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Accueil Forums Forum général Nouvelle Droite et recyclage de la pensée européiste et décoloniale

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    • #44831 Répondre
      Dr Xavier
      Invité

      Je prends prétexte de la citation de Baudrillard et sa référence à l’Europe pour citer longuement cet excellent livre de Pierre Madelin, La tentation écofasciste, que j’ai découvert grâce à son non moins excellent entretien sur Lundi.am

      Il y trace toute une généalogie de la pensée « écologique » d’extrême droite, avec une revue de la pensée nazie, fasciste italienne, Vichy, et un panorama de la situation actuelle en France et aux États-Unis.

      Je ne vais pas m’étendre sur cette notion d’écofascisme, vous trouverez des entretiens et extraits sur Terrestres.org. En revanche, je partage des extraits sur une curiosité, à savoir un renouveau d’une branche de la pensée d’extrême-droite qui se détache du nationalisme franchouillard pour embrasser une vision européenne. Encore plus curieux, le recyclage des pensées décoloniales – et la resucée astucieuse d’une pléthore d’auteurs dont Marx, Baudrillard (justement), Lévi-Strauss, etc. – pour justifier un projet protectionniste européen. Si vous avez entendu parler plusieurs fois d’Alain de Benoist, du GRECE, et de la Nouvelle Droite sans trop comprendre ce qu’il y avait derrière, ces extraits sont pour vous. Ce bouquin est donc excellent, l’ai-je déjà écrit ?

