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Malice, le il y a 1 année et 2 mois.
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l’homme qui n’a pas de renom
InvitéBonsoir,
Je lance cette proposition d’une Gêne Occasionnée sur l’analyse de Kes, dont je sais que François et l’homme qui n’a pas de prénom produiront une étude singulière et très poussée.
C’est une opportunité de traiter de Ken Loach (le bon et le moins bon) et de son deuxième long métrage, considéré comme étant son meilleur film. Il figure dans le Top 10 du British Film Institute, dans la catégorie des meilleurs films du Royaume-Uni de tous les temps.
Jacques Rancière et Maurice Pialat peuvent notamment être convoqués dans cette étude.
Il y a en outre le thème de l’école, cher à François.
Le film traite en partie de l’échec scolaire, et de l’impéritie du système scolaire/éducatif.Il raconte l’histoire d’un jeune garçon qui, incapable de trouver sa place dans une structure scolaire répressive, va s’épanouir au contact d’un jeune faucon qu’il va apprivoiser. Kes est symptomatique d’une époque où l’Angleterre commence à se scinder, entre un sud dynamique et un nord en perte de vitesse.
Loach y parle de l’émancipation tout comme Le Maître ignorant de Jacques Rancière.
On peut y trouver des similitudes avec l’Enfance nue de Maurie Pialat, notamment:
– Sortie en salle la même année (1969)
– Absence d’acteurs professionnels
– Thèmes en commun: le rejet, et de la spirale de la violence
– Thème de la peur de l’école et de l’échec scolaire
– Misère sociale, milieu modeste et sordide
– Abandon des parentsQu’en pensez-vous?
Merci de votre temps.
Fabien Vidal
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françois bégaudeau
InvitéIl t’a peut etre échappé que la Gene occasionné ne traite que des films de l’actualité
Les exceptions que nous avons faites étaient liées à la suspension de l’activité cinéma pour cause de pandémie.
A part ça j’aime bien Kes. mais j’aime aussi bien 4500 films sortis avant 2024-
Lalecture
InvitéÀ quand le ciné club hommage au XXe siècle pour aborder les plus ignorés (ou les moins commentés) de ces 4500 ? Please
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françois bégaudeau
Invitési le ciné club continue ce sera sans doute avec le 20ème oui
Puis nous passerons au 19ème
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Carpentier
InvitéBird.
J’en sors, intense comme quand tu grandis. -
Ferenk
InvitéPour ma part j’aimerais bien avoir une Gène occasionnée sur le PSG-Manchester City du 22 janvier prochain. Gros potentiel dramaturgique en prévision. Et je crois avoir compris que l’homme qui n’a pas de prénom soutient le PSG.
Ou alors une Gène occasionnée sur la dernière conférence de presse d’Antoine Kombouaré, mais ça sera plus court.
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Carpentier
Invitéet alors du coup c’est quel film pour la première G.O. ciné de 2025?
est-ce encore en réflexion?
que je te balance encore quelques propales de merde-
François Bégaudeau
Maître des clésCe sera soit le Almodovar, sois le Jia Zangkhe
On attend de les voir-
Carpentier
Invitépffff, et merde
bon, o k.
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..Graindorge
InvitéRetrouvé le titre Caught by the tides de Jia Zhangke
Lu un long et beau texte. Vu le trailer.
S’il passe par ici, j’y cours.
C’est celui-là pour la G.O
Zhangke! Zhangke!! Zhangke!!!-
François Bégaudeau
Maître des cléscinéaste dont je rappelle qu’il m’a toujours laissé perplexe
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graindorge
Invitécomme tu as dit que ce serait soit Almodovar soit lZhangke, j’ai continué à glaner des infos. Pas mal encensé mais ça je m’en fiche et ça peut même me rebuter mais presque deux heures de balade en Chine sur deux décennies, c’est très tentant. Après, ce directeur doit bien maîtriser son affaire parce qu’ un documentaire avec de la fiction, presque sans dialogues, intégrant des extraits de ses films antérieurs … ou ça passe génialement bien ou ça peut se casser la figure. Et cet Almodovar ne me tente mais alors pas du tout
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graindorge
Invité« cet Almodovar » je parle du film
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Charles
InvitéComme mon chouchou Eephus n’est pas envisagé, je milite pour la Chambre d’à côté parce que l’unanimisme critique autour de ce film racontant la fin de deux grandes bourgeoises so chic commence à me tendre.
