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- Ce sujet contient 17 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par
Alix, le il y a 2 années et 7 mois.
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adamou
InvitéPetit topic Schäublin pour faire suite au ciné-club d’hier, et une question sur les arbres.
Tu as parlé François de la végétation urbaine dans ceux qui vont bien et de combien ces pauvres arbres cerclés de bétons paraissent dévitalisés. On retrouve dans désordes le geste (quasi systématique) de mettre des arbres en plein dans le plan, avec des effets bien différents. Si désordres semble un peu répondre à ceux qui vont bien sur la sortie de la ville car ce n’est pas là qu’aura lieu l’émancipation pour Schäublin, je m’interroge précisément sur cette question des arbres. Produisent-ils simplement l’effet contraire à celui produit dans ceux qui vont bien (effet qui serait donc l’expression d’une certaine vitalité) ou y a-t-il autre chose?
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Albert Bloch
InvitéJe crains, mon cher, que ce topic ne soit destiné à flop.
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Graindorge
InvitéPas sûr du tout. Très important la souffrance des arbres dans nos villes. Des personnes disent qu’elles les entendent crier. Et hors sujet, il y en a qui risquent leur santé voire leur vie pour les sauver (A69 par ex)
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François Bégaudeau
Maître des clésDésordres se laisse plan par plan envahir par la végétation, par les arbres, jusqu’à la belle échappée finale en forêt
Le dernier plan de Ceux qui vont bien annonce la parade organisée par Désordres : anarchisme, auto-organisation, forêt, amour.-
GaelleS
InvitéIl y a un autre plan dans Ceux qui vont bien avec beaucoup de végétation. La fin de la scène où la petite fille de la première vieille dame qui s’est faite bernée est interrogée par la police. La caméra élargit son champ et on voit derrière une immense vitre la nature qui m’a paru foisonnante- gros contraste en tous cas avec les plans précédents sur les personnages
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François Bégaudeau
Maître des clésoui mais elle est derrière une vitre, justement
végétation de décoration et plus ou moins authentique-
GaelleS
InvitéC’est vrai mais même derrière cette vitre et plantée par des jardiniers urbains, je me suis dit en voyant tout ce vert que la nature nous disait un « hé ho chuis là »
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Claire N
InvitéOui
A un moment une feuille morte traverse tout le plan en tombant lentement, et on a l’impression de la suivre , un peu comme ce que tu as remarqué avec le déambulateur
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Anna H
InvitéJ’ai trouvé cet entretien qui n’a pas encore partagé il me semble :
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Claire N
InvitéMerci Anna ; j’aime bien l’idée que la mamie « participe au braquage « soulevée par un spectateur et relevée par le cinéaste
C’est vrai qu’elle doit lutter elle aussi pour accéder à l’argent
Avec tous ces codes à la suite-
François Bégaudeau
Maître des clésBresson Brecht le compte est bon
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Anna H
InvitéAvec l’explicitation du titre du film notamment.
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Seldoon
InvitéMerci pour l’entretien, très interessant, qui précise bien la façon dont le monsieur travaille. Qui précise aussi qu’il se promène dans de drôles d’endroits.
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Graindorge
Invité« Trop de réponses dans le cinéma contemporain »
« … poser des questions, pas de donner des réponses »
» psychologie projetée sur les gens qui devient de l’anti psychologie, qui FERME tout. »
« Laisser le spectateur se poser les/ des questions »
Merci Anna pour le partage
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GaelleS
InvitéIl y a un point qui n’a pas été abordé hier soir il me semble, c’est l’humour très discret qui survient parfois.
Ce qui m’a frappée ici c’est l’effet comique que peut provoquer un plan séquence.
Je pense à la séquence plan large où les policiers briefent la mamie avant qu’elle retrouve Alice. Une fois les consignes données, la mamie s’en va et elle met trois plombes à sortir du cadre. On la voit ensuite se déplacer avec son deambulateur. Ce moment d’attente de sortie du cadre m’a vraiment fait rire, car tout le monde attend que la mamie sorte enfin de ce cadre : les policiers, les spectateurs, le réalisateur. Alors qu’à ce moment il y a un petit suspense vis à vis de la prise en flagrant délit d’Alice, ce rythme donné par la mamie amène un je ne sais quoi réjouissant à la scène.-
François Bégaudeau
Maître des clésComique oui, ou doucement ironique
Le climax d’action du film se fera à vitesse de déambulateur.
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Graindorge
InvitéAh mais je l’ai vu ce film! Et c’est quelqu’un du forum qui proposait de le partager et me l’avait envoyé à mon AElec au moment où ça échangeait sur Désordres.
Très bon film -
Alix
InvitéAu début de Désordres, lorsque Kropotkine ouvre sa carte de géographe, on a un gros plan où celle ci est tapissée d’ombres de feuillages, puis dans le plan qui le précède (ou celui qui le suit (?)) on le voit en plan moyen toujours la carte à la main. Je n’arrive pas à me souvenir mais je me demande si l’arbre n’est pas au premier plan, donc visible par nous spectateurs, et non pas au dessus de Kropotkine.. En tous cas ça m’avait donné matière à rêvasser.
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