. Hélas, passé les expériences et les diverses sensations, celle d’être un hamster qui ne court qu’enfermé dans une roue m’a semblé morne, triste. Se concentrer sur son corps, uniquement la performance de son corps, c’est une étroitesse de vue qui me rend le sport triste. Où est l’utilité de savoir courir vite et longtemps ? Réponse : de découvrir l’espace. De sortir de soi. D’élargir son champ de perception. « Je perçois de plus en plus de choses » comme dirait Gillou.-
Gérard Manfroy
InvitéEt la question « qu’est-ce que peut un corps » de Spinoza ne me semble pas seulement une question d’athlétisme, bien que les athlètes soient une chose fascinante. GeeknFit – Ce type n’est pas un athlète
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Urdanivia
InvitéCher Gérard: essaie le trail(à l’ancienne…c.à.d., seul sans coach plan compléments etc) …et tu verras au bout de 100km ce que la douleur, la fatigue te disent sur toi(te fournissent comme connaissance)
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Gérard Manfroy
InvitéUne fois j’ai marché 50 km et j’ai senti l’ivresse du second souffle, des poumons ouverts plus profond, d’aspirer plus de volume d’air, ça me tournait la tête, j’étais euphorique et tout, j’ai même ressenti que mes veines étaient comme des branches qui peuvent pousser dans pleins de directions différentes. Je l’ai déjà dit quelque part mais les efforts longs, plus d’une heure ou deux, génèrent des endo-cannibonoïdes. C’est pour ça que marcher longtemps vous fait planer gratuitement et vous booste le métabolisme, alors que fumer des joints tous les jours vous amenuisera les cannabinoïdes naturelles du cerveau.
Pour les marathoniens et les trails ça doit être encore mieux mais désolé, je trouve que courir permet de moins gamberger que la marche.
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Lea salameche
InvitéOui bien sûr. Mon post s’est égaré en voulant rappeler que tout dans ces « compétitions » est réduit dans des métriques marchandes. Mais une fois ceci posé, il se passe quoi dans un corps pendant 30h de course en haute Ariège ? Un peu plus que des crampes et la fierté d’arriver dans les 750 premiers 92e de sa catégorie d’âge : des potes de parcours, des douleurs, du flow, de la légèreté, de la lourdeur, des vomissements, des pleurs devant un paysage ou une bénévole de 90 ans, le goût inimitable de la bière à l’arrivée, des pensées circulaires, des hallucinations, entre beaucoup d’autres choses. La simulation de vie est efficace juste ce qu’il faut car elle en contient juste ce qu’il faut. Et on revient tout endorphinisé au bureau le lundi rappeler les objectifs aux CDD et aux services civiques.
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Renaud Bigorre
InvitéLu Femmes & Sport, passionnant et documentant la puissance des femmes en contrepoint aux récits « léa-salamesques ».
Marrant de jouer au « stylologue » pour deviner qui a écrit telle ou telle entrée.
Je me risque à en attribuer deux à François.
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1. « Coach me if you can » sur Laure Manaudou qui place son coach Philippe Lucas dans la situation du « maître ignorant » de Jacques Rancière. Malgré les « ici on bosse ou on se casse » de l’énergumène, Laure « se savait bien plus forte que lui », du mépris bégaldien dans toute sa splendeur !
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2. « Larmes révolutionnaires » avec Manaudou et Mauresmo où le registre oral et popu s’invite dans la prose (« l’injonction bécasse », « Merci les gars ! », « un détail qui fait la rue Michel ») qui produit un effet très « jean-marie-bigardien ». Et quand la trivialité de la langue vient percuter un sujet sérieux, ça me fait penser ou à François Bégaudeau ou à Jean-Claude Convenant (le commercial dans Caméra Café interprété par Yvan Le Bolloc’h !).-
Renaud Bigorre
InvitéPS : Catch me if you can est de Spielberg, donc probablement chou blanc
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François Bégaudeau
Maître des cléseh bien je n’arrive plus à me souvenir
le piège étant que certain-e-s des rédactrices étant des amies proches, nous avons pu détendre les unes sur l’autre-
Renaud Bigorre
Invitél’écriture à la nantaise !
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Ludovic Bourgeois
InvitéY’avait le marathon de Chicago today
Je rends mon petit hommage à
Clayton Young de l’Utah
J’regarde ses trucs youtube prepa
C’est un good guy
Une sorte d’Aryen de corps et d’esprit, d’Aryen ultime-
Ludovic Bourgeois
InvitéPartie 2 de la prepa
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Ludovic Bourgeois
InvitéPartie 3
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Ludovic Bourgeois
InvitéP 4
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Ludovic Bourgeois
InvitéFive
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Ludovic Bourgeois
Invité2h05 finalement pas loin du record americain
Son itw de fin de marathon
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Urdanivia
Invitéok, le connaissait pas vais essayer de regarder….il fait pas du Trail et/ou triathlon par hasard?
Sinon je regarde parfois:
https://www.youtube.com/@distancesplus/videos-
Urdanivia
Invitéet un peu:
safepace
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Urdanivia
Invitéok, le connaissait pas vais essayer de regarder….il fait pas du Trail et/ou triathlon par hasard?
Sinon je regarde parfois:
https://www.youtube.com/@distancesplus/videos
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