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      Par la suite, ce racisme biologique fut logiquement éclipsé ; mais l’extrême droite n’avait pas dit son dernier mot, et certains de ses idéologues les plus astucieux amorcèrent à partir de la fin des années 1960 un tournant majeur dont il s’agira ici d’examiner les contours et d’ausculter les métastases. Dans le contexte francophone, ce tournant a été associé à une nébuleuse intellectuelle connue sous le nom de « Nouvelle Droite », expression forgée en 1978, au cours d’une campagne médiatique hostile, pour désigner l’ensemble alors formé par deux groupes qui, tout en étant issus d’une même matrice ne vont pas tarder à se séparer l’un de l’autre : le GRECE (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) et le Club de l’horloge. Symbole ou symptôme de cette séparation en gestation, seul le GRECE va reprendre un temps l’étiquette de Nouvelle Droite (ND). Même si celle-ci n’est plus directement revendiquée aujourd’hui, le GRECE n’étant plus actif et les auteurs issus de cette nébuleuse ayant connue des évolutions intellectuelles notables et parfois divergentes depuis la fin des années 1970, j’utiliserai moi-même par commodité l’expression Nouvelle Droite pour désigner les idées qui se sont exprimées dans les différents support qui lui ont été associés : des revues (Éléments, Krisis et Nouvelle École), des ouvrages (principalement ceux d’Alain de Benoist) ou encore des groupes et des maisons d’édition, tels que l’Institut Iliade ou les Éditions de la Nouvelle Librairie, parmi les plus actifs aujourd’hui.
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      Fondé en 1968, le GRECE réunit à ses débuts plusieurs intellectuels proches de la Fédération des étudiants nationalistes et de la revue Europe-Action. Parmi ceux-ci, Alain de Benoist, resté jusqu’à ce jour la principale tête pensante de la ND et dont les nombreuses publications serviront en grande partie de fil rouge à l’histoire que je déploierai dans ce chapitre. À l’époque, les positions d’Alain De Benoist et de ses acolytes sont encore très proches de celles d’un néofascisme de facture assez classique : fréquentation assidue d’anciens membres de la SS tels que Saint-Loup ou Robert Dun, qui ouvriront la voie au néopaganisme au sein de la ND; défense de l’Occident et de ses « combats » d’alors, ce qui conduira notamment au soutien à la guerre du Vietnam et à l’apartheid en Afrique du Sud ; persistance d’un racisme biologique et hiérarchique, qui s’exprime notamment à travers la crainte d’une « immigration importante d’éléments de couleur » qui risquerait d’entraîner « notre disparition et celle de notre civilisation. »
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      Mais eu égard à l’extrême droite traditionnelle, une première inflexion, et non des moindres, se fait jour, car ce n’est plus la seule nation française qui est exaltée, mais la civilisation européenne. Un européisme qui deviendra l’un des traits distinctifs de la ND et l’une des principales sources de tension avec les formations politiques de l’extrême droite hexagonale. D’ailleurs, aujourd’hui encore, ans après la formation du GRECE, cet européisme est toujours au cœur de ses présupposés politiques. Ainsi le récent Manifeste de l’Institut Iliade, l’une des dernières émanations de la ND, rend-il hommage à « la civilisation européenne, une civilisation plurimillénaire », tandis qu’un autre ouvrage de l’Institut exprime dans son titre la crainte persistante d’une disparition de cette civilisation : « Qui veut faire la peau aux Européens ? » Cet européisme, provocateur dans le contexte intellectuel de l’extrême droite des années 1960, annonce bien des ruptures et des reconfigurations à venir. Sous l’impulsion d’Alain De Benoist, un tournant majeur s’opère en effet au sein du GRECE à partir de 1968-1969.
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      Tournant stratégique tout d’abord, avec l’adoption d’un « gramscisme de droite » ou d’une stratégie dite « métapolitique », soit « tout travail de réflexion, d’analyse, de diffusion d’idées et pratiques culturelles susceptibles ‘influencer à long terme la société politique. Il ne s’agit lus de prendre le pouvoir, mais de lui fournir un aliment idéologique, philosophique et culturel capable d’orienter (ou de contredire) ses décisions. » Déplorant l’hégémonie intellectuelle de la gauche dans les années 1960, et notamment celle du marxisme, la ND estime que la droite et l’extrême droite, trop timorées dans ce domaine, ou dont les références sont jugées obsolètes, doivent s’engager dans la « bataille des idées », d’une part, en pénétrant le champ médiatique et universitaire pour y implanter une « contreculture » de droite et, d’autre part, en établissant des liens féconds avec des formations politiques dans l’espoir de les réformer intellectuellement de l’intérieur.
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      Tournant « bibliographique » ensuite, qui conduit nombre d’intellectuels de la ND à élargir considérablement le champ de leurs lectures par rapport au corpus classique de l’extrême droite. Les références à Charles Maurras, à Maurice Barrès ou à Édouard Drumont se voient ainsi peu à peu accompagnées et souvent même supplantées par l’étude de certaines des grandes figures du panthéon de la droite littéraire et philosophique européenne : Martin Heidegger, Carl Schmitt, Ernst Jünger, Knut Hamsun, Oswald Spengler, Julius Evola, Werner Sombart, Arthur Moeller van den Bruck, etc. Plus surprenant encore, la ND s’ouvre rapidement à la production intellectuelle classée à gauche et à l’extrême gauche. Parmi les classiques, Karl Marx ou Proudhon sont régulièrement cités, mais c’est en réalité toute ou presque toute la production intellectuelle « gauchiste » en philosophie et en sciences sociales qui fait l’objet d’une réception gourmande et bien souvent enthousiaste. Jean Baudrillard, André Gorz, Marshall Sahlins, Alain Caillé, Serge Latouche, Robert Jaulin ou Claude Lévi-Strauss, pour n’en citer que quelques-uns, vont ainsi peu à peu devenir une source d’inspiration majeure non seulement pour Alain de Benoist, mais aussi pour la plupart des contributeurs des publications de la ND, témoignant d’une curiosité et d’un éclectisme intellectuel toujours vivaces, qui ont été à l’origine de bien des confusions et des malentendus.
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      Tournant idéologique enfin, avec le renoncement d’Alain de Benoist au racisme biologique et hiérarchique qui avait marqué sa jeunesse. Ainsi cesse-t-il de parler de la « race européenne », dont il affirmait encore en 1966 qu’elle était la seule à avoir « continué à progresser depuis son apparition sur la voie montante de l’évolution du vivant, au contraire des races stagnantes. Il multiplie au contraire au fil des ans des articles au titre éloquent — « Contre tous les racismes », « Le totalitarisme raciste », etc. — condamnant vigoureusement le racisme, dont l’universalisme, par sa volonté supposée d’imposer à toutes les sociétés humaines un même ensemble de normes éthiques et juridiques (le « droit-de-l’hommisme ») au mépris de leurs singularités, est accusé d’être la cause première.
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      (…) L’ethnodifférentialisme de la ND s’exprime en effet bien souvent en des termes qui s’inspirent directement de l’anthropologie sociale, à tel point que certains chercheurs n’hésitent pas à parler d’une « littérature postcoloniale d’extrême droite. » L’expression peut paraître absurde et même choquante quand on sait à quel point l’extrême droite française, dans la période de l’après-guerre, s’est construite ou reconstruite dans le rejet des processus de décolonisation. Mais Alain de Benoist, qui s’était pourtant engagé en faveur de l’Algérie française dans sa prime jeunesse, s’est rapidement mué en « défenseur » des peuples du tiers-monde, qu’il n’a cessé d’inviter à poursuivre jusqu’au bout leur oeuvre de décolonisation en revendiquant leur droit à disposer d’eux-mêmes et à préserver leur culture originelle.
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      À cette fin, la ND va notamment mobiliser, avec une grande habileté intellectuelle, le Claude Lévi-Strauss de Race et histoire ou du Regard éloigné, ouvrage où le grand anthropologue français invitait chaque culture à « s’opposer à celles qui l’environnent, à se distinguer d’elles, en un mot à être soi. Elle va également s’appuyer sur le concept d’« ethnocide », forgé dans les années 1970 par l’ethnologue Robert Jaulin pour dénoncer toutes les politiques qui, sans nécessairement user directement de la violence ni éliminer physiquement les groupes indigènes dominés et marginalisés à travers le monde, conduisent néanmoins à la destruction de leur identité culturelle. Mais là où ces critiques de l’uniformisation socioculturelle se contentaient en général d’attirer notre attention sur la responsabilité des nations et des groupes sociaux hégémoniques dans la fragilisation croissante des langues et des cultures de nombreux groupes minoritaires, soumis à toutes sortes de violences néo- ou post-coloniales menaçant leur pérennité, les critiques identitaires et réactionnaires renversent en quelque sorte l’accusation.
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      Dans leur perspective, ce sont désormais les groupes dominants eux-mêmes — les Blancs, les Occidentaux, les Européens, etc. — dont l’identité et la pérennité sont menacées par la prolifération des « minorités » et de leurs revendications ; ce sont eux qui subissent les assauts d’un colonialisme d’autant plus insidieux qu’il ne dit pas son nom. Dès lors, la dénonciation des colonisations européennes des siècles passés et de la domination dont nombre de peuples du Sud continuent à faire l’objet est avant tout destinée à mettre en lumière la colonisation dont l’Europe serait elle-même la proie; le « Grand Remplacement» et « l’ethnocide », voire le « génocide de substitution» dans les versions les plus outrancières, dont « nous » serions aujourd’hui les victimes, seraient en quelque sorte le calque du génocide et de l’ethnocide subis par les populations indigènes d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’Océanie entre le xv et le siècle. « Robert Jaulin disait que l’ethnocide se produit lorsque la relation spécifique, et lentement établie au cours des âges, d’un groupe humain à son milieu géographique se trouve niée, et contrainte arbitrairement par une autre relation, un autre système, des gens venus d’ailleurs. Nous y sommes presque… »
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      En dépit d’évolutions et de transformations idéologiques bien réelles, dont on aurait tort de négliger l’importance, la ND n’a donc jamais cessé d’être hantée par la crainte du métissage, et un noyau « mixophobique » en bien des points comparable à celui de l’extrême droite traditionnelle a toujours persisté en son sein. L’ethnodifférentialisme qui sous-tend cette mixophobie est d’autant plus pervers qu’il se présente bien souvent (du moins en théorie) comme « hétérophile », par contraste avec l’« hétérophobie » de l’ancien racisme, célébrant l’altérité des cultures du monde pour mieux exalter l’identité de la culture au nom de laquelle il s’exprime, et pour déplorer la menace qui pèserait de façon indifférenciée sur toutes les sociétés dans le contexte de la mondialisation. Bien sûr, cette « hétérophilie » ne va pas sans une certaine ambivalence, l’Autre étant valorisé avant tout quand il reste « chez lui », « loin », et devenant au contraire menaçant, souvent sous les traits d’une personne migrante, dès lors qu’il se rapproche pour se mêler au « même ». L’immigré est d’ailleurs simultanément et successivement décrit comme victime et menace : victime dans la mesure où il est déraciné et coupé de son identité culturelle profonde ; menace pour autant que son déracinement risque de déteindre sur la communauté sociale qui l’accueille en y provoquant une désintégration identitaire comparable à celle qu’il a lui-même vécue.
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      Mais curieusement, ce racisme ethnodifférentialiste, hétérophile et mixophobe ne s’est pas immédiatement ni systématiquement traduit par des propositions politiques ouvertement xénophobes et anti-immigrationnistes. Alain de Benoist a par exemple longtemps défendu une forme de « multiculturalisme communautarien » ; au nom d’un droit absolu à la différence, il a pu plaider pour une « communauté ouverte » qui « ne fait pas payer l’intégration du prix de l’oubli des origines. » Citation du GRECE : « L’identité ethnoculturelle des différentes communautés qui vivent en France aujourd’hui doit cesser d’être rabattue sur le domaine privé, pour faire l’objet d’une véritable reconnaissance dans la sphère publique. Elle adhère donc à un modèle de type communautarien et non communautariste, permettant aux individus qui le souhaitent de ne pas se couper de leurs racines, de maintenir vivantes leurs structures de vie collectives et de ne pas avoir à payer leur respect d’une nécessaire loi commune de l’abandon de la culture qui leur est propre. »
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      (…) Au fil du temps cependant, ce multiculturalisme désireux de « maintenir vivantes toutes les cultures et de sauver la diversité du monde » s’est estompé, laissant place à un rejet de plus en plus prononcé de l’immigration, assimilée à une véritable entreprise de colonisation : « Quand l’immigration dépasse un certain seuil, écrit Alain de Benoist, elle devient inévitablement une colonisation, au sens premier du terme. J’ai toujours condamné le colonialisme, ce n’est pas pour accepter aujourd’hui une colonisation en sens inverse. » Nul hasard, donc, si c’est aujourd’hui aux Éditions de la Nouvelle Librairie, dont le fondateur François Bousquet est également le rédacteur en chef de la revue Éléments depuis 2017, que sont publiés les ouvrages de Renaud Camus, principal promoteur en France de la thèse du « Grand Remplacement. »

