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Accueil Forums Forum général Question sur l’actu de François 🤗

Vous lisez 112 fils de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #7647 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonjour vous,
      François, en fin du podcast y a pas que l’apéro, souvenir de t’avoir entendu dire que tu préparais/repassais même, peut-être déjà, une publication sur le genre et les minorités.
      Ai-je bien compris ? Est-ce une commande ?
      Cet ouvrage est-il au travail depuis quelque temps en toi?

    • #7718 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Pas du tout sur « le genre et les minorités »
      Livre sur art-morale-politique-humour
      Ne sortira qu’en septembre 2024, pour cause de calendrier judiciaire.

      • #7725 Répondre
        Carpentier
        Invité

        C’est noté.
        Où on voit les dommages des raccourcis que je peux parfois commettre.
        Dès le matin, comme je mesure bien le chemin qui a être le mien, vais me recoucher, je crois bien.

        • #7726 Répondre
          Carpentier
          Invité

          * qui va *
          Ça veut dire qu’un éditeur suspend toute publication lorsque son auteur.e est en cours d’action judiciaire?

          • #125023 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Et si je clique ici et y baragouine un truc, ça lève le sort ?
            ou bien faut filer un bonbon comme vendredi soir dernier? arghhhhgrrrrrr

            • #125024 Répondre
              Carpentier
              Invité

              ah benh oui, on dirait que ça remarche normal, non?

              • #126040 Répondre
                Carpentier
                Invité

                @Graindorge
                Ça m’énervait, donc j’ai tenté de contrer un peu le merdier
                – en revanche, comme dit plus haut, pour ‘ conjurer le sort ‘ (un logiciel malveillant tout simple) il vaut mieux éviter de poster sur le ‘ répondre ‘ en haut de page,
                plutôt s’accrocher et/ou répondre à un post d’avant ‘ piratage ‘
                Peut-être que ça ne contrarie qu’à peine le ‘ bot malveillant ‘ qui fera éternellement remonter ce thread dans le vide
                mais, au moins, on pourra y revoir trainer des ‘ vrais pseudos ‘ de sitistes ‘ 🙂
                Quitte à ce qu’ils/elles y baragouinent du vide eux/elles z’aussi 🤣

        • #125779 Répondre
          Carpentier
          Invité

          ce thread qui remonte comme ensorcelé, pour le dompter, suffit apparemment de poster/s’accrocher à des participations plus anciennes
          [et ne pas utiliser l’onglet ‘ répondre ‘ du début/haut de sujet pour avoir une mise en page zarbi]

          – autant l’utiliser quand même à bon escient, du coup, nan?
          allez, je m’y recolle ( comme il y a quelques jours)
          et tant pis si cette vidéo a/avait déjà été partagée on ne sait zoù


          car moi, me souviens pas du tout l’avoir écoutée (j’en partage rien en cours d’écoute, pas de journal de chaque seconde mal pigée en plus: i promise.)

          • #125889 Répondre
            Carpentier
            Invité

            elle est pas mal du tout cette Soumaya Benaissa,

            • #125892 Répondre
              Carpentier
              Invité

              qqn.e l’avait déjà partagée cette émission ou bien?

          • #125973 Répondre
            Carpentier
            Invité

            avec le petit café

            • #125987 Répondre
              Carpentier
              Invité

              bon, je devrais pas ‘ faire journal ‘ fragmenter ainsi ce que j’y entends, ok mais déjà, j’aime beaucoup (à 8’ par là, comme ça, chacun.e pourra vérifier) :
              … / la morale est sans doute essentielle pour l’élan l’énergie politique mais elle ne peut en aucun cas être axe/contenu politique ….. (truc comme ça)
              mieux dit évidemment mais cette amorce marche avec moi
              – je chercherai après écoute où, si cela avait déjà été partagé, les sitistes échangeaient à propos
              (et si qqn.e peut me prendre la main pour m’y emmener direct)

              • #125993 Répondre
                Carpentier
                Invité

                * l’indignation morale *: sorry
                bon, ta gueule, Carpentier.
                ok.

                • #126002 Répondre
                  begaudeau
                  Invité

                  peu commenté ici je crois

              • #126080 Répondre
                Carpentier
                Invité

                De ce fait, quand la gauche morale oublie d’analyser les situations, les causes de ce qui l’indigne, elle est critiquable, ironiquement critiquable: ce stade enfantin de la politique où on s’illustre par peu d’efforts de compréhension du fonctionnement des structures qui occasionnent ses indignations (exemple des gens à la rue, des nombreux sans domiciles ) et à propos desquels faire la morale et seulement est fort justement moqué.
                Au contraire de la morale analytique.
                Les situations de l’interlocuteur qui invite FB me remettent le livre en tête.

                • #126081 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  * citations * de l’interlocuteur, bien sûr

                • #126112 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  et puis on ré-entend à propos de la morale vitaliste par l’art, comme le dit Noé Jacomet
                  – Ça me donnerait presque envie de lire le livre de R. Quenard* tiens, –

                  … entre les pesticides et les oeuvres d’art j’crois quia pas photo sur la nocivité

                  on aime.
                  J’aime bien aussi qu’on égrène quelques autres auteurs, toujours pas lus de mon coté, le Lolita, Pessoa même, pas assez éprouvé …
                  – aaaaaah: moins de ‘ films sympathiques ‘ et ça dégagera un peu plus de temps pour des livres.

                  • #126209 Répondre
                    begaudeau
                    Invité

                    j’approuve ce programme

                    • #126220 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      c’est Tony qui classait ainsi, dernièrement, L’inconnu de la grande arche – pour se dédouaner de son hyper tolérance devant Dolan?
                      peut-être, et pour être honnête, je l’envie presque (pauvre Xavier, si cute pourtant)
                      – Pour le reste, Cher Maître des Clefs d’ici, j’attends patiemment, en bouffant des merdes au ciné, et ton
                      Mépris
                      et ta
                      Désertion
                      et c’est long mais looooong

                • #126113 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  – et sur les spéculations: ‘ catharsis ou déclencheur?’
                  quant à l’art qui indignerait (par exemple, le Quenard – FB l’a trouvé mauvais contrairement au film qu’on sait – et qui, à priori, n’aurait pas fait grimper les stats de meurtres de femmes au printemps ni déclenché une opprobre sur Raph dont la promo fébrile insistait bien sur la distance auteur-perso)

                  … on danse autour du vide / …

                  yes.
                  Ils sont marrants les 2 qui encadrent FB dans le split-écran: très calmes, très prudents presque, et leur invité qui va au contact comme tout seul
                  – Je vais à un enterrement tout à l’heure, sa vie me fait clairement du bien ce matin.

                  • #126169 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    putain de bot malveillant ou que sais-je
                    et en plus, sur un thread ouvert par Carpentier
                    Comme par hasard : D
                    Damned Malédiction Comment veux-tu que? …

                    • #126208 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      oh?
                      benh ouais

                      • #126253 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        hey, le bot péte-couilles, là!
                        on se calme, oui?

                      • #126256 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Au fait en parlant de programme,TVB c’est aujourd’hui ou pas? D’habitude Samir l’annonce avant, là rien du tout?

                      • #126262 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        le MdC a bien confirmé un TVB en ligne aujourd’hui
                        après, la vie, la vie, quoi ; )
                        – Vais déjà passer en librairie perso, voir pour lire le
                        Bien vouloir patienter
                        et puis après, on verra: c’est avec La petite dernière et quoi déjà ? (pas vu le Dracula de Radu encore si c’est ça)

                      • #126257 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @Carpentina
                        Tu pourrais pas stp ouvrir une page Deux de Questions sur l’actu de B?

                      • #126263 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ça changera rien au bazar malveillant tu sais, je crois
                        – autant l’utiliser celui-ci de façon à ‘ le détourner ‘ un peu ce logiciel qui joue tout seul:
                        Human en force : D

            • #126297 Répondre
              Carpentier
              Invité

              dans cette vidéo, FB parle également de punk, du punk après le foot
              assez complet l’émission, on aime

              • #126301 Répondre
                Carpentier
                Invité

                brrrrrllllppp the bot

              • #126302 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et grâce à la question du moine purple content de nous voir, à partir d’une heure par là, un temps conséquent et analytique sur la possibilité plus aisée de parler ciné, de par les modes techniques de glose possibles, en plus de ce qu’un film nous fait physiquement, modes plus nombreux que pour la musique, dit FB – peut-être parce qu’il n’est pas tout a fait musicien, dois-je avouer m’être dit.
                Mais parfois, comme on sait, je peux aussi me dire des conneries.

            • #126303 Répondre
              Carpentier
              Invité

              et son ‘ mot de la fin’ ? me demandera évidemment pas mon ami le bot,

              être moralo-centrique est le niveau dessin animé de l’humanité, les bons les méchants, ça va pas très loin dans la pensée.

              Carpentier recommande cette émission où de plus, à mesure, on sent, en complément du contenu, l’auteur en confiance, bien entre ces 2 gars: un bon moment à partager
              [bien aussi le moment ‘ virtuosité’ et les youtubeurs qui prolongent surtout le marketing d’un film]

              • #126468 Répondre
                Carpentier
                Invité

                bien cru un moment avoir zigouillé le bot de merde sur ce thread: mais pour qui je me prends?
                pour la peine, une autre vidéo que je ne crois pas avoir écoutée
                (je me la mets de côté ici, pour demain matin, avec le petit café)

                • #126504 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  ah oui, il y a ici : )
                  – bon, un petit café donc (le 3e?)
                  – un post dans le thread couleur jaune de certaine Gr/graindorge …, pour partager mon premier choix sur le travail d’un peintre kabyle algérien/algérois (?) qui a élu domicile à Toulon depuis 2 ou 3 ans j’ai compris
                  – et j’écoute FB

                  • #126525 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    bon, ce doit être mon 6e ( ? naaaan? pas quand même, si? )
                    il est grand temps que je me calme et écoute FB dans ce ‘ peut-on être riche et de gauche? ‘
                    c parti?
                    c parti – promis.

                • #126527 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Ouf: thanks FB
                  * à 14 ‘ : j’expire et peux ventiler mes émotions cafeinées:

                  la preuve: qqn comme moi, proprio à Paris, avec le niveau de vie qui est le mien – et qui mériterait explications, cf. Histoire de ta bêtise – et qui peut se sentir en fraternité avec la ‘ cause du peuple ‘ comme on aurait dit à une époque

                  je fulminais de ne pouvoir entrer et le dire dans la vidéo et a y est: vais.pouvoir poursuivre l’écoute plus sereinement enfin, avec ma sérénité à moi, hein, celle qu’on sait bien – bon
                  ps: *et me dites pas qu’on pourrait pas en arriver plus intelligemment (et plus vite peut-être?) à ce moment-là quand on invite un type comme FB, eh

                  putain, ça m’énerve
                  mais ce doit être le café dans doute
                  ma mère trouve aussi que je bois trop de café

                  • #126528 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    un brevet de marxisme 🤣
                    du type:

                    à partir de 41 M2 dans le 11e arrondissement parisien tu ne peux plus être marxiste

                    simple basique comme le chantait Orel ; D

                    • #126549 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      et le bot maléfique dirait quoi de la ‘ nature humaine ‘ ?
                      et des données biologiques qui contraignent l’être humain?
                      l’échange sur la philo et ses questionnements basiques, vers 18 minutes, on peut s’en passer
                      tout comme le marxisme les évite ces questions idéeles, idéalistes, ces questions d’idees
                      L’homme est une construction historico-sociale qu’on peut faire et défaire
                      The Question sociale: comment faire pour faire société en limitant/neutralisant les plus mauvais instincts de certain.es humain.es
                      Et ce n’ est pas parce que du point de vue des données biologiques, c’est inégalitaire qu’il faut construire une société inégalitaire.
                      Alors, le bot?

                      • #126591 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        …. j’ai décidé de ne pas politiser mon racisme et de politiser mon anti-racisme / ….
                        La tradition de pensée et les actes, initiatives, productions du camp de la gauche sont traversées par la solidarité / …

                        Quant à la religion, prenons l’église catholique, une fois qu’elle s’institutionalise, elle devient prescriptive elle dogmatise, elle se politise, devient une force politique / …

                      • #126593 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Le pape social François, s’il a toute sa sympathie reste un pape à la tête d’un état et, vers 55 minutes,
                        je recommande – eh ouais – le passage sur la révolution, l’emphatique de la révolution.
                        On y dit à propos de l’extensionnisme et du conservatisme d’un état lorsqu’il en a les moyens, et les conflits-guerres-massacres d’aujourd’hui
                        (alors, le bot: on insiste?)

                • #126594 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  . Au Top 10 des expressions choppées chez FB,

                  En 1:

                  se faire enfoncer par Macron / ….

                  à propos des conventions citoyennes climat (cf. à 1 heure d’écoute à peu près)
                  parce qu’elle peut dire à la fois qu’on passe dessus, qu’on s’en tape
                  sans oublier l’aspect plus trivial ET sexuel de se faire mettre

                  Ouais, en 1 de mon Top 10 des dires-imagés de FB

                • #126631 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  cette émission se termine par une gentille et fatale demande de recos plutôt en littérature et à laquelle FB finit par souscrire, amusé, en s’appropriant la demande:
                  ce sera 1 livre
                  – Le témoin de J.Sorman
                  1 film
                  – Miséricorde d’Alain Guiraudie
                  et 1 groupe de musique
                  – Trostsky Nautique (avec mention du pseudo du chanteur lorsqu’il opère en BD)

                  = > à notre tour de formuler une reco: celle d’écouter ces 3 podcasts vidéos, en particulier pour qqn.e qui se lancerait dans une invite prochaine d’FB à une de ses émissions
                  (un moment JG, vers 1 heure d’écoute par là, qui repositionne bien le mouvement >< un ‘ prêt à dire ‘ fake et emphatique ‘ d’émeutes ‘ )
                  Bref, vraiment con que ce thread soit ainsi contaminé.

                  • #126632 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    contaminé *ET boycotté

                    • #126656 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      😶
                      qqn.e qui aurait vu/écouté ces vidéos ou une de ces 3 émissions peut-être?

                      • #126671 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        à bas le patriarkaas

                        mais bien sûr : )

                      • #126672 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        voir même:
                        Abba, Patricia Kaas

      • #135213 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et puis tiens,
        puisqu’à nouveau, j’ai ce sujet ensorcelé qui me remonte au nez:

        – je partage le lien vers l’émission sus-citée

        sus-citée en introduction de ‘ mon topic ‘ et,
        à quiconque ira dans l’écoute de celle-ci, jusqu’à 2 minutes* avant la fin de cette émission
        (après les précisions école étatique/école publique du Maître des Clefs d’ici et après la demande au public de se serrer pour laisser l’accès à la boutique de la fleuriste) je demande de noter comment
        Francois Begaudeau dit bien qu’
        il prépare un essai sur le genre et les minorités ‘
        entre autres, certes, mais il le dit bien

        Entre ma question et sa reponse où il me claque au mur, la rencontre avait été partagée en ligne (je l’avais écoutée juste en direct au moment de l’ouverture de cette page)
        et depuis, j’ai rien dit, mais voilà qu’aujourd’hui
        oui, je propose les faits.
        Comme il aime, comme on aime, comme on prétend les aimer, ici.
        ps: si un peu moins mal dégourdi.es que la moyenne ici
        * on peut même y aller direct, à un peu avant la fin de l’émission ‘ ya pas que l’apéro ‘.

        • #135217 Répondre
          Carpentier
          Invité

          à 1 heure 3 minutes par là

    • #7730 Répondre
      Julien Mouraud
      Invité

      Étant sur Paris, dans le faubourg saint Antoine, jusqu’à mercredi, je me demandais François si tu faisais un évènement quelconque dans ce laps de temps (ciné-club,rencontre..) ? Et non pas un quelconque événement bien sûr.

      • #7799 Répondre
        Carpentier
        Invité

        👋
        amusante cette démarche, on aime
        Pour info, ou rappel, on est en période de vacances scolaires à Paris, y compris faubourg st antoine, et tout rdv littéraire, ciné ou autre tient à minima compte, je crois, du nombre de personnes qui pourraient s’y rendre.
        Après, si c’est une façon de rencarder François pour un pot tranquille, je trouve ça rusé 👍

      • #7868 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Non, pas sur ce segment

        • #7887 Répondre
          Julien Mouraud
          Invité

          Ça marche, merci pour le retour. un évènement en discussion dans la région toulousaine à venir?

          • #7892 Répondre
            Zyrma
            Invité

            vu d’ici Auch est en région toulousaine :
            https://www.cine32.com/film/effets-secondaires-2013/

            • #7897 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Merci Zyrma, j’espère qu’il y aura une retranscription car bien aimée Effets secondaires, très intéressée par l’analyse de François sur ce film, à moins qu’il y ait eu déjà une GO, ou un papier.

              • #7927 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                non, ce sera la première fois que j’en parle en public

                • #7928 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  Ok merci

                  • #7941 Répondre
                    Julien Mouraud
                    Invité

                    Merci beaucoup pr l’info, je serai présent.

                • #8341 Répondre
                  Graindorge
                  Invité

                  « Peut occasionnellement entraîner la mort » Ah ben si c’est qu’occasionnellement, ça m’rassure. C’est gentil de nous prévenir.
                  Il y aurait une possibilité d’un audio de votre intervention?

    • #7808 Répondre
      Tony
      Invité

      Je profite de ce topic pour demander à François si le film de Mazuy a encore une chance de se faire et j’avais entendu ici que tu travaillais sur le scénario d’une série adaptée d’En guerre,est-ce toujours d’actualité aussi ?

      • #7869 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        Le film de Mazuy est en cours de production. Ce qui dure depuis deux ans et peut encore en prendre cinq. Le bide de son dernier film n’aide pas.
        Coté En guerre, on a un réalisateur, un synopsis long, moi qui suis prêt à l’écrire. Mais rien ne se fera sans des financements, donc sans le bon vouloir de chaines de télé ou autres. Je n’ai pas de nouvelles depuis 4 mois, j’imagine que ça coince – sans doute en partie à cause de ma gueule. Par expérience et lucidité sur les rapports de production, j’évaluerais à 13,4% les chances que ce film se fasse.

        • #7877 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Y’a aussi le crowfunding

    • #8339 Répondre
      Graindorge
      Invité

      à propos des effets secondaires. L’empire de la douleur de Patrick Radden Keefe.

    • #8880 Répondre
      Zyrma
      Invité

      Impossible ces dates pour moi mais cet inédite pièce je la verrai un jour, allez-y les Nantais :

      Ta rage n’aura pas de fin (face public)

    • #8899 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Je la mets dans mon top 3 de mes pièces
      5 nominations aux Molière, quand même.

      • #8915 Répondre
        Hervé Urbani
        Invité

        Moi, je la place dans mon top 2, uniquement devancée par l’inaccessible étoile qu’est La Grande Histoire

      • #8955 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Elle va être publiée?

    • #8900 Répondre
      Parfaitement à l’eau
      Invité

      Pas la possibilité d’aller à Lyon écouter l’intervention de ce soir, dommage. J’espère que ce ne sera pas la dernière.

    • #8921 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      Bonjour à tous, bonjour François,
      Vraiment pas mal cette conf filmée aux Ponts (de façon amusante, j’étais à une conf professionnelle juste à côté ce jour là, mais je n’ai pas pu venir). Je suis toujours abattu par le niveau de certaines questions du public (on en avait déjà discuté à La Régulière à la Goutte d’or il y a quelques mois), j’ai surtout souvenir d’un mec dont les remarques étaient presque drôles (et la remarque du prof sur la Commune, comique). Mais c’était tout de même de bien plus haut niveau … qu’à Ulm il y a quelques années^^

      Je trouve très intéressant cet angle de la « pathologie » pour la surcapacité de travail : je ressens ça en moi de plus en plus, sur le plan professionnel mais aussi/surtout dans mes lectures et recherches personnelles. Cela dit, ça m’a rappelé une remarque un peu triste que m’avait faite une ex il y a quelques mois : elle trouvait « pathologique » ma volonté de presque toujours vérifier les informations que j’entendais/lisais. On aimerait que le monde soit malade …
      En fait, j’ai l’impression que ce débat se règle assez « facilement » par la question de la valeur (qui a été abordé dans la conf). Au fond, être complètement mou et déprimant peut tout autant être vu comme une pathologie que d’être rempli d’une folle énergie vitale, d’avoir une curiosité débordante et une capacité de « travail » à la limite de l’obsession (je ne parle pas simplement du « travail-emploi »). Mais on ne pourra jamais s’empêcher, même en connaissant les difficultés/facilités biographiques de tel ou tel, de « préférer » tel ou tel, d’accorder à son action de la valeur (c’est d’autant plus vrai … si des intérêts matériels sont en jeu). C’est l’amour au sens de Spinoza, ni plus ni moins.

      Mais comme tu l’as très bien dit, être valorisé, être même « puissant » dans certaines activités valorisées par la société, être « méritant » par ses efforts, c’est une chose. S’en prévaloir pour écraser les « non-méritants » en est une autre. C’est ce « zèle » méritocratique que je trouve abject. La plupart de ces zélés sont inconscients de leurs propres déterminations à un tel point que c’en est triste. Le macronisme est un « zèle » généralisé : dominer ne suffit pas, il faut en « rajouter une couche », toujours, et si possible avec joie! (et sans violence bien sûr)

      • #8936 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Salut I.G.Y
        Je réagis à tes propos pour souligner ce truc sur le macronisme. Le mérite et la culture du zèle dominant ne sont vraiment pas exclusifs au macronisme ni même à la droite. En témoigne l’intervention – assez désagréable – du bonhomme à chemise blanche qui me semble (je peux me tromper) plutôt engoncé dans des certitudes républicaines assez traditionnelles sur la culture de la réussite par le travail – voyez mon papa fils d’ouvrier devenu enseignant pour enseigner aux fils d’ouvriers à devenir enseignant, etc.
        Cette connerie du mérite et du zèle c’est très à gauche aussi. Très ancré dans l’EN, chez les travailleurs sociaux et tout le toutim, toujours prompts à valoriser les travaillants, à essayer de relancer le courant de l’ascenseur social dont on se demande s’il a un jour fonctionné.
        Mais pire que ça, c’est aussi dans la gauche radicale qu’on retrouve ces travers. La pureté idéologique qui voudrait qu’on sacrifie tout à la cause se retrouvera aisément chez les trotskistes ou les anarcho-syndicalistes (pas tous hein. Notallanarchists). Militant du matin au soir – pas de répit. Ce serait à mettre en parallèle avec la question de la séduction abordée ailleurs dans ce forum.
        Enfin ce post c’est juste pour dire, attention à la fixette macronienne, pensons aussi contre nous-même et n’oublions pas que Macron n’est qu’une tête de gondole sans intérêt. La figure actuelle de la marchandisation en France, un fusible. Cristalliser sur le pouvoir nous fait oublier à la fois notre propre pouvoir (dont celui d’ignorer le pouvoir) et nos travers (ego, déni de nos déterminismes), ceux où notre zèle s’exerce contre nos propres camps.

        • #8972 Répondre
          I.G.Y
          Invité

          Oui je suis assez d’accord, mais je voulais donner (sans développer) un sens plus restreint à « zèle ». Je voulais vraiment parler de cette capacité à écraser l’autre, mais en y mettant en plus un petit « supplément d’âme » tout à fait dispensable et gratuit (le côté « à l’usine, pour la magie, pour ton pays » de Pannier-Runacher ou Montchanin je ne sais plus, ce genre de truc surréaliste), gratuit et avec le sourire.
          Pour ce qui est de valoriser les gens qui font de bonnes choses ça ne me pose pas de problème (on valorise plutôt les gens qui font de bons films, de bons livres, ou qui produisent des théorèmes justes que le contraire, il ne faut pas se voiler la face). Le tout est de ne pas en faire une base idéologique et d’en faire payer aux autres les conséquences pratiques (et je te rejoins dans les exemples concrets que tu donnes, malheureusement)

          • #8995 Répondre
            François Bégaudeau
            Maître des clés

            Ce zèle existe, mais je pense qu’il fait aussi parler de la stratégie de valorisation.
            Parmi les partenaires économiques étrangers du macronisme, une répression brutale d’un mouvement social augmente la valeur marchande de la France – ce que nous vîmes très bien hier à Versailles.
            Un patron réputé implacable voire brutal avec les salariés gagne l’estime de ses pairs – et augmente les perspectives d’associations économiques avec eux.
            Un manager brutal perd l’estime de ses subalternes mais gagne celle de ses supérieurs.
            ll n’y a donc jamais exactement « violence gratuite ». Rien n’est gratuit. L’empire de la valeur est absolu.

            • #9081 Répondre
              I.G.Y
              Invité

              Tout à fait, mais la gratuité dont je parle n’est même pas celle de la brutalité au sens usuel : c’est le fait d’être concrètement brutal ET de « rajouter » le sourire et la magie, le peps, la bienveillance. Je ne crois pas que d’autres gouvernements aient été aussi loin dans cette gratuité là. On en revient à des arguments psy mais comme dit Lordon dernièrement (et je suis plutôt d’accord), il y a des cas comme celui là où ça a des effets massifs.

              Je suis d’ailleurs persuadé que sous un autre gouvernement de droite, aussi brutal, il n’y aurait pas eu les GJ. Pour avoir beaucoup traîné dans les manifs des samedis, ça m’est apparu évident (on pourrait développer). Cela dit, ne pas trop focaliser sur Macron est toujours un bon conseil. Mais la personnalité du bonhomme et ses sbires joue beaucoup, dans leurs cas.

              • #9083 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Je crois que ce qui te révulse, c’est cette sorte d’acmé de la bourgeoisie cool décrite dans HDTB, la matraque et la casse sociale avec le sourire et des mots doux. Mais déjà, je pense, moi, que l’on est passé à autre chose, que la coolitude est morte après la réélection. La rage est là et Macron fait semblant de ne pas la voir mais il n’est pas si con. On est juste dans un basculement total du bloc bourgeois cool vers le bloc bourgeois autoritaire – Darmanin et compagnie. La droite qui veut doubler l’extrême-droite par la droite. Il va y avoir de moins en moins de sourire, cette époque-là est révolue. Il va y avoir de plus en plus de Sainte-Soline et de Borne qui compare les fachos de Saint Brévin aux militants de gauche. La transition vers Le Pen est quasi certaine et ça ne gêne pas le pouvoir actuel – le mode de production capitaliste s’en verra renforcé. Nous assistons à la fin du déguisement.

                • #9124 Répondre
                  I.G.Y
                  Invité

                  Oui, c’est la dynamique. Mais ces gens ont plus d’un déguisement dans leur sac^^

            • #9179 Répondre
              Mathieu
              Invité

              Salut François,
              Pourtant les agences de notations ont baissé la note de la France en AA-. Alors est-ce que cette note ne veut rien dire?
              Je précise que j’en parle en ne comprenant à peu près rien à ces trucs de notation, hein, mais quand même: la réforme des retraites, censée rassurer les marchés financiers, enclenche un mouvement social tel qu’il conduit à une baisse de la note, à une baisse de la confiance des investisseurs. Pour toi, c’est complètement négligeable cette histoire de note et de confiance des marchés?

              • #126483 Répondre
                Décroissant
                Invité

                Salut, le cas des agences est très intéressant.
                À l’usage on voit surtout que c’est un croque-mitaine de plys, avec la « dette », pour ratiboiser toujours plus les services publics, le code du travail, le système social. Tous les chemins des insitutions du néolibéralisme mènent à l’austérité. Mais qui note les agences? D’où viennent elles? Je vais creuser cela, même si y a pas besoin d’être Paul Nizan, pour comprendre qu’elles n’ont aucune légitimité réelle,et sont aux mains des dominants.

                • #126503 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  👋
                  et merci de résister dans cet espace marabouté:
                  un peu l’impression d’être dans Dune (le premier avec Sting) et de pétocher à l’idée du jaillissement de ces fucking vers de sable géants (j’en cauchemarde encore)

    • #8944 Répondre
      Alexandre
      Invité

      François passe à villeurbanne ce soir si je ne m’abuse, si y a des sitistes dans le coin.
      Gare à ne pas figurer dans le prochain bouquin après.

      • #8947 Répondre
        Parfaitement à l’eau
        Invité

        J’habite dans le coin mais pas dispo ce soir malheureusement.

    • #8956 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Autre question « actu de François » :
      J’ai regardé et écouté ton intervention à l’école des Ponts.
      Dans ces écoles, qui choisit de t’inviter ?
      Qui vient t’écouter ? Je veux dire, est-ce que viennent seulement ceux qui le souhaitent, ou est-ce que c’est inclus dans un cours ?
      Est-ce qu’on te paie autant qu’Antoine Frérot, qui y est allé après toi ?

      • #8958 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        Question bonus : était-ce réjouissant ? Je veux dire par là qu’il me semble que si une telle conférence s’était tenue dans ces mêmes murs il y 20 ans, la salle se serait levée « comme un seul homme » pour clamer mais que non, et que mais pas du tout, et que l’innovation, et que l’URSS, et que le goulag…

    • #9106 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Souvent dans ces écoles c’est une poignée d’élèves qui invitent, sur leur initiative propre. Animateurs d’un club, d’une association, etc. Ceux des Ponts forment un groupe très à gauche au sein de cette école très de droite
      Même schéma récemment à l’université catholique
      Aux Ponts ils ont du argumenter ma venue auprès d’une direction qui ne veut pas de politique – et ne fait pas de problème pour l’invitation d’ Edouard Philippe la fois d’après.
      Il faut savoir qu’en tout cas je ne suis jamais accueilli par un membre de la direction – sauf à l’essec. Toujours l’impression de faire ça dans une sorte de recoin de l’école, indépendamment de toute officialité.

      L’amphi était assez rempli, à la surprise de l’association. Effectivement j’ai senti une écoute pas fanatique mais pas désapprobatrice non plus

      • #9107 Répondre
        Charles
        Invité

        Oui et puis t’as eu l’occasion de répondre à une question posée par notre Diego Maradona et ça, ça n’a pas de prix.

        • #9188 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Vraiment?

      • #9137 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Leur argumentation auprès de la direction devait être intéressante à voir.

    • #9132 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Un petit fumet de notre Diego chéri oui.

      • #9135 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Oui c’était jouissif comme réponse à Diegomaradona
        Merci François

      • #9175 Répondre
        Titouan R
        Invité

        J’ai oublié de te dire merci
        Etant sur le forum depuis quelques semaines, je n’avais pas conscience du passif Diego

    • #9139 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      J’ai oublié de parler de la rémunération
      Je ne suis jamais rémunéré pour ces interventions. Mais j’imagine bien que d’autres que moi demandent à l’être. Notamment quand il s’agit d’invitations officielles, orchestrée par les cadres de la structure invitante.

      • #9141 Répondre
        Claire N
        Invité

        A la lumière du documentaire posté par Nox et conseillé par Lison de Maud Simonet tu rentres donc dans la «  famille «  féminine des travailleurs gratuits ?

    • #9142 Répondre
      Claire N
      Invité

      Conférence

    • #9149 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Disons que ces « prestations » sont gratuites.
      Ce qu’il faut immédiatement nuancer :
      -ces prestations font parfois la promotion d’un livre, et suscite des achats qui me rémunèrent
      -ces prestations font la promotion d’un autre produit qui est moi, qui augmente ainsi une notoriété qui se traduira d’une manière ou d’une autre en rémunération

      • #9154 Répondre
        Claire N
        Invité

        Oui mais, tu ne le fais pas uniquement pour cela ( a mon impression) c’est peut-être cette zone que le féminisme questionne ?

      • #9189 Répondre
        Mélanie
        Invité

        J’avais imaginé que ces écoles avaient un budget pour ça, proposaient un forfait.

    • #9168 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Mais ceux qui se font directement rémunérer ne le font pas forcément uniquement pour la rémunération. Eux aussi peuvent y trouver du plaisir, etc
      En somme la question n’est pas là.

    • #9174 Répondre
      Claire N
      Invité

      Oui tu as raison.
      Ça dépend plus du système dans lequel on effectue une tâche ? Comme Maud le précise en distinguant les personnes qui sont salariés pour nettoyer le parc, des bénévoles, des services civils, des allocataires de minima sociaux.
      Les conférences peuvent être rémunérées, bénévoles ou statutaires ( les chercheurs peut-être)?

    • #9176 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      C’est un peu à la discrétion de la structure invitante. Sans doute pourrais je être rémunéré si je le demandais, dans ces périmètres là en tout cas. J’ai souvent eu vent de conférenciers qui demandaient beaucoup.
      Pourquoi je ne le fais pas? Parce que je suis un saint, et aussi parce que c’est de la paperasse et que je déteste ça.

    • #9181 Répondre
      Claire N
      Invité

      Ok, je te prends comme saint patron pour le coup des papiers

    • #9182 Répondre
      Claire N
      Invité

      Avec saint Antoine rapport aux problèmes d’ordre et de rangement

    • #9193 Répondre
      Mélanie
      Invité

      C’est sûrement aussi à force d’être une fonctionnaire qui pointe (et en ce qui me concerne je suis plutôt favorable au pointage), que j’ai tendance à trouver qu’il faut payer le temps de travail.
      Mon conjoint est souvent sollicité pour diverses interventions en dehors de ses horaires de bureau, en tant que professionnel, mais n’est pas payé pour ce temps supplémentaire. Temps pendant lequel j’accomplis seule le travail domestique. Mais c’est différent de tes interventions François, puisqu’il ne tirera pas de bénéfices suite à ces interventions. Je devrais plutôt écrire ça à la page où on parle de travail gratuit.

    • #9201 Répondre
      François Bégaudeau
      Maître des clés

      Les salariés font bien d’etre vigilants sur la façon dont ils sont payés.
      Dans mon cas, et dans ces contextes là, la question se pose autrement. Il y a ce qui me demande vraiment du travail – les conférences préparées, exemplairement – et ce qui pour moi procède de la promenade.
      Récemment j’ai présenté un film en salle sans être payé, j’aurais du demander.

    • #10360 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Pour changer de Bascar, il me semble que cet entretien n’a pas encore été mentionné par ici. C’est top quand tu parles d’art François.
      Je prie notre Politburo de noter les oeuvres mentionnées, à intégrer dans Parcoursup pour le nouveau programme de rentrée :
      – Flaubert, L’éducation sentimentale
      – Rancière, Courts voyages au pays du peuple et Le spectateur émancipé
      – Rossellini, Europe 51 et Rome ville ouverte
      – Dostoïevski, Les démons
      – Godard, Histoire(s) du cinéma
      – Trotski nautique, NoFX, Sex Pistols, Damned, Ramones, Stoogies, quelques autres mais le punk c’est pas trop mon truc.
      Et puis d’autres trucs mais j’ai la flemme.

      • #10366 Répondre
        Carpentier
        Invité

        ah benh c’est con, j’ai déjà tout lu/vu/entendu et c’est justement le reste que j’aurais bien aimé que tu dises
        Foutue flemme.

      • #13810 Répondre
        Daria
        Invité

        Salut François
        Deux questions sur ton intervention chez Mouvement Municipal.
        1. J’ai trouvé très vraie l’idée selon laquelle le texte dépasse son auteur, que la critique écrite dépasse celle orale que l’on pourrait faire à un ami juste après avoir vu un film ou lu un livre. J’ai l’impression de constater la même chose en essayant d’écrire de la critique littéraire mais ne parviens pas à identifier ce qui se trame alors. À l’écrit on doit fabriquer une phrase. Est-ce cet artisanat dont tu parles, à quel moment le texte prend son autonomie, de quelle manière ? C’est en grattant la phrase, allant chercher le meilleur mot, la forme la plus concise que le texte te dépasse alors ? Provoque de la pensée que tu n’avais pas vu venir ?
        2. Au sujet du tirage au sort de citoyens qui prendraient alors des décisions. N’y a-t-il pas le même risque que pour le RIC si ces personnes sont trop détachées de la décision à prendre ? Peut-on décider d’un sujet sans le vivre concrètement quotidiennement ? Le tirage au sort ne peut se faire sans informer les gens comme ceux de la convention citoyenne qui sont alors devenus très radicaux sur la question écologique c’est bien cela ?
        Merci de tes précisions, si tu le peux.

        • #13822 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          L’écrit impose de fabriquer des phrases qui tiennent debout. Et impose que la succession des phrases se tienne à peu près. Il impose aussi de commencer par quelque chose. L’écrit par sa logique même, ordonne. Ordonne les pensées. Et par là même les clarifie.
          Or clarifier une pensée n’est pas dissociable de produire une pensée . Une pensée, c’est toujours une clarification. Un écheveau de sensations s’agence en pensée et là tout est clair.
          Dès lors le texte met au clair. Mieux que je ne l’aurais fait livré à moi même.

          A vrai dire je n’avais pas pensé que les tirés au sort puissent être trop éloignés d’un sujet à traiter. Ce n’est pas l’objection habituelle qu’on fait au tirage au sort. Mais tu as raison, la question se pose. Sans doute qu’alors le décision devra être, pas moins qu’avant, nourrie de documentation.
          On compte quand même avant tout sur l’ancrage du décideur désigné par le tirage. Il n’est pas un politique professionnel, ça change tout.. Il est même envisageable, et souhaitable, qu’il continue à exercer une profession tout en exerçant le pouvoir.

    • #12430 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Pour celleux que ça intéresse, en particulier la seconde partie sur l’art (environ la 45ème minute). Y est question par ordre chronologique (parfois très brièvement, format de l’entretien oblige) :
      – Classement décennal Sight and Sound Greatest Films of All Time 2022, et Jeanne Dielman en premier
      – Citizen Kane
      – Vaincre ou mourir
      – Un autre monde
      – Clint Eastwood
      – Les misérables (et Athéna, et Bac Nord)
      – BM du Seigneur (Jean-Charles Hue)
      – J’veux du soleil
      – Soderbergh (Effets secondaires, Girlfriend Experience)
      – Autonomes
      – En guerre
      – La loi du marché
      – Les misérables (bis, articulation de la question politique et esthétique)
      – plusieurs auteurs.rices déjà mentionnées dans ces pages ou dans les Gênes, et aussi Olivia Rosenthal
      Le son est audible mais néanmoins résolument de gauche.

      • #15107 Répondre
        Théodore
        Invité

        C’est moi avec le pull vert

        • #15109 Répondre
          Claire N
          Invité

          Et bien merci Théodore ( et ça fait plaisir de pouvoir mettre un pull sur un remerciement)

    • #13080 Répondre
      Carpentier
      Invité
    • #15092 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Pas une question, un rendez-vous

      François Bégaudeau – L’amour

    • #15095 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Trop contente! Ça va cartonner! Lo so! Youpee youpaa!
      Mais dans le résumé là, ils parlent de  » vies minuscules »…
      De VIES MINUSCULES! Jacques et Jeanne, voilà ce que disent de vous des parisiens prétentieux qui ne savent ni aimer ni aimer ni aimer et bien sûr encore moins aimer! On en rit? Topez là! On en rit! MINUSCULES… non mais j’te jure… Allez, on a passer une belle soirée! Gardons la note haute

      • #15099 Répondre
        Carpentier
        Invité

        J’ai partagé surtout pour qu’on note la date de ce rdv.
        En espérant que d’ici là, on. soit pas tous noyé.es.

        • #15106 Répondre
          Graindorge
          Invité

          Pourquoi « noyé.es »?

          • #15116 Répondre
            Sarah G
            Invité

            Car dans le Nord et Nord Ouest, beaucoup de pluie.

            • #15117 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Et merci à toi Carpentier pour avoir partagé ce rendez-vous.
              Hâte de lire L’amour et peut-être d’être au rendez-vous le 12 septembre si je suis sur Paname à ce moment là.

              • #15120 Répondre
                Carpentier
                Invité

                You’re welcome.

                • #15129 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Trop hâte, merci.

      • #15105 Répondre
        Claire N
        Invité

        Je ne pense pas qu’elle soit condescendante quand elle emploie le mot minuscule.
        Il y a beaucoup de choses minuscules auxquelles je tiens
        Je crois même que je me considère comme minuscule

        • #15115 Répondre
          Anna H
          Invité

          C’est une référence au titre d’un livre de Pierre Michon

        • #15121 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Quant à moi, jusqu’ici (sans avoir encore mis le nez dans ce roman) je me plais à imaginer que c’est pour considérer et dire à propos d’autres créatures (et de leurs histoires) qu’à propos toujours des ‘ Grands Zommes ‘ .

          • #15138 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Eh oui, cette histoire de « minuscule » m’ a fait oublier de te remercier pour l’info Carpentier Gracias

      • #15197 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        vies minuscules fait référence au livre de Michon

        • #15198 Répondre
          Ostros
          Invité

          Manque du génie dans la photo.

    • #15110 Répondre
      Graindorge
      Invité

      Chère Claire N : ça me rappelle, à savoir pourquoi, la blague déjà racontée des 3 moines. À la fin le chauffeur de taxi qui dit je suis aussi moins que moins que moins que rien et les 3 moines: mé pour qui y s’éprend çui là!
      Eh bien MOI. JE. PENSE. que tu n’es pas minuscule. JE. PENSE que personne dans CE chantier et partout ailleurs n’est minuscule. Tous les JeanneJacques et les JacquesJeannes ne sont pas minuscules.
      Anonyme n’est pas synonyme de minuscule ni « d’invisible »
      Et cette dame, je savais pas qui avait écrit ce commentaire, n’est pas minuscule. Elle a lu le livre  » Une superbe réussite. » Je la crois. Je le savais avant de la lire. Je m’y connais en musique. Ce Bégaudeau c’est une bombe. Pas lui bien sûr, ce livre. MINUSCULE

      • #15118 Répondre
        Claire N
        Invité

        J’aime bien cette façon d’écrire le mot

      • #15123 Répondre
        Graindorge
        Invité

        P.s: pour ce faire une idée du livre, on avait quand même pu lire plusieurs pages partagées dans ce forum.

        • #15222 Répondre
          Carpentier
          Invité

          ….. Dans le même genre, Jacques ne comprendra jamais qu’elle préfère entamer le pain frais plutôt que de finir le pain d’hier. Et pas la peine de venir nous raconter qu’elle en fera du pain perdu, elle n’en fait jamais. Ce que Jeanne peut éventuellement reconnaître, mais pour aussitôt observer qu’à ce compte-là ils ne mangeront jamais de pain frais. Si on mange le pain du jour le lendemain du jour, on mange toujours du pain d’hier. Ce à quoi Jacques objecte que ben voyons.
          Jeanne et Jacques ont comme ça des débats. / … the famous magic book of this summer, f.b. –
          Voilà un des trucs que j’adore lire et entendre (cf.certaine conf notamment celle au rd pt) chez François Begaudeau.
          Sa drôlerie logique puits sans fond, pas si loin d’un Devos mais en plus léger.
          Ces lignes me ramènent d’ailleurs au paragraphe d’un autre de ses romans assez récents à propos du terrain voisin, ou du voisin lui-même, celui de droite ou de gauche selon – je sais plus, vais chercher où et préciser.

          • #15226 Répondre
            Sarah G
            Invité

            C’est dans Boniments à l’entrée Liberté si mes souvenirs sont bons Carpentier

            • #15228 Répondre
              Carpentier
              Invité

              une entrée ‘ liberté ‘ dans son Boniments? :- /

              • #15230 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Je vais vérifier le nom de l’entrée exactement Carpentier et je te redirais.

                • #15232 Répondre
                  Sarah G
                  Invité

                  J’ai vérifié, c’est dans l’entrée Libéralisme.
                  « Si ma liberté de tondre ma pelouse s’arrête où commence la liberté de sieste du voisin et qu’un contentieux s’ensuive, nous ferons l’un et l’autre valoir, non pas nos libertés respectives, mais nos impératifs et besoins respectifs  » Boniments Éditions Amsterdam

                  • #15234 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Merci pour ce partage.
                    Je pense cependant à autre chose, qui a beaucoup plus à voir avec le style des lignes joyeusement logiques et presqu’absurdes, dans leur côté serpent qui se mord la queue, extraites du futur L’amour à paraître, Sarah G, et je vais chercher, pas d’urgence, j’y pense, je cherche puisque je sais, moi, ce que je cherche :- D
                    je peux ne pas trouver, je peux même m’être trompée, avoir confondu, pas si grave; pas mortel, quoi ;- )

                    Mais quand même: je tique sur une inventée entrée ‘liberté’ et tu affirmes que si puisqu’il y a une entrée ‘ libéralisme ‘.
                    Sarah G, sérieusement.
                    A nouveau, j’ai le sentiment d’être un peu prise pour une analphabète.
                    Pas grave, je n’ignore pas tout à fait que liberté et libéralisme ne sont pas exactement un même concept.
                    Sur ce, pour rester dans l’ambiance, vais plutôt aller voir Yannick.

                    • #15235 Répondre
                      Sarah G
                      Invité

                      Non non loin de moins l’idée de te prendre pour une analphabète, mais quand tu as parlé de l’histoire de terrain et de voisin, cela m’a fait pensé à ça.

                      • #15236 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        au détour de nos diverses associations d’idées respectives, on va peut-être finir par se croiser, se poser et boire un café :- D

                      • #15237 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Oui 👍 🙂

                      • #15263 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Pour toi, Sarah G, à propos de on cherche on trouve 🙃

                        Vais me débrouiller pour croiser un des spectacles de ce mec: j’aime beaucoup.
                        Moins ces chroniques FI, essentiellement parce que j’ai remarqué qu’en bande, quand on s’évertue à intégrer les potes – souvent pas si intéressants – dans une blague, ça rend médiocre.

                      • #15265 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Merci 😀😂

                      • #15278 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ‌De retour à la maison, je peux reprendre calmement mes bouquins de Begaudeau, ainsi que notre échange rapide d’hier matin à propos d’un jeu stylistique que j’aime retrouver régulièrement dans les lignes du taulier.
                        Et en lisant un peu au delà de tes lignes – sur la démo/recherche d’une entente/concession viable ou absurdement toxique entre voisins dans la première entrée de son Boniments – c’est avec plaisir que je retrouve la touche d’humour que notre auteur préféré aime parfois saupoudrer vif quoique léger dans nos 3 extraits partagés, ce sur quoi je souhaitais un peu qu’on s’arrête:
                        ->
                        – Ce à quoi Jacques objecte que ben voyons. Jeanne et Jacques ont comme ça des débats. ( L’amour)
                        – Or voici qu’à gauche de chez A s’installe C, sorti dont ne sait où pour les besoins de la parabole. ( Comment s’occuper un dimanche d’élection)
                        – .. [Et s’il advient que, ma mauvaise foi ayant sapé le dialogue, ma liberté* de tondre bêtement réaffirmée s’arrête où commencent les tirs de carabine du voisin, ] … c’est encore en vain que sur mon lit de mort je revendiquerai ma liberté de survivre à sept plombs dans le coeur. ( Boniments)

                        En charrieur-moqueur, gentiment perspicace de nature, on y reconnaît bien aussi son Begaudeau.

                        – Et tout comme on fut hier matin attentive à cette dissonance dans l’oreille en lisant qu’une entrée liberté* avait été choisie pour son recueil/essai dans son Boniments, on trouvera des lignes de notre auteur préféré à propos du terme égalité en réponse à des posts dans le topic Nietzsche/féminisme, tiens.
                        Du coup, on partage ceci:
                        * .. Sur tout sujet, la liberté est hors sujet. Sa mention dans les débats n’est le fait que d’individus appliqués à les biaiser. Ces honnêtes hommes chercheraient-ils à faire diversion? Auraient-ils quelque chose à cacher? Leur glorieuse liberté serait-elle l’écrin flatteur d’un dessein peu glorieux?
                        Qui prône la liberté prône toujours autre chose.
                        Qui l’érige en valeur valorise autre chose. / … – Boniments, p.10-11, François Begaudeau, ed. Amsterdam, 2023 –
                        1) – Que dire alors à un interlocuteur qui, après une sorte de mise au point adressée, ponctuerait d’un ’ libre à toi ’ , du coup?
                        Un ’ ben voyons’ sans doute.

                        2) – As-tu lu/vu/joué sa pièce La devise, Sarah G, dis-moi?

                      • #15279 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Et sans irritation dissonante à l’oreille, on trouvera bien, par ailleurs et en revanche, une entrée ‘ libertaire ‘ dans son d’âne à zèbre ‘.

                      • #15288 Répondre
                        Sarah G
                        Invité

                        Non Carpentier je n’ai pas lu ni vu ni joué la pièce de François La Devise.

                      • #15291 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Ça devrait te plaire, essaye de t’y intéresser 🙂

            • #15246 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              ou dans Comment s’occuper un dimanche d’élections

          • #15239 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Moi aussi j’ai beaucoup aimé ce passage du pain frais!
            En plus je faisais pareil du temps où je mangeais du pain! Tu parles d’une écolo.
            Maintenant c’est les yaourts. Ceux qui ont le couvercle qui se vissent. Je les entame et un « Jacques » les fini hihi!!

