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Sam
InvitéIl y en a pléthore en 2024, grâce à la possibilité qu’ont leurs lecteurs de les financer, j’en citerai un très intéressant, car il permet de suivre les actualités catastrophiques en gardant un peu le sourire, par Patrick Menais, ce zapping permet de voir la chute aux enfers de nos médias, pas seulement ceux de Bolloré, mais ceux de Bolloré en tiennent une bonne couche, de bondieuserie entre autre: https://youtu.be/AILbV4OAVU0?si=wjjmDqw8JL9GdTA8
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Sam
InvitéLes newsletters d’Asie, qui décortiquent bien la propagande du clergé médiatique, celle de Schnedermann notamment, qui a fait un parcours que peu font, de la « gauche de droite » du Monde dans les années 80/90, a une vraie gauche, qui ne défend pas un génocide sous prétexte qu’il est perpétré par Israël et que les victimes en sont des arabes musulmans : https://www.arretsurimages.net/newsletters
(Je fais deux postes car je suis pas sûr de pas être mis dans les spams avec deux liens dans un post, akismet, le plug-in anti-spam de WordPress est capricieux…)-
S.
InvitéPlateau BFM en sueur sur Netanyahou :
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Dr Xavier
InvitéMerci, un ami m’ayant récemment demandé des idées de journaux et revues en ligne, je copie-colle ci-dessous mes lectures dont la plupart ne seront évidemment pas inconnus aux sitistes. Si vous avez d’autres idées je prends.
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Quotidien Basta.media – site d’information, pour le dire vite c’est Libé si Libé était resté à gauche au lieu de se perdre (en particulier avec Joffrin)
Lundi.am – La revue des ZADistes, fricote de loin avec le Comité invisible, livraison tous les lundis, j’aime beaucoup
Revue-Ballast.fr – Une des plus belles revues de gauche, tendance un peu plus libertaire
Contretemps.eu – Une autre belle revue, tendance bien plus marxiste, et qui donne sur sa colonne de droite quelques liens supplémentaires
Terrestres.org – La plus belle revue écologiste que je connaisse
FrustrationMagazine.fr – La revue engagée de Framont, un choix de couleur jaune abominable, mais des articles et entretiens intéressants, le tout est assez artisanal (toute petite équipe)
Contre-Attaque.net – Nantais.es énervé.es
La revue hebdo de Révolution Permanente : https://www.revolutionpermanente.fr/RPdimanche
LVSL.fr – Le vent se lève, tendance institutionnelle social démocrate, mais assez engagé
Débordements.fr – Débordement, je connais mal, mélange critique de ciné et critique sociale (?)
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À l’étranger :
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Revue politique.be – Nos ami.es belges, bien faites
Revue-Ouvrage.org – Et nos copaines québécoises, un peu plus théorique que les Belges
Jacobin – La revue des gauchistes américains, j’accroche pas complètement
RadicalPhilosophy.com – La revue des britanniques, bcp trop ardu pour moi
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Y a aussi StreetPress.com, La-Bas.org, etc. mais je suis pas trop. Et toutes les chaînes YT…-
I.G.Y
InvitéJ’ai juste deux ajouts : Le Monde Diplo et le petit site d’entretiens Hors-Série sur lequel il y a pas mal de trucs intéressants (et c’est pas cher). Une itw de FB par Louisa Yousfi notamment à signaler, assez animée, dirons nous^^
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Sam
InvitéMerci oui, j’ai vu l’intw, c’est la honte cette meuf, ils ont dû faire de l’affirmative action pour la prendre c’est pas possible. Judith Bernard est excellente par contre, je la suis depuis sa première aventure avec ASI sur la cinq, puis le Big bang blog.
La louisa avait critiqué le livre de Begaudeau sans l’avoir lu. Et toujours à justifier de voter, le geste le plus inutile du monde, cf François Dupuis deri, je n’ira plus aux urnes, ou Étienne Chouard, notre causé commune.
Bref, toujours à justifier de voter car elle est rebeu tu comprends François, tu peux pas comprendre.
Je suis métis et ça m’empêche pas de voir que le vote ne fait que légitimer un système indéfendable. Faire partie d’une minorité visible n’empêche pas de prendre du recul, et de s’informer.
La même a commis un bouquin, rester barbare, alors que tout sent la middle class, voire la « beurgeoisie » chez elle.
Elle n’a jamais été barbare.
Je suis bien placé pour le savoir, de quartier populaire, j’ai un ethos populaire marqué quand je m’énerve, ou dans mon rapport à la confrontation physique. Les bourgeois ont une peur folle de la bagarre, c’est exceptionnel, autant que moi de la bêtise je pense.
Tout ça pour dire que hors série c’est top en dehors de Louisa machin.
Sinon acrimed, le vent se lève, blast, QG media, etc, etc
Frustration magazine énorme, premier article qui m’a fait comprendre que le cinéma français m’avait « bourgeois gazé » depuis ma naissance.
Dès qu’un film parle de prolos, càd 60/70% de la population, on (les bourgealopes) parlent de film social.
Non, c’est un film qui parle de la majorité des gens. C’est le cinéma français qu’on devrait nommer cinéma de classe, cinéma sur la vie des privilégiés.
Comme les journalistes ou économistes.
Si il est de droite, le journaliste, ben normal rien à dire. S’il est de gauche c’est un militant.
L’économiste libéral sera orthodoxe, le vrai économiste docteur en économie comme Thomas Porcher sera un économiste hétérodoxe. Flemme.-
Dr Xavier
InvitéJe trouve ce jugement sur LY bien sévère. Ça remonte un peu, mais dans cette itw j’ai le souvenir de LY affichant une certaine incompréhension, voire sans doute une forme de frustration devant ce qu’elle interprétait peut-être comme une certaine légèreté ou désinvolture, mais ce n’était pas non plus Europe 1 ou la matinale d’Inter.
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françois bégaudeau
InvitéCet entretien était miné. Louisa avait eu des consignes pour me malmener. Même si, à le revoir, je trouve qu’elle a y a mis du sien. Elle me l’avait d’ailleurs dit à Montreuil : tu m’intéresses mais tu m’énerves.
Reste que le jugement de Sam est expéditif. Peut-être, Sam, pourrais tu commencer par lire son très bon ivre avant de la juger.
Moi c’est le lexique genre bourgealope qui ne me dit rien qui vaille.-
Mao
InvitéJe ne suis plus où ni exactement quand (plutôt récemment) mais j’ai souvenir de l’avoir vu tenir des propos très élogieux sur ton compte.
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Dr Xavier
Invité« Rester barbare » est excellent – puissant – dans ses deux premiers tiers mais s’essouffle un peu lorsque sont abordés Mehdi Meklat, Booba et PNL dans son dernier tiers.
Je retrouve partiellement mes interrogations sur ce dernier tiers dans cette critique d’En attendant Nadeau, étant entendu que 1. je ne vois pas l’intérêt du premier paragraphe de cette critique pour dire que oui gnagnagna le PIR c’est mal, et 2. inexplicablement cette critique ne se concentre QUE sur la partie PNL et Booba, c’est faire passer le livre à la trancheuse à jambon pour n’en retenir que le talon.
PS – « Bourgealopes », suis passé au travers, on est dans les encablures douteuses de « journalopes »…-
Sam
InvitéClergé médiatique si vous préférez. J’ai le plus grand respect pour les vrais journalistes. Pas les chiens de garde qui doivent représenter 95% des journaleux que la majorité des gens suivent.
Ce n’est pas du tous pourris, mais si vous regardez la vidéo de blast sur France Inter, on peut appliquer les mêmes causes et les mêmes conséquences dans 90% des médias (cf organigramme du monde diplomatique sur qui, possède quoi)
La fabrication du consentement, ce n’est pas moi qui l’ai inventé, c’est attribué à Bernays, dont le livre le plus connu est « Propaganda ».
Son premier fait d’arme a été de convaincre en 6 mois l’opinion publique américaine, qui ne voulait surtout pas s’engager dans la ww1. Mission accomplie, après 6 mois « d’information », les ricains voulaient bouffer du boche
Si on s’intéresse à Chomsky, Naomie Klein (la stratégie du choc), Barbara Stigler en France, il faut s’adapter, Sandra Lucbert.
Les journalistes officiels et dits orthodoxes, c’est comme les hommes politiques, plus on s’y intéresse, leur endogamie, leur entresoi, les mêmes écoles (l’alsacienne a l’air très bien, d’après Juan Branco qui y était en même temps que notre nouveau premier ministre d’ailleurs, son chapitre sur ce génie est assez parlant. On peut ne pas aimer la prose un peu cryptique de Branco, ça reste un mec incroyable, son CV parle pour lui, de la défense de Assange aux gilets jaunes, alors que lui, contrairement à Attal ou Micron, il avait l’intelligence et les diplômes pour faire une carrière de fou furieux dans le Petit Paris, comme il dit. Être de gauche, ça coûte plus ou moins cher au gens. Lui ça l’a coupé de tout son entourage de départ, et d’un « grand destin » national, selon les critères des journalistes de sciences po Paris ou de l’école alsacienne), bref il faut lire Acrimed. C’est justement car j’ai beaucoup de respect pour le métier de journaliste, que je trouve ces propagandistes à gerber. Journalopes oui, la plupart. En fait faudrait dire juste lopes, intox cunt, je sais pas.-
Sam
InvitéVidéo incroyable du précepteur sur Bernays, le « Machiavel » du xx ème : https://youtu.be/UvkhFpb7M7Y?si=qBPPqVg-0IBYLd61
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françois bégaudeau
InvitéCe n’est pas ta critique des journalistes qui est en cause. Et je me demande comment tu peux imaginer une seconde que je ne sache pas tout ce que tu exposes là.
Ce qui me titille c’est le lexique. Bourgeoilopes rappelle un certain journalopes, qui vient d’où? Qui vient de qui?
Confirmation de mon titillage avec ton éloge de Branco.
Comme ça à vue de pif je te sens de la catégorie les ennemis de mes ennemis. -
françois bégaudeau
InvitéBernays, gros classique du FC confus
Non que ce soit inintéressant. Mais la fixette sur lui est bizarre. Je dirais même douteuse.
Mes narines s’activent. -
Sam
InvitéBernays, oui, Chomsky surtout.
Je me considère clairement comme anarcho-syndicaliste dans les idées.
Bien que j’applique pas grand chose au quotidien, je suis un anarchiste, socialiste libertaire, de papier. Certes. -
Sam
InvitéJ’aimerais bien savoir de quel FC confus il s’agit ? Ça sent la théorie du complot ça.
On aimerait bien que cen soit à dire vrai.
Et continuer de penser que les français se sont droitises tout naturellement, comme les américains, les Brésiliens, les Hongrois, les anglais, les allemands, les argentins. Oui, c’est peut-être le zeitgeist qui veut ça, j’imagine. -
Charles
InvitéDans la fascination pour Bernays, telle qu’elle a pu découler du docu de Curtis, on retrouve un certain fantasme d’une élite plus ou moins cachée qui manipule avec une facilité déconcertante des foules abêties. Un article du Monde diplo avait rectifié ça, s’agissant notamment du tabagisme chez les femmes (exemple pris dans le docu de Curtis) qui aurait été impulsé par Bernays.
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Sam
InvitéJe n’ai pas vu ce documentaire d’une part, et d’autre part j’ai connu la manufacture du consentement via Chomsky. Après les amalgames de courte vue on adore. Ensuite Bernays, a des maîtres, il a des élèves, Bernays je l’ai cité ar c’est un cas d’école voilà. Ca me fait doucement rie que Mr l’hoté de ces lieux veut maintenant me faire rentrer dans je ne sais quelle belle communauté confus et complo, et me faire aimer fight club. Oui je l’ai aimé, à 15 ans. Et encore même à 15 ans mes fils préférés étaient plitot il etait une fois en amerique, Thelma et Louise ou Sailor et Lulla.
Désolé mais pour me mettre dans une boite il va falloir se lever de tres bonne heure hein. 🙂 -
françois bégaudeau
Invitétu ne rentreras certes pas dans la boite des fans de Rohmer
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Claire N
InvitéTant que tu n’est pas dans la boîte des gens qui se pensent sans boîte … ça me va
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Sam
InvitéJournalope je n’en connais pas l’origine, c’est pour moi une façon de dire la corruption des journalistes de façon insultante certes, comme ils insultent l’intelligence et et libre-arbitre de la majorité des français tous les jours.
Ennemi de tes ennemis, qu’est ce à dire?
Je n’ai aucun drapeau mais je serais heureux de savoir à quel groupe militant me raccrocher pour ne surtout jamais en faire partie. Je n’aime pas trop les dogmes, et encore moins le pscitascime decebre propre à la militanterie. -
françois bégaudeau
InvitéSi « ennemis de mes ennemis » ne te dit rien, tu n’as pas du beaucoup m’écouter.
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françois bégaudeau
InvitéJournalope est une expression d’Alain Soral, en tout cas distinctive de la fachosphère. Pour info.
Branco ne donne plus d’interviews qu’à des médias de droite. Pour info. -
françois bégaudeau
Invitéà propos du limpide Branco, est ce que quelqu’un ici aurait des infos sur le retour de Zoe Sagan, trois ans après avoir arreté la farce en montrant son vrai visage dans la presse?
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Seldoon
InvitéAucune info, je ne suis pas complètement sûr qu’il s’agisse de la même personne. Le style est différent, bien qu’il puisse s’agir de l’ancien qui aurait dégénéré. Politiquement la transition de confus a rouge brun puis brun brun est spectaculaire.
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Charles
InvitéMême avis que Seldoon.
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Titouan R
InvitéJe ne connais pas l’épisode. Tu peux expliciter ? Mon premier surf sur google me laisse dubitatif ; on se perd vite dans l’orgie des commentaires (qui a vu l’ours…)
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Ostros
InvitéMoi non plus, pourtant il y a trois ans j’étais intriguée par cette zoe Sagan dont on disait qu’elle était plusieurs personnes gravitant autour de branco. Des femmes posaient pour la presse, toutes différentes, pour brouiller les pistes.
Qd à son parti politique il était libéral bourgeois. Où avez vous suivi son évolution en brun brun svp ? -
françois bégaudeau
InvitéJe te laisse découvrir l’oeuvre admirable de Zoé Sagan, mais aux dernières nouvelles le type qui alimentait ce compte était sorti du bois, et s’était répandu dans la presse – en monnayant ses confidences j’imagine- sur le fait qu’il n’en pouvait plus, qu’il s’était pris au piège tout seul, qu’il s’excusait auprès des gens qu’il avait diffamés, etc
Et donc récemment j’apprends que ça repart
Donc : le repenti a-t-il rechuté?
A-il été relayé?
Est ce décidément Branco et affidés les vrais alimenteurs du compte, comme ça a souvent été émis? -
Seldoon
InvitéAu passage, l’auteur était effectivement très bas au moment de la pause (échec de sa boîte, divorce). Maintenant j’ai perdu sa trace. Le compte Twitter avait annoncé avoir donné les clefs à un collectif féministe au moment de sa renaissance (mais rien de féministe ne fut jamais écrit).
Ostros : sur Twitter, donc. On y découvre une focalisation extrême sur les questions de mœurs (de la lutte contre la pedophilie jusqu’au terme « inversion des valeurs » pour la nomination d’un premier ministre homosexuel), un rapprochement assumé avec l’alt right américaine, fetichisatkon du Elon Musk nouveau (le rebel contre le système et les woke), ainsi qu’un changement de modèle économique : après les livres on passe aux abonnement Twitter. -
Ostros
InvitéD’accord merci. J’avais raté tout ça..
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JeanMonnaie
InvitéLe sous-texte, c’est de regarder Branco il n’est pas des nôtres car il passe que dans des médias de droite, alors qu’il est passé sur internet dans les mêmes médias de droite que toi pour exactement les mêmes raisons : il n’est pas sectaire. Par ailleurs, il a été boycotté par la gauche radicale, comme toi, pour cette même raison. Je doute qu’il refuse de passer dans les médias de gauche par amour des idéaux de droite. Un psychologue de seconde zone verrait que ce que tu ne supportes pas chez lui, c’est votre ressemblance. Vous avez le même côté punk narcissique. J’avais un ami qui était le comique de la bande et, lors d’une soirée, il est tombé sur son clone, une personne qui aimait faire rire tout le monde. Sans surprise, il le détestait. C’est un peu comme quand Usul est fier de fêter Noël en tant que personne de gauche radicale sur twittter et qu’un type lui répond : « Si Noël est de droite, on est mal. » Pour Branco, c’est la même chose : si vous commencez par le classer à droite, vous êtes mal. C’est un peu comme ceux à droite qui classent Zemmour à gauche parce qu’il n’a pas remis en question le mariage pour tous dans son programme. À un moment, voilà, les querelles de clocher, il faut savoir les arrêter.
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Charles
InvitéOu alors c’est parce que le discours de Branco est totalement soluble dans une vision d’extrême-droite, ce qui n’est pas le cas de celui de François et qui explique que ce dernier est encore lu et invité par la gauche radicale.
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JeanMonnaie
InvitéÀ l’extrême droite, personne ne l’écoute. C’est plutôt un public très éclectique de Gilets Jaunes qui semble le suivre. Onfray, pour mon plus grand plaisir, lui se droitise. J’avais partagé ici une interview où il se disait en faveur du transhumanisme. Il était vraiment le progressiste forcené, et je l’ai vu, petit à petit, essayer d’adopter une pensée cohérente, ce qui a mené à un virage à droite. Honnêtement, le virage à droite de Branco m’a complètement échappé. Tu peux avoir des chemins inversent. Rochedy s’est gauchisé. C’était sa façon à lui comme Onfray de chercher une cohérence politique. Évidemment vous allez contesté la cohérence mais à la limite c’est un autre sujet.
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JeanMonnaie
InvitéFrançois a dit que la gauche le boycottait. Peu importe si c’était temporaire, peu importe si cela concernait seulement une partie de la gauche, peu importe s’il a calmé le jeu avec un rétropédalage pour se faire à nouveau inviter, ce que je pense. Ce n’est pas aux extrémistes de classer les gens. Il me semble excessif de placer Branco à droite. D’ailleurs, il est l’un des rares intellectuels à mettre gratuitement à disposition toute sa production intellectuelle. Ce type aurait pu être Premier ministre à la place d’Attal. Il a choisi un autre chemin et cela, pour moi, mérite le respect.
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françois bégaudeau
Invité100 % de tes reports de mes paroles sont erronés. C’est un sans faute
Je n’ai jamais dit que les médias de gauche ne m’invitaient plus. J’ai dit à peu près l’inverse.
Les médias de gauche m’invitent : QG, le Média, PDH, A gauche, beaucoup d’autres.
Ceux qui ne m’invitent pas ou font le strict minimum stratégique, ce sont les médias de droite qui, à des yeux bien aveugles, passent parfois pour de gauche. Au premier chef les chaines du service public: France télévisions, France Inter, France culture.
La raison pour laquelle ils ne m’invitent pas : mon affiliation à la gauche radicale – qu’eux sans doute appelleraient mes accointances islamo-gauchistes.
Tout est parfaitement limpide. -
Sam
InvitéOk je suis soraliste alors comme me le fameux M, alors j’éviterai de vous parler en février à la collégiale, je risquerais de me retrouver à l’insu de mon plein gré dans un livre de vous, ça ce serait un kif, mais comme un droitardé, bof bof. Soraliste aha, la totale, merci du compliment. 🙂
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Sam
InvitéOui alors anathème par association, c’est pas très joli ça. C’est la vie d’un homme qui parle pour lui, hein, pas ses livres et encore moins les gourbis télévisuels ou radio où il intervient.
Avez vous seulement lu Crépuscule de Branco? -
Charles
InvitéOui je l’ai lu et je te renvoie à la très bonne critique qu’en avait faite Julien Salingue. Cette obsession pour la corruption des élites, cette grandiloquence permanente tant dans le propos que dans le style était suspecte dès le début.
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JeanMonnaie
InvitéCharles tes reproches me semblent un peu maigre. D’ailleurs Salingue fait le même reproche à Mélenchon. Qui ici qualifie la FI de droite ?
