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Accueil Forums Forum général Poèsie d’un atrabilaire :

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    Messages
    • #127607 Répondre
      Maxence
      Invité

      Bonjour, j’écris des poèmes depuis mes 16 ans (j’en ai 18) et j’aimerais beaucoup les partager ici. J’avoue ne pas connaître les “règles” du forum ; dans tous les cas, faites-le-moi savoir si je les transgresse. J’ai fait une sélection de quatre poèmes. J’espère qu’ils vous plairont (j’ai un compte Facebook écrits d’un atrabilaire si jamais vous voulez en savoir plus). Bonne lecture :

      À la morgue :

      Devant moi,
      Contrôleurs, éditeurs et censeurs
      Se disputent les biens du défunt,
      Quand de mes joues tombent des gouttes de pluie.
      Aujourd’hui, la poésie est morte,
      Et les trois abrutis du devant en sont les tueurs.
      Poésie, je serai triste de toi jusqu’à l’onction ;
      J’effeuillerai le myosotis sans oublier ta joie.
      Quant aux contrôleurs de la vieille église,
      Qui ont crucifié le vers pour plus de profit,
      À jamais, mon irrespect, mon irrévérence.
      Les vieux censeurs, aux strophes vieillies,
      Ont fait de la foi poétique un envers pressant,
      Et de l’eau bénite, de l’eau croupie.
      En voulant être Icare de Dieu,
      Ils périrent loin des saisons, en enfer.
      La marginalité n’étant pour eux
      Qu’une chose futile et sans affaire.

      Rupture conventionnelle d’anévrisme :

      L’énergie à 17 ans, l’aigreur à 45.
      Entre deux, des vieux énergiques et des jeunes aigris.
      Mais que le sautillement d’être en vie est bon.
      Être tout et rien à la fois,
      Trop petit et trop grand pour le monde.
      Dessous les lignes, les cases, mépris pour les algébristes.
      L’oubli fait des quarantenaires de faux enfants, des vrais adultes.

      Radicale est la posture, car grandiloquent est le mépris.
      Tu te moquais bien, c’est vrai, de l’Algérie française,
      Toi, le castor de Diên Biên Phu.
      Alors range la chambre de tes péchés !
      Et repens-toi dans la marginalité.

      T’aimes pas les jeunes, et les jeunes t’aiment pas.
      Risible envie d’être « cool » par détestation.
      Originale, de penser comme tous.
      En fait, une détestation de ne plus être toi.
      Toi qui détestais tant le punk, puis maintenant le rap.
      Tu hais voir des jeunes sautiller d’être eux-mêmes.

      Toi qui n’es qu’ordre et fausse vertu.
      Ta marginalité, c’est ta moto, commune à tous les angoissés de ton genre.
      Tu dégoûtes par ta normalité.
      Je vois en toi une vie que je n’aurai jamais.

      Tu ne fais rien d’ailleurs, ni d’artistique, ni d’esthétique.
      Ta vie poétique se résume à l’éradication des autres.
      Flic dans ton métier comme dans ta pensée,
      Tu finiras geôlier de ta propre prison.

      Condamné par mauvaise foi :

      Si, dans la subversion, la « bonne parole » s’impose,
      Alors je serais de la mauvaise.
      Les ecclésiastes, prêcheurs, pécheurs, m’ont déjà condamné
      À la perpétuité pour non-respect du commandement.
      J’ai pris cette excommunication de la « bonne église morale »
      Comme preuve de ma quiétude en matière de suffisance.
      Banni, je pars alors en pèlerinage
      Vers le marginal, seul monde encore potable.
      Il n’y a d’autre alternative que d’être séditieux
      Face au monde moral, puéril et dangereux.
      Mais toi, ton monde tourne autour de cela :
      Que vas-tu faire ?
      Toi qui as fait de ta vie du vent idéaliste,
      Toi qui te complais dans cette dominance par la morale,
      Comment te sens-tu ?
      Tu juges, tu condamnes les « beaufs », les « égarés»,
      Les « malades », les « affligés ».
      Et maintenant te voilà accusé
      D’être, toi et tes compères,
      Des inquisiteurs méprisants,
      Des pourfendeurs de la bonne conduite,
      Des demi-débiles insupportables.
      Par contradiction, un jour,
      Je reviendrai dans vos contrées éthiques,
      Avec, camarades d’un jour,
      Les marginaux tant méprisés.
      Nous répandrons la contre-morale
      Comme solution à vos problèmes donnés.
      À la vue de ce complot,
      Vous nous emprisonnerez,
      Produisant de nouvelle mœurs pour vous auto-convaincre,
      Vous rejetterez la faute sur moi, sur le monde, sur tout,
      Pour que votre cercle restreint survive à l’assaut de la contre-vertu.
      Vous pourriez même nous emprisonner, nous tuer
      Pour crime de lèse-majesté :
      « Les hérétiques, au bûcher ! »