          • #15275 Répondre
            Carpentier
            Invité

            C’est, en effet, bien à ces lignes que je pensais:

            …. Dans un coin de campagne isolée, à une époque indéterminée, A et B sont voisins. Certains jours, A brûle des déchets dans son jardin. Lorsque le vent est d’ouest, la fumée toxique traverse la cour de B où joue son fils, où jappe son pitbull.
            Au bout d’un temps, B d’ordinaire peu communicatif se résout à aller voir A pour lui détailler les nuisances subies. Après discussion, ils décident que A ne fera plus rien brûler les jours de vent d’ouest.
            Or voici qu’à gauche de chez A s’installe C, sorti d’on ne sait où pour les besoins de la parabole.
            Régulièrement aveuglé par les fumées poussées par le vent d’est, il se sent fondé à s’en plaindre auprès de A qui les cause. Mais cette fois A accueille sèchement la complainte. S’il ne peut plus faire de feu ni par vent d’est ni par vent d’ouest, quand le fera-t-il? Les jours de non-vent? Dans cette vallée ils sont rares. A ne va pas attendre bras croisés que la région change d’humeur climatique. Affermissant le ton pour s’encourager à rester ferme sur sa position, A décrète que c’est à C, dernier arrivé, de s’adapter.
            Et pourquoi donc serait-ce au dernier de s’adapter, et non au premier? s’interroge C.
            Parce que ! argumente A.
            Qui l’a décidé? s’indigne C.
            Moi! tranche A.
            Et je dois subir ce que je n’ai pas décidé? objecte C.
            On dirait bien, expédie A.
            S’ensuit entre eux une guerre larvée, faite de médisances mutuelles, d’insultes à travers la haie vicinale, de serrures de boîtes aux lettres faussées, de gamelles de chien empoisonnées, de pattes arrière de moutons liées au filin. /…. – p.33-34, Comment s’occuper un dimanche d’élection, François Begaudeau, éd. Divergences –

            • #15276 Répondre
              Carpentier
              Invité

              J’écourte quelque peu le passage qui, autour d’un ou de plusieurs verres en vrai, n’aboutit pas à la phrase:
              ’ Jeanne et Jacques ont comme ça des débats. ’
              mais à:
              .. A, B et C se quittent bourrés et contents.
              Ils ont, sans le savoir ou en le sachant, fait de la politique. / … (p.35)

              et prête volontiers à quiconque brûlerait d’impatience de savoir comment on passe des pattes de mouton liées à bourrés et contents 🙂

              • #15277 Répondre
                Sarah G
                Invité

                Merci beaucoup pour le partage

    • #15205 Répondre
      Graindorge
      Invité

       » et sans doute était-ce au printemps, les draps aujourd’hui en poussière fumaient au soleil.
      Les chairs décomposées souriaient dans l’allégresse de mai ; et sous les grappes violemment tendres des lilas, ma mère de 15 ans s’inventait une enfance enfuie déjà. »
      « vies minuscules » de Pierre Michon
      Ce titre n’est pas le bon. Dire qu’il y a des vies minuscules c’est implicitement faire croire qu’il y en a des majuscules. Lesquelles? Pourquoi?
      la vérité de cet extrait. Talent de mettre des mots sur le vécu d’ êtres qui ont eu le talent de vivre. L’art nous les a fait rencontrer. Nous les connaissons. Nous les avons connu. Mais le plus grand art ne peut être comparable à la vie même. Et c’est la mort qui nous le rappelle

    • #15701 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Combien d’happy few ici ont déjà pu mettre le nez dans son l’Amour, dîtes?
      Un peu trop pas assez la hâte, en vrai.
      Je galope d’impatience, putain 🦬

      • #15704 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Non pas le livre entre les mains, comme toi j’ai hâte de pouvoir l’acheter et le lire.

      • #15705 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Alors là Carpentinita les zapyfiou nananèreu c’est comme à la récré, on prend un grand sachet vide qu’on rempli de petits cailloux et on fait semblant de mâcher ostensiblement pour leur faire croire que notre paquet de bonbons est plus gros que le leur et on les nargue! Discretos, on jette les petits cailloux et on disparaît de leur vue. Et ça marche tellement c’est con. Respect assuré dans la classe où on a mis le sachet encore à moitié plein sur la table et que l’on range soigneusement dans le cartable, les yeux baissés. Surtout ne regarder personne.

        • #15712 Répondre
          Carpentier
          Invité

          😊
          En vrai, c’est pas tant par envie que par presque respect du souvenir que j’ai qu’ils se retenaient jadis un peu pour dire à propos; laissant le temps aux hors cercle culturel de se procurer l’ouvrage pour leur laisser un peu l’illusion qu’ils ont eux aussi accès à l’espace où on en parle.
          Mais très vite, c’est vrai, ils ne se forçaient plus trop à relever ou rebondir sur tes (mes) participations incongrues et dissertaient entre lecteurs qui possèdent les codes.
          Pas gardé tant que ça d’amertume mais un peu honte du temps que j’avais mis à le comprendre.
          Pas si grave, mais je me serais bien passé de cette peine en plus, quand j’y pense.

          • #15714 Répondre
            Julien Barthe
            Invité

            Salut. Comme votre échange m’évoque irrésistiblement ceci, je vous le propose.

            • #15716 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Aaaaah JuBa, toujours opé pour se foutre de ceux qu’il place volontiers en dehors du cercle

            • #15717 Répondre
              Graindorge
              Invité

              Merci
              Merci pour le partage
              Merci beaucoup Julien pour le partage
              Merci beaucoup Julien Barthe pour le partage de ce petit bijou.
              C’est un nananèreu à l’envers ce Monty Python
              Variante de ma blague: on avait rien. Nous on avait moins que rien. Nous moins que moins que moins que rien. Pour qui I s’prennent ceux là?
              Rire. Oui. On peut rire et compte sur moi. Je suis très très très bon public. Être très bon public n’empêche pas la lucidité pour voir les nananèreu à l’envers où à l’endroit. Pour voir MA connerie. Pour voir LA connerie partout où elle est. Pour voir les zotentik, les zoportunist, les carpettes, les merda sul naso, les larves, et un joli et large etc. C’est bien chouette!!! Personne pour me prendre pour une conne, c’est self-service Julien Barthe.

          • #15721 Répondre
            Graindorge
            Invité

            Cara carpentierina
            tu vas faire pleurer le BonDieu s’il existe
            L’écrivain a dit avec ironie qu’il espérait que les critiques qui « semblent » unanimes à en dire du bien n’empêchent pas que cela soit peut-être un bon livre.
            N’est-ce pas l’essentiel? Faire fi de tout ça, aller le jour J te le procurer et le lire à l’ombre en sirotant ce que bon te semble? Elle est pas belle la vie?
            Moi je suis rentrée hier. Fatiguée et contente. Triste aussi.
            Je suis à 4 ou 5000 kms de ces cagades parigottes. J’ai fini 2 singes. Je digère. J’assimile avant de passer à En guerre. L’amour attendra. le grand enthousiasme de l’enfant que je suis attendra. Comme le prochain mille feuilles framboise-chocolat attendra août 2024.

            • #15727 Répondre
              Carpentier
              Invité

              Là où je suis, en effet, Dieu pleurniche, et il tape même des pieds comme un enfant.
              Fort heureusement, hier, on a ramassé des saladiers pleins de mirabelles dis-donc 🤩 je n’en revenais pas
              Pour les quetsches, on m’a dit hier d’attendre encore un peu, résultat, avec ce qui tombe et gronde ce soir, tout va être à terre.
              Ça fait, comme Dieu, un peu rager.
              Te revoilà donc loin de tes proches/famille si je te lis bien; vivre où on se sent bien, comme là où on doit être est, paraît-il, long à trouver pour certain.es.
              Ça faire perdre un peu de temps pour autre chose peut-être mais, on dit que l’important est le chemin, comme j’ai lu sur une affiche collée à la porte de la cave chez qui j’ai commencé mes vacances.
              Mouais, p’t’être.

              • #15739 Répondre
                Graindorge
                Invité

                Des mirabelles, veinarde! Moi le comité d’accueil breton m’a offert une corbeille magnifique: raisin noir, ananas, pêches, mangue et papaye!
                J’apprécie le silence.
                Demain 15 août.
                Mercredi sera la rentrée pour moi
                Profite bien de tes vacances Carpentina. Bien méritées.

                • #15768 Répondre
                  Visiteur
                  Invité

                  Bonjour,
                  mirabelles, quetsches, tout ça est vraiment passionnant.
                  Merci.

                  • #15770 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Aaaah, si c’est pas Bourgounioux, Michon ou Sorman qui dit à propos, de suite, c’est trop trivial.
                    Ou incompréhensible.
                    Un chantier autonome qui n’aborde pas la question de la bouffe, qui dit à propos d’autonomie alimentaire en vrai, semblerait bien à côté de la plaque.
                    Votre acceptation du réel est tout d’même bien sélective.
                    Passionne-nous, Visiteur.

                  • #15775 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Si tu te casses un peu plus le cul, à peine plus haut dans ce topic (6 posts avant tes compliments, tu dois pouvoir remonter jusque là dans cette page, non? ) tu peux aussi bénéficier d’une vidéo et d’un texte qui disent, suite à la première conférence, à Montpellier, du cycle « Diriger autrement dans la culture ? », coorganisé par « l’Obs » et l’Afdas, la question du management dans un secteur marqué par l’entre-soi a été largement débattue.

                    .. / Comment sortir du système de l’entre-soi qui prévaut depuis toujours dans les métiers de la culture ? Agnès Saal est catégorique : « Il me semble qu’on est arrivés à un moment de l’histoire où il faut d’une certaine manière casser les codes qui ont prévalu jusqu’à présent, sortir de ce système de cooptation qui est un élément de rejet pour celles et ceux longtemps écartés.  »
                    La première nécessité est en effet de diversifier le vivier de la culture, car la multiplicité des regards trace un cercle vertueux : « Si l’on reste dans un entre-soi, on risque de s’enfermer et d’empêcher le renouvellement du public. Il y a donc un travail important à réaliser dès le lycée pour faire connaître les professions et les débouchés dans la culture. Il faut jouer sur le levier social, ethno-racial, économique, territorial, ainsi que sur celui de l’égalité hommes-femmes. » / …

                    – Si ça, ça ne fait pas bander les gens d’ici, on s’en bouffe le genou, nan?
                    Comment?
                    Cela dépend de qui le partage?
                    On se disait bien aussi 🤣
                    Et en plus, ils veulent pas qu’on cause prunes 😅

                  • #15780 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Et puis si l’idée est de dire, avec gros détours et en codé, qu’un visiteur qui tombe là dessus peut ne pas trouver intéressant bla bla bla ce site, à cause de Carpentier, au hasard, je vais juste te dire, Visiteur, que tu/vous prenez le.s visiteur.s vraiment pour un/des cons.
                    On voit bien que vous n’êtes ici que par réseau justement et que vous ne savez que très peu de l’exploration d’un visiteur autonome justement.
                    Qui se promène, et creuse, et insiste, et sait très bien reconnaître ses petits, ce qu’il espère y trouver, quoi.
                    Bref, plutôt sensible à l’actualité de François Bégaudeau, je ne sais que trop bien ce que représente pour lui la promo de coquette de l’écrivain quand sort une nouvelle publication.
                    Son L’Amour aura ici une page dédiée et, les mêmes qui phagocytent son fb à la sortie d’un de ses livres, arriveront un peu, un temps, jusqu’ici peut-être.
                    Jusqu’au ‘ forum ‘ ou même pas.
                    Pas d’inquiétude, donc, on peut dire autant de conneries sur un livre qu’en parlant prunes.
                    Presque sans rancune,

                    • #15823 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Tu t’es dérangée à répondre à ce Visiteur Carpentina. Bravo!!
                      Peut-être qu’il voulait juste quelques mirabelles.
                      Ici on « bosse » pour des prunes alors…passez votre chemin anti-prunes!

                      • #15863 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        J-1
                        Ça gronde et pleure de partout dans ma région de vacances, ces jours-ci.
                        Bassines dans le petit couloir, on vient de ressortir l’échelle retractable, car va falloir remonter sur le toit pour repérer l’ardoise déplacée – ou cassée suite à la dernière averse de grêles –
                        Visiteur aura ainsi des nouvelles de la météo d’Auvergne, s’il passe ici, et dira merci.
                        Bon, va falloir y aller, Carpentier, et te taire, oui, puisque demain, comme on sait.
                        À plus, Grainedamour, 2e fois qu’on me signifie, plus ou moins directement que j’emmerde tout le monde, ok.
                        Faut l’accepter.

                      • #15865 Répondre
                        Roland G
                        Invité

                        « Deuxième fois qu’on me signifie… » Jamais 2 sans 3, je me joins au chœur…

                      • #15875 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        🙂 t qui, toi? 😅 ça chante trop bien depuis que tu as rejoins le choeur, on dirait Amel Bent, ça va plaire à Marina Foïs.
                        N’3mpèche que benh voilà, c’est toujours mieux de dire, plutôt que de lester quelqu’un en lui demandant ’ c’est qui?’ ’ tu la connais? ’ ’ on peut pas la bloquer ?’ ’sérieux, quand je lis son nom, je me barre ’
                        Dès le départ, j’avais informé n’être que de passage en plus, jusqu’au 17.
                        Donc tout est bien.
                        Demain, vous irez mieux et, en ce qui me concerne, je tacherai.

                      • #15876 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        * n’empêche
                        Je sais que votre plasticité du cerveau est très ralentie ici,

                      • #15872 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Nous ici, on a un incendie

                      • #15874 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Bi-polaire, la planète, comme, peut-être, l’ambiance ici.
                        Intenable, je les écoute juste, à fond, pour l’instant en tenant l’échelle, car le mâle de la maison tient à ce que je ne glisse pas sur le toit.
                        J’accepte cette galanterie, et guette ses faits et gestes comme pour l’assurer en escalade, tout en matant intensément le ciel.
                        Pour le petit dernier de François Begaudeau, à paraître demain pour le grand public, donc, je verrai s’il est dispo là où j’avais commandé un Dustan, il y a plusieurs étés.
                        Sinon, je patienterai.
                        Merci pour nos échanges, GRAINdorge 🙂
                        Je croise tout ce que je peux croiser pour que vous n’ayez pas trop de dégâts, là où tu te trouves 🍍🥭🍇🍑
                        H – 8 et 😔

                      • #15879 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        L’incendie est juste derrière la montagne à l’Est. Le balcon est noir des cendres des pins charriées par le vent. Le ciel est rouge orangé. On nous dit que c’est sous contrôle. Les arbres crient. C est douloureux. Je prie pour eux

                      • #15877 Répondre
                        Demi Habile
                        Invité

                        Tu gères putain. Parce que l’autre jour je revenais du Burger King et la chanson était passée à la radio et j’aime bien. Enfin lui il me gonfle mais elle c’est une autre histoire, elle a une jolie voix.
                        .
                        Sinon t’es pas obligée de te soucier de ce que les autres peuvent dire de toi, enfin si mais parfois s’en soucier ça conduit à conclure que l’autre est un con et que son avis il peut en faire un tampon et se le fourrer dans le cul pour faire une scépticémie. Ca aboit mais ça mord pas, c’est à peine capable de dire les choses en face alors si t’oublies l’idée d’arrondir les angles pour leur montrer la limite, ils se contentent de faire coucouche panier.

    • #16241 Répondre
      Ostros
      Invité

      Liste des rencontres à venir autour de l’amour (certains événements n’ont pas encore communiqué l’horaire, mais vous avez déjà l’info du jour et du lieu) :

      26 Août 2023
      Rencontre, débat
      François Bégaudeau à la librairie La Procure (Annecy)

      09 Sept. 2023
      à 12h
      Salon, festival
      François Bégaudeau au Livre sur la Place (Nancy)

      11 Sept. 2023
      Entrée libre sans réservation
      Soirée Verticales au Point Ephémère (Paris 10)
      Notre traditionnelle soirée de lectures Verticales au Point Éphémère (Paris 10e) aura lieu en présence des auteur.rices de la rentrée d’août et octobre : Léna Ghar, François Bégaudeau, Xavier Person et Vincent Platini

      12 Sept. 2023
      19h
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la Maison de la Poésie (Paris)
      Rencontre animée par Elisabeth Philippe.

      14 Sept. 2023
      19h
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie La Manoeuvre (Paris XI)

      17 Sept. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Le Divan (Paris XV)

      22 Sept. 2023
      Salon, festival
      François Bégaudeau aux Correspondances (du 22 au 24 septembre – Manosque)

      25 Sept. 2023
      Rencontre, débat
      François Bégaudeau à la Bpi
      La Bpi célèbre une nouvelle fois la Journée mondiale des sourds par une soirée exceptionnelle du cycle
      ‘Les rendez-vous d’Effractions’ autour du nouveau roman de François Bégaudeau, L’amour (éditions Verticales).
      Des extraits seront signés en LSF par François Brajou, acteur sourd, et lus par Yann Boudier, comédien.
      Le documentaire de L’œil et la main de France 5 Le couple d’aujourd’hui est réalisé par Sophie Triniac. Il donnera un autre éclairage sur la conception de la vie à deux.
      À l’issue de la projection, un débat, animé par Laurent Valo, directeur de collection de L’œil et la main, réunira François Bégaudeau et Sophie Triniac.

      03 Oct. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Le genre urbain (Paris XX)

      07 Oct. 2023
      Salon, festival
      François Bégaudeau au salon Faites Lire (Le Mans)

      10 Oct. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Dialogues (Brest)

      12 Oct. 2023
      Signature, lecture
      Léna Ghar et François Bégaudeau à l’Espace Ouest-France (Rennes)

      27 Oct. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Les Volcans (Clermont-Ferrand)

      09 Nov. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Forum du livre (Rennes)

      23 Nov. 2023
      18h45
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie La boîte à livres (Tours)

      08 Déc. 2023
      Signature, lecture
      François Bégaudeau à la librairie Les temps modernes (Orléans)

      • #16243 Répondre
        Sarah G
        Invité

        Merci beaucoup Ostros pour toutes ces informations.

      • #16244 Répondre
        Graindorge
        Invité

        Merci Ostros. Heureuse que les sourds et malentendants ne soient pas oubliés. Je connais la LSE la Langue des Signes Espagnole et regrette qu’il n’existe pas de Langue des Signes Universelle car chaque pays a la sienne.

    • #25191 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Bonjour ici,
      Y a-t-il des gens de Grenoble qui y étaient hier soir par hasard ?
      Vous a-t-il, comme annoncé, parlé de la lutte des classes ?

    • #25566 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Benh non, t’es pu à Grenoble, chu con, puisque tu avais un bord de scène à Paris.

      Quelqu’un y était?

      💥 Je propose d’ouvrir un thread’/topic/sujet ‘ Théâtre ‘, tiens
      Le public serait-il ok pour?
      (si ça existe déjà, vous le faites remonter svp?)
      merci

    • #30570 Répondre
      Ali
      Invité

      Bonjour Monsieur,

      J’aurais aimé si par hasard vous organisiez des ateliers d’écriture dans un cadre associatif ou par le biais d’une école d’écriture.

      Merci d’avance.

      Mme Ali

      • #30621 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        J’en ai pas mal fait, mais c’est crevant et à mon grand âge j’essaie de m’économiser
        Désolé

      • #30622 Répondre
        Carpentier
        Invité

        J’en fais de mon côté, si jamais (et on est prié de ne pas loler trop fort Monsieur Bégaudeau) mais dans un cadre périscolaire pour l’instant et exclusivement.
        Faudra d’ailleurs que je regarde comment, une fonctionnaire, peut étendre un peu ses actions en asso, tiens.
        Mais pour l’instant, on est déjà en rodage/test du nouveau logiciel de gestion des congés, pendant une quinzaine et peut pas tout faire.

    • #31909 Répondre
      Zyrma
      Invité

      Live twitch Paroles d’honneur

      « L’école au cœur du projet raciste et réactionnaire ? » (Emission spéciale). RDV Lundi 20h00.

      Une émission avec un plateau exceptionnel ou nous recevrons François Bégaudeau , Dany Caligula et Yazid Arifi, animée par @WXelka

      • #31922 Répondre
        Carpentier
        Invité

        👌👍

      • #31938 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Oui !

      • #31958 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Je trouvais tellement le titre grotesque que j’ai vérifié si c’était du troll.

        • #31970 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Et pourtant,

          • #32133 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Et pourtant c’était au premier degré.

          • #32279 Répondre
            Carpentier
            Invité
            • #32280 Répondre
              Carpentier
              Invité
              • #32281 Répondre
                Carpentier
                Invité

                @ostros
                Ça, par exemple, ça pourrait éventuellement faire que certain.e.s envisagent de commencer à considérer que je puisse finir par me comporter quelque peu en troll 💥
                J’imagine qu’ia des forums que ça reposerait quelque peu de voir un troll, niveau garderie pious pious comme moi, les visiter
                T un.e de ces comique, j’te jure 😌

                • #32291 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  Désolée @ostros, je sais qu’il est qu’9 heures du mat’, j’ai des frissons et suis déjà pompe.tte.s jette blanc sur rouge, ça enlève des tâches.
                  🔥😂🍷

                  • #32295 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    Usurparticipation ^^ du dit-pseudo ‘ Carpentier ‘ l’original.e (comme on le voit grâce au picto)
                    le/la dit.e ostros comprend, t’inquiète ‘ Le public Anonymous 🤣 je réponds à sa question de merde, vue ce matin, dans mon thread ‘ partage de bonne humeur ‘
                    Ça ne me gâche rien, c’est le principal 🤘

      • #32061 Répondre
        Cocolastico
        Invité

        https://www.twitch.tv/parolesdhonneur_
        Yolololo !! mesurons la chance qu’on a d’avoir accès à tout ça gratuitement et facilement !

        • #32064 Répondre
          Zyrma
          Invité

          oui

          • #32069 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            J’aime bien les expressions faciales, la gestu et la prosodie de Yazid.
            Je le connaissais pas.

            4 orateurs franchement très doués (entre autres qualités)

            • #32075 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Ce serait bien d’en parler ici, aussi avec les profs sitistes, de ce qui se dit dans l’émission paroles d’honneur sur l’école.

              C’est vraiment brûlant comme sujet.
              Pour ma part je trouve que le métier a pas mal été passé au vitriol. C’était rude, Raz en particulier il a été bref mais hardcore.
              ll reste encore pas mal de chose à dire, notamment sur le quotidien très concret et les petits stratagèmes pour créer un semblant de désir et de joie de ceux qui exercent encore le métier. Ceux qui sont en plein dedans et doivent gérer (je ne nie pas du tout la pertinence des propos tenus par des intervenants extérieurs à l’école – et en cela capable de critiques plus radicales et avec plus de profondeur historique etc).
              Les limites très nettes pour l’émancipation, voire la saloperie idéologique, du métier ont été pointées. Mais je sais que les stratégies sont plus diverses que ce qui a été dit jusqu’ici (amha) pour tenir le coup avec un minimum d’amour propre et obtenir un minimum de partage et de joie dans la salle de classe.
              Et en effet le côté université = bien, école = chiant, c’est pas satisfaisant non plus comme lecture.

              Mais j’arrête là, pour ne pas polluer davantage le topic sur l’actu de François.

              • #32077 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                (je ne nie pas la lucidité et la capacité de François à observer avec un regard froid et une réelle puissance analytique son expérience de professeur)

        • #32093 Répondre
          Juliette B
          Invité

          Passionnant et vivifiant. Merci d’avoir mis le lien cocolastico
          https://m.twitch.tv/videos/2054134514

          • #32094 Répondre
            Juliette B
            Invité

            Ca commence à 1.09 environ le débat

    • #32067 Répondre
      Mr_Wilkes
      Invité

      Qu’ouïe-je, François qui passe à Genève ? Je vois ça à la dernière minute, mais je vais faire le déplacement 😉

    • #32092 Répondre
      Alain m.
      Invité

      Vu avec intérêt le débat concernant l’école sur Parole d’honneur. En accord avec l’ensemble des intervenants avec un intérêt accru à ce que développaient Yazid et François. Surtout avec François qui a quand même régulièrement insisté sur la superstructure que représente l’éducation nationale et qui donc remettait à sa juste place l’enseignant : c’est à dire un travailleur parmi d’autres. D’ailleurs un certain agacement sur l’intervention de Raz qui ne m’a pas semblé avoir la même empathie avec les profs qu’il a eu avec Mélenchon. Et j’aurai bien aimé lorsqu’ils ont reçu Mélenchon qu’ils approfondissent (entre autres)le sujet de la victoire de 81, et notamment la déclaration de Mélenchon affirmant que lui et les socialistes attendaient, voire espéraient un soulèvement populaire et une grève générale. Travaillant à l’époque (à la Poste) et étant en grève vers la fin 82 (certes grève corporatiste et non générale) ce n’est pas le sentiment que j’ai eu.

      • #32096 Répondre
        Laure
        Invité

        Au contraire l’intervention de Raz m’a semblé très juste. Et me permet de rebondir sur un sujet qui n’a pas été abordé hier soir (enfin je crois) : la déshumanisation des enfants dans nos sociétés occidentales. Ça me semble pourtant central si l’on veut penser les rapports de force qui traversent l’école. Le rapport de domination est totalement malsain entre enfant et adulte. Nous ne considérons pas la souffrance des enfants, qui est normalisée. Ne pas oublier que les premières victimes de l’école sont les élèves et non les profs.

        • #32097 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          Je suis pas quelqu’un qui pense la politique de manière stratégique.
          Mais là une question s’impose pour moi : Quid du bien-être des enfants à l’école si tous les profs de gauche désertent le métier, alors que les fafs y voient de plus en plus un enjeu stratégiques pour dresser les gosses et espérer (avec leur médiocrité psy) formater/mouler à leur image les enfants. Le dressage étant certes consubstantiel à la manière dont l’institution fonctionne depuis le début , je ne conteste pas ce point.
          Mais la position de raz n’est pas immédiatement lié au bien-être des enfants, faut pas mentir et jouer le héros des petits bout de chou.
          Si comme pour la police, dont Raz parle, on a à l’école une teinte droitardée complet, ça va être coton pour les petits.

          • #32098 Répondre
            Tony
            Invité

            Ce que dit Raz sur ACAB est pas si saugrenu, cesser de glorifier cette profession pourrait amener à parler de violence éducative comme on parle de violence policière, ça permettrait peut-être à des profs de s’interroger sur la structure,autoritaire et antisocial.

            • #32100 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              D’accord avec Tony tout de même sur la nécessité qu’il y a pour les profs à s’interroger sur la violence du système scolaire.
              Mais qu’on ne pourra pas comparer 1 à 1 avec des violences policières amha.
              Ne serait-ce que parce que la plupart des profs n’entrent pas dans le métier avec un mobile pulsionnel et autoritaire.

          • #32099 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            L’idée de  » déshumanisation des enfants dans nos sociétés occidentales » j’aime pas.
            Ca a pour conséquence de culpabiliser les gens qui travaillent dans les métiers de l’enfance, sans pour autant offrir aucune prise pour saisir le réel. C’est quoi les mécanismes de déshumanisation commun à l’occident qui s’en prennent aux enfants à l’exclusion des autres personnes ?

            • #32121 Répondre
              Laure
              Invité

              J’ai précisé « sociétés occidentales » afin d’éviter de tomber y’a un universalisme trompeur, parce que c’est le milieu que je connais.
              Un enfant qui se plaint fait un « caprice ». Combien de fois l’avons-nous entendu ? C’est précisément ça la déshumanisation. Nier le vécu, les sentiments. Normaliser la souffrance.

              • #32124 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                Je comprends.

                Tout de même, pour sortir mon cosplay de Frédéric Lordon après celui de François : entre anthropocène, « marché du travail », management et école républicaine – pour citer quelques phénomènes contemporains auxquels on peut ,sans trop faire du hors-piste, prêter des traits de déshumanisation – l’indignation justifiée qu’ils suscitent ne peuvent faire l’économie du c-word.

                • #32134 Répondre
                  Ostros
                  Invité

                  Sur l’absence de considération des désirs des enfants, n’est-ce pas le cas dans toutes les cultures ? donc pas que l’occident. L’enfant, partout, est un soumis au carré : dépendant, passif, vulnérable, silencié.

                  • #32137 Répondre
                    Ostros
                    Invité

                    Papo2ooo, le mobile autoritaire des profs, s’il n’est pas là en y entrant, s’installe par la situation. La situation oblige le prof à être autoritaire. Tu as d’un côté des enfants qu’on met dans une classe par 30, de l’autre un.e prof dont la mission c’est de faire passer le programme dans leur tête. Les gosses assis obligé d’écouter ont des attitudes de rébellion, tout en restant pour la plupart contenus dans la classe (c’est une aliénation troublante, entre l’interdit de quitter la salle où l’école et la pulsion de jouer ou parler ou bouger dans cette grippe). Et donc le ou la prof dont la mission est perturbée et qui est aussi stressé.e par ces actes, hausse le ton, menace, punit. Le système fait l’autorité, comme la famille.

                    • #32139 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      Je suis bien d’accord, c’est justement pour ça que je précisais à l’entrée dans le métier.

                      La peur du prof d’être bordelisé est un facteur clé.

                      Ca n’empêche globalement que le profil psychologique des profs et des policiers comporte des différences amha.
                      C’est juste pour signaler ce qui m’apparaît une limite réelle, même si dépendant étroitement des individus participant à la structure, de la comparaison police-école.

                      • #32143 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Avec en plus, tout particulièrement pour les femmes enseignantes, une violence tout à fait sournoise et qui active des envies de meurtre de fou malade, lorsqu’on est jeune prof face à des élèves issus des milieux très bourgeois et qui vont observer d’un oeil jugeur pendant tout un cours, comme si tu faisais un défilé de mode.

                        J’crois c’est là que tu peux péter les plus gros câbles.

                      • #32147 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        C’est là un aspect tout à fait particulier dans les situations paradoxales que peut rencontrer un prof: celle de débarquer venu d’un milieu « moyen », quasi à poil à la recherche d’une paye, devant 30 élèves issus de milieux bourgeois habitués à des profs psychorigides de quasi 60 balais.
                        Certes en règle général, ça se passe plutôt bien, les gamins sont aussi contents d’avoir des profs jeunes et qui ont dormi 2heures la veille, mais la pression ressentie à se moment là pour enclencher un formatage et ressembler aux autres vielles gargouilles élitistes:
                        ça fait mal au cul.

                        Amha c’est un formatage plus hard encore à faire pour un habitus de quelq’un un peu en dilettante que celui des grandes écoles.

                      • #32149 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Papo2ooo qui fantasme sur le cercle des poètes disparues et qui se persuade que c’est le réel.

                      • #32150 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        En plus d’être un menteur pédocriminel raciste, t’es HS.

                      • #32156 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Voici donc la conception du réel et de l’honnêteté chez certains gauchistes : je deviens pédocriminel simplement parce que je m’indigne d’un viol.Pardon j’ai visionné une vidéo d’une dizaine de seconde de mauvaise qualité sur un viol. Qu’elle acte impardonnable ! Par ailleurs, ta vision de l’école semble tout droit sortie d’une autre époque. Qui aurait cru que les amateurs de blacked avaient 60 ans ?

                      • #32159 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Adios.

                      • #32160 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Du coup tu es de qu’elle origine raciale ? Tu es noir ou un blanc fétichiste ?

                      • #32169 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        (je précise qu’il s’agit là d’une circonstance tout à fait particulière et inhabituelle pour un.e jeune prof, et qui d’ailleurs ne relève pas d’une grande importance pour la discussion qui nous occupe)

              • #32126 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Oui, mais je crois aussi qu’on n’est pas loin de pouvoir dire, par exemple, qu’un adulte qui se plaint de son travail est aussi vu comme faisant un caprice. Il a un travail et il se plaint ! Enfin, quand même.
                Pour dire que pour moi, enfants et adultes sont un peu dans le même genre de foutoir pas sympa
                Foutoir n’étant vraiment pas le mot d’ailleurs

          • #32132 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            « Le dressage étant certes consubstantiel à la manière dont l’institution fonctionne » .Les profs votent peu RN et reconquête
            Sa conclusion : « les fafs y voient de plus en plus un enjeu stratégiques pour dresser les gosses »

            Chapeau l’artiste !

        • #32103 Répondre
          Jean-Michel
          Invité

          Cette intervention de Raz m’a surtout donné l’impression qu’il jouait par là, à être celui sur le plateau dont le verbe est le plus radical. Chose que l’on observe souvent dans ce type de débat. Raté pour lui, sa pensée n’a pas beaucoup décollé après sa proposition de « All Profs Are Bastards » : ne prend en compte ni les structures ni le statut de travailleurs des profs (François lui rappelle bien : ils doivent manger). On espère au moins que le fait de prononcer ces paroles hautement révolutionnaires l’a auto-érotisé un petit peu.

          • #32115 Répondre
            Tony
            Invité

            Certes il faut nuancer, cependant, à titre d’anecdote,ma fille, métisse,est en 3eme dans un collège public où les élèves sont majoritairement noirs et arabes, dernièrement il y a eu une réunion d’information sur l’orientation après la 3eme, à laquelle je n’ai pas assisté, ce qui m’a surpris c’est que ma fille me dise qu’elle hésitait maintenant sur son orientation car il aurait été dit que les lycées professionnels présentaient beaucoup plus d’avantages que la filière générale,en gros moins de travail scolaire et perspectives d’avenir beaucoup plus intéressantes avec des bons salaires.

            • #32118 Répondre
              Mélanie
              Invité

              bon exemple
              je peux ajouter celui de ma fille, dans le sens inverse, sa maîtresse nous demande si on souhaite qu’elle gonfle ses appréciations pour le cas où on souhaiterait l’inscrire dans le privé

          • #32131 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Qu’il y ait du jeu et de la provoc chez Raz, c’est indéniable. C’est son rôle dans son duo avec Dany. Il ponctue d’ailleurs souvent ses interventions de « en vrai je suis d’accord avec toi » qui ne sont pas que rhétoriques. Dans ce cas particulier il m’a surtout semblé qu’il s’était enlisé dans une attaque des profs alors que la question qu’il désirait soulever en début d’intervention était moins « il faut attaquer les profs » que « pourquoi les profs sont-ils inattaquables ? », sujet qui fut développé par la suite.

        • #32117 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Je propose, plutôt que de calculer si ce sont les enfants ou si ce sont les profs qui sont les premières victimes de l’école, de considérer que l’un ne va pas sans l’autre, qu’on cale les enfants à l’école et les adultes au travail et tous préféreraient ne pas y être
          On peut être plus sensible aux sorts des uns ou des autres mais ça n’annule pas que la réflexion sur l’école concerne les deux
          En tout cas son abolition concernerait les deux

          • #32119 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Pour ma part, je ne cherche pas à compare/calcule pas la détresse des uns et des autres.
            Pas de problème pour l’abolition de l’école. Ce matin même, si ça ne tient qu’a moi.


            Et concernant la fille de Tony, je comprends le problème et l’énorme violence structurelle de la situation
            Les profs ne s’émeuvent pas tellement aujourd’hui d’envoyer des ados dans des voies pour les prolos, en mettant encore les noirs et arabes en lycée pro comme le dit François dans la vidéo. En s’improvisant en plus conseiller d’orientation good vibes, la voie pro c’est cool. C’est dégueulasse

            • #32127 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Là on peut parler de manipulation – on a le mensonge et le résultat

              • #32155 Répondre
                Mélanie
                Invité

                ou on peut juste parler de mensonge et on connaît le résultat

            • #32128 Répondre
              Mélanie
              Invité

              à propos de l’exemple de Tony et sur « la voie pro c’est cool » etc, je veux dire

            • #32130 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Il y a des pays ou l’école n’est pas obligatoire. Ils sont tous les plus pauvres du monde. Sans doute le hasard !

              • #32140 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Jean, tu pourras continuer à aller à l’école si tu veux, tout ira bien.

                • #32146 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  Je doute les Africains soient enchantés par ta mesure.

                  • #32157 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Alors il est est heureux que je n’envisage pas d’imposer de mesures aux pays d’Afrique

                    • #32158 Répondre
                      Jeanmonnaie
                      Invité

                      En effet 🙂

          • #32298 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Sur l’intervention de Raz, je me disais que plutôt que demander si on peut être prof et de gauche, où les contradictions sont évidentes, se demander si on peut être prof, de gauche, et tenir jusqu’à la retraite ce boulot – car il faut manger oui
            Ou comment tenir, ou comment partir, etc…, ou qu’imaginer pour que nos enfants ne finissent pas profs aussi ?
            J’aime bien que François revienne sur la dimension anti-vie de l’école, dans le passage où il dit par exemple qu’il s’agirait de se demander ce qu’on voudrait comme vie pour le quotidien des enfants
            Sur l’abolition, si on parle d’avoir du temps pour se consacrer à des choses qu’on aime, qui nous intéressent, pour lesquelles on a du désir, j’ajouterais que ces choses peuvent être, en plus des exemples cités comme celui du foot, de la géographie, etc, des choses qui peuvent aussi être du champ du travail. Exemple : j’ai acheté l’autre jour du fromage chez des autonomes, et il y avait là des enfants 1 en forme, 2 capables de fabriquer du fromage, 3 capables d’en vendre. On désire souvent manger, donc des enfants libérés de l’obligation scolaire auraient aussi, je crois, envie d’apprendre des choses très basiques – et vitales – et pourtant méprisées à l’école. Je compte sur JM pour dire que je suis pour le travail des enfants.

            • #32299 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Il est intéressant de noter la contradiction inhérente à l’idée de promouvoir le désir comme principal moteur de l’apprentissage, alors que l’aliénation engendrée par l’hyperconsommation est également alimentée par le désir. En se concentrant uniquement sur le désir comme catalyseur, on risque de reproduire les mêmes schémas de comportement qui caractérisent l’hyperconsommation, à savoir la poursuite incessante de gratifications immédiates au détriment de valeurs plus durables et significatives. Je n’arrive pas à comprendre votre logique à toujours vouloir se tirer une balle dans le pied.

              • #32303 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Oui tu n’arrives pas à comprendre. Indéfiniment
                Pour la raison simple que tu ne t’intéresses pas aux thèses que tu prétends réfuter
                Si tu t’y penchais vraiment, ce qu’à Dieu ne plaise, tu verrais qu’il est, à gauche, hors de question d’appeler « désirs » les démangeaisons d’achats provoqués par les marchands.
                Tu prendrais peut etre ensuite considération du gouffre entre désir et pulsion
                etc
                tu ignores tout de ce que tu combats.

                • #32307 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  Tu m’as doublée pendant que je nourrissais mes enfants, c’est de la triche

                • #32308 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  Un extrait d’article qui résume bien les choses :
                  « Le premier fondement tient à ce que le capitalisme n’est pas seulement un mode de production, d’échange et de consommation économique, il est aussi en même temps une dynamique du désir [4] qui sous-tend la production, l’échange et la consommation. Son principal ressort est le désir individuel qu’il active, stimule, accroît. L’initiative individuelle, le goût du risque, la course à la réussite, l’esprit d’entreprise, la volonté d’accumuler sont fondés sur cette dynamique du désir. Allons plus loin, c’est parce qu’il chatouille le désir individuel en l’excitant et le canalisant sur certains objets, puis sur d’autres, que le capitalisme requiert la plus grande liberté possible des individus et des groupes »
                  Le contestes tu ? Si oui pourquoi ? Si non alors tu me donnes raison.

                  • #32311 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Tu évoques là de piètres, petites, fades excitations
                    Des démangeaisons, comme dit François, des pulsions
                    Des tentations
                    Nous parlons d’autre chose, de vie, de santé, d’énergie, de joie
                    Lis-nous un jour, quitte à perdre ton temps à zoner ici !

              • #32306 Répondre
                Mélanie
                Invité

                – faire du fromage, ou apprendre à s’occuper d’un bébé, ou d’un mourant, etc la liste est longue des choses qu’on n’apprend pas à l’école
                Fidèle Jean, je crois que tu méconnais le désir.
                Pour moi, « hyperconsommation » s’aligne, comme tu le dis, avec une « poursuite incessante de gratification immédiate », et cette poursuite n’est pas le désir, qui est autre chose.
                Tu parles de pics de plaisirs compensatoires, et oui, peu durables, peu « significatifs », voire nous menant à l’envers de nos intérêts. Pics qu’on poursuit quand on est, déjà, plus ou moins en panne de désir, de vie. Nous ici, justement, on aimerait bien au contraire être en pleine forme, ne pas se faire éteindre par l’école et le travail, et je pense qu’alors, en moyenne, on courrait moins après des satisfactions médiocres comme celle de consommer n’importe quoi

                • #32366 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  J’aimerais sincèrement être ton voisin, pouvoir manger ton fromage et t’offrir une tarte aux pommes. Simplement, je n’ose plus demander de précisions dans ce forum sur comment une société fonctionne uniquement sur le libre choix à l’école et le désir. C’est dommage de se contenter d’être à la surface des choses, mais c’est ainsi.

                  • #32385 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Je veux bien la bien la tarte au pommes
                    Tout ça n’est pas très compliqué. Nous voulons avoir des vies plaisantes. Ça t’intéresse vraiment ?

            • #32302 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Hello Mélanie,
              Je trouve que tu as vraiment très bien posé les problèmes Mélanie. Beau message.

              J’aimerais bcp avoir des réponses d’enseignants sur leurs quotidiens.
              Je sais qu’ici on a au moins 3 professeurs de philo qui passent ou sont passés ( Qui doit être une matière tout à fait particulière à enseigner puisqu’elle est pour l’essentiel à destination des terminales. Quid de la joie avec des élèves de 17/18ans qui font de la philo ? Les term. sont d’ailleurs pas toujours les plus marrants à avoir en classe. Mais ils sont aussi capables de s’ouvrir à des choses réellement exigeantes à cet âge pour certains.)
              Je sais qu’on a aussi la locomotive actuelle de la cinéphilie sur le forum, Cyril, qui a une expérience dans l’enseignement.
              Plein d’autres assurément.

              Moi aussi j’ai une expérience pro dans l’enseignement et je suis prêt à en parler ici, mais pas tout seul au milieu des troll.
              Donc à voir.

              • #32310 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Parle, Papo. Les trolls trolleront de toute façon. Ma position d’infimière en HP a des points communs avec celle du prof, et je connais bien le poids des contradictons entre cette position et mon gauchisme.
                Je n’ai pas dû faire partie des ado « capables de s’ouvrir à des choses réellement exigeantes à cet âge pour certains », car pour moi le cours de philo était un créneau d’ennui suprême, même si le prof était sympa. J’ai eu 5 au bac, et l’été suivant un petit diplôme d’encadrante sportive les doigts dans le nez.
                Pour confirmer une des choses dites dans le Twitch, la lecture forcée d’un Zola, en diagonale la nuit précédent l’interro associée, au collège, est la chose qui m’a décidée à ne pas, jamais, jamais, faire L, alors que ça va, j’aime bien lire, j’aimais déjà lire à l’époque, et j’aime même bien Zola.

                • #32320 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  Ahah.
                  Oui, c’est pour ça que ce serait intéressant d’avoir des retours de profs de philo qui ont diffusé ici même sur le forum une apologie radicale, voire superbement enivrée, de la vitalité.
                  J’en connais un ou deux d’ailleurs qui aiment vraiment leur métier et s’assoient pas mal sur les obligations didactiques officielles. Il lisent des bouquins pour eux et après ils en parlent en cours en essayant de raccrocher aux points du programme lol. Des gens très posés et au clair avec eux-mêmes.

                  Pour ma part 10 en philo alors que j’étais plutôt scolaire. Mais j’écoutais rien de rien. Je faisais S à l’époque lol, ce qui a tout un tas d’implication qu’on peut déplier et qui n’est pas sans remettre le doigts sur le fait qu’avait énoncé foucault chez chancel: c’est une vraie performance de la part de l’école que de rendre morne et gris quelque chose d’aussi puissamment érotique que le savoir (de mémoire). Cela dépasse largement le cas du professeur, comme tu le disais.

                  Mais désolé – c’est sincèrement pas pour faire crari je me fais désirer ou quoi – .mais en l’état je suis pas capable de me lancer comme ça. C’est super perso, voire ça peut mettre moralement en porte à faux sur certains points si on est tout à fait honnête. Mais si on forme un espèce de « professeurs anonymes » sur le forum (est-ce l’espace approprié ? je ne le prétends pas d’emblée) alors je suis ok.

                  • #32326 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    Je me souviens aussi d’une lecture à marche forcée – au collège- d’au bonheur des dames de Zola.
                    J’étais attéré par le bouquin et les histoires de fringues à l’époque lol.

                  • #32329 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Je serais très intéressé par les témoignages. Il faudra anonymiser aussi votre style d’écriture aussi, défi supplémentaire^^
                    .
                    Plutôt même expérience pour les lettres et la philo au collège lycée et même au-delà, j’en ai retenu que je n’avais pas envie de lire la littérature française classique, et peu envie de lire tout court. Dommage. Je me suis remis à lire bien après je lis « de tout » mais toujours pas de littérature française classique. Re-dommage. Cela dit, il ne faut pas sous-estimer la capacité d’un certain nombre de profs à transmettre et à passionner, ça a bien marché pour moi pour d’autres matières. On peut bien évidemment apprendre des choses à l’école, ça n’est pas nier l’humiliation subie par ailleurs (et parfois en même temps) que de le dire, puisque l’un comme l’autre sont évidents. Mais le point 2 est sous-mentionné, c’est clair.
                    .
                    Pour la « bordélisation » d’un prof : autre idée qui l’explique, l’impact énorme qu’a le faible coefficientage de certaines matières au bac par rapport à d’autres (au sein d’une même filière). Coefficientage relié à la structure de production et donc à la société toute entière (la boucle est bouclée), + une spécificité assez française (à ce que j’ai compris) et assez religieuse — on peut pousser dans pas mal de cas jusqu’à « débile »— dans la survalorisation scolaire des maths, au-delà même de leur importance absolue et bien réelle dans le moindre élément de notre quotidien, dès la conception d’un tuyau d’acheminement d’eau potable en ville.

                    • #32333 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      Le frérot IGY on point comme d’hab.

                      Je suis d’accord avec à peu près tout.

                      Il y a d’ailleurs un autre point qui n’a pas été évoqué jusqu’ici, c’est que plus on veut assurer un bon cours, plus ça demande un vrai travail. Avec quelques sacrifices évidents et nuits blanches pendant quelques années. Normal, je dis pas le contraire. Ca a toujours été comme ça et le grand Deleuze en parle aussi – de son boulot acharné pour faire de bons cours au lycée. Il aimait ça de ce qu’il dit.

                      On peut aussi céder parfois à vouloir blaguer avec les élèves, voire s’habituer à fixer un seuil moyen et juste assez satisfaisant de dispersion et de joyeux bordel, pour se la couler douce.
                      Voire pour certains cas plus ambigus à carrément prendre tous les élèves pour des abrutis finis qui sont trop cons pour comprendre et qu’on regarde chahuter avec un air supérieurement contrit. Ca marche avec un certain niveau d’expérience; Comme ça on sanctionne fort à un moment si ça part en sucette, et sinon on laisse les gamins en mode plagistes pendant qu’on déroule.

                      • #32336 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        pas « supérieurement contrit » pardon, mais plutôt « supérieurement consterné »

                      • #32340 Répondre
                        I.G.Y.
                        Invité

                        « plus on veut assurer un bon cours, plus ça demande un vrai travail » : très vrai, et peut-être même que certains profs en tirent une aigreur et un virage réactionnaire d’autant plus grand s’ils estiment ne pas arriver à leurs fins. Le syndrome du « ah ben puisque c’est comme ça, allez vous faire foutre » (syndrome qui apparaît dans une scène de Entre les Murs^^)

                      • #32349 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Yes c’est ça, je me souviens pas du passage dans entre les murs, je relirai à l’occase.

                        Un travail important pour au final, et là on retombe sur le twitch, tout de même se retrouver face à des jeunes gens qui préfèreraient ultimement être ailleurs.
                        Donc quand tu arrives après une petite nuit, face à une classe qui revient d’une alarme incendie, et que tu essaies de convaincre – avec des méthodes didactiques et d’un teint tout pâlot – que Goethe c’est bien (pour donner un exemple), je pense tu peux assez rapidement te zehef ou être tristoune lol

                        Mais oui, certains tiennent bon on dirait et gardent la flamme et une beauté d’âme toute une carrière. Le secret est-il de d’accrocher ? Est-ce une aptitude innée ?

                        Désolé d’avoir largement évincé le point de vue de l’élève ici pour raconter 2/3 conneries. Je suis d’accord sur le fait que l’école charrie bcp de souffrances pour eux. D humiiations, d’incomprehensions, de passivité, de deceptions via parcours sup etc.

                  • #32343 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Peut-être qu’être un prof et être de gauche, ça serait ne pas mentir aux élèves sur ce dans quoi on se trouve ?

                    • #32350 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      Délicat je pense à mettre en pratique.
                      Tu aurais le temps de détailler ?

                      • #32392 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je ne suis pas prof, mais dans mon métier à l’HP, où il y a aussi des gens qui sont là contre leur gré, et à qui on demande de se comporter de telle facon, je tâche de voir, parmi les phrases que j’adresse aux patients, celles qui sont honnêtes et celles qui ne le sont pas. C’est un peu fatigant.

                      • #32407 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        (Je crois que ce n’est pas une question d’honnêteté, plutôt d’autorité)
                        Pour l’école, je ne sais pas, il s’agirait de commencer a expliquer aux enfants ce qu’est cette chose
                        Je ne soutiens pas que ce soit faisable

                      • #32486 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        @Mélanie,
                        Je pense comprendre. Aussi grâce au mot autorité.
                        Effectivement il y a la nécessité dans certaines structures types école et HP de donner des ordres aux « usagers ». Et aussi de justifier pour quelles raisons on est là à donner des ordres et pourquoi ils doivent accepter l » »offre qu’on ne peut pas refuser »
                        Comme Malice dit plus bas, c’est pas évident de baratiner. On essaie quand on a pas le choix, mais au quotidien c’est impossible.
                        Heureusement, avec les jeunes que j’ai eu, ils ne se demandent pas avec bcp de force pourquoi ils doivent faire ce qu’on leur dit. Ils ont pris le pli. C’est normal.

                        Tous les profs vont réussir d’une façon ou d’une autre à s’auto-convaincre que les cours dispensés ne sont pas totalement inutiles. Ne serait-ce que parce qu’on y a passé du temps.
                        Par contre dire la vérité comme François et les autres le font dans l’émission twitch, c’est pas possible à mettre en pratique. Ils faudrait convaincre les jeunes, ensuite on s’exposerait à des problèmes sérieux avec les parents, puis avec l’institution en proie à la rage des parents et qui s’empresserait de montrer que les pratiques du prof sont illégales et rompent le devoir de réserve. Et après c’est soit sayonara, soit des procédures à n’en plus finir, j’imagine.
                        Il vaut mieux maintenir l’illusion comme dit Deleatur.

                        Autre aspect paradoxal : au lycée, parmi ceux qui vont challenger le plus fortement la légitimité de l’école et du savoir dispensé, il arrive souvent qu’ils s’agisse de personne qui ne vont « respecter » le prof que s’il se montre dur et intransigeant à leur résistance. Espèce de jeu où le prof devient une brute débile pour montrer qu’il est plus déterminé que l’élève à maintenir un certain confort minimal.

                      • #32422 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Mais puisque les profs de gauche sont peu nombreux, qu’ils fassent ci ou ça ne changera pas grand chose
                        Je laisse donc ce sujet

                    • #32351 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Et empêcher ses élèves de jouir de ce dans quoi on se trouve et dans lequel on se trouve bien ?
                      Ce genre de profs finissent pas passer pour aigris, technophobes, gauchistes ou carrément réactionnaires.
                      Dire la vérité coûte souvent plus cher (en termes de dérangement, d’affects désagréables) que mentir (qui rassure et maintient dans l’illusion). Dire la vérité pour la vérité, même au prix de la souffrance, merci bien.
                      Être prof et être de gauche, ne serait-ce pas plutôt ne se faire aucune illusion sur les effets qu’on est capable de produire sur ses élèves ?
                      Pour moi être de prof et être de gauche, c’est d’abord se dire (et faire comprendre) qu’une éducation réussie est une éducation ratée (ou l’inverse), comme disait le vieux Freud, dans la mesure où les enfants et les élèves ne sont jamais tenus de reprendre en totalité le surmoi institutionnel (ou la conscience morale) de leurs éducateurs (parents en premier lieu, et profs également).
                      Cela dit, c’est une vraie question et je n’ai pas de meilleure réponse à cette heure. J’y vois un passage possible vers une émancipation.
                      Mais je suis mal placé : tout me porte à croire que je fais déjà partie des vieux cons.