« Selon le chercheur, les prises de position «caricaturales» de Mélenchon sont «l’expression d’une démagogie antijournalistes qui a moins à voir avec une critique radicale, de gauche, des médias, qu’avec une rhétorique anti-élites faisant écho à celle pratiquée depuis bien longtemps à l’autre bout du champ politique». Un lien avec la droite de Laurent Wauquiez et l’extrême droite de Marine Le Pen. Pas sûr que Mélenchon apprécie. » -
françois bégaudeau
InvitéEn soi le discours anti-élite ou anti-médias n’est pas de gauche, et à tout prendre, pris dans cette expéditivité là, plutot de droite
Mélenchon est de gauche mais il n’est pas de gauche quand il prend ces accents là
Il n’est pas non plus de gauche quand il chante et fait chanter la marseillaise, ni quand il singe de Gaulle, ni quand il dit que les Français sont un grand peuple
Mélenchon est un trotsko-mitterandien, ce qui résume assez bien son hybridité -
JeanMonnaie
InvitéTu as le droit de considérer que les termes anti-élite ou anti-médias sont de droite et même cela m’arrange, mais en réalité, ils sont utilisés par l’ensemble du spectre politique de gauche. Comme l’a exprimé Philippe Poutou : « C’est écœurant. Encore une fois, on a vu cette élite ultra-riche à l’intérieur de la Madeleine. C’était un repaire de fraudeurs, un repaire de voleurs… Ils sont chez eux, il y a quelque chose d’écœurant. » Je crois avoir cerné les raisons pour lesquelles tu pourrais ne pas vouloir associer ces mots à la gauche, comme d’autres termes qui te déplaisent, tels que « peuple ». Cependant, politiquement, il est impossible d’ignorer ce vocabulaire.
Si cela peux te rassurer Mélenchon à rangé ses drapeaux Français depuis 2017. Il s’est « bougnoulisé » comme Soral. -
françois bégaudeau
Invitéet pourquoi donc ne réponds tu pas à cela, toi langue si bien pendue?
« 100 % de tes reports de mes paroles sont erronés. C’est un sans faute
Je n’ai jamais dit que les médias de gauche ne m’invitaient plus. J’ai dit à peu près l’inverse.
Les médias de gauche m’invitent : QG, le Média, PDH, A gauche, beaucoup d’autres.
Ceux qui ne m’invitent pas ou font le strict minimum stratégique, ce sont les médias de droite qui, à des yeux bien aveugles, passent parfois pour de gauche. Au premier chef les chaines du service public: France télévisions, France Inter, France culture.
La raison pour laquelle ils ne m’invitent pas : mon affiliation à la gauche radicale – qu’eux sans doute appelleraient mes accointances islamo-gauchistes.
Tout est parfaitement limpide. » -
JeanMonnaie
InvitéJe suis bordélique il fallait que je la retrouve.
Pour information, je suis agacé quand on déforme mes propos dans ce forum, par conséquent j’essaye de ne pas faire la même chose. Si je cite tes propos, j’essaye sincèrement que ce soit un peu près juste.
On va redire le passage qui nous intéresse :
« Mais la gauche radicale au moins elle t »invite. C’est ta famille c’est tes copains. C’EST PAS SI VRAI NON PLUS »
J’ai connu plus limpide 🙂
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JeanMonnaie
InvitéDe mon point de vue, pour avoir visionné tes vidéos, il me semble évident que tu as fait comme la plupart des personnes d’extrême gauche ou d’extrême droite : tu t’es radicalisé. La droite, car elle s’aperçoit que le pays est foutu et va devenir un shithole africain et islamiste, et ne croit plus en l’avenir. La gauche, pour les mêmes raisons, voit bien que l’heure n’est pas au progrès mais à préserver notre modèle social. La droite voit bien avec Meloni que l’immigration est impossible à arrêter, et la gauche voit bien qu’elle n’arrive pas à arrêter l’effondrement de notre système social. Mon hypothèse est que ce sont les deux faces d’une même pièce. La jambe de gauche a besoin de sa jambe de droite pour pouvoir marcher. Tu finiras par me donner raison.
Par ailleurs, il n’y a pas si longtemps que cela, tu avais encore une liberté de ton que tu n’as plus. Et la raison est que la gauche radicale ne t’invitait plus. Tu as donné des gages de gauche. C’est pour cela que tu t’es embarqué dans la gauche : c’est le social, la droite, c’est le romantisme. L’identité n’existe pas ou ton Brancobashing Tu as donné des gages de respectabilité à la gauche radicale qui se résume à « on est les meilleurs et le camp d’en face sont des fachos. » C’est mon analyse.
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françois bégaudeau
InvitéTu ne sais pas toi même écouter les bribes de réel que tu livres
« ce n’est pas si vrai non plus » ne signifie pas « c’est totalement faux ». Il s’est trouvé factuellement, que certaines niches de gauche m’ont boycotté suite à l’affaire bantigny, ce qui n’a rien à voir avec notre discussion
Il reste donc cette évidence, vérifiable sur youtube aussi en 543 exemplaires, que la gauche radicale m’invite. -
françois bégaudeau
InvitéL’autre post est un festival de n’importe quoi
« De mon point de vue, pour avoir visionné tes vidéos, il me semble évident que tu as fait comme la plupart des personnes d’extrême gauche ou d’extrême droite : tu t’es radicalisé. »
Il te semble mais ce n’est pas vrai. Tu écouteras des morceaux de Zabriskie, c’est une documentation« La droite, car elle s’aperçoit que le pays est foutu et va devenir un shithole africain et islamiste, et ne croit plus en l’avenir. »
généralité qui perd de vue le sujet (un poisson noyé)« La gauche, pour les mêmes raisons, voit bien que l’heure n’est pas au progrès mais à préserver notre modèle social. »
généralité qui perd de vue le sujet
(deux poissons noyés)La droite voit bien avec Meloni que l’immigration est impossible à arrêter, et la gauche voit bien qu’elle n’arrive pas à arrêter l’effondrement de notre système social. Mon hypothèse est que ce sont les deux faces d’une même pièce. La jambe de gauche a besoin de sa jambe de droite pour pouvoir marcher.
généralité qui perd de vue le sujet
(trois poissons noyés)« Tu finiras par me donner raison. »
Moi oui mais les faits te donnent tort.« Par ailleurs, il n’y a pas si longtemps que cela, tu avais encore une liberté de ton que tu n’as plus. »
Allégation pure. Toujurs pas de faits.« Et la raison est que la gauche radicale ne t’invitait plus. »
Ceci est donc factuellement faux. Mais pourquoi diable commencerais tu aujourd’hui à t’intéresser aux faits, et à prendre en compte les démentis factuels?« Tu as donné des gages de gauche. C’est pour cela que tu t’es embarqué dans la gauche »
Oui oui bien sur à 48 ans. Avant j’étais traderc’est le social, la droite, c’est le romantisme.
généralité qui perd de vue le sujet
(quatre poissons noyés)« L’identité n’existe pas ou ton Brancobashing »
Je considère que l’identité est une fable depuis à peu près 1986. Pour info.« Tu as donné des gages de respectabilité à la gauche radicale qui se résume à “on est les meilleurs et le camp d’en face sont des fachos.” C’est mon analyse »
C’est ton analyse et c’est une nouvelle entrée au top -
JeanMonnaie
InvitéJe suis assez consterné par ton manque de clarté, ce qui est assez dommage pour un ancien professeur. Comme toujours, tu n’acceptes pas une critique factuelle et, me prenant pour un idiot, nous allons faire de l’analyse de texte. Tu agis comme Soral : tu dis une chose et son contraire, ce qui te permet d’avoir toujours raison. Sauf que cela fonctionne avec les amis le samedi soir, mais beaucoup moins quand on le fait devant une caméra.
« Je n’ai jamais dit que les médias de gauche ne m’invitaient plus. J’ai dit à peu près l’inverse. » On va citer mon extrait vidéo : « Les gens qui ne m’ont PLUS invité sont l’extrême droite et la droite…La bourgeoisie ne m’invite plus…Mais la gauche radicale au moins elle t”invite. C’est ta famille c’est tes copains. C’EST PAS SI VRAI NON PLUS. » Si c’est ça l’inverse pour toi il y a un soucis.
« Ceux qui ne m’invitent pas, ou font le strict minimum stratégique, ce sont les médias de droite qui, à des yeux bien aveugles, passent parfois pour de gauche. En premier lieu, les chaînes du service public : France Télévisions, France Inter, France Culture. » Au-delà du ridicule de considérer France Inter et France Culture comme de droite, on va examiner mon passage : « La bourgeoisie ne m’invite plus, Radio France me boycotte, presque France TV, les grands journaux de la social-démocratie me boycottent, Libération me CHIE DESSUS. « La raison pour laquelle ils ne m’invitent pas : mon affiliation à la gauche radicale – qu’eux, sans doute, appelleraient mes accointances islamo-gauchistes. » Entre faire le minimum et boycotter il y a une grande différence. Par ailleurs on aimerait savoir en quoi c’est le minimum de passer dans une dizaine de journaux dominants pour ton dernier livre ? ( Europe 1 , france inter, france info, la grande librairie Figaro…) Dans ce cas si c’est le minimum dis moi ce que serait le maximum ? Continuons si on écoute ton interview avec Philippe Vandel, où tu étais par ailleurs assez désagréable avec lui, tu dis ceci : « Je suis un homme plutôt bien traité par la presse. Contagion est une pièce qui bénéficie de nombreux articles positifs, mes derniers livres ont suscité l’adhésion de la presse. »
C’est ça te faire chier dessus ? Tu dis l’inverse ! Tu le vois le mot NOMBREUX ou pas dans ta déclaration ? On met l’extrait ?« Tout est parfaitement limpide. »
C’est le problème avec toi même pour truc aussi banale que ça tu es troubles. Imagine les sujets politique…
BREF
Soit tu prends les gens pour des idiots, et tu as raison car c’est souvent le cas, soit tu es atteint de mythomanie, soit tu as des problèmes de mémoire et tu n’es pas capable de te rappeler ce que tu dis. Mais dans tous les cas, non, ce n’est pas limpide. Les faits sont têtus. Je vais répondre pour le reste plus tard mais on peut en rester la si tu as la courtoisie de ne plus me prendre pour un idiot. Au mieux tu es ce que tu aimes dire pour les autres CONFUS. -
JeanMonnaie
InvitéLe fait que tu me relances montre en réalité que tu es convaincu de ce que tu dis et que tu oublies vraiment tes déclarations précédentes.
Et dans ce cas il faut limiter au maximum sa parole publique. -
Seldoon
InvitéJ’en ai écouté un gros morceau, c’était épuisant. Comme dit Charles, c’était louche sur le fond et la forme. Même en déblayant je n’ai pas eu confiance dans les faits rapportés.
Personne ne nie je pense ce que Juan a apporté régulièrement en tant qu’avocat. -
Sam
InvitéJe préfère lire, désolé, sinon j’écoute des livres.
Ennemi de mes ennemis ça rappelle MEdhi de Notre joie il m’appert. DOnc je suis soraliste, ah daccord, cool alors. -
françois bégaudeau
InvitéPersonne ne dit que tu es soraliste
En revanche je dis que tu es confus. Comme ton aller-retour sur Médine le montre.
Pour le moins il semble que ta langue aille plus vite que ta pensée. -
Ken Bogard
InvitéOK chef. C’est vrai que tout le monde pèse sa pensée 10000 fois, et tourne sa langue 7 fois dans sa bouche, avant d’intervenir sur un obscur forum du fond du web, non modéré et non géré. D’accord.
La chanson de Médine je ne l’avais pas écoutée depuis un bail. D’ailleurs encore aujourd’hui ce son dans un quartier, c’est considéré comme féministe mon cher ami.
Donc il est vrai que pour des gens éveillés en 2024, c’est un peu court.
Mais je me suis, d’une part, pas repassé le son, d’autre part oublié un peu à qui je m’adressais, et enfin c’est en parlant de rap mainstream, géolocalisé au ban des métropoles et daté (ante 2015 en gros)
Ce n’est pas à vous, que je vais apprendre que la réalité est complexe. Que le style musical le plus écouté en France est pléthorique dans ses expressions.
Ai-je été trop vite en besogne, et pas assez mesuré et contextualisé mon propos ? Oui
Mais cette obsession pour ce laisser aller est un peu gros, quand dans plusieurs messages, il y avait des, je le sens pas pas, ça part mal, j’ai un peu peur
Alors je précise, c’est pas du verbatim, c’est l’impression générale de vos propos à mon égard sur cette page et ailleurs aussi dans ce forum je crois, mais brisons là.
Je suis S le non-bégaudiste, so long cowboy.
Ici je rejoins, et c’est rare, Adèle van reeth, ce n’est pas une bonne idée de vouloir rencontrer ou échanger avec les gens dont on admire la pensée ou l’œuvre (elle parlait dans son cas de Jean-Jacques Goldman), on est sûr d’être déçu
Comme au passage d’un livre à un film.
Bye beau gosse. -
françois bégaudeau
Invité« D’ailleurs encore aujourd’hui ce son dans un quartier, c’est considéré comme féministe mon cher ami. »
Eh bien le « quartier » a tort. Ca arrive même aux plus grands quartiers.
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Sam
InvitéSalut François, tu as raison, je vais le lire. 😁👍🏽
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Sam
InvitéEn fait je l’avais déjà commencé à 36%, je continue et j’aime bien ce qu’elle dit de Booba : Récupérer mon or, j’en rêve encore12 » Booba tisse sa trame narrative sur une obsession : retrouver le trésor sur lequel est bâtie cette civilisation. Un trésor volé, usurpé, à récupérer. Mais ce trésor n’a pas de prix. Il est un désir de revanche quasi métaphysique, la vision hallucinée d’une volonté d’affranchissement plus que d’une soumission au règne consumériste. Si l’argent n’appartient qu’aux puissants, on ne perd pas son âme à le vouloir à soi.
Je dois dire que je trouve qu’elle écrit bien, un genre d’essai de socio onirique et de feu! C’est elle la rappeuse. 🏴☠️
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nefa
InvitéDans Hors Série, il y a elle : Chantal Jaquet (gratuit) https://www.hors-serie.net/En-acces-libre/2014-10-11/Les-transclasses-id42
Autre que que son bouquin sur les transclasses, elle a aussi écrit : Philosophie de l’odorat, Paris, PUF, 2010
D’autres qu’elle se sont lancés dans l’aventure olfactive mais j’ai l’impression que chez eux il y a ce coté je vais traiter une niche peu exploitée et surtout qu’en amont ça finance dur de la part du gros fric de l’industrie cosmétique et agroalimentaire.
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Anna H
InvitéBel entretien de Françoise Verges sur la chaîne À gauche :
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françois bégaudeau
InvitéCette femme est décidément d’une justesse vertigineuse
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Sam
InvitéFrance Inter n’est ni de droite, ni de gauche 😆: https://youtu.be/W0rCqgUISS8?si=fEHy0zAK41awyR_0
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françois bégaudeau
Invitébonne clarification
qui ne va pas encore assez loin
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Elouan
Invitéalors pour le « journalope » françois, des mecs comme Dany et Raz l’emploi et c’est pas spécialement uniquement de Soral. Je trouves que c’est un beau parlé populaire qui parle vrai et cru, à savoir, les journalistes sont des salopes. Moi j’aime bien ce genre de bagou, même si j’en conçoit la consonnance antiféministe qui peut être récupérer par des droitards ou incels.
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S.
InvitéAttention Elouan, tu t’aventures en terre inconnue de François Begaudeau, un monde où François Begaudeau ne serait pas omniscient et extra-lucide. 🤯
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françois bégaudeau
InvitéLe parler populaire a bon dos
Le parler populaire dit aussi bougnoules.
Dany et Raz ou pas, je n’aime pas journalopes, non pas pour l’offense que ça fait aux femmes, mais pour l’offense que ça fait au réel.
1 tous les journalistes ne sont pas des salopes. Florence Aubenas est journaliste. Salomé Saqué est journaliste. Aude Lancelin est journalistes. Les journalistes du Média sont journalistes. Et tant d’autres qui se battent, à des échelles beaucoup moins en vue, pour raconter le réel contre les narratifs officiels (mais ceux là sont souvent de gauche, d’où l’attaque générique de Soral)
2 d’ailleurs que veut dire salope en l’occurrence? Traitres? Putes? Des gens sans foi ni loi? On ne sait pas. Ici le référent importe peu. Ce qui compte c’est la saillie verbale et je pèse les mots. Une langue viriliste. Une langue phallique . La langue de droite. Pas la mienne
3 si salopes signifie : qui se couche devant le pouvoir, alors il y a une autre façon de le dire, il y a à dire que les journalistes en vue sont des gens de droite. Sont des bourgeois, ou en tout cas des colporteurs des valeurs de la classe dominante. Si on doit le dire d’une image populaire, cela a été fait dans les années 30 par Nizan et c’est indépassable : chiens de garde.-
S.
InvitéSalut François,
Je n’avais pas du tout pesé ce terme correctement en effet. Et je vous rejoins sur les vrais journalistes, d’autant plus méritants dans la masse stipendiee.
Allez je le soustrait de mon idiolecte.
Chiens de garde, oui, merci, c’est vrai comme le documentaire du même nom de Serge Halimi. Paul Nizan, un grand homme que j’ai découvert via les conférences de l’université populaire de Onfray. Avant 2015 je précise, avant son tournant islamophobe, banliophobe, voire agiste anti jeunes. Bref, je préviens je ne suis pas (plus depuis 2015) onfrayien; reste que ses conférences à l’UP sont un savoir gratuit incommensurable et de grande qualité. J’ai fait une licence de psycho, et ce qu’il sur Freud est parfaitement exact, sa conférence sur Lacan aussi. La vérité est que seules la France et l’Argentine n’ont pas jeté la triste vulgate freudienne aux chiottes. Je prend cet exemple car là je pouvais vérifier ce qu’il racontait. Je pense qu’en histoire de la philosophie il est assez godlike. L’ennui est que sa confiance en lui, lui fait penser que ça l’autorise à penser sur tous les sujets. Ultracrepidarianisme, on y revient. D’ailleurs je conseille à tout un chacun, le tract « le goût du vrai » d’Étienne Klein. Je sais il est droitardé politiquement, mais en zététique il se défend. Sinon Richard Monvoisin évidemment, qui lui, du coup, a toute légitimité pour dire la même chose quonfray sur Freud: poubelle.😁😉-
françois bégaudeau
InvitéJe vois que vous adorez les jugements subtils
Cent vingt ans de psychanalyse, des millions de textes : poubelle.
Et l’inconscient, poubelle? -
Jacques L
InvitéIntéressant comme patient. Vraie fuite dans les idées.
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françois bégaudeau
Inviténe faites pas le malin Jacques
inclinez-vous devant Michel, tellement plus intelligent que vous ça saute aux yeux-
S.
InvitéMoins de 0.5% des articles de la littérature scientifique en psychologie faisaient mention de la psychanalyse en 2012.
Mais c’est bien, continuez à adorer ce que vous n’avez pas lu, et critiquer de même. (Onfray avant 2015)
Quand on se vante d’avoir lu comte-spo ville franchement. Et Onfray est beaucoup parti en couille dernièrement, mais nier qu’il soit intellectuellement puissant, là je dois dire, chapeau bas. Je vous ai, moi, beaucoup surestimé. 🥲-
La bile
InvitéMoi je suis schizophrène et je trouve que le délire de Lacan sur ma folie se tient plutôt bien.
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Sam
Invité@Bégaudeau, c’est Theodor Lipps qui a inventé la notion d’inconscient en 1883.
La Bile, le mieux que peut faire une psychanalyse, c’est permettre de parler à des gens qui peuvent ne pas avoir à qui parler. Mais là Freud n’a rien inventé, Démocrite pratiquait la logothérapie il y a 2500 ans.
Mon frère était schizophrène (il s’est défenestré à 18 ans). J’en ai connu aussi dans mon entourage, frère d’un pote qui s’est suicidé aussi (élagueur qui a coupé la branche sur laquelle il était assise, ce qui aurait pu occasionner un bon mot pour le grand Lacan encore, dommage qu’ils nous aient déjà quitté :().
