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  • Ce sujet contient 125 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Charles, le il y a 3 jours et 20 heures.
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  • Auteur
    Messages
    • #37553 Répondre
      Hakad
      Invité

      Bonjour à tous !

      François Bégaudeau m’a fait découvrir, il y a peu, une nouvelle passion : écouter des podcasts tout en jouant à des jeux-vidéos moyens qui m’aident, de par leur banalité, à rester concentré longuement et quasi-pleinement sur l’écoute. J’ai donc pour projet de me créer une liste de podcasts à écouter pendant que je déguste ces mets sans saveurs.

      C’est là où vous entrez en jeu, auriez-vous des recommandations de podcasts que vous appréciez ? Je prends de tout, n’hésitez pas !

      (Au passage, désolé si ce topic existe déjà. Je viens d’arriver sur le forum :p)

    • #37554 Répondre
      Leo Landru
      Invité

      En plus de la GO, j’écoute parfois Les Couilles sur la Table (féminisme), Nanarland (cinéma de mauvais genre), Distorsion et Ars Moriendi (faits divers).

      • #37555 Répondre
        toni Erdmann
        Invité

        Je conseille « Splash », podcast d’économie, qui déplie les sujets très minutieusement et avec beaucoup d’honnêteté intellectuelle.
        En cinéma, tu as Sortie de Secours. En critique plus globalement tu as Les Midis de Culture.
        Enfin, si tu aimes les témoignages, je conseille Les Pieds sur Terre et Transfert (dont l’épisode « Des Années d’Ignorance » aborde de l’intérieur ce que je considère être le fait divers le plus stupéfiant depuis XDDL).

        • #37576 Répondre
          françois bégaudeau
          Invité

          je note

          • #37608 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            merci pour Des années d’ignorance.
            Pas déçu.

        • #46051 Répondre
          Jeanne
          Invité

          @Toni
          Merci pour le conseil « Des années d’ignorance  » (Podcast Transfert). Pfff… c’est quelque chose.

    • #37567 Répondre
      Ema
      Invité

      GUERRE DE BUSINESS, podcast qui comme son nom l’indique, traite à chaque episode d’une rivalité commerciale entre deux géants économiques aux productions concurrentes. Pepsi-Coca, Mc Do-Burger King, Facebook Instagram… C’est pas un truc anticapitaliste hein, mais ça reste assez instructif et franchement divertissant.

      • #37577 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je renote

    • #37584 Répondre
      propater
      Invité

      Un podcast à soi: podcast féministe, là ou Les couilles sur la table prend souvent les choses par le côté théorique, sociologique, celui-ci est plus documentaire avec des reportages radiophoniques sur des femmes ‘lambda’ qui parlent de leurs situations.
      Tonton Youssef, raconte nous une histoire: le militant anti-impérialiste et pro-palestinien Youssef Boussouma raconte ses souvenirs militants depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui.
      Veni Vidi Sensi par Histony: vulgarisation historique (aussi disponible sur youtube) où Antoine Resche nous parle d’un sujet pendant 1 à 2 heures face caméra à la Henry Guillemin. Il a fait deux séries très intéressantes sur la révolution française et la première moitié du XIXème et vient tout juste d’en commencer une nouvelle sur la période 2ème république – second empire.
      Les cours du Collège de France ou on peut trouver de quoi satisfaire tous les apétits (parfois difficile à naviguer.)
      The Iron Dice: (en anglais) retour historique sur la fin de la première guerre mondiale et le début de la république de Weimar, par le youtuber Three Arrows.
      Folding Ideas: (en anglais) se spécialise dernièrement dans de loooongs essais sur le capitalisme dégénérescent: la hustle culture, les scams, le metaverse, les NFT, ce genre de trucs…

      Sinon, en chaîne youtube qui peuvent s’écouter comme des podcasts:

      Lex Imperii: chaine sceptique anti-impérialiste
      Argumentarium: chaine sceptique environnementale

      • #37630 Répondre
        Carton de Lait
        Invité

        Je plussoie sur Podcast à soi et Folding Ideas. J’ai découvert ce dernier seulement quelques mois avant que sa chaine explose avec sa vidéo sur les NFT. Pendant des années il a beaucoup parlé de choses et d’autres sans véritable focus, de films (surtout quand ils étaient très mauvais, il avait une obsession sur 50 nuances de gris), des platistes, de bouffe, de jeux vidéos etc. Je crois que c’est soit avec la vidéo sur les platistes ou celle sur le LOTR de Bakshi que je l’ai connu.

        Une autre chaine youtube en anglais qui est (ou était?) excellente sur les scams c’est Münecat, une britannique assez marrante (musicienne à la base et qui se fait d’ailleurs chier pour composer une chanson humoristique pour chaque vidéo avec vidéoclip et tout), mais elle semble avoir abandonné youtube et ne faire que du contenu sur Nebula maintenant qui est un genre de youtube payant (abonnement 5$ par mois je crois donc pas si mal mais bon…faut vouloir payer). Plusieurs youtubers semblent migreer soit vers ça ou twitch parce que ça assure une meilleure stabilité financière. Sa vidéo sur les sovereign citizens est particulièrement à recommander. C’est sa dernière sur yt je crois d’ailleurs…. Au moins si elle ne reviens jamais sur YT, y a du contenu à rattraper pour les nouveaux. C’est du long format, généralement autour de 90 minutes.

        • #37638 Répondre
          propater
          Invité

          Merci pour la reco Munecat. Nebula offre régulièrement des abonnements à prix réduit (genre 10€ par an) et tu gardes ce tarif (au moins plusieurs années). Oui, beaucoup de youtubers sont parti vers Nebula, pas seulement pour des raisons financière, mais pour fuir les copyright strikes et les problèmes de content id, pour plus de liberté de création.

        • #37639 Répondre
          propater
          Invité

          Mais la dernière vidéo de Munecat sur Nebula est aussi celle sur Sovereign citizen.