                      • #32353 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Salut Deleatur,
                        Quand tu dis, « empêcher les élèves de jouir de ce dans quoi on se trouve et dans lequel on se trouve bien », si je te comprends correctement, cela veut dire que tu es dans l’ensemble heureux à l’école ? Et que tu ressens aussi une joie de jeunes à suivre tes cours ?

                        Pour moi être heureux à l’école en étant de gauche, cela suffit très largement à justifier de faire ce métier. Pas de souci. C’est même beau à voir je dirai, si je voulais forcer un peu.

                        Pour ma part j’étais pas enchanté.

                      • #32354 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Salut Papo2ooo,
                        Non, pour le premier point, je voulais juste dire que l’école est susceptible, comme la société, de procurer des formes de satisfactions et d’illusions qu’il est difficile de déraciner. Le réel est plus dur à affronter que l’illusion qui réconforte. L’école, de ce point de vue, n’est pas pire que l’ensemble de la société, en tout cas dans le mode de production capitaliste. Donc dénoncer ce mode de production dans son ensemble, c’est remettre en cause des éléments de stabilité importants (l’école, la société, la famille).

              • #32346 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Salut, sur les témoignages d’enseignant, si vous ne connaissez pas déjà je me permets de recopier un de mes précédents posts : je recommande tous les textes d’Hugo Dorgere, prof d’anglais au Lycée. Il y en a au moins quatre sur Lundi.am (« Je veux plus aller à l’école », « Monsieur, enlevez-moi mon zéro ! », « En haut, ils ont des contraintes aussi ! », et ‘À l’école tout fonctionne à merveille’) et deux sur Revue-Ouvrage.org (‘De la fronde symbolique à l’action révolutionnaire : Blanquer, l’agonie du syndicalisme et la grève des notes’ ; et ‘L’école, les profs et la contre-insurrection’). Le bougre a une sacré plume. Ils valent tous le coup, mais s’il y en a qu’un à lire je retiendrais aujourd’hui celui-ci (mais demain ce pourrait aussi bien être un autre) :
                xyz, 8 novembre 2021.
                Si vous en avez à soumettre, je prends.
                Papo2ooo, à ton tour !

                • #32348 Répondre
                  Dr Xavier
                  Invité
                  • #32352 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    Merci Dr Xavier, ça fait plaisir ! Je vais lire ça.

                    J’attends patiemment que d’autres profs ou ex-profs sortent du bois. On verra.
                    Un peu peur d’être collé à l’écran toute la semaine aussi, c’est pour ça si tout le monde se défile à la limite je peux m’en accomoder lol.

                    Sinon peut-être plus tard, mais dans une forme un peu travaillée sur le style et la construction du texte. Comme ça, je me dirai que je suis dans un devenir-écrivain.

                    Bref, j’arrête de faire mon mystérieux du net.

                    • #32469 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      Je suis une ex prof des écoles de courte durée ( j’ai bossé en tant que remplaçante un an avant d’être formée à l’iufm puis j’ai eu une prolongation de formation qui consistait à gérer une classe de cm1 pendant un an pour voir si je pouvais être titularisée).
                      J’ai compris dès mon année de formation que ce serait très dur pour moi de passer outre ce qui me dérangeait dans le métier :
                      – le manque de confiance en soi que la concurrence développait chez les élèves
                      – l’instruction morale de Sarkozy ( que j’ai refusé d’appliquer; à la place j’ai essayé d’organiser des débats à partir de questions de philo, ce qui m’a valu des remontrances)
                      – la question fatidique de certains élèves : à quoi sert d’apprendre ceci ou cela ( je n’arrivais pas toujours à baratiner une réponse)
                      – et surtout, le fait que les élèves ne choisissaient pas d’être là, de subir ce cadre, de souffrir de leurs mauvaises notes, du doigt pointé sur eux quand ils résistaient…
                      Enorme soulagement d’avoir été licenciée.
                      Anecdote : à cette époque j’ai vaguement entendu parler d’un livre qui agaçait les profs d’Iufm et que j’aurais dû lire pour me sentir moins seule et encouragée dans ma résistance, ça parlait de murs et d’un prof de français…

                      • #32481 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        licenciée?

                      • #32483 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Oui, quand tu es mis en prolongement de formation à l’issue de ta 2e année de formation, on peut soit te titulariser ( valider ta formation) soit te « remercier » par un licenciement

                      • #32484 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Enfin, ça se passait comme ça il y a quinze ans

                      • #32501 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Respect.

                      • #32503 Répondre
                        Zyrma
                        Invité

                        ton prolongement était dû à un « sursis » genre maternité ou une non validation de stage ?

                      • #32509 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Une non validation car j’avais eu de mauvais rapports de stage – dus à une motivation en chute libre

                      • #32510 Répondre
                        Zyrma
                        Invité

                        merci

                  • #32358 Répondre
                    Fanny
                    Invité

                    « Quand j’évoque tout cela, j’ai perdu 95% de mes collègues. » C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas tenu le coup.

    • #32174 Répondre
      Mr_Wilkes
      Invité

      Très intéressante (mais beaucoup trop courte) entrevue de François pour parler de littérature à Genève. Et une certaine malice à l’idée de faire signer « Histoire de ta bêtise » dans une salle remplie à craquer de vieux bourgeois genevois (heureusement que personne n’a évoqué l’émission Parole d’honneur, on aurait eu des AVC sur les bras). C’est d’ailleurs intéressant de voir les jeunes qu’attirent la GO ou les débats sociétaux, tandis que les questions de littérature ne rameutent que des vieux (bon l’heure de la conférence n’aide pas non plus, mais on était littéralement 4 sur une salle de 100 personnes….). D’ailleurs François tu as évoqué plusieurs livres passionnants, mais je n’ai retenu ni le titre ni l’auteur du dernier dont tu as parlé, pourrais tu le rappeler ici ?

      • #32262 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        il me semble que j’ai parlé des Palmiers sauvages, de Faulkner, parce qu’on me demandait une histoire d’amour qui m’importe

        Il n’est pas faux que les rencontres littéraires attirent un public moins jeune que les rencontres plus spécifiquement politiques, mais, hors le contexte très particulier et très académique-catholique-suisse d’aujourd’hui, je te rassure: le public des rencontres littéraires que je peux faire, notamment à Paris, est en général plus jeune que celui d’aujourd’hui (qui d’ailleurs a son charme, j’aime bien les vieux bourgeois qui viennent écouter un zozo comme moi parler de littérature )

        • #32263 Répondre
          Mr_Wilkes
          Invité

          Oui j’en doute pas 😉 non le livre ce n’était pas celui-ci que je connaissais (celui que je cherche tu en avais parlé lorsque le journaliste te parlait de livre que tu pourrais offrir sauf erreur…). En tous cas merci pour ta réponse ! Et bonne soirée

    • #32355 Répondre
      Arnaud
      Invité

      Quand sur Elicide François dit qu’il faudrait que ne se retrouvent devant un prof que ceux qui désirent y être, j’aurais aimé que son interlocuteur lui demande quelle serait la sociologie des élèves dans ce cas, quel serait le sociotype de l’enfant désireux de recevoir un savoir académique, et si le caractère obligatoire de l’école n’était-il pas un progrès vers l’égalité d’un certain point de vue ?
      Quand sur PDH François dit que le but de l’école est non d’émanciper mais de classer, légitimer la domination etc (on connaît ce discours sur les institutions, à mon avis en grande partie vrai, vous faites fausse route quand vous vous indignez de ce que la police discrimine, de ce que la prison produise de la recidive etc ce ne sont pas des dérives mais leur fonction meme), comme si elle ne pouvait pas être les deux à la fois. Bourdieu avait parlé de cette contradiction.
      J’aime bien la distinction que fait Lordon dans Vivre sans entre le concept de l’institution et son actualisation pour critiquer le « abolir xxx » (la police, l’économie etc). Est-ce qu’il ne faudrait pas partir de cette distinction pour l’école ?

      • #32482 Répondre
        ST
        Invité

        Il est évident que si du jour au lendemain l’école devenait non-obligatoire, les premiers à cesser de s’y rendre appartiendraient aux classes populaires. C’est d’ailleurs le cas dès lors qu’elle ne l’est plus (les études supérieures par exemple).
        Les conséquences que tu crains sont 1) la non-transmission de savoir académiques à ces classes populaires qui, 2) exacerberait le phénomène de reproduction sociale.
        Je pense qu’il n’y a pas grand chose à perdre de ce côté là étant donné du très faible niveau de savoir réellement transmis (encore plus aux classes populaires mais à tout le monde en fait) + de la reproduction sociale déjà quasi-totale (car la conjecture économique fait qu’aucune ascension sociale n’est nécessaire, pas à cause de manquements de l’EN).
        Et pas certain que la lutte contre la reproduction sociale (ou pour l’égalité des chances) soit vraiment de gauche.

        • #33404 Répondre
          Arnaud
          Invité

          « Et pas certain que la lutte contre la reproduction sociale soit vraiment de gauche. »
          Tu peux développer ?

          • #33407 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Lutter contre la reproduction sociale revient au fond à tendre à ce que les prolos deviennent des bourgeois
            Effectivement ceci n’est pas une visée de gauche

            • #33416 Répondre
              Arnaud
              Invité

              Si cela revient à lutter pour l’égalité des chances de devenir bourgeois, effectivement.

              • #33418 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Je crains que ta phrase soit illisible.

                • #33419 Répondre
                  Arnaud
                  Invité

                  OK j’ai compris.
                  Si lutter pour contre la reproduction sociale revient à lutter pour l’égalité des chances, ce n’est en effet pas vraiment un programme de gauche. C’est la ligne République des idées, contre le capitalisme d’hériters etc.
                  On parle bien de la reproduction sociale par l’école ici. Pour le capital économique, la lutte contre la reproduction sociale (l’héritage) me paraît être de gauche pour le coup.

                  • #33421 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    « C’est la ligne République des idées, contre le capitalisme d’hériters etc. » Tout à fait.

    • #32362 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      « quel serait le sociotype de l’enfant désireux de recevoir un savoir académique »
      Qui a parlé de ce désir là?
      On ne désire pas un « savoir académique », qu’on soit riche ou pauvre. On désire un objet apparu dans le champ de perception. On désire par exemple le basket, jouer au basket, en regardant jouer au basket. S’y mettant par désir, on va connaitre ce sport en le pratiquant. Connaissance qui en entrainera d’autres, parmi lesquelles peut etre des connaissances académiques.

      Sur l’école main droite et main gauche, on connait bien ce discours. C’est celui qui prime actuellement. Oui l’école est de droite mais on peut en tirer quelque chose de gauche. Tu abondes donc ici en faveur de ce qui a cours actuellement.

      • #32442 Répondre
        Arnaud
        Invité

        Ça ne répond pas à la question qui désire quoi ?
        Puisque désirs et goûts sont socialement déterminés et qu’il n’est pas insignifiant de désirer une chose plutôt qu’une autre, le risque serait de se retrouver avec des groupes d’apprentissages assez homogènes sociologiquement.
        D’autre part le chemin qui mène de l’objet au savoir général et non à un savoir simplement appliqué à l’objet n’est pas si évident.
        Et il n’est pas vrai qu’on ne désire pas un savoir académique sans passer par l’objet. Le savoir peut être constitué comme objet de desir. Je peux désirer la philosophie parce que j’ai l’idée qu’elle m’aidera à comprendre le monde, mais là encore ça me situe socialement.
        Bref, j’ai du mal à voir une institution de transmission des savoirs qui n’introduise pas un minimum de contrainte pour enrayer le jeu de la reproduction sociale.

        • #32445 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          Un commentaire logique et pertinent.
          Pince moi je rêve.

        • #32448 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          « j’ai du mal à voir une institution de transmission des savoirs qui n’introduise pas un minimum de contrainte pour enrayer le jeu de la reproduction sociale. »
          Tu as surtout du mal à penser sur le même plan que moi.
          Je ne me situe pas du tout dans 1 la perspective de concevoir une institution 2 la transmission des savoirs
          1 les institutions ne m’intéressent pas beaucoup, ce qui m’intéresse c’est la vie
          2 la « transmission » me laisse toujours perplexe, elle ne m’évoque que les maladies (on ne transmet rien plus surement que la grippe)
          3 « les savoirs » il faudrait voir ce qu’on entend par là. Chez Foucault c’est repoussoir.

          • #32449 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            « Je peux désirer la philosophie parce que j’ai l’idée qu’elle m’aidera à comprendre le monde »
            TU fais là un gros raccourci pour décrire un processus, qui regardé de près et sans s’outiller de mots simplistes, serait beaucoup plus complexe.
            Si jamais le réel t’intéresse et non tes valeurs, je veux bien pour toi ressaisir le processus fin qui m’a mené, moi, à désirer la philosophie

            • #32452 Répondre
              Mao
              Invité

              Moi, ça m’intéresse beaucoup.

              • #32455 Répondre
                Mao
                Invité

                Personnellement, je suis capable de saisir par le réel à peu près toutes les étapes qui m’ont menées là où j’en suis. Je suis en revanche incapable d’expliquer pourquoi la philo s’est imposée à moi avec une telle force dès la terminale. Si j’écoute les grands philosophes, on n’est pas beaucoup plus avancé. Deleuze nous dit que c’était pour lui l’évidence même, Rancière pas mieux. Raphael Enthoven raconte que petit déjà, il avait peur de la mort. On t’a déjà entendu dire la même chose. Moi aussi, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été préoccupé par la mort mais la peur de mourir n’est-elle pas la chose la mieux partagée ?

                • #32489 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  Le peur de mourir je ne sais pas si elle est si répandue.
                  Sauf si je n’ai pas compris ce qu’est dans le concret du corps la peur de mourir, elle ne m’a jamais occupé.
                  Dans certains cas extrêmes, la peur de finir handicapé ou de souffrir se fait sentir très fortement, mais la peur de mourir…. Je crois même que ça m’a jamais traversé en tant que tel.

                  • #32492 Répondre
                    Mao
                    Invité

                    D’aucuns diraient que la conscience de sa propre finitude est ce qui distingue l’animal humain des autres mammifères. Combien de pyramides, temples et cathédrales de toutes sortes, les hommes ont-ils bâtis pour la conjurer. Sans ironie aucune, j’envie ton insouciance (ou ta quiétude) et t’invite à la chérir comme un don du ciel.

                    • #32496 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      ahah, oui, j’ai pas assez de confiance en moi pour croire qu’il faudrait que je laisse ici-bas une empreinte de mon passage.
                      Mais plus sérieusement, ça concerne surtout les hommes de pouvoir de vouloir bâtir des édifices pour conjurer sa finitude non?

                      Ca me fait penser au rappeur Riski (fils de Pierre Goldman) sur la chanson « lightskin thoughts : « Quand je meurs, rien à dire fils, ni post ni tweet »

                      • #32500 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        « confiance en moi » n’est peut être pas le bon mot, mais disons que j’ai conscience de mes limites en tant que « créateur ».
                        On remerciera jamais assez les génies de nous avoir nourris comme ça.

                      • #32506 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Puisque tu le prends sur ce terrain. On peut voir d’un côté les fameux « bâtisseurs d’empire » animés par le désir insatiable d’emmerder le monde ad vitam aeternam. Mais, on peut aussi se dire, dès lors que l’on perçoit que l’on n’est pas éternel, qu’il vaudrait mieux essayer de vivre avant de mourir. Et pourquoi pas, de la manière la moins ignoble et déshonorante possible. De là, s’ensuivent toutes les questions liées à la bonne vie, à l’éthique etc… Si je comprends bien ce que dit François au sujet de l’art, l’art ne pose pas tant la question de savoir ce qu’on va être capable de construire et de laisser derrière nous mais plutôt de voir tout ce qu’on va être capable de vivre, de voir, de capter de ce monde « grand et terrible » dont nous ne pourrons quoi qu’il en soit que percevoir qu’une infime partie. Ce que les grands artistes nous laissent n’est pas tant leur empreinte de génie devant lequel nous devrions tous nous incliner mais un regard sur le monde, sur le réel.

                      • #32508 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Lordon pourrait dire un truc du genre : vivre c’est produire des effets, donc des affects. Reste à savoir quels types d’effets on veut produire. La variété est à peu près infinie.

                      • #32511 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Oui, je te rejoins sur les points importants.
                        J’ai fait un raccourci en disant génie, mais je pensais à des personne qui fabriquent des textes, morceaux de musique, voire des évènements aussi, qui sont capables de nous affecter profondément, de nous faire percevoir des choses nouvelles.
                        J’ai bien vu que c’est pas à toi que j’allais faire découvrir deleuze lol.
                        J’ai pensé dans un premier temps à des gens particulièrement « forts », sur lesquels on se sait pouvoir compter pour augmenter sa puissance, mais après réflexion je serai d’accord pour dire que ça vaut pour tous ceux qui gravitent autour de nous, en personne ou en esprit, et sont capables de nous émouvoir, de nous affecter.

                        D’accord aussi pour chercher à vivre de la meilleure manière possible. Dans la mesure de ses moyens. De vouloir augmenter la joie autour de nous et de chercher à être augmenté en joie.

                        Je maintiens que cela n’induit pas chez moi la peur de la mort.
                        La conscience de sa propre fin n’est pas forcément vécu comme un évènement si important, je pense.
                        Dans le cercle de la famille et des amis proches, oui, mais au-delà de ça, je me sens pas du tout touché par cette question.
                        Manque de vitalité, quiétude, ou connerie ?

                      • #32512 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        J’ai jamais réussi à comprendre pourquoi il faudrait s’intéresser à sa propre finitude pour essayer de vivre au mieux.
                        Mais je n’exclue pas que cela puisse pointer un manque je joie pure, chez moi, à la simple idée d’être en vie.

                      • #32514 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Ou pas, car l’idée de sa finitude peut conduire à des états tristes réguliers voire permanents, un ressassement de sa condition d’être vivant qui avance inexorablement vers la mort, une amertume, un cynisme. Savoir saisir la joie peut être indépendant de cette conscience-là de sa mort.

                      • #32519 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Hello Ostros,
                        Cette relation de causalité allant de la conscience physiquement ressentie de sa propre finitude vers un mal être et un tristesse au quotidien.
                        Est-elle davantage de l’ordre du sentiment qu’une vie humaine est quantité négligeable à l’échelle de la mortalité de toute chose ou bien est-ce que ce serait davantage une espèce de malédiction aibitraire qui pourrait s’abattre sur des âmes particulièrements sensibles ?
                        Lesquelles âmes auraient en compensation cette grande sensibilité qui permet d’être affecté par la vie de manière très forte et possiblement de devenir Kurt Cobain ou Jack Kerouac.

                        Je me rends bien compte de la tonalité très tragique, romantique, et j’oserais même dire délicatement adolescente, de mon message, mais est-ce qu’il y aurait de ça à ton avis ?

                      • #32556 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Papo2ooo,
                        Oui il y a une tonalité romantique mais je comprends ce que tu veux dire à travers cela.
                        On peut avoir conscience de sa mort, en ressentir de l’angoisse au moment où la pensée existe puis réussir à ne pas se laisser emporter par le nihilisme qui peut en découler. Donc passer ses journées à quêter la joie, et vivre en étant relativement gai ou juste neutre. La conscience de sa fin permettant peut-être de faire des choix plus radicaux pour soi, pour son bonheur quotidien.
                        Donc celles et ceux qui sont emmené.e.s dans un courant dépressif du fait de cette conscience de leur mort, c’est lié selon moi à un terrain psychologique particulier, aux événements de la vie qui ont fragilisé, etc. Et oui ils et elles peuvent alors voir ce qui les entoure avec beaucoup de détachement noir et un « akoibon-isme » (d’où le cynisme). Parfois mêlé à un sentiment de supériorité qui peut les rendre méprisant.e.s. Ou à un sentiment d’infériorité au peut les écraser. Ou les deux.
                        Les deux tempéraments (lumiere / obscurité) étant selon moi issus a l’origine d’un corps particulièrement sensible. Et cette sensibilité initiale les a rendu attentifs.ves à leur condition de mortel.le.s.
                        Tout n’étant pas figé, comme l’est la vie, on peut passer d’un état pessimiste tourné vers sa souffrance à un état plutôt stable capable de regarder ailleurs que le fond de son nombril (j’en suis la preuve).

                      • #32557 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Sentiment de supériorité ou d’infériorité découlant de leur lucidité qu’ils et elles savent qu’elle n’est pas commune, qu’elle est même spéciale et qu’elle est la preuve d’une certaine intelligence ou en tout cas capacité à se figurer l’existence au-delà du train avec les oeillères.*

                      • #32559 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Avec cette lucidité particulière on expérimente tôt et sur la durée le sentiment d’exclusion d’avec le commun des mortels. Et ça joue inévitablement sur notre façon de considérer les autres, les relations, etc.

                      • #32560 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        J’avais écrit du train-train*

                      • #32873 Répondre
                        Papo2ooo
                        Invité

                        Merci pour ta réponse !

            • #32461 Répondre
              Arnaud
              Invité

              Je n’exprimais pas spécialement mes valeurs ni mon opinion sur la question mais simplement une interrogation sociologique. Le genre d’interrogation qu’il n’est jamais inutile se poser en amont.
              Oui les mots posent problème, mais ce n’était pas là l’essentiel de ce dont je voulais discuter. Cela dit, j’utilisais institution au sens très général, lordonien. Difficile de ne pas s’y intéresser quand on s’intéresse à la vie. Quand à savoir/pouvoir on peut aussi renvoyer au bouquin de Bouveresse (grand flic de la pensée j’imagine) sur les usages peu rigoureux qu’en fait Foucault.
              Et oui, ça m’intéresse !

              • #32463 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Que l’instituteur Bouveresse ait pris Foucault en défaut de rigueur ne m’a jamais empêché de lire Foucault et non Bouveresse – lequel n’aura jamais compris que la philosophie est un art où compte moins la rigueur que l’inspiration.
                Le mot nodal de ma réponse n’étant ni savoir ni institution mais bien transmission.

        • #32522 Répondre
          JeanMonnaie
          Invité

          « Les institutions ne m’intéressent pas beaucoup, ce qui m’intéresse, c’est la vie ». Face à des questions pertinentes, on aura droit une fois de plus au vide. François veut que les enfants choisissent leur apprentissage au gré de leurs désirs, car il estime que l’autorité des professeurs est injuste. On ne sait pas sur quoi il se base pour penser qu’un enfant n’a pas besoin d’autorité, ni même quelles seraient les applications concrètes du libre choix des enfants. Le risque de reproduction sociale ? Le risque de ne pas maitrisé les fondamentaux du français ? Cela n’intéresse pas François car, pour lui, c’est la vie qui compte, et de toute façon, il a lui-même bénéficié de l’école et du savoir académique. D’ailleurs, dans son monde, si le désir guide nos apprentissages, on suppose que le nombre d’ingénieurs va diminuer. Il est peu probable que les libres désirs correspondent aux métiers et aux apprentissages dont on a besoin.
          Il serait judicieux d’évaluer les conséquences d’une éventuelle disparition du système scolaire traditionnel et de réfléchir aux résultats concrets des idéaux prônés par François. Quels sont les exemples de pays où de tels modèles ont été mis en œuvre avec succès, et quelles en sont les forces et les faiblesses ? Ces questions restent sans réponse, car pour François, ce qui importe avant tout, c’est l’expérience de la vie elle-même, plutôt qu’une analyse approfondie des implications de ses idées.

    • #32363 Répondre
      Ludovic
      Invité

      J’ai une immense considération pour les profs aujourd’hui. C’est à mon sens le métier le plus difficile à faire.

      • #32364 Répondre
        Ludovic
        Invité

        Votre esprit de système fait que vous n’aimez pas les gens. Les gens dans la vraie vie, la vraie vie vraiment. Ils n’ont pas besoin d’être insulté de Batards par un petit branleur de Twitch

        • #32371 Répondre
          patrice
          Invité

          zzz ok ludovictime

          • #32373 Répondre
            Ludovic
            Invité

            T’as été vexé par les prénoms mouloud, mais troll mieux. Un blanc n’emploie jamais « victime ».

            • #32464 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              « J’ai une immense considération pour les profs aujourd’hui. C’est à mon sens le métier le plus difficile à faire. »
              Merci de fournir une illustration de ce que je dis dans le live de la valorisation immense et inédite des enseignants par l’extreme-droite.

              • #32504 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Me fait penser que le débat sur les flics dans les écoles n’a pas effectué son grand retour. Beaucoup d’actualité en même temps en ce moment. Dans l’idéal, à la rentrée, on pourrait reconvertir quelques CRS en profs d’EPS.

              • #32660 Répondre
                Ludovic
                Invité

                Oh que Oui Bigoudi d’ext droite. Et même bien pire
                Un sale gauchiste, un gauchiste raciste.
                De l’horreur au carré
                De l’idéalisme en barquette.
                Il a tout de même des rayons bizarres,
                Ce Soleil Noir
                Ce Socialisme National

    • #32414 Répondre
      Ema
      Invité

      Viens de terminer le visionage du stream BDH avec François sur l’école. Très intéressant, j’aime bien que le mot « captivité » soit revenu régulièrement notamment dans la bouche de Yazid, c’est un mot que je n’avais jamais pensé à placer dans une discussion sur le dispositif scolaire or il est d’une grande aide car la fois radical mais implacable, décrivant une réalité incontestable. Merci également à François d’avoir régulièrement re axé la discussion sur le mal être enseignant, en maintenant fermement qu’il s’orientait systématiquement dans les mauvaises directions, sans être négligeable pour autant. J’ai il y a longtemps failli être prof et m’était finalement ravisée, sentant venir le traquenard, mais j’ai côtoyé d’assez près le cheminement vers la profession pour savoir qu’on y atterrit rarement par vocation autoritaire et raciste.
      Émission très exhaustive, une chose seulement ne semble pas avoir été traitée en profondeur, le sort du « bon élève », celui qui aurait à priori des sensibilités en adéquation avec certaines des matières obligatoires enseignées en secondaire. Et bien que fait concrètement l’école de ces dispositions naturelles, de cette curiosité ? J’ai fait partie des élèves classés rapidement dans la case littéraire car lisant en dehors de l’école et disposant d’une bonne expression à l’écrit. C’était alors un appétit naissant, en plein bourgeonnement. Je découvrais Maupassant, Balzac, Flaubert, en toute candeur, au hasard de ce qu’offrait la mediatheque de ma ville. Résultat des courses ? Mon attrait pour la littérature s’est très vite emoussé au contact du dispositif transactionnel de la notation, je te restitues du savoir, tu m’attribue des bonnes notes, et résultat des courses, à 33 ans, je n’ai pas encore réappris à lire sans réflexe de performance, sans mobiliser une partie de mon cerveau pour synthétiser ce qu’il faudra restituer de cette lecture, tel un singe savant. C’est un véritable blocage, une régression si je compare à lectrice que j’ai été dans mes plus jeunes années. Comme quoi même les supposés vainqueurs de cette competition sinistre n’en sortent pas forcément bien grandis.

      • #32443 Répondre
        Bl-lombre(bzh)
        Invité

        je suis d’accord avec toi je lisais énormément de fantastique vers 12-16 ans et maintenant que je suis à l’université j’ai l’impression qu’il faut lire pour se démarquer des autres dans le namedroping sans comprendre ce qu’on lit et ça m’a foutu une anxiété de performance reliée à la lecture

        • #32465 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          je crois que cet aspect est abordé dans le live
          je parle à un moment des gens qui traumatisés par les lectures scolaires ne se remettent à lire qu’à 45 ans

          • #32471 Répondre
            Dr Xavier
            Invité

            @ François (ou quelqu’un.e) – Pardon je ne suis plus bien, quel livre ? celui qui sort en septembre ?
            @ Ema – Tout pareil, bienvenue au club ! Tu ne l’as pas demandé mais je suggère quand même des pistes qui ont plus ou moins bien marché pour moi pour me désensibiliser de ce réflexe de convertir toute lecture en monnaie de bonnes notes :
            – Lire des polars (en première analyse rien à en tirer pour une dissertation) ;
            – Lire des livres où on « apprend des trucs » (pour déculpabiliser de lire « pour le plaisir » : les biographies de Zweig, HHHH, …) ;
            – Lire Une société sans école (un meilleur titre aurait été « Pour la déscolarisation de la société »), ça a posé beaucoup de mots sur ce que je ressentais : « Dans tous les pays convertis à l’idéal scolaire, le savoir est considéré comme un bien de première nécessité, comme une affaire de survie et, également, comme une sorte de monnaie d’échange plus aisément convertible que les roubles ou les dollars. Quand nous parlons d’aliénation, nous sommes tellement habitués au vocabulaire marxiste que nous ne pensons le plus souvent qu’à celle du travailleur par rapport à son travail dans la perspective d’une société de classes ; il nous faudrait aujourd’hui en reconnaître une autre forme, celle de l’homme face au savoir lorsque ce dernier, transformé en produit d’un service, fait de celui qui l’acquiert un consommateur. » ;
            – Lire des livres de merde en essayant de s’expliquer pourquoi c’est aussi nul (c’est une passion triste chez moi, ça désacralise, et puis ça fait travailler l’esprit critique) ;
            – Lire des essais compliqués d’une traite en se forçant à ne jamais relire les passages qu’on ne comprend pas (osef, c’est pas grave, il en restera bien quelque chose).

            • #32473 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Quel livre : le live, je dirais

              • #32474 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Dôle, je voulais vaiment y voi « livre. » Meci.

                • #32479 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  Dr Xavier et Ema,
                  Vos messages sont les premiers témoignages de ce type que j’entends. J’ai vraiment envie de me jeter sur « Une société sans école. »

                  Je connais beaucoup de personnes qui se sont forcées à lire des livres pour l’école. Et se sont retrouvés à lire 10 fois la première page sans parvenir à rien retenir (témoignage de mon oncle). Ou qui se sont forcés à lire de longue descriptions littéraires sous les ordres de l’instit – évidemment et logiquement sans comprendre où l’auteur voulait en venir – et on finit par ne plus avoir envie de rien lire après ça. (témoignage d’un autre oncle)
                  Mon daron au contraire, dyslexique manifeste jamais diagnostiqué, en a jamais rien eu à cirer de l’école. Il lit toujours avec même plaisir et de plus en plus avec avidité sans aucune notion hierarchique. Du n-ième bestseller policier au monde diplo qu’il trouvait à côté des toilettes lol.
                  Donc tout ça je vois.

                  Mais comment l’école peut – par son dispositif de notes – altérer durablement le plaisir de lecture de quelqu’un qui parvient à se plier à l’exercice scolaire sans trop de difficultés, c’est nouveau pour moi.
                  Je vous crois, ça va de soi, et j’ai drôlement envie d’en savoir plus.
                  Quelle différence de nature (de qualité et de vitalité je vois parfaitement) on peut faire entre l’exercice scolaire de commentaire d’une part et le travail d’argumentation et de critique des oeuvres littéraires et de cinéma que nous faisons ici d’autre part ?
                  Notre rapport à l’art étant pour part dominé par la volonté de restituer et de chercher comme François le préconisait: ce que fait une oeuvre + ce qu’on en pense

                  • #32487 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    ont fini*

                  • #32491 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    « Quelle différence de nature (de qualité et de vitalité je vois parfaitement) on peut faire entre l’exercice scolaire de commentaire d’une part et le travail d’argumentation et de critique des oeuvres littéraires et de cinéma que nous faisons ici d’autre part ? »
                    Je ne saurais te dire si différence de nature il y a, car ce travail dont tu parles je ne le pratiques pas et n’ai pas l’intention de le faire. Mais le problème en soi n’est pas d’avoir appris à faire du commentaire de texte, mais d’y avoir été formée de manière prématurée et dans un contexte anxiogène où la crainte du « hors sujet » et du « contre-sens » planne irrémédiablement sur toute tentative de de commentaire.

                    • #32494 Répondre
                      Ema
                      Invité

                      Ceci étant dit, et pour relativiser un peu cette affaire, je pense qu’il existe un tempérament plus favorable à ce type de déformation, un tempérament anxieux et par ailleurs sensible aux jugements evaluateurs, comme le mien. Je suis à peu près sûre que le gugus nonchalant et toujours mal réveillé avec qui je partageais le titre de premier de la classe en terminale n’a pas connu ce genre d’angoisse.

                    • #32495 Répondre
                      Papo2ooo
                      Invité

                      D’accord je comprends. Et en cinéma tu n’as pas ce souci alors, c’est vraiment lié au texte quoi.
                      Car j’ai souvenir d’avoir lu plusieurs textes de toi, au gré du parcours du forum, dans lesquels tu restitues ce que fait un film et ce que tu en as pensé. Tu as aussi un rapport analytique à l’art je veux dire.

                      Mais oui, j’essaierai de creuser, ça m’intéresse car c’est nouveau pour moi.
                      Peut-être est-ce tout simplement qqch de sensible. Comme un inconfort sensible ressenti à l’école qu’on a pas réussi à éliminer et qui laisse un goût désagréable à la lecture en l’orientant – de surcroit – de force vers une lecture analytique.

                      • #32497 Répondre
                        Ema
                        Invité

                        Effectivement aucun problème avec un film, après je n’ai jamais produit (ni eu à produire) un quelconque travail critique conséquent sur un film. Et maintenant que tu le dis, si j’avais à le faire, je suis à peu près sûre que cela n’induirait pas la même anxiété chez moi, ce qui confirme le rôle alienant de l’école dans cette histoire.

            • #32480 Répondre
              Mao
              Invité

              « – Lire des livres de merde en essayant de s’expliquer pourquoi c’est aussi nul (c’est une passion triste chez moi, ça désacralise, et puis ça fait travailler l’esprit critique) ;
              – Lire des essais compliqués d’une traite en se forçant à ne jamais relire les passages qu’on ne comprend pas (osef, c’est pas grave, il en restera bien quelque chose). »
              Sans vouloir polémiquer je pourrais à peu près le contraire de ce que tu dis ici.
              A tort ou à raison, je ne me force jamais à poursuivre un livre lorsque je n’y trouve aucune nécessité. C’e n’est jamais vraiment une question de difficultés de lecture. Si un livre me tombe des mains au bout de 40 pages, il y a peu de chance pour que j’insiste. Sur la quinzaine de bouquins que j’ai lus de François, c’est arrivé une seule fois (même si je n’ai pas totalement abandonné l’idée d’y revenir un jour).
              Par contre, j’aime beaucoup me faire les dents sur les textes compliqués (dans une mesure raisonnable) quand je pressens qu’il y a quelque chose à y trouver.
              Je milite généralement pour que la lecture soit intéressée, non pas tellement dans un sens bassement utilitariste mais dans un sens existentiel. Au delà des considérations de distinction sociale déjà évoquées, Je pense qu’on n’a pas besoin de lire pour lire. On peut très bien vivre sans. Si je lis (je lis de plus en plus) c’est parce que ça répond à un besoin profond que j’aurais bien du mal à cerner. Un livre doit me donner le sentiment qu’il peut me dire des choses ou me montrer des choses dont j’aurais besoin. Ce besoin serait par exemple qu’il augmente ma puissance. Ma capacité de voir et de comprendre. Sauf à être critique littéraire je ne vois pas l’intérêt de lire un livre terriblement mauvais dont je perçois qu’il ne peut que m’affaiblir et me faire perdre mon temps.

              • #32490 Répondre
                Dr Xavier
                Invité

                Salut, pas de polémique, au contraire, j’ai été beaucoup trop succinct, et une fois encore c’est d’abord et avant tout dans une logique de se « désensibiliser de ce réflexe de convertir toute lecture en monnaie de bonnes notes. »
                – Par « livres de merde », j’avais très exactement en tête « livres encensés par la bourgeoisie intellectuelle qui se croit pondérée, raisonnable et objective », exemplairement et dans le plus complet désordre les livres de : Harari, Kahneman, Birnbaum (son dernier est incroyable), Gauchet, Daniel Cohen, Jean-Pierre Le Goff… J’ai un faible pour les livres de droite qui vitupèrent contre Mai 68. On enquête, on y voit les présupposés, les non-dits, toute une conception mentale très idéologisée alignée sur des intérêts matériels, et qui évidemment se nie comme telle.
                – Pour les essais à lire d’une traite, je ne dis pas que je le fais sytématiquement, loin de là. Je le fais quand je sens que se déclenche dans mon cerveau ce réflexe de synthétisation-dans-le-seul-but-de-conversion-en-points-de-bonne-note-sur-une-copie. Pourquoi ce réflexe se déclenche-t-il, parfois ? Mystère. Il faudrait être plus concret. La dernière fois que j’ai fait ça c’est en lisant Segré (Le manteau de Spinoza, et Judaïsme et révolution). Mais pour la majorité des autres essais, je lis et relis les passages ardus avec plaisir.
                En accord avec le reste de ton message.

                • #32493 Répondre
                  Mao
                  Invité

                  Pour ta peine tu nous liras d’une traite l’intégrale de l’oeuvre de Chloé Morin et nous en épargnera la synthèse.

                  • #32498 Répondre
                    Dr Xavier
                    Invité

                    Je ne l’avais pas dans mon radar. Faut pas m’exciter comme ça. C’est mal ce que tu fais.

                    • #32499 Répondre
                      Mao
                      Invité

                      Un morceau de choix pour les fins gourmets.

          • #32477 Répondre
            ST
            Invité

            Oui, mais ce qui est remarquable dans le cas des bons élèves est la capacité du système scolaire à étouffer un goût préexistant.
            Comme partout où s’exerce cette obligation de rentabilité, on fait fi de l’objet pour se concentrer sur les manières d’extraire de la valeur, ici scolaire, plus tard économique.
            D’un goût pour le soin apporté aux personnes dépendantes on passe d’actes recensés et performés à la chaîne dans un ehpad par exemple.
            Cela vaut aussi pour les passionnés de Balzac qui se retrouvent à faire de la discipline devant des classes de collège.
            J’ai déjà entendu Ruffin dire que les gens aiment leur travail, pas les conditions dans lesquelles ils sont contraints de l’exercer. C’est sûrement ce qu’ils se racontent mais je pense qu’ils n’aiment pas leur métier, parce qu’il n’a pas grand chose à voir l’idée qu’ils s’en faisaient; prendre soin de quelqu’un ce n’est pas le même métier qu’enrichir des actionnaires en performant des actes.

    • #32475 Répondre
      Pierre EUGÈNE
      Invité

      Bonjour François,

      Durant l’entretien (très réjouissant) avec Wissam, tu mentionnes un épisode de fin d’année scolaire, où tes élèves avaient peint des drapeaux nationaux dans la cour. Tel que je le comprends tu te reproches d’avoir sur le moment trouvé ça bête, car à ta manière tu incarnais aussi une certaine identité. Mais quand Dany te dit que tu n’aurais pas agité le drapeau français, tu lui réponds qu’effectivement.
      Du coup, je ne suis pas sûr de bien comprendre comment tu interprètes ce moment. Pourrais-tu, s’il te plait, me le réexpliquer ?

      • #32485 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Cet épisode est dans Entre les murs livre. Plutot vers la fin.
        Je dis dans le live que ans le relatif de cette situation, la réaction anti-identitaire du prof était très niaise, car aveugle à sa propre spécificité identitaire
        Mais je peux sans contradiction maintenir que dans l’absolu le plus réjouissant serait que chaque élève se forge son propre système de références et de gouts, sans en passer par des références préconstituées et a fortiori nationales.

        Ce que saisissait mal le prof pris dans le feu de la pratique et de l’irritation afférente, c’est que cette manifestation identitaire était une sorte de ruade en réponse aux casse-couilleries national-républicaines. Qui ont donc deux gros défauts : rendre très bêtes ceux qui les colportent, et rendre un peu bêtes ceux qui les subissent. A a fin tout le monde finit patriote à la con.

        • #32502 Répondre
          Pierre EUGÈNE
          Invité

          Je vois : avant d’être de gauche, le prof de gauche est d’abord un prof. Grandeur de la pensée structurelle.
          Merci pour l’éclaircissement (et pour le rire à la fin) !

    • #32488 Répondre
      ST
      Invité

      Je sais les limites de la prospective mais dans le live PDH François dit à peu près que ce qui compte pour lui c’est la vie concrète des enfants. Mais, et c’est souligné par Dany je crois, les enfants vont aussi à l’école car leurs parents travaillent et ne peuvent pas s’en occuper pendant la journée. La forme nouvelle de la vie des enfants est donc contrainte par l’organisation du travail, chantier encore plus ardu.
      En CM2, notre enseignante était partie en congés maternité 2-3 mois de la fin de l’année et avait été remplacée par une sorte d’anti-prof. Il singeait une partie du dispositif scolaire: emploi du temps, récréation, moments assis à notre place en classe, pour mieux le détourner. Ainsi, la récréation du midi s’étirait parfois pendant près de 3h puisque le cours de sport (en fait des jeux libres) lui succédait. Quotidiennement, pendant les moments de classe, il sortait sa guitare et nous chantions. L’emploi du temps, affiché au tableau à notre arrivée dans la classe en début de journée, officialisait ce que la journée comporterait en activités, toutes joyeuses.
      Je garde un excellent souvenir de cette période, peut-être la seule réellement joyeuse passée à l’école. Le fait de retrouver ses amis et de jouer ensemble y compris à l’extérieur, soit ce qui revient le plus souvent comme souvenirs « positifs » de l’école, rendaient alors supportable voire plaisant les contraintes inévitables (se lever, passer du temps dans un lieu non-choisi).

      • #32532 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Le capitalisme a besoin de l’école : pour former des corps dociles au travail, pour inculquer des « compétences » dont la production a besoin, et oui pour libérer du temps pour les parents qui dès lors peuvent être pleinement productifs
        Il est donc évident que l’école est un sujet qui ne peut pas se penser seul.
        C’est d’ailleurs bien le génie d’Illich d’avoir saisi le dispositif scolaire dans l’ensemble du dispositif techno-capitaliste.

        • #32770 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          L’école existait et s’est développé en URSS et en Chine communiste.

    • #32507 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      Pour revenir sur le live PDH, il y a une question qui ne me semble pas avoir été posée, celle de la vocation.
      On a d’une part des profs par defaut, évoqués, qui enseignent une matière au lieu de la pratiquer – et c’est bien compréhensible s’agissant des débouchés fournis par la littérature, la philosophie, l’histoire ou les langues. Mais de l’autre, il existe bien des profs qui voulaient le devenir comme il existe des vocations de curés ou de gendarmes.
      Et cette vocation de prof, n’est-elle pas en soi l’expression d’un affect autoritaire, conscient ou non ?

      • #32530 Répondre
        Ema
        Invité

        Je trouve que cela dépend du niveau auquel on se destine à enseigner, il me semble avoir perçu chez les aspirants enseignants du primaire une certaine candeur et vision idéalisée de la vocation, avec un réel intérêt pour le développement infantile. C’est le cas de ma belle sœur, que je sais ancienne mauvaise élève et dépourvue autant que faire se peut de tout affect autoritaire. En revanche chez les prof du secondaire, donc de spécialité, bien sûr ceux qui aspirent réellement à l’enseignement et dont ce n’est pas juste la voie par défaut, il y a effectivement un truc pas clair quant à cette volonté de faire autorité dans sa matière, et à en imposer l’apprentissage à autrui au motif qu’on y a soi-même excellé.

        • #32536 Répondre
          Malice
          Invité

          J’ai eu le profil que tu décris ( intérêt pour la psychologie, le développement des enfants, vision candide de l’école des petits ) . Je suis tombée d’autant plus haut en découvrant la réalité du métier et ce qu’on faisait aux enfants sous couvert de les aider à s' »épanouir » et j’ai aggravé mon cas en lisant les livres d’Alexander Neill ( finalement mes motivations de départ m’ont poussée à rejeter radicalement l’école).
          En revanche, pendant ma formation, je décelais l’autoritarisme et la rigidité sous la douceur qui était prônée par nos profs. Je me suis dit un jour que beaucoup de mes camarades de promo avaient trouvé le moyen de bosser pour une sorte de « caserne déguisée ». La jouissance d’être la maîtresse de la classe me paraissait assez proche de celle du chef qui discipline ses recrues. Un compromis entre une « bonne » image maternelle et féminine et le pouvoir du sergent.

          • #32541 Répondre
            Ema
            Invité

            Oui il est entendu que je parlais bien sur de l’aspiration à enseigner en primaire et non la pratique en elle même, qui doit je n’en doute pas bien remettre les pieds sur terre à ceux et celles qui imaginaient construire un havre de bienveillance pédagogique pour nos bambins. De fait je ne sais pas comment ma belle sœur se dépatouillera de tout ce merdier, elle pour l’instant instit stagiaire encore en Master, je ne lui en parle pas car je sais qu’elle revient de loin socialement et scolairement et me vois mal tenir devant elle un discours pouvant prendre des accents dissuasifs sur la profession de son choix qu’elle perçoit comme une élévation sociale en même temps que la réalisation d’une vocation.

            • #32775 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              il y a peu d’enseignants « vocation »
              Il en reste quand même
              Ceux là il faudrait disséquer leur vocation, que je crois parfaitement puérile. Envie de rester à l’école à vie. Envie de jouer à la maitresse. Envie de transmettre. Tous ces roles de Walt Disney.
              Il y a aussi la vanité de s’entendre savoir : oui je passerai ma journée avec des cerveaux pas faits pour l’immense plaisir de me sentir intelligent.
              Hélas hélas ça ne se passera pas si facilement

              • #32829 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Il y en a peut-être aussi qui, pour avoir passé des années à observer ce métier, savent tout simplement le faire, sans avoir fait exprès – certains enfants dès la maternelle imitent tout à fait bien les maîtresses.

                • #32854 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  En tous cas quand je propose en impro à un enfant de jouer un maître ou une maîtresse, dans 100% des cas, quel que soit le quartier où j’interviens ( bourge, prolo ou entre les deux), il l’interprète en hurlant sur son partenaire; et le partenaire, jouant l’élève, hurle en retour et déchire des feuilles d’exercices fictives.

                  • #33410 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Ces petits acteurs pourraient faire une bonne propagande de soutien aux profs décrivant les difficultés de leur travail…

          • #32546 Répondre
            Ema
            Invité

            Ceci dit, j’ai souvent entendu que les classes maternelles, bien qu’en elles mêmes étant un concept autoritaire, permettaient une certaine souplesse dans l’exercice du métier, avec assez peu de comptes à rendre en terme de performance de l’enfant. Je ne sais pas si j’y crois, dans la mesure où des la maternelle j’ai vu mon neveu revenir avec des genres de cahiers d’appréciations à destination des parents, mais je me consolais en me disant qu’elle pouvait bien y raconter ce qu’elle voulait. Confirmerais-tu ?

            • #32562 Répondre
              Mélanie
              Invité

              Mes enfants étaient en maternelle y’a pas longtemps, et il y avait des grands tableaux avec des tas de choses évaluées
              Ça faisait un peu genre évaluer pour évaluer, genre bon qu’est-ce qu’on pourrait bien trouver comme critère à évaluer

              • #32577 Répondre
                Ema
                Invité

                « Motricité fine : apprentissage du coloriage sans dépasser ce trimestre, poursuivre les efforts sur le decoupage de formes obliques. Encouragements du jury 😂 »

                • #32647 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Dans les tableaux d’évaluations, je trouvais croustillantes les catégories « savoir-être ». Je suppose que ça existe toujours?

                  • #32766 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Je ne sais plus – on leur disait par exemple : à la maternelle on aprend à être élève

                    • #32774 Répondre
                      Charles
                      Invité

                      Vous lisant il me revient une question qu’on se posait sur le vieux forum de François il y a 10 ans : le métier de parent est-il de droite (un truc comme ça)? Étant moi-même parent depuis peu, j’ai du mal à répondre non.

                      • #32776 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        voilà qui est bien honnête

                      • #32797 Répondre
                        Léo!
                        Invité

                        Tu peux détailler Charles ? ça m’avait marqué à l’époque et j’y ai souvent pensé surtout maintenant que je suis dans le même cas que toi mais en fait mon expérience ne se reconnaît pas là. Mon inquiétude pour sa sécurité par exemple ça n’est qu’un pourcent de ma relation avec elle. J’ai l’impression qu’on s’apprend des choses mutuellement et que c’est elle qui décide pour elle bien des fois. D’ailleurs j’ai renoncé à bien des choses depuis qu’elle est là. Mais peut-être suis-je malhonnête. Toi tu te vis comme autoritaire dans cette relation ?
                        Tiens ça me fait penser à ce dicton rigolo, souvent assez juste : avant j’avais des principes maintenant j’ai des enfants.

                      • #32799 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Merci à Léo et Charles de confirmer que ce qui nous ancre dans le réel n’est pas d’être de gauche ou de droite, mais de le vivre au quotidien avec ses enfants ou de le subir dans son travail.

                      • #32808 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Pourtant les premières années sont les plus cool,ce qui m’a frappé avec mes filles c’est à quel point l’école les a rendus conformistes,la singularité leur faisant horreur,soudain on se rend compte que les enfants incorporent la société dans laquelle ils évoluent et,en tant que parent,on finit par avoir,chez soi,un petit gendarme,un représentant de la société qui a pris possession du domicile et avec lequel il faut composer,donc parents à droite?pas si simple…

                      • #32813 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Cela n’a aucun rapport avec l’école mais avec l’âge.
                        Le conformiste se situe en général à l’adolescence. Le corps change on prête, un profond intérêt à l’opinion des autres.
                        Dans une colonie de vacance le processus serait le même.

                      • #32816 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je ne suis pas convaincue que les premières années sont les plus cools
                        Les premières années sont celles où les enfants sont les plus petits, peut-être les plus manipulables ? Les moins en mesure d’échapper au contrôle, car hyper-dépendants des adultes qui sont là ? En maternelle on a même des enfants qui dépendent encore d’adultes pour changer leur couche, des enfants qui n’ont, pour ce que j’ai vu, pas accès à leur sac à dos, pas le droit de prendre un goûter pour la récré, pas le droit d’avoir leur propre trousse, qui sont poussés quand il faut les déplacer d’une salle à une autre, etc

                      • #32861 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        C’est aussi des années où pas mal de petits pleurent chaque matin et pas à moitié

                      • #32903 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        @Léo! : disons qu’une partie de l’éducation consiste à édicter des règles, à imposer des limites, des interdits. Donc ça appelle forcément des affects droitiers.

