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    • #75693 Répondre
      Sam le Méhariste
      Invité

      Salut la compagnie bourgo-culturelle fan de Mathieu Noël!

      En ces temps, où s’accélèrent le démantèlement de l’exception du service public français, où l’on observe une reconcentration de l’audio-visuel public, en mode ORTF.

      Après la fin de la redevance, la fin programmée des antennes locales, de France Bleu, France 3, la mise en coupe réglée du service public..

      Mais bref, avant que la nuit ne se fasse sur les nuits des France Culture.

      Jai eu l’incroyable chance d’ouïr un entretien de Théodore Monod, datant de 1976, cette nuit.

      Un homme qui a passé le plus clair de sa vie, dans le désert, quelques bédouins et des chameaux, ne peut pas être totalement mauvais…

      « On peut espérer que l’homme finira par s’hominiser… »

      « Lhomme, cest plus vaste… »

      « Bonheur national brut »

      « Des hommes vides, aux mains pleines » (je crois qu’il citait un autre gauchisse.)

      « Celui qui dérange une fleur, dérange une étoile ».

      « Qui oserait affirmer que le parfum de l’aubépine, est inutile aux nébuleuses » (le géant Hugo, cité par Monod)

    • #75695 Répondre
      Sam le Méhariste
      Invité
      • #75698 Répondre
        Izza
        Invité

        Bonjour Sam !
        Merci c’est très beau, ce « vêtement de la planète ».
        A écouter ensuite une forte émission de Blast :

        • #75700 Répondre
          Sam, son nom est personne
          Invité

          Bonjour Izza,

          Merci, en effet, le capitalisme est raciste, misogyne et homophobe par nature, enfin le néo-ilébralisme!

          Sinon, un partage qui vient d’entre les âges, je suis de loin en loin le journaldepersonne depuis une quinzaine d’années, je crois.

          Elle semble ne pas vieillir, et son talent et sa beauté (désolé mais, on ne peut pas empêcher un trou d’être un trou, CF Comme Une Mule), et sa verve, et sa virtuosité, tombent bien, pour jeter une dernière poignée de terre sur feu Onfray, qui avant 2015, officiellement de gauche, du ventre des philosophes vers 1989, de sa contre histoire de la philo qu’il a débuté en 2002 pour lutter contre Le Pen et ses séides, à aujourd’hui, que de chemins descendus, vers les derniers cercles infernaux : https://www.youtube.com/watch?v=XVbgzFvZenI

          PS : pour avoir le temps de répondre sur un forum, ou de lire, il y a beaucoup, beaucoup de métiers qui le permettent, à commencer par les bullshits jobs, ou les vrais taf mais derrière une ordi, etc, etc, je pense qu’on doit atteindre plus de 50% de la population active, estimation qui sort de mon cul et au doigt mouillé, mais combien de gens sont derrière un ordi au boulot? Bcp, non?

          • #75701 Répondre
            Izza
            Invité

            Effectivement, elle est très jolie. Instagram friendly ^^
            Par contre, j’ai énormément de mal avec son ton, sa voix et tout ce que ça charie.

            • #75703 Répondre
              Sam, son nom est personne
              Invité

              lol, ah bon, mince! xD

              Pourtant, elle est beaucoup mieux que belle en vérité, il faudrait que je retrouve des vidéos où on voit ses brios intellectuels et « phrasesques »!