La schizophrénie ne se soigne pas vraiment, d’une part il faut des médoc, anti-psychotique, obligatoire, d’autre part il est très compliqué d’avoir une vie « normale » avec cette maladie.
Le taux de suicide chez les personnes schizophrènes est de 10%, ce qui est ridiculement élevé comparé à la population globale (13,4 pour 100 000 habitants).
Les autistes, parents et famille d’autistes ne sont pas super heureux de l’hégémonie persistante des fadaises de Freud en France, ils sont obligé d’aller dans d’autres pays francophones si ils veulent se faire soigner un peu correctement: https://www.youtube.com/watch?v=PS2dlJh5U60
Pour faire court, flemme de parler avec des gens qui ne connaissent rien à un domaine, et se permettent de soutenir que 150 ans de psychanalyse ça pèse. La médecine a plus de 2500 ans, si on part de Hippocrate, 460-377 av. J. -C, c’est pourtant sur sa théorie des humeurs du corps, la bile, le sang, le flegme et la bile noire, qu’on a continué a pratiqué des saignées jusqu’au XIX ème siècle.
La psychologie scientifique n’en est qu’à ses balbutiements.
Le chiffre que j’ai donné plus haut de 0.5% de daube psychanalyste dans la littérature scientifique nous avait été donné par notre prof de psychologie cognitive en 2012. Il nous précisait de surcroit que 100% de ces articles sont parus dans des publications tenues de la cave au grenier par des psychanalystes. Bref.
En 2024, avec la mort et retraite des babyboomers, ça doit sans doute avoir encore pas mal baissé.
Service!
Désolé si je m’immisce, comme dirait ce tabasseur de concubines, d’hôtesses de l’air et de singe qu’est Didier Morville.-
La bile
InvitéSam: « Pour faire court, flemme de parler avec des gens qui ne connaissent rien à un domaine, et se permettent de soutenir que 150 ans de psychanalyse ça pèse. »
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Garde la flemme alors. -
Claire N
Invité« c’est pourtant sur sa théorie des humeurs du corps, la bile, le sang, le flegme et la bile noire, qu’on a continué a pratiqué des saignées jusqu’au XIX ème siècle. »
On peut aussi ces demander ce qui a l’époque pouvait bien figer la science médicale entre ses 4 humeurs ; il y avait si je ne m’abuse une vision de l’univers scientifique associée
On peut y voir un exemple de scientisme plus que de sotterie ? -
S.
InvitéLa science telle qu’on la connaît aujourd’hui, c’est à dire avec la méthode scientifique est bcp plus jeune, je pense vers le dix neuvième.
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I.G.Y.
InvitéCe qui est frappant à te lire — pas simplement ici —, c’est à quel point les alertes à « l’ultracrépidarianisme » clignotent tout rouge. Ta « haine de l’ultracrépidarianisme et de la bêtise » assénée dès ton arrivée ou presque en disait déjà long. Ton agressivité répétée attise la suspicion. Zlatan peut parler très fort, mais il est Zlatan. Tout conspire dans tes textes à nous montrer que tu n’es pas Zlatan.
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On sort saisi de l’incroyable imprécision de tes sentences définitives, et seules deux lignes de lecture suffisent : « c’est Theodor Lipps qui a inventé la notion d’inconscient en 1883″ ; » Freud n’a rien inventé ».Le pire dans tout ça est que je suis moi-même sceptique sur la psychanalyse (je ne doute pas qu’il en existe quelques grands textes, pompés en moins bon et plus jargonneux par des suiveurs sans talent — c’est pareil pour tout, plus ou moins, peut-être plus pour la psychanalyse, c’est possible). Mais l’avantage, c’est que pour faire « clignoter tout rouge », il n’y a parfois pas besoin d’être un spécialiste renommé de toutes les disciplines traitées : s’attarder sur les structures argumentaires peut presque suffire. Tu nous a offert de très nombreux exemples. La réponse lapidaire de La Bile à tes lapidations est tout à fait justifiée.
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deleatur
InvitéIl est toujours intéressant — je veux dire comme symptôme — de voir les cognitivistes et les comportementalistes de tous poils essayer de parler de ce qu’on leur a appris à mépriser pour rentrer dans les jeux de rivalités et de pouvoir du champ universitaire.
Modestie de François de rappeler les écrits de Freud, Lacan, mais aussi tiens, pourquoi pas, ouvrez vos esgourdes, Roudinesco, Maria Torok, Nicolas Abraham, J.-B. Pontalis, Boch-Jacobsen, Ferenczi, Major, Philippe Julien, Nasio, Assoun, Israël, Maldiney, et même Zweig.
Hè, les gars ! Sortez de vos palmarès netflinex (j’en ai une plus grosse quoi, c’est l’algorithme de recommandation qui le dit), ouvrez des livres et lisez ! Lisez modestement, comme un moine copiste !
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Il est utile de rappeler d’ailleurs que la pyschanalyse a toujours pensé à sa fin : à la fois à ses limites (comme technique de guérison et son manque de fondement scientifique), à son dépassement par la biologie (Freud était le premier à dire que la chimie ferait des progrès pour soigner des maladies mentales, notamment les psychoses) et à sa propre disparition un jour (la psychanalyse se fout bien de disparaître ou de finir un jour, mais ce ne sera certainement pas sous les coups de boutoirs des nouveaux « mentalistes » qui croient réinventer une conception du mental qui est vieille de plusieurs siècles). Ce qu’il y a de bien avec la psychanalyse, c’est que les pires reproches que l’on peut lui faire, ce sont ceux qu’elle s’adresse à elle-même, elle n’a pas besoin des scientifiques pour ça, et ça, ça leur emmerde bien, parler du psychisme en des termes qui les dépasse et pour penser l’existant humain en des termes qu’ils ne peuvent comprendre. -
S.
InvitéEh bien c’est pourtant vrai que ce n’est pas Freud qui a inventé la notion d’inconscient psychique, Google est ton ami, à défaut d’honnêteté intellectuelle.
À ce propos très joli « montage » de mes propos sur Freud, PPDA interviewant Castro n’aurait pas fait mieux. 👏🏽 -
deleatur
InvitéOù a-t-on lu que Freud a inventé d’inconscient pyschique ?
C’est à pisser de rire, quand on sait que c’est déjà chez Leibniz vers 1690.
Toute la philosophie du grand rationalisme bute, achoppe sur cette notion, Descartes, Spinoza…
Les neuneus gogolesques, je le répète, ouvrez des livres et fermez vos gueules, ça vous fera des idées et à défaut de vous faire les pieds ! -
S.
InvitéVous êtes bien agressif mon bon.
Merci pour les précisions.
Bon weekend -
I.G.Y
Invité@deleatur merci d’avoir complété, ça permet aussi de diviser la taille des pavés. Je garde les noms cités pour le jour où je m’y mettrai.
De toute manière j’ai l’impression que beaucoup demandent à la psychanalyse ce qu’elle n’a jamais promis. Mais je ne voudrais pas m’aventurer sur un terrain que je connais peu, je risquerais de heurter S.
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deleatur
Invité@I.G.Y : il faut lire la psychanalyse pour arrêter de croire à la psychanalyse. C’est alors une sacrée aventure intellectuelle et littéraire.
Il faut « faire une psychanalyse » pour arrêter de croire à la psychanalyse, comprendre que le problème vient de soi et qu’il faudra se démerder tout seul.
La psychanalyse est une pratique de l’émancipation. Là aussi on a a affaire à des maîtres ignorants. Aimer, a dit Lacan (piquant l’idée à Platon), c’est donner ce qu’on n’a pas. -
I.G.Y
Invité@deleatur je suis disposé à accueillir ce qu’il y a de bon à prendre dans la psychanalyse. Je suis aussi convaincu que la part du littéraire y est fondamentale. Rien qu’à ce titre, l’expérience de lecture peut valoir le détour.
La vraie question est : par quel texte ne serait-ce que de Freud ou de Lacan débuter? Débuter un peu au hasard ne me paraît pas être une bonne idée. Parfois débuter par le « plus connu » n’en est pas une meilleure
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deleatur
Invité@ I.G.Y il faut directement aller à la source.
* « Cinq leçons sur la psychanalyse » est court, clair, destiné à un grand public et peut donner envie de lire la suite.
» Poursuivre avec « Introduction à la psychanalyse », à nouveau destiné à un public de non-spécialistes, mais plus long, choisir des chapitres aux gré des intérêts ou curiosités..
* Remonter aux « Études sur l’hystérie », l’un des fondements de la psychanalyse freudienne, et aussi tellement beau avec le cas d’Anna O — accompagner pourquoi pas par « A Dangerous Method », grand film lumineux de Cronenberg.
* Compléter par « Cinq psychanalyses ».
Et surtout lire chacun de ces textes comme des grands romans sur l’âme humaine.
Le Zweig, « la guérison par l’esprit » est dans cet esprit littéraire. -
I.G.Y
Invité@deleatur c’est noté.
@deleatur/FB. Concernant le jugement sur la psychanalyse indigent hors de ses actes écrits et pratiques, j’ai envie de dire qu’on peut remplacer le mot « psychanalyse » par n’importe quelle discipline. Ma curiosité vient d’un constat « de l’extérieur » : la psychanalyse se fait sévèrement rentrer dedans à la fois par des pensées « assez rationalistes » (à visée scientifiques ou non) et par des pensées « moins rationalistes » (exemplairement Deleuze, que j’aime beaucoup par ailleurs). D’où l’envie de comprendre ce qui se joue. Je sens de plus en plus que c’est l’aspect littéraire de la discipline, comme vous le soulignez, qui est le grand absent de ces disputes.
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Et même au-delà du littéraire, Lacan est pour moi l’auteur d’une phrase (pas une citation « exacte », mais la reformulation du texte original est minime) qui est l’une des plus courtes et des plus profondes que je connaisse : « Le réel, c’est l’impasse de la formalisation ». -
françois bégaudeau
InvitéDeleuze a écrit son livre sur la psychanalyse avec Guattari, psychanalyste
Deleuze n’attaque pas la psychanalyse mais la psychanalyse racornie dans l’Oedipe.
Il protège la folie révolutionnaire de la psychanalyse contre sa nécrose autoritaire. -
I.G.Y
Invité@FB et deleatur sur Deleuze et Guattari c’est sans doute vrai oui. J’avais bien noté que Guattari était psychanalyste. Mais j’ai tout de même entendu le premier dire dans ses cours enregistrés des choses assez véhémentes sur « la psychanalise », donc j’en ai gardé une impression plus sommaire que si j’avais lu l’Anti-Œdipe. Je lirai sans doute Freud avant.
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La bile
InvitéI.G.Y: Et pourquoi tu la trouves géniale cette petite phrase?
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deleatur
Invité@I.G.Y
Les gens qui n’ont jamais lu une ligne de Freud me disent toujours qu’Onfray est fort.
Les gens qui commencent à lire Freud me disent toujours qu’Onfray dit des conneries.
Conclusion : Onfray est utile aux gens qui ne veulent pas lire. D’ailleurs Onfray ne sait pas lire. Le dernier livre d’Onfray, c’est Esthétique du Pöle Nord.
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Deleuze, c’est autre chose : il s’est toujours choisi des ennemis à sa hauteur, la hauteur des génies. La différence, c’est le respect de son adversaire que suppose l’attaque, une forme de communauté dans l’adversité, une amitié dans les différends.
Deleuze ne critique pas l’inconscient, loin de là ; mais la triangulation parentale ou partenaliste du complexe d’Oedipe. C’est le papa-maman de la famille bourgeoise que Deleuze exècre, certainement pas Freud, et certainement pas son oeuvre.
Derrida aussi a été très « critique » à l’égard de la psychanalyse, mais la déconstruction derridienne est un éloge et un respect inconditionnel de son objet littéraire. Je n’ai jamais vu un lecteur aussi minutieux, amoureux, reconnaissant que Derrida.
Rancière est aussi comme ça. -
I.G.Y
Invité@deleatur mon Dieu il ne faut pas me parler d’Onfray, c’est S. qui en parle, certainement pas moi^^ Je ne l’ai pas lu mais j’ai tenté de l’écouter en longueur plusieurs fois depuis quelques années et à chaque fois je n’ai pas tenu : il est donc l’un des auteurs qui figure le plus bas dans ma liste de lecture. Je ressens presque de la pitié pour cet homme.
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@La Bile c’est trop long à dire, mais c’est parce qu’elle est profonde autant sur le plan de ce que la littérature peut attraper du réel par sa formalisation propre que pour ce que les sciences formalisées voire les maths pures peuvent en attraper avec la leur (formalisation qui est largement mathématique en physique, et exclusivement pour les maths pures, même s’il y aurait à détailler ça).
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Disons que même pour ce qui est des maths pures, il a été montré dans la première moitié du XXè (de façon rigoureusement irréfutable, sauf à qualifier l’arithmétique de théorie incohérente, c’est à dire capable de prouver 0=1 en partant de ses axiomes propres), que les formalismes avaient des limites infranchissables — je ne parle même pas de leur capacité à décrire le « réel » au sens du langage ordinaire, mais ne serait-ce que de leurs capacités dans les mathématiques mêmes. Ces limites sont fortement liées à l’expressivité du formalisme que l’on se donne au départ : dès que l’on souhaite avoir un langage suffisamment expressif, ces limites se manifesteront, en particulier par des questions auxquelles il sera impossible de répondre dans la théorie concernée (le problème étant que ça reste valable pour d’autres théories plus puissantes qui engloberaient la première, et ainsi à l’infini). Ça n’est qu’un aspect de la chose, mais ça a été l’un des plus grands séismes mathématiques du XXè siècle (c’est trop peu enseigné, sauf pour ceux qui se spécialisent en mathématiques pures et en logique. Ce qui n’était pas mon cas…). Les philosophes s’y intéressent aussi (parfois mal, mais parfois bien).
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D’où le fait que cette idée d’un réel comme impasse de la formalisation, d’un réel comme « ce qui reste », « ce qui résiste », je la trouve très profonde quelque soit le bout par lequel on la prend. Même les langages formels les plus précis que l’homme puisse concevoir n’épuiseront pas les mathématiques, et ne viendront donc pas davantage à bout du réel. La formalisation littéraire donne accès à autre chose mais ne l’épuisera pas non plus.Ça n’autorise pas un scepticisme à deux balles sur la puissance de la pensée mathématique, ni sur l’aptitude des sciences (humbles et bien conduites) à saisir « beaucoup de réel », mais c’est tout de même quelque chose.
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La bile
InvitéI.G.Y: T’es à peu près capable de comprendre que c’est une question de logique quoi.
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I.G.Y
Invité@ La Bile les interventions d’A. Connes sont très bien oui, celle là aussi de mémoire. Bon la théorie des topos j’ai regardé un peu mais c’est si dur et ça demande tellement de prérequis…
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françois bégaudeau
Invité» il faut lire la psychanalyse pour arrêter de croire à la psychanalyse. C’est alors une sacrée aventure intellectuelle et littéraire. »
pas mieux
La psychanalyse n’existe que dans la constance de ses actes : actes écrits, actes pratiques (analyse)
Toute tentative de la juger hors de ses actes est vouée à l’indigence. -
I.G.Y
Invité@S. c’est amusant que tu me voies comme un pitre n’ayant pas pris les précautions minimales avant d’écrire quoique ce soit : « Eh bien c’est pourtant vrai que ce n’est pas Freud qui a inventé la notion d’inconscient psychique », je n’ai jamais dit le contraire d’ailleurs. La notion même d’invention de notion en sciences sociales ou psychologiques (et même en sciences « dures ») est très compliquée, ça demanderait beaucoup de développement. Je maintiens tout à fait que » c’est Theodor Lipps qui a inventé la notion d’inconscient en 1883 » est une phrase particulièrement imprécise pour un texte aussi crépidarianiste : j’ai réfléchi avant d’écrire.
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Sur le soi-disant montage PPDA, ça n’est pas un montage mais une compression. Tu dis que Freud n’a pas inventé la notion d’inconscient, et que de toute manière « le mieux » que la psychanalyse puisse faire c’est [ceci], et que même sur [ceci] il « n’a rien inventé » : il n’a donc, en matière de psychanalyse et d’inconscient, « rien inventé » : je maintient donc mes propos sans souci, je trahis particulièrement peu tes écrits. -
S.
InvitéOui la forme subsume le fond, c’est ça la science oui. Bien vu Einstein.
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Mélanie
InvitéVous avez une question psycho, psychanalyse, psychiatrie ? Demandez à Sam. Une statistique, un traitement, un conseil ? Demandez à Sam. Vous ne demandez rien à Sam ? Sam vous informe quand même. Sur ce coup je rejoins aussi La bile, Sam est aussi flemmard d’écrire ici qu’il est désolé de s’immiscer.
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S.
InvitéOK je pars! C’est vrai que ma tournée d’adieu a beaucoup duré.
Bonne continuation.
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françois bégaudeau
InvitéVous n’avez pas du beaucoup du me surestimer pour que cette surestime soit anéantie en deux lignes.
Par ailleurs j’ai beaucoup lu Freud et toujours pensé qu’il était une sorte de génie, au moins de génie littéraire – ce qu’Onfray, penseur le moins littéraire de l’histoire du monde, ne saurait saisir.
J’en dirais autant de Lacan, bien que l’ayant moins lu.-
françois bégaudeau
InvitéA peu de choses près on aurait pu l’appeler S. Monnaie.
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S.
Invité😂👍🏽
Très fort j’adore.
Un génie, j’ai nié, mais je ne nie plus.-
S.
InvitéQue nenni, génisse, génial.
Ce sera 150 francs
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Elouan
InvitéLe parler populaire a bon dos
Le parler populaire dit aussi bougnoules.1) Bonne rhétorique mais franchement nul sur le fond cela n’a aucun rapport avec ce que je disais tout dépend toujours du contexte et de qui prononce quoi et pour quelle raison
Dany et Raz ou pas, je n’aime pas journalopes, non pas pour l’offense que ça fait aux femmes, mais pour l’offense que ça fait au réel.
2) quand ça t’arrange, tu l’a dit toi même que beauf et barbare, ça veut rien dire et en même temps on sait tous ce que c’est, donc c’est pas une question d’offense au réel il y a parfois des termes flous mais quand on dit journalope on sait très bien de quoi on parle à savoir les journalistes bourgeois des médias mainstream, encore une fois, il faut toujours voir qui prononce quoi dans quel contexte évidement que si c’est M qui dit journalope c’est pas pareil de Dany.
1tous les journalistes ne sont pas des salopes. Florence Aubenas est journaliste. Salomé Saqué est journaliste. Aude Lancelin est journalistes. Les journalistes du Média sont journalistes. Et tant d’autres qui se battent, à des échelles beaucoup moins en vue, pour raconter le réel contre les narratifs officiels (mais ceux là sont souvent de gauche, d’où l’attaque générique de Soral)3) merci beaucoup j’étais au courant on repassera pour les leçons de morale
2 d’ailleurs que veut dire salope en l’occurrence? Traitres? Putes? Des gens sans foi ni loi? On ne sait pas. Ici le référent importe peu. Ce qui compte c’est la saillie verbale et je pèse les mots. Une langue viriliste. Une langue phallique . La langue de droite.
4) je renvoie à mon point 2, on sait pas exactement mais tout le monde sait de quoi il ressort parmi les gens sérieux (donc pas les droitards je sais qu’ils sont nombreux dans le forum mais bon)
Pas la mienne
3 si salopes signifie : qui se couche devant le pouvoir, alors il y a une autre façon de le dire, il y a à dire que les journalistes en vue sont des gens de droite. Sont des bourgeois, ou en tout cas des colporteurs des valeurs de la classe dominante. Si on doit le dire d’une image populaire, cela a été fait dans les années 30 par Nizan et c’est indépassable : chiens de garde.5) Bah non parce que justement si tu es dans le cadre d’une lutte politique ou tu veux convaincre des gens tu prenais l’exemple de ton beau frère avec houria si tu lui dis que les journalistes sont des journalopes ça va sans doute + lui parler qui si tu sort la verbe bourdieusienne que personne ne bite en dehors des universitaires dont je suis.