                      • #32911 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Est-ce que le mode de vie de Leo ! n’y serait pas pour quelque chose dans cette relation différente à son enfant ?
                        Leo !, il me semble que tu travailles tes propres productions agricoles ? C’est à dire que tu es autonome sur l’alimentation (ou une partie) et que ton espace privé se fond dans ton espace pro. Ce qui – sans être un gage d’éducation de gauche, car on sait que dans les campagne ça éduque tout aussi sévèrement que dans les villes – peut rendre plus favorable une éducation souple. Lorsqu’une vie urbaine où les parents ont un niveau d’autonomie faible et doivent structurer leurs journées de façon plus serrée, la rend plus difficile.

                      • #32914 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        J’ajoute deux contre exemples pour nuancer : Marion Cotillard et Billie Eilish dont les parents étaient des comédiens et qui ont eu une enfance très très libre et créative disent-elles. Les parents de Cotillard étaient des bourgeois, ceux d’Eilish étaient précaires.

                      • #33029 Répondre
                        Léo!
                        Invité

                        Ostros ce que tu dis est sûrement vrai mais c’est pas vraiment mon cas pour l’instant : j’habite en hlm et mes vies privées et pro ne sont pas si fusionnées que ça. Je connais presque toutes les fermes qui produisent ce que je mange, mais je sais pas si ça a un rapport.
                        Je voulais juste dire que je n’ai pas le sentiment de passer mon temps à mettre des limites. Malgré le fait que ma fille ai moins de 2 ans, je trouve qu’on est pas mal dans l’échange, mais tout ça a le temps de changer bien sûr.

                      • #33034 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        D’accord, je t’imaginais en maison que dis-je dans ferme réaménagée avec tes champs en face. Image fantasmée de ta vie.
                        T’as peut-être pas ce tempérament-là.
                        Y a des gens qui n’ont pas une once d’autorité en eux. Dans le couple ça va être l’autre parent qui va compenser, prendre sur lui ce rôle-là.
                        Ou, comme je l’ai illustré avec MC et BE, parfois c’est les deux.
                        Mais vous êtes rares dans le paysage des familles du monde.

                      • #33042 Répondre
                        Léo!
                        Invité

                        J’aimerais bien vivre près de mes champs mais hélas le logement est un problème à la campagne comme à Paris. Surtout avec des revenus de petit paysan. Ça peut être un vrai frein à l’installation. On est nombreux à bricoler dans notre coin et je ne connais quasi aucun collègue qui vit sur sa ferme (sauf reprise familiale mais faut bien s’entendre avec ses vieux qui restent dans la place).

                      • #33050 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Tu fais bien de m’ouvrir à cette réalité. J’étais vraiment très loin.

                      • #32923 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Charles, je vois un peu les choses autrement – après avoir pas mal travaillé ces dernières années à essayer de voir quelles étaient les limites que je mettais, etc. Je tâche par exemple d’appliquer la politique du je t’emmerde pas tu m’emmerdes pas. Je demande par exemple à mes enfant de ne pas lire mes messages en douce, comme je l’attends de n’importe qui, même d’amis – ça ne me parait pas une mesure de droite
                        Reste que je ne vis pas non plus dans une communauté d’alternatifs, et que je me retrouve à devoir imposer des tas de trucs à mes enfants. Exemple : je les conduis à l’école. Il faut être à l’heure, s’habiller comme ci, avoir les cheveux propres… ça n’éveille pas en moi d’affects droitiers, mais plutôt des nausées, sur lesquelles je fais en sorte de ne pas trop m’attarder, dans la mesure où je n’ai pas de meilleur plan à proposer

                      • #32924 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                         » ça n’éveille pas en moi d’affects droitiers, mais plutôt des nausées, sur lesquelles je fais en sorte de ne pas trop m’attarder, dans la mesure où je n’ai pas de meilleur plan à proposer »

                        Respecter les conventions sociales et les règles d’hygiène de base me répugne, mais comme il n’existe pas de monde parallèle où mes enfants pourraient arriver en retard à l’école avec des poux, je m’adapte 🙂 Je trouve vraiment les hippies sympathiques.

                      • #32926 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Jean : tu devrais plutôt aller faire un petit footing, histoire de garder la forme pour ta compétition sexuelle

                      • #32928 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je n’ai fais que traduire ta pensée, et je te trouve extraordinaire. Il en faudrait plus des personnes comme toi dans ce monde.
                        Cela dit Casanova s’entrainait parfois une semaine entière pour honorer les femmes des meilleurs manière.

                      • #32942 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je suggère que tu en fasses autant. Un post, un footing, un post, des tractions – mais tu peux adapter ton programme si tu veux.

                      • #32943 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Il faudrait aussi discuter des « manières ».

                      • #32801 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Les parents ont un peu plus de marge de manoeuvre que les profs sur la façon d’exercer de ce métier, de faire ce travail
                        On peut, par exemple, parler à ses enfants sans condescendance, ou tâcher d’y tendre
                        Grand sujet, grand chantier

                      • #32804 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Une étude à monter que quand une personne à des enfants, elle devient de droite. « Avoir des enfants aurait une influence sur nos opinions politiques et ferait clairement pencher vers la droite, selon ces études menées par l’Université de Pennsylvanie. »
                        Quand j’ai dis que le réel n’était ni de droite ni gauche et bien peut-être pas finalement.

                      • #32810 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        T’as toujours rien de mieux à faire de tes matinées que bouiner sur internet ?

                      • #32814 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Et toi ?

                      • #32817 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        T’illuminer est bien plus grand que bouiner

                      • #32927 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Pourquoi des nausées? Respecter les coutumes n’est pas un crime. Il faut simplement les prendre pour ce qu’elles sont : des coutumes, c’est-à-dire des normes arbitraires et contingentes fondées sur peu de choses. Si je devais éduquer un enfant, sur toutes ces questions, je dirais : il faut respecter les coutumes, mais au moment où on respecte ces coutumes, il faut savoir que ce ne sont que des coutumes, et qu’elles pourraient être autrement. Alors il faut se laver les cheveux pour être présentable à l’école, mais il faut savoir, au moment où on se lave les cheveux, que venir avec de la crasse sur la tête était une coutume envisageable et tout à fait possible. C’est un peu la pensée de derrière de Pascal, qui est une manière d’être autrement plus libre et subversive, selon moi, que le simple fait de prendre le contrepied systématique de l’opinion dominante, cette dernière solution n’étant qu’une manière encore plus sournoise d’être sous la domination de cette opinion.

                        Apprendre à obéir tout en étant conscient de la vanité de ce à quoi on obéit. Et, dès que possible, rentrer dans le lard pour faire un pied de nez à cet ordre social arrogant qui croit en la consistance ses « valeurs » fantomatiques.

                      • #32947 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Je suis entièrement d’accord avec toi Émile, le but étant d’apprendre des règles en ne les sanctuarisant pas. Toutefois, je ne suis pas sûr que ce recul puisse être compris dès le début, il faut sans doute en passer par des règles suivies de façon un peu raide, même si on en explique a minima le sens.

                      • #32957 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Sans doute, une telle idée ne peut se transmettre que très progressivement, et non sans difficulté. A 7 ans, l’enfant peut éventuellement commencer à entrevoir le sens de cette attitude, si c’est dit simplement et avec humour. A 16 ans, il doit pouvoir comprendre. Entre les deux, il y a la fameuse crise, et là, il y aura des turbulences. Chez les petits, une telle idée paraît difficile à entendre.
                        Bref, ça ne doit pas être facile d’être parent.

                      • #32962 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Si les tout-petits ne peut pas « entrevoir le sens », « comprendre », « entendre », il peuvent toujours flairer des tas de trucs

                      • #32965 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        * ne peuvent

                      • #33046 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La pensée de derrière, ok.
                        Mais c’est faire fi un peu vite de la force des choses. La force des choses étant qu’à force de me plier aux règles, for intérieur ou pas, je les incorpore. Et qu’il sera bien difficile ensuite de changer de corps.

                      • #33047 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        La pensée de derrière, ok.
                        Mais c’est faire fi un peu vite de la force des choses. La force des choses étant qu’à force de me plier aux règles, for intérieur ou pas, je les incorpore. Et qu’il sera bien difficile ensuite de changer de corps.

                      • #33053 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        En effet, ça peut ressembler à une quadrature du cercle : enseigner des règles minimales et le goût de la critique. D’un autre côté, je pense qu’à peu près tout le monde a commencé par suivre (plus ou moins bien) des règles.

                      • #33102 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Les enfants ont de bonnes antennes.
                        Un point qui m’importe est la façon dont on parle aux petits, qui en dit long. Dont on parle, et sans forcément parler dont on se comporte de façon générale. Métier de droite… il y a quand même des parents plus paternalistes que d’autres.
                        On évoque AS Neill plus bas ; je disais que Libres enfants de Summerhill, lu peu après la naissance de mes enfants, m’a marquée. Sur l’école, évidemment, et plus fort encore sur ma propre position de parent. Après, je m’entendais parler à mes enfants, et ça ne me plaisait pas. Je parlais un peu comme tout le monde, disons. Comme ma mère, aussi. Alors je me suis presque tue, pendant un temps. Ensuite je me suis autorisée à reformuler en direct les paroles qui me venaient toutes seules et qui ne me plaisaient pas. Je me suis aussi beaucoup appuyée sur 2-3 personnes de gauche proches de moi, en imitant leur parler et comportement avec les enfants (je ne viens pas d’une famille politisée). Charles tu l’as lu ?

                      • #33110 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Non je ne l’ai pas lu.

                      • #33109 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        C’est de toute façon très difficile et plein de contradictions. Mais c’est sans doute la seule finalité susceptible de donner du sens à une éducation : résister contre la force des choses qui fait de nous des mécaniques sans vie pour conserver chez l’individu une relative plasticité de l’esprit et du corps. Eduquer à la pensée de derrière me semble nécessaire pour cela. Est-ce possible? Il faut le croire, et on a peut-être de bonnes raisons de le croire, puisque la pensée de derrière existe. Ce qui est plus compliqué, c’est la méthode : aux parents de la trouver, s’ils y arrivent.
                        Sans cela, l’éducation est adaptation et soumission à l’ordre social.

                      • #32952 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        La nausée de voir ce que produit l’école sur les enfants
                        Je parlerais plutôt de normes que de coutumes

                      • #32955 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Ressentir de la nausée à accepter les règles collectives, perçues comme une oppression, révèle en réalité rien d’autre que de l’ hyper individualisme . Et paradoxalement je suis sur que tu estimes que nous souffrons de notre manque de collectif.

                      • #32964 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Jean chéri, en effet l’un n’exclut pas l’autre.

                      • #32967 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Sauf que l’a tu l’exclues justement Mélanie chérie

                      • #32978 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je l’exclus ?

                      • #32980 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Sisons que le collectif et l’individualisme sont autant compatible que le yin yang ou jean monnaie avec le bolchevisme. Les opposés s’attirent en amour mais moins en politique.

                      • #32981 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        J’exclus le collectif moi?

                      • #32984 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Tu l’exclues oui

                      • #32997 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        De quelle façon ? En faisant quoi ?

                      • #33000 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        En percevant les règles même les plus élémentaires comme des contraintes.

                      • #33006 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Toutes les règles ? De tous les groupes ?

                      • #33007 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Entre refuser de dénoncer ton voisin et refuser des règles d’école, il y a une marge.
                        Si tu veux du « nous » alors le « je » dois s’effacer. C’est d’ailleurs une des grosses contradiction de la gauche radicale, qui rêve d’un projet communiste, en étant pour l’émancipation individuel.

                      • #33048 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Merci de m’apprendre tout ça. Je vais m’effacer, maintenant.

                      • #33104 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Un nous sera d’autant plus riche que les je en son sein ne se négligent pas

                      • #32982 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ou JeanMonnaie et l’esprit critique. Ou JeanMonnaie et la raison. Ou JeanMonnaie et l’honnêteté. Ou JeanMonnaie et le respect de soi. Ou JeanMonnaie et le sens des responsabilités. Ou JeanMonnaie et la bonne foi. Ou JeanMonnaie et la lucidité. Ou JeanMonnaie et le réel. Ou JeanMonnaie et François Bégaudeau. Parce que ça marche aussi. C’est comme l’eau et l’huile. Ou JeanMonnaie et l’amour propre. Ah merde, on l’avait déjà dit. Alors disons JeanMonnaie et la virilité.

                      • #33111 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Mais la coutume est normative, non? Ce sont des normes non écrites, certes, mais des normes redoutablement normatives tout de même, me semble-t-il. C’est pourquoi Bakounine disait qu’il était d’autant plus difficile de se révolter contre la société que contre l’Etat : l’Etat m’apparaît comme relativement extérieur à moi, car c’est une machine rigide, avec des normes explicites, écrites et un peu froides (il suffit de songer au langage de la loi ou des institutions, qui n’est pas le nôtre). La société, quant à elle, est à l’extérieur de moi mais aussi et surtout en moi : c’est un peu moi, puisque elle tend toujours à s’incorporer implicitement en nous. Et c’est difficile de se révolter contre soi-même, très difficile même.

                      • #32948 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        « étant moi-même parent depuis peu  » en fait tu es content de l’être et de le dire! Je sais que FB a interdit qu’on me parle mais moi il ne m’empêchera pas te féliciter! Alors Félicitations Charles! Longue vie pleine de santé et de joies au bébé!

                      • #32954 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        En ce qui me concerne aucun FB ne m’a interdit de te parler.

                      • #32971 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        C’est bien alors Mélanie! Je ne sais pas si c’est comme j’ai appris ici  » un affect de droite » mais une arrivée d’un nouvel être humain me fait plaisir et j’aime féliciter les parents! Pourtant j’ai choisi de ne pas en avoir.

                • #32769 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  Ce mépris pour les apprentissages et les profs de maternelle.
                  Vous m’hallucinez ce matin.

                  • #32802 Répondre
                    Mélanie
                    Invité

                    Plus justement, nous t’illuminons, mon amour

                    • #32805 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      J’en ai de la chance

                      • #32811 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Je trouve aussi

            • #32565 Répondre
              Malice
              Invité

              Dans mon souvenir, la maternelle était une étape qui préoccupait moins les parents que le cp, où la pression pour savoir lire à la fin de l’année était importante. J’avais moins l’impression de devoir « boucler » un programme qu’en cycle 2 ou 3. Et le fait de ne pas mettre de notes sur 20 me soulageait, même si au fond, les smileys et les « acquis/non acquis » des bulletins étaient sûrement tout aussi vexants pour les parents et les enfants…
              J’aimais aussi le fait qu’on pouvait beaucoup plus développer les activités physiques, musicales et artistiques, cela me donnait de l’enseignement une image plus cool que celle de l’élémentaire – mais là encore, est-ce que je me berçais d’illusion?
              Je ne sais pas à quoi ressemblent les programmes et les attentes de profs en 2024 pour la mater par contre.
              Mon neveu déteste déjà l’école et il est en petite section…

              • #32571 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Je dirais qu’on y fait déjà du tri et de la dévitalisation

                • #32574 Répondre
                  Mélanie
                  Invité

                  – etc

                  • #32589 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    La maîtresse de mon neveu veut déjà qu’il soit observé par une psy…il faut dire qu’il est scolarisé dans une école de campagne bourge où les parents ont facilement honte quand leurs enfants libèrent leur singe intérieur ( c’est le cas de mon neveu…)

                    • #32616 Répondre
                      Leo Landru
                      Invité

                      Mon frère, qui est de nationalité étrangère et vit dans un pays anglo-saxon, a subi un lobbying intense de la part de l’administration scolaire pour mettre son fils aîné sous béquille chimique car « hyperactif ». Je sais qu’il a résisté tant qu’il a pu mais pression de la belle-famille, des instits, menaces de renvoi etc. Je ne sais pas où ça en est, s’il a pu l’en débarrasser, mais il y est vraiment allé à contrecœur, dans un endroit où le pourcentage de gamins sous Ritaline ou équivalent est comparable au taux d’adultes sous antidépresseurs en France.

                      • #32642 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Heureusement mon jeune singe n’a pas été diagnostiqué hyperactif ( pas encore). Je crois que son problème majeur est de se retrouver au milieu d’enfants disciplinés quand il a été élevé en ayant le droit de grimper et courir partout, parfois même pieds nus dans les chemins…

                        C’est effrayant ton histoire…Ton neveu est dans une école publique?

                      • #33057 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Je ne sais pas comment fonctionne le système scolaire du pays en question (l’Australie pour le citer). Sauf erreur, mon neveu est dans le privé pour des raisons que je qualifierais peut-être de somptuaires ; mais qui suis-je pour juger ? Je ne suis pas sur place. Aux dernières nouvelles il entre en équivalent de sixième bientôt.
                        Après, je me base sur les dires de mon frangin, probablement biaisés. L’enfant semble vif, intelligent et en bonne santé. Du peu que je sais de lui, il se passionne pour l’astronomie et la pop culture de son âge et s’agite moins qu’avant.
                        On parlait aujourd’hui au téléphone de son cadet, plus lent, plus commode à gérer. Un enfant intégrable sans altération chimique.

                      • #32894 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        Leo Landru « dans un endroit où le pourcentage de gamins sous Ritaline ou équivalent est comparable au taux d’adultes sous antidépresseurs en France. » HORRIBLE!
                        Argument supplémentaire pour continuer à secouer les barreaux afin de libérer tous ces gosses.
                        Et lorsque FB dit on y apprend rien ( à l’école) j’ai envie de dire ne rien y apprendre n’est pas le plus terrible, ça laisserait même les cerveaux comme des champs vierges où les gamins pourraient choisir d’y semer ce que bon leur semble accompagnés par des adultes aimants. Non, c’est qu’on y apprend des choses fausses, tronquées et en plus martelées FO QUE ÇA RENTRE…
                        Ce n’est pas simple du tout d’en sortir pour toutes les raisons déjà citées ici et ailleurs par d’autres cerveaux: situations des parents, l’école pourvoyeuse de savoirs et d’émancipation, etc
                        Et pour l’hyperactivité des enfants, des moyens naturels existent mais « hélas » très peu coûteux

              • #32584 Répondre
                Mélanie
                Invité

                Par exemple, on repère déjà les enfants à qui on « propose » du soutien, et ceux à qui on va apprendre à lire avant le cp

                • #32590 Répondre
                  Ema
                  Invité

                  Oui j’imagine. Et j’imagine aussi que la lubie du diagnostic de TDA et HPI ne doit pas aider.

                  • #32596 Répondre
                    Malice
                    Invité

                    @Ema je ne sais pas pour les écoles mais je donne des cours de dessin dans un CFA deux soirs par semaine et dans les réunions pédagogiques, c’est le mot  » dys » que j’entends le plus

                    • #32601 Répondre
                      Ema
                      Invité

                      Ah bon? « Dys-quoi? » A part dyslexique que j’entends à peu près 50 fois par jours, à plus ou moins bon escient, je ne vois pas.

                      • #32636 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        J’entends régulièrement ceux-ci : dys-orthographie, dys-calculie, dys-praxie, dys-lexie
                        Il y en a peut-être d’autres
                        Et n’oublions pas les troubles de l’attention, du comportement…

                • #32594 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  ça, je m’en souviens, j’ai connu les débuts de cette pratique : les APC
                  Je détestais ça, les élèves qui souffraient déjà à l’école étaient obligés d’avoir du rab en venant en cours plus tôt ou en restant plus tard…
                  ça faisait de la paperasse d’évaluation et de la préparation de cours en plus…

                  • #32608 Répondre
                    Leo Landru
                    Invité

                    Votre conversation me glace le sang et me conforte dans le choix de n’avoir pas démographiquement réarmé la France aux âges requis. Je me sentirais mal à l’aise à l’idée de confier des enfants qui seraient les miens à un lieu comme l’école – je suis une petite nature.
                    Malice, si ce n’est pas indiscret, as-tu retravaillé avec des enfants en mettant à profit tes aptitudes au soin et à l’empathie dans un autre dispositif ?

                    • #32619 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      Oui, j’ai des ateliers théâtre pour enfants et ados où je m’amuse beaucoup. Les jeunes choisissent d’être là, on écrit souvent les pièces ensemble.

                    • #32688 Répondre
                      Mélanie
                      Invité

                      Je dois être une petite nature aussi ; mettre mes enfants à l’école me met, comme tu dis, mal à l’aise

                      • #32828 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Je me suis juré en découvrant l’école du côté prof et en lisant Neill que je ne mettrais jamais mes enfants dans une école « normale ». Je voulais qu’ils soient scolarisés en école libre. Et puis j’ai découvert que je ne voulais pas être mère ; problème réglé.
                        Je compatis au déchirement que ce doit être pour les personnes ayant le désir d’enfant et le désir d’autonomie pour eux…

                      • #32998 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        La lecture de Neill a aussi été très marquante pour moi. Je crois que, consciemment et pas, quelque chose m’en reste tous les jours depuis.

                      • #32999 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Et mon beau-père qui l’a lu il y a 200 ans en parle encore aujourd’hui

                      • #33060 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        A l »iufm mon prof de philo avait conclu son topo sur Neill par :  » bon ben, son école, ça ne fonctionne pas ». Je n’ai toujours pas compris pourquoi il avait pris la peine et le risque de l’évoquer, dans ce cas. Surtout que je suis allée vérifier.

                      • #33097 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Ça devait le démanger, et il profitait d’avoir l’occasion d’en dire du mal devant un public ?

                      • #33116 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        En fait il avait dédié une séance à l’histoire de l’école : le cours commençait par l’Emile de Rousseau et finissait avec Neill en passant par Freinet et Montessori. Et se concluait par : le système actuel est celui qui est le plus souhaitable et le plus efficace.
                        Il essayait de nous vacciner contre les pédagogies jugées délirantes, je pense, comme il nous vaccinait contre Bourdieu en disant qu’il exagérait en disant que l’école reproduisait et légitimait les inégalités sociales. ça n’avait pas eu d’impact sur moi car à la fac, mes profs étaient très respectueux de Bourdieu, mais j’imagine qu’un élève d’IUFM le découvrant dans ce contexte devait sortir de formation avec une image sacrément déformée de lui.

                      • #33163 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        n’avait pas eu d’impact sur moi car à la fac, mes profs étaient très respectueux de Bourdieu »

                        Traduction les profs sont de gauche car l’école est de gauche

                      • #33169 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        jeanmonnaie : Du coup c’est toi le vrai rebel de l’histoire et ce monde court vers sa ruine car il refuse de comprendre que le racisme est la seule façon conséquente de se montrer subversif.
                        .
                        Merci de m’avoir ouvert les yeux putain.

                      • #33170 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        La subversion est de droite en 2023

                      • #33172 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: Mais carrément, le retour du roi c’est le futur et la démocratie c’est pour les faibles.

                      • #33176 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        La subversion n’est pas forcément le futur.
                        Sinon on n’est mal barré car la démocratie Athénienne existait avant la monarchie française.

                      • #33181 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: Ce n’était pas une vraie démocratie, il y avait la race des maîtres et la race des esclaves. Par contre c’était des vrais hommes. Genre virils. Grosses barbes et glaives de gladiateurs, ambiance cuir-moustache si tu vois ce que je veux dire.
                        .
                        C’était le bon temps putain, c’était l’époque où t’aurais pu assumer ton envie de te faire prendre sauvagement par la poutre de Bamako.

                      • #33183 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Tu as bu?

                      • #33186 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        JeanMonnaie: Non, pourquoi?
                        .

                        .
                        T’as le droit de fantasmer sur les hommes noirs hein, moi je te juge pas. Je veux dire que tu passes ton temps à nous dire qu’on ne respecte parce qu’on se la secoue sur des hommes noirs mais c’est absurde, moi je suis hétéro. Toi par contre t’as l’air d’avoir du mal à t’assumer et c’est dommage car je suis sûr qu’on doit en trouver des qui te trouveraient à ton goût chez les migrants. Sans rire, certains seraient sans doutes ravis de trouver asile au fond de ton trou du cul.

                      • #33199 Répondre
                        Mélanie
                        Invité

                        Quelle ambiance

                      • #33205 Répondre
                        La bile
                        Invité

                        Mélanie: C’est samedi soir en même temps.

                  • #32610 Répondre
                    Leo Landru
                    Invité

                    Désolé pour la lourdeur, je viens de voir le post sur les cours de dessin. Y trouves-tu plus de liberté et de plaisir ?

                    • #32633 Répondre
                      Malice
                      Invité

                      J’aime beaucoup les ateliers que je mène auprès d’apprentis pâtissiers car on travaille la décoration d’entremets, ils me racontent leurs vies, leurs recettes, ils me montrent ce qu’ils font en métier…Ils sont pour la plupart très motivés car ils sont heureux d’avoir quitté la voie générale et mon cours a un lien fort avec leur métier.
                      C’est un peu plus chaud avec mes apprentis charpentiers car ils sont souvent moins intéressés par le dessin – et plus machos. Mais j’aime bien garder un contact avec ce monde-là ( je n’aurais jamais rien su du monde du BTP si je n’avais pas pris ce travail).
                      Je précise que je laisse les jeunes bavarder en cours, et je leur laisse pas mal de temps pour finir leurs dessins…le cadre que je donne n’est pas très strict. Ils peuvent par exemple faire des suggestions de sujets de dessin.

                      • #32752 Répondre
                        Leo Landru
                        Invité

                        Merci pour ces lignes et l’espérance qui s’en degage.

                      • #32825 Répondre
                        Malice
                        Invité

                        Après, faut pas trop s’illusionner quand même : si mes responsables m’avaient demandé de faire plus d’heures, dans une matière à plus fort coefficient comme les maths ou le français, j’aurais fui parce-que ç’aurait été impossible d’avoir une relation avec les élèves telle que celle qui me convient actuellement. Et les réunions péda me mettent mal à l’aise. Quelle que soit ma « bienveillance », un juge est un juge.

          • #32767 Répondre
            Jeanmonnaie
            Invité

            Même en maternelle les profs sont des vilains oppressifs autoritarismes ?
            Le delire va loin.

            • #32768 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              « En revanche, pendant ma formation, je décelais l’autoritarisme et la rigidité sous la douceur qui était prônée par nos profs. Je me suis dit un jour que beaucoup de mes camarades de promo avaient trouvé le moyen de bosser pour une sorte de « caserne déguisée ». La jouissance d’être la maîtresse de la classe me paraissait assez proche de celle du chef qui discipline ses recrues. Un compromis entre une « bonne » image maternelle et féminine et le pouvoir du sergent. »

              Je m’en remet toujours pas que ce message existe 🙂

    • #33052 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Vos témoignages sur la scolarité de vos gosses et glaçant, surtout malice, dont le fils ressemblait étrangement à mes débuts scolaires quand j’étais gosse. Je témoigne par contre depuis l’Algérie je préviens.

      À mes débuts j’ai eus une institutrice qui en avait marre de mon inaptitude à apprendre (épilepsie), et son ras le bol vire la plupart du temps en violence conjugale (à quel point où j’en ai eus marre des mon jeune âge comme le gosse de malice). J’ai redoublé deux fois avant de changer complètement d’établissement et là j’arrive à encaisser et mieux supporter, la nouvelle institutrice était un ange 😇… on revanche ma passion pour le dessin commencé vers ces années là et j’étais devenue asociale et introverti, j’ai dû apprendre à me débarrasser du premier qui me faisait défaut mais à toujours garder le second grâce aux cours de soutiens que je recevais de la part d’un fils de la cousine à mon père (un chic type, qui habite au village et dont la personnalité reste tellement solidaire et philanthrope, et anti islamiste, je crois que c’était Le prototype parfait d’un gaucho qui se prétendait pas de gauche) … bref, mais pour moi, je vais être radical, la seule chose qui pérennise le rythme scolaire dans la société c’est la machine anxieuse, elle même rattachée au besoin de se trouver un créneau quand on seras grand (emploi stable et fixe) et lui même rattaché à l’ordre existant. Heureusement j’étais parvenue jusqu’à avoir mon bac, bien que Michel Foucault sur l’école à failli me convaincre d’arrêter 😂, j’avais eus mon concours d’entrée aux beaux-arts et là bats je suis enfin arrivé à étudier deux ans de plaisir où je me nourrissais de tout, des matières et modules du cursus en passant par l’histoire de l’art allant jusqu’à emprunter du côté de la bibliothèque, et pirater des livres à me farcir sur mon tél pour pas me faire chié à ma chambre de résidence. Enfin de compte j’etais Parvenu à la conclusion qui au final, qu’es ce qui se passerait si nous allions à l’école pour le plaisir seulement d’amasser du savoir ? Une sorte de libération de l’école de la gangrène du marché de l’emploi et de l’anxiété qui en découle. Bien sûr je ne suis pas dupe, une école comme sa dans une société encore demeurée hiérarchisée et dirigée par le marché, elle ne peut attirer que les classes culturelles et les petites bourgeoisies qui ont les moyens.

      • #33058 Répondre
        Leo Landru
        Invité

        Je crois que c’est l’objectif révolutionnaire : une école où l’on amasse du savoir par plaisir, encore qu’amasser me semble un verbe inadéquat.
        Une école debarrassée de sa fonction martiale ou marchande où les connaissances se partagent plutôt que se transmettent, dans une forme horizontale et mobile.

        • #33061 Répondre
          Malice
          Invité

          Salut Dilaw, je précise que j’évoquais mon neveu ( c’est ma soeur qui se dépatouille avec son môme, même si je suis solidaire de ses galères). Merci pour ton témoignage, je me retrouve dans ce que tu dis de ton passage aux Beaux-arts: j’ai vécu la même à la fac d’arts-du-spectacle. Aller au ciné tout le temps, bouffer des films et des bouquins…Dans ma vie actuelle, bossant mais n’ayant pas d’ enfants, je m’efforce de prendre toutes les plages de temps disponibles pour continuer à faire tout ça.
          Après les Beaux-arts tu as trouvé un emploi en lien avec l’art ou tu as bifurqué vers autre chose?

          • #33232 Répondre
            Dilaw
            Invité

            Non j’ai pas encore trouvé un taff dans le milieu, en revanche je commence à vendre un peu mes créations en commençant par un tableau que j’ai vendu récemment grâce à une boutique d’artisanat chez moi. Si non encore une connerie algérienne, en 2017 on m’as mis inapte à mon conscrit militaire à cause de mon dossier épileptique, mais depuis alors que l’administration s’est trempée de photo en me collant la photo d’une autre on me l’as pas encore refaite. Bon j’ai arrêter d’aller vers eux depuis un bail car trop de paperasse, mais là faut que je refasse un autre petit tour par ce que l’agence d’emploi la demande. Et sa c’est l’anxiété généralisé pour tout les jeunes algériens.

        • #33062 Répondre
          Malice
          Invité

          Leo, ce que tu dis me rappelle un membre de ma famille qui rangeait les études que je faisais dans la catégorie des études-plaisir. L’expression était prononcée de telle manière que j’avais l’impression d’offenser la société avec ce plaisir.

          • #33063 Répondre
            Leo Landru
            Invité

            Je connais ça. J’ai obtenu une licence en Arts du spectacle, option cinéma, et l’aspect autoritaire de la fac d’arts était quasi nul. C’était l’occasion d’explorer des choses plaisantes – seuls les partiels forçaient un peu le travail sur les matières un peu ennuyeuses, et il y en avait peu. Ça ne donnait pas de boulot mais ça donnait un niveau Bac+3 sans trop d’efforts en comparaison du Droit ou de la Médecine.
            Évidemment on passe pour des branleurs. Il faut s’en foutre.

            • #33076 Répondre
              Jeanmonnaie
              Invité

              Évidemment on passe pour des branleurs. »
              J’adore lire ses moments de lucidité caché dans les textes.

            • #33081 Répondre
              Malice
              Invité

              à Léo camarade branleur : dans un bar après les cours un buveur de bière m’a même dit qu’il fallait être stupide pour avoir besoin d’apprendre à analyser des films – tandis que j’étais, moi, sidérée d’avoir dû attendre mes 18 ans pour apprendre à les regarder correctement. J’ai vraiment compris en première année la différence entre ingurgiter des cours et y faire fonctionner mon cerveau.
              Tu as gardé un lien avec tes études, ne serait-ce que pour le plaisir, en écrivant des scénarios, des critiques de films ou en filmant toi-même?

              • #33084 Répondre
                Leo Landru
                Invité

                Non du tout, je n’ai pas eu la chance d’explorer tout ça en dehors de la fac. Je suis parti directement vers les boulots alimentaires quand on m’a coupé la bourse pour un redoublement qui me pendait au nez.
                Je suis un assez mauvais critique de film, et je n’ai rien filmé ou monté depuis vingt ans. C’est probablement ce qui m’attire dans ne travail de François sur le cinéma, il me procure une certaine intelligence par procuration, pose des mots et une précision qui me font défaut. La Gêne est un cadeau précieux pour les cinéphiles.

    • #33078 Répondre
      Claire N
      Invité

      Quand nos petits «  chaos «  et «  destruction «  nous ont été donnés on était isolés à 4 et sans référence très heureux avec eux
      Puis les autorités de l’extérieur sont arrivés
      Ma famille bourgeoise qui malgré l’amour ne parvenait pas à comprendre comment nous pouvions être aussi nul en autorité ; s’en est suivi un clash affectif silencieux puisque comprenant l’amour conditionné de mes parents et bien j’ai choisi le replis calme
      Puis l’école que j’ai perçu comme une immense machine à chantage affectif ; qui se servait de moi comme émissaire pour imposer sa force sur ceux qui avaient ma confiance
      Effectivement si ils avaient été un peu sensible à l’autorité j’aurais tiré peut être fierté et gloire de leur réussite scolaire ? Je crois que oui car à l’époque c’était plus simple
      Mais ils ont résisté et j’ai beaucoup appris

      • #33177 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Message touchant
        Je reconnais des choses que j’ai vécues
        Ma mère a vraiment eu un mal de chien à prendre du recul par rapport à la « réussite ». Elle m’a dit un jour, très tard sans prévenir, avoir appris des choses avec cette résistance imprévisible. Que ça allait. Que ca lui a fait prendre du recul avec sa propre mère aussi. Mais je sais que ça a été dur. Pour ma part j’ai jamais résisté exprès, c’est les aléas de la vie qui m’auront fait résisté. Est-ce aussi un peu à elle en particulier que j’ai résisté d’ailleurs ? Un peu sans doute, faut aussi admettre ces choses là. Les voies du bonheur sont impénétrables.
        Mères et enfants: on aura fait ce qu’on peut.

        • #33180 Répondre
          Malice
          Invité

          Papo, la réussite prenait quelle forme pour ta mère? Elle te voyait intellectuel, médecin, pdg?
          ça se passait comment au quotidien? Est-ce qu’elle essayait d’orienter tes activité extra-scolaires ou est-ce qu’elle se bornait à te pousser à être un bon élève?
          Histoire comique : dans les années 80/90 mon contrôle parental voulait que j’aie un profil d’intellectuelle qui lit des livres, me regardant de travers quand il me voyait devant une sitcom, surtout américaine. Par chance j’ai sincèrement développé un goût pour la littérature…et au final, à l’âge adulte, je vis un certain nombre de moments de solitude pendant les repas de famille car mes proches ne parlent quasiment plus que de séries. Et j’ai peur de passer pour une snob si j’évoque le dernier bouquin que j’ai lu. Gros déclassement

          • #33191 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            (j’essaie de continuer d’écrire avec un style tendre/ un peu fuyant pour voir si c’est possible, tout en essayant de répondre précisément aux questions. Attention ça digresse, je tente ma chance)

            Elle vient d’un milieu rural ma mère. Pour son père à elle, l’adjectif qui est le plus revenu à mes oreilles, c’est « moderne ». Il était moderne. Sa modernité a lui était-t-elle traversée par un devenir-bourgeois ? Ca ne fait nul doute. Papi qui chuchotait à l’oreille des vaches a même occupé un poste d’élu à la mairie de son bled. Mamie a toujours voulue être fière. Forte comme un boeuf, elle s’arrachait dans le jardin, mais gare à qui touche à la tapisserie ou qui se lève après 7H.
            Un de mes oncles a chopé un cancer au taf. Y avait que ça pour l’arrêter devant elle.

            Ma mère a fait des études. La seule. Mais ensuite elle a suivi un homme, une espèce de cuisinier escaladeur, qu’en avait rien à faire de l’école. Au bout des tribulations amoureuses elle s’est retrouvé en position de déclassée. Tout ça a duré longtemps mais c’est allé vite. Une cadre au travail avec des cassos dans un pays frontalier.

            Elle m’a jamais rêvée pdg, médecin ou intellectuel. Mais fallait jamais se fermer de portes. C’était ça le plus important. Pour une personne qui avait intégré pas mal des pensées bourgeoises, il est étonnant qu’elle ait autant cherché à virer les portes et fenêtres. Une maison sans porte, est-ce qu’on ne finit pas par ne plus en sortir au final ? Moi j’y suis beaucoup resté. Devoir à la maison. Devoirs de vacances. Fallait être premier. Fallait vérifier tout ça. J’ai fait du sport, un peu, mais ça devait pas empiéter. J’étais fort et ça m’a un peu coupé les jambes de pas empiéter. Les copains le mercredi: globalement c’était non. Le handball c’était non. Le basket c’était le juste le samedi avec les grands noirs de ma ville. Là j’étais bien. Dimanche retour au bercail.
            Je recevais des pizzas quand j’avais des A. On m’a payé des années d’études quand j’étais âgé.
            Mais la fac c’était non.
            Ensuite tout devient accidentel.

            • #33195 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Désolé malice, j’avais envie de tester, j’ai perdu le lien avec l’écriture depuis quelques années et je me teste un peu.
              Mais tout est vrai.
              Il manque pas mal de chose, mais j’ai commencé à fatiguer lol
              J’essaierai de développer aussi un jour, comment j’en suis venu à occuper le poste de prof à un moment. Aucune vocation bien sûr.

              • #33213 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                (d’ailleurs au final le style est pas du tout devenu « tendre et un peu fuyant » lol)

        • #33189 Répondre
          Claire N
          Invité

          « Est-ce aussi un peu à elle en particulier que j’ai résisté d’ailleurs ? «  oui je pense que tu as raison
          De souligner cet aspect

          • #33196 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Oui. Je pense que dans une pensée de gauche en train de former, le rejet sensible/sensitif d’un mode de vie plus ou moins bourgeois joue un rôle.
            C’est aussi la cruauté vécue en tant que parent. D’être comme ça exposée au regard d’une intelligence en construction.

            • #33198 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              Sensibilité qui s’activite aussi au contact du quotidien des parents je veux dire.
              Pour ma part, je me disais toujours que mon daron aurait du rester dans la forêt avec ses cordes et mousquetons.

            • #33252 Répondre
              Claire N
              Invité

              Oui en fait ce qu’il y a de plus inattendu peut être c’est de constater que l’intelligence est déjà là pleine entière et partant dans tous les sens

              • #33254 Répondre
                Claire N
                Invité

                Je trouve qu’au début ; on est pas vraiment prêt à être aussi ignorant, personne ne sait vraiment apprendre à parler a quelqu’un par exemple et pourtant tu es sollicité pour participer à ce truc que tu sais faire
                Le décalage est compliqué avec le «  éducateur «  qui pointent cette ignorance pourtant à mon sens tout à fait normale mais CHEZ le parent

        • #33216 Répondre
          Mélanie
          Invité

          « j’ai jamais résisté exprès », c’est intéressant je trouve

          • #33220 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Oui, je dirai que pour sortir de la trajectoire, dans les proportions où ça m’est arrivé à un moment (ça remonte un peu), il fallait forcément des facteurs extérieurs à la sphère familiale très puissant. Que ça nous échappe complètement, à ma mère et à moi. A tous les deux.

            • #33222 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              dirais*
              puissants*

    • #33178 Répondre
      JeanMonnaie
      Invité

      « Ma famille bourgeoise »

      Ma liste s’allonge

      • #33188 Répondre
        Claire N
        Invité

        Oui je te remercie de le noter
        C’est un début prometteur dans la pensée de gauche

        • #33215 Répondre
          Mélanie
          Invité

          Haha oui !

        • #33217 Répondre
          Mélanie
          Invité

          J’aime bien aussi « chaos » et « destruction »

          • #33333 Répondre
            Claire N
            Invité

            Oui , malgré nous nos enfants portent en leur prénoms une partie de nos espérance
            Plus sérieusement je suis toujours infiniment brisée lorsque je vois un enfant se faire humilier par son prénom…

        • #33245 Répondre
          Mélanie
          Invité

          et aussi « Puis l’école que j’ai perçu comme une immense machine à chantage affectif ; qui se servait de moi comme émissaire pour imposer sa force sur ceux qui avaient ma confiance »

    • #33218 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Malice, j’ai été intriguée par « L’Emile de Rousseau », est-ce que tu le connais bien ?

      • #33235 Répondre
        Malice
        Invité

        Non, de Rousseau j’ai seulement lu « Les confessions »…

      • #33246 Répondre
        Mélanie
        Invité

        D’apres wikipédia celui-là fait 1700 pages

    • #33231 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Papo2000, ton témoignage me fait penser à un roman d’octave mirbeau que j’avais lu récemment : ) titre « Sébastien Roche » … je m’identifie en temps qu’à toi qu’au dit livre, car je suis d’une bourgeoisie commerçante héréditaire qui m’en a fait voir de toute les couleurs… et quand je leurs parle de marx, vous devinerez leurs réponses mécaniques 😅

      • #33327 Répondre
        Papo2ooo
        Invité

        Hello Dilaw,
        Ca fait plaisir, si tu as retrouvé des choses de ton vécu dans le petit texte.
        Et force pour ta peinture et ton travail artistique.

        • #33470 Répondre
          Dilaw
          Invité

          De rien, et merci pour le bon courage.

    • #33472 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Question à François. Quoi lire d’agréables qui explique le mieux et critique le mouvement woke dont il ne cesse de faire polémique à la télé ? Et sur les lgbt+ en particulier ? Qui ne soit pas des écrivains frustrer où ouvertement réac que l’ex directeur de France Culture. Bon j’ai la chance d’être algérien donc moins concerné par sa, mais j’aimerais savoir, d’autant + que j’avais eus une amie à Alger très concernée par ce mouvement, en fait il y a une influence de facto de nord vers le sud de cette culture là ici et ça reste normal vu que le Sud à toujours aspiré la culture du dominant au nord. Je sais que le mouvement concerne le mouvement antiraciste et decolonial et sur sa y’a la chaîne YouTube « Histoire crépu » qui le représente très bien et je le recommande fort. Y a aussi l’artiste game désigner asiatique nicky case l’auteur de « evolution of the trust » inspiré d’un livre du même titre. Merci pour votre réponse : )

      • #33482 Répondre
        Ema
        Invité

        Je ne suis pas François mais me permets une petite incise qui pourrait peut être épargner à ce dernier une remise au point : qu’entends tu par mouvement woke exactement ? Je pense important de faire la distinction entre d’un côté les militants et universitaires qui travaillent sur les questions raciales et Lgbt et de l’autre les différents acteurs politiques et commerciaux qui en récupèrent les thématiques pour des raisons clientelistes et marketing. Souvent il y a amalgame complet entres les deux quand il s’agit du terme woke, hors je crois qu’ici il faudrait clarifier. Fais tu une disctinction nette entre les deux ou les assimiles tu l’une à l’autre.?

        • #33489 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Je m’associe à la question d’Ema

        • #33518 Répondre
          Dilaw
          Invité

          Merci beaucoup pour cette remarque digne d’intérêt. Alors je répondrais par non, j’ai pas encore suivis les études universitaires sur ce mouvement, si l’on fait exception de la chaîne « histoire crépue » qui rejoint le domaine scientifique. Donc je ne sais à priori pas grand chose, mais à chaque fois sur le net où quand je cherche un livre je tombe sur des polémistes, où bien des militants lgbt+ avec qui je suis en contact me déconseille leurs lectures. Alors quel auteur lire ? Et y a t il un auteur endogène au mouvement qui le critique assez bien ? D’autres exogènes aussi mais qui ont de bel critique ? Je parle ici alors du mouvement militant et universitaire en lui même. Si je rajoute le milieu politique, et bien la récupération du cinéma aujourd’hui par le mouvement woke est elle une bonne chose par exemple ? Où l’espace public ? Un auteur en particulier qui en parle ?

          • #33521 Répondre
            Ostros
            Invité

            Une lointaine connaissance m’a très récemment parlé de ce livre :
            Faut-il avoir peur du wokisme ? : Comprendre la philosophie woke.
            De Romuald Sciora.
            .
            Je précise que j’ignore tout de son auteur. Je transmets car j’ai eu vent de ce titre et il semble coller à ta demande.
            Donc si tu le lis, n’hésite pas à revenir ici nous faire une synthèse. Et nous dire si cette lecture t’a apporté quelque chose.
            .
            Théorie du genre, privilège blanc, intersectionnalité, écriture inclusive, cancel culture… Tous ces concepts et expressions sont régulièrement mis dans le même sac, moqués et caricaturés par une certaine intelligentsia conservatrice française qui ne fait pas économie de mauvaise foi, voire de désinformation, lorsqu’il s’agit de rejeter pêle-mêle toute idée dite « woke ».
            Mais concrètement, qu’est-ce que le wokisme ? Dans un style clair, Romuald Sciora répond ici avec rigueur et humour à l’ensemble des questions que la plupart d’entre nous se pose face à un mouvement sociétal sans équivalent depuis la révolution sexuelle des années 1970.
            De ses racines à ses plus grands succès, comme la libération de la parole des femmes avec #MeToo, ce livre stimulant nous explique les grandes idées du wokisme. Idées qui, finalement, n’ont pas d’autre but que de contribuer à plus de justice sociale et de tolérance.
            Un essai intelligent et objectif dans un océan de malhonnêteté intellectuelle, ainsi qu’une invitation à réfléchir et à remettre en question quelques lieux communs, mais également nos propres préjugés.

            • #33523 Répondre
              Ostros
              Invité

              A lire le petit texte que je découvre en le copiant collant depuis Amazon, l’auteur n’a pas l’air d’avoir analysé le mouvement dans son rapport au système capitaliste, donc d’avoir disséqué les secteurs où il s’affirme (culture, entreprises, etc) et quels sont ses apports effectifs (les négatifs comme les positifs) en terme d’émancipation pour les individus.

              • #33525 Répondre
                Dilaw
                Invité

                Merci. Pour l’instant toute proposition positive est la bienvenue, étant donné que j’en ai marre des réactions négatives médiatisé à longueur de journée 🙂

          • #33527 Répondre
            Papo2ooo
            Invité

            Je pense que s’intéresser au « woke » ne va pas forcément être un chemin intéressant à parcourir.
            Tu vas te retrouver avec des essayistes et éditorialistes et journalistes de plein de bords, chacun y allant de son opinion tout chaud sur « le woke »
            La question du woke est mal posée amha, le problème est mal foutu, donc les réponses ne peuvent qu’être mal foutues, pour mettre mon cosplay de deleuze. Le plus simple serait carrément d’écarter complètement l’idée de woke amha. Pour ma part, c’est ce que je fais. Rien à faire. La raison pour laquelle le concept est mal foutu est justement ce qui fait que tu ne sais pas par où prendre le problème. C’est un gros bordel complètement hors sol entre Netflix, Gertrud Stein, H&M, en passant par Beyoncé et Rosa Luxemburg. Tout est mélangé n’importe comment.
            Osef aussi de « woke et cinéma ». Pour aller à l’essentiel, j’ai envie de dire fuck netflix et basta. On va pas se laisser emmerder plus que ça par les préoccupations des gens qui ont peur des « méchants woke des plateformes de streaming ». Comme tu le dis, ça sent à plein nez la frustration sexuelle et la nostalgie. C’est un peu des débats qui amènent à donner à netflix ou à marvel, tf1 productions ou d’autres productions grands publics une importance que ça n’a pas. Certains ont certes une vision politique, pour l’essentiel ils suivent surtout le sens du vent et une manière de « se brander » (branding). Comme les marques.

            Pour mieux capter ce qui anime le mouvement lqbtqia+, si on vient de l’exterieur comme toi ou moi, le mieux c’est je pense de chercher des artistes puissants qui se sont emparés des questions de genre et de sexualité (sacher-masoch, genet, jelinek, marieluise fleißer, voire müsil…) et de voir ce que des universitaires du champ des gender studies/queer studies ont écrits/écrivent sur eux. Après c’est un domaine extrêmement large et c’est un gros boulot d’essayer de se démerder pour voir un peu qui sont les auteurs les plus puissants ou qui nous correspondent le mieux dans tout ça. Mais comme ça tu peux allier ta sensibilité à l’art avec une « radicalité politique » sur les questions de genre (pour aller vite). Faut aller à la source quoi, c’est chaud.

            J’ai toujours pas regardé d’ailleurs, mais sur le forum il était question du documentaire Orlando (dispo sur arte) qui parle, si je ne dis pas de conneries, de trans-identité et de l’art de Virginia Woolf. Si je voulais m’emparer de ces questions ce soir ou demain, c’est par là que je commencerais je crois.

            • #33528 Répondre
              Papo2ooo
              Invité

              ah, j’avais pas lu le message d’Ostros quand j’écrivais.
              Oui, pour la culture woke dans l’entreprise, il y a sans doute aussi des points postifs si on fait partie d’une minorté. C’est clairement un impensé dans mon texte.

              • #33531 Répondre
                Ostros
                Invité

                Le point positif de l’inclusion en entreprise revient selon moi surtout à l’entreprise. Attirer la nouvelle génération dans ses locaux c’est un objectif pour beaucoup de boîtes.
                Ce qui compte surtout dans une entreprise c’est quels avantages les membres du CSE ont réussi à arracher au chiffre d’affaire de la machine, pour les salarié.e.s. pardon : les talents.
                Et comment les droits de ces dernier.e.s sont protégé.e.s dans leur activité, et en dehors. Et là c’est une autre paire de manches.

                • #33535 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  J’ai pas bcp d’expérience en entreprise et j’admets que j’ai un peu de mal à te suivre.
                  Pour les deux premières phrases, oui en tous cas, là ça me parait tout à fait imparable: les entreprises cherchent à attirer les jeunes générations.