          • #37718 Répondre
            Carton de Lait
            Invité

            AH… ok… donc euh.. qu’est-ce qu’elle fout alors, mystère. C’est dans une période où elle faisait des live twitch sur lesquels j’avais intéragit avec elle qu’elle avait dit qu’elle allait probablement plutôt être sur Nebula au moins pendant un moment mais j’ai jamais vérifié le contenu Nebula. Ou sinon elle produit une vidéo de 5 heures hyper recherchée depuis 10 mois… (normalement son rythme .était environ au trois mois). J’espère qu’on l’a pas perdue.

    • #37585 Répondre
      Gaëtan
      Invité

      « Le Code a changé » de Xavier de La Porte. Un style unique et une grande diversité d’interlocuteur.trice.s, pour réincarner les questions numériques et comprendre ce que les technologies nous font, sans tomber dans l’enthousiasme béat ou la déploration.

    • #37586 Répondre
      graindorge
      Invité

      Grand merci à tout le monde: il y en a des pépites

    • #37590 Répondre
      Mathieu
      Invité

      J’ai écouté le podcast Thune qui parle du rapport des écrivains à l’argent, notamment avec Franck Courtès et Hadrien Bels. Je conseille.

      • #37591 Répondre
        Mathieu
        Invité

        Erratum: le podcast parle du rapport à l’argent tout court, pas forcément des écrivains. Il y a tout type de personne interrogée ( un couple dont les membres ne gagnent pas pareil, une journaliste, une caissière, une humoriste, une Soeur…)

    • #37604 Répondre
      éponine
      Invité

      LSD, La Série Documentaire sur France culture traite une foultitude de thèmes en 4 épisodes généralement pour aborder le sujet sous divers angles.
      Quelques exemples récents : « Le nu mis à nu » sur la représentation du corps dans l’art de l’antiquité à nos jours ; « Etre pauvre » dans différentes situations et espaces ; « Etre un bon homme » sur les masculinités contemporaines…

      • #37607 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        Tu sembles avoir oublié qu’ici sévit un horrible misogyne. Erreur d’inattention et d’aiguillage, j’imagine.

        • #37631 Répondre
          éponine
          Invité

          Bien sûr. Mais ça aurait quand même été plus lumineux si on avait repeint la chambre en jaune mimosa.

          • #37711 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            D’autres appartements plus seyants te tendent les bras.

    • #37612 Répondre
      I.G.Y
      Invité

      J’ajouterais peut être à la pile Minuit dans le Siècle de Ugo Palheta en matière politique, il y a des bons épisodes.

      Il y a de très bonnes itw longues d’historiens de Nota Bene sur Nota Bonus.

    • #37657 Répondre
      Cedric
      Invité
    • #37725 Répondre
      graindorge
      Invité
    • #37785 Répondre
      Jojojo
      Invité

      Bonjour à tous,

      Je signale un nouveau concurrent pour la gêne : le podcast parasite (premier podcast sérieux sur le cinéma).

      C’est Sacha Béhar (une moitié de DAVA) qui est derrière. Mi sérieux mi parodique, à écouter en cuisinant

    • #40625 Répondre
      Albert Bloch
      Invité

      Bonjour à tous. Je découvre que les cours du College de France sont disponibles en audio sur les plateformes de podcasts.
      Ca me semble assez riche, est ce que qqn en a suivi et a des recommendations à faire? (quel que soit le sujet)

      • #40635 Répondre
        françois bégaudeau
        Invité

        je m’associe à la demande

        • #40669 Répondre
          Juliette B
          Invité

          J’ai demandé à une amie qui en a écouté plusieurs ses préférés. Elle m’a conseillé Jean-Jacques Hublin, Henry Laurens, François Héran, Thomas Römer.

          • #40672 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Henry Laurens +1, une sorte de monument, mais pour être honnête il est parfois rude à suivre tant il entre dans le détail (hors collège de France je conseille sa dernière conf récapitulative sur Israël Palestine à l’inalco, il est très bon et synthétique, c’est sur youtube)

            Héran +1. Il y a des leçons intéressantes de Bouveresse à picorer aussi (j’ai un bon souvenir des son « Qu’est-ce qu’un système philosophique? » ou ses leçons sur Gödel).
            .
            En plus scientifique et sur un enjeu très contemporain (et à mon avis très pertinent même pour les non-scientifiques) : la première leçon introductive de Stéphane Mallat sur sa chaire « L’apprentissage par réseaux de neurones profonds » (IA), qui de mémoire est peu technique, très introductive, pas un truc de commercial façon patron de la tech, pas du Laurent Alexandrisme, vraiment excellent.

            Alain Prochiantz en biologie est de mémoire intéressant mais j’ai peu écouté.

            • #40683 Répondre
              Juliette B
              Invité

              Amusant, la même confirme toutes tes autres propositions. Et le fait que sur YouTube, leur propos est souvent plus accessible.
              Tu es Hongrois(e) ?

              • #40696 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                De père en fils depuis 7 siècles, comme dirait l’autre^^

                • #40699 Répondre
                  Juliette B
                  Invité

                  Tain elle est trop forte. Par contre moi j’y bite rien en hongrois, aucun mérite.

      • #40638 Répondre
        Cyril
        Invité

        Je ne sais pas si les cours de feu Boulez ont été enregistré mais si on peut les trouver quelque part ça m’intéresse grandement.
        J’avais un peu suivi Antoine Compagnon il y a quelques années, que j’aimais bien, mais je ne saurais pas dire ce que ça vaut.
        Il doit y avoir des choses intéressantes chez Patrick Boucheron.

        • #40639 Répondre
          Cyril
          Invité

          Aussi, on trouve tous les cours de Foucault au Collège de France sur ce magnifique site : https://freefoucault.eth.link/

          • #40688 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            quelle mine
            ca va me faire le printemps

            • #40708 Répondre
              Ostros
              Invité

              Merci du partage Cyril. Très intéressée depuis 5 ans je n’ai pourtant rien lu de Foucault et ce site gratuit est comme des bras grands ouverts.

          • #40716 Répondre
            Arnaud
            Invité

            Est-ce qu’il existe l’équivalent pour les cours de Bourdieu ? A part quelques cours sur Manet, je n’ai pas trouvé grand chose.