    • #44846 Répondre
      françois bégaudeau
      Invité

      La notion de mixophobie me parait intéressante.
      Il me semble d’ailleurs avoir perçu une trace de cet affect dans le dernier film du trouble Nicloux. A l’insu de ses acteurs, sauf peut-être un.

    • #45114 Répondre
      Claire N
      Invité

      « , l’Autre étant valorisé avant tout quand il reste « chez lui », « loin », et devenant au contraire menaçant, souvent sous les traits d’une personne migrante, dès lors qu’il se rapproche pour se mêler au « même ». L’immigré est d’ailleurs simultanément et successivement décrit comme victime et menace : victime dans la mesure où il est déraciné et coupé de son identité culturelle profonde »
      Merci D Xavier, on peut donc avoir une lecture complètement petee de l’ » enracinement « 

    • #45115 Répondre
      Claire N
      Invité

      Pour paraphraser les fatals picards : tu peux glorifier l’endroit où j’habite mais respire pas l’air il est à moi

    • #45116 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Pendant ce temps Dr xavier combat farouchement l’extrême droite avec des articles pour nous alerter du danger.

      • #45117 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Regardez-moi ce visage que rayonne d’intelligence et d’amour du prochain.

        Par contre je n’ai pas vu de drapeau lgbt et communiste.
        Pourquoi..?????

    • #45118 Répondre
      Jeanmonnaie
      Invité

      Moi je ne vois qu’une classe sociale et vous ? Une bonne lecture de Spinoza et de lordon du Dr Xavier à ses fidèles, pourrait miraculeusement nous unir dans la grande lutte finale. Pourquoi ne pas lancer une collecte de fonds pour qu’il le fasse de vive voix pour côtoyer le réel qu’il aime tant ? Notre cher missionnaire pourrait ainsi répandre la bonne parole marxiste et convertir les âmes
      dominées. À première vue, ils semblent un peu rustiques, mais qui sait ? En les côtoyant, il pourrait découvrir qu’ils ont de grands cœurs. Toutefois, il devra sans doute taire son homosexualité, car même l’amour a ses limites.

      • #45119 Répondre
        Jeanmonnaie
        Invité

        Je trouve que cela manque de diversité sur ses images. NNon à la mixophobie.

      • #45120 Répondre
        Claire N
        Invité

        Voilà, tu rentres encore ivre de Twitter
        Vas te faire un bon petit dej –

        • #45121 Répondre
          Jeanmonnaie
          Invité

          J’allais justement le faire.
          Je suis encore à prendre du lait à chocolat à mon âge.

          • #45122 Répondre
            Claire N
            Invité

            Rire – tu as bien raison

            • #45128 Répondre
              françois bégaudeau
              Invité

              On voit ce qui se passe quand on livre un texte dense même issu de son camp : Jean Monnaie n’en fait meme pas mention et poste deux videos glanées sur X. J’ai parlé d’un pur produit de la logosphère virtuelle, il faudrait peut-etre parler de JM comme d’une sécrétion de la videosphère. Artificielle ou non, finalement c’est égal. Ca en revient au même.

              • #45156 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Le texte me pose le problème suivant : il critique l’extrême droite à un moment où, démographiquement, elle ne peut plus représenter un danger. Le sursaut du RN arrive évidemment trop tard et n’aura aucune conséquence sur la France. Au même moment, une ville anglaise vient de tomber sous la coupe de musulmans pour des raisons démographiques. Je sais bien que tu n’aimes pas les chiffres et la logique, mais c’est bien la démographie qui indique l’avenir. Je trouve donc la critique proposée par Docteur Xavier complètement ringarde et dépassée, et je préférerais m’opposer au vrai danger totalitaire de ce siècle. Le deuxième problème est que ce texte est bête et lâche. C’est d’ailleurs étonnant car il existe de très bons textes produits par la gauche, mais pour une raison que j’ignore, ils sont rarement proposés ici. On aura donc un énième texte qui me fait perdre des neurones. Ce qui m’a achevé est le terme ‘hétérophilie’. L’hétérosexualité est la norme, mais la gauche arrive à contester ce qui permet la reproduction des mammifères. Une autre curiosité sémantique avec ‘mixophobie’, que je trouve affligeante, alors que toi, tu l’estimes intéressante, comme si tu lisais dans mes pensées et que tu voulais me montrer que nous sommes irréconciliables sur tous les sujets. La mixophobie, c’est quand un Blanc refuse de se métisser après être envahi. Sachant que la carte de consanguinité établit ce syndrome tout particulièrement chez les Juifs et les musulmans, dont leur existence à travers les siècles repose sur un refus de se mélanger pour les juifs, et dans des pays musulman comme l’Irak, l’Algérie ou le Pakistan où les taux de consanguinité sont 50 fois supérieurs à ceux des Français du début du siècle. Mais la le problème pour vous c’est que les Français qui ne veulent pas se métisser, alors même que les mariages mixtes sont extrêmement important en France. La encore, ce texte, dont je ne vais pas relever toutes les approximations, comme qualifier Claude Lévi-Strauss de gauchiste est du pinaillage. Non, ce texte est bête mais surtout lâche et c’est bien pour tout le problème. Vivant très mal ma propre lâcheté, elle m’écœure quand elle est ici une apologie. Dans mon monde idéale les dhimmis babtous n’iraient pas au goulag. Je vous laisse vos mauvaises manies, mais un stage citoyen de 1 mois à Roubaix ou dans cette petite ville d’angleterre. Aux choix !