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Carpentier
Invitémais tu sais que, contre toute attente, t bogoss quand t’es tendu
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Cornemuse
InvitéD’accord sur l’unanimisme critique un peu agaçant
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Cornemuse
InvitéLe film ayant fait la couv des cahiers et de positif.
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Charles
Invité+ les éloges du Monde, Libé, Telerama, Les inrocks etc.
Murielle Joudet l’a aussi loué sur France culture en mettant au crédit du film le fait pour Almodovar de transformer la mort et le corps de ses actrices en « catalogue Vogue ». No comment.-
François Bégaudeau
Maître des clésL’homme qui n’a pas de prénom m’a dit qu’il intuitait un film genre Carol, et je crois qu’ill n’a pas tort
A priori c’est celui là qu’on va traiter.
Reste à savoir si, dans ce but, nous allons aller le voir.-
Cornemuse
Invité« Reste à savoir si, dans ce but, nous allons aller le voir. »
Je ne suis pas certain d’avoir bien compris ce passage-
François Bégaudeau
Maître des clésTroisième ligne qui se fout gentiment de la première
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Sylvain
InvitéJe réalise un peu trop tard que sort aussi aujourd’hui un Linklater aujourd’hui… inédit de 2011. Je ne sais pas où tu te positionnes avec ce cinéaste. Je sais juste qu’on a un ami en commun avec qui on aime à partager et discuter de tous ses films.
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Sylvain
InvitéEt même quand certains sont un peu bâclés, voir ratés (« last flag flying » par exemple), on est très fort pour quand même y trouver tout un tas de qualités…
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Cornemuse
Invité@françois Je comprend mieux
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François Bégaudeau
Maître des cléscinéaste très inégal
il y a des films de lui qui m’ennuient, et d’autres qui me bouleversent (tous ceux sur la jeunesse, au fond, son génie est là)
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toutepetitemerde
InvitéÀ quand la gêne sur le nouveau Chandor ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJe me suis tapé 12 Marvel pour le Microciné, je n’avais pas très envie d’un rab
Il vaut le coup?-
toutepetitemerde
InvitéJe disais ça pour plaisanter au départ, mais après tout pourquoi pas ? Je ne l’ai pas vu et je n’y connais pas grand chose en marvelleries.
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Mathieu
InvitéNe vous fatiguez pas c’est grotesque: mal écrit, mal monté surtout – le film va très vite mais pas dans le bon sens du terme; on passe très vite d’un lieu à un autre, d’une scène à l’autre, car tout est survolé, et le plus important: pas une scène d’action prenante ou un peu tangible. Bref, on ne sent pas du tout Chandor dans tout ça. Liquéfiez dans la machine Marvel.
A Lagasnerie qui pense toujours qu’on peut infiltrer les structures pour les tordre de l’intérieur, il faudrait avant tout lui montrer ça
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Abgrall
InvitéJ’aimerais tant que vous parliez du film de Jia Zhangke…
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Cocolastico
Invitéla GO sur Anora est formidable. Merci à vous deux et merci de les rendre facilement accessibles et gratuites.
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SHB
InvitéMoi j’aimerais bien des gênes sur des films québécois.
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Les chambres rouges était vachement bien. -
Mao
InvitéFrançois faut que tu nous fasses une gène sur ce document exceptionnel.
Une gène ou bien une pièce de théâtre, une conférence gesticulée, un colloque universitaire sur le lindonisme, un essai en trois volumes de psychopathologie spinoziste, un recueil de blagues, bref, tu te débrouilles comme tu veux.
Si besoin on lance une campagne de crowdfunding.
Merci.-
Tony
InvitéQuand on l’entend décrire les bastons d’Equalizer ou regarder un film sentimental sur son vélo d’appartement avec la larme à l’oeil on se pose des questions sur sa santé mentale,il est profondément déprimé en fait,quand à son travail d’acteur n’en parlons pas ça le fait profondément chier… et on a l’impression que tout le monde le fuit,il est insupportable,quelle vie de merde!