              Sinan, ayant un bullshit-job, étant un geek, et ayant débuté la vidéo de Sylvia Laurent que tu as gentiment partagée, j’ai vu que c’était de l’or en bar cet entretien, donc, cahin caha, j’ai demandé à ChatGPT d’en faire un résumé, si ça peut en motiver certains à la regarder, ou juste apprendre en lisant. Lire est bcp + rapide que de regarder une vidéo, on va pas se mentir, et je préfère moi même, la plupart du temps, un article qui résume un propos, à une video, bref, donc voici :

              ### Résumé détaillé avec références temporelles

              **Introduction et contexte historique (0:00 – 0:32)**
              – Karl Marx établit un lien entre esclavage, colonies et commerce mondial, en montrant que ces éléments sont des conditions de la grande industrie mécanique.
              – Sylvie Laurent, historienne et spécialiste de la société américaine, s’inspire de cette analyse pour explorer la naissance du capitalisme racial dans son ouvrage *Capital et Race*.
              – L’ouvrage démontre que le racisme est intrinsèque à l’origine du capitalisme, avec des phénomènes comme l’esclavage, la colonisation, l’expropriation des terres et l’accaparement des richesses.

              **Convergence des idéologies anticolonialistes et anticapitalistes (0:32 – 0:49)**
              – Des penseurs, de Karl Marx à Malcom X, et jusqu’à Angela Davis aujourd’hui, s’accordent sur le fait que capitalisme et racisme sont intrinsèquement liés.

              **Date fondatrice de 1492 : La conquête des Amériques et ses implications (0:50 – 2:54)**
              – Sylvie Laurent explique que la conquête des Amériques en 1492 constitue un moment charnière où capital et race deviennent indissociables.
              – La découverte des Amériques marque le début d’un capitalisme naissant centré sur l’exploitation des terres (acrématistique) et la hiérarchisation raciale.
              – Les Européens mettent en place une organisation de la production reposant sur une main-d’œuvre indigène, considérée comme gratuite, destinée à l’exploitation des ressources naturelles, notamment dans les mines et plantations.
              – Christophe Colomb inaugure le recours à l’esclavage africain, ancrant l’association entre capitalisme et racisme, bien que ces systèmes ne soient pas encore totalement constitués selon les modalités modernes.

              **La matrice Amérique et l’hydre du capitalisme racial (2:54 – 3:48)**
              – Laurent propose de considérer la conquête des Amériques comme la matrice du capitalisme racial, où capitalisme et hiérarchie raciale deviennent structurellement interdépendants.
              – Ce n’est qu’au début du XXe siècle que les penseurs relient explicitement capitalisme et racisme, bien que des intuitions circulent dès le XIXe siècle parmi les premiers penseurs socialistes et marxistes, influencés par les mouvements anticoloniaux.

              **Conversation imaginaire entre Marx et Martin Luther King (3:48 – 4:51)**
              – Laurent ouvre son livre avec une conversation fictive entre Karl Marx et Martin Luther King.
              – Elle explore comment, pour King, l’impérialisme, le capitalisme et le racisme fonctionnent comme un trio indissociable. Dès ses 25 ans, King se penche sur l’analyse marxiste et reconnaît que le travailleur noir occupe une position particulière dans le processus capitaliste.
              – Marx, bien que conscient des réalités coloniales et raciales, n’avait pas formellement relié le capitalisme et le racisme.

              **L’évolution de la pensée marxiste et des théories critiques (4:52 – 5:22)**
              – Laurent revisite les contributions de penseurs comme Fanon, Hannah Arendt et Rosa Luxembourg, qui ont fait des liens entre capitalisme et racisme dans leurs analyses.
              – Dans les cercles marxistes et militants périphériques, l’association entre ces deux systèmes est un thème récurrent.

              **Les limites de la vision de Karl Marx et Engels (5:22 – 7:59)**
              – Marx et Engels ont identifié certaines dynamiques coloniales liées à l’accumulation capitaliste, bien que leurs analyses n’intègrent pas systématiquement le racisme.
              – Engels, dans des écrits sur 1492, identifie une double appétence pour l’or et la terre, soulignant que cette accumulation implique l’exploitation de populations marginalisées.
              – Marx perçoit le paradigme capitaliste des plantations, où les corps noirs sont transformés en moyens de production et marchandises, et comprend le rôle de l’expansion coloniale dans l’accumulation de capital.

