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Accueil Forums Forum général Roman d’anticipation basé sur les scénarios prospectivistes du GIEC

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Vous lisez 6 fils de discussion
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    Messages
    • #31193 Répondre
      Parfaitement à l’eau
      Invité

      Hello,

      Tout est dans le titre. Je cherche des romans d’anticipation qui s’appuie sur les rapport du GIEC (ou au moins les faits scientifiques qui font consensus) pour produire des récits de fictions. Dans le genre on trouve beaucoup de dystopies plus ou moins extrêmes mais assez peu d’histoires utopiques ou d’adaptations au changement climatique. Idéalement un roman qui prend en compte ce contexte pour produire quelque chose qui mérite d’être lu.

      Si vous avez des recommandations.

    • #31203 Répondre
      Ostros
      Invité

      En effet je n’ai en tête que des dystopies.
      En même temps ne serait-ce pas perçu comme une provocation (ou une inclinaison droitière) le fait de développer une histoire « utopiste » sur le fait qu’il fera 50 degrés à Paris, que les neiges éternelles auront fondu, etc. Oui une nouvelle faune et flore vont advenir. Et oui nous nous adapteront. Après que beaucoup d’êtres soient morts. Mais travailler ce récit-là aujourd’hui c’est vraiment mal venu selon moi. CÇa a véhicule une pensée qui enterre définitivement la possibilité de freiner ces destructions. Et qui dit au fond « c’est pas si grave, car regardez je prévois comment on va gérer le truc ».
      Tu peux lire les plans de la mairie de Paris pour 2050. Ils commencent à faire bosser des ingénieurs pour créer des zones d’ombres à Paris avec des palmiers. Et aussi prévoient de repeindre des bâtiments en blancs façon maison grecques.
      Au fait faire de l’utopie sur ces scénarios d’anticipation, pour moi c’est être radicalement pessimiste quand aux évolutions possibles des 26 prochaines années.
      Ces scénarios n’ont-ils pas pour vocation première d’alerter et de susciter un réveil massif des consciences et des actions ayant pour visée de ne pas les voir se réaliser ?

      • #31204 Répondre
        Ostros
        Invité

        Les dytopies peuvent aussi avoir cette « fonction » d’alerter, de crier au danger imminent, de secouer (même si comme on sait il y a l’aspect marchand, les histoires sensationnelles des dystopies faisant plus vendre que les utopies).

        • #31208 Répondre
          Ostros
          Invité

          Moi je préférerais lire non pas des histoires d’adaptation au changement climatique mais des histoires de mouvements, communautés qui tentent de renverser le rapport de force avec les industries polluantes par exemple ou le secteur du tourisme ou une société comme Lafarge. Une utopie au présent quoi, ancré dans les enjeux actuels.

          • #31214 Répondre
            Ostros
            Invité

            Je retire dans cette dernière phrase le mot « utopie ».

            • #31215 Répondre
              Ostros
              Invité

              Je le remplace par « histoire ».

      • #31206 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        Je pense plutôt que développer un imaginaire positif sur le changement et l’adaptation est plus mobilisateur que d’attendre à une révélation générale (que je souhaite tout de même). On a dépassé la phase on peut encore éviter les changements, il y a plein de choses à ajuster dans le pays (agriculture, gestion de l’eau, industrie, etc…). Je trouve qu’il y a pas mal de gens qui se réjouissent d’un possible effondrement salvateur (qui en font même un business écœurant), alors qu’on aura plutôt probablement une souffrance lente et progressive.

        • #31207 Répondre
          Parfaitement à l’eau
          Invité

          Les dystopies il y en a eu des pelletées depuis 70 ans, et pour autant on s’est lancé à cœur perdu dans la manipulation génétique, la modification du climat, l’exploitation des ressources exponentielles.

          • #31209 Répondre
            Ostros
            Invité

            En même temps que tu écrivais j’ai ajouté aussi un truc et il s’est posté plus haut…

            • #31213 Répondre
              Ostros
              Invité

              L’imaginaire, très peu pour moi.
              Y a Julien qui a posté une BD très inspirante sur un autre fil. Et tu vois ça c’est plus nourrissant pour mon esprit qu’une histoire inventée, forcée dans le positif, et qui est de l’anticipation basée sur des scénarios d’anticipation. Ça fait beaucoup de degré de hors sol. Sachant que ce qui est inspirant c’est ce qui se base sur ce qui est concrètement à ma portée. Un pelle et des graines. Un aller en train pour rejoindre Sainte Soline.
              Car si les dystopies n’ont rien changé au paysage politique, eh bien les utopies non plus.

              • #31216 Répondre
                Parfaitement à l’eau
                Invité

                Oui je suis d’accord, c’est pour ça que je cherche des romans qui visent à coller à la réalité tel que prévue dans les rapports du GIEC. Ni utopique ni dystopique, juste conforme au niveau climatique à ce qui se profile.