                • #33538 Répondre
                  Dilaw
                  Invité

                  Tu soulève la un point important et qui + est dans l’adn du capitalisme lui même. Peu importe à quel point les capitalistes sont conservateurs (d’abord économiquement) puis culturellement…etc au final ils doivent accepté l’évolution culturelle dans la société quitte à donner de nouveaux droits, on l’as vu avec le droit de vote pour les femmes, l’inclusion des noirs…etc de là on pourra en conclure que finalement peu importe l’homophobie et les embuches que traverse le mouvement lgbt+ et le wokes decolonial …etc puis ce que le capitalisme par pragmatisme finira tôt où tard et comme aujourd’hui par les accepter, en Arabie saoudite le mouvement conservateur contre le pouvoir « la sahwa » une de ses figures reconnaissaient le droit pour les homosexuels. Je peux me tromper, mais pour le capital, il sait reconnaître un mouvement pour l’empêcher de se radicaliser, en devenant bien sûr communiste. J’ai mobilisé mes derniers neurone là à + bonne nuit 😴

                  • #33540 Répondre
                    Ema
                    Invité

                    Oui voilà, et la récupération par le capitalisme et l’estabishment de certaine question progressistes peut incidemment représenter certains avantages, notamment une plus large représentation des diversités raciales et sexuelles à l’écran, ce qui n’est pas négligeable en terme d’impact social malgré tout.

                    • #33545 Répondre
                      françois bégaudeau
                      Invité

                      « Pour mieux capter ce qui anime le mouvement lqbtqia+, si on vient de l’exterieur comme toi ou moi, le mieux c’est je pense de chercher des artistes puissants qui se sont emparés des questions de genre et de sexualité (sacher-masoch, genet, jelinek, marieluise fleißer, voire müsil…) et de voir ce que des universitaires du champ des gender studies/queer studies ont écrits/écrivent sur eux. »
                      Voilà qui me parait un bon programme, en tout domaine.

                      • #33655 Répondre
                        Dilaw
                        Invité

                        Merci 😊 c’est justement ma démarche.

                  • #33548 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Dilaw nous explique que les classes dirigeantes, sous la contrainte, ont fini par accepter les revendications sociétales de la population. Merci pour mon rire du matin.

              • #33534 Répondre
                Papo2ooo
                Invité

                Pour le woke dans la culture, autre impensé dans mon texte: c’est vrai que ça a fait du bien à des gens de voir beaucoup plus d’arabes, de noirs, d’asiats, d’homos ou de trans (assez peu de trans d’ailleurs à ma connaissance, à part quelques films ou séries « de niche ») entre autres minorités.

                François en parle dans l’émission de Taddei sur RT France à propos des séries. Des points positifs, mais aussi des limites de cette option politique liée à la représentation de la « diversité »

                à partir de la 37ème minute environ

                Pour moi qui suit très proche de la culture rap, je ne dirais pas par exemple que la plus grande visbilité des mouvements anti-racistes et l’irruption des questions de race dans le mainstream a été un virage important au niveau de la consistance politique et esthétique du rap. On a certes plus de rappeurs mainstream,, vendables, qui vont être « conscients » ou « politisés » mais pour moi, en tant que personne déjà installé dans cette culture, c’est assez négligeable à côté de ce qui fait la puissance de cette musique.

                • #33536 Répondre
                  Papo2ooo
                  Invité

                  D’ailleurs, « irruption des questions de race dans le mainstream » ne veut rien dire et est factuellement faux. Autant pout moi. Mais disons que les rappeuses et rappeurs ont à un moment donné davantage traité les pbèmes policiers, d’inégalités et de privilèges blancs dans leur textes et mises en marché.

                  • #33537 Répondre
                    Papo2ooo
                    Invité

                    *au temps pour moi lol

            • #33529 Répondre
              Ostros
              Invité

              Oui pour Orlando !

    • #33614 Répondre
      Papo2ooo
      Invité

      En visite à Paris pour quelques jours, je serai à l’Arlequin ce soir.
      Un sitiste le souhaitant pourrait aisément me reconnaître à mon épaisse veste de mouton blanc, à l’épaisse tignasse de mouton brun que j’arborerai sur le sommet de mon crâne et à mes petites moustaches de chat.
      Une allure distinctement islamo-surréaliste-gauchiste dans mes meilleurs jours.

      • #33782 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour visiteur de quelques jours,
        Raconterais-tu un peu l’Arlequin HSS?

        • #33865 Répondre
          Papo2ooo
          Invité

          Salut Carpentier,
          J’étais allé là-bas aussi un peu dans l’idée de croiser François et les sitistes de Paris, dans un petit élan mondain lol, mais comme dans les mélancoliques et superbes films de Hong Sans-soo, les plans initiaux ont été déjoués par le réel. Je m’attendais pas un ciné club aussi grand et blindé et je me suis senti forcé de me glisser paisiblement dans le doux anonymat de cette masse de jeunots venus écouter François .
          Pour aller au bout de mon errance hong-sangsienne à paris, il aurait fallu aller boire des coups dans un coin au bar de l’Arlequin à la fin, mais ça sera pour une autre fois.

          François a parlé du film et de Sang-soo pendant quasiment 2h je pense.
          Ca m’a bcp intéressé mais je sais pas si j’aurai le courage de reprendre proprement tous les points. Il était question de matière, pour changer, avec une mention spéciale (à différents moments de l’analyse) pour le sac à dos on ne peut plus banal du protagoniste, de deux amoureux qui se font des câlins dans de gros anoraks et d’un corps frigorifié et en caleçon au sortir de la mer.
          François a mis l’accent sur la volonté de HSS de rendre le réel et la matière en essayant de débarasser le film de tous les clichés/lieux communs qu’on associe machinalement aux acteurs et aux procédés narratifs des films. D’où l’ajout assez inhabituel d’un sac à dos, ou le fait d’ajouter un anorak au moment de l’étreinte amoureuse, ce qui a tendance à détourner ce qu’on voit habituellement des scènes entre amoureux. Ici ils sont assez timides, mal assurés et en plus en anorak. Comme cela se passe dans la vie. Dans le même ton, il était aussi question d’une prière, mais que le croyant fait chez hong sangsoo devant un écran d’ordinateur. Des détails un peu étonnants visuellement, mais qui témoignent de la volonté de sangsoo de rendre le réel. A savoir, on prie parfois où on peut.

          Le film est en trois parties. Dans chaque partie, on retrouve au début des situations de cinéma assez courantes, qui ont donné lieux à des topos au cinéma. Par exemple, le gamin qui attend son père dans la salle d’attente pour avoir une discussion avec lui. On sent que la situation entre le père et le gamin n’est pas toute rose, et chez le spectateur s’active les habituels questionnements: Que s’est-il passé? Vont-ils se réconcilier. Or chez HSS, tout cela se passe autrement. Il déjoue toutes les attentes.
          Autre dispositif qui déjoue les lieux communs: Faire une partie en Allemagne et a aucun moment montrer qqch de l’Allemagne. Sorte d’étrangeté et manière de s’écarter très clairement des films étrangers qui vont montrer des choses typiques de l’Allemagne pour la signaler lourdement.

          Chez HSS, ce qui prend le dessus, c’est les petits moments de vérités. Une ambiguité entre amoureux, un surplus d’alcool qui fait vriller la conversation, une situation sans cesse différée jusqu’à ne jamais exister, une tension assez opaque entre une mère et sa fille. Sorte de cinéaste de la mélancolie à cet égard, qui montre que le réel est beau et nous échappe en même temps. On n’a pas le pouvoir sur lui.

          Autre point important: l’économie de plans. Il y a très très peu de plans dans les films de HSS. Les scènes sont plutôt longues et on a généralement qu’un seul plan par scène. Deux avantages: ça coute pas cher et ça permet de se souvenir de quasi tous les plans. En fait en laissant le temps, ça permet d’imprimer dans la rétine. Et c’est vrai qu’on est surpris de se souvenir aussi bien des plans. Pour ma part, j’en ai pas l’habitude.

          Dernier point pour ceux qui veulent en savoir plus sur comment filme HSS. Il suit ce que font les corps. C’ets les corps, ce qu’ils font, qui va déterminer comment François filme. Corps assis en train de lire = plan rapproché. Bcp de plan dits américains (sauf erreur de ma part) qui sont judicieux pour filmer des discussions entre personnages. La matière filmé conditionne les choix techniques.

          Voila, résumé qui peut être soumis à des corrections. J’espère ne pas aller à l’encontre de ce genre de rencontre en faisant des espèces de récapitulatifs. Je te laisse me dire François, si t’apprécies qu’a moitié ce compte-rendu.

          • #33873 Répondre
            Ostros
            Invité

            Ce lapsus est une déclaration d’amour.
            .
            Merci pour ce résumé de tête, ça donne envie d’en revoir.

          • #33880 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Bonjour,
            J’essaierai de le voir, ce film, notamment pour cet anorak d’enroulade (s’y je comprends bien) – qui ramène un peu à la scène du baiser dans l’amour, tiens.
            Le sac à dos, je me demande si cet accessoire n’est pas un peu fétiche chez HSS, un journaliste ou un étudiant en cinéma peut-être en égare un, il me semble, dans un autre de ses films; merci d’avoir partagé ta soirée.

    • #33615 Répondre
      SHB
      Invité

      Je trouves que cela conclu bien le débat qu’il y avait eu entre François et Natacha il y a quelques temps, notamment sur le sujet de l’école. Effectivement, François avait eu raison de rappeler à cette dernière que leurs oppositions étaient fondamentales et que ce n’étaient pas que des « détails » contrairement à ce que Polony prétendait.

      • #33617 Répondre
        SHB
        Invité

        « Dans l’émission indigéniste « Paroles d’Honneur » sur la plateforme Twitch, l’écrivain et réalisateur a énoncé un certain nombre d’idées révolutionnaires pour l’école… les mêmes qui, depuis quarante ans, ont conduit au désastre et empêchent un nombre croissant d’enfants des classes populaires de s’élever socialement. »

        Natacha Polony et son journal dévoilent au grand jour leur mépris total de la réalité.

        Au moins maintenant les choses sont claires, elle a explicitement choisie son camp, celui de la bourgeoisie.

        • #34105 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          cela fait bien longtemps

          • #35261 Répondre
            SHB
            Invité

            je dirais pas ça parce que à l’époque justement elle était un peu de la gauche souverainiste (lol je suis d’accord) mais elle affichait pas complètement et explicitement son autoritarisme droitier je trouves (par exemple dans votre débat sur la chaine youtube « débats d’idées c’était encore un peu flou on va dire).
            .
            Polony c’est un peu Onfray en femme donc ca se la joue un peu subversif et pour vers 50 ans ca revient à la maison.

    • #33648 Répondre
      Ema
      Invité

      C’est marrant cette obsession pour l’élévation sociale de tous cette bourgeoisie republicarde qui est pourtant bien contente qu’il y ait de la progéniture de prolo pas élevée socialement pour nettoyer leurs bureaux, garder meurs mioches et conduire leurs taxi. En fait ils veulent des femmes de menages et des chauffeurs uber bac+5 quoi.

    • #33776 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Qui dit Marianne dit Damien Saez.

    • #33950 Répondre
      Zyrma
      Invité

      il y a une nouvelle inédite pour les abonnés du co-organisateur de la rencontre de ce soir : https://zone-critique.com/creations/on-ne-fait-pas-domelette/

      je ne suis pas abonnée, de toute façon, les omelettes ça ne fait pas bon ménage avec le foie

      • #33964 Répondre
        Ostros
        Invité

        Merci !
        Par contre, y a-t-il quelqu’un qui pourrait nous la copier en entier ici, svp ?

        • #33966 Répondre
          Sarah G
          Invité

          Oui je fais la même demande, n’étant pas abonnée, je reste sur ma fin.
          Le début est super intéressant, on aimerait bien connaître la suite.

    • #34055 Répondre
      Carpentier
      Invité

      Quelqu’un.e sur Paris hier soir et qui aurait pu se rendre à la maison de la méditation, peut-être ?
      C’était comment ?

      • #35501 Répondre
        Carpentier
        Invité

        .. Penser la culture / … (carrément)
        à Cergy, demain.
        Assez curieuse de voir/d’écouter comment on se dépatouille d’une entrée en matière pareille: quelqu’un peut-être qui s’y rendra?
        Si oui, quelques lignes peut-être à l’issue?
        Ça peut faire plaisir : )

        • #35650 Répondre
          Carpentier
          Invité

          En plus, Cergy, c’est pas aujourd’hui: c jeudi.
          Pfffff.

      • #35574 Répondre
        Zyrma
        Invité

        maison de la méditation : https://www.youtube.com/watch?v=IPswDZG_JrQ

        • #35649 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Cool, Zyrma.
          Je pensais guetter la mise en ligne de cette soirée à la maison de la médite et, comme je l’avais zappé complet méchant, ton partage est opportun, rapporteur de joie et je t’en remercie bien.
          Si François Bégaudeau accepte une rencontre où, plus qu’en chaussettes, il doit dire en slip, tu partageras aussi, hein?
          Merci d’avance.
          ps: dans cette soirée là, j’aime surtout comment il partage sa joie à y être, une fois son choix d’hybrider son déplacement (marche/métro) je retrouve la générosité de l’auteur à dire simplement et précisément sa quête de calme et d’apaisement, y compris dans son rapport à la lecture, l’écriture qui l’amènent à une modalité de rapport à la vie qui convient à son corps.
          Je retrouve le François Bégaudeau de mes débuts.
          Des débuts de mon intérêt pour lui, je veux dire.
          Bref, bien cool, Zyrma.

    • #35051 Répondre
      Ostros
      Invité

      Les gens du 9.1., les véhiculé.e.s et les courageux.ses qui se sentiront de prendre les transports ce dimanche après-midi :
      François est en conférence avec Joackim Rebecca
      Dimanche 25 février à 15h
      A la MJC Fernand Léger de Corbeil-Essonnes.
      .
      « Leurs mots, nos mots… »
      Libéralisme, égalité des chances, résilience, innovation, plan social, etc.
      .
      « On ne démolira jamais la maison du maître avec les outils du maître » Audre Lorde.
      .
      MJC Fernand Léger
      45, allées Aristide Briand
      91100 Corbeil-Essonnes
      .
      Réservation :
      contact@u2pb.fr

    • #35486 Répondre
      Raymond Domenech
      Invité

      François, dans le podcast Aléatoire ton interrogateur ne saisit pas la perche que tu lui tendais à propos de ton entretien avec Raphaël Enthoven dans l’Obs, sur lequel l’on ne sait rien hormis ce qui a été retranscrit. Qu’as-tu donc fait au pauvre Raphaël pour lui faire vivre les deux pires heures de sa vie ?

      • #35551 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je lui ai dit qu’il était un penseur organique de la bourgeoisie
        ça lui a pas plus

      • #35552 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je lui ai dit qu’il était un penseur organique de la bourgeoisie
        ça lui a pas plu

        • #35560 Répondre
          deleatur
          Invité

          Enthoven est un représentant justificateur de la bourgeoisie. Mais un penseur ? Il a pensé quoi dans sa vie ? Tu as lu quoi de lui ? C’est surtout un personnage médiatique.
          François, trouve-toi des ennemis à ta taille !
          Un débat avec Michéa, ça aurait de la gueule.
          Ou avec Alain De Benoist. Mais je ne sais pas si tu l’as lu. Lui est un lecteur, agrégateur compulsif.
          Tu n’as jamais été sollicité par la revue Eléments ?

          • #35565 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Je réitère à ce sujet une question : qui faut-il lire « d’intéressant »/ »puissant » (avec toutes les guillemets de rigueur) à droite pour mieux cerner la droite qui vient? De Benoist est-il réellement lisible? Si la réponse est « personne » ça n’est pas grave, je ne tiens pas au masochisme gratuit.

            • #35567 Répondre
              deleatur
              Invité

              Pour la droite, je ne sais pas, je connais surtout quelques textes fondateurs.
              Je te conseille ce livre : Les grands textes de la droite (1789-2017).
              .
              De Benoist a écrit dans les années 70 et 80. Depuis il a eu du mal à se faire publier et il est blacklisté de la plupart des librairies généralistes.
              Je te conseille une série d’entretiens hagiographiques parus sur TVL :
              ( https://www.youtube.com/watch?v=1igdXmZq9rU )
              .
              Et le site « Les Amis d’Alain de Benoist », recueil de presque tous ses articles.

              • #35568 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                Très bien, j’irai regarder ça à l’occasion en navigation privée puis en supprimant les cookies

            • #35634 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              @I.G.Y
              Je me demande si Philippe Murray ne serait pas l’auteur actuel le plus important pour eux, notamment Homo festivus festivus, qui est un entretien avec Elisabeth Levy. Cela peut donner une idée de la droite présente et de la droite à venir.
              Leur obsession pour la trottinette et leur défense de la bagnole, par exemple, ça vient en partie de Murray, je pense (un Murray mal digéré sans doute, connu par écho lointain, mais c’est une référence pour eux). Leur disqualification systématique de ce qu’ils nomment la « gauche morale » et moralisante (qui peut exister, il est vrai), vient aussi en partie de Murray. Leur obsession du « sociétal », leur critique des juges, leur déploration sur le devenir de Paris, leur rejet de ce qu’ils appellent le « droit-l’homisme », leur défense du mâle blanc qui refuse de se faire castrer par le féminisme (et tout ce que cette thèse implique de mesures politiques dans leur esprit), le peuple ancré dans le réel qu’il faut défendre car il serait en train de disparaître sous les coups d’une rééducation anthropologique initiée par la gauche, etc., ça vient aussi de Murray.
              Murray n’était pas un auteur prescriptif, mais le fait est qu’il est lu comme tel par la droite, et qu’il a donné une caution intellectuelle et littéraire assez puissante à cette idéologie (le principal intéressé n’aurait probablement pas voulu cela d’ailleurs). Les thèmes étaient déjà là avant, mais la tonalité de Murray a ajouté quelque chose, leur a donné une forme bien particulière, et j’ai l’impression de souvent l’entendre à travers leur déplorations quotidiennes, à travers un style, certains mots, une manière de parler, quelques idées directrices, des cibles précises. Tout cela indique une traduction politique possible en cas de victoire de la droite dure, et on devine le type d’affects politiques qui peuvent s’engouffrer dans une telle vision de la vie.
              Mais il n’y aura pas de débat avec Murray, car ce dernier est mort il y a quelques années (vers 2010 je crois).

              • #35653 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                « un entretien avec Elisabeth Levy. » : ah en effet ça s’annonce rude. Murray j’ai entendu son nom plusieurs fois mais je ne pensais pas qu’il était encore « à la mode » à droite (mais je connais mal cette droite)

                • #35655 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  J’ai un peu lu Philippe Muray, un pamphlétaire, genre assez limité. C’était un mécontent permanent. Toujours assez malin pour se croire du bon côté et en rire, donc pas très malin. Et surtout jamais joyeux.

                  Je ne dirais pas que c’était un « penseur » de la droite. Je ne pense pas qu’il soit encore beaucoup lu, ni qu’il ait été lu à droite. Plutôt anarchiste de droite, j’ai l’impression. L’anti-punk, par excellence.
                  Mais je dis peut-être des âneries. Que l’on corrige si c’est le cas.
                  .
                  Essaie d’écouter cette émission de Répliques :
                  ( https://www.youtube.com/watch?v=4vbKg_-r8Bg )

                  • #35656 Répondre
                    deleatur
                    Invité

                    Mais ses idées continuent assurément à infuser.

                    • #35676 Répondre
                      Emile Novis
                      Invité

                      Oui, le style de Murray ne me plait pas trop. Je trouve qu’il y a des images puissantes par moments, mais, comme tu le dis, on y trouve assez peu de joie, ou alors c’est une joie un peu morbide, rongée par une tristesse profonde lié à son mécontentement incurable. Un plaisir de railler.
                      On y retrouve beaucoup de thèmes classiques de la droite, mais avec une actualisation contemporaine très marquée, parfois sur des sujets apparemment dérisoires (la trottinette, par exemple).
                      Et je crois comme toi que ses « idées », ou ses attitudes, infusent beaucoup à droite : quand on écoute CNEWS, on y entend souvent du Murray bas de gamme (d’ailleurs, Elisabeth Levy est souvent sur CNEWS). C’est pourquoi la lecture de Murray, à mon avis, peut être utile pour sentir l’univers de la droite actuelle et, peut-être, la droite qui vient.

          • #35639 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Décidément
            J’ai dit penseur comme j’aurais pu dire rémouleur. J’ai assez dit comme ça qu’Enthoven ne pensait pas, et que la bourgeoisie ne pensait aps.

            « trouve toi des adversaires à ta taille ».
            Des nouvelles de la vraie vie. Dans la vraie vie je ne cherche pas d’adversaires. Dans la vraie vie je ne me donne pas pour adversaire Raphael Enthoven. Dans la vraie vie un journaliste de l’obs me propose un entretien croisé avec Enthoven Ce journaliste m’a souvent soutenu, et notamment sur mon travail littéraire. Ca m’emmerde d’accepter, ça m’emmerde de refuser. Finalement comme ce n’est qu’un entretien écrit j’accepte, après tout ça ne mange pas de pain. Donc la chose a lieu.

            Dans la vie souhaitée je ne ferais aucun truc de ce genre.
            On y travaille.

            • #35646 Répondre
              deleatur
              Invité

              @ François
              Oui, tu as assez dit que tu n’aimais pas la chicane.
              Mais n’ayant pas le détail des conditions de l’entretien, je me suis toujours demandé ce que tu étais allé faire dans cette galère. Si c’est pour le journaliste inviteur que tu l’as fait, je comprends mieux.
              « Penseur organique de la bourgeoisie », je n’avais pas relevé l’ironie ou l’antiphrase.

              • #35657 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Les « galères » sont nombreuses quand on sort un livre, et que, comme souvent raconté, l’attachée de presse et l’éditrice oeuvrent à sa visibilité et comptent sur votre implication.
                La grande galère de la sortie de l’Amour a été l’insignifiant passage à la Matinale d’Inter – insignifiant et couteux à maints égards (l’entretien avec RE a été aussi très couteux). Mais la Matinale d’Inter, quand l’attachée de presse s’est démenée 3 semaines pour l’avoir et que Gallimard lui demande du chiffre, ça ne se refuse pas. Ou plutot si ça se refuse, mais alors ça vous expose à d’autres galères.
                Je rappelle que, contrairement à certaines allégations fielleuses du monsieur ressentiment de ce site, je suis certes un ultra riche en position d’exploiter des petits enfants africains, mais aussi le maillon d’une chaine de production, avec les contraintes que ça suppose.
                C’est pourquoi il ne faut jamais surinterpréter ma présence ici ou là.
                je le redis : si j’avais totalement la main sur ma vie économique, je ne ferais pas a moitié des prestations publiques que je fais.

                • #35661 Répondre
                  deleatur
                  Invité

                  Ça a l’air de bien se passer avec ton éditeur de Verticales (Yves Pagès, je crois) et ton éditrice chez Fayard (rigolote au moment de la sortie de Notre joie), que tu as présenté quelque part comme une grande bourgeoise (ce qui n’était d’ailleurs pas du tout une insulte). J’avais complètement zappé que Verticales, c’est le groupe Gallimard.
                  Ce n’est pas sur Inter que je t’ai trouvé le plus mal à l’aise, mais chez Trapenard dans la GL. Tu avais l’air de t’ennuyer et on sentait presque que tu avais envie de te casser.
                  Ultra riche, certainement pas, très à l’aise et à l’abri du besoin sans doute. Ce qui ne fait pas de toi un capitaliste. Un capitaliste, ce n’est pas quelqu’un de riche, mais quelqu’un qui cherche à faire fructifier ses affaires ; on peut être pauvre et avoir l’esprit d’un capitaliste. Tu as la chance de vivre de tes écrits. Et je crois que certaines interventions publiques, tu les fais gratuitement.
                  J’avais compris que tu étais plus ou moins dans l’obligation de livrer deux livres par an pour continuer à en vivre.
                  Par contre, je n’ai jamais pensé, comme je l’ai lu ici il y a quelque jours, que tu as ouvert ce site pour entretenir un lectorat. Je crois juste que tu aimes aller rencontrer tes lecteurs et lectrices, que tu aimes les rencontres publiques quand tu y es libre (ciné-club, passage chez Mollat) : ici, c’est comme au bar, sans les bières.
                  Tu serais une star du cinéma comme moi, et tu t’appelerais Anna Scott, tu verrais que les campagnes de promotion, c’est à la chaîne, dans des Palaces 5 étoiles, pendant des journées entières.

                  • #35712 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    un peu de fact-rectification :
                    -la directrice de Fayard est une grande bourgeoise, mais l’éditrice qui s’occupe de mes livres elle vient de la moyenne bourgeoisie commerçante de droite, et est de droite elle meme
                    La première est partie, plus ou moins évincée par Sarko via Bolloré. L’autre a du partir aussi – elle est chez Stock où du coup sortira mon essai de septembre.
                    -oui Verticales est une collection de Gallimard. c’est donc Gallimard qui s’occupe de la distribution-promotion. L’attachée de presse c’est celle de Gallimard. Su Verticales ne vend plus, Gallimard coupera les vivres. Le succès de l’Amour a fait beaucoup de bien à Verticales, comme Maylis de Kerangal fat beaucoup de bien à Verticales, dans le rapport de forces avec la maison-mère.
                    -bien sur que je me suis ennuyé à la GL, bien sur que j’aurais voulu etre partout sauf là. Mais ça ne se refuse pas, pour les raisons dites. La différence avec la Matinale d’inter, c’est qu’au moins là je n’ai pas eu à me coltiner toute l’équipe à la sortie, et même un salut de courtoisie de ma boycotteuse en chef Adèle Van reeth, femme de qui on sait et la boucle est bouclée.
                    – » Et je crois que certaines interventions publiques, tu les fais gratuitement. » Diable. Je dois rectifier : 97% des interventions publiques sont « gratuites ». Les seules où je suis payé sont les quelques rencontres littéraires rémunérées (très peu), le ciné-club, quelques conférences écrites (et encore).
                    -non je n’ai pas besoin d’écrire deux livres par an, ça ne se pose pas comme ça. Si chaque livre a le succès de l’Amour, je peux en écrire un tous les quatre ans. Si chaque livre a le succès de Ma cruauté, il faut que j’en écrive dix par an.

                    • #35717 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Oui, évidemment, mais ces données matérielles sont très éclairantes sur ton métier et merci de les transmettre (même si ceux que ça pourrait le plus éclairer ne le liront pas).
                      Les conférences où tu es payé, tu l’annonces (Neuf moyen infaillible de changer le monde et une autre pour l’Huma je crois où tu t’étais fait quand même pas mal claquer au sol à la fin par des communistes purs et durs).
                      Je voulais juste distinguer les interventions plus ou moins promotionnelles (même à la MJC de Châlon-en-Champagne, on va éviter de redire du mal de Strasbourg cf. ton petit film très drôle avec Claire Koc), parfois visiblement avec plaisir (Mollat, quel charme !), les invitations sur les chaînes Youtube (que tu fais avec plaisir) et tes passages à la radio, purement promotionnelle et sur BFM où on vient de chercher en berline (humour) — cela dit la période Canal, je pense que tu aurais pu demander un chauffeur et une chauffeuse.
                      Le problème de tes romans, c’est que tu écris un Entre les murs, La blessure la vraie ou L’amour, tous les 5 à 10 ans, je veux dire des livres qui se vendent très bien.
                      J’aime même l’impression que les essais marchent mieux, en tout cas, juste en dessous des romans les plus « vendeurs ».

                    • #35723 Répondre
                      Mao
                      Invité

                      L’Amour, j’en ai offert quelques uns. C’est ton best seller ? Il s’en est vendu combien à ce jour ?

                      • #35726 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Mao, pronostic à deux balles : 1) Entre les murs (ventes boostées par le film et la Palme, éd. poche comprise) 2) Le blessure (avec poche) 3) L’amour (pas de poche pour le moment).
                        Je placerais Histoire de ta bêtise (avec poche) entre 2 et 3.
                        Pour l’amour, un très bon chiffre, ce serait 200 000. Il est possible que ce soit un peu au-dessus.
                        Ma cruauté, un seul tirage à 5000.
                        Je ne sais pas si François voudra répondre.
                        Mais il va pouvoir offrir des bières pendant quelque temps.

                    • #35725 Répondre
                      Graindorge
                      Invité

                      Merci

                • #35674 Répondre
                  Mao
                  Invité

                  Quand j’apprends l’existence de ce débat Begaudeau / Enthoven, je fais partie des gogos qui se sont empressés d’aller acheter le titre pour profiter du spectacle. Je précise qu’à aucun moment je ne me dis « Mais qu’est-ce que François a été faire dans cette galère ? ». Au contraire, je me dis que ce n’est vraiment pas raisonnable de la part d’Enthoven qui va immanquablement se faire laminer. Et même si j’ai conscience que c’est vraiment pas très noble, pas très charitable de ma part, j’avais pour ma part très envie de voir ça. Hélas, comme chacun sait, le combat n’a pas eu lieu, Enthoven ayant des les premiers échanges, déclaré forfait.

                  Tu dis « Dans la vie souhaitée je ne ferais aucun truc de ce genre. ». Je te crois sur parole. Dans la vie souhaitée de Francis Ngannou, Francis « the Predator » Ngannou n’aurait pas besoin de taper des gens dans une cage pour gagner sa vie. Dans la vie réelle, c’est une autre histoire. On ne fait à peu près jamais ce qu’on veut, on fait ce qu’on peut. Or, de toute évidence, tu peux beaucoup. Comme notamment mettre en déroute tous les intellectuels organiques du régime qui croisent ton chemin. Devecchio, Bascar ou encore Enthoven en font encore des cauchemars. Alors, je conçois que tu n’as pas écrit 25 bouquins pour qu’on se souvienne uniquement de tes passes d’arme avec des minables comme ceux que j’ai cités. Mais est-ce que tu conçois que ça compte aussi pour beaucoup de gens de voir des puissants se faire arracher la chemise en public ? De voir Patrick Cohen bégayer, de pouvoir admirer le regard pétrifié d’Anne Elsabeth Lemoine ou encore de voir, scène qu’on ne pourra que fantasmer, un Enthoven écoeuré, prendre ses jambes à son cou ?

                  • #35709 Répondre
                    deleatur
                    Invité

                    « Devecchio, Bascar ou encore Enthoven en font encore des cauchemars.  »
                    Oui, mais là, tu cites des pitres. Quel intérêt ? D’ailleurs, je crois que François ne savait pas trop qu’il allait tomber sur lui lors de cette réunion.
                    Ce qui serait intéressant, c’est au minimum un Soral, si l’autre ne lui fout pas son poing dans la gueule ou ne le traite pas de tafiole. Mais je crois que n’intéresse pas plus que ça François.
                    C’est pour cela que je parlais d’interloculeur à sa hauteur. Un Muray, ça aurait été chouette.
                    Michéa, je crois qu’il ne parlerait tout simplement pas la même langue, et qu’il serait pas très facile pour eux de se donner une langue commune.
                    .
                    Écartée toute recheche d’un débat à droite, je crois que la rencontre qui serait encore la plus intéressante, celle dont je rêve absolument, c’est Rancière / Bégaudeau, dans un film documentaire de 2h30 sur la littérature, l’art et le cinéma, une visite de musée ensemble, puis après la restrospective prochaine des Straub. J’achète 100 places d’un coup.

                    • #35710 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Rencontrer Bascar, je voulais dire.

                      • #35713 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Mais est-ce que tu conçois que ça compte aussi pour beaucoup de gens de voir des puissants se faire arracher la chemise en public ? »
                        Ah oui je le conçois très bien, je croise suffisamment de gens pour m’en parler et me remercier d’avoir ainsi bastonné.
                        Mais à toi de concevoir que ces lauriers là m’indiffèrent, voire m’emmerdent.
                        D’abord parce que ce n’est pas ca que je veux faire de ma vie, ensuite parce que je trouve qu’il y a un zest de passion triste à se repaitre d’un tel spectacle.

                      • #35715 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je n’obtiendrai jamais que dans la vie réelle je puisse totalement m’abstenir de télé et de radio. Mais j’espère bien que dans la vie réelle il est possible pour moi de ne plus donner dans ces joutes toujours au fond un peu piteuses.

                      • #35861 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « Ce qui serait intéressant, c’est au minimum un Soral, si l’autre ne lui fout pas son poing dans la gueule ou ne le traite pas de tafiole. Mais je crois que n’intéresse pas plus que ça François.
                        C’est pour cela que je parlais d’interloculeur à sa hauteur. Un Muray, ça aurait été chouette.
                        Michéa, je crois qu’il ne parlerait tout simplement pas la même langue, et qu’il serait pas très facile pour eux de se donner une langue commune. »
                        Etrange, quand même. Je parlerais donc davantage la même langue que Soral ou Muray?
                        Or c’est évidemment avec Michéa que j’ai le plus de traits communs : l’enfance PCF, la référence anarchiste, le fond marxiste, et même un certain tropisme rural. Il serait passionnant et viable que nous étudiions de l’intérieur comment Michéa aura réussi à convertir ce foncier commun en prurit autoritaire.

                      • #35866 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Ce n’est évidemment pas ce que je voulais dire ni laisser croire.
                        Soral ou Muray, tu parlerais avec et contre eux, sans doute surtout contre eux sur tous ou la plupart des sujets, d’emblée.
                        Avec Michéa, ce sont précisément ces traits communs qui vous éloigneraient, car trop bifurcants sur l’école, la société, le socialisme, l’autorité. Deux gauches qui ne peuvent pas s’entendre, se comprendre. C’est d’abord une question de lexique, de rapport au réel et d’affects. Les raisons de vous opposer, d’abord insensibles, ne feraient sans doute que se creuser au fur et à mesure, jusqu’à vous rendre sourds l’un à l’autre. Simple intuition, mais forte. Comme deux personnes qui ne pourront jamais s’aimer alors qu’elles aiment les mêmes choses. Les amis de mes amis ne sont pas mes amis.
                        Mais si tu penses que je me trompe, tant mieux, car j’aimerais sincèrement me tromper. Je pense que Michéa ne peut pas t’aimer et de prendre au sérieux.
                        Bon, j’arrête de m’avancer.

                      • #35870 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Je crois qu’avec Michéa les tensions seraient sémantiques, donc creuses, mais pas à la manière de M. Vous seriez tous les deux le M de l’autre, au moins pour le constat d’idéalisme.
                        Vraiment, c’est qu’une intuition.
                        Donc je suis vraiment curieux qu’une telle rencontre ait lieu, pour voir avec plaisir à quel point je me trompais (comme souvent, sur beaucoup de sujets).

                      • #35880 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je sais que tu tiens absolument à me dire que je suis un idéaliste, mais je ne pense pas que le débat porterait là-dessus.

                      • #35884 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Ah non, françois, pas du tout, et je n’ai jamais voulu le dire comme ça, je parlais juste de ton rapport idéaliste à la philosophie, ou de ta considération de la philosophie comme idéaliste dans son versant le plus enquiquineur, par opposition à ce que tu présentes comme le matérialisme, le vitalisme. Mais vraiment, je n’ai pas envie de re-rentrer dans ce sujet merdique d’étiquette. Elle ne nous grandit ni l’un ni l’autre. D’ailleurs, pour le dire en riant, je crois que me souvenir que c’est toi qui l’as dit de moi en premier, à propos de quelque chose que j’avais pu dire, dans un autre contexte sur Platon.
                        Pour le reste, je pense que c’est le reproche que vous vous feriez l’un et l’autre avec Michéa : pour lui, tu serais un libéral, tu rentrerais dans la case de ce qu’il appelle le libéralisme culturel ; et je pense qu’il ne parviendrait pas à tes yeux à être autre chose qu’un philosophe, au sens où je crois tu n’aimes pas la philosphie quand elle est idéaliste.

                      • #35867 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        L’opposant michea begaudeau se retrouve dans cet extrait.

                      • #35869 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Je prendrai cet extrait pour une prochaine vidéo.
                        La synthèse est parfaite.

                      • #35871 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        L’opposition *

                      • #35872 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Bien vu, Jeannot, c’est effectivement à ça que je pensais, la critique de ce que Michéa appelle le libéralisme culturel.
                        Et je pense que François le trouverait trop « philosophe », au sens où il l’identifie à « idéalisme ».

                      • #35873 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Pas contre, pas pour le deuxième extrait où ils seraient assez proches, je crois.

                      • #35874 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        François, je crois pourrait consigner chaque mot de Michéa dans la seconde vidéo, sauf le mot « peuple », « devoir ».

                      • #35882 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je réfute et déteste l’ensemble de cette video
                        Je réfite et déteste cette façon de prendre les chose par ce bout là, totalement à l’envers.
                        Marx a remis la philosophie sur ses pieds, Michea la remet sur le tête.
                        En découplant par exemple libéralisme et capitalisme – opération typique de la bourgeoisie réactionnaire.

                      • #35883 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        En politique ce qui compte c’est : quel est ton affect maitre ?
                        Celui de Michéa saute aux yeux.
                        Un indice en serait la personne qui a posté cette video
                        Je dis ça je dis rien.

                      • #35888 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Voilà, c’est mon intuition : une fausse connivence de départ, sur la base matérielle de sources et ressources communes, mais des bifurcations d’idées et de corps tellement loin l’un de l’autre.
                        Vous passeriez votre temps à vous réfuter mutuellement, d’où mon idée qu’on ne sortirait pas d’un certain idéalisme de la parole enfermée sur elle-même.
                        Quand on entend Michéa dire que même Badiou a ses yeux est libéral et non communiste, on ne donne pas cher de FB.
                        Michéa a toujours été dogmatique.

                      • #35889 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je ne discuterais pas d’idées avec ce monsieur
                        Je l’inviterai à considérer avec moi une chose simple = ce que le capitalisme fait. Non pas ce qu’il dit (la poésie d’Attali) mais ce qu’il fait. Nous prendrons des cas. Nous verrons si ce qui occupe le capital c’est de glorifier le nomadisme. Comme si le capital en avait quelque chose à foutre de glorifier le nomadisme (ou son contraire)

                      • #35893 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Je ne dis pas tu discuterais d’idées avec lui, mais que lui ne comprendrait rien à ce que tu essaies de faire.
                        C’est un philosophe pur jus, il n’a jamais pensé qu’à partir d’idées.
                        Même ses exemples sont des idées.
                        Voilà, c’est cette langue commune que vous n’auriez pas.
                        Ses notes en bas de page dans son dernier bouquin, c’est Jeannot qui les a écrites.
                        J’espère être un peu plus clair à mesure de mes réponses.

                      • #35930 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        oui, tu l’es

                      • #35894 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Michéa c’est vraiment Onfray sans le succès médiatique. Qui le prend au sérieux?

                      • #35895 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        @ Charles
                        Tu exagères un peu. L’un écrit un peu ses livres, l’autre pas. L’un pense, l’autre pas.

                      • #35908 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Sans nous perdre dans les batailles sémantiques autour de la définition du libéralisme libertaire, des affects ou de ce que Marx pourrait penser en 2023 — ce qui n’apporte pas grand-chose au sujet (je n’ose dire au débat) —, je note que mon appréciation pour Michéa symbolise, il est vrai, une opposition frontale avec la gauche radicale. Cela prouve que ce qui divise la gauche de la droite (oui, pour cette gauche « pure », Michéa est de droite) n’est ni le social ni même le libéralisme, une étiquette qu’on essaie de me coller sans en comprendre la raison. Mais plutôt, la frontière et l’imperméabilité des peuples, chères à Claude Lévi-Strauss. D’un côté, un capitalisme mondialisé qui a besoin de briser les barrières physiques et culturelles pour un marché globalisé, une situation très bien résumée par Michéa : ce qui rassemble les gens, c’est l’argent. Le fameux « vivre ensemble » est construit sur « le statut de producteur et de consommateur ». La gauche radicale, quant à elle, suit une ligne similaire à la différence qu’elle pense qu’une autre valeur que l’argent pourrait réunir l’humanité. Laquelle? Mystère. On se contentera de concepts vagues comme la « puissance de vie » ou un « monde à construire ».

                      • #35917 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Les conflictualités que dénoncent Michéa. Tu peux la trouver ici

                      • #35918 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité
                      • #35920 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Notons que ce qui se passe à Hamtramck est la même chose qu’en Iran dans les année 70.
                        https://www.lorientlejour.com/article/1156969/-on-ne-pensait-pas-que-la-revolution-allait-se-transformer-en-cauchemar-islamiste-.html

                      • #35921 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Souhaitant l’application de la théorie du PC soviétique pour les pays du tiers-monde (« La voie socialiste du développement ») et faisant semblant de croire que le clergé était anti-impérialiste, le parti Toudeh a collaboré avec le régime islamique jusqu’à l’arrestation de sa direction. Cette attitude se solda donc par un échec : en 1982, toute la direction du parti fut emprisonnée. Plus tard, plus de 5 000 membres et sympathisants du parti furent également arrêtés et exécutés. Le parti finit par être interdit.
                        WIKIPEDIA

                        J’espère que la FI qui Collabore avec les islamistes aura plus de chance. Mais comme je crois aux statistiques et peu à la chance. Voila 🙂

                      • #36161 Répondre
                        propater
                        Invité

                        ils interdisent les drapeaux à caractère politique ou religieux sur les batiments de la municipalité. Ca m’a l’air très défense de la laicité, la neutralité de l’état, tout ça tout ça. C’est quoi le rapport avec l’Iran?

                      • #36165 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        2023 Les LGBT sont trahit par les musulmans
                        https://www.lexpress.fr/idees-et-debats/aux-etats-unis-une-municipalite-musulmane-interdit-le-drapeau-lgbt-un-sentiment-de-trahison-DJGYQOEGABFCPK7EG4447BPNBI/
                        1982 Les marxistes sont trahit par les musulmans

                        « ils interdisent les drapeaux à caractère politique ou religieux » Par contre ton déni c’est chaud !

                      • #36175 Répondre
                        propater
                        Invité

                        @JM Mon déni? Tu veux dire que quand des gens passent des lois ou des ordonnances interdisant les signes religieux ostentatoires au nom de la laïcité, ils visent en fait spécifiquement les musulmans et qu’ils n’en ont rien à foutre de la neutralité de l’état? Et que cette instrumentalisation de la laïcité est complètement hypocrite? Merde alors… Mais ça ressemble à de l’islamophobie, du coup.

                      • #36176 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Je t’avais mis un lien pour te donner une chance.

                        « Ghalib a été encensé par un rassemblement yéménite-américain de plus de 100 partisans lors d’une fête post-électorale exclusivement masculine (aucune des six femmes yéménites qui composaient alors son conseil n’était présente). Aujourd’hui, le conseil municipal n’est plus composé que d’hommes. »
                        « De nombreux membres de la communauté LGBT de Hamtramck ont pourtant activement milité pour l’accueil des immigrés musulmans lors des dernières décennies. Karen Majewski, ancienne maire de la ville, rumine l’évolution des choses dans les colonnes du Figaro : « On a travaillé dur pour développer une communauté accueillante où l’on se sente en sécurité. Et puis tant de choses se sont effondrées en si peu de temps. On s’est sentis trahis. On a soutenu les immigrés pour l’appel à la prière et maintenant ils menacent nos droits. »

                        Tu confirmes le déni ou toujours pas ?

                      • #36180 Répondre
                        propater
                        Invité

                        Oulah, vous êtes fatigué. Dire que j’avais peur d’y aller trop lourdement sur l’ironie…

                      • #36187 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Sauf que ton ironie est hors sujet.

                        La tu as une alliance entre la gauche et les religieux qui n’a jamais fonctionné et qui ne fonctionnera jamais.

                        La laïcité qui serait un prétexte d’une politique islamophobe est une thèse contestable mais qui est surtout un autre sujet.

                      • #35876 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        C’est hyper intéressant ce que tu racontes ici, vraiment. La dimension matérielle de la vie d’écrivain est trop largement tue – évidemment parce que le marché littéraire a besoin d’entretenir une petite magie sociale, celle de la création, du talent, etc. (de la même manière que l’industrie des télécommunications a besoin d’invisibiliser les conditions de production des appareils, ou les conséquences sociales et environnementales de la dématérialisation). Les rares questions qui s’en rapprochent, ce sont des considérations à la Closer : vous écrivez tous les jours ?…
                        C’est hyper important, je trouve, ce que tu dis ici : « je suis […] aussi le maillon d’une chaine de production, avec les contraintes que ça suppose ». ça me rappelle les journaux et la correspondance de Manchette, où il parle beaucoup de ça …
                        Le souci, c’est que dire ça a un cout. Si tu avais dit ça dans la matinale de France Inter, tu enfreignais un ordre symbolique ce qui aurait eu des conséquences matérielles néfastes. Je ne t’envie pas cette situation, et souhaite lointainement compatir.

                      • #35879 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        Sur « La dimension matérielle de la vie d’écrivain », voir également « La politesse » et « L’antimanuel de Littérature ».

                      • #35881 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @Tristan
                        Je suis d’accord avec toi, mais c’est pourtant une évidence, non? A partir du moment où l’écrivain passe par une entreprise (un ou des éditeurs), il s’inscrit nécessairement dans un ordre marchand, et il est nécessairement pris dans les exigences du capital et ses méthodes : pour vendre, il faut faire connaître la « marchandise », toucher un lectorat (des « consommateurs) et donc passer obligatoirement par les médias, c’est-à-dire par une structure qui défend l’ordre symbolique qui soutient l’ordre marchand. L’écrivain est donc pris en tenaille, obligé de composer avec un ordre qui ne lui veut pas toujours que du bien et dont les préoccupations sont bien souvent éloignées de la création (même s’il doit y avoir, dans les maisons d’édition, des gens qui aiment profondément la littérature).
                        C’est sans doute la raison pour laquelle historiquement, l’artiste entretient un rapport très ambivalent avec la bourgeoisie. Car la force de la bourgeoisie, c’est qu’elle sait occuper les places essentielles dans le circuit de production, de telle sorte qu’on est toujours obligé de passer par elle.

                      • #35887 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        Oui, c’est évident, mais je trouve que c’est important de donner chair à ce que tu décris de manière théorique. Peu d’écrivains le font (et je note les deux références de Mao, merci).
                        « historiquement, l’artiste entretient un rapport très ambivalent avec la bourgeoisie » Oui ! Mais je reste toujours un peu sur ma faim quand on parle de l’artiste et de la bourgeoisie au singulier. Il y a un champ artistique qui est un lieu de luttes pour le pouvoir … etc.

                      • #35885 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Rassure-toi, ça se vit pas mal. D’ailleurs je suis de moins en moins invité dans le mainstream, sans que cela affecte mes ventes, donc bon. Ce n’est jamais que quelques moments de merde à passer – et plutot beaucoup moins de moments de merde que dans la vie de tout un chacun.

                      • #35886 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Mao fait bien de recommander La politesse et l’antimanuel, qui déjà prenaient la condition d’écrivain… comme une condition. Et décrivaient le statut fondamentalement prolétaire de ce lui qu’on pourrait appeler un travailleur littéraire, comme il y a des travailleurs-ses du sexe.

                      • #35890 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        Les deux titres sont dans la réserve de la bibliothèque municipale que je fréquente, et il me faut user de beaucoup de diplomatie pour y accéder. La bibliothécaire du rayon « non fiction » (!) n’est pas commode, elle use avec beaucoup de malice du peu de pouvoir qu’elle détient. Vous me motivez à poursuivre mes efforts.
                        Une question : est-ce que l’idée de donner tes textes à des maisons d’édition indépendantes existe ? Est-ce que les ventes de tes bouquins, la visibilité de ton nom, te donne pas un petit capital ?
                        (c’est vraiment une question ouverte qui cherche à comprendre comment ça se passe, pas une question du genre : chiche, vas-y t’es pas cape ..)

                      • #35891 Répondre
                        Tristan
                        Invité

                        *te donnent (on corrige l’orthographe, ici ?)

                      • #35896 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Il l’a fait je pense avec Jésus, les bourgeois et nous ; à vérifier.
                        Mais je crois que François est tout simplement fidèle à ses éditeurs et éditrices historiques : Verticales pour les romans, et son éditrice pour les essais.
                        Son théâtre par contre est hyper dur à trouver, car cela ne doit pas intéresser les petits et grands éditeurs de publier du théâtre contemporain.

                      • #35931 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        J’ai à ce jour écrit véritablement quatre essais politiques :
                        -deux chez Fayard. A l’éditrice j’ai réservé Notre joie, car c’est elle qui était venue me voir pour écrire ce qui allait devenir Histoire de ta bêtise. J’en fais un troisième avec elle, mais aucune fidélité particulière ne nous lie, surtout pas politique.
                        -deux autres sont dans des petites maisons indépendantes: Divergences, Amsterdam
                        J’ai récemment proposé un truc aux Editions sociales qui m’avaient sollicité, ça ne les a pas intéressés.
                        Il faudrait ajouter les livres Othon : un au Diable Vauvert, un autre et le prochain chez Divergences.
                        Et aussi quelques éditions de théatre
                        Donc l’édition indépendante ça me va. On monte d’ailleurs nous même une petite structure en ce moment, où je publierai sans doute des trucs.
                        En revanche c’est vrai que pour les romans je ne bougerai pas de Verticales.

                      • #35933 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Toutes ces précisions factuelles sont toujours très utiles pour nous (pour moi en tout cas).
                        J’aurais plutôt dit une copine pour ton éditrice Fayard, puisque tu la suis à la rentrée d’après ce que tu nous a dit — ce qui serait aussi sans doute une manière pour elle d’asseoir sa légitimité chez ce nouvel éditeur : elle arrive avec des auteurs.
                        J’avais oublié Boniments.
                        Les livres Othon, on ne les trouve pas facilement, faut les commander ; pareil pour le théâtre. Je n’ai pas le réflexe de commander en librairie.
                        On peut en savoir plus sur le binz avec les Éditions sociales : on sollicite, puis refuse, c’est pas clair. Mais cela participe sans doute de la chaîne de production dont tu parlais avant : pas salarié, mais quand même très dépendant des désidératas de tes N+1 occasionnels.

                      • #35939 Répondre
                        Ostros
                        Invité

                        Bonne nouvelle cette petite structure d’édition que tu montes, tu peux en dire plus ?
                        Savoir si c’est monté avec Othon ou d’autres écrivains amis
                        Avez-vous déjà des auteur.rices que vous pensez publier
                        Vous allez être axés essais uniquement
                        Quel est votre nom

                      • #35950 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Manquerait plus que ça s’appelle : La bonne nouvelle.