              **Le capitalisme racial et la croissance inégale entre centre et périphérie (7:59 – 9:02)**
              – Sylvie Laurent souligne que la croissance économique, fondée sur une inégalité structurelle entre l’Europe (centre du capitalisme) et ses colonies, ne peut exister sans logique raciale.
              – L’idée que les populations locales ne sont pas capables de valoriser leurs terres sans l’intervention des Européens est fondamentalement raciste.

              **Les États-Unis, fondement du capitalisme racial (9:02 – 9:54)**
              – Laurent développe comment les États-Unis, à travers le génocide des Amérindiens et la traite des esclaves, incarnent cet hydre du capital et de la race.
              – Dès 1492, l’Amérique est perçue comme un territoire idéal pour une expansion capitaliste sans fin, impliquant rapidement l’extermination des indigènes et l’esclavage.

              **L’émancipation des États-Unis et le capitalisme « purgé » (9:55 – 11:00)**
              – Lorsque les États-Unis se fondent en 1776, ils tentent de se démarquer des méthodes coloniales brutales des Espagnols en proposant une version « civilisée » du capitalisme, centrée sur le travail libre et la propriété privée.
              – Cette image d’un capitalisme bienfaiteur fascine les Européens, et des penseurs comme Adam Smith, Voltaire et Tocqueville voient en l’Amérique un modèle purifié de la violence raciale.

              **L’idéologie d’un capitalisme libérateur en Amérique (11:01 – 12:08)**
              – L’Amérique est perçue comme une terre de liberté, un espace où le capitalisme pourrait prospérer sans violence raciale.
              – Les penseurs européens imaginent que l’abondance de terres permettra un développement économique idéal, libéré des exactions coloniales traditionnelles.

              Chaque point ici représente les éléments saillants de cette première partie de la transcription, offrant un aperçu structuré des thèmes principaux et de leur développement. Prêt à recevoir la suite pour continuer ce résumé détaillé !

    • #75705 Répondre
      Sam, son nom est personne
      Invité

      <p>Les États-Unis comme « Terre d’élection » pour les Européens (12:09 – 13:41)</p>

      • Les Européens voient les États-Unis comme une « terre élue » pour l’homme blanc, incarnant une terre de libération et de capitalisme émancipateur.
      • Le mythe de Robinson Crusoé représente cette vision : il décrit la conquête d’une « terre vide » par un Européen qui la domestique et la transforme.
      • Ce mythe incarne l’idéal capitaliste du « premier homme économique » qui exploite la nature et maximise ses ressources, mais en ignorant l’occupation et les civilisations indigènes.

      <p>L’exploitation des Amériques comme avantage compétitif européen (13:41 – 14:26)</p>

      • La transformation des terres américaines en ressources productives donne à l’Europe un avantage considérable dans l’expansion capitaliste, surpassant même des puissances comme la Chine.
      • Cette expansion repose sur l’extraction de richesses (métaux, travail agricole) obtenues par l’exploitation de la terre et des populations, notamment via les plantations et l’esclavage.

      <p>Mythe de Robinson Crusoé et le capitalisme colonial (14:26 – 16:31)</p>

      • Daniel Defoe, auteur de Robinson Crusoé, fait la promotion de la suprématie britannique dans le contexte du colonialisme et de l’exploitation des terres.
      • Dans Robinson Crusoé, le personnage central arrive sur une île peuplée, perçoit les indigènes comme des menaces, et engage un processus de déshumanisation en les considérant comme des barbares.
      • Crusoé domestique l’île, tue les animaux, construit une fortification et se protège des indigènes qu’il finit par exterminer, ce qui symbolise l’attitude coloniale d’extermination des populations indigènes.

      <p>Vendredi comme représentation de la soumission coloniale (16:31 – 18:23)</p>

      • Le personnage de Vendredi, indigène soumis à Crusoé, devient son esclave et incarne la relation de soumission imposée par le colonisateur.
      • Vendredi est déshumanisé, perdant son identité et son nom propre pour devenir « Vendredi », soumis à l’autorité de Crusoé et formé aux principes du capitalisme colonial (propriété, travail, religion).