    • #45138 Répondre
      Emile Novis
      Invité

      Ce qui me frappe dans la droite dure contemporaine, et notamment dans sa version plus raffinée exposée ici dans ce texte intéressant, c’est de voir que leur parole est toujours sourdement commandée par un calcul stratégique d’expansion de leur influence. C’est du moins mon impression.
      Par exemple : le coup de la défense des peuples colonisés. On sent bien que ce n’est pas essentiellement parce que c’est juste et vrai qu’ils pensent cela, que ce n’est pas par défense gratuite des opprimés. Et on n’est pas déçu : c’est un coup stratégique visant à capitaliser sur la conscience contemporaine qui a largement critiqué la colonisation pour finalement avancer que les colonisés, désormais, c’est nous, et qu’il faut défendre le petit français comme on défend l’indien exterminé. La défense des peuples colonisés n’était là que pour servir d’alibi à leur thèse préalablement constituée qu’il s’agissait de faire triompher : nous sommes victimes de cette injustice, et nous avons le droit de nous défendre – comprendre : nous avons le droit d’attaquer les individus « non conformes » tout en ayant la « morale » de notre côté.
      Ils ne pensent pas pour comprendre, mais pour vaincre. J’y vois l’asservissement de l’esprit à la force et à ce que Platon nommait le « gros animal ». Par conséquent, ils ne pensent pas.
      Ce n’est pas surprenant, dans ces conditions, de les voir reprendre à toutes les sauces le concept « d’hégémonie culturelle » de Gramsci. Leur parole est commandée par une volonté hégémonique, ce qui me paraît fondamentalement contraire à la recherche de la justice/justesse et de la vérité.

      • #45139 Répondre
        JeanMonnaie
        Invité

        Historiquement, l’extrême droite est isolationniste. Encore aujourd’hui
        Les fameux néoconservateurs, ses nouveaux colonialistes sont, dans la majorité des cas, des juifs marxistes. J’avais fait la liste la semaine dernière.
        La colonisation est un projet de gauche, qui, tout comme les goulags, n’est plus assumé par ses héritiers.
        Le communisme est un projet universaliste et hégémonique.
        Reprocher une volonté d’hégémonie culturelle chez la droite quand la gauche est majoritaire dans la culture me semble culotté.

        • #45144 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          Bien sûr que toute une partie de ce qu’on appelle la gauche est asservie à la force. Et il y a, d’ailleurs, historiquement, toute une partie de la pensée de gauche qui se dresse contre ce travers, contre les goulags, la colonisation ou les pulsions totalitaires au sein de certains courants communistes et militants.
          Je disais que cet asservissement est très caractéristique de l’idéologie de droite, et on entend beaucoup moins de critique sur ce sujet aus sein de la droite contemporaine, voire pas du tout.
          Quant à ta fixette sur les juifs, je te la laisse, elle est creuse et pathologique.

          • #45151 Répondre
            françois bégaudeau
            Invité

            La colonisation est un projet de gauche
            Dans le jargon on appelle ça une Jean Monnaie, dont les étudiants le plus assidu au Master Jean monnaie connaissent l’idiotie-socle : Jules Ferry serait de gauche.
            Jules Ferry serait aujiurd’hui un Eric Ciotti, au mieux (ou au pire tiens) un Manuel Valls, mais iol est de gauche
            DONC (on connait les donc de JM) la colonisation est de gauche

            Pour en revenir à des choses sérieuses : il y a un anticolonialisme de droite – évidemment très minoritaire, dans l’hyper colonialisme de la bourgeoisie française des 19 et 20ème siècle. Cet anticolonialisme là a un soubassement simple : nous allons nous perdre dans la brousse ; à nous mélanger avec des nègres, et à patauger dans la jungle nous allons nous affaiblir. Céline, dans la partie Afrique du Voyage, a offert une parfaite incarnation littéraire de ce trope, dont il n’ignorait rien (Céline est un intellectuel de droite d’emblée, contrairement à ce qui est communément admis)
            Il s’agit donc d’un anitcolonialisme au nom des intérêts de la race supérieure, qui a tout à perdre à cotoyer les inférieurs, a fortiori sur leur terrain fangeux et pathogène.
            L’anticolonialisme de gauche, apparu dès le lancement de la grande vague coloniale par la république bourgeoise et versaillaise, fera quant à lui valoir le point de vue des colonisés. Cela change tout.

            • #45157 Répondre
              Emile Novis
              Invité

              Oui, c’est une affaire de perception/perspective plus que de morale dans cette affaire d’anticolonialisme. A partir de quel point de vue (au sens physique du terme : voir à partir d’un point de l’espace) parlons-nous quand nous nous opposons au colonialisme.
              Pour l’anticolonialisme de droite, le point de vue est clair à chaque fois : les intérêts de la « race supérieure ». Cela donne une saveur très paradoxale à cet anticolonialisme, car ils rejettent quelque chose en en reconduisant les principes.
              Idem pour De Benoist, dans un contexte différent.
              La gauche, quand elle est fidèle à elle-même, s’efforce de voir le même problème, mais à partir des opprimés. Weil raconte bien, néanmoins, la difficulté de se placer du point de vue des malheureux dans ses textes sur les colonies :
              « Nous aussi, Français « de gauche », nous continuons à faire peser sur les indigènes des colonies la même contrainte impitoyable, et comme la terreur les rend muets, nous avons vaguement l’impression que les choses ne vont pas si mal là-bas, qu’on ne souffre pas trop, qu’on est accoutumé aux privations et à la servitude. La bourgeoisie s’intéresse à un
              crime, à un suicide, à un accident de chemin de fer, et ne pense jamais à ceux dont la vie est lentement écrasée, broyée et détruite par le jeu quotidien de la machine sociale. Et nous aussi, avides de nouvelles sensationnelles, nous n’avons pas accordé une pensée aux millions d’êtres humains qui n’espéraient qu’en nous, qui du fond d’un abîme d’esclavage et de malheur tournaient les yeux vers nous, et qui depuis huit mois, sans fracas, sans bruit, passent progressivement de l’espérance au désespoir »

              • #45159 Répondre
                Emile Novis
                Invité

                Quant à Ciotti, il faut désormais dire « au pire ».
                Vu ce matin sur le site du Figaro :
                « LR propose la «mise en place de check points aux quatre coins des quartiers gangrenés par le trafic de drogues» et la «création d’une force spéciale permanente» ayant vocation à intervenir dans les quartiers les plus sensibles, composée de militaires de la force Sentinelle, de policiers, de représentants des services douaniers et des services fiscaux. «Je souhaite que chaque quartier soit verrouillé jour et nuit par les forces de l’ordre», tonne Éric Ciotti. »
                https://www.lefigaro.fr/politique/abaissement-de-la-majorite-penale-a-16-ans-creation-d-une-force-speciale-permanente-ciotti-devoile-son-choc-d-autorite-20240505

                Sans doute en lien avec un certain esprit colonial, chez lui. Il appelle cela « choc d’autorité », en référence à son modèle à Matignon. Comme quoi…

              • #45161 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                « La gauche, quand elle est fidèle à elle-même, s’efforce de voir le même problème, mais à partir des opprimés »
                La première question qui se pose est celle de la définition d’un opprimé. Prenons l’exemple d’un Afghan arrivant en France qui sodomise un enfant de 12 ans, comme rapporté dans certains faits divers. Dans cette situation, qui est l’oppresseur et qui est l’opprimé ? Une autre question concerne votre défense des musulmans en tant que groupe opprimé. Si ce groupe devient démographiquement majoritaire, qui défendrez-vous alors ? Cela expose les limites de votre concept d’oppresseur et d’opprimé, qui sont subjectifs et peuvent changer avec le temps.