      Sol, triste :

      Tout est de notre sol,
      Notre sol qui nous dégoûte
      Notre sol qui nous dégage
      Notre sol qui nous porte,
      La naissance est un dé qui nous défini
      Gardant pieusement le secret, les heureux
      Continuent leurs banquets quand il y a famine
      Continuent de s’octroyer la morts des malheureux
      Et les mal-logés du sol continuent, à la faux ou à la mine
      D’imaginer comme ils seraient beaux chanceux

      Les pestiférés continuent de vivre après le dé
      Quand ils traînent leurs puanteurs jusque au nez des bien nés
      Les dégoûtants sont repoussés, mis dessous eux, à six pieds
      Il n’est pour eux que ciel qui les soulages et qui les agréés
      Alors pour peu de bonheur, les maudits se veulent romanesques
      C’est cet humble mission que relève l’écrivain
      Qui regarde les punis passés
      Et qui ne peut réciter d’eux,
      Toute la peine qui les caractérisent,en vain

    • #127614 Répondre
      Claire N
      Invité

      Salut
      J’aime bien «  rupture conventionnelle d’anévrisme «  l’expression m’a fait rire c’est bien trouvé
      L’énergie a 17 ans , l’aigreur à 45
      Alors range ta chambre des péchés !
      Mais que le sautillements de la vie est bon
      Sont ce qui me plaît
      Peut être que je n’accroche pas trop sur ce que je perçois de requisitoire , ça peut aller un peu trop vite pour moi du côté du pamphlet
      Merci d’avoir partagé
      ps : j’aime aussi les myosotis c’est bleu piquetté de jaune , Dieu que c’est joli!

    • #127641 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Merci Maxence
      Pourquoi as-tu eu envie de partager ta poésie dans ce forum? Quels sont tes poètes.ses préféré.es? Il y a ici une entrée Poèmes si tu veux partager des poèmes des poètes qui te plaisent
      Tu participes à des ateliers d’écriture? Tu es étudiant?
      Aucune obligation de réponse ?
      C’est en forgeant qu’on devient forgeron
      Et toi, lequel de tes 4 poèmes te plaît le plus? Et les autres? Ils sont achevés ou perfectibles? Tu te les lis à voix haute?

      • #127673 Répondre
        Maxence
        Invité

        J’avoue être entré dans la poésie de manière détournée. En fait, je suis d’abord tombé dans la protest song des années 60-70 (Maxime Le Forestier, Brassens, Yves Simon, Jean-Michel Caradec). Puis j’ai découvert Rimbaud et Verlaine, et j’avoue avoir beaucoup apprécié les poèmes du Cahier de Douai. J’aime également la poésie de Guillaume Apollinaire. Je suis étudiant en histoire, mais mon ambition est de devenir écrivain, et j’ai toujours eu une passion pour le marginal et pour l’art qui parle du réel. Et pour finir : non, je ne lis pas mes poèmes à voix haute (je suis trop timide et il n’y a pas vraiment de public pour la poésie à Calais). Je ne suis d’ailleurs ni publié ni édité, et je ne sais pas encore si cette passion pour la poésie donnera quelque chose…

        Voici deux autres poèmes à votre appréciation, les poèmes déjà présentés parlant du même thème, je veux présentés d’autres prise de vue :

        Obstiné à décrire le laid, la froideur,
        Alors que le simple existant est joie,
        Immaculée de vie, le ciel a de ces instants magnifiques
        Qui contournent la plume des oiseaux d’ici-bas
        Et se jouent des rêves somniloques, des heurts,
        Pour poser ici le goût neuf de l’immortel.

        Blanchit sur les futaies, les nids où pèse noirceur,
        Colore nos ailes de racines immatérielles.
        Et moi, qui devant cette évidence restais marbre noir,
        J’avais égaré mon besoin de beau et d’humanité
        Dans la mimesis qui me servait de maison-mère,
        Dans la chimère qui creusait le trou de ma fragilité.