          • #44561 Répondre
            Claire N
            Invité

            Merci infiniment Cyril
            Le pacte de parehesia expose dans cette vidéo
            Est un don du ciel

            • #46056 Répondre
              Maman – le linge est plié
              Invité

              Oui

    • #40642 Répondre
      Ourson
      Invité

      J’avais bien aimé les Arte Radio, j’adore les histoires liées à la drogue et au grand banditisme alors naturellement je vous renverrai vers :
      – Crackopolis
      – Flicopolis
      – Le livreur de cocaïne
      – Les séries « Braqueurs »
      – Le trafiquant

      • #40647 Répondre
        Charles
        Invité

        Grand souvenir de Crackopolis.

        • #40656 Répondre
          Ourson
          Invité

          Charles… C’est toi ??

        • #45277 Répondre
          Louise
          Invité

          Pareil, je recommande Crackopolis qui m’avait marquée.

          Toujours sur Arte, j’avais été plutôt intriguée par l’Egyptien Libéré où un Egyptien raconte son rapport un peu surprenant à la sexualité (et celui de ses proches) depuis son enfance dans un quartier populaire en Egypte jusqu’à son arrivée en France.

    • #45278 Répondre
      joe
      Invité

      J’ai bien aimé les podcasts biographiques de Philippe Colin (sur Louis Ferdinand Celine, Cléopâtre, Pétain).
      Il y aussi le Précepteur qui permet de se familiariser avec un auteur (mais la qualité est assez variable)

    • #45279 Répondre
      joe
      Invité

      Il y a aussi passion Medieviste, un thésard qui pendant une demi heure présente sa thèse d’histoire

    • #46007 Répondre
      Ema
      Invité

      Pour ceux qui suivent le podcast Transfert ici, auriez vous des épisodes en particulier à recommander ? Car les titres des épisodes sont plutôt énigmatiques, et la liste est très longue. L’interet des récits est pour le moins très variable, il y du très anecdotique monté en épingle comme du réellement singulier voire dramatique, et aucun moyen de les distinguer à priori, les descriptifs étant plutôt succints. Il faut écouter au moins une vingtaine de minutes avant de cerner à quoi on a affaire et ça me soûle un peu je reconnais

    • #46055 Répondre
      Lucas B
      Invité

      J’écoute beaucoup « Réalisé sans trucages » sur l’actu du cinéma et sur le cinéma de patrimoine
      Très intéressant, drôle et malin

    • #111214 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      L’émission de France Culture « Les Pieds sur Terre » propose une série de podcast sur l’histoire d’un grand mythomane français, qu’ils surnomment le « Pique-assiette ». Je recommande chaudement : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-le-pique-assiette

      Les intervenants qui relatent leurs histoires avec ce mythomane en révèlent souvent davantage sur eux-mêmes que sur lui. On en vient à penser qu’un tel personnage ne pourrait exister sans l’existence de ceux qui sont prêts à le croire et persistent à le faire, même lorsque tout leur indique de faire le contraire.

    • #111244 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci toni
      Podcast qui m’a rappelé le film «  axiome « 
      Qui avait été ici évoqué
      Entendre cependant les «  victimes « 
      Notamment leur curiosité après même la découverte du mytho me laisse pensive
      Et cette énergie qu’il déploie dans l’interaction mensongère est assez bluffante
      Avec son rôle de cinéaste je n’ai pu m’empêcher de me dire mais diable il a bossé presque ? Autant qu’un vrai

      • #111249 Répondre
        Samuel de Nerra
        Invité

        Oui! Ils ont une grande mémoire et bossent leur rôle.
        Mais celui-ci est tout de même très bas de gamme. Je n’ai encore écouté que le 1/7, mais, pour Alice, j’ai du mal à prendre en pitié une personne qui gobe autant d’énormités en si peu de temps, et surtout sans avoir de sentiments encore… Ça relève plus d’une mise sous curatelle que du talent du gars à ce niveau là.
        Mais la même Sonia Kronlund, des pieds sur terre, a aussi mené une enquête sur un grand mythomane, séducteur impenitent, mais lui, avec un talent impressionnant et diabolique.
        Je vais retrouver « sa » série.

      • #112330 Répondre
        Barbara
        Invité

        J’en suis à l’épisode 3 et je trouve ça amusant de voir qu’en plus de leur curiosité, il y a une certaine gratitude d’avoir été diverti. Notamment le gérant de la chambre d’hôte qui dit ne pas lui en vouloir et être content de l’avoir connu et d’avoir appris des trucs sur le ciné, et aussi Alice qui a surement fait beaucoup d’effort pour croire à cette farce et qui se marre en racontant l’affaire

        • #112346 Répondre
          Claire N
          Invité

          « certaine gratitude d’avoir été diverti »
          Oui c’est marquant et récurrent
          Ça m’a beaucoup surprise cette appétence
          Il leur offre aussi beaucoup de «  mensonges gratuits « sa prestation n’est pas que utilitaire

      • #112401 Répondre
        Guixols
        Invité

        Merci pour le rappel du film Axiome. Ce fut pour moi l’occasion de le découvrir, puis de lire vos échanges autour d’un film qui m’a bouleversé comme rarement.

        Je pense que les personnages de Julius, dans le film, et d’Alain Jallois n’ont rien en commun — pas même leur mythomanie, qui n’est pas du tout de même nature.
        Chez Julius, je perçois une véritable haine de soi, un refus catégorique d’être démasqué dans sa médiocrité. Il rejette tout ce qui le constitue socialement et cherche toujours à se distinguer, de façon parfois grossière, des individus qu’il trompe : ses potes prolos qui bossent au musée, auprès de qui il s’invente une ascendance aristocratique ; sa copine bourgeoise, auprès de qui il s’invente des parents toxicos.
        Cette haine de soi, il la subit, et sa mythomanie me semble être une stratégie de survie, une bouée à laquelle il s’accroche, mais qui l’égare. Elle le ballotte d’une situation inconfortable à une autre, jusqu’à le pousser au pied du mur, l’acculer lorsqu’il est sur le point d’être confronté, le forçant alors à fuir.
        Il s’engage ainsi dans une fuite en avant dont il ne peut méconnaître l’issue tragique : il sait que tout finira par être découvert, puisqu’il ment à ceux qui lui sont les plus proches — ses colocataires, sa mère, ses amis, sa compagne.
        J’éprouve une grande empathie pour ce personnage, car j’ai reconnu, dans certaines de ses manies — notamment l’appropriation d’anecdotes sans grande conséquence, mais tout de même assez mesquines et vaines — les combines de quelqu’un de ma famille proche. Et de ce fait, je comprends la souffrance : cette stratégie de survie te condamne tout de même à une vie assez infernale.