                • #45174 Répondre
                  Emile Novis
                  Invité

                  Que la gauche puisse s’égarer, ce n’est pas une nouveauté. Tout le monde le sait. Traquer le moindre dérapage des personnalités de gauche – à supposer que la personne en question soit vraiment de gauche, ce qui n’est pas toujours le cas dans tes exemples – pour « démontrer » que la gauche, « c’est pas bien », c’est du temps perdu : tout le monde sait que des personnalités de gauche ont pu dire ou faire des conneries. Tu enfonces des portes ouvertes. Et en plus c’est parfois assez mesquin comme démarche.
                  C’est bien le sens du texte de Simone Weil : c’est difficile de travailler à bien percevoir la réalité sociale pour la comprendre vraiment et adopter la position la plus juste et la plus fidèle. Travailler à bien percevoir, c’est une tâche qui demande un effort, et cet effort n’est pas toujours fait, et il arrive souvent qu’on manque notre cible.
                  Mais la gauche s’inscrit dans une tradition qui s’efforce de le faire, tandis que la droite, sur ces questions, ne se fixe même pas comme objectif de le faire. Voilà la grande différence.
                  Pour les exemples que tu prends, ils posent problème car tu mélanges tout. Il faudrait s’interroger sur ce que signifie l’oppression. L’oppression, en politique, se pose à partir d’une perspective structurelle : partout où il y a séparation structurelle entre des dominants et des dominés écrasés sous le poids des premiers, des décideurs et des exécutants, des gens qui décident de la vie des autres et des gens qui subissent leur vie sans pouvoir décider grand chose, partout où il y a ce type de séparation structurelle, il y a oppression sociale et politique.
                  Cette oppression peut donc prendre différentes formes et différentes intensités : une usine, un open space apparemment « cool » dans une entreprise, un territoire colonisé, un parti, un régime politique, etc.
                  L’Afghan qui sodomise un enfant de 12 ans n’est pas un oppresseur, mais un criminel. Ce n’est pas beaucoup plus glorieux et il doit être condamné pour protéger les victimes, mais c’est différent, et ça n’appelle pas la même analyse. Tu le dis toi-même : il s’agit d’un fait divers, pas d’une situation structurelle.
                  Ce n’est donc pas subjectif : il faut analyser et regarder la réalité sociale pour voir comment se distribuent les places.
                  Bien sûr que les figures de l’oppression peuvent changer. L’oppressé d’hier peut devenir l’oppresseur de demain. C’est la grande angoisse de Mandela par exemple : que les noirs sud africains en viennent à se venger à et instaurer un apartheid à l’envers s’il venait à gagner le rapport de force. C’est aussi une critique de Weil à propos de certains mouvements socialistes et communistes : mettre le bien dans ceux qui, parmi les vaincus, seront les vainqueurs de demain et imposeront une autre oppression. Ces gens-là possèdent la même éthique que les oppresseurs capitalistes qu’ils combattent.
                  Ce que tu ne vois pas, c’est que la gauche a toujours proposé une autocritique sur ses propres représentations et aspirations. Tu réduis la gauche au cirque moral d’imbéciles qui se prennent pour des anges et qui, inévitablement, en viennent à faire la bête. Mais ça, c’est le cirque médiatique, pas la gauche critique qui s’efforce de penser le réel et d’interroger ses propres égarements inévitables.
                  Si tu lisais les messages, et notamment les citations de Simone Weil, tu n’aurais pas écrit la moitié des messages dans cette discussion.
                  J’en conclus que cette discussion est vaine et je m’arrête là.

                  • #45182 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    Pour commencer, et je l’ai déjà répété sur ce forum, je base mes analyses sur des généralités, alors que la plupart ici préfèrent se concentrer sur des cas particuliers. Lorsque je mentionne le racisme chez Marx, ce n’est pas simplement pour montrer que des personnalités de gauche ont pu commettre des erreurs, mais plutôt pour affirmer que le racisme était la norme et que Marx était comme les autres. Tu soutiens que, contrairement à la droite, la gauche adopte la position la plus juste. J’aimerais que tu me donnes des exemples pour justifier cette affirmation. Par exemple, je ne trouve pas juste la position sur l’école, où la plupart ici ont largement contribué à sa détérioration; je ne trouve pas juste votre position sur l’immigration, qui ne fait qu’engendrer des conflits; en réalité, je ne trouve aucune de vos positions juste. J’apprécierais que tu m’expliques plus en détail cette affirmation.

                    L’oppression, pour moi, consiste à être soumis à la domination. Que ce soit un père de famille qui maltraite son fils ou un Afghan qui commet un acte criminel envers un enfant de 12 ans, une partie de l’explication est structurelle : elle réside dans la structure familiale entre l’autorité du fort et du faible pour le père de famille, et dans le sentiment d’impunité engendré par le manque de places en prison, ce qui est également structurel. Au-delà de la structure, il y a le libre arbitre qui rend chacun responsable de ses choix. Nos désaccords semblent porter sur l’influence des structures sur nos concitoyens. Par exemple, il est admis sur ce forum que la fermeture des écoles, la fin de l’autorité et la poursuite des désirs de l’enfant sont la clé d’un monde plus juste. Or, empiriquement, on sait que cela est faux. J’avais cité l’exemple des écoles utopiques à Auroville, qui avaient adopté à la lettre les principes éducatifs de la gauche radicale et qui sont revenues en arrière à la demande des enfants, désireux de rétablir une certaine autorité. Une autorité confirmée en France par des sondages, que tu préfères considérer comme manipulés par la bourgeoisie, alors que dans ce cas, ils concordent avec toutes les études déjà réalisées sur ce sujet.

                    • #45183 Répondre
                      JeanMonnaie
                      Invité

                      Un autre point de désaccord concerne l’autocritique à gauche. Les faits montrent l’inverse. Le communisme cambodgien, 70 ans après l’URSS, a non seulement reproduit les mêmes erreurs mais les a aggravées, son projet étant encore plus radical, incluant par exemple la destruction de leur banque centrale.