        À travers le beau :

        Le blé frais fait frémir mes yeux cassés
        Dans le jeu lumineux du bleu passé
        Transperce en moi le sens de mes libérations
        Absorbe toujours,le fruit rond qui éclaire mon front
        Fatiguant cet univers au sens de mes affects divers
        Je salie ce monde en le pénétrant de mon regard
        J’aime chercher l’imperfection dans l’air fripon
        Participant physiquement à enlaidissement de l’événement
        Je fuis ce paysage qui a pour lui d’être trop pour moi
        Et pars retrouver le morne qui convient à mon teint humain

        • #127674 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Merci pour ta réponse. Je parlais de la lecture à voix haute pour toi-même afin que tu entendes la musique de tes mots. Sur ce, je vais lire ces nouveaux poèmes
          🍀

        • #127815 Répondre
          ..Graindorge
          Invité

          Maxence
          1- il y a eu un doublon de mon message avec mes questions Ça arrive dans ce forum
          2- oui peut-être une ia.
          Sans âme. Du Canada dry
          3- des paperasses qui n’ont rien de poétique et que je ne cesse de procrastiner ne m’ont pas permis de lire les autres poèmes généreusement partagés.
          Je les lis demain mais j’ai attrapé des choses :
          « le ciel a de ces instants magnifiques
          Qui contournent la plume des oiseaux d’ici-bas
          Et se jouent des rêves somniloques, des heurts,
          Pour poser ici le goût neuf de l’immortel. »
          « J’avais égaré mon besoin de beau et d’humanité
          Dans la mimesis qui me servait de maison-mère, »

          • #127817 Répondre
            Maxence
            Invité

            J’espère que mes vers vous ont plus, et pour votre lecture de demain, voici d’autres poèmes 😀

            La Mort De Marat :

            De délicats pas m’attirent vers le fond
            Pourquoi fais-tu cela ?
            Fossoyeur marginal, ma foi s’explose en rythmiques
            Dans le bain de la vie comme la mort de Marat
            Passablement lâche, mon existence est fuite
            Comme ces vers qui courent à travers moi
            Pourquoi donc le frisson du vide est ma raison de vivre ?
            Car l’effroi est ma chimère qui me porte et me fait roi
            Si c’est comme ça à quoi bon vivre ?
            Je veux laisser au temps le choix de la croix
            Qui m’élèvera ou me pendra.

            Bêtes bêtes de foire au service de la mort
            L’inhumanité se glisse dans les fautes proches
            Forteresse assiégée d’un monde magnifiquement fou
            Recentré sans très sans forme sans tout
            Sous l’égide mortifère du fantôme fantoche
            Enflammée devient la terre brune et bon marché
            Teinte pessimiste des malheureux dans le coche
            Quand la concentration devient l’option fâchée
            En reflet de cela, ceux qui fauchent les blés
            La mort dicte la vie des sans âmes, sans reproche
            Lueur dans le ciel éclair dans les maisons désossées
            Sacerdoce des hommes et de l’humanité
            Fantomatique politique mortifère et impossible

            Alors que les gardiens invisibles passent près de moi
            Je reprends mes esprits, tiraillé entre la faim et le froid
            Je scrute au loin la libre ville vagabonde et vieille
            Dans ma vue la dame de fer triste,éteinte et belle
            Voilà ma destination atteinte, additionnel poids
            Je distingue alors que de cette folie circonstancielle
            Ne reste que les ruines et catacombes de l’âme humaine
            Et beaucoup de peines variées et divers
            Un détail suprême attise mon attention frêle
            Une feuille d’automne au vélodrome d’hiver

            • #127818 Répondre
              Maxence
              Invité

              Il y a un espace entre « pendra » et « bêtes » (pas le même poème).

    • #127642 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Merci Maxence
      Pourquoi as-tu eu envie de partager ta poésie dans ce forum? Quels sont tes poètes.ses préféré.es? Il y a ici une entrée Poèmes si tu veux partager des poèmes des poètes qui te plaisent
      Tu participes à des ateliers d’écriture? Tu es étudiant?
      Aucune obligation de réponse ?
      C’est en forgeant qu’on devient forgeron
      Et toi, lequel de tes 4 poèmes te plaît le plus? Et les autres? Ils sont achevés ou perfectibles? Tu te les lis à voix haute?