                      • #35977 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Sur Les éditions sociales, je n’en sais pas plus. Soit mon sujet n’était pas assez orthodoxe – c’est quand même pas des éditions qui rigolent- soit il y a une de ces raisons bien foireuses dont l’extreme-gauche a le secret.
                        Oui la structure est l’émanation d’Othon. On en dira plus bientot

                  • #35724 Répondre
                    Graindorge
                    Invité

                    Cohen, Enthoven, Lemoine etc… Ces personnes n’ont aucune puissance. Ce sont des pathétiques.
                    j’avais proposé Mélenchon mais c’est vrai que ça fait propaganda vu que c’est un politique. Pourtant c’est un homme qui a beaucoup de connaissances et ça ferait un débat avec du niveau.
                    Sinon, des débats avec d’autres écrivains ou avec des peintres, des musiciens, des danseurs, des ouvriers.ères… Il ne faut pas qu’on le tire par le bas mais par le haut. Il le dit lui-même, il a voulu faire plaisir a quelqu’un qui a été sympa avec lui. D’accord mais la prochaîne fois propose moi quelqu’un d’une autre épicerie. Plus épicé, quoi!
                    Comme Gabo, FB est aussi journaliste. Il pourrait aller interroger des gens de la Confédération paysanne, débattre avec eux.elles. C’est pas les sujets qui manquent. Ni les gens anonymes ou moins ou pas.
                    Sans faire de la psychologie bon marché, je crois que Bégaudeau qui est un artiste et un artisan inquiet devrait se faire plusss confiance. Le Bon Dieu ne le lâchera jamais. Faut juste qu’il continue à être ce qu’i est: un homme honnête. Un honnête homme. Un vrai serviteur. Les siècles en donnent un toutes les morts d’évêques.

                    • #35728 Répondre
                      deleatur
                      Invité

                      Propos attribué à Chirac au salon de l’agriculture, mais en vrai de FB : « C’est pas une vache, c’est une oeuvre d’art ! »
                      Tu m’étonnes que le salon l’invite en guest star tous les ans !

                      • #35731 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        deleatur: tu connais celle-là, histoire vraie, véridique: à un salon de l’agriculture, un gars, un agriculteur interpelle Chirac « Hey, connard! » ( je suis bien obligée d’écrire ce gros mot) et l’interpelé de répondre du tac au tac « Enchanté, moi c’est Chirac »
                        Ça m’avait fait bien rire.
                        Sinon, je ne savais pas que le salon invitait FB en guest star tous les ans. Mais c’est vrai que tout comme la vache, FB est une oeuvre d’art…

                      • #35737 Répondre
                        deleatur
                        Invité

                        Bien vu :))

                      • #35743 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Bonjour Graindorge,
                        Pour être tout à fait exacts:
                        L’adresse à Chirac n’était pas « Hé connard  » mais « Hé enculé « . (A quoi l’autre a effectivement répondu « Enchanté, moi c’est Chirac « ).

                      • #35749 Répondre
                        Graindorge
                        Invité

                        chère Jeanne: là je suis pliée en 4! Ça doit être que mon inconscient n’a pas voulu mémoriser ce vilain mot.. Mais on va dire que…j’étais pas loin du…con…
                        Appelons un chat un chat …
                        Merci pour le rire aux larmes!

    • #35569 Répondre
      Graindorge
      Invité

      C’est « vieux » cet entretien – 2019 – avec Enthoven qui la ramène encore plutôt 2 fois qu’une sur la grande épicerie nananèreu
      Je partage ce truc du journal Le Point, trouvé sur internet. juste pour potiner. Ce gars là est tellement mensonger  » pleurer des larmes de sang »…Il a volé ces mots à Jean-Luc Mélenchon. Une rencontre avec Jean-Luc. Ça, ça me plairait. Dany et Raz ont dit qu’ils n’ont pas voulu l’énerver en lui posant une petite question, juste une sur cet amour inconditionnel qu’il porte à Mittérand. Dieu sait que j’aime la personne et le personnage Mélenchon  » J’USE MA VIE POUR VOUS! » Quelqu’un qui hurle ça dans la rue contre le visage d’un c…… ne peut qu’avoir mon amitié mais Mittérand, je comprends mal.
      En attendant cette rencontre au sommet, voilà du Enthoven. Une fois. Pas plus.

      Raphaël Enthoven : « Avec Bégaudeau, les deux plus longues heures de ma vie »
      INTERVIEW. Chouard, Dupont-Aignan, la gauche racialiste… Le philosophe revient sur ses joutes idéologiques sur Twitter comme dans la vraie vie.
      Propos recueillis par Thomas Mahler
      Publié le 19/04/2019 à 12h34, mis à jour le 19/04/2019 à 13h01

      On en arriverait presque à le soupçonner de masochisme. Sur Twitter, Raphaël Enthoven ferraille – plusieurs heures par jour assume-t-il – moins pour défendre ses opinions que pour essayer de créer un espace de débat, quitte à régulièrement se prendre des torrents de boue virtuelle. Dans la vraie vie aussi, l’auteur des récentes Nouvelles morales provisoires (éditions de l’Observatoire), de tendance libérale et laïque, a mené des joutes avec Étienne Chouard, Alain Badiou et François Bégaudeau, pour des résultats très différents. Si les discussions ont été rudes mais loyales avec les deux premiers, la confrontation avec le troisième, organisée par L’Obs, s’est en revanche très mal passée, provoquant le départ de Raphaël Enthoven (« On va s’arrêter là. Je n’ai même pas envie de répondre. »). Faut-il échanger avec des adversaires idéologiques ? Twitter est-il un espace socratique ou une parfaite perte de temps ? Le présentateur de l’émission Philosophie sur Arte défend le fait de se confronter à des gens qui ne pensent différemment. Entretien.
      Le Point : Que vous inspire le tweet d’une membre du bureau national de l’Unef, « On s’en balek objectivement c’est votre délire de petits Blancs », à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris ?
      Raphaël Enthoven : Le même genre de tristesse que j’aurais devant un ancien copain devenu fasciste en devenant vieux. J’ai fait mes études à l’époque où l’Unef était un syndicat laïque, universaliste et républicain. Comment ne pas pleurer des larmes de sang quand on les voit aujourd’hui lutter pour la censure de la lettre de Charb sur l’islamophobie ou des Suppliantes d’Eschyle ? Dans l’épouvantable rhinocérite qui voit basculer la moitié de la gauche du côté du racialisme et des pensées identitaires, l’Unef est une prise de choix. Mais on peut aussi voir les choses du bon côté : qu’une jeune femme dise « on s’en balek » (c’est-à-dire : « on s’en bat les couilles ») est, en un sens, un progrès en matière d’indifférence républicaine à la forme du sexe. À quand des militants masculins qui déclarent « on s’en gratte la chatte » ? On peut toujours rêver.
      Avec « #JeSoutiensHugo, vous avez largement défendu sur les réseaux sociaux cet adolescent menacé de mort pour avoir fait une blague sur la Kaaba à la Mecque. Si on défend le droit au blasphème, ne faut-il pas laisser s’exprimer ceux qui se moquent d’une cathédrale ?
      S’il y avait eu un incendie à la Mecque, si la Kaaba avait été dévorée par les flammes, j’aurais (sans appeler à leur censure) trouvé odieux les gens qui s’en moquent ou déclarent « on s’en balek, de votre cube de muzz ». La blague de Hugo sur la Mecque (« Y’a du monde à InZeBoite », devant une photo de la Kaaba) n’a rien à voir avec ça. C’est juste un pur blasphème, autrement dit : ce n’est pas un délit. Une fois pour toutes : le blasphème en France n’existe pas. On a parfaitement le droit de se moquer des lieux saints. Et il est infâme, et punissable, de menacer le moqueur.
      Pourquoi avoir fustigé les réactions des députés Nicolas Dupont-Aignant et Meyer Habib, qui ont réclamé « la vérité » sur l’incendie de Notre-Dame ?
      Parce qu’ils ont réclamé la « vérité » que personne ne leur cachait ! Et qu’ils ont l’un et l’autre balancé le mot « attentat » alors qu’aucun indice n’allait dans ce sens. Que des pieds nickelés (capables de confondre un humain et une statue) élaborent des théories du complot, passe encore… Mais que des députés, dont les agendas respectifs commandent, pour des raisons différentes, de spéculer sur la crainte du terrorisme islamiste, s’amusent à jeter une louche de peur sur la tristesse générale, c’est honteux. La seule tentative d’incendie criminel qu’il y ait eue dans cette tragédie, ce sont ces deux miteux qui l’ont commise en tentant de faire naître et d’alimenter la sainte trouille d’un attentat au cœur de la France. Heureusement, le feu n’a pas pris. Au-delà de ces calculs sordides, ce qui est intéressant, c’est la façon dont leurs partisans (ou eux-mêmes) se défendent : « On a quand même le droit de poser une question, non ? » disent-ils. Certes. C’était déjà ce que disait Marine Le Pen quand on lui avait reproché de balancer la rumeur parfaitement infondée d’un compte offshore aux Bahamas détenu par le couple Macron… On peut poser toutes les questions qu’on veut. Seulement, certaines questions ne sont pas posées pour obtenir une réponse, mais uniquement pour répandre du soupçon. Par exemple, quand Ange Dibenesha est mort, en mars dernier, ceux qui, à l’image de nos députés filous, ont aussitôt réclamé « TOUTE la vérité » ne réclamaient rien du tout, mais voulaient juste laisser entendre, trois jours après le décès, que la vérité, par définition, nous était cachée car, c’est bien connu, il est impossible qu’un « racisé » périsse entre les mains de la police sans périr des mains de la police… Il a suffi qu’on découvre qu’Ange était mort d’une overdose pour que les rentiers d’une justice à deux vitesses (douce avec les Blancs, dure avec les autres) rétropédalent, abandonnent le scandaleux #JusticePourAnge et changent de victime comme on change de hochet… Une chose (salutaire) est de poser une question à partir des éléments dont on dispose afin de comprendre ce qui s’est passé. Tout autre est d’instiller un soupçon sous le prétexte de poser une question qui s’appuie elle-même sur un fantasme… Tout en se donnant l’air de dire « nous avons l’esprit ouvert et nous n’écartons aucune piste », Dupont-Aignan et Meyer-Habib ne pensent qu’à gagner des voix, et, pour ce faire, à augmenter la peur aux dépens du réel aussi longtemps que possible.
      Vous avez récemment débattu avec Étienne Chouard, Alain Badiou et François Bégaudeau. Est-ce du masochisme ou pensez-vous sincèrement convaincre des adversaires idéologiques ?
      Le masochisme serait de réduire mon univers aux gens qui sont du même avis que moi. Plutôt mourir de mon vivant. Cela dit, j’ai vraiment fait trois expériences très différentes avec ces trois débatteurs. J’ai eu deux franches discussions, publiques, loyales et argumentées, avec Étienne Chouard (du RIC jusqu’au sentiment que l’actuel pouvoir est une tyrannie), dont je ne partage aucune des options, mais à qui je suis heureux de serrer la main, et avec qui j’ai eu grand plaisir à mettre en scène nos contradictions – à l’intention de tous ceux qui croient qu’il faut être ennemis quand on est adversaires. Mon sentiment est que Chouard se trompe sur des points décisifs, et qu’à son insu il lutte pour la servitude en croyant défendre la liberté, mais sa démarche est sincère, et il est juste, en ce sens, qu’il soit le seul à faire l’unanimité chez les Gilets jaunes.
      Et Alain Badiou ?
      Il y a dix ans, Alain Badiou (que je connais depuis mon entrée à l’ENS) m’a désigné comme son « meilleur ennemi » et j’ai toujours voulu me montrer digne d’un tel compliment en l’attaquant de toutes mes forces et — cela va sans dire – au-dessus de la ceinture. En la circonstance, à l’initiative de Rose-Marie Chevalier et Pierre Belmas (créateurs de « Tarbes en Philo »), et sous le marrainage d’Adèle Van Reeth, nous avons passé la journée entière à nous affronter fraternellement.
      Mais cela sert-il vraiment à quelque chose ?
      Idéologiquement, pas sûr. Méthodologiquement, peut-être. Ça sert en tout cas à montrer aux gens qui s’identifient à leurs propres opinions qu’on peut être en désaccord sur tous les sujets… tout en étant d’accord pour ne pas s’entendre ! Ce n’est pas complètement inutile. Ça sert à montrer qu’il n’y a de la part de Badiou (ou de la mienne) aucune trahison ni renoncement à se prendre dans les bras après avoir échangé des uppercuts. « Faut-il refaire le monde, ou sauver ce qui peut l’être ? » était l’alternative proposée. Comme on pouvait s’y attendre, Alain a développé une lecture marxiste et radicalement transformatrice, alors que de mon côté, en lecteur de Camus, je me suis attaché à défendre l’idée de révolte contre l’idée de révolution – ou l’intranquillité de l’homme révolté contre la bonne conscience du révolutionnaire. Mais de part et d’autre, nous avons fait des concessions : j’ai commencé par reconnaître que la traduction politique de la sublime pensée camusienne de la révolte était souvent, malheureusement, un art hollandiste de la synthèse (que j’appelle le « oui d’accord, mais enfin tout de même »). Et Alain a fini la journée en proposant qu’on « mette en sommeil pour quelque temps le mot de révolution ». Enfin, contre toute attente, nous avons communié dans la critique des Gilets jaunes… C’était merveilleux. On aurait pu discuter trois jours de plus.
      Et votre débat inachevé avec François Bégaudeau dans L’Obs, qui sans cesse vous a rappelé que vous seriez un incurable bourgeois ?
      C’est le contraire. Avec Bégaudeau, j’ai vécu les deux plus longues heures de ma vie. Bégaudeau vampirise le débat en portant des accusations indémontrables (et donc infalsifiables) du genre « vous êtes l’intellectuel organique du système » qu’il vous met en demeure, ensuite, de récuser. Résultat : au lieu de porter sur la misère, le racisme, ou sur les moyens d’aller vers davantage de justice sociale, la discussion porte uniquement sur le nombre de fois où l’interlocuteur de Bégaudeau en a lui-même parlé… À quoi tient cette prodigieuse fermeture d’esprit qui se vit comme une clairvoyance ? Peut-être au rapport de forces entre la vie de Bégaudeau et ses idées ? Sans l’excuser, il faut se mettre à sa place (et à son niveau) : François Bégaudeau, c’est une âme de Gilet jaune qui fait ses courses à la Grande Épicerie. C’est un pauvre à l’intérieur, en exil dans les beaux quartiers. Mais un pauvre qui compense par la lucidité la misère d’être riche. Dans une céleste balance dont il trafique le fléau, le poids de ses intentions l’emporte (à ses yeux) sur le faix de sa vie. Rien n’est plus bourgeois, évidemment, qu’un tel arrangement avec soi-même, et l’art de conserver sa bonne conscience quand on vit comme un nanti. Le problème, c’est qu’une telle contradiction rend profondément dogmatique. À quoi s’ajoute, dans le cas de Bégaudeau, la pédanterie de celui qui, par son jargon, règne sur des snobs qui trouvent génial ce qu’ils peinent à comprendre… Quel enfer ! Autant parler à un poulpe. On ne m’y reprendra plus.
      Ne vous lassez-vous jamais de passer des heures sur Twitter pour ce qui est souvent un dialogue de sourds, si ce n’est une foire d’empoigne ?
      Je suis inlassable, car je n’ai aucun espoir. Les combats sans issue me conviennent tout à fait. « Je ne vois pas, dit Camus, ce que l’inutilité ôte à ma révolte, et je sens bien ce qu’elle lui ajoute. » L’absence d’espoir me donne du cœur à l’ouvrage. Comme je n’en attends rien, je peux jouer à ça indéfiniment. D’autant que je m’amuse beaucoup : tel François Bégaudeau dans les allées de la Grande Épicerie, je fais quotidiennement, pour la modique somme de quelques insultes, provision de complotisme, de racisme qui s’ignore, de sottise et surtout : de mauvaise foi. Et j’accueille comme des « moments de grâce » les (nombreux) instants où deux êtres que tout oppose choisissent de se serrer la main. Mais vous avez raison. Ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau. On ne change pas plus Twitter qu’on n’altère la surface d’un lac en le faisant fouetter. C’est désolant d’ailleurs, car les réseaux sociaux ont, à terme, vocation à se substituer à tous les filtres traditionnels (de la presse aux partis politiques)… Rien n’est plus urgent que de civiliser (c’est-à-dire de démocratiser) ces endroits où les barbares font la loi et où tout le monde, un jour, finira par se rendre.
      Vous avez sans doute le mieux résumé ce réseau social : « Twitter a le QI d’une poule et une mémoire d’éléphant… »
      Merci ! Le QI d’une poule désigne le mode de réaction ultra rapide de Twitter, et la constitution spontanée de tribunaux sans avocats ni appels, avec la rumeur pour seule preuve. J’aurais pu dire « le QI d’une épinoche » tant les trolls de Twitter font penser à des poissons d’eau douce qui se disputent un morceau de pain. Mais – et c’est toute la perversité du truc – Twitter a aussi la mémoire d’un éléphant. Les déjections (ou les tweets) que la poule produit sans y penser sont archivées pour l’éternité. Le résultat, c’est que ce réseau stalinien passe son temps à inspecter vos Time-Line dans l’espoir d’y trouver la perle d’une parole répréhensible qu’on puisse vous opposer, ou d’un truc à tronquer pour le brandir et lancer une cabale. « Tu es indiscrète, disait Guitry à la femme de sa vie, tu retiens tout ce que je te dis… » Vous imaginez ce qu’il aurait dit de Twitter ?
      Et vous-même, avez-vous des regrets sur votre Time-Line ?
      Je n’ai pas de gros cadavres dans mon placard. Hormis un vieux tweet qu’on exhume régulièrement, où je dis qu’on peut être « musulman sans croire en Dieu » (et que j’ai neutralisé par une tribune explicative), la Stasi s’est toujours cassé les dents sur mes petites archives. Mais j’ai des emportements ponctuels un peu cons, que je regrette aussitôt. Comme ce jour où j’ai traité Chouard de « rouge-brun » sans avoir mieux regardé son travail, ou quand j’ai accusé à tort Olivier Faure de ne pas prononcer le mot « antisémitisme »… Ou plus récemment, quand j’ai rangé Thomas Porcher dans la liste des réactions stupides à l’incendie de Notre-Dame. L’honorable économiste, dont le seul tort était de traiter d’« hypocrites » les gens qui applaudissent des pompiers qu’ils refusent ensuite de mieux payer avec leurs impôts, n’avait rien à faire en compagnie des complotistes qui cherchaient un attentat, ou des racialistes de l’Unef qui voyaient dans la cathédrale un « truc de Blanc ». Mais le truc a trop tourné pour que je l’efface. Alors, j’assume.

    • #36471 Répondre
      Ostros
      Invité

      Bonne nouvelle !
      Discussion entre François et Nicolas Framont
      « La bourgeoisie démasquée »
      Jeudi 14 mars à 19h30
      LE HOBA
      44 rue Bernard Buffet
      75017 Paris
      .
      C’est filmé !

      • #36476 Répondre
        Alain m
        Invité

        Merci pour l’info.

        • #38047 Répondre
          Ostros
          Invité

          Svp quand ça sera en ligne, vous pourrez mettre la vidéo ici ? je crains de la rater…

    • #38053 Répondre
      Sarah G
      Invité

      François, est-ce que tu sais si ta rencontre qui a eu lieu vendredi 15 mars à la maison de quartier de Villejean à Rennes a été filmée.
      Merci
      Et s’il y en a parmi vous qui ont une vidéo sur cette rencontre, n’hésitez pas à la poster ici.

      • #38064 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je ne crois pas non
        mais enregistrée audio oui

    • #39750 Répondre
      Ostros
      Invité

      Naviguer sur l’horrible page instagram des clips d’une minute pris dans les discours de François diffusés sur YouTube m’a tout de même apporté une info :
      François publiera dans la revue Aventures, le jeudi 4 avril. Il s’agit d’un recueil de réponses de 65 auteurs et ices à la question « écrivez-vous des scènes de sexe ? ». On imagine qu’il ne s’agit pas de répondre simplement par oui ou non, mais de développer sur le travail de ces scènes (sont-elles travaillées différemment des autres ? Que disent-elles des personnages, qu’apportent-elles au récit ? Etc.). Et on se dit que 65 auteurs et ices ça brasse quand même très très large. On espère aussi que la contrainte du nombre de signes ne fut pas trop rude.
      .
      https://www.fnac.com/a19333296/Collectif-Revue-Aventures

      • #39759 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Ho hooo
        Je lirai ça

      • #39773 Répondre
        thierry
        Invité

        Intéressant, j’ai beaucoup réfléchi à cette question. Je me réjouis de découvrir les réponses.

    • #52429 Répondre
      Ostros
      Invité

      L’essai Comme une mule paraîtra le 02 octobre. Il est édité chez Stock Collection La Bleue. Pour le moment point d’extraits diffusés, point de pages entières offertes à nos yeux impatients. Tout ce que la maison d’édition a laissé filtrer c’est qu’il fait 450 pages et coûte 22 euros.

      • #52433 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Ça va être costaud à lire quoi mais j’ai tellement hâte car je pense que je vais le rejoindre pas mal. En tout cas merci pour la date. Le prix et le titre ☺️

      • #52434 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je trouve que le titre « Comme une mule », qui me semble amusant et énigmatique, ne laisse rien filtrer non plus sur son contenu. Titre probablement à recouper et à élucider, une fois le livre lu.

        • #52436 Répondre
          Ostros
          Invité

          Si l’éditeur n’a rien dévoilé pour l’instant, on sait déjà que la réflexion littéraire de François s’installe dans l’art. François a aussi donné quelques pistes lorsqu’on a abordé Cantat, Vivès, Louis CK, et qu’on a parlé justice, morale, perversité, art, vitalité, dans divers autres topics.

          • #52438 Répondre
            Ostros
            Invité

            Moi j’aime bien ce titre, cette mule qui rappelle l’âne qui subit, endure, avance, régulier, calme, silencieux, déterminé et doux. Qui rappelle Bresson, Frammartino et Skolimowski. Un saint.

            • #58978 Répondre
              Sarah G
              Invité

              Merci Ostros pour les infos.
              Et je trouve que c’est un super titre en effet.

        • #52437 Répondre
          PeggySlam
          Invité

          Je trouve que le titre va bien avec le caractère de François ^^

          • #52439 Répondre
            Ostros
            Invité

            Oui moi aussi
            Rapport à ce que j’ai écrit plus haut…

          • #52524 Répondre
            Billy
            Invité

            Et l titre va bien avec son physique aussi, les oreilles notamment.
            Beau titre, marrant et inattendu pour un essai, toujours cette façon de prendre l’essai de biais. On sait depuis D’âne à zèbre que l’âne est divin s’il avance au hasard et s’appelle Balthazar. Comme une mule m’évoque forcément D’ane à zèbre et ses récits traversés par le tempérament anarchiste.

            • #52544 Répondre
              GaelleS
              Invité

              Au delà de ses oreilles et d’Ane à zèbre, on pense aussi à Comme une bête de Joy Sorman

      • #52440 Répondre
        deleatur
        Invité

        De source sûre, le livre comportera des pages à colorier et des points à relier, pour un maximum de connexion et d’interactivité avec les lecteurs et lectrices, y compris les enfants. Lors des premières séances de dédicace, on se verra offrir un kit de feutres à colorier et de gommettes multicolores, parce que c’est comme ça, François est rainbow friendly.

    • #52448 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Comme une mule. Ça me rappelle EO
      Et la persévérance. Le sacrifice
      Et têtu comme une mule

      • #52449 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Et le film de Eastwood La Mule 😉

        • #52462 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Aaah oui!!! 😄

          • #52473 Répondre
            deleatur
            Invité

            Au hasard Balthazar

      • #52472 Répondre
        diegomaradona
        Invité

        Le titre renvoie au fait d’être chargé comme une mule, au double sens du terme : François nous parlera donc du fardeau qu’il porte et de la coke qu’il prend pour y faire face.

        • #52475 Répondre
          deleatur
          Invité

          Tu oublies la suprême indifférence de la mule aux ordres qu’on lui donne et aux vêtements qu’on lui fait porter.

        • #52480 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          La séance de rigolothérapie a commencé avec Diego

      • #52631 Répondre
        Carpentier
        Invité

        et puis, quand même, aussi, évidemment, bien sûr, tout le monde y pense le lisant, il y a le
        ‘ têtue comme une mule ‘, la tête de mule qui. décidée, partie, une fois. en route, va son chemin.

        • #52639 Répondre
          graindorge
          Invité

          graindorge l’a dit avant nananèreur Carpentina

          • #52644 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Et est-ce que ça pourrait, comme tout ce qui se dit par ailleurs, s’attribuer à l’auteur à qui appartient ce forum, du coup?
            Moi, je trouve que oui.

            • #52679 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Alors? C’est quoi le bon titre?
              Mule ou moule?
              Comme une mule ça lui irait bien en effet au propriétaire Comme une moule aussi car quelle moule parfois!

              • #52705 Répondre
                Carpentier
                Invité

                en attendant, graindorge, dans ma circo, les gauchos sont passés en 1 coup, sans moi: dimanche prochain, on peut aller aux fraises, yeah.

                • #52718 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  comme une mule c’est bien le bon titre donk
                  tu m’en ramènes une petite barquette de tes fraises?
                  J’ai trouvé ici des cerises de Càceres! Mais il faut les manger vite: le passage des chambres froides ou des camions frigorifiques à la chaleur fait qu’elles s’abîment! J’ai mangé de bonnes fraises aussi il y a quoi? 2 semaines? Et aussi des myrtilles et d’ailleurs entre fraises cerises ou myrtilles, c’est myrtilles

    • #52531 Répondre
      Mélanie
      Invité

      Moi j’ai cru que le titre annoncé était une blague

      • #52534 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        François a toujours de l’humour donc je trouve que le titre lui correspond bien je trouve

        • #52638 Répondre
          Mélanie
          Invité

          ça m’a bien fait rire ce matin

          • #52676 Répondre
            Tof
            Invité

            Erratum de l’éditeur qui a oublié le o à Comme une moule

    • #52616 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je repose et reformule la 2e partie de ma question dans ce topic car elle a été noyée par Diego dans le topic JV :
      François, sera-t-il question du rire dans Comme une mule ?

      • #52671 Répondre
        deleatur
        Invité

        J’ajoute : de la rigolade et des soirées bière-barbecue ?

        • #52695 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Oui il y a toute une partie sur l’humour.
          Et 200 pages sur le barbecue.

    • #58905 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Question à toute autre personne connaissant le fonctionnement de publication des livres
      Dans mon ignorance, je croyais qu’un.e écrivain signait un contrat avec une maison d’éditions et qu’il.elle ne pouvait pas en bouger jusqu’à expiration du dit contrat ou accord mutuel. Or je vois que F.B en change souvent. Pourquoi?
      Comme une mule va sortir chez Stock. Pourquoi pas Verticales? Et pourquoi pas à Cause Perdue?
      N’y a t-il plus de contrat entre écrivains et maisons d’éditions? Par exemple Echenoz, fidèle aux Éditions de Minuit je crois.
      J’aimerais juste comprendre. Peut- être une volonté de L’écrivain de donner du travail à
      un peu tout le monde? Ou d’aller aux Éditions qui proposent/ peuvent proposer un peu plus de % par livre vendu? Ou bien les Éditions Stock sont plus spécialisées dans les Essais?

      • #58907 Répondre
        Delphine
        Invité

        Je me demande si chaque livre ne fait pas l’objet d’un contrat (un livre = un contrat, avec versement d’une sorte de à-valoir à l’auteur, probablement pendant la phase d’écriture). Je ne suis pas sûre que le contrat couvre une période pendant laquelle l’auteur devra écrire un certain nombre de livres chez le même éditeur. Je ne suis pas certaine que Verticales publie des essais, plutôt des romans contemporains (contemporanéité qui se retrouve dans le style d’écriture des écrivains en faisant partie).

      • #58915 Répondre
        K. comme mon Code
        Invité

        Quand on signe un premier contrat, il peut y avoir une clause de préférence : pendant une certaine durée, la maison d’édition est prioritaire sur les manuscrits suivants. La maison n’est pas obligée de publier ces manuscrits, ce qui permet de le proposer ailleurs. Mais à part quand une maison pense s’assurer un.e auteur.e qui garantit des ventes, le rapport de force est largement à l’avantage des éditeurs dans la plupart des cas. C’est surtout symbolique, ça montre l’intérêt d’une maison d’édition à établir un rapport de travail dans le long terme.

    • #58914 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      J’aimerais bien comprendre comment ça marche d’où mes questions. C’est vrai Delphine: chez Verticales ça a l’air plutôt romans contemporains. Les a- valoir oui, ça je savais et je crois que pour les livres vraiment commerciaux il existe peur-être des contrats où l’auteur signe pour « pondre » un ou deux livres par an.
      Ça ne m’intéresse pas. Je ne crois pas que B signe pour « pondre » un livre. Il a parlé de commandes. Certes, cela l’oblige mais je crois qu’il n’accepte qu’à la condition que le sujet lui plaise. Mes six questions se rapportent au Comment ça fonctionne l’édition

      • #58945 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Pour « comprendre comment ça marche », tu peux commencer par t’en remettre à tes yeux. Tes yeux t’informeront que je publie tous mes romans chez Verticales, à quoi je suis fidèle depuis 20 ans – et le resterai (un roman y sortira fin 2025 ou début 2026)
        Verticales ne publiant pas d’essais, je publie des essais ailleurs – ou des livres qui m’ont été commandés par d’autres éditeurs.

        • #58947 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Je suis allée voir. Oui c’est vrai. Et les éditions
          Verticales ne font pas les livres de poches
          puisque je lis que c’est Gallimard

          • #59024 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Verticales appartient à Gallimard
            Les Verticales qui deviennent des Poche le deviennent chez Folio, qui est la collection Poche de Gallimard.

            • #59033 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Ah, merci !
              Et maintenant que tu as créé avec d’autres une maison d’Éditions Cause Perdue: tous tes livres: essais, romans y seront publiés ou pas?

              • #59059 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Mes livres appartiennent aux éditeurs qui les ont publiés, je ne peux pas les transvaser chez Cause perdue. Et ce n’est pas du tout le but, ils sont très bien là où ils sont. Le but de Caise perdue est de publier des livres, pas mes livres.

                • #59092 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  Je voulais dire : tes futurs livres pas ceux qui existent déjà. Par exemple ton prochain roman sera publié à Cause Perdue ou à Verticales?

                  • #59099 Répondre
                    Dr Xavier
                    Invité

                    Question : ton prochain roman sera publié à Cause Perdue ou à Verticales?
                    Réponse :

                    Tes yeux t’informeront que je publie tous mes romans chez Verticales, à quoi je suis fidèle depuis 20 ans – et le resterai (un roman y sortira fin 2025 ou début 2026)

                    On t’a déjà dit que tu publiais bcp Graindorge, on sait bien que chacun.e fait ce qu’il veut, mais prends en compte que quand tu publies tu masques une autre publication qui pourrait intéresser. Là sur la page d’accueil il y a 15 threads, et 5 ont pour dernière publication « Graindorge. » (maintenant 4, vu que je te réponds)

                    • #59100 Répondre
                      Titouan R
                      Invité

                      Merci Doc. Ressenti partagé

                    • #59110 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Xavier ou Dr Xavier bonjour:
                      Comme FB a crée avec d’autres personnes une maison d’Éditions Cause Perdue je voulais savoir si à partir de maintenant ses FUTURS livres seraient publiés à Cause Perdue ou pas ou si Cause Perdue a été créé uniquement pour publier des livres autres que les siens.
                      Je ne crois pas masquer des messages: lorsque je rentre dans un fil, je peux y lire tous les messages de tous les sitistes que je n’ai pas lu sans problème mais tu en sais sûrement plus que moi sur le fonctionnement.
                      Oui chacun.e fait ce qu’il veut. Maintenant JE VEUX que tu me dises Xavier combien de messages hebdomadaire on m’accorde et je m’y tiendrais. Promis

                      • #59112 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        surdité encore
                        je te dis que mon prochain roman sera publié chez Verticales, après quoi tu me demandes si désormais mes romans seront publiés par Cause perdue
                        lLe doc a donc raison de te faire observer ton inattention, tout en suggérant délicatement qu’elle serait liée à ton nombre de publications
                        Ce que bien sur tu ne veux pas envisager
                        Tu es la Léo Marchand du forum : dans ton couloir et au fond ne discutant avec personne

                      • #59190 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                         » ce que bien sûr tu ne veux pas envisager »
                        Faux.
                        tu es presbyte ou myope alors car on peut lire
                        que j’ai proposé immédiatement à Xavier de me dire combien de messages je peux écrire chaque semaine.
                        Aucune réponse
                        P.s: évite stp les tentatives d’humiliations publiques. Ce n’est pas joli et elles ne restent
                        que des tentatives. Nous ne sommes pas si nombreux que ça à bosser dur pour un monde meilleur ou plutôt carrément autre. Loin, bien loin de ces cagades de vote/ pas vote
                        Reste l’homme bon que tu es
                        Baîetas

                      • #59113 Répondre
                        Zyrma
                        Invité

                        moi je propose 1

                      • #59115 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Les seuls que j’habilite à décider c’est F.B et Doc
                        Désolée Zyrma

                      • #59195 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Stupidement tu transformes en petit jeu d’instituteur à élève, ou de papa à enfant puni, ce qui était une observation et une suggestion : tu multiplies ici les inattentions (et parfois les inepties) parce que tu postes trop.
                        La question qui devrait se poser alors, ce n’est, pas stupidement, « à combien de posts j’ai droit papa? », mais, est ce que le doc et françois ont un peu raison d’observer et suggérer cela?
                        Mais Léo Marchand dans son couloir n’entend rien – ou ne veut rien entendre.

                      • #59196 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        mais si tu tiens absolument à revenir à l’école primaire, eh bien je dirai comme Zyrma : 1

                      • #59203 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Un par semaine? Le dimanche? Pour t’écrire  » Salut Seigneur, passe le Bonjour à la Famille?

                      • #59205 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        par jour
                        ca représentera déjà -87% par rapport à ton activité quotidienne moyenne

                      • #59206 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        (et j’observe donc que tu tiens absolument à être écolière)

                      • #59208 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        Bon d’accord… mais comme le régime: je commence lundi et maximum 3 par jour + une entrée rien qu’à moi où j’écris ce que je veux: pensées, citations, observations avec bien sûr le minimum d’auto-censure nécessaire. Je ne suis pas là pour te porter préjudice.
                        Quant à l’écolière: j’ai eu une enfance très sérieuse dès mon arrivée à la Métropole à l’âge de 6 ans
                        L’ami niçois Marc qui m’avait prêté son appart m’a dit un jour  » on passe ensuite toute sa vie à essayer de récupérer l’enfance »
                        Mais il y a des moments où ce regard a mille ans voire plus

        • #58975 Répondre
          Schnoups
          Invité

          Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus sur ce futur roman ?
          Allons nous enfin savoir ce qui se passe dans cette obscure station balnéaire héraultaise ?

          • #59025 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            le roman n’est pas fini, et la publication trop lointaine
            en tout cas nous serons assez loin de l’Hérault

            • #59086 Répondre
              Schnoups
              Invité

              Il ne donne pas d’indices le bougre.
              Bon, mais est-ce qu’avoir relu tout Simone Weil a un rapport avec ce prochain roman ?

              • #59089 Répondre
                Charles
                Invité

                (je profite de ton passage Schnoups pour te dire que j’ai enfin vu les Sept samouraïs de notre japonais préféré, quel pied, il est vraiment trop fort Akira)

                • #59091 Répondre
                  Schnoups
                  Invité

                  Ah !
                  Je me permets une petite question alors Charles. Sur ces trois heures de film, quelles sont les scènes qui te restent particuièrement ?

              • #59094 Répondre
                Charles
                Invité

                Moi je pense qu’on a déjà le titre : Je ne suis pas un Hérault.
                (pardon)

                • #59106 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  comment ça pardon?
                  géniale trouvaille
                  je transmets à l’éditeur

    • #59096 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Les 7 samouraïs c’est merveilleux! RAN aussi! Et la ballade de Narayama et… j’aime Akira

    • #59107 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      La ballade de Narayama, qui n’est pas de Kurosawa
      Lucidité de Graindorge

      • #59118 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        La ballade de Narayama est d’Imamura. Pardon à lui
        Ne te fais pas bête F.B: je parlais de ma lucidité en allant voter. Et je ne saurais jamais qui est Will.
        Pas grave.
        Et dans Cause Perdue il n’ y aura pas que des livres puisque dans le fil  » édition Bégaudeau » tu dis bien que ton prochain roman y sera publié.
        Sujet clôt.
        Dr Xavier dit On fait ce qu’ON VEUT dans ce forum alors j’ai répondu JE VEUX que lui ou toi me dise combien de messages hebdomadaires je peux écrire. Il n’ y aura plus de Merci machin, grand merci bidule car ça compterai comme messages.

        • #59122 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          « Et dans Cause Perdue il n’ y aura pas que des livres puisque dans le fil édition Bégaudeau » tu dis bien que ton prochain roman y sera publié. »
          Lucidité encore et toujours.
          Dans le fil je dis que mon prochain roman sera publié chez Verticales
          Je dis par ailleurs que je publierai sans doute un livre – pas un roman- chez Cause perdue.
          Mais je suppose que tu vas encore réussir l’exploit de comprendre à l’envers ce que je viens d’écrire.

          • #59127 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            « Tu as raison. Tu as utilisé le mot  » livre » et pas roman
            Jcombien de messages je peux écrire chaque semaine? J’ai éliminé les remerciements.

        • #59125 Répondre
          Titouan R
          Invité

          Et Graindorge, pour te soulager quant à l’inconnu Will, il s’agit d’un canular, que François trimballe de livre en livre, et convoque parfois dans un post. Sous des formes parfois différentes : Bill William, William Bill,…
          Canular nullement crypté car déjà expliqué sur divers topics du forum (ou rendu clair par implicite forcé) par François lui-même.
          Etonnant qu’une arpenteuse aussi frénétique de ce forum, tu passes aussi peu de temps à lire ce que les autres écrivent (sauf Carpentier, elle aussi parfois saisie de loghorrée).

          • #59126 Répondre
            Carpentier
            Invité

            et allleeeeeez
            La p’tite tape gratuite derrière la nuque en passant

            • #59128 Répondre
              Titouan R
              Invité

              Il n’y avait pas d’hameçon, mais elle mordit au bout de 13min…

              • #59129 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et oui, c’est l’heure du gouter bientôt, suis au taquet,
                taquine encore, taquine encore

    • #59431 Répondre
      swan
      Invité

      j’attends avec impatience le 9 octobre

      • #59434 Répondre
        Ostros
        Invité

        You mean « le 2 octobre », right ?

        • #59682 Répondre
          swann
          Invité

          Un libraire m’avait assuré que ce grand jour adviendrait le 9 octobre. Si c’est le 2 c’est encore mieux

    • #59536 Répondre
      Ostros
      Invité

      Les nantais,
      Ta rage n’aura pas de fin une pièce rare de François, se joue au Théâtre de la rue de Belleville
      Du 10/10/2024 au 30/11/2024
      Du jeudi au samedi à 20h30
      .
      Colin a invité Valère pour un grand entretien en public. La soirée s’annonce excellente. Ils sont amis. Mais l’un est devenu célèbre, l’autre pas..

      • #59539 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        Est-ce que Colin et Valère ne s’appeleraient pas dans la vraie vie François B. et Vincent J. — cette grande feignasse, directeur d’un magazine passé de mode, qui n’a jamais rien écrit, ni vivant ni mort ?

        • #59633 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          absolument rien à voir
          je n’ai d’ailleurs jamais été avec VJ

          • #59642 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            été ami avec VJ
            ni été tout court

      • #59764 Répondre
        Cédric
        Invité

        La Bonne Nouvelle que cette reprise.

        • #59765 Répondre
          Zyrma
          Invité

          on attend le texte

    • #59639 Répondre
      Charles
      Invité

      Le ciné-club continue-t-il à la rentrée ? Si oui, on a une date et un film?

      • #59641 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Non, pas à la rentrée
        En janvier plutot. Même si je me laisse le temps de décider

    • #59731 Répondre
      Ostros
      Invité

      François,
      Si Comme une mule sort en octobre et ton prochain roman en 2026 (si j’ai bonne mémoire), est-il prévu que sorte un autre ouvrage (essai, BD) en 2025 ?

      • #59738 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        A commencer par notre nouveau collectif – sur Brest, en février, chez Divergences
        Sans doute aussi un livre chez Amsterdam
        Et peut etre un livre chez Cause perdue, maison d’édition qu’on ne présente plus

        • #59745 Répondre
          Ostros
          Invité

          Excellentes nouvelles, merci.

          • #59749 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Dont un livre de cuisine sur la recette du boudin blanc à la nantaise.

          • #59773 Répondre
            Mélanie
            Invité

            Oui bonnes nouvelles

            • #59778 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              mais en partie fake : mon livre de recettes portera sur le boudin noir et non blanc
              pardon de chicaner

              • #59794 Répondre
                ..Graindorge
                Invité

                Boudin noir ou boudin blanc, sans fayots c’est meilleur
                mais ça a moins de succès au moment de passer à table.

    • #67306 Répondre
      essaisfragiles
      Invité

      Je remonte.

    • #68150 Répondre
      Ostros
      Invité

      Je peux d’ores et déjà vous dire que la couverture de Comme une mule est des plus sobres.
      Le descriptif du livre en entier :
      « Ce qui doit être tu au tribunal sera dit dans un livre. Nos livres sont infiniment plus audacieux que nous parce que tel un hold-up ils se mijotent à l’abri des regards. Parce qu’une fois achetés et vaguement lus, ils finissent sur une étagère, offerts au regard mais fermés, impénétrables, contenu dérobé, impossible de savoir ce qui se trafique à l’intérieur. »
      .
      Un jour de mai 2020, François Bégaudeau échange avec des camarades, sur son site à la fois personnel et public. Il commet, ce jour-là, une phrase qui lui vaudra de comparaître en justice pour diffamation à caractère sexiste et sexuel.
      .
      Ça, ce sont les faits.
      .
      Ces faits sont l’occasion pour l’auteur d’Entre les murs et d’Histoire de ta bêtise de mener un travail d’auto-analyse et un examen profond de nos contradictions contemporaines. Une fronde railleuse qui laisse place à une réflexion sur nos affects, l’art et la politique.
      https://www.editions-stock.fr/livre/comme-une-mule-9782234097179/

    • #68153 Répondre
      essaisfragiles
      Invité

      Ca ne donne guère envie.
      Me souviens d’une phrase dans laquelle François disait que l’éditeur lui avait demandé de retarder la parution d’un livre pour pouvoir intégrer le procès.
      Là, désolé, j’ai l’impression de lire la 4e de couv’ d’un bouquin paru chez Xo Editions.
      Quelle connerie de faire de ce procès un argument de vente, comme une quelconque marchandise !
      Les autres, verdict ?

      • #68156 Répondre
        Jeanne
        Invité

        Moi je n’ai pas de problème avec le début de cette 4ème de couv. La mention du procès ne me semble pas malvenue. Ça attise la curiosité, bon ben ça me semble bien comme ça.
        Les dernières lignes interrogent. On sait pas trop où on est, je trouve. « Contradictions contemporaines « , « fronde railleuse ».
        Je dirais que ça va se vendre sur le nom de l’auteur mais pas sur le thème, qui reste énigmatique.

        • #68159 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Cela recentre le propos sur les « affaires » de François — j’allais dire les mésaventures –, en tout cas autour de sa personne, alors qu’il y a toujours dans ces essais une volonté, je ne sais dire, de décentrement, en tout cas de dépassement de sa propre personne, au moment même où il dit « je ». Mais peut-être après tout que tout décentrement suppose un centre, et qu’on est là au centre de l’histoire. Raison de plus pour ne pas en parler en 4e de couverture.
          S’il y a auto-analyse de François, j’aimerais qu’on la cherche dans ses romans, et pas dans ses essais, qui ont souvent une portée d’exo-analyse, alors que ses romans parlent souvent de lui…

        • #68161 Répondre
          Ostros
          Invité

          François a bien dit que certes il sera question de ce procès mais pas que et c’est tout le livre et sa construction qui sont évincés par la seule évocation de cet événement médiatique en tout cas rendu public, par-dessus le travail sur d’autres sujets.
          J’ai posté ce texte car il y a ce dernier paragraphe que l’article d’Actualitté avait volontairement zappé et c’est là dedans qu’est évoqué le travail de François. Pas « fronde railleuse » mais « une réflexion sur nos affects, l’art et la politique ». Alors oui c’est très bref et très vague mais au moins ça évoque affects, art et politique, le coeur du livre c’est déjà ça. Ça sauve un peu le côté accrocheur de ce descriptif. Ce que ce choix de ne parler que du procès dit c’est que le point de départ de l’écriture du livre serait ce procès. Ou que les réflexions sur les affects, l’art, la politique, se seraient développées autour de cet événement-noyau-là.
          On le saura en lisant.
          Sinon j’aime bien les quelques mots de François, au début. Mais ceux-là j’aurais préféré les lire dans l’intimité de la lecture plutôt que là.

          • #68162 Répondre
            Ostros
            Invité

            Dans l’intimité de la lecture du livre*
            Mais vous aviez compris.

            • #68164 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              « Ce que ce choix de ne parler que du procès dit c’est que le point de départ de l’écriture du livre serait ce procès. Ou que les réflexions sur les affects, l’art, la politique, se seraient développées autour de cet événement-noyau-là.
              On le saura en lisant. »
              .
              C’est bien le problème à mes yeux. Je ne suis pas sûr que François avait besoin de cette « situation » de départ pour dénouer ses réflexions sur l’art, la morale et la politique.
              Même si, de fait, c’est bien ce qui lui est arrivé. Mais ce n’est pas une situation de départ.
              Ce que je voulais dénoncer, mais c’est vrai que François l’avait dit ici, c’est le caractère trompeur de cette couv. Il ne fallait pas faire l’impasse sur le procès, puisqu’il était concerné et qu’il aurait été difficile de le passer sous silence, mais y venir, et non pas en partir.
              .
              En bref, ça me rappelle un jeune couple bruyant, croisé lors d’une projection de Night and Day de Hong Sang-soo, venu là visiblement en attendant une suite ou un remake de Neuf semaines et demie, et ostensiblement peu satisfait du résultat.

            • #68165 Répondre
              Ostros
              Invité

              « Ce qui doit être tu au tribunal sera dit dans un livre »
              Je ne lis pas cette phrase comme faisant référence ai procès contre François mais au tribunal en général. Qui comme on le sait est chargé de morale. On ne rit pas au tribunal, c’est très mal vu. On n’affirme pas qu’on a joui, on ment, on plâtre tout car tout ce que vous direz sera potentiellement mal interprété. Et donc le livre c’est à dire la littérature, elle, parle de nos zones grises, ou lumineuses, de nos jouissances bizarres ou faibles, hors de normes sociales, dans le pur jus du vivant.
              Et c’est en cela que le mot de l’éditrice juste après ces quelques lignes fortes qui d’emblée oppose justice, droit, institution et littérature sape leur force en les détournant pour accrocher.
              Au fait je retire ces quelques lignes de François sont parfaites pour une 4e de couv. Il aurait juste fallu pas les saloper. Leur laisser toute la place.

              • #68166 Répondre
                essaisfragiles
                Invité

                Pas mieux.

                • #68178 Répondre
                  Jeanne
                  Invité

                  Ce que suggère cette 4ème de couv, c’est qu’une circonstance de vie dans laquelle s’est trouvé François – un procès – a généré chez lui des réflexions. Ça ne s’est peut-être pas passé dans ce sens-là mais ceci ne me paraît pas forcément gênant. J’aime bien l’idée que l’on réfléchisse à partir de circonstances de vie. Ce que ça évoque aussi c’est que le gars, ne s’occupant pas de glisser sous le tapis un truc a priori peu valorisant – être accusé -, s’emploie au contraire à le mettre (au moins dans la 4ème de couv) en avant. Ce qui suppose – on suppose – une forme de courage.
                  Après, là je ne fais que commenter un petit texte.
                  Le contexte, et ce que voit-sait l’auteur, moi je n’en sais rien.

                  • #68179 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Je cherchais surtout à comprendre la logique de l’éditeur (éditrice) : rameuter le chaland.

                    • #68180 Répondre
                      Oscar Spielmann
                      Invité

                      C’est un peu de racolage. Et effectivement ça ne donne pas envie du tout !

                      • #68184 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        On espère que les lignes du livre même, et il y en a quelques unes, seront commentées avec pareille méticulosité.
                        (la quatrième de couve, c’est la lie d’un livre ; un dépot ; un déchet. Pour ce livre inrésumable on atteint des sommets)
                        Oui je pars d’une circonstance pour penser. Ce que je fais tout le temps (ce que je fais beaucoup dans les essais, essaisfragiles – mes romans ne sont pas plus personnels que mes essais, je pourrais meme souvent affirmer le contraire)
                        Ce livre était annoncé dans des lignes inaperçues de Notre joie. Quelque chose comme : je reviendrai sur ces faits, il y a beaucoup à en tirer. Beaucoup de savoir, beaucoup de gaieté.

                      • #68192 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Voilà que l’auteur me contredit du tout au tout.
                        Tonnerre de Bachi-Bouzouk

                      • #68213 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        ben non
                        tu dis : « Ce que suggère cette 4ème de couv, c’est qu’une circonstance de vie dans laquelle s’est trouvé François – un procès – a généré chez lui des réflexions » C’est à peu près ça.
                        Je le dis autrement : l’affaire m’a immédiatement donné à penser. D’ailleurs rien d’autre ne me donne à pense que la vie. Elle est venue du coup se mêler à un livre sur l’art que je ruminais. Comme une mule est né de cette fusion.

                      • #68214 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « « Ce qui doit être tu au tribunal sera dit dans un livre »
                        Le tribunal ne cherche pas la vérité – il cherche à juger.
                        Un livre le peut.