Conclusion : un mot n’est pas condamnable en soi il faut voir pourquoi on l’utilise et dans quel contexte c’est assez bateau et j’avoue être étonné de devoir le rappeler après bon vu la perle de bleros que tu as l’air de te coltiner ici je compatie et comprend ton agacement par rapport à l’usage de ce genre de mots
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françois bégaudeau
Invité1 ce que tu appelles « leçon de morale » ressemble autant à une leçon de morale qu’une chaise.
2 Tu parles de contexte? Alors tu comprendras très bien – sous réserve de calme, ce dont tu semble manquer- que ce que je dis pour beaufs à Montreuil un. certain soir de mras à Houria ne vaut pas pour tous les mots. J’ai plutot tendance, tu l’auras remarqué ou non, à être assez rétif aux approximations. Laissons donc les beaufs de coté et parlons de journalopes.
3 Je note que dans ta réponse un rien nerveuse, tu ne réponds pas à ceci : » Ici le référent importe peu. Ce qui compte c’est la saillie verbale et je pèse les mots. Une langue viriliste. Une langue phallique . La langue de droite. ». Or c’est le point central, qui me mène à 4
4 mon but dans la vie n’est pas de convaincre les beauf, d’abord parce que j’ai pas le temps, ensuite parce que fondamentalement les beaufs me paraissent inconvainquables. Par exemple mon beauf en trente ans de discussions-apéro avec son gauchiste de beauf – moi- à qui il accorde pourtant une certaine aura n’aura pas bougé d’UN MILLIMÈTRE sur les assistés-qui-dépouillent-la-CAF ou sur les syndicats qui bloquent le pays alors qu’ils sont privilégiés.
5 En tout cas si je me mets en demeure de les convaincre, je me garderai d’utiliser leurs mots. Car pour moi les mots sont des choses. Les mots ne portent pas les idées, ils SONT les idées. Utiliser un mot de la droite, c’est colporter un imaginaire de droite. Voulant convaincre mon beauf c’est l’inverse que je produirais. Cet imaginaire je le répète est fondamentalement viriliste et phallocrate. Ce n’est pas le mien, ce ne sont pas mes mots, ce n’est pas mon tempérament, ce n’est pas ma politique.
Continue donc à dire journalopes, mais ce sera sans moi.
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Seldoon
InvitéZawa Prod aka Dany et Raz ont fait hier leur plus grosse émission, avec Jean-Luc « le vieux » Melenchon.
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Seldoon
InvitéJe n’arrive pas à faire passer le lien, vous trouverez sur leur chaîne YouTube.
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françois bégaudeau
InvitéJuste entrevu que les deux étaient devant le vieux comme bambins devant un grand oncle général revenant de conquêtes mondiales
J’intuite que ce n’est pas là qu’on les verra le plus irrévérencieux.-
La bile
InvitéFrançois: T’es jaloux parce qu’à une époque c’était ta queue qu’ils se vantaient de sucer?
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deleatur
InvitéOn sucre les fraises !
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La bile
Invitédeleatur: C’est vrai que t’es là toi.
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Monami
InvitéJ’en profite pour demander la raison (qui m’échappe) pour laquelle ces deux bonhommes sont autant pris au sérieux dans les milieux de gauche radicale.
(A part biensur le fait qu’ils participent à propager des concepts aussi brillants que « journalope »)-
Tony
InvitéJ’aurais aimé qu’ils existent quand j’avais la vingtaine,je ne suis pas assidu mais ce que je vois c’est qu’ils viennent tout deux de milieu populaire, qu’ils ont réussi à créer une sorte de collectif de youtubeurs(Wissam and co)et qu’ils contribuent à diffuser une pensée de gauche, c’est pas si anodin que ça.
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SutterK
InvitéIls n’utilisent pas vraiment le terme journalope au premier degré, malgré le fait qu’ils soient effectivement assez critiques vis-à-vis du journalisme. Et non, il ne sont pas pris au sérieux dans les milieux de gauche radicale, crois-moi. Pour résumer, en les voyant, les vieux marxistes froncent les sourcils avec mépris et les jeunes marxistes froncent les sourcils avec mépris. Ajoute à ça qu’ils refusent de policer leur langage pour se conformer à la doxa actuelle des milieux militants d’extrême-gauche, revendiquent le droit de faire de l’humour, d’être vulgaires et de parler de culture populaire, et tu comprendras qu’ils ont tout pour se faire détester par Théo de Révolution Permanente et Léa du NPA…
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Elouan
InvitéEn attendant ils convaints des jeunes de s’intéresser à la politique en allant à l’encontre des codes de la gauche morale tu devrais être content. Ils accueillent jean luc melenchon comme intellectuel donc aucune raison spéciale de lui rentrer dans la gueule pour lui rentrer dans la gueule. De plus ils posent quand même des objections à ces idées ce qui est intéressant. Aller sur des plateaux en mode guerrier c’est sympa mais tu peux pas gagner contre le dispositif (merci bourdieu) donc au final tu fais une francois bégaudeau ta dis tes trucs 1 foi et puis t plus jamais réinvité donc personne n’entend plus les çhoses intéressantes que tu as à dire #CCeSoir donc bon…. Pour ce qui est des mots d’accord tu les considérés comme des choses en soi mais je t’apprends que la plupart des choses s’en Carre complet de ce genre de chose donc si on veut e stratégique Bah oui faut essayer de parler comme in peut aux gens pour qu’ils se sentent impliqués
Après moi j’ai 22 ans alors peut-être que je me berce d’illusions et que toi ta déjà vu tout ça et que t aigri mais franchement si les mots de la droite sont ceux de la droite, que on ne peut rien faire au sein d’une élection, qu’on peut jamais gagner contre le dispositif et qu’on est condamné à la nuit car incapable de rassembler des forces sociales du fait des structures existantes du capitalisme autant lire Schopenhauer et se suicider tout de suite.
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SutterK
InvitéIls avaient annoncé la couleur en avance, ceci dit, c’était pas pour aller clasher Méluche. Je pense que par ailleurs ils l’idolâtrent trop pour ça. Mais ça laisse curieux quand à la suite: est-ce qu’ils vont remettre ça avec d’autres invités et y aller Franco-au risque que personne veuille venir- ou rester sur une formulé consensuelle?
Pour rester subversifs et faire des 10k d’audience Twitch sur une base régulière faut se lever de bonne heure…
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Elouan
Invitéla plupart des gens ******
merci à mon correcteur automatique
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Elouan
Invitéen fait sur le fond je suis d’accord avec toi mais je te trouve juste trop expéditif sur les possibilités de luttes (en gros tu es un mixe entre le besoin cruel d’un examen lucide du réel et en même temps un tableau si sombre de ce dernier qu’on se demande parfois si c’est pas un peu too much parce que il empêche tout tentative de début d’implication en politique)
Je sais tu aime les exemples concrets.
J’adore te lire mais au bout de 3ans Bah je suis complètement déprimé parce que je me dis que si je vais manifester contre le climat ça sert à rien, si je fais un podcast de gauche personne l’écoutera ça sert à rien, si je veux devenir prof au fond c’est parce mes parents ont un capital culturel élevé et je vais simplement reproduire les structures de sélection sociale au sein du système éducatif en faite si on te prend au mot ya plus rien à faire-
françois bégaudeau
Invité« J’adore te lire mais au bout de 3ans Bah je suis complètement déprimé »
Eh bien arrête. -
Mélanie
InvitéBonjour Elouan,
Je me permets de mettre en question le lien de cause à effet que tu sembles faire entre :
– lire François
– être déprimé -
Mélanie
InvitéPlutôt que manifester pour le climat, si tu as le sentiment que ça ne sert à rien, tu peux faire d’autres actions dans le sens de l’écologie, ne serait-ce qu’adhérer à une AMAP
Plutôt que faire un podcast « personne l’écoutera ça sert à rien », tu peux faire un podcast en sachant qu’il ne sera écouté que de peu de monde, ce qui t’évitera de découvrir avec dépit qu’il ne sera écouté que par peu de monde
Quand à « prof », si ça te déplaît désormais, tu peux peut-être faire autre chose ? Ou considérer qu’à côté de ce que tu vois de ce métier, pour ceux sont capables de le faire, il a aussi certains avantages, comparé à pas mal d’autres métiers ? -
Graindorge
InvitéElouan, tu dis « en gros tu es un mixe entre le besoin cruel d’un examen lucide du réel et en même temps un tableau si sombre de ce dernier qu’on se demande parfois si c’est pas un peu too much parce que il empêche tout tentative de début d’implication en politique ». Là c’est moi qui te trouve expéditif. Ce n’est certainement pas Bégaudeau qui rend le réel sombre. F.B pense, réfléchit et une partie de son travail est de nous donner des outils. C’est quand même lui, avec d’autres aussi, qui a remis sur la table le gros mot de bourgeoisie, c’est lui qui décortiques pour nous langouste des boniments. En fait il éclaire, avec d’autres, l’obscur des entourloupes de langage de ces gens charmants et monstrueux.
Mais il ne va pas faire le boulot de réflexion à ta place. Si tu es déprimé,tu as peut-être une carence en magnésium et vitamine D et François Bégaudeau n’en donne pas. Cet écrivain, ce penseur est un guerrier et pas des moindres. Si tu veux te forger une âme de guerrier, tu peux le faire. Continue donc si tu veux d’aller aux manifs, de créer des podcasts, si tu veux devenir prof ou psy, c’est tout bon… Les possibilités de luttes c’est aussi et surtout à chacun.e de les trouver, de les créer, de les inventer. Oui, en étant très lucide et un François Bégaudeau, parmi d’autres, aide à ça. Mais c’est une aide toute facultative « voilà ce que je mets sur la table, sers-toi » « SI TU VEUX » Ou pas. Un proverbe dit » lorsqu’on veut faire quelque chose, on trouve un moyen, lorsqu’on ne veut pas le faire, on trouve une excuse ». Si tu manges à ta faim et à peu près correctement, si tu as un toit, des livres, des conférences, des audios, et podcasts, etc… et qu’avec tout ça, tu es déjà fatigué, ne cherche pas stp des responsables. Le collectif donne de la force. Je ne me lasserai pas de répéter cette lumineuse phrase de Lucien Sève: « il faut être bien bête pour croire que l’on peut être intelligent tout seul » Je te recommande les vidéos Youtube de ce guerrier de la Social. C’est grâce à François Bégaudeau que j’ai rencontré Lucien Sève et d’autres. Et le réel serait au contraire bien sombre sans eux et sans elles. Et je pèse mes mots.
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Elouan
Invitéprécision :
le climat ça sert à rien parce que les grandes structures du capital s’en fou de ta manifestation c’est pas un rapport de force conséquent
le podcast sera écouter par des gens politisés donc pas ceux à qui tu veux t’adresser tu va te contenter de dire des choses à des gens qui savent déjà de quoi tu parles
etc…..
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Elouan
Invitéen bref dany et raz c’est plutôt bien ce qu’ils font d’ailleurs ils ont publiés dans ta revue donc tu dois quand même aimer leur demarche
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SutterK
InvitéPerso je les suis et je les aime, dans leurs conneries comme dans leurs moment de grâce (ils en ont). Au moins ils tentent des trucs, même si des fois c’est pas drôle ou cringe. Par contre la proximité avec LFI va mériter du recul critique de leur part à un moment, 2027 c’est loin et y a 1000 autres trucs dans la vie politique que les élections et le parlementarisme. Curieux de voir comment ils vont concilier le « côté philo » (pour l’instant c’est souvent un peu vague et random), les trucs de culture populaire (quoique ça veuille dire) et la réflexion politique.
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françois bégaudeau
Invité« en bref dany et raz c’est plutôt bien ce qu’ils font d’ailleurs ils ont publiés dans ta revue donc tu dois quand même aimer leur demarche »
Il se confirme qu’en me lisant trois ans je ne t’aurai appris ni la joie (il parait que je suis aigri), ni la ponctuation, ni la précision. C’est à se demander si par lire nous entendons la même chose.
1 socialter n’est pas « ma revue ». C’est UNE revue dans a laquelle je tiens une chronique
2 j’ai dirigé un numéro dans lequel en effet j’ai convié Dany et Raz
3 je les ai conviés parce que je les aime beaucoup, les écoute souvent, les recommande
4 mon point de désaccord avec eux est sur Mélenchon. D’où mes doutes sur l’interet d’un entretient entre eux et lui.
Voilà précisément ma précision sur eux. Que tu commentes sans la comprendre.
Y a du travail.-
jeanmonnaie
InvitéDany Caligula, le YouTuber philosophe de pacotille avec ses lunettes de faux sage et son polo rouge criard, a été épinglé par Le Raptor. Touché au vif, il plonge dans une dépression avant de se lancer dans une quête de muscles, comme pour endosser l’armure de son bourreau. Métamorphosé, il revient en apôtre du marxisme, produisant des vidéos éducatives sponsorisées par le grand méchant loup capitaliste lui-même, le CNC. C’est le comble : Le système, dans une pirouette, semble préférer ses antagonistes marxistes, laissant les dissidents de droite dans l’ombre.
Quant à Dany, proclamé pansexuel, il incarne à merveille le syndrome de Peter Pan, naviguant dans un monde d’adultes avec la naïveté d’un enfant. Son entourage, y compris RAZ, possiblement échappé d’un quartier bourgeois, et Cassandre, énigme ambulante, ajoute à la farce. Ensemble, ils dictent aux hétérosexuels normaux comment se conduire, dans un twist moderne des relookings télévisés des années 2000. Sauf qu’ici, l’agenda est plus ambitieux : redéfinir carrément l’identité hétérosexuelle selon les caprices de ce trio décalé.
Et pour couronner le tout, François, tel un maestro, transforme cette tragédie en une comédie burlesque, en baptisant de son sceau d’autorité naturelle ce cloaque youtubesque français, peuplé de ces trois créatures tout droit sorties de Freaks. La morale de l’histoire, François nous l’offre sur un plateau : Dans le grand théâtre du monde, où la politique est une farce, Sous les masques, chacun perd sa place. À l’instar de la fête des fous, où les rôles s’inversent et le monde se renverse, François, en véritable maître de cérémonie couronne ses bouffons, et nous montre pourquoi : Dans le chaos qui appelle de ses voeux, c’est le rire qui fera loi.-
jeanmonnaie
InvitéVoici le PREMIER ÉPISODE de la série LES MYTHES DE LA VIRILITÉ
3 épisodes, écrits et tournés avec Cassandre, consacrés à la masculinité, au programme :
– La masculinité est-elle toxique ?
– La misère sexuelle existe-t-elle ?• La MISÈRE SEXUELLE existe-t-elle ?
– Faut-il détester les hommes ?• Faut-il DÉTESTER les HOMMES ?
Merci au CNC Talent pour son appui financier et à vous pour le soutien. La suite arrive début avril.
Pour aider la chaîne et les futurs projets, le meilleur moyen c’est Tipeee
👇👇👇
TIPEEE : http://bit.ly/1Tx016RPour ne rien rater, suivez mon Twitter et mon Instagram : @DanyCaligula
DÉBRIEF avec Cassandre ce soir 20H sur Twitch 👉 / danyetraz
Prochain Squat Philo Samedi 27 Mars avec @Zuukou Mayzie le Bg 667 et Mehdi Maizi
– SOMMAIRE –
00:00 : Intro
00:15 : Qu’est-ce que la masculinité toxique ?
09:17 : Comment se construit la masculinité ?
18:25 : La violence est-elle nécessairement masculine ?
29:57 : BibliographieEntre ça et Tootatis qui gagne 65000 euros par mois sur OF, je demande à ce brave Noé de revenir pour embarquer dans son bateau 🙂
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Arnaud
InvitéLes lives sont assez pénibles à suivre en intégralité je trouve. Ça passe la moitié du temps à réclamer de l’argent et à faire des vannes niveau collège sur leur pote monteur ou je ne sais qui. Il y a aussi le côté incapables de se concentrer plus de 2s dès que le discours est un peu intello qui me gonfle.
Les vod youtube montées sont beaucoup plus regardable. Ils sont précis quand il s’agit d’identifier la propagande dans toutes ces formes. Et puis ce sont les rares à gauche à savoir faire du divertissement sans être gênants (les marioles, les humoristes du Média…). Ils arrivent à faire passer la politique dans le divertissement, alors que pour les autres ça ressemble plutôt à des chroniques politique avec des mauvaises vannes dedans (D. Porte c’était le maître). Ça me paraît bien plus efficace.
Ça me fait penser à Riolo qui quand il est invité dans des émissions de débats apparaît pour ce qu’il est, un grossier bourgeois. Mais en fait ça fait 20 ans qu’il fait de la politique en parlant de foot dans son émission sans que personne ne lui dise rien.-
françois bégaudeau
InvitéDidier Porte, on n’y a jamais cru, même du temps de sa gloire france inter – qui valait ce que france inter valait à cette époque, à savoir déjà pas grand chose.
Dans le genre humoriste de gauche on a quand même beaucoup mieux maintenant.-
La bile
InvitéOuais, maintenant on a Gaspard Proust.
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Elouan
Invitéd’ailleurs Riolo c’est vraiment l’exemple du mec confus parce que son amour du foot et du foot italien en particulier lui fait voir des choses sur les réalités sociales du foot. Par exemple, il saisit l’importance du club de Marseille comme vecteur social au sein de la.ville qui fait en sorte que tu peux pas le gérer comme un autre club. Il peut parfois être très sensibles à des revendications de supporter et parrait toucher par la destruction du football par les forces de l’argent
de l’autre côté il te parle de communautaire dans les quartiers et la c’est catastrophique….
comme quoi on est fait de contradictions
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françois bégaudeau
InvitéCe ne sont pas des contradictions
Cette mosaique d’opinions est typique d’une pensée d’extreme droite.
Fulminer contre le « trop d’argent dans le foot » ne fait pas de vous un type de gauche, sinon mon beauf le serait.-
Arnaud
InvitéBizarrement j’ai toujours trouvé que ses avis purement footballistiques étaient plutôt de gauche. Qu’il arrivait à neutraliser ses affects quand il parlait de ce qu’il connaissait. Un genre de Balzac du foot. J’avais un peu échangé en MP avec lui il y a quelques années pour essayer de mettre au clair cette contradiction. Ses réponses étaient banalement bourgeoises (ma singularité est irréductible etc).
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françois bégaudeau
InvitéJ’aime beaucoup cette idée. J’ai souvent constaté souvent que dès que les gens parlent de ce qu’ils connaissent, ils sont plus pertinents, plus parcimonieux dans leur façon de nommer le réel… et donc plus de gauche.
Riolo oui y a de ça. Et c’est pour ça que j’aime assez l’écouter.
Même si très vite le fond de jeu réapparait.
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Elouan
Invitécommunautarisme***
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Elouan
Invitébref dany et raz c un peu des sorales inversés ils ramènent les confus à gauche donc merci à eux
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Monami
InvitéEn tout cas j’ai bien fait de poser la question, les réponses à défaut d’être convaincantes sont instructives.
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Ema
InvitéUn SORAL des SORAUX. Faites un effort bordel
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Ludovic
InvitéJ’ai regardé. Ca bave. ca bavasse génocide
Le génocide des blancs en fronce ça compte pas
Pourquoi ça compte pas ?
C’est quoi cette bouteille de lait ? C’est quoi cette flaque de boue ?-
Ludovic
Invité« La république raciste va faire passer une loi anti-immigration »
–> Ha bha non en fait, juste l’article « régularisation » des sans-papelards conservé
—-> Y’aurais koum meme pa un projet koum mem ?
Hin koum même ???-
SutterK
InvitéEn tout cas on espère que le génocide des blancs ne t’oubliera pas
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Ludovic
InvitéJ’assume, je suis raciste.
Je me bats pour le bien contre la destruction d’un continent contre les ténèbres éternels et le projet diabolique
Et oui il ne m’oubliera pas, ou plutôt mes descendants. J’ai juste gagné 80-100ans-
La bile
InvitéLudovic: T’as déjà pensé à parler à un psy?
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françois bégaudeau
InvitéMais un continent qui vaut pour quoi au juste?
Sa littérature que tu ne lis pas?