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François Bégaudeau
Maître des clésJe me régale d’avance.
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Mao
InvitéLe film sentimentale c’est Taken.
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Mao
InvitéIl y a ce passage où il dit qu’il n’y a rien de plus grand que de jouer dans un film qui remporte la palme d’or. Plus encore que d’avoir le prix d’interprétation. Au fond le rêve de Lindon c’était d’être François Bégaudeau.
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Tony
InvitéOui mais y a une petite différence quand-même,chez Lindon y a plein de posters de Stallone et même un livre sur Rocky j’ai vu.
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Mao
InvitéIl y a quelques nuances ici ou là, pas bien significatives. Il dit aussi, c’est à la fin, le climax du docu qu’il rêve d’être un parfum. J’ai pas très bien compris lequel d’ailleurs.
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Mao
InvitéAh si, en fait ça serait le parfum de papa. Comme c’est beau.
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François Bégaudeau
Maître des clés« il dit qu’il n’y a rien de plus grand que de jouer dans un film qui remporte la palme d’or. Plus encore que d’avoir le prix d’interprétation »
Ecoute de Lindon, mode d’emploi : toujours comprendre l’inverse de ce qu’il dit.
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K. comme mon Code
InvitéLes premières minutes ressemblent à un sketch — ou Pater 2.
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Mao
InvitéÇa part fort, très fort mais rassure toi, il a du coffre, il tient la note jusqu’au bout.
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K. comme mon Code
InvitéUne demi heure. Je cherche désespérément sur internet des informations confirmant qu’il s’agit bien d’une comédie ou d’un docufiction humoristique.
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K. comme mon Code
InvitéLa dépréciation est vraiment une forme vulgaire de narcissisme.
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Dr Xavier
Invité32min30s : là, cet arbre, il est tout seul, comme moi, comme nous [sanglots]
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PeggySlam
InvitéQuelqu’un a vu la biopic sur Dylan ? Car je sens qu’ils vont passer complètement à côté du personnage Insolent qu’il est (je me permets de le dire car je suis allée le voir en concert une fois et ce fut une des pire expérience que j’ai eue) et j’ai l’impression que Chalamet chante mieux que Dylan. Bon comme je dis toujours faut aller faire son propre avis mais je sais pas je voulais savoir. Merci
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PeggySlam
InvitéMe suis trompée de topic désolée. Je voulais mettre ça dans cinéma
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François Bégaudeau
Maître des clésJe demande l’indulgence de la communauté pour cette affirmation de Peggy : « Chalamet chante mieux que Dylan. » C’est une coquille. Une déformation d’algorithme.
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Alain m
InvitéC’est bien parce que tu es le maître des clés.
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PeggySlam
InvitéRire. Tu as raison François surtout que visiblement ça y est on me trouve sur youtube par l’algorithme comme m’a dit une fois un viewer
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K. comme mon Code
InvitéTu l’as vu en quelle année, Dylan ? Il me fait rire parce qu’il a passé toute la première partie du siècle à chanter comme s’il avait un rat mort dans la gorge, puis il a sorti Rough and Rowdy Ways et, apparemment, c’était une blague : il faisait semblant.
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PeggySlam
InvitéC’était en 2010. Tous ses musiciens habillés de la même couleur sauf lui comme pour se démarquer de ses musiciens. Aucun contact avec le public Il n’est même pas revenu pour le rappel.. Plus une guitare qui a joué faussement pendant une bonne partie du concert. Mais pour 60€ la place tu restes et tu souffres. Le plus drôle c’est que dehors y avait des p’tits jeunes qui jouaient sa musique et ils avaient bien plus de succès que lui. Je peux mettre ici ma chronique de l’expérience du concert si ça intéresse. Un style que j’avais et j’ai perdu depuis….
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perové
InvitéQue pense t’on d’une gêne occasionnée pour le strip tease intégral ?
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Monami
InvitéJe préfère l’inverse
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François Bégaudeau
Maître des clésrire
ça pourrait (mais peut etre aussi pour dire les réserves que m’a de de longue date inspiré cette série)-
Ema
InvitéPour quelles raisons les réserves ?