      <p>Robinson Crusoé comme modèle du capitalisme dans la pensée occidentale (18:25 – 19:06)</p>

      • Robinson Crusoé devient une « bible » pour les partisans du capitalisme, illustrant l’histoire d’un homme seul créant un capital à partir de rien, ce qui constitue la base de l’imaginaire capitaliste occidental.

      <p>Le capitalisme et l’illusion de la paix mondiale (19:07 – 20:02)</p>

      • L’idée d’un capitalisme mondial amenant paix et prospérité est promue à l’ère du libre-échange, en effaçant l’oppression des peuples colonisés.
      • À la fin du mercantilisme, une version « purgée » du capitalisme est présentée, censée apporter une prospérité collective.

      <p>Adam Smith et l’illusion de l’Amérique comme modèle capitaliste (20:02 – 20:47)</p>

      • Adam Smith, critique de l’impérialisme, voit les États-Unis comme un modèle potentiel pour l’Angleterre réformée, en attribuant la modernité capitaliste aux valeurs de propriété privée et de travail salarié.

      <p>Colonisation et capitalisme racial « adouci » (20:47 – 21:41)</p>

      • Les Européens, bien que se présentant comme anti-esclavagistes, maintiennent un système de colonisation douce, introduisant un capitalisme « humain » qui exploite les populations locales à travers le travail rémunéré dans les plantations et la propriété privée.
      • Ce régime d’exploitation conserve une logique raciale et perpétue une relation inégale de pouvoir entre l’Europe et ses colonies.

      <p>Le rapport de vol du travail et des ressources entre centre et périphérie (21:41 – 22:37)</p>

      • L’Europe maintient une relation inégale de vol des ressources naturelles et du travail des populations du Sud, comparable à la première période d’extraction coloniale.
      • Ce modèle extractiviste actuel rappelle les débuts du capitalisme mercantile et l’exploitation de la nature et du travail semi-gratuit au profit de la production européenne.

      <p>Cette section explore en profondeur les fondements idéologiques du capitalisme racial, l’impact du mythe de Robinson Crusoé, et la persistance de la relation inégale entre les puissances coloniales et les territoires exploités. Prêt pour la suite !</p>

    • #75706 Répondre
      Sam, son nom est personne
      Invité

      Désolé, j’arrive pas à trouver le bon format/code pour rendre ça plus lisible, enfin les idées et les infos sont là. 😀

      • #75708 Répondre
        Izza
        Invité

        Haha ! Merci Sam.
        Il se trouve que l’IA a oublié la réflexion pivot fondamentale de l’interview : en finir avec le capitalisme n’est pas en finir avec le racisme et l’exploitation . Ce dernier étant antérieur et proteiforme, il s’intensifie selon l’intensité de la production, peu importe le lieu et l’époque.
        Sa réflexion sur Robinson m’a fait penser à l’émission en objet.
        Heureuse que cela te plaise, camarade geek.

    • #75711 Répondre
      Ludovic
      Invité

      Et oui , retiens les ténèbres
      Pour les vrais ce sera
      Hier kommt wieder die Sonne
      Vrais reconnaîtront vrais

    • #75715 Répondre
      lamartine
      Invité

      Merci, sa voix est réconfortante
      « C’est très pratique le chameau, parce qu’avec un chameau on est sûr d’arriver à l’endroit où on veut aller »

      • #75723 Répondre
        Izza
        Invité

        Meilleure phrase du jour ❤️

    • #75724 Répondre
      lamartine
      Invité

      Bonus, « une épidémie de rêves »
      Carole Martinez – Dors de ton sommeil de brute

    • #75782 Répondre
      lamartine
      Invité

      On ne voit pas ce que tu écrit S@m

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Répondre à : Répondre #75708 dans Retiennnns la nuit…
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