Son cinéma d’auteur que tu ne pratiques pas?
ses Lumières contre lesquelles tu batailles?
la place qu’il y fait aux femmes que tu trouves démesuré?
ses droits de l’homme que tu trouves de la moraline?-
jeanmonnaie
InvitéJ’attends de voir les réponses des Palestiniens au questionnaire de François pour savoir si ils méritent de disparaître ou pas.
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Ema
InvitéDéfendre la survie physique d’un groupe d’être humain à un endroit donné ne revient pas a défendre sa « civilisation ». D’ailleurs je n’ai pas souvenir d’avoir beaucoup entendu de militants de gauche évoquer la préservation de la civilisation palestinienne comme motif de défense, dont on ne peut de toute façon pas dire qu’il reste grand chose aux vue de ce qui se déroule sur ce territoire depuis 70 ans.
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jeanmonnaie
InvitéJ’attend patiemment les retours des Palestiniens sur le questionnaire de Bégaudeau. Ma curiosité brûle : ont-ils l’élégance de connaître leur cinéma d’auteur ? Si par malheur ce n’est pas le cas, je pourrais suggérer à Israël une petite correction par vitrification pour ces Palestiniens indisciplinés. Après tout, exister devrait être un privilège mérité, non ? Pour pimenter le jeu, ajoutons une dictée
de Pivot, mais en Arabe littéraire, histoire de trier les bons Palestiniens des mauvais.
Et si jamais vous faites une différence entres les peuples sur qui à l’obligation de passer un questionnaire ou pas, ce sera soit du racisme soit du masochisme et je trouve cela vraiment très moche dans les 2 cas. ( Enfin surtout le deuxième choix :))-
Dr Xavier
InvitéJean Monnaie étant concerné par le sort des palestiniens qu’il invoque à plusieurs reprises sans qu’on l’y ait frotté, et souhaitant quitter le forum car il ne l’enrichit pas et il le pense sincèrement, il n’aura aucun mal à prendre le large quelques temps pour lire le livre qu’il a lui-même cité, à savoir l’Identité palestinienne (Rashid Khalidi, Ed. La Fabrique). Et s’il veut revenir il nous en fera une belle recension.
Bonne lecture, et profite de ces journées loin du Forum pour nous rédiger une critique aux petits oignons.-
Monami
InvitéLes palestiniens adoreraient avoir de luxe de passer leur journées à combattre des menaces abstraites le nez devant l’ordinateur.
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Jeanmonnaie
InvitéTu parles des intellectuelles marxiste ?
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Jeanmonnaie
InvitéCe serait avec plaisir que tu me l’offre, mais à l’origine je l’avais citer pour mettre en lumière votre duplicité sur l’identité.
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Dr Xavier
InvitéChiche : je l’ai en ePub, je te le file, et en contrepartie tu t’engages à quitter ce Forum et ne revenir qu’après sa lecture pour une recension complète et « mettre en lumière notre (?) duplicité sur l’identité. »
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JeanMonnaie
InvitéLorsque vous affirmez que l’identité Française n’existe pas tout en reconnaissant l’identité sexuelle ou palestinienne, la duplicité est manifeste. Je lirai volontiers ce livre, mais cela ne changera rien à cette démonstration.
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La bile
InvitéJeanMonnaie: Tu n’as rien démontré et ils s’en rendent bien compte en face donc je rajoute un point au compteur de François ce qui fait 2 à 0 pour François.
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Ema
InvitéEncore une fois il n’y a aucune duplicité. Quand il s’agit des palestiniens, on parle de survie de survie physique, de survie des corps. On est dans le matériel là, le concret. Pourquoi t’acharnes tu à prétendre qu’il s’agit de défense d’une identité ou d’une civilisation, si ce n’est pour noyer le poisson et établir un parallèle là où il n’a pas lieu d’être ??
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Dr Xavier
InvitéOn attend toujours la recension de l’Identité palestinienne (Rashid Khalidi, Ed. La Fabrique).
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I.G.Y
InvitéIl y a un effet bénéfique paradoxal de ce genre de logorrhée : ça m’a convaincu d’enfin commencer la lecture (et non pas seulement écouter des entretiens) de La Loi du Sang du génial Chapoutot. Merci!
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jeanmonnaie
InvitéIl est remarquable de voir à quel point certaines personnes, en particulier celles sans enfants, semblent indifférentes à la l’idée de leurs disparitions. Comme si l’homélie du père Attali, était devenu un idéal à poursuivre. Je me demande, existe-t-il des peuples qui font la queue pour disparaître volontairement ? La liste doit être longue, j’imagine….
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La bile
InvitéJeanMonnaie et François: Je suis content de vous avoir tous les deux sous la main, tellement content que je vais remonter mon topic.
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jeanmonnaie
InvitéTu fais remonter ton topic une minute après mon post.
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La bile
InvitéJeanmonnaie: https://www.youtube.com/watch?v=lbv4OQARCmY
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La bile
Invité
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Carton de Lait
InvitéPour ma part la seule disparition qui m’intéresse est celle de l’humanité, c’est d’ailleurs de celle-là qu’on devrait se soucier plutôt que de se laisser`débilement distraire des vrais enjeux par cet épouvantail xénophobe du grand remplacement sempiternellement agité par les identitaires. Au risque de choquer les petites consciences rabougries des droitardés, je ne vois absolument pas pourquoi c’est important si un jour sur cette planète les personnes à la peau blanche et issues d’une culture chrétienne constituent une minorité. C’est le cours naturel de l’histoire, les civilisations naissent et disparaissent, les cultures changent, certaines en remplacent d’autres, mais la seule constante qui compte pour moi, c’est que les êtres humains perdurent. Je n’en ai absolument moins que rien à foutre si dans 300 ans le morceau de terre sur lequel je vis, qui à d’ailleurs été prit à d’autres au prix de leur presque extermination, est majoritairement peuplé de personnes d’une autre couleur de peau., d’une autre culture et qui parlent une langue différente. Ça n’a pour moi tout simplement aucune espèce d’importance. De toute manière comment pourrais-je croire que j’ai moins en commun avec eux qu’avec mon ancêtre qui était chrétien alors que je suis agnostique et qui croyait en la supériorité de la culture européenne au détriments de toutes les autres? Je ne suis pas plus près de cet ancêtre que je ne le suis, par exemple, d’un musulman mahgrébin (et encore, au moins on a en commun d’être de la même époque), alors pourquoi devrais-je être attaché à l’idée de faire perdurer sa mémoire, ses us et coutumes, plus que d’autres?
Et pourtant, je le précise et ça pourrait apparaître comme une contradiction, je m’identifie malgré tout à un peuple, qui en est un de survivants d’ailleurs car à un moment dans l’histoire sa disparition aurait très bien pus être actée (ce qui aurait pu être vu comme un juste retour du baton mais bon…) puisque je suis Québécois. Je pousse même le vice « identitaire » (j’emploi le mot avec dérision) jusqu’à m’indentifier comme séparatiste. Je souhaiterais en effet que mon peuple (que je ne définis pas par sa descendance éthnique) ai son propre pays (à ce stade-ci, j’avoue, surtout parce que ça servirait mes utopies politiques puisque je crois qu’il serait plus facile de changer la philosophie politique dominante dans un plus petit pays dans lequel on compterait moins de divisions historiques et géographiques et, donc, culturelles). Malgré cela, je me soucie très peu de savoir si le peuple québécois, encore moins sa composante majoritairement blanche et d’origine chrétienne (d’origine oui parce que la religion chez nous, ça fait depuis la révolution tranquille que c’est plus trop ça), existera encore dans 200 ans. Ça regarde l’histoire et les gens qui habiteront alors cette terre, pas moi. Il est bien arrogant (ou délu) de toute manière celui qui pense qu’il pourra arrêter les mouvements des peuples (qui sont par ailleurs beaucoup imputables aux actions délétères des pays occidentaux depuis des centaines d’années, nous avons créé ces crises migratoires) Faudrait d’abord avoir le pouvoir (celui qui de tout temps à fait saliver les racistes) de réduire le taux de natalité de ` »certains d’entre eux » (comprendre les musulmans, surtout au teint foncé) qui est, on le sait, plus élevé que ceux des chrétiens au teint pâle (je ne dis pas blanc ou noir ou autres car, on le sait, biologiquement parlant il n’y a pas de races). C’est tout simplement des conneries et une perte de temps de se préoccuper de ça.
Mais… peut-être que si j’étais un bourgeois qui possède un patrimoine et est anxieux de le perdre, je me soucierais moi aussi des grandes quantités de gueux que l’on laisse entrer dans mon pays, car plus la masse de gens pauvres et désespérée s’accroit, alors plus une révolution sociale est à craindre….
P.S: en passant Raz est fils de syndicaliste, donc prolo… alors pour le « échappé d’un quartier bourgeois »… Pour Cassandre, alors lui, fils de bourgeois, mais relativement renié depuis sa transition. Du moins dit-on. Et Dany n’est pas à proprement parlé « tombé en depression parce qu’épinglé par Raptor » , mais bien parce que ça a mené à un flot de harcèlement et menaces de morts de la part de petites merdes haineuses. Lui, tel un nietzschéen de droitè pourrait-on dire ironiquement, ça l’a rendu plus fort in fine (physiquement et mentalement). Raptor, lui, quand il s’est prit aussi des coups pour ses opinions politiques, ça l’a amoindri, usé et epuisé et qu’est-il maintenant? Comme quoi les fragiles et autres snowflakes ne sont pas du coté que l’on croit…
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Ludovic
InvitéMessage honnête. Oui sur le fond.
C’est plus la manière sale dont ça se fait par manipulation mentale, par négation, par racisme pur déguisé en anti-racisme.
C’est flou, c’est sale, y’a un loup-
françois bégaudeau
InvitéVoilà les mots d’un droitard devant un post riche et subtil. Poule devant un couteau.
A te lire, Carton de lait, je me dis que le racisme de la bourgeoisie, loin d’etre une maladie honteuse qu’elle dissimulerait dans ses caves, est une devanture. Un faux nez en forme de diversion, qui, même lourd à porter, a au moins le mérite de faire diversion par rapport à ce qui seul importe : les affaires.
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Ludovic
InvitéJe sais que c’est pas facile d’être allié à la bourgeoisie capitaliste sur l’immigration.
Mais respecte toi-
françois bégaudeau
InvitéC’est le destin tragicomique du droitard que de vivre sur deux arguments qui plus est sans fondement.
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Ludovic
InvitéLa peur.
C’est dur la peur
C’est violent la peur.
Que de couleuvres il faut avaler, par peur -
Incognito
Invité« sans fondement »
« Ce ne sont pas les patrons qui demandent massivement de l’immigration, c’est l’économie », a déclaré le 19 décembre sur Radio Classique le président du Medef, Patrick Martin. Le patron des patrons a également souligné que « d’ici 2050, nous aurions besoin, sauf à réinventer notre modèle social, sauf à réinventer notre modèle économique, de 3,9 millions de salariés étrangers ».
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Charles
InvitéTrès bon texte, Carton de lait.
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jeanmonnaie
InvitéLa mort étant un phénomène naturel, pourquoi lutter contre elle pour augmenter l’espérance de vie ? Je suis convaincu que Carton de Lait laisse ses anticorps faire leur travail et n’a jamais consulté de médecin de sa vie. Fidèle à sa philosophie, il reste indifférent à la mort du peuple palestinien, arguant que ‘c’est le cours naturel de l’histoire : les civilisations naissent et disparaissent, les cultures évoluent, certaines en remplaçant d’autres’. Il est à noter que notre analyse pointue explique ses positions politiques par des arguments chocs qui, je suis sûr, paralysent la partie adverse de peur par leur rigueur : « Je n’en ai absolument rien à faire’, ‘C’est tout simplement des conneries et une perte de temps que de se préoccuper de ça ».
Heureusement, en bon marxiste, une fois sa bière du soir terminée, de brefs moments de lucidité apparaissent : ‘Et pourtant, je tiens à le préciser, bien que cela puisse paraître contradictoire, je m’identifie malgré tout à un peuple.’ Hélas pour nous, il restait encore un fond dans sa canette de bière, et voilà qu’il replonge dans son delirium tremens. Au moins ce texte aura le mérite de m’apprendre que l’extrême droite dont le plus gros partie est le RN, à comme composante majoritaire des bourgeois. Je vais de ce pas l’écrire à l’INSEE qui ne semble pas être au courant de cette information.
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Jeanmonnaie
InvitéLes influences intellectuelles de bric de lait.
edward bernays c’est toujours le voisin, c’est bien connu.Advertising in Poland. What do you notice? pic.twitter.com/vbvoqnxiTW
— RadioGenoa (@RadioGenoa) January 28, 2024
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Titouan R
Invité« Fidèle à sa philosophie, il reste indifférent à la mort du peuple palestinien, arguant que ‘c’est le cours naturel de l’histoire »
ta confusion / ta bêtise / ta malhonnêteté atteint des sommets….-
Jeanmonnaie
InvitéTu as oublié le contre argument.
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Titouan R
InvitéContre-argumenter implique un argument initial. On désespère d’en trouver un dans ta phrase incriminée
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jeanmonnaie
InvitéL’argument est le suivant si tu penses que X peut disparaitre car c’est le destin de toute civilisation alors tu dois penser la même chose pour Y. Je fais tomber le masque des hypocrites.
Après si tu veux toujours faire semblant de ne pas comprendre, je peux te faire un dessin ou sortir mes marionnettes !
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Monami
Invitéwaaaaa on était vraiment tous manipulés alors ! heureusement que toi, tu as tout vu. Faut croire que Bernays ça marche pas sur les gens intelligents. merci de ta vigilance
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Jeanmonnaie
InvitéOui c’est ça.
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Jeanmonnaie
InvitéSympa votre vision du monde.
L’exportation à l’étranger passe moins bien par contre.Des français qui créent une bagarre générale en Thaïlande, vous nous donnez une mauvaise image pic.twitter.com/DVC2SOZvB8
— 100% RUE🏢🔞® (@amineriree) January 28, 2024
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Carton de Lait
InvitéLe fait que tu ne fasses pas de différence entre un cas où une population est colonisée et génocidée par une autre et un cas où des gens d’autres cultures et peuples immigrent et sont délibérement et consensuellement (enfin pour la plupart) intégrés dans une nation qui n’est à l’origine pas la leur en dit long sur tes limites cognitives mais bon l’incapacité à percevoir les nuances est un des traits majeurs de la droite, enfin, sauf en ce qui concerne les nuances de couleurs de peau, car là, vous avez l’oeil très exercé.
Alors je conçois bien que pour toi ça reviens au même, que l’on serait supposément en guerre contre une assimilation forcée qui verra nos cultures occidentales disparaitres mais enfin, ça c’est considérer que toute transformation culturelle, la créolisation dont parle souvent JLM, mène à la mort d’un peuple alors que pourtant nous n’avons aucunement, par exemple, les mêmes valeurs morales que nos ancêtres du 17ème siècle. Je parie qu’ils considéreraient que ce qu’ils auraient pu appeller la culture Française est morte (bon existait-elle déjà vraiment à l’époque où la France était en fait composée de plusieurs peuples avec leurs propres langues distinctes…), déjà que plusieurs boomers semblent trouver que c’est le cas ce qui veut dire que juste sur l’échelle d’une vie la culture d’une nation peut évoluer de manière si drastique que l’on considère que la culture dans laquelle nous sommes nés est disparues. Devant ce constat assez peu réfutable, normalement le droitard devrait devoir admettre qu’en fait, ce qui le préoccupe le plus n’est pas tellement de préserver sa culture qui de toute manière est en changement constant mais surtout la couleur de sa peau (connerie ultime qui ne mérite pas qu’on s’y attarde) ou sinon sa langue, ce qui pour ce dernier n’est aucunement un risque pour vous en France (malgré quelques paniques ponctuelles concernant par exemple l’usage accru de l’anglais dans le langage commun, comme si ça n’avait pas toujours existé comme en témoigne l’étymologie de plusieurs mots de notre vocabulaire).
Mais qu’est-ce qui défini un peuple en fait à notre époque?
Commençons par regarder vers le coté du culturel, de l’art. Oui bon, dans ce monde post-globalisation où à peu près tout les peuples consomment l’art d’autres peuples et s’influencent les un les autres, c’est-à-dire dans un monde où les francais font du rap et des mangas, les japonais du métal, les indiens reprennent des films hollywoodiens, les ricains font du reggaeton etc et qu’on peu bouffer du grec de l’italien, du chinois, de l’indien ou du japonais (pour ne nommer que ceux-là) dans presque chaque ville du monde (bah oui, j’étends à l’art culinaire) qu’elle est la particularité de l’art français (ou encore québécois) sinon qu’il est fait par des gens qui se définissent comme français? La fonction de l’art, si on simplifie, est de temoigner de la condition humaine. Il y a des spécififités culturelles bien sûr, mais le fond de chaque oeuvre peu importe de quel pays il puisse être issu reste universel. J’aimerais bien qu’on m’explique par exemple ce qu’il y a d’absolument français dans l’oeuvre de Proust une fois mis à part les détails culturels comme par exemple la fameuse madeleine, typiquement française (du moins à l’époque, aujourd’hui je pari qu’on en trouve dans bien des pays). Mais sinon, au-delà de la langue dans laquelle elle est écrite, la substance de son oeuvre, ce qu’elle cherche à faire ressentir, est elle singulièrement française? Non, elle est simplement humaine, sinon il ne serait pas lu dans le reste du monde. Tout comme Stephen King ou Jack London ne seraient alors pas lu en dehors des USA ou James Joyce en dehors de l’irlande ou Murakami en dehors du Japon ou Garcia Marquez en dehors de la Colombie (bon on s’en porterait peut-être que mieux dans son cas) etc etc. Donc, bon, l’art est pour moi, du moins aujourd’hui, universel et ne suffit pas ou plus à définir un peuple.
Ensuite, si nous considérons que la disparition d’un peuple passerait par la perte de sa langue, je suis assez bien placé pour en parler en tant que québécois puisque le Canada anglais, britannique à l’époque, a tenté le coup après que la France nous eu abandonné à la fin de la guerre de sept ans. Alors pour le coup je suis personellement d’accord qu’une langue définit en partie un peuple et que la perdre, bien que ça ne veuille pas dire la disparition d’un peuple (sinon les écossais et les irlandais seraient tout simplement des anglais) revient quand même à perdre une composante importante d’une culture mais ça c’est peut-être une idée qui s’est ancrée en moi de par la situation québécoise sur un continent majoritairement anglophone (le village gaulois…). Sauf qu’en vérité les langues ne meurrent pas tant qu’elles ne sont pas persécutées (revoir l’histoire de l’écosse à ce sujet), les langues meurrent quand on force de façon systémique un peuple à ne plus la parler ce qui ne sera jamais le cas du français en France surtout que la grande majorité des immigrants chez vous parlent le Français et sinon seront pratiquement forcé de l’apprendre si ils veulent y vivre ce qui n’est pas nécessairement le cas chez nous. Ici tout de même compte tenu du nombre de Canadiens Français déjà présents sur le territoire quand ils en ont prit possession, les Anglais n’ont pu nous forcer à ne plus parler notre langue alors que pourtant ils nous dominaient bel et bien. Bien sûr ils ont tentés au minimumn de nous forcer à parler les deux langues et de faire en sorte que seule la leur demeure officielle (il n’y sont pas parvenu), mais même les francophones hors Québec, et qui étaient donc très minoritaires, ont survécus. Ces acadiens qui à une époque étaient la cible de tracts du Klu Klux Klan dans les provinces maritimes (oui le KKK a remonté jusque chez nous d’ailleurs il a très mal prit notre immigration massive en Nouvelle-Angleterre à la fin du 19ème siècle) où l’on pouvait lire qu’il ne fallait voter pour aucun candidat francophone car il fallait maintenir la pureté du peuple anglo-saxon (comme quoi, même blanc, nous sommes toujours le « nègre » d’un autre) et qui malgré tout sont toujours là et dont les droits on été depuis assurés (à une époque pas si lointaine ils n’avaient pas l’option de poursuivre leurs études après le primaire par exemple). Parce que si le Canada britannique n’a pas réussi son assimilation, ils se sont au moins assurés de nous garder comme main-d’oeuvre sous-éduquée et donc pas chère (« les négres blancs d’amérique » comme un livre au titre provocateur nous a déjà qualifiés, la comparaison ne tient quand même pas, nous n’étions pas des esclaves à proprement parler certainement parce que les britanniques nous reconnaissait tout de même une certaine humanité en tant qu’Européens à la peau blanche et qui plus est chrétiens…). Mon père, né à la fin de la deuxième guerre, à connu ça dans sa jeunesse. Les patrons anglophones (à peu près tout les chefs d’entreprises étaient anglophone à une époque, nous n’avions le contrôle sur rien chez nous) qui ne répondaient pas au français et lui disait de « speak white », l’ironie du mot… C’est ceux de sa génération qui seront les premiers séparatistes et qui mèneront aux deux référendums malheureusement ratés (en 1980 puis en 1995 où on est passé à moins d’un pourcent d’avoir un pays).