                      • #68248 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        ok,
                        oui je sais, bien entendu (trois fois bien entendu), que tu as à cœur de penser en situation.
                        je suis bien curieuse de ton livre, dont j’ai déjà passé commande auprès de mon librairep
                        .
                        et sinon, à propos de ça : « le tribunal ne cherche pas la vérité, il cherche à juger « , c’est une idée que je côtoie depuis quelque temps (depuis « Le témoin « ? je ne sais plus), mais que je ne comprends pas
                        pourquoi l’institution judiciaire ne chercherait-elle pas la vérité ? (c’est un scandale)

                      • #68296 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Soyons simple : quel est le but d’un procès? Délivrer une condamnation. Pas établir la vérité
                        Bien sur on dira que pour délivrer la condamnation, on essaie d’établir la vérité (des faits).
                        Mais au fond c’est rare. La plupart des prises de parole ne visent pas à établir le vrai mais à accabler le prévenu (procureur, avocat des victimes) ou à le défendre (avocat de la défense). La plupart des paroles prononcées dans une audience ont un biais (un objectif de conviction qui les biaise)
                        Et quand bien même des faits auraient été établis au cours de l’audience, ils seront de peu de poids dans la condamnation.
                        Se demander si un assassin mérite deux, quatre, dix, ou vingt ans de prison n’a rien à voir avec la vérité.
                        Tout cela si bien incarné par le film de Triet. Et bien sur par le livre de Joy.

                      • #68309 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Dans ce sens-là.
                        D’accord.
                        De toute façon, la vérité qu’approche l’institution judiciaire quand elle l’approche (quand-même) est sans doute pauvre à tous les coups. Établir que Monsieur A a tué Monsieur B, ça permet de savoir qui on va condamner mais pas – en soi – de comprendre comment on en est arrivés là.
                        La justice n’est pas faite pour être intellectuellement – ni, comment dire? sensiblement – satisfaisante.
                        (Du coup y’a la littérature).

                      • #68310 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        Comme tu disais.

                      • #68312 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        Ce qui est dit sur les avocats me fait penser à une phrase de Dostoïevski sur ce métier : l’avocat, une conscience de louage.

                      • #68317 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Je m’immisce, car je trouve que vous êtes en train de généraliser une profession; j’ai assisté à de nombreuses audiences, c’est pourquoi je ne suis pas aussi catégorique que cela. Il semblerait que vous êtes sur un versant romancé.

                      • #68318 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @lamartine
                        C’est possible. En ce qui me concerne, je ne suis pas un grand connaisseur de cette institution, et je n’ai jamais assisté à une audience. Je réagissais quant à moi à ce qui était dit sur les avocats, et je dois bien avouer que cette profession me laisse perplexe quant à son rapport à la vérité.

                      • #68320 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Oui, je rejoins ce que tu dis. un collègue m’a demandé récemment si je pouvais faire confiance à un avocat, en poursuivant de me dire qu’ils ne sont pas soumis aux résultats.
                        J’ai trouvé ça intéressant et en même temps j’en connais qui tiennent la route. A preuve du contraire.

                      • #68324 Répondre
                        Titouan R
                        Invité

                        Et l’audience (je parle surtout pour le pénal) est le lieu de la parole reçue (par les professionnel-les : avocat-e-s, juges,…) comme toujours performative : pas toujours efficace, au sens où elle emporterait conviction, mais toujours signifiante. Notamment pour l’accusé : il bafouille, dit « verre » plutôt que « gobelet », et c’est tout un écheveau herméneutique qui se met en place. Que la parole soit étique ou dispendieuse, elle doit être là pour être décomposée, tordue, délirée. La parole est un carburant essentiel de beaucoup d’audiences pénales. Ce que restitue fort bien Joy Sorman dans la dernière séquence de son livre – face au silence, c’est le tribunal qui bafouille*. Séquence qui littéralise – par la négative – le sens de l’expression « avoir à répondre de ».
                        ….
                        (* Encore que le tribunal peut tout à fait faire sens d’un silence, là où le prévenu ne sait juste pas quoi répondre.)

                      • #68326 Répondre
                        lamartine
                        Invité

                        Que ce soit sur le pénal ou en correctionnelle, oui la parole est performative.
                        Je n’ai pas su Sorman.
                        OUI, l’institution délire sur les mots. On retrouve souvent l’excuse de « pas le temps, trop de dossiers  »
                        Je pense que le silence ne fait pas bafouiller seulement cette institution.
                        je viens de me retrouver devant une hiérarchie qui voulait juger du vide et devant laquelle j’ai gradé le silence, je les vu un chouïa désarçonnés.
                        La volonté du silence exprimé peut semer le trouble.
                        Pas sûre que cela soit « compensateur » du dommage.

                      • #68342 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        C’est dommage cette discussion sur la justice pénale avait bien commencé.
                        Le tribunal a en effet pour rôle de juger (mais pas de condamner), non pas de rechercher la vérité. Cette recherche est un moyen, non une fin. Juger, au pénal, veut dire établir des responsabilités en qualifiant des faits après les avoir établis. La recherche de la vérité est toujours tempérée par des règles servant pour l’essentiel à protéger le prévenu ou l’accusé, à contenir le procès. Alors que si on ne veut que la vérité, il faut être sans pitié, sans égard pour les autres.

                      • #68344 Répondre
                        Jeanne
                        Invité

                        @Charles
                        Merci pour cet éclairage.

                      • #68345 Répondre
                        Oscar Spielmann
                        Invité

                        Être confronté à la justice est une épreuve (une souffrance…) mais c’est aussi (avec le recul…) une matière à penser énorme.
                        Les avocats selon le lien qui s’est établi, peuvent rester des conseils et des présences très fiables.

                      • #68351 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        en ce qui concerne, par exemple, les deux p’tits gars du rugby, le réconfort doit être encore plus important maintenant qu’ils sont de retour en France

                      • #68352 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Quant à cette épouse, droguée pendant des années par son mari, elle a aussi choisi le soutien de la société civile en demandant des audiences publiques.
                        Quelle matière à penser.

                      • #68356 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Je dois bien avouer que j’attends beaucoup de réel de ce procès. J’aimerais en savoir plus sur les prévenus, tout piteux sur leur banc. Et surtout plus sur le principal d’entre eux, le mari. Mais en saurai-je plus à la fin ? Pas sûr. Je sens qu’on va beaucoup les tancer, qu’ils vont beaucoup se défendre comme des gosses (je m’excuse m’dame, j’ai pas fait exprès), et que là-dedans il sera difficile d’avoir des paroles de vérité
                        Au fond ce qu’il y a à savoir je le sais déjà avant le procès, par la presse, ou par le podcast où la fille témoigne pendant une heure.

                      • #68364 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        Le plus intéressant sera l’interrogatoire du mari car c’est le seul à entièrement reconnaître les faits il me semble.

                      • #68365 Répondre
                        Charles
                        Invité

                        On remarquera au passage le silence de l’extrême-droite à l’égard de ce fait divers maousse. Rien à voir avec le fait que le mari soit blanc, évidemment.

                      • #68367 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        à la Murielle Robin, les effleure sans doute tout d’même qu’il y a un peu trop de blancs dans cette histoire.

                      • #68370 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        *dans ces deux histoires.

                      • #68371 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Mais que va-t-il dire ce mari, à la barre? Il va dire la vérité de sa pulsion? Il va dire le détail de ses fantasmes? Il va dire qu’il a fait ça par haine de sa femme?
                        Evidemment pas. Il va faire profil bas. Il ne va donc rien dire. Et comme d’habitude nous sortirons du procès frustrés de vérité.
                        Surtout que pèsent sur lui deux autres accusations : un viol il y a 20 ans, un meurtre-viol encore avant (qu’il nie). Le mec a tout intérêt à pas la ramener.

                      • #68442 Répondre
                        Riton
                        Invité

                        Détrompe-toi Charles, l’extrême-droite n’est pas si silencieuse que ça. Il y a un angle dans cette affaire qui les intéresse : les supposées pulsions « antiracistes » du mari qui a fait violer sa femme, notamment par des noirs et des arabes, pour « la punir de son racisme ». https://x.com/FrDesouche/status/1831985351587463664

                      • #68374 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        récidiviste, tueur/violeur si j’ai bien compris: une femme de la police scientifique a retrouvé le fichage de l’Adn du mari sur une affaire et il y a une agression/tentative de viol en plus, avant qu’il décide d’épouser et de faire famille bien tradi pour avoir une victime à long terme à domicile.
                        Un putain de cold case, oui, comme je l’ai lu.

                      • #68376 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        il est déjà en famille à l’époque

                      • #68379 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        j’écouterai le podcast où s’exprime leur fille ce soir.

                      • #68378 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ah, je lis le dernier post de FB, c’est plus lourd encore que ce que j’avais compris.
                        Bon, le ‘ tous savaient très bien ce qu’ils faisaient ‘ au sujet de tous les mecs impliqués est bien le plus ajusté à ce qu’on pige, aujourd’hui, de ce triste et horrible traitement.
                        Et le ‘ Père Courage ‘ lu au sujet du taf de Barnier est, lorsqu’on se retrouve face à Gisèle Pélicot, d’une cruauté écoeurante.

                      • #68369 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        j’écouterai donc sa fille, merci.

      • #68338 Répondre
        Kenyle
        Invité

        Donc bégaudeau dit : « Le tribunal ne cherche pas la vérité – il cherche à juger. »
        puis « quel est le but d’un procès? Délivrer une condamnation. »
        Peut on dire qu’il est possible que le lecteur d’un livre soit dans cette posture lorsqu’il lit un livre ? C’est peut être pour ça que la figure du tribunal est présent dans ce livre qui parle d’art.
        Sur l’extrait partagé :
        « Ce qui doit être tu au tribunal sera dit dans un livre. Nos livres sont infiniment plus audacieux que nous parce que tel un hold-up ils se mijotent à l’abri des regards. Parce qu’une fois achetés et vaguement lus, ils finissent sur une étagère, offerts au regard mais fermés, impénétrables, contenu dérobé, impossible de savoir ce qui se trafique à l’intérieur. »
        Trois phrases
        Une phrase, la première, la plus courte, où il est question du tribunal mais qui parle déjà de livre. Deux autres, plus longues qui parlent aussi de livre.
        Le mot tribunal est situé au début de l’extrait pour ne plus y revenir.

    • #68160 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      sur les 450 pages, combien sont consacrées à ce machin? Je croyais la page tournée.
      Et il n’y aura donc pas de partage d’un extrait consistant? sur l’art par exemple

    • #68167 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Donc pas de partage d’extrait

    • #68316 Répondre
      graindorge
      Invité

      Donc pas de partage d’extrait pour les lecteurs et lectrices ? Cela doit être une décision de Stock car pour « l’amour » chez Verticales, il a été partagé un généreux extrait et le livre faisait 90 pages. Là , 450 pages et nada. C’est triste

      • #68347 Répondre
        Mélanie
        Invité

        Tu vas l’acheter à sa sortie ?

        • #68349 Répondre
          Oscar Spielmann
          Invité

          Personne ne semble en difficulté ici pour acheter tous les livres de la rentrée à 20 balles. C’est étonnant ! Et drôle d’une certaine façon.

          • #68362 Répondre
            Charles
            Invité

            Je pense que personne ici n’achète plus de deux ou trois livres de la rentrée littéraire. Moi comme d’habitude, je me chauffe en amont sur une petite dizaine de livres et je n’en lis qu’un ou deux. Là, je vais acheter celui de François, peut-être celui de Deck et celui Bouillier ou de Hill.

            • #68363 Répondre
              Charles
              Invité

              Achète* qu’un ou deux

              • #68381 Répondre
                Oscar Spielmann
                Invité

                Bouillier oui !

            • #68388 Répondre
              Guixols
              Invité

              Je recommande très chaudement le Nathan Hill.

              • #68390 Répondre
                Charles
                Invité

                On n’a pas lu ça 40 fois?

        • #68403 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Salut Mélanie
          je sais distinguer Chouchou de Bégaudeau, le faf de récré du vrai serviteur.  » Je suis chrétien quand j’écris »
          Je le crois. Et je n’achèterai que celui-là. Finances obligent 22€ en échange de textes, de Memory, de musiques etc… on va dire que c’est ma dîme…
          J’ai écrit aux Éditions Stock cet été pour savoir s’ ils pouvaient me l’envoyer comme les Éditions Amsterdam m’avaient envoyé Boniments. L’amour m’avait été offert. Histoire de ta bêtise envoyé par une amie. En guerre, 2 singes.. achetés à Nice à la Fnac Entre les murs je sais plus, je crois donné par une frangine
          Pas encore eu de réponse de Stock. J’aime rappeler que je boycotte Amazon
          Cela n’enlève rien au fait que j’aurais bien aimé lire un extrait. Comme beaucoup ici je crois… ¿ o no?
          Et je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de pages sur ce procès. Qu’il le prenne comme point de départ de réflexions sur la vie, ça me va bien.
          Et encore mille mercis Mélanie pour ce si beau cadeau! Je suis entrain de faire un courrier à Michel Franco bien que je n’ai pas encore trouvé où le lui envoyé. Ça tombera comme le film m’est tombé dessus alors que j’engueulais Dieu de ne pas m’aider…

          • #68415 Répondre
            ..Graindorge
            Invité

            J’oubliais mon chouchou: une certaine inquiétude

    • #68380 Répondre
      Carpentier
      Invité

      et en même temps (pensées vers Gisèle) ma joie à découvrir que Le lien de François reprend la route d’un théâtre que je connais bien, il se trouve, est immense.
      Putain ça c’est chouette.
      Et c kikilejoue cette fois?

      • #68385 Répondre
        Carpentier
        Invité

        – je viens de le voir en bas de ce topic, en fenêtre de ce que François Bégaudeau poste sur son Facebook, l’info: bien sûr, j’y reviens, du coup, et trouve/lis, les noms et prénoms de la troupe qui animera, à partir du 23 de ce mois, son Le lien.
        Mes parents viennent d’être prévenus – aussitôt.
        Nous avions, quand Hiegel et Palmade l’incarnaient, nos places, du coté de Montparnasse, quand ma mère tomba malade et découvrit l’actuelle maladie chronique avec laquelle mon père et elle vivent depuis ce jour.
        Ce soir, on se rappelle et on s’organise: top contente.

        • #68422 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Très contente pour toi et ta famille Carpentier.
          C’est une pièce que j’aimerais vraiment aller voir un jour.
          Peut-être que FB partagera le texte ici dans Théâtre. Un jour. Ce qui n’est compréhensiblement pas à l’ordre du jour.

          • #68430 Répondre
            Carpentier
            Invité

            merci, oui, car de ce fait ( contrariétės ++++ parents) nous n’y étions pas allés.
            Il en existe une version audio, Graindorge, une sorte d’entraînement mise en voix, à l’occasion faudra chercher, pas encore introuvable, j’espère.

          • #68449 Répondre
            Carpentier
            Invité

            bon et bien pas trouvé ce que je voulais te partager, pffff
            Comme souvent, en revanche, croisé un lien vers certain ‘ Authentiques ‘ que je ne me souviens pas d’avoir lu/entendu/suivi.
            . Voici:
            https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/fictions-theatre-et-cie/authentiques-de-francois-begaudeau-6687410
            j’écouterai ça après la fille Pélicot.
            Bonne soirée.

          • #68451 Répondre
            Zyrma
            Invité

            le texte existe dans l’avant-scène théâtre n°1458 (qui est peut-être à la BU, nous l’avons à la Bpi nous) ou que tu peux peut-être commander https://youtu.be/iKjuUNliekc?si=bJbrEMu2k9ge2kCu ?

          • #68452 Répondre
            Carpentier
            Invité

            je t’ai posté le lien vers une session de mise en voix du texte de François, un peu plus bas, le titre en était initialement Le foie.
            Son auteur t’expliquera si désir,

            • #68546 Répondre
              Oscar Spielmann
              Invité

              Merci pour le lien ! J’ai été très touchée par l’écoute de ce texte.
              Un air troublant de familiarité…

              À part avoir vu « entre les murs » et trouvé chez moi « Jouer juste » je ne connais pas du tout l’œuvre de François Bégaudeau.

              • #68573 Répondre
                Carpentier
                Invité

                Ravie.
                La voix du Mathieu qui joue Stéphane est sacrément touchante aussi, je trouve.
                You’re welcome.

          • #68632 Répondre
            Carpentier
            Invité

            @Graindorge Viens à Paris pour l’occasion,
            En revanche, si j’ai bien compris, c’est les lundis et mardis uniquement.
            Moi qui pensais que, comme dans la coiffure ou les biblis, le théâtre faisait une pause le lundi, bon.
            Début de semaine, ça suppose une petite ré-organisation chez nous mais bon, on a pas mal de dates, ça va le faire.
            Il faut que ça le fasse.

            • #69570 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Carpentina: franchement pour la pièce avec Catherine Hiegel, j’y serais allée à Paris.
              Voir Hiegel et mourir! Et ensuite ressuscitée pour aller à Nice embrasser qui? .. ma mère.
              Mais là même si les comédiens sont sûrement des grands, non.

    • #68450 Répondre
      Carpentier
      Invité

      @Graindorge
      et bien siiiiiiiii:
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-atelier-fiction-archives/le-foie-1384370

      c’est avec le titre initial mais il s’agit bien du même texte 🤗

      • #68454 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Ouèèèè!!! MERCI Carpentier et MERCI Zyrma! 😍🍀

        • #68486 Répondre
          Carpentier
          Invité

          Très curieuse d’avoir tes impressions, Graindorge, sur cette pièce de François Bégaudeau
          Le foie/le lien est une des nombreuses raisons pour lesquelles je kiffe le boulot de ce mec.
          *info pratique:
          ça démarre à 2’40 (avant tu as deux présentations longuettes du montage de l’émission, pas inintéressant pour les pros de la radio mais pas si approprié quand on veut entrer dans le vif 😉)
          Et tu verras, qu’entrer dans le vif, dans Le foie, c’est bien le cas.

          • #68534 Répondre
            Carpentier
            Invité

            Sur-ce, je file sous les fesses dorées de l’ange ailée à La Bastille.

            • #68535 Répondre
              Carpentier
              Invité

              *ailé
              pfffff

          • #69487 Répondre
            graindorge
            Invité

            Oui Carpentina, un beau cadeau cette pièce de théâtre. J’ai voulu laissé décanter. Ne rien en dire « à chaud » le cerveau court-circuité par l’enthousiasme.
            « Le foie » est un bon titre. Un organe que j’admire mais Le lien est vraiment LE titre. Ça faisait longtemps que cette pièce me donnait envie. Une simple lecture du texte m’aurait déjà fait très plaisir mais là, une lecture enregistrée ! La voix de Catherine Hiegel ! L’immense Catherine Hiegel ! Et je découvre deux excellents comédiens : Mathieu Crociani, pardon si je l’écris mal, je ne l’ai pas trouvé sur internet et Christiane Cohendy. Aucune fausse note.
            L’art sert aussi à ça : à soulever des questions, les faire entendre pour qu’on y trouve un écho à notre propre questionnement ou l’éveiller si on a été conditionnés à juste accepter la loi biologique. En utilisant la forme de l’humour, faire remonter le fond, faire entendre l’hypothèse du « oui, je peux vouloir des raisons de t’aimer autres que simplement le fait biologique que tu es ma mère et toi tu pourrais faire entendre des raisons de m’aimer autres que le fait biologique que je suis ton fils. Les questions affluent, je les entends, je les reçois 5/5 entre deux rires.
            Le lien.
            Peut-on couper ce lien si la mère est nazie ? Si le fils est Marc Dutroux, si la mère est bête selon le fils, si on a rien à se dire ? Faut-il avoir des choses à se dire ? Si on s’ennuie ? Si on est, si on se sent tellement différents ? Si ELLE ne s’intéresse à rien de ce qu’on fait ? … Si on se téléphone juste pour se dire Comment ça va ?
            Une phrase clef de la révolte de Stéphane : « je ne reviens pas, je ne veux plus me mettre en contradiction avec tout ce que j’essaie de fabriquer dans ma vie extra familiale »
            Stéphane, peut-être se serait-il senti comblé, en plus des quelques fées qui étaient autour de son berceau, s’il y en avait eu une pour lui donner une mère avec qui converser, une mère, ne serait-ce qu’un peu, intello, une mère avec qui il aurait pu parler de livres, des siens aussi, une mère avec qui il aurait échangé, de l’entrée au dessert, sur la vie, sur l’art etc . Pas une mère qui parle du fromage de Carrefour City, de la vendeuse de la crèmerie qui aime expliquer, pas une mère qui aime recevoir ses livres pour les montrer toute fière aux copines…
            Stéphane a 32 ans, il vient voir sa mère en faisant d’une pierre 2 coups : un r.v dans une librairie à Rennes est suivi d’une visite de 2 heures avec sa mère. Deux petites heures et il s’ennuie. Et il le lui dit. « Dire » ? Ce n’est pas le verbe tout-à fait exact… Crier. Hurler. Gueuler. Aboyer. Brailler. Au choix.
            Et ELLE ? Un roc. La certitude incarnée.
            Je suis ta mère… Et alors ? Un mantra multimillénaire qui a fait multimillénairement ses preuves : je suis ta mère.
            Tu viens me voir toutes les morts d’évêques, si et seulement si tu as un rendez-vous dans le coin et moi je prépare ta visite comme on prépare une fête. En allant chercher le fromage que tu aimes, la copine apportera le gâteau que tu aimes et toi tu gueules, tu râles, tu reproches, tu cries que tu es un élément neutre selon les mathématiques et moi j’étais nulle en maths, je comprends rien à tes livres mais je veux bien lire le dernier si tu veux…juste pour te faire plaisir
            Elle le rend… chèvre !

            Les répliques fusent. Et ping et pong, et prend ça dans les gencives, et prend ça dans la goule et il y a du répondant savoureux de part et d’autre.
            Pas impressionnée pour 2 sous la màma. Ça fait 32 ans qu’elle le connaît, alors, hein !
            « si j’étais nazie, tu aurais pris beaucoup plus de baffes ! »
            Si c’est par politesse que tu viens me voir, tu peux t’en aller »
            « Je t’agace, tu m’agaces! On construit une maison, on y met des gens dedans, on appelle ça une famille et allez, agacez-vous les uns les autres ! »
            « Petit, vers 7 ou 8 ans il parlait dans son sommeil. Qu’est-ce qu’il disait ? C’était incompréhensible, une tendance qu’il a beaucoup développé par la suite. »

            Stéphane rêverait de mettre sa menace à exécution : PARTIR et ne plus JAMAIS revenir pour ne plus se mettre en contradiction avec etc…
            « C’est terrible que tu t’ennuies avec moi… Quand on aime, on ne s’ennuie pas ! »
            Une fois les questions soulevées, le mot de la fin du questionnement ou plutôt le mot qui coupe court au questionnement : l’amour. L’amour, p’tit con. « Ce n’est pas qu’un mot dit la mère, triste et agacée. Et c’est sur ce mot qui n’est pas qu`un mot que se termine la première partie. La voisine, la copine Françoise arrive avec sa légèreté, sa bonne humeur, sa joie de revoir Stéphane, ses « doigts magiques » pour masser le foie malmené de Stéphane. Elle apporte une douceur aimée de lui, une meringue, elle apporte aussi le rappel de la maladie et de la mort à travers Claudine dont le mari est en train de mourir et souhaite l’euthanasie même illégale. Stéphane rend les armes. Après les « grandes questions, retour au banal quotidien, aux petites questions de ce quotidien, de la vie, quoi. Qui ne dure qu’un temps. Retour à la mortalité sans rendez-vous.
            Françoise est partie. Fin de la deuxième partie
            Mère et fils. Fils et mère, de nouveau en tête à tête.
            Il se souvient de sa tristesse devant le chat malade. La tristesse devant le chat malade… de sa mère. Parce que c’était le chat de sa mère. Il ne veut pas qu’elle meurt.
            Elle enfonce le clou : c’est TOI que je choisis pour me piquer… Là, c’est quoi ? « je t’ai donné la vie, tu vas me donner la mort ? C’est ma volonté. Eh oui « rien que pour t’emmerder » Aliénation suprême ? On est coincés. On est liés par cet amour.
            À la fin, ils jouent, ils s’amusent, il la parodie « le rayon fromage de Carrefour City… elle apprécie. Le lien est soudé. Je suis ta mère. Je suis ton fils.
            Me reviennent les mots d’un Homme :
            Quitte tout et suis-Moi !
            Euh…ben… oui… mé …y’a ma mère…
            L’Homme, agacé « bon ben, que veux-tu que Je te dise ? Quitte tout et suis-Moi… AVEC ta mère ! Et basta !

            • #69925 Répondre
              Carpentier
              Invité

              merci, Graindorge.
              Te lire me ramène un peu à l’état dans lequel j’ai souvenir d’avoir barbotté la premiere fois que j’ai entendu cette mise en voix du texte.
              Et en filigrane. peut-être que ça autorise à ne pas s’aimer – y compris quand on est parent (?)
              J’avais oublié que le fils profitait d’un déplacement pro pour, elle lui rend un peu la monnaie de sa pièce la Mummy en l’écrasant sous les histoires de son quotidien, alors?
              Ce texte est pour moi un bijou de concentré de sentiments – et de la difficulté à dire à qqn.e qu’on l’aime (banalité?)
              Hâte d’assister à ça, animé et en plateau.

        • #68695 Répondre
          Fanny
          Invité

          Oui merci

      • #68684 Répondre
        nefa
        Invité

        merci Carpentier.
        Le dialogue !
        Duquel : « arrête d’être debout, tu m’agaces ».
        Le « debout » des hauteurs qui dialectise avec celui de la vie.
        Sinon, très déçu que le fromage de chèvre arrive en second dans l’ordre de tes – les tiennes Stéphane – préoccupations.
        Heureux qu’il soit prétexte à leur apaisement.
        Et je note : deuxième fois – en ce qui me concerne : ici et dans l’enlèvement – que tu (François) évoques une histoire avec les capitales.

        • #68701 Répondre
          nefa
          Invité

          « Un enlèvement »
          J’avais privilégié mon rythme au détriment de la réalité du titre.

    • #68464 Répondre
      Dilaw
      Invité

      Excellent article du journaliste indé algérien Fares Lounis
      qui débunk tout sur Kamel Daoud et ses affectes répugnants…
      (personnelement Daoud je l’ai toujours considéré comme
      un Onfray algérien lol pour vous donnez une idée x) ) …

      https://orientxxi.info/magazine/la-fascination-de-kamel-daoud-pour-l-extreme-droite,7574

      • #68465 Répondre
        Ostros
        Invité

        Est-ce qu’on peut garder la page dédiée aux travaux de François préservée de postes qui ne concernent pas les travaux de François, stp ?

      • #68843 Répondre
        MA
        Invité

        Merci pour cet article sur Daoud, même si pas situé dans le bon thread.

    • #68514 Répondre
      Delphine
      Invité

      Merci Carpentier pour le lien vers « Le lien ». Dans la première partie, il est dur, ce fils. La maman est bien patiente. Une autre mère, face à ses cris, l’aurait foutu dehors, voire l’aurait giflé, quel que soit son âge. On sent que le lien se rapporte davantage à la mère. Le fait qu’elle soit fière, même si elle n’a pas lu ses livres, est naturel. Ce qui compte pour elle, c’est que son fils ait réussi. Il est étrange, en tant que parent, qu’elle ne l’interroge pas d’emblée sur sa vie professionnelle, donc ses livres. Mais cela doit être fait exprès pour la pièce. Dans la deuxième partie, les choses s’apaisent. L’ambiance est plus calme, et le fils s’intéresse aux problèmes de santé relatés par l’amie de passage. On n’est plus dans une discussion à sens unique. Globalement, la tendresse maternelle est touchante, même si la mère est lucide quant aux défauts de son fils.

      • #68519 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

         » On n’est plus dans une discussion à sens unique. » La pièce commence par un monologue de quatre pages de la mère.
        « l est étrange, en tant que parent, qu’elle ne l’interroge pas d’emblée sur sa vie professionnelle, donc ses livres Mais cela doit être fait exprès pour la pièce » Quelle drole de remarque. Oui, ici, tout est « fait exprès pour la pièce ». Puisque c’est une pièce.
        Il se trouve donc que cette mère n’évoque pas la vie professionnelle de son fil, ce qui, oui, est « étrange », et devrait peut etre te faire un peu réviser ton jugement-sermon sur ce fils.

        • #68543 Répondre
          Delphine
          Invité

          Si l’on fait le lien avec la vraie vie, le fait que la mère ne parle pas à son fils de sa vie professionnelle ne justifie pas le comportement agressif du fils. La mère lui dit à un moment qu’il y a des limites et que cela fait une heure qu’il lui dit des horreurs. Cela dépend peut-être des personnes, mais moi je suis sensible à ce genre de choses. Mais je comprends que le fait que la mère n’aborde pas la vie professionnelle de son fils soit un trait volontairement exagéré pour la pièce. Dans la réalité, la plupart des parents parlent à leurs enfants de leur vie professionnelle. C’est même un peu un sujet bateau abordé à chaque entrevue familiale.

          • #68608 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

             » Dans la réalité, la plupart des parents parlent à leurs enfants de leur vie professionnelle » Moi la mienne jamais. Pour info. Je n’ai ici rien exagéré par rapport à ma vie. J’ai peut etre juste rendu la mère plus tendre que la vraie ne l’est.
            Par ailleurs je ne peux que répéter ce que tu ne veux pas voir, et qui te fait rater la pièce, en tout cas son équilibre : la pièce commence par un monologue de 4 pages de la mère.

            • #68696 Répondre
              Fanny
              Invité

              « J’ai peut etre juste rendu la mère plus tendre »
              Je pense que la voix de la comédienne y est pour quelque chose aussi. Au départ son jeu m’a étonnée. En entendant le monologue j’ai pensé qu’il y aurait eu une autre manière de le dire, beaucoup plus sèche, un peu mécanique ou angoissée, ce qui aurait moins contrasté avec le niveau de tension dans les mots et la voix du fils. Mais la comédienne a choisit un jeu serein, un parler plutôt doux (il y avait peut-être des didascalies en ce sens ?). Ça atténue la désagréable auto-centration de sa parole. Elle défend son personnage, elle y adhère. C’est ce que j’aime bien au théâtre. Les deux personnages ont à la fois tort et raison. Donc la mère est à la fois tendre et chiante. Avec le fils en face qui s’est engagé à ne pas décolérer ça fait un joli duo comique. Je suis d’accord avec Carpentier, on sent malgré tout de l’amour entre les deux, je crois que ça passe par les piques qu’ils s’envoient, que le comique désamorce.

              • #68743 Répondre
                Delphine
                Invité

                Concernant la voix de la comédienne, je trouve que le rôle de la mère va très bien à Catherine Hiegel. Sa voix grave lui donne un caractère autoritaire quand elle recadre son fils ou ne se laisse pas faire face à ses dires.

                • #68784 Répondre
                  Fanny
                  Invité

                  C’est vrai qu’elle est en position de force, parce qu’elle est chez elle et qu’elle est la mère et qu’elle ne se prive pas de le rappeler. Je ne dirais peut-être pas autoritaire, je ne sais pas, même s’il y a bien une question de pouvoir. Peut-être un côté un peu buté. Elle n’a pas besoin de s’agiter, de forcer le mouvement, elle se contente de rester imperméable aux demandes du fils. Les choses sont comme ça parce qu’elles sont comme ça et elle n’en démordra pas et voilà. Elle impose les choses par la force de l’usage et de l’habitude, et son fils, elle a juste à lui dire qu’il l’emmerde un peu. Pour la voix de Catherine Hiegel, le rapport entre voix grave et caractère autoritaire ne me semble pas évident. Sa voix est certes grave mais je la trouve plutôt douce, un peu traînante, presque blasée. Enfin c’est l’impression que j’ai eue, il faudrait que je retourne l’écouter.

                  • #68799 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Sur la question de pourquoi elle n’interroge pas son fils sur son travail, la question se complexifie encore davantage / et le personnage
                    Lorsqu’elle évoque le moment avec la jeune fromagère qu’elle a laissé parler
                    Expliquer la conception des fromages
                    Elle savait déjà, elle dit avoir joué les ingénues
                    Là elle pose des questions sur son travail à la jeune fille – pas pour savoir mais pour lui faire plaisir – et se réjouit de la voir si investie- elle l’écoute

                    • #68800 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Et là effectivement sur la piste de Fanny
                      La mère ne peut pas faire avec son fils ce qu’elle fait facilement avec une inconnue

                      • #68803 Répondre
                        Delphine
                        Invité

                        Concernant le fait que la mère n’interroge pas son fils sur son travail, il peut aussi s’agir du fait que son fils est un écrivain public, connu. Donc elle sait déjà comment cela se passe. Elle peut suivre son travail à travers la sphère publique (médias, etc). Elle doit savoir quand son fils sort un nouveau livre. Le fait de simplement voir le titre, associé au nom de son fils, sur la couverture, suffit à la rendre fière et heureuse de son fils, en tant que mère (sorte d’instinct maternel, comportement maternel naturel). Mais la mère pourrait faire part à son fils, de vive voix, de sa satisfaction, du genre « je suis contente que le livre marche bien » (même si elle ne l’a pas lu). Ce que dirait un ami ou une connaissance du fils, par amitié, sans forcément avoir lu le livre. Si l’on compare avec une relation classique mère-enfant, dans la vraie vie, les parents ayant des enfants exerçant une activité professionnelle en n’étant pas connus interrogent peut-être plus naturellement leurs enfants sur leur travail. Dans la pièce, la notoriété du fils crée peut-être une gêne implicite de la mère envers son fils. Elle ne saurait pas comment aborder le sujet avec lui, a peut-être peur de le froisser. Cette pudeur de la mère apparaît touchante.

                      • #68804 Répondre
                        Oscar Spielmann
                        Invité

                        Dans le même ordre d’idée que « la mère ne fait plus de ski » nous pouvons noter que le fils ne fait pas de fromage !

                      • #68816 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Note tout de même que la mère sait faire du fromage ; cela ne lui est pas e.t.r.a.n.g.e.r

                      • #68819 Répondre
                        Oscar Spielmann
                        Invité

                        Je ne comprends pas ce que tu dis mais ce n’est pas grave. J’essayais de focaliser Delphine sur le métier du fils, et qu’elle comprenne que ce n’est pas de pudeur qu’il s’agit mais d’impasse.

                      • #68824 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Peut-être que justement on va à l’impasse si on oublie que c’est une pièce ?

                      • #68828 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Oui il est assez fréquent que les gens incurieux fassent passer leur incuriosité pour de la pudeur.

                      • #69521 Répondre
                        Kenyle
                        Invité

                        Je suis pas retourné au théâtre depuis le collège. Mais franchement j’ai bien aimé. Faudrait que j’y fasse un tour un de ces quatre.
                        Peut être que ce qui le fait rester et revenir voir sa mère c’est le travail qu’exercent la mémoire et les souvenirs sur les corps. Car une fois la mauvaise humeur partit, la mère et le fils parlent de la mort et aussi du temps vécu ensemble.
                        Dailleurs peut être que sa douleur de foie a aussi un rapport avec ça. La petite boule d’angoisse avant de revoir la mère lorsqu’on habite à distance.
                        (Beaucoup d’humour ces personnages)
                        François tu dis : le fils voudrait qu’il y ait une conversation.
                        Est ce qu’il l’a eu ?

                      • #69523 Répondre
                        Kenyle
                        Invité

                        (merci pour le partage)

      • #68531 Répondre
        Carpentier
        Invité

        oooh Delphine, ce texte m’est si tendre et précieux que je risque d’être d’une incivilité digne de celle que je peux avoir dans un bar: je vais donc me débiner.
        En revanche, en dernier recours, une petite invitation à, tout d’même:
        Ré-écoute, stp, autour de la minute 11.
        Bien que si tu sois passée, entre première écoute, à côté de cette déclaration d’amour de ce fils et que – même un peu guidée – je crains que tu ne l’entendes guère lors d’une seconde, je te tends ma grosse main:
        à 11 minutes du texte lu, donc, écoute mieux.
        Et si tu la rayes encore,
        je n’aurai plus qu’à quémander auprès de Dieu sa gracieuse miséricorde.

        • #68533 Répondre
          Carpentier
          Invité

          * bien que, si tu es passée, en première écoute, à côté de la déclaration d’amour de ce fils, je craigne que – même un peu guidée – tu ne l’entendes guère lors d’une seconde.
          C’est mieux.

          • #68544 Répondre
            Delphine
            Invité

            J’ai du mal à percevoir une déclaration d’amour au milieu des cris du fils. La mère et le fils ne se comprennent pas, parce que la mère s’attache aux choses simples, alors que le fils intellectualise les choses, raisonne trop. Mais, globalement, on sent l’amour filial dans la pièce, lien indéfectible.

            • #68575 Répondre
              Carpentier
              Invité

              lorsqu’il fait/font l’analogie avec les nazis; enfin, Delphine, il lui dit à sa mère qu’il l’aime (à 11 minutes)

              • #68576 Répondre
                Carpentier
                Invité

                et tout du long de ce texte, ça transpire.
                Comment, sans être collés, identiques, en ne s’intéressant pas exactement aux mêmes choses, (se) dire qu’on s’aime?
                Avec sa pièce Un Deux, Un Deux aussi, je trouve que le Maître des clefs d’ici s’essaye bien à penser cela.

              • #68578 Répondre
                Delphine
                Invité

                J’y avais un peu pensé parce que le fils lui dit qu’elle est humaniste. Mais, pour moi, il rapproche dans la même phrase cette qualité à la gauche en général, pas à sa mère en particulier. Ou alors c’est une déclaration d’amour empreinte de politique. Je trouve le fils dur dans la manière dont il parle à sa mère, sachant qu’il s’énerve tout seul. Le monologue de sa mère l’insupporte mais, concrètement, elle ne l’a pas provoqué directement pour qu’il monte dans les tours.

                • #68580 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  on imagine quand même qu’avant ce moment, il a dû supporter gentiment, Delphine.
                  On en est au fromage (de chèvre ,🙂) quand ça démarre, au moment où il aimerait qu’elle se préoccupe de ce que lui fait.
                  La pièce, tout comme avec Entre les murs, démarre quand il y a conflit, quand c’est intéressant/amusant/touchant/intriguant à raconter.
                  Voir le fils écoute sa teub sage comme une image pendant 1 heure, perso, ça me brouterait sacrément 🤣

                  • #68581 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    * écouter sa reum 😂 ( ouch)

                • #68582 Répondre
                  Oscar Spielmann
                  Invité

                  C’est marrant car la façon dont tu passes à côté du sujet du texte, est très en lien avec le cœur de cette rencontre impossible entre mère et fils.

                  • #68583 Répondre
                    Oscar Spielmann
                    Invité

                    Pour Delphine

                  • #68629 Répondre
                    Carpentier
                    Invité

                    bjr OS,
                    … cette rencontre impossible entre mère et fils ….
                    Il s’agit en effet d’une mère et de son fils qu’on capte pendant un bout de repas avec, comme souvent c’est le cas, un.e tiers, ami.e qui amène le dessert pour voir le fils de passage.
                    Pour moi, il ne s’agit pas d’une rencontre, se sont rencontrés depuis longtemps les deux ou alors re-définissons ensemble ce terme:
                    pour moi, c’est quand (deux)des personnes qui ne se connaissent pas font connaissance?
                    Pour toi c’est autre chose?
                    Ces deux persos se connaissent.
                    Avec ce texte, penser la non-harmonie d’une mère et de son fils à table resterait donc pour certain.es tabou? (fils ou fille, enfant/parent, quoi)
                    Les belges en avaient fait des sacrés téléreportages d’ailleurs.
                    Pour moi, tant qu’un enfant s’astreint à encore passer voir son parent, même une ou deux fois dans l’année c’est, qu’à sa façon, il admet/alimente le lien filial.
                    Que cette visite file au fils suffisamment mal au foie ou des aigreurs d’estomac ( moi ce sont des maux de tête alors que je suis peu migraineuse de nature) il le note et s’en protège.
                    Je veux voir cette pièce avec mes parents – dois-je admettre que j’en espère une compréhension de ce que je tente parfois brutalement de dire à ma mère?
                    Je l’admets.
                    Dans tous les cas, ce sera un chouette moment pour nous.

                    • #68639 Répondre
                      Delphine
                      Invité

                      Hier soir, j’ai fait écouter une partie de la pièce à ma mère, un peu pour voir si elle avait le même ressenti que moi. Nous avons écouté ensemble la première partie. Je lui ai dit que je trouvais le fils dur et la mère patiente. Ma mère m’a dit : « Oui, mais en même temps, la mère ne parle que du fromage. Elle aurait peut-être souhaité, ou se serait peut-être attendue, à ce que son fils exerce une activité professionnelle ou ait une vie plus classique, à l’image de son frère, qui est mentionné. Le fils passe un peu pour l’intellectuel de la famille. » Ma mère a, je crois, plus capté l’équilibre de la pièce : d’un côté, la mère qui ne s’intéresse pas assez aux livres de son fils, et, de l’autre côté, le fils qui voudrait un peu que la conversation tourne autour de lui. Torts partagés, en quelque sorte.

                      • #68652 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Le fils voudrait, non que la conversation tourne autour de lui (partons du principe que ce fils un peu énervé n’est pas un connard) mais que la conversation tourne
                        Qu’il y ait une conversation.
                        Le fils ne veut pas que sa mère meure

                      • #68657 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Lorsqu’on ne vit plus ensemble, les parents avec les enfants, on a tendance, sans le vouloir, à se planter en achetant par exemple, ce qu’ils aimaient bien manger avant.
                        On a tendance à choisir de manifester son amour en se galérant à faire un moelleux au chocolat qui sera aussi peu moelleux que dans le temps, à faire/dire ça parc’qu’on sait qu’il/elle aime-ait ça, mais chacun.e change/vieillit/bouge.
                        La cellule familiale pourrait être ce qui résiste le moins au temps, je trouve.
                        Et vouloir faire comme si quelque chose y était figé, comme si rien n’y changeait me semble malsain.
                        Cette pièce de François Begaudeau me met juste à vif.
                        Et, comme le dit O.S, je crois, elle m’est familière et j’aime ça.

                      • #68666 Répondre
                        Delphine
                        Invité

                        « On a tendance à choisir de manifester son amour en se galerant à faire un moelleux au chocolat » : Les enfants devraient prendre en compte que cela part d’une bonne intention, que les parents ont peut-être galere pour leur faire plaisir. Le fait que ce ne soit pas parfait m’apparaît dérisoire. Les parents ne sont pas éternels. Quand on est proche, géographiquement et/ou affectivement, on se rend davantage compte d’un éventuel déclin, au fil des années. C’est pour cette raison, je crois, que l’on peut être tolérant envers eux, surtout concernant des broutilles. Cela revient à profiter d’eux au maximum de leur vivant.

                      • #68667 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Hélas pour elle, cette pièce ne s’intitule pas « Comment bien vivre avec ses parents – trois recettes »
                        Elle s’exclut du marché lucratif du développement personnel pour s’engluer dans le marché pauvre du théatre. Erreur sociale majeure.

                      • #68659 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        Bon, entretemps, François a donné la clef.
                        Il y a peu, après lui avoir dit ‘ tes parents sont pu là, j’en suis si triste mais comment on fait, en fait, quand les parents sont morts?’
                        ‘ on fait avec’ il m’a juste répondu.

                      • #68661 Répondre
                        Carpentier
                        Invité

                        ‘ on fait avec’ m’a juste répondu mon compagnon*.
                        * pardon, c’était pas clair du tout.

                    • #68663 Répondre
                      Oscar Spielmann
                      Invité

                      Salut Carpentier ! Je n’aime pas trop décortiquer ni analyser (on a quelques spécialistes pour ça ici j’ai l’impression) et je trouve justement que le texte se suffit totalement à lui même, dans ce qu’il démontre.
                      Mais pour te répondre, il me semble que le terrain sur lequel ils ne se retrouvent pas (ou plus… Je ne connais pas l’avant ni l’après) est celui du langage tout simplement.
                      Ce serait une sacrée expérience d’aller voir cette pièce avec ma mère !! Mais nous sommes l’une de l’autre assez éloignées géographiquement…

                      • #68665 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « est celui du langage tout simplement »
                        je suis bien d’accord
                        Problème : ils discutent. S’ils faisaient du ski ensemble ce ne serait pas un problème
                        mais la mère ne fait plus de ski

                • #68587 Répondre
                  Carpentier
                  Invité

                  @Delphine
                  je sors du film Girls will be girls.
                  je me permets de te le conseiller et, si tu veux, on pourra en parler.
                  bonne soirée.

                  • #68588 Répondre
                    Delphine
                    Invité

                    Merci Carpentier. Je n’ai pas entendu parler de ce film. Si je vais le voir, je te ferai part de mes impressions. Bonne soirée également.

                    • #70638 Répondre
                      Carpentier
                      Invité

                      bonjour Delphine, vu l’actrice Kani Kusruti hier dans la b.o. d’un film à sortir début octobre ‘ all we imagine as light ‘ , j’irai.
                      Cette actrice qui joue la mére du Girls will be girls m’aimante pas mal, et je cherche à la voir maintenant que j’ai regardé sa filmographie, dans certain Killer Soup qui m’intrigue bien du coup.
                      [ceci est un avis à qui le partagerait / ceci est un avis à qui le partagerait /ceci est un avis à qui
                      Es-tu allée au ciné depuis?

    • #68577 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci Carpentier et Zyrma
      Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au personnage de la sage femme ( amie de la mère ) et Clémence dans l’amour
      Ça m’a pêché comme ça – très émue

      • #68630 Répondre
        Carpentier
        Invité

        Bonjour Claire N,
        Cette amie de la mère, à ma première écoute, m’avait troublée.
        Entendre le massage qui détend et les échanges d’apaisement m’avait, je dois l’avouer, transporté dans des sphères plus intimes où j’avais même projeté que cette personne pouvait avoir, comment di.sait-on déjà? déniaisé le fils.
        Brrrr, je ré-écouterai ce passage, maintenant que je suis calmée, beaucoup moins excitée par François Begaudeau.
        Faut dire que je ne l’ai pas vu, irl, depuis un bout de temps.

        • #68660 Répondre
          Claire N
          Invité

          Passée complètement à coté de cette idée
          Par contre j’ai bien aimé la scène de l’aspirine
          Je VAIS prendre une aspirine

    • #69322 Répondre
      Ostros
      Invité

      Le lien vers les quelques extraits très mal mis en page pour celles et ceux qui veulent lire
      Vu la laideur du truc (caractères énormes) je n’ai pas envie de le feuilleter et puis j’ai envie de le lire dans les meilleures conditions.
      https://www.liseuse-hachette.fr/?ean=9782234094437

      • #69323 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Effectivement cette mise en page est catastrophique
        Je recommande donc d’attendre le livre.

        • #69331 Répondre
          Fanny
          Invité

          Non seulement ça, mais les premières pages font un peu peur… Heureusement que l’extrait se poursuit jusqu’à la rosée, sans quoi on pourrait se méprendre.

          • #69383 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Il est vraiment impossible de ne rien dire?

            • #69399 Répondre
              Oscar
              Invité

              Je me demande à qui s’adresse ce texte ? N’aurait-il pas eu sa place sur ce forum, en accès libre ?

              • #69405 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                quel texte?

                • #69408 Répondre
                  Oscar
                  Invité

                  Comme une mule

                  • #69413 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Avec une bière. Merci.

                    • #69416 Répondre
                      essaisfragiles
                      Invité

                      Au minimum, proposer un troc : le PDF contre des dick pic.
                      Pour les filles, je ne connais pas le nom.
                      Faut dire que j’ai pas trop l’occasion d’en recevoir.

                      • #69438 Répondre
                        Mao
                        Invité

                        des nudes

                      • #69439 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Les nudes, c’est des photos nues ou des photos de sexes féminins ?
                        Pussy pic ?
                        Purée les questions que je pose !

                  • #69423 Répondre
                    françois bégaudeau
                    Invité

                    Oscar : ce « texte » est un livre de 450 pages
                    Il faut donc que désormais je ne vende plus mes livres mais les mette en accès libre ici?
                    Ou seulement ce livre ci? Mais pourquoi seulement ce livre ci? Pourquoi L’amour en vente et celui ci en accès libre? Qu’est ce qui dans ces 3 pages sur 450 te fait songer que ce livre devrait n’etre réservé qu’à un site?
                    (on entend, j’espère, dans mes questions, un début d’esquisse de consternation, ainsi qu’un début d’esquisse d’appel aux dons, car si ce livre écrit sur deux ans n’est pas vendu, j’escompte bien qu’on subvienne à mes besoins vitaux)

                    • #69424 Répondre
                      Oscar
                      Invité

                      Je pensais ça en rapport à l’origine du livre, qui se situerait ici apparemment. J’ai peut-être mal compris.

                      • #69431 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Ah oui le livre part d’une chose arrivée sur le site, donc devrait être destiné au site. Ou alors seulement les pages où le site est en jeu, c’est à dire 12 pages? J’offre au site les 12 pages où le site est mentionné et je mets en vente les 438 où il ne l’est pas? Ca te va comme deal?

            • #69596 Répondre
              Schnoups
              Invité

              ça donne très envie de lire la suite.
              Ayant suivi les échanges à l’époque et donc l’arrivée des twits c’est assez surprenant de voir certaines nuances d’inexactitudes que tu relèves, les précisions que tu apportes sont très intéressantes (les crochets !).
              Certaines sautaient déjà aux yeux à l’époque puisque j’avais suivi les échanges. Par contre j’avais acté qu’elle t’avais contacté en premier. Qu’elle avait donc, pensais-je, pris l’initiative plutôt bien vue de ma part d’avoir cherché à discuter directement avec toi. Ce qui n’est pas rien.
              Donc, les crochets. Je m’étais marrée à l’époque en voyant l’utilisation des crochets dans son twit, me disant, c’est bien une universitaire. Je connais un peu la manie d’écriture des universitaires et pourtant ces crochets m’ont sensiblement trompée, j’ai dû relire plusieurs fois le twit.
              Je n’ai jamais aimé cette manière de modifier les pronoms et autres mots pour ajuster une citation, la faire rentrer dans une phrase. Comme les universitaires citent souvent, c’est une manière de fluidifier leur texte et d’alléger le propos que de modifier certaines choses pour conserver une bonne syntaxe et ne pas freiner l’élan d’une phrase. Très bêtement j’ai mis longtemps à en comprendre le fonctionnement alors que c’est assez simple. J’utilisais par contre beaucoup les crochets pour signaler la suppression d’une partie d’un texte cité. Pendant quelques secondes de la première lecture je me suis dit ah, elle signale qu’elle a supprimé des passages. En fait non, elle était sur l’autre versant du crochet, celui qui modifie et conserve. Et en fait elle modifie beaucoup, sous le vernis de la rigueur universitaire elle modifie, conserve et finalement efface. Le crochet brutal qui supprime est absent. Et pourtant elle supprime.
              Cela, les réseaux l’ignorent mais le Seigneur le sait.
              Les réseaux l’ignorent mais le Seigneur le sait. J’en aurais fait le titre de cette partie.