        Alain Jallois, lui, semble avoir bien plus de maîtrise sur sa mythomanie. Il joue consciemment de sa gouaille et de sa faconde pour séduire, en gardant à l’esprit que tout cela n’est que temporaire. C’est une pure arnaque, un jeu de dupes savamment orchestré, dont il semble tirer une véritable jubilation — en témoignent ses références à Balzac ou les petits clins d’œil qu’il glisse à ses victimes (son film préféré : Attrape-moi si tu peux…).
        Il pressera le citron de son imposture jusqu’à en extraire la dernière goutte, puis prendra la tangente ou se fera démasquer — mais cela ne semble pas vraiment l’affecter.
        Au contraire, je crois même qu’il éprouve une certaine joie à recroiser ceux qu’il a floués — comme en témoigne, me semble-t-il, son regard appuyé au tribunal envers le châtelain, malgré les injonctions de la cour — tout heureux de leur montrer, avec un petit air de donneur de leçon : « Regardez ce que je vous ai appris de vos turpitudes et de votre avidité petite-bourgeoise ».
        Et puis, il ne ment qu’à des inconnus. Je me demande même s’il a des proches (je n’ai écouté que les quatre premiers épisodes du podcast).

        • #112402 Répondre
          Malice
          Invité

          Je ne sais pas si on appellerait ça des proches mais Jollois a conservé des liens avec des personnes qui l’ont vu grandir, dans son village natal – je te laisse découvrir comment ceux-ci réagissent à ses combines.

        • #112403 Répondre
          Malice
          Invité

          Tu as vu  » The informant » de Soderbergh?

          • #112408 Répondre
            Guixols
            Invité

            Non je n’ai pas vu The Informant, mais merci pour la reco je vais le regarder.
            .
            La suite du podcast infirme quand même pas mal le portrait que je m’étais figuré du bonhomme. Le côté flamboyant de ses escroqueries m’avait un peu détourné des soubassements inconscients qui animent son comportement — soubassements qui sont révélés par la suite : une histoire familiale douloureuse, des parents divorcés, une mère algérienne dans un petit village bourguignon, un sentiment d’abandon, élevé en grande partie par ses grands-parents…
            Il semblerait que la haine de soi soit un terreau particulièrement fertile à l’attitude du mythomane et en ça il se rapproche bien du Julius d’Axiome.

            • #112419 Répondre
              Malice
              Invité

              J’ai aimé le moment où le journaliste tente une analyse du choix de son alter ego ( en gros, une version idéale de lui-même) et où Jollois prend un ton très paternaliste pour ironiser sur ce qu’il appelle « psychologie de comptoir ». On imagine très bien que cette assurance, ce ton de patron ou de prof, a dû jouer un rôle très important au moment de faire avaler les couleuvres. J’ai le souvenir d’avoir été déstabilisée quand, posant une question ou émettant une hypothèse, on me répondait de cette manière.

        • #112475 Répondre
          Claire N
          Invité

          « Il s’engage ainsi dans une fuite en avant dont il ne peut méconnaître l’issue tragique : il sait que tout finira par être découvert »
          Oui, et me sondant il m’apparaît que c’est certainement une des raisons amorale pour lesquelles je ne mens pas- il me serait détestable
          Cette découverte « tragique « d’une certaine manière et je pense que s’y engager en connaissance de cause est d’une certaine façon une forme de force que je n’ai pas
          On en revient peu etre a une certaine haine de soi
          Mais que lui semble capable de renouveler ( pour à force de l’éprouver s’en tanner l’âme ? ) d’exposer
          Cela me fait a contrario penser à l’Adversaire qui
          N’a pas le même rapport à ce destin, cette acceptation de la découverte

          • #112514 Répondre
            Malice
            Invité

            Si Jollois était né dans le même milieu que Romand, avec plus de possibilités de réussite sociale, il aurait peut-être été amené à des gestes plus tragiques? Il est en quelque sorte beaucoup plus libre qu’un notable, qui a une plus grande urgence à préserver une image irréprochable. Jollois « robin des bois » filoute, se fait coffrer, devient sdf – pas les mêmes problèmes qu’un Ligonnès, pour qui il est impensable de rendre des comptes à des créanciers, la justice, sa famille.

            • #112516 Répondre
              Malice
              Invité

               » il m’apparaît que c’est certainement une des raisons amorale pour lesquelles je ne mens pas- il me serait détestable
              Cette découverte « tragique « d’une certaine manière et je pense que s’y engager en connaissance de cause est d’une certaine façon une forme de force que je n’ai pas »

              Jollois non plus ne ment pas, demande-lui pour voir.
              Je suis sûre qu’à chaque fois qu’il s’est fait démasquer ses accusateurs étaient de gros menteurs agressifs qui lui voulaient injustement du mal. Il n’y a pas connaissance de cause chez lui, c’est pourquoi il a la force de recommencer à mentir après chaque échec, chaque fuite.