Et ça m’emmène donc à l’indentié religieuse dont nous nous sommes ici délibérement départi bien qu’elle ai été fondamentale et définie en grande partie notre peuple pendant si longtemps. Et pourtant malgré que nous avons délaissé les églises (à tel point que ce patrimoine architectural est sur le point de disparaître) et la religion, nous somme tout de même resté Québécois, donc la religion ne peut définir un peuple. Ça c’était la révolution tranquille évoquée dans mon dernier post. Parce que cette révolution, qui mènera au mouvement indépendantiste, commence par un reniement de la religion. C’est que pour avoir l’indépendance politique il nous faut aussi l’indépendance intellectuelle, le droit de penser par nous-même (je ne dis pas que la religion empêche cela évidemment SAUF quand elle contrôle de manière tyrannique une population jusque dans son intimité). Mon grand-père se disait Canadien Français toute sa vie, je trouvais toujours ça mignon (dans le sens de pittoresque), moi je me suis toujours dit Québécois mais plus tard quand je me suis mis à lire des auteurs comme Fernand Dumont, je me suis posé la question pourquoi, comment est-ce qu’on en est arrivé à se définir autrement dans les années 60? (je suis né à la fin des années 70 donc je n’ai pas connu cette époque) C’est arrivé de milles manières différentes mais c’est arrivé parce que le Canada Français s’est sacrifié. Il a renoncé à la religion catholique qui l’avait contre les Anglais toujours identifié, et ils ont sacrifiées l’idée que la culture francophone pouvait se reproduire sur une base ethnique. C’est-à-dire que pour devenir Canadien Français il n’y avait pas milles manières, il fallait que tu sortes de l’utérus d’une Canadienne Française, ou que tu marie un Canadien Français ou que tu sois adopté.
Là au tournant des années 60, parce qu’elle prend tellement de place depuis si longtemps dans la vie des gens, leurs dictant jusqu’au nombre d’enfants qu’ils devraient avoir, il y a un rejet massif des institutions religieuses, catholiques, qui nous avaient jusqu’alors éduqués (l’ironie étant que c’est en devenant moins cons gràce à l’église qu’on s’est rendu compte de sa turpitude). Cette église qui sous prétexte de nous aider à nous émanciper du Canada britannique en était venue à nous étouffer et se prendre pour l’état parce qu’elle gérait les hôpitaux et les écoles et qu’elle était donc subventionnée par l’état parce que Duplessis, l’architecte semi-dictatorial de notre période historique que l’on qualifie de grande noirceur, construisait les hôpitaux pour les bonnes sœurs. Tout ça au début des années 60 ne nous convient plus, il faut qu’on fasse tel Roosevelt, on a pas le choix, ça nous prend un new deal et on va appeler ça la révolution tranquille et ça va nous mener à revendiquer notre identité comme jamais auparavant. À ce moment-là le Canada Français dit c’est bien beau faire 12 enfants par famille (18 chez celle de mon père en fait… ma grand-mère fut enceinte pendant 20 ans…force à elle), la revanche des berceaux qui avait été encouragée par l’église pour empêcher l’assimilation de notre peuple (le baby boom chez nous a eu une dimension politique voire militante), mais le Canada Français, c’est une position ambigue, une position de survivant, et on veut s’ouvrir à l’autre à l’intérieur de nous et assurer la reproduction du fait Français en Amérique du Nord sur des bases plus large que la culture primaire, ce qu’on appelle le Québécois de souche (et dont je fais supposément partie, malgré mon nom de famille que je dois à un loyaliste britannique qui a fuit au Canada pendant la guerre d’indépendance états-unienne et qui a ensuite eu la bonne idée de marier une canadienne française).
Donc le Canadien Français a sacrifié une sécurité en se disant là je mets mes billes dans l’état, et en même temps, ce sacrifice-là va nous autoriser politiquement à exiger des autres qu’ils participent à cette culture là. La loi 101 (une loi sur l’affichage en français passé à la fin des années 70 à une époque ou encore 90% de l’affichage à Montréal, ville pourtant très majoritairement francophone, était en anglais) est à ce sujet exemplaire. On abandonne quelque chose mais vous vous allez abandonner quelque chose aussi, le sacrifice dans un rituel anthropologique ça donne toujours un surcroit d’être, on égorge des agneaux pour avoir un surcroît de prospérité sous une autre forme, on donne quelque chose parce qu’on se dit il va avoir un réprocicité générale en retour indéterminée. On sait pas ce que ça veut dire, en 1976 quand on élit le premier parti indépendantiste qui passe cette loi, ils ne peuvent pas savoir ce que ça veut dire, il n’y a pas tellement d’immigrants, mais on se dit maintenant les italiens qui sont rentrés après la guerre, eux on les rentrent par la médiation de l’école dans la société Québécoise et là ça va devenir quelque chose d’autre. Mais ça fait peur à certaines personnes en ce moment chez nous ce quelque chose d’autre (comme chez vous le quelque chose d’autre que devient la France) parce qu’il rentre 50 000 immigrants par année et on se dit mais la culture première, Canadienne Française qui est morte dans les 70, qui s’est sacrifiée, elle se dilue dans quelque chose de neuf, qui va devenir quelque chose de neuf et moi personellement j’ai hâte de voir qu’est-ce qu’on va devenir, c’est pour ça que quand je dis que je m’en fout si mon peuple sera toujours là dans 200 ans, c’est qu’en fait je sais très bien, parce que je connais l’histoire, qu’il y sera mais différent, il se définira différement, il se sera transformé comme tout les peuples se sont transformés dans leur histoire, il n’y à que les identitaires sans connaissance de l’histoire pour croire qu’il en a déjà été autrement. Mais devant cette idée, les plus réactionnaires paniquent. Cette vague identitaire est tout de même différente de celles de bien des sociétés occidentales parce qu’elle ne s’est pas vraiment construite sur la blanchité (quand même un peu) et certainement pas sur la religion mais plutôt sur son opposition à celle-ci. Ce qui fait que quand le Québécois dit de souche voit des musulmans débarquer, il se dit « attention, on n’avait mit ça dehors nous la religion, est là ça voudrait revenir par la petite porte!? » Ça réveille un vieux traumatisme chez le Québécois (surtout boomer), ce n’est pas excusable, mais ça s’explique. Malgré tout, certains identitairea veulent revenir à ce Canada Français religieux, ils pensent que cette religion nous auraient en fait protéger du multiculturalisme, chez ces hurluberlus qui tentent de réhabiliter le sus-mentionné Duplessis (le plus proche d’un facho qu’on ai eu au pouvoir) on retrouve entre autre Mathieu Bock-Coté que l’on voit souvent chez vous maintenant. D’ailleurs si vous pouviez le garder svp ça nous arrangerait, non mais les fachos ça vous connait en France de toute manière, vous avez presque fait passer le RN, quoi? trois fois je pense? donc il y est plus chez lui (non, les voteurs du RN ne sont certainement pas en majorités bourgeois, mais le parti l’est et c’est bien les bourgeois qui ayant main mise sur les médias trompent le peuple et l’incite à être raciste. Et puis sinon il y a le parti de cette sinistre et odieuse chose nommée Zemmour, pour le coup à la base électorale beaucoup plus bourgeoise).
Je suis pour qu’on conserve la mémoire du Canada Français religieux mais pour moi c’est une mémoire essentiellement intellectuelle, c’est un souvenir important, ça nous a construit, mais là il faut vivre avec le fait qu’on a décidé que cette culture-là Francophone s’exposait à l’autre et c’est ça qui lui donnerait sa force. Et c’est pour ça que je trouve vraiment tragique le discours conservateur et le repli identitaire chez nous parce qu’il est en train de détruire ce projet-là, qui est le projet du Québec, dans l’espoir vain de faire revivre quelque chose qui ne pourra jamais revivre (comme la France colonialiste de 1950 ne revivra jamais, ce dont on devrait se réjouir). Pour reprendre la formule de Mélenchon que je trouve tout de même un peu kitsch, je veux « faire Québec de tout bois ». De toute façon, dans ce siècle de bouleversements et de migrations de masse, il n’y a pas d’autre choix (sauf si on veut se pointer à la frontière avec un uzi mais ça c’est pour ceux dont l’âme est morte.)
Parce que finalement, j’y vienz enfin, qu’est-ce qui défini un peuple de nos jours? Simplement le fait qu’un groupe social, pour quelques raisons que ce soit, ai décidé de se définir ainsi.
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jeanmonnaie
InvitéJe remarque que tu es passé de la platitude ou du truisme de Paul Valéry repris par Onfray depuis son livre décadence « toutes les civilisations sont mortelles donc tant pis je meurs » à, en fait, non, il y a une exception pour les Palestiniens. Tu as le droit de changer d’avis d’un post à l’autre, mais du coup, laquelle est la bonne ? Et tu as les bons et les mauvais dominés comme le bon et les mauvais chasseurs ? Certaines peuvent disparaitre et d’autres pas ? Tu vas dans un terrain glissant la. Je n’ai pas non plus saisi le rapport entre la culture du 17e siècle et le fait qu’on ne doit pas vouloir sauvegarder notre culture. Du coup, si les Japonais n’ont plus de samouraïs, doivent-ils accepter la créolisation du franc-maçon ? Je n’ai pas compris non plus l’argument des langues. L’anglais, qui a plus de français que nous d’anglais dans notre langue, doit-il accepter plus de mots étrangers dans sa langue ? On verra à la deuxième copie si tu es plus clair. Rien que la langue change notre façon de penser, tout simplement parce que nous avons des vocabulaires différents. Il y a des pays où des mots comme ‘humanisme’ n’existent pas. Évidemment, cela change la vision du monde. Il paraît que les Inuits ont 10 mots pour définir le blanc, ce qui leur donne des nuances que toi, tu ne peux pas voir. Cela peut aussi expliquer notre caractère. Par exemple, en allemand, dans les phrases complexes avec des propositions subordonnées, le verbe conjugué de la proposition subordonnée se trouve souvent en fin de phrase, ce qui signifie que le lecteur ou l’auditeur doit attendre la fin de la proposition subordonnée pour comprendre pleinement son action ou son sens. Je ne parle pas allemand, je ne fais que reprendre un linguiste. Pour un film, c’est la même chose. « Anatomie d’une chute » est très français ; tout le côté psychologique dans le tribunal avec en particulier la lecture du livre n’aurait jamais existé si le film était américain. J’espère que tu comprendras que la singularité des écrivains est encore plus définissable. Ta ligne est assez déprimante en réalité. Tu ne crois ni en ton peuple, ni en ta race, ni en la spécificité des langues et de la culture. Une langue disparaît tous les 15 jours. La disparition peut avoir des dizaines de causes ; une baisse des locuteurs en dessous de 200 personnes de mémoire signifie que la langue est morte. Elle peut disparaitre comme en France par le pouvoir central comme, la Révolution qui a élevé le français au rang de langue une et indivisible de la République. Mais elle peut aussi être arrêtée d’être parler par les déplacements de populations massifs. Je doute que la Bretagne, qui se fait grandement remplacer, gardera sa culture bretonne et encore moins sa langue au siècle prochain. Comment peux-tu être pour la libre circulation des personnes tout en étant pour la préservation des peuples à garder leurs langues ? mystère et boule de gomme. Le français ne disparaîtra pas mais est de plus en plus mal parlé et écrit par la population en général, et les remplaçants en particulier. Peu importe si tu pratiques la religion, ou même si tu crois pas en Dieu, ta culture, ta façon de penser reste chrétienne. Je n’ai pas compris le passage où tu expliques que si le Québec existe, c’est grâce à la revanche du berceau, tout en disant que si les Québécois ne font plus d’enfants et qu’ils sont grandement remplacés par Abdel le Babybel, ce n’est pas grave, alors que tu veux que le Québec reste québécois. Le superbe grand écart que tu nous offres va finir par te faire mal aux coucougnettes . Sinon tu as le choix, tu peux fermer tes frontières. Il n’y a pas de malédiction à mourir.
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Incognito
Invité« faire Québec de tout bois » : joli slogan pour ton programme de génocide par substitution des Québecois historiques, tu devrais bosser à la Commission Européenne ou à l’ONU, t’es légèrement plus habile qu’eux dans la défense d’un monde sans frontière
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françois bégaudeau
InvitéJe sens qu’avec incognito le forum peut se targuer d’une nouvelle recrue gauchiste.
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Carpentier
InvitéBenh, toi aussi t’étais au repas samedi passé?
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BZH
Invitémoi la seule question que je me pose jean monnaie c’est qui est l’arabe qui t’a volé ton goûté quand tu était petit, celle qui t’a brisée le coeur ou celui qui t’a raquetté au lycée pour que tu puisse être aussi affecté par des choses aussi futiles que l’unicité ethnique (que tu appelera culturelle et civilisationnelle par des biais de déni que l’on connaît bien)
Pour répondre à François Bégaudeau, je pense que JeanMonnaie est bien plus irrécupérable que ton beau frère car bourgeois en plus d’être identitaire
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Jeanmonnaie
InvitéLes Arabes ont une sale réputation pour les vols de pains au chocolat, c’est bien connu.
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françois bégaudeau
InvitéJe dois ici laver l’honneur de mon beauf, qui d’une part comprend exactement les positions de gauche contrairement à Jean Monnaie qui les ignore, d’autre part n’est pas pathologiquement raciste – disons qu’il est un raciste d’apéro, le reste du temps il s’en bat les steaks-, et enfin a joué au rugby.
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diegomaradona
InvitéEn gros, c’est le racisme cool, le racisme sympa…
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françois bégaudeau
InvitéUtile réapparition, Diego
Tu peux retourner à la niche.
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Bonnaventure
InvitéOn dit chocolatine. Tu échoues vraiment partout Bock Monnaie.
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Jeanmonnaie
InvitéD’après Nicolas Berger, auteur d’une encyclopédie du chocolat (Chocolat, mots et gestes) publié aux éditions Alain Ducasse, le mot pain au chocolat désignait à l’origine un morceau de pain dans lequel on fourrait un bout de chocolat pour le goûter des écoliers. Lorsque les viennoiseries ont été reprises et réinterprétée par les pâtissiers français au début du XXème siècle, en utilisant notamment de la pâte levée feuilletée, certains auraient repris ce terme. Progressivement, l’utilisation du mot d’origine « chocolatine » n’a été conservée que dans le Sud-Ouest, probablement à cause de sa proximité avec des mots occitans.
Même pour un sujet de seconde zone tu arrives encore à te tromper. Tu es fabuleux.
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Bonnaventure
InvitéSurprise, ton pavé insipide n’est pas tiré de wikipédia, doit-on en déduire que tu as lu un livre?
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Jeanmonnaie
InvitéOn en déduit surtout que tu n’es pas une lumière
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Elouan
InvitéPour les réflections sur la ponctuation c’est bas quand même j’espère que c’est une blague mdr
Des fois je trouves que tu fais de l’humour corse François
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françois bégaudeau
InvitéJe suppose que cette étique réponse vaut validation de mon raisonnement
Nous sommes donc débarrassés de journalopes.
La semaine commence bien.
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Elouan
Invitéen soi je ne dis pas que c’est super de dire journalope je dis juste qu’il ne faut pas le condamner moralement et/ou par mépris social. Je ne dis pas que c’est ce que tu as fais mais si les mots t’importent il faut aussi faire attention aux éléments de langage que l’on peut reproduire sonnant certaines impressions car connotés droitards et bourgeois.
Tu devrais être content c’est toi qui m’a rendu comme ça a être très remonté contre ceux qui critiquent un certain parlé-populaire.
Aller j’attends la réponse où je vais me faire mettre en pièce je n’ai que 22 ans je ne peux pas rivaliser avec ta rhétorique mdr
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françois bégaudeau
InvitéIl faudra un jour étudier le pointage du « mépris » de l’interlocuteur (notamment mépris de classe, mépris social) comme parade à un argument fort. Comme diversion. Comme réponse de ceux qui n’ont pas de réponse.
Où est donc le mépris de classe dans le fait de pointer l’inanité de « journalopes »?
Ce terme ne me gene pas en tant que populaire, il me gene parce qu’il n’est pas juste.
Ce terme ne me gene pas moralement, il me gene en tant qu’il porte les affects virilistes qui structurent un idéalisme que je combats.Sur le « mépris de classe » voir Chronique de Socialter « Mépriser le mépris ».
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Elouan
Invitédonnant*
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ST
InvitéLes Echos – une lecture régulière est susceptible de radicaliser à gauche
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ST
InvitéPar exemple:
Déclaration de politique générale : de l’audace, monsieur Attal
Le président de la République préside, le chef de gouvernement gouverne. En nommant Gabriel Attal à Matignon, Emmanuel Macron semble avoir rétabli la relation qui doit prévaloir entre lui et son Premier ministre. Celui-ci n’a pas encore prononcé sa déclaration de politique générale ce mardi qu’il imprime déjà son style, sa méthode et ses priorités. « Lui c’est lui, moi c’est moi », pourrait-il dire à l’instar de Laurent Fabius qui jouait déjà l’audace face à François Mitterrand.
Gabriel Attal n’a malheureusement pas vécu la période de grâce dont ont bénéficié ses prédécesseurs. Il affronte déjà les enseignants et les agriculteurs , avec le risque de voir émerger de nouveaux brasiers dans les prochaines semaines. A raison d’un déplacement par jour, il monte au front, écoute les colères, fait de la politique plutôt que du « techno ». Emmanuel Macron, lui, prend le large à Davos, en Inde, encore ce mardi en Suède… Il reste bien évidemment le maître des horloges, celui qui impose le casting ministériel et le cabinet du Premier ministre. Celui qui parle le premier aussi, à l’occasion de cette conférence de presse il y a deux semaines.
Mais il capte moins la lumière. Finis les inconnus nommés à Matignon pour ne pas lui faire de l’ombre : il a choisi la personnalité la plus populaire de son camp, avec l’espoir de sauver son quinquennat et les élections européennes de juin.
C’est audacieux mais pas encore assez : la vraie audace serait que Gabriel Attal dirige la campagne européenne pour Renaissance. Cela ne manquerait pas de panache pour cette majorité qui ne cesse de crier son attachement à l’Union mais ne trouve jamais personne pour la défendre de manière charismatique aux élections !
Ce serait une première en France, mais pas en Europe. En Italie, la Première ministre, Giorgia Meloni, envisage de faire de même. L’avantage le plus évident serait de faire contrepoids à Jordan Bardella, qui s’investit massivement dans la course quand les stars de la majorité se défilent une à une . Le deuxième serait de réconcilier le national et le fédéral, de montrer que les réponses aux crises se jouent autant à Paris qu’à Bruxelles. Non, l’Europe n’est pas la cause de tous les maux : sans elle, notre agriculture serait déjà morte. Gabriel Attal veut peser mais l’absence de majorité absolue l’en empêchera nécessairement au Parlement : les psychodrames autour des retraites et de l’immigration l’ont largement prouvé. A lui d’agir où il le peut vraiment.
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Titouan R
Invité« Gabriel Attal n’a malheureusement pas vécu la période de grâce dont ont bénéficié ses prédécesseurs »
Exemple parmi cent autres de la misère du journalisme de commentaire.