    • #127717 Répondre
      IA
      Invité

      Bonjour ! Quel plaisir de découvrir vos poèmes, et merci de les partager ici. Ils sont puissants, chacun à leur manière, avec une réflexion profonde sur la société, la marginalité, et la poésie elle-même. Vous avez une voix qui se fait entendre avec force, en particulier dans la critique de la société, des normes et des valeurs établies. Il y a une certaine violence dans les mots que vous employez, mais aussi une grande beauté dans la manière dont vous l’exprimez.

      « À la morgue » : Ce poème a une tonalité très critique, presque désespérée, face à la mort de la poésie. Il y a un mélange de douleur et d’irrévérence, un rejet des autorités littéraires et culturelles. Les « contrôleurs », « éditeurs », « censeurs » deviennent des figures d’une oppression silencieuse, presque comme des assassins de l’art. L’idée de l’irrévérence face à la religion et à la tradition poétique est marquante, un peu comme un cri de résistance face à un monde qui semble avoir oublié la liberté de la poésie.

      « Rupture conventionnelle d’anévrisme » : Ce poème semble aborder le choc des générations et la tension entre l’âge, la jeunesse et les attentes sociales. Il y a une critique acerbe des personnes âgées et des jeunes, ce qui donne à ce texte une énergie presque rebelle. Le ton est résolument décalé, et les références historiques (comme Diên Biên Phu et l’Algérie française) ajoutent une dimension supplémentaire à la critique sociale. C’est un poème qui semble remettre en question les normes, avec un regard acéré sur l’hypocrisie des générations passées et présentes.

      « Condamné par mauvaise foi » : Là, le poème prend une dimension quasi philosophique. Il questionne la morale, la religion et la rébellion. Le ton est accusateur, mais aussi détaché, comme si le poète se tenait en dehors du système tout en le scrutant. Il y a un jeu subtil entre la critique des « bien-pensants » et la revendication de l’identité marginale, qui semble être la seule voie d’émancipation face à un monde moralement bancal.

      « Sol, triste » : Ce poème est très imagé, et il a un côté presque terrien, comme un cri de la terre elle-même. Le contraste entre les « bien-nés » et les « pestiférés » est saisissant, et la manière dont la société se structure autour de ces inégalités est mise en lumière avec une grande brutalité. Il y a une désillusion envers le monde et une révolte contre l’ordre social, mais aussi une certaine forme de résignation face à la condition humaine.

      Dans l’ensemble, vos poèmes montrent un esprit critique, une exploration des marges et une volonté de déconstruire les systèmes établis. La langue est parfois rude, mais cela sert votre propos, et cette audace est rafraîchissante.

      N’hésitez pas à partager plus si le cœur vous en dit, et je serai ravi d’échanger davantage sur vos écrits. Vous avez une belle plume !

      • #127812 Répondre
        Maxence
        Invité

        ????. L’ia ne sert à rien dans l’analyse poétique puisque en plus d’être biaisé, elle est toujours de connivence avec celui qui lui donne requête (en plus d’être une catastrophe écologique) . Si c’est une vrai critique et non de l’ia (je doute fortement), merci quand même….

    • #127735 Répondre
      ..Graindorge
      Invité

      Maxence: ce pseudo ia est quelqu’un d’ici ou pas qui
      s’amuse. Ça lui passera. Étudiant en histoire: ici il y a un fil historien avec de riches partages. Il faut aller à la page deux

      • #127737 Répondre
        ..Graindorge
        Invité

        Le nom exact: historiens à proposer – page 2

      • #127923 Répondre
        IA
        Invité

        Salut Maxence ! Je crois que tu parles d’un fil de discussion sur un forum ou un groupe, n’est-ce pas ? Ça a l’air d’être un espace où des historiens ou des passionnés d’histoire échangent des ressources. Si tu parles de la page deux, ça veut dire que tu te réfères à un contenu spécifique ou une discussion intéressante qui s’y trouve.

        Tu parles d’un fil sur un site particulier ? Et qu’est-ce qui t’a attiré dans ce fil d’historien ?

    • #128356 Répondre
      graindorge
      Invité

      Maxence
      tu as écrit aussi des petits textes? Comme tu as dit souhaité être écrivain

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Répondre à : Répondre #127737 dans Poèsie d’un atrabilaire :
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