              • #112517 Répondre
                Malice
                Invité

                Je le vois comme le flic de « Substance mort », qui est capable de croire deux choses contradictoires en même temps
                Je suis Jollois mais je suis aussi un lord écossais

              • #112556 Répondre
                Claire N
                Invité

                Oui, je change d’angle
                C’est plus praticable comme tu le présente
                Effectivement il exprime faire vivre un personnage
                Ça se tient

            • #112520 Répondre
              Guixols
              Invité

              C’est très juste et une lecture vraiment intéressante. Ça me fait penser au texte de Psychologie sur Charles le Cassos. Coincé dans un carcan de responsabilités et d’attentes familiales — ne serait-ce que celle de faire fructifier le capital hérité —, c’est un fardeau écrasant pour tous, mais un potentiel destructeur immense pour ceux qui échouent. C’est le revers de la médaille méritocratique, qui frappe parfois encore plus violemment les enfants de la bourgeoisie. À l’inverse, un Jollois n’a rien à perdre, ne déçoit personne, et recommence bonhomme ses filouteries.

              • #112523 Répondre
                Malice
                Invité

                Oui, Charles le cassos, j’y ai pensé aussi!

                • #112554 Répondre
                  Claire N
                  Invité

                  Yep- merci pour ces points que vous amenez

    • #111264 Répondre
      Samuel de Nerra
      Invité

      Yes.

      Et le deuxième épisode est très bon, oui, au contraire.

      Le coup du plein, la veille, mdr!

      Fascinant là.

      Et le châtelain très beau joueur.

      Quelques mensualités d’1 euro 90, je suis mort !

      J’avoue que je me suis trompé sur le premier épisode, qui était plutôt faible, mais là, c’est du grand art.

      VOILÀ DE L’ART, OURSON.

    • #111291 Répondre
      Hélène
      Invité

      Bonjour, j’ai découvert récemment ce podcast : https://www.arteradio.com/serie/bookmakers qui permet de passer un peu de temps avec des écrivains/écrivaines, en les écoutant parler de leur façon de travailler. À quand l’épisode avec monsieur Bégaudeau ?

    • #111420 Répondre
      Guillaume
      Invité

      Bonjour, on lance un podcast cinéma hebdo avec des amis qui s’appelle Drapeau Rouge, nous venons de publier notre premier episode où l’on parle du film Enzo, et où l’on revient sur le superbe Ressources Humaines de Laurent Cantet.

      Si ça intéresse des auditeurs de la regrettée Gene Occasionnée :

      https://linktr.ee/drapeaurougepodcast

      • #111600 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        merci, on va écouter
        et longue vie à drapeau rouge

      • #111603 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Abonné sur spotify, j’écouterai, merci !

        • #111629 Répondre
          François Bégaudeau
          Maître des clés

          Un petit conseil de vieux briscard du podcast cinéma : venez en plus vite au fait. On écoute un podcast cinéma pour avoir de la pensée sur le cinéma, et en particulier sur les films. Il y a là trop de préambules, de digressions, de métalangage, peut etre aussi de blagues (donc certaines ponctuées par un « je blague » presque éliminatoire). Tourner ça sous la forme d’une discussion entre potes, ok. Mais il faudrait un peu plus de discussion et un peu moins de potes.

          • #111688 Répondre
            Guillaume
            Invité

            Merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous écouter, et merci pour ton retour et tes conseils, nous prenons note.

    • #111733 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Sur LSD, je conseille la Série Les tubes de ma vie.
      Série réalisée par Jérôme Sandlarz et très mal nommée, puisqu’il n’est quasiment pas question des goûts du réalisateur, mais bien plus de la fabrique des tubes qui est très souvent le résultat d’un travail collectif – et conflictuel – entre chanteur, compositeur, musicien, arrangeur, etc. Le premier épisode parle entre autres de Belles belles belles, et c’est toujours touchant de découvrir comment ces chansons ont vu le jour, surtout quand on est plutôt insensible au résultat final. 4 épisodes à écouter sur la route des vacances.

      • #111740 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        ca m’intéresse fort
        en tant qu’auteur de tubes moi même (Pour le plaisir, Djadja, j’en passe)

      • #111826 Répondre
        Malice
        Invité

        Merci Doktor x, grâce à toi je vais avoir  » c’est la ouate » dans la tête jusqu’au soir

    • #114854 Répondre
      kenny
      Invité

      yves le pestipon commente les premières phrases de livres en tous genres

    • #115379 Répondre
      Malice
      Invité

      Antoine Escuras le copain de Dava et faux critique ciné de l’Humanité pour Parasite avec Sacha Béhar, lance son podcast  » Appelle ta mère » ( avec sa propre mère)
      avis aux fans de la Corse et aux familialistes de tous bords

      • #115397 Répondre
        I.G.Y
        Invité

        Merci pour le signalement je n’avais pas vu. Ni fan de la corse où je n’ai à regret jamais mis les pieds ni familialiste mais j’écouterai ça.

        PS: j’ai pu voir Un été à Berlin de Dresen, il y a de belles choses mais je regrette quand même des personnages trop artificiels (c’est sans doute moins vrai des deux amies) et son usage de la musique. J’ai l’impression que sa manière de filmer les lieux passe surtout par les plans de coupe. Il y en a d’autres à voir ?

        • #115400 Répondre
          Malice
          Invité

          Arte proposait en juillet plusieurs films de Dresen, ils sont peut-être encore dispo – je ne les ai pas encore vus car je suis tombée dans Masumura entre temps. Tu n’aimes pas le personnage de l’amant routier de la blonde? Je l’ai trouvé aussi complexe que les deux femmes, et souvent drôle même si minable – ou drôle parce-que minable, justement. L’amitié assez ambigue qui existe entre les deux copines m’a beaucoup plu, ce radeau en forme de balcon où elles se retrouvent après les galères de leurs chemins de croix respectifs.
          J’avoue que je ne me souviens pas bien de la bande-son, elle t’a gêné à quel niveau?
          On peut déplacer la conversation Dresen dans le topic cinéma si tu veux me répondre là-bas.