                • #31217 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Mais quel intérêt pour toi de lire un roman d’anticipation ? On ne sait pas du tout comment sera Paris 2050. On a des (au pluriel) scénarios. Donc si j’invente une histoire à partir de ces scénarios, je serais dans une fiction d’anticipation qui ne correspondra à rien de concret pour toi lecteur de janvier 2024. Pour ma part je ne vois pas l’intérêt, déjà littéraire et ensuite politique ? (Si c’est vers ça que tu tends tes attentes avec ce genre de livres – et là je ferai le lien avec le fil sur « le livre qui a changé ta vie »).
                  Après si c’est juste pour t’aider à imaginer, je vois.
                  Mais bon on est en 2024 et on ne se déplace toujours pas en skateboard volant, alors qu’ils l’avaient promis…

                  • #31218 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    C’est pourquoi je reste persuadée que la seule réponse qui mérite d’être faite à ses rapports, c’est la lutte, aujourd’hui, sur le terrain. Par de la littérature d’anticipation. On est au coeur de rapports de force extrêmement tendus entre différents corps de métiers et tailles d’entreprises / industries pour sauvegarder l’eau potable, des graines, des champs, l’oxygène, etc. C’est brûlant et ça avance à petits pas, de façon ciblé dans des zones géographiques précises. Et c’est vraiment là que ça se joue. Un livre sur une de ces luttes d’accord (cf : la bd suscitée). Mais un livre sur un demain flou – parce que c’est si vaste que ça demanderait une immense imagination concernant chaque sujet, découpé dans chaque région, et quartier et foyer – et qui restera du probable….

                  • #31221 Répondre
                    Parfaitement à l’eau
                    Invité

                    On est a peu près sur qu’on aura +2°C à l’échelle mondiale d’ici 2040-2050. Les impacts sont décrits dans les rapports, c’est encore un peu macro mais ils s’affinent au fur et a mesure à l’échelle régionale. Je pense qu’il y a tout un pan de travail artistique à développer pour imaginer comment on vivra dans cet environnement. Le pourtour méditerranéen sera semi aride, les vignobles auront migré au nord, Avignon aura le même climat que l’Andalousie maintenant. Le nord vivra une partie de l’année les pieds dans l’eau. Des choses comme ça. Ça m’intéresse de voir ça dans des romans. J’attends pas du militantisme.

                    • #31232 Répondre
                      Ostros
                      Invité

                      D’accord.
                      Dans ce cas c’est plutôt ce que je disais à la fin de mon dernier post, que selon moi c’est très très vaste comme environnement à décrire. Donc il faudrait cibler une zone spécifique. Et là où le vaste permettait de coller plus ou moins à ces données du GIEC (en fournissant un imaginaire en grandes lignes), le particulier que nécessite ce type de travail va forcément être indigent. Car s’imaginer « comment vont être les vignobles » par exemple, c’est prendre le sujet par les images. Or quels vignobles on sélectionne pour l’intrigue ? qui appartiennent à qui aujourd’hui ? On ne sait pas comment les propriétaires vont gérer cela. Au fait tu ne peux pas faire une littérature d’anticipation sur l’adaptation qui plus est positive, au changement climatique, car il ne s’agit pas que d’un changement de température extérieure. Il y a tous les aspects politiques, les rapports sociaux et économiques à anticiper pour poser un cadre à ton histoire. Comment prévoir que les chinois vont continuer d’acheter les vigobles ? Si un autre pays ne va pas se positionner pour prendre sa place sur ce marché. Le fait que le vignoble au nord va ou ne va pas prendre ? Comment tu peux anticiper ça ? Il te faut d’immenses connaissances en géopolitique, en commerce national et international, en biologie, en agriculture aussi, pour pouvoir avoir une sorte d’intuition de ce qui pourrait se dessiner. Mais tu vois bien que si on affine ces grandes lignes que sont les conséquences de ces plus 2 degrés on ne sait rien de tout le reste. Et tout le reste, les propriétés, les rapports de force sociaux, politiques dans 26 ans on ne peut rien en dire à moins d’être dans le pur fantasme. Car, comme dit plus haut, à ces niveau-là ça se joue au jour le jour, un pas après l’autre. Une lutte après l’autre. Et on ne sait pas grand choses des acquisitions des riches et de comment leurs investissements vont se voir être modifiés par ces +2 degrés. On dit que les plus riches investissent déjà dans des secteurs particuliers qui sont en train de fleurir grâce au réchauffement climatique.
                      Donc reste une littérature d’anticipation qui se cantonnerait à raconter les transformations du paysages, sans les hommes dedans. Ça c’est déjà les scénarios du GIEC.
                      Reste aussi que dans toutes ces situations vouloir lire de l’anticipation utopique c’est déjà évacuer du tableau les éléments qui le noircissent aujourd’hui. Comme la dystopie évacue les éléments lumineux. Le réel étant infiniment complexe et donnant à voir à qui s’intéresse à lui une situations sous plusieurs angles. Là toi tu veux une jolie histoire.
                      Donc si d’une part il n’y a aucun autre élément tangible que +2 degré = climat de l’Andalousie. Et d’autre part si tu recherches des histoires avec le projecteur braqué sur les choses positives que pourraient faire les gens (mais qui en fait ?) dans cet environnement (mais lequel exactement ?), le tout baigné dans le flou artistique du manque de connaissances du créateur qui aura imaginé tout ça, mouais bof.
                      Mais ma foi si ça te botte toi de lire ce type de créations, je te souhaite d’en trouver.