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François Bégaudeau
Maître des clésJe trouvais qu’il y avait souvent une préférence pour la cocasserie, le pittoresque, les personnages exubérants, grotesques, ridicules.
L’ordinaire, qui est le trésor du documentaire, y était peu représenté (même si dans le lot il doit bien y avoir des gens normaux). En somme les sujets choisis étaient souvent des « personnages », au sens où on dit : celui là c’est un personnage. Il y avait là une éducation au réel un peu biaisée, et à la fin trompeuse.-
Sylvain
InvitéTout à fait.
Mêmes réserves.
Sans ces « personnages » (au sens pittoresque donc) pas « de film ».
Et bien que je doute qu’un public « de droite » (pour faire court, vraiment) regarde cela, nous, public « de gauche » (là aussi pour faire court) ne pouvons pas nier qu’on y allait aussi pour du pur voyeurisme, un brin de condescendance aussi, bref : quelque chose d’un peu moqueur, au fond.
Pour leur défense : il faut néanmoins dire aussi que leur format nous plaisait. On était soudain aux antipodes du tout-venant télévisuel, qui était (et qui l’est resté) bien plus putassier.
Mais ce n’est pas pour autant qu’on était au niveau d’un Van Der Keuken.-
Sylvain
Invité« Celui là c’est un personnage »
Oui, c’est d’ailleurs exactement le même langage qu’emprunte les chaines de télévision.
Paradoxalement, Strip Tease nous donnait l’illusion de s’en éloigner.
Mais l’émission faisait bel et bien la même chose qu’une W9 (au hasard), le traitement était juste un peu différent. Mais la motivation, sans doute un peu la même.En ce moment je donne des cours d’éducation à l’image documentaire à des élèves de seconde. Mes tous premiers mots et j’y tenais pour qu’on s’entende bien : contrairement à la fiction, on ne dit pas « personnage », on dit « protagoniste ». Et je trouve que une fois qu’on a dit cela, on peut commencer à parler de « documentaire », ce genre qui n’a pas besoin de « personnage » puisqu’on y film du « réel » et que celui-ci n’est pas rempli à chaque coins de rues de « personnages ».
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perové
InvitéLà où je ne vous suis pas, c’est que n’importe qui, pour peu qu’on focalise la caméra sur lui : est un personnage ! Et c’est le tour de force de Strip-Tease, c’est tout ce que cette émission réussit à démontrer, qu’on est tous fous, qu’on a tous nos manies et péripéties quotidiennes qui peuvent devenir des histoires de « personnages ».
Je mets la caméra dix jours chez chacun d’entre vous, j’en tire un strip-tease, où l’on dirais de vous que vous êtes un personnage, et moi le premier, françois évidemment, tous, tous…
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Arnaud
InvitéCertains films échappent à la règle, peut-être parce moins focalisés précisément. Comme celui-ci, excellent :
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François Bégaudeau
Maître des clésOk dès qu’on filme c’est du cinéma, et tout devient personnage.
Mais pas au sens de « c’est un personnage! ». De « C’est un sacré personnage! ».-
lumen cor
InvitéC’est un original
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François Bégaudeau
Maître des clésDans ce sens là oui
Se perd alors l’ordinaire, le régulier (qui est le spécifique du documentaire, là où tout ou presque de la production audiovisuelle cherche l’exception) -
lumen cor
InvitéD’ailleurs, j’ai souvent été rebuté par Strip Tease, souvent le ton y est volontairement moqueur vis-à-vis de la personne filmée. La plupart des gens, à l’époque, aimaient regarder pour rigoler sur la bêtise des personnes filmées, aimaient être embarrassés par le malaise provoqué par l’original en question. Un des épisodes les plus connus est 500g de hachis, ça ne trompe pas, un épisode d’Arrêt sur image peut aussi en témoigner. C’est le même plaisir qu’à la vision de The Office, le cringe, en plus réel, donc en plus accusatoire. Strip Tease a souvent pris la place d’un juge ricanant qui, jouie de l’humiliation du personnage de 500g de hachis qui sort de ses fantasmes mythomanes de réalisateur pour être ramener au réel de sa vie de prolo.
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lumen cor
InvitéIl y a aussi des épisodes qui ne rentre pas dans cette dynamique, ce sont a fortiorie ceux que je préfère.