          • #115410 Répondre
            Ostros
            Invité

            J’adore ce genre de conversations avec sa mère
            Merci Malice pour la découverte

            • #115413 Répondre
              Malice
              Invité

              Merci surtout à Danièle et au chien qui débarque pendant l’enregistrement du podcast

              • #115584 Répondre
                François Bégaudeau
                Maître des clés

                au passage : y en a vraiment ici qui écoutent en entier le podcast parasite?
                je n’ai que des préjugés positifs sur le papier, mais les 5 ou 6 fois où j’en ai lancé un épisode je me suis lassé en un quart d’heure

                • #126395 Répondre
                  Eliot
                  Invité

                  Oui ils peuvent me faire vraiment rire. Ou des fois m’ennuyer, il y a certains épisodes écoutés pendant des vaisselles qui sont entrés par une oreille et ressortis par l’autre. Mais les running gags de Sacha qui prononce mal chaque artiste étranger, qui garde son ton pince sans rire tout du long même lorsqu’il fait des analyses ou résumés à deux balles ça me tient, et le simple jeu de rôle entre l’Huma, La Croix et Premiere qu’ils font depuis le départ me tient aussi. C’est pas aussi bon que les sketchs/films de DAVA mais j’apprécie. Je regrette peut-être le format Twitch en distanciel qu’ils avaient (sur les Oscars et Césars) avant d’en faire un podcast régulier. Le son était un peu dégueu ils se comprenaient mal ça ajoutait au comique. La régularité a un peu diluée l’énergie et les blagues, ça fait un peu forcé.

          • #115417 Répondre
            I.G.Y
            Invité

            Oh ici c’est aussi bien.

            J’ai effectivement eu du mal avec le routier, il n’est pas fait d’un bloc dans tout le film mais j’ai eu le sentiment d’une succession de blocs où il se comporte de façon très mécaniquement distinctes. Ça crée un personnage à plusieurs facettes mais dont les articulations sonnent un peu faux (par exemple je trouve que la manière dont il méprise la blonde pendant plus de la moitié du film résonne plus à mes oreilles comme un mépris écrit que comme un mépris réel, et son changement d’attitude par la suite est très étrange et pas très naturel). Il y a une scène qui m’a paru caractéristiques de l’aspect un peu mécanique voire programmatique de certaines séquences, c’est celle de la boîte de nuit (la manière et la vitesse à laquelle est dépeint le triptyque discussion-engueulade-danse avec Jean-Michel Random sous strobo-sortie-tentative de viol).

            Pour la bande son c’est la musique elle-même + la manière dont elle démarre à certains instants clé de façon un peu systématique qui m’a gêné.

            Cela dit il y a par exemple un très beau plan au moment où Katrin est à l’hôpital, où sa main est tenue par l’infirmier. De même que le plan où elle sont ensemble au lit, que je n’ai pas vu venir.

            • #115423 Répondre
              Malice
              Invité

              Oui le baiser entre les deux copines est inattendu et la belle scène d’amour du film à mes yeux.
              L’enchaînement dont tu parles ( boîte-viol) m’a paru intéressant car justement il découle en partie de cet amour entre les amies. J’ai ressenti le bordel de la vie de cette mère chômeuse qui se retrouve forcée de gérer les humiliations du quotidien, son dépit amical/amoureux, son agression et le regard de son enfant, qui est témoin de la violence qu’elle subit. J’ai aimé aussi qu’elle se rende antipathique au début de cette séquence, se montrant injuste envers son amie, voire possessive/agressive – même si je pense que cela provient d’un amour sincère et d’humiliations répétées que son environnement lui fait subir ( notamment en raison de ses presque 40 ans qui la rendent indésirable sur le marché du travail).
              Ce que j’ai aimé dans l’amant routier, c’est le flottement que j’ai ressenti devant son comportement; pendant une grande partie du film je me suis demandé si ce mec était un con ou non, si l’héroïne blonde connaissait le bonheur avec lui ou non. Cela donne lieu des scènes amusantes, par exemple celle où la blonde l’enferme sur son balcon. Et puis m’amuse beaucoup l’idée que peut-être, elle s’est accrochée à lui en grande partie parce-qu’elle s’éclate au lit avec lui.

              • #115433 Répondre
                I.G.Y
                Invité

                « peut-être, elle s’est accrochée à lui en grande partie parce-qu’elle s’éclate au lit avec lui » : c’est certain, il me semble même qu’elle le dit à Katrin à un moment (suivi de « il a une sacré virilité » ou une phrase semblable). Idée en soi tout à fait réaliste, mais même là dessus je sens pas un Dresen voulant m’y faire croire. Je ne crois pas vraiment au « plan cul épanouissant » qui m’est montré. Et sans parler de leur scène à trois dans l’appart’ de Katrin vers la fin!

                En fait je n’ai pas grand chose à redire à l’intérêt de tout ce que tu décris, y compris sur la scène de tentative de viol, c’est plutôt sur l’incarnation concrète à l’écran que j’ai eu un problème.

                • #115481 Répondre
                  Malice
                  Invité

                  Dresen veut peut-être créer un homme à femmes, bon coup, qui soit aux antipodes de la représentation cinématographique habituelle de ce type de personnage? Un mec qui séduit des femmes dans la fiction sans séduire le spectateur. Pas Tony de  » Mektoub my love », quoi.
                  ça me fait penser à beaucoup d’amants des films de Mikio Naruse, qui sont difficiles à aimer et sur lesquels on ne peut pas fantasmer – à part quelques exceptions, dans « Inazuma » et « Nuages épars » par exemple, on est dans une anti-propagande masculiniste.

                  • #115552 Répondre
                    I.G.Y
                    Invité

                    Oui c’est une bonne hypothèse, mais sachant que ça n’est pas quelque chose qui me pose problème dans un film en toute généralité, j’ai l’impression que dans le cas présent soit c’est mal fait soit ça n’est pas « vraiment » fait. Je n’ai pas vu les films dont tu parles (il faudra que je le fasse) mais j’ai en tête des films vus récemment dans lesquels des personnages d’amants peu aimables aux deux points de vue que tu décris me paraissent vraiment réussis (peut-être parce que plus approfondis?), par exemple dans l’Amour Fou de Rivette. Poussé encore plus loin (et dans ce cas il est clair et net que c’est une intention du réal), il y a le personnage joué par Jean Yanne dans Que la Bête Meure, que je trouve très réussi (pour prendre un exemple dans une veine qui n’est même pas « réaliste »).

                    J’ai plusieurs fois entendu parler ici de Naruse, il faut que je teste.

