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Accueil Forums Forum général Michel Blanc n’est plus, vive Jean-Claude Dusse !

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    • #72187 Répondre
      essaisfragiles
      Invité

      La disparition soudaine de Michel Blanc me conduit à livrer cette réflexion.
      Les comédies populaires au cinéma permettent à quelques personnages d’apparaître et de se retrouver ensuite dans la culture populaire : tout le monde connaît Jean-Claude Dusse, tout le monde connaît un Jean-Claude Dusse autour de lui.
      Quelques traits de caractère suffisent à définir le personnage et il appartiendra ensuite à l’acteur qui l’incarne de le faire revivre à l’identique, sans modification, trait pour trait, de films en films : le maréchal des logis Cruchot (dont on oublie que le premier des Gendarmes a vraiment lancé la carrière et le succès de Louis de Funès en 1964), Jean-Claude Duss, Bernard Morin (Jugnot), Gigi et Zézette, François Périn (Pierre Richard), Brice de Nice (personnage antérieur aux films), Patrick Chirac, Jacky Pic.
      Il me semble que le succès de ces films s’explique en partie par cette performance des acteurs liée à l’incarnation de personnages (je dis performance car c’en est une de ne jamais dévier du personnage, de le reproduire à l’identique, à la manière des personnages des Guignols, de la commedia dell’arte).
      Cette interprétation vous paraît-elle exagérée ? Trouvez-vous des équivalents dans le cinéma étranger ?

    • #72194 Répondre
      essaisfragiles
      Invité

      Je précise tout de suite que dans les séries, ça me semble être exactement le contraire : les personnages récurrents (notamment sur plusieurs saisons) doivent changer, évoluer, différer d’eux-mêmes au point de ne plus se ressembler, au point parfois de ne plus ressembler à rien. Illustrant en cela l’idée, que j’identifie de plus en plus au libéralisme, du « perfectionnisme moral » : rencontrer et surmonter des épreuves (no pain no gain), bouger et s’agiter, changer de vie, livrer une meilleure « version de soi-même ».
      Dans les films populaires auxquels je rends hommage, les personnages restent les mêmes, au risque parfois de la caricature : l’hystérique, le pauvre type, le con raciste, le narcissique esseulé, etc.

      • #74537 Répondre
        Tof
        Invité

        Pas dans toutes les séries: dans les sitcoms, les personnages ne doivent pas évoluer; Sheldon doit rester Sheldon, Kubiac doit rester Kubiac, Alf doit rester Alf. Michael Scott est devenu soudainement sympa à la deuxième saison de The Office, pour ne plus changer ensuite. Je pense qu’on y revient parce qu’on aime le confort de cette prédictibilité.

        • #77030 Répondre
          essaisfragiles
          Invité

          Merci Tof pour cette remarque.
          Je suis tout à fait d’accord.
          Il y a d’ailleurs des correspondances avec des films et séries en France : comment ne pas penser à Jeff Tuch, Patrick Chirac, Jacky Pic, récents cousins de Jean-Claud Duss — on pourrait sans doute montrer que Camping au cinéma, Kaamelott et aujourd’hui Scènes de ménage à la télé ont contribué à refixer les codes d’un genre pauvre.
          Mais précisément : je ne vois là que performance, prouesse de comédiens de théâtre (voire de l’absurde).
          Le cinéma n’a pas besoin d’acteurs mais d’agents. Même un animal ou un objet joue mieux. N’a pas besoin de jouer la comédie.
          Je préférerai toujours la comédie américaine des années 2000 : on n’y incarne pas des personnages mais des grandes force de vie, des type d’humanité agissante et souvent la régression en acte, sans ricanement (Will Ferrell, Steve Carell, Jonah Hill, Seth Rogen, Ben Stiller, John C. Reilly et exemplairement Adam Sandler).

          • #77032 Répondre
            essaisfragiles
            Invité

            Je me corrige : « Le cinéma n’a pas besoin d’acteurs mais d’agents. Un animal ou un objet joue mieux. N’a pas besoin de jouer la comédie. »

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Répondre à : Répondre #72194 dans Michel Blanc n’est plus, vive Jean-Claude Dusse !
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