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François Bégaudeau
Maître des clésJe vais tacher d’en revoir, pour me re-faire une idée
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Mao
InvitéDe Strip Tease je retiens d’abord le générique avec cette musique incroyable. Les deux épisodes sur la Kanaky (Caldoches de merde et Enculés de Kanak). Les épisodes sur les VRP, et encore un épisode qui se passe au Maghreb dans lequel on assiste à une demande en mariage avec négociation et paiement de la dot. Sans doute encore beaucoup d’autres que je n’ai pas présentement en mémoire.
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Mao
InvitéEt la série d’épisodes sur ce chef étoilé français qui s’est installé à Philadelphie. On se croirait dans les Sopranos.
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perové
Invitési tu as le temps d’aller voir le nouveau au cinéma, j’aimerais beaucoup ten parler, car j’ai trouvé les portraits souvent d’une beauté inouie.. on est pris du long de sentiment ambivalents, le rire la cruauté et la beauté se remplacent sans arrêts, l’image est sublime, il y a des plans de cinéma, de grand cinéma
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François Bégaudeau
Maître des clésOui j’irai
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lumen cor
Invité600g de hachis*
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Sylvain
Invité@Lumen :
« Strip Tease a souvent pris la place d’un juge ricanant qui, jouie de l’humiliation du personnage de 500g de hachis qui sort de ses fantasmes mythomanes de réalisateur pour être ramener au réel de sa vie de prolo ».Je ne l’ai pas revu depuis longtemps, mais il me semble justement que dans « 600g de hachis » cet aspirant réalisateur mégalomane évoluait dans un milieu particulièrement bourgeois. Je me souviens d’une scène de repas de famille (avec un grand-père irritable faisant office de patriarche) dans un luxueux domaine.
Donc le « délire » du protagoniste m’était apparu comme tout à fait lié à sa condition sociale : si il peut s’égarer aussi longtemps (des années) dans l’élaboration d’un long-métrage démesuré qui n’existera que dans sa tête, c’est pare qu’il a le temps. Un « prolo » non.
Reste que, et moi le premier, on s’est tous moqué de lui, avec même un brin de sadisme que je n’aime pas constater chez moi.
Et la série pose aussi la question du « droit à l’oubli ». Je me demande ce qu’est devenue la vie de certains protagonistes après leur passage dans l’émission. La vie de ce jeune réalisateur se résume-t-elle désormais à ce que l’on a vu il y a déjà au moins 15 ans ? Et même à l’époque : sa vie pouvait-elle être réellement être « encapsulé » de cette façon ? N’y avait-il pas d’autres aspects (moins fantasques, moins débiles, moins mégalomanes…) dans la personnalité de ce charmant jeune homme ? Je pense que oui. Mais ce n’est pas ce que la série voulait nous montrer. En d’autres termes : ça n’allait pas « dans leur sens ». Et c’est précisément là qu’on sort du documentaire. J’aimerais bien voir les rushs de cette épisode pour le coup : quelque chose me dit qu’ils sont plus intéressants que le film monté. -
lumen cor
InvitéOui le grand père a un grand terrain vers la fin, mais ils on tous un habitus de prolo, et pas des moindres, je te conseille vraiment de le revoir car pour le coup le mot prolo ne sort pas de nulle part.
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Sylvain
InvitéJ’y vais le revoir. Parce que je te fais confiance 🙂
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François Bégaudeau
Maître des clésVu Piercing et signe, c’est effectivement sobre et bien. M’a quand même frappé à quel point le montage est narratif. (c’est d’ailleurs plutot bien écrit)
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Barbara
InvitéAvez-vous vu Ni juge ni soumise sorti en 2017 ? On suit une juge d’instruction qui réouvre une enquête, j’avais trouvé ça assez passionnant et lunaire.
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Malice
InvitéJe l’ai vu plusieurs fois et aussi la préquelle: https://www.youtube.com/watch?v=tmwSOpj2gHY
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malinga
InvitéHorrible docu qui montre cette juge pour ce qu’elle est : une bonne femme qui fait la leçon à des prolos, ajoutant sa moralité dégoulinante à leur situation déjà bien précaire. Je suis curieux de savoir comment vous pouvez la trouver sympathique, elle est insupportable.