    • #115588 Répondre
      GrossoModo
      Invité

      Pour la géopolitique, je conseille Le Collimateur, très très bien informé sur les conflits et les enjeux, forcément, il y a que de militaires ou de personnes basées sur place qui témoignent. Ce qui m’a surpris, c’est la méthode souvent matérialiste appliquée pour les conflits, avec une analyse fine des classes sociales des pays, c l’opposé de l’image du bourrin Rambo. Certes, cette analyse est souvent mise à profit pour de mauvaise utilisation. Mais quand il s’agit d’efficacité, de vies humaines, le militaire ne peut pas s’appuyer sur la branlette idéaliste avec les bons vs les méchants, les lumières vs les barbares (bref, tout le discours que leurs chefs ou les politiques déblatèrent sur les conflits de civilisation et autre vision néo conservatrice qui n’ont aucune efficience dans le réel quand il s’agit d’analyser par exemple les forces en présence en Syrie). Je soupçonne l’animateur principal d’être crypto-gauchiste 🙂 par le choix de certains mots qu’il utilise plutôt que d’autre (« moyen de production », « impérialisme », par ex.), mais en sous-marin, car il faut rester cacher vu les auditeurs.

      • #115602 Répondre
        François Bégaudeau
        Maître des clés

        J’aime bien écouter les militaires pour les mêmes raisons. Ceux là ont quand même un peu moins le loisir de se raconter des histoires, du moins dans le vif de leur activité. Sont bien obligés de composer avec la matière, et donc urgemment tenus de la comprendre.

        • #115607 Répondre
          GrossoModo
          Invité

          Ce récent épisode sur la guerre civile en Grèce post 2nd Guerre mondiale est par exemple très bon (en plus il finit sur une réf ciné avec le film Z de Costa-Gavras), un épisode de lutte entre communistes et fachos très peu connu en France (je crois). Et mon soupçon de crypto-gauchisme de l’animateur s’est un peu confirmé avec l’invité, Jean-Arnault Dérens, qui écrit dans le Diplo. Les auditeurs militaires ne doivent pas trop le connaitre, mais encore une fois, quand on a besoin de la compétence, il faut la chercher là où elle, dans les études des classes sociales, des intérêts économiques, qui arme qui, et pourquoi, etc. qui sont très précises. Très loin de l’idée « méchants cocos vs gentils capitalistes »

          L’Épire des guerres ? La Grèce en guerre civile (1944-1949) [Des conflits oubliés #6]

    • #116114 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Dans la continuité de Les tubes de ma vie (ci-dessus), Arte Radio sort sa troisième saison de Beatmakers. Le premier épisode est sur 42 de Nakamura, et le deuxième sur la Symphonie des éclairs de « la chanteuse préférée des auditeurs de Radio Nova » (Meurice).
      Ces émissions qui décomposent des morceaux de musique en différentes pistes marchent toujour sur moi, ça me meut.
      PS – Je mets aussi Nakamura dans la catégorie « événements esthétiques ayant eu cours en France ces 20 dernières années. »

    • #116167 Répondre
      MJPM
      Invité

      Assez inégal mais des angles intéressants parfois.
      Curieuse d avoir votre retour sur celui qui traite du mepris de classe.

    • #116168 Répondre
      MJPM
      Invité

      Pas sûre que le lien ait fonctionné je parlais des podcasts « vivons heureux avant la fin du monde » sur Arte radio

    • #118131 Répondre
      V.
      Invité

      Comme François Bégaudeau a déjà mentionné le regretté Jean-Luc Le Ténia, je partage ici une série de podcasts qui lui est consacrée. Chaque épisode s’entretient avec des personnes ayant croisé sa route au Mans. Si beaucoup l’auront perdu de vue, d’autres le fréquenteront jusqu’à la fin – et feront face à un caractère devenu impétueux.
      Cela donne aussi l’occasion de revenir sur les parcours de chacun ; le podcast retraçant donc l’histoire d’amitiés passées et présentes autour de la figure de Jean-Luc. C’est sympathique, parfois émouvant.

      Jean-Luc – Damien Jodeau

    • #118163 Répondre
      Claire N
      Invité

      Merci v
      Le premier podcast ecouté
      J’aime bien – on était post collégien on se réunissait pour regarder des vhs louées, des films nuls – parfois il y avait des promos on en avait 2 – et boire du coca –

      • #125699 Répondre
        begaudeau
        Invité

        j’ai écouté trois épisodes, c’est vraiment intéressant
        et émouvant

    • #125479 Répondre
      tttt
      Invité

      ça a peut-être été déjà cité :

      bookmakers, podcast par ARTE Radio (les écrivains au travail) : entretiens de trois épisodes avec un écrivain contemporain français sur sa littérature, sa façon d’écrire. démystification du mythe du génie — l’écrivain au travail, routine d’écriture … — & quelques questions bien posées par l’interviewer
      l’un des derniers épisodes est consacré à Bertrand Belin
      j’ai pour ma part écouté les entretiens avec Michon qui étaient très marrants, je m’attendais pas à ça de la part de l’homme

    • #125654 Répondre
      Etienne
      Invité

      J aime bien m endormir sur la bibliothèque des rêves ( je trouve le titre parfait )

    • #125709 Répondre
      perove
      Invité

      Je recommande chaudement le podcast : « Substance, un podcast stupéfiant »
      Commencez par le début, il n’y a rien à jeter dans les deux premières saisons
      Consommateurs ou pas, ces récits psychonautes ne sont pas culpabilisants, souvent drôle, si vrais et sûr un sujet trop tu !
      Foncez !

      • #126385 Répondre
        Jeanne
        Invité

        On peut lire cet article.
        (Auquel toutefois j’avoue n’avoir rien compris).
        Du rififi dans la Critique  – Zone Critique https://share.google/bzTa4Nh7tm14PfTTX

        • #126392 Répondre
          Jeanne
          Invité

          Je suppose que vous ne pouvez pas ouvrir le lien, et quand je mets l’article en entier ça ne passe pas.
          C’est un article qui évoque, entre autres podcasts, Le Gêne Occasionnée.