                      Pour finir, je ne comprends pas ta justification du couple oppresseur-opprimé, car ma position est bien celle que tu décris à savoir que la gauche fait plus de mal que de bien. Prenons l’exemple concret d’une minorité qui devient majoritaire, comme dans mon exemple des musulmans ou du tien avec Mandela. Nous savons que les musulmans seront majoritaires et que cela finira pour vous de la même manière que cela s’est terminé en Indonésie ou en Iran, au pire, ou cela se terminera au mieux par l’inapplicabilité de vos idées progressistes. La question est : si tu es d’accord avec ce constat que les opprimés de demain seront les oppresseurs, alors pourquoi prendre ce risque ? Sinon, sur quoi te bases-tu pour considérer qu’il n’y a pas de risque ?

                      • #45185 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Nous savons que les musulmans seront majoritaires et que cela finira pour vous de la même manière que cela s’est terminé en Indonésie ou en Iran, au pire, ou cela se terminera au mieux par l’inapplicabilité de vos idées progressistes. »
                        .
                        Tu veux dire qu’on sera obligé de te donner raison sur le fait qu’une femme c’est fait pour être dominé par un homme?

                      • #45188 Répondre
                        Emile Novis
                        Invité

                        @JÔrage: bien vu.
                        Il est frappant de voir que sur bien des points essentiels, la droite radicale partage les mêmes valeurs que les fondamentalistes religieux qu’ils dénoncent par ailleurs. C’est sans doute lié au fait qu’une source d’inspiration importante de cette droite vient elle-même d’un fondamentalisme religieux catholique (les catholiques en rupture avec Vatican II, en gros, parmi lesquels on trouve la Fraternité Saint Pie X, très proche du catholicisme de Bolloré).
                        @JeanMonnaie
                        « si tu es d’accord avec ce constat que les opprimés de demain seront les oppresseurs »…
                        Ce n’est absolument pas ce que j’ai dit. J’ai dit que la possibilité pour qu’un oppressé devienne, demain, un oppresseur, est une possibilité toujours envisageable, pas une nécessité. Ceci est lié à la nature même de l’oppression, qui tend à contaminer les dominés de l’intérieur, à leur imposer une logique qu’ils pourraient reproduire. En ce sens, le mal est contagieux, il tend à imprimer sa marque au cœur de l’opprimé.
                        Mandela en est la preuve : il avait cette inquiétude, mais il a lutté contre cette possibilité, et il a gagné. L’oppressé doit toujours lutter contre ce qui, en lui, peut reconduire les logiques d’oppression qu’il subit par ailleurs. Cela vaut pour toutes les oppressions, partout et tout le temps.
                        Tu transformes les propos des autres : cela rend la discussion impossible. Il faudrait écrire 50 messages à chaque fois pour rejeter ce genre de contresens.

                      • #45190 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        J’ai répondu à chaque point de tes positions. Après, tu peux trouver toutes les excuses que tu veux pour ne pas répondre, comme à l’école primaire avec mon chien a mangé mon devoir. Ce n’est pas mon problème. Les écrits restent, et chacun jugera.

                      • #45193 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Mandela n’a d’ailleurs pas gagné.
                        C’est un très mauvais exemple mais passons.

                      • #45196 Répondre
                        JeanMonnaie
                        Invité

                        Il est illogique d’affirmer que la droite radicale partage les mêmes valeurs que les fondamentalistes religieux, sachant que les musulmans votent pour la France Insoumise, qui inclut toute une clique de fondamentalistes. D’ailleurs, elle s’indigne même de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen. Cela relève soit d’un problème de logique, soit de mauvaise foi, soit des deux.

                      • #45201 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: La droite radicale espère le retour du roi donc la droite radicale c’est le camps de ceux qui croient au fondamentalisme religieux dans sa variante pinard et cassoulet.
                        .
                        T’es prêt à tout hein pour ne pas avoir à affronter la réalité, c’est fabuleux je trouve.

                      • #45202 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Je parle de la FI.
                        Toi tu ne parle que d’un groupuscule qui ne se présente a aucune élection.

                      • #45210 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: « Il est illogique d’affirmer que la droite radicale partage les mêmes valeurs que les fondamentalistes religieux »
                        .
                        Donc l’illogique c’est celui qui le dit qui y est puisque la droite radical c’est le camps du fondamentalisme religieux bien de chez nous.

                      • #45214 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Demi habile ne comprend pas que comparer la FI et 10 royalistes est stupide.
                        Demi habile m’épuise par sa bêtise.

                      • #45216 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Il n’y avait que 10 personnes pour jouer à la manif pour tous?

                      • #45218 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Les fameux royalistes de la manif pour tous.
                        Tu comprends pourquoi je ne te réponds pas? Tu es simplement bête.

                      • #45219 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Mais pourquoi tu me parles de royaliste? C’est pas le sujet, le sujet c’est que nos fondamentalistes religieux à nous ils ne sont pas à l’extrême gauche mais à l’extrême droite.

                      • #45221 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        JÔrage
                        JeanMonnaie: La droite radicale espère le retour du roi donc la droite radicale c’est le camps de ceux qui croient au fondamentalisme.

                      • #45225 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: J’évoquais le retour du roi pour souligner le fait que c’est à l’extrême droite qu’on trouve les gens qui s’imaginent que Dieu distribue les places et que toi tu as vocation à te soumettre face à Zemmour. J’évoquais le retour du roi pour souligner le fait que c’est à l’extrême droite qu’on trouve les rigoristes du Christ. Jamais je n’ai eu la prétention de dire que le fondamentalisme religieux se résumait aux royalistes.
                        .
                        « Il est illogique d’affirmer que la droite radicale partage les mêmes valeurs que les fondamentalistes religieux »
                        .
                        C’est à ça que je répond pour rappel et ça n’a rien d’illogique comme histoire, c’est juste que la droite radicale aime le saucisson alors que Daesh ne mange pas de porc. Pour vous ça fait une différence essentielle et ça justifie de vous foutre sur la gueule mais pour moi c’est une autre histoire, j’ai tendance à penser que vous allez dans le même sac et qu’il vous faudrait une grosse pierre pour faire le troisième homme.

                      • #45227 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Soit digne. Encore une fois tu passes pour ce que tu es.
                        Le minimum est de reconnaître ses torts et de se taire.

                      • #45238 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Quelle mauvaise foi.

                      • #45240 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Pas du tout. Relis toi.
                        Le fondamentaliste religieux est en 2023 principalement chez les musulmans. Les ☪️ votent la Fi FI.
                        La FI à des positions ambiguë sur le sujet.
                        Exemple usul qui refuse de condamné sur sa chaîne twitch l’assassin de paty etc.
                        La droite qui attend le retour du roi qui est l’extrême droite originel est aujourd’hui ultra minoritaire.
                        Si la droite peut être du côté de la tradition comme des musulmans oui, mais cela s’arrête là.
                        Encore une fois tu es dans la confusion et tu te permet de me traiter de con. Bref.