              • #69603 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Ca fait tout drole de lire un post qui parle de ce debut de livre à la lumière de lui même. Je veux dire : qui, plutot que de parler autour de ce début de livre, le lit.
                Merci Schnoups

              • #70641 Répondre
                Carpentier
                Invité

                qu’il en soit ainsi

              • #70643 Répondre
                Carpentier
                Invité

                mais toi, c’était plutôt celle-ci

          • #69473 Répondre
            Fanny
            Invité

            oups, c’était l’impatience, pardon

        • #69332 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          François, il me semble que tu as parlé d’une publication prochaine de tes articles de cinéma. Où ça en est ?

          • #69406 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            elle n’est pas « prochaine » mais elle est en cours
            il faut que je réunisse les textes

            • #69414 Répondre
              essaisfragiles
              Invité

              J’attendrai… le jour et la nuit, j’attendrai toujours, ton retour.

      • #69449 Répondre
        riviere
        Invité

        merci Ostros. La mise en page ne m’a pas dérangé tellement j’ai trouvé ce petit texte intéressant. J’essaie d’expliquer pourquoi: j’aime cette contextualisation, je trouve le ton primesautier et calme et désireux d’éclairer quelque chose dans cette affaire, de comprendre le cours des événements et les motifs des protagonistes et surtout de François. Je trouve la fin très juste et valable pour bien des accrochages similaires entre homme et femme.

        • #69530 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          Ce « petit texte » est le début du livre

          • #69562 Répondre
            riviere
            Invité

            oui ça donne envie de lire la suite. Ca m’a bluffée qu’en si peu de pages, on arrive à donner un tout autre tour à cela, une autre atmosphère, une autre réflexion, je ne sais pas comment dire.

          • #69564 Répondre
            Mao
            Invité

            Sera-t-il encore question de LB par la suite ?

    • #69420 Répondre
      I.G.Y.
      Invité

      Si vos tâches du matin au travail son peu difficiles mais pénibles, vous pouvez mettre ça dans vos oreilles, ça aide

      • #69421 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        Super, juste ce que je cherchais pour faire du ménage. (sérieux et sans aucune ironie)

        • #69441 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Rarement vu François aussi heureux de parler.
          Une hypothèse : et si la grande chose de sa vie, ce n’était pas le littérature, ce n’était pas le cinéma, mais la musique ?
          À la fois la rencontre de départ et le centre nerveux.

          • #69442 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Au passage, j’aime beaucoup le cadrage (et la déco), assez inhabituel sur YT.

            • #69443 Répondre
              I.G.Y.
              Invité

              Entrevue vivifiante, au sens fort. Merci

          • #69532 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            La musique c’est Dieu.
            La musique est ce qui m’aura donné le plus de joie.
            C’est sans doute aussi le lieu du foncier esthétique (c’est dans la musique mieux qu’ailleurs que se réalise la joie tragique)
            Après factuellement ce n’est pas, non, la grande affaire de ma vie.

            • #69536 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              « centre nerveux » oui tout à fait

              • #69550 Répondre
                essaisfragiles
                Invité

                @ françois bégaudeau
                Je ne veux pas te reprendre sur les mots, je suis souvent imprécis et confus.
                Mais là, je suis sûr d’avoir écrit « la grande chose » et pas « la grande affaire » : la chose presque au sens causal du terme (la chose = la cause), ce qui provoque, génère, conduit à.
                Tu dis : ce qui m’aura donné le plus de joie. Ça me va.

                • #69625 Répondre
                  françois bégaudeau
                  Invité

                  désolé
                  lu et répondu trop vite

                  • #69639 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    oui voilà une cause agissante, pas une cause à défendre

      • #69461 Répondre
        Mao
        Invité

        Pour François et même si je vois bien que la cause est désespérée, cet enregistrement de la dernière chance.

        • #69463 Répondre
          K. comme mon Code
          Invité

          Puisqu’on jazz.

      • #69526 Répondre
        thierry
        Invité

        Merci pour cet entretien léger et plein d’humilité.

        François, je crois que c’est la première fois que je t’entends parler de Ranaud. Du moins j’ignorais que l’importance qu’il avait eu pour toi était telle.
        Depuis mon enfance, aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours considéré Renaud comme un de mes écrivain/poète/parolier français préféré. Tente ans plus tard, je continue d’être émerveillé par de petites choses quasiment à chaque écoute. Ca peut se jouer sur le choix d’ignorer une liaison (dans une banlieue rouge). J’aurais mille exemples.
        Tout ça pour dire que je suis content d’entendre cette anecdote car, grâce à mon frère, le premier morceau des Zab que j’entends c’est « Logique du pire ». (Pas écrit par toi si mes souvenirs sont bons). À l’époque, je déniche du Renaud en punk. C’est d’ailleurs comme ça que je vends ce morceau à mes potes en leur faisant écouter.

        • #69529 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Renaud et Gainsbourg (L’homme a la tête de chou, mon album préféré avec Vu de l’extérieur, et je partage aussi la meilleure chanson de Gainsbourg avec François, à égalité avec « Variations sur Marilou »).
          Renaud : je me souviens d’une de ses premières télé sur Télé Luxembourg, ce chanteur a d’emblée parlé à la classe ouvrière. Il parlait comme nous. Évidemment un grand poète, largement sous-estimé. Écouté jusqu’en 86-87, époque « Mistral gagnant », « Miss Maggie » : moins intéressé par ses chansons quand il a brassé plus large.
          Je me sens moins seul sur ce forum (sourire).

          • #69534 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            Un petit exemple du génie d’écriture de Renaud, pour ceux qui ne connaitraient pas

          • #69608 Répondre
            Seldoon
            Invité

            Par contre, je ne crois pas qu’il soit discutable que la meilleure chanson de Gainsbourg n’est pas je suis venu te dire que je m’en vais mais bien La Noyée.

            • #69614 Répondre
              Hervé Urbani
              Invité

              Bien sûr, Je suis venu te dire que je m’en vais et La noyée sont parfaites tout comme beaucoup de chansons de Serge dont celles des débuts quand il est encore fortement sous l’influence de Boris Vian et de Marx (Le poinçonneur, Charleston des déménageurs de piano, Jeunes femmes et vieux messieurs et l’immense L’alcool). Mais je n’ai jamais réussi à faire un top de mes chansons préférées de lui, ayant toujours considéré son œuvre par le biais des 33 tours qui sont tous à partir de Confidentiel en 1963 des albums-concept. Ainsi il y en a deux qui dominent l’ensemble, Histoire de Melody Nelson (1971) et L’homme à tête de chou (1976). Ce qui fait la différence entre Melody et Marilou ce n’est pas la qualité d’écriture qui est équivalente, c’est un homme : Jean-Claude Vannier.

              • #69623 Répondre
                Hervé Urbani
                Invité

                Concernant Brel anarchiste de droite, c’est un sujet assez compliqué. Quand il débarque à Paris au début des années 50, il est encore sous influence de son milieu droite catho belge et très peu politisé. Une rencontre décisive en 1958 avec Georges Pasquier (le Jojo de la chanson-hommage) va porter un coup fatal à l’Abbé Brel comme le surnommait en se foutant de sa gueule son ami et voisin Brassens pour le côté scout et naïf de ses premières chansons. Pasquier, qui devient son secrétaire, est sympathisant communiste et lui donne une conscience politique qui se ressentira dans beaucoup des chansons qui suivront.
                Brel sera alors définitivement et indiscutablement de gauche tout en conservant jusqu’à sa mort certains réflexes de son milieu, notamment sa misogynie et son homophobie.
                Le bonhomme votera toujours désormais à gauche, sera séduit par les grands auteurs anarchistes du 19ème siècle, se montrera très sensible aux injustices sociales et écrira la plus grande chanson marxiste de tous les temps avec Jaurès, sur son dernier disque en 1977.

                • #69637 Répondre
                  Hervé Urbani
                  Invité

                  Dernière chose au sujet de Brel, la plus importante. Son œuvre est inégalée dans l’inégal et même quand il atteint sa maturité comme artiste, on aura droit jusqu’au bout à de bien bêtes chansons mais il fut parfois et même souvent un très grand poète : certaines de ces grandes chansons étant très connues, je me contente d’en citer quelques unes plus confidentielles comme La Fanette, Regarde bien petit, Je suis un soir d’été, L’Éclusier, Orly, Les Marquises …

                  • #69644 Répondre
                    Seldoon
                    Invité

                    L’inégalité de Brel me fait parfois penser à Barbara. Tous deux etaient capables du meilleur et du pire au sein de la même chanson. Le grand Jacques gâche presque Orly avec ce « avec ou sans Becaud » un peu con et étrangement appuyé au chant. De même il faut attendre le dernier couplet de dis quand reviendras-tu pour lui pardonner à Barbara son refrain insupportable.

                    La Fanette est magnifique, bien sûr. Parmi les moins connues j’ai un faible pour le dernier repas (je me demande encore comment il a su pour ma colline : je n’étais pourtant pas né) et les paroles de l’âge idiot (« quand le ventre prend naissance » qui dévient « quand le ventre prend puissance »).

                    • #69649 Répondre
                      Hervé Urbani
                      Invité

                      Enfant, je croyais que c’était « avec ou sans bécot », et je trouvais ça beau de parler des bisous qu’on peut (ou pas) se donner dans un aéroport

                      • #69651 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Tu étais alors trop maigre pour être malhonnête.

                      • #69656 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        J’étais un enfant.
                        Maintenant que j’ai fui l’enfance, me voilà passant, me voilà patience, me voilà passé.

                • #69638 Répondre
                  Seldoon
                  Invité

                  Merci pour Jacques. On doit quand même préciser qu’il conserve Napoléon et l’Amérique en modèles ultimes jusqu’à la fin, Jojo compris. Ses paroles ont beau se gauchiser, son esthétique reste droitière jusqu’au bout (inutile de préciser que ça ne me gêne pas une seconde, je le garde tout en haut).

                  • #69645 Répondre
                    Hervé Urbani
                    Invité

                    C’est vrai, et son second et heureusement dernier film comme cinéaste, le Far-West, révèle sa fascination viriliste pour ce beau pays qui s’est construit sur un génocide. Et la critique vise davantage l’immobilité du conquérant qui a gagné que l’objectif initial de la conquête (« mon père était un chercheur d’or, l’ennui c’est qu’il en a trouvé. »)
                    Tout comme ce qui le fascinera chez Makhno sera davantage l’Homme qui se dresse tel Don Quichotte contre les puissants que sa lutte concrète pour l’amélioration des conditions de vie des paysannes ukrainiennes.

                    • #69647 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Reste qu’il a aussi écrit :
                      « Eux, ils ont cette assurance
                      Des hommes dont on devine
                      Que le papa a eu de la chance »

                  • #69646 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    Question un peu bébête à Seldoon et Hervé Urbani (dont l’avis et les écrits m’importent).
                    Est-ce qu’il est possible d’apprécier un auteur, un chanteur, un artiste, sans avoir à se demander s’il est de droite ou de gauche ? Et de continuer à l’aimer, à lui être fidèle, après avoir appris que ?
                    (Je dis un artiste, pas un essayiste, et je ne dis pas que réponses précédentes constituaient déjà une réponse à cette question.)
                    C’est la seule chose qui m’importe.

                    • #69648 Répondre
                      essaisfragiles
                      Invité

                      Désolé, j’avais mal lu la réponse de Seldoon sous laquelle pourtant je réponds.

                    • #69650 Répondre
                      Seldoon
                      Invité

                      Tout est possible, j’y arrive assez bien. Mais ça n’empêche pas d’essayer de décrire l’art en question, ce qui nous y plaît, nous y plaît moins. L’esthétique droitière et romanesque de Brel le porte et le limite à la fois, c’est passionnant de voir en quoi.

                      • #69653 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Je vais prendre la question autrement : est-ce qu’on peut aimer une chanson franchement droitarde, alors que tout dans notre pensée, nos affects, notre corps nous y répugne ? On parlait de Sardou dernièrement (je parlais) — dont le cas me paraît quand même plus problématique que Brel –, et finalement, depuis 30 ans, je continue à aimer le chanter sous ma douche — et pas les chansons les moins répugnantes.

                      • #69657 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        D’une part je n’imagine pas un être humain dénué du moindre affect de droite, et d’autre part il doit bien y avoir autre chose que de la droite pure chez Sardou. Ça fait quelques lieux de rencontre possibles.

                      • #69659 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Oui, tu as raison sur les deux points. Mais c’est aussi pour ça qu’en chantant Sardou (même les chansons qui), je n’ai pas l’impression d’activer en moi des affects de droite (que par ailleurs je peux manifester à d’autres occasions).

                      • #69660 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        Tu te trompes, Seldoon : il y a sur terre un être humain absolument dénué du moindre affect droitier et c’est moi.
                        Ce qui pour autant ne me situe pas du tout à gauche puisque je suis un pur centriste.

                      • #69661 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        rire

                      • #69662 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Tu n’es que nuance, pondération, juste milieu, Beatles.

                    • #69677 Répondre
                      Hervé Urbani
                      Invité

                      Pour te répondre, je n’ai aucune culpabilité à apprécier un artiste qui m’est opposé politiquement. Je ne vais pas parler de Sardou dont la voix m’a toujours insupporté et dont j’ai toujours trouvé les textes indigents et les orchestrations mauvaises, franchement pénibles.
                      Mais par exemple, nous avons eu dans l’histoire de la chanson française un arménien de droite (pléonasme) capable dans la même vie d’écrire Emmenez-moi, très beau plaidoyer pour la fraternité qui se prononça ensuite, du fond de son exil fiscal suisse, contre l’accueil des migrants. Ces ambivalences où poésie et tolérance côtoient médiocrité et reniement m’ont toujours amusé et fasciné.

                      • #69679 Répondre
                        Seldoon
                        Invité

                        Selon la prophétie tous les armeniens du monde, Charles (dont il est interdit de parler au passé) en tête, deviendront de gauche à la seconde où le mont Ararat sera rendu.

                      • #69690 Répondre
                        Hervé Urbani
                        Invité

                        Moins respectueux encore, un Arménien, Moïse de Chorène, jaloux pour sa noble montagne d’Ararat, ne voit sur le sommet du pic d’Adam que la trace du pied de Satan, l’éternel ennemi.

                        (Ce n’est pas moi qui l’écris, c’est Élisée Reclus dans Histoire d’une montagne, page 188 ; je découvre à l’instant ce passage, avec l’agréable sensation que le doux géographe se permet de te lancer une petite pique, tel un javelot traversant une salle de classe sous le regard incrédule de lycéens médusés)

    • #69569 Répondre
      Baya
      Invité

      Je suis au début de l’entretien de Jazz Listeners et sont cités des chanteurs à texte.
      Je ne sais pas s’il va être évoqué, mais , François, que penses-tu de Mano Solo ?

      • #69606 Répondre
        Claire N
        Invité

        Salut je connais pas bien mano solo ; pas trop accroché peut-être à tord sur un ou deux morceaux
        Tu conseilles un morceau en particulier ?

        • #69621 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          J’ai passionément aimé son album La marmaille nue, ensuite je n’ai plus suivi, si ce n’est son super album punk rock avec les Frère Misère.

          • #69663 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci – effectivement
            Je pense passer un petit moment avec celle la
            Au creux de ton bras

            • #69709 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Celle là beaucoup écoutée à l’époque

              • #69723 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui , quand je dis passer du temps c’est vraiment
                L’écouter en boucle jusqu’à l’avoir «  par cœur « 
                Et la dessus je crois comprendre ce que tu évoques avec le peu de livres suffisants à une vie
                Pour les poèmes c’est pareil depuis tout enfant – par cœur – jusqu’à les avoir – partout
                C’est un pincement que de n’être capable de cela pour les livres…. Un océan mon cœur est débordé
                Ah mais dans cette chanson quelle extraordinaire « 0h Merci «  dans l’intonation
                Et le glissement du tu au moi qui passe par le sang
                C’est génial !

                • #69726 Répondre
                  essaisfragiles
                  Invité

                  Peut-être François voulait-il dire que dans la multiplicité des livres lus (des chansons différentes entendues, des films vus), seuls quelques-uns sont nourriciers pour nous, constituent une sorte de carquois — nous ferons de l’usage — et nous permettront de lire les autres.
                  Pour lui, on connait au moins 2 de ces 5 livres : Un coeur simple, Journal d’un curé de campagne + Rimbaud, Racine (et sans doute L’enfant de Jules Vallès).
                  Ce serait peut-être dix pour les chansons (ou les albums) ou les réalisateurs (je dirais, mais lui dirait peut-être pour les films).
                  On en dirait autant des amis (sur les 5 doigts de la main).
                  Et encore moins peut-être des amours.
                  Les plans-culs, je peux pas dire, j’en ai eu qu’un dans ma vie.

                  • #69727 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    On peut sans doute ajouter Cosmos, le livre de Gombrowicz.
                    Les philosophes, car François en a quelques-uns sous le coude : Pascal, Spinoza (peu lu mais beaucoup pratiqué), Nietzsche, Deleuze (peut-être pas lu tant que ça), Foucault, Rancière.
                    François, tu es transparent !
                    Tu veux bien nous parler de Sylvie et Martine, le soir où toutes les deux… ?

                  • #69730 Répondre
                    Claire N
                    Invité

                    Je ne sais pas essai fragile mes plans cul
                    Tournent toujours à l’amour de même que mes amitiés d’une certaine façon

            • #69792 Répondre
              nefa
              Invité

              et avec un peu de dissonance cognitive
              ça s’est réellement passé comme ça
              à la première écoute
              – je connaissais en gros l’histoire de Mano Solo –
              « au creux de ton bras» pris au pied de la lettre
              est venue à moi l’image mentale du garçon en relation avec une fille qui va accoucher
              « la petite dînette » dans les « sanisettes »
              comme souvent, elles, avec leurs affaires ; du coup, m’a porté au comble de l’émotion
              pas de dealer mais un chiard à venir
              l’adolescence à venir :
              « et quand il te tend sa merde avec mépris tu vas même jusqu‘à lui dire : merci »
              quelle approche naïve 
              je n’aurais pas entendu ce « merci » comme le plus intense jamais exprimé
              grosse bouffée
              mise entre crochets de « la femme de ceux qui n’en ont pas »
              trop électrique
              du « rouge » avec du « blanc », il y a de ça en salle de travail
              plein de trucs bizarrement collés
              mais jusqu’au bout de la chanson
              ensuite, intervient la deuxième écoute
              sans prise de pouvoir sur l’autre
              maintenant j’en profite

              • #69806 Répondre
                Claire N
                Invité

                Bien vu nefa
                La polysémie colle avec cette lecture
                Que j’avoue j’avais eu plus sur un «  sortir par le haut «  de la relation charnelle
                Avec ce glissement de genre
                Et aussi la came et le dealer qui se décollent pour démasquer plus précisément les mécanismes passionnels
                J’avais pensé à la musique aussi

                • #69811 Répondre
                  Claire N
                  Invité
                  • #69820 Répondre
                    nefa
                    Invité

                    La musique bien sûr.
                    Elle elle me permet d’avoir une écoute à des années lumière de celle que j’ai d’un texte nu. Comme si l’harmonie endossait le rôle que tient d’ordinaire la sémantique, poser un narratif par exemple.
                    Quant au deuxième morceau, il est tout à fait possible que je l’ai entendu avant. Vu que j’ai enquillé l’album. Je ne m’en souviens pas mais ça expliquerait ce que j’ai perçu. L’inertie des affects. Qui ne s’arrêtent pas à la fin d’un morceau. Qui chevauchent le suivant. Et la tête qui veut suivre. Se fait une petite composition pour rendre tout ça plausible. Musique aidant.

                    • #69822 Répondre
                      nefa
                      Invité

                      Sinon, j’aime bien ta sortie par le haut.

                      • #69831 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        « ta sortie par le haut. »
                        Merci mais c’est encore un truc piqué

                      • #69840 Répondre
                        nefa
                        Invité

                        petite voleuse
                        fière de l’être (les  » « )
                        de mon coté, en lousdé, j’ai barboté « les crochets »
                        d’ailleurs ici c’est le spot « des miracles »

                      • #69848 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Rire – c’est pas des crochets universitaires ça !

        • #69702 Répondre
          Baya
          Invité

          Tellement de bons morceaux de Mano Solo. Là, comme ça, je pense à « Allez viens », « 15 ans du matin », « Te souviens-tu », « Soif de la vie », « Les gitans », « Le monde entier »…

          • #69703 Répondre
            Baya
            Invité

            Dommage, François, que tu n’aies pas suivi ce que faisait Mano par la suite. Il avait ce côté punk, révolutionnaire, gueulard jamais content, chiant du coup. Dans les années 2000, il tenait un forum sur lequel il poussait les gens à créer, à faire des choses. Il a été un vrai moteur de création pour moi à cette époque. Et bien sûr, ses chansons restent pour moi parmi ce qu’il y a de plus beau en chanson française.

            • #69710 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              J’ai noté les titres

    • #69594 Répondre
      Charles
      Invité

      Y a-t-il des rencontres dans des librairies déjà programmées pour Comme une mule?

      • #69622 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Lancement du livre aux Guetteurs de vent, le 4 oct.

        • #69664 Répondre
          Charles
          Invité

          Merci

          • #69665 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Et ta venue à la foire à la poularde de Truchtersheim, c’est toujours prévu pour le 27 ?

            • #69708 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              Oui mais finalement j’y serai aussi le 28
              pour profiter

              • #70056 Répondre
                PeggySlam
                Invité

                Entre le 16 et le 20 octobre y a t il des dates ? car ce sont mes nouvelles dates pour Paris. Merci tellement hâte pour ce livre qui je sens va être les mêmes montagnes russes que pour Notre Joie et Histoire de ta bêtise (gros rire)

                • #70073 Répondre
                  essaisfragiles
                  Invité

                  Salut Peggy, on ne te lit pas assez sur le forum.
                  Reviens.

                  • #70078 Répondre
                    PeggySlam
                    Invité

                    Salut. je reviens. J’ai préféré faire une pause du forum car ça devenait n’importe quoi ici puis après l’affaire l’abbé pierre. c’était de trop. Mais je reviens maintenant

                    • #70082 Répondre
                      Claire N
                      Invité

                      Salut Peggy, ça tombe bien que tu sois de passage
                      Justement j’ai pensé à tes poème en écoutant Les oiseaux de passage
                      Et à l’air que tu es capable de boire pour vivre d’une façon que moi je supporterais pas
                      « L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons »

                      • #70084 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Merci beaucoup Claire N je vais aller écouter de ce pas !

                      • #70085 Répondre
                        Kenyle
                        Invité

                        Ce canard n’a qu’un bec et n’eut jamais envie
                        Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux

                      • #70086 Répondre
                        Claire N
                        Invité

                        Ouai ! La classe a Dallas ( puisque sympathoche est prohibé)

                      • #70088 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Rire.
                        J’ai vu ça qu’il fallait faire gaffe à son vocabulaire ici et que je suis bien plus populaire bourgeoise que je ne le pensais rire

                  • #70092 Répondre
                    ..Graindorge
                    Invité

                    Elle est là et tu dis « reviens »?

                    • #70094 Répondre
                      PeggySlam
                      Invité

                      Euh pas compris

                      • #70099 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        PeggySlam
                        C’était un message pour notre
                        essaisfragiles. Il te dit  » reviens » alors que tu es là, et que donc tu es revenue. Et notre essaisfragiles qui m’avait demandé les 5 derniers livres que j’avais lus et aimés alors qu’il s’en fiche. Pourquoi poser des questions aux gens si on s’en fiche?

                      • #70100 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Il y en a ils doivent avoir du temps à perdre …

                    • #70095 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      Message adressé à essaisfragiles

                      • #70097 Répondre
                        PeggySlam
                        Invité

                        Ok au temps pour moi

    • #69611 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Marie-Jo ma mère qui coud des robes tricote des bonnets fait du crochet fait des confitures fait des boudins fait des pâtés fait des voyages fait l’andouille lit Robert Merle écoute Barbara suit Alain Decaux se marre avec Les Grosses Têtes fume des Marlboro enseigne l’histoire-géo m’explique la Fronde sous Louis XV m’explique le principe de la machine à vapeur pose une moquette colle du papier peint.
      .
      Conduit la DS.

      .
      Intéressant, cette juxtaposition des images qui s’enchaînent sans lien apparent entre elles par le moyen de la « déconstruction » de la phrase – je ne sais pas si le mot « déconstruction » est approprié ici. Quand on est attentif à notre quotidien, c’est bien souvent cela : une juxtaposition d’activités parfois décousues et très diverses, de situations très différentes d’un jour à l’autre, ou d’une heure à l’autre, sans rapport logique entre ces différentes activités, le seul lien étant le passage de l’une à l’autre au gré des contraintes matérielles et des désirs du moment. C’est peut-être plus vrai encore pour les femmes, du fait de la condition qui leur est réservée, mais on note tout de même dans cet extrait la mise en avant d’une polyvalence qui ressemble à un hommage.
      .
      Ce texte m’a spontanément fait penser à la phrase de Montaigne : je ne peins pas l’être, je peins le passage.

      • #69612 Répondre
        essaisfragiles
        Invité

        @ Emile Novis
        Il pourrait aussi s’agir de louer les compétences de ce tout qu’on appelle une maman aimée et aimante…

        • #69615 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Oui, c’est ce que je voulais dire par « polyvalence ». Il y a sans doute de l’amour dans ce texte, mais la pudeur m’incline à ne pas en parler.

          • #69624 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            disons au bas mot que cette femme m’a toujours épaté

            • #69668 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              une drôle de question : j’ai remarqué que parfois dans des livres on trouve le nom de marques de cigarettes ou de vêtements etc… c’est de la publicité gratuite?
              Tu ne répondras pas mais je me pose la question

              • #69671 Répondre
                essaisfragiles
                Invité

                Les gens ne se promènent pas cul nu. Leur pensée non plus. On roule en R5, fume des Gitanes, boit de la Kro, porte des Converse ; écoute ZZ Top, Simple Minds ; lit Gavalda ou Jardin.

                • #69678 Répondre
                  ..Graindorge
                  Invité

                  @essais fragiles
                  Tu lis Gavalda et Jardin, toi????
                  pour les marques, je pose la question car on ne voit jamais F.B faire la pub de marques: t-shirt bidule basquets truc etc.. Les groupes de musique, les artistes c’est pas pareil. On peut les nommer.
                  Je n’en ferai cependant pas un fromage de chèvre vu que dans l’extrait je n’ai lu qu’une seule marque
                  J’en profite pour te dire essaisfragiles que je t’ai posé une petite question à l’entrée  » la gauche et le sport »
                  Aucune urgence et tu peux ne pas répondre

                  • #69706 Répondre
                    K. comme mon Code
                    Invité

                    Il n’y a pas du tout d’évitement à nommer une marque dans ses romans. Le strict minimum quand on inscrit des personnages dans une société consiste à nommer les choses qui les constituent. Perec serait d’accord. Mais j’ai une question pour toi : si ces livres te marquent si peu, pourquoi être autant intéressée par eux ?

                    • #69714 Répondre
                      graindorge
                      Invité

                      justement K comme Code, mon collègue vient de me dire la même chose que toi et que essaisfragiles, il m’a dit Ce sont faits de la vie. Sa mère fume des Marlboro point barre; c’est un fait. J’ai tellement tendance à boycotter ci et ça que oui, ça peut me rendre idiote.

                      Pour les livres, là non cher K comme Code. J’ai vraiment aimé Une certaine inquiétude, Beaucoup aimé aussi En guerre mais celui-ci jusqu’à la page 273 environ: cette histoire d’étourneau, avec un final feliz, un happy end presque Nouvel âge. NON. En guerre? alors en guerre et jusqu’au bout mais c’est un avis , un sentiment de lecteur. J’ai lu aussi Entre les murs que j’ai bien aimé. Histoire de ta bêtise, j’ai adoré. Moins aimé deux singes, trop bavard, jusqu’à ce que je comprenne que c’est plutôt un livre de chevet , un livre que j’ouvre au hasard pour y lire quelques pages. Et j’ai aimé boniments.
                      Voilà. Et j’ai bien la volonté de me procurer Comme une mule. J’ai écrit cet été aux Éditions Stock qui ne m’ont pas encore répondu d’ailleurs contrairement aux Editions Amsterdam qui avaient eu la courtoisie de me répondre très rapidement. Tu n’as pas dû lire ce que j’avais répondu à Mélanie.
                      Cet écrivain à des choses à dire, je trouve que c’est un bon serviteur. Il n’y en a pas tant que ça.

                  • #69777 Répondre
                    essaisfragiles
                    Invité

                    @ ..Graindorge
                    J’ai vu la question quand tu m’en as parlée. Je n’ai pas su quoi répondre.
                    J’ai lu Galvada (son premier recueil de nouvelles n’est pas mal) au début, et Jardin, comme tout le monde. J’ai aussi lu Marc Levy et la chick-lit (Sophie Kinsella). Je ne lis pas la New Romance, parce que faut pas déconner non plus, hein !
                    C’est comme pour le cinéma : je lis tout, je vois tout (ou presque), mais je ne peux pas tout aimer.
                    Il est rare d’ailleurs que je regrette un film ou un livre lu. Même quand je sais et que je peux dire pourquoi c’est complètement nul. Je ne boude pas mon plaisir.
                    On m’a d’ailleurs souvent reproché mon ecclectisme, alors que j’aime des cinéastes et des écrivains que personne ne lit et dont il suffit en général que j’essaie de parler pour qu’on m’accuse d’arrogance ou de mépris social.

                    • #69798 Répondre
                      ..Graindorge
                      Invité

                      essaisfragiles
                      pour la question, c’est bon. J’ai eu la réponse.
                      Je ne sais pas ce que c’est que
                      la New Romance.
                      Juste pour jouer et avec ma formule consacrée SI ET SEULEMENT SI TU LE VEUX BIEN dis moi les 5 derniers livres que tu as lus ET aimés. AIMÉS. Sinon je m’en fiche.

                      • #69803 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Les 5 derniers aimés cet été (je relis beaucoup depuis 10 ans) :
                        – Dans la ville, d’Élodie Fiabane
                        – La chambre bleue, de Simenon
                        – Rien, de Christian Garcin (relu)
                        – Nous trois, d’Échenoz (relu)
                        – Lumière naturelle, de Frédéric Yves-Jeannet (relu, auteur largement sous-estimé, jamais entendu parler sur le forum)

                      • #69805 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Et puisqu’on y est, j’ai aussi lu deux livres pas aimés (en juin) :
                        – La chair est triste hélas, d’Ovidie (je la préférais dans ses films)
                        – L’usure des jours, de Lorette Nobécourt (je n’attendais rien mais mieux).
                        Et toi ..Graindorge ? Les 5 livres lus-aimés ?

                      • #69809 Répondre
                        Tony
                        Invité

                        Sur Ovidie tu peux en dire plus, enfin pas sur ses films,sur ce qu’elle écrit bien sûr? Elle est devenue une sorte d’égérie féministe,de loin elle donne l’impression d’avoir des comptes à régler,qu’en est-il exactement?

                      • #69810 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        « (je n’attendais rien mais mieux) »
                        Rire et vertige.

                      • #69839 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        @ françois bégaudeau
                        Je n’ai jamais lu un livre laisser autant son lecteur au bord du chemin. Aucun point d’identification dans ce récit, et ce n’est pourtant pas l’expérience mystique de l’autrice qui en est la cause.

                      • #69838 Répondre
                        essaisfragiles
                        Invité

                        Sur Ovidie, vraiment très rapidement : elle a des comptes à régler, mais avec elle.
                        C’est ça qu’est moche.

                      • #69832 Répondre
                        ..Graindorge
                        Invité

                        @essaisfragiles
                        En agosto nos vemos
                        Nous Nous verrons en août
                        de Gabriel García Márquez.
                        Jérôme Lindon de Jean Etchenoz ( relu et relirait)
                        Le Tao de la musique de Carlos. D. Fregtman. Il a été Chef d’équipe de musicothérapie dans le Service de psychiatrie infantile de l’hôpital Penna
                        Vigilancia permanente d’Edward Snowden
                        El intercambio de John Grisham . The exchange. J’aime bien Grisham
                        J’ai pas mal appris sur la Justice américaine et la Justice tout court

            • #69681 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              autre question FB
              20 ans sont passés. Est-que tu vas voir ta maman plus souvent qu’avant?

            • #69772 Répondre
              ..Graindorge
              Invité

              Nos mères et des millions de mères encore de part le monde cousent des vêtements, les reprisent, tricotent des pulls, des écharpes, des bonnets, font du crochet, font du pain, des gâteaux, des conserves, soignent les bobos, font le ménage, le repassage, cuisinent tous les jours, conduisent, lisent des histoires, chantent des berceuses, et un large etc et seraient toutes étonnées que ça épate car cela leur paraît naturelle. Elles vont aussi faire des kilomètres pour aller chercher l’eau, battre le mil, etc…
              Elles s’arrêtent aussi pour prendre un thé et rire

              • #71145 Répondre
                Quelqu’une
                Invité

                Mettre du rimmel, naturellement
                Vider la poubelle, affectueusement
                L’épisiotomie, amoureusement
                Et la garderie, maternellement
                .
                C’est beau c’est bio
                C’est papa c’est maman
                C’est la vie c’est tout vu
                Naturel mon cul
                .
                Le chauffe biberon, instinctivement
                La bonne fessée, hygiéniquement
                Sourire tout du long, hystériquement
                Et torcher bébé, écologiquement
                .
                C’est beau c’est bio
                C’est papa c’est maman
                C’est la vie c’est tout vu
                Naturel mon cul
                .
                Les oestrogènes et les tampax
                Le jour la nuit avec xanax
                Misogynement, masochistement
                Et machistement, mécaniquement
                .
                C’est beau c’est bio
                C’est papa c’est maman
                C’est la vie c’est foutu
                Sans lifting mon cul

      • #70133 Répondre
        Claire N
        Invité

        Voilà j’ai craqué ma patience sur ce passage que j’ai lu ; merci pour l’absence de virgule de bout en bout – eau vive qui dégringole
        Et les verbes de la fait – lit – ( expli) citer

        • #70134 Répondre
          Claire N
          Invité

          Mais je sens bien que la source vient d’en haut
          Même si beaucoup de choses sont faites exprès pour la «  laisser passer « 

    • #69819 Répondre
      nefa
      Invité

      La musique bien sûr.
      Elle elle me permet d’avoir une écoute à des années lumière de celle que j’ai d’un texte nu. Comme si l’harmonie endossait le rôle que tient d’ordinaire la sémantique, poser un narratif par exemple.
      Quant au deuxième morceau, il est tout à fait possible que je l’ai entendu avant. Vu que j’ai enquillé l’album (je ne suis pas passé par ton lien). Je ne m’en souviens pas mais ça expliquerait ce que j’ai perçu. L’inertie des affects. Qui ne s’arrêtent pas à la fin d’un morceau. Qui chevauchent le suivant. Et la tête qui veut suivre. Se fait une petite composition pour rendre tout ça plausible. Musique aidant.
      Sinon j’aime bien ta « sortie par le haut ».

      • #69821 Répondre
        nefa
        Invité

        je me suis trompé d’endroit

        • #69858 Répondre
          Leo Landru
          Invité

          Titre de ta sextape ?

          • #69867 Répondre
            Claire N
            Invité

            C’est plus haut je pense@ leo
            On parlait de la chanson de Mano solo au creux de ton bras

          • #69899 Répondre
            nefa
            Invité

            @Leo Landru
            Te satisfaire,
            circonscrire
            – pour ce que tu as senti passer :
            « Lierre grimpant à Pont-sur-l’Ognon »

            • #69902 Répondre
              Leo Landru
              Invité

              @nefa : c’est trop technique à ce niveau.
              @Claire N : oui je sais, c’était une blague. Ratée en l’occurrence – s’expliquer c’est déjà s’excuser.

              • #69904 Répondre
                nefa
                Invité

                pourtant il en faut

                • #69905 Répondre
                  nefa
                  Invité

                  l’erreur constatée

              • #69911 Répondre
                Claire N
                Invité

                Ah oui ! J’ai compris !
                Maintenant que j’ai l’entraînement la prochaine passera easy

    • #69920 Répondre
      SHB
      Invité

      Question a François : peut-on avoir des « spoilers » sur la trame principale du prochain livre?

    • #70175 Répondre
      Carton de Lait
      Invité

      Bon, il semble que personne n’ai encore mit le lien de l’entretien avec Maxwell donc je me permet de la mettre et ensuite de mettre mes commentaires.
      .

      .
      La raison évidente que le 3ème album de Green Day devient hit international c’est pas pour moi qu’on aurait atteint un niveau de composition supérieur à ce que l’on trouve sur Kerplunk (bon si quand même un peu mais pas tellement) mais c’est SURTOUT simplement parce qu’il sont finalement sur un grand label plutôt qu’un petit label indépendant… Les capacités de distribution de lookout n’auraient jamais pu permettre que le groupe explose commercialement. Mais les labels savent faire le calcul, si tu as vendu 100 000 albums en indépendant, on peut au minimum en espérer 1 million avec une distribution à grande échelle et l’accès aux radios (pour le coup au total à ce jour Dookie c’est 20 millions…) Si il y a « sellout » . c’est sûr que c’est pas du tout coté son, en effet.
      .
      Sinon, et je sais que ce n’était qu’une erreur d’inattention, Nimrod n’est pas l’album d’après, c’est insomniac.. Et si je relève cette erreur innocente c’est simplement pour re-mentionner que c’est à mon avis leur meilleur. Pour moi en fait Dookie est l’album de mon adolescence, dans ses thèmes , et Insomniac, qui est en gros un album qui a beaucoup pour thème l’anxiété (les insomniaques sont d’habitudes des anxieux), est l’album de ma vie adulte. Ou disons, de ma jeune vie adulte pusique j’ai mes premières crises d’anxiété à 20 ans (j’ai 17 ans je crois quand il sort). D’ailleurs j’ai toujours trouvé que dans le thème de la chanson, Basket Case aurait eu mieux sa place sur Insomniac.
      .
      Je suis d’accord sur le hardcore en général…. comme François le dit, le punk à la base c’est pas un truc viriliste, sauf que le hardcore c’est en gros des virilistes qui s’emparent du punk. Enfin souvent en tout cas. Moi aussi le groupe australien que Maxwell passe… ouf. Et puis oui c’est du métal à ce niveau là. Même Black Flag je peux pas. C’est quand même drôle que Rollins lui-même ai un peu critiqué ce coté là de la scène hardcore d’ailleurs. Ce doit êtte le premier punk muscu ou presque
      .
      Sur le truc des esthétiques, moi j’ai été gamin dans les 80s et j’ai été grand fan des livrres dont vous êtes le héros avec leur couvertures manigifiques où pratiquement 90% d’entre elles sont un peu des petits chefs-d’oeuvres d’art fantastique, j’ai adoré ça et je suis resté fan de cette estéthique, et pourtant le métal n’a jamais prit sur moi (le chant comme pour moi aussi est un gros problème, le métal serait toujours meilleur si il n’était qu’instrumental…). J’ai essayé mais j’ai jamais accroché, Donc il n’est pas inévitable que d’aimer l’esthétique heroic fantasy mène au métal. Aorès il est indéniable qu’il y a une grande part de nostalgie dans mon appréciation de cet art. Je vois pas non plus trop pourquoi le métal est associé à l’heroic fantasy. On comprends pour des symphonies de Wagner, mais le métal, on cherche le rapport…. Parce que je dois dire que je suis très très fan par exemple de la BO du Conan de Milius (film que j’exècre assez sinon) là on est dans un son tout à fait cohérent avec l’esthétique heroic fantasy. ÇA, ça m’inspire, si on veut, des grands corps musclés qui défoncent des trolls, mais pas le métal, ne serait-ce que parce que c’est un son moderne.
      .
      Dans le genre groupe plus accessible qui à emmené des gens à se plonger dans un genre, Nine Inch Nails est un parfait exemple et j’aurai aimé qu’on touche au genre (ça a parlé de Fear Factory vite fait mais bon l’indus n’est que par la bande relié au métal, ça dépend des groupes). Reznor a une très grande sensibilité pop, d’ailleurs c’est dans ce genre qu’il a commencé . Il a écrit en gros les seuls vrais tubes de musique industirelle. Je me souviens d’une entrevue avec Skinny Puppy autour de 1994, moment pile ou NIN explose, et ils semblaient avoir un peu le seum genre, bin nous en gros on fait du NIN depuis dix ans, sous-entendu il n’a fait que nous copier. Sauf que non les gars. vous n’écriviez absolument pas des chansons avec une sensibilité mélodique, qui accroche l’oreille. J’aime bien Skinny Puppy, surtout les deux premiers albums, mais faut pas déconner Reznor à fait ce que vous ne vouliez pas faire et il a récolté le pactole. Après AUCUN doute que les ventes des albums de SP ont augmentées autour du succès de NIN. Bref ce genre de groupe est important dans tout les genres et les puristes peuvent le déplorer mais les artistes devraient au contraire s’en réjouir parce que tout artiste qui emmène un nouveau public à s’intéresser à un genre au final fait que ça bénéficie à tout artiste qui pratique ce genre de musique.

      • #70181 Répondre
        PeggySlam
        Invité

        Un débat que j’espère aussi avoir avec François sur notre expérience de la scène qui ne se passe pas la même période et qui serait (à mon avis) intéressant à en parler car on a vu des choses changées et pas toujours en bien où je trouve que maintenant les artistes parlent à leur communauté mais pas au public général et c’est là où je suis contente de ne plus faire partie d’un truc car on est plus libre en faite quand on finit par partir.

        Bien que j’ai beaucoup aimé cet échange, je n’étais pas totalement d’accord avec sur le thème les amis car j’ai pu voir dans le slam de poésie que justement entre amis on pouvait aussi se marcher sur les pieds. Ou alors que lorsqu’on devait animé des soirées il y en avait toujours un qui était que dans la négativité du coup j’ai arrêté de travailler en équipe. Et j’aurais aimé avoir les amis de François où l’on s’encourager plutôt que de se marcher sur les pieds. Personnellement c’est toujours ce que je faisais. Quand je voyais un talent je le mettais en avant. Le faisais monter sur scène. Et l’encourager à continuer. Comme aussi je soutenais ceux qui ne gagnaient pas au tournoi car d’un coup il se demandait s’il était vraiment bon ou pas. Enfin j’aimais aller vers les gens surtout quand je sentais un truc et voyais leur évolution.

        En revanche pour la professionnalisation je le rejoins totalement. Je n’ai jamais voulu me professionnaliser car j’ai pu voir à quel point ça rendait con ! Bref faut savoir choisir sa place et s’arrêter au bon moment je crois. Comme dit plusieurs fois le Covid était là le bienvenue car je suis parti et m’aperçois à quel pour ça me fait du bien. Mais par contre je garde les meilleurs souvenirs comme les voyages, les rencontres ça m’a offert ça le slam !

        Très bon entretien en tout cas. Et j’admire les gens comme François capable de discuter avec tout le monde. Je ne sais pas si je serais capable de faire ça.

      • #70504 Répondre
        MonsieurBo
        Invité

        Allez hop, je m’immisce.

        J’ai adoré cet entretien. (D’ailleurs pour la petite anecdote dont tout le monde se fout, je l’ai vu lors d’une nuit d’insomnie suite à une violente prise de tête perso ; et puis pfuiiit, plus de soucis pendant les 1H47 de la discussion.)
        Parce que certes, je partage certains goût musicaux avec François (on ne se connaît pas mais la flemme de faire des manières là tout de suite), et n’écoutant pas du tout de métal, un peu comme lui, j’ai senti un vrai respect entre les deux protagonistes. Chacun passionné par son truc, écoutant l’autre sans être forcément d’accord. Et ça fait du bien, putain. Du coup j’ai trouvé les points de vue de ce type, Maxwell, très intéressants (et sympathique, de surcroit)
        Bref, un bon moment franchement.

        Étant amateur d’un certain punk rock et autres trucs garages déglingués, je n’ai jamais accroché à ces groupes genre punk trop mélodiques pour moi (Green Day, Nofx, etc). Est-ce par snobisme ? À moins que je ne sois dans le déni, je ne crois pas. Il me semble que je me base finalement toujours sur cette chose essentielle et indéfinissable qu’évoque François très bien : d’abord la musique et ce qu’elle nous fait ressentir ; au-delà du machin politique, que les groupes soient connus ou pas, sur des gros label et gagnant whatmille dollars, etc. M’en fous un peu. Même si ce n’est pas interdit d’en discuter, hein. 🙂
        C’est difficile, je trouve, de définir comment nos goûts musicaux se forment. Tellement de facteurs !
        En tout cas, j’ai bien sûr essayé et voilà, je constate que je m’ennuie en les écoutant.

        Quant au métal, trop de guitares tuent la guitare, déjà ; et puis le bourrin velu me fatigue vite. Même le punk plus hardcore, genre GBH, Exploited, etc.
        Pourtant, en y réfléchissant, parfois j’écoute des trucs bien vénères mais qui passent, je sais pas pourquoi. Désolé, je n’ai pas votre talent pour les mots, je n’arrive pas à l’expliquer ! 😀

        Bref. Merci aux deux gars pour la discussion. 🙂

        P. S. : Quoique l’on pense de François Bégaudeau, moi j’dis qu’un type qui aime The Chats ne peut objectivement pas être mauvais. UN POINT C’EST TOUT.

      • #70505 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Comment se fait-il que François fasse 3 entretiens simultanés sur le punk rock ? Quelle est cette coïncidence ? Y a-t-il eu concertation ?

        • #70517 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          François a surtout pris un paquet de pognon. S’il avait pu, je crois même qu’il aurait fait la Chance aux chansons.

        • #70523 Répondre
          Carpentier
          Invité

          sans doute le bouquin qui est sorti sur le groupe il y a peu,
          – à moins que la dadame de ma librairie de quartier n’ait culpabilisé à mort et qu’elle œuvre nuit et jour depuis, pour dynamiser l’existence productive et de qualité de François Begaudeau?
          Paraît qu’elle pétoche d’un possible face à face dans une des ruelles du quartier où j’lui montrerai mon opinel et lui apprendrai un jeu rigolo à grands coups d’chaîne de vélo

    • #70506 Répondre
      Eden Lazaridis
      Invité

      Jeff Buckley est né EXACTEMENT le même jour que Sophie Marceau > le 17 novembre 1966 !!
      Incroyable n’est-ce pas ?

      • #70507 Répondre
        Eden Lazaridis
        Invité

        Jusqu’à preuve du contraire je décrète que toutes les personnes nées le 17 novembre 1966 sont belles physiquement.
        Qu’on me prouve le contraire !

        • #70515 Répondre
          Zyrma
          Invité

          voire le 17 novembre tout court

          • #70516 Répondre
            Carpentier
            Invité

            L’année 1966 vit naître des créatures sensationnelles, tout court, oui.

            • #114861 Répondre
              François Bégaudeau
              Maître des clés

              sait on jamais

              • #131567 Répondre
                begaudeau
                Invité

                Une question sur l’actu de ce topic. Serait il possible que le robot qui le pourrit se repose en 2026?
                Merci d’avance, nono.

    • #115002 Répondre
      Ostros
      Invité

      `test

    • #115005 Répondre
      Ostros
      Invité
    • #115158 Répondre
      Ostros
      Invité

      J’ai oublié comment on laisse le code ouvert pour saboter la page et empêcher les bots de poster.
      Si vous vous en souvenez, pouvez-vous le faire, svp ?
      Ça me gave de voir que cette page remonte sans arrêt.
      Je vais tenter un dernier truc, on sait jamais…

    • #115159 Répondre
      Ostros
      Invité
    • fffff
  • #115160 Répondre
    Ostros
    Invité

    Ok donc c’est

  • #115161 Répondre
    Ostros
    Invité

    Li

  • #115164 Répondre
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    merci pour l’effort

  • #123175 Répondre
    Simon F
    Invité

    En parlant d’actualités de François (je poste ici ne sachant pas comment lancer un nouveau fil), à quand une Gêne ou autre sur Jeanne Dielman ?
    Quand on aime le réel on est servi…

  • #123177 Répondre
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    oui pourquoi pas, TVB serait le bon format
    mais ce film est déjà archi-commenté non?

  • #123179 Répondre
    Simon F
    Invité

    On trouve quelques articles sur le fond et l’idéologie depuis le classement Sight and Sound de 2022 et le caca nerveux de Neuhoff.

    Mais pour des analyses approfondies de la forme si particulière du film, des choix concrets de réalisation (cadrage, lumière, hors champ, dialogues et silences, sons, intérieur/extérieur, synchronie des temporalités film/réalité, etc etc pardon c’est pas ma spécialité) et de leurs effets sur le spectateur, pas tant que ça, et je suis sûr que tu ferais un super boulot. Enfin c’est toi qui vois évidemment, en réalité je suggère parce que j’aimerais que ça existe…

  • #123329 Répondre
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    c’est envisageable
    on s’est dit que dans les périodes plus creuses on consacrerait des TVB à des films anciens donc pourquoi pas celui là – que je n’ai pas revu depuis trente ans, ça m’intéresse

  • #123331 Répondre
    Ostros
    Invité

    @Simon F, je plussoie ton idée étant moi-même assez fan de ce film.
    Je propose également Onoda de Arthur Harari que j’aimerais beaucoup voir être analysé par François et Samir.
    .
    Pour le fil actu, celui-ci a été déclaré mort suite à l’invasion d’un spam automatique.
    Tu as ce nouveau fil qui est ouvert si tu veux :

    Actu de François

  • #126031 Répondre
    ..Graindorge
    Invité

    Je croyais que cette entrée/ fil/ topic était en arrêt pour ajustements ne voyant le plus clair du temps en guise de pseudos que des lettres mélangées « xyrrhuuirf » par exemple. Je n’y allais plus

  • #126125 Répondre
    ..Graindorge
    Invité

    Ce fil devient rigolo: un labyrinthe quasi abandonné, y’a plus personne. Ouf, on trouve facilement la sortie. Allez!

  • #135826 Répondre
    Mathieu
    Invité

    Salut François,
    Tu es passé au Mollat de Bordeaux récemment pour Désertion? Il y a une petite vidéo de 4min36 qui vient de sortir sur leur page Youtube mais tu n’étais pas annoncé en rencontre sur leur site Internet. Ou alors c’était une interview en visio?

  • #135838 Répondre
    François Bégaudeau
    Maître des clés

    oui j’ai fit ce truc
    je ne pense pas qu’il y aura un réel entretien

  • #135867 Répondre
    Mathieu
    Invité

    OK merci

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