    • #141439 Répondre
      toni Erdmann
      Invité

      Podcast passionnant avec Murielle Joudet, consacré à la chirurgie esthétique et à ses évolutions récentes.
      Au cœur de l’échange, un paradoxe : jamais les théories féministes n’ont été aussi visibles, en librairie, dans les médias, dans l’espace public, et pourtant, jamais les standards de beauté n’ont exercé une telle emprise.
      https://www.arteradio.com/son/peut-on-avoir-la-peau-des-riches

      • #141453 Répondre
        Charles
        Invité

        Je ne suis pas sûr que les jeunes femmes de 20 ans ayant peur de vieillir et voulant ressembler à des influenceuses aient vraiment lu Mona Chollet ou d’autres théories féministes plus pointues, ni même qu’elles sachent ce que c’est que le male gaze.
        Et puis la chirurgie esthétique s’adresse aussi et surtout à des femmes plus âgées (mais aussi aux hommes avec le « brotox ») cherchant à rajeunir, ce qui me semble un souci assez atemporel – ce n’est pas un standard de beauté actuel. Celles-ci et ceux-là ont peut être lu les théories féministes comme l’animatrice du podcast mais ça ne me semble pas si contradictoire. On peut donc être féministe et vouloir avoir l’air plus jeune, c’est peut-être de la complicité objective avec la domination masculine mais cela ne s’y résume pas.
        Enfin, un marché s’est créé et on sait bien que bien souvent l’offre précède la demande, la crée en partie. Les techniques de chirurgie esthétique se sont raffinées et sont devenues plus accessibles, davantage de médecins en font (notamment les dermatologues). Quand on parlait de lifting ou de liposuccion dans les années 90, c’était comme la cocaïne dans les années 80 : un truc de jet-setteur et de stars un peu vulgaires. Maintenant, toutes proportions gardées, c’est davantage à la portée de la classe moyenne supérieure et de la petite bourgeoisie.

        • #141475 Répondre
          Charles
          Invité

          Joudet est intéressante mais c’est un peu facile et en pilotage automatique (le capital gaze, la famosa société de consommation, le culte de la performance, toutes ces choses dont on parle à longueur de journée à gauche depuis 30 ans pour les critiquer). Et je ne suis pas sûr que parce qu’on regarde plus de Guiraudie et moins de Margot Robbie on se détache de la peur de vieillir et de ne plus être désirable.

          • #141563 Répondre
            Toni Erdmann
            Invité

            Entendons nous Charles, j’ai parlé de paradoxe et non pas de contradiction du féminisme. Au risque de ne pas avoir été clair, il ne s’agissait vraiment pas de dire « regardez l’hypocrisie des féministes qui chouinent sur le male gaze mais ne peuvent pas se passer de la chirurgie esthétique »
            Mon propos consistait seulement à m’étonner de l’avancée de deux phénomènes concomitants : l’imprégnation du féminisme dans la société et la croissance du marché de la chirurgie esthétique.

            Je te trouve sévère sur Murielle Joudet qui amène des analyses concrètes sur Jane Fonda, la mère Kardashian, l’usage de filtres de beauté dans les films et que tout cela relève d’un rejet de la matière ou des viscères, qui peut avoir, in fine, des impacts cinématographiques néfastes.
            Et on pourrait relier ça à une vidéo que j’avais partagé sur les tendances récentes du cinéma à privilégier une image et une mise en scène bien moins tangible et organique.
            L’omniprésence de filtre de beauté dans les films participe peut être à cette homogénéisation des images.
            D’ailleurs, c’est intéressant de voir que PTA, qui se démarque de tout ça et est très attaché à filmer les peaux brutes de ses acteurs, n’a jamais tourné (il me semble) avec une actrice refaite

            • #141565 Répondre
              Charles
              Invité

              Oui bien sûr, ce que Joudet dit n’est pas inintéressant mais je l’ai déjà entendue sur le même thème (sur le cas Clooney notamment) et l’exemple de Fonda est presque caricatural. Elle dit pas mal d’évidences. J’aurais préféré qu’on documente plus précisément l’avénement des soins esthétiques aux US et en France plutôt qu’on nous serve réchauffé de Joudet.

              • #141566 Répondre
                Charles
                Invité

                Par ailleurs, encore une fois, l’imprégnation du féminisme dans la société me semble toute relative. Elle existe dans les champs culturels et médiatiques pour partie mais pas dans les produits de consommation majoritaires.

        • #141487 Répondre
          Ema
          Invité

          Il y a une émission de Cass Andre que je ne retrouve pas, en compagnie d’une jeune femme très usagere de la chir esthetique, dans laquelle il me semble tout çà est un peu dialectisé, de manière intéressante. Il y était question entre autre que dans le recours disons « assumé » aux procédures esthétiques très outrancière on peut voir un pied de nez pas inintéressant à l’injonction à être belle naturellement, et à l’hostilité en partie tres bourgeoise envers le mauvais goût des physiques trop refaits

          • #141490 Répondre
            Charles
            Invité

            Oui dans le podcast on entend je crois une patiente – appelons-la ainsi – demander au dermatologue que les interventions ne soient pas trop voyantes, que ça reste discret et naturel. Mais ça ce n’est pas propre à la chirurgie esthétique, ça traverse toutes les pratiques sociales.

            • #141564 Répondre
              uc
              Invité

              Ça sent le rance par ici
              Le jeune vieux qui s’encroûte

    • #141474 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      Merci Charles pour cette récap historique très efficace et éclairante pour un néophyte comme moi, et de surcroît très imagée :
      « Liposuccion dans les années 90, c’était comme la cocaïne dans les années 80 : un truc de jet-setteur et de stars un peu vulgaires. »
      Parallèle digne d’un Luis Bunuel. J’adore.

    • #141485 Répondre
      Samuel_Belkekett
      Invité

      « Et je ne suis pas sûr que parce qu’on regarde plus de Guiraudie et moins de Margot Robbie on se détache de la peur de vieillir et de ne plus être désirable. »
      Là tu m’étonnes grandement, ta lucidité me transperce.

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