                      • #45242 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: beula beula beula.

                • #45180 Répondre
                  JÔrage
                  Invité

                  « Prenons l’exemple d’un Afghan arrivant en France qui sodomise un enfant de 12 ans, comme rapporté dans certains faits divers. Dans cette situation, qui est l’oppresseur et qui est l’opprimé ? »
                  .
                  L’oppresseur c’est l’Afghan et l’opprimé c’est le gamin de 12 ans. Ca n’a rien de compliqué. Enfin si, de toutes évidences t’es tout perdu donc c’est que pour toi c’est insoluble comme histoire mais à priori c’est insoluble parce que t’es trop con pour comprendre que si demain l’Afghan se fait casser la gueule en prison ce sera lui l’opprimé. Et c’est grave d’être con à ce point là. Sans rire, ressaisis toi putain, t’as un cerveau et ce serait bien d’en faire un peu usage.

            • #45160 Répondre
              JeanMonnaie
              Invité

              Bégaudeau affirme que la gauche, selon ses propres mots, se résume à lui et une quinzaine de personnes. Partant de là, la gauche ne peut pas critiquer son propre bilan puisque, en poussant sa logique à l’extrême, l’URSS serait de droite. Il admet donc que la gauche n’existe pas dans la pratique et dans le réel, se contredisant ainsi une nouvelle fois. D’ailleurs, en poussant la logique ‘bégaudienne’ jusqu’au bout, comment une révolution est-elle possible si tout le monde est de droite ? Il y a deux raisons assez logiques pour lesquelles la droite était minoritaire dans le projet colonial. D’une part, elle estimait que cela coûtait trop cher. D’autre part, si la gauche accuse l’extrême droite de repli sur soi, elle ne peut pas se replier sur soi et en même temps vouloir conquérir le monde. C’est l’un ou l’autre.
              C’est vrai que Céline est de droite. Il à passé sa vie à soigner les gens et à écrit le plus beau livre contre la guerre. Le racisme n’était en rien un critère qui sépare la gauche de la droite de l’époque. François nous fait un belle anachronisme. Je me permet cette phrase de la correspondance de Marx « The Jewish nigger Lassalle who, I’m glad to say, is leaving at the end of this week, has happily lost another 5,000 talers in an ill-judged speculation. « 

              • #45166 Répondre
                JeanMonnaie
                Invité

                Maintenant je vais prendre mon costume de sub zéro pour le finish him https://www.youtube.com/watch?v=4coFpQeUv6U

                La droite fut d’abord anti-colonialiste

                Contrairement aux idées reçues, la droite française était d’abord, dans les années 1880-1890, farouchement opposée à l’entreprise coloniale en Afrique. Pour elle, la France devait choisir entre la « Revanche », impératif patriotique, et l’expansion coloniale, chimère détournant les Français de la « ligne bleue des Vosges ». Les énergies qui se dissiperaient dans l’aventure coloniale devaient être orientées vers les provinces perdues. Cet anticolonialisme nationaliste fut incarné entre autres par Paul Déroulède. Pour lui, jamais les colonies ne pourraient offrir une compensation à la perte de l’Alsace et de la Lorraine et c’est dans ce sens qu’il répondait à Jules Ferry : « J’ai perdu deux sœurs, et vous m’offrez vingt nègres »41. Quelques années auparavant, en 1884, devant le Sénat, le duc de Broglie, sénateur monarchiste orléaniste et ancien président du Conseil affirma face aux postulats de Jules Ferry que « les colonies affaiblissent la patrie qui les fonde. Bien loin que de la fortifier, elles lui soutirent son sang et ses forces ». Cette volonté d’un choix, inévitablement selon la droite française de l’époque en faveur de l’Alsace-Lorraine, entre colonies et territoire national, est ainsi résumée par le député bonapartiste Paul de Cassagnac s’adressant en 1883 à Jules Ferry : « Au lieu de vous lancer à courir après des colonies nouvelles agrémentées de prétendus gisements d’or que vous ne connaissez pas, (…), et de prétendues mines de houilles que vous indiquez sur vos cartes fantaisistes pour que l’opinion publique vous accompagne dans cette aventure lointaine, la France vous dira de ne pas regarder si loin ; (…) c’est en France qu’il faut regarder, c’est la misère qui est en France qu’il faut soulager »42.

                De même, le caractère anti-égalitariste du nationalisme intégral de Maurras fera de l’Action française une farouche opposante à la colonisation tout au long de son existence43.

                • #45167 Répondre
                  JeanMonnaie
                  Invité

                  « tout au long de son existence » à me copier 100 fois. Voyelle en rouge et consonne en vert !

                  • #45168 Répondre
                    JeanMonnaie
                    Invité

                    . Jean Jaurès, grande icône républicaine, dans son discours devant la Chambre en 1903 : « La civilisation [que représente la France] en Afrique auprès des indigènes, est certainement supérieure à l’état présent du régime marocain49 ». Ces citations sont autant de signes d’une tendance qui aura duré jusqu’à la fin de la IVe République

                    La parade ? Jean Jaurès est de droite !

              • #45244 Répondre
                françois bégaudeau
                Invité

                Que tu me fasses dire et penser n’importe quoi, on est habitué
                Je reviendrai donc juste : « Céline écrit le plus beau livre contre la guerre »
                1 Tu n’as évidemment pas lu Voyage au bout de la nuit, et donc tu ignores que sur 500 pages, 40 seulement y sont consacrées à la guerre. Céline n’a écrit aucun livre contre la guerre
                2 ton verdict superlatif s’appuie, j’imagine, sur des lectures nombreuses de romans sur la guerre. Tu peux en citer 5 parmi tous ceux lus et nous dire pourquoi ils sont inférieures au Voyage?

                • #45249 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  DANS LE PREMIER ROMAN de Louis-Ferdinand Céline, les combats de la Grande Guerre n’occupent qu’une quarantaine de pages sur quelque cinq cents. L’expérience londonienne n’étant pas mentionnée, l’évocation des soins, elle, se trouve directement suivie du départ en Afrique, au quart du récit.
                  Si la critique et la postérité ont pourtant retenu les chapitres initiaux, décrivant souvent Voyage au bout de la nuit comme un roman de la guerre, plus que celui des tribulations d’un colon puis d’un médecin de banlieue, c’est bien parce que le thème en infiltre l’ensemble de la composition et, même, que l’originalité du traitement par Céline de ce motif. » Le reste est subjectif. La postérité d’une œuvre. Je ne la décide pas.

                  • #45251 Répondre
                    JÔrage
                    Invité

                    JeanMonnaie: Tu n’as pas d’avis à toi?

                    • #45255 Répondre
                      Jeanmonnaie
                      Invité

                      Nous sommes tous d’accord pour dire que je suis bien trop bavard sur ce forum. Je vous laisse discuter entre vous de cinéma et de littérature.