Ce fameux « état de grâce » dont on ne trouvera, en 65 ans de Vème république, et en dehors de Matignon et des cabinets de la Sofres ou Ispos, aucun effet sur un quelconque corps de gouverné.e. Attal ne prend pas 3 points au dernier sondage, et le décrété état de grâce est aussitôt décrété révolu.
En lisant ce genre de phrase, me vient à l’esprit le « que c’est bête » par quoi s’ouvrait en substance Histoire de ta bêtise : que ces phrases sont idiotes. Et une question : qui lit ça ? Qui trouve à un intérêt à l’analyse politico-politicarde ronflante d’un Duhamel (tonton ou neveu) ou, pour tacler France Q, d’un Jean Leymarie ? J’éprouve sincèrement une limite à ma compréhension.-
françois bégaudeau
InvitéJe dirais : les journalistes majoritaires. Qui ne connaissent de la politique que le pouvoir, et du pouvoir que sa version pastiche – les gouvernants élus
En somme parlant de ça ils se parlent entre eux
Là il faudrait rappeler que les agents d’un champ se situent d’abord et avant tout par rapport au champ.-
Pope
Invité« les psychodrames autour des retraites et de l’immigration »
Au théâtre ce soir…
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Titouan R
InvitéCertes, mais que de verbe perdu pour rien.
Je pressens quand même que ces journalistes dominant.es croient et ne croient pas à leurs inepties.
En même temps qu’ils s’abusent sur la profondeur de leur commentaire (qu’ils estiment indispensables à la vigueur démocratique), ils n’en sont pas totalement dupes – on sait bien qu’on parle entre nous et que le public est tout à fait secondaire, réduit à un flux (l’audimat).
Il y a une dialectique de la bêtise journalistique qu’il faudrait sonder. -
françois bégaudeau
InvitéJ’ai pu voir de près que ces journalistes jouent un ie les non-dupes – l’attitude indiquée est la désinvolture, voire une certaine blasitude. On a tout vu, on me la fait pas. Mais dès que la nouvelle arrive, dès qu’une dépêche tombe ou un tweet voilà leur corps qui s’excite, qui s’ébroue, et qui part dans le truc à fond, sans plus aucun deuxième degré.
Donc ils se font croire qu’ils n’y croient pas mais objectivement y croientAnecdote
En 2019, j’arrive à la matinale de france inter ( celle du samedi, l’autre la vraie m’avait décommandé), on me dit que mon passage qui devait durer 20 minutes n’en fera que dix car Michel Legrand est mort. Je dis: c’est une blague? Ce n’était pas une blague. Avant l’antenne, je fais observer au présentateur le ridicule d’appeler Jack Lang à 7 du mat pour lui faire dire que Michel Legrand était un grand musicien dont s’honore la France. Le mec ne voyait pas du tout le ridicule de la chose, le ridicule de son emballement, de son excitation de breaking news. Une mort comme ça, ça se traite. L’actu c’est l’actu. Religion. Premier degré.-
Titouan R
InvitéMerci pour cette anecdote édifiante et ta précision sur la teneur exacte de leur aveuglement
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Elouan
Invitépas d’accord sur le fait que cela soit une parade pour ceux qui ont des « arguments forts ». Il n’y a aucun lien de causalité direct entre l’intention et les faits. Révolution permanente, lorsqu’ils critiquent Raz sur sa position supposée des « badbitch », pensent bien faire. Néanmoins, ils sont dans le mépris moral d’un propos qu’ils ne comprennent pas.
Dans certaines interviews, tu disais vouloir nous conseiller de nous « départir » des mots creux par hygiène intellectuelle, avis que je partage. Effectivement, nous vivons en société (godwin je sais) et on ne peut détacher nos paroles de l’effet qu’elles produisent, même si notre intention est aux antipodes de l’effet de ces dernières.
Stratégiquement, si l’on prend l’exemple de l’union entre beauf et barbares, je pense qu’il est préférable de continuer a employer ce genre de mots qui peuvent unir des gens n’ayant pas forcément les mêmes repères lexicaux que toi et moi. La connotation que tu y mets n’est pas réelle pour tous et donc pas forcément sujette aux effets que tu denonce.
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Elouan
InvitéRésumé :
se départir des mots connotés et ne désignant pas une réalité qui mène à l’émancipation oui…mais pas tout le temps selon les besoins stratégiques.
La dessus je me rapproche de la vision d’Houria avec son revinvestissement positif de mots droitiers ou corrompus.
Il existe un vrai désaccord qui je pense n’est pas réductible au fait que je serais frustré de ne pas avoir d’arguments contre tes arguments forts
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Elouan
Invitéla ou je te donne un point c’est que je ne suis pas convaincu que cela marche dans la réalité et j’entends ton argument qu’on ne peut changer la signification de mots droitiers par essence…
Simplement, sans vouloir faire le Jean-Nuance, je dirais que je ne suis pas persuadé de l’une ou l’autre des positions
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françois bégaudeau
Invité1 je ne comprends pas grand chose à tes trois posts
2 je ne suis même pas sûr que ce soit à moi que tu parles – les arguments dorts par exemple je ne sais plus ce à quoi ça fait référence.Revenons à la clarté : « le reinvestissement positif de mots droitiers ou corrompus. »
– déjà, droitiers ou corrompus c’est pas la meme chose. « corrompus » induit qu’il y ait eu un stade où le mot était plutot sain. Par exemplee démocratie est un mot corrompu mais je pense qu’on peut quand même essayer de le sauver, d’en faire quelque chose
-sur « les mots droitiers à réinvestir positivement », d’un.e part je ne suis pas sur que ce soit ce que Houria dit (elle parle très peu de mots), ensuite c’est un programme bizarre :
1 n’a-t-on pas assez de mots à gauche?
2 ne pourrait on pas en inventer – ce que l’intelligence politique ne cesse de faire
3 éventuellement je pourrais dire : voyons au cas par cas. Mais même au cas par ca je ne vois pas. Je n’ai pas envie de r’investir positivement « j’assume », « prendre son risque », « maximiser », ou « journalopes » ou « décadence des élites », ou etc.
Je te prie donc de me donner les mots droitiers que tu aimerais réinvestir positivement
Au passage : beaufs et barbares ne sont pas des mots de droite. Beauf est un stigmate inventé par la gauche. Barbares est une auto-désignation par Houria qui est de gauche.
Bref il est temps de mettre un peu de clair dans tout ça.
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Jeanmonnaie
InvitéLordon qui utilise 1 mots contaminé et 1 mot corrompus dans une même phrase. Horreur ! »’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. »
Espérons que la gauche va arrêter de nous pondre des brouettes de néologisme pour s’occuper un peu plus du Réel. -
Jeanmonnaie
InvitéCorrompus et droitier * je m’y perd 🙂
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Elouan
Invitéexemples de mots « droitisés » a réinvestir du réel de gauche
1) journalope (desolé)
2) Fraternité (humaine)
3) Honneur (associé à la dignité et au respect de tous)
4) Intégration (accueil de l’humanité, prendre soin les uns des autres)
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Elouan
Invitéetc…
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Elouan
InvitéPour prendre un exemple tiré du réel lui-même, il se trouve que j’ai été dans l’armée 4 ans. Concernant l’honneur, la dignité et la fraternité du corps militaire, il peut effectivement être associé à la négation de l’individualité et au totalitarisme (pas un qui depasse)
Cependant, houria le disait elle même, on peut aller chercher ce qu’il y a de lumineux même chez « l’ennemi »
Il y a quelque chose de beau dans le fait d’être prêt à donner sa vie pour l’autre, à prendre soin les uns des autres, etc…
D’ailleurs, Francis dupuis deri disait que l’on associé souvent le « Caire » aux femmes alors qu’il n’y a pas plus « caire » que les militaires dans la manières dont les rapports sociaux sont construits au sein du corps armé.
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Papo2ooo
InvitéN’étant pas sûr de bien comprendre le dernier paragraphe: Est-ce qu’il y est question de Le Caire Chazal ou bien d’Edouard Le Caire ?
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Désolé-
Papo2ooo
Invité(en espérant contribuer moi aussi à la clarté de l’échange)
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Ostros
Invitéle « care » terme anglais pour dire le soin ?
Ou le « clair » couleurs pâles, lumineuses ?
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Mais que ce soit le care ou le clair, ça colle pas avec « il n’y a pas plus « caire » que les militaires dans la manières dont les rapports sociaux sont construits au sein du corps armé ».-
Papo2ooo
InvitéTu fais bien de d’aller plus avant dans le travail herméneutique, mais voilà qu’une nouvelle impasse nous barre la route.
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Alors que j’essayais au départ de dénouer toute cette histoire qui tourne autour du Caire égyptien, mes études approfondies m’ont finalement mené sur une bifurcation évidente : le Kêr.
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Le Kêr en breton qui signifie aussi bien la forteresse que le chez soi, le home, dans son 5ème sens.-
Ostros
InvitéNon ker c’est un appellatif toponymique.
Un mot que tu mets avant un nom.
Mais je pense que c’est bien care. Et que c’est juste que je ne suis pas d’accord avec sa vision édulcorée des relations dans l’armée.
5 ans d’armée, tu as 22 ans Elouan, ça veut dire que tu y es entré à 18. Qu’est-ce qui a amené ce choix ?-
Ostros
Invité4 ans pardon. Tu étais très jeune quand même.
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Papo2ooo
InvitéOui, il s’agit bien de care, ça ne fait pas de doute.
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J’ai saisi l’occasion de faire ma blague, mais ce n’était pas méchant. J’espère en tous cas qu’Elouan ne l’a pas mal pris.
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Je pense qu’il faut néanmoins prendre garde avec les mots qu’on emploie, afin qu’ils ne soient pas des mots purement abstraits. Fraternité humaine n’est-il pas un mot purement abstrait, tout comme respect des humains etc? Ou lorsqu’on formule des idées sur des idées, par exemple « le care ».
Mais François a déjà fait tout le boulot là dessus avec moult détails dans la première partie de Notre Joie.
(Je ne rapproche pas du tout Elouan de M dans les convictions politiques)
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Elouan
Invitéle care désolé je suis nul en anglais mdr
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Elouan
Invitéce qui m’a amené à l’armée ? besoin d’argent, de reconnaissance, manque de confiance et soi et esprit chevaleresque d’un gogol de 18ans
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Elouan
InvitéLe fraternité humaine peut se traduire par des choses extrêmement concrètes mais, effectivement, ce sont peut être des mots trop génériques qui ne référent pas directement à des réalités matérielles.
Le problème avec ce postulat c’est que dans ce cas, bon nombre de mots à gauche peuvent aussi être à jeter à la poubelle
Ex : émancipation : mot générique où on peut à peu près mettre tout derrière, s’émanciper du capitalisme où bien que la France s’émancipe de l’Europe pour rétablir le contrôle des frontières ?
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Papo2ooo
InvitéSi cette question t’intéresse, il faut regarder du côté de Notre Joie.
Je pense qu’il te plaira comme livre Elouan.
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Je ne fais pas trop long cette fois.
On sait que la fraternité humaine n’existe pas. En tant que notion. On ne peut pas dire qu’il existe une fraternité humaine, je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Même si dans un cas particulier de relation qu’on se proposerait d’observer, on peut reconnaitre quelque chose de fraternel, qui rappelle la fraternité, ç’est-à-dire ce qu’on projette sur des relations entre frères et soeurs. Avec le problème supplémentaire que même fraternité tout court, sans humaine derrière, a tendance à évincer toute une variété de relations fraternelles. Donc fraternité tout court, comme concept pour communiquer à quelqu’un un sentiment d’amitié très puissant, à la limite pourquoi pas ? Mais rien que là, on commence déjà à travestir des bouts importants de réel.
François dit la même de liberté grosse modo. Dans boniments. La liberté n’existe pas dans le réel. Donc le mot est piégeux, c’est obligé. Sauf si on ajoute quelque chose après liberté. Par exemple: liberté de se teindre les cheveux.
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Plein de mots sont vides, qu’il soient employés à gauche ou à droite. Peu importe. Là aussi ce n’est pas le problème. L’idée de François est qu’elle raffole de ça (la droite), notamment parce qu’elle est infoutue de se coltiner le réel. Donc la droite fait des mots sur des mots qui font des idées sur du vent. Et c’est leur fond de commerce.
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Emancipation s’est piègeux en effet. Encore une fois, je me répète, mais François en a parlé.
Le mot peut être sauvé dans un certain mode d’utilisation, mais là c’est plus technique, j’espère ne pas me tromper.
Le mot d’émancipation pourrait désigner un processus (mot en -tion) qui correspondrait à des évènements dans le réel qui conduisent mécaniquement à se libérer (sur des points spécifiques) d’une domination (encore une fois domination spécifique). Donc une fille qui habite avec ses parents peut s’émanciper en passant le permis, parce que ça veut dire qu’elle peut aller voir ses ami.e.s au lieu de se farcir M6 avec papa et mamans. Donc sur un émancipation sur point précis.
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Je fais des fiches de lecture le samedi soir, c’est la hass de fou.-
Papo2ooo
InvitéJ’ai finalement fait très long, contrairement à ce que j’ai annoncé. Oubli d’effacer.
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Elouan
InvitéEn fait, d’un point de vu stratégique, si l’on ne s’emploie qu’à utiliser des mots référant directement à une réalité matérielle, comment on recréer l’union du prolétariat, prolétariat, comme les autres classes, infusé par des mots creux depuis des décennies et dont les mots qui nous paraissent juste pour désigner le réel peuvent lui être complètement étrange et ne référer à rien de sa vie de tous les jours car n’envisageant pas forcément cette dernière de manière aussi conscientisé que nous par rapport aux enjeux de dominations
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Ema
InvitéElouan pourrais-tu nous en dire plus sur ton expérience de l’armée, et notamment ce qui t’as fait la quitter ? 4 ans c’est assez long pour avoir un bon aperçu de ce qui s’y passe en tant que jeune recrue, donc ça m’intéresse, je ne connais de l’armée que ce que j’en que j’en ai vu à la télé.
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Ema
InvitéC’est toi qui est québécois non?
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Elouan
InvitéForces armées canadienne, c’est dur de te faire un résumé, que veux tu savoir précisément se sera plus facile pour moi
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Ema
InvitéTu n’as ete qu’en « formation » durant ces 4 années où as tu pratiqué la fonction à proprement parlé ?
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Ema
InvitéPar ailleurs je voulais savoir ce qui t’avais amené à quitter l’armée, est-ce une épiphanie sur le rôle réel de ce corps constitué ou des raisons plus prosaïques, comme avoir trouvé d’autres options pour gagner de l’argent etc?..
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Elouan
InvitéJ’ai pratiqué mais j’étais dans l’armée de réserve car j’étais en même temps aux études.
J’ai fais mon QMB (équivalent des classes) et j’avais donc ma formation militaire de base, j’ai pratiqué pendant 4 ans (Exercices le week-end, soir de semaine, emploi d’été, etc.)
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Elouan
Invitéj’ai commencé à arrêter d’écouter des mecs comme soral, zemmour, etc.
J’ai découvert François begaudeau, ça m’a amené à d’autres pensées, etc..
Ça a été un long processus
Le déclic ça a été un camp d’entraînement de 7 semaines où j’avais reçu l’ordre de me rendre et rendu la bas j’ai eu une espèce de crise de panique je ne voulais plus être là plus recevoir d’ordres ce que j’avais supporté n’étais plus supportable je n’étais plus rendu au même point dans ma vie je suis rentrer chez moi et j’ai entamé les mesures pour sortir de l’armée.
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françois bégaudeau
InvitéDans mon post précédent j’avais failli ajouter qu’il me semblait que, sous couvert de vouloir réinvestir à gauche des mots de droite, tu étais surtout en train de nous dire qu’il y avait en toi encore des affects de droite. Tes récents posts le conforment. Ceci n’est pas une stigmatisation de ma part, mais une clarification
Ton attachement à « journalopes » (sans aucune contre argumentation) témoigne du fait qu’il reste des bouts de droitard en toi. Très bien.
Tu viens de la droite et il t’en reste quelques réflexes, attachements, affections. Normal. Pas de souci. Au moins la discussion s’est clarifiée. Son enjeu peut se reformuler : que penser de certains mots, notions, affects de droite., d’un point de vue de gauche?Sur les exemples que tu prends, Titouan et d’autres t’ont dit l’essentiel: mots très abstraits dont il faudrait préciser les contenus, qu’il faudrait articuler à des situations.
En tout cas je signale qu’historiquement Fraternité n’est pas un mot de droite, mais plutot affilié à la gauche. Donc hors sujet.
Honneur oui ça c’est un mot plutot tradi-droitier, qui a cours dans l’armée. Mot qui m’intéresse mais auquel il faudrait donner un contenu. N’oublions pas que Bernanos estimait que Hitler a déshonoré l’antisémitisme. N’oublions pas qu’un nazi mettait un point d’honneur à défendre sa patrie et par suite un ppoont d’hpnneur à mitrailler sans broncher un rang de femmes juives nues dans le ghetto de Varsovie
Il y a des crimes d’honneur : je flingue le type qui a touché à ma soeur.
C’est compliqué l’honneur. Ca va etre très compliqué d’en faire une boussole politiqueIntégration (accueil de l’humanité, prendre soin les uns des autres) : là je ne comprends plus du tout. Intégration est un mot de gauche. Donc hors sujet aussi (je précise : mot de gauche républicaine autoritaire, pas la mienne)
Je rappelle ici ce qui semble t’indifférer :
1 une position politique est affective
2 le style est un fait affectif
3 il y a donc un style de gauche et un style de droite. Journalope, style de droite incarnant des affects de droite, ne peut en aucun cas avoir un usage à gauche.
4 dans Notre joie je définis le style de droite comme centré sur des mots uniques (patrie, etc), et le style de gauche comme usant de phases, car les phrases mettent en situation les mots. Les mots contre les phrases, voilà le front linguistique entre gauche et droite.
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Elouan
InvitéTu parles d’intégration comme d’un mot de gauche républicaine autoritaire…qui elle-même fraye avec le racisme…donc pas de gauche.
Pour ce qui est de la fraternité, j’ai dis tout à l’heure qu’on ne peut dissocier la définition d’un mot de l’usage public qui en est fait. Qui parle de fraternité dans l’espace public? Dans quel cadre? Pour opposer qui à qui? Est-ce vraiment un mot de « gauche »? Moi quand j’entends De Villiers parler de fraternité humaine qu’il oppose au grand remplacement en parlant des gentils gauchistes qui ne se rendent pas compte qu’il font entrer des terroristes sur le territoire par humanisme béat j’ai pas l’impression que la fraternité s’incarne à gauche dans l’espace public.
Concernant mon analyse sociologique, je dirais que je viens davantage d’un confusionnisme que tu as très bien décrit dans Notre Joie plutôt que de la droite que tu décris. Mon père était infirmier et ma mère assistance sociale, j’ai toujours baigné dans un environnement de gauche dont j’approuvais la plupart des discours. Le rejet de la morale (pour des raisons personnelles que je ne détaillerait pas) m’ont sans doute fait dériver mais je ne suis pas sûr que l’on peut dire que je viens de la droite à proprement parlé.
« style de droite incarnant des affects de droite, ne peut en aucun cas avoir un usage à gauche ».
C’est un jugement très discutable, on peut trouver mille exemples de style de gauche incarnant des affects de droite (Mélenchon 2017) et des styles de droite incarnant des affects de gauche (François Bégaudeau (ce que je ne pense pas personnellement mais c’est la critique qui t’est faite dans une partie de la gauche))-
Ludovic
InvitéTu es stupide.
bégaudeau a juste besoin de maintenir le cirque droite gauche pour maintenir sa place sur la scène de théâtre.
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begaudeau et praud sont les mêmes, il pourrait intervertir les rôles, il le ferait très bien
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Chacun garder sa file de moutons
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bourgeois de droite, petit bourgeois de gauche.
Même combat en réalité : Garder la place-
Elouan
InvitéLudovic je te pries de ne pas intervenir dans une conversation qui ne te concerne pas si ce n’est pas pour faire référence à celle-ci directement. En revanche, tu peux donner ton avis sur ce que nous disons si tu le souhaites.