                      • #31242 Répondre
                        Parfaitement a l’eau
                        Invité

                        Bah oui tout simplement une belle histoire dans un climat chamboulé en France ça ferait mon bonheur. Ça n’existe pas. Même niveau cinéma c’est largement absent cette idée, même dans le regne animal ou le décor s’est retrouvé détruit par les incendies dans les Landes à aucun moment il n’est fait allusion à la modification du climat, des paysages. Il y a déjà des régions qui ont pas mal changés ennpaysages (Pyrénées orientales) et en meteo (Normandie Bretagne). J’aimerais voir cette réalité dans les livres et le cinéma.

    • #31211 Répondre
      Mélocoton
      Invité

      Bonjour,
      Cela ne répond pas exactement à ta question (ce n’est pas un roman d’anticipation), mais le livre de cette philosophe sur l’utopie radicale pourrait t’intéresser :

      • #31244 Répondre
        Parfaitement a l’eau
        Invité

        J’écouterais ça, même si ça correspond pas exactement à ce que je recherche mais ça peut être intéressant.

    • #31231 Répondre
      Ema
      Invité
    • #31243 Répondre
      Ema
      Invité

      En fait, je trouve que la question de l’anti dystopie (écologique) en littérature n’est pas à aborder d’un strict point de vue d’utilité politique immédiate, mais en s’inscrivant sur le long terme, elle peut avoir son impact. La dystopie, littéraire et filmique, est un genre qui a pignon sur rue depuis des décennies, on nous gave depuis toujours de récits post apocalyptiques archi désespérants, paresseux et remplis de platitudes philosophiques mal torchées (l’homme est un loup pour l’homme, tout ça tout ça). Et même lorsqu’une oeuvre semble commencer par disposer une sorte d’utopie réjouissante, c’est pour mieux dévoiler au fil de la narration qu’il s’agit en réalité d’un écran de fumée, cachant un système totalitaire ultra violent, ce qui tres explicitement tend a suggérer que toute tentative de changer le monde se solde inévitablement par la reconduction des erreurs passées, en pire. Je m’avance peut être un peu dans ce que je m’apprête à dire, mais je suis persuadée que la présence quasi hégémonique de ce type de récits quand il s’agit d’anticipation n’est pas complètement inoffensive politiquement. En plus de (souvent) produire des oeuvres médiocres.
      De fait, si des romanciers et des réalisateurs peuvent, sans tomber dans le gnangnan hors sol, disposer des imaginaires sociaux et écologiques qui désobeissent à ces cannons narratifs là, je pense que les combats à venir ET la littérature ont tout à y gagner.

      • #31245 Répondre
        Parfaitement a l’eau
        Invité

        Oui je pense aussi que l’imaginaire peut contribuer à changer les mentalités via romans films musiques etc.. Même si ça semble difficile à quantifier. En marketing ça marche très bien en tout cas.

    • #35838 Répondre
      Carpentier
      Invité

      G pécho Greta Thunberg ou quoi?

      • #35847 Répondre
        Parfaitement a l’eau
        Invité

        Est ce que c’est possible de faire plus cliché et plus énervant ?

        • #35963 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Sitôt dis cliché, sitôt je partage cela:

          1) qui a l’avantage de n’être pas de moi
          2) en ce qui me concerne – même si on s’en fout – je trouve cette petite équipe super drôle, bien à l’aise dans un tel format, et on gagne beaucoup à écouter la jeune femme qui joue Fleur, dans la vidéo Europe 1 postée ce matin dans le sujet ‘ les gens du ciné sont finis* ‘.
          3) *je crois bien que non.

      • #36019 Répondre
        Carpentier
        Invité

        🏃‍♂️🏃‍♀️🏃

        • #36025 Répondre
          diegomaradona
          Invité

          La plupart des gens se foutent du réchauffement climatique et en ont marre de cette écologie punitive

          • #36027 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Pierre s’en balek complet que tu sois d’accord avec lui

    • #35906 Répondre
      propater
      Invité

      Je ne l’ai pas lu mais Le ministère du futur de Kim Stanley Robinson est plutôt optimiste (peut-être exagérément optimiste).

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