                      • #45261 Répondre
                        françois bégaudeau
                        Invité

                        Comme d’habitude tu ne tiens pas ta ligne
                        Disant que le Voyage, que tu n’as pas lu, est le meilleur roman cotre la guerre, tu t’immisces dans une discussion sur la littérature – que certes tu n’es pas capable de tenir, ne lisant pas.
                        Faute de quoi, tu t’en remets comme souvent à la vulgate des commentaires.

                      • #45266 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        J’ai répondu.
                        Je ne décide pas ce que la postérité retiens d’un livre.
                        Même si c’est 40 pages sur 500

                      • #45262 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Et sinon c’est quoi ton excuse pour ne pas partager le lien vers la source de ton extrait? C’est un genre de phobie ou c’est juste que t’es vraiment ce type qui copie/colle des petits bouts d’Internet pour faire genre il est trop capable de penser?

                      • #45265 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Tu fais copier collé et tu le trouves en 4 secondes…

                      • #45270 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Donc tu te torches le cul avec le travail des autres quoi.

                      • #45280 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Demi habile à l’ouest comme toujours.

                      • #45292 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: T’as raison, c’est vrai que c’est pas un oublie cette histoire, c’est du plagiat.

                      • #45298 Répondre
                        Jeanmonnaie
                        Invité

                        Demi habile va prendre tes cachets

                      • #45300 Répondre
                        JÔrage
                        Invité

                        JeanMonnaie: Explique toi si ça te semble délirant comme interprétation.

                • #45250 Répondre
                  Jeanmonnaie
                  Invité

                  Notons que la dernière fois que j’ai répondu à la question. Cite moi des livres. On ne m’a pas répondu.

          • #45153 Répondre
            JeanMonnaie
            Invité

            Il existe toujours des factions dissidentes tant à droite qu’à gauche, qui se détachent de la majorité. Je me concentre ici sur la majorité. En effet, pour des raisons politiques, la droite se retrouve à défendre le bilan colonial traditionnellement associé à la gauche. Les mouvements décoloniaux exploitent cette opportunité pour affaiblir la France, et je ne peux me résoudre à rester passif face à cela comme n’importe qui à droite en réalité. Cette volte-face de la gauche concernant le colonialisme permet à des personnalités telles que Reine Houria, lors de débats, d’affirmer que l’homophobie est une invention de l’Occident, comme l’a démontré son échange avec François. Peu importe les faits, si cela sert à ternir l’image de la France et à entamer un processus révolutionnaire, tout semble permis. Je rappelle à ces courants de la gauche qu’ils pourraient explorer leurs penchants masochistes dans des lieux plus appropriés, tels que certains clubs parisiens spécialisés, plutôt que de les mettre en avant dans de longs essais. Ce serait déjà plus honnête.

            • #45233 Répondre
              Charles
              Invité

              C’est évidemment beaucoup plus compliqué que cela car la droite radicale s’est largement accommodée de l’Empire colonial et fut parmi les derniers à le défendre.
              Pour ceux que ça intéresse, en voici une synthèse : https://books.openedition.org/septentrion/16168

              • #45345 Répondre
                jeanmonnaie
                Invité

                Être accommodé ne signifie pas nécessairement le vouloir. La droite est la dernière à défendre le projet colonial, mais pas la première à le désirer. Ce projet est de nature universaliste. Cependant, la principale différence entre la droite et la gauche est que la droite n’est pas universaliste ; elle ne cherche pas à civiliser les races inférieures.

                • #45366 Répondre
                  baptiste
                  Invité

                  on s’en fout de « la droite » vs « la gauche » le fait est que les gens qui adorent les militaires et les petits patrons sont aussi ceux qui s’activent pour que la Kanaky et ses mines de nickel restent sous administration française, et tu ne vas pas inverser l’évidence impérialiste-traditionnaliste-autoritaire-capitaliste avec une pirouette verbale pour intervertir les roles l’existence n’est pas un jeu de role

                  • #45372 Répondre
                    jeanmonnaie
                    Invité

                    Je n’ai aucune action dans les mines de nickel, et je n’idolâtre ni les petits patrons ni les militaires. Le problème de l’Afrique est assez simple. Avant la colonisation européenne, ils s’esclavagisaient entre eux et mouraient en grand nombre. Les colons ont permis la vaccination, ont aboli l’esclavage et ont apporté des aliments révolutionnaires comme le manioc. En conséquence, la population a explosé et leur faible QI les rend inadaptés à la complexité du monde moderne. Pendant ce temps, le Japon, anticipant la fin de ses mines d’argent, organisait la révolution Meiji en 1868. Partant d’un pays isolé, préindustriel et féodal, le Japon est devenu la deuxième puissance mondiale en s’appropriant les savoirs occidentaux. Vous pouvez toujours chercher des causes annexes pour ignorer l’éléphant dans le couloir. Les faits sont têtus. Maintenant que la mine de nickel passe des mains françaises à la Chine et à un dictateur africain, c’est aux Africains de se réveiller, comme le Japon l’a fait deux siècles auparavant. https://www.youtube.com/watch?v=INUaWtnGFNI

      • #45194 Répondre
        thierry
        Invité

        Ça fait un bon moment que je tenais à te remercier Emile pour la qualité de tes interventions que je prend toujours beaucoup de plaisir à lire. Merci.

        • #45204 Répondre
          Emile Novis
          Invité

          @thierry
          Merci. C’est réciproque.

    • #45458 Répondre
      Tristan
      Invité

      Merci pour ce texte, Xavier. J’ignorais totalement les ponts attestés entre l’anthropologie culturelle (notamment Jaulin) et la Nouvelle Droite. Mais ce texte montre en effet que, si on lit Jaulin et Levi Strauss, avec une vision essentialisante, fixiste, des cultures, ils deviennent compatibles avec la mixophobie. J’ai pas compris pourquoi De Benoist abandonne le racisme biologique, qui est quand même vachement puissant comme base théorique fixiste. Le texte commence par « Par la suite, ce racisme biologique fut logiquement éclipsé » : est-ce qu’un extrait précédent, Xavier, éclaire ce « logiquement » ? C’est parce que c’est une hypothèse contredite par la biologie ?

      • #45463 Répondre
        Dr Xavier
        Invité

        C’est tout à fait ça, j’ai retiré les premiers paragraphes sur la double disqualification scientifique et morale du racisme biologique, avec bien sûr son application par le très mal nommé « darwinisme social » (il paraît qu’Hitler se plaisait à dire que « le nazisme, c’est de la biologie appliquée »).
        De manière plus générale Madelin a une certaine estime intellectuelle pour les pensées dites « écofascistes » dans le sens où elles relèvent de procédés astucieux et retors.

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Répondre à : Répondre #45188 dans Nouvelle Droite et recyclage de la pensée européiste et décoloniale
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