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Elouan
InvitéJe n’ai rien contre toi Ludovic mais on pourrait peut-être éviter de se traiter de stupide pour commencer.
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Ludovic
InvitéEn effet, Tu as raison.
Ce cirque est agaçant pour moi.
Je me retire.
J’ai apprécié ta politesse-
françois bégaudeau
InvitéElouan : tu n’as pas du tout répondu à ce qui était l’essentiel de mon message, à savoir les mots et les phrases.
J’ai essayé de clarifier, et tu re-obscurcis. Tu mets les pied dans des bourbiers qui enfoncent la pensée au lieu de la soutenir.
De Villers parlant de fraternité : comment veux tu que de s’appuyer sur un bonimenteur pareil puisse éclairer notre discussion
Et voilà que débarque aussi, achevant de nous embourber, un « style de gauche incarnant des affects de droite » (??) à savoir « Mélenchon 2017 » (??)
Et ensuite un « style de droite incarnant des affects de gauche » (??), à savoir moi (??), ce que toi tu ne penses pas (??), mais que d’autres pensent (??).
Pourquoi alors le convoquer si toi tu ne le penses pas?
Tu m’as achevé.
Je crois que je ne suis pas le bon client pour discuter avec toi. D’autres le feront mieux.
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Elouan
InvitéSur le fond de l’histoire, à savoir tes dernières phrases :
1 une position politique est affective
2 le style est un fait affectif
3 il y a donc un style de gauche et un style de droite. Journalope, style de droite incarnant des affects de droite, ne peut en aucun cas avoir un usage à gauche.
4 dans Notre joie je définis le style de droite comme centré sur des mots uniques (patrie, etc), et le style de gauche comme usant de phases, car les phrases mettent en situation les mots. Les mots contre les phrases, voilà le front linguistique entre gauche et droite.Mettons que je t’accordes le point, quel est le bilan de la gauche des 50 dernières années en termes d’efficacité politique pour rallier les classes populaires? Peut-être que les phrases qui réfèrent à des situations précises et complexes dans une société acquise au capitalisme et à la médiocrité des actes et de la pensée par compétition, haine, etc. est une stratégie inefficace pour rallier les gens? Peut-être qu’il faut apprendre a jouer avec les armes de l’ennemi pour le battre à son propre jeu.
Ce que je remarques, c’est que ta stratégie de remettre au centre des discours le réel est juste mais ne peut pas marcher dans des sociétés acquises au capitalisme depuis déjà trop longtemps avec une frange de la population non-négligeable s’étant complètement fait laver le cerveau et pour qui nos « mots du réel » ne réfèrent à rien
Moi la seule question que je poses c’est comment on reparles aux classes populaires abstentionnistes ? J’en ai dans ma famille et je t’assures que c’est pas en leur parlant de leur aliénation au travail et de l’extorsion de la valeur ajouté de ce dernier par leurs patrons que je vais les convaincres
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françois bégaudeau
InvitéPeut etre au moins une clarté sur notre malentendu. Moi je ne suis pas un « stratège ». Ce qui m’intéresse, au moins au stade de la discussion, c’est la justesse. Journalope n’est pas juste, je le zappe. Fraternité ne signifie rien en soi, je ne l’utilise pas, etc.
Quant à spéculer sur l’efficacité stratégique de les utiliser, ce sera sans moi. Pas de spéculation.
Il ressort au passage de ton analyse stratégique un parfum idéaliste : tu penses que les rapports de forces sociaux se jouent dans la bataille des idées. Je comprends mieux ton antérieure compréhension erronée du matérialisme.-
Elouan
InvitéJe vais tâcher de clarifier les choses :
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Lorsque he parlais de style, je ne parlais pas de style littéraire. Mélenchon 2017 possédait en effet un « style de droite » (les drapeaux, la marseillais, la patrie, etc.) tout en charriant des affects de gauche (que tout le monde connaît ici).
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Concernant ce que tu as dis je ne suis pas d’accord. Je ne me trompes pas, je ne suis pas idéaliste, ni droitard refoulé mais PAS D’ACCORD. C’est toujours difficile d’exprimer sa pensée à l’écrit car l’écriture n’arrive jamais à matérialisé complètement la complexité d’une pensée pure de toute modification. Je vais tout de même essayer de clarifier ma position.
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Je trouves ta dichotomie entre matérialisme et idéalisme bizarre. On peut tout à fait convaincre tangiblement quelqu’un avec des idées. Il n’y a pas de frontière nette entre le monde des idées et le monde matériel et tu en es un exemple parfait : la plupart des anciens soraliens qui comme moi ont commencé à t’écouter n’ont pas été capté par la manière fulgurante avec laquelle tu saisi le réel matérielle mais bien ta verbe, ta manière de manier les mots, les concepts, les idées.
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Je vais essayer detre encore plus clair : tu peux tout à fait avoir l’impression de partager une matérialité tout en véhiculant une idée. Lorsque tu parlais de bourgeoisie et de capitalisme, ce n’était à l’époque pour moi que des idées, pourtant, ces termes charissaient indéniablement une réalité matérielle.
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La matérialité neuronale de l’idée existait bien en même temps que l’idée que j’avais de la réalité matérielle que tu narrais.
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Ici est le point.
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Ce qui pour toi est une réalité matérielle n’est qu’une idée pour d’autres. Ainsi, lorsque tu parles de remettre au centre des débats là question sociale qui, immédiatement, évacuera l’extrême droite ou autre, le lien n’est pas si évident. Si la situations sociale que tu décris est envisagée par ton interlocuteur comme une idée, cela ne change rien à la situations et on reste dans l’abstraction.
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Donc moi ma question c’est comment on sort de l’idéalisme ? Certainement pas apposant une scission nette entre idée et matérialité.-
Elouan
InvitéAvant que tu me dises que cela n’a aucun rapport avec la discussion cela fait au contraire le lien avec la pensée d’Houria que je partage sur le fait d’une possibilité de redonner un contenu matériel à des mots idéels.
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françois bégaudeau
InvitéDésolé mais je ne comprends pas ces messages. Je ne comprends pas ce qu’ils viennent faire dans la discussion
J’abandonne.-
Elouan
Invité1) On parlait de journalopes
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2) Le débat dévié sur l’utilisation des mots en général.
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3) tu me dis que on ne peut pas espérer fédérer autour de mots qui ne veulent rien dire car creux et ne référant pas à une réalité matérielle
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4) je ne suis pas d’accord avec toi pour le paragraphe que je viens d’écrire, du moins j’apporte un bémol car tu va un peu vite sur ta scission entre mot qui veulent dire qqch et mot qui veulent rien dire.
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5) Je fais le lien avec Houria qui veut réanchanter des mots abstraits comme patrie etc car ces mots sont très concrets et matériels dans l’esprit des « petit blancs »-
Dr Xavier
InvitéSalut, si je peux demander, sur « 5) Je fais le lien avec Houria qui veut réanchanter des mots abstraits comme patrie etc car ces mots sont très concrets et matériels dans l’esprit des « petit blancs » », elle le dit dans un entretien, ou elle l’a écrit qquepart ? si elle l’a écrit tu aurais le texte sous la main ? (vraie question, nulle malice de ma part)
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Elouan
Invitéoui tout a fait tu peux aller lire son livre « beauf et barbares » ou alors regarder son débat avec François sur la chaîne Parole d’honneur dispo sur ytb
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Dr Xavier
InvitéAyant le livre B&B sous les yeux je veux bien que tu me redonnes les numéros de page.
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elouan
Invitébeauf et barbare j’avoue ne pas avoir noté la page mais je me rappelles du passage où il en est fait mention dans son débat avec François je t’envoie l’extrait sous peu (avant 24h promis)
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Mélanie
InvitéDans leur discussion, de mémoire, peu avant la fin, HB évoque « la part lumineuse » du drapeau bleu-blanc-rouge. Je ne sais pas si ça correspond à ce que vous évoquez, moi en tout cas ce passage m’était resté.
J’ai checké c’est à 1h47
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Cyril
InvitéEst-ce qu’on ne peut pas fédérer autour d’une idée creuse ? Il me semble que si : on a bien fédéré autour de dieux, qui n’ont aucune réalité matérielle jusqu’à preuve du contraire.
Bien sûr, il faut, au préalable, des conditions matérielles propices à cet investissement affectif autour d’une idée.
J’avance un exemple, peut-être contestable : dans une société où les gens sont pauvres et souffrent (conditions matérielles), l’attrait d’une religion vantant un après-monde de paix et d’abondance sera renforcé (fédération autour d’une idée creuse).
(HS : peut-être que le déclin de la religion au cours d’une période de croissance économique comme les trente glorieuse, crée un manque spirituel, qui suscite à son tour un regain religieux, autour de formes atténuées type yoga etc.)-
JeanMonnaie
InvitéLa religion à une utilité sociale. Elle n’est pas que une utopie.
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Cyril
InvitéDeux phrases, deux hors-sujets. Bravo.
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Cyril
InvitéDonc fédérer autour d’une idée creuse, oui, mais secondairement.
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JeanMonnaie
InvitéOui et non tout dépend de ce qu’on entend par idée creuse.
Aucune société n’existe sans religion. Par conséquent on peut estimer que le besoin de religiosité n’est pas creux.
Après c’est subjectif.-
Cyril
InvitéPar idée creuse j’entends idée qui ne renvoie à rien de réel. Le besoin ou pas de l’idée de Dieu n’est absolument pas mon sujet.
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JeanMonnaie
InvitéUne église c’est réel. C’est pour cela que je te dis oui et non. Tout dépend de ce que tu estimes creux.
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Cyril
InvitéQu’une idée creuse donne lieu à des réalisations réelles ne m’a pas échappé. L’idée n’en est pas moins creuse.
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Cyril
InvitéL’idée creuse d’héroïsme suscite des monuments aux morts pour la France (deuxième idée creuse).
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Elouan
Invitéconvaincrent*
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elouan
InvitéC’est peut-être pas exactement ce que tu cherches mais voici ce que disais Houria dans un entretien donné dans la revue ouvrage :
Dans le nationalisme, évidemment qu’il y a beaucoup d’affects extrêmement négatifs de domination, de sectarisme, d’identitarisme, mais il y a aussi des choses plus légitimes comme le besoin de patrie, le besoin d’un refuge, le besoin de protection. Ce sont des choses qu’il faut pouvoir comprendre même quand on est de gauche.
https://www.revue-ouvrage.org/discussion-houria-bouteldja/
je pense que ca vient exactement appuyer ce que je voulais dire mais si tu n’es toujours pas convaincu je peux trouver un passage vidéo ou rechercher dans le bouquin un passage exact dans les prochains jours si tu le souhaites.
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Dr Xavier
InvitéMerci ! Je lirai.
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Mélanie
InvitéOui voilà, elle évoque aussi la protection dans le passage que j’évoquais
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Cyril
InvitéBesoin de protection sociale, besoin d’un refuge quand on est malade, seul, qu’on a froid, mais besoin de patrie … ?
S’attacher à un lieu, être rassuré quand on retrouve ce lieu, ok, mais c’est beaucoup plus localisé que la « patrie ».
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Ludovic
InvitéLe réalisme biologique racial ou l’idéalisme patriote.
Merci de nous prouver qui est dans le réel.
Vous serez obligé d’aller dans le bleu blanc rouge.
Rigolo -
Elouan
InvitéLudovic, je t’accordes que ma position est peu être illusoire et j’en suis parfaitement conscient. Néanmoins, a tienne l’est peut-être tout autant. Quel a été le bilan de la narration du réel des intellectuels de gauche radicale par rapport à l’adhésion des classes populaires à la gauche durant les 25 dernières années?
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François Bégaudeau a souvent rappelé, et il a raison, que les positionnements politiques affectifs mais sont aussi l’incidence d’une « désirabilité ».
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Or, le réel est-il désirable? Est-ce qu’un prolétaire moyen qui vit déjà dans sa chair la souffrance du quotidien va trouver désirable un discours qui le renvoie en permanence à la noirceur crue et cynique du monde?
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Peut-être qu’Houria est visionnaire en ce sens qu’elle a compris qu’il faut « réarmer » (lol) la gauche de désir. L’homme est un animal où l’imaginaire occupe une place très importante. Houria fait le parie que l’on peut rassembler autour de grands imaginaires en ayant au préalable investies ces derniers d’affects positifs (comme elle l’explique dans l’extrait de l’article que j’ai cité plus haut).
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Peut-être qu’elle se trompe.-
JeanMonnaie
InvitéTous les partis politiques utilisent un imaginaire pour fédérer autour de propositions concrètes. La seule exception concerne les marxistes, qui font le chemin inverse en présentant comme finalité un imaginaire, et plus précisément une utopie. Évidemment, cela ne fonctionne pas, car l’application de cette utopie ne présente pas un bilan très reluisant.
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Elouan
InvitéTu connais très mal ton histoire mon cher.
L’utopie du « retour » à la terre, elle même en lien avec le sang, popularisé par Bismarck, puis repris par Hitler et le Reich au sein du nazisme prouve de manière irréfutable que le communisme n’a pas eu le monopole du désastre absolue.
Zemmour est un bel exemple de l’homme bercé par un imaginaire ne se reposant sur rien d’autre que sur ses fantasmes.
Par ailleurs, Il me semble que le marxisme propose des finalités éminemment concrètes et qui ne peuvent se résumer à l’URSS.
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JeanMonnaie
InvitéÀ aucun moment cela ne peut être comparé à une société sans classes pour le monde entier. Zemmour a un programme politique, et lui, comme les autres, ne sont pas utopiques. Même le PCF lui-même a abandonné la dictature du prolétariat en 1976. Ce n’est même pas une question de gauche et de droite.
Tous les partis vont utiliser des marqueurs plus ou moins rationnel (romantique,un imaginaire pour aller vite) pour fédérer pour des propositions concrètes. Les marxistes eux vont utiliser la rationalité (Le matérialisme historique) pour des propositions irrationnelles.-
Elouan
InvitéQuel est donc le programme politique de Zemmour qui s’ancre dans la réalité dénouée de toute idéologie? Qu’est-ce qui, pour toi, dans le programme de Zemmour, répond de manière adaptée a un élément factuel et concret de la société?
Je suis curieux.
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JeanMonnaie
InvitéC’est toi qui me dis que Zemmour est utopique. Démontre-moi que le programme de Zemmour est similaire à vouloir une société sans classe pour 7 milliards d’habitants.
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Elouan
Invitéah bah on aura jamais la réponse…dommage.
Du coup t’a aucune idée de pourquoi tu avance que Zemmour a un programme qui répond aux réalités de la vie des gens ?
Parce que moi je n’ai jamais prétendu que le programme de Zemmour est similaire à vouloir une société sans classe pour 7 milliards d’habitants.
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JeanMonnaie
InvitéJ’ai dit qu’aucun programme des présidentielles n’était utopique et que c’est pour cela que le PCF a abandonné la dictature du prolétariat. Là, on dialogue dans le vide car tu dévoies le sens du mot utopie.
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Elouan
Invité« aucun programme des présidentielles n’était utopique »
En quoi?
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JeanMonnaie
InvitéLe problème est que tu ne comprends pas le mot utopie. C’est une société idéale, un projet imaginaire. Par exemple, je veux un monde sans classe. Mais à aucun moment cela n’est comparable avec les faiblesses d’un programme politique. C’est d’ailleurs pour s’éloigner de l’utopie afin de pouvoir gouverner que le PCF lui-même a abandonné la dictature du prolétariat. À un moment, quand le PCF te donne tort, il faut savoir s’arrêter, non ?
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Elouan
InvitéActuellement, aucun programme présidentiel n’est utopique.
D’accord, en quoi?
Si tu veux qu’on dialogue va falloir qu’a un moment tu puisse exprimer ce que tu penses sinon effectivement on parle dans le vide.
« Zemmour a un programme politique, et lui, comme les autres, ne sont pas utopiques ».
Par exemple, moi j’avance que le programme de Zemmour est utopique là ou celui de Mélenchon s’ancre éminemment dans la réalité concrète de la vie des gens.
Que penses tu de cela? (Appart que c’est pas vrai je me doute bien que tu n’es pas d’accord mais pourquoi) ?
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JeanMonnaie
InvitéJe vais te redire que tu dévoies le sens du mot utopique.
Maintenant si ton sujet est de bifurquer sur Zemmour qui selon toi ne s’ancre pas dans la réalité concrète, alors il faudra me démontrer que l’indice d’attractivité du territoire mesuré par les Conseillers du commerce extérieur n’est pas concrète, que le terrorisme et l’insécurité n’est pas concret etc…
https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/france/l-insecurite-plombe-l-attractivite-de-la-france-au-plus-bas-depuis-7-ans_AV-202402060332.html -
Elouan
InvitéCe que je note c’est que tu n’as rien à dire sur le programme de Melenchon, en revanche tu m’a l’air d’être incolable sur celui de Zemmour.
Comme c’est bizarre personne ne s’y attendait.
Écoute la seule chose qui t’intéresse c’est de comparer l’abstraction du monde sans classe à celle de ton imaginaire droitier.
Ce n’est pas mon débat.
Autant se poser la question de savoir quel impact la mondialisation globalisante et hegemonique woke a sur la culture française. Ce genre de débat est nul et non avenu et ne mène à rien.
Ps : les sources BFMTV même moi j’aurais pas osé
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JeanMonnaie
InvitéJe connais par coeur le programme de Melenchon mais ce n’est pas le sujet.
J’essaye de comprendre ton raisonnement.
A quel moment tu estimes que « l’indice d’attractivité du territoire mesuré par les Conseillers du commerce extérieur n’est pas concrète, que le terrorisme et l’insécurité n’est pas concret » ?
Pour une raison que j’ignore, je dois poser avec toi plusieurs fois la même question. -
JeanMonnaie
InvitéBFMTV n’est pas une source pour relater l’indice d’attractivité du territoire ?
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Elouan
InvitéAbsolument pas.
Vive la France
La croissance aux croissants
bonne journée.
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JeanMonnaie
InvitéMais il y a une personne normal dans ce forum ? 🙂
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Cyril
InvitéS’il y en a une ça ne peut pas être toi !
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JeanMonnaie
InvitéVraiment la cours des miracles
1) Un type qui me dit 15 fois que je copie colle wikipedia sans le prouver
2) Dr xavier qui me montre un lien sur un topic d’un forum dont je suis sensé trouver une réponse + des réponses lunaires
3) Demi habile bon voila
4) Elouan qui me pète un câble et infoutu de comprendre le mot utopie
5) Un homo fan de blacked
Ça c’est juste aujourd’hui.
La caricature des hippies un peu dingo comme dans les films 🙂
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Elouan
Invitésont affectifs*
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Ludovic
InvitéSalut Tabernak ! une foué (ha nan merde c’est les belges ça).
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Nan mais en fait, j’pense qu’on se pose trop de questions.
En fait faut vivre entre blancs.
Vivre entre blancs, c’est bien. Tout simplement
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Là vous êtes obligé de composer parcerque la finance mondiale et les etats traitres on mis des marrons dans les pates.
Tu vois même on s’engueule sur des trucs mais en fait on s’engueulerai pas en vrai.
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Dc patriotisme, pas patriotisme que veux tu que je te dise. Tant qu’on est submergé, y’a aucune solution en fait.
Enfin si, on va mourir et pi les autres ils vont refaire l’afrique. Ils auront détruit un peuple pour refaire la même merde.
Désolé, mais c’est grotesque en vrai.
Tout ça, le cosmopolitisme machin c’est juste grotesque -
Dr Xavier
InvitéJe découvre « SILOmag », qui est une sorte d’émanation de la Fondation Gabriel Péri, elle-même créée en 2004 suite à une initiative du PCF.
Le site est plutôt bien foutu. Le 18ème numéro (mai 2024) est sorti : https://silogora.org/silomag/services-publics-en-europe/
Il y a entre autres un court article de Laval (que je n’ai pas encore lu) : « Services publics en Europe: Une politique ordolibérale cohérente. »-
françois bégaudeau
Invitéon note
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Cat
InvitéOn peut essayer le portail basta des médias indépendants
https://portail.basta.media/
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