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malinga
InvitéSa moraline*
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François Bégaudeau
Maître des clésElle m’avait tout à fait déplu aussi.
Cabotine au possible.-
Juliette B
InvitéPareil. Et elle prend un plaisir évident à humilier les prévenus qu’elle auditionne. A vous donner envie de devenir délinquant…
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Barbara
InvitéFaut-il la trouver sympathique pour trouver de l’intérêt au documentaire ? En tout cas j’ai trouvé intéressant de voir derrière son apparence loufoque le plaisir cruel qu’elle prend à avoir du pouvoir sur ces hommes (dans mon souvenir c’est essentiellement des hommes qui viennent la supplier de ne pas aller en taule).
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Malice
Invité@Barbara non pas besoin
Tu penses quoi de la mère meurtrière à la fin du docu?
J’ai lu des articles sur elle disant que sa belle famille l’accusait de simuler la folie, ce qui est bien sûr impossible à déterminer ( et fascinant) quand on regarde la séquence-
Barbara
Invité@Malice Je ne me rappelle pas bien, il faudrait que je le revois.
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Juliette B
InvitéBien sûr que non Barbara, mais la complaisance de ceux qui la filmaient m’est apparue si manifeste que cela cela en devenait extrêmement gênant. Je me souviens en particulier des longues scènes où on la voit conduire sa 2CV en ville, so pittoresque. Mon sentiment, outre celui de la fausseté d’un personnage en représentation constante et se comportant avec les prévenus comme une maîtresse d’école enivrée de son pouvoir face à des enfants, c’est qu’on voulait à tout prix forcer ma sympathie pour elle sur le mode « dure, mais juste… et tellement drôle en plus ».
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Barbara
Invité@Juliette B Oui tout à fait, je crois que le docu commence comme ça, où on la voit se balader dans sa voiture, et on la voit aussi avec son rat de compagnie, ce qui la rend tout de suite un peu bizarre un peu marrante, comme dit plus haut il faut en faire un personnage. Ce que je voulais dire c’est qu’il me semble qu’il y ait deux choses, d’un côté ce que les réals veulent montrer, je te rejoins sur la complaisance, et ce qu’ils montrent. Je comprends que le côté forcé puisse prendre trop de place pour le visionnage.
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François Bégaudeau
Maître des clésD’accord avec les deux : le docu est passionnant de documenter ce cabotinage, et cette sorte de paternalisme qui semble indécrottable chez les juges
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Malice
InvitéDans la préquelle, « Poulet frites », on a comme personnage central à peu près l’inverse d’Anne Gruwez : un flic très calme. Lui, je l’ai trouvé sympathique et il m’a semblé que les réals l' »aimaient » beaucoup plus que Gruwez.
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Juliette B
InvitéLa question centrale pour moi, c’est celle des choix des réalisateurs, qui en rajoutent constamment, et pas de la plus anodine des manières, pour euphémiser la violence d’une des deux parties et n’accorder que la bêtise à l’autre.
C’est un parti pris répété qui se nie.-
Sylvain
InvitéOn en revient à ce qu’on disait un peu plus haut : Strip Tease ne filme pas le « réel ».
Le « réel » en soit ne les intéresse pas.
Plus honnête de leur part aurait été de dire : on cherche « des personnages avant tout ».
Mais cette prétention « au réel » du coup devient tout à fait insupportable.
Ils ne voulaient pas filmer une juge, il voulait filmer CETTE juge pour tout ce qu’elle charrie de « pittoresque ».
C’est « un bon personnage » comme on dit en télé, y compris en télé de merde.-
Nola
InvitéDélits Flagrants de Depardon. Réel.
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François Bégaudeau
Maître des clésDans le genre sadique, voici un beau specimen :
sadique tendance blaireau
mais c’est encore, précisément, un spécimen
les flics d’Enquete d’actualité ne ressemblent pas à ça (aussi sadiques et blaireaux, mais dans un registre mineur)
Mais cet épisode reste un document inégalable sur un fait difficile à documenter : le nombre de sermons que se prend, par tous, un adolescent pas dans les clous.-
Malice
Invité« remercie la sociétééé »
gros rire
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